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  • Ils ont peur (politique)

    Il n'y a dans cette interview que diverses sources de peur chez ce politicien (je n'emploie pas le terme d'homme volontairement)

    Peur du Peuple.

    Peur de perdre sa place.

    Peur d'une force d'informations qui lui échappe : internet.

    Peur du rejet de ses confrères s'il n'intervenait pas pour soutenir leur système.

    Vient s'ajouter à ces peurs, les arguments habituels :

    révolution, anarchie, culpabilisation des "rebelles"

    valorisation du systéme actuel qui signifie que le Peuple a besoin de Maîtres.  

     

    ILS ONT PEUR.....


    Jean-Vincent Placé est secrétaire d'État écologiste à la Réforme de l'État
    Jean-Vincent Placé est secrétaire d'État écologiste à la Réforme de l'État © 

    AFP JOEL SAGET

    Pour le secrétaire d'État écologiste, la pétition anti-loi du travail qui a récolté plus d'un million de signatures ne doit pas influencer la politique

    Jean-Vincent Placé, secrétaire d'État écologiste à la Réforme de l'État, s'impose comme centriste. Interrogé lundi matin sur France Info, l'ancien président du groupe écologiste au Sénat n'a pas mâché ses mots au sujet de la pétition lancée contre la réforme du travail : 

    "Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui font la loi de la République, c'est le gouvernement qui présente des textes, c'est le Parlement qui va les voter, ce sont aussi les partenaires syndicaux qui vont les discuter, les renégocier". 

    Selon lui, le texte proposé par Myriam El-Khomri est "nécessaire" : 

    "Je défends tout à la fois le texte, parce qu'il est nécessaire, et la négociation syndicale, (...) en particulier avec celles et ceux qui veulent discuter". 

    Jean-Vincent Placé va même plus loin, estimant contre-productive la mobilisation citoyenne "permanente" :

    La rédaction vous conseille

    "Est-ce que dans ce pays, à chaque fois qu'on est mécontent, parfois même très légitimement, on peut éviter de hurler, de jeter l'opprobre ? (...). Il y a beaucoup de choses à faire et on ne pourra pas le faire avec cette façon un peu révolution permanente, manif permanente, critique permanente. Moi je suis un réformiste radical, j'assume, et écologiste". 

    Réformiste radical d'une part, mais aussi centriste de l'autre. Jean-Vincent Placé n'hésite pas à citer des politiques dont les idées sont rarement associées à celles du gouvernement actuel. 

    "Je crois que j'ai toujours été centriste mais peut-être moins assumé. Je pense que nous devrions avoir une vision commune. J'ai cité souvent Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Fréderic Lefebvre. Moi je vois que ce sont des gens qui, dans le cadre de ce que nous faisons, font des propositions, parfois même sont à nous soutenir

  • Intimité et sexualité (sexualité sacrée)

     
     
     
     
    Bien d'autres vidéos de cet homme sont disponibles et toutes sont d'un intérêt aussi profond. 
     

  • Anticapitaliste et anarchiste (humanisme)

    Anticapitaliste et anarchiste : l’insoumission est leur mode de vie

     

    par  | 3, mar 2016 | Blog | 31 commentaires

    Anticapitaliste et anarchiste : l’insoumission est leur mode de vie

    Une communauté pas comme les autres vit à Montois dans le Jura. Anticapitaliste et anarchiste, cette communauté s’autogère complètement. Retour sur une communauté bien méconnue du grand public ! 

    Cette communauté fait partie du réseau de coopératives agricoles Longo Maï (signifiant « longtemps encore » en occitan), et est le fruit de la révolte de mai 1968 qui a secoué toute l’Europe. Longo Maï est l’une des dix coopératives du réseau. Cinq autres sont en France et d’autres encore en Allemagne, en Autriche, en Ukraine et au Costa Rica. Longo Maï compte pas moins de 200 membres : une ferme isolée à 700 mètres d’Undervelier, village jurassien de 300 habitants, aux pieds des gorges du Pichoux où une communauté vit en autarcie, coupée du monde.

    Dans ce village pas comme les autres, sont prônées les valeurs humaines, l’écologie et les décisions collectives qui sont la base de toute confiance. En effet, cette communauté prend des décisions à la majorité. Pas de chef, tout le monde est au même niveau social. En 1972, des jeunes urbains venus d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse décident d’expérimenter une nouvelle façon de vivre et de faire de la politique militante, en se retirant dans une région rurale dépeuplée, pour y cultiver la terre et vivre en communauté. Il n’y a aucune hiérarchie «Nous avons un respect pour l’expérience, qui fait que nous ne sommes jamais vraiment égaux, explique Raymond Gétaz. Chacune et chacun a des compétences propres.» «Nous avons développé une qualité d’écoute et de débat», ajoute Claude Braun. «Ce n’est pas parce que nous sommes des révoltés et des anarchistes que nous ne faisons pas attention à l’autre, que nous n’avons pas des règles tacites de communication», complète Raymond Gétaz.

    L’un des axes les plus importants de cette communauté est sa volonté de rencontrer des peuples de différents pays. Cela s’est traduit évidemment par l’arrivée de personnes issues de nombreux pays. À l’heure actuelle, la communauté de Longo Maï regroupe 15 nationalités.

    Autre problématique développée par Longo Maï, le déséquilibre de plus en plus flagrant entre la ville et la campagne. Alors que des millions de personnes s’entassent désespérément dans les banlieues et survivent grâce au RSA ou au chômage, de l’autre côté, les campagnes se désertifient et les agriculteurs sont même invités à pratiquer la jachère. Cette situation de crise économique fait partie du discours du système dominant et le choix d’une communauté à la campagne entend montrer qu’il est possible de raisonner différemment, de vivre à la campagne, même si cela doit remettre en cause certaines façons de penser des syndicats complètement sclérosés aujourd’hui. En s’appuyant sur l’abandon du salariat et en préférant la notion d’effort librement consenti, le choix de ses activités, la communauté de Longo Mai provoque une rupture dans la logique actuelle du travail. Elle reprend aux anarchistes le fait que l’on n’est pas sur terre pour travailler et qu’il est plus important de faire la fête. Sans vivre somptueusement, une visite de la communauté montre qu’à l’évidence la communauté a su développer une certaine richesse : les bâtiments reconstruits en pierre sont magnifiques… même si l’on n’y retrouve évidemment pas tous les gadgets de la société de consommation. Sobre, mais beau.

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    En effet, cette communauté est d’abord un « mouvement politique » qui ne vit pas non plus coupé du monde puisque la plupart des personnes de la communauté sont engagées dans de nombreuses associations… Les jeunes de la communauté pensent déjà au futur et sont beaucoup plus impliqués dans certains domaines comme la permaculture, biodiversité, autonomie…. et luttent fermement contre les routes bétonnées, les aéroports qui se construisent….

    Une communauté qui a le mérite d’avoir des valeurs, des engagements et un style de vie simple mais épanouissant. Pas de quoi faire peur à nos grandes industries du pétrole ou autres qui ravagent notre terre, tuent des gens par milliers et détruisent notre écosystème… Merci à cette communauté de nous redonner de l’espoir…

    Éveillez vos consciences avec votre Livre-Journal La Relève et La Peste N°1

    Crédit Photo : Gérard Bonnet

    Sources : Le Temps La Marseillaise / Longo Maï

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  • Le monde vicié du pouvoir. (politique)

     

    Deux ans que je ne suis plus enseignant. S'y ajoute désormais une honte de ma nationalité. Il me devient douloureux aujourd'hui d'être identifié à ce pays. Les gens qui nous gouvernent me révulsent et comme je ne peux rien faire contre eux, il me reste comme solution de m'identifier uniquement à l'humain et non plus à cette nation car ces gens-là n'ont rien d'humain. Ils ne sont que des marionnettes sordides, pitoyables, nauséabondes, pestilentielles, des esprits contaminés par la soif de pouvoir et la volonté d'enrichissement personnel, la gloriole égotique d'un monde ancien. Je rejette intégralement  ce monde vicié et pervers et je ne souhaite que son effondrement. 

     

     


     

    François Hollande a remis la légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite

     Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 
    François Hollande recevant le prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud à l'Elysée le 4 mars 2016.

    François Hollande recevant le prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud à l'Elysée le 4 mars 2016.

     

    AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

    Mohammed ben Nayef, prince héritier d'Arabie saoudite, s'est vu remettre la légion d'honneur vendredi 4 mars par François Hollande à l'Elysée.

    L'Elysée a confirmé l'information de l'agence de presse saoudienne SPA. Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, également ministre de l'Intérieur du royaume, a bien été décoré de laLégion d'honneur vendredi 4 mars par le président François Hollande, a indiqué l'Elysée ce dimanche. 

    LIRE AUSSI >> Arabie Saoudite: révolution au palais des Al-Saoud 

    Cette visite, inscrite à l'agenda présidentiel, n'avait fait l'objet d'aucune communication de l'Elysée vendredi. Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l'année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d'un Saoudien condamné à mort pour meurtre. En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte fondé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique

    "Une pratique protocolaire courante" selon l'Elysée

    Le prince héritier a reçu cette décoration "au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante", a souligné l'entourage de François Hollande. Le président de la République avait lui-même été "décoré de l'ordre suprême du Royaume" lors d'une de ses visites en Arabie saoudite, a-t-on rappelé de même source. La France entretient des relations très suivies avec l'Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et avec lequel Paris a conclu d'importants contrats d'armement

     

  • De royales allégeances (politique)

     

    Tous les gens censés savent très bien que les décisions évoquées dans cet article ne sont pas dues à une éventuelle intelligence de Mme Royal mais uniquement aux diverses allégeances envers les financiers et le monde politique. 

    Pitoyable. 

    Je n'arrive pas à comprendre comment ces individus arrivent à se supporter eux-mêmes, comment on peut tomber aussi profondément dans la fange excrémentielle des intérêts personnels, des plans de carrière, de l'enrichissement, de l'ego, de la suffisance et du mépris ...

     

    Je n'ai plus de colère, juste du dégoût. 

     

    Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à Paris, le 9 février 2016 (WITT/SIPA)

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1490531-nucleaire-biodiversite-l-ecologie-de-segolene-royal-ou-l-art-d-avoir-tout-faux.html

      

    Prolonger de 10 ans la vie des centrales nucléaires françaises : en voilà, une idée qu’elle est bonne ! Intelligente, audacieuse, grosse d’un avenir radieux…

     

    Tuer tous les loups : en voilà un plan qu’il est indispensable pour notre élevage ! Innovant, réfléchi, rationnel, en aucun cas démagogique…

     

    Madame Ségolène Royal propose de placer nos centrales atomiques en soins intensifs. Elle ferait mieux de les transférer dans une unité de soins palliatifs. Prémices à la mort attendue d’une filière que certains, jadis, avaient pu qualifier d’"excellence" !

     

    Non contente d’avoir ordonné l’exécution de 36 loups en 2015 (alors que la population de l’espèce est en régression : autour de 300 sujets), madame Royal s’apprête à entériner le fait que plus de 40 de ces animaux ont été réellement flingués cette année. Elle semble même avoir déjà accepté un contingent de massacre en augmentation de 6 (ou de 10 ?) unités pour 2016.

     

    Un changement de titre ministériel inquiétant

     

    Madame Royal a un problème avec la nature, avec les écosystèmes, avec la question des énergies. Examinons son cas en le replaçant dans le contexte. Lors du récent remaniement gouvernemental, cette femme politique a changé son intitulé officiel. Elle était "ministre de l’Écologie" : au moins, c’était clair. L’écologie est une science, on peut s’en inspirer, y compris dans les lieux du pouvoir. Elle s’enorgueillit à présent d’un titre plus long à écrire, mais qui n’a aucun sens : "ministre de l’Environnement".

     

    Je rappelle que l’homme n’a pas un "environnement". Il fait partie d’une biosphère, d’une sphère de la vie dont il n’incarne qu’un élément, probablement pas le plus important. L’Homo sapiens ne s’agite pas comme un acteur shakespearien sur une scène de théâtre, avec en arrière-plan un décor, un "environnement" qu’il pourrait larder de coups de poignard sans en subir les conséquences. Il dépend de milliers d’interactions entre le soleil, la terre, l’eau, les flux d’énergie, les microbes, les végétaux, les animaux. S’il persiste à la jouer "perso" (en multipliant les saccages et les pollutions), cela finira mal.

     

    Ce changement de titre ministériel est inquiétant. Madame Royal pratique l’"environnementalisme" aux dépens de l’écologie.

     

    La biodiversité selon Royal ? Un biocarnage

      

    Dans le domaine de la biodiversité, elle devient insupportable. Elle dit "amen" à toutes les requêtes de battues, piégeages, "prélèvements", "régulations" et autres "tirs d’effarouchement" formulées par le lobby hyperactif et volontiers violent des chasseurs. Elle accepte (y compris en fermant les yeux) que ceux-ci exterminent non seulement les loups et les lynx, mais les vautours, les renards, les blaireaux, les fouines, les sangliers, les corbeaux, les étourneaux, les cormorans, les goélands, les oies bernaches, demain les grues cendrées, les cigognes, les ortolans, pourquoi pas les mésanges ?

     

    La bouche de notre ministre de l’Environnement a appris à formuler le mot "biodiversité". Mais on peut prononcer un mot sans le comprendre. La biodiversité selon Royal ressemble à un biocarnage.

     

    Sur le nucléaire, des objectifs pas tenables

     

    Au chapitre du nucléaire, notre "ministre de l’Environnement" n’est guère plus inspirée. Sa décision d’offrir aux réacteurs atomiques français un sursis de 10 ans est motivée par deux idées.

     

    Primo, que la France conserve un outil de production qui a fait ses preuves, même si la loi de transition énergétique exige que la part du nucléaire dans le "paquet électricité" national passe de 75% aujourd’hui à 50% en 2025. Et, secundo, que les Français bénéficient, grâce à la bonne fée Électricité de France, d’une électricité "peu chère".

     

    Ces deux objectifs ne sont, hélas, pas tenables. Pour rénover et conserver un parc nucléaire en état normal de fonctionnement, EDF devrait investir 100 milliards d’euros d’ici à 2030. Or, la firme est prise à la gorge : elle n’a plus d’argent. Pour en gagner, elle devrait augmenter fortement ses tarifs, ce qui serait contradictoire avec le "secundo" de la ministre.

     

    Il faut fermer les centrales, et non les réparer !

     

    La filière nucléaire française va mal. Mais qui pourrait la soigner ? EDF est gravement malade. Sa demi-sœur, Areva, se trouve à l’agonie. EDF a reçu la mission de sauver cette dernière en lui rachetant ses réacteurs… Mais la filière "révolutionnaire" EPR, dans laquelle les deux firmes sont impliquées (en Finlande, à Flamanville et ailleurs), constitue un gouffre sans fond, un tonneau des Danaïdes où les milliards d’euros perdus s’ajoutent aux milliards d’euros engloutis.

     

    Madame Royal ne dit rien de la contradiction qui existe entre le projet d’abaisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans le "paquet électricité", et la volonté de rénover le parc vieillissant de nos réacteurs. Si nous voulions respecter les objectifs pourtant modestes de la transition écologique, nous devrions fermer 17 de ces grosses machines, et non pas les réparer toutes !

     

    Ségolène Royal affirme, pour conclure, qu’elle ne prendra aucune décision sans l’avis positif de l’Autorité de sûreté nucléaire (l’ASN). Encore heureux : ce n’est que la loi ! La ministre de l’Environnement n’a aucune compétence juridique pour décider dans cette matière.

     

    Biodiversité, nucléaire : Ségolène Royal a tout faux

     

    Madame Royal a, pour le moment, tout faux…

     

    Au chapitre de la biodiversité, je lui dis : laissez vivre nos frères animaux, dont nous avons besoin pour être heureux en conservant notre âme d’enfants.

     

    En matière nucléaire, je lui conseille de regarder la situation sans œillères. D’un côté, il y a le gouffre financier de la mise sous perfusion de plus d’une cinquantaine de réacteurs brinquebalants et potentiellement dangereux ; de leur passage en unité de soins intensifs… De l’autre, il existe une possibilité de regarder réellement vers l’avenir – à l’horizon de l’écologie, la vraie…

     

    Si la France dispose de quelques finances, je recommande que nous les investissions résolument dans les énergies renouvelables. Celles du vent, du soleil, de la géothermie ou de la biomasse ; sans oublier celles de la mer (vagues, courants, gradients de températures ou de salinité) que, voici plus de 30 ans, nous préconisions déjà d’adopter avec le commandant Cousteau…

    YVES PACCALET


     

  • "Je serais tellement plus utile au chômage" (société)

    « Je serais tellement plus utile au chômage »

    PAR JÉRÔME CHOAIN

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    Notre société marche sur la tête. Un seul objectif : le plein emploi. Sans se demander si les activités créées sont utiles à la société, ou si elles sont nuisibles. Être rentable et « booster la Sainte Croissance » est devenu plus important que de donner du sens au travail. « A chaque fois que je pensais à quelque chose d’utile à la société, c’était impossible de pouvoir en vivre », explique Jérôme Choain. Témoignage de cet ingénieur qui a décidé de vivre et travailler autrement.

    Je suis exaspéré. Si, si.

    Je n’entends parler que d’emploi. C’est devenu l’étalon or, la justification absolue, le fourre tout. Pas une émission, pas un discours politique sans que cela ne dirige les débats. On se moque de l’intérêt des choses, on ne compte que les emplois. Et en plus on compte mal, souvent on ment.

    J’ai 45 ans, je suis né en 68, année de certains rêves. Je suis à peine plus vieux que le premier choc pétrolier, je n’ai entendu au cours de ma vie que des encravatés me dire qu’ils se battent pour la croissance et l’emploi. Et je n’ai jamais connu que le chômage de masse et la décroissance de mon environnement.

    Reconnaissance sociale

    On a besoin d’argent pour vivre, soit. On a besoin de faire des choses pour s’épanouir, je le pense. Mais quel rapport avec l’emploi ? Pourquoi est-il si profondément ancré en nous que c’est une valeur ? J’ai bien une idée, mais on va tomber dans le subjectif et je voudrais être consensuel aujourd’hui.

    Restons-en donc aux faits. Qui pourrait dire qu’un employé de nos armuriers qui travaille pour un gras salaire sur les mines anti-personnelles ou les armes biologiques est plus utile à la société que M. René, chômeur senior sans espoir de retour à l’emploi et qui passe son temps a donner du soutien scolaire à nos enfants ?

    Notre société nous éduque à lui nuire

    Je suis ingénieur. On m’a donné un diplôme qui, sans me protéger de tout, me donne toutes les chances. Et je m’en suis servi : j’ai tout. En tout cas, j’ai tout ce qui pour moi fait une vie bien privilégiée, je ne souhaite rien de plus. Quand je regarde mes amis ingénieurs, l’immense majorité travaille, comme moi il y a peu, pour des grosses boites et mettent leur « génie » au service d’empires économiques sans avoir la moindre maîtrise de ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Quand tu penses que des ingénieurs travaillent à l’obsolescence programmée, et on nous dira qu’il n’y a pas de sot métier.

    Il y a deux ans ma femme et moi avons pris une décision un peu folle : tout larguer pour aller s’installer au bord de la mer. La chance a été de la partie : un ami m’a offert un emploi de rêve, je travaille de chez moi sur des choses que j’aime. Le pied absolu.

    Cela n’empêche que je me suis posé beaucoup de questions à cette époque sur ce que j’allais faire de ma vie. Je débarquais dans un environnement de rêve, mais quitter un boulot stable de cadre en région parisienne pour aller s’enterrer au fond du Morbihan, ce n’était pas très responsable en terme de carrière...

    J’ai encore des proches qui croient que j’ai fait ça pour faire plaisir à ma Dame. Ils n’imaginent pas que c’est moi qui ai eu l’envie, celle de changer d’air, de quitter ce cirque insensé où je fanais.

    Lorsque je suis arrivé, tout à mon émerveillement, j’étais plein d’envies, de volonté de faire quelque chose de bien. J’ai pensé à 10 000 trucs pour mettre mes modestes connaissances au service de la commune, de l’école, du collège, des vieux... Et le constat est simple : à chaque fois que je pensais à quelque chose d’utile à la société, c’était impossible de pouvoir en vivre. Et tous les trucs qui me semblaient avoir une chance de marcher étaient au mieux inutiles, plus souvent nuisibles. Donc hors de question.

    Pourtant, il y en a des choses à faire pour booster la société. Pour ne parler que de mon domaine, les développeurs pleins d’envies et de générosité sont légions. Ils sont capables de grandes choses. Ceux qui ne connaissent pas ce monde n’imaginent peut-être pas à quel point ils sont capables d’aider la communauté dans tous les aspects de la vie quotidienne.

    Mais toute cette énergie, toute cette puissance est mise au service de la marge à deux chiffres. L’immense majorité de ces artisans du futur finiront dans de tristes gratte-ciels à développer une technologie rentable pour les actionnaires, parfois nuisible, en tout cas éloignée de toute considération pour l’intérêt général. Un seul coupable : l’emploi et donc la soumission comme unique perspective de revenus. Je sais, il existe aussi des entrepreneurs. On en parlera peut-être une autre fois.

    Tant qu’on nous éduquera dans l’espoir d’avoir « une belle situation » (entendez « grassement payée », pas « noble métier »), ça ne risque pas de bouger.

    Être ingénieur, ce pourrait être beau. Innover, inventer pour libérer les hommes du travail abrutissant, ce serait grand. Le faire pour pousser massivement les gens au chômage, c’est une honte. J’entendais récemment Fleur Pellerin déclarer tous sourires numériques déployés que « les petits emplois c’est fini, on ne peut pas rivaliser avec les pays émergents, il faut développer les hautes technologies et les emplois hautement qualifiés ». Ah oui ? C’est une ministre socialiste qui nous chante ça ? Et on fait quoi des gens « non qualifiés » ? Tout le monde à la poubelle ? Concrètement oui, c’est bien ce que nous faisons. Et comme les dirigeants sortent exclusivement des zones « qualifiées », on continue le massacre dans des rêves illusoires de formation professionnelle qui vont élever le bon peuple.

    Émancipation

    J’ai travaillé 17 ans dans l’automatisation de tri postal. De merveilleuses machines qui mettent tellement de postiers au chômage. J’ai toujours eu l’utopie de la machine qui libère l’homme. Mais le temps a passé et j’ai bien dû me rendre compte que tout mon travail ne participait qu’au bénéfice exclusif de mes patrons. Et au mien, bien sûr. J’ai vraiment cru que ça changerait, que la révolution numérique mettrait un peu de temps à être comprise. Mais après toutes ces années, pas l’ombre d’un début de prise en compte de cette nouvelle réalité : l’emploi disparaît.


    Tout ceci n’empêche que le bilan que je tire modestement de ma petite expérience de vieux (j’ai appris récemment qu’à 45 ans, je passais professionnellement dans la rubrique senior) est raide : nous marchons sur la tête. Au prétexte de booster la Sainte Croissance qui seule saura apporter le bonheur aux petites gens, nous avons appris à être rentables. Méritants, dit-on dans le jargon politique, ultime hypocrisie. Tout ça pour qu’au final des jeunes rêvent de devenir footballeur ou rock star de la télé réalité. Tu parles d’un mérite.

    Il faut se libérer de l’emploi, je ne sais pas si c’est par le Revenu de Base, le Salaire à vie, ou d’autres propositions, mais il existe des pistes de réflexion dont on n’entend jamais parler chez Pujadas. On continue de gaspiller des milliards à subventionner des pans entiers de l’économie dont l’activité est in fine nuisible à la société, tout cela soi-disant pour l’emploi.

    Si les bonnets rouges pouvaient vivre sans être « obligés » de nuire à l’environnement breton, il n’y aurait plus de bonnets rouges. Mais faut bouffer, et donc l’intérêt général se sera pour plus tard, encore une fois.

    Jérôme Choain

    Voir le blog de l’auteur

    Photo extraite du film Brazil de Terry Gilliam (1985)
    Vidéo : intervention de Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, au cours d’une émission de Ce soir ou jamais (France 3)

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    "Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale que d'être adapté à une société malade.

    KRISHNAMURTI

  • Un million.

    Un million de pages lues sur mon blog depuis l'ouverture.

     

    Libérer les pensées. (spiritualité)

     

    Le premier texte.

    La source du travail.

    Je savais ce que je voulais établir au regard de la dimension spirituelle.

    Une introspection lucide et appliquée, hors du chaos habituel des pensées insoumises.

    Apprendre à m'asseoir dans le calme intérieur comme au sommet d'une montagne. Lorsque le flux des pensées a coulé dans la sueur de l'effort.

    Grimper en soi avec un objectif précis, sans quitter l'axe de la voie.

    Et une fois, le sommet atteint, observer les horizons et identifier la prochaine sortie. 

    Parce que le monde réel est un tremplin continuel.

    Rien n'est jamais fini.

    Même la mort sera l'opportunité d'un sommet.

    Sans pour autant que j'en connaisse déjà l'horizon offert.


     

    ADDENDUM à 11h..

    4500 pages lues depuis minuit avec 60 visiteurs....Euh, comment dire, ça fait 75 pages lues par visiteurs....Parfois, je me demande vraiment si le compteur n'est pas alimenté par des "robots"...Je sais que sur les moteurs de recherche, certains mots clés sont immédiatement identifiés et signalés...Terrorisme, juifs, shoah, islamistes, daesch, attentats, Valls, anarchie, Palestine, Arabes, antisémite, etc etc etc....

    Je me souviens très bien qu'après les attentats de Merah, j'avais écrit plusieurs articles et que le compteur était devenu un vrai ventilateur....Deux mille pages lues par jour au lieu de 500 en moyenne.

    Il s'est passé la même chose en février dernier avec 4000 pages lues par jour pendant une semaine.....J'aimerais comprendre....