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L'amour fou
- Par Thierry LEDRU
- Le 06/04/2022
Je n'aime pas que l'amour se retrouve à devoir porter les dérives humaines. Je n'aime pas cette expression de "l'amour fou" car si folie il y a alors l'amour n'est pas à sa place. Il conviendrait plutôt de parler de folie amoureuse. La folie est le moteur, l'amour est son véhicule. Et un véhicule fou ne va pas bien loin.
C'est comme de de dire que parfois "l'amour fait mal."
Non, les humains font du mal à l'amour.
Je ne considère pas l'amour comme une possession humaine mais comme un phénomène associé à la création toute entière. Il ne s'agit donc pas d'humains usant de l'amour mais de l'amour emplissant les humains. Mais comme les humains sont des êtres complexes, l'amour peut se retrouver opposé à bien d'autres phénomènes existentiels et la folie en est un. C'est donc aux humains à ne pas pervertir l'amour en l'ensevelissant sous des monceaux de dérives.
Le mari qui tue sa femme par amour ne l'aime pas. Il est juste fou d'amour mais c'est le premier terme qui importe. Il est fou. L'amour n'est qu'un prétexte. Pas une réalité. C'est impossible. Il n'y a pas de malheur dans l'amour.
Être fou d'amour ou éprouver un amour fou, ça n'est absolument pas la même chose. Les deux expressions sont à l'opposé mais il n'en reste pas moins que la folie y est associée et même dans l'amour fou, il s'agira d'en être toujours conscient.
L'amour n'a pas besoin de folie ajoutée, il en contient déjà, intrinsèquement, fondamentalement. Il demande juste à être vécu totalement pour être ce qu'il est.
Psycho : l’amour peut-il encore rendre fou ?
Publié le 27/01/2018 à 04:56 | Mis à jour le 27/01/2018 à 11:56
FRANCE

© Photo NRNotre époque aime l’émotionnellement correct, déteste la souffrance. Malgré des sites de rencontres pour localiser l’objet de son désir, l’amour continue de défier les lois de la raison.
"Le romantisme, qui a sacralisé l’amour fou, ne se limite pas à l’époque dite romantique, résume l’écrivaine Ariane Charton (1). Il la précède et lui survivra longtemps. Cette soif d’absolu appartient à la nature humaine. Notre société cadrée et consumériste n’est pas venue à bout de cette folie."
L’amour « fou » est une révélation, une évidence. Même si l’autre n’est absolument pas « notre genre », même s’il est exactement l’inverse de ce qui serait « bon » pour nous, on le « reconnaît ». En revanche, on ne se reconnaît plus, soi. Incapable de résister, dépossédé soudain de toute volonté. Il n’y a pas de mot pour décrire cette impression à la fois délicieuse et nauséeuse de s’échapper à soi-même. D’être soudain capable du pire comme du meilleur. Transcendé.
Oui, l’amour peut rendre fou
Mais quel plus joli risque à courir ? "Être fou d’amour, c’est ce que nous avons de plus merveilleux à expérimenter", explique la psychanalyste Catherine Vanier. Oui, tant que l’on reste dans la folie douce, « la névrose banale », comme résume le psychiatre et addictologue Michel Reynaud. "On parle de folie parce qu’on perd la raison", précise-t- il en souriant.
De fait, biologiquement, l’état cérébral change, on est en surrégime : on observe alors, dans le cerveau, un hyperfonctionnement des zones de la recherche du plaisir et un hypofonctionnement des zones de l’analyse critique… L’envahissement est total.
C’est un état d’obnubilation autour d’un objet unique, qui n’est pas sans rappeler les mécanismes de l’addiction : un plaisir (un être) unique a pris toute la place, il est devenu indispensable à notre stabilité intérieure, responsable de tout notre bonheur et toute notre souffrance.
L'amour dure 3 ans
Il faut bien un brin de folie pour vaincre son inquiétude de l’autre et s’attacher aveuglément à un être. Au moins le temps d’avoir ensemble une progéniture et de la rendre capable de se tenir debout. Environ trois ans, calibrent les scientifiques. Souvent moins, rarement plus, au grand désespoir des passion addicts. "Le prototype de cet amour, poursuit Michel Reynaud, est sans doute celui du nourrisson et de sa mère : un échange corps à corps sans limites, fait de dépendance et de satisfaction absolue. C’est peut-être cet état primordial que l’on recherche, et que l’on retrouve, dans l’amour fou." Notre premier lien. Vital. Être deux mais ne faire qu’un.
Pari risqué, car les psys nous ont mis en garde contre la fusion… "Quand l’autre doit vous appartenir et vous à lui, l’amour peut basculer dans le mortifère, révéler la haine (harcèlement, possession, jalousie…), explique encore Catherine Vanier. C’est tellement puissant que si on va jusqu’au bout, on en meurt."
Tout dépend de ce que nous faisons de l’emballement passionnel. En général, il s’apaise de lui-même (parfois avant les fameux trois ans). Fin de l’histoire pour les uns. Passage à l’amour pour les autres. La folie amoureuse n’a qu’un temps.
Il faut plonger
Sauf pour les personnalités borderline, chez qui l’amour peut faire sauter tous les verrous. Mais il n’est alors qu’un déclencheur. Nul ne devient « fou » qui ne l’était déjà, de manière latente, invisible parfois. Ce qui n’est guère rassurant, car comment savoir, avant de plonger, l’ampleur de notre fragilité ? "Il n’existe pas de diagnostic pour évaluer les risques, confirme Catherine Vanier. Pas de test pour nous garantir qu’on peut y aller, sans risque. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas essayer !"
(1) « Alain-Fournier » (Gallimard, “ Folio”) et « Marie d’Agoult, une sublime amoureuse » (Kirographaires).
En partenariat avec Psychologies
folies psychiatriques
Le psychiatre et addictologue Michel Reynaud (*) assure que si, dans une relation, il est une folie que l’on espère, il y a aussi celle que l’on redoute, qui peut pousser au crime ou au suicide.
> Y a-t-il des pathologies de l’amour ? « Oui. L’amour procure des émotions si puissantes qu’il peut servir de révélateur des fragilités, des failles d’une personnalité. Être le déclencheur de pathologies psychiatriques. Le sentiment amoureux se transforme alors en « délires chroniques » : conviction délirante d’être trompé par sa ou son partenaire, dans le délire de jalousie (plus souvent masculin) ; conviction délirante d’être aimé par quelqu’un qui n’a en réalité pas de sentiments pour vous, dans l’érotomanie (plutôt féminine).
> Quels symptômes doivent nous alerter ? D’abord, la répétition. Certains ne peuvent pas construire une relation durable. Ils courent après cet état exceptionnel et transcendant, au sens religieux du terme : l’amour absolu. Allant de passion malheureuse en passion destructrice. Seul le nom du malheur change. Autre symptôme suspect : lorsqu’on utilise la passion amoureuse comme un calmant, qui nous guérit un temps de nos souffrances. Dès que la période de shoot massif diminue, la souffrance réapparaît. Et le sujet se conforte dans l’idée qu’il est prédestiné au malheur.
> Sommes-nous tous susceptibles de sombrer dans l’une de ces pathologies ? Non, l’amour n’est qu’un révélateur. Mais il est très difficile d’évaluer les risques au préalable. On peut toujours, après un suicide par exemple, retrouver des éléments qui auraient permis d’anticiper. Mais qui aurait pu « prédire » ? Nos capacités de résistance et d’éclatement sont variables à l’infini. Et la psychiatrie n’est pas une science exacte ».
(*) « L’amour est une drogue douce… en général » (Éd. Flammarion). -
Le 1er avril
- Par Thierry LEDRU
- Le 05/04/2022
Pas vraiment utile de commenter en longueur. C'est devenu tellement évident. Trop d'informations tue l'information. C'est le premier point. A peine arrivée, une information est effacée par la suivante.
Deuxièmement, la "liberté d'expression" est devenue également la liberté de raconter n'importe quoi.
Ce qui fait qu'aujourd'hui, pour tenter d'avoir une vision la plus juste d'un fait ou d'une situation donnée, il faut recouper les informations sans oublier de chercher à qui appartiennent les medias. La sphère Bolloré, par exemple, raconte essentiellement la même chose.
Mais parmi les medias indépendants auprès desquels on serait en droit d'attendre une parfaite objectivité et impartialité, il est clair que tout n'est pas à prendre.
Il faut regarder le film "NETWORK" pour bien appréhender la sphère médiatique. Et c'est effrayant.
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"En thérapie"
- Par Thierry LEDRU
- Le 04/04/2022
Magnifique.
Une série bouleversante, admirablement bien jouée, sans aucun artifice, du cinéma profond, juste, humain.
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Le survivalisme selon "Legendat"
- Par Thierry LEDRU
- Le 04/04/2022
J'ai peut-être déjà posté cet article mais tant pis. C'est le meilleur travail que je connaisse dans le domaine.
Tout y est. Et il est important, je pense, de faire sortir ce mode de vie de la sphère complotiste et déglinguée, telle que les medias veulent la présenter.
Il est temps également de comprendre que si les gouvernements font la chasse aux survivalistes, c'est avant tout parce qu'il s'agit d'une mouvance dans laquelle la décroissance occupe une place prépondérante.
Et la décroissance, les gouvernements ne veulent surtout pas en entendre parler.
Le survivalisme en France : la réponse à une société en perte de valeurs
Publié par Légendat | Publié le 19/04/2017 | Mis à jour le 10/12/2019 | Survivalisme et résilience | 50 |

Sommaire de l'article [Afficher]
Le survivalisme et la préparation survivaliste sont de plus en plus au cœur de l’actualité en France. Si beaucoup considèrent les survivalistes comme des originaux, ce mode de vie visant à être indépendant et autonome réunit de plus en plus d’adeptes en France et dans le monde.
Survie : Fait de survivre à un événement négatif, de continuer à vivre : Un malade en survie. Continuité de la vie dans un contexte dégradé.
Survivalisme : Mode de vie visant l’autonomie et la résilience dans le but d’éviter de subir des situations de survie.
01. Société moderne et survivalisme : le paradoxe de l’évolution
01.1 L’effet domino
Notre société moderne repose sur une longue chaîne d’interdépendances : chaque maillon de la structure socio-économique dépend d’un autre maillon pour fonctionner correctement. Industrie, transports, services publics, fret, entreprises privées, tous ces secteurs semblent distincts et pourtant l’un de ne saurait fonctionner sans les autres. Chacun, à un moment ou à un autre de sa vie, a fait l’expérience d’une perturbation de ce système en France : paralysies des transports, catastrophes naturelles ou industrielles, pénuries de pétrole, accidents nucléaires, effondrements économique, pannes de courant, grèves, conflits armés, émeutes, etc. Dans une société où chaque jour amène son lot de nouvelles menaces, les rangs des citoyens cherchant à se protéger se grossissent de jour en jour.
Les facteurs potentiels de dérèglement sont nombreux. Le dysfonctionnement isolé d’un organe est courant et communément considéré comme un incident tolérable (cf. cas AZF). Mais une défaillance simultanée et durable de plusieurs systèmes vitaux pourrait déclencher une réaction en chaîne capable de provoquer l’effondrement complet de notre société. Que ceux qui pensent que c’est impossible en France ouvrent leurs livres d’Histoire…
Certains balayent cette éventualité d’un revers de la main en s’appuyant sur la probabilité « statistiquement faible » d’un tel bouleversement. D’autres choisissent de la prendre en compte et créent leurs propres maillons pour minimiser leur dépendance au système. Ils limitent ainsi l’impact qu’aurait une rupture complète de la chaîne principale sur leurs vies.
La démarche survivaliste qui vise à maintenir une normalité relative le temps que les systèmes principaux soient rétablis pourrait, si elle se démocratisait en France, participer à la création d’une société plus réfléchie. Avec une population plus réactive et résiliente, la France serait capable de s’adapter aux contraintes exceptionnelles et de basculer sur un mode de fonctionnement alternatif entièrement opérationnel lorsque les circonstances l’exigent.
01.2 Le survivalisme a mauvaise presse en France
Apprendre à maintenir son habitation en bonne condition structurelle et sanitaire, stocker et produire de quoi s’hydrater, se nourrir et se chauffer, générer sa propre énergie pour s’éclairer, connaitre les gestes qui sauvent et être capable de se défendre lorsque c’est nécessaire semble tomber sous le sens. Et pourtant, la communauté survivaliste et la notion même de survivalisme ont mauvaise presse, en particulier en France où le sujet est souvent tourné en ridicule.
Qualité inhérente à l’espèce humaine, la capacité de survie est pourtant devenue une notion étrangère au citoyen moderne, au point de s’être transformée en une curiosité spectaculaire qu’on met en scène dans des téléréalités comme la célèbre « Man vs. Wild » où le sensationnel Bear Grylls, en caricature d’aventurier, grimpe aux arbres, se jette dans des rivières glacées, mange des plâtrées d’insectes et boit son urine.
L’audience est toute trouvée : la survie et la nature sont deux notions bien méconnues de l’homme 2.0 piégé dans sa jungle de béton. Les techniques de survie n’ont d’ailleurs jamais été adaptées à nos modes de vies urbains : la grande majorité des guides parus à ce jour se propose de nous apprendre à subsister dans la nature, ce qui est d’une pertinence relative quand on habite en ville. L’objet de la préparation survivaliste sera de vous donner les moyens de vous maintenir autant que possible dans votre logement urbain et donc ne pas avoir à appliquer leur contenu, ou du moins le plus tard possible.
Souvent abordé sous le prisme de la pathologie mentale et du sensationnalisme voyeuriste par les médias français, le terme survivalisme appelle irrémédiablement l’image d’un paranoïaque qui s’enferme dans son bunker avec armes et provisions pour échapper à la fin des temps.

Brochure commerciale d’un promoteur de bunkers personnels, Etats-Unis, années 1960.
01.3 Qui sont les survivalistes ?
Cette vision réductrice de l’état d’esprit survivaliste occulte les raisons profondes de son apparition et de sa démocratisation, tout comme l’étendue des savoirs qu’il regroupe. Compétences techniques, organisation, cohésion, cultures, soins médicaux, maniement des armes, psychologie, chimie, mécanique, stratégie, tactique, la liste des qualités et connaissances des membres de la communauté survivaliste est longue. Et pour cause : l’accumulation de savoirs utiles est la meilleure façon de se préparer aux risques qu’impliquent les situations dégradées.
Il n’y a pas de doute, le survivalisme fascine. Critiqué pour sa logique perçue comme catastrophiste, ultra-individualiste et prédatoire, le mouvement survivaliste a pris ses racines aux États-Unis dans les années 1950, entre autres en réponse à la menace d’un conflit nucléaire avec l’URSS.
À la fin de la Guerre du Vietnam (1955-1975), des dizaines de milliers de soldats vétérans rentrent aux États-Unis. Ce retour marquera le début du survivalisme moderne : certains d’entre eux, marqués par l’expérience du combat et de la guerre, se retirent de la vie collective avec la société américaine qui traverse alors une révolution culturelle libertaire. Certains de ces soldats partent alors dans les régions isolées du centre des États-Unis pour s’y installer en quasi autarcie. Isolés du reste de la population américaine, ils vivent simplement tout en se préparant à l’éventualité d’une catastrophe ou d’une guerre sur le sol américain et posent les bases du survivalisme en mettant au point guides et techniques que nous connaissons aujourd’hui.
Devant la décadence d’une société qu’ils ne reconnaissent ni ne comprennent plus, ils se vouent à vivre en préservant et en étant prêts à défendre les valeurs authentiques de liberté, de propriété et de souveraineté sur leurs terres inspirées par leur foi et la constitution des États-Unis. Cette vie rudimentaire orientée sur des valeurs simples et axée sur la survie leur a valu le surnom de survivalistes.
Le survivalisme a évolué depuis la fin de la guerre froide et la multiplication des catastrophes industrielles et naturelles, des guerres, des attaques terroristes et des tensions socio-culturelles au cours des XX et XXIème siècles l’ont démocratisé sous les notions de prepping ou néo survivalisme, considérées comme des approches plus durables, plus collectives, plus sereines et plus politiquement correctes de la survie. Il n’en a néanmoins pas perdu de vue ses fondamentaux.
Survivre implique de continuer à vivre quand tout est réuni pour entraîner la déchéance, la mort, ou les deux. Les communautés humaines font face à ces risques depuis la nuit des temps, la notion de préparation préventive n’a donc rien de nouveau. Pendant longtemps la communauté survivaliste s’est principalement préparée à un effondrement soudain et brutal de la continuité civilisationnelle et sociale. Elle a petit à petit élargi le spectre des scénarios envisagés pour s’adapter aux enjeux et contraintes d’un monde moderne qui sombre lentement et donne d’une main pour reprendre de l’autre.
Ainsi, loin des clichés du reclus associable qui astique son arme toute la journée dans l’attente que l’humanité retourne à ses plus bas instincts, le survivaliste passe le plus clair de son temps à travailler (comme tout le monde) et à assimiler des connaissances pour accroître son autonomie : jardinage, couture, bricolage, premiers soins, la liste est longue.
Aujourd’hui en France, les survivalistes sont aussi nombreux qu’invisibles. Nous sommes vos voisins, vos amis, vos policiers, vos médecins ou vos garçons de café. Nous ne sommes ni des fous ni des dangers. Nous ne sommes pas un contre-pouvoir. Nous ne souhaitons pas la guerre ni la chute de l’État. Bien au contraire : nous construisons, dans le calme et dans la discrétion, la transmission de nos valeurs et les remparts de notre société au cas où elle viendrait à s’effondrer.
01.4 Se préparer à mieux vivre
De la panne d’essence au milieu de nulle part à la guerre civile en passant par la catastrophe naturelle, une foule d’événements extraordinaires plus ou moins déstabilisants et graves peuvent survenir. Le citoyen survivaliste ne se concentre d’ailleurs pas nécessairement sur les risques d’une catastrophe majeure. Savoir comment éviter et minimiser les problèmes et dangers de la vie quotidienne et comment réagir à des désastres aux conséquences temporaires est même sa préoccupation principale.
Si le survivalisme est souvent perçu comme un mode de vie réservé aux illuminés ou aux fous furieux, la réalité est bien différente. Au cours d’une vie, tout un tas de coups durs surviennent : perte d’emploi, problèmes de santé, perte d’un proches, catastrophe naturelle… dans les moments où l’argent vient à manquer ou quand plus rien ne semble avoir de sens, avoir un stock de denrées alimentaires et de l’argent de côté est un « luxe » qu’on apprécie.
Les scénarios plus graves sont bien sûr aussi un sujet de préoccupation pour le survivaliste, mais leur nature extrêmement imprévisible et destructrice les rend très complexe à anticiper. Une personne seule ou accompagnée de sa famille ne peut rien faire pour anticiper une catastrophe nucléaire ou une guerre, et à l’heure où les discours alarmistes se multiplient en France il est bon de garder les pieds sur terre. La préparation à l’imprévu ne doit pas se transformer en une peur irrationnelle du lendemain ni en angoisse de tous les instants.
Un certain nombre d’auteurs et de commerçants on fait de la peur un fonds de commerce très lucratif et distillent leur message angoissant par le biais de livres, de vidéos et de billets de blogs. Si injecter un peu de réalité dans l’esprit de son prochain n’est en soi pas une mauvaise chose, il faut savoir rester terre à terre.
On a plus de chance de se faire renverser en traversant la rue que d’être victime d’une attaque bactériologique,
il est plus probable de perdre son emploi que de voir son lieu de travail détruit par un bombardement,
le risque de perdre un proche de la maladie est plus élevé celui de le voir tomber lors d’une attaque terroriste,
il est plus vraisemblable de subir les conséquences d’une inondation que celles d’une guerre civile. etc…
Si cette dernière hypothèse apparaît souvent comme la moins probable, elle est néanmoins possible et nombreux sont les événements à nous l’avoir rappelé ces dernières années. Ce n’est pas un hasard si on entend de plus en plus parler de survie urbaine, de survivalisme et de résilience… Les divers sites de sécurité civile ont toujours préconisé de garder chez soi de quoi tenir au minimum 1 mois et le gouvernement allemand a récemment incité sa population à constituer des stocks de vivres et d’eau en cas d’attentat ou de catastrophe.
Si vous lisez ceci c’est que vous prenez conscience que le contexte général actuel et notre mode de vie moderne –la dépendance à tout- nous rendent vulnérable. Vous voulez vous donner les moyens de protéger votre famille du mieux que vous le pouvez en cas de situation de crise et c’est normal. Pour chacun et plus encore pour le survivaliste, l’idée de voir ses proches manquer, souffrir ou mourir est inacceptable. S’imaginer incapacité et ne plus pouvoir leur être utile ou les défendre l’est tout autant. On ne survit pas pour soi, on survit pour que les siens survivent. Et pour cela, il faut se préparer.
Quoi qu’il en soit, nul ne peut se préparer à toutes les éventualités ni vivre dans l’isolement total, quel que soit son niveau de préparation. Personne ne choisit la date ni les circonstances de sa mort et nous ne pouvons qu’essayer d’en retarder l’heure. Les éventualités de vivre un cataclysme majeur sont restreintes. Il est donc plus constructif et accessible de se concentrer sur des scénarios plus plausibles et de mettre en place des plans d’actions répondant à des troubles limités en gravité et en durée : le plan d’évacuation et le sac d’évacuation d’urgence, qui peut s’avérer utile en cas de travaux dans l’appartement comme en cas de guerre civile, en est un bon exemple.
01.5 Ville et campagne, deux environnements pour une même dépendance
Le milieu urbain évoque communément une forte densité de population et le nombre élevé de logements et services qui lui sont dédiés : barres d’immeubles, parkings, usines, bureaux, hôtels de police, casernes de pompiers, ateliers, hôpitaux, crèches, commerces, écoles, etc. A l’école, on nous apprend très tôt à différencier la ville et la campagne, comme si ces deux univers se côtoyaient sans se rencontrer. La réalité est bien différente et dès lors qu’il s’agit d’être confronté à une situation de crise, les enjeux des habitants de grandes villes de France comme Paris, Lyon ou Marseille ne sont pas très éloignés de ceux de communes bien plus modestes.
On peut alors élargir les critères de la vie en milieu urbain à toute personne qui vit dans un logement qui donne sur une route fréquentée ou qui en est proche, qui a une proximité directe de voisinage (maisons proches ou mitoyennes, vie en appartement dans un immeuble), qui est dépendante des réseaux publics pour l’eau, le gaz et l’électricité et des commerces pour s’alimenter.
On s’aperçoit ainsi que la plus grande part de la population française est confrontée à des problématiques de résilience et de survie urbaine. La densité de population et la proximité des bâtiments sont les facteurs les plus inquiétants à considérer dans le cadre d‘un effondrement de la normalité dans une ville. La haute concentration d’individus dans un secteur aux ressources limitées ou épuisées ne peut rien amener de bon et le survivalisme urbain fait de plus en plus d’adeptes. Il est extrêmement difficile de se figurer la barbarie des comportements induits par le manque. On a beau se l’imaginer, on ne connait pas le manque d’hygiène total, ni la soif, ni la faim, la vraie, celle qui rend fou au point de piller ou de tuer son voisin pour se nourrir.
01.6 Le siège de Sarajevo : une population forcée au survivalisme urbain
Les survivants des guerres de Yougoslavie et en particulier ceux du siège de Sarajevo (Bosnie) auraient beaucoup à dire sur le sujet. Pris au piège par le siège le plus long et le plus meurtrier de l’histoire de la guerre moderne (5 avril 1992 – 29 février 1996, près de 11500 morts), la population a vécu en vase clos pendant 4 ans. A la merci du manque de tout, pris pour cibles par les snipers et les bombardements incessants de l’artillerie serbe, les assiégés ont vu tomber près de 500 000 obus sur leur ville. Entre pertes humaines dramatiques et ravages matériels, le cauchemar fut total. Ce qui est particulièrement marquant avec ce siège et ce qui en fait un cas d’école, c’est la situation de Sarajevo avant que la situation ne bascule. Avant la guerre, cette capitale dynamique de 500 000 âmes connaissait une forte période de croissance et de développement et était un modèle de mixité ethnique et religieuse.
Les habitants vivaient en paix et jouissaient de l’animation de la cité qui proposait douceur de vie et services modernes : hôpitaux, cinémas, restaurants, etc. Entouré de ce confort et de ces signes tangibles de civilisation, la population n’a pas voulu croire à la guerre qui frayait son chemin jusqu’à elle. Ces gens vivaient dans un pays civilisé où ils étaient égaux. Nationalités, religions et origines ethniques différentes se mélangeaient pour créer une nation vantée comme forte et prospère, égalitaire, fraternelle… du moins jusqu’à ce que l’équilibre des forces change et qu’il en soit décidé autrement. Et lorsque les obus ont commencé à pleuvoir autour de la ville, il était trop tard. Incrédules, les Sarajéviens ont imaginé que leur gouvernement allait faire quelque chose, que l’aide internationale allait solutionner le conflit et que la situation allait revenir à la normale rapidement. Mais rien ne s’est produit. Et personne n’était préparé à vivre l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire européenne du XXe siècle.
01.7 L’expérience est un peigne pour les chauves
La morale est que nos sociétés structurées nous offrent une facilité d’accès à du matériel utile et un confort de vie dont il ne faut pas se priver tant qu’il nous est donné d’en profiter. Plus le niveau de civilisation est élevé, plus la chute est rude. Survivalisme rime nécessairement avec anticipation. Nul ne sait de quoi demain est fait et la satisfaction des besoins médicaux doit être une priorité, en particulier en France où leur accès est aisé et bien remboursé. Ce n’est pas une fois privé d’accès aux soins qu’il faut se dire qu’on aurait dû faire soigner cette mauvaise dent, cette douleur à l’abdomen ou se faire prescrire des lunettes à notre vue…
En dépit de ce confort, nombreux sont ceux qui fantasment un effondrement socio-économique en France qui les placerait en position dominante ou leur donnerait un rôle, une mission claire qu’ils comprennent et approuvent. Ceux-là sont les victimes inconscientes d’une société d’hyper-croissance et d’uniformisation de masse qui les empêche de trouver leur place : personne ne veut être un mauvais investissement. Personne ne veut être pris pour moins que ce qu’il ne vaut. Personne ne veut être la preuve que la vie ne vaut finalement vraiment rien. Alors tout le monde avance dans les pas de celui qui le précède. L’individualisme est total et rend la dépendance collective et massive, le naufrage est universel.
La consommation n’est pas un mode de vie ni une fin en soi et nos générations en prennent conscience dans la frustration et la douleur, ce qui n’est pas sans engendrer une certaine forme de violence.
02. Un regard survivaliste sur les restes du monde
Au-delà de l’accumulation de connaissances et de matériel, le survivalisme s’appuie sur la compréhension du monde qui l’entoure. Ceux d’entre vous qui ont lu 1984 de George Orwell se souviennent certainement de ce slogan: « LA GUERRE, C’EST LA PAIX. LA LIBERTE, C’EST L’ESCLAVAGE. L’IGNORANCE, C’EST LA FORCE.»
Ce slogan du régime politique fictif (ANGSOC) de 1984 de George Orwell illustre parfaitement la stratégie de contrôle mise en place par nos gouvernements et la contradiction permanente dans laquelle nous vivons. La double pensée orwellienne qui consiste en l’acceptation simultanée de deux concepts contradictoires se retrouve par exemple dans le concept de guerre « préventive » moderne (Irak, Afghanistan, Lybie, Syrie, etc.) utilisé par les États-Unis et l’OTAN.
02.1 « La guerre, c’est la paix »
Éliminer un adversaire potentiel avant qu’il n’ait une chance de pouvoir se défendre honorablement dans le cadre d’un éventuel conflit est interdit par le droit international, mais le concept de guerre préventive existe pour contourner cette interdiction : appuyés par le flot continu d’informations orientées des médias, les gouvernements nous emmènent faire la guerre pour ne pas faire la guerre.
Ce système de pensée se retrouve aussi dans les discours politiques : le meilleur exemple récent en est l’élocution du Président de la République Française qui au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 annonçait gravement « la France est en guerre » devant le Parlement et la France entière et déclenchait l’état d’urgence… sans qu’aucune mesure cohérente ne soit mise en place par la suite : du jamais vu au pays de la pensée cartésienne.
La population française, à qui on a annoncé la guerre suite à des attaques d’une barbarie extrême qui ont fait 130 morts, plus de 400 blessés et détruit des milliers de vies, a donc continué à vivre comme en temps de paix. Si certains analystes politiques voient dans cette déclaration présidentielle une énième maladresse de communication, on peut en faire une lecture différente. La répétition de cette déclaration et les invitations lâches du Premier ministre à « s’habituer à vivre avec le terrorisme » pourraient laisser penser qu’on cherche à nous habituer à vivre en paix dans un état de guerre permanent. Aveu d’impuissance ou manipulation ?
Le résultat est le même pour le citoyen. De tous temps, la propagande mensongère a été la composante majeure des systèmes politiques sans principes. Tous les systèmes tentent de convaincre leurs électeurs que le système est bon, juste et noble, digne d’être défendu et perpétué… Mais en France, y croit-on encore ?
02.2 « Et je soufflerai sur ta maison… »
L’objectif des terroristes est de perturber notre mode de vie et de nous faire vivre dans la peur constante d’une attaque. Les réponses hasardeuses apportées par les politiciens, loin de créer de la réassurance, appuient malgré eux cet agenda : déploiement inutile de militaires et de policiers patrouillant en tenue de combat dans les rues, propositions de lois visant à restreindre l’accès aux armes à feu à la population, édition de consignes à respecter en cas d’attaque… l’intégration de l’islam en France (comme ailleurs) est un échec et la guerre se mène désormais à la fois contre un ennemi intérieur et extérieur.
Toutes ces mesures soulignent la soumission et l’impuissance de notre nation devant l’ennemi et influent négativement sur le quotidien du citoyen sans le protéger pour autant. Et rares sont ceux à opposer le bon sens à ces dispositions. Les militaires sont formés à la guerre conventionnelle et ne sont ni organisés ni équipés pour s’engager rapidement et efficacement dans des situations où civils et terroristes sont mélangés.
Nos policiers, qui sont d’ailleurs souvent adeptes du survivalisme, souffrent d’un manque de personnel, de formation et d’un équipement désuet dont le remplacement est sans cesse repoussé par manque de budget… En dépit des millions dépensés par le gouvernement dans des projets inutiles ou moins urgents. On l’a bien vu lors des attaques du 13 novembre 2015, les terroristes ont pris leur temps avec leurs victimes, en particulier au Bataclan.
02.3 Le jeu de quilles de l’ennemi : strike sur un peuple français désarmé
Tels des renards dans un poulailler, ils ont joué avec nos frères, nos femmes, nos adolescents avant de les mettre à mort. Ils ont pris leur temps car ils savaient qu’il n’y avait aucune chance qu’ils rencontrent la moindre résistance armée de la part de leurs otages. Et devant la volonté des citoyens de s’armer pour se protéger, la leçon que tirent les politiciens est : il faut interdire les armes à feu à la population. A ce titre, le cercle des tireurs sportif et le mouvement survivaliste sont surveillés de près.
L’explosion du survivalisme en France est directement liée à la montée de l’insécurité et à la fréquence de plus en plus élevée des attaques terroristes. Les bombes ont été délaissées pour des attaques barbares à l’arme automatique, à la machette, à la hache, au couteau ou au camion-bélier… La capitale n’est plus la cible unique et chacun se sait désormais la victime potentielle d’un « déséquilibré« . Survivalisme et défense sont directement lié et sous l’impulsion de l’Union Européenne, les lois sur le contrôle des armes légales se durcissent. L’interdiction pure et simple de détenir une arme finira par tomber, ce n’est plus qu’une question de temps. Il ne faudrait pas que le peuple Français aie l’idée de se défendre… la puissance de l’État ne doit pas être remise en cause (on ne peut mettre fin à la tyrannie sans recours à la force…) et le spectre de la guerre civile ne doit pas être agité.
Pourtant, l’ensemble des tueries de masse procède du même mode opératoire bien connu : un ou plusieurs assaillants lourdement armés pénètrent dans une enceinte abritant des civils désarmés et les massacrent. Le concept de gun-free zones inventé par les américains pour créer des zones de sûreté est en réalité le meilleur moyen de créer des pièges mortels pour les civils.
Il en va de même à l’échelle d’un pays. Incriminer préventivement les citoyens et chercher à les priver de leur doit à posséder légalement les armes à feu qui leur permettraient de se défendre est une hérésie sans nom. Désarmer un peuple revient à nier son droit à l’autodétermination et à l’offrir en sacrifice au premier assaillant venu. Le survivaliste et le tireur sportif, qui souvent sont une seule et même personne, ne savent cela que trop bien.
La seule réponse apportée par la population aux massacres du 13 novembre aura été le dépôt de bougies, de fleurs et de peluches devant les lieux où ils furent commis, symptôme d’une population infantilisée qui ne juge et ressent les événements que par le prisme façonné par les médias et les discours du pouvoir en place, qui la dispensent d’exercer son jugement et de prendre en main son destin. La guerre de la désinformation fait rage, les mêmes images et les mêmes discours tournent en boucle sur les chaines télévisées et l’effet de sidération fait son œuvre. « Vous n’aurez pas ma haine ».
Dépendant et désarmé, le citoyen devient un sujet à la merci des décisions de la classe politique qui règne en maitre. La guerre est là, invisible mais prête à s’abattre et à déchaîner toute sa barbarie dans le monde fleuri et vulnérable des gentils, peuplé de peluches, de dessins d’enfants et de bougies ; la violence en suspens a alors un effet de pétrification sur le peuple impuissant et l’enferme dans la psychose. Ceux qui contrôlent les médias, et donc les esprits des citoyens, ont un pouvoir dont n’auraient pas osé rêver les rois et les dictateurs. La population, couche par couche, perd progressivement toute capacité de discernement. Or le discernement est la capacité à reconnaître la différence entre croyance et réalité démontrable. Aujourd’hui, tout n’est plus que croyances martelées… Le survivalisme et sa philosophie visent à contrecarrer cela.
02.4 « La liberté, c’est l’esclavage »
Ce slogan pourrait malheureusement être gravé sur les devantures de la plupart des entreprises. Aussi paradoxale que cette affirmation puisse paraitre, elle est à la base de la structuration de notre société moderne. De l’ouvrier au ministre, tous les êtres humains sont esclaves de l’argent et du profit : ils doivent travailler pour vivre et s’acquitter de taxes et d’impôts souvent abusifs pour faire partie de la société, certains plus que d’autres, certains profitant des autres. Néanmoins, beaucoup s’imaginent être libres.
Si vous avez un doute, cessez de payer lesdits impôts et vous comprendrez rapidement que la liberté s’achète. Le système financier nous oblige à pointer chaque jour de 9h à 18h et peu nombreux sont ceux qui peuvent se targuer de faire un travail à la fois bien payé, créatif, stimulant et utile à la société. Bien souvent, la seule motivation pour aller travailler est la paye à la fin du mois, qui bien sûr ne suffit pas à combler les besoins et ce n’est pas un hasard. D’un côté, le smicard vit un survivalisme économique forcené : vivre avec rien ou presque est un vrai combat quotidien, personne ne peut le nier.
Travailler plus pour gagner plus… pour payer toujours plus
Le schéma est le même dans toutes les entreprises : les équipes dirigeantes sont payées 5 à 10 fois plus que les petites mains (ouvriers, agents de maitrise, cadres) car en maintenant la plus grande part de la population dans la précarité on l’enferme dans sa condition et on la fait se concentrer sur ses problèmes matériels : comment payer les impôts, économiser pour changer de voiture, mettre de côté pour les vacances des enfants ou pour la retraite, s’offrir tel bien ou tel service… d’ailleurs nombreux sont ceux qui s’intéressent d’abord au survivalisme par nécessité matérielle.
Avec de telles préoccupations, l’envie d’envoyer paître son patron ou de prendre du temps pour se lancer en politique disparait aussi vite qu’un SMIC en période de Noël. La pauvreté, la maladie et la guerre sont profitables mais rien n’arrive à la cheville de l’esclavage salarié quand il s’agit de contrôler la population tout en la mettant au service du capital.
L’argent est devenu la religion planétaire, partout dans le monde on trouve ses fidèles. Des êtres qui vivent une vie d’esclave, piégés dans des cages de verre et de béton le jour, hypnotisés devant des écrans la nuit. Dépendants de tout, ils assemblent leurs chaînes minutieusement dans des jobs qui ne sont d’aucune utilité à leur prochain. Obéissants et soumis à l’autorité ils sont les suppôts d’un mal exponentiel et les plus dociles d’entre eux sont glorifiés par la société comme ambitieux. De bons soldats bien sous tous rapports, prêts à piller, trahir et tuer avec la bénédiction de la Machine qui joue de leurs frustrations. Se soumettre au système est leur victoire la plus étincelante ; en être exclu est leur pire cauchemar.
02.5 « L’ignorance, c’est la force »
Ces quelques mots reflètent bien l’absence d’écoute et de partage du savoir entre les élites auto-proclamées et le simple citoyen, le manque de transparence et l’immobilisme des gouvernements ainsi que la confiscation du pouvoir au peuple en dépit des discours, des postures et du cirque démocratique. On le sait et on le constate chaque jour dans le monde entier, un système politique fera n’importe quoi pour préserver son pouvoir, y compris envoyer sa nation à la casse. En Chine, on dit qu’un sot juge les gens sur leurs paroles, et qu’un homme sage les juge sur leurs actes et leur accomplissement… Avec une classe politique qui n’accomplit rien, nous en somme réduits à choisir nos présidents en fonction de leur degré de corruption. Et tout cela semble banal en France, berceau de la démocratie…
Nos jeunes sont désormais programmés dès le plus jeune âge pour exécuter des tâches binaires, leur raison d’être est de générer plus de zéros sur un serveur bancaire car leur survie en dépend : personne ne leur a appris l’indépendance ni montré qu’une autre voie est possible. La liberté passe aujourd’hui au travers d’une vie professionnelle dévorante et d’un casque de réalité virtuelle ; l’expérience n’est plus acquise mais simulée et personne ne questionne les programmeurs. C’est une véritable guerre de destruction intellectuelle qui est menée et la conquête se fait par la saturation des esprits.

Déconnexion totale de la réalité pour un abrutissement maximal
Le constat est clair : nos vies s’articulent autour de centres d’intérêt, d’actions et de matériels qui s’éloignent et nous éloignent chaque jour un peu plus de nos besoins réels. Les séries nous abreuvent d’histoires extraordinaires abordant d’ailleurs souvent la question du survivalisme (The Walking Dead, Jericho, The leftovers, The 100, etc.) pendant que nous sommes vautrés dans nos canapés. Il suffit d’allumer sa télévision ou de s’attarder sur les publicités placardées dans les couloirs du métro parisien pour prendre conscience que la priorité de l’humanité est devenue de s’échapper du réel. Qu’il s’agisse de consoles de jeux, de chaînes câblées proposant des milliers d’heures de séries à visionner ou de casques de réalité virtuelle invitant à l’évasion numérique, la tendance générale s’inscrit dans la fuite de la réalité. Nous sommes entrés dans l’ère du divertissement.
Diversion : Manœuvre ou procédé visant à attirer l’adversaire vers une zone ou un point différent de celui sur lequel on compte attaquer : opérer une diversion. Événement, action qui amène quelqu’un à détourner son attention d’une tâche, d’un souci : Une agréable diversion à son ennui.
Cet éloignement de la vie et l’ultra dépendance au système qui en découle résultent d’une certaine atteinte de la civilisation telle qu’elle nous est présentée par la société de consommation. Ce que nous appelons survivalisme était tout simplement la vie pour les générations qui nous ont précédées. Le survivalisme d’aujourd’hui ferait sans doute sourire nos ancêtres. Dans notre monde moderne, un être civilisé est un être qui ne se soucie pas de pouvoir satisfaire lui-même ses besoins physiologiques, il se consacre au travail et au divertissement. Chacun de ses actes génère des profits pour la Machine et c’est la Machine qui pourvoit à ses besoins vitaux.
02.6 L’esclavage moderne
Chacun doit pouvoir se dédier entièrement à travailler, à consommer et à se divertir pour combler les temps morts entre ces deux activités. Ces derniers se font d’ailleurs de plus en plus rares : le divertissement devient lui-même une source inépuisable de consommation : télévision à la demande (payante bien sûr), électroménager connecté avec fonction de commande automatique, jeux avec achats intégrés, etc. La consommation s’insinue partout et tout le temps, omnipotente, omnisciente, vorace.
Telle l’oie que l’on gave, l’humain devient une machine à consommation perpétuelle. Une personne qui se soucie de sa capacité à vivre sans l’appui des miracles et du harcèlement constant de la société de consommation (c’est-à-dire, qui met en doute sa pertinence, ses intentions, ses valeurs et sa pérennité, un survivaliste par exemple) est considérée comme réactionnaire -voire dangereuse-, mise au ban par les gens « normaux » et lapidée par les médias.
Mais quelle est donc cette norme à laquelle on veut nous faire adhérer à tout prix ? Accepter la cheptelisation de l’humanité, la privatisation des gains et la socialisation des pertes, la décadence de la société et la destruction des valeurs, la négation du bon sens et de l’équilibre naturel et l’usure de l’humain jusqu’à la corde, voilà ce qu’est devenue la normalité (lire accès à la consommation, progrès et cohésion sociale). Le survivalisme, au-delà des considérations de sécurité physique et matérielle, vise aussi à préserver l’esprit. Et plus le temps passe, plus il devient urgent de se prémunir contre les déviances que provoque la société « moderne ».
02.7 Le survivalisme pour reprendre le contrôle
Devenir survivaliste et résilient, c’est travailler sur soi pour y échapper et créer sa propre réalité pour vivre en accord avec ses valeurs. Gagner son autonomie, c’est se donner les moyens d’être plus confiant en l’avenir et s’offrir une paix de l’esprit pour avancer le plus sereinement possible dans un monde instable et incertain. Un pied dedans, un pied dehors : il faut profiter de la croisière mais être prêt à sauter dans un canot de sauvetage si le navire sombre. Et comme à bord du Titanic, il n’y en a pas assez pour tous les passagers.
Le constat est terrible : on ne peut pas changer le monde. Mais on peut changer son monde. Prendre le contrôle de sa vie et de son environnement pour le simplifier et le sécuriser est à la portée de chacun et pour cela il suffit d’ouvrir les yeux. La résilience c’est aussi, en partie, sortir de l’enfance. L’homme est une créature d’habitudes en quête constante de réassurance ; le réflexe enfantin de se cacher dans les jambes de ses parents se transpose à l’âge adulte par le réflexe de faire appel à la protection de la société, même si elle en est incapable. Le survivaliste apprend à rejeter ce réflexe et à ne s’appuyer que sur lui-même.
La vulnérabilité entraine la peur et pour beaucoup la peur appelle le déni. Peut-être avez-vous déjà fait part de votre préoccupation à des collègues ou à des proches et essuyé des regards fuyants ? C’est frustrant mais tout à fait normal. Le commun des mortels fait tout pour oublier qu’il l’est ; ne vous avisez surtout pas de lui rappeler. La vie s’en chargera.
Si vous lisez cet article c’est que vous savez que quelque chose ne tourne pas rond et que vous voulez agir. Votre instinct de conservation s’est réveillé car vous sentez que le système se trouve déjà dans une situation critique et qu’il pourrait brutalement tout entrainer dans sa chute. Vous l’avez écouté et c’est très bien, soyez-en fier. Le mouvement survivaliste s’appuie sur l’espoir et le courage, signe le désir de renouer avec la vie et le refus de se soumettre un esclavagisme pervers.
Le survivalisme est la forme la plus avancée d’engagement et de désobéissance civile. Et par-dessus tout, c’est un chemin qui mène à la vie dans sa nature la plus authentique. En minimisant notre dépendance, nous regagnons notre indépendance, notre liberté et surtout notre humanité.
Si les quelques ondes négatives attachées au terme « survivalisme » vous dérangent, sachez que ce n’est qu’un mot. Les valeurs et notions qu’il abrite sont, elles, universelles et positives.
03. De l’ultra-consumérisme au survivalisme en France : les raisons du changement
L’objectif du survivalisme est d’apprendre comment se passer au maximum des systèmes de support et de la respiration artificielle qu’ils représentent. Le but profond est de (re)conquérir son humanité et de s’ancrer dans le réel.
03.1 La place du survivalisme dans une société déséquilibrée
Maslow a théorisé qu’en tant qu’êtres humains, nous avons différents besoins à combler pour nous épanouir dans notre condition et pour tendre à la civilisation. Ces besoins sont hiérarchisés (à tort dans un contexte de développement personnel mais à raison dans un contexte de survivalisme) en 5 strates pyramidales et complémentaires qui entrent dans 3 sphères de besoins à la fois différents et indissociables : besoins physiologiques, besoins psychologiques et enfin, besoins sociologiques.

Notre mode de fonctionnement moderne nous permet de nous concentrer sur nos besoins psychosociologiques. Si c’est en soi la marque d’une société stable au quotidien, cela a pour effet pervers de nous rendre égocentriques et de nous divertir de ce qui devrait toujours être au centre de nos préoccupations : garantir la satisfaction pérenne de nos besoins vitaux et ceux de nos proches. Le survivalisme n’est pas une occupation farfelue ni un centre d’intérêt : c’est un mode de vie à part entière.
Une étude mondiale récente TNS-SOFRES a démontré qu’en France les 16-34 ans passent plus de 24 heures par semaine à consulter les réseaux sociaux. Cela représente plus de 3h30 par jour, auquel nous pouvons ajouter 1h30 de télévision soit en moyenne 5 heures de divertissement audiovisuel quotidien et ces chiffres ne sont pas très éloignés chez leurs aînés. A titre de comparaison, environ 2h30 par semaine sont consacrées aux courses alimentaires, et 3h30 au tâches domestiques (source INSEE).
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Reprenons notre pyramide de Maslow et agrégeons-y les composantes de notre monde contemporain pour voir de quoi la société nous abreuve pour pourvoir à nos besoins.

La complexité de notre monde modifie notre rapport au réel. La mondialisation de l’économie devenue toute puissante, la démission et la corruption du politique, la pluralité et l’immédiateté de l’information et des échanges nous plongent dans un enchevêtrement cauchemardesque. Bâillonnée par l’absence d’institutions représentatives, débordée par l’information, les sources de divertissement, la technologie et les changements brutaux, la population se noie dans un sentiment d’impuissance face à un monde dont la géométrie varie trop souvent pour qu’elle puisse en appréhender durablement les contours.
La société en montre d’ailleurs chaque jour un peu plus les symptômes et le fantasme d’une vie plus authentique et plus sensée pointe de plus en plus en opposition à cette modernité dévorante. En France, ce besoin d’authenticité est en train de prendre une telle ampleur qu’il se transforme lentement mais sûrement en une force d’implosion qui revêt différent noms : survivalisme, décroissance, écologie… derrière ces appellations se cache le cri d’une humanité qui se perd dans une société où elle ne s’épanouit plus.
03.2 Le masque technologique et l’obsession du Moi
Cette force d’implosion, l’industrie du divertissement s’affaire à la contenir en cultivant l’individualisme, en particulier chez les plus jeunes. Les émissions de télé-réalité, la musique (plus spécifiquement le rap français et sa culture ethnocentrique mi-violente mi-victimaire qui glorifie l’égocentrisme, la violence et la drogue, fait l’apologie de l’oisiveté dans des complaintes geignardes et encourage à objétiser la femme qui est, en fonction de son lien de parenté et de l’humeur du jour, une sainte ou une chienne), les jeux vidéo et les réseaux sociaux jouent un rôle prédominant dans cet égocentrisme exacerbé, encouragé par des filtres de distorsion positive : l’apparition du self-marketing catalysé par des plateformes comme Facebook encourage la création d’un Moi fantasmé et la focalisation des individus sur l’image qu’ils renvoient à la société.
L’essentiel est abandonné au profit des apparences, l’utilisateur devient à son tour une marchandise prête à tout pour se vendre, un produit au polymorphisme mercantile qui s’assujettit de son propre chef à la pensée dominante. Le glissement du réel vers le fictif est insidieux mais patent ; l’âne se fantasme en licorne magnifique, ses œillères ont été remplacées par des écrans et la carotte par une reconnaissance et un sentiment d’accomplissement illusoires.
Le monde fournit désormais des palliatifs à tout. Au-delà du divertissement, ce sont aujourd’hui des mécanismes de compensations et de remplacement qui sont introduits au peuple pour l’anesthésier. Or on constate bien que loin de créer la complétude par le lien social, ces instruments sont des vecteurs de frustration, d’insatisfaction et d’isolement, un paradis artificiel aux relents de purgatoire. La négation de la réalité et de son poids est devenue l’échappatoire providentielle de notre société infantilisée et débilitée, aux antipodes du survivalisme, incapable d’affronter la froide brutalité de la vie et l’essence fragile de l’humanité.
03.3 Les caïds du bac à sable virtuel
Si beaucoup y voient la marque du progrès au travers de la raréfaction de la violence, nul n’a encore le recul pour juger des conséquences de cet écosystème de diversion palliative sur les plus jeunes, bercés dans une illusion de toute puissance et de sécurité absolue par l’absence de confrontation avec la réalité. Violence esthétisée, rapports sexuels idéalisés aux performances athlétiques, information sans réflexion, consommation sans effort…
Tout comme l’enfant qui s’invente un monde magique pour se protéger de la complexité du monde des adultes, le citoyen moderne se réfugie dans un abri fantasmagorique fait de divertissements. Dans les jeux vidéo, les séries, les jouets, la consommation, il retrouve un sentiment auquel le monde l’a déshabitué : la satisfaction immédiate, le bonheur, la joie béate, l’absence d’incompréhensions, de douleurs, d’humiliations, de pleurs, de pensées.
Pour construire son identité incertaine à cause d’une société en perte de valeurs, l’humain est poussé à perdre le contact avec le réel pour aller se construire dans une réalité fantasmée. L’expression IRL (In Real Life, littéralement dans la vraie vie, employée en opposition à In-game, dans le jeu) utilisée par les adeptes du virtuel vient consacrer l’idée qu’il existe bien désormais 2 plans d’existence distincts et simultanés : la réalité et la réalité virtuelle, la dernière venant s’interposer entre l’homme et le monde tel un filtre à la magnification illusoire.
03.4 Instantanéité et jouissance immédiate
Il est plus simple de se laisser bercer par la télévision que de se retrouver seul avec soi-même. Plus gratifiant de connaître la gloire dans les jeux vidéo que d’assumer ses échecs.
Plus rassurant de passer des heures à juger la vie des autres sur les réseaux sociaux que de prendre la sienne en main. Moins fatiguant de commander son diner aux services de livraison à domicile que de faire les courses et le préparer.
Plus amusant de jouer avec un drone que de trouver le moyen de payer ses factures. Plus facile de rassasier sa libido en surfant sur des sites pornos que de se confronter au sexe opposé. Plus rapide de choisir son partenaire dans une liste que de vaincre sa timidité et faire confiance à la vie pour nous mener à la bonne personne. Plus facile de s’en remettre à la supposée protection de L’État que de se donner les moyens de l’assurer soi-même.
03.5 Le survivalisme comme repère
Il est urgent d’apprendre à se déconnecter au maximum de cet écosystème nocif et de la respiration artificielle qu’il représente afin de (re)conquérir son humanité et de s’ancrer dans le réel.
Le survivalisme vient s’interposer entre l’humain et une la société où l’endorphine règne en maître : la gratification doit être instantanée, sans effort et sans réflexion. Or, la vie est lente, inconfortable, frustrante, compliquée, douloureuse, brutale et injuste. Le survivalisme, c’est du bon sens et une bonne dose de prévoyance.
Il n’est pas question de se priver totalement de la technologie ni de renoncer à se faire plaisir en achetant le nouvel écran plat dont on a envie. Pas question de demander à sa moitié de limiter ses achats plaisir ou de s’offrir des oranges à Noël pour économiser.
Il est question d’aiguiser son raisonnement et de rationaliser son temps et ses dépenses pour s’aménager un temps de réflexion et se créer un « budget résilience » qui permettra l’achat immédiat de stocks alimentaires et de matériels utiles en prévision de circonstances extraordinaires.
Soyez responsables. Reprenez le contrôle de votre vie. Préparez-vous.
Légendat
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La guerre
- Par Thierry LEDRU
- Le 03/04/2022
La guerre, là pas très loin.
Comme s'il n'y avait que celle-là.
Non, il y a actuellement 22 conflits armés dans le monde.
Je pourrais passer des heures à les commenter, à chercher à les analyser, à en connaître l'historique, les causes, les responsables, les conséquences.
Ça serait sans fin. Et ça serait inutile.
"Les responsables des guerres ne sont pas ceux qui les déclenchent mais ceux qui les ont rendues inévitables." Montaigne.
A quoi servirait-il que je commente celle en Ukraine ? Je ne suis pas expert en géo-politique. Je connais par contre, un peu, les enjeux financiers. Et là, on peut trouver déjà quelques explications et non des moindres... Mais ça n'a aucune importance au final. Ca ne changera rien au conflit ce que j'en pense et le temps que j'aurai consacré à essayer de comprendre ne m'aura servi, personnellement, à rien. Tenter de comprendre les tourments des puissants, c'est du temps que je ne consacre pas à tenter de sauver mes arbres fruitiers des gelées actuelles. On me dira que c'est effrayant de penser à des choses aussi basiques pendant que des civils meurent. Et je vais faire quoi ? Prendre un fusil et aller me battre en Ukraine ? Et pourquoi là-bas et pas au Yémen ou dans tous les autres conflits armés ? J'ai lu des tas d'articles pro Poutine et d'autres pro-Ukraine et d'autres pro-Otan etc etc...Des tas de gens prennent la parole. Ça parle, ça parle beaucoup, tout le monde sait tout sur tout, tout le monde a un avis tranché, argumenté. C'est impressionnant d'ailleurs que tout le monde puisse argumenter dans son sens. Cela voudrait-il dire qu'il n'y a pas de vérité ? Qu'il n'y a que des prises de position.
J'ai bien vu ce que ça donnait avec le COVID et moi-même, je me suis bien fait avoir en tentant de trouver la vérité... Quelle prétention.
"Occupe-toi de tes patates et de tes radis, tu feras quelque chose d'utile et surtout à ta mesure."
Je n'ai aucun avis sur cette guerre. Tout ce que j'en ai lu ne me donne pas le droit de me positionner.
La seule chose dont je sois certain, c'est que la folie humaine est sans limite. L'Histoire est jonchée de cadavres. Ceux du passé, ceux d'aujourd'hui, ceux de demain.
Et la seule chose dont je sois certain, c'est que l'amour humain est sans limite mais beaucoup plus fragile que la folie. La folie, il n'est pas besoin de creuser profond pour la trouver, elle est là, sous la surface, elle rôde en permanence.
L'amour est fragile parce qu'il n'a pas d'autre arme que lui-même et que c'est peu face à la folie.
Dans cette guerre-là, comme dans toutes celles en cours, il y aura des humains fous et d'autres emplis d'amour. Il y aura des histoires effroyables et des histoires magnifiques, il y aura des récits qui nous révulseront et d'autres qui nous rempliront de joie. C'est humain. Voilà, c'est humain... Et c'est bien pour cela que les Indiens Kogis disent de nous que nous ne sommes pas encore des êtres finis, complets, accomplis, des êtres en paix.
"Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre."
Marc-Aurèle
Encore deux nuits de gelées. On a couvert les arbres fruitiers avec des voilages.
Je peux tenter de sauver quelques fleurs.
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Un an dans la Creuse
- Par Thierry LEDRU
- Le 01/04/2022
Nous avons aménagé le 16 mars 2021 et on a commencé à vraiment travailler sur le terrain (4600 m²) le 1 er avril.
Le terrain était à l'abandon depuis trois ans. La nature sauvage avait repris ses droits. Enormément de choses à faire.
Les anciens propriétaires avaient construit une serre mais elle était dans un état pitoyable et envahie par des vinaigriers ( le sumac de Virginie), très, très envahissant et particulièrement vivace. Si vous en oubliez un bout de racine de cinq centimètres, trois semaines après vous avez une pousse à chaque extrémité...A ne jamais mettre dans un jardin en décoration à moins que vous ayez envie d'être envahi.
La prairie était recouverte de ronces, de genêts et de fougères, tout autant que l'ancien potager. Impossible d'y passer la tondeuse, il a fallu y aller à la machette. Nous n'utilisons jamais de motoculteur. La terre ne doit pas être retournée au risque de tuer toutes la vie des bactéries. Retourner la terre met à la surface les bactéries anaérobies et enterre les bactéries aérobies. Résultat : le sol est mort.
On a donc entièrement coupé la végétation sauvage puis ensuite on l'a broyée et laissée sur le sol. Il a fallu par contre arracher toutes les racines des ronces et c'est d'une solidité redoutable...
Au vu de tous les chevreuils qui se baladent dans le coin et avaient pris leurs habitudes, il a fallu clôturer entièrement les 300 m² de potager puis commencer à faire les bandes de culture. Cette fois, le potager recevait ses premières plantations.
A l'été, il était magnifique. Il nous nourrit.
On a planté les arbres fruitiers et les arbustes puis quelques grands arbres. (43 plantations à ce jour) L'idée, c'est de constituer un "jardin-forêt". J'en ai déjà parlé ici. Biodiversité, c'est le mot d'ordre.
Nettoyage du puits qui n'était plus utilisé depuis des années et qui s'était "embourbé". Descendre au fond avec la corde, remplir le seau, remonter le seau, le vider dans une brouette. On ne sait plus combien de brouettes on a rempli.
Installation des citernes de récupération d'eau de pluie. 4000 litres réparties entre la serre et le potager, plus des bidons de 200 litres à divers endroits. Le puits a été fortement mis à contribution pour remplir tout ça. Deux jours de pompage, le niveau est descendu de 5 m à 2 m. Deux jours après, il était de nouveau remonté à 5 m, sans qu'il n'ait plu. Comme quoi, le dicton a raison : "Il faut tirer l'eau du puits pour qu'il se remplisse".

L'eau, c'est la priorité et ça le sera de plus en plus.
Préparation d'un terrain pour recevoir une citerne de 10 000 litres avant l'été. Enlever des tonnes de cailloux qui ont servi à monter deux murets à l'entrée du terrain. Le toit de la grange et celui de la deuxième habitation serviront au remplissage de cette citerne. Une pompe y sera jointe pour l'arrosage du potager.
On continue, tous les jours. Soit on est sur le terrain, soit on y pense :)
















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LE DÉSERT DES BARBARES (3)
- Par Thierry LEDRU
- Le 30/03/2022
Il y a plusieurs années, j'avais écrit un texte sur le silence. Depuis longtemps déjà, j'avais imaginé qu'il faudrait que l'humanité entende hurler dans ses oreilles le cri de la Terre, le cri de toutes les souffrances. Finalement, je réalise en reprenant l'écriture de ce roman que rien de ce que j'ai écrit ne disparaît jamais de ma mémoire et c'est fascinant, non pas pour les capacités de ma mémoire (elle n'est aucunement infaillible et l'âge n'arrange rien) mais pour l'impact que ça a en moi. Rien ne se perd, tout se transforme.
LE DESERT DES BARBARES
EXTRAIT ; page 136 à 141
Après avoir récupéré les affaires dans le véhicule de Tim, ils prirent la route du chalet.
« De quoi tu voulais me parler, Francis ?
- Pas ici, pas maintenant. Là-haut, je te raconterai. Promis.
- T’en as vraiment lourd sur la caboche.
- Oui. Plus que que tu penses encore. Parle moi de tes recherches, Francis. Vraiment, ça m’intéresse.
- OK. »
Un moment de silence.
Francis était soulagé d’avoir détourné l’esprit de Tim de la révélation qu’il attendait. Tout en sachant très bien qu’au chalet, le malaise serait encore plus puissant. Réduire la distance kilométrique amplifiait la douleur en lui. C’était comme s’approcher inexorablement d’un gouffre, à pleine vitesse, avec l’impossibilité de s’arrêter.
« Nous sommes la Terre et la Terre est ce que nous sommes, reprit Tim, avec une voix déterminée, une intonation appuyée.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Tant qu’il y a aura l’idée d’un ministère de l’environnement, quel que soit son nom, c’est que les humains n’auront toujours rien compris. Il n’y a pas nous d’un côté et la Terre de l’autre. Il y a nous, Terre et humains, dans une même entité, englobée par la galaxie, elle-même englobée par l’Univers. Et tout ça forme un tout. Les humains exploitent la Terre sans aucune modération parce que les humains s’exploitent eux-mêmes sans aucune modération depuis des siècles mais maintenant la dégradation spirituelle des humains a des effets sur la vie spirituelle de la Terre.
- La vie spirituelle de la Terre ? reprit Francis, dubitatif.
- Je t’ai dit il y a quelques temps que mes travaux personnels n’entrent pas dans la logique cartésienne et dans le cadre extrêmement étroit de l’esprit formaté des humains. Je suis au-delà. Est-ce que tu veux vraiment que je continue ?
- Oui, Tim, je t’écoute, désolé, je ne t’interromps plus.
- La Terre est un être vivant, les anciens grecs l’appelaient Gaïa. Elle est dotée d’ondes, des vibrations, une fréquence électromagnétique, imagine des vagues qui enveloppent la planète, des vagues de pulsations, on ne les voit pas mais on sait les enregistrer, c’est ça la résonance de Schuman dont je t’avais parlé. C’est le nom du scientifique qui les a identifiées. Ça date des années 1960. »
Tim était parti dans son univers, Francis le sentait, un débit mesuré mais une voix affirmée, un esprit délié, une parfaite connaissance de son sujet. Il émanait de lui un plaisir évident, une forme de joie profonde qui le transformait et le rendait passionnant. Il rappelait à Francis un professeur d’université qu’il avait beaucoup apprécié.
« La Terre émet des ondes et notre cerveau entre en résonance avec ces ondes. Les humains sont des antennes cosmo-telluriques. Les animaux également et les plantes. Tout ce qui est animé par la vie. Nous sommes tous dans un état de perception des phénomènes électro-magnétiques de la Terre. Le cerveau, lorsqu’il est en mode d’ondes alpha, est particulièrement réceptif. Pendant la méditation par exemple. Ou dans l’usage de drogues pour d’autres. Moi, par exemple, quand je n’arrive pas à méditer. Tout ça se passe dans l’ionosphère et bien que l'existence de la résonance de Schumann soit un fait scientifique établi, il y a très peu de scientifiques qui sont conscients de l'importance de cette fréquence mais ça n’a rien d’étonnant. Le développement de cette connaissance balayerait une bonne partie de l’industrie pharmaceutique. C’est toujours pareil. On ne trouve que ce qu’on cherche et pas grand-monde n’explore cet espace parce que financièrement, ça ne serait pas rentable et ça contesterait très fortement l’hégémonie de la médecine allopathique. Ces découvertes, reprises par d’autres scientifiques, c’était en 1979. Tu imagines le temps perdu. Et ça n’est pas parce que ça ne tenait pas debout mais uniquement parce qu’il n’y a pas de subventions pour des études qui ne rapporteraient pas dix fois ce qu’elles ont coûté.
- Et donc, toi, tu as repris tout ça ?
- Oui, mais sans en parler. Je profite de mon job. Le gouvernement met à ma disposition tout ce que je demande. Je leur file ce qui les intéresse et je garde le reste.
- Bon, et c’est quoi le problème avec cette résonance ?
- Tu as entendu parler des orages dernièrement ?
- Oui et j’en ai même connu certains, des phénomènes surpuissants.
- Pas grand-chose puisque tu es toujours en vie.
- Ah, oui, d’accord. Et donc ?
- Depuis plusieurs mois la recrudescence des orages et leur ampleur est reconnue par tous les organismes chargés de les enregistrer. Partout sur la planète et plus étrange encore à des périodes inhabituelles. L’ionosphère se charge de l’énergie propagée par les éclairs. Le niveau vibratoire s’amplifie. La résonance n’est plus de 7,83 hertz mais aux environs de 30. Les scientifiques qui bossent là-dessus ont des explications rationnelles. Moi, j’en ai une autre. Mais il faut que je t’explique en détail le phénomène pour que tu comprennes bien mon hypothèse.
- Ah, parce que là, tu n’as pas encore expliqué ?
- T’es un marrant, Francis. J’ai à peine commencé. Tu crois peut-être que je vais te résumer dix ans de mes recherches en trois phrases ?
- Ouais, évidemment. Vas-y, je t’écoute. »
La route était déserte. Francis conduisait avec application mais l’esprit captivé par les paroles de Tim.
« Il y a des milliers d’orages à chaque instant sur la planète. Ils produisent des dizaines d’éclairs par seconde. Chacune de ces décharges électriques crée des ondes qui se combinent et s’amplifient, donnant naissance à la résonance de Schumann. On la mesure en continu dans plusieurs stations. Les Russes s’y intéressent depuis plusieurs décennies. La NASA également. Un problème qui concernent les voyages dans l’espace. Il existe une variation normale de plus ou moins 0.5 Hertz non significative ainsi que des pics au courant d’une journée. Hans Berger, l’inventeur de l’électroencéphalogramme, découvre et nomme les ondes alpha, en mesurant l’activité électrique du cerveau. Ces ondes, qui correspondent à un état éveillé, calme et détendu, se situent dans la fourchette de fréquence de 8 à 12 Hz, en quasi osmose avec les mesures de la résonance de Schumann. La découverte ne concerne pas que l’humain mais l’ensemble des mammifères. Et peut-être d’autres êtres vivants. On n’a pas encore assez de connaissances. En tout cas, l’hypothèse d’une fréquence essentielle à l’apparition et au maintien de la vie, a été posée. »
Tim ne s’arrêta quasiment pas. Trois heures de route. ADN, niveau de fréquences vibratoires, atomes, particules, univers, champs électromagnétiques, analyse de l’ionosphère, utilisation de la résonance en climatologie terrestre et spatiale.
Francis ignorait tout de ces connaissances scientifiques et il s’amusait intérieurement du déferlement de paroles de Tim. De temps en temps, il demanda une explication supplémentaire car il avait rapidement réalisé que tout s’emboîtait, que chaque élément dépendait d’un autre, qu’il n’était possible de suivre qu’à partir du moment où aucune étape n’était occultée ou restée incomprise.
Il sentait combien Tim se réjouissait de son intérêt.
« Mais bon, tout ça, c’est l’état des lieux des connaissances actuelles mais ça ne va pas assez loin pour moi. Toujours les problèmes des scientifiques. Ils avancent à petits pas et décident d’envisager le pas suivant qu’à partir du moment où ils ont très fortement ancré leurs connaissances. Ils n’avancent jamais dans un équilibre précaire.
- Heureusement, non ? Tu n’es pas d’accord avec cette façon de travailler ? C’est un gage de sérieux pour moi.
- Oui, je suis d’accord mais on est dans un état d’urgence et l’urgence appelle des méthodes plus radicales.
- Et c’est quoi ton idée alors ?
- Nous sommes la Terre et la Terre est ce que nous sommes.
- Oui, tu l’as dit tout à l’heure mais il faut que tu m’expliques.
- Nous sommes un Tout, une seule entité. Toi, moi, les autres, tout ce qui vit, les animaux, les plantes, nous sommes des formes matérielles de l’énergie. Et cette énergie est en nous. La Terre est un être vivant, elle aussi. Pour beaucoup, la Terre nous influence, la lune, le magnétisme, l’atmosphère, la lumière, tous les phénomènes naturels terrestres ont un impact sur nous, les humains et sur tout ce qui vit.
- Oui, je n’y connais pas grand-chose mais ça me semble évident.
- D’accord mais si tu considères que tout ce qui vit est intrinsèquement lié, que tout ce qui vit expérimente exactement les mêmes phénomènes, à l’échelle de son état matériel, de sa dimension, de son activité, de ses interrelations avec l’ensemble du vivant, alors imagine l’humanité comme une entité unique, libère-toi de toutes les dissemblances de couleurs, de langues, de cultures, pense uniquement à une masse unique, celle de tous les humains.
- Oui, OK, et alors ?
- Puisque la Terre est un être vivant, elle est susceptible, elle aussi, d’être impactée, spirituellement, par le comportement de cette masse humaine, prise dans son entièreté.
- Tu veux dire que le bordel actuel dans l’humanité a un effet néfaste sur la Terre elle-même ?
- Voilà, c’est ça. La Terre reproduit ce que nous sommes, à son échelle. Non pas ce que nous sommes, en tant qu’individus esseulés mais en tant que masse indissociable.
- L’épidémie de choléra, le Hum, les attentats, les conflits, les destructions, tout ça serait un ensemble ?
- Oui, Francis. Tout ça est un ensemble avec les actes de l’humanité elle-même et celle de la Terre, une forme de partenariat spirituel dévastateur. Il n’y a pas d’un côté l’environnement et l’humanité, pas plus qu’il n’y a d’un côté la Terre et de l’autre cette humanité. Tout fonctionne dans une totale interconnexion. Et c’est la source même du dérèglement climatique, de l’émergence d’épidémie et maintenant de ce phénomène acoustique qui rend fou. L’humanité est spirituellement pervertie par des mouvements de pensées destructeurs, un égocentrisme qui l’a totalement persuadée qu’elle était hors du monde, profitant de la planète sans lui attacher d’autres intérêts que le développement de son pouvoir, de son confort, de sa richesse, de son hégémonie. Le chaos actuel déclenché par je ne sais qui n’est que la suite logique de cette folie, à une échelle que personne n’aurait imaginée.
- Et la Terre suit le mouvement, c’est ça ?
- Exactement. La résonance de Schuman n’est plus équilibrée. L’ionosphère est contaminée par la perversion de l’humanité entière. On sait depuis longtemps que l’atmosphère est polluée par des particules chimiques. Une pollution matérielle. Désormais, c’est une pollution électromagnétique mais elle n’est, elle même, que l’effet physique d’un effondrement spirituel à l’échelle de la planète toute entière.
- Mais beaucoup de gens se comportent de façon respectueuse avec la planète, je ne peux pas croire que tout le monde est irresponsable. Il y a forcément des individus qui sont engagés dans une voie spirituelle. Je n’en fais pas partie, d’ailleurs, soit dit en passant. Je ne me suis jamais intéressé à tout ça.
- Oui, il y en a mais ils ne représentent qu’une toute petite frange de la population totale. Essaie d’imaginer le nombre d’individus dont le seul objectif de vie est d’ordre matériel, une maison, une ou deux voitures, la consommation, les voyages, la mode, les gadgets technologiques, toujours plus de nouveautés, une fête permanente, effrénée. Je te parle de milliards d’individus. Et ceux qui n’ont pas accès à ce mode de vie sont prêts à tout pour y accéder. C’est le modèle, la référence, l’objectif suprême.»
La passion de Francis pour les grosses cylindrées, les femmes, les fêtes, le poker, les voyages exotiques, l’argent… Il ne pouvait contester l’analyse de Tim. Ni pour lui, ni pour toutes les connaissances et amis qu’il avait en France. Et au vu du développement économique de la Nouvelle-Zélande et du modernisme des villes, il en était de même ici. Tout le monde courait dans la même direction. Alors, oui, il était acceptable d’envisager l’hypothèse que cette masse émettait quelque chose, une forme de vibration, de fréquence, des ondes. Il ne savait pas l’exprimer. Aussi étranges que puissent paraître les propos de Tim, il n’avait aucune donnée incontestable à lui opposer. Il se dit que c’était peut-être justement la particularité de la dimension spirituelle. Tout et n’importe quoi pouvait y être développé. Rien n’était vérifiable. Et il admit aussitôt que la conclusion était trop simpliste et qu’il aurait déjà fallu posséder davantage de connaissances dans le domaine pour pouvoir argumenter. Devenait-il dès lors une proie idéale pour des individus manipulateurs, des individus illuminés possédant une dialectique capable d’envelopper leurs théories fumeuses dans des discours convaincants ? Tim était-il un scientifique illuminé et lui un béotien crédule ou Tim était-il totalement lucide, un précurseur et lui un auditeur privilégié d’une découverte majeure ? La Terre et l’humanité intrinsèquement liées dans une direction identique. Et que faudrait-il pour inverser le phénomène ?
« Donc, pour toi, Tim, le phénomène acoustique du Hum, c’est un dérèglement de l’ionosphère et de la résonance de Schuman ?
- Non, c’est un dérèglement simultané de l’humanité et de la Terre, c’est ça qu’il faut comprendre, Francis. Tout est lié. Ce qui se passe dans l’ionosphère n’est qu’une conséquence.
- Et c’est quoi alors ce bruit qui rend fou ? Je veux dire, techniquement parlant.
- C’est une souffrance, un cri à l’échelle de la planète, la masse humaine et la Terre, un cri qui va s’étendre, qui va toucher de plus en plus de gens, indifféremment, n’importe qui.
- On peut donc être atteint, toi et moi ?
- Oui, peut-être, même si, d’après ce que j’ai entendu, les cas semblent concentrés dans les zones urbaines. Ce qui est normal, après tout.
- Les lieux les plus « hors sol », c’est ça ?
- Oui, c’est comme ça que je le vois. Les mégapoles, tu sais ce que ça représente comme émissions polluantes ? Je ne te parle pas que des gaz et polluants atmosphériques mais également de tout ce qui concerne les ondes. Les villes sont devenues des zones de concentration d’ondes. Les cerveaux humains dans cette mélasse sont bombardés. Les ondes alpha, tu peux tirer un trait dessus.
- C’est quand on est détendu, c’est ça ?
- Oui, disons, dans un état de lucidité sereine. C’est pas une phase d’endormissement mais de plénitude. Va trouver des gens dans cet état-là en pleine journée, dans l’agitation d’une ville. Et je ne parle pas que de l’agitation physique des humains mais de celle des ondes qui les enveloppent. Tu connais le nombre de burn-out ou de dépressions dans les zones urbaines, l’intensité du stress liée à un mode de vie d’où est exclu toute sérénité, tout apaisement, autre que quelques récréations dans des centres de remise en forme, de yoga, de bien-être. Foutaises tout ça. Ce ne sont que des récréations comme celles des gamins à l’école. Mais le stress est toujours là et ces récréations ne sont que des paravents, des marchandisations de la souffrance spirituelle des individus. Tout ça est un énorme marché au service de la machine capitaliste. Il faut sauver le soldat Ryan, c’est à dire l’employé, l’ouvrier, l’ingénieur, tous les individus qui font tourner le moteur.
- Bon, ok, mais tu ne m’as toujours pas dit ce que c’est ce Hum.
- Si, je te l’ai dit mais ça ne rentre pas dans ta tête parce que, profondément pour toi, ça ne tient pas la route. C’est un cri, une souffrance. Celle de la masse humaine associée à celle de la planète. L’humanité est folle, la Terre suit le mouvement. Nous sommes la Terre et le Terre est ce que nous sommes. Tu comprends maintenant ? »
Silence.
« Nous ne sommes qu’un, non pas uniquement en tant qu’individus dans la masse mais un avec la Terre, elle-même.
- Voilà, Francis, c’est ça. Et donc, désormais, au vu de tout ce qui se passe sur la planète, on est qu’au début de ce que la Terre est susceptible de déclencher pour accompagner l’humanité.
- Et ce Hum, en montant au chalet, on s’en met à l’abri ?
- Si tu veux être à l’abri, c’est à l’intérieur de toi que tu trouveras le refuge.
- Comment ça ?
- La paix. Trouve la paix. »
Il s’en sentit incapable, à peine la phrase de Tim achevée. La paix. Avec ce qu’il avait fait, avec tout ce mal, toute cette souffrance, cette honte qui le rongeait.
« Tu es en paix, toi, Tim ?
- Non, absolument pas. Mais j’en ai conscience et je travaille sur moi pour régler le problème. Ce qui n’est pas le cas de millions d’individus. Les gens sont endormis, spirituellement parlant.
- Et pourquoi, tu n’es pas en paix ?
- Je te le dirai un jour. Peut-être. »
Tim aussi avait un secret. Et de le découvrir, Francis se sentit réconforté. Partager les secrets les plus lourds peut-il rapprocher deux êtres ?
-
Les méandres du cerveau
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[Hyperconscience] Les ondes cérébrales du cerveau et niveau de conscience
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26 novembre 2011
Les ondes cérébrales et le cerveau…
Comprendre les bases du fonctionnement cérébral nous aide à mieux nous comprendre et à utiliser à bon escient des outils tels que ceux que nous utilisons dans les expériences exceptionnelles de conscience très élargie ou d’expériences extraordinaires. Nous verrons que le niveau d’énergie et l’alignement lors d’une expérience reste important pour introduire de la conscience à des niveaux vibratoires correspondant aux différents stades ondulatoires du cerveau. En particulier, lorsque le cerveau entre en résonance et en conscience dans le lieu de traitement de l’information le plus puissant du cerveau, notre inconscient.
Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d’années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd’hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies électriques, électromagnétiques pour en modifier les mécanismes physiques.
Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l’hémisphère droit avec celles de l’hémisphère gauche.
Les effets recherchés sont variés, et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu’on appelle des états « non ordinaires » de conscience – notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu’il s’agit plutôt d’états peu courants – on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.
Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu’ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.
La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil…
D’autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la solution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n’accède pas facilement.
Mécanismes de la conscience
La conscience en tant que telle semble se produire dans le cerveau lors de l’interaction d’une triple matrice électrique, électromagnétique et chimique. Cela signifie que notre conscience dépendrait à la fois des interactions chimiques dans le transfert d’information neuronal que de l’activité nerveuse, électromagnétique cérébrale (intérieure) et extérieure (géomagnétisme, champs magnétiques artificiels,…). Le cerveau comme le corps a besoin d’harmonie, de rythmes pour fonctionner pleinement. Tout déséquilibre entraîne stress, maladie et mort. Le stress, les excès d’alcool, de drogues, le manque de sommeil, (dérèglements dans les cycles circadiens) influencent à leur tour la chimie du cerveau, et ferment un cercle vicieux qui détraque complètement les mécanismes de la conscience.
Influences extérieures
La complexe électromagnétique du cerveau peut être influencé par l’activité géomagnétique. L’activité géomagnétique est à son tour influencée par l’activité solaire et celle-ci pourrait à son tour être influencée par l’activité d’autres corps planétaires, stellaires ou galactiques. En somme les mécanismes de notre cerveau évoluent au sein d’un système ouvert. Plus proche de nous, le champ magnétique terrestre est uniforme dans certains lieux et singulier dans d’autres. Cela peut expliquer en partie certains comportements « exotiques » de notre conscience en certains lieux dits « chargés ».
Fréquences Longueur d’onde
0,1-3 Hz 100000 Km à 1000000 km
3-30 Hz 10000 km à 100000 km
30-300 Hz 1000 km à 10000 km
Quand le cerveau prend le rythme
Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent affecter le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c’est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l’unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d’atteindre ces résultats en un rien de temps. En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché.
Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourrait graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l’influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l’EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.
Une technologie au service des deux hémisphères
Modifier le rythme des ondes cérébrales, c’est une chose, mais faire adopter le même rythme par les deux hémisphères du cerveau, c’est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des deux hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.
La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les hommes d’affaires et les sportifs, que pour celles et ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d’ailleurs d’« entraînement mental » et de « neurodynamique ».
Explorer l’insondable
Le travail d’exploration des ondes cérébrales et plus particulièrement la recherche d’états non ordinaires de conscience est utilisée de plusieurs manières pour le développement de la personne sur les plans psychologique et spirituel.
Les différents états modifiés de la conscience
La conscience instinctive du cerveau reptilien IC :
Liée à l’instinct de survie
L’instinct de survie englobe des comportements indispensables, qui vont des besoins vitaux (comme la faim, la soif ou le sommeil) à la peur (de l’inconnu, de la mort). Cet instinct particulier est essentiel à la survie et permet en milieu hostile de fuir face à une menace, pouvant mettre sa vie ou celle de son espèce en danger. Les réflexes, qui ne sont pas commandés par la raison, sont aussi l’expression d’un instinct de survie. En cas de danger immédiat ou dans le feu de l’action, l’Homme se voit par exemple accomplir des prouesses physiques dont il se croyait incapable. Sa rapidité d’exécution est alors remarquable, tout comme sa faculté à traiter instantanément l’information reçu.
Liée à l’instinct de reproduction
L’Homme est un animal, et comme n’importe quel animal sexué, son instinct de survie le pousse à se reproduire afin de transmettre son patrimoine génétique à sa descendance. C’est ainsi, qu’au delà des enveloppes charnelles et mortelles, se tisse l’extraordinaire chaîne qu’est la Vie.
La conscience de la conscience collective
Association
La conscience collective se développe et s’enrichit dans l’ouverture, l’échange, et la diversité… L’Homme éprouve alors le besoin d’appartenir à un groupe, de s’associer à autrui, de sentir qu’il est rattaché à un réseau. L’union faisant la force, l’instinct de survie est mis temporairement au repos. La notion de meute, de collectivité, de société, prend alors tout son sens. L’individu s’implique ainsi dans une niche « sociale, familiale, amicale » à laquelle il s’identifie, et via laquelle il apprend à se découvrir.
Idées / Information
Le cerveau permet à la conscience de se développer plus rapidement via sa capacité à : Recevoir l’information (via les 5 sens)
• Retenir (mémoire, apprentissage)
• Analyser (reconnaissance, traitement)
• Produire (communication, création, réflexion)
• Contrôler (fonctions mentales et physiques).
Les associations d’idées et l’information qui en découle permettent à la conscience d’obtenir une construction mentale de la réalité perçue.
Conscience de soi limbique
Ego / Moi-je
L’ego est la conscience que l’on a de soi-même, il est le résultat d’une construction mentale et émotive de l’être. Utile au développement de l’individu, la conscience tendra néanmoins à transcender cette base égotique, siège des émotions et de certaines illusions. Cette demeure « construite de toute pièce » peut en effet s’avérer aliénante pour la conscience, la privant alors de cette liberté qui lui est par ailleurs destinée…
La conscience d’un pilotage automatique
On a tous senti à un moment ou un autre sa propre conscience se détacher d’une réalité sensorielle et corporelle, pour aller voguer vers d’autres contrées. C’est ce qui arrive par exemple lorsque, au volant de votre voiture, vous mettez votre corps en mode « pilotage automatique » et partez visiter un autre monde, fait de pensées et de rêveries.
La conscience de la concentration à la transcendance
La conscience parvient via cette focalisation à transcender les archétypes qui la conditionnent, et à s’extraire des différentes distractions/divagations/illusions auxquelles elle s’est essayée. Ainsi développée, la conscience pourra s’orientée librement vers une vision beaucoup plus pénétrante et transcendante de la réalité..
La conscience transcendée ou sensation de continuité de la conscience
Apparemment les états très profonds les l’émotion, la cognition, la conscience de soi, et les souvenirs sont encore possibles, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, de proches décédés, l’apparition d’une lumière blanche…
Pour beaucoup de scientifiques, ces « expériences aux frontières de la mort » seraient plutôt liées à une dernière agonie du cerveau. Le manque d’oxygénation du cerveau (anoxie), et l’élévation du taux de dioxyde de carbone (hypercapnie) viendraient alors expliquer les hallucinations et cette fameuse lumière blanche qui représenterait pour certain au langage source de la conscience. La sécrétion d’endorphines serait quant à elle responsable de cette ultime sensation de paix et de félicité ressenti au seuil de la mort.
La « continuité de la conscience » par-delà la mort cérébrale et donc physique. La conscience ainsi détachée poursuivrait alors son élévation, son voyage, jusqu’au bout de la nuit dans une vision religieuse et spirituelle et de croyances.
Les 5 niveaux de représentations des états vibratoires de la conscience.
La conscience expérimente des réalités différentes de celle à laquelle elle se réfère habituellement (à travers le mental, le corps et ses cinq sens). Sa perception tout comme sa relation au monde s’en retrouve alors très modifiée. Depuis les années 1970, les EMC font l’objet d’études, de recherches et d’expériences poussées. L’augmentation ou la perte progressive d’une vigilance (corporelle, sensitive, ou encore mentale) de la conscience, trouve un parallèle entre « le ralentissement de l’activité cérébrale » et « l’accès à de nouveaux états de conscience »
Cinq phases d’activité:
1. ondes gamma [25 à 65 Hertz]
Les sens, l’intellect, l’intuition, ou encore la mémoire sont mis harmonieusement et synchroniquement à l’œuvre. L’émission de ce type d’ondes, à oscillations rapides, reflèterait en quelque sorte la pleine conscience à travers l’être. La production d’ondes gamma témoigne d’une intense activité neuronale et mentale. On retrouve l’apparition de ces ondes rapides pendant les phases de création, lors de la résolution de problèmes, ou encore lors d’une attention soutenue.
Etat de Présence
Conscience – Activité mentale intense –
Cohérence – Apprentissage / Création
Equilibre – Sérénité
EHC – Hyperconscience (voir Onde delta)
2. ondes bêta [12 à 25 Hertz]
Notre cerveau dans l’action, lorsque nous nous réfléchissons, nous apprenons. Notre cerveau fonctionne alors en plein régime.
Etat de vigilance
Conscience instinctive – Défense / Nutrition / Reproduction
Conscience collective – Notion de groupe / Association d’idées
Conscience de soi – Ego / Mental / Libre-arbitre
3. ondes alpha [7 à 12 Hertz]
Le sujet est alors assoupi, mais demeure très sensible aux stimuli extérieurs.
Etat de Détachement
Pilotage automatique – Détachement de l’esprit
Etat Hypnotique – La conscience au repos
Etat méditatif – Le lâcher-prise
4. ondes thêta [4 à 7 Hertz]
Profondément endormi.
Etat d’Ouverture
Méditation – Eveil / Brèves illuminations
Transe – Elévation de la conscience, élargissement, expansion-
E.H.C. – Expérience Hors du Corps –
5. ondes delta [1 à 4 Hertz]
Plus la fréquence descend en dessous de 4 cycles par seconde, et plus nous sombrons dans des états s’approchant de la mort physique… Les états d’hyperconscience apparaissent à ce niveau. C’est dans ce lieu que les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance apparaissent, d’où l’importance du sommeil chez l’enfant.
Etat de Contact
Rêve lucide – La conscience dans l’inconscient –
Somnambulisme – L’inconscient dans la conscience –
Sommeil profond – Nettoyage / Régénération –
Coma – Le monde inconscient –
E.M.I. – Expérience de Mort Imminente –
E.C.E – Expérience extraordinaire de conscience
EHC – Etat d’hyperconscience
Un peu de physique…
Ondes cérébrales et Electroencéphalogramme (EEG)
Les ondes cérébrales sont des fluctuations du potentiel électrique entre différentes parties du cerveau ou l’activité cérébrale est mesurée avec un EEG. Des électrodes sont placées sur des emplacements spécifiques sur le cuir chevelu (double zones occipitales, temporales, centrales et frontales) pour détecter et enregistrer les impulsions électriques de l’activité cérébrale.
La fréquence est le nombre de vagues (ou de crêtes) d’une ondulation en une seconde. Elle peut être comparée aux fréquences radio. L’amplitude représente la puissance des impulsions électriques produites par le cerveau. Le volume ou l’intensité de l’activité d’onde cérébrale est mesuré en microvolts.
L’EEG décrypte les basses fréquences, bandes de fréquence :
BETA (13-30Hz) et GAMMA (+ de 30Hz)
Les ondes BETA et GAMMA correspondent à l’état de veille.
Les ondes GAMMA (au dessus de 36 Hz, jusqu’à approximativement 80Hz) est le seul groupe de fréquence présent dans chaque partie du cerveau. Quand le cerveau doit traiter simultanément l’information de différents secteurs, l’activation d’une fréquence de 40Hz favorise l’information entre les secteurs exigés pour un traitement simultané. Une bonne mémoire est associée à l’activité de 40Hz, tandis qu’une insuffisance d’ondes de 40Hz crée des incapacités d’étude.
Etats subjectifs : pensée, haute activité mentale incluant la perception et la conscience.
Etats comportementaux : intégration de pensées.
Corrélations physiologiques : corrélations « liantes », traitement de tâches complexes.
Le rythme BETA (au dessus de 12Hz) est le rythme qui dominant quand nous avons les yeux ouverts, écoutons et pensons au cours de la résolution de problèmes analytiques, jugements, prise de décision, et traitement des informations relatives au monde qui nous entoure.
Localisation : lobes temporaux et en états subjectifs sur les lobes occipitaux et frontaux.
Comportements associés : tâches et comportements associés détendus pourtant focalisés, intégrés.
Corrélations physiologiques : un rythme croissant améliore les capacités d’attention.
États subjectifs : la pensée, état averti.
Corrélations physiologiques d’activité mentale : effets alertes, actifs, mais non agités, peut augmenter des capacités mentales, la vigilance, haut QI en ondes BETA (au-dessus de 18 hertz)
Rythme BETA médian ;
États subjectifs de sentiment : la vigilance, agitation.
Etats comportementaux : activité mentale, maths, planification, etc…
Corrélations physiologiques : activation générale des fonctions d’esprit et de corps.
THETA (4-8Hz), ALPHA (8-12Hz),
Le passage des ondes THETA à ALPHA correspondrait à l’état onirique.
C’est dans cet état que semblent se produire les phénomènes Psi. Ils se produisent à la lisière du rêve et de l’état de veille. Ondes de la relaxation profonde et de plein éveil, atteinte notamment par les personnes expérimentées « managers, sportifs, mystiques, ou par surgissement spontané ».
Les ondes THETA ont une fréquence de 3,5 à 7,5 hertz et sont en liaison avec la créativité, intuition, la rêverie, et fantaisie et est un dépôt pour la mémoire, les émotions et les sensations. Les ondes THETA sont fortes pendant la méditation, la prière, et la conscience spirituelle. Il reflète l’état entre la complétude et le sommeil. Le rythme THETA est relié au subconscient ou préconscient. Il est anormal chez les adultes éveillés mais est parfaitement normal chez les enfants jusqu’à 13 ans.
Le rythme THETA est censé refléter l’activité du système limbique et de la région de l’hippocampe. On observe ce rythme dans l’inquiétude, l’activation et l’inhibition comportementale. Quand le rythme THETA fonctionne normalement il favorise les comportements de l’étude et de la mémoire.
Localisation : habituellement régional, peut impliquer beaucoup de lobes, peut être latéralisé ou répandu.
États subjectifs : intuition, création, imagination, langage figuré, pensées en changement, assouplissement, l’unité, « sapience », mais aussi distraction.
Corrélations physiologiques : curation, intégration des effets de l’esprit/corps. Si ce rythme est augmenté, peut induire des états de transe. Si supprimé, peut améliorer la concentration et l’attention.
Les ondes ALPHA (8-12 hertz) favorisent les ressources mentales, aident dans la capacité de coordination mentale. Dans cet état on peut se déplacer rapidement et efficacement. Au moment où les ondes ALPHA prédominent on est calme et à l’aise. Les ondes ALPHA jettent un pont entre conscient et préconscient. C’est le rythme principal de la détente chez les adultes. On rapporte que des rythmes d’alpha sont dérivés de la matière blanche du cerveau. La matière blanche est la matière du cerveau qui relie tous les neurones. Les ondes ALPHA sont plus en activité dans la région occipitale, dans le cortex et dans sa bande périphérique.
Cette fréquence est liée à l’extraversion, la créativité, et le travail mental. Quand ce rythme est avec dans les gammes normales, on est calme et nous avons une vision claire du monde. On augmente la fréquence ALPHA en fermant les yeux ou en respirant profondément et on la diminue par la pensée ou le calcul.
La formation d’Alpha Thêta peut créer une intensification sensorielle, la pensée abstraite et le sang-froid.
Localisation : régionale, implique habituellement le lobe entier
Etats subjectifs : détente, non agitation, tranquillité, état méditatif.
8Hz : conscience intérieure de l’individu, intégration de l’esprit et du corps.
10-12Hz : centrage, focalisation, curation, raccordement esprit/corps.
Paradoxalement, les ondes alpha favorisent l’état Psi.
Cette fréquence semble favorable à l’exploration atypique du potentiel cognitif humain.
C’est être comme dans un état de connexion avec le monde, autrui.
DELTA (4Hz et -),
Les ondes DELTA correspondent à un état inconscient.
Les ondes cérébrales DELTA sont les plus basses (0,1>3Hz). Une activité de moins de 4Hz se manifeste lors du sommeil profond à mouvements oculaires rapides et pendants des processus anormaux, et ceux hypnagogiques et empathiques.
Les ondes DELTA sont impliquées dans notre capacité d’intégration et de laisser aller. Elles reflètent l’esprit sans connaissance ou de sensation d’un tout connaissant. C’est le rythme dominant des enfants en bas âge, de moins de un an. Il tend à être le plus haut en amplitude pour les ondes les plus lentes. Nous augmentons nos ondes DELTA afin de diminuer notre conscience du monde physique. Ce qui ne veut pas dire que la conscience disparait.
Caractéristiques : états subjectifs bilatéraux, sommeil, sommeil profond, hypnose, rêve lucide, transe, tâches associées inconscientes, léthargie, immobilité, états de profonde détente.




