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  • Mise au point (2)

    Entre 2014 et 2015, j'ai suivi une formation qualifiante en sophrologie analysante, par sessions, pendant plusieurs mois.

    J'ai obtenu cette certification professionnalisante et je pourrais ouvrir aujourd'hui un cabinet libéral. 

    Cette formation était menée par une sophrologue professionnelle excerçant, avec grand talent, depuis de nombreuses années et ayant déjà organisé de nombreuses formations.

    Est-ce qu'il aurait été possible que cette personne m'accorde ce "diplôme" et me donne le feu vert pour accompagner des patients si j'avais été frappé de "confusion mentale" comme le dit le Rectorat ?

    Ce blog atteindra l'an prochain un million de pages lues. Est-ce des textes mettant à jour une grande "confusion mentale" ? Est-il possible qu'autant de personnes s'intéressent aux propos d'un esprit dérangé ?

    J'ai cinq romans publiés dont un qui a reçu deux prix littéraires. On pourrait me dire que les éditeurs aiment parfois publier des écrits de gens passablement perturbés... Mais étant donné qu'un nombre important d'éditeurs ont répondu à mes courriers en me disant que mes écrits ne les intéressaient pas parce qu'ils étaient "trop ardus et pas à la portée du lecteur lambda", est-ce que je dois en conclure que ma grande "confusion mentale" me rend incompréhensible ou que mes écrits sont effectivement suffisamment construits et riches pour exiger une certaine attention de la part du lecteur ? 

     

    J'ai exercé 33 ans comme instituteur et j'ai bien entendu été inspecté plusieurs fois. J'ai eu à mes côtés plus de mille enfants sur ma carrière et j'ai bien évidemment eu à rencontrer un très grand nombre de parents. J'ai exercé dans cinq départements différents et je ne compte plus toutes les écoles où j'ai travaillé. J'ai suivi plus de 1500 heures de formation continue auprès de conseillers pédagogiques. J'ai passé et obtenu le concours de "Professeur des écoles", reçu au premier passage. 

    Est-ce que je dois en conclure que tous ces gens que j'ai croisés ont été incapables de percevoir en moi un esprit dérangé ? On pourrait me dire que je suis parti en vrille ces derniers mois...Oui, effectivement, ça aurait pu être recevable mais, sur injonction du Rectorat, je suis depuis plusieurs mois une thérapie chez une psychiatre et elle voit en moi "un esprit rationnel, clairvoyant et possédant une grande capacité d'analyse sur lui-même et le monde" et nullement un "esprit malade". Est-ce qu'il est possible qu'elle aussi, elle se trompe ?

     

    Au regard de l'institution, je suis donc une personne "instable, confuse et perturbée" mais en me refusant les demandes de reconversion pour des raisons fallacieuses, elle me "condamne" à retourner enseigner et donc à être responsable d'une part de l'avenir des enfants. N'est-ce pas effroyablement contradictoire ? Si je suis "malade", pourquoi veulent-ils que j'aille enseigner ?...

    Serait-ce donc que le Ministère considère qu'il est préférable pour elle de laisser n'importe quel esprit sain ou malade enseigner que de s'occuper réellement de l'état psychique du personnel enseignant ? La réponse est bien évidemment : OUI.

    Il n'est qu'à voir les quelques massacreurs d'enfants qui sévissent dans ce milieu. Des esprits malades qui ne méritent pas l'honneur d'avoir pour mission d'enseigner.

     

    Je sais très bien que je ne suis pas un esprit malade. Un esprit qui souffre de tout ça, c'est certain. Et un corps qui en subit les conséquences.

    J'aurai au moins profité dans cette histoire de l'opportunité de m'analyser encore davantage, de travailler sur la gestion émotionnelle qui m'importe tant, de prendre conscience, encore une fois, de l'extrême fragilité ou même illusion que les liens professionnels peuvent créer.

    D'éprouver aussi combien mes proches m'aiment. Bien que je le savais déjà. Disons que j'ai pris davantage de temps et accordé davantage d'attention à saisir cet amour, à l'accueillir, à l'honorer, à le nourrir de mon mieux.

    J'aurais également re-découvert avec une acuité re-doublée l'extrême attachement que je porte à la Nature et je me réjouis de mes derniers engagements pour mettre en acte cet Amour que je ressens. 

     


     

  • Mise au point (1)

    A ceux ou celles qui penseraient que mes propos sont exagérés et que les manifestations doivent être "contenues", que l'Etat n'est pas "violent" mais juste et que les gens qui se comportent "normalement" ne risquent rien, je rappellerais brièvement ce que je vis depuis un an et demi. J'ai refusé de collaborer à la destruction planifiée de l'école et après 33 ans de carrière comme instituteur, l'institution considère que je n'ai droit à aucune reconversion. Mes deux dernières demandes viennent d'être refusées. Surveillant en collège ou Maître G (travail sur le comportement). Je n'ai pas les formations adéquates...En même temps, l'Etat a fermé la formation des Maîtres G et donc, le Rectorat ferme les postes puisque personne ne peut les demander...Et surveillant de collège, ça n'est pas une "reconversion"....

    J'ai été convoqué quatre fois en hôpital pyschiatrique, les personnes qui m'ont reçu ont dit que j'étais dans "une grande confusion mentale et que je devais suivre une thérapie longue" pour obtenir un congé. J'ai été humilié, détruit, pyschologiquement, et je suis effectivement tombé malade. De multiples pathologies dont certaines inquiétantes...

    Aujourd'hui, plus personne ne s'occupe réellement de mon dossier et après les mensonges et l'incompétence des personnels de l'IA, je ne mets plus les pieds dans les bureaux du rectorat. J'ai été mis à demi-salaire pendant cinq mois et il a fallu que je me batte juridiquement pour récupérer mes droits. Je n'ai aucune autre option que de retourner en classe et par conséquent de renier mes convictions, uniquement parce qu'elles s'opposent aux injonctions gouvernementales. Je dois me trahir et me soumettre.

    Alors, qu'on ne vienne pas me dire que mes propos envers cet Etat sont exagérés ou que je suis dans une grande confusion mentale. Si je n'avais pas eu à mes côtés une femme infiniment aimante et trois ados qui me soutiennent, je ne sais pas où j'en serais aujourd'hui... 
    La confrérie des "collègues enseignants" du secteur m'a unaniment tourné le dos. 
    Je vis depuis un an et demi, reclus et tenu de rester à mon domicile. Pour me rendre six jours chez mes parents en Bretagne, il a fallu que j'en demande l'autorisation un mois et demi à l'avance et attendre la réponse officielle, par écrit, avant de m'organiser. Je peux être convoqué n'importe quand. 
     

    Je fais donc une thérapie avec une psychiatre privée puisque c'était la condition essentielle pour l'établissement de mon congé. Cette femme médecin est consternée de l'attitude destructrice du Ministère et elle me soutient intégralement. Non seulement, elle affirme que je ne suis absolument pas dans une "confusion mentale" mais que l'analyse macroscopique que j'ai construite pendant trois ans relève d'un esprit parfaitement lucide. Elle a téléphoné à mon médecin généraliste pour lui donner ses conclusions et il m'a raconté qu'elle trouvait en moi "un raisonnement extrêmement abouti, sans aucun trouble psychologique avéré sinon une très profonde souffrance et culpabilité au regard des enfants. "
     

    Alors, non, je ne suis pas "fou" et je sais parfaitement de quoi je parle.

    Je ne sais pas comment tout ça se terminera mais j'aurai au moins pour moi, et c'est l'essentiel, la certitude de ne pas avoir trahi celui que j'ai toujours essayé d'être.


     

  • Haute trahison de l'Etat.

    Et tout ça va mal finir.... :(

     

     

     

     

    COP21: une compilation des violences policières devient virale

    COP21: une compilation des violences policières devient virale

    3 décembre 2015 / Catégories: ArticlesRédaction / Tags: ,Réclamations et signalements

    Bientôt 1 million de vues en quelques heures. Cette compilation de captures prises le 29 novembre dernier lors des manifestations en faveur du climat se répand comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. On peut y voir les affrontements violents depuis l’intérieur, comme vont le vivre nombre de militants écologistes. Mais d’où vient la terreur ?

     

    Son auteur n’est autre que « Boby », le jeune anonymous français condamné récemment à des peines de prison avec sursis (avec deux congénères) pour avoir « attaqué » des sites gouvernementaux. Le jeune homme a compilé une série de clips, vidéos et films tournés par différents observateurs tout au long de la journée du 29 novembre, où était organisée la marche citoyenne en marge de la COP21.

    Cette Marche pour le Climat qui avait pourtant bien débuté s’est terminée dans le chaos le plus total. Avec quelques 316 manifestants en garde à vue, un mémorial dévasté et la violence de quelques personnes anonymes et encagoulées, nombre de médias nationaux ont offert une vision à sens unique des évènements. Une simple recherche des mots « violence COP21 » montre systématiquement les mêmes images de cette minorité violente en marge de la manifestation. Nombre de témoignages avaient alors offerts une version alternative des évènements, plus mesurée et en phase avec les nuances de la réalité.

    Boby a donc tenté d’offrir cette version alternative en compilant d’innombrables séquences filmées par divers spectateurs présents. Bien qu’elles fassent volontairement l’impasse sur la minorité black-block présente à la manifestation, les images offrent un tout autre regard du point de vue des manifestants pacifistes : des policiers qui écrasent le mémorial à plusieurs reprises, des bousculades violentes de personnes assises, un vieillard matraqué sans véritable raison et des personnes âgées bousculées, des rafles totalement aléatoires, des manifestants souriants qui scandent des slogans de non-violence, à n’en pas douter, ces images tranchent avec l’idée qu’il est possible de se faire en lisant les informations traditionnelles.

    Si ces violences policières furent dénoncées par les associations, dont la Ligue des Droits de l’Homme, personne ne nie la présence de quelques personnes encagoulées, provoquant les forces de police. Ces provocations semblent cependant servir de prétexte et de couverture et un déchainement de violence de la part des forces de police. Le jeune anonymous ne mâche pas ses mots : « Parce que les médias désinforment et stigmatisent, après 8 heures de travail, de recherches sur internet pour réaliser cette vidéo, et des larmes d’émotions face à ces souvenirs, voici des images de ce dimanche 29 novembre, « oubliées » des JT.« 

    Quelques heures après avoir publié sa compilation sur facebook, plus de 800.000 personnes l’avaient déjà visionnées pour près de 30.000 partages. On vous invite à la découvrir par vous même afin d’émettre votre propre jugement.

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  • J'ai même du mal à y croire....

    [Vidéo] Flagrant délit : Quand le conseil régional détourne nos impôts pour armer l’Arabie Saoudite, former des soldats, les accueillir....

    session_du_conseil_regional_du_languedoc_roussillon_le_1er_fevrier_2013_large_actu

    La scène suivante se passe en France, en Lorraine, le 2 octobre 2015.
    600 000 € d’argent public alloué à un « centre de formation »… Jusque là, rien de particulièrement choquant… sauf quand on regarde QUI est sensé être formé et à QUOI …
    Car derrière ce titre pompeux se cache en réalité un transfert de fond pour la formation militaire en Arabie Saoudite !!!

     


    Quand le conseil régional dépense vos impôts… par pascontent-tv

     

    Comment un tel vote est-il possible au Conseil Régional de Lorraine sans pot de vin ou corruption d’élus ? Une vidéo a partager le plus possible pour ouvrir les consciences !

  • Climat et apprentis sorciers.

    Les apprentis sorciers du climat : le reportage choc d’Arte sur la géo-ingénierie

    28 novembre 2015 / Catégories: ArticlesRédaction / Tags: ,Réclamations et signalements

    Quand on entend parler de géo-ingénierie, c’est généralement autour de théories du complot qui postulent que des « méchants » répandraient anonymement du poison dans l’atmosphère à l’échelle mondiale… Il s’avère que si la géo-ingénierie est une discipline réelle et connue depuis la 2eme guerre mondiale, la réalité est plus pragmatique quant à son utilisation. Un reportage Arte fait le point sur ces pratiques qui risquent pourtant de s’imposer parmi les « solutions » contre le changement climatique.

    La géo-ingénierie est la manipulation technologique et délibérée du climat terrestre, notamment pour contrecarrer les effets du réchauffement climatique. Testée depuis plus de 70 ans pour générer des pluies locales (agriculture) ou éclaircir le ciel lors d’opérations militaires, cette technologie revient en force, soutenue par d’étranges lobbies privés. Leur objectif, pulvériser des particules de soufre dans la haute atmosphère terrestre, s’inspirant de ce que font les volcans, afin de réfléchir les rayons du soleil et limiter le réchauffement climatique.

    Depuis toujours, les décideurs se refusent officiellement à céder à cette option de facilité qui ferait le bonheur des multinationales de l’énergie. Il est même implicitement mal vu d’évoquer cette solution lors des grandes conférences pour le climat. Cependant, vont-ils résister bien longtemps face aux pressions des acteurs économiques surpuissants ? Quels sont les risques si la géo-ingénierie est adoptée à l’échelle globale ?

    Dans le reportage « Les apprentis sorciers du climat » diffusé ce 24 novembre, Arte fait le point sur l’état de ces technologies capables de modifier le climat à l’échelle locale et désormais planétaire. Loin des clichés conspirationnistes, on y aborde les véritables enjeux de civilisation et cette scission très marquée entre ceux qui veulent perpétuer leur « business as usual » (industries, conservateurs, capitaux,..) et ceux qui aspirent à une nouvelle ère de raison (modes de vie, durabilité,..). Alors que la COP21 débute, la géo-ingénierie sera-t-elle sur la table des débats ? Que doit-on craindre ?

    geoengineering-cartoonImage : Université de Stanford

    La facilité pour perpétuer un système

    Dans son enquête, Arte met le doigt sur un élément particulièrement intéressant. Aux États-Unis, ce sont les mouvements conservateurs, ceux qui nient la réalité du réchauffement climatique et se rangent aux côtés des multinationales du pétrole, qui soutiennent également le plus la géo-ingénierie. Comment peuvent-ils soutenir une solution à un problème qui n’existe pas, selon eux ? C’est un élément troublant qu’il convient de comprendre.

    En pratique, deux grandes solutions face au changement climatique s’affrontent. Le plan A réside dans la décision collective, politique et citoyenne de changer de mode de production et de consommation (transition durable). C’est ce que tentent de faire sans succès les décideurs des grandes conférences internationales pour le climat. Le second plan, refusé jusqu’ici par les décideurs, mais encouragé par de puissants lobbies économiques, est la géo-ingénierie. Et pour cause, cette solution de facilité marquerait le triomphe des solutions industrielles, laissant par la même occasion la possibilité à l’ère pétrolière de perdurer de nombreux siècles. Par ailleurs, la géo-ingénierie, présentée comme miraculeuse, détruirait toute volonté de changer les modes de vie et de développer des alternatives durables, perpétuant la société de consommation comme nous la connaissons.

    Mais la solution est-elle si « miraculeuse » ? Selon plusieurs experts, de nombreux risques existent : la météo locale serait notamment perturbée partout à travers le monde. On enregistrait des augmentations de pluies par certains endroits face à des désertifications ailleurs. Dans l’éventualité où chaque pays déciderait seul d’utiliser cette technologie pour protéger sa population du réchauffement, les conséquences climatiques sur les autres pays seraient désastreuses. La technique utilisée de manière incontrôlée peut, en effet, déstabiliser l’agriculture, donc l’accès à l’alimentation, et forcément engendrer des conflits.

    CST2NkAWsAAFcL3Source : Iees Paris

    La géo-ingénierie : l’huile sur le feu

    Si nos gouvernements cèdent aux pressions des intérêts économiques, l’application de la géo-ingénierie à l’échelle planétaire amorcera un mécanisme sans fin de régulation du climat. En effet, pulvériser des particules dans l’atmosphère, créant un bouclier de réflexion, ne résout pas le problème du réchauffement, il le contourne. Une manière de s’attaquer à la conséquence pour perpétuer les causes. Deux phénomènes vont alors s’additionner : le réchauffement d’un côté, et la tentative chimique de refroidissement. Ceci engendrera des effets pervers inévitables dont nous pourrions un jour perdre le contrôle, risquant de précipiter la fin de la civilisation.

    En effet, si le choix de la géo-ingénierie est adopté pour sauver l’ère carbone et la croissance fulgurante de l’économie mondiale, l’Homme s’engagera probablement à bruler jusqu’à la dernière goutte de pétrole, perpétuant de nombreuses conséquences environnementales, bercé par l’illusion que le changement climatique n’est plus un problème. Dans le même temps, durant des siècles et des siècles, l’humanité devra pulvériser de plus en plus de particules dans l’atmosphère pour contrer les effets du réchauffement toujours plus important. Un soucis majeur se pose : si, pour une raison quelconque (crise, guerre, politique, idiocratie,…), l’humanité cesse soudainement de pulvériser ces particules, le réchauffement sera brutal et immédiat, ne laissant plus aucune chance aux espèces de s’adapter.

    À n’en pas douter, les yeux du monde seront rivés sur la COP21. La géo-ingénierie va-t-elle être présentée comme solution miracle ? Ou, au contraire, va-t-on lui faire résistance ? Veut-on sauver le climat ? Ou la croissance ?

  • Pour comprendre...

    [Vidéo] Comprendre la guerre contre Bachar El-Assad et Daesh en 90 secondes !

    90 secondes

    Pourquoi notre gouvernement a-t-il livré une guerre sans merci contre Bachar El-Assad avant de faire marche arrière contre Daesh ? D’où vient RÉELLEMENT ce groupe terroriste ? Face à la désinformation ambiante et aux multiples mensonges d’Etat, voici donc un résumé en 90 secondes pour tout comprendre :) :

     


    Comprendre la guerre contre Bachar El-Assad et… par pascontent-tv

     

    Un constat effrayant, que notre cher Premier Sinistre Manuel Valls n’a pas hésiter à mettre de côté. Petit retour sur deux des déclarations les plus significatives, pour ceux qui auraient la MEMOIRE COURTE :

    1/ Quand Manuel Valls déclarait lutter avec le Qatar et l’Arabie Saoudite contre Daesh (alors que ces derniers le financent…) :

     


    Pourquoi Valls doit démissionner (1/2) par pascontent-tv

     

    2/ Quand Manuel Valls ignorait des informations sur les présumés terroristes pour ne pas « collaborer avec Assad » (!) :

     


    Attentats à Paris : Pourquoi Valls doit… par pascontent-tv

     

    Haute Trahison ? Telle est la question …

     

  • "Demain"

     

    Arnaud Gonzague

    A+A-

    Ceux qui attendent du documentaire de la comédienne Mélanie Laurent un déluge de mièvreries en seront pour leur frais : "Demain", ce mercredi 2 décembre sur les écrans, est d’abord un manifeste politique.

    Mélanie Laurent et Cyril Dion, réalisateurs du documentaire "Demain". (Mars Distribution)Mélanie Laurent et Cyril Dion, réalisateurs du documentaire "Demain". (Mars Distribution)

    Le spectateur, même le mieux disposé à l’égard des idées écologistes, sait bien qu’un spectre redoutable hante souvent les films, livres et discours écolos : le boy-scoutisme. Que les disciples de Baden-Powell ne prennent pas ombrage : cet état d’esprit positif et plein d’appels à "se relever les manches" est sans doute très formateur pour les jeunes gens, mais il jette sur les propos écolos une ombre terrible, celui de la bonne volonté.

    Vous savez, cette croyance selon laquelle si tous les hommes consentaient une minute, une seule minute, à cesser d’être belliqueux et cupides, le climat et la biodiversité en seraient sauvés.

    C’est sans doute vrai, mais l’on ne sache pas que depuis qu’il existe, le genre humain a jamais renoncé à être ce qu’il est : une créature compliquée, parfois altruiste, parfois poétique, mais le plus souvent prédatrice. Une "B.A." pour dix saloperies. Et il y a fort à supposer qu’une seule chose est en train de permettre à cette créature de ne pas s’autodétruire après avoir tout ravagé, et cette chose s’appelle la politique : lutter pour que, dans les décisions publiques, certaines idées s’imposent au détriment d’autres, sans compter (ou alors à la marge) sur les bonnes volontés individuelles.

    Beaux parleurs

    Tout cela pour dire que "Demain" le documentaire réalisé par la comédienne Mélanie Laurent  et son compagnon, le journaliste Cyril Dion, qui sort sur les écrans ce mercredi 2 décembre, aurait pu être un truc de boy-scouts. Mais il ne l’est pas. "Demain", c’est de la politique. Rappelons son propos. Partant d’une étude alarmante parue dans la revue scientifique "Nature" disant que notre planète (et donc, une partie de l’humanité) risque d’être épuisée d’ici à 2100, Dion et Laurent décident de réaliser un tour du monde pour rencontrer ceux qui "proposent des solutions".

    Photo du film "Demain". (Mars Distribution)

    Mais attention, ce ne sont pas des beaux parleurs nous enjoignant àchanger nos modes d’être : ce sont des citoyens nous montrant comment, eux, ils ont fait. Par exemple, les habitants de Copenhague s’apprêtent, grâce à un mode de vie repensé, à se passer complètement des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) pour les renouvelables (solaire, éolien, géothermique) d’ici  à dix ans. Ce ne sont pas que des mots. Concrètement, ces 570.000 humains au mode de vie on-ne-peut plus occidental ne contribueront plus au réchauffement climatique en 2025. L’Islande est déjà dans ce cas, et l’île de la Réunion paraître suivre ce chemin.

    Tombereaux d'emplois

    De même, les heureux habitants de San Francisco (plus de 800.0000 habitants) sont en passe de recycler 100% de leurs déchets – ce qui permet un compost de qualité pour les cultures alentour, des tombereaux d’emplois locaux et un abandon des incinérateurs, catastrophiques pour le climat. Citons encore le couple Hervé-Gruyer qui, sur les terres normandes expérimentent la permaculture, une  agriculture 100% bio et pourtant ultra-productive en terme de rendements, tout à fait capable de nourrir l’humanité entière sans détruire les sols.

    Citons toujours l’exemple de Bâle qui avec sa monnaie locale, le WIR, réservé uniquement aux entreprises, permet de maintenir une activité économique locale. Ou le cas de Todmorden, ville britannique déshéritée, qui utilise les espaces verts municipaux pour planter des fruits et légumes, denrées de qualité, locales et consommables gratuitement…

    Tout cela ressemble à un catalogue de bonnes idées juxtaposées ? Et pourtant, la grande pertinence de "Demain", c’est de démontrer que toutes ces initiatives ont un point commun : privilégier le petit, le local et l’investissement des citoyens plutôt que leur assentiment passif. C’est très certainement l’économie du XXIe siècle qui nous apparaît là et qui signera le retour de l’ingéniosité, du frugal et du sur-mesure quand la société de consommation occidentale ne nous a tirés que vers le pré-mâché polluant et standardisé.

    Archaïsme

    De fait, pas de hasard si "Demain" se conclut sur un plaidoyer (convaincant, parce que soutenu par des exemples concrets) sur la nécessité de développer une démocratie locale participative. Et surtout sur la revendication claire à transformer une institution plus encore que les autres frappée d’archaïsme : l’école. Seules des écoles "différentes", capables de responsabiliser, valoriser et développer la créativité des enfants, seront capables d’accoucher de citoyens dignes de notre siècle en rémission. Quand on vous dit que c’est de la politique !

    >> La bande-annonce du documentaire "Demain"

    Arnaud Gonzague

  • Autonomie spirituelle

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    Plus j'avance dans l'écriture de "Kundalini" et dans les diverses lectures sur la "sexualité sacrée" et plus je réalise combien cette mainmise des religions sur cette dimension était profondément réfléchie. Il s'agissait finalement d'ôter aux Humains, la conscience de la divinité en eux, l'interdiction ou la limitation d'explorer ce champ de conscience et d'Eveil. Il fallait encadrer la sexualité, la limiter à son aspect reproductif, la restreindre car les prêtres auraient eu sinon, face à eux, des bancs vides. Quelles raisons auraient poussé des individus profondément heureux et en paix vers les Eglises ?....

    S'il s'agit d'honorer la Création, d'honorer un Dieu quelconque, de bénir la Vie, l'osmose sexuelle dans le champ spirituel est bien plus puissante que n'importe quel Evangile...


     

    Je vois aujourd'hui dans les medias et la société en général de quelle façon la sexualité est cadenassée, déviée et surtout dénaturée sous des aspects "libertaires".

    Il ne s'agit pourtant aucunement d'une voie d'Eveil mais juste de la multiplication des supports marchands...

    Les religions n'ont plus la même puissance mais le matérialisme les a remplacées. Avec des effets bien plus désastreux que toutes les religions réunies.

     

    Bien entendu que cette libération de la sexualité a eu des effets éminemment positifs mais l’élastique était si tendu dans la rigidité religieuse que l’effet de détente a conduit les individus à un extrême tout aussi néfaste.

     

    La sexualité a perdu ce caractère « sacré » que les religions lui attribuaient. Il s’agissait d’une sacralité liturgique et non spirituelle mais elle préservait malgré tout un cadre moins déstructurant que la sexualité marchande.

     

    Mes parents m’ont fait suivre le catéchisme mais également fait découvrir le naturisme quand j’étais enfant. Je les voyais comme un couple aimant, tendre. Cet enseignement de la vie de Jésus et des préceptes de la Bible ne m’a aucunement empêché d’expérimenter la sexualité. J’avais comme image du couple celle de mes parents et rien dans les enseignements religieux ne me culpabilisaient.

     

    Je sais que j’ai eu de la chance.

    J’ai été un enfant aimé par ses parents.

    Dans le cas inverse, la religion et ses préceptes auraient pu combler le vide affectif.

     

    Aujourd’hui, les errances affectives sont comblées par le « Marché », par l’établissement de règles inscrites dans des Bibles économiques.

    Il ne serait pas bon pour les « Marchands » que les individus découvrent ce potentiel infini de la sexualité sacrée étant donné que ces mêmes Marchands sont parvenus à prendre le « leadership » sur les religions.

     

    Il ne s’agit donc surtout pas de propager des messages invitant les individus à gagner en autonomie existentielle mais bien davantage à maintenir, coûte que coûte, les enceintes. Tout est bon pour ça. Les sommes investies sont pharaoniques. Et la plupart des Maîtres à penser sont sans doute persuadés d’œuvrer pour le bien des peuples. Quand on veut imposer une idée totalement folle, il est indispensable d’être persuadé soi-même de l‘intérêt de la chose.

    La plupart de ces gens font juste leur « job »…

     

    Au-dessus des marchands eux-mêmes, il y a bien sûr les Financiers. Ceux-là savent parfaitement que leurs agissements sont contraires à l’intérêt des Peuples mais ils sont favorables à leurs propres intérêts. Rien d’autre ne compte.

    La sexualité sacrée ne doit donc pas être évoquée, encouragée, présentée. Car elle conduit les individus à une autonomie émotionnelle incompatible avec le produit intérieur brut. Il n’est pas bon pour les Financiers que les individus éveillés n’éprouvent aucun désir de possession puisque le seul projet que ces individus « illuminés » développent est de parvenir à l’unique possession de soi…

     

    Bien évidemment, de nombreuses personnes ne lisent dans l’expression « sexualité sacrée » que le mot « sexualité » et sa réduction : « sexe ». Certains diront même « qu’ils aiment sacrément la sexualité ». Ils aiment sacrément le foot, c’est pareil….

    Ceux-là doivent déjà franchir un seuil. Celui qui les sépare de leur conscience d’un côté et de l’inconscient collectif de l’autre…
     

    Quant au spectacle offert aux enfants, il est juste à vomir.

    La femme est un objet dont les formes sont sacralisées. Juste les formes.

    L’homme est une « bite » qui tente de penser.

    On fait un « doigt d’honneur » aussi facilement qu’une poignée de main.

    « Je t’encule, connard. Fils de pute.» Les quelques messages entendus sur les trottoirs des villes.

     

    Quand j’étais petit, c’était la Mère Denis » qui faisait de la pub pour une machine à laver.

    Aujourd’hui, c’est une femme mannequin en slip.

     

    Tout le travail en amont dans les agences de publicité est mené par des gens qui ont fait de longues études.  Faire des études pour tromper les gens. C’est quelque chose que je n’ai jamais compris.

     

    La société marchande ne voudra jamais de la sexualité sacrée, tout comme elle ne veut pas de spiritualité. Les deux ont été mis dans un sac et jeté avec un poids au fleuve du profit.

     

    Je suis soulagé de voir par contre de plus en plus de blogs, de forums, de professionnels aussi. Tantra, massage, méditation, sophrologie, toutes les pratiques de « développement personnel » et de bien-être. Bien sûr que là aussi, il y a un « commerce » mais il est bien plus difficile de manipuler des individus déjà engagés dans une voie de recherche car, s’ils sont là, c’est qu’ils ont déjà pris conscience que les mécanismes de base de la société marchande ne pouvaient pas les aider.

    S’ils cherchent à sortir de ce système, au mieux, ça n’est pas pour replonger dans un autre.

     

    Le consommateur « de base » n’apprend rien. Il dépense.

    Le consommateur en « développement personnel » veut apprendre. Pour ne plus dépenser. Entre autres choses.

    Mais s'il devient "addict" aux formations de toutes sortes, c'est qu'il n'a même pas encore commencé le travail intérieur...Il s'agissait juste d'un transfert de dépenses, des dépenses plus "fun", plus "new age" mais tout aussi absurdes que l'achat du dernier smartphone. 

     

    Quand je pense au pouvoir extraordinaire de la télévision et de tout ce qu’elle pourrait générer, de tout ce qu’elle pourrait promouvoir, du moyen d’Eveil qu’elle représente, il ne faut pas venir me dire que tout ça n’est pas réfléchi. En « hauts lieux. »

     

    Les Financiers sont fous mais ils ne sont pas idiots.

    Les Politiciens sont idiots mais ils sont bien payés par les Financiers. Jusqu'à en devenir fous d'ailleurs, ce qui leur ouvre bien souvent des carrières financières après celle de la politique. 

    Les Marchands sont assez malins pour utiliser l’idiotie des Politiciens. Avec l’aval des Financiers. 

     

    Les Individus, dans ce fatras, n’ont plus qu’une solution.

    L’autonomie spirituelle.