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Remords

Par Le 03/04/2015

Y a-t-il eu parmis les Politiciens qui ont été pris à frauder, à tricher, à mentir, à détourner de l'argent, y' a-t-il eu parmi tous ces malfrats en col blanc, la moindre parole de remords ?

Je ne crois pas.

Pire encore, la justice les a condamnés pour certains et ils sont pourtant toujours là.

Ce jeune-là, aussi illégal et traumatisant que soit son geste, que va-t-il lui arriver ??....


Deux-Sèvres : il braque une boulangerie, puis envoie une lettre d'excuse et de l'argent

V.F. | 03 Avril 2015, 08h48 | MAJ : 03 Avril 2015, 09h37
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La gendarmerie des Deux-Sèvres avait diffusé sur sa page Facebook un portrait-robot représentant le principal suspect du braquage de la boulangerie du Pin.
La gendarmerie des Deux-Sèvres avait diffusé sur sa page Facebook un portrait-robot représentant le principal suspect du braquage de la boulangerie du Pin.
Facebook Gendarmerie Nationale

Un jeune homme de 20 ans, étudiant, doit être jugé ce vendredi par le tribunal correctionnel de Niort (Deux-Sèvres) pour vol à main armée bien qu'il ait fait amende honorable en envoyant une lettre d'excuse et de l'argent à sa victime.



L'auteur du vol a agi avec un complice, le13 février dernier, dans une boulangerie située au Pin, petite commune des Deux-Sèvres. Un portrait-robot avait été diffusé par la gendarmerie, ce qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu'au complice, âgé de 21 ans, puis au principal suspect, selon La Nouvelle République.

Interpellé mercredi dans la région de Metz, ce dernier a reconnu les faits. Il avait menacé la boulangère avec un couteau afin de se faire remettre le peu d'argent qui se trouvait dans la caisse. 

Le jeune homme sera jugé en comparution immédiate pour «extorsion et vol aggravé». Mais bien avant son arrestation, il avait adressé une lettre d'excuse à la boulangère. L'enveloppe de ce courrier inhabituel contenait également une somme d'argent liquide, non précisée, pour dédommager la commerçante du préjudice.

Dans la lettre à sa victime, le prévenu avait même tenté de justifier très maladroitement son acte en écrivant : «J'espère que cette mésaventure aura pu créer de la publicité pour votre commerce.»


Tous pourris?

J'en ai marre de lire des déclarations ou des commentaires des politiciens et des militants qui s'insurgent contre le dénigrement de la classe politique. Ouvrez vos yeux et vos oreilles au lieu de vous cachez derrière de (fausses) déclarations (fiscales) outrées!

A tous ceux qui défendent, bec et ongles, que les élus sont honnêtes et que c'est la faute d'un seul homme et de lui seul.

A tous ceux qui disent que le "tous pourris" défend les thèses du FN et pourrit la république, je dirai que ce sont eux-mêmes qui se décrédibilisent.

A tous ceux qui déclarent et qui croient (faussement) encore à la république "irréprochable", "exemplaire" et que nos élus ne sont pas du tout intéressés par l'argent. D'ailleurs, vous avez vu? Ils gagnent tous des fortunes mais pas un n'a un sou de côté avec des salaires de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Mais par contre, la moitié des français avec 1500 €/mois doit faire des efforts et mettre de l'argent de côté!

A tous ceux qui hurlent qu'on n'a pas le droit de mettre tout le monde dans le même sac parce que quelques uns ont fauté. 

A tous ceux qui crient au scandale ou à la démagogie parce qu'on accuse nos politiciens.

Désolé pour cette litanie insupportable mais il faut se rendre à l'évidence... Beaucoup, beaucoup trop, ont été condamnés. Des condamnés réélus quand même. Des condamnés au gouvernement et même ministres!

Liste, non exhaustive, des élus de tout bord condamnés (trouvée sur Internet en 3 clics):

Alain Belviso (PCF): Ex Président de l'Agglo d'Aubagne, mis en examen en 2010 dans le cadre de l'Affaire Alexandre Guérini mais également dans le cadre d'une affaire de faux en écriture privées et usages de faux. 

Alain Gouriou (PS) Ancien Député, Maire et Vice-Président du CG des Côtes d'Armor, il a été reconnu coupable d'abus de confiance mais dispensé de peine en 2008.

Alain Rist (Vert): Ex Vice Président de Conseil Régional d'IDF condamné en 2006 pour être allé sur des sites pédophiles et avoir téléchargé des images à caractère pédophile.

André Santini (UDF): Ex ministre condamné en 2013 pourdétournement de fonds de la fondation Hamon à deux ans de prison avec sursis, 200 000 € d'amende et 5 ans d'inégibilité.

Anne Hidalgo (PS): Actuelle adjointe au Maire de Paris, elle aurait été condamnée en 2012 à 40 000 € d'amende pour infraction à la législation sur la durée du travail, d'après le syndicat FO CAS-VP.

Bernard Granié (PS): Elu d'une intercommunalité condamné en 2011 pour corruption. Peine confirmée par la Cour de cassation en mars 2013.

Bernard Tapie (Divers Gauche): Homme d'affaire, ex Ministre sous Mitterrand, condamné en 1996 pour corruption et subordination de témoin.

Bertrand Delanöe (PS): Actuel Maire de Paris condamné en 2010 pour atteinte au droit du travail. 

Charles Josselin (PS): Ancien Ministre sous Lionel Jospin de 1997 à 2002 et Secrétaire d'Etat à plusieurs reprises, il a été reconnu coupable d'abus de confiance mais dispensé de peine en 2008.

Christian Bourquin (affilié PS): Président de Région Languedoc Roussillon, successeur de Georges Frêche, condamné en 2012 pour délit de favoritisme.

Christian Cuvilliez (PCF): Ex Député et actuel Conseiller Municipal de Dieppe condamné en 2000 puis confirmé en 2004 pour détournement de fonds publics et recel et une seconde fois en 2001 pour diffamation.

Claude Hoarau (PCR): Maire de Saint Louis à la Réunion, condamné en 1ère instance à 1 an d'inéligibilité et 4 mois de prison avec sursis pour complicité de prise illégale d'intérêt et achat de voix. Le condamné a fait appel: jugement rendu en décembre 2012.

Claude Pradille (PS): Ex Sénateur, condamné en 1995 pour corruption.

Claudie Lebreton (PS) Ancien Maire, Conseiller Régional de Bretagne, actuel Président du Conseil général des Côtes d'Armor, il a été reconnu coupable de prise illégal d'intérêts mais dispensé de peine en 2008.

Edmond Hervé (PS): Actuel Sénateur, condamné en 1999 pour manquement à une obligation de sécurité dansl'affaire du sang contaminé.

Élie Hoarau (PCR): Ancien Député de la Réunion, condamné en 2000 à un an d'emprisonnement avec sursis et de cinquante mille francs d'amende ainsi qu'à l'interdiction du droit de vote et à la privation du droit d'éligibilité pour une durée de trois ans suite à une affaire de fraude électorale.

Elie Pigmal (PS): Ancien Maire PS de Saint Estève, condamné en 2012 pour délit de favoritisme.

Florence Lamblin (EELV): Mise en cause en octobre 2012 dans le cadre de différentes affaires. Dont l'affaire de l'évasion fiscale avec compte en Suisse.

François Bernardini (ex/de nouveau? PS): Maire d'Istres condamné en 2001 pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.

François Xavier Bordeaux (PS): Ancien dirigeant du PS bordelais condamné en 2011 pour abus de faiblesse

Gilbert Annette (PS):: Actuel Maire de Saint-Denis de la Réunion, ancien Député,condamné en 1996 à 200 000 francs d'amende, cinq ans de privation de ses droits civiques et trente mois de prison dont douze avec sursis pour corruption dans des procédures de marchés publics à la ville de Saint-Denis.

Guy Roueyre (PCF): Ex Conseiller Régional démissionnaire, condamné en 2011 pour agressions sexuelles. 

Harlem Desir (PS): Actuel Député Européen condamné en 1998 pour recel d'abus de confiance. 

Henri Emmanuelli (PS): Ex Ministre sous les Gouvernements Mauroy et Fabius, actuel Président du Conseil Général des Landes, condamné en 1997 pour trafic d'influence.

Ibrahim Tariket (PS): Conseiller Mubnicipal de Clichy condamné à 5 ans de prison ferme pour agression.

Jack Lang (PS): Député du Pas de Calais condamné en 2008 pour rupture de contrat.

Jack Mellick (PS): Actuel Député et Maire de Béthune dans le Pas de Calais, condamné en 1997 dans l'affaire OM-VA pour faux témoignage.

Jacques Mahéas (PS ou apparenté): Ex Sénateur et Maire de Neuilly Sur Marne en Seine Saint Denis condamné pour agression sexuelle.

Jeanine Ecochard (PS): Actuelle Vice Présidente du Conseil Général des Bouches-Du-Rhônes, condamnée en 1998 dans l'affaire Urba(financement occulte du PS).

Jean-Christophe Cambadélis (PS) : Député, condamné en 2006 pour l'affaire de la MNEF.

Jean-Christophe Mitterrand: Fils de François Mitterrand, ex conseiller de son père à l'Elysée pour les affaires africaines, condamné en 2009 pour recel d'abus de bien sociaux.

Jean-François Noyes (PS): Conseiller Général des Bouches-Du-Rhône, mis en examen en 2012 dans le cadre de l'Affaire Guérini pour association de malfaiteurs en vue de trafic d'influence et recel de trafic d'influence.

Jean-Marc Ayrault (PS): Actuel Député, condamné en 1997 pour délit de favoritisme. 

Jean-Marie Le Chevallier (PS): Actuel Député, condamné en 2003 pour subordination de témoin. 

Jean-Marie Le Guen (PS): Actuel Député, mis en examen dans l'affaire de la MNEF bénéficiant d'un non lieu.

Jean-Michel Baylet (PRG): Actuel Sénateur du Tarn et Garonne condamné en 2003 pour abus de biens sociaux. 

Jean-Noel Guérini (PS): Actuel Sénateur des Bouches du Rhône, mis en examen en 2011 pour prise illégale d'intérêt et trafic d'influence.

Jean-Paul Huchon (PS): Actuel Président de Région IDF, condamné en 2007 pour prise illégale d'intérêt et en 2011par le Conseil d'Etat.

Jean-Pierre Balduyck (PS): Actuel Député du Nord, condamné en 2005 pour favoritisme a fait appel de sa condamnation. Il est relaxé par la Cour d'Appel de Douai en mars 2006.

Jean-Pierre Destrade (PS): Ex élu et Porte Parole du PS condamné en 2005 pour escroquerie et trafic d'influence.

Jean-Pierre Kucheida (PS): Actuel Député du Pas de Calais, mis en cause en 2011 dans une affaire de corruption peut être de grand ampleur au sein de la Fédération PS du Pas De Calais. Devrait être entendu dans le cadre d'une affaire d'abus de biens sociaux en octobre 2012. 

Jérôme Cahuzac (PS) Condamné sans peine ni inscription au casier judiciaire en 2007 pour avoir employé, entre juillet 2003 et novembre 2004, une femme de ménages philippine, sans papiers,  rémunérées en liquide pour 40hs mensuelles à 250€/mois.

Joël Marion (PCF) Le maire de Compans a été condamné en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.

Julien Dray (PS): Député et Conseiller Régional IDF non condamné mais qui a fait l'objet d'un rappel à la loi en 2009.

Khadija Aram (ex PS): Ancienne élue municipale condamnée en 2011 pour trafic d'influence et abus de confiance. 

Laurence Pommier (PCF?) La conseillère municipale chargée de la communication, de la mairie de Compans a été condamnée en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.

Laurent Fabius (PS): Ex 1er Ministre sous Mitterrand, mis en cause dans l'affaire du sang contaminé puis relaxé.  

Laroussi Oueslati (PRG): Mise en examen en 2010 pour trafic de faux diplômes. 

Lionel Colling (LO) L'ex Maire de Compans a été condamné en 2006 pour avoir employé ses proches parents au sein des services de la mairie.

Line Cohen Solal (PS): Actuelle adjointe au Maire de Paris, condamnée en 2011 dans la même affaire que celle touchant Pierre Mauroy.

Maurice Gironcel (PCR): Actuel Maire de Sainte Suzanne, condamné en 2008 à 1 an de prison et 1 an d'inéligibilité pour détournement de fonds.

Maxime Gremetz (ex PCF désormais sans étiquette):  Ex Député de la Somme, condamné en 2000 pour violence avec arme en ayant forcé un barrage de police, licenciement abusif, etc...

Melba Ngalouo-Bocquet (PCF) : Ex élue PC et employée à la Mairie de Corbeil, condamnée en octobre 2012 pour fraudes.

Michel Dary (PRG): Ex député Européen, mis en cause en 2010 pour recel d'abus de confiance suivi d'un non lieu prononcé en sa faveur.

Michel Delebarre (PS): Ancien Ministre sous Mitterrand, condamné en 2005 dans l'Affaire des Ecoutes Téléphoniques. 

Michel Laignel (PS): Condamné en 2006 pour faux, usage de faux, délit de favoritisme, prise illégale d'intérêt, et détournement de fond. 

Michel Pezet (PS): Ancien Député des Bouches-Du-Rhône, et actuel Conseiller Général du même département, condamné en 1998 pour recel de fonds utilisés [pour un financement politique] en dehors de tout enrichissement personnel.

Michel Tonon (PS): Maire de Salon de Provence, mis en examen en 2010 pour délit de favoritisme mais finalement relaxé en janvier 2012. 

Mohamed Abdi (PS): Condamné en 2007 pour escroquerie. 

Patrick Sève (PS): Maire de L'Hay-Les-Roses mis en examen en 2011 pour octroie inustifié de marchés publics et soustraction de fonds publics. 

Pascal Buchet (PS): Maire PS de Fontenay Aux Roses reconnu coupable en 2012 de harcèlement moral après le suicide d'une de ses collaboratrice.

Philippe Kaltenbach (PS): Maire PS de Clamart dans la tourmente en 2012 suite à l'apparition de 2 vidéos pourlesquelles il plane des soupçons de corruption. 

Philippe Sanmarco (PS): Ancien Député Socialiste des Bouches-Du-Rhône, condamné en 1997 pour complicité de trafic d'influence dans l'affaire du financement occulte du PS, l'Affaire Urba. 

Pierre Vergès (PCR: Actuel Vice Président du Conseil Régional de la Réunion, condamné en première instance à 18 mois d'emprisonnement, 300 000 francs (plus de 46 000 euros) d'amende et 5 ans de privation des droits civiques, civils et de famille, puis en appel, à une peine de prison ferme couvrant sa peine de détention.

René Teulade (PS): Ministre des Affaires sociales sous François Mitterrand (1992-1993), actuel Sénateur de Corrèze, condamné en juin 2011 pour abus de confiance.

Richard Laude (rouge?) L'ex conseiller municipal de Compans avait été condamné en 2005 après avoir confié une mission à une société dont il était le gérant.

 Roland Robert (PCR) Actuel Maire de la Possession sur l'Ile de la Réunion, mis en examen en 2004 pourcorruption passive mais pour aucune suite ne semble avoir été donnée. Condamné en 1ère instance en 2009 à 3 mois de prison avec sursis puis relaxé en appel, dans une affaire de  présumés détournement de fonds publics ainsi que de faux et usage de faux en écriture.

Robert Gaïa (PS): Député du Var condamné en 2002 pour favoritisme. 

Serge Andréoni (PS): Actuel Sénateur Maire mis en examen en 2011 pour complicité de trafic d'influence dans le cas de l'affaire Guérini.

Stéphane Pocrain (ex(?) Vert): Aucun mandat électif en cours mais déclaré inéligible à plusieurs reprises, condamné à deux mois de prison avec sursis et 3 000 € de dommages et intérêts pour avoir battu son ex concubine. En janvier 2012 il est condamné pour abandon de famille mais a réglé sa dette depuis.

Sylvie Adam (PCF?) L'adjointe au logement du maire de Compans a été condamnée en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.

Sylvie Andrieux (PS): Actuelle Députée des Bouches-Du-Rhône, mise en examen en 2010 pour complicité de tentative d'escroquerie et de détournements de fonds publics dans l'affaire du financement présumés à hauteur de 700 000 € d'associations présumées fictives.

Yacine Chaouat (PS): Actuel adjoint au Maire du 19ème Arrondissement chargé de la médiation et condamné en 2011 en appel pour violences conjugales.

Alain Agostini UMP 2008 condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée. 


Alain Carignon UMP 1999 condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins. 

Alain Ferrand UMP 2006 condamné pour faux et usage de faux. 1998 condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale. 

Alain Juppé UMP 2007 condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt. 

Alain Tuduri UMP 2009-10 condamné pour discrimination raciale pour avoir préempté les biens immobiliers que voulaient acheter des personnes d’origines étrangères en sa commune. 

Axel Poniatowski UMP 2010 condamné pour diffamation. 

Brice Hortefeux UMP 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Condam né pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre. 

Bruno Sandras UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. 

Charles Fabre UMP 2010 mis en examen pour favoritisme. 

Charles Pasqua UMP 2009 à 2010 condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Cité dans l’affaire de recel d’a bus de biens sociaux pour l’association FranceAfriqueOrient. Mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics. 

Christian Vanneste UMP 2006 et 2007 condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation, avait déclaré l’homosex ualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité. 

Claude Polony UMP 2001-09, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds. 

Daniel Simonpieri FN puis UMP condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral. 

Damien Meslot UMP 2010 condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin. 

Denis Gautier-Sauvagnac UMP 2008 mis en examen pour blanchiment d’argent. 

Denis Jacquat UMP 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales. 

Didier Schuller RPR-UMP 1994 s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France. 2005 condamné pour financement illégal de sa campagne. 2007 condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques. 

Dominique Paillé UMP 2004 condamné pour abus de confiance. 

Frédéric Chazal UMP 2010 condamné pour diffamation. 

Gaston Flosse UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. 

Georges Tron UMP 2011 mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol. 

Gérard Dezempte UMP 2006 condamné pour discrimination. 

Gérard Larrat UMP 2011 condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste. 2011 mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, élection annulée. 

Gilles Forray UMP 2006 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Guy Drut UMP 2005 condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif. 

Guy Wildenstein UMP 2011 mis en examen pour recel d’abus de confiance. 

Henry Chabert UMP 2002 condamné pour recel d’abus de biens sociaux. 

Jacques Blanc UMP 2009 mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt. 

Jacques Masdeu-Arus UMP 2006-09 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux. 

Jacques Myard UMP 2009 condamné pour diffamation. 

Jean Reynaud UMP 2004 condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail. 

Jean Tiberi UMP 2009 condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs. 

Jean-Louis Garnier UMP 2011 condamné pour coups et blessures. 

Jean-Louis Masson UMP 1997 condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite. 

Jean-Paul Alduy UMP 2008 son élection est annulée pour fraude. 

Jean-Paul Fournier UMP 2009-10 condamné pour prise illégale d’intérêt. 

Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP 2006 condamnée pour diffamation et complicité de diffamation. 

Joëlle Ferrand UMP 2010 condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations. 

Laurence Spicher-Bernier UMP 201062011 condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie. 

Lionel Cressiot UMP 2011 mis en examen pour injures et diffamation. 

Lucette Michaux-Chevry UMP 2002 condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics. 

Manuel Aeschlimann UMP 2009 condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public. 

Marie-Jeanne Bozzi UMP 2002 condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin. 2007 condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale. 2009 mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. 

Maurice Gutman UMP 2010 condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans. 

Michel Buillard UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. 

Michel Habig UMP 2006 condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal. 

Nicolas Bazire UMP 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. 

Olivier Deleu UMP 2011 mis en examen pour injures et diffamation. 

Olivier Rey UMP 2008 condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion. 

Pascal Buchet UMP 2007-11 condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide. 

Patrick Balkany UMP 2003 condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999 condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable 3 pers. désignées comme des employés municipaux mais ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny. 

Philippe Brun UMP 2011 condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux. 

Pierre Bédier UMP 2009 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Philippe Pemezec UMP 2010 condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée. 

Renaud Donnedieu de Vabres UMP 2004 condamné pour blanchiment d’argent. 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. 

René Vestri UMP 2009 condamné pour travail dissimulé. 2010 mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs. 

Richard Cazenave UMP 1999 condamné pour abus de biens sociaux. 2004 condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux. 

Serge Dassault UMP 1998 condamné pour corruption2010 condamné pour procédure abusive. 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales. 

Thérèse Aillaud UMP 2002 condamnée pour détournement de fonds publics. 

Thierry Gaubert proche de l’UMP collaborateur de Sarközy 2008 mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie. 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. 

Thierry Leprince UMP 2007 condamné pour viol sur une mineure de 12 ans. 

Vincent Toni UMP 2008 et 2011 condamné pour corruption passive. 

Xavier Dugoin UMP 1997 condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption. 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt. 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.

 

Les hommes politiques condamnés et réélus: http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ces-elus-condamnes-et-reelus_769221.html

 

Liste non exhaustive des condamnations et mises en examen du PS, de l’UMP et du FN: http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/05/liste-non-exhaustive-des-condamnations-et-mises-en-examen-du-ps-de-lump-et-du-fn/

 

Liste des condamnations et mises en examen du PS, du Parti de gauche, des Verts, de l'UMP et du FN: http://sos-crise.over-blog.com/article-liste-condamnations-et-mises-en-examen-ps-parti-de-gauche-verts-ump-et-fn-116776359.html

 

Base de données des politiciens corrompus, compilation des affaires et scandales politiques: http://www.politicards.fr/index.html

 

De plus, il ne doit s'agir que de la partie emergée de l'iceberg. Si c'est comme pour la fraude en tout genre, il ne doit y avoir que 10 % (et encore) des affaires qui sont connues.

 

http://www.politicards.fr/politicards-a.html

http://pierre.parrillo.over-blog.fr/article-liste-des-elus-ps-et-de-gauche-condamnes-98170356.html

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ces-elus-condamnes-et-reelus_769221.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/03/face-a-ses-elus-condamnes-ou-non-le-ps-ne-fait-pas-toujours-le-meme-choix_1597747_823448.html

http://article-50.eu/liste-des-condamnations-penales-et-mises-en-examen-des-elus-ump/

http://actuwiki.fr/politique/17584

http://www.lesinrocks.com/2013/04/03/actualite/portait-de-lelu-megalo-le-plus-condamne-de-france-11380716/

http://www.pcfbassin.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=4922:liste-des-condamnations-et-mises-en-examens-de-personnalites-du-ps-parti-qui-revient-aux-affaires-de-la-france-suivi-de-celles-de-lump&catid=67&Itemid=7

http://www.legrandsoir.info/les-condamnations-et-mises-en-examen-du-front-national-et-de-ses-membres.html

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/05/liste-non-exhaustive-des-condamnations-et-mises-en-examen-du-ps-de-lump-et-du-fn/

...

L'avidité

Par Le 03/04/2015

Pourquoi sommes-nous avides ?

http://mariannesouliez.com/2015/03/16/pourquoi-sommes-nous-avides/#respond

Traduction du matin d’un article de Charles Eisenstein
Plusieurs personnes ont régi à mon commentaire sur Facebook l’autre jour comme quoi l’avidité est davantage un symptôme qu’une cause de notre système actuel avec toutes ses inégalités. On me demande: quelle est la cause de l’avidité? Je dirai d’abord ce que je pense être l’avidité : L’avidité est le désir insatiable pour ce dont on n’a pas véritablement besoin, ou bien dans des quantités qui sont au delà de nos besoins réels.
Quand nous sommes coupés de la satisfaction de nos besoins élémentaires, nous cherchons des substituts pour apaiser notre faim. Privés de connexion à la nature, de connexion à une communauté, d’intimité, d’expression individuelle porteuse de sens, d’habitats et d’environnements qui parlent à l’âme, de connexion spirituelle, du sentiment d’appartenance, bon nombre d’entre nous consomment trop, mangent trop, font du shopping en excès et accumulent trop. Combien faut-il manger pour compenser le fait de ne pas vivre l’appartenance? Combien de pornographie pour compenser le déficit d’intimité? Combien d’argent pour compenser le profond sentiment d’insécurité? Aucun montant ne suffit. Les causes de notre séparation de toutes ces choses imprègnent chaque aspect de notre culture.
Je lisais justement hier un article sur les coutumes parentales des autochtones. L’auteur décrivait la manière dont les enfants pleurent rarement parce que leurs besoins sont systématiquement et immédiatement comblés: portés nuit et jour, recevant le sein à la demande jusqu’à trois ou quatre ans et ainsi de suite. Cela m’a rappelé des souvenirs d’enfance – bien que j’ai été très aimé selon nos standards culturels – où j’ai été malgré tout très souvent seul, ayant soif d’attention. La plupart d’entre nous en Occident avons passé du temps seul: seul dans la pouponnière de l’hôpital, seul dans le berceau, seul dans la poussette, pleurant pour voir nos besoins satisfaits, et finalement nous adaptant à ce qu’ils ne soient pas nourris. Nous nous sommes endurcis et sommes devenus habitués à un monde où il n’y a jamais assez, où nous devons nous battre, attraper et tenir très fort de peur de manquer. Même le sein, l’expérience archétypale de l’abondance, était souvent refusé, limité ou interrompu avant que nous soyons prêts.
Peut-être une telle éducation est-elle nécessaire dans notre contexte culturel. Autrement, nous avançons dans la vie en faisant confiance, sans protection, doux, facilement exploité. Nous sommes préparés dès notre naissance à une économie de la compétition, du chacun pour soi. On voit comment cette insécurité, programmée à un niveau très profond, peut se manifester comme une tendance innée à l’avidité. Cela donne à voir l’avidité comme notre état naturel et la générosité comme un accomplissement contre-nature.
Plusieurs aspects de notre sytème économique reflètent cette programmation. Considérons par exemple l’usure, que j’ai décrit dans Sacred Economics comme le pilier de notre système. Le prêteur est fondamentalement quelqu’un qui a plus d’argent qu’il n’a besoin sur le moment (c’est pourquoi il a les fonds pour prêter) mais au lieu de dire: « Je n’en ai pas besoin tout de suite, tiens, utilise-le », il dit « Je te laisserai l’utiliser seulement si j’en ai plus au final ». Cela correspond pile à la mentalité du manque et du contrôle. Cela colle à une expérience de vie qui a enseigné: « Il n’y a forcément pas assez. Il faut s’accrocher à ce que l’ on a, l’assurer, contrôler les personnes à l’extérieur de vous afin qu’elles continuent de satisfaire vos besoins. Si vous ne le faites pas, vos besoins ne seront pas nourris.» Parce que la plupart d’entre nous n’avons pas eu assez de l’expérience d’avoir nos besoins satisfaits sans efforts.
Cette psychologie de l’intérêt s’étend loin, forme le terrain de jeu sur lequel les banquiers, les PDG, les directeurs de fonds de pension, les politiques et même les petits épargnants opèrent. Certes, certains poussent l’avidité à des extrémités effrayantes, mais même sans les magouilles de JP Morgan et Goldman Sachs, l’impératif financier de convertir toutes les ressources naturelles et capital social en argent continuerait. Les mégabanques et les hedge funds sont les joueurs les plus rusés et les plus impitoyables, mais le résultat – l’écocide et l’appauvrissement – sont écrites dans les règles du jeu.
Quand je décris l’expérience de la petite enfance, je ne veux pas la rendre seule responsable de l’avidité. Tous les aspects de notre culture conspirent à nous dépouiller de notre connexion et de notre appartenance. Laissez-moi en citez quelques autres:
– Un endoctrinement religieux qui facilite le rejet de soi.
– Une scolarité qui garde les enfants à l’intérieur, encourage la compétition et les habituent à faire des choses qui leur importe peu afin d’obtenir des récompenses extérieures.
– Une idéologie hygiéniste qui cultive la peur et le rejet du monde.
– L’immersion dans un environnement fait de marchandises, de bâtiments et d’images standardisés.
– L’effet aliénant de vivre dans des formes non organiques et anguleuses.
– Des droits de propriété qui nous confinent la plupart du temps dans nos habitations, des environnements commerciaux et quelques parcs.
– Des images dans les medias qui nous font nous sentir inférieure et sans valeur.
– Un système financier basé sur la dette où l’argent est systématiquement rare: il n’y a jamais assez d’argent pour payer les dettes.
– Une culture légale de la responsabilité où tout le monde est présenté comme un adversaire.
– Un système de croyances patriarchal qui oppresse le féminin intérieur et extérieur, enferme l’intimité et fait de l’amour une transaction.
– Du chauvinisme racial, ethnique et national qui fait de nos frères et soeurs humains des Autres.
– Une idéologie de la nature en tant que ressource qui nous coupe de notre interconnexion avec les autres êtres vivants et nous fait nous sentir seuls dans l’univers.
– Une culture déqualifiante qui nous transforme en consommateurs passifs et impuissants de nos expériences.
– Une immersion dans un monde d’étrangers, dont nous ne reconnaissons pas le visage et dont nous ne connaissons pas les histoires.
– Peut-être encore plus fondamentalement, une métaphysique qui nous dit que nous sommes des êtres séparés, distincts, dans un univers Autre.
Je pourrais en citer encore des centaines. Elles composent le bain dans lequel nous avons baigné, qui a coloré notre conception intime de nous-même et du monde, notre expérience essentielle de ce qu’est être humain. En aucun cas ne sont-elles la totalité de l’expérience de quelqu’un. La vérité  fondamentale de l’interconnexion, de l’unité, émerge toujours d’une manière ou d’une autre, faisant mentir l’illusion de la séparation. Et ces émergences surgiront de plus en plus au fur et à mesure que le monde de la séparation s’écroule.
Juste à l’instant, ma femme est passée derrière moi et m’a donné le plus tendre baiser. A ce moment, je me suis senti complètement chez moi. Avez-vous déjà été contenu dans une expérience de connexion intime et senti vos besoins diminuer, senti la logique du contrôle s’évaporer ?
Nous pouvons partir en guerre contre les gens avides, mais cela ne résoudra rien. Cela exacerbera le problème parce que cela accentuera le champ de la Séparation, qui est à la base une guerre contre l’autre, une guerre contre la nature, une guerre contre nous-mêmes, une guerre contre tout ce qui existe.
Au lieu de la guerre, quelle est la version systémique de ce tendre baiser ? Qu’est-ce qui transformera l’atmosphère de manque à laquelle nous sommes si habitués qu’elle nous semble être la réalité même ? Parce que « l’atmosphère du manque » est partout, tout doit changer. Sacred Economics décrit la dimension économique de ce baiser sous la forme de proposition économiques concrètes – l’inversion de l’usure, le rétablissement des biens communs, l’élimination de la rente économique, un revenu de base universel, l’internationalisation des coûts, la localisation économique, etc. Ce qu’ils ont en commun est qu’ils sont issus d’un récit ancien qui ne nous tient pas pour séparés. Et ils contribuent à créer un monde qui ne nous entraîne plus dans la Séparation.
Mais l’avidité est le symptôme d’une maladie qui transcende l’économie. Comme le suggère la liste ci-dessus, aucun aspect de notre société ne sera à l’abri de la révolution d’amour qui est en cours.

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Sur l'autisme

Par Le 02/04/2015

 


Henri Leconte, beau-père d'un enfant autiste : «Ça vous change un homme»

L’ex-champion de tennis Henri Leconte fait partie des personnalités françaises qui participent à la campagne d’information de SOS Autisme France, lancée ce jeudi 2 avril. Avec beaucoup d’émotion, il nous raconte les raisons de cet engagement.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR FLORENCE DEGUEN | 01 Avril 2015, 19h11 | MAJ : 01 Avril 2015, 20h44
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«L’autisme n’est pas une maladie incurable», souligne Henri Leconte, évoquant le cas de son beau-fils, Jules, 13 ans. (AFP.)

Vous faites partie des personnalités qui ont accepté de participer à la campagne de SOS Autisme France... Pourquoi ? 
HENRI LECONTE. Je suis très heureux que ça bouge, que les artistes et les sportifs se mobilisent.

.. Ma femme Florentine a un enfant autiste qui s’appelle Jules. Etre le beau-père d’un enfant autiste, je peux vous dire que ça vous change un homme. Je vis avec lui depuis qu’il est tout jeune... Il est parti de très très loin, ce gamin. Heureusement on a eu la chance de rencontrer Francis Perrin à Roland-Garros, qui nous a expliqué qu’il y avait des méthodes qui fonctionnaient ailleurs. Alors on est allés aux Etats-Unis. Puis dans un centre à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord. Jules, qui ne disait pas un mot, parlait trois ans plus tard. En France, on nous disait : « Faites le deuil de votre enfant ». Vous vous rendez-compte ? Aujourd’hui Jules a 13 ans, il fait 1,84 m, a encore besoin d’aide, mais il va dans une école normale. Il a ses copains, ses joies, ses peines, sa vie. L’autisme n’est pas une maladie incurable.

Quel est au juste le problème de la 
France ? 
En 
France, sans détermination ni moyens financiers, on ne peut pas guérir son enfant. 95% des couples divorcent quand ils ont à affronter au quotidien l’autisme d’un enfant dans ce contexte désespérant. J ‘ai eu la chance d’avoir une femme extraordinaire qui s’est battue comme une folle, à fond. Encore aujourd’hui, c’est un combat. On est obligés de changer Jules d’école à cause des quotas... Mais une majorité d’enfants n’ont même pas la chance d’y aller. Les enfants autistes ne sont absolument pas intégrés et sociabilisés. On les enferme dans un carcan, un monde parallèle, on leur donne des médicaments et on les considère comme des gogols. Or, Jules, c’est un ordinateur de compétition, dans lequel il faut rentrer les logiciels. Et de temps en temps, il faut faire reset. Il est très émotif, il pleure pour des choses bénignes, mais il est autonome. Et très attachant. 

Vous pensez que le monde du sport doit faire un effort pour accueillir ces enfants-là ? 
Le monde du sport a énormément à faire vis à vis du handicap en général, pas seulement de l’autisme. On n’est vraiment pas dans le coup par rapport à d’autres pays, comme les Etats-Unis ou la Belgique, pas réceptifs à tout ce qui n’est pas dans la norme. Ce n’est pas si facile, c’est vrai, d’accueillir des enfants autistes dans un club. Jules, j’ai essayé de lui faire faire du tennis. Mais si on commence sur un cours et que la fois suivante le cours est pris, c’est le drame. Et puis il a beaucoup de mal avec les distances... En tout cas, il y a des gamins que cela métamorphose. Que ce soit le tennis, le tir à l’arc ou la course à pied, le sport fait un bien fou. Et les fédérations doivent s’ouvrir. Ça nécessite des aménagements, c’est vrai. Mais par dessus tout un changement de regard.

VIDEO. Ruben et Henri Leconte, le spot de campagne réalisé par Patrice Leconte

Pour Marine

Par Le 02/04/2015

 Mille bisous d'Amour ma Belle, mille bisous d'Amour à vous Trois pour tout ce que vous m'avez enseigné.

"Mon Dieu que tu es belle, il a sûrement dû oublier tes ailes"......

"Sois femme ma fille car la femme est l'avenir de l'homme" "

Famille


"Si tu regardes dans le miroir, ne sois pas sévère 
Cherche dans les tiroirs ce qui sublime ses lèvres 
Dis rien du style "j'traîne pas avec ces laides 
J'suis trop bien pour elle et moi j'vais être célèbre" 
Allez viens faire un tour dans l'monde 
Y a tant de choses à voir, loin des phares, des couv' de la mode 
Loin de ces clichés qui racontent que t'es con si t'es blonde et moche si t'es noir 
Y a une vie, ce n'est pas la télé 
Ce n'est pas à 16 ans qu'on accouche et qu'on pleure à maman pour garder l'bébé 
Indépendante, tu sais ce que c'est 
Ta life c'est la tienne et pas un mec ne va la guider 
J'ai cette angoisse, c'est la crise, l'ère du temps a comme solution le striptease : quel sublime avenir 
Puis c'est si loin de tes desseins 
T'es pas une fille de la nuit qui porte un blaze américain 
Vois celui qui va te ravir, ne laisse personne te dire "ce gars-là sera l'amour de ta vie" 
Le fric ne protège pas de l'insipide 
Un mec c'est un mec et un mec c'est pas une XXX 
Si tu t'promènes en ville, ne cache pas ces beaux cheveux 
Pour que ces petits branleurs te laissent tranquille 
Comme disait le poète en somme : 
"Sois femme ma fille car la femme est l'avenir de l'homme" 

Souris encore, n'aies crainte, aussi forte que l'amour que j'te porte 
Regarde-moi avec des yeux d'biche 
Reste loin d'eux, leur haine est si grande 
Car les femmes leurs font peur, du coup ils les appellent bitch 
Reste auprès de moi une journée 
Album photo, cette page non j'veux pas la tourner 
Souris encore, Dieu que t'es belle 
Il a sûrement dû oublier tes ailes 

Souris-moi encore 
Non ne change pas 
Reste auprès de moi 


Je t'en prie, ne m'fais pas la tête quand j'dis "Ne sors pas s'te-plaît" 
Il va pas s'envoler, je sais, ce petit gars te plaît 
On veut respirer à ton âge 
Tu es ma lune douce sûrement pas un oiseau en cage 
Mais j'dois t'protéger, t'éviter les coups 
C'est pour ça que certains jours j'ai l'air si relou 
Alors tu dis que j'ai pas l'auréole, t'as raison 
Mais je m'en fous d'avoir le mauvais rôle 
Hey le petit copain, quoi d'neuf ? 
Je vais te faire une entrevue style Jack Burns 
C'que tu gagnes ? Peu importe, sois correct 
Pas d'bluff, pas d'bol la famille est nombreuse 
Tu vas oublier pétard et Gin Fizz 
Et passer vite de bad boy à militant de Green Peace 
Inutile de la couvrir de cadeaux 
Emmène-la voir combien le monde est beau 
C'est important qu'on discute 
On perd tant de temps dans les petites disputes 
Ma fille qui à 13 ans croque cette vie 
Comme une pomme de saison 
Tu seras toujours prêt où le vent te porte 
J'espère que t'auras une petite place pour ton vieux père dans ton appart à New-York 
Comme disait le poète en somme : 
"Sois femme ma fille car la femme est l'avenir de l'homme" 

Souris encore, n'aies crainte, aussi forte que l'amour que j'te porte 
Regarde-moi avec des yeux d'biche 
Reste loin d'eux, leur haine est si grande 
Car les femmes leurs font peur, du coup ils les appellent bitch 
Reste auprès de moi une journée 
Album photo, cette page non j'veux pas la tourner 
Souris encore, Dieu que t'es belle 
Il a sûrement dû oublier tes ailes"

Il faut en parler ou pas ?

Par Le 01/04/2015

Est-ce qu'il acceptable en France de voir ce désastre ? Est-ce qu'il est bon, juste et utile que j'en parle ou est-ce que je dois m'occuper uniquement de "mon" bonheur de vivre et d'être en bonne santé...Est-ce que je contribue à une vision négative de la société française ou est-ce que je me contente d'en montrer les manquements ? Est-ce que le fait d'en parler peut contribuer à établir une "pression" sur l'Etat ? Est-ce que j'aimerais être reconnu si j'étais dans cette situation ? 

Voilà les questions que je me pose quand je tombe là-dessus.

C'est bien, pas bien, c'est utile, inutile, ça fait du mal parce que les gens ont déjà bien assez de problèmes comme ça, etc etc etc.....

Il y a un moment où il faut faire un choix.

Sans doute que je suis particulièrement sensibilisé à cette situation puisque mon Frère était condamné par la médecine......Et qu'il a vécu vingt ans après être sorti de l'hôpital. 


http://www.parismatch.com/Actu/Sante/L-appel-desespere-d-un-pere-Bruno-Richard-Robin-Richard-l-enfant-foudroye-731316

Bruno Richard est un père désespéré. Cela fait huit ans qu’avec sa femme, ils se battent sans relâche pour que Robin, leur fils, frappé par la foudre à l’âge de 13 ans, bénéficie des soins adaptés à son état. Malgré de nombreux soutiens et de multiples grèves de la faim, les soins qu'ils réclament ne sont pas mis en place.

Paris Match. En septembre dernier, vous avez fait une grève de la faim durant 33 jours devant le ministère de la Santé. Cela fait huit ans que vous réclamez des soins de kinésithérapie pour votre fils…
Bruno Richard. J’ai fait sept grèves de la faim dont cinq depuis l'élection de François Hollandeet je n’ai jamais pu rencontrer Marisol Touraine. Elle passait pourtant tous les jours devant moi. Depuis l’accident de mon fils, les médecins se passent son dossier médical de main en main sur la base du bilan initial sans tenir compte des progrès réalisés. Pour le ministère de la Santé, notre fils est dans un état végétatif chronique. Les comptes rendus médicaux qui font état des progrès de Robin et de ses besoins en kinésithérapie sont tout simplement zappés. Nous sommes dans un système où l’on doit pouvoir entrer dans une case: tel protocole de soins pour telle maladie. Robin est un cas unique au monde. Il n’existe pas de case pour Robin.

“NOTRE FILS A REÇU ENTRE 400 000 ET 2 MILLIONS DE VOLTS SUR LA TÊTE”

Pouvez-vous nous rappeler les circonstances de cet accident ?
Fin mars 2007, il a fait une sortie VTT avec sa classe dans le massif de la Sainte-Baume (Provence). Une petite course d’une vingtaine de kilomètres avait été organisée et Robin l’a gagnée. Son professeur lui a demandé d’aller chercher du bois dans la forêt en attendant l’arrivée de ses camarades, pour préparer le campement de nuit.  C’est alors qu’un éclair unique est tombé, dont l’explosion a été entendue à plus de 20 km à la ronde. Notre fils a reçu entre 400 000 et 2 millions de volts sur la tête. Si vous saviez dans quel état on l’a retrouvé… C’est son professeur qui l’a réanimé en attendant les secours.

Votre fils s’est réveillé après huit mois de coma alors que les médecins, très pessimistes, vous poussaient à accepter qu’on le débranche…
Ma femme et moi sommes restés auprès de lui chaque jour. Il a d’abord montré des réactions neurologiques, puis une respiration spontanée et un éveil au bout de huit mois. Notre premier combat a commencé à ce moment-là. On nous disait qu’il n’était pas sorti du coma. Pourtant on voyait bien qu’il avait les yeux ouverts et qu’il nous regardait.  J’ai fait une première grève de la faim. Pour demander les examens qui prouvent que notre fils était bien sorti du coma. C’est plus tard un grand neurologue de Bicêtre qui nous a donné raison.

 

Comment Robin était-il alors soigné ?
Il ne recevait aucun soin de kinésithérapie, on lui faisait juste du “nursing”. Concrètement, on le maintenait au lit jusqu’à 16 h et on le recouchait à 17 h. C’est la médiatisation de notre histoire et le soutien de quelques personnalités qui nous a permis, au bout de deux ans, d’obtenir un transfert de notre fils dans un centre de rééducation sur Marseille.  Mais dans les faits, il n’a pas reçu de soins de kinésithérapie. Toujours du nursing. Deux ans après l’accident, les médecins considéraient qu’il n’y avait plus de récupération possible. Sauf que ces statistiques de récupération ne concernent pas les gens qui prennent la foudre et encore moins les enfants. Pourtant, notre fils progresse encore aujourd’hui, grâce au travail que nous faisons, ma femme et moi, avec lui.

Quels soins demandez-vous pour votre fils?
Nous demandons des soins de kinésithérapie. Robin devrait avoir entre trois et cinq heures de rééducation par jour (massage, neuropsychologie, psychomotricité, balnéothérapie…). Aujourd’hui, à l'hôpital de Percy, il reçoit des soins infirmiers de grande qualité, mais il ne bénéficie que d’une heure de kiné par jour dont 30 mn de kiné respiratoire. Ils ne le sortent même pas de sa chambre. Nous sommes désespérés pour notre enfant.

“AUJOURD'HUI, ROBIN EST CAPABLE DE LIRE DES SMS, D'ÉCRIRE SON PRÉNOM, DE TENIR DEBOUT... C'EST PAS MAL POUR UN ÉTAT VÉGÉTATIF!”

Pour pallier ce manque de soins, vous et votre femme vous êtes improvisés kinésithérapeutes…
Je ne suis qu’un petit facteur, mais ça va faire huit ans que j’étudie avec ma femme. On se débrouille comme on peut pour lui faire la rééducation que l’hôpital ne lui fait pas. La nuit et le matin on étudie, et l’après-midi on applique sur Robin. Actuellement, on travaille les rotations du buste, la synchronisation des jambes...  On a quand même de bons résultats ! Notre fils est capable aujourd’hui de lire des SMS, d’écrire son prénom, de tenir debout…  Il comprend des ordres en anglais, fait même des opérations de calcul ! C’est pas mal, pour un état végétatif !

Touché par votre histoire,  début 2012, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, vous a donné un sérieux coup de pouce…
Xavier Bertrand s’est déplacé sur Marseille pour voir Robin. Il nous a dit : “J’ai vu la vie dans les yeux de Robin”. Il a décidé de faire monter notre fils sur Paris pour qu’il reçoive les meilleurs soins. Un protocole de soins a été organisé et mon fils a bénéficié, en mars 2012, d’une opération pour réparer sa bouche, restée bloquée depuis l’accident. Il devait en subir deux autres. Mais l’élection présidentielle est arrivée. Le soir même de la démission du gouvernement Fillon, on est venu nous dire que l’on ne pouvait plus rien faire pour Robin.

 

Suite à votre dernière grève de la faim, l’Agence régionale santé Ile-de-France (ARS IDF) a déclenché une réunion en octobre pour établir un protocole et déterminer un centre où transférer votre fils. Où en êtes-vous ?
Des réunions se succèdent, mais Robin n’a toujours pas de soins. Le 4 mars, le lendemain d’une réunion à laquelle nous n’étions pas conviés, nous avons reçu un mail du médecin de l’ARS nous disant qu’il y aurait une nouvelle réunion le 25 mars avec les membres de la Pitié-Salpêtrière pour voir s’ils allaient accepter le protocole. Pour eux, nous sommes caractériels, pénibles, et surtout des gens médiatisés avec des soutiens politiques derrière eux. Cela fait huit ans que nous nous bagarrons. On nous fait tourner en rond et nous n’obtenons rien. On a l'impression qu'ils cherchent à nous décourager pour que l'on reprenne notre fils à la maison.

“NOUS NE SOMMES PAS CONTRE LES MÉDECINS, NOUS SOMMES AVEC EUX, À CONDITIONS QU'ILS TRAVAILLENT”

Vous avez le sentiment que le diagnostic de votre fils est plus déterminé par les moyens existants dans les centres que par son état de santé ?
Les centres de rééducation fonctionnelle ont un nombre de kinésithérapeutes déterminé par une enveloppe budgétaire, à hauteur d’une heure individuelle par jour et par patient. Au-delà, les soins ont lieu en groupe. Pour ne pas déplaire à leur hiérarchie, les directeurs de ces centres considèrent que les budgets sont en phase avec les besoins. Donc on dit que Robin n’est pas apte à suivre les soins de kinésithérapie. Moi je prouve que mon fils a des réactions. C’est le fruit de notre travail, à ma femme et moi. Nous sommes soutenus par certains médecins. Je ne les citerai pas pour ne pas les mettre en porte-à-faux et parce que nous avons besoin d’eux. Tant qu’il n’y aura pas une volonté d’en-haut, eux ne pourront rien faire. Nous demandons un médecin qui soit un peu le chef d’orchestre pour Robin, et qui organise un plateau pluridisciplinaire. Nous ne sommes pas contre les médecins, nous sommes avec eux, à condition qu’ils travaillent.

 A LIRE : La réponse de l'Agence régionale de santé Ile-de-France sur la situation de Robin Richard

Le combat que vous menez pour votre fils depuis huit ans force le respect. Comment tenez-vous ?
Nous sommes très fatigués aujourd’hui, sans compter que nous perturbons la vie de nos autres enfants, de nos parents et de nos beaux-parents. Je ne vous parle même pas de la nôtre. Quand Robin nous sourit et fait ce qu’on lui demande et quand on voit qu’il est fier, ça nous booste. Quand on le voit pleurer parce qu’il souffre, on a envie qu’il s’en sorte. On a un seul objectif, le sortir de cette impasse. On y mettra tous les moyens.

Site de l'association Robin Richard

Négativisme

Par Le 01/04/2015

Il semblerait que mes propos et articles mis ici portent une connotation" négativiste" qui nuit à la plénitude des individus car ils viendraient renforcer une perception désespérante de l'Humanité et qu'il conviendrait davantage de mettre en avant ce qui est positif, réjouissant, enthousiasmant. 


Premièrement, je trouve que c'est m'attribuer un effet bien démesuré. Je n'ai jamais eu à l'idée d'influencer qui que ce soit.

Deuxièmement, je considère que c'est l'observation des problèmes et les propositions de solutions qui contribue à ériger en moi cette plénitude. Il m'est impossible de me sentir en paix si je n'ai pas trouvé la force en moi de répondre à des questions. Hors de question de les extraire de mes pensées juste pour maintenir une plénitude qui ne serait dès lors qu'une hallucination : "Je vais bien, tout va bien".......

J'ai lu Cioran et Camus et je n'adhère pas à leur vision de l'existence, ni aux Nihilistes russes. La notion d'absurde n'est qu'un déni de l'Homme et il est de son ressort de donner un Sens à son existence. Ne pas en trouver est ce qu'il y a de pire. En trouver un qui porte atteinte au bonheur des autres est une abomination.

J'ai passé trente ans de ma vie à essayer d'initier dans l'esprit des enfants l'esprit critique et la réflexion. Comprendre, chercher, comparer, s'extraire des émotions quand elles deviennent invalidantes, ne pas se voiler les yeux, ne pas les salir avec des éléments dont il est possible de se défaire, être à l'écoute de l'Etre intérieur......... Je serais effectivement "négativiste" si je tirais un trait là-dessus. Car, inévitablement, je sombrerais dans le dégoût de moi-même. Donc, je veux comprendre, je veux tirer au clair ce qui me trouble et je continuerai à m'observer dans cette démarche, tout comme je l'ai fait aujourd'hui en m'apercevant que je fonçais tête baissée dans un canular......L'esprit critique est souvent dans une situation critique.......

Et il y a un autre aspect encore, c'est "l'héritage" que je transmets à mes enfants, à mes petits-enfants et aux autres à venir. Est-ce que je me dis :"Débrouillez-vous comme vous pouvez, moi ja vais faire un tour en montagnes", ou est-ce que je considère que j'ai une responsabilité ?

Personnelllement, j'ai fait mon choix.

Canular.

Par Le 01/04/2015

Je suis très troublé........Aujourd'hui, sur Facebook, j'ai mis un lien vers un canular sans même m'en apercevoir. Et du coup, je m'interroge. Pourquoi est-ce que lorsque j'ai lu ce matin que Lance Armstrong avait été invité à courir le prochain Tour de France, j'ai tout de suite compris que c'était un poisson d'avril et bien d'autres encore que j'ai vu défiler et pourquoi celui qui concerne les détecteurs de fumées "mouchard", je me suis fait avoir ?......En fait, ça met en avant quelque chose qui m'inquiète fortement : je n'ai absolument aucune confiance dans les Institutions politiques de ce pays et ça ne date pas du mandat actuel....Donc, il a suffi que je lise un article qui parlait de surveillance illégale de la population pour que je me fasse piéger ......Vigilance, lucidité, esprit critique......Rien, plus rien. J'ai foncé tête baissée.....Alors, j'ai réfléchi à ce que j'ai fait ces dix dernières années et encore plus cette année : m'informer par tous les canaux possibles pour croiser les données et pouvoir me faire une idée personnelle. Je continue donc à lire le Figaro ou n'importe quelle source politique, sans aucune interdiction. Néanmoins, vu tout ce que j'ai lu depuis la présidence de Pompidou et les gouvernements successifs, il est clair qu'au niveau confiance dans les Institutions, j'étais déjà à zéro. Maintenant, vu ce que je vis personnellement cette année, la confiance est à moins 30 sous le niveau de la mer. (Je n'entrerai pas dans les détails ici )............. Je sais pourtant que je ne passe pas mon temps à fouiller sur le net ou à tourner les magouilles en boucle. Ca serait à devenir fou......Mais il n'empêche que ça s'est sacrément ancré en moi. La preuve aujourd'hui et ça, il va bien falloir que j'y réfléchisse. D'ailleurs, j'y retourne.

Opinions divergentes

Par Le 01/04/2015

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Un "échange" sur Facebook.

Jacq :Voter ne pas voter? Les uns contre les autres?je vote. Je ne crache pas sur ceux qui ne votent pas. Laisse donc chacun en face de sa conscience. L important est ce que chacun fait pour que la vie de tous change. J ai choisi de n opposer personne. Je suis. J espere un libertaire je n accepte de lecons que de ma conscience de mon rapport aux autres et de la vie et elles ne me font pas de cadeau.

Manh : hé bien vas vivre dans un pays où le droit de vote n'existe pas (y a plein de dictatures ou autres t'as le choix mon ami) , et arrête de cracher sur la démocratie ! Et vivez profitez de ce que la vie a de bon ( on n'est en occident dans un lieu privilégié) plutôt que de sans cesse pleurnicher sur ceci va pas ou cela sont méchants et le monde ne va pas ! tu veux attendre d'avoir délogé tous les malhonnêtes de la terre avant d'être heureux ? là ou l'on porte son attention, c'est là où nous sommes ! je préfère porter mon attention sur le vivant en moi, la joie de l'instant et le bonheur !

Th : Manh, je ne sais pas où tu vois que je crache sur la démocratie ? Ce texte est juste destiné à inverser les arguments de donneurs de leçons......Quant à dire qu'on est en démocratie, juste parce qu'il y a des états bien pires que le nôtre, ça en revient justement à ne pas aimer la France, ni la réelle démocratie. J'aime ce pays, j'aime la démocratie et c'est pour ça que je lutte avec mes moyens pour dire ce que ce pays pourrait être s'il était en démocratie. Le 49-3, c'est démocratique ? ...Maintenant, si tu ne supportes pas ce que j'écris, tu m'enlèves de ta liste. Je réfute cet argument qui consiste à dire qu'il y a bien pire dans ce monde. Ce que je réclame pour ce pays, c'est justement d'aller vers le haut, vers un réel état démocratique et non accepter que ça se dégrade juste parce qu'il y a pire ailleurs. C'est ça aimer son pays. Ou alors, il faudra que tu te réjouisses d'avoir "seulement" la peste, là où tu pourrais avoir aussi le choléra, Ebola, la malaria, le typhus etc etc etc...."Jusqu'ici ça va, ça pourrait être pire"......Ces arguments prônent la dégradation acceptée alors que je demande ce bonheur dont tu parles. Et ce bonheur n'est acceptable qu'à partir du moment où il est partagé et non réservé.........Je ne crache pas sur ce pays, oh que non. Et c'est parce que je l'aime que je tiens absolument à participer à ma façon à son renforcement et non à un lâche abandon qui consisterait à me coller des oeillères pour pouvoir m'estimer heureux. On n'est tout simplement pas dans la même démarche. Mais avant de dire que je crache sur la démocratie, essaie de pousser un peu la réflexion un peu plus loin que ton bonheur personnel.

Manh : Parceque prêcher pour ne pas voter, et "etre contre tout,", être dans le "tous pourris" c'est faire le jeu de ceux qui veulent détruire la démocratie et être dans une forme d'inconscience. C'est être dans une négativité qui ne fait pas du bien au monde. l'Anarchie n'a jamais permis de vivre en société dans la paix. Rien n'est parfait dans ce Monde certes, certes il y en a qui sont corrompus certes, mais au lieu de tout rejeter sur la faute des autres, il vaudrait mieux commencer par cultiver la paix, la sérénité en soi et cesser de tout condamner et dire que c'est "la faute des autres". La corruption est en chacun. c'est pas une question de voter ou pas. Encourager les gens à ne pas voter est de l'inconscience et de l'immaturité. tu le comprendras (ce que je n'espère pas) le jour où des forces d'intégrisme et extrêmes s'installeront ! c'est pourquoi je ne partage pas ce post d'un anarchiste qui n'a certainement pas dû beaucoup contribuer lui-même à construire une société plus juste et meilleure. Il est toujours plus facile de condamner, critiquer, rejeter que de regarder en soi. Si tu veux m'oter de tes amis no probléme Thierry. bon chemin à toi. et sois d'abord en paix avec toi-même , tu verras que ton esprit aura moins besoin de voir toujours "le négatif de la vie et de la société", car je vois pas pourquoi des gens qui votent ne peuvent pas en même temps se plaindre si ceux pour qui ils votent. Voter ce n'est pas faire un "chèque en blanc". Il y a un raccourci, un "simplisme" dans cette affirmation. On peut très bien avoir voté sincèrement pour quelqu'un et en route s'apercevoir qu'il ne convient pas et le dire. C'est la démocratie justement ! le droit de s'exprimer ! et ensuite le droit de rectifier ! pour le moment on n'a pas trouvé mieux que la démocratie, si tu veux proposer une autre forme de "vivre ensemble" tu peux le faire, mais c'est tellement facile de tout rejeter et dire "vive l'anarchie" ! le plus sur moyen de se retrouver un jour en dictature ! salut !

Thierry : J'ai parlé d'anarchie moi ? Tu me prends vraiment pour un guignol de comptoir. J'ai lu des centaines de pages sur les institutions politiques et les déviances qu'elles rendent possibles et dont elles se servent.  Mais c'est vrai qu'il est plus facile d'étiqueter tous ceux qui pensent autrement et ne veulent plus donner un chèque en blanc comme tu dis. Parce qu'il faudrait m'expliquer quel est le pouvoir dont tu disposes une fois que tu as mis ton bullentin de vote.....AUCUN.  Etienne Chouard. Il est prof lui : C'est un guignol de comptoir, un anarchiste, un drogué, un complotiste ?????? Purée, j'en ai marre....... L'enfermement de la population est tout de même hallucinant et il ne faut pas me sortir les discours "new age"," profite de l'instant présent et patati et patata". Je ne parle pas du bonheur personnel mais de l'importance sociale des institutions. Quant à ma capacité à vivre l'instant présent, elle ne sera jamais un déni du marasme politique et social. Autre chose encore et après je vais aller fendre du bois....Intéresse-toi à l'analyse transactionnelle et aux travaux d'Eric Berne sur "l'Enfant intérieur" face au "Parent normatif". Il est fort probable que tu te reconnaisses.

Manh : c'est le poste que tu as mis qui vient de "graine d'anarchie".... Moi je préfère être dans la "gratitude à la vie" que d'être dans ce "négativisme permanent " " tout le monde il est pourri" " tout va mal" ...c'est se complaire dans celà...est-il possible d'agir sereinement, faire effectivement des choses pour changer ce monde mais sans toujours "généraliser", faire des "amalgames", "mettre tout le monde dans le même sac"....en bref faire le jeu des forces de l'extrémisme, du populisme qui s'installe grace à ce genre de "négativisme" permanent.
Thierry : Je mets très souvent aussi des articles du Figaro....Ca ne fait pas de moi un adhérent à l'UMP

Voilà une solution possible :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

"Sundays"

Par Le 31/03/2015

Se libérer du "connu" qui n'est qu'une réalité indue.

VIDÉO - Avec seulement 51 000 dollars, le jeune réalisateur Mischa Rozema a réussi son pari: son court-métrage est tellement impressionnant que la Warner a décidé d'en acheter les droits pour en faire un film.

Stupéfiant. Sundays fait partie de ces courts métrages maîtrisés, dont le matériau d'origine est si riche qu'il mériterait une adaptation au long cours.

Les images sont si fortes qu'elles parlent d'elles-mêmes. Des satellites en perdition s'écrasent sur la terre comme des météorites. Un enfant fasciné par le spectacle assiste à ce feu d'artifice morbide, tandis qu'un Boeing s'écrase derrière lui dans un nuages de fumée...

L'intrigue, sibylline, plante le décors d'un monde au bord de l'implosion, où un fonctionnaire anonyme perd confiance progressivement confiance dans le fonctionnement de la société. Tel un héros de Kafka, son travail, son identité, l'accès au bonheur et surtout l'accès à l'amour: tous ses repères tombent les uns après les autres. S'ensuit une remise en question existentielle, une quête de sens au milieu de l'humanité qui se désagrège. «La réalité n'est pas ce qu'elle prétend être» écrivait Philip K. Dick, ce philosophe sauvage, auteur du célèbre Ubik et de Blade Runner.

La critique de la (fausse) consience de notre identité, celle qui définit notre réalité propre, prend ainsi une place fondamentale dans cet ovni filmique, comme en atteste la citation d'introduction de Daniel C. Dennett (philosophe contemporain connu notamment pour sa critique de l'héritage de la dualité cartésienne, ndlr): «Ce que tu peux imaginer dépend de ce que tu sais».

Bref, ce récit dystopique, qui oscille entre l'univers paranoïaque du 1984 d'Orwell, et l'emblématique citation de Calderon de la Barqua: «La vie est un songe. Et les songes ne sont que des songes» reste avant tout une pépite cinématographique de 14 minutes d'une beauté visuelle éclatante, pour le moins inhabituelle pour ce genre de format.

Des scènes qui empruntent à Matrix

Mis en scène par Mischa Rozema et produit par Jairo Alvarado, le rendu sort tellement des annales que la Warner a décidé d'en acheter les droits. Sur le plan visuel, beaucoup d'effets sont dignes des plus gros blockbusters: scènes de destruction urbaine qui n'a rien à envier aux Avengers, visions cosmiques comme Interstellar peut nous en offrir, hélicopètes et architecture fortifiée tout droit sortis de District 9. Bref, le court ne fait pas que suggérer, il montre.

Sundays a de nombreuses inspirations, riches et variées, il cite à tout-va, par des plan-hommages. On retrouve presque à l'identique l'un des derniers plans de Fight Club, lorsque le narrateur se rend compte du dédoublement de sa personnalité et du plan de son alter-ego Tyler Durden. Plusieurs scènes empruntent à l'imaginaire de Matrix (le personnage principal ressemble d'ailleurs étrangement à Néo): celle du réveil -douloureux- de la conscience, et celle du dédoublement de l'agent Smith.

À bien des égards, Sundays est un court-métrage très prometteur, et donne envie d'en voir plus. Espérons juste que cet intrigant petit film en forme d'amuse-bouche soit à la hauteur des attentes qu'il suscite.

KUNDALINI (9)

Par Le 29/03/2015

 

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Comment pouvait-il être aussi réceptif, aussi perspicace, aussi pénétrant. Était-elle donc si lisible ? Elle ne se souvenait même pas que Laurent ait su déceler en elle des émotions aussi troublantes et elle en était considérablement… troublée. Elle avait toujours dû exprimer ses ressentis quand elle avait jugé cela inévitable. Laurent ne devinait rien.

Sat.

Il lui avait suffi d’un échange de regard pour qu’il la découvre dans ses secrets. Il lui avait suffi de lire son aura. Mais lire quoi ? Que voyait-il ?

C’était insupportable. Comme un vacarme en elle, des pensées qui hurlaient à tue-tête pour couvrir les autres voix et d’autres pensées qui prenaient la place de celles tombées en cours de route. L’impression d’une armée en marche, ravageant les terres traversées.

 

Elle se leva et rangea son sac. Elle s’habilla et enfila ses chaussures.

Elle regarda quelques instants l’endroit où elle l’avait vu en arrivant. L’image était incrustée en elle. 

 

Sat.

 

Il fallait qu’elle s’active, physiquement, elle devait laisser se poser les eaux agitées de son mental, toutes ces pensées qui troublaient le fond de son âme.

 

Son âme…

Jamais, elle n’avait eu la moindre attention envers cette entité inconnue. Jamais, elle n’avait invité dans ses pensées l’image lumineuse de cette vie insérée.

Et de nouveau, elle ressentit avec une acuité presque douloureuse ce vide à combler, cette exploration à mener, ce voyage intérieur qu’elle avait toujours repoussé sans même en avoir conscience.

Comme si sa vie de femme et sa mission de mère avaient enfermé en elle des horizons magnifiques, comme si toute sa vie s’était figée sur les éléments extérieurs, son environnement, ses fonctions, ses rôles, des attributs dictés par des schémas de pensées qui ne lui appartenaient pas et qu’elle avait ingéré en toute confiance.

 

Elle n’y arrivait pas… Le flot de pensées était le plus fort. Elle visualisait en elle une digue emportée et des marées d’émotions archaïques se déverser sur l’étendue dévoilée.

Elle poussa un long soupir.

Demain était trop loin. Elle n’imaginait même pas pouvoir dormir.

Elle devait s’extraire de ce tohu-bohu.

Elle enfila les sangles de son sac à dos et s’engagea sur le sentier.

 

Lorsqu’elle retrouva son véhicule, elle s’assit lourdement et claqua la portière.

 

Elle ferma les yeux en tenant le volant, le dos calé dans le fauteuil. Cette lourdeur intérieure, cette masse d’incompréhensions et de questionnements récurrents, une fatigue qui se mêlait à l’impatience de le revoir. Comme une urgence absolue.

Elle avait déjà éprouvé cette pesanteur des idées chaotiques après le départ de Laurent. Elle n’aurait jamais imaginé une telle puissance.

 

Elle laissa le calme s’installer en s’efforçant de respirer consciemment. Cette idée soudaine que dans l’habitacle, elle ne communiquait plus avec l’aura de Sat, qu’ils n’étaient plus reliés, comme un vide en elle, une rupture. C’était pourtant absurde d’imaginer qu’une entité énergétique soit arrêtée par de la matière. Absurde.

 

Elle ouvrit les yeux et démarra. Elle avait besoin d’un horizon plus large, besoin de quitter l’étroitesse du lieu, de s’éloigner de cette gorge et de ses images.

Elle fit demi-tour et remonta vers le plateau.

 

Route sinueuse.

Les pensées éteintes, comme une absence, les yeux dans le vague, juste appliqués à suivre la route. Des gestes automatiques comme si un pilote robotisé avait pris les commandes.

Elle sortit du défilé et déboucha sur l’étendue ouverte. Un vaste replat bordé de collines, des bois épars et des roches erratiques, délicatement posées dans l’herbe grasse.

Elle gara la voiture sur le bas-côté. Les mains sur le volant, des regards circulaires en quête d’un chemin. Elle avait besoin de marcher. De vider toute cette énergie qui l’avait enflammée.

 

Ses yeux tombèrent sur le cadran de l’horloge digitale.

14h39.

Elle n’avait même pas mangé. Et n’éprouvait aucune sensation de faim. Elle n’avait rien vu du temps passé, comme si cette rencontre et ses effets l’avaient propulsée dans une dimension intemporelle. Cette idée même que les sensations accumulées n’avaient rien à voir avec son corps, qu’il y avait bien autre chose et que ces ressentis inconnus ouvraient des brèches sur des territoires inexplorés. Des horizons qui l’étourdissaient.

Elle prit une pomme dans son sac et sortit. Elle ferma son véhicule et s’engagea dans les prés, vers une colline boisée.

 

Une alouette chantait à tue-tête en plongeant vers le sol puis remontait aussitôt dans une frénésie de battements d’ailes. Elle l’observa, amusée et se demanda s’il s’agissait d’une parade amoureuse ou de la simple expression d’un bonheur.

 

Le bonheur.

Était-cela qui vibrait en elle ? Cette euphorie qui finissait par l’inquiéter. Comme si elle manquait d’entraînement, comme si lui était interdit de s’abandonner à la joie.

Se l’interdisait-elle ou était-ce une interdiction insérée en elle ? Comme un poison ancien.   

Que pouvait-il y avoir en elle de si ancien qu’elle n’en ait plus conscience ?

Elle essaya de se remémorer son enfance. Quels souvenirs avait-elle gardés de cette période qui puissent venir expliquer ainsi ce déni du bonheur à saisir ?

 

L’alouette plongeait une nouvelle fois en lançant dans les cieux ses carillons joyeux.

Elle la remercia intérieurement. Et s’en voulut de ne pas avoir osé l’exprimer distinctement et elle s’étonna immédiatement de cette réflexion étrange, de cette gêne, de cette surprise en elle. Jamais, elle n’avait parlé à la nature, ni même à un seul de ses éléments. Juste des pensées. Des pensées pleines d’amour. Était-ce suffisant ? Pourquoi garder tous ces mots en soi puisqu’il s’agit de partager des bonheurs et de remercier ?

 

Elle ne comptait plus les interrogations sans réponses. Tout était là. Une certitude. Tout était là.

Sat avait ouvert une brèche.

 

Elle rejoignit l’orée des bois et entreprit de zigzaguer entres les arbres. Elle suivit une sente animale et vit des écorces arrachées aux troncs des feuillus. Les hardes de chevreuils ou de biches suivaient des itinéraires ancestraux.

Quels chemins balisés avaient-elles empruntés durant toutes ces années ?

La question revenait inévitablement.

Elle avait espéré un moment de calme intérieur et savait que c’était impossible.

Et cette idée soudaine que sa rupture avec Laurent n’avait été qu’un préambule. Elle avait interprété l’épreuve comme une condamnation alors qu’il s’agissait de l’ouverture des grilles. Non pas que sa vie de couple l’ait enfermée mais cet attachement au passé, ces interrogations culpabilisantes, cette recherche nauséeuse des responsabilités, de la compréhension de l’histoire, tout cela formait en elle un chaos qui la privait des horizons à découvrir.

Elle se devait désormais de chanter comme l’alouette. Juste un hommage à la vie en soi.

Il fallait surtout arrêter de le désirer et passer à l'acte.

Elle se reprochait ses manques et ne parvenaient même pas à les combler. Lui plaisait-il tant de se plaindre ? Un regard coléreux sur ses faiblesses.

Elle sortit de ses pensées en dépassant la crête des arbres. Elle rejoignit un replat découvert et contempla l’étendue. Les montagnes dessinaient sur la ligne des cieux des courbes parfaitement ciselées, des pics majestueux, comme tracés par un enfant appliqué et amoureux.

Seule dans l’immensité.

Plein soleil. Juste une brise tiède qui l’effleure.

Comme une évidence.

Elle se déshabilla et posa ses vêtements. Un sourire immense en elle, une bouffée de chaleur qui l’électrisa. Elle eut même envie de courir mais réfréna son désir. Elle ne s’imaginait pas rencontrer un groupe de randonneurs et elle rêva un instant d’une journée à marcher dans une nudité totale, sans peur, sans retenue, juste ce plaisir infini de sentir son corps inséré dans le cocon du monde.

Debout, les bras ouverts au-dessus de la tête, les mains tournées vers les cieux, les yeux embrassant la terre.

Bouche ouverte, comme un baiser à la lumière, une étreinte avec un partenaire invisible. Et si présent. Elle sentait en elle un courant chaud, toutes les fibres de son corps ouvertes pour l’hommage, les jambes légèrement écartées pour affirmer l’ancrage au sol, comme si montait de la matière sous ses pieds une énergie tellurique, que son corps servait de canal, une passerelle entre la lumière céleste et les courants de magma.

Elle eut un vertige. Pas de ceux qui vous assomment et vous poussent à chercher un appui, les yeux fermés pour ne pas vomir. Juste un tourbillon cristallin, comme l’eau d’un torrent qui coulerait en elle, une eau patiente et appliquée qui rognerait les reliefs tourmentés.

Elle ferma les yeux et s’abandonna au flux.

Respiration lente et consciente.

 

Quand elle laissa de nouveau les images du monde l’envahir, elle se sentit ridicule. Sans qu’elle n’y puisse rien. Une chute implacable, comme si soudainement elle se devait de rejoindre les chemins ancestraux.

On ne se dévoile pas de la sorte n’importe où.

Elle n’avait connu que les plages naturistes et les bords de rivière.

Elle passait la plupart de ses journées allongée sur sa serviette ou dans l’eau. Jamais, elle ne se retrouvait ainsi en pleine nature, seule, debout, face au monde. Jamais, elle ne s’était permis cette liberté.

Bien sûr, il y avait bien les centres naturistes mais l’enceinte changeait radicalement la situation. Elle n’était pas dans le monde quand elle se laissait enfermer.

 

Elle eut envie d’arracher les tissus de pensées qui ceinturaient son âme.

Son âme. Pourquoi ce mot revenait-il ainsi ? Pourquoi criait-il à tue-tête de la sorte ? L’impression d’un être inconnu qui sortait d’une geôle, qui découvrait en quelques secondes tout ce qu’il n’avait pas connu.

Et simultanément d’un mental qui cherchait de toutes ses forces à rétablir le cours des choses.

 

 

Elle ouvrit son sac et sortit sa serviette de bain. Elle l’étala et s’y assit en tailleur. Mains posées sur les cuisses, pouces et index en contact. Respiration lente et consciente.

Le soleil sur sa peau, comme une huile chaude, une caresse qui ruissela jusqu’au creux de ses cuisses.

 

« Merci, » murmura-t-elle, gênée.

Et sa voix dans sa solitude inhabituelle l’étonna. Comme une douceur qu’elle ne se connaissait pas.

Elle resta ainsi de longues minutes.

Elle éprouva un profond bonheur quand elle réalisa qu’elle n’avait pensé à rien avant que cette pensée ne survienne.

Elle s’allongea et ferma les yeux derrière l’écran de ses lunettes de soleil.

Les mains sur le ventre.

 

Sat…

Demain."

 

 

Mutation, sanction.....

Par Le 29/03/2015

Jean-François Chazerans muté à Thouars par le recteur

28/03/2015 05:46
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http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2015/03/28/Jean-Francois-Chazerans-mute-a-Thouars-par-le-recteur-2273860
  
Jean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - Jean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - drJean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - dr
Jean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - dr

Poitiers. Le prof de philo a fait l’objet de la plus sévère sanction applicable par l’académie : une mutation d’office. Elle est vécue comme une humiliation.

 Il pouvait encore s'accommoder d'une mise à pied, admettre une enquête pénale ou supporter huit heures de garde à vue (lire repères). Mais la sanction disciplinaire de l'Éducation nationale, sa maison depuis quarante ans, c'est le coup de grâce pour Jean-François Chazerans. Le professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo, à Poitiers, suspecté d'avoir « tenu des propos inadéquats en classe », après l'attentat de Charlie Hebdo, s'est vu« infliger », c'est le terme, hier par courrier, un « déplacement d'office dans la zone de remplacement des Deux-Sèvres ».

" Cette décision est scandaleuse "

Il serait rattaché au lycée Jean-Moulin de Thouars. Il s'agit de la plus forte sanction disponible dans l'échelle de valeur disciplinaire du recteur d'académie, Jacques Moret. Au-delà, la décision est du ressort du ministre. Parmi les arguments développés pour justifier cette décision, le rectorat a estimé que « les agissements de ce professeur ont porté atteinte non seulement à l'image de la fonction enseignante mais à celle du service public de l'Éducation nationale. » 
 « Je suis atterré. C'est de l'acharnement, de la brimade, a confié Jean-François Chazerans, très affecté. Depuis le début, c'est ça. C'est compliqué pour moi d'en parler. Ce n'est pas digne de l'Éducation nationale. Surtout concernant un dossier vide, où on me reproche d'avoir fait des cours de philo. » Son conseil, l'avocat Amaury Auzou, a prévenu : « Jusqu'à présent, on s'est peu défendu. Maintenant, on va attaquer. Cette décision est scandaleuse, je suis en colère. La décision est aussi bien motivée que l'enquête administrative a été faite. Elle veut dire qu'on peut tenir des propos inadéquats mais pas au lycée Victor-Hugo. On marche sur la tête et ça n'a aucun sens. C'était ou rien ou tout. A un moment donné, pour le recteur, ce n'était plus l'affaire Chazerans mais une affaire de crédibilité. » 
Le rectorat n'a pas souhaité faire de commentaire. Quant à Jean-François Chazerans et son avocat, ils entament un nouveau combat. Médiatique, d'abord, avec une conférence de presse programmée au Café des arts à Poitiers cet après-midi. Administrative ensuite avec un recours hiérarchique auprès du ministre de l'Éducation nationale et un autre au tribunal administratif. Même si la sanction prend effet dès maintenant.

repères

Mis à pied quatre mois, placé en garde à vue, blanchi... puis muté

L'affaire, si tant est qu'on puisse en parler ainsi, débute le 19 janvier dernier. Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo, à Poitiers, est interrogé par deux inspecteurs d'académie. On lui reproche « des propos déplacés pendant la minute de silence » du 8 janvier, celle qui avait été décrétée en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. Deux jours plus tard, le prof est suspendu de ses fonctions à titre conservatoire pour une durée de quatre mois. « Il fallait l'éloigner de ses élèves », estime alors le recteur, Jacques Moret, qui porte le dossier au pénal pour une suspicion d'apologie d'actes de terrorisme.
L'affaire suscite de vives réactions dans la société civile. Un comité de soutien au professeur rassemble 200 manifestants le 28 janvier, place Leclerc. Dans le même temps, le prof est convoqué devant la commission administrative paritaire d'académie, dans sa version conseil de discipline, le 13 mars pour le motif suivant : « Propos inadéquats tenus en classe. » Le 26 février, Jean-François Chazerans est placé en garde à vue par la police judiciaire dans le cadre d'une enquête ouverte par le procureur de la République. Il y passera huit heures. Le lendemain, l'enquête pénale est classée sans suite. Jean-François Chazerans est soulagé. Pas pour longtemps.

Xavier Benoit

Madame la Ministre

Par Le 28/03/2015

« Monsieur Ledru, expliquez-moi quelles sont les raisons qui vous amènent à vouloir démissionner ?

…..

-Vous êtes mariée, je crois Madame la Ministre ?

-Oui, effectivement.

-Et vous aimez votre mari.

-Oui, je vous remercie de ne pas avoir formulé une question.

-Je n’en avais aucun doute Madame la Ministre. Alors maintenant, essayez d’imaginer que vous soyez obligée de quitter cet homme que vous aimez. Rien n’a changé en vous quant aux sentiments mais les conditions mêmes de votre existence et toutes les interférences qui viennent s’installer entre vous et votre mari, tout ce sur quoi vous n’avez aucune emprise en est venu à vous mettre en danger. Vous savez que vous êtes en train de sombrer et que cette lutte est devenue absurde et dangereuse pour vous. Alors, vous avez deux solutions : soit vous partez pour vous sauver mais vous perdez cet amour, soit vous décidez de rester et de continuer à vous battre pour que ces conditions d’existence s’améliorent.

…

Si vous optez pour la deuxième solution, imaginez que vous avez une pelle dans les mains et que vous ayez pour mission de creuser un trou. Un trou parfaitement délimité, rectangulaire, d’une profondeur égale, vous n’aurez aucune liberté pour le tailler à votre envie mais vous accepterez la tâche. Et comme vous gardez en vous cet espoir d’un amour sauvé, vous allez donc vous montrer déterminée, appliquée, patiente, volontaire, opiniâtre. Vous éprouverez même parfois quelques bonheurs, une sorte de fierté, de contentement devant la précision de votre trou.

……

Mais vous aurez été tellement concentrée sur votre tâche que vous n’aurez pas vu que les conditions d’existence ne se sont absolument pas améliorées. Rien n’a changé malgré votre abnégation. Il est même probable que cette énergie que vous avez dépensée vous soit reprochée, comme si vous n’agissiez que pour votre bien-être.

…

Un jour, sans doute à la suite d’un problème inhabituel, vous arriverez à prendre un peu de recul. Peut-être même que vous arrêterez de creuser. Dans la lumière de cette situation, vous sentirez tomber sur vous des siècles de fatigue. Alors, vous lèverez les yeux et vous verrez que le rebord du trou est trop loin, que vous ne pouvez plus sortir, que vous avez tellement creusé que la surface du monde est devenue inaccessible.

C’est votre tombe.

 

Vous vouliez sauver votre amour et vous vous êtes détruite et tout ce que vous avez fait n’aura pas empêché que votre amour disparaisse mais en plus et c’est pire que tout, ces années que vous aurez passé à creuser votre tombe, vous aurez sali cet amour, vous aurez contribué à sa déchéance.

Voilà pourquoi je veux partir Madame la Ministre. »

Qualité de l'air...

Par Le 28/03/2015

RYTHMES SCOLAIRES ET POLLUTION - Le soutien de Total !

RYTHMES SCOLAIRES ET POLLUTION

 

Le soutien de Total !




le  
modifié le 28/03/2015 à 09:17h
 
http://metamag.fr/metamag-2786-RYTHMES-SCOLAIRES-ET-POLUTION.html
Destinée à tirer parti des pics de vigilance à l’école, la réforme des rythmes scolaires aura surtout contribué à augmenter les pics de pollutions en plus de rendre le climat entre les enseignants et leur hiérarchie irrespirable.
 
En effet, selon une étude parue en février, le surcoût relatif au transport des élèves se monterait pour les départements à 80 millions d’euros . Pourtant dès septembre 2013, la gazette des communes déplorait que les maîtres d’œuvres de ce projet  ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et pointait la question des transports comme « le maillon oublié » par Vincent Peillon .
  
D’autres ont pourtant eu plus du pif, c’est le cas du groupe Total, grand mécène de cette réforme . Certes les mauvaises langues diront que le groupe pétrolier se souciait moins de l’intérêt des enfants que de récupérer avec intérêt son investissement à la pompe… 

Quant aux autres conséquences de cette réforme, à la plus grande fatigue des enfants observée par les parents et contre les coups de pompes constatés en classe par les enseignants, il ne reste plus apparemment qu’à conseiller aux élèves de faire le plein de Super !

"Je suis abstentionniste"

Par Le 28/03/2015

Rien à ajouter.

Etienne de la Boétie.

Discours de la servitude volontaire

Discours de la servitude volontaire. (2)

De la servitude moderne.

De la servitude moderne...Extraits...

Servitude acceptée


http://paris-luttes.info/je-suis-abstentionniste-et-tu-1307

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

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<span[ class="tags"> Front national | Election | abstentionnisme

Ecrit pendant les dernières élections municipales par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il réplique...

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.
Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.

Je suis le coupable.

Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

Observons cette loi physique.

2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue. Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant...

50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les non-votants. Étonnant, non ?

Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler. 
Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

Par conviction.

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Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la Préfecture.
Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
J’estime à l’heure actuel que l’ensemble de la classe politique, sans aucune exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change.

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A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

Encore et encore.

Qui est utopiste ?

"qadishtu" : Les Pures.

Par Le 26/03/2015

« On appelait "vierges" les anciennes prêtresses de la lune. À cette époque, "vierge" décrivait une femme qui n’était pas mariée ou qui n’appartenait à aucun homme – elle était une "femme qui était entière". Le terme provient d’une racine latine qui signifie "force" ou encore "habileté" et fut plus tard associé aux hommes : "virle". Ishtar, Diana, Astarte, Isis, toutes des déesses qui furent appelées vierges, bien que cela ne faisait pas référence à leur chasteté sexuelle mais bien à leur indépendance sexuelle. Toutes les grandes cultures parlent d’un héros, mythique ou historique né d’une mère vierge : Marduk, Gilgamesh, Bouddha, Osiris, Dionysos, Genghis Khan, Jésus, tous étaient le fils de la Grande Déesse, de la Déesse Originelle, et leurs pouvoirs mondains lui étaient dus. Lorsque les Hébreux l’utilisaient dans la langue araméenne, ils sous-entendaient "jeune fille" et le terme était dénudé de connotations liées à la chasteté sexuelle. Lorsque les chrétiens traduisirent la bible hébraïque, ils ne pouvaient concevoir une Vierge Marie comme une femme dont la sexualité était libre et indépendante et, il va sans dire, déformèrent le sens du terme vierge afin qu’il sous-entende une sexualité pure, chaste, intouchée. »

On appelait aussi les prêtresses initiatrices vierges "qadishtu", c'est à dire : les pures.

)O( Monica Sjöö, The Great Cosmic Mother: Rediscovering the Religion of the Earth

)O( Illustration par Jem Magbanua

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JUSQU'AU BOUT : l'Amour

Par Le 25/03/2015

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En travaillant sur le roman en cours, "KUNDALINI", je me suis souvenu qu'en écrivant "JUSQU'AU BOUT", j'avais senti un manque à ne pas avoir approfondi davantage la relation amoureuse et sa dimension sexuelle et je m'étais promis d'y revenir plus tard. "JUSQU'AU BOUT" était déjà un long roman et je ne pouvais le développer encore.

"KUNDALINI" m'offre l'occasion de combler ce manque. 

"JUSQU'AU BOUT"

Extrait.

Pierre, le personnage central, a rencontré deux jeunes Hollandaises naturistes sur une plage des Landes. Ils ont fait connaissance et un amour à trois est né. 

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EXTRAIT

"Ils prirent les affaires de la journée et filèrent vers l’océan.

Ils s’étourdirent dans les vagues, engagèrent des parties de raquettes et décidèrent de bâtir une muraille de sable contre la marée montante. Birgitt ramassa des morceaux de bois, Yolanda des algues et il chercha des pierres. Il ne trouva que des petits galets et des coquillages vides. En mélangeant l’ensemble avec du sable, ils constituèrent un amalgame solide. Ils s’assirent dans leur forteresse et regardèrent les vagues lancer leurs assauts.

« Après l’année en Islande, on va chercher un fourgon. On ne va plus aller dans les centres, on veut faire comme toi et ça sera beau, tous les trois ensembles.

-Ça serait même merveilleux. Et je vous attendrai, annonça-t-il. Vous m’écrirez ?

- Oui, c’est sûr ! répondit aussitôt Yolanda qui s’étonna de la question. Pour Birgitt et moi, continua-t-elle, concentrée sur ses mots, on t’a dit, les garçons c’était beaucoup fini, on disait que c’était trop de mal. Avec toi, c’est le bonheur et on sait que c’est pas fini. C’est possible de connaître des gens comme nous, on croyait plus ça, c’est très beau et très important tu nous as donné ça. »

Cette fois, il n’eut aucune pensée négative et il en fut heureux.

« C’est un beau cadeau… que tu nous as fait, continua Birgitt en s’appliquant. C’est avec toi…qu’on veut passer les vacances. »

Il se détendit.

« C’est une belle histoire, tu trouves pas ? interrogea Birgitt.

- Pour moi, c’est une histoire magnifique, la plus belle période de ma vie et j’espère de tout mon cœur que ce n’est pas fini », répondit-il le plus chaleureusement possible.

Birgitt s’approcha et l’embrassa tendrement sur la joue.

« Non, c’est pas fini, c’est beaucoup de belles choses qu’on va vivre encore. C’est pas grave si on est loin. On sera très heureux de se voir. »

Une vague arriva jusqu’au mur de sable.

« Oh la, c’est l’attaque ! s’exclama Yolanda.

- Vous pourrez me donner des titres de livres que vous connaissez, j’aimerais beaucoup apprendre des choses sur la méditation.

- Oui, on va te donner ça. On fera une liste et on l’enverra en français.

- On va aussi te dire un titre sur le Tao de l’amour, annonça Birgitt, avec un sourire espiègle. C’est très beau. C’est les Chinois ils ont écrit ça, c’est pour faire l’amour mais avec l’esprit pareil que le corps, pour unir les deux très fort. C’est difficile à expliquer.

- Il faut oublier on fait l’amour, continua Yolanda, il faut pas penser à l’orgasme, c’est trop petit. C’est beaucoup plus long avec le Tao sexuel. »

Il s’aperçut de la joie qu’elles éprouvaient à approfondir le sujet. Il essaya de se concentrer sur les idées et pas sur les sensations qui s’éveillaient.

« Il faut prendre son temps, c’est le mélange des énergies, c’est pas juste le plaisir, la pénétration n’est  pas obligatoire. »

Il espérait qu’une grosse vague vienne casser la discussion…Il savait qu’il pouvait rester nu auprès d’elles, jouer sans retenue, les toucher sans intentions cachées, s’émerveiller de leurs gestes et de leur grâce, se délecter des reflets mouillés sur leurs peaux brillantes et des gouttes accrochées dans les buissons blonds entre leurs cuisses, mais parler de sexualité, avec une telle franchise et tant de précisions, représentait un défi difficile à surmonter.

« C’est donner du bonheur à l’autre avant de prendre pour soi, c’est souvent avec le Tao, la femme a  plusieurs orgasmes et l’homme apprend à garder son plaisir, à garder son orgasme pour le faire grandir. C’est pas nécessaire que le garçon donne son sperme pour avoir beaucoup de plaisir. »

Il ne parvenait plus à réfréner toutes les images, elles s‘imposaient aux mots et la première sensation de gonflement de son sexe l’affola. Pour l’arrêter, il devait y penser mais plus il y pensait, plus la sensation était précise. Il prit du sable dans ses mains et le laissa couler volontairement sur son ventre.

« Avec le Tao, si l’homme et la femme font bien l’amour, c’est possible après l’orgasme, c’est l’excitation toujours pareil, c’est l’esprit qui a gardé son énergie et il va la donner au corps pour recommencer, c’est pas comme d’habitude avec le garçon qui s’endort ! se moqua-t-elle en le regardant. Si le garçon apprend à garder son sperme, son sexe reste dur et c’est bon pour continuer longtemps. La femme, elle peut encore beaucoup avoir du plaisir. C’est bien pour elle, plusieurs orgasmes. »

Il se demandait si les vagues allaient finir par se lancer véritablement à l’assaut du mur ou si elles avaient décidé de l’abandonner à son sort. Son bas ventre était couvert de sable et il n’osait baisser les yeux.

« Dans le livre, c’est raconté que l’homme et la femme peuvent…Je sais pas comment dire. C’est possible de plus savoir si c’est l’homme ou la femme, c’est un mélange pour avoir l’orgasme cosmique.

Mais je sais pas dire en français.

- Je le lirai et après ce sera plus facile d’en parler », coupa-t-il.

Il eut peur qu’elle rajoute qu’il ne resterait qu’à essayer car, là, il savait que la situation aurait été désespérée.

Une vague vint taper le mur et jeter des paquets d’écume dans leur trou.

« Ouais, super ! cria-t-il en la remerciant intérieurement. Il bondit, sauta l’enceinte, sans leur laisser le temps de l’observer précisément  et plongea dans le rouleau suivant.

Elles le rejoignirent en riant.

Il visualisa le flux sanguin qui se retirait de son sexe pour aller réchauffer le cœur saisi par le froid. Il pensa qu’il lui faudrait beaucoup de lectures avant de parvenir au début d’un contrôle.

Les vagues suivantes assaillirent leur muraille. Ils s’installèrent sur la plage, assis sur le sable chaud et ils la regardèrent s’effondrer.

En admirant la montée irrésistible de cette masse souveraine, il pensa à ces moments de l’année pendant lesquels il avait senti gonfler en lui des flots puissants de haine. Ils avaient tout balayé sur leurs passages, sans retenue, sans contrôle et sans raison profonde. Juste une force libérée aussitôt suivie d’un calme plat, comme une marée basse pendant laquelle il avait ressassé les souvenirs et s’était enfoncé dans les noirceurs, laissant s’installer dans les profondeurs les ferments indispensables à une nouvelle crise. Il sentit combien, dans cette alternance épuisante, rien n’avait été maîtrisé, rien n’avait réellement été décidé. L’océan obéissait à la lune, il avait obéi à la haine. Il se promit de n’être désormais qu’un flot montant, puissant mais calme, une volonté déterminée mais prudente et réfléchie. Il s’accorda la possibilité de périodes d’étale mais il refuserait les reflux. Yolanda et Birgitt seraient les gardiennes de cette élévation.

« Vous m’aiderez toujours à progresser ? » demanda-t-il soudainement, le souffle presque coupé dans l’attente d’une réponse.

Elles le regardèrent, surprises.                                                        

« On t’aidera si tu as besoin de nous, répondit Yolanda sans vraiment comprendre.

- On est bien avec toi, Pierre, c’est du bonheur, c’est pas des problèmes inutiles, c’est pas du temps perdu avec des bêtises. C’est beau tout ça ensemble et on veut continuer. On sera toujours avec toi », ajouta Birgitt, le visage rayonnant.

Il respira plus facilement quelques secondes puis il songea avec inquiétude combien il semblait impossible à une eau de remonter la pente. Il chercha la source et le nom de ce magnétisme, constant et omnipotent, capable de l’entraîner vers les sommets, sans jamais l’abandonner…Seul l’amour lui vint à l’esprit. L’amour pour deux jeunes filles porteuses de lumière et de connaissances, de joies et de bonheurs quotidiens. Il devina alors que cette situation étrange et  particulière, que ce partage d’amour pouvait le conduire à un développement supérieur, hors de toute contrainte. Ils s’aimeraient pour grandir. Il pensa à Nolwenn et comprit que cet amour-là maintenait encore une fois un lien social, une image récurrente, entretenait une morale sous-jacente. Le couple, les enfants, la famille, la maison, le travail, la vie quotidienne, l’enfermement accepté, la quête permanente des plaisirs licites et apaisants, juste des plaisirs et rien d’autre, la satisfaction jouissive et immédiate des biens matériels, l’abandon volontaire, la participation pleine et entière à ce tourbillon écœurant. Les hommes avaient fait de l’amour un collaborateur de l’embrigadement, un maître adoré, vénéré et immensément pervers, un soldat camouflé pour l’instruction joyeuse d’une armée sans cesse renouvelée, agrandie et à laquelle le monde entier souhaitait à tout prix participer. Et les âmes solitaires crevaient de désespoir devant le rejet de leur intégration à cette masse heureuse et soumise. C’était d’ailleurs devenu un marché. Il pensa à ces agences matrimoniales qui recrutaient parmi les réformés et continuaient à gonfler les rangs…Quelle misère…Seule la mort venait mettre un terme à cette vie gâchée, perdue, salie et toujours aveuglément soumise. Il avait quitté tout cela qui n’était rien, il avait rencontré une autre voie. L’amour serait son guide, pas son maître. Ils ne formeraient pas un couple, mais un trio, ils n’auraient pas d’autres enfants que leurs lumières communes, ils s’échapperaient des pièges dorés en s’immergeant dans une nature apaisante et complice. Ils seraient des maquisards. Des résistants luttant contre l’armée mondiale des couples d’amoureux, les impuissants de l’esprit, simples reproducteurs fidèles des idées de leurs pairs.

« Je vous aime », dit-il sentant aussitôt l’insuffisance de ces mots salis par tant de répétitions mensongères et planétaires. Elles virent pourtant dans son regard l’importance de ces paroles. Elles se rapprochèrent, chacune d’un côté et se collèrent à lui. Ils regardèrent ensemble l’horizon ouvert.

Il ne sentit aucun plaisir cette fois, juste une force immense. Immense…Comme une marée montante."

Le corps Sacré. (sexualité sacrée)

Par Le 25/03/2015

"Et souvenez-vous. Il fut un temps où votre corps était honoré comme la Source de Vie. Votre sexualité féminine était tellement puissante que les anciens maîtres tantriques croyaient que votre corps était la clé de l'illumination. Votre yoni, portail menant à la chambre des trésors, était considéré tellement sacré que vous ne laissiez y entrer personne qui ne savait pas comment se comporter convenablement dans un lieu de culte." 
~ Lisa Schrader, traduit par Ishara Labyris
Image : Ines Honfi

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Les loups mangeurs d'hommes....

Par Le 25/03/2015

Les articles sur les loups sur le site du crash de l'avion, ça pue le journaliste malsain, l'appel de l'audimat parce qu'avec 300 personnes sur place, les hélicos et le barouf que ça doit faire, les loups, ils sont loin...
....Par contre, ça remue les fantasmes et ça fait vendre du papier (papier Q d'ailleurs) Et les familles qui vont lire ça, ils y ont pensé ces TDC ? Purée, à vomir.

Le goût du sang, ce sont ces journalistes qui l'ont. Pas les loups. Et tous ceux qui ensuite vont aller colporter ces conneries. 

Hoax : non, les loups ne menacent pas le site du crash de l’A320

AUSTRIA-ANIMALS

Il n'y avait pas besoin d'ajouter de l'horreur à la catastrophe aérienne qui a vu un Airbus A320 s'écraser dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 150 personnes à son bord. Pourtant, BFM-TV et Les Echos, reprenant une information du quotidien belge La Dernière Heure, alertaient, mercredi, sur un risque d'un type nouveau : celui des loups, et le fait qu'ils « pourraient être attirés par l'odeur des corps des 150 victimes ». Une information qui pourrait presque prêter à rire si elle n'était pas abjecte, niée en bloc par les experts de la faune sauvage.

La région de l'accident, située entre Digne-les-Bains et Barcelonnette, s'avère bien une zone de présence permanente du loup, revenu naturellement dans les Alpes françaises en 1992. « Depuis 2006, il y a effectivement une meute sur le secteur dit des Trois-Evêchés-Bachelard. Sa taille est variable selon les hivers, mais on y relève des effectifs en général de l’ordre de cinq individus », explique un expert de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Pour autant, si les loups peuvent atteindre les zones escarpées, les dépouilles des victimes ne risquent rien, tant le prédateur est un animal farouche et méfiant. « Les rotations constantes des hélicoptères dans les airs et les équipes de gendarmes, d'experts sans oublier les badauds au sol, sont autant de facteurs de perturbation très importants pour les loups, au même titre que pour le reste de la faune sauvage. Il y a tout ce qu'il faut pour les faire fuir », assure Pierre Athanaze, président de l'association Action Nature et ancien président de l'Association pour la protection des animaux sauvages.

Une meute évolue sur un territoire de 300 km², rappelle l'expert de l'ONCFS. Elle n'a donc aucune raison de rester sur le site du crash, une zone de 3 ou 4 hectares, soit un millième de sa zone de vie. D'autant que la région est riche en ongulés sauvages, qui constituent la principale source de nourriture de Canis lupus.

« Le loup n'est pas attiré par l'homme en particulier. Etant opportuniste, il pourrait dévorer un cadavre isolé en pleine nature, sans agitation autour. Mais pas sentir l'odeur du sang à des kilomètres, affirme encore Pierre Athanaze. On est dans le pur fantasme. » Comme le rappelait le philosophe et naturaliste Yves Paccalet dans son dernier ouvrage, les loups, comme les ours ou les requins, ne sont pas des « mangeurs d'hommes ». « Nous avons développé une crainte génétique mais aussi culturelle envers ces animaux, témoignait-il dans un entretien sur ce blog. Les attaques d'hommes par des loups sont extrêmement rares dans le monde – et inexistantes dans l'Hexagone depuis 1992 ».

Audrey Garric

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