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"Sundays"

Par Le 31/03/2015

Se libérer du "connu" qui n'est qu'une réalité indue.

VIDÉO - Avec seulement 51 000 dollars, le jeune réalisateur Mischa Rozema a réussi son pari: son court-métrage est tellement impressionnant que la Warner a décidé d'en acheter les droits pour en faire un film.

Stupéfiant. Sundays fait partie de ces courts métrages maîtrisés, dont le matériau d'origine est si riche qu'il mériterait une adaptation au long cours.

Les images sont si fortes qu'elles parlent d'elles-mêmes. Des satellites en perdition s'écrasent sur la terre comme des météorites. Un enfant fasciné par le spectacle assiste à ce feu d'artifice morbide, tandis qu'un Boeing s'écrase derrière lui dans un nuages de fumée...

L'intrigue, sibylline, plante le décors d'un monde au bord de l'implosion, où un fonctionnaire anonyme perd confiance progressivement confiance dans le fonctionnement de la société. Tel un héros de Kafka, son travail, son identité, l'accès au bonheur et surtout l'accès à l'amour: tous ses repères tombent les uns après les autres. S'ensuit une remise en question existentielle, une quête de sens au milieu de l'humanité qui se désagrège. «La réalité n'est pas ce qu'elle prétend être» écrivait Philip K. Dick, ce philosophe sauvage, auteur du célèbre Ubik et de Blade Runner.

La critique de la (fausse) consience de notre identité, celle qui définit notre réalité propre, prend ainsi une place fondamentale dans cet ovni filmique, comme en atteste la citation d'introduction de Daniel C. Dennett (philosophe contemporain connu notamment pour sa critique de l'héritage de la dualité cartésienne, ndlr): «Ce que tu peux imaginer dépend de ce que tu sais».

Bref, ce récit dystopique, qui oscille entre l'univers paranoïaque du 1984 d'Orwell, et l'emblématique citation de Calderon de la Barqua: «La vie est un songe. Et les songes ne sont que des songes» reste avant tout une pépite cinématographique de 14 minutes d'une beauté visuelle éclatante, pour le moins inhabituelle pour ce genre de format.

Des scènes qui empruntent à Matrix

Mis en scène par Mischa Rozema et produit par Jairo Alvarado, le rendu sort tellement des annales que la Warner a décidé d'en acheter les droits. Sur le plan visuel, beaucoup d'effets sont dignes des plus gros blockbusters: scènes de destruction urbaine qui n'a rien à envier aux Avengers, visions cosmiques comme Interstellar peut nous en offrir, hélicopètes et architecture fortifiée tout droit sortis de District 9. Bref, le court ne fait pas que suggérer, il montre.

Sundays a de nombreuses inspirations, riches et variées, il cite à tout-va, par des plan-hommages. On retrouve presque à l'identique l'un des derniers plans de Fight Club, lorsque le narrateur se rend compte du dédoublement de sa personnalité et du plan de son alter-ego Tyler Durden. Plusieurs scènes empruntent à l'imaginaire de Matrix (le personnage principal ressemble d'ailleurs étrangement à Néo): celle du réveil -douloureux- de la conscience, et celle du dédoublement de l'agent Smith.

À bien des égards, Sundays est un court-métrage très prometteur, et donne envie d'en voir plus. Espérons juste que cet intrigant petit film en forme d'amuse-bouche soit à la hauteur des attentes qu'il suscite.

KUNDALINI (9)

Par Le 29/03/2015

 

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Comment pouvait-il être aussi réceptif, aussi perspicace, aussi pénétrant. Était-elle donc si lisible ? Elle ne se souvenait même pas que Laurent ait su déceler en elle des émotions aussi troublantes et elle en était considérablement… troublée. Elle avait toujours dû exprimer ses ressentis quand elle avait jugé cela inévitable. Laurent ne devinait rien.

Sat.

Il lui avait suffi d’un échange de regard pour qu’il la découvre dans ses secrets. Il lui avait suffi de lire son aura. Mais lire quoi ? Que voyait-il ?

C’était insupportable. Comme un vacarme en elle, des pensées qui hurlaient à tue-tête pour couvrir les autres voix et d’autres pensées qui prenaient la place de celles tombées en cours de route. L’impression d’une armée en marche, ravageant les terres traversées.

 

Elle se leva et rangea son sac. Elle s’habilla et enfila ses chaussures.

Elle regarda quelques instants l’endroit où elle l’avait vu en arrivant. L’image était incrustée en elle. 

 

Sat.

 

Il fallait qu’elle s’active, physiquement, elle devait laisser se poser les eaux agitées de son mental, toutes ces pensées qui troublaient le fond de son âme.

 

Son âme…

Jamais, elle n’avait eu la moindre attention envers cette entité inconnue. Jamais, elle n’avait invité dans ses pensées l’image lumineuse de cette vie insérée.

Et de nouveau, elle ressentit avec une acuité presque douloureuse ce vide à combler, cette exploration à mener, ce voyage intérieur qu’elle avait toujours repoussé sans même en avoir conscience.

Comme si sa vie de femme et sa mission de mère avaient enfermé en elle des horizons magnifiques, comme si toute sa vie s’était figée sur les éléments extérieurs, son environnement, ses fonctions, ses rôles, des attributs dictés par des schémas de pensées qui ne lui appartenaient pas et qu’elle avait ingéré en toute confiance.

 

Elle n’y arrivait pas… Le flot de pensées était le plus fort. Elle visualisait en elle une digue emportée et des marées d’émotions archaïques se déverser sur l’étendue dévoilée.

Elle poussa un long soupir.

Demain était trop loin. Elle n’imaginait même pas pouvoir dormir.

Elle devait s’extraire de ce tohu-bohu.

Elle enfila les sangles de son sac à dos et s’engagea sur le sentier.

 

Lorsqu’elle retrouva son véhicule, elle s’assit lourdement et claqua la portière.

 

Elle ferma les yeux en tenant le volant, le dos calé dans le fauteuil. Cette lourdeur intérieure, cette masse d’incompréhensions et de questionnements récurrents, une fatigue qui se mêlait à l’impatience de le revoir. Comme une urgence absolue.

Elle avait déjà éprouvé cette pesanteur des idées chaotiques après le départ de Laurent. Elle n’aurait jamais imaginé une telle puissance.

 

Elle laissa le calme s’installer en s’efforçant de respirer consciemment. Cette idée soudaine que dans l’habitacle, elle ne communiquait plus avec l’aura de Sat, qu’ils n’étaient plus reliés, comme un vide en elle, une rupture. C’était pourtant absurde d’imaginer qu’une entité énergétique soit arrêtée par de la matière. Absurde.

 

Elle ouvrit les yeux et démarra. Elle avait besoin d’un horizon plus large, besoin de quitter l’étroitesse du lieu, de s’éloigner de cette gorge et de ses images.

Elle fit demi-tour et remonta vers le plateau.

 

Route sinueuse.

Les pensées éteintes, comme une absence, les yeux dans le vague, juste appliqués à suivre la route. Des gestes automatiques comme si un pilote robotisé avait pris les commandes.

Elle sortit du défilé et déboucha sur l’étendue ouverte. Un vaste replat bordé de collines, des bois épars et des roches erratiques, délicatement posées dans l’herbe grasse.

Elle gara la voiture sur le bas-côté. Les mains sur le volant, des regards circulaires en quête d’un chemin. Elle avait besoin de marcher. De vider toute cette énergie qui l’avait enflammée.

 

Ses yeux tombèrent sur le cadran de l’horloge digitale.

14h39.

Elle n’avait même pas mangé. Et n’éprouvait aucune sensation de faim. Elle n’avait rien vu du temps passé, comme si cette rencontre et ses effets l’avaient propulsée dans une dimension intemporelle. Cette idée même que les sensations accumulées n’avaient rien à voir avec son corps, qu’il y avait bien autre chose et que ces ressentis inconnus ouvraient des brèches sur des territoires inexplorés. Des horizons qui l’étourdissaient.

Elle prit une pomme dans son sac et sortit. Elle ferma son véhicule et s’engagea dans les prés, vers une colline boisée.

 

Une alouette chantait à tue-tête en plongeant vers le sol puis remontait aussitôt dans une frénésie de battements d’ailes. Elle l’observa, amusée et se demanda s’il s’agissait d’une parade amoureuse ou de la simple expression d’un bonheur.

 

Le bonheur.

Était-cela qui vibrait en elle ? Cette euphorie qui finissait par l’inquiéter. Comme si elle manquait d’entraînement, comme si lui était interdit de s’abandonner à la joie.

Se l’interdisait-elle ou était-ce une interdiction insérée en elle ? Comme un poison ancien.   

Que pouvait-il y avoir en elle de si ancien qu’elle n’en ait plus conscience ?

Elle essaya de se remémorer son enfance. Quels souvenirs avait-elle gardés de cette période qui puissent venir expliquer ainsi ce déni du bonheur à saisir ?

 

L’alouette plongeait une nouvelle fois en lançant dans les cieux ses carillons joyeux.

Elle la remercia intérieurement. Et s’en voulut de ne pas avoir osé l’exprimer distinctement et elle s’étonna immédiatement de cette réflexion étrange, de cette gêne, de cette surprise en elle. Jamais, elle n’avait parlé à la nature, ni même à un seul de ses éléments. Juste des pensées. Des pensées pleines d’amour. Était-ce suffisant ? Pourquoi garder tous ces mots en soi puisqu’il s’agit de partager des bonheurs et de remercier ?

 

Elle ne comptait plus les interrogations sans réponses. Tout était là. Une certitude. Tout était là.

Sat avait ouvert une brèche.

 

Elle rejoignit l’orée des bois et entreprit de zigzaguer entres les arbres. Elle suivit une sente animale et vit des écorces arrachées aux troncs des feuillus. Les hardes de chevreuils ou de biches suivaient des itinéraires ancestraux.

Quels chemins balisés avaient-elles empruntés durant toutes ces années ?

La question revenait inévitablement.

Elle avait espéré un moment de calme intérieur et savait que c’était impossible.

Et cette idée soudaine que sa rupture avec Laurent n’avait été qu’un préambule. Elle avait interprété l’épreuve comme une condamnation alors qu’il s’agissait de l’ouverture des grilles. Non pas que sa vie de couple l’ait enfermée mais cet attachement au passé, ces interrogations culpabilisantes, cette recherche nauséeuse des responsabilités, de la compréhension de l’histoire, tout cela formait en elle un chaos qui la privait des horizons à découvrir.

Elle se devait désormais de chanter comme l’alouette. Juste un hommage à la vie en soi.

Il fallait surtout arrêter de le désirer et passer à l'acte.

Elle se reprochait ses manques et ne parvenaient même pas à les combler. Lui plaisait-il tant de se plaindre ? Un regard coléreux sur ses faiblesses.

Elle sortit de ses pensées en dépassant la crête des arbres. Elle rejoignit un replat découvert et contempla l’étendue. Les montagnes dessinaient sur la ligne des cieux des courbes parfaitement ciselées, des pics majestueux, comme tracés par un enfant appliqué et amoureux.

Seule dans l’immensité.

Plein soleil. Juste une brise tiède qui l’effleure.

Comme une évidence.

Elle se déshabilla et posa ses vêtements. Un sourire immense en elle, une bouffée de chaleur qui l’électrisa. Elle eut même envie de courir mais réfréna son désir. Elle ne s’imaginait pas rencontrer un groupe de randonneurs et elle rêva un instant d’une journée à marcher dans une nudité totale, sans peur, sans retenue, juste ce plaisir infini de sentir son corps inséré dans le cocon du monde.

Debout, les bras ouverts au-dessus de la tête, les mains tournées vers les cieux, les yeux embrassant la terre.

Bouche ouverte, comme un baiser à la lumière, une étreinte avec un partenaire invisible. Et si présent. Elle sentait en elle un courant chaud, toutes les fibres de son corps ouvertes pour l’hommage, les jambes légèrement écartées pour affirmer l’ancrage au sol, comme si montait de la matière sous ses pieds une énergie tellurique, que son corps servait de canal, une passerelle entre la lumière céleste et les courants de magma.

Elle eut un vertige. Pas de ceux qui vous assomment et vous poussent à chercher un appui, les yeux fermés pour ne pas vomir. Juste un tourbillon cristallin, comme l’eau d’un torrent qui coulerait en elle, une eau patiente et appliquée qui rognerait les reliefs tourmentés.

Elle ferma les yeux et s’abandonna au flux.

Respiration lente et consciente.

 

Quand elle laissa de nouveau les images du monde l’envahir, elle se sentit ridicule. Sans qu’elle n’y puisse rien. Une chute implacable, comme si soudainement elle se devait de rejoindre les chemins ancestraux.

On ne se dévoile pas de la sorte n’importe où.

Elle n’avait connu que les plages naturistes et les bords de rivière.

Elle passait la plupart de ses journées allongée sur sa serviette ou dans l’eau. Jamais, elle ne se retrouvait ainsi en pleine nature, seule, debout, face au monde. Jamais, elle ne s’était permis cette liberté.

Bien sûr, il y avait bien les centres naturistes mais l’enceinte changeait radicalement la situation. Elle n’était pas dans le monde quand elle se laissait enfermer.

 

Elle eut envie d’arracher les tissus de pensées qui ceinturaient son âme.

Son âme. Pourquoi ce mot revenait-il ainsi ? Pourquoi criait-il à tue-tête de la sorte ? L’impression d’un être inconnu qui sortait d’une geôle, qui découvrait en quelques secondes tout ce qu’il n’avait pas connu.

Et simultanément d’un mental qui cherchait de toutes ses forces à rétablir le cours des choses.

 

 

Elle ouvrit son sac et sortit sa serviette de bain. Elle l’étala et s’y assit en tailleur. Mains posées sur les cuisses, pouces et index en contact. Respiration lente et consciente.

Le soleil sur sa peau, comme une huile chaude, une caresse qui ruissela jusqu’au creux de ses cuisses.

 

« Merci, » murmura-t-elle, gênée.

Et sa voix dans sa solitude inhabituelle l’étonna. Comme une douceur qu’elle ne se connaissait pas.

Elle resta ainsi de longues minutes.

Elle éprouva un profond bonheur quand elle réalisa qu’elle n’avait pensé à rien avant que cette pensée ne survienne.

Elle s’allongea et ferma les yeux derrière l’écran de ses lunettes de soleil.

Les mains sur le ventre.

 

Sat…

Demain."

 

 

Mutation, sanction.....

Par Le 29/03/2015

Jean-François Chazerans muté à Thouars par le recteur

28/03/2015 05:46
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http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2015/03/28/Jean-Francois-Chazerans-mute-a-Thouars-par-le-recteur-2273860
  
Jean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - Jean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - drJean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - dr
Jean-François Chazerans et son avocat, Amaury Auzou vont préparer notamment un recours au tribunal administratif. - dr

Poitiers. Le prof de philo a fait l’objet de la plus sévère sanction applicable par l’académie : une mutation d’office. Elle est vécue comme une humiliation.

 Il pouvait encore s'accommoder d'une mise à pied, admettre une enquête pénale ou supporter huit heures de garde à vue (lire repères). Mais la sanction disciplinaire de l'Éducation nationale, sa maison depuis quarante ans, c'est le coup de grâce pour Jean-François Chazerans. Le professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo, à Poitiers, suspecté d'avoir « tenu des propos inadéquats en classe », après l'attentat de Charlie Hebdo, s'est vu« infliger », c'est le terme, hier par courrier, un « déplacement d'office dans la zone de remplacement des Deux-Sèvres ».

" Cette décision est scandaleuse "

Il serait rattaché au lycée Jean-Moulin de Thouars. Il s'agit de la plus forte sanction disponible dans l'échelle de valeur disciplinaire du recteur d'académie, Jacques Moret. Au-delà, la décision est du ressort du ministre. Parmi les arguments développés pour justifier cette décision, le rectorat a estimé que « les agissements de ce professeur ont porté atteinte non seulement à l'image de la fonction enseignante mais à celle du service public de l'Éducation nationale. » 
 « Je suis atterré. C'est de l'acharnement, de la brimade, a confié Jean-François Chazerans, très affecté. Depuis le début, c'est ça. C'est compliqué pour moi d'en parler. Ce n'est pas digne de l'Éducation nationale. Surtout concernant un dossier vide, où on me reproche d'avoir fait des cours de philo. » Son conseil, l'avocat Amaury Auzou, a prévenu : « Jusqu'à présent, on s'est peu défendu. Maintenant, on va attaquer. Cette décision est scandaleuse, je suis en colère. La décision est aussi bien motivée que l'enquête administrative a été faite. Elle veut dire qu'on peut tenir des propos inadéquats mais pas au lycée Victor-Hugo. On marche sur la tête et ça n'a aucun sens. C'était ou rien ou tout. A un moment donné, pour le recteur, ce n'était plus l'affaire Chazerans mais une affaire de crédibilité. » 
Le rectorat n'a pas souhaité faire de commentaire. Quant à Jean-François Chazerans et son avocat, ils entament un nouveau combat. Médiatique, d'abord, avec une conférence de presse programmée au Café des arts à Poitiers cet après-midi. Administrative ensuite avec un recours hiérarchique auprès du ministre de l'Éducation nationale et un autre au tribunal administratif. Même si la sanction prend effet dès maintenant.

repères

Mis à pied quatre mois, placé en garde à vue, blanchi... puis muté

L'affaire, si tant est qu'on puisse en parler ainsi, débute le 19 janvier dernier. Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo, à Poitiers, est interrogé par deux inspecteurs d'académie. On lui reproche « des propos déplacés pendant la minute de silence » du 8 janvier, celle qui avait été décrétée en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. Deux jours plus tard, le prof est suspendu de ses fonctions à titre conservatoire pour une durée de quatre mois. « Il fallait l'éloigner de ses élèves », estime alors le recteur, Jacques Moret, qui porte le dossier au pénal pour une suspicion d'apologie d'actes de terrorisme.
L'affaire suscite de vives réactions dans la société civile. Un comité de soutien au professeur rassemble 200 manifestants le 28 janvier, place Leclerc. Dans le même temps, le prof est convoqué devant la commission administrative paritaire d'académie, dans sa version conseil de discipline, le 13 mars pour le motif suivant : « Propos inadéquats tenus en classe. » Le 26 février, Jean-François Chazerans est placé en garde à vue par la police judiciaire dans le cadre d'une enquête ouverte par le procureur de la République. Il y passera huit heures. Le lendemain, l'enquête pénale est classée sans suite. Jean-François Chazerans est soulagé. Pas pour longtemps.

Xavier Benoit

Madame la Ministre

Par Le 28/03/2015

« Monsieur Ledru, expliquez-moi quelles sont les raisons qui vous amènent à vouloir démissionner ?

…..

-Vous êtes mariée, je crois Madame la Ministre ?

-Oui, effectivement.

-Et vous aimez votre mari.

-Oui, je vous remercie de ne pas avoir formulé une question.

-Je n’en avais aucun doute Madame la Ministre. Alors maintenant, essayez d’imaginer que vous soyez obligée de quitter cet homme que vous aimez. Rien n’a changé en vous quant aux sentiments mais les conditions mêmes de votre existence et toutes les interférences qui viennent s’installer entre vous et votre mari, tout ce sur quoi vous n’avez aucune emprise en est venu à vous mettre en danger. Vous savez que vous êtes en train de sombrer et que cette lutte est devenue absurde et dangereuse pour vous. Alors, vous avez deux solutions : soit vous partez pour vous sauver mais vous perdez cet amour, soit vous décidez de rester et de continuer à vous battre pour que ces conditions d’existence s’améliorent.

…

Si vous optez pour la deuxième solution, imaginez que vous avez une pelle dans les mains et que vous ayez pour mission de creuser un trou. Un trou parfaitement délimité, rectangulaire, d’une profondeur égale, vous n’aurez aucune liberté pour le tailler à votre envie mais vous accepterez la tâche. Et comme vous gardez en vous cet espoir d’un amour sauvé, vous allez donc vous montrer déterminée, appliquée, patiente, volontaire, opiniâtre. Vous éprouverez même parfois quelques bonheurs, une sorte de fierté, de contentement devant la précision de votre trou.

……

Mais vous aurez été tellement concentrée sur votre tâche que vous n’aurez pas vu que les conditions d’existence ne se sont absolument pas améliorées. Rien n’a changé malgré votre abnégation. Il est même probable que cette énergie que vous avez dépensée vous soit reprochée, comme si vous n’agissiez que pour votre bien-être.

…

Un jour, sans doute à la suite d’un problème inhabituel, vous arriverez à prendre un peu de recul. Peut-être même que vous arrêterez de creuser. Dans la lumière de cette situation, vous sentirez tomber sur vous des siècles de fatigue. Alors, vous lèverez les yeux et vous verrez que le rebord du trou est trop loin, que vous ne pouvez plus sortir, que vous avez tellement creusé que la surface du monde est devenue inaccessible.

C’est votre tombe.

 

Vous vouliez sauver votre amour et vous vous êtes détruite et tout ce que vous avez fait n’aura pas empêché que votre amour disparaisse mais en plus et c’est pire que tout, ces années que vous aurez passé à creuser votre tombe, vous aurez sali cet amour, vous aurez contribué à sa déchéance.

Voilà pourquoi je veux partir Madame la Ministre. »

Qualité de l'air...

Par Le 28/03/2015

RYTHMES SCOLAIRES ET POLLUTION - Le soutien de Total !

RYTHMES SCOLAIRES ET POLLUTION

 

Le soutien de Total !




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modifié le 28/03/2015 à 09:17h
 
http://metamag.fr/metamag-2786-RYTHMES-SCOLAIRES-ET-POLUTION.html
Destinée à tirer parti des pics de vigilance à l’école, la réforme des rythmes scolaires aura surtout contribué à augmenter les pics de pollutions en plus de rendre le climat entre les enseignants et leur hiérarchie irrespirable.
 
En effet, selon une étude parue en février, le surcoût relatif au transport des élèves se monterait pour les départements à 80 millions d’euros . Pourtant dès septembre 2013, la gazette des communes déplorait que les maîtres d’œuvres de ce projet  ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et pointait la question des transports comme « le maillon oublié » par Vincent Peillon .
  
D’autres ont pourtant eu plus du pif, c’est le cas du groupe Total, grand mécène de cette réforme . Certes les mauvaises langues diront que le groupe pétrolier se souciait moins de l’intérêt des enfants que de récupérer avec intérêt son investissement à la pompe… 

Quant aux autres conséquences de cette réforme, à la plus grande fatigue des enfants observée par les parents et contre les coups de pompes constatés en classe par les enseignants, il ne reste plus apparemment qu’à conseiller aux élèves de faire le plein de Super !

"Je suis abstentionniste"

Par Le 28/03/2015

Rien à ajouter.

Etienne de la Boétie.

Discours de la servitude volontaire

Discours de la servitude volontaire. (2)

De la servitude moderne.

De la servitude moderne...Extraits...

Servitude acceptée


http://paris-luttes.info/je-suis-abstentionniste-et-tu-1307

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

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<span[ class="tags"> Front national | Election | abstentionnisme

Ecrit pendant les dernières élections municipales par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il réplique...

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.
Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.

Je suis le coupable.

Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

Observons cette loi physique.

2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue. Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant...

50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les non-votants. Étonnant, non ?

Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler. 
Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

Par conviction.

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Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la Préfecture.
Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
J’estime à l’heure actuel que l’ensemble de la classe politique, sans aucune exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change.

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A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

Encore et encore.

Qui est utopiste ?

"qadishtu" : Les Pures.

Par Le 26/03/2015

« On appelait "vierges" les anciennes prêtresses de la lune. À cette époque, "vierge" décrivait une femme qui n’était pas mariée ou qui n’appartenait à aucun homme – elle était une "femme qui était entière". Le terme provient d’une racine latine qui signifie "force" ou encore "habileté" et fut plus tard associé aux hommes : "virle". Ishtar, Diana, Astarte, Isis, toutes des déesses qui furent appelées vierges, bien que cela ne faisait pas référence à leur chasteté sexuelle mais bien à leur indépendance sexuelle. Toutes les grandes cultures parlent d’un héros, mythique ou historique né d’une mère vierge : Marduk, Gilgamesh, Bouddha, Osiris, Dionysos, Genghis Khan, Jésus, tous étaient le fils de la Grande Déesse, de la Déesse Originelle, et leurs pouvoirs mondains lui étaient dus. Lorsque les Hébreux l’utilisaient dans la langue araméenne, ils sous-entendaient "jeune fille" et le terme était dénudé de connotations liées à la chasteté sexuelle. Lorsque les chrétiens traduisirent la bible hébraïque, ils ne pouvaient concevoir une Vierge Marie comme une femme dont la sexualité était libre et indépendante et, il va sans dire, déformèrent le sens du terme vierge afin qu’il sous-entende une sexualité pure, chaste, intouchée. »

On appelait aussi les prêtresses initiatrices vierges "qadishtu", c'est à dire : les pures.

)O( Monica Sjöö, The Great Cosmic Mother: Rediscovering the Religion of the Earth

)O( Illustration par Jem Magbanua

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JUSQU'AU BOUT : l'Amour

Par Le 25/03/2015

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En travaillant sur le roman en cours, "KUNDALINI", je me suis souvenu qu'en écrivant "JUSQU'AU BOUT", j'avais senti un manque à ne pas avoir approfondi davantage la relation amoureuse et sa dimension sexuelle et je m'étais promis d'y revenir plus tard. "JUSQU'AU BOUT" était déjà un long roman et je ne pouvais le développer encore.

"KUNDALINI" m'offre l'occasion de combler ce manque. 

"JUSQU'AU BOUT"

Extrait.

Pierre, le personnage central, a rencontré deux jeunes Hollandaises naturistes sur une plage des Landes. Ils ont fait connaissance et un amour à trois est né. 

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EXTRAIT

"Ils prirent les affaires de la journée et filèrent vers l’océan.

Ils s’étourdirent dans les vagues, engagèrent des parties de raquettes et décidèrent de bâtir une muraille de sable contre la marée montante. Birgitt ramassa des morceaux de bois, Yolanda des algues et il chercha des pierres. Il ne trouva que des petits galets et des coquillages vides. En mélangeant l’ensemble avec du sable, ils constituèrent un amalgame solide. Ils s’assirent dans leur forteresse et regardèrent les vagues lancer leurs assauts.

« Après l’année en Islande, on va chercher un fourgon. On ne va plus aller dans les centres, on veut faire comme toi et ça sera beau, tous les trois ensembles.

-Ça serait même merveilleux. Et je vous attendrai, annonça-t-il. Vous m’écrirez ?

- Oui, c’est sûr ! répondit aussitôt Yolanda qui s’étonna de la question. Pour Birgitt et moi, continua-t-elle, concentrée sur ses mots, on t’a dit, les garçons c’était beaucoup fini, on disait que c’était trop de mal. Avec toi, c’est le bonheur et on sait que c’est pas fini. C’est possible de connaître des gens comme nous, on croyait plus ça, c’est très beau et très important tu nous as donné ça. »

Cette fois, il n’eut aucune pensée négative et il en fut heureux.

« C’est un beau cadeau… que tu nous as fait, continua Birgitt en s’appliquant. C’est avec toi…qu’on veut passer les vacances. »

Il se détendit.

« C’est une belle histoire, tu trouves pas ? interrogea Birgitt.

- Pour moi, c’est une histoire magnifique, la plus belle période de ma vie et j’espère de tout mon cœur que ce n’est pas fini », répondit-il le plus chaleureusement possible.

Birgitt s’approcha et l’embrassa tendrement sur la joue.

« Non, c’est pas fini, c’est beaucoup de belles choses qu’on va vivre encore. C’est pas grave si on est loin. On sera très heureux de se voir. »

Une vague arriva jusqu’au mur de sable.

« Oh la, c’est l’attaque ! s’exclama Yolanda.

- Vous pourrez me donner des titres de livres que vous connaissez, j’aimerais beaucoup apprendre des choses sur la méditation.

- Oui, on va te donner ça. On fera une liste et on l’enverra en français.

- On va aussi te dire un titre sur le Tao de l’amour, annonça Birgitt, avec un sourire espiègle. C’est très beau. C’est les Chinois ils ont écrit ça, c’est pour faire l’amour mais avec l’esprit pareil que le corps, pour unir les deux très fort. C’est difficile à expliquer.

- Il faut oublier on fait l’amour, continua Yolanda, il faut pas penser à l’orgasme, c’est trop petit. C’est beaucoup plus long avec le Tao sexuel. »

Il s’aperçut de la joie qu’elles éprouvaient à approfondir le sujet. Il essaya de se concentrer sur les idées et pas sur les sensations qui s’éveillaient.

« Il faut prendre son temps, c’est le mélange des énergies, c’est pas juste le plaisir, la pénétration n’est  pas obligatoire. »

Il espérait qu’une grosse vague vienne casser la discussion…Il savait qu’il pouvait rester nu auprès d’elles, jouer sans retenue, les toucher sans intentions cachées, s’émerveiller de leurs gestes et de leur grâce, se délecter des reflets mouillés sur leurs peaux brillantes et des gouttes accrochées dans les buissons blonds entre leurs cuisses, mais parler de sexualité, avec une telle franchise et tant de précisions, représentait un défi difficile à surmonter.

« C’est donner du bonheur à l’autre avant de prendre pour soi, c’est souvent avec le Tao, la femme a  plusieurs orgasmes et l’homme apprend à garder son plaisir, à garder son orgasme pour le faire grandir. C’est pas nécessaire que le garçon donne son sperme pour avoir beaucoup de plaisir. »

Il ne parvenait plus à réfréner toutes les images, elles s‘imposaient aux mots et la première sensation de gonflement de son sexe l’affola. Pour l’arrêter, il devait y penser mais plus il y pensait, plus la sensation était précise. Il prit du sable dans ses mains et le laissa couler volontairement sur son ventre.

« Avec le Tao, si l’homme et la femme font bien l’amour, c’est possible après l’orgasme, c’est l’excitation toujours pareil, c’est l’esprit qui a gardé son énergie et il va la donner au corps pour recommencer, c’est pas comme d’habitude avec le garçon qui s’endort ! se moqua-t-elle en le regardant. Si le garçon apprend à garder son sperme, son sexe reste dur et c’est bon pour continuer longtemps. La femme, elle peut encore beaucoup avoir du plaisir. C’est bien pour elle, plusieurs orgasmes. »

Il se demandait si les vagues allaient finir par se lancer véritablement à l’assaut du mur ou si elles avaient décidé de l’abandonner à son sort. Son bas ventre était couvert de sable et il n’osait baisser les yeux.

« Dans le livre, c’est raconté que l’homme et la femme peuvent…Je sais pas comment dire. C’est possible de plus savoir si c’est l’homme ou la femme, c’est un mélange pour avoir l’orgasme cosmique.

Mais je sais pas dire en français.

- Je le lirai et après ce sera plus facile d’en parler », coupa-t-il.

Il eut peur qu’elle rajoute qu’il ne resterait qu’à essayer car, là, il savait que la situation aurait été désespérée.

Une vague vint taper le mur et jeter des paquets d’écume dans leur trou.

« Ouais, super ! cria-t-il en la remerciant intérieurement. Il bondit, sauta l’enceinte, sans leur laisser le temps de l’observer précisément  et plongea dans le rouleau suivant.

Elles le rejoignirent en riant.

Il visualisa le flux sanguin qui se retirait de son sexe pour aller réchauffer le cœur saisi par le froid. Il pensa qu’il lui faudrait beaucoup de lectures avant de parvenir au début d’un contrôle.

Les vagues suivantes assaillirent leur muraille. Ils s’installèrent sur la plage, assis sur le sable chaud et ils la regardèrent s’effondrer.

En admirant la montée irrésistible de cette masse souveraine, il pensa à ces moments de l’année pendant lesquels il avait senti gonfler en lui des flots puissants de haine. Ils avaient tout balayé sur leurs passages, sans retenue, sans contrôle et sans raison profonde. Juste une force libérée aussitôt suivie d’un calme plat, comme une marée basse pendant laquelle il avait ressassé les souvenirs et s’était enfoncé dans les noirceurs, laissant s’installer dans les profondeurs les ferments indispensables à une nouvelle crise. Il sentit combien, dans cette alternance épuisante, rien n’avait été maîtrisé, rien n’avait réellement été décidé. L’océan obéissait à la lune, il avait obéi à la haine. Il se promit de n’être désormais qu’un flot montant, puissant mais calme, une volonté déterminée mais prudente et réfléchie. Il s’accorda la possibilité de périodes d’étale mais il refuserait les reflux. Yolanda et Birgitt seraient les gardiennes de cette élévation.

« Vous m’aiderez toujours à progresser ? » demanda-t-il soudainement, le souffle presque coupé dans l’attente d’une réponse.

Elles le regardèrent, surprises.                                                        

« On t’aidera si tu as besoin de nous, répondit Yolanda sans vraiment comprendre.

- On est bien avec toi, Pierre, c’est du bonheur, c’est pas des problèmes inutiles, c’est pas du temps perdu avec des bêtises. C’est beau tout ça ensemble et on veut continuer. On sera toujours avec toi », ajouta Birgitt, le visage rayonnant.

Il respira plus facilement quelques secondes puis il songea avec inquiétude combien il semblait impossible à une eau de remonter la pente. Il chercha la source et le nom de ce magnétisme, constant et omnipotent, capable de l’entraîner vers les sommets, sans jamais l’abandonner…Seul l’amour lui vint à l’esprit. L’amour pour deux jeunes filles porteuses de lumière et de connaissances, de joies et de bonheurs quotidiens. Il devina alors que cette situation étrange et  particulière, que ce partage d’amour pouvait le conduire à un développement supérieur, hors de toute contrainte. Ils s’aimeraient pour grandir. Il pensa à Nolwenn et comprit que cet amour-là maintenait encore une fois un lien social, une image récurrente, entretenait une morale sous-jacente. Le couple, les enfants, la famille, la maison, le travail, la vie quotidienne, l’enfermement accepté, la quête permanente des plaisirs licites et apaisants, juste des plaisirs et rien d’autre, la satisfaction jouissive et immédiate des biens matériels, l’abandon volontaire, la participation pleine et entière à ce tourbillon écœurant. Les hommes avaient fait de l’amour un collaborateur de l’embrigadement, un maître adoré, vénéré et immensément pervers, un soldat camouflé pour l’instruction joyeuse d’une armée sans cesse renouvelée, agrandie et à laquelle le monde entier souhaitait à tout prix participer. Et les âmes solitaires crevaient de désespoir devant le rejet de leur intégration à cette masse heureuse et soumise. C’était d’ailleurs devenu un marché. Il pensa à ces agences matrimoniales qui recrutaient parmi les réformés et continuaient à gonfler les rangs…Quelle misère…Seule la mort venait mettre un terme à cette vie gâchée, perdue, salie et toujours aveuglément soumise. Il avait quitté tout cela qui n’était rien, il avait rencontré une autre voie. L’amour serait son guide, pas son maître. Ils ne formeraient pas un couple, mais un trio, ils n’auraient pas d’autres enfants que leurs lumières communes, ils s’échapperaient des pièges dorés en s’immergeant dans une nature apaisante et complice. Ils seraient des maquisards. Des résistants luttant contre l’armée mondiale des couples d’amoureux, les impuissants de l’esprit, simples reproducteurs fidèles des idées de leurs pairs.

« Je vous aime », dit-il sentant aussitôt l’insuffisance de ces mots salis par tant de répétitions mensongères et planétaires. Elles virent pourtant dans son regard l’importance de ces paroles. Elles se rapprochèrent, chacune d’un côté et se collèrent à lui. Ils regardèrent ensemble l’horizon ouvert.

Il ne sentit aucun plaisir cette fois, juste une force immense. Immense…Comme une marée montante."

Le corps Sacré. (sexualité sacrée)

Par Le 25/03/2015

"Et souvenez-vous. Il fut un temps où votre corps était honoré comme la Source de Vie. Votre sexualité féminine était tellement puissante que les anciens maîtres tantriques croyaient que votre corps était la clé de l'illumination. Votre yoni, portail menant à la chambre des trésors, était considéré tellement sacré que vous ne laissiez y entrer personne qui ne savait pas comment se comporter convenablement dans un lieu de culte." 
~ Lisa Schrader, traduit par Ishara Labyris
Image : Ines Honfi

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Les loups mangeurs d'hommes....

Par Le 25/03/2015

Les articles sur les loups sur le site du crash de l'avion, ça pue le journaliste malsain, l'appel de l'audimat parce qu'avec 300 personnes sur place, les hélicos et le barouf que ça doit faire, les loups, ils sont loin...
....Par contre, ça remue les fantasmes et ça fait vendre du papier (papier Q d'ailleurs) Et les familles qui vont lire ça, ils y ont pensé ces TDC ? Purée, à vomir.

Le goût du sang, ce sont ces journalistes qui l'ont. Pas les loups. Et tous ceux qui ensuite vont aller colporter ces conneries. 

Hoax : non, les loups ne menacent pas le site du crash de l’A320

AUSTRIA-ANIMALS

Il n'y avait pas besoin d'ajouter de l'horreur à la catastrophe aérienne qui a vu un Airbus A320 s'écraser dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 150 personnes à son bord. Pourtant, BFM-TV et Les Echos, reprenant une information du quotidien belge La Dernière Heure, alertaient, mercredi, sur un risque d'un type nouveau : celui des loups, et le fait qu'ils « pourraient être attirés par l'odeur des corps des 150 victimes ». Une information qui pourrait presque prêter à rire si elle n'était pas abjecte, niée en bloc par les experts de la faune sauvage.

La région de l'accident, située entre Digne-les-Bains et Barcelonnette, s'avère bien une zone de présence permanente du loup, revenu naturellement dans les Alpes françaises en 1992. « Depuis 2006, il y a effectivement une meute sur le secteur dit des Trois-Evêchés-Bachelard. Sa taille est variable selon les hivers, mais on y relève des effectifs en général de l’ordre de cinq individus », explique un expert de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Pour autant, si les loups peuvent atteindre les zones escarpées, les dépouilles des victimes ne risquent rien, tant le prédateur est un animal farouche et méfiant. « Les rotations constantes des hélicoptères dans les airs et les équipes de gendarmes, d'experts sans oublier les badauds au sol, sont autant de facteurs de perturbation très importants pour les loups, au même titre que pour le reste de la faune sauvage. Il y a tout ce qu'il faut pour les faire fuir », assure Pierre Athanaze, président de l'association Action Nature et ancien président de l'Association pour la protection des animaux sauvages.

Une meute évolue sur un territoire de 300 km², rappelle l'expert de l'ONCFS. Elle n'a donc aucune raison de rester sur le site du crash, une zone de 3 ou 4 hectares, soit un millième de sa zone de vie. D'autant que la région est riche en ongulés sauvages, qui constituent la principale source de nourriture de Canis lupus.

« Le loup n'est pas attiré par l'homme en particulier. Etant opportuniste, il pourrait dévorer un cadavre isolé en pleine nature, sans agitation autour. Mais pas sentir l'odeur du sang à des kilomètres, affirme encore Pierre Athanaze. On est dans le pur fantasme. » Comme le rappelait le philosophe et naturaliste Yves Paccalet dans son dernier ouvrage, les loups, comme les ours ou les requins, ne sont pas des « mangeurs d'hommes ». « Nous avons développé une crainte génétique mais aussi culturelle envers ces animaux, témoignait-il dans un entretien sur ce blog. Les attaques d'hommes par des loups sont extrêmement rares dans le monde – et inexistantes dans l'Hexagone depuis 1992 ».

Audrey Garric

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"Je suis née morte"

Par Le 25/03/2015

«Je suis née morte» : le parcours d’une battante



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Nathalie entourée de sa mère et de son éditeur.
Nathalie entourée de sa mère et de son éditeur.
Nathalie Heirani Salmon-Hudry est une jeune femme de 29 ans, née à Tahiti, pleine d’humour et de vie qui vient de publier son premier livre «Je suis née morte» aux éditions Au Vent des Îles. Un livre témoignage sur son histoire qui démarre comme celle de tout un chacun à sa naissance, en 1983 à Papeete. Sauf que pour Nathalie, la vie démarre dès les premiers instants par une dramatique réalité. En raison de complications au moment de l’accouchement, Nathalie est infirme moteur cérébral. Le diagnostic irréversible est terrible, la réalité tout autant. Pour autant, pour elle, comme pour sa mère Merris qui l’accompagne depuis toutes ces années, le handicap ne doit pas être une fatalité et Nathalie met un point d’honneur à étudier : apprendre à lire et à écrire grâce à l’aide de l’informatique, passer son brevet des collèges, son DAEU (diplôme d’aptitude aux études universitaires, l’équivalent d’un baccalauréat) et même deux années d’études supérieures. 

Nathalie Heirani Salmon-Hudry est la preuve vivante, vibrante même
, d’un handicap surpassé, au moins virtuellement par la force de la volonté et de l’amour de ceux qui l’entourent. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir les yeux grands ouverts sur la vérité quotidienne : le regard des autres sur le handicap, le manque de structures adaptées en Polynésie pour les adultes ayant un handicap. Chapitre par chapitre, son livre de 156 pages, qu’elle a rédigé entre juillet 2011 et février 2012, est le témoignage de chacun de ses dépassements, chacune de ses désillusions. 

Une séance de dédicace est organisée ce samedi 29 septembre, de 9h à midi, à la librairie Klima, place de la cathédrale à Papeete. A ne rater sous aucun prétexte, ne serait-ce que pour rencontrer Nathalie, sa soif de vivre et son humour communicatif. 


Commander le livre sur Internet 



«Je suis née morte» : le parcours d’une battante
RENCONTRE AVEC NATHALIE HEIRANI SALMON-HUDRY 

Tahiti Infos : Avec la publication de ce livre, tu es actuellement en pleine promotion médiatique, as-tu peur du regard des autres ? 

Nathalie Heirani Salmon-Hudry : Non, je l’ai fait en pleine connaissance de cause. Soit je restais dans mon coin et je n’étais pas embêtée, soit je forçais les choses et m’exposais aux gens en essayant de me construire. J’ai fait un choix. J’attends maintenant le retour. 

Dans certains de tes témoignages, tu es très dure à l’égard de représentants de divers organismes. Tu as peur de les croiser, désormais ? 

Je dirai juste que j’en ai dit le minimum dans le livre ! J’avais besoin d’apporter mon témoignage. Tout n’est pas beau et gentil. Cette vie, c’est une lutte et un combat permanents. Même auprès des institutions, tu dois te battre. Ce livre je l’ai écrit pour parler du handicap, son utilité est là : avec ce livre on nous connaît. J’ai presque envie de dire : cherchez les autres. Il n’y a pas que moi. 

Tu pointes du doigt les manques de structures, les aides méconnues par les handicapés eux-mêmes ou leurs familles… 

Je ne sais pas combien de personnes handicapées vivent actuellement en Polynésie. Pour ma part, j’ai découvert que le cadre législatif et juridique existe, les aides sont là, mais peu les connaissent. Forcément il y a beaucoup de gens lésés parce qu’ils ne savent pas (…) La politique du handicap est également faite à moitié : le centre de la Fraternité accueille les enfants de 3 à 20 ans, d’autres peuvent être scolarisés, mais après cet âge-là, il n’y a plus d’accompagnement. Après c’est l’affaire des parents qui vieillissent… 

Tu es née en 1983 et tu as donc pu profiter rapidement de l’aide de l’outil informatique, enfin une bonne nouvelle ? 

J’ai conscience que cela a été une aide considérable. J’ai appris à écrire sur un clavier avec une licorne (une tige de fer fixée sur un anneau posé sur la tête, NDLR) que l’ergothérapeute du centre où j’étais scolarisée avait trouvée. J’avais 11 ans. Sans la licorne, je ne peux rien faire et l’inactivité, je ne supporte pas ! Cela me permet aussi d’avoir accès à Internet, comme moyen d’évasion : avec l’ordinateur tu choisis ta destination et les gens avec lesquels tu veux voyager. 

Comment s’est passée ta rencontre avec l’éditeur Christian Robert ?
 

J’avais commencé à écrire quelque chose et un jour ma mère me dit : on appelle un éditeur. Le nom Au Vent des Îles me plaisait bien aussi. Je suis arrivée avec 26 feuillets A4, il m’a dit que c’était un peu léger pour un livre ! J’ai apprécié qu’il me donne son ressenti et à partir des questionnements même de Christian, j’ai fait les chapitres un à un (…) J’ai poussé la porte de la maison d’édition avec mon histoire et lui, en a fait un livre. 

Rédigé par Mireille Loubet le Mardi 25 Septembre 2012 à 16:12 | Lu 4396 fois

Electricité gratuite

Par Le 24/03/2015

Électricité gratuite et infinie

Éléctricité gratuite et infinie

Cette vidéo vous explique comment obtenir de l’électricité gratuite et infinie dans la limite de 1000W par montage et très simple à réaliser.

Électricité gratuite et infinie (canon géomagnétique)

Pour cette vidéo, il recherche des partenaires afin de développer le projet a l’échelle mondiale.
23 brevets de déposés, le projet est fiable sans variation électrique selon l’auteur.
Le système permettra d’être 100% autonome.

Source : http://alalumieredunouveaumonde.blogspot.ca

Partagé par : http://messages.terrenouvelle.ca

© 2006-2015 – Terre Nouvelle : www.terrenouvelle.ca : 

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L'ignorance et l'indifférence.

Par Le 24/03/2015

À force de tout voir, on finit par tout supporter.
À force de tout supporter, on finit par tout tolérer.
À force de tout tolérer, on finit par tout accepter.
À force de tout accepter, on finit par tout approuver.


Saint-Augustin, 430 après J.-C.


N'est-ce pas la raison profonde de l'état actuel d'une bonne partie de l'Humanité ? Un abandon destructeur...

Il y a deux problèmes fondamentaux actuellement : l'ignorance et l'indifférence. Et bien souvent, quand vous le dites, votre interlocuteur vous répond : "Je n'en sais rien et je m'en fiche..."

Elise Lucet

Par Le 22/03/2015

Une vraie journaliste...Merci à elle. 

VIDÉO. "Cash Investigation": Huawei menace de représailles Elise Lucet après la diffusion d'une enquête sur France 2

Publication: Mis à jour: 

HUAWEI - Dans les écoles de communication, on appellerait ça une erreur de débutant. Échaudé par la séquence dans laquelle il apparaît dans le dernier numéro de "Cash Investigation" (diffusé mardi 4 novembre au soir sur France 2), le patron de Huawei France, François Quentin, a eu une réaction qui risque de raviver la polémique. Il rebondissait sur son altercation avec la journaliste Elise Lucet à propos de documents stipulant que le fabricant de téléphones portables faisait appel à une main d'oeuvre infantile.

"J'ai activé tous mes réseaux et madame Lucet n'aura plus aucun grand patron en interview, sauf ceux qui veulent des sensations extrêmes ou des cours de Media Training !", a-t-il déclaré jeudi lors des Assises de l'industrie, organisées par L'Usine Nouvelle. Dans l'enquête de "Cash", la journaliste interpelle le dirigeant sans y avoir été invitée. Devant la caméra, elle montre à François Quentin le témoignage d'une jeune Chinoise de 13 ans qui explique travailler 13 heures par jour pour "nettoyer" les écrans.

Huawei aurait réglé le problème avant cette altercation

Le sujet de "Cash Investigation" est éloquent. Plusieurs adolescents chinois sont interrogés et dévoilent leur quotidien précaire dans l'usine LCE, située à Nanchang (centre de la Chine). Ce sous-traitant fournit des pièces à Huawei, troisième constructeur mondial, mais aussi Nokia.

Visiblement gêné par les manières d'Elise Lucet, François Quentin ne répond à aucune question dans le sujet. Il se contente de répéter qu'il ne connaît pas Elise Lucet (présentatrice du 13h de France 2 depuis 2005), tout en lui demandant sa carte de presse. "Je pense que c'est ce qui lui a déplu", explique-t-il mercredi devant ses pairs.

Sur le travail des enfants, voici ce qu'il déclare. "Nous avons une tolérance zéro sur ce point et nous avons immédiatement cessé toute collaboration avec cette entreprise", martèle-t-il. L'entreprise, dont le siège social est à Shenzhen en Chine aurait identifié le problème en mai 2014, soit un mois avant l'échange musclé avec Elise Lucet. Toujours est-il, que Huawei ne compte pas publier de communiqué après la diffusion de l'émission... Pas sûr que l'entreprise puisse en rester là avec cette sortie publique.

Naoto Matsumura

Par Le 22/03/2015

22 avril 2014
Ce que dit Naoto Matsumura

Naoto Matsumura vit à Tomioka. Il est une des rares victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima à être restée vivre dans la zone interdite. En mars 2014, il est venu en France, en Allemagne et en Suisse pour témoigner de ce qui lui est arrivé, de ses choix et de son combat. Beaucoup de médias ont rapporté sa venue ; vous trouverez dans cette page une sélection de messages qu’il a portés de Paris à Genève, en passant par Bure, Fessenheim ou le Parlement européen.

Ce billet est illustré par des photos que j’ai prises lors de son périple en France, et se termine par une série de liens vers des articles disponibles sur internet ou téléchargeables, de vidéos, de blogs et d’albums photos.

Merci à tous ceux qui ont rendu possible cette aventure, à tous les organisateurs bénévoles et à tous les donateurs. Car l’objectif de ce voyage a été pleinement atteint. Naoto Matsumura a non seulement rencontré des centaines de lycéens avides de connaissances sur la catastrophe de Fukushima mais il a également livré son témoignage à des millions d’Européens à travers de nombreux médias : l’accident nucléaire est possible en Europe, et spécialement en France ; il est encore temps d’arrêter le nucléaire avant de devenir tous des victimes.

Pierre Fetet

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

A propos du prochain accident nucléaire

 

« Le prochain accident nucléaire, ce sera soit au Japon, soit en France. Je connaissais l'accident de Three Mile Island et de Tchernobyl mais je pensais que ça ne nous concernerait jamais, que la technique japonaise était suffisamment bonne... Je pense qu'EDF juge également que les centrales nucléaires françaises bénéficient d'une technique de meilleure qualité. Tepco, c'était pareil. Ils nous disaient qu'il n'y avait pas de danger, que c'était sûr... Il faut dire haut et fort qu'il faut arrêter le nucléaire, il faut se battre. » (AFP, 6 mars 2014)

 

« Si l'Europe ne décide pas très vite de sortir du nucléaire, elle connaîtra forcément une catastrophe aussi grave que Fukushima » (France Info, 16 mars 2014)

 

« Chez vous en Europe, les pays sont collés les uns aux autres, s’il y a un accident, ce sont plusieurs pays qui seront affectés. » (RTS, 18 mars 2014)

 

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier le 11 mars 2014 au Parlement européen

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier le 11 mars 2014 au Parlement européen

A propos du projet d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure

 

« L’Andra a des réponses toutes faites qui, selon moi, ne sont pas fiables. Personne ne peut dire qu’il n’y aura jamais d’accident. Avant, Tchernobyl, c’était loin pour moi et je ne croyais pas que cela pouvait m’arriver. Maintenant, je suis concerné. La France fait comme les autres pays. Elle choisit Bure car il n’y a pas beaucoup de population. Ils considèrent qu’il y aurait moins de dégâts en cas d’accident. Les habitants de Bure sont déjà des victimes du nucléaire. Partout, il faut sortir du nucléaire » (Est Républicain, 9 mars 2014)

 

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

A propos de l’efficacité de la décontamination des sols

 

« Ce que je souhaite dire en France et en Europe, c'est qu'avant une catastrophe, une centrale nucléaire c'est toujours nickel. Je pense que c'est ce que doit vous dire EDF. C'est que nous disaient en tout cas les dirigeants de Tepco : qu'on n'était pas à Tchernobyl dans l'ex-Union soviétique, qu'il fallait au contraire avoir confiance dans la technique japonaise. Et moi, comme la grande majorité des Japonais, je les croyais. Maintenant, trois ans après l'explosion, ils ne contrôlent plus rien. A tel point, que le gouvernement japonais a dû prendre le contrôle du chantier de décontamination. Depuis janvier, je les ai vus dans ma ville faire enlever la terre trois fois pour la décontaminer. Sans résultat : il y a toujours autant de radioactivité dans le sol... » (La Vie, 7 mars 2014)

 

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de Barr le 10 mars 2014 où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de Barr le 10 mars 2014 où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

« Finalement, d’après mes propres expériences vécues dans une zone interdite, j’estime que la décontamination du territoire est irréalisable et que le retour dans les zones contaminées est impossible. Car les zones contaminées ne sont plus habitables. Si jamais un  accident pareil arrivait en France, vous perdriez certainement une vaste étendue de votre territoire. » (Conférence au Parlement européen, 11 mars 2014)

 

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des mensonges de Tepco

 

« Avant le 11 mars 2011, les techniciens de Tepco nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que cela n’arriverait jamais. Des menteurs !

Quelques jours après le 11 mars 2011, un de mes voisins, un technicien Tepco m’a dit que tout était désormais sous contrôle, que tout serait revenu à la normale après quelques jours tout en évacuant sa famille au loin : Menteur!

Depuis le début de la catastrophe, Tepco nous répète que tout va bien. Menteurs !
Ils nous disent maintenant qu’il faudra 30 à 40 ans pour y remédier. Menteurs !
Ils nous ont menti avant, ils nous ont menti pendant, et ils nous mentent même encore
maintenant. » (Enjeux énergies, 8 mars 2014)

 

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

A propos de Fessenheim

 

« La centrale nucléaire de Fessenheim est une vieille centrale. Ce sont ces centrales qui présentent le plus de risques » (Arte Journal, 9 mars 2014)

 

« Si une catastrophe survient ici, il ne restera rien de vos vignes, de vos forêts et de vos champs de maïs. Il faut fermer toutes les centrales du monde. » (L’Alsace, 10 mars 2014)

 

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

A propos de sa ville natale, Tomioka

 

« Ce n’est pas possible d’expliquer la situation de ma ville avec des mots mais après l’explosion de la centrale et l’évacuation, ce qui m’a le plus choqué, c’est le silence. Avant, c’était une ville très animée, aujourd’hui elle est déserte et irradiée définitivement. » (I-Télé, 9 mars 2014)

 

« Je pense que la terre n’a plus de valeur, que personne ne va vouloir des terres de Tomioka. Je suis de la 5ème génération de riziculteurs, mes ancêtres avant moi ont protégé ces terres, mes parents m’ont appris à m’occuper de ces terres, et moi je voulais transmettre ces valeurs à la génération suivante... Il n’y a aucune chance que les générations futures reviennent s’installer à Fukushima. Il n’y a aucune chance pour ça, ça se terminera avec moi. » (RTS, 18 mars 2014)

 

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par Europe Ecologie les Verts au Parlement européen le 11 mars 2014

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par Europe Ecologie les Verts au Parlement européen le 11 mars 2014

A propos de son choix de rester en zone contaminée

 

« Au bout de 3 jours, je suis sorti de ma maison, ce qui m'a frappé c'est le silence. J'ai vu un pauvre chien attaché, il n'avait rien à manger ni à boire. Je l'ai donc nourri et un autre chien à côté a commencé à aboyer pour me réclamer aussi de le nourrir. Et c'est comme ça que je me suis aperçu qu'il y avait des milliers d'animaux abandonnés autour de Fukushima. » (France Info, 11 mars 2014)

 

« Au lendemain de l’accident, la seule chose à laquelle j’ai pensé a été de sauver des animaux. Maintenant, je ne peux plus arrêter » (Metronews, 10 mars 2014)

 

« La centrale nucléaire m’a tout pris, ma vie et mes biens. Rester ici, c’est ma façon de combattre pour ne pas oublier, ni ma colère, ni mon chagrin » (L’Alsace, 10 mars 2014)

 

« Une partie de la population ne comprend toujours pas pourquoi j’ai décidé de rester dans la zone rouge pour m’occuper des bêtes. Ces gens-là se demandent si la vie d’un humain n’est pas plus importante que la vie des bêtes. Mais aujourd’hui, je n’ai aucun regret. Si c’était à refaire, je prendrais la même décision. » (La Télé, 18 mars 2014)

 

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

A propos de sa santé

 

« J’ai renoncé à manger mes propres cultures, elles sont trop contaminées. Et moi aussi ! » (Ouest-France, 6 mars 2014)

 

« Pour l’instant je n’ai rien. Peut-être que dans trois ou cinq ans, je verrai les conséquences de la catastrophe sur ma santé » (Metronews, 10 mars 2014)

 

« Peut-être je serai atteint un jour ou l’autre d’une leucémie ou d’un cancer. » (RTL, 11 mars 2014)

 

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des liquidateurs de Fukushima

 

« Pour Tepco, les travailleurs à la centrale ne sont pas des humains » (JOL Presse, 10 mars 2014)

 

 

A propos du coût de l’électricité nucléaire

 

« Si vous pensez au coût de la décontamination, les coûts de stockage des combustibles usagés et les coûts des dégâts après accident, il est impossible de dire que les centrales nucléaires fabriquent de l’électricité pour bon marché. » (Conférence HEP Vaud, 19 mars 2015)

 

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien de Roland Ries, maire de Strasbourg.

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien de Roland Ries, maire de Strasbourg.

A propos de la gestion de la catastrophe de Fukushima

 

« Aujourd’hui,  il faut révéler ce qui se passe vraiment à Fukushima, dire aux chaînes de télévision qu’on ne peut plus gérer les problèmes à Fukushima Daiichi. Le gouvernement assure que la situation est maîtrisée, mais c’est loin d’être le cas… La réalité c’est que Tepco ne sait pas comment gérer, ni maîtriser l’accident de Fukushima »». (JOL Presse, 10 mars 2014)

 

« Personne ne peut maîtriser l’accident. Il n’y a aucune technique, aucun moyen d’arrêter cela. » (France Inter, 11 mars 2014)

 

Naoto Matsumura a été invité au Parlement européen le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

Naoto Matsumura a été invité au Parlement européen le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

A propos de l’idée qu’il se faisait du nucléaire

 

« Avant la catastrophe, je n’étais pas du tout un militant écologiste. Le nucléaire ne me faisait pas peur, j’avais totalement confiance. » (Ouest-France, 6 mars 2014)

 

« J’étais convaincu que les centrales nucléaires étaient sûres, qu’il n’y avait aucun danger. C’est comme cela que j’avais été formé. » (RTL, 11 mars 2014)

 

« Je n'étais pas anti-nucléaire avant, Tepco m'avait lavé le cerveau. » (France Info, 11 mars 2014)

 

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

A propos de l’attitude de l’OMS vis-à-vis des victimes du nucléaire

 

Naoto Matsumura n’a rien dit mais a porté cette pancarte : « Fukushima, another WHO cover up just like Chernobyl ». Le 19 mars 2014, il a participé silencieusement à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève, comme le font chaque jour ouvrable tous les autres militants d’Independent WHO depuis le 26 avril 2007.

 

 

A propos des évacués

 

« Les personnes âgées sont déboussolées, stressées. Beaucoup en meurent. » (Ouest-France, 6 mars 2014)

 

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Une semaine auparavant, le matin du 11 mars 2014, Naoto Matsumura avait fait une conférence au Parlement européen et délivrait également ces revendications :

 

Droits de l’homme

 

« Les victimes doivent être reconnues comme des réfugiés irradiés et soutenus comme tel. Des droits doivent leur être accordés : Droit de réclamer l’évacuation en fonction du niveau de radiation. Droit de protéger les enfants de Fukushima contre la radioactivité. Droit de se procurer des aliments propres non contaminés pour les enfants aussi bien que pour les adultes. »

 

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Droits de l’animal

 

« Les animaux doivent être évacués et protégés en cas d’accident nucléaire. Les animaux abandonnés dans les zones contaminées ne doivent pas être tués. »

 

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Liberté d’expression

 

« Avant Fukushima, c’était Tepco, grand sponsor des médias japonais, qui censurait  les opinions publiques. Maintenant c’est la nouvelle loi sur la protection des secrets qui fera taire les médias et les dénonciateurs. Il est plus facile de ne rien dire sur Fukushima Daiichi que de chercher à résoudre les vrais problèmes du nucléaire.

Avec cette nouvelle loi, nous n’aurons plus le droit d’accéder aux informations ni de critiquer l’Etat. Nous risquerons d’être considérés comme terroristes, quel que soit notre statut car c’est une loi qui stipule que celui qui avance sa propre opinion peut être considéré comme terroriste. »

 

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine, Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo : André Hatz)

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine, Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo : André Hatz)

 

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Crédits photos pour cet article : Pierre Fetet, sauf la 9ème, la 15ème et la 18ème.

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Pour en savoir plus : liens vers les articles, interviews, vidéos et albums consacrés au voyage de Naoto Matsumura en Europe

 

27/02/14

L’Abeille

« Naoto Matsumura fait étape à Bure le 7 mars prochain »

 

06/03/14

Ouest-France

« Le dernier homme à vivre encore près de Fukushima »

Le Parisien

« Nucléaire : l'ermite de Fukushima prédit un accident au Japon... ou en France »

L’Alsace

« L’ermite de Fukushima qui avertit les Français des risques nucléaires sera à Fessenheim ce dimanche »

AFP

« L'ermite de Fukushima avertit les Français des risques nucléaires »

Vosges-Matin

« Naoto Matsumura : « Le dernier homme de Fukushima » à Bure »

 

07/03/14

La Vie

« Le dernier homme de Fukushima est parmi nous »

Journal de la Haute-Marne

« A la rencontre du résistant de Fukushima »

 

08/03/14

Enjeux énergies

« La conférence de Naoto Matsumura à Paris le 6 mars 2014 »

 

9/03/14

Journal de la Haute-Marne

« S’il n’y a pas de danger, pourquoi ne pas faire CIGEO à Matignon ? »

L’Est Républicain

« Le dernier homme de Fukushima »

Actu 88

« Fukushima – Naota Matsumura lance une alerte rouge : « Arrêtez les centrales ! » 

I-Télé

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

SWR

Dreiland aktuell

Arte Journal

Fessenheim - 9 mars 2014

La Dépêche

« Des milliers de manifestants antinucléaires sur le Rhin et à Fessenheim »

Le Parisien

« Nucléaire : entre 3500 et 9000 opposants manifestent contre Fessenheim »

BlogdeFukushima

« L’appel de Naoto Matsumura - Fessenheim - 9 mars 2014 »

 

10/03/14

Dernières Nouvelles d’Alsace

« A Fessenheim, l’alerte Matsumura »

L’Alsace

« Naoto Matsumura, l'ermite de Fukushima, messager du danger »

Le Figaro

« Pour le dernier homme de Fukushima, le prochain accident nucléaire sera en France »

MétroNews

« Le combat de Naoto Matsumura, le "dernier homme de Fukushima" »

JOL presse

Fukushima: Naoto Matsumura, symbole de la lutte contre le nucléaire

 

11/03/14

Le Monde

« Transition énergétique : tout commence à Fessenheim ! »

RTL, Le choix de Yves Calvi

Naoto Matsumura : « Le danger nucléaire concerne aussi la France »

France Inter, La tête au carré

« La vie à Fukushima , 3 ans après la catastrophe »

RTBF1

Journal de 19h
France Info

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

Reporterre

« Le dernier homme de Fukushima à Paris »

Ma planète

« Naoto Matsumura, "le dernier homme de Fukushima", témoigne au Parlement européen »

Café Santé Nature

« Retour sur la visite de Naoto Matsumura »

RTBF, Soir Première Europe

« L'histoire incroyable de Naoto Matsumura »

Blog Rue89 de Michèle Rivasi

« Fukushima : habiter dans la zone ou devenir un paria »

Parlement européen

Conférence de presse

Euronews

« Le dernier homme de Fukushima met en garde les Européens »

Chaîne de Sandrine Bélier

« Visite de Naoto Matsumura en Alsace »

Ce que dit Naoto Matsumura

12/03/14

Conférence à Strasbourg

« Les leçons de Fukushima »

 

13/03/14

Alsace 20

« Ren et Naoto engagés dans la cause animale à Fukushima »

Dernières Nouvelles d'Alsace

« Naoto Matsumura ne rencontrera pas les salariés de Fessenheim »

L’Echo

« Il a choisi les radiations plutôt que la soumission »

Dernières Nouvelles d’Alsace

« Naoto Matsumura découvre le vin d’Alsace »

 

14/03/14

La semaine dessinée de La tête au carré

#25

FR3 Alsace

« Naoto Matsumura à Fessenheim pour la fin de son périple alsacien »

 

15/03/14

Regards croisés

« A la différence d’une guerre, une catastrophe nucléaire ne s’arrête jamais »

 

16/03/14

France Info

« Il y aura un Fukushima européen »

Weiler Zeitung

« Protest gegen Fessenheim »

 

17/03/14

Montagsaktion gegen Atom mit Naoto Matsumura

https://www.youtube.com/watch?v=AQEQ0RfUXR0

BZ Basel

Ein japanischer Mann trotzt den Strahlen von Fukushima

 

18/03/14

La Télé

« Un paysan japonais vivant à Fukushima témoigne à Lausanne »

RTS

« Le dernier homme de Fukushima »

Weiler Zeitung

« Mahnmal gegen den Wahnsinn »

 

19/03/14

Regards croisés

« Santé et nucléaire : un tandem sulfureux »

Independent WHO

« Une victime de Fukushima devant l’OMS »

2000watts

« Naoto Matsumura : Le Dernier Homme de Fukushima »

 

22/03/14

Le papillon et l’empereur

« Le printemps de Naoto en Alsace »

 

 

PHOTOS

 

4 au 9/03/14

Instantanés de voyage (partie 1)

Photos d'Antonio Pagnotta

 

7/03/14

Rencontre « De Bure à Fukushima » à Bonnet

Photos de Christophe Jobard

 

10/03/14

Naoto Matsumura à la rencontre de viticulteurs au caveau de Roland Gloeckler à Gertwiller

Photos d’André Hatz

 

10 au 14/03/14

Le voyage du dernier homme de Fukushima à Fessenheim (partie 2)

Photos d'Antonio Pagnotta

 

11/03/14

Au Parlement européen

Photos de greensefa

 

12/03/14

Table ronde « Les leçons de Fukushima » à Strasbourg

Photos de Christo Miche

 

15 au 19/03/14

Le voyage du dernier homme de Fukushima à Fessenheim (partie 3)

Photos d'Antonio Pagnotta

 

ENREGISTREMENTS

 

1) Conférence de presse du 11 mars 2014 au Parlement européen de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier à télécharger :

 

English : Version française/anglaise (309 Mo)

Deutsch : Version française/allemande (309 Mo)

Version française sur Youtube (extrait)

 

2) Soirée « Les leçons de Fukushima » du 12 mars 2014 à Strasbourg organisée par le groupe local Greenpeace, avec les interventions de Catherine Connan, Naoto Matsumura, Pierre Fetet, Reiko Hasegawa, Michèle Rivasi, Claude Bourguignon, Bernard Laponche, Antonio Pagnotta, et.

 

Version sur Youtube

Version remasterisée à lire ou à télécharger (957 Mo)

 

3) Conférence du 19 mars 2014 à la HEP de Vaud avec Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Antonio Pagnotta.

Version sur Viméo

 

 

 

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Dernière mise à jour : 3 août 2014

 

 

Cinq minutes

Par Le 22/03/2015

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Cinq minutes

 

Pas grand-chose finalement cinq minutes.  

Selon les circonstances…

Si ce sont les cinq dernières minutes de vie… Celles du mourant ou celles de ceux qui l’aiment.

Ou les cinq dernières minutes avant la naissance de l’enfant. Cinq minutes pour la Maman, cinq minutes pour l’Enfant, cinq minutes pour le Père, cinq minutes pour le personnel médical.

La durée est la même pour tout le monde.

Pas la perception du temps elle-même.

 

Cinq minutes avec la roulette du dentiste dans la bouche. Cinq minutes pour le praticien les yeux rivés sur un horizon dentaire…

 

Cinq minutes avant le début de la finale, ce match tant attendu, les joueurs entrent sur le terrain, ils se positionnent, tout le stade est debout, applaudissements, chants, cornes de brume… Cinq minutes longues par l’impatience, courte pour le flot d’émotions.

Des pensées qui jaillissent, des paroles qui s’égrènent, des cris, des rires…

 

Cinq minutes. C’est très court finalement.

 

Alors, voyons cela de l’intérieur.

Allongé, les yeux fermés, les mains le long du corps ou posées sur le ventre.

Observation de la respiration. Inspiration par le nez, bouche fermée, la pointe de la langue en contact avec le palais.

Une seule et unique pensée, constante. L’observation du mouvement respiratoire. Rien d’autre.

Pendant cinq minutes.

Vous avez mis un chronomètre qui va sonner dans cinq minutes.

C’est rien cinq minutes, ça passe très vite.

Mais pas s’il s’agit de maîtriser les pensées en concentrant le mental sur un mouvement interne et ses effets sur le corps.

 Vous pensez que cela ne posera pas de problème, qu’il suffit de se laisser aller mais s’abandonner de la sorte, c’est la porte ouverte à un flux chaotique de pensées insoumises. C’est inévitable.

Lorsque vous vous direz au bout d’une minute que vous n’avez pensé à rien d’autre que votre respiration, vous aurez perdu à l’instant le contrôle. Puisque vous y aurez pensé.

Lorsque vous aurez un flash d’une micro seconde sur le chronomètre qui va sonner, vous aurez perdu le contrôle.

Lorsque vous réaliserez que vous venez de penser à autre chose et que vous ne savez plus vraiment à quoi, vous aurez perdu deux fois. Celle où vous êtes sorti de l’observation de votre respiration et celle où vous avez réalisé que vous ne pensiez plus à ce à quoi vous deviez penser sans savoir pour autant à quoi vous venez de penser. Et plus vous chercherez, plus vous serez sorti de l’exercice.

 

Mais c’est en sortant de l’exercice que vous prendrez conscience de l’extrême difficulté de l’épreuve.

Vous êtes pourtant immobile, rien dans votre environnement ne vient vous déranger, il n’y a aucun élément extérieur perturbant, aucune bruit, aucun mouvement.

Et vous ne parvenez pas malgré tout à rester en vous-mêmes.

Le monde autour de vous n’y est pour rien.

Même si vous tous vos besoins, tous vos désirs, toutes vos attentes sont exaucés, même si rien, absolument rien, dans votre vie n’est source de tourments, il restera dans le contrôle de votre mental des instants de rupture.

Des pensées intrusives.

 

Ce que tout ça m’inspire, c’est qu’il sera impossible pour l’Humanité de parvenir un jour au Bien-être absolu en se contentant d’attendre du monde extérieur l’établissement de ce Bien-être puisque l’individu lui-même ne parvient pas à être lui-même dans ce Bien intérieur.

C’est comme verser de l’eau dans une outre percée.

 

Pour ma part, je n’ai jamais réussi l’exercice des cinq minutes.

Pour la simple raison que j’ai toujours en tête l’objectif de le réussir…

 

Et quand je pense que certaines personnes rigolent en voyant des images de méditation. 

Les Parlementeurs

Par Le 21/03/2015

Ils ne me donnent pas mon Indemnité de Départ Volontaire parce que je ne suis que instituteur et pas Parlementeurs. 

ES PARLEMENTAIRES SE VOTENT À L’UNANIMITÉ UN DOUBLEMENT DE LEUR DURÉE D’INDEMNISATION EN CAS DE DÉFAITE ÉLECTORALE

NON à un parachute doré pour les élus Contribuables Associés

À quelques jours des élections départementales, c'est ce qui s'appelle avoir le sens du « timing » !

Vous trouvez ce qui suit scandaleux ? Signez notre pétition NON au parachute doré des élus !

***

Les parlementaires sont-ils totalement déconnectés du réel ? La question se pose alors qu’on apprend qu’une loi vient d’être votée à l’unanimité et prévoit de doubler de six mois à un an la durée d’indemnisation des élus en cas de défaite électorale.

Peut-être plus grave encore, le texte prévoit d’obliger une entreprise privée à réintégrer l’élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10 000 habitants et plus. Ainsi, l’entreprise ne sera plus libre de son recrutement.

S’il est vrai que l’équivalent dans le public (l’élu réintègre son administration à la fin de son mandat) est contestable, il faut dire que nous militons depuis des années pour que les fonctionnaires élus démissionnent de la fonction publique (dont le statut fait l’objet d’une proposition de loi visant à la supprimer, que nous soutenons), comme cela se pratique en Allemagne et au Royaume-Uni. Outre-Manche, les hauts fonctionnaires doivent même démissionner de la fonction publique avant la campagne électorale !

Le pire vient des justifications données par le rapporteur du texte, le député socialiste du Val d’Oise Philippe Doucet.

Ce dernier explique qu’«[u]n maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager», alors que les privilèges des élus sont nombreux, et leurs rémunérations très avantageuses.

Doucet avance également que cette loi n’a pas pour seul objectif d’atténuer le choc des défaites électorales, mais surtout de diversifier le profil des élus, en facilitant l’engagement des salariés du secteur privé et des femmes notamment. Comme il est commode que ce souci de renouvellement du personnel politique coïncide avec le renforcement des avantages de l’actuel !

Doucet assure enfin que la date du vote de cette loi n’a rien à voir avec les élections départementales puisqu’elle ne devrait pas bénéficier aux battus de dimanche. «La loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu’elle s’applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n’ a permis de voter le texte que maintenant».

Si Doucet et les parlementaires qui l’ont suivi à l’unanimité sont sincères sur les motivations de cette loi, c’est que ces derniers sont complètement coupés des électeurs qui, en tant que contribuables, sont leurs employeurs. Comment ne pas être frappé par la simultanéité de ce vote et le scrutin des 22 et 29 mars ?

***

Vous trouvez cela scandaleux ? Signez notre pétition NON au parachute doré des élus !

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Méditation : un art de vivre (10)

Par Le 21/03/2015

10 astuces pour faire de la méditation un art de vivre

 

http://chemindevie.net/10-astuces-pour-faire-de-la-meditation-un-art-de-vivre/

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Je médite tous les jours depuis plus de 15 ans. Je comprends tout à fait le défi de conserver sa motivation dans la pratique de la méditation. À travers les années, j’ai développé quelques trucs pour me permettre de garder la flamme bien vivante.

Comme toute relation, au début la méditation se fait avec exaltation et une joie débordante. Ensuite, l’attrait de la nouveauté s’estompe et il est nécessaire de véritablement développer une discipline joyeuse. La pratique de la méditation est un entrainement de l’esprit. Comme tout entraînement, il est nécessaire de la pratiquer régulièrement pour en retirer tous les bienfaits sur le corps et l’esprit.

Pour vous aider à intégrer ce nouvel art de vivre, voici 10 astuces pour débuter la méditation :

  • Trouvez la bonne technique de méditation pour vous : Quelle soit contemplative, active, analytique ou inspiré des techniques de pleine conscience, la méditation est riche et diversifié. Trouvez celle qui vous convient et aller en profondeur dans votre pratique avec enthousiasme.
  • Affirmez vos intentions : Rappelez-vous vos objectifs de médiation avec chaque séance. Générer un esprit plein de gratitude afin d’avoir les conditions favorables pour cette pratique dans votre vie.
  • Soyez bienveillant envers vous-même : Ne soyez pas trop sévère ni trop sérieux dans la pratique de la méditation. Restez léger et ne jugez pas vos distractions ou votre degré de concentration. L’important est de participer ;) Réjouissez-vous de chaque pratique en observant les bienfaits immédiats dans votre esprit et votre corps.
  • Soyez constant : Il est préférable de débuter 5 minutes de méditation chaque jour durant une année que débuter avec une heure de méditation par jour et se décourager après quelques semaines. L’important est de trouver un moment chaque jour pour faire votre méditation et conserver votre discipline joyeuse.
  • Ayez la bonne posture : Prenez une posture qui favorise à la fois la vigilance et la détente. La position coucher n’est vraiment pas la meilleure mais il n’est pas nécessaire de faire la position du lotus également. Soyez assis dans une position confortable, relaxez votre corps, soyez digne et débuter votre méditation.
  • Créez un lieu inspirant : Bien que la méditation puisse se faire dans tous les environnements, il est bien plus inspirant de créer un lieu dédié si vous en faites une pratique régulière. Que ce soit en nature, devant un bouddha ou face à une peinture, entourez-vous de beauté pour méditer et votre motivation n’en sera qu’augmenté.
  • Ayez un rituel de méditation : Pour ma part, je mets une musique douce, allume toujours un encens et une bougie sur mon autel avant de méditer. Parfois juste se laver les mains et le visage est suffisant pour marque une transition entre la vie de tous les jours et ce moment privilégié avec vous-même. Un petit rituel du genre a comme bénéfice de préparer votre esprit à la méditation en plus de créer les meilleures conditions pour votre méditation.
  • Faites des lectures inspirantes : Soutenez votre motivation en lisant sur des sujets de développement spirituel et personnel. Nourrissez votre esprit avec des lectures qui vous amèneront dans une meilleure compréhension des bienfaits de la méditation. Apprenez de nouvelles méditations pour enrichir et diversifier votre pratique.
  • Faites une expérience de retraite immersive : Faites une expérience intense de la pratique de méditation pour vous permettre de développer votre pratique et sentir de manière intense les bienfaits de la méditation. Une expérience de quelques jours vous permettra de voir des changements immédiats et durables dans votre esprit et votre niveau d’énergie.
  • Dédiez votre pratique : À la fin de votre méditation, générez le souhait que cette pratique vous permettre d’être une personne meilleure pour vous-même et les autres. Affirmez vos intentions pour la journée et prenez refuge dans votre esprit bienveillant qui s’est manifesté en vous. Soyez fiers de votre pratique peu importe comment elle s’est produite. Vous avez fait de votre mieux, bravo!

Martin Bilodeau, Montréal
www.martinbilodeau.com
Retrouvez des vidéos de méditations gratuites avec Martin en cliquant ici.

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