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  • Solitude volontaire

    Pendant nos virées en montagne, nous voyageons avec un fourgon aménagé. Pendant la journée, parfois en VTT, nous trouvons souvent les coins perdus où nous allons nous installer le soir pour dormir. Jamais en camping ou sur une aire de stationnement, dans un village ou sur un parking. 
    Uniquement, le plus haut possible, dans les forêts, sur une piste forestière, un chemin, sous les arbres, là où il n’y a personne. Le silence de la nuit. Aucun bruit humain. Un ruisseau, le vent, une chouette. On entre sur la piste le soir, phares éteints et on s'enfonce, loin de la route. Aucun objet sorti du camion, pas de table de pique-nique ou de barbecue....Rien....

    De temps en temps, nous écoutons les infos.
    Et là, cette scission entre la nature et le monde humain prend toute son ampleur. Violence, agression, terrorisme, exclusion, guerre, misère, violences de toutes sortes, aux femmes, aux enfants, aux animaux, à la Terre, violence, violence, de toutes sortes, de celle des voyous à celle des gouvernements, de celle des caïds à celle du ministre de l’intérieur…

    Nous nous sommes surpris parfois à ne pas nous sentir en sécurité en descendant vers les vallées, traverser une ville, nous garer, faire des courses, laisser le fourgon pendant une randonnée…De la crainte…Nous avions envie de remonter vers les hauteurs. 
    Réaction exacerbée par les infos, conditionnements effrayants qui nous amènent à craindre tout et n’importe quoi parce que les infos relaient systématiquement les actes violents et en oublient tout le reste, parce que cette paix de l’altitude nous ravit et nous apaise et que l’agitation des vallées nous effraie, comme si nous étions menacés, surveillés, attendus…
    Paranoïa dont le gouvernement use et abuse, dont les médias se nourrissent sans comprendre qu’elles font le jeu des politiques…
    Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas dans ces vallées des gens respectueux, honnêtes, intègres, ouverts, accueillants. Pourquoi cette activité des villes nous est devenue si inquiétante ? Est-ce un sentiment généré par notre amour de la solitude, est-ce une cassure si forte qu’elle en devient une peur ? 
    Dans l’Aubrac, un été, nous avons pris vraiment conscience de cet éloignement des deux mondes. 
    Ces paysans rivés à leur terre, témoins de la désertification des plateaux, du changement inéluctable de la vie, je les imagine descendre dans une grande ville, une hospitalisation, un évènement néfaste qui brise cette vie des hauteurs, ou une visite à la fille partie vivre à Marseille, Lyon, Grenoble…Le choc…
    Mais comment est-ce possible d’être allé aussi loin dans la concentration humaine, dans l’isolement humain au milieu d’une fourmilière humaine. 
    Tokyo compte plus de 30 millions d’habitants, 14 000 habitants au km²…Qu’on me dépose au milieu et je meurs. 
    Quatre habitants au km² en Lozère. Pur bonheur.
    Impossible de nier cette violence latente, ce sentiment étouffant d’être inséré dans un engrenage fou, une machine à broyer les êtres. Créer par les êtres eux-mêmes. Un système ? Qui le contrôle ? Y a-t-il un pilote dans l’avion ou les flux créés par la masse elle-même constituent-ils une marée sans retour, un vent dominant que plus rien ne peut contenir ? Cette impression effroyable que l’évolution humaine est une chute sans fin…Involution alors ? Une régression spontanée ? L’Univers est en extension et nous serions en contraction spirituelle ? Emportés par un mouvement de foule. Mondialisation, croissance démographique, économique, technologique…Oui, et alors ? Pour aller où ? J’ai 53 ans et déjà l’impression d’avoir assisté à une involution non contrôlée…Qu’en sera-t-il dans dix mille ans ?

    On repart Là-Haut pour quelques jours......

     

  • Réalité contre fiction....

    Etats-Unis : elle tue un des serial killers les plus recherchés du pays

    Attaquée chez elle par un homme rencontré sur Internet, une Américaine a fini par le tuer. La police de Virginie-Occidentale a ensuite annoncé qu'il s'agissait probablement d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays. 

    27 Juil. 2015, 14h46 | MAJ : 27 Juil. 2015, 15h33
     
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    Une Américaine, agressée chez elle par un homme, a fini par le tuer. La police a ensuite indiqué qu'il pourrait s'agir d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays. 
    Une Américaine, agressée chez elle par un homme, a fini par le tuer. La police a ensuite indiqué qu'il pourrait s'agir d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays.  CBS

    Cette Américaine a sans doute mis fin à la traque d'un des tueurs en série les plus recherchés des Etats-Unis. Agressée à son domicile de Charleston par Neal Falls, un homme qui avait pris contact avec elle sur Internet, Heather a réussi à le tuer alors qu'il avait fait tomber son pistolet.

     

    Selon la police de Virginie occidentale, l'homme pourrait être lié à neuf disparitions de femmes dans trois autres Etats, rapporte la chaîne américaine CBS, relayée en France par Paris-Match

    Les faits remontent au 18 juillet dernier. Neal Falls souhaitait passer la nuit avec une escort-girl lorsqu'il est arrivé dans la ville de Charleston. Après avoir pris contact avec Heather, il arrive à son domicile. Alors qu'elle ouvre la porte, Neal Falls est armé et prononce une phrase : «Vivre ou mourir», raconte la jeune femme. 

    «Il était là pour me tuer»

    «Quand il m'a étranglé, j'ai attrapé un râteau mais il a laissé tomber son pistolet en voulant m'enlever le râteau des mains. J'ai attrapé le pistolet et j'ai tiré derrière moi», détaille Heather. Celle-ci prend ensuite la fuite chez un voisin qui appelle les secours. «Elle avait des coupures et des marques sur tout le corps», explique le voisin. 

    A leur arrivée, les forces de police découvrent le cadavre de Neal Falls et perquisitionne sa voiture. Les enquêteurs découvrent une machette, une pelle, des couteaux, des marteaux, des sacs plastiques ou encore une hache. Le même type d'armes a été découvert avec des corps démembrés près de Las Vegas, où Neal Falls habite, selon CBS. 

    «Il semble que M. Falls soit un tueur en série, explique Steve Cooper, le chef de la police de Charleston. Je pense qu'elle a sauvé des vies en le tuant». «Je sais qu'il était là pour me tuer», ajoute Heather. La police de Virginie occidentale a demandé de l'aide au FBI dans son enquête. 

    VIDEO. Elle tue un tueur en série sans le savoir
     

     

     

    La réalité copie la fiction.....

     

    "LES HEROS SONT TOUS MORTS"

    Il se gara devant la maison, une allée empierrée, il descendit et ferma les vantaux en bois du portail. Il prit la mallette, l’enveloppa dans la veste et entra par le garage. Porte d’accès à la partie habitable. Il traversa la cuisine en direction du salon. Il voulait se servir un scotch avant de prendre une douche. Réfléchir encore.

    Lucie.

    Elle était assise dans le canapé. Il s’arrêta. Un coup au ventre, une décharge électrique qui courut en lui, comme s’il venait de toucher une clôture.

    Il n’avait rien pressenti.

    Il posa la mallette sur la table et la couvrit rapidement avec la veste.

    « Qu’est-ce que tu fais là ? »

    Il se reprocha la dureté de sa voix. Il n’avait rien deviné et ne le supportait pas.

    « Je t’attendais. J’ai quelque chose d’important à te dire.

    -Tu veux baiser ? lança-t-il sur un ton rieur. Il voulait se reprendre, cacher son inquiétude, ne pas laisser transparaître sa nervosité.

    -Non, vraiment pas. Ni ce soir, ni plus jamais. Je te quitte. »

    Elle s’était levée, elle avait pris son sac.

    Elle posa les clés sur la table.

    Il n’avait rien pressenti. Comme avec Chloé. Les femmes s’obstinaient à l’humilier. Une colère immense, une brûlure qui l’envahit et réveilla la douleur de son front. Comme si la colère était allée se nicher dans un antre fragilisé.

    « Qu’est-ce que c’est que ce délire ? C’est parce que je suis allé courir que tu me fais une crise ? J’ai besoin de décompresser, tu le sais bien pourtant !

    -Rien à voir. Je sais bien que ton boulot est stressant et que tu lui accordes une place immense. C’est bien ça le problème d’ailleurs. Moi, je ne suis rien qu’un substitut, un produit de remplacement quand tu n’as pas le temps d’aller te vider là-haut. Alors, tu me baises et tu te vides. J’en ai marre de ça, c’est sans espoir. Je ne compte pas pour toi. J’en ai marre que tout soit sali, j’ai besoin d’amour, un véritable amour. »

    Il n’avait rien pressenti et c’était insupportable. Bien pire que tout. Comme si les femmes détenaient un pouvoir plus puissant que le sien, comme si, à tout jamais, il ne serait que le dindon de la farce, celui qui ne voit rien venir, qui ne comprend rien, qui ne serait qu’un jouet dans leurs mains. La brûlure dans son crâne s’amplifia. Il savait comment l’éteindre.

    Elle n’aimait pas son silence, elle devinait des crispations redoutables. Elle n’avait plus rien à dire. Elle voulut quitter la maison, s’éloigner, ne plus le voir, l’oublier.

    Elle ne vit pas le coup venir. Une claque monumentale. Elle tomba au sol et il se rua sur elle.

    « T’es qu’une salope, comme toutes les autres, toujours à m’humilier, c’est ça qui te fait jouir, hein, c’est ça ? »

    Elle chercha à se redresser mais un coup de pied dans le ventre lui coupa le souffle.

    Il hurlait.              

    « Tu t’es foutue de ma gueule hein, t’en as bien profité, t’as bien caché ton petit manège. Et maintenant, tu me jettes comme une merde. Tu m’as manipulé pour que je ne devine rien.

    -Arrête, lâcha-t-elle en se glissant sous la table.

    -Sors de là, salope, je vais te montrer ce que ça coûte de te foutre de moi. »

    Elle se releva en saisissant la mallette posée à l’extrémité de la table, elle la jeta au sol en courant vers la cuisine. Porte d’entrée inaccessible, il lui barrait la voie.

    « Putain, touche pas à ça! »

    Il ramassa la mallette avec délicatesse, comme un animal blessé, un objet précieux, une marque de tendresse, un amour absolu. Il la reposa sur la table, respectueusement et se tourna vers Lucie. Une rage totale. Des affronts qu’il fallait laver.

    Elle espérait sortir par la baie vitrée de la cuisine. Il était dans son dos.

    Elle saisit le couteau à pain posé sur le buffet américain et le serra contre son ventre.

    « Cette fois, tu vas t’en souvenir un bon moment ! » hurla-t-il en se précipitant dans la pièce.

    La porte était fermée à clé. Elle n’aurait pas le temps. Son cœur battait à la rendre sourde. Elle devinait les coups à venir. Et elle n’en voulait plus. Elle se retourna brusquement au moment où il arrivait sur elle, la main levée.

    Il s’empala sur le couteau. Milieu du ventre. Il ouvrit la bouche mais rien ne sortit. Elle se dégagea sur le côté, incapable de soutenir ce regard de fou. Et le rictus de sa bouche.

    Il serrait le manche du couteau, incrédule.

    Il n’avait rien pressenti et c’était pire que tout.

    Il tomba en avant, sur le ventre. La lame le traversa de part en part.

    Elle tituba jusqu’au salon, assommée par la vision, anéantie par le drame.

    Elle se dirigeait vers la porte d’entrée lorsque le téléphone sonna. Elle s’arrêta, comme figée par une présence, comme si l’appareil transférait les images, comme si le meurtre était déjà diffusé sur les ondes. Une terreur en elle, un flot d’images chaotiques, l’arrestation, la prison, un tribunal, meurtre d’un policier, condamnation à perpétuité, trouver des témoignages, des soutiens, une femme battue, il était fou de colère, elle s’était défendue.

    La sonnerie perdurait. Un électrochoc. Un lien salvateur qui la protégeait de la crise de nerfs.

    Réfléchir…

    Thomas.

    Elle s’appuya contre le mur du hall, terrifiée à l’idée de voir Lucas surgir, comme un diable immortel.

    Téléphone portable. Joindre Thomas. Le seul qui pouvait la sauver.

     

    Les heros sont tous morts

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  • L'espace du couple

    Nos comportements déroutants sont un appel à l’aide dans le couple.

     

    http://lespaceducouple.com/2015/07/30/nos-comportements-deroutants-sont-un-appel-a-laide-dans-le-couple-2/

    lutte pouvoir

     

    Nous sommes des êtres d’amour et de compassion, nous sommes des êtres naturellement doués pour le lien. A la naissance nous avions un potentiel relationnel inégalable!

    (Observez les bébés, voyez comme ils sont capables d’être intensément en lien, entièrement en lien.)

    Puis nos blessures dans la relation nous ont fait « congeler » de nos facultés.( Et nous avons eu souvent de bonnes raisons de faire comme ça. Il a été vital pour nous de demeurer dans l’amour de nos parents, alors nous avons renoncé à des parties entières de nous ). Non seulement ces renoncements nous ont coûté, mais nous avons visité à ces occasions des zones d’insécurité ou de souffrance dans le lien à l’autre…

    Lorsque nous sommes touchés, blessés dans notre couple, c’est une histoire de « déjà vu » à l’intérieur. L’autre vient réveiller d’anciennes douleurs (sensation d’être abandonné, rejeté, ou peur de l’être, peur de perdre le lien, sentiment d’humiliation,…). Alors le tout petit à l’intérieur de nous pousse un cri existentiel. C’est déroutant. (Nous pouvons aller jusqu’à « disjoncter » siBrutus s’en mêle…)

    Ce cri est émis depuis les profondeurs, depuis le cœur de notre enfance (voir l’article « les poupées Russes » ), une des petites poupées russe à l’intérieur de nous est en crise… C’est la protestation non entendue, l’indignation justifiée du tout petit .

    Notre comportement déroutant vient protéger notre point faible, la vulnérabilité d’un enfant intérieur avec une histoire chargée. Dans cette charge émotionnelle nous nous saisissons d’un ancien réflexe pour tenter de substituer à la douleur éprouvée une sensation de contrôle de la situation. Parce que c’est insoutenable…

    Certains d’entre-nous boudent, se ferment, d’autre hurlent, pleurent, d’autres deviennent des torrents de blâme, la palette est infinie et…déroutante pour notre partenaire. Alors que nous avons précisément le plus besoin de sentir la sécurité du lien,nous adoptons des comportements qui invitent à l’inverse! Nous sommes de drôles de bestioles…

    La grande douleur est qu’en poussant ce hurlement nous allons rencontrer chez notre partenaire du rejet, ou de l’incompréhension, de la critique ou de la condamnation…Alors que nous avons besoin d’être rencontrés là en-dessous, dans ces quartiers mal éclairés de notre enfance, où nos plaintes continuent à gronder; mais nous provoquons le retrait de notre partenaire…

    Un proverbe chinois dit

    « Aime-moi lorsque je le mérite le moins,
    car c’est alors que j’en ai le plus besoin. »

    Quelle sagesse!

    Nous avons besoin d’être compris dans notre douleur, ou notre terreur de tout petit. Nous avons besoin que cela s’accueille. Le potentiel de réparation est immense.

    L’espace sacré de notre relation peut devenir puissamment transformateur.

    Devenez le baume pour la solitude et la peur de l’autre. Embrassez le cri de l’enfant, apaisez sa douleur, même si ses comportements vous déroutent…

    Regardez votre partenaire avec de nouveaux yeux, des yeux qui savent que ces comportements déroutants ne sont pas le fruit de leur essence profonde mais le signe qu’une vive douleur s’est réveillée. Accédez à votre empathie, accueillez ce besoin de sentir la connexion. Aidez-le. Il est en souffrance et vous détenez un remède miracle: votre amour.

    Et aussi

    Devenez conscient que ce n’est pas cet autre, votre partenaire qui vous blesse mais qu’il ne fait que passer ses mains sur d’anciennes blessures. Que ce hurlement de l’intérieur ne lui est pas vraiment destiné, mais qu’il s’adresse à un des personnages de votre enfance. Respirez.Votre douleur est réelle et vous avez vraiment besoin de l’autre. Restez-en lien avec cet être magnifique que vous avez invité dans votre vie. C’est là que la guérison commence!

    Florentine d’Aulnois-Wang

    PS: à transposer à nos enfants: c’est quand ils sont le plus en crise (et le plus en douleur, pris dans une sensation insoutenable de perte du lien) qu’ils ont le plus besoin de sentir notre amour, notre chaleur, notre contenant. Même si il est très difficile de donner de la compréhension ou un câlin à un enfant en crise, le chemin de lien et l’installation de la sécurité intérieure sont immenses de notre douceur. Pensez-y la prochaine fois que vous les voyez se rouler par terre. Respirez , délestez votre charge émotionnelle et apportez-leur du soutien, il y a désarroi…(Tout comme pour le petit à l’intérieur de vous où de votre partenaire parfois) Et si c’est trop difficile, surtout ne partez pas dans le reproche ou la coupure…

     

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  • KUNDALINI (13)

    Tas cailloux pierre equilibre 01

     

    « C’est bien, il ne fait pas encore très chaud, on aura de la fraîcheur sous les arbres. »

    Elle se laissait guider, marchant dans ses pas vers l’orée de la forêt.

    Ils s’engagèrent sur une sente à peine marquée sous le couvert des arbres. Elle le suivait en contemplant les mouvements de son corps, cette fluidité qui l’avait étonnée, un mélange de légèreté et de vigueur. Les muscles de ses fesses, de ses cuisses, de son dos, de ses bras, cette puissance maîtrisée qui émanait de chacun de ses pas... Elle réalisait qu’elle n’avait sans doute jamais regardé Laurent de cette façon…

    Il restait silencieux et elle ne se permettait pas de rompre le mystère. Il n’avait rien dit de ce lieu, de ce qu’il voulait lui montrer.

    Elle l’aurait suivi, même les yeux bandés, sans le besoin d’être guidée, juste avec ce ressenti indéfinissable de lui être aimantée.

     

    Ils montèrent d’un bon pas et elle se réjouissait de pouvoir rester dans son sillage. Elle ne voulait surtout pas le ralentir, lui donner une image dégradée, lui rappeler son âge.

    Elle réalisa qu’elle n’espérait rien de plus que de pouvoir l’accompagner, que rien d’autre ne venait entraver ce bonheur, qu’aucune projection fantasmatique ne jetait sur l’instant une possible désillusion. Elle ne rejetait pas les quelques frissons délicieux qui coulaient en elle lorsqu’elle croisait son regard posé sur elle ou lorsque, furtivement, elle s’imaginait dans ses bras mais elle en connaissait l’insignifiance au regard de l’euphorie spirituelle qui bouillonnait en elle. Et elle s’en réjouissait infiniment.

    Elle eut envie de rire.

    « C’est bon de vous sentir aussi heureuse, ça me fait très plaisir. »

    Elle s’arrêta, net.

    Il se retourna. La première fois qu’elle voyait son visage depuis le début de la montée. Contrejour à travers les feuillages. Il lui paraissait immense, presque immatériel, éthéré…

    Elle en eut peur soudainement. Pas de lui mais de ce qu’elle ressentait. Une réalité qui la dépassait et simultanément, elle devinait au plus profond de son… âme une invitation bienveillante à s’abandonner.

    « Vous rayonnez, intérieurement. Même si parfois, vous avez des bouffées d’inquiétudes, ajouta-t-il.

    -Je devrais partir en courant et je n’en ai pas envie. »

     

    Il éclata de rire et elle vit en lui un adolescent joyeux.

    Elle mêla son rire au sien.

    « On aura le temps de parler quand on sera arrivé. »

     

    Ils montèrent ainsi plus d’une heure, zigzaguant entre les arbres, sur une sente unique. Ils ne croisèrent aucun chemin et elle comprenait pour quelle raison il parlait d’un lieu très calme. Impossible de tomber sur cette piste infime sans connaître le secteur.

    Elle s’étonnait de la vitesse avec laquelle elle avait oublié qu’elle était nue. Une délicieuse découverte, comme un bain de jouvence, une vague sensuelle, délicate, chaude, un bien-être qui la ravissait.

    Elle prit appui sur un tronc d’arbre pour franchir une marche rocheuse et elle s’arrêta immédiatement. Comme une présence inexplicable, une vibration en elle. Elle regarda le tronc, là où sa main était posée. Elle ne dit rien et reprit sa montée…

    Interloquée. Ébahie. À se croire tombée dans un espace magique, le terrier du lapin d’Alice. Encore lui.

    « Il reste à passer ce verrou rocheux, » annonça Sat.

     

    Il s’était arrêté au pied d’une falaise inclinée, des ressauts successifs de murs encombrés de végétations diverses.

    « Il y a un itinéraire sans difficultés, mais la hauteur peut devenir impressionnante. On a une trentaine de mètres à franchir avant d’arriver à l’entrée de la gorge. »

    Elle inspectait le passage avec appréhension.

    « Le plus simple, c’est que vous passiez devant et je vous indiquerai par où aller. Si vous ne vous sentez pas, je sors la corde et on inverse les positions. »

    Elle ne voulait pas donner d’elle une image limitante, un refus de l’obstacle, le poids de son âge au regard de sa jeunesse insouciante et décidée.

    « Non, ça va aller, je n’aurai pas besoin de la corde.

    -Ok, de toute façon, on peut très bien s’arrêter n’importe quand. »

     

    Il lui expliqua les premiers mètres et elle s’élança.

    Troublée quelques instants par la présence de Sat juste derrière elle, elle se concentra rapidement pour s’extraire de ce parasitage.

    « Un peu à droite, vers le gros bloc gris. »

    Elle respectait minutieusement ses indications, posant ses pas après avoir vérifié la solidité de chaque prise, ne se mouvant que dans une parfaite assurance.

    « C’est parfait, dit-il, vous avez un déplacement parfaitement équilibré. Mais je n’en avais aucun doute. »

    Elle sourit sans le lui montrer. Fière et revigorée, des ailes qui la soulevaient, une flamboyance qui nourrissait son corps comme une potion magique.

    Magique. Le mot qui correspondait le mieux à son état. Ce sourire intérieur, elle en avait oublié la puissance. Mais l’avait-elle-même déjà connu ?

    Elle secoua légèrement la tête pour revenir à ses gestes, rester dans l’instant.

     

    « On est en haut, quelques mètres à droite et on sort. »

     

    Elle entendit le murmure de l’eau. Puis La mélodie s’amplifia jusqu’à occuper l’espace entier.

    Ils se dressèrent enfin sur la crête.

    Elle s’arrêta et Sat se plaça à ses côtés.

    « Je vais vous montrer la cascade mais vous me donnez la main. Même si j’ai confiance dans votre pas montagnard, » ajouta-t-il gaiement.

     

    Elle sentit des ondes crépiter dans son corps lorsque les deux mains se joignirent. Elle s’amusa en accusant son imaginaire tout en doutant du sens de cette moquerie. Que savait-elle finalement de la réalité ?

    Il l’entraîna le long du cours d’eau sur des dalles lisses et des amas de blocs. Elle s’appliqua à poser ses pas comme les siens, à se servir de ses appuis, sans jamais lâcher ses doigts. Elle se concentrait aussi sur la force et la douceur mélangés, ce contact si simple, deux enfants qui se donnent la main et se ravissent de cette présence amicale.

    Deux enfants… Elle se délectait intérieurement de cette jeunesse retrouvée. Elle se revit adolescente auprès de son premier amour. Elle vivait avec intensité, avec le sentiment d’une aventure romantique, le cœur débordant de passion.

    Elle avait éprouvé, après quelques années de vie commune auprès de Laurent, la nostalgie de cette euphorie juvénile, comme une vieillesse déjà installée, une routine respectueuse et distante… Elle n’avait pas voulu, à l’époque, explorer davantage ce dépit… Elle l’avait étouffé.

     

    Le flot bifurquait vers l’extrémité du replat et plongeait soudainement dans une chute verticale.

    Debout sur un bloc surplombant, ils contemplèrent en silence les horizons ouverts sur les crêtes, les arêtes, les sommets et les alpages, les pierriers et les forêts. Des liserés blanchâtres dessinaient dans les pentes les lits des torrents. Quelque rares nuages immobiles, punaisés sur le bleu du ciel, semblaient observer la scène.

     

    « C’est magnifique, murmura-t-elle.

    -Je savais que ça vous plairait. »

     

    Elle croisa son regard. Une intensité qui la troublait, toujours cette impression inexplicable qu’il lisait en elle, qu’il l’explorait.

    Elle rejeta immédiatement toute vision sexuelle. Elle ne voulait pas de ce trouble, il était si perceptible et Sat si réceptif…

    « Je suis très touché de vous sentir heureuse. »

    Elle se demanda intérieurement s’il avait compris que ce bonheur, elle le devait à sa présence, s’il ne voulait pas en témoigner, s’il attendait qu’elle le dise…

    Une seconde de pensées et un flot d’options comme une avalanche.

    « Oui, je suis très heureuse. Merci, » parvint-elle à dire d’une voix si ténue que le brouhaha du torrent en couvrait la portée.

    Il tira légèrement sa main pour l’éloigner du bord. Ils rejoignirent les dalles grises.

    « Je vais vous montrer la suite maintenant. Très peu de gens connaissent cet endroit et il n’est pas accessible autrement que par cet itinéraire. »

    Elle le suivit, le cœur affolé. Pourquoi bénéficiait-elle de ce privilège ? Pourquoi l’avoir choisie pour montrer ce qu’il tenait secret ? Que savait-il d’elle pour lui accorder d’emblée une telle confiance ?   

    « Sat ? »

    Il se retourna.

    « Pourquoi voulez-vous me montrer cet endroit si secret ?

    -J’aime votre couleur orange. »

    Elle se regarda rapidement comme si elle éprouvait le besoin de vérifier qu’elle était bien nue.

    « Votre aura, précisa-t-il.

    -Il faudrait que vous m’expliquiez clairement tout cela cette fois, Sat.

    -C’est prévu, » répondit-il avec un large sourire. Il reprit son avancée et elle le suivit. Il franchit avec une souplesse féline un chaos de roches. Elle dût utiliser les mains pour parvenir à se dresser sur l’obstacle. Il était déjà redescendu de l’autre côté. Elle s’accroupit et se servit de son bras comme appui. Elle sauta et il la réceptionna en la serrant par la taille.

    « Cent mètres à remonter dans la gorge et on arrive. »

    Une voix lumineuse, nourrie par une joie d’enfant.

    Elle garda en elle la présence de ses mains lorsqu’il reprit sa marche…

    Des parois chaotiques de chaque côté, des piliers, des surplombs, des couloirs ruiniformes, des arbres accrochés au-dessus du vide et le torrent cristallin. Le soleil n’était pas encore assez haut pour inonder la gorge mais les voiles d’ombres refluaient et la chaleur coulait le long des parois. Elle en devinait les effluves et s’étonnait d’ailleurs de cette sensibilité inhabituelle, comme des perceptions qui ne lui appartenaient pas et tombaient en elle…

    Elle contempla avec émerveillement l’ouverture progressive des parois, un vallon de roches en forme de calice.

    Sans que rien en elle ne vienne en expliquer la source, elle eut l’impression d’avoir remonté un canal étroit et de déboucher désormais au cœur d’une matrice, dans le secret bienveillant d’un utérus.

    Elle leva les yeux et regarda le ciel, les arbres dressés au sommet des deux parois, les traînées de couleurs minérales, les îlots de végétation comme des observateurs bienveillants, suspendus au-dessus des gouffres.

    Elle ne voyait pas le monde comme elle l’avait toujours vu. Des voiles qui se déchiraient sans qu’elle n’ait rien initié. L’impression d’être entrée dans le sillage d’un guide.

    Sat s’était arrêté.

    « C’est de là, je trouve que la vue est la plus belle. »

    Elle se plaça à ses côtés et ouvrit réellement les yeux.

    Elle réalisa qu’elle n’avait pas vraiment observé les lieux, comme entourée d’un brouillard, comme si ses sens étaient restés figés dans le souvenir des mains de Sat sur sa taille et que cette puissance émotionnelle délivrait en elle une capacité jusque-là ignorée, comme un savoir qui attendait l’occasion idéale pour se révéler.

    Elle s’étonna de s’attribuer ainsi un quelconque pouvoir et elle en sourit…Depuis si longtemps, elle n’avait éprouvé un tel amour pour elle-même…

     

    Une conque rocheuse, vaste coquille ouverte, une cascade qui la scindait dans une ribambelle de ressauts et de vasques, des parois se hissant par paliers successifs jusqu’à la limite visible, là où le soleil resplendissait, de grandes dalles lisses descendant jusqu’à l’eau, des myriades de galets tapissant les fonds, des roches lisses comme des têtes de nouveau-nés émergeant du flot, des chants d’oiseaux qui s’unissaient à la mélodie de l’eau, des parfums de roches chaudes et de plantes épanouies… L’impression de venir se calfeutrer au creux d’une main ouverte.

     

    « C’est magnifique, Sat. C’est magnifique. 

    -Venez. On passe de l’autre côté. »

    Il sauta sur un bloc, se retourna et tendit la main. Ils recommencèrent ainsi jusqu’à l’autre rive.

    « De ce côté-là, dans vingt minutes, nous serons au soleil. On s’installera ici. »

    Il posa son sac et il l’entraîna vers le fond du cirque rocheux.

    À cinquante mètres de la cascade, elle les vit, au milieu de l’eau et elle ne comprit pas ce qu’elle voyait.

    « Qu’est-ce qu’il y a devant nous Sat ? Dans l’eau.

    -L’équilibre Maud. Puis l’immobilité. »

     

    Ils approchèrent et elle comprit. Des galets empilés, dans des architectures improbables, mystérieuses, fascinantes. Comme un peuple en marche, fossilisé en un instant. Des courbes verticales qu’elles n’auraient jamais envisagées, des constructions qui unifiaient dans des arabesques immobiles des galets dansants. L’impression de voir bouger les structures, qu’une infime vibration les animait et créait dans le lieu une chorégraphie insaisissable.

    Elle ne comprenait même pas ce qu’elle pensait.

     

    « Qu’est-ce qui m’arrive Sat ? J’ai parfois l’impression de ne plus être moi, j’ai des pensées qui viennent et je ne les comprends même pas, j’ai des sensations que je ne reconnais pas, il y a tellement de choses étranges, je ne peux même plus les énumérer. Qu’est-ce qui m’arrive, Sat ? »

     

    Il devina l’inquiétude, il perçut cette rupture dans la voix, ce décrochement empli d’incertitudes, lorsque les mots semblent troubler la parole, lorsqu’ils agissent comme une boisson acide et enrayent les cordes vocales.

    Il fallait donner des réponses. Le moment était venu. Il le savait.

     

    « Une autre réalité Maud, c’est tout, l’ouverture des fenêtres, une conscience nouvelle qui prend conscience d’elle-même. Il n’y a rien d’inquiétant là-dedans, sauf si vous décidez d’en tirer des suppositions qui viendront nourrir vos peurs.

    -C’est trop flou pour pouvoir me satisfaire Sat. Je suis désolé mais j’ai besoin de comprendre.

    -Vous voulez comprendre parce que c’est un fonctionnement archaïque, parce que la dimension intellectuelle sert de références alors qu’elle n’est qu’une partie de la structure. »

    Elle sentait monter de la colère, un énervement profond dont elle ne voulait pas mais qui s’imposait comme un parasite accroché à ses neurones.

    « C’est très bien que la pression monte en vous, il faudra beaucoup de puissance, beaucoup d’énergie pour parvenir à entrer dans la danse. Mais avant de danser, il faut apprendre l’immobilité. »

    Elle abandonna toute volonté de réponses. Elle n’obtiendrait pas celles qui l’auraient comblée et elle devinait que tout cela était planifié.

    Sat.

    Elle l’avait suivi. Elle frissonnait parfois de désir. Le corps de Sat l’électrisait mais l’étrangeté de ses paroles la court-circuitait et elle ressentait l’étrange dilemme de l’abandon confiant et de l’inquiétude insoumise, cette contradiction entre la peur de l’inconnu et une évidente rupture à consommer. 

     

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  • Mantak Chia


    Maître Mantak Chia
    Reconnu comme un expert international dans les disciplines taoïstes, Mantak Chia, est né en 1944, de parents chinois. Dès l’âge de 6 ans, il apprend la boxe thaïlandaise, le yoga et l’aïkido auprès de moines bouddhistes. Sa rencontre avec de nombreux maîtres du Zen ou des temples de Shao Lin, l’ouvre à une perception subtile et raffinée de l’érotisme sacré. 
    En 1979, il commence à délivrer un enseignement original à caractère tantrique qui connaît un grand succès.

    Loin de tout voyeurisme, son enseignement propose un travail énergétique qui n’élude pas la fidélité au sein du couple, la notion de partage, une rééducation de la sensualité, l’apprentissage de techniques jadis réservées aux seuls initiés.

    Alors que certaines écoles d'énergétique chinoise (qi gong, taï chi) mettent trop l'accent sur les postures, l'enseignement de Mantak Chia privilégie le ressenti intérieur. Dans ce cadre, il développe un enseignement sur la sexualité, car c'est une énergie tout à fait exceptionnelle et qui a pour caractéristique de pouvoir se multiplier indéfiniment. Le but de cet enseignement n'est pas utilitaire, il ne peut être dissocié d'une pratique globale, qui est une voie de développement spirituel.

    Comme le tantrisme indien, le taoïsme chinois a produit de nombreux écrits sur la sexualité, proches d'une sorte d'alchimie intérieure. Certaines techniques sexuelles complexes, décrites dans des ouvrages anciens, sont assimilées à des recettes d'immortalité. Là encore, il s'agit avant tout de textes symboliques. Le taoïsme, comme le tantrisme, se fonde sur un sentiment d'unité avec le monde, vécu dans la double polarité yin-yang, masculine-féminine. Le développement de cette conscience se fait à l'aide des techniques énergétiques : qi gong, massages, respiration, méditation, travail sur le son. D'une manière plus systématique peut-être qu'en Inde, le taoïsme s'est penché sur l'application de ces techniques au domaine de la sexualité.
     


    Le tao de la sexualité consiste dans la guérison, la multiplication et la transformation de l'énergie sexuelle. Les femmes apprennent à libérer l'énergie et la force de leurs ovaires, les hommes la force du sperme, pour les faire circuler consciemment dans le corps ", écrit Maitreyi Piontek, élève de Mantak Chia, dans Le Tao de la femme (éd. Le Pré aux Clercs).

    Mantak Chia est l'un des rares auteurs qui ait développé l'aspect sexuel de l'énergétique chinoise.
    Un travail de pionnier. Mais l'utilisation de ces techniques dans le seul but de développer les performances sexuelles risque, ici encore, de déboucher sur bien des illusions et des déboires. À cet égard, certaines expressions utilisées dans les livres de Mantak Chia (l'homme multi-orgasmique ou le kung-fu sexuel) prêtent à confusion. Mais, heureusement, il montre bien que les techniques proposées ne sont pas séparables d'une philosophie globale, qu'elles relèvent d'une véritable spiritualité du corps.
     


    Réflexologie sexuelle. Les éléments et exercices présentés ici se fondent sur les quatre premiers livres de Maître Chia sur l'Energie Sexuelle :
    • Les Secrets de l'Amour selon le Tao (Cultivez l'Energie sexuelle masculine)
    • L'homme Multi-Orgasmique (L'Energie sexuelle masculine)
    • Le Tao de l'Amour retrouvé (L'Energie sexuelle féminine)
    • Le Couple Multi-Orgasmique (Les Secrets de l'Amour que chaque couple doit connaître).

    Maître Chia et W U WEI font passer l'étude de la réflexologie du domaine du massage du pied aux mondes des voies de l'énergie interne, de la sexualité et de la passion, pour guider les étudiants dans la compréhension de la Réflexologie Sexuelle.

    Une nouvelle approche sexuelle pour les couples. L'Etude de la réflexologie aidera les couples à trouver leur potentiel énergétique sexuel ainsi que leur compatibilité physique. Elle déterminera la compatibilité de l'énergie interne d'un couple, le caractère et la disposition des deux partenaires, ce qui les aidera à définir la nature de leur relation. Technique des pratiques. Seul(e) ou avec un(e) partenaire, les " Sexercices " exceptionnels présentés ici peuvent aider à approfondir une relation amoureuse. 

    L'Art issu de siècles de pratiques et réalisations taoïstes est redécouvert aujourd'hui pour élargir le pouvoir guérisseur de l'amour sous la forme d'une extatique acupression. Ce que votre corps révèle. La Réflexologie Sexuelle vous permettra de déterminer la relation entre la taille, la forme des organes sexuels et les particularités morphologiques. L'apparence physique et les caractéristiques corporelles peuvent révéler les points forts et les points faibles dune personne, ainsi que la compatibilité indispensable pour vous aider à trouver le (la) partenaire qui vous convient. 

    Auteur: Mantak CHIA

    La Femme Multi-Orgasmique 

    http://antahkarana.forumzen.com/t526p15-la-sexualite

     

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  • La femme tantrique

    La femme Tantrique ou L’extase Divin Féminin
     
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    Article « Amrita and the Divine Feminine Bliss » de Mare Simone, traduit et adapté par Ishara Labyris

    Le Tantra purifie le corps et l’esprit grâce à l’activation de l’énergie. Les bénéfices de l’activation de cette force ne se limitent pas à un des deux sexes. La pratique du Tantra peut apporter plus de vitalité et de forces régénératrices de vie aux hommes tout comme aux femmes. Et c’est particulièrement vrai quand les sommets atteints d’extase s’accompagnent par une intention volontaire de diriger cette énergie dans un but positif.

    Le Tantra permet aux femmes de réaliser leur véritable nature divine, le principe féminin. Alors qu’une femme s’abandonne au plaisir de l’extase, elle est capable de relaxer profondément et par conséquent d’élargir sa conscience durant la relation sexuelle, et elle devient un portail pour les forces sacrées qui créent la vie. Alors qu’elle s’ouvre dans des états sexuels intenses, des rayons d’énergie éblouissants la remplissent et nourrissent son être. Lorsqu’une femme est stimulée sexuellement pour une période concentrée et étendue de temps, elle s’ouvre profondément et puise en la Source. Elle devient un canal et grâce à son orgasme, elle et son partenaire sont énergisés. Ils sont baignés tous deux et bénis par les forces créatrices de vie. À ce moment, elle est capable d’expérimenter sa nature divine qui porte en elle amour et créativité. Ses pensées et sentiments sentis en l’espace intemporel de l’orgasme deviennent infusés des pouvoirs créateurs de vie.

    Lorsqu’une femme est dans un état prolongé d’orgasme, l’énergie que son orgasme génère est chargé de forces créatrices. C’est potentiellement un temps de grande expansion spirituelle et de manifestation physique. À ce moment, l’illumination et une énergie intense peuvent prendre place. C’est un temps de grand pouvoir créatif. Les praticiens du Tantra voient cela ainsi, et usent de cette vitalité pour fortifier leurs corps et leurs esprits. Plus longtemps ils demeurent dans cet état, plus le pouvoir est grand et plus l’énergie est puissante. Les praticiens du Tantra usent de cette force de manière consciente et dans un but spécifique, cela leur procure une plus grande ouverture à l’extase du plaisir sexuel. C’est un portail qui ouvre le passage vers nos êtres et au-delà.

    Quand une femme s’ouvre lors de différents stades de l’orgasme, elle peut laisser s’écouler un fluide que l’on appelle Amrita. C’est un bain sacré de la Mère qui purifie et éveille la psyché. Lorsqu’elle se produit, elle offre nettoyage et purification. Les transformations surviennent, et parfois elles sont accompagnées d’émotions, de larmes et de rires. C’est un relâchement, un abandon, à un niveau très profond, qui guérit et éveille.

    De ce point de vue, l’orgasme devient une union avec le Divin. Chaque orgasme consécutif amène la femme plus profondément dans les royaumes du sacré. L’infinité de l’inconnu… un endroit où il n’y a pas d’égo, ni de séparation. Il y a seulement l’union. Le mélange et la fusion.

    Lorsqu’une femme est amenée profondément dans cet extase orgasmique, cette union sacrée est possible. Chaque fois qu’une femme relâche sa Amrita, elle se purifie de plus en plus et devient radieuse. Elle, et toute personne touchée par cette expérience orgasmisque de haut niveau, baignent dans cette chaleur éclatante. De cette façon, l’Amrita peut être considérée comme une fontaine de jouvence. Elle illumine et bénit tous ceux qui la touchent.

    Plus une femme éjacule, plus ses états psychiques et orgasmiques atteignent des sommets élevés. De plus, sa Amrita devient plus douce et pure à chaque éjaculation consécutive. J’ai remarqué que, après qu’une femme ait éjaculé plusieurs fois, son habileté à orgasmer devient plus forte et plus longue. Cela devient plus profond, et plus rapidement accessible.

    Une femme atteint des états élevés de sensibilité, à l’intérieur et partout sur son corps. Elle « s’aligne » avec son Moi Supérieur grâce à sa nature orgasmique.

    http://femme-rouge.celebrerladeesse.net/?p=537
     
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  • "Le secret des femmes"




    Le secret des femmes – Quatrième de couverture

    Le septième ciel est ouvert à tous, encore faut-il trouver le chemin qui y conduit. À cet égard, les femmes ont un accès moins immédiat que les hommes, bien qu'elles aient de plus vastes potentialités. Émaillée de doutes, de questions, de tentatives, de blocages, de découvertes, leur vie sexuelle est évolutive, multiforme et illimitée. Pour les aider dans cette aventure, nul ne peut leur fournir un parcours fléché, mais des repères, oui. Aujourd'hui, grâce aux études qui commencent à se multiplier, on en sait enfin un peu plus sur l'orgasme féminin. Sur le point G. Sur l'orgasme multiple. Sur l'éjaculation féminine. Sur le cerveau en extase. Sur l'incroyable anatomie du clitoris. 
    Cet ouvrage procède en deux temps. D'abord un panorama des connaissances objectives. Que nous ont appris les recherches scientifiques? Comment fonctionne la mystérieuse physiologie du plaisir? Puis une plongée dans l'expérience subjective. Que ressentent les femmes? Comment découvrent-elles le plaisir? Comment apprennent-elles à l'épanouir?


    PREMIERES PAGES disponibles http://www.elisabrune.com/secret1
     

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  • Fréquences vibratoires

     
     
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    LA SEXUALITE 
    un pont vers les niveaux supérieurs 
    de conscience
    Extraits du onzième chapitre de
    les Messagers de l'aube
    channellé par Barbara Marciniak


    "Les organes sexuels du corps sont des voies vers le plaisir qui créent des fréquences guérissant et stimulant le corps et qui, potentiellement, peut le mener au soi spirituel. La sexualité est tellement mal comprise sur cette planète que lorsque deux personnes ont un échange sexuel, ce n'est que très rarement dans le but de s'en servir pour se brancher au plan spirituel. La sexualité évoque une spiritualité qui est libre et qui se voit comme capable de créer. Il est très rare cependant que la sexualité soit utilisée comme pont pour vous amener à des niveaux supérieurs de conscience.

    ….

    Vous commencez à sentir l'énergie monter, vous vous regardez l'un l'autre dans les yeux et vous devenez tout chauds et excités. Ensuite, au lieu de vous explorer intimement et spirituellement l'un l'autre, vous vous fermez à vos émotions et vos sentiments, vous vous enfermez dans votre carapace, et vous faites l'amour de façon superficielle et purement génitale parce que vous craignez de choisir la voie intense d'une connexion de corps et d'esprit complète. Le sexe "chaud" et passionné peut être merveilleux. Ce que nous disons simplement, c'est qu'il y a plus que cela. Il y a beaucoup plus, et personne d'autre que vous et vos croyances, et votre peur d'abaisser vos limites et vos barrières ne vous empêchent de le découvrir.

    ….

    Les royaumes spirituels sont des lieux d'existence inaccessibles pour le corps humain. Comme la sexualité était une opportunité pour les êtres humains de recouvrer leur mémoire, ou pour se brancher avec leur soi spirituel et avec leur créateur, ou encore pour trouver une route menant au royaume spirituel dont l'accès est scellé, les églises sont apparues et ont enseigné que la sexualité n'avait pour seul but que la procréation, que la sexualité ne servait qu'à faire des enfants.

    On a prétendu que la sexualité était quelque chose de très mauvais. On a dit aux femmes qu'il leur fallait endurer la sexualité pour servir les hommes et qu'elles n'avaient aucun contrôle sur leur fécondité. Les femmes ont cru cela; ce qui explique qu'à ce jour vous croyez en général n'avoir aucun contrôle sur cette partie de votre corps. Vous devez prendre conscience que C'est à vous seules qu'il revient de décider si vous allez donner naissance à un enfant ou pas. Ce n'est pas une chose si compliquée comme on vous l'a affirmé. Le fait de prendre une décision et d'avoir une intention est ce qui amène l'expérience vers vous. Vous pouvez contrôler si vous allez avoir un enfant ou non. Si la femme avait eu cette capacité au cours des quelques derniers millénaires, et si elle avait été capable d'explorer sa sexualité sans craindre d'avoir un enfant, les hommes et les femmes auraient peut être découvert qu'ils sont beaucoup plus libres qu'on ne leu avait dit qu'ils l'étaient.

    ….

    La découverte de la fréquence la plus élevée de la sexualité émerge de l'expérience de l'amour. Cela n'a rien à voir avec le fait que les relations soient de nature homosexuelle ou hétérosexuelle. Cela concerne deux êtres humains s'apportant mutuellement du plaisir d'une façon qui ouvre les fréquences de la conscience. Vous avez accordé foi à de nombreuses idées concernant ce qui est convenable et ce qui ne l'est pas dans l'expression de la sexualité. L'amour est l'essence de ce qui doit être créé dans toutes les relations. Si vous aimez et honorez quelqu'un, la composition de votre densité n'a pas d'importance. Ce qui importe, c'est la vibration d'amour et la manière dont vous explorez cet amour qui, normalement, est un don inné et est combiné avec l'intégration des contreparties mâle et femelle qui composent la flamme soeur.

    Idéalement, on explorera la sexualité à travers ses propres sentiments. Le troisième et le quatrième chakrahs vous relient respectivement à l'émotion et à la compassion, qui vous relient au soi spirituel. Le soi spirituel est cette partie de vous qui est multidimensionnelle et grâce à laquelle vous existez simultanément sous de nombreuses formes. Etre conscient de toutes ces réalités au sein de votre identité est la mission, la tâche que vous vous êtes engagé à mener à bien. Lorsque vous êtes conscient vous pouvez harmoniser les différentes fréquences, vous souvenir de qui vous êtes, et changer le taux vibratoire de cet univers. Nous aimons vous parler de sexualité parce qu'il s'agit d'un sujet entouré de tant de mystères sur votre planète. Certaines écoles de mystère ont gardé secrète une partie de la connaissance relative aux utilisations potentielles de la sexualité. Vous êtes des créatures de nature électromagnétique et lorsque vous entrez en relation physique avec une autre créature humaine, vous liez ensemble vos fréquences électromagnétiques. À partir du moment où vos fréquences sont harmonisées et unies par une fréquence d'amour, des choses incroyables peuvent se produire.

    ….

    La sexualité est une clef. Elle est une porte d'accès aux royaumes supérieurs de la conscience. À mesure que vous vous redéfinissiez, et que les filaments de lumière encodée vous donnent une nouvelle définition de vous-mêmes, vous allez également changer au niveau de votre identité sexuelle. Tout ce qui entoure la sexualité doit monter à la lumière pour chacun d'entre vous et, d'après notre expérience, c'est là le domaine qui vous inspire le plus de peurs en ce moment. Nous vous garantissons qu'il y aura plus tard des domaines encore plus effrayants.

    ….

    Si le fait de vous exprimer sexuellement représentait actuellement la meilleure façon de stimuler votre croissance, vous vous créeriez automatiquement cette expérience parce que vous seriez prêts pour celle-ci. Comprenez que dans le cours du processus d'évolution du soi, il est très fréquent qu'une période d'accalmie survienne dans l'activité sexuelle. Dans la fréquence sexuelle, vous faites un échange mutuel. De ce fait si vous vous liez et si vous échangez chimiquement avec une personne qui n'a rien de commun avec vous, vous vous ramassez avec ses 'détritus' parce que vous échangez de l'énergie à un niveau passablement intime.

    ….

    Vous serez parfois détourné de ce genre d'échange. Il peut vous arriver de penser, "oh, bonté divine, qu'est-ce qui se passe? Suis-je en train de prendre de l'âge, de m'assécher? Qu'est-ce qui m'arrive?" Tel n'est pas le cas. Vous pouvez apprendre à utiliser l'énergie qui vous stimulerait sexuellement sans la donner à une autre personne. Plutôt que de devenir chaotique et dingue, vous pouvez explorer cette énergie en pratiquant l'art de la masturbation, sachant qu'il est parfaitement légitime et correct de le faire. Ou encore, vous voudrez peut-être simplement observer que vous sentez une excitation sexuelle et décider de ce que vous allez faire avec. Vous pourriez vous dire: "Eh bien, je ne vais pas donner suite à ceci maintenant. Voyons où va cette énergie." Prenez alors l'énergie, laissez-la monter à travers votre corps, et utilisez-la en d'autres domaines.

    À mesure que ce courant électrique devient de plus en plus intense, le corps humain peut atteindre des sommets orgasmiques de plus en plus puissants parce que le système nerveux est capable de recevoir les fréquences d'extase plus élevées. C'est la capacité du système nerveux qui détermine la façon dont vous vous exprimez et dont vous vous sentez. Si votre système nerveux est peu évolué, votre expérience sexuelle en sera très limitée car c'est à travers ce système que passe le courant électrique. L'expérience de l'orgasme entraîne une guérison et un réalignement du corps physique. En fin de compte, vous ne serez pas capables de vous rapprocher de quelqu'un ou d'être avec quelqu'un si cette personne ne fonctionne pas sur le même voltage que vous. Vous ne pourrez simplement vous accorder ensemble. Ce serait comme de tenter de mettre votre pied dans une chaussure beaucoup trop petite. Ça ne fonctionnera pas ni ne sera confortable. Vous ne pourrez vous accorder ensemble parce que vous ne serez pas capables de fusionner au plan vibratoire.

    ….

    Certains ne voulaient pas que vous soyez en harmonie avec ces fréquences sexuelles parce qu'elles auraient pu vous permettre, de vous libérer et de commencer à comprendre ce qui se passait réellement. Vous pouvez vous servir de la fréquence de la sexualité pour vous relier à l'esprit supérieur via le système nerveux en sortant de votre corps. Si l'on vous avait dit que tel était le chemin, qui aurait pu vous contrôler ou vous manipuler?

    La population doit mettre de côté les connotations et jugements négatifs qui ont coloré votre expérience sexuelle depuis si longtemps. Vous devez faire la paix avec le sexe afin d'en intégrer la fréquence et l'identité. Les choses ont été manipulées et des limites ont été placées de sorte qu'on vous a ainsi empêchés de connaître la vérité sur la sexualité. On vous a dit que vous pouvez vous en servir pour la procréation et pour avoir des orgasmes, mais on ne vous a pas dit qu'elle peut servir à ouvrir des fréquences. Vous pouvez entrer en contact avec la sexualité et l'utiliser comme méthode pour vous souvenir de qui vous êtes et pour modifier la fréquence vibratoire de votre corps." 

    partagé par Jeff Wein sur 
    http://www.tantrika.net/messextr.htm
     

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