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  • Se taire

    "Pour que naisse le sentiment du Maître intérieur, le disciple doit veiller à ne pas dissiper son attention, afin qu'elle puisse demeurer fixée sur l'essentiel. C'est pourquoi une simplification de la vie se révèle très utile.

    Il faut que le mental se taise de jour en jour et cela n'est possible qu'en éliminant les soucis superflus et les informations de tous ordres qui ne font qu'encombrer et agiter l'esprit. "

    Gilles FARCET


     "De toutes les dualités, une est particulièrement subtile et particulièrement puissante pour nous maintenir dans la servitude, c'est celle du bien et du mal. Le bien autant que le mal est un obstacle à la libération."

    Arnaud DESJARDINS


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  • Méditation et cohérence cardiaque (4)

    La cohérence cardiaque : rien de plus simple et rien de nouveau…

     

    http://christineangelard.com/2012/12/08/la-coherence-cardiaque-rien-de-plus-simple-et-rien-de-nouveau/

    Issue des recherches médicales en neurocardiologie, la cohérence cardiaque est le nom qui a été donné à un phénomène réflexe découvert par des chercheurs américains il y a une quinzaine d’années.

    On a réussi à prouver que Cœur et Cerveau battent à l’unisson : si notre esprit et nos émotions influencent le rythme cardiaque, le rythme cardiaque a lui aussi une influence sur notre cerveau

    Notre cerveau émotionnel, dans lequel siège l’hypothalamus (chef d’orchestre de toutes nos glandes), envoie des messages au cœur pour  permettre à l’organisme de s’adapter au stress vécu en modifiant son rythme autant cardiaque que respiratoire : Il le fait par le biais du Système neuro végétatif qui comprend 2 voies: l’ortho sympathique et le para sympathique.  Notre système nerveux neuro-végétatif, que j’appelle « le pilote automatique »,procède donc de 2 deux fonctions :  l’une qui fait office d’accélérateur vers l’ensemble coeur-poumons, le système ortho-sympathique, et l’autre qui fait office de frein vers ce même système cœur-poumons, le parasympathique.

    Il existe en fait le même dispositif dans l’autre sens : c’est-à-dire de l’ensemble cœur-poumons vers le cerveau.  C’est cela qui a été découvert par les chercheurs américains il y a une quinzaine d’années. Il donc existe une boucle ou arc réflexe entre le cœur et le cerveau.

    De mon rythme cardio-respiratoire part donc un arc réflexe automatique qui va équilibrer ( à condition que je l’entraine) le cerveau émotionnel et donc l’hypothalamus. Et C’est uniquement par Ma respiration que je peux avoir une action sur ce système neuro végétatif responsable de l’harmonie au sein de mes fonctions endocriniennes( toutes mes capacités d’adaptation à la vie) et de l’harmonie au niveau de mon système cardio vasculaire( régulation de la tension, entre autre) et par" ricoché" si j ‘ose dire, une harmonie au sein de mes émotions qui ne prennent plus le dessus, mais peuvent mieux être vécues et non subies. C’est en entrainant cet arc réflexe qui est initié par Ma respiration que je vais pouvoir équilibrer toute ma physiologie et apaiser mes émotions: Je redeviens le Sujet de la Vie et non plus l’ objet…

    À chaque battement de coeur, cœur et cerveau s’adaptent par l’intermédiaire de ces deux systèmes, ortho et parasympathique. Lors d’émotions positives et douces (une mère allaitant son enfant, une promenade dans un paysage reposant et calme, un sourire, le souvenir d’une personne aimée) cœur et cerveau fonctionnent en parfaite cohérence. Le rythme des pulsations est régulier. Autrement dit, les émotions positives nous permettent de mieux résister au stress. Et le passage par la respiration permet de reprendre un contrôle souple sur ce frein et accélérateur de notre organisme.

    Ces découvertes ont ainsi prouvé l’importance de ces exercices sur" la gestion du stress"..et donc sur notre capacité à renforcer notre système immunitaire: car stress et immunité sont intimement liés;  Action également  sur l’équilibre cardio vasculaire.

      En effet, lors de ces exercices, il se produit entre autre sur le plan sécrétions hormonales, une augmentation de la DHEA et une diminution du cortisol; la DHEA est l’hormone de la « jeunesse » et le cortisol sécrété en trop grande quantité dans des périodes de stress est neuro et cyto toxique. On obtient ces résultats positifs pour la santé après 5 minutes seulement  de pratique de cohérence cardiaque, et ce pendant 5 heures.… alors qu’après une colère, 8 heures plus tard nos paramètres de l’immunité sont encore abaissés!

    L’énergie du cœur apaisé permet au corps de mieux fonctionner tant au niveau de ses surrénales (malmenées dans les situations de stress) qu’au niveau immunologique : on a une meilleure capacité à résister aux infections, aux maladies, si nos surrénales et notre système endocrinien en général, fonctionnent mieux!

    On retrouve ce concept en MTC (médecine traditionnelle chinoise) : en excès de stress, notre énergie des reins (et des surrénales) est au plus bas et la circulation énergétique est bloquée : d’où les symptômes physiques à type d’épuisement ou psychiques à type de burn out et de dépressions. On est dans"le noir psychique". L’énergie des reins déstabilisée, le cœur affaiblit  coupe la personne de tout ressenti de joie:  En pratiquant ces exercices de cohérence cardiaque, on relance la circulation de vie : on redonne du souffle à tous les organes au sens propre! Le  mouvement de vie repart, par opposition au mouvement de mort précédent: où le stress et la peur figeaient cette grande roue de la vie qu’est la loi des 5 éléments. : cf " Va vers toi même, ou l’importance de se remettre en marche" où ce mécanisme est expliqué et illustré

    Méthodes pour pratiquer la cohérence cardiaque :

    1. Identifier en nous les « symptômes de stress ».
    2. Solliciter son cœur en focalisant son attention sur la zone qui l’entoure (on peut aussi poser la main sur son cœur).
    3. Respirer par le cœur :c’est-à-dire, adopter un rythme de respiration régulier, en visualisant le cœur qui se gonfle à chaque inspiration et se vide à chaque expiration.
    4. Évoquer un souvenir positif, qui génère en vous une émotion agréable = un élan du cœur; et revivez-le intensément en imagination.

    Cette technique simple donne d’excellents résultats si elle est pratiquée régulièrement. il serait temps de parler à notre" saboteur" qui cohabite en nous, pour prendre conscience que cette méthode entièrement gratuite est extrêmement simple et a des effets prodigieux sur notre santé tant physique que mental: C’est le meilleur investissement que l’on puisse faire pour sa santé!

    Comment s’y prendre :

     Prendre plusieurs inspirations-expirations profondes et lentes, en marquant une petite pause à la fin de la respiration.

    Puis, après cette phase de stabilisation, porter son attention vers le cœur, si besoin la main dessus, et visualisez-le qui se gonfle et dégonfle souplement, tranquillement; il va se créer assez rapidement une sensation de douce chaleur dans la poitrine; on y ajoute une visualisation heureuse : souvenir agréable, lumière, douceur. « Pendant cet exercice, on constate parfois qu’un sourire monte doucement aux lèvres, comme s’il était né dans la poitrine et venu éclore sur le visage. C’est un signal tout simple que la cohérence cardiaque est établie », explique David Servan Schreiber. C’est l’apaisement qui est objectivé quand la personne qui pratique l’exercice est reliée à un logiciel informatique par des capteurs de type électrocardiogramme (c’est la technique du biofeedback) : l’écran de l’ordinateur montre clairement la mise en cohérence cardiaque, sous la forme de tracés réguliers.

    Pratiquée régulièrement, la mise en cohérence cardiaque va porter fruits très rapidement sur notre adaptation aux situations de stress et sur notre santé.

    Pratique

    On conseille de pratiquer cet exercice 3 fois par jour en commençant par 5 minutes d’exercice : on utilisera un minuteur qui nous avertira que 5 minutes se sont écoulées. Pendant ces 5 minutes, on compte nos respirations : un pour un aller-retour: inspire-expire.

    Le fait de compter va permettre à notre esprit de ne pas partir dans sa course aux pensées. On canalise ainsi nos pensées et on ajuste notre corps sur ce rythme régulier. En 5 minutes, on devrait arriver à une fréquence d’environ 30 respirations complètes (inspire-expire): soit 6 respirations par minute.

     Dans les premiers temps où on s’exercera, il suffira seulement de compter et de voir combien de cycles nous faisons en 5 minutes; les séances suivantes, on essaiera d’adapter un peu mieux notre respiration, et très graduellement, on arrivera à ce chiffre. Très rapidement, si l’exercice est pratiqué quotidiennement, on n’aura plus besoin de compter. Le rythme sera trouvé de façon réflexe.

    Une autre technique que j’utilise souvent est de faire tracer sa respiration: un trait vers le haut  pour l’inspiration, un trait pour le bas pour l’expiration…on "dessine" ainsi des sortes de vagues, et il est facile, à la fin des 5 minutes de compter combien de "vagues" ont été tracées:

    en 5 minutes: on doit arriver à 5 fois 6 , soit 30 "vagues".

    Là aussi : commencer par apprivoiser la technique: c’est à dire: prendre 3 temps de pause par jour , et porter attention à sa respiration,, juste voir les 2 ou 3 premiers jours où "on en est " au niveau rythme, et ensuite commencer à adapter pour attraper le rythme de 6 respirations par minute: Il arrive que l ‘on soit plus rapide, il conviendra alors de s’entrainer à allonger son expiration: J ai crée une méditation basée sur des sons harmonisants( Voyage en pays d intériorité: livre et CD ensemble) :  Ces sons proposés  mettent en harmonie nos 5 organes trésors que sont: coeur, Poumons, Foie, Rate, Reins . Le fait de moduler sur un son en fin d’expiration nous entraine à allonger notre expiration…

    N’oublions pas que nous N’AVONS RIEN INVENTÉavec la cohérence cardiaque: Il s’agit d’une explication de la physiologie du mécanisme de la méditation: si je passe du temps tous les jours en méditation ou contemplation, j harmonise mon système physiologique au complet!

    Nos sociétés modernes veulent du scientifique , du concret, du visuel…donc la science a  prouvé cela et explicité un mécanisme vieux comme le monde: Quand je suis dans un état de paix intérieure, je crée ce phénomène réflexe dont j ai parlé, et ma respiration descend à 6 respirations par minute...

    On vous l’enseigne maintenant comme une panacée:):)  mais" L’homme JOIE" qui est à l’intérieur de vous,(selon le titre du merveilleux livre de Mr BOBIN) le sait déjà… 

    On vous apprend ainsi avec des logiciels de bio feed back à revenir à ce rythme respiratoire apaisant 3 fois par jour… Et ce qui est important en effet c’est de trouver ce rythme de 6 respirations par minute ,car c’est à ce rythme que la physiologie s’apaise.:

    INSPIRATION: 5 SECONDES, EXPIRATION: 5SECONDES ET AINSI DE SUITE.... vous pouvez vous entrainer aussi au début avec une application pour iphone ipad : type :" respirelax" ou d’autres …, mais ensuite, lorsque vous aurez trouvez le rythme,faite le au calme, loin d un ordinateur: votre corps apprendra vite, n ayez crainte: car cela lui est bénéfique     

    Lorsqu’on vous l aura montré une fois, vous serez capable d y revenir tout seul et SANS LOGICIEL!!! ce n’est pas derrière un ordinateur qu’on se recentre et que l’on se relaxe le mieux:), donc essayer , chez vous au calme et revenez y… 3fois par jour ; 6 respirations par minutes ; pendant 5 minutes

    Vous avez maintenant toutes les données. 

    Ainsi, donc, sur le plan physiologique:  lorsque nous adoptons une fréquence cardiaque régulière, d’environ 6 respirations par minute, le rythme de nos fonctions biologiques vitales réduit le chaos. Les pulsations cardiaques plus amples et régulières entraînent une meilleure oxygénation de tous nos organes, et un meilleur fonctionnement de notre système immunitaire. Nous savons par les recherches scientifiques faites en Californie: que 5 minutes de cohérence cardiaque donnent 5 heures d’effets physiologiques positifs pour le corps… En situation de stress, nous retrouverons automatiquement ce « réflexe » qui nous permettra d’en sortir plus vite, à condition qu’on ait une pratique de "cohérence" tous les jours…

    Le terme cohérence est intéressant, car il correspond à une réalité physique: le tracé entre 2  points de l’electocariogramme prend une courbe sinusoïdale, ou cohérente selon les critères de la physique lorsque nous respirons à ce rythme de 6 respirations par minute: Certes….mais sur un plan philosophique, je trouve intéressant que la médecine ramène l’homme du 21 ème siècle à s’assoir 3 fois par jour en conscience…pour un peu plus de cohérence…." L’homme qui s’est assis sur le sol de son Tipi pour méditer sur la vie et son sens, a su accepter une filiation commune à toutes les créatures et a connu l’unité de l’univers; en cela il infusait à son être l’essence même de l,humanité. Quand l’homme primitif abandonna cette forme de développement, il ralentit son perfectionnement" T.C.Mc Luhan: pieds nus sur la terre sacrée………..……….

    Conclusion

    Les recherches scientifiques ont démontré ce que beaucoup de « sages » savent et pratiquent depuis longtemps : la force de la méditation, de la prière, de la relaxation, selon ses convictions personnelles.

    Des études faites dans des monastères de part le monde et dans des cultures religieuses différentes ont toutes montré une meilleure santé immunologique et nerveuse chez lez moines, moniales et autres adeptes de ces pratiques de silence et d’intériorité.

    La guérison nous vient d’abord de l’intérieur…

    Le cœur qui se met à battre à 21 jours de création de l’embryon, avant même que l’ébauche du système nerveux ne soit complète, a préséance sur notre existence et sa qualité. Le souffle qui nous a « animés » dès la première seconde hors du ventre de notre mère était déjà initié par un battement cardiaque régulier, mis en place au début de notre conception. Le « cœur empereur » comme l’appelle la MTC étant un reflet de l’énergie céleste à l’intérieur de notre matière.( " l’homme Joie" ) En allant par le souffle, retrouver une paix au niveau de nos battements cardiaques, nous nous relions à cette énergie plus grande que nous, en nous, qui apaise toute peur et angoisse, et nous relie à notre essence.

    La cohérence cardiaque s’enseigne, j’offe aussi une consultation d’une heure dans ce sens, avec visualisation du tracé respiratoire sur écran …pour mes patients qui le désireront, mais je ne vous enseignerai rien: je vous accompagnerai pour que vous retrouviez ce rythme qui a été là dés le début de votre vie…et que beaucoup de peurs et de mental vous ont fait oubliés. Et vous n’aurez plus besoin d’écran pour le retrouver.

    L"homme Joie" est à retrouvé en chacun  de nous..si nous pouvons être des guides, tant mieux…mais beaucoup d’entre vous le retrouveront facilement j espère avec ces quelques lignes

    Amicalement

    Christine

  • Le rêve lucide

    Je me lance...Trop de rêves arrêtés trop tôt. Il faut que j'explore. Que je retrouve les auras bleutées...

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  • Philosenfants : Edwige Chirouter

    Jeudi 25 décembre

    Bienvenue sur ce site consacré à la philosophie (avec les enfants) et la littérature (de jeunesse)
     

     Des Mallettes pédagogiques  : http://philosophiealecole.over-blog.com/#
                      
               "On a grand tort de peindre la philosophie inaccessible aux enfants, et d’un visage renfrogné, sourcilleux et terrible. Qui me l’a masquée de ce faux visage, pâle et hideux ? Il n'est rien de plus gai, de plus gaillard, de plus enjoué, pour un peu je dirai de plus folâtre. Elle ne prêche que fête et bon temps. Une mine triste et transie montre là  que c'est  pas  son gîte."


    Ce site propose aux enseignants, aux parents, aux chercheurs, aux éducateurs, aux écrivains, aux libraires, et à tous ceux qui montent dans ce navire, de partager nos réflexions, nos pratiques, nos coups de coeur, nos questionnements sur la pratique de la philosophie avec les enfants et  la littérature de jeunesse.

    Michel de Montaigne. De l’institution des enfants. Paris : Mille et une nuits, 2002, p. 36 [Chapitre 26 des Essais]


                

            Il n’y a pas d’âge pour se poser des questions métaphysiques et, très tôt, les enfants  se posent intensément  des questions universelles sur la vie, la mort, les relations humaines, la morale, le politique, etc. Le Petit Prince de Saint-Exupéry pourrait être la représentation métaphorique idéale de ce “ don de l’enfance", de ce regard enfantin, toujours neuf, jamais blasé, sur les mystères, les beautés, les horreurs de la vie et du monde. Il serait par excellence celui qui, selon l’expression de Gilles Deleuze, fait “l’idiot ” et pose la question du pourquoi et de l’essence des choses en toute naïveté et intensité.  La pratique de “ la philosophie avec les enfants ”, se développe ainsi en France depuis une dizaine d'années.  Elle répond au besoin de démocratisation d'une discipline jugée encore trop élitiste et hermétique.
    Dans le même temps, la littérature de jeunesse contemporaine a entendu ce questionnement existentiel et offre aux jeunes lecteurs des récits riches, beaux et complexes qui leur permettent de s'aventurer sur les difficiles chemins de la pensée. Des auteurs comme Claude Ponti, Tomi Ungerer ou Grégoire Solotareff ne "volent pas les enfants" et les aident de façon symbolique, à travers leurs fictions, à donner plus de sens à l'existence et à la réalité.

     La littérature pense le monde et la condition humaine. Il existe ainsi une alliance profonde entre la littérature et la philosophie, deux disciplines trop souvent concurrentes et qui sont pourtant toutes les deux des discours qui doivent permettent au lecteur de grandir et de donner sens à son expérience. Or l’enfance est justement le moment privilégié de la conjonction de ces deux discours parce qu’elle constitue l’apogée de deux expériences humaines fondamentales : celle (pour la philosophie) de l’« étonnement devant le monde » et celle (pour la littérature) du   «consentement euphorique à la fiction ». Saisissons la curiosité des enfants pour démocratiser la philosophie, la relier au sensible et à la beauté et la rendre accessible à tous. 

    Ce site propose aux parents, aux enseignants, aux éducateurs de partager et d'échanger nos réflexions, nos recherches, nos pratiques, nos coups de coeur, nos questionnements sur la pratique de la philosophie avec les enfants et  la littérature de jeunesse.  

         Je suis moi-même maitre de conférences à l'université de Nantes et chercheur à l'université de Québec au Canada. J'anime régulièrement des ateliers dans des classes de l'école élémentaire. Je travaille aussi avec le philosophe Michel Onfray à l'Université Populaire d'Argentan où j'anime des "goûters de philosophie et de littérature pour enfants". J'ai consacré ma thèse à ce sujet et j'ai publié deux manuels pour les professeurs des écoles. 

    Je suis aussi l'auteur de Moi, Jean-Jacques Rousseau dans la collection "Les petits platons"

    Sur ce blog, je mettrai à votre disposition les articles que j'ai publiés, mes interventions dans des colloques en France et à l'étranger, mes fiches de préparation, des bibliographies d'albums sur des questions philosophiques, etc.
       J'espère que nous pourrons ensemble faire avancer "la cause" de la philosophie avec les enfants. Plus largement, nous pourrons aussi discuter de l'école et de son avenir : En ces temps de régressions idéologiques et pédagogiques, résistons pour promouvoir une éducation de l'intelligence critique, de la sensibilité, de la culture et du partage !    


    edwige.chirouter@wanadoo.fr

    *Edwige Chirouter. Aborder la philosophie en classe à partir d'albums jeunesse. Paris : Hachette, 2012 (coll. « pédagogie pratique »). Extraits sur ce blog

    * Edwige Chirouter. A quoi pense la littérature de jeunesse? Portée philosophique de la littérature et pratiques à visée philosophique au cycle 3 de l'école élémentaire. Thèse de doctorat. Soutenue en décembre 2008. Directeur de thèse : Michel Tozzi. Extraits sur ce blog
       

  • Autonomie

    Sobriété heureuse

    La maison autonome, ou comment vivre d’énergies renouvelables, d’amour et d’eau fraîche

     

    par

    •  

    Chercheurs en économie alternative, c’est ainsi que se définissent Patrick et Brigitte Baronnet. Installés en Loire-Atlantique, depuis plus de 30 ans, ce couple et leurs quatre enfants expérimentent un mode de vie autonome et solidaire. Dans lequel les consommations d’énergie sont divisées par quatre. Et les besoins en argent aussi. Rencontre avec des adeptes de la sobriété heureuse.

    Patrick et Brigitte ont fêté leur « débranchement EDF ». C’était il y a 20 ans. On parlait alors à peine de transition énergétique, encore moins d’arrêter la moindre sacrosainte centrale nucléaire. Installés en Loire-Atlantique, ils savouraient l’accomplissement d’un de leurs objectifs : être autonomes en électricité. Aujourd’hui, une éolienne de 18 m de hauteur et de 5 m d’envergure, couplée à des piles photovoltaïques d’une surface de 6 m², leur suffisent. L’ensemble fournit assez de courant pour une famille de six personnes (ils ont quatre enfants).

    Autonomie énergétique

    Cette autonomie n’est possible que parce qu’ils consomment 10 fois moins d’électricité que la moyenne des Français ! Comment ont-ils réalisé cet exploit sans revenir à l’âge des cavernes ? Très simplement : le chauffage de l’eau est assuré par les rayons du soleil et celui de la maison par un poêle de masse, qui ne coûte que 200 euros de bois par an. Patrick et Brigitte ont aussi décidé de se passer de réfrigérateur. « Six mois par an, il fait plus frais sur le bord de la fenêtre que dans le frigidaire », sourit Patrick... Ils cueillent au quotidien de quoi se nourrir dans le vaste potager biologique qu’ils entretiennent depuis bientôt 40 ans.

    « Alors que tout le monde montait à Paris, pour faire carrière, pour être à la mode ou dans l’espoir d’une société meilleure », Patrick et Brigitte décident d’aller à contrecourant et quittent la capitale. « L’idée, c’était de vivre en cohérence avec nos idées et l’environnement, raconte Patrick. Il ne fallait donc pas dépenser plus que ce que pouvait nous fournir la planète. Et donc revoir totalement notre mode de vie. A l’époque, on nous prenait pour de doux rêveurs. » Il commence par enseigner à mi-temps dans une ville dont il n’avait jamais entendu parler : Châteaubriant, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Rennes. « Nous avons décidé de diminuer nos salaires pour ne pas participer à la croissance, synonyme pour nous de destruction de l’environnement. Il ne peut y avoir d’écologie avec deux salaires. Le salaire est forcément lié à la production et donc à l’atteinte à l’environnement. » Radical. Mais comment vit-on à six avec un demi-salaire d’enseignant ?

    Libérés de toutes créances

    « Nous sommes pourvoyeurs de nos besoins, répond Patrick. L’argent couvre un quart de nos besoins. Le reste, nous le tenons de nos bras, de nos mains et de nos neurones déconditionnés. » Premier poste d’économie : le logement. La maison a été entièrement retapée par ses propriétaires. Qui n’y connaissaient rien mais ont tout appris. « Il ne faut pas craindre l’apparente complexité des techniques, quelles qu’elles soient, estime Patrick. Il faut revenir à des techniques simples, pas chères, réparables. Le chauffe-eau solaire que j’ai fabriqué il y a 35 ans fonctionne toujours ! » Patrick n’était pourtant pas chauffagiste. « J’ai observé et je me suis lancé : tous les soirs, je prenais ma douche, chaude, grâce à un tuyau jaune de plastique qui restait au soleil toute la journée. Je me suis dit, je vais remplacer ce tuyau par un serpentin noir mat, je vais l’insérer dans une sphère plate, et je vais faire serpenter un tuyau de cuivre à l’intérieur et le relier à un ballon de 200 litres. Ce n’est pas sorcier. »

    Seule contrainte : disposer de temps. « Soit on emprunte beaucoup d’argent et on travaille pour rembourser. Soit on devient auto-constructeur, et on est totalement responsable de sa maison. Nous n’avons pas toutes les garanties et assurances qu’offre un professionnel. Cela dit, quand on fait soi-même, pour soi-même, en général, on s’applique. Faire soi-même permet de minimiser les emprunts, et de ne pas être obligé de travailler à temps plein. » La plus récente construction en paille, bâtie à côté de la maison autonome, a coûté moins de 25 000 euros, pour 70 m² habitables ! De quoi rendre dépressif un promoteur immobilier. « Elle est conçue comme un capteur solaire. Le soleil, en passant à travers les vitres, chauffe les « briques de terre compactées » qui accumulent les calories. La paille très isolante, à l’extérieur, prévient du froid, les murs et le plancher rayonnent à l’intérieur en chauffant la maison. »

    Autonomie en eau

    « Nous n’avons jamais payé l’eau, ajoute Patrick. Nous récupérons celle qui tombe du ciel, gratuitement. Elle est stockée dans des cuves souterraines et remonte dans un puits grâce à une éolienne de pompage. Nous la filtrons ensuite pour pouvoir la boire. Elle est de bien meilleure qualité que l’eau du réseau. » N’en déplaise à Veolia ou Suez environnement. Si l’on en croit les travaux de Joseph Orszàgh, chercheur belge, sur l’eau de pluie, celle-ci est bien plus légère en produits phytosanitaires que l’eau du réseau. Et elle ne contient pas de chlore. Chez la famille Baronnet, divers systèmes, tels que la pédale en remplacement du robinet pour se laver les mains et/ou les dents, permettent de réaliser d’importantes économies.

    Exit aussi la chasse d’eau. « Nous avons installé des toilettes sèches, qui nous permettent d’avoir un excellent compost pour notre jardin », avance Patrick. Résultat : la famille assure consommer cinq fois moins d’eau que la moyenne des Français. Les eaux grises – issues de la vaisselle, des lessives et des douches – sont épurées par un filtre naturel : une série de bacs où poussent des plantes que l’on retrouve traditionnellement dans les zones humides et qui permettent de nettoyer l’eau. Cette alternative aux fosses sceptiques et aux mini-stations d’épuration, très chères en zone rurale, est peu onéreuse à l’installation (moins de 1000 € contre plusieurs milliers d’euros pour les systèmes classiques). Les analyses réalisées en sortie de système assurent d’une eau très bien épurée.

    « Contrairement à d’autres, nous avons choisi notre vie »

    « On ne souffre d’aucun manque matériel, rassure Patrick. Nous avons simplement dû apprendre à nous défaire du regard des autres et des injonctions de la société. Oui, on peut vivre sans télé, sans portable, sans vacances à l’autre bout du monde et être heureux ! Nous n’avons pas l’impression d’avoir renoncé à quoi que ce soit. Contrairement à beaucoup d’autres, nous avons choisi notre vie. Ceux qui sont dans la croissance vivent dans l’insatisfaction permanente. Ils sont malheureux de ce qu’ont les autres et qu’ils n’ont pas. Il faut donner de l’enthousiasme aux gens pour aller vers une sobriété heureuse. Je ne parle évidemment pas de misère, ni de pauvreté. » Il vaut mieux le préciser en ces périodes d’austérité forcée.

    « Attention, prévient-il, il ne s’agit pas non plus de la petite maison dans la prairie. Nous ne voulons pas nous contenter de faire nous-mêmes dans notre coin les choses de façon plus intelligente. Notre projet est politique. Nous voulons donner des idées, et restreindre collectivement notre pression sur la planète. Nous avons à cœur de recréer un tissu social, d’initier d’autres manières de vivre ensemble. »

    Cultiver la biodiversité humaine

    De maison, le projet de Patrick et Brigitte s’est fait hameau : un couple et deux enfants vivent dans une autre maison. Ainsi qu’une autre personne. Logée dans une construction érigée sur place. Le Hameau du ruisseau, 100% autonome en énergie, irrigue peu à peu. « Ne pas être seul, c’est très important. Plus il y a de monde, plus il y a d’idées. La biodiversité humaine, c’est fondamentale pour être heureux. »

    70 000 personnes sont déjà venues visiter la maison autonome. Les propriétaires ne se lassent pas de ces rencontres mensuelles. « A chaque fois, ce sont des rencontres pleines d’enthousiasme. Les visiteurs posent des questions pertinentes, les échanges sont très riches. Et l’engagement des plus jeunes nous donne vraiment espoir. Il y a aujourd’hui de nombreux chantiers collectifs. Nous ne voyions pas ça il y a 40 ans. » Le Hameau du ruisseau se fera-t-il rivière ?

    Nolwenn Weiler

    Photo : source

    P.-S.

    Le site de la maison autonome

  • Attrapeur de rêves

    Des rêves surpuissants depuis quelques temps.

    De la couleur, des situations très précises, des gens clairement identifiés.

    De la couleur.

    Cette nuit encore.

    J’étais au sommet d’une montagne. Je regardais l’horizon. Mais avec une impression très nette qu’il y avait autre chose que moi. Comme si je n’étais qu’une entité déguisée. Je ressentais du bonheur à contempler le bleu du ciel mais en même temps, ça n’était pas moi.

    Et puis, cette idée que la Vie se regardait et que j’étais son propre expérimentateur. Comme un dédoublement.

    Je me souviens que j’étais assis plus haut que les nuages. Le ciel est devenu orange.

    Rien d’autre.

     

    Je suis vivant.

    L’expression indique que la vie est en moi.

    La vie s’observe à travers moi.

    Toutes les créations sont des expérimentations qui permettent à la Vie de se percevoir.

    Ça n’est pas « moi » qui contemple les montagnes. C’est la Vie, à travers une forme, qui se contemple.

    Chaque création, à sa mesure, est une fenêtre que la Vie ouvre sur elle-même. Différents niveaux de conscience, de la plus simple à la plus complexe, aucune hiérarchie mais juste des expériences variées. Comme si la Vie s’offrait une palette infinie de perceptions.

    Il n’y a aucune prétention à retirer des expériences vécues, aucune identification, aucun ancrage, aucun désœuvrement non plus d’ailleurs. Nous sommes des sujets d’expérimentations aboutissant à des états de conscience.

    Il me plaît de tenter d’approfondir ces états de conscience afin que la Vie y trouve son compte.

     Je lui dois bien ça.

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  • Massacre des dauphins

    Chères amies, chers amis,



    Près de 15 000 dauphins sont tués chaque année dans les eaux péruviennes… pour servir d’appâts dans la pêche aux requins eux-mêmes en voie de disparition. Un nouveau rapport force les pouvoirs publics à prendre des mesures mais celles-ci restent trop timides et pendant ce temps, les dauphins et les requins se font massacrer. Nous pouvons arrêter ce bain de sang en menaçant la réputation touristique du Pérou. Signez maintenant et partagez: 

    Je viens tout juste de voir un reportage à la télévision péruvienne qui montre comment les pêcheurs massacrent chaque année jusqu’à 15 000 dauphins uniquement pour en faire des appâts qu’ils utilisent comme proie pour pêcher des requins menacés d’extinction. Cette histoire me rend malade. Aujourd'hui je me bats pour faire cesser ce cauchemar. Voulez-vous m'aider?  

    Mon pays commence à réagir, mais pour l'instant il n'a pris aucune mesure vraiment concrète
    . La chasse aux dauphins est déjà interdite et passible de plusieurs années de prison, mais les autorités ferment les yeux. Ce laxisme est à l'origine du massacre de milliers de dauphins et de requins. Les pouvoirs publics sont très attentifs à la réputation internationale du Pérou, en particulier en ce qui concerne le tourisme, et si nous les mettons en difficulté avec une immense mobilisation planétaire, je suis sûre qu’ils agiront pour mettre fin au carnage.


    Une fois que j’aurai remis un million de signatures aux autorités péruviennes, Avaaz placera des encarts dans les magazines de voyage publiés dans les pays d’où viennent la plupart des visiteurs. Le gouvernement ne pourra plus faire la sourde oreille! Aidez-moi à arrêter ce bain de sang en signant maintenant:


    http://www.avaaz.org/fr/dolphin_hunt_peru/?byrqSbb&v=33635

    Quand j’ai vu ces images de chasse effroyables, je me suis rendu compte que je devais faire quelque chose avant que nos dauphins et nos requins ne disparaissent à jamais. J’ai décidé de lancer une pétition, je l’ai envoyée à mes amis et en moins de 24 heures plus de 10 000 personnes l’avaient signée.

    Nos océans sont attaqués.
    Les squales et les dauphins sont déjà menacés par la pollution, le réchauffement climatique et les chalutiers. Or ils jouent un rôle essentiel; ils ont besoin d’être protégés et non pas massacrés. De nombreux écosystèmes marins pourraient s’effondrer et ils ne s’en remettront pas. Pendant ce temps là, nos responsables politiques font l'autruche.

    Le tourisme est le troisième secteur économique du Pérou, et connaît la croissance la plus rapide de tous les pays sud-américains. Les visiteurs viennent admirer nos paysages sauvages préservés et l’écotourisme tient une place extrêmement importante. Publier des encarts chocs dans les pays où résident les visiteurs peut constituer une vraie menace. Les pouvoirs publics se rendront compte que les touristes ne viennent pas seulement pour le Machu Picchu et la gastronomie locale, mais aussi pour les océans, la faune et la flore du pays. Signez la pétition maintenant et parlez-en tout autour de vous:


    http://www.avaaz.org/fr/dolphin_hunt_peru/?byrqSbb&v=33635

    En tant que membre d’Avaaz, j’ai été vraiment stupéfiée par notre capacité à protéger les océans. Lorsque j’ai lancé la pétition, je voulais rassembler 15 000 signatures pour les 15 000 dauphins qui sont tués chaque année. Mais ensemble nous pouvons représenter tous les dauphins et requins qui peuvent être sauvés dans les eaux du Pérou!

    Avec espoir et enthousiasme,

    Zoe et toute l’équipe des pétitions citoyennes d’Avaaz

    Cette campagne a été lancée par Zoe sur le site de pétitions citoyennes d’Avaaz. Lancer une pétition sur une question qui vous touche, c’est rapide et facile.
    Cliquez ici : http://avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?30311

    POUR EN SAVOIR PLUS :
     

    Le Pérou se mobilise contre le massacre de milliers de dauphins utilisés comme appâts pour la chasse au requin (Le Monde.fr)
     http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/01/le-perou-se-mobilise-contre-le-massacre-de-milliers-de-dauphins-utilises-comme-appats-pour-la-chasse-au-requin_3506818_3244.html

    Des dauphins massacrés au Pérou pour pêcher le requin (Maxisciences)
    http://www.maxisciences.com/dauphin/des-dauphins-massacres-au-perou-pour-pecher-le-requin_art31114.html  

    Des dauphins utilisés comme appâts pour les requins au Pérou (GoodPlanet)
    http://www.goodplanet.info/actualite/2013/10/18/dauphins-utilises-appats-les-requins-au-perou/

    Pérou-La pêche au requin menacée par le massacre des dauphins
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/perou-la-peche-au-requin-menacee-par-le-massacre-des-dauphins_407973.html#JMPDqE36qFgEjRAv.99

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  • NOIRCEUR DES CIMES : Etat de conscience modifiée

    Noirceur des cimes 4

     

    « Je pense que je sais désormais quelles sont les étapes du processus de modification de la conscience. Tout débute par un choc existentiel. Un évènement dramatique, une rencontre extraordinaire ou une expérience bouleversante, prolongée, sans cesse renforcée. Ce choc provoque un délabrement progressif de l’ego et permet à la conscience d’engager une introspection réelle, une quête profonde, un nettoyage total. Si l’individu supporte cette épreuve, si son ego ne reprend pas le dessus, alors intervient le moment de la validation. Ce que nous avons compris, il s’agira de l’appliquer, d’en éprouver la complète exactitude, de commencer à vivre l’expérience de l’unité. C’est la prise de conscience définitive de notre connivence cellulaire avec l’Univers du Vivant, d’une fusion avec la Conscience cosmique. L’ego a disparu, il ne reste que le Soi. Un Soi transpersonnel qui va bien au-delà de l’individu. L’expérience de l’Unité est un paradigme fondamental qui permet de dépasser la surface des choses visibles et matérielles pour s’étendre dans des espaces illimités, des étendues au regard duquel les montagnes sont dérisoires. L’unité est une accession à la vie, une vision macroscopique de la vibration de l’Univers. »

    Il est abasourdi par la force des mots.

    « Je n’ai jamais pensé à tout cela, avoue-t-il humblement.

    -Il ne s’agit pas d’y penser, il faut le ressentir. Il convient même de se libérer de l’intellect. C’est lui le geôlier. Quand vous dites que vous cherchez à atteindre le sommet d’une montagne, vous êtes dans un état de dépendance et vous avez perdu toute chance d’atteindre une quelconque sérénité. L’avidité vous domine. Elle implique le désir, la volonté d’acquisition, de reconnaissance. Votre accomplissement dépend de cette issue que vous imaginez et même si vous acceptez l’idée que vous faites fausse route et qu’il vaudrait mieux vous détacher de toute ambition, vous restez prisonnier de cette nouvelle résolution. Elle n’est jamais qu’une nouvelle forme d’addiction, une version édulcorée de votre ego qui rétablit son autorité de façon détournée. Je vous parle d’un autre état. Je dirai que c’est juste l’amour inconditionnel de ce qui est. »