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"Je serais tellement plus utile au chômage" (société)

Par Le 06/03/2016

« Je serais tellement plus utile au chômage »

PAR JÉRÔME CHOAIN

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Notre société marche sur la tête. Un seul objectif : le plein emploi. Sans se demander si les activités créées sont utiles à la société, ou si elles sont nuisibles. Être rentable et « booster la Sainte Croissance » est devenu plus important que de donner du sens au travail. « A chaque fois que je pensais à quelque chose d’utile à la société, c’était impossible de pouvoir en vivre », explique Jérôme Choain. Témoignage de cet ingénieur qui a décidé de vivre et travailler autrement.

Je suis exaspéré. Si, si.

Je n’entends parler que d’emploi. C’est devenu l’étalon or, la justification absolue, le fourre tout. Pas une émission, pas un discours politique sans que cela ne dirige les débats. On se moque de l’intérêt des choses, on ne compte que les emplois. Et en plus on compte mal, souvent on ment.

J’ai 45 ans, je suis né en 68, année de certains rêves. Je suis à peine plus vieux que le premier choc pétrolier, je n’ai entendu au cours de ma vie que des encravatés me dire qu’ils se battent pour la croissance et l’emploi. Et je n’ai jamais connu que le chômage de masse et la décroissance de mon environnement.

Reconnaissance sociale

On a besoin d’argent pour vivre, soit. On a besoin de faire des choses pour s’épanouir, je le pense. Mais quel rapport avec l’emploi ? Pourquoi est-il si profondément ancré en nous que c’est une valeur ? J’ai bien une idée, mais on va tomber dans le subjectif et je voudrais être consensuel aujourd’hui.

Restons-en donc aux faits. Qui pourrait dire qu’un employé de nos armuriers qui travaille pour un gras salaire sur les mines anti-personnelles ou les armes biologiques est plus utile à la société que M. René, chômeur senior sans espoir de retour à l’emploi et qui passe son temps a donner du soutien scolaire à nos enfants ?

Notre société nous éduque à lui nuire

Je suis ingénieur. On m’a donné un diplôme qui, sans me protéger de tout, me donne toutes les chances. Et je m’en suis servi : j’ai tout. En tout cas, j’ai tout ce qui pour moi fait une vie bien privilégiée, je ne souhaite rien de plus. Quand je regarde mes amis ingénieurs, l’immense majorité travaille, comme moi il y a peu, pour des grosses boites et mettent leur « génie » au service d’empires économiques sans avoir la moindre maîtrise de ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Quand tu penses que des ingénieurs travaillent à l’obsolescence programmée, et on nous dira qu’il n’y a pas de sot métier.

Il y a deux ans ma femme et moi avons pris une décision un peu folle : tout larguer pour aller s’installer au bord de la mer. La chance a été de la partie : un ami m’a offert un emploi de rêve, je travaille de chez moi sur des choses que j’aime. Le pied absolu.

Cela n’empêche que je me suis posé beaucoup de questions à cette époque sur ce que j’allais faire de ma vie. Je débarquais dans un environnement de rêve, mais quitter un boulot stable de cadre en région parisienne pour aller s’enterrer au fond du Morbihan, ce n’était pas très responsable en terme de carrière...

J’ai encore des proches qui croient que j’ai fait ça pour faire plaisir à ma Dame. Ils n’imaginent pas que c’est moi qui ai eu l’envie, celle de changer d’air, de quitter ce cirque insensé où je fanais.

Lorsque je suis arrivé, tout à mon émerveillement, j’étais plein d’envies, de volonté de faire quelque chose de bien. J’ai pensé à 10 000 trucs pour mettre mes modestes connaissances au service de la commune, de l’école, du collège, des vieux... Et le constat est simple : à chaque fois que je pensais à quelque chose d’utile à la société, c’était impossible de pouvoir en vivre. Et tous les trucs qui me semblaient avoir une chance de marcher étaient au mieux inutiles, plus souvent nuisibles. Donc hors de question.

Pourtant, il y en a des choses à faire pour booster la société. Pour ne parler que de mon domaine, les développeurs pleins d’envies et de générosité sont légions. Ils sont capables de grandes choses. Ceux qui ne connaissent pas ce monde n’imaginent peut-être pas à quel point ils sont capables d’aider la communauté dans tous les aspects de la vie quotidienne.

Mais toute cette énergie, toute cette puissance est mise au service de la marge à deux chiffres. L’immense majorité de ces artisans du futur finiront dans de tristes gratte-ciels à développer une technologie rentable pour les actionnaires, parfois nuisible, en tout cas éloignée de toute considération pour l’intérêt général. Un seul coupable : l’emploi et donc la soumission comme unique perspective de revenus. Je sais, il existe aussi des entrepreneurs. On en parlera peut-être une autre fois.

Tant qu’on nous éduquera dans l’espoir d’avoir « une belle situation » (entendez « grassement payée », pas « noble métier »), ça ne risque pas de bouger.

Être ingénieur, ce pourrait être beau. Innover, inventer pour libérer les hommes du travail abrutissant, ce serait grand. Le faire pour pousser massivement les gens au chômage, c’est une honte. J’entendais récemment Fleur Pellerin déclarer tous sourires numériques déployés que « les petits emplois c’est fini, on ne peut pas rivaliser avec les pays émergents, il faut développer les hautes technologies et les emplois hautement qualifiés ». Ah oui ? C’est une ministre socialiste qui nous chante ça ? Et on fait quoi des gens « non qualifiés » ? Tout le monde à la poubelle ? Concrètement oui, c’est bien ce que nous faisons. Et comme les dirigeants sortent exclusivement des zones « qualifiées », on continue le massacre dans des rêves illusoires de formation professionnelle qui vont élever le bon peuple.

Émancipation

J’ai travaillé 17 ans dans l’automatisation de tri postal. De merveilleuses machines qui mettent tellement de postiers au chômage. J’ai toujours eu l’utopie de la machine qui libère l’homme. Mais le temps a passé et j’ai bien dû me rendre compte que tout mon travail ne participait qu’au bénéfice exclusif de mes patrons. Et au mien, bien sûr. J’ai vraiment cru que ça changerait, que la révolution numérique mettrait un peu de temps à être comprise. Mais après toutes ces années, pas l’ombre d’un début de prise en compte de cette nouvelle réalité : l’emploi disparaît.


Tout ceci n’empêche que le bilan que je tire modestement de ma petite expérience de vieux (j’ai appris récemment qu’à 45 ans, je passais professionnellement dans la rubrique senior) est raide : nous marchons sur la tête. Au prétexte de booster la Sainte Croissance qui seule saura apporter le bonheur aux petites gens, nous avons appris à être rentables. Méritants, dit-on dans le jargon politique, ultime hypocrisie. Tout ça pour qu’au final des jeunes rêvent de devenir footballeur ou rock star de la télé réalité. Tu parles d’un mérite.

Il faut se libérer de l’emploi, je ne sais pas si c’est par le Revenu de Base, le Salaire à vie, ou d’autres propositions, mais il existe des pistes de réflexion dont on n’entend jamais parler chez Pujadas. On continue de gaspiller des milliards à subventionner des pans entiers de l’économie dont l’activité est in fine nuisible à la société, tout cela soi-disant pour l’emploi.

Si les bonnets rouges pouvaient vivre sans être « obligés » de nuire à l’environnement breton, il n’y aurait plus de bonnets rouges. Mais faut bouffer, et donc l’intérêt général se sera pour plus tard, encore une fois.

Jérôme Choain

Voir le blog de l’auteur

Photo extraite du film Brazil de Terry Gilliam (1985)
Vidéo : intervention de Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, au cours d’une émission de Ce soir ou jamais (France 3)

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"Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale que d'être adapté à une société malade.

KRISHNAMURTI

Un million.

Par Le 06/03/2016

Un million de pages lues sur mon blog depuis l'ouverture.

 

Libérer les pensées. (spiritualité)

 

Le premier texte.

La source du travail.

Je savais ce que je voulais établir au regard de la dimension spirituelle.

Une introspection lucide et appliquée, hors du chaos habituel des pensées insoumises.

Apprendre à m'asseoir dans le calme intérieur comme au sommet d'une montagne. Lorsque le flux des pensées a coulé dans la sueur de l'effort.

Grimper en soi avec un objectif précis, sans quitter l'axe de la voie.

Et une fois, le sommet atteint, observer les horizons et identifier la prochaine sortie. 

Parce que le monde réel est un tremplin continuel.

Rien n'est jamais fini.

Même la mort sera l'opportunité d'un sommet.

Sans pour autant que j'en connaisse déjà l'horizon offert.


 

ADDENDUM à 11h..

4500 pages lues depuis minuit avec 60 visiteurs....Euh, comment dire, ça fait 75 pages lues par visiteurs....Parfois, je me demande vraiment si le compteur n'est pas alimenté par des "robots"...Je sais que sur les moteurs de recherche, certains mots clés sont immédiatement identifiés et signalés...Terrorisme, juifs, shoah, islamistes, daesch, attentats, Valls, anarchie, Palestine, Arabes, antisémite, etc etc etc....

Je me souviens très bien qu'après les attentats de Merah, j'avais écrit plusieurs articles et que le compteur était devenu un vrai ventilateur....Deux mille pages lues par jour au lieu de 500 en moyenne.

Il s'est passé la même chose en février dernier avec 4000 pages lues par jour pendant une semaine.....J'aimerais comprendre....


 

Expériences paranormales (spiritualité)

Par Le 05/03/2016

Expériences paranormales : difficile d’en parler

Communication avec les défunts, sorties de corps, télépathie… Pas simple, pour ceux qui vivent ces phénomènes, d’oser la confidence sans craindre d’être pris pour des fous. Un groupe de psychologues propose de les écouter sans les juger.

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Experiences-paranormales-difficile-d-en-parler/4Je-sais-que-mon-fils-est-vivant

Sylvain Michelet

 

Sommaire



 

Il y a vingt ans, après une chute accidentelle, je me suis soudain retrouvé hors de mon corps, observant depuis le plafond les gens qui s’affairaient autour de moi. Ensuite, ma vie a défilé devant mes yeux, j’ai eu l’impression d’entrer dans un tunnel sombre, débouchant sur une lumière bienfaisante… et j’ai réintégré mon corps ! » Il a fallu des années à Jérôme, 35 ans, cadre dans une grande organisation internationale, pour accepter de raconter ce qu’il appelle sa NDE (near death experience, « expérience de mort imminente »).

 

« Quand j’en ai discuté avec le médecin qui m’a réanimé, elle m’a dit que c’était le contrecoup du choc ou un délire provoqué par la production d’un cocktail anarchique d’hormones et de neurotransmetteurs qui se manifeste lors de certaines syncopes. J’ai eu beau rétorquer que cela n’expliquait pas comment j’avais pu la voir en train de me réanimer comme si j’étais un simple spectateur, ni comment je pouvais décrire cette scène en détail, elle n’a rien voulu entendre et m’a donné des tranquillisants. » Jérôme a donc préféré se taire – et garder pour lui les « sorties de corps intempestives » qu’il a vécues ensuite : « Au début, j’ai eu peur et j’ai tout fait pour les ignorer en me plongeant dans mes études, confie-t-il.

Comme les crises revenaient environ une fois par an, je suis allé voir un psychiatre. J’ai eu le malheur de mentionner que j’avais l’impression, dans ces moments-là, de me “projeter” dans un objet proche – par exemple, un arbre –, et de pouvoir ressentir ce qu’il percevait. Le psychiatre m’a demandé si je me droguais ! Puis il m’a prescrit des anxiolytiques, tout en me prévenant contre un désir inconscient de toute-puissance, possible précurseur d’une dissociation de ma personnalité. Je suis sorti de là terrifié, me voyant déjà schizophrène à l’asile. » Depuis, la réussite de sa carrière a rassuré Jérôme sur sa santé mentale, mais il continue à redouter le retour de ses « crises ».

L'étrange dérange

A DÉCOUVRIR

Un manuel pour mieux comprendre

Association créée en 2007, l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (Inrees) compte près de deux mille membres. Il a recueilli de nombreux témoignages et a reçu le soutien de thérapeutes d’avant-garde, tel Stanislav Grof, père de la psychologie transpersonnelle. Son ambition : créer un réseau de thérapeutes ouverts à ces sujets, voire organiser un cycle de formation. Il publie ce mois-ci un livre destiné aux thérapeutes comme à tous les curieux. Rassemblant les travaux de plusieurs spécialistes et passant en revue toutes les catégories de phénomènes, ce Manuel cliniquedes expériences extraordinaires(dirigé par Stéphane Allix et Paul Bernstein, Inrees-InterÉditions, à paraître le 21 octobre) présente les différentes interprétations possibles, les mécanismes psychologiques en jeu et leurs éventuels glissements pathologiques. 
Renseignements : Inrees, 67, rue Saint-Jacques, 75005 Paris. www.inrees.com

Si ces expériences sont souvent douloureuses à vivre, c’est parce que, selon notre conception de la réalité, elles ne peuvent tout simplement pas exister. Il se produit alors, chez les témoins, ce que la psychologie appelle une « dissonance cognitive » : entre croire ce qu’ils ont vécu et croire la science qui affirme que c’est impossible, que choisir ? Le dilemme peut être si fort qu’il provoque chez certains une perte de repères que John E. Mack, professeur de psychiatrie à l’école de médecine de l’université Harvard, aux États-Unis, qualifiait de « choc ontologique » – antichambre de la vraie folie. Pourtant, « les expériences extraordinaires arrivent plus fréquemment qu’on le croit, estime Patrick Clervoy, auteur des Psys en intervention (Doin, 2009), chef du service psychiatrie de l’hôpital d’instruction des armées Sainte- Anne, à Toulon. Mais, comme les chocs traumatiques, elles laissent aux gens l’impression qu’ils ne pourront jamais en communiquer la force et la teneur, qu’il faut les avoir vécues pour comprendre . Or, elles demandent, comme les chocs traumatiques, à être intégrées psychiquement, via un récit ». Encore faut-il que quelqu’un écoute ! Mais plus l’expérience est étrange, plus elle dérange nos esprits cartésiens, et moins l’écoute est au rendez-vous. Au malaise qu’elle provoque, s’ajoute alors la douleur de ne pouvoir être entendu.

Créé il y a deux ans, l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (Inrees) propose de pallier ce manque d’écoute. « Le débat entre ceux qui croient à ces phénomènes et ceux qui n’y croient pas est stérile, affi rme son fondateur, Stéphane Allix, ex-reporter de guerre, auteur de La mort n’est pas une terre étrangère(Albin Michel, 2009). Les preuves que les uns pensent apporter sont rejetées par les autres au nom des théories classiques en vigueur. Notre ambition est de fédérer des professionnels de santé, pour offrir à ceux qui vivent ces expériences un cadre leur permettant d’être écoutés dans leur dimension essentielle : la dimension humaine. »

Car il ne s’agit pas de nier que ces phénomènes puissent être liés à des troubles psychiques bien réels. « C’est précisément pour cette raison qu’il faut écouter d’abord, sans idée préconçue », explique la psychologue et psychothérapeute Isabelle de Kochko, qui étudie, à l’Inrees, les phé no mènes de hantise et de possession. Si les « sorties de corps » de Jérôme ont été diagnostiquées comme présageant une possible schizophrénie, la communication avec un défunt peut facilement être confondue avec une psychose ou un deuil morbide, la possession avec une paranoïa ou un désordre de personnalités multiples – comme le rappelle le sociologue Paul Bernstein dans le premier chapitre du manuel de l’Inrees (encadré p. 98). Quant à la télépathie, la voyance ou la précognition, elles peuvent être prises pour des troubles bipolaires (les troubles bipolaires se traduisent par une oscillation perpétuelle entre un pôle dépressif et un pôle d’hyperexcitation).

Une prise de distance

Seule une écoute attentive permet d’éviter ces diagnostics précipités, en observant la façon dont la personne relate son expérience : en présente-t-elle le souvenir avec l’émotion qui devrait lui être liée ? Cherche-t-elle à tout prix à convaincre ? Vit-elle son quotidien de façon sensée ? L’écoute sans jugement, l’ouverture d’esprit, la prise de distance face à nos a priori permettent au témoin de faire un lien entre son expérience et un éventuel trouble psychique, et d’en tirer un bénéfice personnel. « C’est un moment pathologique, pas une pathologie, souligne la psychologue et psychanalyste Djohar Si Ahmed, auteure de Comment penser le paranormal (L’Harmattan, 2006). Il peut se révéler constructif s’il est bien intégré, car il n’affecte pas la personnalité. »

Ariane, ostéopathe de 26 ans, qui a des visions depuis son adolescence, le confirme. « Les premières fois, j’ai eu très peur, raconte-t-elle, mais quand j’ai vu les réactions de ma famille – silence, regards fuyants… –, j’ai compris que je ne pouvais en parler qu’à très peu de gens. » Plus tard, Ariane s’est découverte capable de percevoir les douleurs physiques d’autrui. « Mais ce n’est qu’aujourd’hui, diplôme en poche et plus sûre de moi, que je commence à explorer ce qui est peut-être un don de guérisseuse », déclare-t-elle. La rencontre de personnes ayant vécu des expériences semblables et de chercheurs apportant différents schémas d’explication la conforte dans cette voie.

Je sais que mon fils est vivant

Directeur artistique, Christophe a perdu l’un de ses deux fils, mort à 16 ans dans un accident. Les signes étranges survenus alors ont bouleversé son esprit rationnel, mais ses proches ne l’ont pas compris.

« Trois jours après la mort d’Antoine, j’ai aperçu une petite boule lumineuse qui brillait au-dessus de mon lit. Je suis plutôt rationnel et, à l’époque, je cultivais ce que l’on pourrait appeler un “matérialisme indifférent” : Dieu, l’au-delà, la communication avec les morts et les phénomènes de ce genre me semblaient inconcevables. Mon fils était mort, point final. Ce matin-là, j’ai quand même vérifié les rideaux, la fenêtre… J’étais trop effondré pour m’étonner, m’inquiéter ou même réfléchir. Je me suis rendormi.

Le premier choc dans mes convictions est survenu trois mois plus tard. Toujours aussi malheureux, ma femme et moi étions dans la chambre d’Antoine quand j’ai reçu deux coups derrière la tête. J’ai regardé derrière moi en disant : “On m’a frappé !” “C’est peut-être Antoine”, a lancé Marianne. “Peut-être”, ai-je répondu, et on en est resté là. Croyante, quoique non pratiquante, Marianne lisait des livres sur l’après-vie, et je commençais probablement, inconsciemment, à accepter cette idée : elle adoucissait ma peine et avait le mérite d’apporter une explication – d’autant plus envisageable que ce geste “collait” avec la personnalité très “directe” d’Antoine.

Peu de temps après, Marianne m’a entraîné chez un médium. J’ai accepté d’y aller, par curiosité : peut-être cela me ferait-il du bien – j’allais tellement mal ! Mais j’étais très sceptique, pour ne pas dire critique. À tel point que je n’ai pas fait le rapprochement avec ce qui m’était arrivé quand, dès le début de la séance, le médium s’est penché en avant en disant qu’il venait de recevoir deux claques derrière la tête et qu’Antoine lui signifiait par là qu’il avait été tué sur le coup. Pour nous, ce fut d’abord un immense soulagement, car nous n’avions pas été autorisés à voir son corps et imaginions les pires scénarios. Ensuite, sans nous connaître, avec seulement la photo d’Antoine, le médium nous a dépeint sa personnalité, ses comportements, ses relations avec nous. “Talent de morphopsychologue ?” me suis-je demandé. Possible, mais comment expliquer qu’il décrive ensuite avec précision notre maison, ou l’absence de relation entre Antoine et ses grands-parents, ou encore un cadeau acheté pour sa petite amie qu’il nous enjoignait, selon le médium, de remettre à la jeune fille ?

J’étais à la fois impressionné, étonné, rassuré, soulagé. Consolé ? Non, on ne se remet jamais de la perte d’un enfant. Mais ma conception de la mort commençait à être sérieusement chamboulée, d’autant que les manifestations ont continué : bruits de pas, de portes qui claquent, objets qui disparaissent ou apparaissent, petits signes dont on peut toujours se dire qu’ils sont le fruit du hasard, mais qui finissaient par s’accumuler ! Cette “présence” me faisait du bien, mais cela n’empêchait pas les rechutes dans la souffrance, le retour des doutes, qui persisteront certainement toujours. J’ai alors essayé d’enquêter, de comprendre. Ces messages incompréhensibles sur mon téléphone portable, par exemple, pouvais-je en remonter la piste ? Peine perdue : selon mon fournisseur, ils n’avaient “aucune provenance”. Cette absence d’explication technique me donnait le droit d’adhérer à l’idée d’un clin d’oeil de mon fils, et cette idée me faisait plaisir, j’en étais parfaitement conscient.

Je regrette cependant que certains amis auxquels nous nous sommes alors confiés en soient restés à des remarques un peu condescendantes, du genre : “Si ça vous fait du bien, on est contents pour vous.” Refusant de considérer les possibilités que l’expérience ouvrait, ils ont d’abord tenté d’en réfuter la réalité. Puis, apprenant que nous allions voir des médiums et participions à des conférences, ils ont cherché à nous en dissuader, au nom du risque sectaire. Je sentais aussi que mon psychiatre ne souhaitait pas s’étendre sur ce terrain. Pourtant, et je le dois en grande partie aux personnes rencontrées à l’Inrees, même si je souffre, je sais que je ne suis pas fou. Je gère le quotidien aussi rationnellement qu’avant. Ma vie a changé, bien sûr : les petits soucis me paraissent aujourd’hui sans importance, et la réussite sociale sans intérêt. Je prêche pour davantage de tolérance, moins d’égoïsme et, sans pouvoir dire que je crois en un Dieu, je me suis ouvert à une spiritualité qui m’est propre. Je sais, pour l’avoir ressenti, que mon fils est “vivant”. Il m’arrive de penser que tous ces événements n’avaient pas d’autre but : me faire évoluer. »


 

Ex prof reconvertie (école)

Par Le 05/03/2016

Ex-prof reconvertie : « on peut changer de métier ! »

portrait-selma_2Suite du récit de Selma, l’ex-enseignante qui a monté sa boîte. Elle raconte pourquoi elle a bifurqué et son dépit devant une machine Éducation Nationale qui peut aller jusqu’à détruire les individus. Aujourd’hui, elle respire.

« C’est drôle parce que l’enseignement, un métier vécu comme difficile et mal payé, est souvent considéré comme une bonne planque. Tout le monde imagine que quand on commence à être prof, on ne quitte pas le navire. Partir « pour de vrai » suscite la stupeur, et la réprobation. Et cela, surtout au moment de démarrer le projet de reconversion.
Parmi les principales raisons qui m’ont poussée à partir, il y a d’une part l’incompatibilité totale avec un système qui ne me correspond pas. Je m’identifie à Bruno, l’ingénieur devenu sage-femme évoqué sur toutpourchanger.com qui a été rebuté par des méthodes de formation d’un autre âge : absence de confiance, trop de pression, comportements infantilisants. »

Une situation ubuesque

« Tout est quadrillé, ta « carrière » progresse avec… des notes, comme les enfants. La note et ton revenu sont limités par des échelons gravis ne manière automatique. Quelqu’un qui obtient une très bonne note devient « éligible au grand choix », mais comme il coûte plus cher, on lui baisse sa note afin de freiner l’augmentation du salaire. Ça m’est arrivé ! Une bonne technique pour démotiver les troupes…
Je ne sais pas bien pourquoi mais les enseignants sont si mal considérés que quand on leur demande ce qu’ils font dans la vie, ils s’excusent presque d’être prof.
On juge ceux qui partent comme « n’ayant pas la fibre », l’enseignement étant un métier « pas comme les autres », une sorte de « vocation » ou de sacerdoce. 50 heures de boulot par semaine payés 1 800 euros par mois pour un bac + 5 avec 8 ans d’ancienneté et la moitié des vacances passées à travailler ! »

De nouveaux horizons…

« Il y a un peu plus de deux ans, je suis passée au journal de 20h pour présenter mon projet d’entreprise. Je craignais tellement le jugement des collègues, des parents d’élèves, que je n’en ai parlé à personne ! Mais ce soir-là, la terre entière s’était donné rendez-vous devant France 2 : j’ai été surprise par les encouragements de 100 % des parents d’élèves et d’une partie de mes collègues. Ceux qui n’osaient pas le dire devant les autres, et qui m’ont félicitée à mi-voix, entre deux portes, m’ont beaucoup touchée.
J’ai entendu : « Si je savais ce que je voulais faire, je ferais comme toi, je partirais. »
Mais quand j’ai commencé à réfléchir, il  y a cinq ans, je ne savais pas ce que je voulais faire. Je savais juste que j’allais mourir d’ennui et de désespoir si je restais, à l’intérieur. C’est à peine une métaphore : la collègue avec qui je travaillais en binôme est décédée pendant l’année scolaire. C’était ma copine, elle avait 35 ans. Mon amie d’enfance a passé l’arme à gauche moins de deux mois après, elle avait 31 ans. Ce vécu-là me motive chaque matin car je sais que chaque journée peut-être un cadeau. »

Le secret

« C’est beaucoup plus facile de partir quand on a encore du plaisir à enseigner, et qu’on n’est pas plombé par le burn-out et la dépression. Je suis fière d’être partie avec de supers notes mais aussi des parents et des élèves qui me regrettent, et que j’avais plaisir à retrouver. Or je sais que dans 20 ans, je n’aurais pas eu l’énergie nécessaire pour faire en sorte qu’une trentaine d’enfants apprennent dans de bonnes conditions.
Il n’y a pas de formule magique pour aller d’un point A à un point B. Il n’y a pas de garanties non plus : on n’est pas sûr de réussir son premier projet. Mais si on continue à chercher, si on se fait accompagner, qu’on apprend de ses erreurs, on finit par trouver.
En attendant, quand on entre en classe le matin, on ne peut que se demander si dans dix ans, on se voit toujours à la même place… ou et regrettera peut-être un jour de ne pas avoir essayé un autre métier. »
Découvrez les conseils de Selma pour monter votre boîte.

Retrouvez Selma sur son blog !
Contactez  l’association www.apresprof.org qui vous accompagne dans vos projets de mobilité

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Liberté pédagogique (école)

Par Le 05/03/2016

Pour une anarchie éclairée de l'enseignement des lettres

FIGAROVOX/TRIBUNE - En pleins débats sur la réforme du collège, le professeur Antoine Desjardins revendique une liberté d'enseignement totale.


Antoine Desjardins est professeur de lettres, coauteur de Sauver les lettres: des professeurs accusent (Textuel), membre du Comité Orwell. Il soutient l'appel pour le rétablissement des horaires de français.


Je tiens à ma Liberté.

Raison pourquoi jamais je ne m'assujettirai à aucun «socle» ni à aucune «compétence».

Arrière, socles, compétences, et autres boutiquailleries mortifères! Arrière «projets» et «pilotage»! Arrière machins blêmes et sans âmes! Trucologie écervelante et inane! Lavage de cerveau totalitaire!

Mon projet - y compris pédagogique - est d'assassiner toutes les servitudes à venir, d'ôter le fer du pied des galériens petits et grands. De faire voir les mouettes circonflexes qui font de grands signes et écrivent des phrases trop longues, montrer aux enfants les daurades du flot bleu de Rimbaud, les poissons d'or, le rut des béhémots… ah ah! Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs, les panthères à peau d'hommes!

Ouvrir le compas des esprits par le moyen de l'apprentissage de la vraie belle langue, par le rêve éveillé de la lecture, par la maîtrise des bons instruments de la pensée.

Jamais je ne ferai d'EPI sur le régime de Madame Bovary, jamais Robinson Crusoé ne sera pour moi le prétexte à disserter sur l'habitat, le tri des ordures ni même la citoyenneté! Qu'on arrête d'insulter à l'intelligence et au goût! Qu'on cesse d'être ineptes et inaptes! Qu'on me fasse taire ces grandes têtes molles de la pédagogie low-cost la plus sinistre qui improvisent, probablement le couteau hiérarchique dans les reins, ces séquences interdisciplinaires idiotes, lauréates du concours Lépine de l'innovation absurde! Ce n'est pas possible d'être aussi passionnément attachés à liquider l'Imagination, le Beau, le Vrai et même l'Utile pour promouvoir la médiocrité et le chaos.

Autant couper aux ciseaux de cuisine les ailes des goélands!

Je préfère avoir raison avec l'enfant d'éléphant que tort avec Madame la directrice de l'enseignement scolaire, et autres gestionnaires du désastre ; je préfère les morves d'azur et les confitures exquises aux bons poètes à l'huile de foie de morue infecte (fût-elle interdisciplinaire) de Madame le Ministre, qu'on est priés d'avaler les yeux fermés.

Mes élèves n'auront pas d'iPad parce qu'ils n'en ont pas véritablement besoin. Comme les enfants de feu Steve Jobs, ils sauront très bien s'en passer.

Je refuse de travailler avec quiconque en «interdisciplinarité». Je veux travailler avec qui je veux, uniquement si l'envie m'en prend et si quelque affinité véritable, intellectuelle et culturelle se noue. Je rejette de toutes mes forces la logorrhée managériale épandue sur l'école, les sulfates et les pesticides immondes qui empoisonnent nos sources, défigurent les fruits de notre travail et de notre culture, travestissent ou édulcorent la vérité géométrique de nos campagnes, dénaturent le réel de l'instruction, trichent et truquent les récoltes, mentent sur le goût du raisin et la couleur des blés, uniformisent les rendements. Tromperie sur la marchandise, fraude, mensonge, packaging commercial, prostitution, racolage, manipulation des chiffres et des faits, monnaie de singe des diplômes, prêchi prêcha citoyen crypto-sectaire, embrigadement dans la bien pensance, je laisse tout cela aux pharisiens.

Je respecte la foi véritable, je hais les pharisiens qui n'ont que leurs grimaces et ne croient rien.

Je tiens à ma liberté dite pédagogique comme à la prunelle de mes yeux, comme à la prunelle des yeux de la chouette glaukôpis -aux yeux pers- celle de Minerve! La chouette du savoir, la chouette de la sagesse, qui prend son vol dans la nuit ...

Je hais aussi la plupart des didacticiens en chambre qui pensent pouvoir décoller artificiellement «l'apprendre à apprendre» de l'apprendre quelque chose . Apprendre est un verbe transitif direct qui crève de n'être pas complémenté, lesté, par un bon vieux complément d'objet. On apprend quelque chose bon sang! Et jamais on a vu quelqu'un apprendre en tournant en rond dans son ignorance, livré à lui même et autonome, ou bavardant dans un petit groupe.

Comme la conscience de Husserl est toujours conscience de quelque chose, on enseigne toujours quelque chose et non du vide. On donne l'alphabet grec, on fait traduire du latin.

Je ne ferai pas de grilles de mots croisés citoyens sur les ABC de l'égalité. Je ne ferai pas de «brainstorming» sur un «paper board». Je ne «finaliserai» rien. Je n'aurai pas d'»objectif» (on laisse cela à Auchan). Je ne «produirai» pas.

Mon seul objectif est d'augmenter par tous moyens la puissance d'être et d'agir (Spinoza) des élèves. Mon objectif est de rappeler à ceux-ci que l'humanité est faite de plus de morts que de vivants! Qu'il y eut un Ronsard, un Molière, un Condorcet, un Victor Hugo, un Jaurès!

Je préfère aller visiter l'Enfer de Dante qu'entrer dans un «référentiel»! Je ne sais pas ce que c'est et je ne tiens pas à le savoir. Je préfère que l'école devienne l'Abbaye de Thélème du savoir joyeux qu'une triste salle informatique offerte par Microsoft où l'enseignant deviendrait un moniteur ectoplasmique.

Je refuse d'être un exécutant avec sa feuille de route à émarger, ses cases à cocher. Je ne suis pas le poinçonneur des Lilas.

Je ne marche à aucun pas, surtout pas technocratique, bureaucratique, politique, numérique. J'em*** les gendarmes et la maréchaussée, les revizors, les torquemadas de la scientologie pédagogico-thanatophile en milieu industriel, les experts de la géolocalisation commerciale. Les administrateurs du néant posthumaniste.

Je n'aurai aucune «traçabilité» sinon dans le souvenir de mes élèves et dans les papiers de mes cours ou de mes notes.

Je pousserai parfois les élèves et les étudiants à écrire dans les marges. Je les étonnerai et je les déstabiliserai. Je leur apprendrai les meilleures prises de karaté rhétorique pour tordre les genoux de leur sous-chef de bureau tyrannique. Mes élèves veulent être des samouraïs du verbe, savoir manipuler le grand sabre de la langue, faire briller haut la puissance de la parole. Aiguiser leurs arguments, développer de longues parades complexes. Il leur faut la grammaire et tous ses exercices, il leur faut le vocabulaire, chatoyant, il leur faut la logique et le Logos.

Oui, ils veulent travailler, car ils savent que le travail est un trésor.

J'enseignerai le passé simple à tous, sans distinction d'origine et de religion! J'irai même jusqu'au subjonctif imparfait! Je ferai apprendre le Bateau ivre et goûter les préciosités de la langue de Madame de Sévigné. Je ne leur cacherai pas qu'Arthur ne savait pas se tenir à table, qu'il était provocateur et outrancier, qu'on peut avoir des semelles de vent et être pourtant un as de la grammaire et du latin: ceux à qui on apprend mal ou très imparfaitement la règle, ceux à qui on apprend le geste de la déconstruire avant même de l'avoir inculquée et d'en avoir fait comprendre le rôle et l'esprit, ceux à qui la Règle a été refusée, ne connaîtront jamais la jouissance de la transgression de celle-ci et la possibilité de subversion ne leur sera pas donnée.

Aucun excès et aucun paroxysme ne sont à redouter, aucune effraction à l'ordre du Symbolique et aucune jouissance: à peine une apparence d'égratignure. Le geste précis de la déconstruction suppose connue la logique qui a présidé à la construction. Il n'a rien à voir avec la destruction. On peut douter dès lors que nos élèves aient jamais la possibilité de rien déconstruire ni de porter un regard généalogique sur ce qu'ils font, sont, pensent, si l'on ne leur apprend pas d'abord, méthodiquement, systématiquement, progressivement comment les choses (et singulièrement la langue) sont construites. L'interdisciplinarité est une utopie universitaire quand on parle des fondements du savoir. Elle est immédiatement dévoyée.

Il est grand temps de changer de paradigme et d'aller vers une école démocratique de l'exigence pour tous, comme l'explique le sociologue et spécialiste de l'éducation Jean-Pierre Terrail dans un ouvrage récent. Et de grâce, qu'on laisse aux enseignants la maîtrise de leur enseignement.

Attention, Messieurs dames les réformateurs, si vous touchez à ma liberté pédagogique, je vais mordre usque ad sanguinem...

Si vous ne me rendez pas du temps disciplinaire, du bon temps qui dure, épais et solide, je planterai encore mes crocs très avant dans les fesses de vos zélateurs et autres missi dominici en chaise à porteurs. Je vendrai cher ma peau et celle de mes élèves.

«Les chiens enragés sont beaux» dit le poète résistant René Char.Ni Dieu Ni maître, ajouterais-je.

Je ne mangerai pas de cette absence de pain-là.

Liberté pédagogique!

Liberté!

Conscience extracorporelle (spiritualité)

Par Le 04/03/2016

 

Loi dattraction

 

Dr. Jean Jacques CHARBONIER

5 h · 

LE CONCEPT DE "CONSCIENCE EXTRACORPORELLE" AVANCE DANS LE MONDE MÉDICAL !

Un bonheur n'arrive jamais seul. Après avoir (trop brièvement hélas) exposé le concept de conscience extra corporelle dans l'émission médicale "Allo docteurs" sur France 5 hier après-midi, je viens d'apprendre que le professeur Léon, agrégé d'anesthésie réanimation au CHU de Reims souhaite que ce concept original soit exposé au Congrès Interrégional de médecine d'urgence de Nancy qui se déroulera en avril prochain. Le Dr François Lallier présentera les résultats de sa thèse de doctorat en médecine que j'ai eu le privilège de diriger. Je suis très heureux de cette bonne nouvelle. Cette thèse a demandé 3 longues années de travail acharné. 118 cas d'arrêts cardiaques ont été étudiés ; soit la plus grande étude médicale jamais réalisée sur les EMP depuis les 344 cas publiés en 2001 dans la revue The Lancet par Pim van Lommel. L'étude de 2014 de Sam Parnia n'a reposé que sur l'étude de 101 cas d'une cohorte de plus 2000 personnes (cf la publication anglaise). Cette hypothèse de conscience indépendante du cerveau est une véritable révolution dans le monde médical et on ne peut que s'en réjouir.

 


 

KUNDALINI

 

« Vous vouliez qu’on parle de la conscience cosmique, Maud ? »

Une main tendue. Il la rattrapait comme dans un film catastrophe. Elle bougea imperceptiblement la tête pour sortir de son trouble.  

« Oui, Sat, c’est vraiment quelque chose qui m’intéresse.

-Qu’est-ce que la conscience pour commencer ? Pensez à un moteur de voiture. En roulant, il produit de l’électricité. Vous en voyez les effets dans le fonctionnement de la voiture même si vous ne voyez pas l’électricité elle-même. Votre cerveau, c’est le moteur. Votre conscience, c’est l’électricité. Lorsque le moteur de la voiture est cassé, l’électricité qu’il produisait disparaît également. Les scientifiques considèrent, pour la plupart, que lorsque le cerveau ne fonctionne plus, la conscience disparaît également, eh bien, dans l’optique de la dimension cosmique, il n’en est rien. La conscience est toujours là mais vous n’êtes tout simplement plus connecté à elle.

-C’est comme si je n’avais pas de conscience propre alors ? Juste quelque chose qui vient en moi, c’est ça ?

-Ce qui est en vous, vous a été prêté. C’est votre conscience individuelle. Durant le temps de votre vie. C’est à vous de l’entretenir. Imaginez votre corps comme l’habitation, votre conscience comme le locataire et la conscience cosmique comme l’architecte de tout. De tout ce qui est.

-Et j’ai passé ma vie à entretenir mon corps. Sans vraiment m’intéresser au reste.

-Ce qui importe, c’est ce que vous vivez à l’instant Maud. Vous ne pouvez pas vivre ailleurs. Ce que vous avez été n’existe plus. En dehors de votre mémoire et de votre volonté à l’entretenir. Soit vous usez de cette expérience inscrite pour le bien de votre présent, soit vous décidez que ce passé ne peut faire autrement que d’empoisonner votre existence. Mais c’est un choix qui vous appartient.

-Oui, vous avez raison, Sat. Mes regrets sont ridicules. Continuez s’il vous plaît.

-Cette conscience en vous, elle est générée par une conscience supérieure, une intelligence qui est autour de vous, dans l’ensemble de l’Univers. Votre corps sert de passerelle, un point de contact, la matérialisation nécessaire pour que cette conscience supérieure ou originelle puisse prendre conscience d’elle-même à travers nous. Nous sommes des sujets d’expérience doués d’une conscience individuelle reliée à une intelligence qui s’observe elle-même en usant de nous.

-C’est quoi cette conscience supérieure ou c’est qui ? Dieu ?

-La Nature, tout simplement. Je n’ai pas besoin d’autres idoles. Et surtout pas celles des religions monothéistes puisqu’elle m’éloignerait au contraire de la source divine. Les croyances des peuples animistes et panthéistes me conviennent totalement. Pour moi, il y a dans tout ce qui est créé une intelligence incommensurable, au-delà de notre imagination, au-delà de notre conscience humaine alors si je veux voir cette intelligence créatrice, je m’assois et je regarde les brins d’herbe, les arbres, un torrent, un oiseau. Ou vous. »

 

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Fichage des enseignants (école)

Par Le 02/03/2016

Affaire Jacques Risso : le fichage des enseignants de l’éducation nationale mis à jour

par Le point de vue du chartrain (son site) 
mardi 1er mars 2016

9Réactions

 

 

On en apprend tous les jours sur les douceurs de notre démocratie de façade. C'est le site café pédagogique qui nous révèle les suites surprenantes (à voir ?) de l'affaire Jacques Risso.

Rappel des faits : notre bonhomme est un paisible directeur d'école d'une petite commune du Vaucluse, compétent et dévoué. Il est estimé de tout le monde (ou presque). Il a toutefois deux passe-temps. Le syndicalisme alternatif, en l'occurence au Snudi-FO (le syndicat le plus "mordant" de l'éducation nationale) et le dessin de presse ; toutefois il ne publie ses croquis (comme celui qui illustre cet article) que dans la presse professionnelle. 

Comme beaucoup d'enseignants et de parents d'élèves, il a milité contre la réforme des rythmes scolaires. C'était son droit, surtout en dehors de ses heures de service. Rappelons au passage qu'il n'existe pas de devoir de réserve dans l'éducation nationale, contrairement aux idées reçues. Si la retenue s'impose devant des élèves mineurs, la déclaration des droits de l'homme et le bon sens autorisent des prises de position vis-à-vis des adultes. C'est le principe de base de la république, si ce mot a encore un sens...

Seulement voilà, rien n'est simple au pays de la liberté surveillée. Le jour de la rentrée scolaire de septembre 2013, Jacques Risso a été suspendu ! Le motif farfelu : de prétendues plaintes de parents au sujet d'un manque de surveillance de sa cour de récréation (!). De quoi faire rire jaune enseignants et parents d'éléves. On ne sanctionne jamais un instit' de façon aussi radicale pour ce genre de chose. De plus, on ignorait que les enfants du Vaucluse avaient classe au mois d'Août... 

L'enseignant a donc perdu son poste, son droit de travailler et une part de sa dignité. C'était sans compter sur la combativité de notre hussard, qui ne s'est pas laissé faire et a engagé des recours devant les tribunaux. Il vient d'obtenir gain de cause (presque trois ans après les faits et de multiples appels), en révélant au passage un bien dérangeant détail, dont beaucoup se doûtait.

Il y avait bien volonté d'exclure Jacques Risso, qui dérangeait par son action syndicale. Un prétexte suffisait pour le mettre sur la touche. Car une enquête a révélé (ou confirmé ?) l'existence d'un fichier "gris" des enseignants au sein des directions académiques. En clair, chacun est fiché et tout est répertorié (casseroles, engagements politiques, fréquentations etc.) pour servir au cas où. Une tradition héritée de l'après-guerre et de la période la plus "marxisante" de l'éducation nationale, calquée sur le mode de fonctionnement de l'ex-RDA ? Sans doute. Il y a quarante ans, il n'y avait qu'un syndicat officiel pour encadrer les profs, une hiérarchie rigide et conformiste. L'avènement d'un début de pluralisme et le renouvellement du corps enseignant avec des jeunes plus ouverts d'esprit et plus "libéraux" que par le passé est manifestement mal digéré par les vieux mandarins du ministère.

Cependant, ce fait divers ne fait que rappeler le flicage non officiel dont chacun d'entre peut faire l'objet. On s'étonnera de ce zèle à ficher et à surveiller militants et mouvements sociaux de tous horizons (de la réforme des retraites à la manif pour tous) quand l'actualité de novembre dernier a révélé les carences de nos services de renseignements. Il y a semble-t-il des priorités, et la protection de nos princes semble passer avant celle des braves citoyens. En outre, l'importance de la surveillance de l'affaire des rythmes scolaires laisse songeur. Votre narrateur a personnellement assisté au gazage par les CRS des maitresses d'écoles venues manifester devant le ministère, rue de Grenelle à Paris. Des policiers en civil assistaient aux réunions publiques sur le sujet. Et un directeur d'école a été évincé dans le Vaucluse (sans parler, du coup, des autres affaires non ressorties). Révélateur de la mauvaise-foi de nos gouvernants, en tout cas.

Quand un pouvoir se préoccupe d'abord de protéger ses rentes et ses places, rendant possible ce qui s'est passé le 13 novembre dernier, on ne peut plus parler de démocratie. Si Jacques Risso devait être sanctionné pour défaut de surveillance, qu'en était-il pour le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve après les attentats ? Le principe d'égalité, cela vous dit quelque chose ?

 


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De la chenille au papillon (spiritualité)

Par Le 01/03/2016

"Le langage est insuffisant quand il s’agit de décrire l’impensable, quand rien dans la mémoire des paroles ne parvient à exprimer ce qui n’avait encore jamais existé."

.....
Mais alors comment l'écrire, comment exprimer ce qui relève de l'incompréhensible ?......

.....

J'essaie. Jours et nuits. Et je dois accepter le temps nécessaire. Comme une chenille dans son cocon. Elle ne sait pas ce qui l'attend. Mais elle y va. Dans une acceptation inéluctable.
Si elle décidait de forcer le processus, si elle déchirait la chrysalide, emportée par la rage de son ego... Elle succomberait, foudroyée.

....

J'écris. 
Lentement...
Je laisse grandir en moi ce qui doit advenir.

 

C'est donc possible (nature / santé)

Par Le 01/03/2016

Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

"Il faut accepter de produire moins" : comment deux Normands ont évité la crise grâce à l'agriculture bio

Par Benoît Zagdoun

Mis à jour le  , publié le 

Au bord de son bureau encombré, casquette sur le crâne et lunettes sur le nez, Vincent est plongé dans la facturation des commandes qui défilent sur son écran d'ordinateur. Derrière sa barbe de trois jours, Christophe, lui aussi, s'affaire : il a de la viande à livrer dans des restaurants de la région, et doit encore préparer le départ pour la vente directe sur Paris. Les deux frères sont pourtant sereins et souriants.

Dans leur ferme de Fervaches, à quelques minutes de Saint-Lô, dans la Manche, les Gosselin ont misé sur l'agriculture biologique, dans une région encore dominée par le système intensif. Un choix payant. Alors que des milliers d'agriculteurs continuent de mener des actions partout en France pour dénoncer la chute des prix et la crise agricole qui les prend à la gorge, leur petit élevage normand de vaches laitières et de cochons se porte bien.

"On travaillait énormément et on ne gagnait pas un rond"

Il n'en a pas toujours été ainsi. Lorsque les deux frères ont repris l'exploitation familiale au début des années 1990, ils ont fait comme les voisins. "On a investi et intensifié encore plus, parce que c'est ce qu'on nous avait appris à l'école. On travaillait énormément et on ne gagnait pas un rond", se souvient le cadet, Christophe, 48 ans, qui s'occupe des cochons, tandis que Vincent, l'aîné, 51 ans, prend soin des vaches.

 

Christophe Gosselin devant son étable de vaches laitières, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Christophe Gosselin devant son étable de vaches laitières, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

 

Au début des années 2000, c'est la révélation.

On a rencontré des paysans qui avaient des fermes deux fois moins grandes, qui produisaient deux fois moins, mais qui dégageaient deux fois plus de revenu !

Christophe Gosselin, agriculteur

à francetv info

Les Gosselin décident de changer de modèle. "Ça nous a demandé un effort d'adaptation." Les deux frères commencent par réduire la taille de leur cheptel de vaches à lait, diminuent la part de fourrage – "le maïs ensilage qui coûte un bras" –, et augmentent celle de pâture dans l'alimentation de leurs animaux. Peu à peu, leurs charges se mettent à diminuer quand leur revenu, lui, reprend des couleurs. "Surtout, on réduisait notre déficit de trésorerie. On avait entre 30 et 40 000 euros de découvert autorisé, on vivait avec ça depuis des années. Quand on a fermé cette ligne de crédit à la banque, on s'est senti plus légers", se souvient Christophe. Mais ils traînaient toujours comme un boulet leur élevage intensif de porcs. A l'orée des années 2010, ils ont franchi le pas : ils ont fermé leur porcherie et passé leur ferme en bio. La conversion réussie, ils ont pu reprendre l'élevage porcin.

"Ça nous permet de vivre notre métier autrement"

"L'agriculture durable est basée sur trois piliers : le social, l'économique et l'environnemental. Chacune de nos décisions doit correspondre à ces trois critères et n'en dégrader aucun", explique Christophe. Avec son frère, ils ont aussi pu embaucher deux employés qui les aident à s'occuper de leurs 80 hectares, 70 vaches et 55 truies.

"Ça nous permet de dégager du temps et de vivre notre métier autrement", vante Christophe. Les deux frères ne travaillent plus "que" 60 heures par semaine et un week-end sur trois, et peuvent même prendre trois à quatre semaines de vacances par an. Le cadet part ainsi dans quinze jours randonner en raquettes à la montagne. "En agriculture conventionnelle, une ferme comme la nôtre parvient tout juste à faire vivre un couple", avance l'éleveur.

 

Christophe Gosselin devant ses cochons dans son élevage de Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Christophe Gosselin devant ses cochons dans son élevage de Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

 

L'équation exposée par Christophe est simple : "On a moins de charges, donc on a besoin de moins de production pour dégager un même revenu ; et pour générer un même volume de production, il faut donc plus d'actifs." C'est le discours qu'il tient aux élus locaux, alors que "la Manche perd depuis plus d'une décennie 650 actifs agricoles par an". "Si vous voulez plus d'emplois dans le secteur agricole, il faut le réorienter vers une agriculture durable", plaide-t-il.

C'est un modèle qui protège l'environnement, qui crée de l'emploi et qui permet de vivre décemment.

Christophe Gosselin

francetv info

Leur choix n'a cependant pas été compris par tous et leur a valu bien des moqueries. "Ils vont peut-être s'en mordre les doigts", prédit Christophe. "Quand je regarde les agriculteurs manifester, je vois le poids de leur déficit de trésorerie dans leurs yeux. Ça me rend triste de voir des paysans qui ne sont pas heureux dans leur métier, qui ne gagnent pas leur vie et qui se mettent la corde au cou. C'est une catastrophe sociale."

Christophe, lui aussi, a participé à des manifestations, mais aux côtés des écologistes, contre la future centrale nucléaire de Flamanville et la ligne électrique à très haute tension. Les lettres EPR et THT sont encore peintes sur le mur de l'étable. Un souvenir des banderoles qu'ils avaient préparées là.

"Il faut accepter de produire moins"

"Je ne leur jette pas la pierre. C'est aussi un problème philosophique : il faut accepter de produire moins", souligne l'éleveur, alors qu'avec la fin des quotas laitiers qui limitaient la production depuis plus de trente ans, les producteurs de lait ont vu l'opportunité de produire encore et toujours plus, noyant le marché. "Certains arrivent à tirer leur épingle du jeu, parce qu'ils sont de très bons éleveurs", reconnaît toutefois l'agriculteur, quand d'autres fermes vivent sous perfusion des aides européennes de la PAC.

 

Des porcelets nouveau-nés en couveuse dans la ferme des frères Gosselin à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Des porcelets nouveau-nés en couveuse dans la ferme des frères Gosselin à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

 

"Mais ce qui me dérange encore plus, c'est que notre agriculture laisse un environnement dégradé aux générations futures." Dans l'élevage intensif voisin, la montagne de fumier déborde et l'éleveur a sorti son épandeur. Les champs gorgés d'eau des pluies des jours passés ne risquent pas de retenir les nitrates qui vont rouler jusqu'à la rivière en crue. Christophe dénonce "ce système qui marche en dépit du bon sens". "Il faut changer nos modes de consommation. On consomme beaucoup trop de protéines animales. Les paysans doivent l'accepter."

"Si l'agriculture intensive était capable de nourrir l'humanité, depuis cinquante ans qu'elle existe, elle y serait arrivée. Seule l'agro-écologie peut le faire."

Christophe Gosselin

francetv info

Un maître-mot : l'autonomie

Chez les Gosselin, l'autonomie est le maître-mot. "Une agriculture durable, c'est une agriculture autonome et économe", formule Christophe. Il cite les préceptes d'André Pochon, ce paysan breton chantre de l'agriculture durable, le scénario Afterres2050 bâti par l'association Solagro, et se désole de devoir encore acheter des céréales pour ses porcs. Le bois des haies sert à chauffer la maison. Les toits seront bientôt couverts de panneaux solaires pour alimenter la ferme en électricité. "C'est un investissement un peu militant" mais les deux frères "assument". Et suivent des formations pour répondre à tous leurs besoins : comptabilité, médecine vétérinaire, boucherie...

Ils vendent leur viande à la coopérative d'éleveurs bio Unebio et se sont lancés dans la vente directe pour "ne pas mettre tous les œufs dans le même panier". C'est Vincent qui cuisine. L'aîné a mis au point ses recettes de pâtés, terrines et rillettes.

Avec une quinzaine de producteurs bio de Normandie réunis au sein du groupement Bio Divers Cités, ils viennent tous les week-ends en région parisienne. Une solution qui leur permet de fixer eux-mêmes leurs prix en fonction de leurs coûts de production et non de la loi du marché. Et s'il le faut, ils sont prêts à réduire leur production, quitte à se séparer de quelques bêtes pour maintenir les prix.

 

Christophe Gosselin devant les vaches laitières de son élevage à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Christophe Gosselin devant les vaches laitières de son élevage à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

 

A Fervaches, toutes les vaches ont un nom. "Quand on ne gère plus que des numéros, ça n'a rien d'intéressant", commente Vincent, qui mène le troupeau au pré. Le sol est encore boueux et les sabots glissent et s'enfoncent. La chienne de berger, Ibra, se charge de faire presser le pas aux retardataires.

Chaque vache a son carnet de santé pour un meilleur suivi. Vincent stocke dans une grande boîte en carton les flacons d'huiles essentielles. Antidouleur, anti-inflammatoire... Il y en a une pour chaque pathologie. Cinq gouttes sur l'encolure suffisent. Pas besoin d'antibiotiques. "Le lendemain, à la traite, le lait est parfumé", assure l'éleveur qui n'utilise pas de robot de traite pour "ne pas perdre le contact avec les animaux".

Pour faire ses fourrages, Vincent fauche en fonction du calendrier lunaire. "Ça se ressent sur les bêtes qui mangent mieux", affirme-t-il. "Des animaux qui vivent dehors sont en meilleure santé et coûtent moins cher. Ils produisent peut-être moins, mais la qualité est meilleure. De toute façon, tout ce qui est performance, je laisse ça de côté."

Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

 

 

Dans la porcherie, il n'y a plus que 40 cochons, là où Christophe en entassait 100 auparavant. Les courettes ont été agrandies et les caillebotis remplacés par de la paille. "Le cahier des charges de l'agriculture biologique est complètement logique, commente l'éleveur. Il est interdit de laisser un animal seul, sauf en cas de pathologie grave et de risque de contagion, parce que les animaux ont besoin de vivre ensemble. Et les cochons doivent avoir de la paille avec laquelle jouer, sinon ils s'ennuient."

"Notre ferme a de l'avenir"

Si Vincent et Christophe comptent encore travailler une bonne quinzaine d'années, cela ne les empêche pas de préparer le futur. L'aîné a trois enfants, le cadet deux, "mais ils ne sont visiblement pas intéressés par le métier de paysan", glisse le cadet. Pourtant, la ferme des Gosselin "a de l'avenir". "A partir du moment où on a une certification bio, les portes ne se ferment plus, elles s'ouvrent." Mieux, l'exploitation est "transmissible", avancent-ils. Les deux frères ont fait réaliser une étude pour s'en assurer.

Les fermes intensives de leurs voisins sont souvent trop grandes et donc trop chères pour être reprises. La leur étant plus modeste, le coût d'installation sera limité. "Et notre système humainement soutenable permet aussi à des jeunes de s'installer", estime Christophe, qui ajoute : "Des jeunes qui fondent des familles entretiennent le milieu rural. La transmissibilité, c'est un autre facteur important d'une agriculture durable." Les Gosselin sont membres d'un réseau de fermes de démonstration, ils reçoivent les élèves du collège voisin et surtout ceux des lycées agricoles de la région. Ils leur montrent qu'une autre agriculture est possible. Un modèle qui séduit de plus en plus d'agriculteurs en pleine crise agricole.

Les voyous du poulet (santé / nature)

Par Le 29/02/2016

Les voyous du poulet industriel, de Tricatel à Beulin

 

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http://www.marianne.net/pericolegasse/Les-voyous-du-poulet-industriel-de-Tricatel-a-Beulin_a66.html

 

De quoi voler dans les plumes des voyous qui nous grugent, nous mentent et nous intoxiquent. Laminés par la concurrence déloyale de pays producteurs de volailles industrielles qui inondent le marché européen avec leurs immondices à bas prix, les éleveurs français dépérissent. M6 diffuse dimanche soir, dans l’émission Capital (1), un terrifiant reportage nous rappelant que si la France demeure le pays du poulet de Bresse et de quelques labels rouges de renom servis sur les bonnes tables, le gros du marché porte sur des volailles produites dans des conditions abominables pour répondre aux prix écrasés de la grande distribution.

Des hangars concentrationnaires français où les volatiles contaminés croupissent dans la vermine et leurs excréments jusqu’aux usines à poulets brésiliennes où l’on fabrique de la chair blanche comme des boulons, les caméras de M6 sont allées fouiller dans les tréfonds d’un système épouvantable. Le mythe du film de Claude Zidi, L’Aile ou la cuisse, avec Coluche et Louis de Funès découvrant horrifiés une machine, dans une usine dirigée par un certain Jacques Tricatel, moulant des poulets avec de la pâte sortant d’un tube s’est fait réalité. Que les pourvoyeurs de malbouffe se rassurent, notre époque n’a pas à rougir des fantasmes de la conso fiction de 1976, elle est pire. Saturé d’antibiotiques pour cause de promiscuité, le poulet industriel consommé à grande échelle rend certaines bactéries résistantes aux traitements médicaux et provoque de plus en plus de décès. Des faits graves, étayées par le témoignage de médecins et de scientifiques confrontés à des situations alarmantes. 
  
Mais la bombe explose quand les enquêteurs de Capital, remontant la filière importatrice de poulets industriels brésiliens ou asiatiques vers la France, ruinant au passage les éleveurs français impuissants, arrivent jusqu’à l’usine Farmor, dans les Côtes d’Armor, en Bretagne. Alors qu’il se targue en plein salon de l’Agriculture 2014, de défendre les éleveurs français, les produits français et la filière agro alimentaire française, la caméra de M6 s’approche de Xavier Beulin, tout puissant président de la FNSEA, syndicat majoritaire chez les agriculteurs, pour lui soumettre un document prouvant que Farmor importe du poulet brésilien fabriqué par les usines Sadia. Le visage du leader syndical se crispe. Et pour cause : en tant que président de Sofiprotéol, holding dont dépend Glon-Sanders, c’est lui le patron de Farmor. Beulin bredouille alors quelques mots du genre « Nous ne faisons rien d’illégal » et tourne les talons. Les éleveurs aux abois qu’il est censé défendre apprécieront. Pris en flagrant délit de duplicité, le méchant industriel du film de Zidi, joué par Alain Guyomar, est conspué puis envoyé au diable. Aujourd’hui, Tricatel, c’est Xavier Beulin !

(1) Capital « Les secrets du poulet premier prix » – M6, dimanche 6 avril à 20h50.

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Comment ruiner l'école publique (école)

Par Le 29/02/2016

 

C'est amusant de voir la flopée d'articles qui sortent pour raconter ce que je disais il y a deux ans....Je les imprime et je les ajoute au fil des jours à mon dossier....500 pages de textes, d'articles, d'analyses personnelles ou trouvées sur la toile. J'aime bien maintenant poser le "pavé" sur le bureau des gens qui me convoquent. 
"Vous voulez qu'on fasse un bilan du chaos ? Pas de problème si vous avez une semaine devant vous...."

 

Cet article date de 2008. On était un bon nombre déjà à sentir le vent du lisier pédago-libéro-financier qui commençait à rendre l'air irrespirable...


 

LA LEÇON DES NÉO-LIBÉRAUX : COMMENT RUINER L'ÉCOLE PUBLIQUE?

Par Marie Perret
Samedi 3 mai 2008

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QUATRE CONSTATS INQUIÉTANTS

 

  1. Plus de 150 000 élèves sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.
  2. Le recours à des officines de soutien privé est de plus en plus systématique. Il faut savoir qu’Acadomia, entreprise spécialisée dans les cours à domicile, est désormais cotée en bourse. Il y a, de fait, une privatisation rampante de l’enseignement.
  3. L’école, depuis 30 ans, ne joue plus son rôle d’« ascenseur social ». Un exemple : il n’y a jamais eu aussi peu d’enfants d’ouvriers dans des grandes écoles comme Polytechnique ou Centrale qu’aujourd’hui.
  4. Le niveau baisse. Il y a quelques années encore, il était de bon ton de railler les professeurs élitistes et grincheux, toujours prompts à « seriner l’antienne du niveau qui baisse ». Aujourd’hui, le constat est pour ainsi dire unanime. On tire la sonnette d’alarme à tous les niveaux, et dans toutes les matières. Instituteurs, professeurs de collège et de lycée, mais également professeurs d’université : tous déplorent le peu de culture des élèves et des étudiants, leur manque de repères historiques, leur difficulté à maîtriser la langue française, à organiser leur pensée de façon rigoureuse, à exprimer leurs idées de façon fine. Les raisons de ces difficultés ne sont pas seulement exogènes et sociologiques. Si le niveau baisse, ce n’est pas seulement à cause de l’hégémonie de la société du spectacle ou de l’attitude « consommatrice » des jeunes : c’est aussi parce que l’école est de moins en moins exigeante. Bien sûr, le régime n’est pas le même partout : dans les grands lycées de centre ville, où sont généralement scolarisés les enfants de la bourgeoisie, les exigences sont restées à peu près les mêmes. Dans les quartiers populaires, en revanche, les professeurs, débordés, gèrent tant bien que mal la violence liée à l’indiscipline en occupantles élèves, à défaut de les instruire. Les parents cherchent par tous les moyens à dé-sectoriser leurs enfants ou à les inscrire, quand ils sont assez riches, dans le privé. Le contraste entre les établissements est désormais tellement marqué qu’il n’est pas excessif de parler d’une « école à deux vitesses ».

Ces quatre faits ne sont évidemment pas indépendants les uns des autres. Le quatrième constat, qui est le plus déterminant, éclaire les trois autres : c’est parce que le niveau baisse que les familles bourgeoises enrichissent les officines de soutien privé tandis que les enfants des milieux populaires vont grossir les rangs de ceux qui sortent du système scolaire sans diplôme. On ne s’étonnera donc pas que l’école joue aujourd’hui moins que jamais son rôle d’« ascenseur social ».

 

 

A QUI PROFITE LE CRIME ?

 

La question qu’il faut poser est la suivante : qui a intérêt à ruiner l’école publique ? A qui profite le crime ?

En 1996, le centre de développement de l’OCDE a publié un intéressant rapport. Le titre est sibyllin (« La faisabilité politique de l’ajustement »), le style, technocratique, l’enjeu effrayant : sous couvert d’apprendre aux gouvernements comment réduire les déficits budgétaires, son auteur, Christian Morrisson, montre comment libéraliser tous les secteurs des activités humaines en « réduisant les risques » – entendez : en évitant la révolte sociale. Soit le problème suivant : étant donné qu’il n’y a pas de libéralisation possible sans destruction des services publics, étant donné que les peuples sont généralement attachés aux services publics, trouver le moyen de supprimer les services publics tout en évitant de mettre les gens dans la rue. La solution est simple, mais il fallait l’inventer : Christian Morrisson préconise la méthode douce qui consiste à diminuer la qualité des services publics. Dans l’extrait ci-dessous, l’auteur prend l’exemple de l’école. Goûtons ce morceau d’anthologie du cynisme néo-libéral :
« Les mesures de stabilisations peu dangereuses :
Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population.
 »

Il n’y a qu’à diminuer progressivement la qualité de l’enseignement : les citoyens n’y verront que du feu. Personne ne descendra dans la rue, les gouvernants ne seront pas inquiétés, le secteur privé tirera tout le bénéfice, car les familles fuiront les établissements publics. Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Christian Morrisson décrit sans fard la réalité de l’école publique. La qualité de l’enseignement, depuis 30 ans, baisse à un point tel que les citoyens n’ont plus confiance dans leur école. Résultat : la marchandisation de l’enseignement est en marche (après celle de l’eau, après celle des énergies, après celle de la santé, etc.). L’école publique se délite progressivement. On grogne bien ici ou là, on réclame davantage de moyens, mais force est de constater que la recette Morrisson marche bien : le « risque politique » que constitue le « mécontentement général de la population » est évité.

 

LES « IDIOTS UTILES »

 

Pour résister à cette entreprise de destruction de l’école publique, il aurait fallu défendre l’idéal d’une institution forte, dévolue à la transmission de savoirs exigeants, sourde aux pressions venant de la société civile. Pour combattre efficacement Morrisson, il aurait fallu se ranger derrière Condorcet. On aurait pu croire que la gauche, fidèle aux principes de l’école républicaine, allait résister à l’offensive. Non seulement elle ne l’a pas fait, mais elle a apporté, à son corps défendant, un soutien inespéré au programme de la marchandisation de l’école. Le discours « pédagogiste » auquel une grande partie de la gauche a adhéré a eu pour principal effet de précipiter l’affaiblissement de l’institution scolaire ainsi que la baisse général du niveau. Voici quelques exemples de mesures qui ont participé à cette baisse :

  • En valorisant des qualités qui n’ont rien à voir avec les compétences qu’on doit attendre d’un professeur, on a recruté des enseignants qui n’étaient pas toujours qualifiés. On a oublié qu’avant d’être « gentil », « dynamique », d’« aimer les élèves », de « participer activement au projet d’établissement », un professeur doit se distinguer par la maîtrise des savoirs qu’il transmet.
  • En instaurant le passage automatique, on a fait en sorte que tous les élèves, même ceux qui n’ont pas le niveau, puissent passer dans la classe supérieure. Comme le redoublement est un luxe (les gestionnaires de l’éducation nationale savent que cela coûte de l’argent), on a poussé les professeurs au laxisme. Pire : on leur a retiré le droit de s’opposer au passage de tel ou tel élève dans les conseils de classe. Les parents sont généralement contents : ils pensent qu’on fait un cadeau à leurs enfants. Ils se trompent : en fait de cadeau, il ne s’agit que de faire des économies.
  • Sous le prétexte idiot que la discipline ferait violence aux élèves, qu’un cours doit être « vivant », que le cours magistral est « ringard », on a laissé le désordre s’installer dans les classes. Les professeurs constatent amèrement qu’il est de plus en plus difficile de faire la classe dans de bonnes conditions et d’instruire les élèves.
  • En bradant les diplômes qui, de fait, ont de moins en moins de valeur sur le marché du travail, on a poussé tout le monde à faire des études longues. Comme les conditions d’enseignement à l’Université sont souvent difficiles et parfois déplorables, comme les BTS et les IUT sont pleins, les parents qui ont de l’argent inscrivent leurs enfants dans des écoles supérieures privées (qui coûtent très cher). Ceux dont les parents n’ont pas les moyens se retrouvent sur le marché du travail : ils constituent alors une main d’œuvre paupérisée, qui est d’autant plus exploitable par le patronat qu’elle est peu qualifiée.
  • On a délaissé l’enseignement technique et professionnel, éternel parent pauvre de l’éducation nationale, alors qu’il peut assurer une solide formation à des élèves qui s’ennuient dans les filières générales.
  • Au nom des meilleurs sentiments du monde, on a remis en question le principe d’égalité républicaine et condamné les élèves des quartiers populaires : au lieu d’exiger d’eux ce qu’on exige dans les collèges et les lycées parisiens, on a "adapté" l’enseignement (« inutile de leur faire lire Racine, Descartes ou Montaigne : c’est trop compliqué pour eux et puis c’est tellement éloigné de leurs préoccupations »). On enseigne les humanités aux fils et aux filles de la bourgeoisie, tandis qu’on expérimente, sur les enfants des quartiers populaires, les nouvelles "pédagogies".

 

 

LES MOYENS DE RÉSISTER

 

Comment résister à cette entreprise d’affaiblissement de l’école publique ?

Voici, pour conclure, quelques pistes :

  • En renforçant l’institution scolaire : il faut instaurer de la discipline, élever le niveau des exigences, instruire les élèves (et non les occuper ou les amuser).
  • En recrutant des professeurs compétents : il faut que ceux-ci soient recrutés sur concours nationaux, pour leurs savoirs ainsi que leur capacité à les transmettre le plus clairement et le plus rigoureusement possible.
  • En concentrant les moyens dans les établissements des quartiers populaires : les professeurs les plus puissants, les mieux formés, les plus savants doivent être envoyés dans ces quartiers et exiger des élèves ce qu’ils exigeraient des élèves d’un lycée comme Henri IV.
  • En cessant d’abaisser l’enseignement technique et professionnel : il faut que les élèves puissent en tirer une formation solide grâce à laquelle ils pourront trouver du travail, mais aussi suffisamment généraliste pour qu’ils puissent changer d’entreprise.

par Marie Perret
Responsable du secteur Ecole de l'UFALvoir tous ses articles

"Je suis devenue chamane... (spiritualité)

Par Le 28/02/2016

"Je suis devenue chamane malgré moi"

SPIRITUALITÉ

 

Corine Sombrun

 

"Je suis devenue chamane malgré moi"

par Patrice van Eersel

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Un jour, lors d’un reportage en mongolie, elle est entrée en transe et s’est transformée en louve. c’est là qu’elle a découvert son don de chamane. le pouvoir de ces prêtres-sorciers est, selon elle, de savoir faire toute la place à l’intuition dont nos sociétés modernes se sont coupées.

Comment imaginer que cette Française à la voix douce et au regard bienveillant se transforme en louve hurlant sur la steppe mongole ? L’histoire de Corine Sombrun est un grand roman.

Elevée en Afrique par des parents ouverts aux autres cultures, puis formée à la composition musicale à Nice, elle a reçu plusieurs grands prix avant de fonder son école de piano. Elle se lance ensuite dans l’art multimédia, au Canada, puis à Londres où elle s’engage dans des performances. Alors qu’elle participe à une pièce de théâtre de Ken Campbell, des producteurs de la BBC la remarquent. On l’invite à réaliser des reportages sur les peuples premiers. Elle se rend ainsi à la rencontre d’Indiens d’Amazonie. Puis elle part recueillir les chants d’un rituel chamanique mongol. Elle ignore que ce voyage va tout faire basculer.

Elle vit aujourd’hui de ses compositions musicales et de ses livres, mais est aussi à l’origine du premier protocole de recherche en neurologie sur la transe chamanique mongole. Elle dit : “Je suis une psychonaute” – entendez un pont entre la science et la plus ancienne des religions. Lorsque, en 2001, envoyée spéciale de la BBC, vous avez débarqué en Mongolie pour la première fois, tout s’est joué très vite…

Après 15 heures d’avion, 35 heures de bus et 7 heures de jeep, je me suis retrouvée en pleine steppe, parmi des éleveurs de yacks. Avec Naraa, l’interprète qui allait devenir mon amie, nous sommes allées voir Balgir, le chamane local. Un homme rare : à cette époque, il n’y avait plus que 30 chamanes pour trois millions de Mongols. Je lui ai demandé si je pouvais enregistrer son prochain rituel. Il m’a dit :« Ça risque d’énerver les esprits, je dois demander leur avis. » Il m’a alors invitée à aller couper de l’herbe pour ses bêtes, tandis qu’il s’allongeait tranquillement sous un arbre. Le soir, j’étais exténuée, mais j’avais fait mes preuves : les esprits ont été d’accord pour que j’enregistre. Quelques jours plus tard, à la nuit tombée, je me suis rendue dans sa ger (« yourte » en mongol) avec un minidisque et un micro. Là, c’est allé très vite, en effet. A peine avait-il commencé à battre son énorme tambour que je suis entrée en transe, ce qui n’était pas prévu au programme. 

Je me savais sensible, mais pas à ce point : mes parents m’avaient raconté qu’enfant, au Burkina Faso, il avait fallu me retenir pour que je ne me rue pas dans une danse sacrée locale. Chez Balgir, j’ai d’abord tremblé de tout mon corps et les gens ont cru que j’avais peur. Puis je me suis mise à hurler et je suis devenue une louve, avec l’impression d’avoir des griffes et une truffe à la place du nez. Une sensation d’une force inimaginable. Le chamane a dit ensuite à Naraa qu’il avait dû batailler dur pour me « ramener ». Il était furieux.

Pourquoi ?

Parce que nous ne l’avions pas prévenu que j’avais le don de chamane ! J’étais d’autant plus ahurie qu’il m’a fait comprendre que je ne pouvais plus repartir, qu’il fallait que l’on m’initie. Pour les Mongols, l’une des pires fautes possibles, source d’innombrables malheurs, est de ne pas cultiver un don. Si les esprits vous ont gratifié d’un talent, vous êtes obligé de le travailler. Or, il était formel, j’avais le don chamanique. Bien que sidérée, je lui ai demandé combien de temps durait une « initiation ». Il m’a répondu : « Trois ans. » J’ai rétorqué que c’était impossible, que je devais rentrer à Londres où j’avais des obligations. Mais il a secoué la tête : si je refusais, des malheurs bien pires que ceux que j’avais connus jusque-là allaient me tomber sur la tête. Je sortais d’une période très noire, où mon compagnon était décédé. Ses paroles m’ont glacée. Mais soudain, une pensée fulgurante m’a traversée : j’étais seule désormais, je n’avais plus rien à perdre. J’ai demandé : « Et si je venais faire des séjours de quelques mois, ça marcherait ? » Il a fait signe que oui. Tout s’est joué ainsi. J’avais 40 ans.

Vous êtes la première Occidentale à être devenue udgan, chamane mongole. En huit ans, il vous a donc initiée. 

Pas lui. Il a demandé aux esprits qui, d’après eux, pouvait s’occuper de moi. Un chamane ne décide rien de son propre chef. De même qu’il ne vous enseigne jamais rien directement. Combien de fois, au début, j’ai été agacée d’entendre répondre à mes questions : « Les esprits t’enseigneront. » Mais finalement, ça s’est avéré rassurant : l’ego du chamane ne compte pas, seuls les esprits qui l’habitent pendant sa transe sont décisionnaires. J’ai ainsi appris que je serais formée par une femme de l’ethnie des Tsaatans, des éleveurs de rennes qui habitent sous des tipis, à la limite de la Sibérie. Elle s’appelait Enkhetuya et allait devenir une clé de ma vie. C’est une magicienne : elle savait toujours quand j’allais arriver, alors que je débarquais d’Europe à l’improviste. J’ai d’abord cru qu’elle bluffait, mais j’ai fini par comprendre que nous étions reliées par une télépathie stupéfiante. 

Les esprits lui ayant confirmé que j’avais le don et que c’était à elle de me former, elle m’a fait faire un costume et un tambour. Le costume protège le chamane pendant son voyage au pays des esprits. Son tambour est son moteur, son cheval. C’est un instrument qui pèse presque dix kilos et je me demandais si je serais capable de le porter en frappant dessus pendant des heures. Mais la transe vous donne une force étonnante, au point que le chamane doit avoir un assistant pour l’empêcher de partir dans le décor. Et c’est donc auprès d’Enkhetuya, à la frontière sibérienne, que je me suis rendue régulièrement, pendant huit ans. 

A quoi ressemble la transe vue de l’intérieur ?

C’est mieux qu’au cinéma. Un voyage limpide, comme un rêve intense dont on se souviendrait parfaitement. Je vois le plus souvent un loup de très près, qui hurle, c’est mon animal totémique. Son cri m’indique une sorte de porte qu’il me faut passer, ce que je fais en hurlant à mon tour. Je deviens ce loup et c’est là que j’entre dans le « monde des esprits ». Les êtres et les choses m’apparaissent alors dans leur essence même – leur âme ? Cela passe par des images, des couleurs, des métamorphoses et des chaînes de causes à effets, à la fois évidentes et impossibles à expliquer. L’essentiel est que, sans le moindre mot, toute question qui me vient à l’esprit trouve aussitôt sa réponse. En fait, tout se passe comme si la transe éveillait en nous une formidable intuition.

A vous entendre, l’intuition est centrale. Est-ce cela qui intéresse les neurologues avec qui vous travaillez ?

Entre autres, oui. Evidemment, le chamane remplit sa mission sans chercher à l’analyser avec notre esprit occidental. Il doit : 1) entrer en transe pour contacter les esprits ; 2) leur poser des questions pour résoudre le problème de quelqu’un. On ne consulte un chamane que pour un problème grave : épidémie, maladie mortelle, stérilité, vol du troupeau, meurtre… Il doit alors remonter à la cause. La plus courante, c’est qu’on a dérangé l’harmonie du monde : la personne a négligé un rituel ou enfreint un tabou, elle a malmené ses animaux ou mangé une nourriture interdite, mais très souvent aussi, elle n’a juste pas écouté son intuition. C’est très grave. Les esprits nous parlent à tous, sous la forme de signes extérieurs ou d’une petite voix intérieure. Si nous n’écoutons pas ces signes ou cette voix, les esprits nous envoient une épreuve. Si notre surdité persiste, l’épreuve se durcit. Passé un certain stade, une souillure indélébile risque de se former, qui peut se transmettre sur plusieurs générations. Ils appellent cela le buzar. Seul le chamane peut le « nettoyer », en faisant appel à cette intuition redoublée qu’éveille en lui la transe. 

Pour les neurologues avec qui j’ai commencé à travailler à partir de 2006 – le docteur Pierre Etevenon, ancien directeur de recherche de l’Inserm, puis le professeur Pierre Flor-Henry, de l’Alberta Hospital d’Edmonton, au Canada – c’est cela qu’il faut étudier : la transe. Que déclenche-t-elle dans le ­cerveau ?

Vous avez réussi à vous mettre en transe avec des électrodes sur le crâne. Qu’ont découvert les ­chercheurs ?

D’abord, ils m’ont analysée à l’état de veille normale et ont constaté que je ne souffrais d’aucune pathologie, ce qui m’a rassurée ! Ensuite, j’ai appris, avec difficulté, à me mettre en transe sans tambour. Et là, ils ont découvert que mes tracés électroencéphalographiques étaient comparables à ceux d’une personne qui souffrirait à la fois de schizophrénie, de troubles maniaques et de dépression. Les trois pathologies en même temps ! Quand il a vu ça, le professeur Flor-Henry s’est écrié : « C’est une psychose généralisée ! » Son équipe était passionnée et perturbée : qui pouvait leur garantir que je n’allais pas rester bloquée dans cet état ? Balgir et Enkhetuya m’avaient prévenue, la transe comporte un risque : si le chamane est incompétent, certains peuvent y laisser leur vie ou y « perdre leur âme ». Ce qui intrigue les chercheurs, c’est qu’on puisse vous mettre dans cet état, puis vous en ramener. Ne pourrait-on pas, en les imitant, apprendre à « ramener » les personnes psychiatrisées ? Ce serait une perspective enthousiasmante. Mais pour l’instant, en observant mon cerveau, les neuropsychiatres ont surtout confirmé que la transe stimulait fortement les zones sensorielles perceptives. 

Vos cinq sens sont en hyper alerte ?

Voilà. Ce serait la raison pour laquelle l’intuition du chamane s’éveille tant : son « intelligence perceptive » prend le dessus sur son « intelligence spéculative ». L’intuition ne serait peut-être rien d’autre que cela : la capacité à percevoir un maximum d’informations qui, dans notre état ordinaire, passent inaperçues. La société moderne tend à hypertrophier l’intelligence spéculative et l’ego au détriment de l’intelligence perceptive et de l’empathie. L’expérience chamanique nous invite à changer. En transe, vous voyez que tout est interdépendant.

Mais pourquoi faut-il l’intercession d’un chamane ? Chaque humain ne dispose-t-il pas de sa propre intuition ?

Pour les historiens du chamanisme depuis Mircea Eliade, les chamanes seraient apparus au Néolithique, avec l’invention de l’élevage et de l’agriculture. Avant cela, n’importe quel humain avait sans doute une intuition et un instinct comparables à ceux des animaux. Les débuts de la civilisation auraient suscité l’émergence de l’intelligence spéculative au détriment de l’intelligence perceptive, et donc la nécessité d’une fonction spécialisée, chargée de conserver une surintuition pour protéger le groupe. Mais les chamanes auraient eux-mêmes peu à peu perdu leur puissance. Dans les années 1970, le psychologue Julian Jaynes disait que l’invention de l’écriture avait reformaté notre cerveau en changeant notre rapport à l’environnement et en diminuant notre intuition. En Mongolie, on raconte que les premiers chamanes étaient si puissants qu’ils pouvaient même entrer en contact avec Tenger, le dieu du ciel, père de tous les esprits. Aujourd’hui, ils ont appris à lire, mais savent au mieux communiquer avec des esprits mineurs, liés aux lieux, aux éléments ou aux ancêtres. 

En fait, vous avez eu le privilège de connaître les derniers chamanes mongols ?

Le stalinisme les avait déjà atrocement atteints : la pratique du chamanisme était punie de mort, avec déportation de toute la famille au goulag. Mais le libéralisme moderne les supprime avec encore plus d’efficacité. S’ils sont passés de 30 à 3 000 en douze ans, c’est que le tourisme chamanique a brusquement fleuri. On a construit des aéroports et les étrangers arrivent par centaines pour assister à de fausses cérémonies, conduites par des « chamanes » que je ne peux condamner : ils sont très pauvres, cela leur apporte un peu de confort. 

Vous-même, avec qui pratiquez-vous ? Pas avec des « touristes » occidentaux ?

Je ne pense pas que l’on puisse emprunter aussi facilement les traditions d’une autre culture. Le hasard de ma vie m’a « mongolisée » sans que je l’aie voulu. J’ai appris leur langue et, après une longue période de mise à l’épreuve pendant laquelle je devais surtout casser du bois pour le feu – afin de saper mon éventuelle poussée d’ego – j’ai découvert, en transe, quelle était ma « spécialité ». Tous les chamanes ne sont pas thérapeutes. Il s’avère que j’arrive à percevoir certains troubles de santé, ce qui semble parfois les « réparer ». Cela fait partie d’un autre protocole de recherche, clinique celui-là. 

Quelle pourrait être la suite de votre incroyable histoire ?

Tant que je le pourrai, je servirai de « psychonaute » entre la steppe et les labos. Chez les derniers chamanes mongols, une résistance s’organise contre l’effacement de la tradition. Ils demandent aux esprits de les aider à mettre un bémol à la cupidité qui s’est allumée dans tous les cœurs. Une intuition bien éveillée nous dit comment nous protéger des mauvaises influences. En cela, je crois qu’ils rejoignent une révolution silencieuse actuellement en œuvre sur toute la planète.

Mots-Clés : chamanisme, Spiritualité

Les cinq étapes de l'amour (spiritualité/sexualité sacrée)

Par Le 28/02/2016

Les-5-étapes-de-l-amour

Les 5 étapes de l’amour

 

Les 5 étapes de l’amour et pourquoi nous sommes si nombreux à rester coincés à l’étape 3

Pourquoi certaines relations se brisent-elles tandis que d’autres durent toute une vie ?

L’une des raisons est que les relations passent par 5 étapes. Lorsqu’on les comprend, on est mieux préparé pour traverser les étapes avec succès et ne pas rester « coincé » dans l’une d’elle, comme c’est souvent le cas pour la 3ème étape.

Inspiré du livre « Qui sont ces couples heureux » de Yvon DALLAIRE (N°3)

Toutes les étapes n’apparaissent pas nécessairement dans cet ordre mais les couples heureux les vivent toutes…

  1. La lune de miel ou période passionnelle
  2. La lutte pour le pouvoir ou période d’adaptation
  3. Le partage du pouvoir ou période de stabilisation
  4. L’engagement ou l’amour véritable
  5. L’ouverture sur autrui ou comment servir d’exemple

Voici les 5 étapes de l’amour :

1. La lune de miel /Tomber amoureux.

On l’appelle parfois la phase de lune de miel. C’est lorsque tout est tellement incroyable. Vous apprenez à vous connaître, apprenez tous les moindres détails, et tombez amoureux un peu plus chaque jour. L’amour est grand. Chaque jour est exaltant. Être amoureux est vraiment la partie la plus facile.

La lune de miel, comprenez « séduction », comporte également 5 étapes déclinées ci-dessous en « actes ».

L’intention de la séduction est d’attirer l’attention de l’autre et d’en prendre le « contrôle émotionnel » pour en obtenir les faveurs !

Les relations intimes ne sont qu’une petite partie de ces faveurs, on y retrouve également le besoin de partager, le point de la solitude, le manque affectif, l’envie de construire.., qui sont également des faveurs attendues d’un partenaire.

Premier acte : L’attirance

C’est aussi bien une question d’hormones (phéromones) que de visuel. Qu’on le veuille ou non, toute personne rencontrée suscite en nous, une réaction sympathie-antipathie ou attirance-répulsion.

« La femme se montre attirante et gage de plaisirs innombrables, sachant consciemment ou non que l’homme sélectionne la femme selon son apparence physique, du moins au début. L’homme montre plutôt sa richesse, son statut et sa force, sachant consciemment ou non que la puissance est le premier aphrodisiaque de la femme, du moins au début. »

Les femmes provoquent, les hommes paradent.

Deuxième acte : Les regards et les sourires

Ne dit-on pas que les nouveaux amoureux se « dévorent des yeux » et qu’ils sont seuls au monde, même parmi la foule ? Le regard est l’instrument de séduction humain le plus efficace.

Si le regard intrusif et intéressé d’un homme rencontre le regard réceptif et intéressé d’une femme, il se produit alors le désir…

Troisième acte : La conversation

La communication est faite de langage corporel à 55 % et d’intonation vocale à 38 %. Le sens des mots ne pèse que 7 % dans cette balance. Nul besoin donc d’être compliqué. Rester soi-même est, et restera, la meilleure façon de rentrer en relation. Alors entrez en relation avec cette simple intention de savoir qui est l’autre.., et laissez faire, ou plutôt, laissez « être »

Quatrième acte : Le contact physique

Le contact physique intervient naturellement dans une conversation qui se passe bien et dans laquelle les deux interlocuteurs sont en accord. Ces échanges de contact successifs sonnent très souvent comme la capacité et la possibilité d’aller plus loin. Nous le faisons intuitivement.

Cinquième acte: La danse de l’amour

Cette danse de l’amour récapitule cette première période de la « lune de miel ».

Les deux amants ne se connaissent pas encore et incertains de l’amour que l’autre éprouve pour soi, ils se montrent sur leur plus beau jour…

Cette période, plus fusionnelle et plus passionnelle n’est donc pas encore de l’amour. C’est une période de bonne entente pendant laquelle les deux partenaires s’apprivoisent.

L’e plaisir intime lui, arrive plus rapidement chez les plus fusionnels, et est plus lent chez les célibataires bien dans leur peau, plus autonomes, et à la recherche non pas d’aventures successives, mais d’une relation stable.

Les passionnés, fusionnels vont de coup de foudre en coup de foudre; les membres d’un futur couple heureux cherchent à savoir à qui ils ont affaire avant de « tomber» réellement en amour.

Pendant cette période, et tant que les partenaires ne seront pas rassurés sur le fait d’avoir séduit, ils se conduiront comme si l’autre était un invité « spécial » en mettant systématiquement les petits plats dans les grands.

2. La lutte pour le pouvoir / Être un couple.

Pendant cette période de lune de miel, les partenaires ne sont donc pas véritablement amoureux. Ils sont amoureux de la sensation de complétude que l’autre lui procure…

Après être tombé amoureux, les choses se calment un peu. Vous commencez à devenir un peu plus casanier. Vous vous êtes probablement engagé dans une monogamie à ce stade et avez désactivé votre compte Tinder. C’est la partie où vous construisez une vie ensemble, et voici un secret :

Ça peut être aussi amusant que vous le voulez.

Cette première phase de lune de miel a un effet de minimisation des défauts de l’autre nécessaire à l’engagement de départ et au commencement d’une relation.Mais elle n’est pas faite pour durer et plus ou moins rapidement en fonction des profils, la véritable nature revient. Cette étape de « différentiation » est d’autant plus délicate pour les plus « dépendants affectifs ». Le vide existentiel en chacun d’entre nous, temporairement comblé par l’autre pendant cette période de fusion, ne peut que refaire surface au fil du temps.

Le couple à ce moment-là n’a pas de problème particulier mais la présence du ressenti de ce vide chez les partenaires non autonomes est difficile. Sans « hauteur », sans « intelligence émotionnelle », ils s’accuseront de ne plus se donner d’attention, ils s’accuseront d’être le responsable de ce vide en eux. Ce sera la crise et potentiellement la rupture pour les plus fusionnels et les moins « conscients » de ce mécanisme.

Ceux-là iront fusionner ailleurs, avec un(e) autre partenaire et répéteront cette situation jusqu’à ce qu’ils comprennent que le couple n’est pas la source de cette douleur mais que cette douleur est une « non acceptation » du vide déjà présent en la personne qui cherche inlassablement à le combler par l’autre.

C’est en cela que le couple est également utile, il nous permet de mettre en lumière nos vides, nos blessures, nos peurs. C’est un outil de croissance très efficace.

Dans « la lutte pour le pouvoir », c’est « l’autonomie affective » l’enjeu. C’est de passer de la fusion à l’amour, c’est de passer de cet état de fusion à cet état de différenciation. C’est comprendre que l’autre n’est pas nécessairement la source de la souffrance. C’est apprendre à se regarder de l’intérieur.

C’est obligatoirement un travail sur soi. Les plus réfractaires cumuleront les relations pour ne pas ressentir et ne pas aller dans leurs peurs, les autres feront le chemin et passeront l’étape suivante. Seulement 20% des couples passeront à l’étape 3 !

Construire cette vie peut être banal et ennuyeux ou cela peut être excitant et amusant. C’est vraiment vous qui choisissez. Mais parfois, nous nous retrouvons à l’étape 3.

3. Le partage du pouvoir/ La désillusion.

La phase passionnelle permet à deux personnes généralement étrangères l’une à l’autre d’être attirées l’une envers l’autre.

C’est l’étape où la plupart des relations finissent. Cela peut venir lentement ou soudainement. Pendant cette troisième étape, nous pouvons être en colère ou nous retirer lorsqu’on se sent blessé. On peut se sentir pris au piège dans la relation. Vous ne voulez pas abandonner, mais vous vous retrouvez toujours à faire des choses que vous ne pensiez jamais faire.

Peut-être que le compte Tinder sera réactivé pendant une journée. Peut-être que votre regard se tournera sur l’un de vos collègues. Mais la façon donc vous gérez cette étape est vraiment déterminante pour le reste de votre vie ensemble. Il faut travailler pour être la meilleure personne possible pour votre partenaire. Que choisirez-vous ?

La lutte pour le pouvoir, phase consécutive et inévitable, permet aux deux partenaires de découvrir « qui » est réellement la personne dont ils sont devenus amoureux et, par le fait même, de mieux découvrir leur propre besoin de fusion et de contrôle et de dépendance affective.

Cette troisième phase demande vraisemblablement plus de conscience sur soi.

C’est une association de deux personnes, incomplètes et imparfaites qui décident de donner leur pouvoir au « nous » (toi + moi) qu’elles forment ensemble pour se faire grandir mutuellement.

Chacune d’entre elle a pour se faire un regard sur elle-même, sur ses failles, ses défauts et ne cherche pas à les combler par son partenaire. Au contraire, chacune des ces deux personnes utilise leur couple comme moyen de grandir, comme moyen de comprendre et d’apprendre sur elle de part les situations qu’elles vivent ensemble. C’est une croissance par « résonance ».

Les partenaires de couple heureux ne sont pas fusionnels. Ils partagent des moments leur permettant de combler leurs besoins grâce au couple, dont des moments de fusion, mais tout en étant individualisés et autonomes. C’est une danse…

Ces couples se disputeront bien-sûr mais utiliseront ces disputent pour travailler sur elles, grandir et s’aimer davantage.

4. L’engagement ou l’amour véritable

L’amour véritable est donc la contribution de chaque membre du couple dans et au travers d’une troisième entité qu’est le couple pour permettre une croissance respective et commune à la fois.

Si vous avez surmonté la désillusion, la quatrième étape durera. En faisant face aux problèmes majeurs dans votre relation, vous construisez une base pour le reste de votre vie ensemble. Les blessures se cicatrisent, les alliances sont reconstruites, et le véritable amour fleurit.

Le « je t’aime » un peu cannibale de la première phase passe par le « je t’aime » imprégné du « je te déteste » de la lutte pour le pouvoir pour progressivement aller dans un « je t’aime » plus réaliste car moins empreint d’illusion et d’idolâtrie pour enfin finir dans un « je t’aime » sous-entendant un « je nous aime ». C’est-à-dire j’aime la personne que je suis en train de devenir à tes côtés, j’aime ce que nous construisons ensemble.

C’est ici que la notion d’Essence, est présente au quotidien. C’est-à-dire qu’une relation stable et épanouissante permet à ses membres de se sentir bien, pleinement libre de s’exprimer et d’être ce qu’il est. En sommes, c’est uniquement au travers de cette compréhension que le bonheur peut apparaître dans un couple.

5. L’ouverture sur autrui ou comment servir d’exemple

Ce sont ces couples qui nous prouvent que le bonheur à deux est possible et qu’il dure. Ce sont ces couples qui ont traversé des épreuves tout en les utilisant pour grandir et se faire grandir. Ce sont ces couples enviés, qui semblent sereins, paisibles et qui nous donnent envie de leur ressembler.

« Les membres des couples heureux ont décidé d’être heureux plutôt que de chercher à avoir raison sur l’autre. »

Les 5 étapes de l’amour : Conclusion

Un couple heureux est la conséquence de deux personnes indépendantes affectivement parlant. Non pas parfaites, ni même ayant « réglé » tous ses problèmes, mais conscientes de ceux-ci.

Elles ne cherchent pas à fuir ou à compenser leurs blessures au travers de l’autre, ce qui créerait aussi un déséquilibre tragique.

Ce sont des personnes conscientes de qui elles sont de ce qu’elles veulent vivre mais surtout “ressentir“ dans leur couple. Ce sont des personnes heureuses seules AVANT-MÊME d’être heureuses à deux.

Elles savent également que le couple n’est pas là pour solutionner leurs problèmes mais qu’elles auront l’opportunité de travailler sur ces problèmes au sein de celui-ci.

Source : heureux-dans-sa-vie.com

Claire C.

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Une clameur assourdissante (spiritualité)

Par Le 28/02/2016

KUNDALINI

" La clameur matérielle est un étouffoir du silence existentiel. Et ce monde moderne adore le bruit. "

 

J'écrivais cette phrase tout à l'heure et je me suis arrêté.

Si je fais le tour sur internet des sites d'informations, je suis effaré par le nombre d'articles parlant de guerres, d'assassinats, de viols, de pollutions, de maladies, de famines, d'épidémies...

C'est une clameur assourdissante et qui ne s'épuise jamais. 

Mais quel est l'intérêt de la chose ?

À quoi cela me sert-il de le savoir ?

Quels sont les problèmes sur lesquels je pourrais intervenir ?

Aucun sans doute.

Quels sont les effets sur moi de ces informations ?

Elles génèrent une image très sombre de l'humanité.

Est-ce que c'est utile ?

Absolument pas.

Est-ce que cette image est juste ?

Non, elle est très partielle.

Quels sont les thèmes ou les situations qui pourraient venir compléter ou même contrebalancer cette image très sombre ?

La beauté de la Nature. La beauté des gens qui l'aiment. 

L'amour évidemment. 

Aujourd'hui, des millions de personnes se sont aimées physiquement. Imaginons la quantité de bonheur propagée dans l'atmosphère.

Aujourd'hui, des millions de personnes se sont extasiées devant un coucher de soleil, le vol d'un rapace, un bouquet de fleurs, des fonds marins, un sommet, une forêt, un arbre, le vol d 'un papillon...Ou devant les yeux rieurs de leurs enfants, devant leur joie de vivre...Ou les yeux de l'être aîmé...

Une infinité de moments d'amour.

Aujourd'hui, des millions de personnes ont été bouleversées, emportées, comblées, des millions de personnes ont ri, joui, appris, construit, partagé, des millions de personnes ont lancé dans les airs des émotions joyeuses..

Imaginons cette énergie diffusée comme des parfums.

Imaginons ce bonheur...Jusqu'à le ressentir.

Comme un rayon lumineux qui coulerait en nous...

 

 

"Vers un monde altruiste" (spiritualité)

Par Le 28/02/2016

 
 

 

Vers un monde altruiste ?

vendredi 04 mars à 9h55 (91 min)

ARTE+7

91 min

VERS UN MONDE ALTRUISTE ?

vendredi 04 mars à 9h55 (91 min)

Et si l'altruisme était un élément essentiel de la nature humaine ? Une piste scientifique aussi passionnante que porteuse d'espoirs suivie par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade avec, entre autres, la star des neurosciences Richard Davidson et le moine bouddhiste Matthieu Ricard.

EN SAVOIR PLUS
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Naturellement altruistes ?

Comment renouer avec votre tendance naturelle à l'altruisme ? Découvrez le documentaire en avant-première sur

ARTE FUTURE

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Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD

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"L'homme est un loup pour l'homme" : l'histoire du monde semble écrite pour illustrer cet adage. Pourtant, des voix scientifiques s'élèvent depuis une vingtaine d'années contre cette vision de la nature humaine. Chercheurs en psychologie, primatologie, mathématiques ou neurosciences, ils mènent des expériences novatrices qui contredisent la thèse de l'égoïsme naturel et inventent le vocabulaire d'une autre histoire : l'altruisme et la coopération en sont les maîtres mots. Des États-Unis au Népal en passant par l'Allemagne, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (Mâles en péril, Le jeûne, une nouvelle thérapie ?, Secrets de longévité) sont allés à leur rencontre pour esquisser, sur la base de leurs découvertes, des solutions nouvelles aux maux de la planète, à l'opposé du pessimisme ambiant. Une enquête scientifique aussi passionnante que prometteuse avec, entre autres, la star des neurosciences Richard Davidson et son non moins célèbre cobaye, le moine bouddhiste Matthieu Ricard, qui depuis longtemps se sont invités dans le débat public avec un slogan plus révolutionnaire qu'il n'y paraît : "Changez votre cerveau, changez le monde !"

Bonnes natures

Les habitants de La Nouvelle-Orléans post-Katrina font sagement la queue sous le soleil pour se partager l'eau potable. Des anonymes, filmés par des caméras de surveillance, risquent spontanément leurs vies pour sauver celles d'inconnus. À travers des tests répétés des centaines de fois, des bébés américains de quelques mois témoignent d'un sens inné de la justice tandis que leurs homologues allemands, un peu plus âgés, manifestent une tendance naturelle à aider autrui... Entre expériences scientifiques et innovation sociale, entretiens et observation documentaire, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade montrent que la coopération, si elle a été oubliée par les héritiers de Darwin, constitue dans l'évolution un élément au moins aussi important que la compétition. Et c'est le pari des chercheurs qui s'expriment dans le film : si l'altruisme existe, on peut le cultiver, à l'heure où la survie de l'humanité en dépend probablement.

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Une utopie bien réelle (humanisme)

Par Le 28/02/2016

Tout plaquer pour vivre en autarcie sur une île grecque : reportage au sein d’une utopie bien réelle

14/02/2016 | 17h09

 

 

Les yourtes et tipis du campement © Daphnée Breytenbach

 

Depuis 2010, la communauté Free and Real s’est installée sur l’île d’Eubée, en Grèce, pour expérimenter un mode de vie écologique qui attire de plus en plus de visiteurs. Rencontre avec des utopistes qui n’attendent plus rien de l’État.

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Depuis quatre mois, Anastasia dort dans une yourte de toile et de bois. À l’aube, c’est au cœur de la campagne hellène, des oliviers, des bougainvilliers et des figuiers qu’elle se réveille. Après quelques ablutions et un passage par les toilettes sèches du campement, elle emprunte à pied un chemin de terre niché entre les arbustes jaunis par le climat méditerranéen, avant de rejoindre une petite plage de galets gris. En ce mois d’octobre, l’eau est encore chaude et la vue sur le littoral escarpé de l’île d’Eubée superbe. Pour cette jeune Athénienne, vivre en pleine nature est une révolution personnelle :

“J’ai toujours habité la capitale mais je n’en pouvais plus : la pollution, le stress ambiant, l’atmosphère morose due à la crise… Quand j’ai découvert ce lieu, la question ne s’est même pas posée : j’ai choisi de ne plus le quitter.”

À 21 ans, son diplôme scientifique en poche, elle décide de changer radicalement de vie en devenant bénévole pour le projet Free and Real.

“C’est ma nouvelle famille, sourit-elle. Ici, j’ai appris à vivre différemment, à respecter l’environnement, à travailler pour une communauté, et pas seulement pour moi-même.”

Free and Real, c’est le nom d’une utopie bien réelle, née en 2010 dans l’esprit d’Apostolos Sianos. À l’époque, ce créateur de sites Internet, jeune et prometteur, décide de tout plaquer pour s’installer sur l’île d’Eubée avec quelques camarades. Son but ? Ne plus dépendre de personne – surtout pas de l’État – et se nourrir autant que possible de produits cultivés de ses propres mains. Une alternative à la situation économique désastreuse qui affaiblit le pays et plonge de plus en plus de jeunes dans le chômage et la pauvreté. Mais Free and Real, c’est aussi et surtout un mode de vie écologique jusque dans les moindres détails. Panneaux solaires, nourriture bio, fabrication de savons et de dentifrices artisanaux… Ici, tout est fait pour réduire au maximum son empreinte écologique.

Le "site test", où les bénévoles dorment pour le moment © Daphnée Breytenbach
(Le “site test”, où les bénévoles dorment pour le moment © Daphnée Breytenbach)

Un déclencheur nommé Zeitgeist

Un mode de vie directement inspiré par le documentaire Zeitgeist: Addendum (emprunté à l’allemand, Zeitgeist signifie “l’esprit du temps”, ndlr), réalisé en 2008 par l’Américain Peter Joseph. Dans ce film, deuxième épisode d’une trilogie souvent critiquée pour ses relents complotistes, le cinéaste dénonce ce qu’il appelle la “corruption sociale envahissante” et préconise la mise en place d’un nouveau système social permettant de renouer le lien entre les hommes et la nature.

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Disponible gratuitement sur Internet, on y trouve une réponse possible à la société actuelle fondée, selon Peter Joseph, sur un modèle économique basé sur la surexploitation des ressources naturelles. Le réalisateur appelle surtout à la construction d’une organisation internationale qui plaiderait pour ce monde durable, le “mouvement Zeitgeist”. Mais Apostolos n’a pas attendu la constitution d’un tel mouvement pour franchir le pas et mettre en pratique l’esprit Zeitgeist à son échelle :

“J’ai pris conscience que la manière dont nous traitons notre planète n’est pas la bonne. Très vite, je me suis rendu compte que je n’étais pas seul : sur la Toile, j’ai rencontré de nombreux Grecs qui se posaient les mêmes questions après avoir vu le film. Nous avons échangé pendant des mois sur un forum, débattu, imaginé des solutions, confronté nos points de vue.”

Au fil des discussions, l’envie de faire de ces principes une réalité se dessine peu à peu.

“Avec vingt-quatre camarades, nous avons commencé à concevoir Free and Real, détaille Apostolos. L’idée, c’était de trouver un lieu où nous pourrions nous installer, construire, jardiner, vivre autrement… Nous avons longtemps cherché, puis ma grand-mère a proposé de me céder un petit terrain qu’elle possédait sur l’île d’Eubée. L’endroit idéal pour démarrer !”

Le bouche-à-oreille fait son effet

Le Telaithrion Project, du nom de la montagne où est installée une partie des équipements des bénévoles, prend forme.

“Au début, nous n’étions que quatre à vivre ici à temps plein. Cinq ans plus tard, nous sommes une douzaine, mais souvent beaucoup plus grâce à la centaine de personnes qui font régulièrement l’aller-retour pour passer quelques semaines ici”, détaille Apostolos.

Et pour cause : le bouche-à-oreille fait son effet et les curieux sont de plus en plus nombreux à venir de toute la Grèce, et même de l’étranger, pour assister à l’un des ateliers organisés par les porteurs du projet. Si les bénévoles qui habitent l’île à demeure ne déboursent pas d’argent, les visiteurs ponctuels doivent s’acquitter de 12 euros par jour pour les repas et l’hébergement. Une somme que la communauté utilise pour acheter les quelques aliments non produits sur place et régler les faibles frais d’Internet et d’électricité – seul l’un des trois campements que possède Free and Real sur l’île en utilise.

“Notre objectif est de créer une véritable école du développement durable, avec des spécialistes du jardinage, du yoga, de la nutrition ou encore de la cueillette des champignons, qui viennent sur l’île et enseignent pendant une semaine ou plus leurs techniques à nos élèves. Nous proposons déjà pas moins de deux workshops par mois, et c’est toujours un succès”, précise le fondateur.

L’immense dôme accueille les ateliers © Daphnée Breytenbach
(L’immense dôme accueille les ateliers © Daphnée Breytenbach)

Le tout dans un cadre étonnant : un immense dôme de bois construit dans les montagnes, qui fait face à l’immensité de la mer Égée.

“Cette parcelle de terrain, nous l’avons achetée au nom de Free and Real, qui a obtenu le statut d’ONG. À terme, c’est ici que tout se passera. Nous avons beaucoup planté, nous sommes en train de construire un lac artificiel pour arroser les arbres et les plantes, et nous allons bâtir des yourtes identiques à celles dans lesquelles nous vivons déjà, pour rassembler toutes les activités dans un même lieu.”

“Pas des esclaves”

Depuis le départ de l’aventure, les membres de Free and Real respectent minutieusement les dogmes de la permaculture, cette méthode agricole qui prend en considération la biodiversité des écosystèmes et vise à créer une production durable et très économe en énergie, tout en laissant à la nature sauvage le plus de place possible. Il est d’ailleurs temps pour Elvira et sa sœur Ariane d’aller cueillir les tomates vertes, le basilic et les grenades qui poussent ici librement. Cette doctorante suisse de 27 ans a décidé de consacrer sa thèse au projet Free and Real. Elle vit sur l’île depuis maintenant cinq mois. “Au début, j’étais un peu déçue parce qu’il reste beaucoup à faire pour rendre cet endroit totalement autosuffisant”, confie-t-elle tout en sélectionnant avec soin les tomates suffisamment mûres pour être récoltées.

Elvira, 27 ans, consacre sa thèse au projet Free and Real © Daphnée Breytenbach
(Elvira, 27 ans, consacre sa thèse au projet Free and Real © Daphnée Breytenbach)

Si l’objectif initial du fondateur était de parvenir à vivre sur l’île en se passant totalement d’argent et en adoptant un comportement 100 % écologique, la réalité se révèle en effet plus complexe. Les bénévoles doivent se fournir en partie à l’extérieur pour alimenter leur stock de fruits et légumes. La faute à des récoltes encore trop faibles. Autres obstacles sur la voie d’un mode de vie écologiquement irréprochable : cette voiture, nécessaire pour se rendre d’un campement à l’autre, et une machine à laver trop gourmande en énergie aux yeux d’Apostolos et ses disciples.

“On pourrait faire encore plus, encore mieux, c’est certain. Il y a des petits luxes qui sont difficiles à supprimer. Mais c’est une aventure humaine fantastique. On s’entraide, on partage énormément. Ça ne peut qu’aller dans la bonne direction”, s’enthousiasme Elvira.

Tous les après-midi, la chercheuse travaille donc pour la collectivité sans rechigner.

“Le rythme est plutôt tranquille : le matin, chacun vaque à ses occupations personnelles, fait du sport, de la méditation ou profite des sources d’eau chaude toutes proches. On se retrouve à 11 heures pour un copieux petit déjeuner à base de confitures fabriquées par nos soins, de fruits à profusion et de thé que nous récoltons nous-mêmes dans les montagnes. Ensuite, on se consacre aux besognes collectives, en fonction des besoins du moment.”

À 18 heures, la journée de labeur s’arrête et les bénévoles partagent l’unique véritable repas de la journée : “L’idée, c’est de repenser totalement le quotidien et de ne pas forcer les gens, avance Apostolos. Chacun peut choisir d’effectuer les tâches qu’il aime, que ce soit du jardinage, de la construction ou même de l’administratif… Il n’est pas question d’imposer quoi que ce soit, nous ne sommes pas des esclaves”, s’amuse-t-il.

L’heure de la récolte des fruits et des légumes © Daphnée Breytenbach
(L’heure de la récolte des fruits et des légumes  © Daphnée Breytenbach) 

“Je suis mon propre changement”

En ce début d’automne, le plus important pour le fondateur de Free and Real est d’achever la construction d’une cinquième yourte posée sur pilotis, qui deviendra un lieu de vie commun et une salle de repos. Menuiserie, ébénisterie, finitions… Il sait tout faire et fait tout lui-même, avec l’aide de ses camarades. Une approche do it yourself qui n’est pas sans lien avec la crise économique qui frappe le pays depuis 2008. Alors que 36 % de la population grecque vit à la limite du seuil de pauvreté ou en dessous (432 euros par mois et par personne) et que plus d’un jeune Grec sur deux est sans emploi, les membres de Free and Real ont choisi de prendre leur destin en main sans espérer la moindre aide de l’État. “Au lieu d’attendre un changement, je suis mon propre changement”, ne cesse de répéter Apostolos.

Plutôt adepte des préceptes libertaires, le leader de Free and Real n’a jamais voté :

“Je suis contre le système tel qu’il est. Alors, à quoi bon ? Ce qui se passe en Grèce, Tsipras (le Premier ministre issu de la gauche radicale, ndlr), le jeu politique, ça ne m’intéresse pas. Tsipras est peut-être moins pire, moins corrompu que d’autres, mais le résultat sera le même. Le renouveau ne peut pas venir d’en haut. Il faut reprendre notre destin en main, sans espérer quoi que ce soit de nos dirigeants. Inverser la pyramide, en somme.”

Vie en communauté, absence de propriété privée, cueillette collective, partage égalitaire des tâches quotidiennes, repas pris en commun… Sur bien des points, Free and Real apparaît comme l’héritière des kibboutzim israéliens. Sauf que côté grec, le cadre idéologique est loin d’être le cœur du projet. Là où les tout premiers kibboutzim se fondaient sur des préceptes socialistes, l’expérience de l’île d’Eubée interroge plus le rapport de chacun à l’écologie que la politique en tant que telle.

“Nous ne sommes pas une arche de Noé. À terme, notre objectif n’est pas de vivre continuellement tous ensemble. Free and Real est plutôt une expérience qui s’enrichira des allées et venues des uns et des autres. J’espère créer d’autres centres dans le pays, développer un véritable réseau “universitaire” parallèle, alternatif. Mais il n’est pas question d’élever nos enfants en groupe, ni d’habiter ici pour le restant de nos vies.”

Au risque de voir le modèle décliner le jour où son charismatique fondateur, aujourd’hui seul aux commandes, ne sera plus là.

“Avant, j’avais tout ce qu’il fallait pour rendre heureux un capitaliste”

Sur les tenants et les aboutissants de la crise politique grecque, Apostolos n’en dira pas plus. Pour lui, la dépression foudroyante qui s’abat sur son pays reste de toute manière minime en regard des dangers que les hommes font courir à la planète :

“La “crise” n’est pas que grecque, elle est mondiale. Comment pouvons-nous continuer ainsi ? Avant, j’avais tout ce qu’il fallait pour rendre heureux un capitaliste : un travail bien payé, une belle maison, des meubles chers et une voiture. Aujourd’hui, à 37 ans, je ne veux plus de ça. J’essaie, à mon échelle, de prouver qu’autre chose est possible.”

Apostolos, 37 ans, fondateur de Free and Real © Daphnée Breytenbach (Apostolos, 37 ans, fondateur de Free and Real © Daphnée Breytenbach)

Pour l’instant, le militant se contente de petites victoires quotidiennes. Chez Free and Real, on se nourrit exclusivement en respectant un régime végétalien qui exclut toute chair animale ou produits dérivés, à l’instar du lait, du fromage ou même – pour les plus radicaux – du miel. Lorsqu’il persuade les visiteurs de suivre cette hygiène de vie, Apostolos savoure son succès.

“Cet été, un homme d’une trentaine d’années est venu suivre un workshop. Il était bedonnant, fatigué, avait une calvitie précoce. Après dix jours avec nous, à manger sainement, il se sentait déjà beaucoup mieux. Aujourd’hui, il me donne régulièrement des nouvelles, me dit qu’il poursuit sa diète et qu’il a déjà perdu une dizaine de kilos, se réjouit Apostolos. C’est pour ce genre de prise de conscience que Free and Real existe !”

Par contre, l’histoire ne nous dit pas si le visiteur a retrouvé ses cheveux après son passage sur l’île…

En matière d’alimentation au moins, la crise a eu du bon, estime le fondateur de Free and Real: “En Grèce, les gens sont traditionnellement carnivores et très peu soucieux des enjeux écologiques. Maintenant, ils prennent conscience de la nécessité de repenser autrement le quotidien et de protéger la seule chose qui compte vraiment : notre planète.” Ils sont d’ailleurs nombreux à avoir changé de vie après leur séjour sur l’île, à l’instar de ce couple qui a quitté Athènes et tout plaqué pour acheter une parcelle de terrain dans le Péloponnèse et cultiver des fruits et des légumes.

Survivre longtemps

Bien que le retour à la nature soit l’un des leitmotivs d’Apostolos, ce dernier est tout sauf un Robinson Crusoé des temps modernes. Développement durable, recyclage, jardinage et respect de l’environnement vont selon lui de pair avec une nécessaire maîtrise des nouvelles technologies. Le groupe communique quotidiennement sur les réseaux sociaux, finance ses installations grâce au crowdfunding et utilise des outils de construction à la pointe de la technologie.

“Nous avons 35 000 likes sur notre page Facebook et trois campagnes de crowdfunding réussies sur la plate-forme Indiegogo à notre actif !”

Pour lui, cette vie en ligne est surtout un moyen de faire connaître le projet bien au-delà des frontières grecques :

“Quatre mille personnes nous suivent au Brésil, vous imaginez ? C’est véritablement la preuve que les gens veulent vivre autrement, que les mentalités sont en train de changer.”

Cette jonction réussie entre pratiques hyperconnectées et démarche autarcique de retour à la terre n’est pas nouvelle. En 2011, pour dénoncer les abus du capitalisme financier et l’ultraconsumérisme, le mouvement Occupy Wall Street mêlait lui aussi un usage certain de la com’ numérique à un ancrage territorial bien périmétré, cette fois dans le cadre urbain du parc Zuccotti, à New York. Loin d’être technophobe, Apostolos, membre de la génération Y, estime qu’une maîtrise pointue des outils numériques ne peut que bénéficier à la cause écologique.

Modestie et originalité 

C’est d’ailleurs grâce à cette visibilité numérique que Jungmi Park a entendu parler du projet et décidé de rejoindre – en auto-stop – les bénévoles. Cette Sud-Coréenne de 29 ans, qui a entamé en 2014 un tour du monde sans argent qu’elle documente quotidiennement sur son blog, ne connaissait rien à la Grèce.

“J’ai passé presque dix mois en Angleterre et j’ai séjourné dans de nombreuses collectivités adeptes de l’écologie et du développement durable. Mais aucune n’était aussi moderne que celle-là”, affirme la voyageuse.

Habituée à fréquenter des mouvements plus radicaux, comme les Rainbow Gatherings, ces communautés éphémères et autogérées qui se réunissent chaque année simultanément dans plusieurs pays pour promouvoir des idéaux de paix, d’harmonie et de rupture avec le capitalisme, elle apprécie la modestie et l’originalité cultivée sur l’île d’Eubée.

“Ici, il n’y a rien de spectaculaire ou d’excentrique. C’est un projet sérieux, ambitieux et parfaitement dans l’air du temps. Ils sont suffisamment organisés et réfléchis pour survivre longtemps, ce qui est loin d’être le cas de tous les groupes de ce type.”

Une prédiction qu’Apostolos prend au pied de la lettre :

“80 % des projets utopiques s’arrêtent avant trois ans. Mais si tu passes le cap, c’est gagné, ça veut dire que ton modèle est le bon. Les Grecs n’en ont pas encore terminé avec Free and Real !”

Daphnée Breytenbach

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Ce papier a été publié dans le numéro 14 (décembre, janvier, février 2016) disponible en kiosques et dans leurboutique en ligne. 

"En Bio, on s'en sort" (Santé/Nature/politique)

Par Le 27/02/2016

«En bio, on s'en sort». Le témoignage d'Annie, productrice de lait 

/ Propos recueillis par Corentin Le Doujet /15

 

image: http://www.letelegramme.fr/images/2016/02/22/annie-legoff-mene-avec-son-mari-la-ferme-des-aulnays-a_2773660_514x405p.jpg?v=1

Annie Legoff mène avec son mari la ferme des Aulnays, à Évran.
Annie Legoff mène avec son mari la ferme des Aulnays, à Évran.

Brûler des pneus, très peu pour elle. Annie Legoff est productrice de lait bio, à Évran, et ne connaît pas la crise. Par ailleurs trésorière du syndicat minoritaire Confédération paysanne 22, l'agricultrice expose sa vision d'un système « au bout du rouleau ».

Le Télégramme : vous ne participez pas aux manifestations de colère agricole. Pourquoi ?
Annie Legoff :« Même si on n'y participe pas, on comprend la colère. Le métier d'éleveur est très prenant, c'est inadmissible de ne pas pouvoir vivre de sa production. En filière conventionnelle (non bio, NDLR), le lait n'a plus de valeur marchande, on dit qu'un litre vaut une demi-cigarette ! Par contre, les manifestations donnent une image catastrophique et contre-productive du métier. Ils brûlent leurs déchets, bâches, pneus, tôles... pendant des heures, alors qu'on parle d'intoxication aux particules fines. Ce n'est pas une bonne idée, ça complique la vie du citoyen, et surtout, ça ne débouche sur rien. Quant aux revendications sur l'origine des produits, on ne peut pas vider des rayons les produits étrangers et en même temps demander l'ouverture des frontières à l'export. Si on veut vendre dans d'autres pays, il faut accepter leurs produits ». 

La crise, vous la ressentez ?
« On est mal placé pour en parler : on est en bio, on s'en sort. On vend notre lait 420 € les 1.000 litres, alors que le lait conventionnel se vend autour de 260 €. En Bretagne, le choix a été fait de produire en masse un produit qui se banalise, devenu une matière première pour les industriels. Avec la fin des quotas laitiers, le 31 mars 2015, on a abandonné toute régulation publique. Les laiteries ont fait la réglementation elles-mêmes, favorisant la surproduction et entraînant la baisse des prix. Il y avait comme une sorte d'euphorie à la fin des quotas, les producteurs ont investi en bâtiments, matériel, automatisation... Mais il y a une différence entre améliorer ses conditions de travail et se lancer dans des investissements démesurés. Dans la durée, " plus je produis et plus je gagne ", c'est faux. Ça reflète un manque de réflexion et d'esprit critique vis-à-vis d'un système qui arrive au bout du rouleau ».

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Comment faites-vous pour vous en sortir ? « On est installés depuis 1994, en bio, on produit du lait et on fait également du camembert. On maîtrise toute la chaîne : production, transformation et vente. On a toujours un risque commercial et sanitaire, mais on ne subit pas la crise de la filière longue. On essaie d'adapter l'offre à la demande, alors que les laiteries conduisent à une fuite en avant, en favorisant une production laitière de masse, suivant un grand choix industriel des années 1960. On dit qu'un excédent de 1 % sur le marché, c'est au moins 10 % de prix en moins. Par ailleurs, on produit nous-mêmes notre fourrage, on est autonome, c'est un avantage. Notre système est basé sur le pâturage, la solution la plus économique pour nourrir les animaux, alors qu'on voit de moins en moins de vaches dans les prés et de plus en plus de tracteurs sur les routes. Avec notre quarantaine de vaches Jersiaises et nos 62 hectares, on produit 150.000 litres de lait par an, dont 110.000 sont transformés en fromage. Quatre personnes travaillent sur la ferme ».

Que conseillez-vous à un producteur souhaitant sortir du système que vous critiquez ?
« À la Confédération paysanne, on favorise les circuits courts, pas forcément bio, mais on ne donne pas de leçons. Individuellement, pour un producteur, la seule marge est de réduire son coût de production, quitte à produire moins. Renouer les liens avec le sol, notamment en produisant son fourrage et en réduisant les importations de soja. Il y a sûrement aussi beaucoup de surmécanisation. Collectivement, il faut une régulation de la production à l'échelle européenne, on ne peut pas avoir et du prix, et du volume. Il ne faut pas laisser les laiteries gérer le système à titre privé ».

 

VOS RÉACTIONS15 VOS RÉACTIONS

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    Stéphane Grall 23 Février 2016 à 14h33

    En naturel (je préfère naturel à bio) les aides sont productives, elles sont essentiellement versées à l'installation.
    en classique les aides servent à garder la tête hors de l'eau, et quand l'eau monte de trop, on casse tout et les aides viennent donner un peu d'air....jusqu'à la prochaine fois

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    Thierry Courant 22 Février 2016 à 16h45

    Chez nous, on récupère des morceaux de ces bâches noires d'ensilage que l'on pose en paillage sur notre potager. Après 2 mois, tout est brûlé dessous . Une bonne dose de compost maison enrichi à la consoude, un coup de croc et c'est parti pour la culture bio pas chère sans efforts de bêchage !

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    sylvie yvinec 24 Février 2016 à 21h53

    Réflexion pleine de bon sens! il faut aussi que le consommateur soit très attentif . Bien sûr que quand on a un petit salaire et une famille à nourrir c'est difficile de faire les courses ! Il est temps de donner un coup de pouce au pouvoir d'achat ! Tout le monde est conscient que la qualité à un prix! il faut consommer local le plus possible pour éviter les intermédiaires. En allant acheter auprès des petits producteurs , amenez vos enfants car il faut qu'ils redécouvrent la ferme, les champs , les potagers, les basses cour etc. ... 
    Mme le Goff a raison quand elle parle de tous ces pneus brûlés , ces déchets qui vont devoir être traités en fonction de leur contenu: c'est un beau gâchis et une bien mauvaise image pour la profession. Il est néanmoins anormal qu'un agriculteur ne puisse pas vivre de son métier mais je suis effarée par la taille des tracteurs et des remorques qui coûtent horriblement cher , n'y a t'il pas d'autres alternatives telles que la mutualisation ou la location, étant fille d'agriculteur j'ai toujours vu mes parents acheter du matériel avec 2 ou 3 voisins . Merci pour votre article

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    bernard huiban 24 Février 2016 à 15h07

    il faut arrêter tout le monde ne peux pas se mettre à faire du bio sinon le marché va se casser la gueule ; en se qui concerne la transformation du lait c'est pareil vous vous voyez aller sur un marché avec 30 autres agri de la commune autour qui vendent la même chose ; et pour finir en ce qui concerne l'alimentation vous venez sur ma commune du printemps à l'automne toute les vaches sont dehors (je pense que personne ne peut dire lesquelles sont en bio) alors il faut arrêter de critiquer le conventionnelle tout le monde a besoin a manger et tout le monde ne peux pas se permettre d'acheter bio

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    roger jegou 23 Février 2016 à 15h32

    Agriculteurs et gestionnaires sont 2 métiers différents! Mais on ne parle pas des banques qui prêtent , elles sont bien contentes de s'engraisser sur le dos des agriculteurs. Pourquoi elles continuent d'accorder des prets en leur faisant croire que c'est de cette facon qu'il faut gerer???

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    ISABELLE LE NEZET 23 Février 2016 à 10h11

    J'ai posé cette même question à ma productrice de yaourts bio au marché d'Inzinzac-Lochrist du samedi matin !

    Elle non plus n'a pas "besoin" d'aller "faire du foin" en brûlant et saccageant les biens publics : lait et yaourts bio, en vente directe, depuis quelques années : 
    http://www.inzinzac-lochrist.fr/Annie-Justome-Yaourts.9686.0.html 

    Et faire un far aux pruneaux avec ce lait entier, crémeux... c'est autre chose !

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    PHILIPPE ROUDOT 23 Février 2016 à 05h31

    eh oui!le véritable bon sens détourné par tant d'autres...

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    REMI BLOUET 23 Février 2016 à 01h32

    Vous touchez combien d'aides par an pour être en bio ?

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    Jean Le Goff 23 Février 2016 à 00h08

    Voilà ce que devrait être l'agriculture.
    Mais y a-t-il de la place pour tout le monde dans le bio ?
    Et tous les consommateurs sont-ils prêts à dépenser plus pour avoir quelque chose de meilleure qualité ? Moi oui.

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    andre ollivro 22 Février 2016 à 21h09

    BRAVO ,et felicitations pour votre courage ; Vous donnez du baume au coeur de tous ceux qui luttent pour une agriculture paysanne respectueuse des des sols de l'eau et donc la diminution des marées vertes. .Enfin avec vous le cauchemar des feux sur les routes s'estompe et vous nous donner une vision de bien vivre a la campagne Merçi infiniment .

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    guy le gall 22 Février 2016 à 19h25

    Bravo Madame. Nous soutenons depuis de nombreuses années votre démarche en achetant nos produits dans l'enseigne bio spécialisée de Brest rive droite. Acheter bio c'est voter pour une agriculture respectueuse de tous. Alors votez !

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    CHRISTIAN PREVOST 22 Février 2016 à 19h01

    BRAVO MADAME, c'est vraiment courageux de votre part de dire enfin LA VERITE aux consommateurs.Quand j'entends le montant des prêts faits par certains, et dont des remboursements sont finis au bout de 3 ans, cela me choque, car cela veut dire que certains ont bien gagné leur vie pendant longtemps.Pour ma part beaucoup d'agriculteurs sont de mauvais gestionnaires!!!

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    JEAN CHARLES THOMAS 22 Février 2016 à 16h05

    Enfin une vraie réflexion sur le devenir agricole, il faudrait qu'elle soit plus partagée.
    Bravo Madame.

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    jean Pierre FEAT 22 Février 2016 à 15h01

    " brûler des pneus , très peu pour elle " .
    C'est bien ! 
    Impressionnant le nombre de pneus brûlés ou déversés depuis plus d'un mois . 
    Pourquoi ? 
    Parce que mettre ces pneus sur les bâches des tas de mais va bientôt être interdit , pour cause de pollution ! 
    Il faudra les remplacer par des boudins de sable .
    C'est pourquoi ils les jettent . Les manifs sont également faite pour nettoyer les cours de ferme .

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    Jacques Aubin 22 Février 2016 à 14h06

    Oulà ! Elle a tout à fait raison, mais elle va se faire bien voir par les bloqueurs et brûleurs de déchets agricoles ! Moi je dis : bravo Madame et bon courage, ce sont les gens comme vous qui donnent, ou redonnent, sa noblesse à ce métier .


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/dinan/crise-agricole-en-bio-on-s-en-sort-22-02-2016-10965901.php#mjPf8JiyUOJIPieI.99

Suicide des agriculteurs.

Par Le 27/02/2016

Je suis opposé à l'élevage et à l'agriculture industrielle, opposé à l'empoisonnement des terres, à la souffrance animale, à l'empoisonnement des populations, MAIS quand je lis la situation personnelle des agriculteurs et connaissant la difficulté de leur métier, eh bien, je les plains. Considérablement et sincèrement. Le gars qui PERD 6000 euros par semaine en se levant à l'aube et en finissant bien après le coucher des poules, oui vraiment je le plains...Je suis persuadé que bon nombre d'exploitants aiment sincèrement leur métier et j'espère qu'ils trouveront dans un changement radical de méthodes la solution pour parvenir à une vie honorable. Monter des coopératives, s'engager intégralement dans une agriculture et un élevage répondant aux critères de qualité réclamés aujourd'hui par un nombre croissant de personnes, travailler sur le local et le bio, réduire les surfaces pour se concentrer sur la qualité, établir un lien de confiance et de totale clarté avec les consommateurs, court-circuiter les intermédiaires qui s'engraissent sur le dos de ceux qui ont fait le plus dur du travail....Je suis loin de maîtriser tous les paramètres du problème mais je reste persuadé que la solution ne viendra pas du monde politique....

 

 

 

Depuis la disparition de la PAC, la politique agricole commune, les prix ne sont plus garantis, et ils peuvent atteindre des planchers mortels pour les élevages et les éleveurs.

 

Agriculture : la profession de plus en plus touchée par les suicides

 

Salon de l’agriculture : hué, Hollande accueilli au son de « démission »

Dès le début de sa visite, le président s’est engagé à « tout faire » pour aider les agriculteurs . Mais cela n’a pas suffit à les calmer.

C’est par des sifflets que François Hollande a été accueilli ce samedi au Salon de l’agriculture. Des agriculteurs, revêtus pour certains de t-shirts noirs marqués « Je suis éleveur je meurs », ont également scandé « Démission ». « C’est l’état d’urgence pour l’élevage ! », lance l’un d’eux. « Bon à rien », « on n’est pas des migrants », « connard », « fumier » et autres insultes ont fusé tandis que le président progressait au milieu d’une haie hostile d’éleveurs. « Il s’en fout complètement de nous », clame un autre. « Ça fait un an qu’on mène des actions en France, personne ne nous écoute », renchérit un troisième.

 

Les insultes lancées à François Hollande couvertes par le commentaire ininterrompu de Claude Askolovitch, sur I-Télé :

 

 

 

 

Le président, accompagné du ministre du l’Agriculture Stéphane Le Foll, n’a pas interrompu pour autant sa visite. « La colère, je l’entends, je la comprends », a expliqué le président à un agriculteur. Le président s’est engagé à « tout faire » pour aider les agriculteurs en difficulté. « Si je suis là aujourd’hui c’est pour montrer qu il y a une solidarité nationale », et « on va tout faire » pour aider l’agriculture, car « en défendant l’agriculture je défends toute la nation », a déclaré le président, accueilli à son arrivée à 6 h 46 par le président de la FNSEA Xavier Beulin, entouré de membres du syndicat drapeaux à la main.

Il a rappelé les mesures gouvernementales pour aider les éleveurs en difficulté et redemandé aux groupes de distribution, dont les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s’achèvent dans deux jours, de « faire un effort de solidarité ». Avec l’effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40 000 exploitations sont en situation d’extrême urgence, selon Stéphane Le Foll. Plus de 60 000 (sur 490 000) ont réclamé de l’aide alors qu’un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu’à 6 000 euros par semaine.

Lire la suite de l’article sur lepoint.fr

 

10 heures du matin, tweet de dernière minute :

 

Le stand du ministère démonté par des paysans en colère au #SalonDeLagriculture ! Les CRS chargent ! C’est l’anarchie !

 

 

Le tweet qui résume la situation des familles d’agriculteurs :

 

 

 

"L'Esprit de l’athéisme" (spiritualité)

Par Le 27/02/2016

Photo de Cercle De Philosophie Fondamentale.

Cercle De Philosophie Fondamentale10 juillet 2014, 11:25 · 

 · 

Peut-on se passer de religion? Dieu existe-t-il? Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité? Autant de questions décisives en plein "choc des civilisations" et "retour du religieux". André Comte-Sponville y répond avec la clarté et l'allégresse d'un grand philosophe mais aussi d'un "honnête homme", loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains. Pour lui, la spiritualité est trop fondamentale pour qu'on l'abandonne aux intégristes de tous bords. De même que la laïcité est trop précieuse pour être confisquée par les antireligieux les plus frénétiques. Aussi est-il urgent de retrouver une spiritualité sans Dieu, sans dogmes, sans Église, qui nous prémunisse autant du fanatisme que du nihilisme. André Comte-Sponville pense que le XXIe siècle sera spirituel et laïque ou ne sera pas. Il nous explique comment. Passionnant.

Extrait de l'avant-propos :

Le retour de la religion a pris, ces dernières années, une dimension spectaculaire, parfois inquiétante. On pense d'abord aux pays musulmans. Mais tout indique que l'Occident, dans des formes certes différentes, n'est pas à l'abri du phénomène. Retour de la spiritualité ? On ne pourrait que s'en féliciter. Retour de la foi ? Ce ne serait pas un problème. Mais le dogmatisme revient avec, trop souvent, et l'obscurantisme, et l'intégrisme, et le fanatisme parfois. On aurait tort de leur abandonner le terrain. Le combat pour les Lumières continue, il a rarement été aussi urgent, et c'est un combat pour la liberté.
Un combat contre la religion ? Ce serait se tromper d'ad­versaire. Mais pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d'incroyance. L'esprit n'appartient à personne. La liberté non plus.
J'ai été élevé dans le christianisme. Je n'en garde ni amertume ni colère, bien au contraire. Je dois à cette religion, donc aussi à cette Eglise (en l'occurrence la catholique), une part essentielle de ce que je suis, ou de ce que j'essaie d'être. Ma morale, depuis mes années pieuses, n'a guère changé. Ma sensibilité non plus. Même ma façon d'être athée reste marquée par cette foi de mon enfance et de mon adolescence. Pourquoi devrais-je en avoir honte ? Pourquoi devrais-je, même, m'en étonner ? C'est mon histoire, ou plutôt c'est la nôtre. Que serait l'Occident sans le christianisme ? Que serait le monde sans ses dieux ? Être athée, ce n'est pas une raison pour être amnésique. L'humanité est une : la religion en fait partie, l'irréligion aussi, et ni l'une ni l'autre n'y suffisent. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Un mot de l'auteur
Pourquoi ai-je écrit ce livre ? Au fond, pour trois raisons. La première est que depuis très longtemps, je m'intéresse à la spiritualité, et je voulais montrer que pour les athées, cette spiritualité est importante aussi. Autrement dit, on aurait tort de penser que la spiritualité est réservée aux croyants. Les athées n'ont pas moins d'esprit que les autres. Pourquoi auraient-ils moins de vie spirituelle ? La deuxième raison est que je voulais combattre ce retour du fondamentalisme, de l'intégrisme, de l'obscurantisme, du fanatisme. Troisième raison : je voulais montrer que l'on pouvait combattre ce fanatisme sans tomber dans la haine anti-religieuse. Je voulais montrer qu'être athée, ce n'était pas avoir la haine de la religion, que c'était simplement vivre autrement sa spiritualité et que, de ce point de vue, le conflit n'oppose pas du tout les croyants et les incroyants. Le conflit oppose les esprits libres, ouverts, tolérants d'un côté, qu'ils croient ou pas en Dieu, et les esprits dogmatiques ou fanatiques de l'autre. Pour ce faire, je traite trois chapitres dans ce livre. Le premier s'intitule : «peut-on se passer de religion ?». Le second s'appelle : «Dieu existe-t-il ?», et j'explique pourquoi, pour ma part, je n'y crois pas, quels sont les principaux arguments en faveur de l'athéisme. Enfin, le troisième et dernier chapitre répond à la question : quelle spiritualité pour les athées ? Voilà, bonne lecture, au revoir et à bientôt.

André Comte-Sponville --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Pensées et système immunitaire (santé)

Par Le 27/02/2016

Quand je vois les effets physiques de mon conflit avec l'éducation nationale, je ne peux que valider cette étude...

 

Nos pensées contrôlent-elles notre système immunitaire ?

 

La psycho-neuro-immunologie, des recherches prometteuses

Du passé à l'avenir en passant par le présent
pensées système immunitaire
pensées système immunitaireDans l'article précédent sur Nos pensées et le contrôle de notre système immunitaire, nous avons jeté des bases en parlant de l'histoire de la psycho-neuro-immunologie.
pensées système immunitaire
C'était pour le passé. Que nous réserve l'avenir ? Une des recherches les plus prometteuses dont j'ai eu vent est un genre de biofeedback très avancé. Imaginez porter des lunettes spéciales contenant un écran vous montrant l'état d'une tumeur ou d'une maladie à laquelle vous faites face ; ces lunettes et vous-même êtes reliés à un logiciel de biofeedback. Nous savons que nos pensées peuvent influencer notre système immunitaire ; le logiciel de biofeedback surveille vos émotions (provenant de vos pensées) et vos réactions et les projette sur l'écran. À un certain moment, vous remarquez, sur l'écran, que la tumeur commence à décroître ou que la maladie perd du terrain. En vous avertissant, le logiciel vous permet de prêter attention à l'état dans lequel vous vous trouvez à ce moment précis, pour que vous puissiez y rester et que vous parveniez à y revenir, à loisir... jusqu'à ce que la tumeur ou la maladie disparaisse. Ces recherches sont en cours... Le logiciel est déjà en usage... les lunettes à écran pas encore.
pensées système immunitaire
pensées système immunitaireQue faire en attendant ? La relaxation et l'imagerie semblent être les deux modalités les plus prometteuses pour l'autoguérison ; elles n'ont pas besoin d'instrumentation compliquée et coûteuse. C'est durant la relaxation que le corps se guérit. Si l'on invite le subconscient à nous guider par des images de relaxation appropriées à la dysfonction, cela accélère considérablement le processus.
pensées système immunitaire
D'un autre côté, on peut aussi consulter des ouvrages qui nous aideront à comprendre notre état et nous mettrons peut-être sur la piste de la guérison.

Les émotions qui nuisent à la santé
pensées système immunitaire
Souvenez-vous que nous sommes formés d'énergie qui vibre à des fréquences différentes. Toute émotion à une fréquence particulière ; certaines nous conduisent vers la santé, d'autres vers la maladie et même la mort. Bien que je me méfie des plats tout préparés quant aux interprétations que l'on donne aux maladies, j'ai trouvé un auteur qui semble avoir un discernement exceptionnel et qui "voit juste" dans la plupart des cas. Par contre, la source de l'émotion qu'il mentionne, qui conduirait à la maladie, ne me semble pas aussi exacte, à moins que l'on ne tienne compte de l'ADN émotionnel ou des vies antérieures, selon vos croyances.
pensées système immunitaire
Le Dr Narayan Singh Khalsa, Ph.D., a fait une étude extensive reliant les sentiments aux troubles physiques. Les émotions qui causent le plus de problèmes de santé, selon lui, sont : être critique, en colère, avoir du ressentiment, être accablé de culpabilité, de honte, avoir un chagrin profond ou vivre dans la crainte et l'angoisse. Le Dr Khalsa décrit ces émotions :

•
aliments
Une attitude critique provient d'un sentiment de vouloir tout contrôler et peut nous amener à des problèmes d'arthrite. pensées système immunitaire
• La colère provient d'avoir buter sur des obstacles qui n'ont pas été surmontés et que l'impuissance ressentie est projetée sur les autres et sur l'Univers. Les problèmes qui en résultent peuvent prendre la forme de furoncles, de sensations de brûlures, defièvre, d'infections ou d'inflammations.
• Celui qui éprouve du ressentiment a souvent été plongé dans une situation où il s'est senti être victime et impuissant, ce qui le ronge à l'intérieur et peut amener le corps à développer destumeurs et des cancers.
• La culpabilité, c'est de la colère tournée sur soi-même. On se punit et on se fait mal. L'emphysème et l'herpès peuvent en résulter.
• La honte est un sentiment profond de culpabilité généralisée, qui s'attaque au sang et au foie.
• Le chagrin profond fait suite à une perte ou à la privation et touche en général les poumons, les reinset la vessie.
• Vivre dans la crainte et l'angoisse met le système en alerte constante, fatiguant les glandes surrénales. On est la proie au stress, avec ses réactions de fugue, fuite ou paralysie. La digestion et le système immunitaire en pâtissent.

pensées système immunitaireToutes ces émotions sont des émotions qui peuvent être saines, si elles sont passagères. Un des médecins avec lequel je travaillais disait que les émotions ne sont que de l'énergie en mouvement... (e-motion = energy in motion) ; elles doivent nous traverser mais pas s'incruster. C'est lorsqu'elles restent bloquées qu'elles causent des problèmes.
pensées système immunitaire
Spirituellement, le mal-être peut également provenir d'un sentiment d'isolement ou de séparation d'avec Dieu, l'Univers ou cette puissance supérieure qui crée un vide lorsque nous nous sentons déconnectés. Le mal-être a un message important : quelque chose doit changer!
Prêtez attention aux signes précurseurs
pensées système immunitaire
Un cancer, par exemple, ne nous tombe pas dessus d'un jour à l'autre. Il y a une période d'incubation qui peut aller de 6 mois à 20 ans. Lorsque vous obtenez un diagnostic, posez-vous les questions suivantes : quels étaient mes sentiments, mes pensées, mes fantaisies, mes rêves, ainsi que les événements durant cette période de ma vie ou la précédant ? Quel événement traumatisant pourrait être à la source de mon problème maintenant ? Qu'est-ce que je n'ai pas digéré ? En général, on trouve un choc quelconque, qui n'a pas été résolu, entre 6 et 12 mois précédant la dégradation de la santé. La détérioration, allant de la phase 1 à la phase 8 (voir le schéma ci-dessous), peut se faire très progressivement ou très rapidement, selon les cas.

Ayurvéda

Il faut aussi tenir compte du fait que les maladies catastrophiques et dégénératives ont plus d'une source de déséquilibre. Pensons au mode de vie, à l'alimentation, à l'environnement, etc. La plupart des gens de nos jours réalisent l'importance de l'alimentation dans le bien-être, mais omettent souvent de faire le lien entre les émotions et le mal-être, sujet de la psycho-neuro-immunologie.

Exemples de troubles physiques pouvant avoir commencé par des problèmes psychologiques
pensées système immunitaire
Ne prenez pas les exemples suivants comme paroles d'Evangile. Bien que le pourcentage justifiant un rapport entre le physique et le psychologique soit étonnamment précis, il n'est pas garanti à 100 %. Je donne ci-dessous quelques exemples pour démontrer que les études qui ont été faites confirment que les pensées et les émotions ont un effet sur le bien-être. Rappelons que les pensées/émotions influencent le système nerveux, qui influence le système immunitaire. Les analyses du Dr Khalsa remplissent un manuel de 450 pages ; je n'en donne ici que quelques détails.

A.
pensées système immunitaire
Douleurs Abdominales
1.
pensées système immunitaire
elles commencent souvent suite à une expérience intense de crainte de ne pas pouvoir survivre ;
pensées système immunitaire
2. tendance à être perfectionniste et à vouloir s'occuper de tous les détails ;
3. avoir une nécessité compulsive de "sauver" les autres.
B. Bronchite
La crainte, la tension et un sentiment d'instabilité règnent souvent chez ces personnes. Lorsqu'elles sont stressées, elles ont un sentiment d'insécurité et ne se sentent pas protégées. Elles peuvent se sentir séparées du monde et de Dieu. Souvent en colère contre elles-mêmes, elles doivent expier leurs fautes et souffrent de honte et de culpabilité.
C. Problèmes de cœur
Les personnes en question souffrent d'un cœur brisé, ont peur d'être abandonnées ou s'attendent à un rejet, mais cherchent désespérément à être secourues. Elles n'ont pas le sens d'avoir une valeur propre ou de mériter d'être aimées.
pensées système immunitaire
D. Problèmes de bas du dos
C'est le point pivot de tous les mouvements du corps. Lorsque des problèmes se développent dans cette région, cela veut souvent dire qu'il y a un déséquilibre de pouvoir, un échange inégal d'énergie (on donne trop et on reçoit trop peu), un sentiment d'injustice et de manque d'harmonie, souvent une crainte d'échec financier ou de manque d'argent.
E. Epilepsie
Les individus souffrant d'épilepsie ont l'impression d'être persécutés par les personnes de leur entourage et par leur environnement ; ils se sentent accablés et livrés à une lutte intérieure intense, bien qu'ils exagèrent la sévérité des événements dans leur esprit.
F. Fatigue
"À quoi bon ?" est souvent la question que se posent les gens fatigués. Ils s'ennuient et manquent d'amour pour la vie qu'ils ont. Ils ne s'engagent pas et tendent à éviter les responsabilités.
G. Goutte
L'impatience peut être un problème, ainsi que de la colère refoulée qu'il vaudrait mieux relâcher. Les gens souffrant de goutte aiment la "bonne" vie, boire et manger, un peu trop, les menant à l'auto-intoxication.
H. Hyperactivité
"On me demande trop et je n'y arriverai pas" est souvent le cri de la personne souffrant d'hyperactivité. Elle fait des efforts désespérés pour se distraire des demandes énormes et impossibles qu'elle ressent sur elle.
I. Inflammation
On "voit rouge". Il y a un ressentiment chronique, de l'irritation, de l'ennui et de la colère concernant une situation qui est allée trop loin. C'est un conflit intérieur très intense, qui prend une forme physique.
J. Jaunisse
Le cynisme, pessimisme et nihilisme entrent en jeux dans la jaunisse, ainsi qu'un manque d'amour, de compassion et de tolérance, allié à de la déception, du découragement et du dégoût.
K. K.O.
Effrayés de ce qui les attend, ils préfèrent s'évanouir plutôt que de faire face à une situation qui les dépasse.
L. Laryngite
C'est une peur de s'exprimer, de demander ce dont on a besoin, parce que l'on n'est pas sûr si on peut l'obtenir ou si cela peut se retourner contre soi ; c'est aussi une crainte de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir répondre à des questions ou à des critiques.
M. Ménopause
Peur de ne plus être désirée ; c'est la fin d'une période de la vie d'une femme, qui peut être ressentie comme une perte de direction et d'épanouissement. La femme peut craindre de ne plus être aimée et d'être rejetée, en plus de la peur du vieillissement.
pensées système immunitaire
N. Névralgies
Il n'y a pas de pardon pour les personnes souffrant de douleurs dans les nerfs. Elles ne se pardonnent pas, ne se font pas confiance, pensent qu'elles ont besoin d'être punies et vivent dans la culpabilité. Elles éprouvent de l'angoisse à communiquer avec d'autres concernant leur situation. Il y a un blocage intérieur qui cause de grandes douleurs.
O. Obésité
1.
pensées système immunitaire
L'insécurité, la frayeur et le besoin de protection caractérisent les personnes qui souffrent d'obésité ;
2. Elles ont absorbé beaucoup de colère provenant d'elles-mêmes et du milieu dans lequel elles vivent ;
3. Elles sont alarmées par leur potentiel qui, s'il était exprimé, pourrait les ostraciser.
P. Panique
"Que se passerait-il si je devais me débrouiller tout(e) seul(e) ?"
pensées système immunitaire
1.
pensées système immunitaire
Peur d'être une mauvaise personne et d'avoir le pouvoir de faire quelque chose de mal ;
2. Peur de trahir et détruire la famille si elle exprime ce qu'elle veut ou ce qu'elle voit ;
3. Rage d'avoir été exploité(e) sexuellement.
R. Respiration difficile
Ne se sentent pas en sécurité et craignent de vivre en plénitude.
S. Saignement
Colère qui épuise l'énergie vitale ; sentiment de vivre dans un univers en colère, entouré de méchantes personnes qui ne pensent qu'à les ruiner et les mettre en danger.
T. Tendinite
Irritation intense provenant d'un conflit intérieur ; les personnes se demandent où elles vont et ce qu'elles font. Elles sont frustrées par ce qui se passe dans leur vie, mais craignent le changement et se culpabilisent.
U. Ulcèree
Celui-ci peut provenir d'une habitude de vivre dans la crainte et l'inquiétude ; les personnes se sont senties abandonnées et trahies et ont peur de souffrir de nouvelles séparations. Elles pensent qu'elles ne sont pas suffisamment bonnes et se reprochent leur infériorité.
V. Problèmes de vision
On ne veut pas voir la vie telle qu'elle est, car on ne pense pas pouvoir la gérer. On se sent souvent accablé et dépassé par les difficultés qu'on rencontre. Si l'on voit trop bien, cela pourrait nous démoraliser... on préfère donc avoir la vue brouillée.

Comme je l'ai mentionné, ce n'est qu'un aperçu. Pour les ennuis de cou, par exemple, le Dr Khalsa examine les problèmes de cou à gauche, à droite, au milieu, devant, derrière, sur la partie supérieure, médiane et inférieure, de rigidité, de douleurs, de torticolis et d'entorse cervicale.
Chaque vertèbre du dos reflète un problème distinct.
Chaque dent et chaque doigt sont liés à un problème différent.
pensées système immunitaire
Lorsque j'étudiais l'imagerie guidée, on nous avait avertis que ce genre de littérature n'était pas très précis et, à l'époque, c'était bien vrai. Il valait mieux demander des informations au subconscient pour cerner le problème. J'ai ensuite étudié et appliqué le livre du Dr Khalsa et j'ai été fort surprise par l'aide qu'il m'a apportée. Je commence souvent par lire les liens entre symptômes et psychologie, demandant à mes clients si l'explication leur paraît plausible, ce qui est en général le cas. Nous utilisons la kinésiologie appliquée, pour nous assurer de l'importance du lien. Nous faisons quelques rondes de Tapping, puis, si nous avons besoin de renseignements supplémentaires, avons recours à l'imagerie guidée interactive et à l'holoénergétique (imagerie sur turbo), avant de passer à d'autres modalités.
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pensées système immunitaireOn dit souvent que la colère est tout aussi mauvaise pour un foie qu'un verre d'alcool. Tous les traumatismes affectent le cœur. La vésicule biliaire est souvent le siège du ressentiment et la constipation nous montre qu'il y a quelque chose dont nous ne voulons pas nous débarrasser. Le corps parle... nous n'avons simplement pas encore appris son langage... bien qu'on l'utilise souvent : "J'en ai plein le dos (lumbago ?)... J'ai les jambes en coton (panique)... Je vois rouge (colère)... Je ne sais plus où donner de la tête (torticolis ?)... 

Santé, bonheur et épanouissement
pensées système immunitaire
Je voudrais terminer sur une notre plus positive. Nous nous sommes penchés sur bien de problèmes et des troubles psychologiques. On pourrait y passer tout son temps, mais ce ne serait pas un bon équilibre. Voyons l'autre côté de la balance. Pourquoi ne pas aussi canaliser son attention sur la santé et des sentiments plus constructifs. Les pensées pénibles jouent un rôle sur les nerfs et le système immunitaire, mais les pensées joyeuses le font aussi. Cultivons donc des pensées revitalisantes.

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aliments
La relaxation, la générosité, la joie et la renonciation au passé permettront à votre circulation d'avoir libre passage.
• L'amour, la joie et le pardon feront du bien à votre cœur.
• Le contentement et la tranquillité calmeront votre estomac.
• L'humilité, le bonheur, la bonne humeur et la joie font plaisir à votre foie.
• La joie permettra à votre intestin grêle de bien fonctionner.
• L'estime de soi est bon pour le gros intestin.
• La sécurité, la foi et la confiance en l'avenir permettront à votre rate et à votre pancréas de bien marcher.
• La tolérance, l'humilité, la modestie et l'intelligence aideront vos poumons à respirer.
• Le calme, l'assurance, l'ambition et l'énergie sexuelle équilibrée fortifieront les reins et les grandes surrénales.
• L'espoir, la légèreté et l'allégresse réjouiront votre thyroïde.
• L'amour, le pardon, l'initiative aident la vésicule biliaire.
• La paix et l'harmonie fortifieront la vessie.

pensées système immunitaireLorsque l'on fait du jardinage, on enlève les mauvaises herbes (qui sont souvent d'excellentes plantes à vertus médicinales, mais ça, c'est un autre sujet), en même temps que l'on nourrit sa terre de ce dont les plantes ont besoin. Il en est de même pour notre terrain, le corps humain. Allier la lutte contre les dysfonctions (les mauvaises herbes), nourrir le terrain (le corps) et fortifier tout se qui va bien nous donnent une combinaison gagnante.
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N'attendez pas que les mauvaises herbes envahissent et étouffent votre jardin / votre vie. Nourrissez votre corps... Contrôlez soigneusement vos pensées... Choisissez LA SANTE!

Danielle J. Duperret
Docteur naturopathe et holistique, ND/PhD - Las Vegas (USA)
Danielle@DanielleDuperret.com
www.DanielleDuperret.com/fr

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