Blog

  • Les égrégores (INREES)

     
     
    Magazine » Enquêtes

    CONSCIENCE

    Qu'est-ce qu'un égrégore ?

     

    https://inexplore.inrees.com/articles/Egregore-conscience-partagee

     

    Nous connaissons l'inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l'égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d'agir sur nous...

     

    Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l'on partage avec d'autres un projet passionnant ou un moment fort. L'activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l'impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous. 

    Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d'une émotion mutuelle et sans même s'en rendre compte, nous connectons nos sources d'énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d'onde. La tension est alors assez haute pour qu'émerge un esprit de groupe. « Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d'un individu exerce une force sur celui de l'autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n'est pas que la résultante passive d'un instinct grégaire. 

    Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l'égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ». A l'échelle individuelle par exemple, nous savons qu'une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l'alimenterons par nos croyances. De la même manière, l'égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d'énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l'égrégore se renforce jusqu'à influencer leurs existences. 


     

    Une connexion héritée


    « Dès lors qu'au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d'autres traverseront les siècles : une histoire d'amour peut durer quelques jours, l'égrégore de l'église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène. L'auteur a répertorié les égrégores en trois catégories. Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d'amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n'ait de réelle incidence sur leur psyché. 

    Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l'égo. L'individu se doit d'adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C'est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L'égrégore s'appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c'est justement l'être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d'une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l'étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes. 

    Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s'efforcent d'unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d'équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d'associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains. 


     

    Tout est égrégore


    « Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu'il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille... Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu'un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l'égrégore des gens qui aspirent à s'isoler sur une île déserte », plaisante l'auteur. Parfois trop forte, l'empreinte peut néanmoins donner cette impression d'être englué dans l'existence d'un autre. « Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur, il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d'un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n'y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu'exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté. 

    Mais quitter un égrégore n'est jamais que l'occasion d'en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d'inspiration, toujours avec le cœur. « Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c'est l'archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations ». Lorsque l'enfant qui naît prend son premier inspire, il se relie déjà à l'égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l'égrégore de son pays et de l'histoire de son pays. Il inhale une quantité d'énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu'il va faire sienne. « L'égrégore est la contre-partie psychique d'un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-pronfonde. C'est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l'égrégore. Nul besoin donc d'être physiquement ensemble ; l'égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres. 

    Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l'égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l'égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d'accès vers l'énergie universelle. Mais aujourd'hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s'emparer du phénomène. 


     

    Aura universelle


    Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L'initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l'existence d'une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d'un cobaye. Après en avoir éprouvé l'efficacité sur une seule personne à la fois, l'appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L'appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s'asseoir et de méditer ensemble, l'appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l'effet d'une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d'autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l'Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l'échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu'en Chine une variation du champ psychique. 

    A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l'encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu'un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L'informaticien Pierre Macias héberge l'un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s'éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d'un grand nombre de gens. Le jour de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation ''par hasard'' fut de l'ordre de 1 pour 1 million... Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d'importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd'hui. Ces résultats montrent à l'évidence que le monde physique et le monde de l'esprit humain sont liés d'une relation encore inconnue ».

     

    Egrégore (1)

    Egregore (2)

    Conscience globale. (spiritualité/conscience)

    Global Conciousness project

    Théorie du champ unifié

     

  • Docteur Ian Stevenson : la réincarnation

    "J’ai recensé 14 000 cas de réincarnation"

     

    Le psychiatre américain Ian Stevenson a passé une grande de sa vie à étudier les phénomènes de réincarnation. Jusqu’à en recenser 1400 cas de par le monde ! Notre collaborateur Erik Pigani l’a rencontré à deux reprises. Il a même étudié avec lui quelques cas d’enfants qui semblaient se souvenir d’éléments d’une vie antérieure. Entretien. 

    Erik Pigani

     

     

     

     

    http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Interviews/J-ai-recense-14-000-cas-de-reincarnation

     

    A DÉCOUVRIR

     

    Ian Stevenson (1918-2007) était un psychiatre américain, qui a été un professeur respecté à l’université de Virgnie. Il fut le pionnier et le spécialiste mondial de l’étude des cas de réincarnation chez les enfants. A notamment publié Les enfants qui se souviennent de leur vie antérieure (Sand, 1993) ; 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation (J’ai lu, 2007).

    Psychologies : Qu’est-ce qui vous a amené à faire des recherches sur la réincarnation ?

     

    Ian Stevenson : J’ai toujours été extrêmement curieux de nature, et j’avais lu beaucoup de livres sur les phénomènes paranormaux. Au début des années 1960, alors que j’étais professeur de psychiatrie à l’université de Virginie, je devenais de plus en plus perplexe devant les théories classiques, freudiennes notamment, sur la formation de la psyché humaine. Ces théories n’expliquaient pas tout. Loin de là. Parmi les très nombreuses questions que je me posais, je me demandais pourquoi certains bébés ont des phobies ou des aversions très prononcées, comme la peur irraisonnée du noir, de l’eau, de certains animaux… En lisant des ouvrages sur la réincarnation, j’ai découvert des histoires étonnantes : au Sri Lanka, un bébé avait une peur épouvantable de l’eau et criait férocement chaque fois qu’on voulait le baigner. Les parents n’y comprenaient rien. Cela a duré un certain temps, et rien ne pouvait expliquer son comportement. Mais dès qu’il a été en âge de parler, cet enfant s’est mis à raconter la vie d’une fillette de 9 ans qui, en traversant un chemin à travers des champs de riz inondés, a été renversée par un bus et s’est noyée. Comme cette histoire était bien documentée, j’étais stupéfié. Je me suis donc mis à réfléchir à cette question : pourquoi notre psyché ne se construirait-elle pas aussi à partir d’événements d’une vie passée ? Pour moi, il n’y avait rien de plus logique. Restait  à le démontrer d’une manière scientifique…

    Mais, pour la science occidentale, l’idée de réincarnation n’est-elle pas une aberration ?

     

    Ian Stevenson : C’est vrai. Et on peut même dire que si vous voulez étudier la réincarnation dans un cadre institutionnel, le terrain est miné d’avance ! Et ce sans compter sur le nombre très important de personnes qui ont une idée fausse du concept : elles relient la réincarnation exclusivement au bouddhisme ou à l’hindouisme, à un « karma punitif », ou même au transfert de l’âme dans un corps animal. Pourtant, pour toutes les cultures qui y croient, le concept est beaucoup plus large, beaucoup plus complexe…

    Comme vous étiez un professeur de psychiatrie respecté et assez renommé aux États-Unis, on vous a quand même laissé faire vos recherches…

     

    Ian Stevenson : Oui, j’ai eu cette chance, et j’ai été bien soutenu. En 1961, j’ai publié une analyse de 44 cas à partir de documents que l’on m’avait fait parvenir. Mon poste de chef du département de psychiatrie me prenait beaucoup de temps, mais j’ai ensuite reçu une subvention qui m’a permis de faire un séjour de quatre semaines en Inde pour étudier un cas. Sur place, ce n’est pas un cas que j’ai découvert, mais 25 ! C’était absolument incroyable et inespéré. Ensuite, je suis allé au Sri Lanka où j’ai pu en étudier 8 autres.

     

    A DÉCOUVRIR

     

    Cet entretien a été réalisé en septembre 1995 et publié dans le numéro 1354 de Psychologies Magazine. Vous pouvez en lire ici la version complète.

    Pourquoi ces histoires se produisent-elles essentiellement dans les pays asiatiques ?

     

    Ian Stevenson : À cause du milieu culturel. Lorsque vous vivez dans un milieu qui croit majoritairement à la réincarnation, vous n’accusez pas votre enfant de mentir ou d’inventer n’importe quoi lorsqu’il vous parle de souvenirs d’une vie antérieure. Vous l’écoutez et vous essayez de comprendre ce qu’il veut dire… Dans notre culture, les parents ne tiennent pas compte ou répriment systématiquement tous les propos qui peuvent évoquer des souvenirs d’autres vies. Aussi, l’enfant comprend-il très vite qu’il ne doit plus s’aventurer sur ce terrain et finit par ne plus parler de rien. J’ai étudié quelques cas aux États-Unis mais, pour une raison que j’ignore, les enfants américains ne donnent pas souvent de détails sur leur vie précédente. Et quand ils les fournissent, il s’agit souvent d’un cas dans lequel les deux personnalités  – l’enfant et la personne de sa vie précédente – sont de la même famille. Par exemple, en Virginie, un garçon de 4 ans parlait de la vie de son oncle, mort dans un accident de voiture quinze ans avant sa naissance. Cet enfant avait fourni beaucoup de détails sur cet oncle, et les parents ont toujours nié lui en avoir parlé, directement ou indirectement. Bien que ce cas est tout à fait plausible, être de la même famille est le point faible de ce type d’étude. En Asie, les deux personnalités se trouvent généralement dans des villages éloignés et les familles ne se connaissent pas. Cela dit, nous avons trouvé des cas intéressants partout où nous avons mené des enquêtes : en Europe, en Afrique, chez les Indiens d’Amérique du Nord…

    Comment découvrez-vous vos cas ?

     

    Ian Stevenson : Nous avons un réseau de chercheurs et, en Inde, la presse relate souvent ce genre d’histoire, qui se déroulent souvent selon le même schéma : un enfant entre 2 et 4 ans commence à parler à sa famille d’une vie qu’il a menée ailleurs. L’enfant est profondément attiré par les événements de sa vie passée et il insiste beaucoup pour qu’on le laisse retourner dans la famille où il prétend avoir vécu. S’il donne suffisamment de précisions sur sa vie antérieure, les parents se livrent à une enquête sur l’exactitude des propos de l’enfant. Si les vérifications aboutissent, les deux familles se rencontrent et demandent à l’enfant s’il reconnaît les lieux, les objets et les personnes de sa supposée vie antérieure.

    Comment réagissent les parents ?
    Ian Stevenson : Si l’évocation est celle d’une existence normale, les parents laissent dire sans intervenir. Dans le cas contraire, où il est question de meurtres, de scandales, de conflits, cela pose des p
    roblèmes. Les parents ont tendance à vouloir « étouffer » ce genre d’affaire ! Certains enfants ont une telle nostalgie de leur vie passée que la situation devient alors très inconfortable.

    Les jeunes enfants ont-ils un langage assez élaboré pour raconter en détail une vie passée ?

     

    Ian Stevenson : Oui, car c’est une constante assez étonnante chez les enfants qui se souviennent de vies antérieures : ceux que j’ai pu rencontrer sont assez précoces, ils parlent très tôt, articulent avec facilité, et la richesse de leur vocabulaire effraie parfois certains parents ou certains adultes qui ne comprennent pas où les enfants ont appris ces mots.

    Mais d’autres parents sont ravis d’avoir un enfant aussi doué !
    Ian Stevenson : Certes. Mais il ne s’agit pas ici d’un simple don ni même d’un environnement familial cultivé. Se référer à un « don » est une explication trop simpliste qui, finalement, n’explique rien du tout ! Il est probable que dans la construction du langage, des facteurs supplémentaires interviennent. Notamment une structure prénatale issue d’une vie antérieure. Bien sûr, très petits, les enfants essayent de décrire leur vie antérieure comme ils le peuvent, et associent des gestes pour traduire les mots qu’ils ne connaissent pas.

    Au cours de vos enquêtes, avez-vous découvert des fraudes ?
    Ian Stevenson : Jamais. Du moins pas dans les cas que j’ai pu étudier. La fraude n’a absolument aucun intérêt. Pourquoi les parents s’amuseraient-il à monter de telles histoires ? Quel serait leur bénéfice ? Comment un enfant de 2 ou 3 ans pourrait-il construire des histoires aussi élaborées, avec des faits réels, inconnus de sa famille ? Au Liban, par exemple, j’ai eu la chance d’étudier le cas d’un enfant de 4 ans avant que les deux familles ne se rencontrent. Il m’a donné son précédent nom de famille et une liste de soixante-dix détails ! Lorsque je suis allé visiter son « ancienne » maison avec lui et ses parents, tout ce que nous avions noté s’est révélé exa
    ct…

    Avez-vous déterminé une structure psychologique spécifique commune à tous ceux qui se souviennent de leur vie antérieure ?

     

    Ian Stevenson : Pas du tout. On rencontre toutes sortes de personnalités. Il y a peut-être des facteurs qui influencent la transmission de cette « mémoire », mais ils restent encore inconnus. À un certain moment, je croyais que ceux qui étaient dotés d’une mémoire exceptionnelle gardaient leurs souvenirs au-delà de la mort. J’avais en effet étudié le cas d’une jeune Libanaise qui se rappelait une telle quantité de noms et d’informations liés à son ancienne vie, que nous la considérions comme la championne de la mémoire antérieure. Lorsque je me suis renseigné sur son ancienne personnalité, j’ai appris qu’elle était connue pour son excellente mémoire, notamment des noms propres. Mais j’ai aussi trouvé une quantité de cas qui m’ont prouvé le contraire. J’avais également pensé que le degré de spiritualité y était pour quelque chose : on connaît les histoires des enfants lamas qui, au Tibet, sont d’une piété et d’une générosité précoce. Mais c’est loin d’être un point commun entre tous les enfants qui se souviennent d’une vie antérieure. Ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est que nous avons fait des statistiques et que les chiffres nous montrent que, même si ce n’est pas systématique, une grande partie des cas sont reliés à une mort violente. 

    Les enfants s’identifient-ils à leur « ancienne » personnalité ?

     

    Ian Stevenson : Ce n’est pas systématique et le degré d’identification varie d’un enfant à l’autre. Mais ce qu’il faut savoir c’est que ces enfants-là agissent selon leurs convictions et se lancent dans des relations interpersonnelles parfois très compliquées. Ils ont souvent l’air beaucoup plus mûrs que leur âge. Leur structure psychologique est si complexe que l’idée d’une pure projection ou d’une pure identification imaginaire est invraisemblable.

    Après toutes ces années de recherches et de publications, considérez-vous avoir prouvé l’existence du phénomène de la réincarnation ?
    Ian Stevenson : Non. Je ne l’ai jamais prétendu. Disons plutôt que tous les cas que nous avons recensé – 14 000 environ ! –suggèrentle phénomène de réincarnation. En revanche, j’apporte la preuve que, chez certains enfants, des éléments de leur structure psychologique n’ont pu être acquis dans leur vie présente et ne sont pas dus à une transmission héréditaire. Lorsque cette structure psychologique et les éléments historiques correspondent en de nombreux points à une personne décédée, cela équivaut à une preuve de survivance de l’âme humaine après la mort physique. Pour ma part, je préfère rester prudent et dire que la réincarnation est la meilleure interprétation pour les cas les plus forts. Mais aucun cas n’est parfait et probant à 100 %.

    Vous avez effectué une étude sur les sujets qui ont des marques de naissance ou des malformations congénitales…
    Ian Stevenson : Oui. Cette étude que j’ai commencée il y a vingt ans fait aujourd’hui deux mille pages et présente des milliers de cas, comme celui d’un jeune Indien né avec une malformation de la main droite : il était né sans doigts. En âge de parler, il a lui-même attribué son absence de doigts à un accident survenu dans sa vie précédente : sa main avait été emportée dans une machine. Effectivement, quelques années avant sa naissance, un enfant d’un village voisin avait eu les doigts coupés dans un accident. De tels cas sont légion.

    En quoi l’hypothèse de la réincarnation modifie-t-elle dans notre compréhension de l’esprit humain ?
    Ian Stevenson : Les phénomènes de « marques de naissances » supposent une révision radicale des concepts conventionnels sur la relation entre le corps et l’esprit. Ensuite, si on admet que notre construction psychologique se fait non seulement dans la vie présente mais dans une ou plusieurs vies passées, il faudra aussi réviser tous les modèles psychologiques et psychanalytiques qui tentent de définir la construction psychique de l’enfant. Mais ce qui est sûr, c’est que prendre en compte le concept de la réincarnation, c’est nous ouvrir à une autre vision de notre esprit.


     

  • Retours de flammes (Nature)

    J'ai lu que des personnes atteintes de la maladie de Lyme et quelques médecins réclamaient, à juste titre, un mouvement d'ampleur sur la recherche médicale pour lutter contre les effets dévastateurs de cette maladie. On ne peut que souscrire et espérer que ça aboutisse.

    Il existe pourtant une autre réflexion indispensable : Pourquoi connaît-on une telle prolifération de ces animaux depuis quelques années ?

    Les dégâts collatéraux de l'incompétence et de l'incurie de l'homme dans le maintien de l'équilibre naturel. Tout simplement. 

    Maintenant, il ne s'agit pas uniquement "d'accuser" les utilisateurs de pesticides, ça serait trop facile. 

    Les pesticides sont employés parce que les consommateurs achètent inconsidérément n'importe quoi.

    Et nous sommes les consommateurs.

    Donc, conclusion ? 

    .....


    LA TIQUE

    PRÉDATEURS DE LA TIQUE

      LAISSER UN COMMENTAIRE

    La population de tiques est régulée par des prédateurs parmi lesquels on compte les mammifères insectivores, certains oiseaux, des insectes et des acariens entomophages, voire même des lézards , crapauds ou des amphibiens.

    Les mammifères insectivores d’Europe sont représentés par les musaraignes, les taupes et les hérissons, souvent eux-mêmes victimes de morsures de tiques. Les musaraignes semblent jouer un rôle principal comme prédateurs des tiques.

    Un étourneau
    un étourneau

    Certains oiseaux, comme des petits passereaux, se révèlent aussi être de grands consommateurs de tiques, notamment au moment où ils nourrissent leurs progénitures. Il n’est pas rare d’observer des étourneaux, occupés à débarrasser des bovins de leurs tiques ou d’insectes. La poule serait aussi une grande mangeuse de tique, elle pourrait ingurgiter jusqu’à 200 tiques en 3 heures quand elle est entourée de bovins ou de chèvres qui en sont infestés. D’autres espèces d’oiseaux assurent cette mission, comme le piqueboeuf à bec rouge et le piqueboeuf à bec jaune qui sont capables de manger plus de 12 000 larves de tiques ou une centaine de femelles gorgées de sang, tout cela en un jour.

    un insecte faisant parti de l’espèce des carabes
    un insecte faisant parti de l’espèce des carabes

    Des insectes semblent aussi capables de manger une grande quantités de tiques, comme par exemple la guêpe parasitoïde ou certaines espèces de fourmis . Mais plus principalement, les espèces de carabes autochtones s’attaquent aux tiques.  Ces carabes et autres insectes préfèrent les tiques gorgées de sang à celle à jeun, sûrement en raison de leur plus grande teneur en protéines. Probablement aussi car les tiques sont plus vulnérables en muant dans la litière traversée, notamment par des carabes, que au sommet d’une brindille.

    D’autres espèces rempliraient aussi cette fonction, notamment des araignées, lézards, crapauds et des insectes qui ne sont pas encore clairement définis.

    le champignon entomopathogès sur un puceron
    le champignon entomopathogès sur un puceron
    une tique avec le champignon Metarhizium anisopliae
    une tique avec le champignon Metarhizium anisopliae

    Il y a aussi des microorganismes bactéries ou des champignons qui font partie des prédateurs de la tique. Ils ne les mangent pas, mais les infectes, par exemple, les champignons entomopathogènes. Ils se fixent sur la surface externe de son hôte (tique),et ont la forme de spores microscopiques (cellule ou ensemble de cellules). Ces spores se  multiplient si l’humidité et la température leur conviennent, puis ils traversent le corps de leur hôte ce qui provoque sa mort, peu de temps après. Les champignons peuvent modifier le comportement de la tique, comme par exemple dans le choix de leur hôte (mammifère). Plusieurs espèces de nématodes (ver) sont capables de tuer les tiques en les parasitant et en leur inoculant leurs bactéries symbiotes, qui infectent soit la nutrition, le développement, la reproduction ou bien l’immunité de la tique.

    Donc la tique a de nombreux prédateurs, mais on peut observer une raréfaction des prédateurs au niveau de notre environnement. Les causes de cette disparition progressive sont principalement le réchauffement climatique, l’utilisation massive de fongicides et de pesticides.

  • "Antique réincarnation" (INREES)

    Haut antique
     
    Magazine » Enquêtes

    SPIRITUALITÉS

    Antique réincarnation

     

    http://www.inrees.com/articles/antique-reincarnation/

    Métempsychose, transmigration des âmes, continuum 
    de conscience... De la Grèce antique à l'Égypte ancienne, 
    en passant par l'Inde millénaire, la notion de réincarnation, 
    vieille comme le monde, épouse différentes formes. 
    Retour vers le futur des vies antérieures.

    « J’ai déjà vu le jour sous les traits d’un garçon, d’une fille, d’un buisson, d’un oiseau et d’un poisson volant. » Cette citation du philosophe grec Empédocle nous ramène dans le monde antique (aux alentours de 450 av. J.-C.) et illustre à merveille l’idée de réincarnation. Tout autour du globe, depuis l’aube de l’humanité, nombre de cultures nous parlent de la possibilité de renaître vie après vie, avec des variantes dans la vision de ce concept qui divise. Quoi qu’il en soit, la réincarnation, ou « retour dans la chair », évoque l’hypothèse d’un principe immatériel - nommé âme, conscience, énergie - accomplissant des passages de vies successives dans différents corps, humains, animaux ou végétaux selon les croyances.

    Si le terme « réincarnation » aurait été créé par le père du spiritisme, Allan Kardec, en 1857 (Le Livre des Esprits), on retrouve l’adhésion à ce concept à différentes époques et en divers lieux, notamment dans la pensée grecque et en Extrême-Orient, où elle campe au cœur de l’hindouisme, du bouddhisme, du jaïnisme et du sikhisme. C’est vers la fin du XIXe siècle que la réincarnation fait un retour remarqué en Occident, sous l’impulsion d’un regain d’intérêt pour l’occultisme et l’étude approfondie des religions et philosophies venues d’Inde par les anthropologues et philosophes occidentaux, notamment Schopenhauer. 

    D’où vient cette notion ? Difficile à dire, mais la quête du sens à donner à cette existence laisse émerger, inévitablement, la question de la pérennité, de savoir ce qui se passe avant la naissance et après la mort... L’hypothèse de la réincarnation traverse ainsi les religions animistes, chamaniques ou primitives, avec une valeur morale sous-jacente : il serait essentiel de mener une vie juste, la plus pure possible, pour ne pas renaître dans un corps d’animal. 

    C’est principalement dans le monde grec antique que fleurit, à partir du VIe siècle av. J.-C., la notion de réincarnation et de métempsycose (qui signifie littéralement « transmigration des âmes »). Mais l’idée, en soi, ne serait pas grecque. Sans qu’on en connaisse l’origine exacte, il semble qu’on en ait déjà débattu en Égypte et en Mésopotamie. Pour être plus précis, les Égyptiens, eux, parlent de transformation des morts (surtout en oiseaux) ou de pérégrination des âmes (qui voguent, avant le Jugement des morts). Autre hypothèse : il se peut que cette croyance ait été inspirée par l’hindouisme, à la faveur d’échanges culturels (bien que dans l’Antiquité l’empire Perse fasse plutôt barrière entre le monde grec et l’Inde). 

     

    L’âme poursuit son évolution d’existence en existence humaine...

    Dans cette doctrine, l’âme poursuit son évolution d’existence en existence humaine (réincarnation) et peut éventuellement s’incarner dans un animal ou un végétal (métempsycose). L’orphisme, attesté dès 560 av. J.-C., soutient que « les âmes passent d’une vie en l’autre selon certaines révolutions et souvent entrent dans des corps humains ». S’il apparaît que Phérécyde de Syros, actif vers 540 av. J.-C., ait été le premier à soutenir que l’âme est immortelle et qu’elle revient successivement s’incarner sur terre, c’est au fameux concepteur du théorème géométrique que l’on doit la popularisation de ce concept de métempsycose. Pythagore, en effet, affirme se souvenir de ses vies antérieures. La légende raconte que ce dernier aurait arrêté le bras d’un homme en train de battre un chiot qu’il a reconnu comme étant l’un de ses vieux amis. Xénophane, relatant cette histoire, témoigne des mots de Pythagore : « C’est l’âme d’un de mes amis. En entendant sa voix, j’ai reconnu cette âme. » La grande notoriété de ce penseur a permis au concept de métempsycose d’avoir plusieurs vies... ou plutôt d’être approfondi par ses successeurs. Parmi les disciples de Pythagore, Empédocle, cité en début d’article, croyait dur comme fer à la métempsycose et en particulier à l’idée selon laquelle l’âme est immortelle, donc divine. Il s’est mis en tête, raconte-t-on, de démontrer cette idée en se jetant dans le cratère de l’Etna, en Sicile. Il aurait préalablement demandé à ses disciples d’attendre son retour sous une autre forme (on ne connaît pas le résultat !)... 

    Pour Aristote, n’importe quelle âme, semblable à la poussière en suspension dans l’air, peut entrer dans n’importe quel corps. Platon, à travers son œuvre, fait clairement allusion à la réincarnation (Phédon, Phèdre, La République...). Pour lui, 1000 ans s’écouleraient entre une naissance et une renaissance, avec, en arrière-fond, la loi qui veut que « chaque espèce d’âme verra son lieu de destination déterminé par similitude avec son occupation ordinaire ». Ainsi, ceux qui sont débordés par les appétits grossiers du corps renaîtraient-il, selon le principe de métempsycose, en animaux libidineux, alors que ceux chez qui domine la colère se réincarneraient en animal de proie, loups, faucons, milans et ceux chez qui domine la raison reviendraient en animaux grégaires, abeilles, guêpes, fourmis. 
    Ces conceptions ont été remises sur le devant de la scène entre autres par le philosophe Marsile Ficin, figure de proue humaniste de la Première Renaissance italienne (XVe siècle), dans son ouvrage-phare, Théologie platonicienne de l’immortalité de l’âme. 

     

    Nous avons le choix de stagner ou de croître jusqu’à l’Éveil.

    Si la notion de réincarnation nous semble relativement familière à l’aune de la pensée antique et des conceptions hindouistes et bouddhistes, la vision judaïque apparaît plus mystérieuse. Les textes de la kabbale évoquent la croyance en la transmigration des âmes ou Gilgul. Dans le Zohar ou Livre de la Splendeur - commentaire ésotérique de la Genèse révélant les traditions cachées -, la réincarnation est mentionnée plusieurs fois (notamment pour ceux qui ne se sont pas reproduits, donc reviennent). Pour les kabbalistes, c’est la Nechamah, l’âme ou la dimension spirituelle (l’une des trois entités de l’être, aux côtés de la dimension corporelle et émotionnelle), qui a une seconde chance (ou plus) de se parfaire. 
    Il faut savoir que dans le monde chrétien, la métempsycose a été condamnée en 553, au concile œcuménique de Constantinople, pour défendre l’originalité de la résurrection. 

    Évoquer les racines de la notion de réincarnation renvoie inévitablement à l’hindouisme et au bouddhisme, tout imprégnés d’une vision karmique de l’existence. Ainsi, dans le bouddhisme, kāmaloka est-il le « monde du désir » ; un des trois mondes, le plus bas, dans la cosmologie bouddhiste, et il est en grande partie le samsāra (en sanskrit, « ensemble de ce qui circule » ou cycle des renaissances - notion qui existe aussi dans l’hindouisme, le jaïnisme et le sikhisme). Il est lui-même constitué de six mondes (ou états mentaux), dont les trois premiers correspondent aux renaissances inférieures et les trois derniers aux renaissances plus fortunées. Les six mondes sont représentés dans l’image de la roue de la vie. Une roue qui tourne vie après vie, ère après ère... Où, selon les symboles représentés, nous avons le choix de stagner ou de croître jusqu’à l’Éveil. Soit l’extinction du feu des passions et de l’ignorance, synonyme de libération du cycle des réincarnations. Le Nirvāna !

  • "Voyage entre deux vies" (INREES)

    Haut voyagesvies25

     

    Voyage entre deux vies

     

    Des récits spontanés d’enfants, des réminiscences d’adultes en thérapie et de nombreuses traditions en témoignent : une forme de conscience continuerait d’exister entre nos destinées terrestres.

     

    Vous bénéficiez de cet article car vous êtes abonné à « INREES Family »

    http://www.inrees.com/articles/voyage-entre-deux-vies/

    Purnima, née au Sri Lanka, commence vers l’âge de 2 ans à raconter qu’avant, elle vendait de l’encens sur un vélo. De quel « avant » parle-t-elle ? Les enfants s’inventent des histoires, pensent les parents. À 4 ans, la petite fille visite un temple à 230 kilomètres de chez elle. « Une fois sur place, elle prétendit avoir vécu de l’autre côté de la rivière », rapporte le Dr Tucker. Par la suite, Purnima complète son récit de nombreux détails totalement cohérents. Elle insiste : elle a déjà vécu. Elle annonce avoir été un fabriquant de deux marques d’encens, que ses parents ne connaissent pas. Elle aurait vendu sa marchandise sur un vélo et aurait été tuée dans un accident de la route par un gros véhicule. Devant la persévérance de l’enfant, des proches mènent l’enquête. Que trouvent-ils ? Qu’un certain Jinadasa Perera, vendeur d’encens des marques annoncées, habitait dans le quartier désigné par la fillette. Il fut percuté par un camion et mourut 2 ans avant la naissance de Purnima. 

    Si considérer l’éventualité de la réincarnation est déjà vertigineux en soi, l’histoire ne s’arrête pas là. « Purnima prétendit qu’après sa mort elle flotta dans les airs pendant plusieurs jours dans une sorte de pénombre. Elle vit ses proches pleurer et observa son corps lors des funérailles. Elle prétendit aussi que de nombreuses autres personnes flottaient comme elle. Ensuite elle vit la lumière, vers laquelle elle se dirigea. Puis elle revint dans sa nouvelle famille », expose le Dr Tucker, psychiatre spécialiste des recherches sur l’hypothèse de la réincarnation. Fabulation ? Sa description des funérailles de Jinadasa correspond à des faits réels. Cette petite fille avance avoir continué à « vivre » depuis sa dernière vie.


     

    Des témoignages par milliers


    « Nous ne pouvons imaginer la réincarnation sans la croyance corollaire suivante : l’esprit est associé au corps durant notre vie, celle que nous connaissons, mais il est également indépendant de ce corps au point d’en être pleinement séparable et de survivre à la mort du corps auquel il avait été associé », explique le Dr Ian Stevenson. Ce psychiatre, fondateur de la Division des études sur la perception de l’université de Virginie, est l’expert mondial des recherches sur la réincarnation. Après avoir retrouvé les familles des « anciennes personnalités », examiné les témoignages de la manière la plus rigoureuse, l’équipe du Dr Stevenson a trouvé qu’au moins 2 500 enfants ont raconté des histoires vraies. Nous ne sommes plus devant quelques cas épars. Ces bambins, parfois d’1 an et demi, ont décrit en détail la vie de personnes qui ont bel et bien existé, qui sont mortes, et qu’ils prétendent avoir été. Encore plus sidérant : 20 % d’entre eux rapportent des souvenirs de « l’entre deux vies ». 500 enfants, qui par ailleurs ont raconté des histoires authentiques, expliquent avoir flotté au-dessus des vivants, avoir vu des esprits ou des paysages merveilleux. 

    « Patrick Christenson, né aux États-Unis, avait 3 marques de naissance qui correspondaient aux lésions d’un frère décédé avant qu’il ne naisse », énonce le Dr Tucker. Patrick avança avoir été au « paradis » et avoir rencontré un proche appelé « Billy le Pirate ». Celui-ci lui aurait confié s’être fait tirer dessus à bout portant et être mort dans la montagne. Patrick raconta cela à sa mère. Elle ne connaissait personne dans la famille qui avait été tué de cette façon-là. Toutefois, lorsqu’elle appela sa propre mère, celle-ci lui raconta l’histoire d’un cousin éloigné dont le surnom était « Billy le Pirate », et qui avait été assassiné dans la montagne. Y aurait-il un au-delà dans lequel nos consciences voyageraient après la mort et duquel elles pourraient revenir ? « Nous sommes obligés de concevoir un espace mental qui diffère nécessairement de l’espace physique dans lequel nous évoluons habituellement », observe le Dr Stevenson.


     

    Un hypnothérapeute en contact avec l’au-delà


    À la fin des années 1960, le Dr Michael Newton propose une régression hypnotique à un patient souffrant d’une douleur persistante au côté droit. Espérant trouver dans son enfance l’origine de la douleur, il lui demande de « remonter à la source du problème ».Son patient se retrouve en France au beau milieu de la Première Guerre mondiale. Engagé dans la bataille de la Somme, il meurt d’un coup de baïonnette au côté droit. La description détaillée des uniformes et de la scène se révèle historiquement exacte et la douleur du patient s’estompe rapidement suite à la séance. Piqué par la curiosité, le Dr Newton décide de continuer à explorer les « vies passées ». C’est ainsi qu’il fait « une découverte d’une importance capitale. [...] Je me suis rendu compte qu’il était possible de “voir” dans l’au-delà par l’intermédiaire de sujets sous hypnose qui me faisaient ni plus ni moins un compte rendu de leurs vécus entre leurs vies sur terre ». Il fera régresser plus de 7 000 personnes. Après 25 ans de recherches sur l’au-delà, le Dr Newton avance que les récits semblent comporter « des vérités universelles ». 

    Première constatation ? Des concordances remarquables avec les récits d’expériences de mort imminente (EMI). Sensation de flotter au-dessus de son corps. Impossibilité de se saisir des objets du monde physique ou d’interagir avec les vivants. Sensation de paix plutôt que de crainte. Ces témoignages évoquent aussi « l’effet tunnel, maintenant bien connu du public » et la présence d’un ou plusieurs guides, ou d’une sorte de comité d’accueil. S’ensuit ce que le Dr Newton appelle la phase « d’orientation », une revue de vie souvent effectuée avec un guide. 

    À partir de là, le chemin continuerait vers « un endroit qui favorise notre guérison ». « Je peux voir un faisceau brillant et chaud. [...] C’est comme une buée, une vapeur qui tourbillonne d’abord autour de moi puis effleure délicatement mon âme comme si c’était vivant. Ensuite, cela me pénètre comme du feu et je me sens lavé de toutes mes blessures », rapporte un des sujets. À la suite de cela, les « âmes » iraient vers un port central. « C’est comme si nous partions tous d’un ruisseau et qu’ensuite, après la mort, nous étions tous attirés vers une grande rivière. [...] Nous sommes rassemblés dans un océan où nous tournoyons au ralenti », décrit un autre sujet. Les âmes seraient enfin comme aimantées vers « leur destination finale » : un regroupement avec leur « famille d’âmes ». « Je fus surpris d’entendre parler de l’existence de groupes d’âmes qui s’aident mutuellement dans leur démarche spirituelle. Je m’étais imaginé que les esprits se contentaient de flotter sans but après avoir quitté le plan terrestre », confesse le Dr Newton. Arriverait enfin le temps de se réincarner. Les âmes décideraient de leur future identité, choisiraient le lieu et le moment de leur nouvelle naissance sur terre. « Tout est confus, je glisse dans un long tube obscur, la sensation d’une caverne, ténèbres puis chaleur ! J’ai conscience d’être dans le ventre de ma mère. Je suis dans un bébé », témoigne un dernier sujet. Les recherches sur l’hypothèse de la réincarnation nous mettent face à des données étonnantes qu’il n’est pas aisé d’interpréter. Toutefois, les experts soulignent combien les souvenirs de « l’entre deux vies » sont concordants avec les récits rapportés par les personnes ayant vécu des expériences de mort imminente (EMI). Une cohérence globale semble émerger de ces deux champs d’étude. « Les similarités indiquent que les allégations faites par les enfants qui se souviennent de l’entre deux vies ont besoin d’être considérées comme faisant partie d’un même phénomène global qui comprend aussi les EMI », stipule le Dr Tucker. Serions-nous face à un phénomène universel – aussi décrit par de grandes traditions depuis des temps immémoriaux et sur tous les continents ?

  • Un champ de ruines (école)

    Personnellement, aujourd'hui, ce désastre me laisse indifférent.

    J'ai été laminé, humilié, lâché par tout le monde, hormis la femme de ma vie et quelques proches qui savaient que je ne suis pas "fou". 

    Je pèse 59 kilos. J'en faisais 74 en février 2014 quand j'ai quitté ma classe.

    Je sais que j'avais raison. 

    Tout ça, je l'avais prévu et écrit il y a trois ans.

    Maintenant, ça me laisse stoïque. Sans aucune émotion. 

    Je me reconstruis.

    J'avais dit que seule la grève administrative et la désobéissance pouvaient marquer une opposition efficace. 

    Qu'en est-il de tous les mouvements des syndicats ? 

    Rien, néant. La désunion a servi l'Etat dans son projet de démantèlement de l'éducation. 

    Je sais très bien où tout ça va nous mener.

    C'est un Peuple inculte qui intéresse les gouvernements et tout ce qui peut contribuer à l'abêtissement de la masse sera exploité.

    Aussi longtemps que nécessaire.

     

     

    13669800 1719303834996197 2084877293145364566 n

  • Mémoire encombrée

    11695926 101606270188899 6359689742745667228 n

     

    11 septembre 2001/ 14 juillet 2016.

    Combien de fois nos mémoires vont-elles encore être surchargées de cauchemars ?

    Il n'est même plus possible de lister chaque drame.

    Mémoire encombrée. Tout se mélange.

    Comme si nous devions nous habituer à augmenter inexorablement la place nécessaire. 

    Et nous savons très bien qu'aucune guerre ne mettra fin à la violence. Elle nourrit uniquement la folie des prochains combattants.

    Alors ?

    Devons-nous accepter l'inéluctable ? Devons-nous laisser des esprits malades gouverner l'humanité entière ? 

    Je ne parle pas des fous qui agissent mais des fous qui les poussent à agir, je ne parle pas des fanatiques mais de ceux qui nourrissent le fanatisme et nos dirigeants politiques sont des fanatiques du pouvoir. 

    Et le pouvoir rend fou.

    Et chaque folie combat celle de l'autre.

    Devons-nous accepter d'être des proies impuissantes ?

    Ne sommes-nous pas dès lors également responsables ?

    Les plus gros succès du cinéma, des jeux vidéos ou de la littérature se nourrissent de morts.

    La planète entière est le théatre quotidien d'un massacre du vivant.

    Nous portons en nous le germe de la violence.

    "Tu as écrasé cette chenille ? C'était facile. Maintenant, refais-la."

    Lanza del Vasto.

    Voilà ce qu'il manque, profondément, viscéralement, à chaque instant.

    L'amour du vivant.

    J'ai vu il y a quelques jours deux jeunes garçons marchant sur un trottoir. L'un d'eux a laissé traîner sa main dans une haie de lauriers et a arraché les feuilles. Le mal est fait. Le reste suivra.

     

    Il faut tout effacer et recommencer à zéro. Et c'est de la responsabilité de tous.

    La surcharge de la mémoire est une conséquence qui implique une transformation de conscience. Comme un empoisonnement alimentaire qui nécessiterait une modification du régime. Là, il ne s'agit pas d'une surcharge pondérale limitant les capacités physiques mais d'une surcharge émotionnelle limitant la réflexion.

    Ou la déclenchant.

    Il y a un choix à faire. Et c'est urgent, vital, inévitable. 

    Nous sommes au point de rupture.