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"Je suis née morte"

Par Le 25/03/2015

«Je suis née morte» : le parcours d’une battante



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Nathalie entourée de sa mère et de son éditeur.
Nathalie entourée de sa mère et de son éditeur.
Nathalie Heirani Salmon-Hudry est une jeune femme de 29 ans, née à Tahiti, pleine d’humour et de vie qui vient de publier son premier livre «Je suis née morte» aux éditions Au Vent des Îles. Un livre témoignage sur son histoire qui démarre comme celle de tout un chacun à sa naissance, en 1983 à Papeete. Sauf que pour Nathalie, la vie démarre dès les premiers instants par une dramatique réalité. En raison de complications au moment de l’accouchement, Nathalie est infirme moteur cérébral. Le diagnostic irréversible est terrible, la réalité tout autant. Pour autant, pour elle, comme pour sa mère Merris qui l’accompagne depuis toutes ces années, le handicap ne doit pas être une fatalité et Nathalie met un point d’honneur à étudier : apprendre à lire et à écrire grâce à l’aide de l’informatique, passer son brevet des collèges, son DAEU (diplôme d’aptitude aux études universitaires, l’équivalent d’un baccalauréat) et même deux années d’études supérieures. 

Nathalie Heirani Salmon-Hudry est la preuve vivante, vibrante même
, d’un handicap surpassé, au moins virtuellement par la force de la volonté et de l’amour de ceux qui l’entourent. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir les yeux grands ouverts sur la vérité quotidienne : le regard des autres sur le handicap, le manque de structures adaptées en Polynésie pour les adultes ayant un handicap. Chapitre par chapitre, son livre de 156 pages, qu’elle a rédigé entre juillet 2011 et février 2012, est le témoignage de chacun de ses dépassements, chacune de ses désillusions. 

Une séance de dédicace est organisée ce samedi 29 septembre, de 9h à midi, à la librairie Klima, place de la cathédrale à Papeete. A ne rater sous aucun prétexte, ne serait-ce que pour rencontrer Nathalie, sa soif de vivre et son humour communicatif. 


Commander le livre sur Internet 



«Je suis née morte» : le parcours d’une battante
RENCONTRE AVEC NATHALIE HEIRANI SALMON-HUDRY 

Tahiti Infos : Avec la publication de ce livre, tu es actuellement en pleine promotion médiatique, as-tu peur du regard des autres ? 

Nathalie Heirani Salmon-Hudry : Non, je l’ai fait en pleine connaissance de cause. Soit je restais dans mon coin et je n’étais pas embêtée, soit je forçais les choses et m’exposais aux gens en essayant de me construire. J’ai fait un choix. J’attends maintenant le retour. 

Dans certains de tes témoignages, tu es très dure à l’égard de représentants de divers organismes. Tu as peur de les croiser, désormais ? 

Je dirai juste que j’en ai dit le minimum dans le livre ! J’avais besoin d’apporter mon témoignage. Tout n’est pas beau et gentil. Cette vie, c’est une lutte et un combat permanents. Même auprès des institutions, tu dois te battre. Ce livre je l’ai écrit pour parler du handicap, son utilité est là : avec ce livre on nous connaît. J’ai presque envie de dire : cherchez les autres. Il n’y a pas que moi. 

Tu pointes du doigt les manques de structures, les aides méconnues par les handicapés eux-mêmes ou leurs familles… 

Je ne sais pas combien de personnes handicapées vivent actuellement en Polynésie. Pour ma part, j’ai découvert que le cadre législatif et juridique existe, les aides sont là, mais peu les connaissent. Forcément il y a beaucoup de gens lésés parce qu’ils ne savent pas (…) La politique du handicap est également faite à moitié : le centre de la Fraternité accueille les enfants de 3 à 20 ans, d’autres peuvent être scolarisés, mais après cet âge-là, il n’y a plus d’accompagnement. Après c’est l’affaire des parents qui vieillissent… 

Tu es née en 1983 et tu as donc pu profiter rapidement de l’aide de l’outil informatique, enfin une bonne nouvelle ? 

J’ai conscience que cela a été une aide considérable. J’ai appris à écrire sur un clavier avec une licorne (une tige de fer fixée sur un anneau posé sur la tête, NDLR) que l’ergothérapeute du centre où j’étais scolarisée avait trouvée. J’avais 11 ans. Sans la licorne, je ne peux rien faire et l’inactivité, je ne supporte pas ! Cela me permet aussi d’avoir accès à Internet, comme moyen d’évasion : avec l’ordinateur tu choisis ta destination et les gens avec lesquels tu veux voyager. 

Comment s’est passée ta rencontre avec l’éditeur Christian Robert ?
 

J’avais commencé à écrire quelque chose et un jour ma mère me dit : on appelle un éditeur. Le nom Au Vent des Îles me plaisait bien aussi. Je suis arrivée avec 26 feuillets A4, il m’a dit que c’était un peu léger pour un livre ! J’ai apprécié qu’il me donne son ressenti et à partir des questionnements même de Christian, j’ai fait les chapitres un à un (…) J’ai poussé la porte de la maison d’édition avec mon histoire et lui, en a fait un livre. 

Rédigé par Mireille Loubet le Mardi 25 Septembre 2012 à 16:12 | Lu 4396 fois

Electricité gratuite

Par Le 24/03/2015

Électricité gratuite et infinie

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Cette vidéo vous explique comment obtenir de l’électricité gratuite et infinie dans la limite de 1000W par montage et très simple à réaliser.

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Partagé par : http://messages.terrenouvelle.ca

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L'ignorance et l'indifférence.

Par Le 24/03/2015

À force de tout voir, on finit par tout supporter.
À force de tout supporter, on finit par tout tolérer.
À force de tout tolérer, on finit par tout accepter.
À force de tout accepter, on finit par tout approuver.


Saint-Augustin, 430 après J.-C.


N'est-ce pas la raison profonde de l'état actuel d'une bonne partie de l'Humanité ? Un abandon destructeur...

Il y a deux problèmes fondamentaux actuellement : l'ignorance et l'indifférence. Et bien souvent, quand vous le dites, votre interlocuteur vous répond : "Je n'en sais rien et je m'en fiche..."

Elise Lucet

Par Le 22/03/2015

Une vraie journaliste...Merci à elle. 

VIDÉO. "Cash Investigation": Huawei menace de représailles Elise Lucet après la diffusion d'une enquête sur France 2

Publication: Mis à jour: 

HUAWEI - Dans les écoles de communication, on appellerait ça une erreur de débutant. Échaudé par la séquence dans laquelle il apparaît dans le dernier numéro de "Cash Investigation" (diffusé mardi 4 novembre au soir sur France 2), le patron de Huawei France, François Quentin, a eu une réaction qui risque de raviver la polémique. Il rebondissait sur son altercation avec la journaliste Elise Lucet à propos de documents stipulant que le fabricant de téléphones portables faisait appel à une main d'oeuvre infantile.

"J'ai activé tous mes réseaux et madame Lucet n'aura plus aucun grand patron en interview, sauf ceux qui veulent des sensations extrêmes ou des cours de Media Training !", a-t-il déclaré jeudi lors des Assises de l'industrie, organisées par L'Usine Nouvelle. Dans l'enquête de "Cash", la journaliste interpelle le dirigeant sans y avoir été invitée. Devant la caméra, elle montre à François Quentin le témoignage d'une jeune Chinoise de 13 ans qui explique travailler 13 heures par jour pour "nettoyer" les écrans.

Huawei aurait réglé le problème avant cette altercation

Le sujet de "Cash Investigation" est éloquent. Plusieurs adolescents chinois sont interrogés et dévoilent leur quotidien précaire dans l'usine LCE, située à Nanchang (centre de la Chine). Ce sous-traitant fournit des pièces à Huawei, troisième constructeur mondial, mais aussi Nokia.

Visiblement gêné par les manières d'Elise Lucet, François Quentin ne répond à aucune question dans le sujet. Il se contente de répéter qu'il ne connaît pas Elise Lucet (présentatrice du 13h de France 2 depuis 2005), tout en lui demandant sa carte de presse. "Je pense que c'est ce qui lui a déplu", explique-t-il mercredi devant ses pairs.

Sur le travail des enfants, voici ce qu'il déclare. "Nous avons une tolérance zéro sur ce point et nous avons immédiatement cessé toute collaboration avec cette entreprise", martèle-t-il. L'entreprise, dont le siège social est à Shenzhen en Chine aurait identifié le problème en mai 2014, soit un mois avant l'échange musclé avec Elise Lucet. Toujours est-il, que Huawei ne compte pas publier de communiqué après la diffusion de l'émission... Pas sûr que l'entreprise puisse en rester là avec cette sortie publique.

Naoto Matsumura

Par Le 22/03/2015

22 avril 2014
Ce que dit Naoto Matsumura

Naoto Matsumura vit à Tomioka. Il est une des rares victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima à être restée vivre dans la zone interdite. En mars 2014, il est venu en France, en Allemagne et en Suisse pour témoigner de ce qui lui est arrivé, de ses choix et de son combat. Beaucoup de médias ont rapporté sa venue ; vous trouverez dans cette page une sélection de messages qu’il a portés de Paris à Genève, en passant par Bure, Fessenheim ou le Parlement européen.

Ce billet est illustré par des photos que j’ai prises lors de son périple en France, et se termine par une série de liens vers des articles disponibles sur internet ou téléchargeables, de vidéos, de blogs et d’albums photos.

Merci à tous ceux qui ont rendu possible cette aventure, à tous les organisateurs bénévoles et à tous les donateurs. Car l’objectif de ce voyage a été pleinement atteint. Naoto Matsumura a non seulement rencontré des centaines de lycéens avides de connaissances sur la catastrophe de Fukushima mais il a également livré son témoignage à des millions d’Européens à travers de nombreux médias : l’accident nucléaire est possible en Europe, et spécialement en France ; il est encore temps d’arrêter le nucléaire avant de devenir tous des victimes.

Pierre Fetet

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

A propos du prochain accident nucléaire

 

« Le prochain accident nucléaire, ce sera soit au Japon, soit en France. Je connaissais l'accident de Three Mile Island et de Tchernobyl mais je pensais que ça ne nous concernerait jamais, que la technique japonaise était suffisamment bonne... Je pense qu'EDF juge également que les centrales nucléaires françaises bénéficient d'une technique de meilleure qualité. Tepco, c'était pareil. Ils nous disaient qu'il n'y avait pas de danger, que c'était sûr... Il faut dire haut et fort qu'il faut arrêter le nucléaire, il faut se battre. » (AFP, 6 mars 2014)

 

« Si l'Europe ne décide pas très vite de sortir du nucléaire, elle connaîtra forcément une catastrophe aussi grave que Fukushima » (France Info, 16 mars 2014)

 

« Chez vous en Europe, les pays sont collés les uns aux autres, s’il y a un accident, ce sont plusieurs pays qui seront affectés. » (RTS, 18 mars 2014)

 

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier le 11 mars 2014 au Parlement européen

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier le 11 mars 2014 au Parlement européen

A propos du projet d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure

 

« L’Andra a des réponses toutes faites qui, selon moi, ne sont pas fiables. Personne ne peut dire qu’il n’y aura jamais d’accident. Avant, Tchernobyl, c’était loin pour moi et je ne croyais pas que cela pouvait m’arriver. Maintenant, je suis concerné. La France fait comme les autres pays. Elle choisit Bure car il n’y a pas beaucoup de population. Ils considèrent qu’il y aurait moins de dégâts en cas d’accident. Les habitants de Bure sont déjà des victimes du nucléaire. Partout, il faut sortir du nucléaire » (Est Républicain, 9 mars 2014)

 

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

A propos de l’efficacité de la décontamination des sols

 

« Ce que je souhaite dire en France et en Europe, c'est qu'avant une catastrophe, une centrale nucléaire c'est toujours nickel. Je pense que c'est ce que doit vous dire EDF. C'est que nous disaient en tout cas les dirigeants de Tepco : qu'on n'était pas à Tchernobyl dans l'ex-Union soviétique, qu'il fallait au contraire avoir confiance dans la technique japonaise. Et moi, comme la grande majorité des Japonais, je les croyais. Maintenant, trois ans après l'explosion, ils ne contrôlent plus rien. A tel point, que le gouvernement japonais a dû prendre le contrôle du chantier de décontamination. Depuis janvier, je les ai vus dans ma ville faire enlever la terre trois fois pour la décontaminer. Sans résultat : il y a toujours autant de radioactivité dans le sol... » (La Vie, 7 mars 2014)

 

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de Barr le 10 mars 2014 où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de Barr le 10 mars 2014 où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

« Finalement, d’après mes propres expériences vécues dans une zone interdite, j’estime que la décontamination du territoire est irréalisable et que le retour dans les zones contaminées est impossible. Car les zones contaminées ne sont plus habitables. Si jamais un  accident pareil arrivait en France, vous perdriez certainement une vaste étendue de votre territoire. » (Conférence au Parlement européen, 11 mars 2014)

 

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des mensonges de Tepco

 

« Avant le 11 mars 2011, les techniciens de Tepco nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que cela n’arriverait jamais. Des menteurs !

Quelques jours après le 11 mars 2011, un de mes voisins, un technicien Tepco m’a dit que tout était désormais sous contrôle, que tout serait revenu à la normale après quelques jours tout en évacuant sa famille au loin : Menteur!

Depuis le début de la catastrophe, Tepco nous répète que tout va bien. Menteurs !
Ils nous disent maintenant qu’il faudra 30 à 40 ans pour y remédier. Menteurs !
Ils nous ont menti avant, ils nous ont menti pendant, et ils nous mentent même encore
maintenant. » (Enjeux énergies, 8 mars 2014)

 

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

A propos de Fessenheim

 

« La centrale nucléaire de Fessenheim est une vieille centrale. Ce sont ces centrales qui présentent le plus de risques » (Arte Journal, 9 mars 2014)

 

« Si une catastrophe survient ici, il ne restera rien de vos vignes, de vos forêts et de vos champs de maïs. Il faut fermer toutes les centrales du monde. » (L’Alsace, 10 mars 2014)

 

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

A propos de sa ville natale, Tomioka

 

« Ce n’est pas possible d’expliquer la situation de ma ville avec des mots mais après l’explosion de la centrale et l’évacuation, ce qui m’a le plus choqué, c’est le silence. Avant, c’était une ville très animée, aujourd’hui elle est déserte et irradiée définitivement. » (I-Télé, 9 mars 2014)

 

« Je pense que la terre n’a plus de valeur, que personne ne va vouloir des terres de Tomioka. Je suis de la 5ème génération de riziculteurs, mes ancêtres avant moi ont protégé ces terres, mes parents m’ont appris à m’occuper de ces terres, et moi je voulais transmettre ces valeurs à la génération suivante... Il n’y a aucune chance que les générations futures reviennent s’installer à Fukushima. Il n’y a aucune chance pour ça, ça se terminera avec moi. » (RTS, 18 mars 2014)

 

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par Europe Ecologie les Verts au Parlement européen le 11 mars 2014

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par Europe Ecologie les Verts au Parlement européen le 11 mars 2014

A propos de son choix de rester en zone contaminée

 

« Au bout de 3 jours, je suis sorti de ma maison, ce qui m'a frappé c'est le silence. J'ai vu un pauvre chien attaché, il n'avait rien à manger ni à boire. Je l'ai donc nourri et un autre chien à côté a commencé à aboyer pour me réclamer aussi de le nourrir. Et c'est comme ça que je me suis aperçu qu'il y avait des milliers d'animaux abandonnés autour de Fukushima. » (France Info, 11 mars 2014)

 

« Au lendemain de l’accident, la seule chose à laquelle j’ai pensé a été de sauver des animaux. Maintenant, je ne peux plus arrêter » (Metronews, 10 mars 2014)

 

« La centrale nucléaire m’a tout pris, ma vie et mes biens. Rester ici, c’est ma façon de combattre pour ne pas oublier, ni ma colère, ni mon chagrin » (L’Alsace, 10 mars 2014)

 

« Une partie de la population ne comprend toujours pas pourquoi j’ai décidé de rester dans la zone rouge pour m’occuper des bêtes. Ces gens-là se demandent si la vie d’un humain n’est pas plus importante que la vie des bêtes. Mais aujourd’hui, je n’ai aucun regret. Si c’était à refaire, je prendrais la même décision. » (La Télé, 18 mars 2014)

 

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

A propos de sa santé

 

« J’ai renoncé à manger mes propres cultures, elles sont trop contaminées. Et moi aussi ! » (Ouest-France, 6 mars 2014)

 

« Pour l’instant je n’ai rien. Peut-être que dans trois ou cinq ans, je verrai les conséquences de la catastrophe sur ma santé » (Metronews, 10 mars 2014)

 

« Peut-être je serai atteint un jour ou l’autre d’une leucémie ou d’un cancer. » (RTL, 11 mars 2014)

 

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des liquidateurs de Fukushima

 

« Pour Tepco, les travailleurs à la centrale ne sont pas des humains » (JOL Presse, 10 mars 2014)

 

 

A propos du coût de l’électricité nucléaire

 

« Si vous pensez au coût de la décontamination, les coûts de stockage des combustibles usagés et les coûts des dégâts après accident, il est impossible de dire que les centrales nucléaires fabriquent de l’électricité pour bon marché. » (Conférence HEP Vaud, 19 mars 2015)

 

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien de Roland Ries, maire de Strasbourg.

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien de Roland Ries, maire de Strasbourg.

A propos de la gestion de la catastrophe de Fukushima

 

« Aujourd’hui,  il faut révéler ce qui se passe vraiment à Fukushima, dire aux chaînes de télévision qu’on ne peut plus gérer les problèmes à Fukushima Daiichi. Le gouvernement assure que la situation est maîtrisée, mais c’est loin d’être le cas… La réalité c’est que Tepco ne sait pas comment gérer, ni maîtriser l’accident de Fukushima »». (JOL Presse, 10 mars 2014)

 

« Personne ne peut maîtriser l’accident. Il n’y a aucune technique, aucun moyen d’arrêter cela. » (France Inter, 11 mars 2014)

 

Naoto Matsumura a été invité au Parlement européen le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

Naoto Matsumura a été invité au Parlement européen le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

A propos de l’idée qu’il se faisait du nucléaire

 

« Avant la catastrophe, je n’étais pas du tout un militant écologiste. Le nucléaire ne me faisait pas peur, j’avais totalement confiance. » (Ouest-France, 6 mars 2014)

 

« J’étais convaincu que les centrales nucléaires étaient sûres, qu’il n’y avait aucun danger. C’est comme cela que j’avais été formé. » (RTL, 11 mars 2014)

 

« Je n'étais pas anti-nucléaire avant, Tepco m'avait lavé le cerveau. » (France Info, 11 mars 2014)

 

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

A propos de l’attitude de l’OMS vis-à-vis des victimes du nucléaire

 

Naoto Matsumura n’a rien dit mais a porté cette pancarte : « Fukushima, another WHO cover up just like Chernobyl ». Le 19 mars 2014, il a participé silencieusement à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève, comme le font chaque jour ouvrable tous les autres militants d’Independent WHO depuis le 26 avril 2007.

 

 

A propos des évacués

 

« Les personnes âgées sont déboussolées, stressées. Beaucoup en meurent. » (Ouest-France, 6 mars 2014)

 

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Une semaine auparavant, le matin du 11 mars 2014, Naoto Matsumura avait fait une conférence au Parlement européen et délivrait également ces revendications :

 

Droits de l’homme

 

« Les victimes doivent être reconnues comme des réfugiés irradiés et soutenus comme tel. Des droits doivent leur être accordés : Droit de réclamer l’évacuation en fonction du niveau de radiation. Droit de protéger les enfants de Fukushima contre la radioactivité. Droit de se procurer des aliments propres non contaminés pour les enfants aussi bien que pour les adultes. »

 

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Droits de l’animal

 

« Les animaux doivent être évacués et protégés en cas d’accident nucléaire. Les animaux abandonnés dans les zones contaminées ne doivent pas être tués. »

 

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Liberté d’expression

 

« Avant Fukushima, c’était Tepco, grand sponsor des médias japonais, qui censurait  les opinions publiques. Maintenant c’est la nouvelle loi sur la protection des secrets qui fera taire les médias et les dénonciateurs. Il est plus facile de ne rien dire sur Fukushima Daiichi que de chercher à résoudre les vrais problèmes du nucléaire.

Avec cette nouvelle loi, nous n’aurons plus le droit d’accéder aux informations ni de critiquer l’Etat. Nous risquerons d’être considérés comme terroristes, quel que soit notre statut car c’est une loi qui stipule que celui qui avance sa propre opinion peut être considéré comme terroriste. »

 

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine, Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo : André Hatz)

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine, Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo : André Hatz)

 

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Crédits photos pour cet article : Pierre Fetet, sauf la 9ème, la 15ème et la 18ème.

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Pour en savoir plus : liens vers les articles, interviews, vidéos et albums consacrés au voyage de Naoto Matsumura en Europe

 

27/02/14

L’Abeille

« Naoto Matsumura fait étape à Bure le 7 mars prochain »

 

06/03/14

Ouest-France

« Le dernier homme à vivre encore près de Fukushima »

Le Parisien

« Nucléaire : l'ermite de Fukushima prédit un accident au Japon... ou en France »

L’Alsace

« L’ermite de Fukushima qui avertit les Français des risques nucléaires sera à Fessenheim ce dimanche »

AFP

« L'ermite de Fukushima avertit les Français des risques nucléaires »

Vosges-Matin

« Naoto Matsumura : « Le dernier homme de Fukushima » à Bure »

 

07/03/14

La Vie

« Le dernier homme de Fukushima est parmi nous »

Journal de la Haute-Marne

« A la rencontre du résistant de Fukushima »

 

08/03/14

Enjeux énergies

« La conférence de Naoto Matsumura à Paris le 6 mars 2014 »

 

9/03/14

Journal de la Haute-Marne

« S’il n’y a pas de danger, pourquoi ne pas faire CIGEO à Matignon ? »

L’Est Républicain

« Le dernier homme de Fukushima »

Actu 88

« Fukushima – Naota Matsumura lance une alerte rouge : « Arrêtez les centrales ! » 

I-Télé

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

SWR

Dreiland aktuell

Arte Journal

Fessenheim - 9 mars 2014

La Dépêche

« Des milliers de manifestants antinucléaires sur le Rhin et à Fessenheim »

Le Parisien

« Nucléaire : entre 3500 et 9000 opposants manifestent contre Fessenheim »

BlogdeFukushima

« L’appel de Naoto Matsumura - Fessenheim - 9 mars 2014 »

 

10/03/14

Dernières Nouvelles d’Alsace

« A Fessenheim, l’alerte Matsumura »

L’Alsace

« Naoto Matsumura, l'ermite de Fukushima, messager du danger »

Le Figaro

« Pour le dernier homme de Fukushima, le prochain accident nucléaire sera en France »

MétroNews

« Le combat de Naoto Matsumura, le "dernier homme de Fukushima" »

JOL presse

Fukushima: Naoto Matsumura, symbole de la lutte contre le nucléaire

 

11/03/14

Le Monde

« Transition énergétique : tout commence à Fessenheim ! »

RTL, Le choix de Yves Calvi

Naoto Matsumura : « Le danger nucléaire concerne aussi la France »

France Inter, La tête au carré

« La vie à Fukushima , 3 ans après la catastrophe »

RTBF1

Journal de 19h
France Info

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

Reporterre

« Le dernier homme de Fukushima à Paris »

Ma planète

« Naoto Matsumura, "le dernier homme de Fukushima", témoigne au Parlement européen »

Café Santé Nature

« Retour sur la visite de Naoto Matsumura »

RTBF, Soir Première Europe

« L'histoire incroyable de Naoto Matsumura »

Blog Rue89 de Michèle Rivasi

« Fukushima : habiter dans la zone ou devenir un paria »

Parlement européen

Conférence de presse

Euronews

« Le dernier homme de Fukushima met en garde les Européens »

Chaîne de Sandrine Bélier

« Visite de Naoto Matsumura en Alsace »

Ce que dit Naoto Matsumura

12/03/14

Conférence à Strasbourg

« Les leçons de Fukushima »

 

13/03/14

Alsace 20

« Ren et Naoto engagés dans la cause animale à Fukushima »

Dernières Nouvelles d'Alsace

« Naoto Matsumura ne rencontrera pas les salariés de Fessenheim »

L’Echo

« Il a choisi les radiations plutôt que la soumission »

Dernières Nouvelles d’Alsace

« Naoto Matsumura découvre le vin d’Alsace »

 

14/03/14

La semaine dessinée de La tête au carré

#25

FR3 Alsace

« Naoto Matsumura à Fessenheim pour la fin de son périple alsacien »

 

15/03/14

Regards croisés

« A la différence d’une guerre, une catastrophe nucléaire ne s’arrête jamais »

 

16/03/14

France Info

« Il y aura un Fukushima européen »

Weiler Zeitung

« Protest gegen Fessenheim »

 

17/03/14

Montagsaktion gegen Atom mit Naoto Matsumura

https://www.youtube.com/watch?v=AQEQ0RfUXR0

BZ Basel

Ein japanischer Mann trotzt den Strahlen von Fukushima

 

18/03/14

La Télé

« Un paysan japonais vivant à Fukushima témoigne à Lausanne »

RTS

« Le dernier homme de Fukushima »

Weiler Zeitung

« Mahnmal gegen den Wahnsinn »

 

19/03/14

Regards croisés

« Santé et nucléaire : un tandem sulfureux »

Independent WHO

« Une victime de Fukushima devant l’OMS »

2000watts

« Naoto Matsumura : Le Dernier Homme de Fukushima »

 

22/03/14

Le papillon et l’empereur

« Le printemps de Naoto en Alsace »

 

 

PHOTOS

 

4 au 9/03/14

Instantanés de voyage (partie 1)

Photos d'Antonio Pagnotta

 

7/03/14

Rencontre « De Bure à Fukushima » à Bonnet

Photos de Christophe Jobard

 

10/03/14

Naoto Matsumura à la rencontre de viticulteurs au caveau de Roland Gloeckler à Gertwiller

Photos d’André Hatz

 

10 au 14/03/14

Le voyage du dernier homme de Fukushima à Fessenheim (partie 2)

Photos d'Antonio Pagnotta

 

11/03/14

Au Parlement européen

Photos de greensefa

 

12/03/14

Table ronde « Les leçons de Fukushima » à Strasbourg

Photos de Christo Miche

 

15 au 19/03/14

Le voyage du dernier homme de Fukushima à Fessenheim (partie 3)

Photos d'Antonio Pagnotta

 

ENREGISTREMENTS

 

1) Conférence de presse du 11 mars 2014 au Parlement européen de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier à télécharger :

 

English : Version française/anglaise (309 Mo)

Deutsch : Version française/allemande (309 Mo)

Version française sur Youtube (extrait)

 

2) Soirée « Les leçons de Fukushima » du 12 mars 2014 à Strasbourg organisée par le groupe local Greenpeace, avec les interventions de Catherine Connan, Naoto Matsumura, Pierre Fetet, Reiko Hasegawa, Michèle Rivasi, Claude Bourguignon, Bernard Laponche, Antonio Pagnotta, et.

 

Version sur Youtube

Version remasterisée à lire ou à télécharger (957 Mo)

 

3) Conférence du 19 mars 2014 à la HEP de Vaud avec Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Antonio Pagnotta.

Version sur Viméo

 

 

 

______________________________

Dernière mise à jour : 3 août 2014

 

 

Cinq minutes

Par Le 22/03/2015

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Cinq minutes

 

Pas grand-chose finalement cinq minutes.  

Selon les circonstances…

Si ce sont les cinq dernières minutes de vie… Celles du mourant ou celles de ceux qui l’aiment.

Ou les cinq dernières minutes avant la naissance de l’enfant. Cinq minutes pour la Maman, cinq minutes pour l’Enfant, cinq minutes pour le Père, cinq minutes pour le personnel médical.

La durée est la même pour tout le monde.

Pas la perception du temps elle-même.

 

Cinq minutes avec la roulette du dentiste dans la bouche. Cinq minutes pour le praticien les yeux rivés sur un horizon dentaire…

 

Cinq minutes avant le début de la finale, ce match tant attendu, les joueurs entrent sur le terrain, ils se positionnent, tout le stade est debout, applaudissements, chants, cornes de brume… Cinq minutes longues par l’impatience, courte pour le flot d’émotions.

Des pensées qui jaillissent, des paroles qui s’égrènent, des cris, des rires…

 

Cinq minutes. C’est très court finalement.

 

Alors, voyons cela de l’intérieur.

Allongé, les yeux fermés, les mains le long du corps ou posées sur le ventre.

Observation de la respiration. Inspiration par le nez, bouche fermée, la pointe de la langue en contact avec le palais.

Une seule et unique pensée, constante. L’observation du mouvement respiratoire. Rien d’autre.

Pendant cinq minutes.

Vous avez mis un chronomètre qui va sonner dans cinq minutes.

C’est rien cinq minutes, ça passe très vite.

Mais pas s’il s’agit de maîtriser les pensées en concentrant le mental sur un mouvement interne et ses effets sur le corps.

 Vous pensez que cela ne posera pas de problème, qu’il suffit de se laisser aller mais s’abandonner de la sorte, c’est la porte ouverte à un flux chaotique de pensées insoumises. C’est inévitable.

Lorsque vous vous direz au bout d’une minute que vous n’avez pensé à rien d’autre que votre respiration, vous aurez perdu à l’instant le contrôle. Puisque vous y aurez pensé.

Lorsque vous aurez un flash d’une micro seconde sur le chronomètre qui va sonner, vous aurez perdu le contrôle.

Lorsque vous réaliserez que vous venez de penser à autre chose et que vous ne savez plus vraiment à quoi, vous aurez perdu deux fois. Celle où vous êtes sorti de l’observation de votre respiration et celle où vous avez réalisé que vous ne pensiez plus à ce à quoi vous deviez penser sans savoir pour autant à quoi vous venez de penser. Et plus vous chercherez, plus vous serez sorti de l’exercice.

 

Mais c’est en sortant de l’exercice que vous prendrez conscience de l’extrême difficulté de l’épreuve.

Vous êtes pourtant immobile, rien dans votre environnement ne vient vous déranger, il n’y a aucun élément extérieur perturbant, aucune bruit, aucun mouvement.

Et vous ne parvenez pas malgré tout à rester en vous-mêmes.

Le monde autour de vous n’y est pour rien.

Même si vous tous vos besoins, tous vos désirs, toutes vos attentes sont exaucés, même si rien, absolument rien, dans votre vie n’est source de tourments, il restera dans le contrôle de votre mental des instants de rupture.

Des pensées intrusives.

 

Ce que tout ça m’inspire, c’est qu’il sera impossible pour l’Humanité de parvenir un jour au Bien-être absolu en se contentant d’attendre du monde extérieur l’établissement de ce Bien-être puisque l’individu lui-même ne parvient pas à être lui-même dans ce Bien intérieur.

C’est comme verser de l’eau dans une outre percée.

 

Pour ma part, je n’ai jamais réussi l’exercice des cinq minutes.

Pour la simple raison que j’ai toujours en tête l’objectif de le réussir…

 

Et quand je pense que certaines personnes rigolent en voyant des images de méditation. 

Les Parlementeurs

Par Le 21/03/2015

Ils ne me donnent pas mon Indemnité de Départ Volontaire parce que je ne suis que instituteur et pas Parlementeurs. 

ES PARLEMENTAIRES SE VOTENT À L’UNANIMITÉ UN DOUBLEMENT DE LEUR DURÉE D’INDEMNISATION EN CAS DE DÉFAITE ÉLECTORALE

NON à un parachute doré pour les élus Contribuables Associés

À quelques jours des élections départementales, c'est ce qui s'appelle avoir le sens du « timing » !

Vous trouvez ce qui suit scandaleux ? Signez notre pétition NON au parachute doré des élus !

***

Les parlementaires sont-ils totalement déconnectés du réel ? La question se pose alors qu’on apprend qu’une loi vient d’être votée à l’unanimité et prévoit de doubler de six mois à un an la durée d’indemnisation des élus en cas de défaite électorale.

Peut-être plus grave encore, le texte prévoit d’obliger une entreprise privée à réintégrer l’élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10 000 habitants et plus. Ainsi, l’entreprise ne sera plus libre de son recrutement.

S’il est vrai que l’équivalent dans le public (l’élu réintègre son administration à la fin de son mandat) est contestable, il faut dire que nous militons depuis des années pour que les fonctionnaires élus démissionnent de la fonction publique (dont le statut fait l’objet d’une proposition de loi visant à la supprimer, que nous soutenons), comme cela se pratique en Allemagne et au Royaume-Uni. Outre-Manche, les hauts fonctionnaires doivent même démissionner de la fonction publique avant la campagne électorale !

Le pire vient des justifications données par le rapporteur du texte, le député socialiste du Val d’Oise Philippe Doucet.

Ce dernier explique qu’«[u]n maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager», alors que les privilèges des élus sont nombreux, et leurs rémunérations très avantageuses.

Doucet avance également que cette loi n’a pas pour seul objectif d’atténuer le choc des défaites électorales, mais surtout de diversifier le profil des élus, en facilitant l’engagement des salariés du secteur privé et des femmes notamment. Comme il est commode que ce souci de renouvellement du personnel politique coïncide avec le renforcement des avantages de l’actuel !

Doucet assure enfin que la date du vote de cette loi n’a rien à voir avec les élections départementales puisqu’elle ne devrait pas bénéficier aux battus de dimanche. «La loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu’elle s’applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n’ a permis de voter le texte que maintenant».

Si Doucet et les parlementaires qui l’ont suivi à l’unanimité sont sincères sur les motivations de cette loi, c’est que ces derniers sont complètement coupés des électeurs qui, en tant que contribuables, sont leurs employeurs. Comment ne pas être frappé par la simultanéité de ce vote et le scrutin des 22 et 29 mars ?

***

Vous trouvez cela scandaleux ? Signez notre pétition NON au parachute doré des élus !

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Méditation : un art de vivre (10)

Par Le 21/03/2015

10 astuces pour faire de la méditation un art de vivre

 

http://chemindevie.net/10-astuces-pour-faire-de-la-meditation-un-art-de-vivre/

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Je médite tous les jours depuis plus de 15 ans. Je comprends tout à fait le défi de conserver sa motivation dans la pratique de la méditation. À travers les années, j’ai développé quelques trucs pour me permettre de garder la flamme bien vivante.

Comme toute relation, au début la méditation se fait avec exaltation et une joie débordante. Ensuite, l’attrait de la nouveauté s’estompe et il est nécessaire de véritablement développer une discipline joyeuse. La pratique de la méditation est un entrainement de l’esprit. Comme tout entraînement, il est nécessaire de la pratiquer régulièrement pour en retirer tous les bienfaits sur le corps et l’esprit.

Pour vous aider à intégrer ce nouvel art de vivre, voici 10 astuces pour débuter la méditation :

  • Trouvez la bonne technique de méditation pour vous : Quelle soit contemplative, active, analytique ou inspiré des techniques de pleine conscience, la méditation est riche et diversifié. Trouvez celle qui vous convient et aller en profondeur dans votre pratique avec enthousiasme.
  • Affirmez vos intentions : Rappelez-vous vos objectifs de médiation avec chaque séance. Générer un esprit plein de gratitude afin d’avoir les conditions favorables pour cette pratique dans votre vie.
  • Soyez bienveillant envers vous-même : Ne soyez pas trop sévère ni trop sérieux dans la pratique de la méditation. Restez léger et ne jugez pas vos distractions ou votre degré de concentration. L’important est de participer ;) Réjouissez-vous de chaque pratique en observant les bienfaits immédiats dans votre esprit et votre corps.
  • Soyez constant : Il est préférable de débuter 5 minutes de méditation chaque jour durant une année que débuter avec une heure de méditation par jour et se décourager après quelques semaines. L’important est de trouver un moment chaque jour pour faire votre méditation et conserver votre discipline joyeuse.
  • Ayez la bonne posture : Prenez une posture qui favorise à la fois la vigilance et la détente. La position coucher n’est vraiment pas la meilleure mais il n’est pas nécessaire de faire la position du lotus également. Soyez assis dans une position confortable, relaxez votre corps, soyez digne et débuter votre méditation.
  • Créez un lieu inspirant : Bien que la méditation puisse se faire dans tous les environnements, il est bien plus inspirant de créer un lieu dédié si vous en faites une pratique régulière. Que ce soit en nature, devant un bouddha ou face à une peinture, entourez-vous de beauté pour méditer et votre motivation n’en sera qu’augmenté.
  • Ayez un rituel de méditation : Pour ma part, je mets une musique douce, allume toujours un encens et une bougie sur mon autel avant de méditer. Parfois juste se laver les mains et le visage est suffisant pour marque une transition entre la vie de tous les jours et ce moment privilégié avec vous-même. Un petit rituel du genre a comme bénéfice de préparer votre esprit à la méditation en plus de créer les meilleures conditions pour votre méditation.
  • Faites des lectures inspirantes : Soutenez votre motivation en lisant sur des sujets de développement spirituel et personnel. Nourrissez votre esprit avec des lectures qui vous amèneront dans une meilleure compréhension des bienfaits de la méditation. Apprenez de nouvelles méditations pour enrichir et diversifier votre pratique.
  • Faites une expérience de retraite immersive : Faites une expérience intense de la pratique de méditation pour vous permettre de développer votre pratique et sentir de manière intense les bienfaits de la méditation. Une expérience de quelques jours vous permettra de voir des changements immédiats et durables dans votre esprit et votre niveau d’énergie.
  • Dédiez votre pratique : À la fin de votre méditation, générez le souhait que cette pratique vous permettre d’être une personne meilleure pour vous-même et les autres. Affirmez vos intentions pour la journée et prenez refuge dans votre esprit bienveillant qui s’est manifesté en vous. Soyez fiers de votre pratique peu importe comment elle s’est produite. Vous avez fait de votre mieux, bravo!

Martin Bilodeau, Montréal
www.martinbilodeau.com
Retrouvez des vidéos de méditations gratuites avec Martin en cliquant ici.

La vie secrète des Mots

Par Le 20/03/2015

Ecrire, écrire, écrire........ Comme si je devais succomber par étouffement si tout ça restait en moi......Etouffé par des mots prisonniers qui auraient voulu découvrir le monde.....Cette impression qu'ils ont besoin d'exister, sur l'écran, de se retrouver les uns les autres, de sortir de leur isolement de mots, de la tristesse du dictionnaire qui ne raconte pas d'histoire....Eux, ils veulent vibrer ensemble, se donner la main, s'enlacer, apprendre à se connaître, découvrir l'Autre qui a tant de choses à dire. Et tous unis dans une phrase, puis un chapitre, puis un roman, se mettre à rire devant la puissance retouvée de l'osmose...

Ozéame

Par Le 20/03/2015

Une belle rencontre avec Cathie Marchan et donc je partage son site. Pour celles et ceux qui s'intéressent à la quête du Soi...


http://www.ozeame.com/

Accompagnement en développement personnel

Parce que nous croyons intimement que chaque humain est  précieux.

Parce qu'oser qui nous sommes est le plus court trajet vers l'Autre.

Parce que chacun a son propre chemin de vie à parcourir.

Parce que "Oh! c'est beau!"

Parce que Corps et Âme.

Parce que Shazam! nous sommes tous magiques au fond de nous.

Parce que ce travail vers nous même nous a amené à être qui nous sommes,

nous avons eu à cœur de partager cette passion.

Parce qu'il y a des choses qui ne s'expliquent pas.

...


Accompagnement  global et à la carte

Le travail de développement personnel proposé par Arnaud Dancie et Cathie Marchan peut prendre plusieurs formes, en synergies:

 

-des stages résidentiels sur 3 jours

-des stages à la journée

-de l’accompagnement individuel ou en couple en cabinet ( ostéopathie, techniques énergétiques, massage, coaching)

- des rendez-vous téléphoniques ou Skype avec Arnaud dans l'intervalle de ces rencontres.

 

Chacun est invité à trouver la meilleure formule pour prendre soin de lui.


Notre démarche : apprendre à se connaitre

Nous vous proposons d'aller à la rencontre de vous même.

 

Dans la vie quotidienne, nous voudrions parfois ressentir nos émotions différemment... Nous nous jugeons ou refusons de ressentir. Nous oublions parfois de simplement vivre "ici et maintenant".

 

Le travail d'évolution personnel a pour but de reconnaitre et d'accueillir ce qui se joue pour nous au moment où ça se joue. Nous proposons donc des stages d'accueil de soi pour démarrer ce travail de mieux-être et des sessions sur des sujets plus précis.


Nous utilisons de la danse, des outils symboliques, différents types de méditation, de l'expression vocale et corporelle, des ateliers en groupe, du travail d'écriture ou du massage pour explorer notre monde intérieur.

 

Chacun peut donc trouver pour lui même les outils pour se relier à lui dans l´instant présent lors du stage de développement personnel ou d'ateliers bien-être qui lui parlera  et juste goûter la joie d'être en lien avec son énergie de vie, qu'elle soit sereine ou pétillante.

 

Notre démarche est basée sur l'expérimentation. Les stages sont donc des moments riches et intenses où nous laissons peu de place au moulin à penser.

 

Pour garantir un encadrement de qualité, nous sommes deux accompagnants, qui aimons nous appuyer sur nos complémentarités positives. Nous limitons le nombre de participants à une douzaine de personnes maximum.

Galerie

Cure de sève de bouleau

Par Le 20/03/2015

Depuis quinze jours, j'en bois tous les jours et ma tendinite à l'épaule a disparu..... :)

Ne pas oublier "d'expliquer" à l'arbre, de le remercier et de boucher le trou avec de la pâte à bois à la fin.

Sève de Bouleau

Fraîche

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Bouleau (Betula Alba)

Avez vous pensé à une Cure de Printemps de Sève de Bouleau fraîche?

Le bouleau fait partie de la famille des Bétulacées, lebouleau blanc (betula alba) est un arbre qui cherche la lumière et qui est considéré depuis des millénaires pour ses nombreuses vertus sur le plan thérapeutique et aussi pour son bois et ses feuilles.

Propriétés bénéfiques pour la santé

La cure de sève de bouleau fraîche est efficace pour, après l’Hiver, libérer l’organisme des toxines  et se purifier.

La sève du bouleau a comme principaux effets sur la santé:

- L'activation de la diurèse et l'élimination des déchets organiques, comme l'acide urique et le cholestérol.

- Elle favorise l’amincissement (lorsque le corps en a besoin).

- Elle a une action anti-inflammatoire et anti-douleurs.

- La sève fermentée est réputée pour son action stimulantesur le système immunitaire.

- La sève de bouleau est également employée, en usageexterne, pour les brûlures  et pour les problèmes de peau.

Conservation de la sève de bouleau

La sève ou eau de bouleau est un liquide vivant, très clair, semblable à l'eau à l'état frais, fade, légèrement sucré. 

Après quelques jours de repos la sève se trouble par apparition de maléate de calcium et de phosphate calcique, ce qui est provoqué par la fermentation et les modifications biochimiques qu'elle subit.

Son état ne reste donc pas stable très longtemps et, de plus, à cause du sucre qu'elle contient, elle fermente et devient acidulée et doit être conservée au réfrigérateur pour rester fraîche.

Pour éviter une fermentation trop rapide, il est possible destabiliser la sève de bouleau avec de l'alcool pur. 

L’autre moyen pour empêcher la fermentation est l'addition de clous de girofle.

La congélation de la sève fraîche permet son utilisation tout au long de l'année, mais change son état physique. 

La fermentation permet d'obtenir un vin de bouleau, analogue au champagne.

La sève de bouleau, pour pouvoir produire ses bienfaits, ne doit contenir aucun additif chimique de conservation ou autre, être pure et vivante, donc récoltée et conditionnée artisanalement.

La sève doit être conditionnée immédiatement, livrée le lendemain même du tirage, et conservée au réfrigérateur aumaximum 3 semaines, le temps de la cure.

Cette cure a été plus ou moins oubliée, car il est difficile, à l'heure actuelle, de trouver sur le marché de la sève de bouleau 100% pure et vivante. De ce fait, celle que l'on trouve couramment dans le commerce est, le plus souvent, largement diluée (10 % au moins, souvent plus), en mélange avec d'autres produits, le tout pasteurisé. Dans ce cas, les quantités actives sont loin du compte pour pouvoir avoir un effet réellement positif sur la santé de l'utilisateur.

Conseils d'utilisation

Il est conseillé des cures printanières de 3 litres de sève fraîche sur une période de 3 semaines (21 jours).

Boire un verre de 150 ml par jour le matin à jeun pendant 3 semaines. Une cure nécessite, au minimum 3 litres, mieux  de 5 à 6 litres.

Coût

Il faut généralement compter autour de 30 €uros le litre de sève de bouleau pure et fraîche, biologique et non traitée, à consommer au cours des jours qui suivent.

Epoque de l'année

La cure débute début Mars et le tirage ne s'étale que sur 5-6 semaines. Pour être sûr(e) de voir sa demande satisfaite, il est donc conseillé de réserver à l'avance auprès d'un fournisseur de sève fraîche.

Avec la Sève de Bouleau pure et fraîche (récolte de l'année) (une tradition ancestrale malheureusement oubliée) vous aurez tout ce qu'il faut pour bien commencer le cycle des saisons de l'année considérée.

Y penser, chaque année, dès le 15 Février, juste avant que le Printemps n'arrive.

Après la période hivernale, nous éprouvons tous le besoin de nous purifier.

La bienveillante Nature nous fournit de quoi nettoyer nos cellules, par exemple, au Printemps, avec une cure de Sève de Bouleau.

En résumé, la Sève de Bouleau est tout indiquée pour:

- Vous sentir mieux dans votre corps
- Affiner votre silhouette

- Rééquilibrer votre organisme en apportant les minéraux, vitamines et enzymes nécessaires,
- Eliminer les toxines de l'hiver et résorber les œdèmes,

- Vous purifier,

- Vous drainer les reins et le foie,
- Retrouver votre vitalité,
- Aborder en pleine forme le nouveau Printemps.

Profitez, à jeun, des bienfaits de cette cure de jouvence de 3 litres pendant 21 jours (à raison, environ, de 150 millilitres/jour) ou même d'une cure de 6 litres (à raison de 250 à 300 millilitres/jour).

La Sève de Bouleau fraîche présente des qualités uniques de fraîcheur, de pureté et de naturel à, condition qu'elle soit sans conservateur, sans transformation, sans pasteurisation ni nano-filtration.

La récolte de la Sève fraîche peut commencer à parir du 15/20 Février. La livraison de sève fraîche peut commencer dès les jours suivant les premières récoltes. Ne manquez pascette précieuse période de nettoyage, qui n'a lieu qu'une fois par an et ne dure qu'un bon mois (une quarantaine de jours).

Produit frais à entreposer au réfrigérateur dès réception jusqu'à la fin de la consommation, la sève de bouleau se conserve jusqu'à six semaines au réfrigérateur.

Les prisons intérieures.

Par Le 19/03/2015

Un médicament, bien souvent, agit sur les effets mais pas sur la cause. Ils ne sont pas capables d'empêcher que ça revienne. Ils savent soigner quand on est malade mais ils ne peuvent atteindre le processus qui provoque les récidives. Il est donc indispensable d'associer la pharmacologie à la connaissance de soi et c'est là que beaucoup d'individus se perdent en route. L'habitude de la conformité et de la confiance aveugle qu'elle génère. Jusqu'au jour où la gravité des récidives fait voler en éclat cette vitrine du formatage éducatif. Le problème majeur à mon sens vient du fait que cette absence d'éveil spirituel est volontairement organisé par tout un système mercantil qui ne veut pas perdre sa source de revenus. La connaissance de soi, c'est le cauchemar des marchés financiers. Que ça soit dans le domaine médical, alimentaire, culturel, politique.......

Il n'est qu'à voir d'ailleurs l'enseignement de la sexualité, non pas dans sa dimension physique mais spirituelle. Si les gens prenaient conscience de l'espace immense dont ils disposent pour aller vers l'Eveil à travers les corps associés aux âmes, ils n'en reviendraient pas. Au lieu de ça, ils vont voir ou lire 50 nuances de bouses. La sexualité médiatisée n'est qu'une chrysalide qui ne donnera jamais de papillon, juste un étalage de viande usant de slogans bien ciblés, l'hégémonie de la surface au détriment de l'Être Intérieur. 

Il y a les prisons qu'on subit et celles qu'on se fabrique tout seul. Les deuxièmes sont les pires.

Pôle emploi au CE1

Par Le 19/03/2015

http://www.legorafi.fr/2015/03/19/la-recherche-demploi-sera-enseignee-a-partir-du-ce1/

La recherche d’emploi sera enseignée à partir du CE1 

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Najat Vallaud Belkacem a annoncé ce matin l’une des premières mesures fortes du remaniement de l’enseignement primaire. À compter du 1er septembre 2015, un cours d’initiation à la recherche d’emploi sera intégré au programme scolaire du CE1.

« Il faut apprendre aux élèves à valoriser leur parcours »

« C’est un enseignement très pratique qui sera dispensé par des chômeurs longue durée avec une vraie expertise sur le sujet. Les élèves apprendront par exemple à mettre en page leur CV, à faire une demande de RSA ou à se positionner de façon stratégique dans la queue du Pôle emploi » explique S. Dumont, porte-parole du ministère.

Ce dispositif vise à transformer l’approche pédagogique dans son ensemble. « Il faut apprendre aux élèves à se valoriser. Un cours de judo le mercredi ou un goût particulier pour le coloriage est un bon moyen de se différencier en humanisant son profil. Tout peut être valorisé. Une absence à cause d’une gastroentérite peut tout à fait être présentée comme un moment de réflexion sur ses objectifs professionnels » développe M. Dumont.

Un stage en immersion dans des pays anglo-saxons

Ultime volet de ce nouveau programme, les élèves partiront en stage linguistique dans une famille anglo-saxonne avec un objectif assumé : se faire adopter pour grandir dans un pays où de jeunes diplômés peuvent encore trouver du travail à l’issue de leurs études.

La Rédaction


 Il s'agit d'un texte humoristique.

Pour l'instant....

Report de l'éclipse solaire

Par Le 19/03/2015

PROBLÈMES DE LUNETTES : L’EDUCATION NATIONALE DEMANDE LE REPORT DE L’ÉCLIPSE SOLAIRE 

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Dans les établissements scolaires, la journée de vendredi s’annonce délicate. Entre manque de lunettes et consignes de confinement l’épisode risque de virer au fiasco. Devant l’impossibilité de préparer correctement l’évènement, l’Education nationale vient de demander officiellement le report de l’éclipse.

D’après les prévisions, l’éclipse partielle du soleil sera visible en France métropolitaine de 9 heures à midi. Sur son site officiel, le ministère rappelle que « Des risques liés à l’observation d’une éclipse du soleil peuvent engendrer des lésions oculaires graves et irréversible ». De l’autre coté, un tel phénomène constitue une remarquable occasion de travailler avec les élèves. Autant de raisons de préparer minutieusement l’évènement.

« il reste trop de zones d’ombre »

« On ne peut pas se permettre d’y aller sans y voir clair » admet J-Y Voirien, inspecteur général chargé des éclipses « là, nous sommes obligés de reconnaitre qu’il reste trop de zones d’ombre ». Najat Vallaud-Belkacem a écrit en urgence au bureau international d’astronomie pour demander le report de l’éclipse. « Si nous obtenons satisfaction, nous passerons immédiatement une commande de lunettes pour la nouvelle date » ajoute M. Voirien. Hors de question de passer une nouvelle fois à coté.

Au cas où le report de l’éclipse s’avérerait impossible, le ministère préconisera de passer la journée de jeudi à habituer les élèves. Les professeurs seront invités à éteindre progressivement les lumières puis à les rallumer en fin de matinée.

Partial_Solar_Eclipse_(by)

https://edukactus.wordpress.com/…/probleme-de-lunettes-led…/


L'Education nationale va-t-elle passer à coté d'une éclipse exceptionnelle ?  

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/03/18032015Article635622613457469951.aspx

Privés d'éclipse. Eduscol a beau souligner le caractère exceptionnel de l'éclipse du vendredi 20 mars, les écoliers et élèves français n'en tireront probablement aucun profit. Plusieurs académies ont déjà donné des consignes de confinement des  élèves durant toute la durée de l'éclipse. Finalement le souvenir que les jeunes garderont de ce phénomène naturel exceptionnel pourrait être une matinée sans récréation.

 

Pourtant l'étude des éclipses est au programme. A l'école primaire "les éclipses peuvent trouver leur place au cycle des approfondissements (CE2, CM1, CM2), dans le cadre de l'étude du "ciel et de la Terre" (Lumières et ombres, Mouvement de la Lune autour de la Terre)", explique le site ministériel Eduscol. "L'étude des éclipses au collège se fait en 5e du programme de sciences physiques :Partie C : La lumière : sources et propagation rectiligne / Question : Comment se propage la lumière ? / Connaissances : Description simple des mouvements pour le système Soleil - Terre - Lune. Phases de la Lune, éclipses", ajoute-il.

 

Mais plusieurs correspondants du café pédagogique nous font savoir qu'ils ont reçu comme consigne de confiner les élèves et de tirer les rideaux pendant la durée de l'éclipse. La raison en est bien sur la dangerosité pour les yeux du phénomène. C'est le cas par exemple dans l'Ain où ily a interdiction de sortir en récréation de 9 à 12 heures. Les enseignants devront fermer les stores des classes. L'éclipse va s'inviter pendant les cours le 20 au matin. Son maximum sera atteint à 9h29 à Paris, à 9h32 à Lille, 9h27 à Lyon, 9h23 à Marseille, 9h19 à Toulouse, 9h23 à Rennes.

 

Lors des grandes éclipses des années 1960, les écoles avaient largement bénéficié de ces phénomènes. On avait distribué des verres protecteurs aux enfants pour qu'ils vivent ce phénomène naturel. Cela avait été le point de départ d'explications et de construction de savoirs. C'est encore ce à quoi La Main à la pâte invite les enseignants avec des fiches pratiques. Mais faute d'avoir prévu l'événement, l'Education nationale va probablement passer à coté d'une belle opportunité de pratiquer  une pédagogie active, développant la curiosité et la réflexion des élèves. Elle aura beau multiplier els discours sur l'enseignement des sciences. Il lui reste quelques heures pour échapper à la ringardise.



L’éclipse scolaire

http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/03/18/leclipse-scolaire.html

C’est un de mes élèves, en début de semaine, qui a eu ce bon mot involontaire :

« Maître, est-ce qu’il y aura vraiment une éclipse scolaire, vendredi ? ».

Le pire, bonhomme, c’est que tu avais raison : l’école va, un peu partout en France, s’éclipser vendredi matin durant cet exceptionnel phénomène.

Sortie annulée

Avec ma classe, on avait une sortie, vendredi toute la matinée – une animation avec la commune, prévue de longue date. Le directeur est venu me voir, mardi midi, embêté.

« Dis-moi Lucien, tu sais que beaucoup de sorties sont annulées, vendredi, en raison de l’éclipse… Tu comptes faire quoi, de ton côté ? Les enfants seront bien protégés ? ».

Je m’y attendais un peu, à vrai dire. Le matin, déjà, j’avais eu droit à un mot de parent : « Y a-t-il quelque chose de prévu à l’école pour protéger nos enfants de l’éclipse ? ».

Mazette ! Protéger les enfants du soleil, évidemment, mais de l’éclipse !... Au contraire, je veux qu’ils la voient, l’éclipse, je m’en voudrais de les priver d’un tel spectacle !

C’est que je garde un merveilleux souvenir de celle, totale, de 1999, vécue en rase campagne, près d’un troupeau de vaches déboussolées qui, devant l’obscurité et le silence soudains, avaient pris la direction de l’étable, pensant la nuit venue, avant de revenir vers le pré aux premiers rayons.

Bref, depuis lundi je me démène pour trouver une série de lunettes spéciales éclipse CE n°89/686 pour équiper ma petite troupe, en pure perte. Opticiens : rupture. Pharmacies : rupture. Nature & Découverte : rupture. Supermarchés : rupture. Et partout des commandes en attente pour cause de rupture générale chez les grossistes et les fabricants. J’ai du laisser mon nom et mon numéro de téléphone dans une bonne douzaine d’enseignes, au cas où.

J’ai un peu louvoyé, avec mon directeur, je lui ai dit que oui, certainement, que j’aurais des lunettes, que j’attendais une réponse, mais que oui, ça devrait le faire. Il m’a répondu : « Dernier délai 15 heures, après je dois donner ma réponse à la mairie, pour ta sortie ».

A 15 heures, j’ai du annuler ma sortie la mort dans l’âme, je n’avais toujours pas de lunettes.

C’est ballot, une heure plus tard je recevais un coup de fil : 22 paires garanties.

Tant pis pour la sortie, je me suis dit que j’allais transformer ça en séance de sciences et d’observation dans la cour. Diantre, ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir une éclipse !

Plus efficace que Vigipirate

Sauf que j’ai intérêt à trouver les 6 paires qui me manquent ! Dans ma commune ce sont les directeurs d’école à qui il revient de décider de la conduite à tenir et le notre a déjà averti : pas de lunettes = pas de récré, l’acmé de l’éclipse se trouvant pile à 10 h 20 et quelques, les enfants devront rester dans les classes.

Privés d’éclipse, en quelques sortes.

D’un côté, je comprends, on ne peut pas exclure qu’un Kevin regarde le soleil malgré les mises en garde et les explications les plus convaincantes, la curiosité, surtout bien aiguillée, s’ajoutant à la propension à désobéir. Je le vois bien avec une éclipse à vie dans la rétine, le Kevin, et moi des regrets éternels.

D’un autre côté, voilà qu’un événement extraordinaire, il n’y en qu’un par décennie, et encore, se déroule sous nos yeux, et il faudrait qu’on calfeutre nos élèves dans les classes, qu’ils n’y assistent surtout pas !

Plus efficace que Vigipirate : l’éclipse !

Confinés

Hier mardi, les réseaux sociaux bruissaient des interdictions, plus ou moins fermes, venues des inspections de nombreuses Académies.

« Sorties annulées pour ce qui nous concerne »

« Notre inspection vient de nous interdire toute sortie scolaire et activités sportives ce jour-là ! »

« La récréation est annulée, on doit rester confinés dans nos classes ».

« Nous aussi on doit enfermer les enfants dans les classes... »

« Nous on devra même tirer les rideaux… »

« Note de service de l'EN : nous recommandons de.... mail de l'IEN : il est préférable de... résultat c'est le directeur qui tranche et qui a les collègues en face de lui ! »

« On a du signer des autorisations pour que les enfants puissent y assister à l’école »

« Nous on est confiné dans nos classes jusqu'à 11h45 ! C'est chouette les enfants, il y a un truc super dehors que vous ne verrez peut-être plus jamais, mais c’est pas grave, on va fermer les rideaux !!! »

« Pareil, interdiction de sortir entre 9 h 20 et 11 h 40... Mais au lieu de gaspiller du pognon à éditer des affiches dont tout le monde se f.... , des livrets à destination de personnes qui ne les lisent pas... , pourquoi on ne nous a pas fourni ces fichues lunettes pour observer ce phénomène rare et fabuleux ... ? »

« On a reçu plus de méls sur cette éclipse de l'académie que sur le décès d'une collègue, que sur nos conditions de travail, que sur les façons de venir en aide à un enfant, que sur… ».

Arf.

Au programme

Bien sûr, il ne faut pas se cacher derrière l’administration, qui a découvert mardi 17 mars qu’elle devait communiquer sur l’éclipse du 20. Le ministère a même attendu 18 h 53 pour envoyer un mail reçu par les enseignants ce matin seulement, contenant des recommandations de sécurité et des liens pour préparer l’éclipse avec sa classe (le meilleur est celui-ci, merci l’Académie de Toulouse), et même un lien vers le site du CNRS qui retransmettra l’éclipse en direct. Mieux vaut tard que jamais.

Heureusement de très nombreux instits avaient anticipé, se sont procuré des lunettes et ont prévu quelque chose, de l’observation directe simple à l’observation en direct du club d’astronomie de la ville. Parmi ceux qui n’ont pas trouvé de lunettes – et qui ne sont pas confinés – plusieurs ont choisi l’observation indirecte du phénomène (sténopé par exemple) : c’est un peu frustrant mais c’est déjà ça, et le côté expérience vient racheter l’affaire.

Parce que figurez-vous que l’éclipse – oui, cette même éclipse qu’on nous demande d’imaginer derrière les rideaux opaques de nos classes – tape en plein dans le programme de sciences de cycle 3 ainsi que le rappelle le ministère lui-même : "Le sujet des éclipses est inscrit dans les programmes d'enseignement. A l'école primaire, les éclipses peuvent trouver leur place au cycle des approfondissements (CE2, CM1, CM2), dans le cadre de l'étude du "ciel et de la Terre" (Lumières et ombres, Mouvement de la Lune autour de la Terre)". On est en effet sensé aborder : le système solaire et le mouvement des planètes autour du soleil, le mouvement apparent du soleil, la distinction étoile et planète, planète et satellite (ex. : la lune, satellite de la Terre), rotation et révolution, la lumière et les ombres, les conditions d’obtention d’une ombre, les phénomènes de phase de la lune…

En juin 2014, les recommandations pour la mise en œuvre des programmes insistaient, concernant les sciences : « une étude des phénomènes, en lien avec des événements naturels marquants, est recommandée ».

Comme quoi.


 

Mémoire...cellulaire...(Fin)

Par Le 19/03/2015

Belanger1

« Il ne s’agit plus pour toi Tanguy de t’interroger sur le Pourquoi des choses mais sur le Comment en user pour te découvrir. À la question : « Pourquoi je n’ose pas ? choisis désormais de dire « Comment je dois être pour oser ? » À la question : « Pourquoi j’ai toujours peur des autres ? choisis de dire « Comment est-ce que je peux me servir de cette peur pour apprendre qui je suis ? Il s’agit désormais d’observer en toi les émotions générées par chaque situation pour en tirer les ressources que la vie te propose de saisir. « Pourquoi » est une interrogation sur le passé. « Comment » est une projection vers le futur. Ce regard bienveillant est à la source de ton évolution. Chaque élément vivant sur cette Terre se doit de lutter pour trouver sa place, pour évoluer, pour vivre en osmose avec le vivant qui l’entoure. Il n’y a pas d’adversaires mais des passagers sur le même vaisseau et qui eux aussi tentent d’exister. Les rencontres, les événements, les situations, qu’elles soient douces ou redoutables, sont des ouvertures vers de nouvelles ressources. Il te faut devenir ce que tu es et non imaginer que les pensées qu’ont les autres sur toi te constituent. Ce sont leurs interprétations, leur réalité mais ça n’est pas le réel. Le réel en toi, c’est la force de vie. »  

 

Tanguy donna de ses nouvelles quelques semaines plus tard. Une transformation radicale, étonnante, comme une graine qui se donnait enfin le droit de croître et d’exploiter cette force en elle. Elle n’avait pas été arrosée par une main extérieure. Elle n’était dépendante de personne. Elle avait puisé dans sa conscience l’énergie nécessaire pour extraire de l’environnement dans lequel elle était insérée tous les éléments que la vie mettait à sa disposition. 

 

Yoann se réjouit de cette évolution. Tanguy lui expliqua que ses derniers examens à la FAC avaient été pleinement satisfaisants. Il sentit que le jeune homme était empli de bonheur lorsqu’il lui parla d’une jeune fille. Quelques discussions qui l’avaient réconforté avec lui-même. Une rencontre inespérée, inattendue. Blandine, une jeune fille de sa classe.

L’Amour.

Maintenant qu’il s’aimait, qu’il avait de l’estime pour lui, il avait de l’amour à donner et non plus l’amour de l’autre à piller pour se remplir.

La vie en lui comme un horizon lumineux.

Yoann avait aidé Tanguy à pousser les vantaux fermés de sa conscience. Le jeune homme avait franchi le seuil et il inscrivait désormais ses propres traces. Léger et serein. Conscient de ses peurs et de tout ce qu’elles pouvaient lui apporter. Bienveillant, patient et déterminé.

 

 

 

 

 

 

 

Yoann reçut une lettre quelques mois plus tard.

Tanguy avait validé sa première année de Fac. Il partait en vacances avec Blandine. À la rentrée, ils allaient prendre un appartement commun.

Emma lui avait dit qu’elle était très heureuse pour son fils et elle s’était opposée à Martin qui trouvait l’idée préméditée.

Paul était venu passer un week-end avec le jeune couple. Il avait souhaité marquer de la plus belle des façons le bonheur de son garçon.

Ils avaient ri ensemble…

Mémoire...cellulaire...(13)

Par Le 18/03/2015

Belanger1

Séance suivante.

La mise au monde.

Libérer Tanguy de la culpabilité envers sa mère. Il n’était pas responsable de la césarienne, de la douleur d’Emma, de son ressenti négatif, de ses peurs, de ce refus inconscient de la venue de l’enfant. Il aurait fallu travailler avec elle. Il aurait fallu qu’ils puissent se retrouver, tous les deux, Tanguy et elle, unies dans ce bonheur de la vie, s’accueillir l’un l’autre, l’enfant et sa mère, la mère et son enfant. Ce sentiment pesant que le travail unilatéral ne pouvait aboutir. Et persévérer pourtant. On ne brise pas des chaînes intérieures en se plaignant de leurs présences mais en identifiant les raisons de leurs venues, en acceptant la part qui revient à l’individu et en rendant à autrui ce qui n’est pas de son propre ressort.

Yoann invita Tanguy à s’allonger sur des tapis. Il plaça des coussins sous la tête et les jambes et couvrit son corps avec un plaid.

« Sur l’écran de cinéma, tu vois apparaître le bébé que tu es, tu es prêt à naître, à voir le jour, à quitter ce cocon qui t’a protégé et t’a permis de grandir. Il y a une date sur l’écran, c’est la veille du jour de ta naissance.

-Je ne pourrai pas sortir. Je suis coincé en travers. Je suis comprimé.

-Tu n’as pas choisi cette situation Tanguy. Tu n’as pas décidé de te mettre dans cette position. Emma n’est pas parvenue à faire autrement mais elle ne voulait pas de cette douleur pour toi et pour elle, elle ne voulait pas de cette césarienne. Comment es-tu maintenant ?

-J’ai peur.

-C’est toi, adulte qui ressens cette peur ou c’est bien la peur du bébé ?

-C’est le bébé. C’est trop serré, il ne comprend pas.

-C’est normal qu’il ne comprenne pas mais tu vas lui expliquer. Tu vas lui dire, toi l’adulte que tu es qu’il peut naître comme il le souhaite, qu’il peut vivre intérieurement cette naissance dont il a besoin pour se sentir bien, tu peux le guider, lui montrer la voie. Emma aurait voulu que ça se passe comme ça, qu’elle donne vie à son bébé comme elle l’avait imaginé, elle n’a pas désiré cette césarienne. Tu peux faire ce travail pour elle et pour toi.  Un bébé né par voie vaginale subit plusieurs heures de contractions, un genre de massage énergique nécessaire à la maturation de ses poumons. Le passage dans le bassin et le vagin maternel vont essorer les poumons du bébé qui étaient jusque-là emplis de liquide amniotique et lui permettre ainsi de prendre sa première inspiration. C’est une expérience très forte, émotionnellement, physiquement, cellulairement. Tu peux guider ce bébé que tu es, tu peux lui offrir ce cadeau. Laisse la vie te guider, elle connaît le processus. Dis-moi comment ça se passe pour toi ?

-J’ai envie d’essayer, j’ai envie de naître comme ma mère le voulait.

-Sur l’écran de cinéma, tu vois apparaître la date de ta naissance, c’est le grand jour. Le début de ta vie dans la lumière du monde. Tu es ce bébé, tu peux engager ce travail. Imagine ta mère qui pose ses mains sur son ventre, elle est là, elle t’encourage, elle sait ce que tu veux vivre, elle sait ce dont tu as besoin.

-Oui, je sens qu’elle est là, je sens ses mains, je sais que je peux l’aider aussi, que je peux la rassurer.

-Bien, très bien Tanguy. Est-ce que tu peux bouger maintenant ?

-Oui, j’ai mis ma tête en bas et je pousse avec mes jambes.

-Tu sens en toi ce désir de vivre ?

-Oui, je veux vivre, je veux naître.

-C’est pour toi d’abord Tanguy et c’est pour honorer la vie en toi.

-Je descends, c’est étroit, je bouge, je pousse, je sens des contractions… »

 

Tanguy commença à bouger sous la couverture, les yeux fermés, le front plissé, l’évidence de ses efforts, des sensations très fortes. Une respiration hachée, des gémissements.

 

« Ton corps délivre les hormones dont tu as besoin, Tanguy, Emma est là, elle t’accompagne, elle est heureuse, elle sent tes mouvements, vous êtes reliés, vous travaillez tous les deux pour cette mise au monde. »

 

Une agitation de plus en plus forte.

Yoann posa ses mains sur les plantes de pieds et poussa vers la tête, une pression continue.

Tanguy pleurait. Le souffle court. Il sortit une épaule de dessous la couverture et tendit le bras en avant. Yoann abandonna les pieds, prit son poignet et l’attira vers lui. Tanguy gesticula de plus belle, il rejeta la couverture et serpenta sur le sol, il quitta le tapis en criant.

Il ouvrit les yeux et éclata en sanglots.

 

…

De précieuses minutes de silence pour inscrire le processus, qu’il se diffuse, qu’il nourrisse le bonheur de vivre.

…

 

Ils discutèrent encore vingt minutes puis Tanguy s’en alla.

Il reviendrait. Une dernière fois.

Il avait travaillé sur sa conception, sur sa place dans le ventre, sur sa naissance. Il lui restait à explorer sa vie actuelle.

Une question taraudait Yoann.

Des études de psychologie avec un beau-père qui s’était moqué de la psychologue scolaire, qui avait rejeté en bloc toutes les responsabilités à assumer… Comme un défi, un jeune homme qui se dresse devant l’autorité, un choix qui validait sa rébellion. « Tuer le père…Ou le beau-père…Peu importe. Tanguy s’était dressé… L’Œdipe était validé, immanquablement. Il fallait qu’il en prenne conscience, qu’il puise dans cette représentation de son chemin l’estime qu’il lui manquait, cet amour de lui-même pour aimer la vie enfin.

 

 

« Entre Tanguy. »

Ils parlèrent quelques temps puis Yoann expliqua rapidement le protocole.

« J’aimerais Tanguy que tu ailles chercher un souvenir qui te concerne avec ton beau-père et Emma. Un souvenir pénible qui te pèse et vous met en scène.

-Alors, là, c’est facile à trouver. »

Méditation. Induction. Canal de lumière.

« Tu arrives dans un couloir et devant toi apparaissent plusieurs portes. Laisse-toi guider par ton intuition, regarde ce qui est inscrit sur chaque porte, des mots, des symboles, des dessins…

…

-Je sais laquelle je dois pousser.

-Comment est cette porte ?

-Elle est en bois, marron foncé avec un gros anneau en fer. C’est écrit BAC.

-Bien, ouvre-la. Entre dans cet espace. Comment ça se passe pour toi ?

-J’ai le cœur qui bat fort, j’ai de la colère en moi.

-Qui est présent ?

-Martin, mon beau-père et Emma. On est dans le salon. J’ai eu le résultat de mon BAC. Mention passable. Je suis heureux d’avoir eu mon examen mais Martin me reproche de ne pas avoir eu la mention au-dessus et il me dit qu’avec ça, je vais vraiment avoir du mal à suivre en médecine.

-En médecine ?

-Il veut que je fasse médecine comme lui et que je devienne anesthésiste. Il dit qu’il m’aidera dans les études mais ça ne m’intéresse pas. Je veux aller en psycho et il se moque de moi. Ma mère me dit de l’écouter, que je ne gagnerai jamais ma vie en étant psycho alors qu’anesthésiste, ça rapporte bien. Mais, moi je m’en fiche de bien gagner ma vie, je veux juste faire ce que j’aime.

-Est-ce que tu leur as dit ?

-Oui, mais ils ne m’écoutent pas, ils disent que je suis trop jeune pour décider tout seul. C’est la première fois que je tiens tête à Martin et je lui en veux de me gâcher mon plaisir. Je suis fier d’avoir eu mon BAC et j’aimerais que ma mère me le dise. J’en ai assez de voir qu’elle n’a plus aucun avis personnel. »

 

Yoann réalisa soudainement qu’Emma, après avoir vécu avec un homme qui ne se positionnait pas vivait désormais avec un homme qui pensait à sa place… D’un extrême à l’autre. Mais finalement, ce conflit permettait à Tanguy de développer ses propres ressources. L’opposition au beau-père se révélait plus bénéfique que l’indifférence de son propre père.

 

« Tanguy, la fierté que tu ressens t’appartient totalement et tu es en droit de l’entretenir sans te laisser atteindre par les avis extérieurs. Tu sais ce que tu as réalisé, tes efforts sont réels, tes ressources sont en toi, tu sais les utiliser et tu peux remercier Martin car il les active par son opposition. J’aimerais que tu prennes conscience de cette opportunité qui t’est offerte de marquer ta volonté, que tu reconnaisses finalement que Martin et Emma par leurs remarques font jaillir en toi cette force que tu possèdes.

…

-Oui, c’est vrai, je la sens cette force. Comme pendant ma conception, cette force de vie. Elle est là, elle vibre.

-Ne t’invente pas des armées d’ennemis pour excuser tes propres faiblesses et remercie ceux qui s’opposent à toi de te permettre d’exploiter tes ressources.

…

-Oui, je comprends.

-J’aimerais Tanguy que tu t’observes dans cet espace, que tu sortes du regard que te portent tes proches et que tu t’adresses à toi-même, que tu te dises le bien que tu penses de toi, de ta détermination, que tu ne te focalises pas sur les critiques mais sur les félicitations que tu t’adresses, que tu te projettes dans cet avenir qui t’attire, que tu vois le chemin devant toi comme un tremplin et non comme un gouffre. Je voudrais que tu t’enlaces, que tu te prennes dans tes bras et que tu t’accordes le bonheur de te sentir empli de cette force de vie qui est en toi. Prends le temps nécessaire. Et laisse diffuser en toi cette énergie qui ne te quittera jamais, qui sera toujours là pour toi. Il te suffira à chaque situation délicate de te connecter avec cette force, elle est là pour toi. »

 

Tanguy s’accorda de longues minutes avant d’ouvrir les yeux.

Il tourna la tête vers Yoann. Un petit sourire, comme un éclat dans ses prunelles.

Plus le même regard ni la même posture. Tanguy s’était assis dans le fauteuil, le dos calé contre le dossier, droit, déterminé, empli de lui-même.

Ils discutèrent un long moment.

 

« Il ne s’agit plus pour toi Tanguy de t’interroger sur le Pourquoi des choses mais sur le Comment en user pour te découvrir. À la question : « Pourquoi je n’ose pas ? choisis désormais de dire « Comment je dois être pour oser ? » À la question : « Pourquoi j’ai toujours peur des autres ? choisis de dire « Comment est-ce que je peux me servir de cette peur pour apprendre qui je suis ? Il s’agit désormais d’observer en toi les émotions générées par chaque situation pour en tirer les ressources que la vie te propose de saisir. « Pourquoi » est une interrogation sur le passé. « Comment » est une projection vers le futur. Ce regard bienveillant est à la source de ton évolution. Chaque élément vivant sur cette Terre se doit de lutter pour trouver sa place, pour évoluer, pour vivre en osmose avec le vivant qui l’entoure. Il n’y a pas d’adversaires mais des passagers sur le même vaisseau et qui eux aussi tentent d’exister. Les rencontres, les événements, les situations, qu’elles soient douces ou redoutables, sont des ouvertures vers de nouvelles ressources. Il te faut devenir ce que tu es et non imaginer que les pensées qu’ont les autres sur toi te constituent. Ce sont leurs interprétations, leur réalité mais ça n’est pas le réel. Le réel en toi, c’est la force de vie. »  

 

Les "MDPH"

Par Le 18/03/2015

Tout comme l'école sera à terme prise en charge par les communes, les MDPH ( pour personnes en situation de handicap) sont attaquées et subissent déjà la "territorialisation" du système public.


Un guichet unique et de proximité pour accéder à TOUS ses droits ? Cela existe en France dans chaque département et c’est en passe d’être supprimé !

Il y a quelques années, une personne en situation de handicap était confrontée à des démarches multiples et complexes pour accéder à ses droits et demander les accompagnements spécifiques nécessaires à sa vie quotidienne.

Pour simplifier ce parcours du combattant, le législateur a créé en 2005 un dispositif de guichet unique et de proximité : les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Les MDPH sont indispensables pour demander l’accès à des droits et des accompagnements concernant :

- l’école, l’université, ou encore la formation, à l’emploi… ;
- un service d’aide à domicile ou un accueil dans une structure d’hébergement spécifique ;
- des aides techniques (fauteuil roulant, adaptation du logement ou du véhicule) ou humaines (auxiliaires de vie) ;
- une l’allocation minimale permettant de vivre ;
- l’étude de la situation de l’aidant de la personne en situation de handicap ; 
- Etc.

Autre force de ce dispositif : son autonomie et son efficience d’action, garanties par l’implication de TOUS les acteurs et décideurs qui participent à l’accompagnement des personnes (l’Etat, le Conseil  départemental -ex Conseil général-, les associations, l’Agence régionale de santé, la CAF et encore d’autres organismes).

Pour faire face à une augmentation très forte des demandes, l‘urgence est aujourd’hui de donner aux MDPH les moyens nécessaires pour fonctionner afin de réduire les délais de traitement très longs des demandes, d’évaluer avec la personne ses besoins, de lui offrir un panel de réponses correspondant à ses besoins, etc.

Or, la réponse à cette urgence proposée par les pouvoirs publics est au contraire de remettre en cause ce dispositif  par le biais de politiques locales -celles des conseils départementaux- et nationales – notamment dans le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement actuellement en discussion au Parlement.

Ces politiques tendent à revenir sur les principes mêmes des MDPH en laissant les seuls Conseils départementaux avoir la mainmise sur ces dispositifs et devenir à terme les « décideurs-payeurs » sur certaines prestations.

Les risques ? Plus aucune autonomie pour les MDPH ; des partenaires (services de l’Etat, associations) réduits à des « potiches» ; des moyens de fonctionnement en baisse (au regard des difficultés budgétaires des conseils départementaux) ; des décisions conduisant à une évaluation a minima et à l’attribution de prestations plus faibles aux personnes en situation de handicap ; une efficacité des droits et accompagnements réduite (école, emploi, ressources, etc.) et de fortes disparités de traitement sur le territoire !

Aujourd’hui, la priorité est donc d’améliorer le fonctionnement des MDPH plutôt que d’inventer une nouvelle formule synonyme de recul pour les droits des personnes en situation de handicap et de leur famille !

Pour nous aider à sauver les Maisons départementales des personnes handicapées et ainsi les droits des personnes en situation de handicap et de leur famille, demandez au gouvernement et au président de la République de garantir leur autonomie et de leur attribuer les  moyens nécessaires à leur bon fonctionnement en signant cette pétition !

ADRESSÉE À
President de la Republique Mr François Hollande
Premier Ministre Mr Manuel Valls
ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes Mme Marisol Touraine
et 2 autres
Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion Mme Ségolène Neuville
Secrétaire d'Etat chargée de Famille, des Personnes Agées et de l'Autonomie Mme Laurence Rossignol
Garantissez l'autonomie des MDPH et attribuez leur les moyens nécessaires à leur bon fonctionnement

A la Source

Par Le 17/03/2015

A la source de l'Amour a jailli l'émotion. De l'émotion sont apparues les sensations. L'émotion et les sensations unifiées conduiront aux sentiments. L'émotion, les sensations et les sentiments fusionnés permettront de remonter à la Source.

Les âmes ne parlent pas quand elles s'enlacent. Elles vibrent et les corps prennent la parole.

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Si les sensations sont à la source d'un sentiment amoureux, c'est que l'émotion était absente. Les sensations s'étioleront, les sentiments s'éteindront et l'émotion restera fossilisée dans chaque âme. Personne alors n'aura l'énergie de remonter à la Source et le courant du Temps sera le plus puissant.

Sophrologie analysante

Par Le 17/03/2015

UN ARTICLE DE CHARLINE.

Camarade de promotion :)

Un descriptif très bien écrit. Merci à elle. 

La Sophrologie soigne, tandis que la Sophrologie-Analysante guérie. Imaginez que vous souffrez de maux de tête, ou de ventre. L’une des solutions qui s’offrent à vous est de vous soigner : vous pouvez prendre un cachet, boire une tisane, vous faire couler un bain chaud… De cette manière, vous soignez les douleurs. Soignez, c’est apaiser, diminuer la souffrance, voire l’arrêter. Une autre solution est de vous guérir, c’est-à-dire de jouer à l’archéologue avec cette douleur, de fouiller à l’intérieur pour comprendre son sens. Guérir, c’est entendre pourquoi (pour quoi) cette douleur existe, là.

 

« Soigner » (effet de la Sophrologie) est une solution très utile car rapide, efficace dans l’urgence. C’est nécessaire lorsque nous avons des angoisses (notamment en crise), du stress, phobies, etc., pour se détendre rapidement et faire face. On va modifier notre état, mais le rétablissement ne se fait qu’en surface.          

« Guérir » (effet de la Sophrologie-Analysante) sollicite un peu plus de temps selon les maux (physiques ou relationnels) et demande d’oser faire ressortir et transformer(différent de modifier) toutes les souffrances accumulées jusque-là, de la conception à aujourd’hui, en passant par les liens qui nous relie à notre généalogie, pour pouvoir se libérer.

 

Cette libération peut aller encore plus loin, car on peut autoriser nos parents et grands-parents (voire plus haut dans la généalogie) à prendre conscience de leurs limites, qui sont les éléments de leurs personnalités, de leurs relations, de leurs histoires de vie qui ne les rendent pas heureux, et de s’en délier, et surtout de leur pardonner. De plus, et cela me semble le plus important dans la Sophrologie-Analysante, on propose à nos enfants, nés dans le présent ou le futur, à ne pas prendre nos limites, à ne pas entrer dans les schémas de loyauté en répétant les mêmes traumatismes (exemple : subir un viol) ou maladies que leur parents, grands-parents, etc. La guérison se fait alors en profondeur, libère éventuellement notre généalogie et rayonne sur nos enfants.

 

           Nous pouvons expliquer cette différence avec la confection du pain. La farine (la Sophrologie) est essentielle pour obtenir  le résultat souhaité,  elle constitue une base. En effet, sans les techniques de relaxation que nous apporte la Sophrologie, nous n’aurions pas accès à l’Inconscient pour pouvoir travailler et réparer en profondeur. Ce que l’on appelle ancrage (également propre à la Sophrologie-Analysante), qui consiste à associer un état de calme à un geste, un lieu, un animal, une couleur etc., pourrait être rapproché des mesures des ingrédients nécessaires. Effectivement, les mesures (ancrages) permettent d’avoir un repère, un appui, tout au long de la fabrication du pain (et donc la thérapie Sophro-Analysante). Les autres ingrédients, comme la levure, l’eau, le sel, etc., (d’autres outils, comme laPNL, l’Analyse transactionnelle, la visualisation, l’Energie, etc.) sont également indispensables. La Sophrologie-Analysante peut être comparée à l’ensemble de ces ingrédients. De plus, pour donner plus de goût, on peut rajouter des épices, des céréales etc., ce qui pourrait être comparé à l’ensemble des méthodes qui peuvent contribuer à la thérapie (énergie des pierres, élixirs…), selon les besoins du patient et les connaissances du thérapeute. Le thérapeute et son patient mélangent ensemble les ingrédients, mais pour ce qui est de la cuisson, c’est le patient qui en est responsable. A lui de d’allumer le four ou non ! Et enfin, le patient partagera le résultat avec ses enfants et petits-enfants, qui eux, s’ils le souhaitent, n’auront plus qu’à se régaler. 

Le Triangle maudit

Imaginez une pièce de théâtre, un conte, un film… Dans la plupart de ces histoires, trois personnages se démarquent clairement : une Victime, un Bourreau, un Sauveur. Pourtant, ces rôles ne s’interprètent pas qu’au théâtre.

 

Dans la vraie vie, nous jouons l’un de ces rôles lorsque nous sommes en interaction conflictuelle avec autrui et que nous manquons d’empathie, que ce soit dans le couple, avec des amis ou la famille et au travail. En effet, si l’on se sent mal dans une relation, il est fort probable que l’on soit  englué dans l’un de ces rôles. Et ces trois rôles sont étroitement liés, dépendant les uns des autres. Car pour jouer, nous cherchons sans cesse un partenaire de jeu, qui jouera à la perfection le rôle que nous lui avons incité à jouer (et inversement, on sera sollicité par notre environnement à entrer dans ce triangle). De ce fait, rares sont les personnes qui parviennent à ne pas « jouer ».

 

Ensemble ils forment une triade infernale. Nous avons tous une prédilection pour l’un de ces trois rôles, tout en passant de l’un à l’autre, parfois durant une même conversation. Pourtant, aucun n’est meilleur ou pire que l’autre, puisque ce jeu génère malaise et souffrance. Lorsque nous jouons l’un de ces trois rôles, plutôt que d’exprimer nos émotions et nos idées, la communication est perturbée. Et lorsque nous les jouons, nous empêchons la relation d’évoluer.  Au contraire, ces rôles créent beaucoup de stress et étouffent notre énergie, nous épuisent par leur jeu répétitif.

 

  • Exemple de discussion d’un couple qui « joue » :

 

-          C’est à cette heure-là que tu rentres ?! (Bourreau)

-          Oh ça va, j’ai bossé toute la journée, moi. (Victime). Pendant que madame reste à la maison ! (Bourreau)

-          Tu crois que ce n’est pas un travail de m’occuper de repasser tes chemises ?(Victime)

-          Commence pas à m’énerver, j’ai mal au crâne. (Victime)

-          Oh mon chéri, je vais vite te chercher un médicament (Sauveur) … Mais qui est-ce qui a encore mis le bazar dans la boite à médicament ?! (Bourreau)

 

  • Le rôle de Victime …

… ou la pauvre Cendrillon, subissant la cruauté de sa belle-mère et de ses belles-sœurs. 

 

Le rôle de Victime est le plus fréquemment joué (ainsi que celui du Sauveur) car l’éducation nous apprend à nous soumettre l’autorité, à faire plaisir et à rendre service. Il est également  au centre de cette triade car :

-        Il a besoin des deux autres (Bourreau et Sauveur) pour exister

-        Il attire et appelle le Sauveur qui veut la sauver et le Bourreau qui va le persécuter.

C’est donc un rôle de prédilection si l’on souhaite attirer l’attention sur soi-même.

 

Le Bourreau qui « persécute » la Victime peut être une personne, mais également une maladie, un handicap ou une drogue, autrement dit, une béquille qui va lui permettre de ne pas affronter un problème. Pour la Victime, ce qui lui arrive est toujours à cause des autres ou d’une force supérieure, car elle se déclare irréprochable (« Mais Dieu pourquoi c’est toujours moi ? », « Pourquoi ça tombe sur moi ? »). C’est une personne en souffrance depuis longtemps, elle se sent incapable et impuissante. Elle est indécise et se dévalorise. Elle a le sentiment d’être agressé et manipulée. Elle peut se laisser malmener sans rien dire ou se plaindre à d’autres.

C’est par ses nombreuses plaintes et sa culpabilité que la Victime renforce le triangle maudit, tant que les autres rôles sont joués. Elle a donc une part de responsabilité dans la relation avec son interlocuteur car elle a le choix de se positionner en Victime ou non. La Victime a inlassablement autant besoin que l’on prenne soin d’elle ou qu’on l’attaque pour se sentir exister, même si elle doit en être malheureuse.

 

Il existe deux profils de Victime :

-        La Victime soumise, qui se dévalorise, se sent incapable et faible.

-        La Victime rebelle, qui agresse et se lamente.

Dans les deux cas, il y a une très forte peur d’être abandonné.

 

  • Le rôle de Bourreau…

… ou la méchante Sorcière Karaba victime de la douleur d’une épine dans son dos et d’un maléfice.    

 

Le rôle du Bourreau permet de se libérer de ses pulsions agressives sur quelqu’un d’autre, c'est à dire une Victime potentielle (qui décidera d’adopter ou non ce rôle). Il arrive souvent qu’un Sauveur déçu de ne pas voit son action reconnu devienne Bourreau en décidant d’employer la manière forte, ou bien qu’il fut une Victime qui a décidé de se protéger. Dans les films ou les contes, c’est souvent une Victime blessée qui devient Bourreau. Le Bourreau possède plusieurs outils, comme les insultes, les menaces, le harcèlement ou la colère. Il est dans le contrôle et, selon lui, en son absence tout serait mal fait et les problèmes liés à la situation conflictuelle la faute des autres, en particulier de celui qui se place en Victime. Ainsi, il construit son estime de soi aux dépend des autres.

Il a besoin de dominer en usant de son autorité. Il est dévalorisant, voire humiliant, afin de mettre son interlocuteur en position d’infériorité. Mais ce besoin de dominer est lié à ses peurs face à son interlocuteur, car le Bourreau est terrorisé par les relations.

 

 

  • Le rôle de Sauveur…

… ou le prince volant au secours de sa belle endormie et terrassant le dragon.

 

Voir l’autre en détresse provoque chez le Sauveur un mal être et cela l’incite à intervenir empli de bonnes intentions dans la vie d’autrui. Il est persuadé qu’il doit aider et prendre la position de protecteur, de conseiller ou de justicier. Le Sauveur peut être dans le sacrifice, totalement tourné vers l’autre, perdant beaucoup (argent, dignité, raison) ou aider dans le but d’être aidé à son tour.

 

A première vue, le rôle de Sauveur semble le moins désagréable et le plus gratifiant à vivre, mais ce n’est pas le cas. Le Sauveur a tendance à se voir dans une position haute et indispensable, il apporte son aide, ses conseils, mais sans que l’on ait formulé une demande, sans tenir compte des besoins de l’autre. Tout comme la Victime, il a besoin des deux autres rôles pour justifier son existence. De plus, il place la Victime potentielle en incapacité et l’infantilise. Celle-ci peut fuir, ce qui décevra le Sauveur qui était en attente de reconnaissance, le conduisant à devenir Bourreau ou Victime. En réalité, il ne souhaite sauver personne puisqu’inconsciemment il cherche à maintenir la Victime dans son rôle.

 

 

  • Pourquoi ?

 

En psychologie, il a été prouvé que lorsque nous répétons un comportement, c’est que nous y avons trouvé une satisfaction. Alors pourquoi répéter un comportement qui nous rend malheureux ?

En tant qu’humain, nous avons besoin de stimulations sensorielles pour nous sentir vivant. Si nous en sommes privés, nous devenons fous, nous cherchons à nous tuer ou nous laissons mourir. Pour nous maintenir en vie, il nous faut chercher des preuves de notre existence. Les signes de reconnaissance que nous recherchons, et qui constituent un besoin vital, peuvent être positifs ou négatif. Qu’importe ! Que ce soit des coups ou des caresses, des compliments ou des insultes, cela nous rend visibles et consistants. Un enfant peut préférer être grondé plutôt qu’être ignoré. Alors l’adulte aussi, préfèrera créer une dispute pour ne pas se sentir négligé. Ainsi, le jeu offrira à chacun une identité pour combler le vide, car l’autre nous accorde son attention. En effet, avec nos proches (familles, amis, conjoints ou même collègues), nous avons cette tendance à la pudeur, à craindre de dire à l’autre qu’on les aime, de les complimenter. Les critiques venant avec plus de spontanéité, on va apprendre à se contenter de cette reconnaissance négative.

 

 

  • Comment s’en sortir ?

 

Nous pouvons nous libérer de ces rôles, nous placer au centre du triangle, mais pour cela il faut les repérer, d’abord chez nous-même, afin de prendre notre vraie place dans la relation et la rendre meilleure, mais aussi chez l’autre pour ne pas rentrer dans leur jeu.

 

Il faut se rappeler que dans une relation nous sommes au moins deux, et que chacun à sa part de responsabilité. Il ne faut donc pas attendre que l’autre change, nous ne pouvons agir que sur nous même ! Développer son estime de soi et la communication assertive sont des moyens utiles, ainsi que de répondre à l’autre sans être sur la défensive. Car face à des réponses non défensives, l’interlocuteur s’épuisera. En prenant la réalité de l’autre en compte, en l’écoutant, nous restons nous même tout en lui accordant l’attention qu’il réclame.

 

Avec les enfants, nous pouvons leur expliquer les deux rôles Victime et Bourreau en les comparant aux comportements des animaux :

-          la Victime serait le « toutou », qui correspond au comportement passif : il respecte les droits des autres mais ne fait pas respecter ses droits

-          le Bourreau serait le « loup », qui correspond au comportement agressif: Il fait respecter ses droits mais pas ceux des autres

-          et le comportement assertif sera associé au « koala » (il ne fait de mal à personne, mais sa nourriture principale étant l’eucalyptus, celui qui le mangera sera empoisonné), qui fait respecter ses droits tout en respectant droit des autres. C’est le rôle au centre du triangle.

 

Pour se sortir du rôle de Sauveur, il est important de se rappeler qu’une demande doit être clairement verbalisée et que le plus important est d’aider l’autre à devenir autonome et non dépendant (mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner du poisson).

 

Enfin, puisque nous parlons de « jeux » comme au théâtre, il est important de se rappeler que lorsque nous sommes acteurs, nous vivons une Tragédie, alors que si nous sommes spectateurs, nous vivons une Comédie !

 

Mémoire...cellulaire...(12)

Par Le 16/03/2015

Belanger1

Une semaine s’était écoulée lorsque Tanguy se représenta.

Yoann l’invita à entrer en observation avec lui-même, à entrer dans cet espace intérieur, non pas comme en territoire ennemi mais avec bienveillance.

Tanguy n’aimait pas son corps et il n’attachait aucun intérêt à son bien-être physique. Comme s’il se punissait. Aucune activité sportive, une alimentation déséquilibrée, tabac et alcool, somnifères puis vitamines…

Le bilan était sombre et le travail à mener considérable.

Ce fut long avant que Tanguy n’entre en contact avec cet être intérieur qu’il avait toujours tenu à ignorer.

Sa première méditation achevée le fit pleurer...

 

Induction hypnotique, Canal de lumière, le fil du temps, la rencontre avec l’Enfant Intérieur.

Yoann savait que ça ne suffirait pas. Il fallait remonter à la source.

 

« On va faire une séance « conception » Tanguy.

-Et ça consiste en quoi ?

-À ce que tu revives ta conception. Toi en tant que cellule. »

 

Il se laissa guider.

« Tu vois se présenter devant toi un écran de cinéma. Le film projeté, c’est ta conception, les premiers instants de la vie en toi.

…

Le film commence. C’est une ovule que tu vois. Une ovule, et non pas un ovule, car elle est issue de ta mère et que c’est le Féminin sacré qui va chercher à s’unifier. Observe-la. Telle qu’elle t’apparaît. Comme dans un livre de biologie ou sous une forme symbolique. Laisse l’image prendre forme.

…

Comment est-elle ? J’aimerais que tu me la décrives.

-Elle est rouge, avec des excroissances à sa surface. Rouge transparent et je vois dedans comme des courants électriques.

-Quelle est sa taille ?

-Elle est très grande, on dirait une étoile. C’est chaud.

-Bien, et comment se comporte-t-elle ? Est-elle agitée ou calme ?

-Elle est impatiente, elle bouge dans tous les sens, elle tourbillonne sur elle-même.

-Très bien, c’est très bien. Elle semble animée par un fort désir de vivre, c’est ça ?

-Oui, c’est ça, elle attend avec curiosité, mais…

-Oui, quoi ?

-Il y a de l’inquiétude aussi. Parfois, je vois des tâches sombres, j’ai l’impression que c’est comme des tâches de peur. »

Yoann savait de quoi il s’agissait. Ce silence d’Emma, ce secret d’une conception non partagée.

« Tanguy, maintenant, j’aimerais que tu visualises les spermatozoïdes de ton père. Il y en a un particulièrement qui va apparaître, un particulièrement intéressé, attiré, déterminé. Cherche-le, il est là.

-Oui, je vois comme un petit têtard, avec une grosse tête, il est agité, il tape sa tête contre l’ovule et les autres sont plus loin. 

-Est-ce que l’ovule a envie de l’accueillir ?

-Oui, j’ai l’impression mais il y a toujours ces tâches noires à certains endroits.

-Tanguy, ça n’est peut-être pas le bon moment. Il ne faut pas chercher à tout prix à valider cet épisode. Si la fusion ne se fait pas cette fois, il y aura d’autres cycles.

-Si, je sens bien que le spermatozoïde a envie de le faire.

-J’aimerais que tu cherches une lettre sur sa tête, un X ou un Y, l’identité sexuelle que tu porteras.

…

-C’est un Y. Je vois un Y.

-Bien, très bien. C’est le garçon que tu t’apprêtes à devenir.

-C’est fait, le spermatozoïde est entré. Il a disparu à l’intérieur de l’ovule.

-Très bien, alors maintenant qu’ils ont fusionné, que cette pulsion de vie partagée s’est unifiée, laisse ce film se dérouler, les cellules se multiplier, par deux, par quatre, par huit, c’est toi qui prends forme, c’est la vie en toi qui se matérialise, c’est le premier jour de ta vie intra-utérine. »

 

Ils discutèrent lorsque la séance fut terminée. Tanguy voulait comprendre la présence de ces tâches noires.

« On peut penser que ta mère était inquiète et peut-être qu’elle culpabilisait aussi de n’avoir pas prévenu ton père.

-Et moi, j’ai ramassé cette culpabilité ? Pourquoi est-ce que je me sens toujours coupable de tout rater ?

-Il y a un élément essentiel dans tout ça Tanguy. Quelles que soient les conditions de ta conception et les tourments de tes parents, la pulsion de vie qui t’a permis d’être là s’est montrée la plus forte. C’est cette force de vie que tu peux honorer aujourd’hui. »

 

Yoann était convaincu lorsque Tanguy le quitta qu’il y aurait d’autres protocoles à venir.

Fin de semaine. Deux rendez-vous hebdomadaire. Il fallait enchaîner….

 

« Bonjour Tanguy, entre. Comment vas-tu ?

-Je ne suis pas allé en cours depuis deux jours. J’ai l’impression d’étouffer.

-Comment ça étouffer ? Tu as du mal à respirer ?

-Non, je me sens juste comprimé, comme enfermé. Je ne supporte même plus de rester dans ma chambre d’étudiant, je suis rentré chez ma mère.

-Comme si tu manquais de place autour de toi ? Comme si tout ce qui t’entoure t’écrasait ?

-Oui, c’est un peu ça.

-Et bien, le protocole que je pensais faire aujourd’hui devrait t’être bénéfique.

-C’est quoi ?

-La vie intra-utérine et la place dans le ventre.

-La place dans le ventre de ma mère ?

-Oui, c’est ça. »

 

Yoann dessina un schéma et l’expliqua à Tanguy.

« Tu vois Tanguy, pour un bébé, les émotions de la mère représentent un courant très puissant dont le bébé ne peut se protéger lorsque c’est nécessaire. C’est comme un flux électrique dont il va se charger, il n’y peut rien. Imagine une entité cellulaire en cours d’élaboration, comme un espace à remplir. Tout ce que la mère porte en elle va venir occuper une partie de cet espace, une sorte de vase communicant. Le plein se déverse dans le vide. C’est inéluctable et inconscient la plupart du temps. Il s’agit donc pour toi d’explorer ces fardeaux. Et de les déposer si tu les considères comme limitants. Il n’est pas question de rompre l’attachement à ta mère mais de faire en sorte que cet attachement soit clairement identifié et qu’il devienne juste, bon et utile. »

…

Induction, Canal de lumière, le fil du temps et des souvenirs, même les plus archaïques, les plus enfouis, au tréfonds des cellules.

 

L’écran de cinéma.

« Ce fœtus que tu vois, c’est toi, Tanguy. Prends le temps de te connecter à lui, de le redécouvrir, de sentir ce qui vibre en lui.

…

Comment est-il ? Quel âge lui donnes-tu ? Quelle forme, quelle activité ?

-Il est déjà grand, je vois ses mains et ses pieds, il a une grosse tête…Ses yeux sont fermés. Mais il ne bouge pas. Il a l’air triste.

-Comment est-il placé ?

-Il est en travers, il appuie sur les parois du ventre. Il n’a pas assez de place, c’est trop serré.

-C’est trop serré parce qu’il est en travers ?

-Oui, il est en travers mais parce qu’il n’y a pas assez de place dans l’autre sens.

-Comment ça ?

-Plus il a grandi et moins il y avait de place avec sa tête en bas alors il s’est mis en travers. »

Physiologiquement, c’était bien évidemment contradictoire mais Yoann gardait à l’esprit cette tension croissante d’Emma et sa prise de conscience au regard de son mari…Cette évidence pour elle qu’elle s’était trompée mais que le bébé était là et qu’il grandissait… Peut-être des regrets inavoués, peut-être des pensées d’avortement…Cette place qu’elle-même avait cherché à trouver dans sa vie s’avérait néfaste, une pression quotidienne. L’écrasement existentiel généré par son choix créait en elle une limitation de l’espace intérieur.

« Est-ce que Emma savait ce que tu vivais ?

-Je ne sais pas.

-Est-ce que tu le lui as dit ?

-Non, évidemment.

-Pourquoi ne l’as-tu pas dit ?

-Je suis trop petit, je ne peux pas lui parler.

-Et si elle avait su qu’est-ce qu’elle aurait dit ou fait ?

…

-Elle m’aurait dit de ne pas m’inquiéter et que je pouvais prendre plus de place, que je pouvais bouger.

-Et qu’est-ce que tu aurais fait alors ?

-Je me serais mis dans le bon sens.

-Et bien, fais-le maintenant. Dis à Emma que tu as besoin de bouger, que tu as besoin de davantage de place. Regarde l’espace autour de toi, étends tes bras et tes jambes, ressens ce cocon non pas comme une limite mais comme l’espace où ta vie prend forme, détache-toi des tourments de ta mère, elle ne souhaite pas que tu t’en charges et laisse la vie se diffuser en toi, sans peur, sans inquiétude, ça n’est pas toi qui pose problème à Emma, son amour pour toi est immense, ce sont juste des peurs liées à sa vie de femme qui limite ton espace mais elle n’a aucune mauvaise intention à ton égard, son regard de mère est empli de tendresse et d’amour, elle espère pour toi une vie belle et heureuse, ressens cet amour pour toi…Comment ça se passe pour toi ?

-J’essaie de bouger mais c’est difficile, je sens les parois qui résistent.

-Est-ce que tu distingues quelque chose qui t’empêche de le faire, pas seulement les parois de l’utérus mais un élément rapporté, une forme, une couleur, une masse, un objet ou un mot. Regarde autour de toi.

-Il y a une boule noire au-dessus de moi, en haut de l’utérus, là où je devrais mettre mes pieds.

-Est-ce qu’il y a quelque chose dans cette boule noire ou à sa surface ?

-Je vois de la peur et de la honte.

-C’est comment ?

-Comme des piquants sur la boule noire.

-Comment sais-tu que c’est de la peur et de la honte ?

-Je vois les mots inscrits sur la boule. Elle tourne lentement sur elle-même et je vois les mots qui apparaissent.

-Est-ce que ta mère sait que cette boule est là ?

-Je ne sais pas.

-Alors, dis-lui que cette boule te gêne, qu’elle ne t’appartient pas mais qu’elle prend trop de place.

…

Comment ça se passe pour toi ?

-Elle m’écoute.

-Est-ce qu’elle te dit quelque chose ?

…

-Que ça n’est pas à moi.

-Très bien, alors maintenant, essaie de nouveau de bouger, de prendre la place de cette boule noire, elle n’existe que dans l’inconscient de ta mère, elle n’est qu’une chimère, tu n’as pas à la prendre, Emma ne le veut pas, elle ne souhaite que le meilleur pour toi.

-Oui, c’est mieux, je sens que je peux bouger. 

-Continue ce travail, avec amour, laisse la vie te remplir de sa force, elle s’est installée en toi, elle te nourrit, elle ne peut pas se tromper, ce don qu’elle t’accorde est une bénédiction, accueille cette vie avec bonheur et reconnaissance, au-delà des contraintes de l’existence. 

-C’est difficile encore.

-La boule noire te gêne encore ?

-Non, ça n’est pas, il n’y a rien dedans qui me bloque maintenant. Mais…

-Oui ?

-J’ai l’impression que je ne dois pas la déranger, que je dois rester caché, que le monde dehors n’est pas pour moi. Que personne ne m’attend, qu’ils sont même dangereux, qu’il y aura toujours quelqu’un pour venir m’arracher au bonheur.»

 

 

Ils discutèrent longuement après la séance.

Les ressources que Tanguy avait pu retirer de cette vie intra-utérine, cette capacité à exister malgré les pesanteurs héritées, malgré les peurs acquises. Les larmes du jeune homme. Un désespoir qui semblait inguérissable. Cette certitude  qu’il n’était plus qu’un fardeau. Cette incapacité à extraire de son chemin de vie la moindre marque d’estime.

« …m’arracher au bonheur… »

Le symbolisme était évident.

Yoann savait ce qu’il devait encore faire.

Garder confiance, rester patient et déterminé. Laisser l’Inconscient épurer les strates figées de l’histoire personnelle, explorer les traumatismes irrésolus, les immobilismes emplis de peurs.

Le travail de toute une vie.

Il fallait continuer.

 

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