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Vers l'Horizon...

Par Le 15/03/2015

Fin de ma formation en sophrologie analysante. Certification obtenue.

Une belle expérience, très, très enrichissante sur un plan personnel, intellectuel, spirituel, émotionnel, relationnel.

Il n'était pas simple pour moi qui vis dans un isolement volontaire de me "dénuder" ainsi, spirituellement, devant quatorze femmes. Puisque j'étais le seul homme de la formation. 

Une telle formation engage considérablement la personne. Il faut accepter d'aller chercher en soi les failles, les traumatismes, les souvenirs enkystés, de les analyser, de les éplucher comme un oignon et de pousser l'exploration jusqu'au coeur de l'âme....

Là, où justement, il est si difficile d'aller...

Il me fallait être pleinement en confiance. 

Et ce fut bien au-delà de ça. 

Un sentiment d'empathie, de bienveillance et d'amour, l'acceptation de l'autre dans toutes ses détresses parce que les siennes sont accueillies avec amour et bienveillance.

Quand on a épluché jusqu'au coeur de l'âme, on pleure. 

Et parce qu'on a pleuré, les sourires ensuite sont plus beaux, plus profonds, plus lumineux.

 

J'avais peur en m'engageant de retomber sur un fonctionnement "scolaire" de compétition. Ce système que j'ai combattu toute ma carrière.

Rien de tout cela. Une absence de compétition et de comparaison, l'autre devient un partenaire, un accompagnant que l'on accompagnera également. Chacun chemine à sa vitesse en sachant que personne ne le condamnera parce qu'il a besoin de davantage de temps ou d'explication ou de soutien. Chacun sait, qu'intérieurement, il porte des failles toutes aussi profondes...

C'est une formation à l'humilité.

Une formation à l'empathie.

Une formation à l'amour de soi et donc de l'autre. 

Je ne sais pas encore ce que je pourrai en faire sur un plan professionnel, au vu de la situation bloquée avec le Ministère de l'éducation territoriale...

Mais je sais infiniment bien tout ce que spirituellement j'en ai appris. Et j'ai une petite idée de tout ce qui reste à explorer........

L'impression d'un navigateur qui va vers l'horizon en sachant très bien que l'horizon recule mais qui se réjouit infiniment des horizons déjà parcourus et qui reste comme un enfant, les yeux tendus vers la lumière qui brille là-bas....

Comme elle a l'air belle.... il faut que j'aille voir. Mais je n'oublie rien. Ce sont les lumières ingérées qui me portent vers les lumières à venir. 

C'est le souffle de mon âme qui gonfles les voiles.

................

Merci aux femmes de ce groupe. Merci à cette Humanité féminine. 

 Mille mercis à toutes les "copines" pour tout ce qu'elles sont.  

Mille mercis à Audrey Steinmetz pour tout ce qu'elle est. Bienveillance, soutien, patience, détermination, passion et surtout un potentiel d'amour infini...

Sophrologie

orchidee sophrologie therapie analyse 73 chambery

La Sophrologie permet la gestion des émotions, de l’angoisse, du stress… et a pour objectif d’amener la détente, le calme en soi…

Des outils concrets sont apportés au patient pour lui apprendre à gérer ses états internes limitants : stress, angoisse, agressivité… exercices de respiration et exercices de visualisation

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La Sophrologie permet à tous de réactiver des ressources personnelles, d’améliorer la confiance, l’estime de soi. C’est un outil efficace pour préparer un examen, une compétition sportive, une opération,…

Kundalini 4 2


Mémoire...cellulaire...(11)

Par Le 15/03/2015

…

 

 Belanger1

Vingt ans… Il s’était écoulé vingt ans quand Yoann reçut cet appel.

« Bonjour M Pignon, je m’appelle Tanguy, je suis le fils de Paul Langevin. Mon père m’a parlé de vous. J’ai besoin de votre aide. »

Un choc. Comme une évidence qui  éclatait au grand jour. L’héritage avait joué son rôle néfaste.

Ils avaient discuté quelques minutes. Yoann était en séance. Ils avaient décidé d’un rendez-vous.

Une certaine impatience à rencontrer ce jeune homme. Comment avait-il vécu son enfance, puis son adolescence, quels chemins de vie ses parents avaient-ils eus ? Yoann n’avait plus reçu de nouvelles de Paul. Sans doute une honte tenace, une culpabilité de ne pas être parvenu à prolonger le travail. Que vivait-il désormais ? Et Emma ? Elle ne l’avait jamais contacté, elle n’avait jamais cherché à savoir ce que Paul avait vécu en thérapie. Connaissait-elle vraiment sa démarche d’ailleurs ? Tellement de non-dits et de secrets…

 

Yoann avait gardé un arrière-goût désagréable de son travail avec Paul, comme une tâche inaboutie, une culpabilité qu’il avait tenté d’atténuer avec le temps...

Il était de toute façon impossible de changer celui qui le refuse. Il héritait maintenant du désordre intérieur du garçon. Transmission néfaste qu’il avait du mal à comprendre. Cette impression nauséeuse que des millions d’enfants naissaient empoisonnés par les résidus fossilisés des tourments de leurs géniteurs. Mais de quel droit les parents pouvaient-ils nier de la sorte cette intoxication originelle ? Comment considérer qu’un enfant puisse agir comme un antidote, comment était-il possible de le prendre ainsi en otage ? Cette inconscience dans l’euphorie de la conception ou ce déni aveugle au regard des tourments archaïques…

Il n’avait jamais pu écarter cette colère. Il n’avait jamais réussi à se contenter de poser un diagnostic et à entamer un accompagnement.

Il lui restait inévitablement un sentiment de gâchis.

Il lui restait à apprendre le détachement.

Le thérapeute qui apprend de ses patients que l’humilité est indispensable.

 

Vingt ans après… Vingt ans de tourments, comme une évolution inversée. Et que pourrait-il bien faire ? Le silence de Paul était éloquent et criait à tue-tête l’inefficacité des protocoles. Il lui était toujours douloureux de sentir cette responsabilité au regard de ses patients. Toutes les paroles qui consistaient à répéter que leurs chemins de vie leur appartenaient et qu’il n’était qu’un lampadaire sur la route, une petite lumière fragile, toutes ses justifications et ses mots apaisants, ils ne parvenaient à effacer la pesanteur de ce ressenti. Il reconnaissait bien parfois l’empreinte d’une certaine prétention, une mission à mener à bien, comme l’ultime Sauveur… C’est là qu’il devait travailler sur lui. Admettre qu’il n’était rien sans la volonté de son patient.

Rien du tout.

Et que de vouloir libérer les individus de leurs fers entravait les individus eux-mêmes puisque cet espoir venait inscrire une pression sur le patient lui-même. Les émotions, les pensées, les intonations, les gestes, les regards… Tout pouvait être interprété… Le thérapeute pouvait participer lui-même à l’enfermement du patient en cherchant une voie de libération.

Le thérapeute n’avait rien à chercher. Il devait juste être celui qui ouvre une fenêtre, celui qui invite le patient à regarder l’horizon. Jusqu’au moment où il sentira en lui la force d’avancer.

 

 

« Entrez Tanguy, bienvenu. »

Une main molle. Un jeune homme timoré, mal dans sa peau, une démarche dégingandée, comme un corps sans squelette. Une énergie sombre. Comme un entonnoir à malheurs. Vingt ans d’errance existentielle matérialisés dans des yeux inquiets.

Quelques paroles de présentation.

« Je suis à la FAC de psycho à Lyon. Je voulais devenir psychologue pour enfants mais je n’arrive plus à suivre et mes résultats sont désastreux. En fait, j’ai une capacité de concentration trop faible, j’ai toujours des pensées qui m’assaillent.

-Quel genre de pensées ?

-Que je suis en danger, que je ne suis pas à ma place, que ce monde n’est pas pour moi, que les autres me méprisent… »

Paul. Tanguy. Un éternel recommencement.

« Mon père a été licencié il y a dix ans et il a réussi à passer un concours dans l’administration. Il travaille à la mairie de Pont-en-Royans. Il a un petit appartement. Il vit tout seul. Sa mère est morte il y a plusieurs années déjà. Ma mère s’est remariée avec un anesthésiste. Celui qui était là le jour de ma naissance.

-Pourquoi un anesthésiste ?

-C’était une césarienne. Une grossesse qui s’est mal finie et une arrivée désastreuse. Je ne voulais pas sortir apparemment. Ma mère en a été très marquée.

-Et vous expliquez ça comment ?

-Parents séparés, père absent pendant la grossesse, même pas là le jour de ma naissance, une mère angoissée, perdue, toute seule, j’en avais des raisons de ne pas vouloir sortir mais ça, c’est ce que j’imagine aujourd’hui.

-Mais, c’est tout à fait envisageable que ça soit ça.

-J’ai voulu en parler une fois avec mon beau-père et il s’est moqué de moi. Tout ce qui touche à la psychologie, ça le fait rire et évidemment ma mère dit comme lui. Elle n’a jamais accepté d’ailleurs que mon père vienne vous voir et elle ne sait pas que je suis là. »

Des non-dits, des moqueries, des secrets, des dénis, des rancœurs, des colères. Et il aurait fallu construire une vie sereine là-dessus. Vaste défi…

Il raconta son enfance. Une grand-mère qui palliait exagérément aux déficiences affectives d’un père dépressif. Une mère totalement soumise à un beau-père rationnel et autoritaire, le milieu médical dans toute sa rigueur cartésienne, pas d’autres enfants dans le couple, la césarienne d’Emma avait brisé à tout jamais le désir d’un autre enfant, une scolarité moyenne, peu de camarades, encore moins aujourd’hui… Il n’avait jamais eu de petite amie.

Des peurs comme compagnes de vie, des hontes, des culpabilités inexpliquées, comme un individu hanté, un héritage trop lourd.

« Est-ce que vous avez déjà consulté un thérapeute ?

-Jamais. J’ai vu un psychologue scolaire quand j’étais à l’école primaire parce que je n’arrivais pas à lire, j’ai redoublé mon CP.

-Et qu’est-ce que ça a donné ?

-Je n’ai pas les détails et je ne me souviens pas de tout mais ça s’est mal passé avec mon beau-père. Il disait que c’était n’importe quoi, que c’était la maîtresse qui était nulle. Et ma mère ne disait rien. Je me souviens juste l’avoir vue pleurer.

-Et ensuite ?

-Il n’y a rien eu d’autre. Personne. J’ai continué comme je pouvais, j’ai eu mon bac, je suis rentré à la FAC. Mais maintenant, je n’y arrive plus et je me sens tellement différent que je me replie de plus en plus. Je ne vois plus personne. J’ai toujours peur de prendre ma place dans un groupe. Je ne sais même pas s’il y a une place pour moi d’ailleurs. Alors, si c’est juste une seule personne, j’ai toujours l’impression qu’elle cherche mes défauts ou qu’elle attend que je dise une bêtise.

-Avec les filles aussi ?

-Encore plus. Là, c’est une catastrophe. »

Il avait baissé les yeux, fixant le sol.

 

 

 

C’était bien ça. Un bébé électrochoc, une césarienne, des autorités opposées et des vides affectifs, l’incapacité à prendre sa place, un individu privé de lui-même, une culpabilité inconsciente liée à la césarienne pratiquée sur sa mère…

Yoann expliqua plusieurs protocoles, ils établirent un planning et ils se quittèrent.

Il repensa longuement à tout ce que Tanguy lui avait raconté. Sa mère lui avait parlé une seule fois de sa naissance. « Un très mauvais souvenir, » avait-elle dit.

Tanguy était en siège. La césarienne était inévitable. Souffrance fœtale, souffrance maternelle, culpabilité parentale… Tellement de fardeaux. Tout ce qui avait été transmis au fœtus, tout ce dont il s’était chargé… Une grossesse entachée de peurs, de colères, de remords, de détresse. Des émotions maternelles qui s’étaient ancrées.

Tanguy n’avait pas réussi à naître « normalement, » comme il le disait.

« Un mauvais départ qui augurait de la suite. Je suis comme un véhicule sorti de la chaîne de fabrication, envoyé sur une voie de garage.»

Comme s’il ne pouvait plus se défaire du rôle du mauvais, de l’incapable, de celui qui fait du mal et fait tout mal.

Une image de la vie comme une condamnation à perpétuité.

Un désastre. 

Comment ruiner l'école publique...

Par Le 14/03/2015

UN ARTICLE DE 2008...

http://www.mezetulle.net/article-19661102.html

Comment ruiner l'école publique ?
par Marie Perret (1)

En ligne le 18 mai 2008


La ruine de l'école publique n'est pas le résultat d'un hasard, mais d'une politique délibérée poursuivie par le néo-libéralisme. Cela n'a rien d'étonnant, au fond. Mais ce qui l'est davantage, c'est que cette politique reçoit le soutien de quelques "idiots utiles" depuis bientôt 30 ans. Non seulement la gauche n'a pas résisté à cette destruction, mais elle a apporté un soutien inespéré au programme de la marchandisation de l’école. Le discours « pédagogiste » auquel une grande partie de la gauche a adhéré a eu pour principal effet de précipiter l’affaiblissement de l’institution scolaire ainsi que la baisse générale du niveau. Comment résister ?

Cet article a été publié le 3 mai 2008 dans UFAL Ecole, que Mezetulle remercie pour cette autorisation de reprise.


Quatre constats inquiétants

   1. Plus de 150 000 élèves sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.
   2. Le recours à des officines de soutien privé est de plus en plus systématique. Il faut savoir qu’Acadomia, entreprise spécialisée dans les cours à domicile, est désormais cotée en bourse. Il y a, de fait, une privatisation rampante de l’enseignement.
   3. L’école, depuis 30 ans, ne joue plus son rôle d’« ascenseur social ». Un exemple : il n’y a jamais eu aussi peu d’enfants d’ouvriers dans des grandes écoles comme Polytechnique ou Centrale qu’aujourd’hui.
   4. Le niveau baisse. Il y a quelques années encore, il était de bon ton de railler les professeurs élitistes et grincheux, toujours prompts à « seriner l’antienne du niveau qui baisse ». Aujourd’hui, le constat est pour ainsi dire unanime. On tire la sonnette d’alarme à tous les niveaux, et dans toutes les matières. Instituteurs, professeurs de collège et de lycée, mais également professeurs d’université : tous déplorent le peu de culture des élèves et des étudiants, leur manque de repères historiques, leur difficulté à maîtriser la langue française, à organiser leur pensée de façon rigoureuse, à exprimer leurs idées de façon fine. Les raisons de ces difficultés ne sont pas seulement exogènes et sociologiques. Si le niveau baisse, ce n’est pas seulement à cause de l’hégémonie de la société du spectacle ou de l’attitude « consommatrice » des jeunes : c’est aussi parce que l’école est de moins en moins exigeante. Bien sûr, le régime n’est pas le même partout : dans les grands lycées de centre ville, où sont généralement scolarisés les enfants de la bourgeoisie, les exigences sont restées à peu près les mêmes. Dans les quartiers populaires, en revanche, les professeurs, débordés, gèrent tant bien que mal la violence liée à l’indiscipline en occupant les élèves, à défaut de les instruire. Les parents cherchent par tous les moyens à dé-sectoriser leurs enfants ou à les inscrire, quand ils sont assez riches, dans le privé. Le contraste entre les établissements est désormais tellement marqué qu’il n’est pas excessif de parler d’une « école à deux vitesses ».

Ces quatre faits ne sont évidemment pas indépendants les uns des autres. Le quatrième constat, qui est le plus déterminant, éclaire les trois autres : c’est parce que le niveau baisse que les familles bourgeoises enrichissent les officines de soutien privé tandis que les enfants des milieux populaires vont grossir les rangs de ceux qui sortent du système scolaire sans diplôme. On ne s’étonnera donc pas que l’école joue aujourd’hui moins que jamais son rôle d’« ascenseur social ».


A qui profite le crime ?

La question qu’il faut poser est la suivante : qui a intérêt à ruiner l’école publique ? A qui profite le crime ?

En 1996, le centre de développement de l’OCDE a publié un intéressant rapport. Le titre est sibyllin (« La faisabilité politique de l’ajustement »), le style, technocratique, l’enjeu effrayant : sous couvert d’apprendre aux gouvernements comment réduire les déficits budgétaires, son auteur, Christian Morrisson, montre comment libéraliser tous les secteurs des activités humaines en « réduisant les risques » – entendez : en évitant la révolte sociale. Soit le problème suivant : étant donné qu’il n’y a pas de libéralisation possible sans destruction des services publics, étant donné que les peuples sont généralement attachés aux services publics, trouver le moyen de supprimer les services publics tout en évitant de mettre les gens dans la rue. La solution est simple, mais il fallait l’inventer : Christian Morrisson préconise la méthode douce qui consiste à diminuer la qualité des services publics. Dans l’extrait ci-dessous, l’auteur prend l’exemple de l’école. Goûtons ce morceau d’anthologie du cynisme néo-libéral :

Les mesures de stabilisations peu dangereuses :
Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population.  (2)


Il n’y a qu’à diminuer progressivement la qualité de l’enseignement : les citoyens n’y verront que du feu. Personne ne descendra dans la rue, les gouvernants ne seront pas inquiétés, le secteur privé tirera tout le bénéfice, car les familles fuiront les établissements publics. Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Christian Morrisson décrit sans fard la réalité de l’école publique. La qualité de l’enseignement, depuis 30 ans, baisse à un point tel que les citoyens n’ont plus confiance dans leur école. Résultat : la marchandisation de l’enseignement est en marche (après celle de l’eau, après celle des énergies, après celle de la santé, etc.). L’école publique se délite progressivement. On grogne bien ici ou là, on réclame davantage de moyens, mais force est de constater que la recette Morrisson marche bien : le « risque politique » que constitue le « mécontentement général de la population » est évité.


Les « idiots utiles »

Pour résister à cette entreprise de destruction de l’école publique, il aurait fallu défendre l’idéal d’une institution forte, dévolue à la transmission de savoirs exigeants, sourde aux pressions venant de la société civile. Pour combattre efficacement Morrisson, il aurait fallu se ranger derrière Condorcet. On aurait pu croire que la gauche, fidèle aux principes de l’école républicaine, allait résister à l’offensive. Non seulement elle ne l’a pas fait, mais elle a apporté, à son corps défendant, un soutien inespéré au programme de la marchandisation de l’école. Le discours « pédagogiste » auquel une grande partie de la gauche a adhéré a eu pour principal effet de précipiter l’affaiblissement de l’institution scolaire ainsi que la baisse générale du niveau. Voici quelques exemples de mesures qui ont participé à cette baisse :

    * En valorisant des qualités qui n’ont rien à voir avec les compétences qu’on doit attendre d’un professeur, on a recruté des enseignants qui n’étaient pas toujours qualifiés. On a oublié qu’avant d’être « gentil », « dynamique », d’« aimer les élèves », de « participer activement au projet d’établissement », un professeur doit se distinguer par la maîtrise des savoirs qu’il transmet.
    * En instaurant le passage automatique, on a fait en sorte que tous les élèves, même ceux qui n’ont pas le niveau, puissent passer dans la classe supérieure. Comme le redoublement est un luxe (les gestionnaires de l’éducation nationale savent que cela coûte de l’argent), on a poussé les professeurs au laxisme. Pire : on leur a retiré le droit de s’opposer au passage de tel ou tel élève dans les conseils de classe. Les parents sont généralement contents : ils pensent qu’on fait un cadeau à leurs enfants. Ils se trompent : en fait de cadeau, il ne s’agit que de faire des économies.
    * Sous le prétexte idiot que la discipline ferait violence aux élèves, qu’un cours doit être « vivant », que le cours magistral est « ringard », on a laissé le désordre s’installer dans les classes. Les professeurs constatent amèrement qu’il est de plus en plus difficile de faire la classe dans de bonnes conditions et d’instruire les élèves.
    * En bradant les diplômes qui, de fait, ont de moins en moins de valeur sur le marché du travail, on a poussé tout le monde à faire des études longues. Comme les conditions d’enseignement à l’Université sont souvent difficiles et parfois déplorables, comme les BTS et les IUT sont pleins, les parents qui ont de l’argent inscrivent leurs enfants dans des écoles supérieures privées (qui coûtent très cher). Ceux dont les parents n’ont pas les moyens se retrouvent sur le marché du travail : ils constituent alors une main d’œuvre paupérisée, qui est d’autant plus exploitable par le patronat qu’elle est peu qualifiée.
    * On a délaissé l’enseignement technique et professionnel, éternel parent pauvre de l’éducation nationale, alors qu’il peut assurer une solide formation à des élèves qui s’ennuient dans les filières générales.
    * Au nom des meilleurs sentiments du monde, on a remis en question le principe d’égalité républicaine et condamné les élèves des quartiers populaires : au lieu d’exiger d’eux ce qu’on exige dans les collèges et les lycées parisiens, on a "adapté" l’enseignement (« inutile de leur faire lire Racine, Descartes ou Montaigne : c’est trop compliqué pour eux et puis c’est tellement éloigné de leurs préoccupations »). On enseigne les humanités aux fils et aux filles de la bourgeoisie, tandis qu’on expérimente, sur les enfants des quartiers populaires, les nouvelles "pédagogies".


Les moyens de résister

Comment résister à cette entreprise d’affaiblissement de l’école publique ?
Voici, pour conclure, quelques pistes :

    * En renforçant l’institution scolaire : il faut instaurer de la discipline, élever le niveau des exigences, instruire les élèves (et non les occuper ou les amuser).
    * En recrutant des professeurs compétents : il faut que ceux-ci soient recrutés sur concours nationaux, pour leurs savoirs ainsi que leur capacité à les transmettre le plus clairement et le plus rigoureusement possible.
    * En concentrant les moyens dans les établissements des quartiers populaires : les professeurs les plus puissants, les mieux formés, les plus savants doivent être envoyés dans ces quartiers et exiger des élèves ce qu’ils exigeraient des élèves d’un lycée comme Henri IV.
    * En cessant d’abaisser l’enseignement technique et professionnel : il faut que les élèves puissent en tirer une formation solide grâce à laquelle ils pourront trouver du travail, mais aussi suffisamment généraliste pour qu’ils puissent changer d’entreprise.


© Marie Perret et UFAL-Ecole,  2008. Lire l'article sur son site d'origine

1 - Responsable du secteur Ecole de l'UFAL (Union des Familles Laïques).
2 - Sur ce texte de C. Morrisson, voir l'article
 Les risques calculés du néo-libéralisme sur ce blog.

Voir le
 commentaire de Tristan Béal et la discussion entre Jean-Michel Muglioni et C. Kintzler 

 

Charte pour la terre et l'Humanisme

Par Le 12/03/2015

Pierre Rabhi sourire aux lèvres
Les 8 propositions de Pierre Rabhi pour que le monde tourne rond

« La planète Terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d'un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toute forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit. »

Les propositions qui suivent sont extraites de la Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme, écrite par Pierre Rabhi pour le mouvement Colibris, issue de son livre Vers la Sobriété Heureuse, paru en 2010 aux éditions Actes-Sud.

Plus que de simples idées, ces propositions réinventent un modèle de société pour proposer une alternative au monde d’aujourd’hui. Pour que le temps arrête de n’être que de l’argent, pour que le silence redevienne merveilleux, pour que la logique du profit sans limites cède face à celle du vivant, pour que les battements de nos coeurs ne sonnent pas comme des moteurs à explosion, et enfin pour vivre et prendre soin de la vie.

#1 : L’agroécologie, pour une agriculture biologique et éthique

De toutes les activités humaines, l'agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaires, tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

#2 : Relocaliser l'économie pour lui redonner un sens

Produire et consommer localement s'impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l'égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces, etc., devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l'économie.

#3 : Le féminin au cœur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l'un des grands handicaps à l'évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu'à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d'entre nous.

#4 : La sobriété heureuse contre le “toujours plus”

Face au "toujours plus" indéfini qui ruine la planète au profit d'une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l'équité.

#5 : Une autre éducation pour apprendre en s'émerveillant

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l'angoisse de l'échec mais sur l'enthousiasme d'apprendre. Qui abolisse le "chacun pour soi" pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l'ouverture de l'esprit aux connaissances abstraites avec l'intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l'enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l'éveille à la beauté, et à sa responsabilité à l'égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l'élévation de sa conscience.

#6 : Incarner l'utopie

L'utopie n'est pas la chimère mais le "non-lieu" de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d'existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C'est dans les utopies d'aujourd'hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes, car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

#7 : La terre et l'humanisme

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l'humanité, l'unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l'inspiration d'un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l'accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l'équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d'un monde viable et vivable pour tous.

#8 : La logique du vivant comme base de raisonnement

Nous considérons que le modèle dominant actuel n'est pas aménageable et qu'un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l'humain et la nature au cœur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

Crédit image : unifrance.org

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Et c'est moi qui suis "fou"...

Par Le 12/03/2015

J'ai écrit ici il y a un an déjà que j'étais convaincu qu'il était prévu de faire entrer les entreprises dans les écoles et que tout cela ferait partie d'un désengagement de l'Etat vers une privatisation déguisée. 

Et bien, voilà, voilà.....

On nous dit dans l'article que les noms des banques ne sont pas cités. Manquerait plus qu'ils ouvrent un livret jeune aux élèves..... mais l'effet psychologique ne peut pas être occulté.

"Les "gentils" banquiers sont là pour s'occuper de mes sous quand je serai grand."

"Les "gentils" banquiers connaissent bien tous les problèmes liés à l'argent."

"Les "gentils" banquiers seront toujours disponibles, compréhensifs et patients pour m'aider."

C'est certain qu'actuellement, dans l'esprit de la population, les banquiers n'ont pas bonne presse. Il est donc "intéressant" pour eux  d'entamer une démarche de récupération des clients en s'adressant aux enfants.....Il leur a donc suffi de se tourner vers le Ministère. Entre copains, on se comprend.

Personnellement, avec ma femme, on n'a pas attendu que des banquiers viennent voir nos trois enfants.

Essayons d'imaginer ce qui restera du domaine parental dans 50 ans ...... La procréation ? Même pas certain....

Et c'est moi qui suis "fou"..........Paranoïaque, troubles obsessionnels avec provocation.....Confusion mentale....

J'ai la rage et je ne veux pas de leur vaccin.

A l'aide d'un jeu de plateau, les enfants sont amenés à se poser des questions sur l'argent. ©Twitter/FBF

A l'occasion de la semaine européenne de l'argent, des banquiers sont invités dans des classes de CM1/CM2 à donner une éducation financière et budgétaire aux enfants.

Wall Street s'invite à l'école. A l'occasion de la semaine européenne de l'argent organisée par la Fédération bancaire européenne, lancée du 9 au 13 mars dans 22 pays, «Les clés de la banque» mettent en route l'opération «J'invite un banquier dans ma classe».

Au programme, un professeur, une classe de CM1/CME, un jeu de plateau et… un banquier. Durant une heure, les enfants vont apprendre à bien gérer leur argent. «L'opération existe depuis cinq ans en Hollande», explique Anne-Catherine Derck, qui pilote le programme d'éducation financière «Les clés de la banque». A l'aide du plateau et de cartes questions-réponses, les écoliers répartis en petit groupe doivent atteindre le magasin de souvenirs avant que le rideau ne se ferme.

Des cartes achats leur permettent de s'interroger sur des situations du quotidien. Ils devront par exemple répondre à cette proposition: «J'adore le dernier jeu vidéo qui vient de sortir. Il coûte 70€. Dans ma tirelire, j'ai justement 70€. Avant de l'acheter, à quoi dois-je réfléchir?». A chaque question correspond une réponse. «Il n'y a pas de mauvais comportement. On propose les différentes possibilités, précise Anne-Catherine Derck. Il y a un vrai besoin d'éducation financière à l'école. Le projet pilote a été construit avec des professeurs et un ludologue», ajoute la directrice du projet.

Un quiz pour les enfants, une charte de déontologie pour les banquiers

A l'origine prévu pour 25 classes, le projet concerne désormais cinquante-cinq. «Pour cette tranche d'âge, c'est un moment clé dans leur rapport avec l'argent, ajoute la directrice du projet. Ils vont commencer

Le plateau du jeu ©Les clés de la banque

à acheter au collège donc on veut anticiper». Les banquiers sont volontaires. «Ce cadre exclut toute démarche commerciale», assure le programme. «On ne cite pas le nom de leurs organismes, on ne donne pas de conseils ou de noms de produits. On informe», affirme Anne-Catherine Derck. Les banquiers signent une charte déontologique et n'animent pas la séance. Le professeur mène le jeu et le banquier n'intervient que «pour expliquer des points plus techniques».

Afin de mesurer «l'acquisition des compétences» des enfants, un quiz est organisé à la fin de chaque séance. A terme, le programme aimerait «étendre l'opération à toute la France pour en faire un dispositif national».

http://www.lefigaro.fr/argent/2015/03/10/05010-20150310ARTFIG00108-des-banquiers-s-invitent-dans-les-classes-d-ecole.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

Mémoire...cellulaire...(10)

Par Le 12/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

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Yoann ne revit plus Paul après cette séance. Il disparut pratiquement de sa vie. Ils discutèrent trois fois au téléphone. Le divorce avait eu lieu, la maison était achevée, un garçon était né.

Paul avait été un des premiers employés à subir le redéploiement de l’entreprise et les restructurations. Il avait été muté. Trois heures de route les séparaient désormais. Il était heureux malgré tout car cette mutation l’avait rapproché du domicile de sa mère. Son père était décédé quatre ans auparavant. Paul disait qu’il allait pouvoir consacrer davantage de temps à sa « maman »…Celle-ci lui avait dit que de toute façon, elle n’avait jamais trouvé qu’Emma était une femme pour lui.

Emma… Elle avait trouvé en Paul la possibilité de jouer à la mère, de tenir un rôle maternel. Personne n’était coupable, personne n’était victime. Il n’y avait qu’un imbroglio de personnalités incomplètes, des individus intoxiqués par des fonctionnements archaïques, hérités parfois de générations précédentes…

L’enfant remplaçait désormais cet homme-enfant. Un électrochoc pour elle aussi. Elle ne pouvait plus imaginer son mari symboliquement accroché à ses seins.

Finalement, Paul n’aimait pas sa mère, il n’aimait pas Emma. Il aimait en elles l’amour maternel. Il aimait ce que cet amour protecteur lui procurait. Il n’aimait pas les individus en eux-mêmes mais le bien qu’ils pouvaient lui donner. Et le refus en lui d’explorer les blocages le condamnaient à souffrir.

 

Yoann avait décidé d’étudier ce fameux complexe d’Œdipe et de tenter d’en analyser chaque scénario. Une évidence que dans le parcours de vie de Paul, cette phase cruciale du développement de l’individu avait été profondément problématique. Il ne pouvait plus rien pour Paul. On ne change pas les autres contre leur volonté. Il avait fait ce qu’il pouvait, sans être persuadé d’avoir réussi quoi que ce soit. Il avait fait au mieux. C’était à Paul de grandir…

Ce petit garçon, le fils de Paul et d’Emma.

Il venait au monde dans une famille séparée, un couple brisé, un père peu présent, immature, névrosé, déprimé, apeuré, inconstant, une mère seule portant une histoire trop lourde, une déception amoureuse, affective, existentielle, une perte de confiance en elle ou dans les hommes en général, une culpabilité au regard de son enfant. Tellement d’options possibles…

Il imagina deux couples recomposés. Garde alternée. Comment l’enfant parviendrait-il à gérer cette situation ? S’il acceptait les nouveaux partenaires de ses parents ? Ou s’il les rejetait ? Ou un seul ? Un panel de suppositions qui l’assaillit.

Si Emma se remarie et que son compagnon assume le rôle de père de substitution, qu’Emma accepte de déléguer à ce compagnon sa mission paternelle, sans s’accaparer cet enfant issu d’une union brisée, le petit garçon trouvera  en cet homme le support nécessaire à son identification masculine et le renoncement de l’amour pour sa mère pourra se faire.

Si Emma se remarie avec un homme que le petit garçon n’aime pas ou en lequel il ne trouve pas les raisons de l’admirer et de vouloir l’imiter et de se confronter à lui, le renoncement à la mère ne se fera pas naturellement. Il faudra qu’un autre homme prenne ce rôle, un ami d’Emma, un Oncle, un voisin, un enseignant, une figure masculine envers laquelle le désir d’imitation pourra surgir et conduire l’enfant vers une identification positive. C’est ce dont Paul n’avait pu bénéficier et il était resté attaché à sa mère par un lien d’amour incestueux et une culpabilité castratrice.

Il n’avait pas eu dans sa vie d’enfant ce « Tiers séparateur » qui l’aurait amené à ce renoncement maternel et à l’ouverture vers le monde. Aucune identification masculine et le monde était resté un « étranger dangereux », un espace à fuir. Emma n’avait été qu’une « protectrice » et elle n’avait plus voulu de ce rôle et encore moins d’un père qui n’aurait pas le comportement adéquat pour son enfant. Elle avait décidé de rompre l’héritage en cours…Cet enfant avait pour mission d’être un bébé électrochoc et il risquait de porter la culpabilité d’avoir failli à cette tâche imposée. Est-ce qu’Emma n’allait pas reprocher inconsciemment à cet enfant de n’avoir pas pu changer son père ?

Tout devenait possible puisque tout était rempli d’intentions inavouées.

Que deviendrait l’enfant auprès d’une nouvelle compagne de son père ?

Si Paul garde la même attitude, s’il ne se défait pas de ses fardeaux, l’enfant pourrait en s’attachant à cette Belle-mère s’enfermer dans un amour « maternel » à travers cette figure féminine, d’autant plus facilement que le compagnon d’Emma chercherait au contraire dans l’autre couple à assumer son rôle d’homme.

La problématique se renforçait et les options à venir se multipliaient. Ce qui pouvait être positif dans un couple pouvait être défait par l’autre. L’alternance devenait anxiogène pour l’enfant et il était impossible de s’assurer de la justesse de son développement sur le court terme. Comme souvent, les effets n’apparaîtraient clairement qu’une fois profondément insérés, installés, figés, fossilisés.

Si Emma venait à mourir et que Paul se voyait attribuer la garde de l’enfant, une Belle-mère pourrait assumer le rôle maternel mais succomberait peut-être à un attachement étouffant au regard du deuil vécu par l’enfant. Un attachement d’autant plus profond que Paul culpabiliserait sans doute, inconsciemment ou pas, du parcours de vie de son enfant. Parents séparés, une mère décédée… Il risquerait de prendre lui aussi un rôle maternant, éloigné totalement de sa mission d’éveil au monde pour son enfant. Il reproduirait à l’identique sa propre enfance. Aucun renoncement à la mère, aucune identification au père, un fantasme de castration figé, un amour maternel jamais éludé, le refus du monde extérieur, l’absence d’intellectualisation, le maintien de l’enfant dans un espace fermé, une dualité désastreuse qui ne serait jamais résolue. Une sexualité adulte qui ne pourrait s’extraire de la fusion originelle, la recherche d’une compagne maternante, protectrice, perpétuant la castration fantasmée.

La dualité dans la relation mère-enfant ne pouvait se rompre qu’avec un Tiers séparateur, conscient de l’attitude nécessaire.

Si Emma ne trouvait pas de nouveau compagnon, si elle en venait à considérer cet enfant comme un substitut masculin, si aucun homme ne venait prendre cette place dans la relation duale, le chemin de vie de cet enfant risquait de suivre les traces paternelles…

Quelle que soient les possibilités, le renoncement à la mère et l’identification au père ne devaient pas être bridées. Il suffisait d’observer Paul pour en juger. Les dégâts étaient parfois irréversibles.

De plus, que cet enfant ait été conçu sans qu’il n’y ait de participation consciente de son père allait-il créer un vide, un manque, un blocage, une mémoire cellulaire mutilée ?

Il imaginait un cœur n’ayant qu’un ventricule, une amputation existentielle qui se matérialiserait dans sa vie sous la forme d’un vide affectif redoutable. Des géniteurs n’ayant pas réglé en eux des troubles fondateurs pouvaient-ils parvenir à créer un individu équilibré ? Que la Vie soit transmise sous la forme d’un chantage était-il recevable ? N’était-ce pas là une forme d’empoisonnement prémédité ?

 

Cette incapacité à œuvrer à la paix en soi n’était-elle pas la raison première du malheur des Hommes ? Des adultes donnaient en héritage à leurs enfants des fardeaux écrasants. Dans la conception même de la Vie.

Yoann se coucha avec en lui une tristesse insoumise, l’impression d’une malédiction archaïque. Des millions d’années d’évolution pour en être toujours là. Une Humanité qui n’avait toujours pas atteint sa maturité. Et qui concevait des enfants comme on prend un médicament.

« Avec un enfant, ça ira mieux. »

 Triste à pleurer.

Personne n’était coupable et tout le monde était responsable de ne pas l’être. Car, finalement, personne ne parvenait à observer les raisons du malheur de chacun. Mais de se croire coupable générait un mal plus puissant que le traumatisme lui-même. Il n’y avait finalement pas d’autres alternatives que d’observer constamment les raisons profondes d’un acte ou d’une parole et ne pas en attendre les effets eux-mêmes… Être responsable pour ne jamais se sentir coupable.

Mais disant cela, il portait un jugement et outrepassait sa fonction de thérapeute. Il devait accepter l’idée qu’il n’était pas là pour guérir ses patients mais juste pour amener les individus à prendre conscience qu’ils portaient en eux leur guérison. Il n’était qu’un portier destiné à entrebâiller les vantaux et à permettre à chacun de découvrir les horizons inconnus de leur propre connaissance.

Paul n’avait sans doute pas trouvé la force intérieure nécessaire pour franchir le seuil, paniqué par ces territoires à découvrir. L’habitude rassurante du malheur face à la peur de l’inconnu... Pour réaliser que la victime et le bourreau sont une seule et même personne, il faut accepter  de mourir à soi-même.

 

 

…

 

 

"Au-delà de notre vue"

Par Le 11/03/2015

Expériences de mort imminente.

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La bulle autour d’eux se referme encore et les étreint. C’est une blancheur amniotique, sans paroi ni rumeur, sans mouvement environnant, ni odeur.   

Il n’a pas fermé les yeux. Il en est certain. Il ne voulait pas quitter Blandine. Ils se sont d’eux-mêmes retournés vers l’intérieur. Il n’a pas pu s’y opposer. La lumière qui l’entourait l’a envahi, il n’a rien pu faire, il ne contrôle rien, il n’a plus de corps, tout a disparu. Il ne sait pas ce qu’il est, ce qui reste de lui, ni où il est, ni où il va. La vitesse augmente. Rien de visible ne lui permet de l’affirmer mais il le sait. C’est un couloir qui le conduit vers une blancheur toujours plus éclatante. Plus aucune peur. Il essaie encore de comprendre… La lumière l’a entouré, puis elle l’a envahi, il est devenu lui-même la lumière mais elle continuait de l’environner. Tout l’espace n’était que clarté et il était lui-même cette clarté. Il n’était ni dedans, ni dehors. Le rayonnement n’était ni en lui, ni autour de lui. Ils étaient l’un et l’autre identiques, partout et nulle part, dans un moment sans fin, ni début. Juste une plongée vers la concentration de la lumière.   

Prospérer sans croissance

Par Le 11/03/2015

« Dix propositions pour prospérer sans croissance »

coverNos amis décroissants de Barcelona ont publié dans plusieurs médias européens « Dix propositions pour prospérer sans croissance ». Nous nous retrouvons totalement dans leur démarche, en particulier dans cette logique de création de convergences à gauche, autour des idées de la Décroissance. De même, ces dix propositions rejoignent ce que nous mettons souvent en avant. On regrette toutefois l’absence de références à l’extension des sphères de la gratuité, et donc à la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie, à une remise plus claire de l’économie à sa juste place, en particulier de la finance, pour une ré-appropriation politique des banques centrales et de la création monétaire comme outil de transition vers plus de soutenabilité et de bien-être. Enfin, nous manque aussi une réflexion sur la démocratie et en particulier sur la notion d’autonomie…

La transition est en marche, les convergences se construisent, merci pour ce texte percutant, clair et important :

logodegrowth2 copyDix propositions pour prospérer sans croissance – Libération – 16 février 2015

On assiste à l’avènement en Europe, de l’Espagne à la Catalogne, de la Grèce à la Slovénie et à la Croatie, d’une gauche nouvelle dont la nouveauté tient non seulement aux idées mais aussi au jeune âge de ses membres. Cette gauche sera-t-elle aussi une gauche verte et proposera-t-elle un modèle coopératif alternatif pour l’économie inspirée des idées de la décroissance ?

Ou, à l’instar de la nouvelle gauche d’Amérique latine, conditionnée par les exigences du capitalisme global, cette nouvelle gauche reproduira-t-elle la logique expansionniste du capitalisme en se bornant à substituer les sociétés multinationales par des sociétés nationales, répartissant un peu mieux les miettes entre la populace ?

Comme contribution à ce débat, n ous présentons ci-après dix propositions, inspirées par la décroissance, que nous avons rédigées pour le contexte espagnol. Néanmoins, moyennant certaines modifications et adaptations, elles sont applicables à d’autres contextes et pertinentes pour les partis de la gauche radicale, ainsi que les formations écologistes partout en Europe.

Audit citoyen de la dette. Une économie ne peut être contrainte de croître pour réparer des dettes accumulées qui ont elles-mêmes contribué à une croissance fictive dans le passé. Il est essentiel non seulement de restructurer mais aussi d’annuler une partie de ces dettes.

Partage du travail. Réduction de la semaine de travail à 32 heures. Ceci devra être agencé de telle sorte que les pertes de salaire résultant de la réduction du temps de travail ne se répercutent que sur la tranche de revenus des 10% les plus riches.

Revenu de base et revenu maximum. Fixation d’un socle de revenu minimum d’entre 400 et 600 euros par mois pour tous les résidents espagnols, disponible sans contraintes ou stipulation. Le revenu maximum d’une personne – revenu du travail aussi bien que du capital – ne peut dépasser une valeur égale à plus de trente fois le revenu de base (12 000-18 000 euros par mois).

Réforme fiscale verte. Mise en œuvre d’un système de comptabilité visant à transformer, à terme, le système fiscal d’un régime essentiellement basé sur le travail à un régime basé sur l’utilisation d’énergie et de ressources.

Arrêter les subventions et les investissements destinés à des activités hautement polluantes en aiguillant les fonds publics libérés vers une production respectueuse de l’environnement.

Pour une société alternative, solidaire. Soutenir au moyen de subventions, d’exonérations fiscales et de législations, le secteur économique coopératif à but non lucratif florissant en Espagne et inclure les réseaux alimentaires alternatifs, les coopératives et les réseaux dédiés aux soins de santé de base, les coopératives s’occupant de logements partagés et d’enseignement, de même que les artistes et autres professionnels.

Optimiser l’utilisation des espaces et immeubles. Arrêter la construction de nouveaux logements et rénover le parc de logement existant tout en facilitant la pleine occupation des logements disponibles avec taxes dissuasives sur les résidences à l’abandon, vides et secondaires.

Réduction de la publicité. Etablissement de critères très restrictifs en matière d’autorisation de la diffusion publicitaire dans les espaces publics, partant de l’exemple de la ville de Grenoble. Mise sur pied de commissions chargées du contrôle quantitatif et qualitatif de la publicité autorisée dans les médias de masse.

Etablissement de limites environnementales. Fixation de plafonds absolus et dégressifs sur le total des émissions de CO2 autorisées pour l’Espagne et la quantité totale des ressources matérielles qu’elle utilise, y compris les émissions et les matériaux intervenant dans les produits importés, qui proviennent souvent des pays du Sud.

Abolition du recours au PIB en tant qu’indicateur de progrès économique.Si le PIB est un indicateur trompeur, nous devrions arrêter de l’utiliser et nous mettre à la recherche de nouveaux indices de prospérité.

Ces propositions sont complémentaires et doivent être mises en œuvre de façon concertée. A titre d’exemple, la fixation de plafonds environnementaux pourrait réduire la croissance et générer de l’emploi, cependant que le partage du travail avec un revenu de base garanti aura pour effet de découpler la création d’emplois et la sécurité sociale de la croissance économique.

La réaffectation des investissements des activités conventionnelles vers des activités vertes et la réforme du système de taxation permettront de garantir l’émergence d’une économie plus respectueuse de l’environnement ; par ailleurs, le fait de cesser d’évaluer l’économie en termes de PIB et de recourir aux indices de prospérité assurera que cette transition soit comptée comme un succès plutôt qu’un échec. Enfin, la réforme de la taxation et la réglementation publicitaire contribueront à un relâchement de la concurrence positionnelle et réduiront le sentiment de frustration que peut engendrer l’absence de croissance. L’investissement dans les biens publics et les infrastructures partagées contribuera à accroître la prospérité sans croissance.

Nous ne nous attendons pas à voir les partis de gauche faire de la décroissance leur «bannière». Nous comprenons la difficulté que peut supposer le fait de devoir confronter, soudain, un bon sens profondément ancré. Mais nous attendons, néanmoins, de la part des partis de gauche qu’ils prennent des pas dans la bonne direction et mettent en œuvre de bonnes politiques, telles que celles que nous proposons, et ce, indépendamment de leur incidence sur la croissance. Pas facile, certes, mais depuis quand une gauche qui se veut radicale opte-t-elle pour des solutions de facilité.

Giorgos Kallis est coéditeur et coauteur avec Giacomo D’Alisa et Federico Demaria de : «Décroissance. Vocabulaire pour une ère nouvelle» (disponible en anglais, prochainement une version française aux éditions le Passager clandestin).

Par Giorgos Kallis Professeur d’économie écologique à l’université autonome de Barcelone et le collectif Recherche et Décroissance (www.degrowth.org)

Traduit par Salman Yunus.

http://www.partipourladecroissance.net/?p=9065

Le PPLD, c’est qui ?

UNE CROISSANCE ILLIMITÉE DANS UN MONDE LIMITÉ EST UNE ABSURDITÉ

Si la structure existe depuis 2005, le Parti Pour La Décroissance est relancé en 2008 par de nouvelles et nouveaux militant-e-s. C’est donc un parti jeune et divers qui s’engage dans une démarche collective pour amener la Décroissance dans le débat public. Peu à peu, le fonctionnement du parti change de fait : une gestion collective s’installe, laissant derrière elle une organisation pyramidale. Une dynamique d’ouverture débute aussi, notamment vers le reste du mouvement décroissant, qui aboutit en 2009 à la présence de la Décroissance politique lors des élections européennes de 2009 et d’avoir accès aux spots de campagne à la radio et à la télévision (motion de janvier 2009 adoptée par l’Assemblée générale).

Avec un appel signé par plus de 1700 personnes et des listes dans 6 grandes régions, la campagne Europe-Décroissance est une réussite collective pour le PPLD, en association avec le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC), qui favorise l’arrivée d’une nouvelle génération de militant-e-s. Elle reste pour chacun-e un moment de convivialité, de partage et de création de liens.

PLUS QUE LE NOM, C’EST NOTRE ACTION QUI DOIT NOUS DEFINIR

Aujourd’hui, le PPLD continue son projet porteur de radicalité, visant à colporter les idées de la Décroissance pour une transition vers des sociétés socialement justes et écologiquement soutenables.

Sa démarche est multiple :

– l’approfondissement du projet y tient une place centrale, à la fois en construisant un projet désirable de décroissance et en portant la réflexion sur des thématiques spécifiques (l’agriculture, la dette, la réduction du temps de travail, les gratuités, le sport, etc.) ;

– la participation à divers rassemblements de mouvements sociaux et d’organisations politiques, dans le but de tisser des liens et d’apporter les idées de l’objection de croissance au sein d’événements dont nous sommes entièrement partie prenante (lutte contre les infrastructures inutiles comme l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, Foire à l’Autogestion, mobilisations contre les gaz de schistes, etc.) ;

– la participation à des élections, que nous refusons d’ignorer car elles sont l’occasion de rencontres, de réflexions collectives, de confrontations de nos idées vers l’extérieur. Elles permettent de faire exister notre mouvement et d’ouvrir le débat autour des sociétés de Décroissance, dans un moment de plus grande attention politique de nos concitoyens ;

– le soutien et l’initiation d’initiatives concrètes comme les ateliers vélo, les monnaies locales, les circuits-courts, Proximités, etc. ;

– l’implication de chacun et chacune de ses membres, au quotidien, dans des démarches de simplicité volontaire et de décolonisation de l’imaginaire.

Enfin, le Parti Pour La Décroissance c’est un collectif au sein duquel chacun-e contribue de la manière qui lui convient, avec ses compétences et envies propres, sans jamais se voir imposer d’autre impératif que celui de promouvoir la Décroissance que nous souhaitons voir s’installer au sein de la société.

IL FAUT QUE CHAQUE OBJECTEUR DE CROISSANCE PUISSE S’EPANOUIR LÀ OÙ IL SE SENT LE MIEUX

contact@ml.partipourladecroissance.net
http://www.partipourladecroissance.net/

KUNDALINI (8)

Par Le 11/03/2015

 

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L’impatience de se déshabiller et de nager dans l’eau claire, de sentir la fraîcheur sur la totalité de son corps, de s’étendre au soleil sur des dalles chaudes, s’asseoir sur des blocs lisses et ronds, sentir la patience infinie de l’eau, fermer les yeux, entrer dans l’absence, s’abandonner.

 

Le ressaut rocheux.

Une succession de blocs empilés et le courant qui se faufilait en arabesques. Elle examina le passage et choisit un cheminement. Les appuis, la recherche des prises, des positionnements équilibrés, le bonheur de sentir la roche sous ses doigts. Elle se dit qu’une journée en falaise avec un moniteur serait une bonne idée.

Elle franchit rapidement l’obstacle et reprit son avancée. Les falaises s’ouvrirent peu à peu, un long replat se dessina, le courant s’atténua.

Des sangles et des plateformes assez larges pour que des résineux y poussent, des failles, des brèches, des terrasses, des piliers et des dalles grises, jaunes, sombres, des surplombs où scintillaient des zébrures de quartz, des murs qui remontaient vers un plateau sommital cent mètres plus haut. Un encadrement fascinant, toute la magie du monde minéral et végétal assemblée dans un écrin immobile. Seule la mélodie de l’eau agitait le silence.

Il lui sembla que la nature l’observait elle aussi. Cette étrange impression d’une présence. Elle tourna sur elle-même, lentement, observant les lieux, guettant un bruit de pas ou de voix.

Aucune menace, aucun signe d’un quelconque danger. Juste ce sentiment inexplicable de ne pas être seule.

Elle reprit son avancée et se dirigea vers l’extrémité du bassin, en amont. Elle traversa le cours d’eau à son endroit le plus étroit et rejoignit un parterre de dalles qu’elle longea sur une centaine de mètres. L’eau était d’une clarté absolue et entre les roches, là où le courant s’était éteint, il était difficile de situer la surface sans y poser la main.

Une cascade de quelques mètres de haut fermait les lieux. Un débit limité, nul vacarme liquide mais un chant de carillons qui ruisselait dans un couloir verdi par des mousses. Une barrière rocheuse interdisait la poursuite de l’exploration. Il aurait fallu un matériel d’escalade complet.

C’est en atteignant l’extrémité du bassin qu’elle le vit. Il était sur l’autre rive. Debout, dans une posture étrange. Un large bloc descendant jusqu’à l’eau l’avait caché jusque-là.

Un homme. Nu.

Une jambe repliée à angle droit, comme s’il était assis sur une chaise, l’autre posée sur la cuisse et les bras levés au-dessus de la tête. Elle n’aurait jamais imaginé que cette position était réalisable. Comme s’il était assis, avec une jambe croisée. Mais sans aucun support.

 

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Il lui semblait qu’il avait les yeux fermés. Parfaitement immobile. Les deux mains tournées vers le ciel, paumes ouvertes.

Le crâne chauve, lisse. Et pourtant un corps qui paraissait jeune.

Elle redescendit vers l’aval pour ne pas rester face à lui. Le bassin les séparait d’une vingtaine de mètres mais elle ne voulait pas paraître intrusive.

Séance de méditation. Une certitude.

Elle posa son sac, sans bruit, libéra ses cheveux et se déshabilla. Elle entra doucement dans l’eau, mouilla sa nuque et ses épaules, puis avança. Elle s’allongea et fit quelques brasses. La fraîcheur de l’eau la ravit, ce bonheur sensuel du contact sur sa peau.

Elle lança un regard rapide vers l’homme. Il n’avait toujours pas bougé…Elle ne parviendrait même pas à prendre la position et il la maintenait depuis plusieurs minutes. Elle en était fascinée. Elle connaissait pleinement la difficulté de l’épreuve. Cette immobilité totale, dans une telle posture, réclamait un effort physique gigantesque.

 

Elle rejoignit la berge et sortit. La sensation délicieuse que sa peau s’était contractée sous l’effet du froid, comme un bain de jouvence. Elle se sécha rapidement et huila son corps avec attention. Personne pour s’occuper de son dos. Laurent… Elle ne comptait plus les situations qui lui rappelaient son absence. Même la plus insignifiante surgissait immanquablement.

Elle sortit ses lunettes de soleil et s’allongea.

 

Il avait changé de posture. En équilibre sur les mains, les jambes à la verticale. Parfaitement aligné, droit, immobilité absolue.

Les jambes descendirent doucement et les deux pieds se posèrent sur l’arrière du crâne. Il bascula légèrement sur le côté et leva un bras.

En équilibre sur une main. Aucun tremblement visible, aucun vacillement. Une perfection totale dans l’exécution, une maîtrise qu’elle n’avait jamais vue. Une sculpture improbable et superbe.

Elle pensa soudainement à ce documentaire sur les moines Shaolin. Une soirée télévision pendant sa période sombre. Elle avait été subjuguée par la maîtrise physique et mentale de ses hommes. Uniquement des hommes d’ailleurs. Comme si cette perfection n’était pas accessible aux femmes.

Il lui plaisait de participer à sa mesure à une autre image de la femme. Elle devait bien admettre malgré tout que la maîtrise de son mental était dérisoire au regard de ces moines. Elle avait certainement atteint un haut niveau dans sa pratique physique mais, désormais, elle ressentait douloureusement ce manque. Comme un vide en elle qu’il fallait absolument combler.

 

Il s’était allongé. Sur le dos. Pas de serviette au sol. Il monta les jambes puis le bassin et suspendit une chandelle rectiligne. Il garda la position trois ou quatre minutes puis laissa ses jambes descendre et se replier en tailleur. Comme s’il était assis en lotus mais à l’envers. Chaque geste était exécuté avec une lenteur infinie et une précision remarquable.

Il descendit le bassin sans décroiser les jambes et prit appui sur les bras. Il s’assit et amena ses deux pieds derrière la nuque. Les mains jointes sur la poitrine.

 

 

 Elle ne parvenait pas à le quitter des yeux sans se libérer pourtant d’une certaine gêne. Elle était incapable de dire s’il l’avait vue, s’il lui reprochait intérieurement de perturber sa séance, s’il la trouvait incorrecte.

Et malgré se ressenti limitant, elle ne pouvait se détacher de la beauté de ce corps et de ces arabesques. Elle aimait dans le yoga cette opportunité de maîtrise et cette connaissance du corps mais elle éprouvait en regardant cet homme une étrange plénitude, comme si le bien-être visuel coulait en elle, comme si une énergie invisible flottait dans les airs et la parfumait. Il lui prit l’envie soudaine de s’asseoir en lotus et de poser les paumes sur les genoux, tournées vers le ciel, pouce et index joints.

Elle prit une longue inspiration en gonflant la poitrine, seins tendus, ventre creusé, cuisses ouvertes et elle sentit vibrer dans son corps un flux inconnu, comme si une source de chaleur venait de s’activer.

Elle ne put s’empêcher d’ouvrir les yeux, persuadée de façon incompréhensible que quelqu’un effleurait sa peau et l’électrisait.

 

Elle croisa son regard et devina un sourire. Il était assis comme elle, mains jointes devant son plexus. Il déplia les bras et dans un geste lent et appliqué dirigea ses paumes vers elle. Comme s’il envoyait un salut, une prise de contact.

Elle frissonna. De la tête aux pieds.

Il ramena les paumes contre sa poitrine, leva les bras au-dessus de la tête et ouvrit les mains. Un geste empli de respect, comme une offrande au ciel.

 

Son cœur sursauta lorsqu’il se leva.

Il descendit vers le gué qu’elle avait franchi.

Il traversa en sautant de roche en roche. Une fluidité dans ses gestes aussi belle que ses postures, comme si chaque instant en lui était nourri par une maîtrise naturelle.

Elle le trouva infiniment beau. Non pas dans les détails de sa stature mais dans cette fascinante plénitude qui émanait de lui.

 

La respiration courte.

Il venait vers elle. Elle décroisa les jambes et les allongea, le corps appuyé sur les mains. Sans pouvoir se l’expliquer, elle souhaitait donner d’elle une image avenante. Elle remarqua subitement qu’elle avait tendu sa poitrine, tiré les épaules vers l’arrière, rejeté sa chevelure sur sa nuque, comme un large éventail. Elle aurait pu en rire, tant son attitude relevait davantage d’une adolescente que d’une femme de cinquante-deux ans.

Le désir de plaire. Sans aucune explication rationnelle, comme une fleur qui diffuserait son parfum sans pouvoir s’y opposer, juste une acceptation totale de l’offrande en elle de la vie. Et de l’amour.

Il avait le crâne lisse. Aucune trace du moindre cheveu. Ni aucun poil apparent sur le corps.

 

Dix mètres.

Elle ne voulait pas le regarder avec insistance. Il venait pour elle. C’était évident et elle avait envie de sourire tout autant que de calmer les battements de son cœur. Cette peur que son trouble soit visible.

Le sexe nu. Aucune toison pubienne.

Un adepte du naturisme absolu certainement. Elle savait que certains et certaines pratiquaient une épilation totale. Chez les femmes, elle n’avait jamais trouvé cela dérangeant mais elle n’avait jamais vu un homme en user intégralement.

Elle gardait pour sa part une ligne blonde sur sa vulve, un trait étroit qui couvrait les lèvres. Comme un voile protecteur.

 

Pourquoi venait-il vers elle ?

Engager une discussion ? Lui tenir compagnie ? Allait-il s’imposer comme ces voyeurs malsains qui hantaient les plages nudistes ?

Courait-elle un danger ?

Seule. Loin de tout.

 

Cinq mètres.

Le visage impassible. Elle reconnut des chaussons d’escalade dans une main. Les sangles de son sac à dos encadraient ses pectoraux. Un corps d’athlète, des muscles saillants. Des barres abdominales qui descendaient en triangle vers son sexe. Chaque masse musculaire semblait avoir été ciselée par un sculpteur antique. Et malgré la largeur de ses épaules et le volume de ses cuisses, les barres noueuses qui striaient son ventre ou la puissance de ses bras, il émanait de lui une souplesse de chat.

Un bonheur visuel qui l’émoustilla, une vibration dans son ventre, une chaleur intense soudainement réveillée.

 

Deux mètres. Un large sourire.

Il n’avait pas de sourcils. Elle ne voulut pas le scruter, elle ne voulut pas le gêner par des regards inquisiteurs.

Elle baissa les yeux puis releva le visage.

« Bonjour. »

Il avait une voix posée, assez grave, une intonation enjouée qui la rassura.

« Bonjour, répondit-elle.

-Hypotricose.

-Pardon ?

-J’ai une forme très rare d’hypotricose, une maladie orpheline qui me prive de cheveux et de poils. Je préfère l’annoncer immédiatement quand je rencontre quelqu’un. Les choses sont plus claires.

-Merci alors de ces précisions mais personnellement, je n’y attache aucune importance.

-Oui, je le sais.

-Pardon ?

-Je le sais. »

 

Un instant de silence.

 

« Je tenais à vous remercier de vous être montrée aussi discrète depuis que vous êtes là. C’est très respectueux de votre part.

-Je ne savais pas si vous m’aviez vue mais je ne voulais pas vous déranger.

-Vous ne pouviez pas me déranger. Impossible.

-Vous étiez très concentré, j’imagine.

-Pas seulement.

-Ah ? Et quoi d’autre alors ?

-J’aime bien la façon dont vous ressentez la nature. Vous permettez ? »

 

Il fit signe de la main.

 

« Oui, asseyez-vous, bien sûr, » répondit-elle immédiatement en souriant.

Elle s’en voulut un instant de s’être montrée aussi réjouie.

Il la remercia et s’installa à ses côtés.

 

« Vous vous rendez compte que vous avez prononcé déjà deux phrases très étranges ? demanda-t-elle.

-Elles ne sont pas étranges, c’est juste qu’elles ne correspondent pas à ce que vous attendiez, à vos habitudes, à ce que vous aviez pu imaginer. C’est juste la différence entre la conformité qui nous convient et l’inattendu qui nous inquiète. »

 

Des pupilles noires comme l’ébène. Un visage d’homme et un corps imberbe, une musculature impressionnante. Une peau mate, tendue. Aucun pli graisseux mais une structure sèche, épurée et qui paraissait avoir été exploitée dans le moindre recoin. Une origine étrangère. Un mélange d’Asie et d’Europe. Il s’était assis en lotus légèrement en avant, tourné vers elle.

« Je m’appelle Sat. »

Il lui tendit la main. Elle répondit à l’invitation. Une main large et douce, un contact prolongé et respectueux. Il avait incliné légèrement la tête pour accentuer l’hommage.

Cette absence de sourcils et même de cils… Elle donnait à ses yeux une importance considérable, comme s’il s’agissait de deux portes ouvertes sur son âme, comme si rien ne pouvait cacher ce qui vibrait en lui. Elle sentit son ventre se serrer quand elle s’aperçut qu’il la dévisageait et l’intensité de ses prunelles ruissela dans son dos comme une cascade de feu. Un frisson qui se prolongea dans toutes ses fibres… 

«  Je suis né en Inde. Mon père est Hindou et ma mère est de la vallée. Ça explique le mélange des genres, expliqua-t-il en souriant.

-Madeleine. Mais tout le monde m’appelle Maud. Je suis très impressionnée par votre maîtrise du yoga. Vraiment. D’autant plus que c’est mon métier.

-Vous enseignez le yoga ?

-Oui, à Lyon. J’ai pris quelques jours de vacances.

-Je ne fais pas vraiment du yoga en fait. Je fais ce qui est en moi.

-Et vous le faites merveilleusement bien, ajouta-t-elle.

-Je n’en suis qu’aux prémices pourtant. Mon objectif est encore très lointain.

-Quel objectif ?

-Le corps de cristal.

-Pardon ? Excusez-moi de vous demander sans cesse de vous répéter mais vous êtes énigmatique dans vos réponses.

-Le corps de cristal, c’est l’ouverture des sept chakras, la fusion avec le flux vital, la connexion entre les forces telluriques et la dimension céleste, l’accession à l’esprit éternel.

-Et ça s’acquiert comment ?

-L’Amour. »

Mémoire....cellulaire.....(9)

Par Le 11/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

Il eut du mal à s’endormir. Toutes les paroles de Paul qui tournaient en boucle. Cet air de chien triste, les épaules tombantes, la tête basse. Il réalisa qu’il devenait rare de croiser ses yeux. Toute la misère du monde.

« De toute façon, Yoann, depuis mon enfance, j’ai toujours été abandonné par tout le monde. Tu es d’ailleurs le seul ami qui me reste. Tous les autres ont disparu. Je les ai fait fuir. Et c’est pareil avec Emma. Il manquerait plus que mon gamin me rejette, tiens. Ça serait le bouquet final. »

Schéma d’Abandon.

« Tu vois, je suis incapable de me débrouiller tout seul et au final, je fais fuir tout le monde. Pas étonnant en fait. Qui aurait envie de traîner un boulet ? »

Schéma de Dépendance. Vulnérabilité. Carence affective. Exclusion. Imperfection. Échec…

Cette impression que Paul cumulait tous les schémas les plus lourds, les plus invalidants. Un enfant suspendu, enfermé dans les bras de sa mère, encadré, surprotégé, privé de toutes initiatives, de toutes responsabilités, martelé par les peurs chroniques d’une mère étouffante, affaibli par l’absence d’un père laxiste ou indifférent, libéré peut-être d’un rôle qu’il ne savait assumer.

Un enfant qui, un jour, a dû quitter le ventre symbolique de sa mère, couper un cordon vital, prendre un travail, s’éloigner, affronter le monde… Comme si ne restait de lui désormais qu’une enveloppe vide, sans matière, juste gangrénée de peurs fantasmées. Sa vie était restée accrochée aux bras maternels, le visage collée aux seins protecteurs, les jambes recroquevillées au-dessus des gouffres du monde.

Paul vivait dans un lacis de boucles dont il ne pouvait se libérer. Revivre constamment les mêmes situations validait en lui l’identification qu’il s’était forgée. Il avait conscience de ses blocages mais il n’avait pas conscience des résistances qu’il maintenait pour ne pas avoir à en sortir…

 

Il fallait se donner une dernière chance, l’électrochoc final.

 

« Paul, j’aimerais que tu ailles retrouver ton Enfant intérieur aujourd’hui.

-On l’a déjà fait ça ?

-Oui, mais j’aimerais y ajouter un protocole. J’aimerais que tu fasses le deuil de ta mère.

-Ma mère n’est pas morte, Yoann ! »

Il s’était raidi dans le canapé, outré, une colère immédiate, fulgurante, comme une décharge électrique dans son corps. Yoann avait aussitôt enchaîné.

« Je sais, Paul, je m’excuse, je me suis mal exprimé, mais c’est le deuil de ton enfance, dans les bras de ta mère. Pas le deuil de ta mère, mais celui de ta séparation avec elle. Celui de toutes les émotions qui se sont figées en toi à cet instant-là. Ce que j’ai compris de ton histoire, c’est que ta mère t’a surprotégé, elle avait une bonne intention, évidemment, mais c’est un amour qui t’a enfermé et qui t’empêche de vivre. Tu n’as gardé de cette enfance qu’un empilement de schémas limitants.

-C’est quoi ça déjà ?

-Et bien, par exemple, pour toi, je vois un adulte qui souffre d’un syndrome d’abandon, de dépendance, de vulnérabilité, de carence affective, d’exclusion, d’imperfection. Ton père a joué un rôle important aussi, dans tout ça. Il n’a pas su s’imposer et t’arracher aux bras de ta mère, il n’a pas pu t’apprendre à avoir confiance en toi, à accepter les épreuves, les dangers de la vie. Peut-être a-t-il jugé que l’importance de ta mère ne pouvait être contestée ou qu’il n’avait rien de plus à t’apporter. D’un côté, tu as vécu dans la dépendance de ta mère et de l’autre dans la carence affective paternelle. Il ne t’en reste qu’un sentiment d’abandon général. Emma est venue soigner des plaies anciennes mais ça n’est pas son rôle.

-C’est bien ça pourtant l’amour ? C’est de prendre soin de l’autre.

-Je ne pense pas, Paul. Mais c’est un autre sujet. On en reparlera.

-Dis-moi d’abord ce que c’est l’amour pour toi. Comme ça, en quelques mots.

-Ce dont je suis persuadé, c’est qu’il est impossible d’aimer quelqu’un sans s’aimer soi-même. C’est simple en réalité, c’est même une évidence. Comment pourrais-tu donner quelque chose que tu ne possèdes même pas ?

-Je ne m’aime pas, Yoann.

-Oui, je le sais. Mais, c’est une histoire ancienne dont il faut que tu te libères. Pour toi et aussi pour cet enfant à venir. Il aura besoin d’un père qui puisse l’accompagner dans sa vie, lui donner la confiance et la force  pour affronter le monde. Tu as entendu parler du complexe d’Œdipe ?

-Ouais, vaguement.

-Et bien, cette absence de soutien de la part de ton père, tu sais ce que tu en as gardé ? Un schéma d’imperfection, de vulnérabilité, de carence affective, d’exclusion et d’échec.

-Sacré héritage.

-Ton père en avait peut-être hérité lui-même. Il s’agit désormais de ne pas  pérenniser ce processus, de ne pas le transmettre. Tu travailles pour toi d’abord et pour ton enfant ensuite. C’est toujours cette histoire d’amour. Tu ne peux donner que l’amour que tu portes pour toi. Sinon, c’est l’autre que tu prends en otage en disant l’aimer mais c’est avant tout pour que tu t’aimes toi-même, que son amour pour toi te rende estimable à toi-même... Le mécanisme est inversé et il finira immanquablement par s’enrayer.

-Ok, Yoann. Je comprends. Allons-y alors pour le deuil de ma mère.

-Non, Paul, c’est le deuil des bras de ta mère, le deuil de ton attachement à elle, le deuil de cette sécurité qui t’a enfermé et par conséquent la naissance de celui que tu peux être. Tu vas aller chercher en toi des liens précis. »

 

Il n’était pas question pour Yoann de suivre le protocole du deuil, d’amener Paul à imaginer la séparation entre lui et sa mère comme la mort de celle-ci. Il avait choisi le protocole des liens, la rencontre avec un Parent.

Il décida d’amener Paul vers la relaxation en usant de la technique de détente, tension. Cette impression que son ami n’était plus qu’un écheveau de nœuds et de tensions.

La Canal de lumière.

Les retrouvailles avec l’Enfant Intérieur.

« Tu es dans un lieu de ton enfance, Paul. Ta maison, ta chambre, le jardin ou le chêne que tu aimais. Tu retrouves ton Enfant Intérieur. Vous vous reconnaissez, vous vous enlacez. Vous allez ensembles dans ce lieu connu de votre enfance. Dis-moi où vous vous trouvez.

-Dans ma chambre.

-Comment est-elle ?

-J’aime bien la tapisserie, c’était des personnages de Walt Disney. J’avais toujours mon lit à barreaux, il était petit mais j’arrivais encore à m’allonger dedans et je m’y sentais bien. J’étais en sécurité.

-Tu as quel âge ?

-Six ans. C’est le jour de mon anniversaire et mes parents ont acheté un nouveau lit, un lit de grand. C’est ça que ma mère me dit. C’est un lit de grand.

-Bien, j’aimerais maintenant que tu regardes cette chambre avec tes yeux d’enfant, comme tu étais ce jour-là, tu n’es plus avec l’Enfant, tu es redevenu cet Enfant, tu es là, ce jour d’anniversaire.

-Que se passe-t-il ?

-Je ne veux pas de ce grand lit. Je n’aime pas cette journée. Je suis triste et en colère. Et j’ai peur de la prochaine nuit. J’ai l’impression que je vais tomber de mon lit. Je ne veux pas aller me coucher. Ma mère dit que je dois être grand. Elle me tient contre elle, j’ai posé ma tête contre sa poitrine.

-Bien, regarde ta mère et imagine entre vous deux un lien qui vous unit. Ce lien contient tout ce que ta mère t’a transmis de positif, tout ce qui te sert à te sentir bien, tout ce que tu aimes et qui vient d’elle. Comment est-ce lien ?

-C’est comme une liane qui nous enlace. C’est vert, c’est joli, c’est doux, comme du coton.

-Qu’y a-t-il dans ce lien ? Qu’est-ce qu’il contient ? De l’amour, de la protection, de la patience, de l’écoute ?

-C’est de l’amour, beaucoup d’amour, de la tendresse, de la gentillesse, des paroles très douces qui me calment quand j’ai peur.

-Est-ce que c’est attaché à vous deux de façon précise ?

-Non, c’est juste autour de nous, c’est une liane qui nous enveloppe et nous réunit.

-Comment tu te sens avec ce lien autour de vous deux ?

-Oh, c’est délicieux, je voudrais que ça soit toujours comme ça, c’est chaud, c’est plein de lumière, ça m’empêche d’avoir peur de la nuit et du noir.

-Bien, alors maintenant, j’aimerais que tu imagines un lien limitant, quelque chose qui vous rattache tous les deux mais qui contient des éléments qui t’entravent, qui t’empêchent d’être toi.

…

-C’est bizarre.

-Quoi, Paul ?

-La liane, c’est aussi un rouleau de fil de fer barbelé.

-La même liane ?

…

-Non, en fait, c’est caché sous la liane. La liane, elle tourne autour de nous mais dessous, je vois un fil barbelé.

-Mais, c’est un fil qui est séparé de la liane ?

-Oui, c’est séparé, c’est caché dessous. Je le vois parfois, à certains endroit, autour de ma tête surtout.

-Autour de ta tête ? Comment c’est exactement ?

-Ça me serre fort, c’est comme des pointes qui me griffent.

-Est-ce que tu peux identifier quelque chose qui circulerait dans ce fil de fer barbelé ?

-Oui.

-Et c’est quoi ?

…

-Toutes les peurs de ma mère. La peur que je me fasse mal, que je rencontre des mauvais garçons, que je ne travaille pas à l’école, que je tombe malade, que j’ai une crise d’asthme, que je me fasse renverser par une voiture. Dans la voiture, j’étais toujours dans un fauteuil pour bébé, mais un grand fauteuil, assez large pour moi. Et il y avait une ceinture ventrale et la ceinture latérale. Je ne pouvais presque pas bouger.

-Où est-ce que ce lien est attaché à ta mère ?

-Dans sa poitrine, il rentre dans sa poitrine, là où est son cœur.

-Est-ce que ce lien a une intention positive envers toi ?

-Oui, ma mère veut me protéger parce qu’elle m’aime.

-Est-ce que ce lien que ta mère t’a transmis lui vient de son enfance ? Est-ce que c’est une peur de la vie qu’elle avait en elle ?

-Oui, son petit frère est mort quand elle était petite. Il s’est noyé. Elle n’était pas avec lui et je suis certain qu’elle s’est toujours sentie coupable, elle n’en parle jamais. Elle va sur sa tombe régulièrement. Et moi, je ne sais toujours pas nager. Je n’ai jamais eu le droit d’aller me baigner. Juste mettre mes pieds dans l’eau. Et ma mère me tenait la main. Et elle me grondait quand je ne lui obéissais pas, quand je faisais quelque chose qui lui faisait peur et j’étais malheureux de la mettre en colère.

-Est-ce que cette limite, tu en as besoin encore aujourd’hui ? Est-ce que ce fil barbelé te sert à quelque chose ?

-Non, il me fait du mal, je le sais bien.

-Est-ce que ta mère t’a demandé de le garder ?

-Non, certainement pas, elle ne me voulait pas de mal.

-Alors, je te propose de le défaire, de dénouer ce fil barbelé et de le rendre à ta mère. Tu vas lui expliquer que ce lien ne t’appartient pas, qu’il ne te sert à rien et lui dire aussi qu’elle peut également le rendre à ses parents si elle le souhaite. Tu sais que le lien positif, cette liane d’amour, est toujours là, il ne disparaîtra pas mais il sera libéré des peurs que le fil barbelé contient. Tu remercieras ta mère de s’être présentée à toi. »

…

 

Les ressources

Par Le 10/03/2015

Dans les protocoles de sophrologie analysante, il est demandé parfois aux patients d'identifier "une ressource" développée à la suite d'un évènement, d'une situation, d'une émotion lourde, limitante, conflictuelle, dramatique....

Il s'agit pour la personne de conscientiser l'aspect "positif" de cette histoire personnelle. 

En fait, il me semble que la personne qui fait appel à un thérapeute a déjà développé une ressource primordiale : l'observation de soi. Et de cette observation et du mal-être qui en résulte, elle a été capable de demander un soutien, un accompagnement, des éclaircissements.

Ils sont nombreux les individus qui n'ont pas encore su aller en eux pour se confronter aux "noirceurs", pour envisager la possibilité que cette "noirceur" puisse servir de tremplin, d'ouverture, de connaissance. 

La première ressource, c'est la capacité à accueillir nos faiblesses et de cette acceptation découvrir l'opportunité de transformation qu'elle contient. 

De ce travail intérieur, l'individu pourra retirer une estime de soi parfois défaillante.

Il pourra également dépasser la détresse en portant son attention sur une voie d'éveil.

Il s'agit donc d'extraire du passé ce qui apaise le présent et prépare le futur.

Ne pas le faire revient à empoisonner le présent par un passé figé et à condamner le futur.

La ressource essentielle, c'est de rendre hommage à la vie, à l'observer en soi et non dans une réalité illusoire et fluctuante.

Aimer ce qui vibre en soi pour pouvoir le donner aux autres.

J'aime tout cela.... 

Téléfausseréalité

Par Le 10/03/2015

Juste comme ça en passant.... S'il n'y avait pas plusieurs millions de téléspectateurs agglutinés devant les émissions de téléréalité, elles n'existeraient pas et donc il n'y aurait pas de candidats... Et donc....

À tous ceux et celles qui honorent les mémoires des disparus célèbres sans se demander ce qu'ils fichaient dans cette galère. 

158 857 décès par jour sur Terre. (à quelques centaines près selon les évènements...)

6619 par heure.

110 par minute.

 

Laissez passer une minute à votre montre. Imaginez...

Ensuite, regardez la minute suivante avec une conscience totale de la vie en vous. 

Réjouissez-vous, riez, criez, allez courir, orgasmez, lisez, dormez, mangez, contemplez, aimez, aimez, aimez.

Une minute de plus pour vous. 

110 personnes en moins.

Voyons la minute suivante...


Mémoire....cellulaire....(8)

Par Le 10/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

Ils se quittèrent après avoir planifié une nouvelle séance. Une certitude pour Yoann. Le travail n’était pas suffisant.

Il repensa à Paul, le soir. Impossible de se libérer de cette impression d’incomplétude. Paul était dans une situation de dépendance depuis sa petite enfance. Un père « absent », relation fusionnelle avec la mère, complexe d’Œdipe non réglé, pas d’identification au Père, un renoncement à la Mère jamais validé…Emma était un substitut maternel. Paul ne se voyait que comme un petit enfant, toujours placé sous une menace. Une victime du monde entier et coupable à ses yeux de n’être qu’une victime…. Il fallait essayer de creuser encore plus profond.

 

 

 

« Entre, Paul. »

Un air encore plus abattu que d’habitude.

Il avait pris un appartement. Avec une chambre pour l’enfant à venir.

Un nouveau conflit avec son supérieur direct. Il avait rendu une étude de dossier qui s’avérait incomplète.

« Si je perds mon boulot, ça sera le bonus final. Je suis un cas désespéré Yoann. »

Il alla s’allonger sur le canapé.

« Emma tout pris. » Je ne me trompais pas, tu vois, Yoann. L’expression convient à merveille. Je suis encore plus perdu qu’avant, l’impression d’avoir été jeté dans un fossé, comme un chien abandonné.

-Écoute Paul, je pense qu’il est important de faire une séance particulière. On appelle ça « la malle ». C’est dans la procédure du deuil et c’est un peu ce que tu en train de vivre.

-Fais comme tu veux. »

Un abandon mais pas un réel engagement, aucun espoir en lui. Yoann le sentait. Paul était là comme par simple désœuvrement, rien d’autre à faire alors pourquoi pas ça. Transfert en cours. Il devenait pour Paul un Parent nourricier, celui qui assume, décide, encadre… Paul en Victime, Yoann en Sauveur. Passivité de la dépendance. Paul n’était pas dans une démarche réelle d’éveil mais dans un cadre rassurant qui apaisait ses peurs. Il ne cherchait pas à comprendre mais juste à aller un peu mieux, quelques instants. Quitte à entretenir les fonctionnements qui l’avaient conduit là…

Yoann s’efforça de s’extraire de ces ondes négatives et démarra la séance.

Induction hypnotique. Il avait mis une musique relaxante. Volume très bas.

« Tu peux arrêter cette musique Yoann, s’il te plaît. Ça me crispe en fait. Vraiment pas ma tasse de thé. J’ai déjà assez de mal à me laisser aller.

-Pas de problème. On va s’en passer. »

Ce fut long… Des gestes nerveux, de longs soupirs, une agitation insoumise…

Il sentit enfin que Paul lâchait prise, se laissait emporter par le rythme apaisant de la respiration. Guidé par la voix de Yoann.

Il ne fit pas appel à l’enfant intérieur de Paul. L’enfant n’avait aucun vécu commun avec Emma et même si toute la problématique remontait à la petite enfance, le protocole ne le concernait pas. Il espérait ne pas se tromper…

« Bien, Paul, j’aimerais que tu imagines devant toi une malle, un coffre, quelque chose qui pourra contenir tout ce que tu vas y mettre, un couvercle, des décorations, des ferrures ou du bois, comme tu veux. Décris-le-moi quand tu le verras.

…

-C’est un coffre en bois, celui qui était dans ma chambre quand j’étais petit. J’y rangeais mes jouets. Il était couvert par un tissu rouge et des petits clous brillants.

-J’aimerais mieux que tu prennes un coffre auquel tu n’es pas attaché, un coffre neutre et non attaché à un souvenir.

-Bon, alors, c’est comme une cantinière. En fer, lourde, avec deux loquets pour la fermer. Elle est verte.

-Très bien, tu vas maintenant chercher en toi tous les souvenirs qui t’ont marqué, toutes les plus belles émotions, les situations les plus fortes pour toi, tout ce vécu avec Emma, tous les moments de bonheur les plus intenses. Tu ne vas rien effacer, ça sera toujours quelque part dans ta mémoire mais tu vas rendre ces émotions au passé. Ces émotions-là n’existent que dans ton souvenir, elles ne sont plus valables aujourd’hui, elles ne représentent plus le réel et elles sont donc devenues des fardeaux. Tu ne peux pas te libérer des émotions limitantes et vouloir garder celles qui te réjouissent. Le travail doit être fait en totalité. Tu vas donc prendre le temps de retrouver ces moments-là, leurs souvenirs et les émotions qui les accompagnent. Tu vas prendre ces souvenirs et toute leur charge affective et tu vas les mettre dans le coffre. Je te laisse faire ce travail et tu me diras quand ça sera fini.

…

…

-C’est fait.

-Très bien. Maintenant, je te demande de retrouver en toi tout ce que tu avais imaginé et qui ne s’est pas produit. Tout ce que tu espérais vivre avec Emma et qui n’a jamais eu lieu. Un voyage, des vacances dans un endroit particulier, des choses précises, des événements que tu attendais et qui n’ont jamais pris forme. Ne cherche pas pour quelles raisons. Contente-toi de chercher ces histoires que tu as imaginées, que tu t’es racontées, ce sont des chimères, des fantasmes. Ils auraient pu se produire mais ils sont restés finalement à l’état de rêves. Retrouve-les, laisse remonter les émotions.

-J’aurais juste aimé qu’elle me voit comme un homme.

-Retrouve alors ce que tu aurais voulu faire pour le lui faire comprendre. Ce que tu aurais voulu réussir et qui n’a pas eu lieu pendant votre vie commune, tout ce passé qui n’a pas été comme tu l’espérais. Tu n’as plus aucune raison de garder ces images en toi, ni les émotions qu’elles transportent. Ce ne sont même pas des souvenirs, ce ne sont même pas des émotions vécues mais tout ça peut devenir des regrets très lourds, ils risquent d’être des raisons de te culpabiliser ou de te dévaloriser.

-C’est déjà fait.

-Justement. Il faut donc que tu te libères de tout ça. C’est toi qui fabriques les murs de ta geôle. Concentre-toi, va chercher tout ce qui te pèse et pose tout ça dans la malle.

…

…

-C’est bon.

-Très bien. Il reste une dernière épreuve et c’est sans doute la plus difficile. Il faut que tu mettes dans la malle tout ce que tu espérais vivre avec Emma dans les prochains jours, dans les prochains mois et les années. Sa grossesse, votre enfant, la maison, une vie amoureuse apaisée, la vie de couple que tu voulais, le premier anniversaire de votre enfant, tous les trois ensembles, peut-être un petit frère ou une petite sœur, tous vos moments de parents unis, les vacances, les Noël, les repas de famille, les premières années d’école…Tout ce que tu espérais vivre avec Emma, pendant toutes les années à venir. Tout le futur qui ne se produira pas, peut-être même des situations auxquelles tu n’avais même pas encore pensé. Il s’agit de te défaire de tout ce qui pourrait nourrir une tristesse qui ne sert à rien.

-Peut-être que ça ne sera pas aussi catastrophique que ça, peut-être qu’Emma reviendra sur sa décision.

-Tu n’en sais rien et si tu te vis avec cette attente désespérée, c’est toute ta vie qui te passera sous le nez. L’enfant qui va naître aura besoin d’un père qui le fera rire, qui l’aidera à grandir, qui l’accompagnera. Tu as besoin d’être en paix avec toi-même pour tenir ce rôle. Pour lui. Alors, défais-toi de tout ce qui concerne la vie avec Emma. C’est un deuil. Le coffre est un cercueil. Celui de toutes les émotions temporelles, passé et futur, toutes les masses qui rongent le bonheur de la vie. Fais ce travail, Paul.

…

-Ok. 

…

-Très bien. Maintenant, j’aimerais que tu fermes ce coffre et que tu l’enterres ou que tu le mettes dans la mer, c’est comme tu veux mais il faut que tu finisses le travail. Comme une dernière cérémonie, un adieu à toutes ces émotions qui ne seront plus en toi. Il te restera des souvenirs mais ils ne seront plus que des images, sans douleur, ni colère, ni tristesse. Juste une partie de ta vie qui n’existe plus et par conséquent la possibilité pour toi de vivre dans l’instant présent, sans fardeau. Comment veux-tu clore cette cérémonie, comment veux-tu faire disparaître ce coffre ?

-Je peux l’enterrer dans le jardin de notre nouvelle maison ?

-Il est préférable de prendre un endroit neutre qui ne porte aucune émotion, qui ne soit pas attachée à cette vie que tu quittes.

-Alors, je veux le mettre dans la mer.

-Très bien. Visualise ce coffre qui descend vers le fond, il disparaît, tu ne pourras plus jamais le retrouver, ni l’ouvrir. Ce qui coule dans les profondeurs de la mer, c’est une vie qui est finie, une vie qui n’existe plus, c’est comme un fardeau dont tu te libères, pour que la vie présente ne soit pas alourdie. J’aimerais que tu remercies la vie de cette opportunité qu’elle te propose, ce chemin de croissance, ce nouvel horizon. J’aimerais que tu ressentes la libération que ce travail représente.

-Je vais essayer. 

-Tout cela diffuse en toi pour le reste de tes jours. »

 

 

Ils discutèrent un peu après la séance. Les projets immédiats de Paul. La complexité de la situation quotidienne. Yoann sentit que rien n’était réglé. Qu’il faudrait encore du temps et de la bienveillance. Et il n’était pas certain que Paul se la donnerait. Comme s’il s’interdisait toute possibilité au bonheur, comme s’il n’en était même pas digne, comme si la vie pour lui ne pouvait être qu’une litanie d’échecs. Lorsque Paul se leva et qu’ils se saluèrent sur le pas de la porte, Yoann ne vit dans ses yeux que la peur de ce monde.

Il n’était plus dans les bras de sa mère et n’avait jamais pu faire le deuil de cette rupture.

C’était une évidence soudaine qui lui sautait aux yeux. C’est le deuil de sa mère qu’il devait valider.

 

« Paul, j’aimerais que tu reviennes encore une fois. Une dernière chose à faire.

-Si tu y crois encore, c’est que tu feras un bon thérapeute.

-Je ne me dis pas que ça va marcher, je me dis juste qu’il faut le faire.

-Ok, ok. Samedi prochain, même heure, ça te va ?

-Pas de problème pour moi, Paul, je t’attendrai. »

Mémoire....cellulaire.....(7)

Par Le 09/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

 

Un rendez-vous de pris pour une séance. Pendant ces mois d’éloignement, Paul n’avait plus rien fait, ni méditation, ni même réflexion sur tout ce qui s’était dit avec Yoann. Mais le travail inconscient avait continué son chemin. Il fallait rétablir le contact et aller voir encore plus loin.

 

« Entre Paul. Comment tu vas ?

-Comme si je venais d’enterrer mes parents.

…

-Et bien, on va se servir de ça pour faire une nouvelle séance.»

-Je ne sais pas si j’arriverai à quelque chose.

-Encore une fois, Paul, si tu inscris en toi des pulsions limitantes, il est probable que tu ne bougeras pas. Balancer à la corbeille des émotions négatives ne les fait pas disparaître. C’est comme dans un ordinateur. Tant que tu n’as pas vidé la corbeille, les éléments sont toujours là, quelque part dans le disque dur. Et ton mental se chargera de les restaurer sans que tu ne puisses t’y opposer. C’est une restauration automatique. L’effacement définitif par la compréhension est le seul moyen de se libérer. Il ne s’agit surtout pas de poser un voile opaque sur les traumatismes mais d’aller au contraire les explorer. Et cette exploration en soi est déjà une réussite puisqu'elle sort l'individu de son inertie spirituelle.

 

-Bon, je te fais confiance de toute façon et je n’ai plus rien à perdre. Tout est déjà perdu.

-Tu es vivant ou pas ?

…

-Oui, évidemment.

-Alors, tu n’as pas perdu l’essentiel. Imagine que tu sois toujours avec Emma, dans ta nouvelle maison, avec votre enfant mais que tu sois mort. Là, tu aurais tout perdu. Actuellement, tu as perdu ce que tu considères être ta vie alors que ta vie est bien autre chose que les événements qui la décorent.

-Qui la décorent ? C’est quand même plus important que des guirlandes sur un sapin de Noël ! Ce ne sont pas des décorations, je ne suis pas d’accord.

-Si tu ne prends pas conscience de la vie en toi, c’est comme si tu voulais accrocher des guirlandes alors qu’il n’y a pas de sapin. Elles n’auront aucun support. Et tu ne retireras de l’expérience qu’un profond sentiment de vide. Et tu chercheras d’autres guirlandes et encore d’autres. Et le vide sera toujours là. C’est sur ce phénomène que s’est construite la société de consommation. À défaut de consommer en eux l’énergie spirituelle, les individus consomment des biens matériels. Une façon inconsciente de combler le vide. On va donc commencer par la méditation de l’arbre. Tu n’auras qu’à repenser au chêne de ton enfance par exemple ou à un sapin de Noël, c’est toi qui décides. »

 

Méditation.

Ondes alpha.

Induction hypnotique.

Les yeux fermés, allongé sur le canapé, Paul se laissa guider.

« J’aimerais Paul que tu visualises Emma, telle qu’elle est aujourd’hui.

…

-C’est facile, elle est constamment dans mes pensées.

-Bien. Comment est-elle ? Décris-la.

-Elle est belle, comme toujours. Elle a mis une robe longue avec un petit chemisier, ses cheveux tombent sur ses épaules, elle a juste maquillé ses yeux, elle marche vers moi. Le visage fermé.

-Qu’est-ce que tu ressens, là, maintenant ?

-De la tristesse, une épouvantable tristesse, et de la colère contre moi. J’ai tout gâché, j’ai tout perdu. Tout ce que je fais, ça foire.

-Ce sont des mots mais moi, j’aimerais que tu me dises comment ces émotions prennent forme en toi.

-J’ai mal au ventre. Comme d’habitude. Et j’ai la gorge serrée.

-Bien, dis-moi maintenant exactement pour quelles raisons tu es triste.

-Emma, mon enfant, ma maison, toute la vie que je voulais préserver, je l’ai perdue.

-Et pourquoi es-tu en colère contre toi ?

-Parce que je suis nul. Partout où je vais, je suis nul, avec tous les gens que je vois. Et même avec Emma. Je n’ai pas confiance en moi, je n’ose rien faire tellement j’ai peur de mal faire. Comment veux-tu que je m’en sorte.

-Est-ce que Emma souhaite que tu sois triste et en colère contre toi ?

-Non, je ne pense pas, elle aussi, ça lui fait du mal. Mais elle ne supporte plus d’attendre que je change. Elle est triste pour moi et pour elle. Mais il fallait que je réagisse avant. Je n’ai même pas vu que pour elle, c’était trop long, beaucoup trop long. Elle m’a dit que ça lui faisait trop de mal d’attendre toujours que ça change et trop de mal aussi de me le reprocher sans cesse. Elle sait que ça me fait du mal et ça lui fait du mal de m’en faire. Alors, elle dit que c’est mieux qu’on se sépare. Même pour le bébé, elle dit que c’est mieux parce qu’au moins, elle vivra sans colère. Elle préfère être triste.

 

-Est-ce que tu as déjà dit tout ça à Emma ?

…

-Non, bien sûr, elle n’a pas besoin de ça pour savoir qui je suis.

-Qu’est-ce qui t’a empêché de  parler de ta douleur, de cette tristesse et de cette colère ?

-Je n’ose pas parce que je suis sûr que ça ne servirait à rien. Si je me mets à me plaindre, je n’envoie pas l’image d’un homme, d’un vrai mais juste celle d’un petit garçon et c’est justement ça qu’Emma ne supporte plus. Je n’ai même pas réussi à me défendre, à lui dire que je l’aimais, que je ne voulais pas partir, que j’avais besoin d’elle, que je voulais accueillir notre enfant à ses côtés, que je voulais prendre en main la construction de notre maison, que je serais plus directif avec les artisans, que je serais le patron. Pour une fois. D’ailleurs, c’est la gestion des artisans qui a été l’élément déclencheur, la goutte d’eau, comme on dit. Je n’ose pas leur dire ce qu’ils doivent faire, ils viennent quand ils ont envie, les travaux n’avancent pas.

-Et bien, tu vas lui dire maintenant tout ça. Tu vas expliquer mentalement à  Emma tout ce que tu ressens. Tu vas lui dire clairement tout ce dont tu as conscience et que tu n’as pas osé lui expliquer, tu vas lui dire exactement tout ce que tu essaies de réaliser, tout ce que tu essaies de changer en toi, qu’elle comprenne que tu n’es pas indifférent à ses attentes, que tu sais ce dont elle a besoin.

…

-Comment Emma réagirait si elle entendait tout ça ?

…

-Elle serait heureuse, je pense.

-Et qu’est-ce que ça fait en toi d’imaginer Emma heureuse ?

-Oh, c’est juste immense, magnifique. Que ça soit grâce à moi, c’est comme un miracle.

- Bien. J’aimerais maintenant que tu visualises un lien entre vous deux. Un lien positif qui contiendrait les plus beaux souvenirs, les plus belles émotions, tout ce qui vous a réunis, tous les bonheurs que vous avez partagés.

…

Quelle est la forme de ce lien ? Quelle est sa couleur, sa densité, sa taille, sa température ?

-C’est comme une corde bleue, solide, épaisse, une corde lisse, agréable à tenir.

-Où est-elle attachée sur toi ? À quelle partie de ton corps ?

-Elle part de mon cœur.

-Et où va-t-elle se fixer chez Emma ?

-À son cœur aussi.

-Bien.     

-Qu’est-ce que tu ressens à travers ce lien ?

-Du bonheur, quelque chose de tellement fort, je ne sais pas le décrire mais c’est chaud partout.

-Bien. Et qu’est-ce que tu voudrais mettre à l’intérieur de ce lien ? Non pas des souvenirs, ils y sont déjà mais un sentiment essentiel, quelque chose que tu aurais découvert dans cette vie avec Emma. Le partage, l’attention, la tendresse, l’amour.

-Oui, c’est l’amour. L’amour, comme je voudrais le vivre tout le temps. Avec de la tendresse et le sentiment d’être protégé, comme dans une bulle.

-C’est quoi être protégé ? Et protégé de qui ?

-Protégé de tout en fait. Ne plus voir personne. Rester seulement dans les bras d’Emma et la serrer contre moi. Quand je suis avec elle, je ne pense plus à la pression du travail, à mes collègues qui sont toujours plus performants que moi, je ne pense plus à tout ce que je risque de rater, je ne pense plus que j’ai toujours besoin d’être rassuré pour faire quelque chose.

-Bien… J’aimerais maintenant que tu visualises de la même façon, un lien limitant, quelque chose qui t’empêche de vivre sereinement, des émotions invalidantes, des peines, des hontes, de la rancœur, des regrets.

…

-C’est noir, lourd, glacé, inquiétant. C’est dans ma gorge, ça m’empêche de parler. Et dedans… C’est la peur d’être tout seul, la peur que j’ai eue quand j’ai quitté la maison de mes parents. J’avais trouvé ce job. À deux-cents kilomètres de chez mes parents et ce sont eux qui m’ont poussé à partir. J’avais honte de ne pas avoir le courage de le faire tout seul mais j’avais encore plus peur. Et puis, c’est là que j’ai rencontré Emma. C’est elle qui m’a fait tenir.

-Où va ce lien chez Emma ?

-Dans sa tête, sur son front, là où elle a des migraines. Des migraines à cause de moi.

-Est-ce que tu veux garder ce lien limitant avec Emma ?

-Non, sûrement pas, je veux la libérer de moi.

-Paul, je voudrais que tu retires ce lien de ta gorge, je voudrais que tu le prennes dans tes mains et que tu le poses par terre. Mais tu ne touches pas au lien qui part du front d’Emma. Il lui appartient et c’est à elle de s’en défaire si elle le souhaite.

-Il va disparaître de toute façon puisque je ne suis plus avec elle.

-Occupe-toi de ton lien maintenant, Paul. Prends-le et dépose-le au sol.

…

-Voilà, c’est fait.

-Bien. Il reste le lien positif avec Emma. Tu peux le garder et elle fera de son côté ce qui lui semble juste.

-Et si Emma décide de déposer aussi son lien positif un jour, et si elle décide de tout oublier, de tout effacer ?

-Tu n’es pas responsable de ses décisions et il est donc inutile de t’en préoccuper. Tu fais ce qui est juste pour toi. Tu ne sais pas ce que ça peut déclencher chez les autres et ça ne t’appartient pas. C’est le chemin de vie des autres. Si ton intention dans tes actes est d’être juste, tu as fait ta part. Comment tu te sens ?

…

-Pas terrible en fait.

-C'est-à-dire.

-Fatigué. Lourd. J’ai envie d’aller dormir, fermer les yeux et arrêter de passer tout ça en boucle.

-Je voudrais que tu remercies ces deux liens de s’être présentés à toi. J’aimerais que tu laisses diffuser ce qu’ils t’ont enseigné. Le lien positif avec Emma existera toujours. Le lien limitant ne te sert plus à rien. Laisse les choses se mettre en place à l’intérieur, donne-toi le temps d’assimiler tout ça. Tu pourras toujours visualiser cette corde bleue avec Emma et tous les bonheurs qu’elle contient. Ils ne pourront jamais disparaître, quoiqu’il arrive.

-Oui. Je vais essayer. »

 

Ils se quittèrent après avoir planifié une nouvelle séance. Une certitude pour Yoann. Le travail n’était toujours pas fini.

KUNDALINI (7)

Par Le 09/03/2015

 

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« Je ne m’attendais pas à entendre des paroles aussi…

-Étranges ? demanda-t-il.

-Non, pas étranges. Douces et enivrantes, comme venues d’ailleurs. Vous n’imaginez pas le… »

Elle hésita encore.

-Le bonheur ? enchaîna-t-il.

-Oui, c’est ça. Et vous continuez à lire en moi comme si j’étais transparente. C’est…déstabilisant.

-Vous n’êtes pas transparente. C’est juste une connexion d’auras.

-Je ne sais pas ce que ça signifie. »

 

Il l’observa avec un sourire enfantin, une lumière pétillante dans les yeux.

 

« Vous ne savez pas ce que signifie ce qui est en vous, autour de vous, ce qui vous constitue, ce qui vous amène à communier avec la nature, à vous sentir en paix quand vous êtes nue au soleil, quand vous nagez dans l’eau pure, quand vous méditez dans le silence ? Ignorer ce qu’est l’aura, c’est tout bonnement impossible. La seule différence entre vous et moi, c’est que j’ai mis des mots pour visualiser l’aura, que j’ai appris à l’identifier, à la percevoir, à savoir qu’elle est là. Vous êtes pour l’instant de l’autre côté, celui où les individus qui ont contacté leur auras, sans savoir ce qu’elle est, parleront de bonheur étrange…Sans rien pouvoir en dire de plus.

-Apprenez-moi ce que vous savez. »

 

Elle répéta aussitôt la phrase, pour elle, intérieurement, avec cette impression fulgurante de ne pas être celle qu’elle pensait être… Comme si des volets clos s’étaient ouverts. Ouverts sur son cœur. Ou sur son âme.

Il lui venait des mots si forts, si inhabituels, si …

Elle bougea la tête et sortit de son absence. Elle leva les yeux.

Il la regardait. Comme personne, depuis très longtemps, ne l’avait regardée.

Contemplée.

Que se passait-il ? Dans quel rêve magique était-elle tombée ? Alice dans le terrier du lapin.

Elle eut envie de rire et simultanément continuaient à errer dans son esprit égaré des pensées inquiétantes.

Tout ça n’était pas normal. Cet homme, ces paroles, son regard, cette énergie joyeuse en elle, comme des désirs d’étreintes.

Elle ferma les yeux en se concentrant sur la pression des paupières. Une longue inspiration. 


Collectif Gilets Jaunes (école)

Par Le 08/03/2015

 À PARTAGER.

 

https://www.facebook.com/groups/609556085733767/?fref=ts

 

http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php

 

Communiqué de presse


Le collectif citoyen des gilets jaunes annonce son soutien et sa participation au « Printemps de la Colère » le 21 mars 2015 à PARIS, organisé par le Collectif Citoyen Handicap, et dénonce l'exclusion de l'école républicaine par la réforme des rythmes scolaires des élèves handicapés.

Le collectif dénonce l'exclusion par la réforme des enfants porteurs de handicap.


Lanceur d'alerte infatigable sur l'inaptitude de cette réforme et l'inadéquation des moyens employés pour atteindre les objectifs visés, le collectif constate chaque jour, partout en France, la réalisation massive de ses plus sinistres prédictions : épuisement, budgets essorés, scolarité bousculée, insécurité et exclusion, avec des milliers de témoignages à l'appui**.

Nous voyons aussi les élèves porteurs de handicap oubliés et laissés sur le bas-côté par l'Education Nationale, ainsi que nous l'avions prédit. Cette situation intolérable, issue d'une politique de cost-killer stoppant le nécessaire investissement dans l'avenir et le potentiel de nos enfants, est dénoncée avec force par le Collectif Citoyen Handicap, auquel nous apportons notre total soutien pour faire connaître aux français ce choix politique révoltant, inégalitaire et accablant qui fait honte aux valeurs républicaines d'Egalité et de Fraternité.


Le collectif joindra ses forces à la manifestation parisienne du « Printemps de la Colère » du CCH. Les berceuses pédantes et méprisantes des ministères ne doivent pas occulter dans les medias la réalitédu terrain : exclusion des activités périscolaires (2/3 des enfants handicapés concernés), refus ministériel de fournir les auxiliaires de vie scolaire (AVS) pour accompagner les enfants au périscolaire malgré la jurisprudence et les recommandations du Défenseur des Droits, report sur les communes de la charge de cet encadrement (en pleine baisse des dotations aux communes), nombre insuffisant d'auxiliaires formés... sans parler de l'impact sur la santé d'enfants déjà entravés par leur handicap, auxquels la réforme impose sans trembler des efforts supplémentaires avec ½ journée de présence scolaire de plus chaque semaine, empiétant souvent sur les horaires où ils recevaient des soins !


Avant la réforme, les parents d'enfants handicapés étaient déjà 69 % à avoir dû renoncer à tout ou partie de leur activité professionnelle pour s'occuper de leurs enfants. Le ministère poussera-t-il la rouerie jusqu'à prétendre que la réforme a amélioré les choses ? Le 21 mars 2015, le CCH et les gilets jaunes seront dans la rue, prêts à en débattre... si la ministre trouve enfin le temps de nous recevoir (ça ne fait jamais que 2 ans que nous
attendons).


La chronique d'une déroute annoncée.


Dans nos précédents communiqués, nous l'écrivions mot pour mot : « L'année scolaire 2014-2015 et celles qui vont suivre se dérouleront sous le signe de la pagaille administrative, de la fatigue des enfants et d'un accroissement de la pression fiscale ». Le présent nous donne raison. Cela aurait pu être évité, cela peut encore être changé : cette réforme décrétée sans vote doit être abrogée et le gouvernement doit enfin accepter d'écouter le terrain pour sauver l'école de la république et y accueillir tous les enfants.

 

 

 

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Contact :
- Pour le collectif des Gilets Jaunes – coordination du Val d'Oise
Vanessa Monfroy (06 15 11 65 47) et Guillaume Lannoo (06 25 83 04 53) giletsjaunes95@yahoo.fr
- Pour le collectif des Gilets Jaunes – coordination PACA
Céline Fabre (06 12 99 58 92) cefabre83@gmail.com
- Pour le collectif des Gilets Jaunes – coordination de l'Aisne
Fanette et Christelle - giletsjaunes02@gmail.com
- Pour le collectif des Gilets Jaunes – coordination Paris)
Carole Louis - giletsjaunes75@yahoo.fr
- Pour le collectif Gilets Jaunes – coordination de la Moselle
Sandra Marshal - giletsjaunes57@gmail.com
- Pour le collectif des Gilets Jaunes – coordination du Loiret)
Katherine Deberne et Christelle Legrand - giletsjaunes45@gmail.com
Pour le collectif Gilets Jaunes – coordination de l'Ain
Cécile - giletsjaunes01@gmail.com
Pour le collectif des Gilets Jaunes – coordination de l'Eure-et-Loir
Maria - maria.giletsjaunes28@orange.fr
Pour le collectif Citoyen Handicap - coordination nationale
Jean Luc Duval (06 95 11 24 33) - mretmmduval@hotmail.fr
* Les gilets jaunes :
Collectif citoyen transparent, laïque, sans hiérarchie ni financement partisan, les gilets jaunes sont des parents d'élève, enseignants, animateurs, agents municipaux.

Attachés à l'école républicaine gratuite, laïque et égalitaire offrant une instruction de qualité à tous les enfants dans de bonnes conditions d'accueil et de travail, ils s'opposent depuis son début à la réforme des rythmes scolaires "Peillon/Hamon/Vallaud-Belkacem" qui, depuis le décret qui l'impose à toute la France dans l'école publique (mais pas privée), crée des problèmes au lieu d'en résoudre (fatigue accrue, désorganisation familiale, chaos scolaire et budgétaire... la liste est longue).

** La synthèse du sondage national sur la réforme des rythmes scolaires réalisé par les gilets jaunes est
accessible ici : http://bit.ly/1Lja6Rk (date : mi-février 2015)
Le détail des témoignages (trié par département et anonymisé, est accessible ici :     http://bit.ly/1AzQ858

 


Juste un exemple parmi des milliers. La réponse de l'Inspecteur est...comment dire.....Oui, bon, je ne vais rien dire....

 

http://videos.leparisien.fr/video/hawa-2-ans-et-demi-sort-seule-de-la-maternelle-05-03-2015-x2irpeh#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

 

 

Hawa, 2 ans et demi, sort seule de la maternelle

 
 
 

Ce mercredi, en fin de matinée au moment de la sortie des classes, de l'école maternelle Marcel-Cachin d'Argenteuil, Hawa, une enfant de deux ans et demi, échappant à la vigilance des adultes a été retrouvée, marchant seule sur le trottoir. Heureusement, une mère de famille la voyant circuler seule, l'a ramenée à la directrice de l'école. La maîtresse, occupée à discuter avec des parents à la porte de sa classe ne l'avait pas vue partir. La maman de la fillette a porté plainte pour « mise en danger » de son enfant. Amara Akrout, représentante des parents d'élèves de la FCPE de l'école dénonce l'absence d’assistante maternelle (Atsem) à partir de 11h15 pour réguler les sorties d'enfants avec l'enseignante et a décidé d'en référer au préfet. L'inspecteur de circonscription de l'Education nationale qui s'est rendu sur place ce jeudi midi, a demandé à la maîtresse de se consacrer désormais exclusivement à la sortie des enfants et de reporter toute discussion avec les familles.

 


 

Mémoire....cellulaire.....(6)

Par Le 08/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

 

 

Paul quitta le cabinet avec un franc sourire. Yoann garda en lui l’impression pénible que tout ça ne suffirait pas…

« …Je lui ai dit que je pouvais faire autrement… »

Paul n’avait pas dit qu’il « savait » le faire mais juste qu’il le « pouvait. » L’éventualité d’un échec était contenue dans le verbe employé et l’inconscient ne trompe pas. Il n’y avait aucune certitude en lui, aucune confiance durable, juste des tentatives d’apaisement ponctuel.

Il repensa à cette mère qui portait constamment son enfant, à cette impression pour Paul d’avoir vécu sans contact avec le sol, comme si on lui avait interdit le monde réel… Il y avait là quelque chose de très profondément ancré…Trop profondément.

Il avait expliqué à Paul le processus des pensées et des émotions.

« Il y a deux situations bien différentes, Paul. Soit l’émotion que tu éprouves a été initiée par une pensée, soit il s’agit d’une émotion spontanée qui pourra être suivie d’une pensée réflexive. Une porte qui claque et te fait sursauter, c’est une émotion spontanée. C’est la peur, instinctive, immédiate, sans le passage par la réflexion. Ni même la moindre pensée dans l’instant. Mais cette pensée succèdera immédiatement. Soit, elle analysera la situation et apaisera l’individu soit elle amplifiera l’émotion par des pensées insoumises.

Si tu as peur, par exemple, que les gens que tu aimes disparaissent dans un accident, tu fabriques par une pensée incontrôlée une émotion invalidante. On peut même imaginer que les gens concernés percevront cette peur en toi et en seront troublés, sans qu’ils ne s’expliquent ce mal-être. Tes pensées peuvent influencer la réalité. C’est le cas des individus qui s’extraient du réel jusqu’à se persuader que leurs pensées correspondent à la réalité. Tu comprends Paul ? La réalité n’est pas le réel. Ta réalité, c’est le réel que tu transformes par tes pensées. Il existe dans le monde autant de réalités que d’individus. Toutes les émotions limitantes que tu transportes sont des pensées et des émotions qui ont fini par bâtir en toi cette réalité qui s’est détachée du réel. Il n’y a pas d’autres solutions pour se défaire de cette réalité illusoire que d’aller chercher en soi tout ce qui a contribué à son édification. Et s’en défaire contribuera à rétablir en toi ce qui est réel, c'est-à-dire l’individu qui se connaît lui-même, qui a posé ses tourments, qui a trouvé la paix, qui ressent aussi pleinement l’unité totale avec l’Univers du vivant. Ça n’est pas nous qui sommes en vie, c’est la Vie qui est en nous... Lorsque tu seras parvenu à cet état de paix intérieure, d’observation lucide de tes pensées et de tes émotions, tu ne subiras plus le regard des autres, tu n’y verras plus un jugement inique, tu ne seras plus atteint parce que tu auras établi en toi l’image exacte de ce que tu es et non une image modelée par les émotions incontrôlées qui jaillissent en toi lorsque tu te sens observé. Si tu fais passer en toi les émotions et les pensées par le tamis de ta conscience, il n’en restera que ce qui est bon, juste et utile pour toi. Si tu laisses les émotions et les pensées se nourrir de tes croyances, de tes suppositions, de tes interprétations, tu diffuses en toi un flux constant de poisons… »

 

 

Paul quitta la région deux mois plus tard. Un changement professionnel pour sa femme, un terrain constructible hérité des beaux-parents. Ils allaient occuper un appartement pendant la construction de la maison. Deux heures quotidiennes de route pour Paul qui gardait son emploi sur le secteur.

La dernière visite de Paul. Yoann avait eu un pressentiment néfaste et il s’était interdit de l’approfondir.

Il n’avait plus eu de nouvelles.

 

 

Il ne s’attendait pas, ce soir-là, à trouver Paul garé devant chez lui.

« Salut Yoann. »

Décomposé, anéanti.

« Viens, entre Paul. »

Il offrit un verre. Assis dans le salon.

« C’est fini avec Emma. »

La tête basse, les épaules tombantes. Toute la misère du monde.

« Et attends la suite… La maison est en construction, le prêt, les artisans et tout le tintouin. Mais le pire du pire. Emma est enceinte de trois mois. »

 

Ils parlèrent jusqu’à la nuit. 

Paul ne savait pas pour l’enfant. Il avait été conçu sans qu’il en soit informé. Emma l’avait mis devant le fait. Il ne comprenait pas. Pourquoi déclencher une grossesse pour lui dire de partir ensuite ?

Yoann avait répondu qu’il s’agissait peut-être pour Emma d’un « enfant sauveteur », une grossesse qui devait agir sur Paul comme un électrochoc. Ne voyant aucune évolution chez son mari, toute sa détresse en avait été renforcée. Jusqu’au point de rupture. Elle s’était chargée d’un fardeau qui pesait désormais trop lourd.

« Surtout que j’en suis déjà un depuis des années pour elle. »

Yoann n’avait pas repris.

Paul avait enchaîné.

« Elle a choisi de garder le fardeau de l’enfant et plus celui du mari. »

Tout était sombre en lui désormais. Jusqu’à la venue de l’enfant lui-même. Puisqu’il prenait la place de Paul auprès de sa femme. Un enfant conçu sans que le père en soit informé, un père qui rejette d’emblée cet enfant à venir puisqu’il devient le rival auprès de la femme-mère…. Un désastre en cours.

 « Je sais bien Yoann qu’il faudrait que je change mais je n’arrive pas à réfléchir en fait, c’est comme si j’étais toujours assailli, attaqué, maltraité, comme si on m’arrachait sans cesse les quelques moments de tranquillité que j’arrive à me prendre…Il y a toujours quelqu’un et très souvent Emma, qui vient faire voler tout ça en éclat. Une nuit, j’ai même eu cette phrase dans la tête : « Emma tout pris. »

-Oui, tu es une victime quoi ?

-Je sais ce que tu penses, je me souviens de ce que tu m’as expliqué mais entre des paroles théoriques et la réalité de la vie, comment je fais pour trouver l’équilibre ? Je n’y arrive pas en tout cas. Ou je n’ose pas m’exprimer, je n’ose pas prendre le risque de dire ce que je pense, ce que je vis et du coup, c’est encore pire.

-Et bien, alors, vas-y, exprime-toi puisque tu penses que ça vaudrait mieux.

-Je pense que ça vaudrait mieux, je l’imagine, je l’espère mais quand je veux me lancer, c’est comme si je tombais par terre…Et par terre, pour moi, c’est un monde dangereux. »

Il s’était arrêté tout seul. Les yeux grands ouverts. Il fixait le plancher, puis il leva le regard.

« J’ai compris. Ma mère. Quand j’étais dans ses bras. C’était une fausse réalité, un monde illusoire. Hein, Yoann, c’est ça ?

-C’est fort probable. Mais c’est à toi de le vérifier, de chercher la réponse."

 

 

Mémoire...cellulaire...(5)

Par Le 07/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

 

Il repensait à la séance le soir. Il avait senti l’apaisement de Paul. Comme une rencontre libératrice, des retrouvailles qu’il n’aurait su mener tout seul.

Yoann savait que ce travail prendrait du temps, qu’il faudrait que Paul apprenne à s’aimer, intérieurement, sans aucun soutien ni reconnaissance à attendre, à chercher en lui les ressources qu’il avait pu extraire de ses expériences de vie.

« Si tu n’es pas toi-même, qui pourrait l’être à ta place ? »

Il aimait cette citation de Thoreau. L’enfant intérieur. Il était là, en chacun de nous.

Éclairer l’individu sur son propre parcours, aimer en soi la conscience de son évolution, non pas s’aimer soi-même par pur narcissisme mais accueillir avec bienveillance tous les tourments et les bonheurs, les épreuves et les réussites, comme un film qui se déroulerait pour rappeler à l’individu les raisons profondes des difficultés de l’existence, à leur donner surtout l’image d’une opportunité de transformation positive et non d’une condamnation perpétuelle. Prendre conscience de tout ce qui a été surmonté, s’en réjouir et se nourrir de cette estime de soi pour affronter la suite.

 

 

Paul se représenta au cabinet une semaine plus tard.

Les rituels étaient en place. L’analyse, désormais, prenait une place privilégiée.

Yoann avait expliqué qu’il était temps pour Paul de rencontrer sa limite intérieure.

 

 Le Canal du temps conduisit Paul vers les souvenirs les plus enfouis.

« J’aimerais Paul que tu laisses apparaître en toi une limite, quelque chose qui te pèse depuis très longtemps, dans l’histoire de ton Enfant intérieur, une peur, une culpabilité, un sentiment très fort qui est là, en permanence, une émotion qui tourne en boucle et te bloque…Je te laisse chercher en toi.

…

-J’ai toujours peur.

-Peur de quoi exactement ?

-J’ai peur…de tout en fait. Je n’ose rien faire tout seul. Et dès que je suis avec quelqu’un, j’ai peur de faire mal.

-Peur de faire du mal ou de te faire mal ?

-Les deux en fait.

-J’aimerais que tu me dises où cette limite se situe en toi, que tu me donnes un endroit précis, là où elle se fait ressentir.

-Dans mon ventre, c’est toujours là, j’ai mal au ventre.

-Mal comment ? Qu’est-ce que ça fait exactement ?

-C’est brûlant.

-Quelle est la forme ?

-C’est comme une explosion. Ça part dans tous les sens, des éclats, comme une bombe. Mais l’explosion, elle est dans mon ventre et après, ça va partout.

-C’est la brûlure qui va partout ?

-Oui, dans mon dos, dans mes jambes qui sont toutes molles, dans mes mains qui tremblent. Je transpire même parfois et j’ai peur que ça se voit.

-Est-ce qu’il y a une couleur, une matière, un poids ?

-Oui, c’est très lourd et ça m’écrase au sol, c’est comme si je ne pouvais plus bouger, c’est rouge comme une explosion et ça fait comme des éclats d’obus qui me déchirent. Je déteste ça et j’ai toujours peur que ça revienne.

-J’aimerais que tu ailles chercher cette limite en toi, que tu la prennes dans tes mains et que tu la déposes devant toi, à tes pieds.

…

-C’est difficile parce que c’est tout éparpillé.

-Essaie de la saisir lorsqu’elle arrive, imagine-la avant l’explosion, avant qu’elle se disperse.

…

-C’est une boule rouge, très lourde, hérissée de piquants.

-Bien, prends-la et pose-la devant toi.

…

-Voilà, c’est fait.

-Demande à cette boule rouge depuis quand elle est là.

-Depuis que je suis tout petit. Depuis que je sais marcher. Ma mère avait toujours peur que je me fasse mal, elle me surveillait tout le temps, elle me prenait dans ses bras. J’ai l’impression d’avoir passé mon enfance dans ses bras, comme si le sol n’existait pas. Je pensais aussi que mon père ne pouvait pas me sauver du danger.

-Quelle était l’intention positive de cette boule rouge ? Quel était son but ?

-De me faire du mal.

-Tu penses que ta mère et ton père te voulaient du mal ?

-Non, sûrement pas. Ma mère me protégeait et mon père la laissait faire comme elle voulait.

-Alors, cette boule rouge avait nécessairement une intention positive.

-De me protéger alors.

-Oui, sans doute.  

-Bien. Est-ce que tu sais te protéger autrement aujourd’hui ?

…

-J’essaie.

-Comment ça ?

-Je me dis que je ne suis pas en danger, que ça n’est pas vrai. C’est juste dans ma tête. Que je ne suis plus un enfant.

-As-tu une autre façon de faire encore ?

…

-Non.

-Il y a le sport peut-être. Tu joues bien au tennis, ça peut te donner confiance en toi.

-Oui, mais quand on joue pour le plaisir, je ne suis pas en danger mais tu sais bien que je suis incapable de gagner un vrai match. Je ne supporte pas la pression.

-Peut-être la méditation alors et la sophrologie analysante. Apprendre à respirer calmement, à observer cette émotion qui te submerge, l’accueillir et la comprendre.

-Oui, il faut que j’apprenne ça.

-Et lui parler.

-Lui parler ?

-Est-ce que tu aimerais t’en débarrasser, est-ce que tu aimerais poser cette boule rouge une bonne fois pour toute ?

-Oui, bien sûr.

-Alors, dis-le lui, parle-lui, elle est en toi, tu peux donc la trouver, lui expliquer qu’elle ne t’est plus utile, qu’elle t’a servi à te protéger quand tu étais enfant mais que maintenant, tu peux faire autrement. Explique-lui tout ça.

… Silence…

 

-Voilà, c’est fait. Je lui ai dit que je n’avais plus besoin d’elle, que je pouvais faire autrement.

-Alors, maintenant, j’aimerais que tu remercies cette limite de s’être présentée à toi. Et j’aimerais qu’en même temps, tu la regardes partir, s’éloigner, disparaître à l’horizon. Tu peux choisir de lui tourner le dos et de t’en aller, en la laissant là ou de la regarder s’éloigner, comme si elle était emportée par un courant d’air.

-Oui, je la vois, elle s’envole.

…

-Bien, maintenant, j’aimerais que tu remplaces cette boule rouge dans ton ventre par une image apaisante. Quelque chose qui te convient, que tu aimes, une image que tu as déjà utilisée ou que tu crées maintenant et que tu pourras visualiser facilement, quand tu en auras besoin.

…

-C’est un arbre dans le jardin de ma maison d’enfance. C’était un chêne. J’aimais bien grimper dedans quand ma mère ne me surveillait pas. Il ne m’est jamais rien arrivé de mal dans cet arbre.

-Bien, très bien. Imagine cet arbre, le tronc épais et solide, la force de ses branchages, la solidité et la profondeur de ses racines, la beauté de son feuillage, retrouve cette sensation de sécurité, ce bonheur d’oser grimper là-haut.

-Oui, c’est là, c’est beau, j’ai envie de sourire.

-Profites-en alors pour te projeter dans un avenir proche, dans une situation que tu connais et pendant laquelle la boule rouge était là. Imagine que maintenant, ce chêne est là, avec toute la confiance qu’il te propose. Imagine cette force en toi.

… Un long soupir…

-Oui, je vais faire comme ça.

-Une porte s’est ouverte, elle ne se refermera jamais. Cette libération se diffuse dans chaque cellule de ton corps, respiration après respiration, pour le reste de ta vie. »

 

 

Foi en l'Humanité

Par Le 06/03/2015

Des millions d'exemples comme ceux-là tous les jours, partout sur la planète. Ne jamais l'oublier.

http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/photos-redonnent-foi-en-lhumanite.html

37 photos qui redonnent foi en l’humanité

 

 foi en l humanité

Même si la vie est parfois injuste, il ne faut pas oublier les aspects positifs de l’existence, et ce dès que possible. Prenez, par exemple, ces bonnes actions désintéressées.

Ces personnes s’aident mutuellement de bon cœur sans rien attendre en retour. C’est ce type de générosité et de bonté qui vous redonnent foi en l’humanité. Grâce à ces images, on réalise que le monde n’est pas aussi sombre et désespéré qu’on le pense…

 

1.) Cet athlète espagnol a ralenti pour encourager l’un de ses adversaires, et l’aider à finir la compétition.

foi en l humanité

20b

2.) Ce barbier de 82 ans va dans le parc le plus proche pour raser gratuitement les gens. 

foi en l humanité

La coupe ne leur coûte qu’un câlin.

23b

3.) Foi en l’humanité: Cameron Lyle était une star d’athlétisme.

24a

24b

Après 8 ans de compétition, il a tout lâché avant sa dernière compétition, pour faire un don de moelle osseuse à un homme qui souffrait de leucémie.

24c

4.) Quand ce bébé dauphin s’est échoué

27a

Un homme est venu l’aider.

27b

5.) Un enfant a gagné une course au trésor énorme.

32a

Et il a aussitôt fait don de ses gains à sa jeune voisine atteinte de leucémie.

32b


6.) Une bague en diamant est tombée par erreur dans le verre d’un mendiant, il l’a aussitôt rendue à sa propriétaire

35a

Cette femme a alors récolté des fonds pour aider cet homme honnête à reprendre pied.

35b

7. Quand une personne âgée a eu besoin de s’asseoir, un étudiant généreux s’est à quatre pattes pour l’aider.

227

8.) Un policier s’est menotté à une femme suicidaire, pour lui sauver la vie.

228

9.) Grâce à cette foule, un jeune homme en fauteuil roulant a pu surfer sur le public.

255

10.) Brian O’Driscoll, un rugbyman, a rendu visite à sa plus grande fan, hospitalisée.

265

11.) Pendant l’ouragan Sandy, ce propriétaire de magasin a aidé les gens privés d’électricité.

284

12. Une Égyptienne apprend à lire à l’enfant d’un vendeur de rue.

319

13.) Tous les passagers d’un train s’échinent contre le wagon, pour aider quelqu’un qui est tombé sur la voie.

332

14.)Foi en l’humanité:  Ce motard s’est arrêté afin d’aider une vieille femme à traverser la rue.

343

15.) Après une blessure subie alors qu’elle tenait la batte, cette joueuse de softball a été emmenée jusqu’à la dernière base par ses adversaires.

362

16.) Ce chien a été plongé dans des gaz lacrymogènes pendant une manifestation. Tout le monde s’est immédiatement arrêté pour aider la pauvre bête.

371

17.) Foi en l’humanité: Un soldat a secouru un lapereau et l’a élevé, consacrant des heures entières pour nourrir l’animal.

381

18.)  Pendant un hiver difficile, cet officier de police a acheté des bottes à ce sans-abri, qui n’avait pas de chaussures.

391

19. Malgré la tempête, un voisin prévenant s’est assuré que cette voiture ne soit pas inondée.

418

20. Cet homme a découvert les 4500 € d’économies d’une femme dans son réfrigérateur cassé. Il est allé lui rendre en personne.

422

21.) Un homme a donné ses chaussures à un sans-abri.

432

22.) Rahm Emmanuel, maire de Chicago, a interrompu l’entretien téléphonique d’une femme pour lui offrir sa recommandation.

442

23.) Quand son adversaire s’est blessée pendant une course, cette athlète l’a aidée à finir la compétition.

452

24.) Pendant une manifestation au Brésil, un officier de police a demandé aux manifestants de ne pas se battre le jour de son anniversaire, et ils lui ont alors réservé une immense surprise.

461

25.) A la fin de la journée, cet homme donne des bagels invendus aux sans-abris, dans la rue.

471

26. Cet homme lit pendant ses repas pour un collègue analphabète.

513

27. À la St Valentin, un inconnu permet à autrui d’offrir une fleur à leur partenaire.

612

28. Un homme a laissé son train partir sans lui pour aider une vieille femme à porter ses bagages.

foi en l'humanité

29.) Pour honorer la mémoire de son chien décédé, un homme donne des balles de tennis aux gens venus jouer avec leurs chiens

812

30. Ce gentleman s’est servi d’un parasol pour escorter trois femmes jusqu’à leur voiture pendant un orage.

911

31. Après une attaque, cet homme réapprend à lire à sa femme.

1012

32. “J’ai vu cette femme acheter deux portions à un vendeur de rue, pour donner la seconde portion à un sans-abri. Elle s’est présentée à lui, et ils ont discuté de sa vie dans la rue. Elle l’a traité en égal, et voulait seulement qu’il se sente considéré comme un être humain à part entière.”

1116

33.) Un officier de police a donné à manger à 20 personnes en apprenant que leur refuge était fermé.

1711

34.) Ce pompier a risqué sa vie pour secourir le chat d’une femme.

1810

35.) Le propriétaire de cette laverie aide les à trouver un emploi en leur nettoyant leurs costumes gratuitement.

1911

36.) Les tortues ont aussi parfois besoin d’aide.

2113

37.) Une marathonienne de niveau international ralentit pour aider un handicapé à boire un peu d’eau.

3110

Ne laissez pas le monde vous déprimer. Si vous tombez, il y a de nombreuses personnes qui seront présentes pour vous aider  à vous relever et vous redonneront foi en l’humanité.

Délits d'initiés

Par Le 06/03/2015

J'en ai déjà parlé ici et je continue à chercher les informations qui peuvent filtrer..... mais vu le blocus du GVT américain, c'est difficile. 

Je rêve qu'un jour la vérité éclate...


Remettre en cause la version officielle du 11 Septembre 2001.
Théorie du complot ?! Mais à qui profite le crime ?
Et si on parlait d'argent...

Interview de Marc Chesney (professeur de finance à l'Université de Zürich, ancien professeur à HEC) par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC au sujet des étranges opérations boursières effectuées les jours précédant le 11 Septembre. Marc Chesney a effectué une étude sur ces opérations boursieres qui conclut à une "très forte probabilité de délits d'inités". Jean-Jacques Bourdin trouve cela "vraiment troublant."

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=pstnVjxjhQ8

Dans les heures précédant les attentats du 11 Septembre, les ordinateurs installés dans les Tours Jumelles ont enregistré un flux de transactions anormalement élevé en taille et en volume. Plus de 100 millions de dollars auraient été transférés illégalement selon l'évaluation de l’expert Richard Wagner de la société Convar, une société allemande spécialisée dans le recouvrement de données qui fut chargée d’extraire les informations contenues sur les disques durs retrouvés dans les décombres du WTC.
Peter Henschel, le directeur de Convar déclarera à l'agence de presse Reuters : "On soupçonne que l'information sur les attaques a été obtenue par des initiés qui l'ont utilisée pour envoyer des ordres et des autorisations de transactions financières […]" (Reuters, 17 dec 2001). L'objectif des « spéculateurs criminels » - c'est ainsi qu'un expert financier les qualifie - était d’accomplir un crime parfait : « Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas êtres récupérés après la destruction des systèmes centraux » affirme l’expert Richard Wagner de la société Convar (Reuters, 17 dec 2001)
Les indices recueillis par Convar qui tendent à confirmer qu’il y a bien eu délits d’initiés sont depuis lors maintenus sous embargo. Convar a accepté de coopérer étroitement avec le FBI qui s'est efforcé de clore au plus vite ce dossier, un dossier par ailleurs totalement ignoré par la Commission d’enquête du 11 Septembre.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/…/x8nv8n_100-millions-de-transfe…

Des volumes atypiques, très rares, sur certains titres peuvent laisser penser à des délits d'initiés. » Six ans après les attentats du World Trade Center, c'est la conclusion troublante d'une récente étude de Marc Chesney et Loriano Mancini, professeurs à l'université de Zurich. Les auteurs, l'un spécialiste des produits dérivés, l'autre économètre, ont travaillé sur les options de vente, utilisées pour spéculer à la baisse, de 20 grands groupes américains, notamment dans l'aéronautique et la finance. Leur analyse porte sur les transactions réalisées entre le 6 et le 10 septembre 2001 comparativement aux volumes moyens enregistrés sur longue période (une dizaine d'années pour la plupart des sociétés). Les deux spécialistes ont par ailleurs calculé la probabilité que plusieurs options d'un même secteur connaissent des volumes significatifs en quelques jours. « Nous avons essayé de voir si les mouvements enregistrés sur certains titres peu avant les attaques étaient courants. Or nous montrons que, pour certaines sociétés comme American Airlines, United Airlines, Merrill Lynch, Bank of America, Citigroup, Marsh & McLehnan, ils sont d'une grande rareté d'un point de vue statistique, a fortiori en les comparant aux volumes observés pour d'autres valeurs comme Coca-Cola ou Hewlett-Packard, explique Marc Chesney, ex-professeur à HEC, auteur de « Blanchiment et financement du terrorisme » (éditions Ellipses). Par exemple, 1.535 contrats d'options de vente à échéance octobre 2001, à 30 dollars, ont été échangés sur American Airlines le 10 septembre, contre une moyenne quotidienne d'environ 24 contrats sur les trois semaines précédentes. » Le fait que le marché soit baissier à l'époque « n'explique pas assez ces volumes surprenants ».

Article : http://www.lesechos.fr/…/20001-166-ECH_11-septembre-2001---…

Comment les banques fédérales, les commissions d’enquête successives, ou encore les autorités de régulation financières aux États-Unis et en Europe ont-elles réagi dans le temps aux transactions suspectes effectuées autour du 11/9 ? Puis aux rumeurs insistantes de délits d’initiés ? Et enfin aux études scientifiques montrant la très forte probabilité d’opérations financières impliquant une pré-connaissance précise des événements du 11-Septembre par certains opérateurs qui ont, pour l’occasion, fait d’énormes profits ?
On retrouve dans cet article des noms connus, comme celui de Wirt Walker III, un cousin de George Walker Bush, ou de Louis Freeh, ex-directeur du FBI, ou encore de Jerome Hauer, responsable le 11 septembre 2001 de l’Office of Emergency Management, le Bureau de gestion des urgences de la ville de New York. On y trouve aussi le nom de sociétés comme Stratesec (spécialisée dans la sécurité, et en charge du WTC), Convar (récupération de données sur disques durs endommagés), ou encore Kroll Associates… Si l’on a jamais étudié le sujet, cela peut paraitre surprenant dans un article sur des soupçons de délits d’initiés le 11-Septembre, et pourtant…

Article : http://www.agoravox.fr/…/delits-d-inities-du-11-septembre-1…

Dans l'émission « On a tout Essayé » du 12 octobre 2004, l’éminent grand reporter français Eric laurent livre les principaux enseignements de son enquête d’investigation "La Face cachée du 11 Septembre": des révélations explosives et fort dérangeantes !
A propos de La Face cachée du 11 Septembre de Eric laurent : ce livre dévoile les mensonges et silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 Septembre. Un an d'enquête a conduit l'auteur notamment aux Etats-Unis, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu'aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Ben Laden en Afghanistan. Enquête minutieuse, parfois dangereuse, qui révèle la face cachée du 11 Septembre. Pourquoi Oussame Ben Laden n'est-il toujours pas inculpé par les responsables américains pour les attentats du 11 Septembre ? Pourquoi la CIA qui surveille en permanence les marchés financiers n'a t-elle pas détecté le plus grand délit d'initiés de l'histoire qui a précédé le 11 Septembre ? Quelle est la véritable identité des pirates de l'air ? Quel est le rôle exact joué par les services secrets pakistanais ? Et que penser de l'Arabie Saoudite, de ce royaume dont trois princes ont connu une mort mystérieuse à la suite du 11 Septembre ? Les informations recueillies dans ce livre, les faits troublants, les contradictions et les manipulations avérées battent en brèche les vérités admises.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/…/xaj5ek_11-septembre-revelation…

Éléments, discussion et récit concernant certains sujets sensibles de sécurité nationale. Le document ferait trembler Washington. Long de 28 pages, il pointerait les responsabilités, directes ou indirectes, de l'Arabie Saoudite dans les attentats du World Trade Center, ce tristement célèbre 11 septembre 2011. Il mettrait également en cause le consulat saoudien à Los Angeles, l'ambassade du pays à Washington, ainsi que de riches Saoudiens installés à Sarasota, en Floride.
Ces 28 pages faisaient partie du rapport sur le 11-Septembre du Comité du renseignement du Sénat, publié en 2002. Avant qu'elles ne soient supprimées et classifiées à la demande de l’administration Bush.

Article : http://www.20minutes.fr/…/1533423-20150204-11-septembre-doc…

L’Agence de Sécurité Nationale (NSA) prétend avoir surveillé les conversations entièrement traduites en été 2001 - en temps réel - entre Mohamed Atta et Khalid Cheikh Mohamed, ayant soulevé des inquiétudes. Dans l’une des conversations, Khalid a soi-disant donné à Atta le feu vert pour les attaques ; la NSA devait donc être prévenue.
En rapport avec les enquêtes qui auraient pu mener à l’arrestation des pirates de l’air, l’agent Colleen Rowley du FBI prétend que les directeurs du FBI ont intentionnellement empêché ses investigations sur Zacarias Moussaoui – alors qu’il fréquentait l’école de vol de Minneapolis. Ils ont fait cela en dépit des avertissements reçus des renseignements français. Rowley croit que si le FBI avait approuvé son enquête, il aurait pu découvrir les plans de Moussaoui comme ceux de plusieurs autres pirates de l’air inscrits dans les écoles de vol. Certains croient que les importantes sommes d’argent transférées par les renseignements pakistanais (ISI) à Mohamed Atta les jours avant le 11/9 sont la preuve de la coopération entre l’ISI, la CIA, et Al Qaïda.

Article : http://www.reopen911.info/…/le-11-septembre-etait-il-un-tra…

Le journaliste du Monde Serge Michel évoque un trafiquant israélien qui serait impliqué dans le financement du 11-Septembre. L’information proviendrait des fichiers de la filiale suisse de la banque britannique HSBC (affaire SwissLeaks).

Vidéo : http://www.reopen911.info/…/canal-france-2-et-france-5-son…/

Zapping télé des 10 ans des attentats du 11-Septembre. Réalisé par un sympathisant de ReOpen911, ce zapping d'une durée de 20 minutes propose un condensé des remises en question de la théorie officielle du complot du 11/9 dans les médias télévisés francophones sur 10 ans, de fin 2001 au début de l'année 2011.
Cette vidéo soulève de nombreuses questions très peu abordées par les grands médias alignés.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/…/xk317b_11-septembre-le-zapping…

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Remettre en cause la version officielle du 11 Septembre 2001.
Théorie du complot ?! Mais à qui profite le crime ?
Et si on parlait d'argent...

Interview de Marc Chesney (professeur de finance à l'Université de Zürich, ancien professeur à HEC) par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC au sujet des étranges opérations boursières effectuées les jours précédant le 11 Septembre. Marc Chesney a effectué une étude sur ces opérations boursieres qui conclut à une "très forte probabilité de délits d'inités". Jean-Jacques Bourdin trouve cela "vraiment troublant."

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=pstnVjxjhQ8

Dans les heures précédant les attentats du 11 Septembre, les ordinateurs installés dans les Tours Jumelles ont enregistré un flux de transactions anormalement élevé en taille et en volume. Plus de 100 millions de dollars auraient été transférés illégalement selon l'évaluation de l’expert Richard Wagner de la société Convar, une société allemande spécialisée dans le recouvrement de données qui fut chargée d’extraire les informations contenues sur les disques durs retrouvés dans les décombres du WTC.
Peter Henschel, le directeur de Convar déclarera à l'agence de presse Reuters : "On soupçonne que l'information sur les attaques a été obtenue par des initiés qui l'ont utilisée pour envoyer des ordres et des autorisations de transactions financières […]" (Reuters, 17 dec 2001). L'objectif des « spéculateurs criminels » - c'est ainsi qu'un expert financier les qualifie - était d’accomplir un crime parfait : « Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas êtres récupérés après la destruction des systèmes centraux » affirme l’expert Richard Wagner de la société Convar (Reuters, 17 dec 2001)
Les indices recueillis par Convar qui tendent à confirmer qu’il y a bien eu délits d’initiés sont depuis lors maintenus sous embargo. Convar a accepté de coopérer étroitement avec le FBI qui s'est efforcé de clore au plus vite ce dossier, un dossier par ailleurs totalement ignoré par la Commission d’enquête du 11 Septembre.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x8nv8n_100-millions-de-transferes-depuis-l_news

Des volumes atypiques, très rares, sur certains titres peuvent laisser penser à des délits d'initiés. » Six ans après les attentats du World Trade Center, c'est la conclusion troublante d'une récente étude de Marc Chesney et Loriano Mancini, professeurs à l'université de Zurich. Les auteurs, l'un spécialiste des produits dérivés, l'autre économètre, ont travaillé sur les options de vente, utilisées pour spéculer à la baisse, de 20 grands groupes américains, notamment dans l'aéronautique et la finance. Leur analyse porte sur les transactions réalisées entre le 6 et le 10 septembre 2001 comparativement aux volumes moyens enregistrés sur longue période (une dizaine d'années pour la plupart des sociétés). Les deux spécialistes ont par ailleurs calculé la probabilité que plusieurs options d'un même secteur connaissent des volumes significatifs en quelques jours. « Nous avons essayé de voir si les mouvements enregistrés sur certains titres peu avant les attaques étaient courants. Or nous montrons que, pour certaines sociétés comme American Airlines, United Airlines, Merrill Lynch, Bank of America, Citigroup, Marsh & McLehnan, ils sont d'une grande rareté d'un point de vue statistique, a fortiori en les comparant aux volumes observés pour d'autres valeurs comme Coca-Cola ou Hewlett-Packard, explique Marc Chesney, ex-professeur à HEC, auteur de « Blanchiment et financement du terrorisme » (éditions Ellipses). Par exemple, 1.535 contrats d'options de vente à échéance octobre 2001, à 30 dollars, ont été échangés sur American Airlines le 10 septembre, contre une moyenne quotidienne d'environ 24 contrats sur les trois semaines précédentes. » Le fait que le marché soit baissier à l'époque « n'explique pas assez ces volumes surprenants ».

Article : http://www.lesechos.fr/11/09/2007/LesEchos/20001-166-ECH_11-septembre-2001---des-volumes-inhabituels-sur-les-options-peu-avant-l-attentat.htm

Comment les banques fédérales, les commissions d’enquête successives, ou encore les autorités de régulation financières aux États-Unis et en Europe ont-elles réagi dans le temps aux transactions suspectes effectuées autour du 11/9 ? Puis aux rumeurs insistantes de délits d’initiés ? Et enfin aux études scientifiques montrant la très forte probabilité d’opérations financières impliquant une pré-connaissance précise des événements du 11-Septembre par certains opérateurs qui ont, pour l’occasion, fait d’énormes profits ?
On retrouve dans cet article des noms connus, comme celui de Wirt Walker III, un cousin de George Walker Bush, ou de Louis Freeh, ex-directeur du FBI, ou encore de Jerome Hauer, responsable le 11 septembre 2001 de l’Office of Emergency Management, le Bureau de gestion des urgences de la ville de New York. On y trouve aussi le nom de sociétés comme Stratesec (spécialisée dans la sécurité, et en charge du WTC), Convar (récupération de données sur disques durs endommagés), ou encore Kroll Associates… Si l’on a jamais étudié le sujet, cela peut paraitre surprenant dans un article sur des soupçons de délits d’initiés le 11-Septembre, et pourtant…

Article : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/delits-d-inities-du-11-septembre-116435

Dans l'émission « On a tout Essayé » du 12 octobre 2004, l’éminent grand reporter français Eric laurent livre les principaux enseignements de son enquête d’investigation "La Face cachée du 11 Septembre": des révélations explosives et fort dérangeantes !
A propos de La Face cachée du 11 Septembre de Eric laurent : ce livre dévoile les mensonges et silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 Septembre. Un an d'enquête a conduit l'auteur notamment aux Etats-Unis, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu'aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Ben Laden en Afghanistan. Enquête minutieuse, parfois dangereuse, qui révèle la face cachée du 11 Septembre. Pourquoi Oussame Ben Laden n'est-il toujours pas inculpé par les responsables américains pour les attentats du 11 Septembre ? Pourquoi la CIA qui surveille en permanence les marchés financiers n'a t-elle pas détecté le plus grand délit d'initiés de l'histoire qui a précédé le 11 Septembre ? Quelle est la véritable identité des pirates de l'air ? Quel est le rôle exact joué par les services secrets pakistanais ? Et que penser de l'Arabie Saoudite, de ce royaume dont trois princes ont connu une mort mystérieuse à la suite du 11 Septembre ? Les informations recueillies dans ce livre, les faits troublants, les contradictions et les manipulations avérées battent en brèche les vérités admises.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xaj5ek_11-septembre-revelations-choc-chez_news

Éléments, discussion et récit concernant certains sujets sensibles de sécurité nationale. Le document ferait trembler Washington. Long de 28 pages, il pointerait les responsabilités, directes ou indirectes, de l'Arabie Saoudite dans les attentats du World Trade Center, ce tristement célèbre 11 septembre 2011. Il mettrait également en cause le consulat saoudien à Los Angeles, l'ambassade du pays à Washington, ainsi que de riches Saoudiens installés à Sarasota, en Floride.
Ces 28 pages faisaient partie du rapport sur le 11-Septembre du Comité du renseignement du Sénat, publié en 2002. Avant qu'elles ne soient supprimées et classifiées à la demande de l’administration Bush.

Article : http://www.20minutes.fr/monde/1533423-20150204-11-septembre-document-28-pages-evoque-financement-arabie-saoudite

L’Agence de Sécurité Nationale (NSA) prétend avoir surveillé les conversations entièrement traduites en été 2001 - en temps réel - entre Mohamed Atta et Khalid Cheikh Mohamed, ayant soulevé des inquiétudes. Dans l’une des conversations, Khalid a soi-disant donné à Atta le feu vert pour les attaques ; la NSA devait donc être prévenue.
En rapport avec les enquêtes qui auraient pu mener à l’arrestation des pirates de l’air, l’agent Colleen Rowley du FBI prétend que les directeurs du FBI ont intentionnellement empêché ses investigations sur Zacarias Moussaoui – alors qu’il fréquentait l’école de vol de Minneapolis. Ils ont fait cela en dépit des avertissements reçus des renseignements français. Rowley croit que si le FBI avait approuvé son enquête, il aurait pu découvrir les plans de Moussaoui comme ceux de plusieurs autres pirates de l’air inscrits dans les écoles de vol. Certains croient que les importantes sommes d’argent transférées par les renseignements pakistanais (ISI) à Mohamed Atta les jours avant le 11/9 sont la preuve de la coopération entre l’ISI, la CIA, et Al Qaïda.

Article : http://www.reopen911.info/uploads/document/fichier/le-11-septembre-etait-il-un-travail-d-initie.pdf

Le journaliste du Monde Serge Michel évoque un trafiquant israélien qui serait impliqué dans le financement du 11-Septembre. L’information proviendrait des fichiers de la filiale suisse de la banque britannique HSBC (affaire SwissLeaks).

Vidéo : http://www.reopen911.info/News/2015/02/15/canal-france-2-et-france-5-sont-ils-conspirationnistes/

Zapping télé des 10 ans des attentats du 11-Septembre. Réalisé par un sympathisant de ReOpen911, ce zapping d'une durée de 20 minutes propose un condensé des remises en question de la théorie officielle du complot du 11/9 dans les médias télévisés francophones sur 10 ans, de fin 2001 au début de l'année 2011.
Cette vidéo soulève de nombreuses questions très peu abordées par les grands médias alignés.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xk317b_11-septembre-le-zapping-tele-des-10-ans_news

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