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  • Sur les OGM....

    LE PLUS. Les OGM sont-ils toxiques ? L'étude de Gilles-Eric Séralini, révélée par "Le Nouvel Observateur", a relancé le débat sur les scandales sanitaires et, plus particulièrement, sur les organismes génétiquement modifiés. Les résultats de l'étude ont été vivement critiqués, ce que ne comprend vraiment pas le coordinateur de la Fondation "Sciences citoyennes", Glen Millot.

    Édité par Philippe Lesaffre  Auteur parrainé par Hélène Decommer

    Le professeur Gilles-Eric Séralini dans son laboratoire, le 16 janvier 2009 (M. DANIAU/AFP)

    Le professeur Gilles-Eric Séralini dans son laboratoire, le 16 janvier 2009 (M. DANIAU/AFP)

     

    La publication des travaux de Gilles-Eric Séralini et de ses collègues, la semaine dernière, a fait l'effet d'une bombe. Autant dans la communauté scientifique que dans l'espace politique, tant les implications sur la santé inquiètent.

     

    Mais ce qui n'a pas été soulevé, et qui est indirectement dénoncé à travers cette étude menée sur une durée bien supérieure à celles généralement constatées, ce sont les implications sur la façon dont sont conduites les expertises et les homologations.

     

    Et lorsque Gilles-Eric Séralini et le CRIIGEN publient en 2010 des contre-expertises remettant en cause l’innocuité sanitaire de trois maïs OGM de la firme Monsanto, ils font alors l'objet de nombreuses attaques de la part de scientifiques empêtrés dans des conflits d'intérêt avec l'industrie. Ces campagnes de dénigrement, d'intimidation, qui dans certains cas se terminent par une mise au placard, un licenciement ou un procès en diffamation sont le lot commun des lanceurs d'alerte.

     

    Les différents scandales sanitaires

     

    Gilles-Eric Séralini, Jacques Poirier, Christian Vélot, Pierre Meneton, Véronique Lapides, Etienne Cendrier, André Cicolella et bien d'autres encore ont en commun d'avoir à un moment donné voulu informer d'un danger d'une technique ou d'un produit et d'en avoir subi les conséquences.

     

    Mais fort d'un soutien populaire, ils ont pu obtenir gain de cause (réintégration et verdict judiciaire favorable). Gilles-Éric Séralini avait été soutenu et accompagné par la Fondation "Sciences Citoyennes" et par plus de 1 100 chercheurs lors du procès en diffamation qu'il avait intenté et gagné en janvier 2011 contre Marc Fellous qui voulait le faire passer pour "marchand de peur" plutôt qu'un lanceur d'alerte.

     

    Mais combien de lanceurs d'alertes isolés et méconnus sont occultés par ces quelques succès ? Et combien de personnes se sont tues sachant les risques personnels qu'elles prendraient en témoignant de ce qu'elles savaient ?

     

    Le cas de Gilles-Éric Séralini rejoint différents scandales sanitaires qui ont émaillé l'actualité de ces dernières années.

     

     -   Tepco a dissimulé des informations cruciales concernant les carences en terme de sécurité de ses centrales nucléaires, dont les conséquences sont la catastrophe de Fukushima.

     

      -   Le laboratoire Servier a obtenu la modification d'un rapport d'expertise sur le Mediator ce qui lui permet d'en prolonger l'autorisation de mise sur le marché conduisant à des centaines de décès.

     

      -   Philipp Morris a publié une étude cherchant à démontrer l'innocuité des cigarettes.

     

    Le Sénat examinera une proposition qui est la bienvenue

     

    Le ridicule ne tuant pas non plus, les cas d'expertises biaisées sont légions et lorsqu'un lanceur d'alerte tente de se mettre en travers de ces pratiques délétères voire criminelles, c'est le début d'un long calvaire.

     

    La défense des lanceurs d'alerte apparaît donc vitale pour éviter les graves dérives consuméristes et marchandes auxquelles ont conduit les politiques industrielles et techno-scientifiques depuis la Seconde Guerre mondiale.

     

    Aussi, qu'un groupe de parlementaires dépose enfin une proposition de loi très largement inspirée des travaux de la Fondation "Sciences Citoyennes", active sur ces questions depuis 10 ans, est une bonne nouvelle. Mais l'alerte ne pourra être entendue que si les règles encadrant l'expertise et sa déontologie sont strictement définies, notamment vis-à-vis des conflits d'intérêts.

     

    On doit s'y prendre autrement

     

    La loi Bertrand qui a eu pour conséquence un important travail de réflexion sur les règles de déontologie de l'expertise est largement insuffisante. Il est crucial de définir strictement les conditions dans lesquelles les expertises (et les contre-expertises) doivent être menées.

     

    Le cas Séralini, montrant que les études sur 90 jours sont trop courtes pour pouvoir conclure, est emblématique de ces carences. Cela est d'autant plus urgent que de nouveaux développements technologiques, nanotechnologies et biologie synthétique pour ne citer qu’elles, vont devoir se plier à des procédures d'évaluation restant à établir, et qu'il ne faudra pas attendre le prochain scandale sanitaire ou environnemental pour constater qu'on aurait dû s'y prendre autrement.

     

    Aux dernières nouvelles, la proposition de loi rencontre des difficultés et pourrait être reportée voire simplement abandonnée. Le Sénat va-t-il choisir de travailler dans le sens de l'intérêt général ou se laisser intoxiquer par les lobbies industriels et techno-scientifiques ?

     

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  • Scandales sanitaires

    Juste un rappel pour éviter de balayer d'un revers de main le risque associé à l'usage des ondes wifi et autres micro ondes....... On ne connaît bien souvent la vérité que trop tard....

    On pourrait rajouter à cette liste morbide les effets des pesticides et des engrais chimiques sur l'alimentation. Il y aurait de quoi remplir des pages. 

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    Les grands scandales sanitaires dans l'Hexagone depuis 1945

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    Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter

    Dernière modification : 16/11/2010

    Amiante, sang contaminé... La nocivité du Médiator, médicament contre le diabète accusé d'avoir tué quelque 500 personnes en 1976 et 2009, fait ressortir le spectre des scandales sanitaires qui ont touché la France depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Le Mediator, traitement contre le diabète utilisé comme coupe-faim et incriminé dans un rapport accablant de l’Afssaps, est accusé d’avoir tué quelque 500 patients entre1976, date de sa mise sur le marché, et novembre 2009, date de son interdiction. Mais auparavant, d'autres affaires de santé publique avaient défrayé la chronique en mettant notamment en cause le rôle de l'État et celui des industriels. Voici une liste non exhaustive des scandales sanitaires qui ont éclaté depuis 1945.

    L’amiante

    Ce matériau hautement cancérigène a été massivement utilisé en France (malgré la connaissance de sa dangerosité) par les travailleurs en bâtiment après la Seconde guerre et jusqu’à son interdiction en 1997. Selon un rapport du Sénat de 2005, l’attentisme criminel des industriels et de l'État est aujourd'hui à l'origine d'une hécatombe estimée à 35 000 décès entre 1965 et 1995, et à 100 000 d'ici à 2025. En 2000, le tribunal administratif de Marseille juge l'État "responsable des conséquences dommageables du décès" de quatre personnes contaminées. C'est alors la première fois que l'État est directement mis en cause.

    Le scandale du Distilbène

    A partir de 1948, le Distilbène, une hormone de synthèse, est prescrite à des millions de femmes enceintes à travers le monde pour prévenir les fausses couches. Dès 1953, son inefficacité est démontrée et, en 1971, de graves malformations chez les enfants de mères traitées sont formellement attribuées à cette hormone. Rien n'y a fait : si les États-Unis le retirent immédiatement du marché, la France attendra jusqu’à l'année... 1977.

    Le Chlordécone

    Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, le chlordécone, un insecticide, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre un parasite : le charançon de la banane. Une étude, publiée dans le Journal of Clinical Oncology, et menée entre 2004 et 2007 par Pascal Blanchet du CHU de Pointe-à-Pitre et le Dr Luc Multigner de l'Inserm, confirme que l’insecticide est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate. Leurs conclusions montrent que les hommes exposés ont 80 % plus de risque de développer ce type de cancer.

    L’hormone de croissance

    Depuis les années 1980, 120 personnes sont mortes de la maladie incurable de Creutzfeldt-Jacob après avoir suivi un traitement pour favoriser leur croissance. Après vingt ans de procédure, quatre mois de procès en première instance et une relaxe générale, les familles des victimes se sont pressées à l'ouverture du procès en appel qui a débuté en octobre.

    Le scandale de l’Isoméride

    Mis sur le marché en 1985 pour lutter contre l’obésité, ce coupe-faim miracle, commercialisé par les laboratoires Servier jusqu’en 1997 et auquel plus de 5 millions de Français ont eu recours, est la cause de complications pulmonaires gravissimes. L'Isoméride sera retiré de la vente en France après la découverte de cas d'hypertension artérielle pulmonaire, dès 1995, et d'anomalies des valves cardiaques, en juillet 1997. Il serait responsable d’au moins 40 morts.

    Le sang contaminé

    C’est l’un des dossiers les plus douloureux du pays. Le drame du sang contaminé s'est transformé en scandale en avril 1991, lorsque l’hebdomadaire L’Événement du Jeudi publie un rapport prouvant que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué, en 1985, des produits sanguins contaminés, entrainant la contamination d’hémophiles par le VIH. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius et les anciens ministres Georgina Dufoix et Edmond Hervé comparaissent du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République (CJR) pour "homicide involontaire". Mais, en 2003, les dernières procédures s’achèvent avec la relaxe générale de tous les politiques et médecins poursuivis depuis 1994.

    Première publication : 16/11/2010

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  • De l'ignorance intentionnelle

    Il n'est même pas possible de chiffrer les sommes considérables, pharaoniques que représentent les marchés des ondes. Téléphonie et toutes les technologies qui les utilisent. Il est dès lors très simple de comprendre pourquoi cette "ignorance intentionnelle" sera préservée coûte que coûte. 

    Dans trois générations, on en reparlera....

     

    Un expert de la Navy révèle que les micro-ondes sont couramment employées comme une arme pour rendre malades les gens et dénonce l'extrême danger du Wi-Fi pour les femmes


    Croah.fr
    lun., 13 oct. 2014 22:52 UTC

    Cette vidéo est un montage d'extraits d'une interview de Barry Trower, un physicien expert en micro-ondes ayant travaillé pour la Navy, qui révèle que les micro-ondes sont employées couramment par les armées et les gouvernements pour nuire à des opposants ou des ennemis en les rendant malades et ainsi les faire mourir à petit feu. 

    C'est déjà suffisamment cynique et horrible comme cela, mais Barry Trower explique que le pire, c'est le Wi-Fi : les micro-ondes du Wi-Fi altèrent le matériel génétique et plus spécialement l'ADN des ovules, au point que toute la descendance d'une femme atteinte par ces radiations sera impactée de manière irréversible. 

    Des révélations de premier ordre à connaître absolument. 
     

     

     

    Samedi 12 septembre 2015

     

    Ces ondes qui leur rendent la vie impossible

    L’association “Une terre pour les EHS” milite pour obtenir la mise en place de zones blanches, dépourvues d’ondes électromagnétiques   et d’antennes-relais, où pourraient vivre les personnes déclarées électro-hypersensibles.
    L’association “Une terre pour les EHS” milite pour obtenir la mise en place de zones blanches, dépourvues d’ondes électromagnétiques et d’antennes-relais, où pourraient vivre les personnes déclarées électro-hypersensibles.
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    Rassemblés à Saint-Julien-en-Beauchêne (Hautes-Alpes) depuis le 25 août, de nombreux électro-hypersensibles de France et d’Europe échangent encore jusqu’à lundi. Cette pathologie, liée aux différentes ondes électromagnétiques mais non reconnue par l’OMS, touche de plus en plus de personnes. Celles-ci ont bien souvent abandonné maison, travail, amis, afin de vivre loin du WiFi et des antennes-relais.

     

    La route est sinueuse, bordée de rochers et de ruisseaux, à l’ombre des conifères. Soudain, plusieurs panneaux en carton. “Merci de couper vos téléphones portables et vos tablettes”, peut-on lire sur les écriteaux. Une vaste clairière s’ouvre alors, occupée par une centaine de personnes.

    C’est ici, dans les gorges du Riou froid, entre Drôme et Hautes-Alpes, que l’association “Une terre pour les EHS” a choisi de réunir un maximum d’électro-hypersensibles pour une semaine d’échanges et d’ateliers. Ils ne sont pas beaucoup en France. « Environ 1 000 personnes se sont recensées auprès de l’association, mais il y en a sans doute encore beaucoup qui n’osent pas le faire », assure Philippe Tribaudeau, président de l’association organisatrice de l’événement.

    Électro-hypersensible, une souffrance qui n’est pas reconnue (lire l’encadré ci-contre), et qui peine à rallier élus et scientifiques à sa cause. Beaucoup sont divisés quant au lien entre les symptômes déclenchés (maux de têtes, nausées, pertes de mémoire, insomnies) et les ondes électromagnétiques qui nous irradient au quotidien (WiFi, réseau 4G, Bluetooth).

    Ce jour-là, Michèle Rivasi, eurodéputée d’Europe Écologie-Les Verts, est présente. L’élue de la Drôme a fait des EHS son cheval de bataille depuis une dizaine d’années. Après avoir fondé la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) en 1986, après la catastrophe de Tchernobyl, l’écologiste est désormais vice-présidente du Criirem, le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques. « L’électrosensibilité existe, même si c’est complexe, c’est malheureusement sous-traité », déplore l’élue.

    « Assimilés à des malades mentaux »

    Anne-Marie Hautant, vice-présidente de la région Paca s’est également déplacée pour rencontrer les EHS. La conseillère EELV soulève le problème de façon plus directe : « Le premier réflexe qu’ont les personnes extérieures, c’est de vous assimiler à des malades mentaux ».

    De fait, les électro-hypersensibles vivent pour la majeure partie d’entre eux sans téléphones portables, loin des antennes relais, et des zones WiFi. Ce qui condamne souvent ces irradiés à vivre loin de toute civilisation. Ou d’y rester sous certaines contraintes.

    Plusieurs années d’errance dans une grotte ou dans une tente

    Leurs studios ou leurs chambres sont parfois blindés. Il n’y a pourtant rien à cacher à l’intérieur. Si ce n’est cette pathologie si compliquée à faire accepter. Valentina est Italienne. À 36 ans, cette pharmacienne a dû laisser tomber sa profession : « il y a cinq ans, je suis devenue de plus en plus contrariée par les réseaux WiFi. » Ce qui entraîne alors chez la jeune femme de violents maux de tête, des vertiges et douleurs musculaires. « Je suis partie vivre pendant deux ans dans une tente, près d’une forêt, m’éloignant de tout », explique-t-elle. Depuis, Valentina vit chez son frère, mais ne travaille plus. « Mes parents doivent tout me payer… Aujourd’hui, je dois vivre dans une chambre blindée. »

    L’histoire se retrouve au fil des témoignages. Ainsi les parents d’Anne Cautain, 58 ans, ont rappelé que leur fille a vécu pendant deux ans dans une grotte au fin fond des Hautes-Alpes. Elle vit désormais dans une ancienne étable de l’Office national des forêts. Des solutions de secours, tant que des zones blanches, à savoir non irradiées par des ondes électromagnétiques, ne seront pas mises en place.

    Mais depuis plus d’un an, cette centaine de sinistrés a retrouvé espoir. À Saint-Julien-en-Beauchêne, à quelques kilomètres à peine du lieu de réunion des EHS, d’anciens bâtiments de la Caisse d’allocation familiale (Caf) sont situés dans une zone où le niveau de rayonnement électromagnétique est quasi-nul (lire ci-dessous). Une délivrance qui arriverait à point nommé, alors que de plus en plus de personnes semblent atteintes ces dernières années. « L’arrivée de la 4G et le déploiement du WiFi ont aggravé la situation », si l’on en croit Catherine Neyrand, kinésithérapeute à Romans-sur-Isère et présidente de POEM26, une association de prévention des ondes électromagnétiques. « Les gens préfèrent ne pas prendre l’électrosensibiltité au sérieux car ils ont peur, poursuit la quinquagénaire. C’est une épreuve qui peut arriver à chacun de nous. »

    Depuis 2011, “Une terre pour les EHS” a rassemblé plus de 700 personnes atteintes d’électrosensibilité, dont une importante majorité de femmes. « Ce que nous voulons, c’est vivre dignement, revendique Philippe Tribaudeau. La plupart des électro-hypersensibles est isolée, n’a plus de vie sociale ». Cette semaine d’échanges aura permis de fédérer un peu plus les différents collectifs pour faire cause commune et poursuivre leur quête de reconnaissance. Loin des ondes mais plus jamais seuls.

    Par Benjamin CHAUVIRÉ | Publié le 30/08/2014 à 06:02 Vu 3607 fois

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  • Diabète, obésité, enfance......

    LE DIABETE UNE PANDEMIE MONDIALE

    Le mal du dos n’est plus le mal du siècle. Il est remplacé par le diabète, une véritable épidémie qui affecte actuellement près de 400 millions de personnes dans le monde. Et malheureusement, leur nombre est constante augmentation, et ce partout dans le monde.

    L'explosion du diabète est mondiale. Près de 11.6% de la population adulte en Chine est diabétique. Aux Etats-Unis, où un tiers des adultes est obèse, le diabète prend également des allures d'épidémie avec 8.3% de la population atteinte. De même, pour les très riches pays producteurs de pétrole du Golfe persique (Arabie Saoudite, et Emirats arabes) où l'incidence varie de 13 à 19%. Dans la plupart des pays d'Afrique, 3 à 5% de la population est diabétique. L'Organisation Mondiale de la Santé prévoit qu'en 2030 le diabète sera la septième cause de décès dans le monde. La Fédération internationale du diabète estime qu'en 2015 environ 382 millions de personnes dans le monde étaient atteintes de diabète. Ce total devrait s'élever à 592 millions à l’horizon de 2035 (7 millions de personnes supplémentaires chaque année développent un diabète). Le marché actuel est dominé par quelques classes de médicaments et des besoins importants demeurent pour les médecins et les patients.

    En France on compte aujourd'hui plus de 3 millions de personnes diabétiques (dont 92% de diabétiques de type 2), soit près de 5% de la population totale (dont environ 15% de la population adulte). Ce chiffre a augmenté de 90% en 10 ans entre 1999 et 2009.Selon les projections, si rien ne change, un Français sur dix sera touché par le diabète d'ici 10 ans. Cette augmentation sera pour moitié liée au vieillissement de la population et pour moitié liée à l'augmentation de l'obésité.

    L’atteinte hépatique au cours du diabète de type 1 (DT1) est moins connue, mais peut survenir de façon précoce et constitue donc une des complications pouvant être rencontrée chez l’enfant. L’atteinte hépatique secondaire au diabète la mieux décrite et survenant principalement chez les patients diabétiques de type 2 (DT2) est la NAFLD « Non Alcoholic Fatty Liver Disease ». Ce terme comprend des formes allant de la stéatose simple à la stéato-hépatite non alcoolique « NASH », voire la cirrhose.

    L’accumulation de graisse au niveau du foie chez les diabétiques de type 1 a longtemps été rapportée. À la différence de l’attention accordée à la NAFLD chez les diabétiques de type 2, l’étiologie, la prévalence et les conséquences de cette hépatopathie chez les diabétiques de type 1 restent mal comprises. Le manque d’attention pourrait être attribué à la plus grande prévalence du DT 2 par rapport au DT 1, et l’association du DT 2 à l’obésité, qui est un facteur de risque bien établi de NAFLD. Ainsi devant toute anomalie du bilan hépatique et lipidique chez un diabétique de type 1, il faut penser à la NASH qui peut se compliquer ultérieurement d’une cirrhose.

     CARACTERISTIQUES DU DIABETE
    Qu’est ce que le diabète ?
    Le diabète est caractérisé par une élévation anormale du taux de glucose dans le sang.
    Le diabète de type 1 a pour origine une sécrétion insuffisante d'insuline par le pancréas, ce dernier détruisant peu à peu les cellules bêta où les ilots de Langerhans synthétisent l'insuline. Ce diabète se manifeste généralement dès l'enfance ou l'adolescence.

    Dans le diabète de type 2, c'est la glycémie qui ne réagit plus à l'insuline sécrétée par le pancréas. Le glucose est alors mal utilisé par les cellules, expliquant l'élévation de la glycémie au-dessus des valeurs normales. Ce diabète se manifeste généralement après l'âge de 40 ans mais on commence à voir apparaître dans des populations obèses des cas d'adolescents et de jeunes adultes.

    Le diabète de type 2 est le type le plus commun de diabète. Habituellement, il se produit chez les adultes, mais il se diagnostique vu de plus en plus chez les enfants et les adolescents. Dans le diabète de Type 2, le corps est capable de produire de l'insuline, mais cette dernière n'est pas en quantité suffisante ou bien le corps ne répond pas à ses effets, ce qui conduit à une accumulation de sucre dans le sang. Le diabète de type 2 est une cause majeure de maladies cardiovasculaires et rénales. Le nombre de personnes atteintes de diabète de Type 2 augmente rapidement dans le monde entier. Cette hausse est associée au développement économique, au vieillissement de la population, à l’augmentation de l'urbanisation, aux changements alimentaires, à la réduction de l'activité physique et à d’autres changements dans les modes de vie. Le marché pharmaceutique mondial du diabète de Type 2, dont 60 % est représenté par les antidiabétiques oraux, devrait passer de 31 milliards de $ en 2012 à 48,8 milliards de $ en 2021 (source: Institut Médical Statistique). 

    Il existe aussi d'autres formes plus rares de diabète comme le diabète gestationnel (diabète temporaire qui survient chez 6% des femmes enceintes) ou le diabète MODY (Maturity Onset Diabetes Of the Young), un diabète lié à la mutation d'un gène qui représenterait 2 à 5% des diabètes non insulino-dépendants.

    Prévention, traitements et médicaments

    S'il n'est pas possible de prévenir le diabète de type 1, le diabète de type 2 s'attaque essentiellement aux personnes en surpoids. Maigrir ou maintenir son poids de forme en alliant alimentation équilibrée et activité physique régulière est encore la meilleure des préventions.

    Pour le diabète de type 1, le corps ne fabriquant plus du tout d'insuline, l'unique traitement actuellement proposé est l'injection d'insuline.

    Le diabète du type 2 est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-diététiques, puis on a rapidement recours à des traitements antidiabétiques dont l'efficacité n'est optimale que s'ils sont associés à une alimentation équilibrée et à une activité .
    Certains médicaments peuvent être utilisés seuls ou en association avec d'autres antidiabétiques ou à d'autres classes de médicaments. Il existe trois grands groupes d'antidiabétiques :
    - les médicaments de l'insulinorésistance : la metformine favorise l'utilisation du glucose par le foie (principalement) mais aussi par les muscles et les tissus adipeux (graisses), et diminuent la production de glucose par le foie.
    - les insulinosécréteurs agissent sur la sécrétion de l'insuline par le pancréas. Il s'agit des médicaments des classes des sulfamides hypoglycémiants, des glinides, des analogues du GLP-1, des gliptines
    - les inhibiteurs des alphaglucosidases (glucor, diastabol) ralentissent la transformation des glucides complexes en glucose et leur passage dans le sang.
    Le diabète étant une maladie évolutive, des injections d'insuline sont parfois nécessaires lorsque les besoins en insuline ne sont plus couverts par la sécrétion du pancréas.

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  • L'argent dette

    L’argent Dette

     / 21 janvier 2015

    Alors que les politiques d’austérité gagnent du terrain dans les pays occidentaux, il devient essentiel de comprendre d’où provient cette dette publique. Cette dette est l’argument principal des gouvernements pour procéder à des coupures de financement dans des domaines essentiels, comme l’éducation ou la santé.

    Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du système actuel d’argent-dette dans des termes compréhensibles pour tous.

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  • Libérer la parole

    LIBERER LA PAROLE

     

    Lorsque Raymond Moody, célèbre cardiologue américain, a révélé les premiers cas de NDE dans son hôpital, un flot de témoignages a déferlé dans le pays, repris ensuite par d’autres chirurgiens, anesthésistes, cardiologues, infirmières, personnels de chambre etc etc…

    Cette peur d’être considéré comme un « fou » et cette interdiction de parler, parfois même à ses plus proches, avaient été brisées par cette prise de paroles de la part de quelqu’un de considéré comme « crédible ».

     

    Cet exemple est représentatif de la nécessité de « libérer la parole » et de permettre aux carcans sociaux d’être brisés.

    Lorsque je vois le matraquage effectué sur les gens accusés d’être des « complotistes », je réalise qu’encore une fois, la parole est bridée, contenue jusqu’à faire passer ces esprits contradicteurs pour des malades mentaux.

    Cette fameuse liberté d’expression n’a pas droit de parole dès lors qu’elle s’oppose à la version officielle, celle des gens « biens pensants », sains d’esprit…

     

    Il est donc impérieux de ne pas craindre le rejet.

    Il me suffit de regarder d’ailleurs l’isolement intégral qui est le mien au regard de la profession enseignante que j’ai côtoyée. Je n’existe plus. Banni, pestiféré, exclu. Oublié.

    Très bien finalement. Je sais que mon positionnement correspond parfaitement à mes convictions puisque ce positionnement est rejeté par la masse et que je n'adhère pas aux choix actuels de la masse enseignante. 

    Et j’entends déjà certains esprits m’accuser de paranoïa…

    On "médicalise" toujours les gens qui pensent autrement.

     

    Cette série de vidéos montre le cheminement intellectuel d‘un individu « lambda » qui peu à peu prend conscience que la vérité est une fille de joie qui s’offre au plus offrant, au plus percutant, à celui ou ceux qui disposent d’une force de frappe considérable.

    La minorité opposante sera d’autant plus facilement ridiculisée qu’elle ne bénéficiera pas des réseaux de diffusion les plus vus. On dira évidemment que les sites de contestation, de par leur faible audience, sont tenus par des « extrémistes illuminés, des sectes, des malades mentaux, des originaux, des marginaux » etc etc….

     

    La question qui se pose est par conséquent la suivante : Qui pense ?

    Une masse pour l’adhésion des individus ou des individus qui se dressent devant la masse ?

     

    Il est connu que dans l’Histoire de l’Humanité, les idées les plus « révolutionnaires » ont toujours été à l’origine totalement décriées, dès lors qu’elles s’opposaient à des dogmes intangibles. Puis, ces idées finissaient par être entendues, répercutées, dès lors que la « parole était suffisamment libérée ». Il arrivait parfois que ces idées « révolutionnaires » deviennent même les nouveaux dogmes. Ce qui impliquait nécessairement qu’elles soient de nouveau remises à plat.

    C’est toute l’idée du « progrès » qui prend sa source dans ce procédé.

    Dès lors qu’un Etat et les canaux gouvernementaux d’informations établissent une « morale bien-pensante », une mise au pilori de tous les trublions, il est inévitable que cette société périclite.     

    C’est ce qui se produit actuellement.

    « Bienheureux les fêlés, car ils laissent passer la Lumière ».

    Merci à Monsieur Audiard.

     

    Il ne s’agira pas nécessairement d’une lumière durable ou crédible ou objective ou recevable mais ce qui importe, c’est que la lumière commune ne soit plus dans le plein pouvoir de l’aveuglement….

     

    Il est probable que certain(e)s spectateurs ou spectatrices rejettent d'emblée ces vidéos parce qu'elles parlent de Dieudonné, des attentats du WTC, de la guerre en Irak, de la main mise des "Faucons" de Washington, etc etc....

    A chacun alors d'analyser clairement les raisons de ce rejet. 

    J'ai eu beaucoup de mal avec Dieudonné lorsque mes ados sont venus me proposer de regarder ses sketchs. Et il a bien fallu que j'aille chercher pourquoi. 

    Ca m'a pris du temps...

    Il fallait que je libère en moi mes propres paroles et non plus les paroles apprises, les paroles communes, les paroles partagées par la majorité.

    C'est effrayant d'ailleurs de réaliser la quantité de fardeaux qu'on transporte en soi...

    Je bénis par contre mes adolescents d'avoir fait voler en éclat mes enceintes.

    Non pas que je gobe, béat et admiratif, tout ce qui se dit dans la mouvance contestataire mais je sais, qu'au moins, j'ai appris à ne pas avoir confiance d'emblée. Envers personne en fait. 

    Je commets de multiples erreurs d'appréciation, je me trompe dans mes conclusions, je m'égare, j'erre, je fais demi-tour, je m'enlise, je m'évade, je cherche, je cherche, je cherche.....

     

    Ces vidéos sont longues et complexes parfois. L'avantage, c'est qu'on peut réécouter plusieurs fois le même passage....Et ça en vaut vraiment, vraiment, la peine.....

     
     
     

     

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  • Le loup et les éleveurs...

    Qu'ils ne comptent pas sur moi pour les soutenir les éleveurs...En montagne, on rencontre régulièrement des troupeaux de moutons sans aucune surveillance, avec un berger qui monte en alpage tous les trois jours....Qu'ils reprennent un peu l'histoire de l'élevage de montagne, qu'ils regardent les Anciens...Ou qu'ils se taisent à tout jamais. 

     

     

     

    Une association pour la protection du loup dénonce "l'impunité" des éleveurs après la

     

    séquestration en Savoie

    L'association Ferus pour la conservation du loup a dénoncé, ce jeudi 3 septembre, "l'impunité" dont bénéficient les éleveurs, qui ont obtenu l'abattage de six loups en Savoie, après avoir séquestré notamment le président du Parc National de la Vanoise.

    • AFP
    • Publié le 03/09/2015 | 15:53, mis à jour le 04/09/2015 | 09:43

     

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    "Les éleveurs obtiennent l'éradication du loup en Savoie avec des méthodes anti-démocratiques", condamne dans un communiqué l'association qui estime que "l'Etat se couche devant les preneurs d'otages".

    Le préfet de la Savoie a annoncé qu'il allait autoriser l'abattage de six loups à la suite de la séquestration de trois membres du parc national de la Vanoise par des éleveurs qui réclamaient des mesures concrètes contre les attaques de loups.

    Interview de Yves Paccalet, vice-pdt de FERUS


    L'association Ferus affirme à cet égard que les éleveurs mentent quand ils parlent d'attaques de loups en augmentation: "les dégâts ont chuté de 30% en Savoie par rapport à l'année 2014". Entre le 1er janvier et le 31 août 2015, 316 ovins sont morts en Savoie suite à des attaques de loup, contre 452 sur la même période de 2014, soit une baisse de 30%, selon les chiffres publiés par la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) Rhône-Alpes, coordinatrice nationale du plan loup.

    "En accordant le tir de 6 loups, c'est l'éradication pure et simple du loup en Savoie que le préfet programme, et ce pour quelques troupeaux non-protégés. En effet, à l'issue de l'hiver 2014-2015, la population minimale de loups en Savoie détectée par l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) est de 7 loups, et un loup a déjà été tué en Maurienne le 13 juillet 2015", souligne l'association.

    Ferus condamne enfin l'éventualité, qui doit être évoquée lors du prochain conseil d'administration du parc de la Vanoise, d'autoriser l'abattage de loups dans la zone coeur du parc. "Après les tentatives de déclassement du loup auprès de la Commission européenne, la destruction d'une espèce protégée dans un espace protégé est devenu le nouvel objectif de la ministre de l'Écologie ! Lâcheté, injustice, incompétence et irresponsabilité sont donc devenus les maîtres-mots de nos autorités", conclut l'association.

     

    Parc de la Vanoise: la séquestration par des éleveurs fait grand bruit

    Quelques jours après la séquestration du président, du directeur et d'un agent du Parc de la Vanoise par des éleveurs de Savoie, une pluie de critiques s'abat. D'autant que l'épisode s'est terminé avec l'attribution de 6 tirs de loups par le préfet.  

    • FG avec communiqués
    • Publié le 07/09/2015 | 15:03, mis à jour le 07/09/2015 | 17:45

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    Lors de l'entrevue entre les éleveurs et le préfet, le représentant de l'Etat a fait comprendre que des poursuites seraient engagées contre les preneurs d'otages. Finalement, le préfet comptait surtout sur des dépôts de plaintes de la part des personnes séquestrées. Le directeur du Parc a fait le nécessaire en son nom et en celui du Parc.  

    En attendant des suites, des associations montent au créneau. Il y a d'abord eu les protecteurs du loup de l'association FERUS qui ont fait remarquer que les éleveurs ont obtenu "l'éradication du loup en Savoie avec des méthodes anti-démocratiques". 

    De son côté, Mountain Wilderness dit condamner "fermement ces agissements, et est forcé de noter que sur le loup comme sur d'autres sujets, certains syndicats agricoles sont dans le coup de force permanent". Et l'association de protection de la montagne se questionnant "sur l'absence de courage politique, de sens de l'Etat de "décideurs" qui cèdent devant une voie de fait inacceptable".

    Mountain Wilderness considère que "le retour naturel des loups issus des populations italiennes dans tout l'arc alpin participe à la restauration de la biodiversité montagnarde. Sans nier pour autant les difficultés que cela crée tout particulièrement pour le pastoralisme (...) Toutefois, si avant ce coup de force il n'a pas été question de tir de destruction du loup en zone coeur du Parc, c'est peut-être aussi que ce territoire, largement au-dessus de 2.000m d'altitude, n'est pas l'habitat du loup. Il passe dans ces zones mais n'y reste pas. Son habitat sont les vallées et les forêts autour du coeur."
     

    Le loup n'est dans les Alpes qu'un révélateur"

    La Commission Internationale pour la Protection des Alpes s'indigne aussi des agissements des éleveurs. "Face à une prise d'otage inacceptable des représentants du Parc de la Vanoise, l'Etat répond par des mesures court-termistes et par la faiblesse. Le loup n'est dans les Alpes qu'un révélateur des difficultés que connaît la filière agricole dans l'ensemble de la France notamment celle de l’élevage. Il n'en n'est pas l’initiateur. Les mesures de court-terme, en réaction à l’actualité, ne sauront répondre à ces enjeux. C'est bien le modèle agricole qui est malade et doit être repensé pour faciliter la cohabitation des hommes et de la nature."
     

    Une "infraction grave"

    Enfin, la section Vanoise du Syndicat National de l'Environnement (SNE-FSU) condamne aussi "ces pratiques inacceptables". Dans un communiqué, les syndicalistes écrivent: "la banalisation de tels agissements à l'encontre d'agents de la fonction publique en service, reviendrait à encourager une escalade de la violence susceptible de faire peser, à court terme, de réelles menaces sur l'intégrité physique des agents du Parc national de la Vanoise. Pour éviter cette dérive, il est essentiel que la puissance publique ne ferme pas les yeux sur des actes qui n'ont pas leur place dans un état de droit."

    Le SNE demande donc au Ministère Public de poursuivre en justice les auteurs de cette séquestration "qui constitue une infraction grave au code pénal et qui est passible de lourdes peines d'emprisonnement et d'amende."
     

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  • Méditation et nudité. (20)

    Pourquoi méditer nu ? Avez-vous déjà tenté l’expérience ?

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    Méditer nu inquiète ou pousse à rire, pourtant, quelle expérience ! Avouez-le, vous n’êtes pas à l’aise avec votre corps, avec certaines parties de lui. L’idée de méditer nu chez vous fait vous poser des questions, alors qu’il n’y a rien d’étrange à cela. Il ne s’agit pas de s’offrir au regard de quiconque mais bien au vôtre seulement. Pourquoi cela vous met-il mal à l’aise ?

    Méditer nu

    Méditer nu, pourquoi donc ?

    Dans son roman FerdydurkeWitold Gombrowicz parle, entre autre, d’un jeune homme qui observe une jeune fille à son insu et découvre qu’elle se conduit au sein de sa chambre comme en société. Il est étonné de ce qu’elle ait à ce point intégré les codes sociaux qu’elle ne soit plus capable de les dépasser. Il s’attend à chaque instant à ce qu’elle conduise naturellement, mais non, elle semble en parade permanente, même lorsqu’elle n’est pas censée être vue. Le malaise qui naît de l’idée de méditer nu relève en grande partie de cela. On se sent mal à l’aise à l’idée de méditer nu parce qu’il est mal accepté d’être nu. Mais si vous êtes seul, dans votre salon ou dans votre chambre, pourquoi devriez-vous être mal à l’aise ? Méditer nu vous permettra de prendre conscience de l’influence de ces codes sur votre vie, sur votre manière de la diriger, sur votre manière d’envisager les choses. Vous les découvrirez d’une manière très claire parce qu’il vous apparaîtront alors comme autant de censeurs tout d’abord. À mesure que vous réaliserez qu’il n’y a rien de condamnable à méditer nu, ces censeurs vous paraîtront parfaitement déplacés et vous retrouverez alors un peu d’innocence, de naïveté. Vous pourrez alors envisager votre corps comme quelque chose de beau, vous verrez qu’il est tout sauf cet être sale auquel l’on veut vous faire croire.

    Dialoguez avec votre corps

    En méditant nu, vous retrouverez aussi le contact avec vos sens, d’une manière entière. Que vous soyez ou non à l’aise avec votre corps, certaines zones de celui-ci sont condamnées au silence parce qu’elles sont étouffées en permanence sous des couches de tissus imposées par la société. En méditant nu, vous réapprendrez à les écouter, vous sentirez plus intensément chaque chose parce que vous ne serez plus engoncé dans une armure de vêtements. Vous vous mettez à nu physiquement, bien sûr, mais pas seulement. Votre méditation se fera littéralement à fleur de peau. Vous serez dans un état de sensibilité extrêmement intense. Chaque information vous semblera plus forte, parce que vous vous livrez totalement, sans retenue. Chaque centimètre carré de votre peau pourra vous envoyer des informations et ne se privera pas pour le faire. Vous serez assailli par tout ce que votre corps a envie de vous dire. Être nu est très agréable et vous en retrouverez le plaisir, d’une manière déculpabilisé. Vous vous offrez l’occasion de méditer pleinement, sans faire abstraction de ces parties de votre corps que vous cachez habituellement au regard des autres et au vôtre : vos fesses, votre sexe, vos seins n’ont pas à être cachés, ils ne sont pas chargés négativement, c’est ce dont on les investit qui peut l’être. Méditez nu et vous retrouverez une unité perdue. Comment se sentir uni lorsque l’on passe du coup au nombril pour sauter aux genoux ? D’autres parties de votre corps existent, pourquoi ne pas les intégrer dans votre pratique méditative ?

    Méditer nu est une expérience troublante. Vous allez tout d’abord devoir faire fi des convenances sociales. Tant mieux, si vous méditez dans votre chambre ou dans votre salon, que vient faire la société dans votre pratique ? Vous verrez aussi que ces parties de votre corps que vous cachez en permanence n’ont pas qu’un rôle sexuel mais qu’elles sont simplement des composantes de votre personne, avec des informations importantes. L’énergie qu’elles recèlent n’est pas moins pure que les autres parties de votre personne, il vous faut simplement, encore une fois, vous débarrasser des préjugés imposés par la société. Retrouvez le plaisir de découvrir votre corps, sans tabou, sans pensées mal placées. Pour cela, une seule chose à faire : méditer nu.

    http://www.techniquesdemeditation.com/mediter-nu/#more-2527

     

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