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"Ce que cachent vos médias"

Par Le 06/03/2015

Facebook bloque le compteur "mentions J'aime" de la page Ce Que Cachent Vos Medias.

Nous sommes à environ 149 880 abonnés depuis plus de 3 semaines... 
Le problème ? 
Dans les statistiques, nous comptons environ 350 personnes de plus chaque semaine. Le total est même redescendu de plus 50 personnes en une nuit.
Sans compter les vidéos, liens, commentaires, etc... qui disparaissent sans raison. Cherchez l'erreur... émoticône wink

Merci Mark Zuckerberg

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire."
-George Orwell (1903-1950), auteur de 1984 -

Ils me parlent de "liberté d'expression"... pourtant nous en sommes à 13 censures en 6 ans sur Facebook avec la page Ce Que Cachent Vos Médias, pour un simple blog d'information alternative (10 comptes et 3 pages Fb, sans parler de YouTube, Dailymotion, etc...).

Ils me parlent de "liberté de penser"... pourtant dès que vous touchez certains sujets sensibles, vous êtes accusés de conspirationnisme, de fachisme, d'antisémitisme (les nouvelles armes de la "police de la pensée", car elles peuvent être utilisées à tord et à travers, sans aucun argument, sans aucune preuve et peuvent vous discréditer à tout jamais).

Ils me parlent de "liberté de la presse"... pourtant personne ne pose de questions sur les délits d'initiés précédents les attaques du 11 Septembre 2001, sur les liens qui existent entre la CIA et Al-Qaïda, sur les quantités énormes d'opium qui sortent d’Afghanistan malgré la présence de l'OTAN (Selon un rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, paru le 15 avril, l'Afghanistan fournit 90 % des besoins mondiaux d'opium), sur les armées secrètes de l'OTAN, sur l'influence illégitime et anti-démocratique de certains groupes (Le Dîner du Siècle, le Bilderberg, le Cfr, la Trilatérale, ...), etc, etc, etc...

Ils me parlent de "justice"... pourtant nos gouvernements organisent la traque d'Edward Snowden , pendant que tous les responsables de l'invasion de l'Irak et du mensonge des armes de destruction massive (Bush, Blair, Powell, etc...) se promènent en toute impunité malgré leur responsabilité évidente dans ce crime contre l'humanité. Et que dire de Sarkozy, Hollande, Chirac, Pasqua, Cahuzac, etc...?

Ils me parlent de "démocratie"... pourtant nous savons tous, plus ou moins, que nous vivons dans un système oligarchique. Seuls les plus crédules croient encore à tout cela.

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Nous sommes à environ 149 880 abonnés depuis plus de 3 semaines... 
Le problème ? 
Dans les statistiques, nous comptons environ 350 personnes de plus chaque semaine. Le total est même redescendu de plus 50 personnes en une nuit.
Sans compter les vidéos, liens, commentaires, etc... qui disparaissent sans raison. Cherchez l'erreur...  ;)

Merci @[112845672063384:274:Mark Zuckerberg]

 

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire."
-George Orwell (1903-1950), auteur de 1984 -

Ils me parlent de "liberté d'expression"... pourtant nous en sommes à 13 censures en 6 ans sur Facebook avec la page Ce Que Cachent Vos Médias, pour un simple blog d'information alternative (10 comptes et 3 pages Fb, sans parler de YouTube, Dailymotion, etc...).

Ils me parlent de "liberté de penser"... pourtant dès que vous touchez certains sujets sensibles, vous êtes accusés de conspirationnisme, de fachisme, d'antisémitisme (les nouvelles armes de la "police de la pensée", car elles peuvent être utilisées à tord et à travers, sans aucun argument, sans aucune preuve et peuvent vous discréditer à tout jamais).

Ils me parlent de "liberté de la presse"... pourtant personne ne pose de questions sur les délits d'initiés précédents les attaques du 11 Septembre 2001, sur les liens qui existent entre la CIA et Al-Qaïda, sur les quantités énormes d'opium qui sortent d’Afghanistan malgré la présence de l'OTAN (Selon un rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, paru le 15 avril, l'Afghanistan fournit 90 % des besoins mondiaux d'opium), sur les armées secrètes de l'OTAN, sur l'influence illégitime et anti-démocratique de certains groupes (Le Dîner du Siècle, le Bilderberg, le Cfr, la Trilatérale, ...), etc, etc, etc...

Ils me parlent de "justice"... pourtant nos gouvernements organisent la traque d'Edward Snowden , pendant que tous les responsables de l'invasion de l'Irak et du mensonge des armes de destruction massive (Bush, Blair, Powell, etc...) se promènent en toute impunité malgré leur responsabilité évidente dans ce crime contre l'humanité. Et que dire de Sarkozy, Hollande, Chirac, Pasqua, Cahuzac, etc...?

Ils me parlent de "démocratie"... pourtant nous savons tous, plus ou moins, que nous vivons dans un système oligarchique. Seuls les plus crédules croient encore à tout cela.

Mémoire...cellulaire (4)

Par Le 06/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie

Belanger1

Yoann avait accompagné Paul dans la détente, une longue respiration, les yeux fermés, allongé sur un tapis moelleux, à même le sol. Il flottait dans la pièce un parfum de patchouli. 

Paul regardait à l'intérieur. Les yeux inversés. Il suivait calmement le parcours de l'air dans son corps, ce fourmillement au bout de ses doigts, il le connaissait bien désormais. Comme des étincelles infimes qui grésillaient. 

Son geste de calme. Il avait posé ses mains à plat sur son ventre et il accompagnait les mouvements respiratoires. Comme un ressac silencieux en lui. L'expiration comme un retour de vague dans le corps apaisé de l'Océan et l'inspiration comme un déploiement liquide à l'intérieur de son corps. Il voyait se diluer dans l'immensité toutes ses pensées récurrentes. 

"Tout autour de toi se dessine un canal de lumière, une lumière douce et accueillante, elle t’enveloppe, elle t’enlace. C'est le canal du Temps, le canal des souvenirs. Laisse-toi guider par cette lumière. »

 

Paul connaissait maintenant cette méthode et il savait désormais se laisser emporter en toute confiance.

…

…

 

 

« Tu arrives dans un lieu de silence et de calme, un espace aussi calme que ta respiration, longue et profonde. La lumière t’enveloppe toujours et tu vois apparaître un enfant, un petit garçon, vous vous rapprochez l'un de l'autre. Tu es ce petit garçon, tu le reconnais. Sa coiffure, son visage, ses vêtements, son allure, sa démarche, son sourire. C'est peut-être une photographie qui s'inscrit sur ton écran mental mais ce petit garçon existe, cet instant existe en toi, retrouve cet enfant, donne-lui ta main, ouvre-lui tes bras. »

Silence…

 « Vous pouvez vous asseoir, l’un à côté de l’autre ou face à face, comme vous le souhaitez. Prends le temps de te présenter à cet enfant, dis-lui avec tes mots que tu es l’adulte qu’il va devenir et que tu es là pour lui, aujourd’hui, que tu as souhaité le retrouver, pour l’aider à bien grandir, pour l’aider à se sentir bien, pour répondre à ses questions, pour l’accompagner dans son chemin de vie. Tu es là pour lui mais il peut aussi t’aider à mieux comprendre l’adulte que tu es devenu. Personne ne sait mieux que vous deux ce que vous portez, ce qui est en vous. Profitez pleinement de cet instant. »

Silence…

« Comment ça se passe pour toi ?

-Je suis bien, c’est chaud dans mon ventre. »

Silence…

« Demande maintenant à ce petit garçon de quoi il a besoin. En lui disant que tu le comprends, que tu es là pour lui, que tu es là pour écouter ce qu’il a à dire. Tu sais ce qu’il a vécu et tu peux répondre maintenant à ces questions. Demande-lui ce dont il a besoin. »

Silence

« Qu’est-ce qu’il te dit ?

-Il a besoin d’être aimé.

-Par qui ?

-Par son papa.

-C’est quoi pour lui d’être aimé par son papa ? Être aimé comment ?

-Il a besoin que son papa soit fier de lui et qu’il le lui dise.

-Bien, très bien. Demande à ton enfant intérieur de quoi il a encore besoin.

-Il a besoin de liberté.

-Par rapport à quoi ou qui ?

-Par rapport à sa maman. Sa maman l’étouffe, elle a toujours peur qu’il lui arrive quelque chose et il ne peut rien faire. Elle lui interdit tout et il n’a pas le droit de se plaindre.

-C’est comment cette liberté qu’il souhaite ? Comment veut-il la vivre ?

-Aller jouer dehors avec ses copains. Ou avec son père. Mais il ne s’occupe jamais de lui.

-Qu’est-ce que ça lui apporterait ?

-Il se sentirait mieux. Il aime bien jouer dehors.

-C’est comment se sentir mieux ?

-C’est le contraire de la tristesse et il est souvent triste.

-Et c’est comment pour toi cette tristesse ?

-Ne rien faire, être empli de désespoir, se sentir écrasé, avoir mal au ventre ou à la tête, avoir envie de disparaître.

-Bien. Demande-lui de quoi il a encore besoin. »

Silence…

-Il a besoin d’oser dire ce qu’il pense.

-Le dire à qui ?

-À sa mère, à ses copains et même à son père.

-Qu’est-ce qu’il voudrait dire ?

-Qu’il faut lui faire confiance et arrêter de lui faire peur tout le temps, pour tout.

…

-Bien.

-Mais il y a autre chose encore…

-Quoi d’autre, Paul ?

-Il aimerait ne jamais quitter sa maman. Parce qu’il a besoin d’elle.

-Tu as conscience que c’est contradictoire, Paul ?

-Oui, je sais mais c’est plus fort que moi.

-Pour ton enfant intérieur ou pour toi aujourd’hui ?

-C’est pareil, en fait.

-Si ton enfant intérieur n’avait pas souffert de toutes ces peurs, l’adulte que tu es ne les éprouverait pas. C’est vers cet enfant que tu dois aller. Alors, maintenant, j’aimerais que tu demandes à ton enfant intérieur de quoi il a peur ? »

Silence…

« Il a peur de mourir étouffé.

-Pourquoi est-ce qu’il pourrait mourir étouffé ?

-Il est asthmatique.

-Ses parents savent qu’il a de l’asthme ?

-Oui et sa maman a très peur pour lui.

-Comment ça se passe pour lui quand il a une crise d’asthme ?

-Il a très peur, il a beaucoup de mal à respirer, il doit rester assis dans son lit, il est très fatigué. Sa mère reste avec lui et il ne va plus à l’école. Il est malheureux aussi de ne plus pouvoir jouer avec ses copains. Et il a honte d’être trop gros. Il ne veut plus prendre de médicaments. Il veut guérir tout seul. Il veut guérir mais il veut que sa maman continue à s’occuper de lui.

-Bien. Demande encore à ce petit garçon de quoi il a peur.

-Parfois, il a peur de ne pas être normal.

-Pourquoi a-t-il cette impression ?

-Souvent, il a peur de faire comme ses copains, il a peur de se faire mal et ses copains se moquent de lui. Alors, la nuit, il pleure dans son lit et il trouve qu’il est nul. Il voudrait que les autres arrêtent de lui dire quoi faire. Il voudrait que ça soit juste des bons copains et qu’ils arrêtent de le commander.

-De quoi a-t-il peur encore ? »

Silence…

« Il a peur des disputes.

-Des disputes entre qui et qui ?

-Entre ses parents.

-Mais lui, il n’est pas disputé ?

-Non, mais il a peur de tous ces cris et il s’enferme dans sa chambre pour ne pas les entendre.

-Pourquoi est-ce qu’il en a peur ?

-Il a peur que ça se termine mal, que ses parents divorcent. 

-Et de quoi a-t-il peur encore ? »

Silence…

« Rien d’autre.

-Bien, très bien. Est-ce que l’adulte que tu es aujourd’hui aimerait aider ce petit garçon ?

-Oui.

-Très bien. Alors puisque tu es d’accord, je te propose de prendre ce petit garçon dans tes bras et de le rassurer. Dis-lui les mots qu’il aurait aimé entendre, que tu aurais aimé entendre. C’est ton enfant intérieur. Tu es le seul à savoir exactement ce qu’il éprouve. Tu es la personne la plus capable de le comprendre et de l’aider. Personne ne peut le faire mieux que toi si tu le désires, si tu es prêt pour cela, prêt pour cet accompagnement. Tu peux prendre soin de ton enfant intérieur et en le comprenant davantage, tu comprendras davantage ta vie d’adulte. Prends le temps de lui dire les mots qu’il a besoin d’entendre. »

Silence… 

« Comment ça se passe pour toi ?

-Je lui ai dit que je le protègerai, que je serai toujours là, que je sais ce dont il a besoin et que je peux le lui donner. Je lui ai dit que son asthme passera. Je lui ai dit que j’étais fier de lui, que je m’intéresserai toujours à ce qu’il fait et à tout ce qu’il allait vivre. Je lui ai dit qu’il ne devait pas avoir peur.

-Bien, très bien. J’aimerais maintenant que tu prennes la place de ce petit garçon et que tu observes avec ses yeux. Tu es l’enfant qui regarde l’adulte qu’il va devenir, l’adulte qui sera toujours là pour lui. Tu dois même lever les yeux pour voir cet adulte et tu peux regarder celui que tu vas devenir»

Silence…

« Comment ça se passe pour toi ? 

-J’ai beaucoup d’amour en moi, c’est chaud dans mon ventre et dans mes mains. Je souris intérieurement et je remercie cet adulte d’être là pour moi.

-Prends le temps de ressentir tout cela, inscris-le en toi, en vous deux, laisse la respiration diffuser ces émotions dans tout ton corps. »

Silence.

« Avant de revenir et d’ouvrir les yeux, je t’invite à remercier ton enfant intérieur de s’être présenté à toi. Prends le temps de lui dire que maintenant tu sais qu’il existe en toi et que tu reviendras le voir régulièrement, qu’il ne sera plus jamais seul, que tu l’aimes et que tu es fier de lui. Prends le temps de lui dire tout ça. »

Silence…

« Et tranquillement, tu pourras revenir ici et maintenant, quand tu sentiras que c’est le moment… »

 

Système obsolète

Par Le 05/03/2015

Si on observe l'historique économique et politique de la France depuis l'autorisation donnée par le Président Pompidou en 1973 d'emprunter pour l'Etat auprès des Banques privées, le problème de la dette n'a été qu'un gouffre sans fond. C'est un système obsolète dont il faut sortir. Ni la Gauche, ni la Droite ne le feront. Les intérêts leur sont trop favorables et surtout ça serait un cataclysme pour les financiers.

L'Islande a su le faire sous la pression de son Peuple. Tout est là...... 

Bilan :

"Sachant que, depuis trente ans, la France n'a jamais présenté un budget en équilibre, vous tenterez de retrouver les noms de ceux qui à droite et à gauche ont creusé ce trou béant de 1 600 milliards d'euros... Réponse : match nul. Prenons 1993 et 1994 (gouvernements Bérégovoy et Balladur), où la dette flambe de 800 milliards de francs. Bilan à gauche : + 350 milliards de francs. Bilan à droite : + 380 milliards. En fait, chacun y a mis du sien. Pis, la fin de l'inflation et les innovations financières ont accéléré le processus. Pierre Bérégovoy pensait bien faire lorsqu'il a créé les fameuses OAT, ces obligations que les fonctionnaires du Trésor pouvaient vendre aux quatre coins du monde. Avec ce résultat : les deux tiers de la dette sont aujourd'hui à la merci des marchés. Chirac était ravi de tourner le dos au pacte de stabilité en 2003. Une façon de dire aux marchés que la "parole" de la France n'engageait que ceux qui y croyaient.

Sauf que, de l'autre côté du Rhin, ce fut un électrochoc. En septembre 2003, Gerhard Schröder expliquait aux Allemands qu'il fallait "solder 25 ans de promesses intenables". Au même moment, Marc Blondel lâchait : "Le déficit ne me gêne pas. Pour gérer et développer un pays, il est incontournable." Applaudissements dans la salle... Le procès des politiques est engagé. Et celui des Français ? Ils ne sont pas innocents. Un exemple, la fameuse "cagnotte" d'une quinzaine de milliards d'euros que Jospin tentait de garder pour alléger le fardeau de la dette. Qui a été sanctionné dans les sondages quand Chirac a fait les gros yeux et exigé qu'on distribue cet argent ? La fourmi de Matignon ou la cigale de l'Élysée ? Ne cherchez pas qui les Français ont mis au coin... Ils pensaient eux aussi tellement fort que la dette pourrait monter jusqu'au ciel.
 
 

La relance de Mitterrand

Nous sommes à quelques jours des élections de 1981, lors du débat télévisé entre François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing. Les deux candidats s'accordent sur un point : après l'élection, ils vont mettre fin au chômage (6 % de la population active) en créant des emplois. Giscard promet de créer 150 000 emplois par an d'ici à 1985. Mitterrand va plus loin : "L'emploi, c'est la première de nos obligations. J'y consacrerai toute ma volonté." Il promet d'en créer 210 000 par an, dont 150 000 dans la fonction publique et 60 000 d'utilité collective. Et ce n'est là qu'une de ses propositions. Retraite à 60 ans, cinquième semaine de congés payés, relèvement du smic... Dès le début de son mandat, Mitterrand réalise une partie de son programme social (entre 1981 et 1986, 330 000 fonctionnaires seront embauchés) et Pierre Mauroy concocte un plan de relance par la consommation.

Quant aux nationalisations (elles concernent 39 banques, compagnies d'assurances ou entreprises industrielles), elles coûtent près de 90 milliards de francs à l'État. Et l'Élysée ne fait pas dans la dentelle. Alors qu'à Matignon Jean Peyrelevade plaide pour que l'État se contente de prendre une participation majoritaire dans ces entreprises et laisse le reste aux actionnaires privés, il est repoussé dans les cordes : l'État doit posséder 100 % du capital de la plupart des entreprises. Résultat : en 1980, la dette de l'État représente 12 % de la production nationale. En 1982, elle monte brutalement à 16 %. Trois ans plus tard, elle dépasse 20 %. Le déficit de l'État atteint alors 92 milliards de francs... quatre fois plus qu'en 1980. Le 21 mars 1983, la France dévalue pour la troisième fois en moins de dix-huit mois, c'est le "tournant de la rigueur" (priorité : la lutte contre l'inflation, qui sera un succès). Mais la dette, elle, continue à flamber.

Balladur : vive les privatisations !

Saint-Gobain, Paribas, la Société générale, la BNP, TF1... En 1986, Édouard Balladur, le dernier ministre des Finances installé rue de Rivoli, détricote en grand les privatisations de François Mitterrand. En deux ans, 100 milliards de francs rentrent dans les caisses de l'État. En 1993, rebelote. Balladur, cette fois à Matignon, met sur le marché Rhône-Poulenc, Elf ou l'UAP. Puis c'est Juppé qui cède les AGF, Pechiney, Usinor... Jospin (et son fameux et ambigu "ni-ni"), qui empoche près de 40 milliards en ouvrant le capital de France Télécom, Air France ou du CIC... Raffarin poursuit l'opération avec le Crédit lyonnais ou Thomson, Villepin avec les autoroutes. En vingt ans, un peu plus de 80 milliards d'euros sont rentrés dans les caisses de l'État grâce aux privatisations. Pour alléger la dette publique ? Pas du tout. Une petite dizaine de milliards d'euros ont bien servi à alléger le fardeau. Pour le reste, la manne a financé les besoins courants, recapitalisé les entreprises encore publiques (à lui seul, le Lyonnais a consommé plus de 6 milliards d'euros) ou financé de nouvelles infrastructures.

Les 35 heures ou comment faire plaisir à tout le monde

C'est fait. Deux lois, l'une votée en 1998, l'autre en 2000, mettent en oeuvre la principale proposition du PS aux législatives de 1997. Le temps de travail est fixé à 35 heures. Les patrons sont furieux. Mais Martine Aubry ne les a pas oubliés. Pour accompagner la mise en place des RTT (et le blocage des rémunérations qui les accompagne), elle a fait un beau cadeau aux entreprises : de généreuses exonérations de charges. Celles-ci avaient vocation à disparaître au bout de sept ans, mais, en 2003, le gouvernement Raffarin imagine un nouveau système global d'exonération de charges sociales sur les bas salaires. Ces aides sont pérennisées. Ces exonérations représentent aujourd'hui 22 milliards d'euros par an. Une paille...

Chirac et Jospin se bagarrent pour une "cagnotte"

Nous sommes le 14 juillet 1999 à l'Élysée. Comme il est de coutume, Jacques Chirac s'adresse aux Français à la télévision. Et voilà que, dans son intervention, il s'en prend à son Premier ministre de cohabitation, Lionel Jospin. Le tacle est politiquement savoureux, budgétairement désastreux : Chirac raconte que le gouvernement est en possession d'une cagnotte. "Nous avons depuis deux ans une croissance qui fait que nous avons énormément d'argent dans les caisses. Il faut tout le talent du ministère des Finances pour masquer le phénomène. Il faut rendre aux Français une part de ce que l'on leur a pris", explique Chirac avec l'air de celui à qui on ne la fait pas. L'"affaire de la cagnotte" a commencé. Elle va durer plus de six mois.

À l'origine, une bonne surprise : depuis quelques mois, l'économie française engrange un taux de croissance très supérieur aux prévisions initiales de Bercy (3 % au lieu de 2 % sur un an). Conséquence : des rentrées fiscales qui explosent (elles dépassent d'une quinzaine de milliards d'euros les prévisions). Jospin, qui souhaitait baisser le déficit budgétaire (et donc réduire la dette), se retrouve pris entre deux feux, sur sa droite et sur sa gauche. Et tous les lobbys s'en donnent à coeur joie. Au sein de la majorité plurielle, c'est le concours d'idées. Fabius (qui pense aux élections de 2002 et veut séduire les classes moyennes) préconise la baisse d'impôt. D'autres exigent une baisse des taxes sur l'essence à la pompe, plus de logements sociaux, des revalorisations diverses et variées... Résultat : pas un centime ne va au désendettement du pays.

Chirac, Raffarin et le "petit comptable"

En ce début septembre 2003, Jean-Pierre Raffarin est sur le plateau de TF1. Bruxelles s'inquiète des déficits français. Et le Premier ministre donne un coup de menton : "Mon premier devoir, c'est l'emploi. Pas d'aller rendre des équations comptables et de faire des problèmes mathématiques pour que tel ou tel bureau soit satisfait." Les choses sont claires : l'Europe est un nid d'irresponsables. La France sait ce qu'elle a à faire. Et qu'importent les engagements de saine gestion publique pris lors de l'adoption du traité de Maastricht. En fait, trois ans après l'entrée en vigueur de l'euro, la France et l'Allemagne vont mal. Pendant que l'Irlande ou l'Espagne affichent une insolente croissance, les deux plus grandes économies de la zone euro sont en récession. Et choisissent cette stratégie : "Il faut soutenir et non pas neutraliser la croissance." Le pacte de stabilité est enterré. Seule nuance, les Allemands vont tout faire pour revenir au plus vite dans les clous et engagent une série de réformes douloureuses. Pas les Français...

La rupture selon Sarkozy

C'est un drôle d'été 2007. La crise des subprimes éclate au mois d'août. Mais l'Atlantique est un formidable pare-feu... Nicolas Sarkozy vient d'être élu. Et deux clans s'affrontent. Celui de Xavier Musca, le directeur du Trésor, gardien des finances publiques, qui plaide pour que la "rupture" s'incarne par la fin de la spirale de l'endettement. Les autres, les politiques, veulent doper l'immobilier (par des exonérations fiscales), les heures supplémentaires (par des incitations fiscales), plafonner la fiscalité des plus riches (abaissement du bouclier à 50 % des revenus), alléger la fiscalité des donations, etc. La thèse est simple : voilà qui creusera certes un peu dans les finances publiques au début. Mais ensuite, quel coup d'accélérateur pour l'économie ! La loi Tepa est votée. Coût pour l'État : une dizaine de milliards d'euros chaque année. Et Nicolas Sarkozy annonce la couleur à ses partenaires européens : avant l'élection, à Berlin, la France s'était engagée comme tous ses partenaires à "faire le ménage" dans ses comptes publics d'ici à 2010. Lui a engagé une "rupture" avec la politique de son prédécesseur : ils devront donc attendre 2012 pour que l'Hexagone revienne à l'équilibre... En septembre 2008, la crise arrive sur le Vieux Continent. Solution choisie pour s'en sortir sans parler de "rigueur" : faire tourner le compteur de la dette."

Et ce compteur tourne toujours et en plus les Banques privées ont reçu un soutien inconditionel de l'UE.(des milliards tout de même...)

Ce qui revient à nourrir celui qui nous affame. 

On continue comme ça en écoutant les Enfoirés dire à nos jeunes qu'ils doivent se bouger le cul ?....

A vomir....

KUNDALINI (6)

Par Le 05/03/2015

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"Elle ne se reconnaissait pas. L’impression d’une ivresse.

« Pas d’inquiétude, ce sont juste nos deux auras qui s’effleurent. »

Elle le regardait comme s’il était descendu d’une galaxie lointaine. Elle sentait un trouble délicieux dans son esprit, comme si le bonheur de l’instant diffusait dans ses neurones des endorphines pétillantes, elle imagina des nuages de bulles excitées, des brumes cotonneuses qui l’enveloppaient de leurs haleines chaudes.
Cette idée soudaine que la nudité de son corps était insignifiante au regard de la nudité de son âme et que c’est elle qu’il fallait honorer, elle qu’il fallait découvrir, explorer, aimer…
L’effeuillage de son âme, comme un déshabillage lent, respectueux, aimant, comme la découverte d’un trésor en soi, le désir impétueux de la curiosité et l’envie de ralentir ce délice, d’en extraire chaque instant, chaque frisson, chaque bonheur… 
Elle ne s’était jamais sentie aussi dévoilée... 
Et dans son corps, la chaleur de son âme mise à nue ruisselait comme une lave."

Mémoire...cellulaire (3)

Par Le 05/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

Les séances s’enchaînèrent. Paul avait validé les sophronisations de base, le canal de lumière, l’induction hypnotique. Il disait y avoir trouvé déjà un peu de soutien dans sa vie quotidienne. L’impression d’être accompagné et soutenu l’apaisait…

Yoann avait tenu à lui expliquer les trois États du Moi.

« Tu vois Paul, quand tu me parles de tes difficultés relationnelles dans ton travail ou des problèmes avec Emma, il faut bien comprendre que les émotions que tu perçois viennent de tes pensées elles-mêmes. Tout ça, c’est de l’interprétation mais je ne dis pas que c’est un mensonge que tu te fais. Tu trouves en fait dans tes pensées la validation de schémas que tu as construits durant toute ta vie. Il s’agit pour toi, inconsciemment, de perpétuer l’identification dans laquelle tu te reconnais. Dans le temps d’une vie, les multiples rencontres et expériences conduisent les individus à jouer à des rôles jusqu’au moment où ils finissent par penser qu’ils sont réellement ce ou ces personnages. Si tu veux, c’est comme des nourritures qui servent à te bâtir mais certaines sont toxiques. Malgré tout, elles seront ingérées, inconsciemment très souvent,  parce que les conditions propres à chaque situation fabriquent un réseau de paramètres très vastes et complexes et il est très difficile parfois de s’y retrouver, de rester lucide, d’être capable d’analyser les faits ou les paroles.

-Il faut que tu sois plus clair là, Yoann.

-Nous avons tous besoin d’être rassurés, de nous sentir en sécurité. Mais pour y parvenir, parfois, notre mental, notre façon de penser, de vivre, notre quotidien, notre histoire personnelle, notre environnement social, familial, amoureux, professionnel, tout ce qui nous constitue en vient à nous égarer. Par manque d’observation, de conscience, de vigilance, d’humilité, de lucidité et de réflexions. Beaucoup de gens vivent dans un espace carcéral qu’ils ont eux-mêmes fabriqués, au fil du temps, des murailles qu’ils imaginent protectrices alors qu’ils y sont emprisonnés.

-Tu veux dire que je vis mal parce que c’est comme ça que je me reconnais.

-Je ne te parle pas d’automutilation, Paul ou de dolorisme. Tout ça est de l’ordre de l’inconscient. Il y a donc une priorité dans notre quotidien, c’est de parvenir à identifier le rôle que nous endossons selon les circonstances. Il y en a trois : l’Enfant, le Parent, l’Adulte. Écoute bien, maintenant, pas comme d’habitude.

-Quoi ? Pourquoi tu me dis ça ? Purée, je t’écoute comme jamais !

-Qu’est-ce que tu as ressenti ?

-Ben, ça m’a surpris que tu me dises ça et puis, cette voix autoritaire… J’ai eu peur que ça soit vrai, que je ne sois pas assez attentif.

-Et bien, tu étais dans le rôle de l’Enfant. Et moi dans celui de Parent normatif. Mais je sais bien que tu écoutes et que tu vas faire attention à ce que je dis. Tu sais bien que c’est important et que je suis là pour te protéger.

-Pourquoi tu prends ce ton mielleux maintenant ?

-Pour te montrer l’attitude d’un Parent nourricier. Quelques mots suffisent, une intonation, une posture. Pour l’instant, mes interventions font que l’échange est biaisé, influencé, perturbé parce que je ne suis pas dans un statut d’Adulte mais dans celui d’un Parent. Et du coup, parce que tu n’es pas bien dans tes baskets, tu tombes dans le statut d’Enfant. Tu vois, quand je te disais la dernière fois que tu n’étais pas responsable des autres mais responsable de la façon dont tu perçois leurs interventions. Il faut rester conscient de ce qui se joue et lorsque cette conscience est partagée, les relations se font réellement entre Adultes. Dans nos relations, dès lors qu’un intervenant agit dans un rôle qui n’est pas celui d’un adulte, les interlocuteurs risquent à leur tour de tomber dans un rôle néfaste, comme une adaptation malsaine mais uniquement parce qu’inconsciemment ou pas, cette attitude de leur interlocuteur va activer chez eux un comportement déjà validé et qui leur convient. Chacun, quand il n’a pas clairement établi ce qu’il est, adapte son comportement et ses propos. C’est le meilleur moyen pour ne pas exister en fait et s’interdire également toute vraie rencontre. C’est très difficile d’analyser la situation sur le moment et il faut être lucide et vigilant pour ne pas se faire embarquer dans un échange négatif.

-Tu veux dire que le comportement d’Emma, je n’en suis pas responsable ?

-Non, ça n’est pas ce que je veux dire. Tu agis peut-être de façon à activer chez Emma ou chez ton patron ou d’autres personnes leur tendance inconsciente à prendre le rôle de Parent ou de persécuteur ou de sauveur. C’est un flux et un reflux constant qui crée des interactions entre les gens. Il ne s’agit pas de chercher chez autrui qui est responsable mais juste à être responsable de l’observation des phénomènes en soi. C’est Emma qui est responsable de la façon dont elle te perçoit. Par exemple, qu’est-ce qui s’est passé en toi quand je t’ai parlé durement ? Qu’est-ce qui s’est passé en toi quand je t’ai parlé mielleusement ? Tu es pleinement responsable de cette observation. Mais pour le reste, toutes nos relations, c’est un imbroglio permanent.

-Et pourquoi est-ce que j’accepte d’endosser le costume de l’Enfant ?

-C’est justement ça qu’on va chercher à comprendre. Avec le protocole de l’Enfant Intérieur. »

 ......

Earthships

Par Le 05/03/2015

Dix raisons pour lesquelles les Earthships sont vraiment geniaux

De  | 16 février 2015
http://www.espritsciencemetaphysiques.com/dix-raisons-lesquelles-les-earthships-vraiment-geniaux.html

Earthships

Les Earthships sont des maisons 100 % durables, qui ne coûtent pas cher et dans lesquelles il fait bon vivre. Les commodités qu’ils offrent ne se retrouvent dans aucune autre maison. Les points suivants vous expliqueront comment, selon moi, les Earthships peuvent vraiment changer le monde. Voyez par vous-même!

1) Une maison durable n’est pas nécessairement primitive

Lorsque les gens entendent parler de maisons durables et non reliées aux services, ils imaginent habituellement des maisons primitives privées des commodités du 21e siècle. Et ils ont bien raison, car la plupart des solutions durables proposées jusqu’à maintenant correspondaient à cette description. Cependant, les Earthships offrent toutes les commodités des maisons modernes et même davantage. Les images suivantes parlent d’elles-mêmes…

Earthships

2) Nourriture gratuite

Chaque Earthship est équipé d’une ou deux serres permettant de cultiver des plantes toute l’année, quel que soit le climat. Ainsi, les occupants peuvent se nourrir exclusivement des plantes qui poussent dans la maison. Il leur est également possible d’installer un étang à poissons ou un poulailler dans le Earthship pour un accès continu à de la viande et à des œufs.

3) Recyclage intelligent de l’eau

Même sous les climats les plus arides, il est possible d’avoir de l’eau en quantité suffisante pour un usage quotidien en récupérant l’eau de pluie. Le toit du Earthship amène l’eau de pluie vers une citerne, d’où elle est pompée vers la cuisine et les salles de bain en cas de besoin. Cette « eau grise » utilisée est alors pompées vers la serre pour arroser les plantes. Après avoir été nettoyée par les plantes, elle est pompée vers les salles de bain pour être utilisée dans les toilettes. Ensuite « l’eau noire » s’écoule vers le jardin extérieur et apporte ainsi des substances nutritives aux plantes non-comestibles.

4) Chaleur et abri

L’élément d’ingénierie le plus brillant des Earthships est leur capacité de maintenir des températures agréables tout au long de l’année. Même lors de gels ou de canicules, la température intérieure se stabilise à environ 70° Fahrenheit (22° Celsius).

La chaleur du soleil est en effet absorbée et emmagasinée par la masse thermique (les pneus remplis de terre formant la structure du Earthship). La masse thermique agit comme un puits de chaleur qui libère la chaleur lorsque l’intérieur se rafraîchit ou l’absorbe lorsqu’il fait trop chaud.

Les grandes vitres de la serre devant la maison sont toujours orientées au sud, pour que le soleil réchauffe la masse thermique pendant la journée.

5) Énergie

Les panneaux solaires sur le toit et les éoliennes optionnelles fournissent au Earthship toute l’énergie nécessaire. À moins de consommer de l’électricité excessivement, comme le ferait un occidental, vous n’en manquerez jamais.

6) Facile à construire

Lors d’une conférence sur les Earthships donnée à Toronto récemment, un couple dans la quarantaine a expliqué comment ils avaient bâti un Earthship à trois étages, sans aide extérieure, en trois mois seulement. Ils n’avaient jamais construit de maison auparavant et ont été capables de le faire en se basant uniquement sur les plans. Le couple n’a pas fait appel à des professionnels ni utilisé d’équipement coûteux pour se faciliter la tâche.

7) Bon marché

Les Earthships sont infiniment moins coûteux que les maisons classiques. Les plus simples coûtent seulement 7 000 $ (le modèle de survie); les plus luxueux coûtent 70 000 $ et plus, cette somme variant en fonction du niveau de finition.

Différentes options permettent de répondre à tout un éventail de budgets, des plus serrés aux plus généreux.

8) Construit avec des matériaux recyclés

La plus grande partie des matériaux utilisés pour construire les Earthships sont des matériaux recyclés. Pour commencer, la structure est faite de pneus usagés remplis de terre. Ces pneus se trouvent en abondance dans le monde. Il existe des dépotoirs de pneus, comme celui représenté sur la photo ci-contre, dans tous les pays. Certaines personnes sont même prêtes à vous payer pour que vous les débarrassiez de leurs pneus.

Les murs (au-dessus des pneus) sont constitués de bouteilles de plastique et de verre intégrées dans du béton. Lorsque l’équipe Earthship était à Haïti après le tremblement de terre, les membres ont fait appel aux jeunes qui vivaient là pour nettoyer les rues et leur apporter les bouteilles dont ils avaient besoin pour construire leur Earthship. En plus, les murs sont plutôt sexy.

9) Liberté

Vos besoins de base étant tous comblés, et puisque vous n’avez AUCUNE facture à payer, vous êtes libre! Vous n’avez pas besoin d’occuper un emploi que vous détestez pour survivre. Vous pouvez donc vous concentrer sur ce que vous aimez et améliorer le monde qui vous entoure.

Imaginez si le monde entier était capable de faire des activités extraordinaires au lieu de simplement travailler pour avoir assez d’argent pour survivre. Imaginez si même 10 % des gens le faisaient. Qu’est-ce que cela changerait?

 

10) Pensez différemment

Les Earthships obligent les gens à voir leur style de vie d’un autre œil, et c’est là leur grande force. Si nous pouvons créer des maisons aussi extraordinaires et respectueuses de l’environnement, que pouvons-nous encore changer? Que pouvons-nous encore améliorer, simplifier et rendre plus abordable?  Il est temps de remettre en question tout ce que nous considérons comme normal.

 

Le SMIC 508 fois...

Par Le 04/03/2015

« Vous gagnez 508 fois le SMIC » Elise Lucet expose le patron de Sanofi

C’est lors d’une réunion des actionnaires qu’Elise Lucet, journaliste, va interpeller l’un des plus riches patrons de France sur sa rémunération alors que Sanofi n’hésite pas à licencier des ouvriers à tours de bras. Un pratique visiblement courante dans le monde des entreprises cotées en bourse.

Vous pouviez assister à cette scène magistrale ce mercredi 4 mars 2015 dans le dernier reportage signé Cash Investigation sur le monde de la finance. Dans ce reportage, Elise Lucet, avec son approche choc désormais légendaire, se questionne. Comment est-il possible qu’en pleine crise, patrons et actionnaires de grosses entreprises voient leur rémunération décoller alors que de plus en plus de familles n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois ? Comment peut-on accepter un tel système qui n’hésite pas à licencier pour augmenter les marges de profits ?

C’est une enquête d’une année entière qui fut menée par les équipes de Cash Investigation pour produire cet épisode. Le monde de la financement est en effet particulièrement opaque et ses couloirs les plus sombres sont difficiles à emprunter. Ce microcosme de la rentabilisation maximale, exposé de manière folklorique dans le film Le Loup de Wall Street, n’est pas sans conséquence sur l’économie réelle. Par le biais de certains mécanismes boursiers, l’enrichissement des uns se fait au détriment des autres. Ainsi, un simple fonds de pension à l’autre bout de la planète peut détruire de l’emploi en France. Doit-on vraiment travailler dur pour devenir ultra-riche ? Le mythe tient-il encore la route ?

aie

L’enquête va naturellement se porter sur une entreprise bien connue en France : Sanofi. Pourquoi ce ponte du CAC40 ferme-t-il ses usines alors que ses bénéfices augmentent ? Serait-ce car le concept de Croissance est devenu un tel dogme que les décisions les plus folles sont désormais courantes pour le préserver ? Qu’est-ce qui justifie rationnellement qu’un patron puisse gagner près de 10 millions d’euros par an (parachutes dorés non-inclus), alors que son entreprise supprime 4 000 postes ?

Des très riches plus riches. Des pauvres plus nombreux. Une classe moyenne à l’agonie. La difficulté croissante des indépendants, artisans et petites entreprises de trouver leur place. La société semble plus que jamais se scinder en deux. Pour en savoir plus, on vous invite à revoir le reportage complet disponible quelques jours sur le site officiel de France 2.


Source : midilibre.fr

Mémoire...cellulaire (2)

Par Le 04/03/2015

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

Paul. Un ami d’enfance. Il allait mal. Une heure au téléphone. Il appelait depuis son bureau, il ne voulait pas que sa femme, Emma, ait connaissance de sa démarche.

« Yoann, je sais que tu as pratiquement terminé ta formation de thérapeute et moi, j’ai besoin d’être aidé, je ne sais plus où j’en suis là, c’est le chaos dans ma vie. Avec Emma, ça ne va plus du tout. J’aimerais bien que tu me dises ce que tu en penses, mais pas juste comme ça, en discutant vite fait. J’ai vraiment besoin d’aller plus loin mais je n’ai pas envie d’aller voir n’importe qui.

- Tu sais, Paul, je n’ai pas le droit d’exercer, je n’ai pas fini ma formation, je n’ai pas ouvert de cabinet.

-Oui, je sais bien tout ça mais d’abord tu es mon meilleur ami, le seul d’ailleurs, deuxièmement, je n’ai pas du tout envie d’aller raconter ma vie à un inconnu, troisièmement tu es la seule personne en qui j’aie confiance.

-Dis donc, je ne t’ai jamais entendu aussi déterminé et en fait, chez toi, c’est vraiment que ça va mal.

-Ben, tu vois, tu me connais bien, c’est toujours ça de gagné.

-Écoute, passe un soir à la maison, quand tu veux. Préviens-moi avant quand même.

-Merci Yoann, je te laisse. Faut que je bosse.

-À bientôt, Paul. »

 

Trois jours plus tard. Yoann avait reçu un texto. Paul passerait dans la soirée.

Il était évident que la situation était morose. Paul n’avait jamais montré une telle volonté de prendre les problèmes à bras le corps mais, pour Yoann, de devoir en assumer la charge l’inquiétait grandement. La responsabilité était énorme et en même temps, il était certain que Paul n’irait pas voir quelqu’un d’autre. Pas dans l’immédiat en tout cas et il se dit que s’il parvenait à convaincre son ami de s’adresser à un vrai professionnel, il aurait fait sa part. Il fallait donc se montrer assez pertinent pour que Paul prenne conscience de certaines choses mais que ça lui paraisse insuffisant pour qu’il éprouve le besoin d’aller continuer avec quelqu’un de plus expérimenté. Sacré défi. Paul n’était pas du genre à s’étendre. Introverti et anxieux à souhait….C’était chronique chez lui. La sophrologie pourrait peut-être le libérer suffisamment pour que l’analyse ouvre des horizons.

Sonnerie à la porte. Il alla ouvrir.

« Salut Paul, entre.

-Merci Yoann. Tu sais, tu m’avais dit quand tu as décidé de faire cette formation que tu aurais besoin d’un cobaye.

-Je ne pensais pas à toi, en fait. Je n’aurais même jamais imaginé que tu aies envie d’être mon cobaye. Assieds-toi.

-Je ne l’aurais pas fait, Yoann, si la situation n’avait pas été aussi catastrophique. Depuis l’été dernier, tout est parti en vrille. Que ça soit avec Emma, avec les collègues du travail ou avec le boss de la boîte, c’est la misère. En fait, j’ai vraiment l’impression que je ne peux rien réussir. Tout le monde me montre que je ne vaux rien. Emma se sert du moindre prétexte pour me descendre.

-Attends, attends, je t’arrête tout de suite là. Tu as déjà tiré des conclusions comme si plus rien n’était possible. Si on doit tenter quelque chose ensemble, ça serait bien que tu ne sois pas ancré à des certitudes qui viennent de tes relations extérieures. Entre ce que tu sais de toi et ce que les autres pensent de toi, il y a une marge immense.

-Et bien, je pense de plus en plus qu’ils ont tous raison. Je ne vaux pas grand-chose.

-Bon, effectivement, il est temps que tu t’occupes de toi sérieusement.

-Tu sais, la semaine dernière, c’était notre anniversaire de mariage et bien, je n’ai rien trouvé de mieux que de l’oublier. Tu n’imagines pas la scène. J’en ai pris pour mon grade, toute la soirée et Emma a même fini par aller dormir dans le canapé.

-Et pourquoi tu l’as oublié cet anniversaire ?

-Parce que j’ai la tête en chou-fleur et que je n’arrive plus à penser calmement. J’oublie tout ce qui est important.

-Il y a peut-être aussi que ton inconscient est remonté à la surface.

-C'est-à-dire ?

-Que c’est un acte manqué. Quelque chose qui signifie que tu aimerais mieux ne plus être marié avec Emma.

-Non, non, pas question. Je tiens à elle.

-Tu tiens à elle ou tu l’aimes ?

-C’est pareil. Je tiens à elle parce que je l’aime.

-Est-ce que tu l’aimes parce qu’elle te permet de te tenir à elle ?

-Quoi ?

-J’essaie de savoir si c’est un amour inconditionnel ou si ta relation avec Emma cache des douleurs que tu t’interdis d’explorer. Est-ce que tu l’aimes ou est-ce que tu as besoin d’elle ? Est-ce que tu as besoin de son amour pour te sentir bien ? Est-ce que c’est un amour qui te permet de t’exprimer ou qui t’étouffe ?

-Dis donc, tu as déjà commencé là ?

-Oui, c’est vrai, je m’emballe. Il faut que je t’explique deux, trois choses avant. »

 

Les techniques de base de la sophrologie, la méditation, les ondes alpha, le travail sur l’Inconscient, l’analyse, les protocoles…Yoann décrivit au mieux le travail qu’il proposait. Il reprit les exemples qu’il avait utilisés avec Mme Pagnol. Paul écouta.

« C’est la méditation qui m’inquiète le plus Yoann. Je ne sais pas du tout si j’arriverai à me laisser aller.

-Et bien, tu commences par arrêter de t’inquiéter pour rien. Ou alors, c’est comme si tu inscrivais déjà en toi les raisons de ne pas y arriver. Comme si tu versais de l’acide sur la graine que tu viens de planter. N’espère pas voir grandir une jolie fleur.

-Tu sais, déjà avant, tu analysais tout mais alors là, maintenant, je trouve que c’est encore plus que tout.

-Ne t’inquiètes pas, c’est juste quand je prends mon rôle de thérapeute. Mais je n’ai pas l’intention d’être comme ça tout le temps. Ou alors, je vais finir par me retrouver ermite, vu que tout le monde fichera le camp.

-Pour ma part, je trouve ça très bien et je suis certain que j’ai eu raison de faire appel à toi.

-Commence déjà par ne pas me mettre la pression, s’il te plaît ! Allez, on y va.

-On va où ?

-Tu vas t’installer sur le canapé, allongé, les bras le long du corps ou les mains sur le ventre, comme tu veux et tu fermes les yeux.»

 

Paul s’installa. Puis Yoann expliqua brièvement la séance, l’objectif final, l’importance pour Paul de se souvenir au mieux des paroles afin de recommencer l’exercice chez lui, les jours suivants. Travail primordial sur la respiration, la conscience des sensations, points par points, les endroits les plus infimes, les plus délaissés, la nécessité de se laisser aller, de s’écouter vivre, au plus profond. En pleine confiance, en pleine conscience.

« Juste un exercice pour ce soir, Tanguy. Tu t’allonges et avant de t’abandonner au sommeil, tu vas imaginer que tu suis le parcours de l’air dans ton corps. De bas en haut, en t’arrêtant à chaque partie que tu peux nommer : orteils, pieds, chevilles, mollets, genoux, cuisses, pubis, bassin, hanches, tous les mots qui te viennent sur le parcours et tu passes trois respirations sur chaque, en observant simultanément les pensées qui te viennent et lorsque tu vois que tu n’es plus connecté avec ton corps, tu te concentres de nouveau sur ton souffle et la zone où tu étais arrivé. On appelle ça « le body scan », une espèce de radiographie au rythme de ta respiration, ça n’a l’air de rien comme ça et pourtant, tu verras rapidement que tes pensées t’échappent régulièrement. C’est un travail primordial dans l’accès à la méditation. 

-Tu sais Yoann, quand je t’entends parler de conscience, je me demande en fait ce que ça signifie. J’ai toujours l’impression d’avoir une conscience de retard pour ma part.

-Et bien, c’est une erreur puisqu’au moment où tu te dis ça, tu as conscience d’un phénomène en toi, celui de tes inquiétudes.

-J’aimerais bien être totalement inconscient alors, ça serait moins pénible.

-Tu peux l’être aussi. Imagine que tu as conscience d’avoir fait une bêtise, par exemple d’avoir oublié votre anniversaire de mariage. Tu en as conscience mais pas au bon moment. Lorsqu’il aurait fallu honorer cette date, tu étais dans un état d’inconscience au regard de cet événement mais dans un état de conscience par rapport à ce que tu faisais à ce moment-là.

-Tu veux dire qu’on peut vivre en mêlant les deux états ?

-Effectivement mais est-ce qu’on peut se satisfaire d’une conscience épisodique et aléatoire, c’est là toute la question. La conscience se définit comme la force qui permet l'intégration de tous les processus existentiels de l'humain. Il ne s'agit plus seulement de la conscience de quelque chose. La conscience est une énergie qui permet à l'être humain de se vivre dans la complétude, dans l'harmonie corps-esprit. Le corps est essentiel, pas comme une entité isolée mais comme le canal par lequel la constitution de la conscience est rendue possible. 

-Et donc, la méditation est une voie d’accès à cette conscience.

-Exactement. Tu verras Paul, la méditation, c’est un entraînement et tu vas vite progresser, te sentir de mieux en mieux.

-Et ensuite ?

-Dans deux ou trois séances, on passera à des explorations plus engageantes pour toi. Mais ta pratique de la méditation sera importante pour la suite. Il faut que tu différencies simplement l’attention et la concentration. Dans notre vie quotidienne, tout ce qu’on doit gérer nous pousse vers l’attention, c'est-à-dire à analyser tous les éléments qui nous environnent, qu’ils soient relationnels ou matériels. Mais dans ce tohu-bohu permanent, on en oublie d’être concentré, c'est-à-dire centré sur nous-mêmes, dans une exploration et une connaissance de soi, hors de toutes interférences extérieures. C’est ça la méditation. Aller en soi dans une concentration intérieure et tu n’imagines même pas tout ce que tu peux y découvrir.

-Tu m’envoies la séance enregistrée par mail ?

-Oui, je m’en occupe tout de suite. »

Ils se quittèrent en organisant le planning des rencontres suivantes.

 

 

Mémoire...cellulaire...(1)

Par Le 04/03/2015

« Tout ce qui ne vient pas à la Conscience se retrouve sous forme de destin. »

Carl Gustav Jung

 

Ce texte a pour objectif de donner un aperçu de la sophrologie analysante mais il est inévitablement très incomplet au regard des interventions d'un professionnel. Ce n'est donc qu'une vue très succincte de tout ce qui peut être fait dans le cadre de cette thérapie.

Belanger1

 

 "La peur de mourir devrait être insignifiante au regard de la peur de ne pas avoir vécu selon son âme."

Yoann s’était assis à la terrasse du salon du thé. Il avait commandé un chocolat chaud et un croissant. La meilleure boulangerie de la région. Il aimait bien après une course en montagne venir se restaurer un peu avant de rentrer. Il connaissait bien la boulangère et ils avaient quelquefois échangé sur divers sujets.

« Alors, M. Pignon, c’est quoi en fait cette formation ?  

-La sophrologie analysante.

-Je ne sais pas du tout de quoi il s’agit.

-Et bien, Madame Pagnol, vous vous souvenez qu’autrefois, tous les photographes avaient une chambre noire pour développer les pellicules ?

-Oui, j’en ai même fait au lycée, on avait réussi à monter un labo avec des copines, c’était chouette.

-Et bien, la chambre noire, c’est notre inconscient, cette partie secrète en nous, là où se fixent tous les troubles, les souvenirs, les émotions et qui apparaissent parfois dans les rêves. Le problème des rêves, c’est qu’on n’a aucune emprise sur eux. Avec la sophrologie, on va permettre au patient de se relaxer, de se détendre, d’approcher de l’état de sommeil mais sans jamais dormir, comme s’il se plaçait à la frontière entre le sommeil et l’éveil. C’est la phase de méditation. Et lorsqu’il aura atteint ce niveau de conscience, on se servira de l’analyse pour l’amener à explorer ce que son inconscient aura enregistré et lui permettre de résoudre des conflits, des limites, des situations bloquées et qui posent problème. La sophrologie analysante agit donc comme le produit révélateur du photographe. La relaxation, c’est le moyen d’entrer dans la chambre noire de l’inconscient et l’analyse, c’est le moyen de révéler ce qui s’y  cache.

-Et vous réglez quels genres de problèmes alors ?

-Le thérapeute ne règle rien, c’est le patient qui le fait, c’est lui qui fait le travail. Le thérapeute n’est juste qu’un guide sur le chemin, un défricheur. Comme s’il parcourait avec son patient une jungle très dense et qu’il fallait juste l’aider à s’orienter mais l’objectif final, c’est que le patient parvienne à s’orienter, qu’il finisse par connaître les territoires intérieurs et qu’il puisse se débrouiller tout seul. L’objectif final, c’est avant tout l’autonomie du patient.

-Ah, c’est bien ça. Mais alors, moi par exemple, je ne sais pas si ça pourrait me concerner…Quand je vais chez le médecin, j’ai une idée de ce qui ne va pas mais je ne sais pas si ce que vous proposez me conviendrait.

-Il ne s’agit pas d’une médecine comme celle de votre généraliste. Il n’y aura pas d’ordonnance, pas de prise de médicaments. Vous êtes le médicament, tout autant que vous êtes le problème. Il faut imaginer que vous avez ingéré à divers moments de votre vie des aliments toxiques et qu’ils se sont cristallisés en vous. C’est à vous de les retrouver et de les traiter. Vous êtes l’antidote mais ces événements qui vous pèsent ne sont pas pour autant des poisons. Ils sont des opportunités de transformation, de compréhension, de progrès, vous avez su en retirer des ressources. En vous-même et par vous-même. Vos difficultés peuvent être positives finalement.

-Vous voulez dire que c’est bien que je n’aille pas bien ?

-Non, ça n’est pas bien, tout le monde souhaiterait n’avoir aucun problème mais le regard que vous allez porter sur vos difficultés représente déjà l’ouverture vers la guérison. La sophrologie analysante cherche à éveiller en vous le potentiel de guérison que vous portez. Et de le découvrir déclenche une transformation radicale de votre façon de considérer les problèmes qui vous touchent puisque vous décidez d’en assumer la responsabilité. Non pas que vous êtes inévitablement responsables des problèmes qui vous arrivent mais vous êtes responsables de la façon dont vous les interprétez et de ce que vous allez en faire.

-J’ai du mal à comprendre tout ça.

-Imaginez par exemple qu’un matin, vous trouviez que votre travail quotidien, ici, dans la boulangerie, vous pèse de plus en plus alors que jusque-là, il vous avait toujours satisfait. Vous pouvez mettre ça sur l’agencement du magasin, la décoration, l’emplacement, la clientèle, la crise économique, les taxes de l’État et toutes les raisons extérieures que vous pouvez énumérer. Mais peut-être s’agit-il d’un désaccord profond avec vous-même ou l’émergence soudaine d’un problème personnel que vous n’avez jamais résolu. Toutes ces contraintes extérieures vont réactiver cette ancienne difficulté. Si vous n’allez pas chercher en vous la source de cette épreuve, vous ne réglerez rien. Peut-être qu’en changeant l’agencement du magasin, vous allez vous sentir mieux quelques temps mais on peut craindre que ça ne dure pas.

-Mais c’est quoi ces problèmes que je n’ai pas résolus ?

-Je n’en sais rien. Mais nous en portons tous, vous comme moi, c’est inévitable. Soit nous décidons d’aller à leur rencontre, intérieurement, soit nous continuons à les subir.

-Vous savez, la semaine dernière, j’ai proposé à mon mari de changer l’agencement du magasin.

-Et bien voilà, formidable ! Demandez-vous par conséquent quelles sont les raisons de ce désir. Pourquoi ce changement vous semble-t-il aujourd’hui indispensable ? Est-ce uniquement un aspect pratique ou y a-t-il une raison cachée ?

-Mais quelles raisons par exemple ?

-Je n’ai pas de réponses. Elles sont en vous. Je peux juste vous aider à les trouver mais je n’ai pas à vous en fournir. Si je compare cette méthode au Vidal, le guide médical utilisé par votre médecin généraliste, et bien, je dirais que pour chacun d’entre nous, les pages sont remplies mais il faut apprendre à les déchiffrer, c’est notre propre livre secret, une espèce de grimoire. La sophrologie vous permettra de trouver ce livre en vous et d’en tourner les pages et l’analyse vous permettra de comprendre ce qui y est écrit.

-Je vais aller vous voir rapidement, je pense.

-Et bien, en attendant cette rencontre, je vais déjà vous acheter un pain aux céréales s’il vous plait. »

 

 

Une semaine plus tard. Nouvelle sortie en montagne. Un vent glacial qui lui avait donné envie d’un chocolat chaud avant de rentrer. Il entra dans la boulangerie et alla s’asseoir dans le salon de thé.

La boulangère laissa son employée et vint le rejoindre.

« Bonjour M Pignon!

-Bonjour Madame Pagnol. Vous permettez ?

-Mais bien sûr, asseyez-vous, vous êtes chez vous !

-Vous savez, j’ai beaucoup pensé à ce que vous m’avez dit la dernière fois et j’aimerais bien en savoir davantage. J’ai réfléchi à ces fameuses raisons qui me pousseraient à changer l’agencement de la boulangerie. Mais je ne vois pas vraiment, en fait. Je vois juste le plaisir de la nouveauté, sortir un peu de la routine. C’est peut-être la période de Noël qui me fait ça ! Et puis, c’est vrai aussi que j’ai parfois eu l’impression que les clients se plaignaient du manque de place. Quand il y a beaucoup de monde le dimanche matin, par exemple. Et puis, un nouveau décor, ça m’aiderait justement à supporter tout ça. Les réveils au petit matin, les exigences des clients, de voir passer des vacanciers et d’être toujours derrière mon comptoir. Et puis, je vois bien aussi que j’attends trop de mon mari. C’est lui qui décide de la fermeture, de la date des vacances, des nouveaux produits, les nouveaux pains, même les relations avec les commerciaux ou nos fournisseurs. J’aimerais bien prendre davantage de place mais je n’ose pas.

-Quand je vous écoute, je me dis qu’il pourrait s’agir de votre positionnement dans le triangle maudit.

-Le triangle maudit ? Plutôt inquiétant ça.

- C’est juste un schéma qui vous permet de vous situer dans les relations et dans l’image que vous avez de vous-même et que les autres vous renvoient et entretiennent. Imaginons par exemple, que votre situation professionnelle vous pèse, que votre relation avec les clients vous laisse insatisfaite, que votre temps libre vous semble insuffisant, que le temps passé avec votre mari ne vous comble pas et que tout ça réactive un fonctionnement ancien, un positionnement bien particulier. Peut-être celui de la victime. C'est-à-dire que vous êtes dans un schéma de pensées, de suppositions, d’interprétations, qui vient renforcer un vécu ancien, ou en tout cas une façon de voir votre vie. Votre travail devient une sorte de bourreau ou de persécuteur, votre mari joue le rôle de sauveur, et vous vous reconnaissez dans ce schéma, vous y êtes habituée, c’est quelque chose de rassurant même si ça ne vous apporte pas tout ce que vous espérez. C’est difficile parfois de sortir des habitudes, même si elles ne sont pas positives. Imaginons des graines dormantes en vous, elles sont là, elles attendent d’être arrosées, de recevoir de la chaleur, qu’on s’occupe d’elles et dès que c’est fait, elles jaillissent de terre. Dans les déserts, ces graines dormantes peuvent attendre pendant des années mais chez les humains, c’est parfois moins long. Notre problème, c’est la qualité des plantes qui germent….Certaines sont toxiques, elles empoisonnent notre vie. Pourtant, elles peuvent aussi devenir bénéfiques si vous apprenez à connaître leur origine, leur histoire, et à reconnaître en vous les fonctionnements qui les invitent à pousser.

-Ah oui, c’est cette fameuse idée que le mal est un bien.

-Oui, c’est très bien résumé. Mais ça n’est pas systématique ou immédiat. C’est vous qui pouvez faire du mal un bien, ce qui finalement élimine ces deux interprétations du réel. Il n’y a ni mal, ni bien, il n’y a que ce qui est et d’y appliquer une interprétation installe une alternance néfaste entre de soi-disant malheurs et de soi-disant bonheurs. Le triangle maudit, une fois que vous l’avez cerné, que vous reconnaissez votre positionnement, vos habitudes, vos fonctionnements, ce triangle maudit devient un triangle béni. La sophrologie analysante, vous pouvez la voir comme un jardinier : il retourne la terre, avec bienveillance et lucidité, il étudie le sol en profondeur, il enlève les mauvaises herbes qui étoufferaient les plantes les plus utiles mais il cherche également à comprendre les fonctionnements qui ont permis à ces mauvaises herbes de croître. Ces mauvaises herbes deviennent dès lors, non pas des adversaires, mais des opportunités de se connaître davantage. Il peut même s’en servir pour le compost et les utiliser pour la qualité des autres plantes. Les problèmes résolus deviennent donc des engrais.

-Alors, c’est un peu comme mon mari quand il essaie de confectionner une nouvelle pâtisserie. Il a besoin de rater plusieurs essais avant de trouver le modèle parfait.

-Exactement. En sophrologie analysante, il n’y a pas d’échecs définitifs dans un individu. Il n’y a que des tentatives avortées qui ont besoin d’être comprises pour tendre vers une naissance achevée.

-C’est bien, je trouve, d’amener les gens à regarder positivement les choses.

-De toute façon, si nous portons un regard négatif sur une situation, l’état d’esprit que ça va générer n’aidera en rien à une résolution. C’est comme fermer volontairement le rideau de la scène de théâtre en essayant de distinguer quelques paroles des acteurs. On n’y comprend plus rien très rapidement. Si nous tirons le rideau sur notre analyse et donc notre conscience, on ne peut pas se plaindre de la mauvaise qualité du scénario. Nous sommes les scénaristes, les réalisateurs, les acteurs, les décorateurs, les costumiers et les spectateurs. En plus, le scénario de notre vie vient se mêler à ceux et celles que nous croisons sur notre route. Ce qui fait de notre propre scénario, un amalgame avec toutes les histoires qui nous touchent et nous concernent. Il est évident qu’une telle complexité ne peut être comprise que dans un état de conscience le plus profond possible.

-Et bien, c’est passionnant tout ça, Mr Pignon.

-C’est la vie qui est passionnante surtout, Mme Pagnol. Et d’ailleurs, je reprendrai bien un beignet aux pommes ! »

Le massage métamorphique

Par Le 03/03/2015

Le massage métamorphique

 

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Créée par le britannique Robert St-John dans les années 1960, cette pratique consiste à dénouer des engrammes imprimés dans notre inconscient depuis l’avant-conception jusqu’à la naissance par une technique toute simple, non interventionniste, reposant sur les points réflexologiques.

Le travail se résume en des attouchements légers en mouvements spiralés sur les zones réflexes de la colonne vertébrale. En effet, le foetus est accoté, durant la gestation, sur sa colonne, contre le placenta. Toute émotion, événement, son, etc. que la mère ressent est ainsi imprimé via la colonne vertébrale du bébé. Le père est aussi impliqué dans ce processus.
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La vie commence à la conception, lorsque la première cellule est formée. Pendant la période de gestation, neuf mois entre la conception et la naissance, nos structures physiques, mentales, émotionnelles et de comportement se mettent en place. Notre vie après la naissance est enracinée dans, et influencée par, cette période prénatale. Il s’agit donc de libérer la structure de cette période-là.

Au cours de ces neuf mois, nous sommes influencés par bien des facteurs différents : le comportement de nos parents, leur univers culturel, leur environnement et même certaines influences non matérielles, cosmiques. C’est à cette période qu’est mis en place le schéma de notre vie. Nous sommes en essence la conscience qui se développe durant la gestation, résultant de toutes les influences présentes à la conception. La Technique Métamorphique se concentre sur ces neuf mois. Alors que la terre travaille avec la structure des graines, le praticien, lui, en tant que catalyseur, libère une structure de temps, a priori abstraite : celle de la période de gestation.

On a découvert que cette structure est reflétée dans le corps, en particulier dans certaines parties des pieds, des mains et de la tête et cette période de neuf mois peut être retrouvée et libérée. Le praticien ayant compris que la vie fait elle-même le travail qui est nécessaire au patient – le travail de transformation -, il utilise cette technique non seulement avec les handicapés physiques ou mentaux, mais aussi avec tous les êtres tant soit peu intéressés par un développement personnel. Et grâce au pouvoir que nous avons de nous guérir et même de véritablement recréer, des changements profonds peuvent se produire.(1)

Cette technique a des résultats surprenants, sans pour autant avoir à passer à travers de lourdes et douloureuses émotions. C’est une technique en douceur qui travaille par elle-même puisque c’est une technique d’auto-guérison. En chaque être humain réside un grand pouvoir de guérison et la Technique Métamorphique aide à ce chemin.

Les résultats sont, généralement, que la personne ressent un meilleur ancrage dans la vie, une plus grande sécurité personnelle, une confiance en elle accrue, des changements de perception, de façons de fonctionner et des enjeux dénoués puisque des ancrages émotionnels sont ainsi déliés et ce, tout en douceur.

Le massage comme tel dure, pour un adulte, une heure, soit la moitié du temps sur les pieds et l’autre moitié sur les mains et la tête. Il n’y a donc pas besoin de se déshabiller pour recevoir ce massage.

A qui s’adresse ce massage :

- A tous ceux qui veulent faire la paix avec leur naissance qu’ils soient adoptés ou non.
– Aux femmes enceintes, pour atténuer l’anxiété et les angoisses qui accompagnent souvent la grossesse. Ainsi, vous donnez la chance au foetus de se former en toute autonomie sans qu’il ne prenne le surplus de tensions des parents.
– Aux enfants de tous âges et aux adolescents.

Dans une fréquence de 2 à 5 massages, nous avons obtenu de bons résultats chez :
– les enfants hyperactifs, les manques de concentration et d’attention, les cas d’agressivité et d’insécurité.
– les difficultés du sommeil et les cauchemars répétés.
– les naissances difficiles qui ont pu occasionner certains traumatismes physiques ou psychologiques.
– Les problèmes de communication et de langage, souvent reliés à la conception.
– certains cas d’allergies, d’asthme et d’eczéma.
– dans un autre ordre : les enfants retardés, autistes et trisomiques. Dans ce cas, la collaboration des parents est exigée car cela requiert un travail régulier, beaucoup de confiance, un respect et un amour infini de la Vie.

Il est suggéré, d’ailleurs, dans la plupart des cas cités ci-haut, que les parents reçoivent quelques massages pour établir une meilleure dynamique de guérison au sein du noyau familial.

Les résultats avec les enfants retardés, autistes et trisomiques sont assez incroyables : on a vu des enfants redevenir complètement normaux…

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.chemindevie.net. Merci de respecter ainsi le travail de l’auteure.

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Liens intéressants :

- Gaston St-Pierre, auteur du livre La Métamorphose.
– 
L’association Métamorphic, fondée par Gaston St-Pierre, fondateur de la technique

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(1) 
La métamorphose, Principes et pratiques, par Gaston Saint Pierre et Debbie Boater, Ed. Le Souffle d’Or.

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Reconnaissance

Par Le 03/03/2015

J'ai assez souvent cassé du sucre sur le dos des politiciens de tous bords mais il y a un homme que j'estimais au regard de son engagement. Il vient de mourir. Reconnaissance et hommage. 

Par contre, si ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont les premiers, on n'a pas fini d'en voir certains.


Le sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis Claude Dilain est mort mardi matin à l’âge de 66 ans, Clichy-sous-bois perdant son ancien maire, en place lors des émeutes de 2005, défenseur inlassable des banlieues populaires.

M. Dilain, père de cinq enfants, est mort «des suites d’un accident cardio-vasculaire» dans un hôpital parisien, a précisé Olivier Klein, qui lui avait succédé à la mairie de Clichy-sous-Bois.

Un «hommage républicain» doit lui être rendu dans les jours qui viennent dans cette commune de Seine-Saint-Denis, a ajouté l’édile.

De nombreux hommes politiques ont rendu hommage à M. Dilain, jusqu’au sommet de l’État, François Hollande saluant dans un communiqué son «combat exemplaire pour les droits des habitants des quartiers».

Dans un communiqué distinct, le Premier ministre Manuel Valls rend hommage à un «élu exemplaire, qui aura marqué sa ville de Clichy-sous-Bois, la Seine-Saint-Denis et la République».

Pédiatre dans cette banlieue pauvre du nord-est de Paris de 1978 à 2013, Claude Dilain se décrivait comme un porte-voix des habitants des quartiers populaires, rôle qu’il a définitivement endossé lors des émeutes urbaines en 2005.

La mort par électrocution de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, dans un transformateur où ils s’étaient réfugiés après une course-poursuite avec des policiers, avait été le déclencheur de plusieurs semaines d’émeutes dans les banlieues.

Hasard du calendrier, le procès des deux policiers poursuivis pour ces faits, doit se tenir du 16 au 20 mars devant le tribunal correctionnel de Rennes où il a été dépaysé.

A l’époque, les médias du monde entier avaient porté leur attention sur Clichy-sous-Bois, devenu le symbole des maux de la banlieue, et M. Dilain était apparu en première ligne.

Il n’avait depuis jamais cessé d’interpeller les pouvoirs publics sur la détresse des quartiers populaires, oubliés des politiques publiques.

En 2010, dans une tribune au Monde, Claude Dilain relatait une visite organisée pour une délégation de parlementaires dans sa ville, confrontés ainsi à la misère à seulement 15 km de Paris.

L’occasion de dire sa «honte d’être le représentant impuissant de la République française», et de faire passer un message qu’il jugeait «essentiel» : que «la politique de la ville, si elle n’est pas défendue au plus haut de l’État (...) ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles».

Homme de terrain, ayant grandi à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), M. Dilain avait fait son entrée au Sénat en 2011, où il était membre de la commission des affaires sociales.

Il avait continué d’y pourfendre les inégalités territoriales, s’illustrant notamment dans la lutte contre les copropriétés dégradées. A la chambre haute, M. Dilain avait été l’un des rapporteurs de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur).

Il avait aussi été à l’initiative en 2012 d’un appel contre le cumul des mandats électifs, ayant lui-même démissionné de son mandat de maire en arrivant au Sénat.

Claude Dilain était également président du conseil d’administration de l’Agence nationale de l’habitat.

Pygmalion et Golem (école)

Par Le 02/03/2015

 

 

http://cercleconstellation.over-blog.com/2014/06/expose-l-effet-pygmalion-et-l-effet-golem.html

 

Exposé : l'effet Pygmalion et l'effet Golem

L’EFFET PYGMALION ET L’EFFET GOLEM

 

Pygmalion, sculpteur chypriote de l'Antiquité, a créé, d'après la légende, une statue de femme d'une telle beauté qu'il en est tombé amoureux. Il a demandé aux dieux de donner vie à cette statue, et la déesse Aphrodite l'a exaucé.

Dans une certaine mesure, le résultat peut s'exprimer ainsi : en pensant que quelqu'un possède une caractéristique, nous changeons notre propre attitude vis-à-vis de cette personne, et l'influençons de telle sorte qu'il va effectivement acquérir cette caractéristique ou l'exprimer de plus flagrante façon. Ainsi en était-t-il de la statue créée par Pygmalion, une statue si belle  que son créateur en tomba amoureux, et voulait tellement la voir transformée en femme réelle, que cette statue le devint par la grâce d'Aphrodite.

                          

 En pédagogie, l'effet Pygmalion (parfois nommé effet Rosenthal & Jacobson) est une prophétie auto réalisatrice qui désigne l'influence sur l'évolution scolaire d'un élève d'hypothèses sur les aptitudes de celui-ci.

 

Le problème est d'importance, car si les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien à l'école que les enfants des milieux favorisés, la cause pourrait ne pas être uniquement liée aux carences de ces enfants et de leurs milieux.

 

L'effet Pygmalion est principalement étudié dans le cadre des effets positifs. L’effet inverse, est l'effet Golem.

 

Rosenthal a découvert l'effet Pygmalion en réalisant l'expérience suivante :

Après avoir constitué deux échantillons de rats totalement au hasard, il informe un groupe de six étudiants que le groupe n° 1 comprend 6 rats sélectionnés d'une manière extrêmement sévère. On doit donc s'attendre à des résultats exceptionnels de la part de ces animaux.

Il signale ensuite à six autres étudiants que le groupe des 6 rats n° 2 n'a rien d'exceptionnel et que, pour des causes génétiques, il est fort probable que ces rats auront du mal à trouver leur chemin dans le labyrinthe. Les résultats confirment très largement les prédictions fantaisistes effectuées par Rosenthal : certains rats du groupe n° 2 ne quittent même pas la ligne de départ.

 

Après analyse, il s'avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l'amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides ne les ont pas entourés d'autant d'affection.

 

L'expérience est ensuite retentée avec des enfants, à San Francisco, par Rosenthal et Jacobson, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des maîtres.

 

Dorénavant, Rosenthal et Jacobson savent qu’ils peuvent jouer avec le discours, avec le semblant. Ils choisissent, pour leur expérience, un quartier pauvre, délaissé de la politique et où habitent un nombre important de familles immigrées vivant dans des conditions très difficiles (milieu socio-économique défavorisé). Ils se présentent dans une école de ce quartier avec une fausse carte de visite et expliquent qu’ils dirigent une vaste étude à Harvard, en réalité financée par la National Science Foundation. Cette étude porte sur l’éclosion tardive des élèves (simple test de QI). Par la suite, ils pourront recommencer ce test sur les mêmes élèves et voir s’ils auront le même résultat ou non. Toute cette expérience se fait dans un contexte dans lequel l’intelligence a un caractère inné.

 

Rosenthal et Jacobson font passer le test à l’ensemble des élèves, puis s’arrangent pour que les enseignants prennent connaissance des résultats, croyant qu’il s’agit d’une erreur de transmission de courrier. Les résultats ne sont pas les résultats réels du test de QI, mais comportent des notes distribuées aléatoirement. Vingt pour cent des élèves se sont vu attribuer un résultat surévalué. À la fin de l'année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves.

 

Le résultat de l'expérience démontre qu'une année après le premier test, les 20 % se sont comportés comme les rats du premier groupe : ils ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Le hasard a créé un nouveau type d’élèves grâce au regard qu’ont porté les enseignants sur ces élèves, en raison des résultats du test artificiellement biaisés. Cependant, ces résultats sont à nuancer : après la deuxième année, les élèves plus jeunes perdent l'avantage acquis, alors que les élèves plus âgés le conservent.

 

« Dès que les professeurs commencèrent à le traiter en bon élève, il le devint véritablement : pour que les gens méritent notre confiance, il faut commencer par la leur donner » (Marcel Pagnol, Le temps des amours, 1988, p. 76).

 

 

COMMENT SE PRODUIT L’EFFET PYGMALION ?

 

 

Ray Rist (1970) a observé pendant 3 ans le comportement des instituteurs et la trajectoire scolaire d’enfants de ghettos américains âgés de 5 ans. Il conclut que le destin de certains était scellé dès les 8 premiers jours d’école maternelle. Au bout d’une semaine de classe, l’instituteur avait « déjà » identifié

les élèves rapides et lents, et les avait assignés à des tables de travail différentes; les plus rapides au premier rang, et les autres derrière. Comme on pouvaits’y attendre, l’enseignant passa la majorité de son temps et de son énergie avec les élèves du premier rang. De manière tout aussi prévisible, cette discrimination entraîna un manque d’intérêt et de l’agitation dans les rangs les plus éloignés.

Ainsi, quand l’enseignant s’occupait des élèves les plus lents, c’était le plus souvent pour leur adresser des réprimandes. De ce manque de considération et de cette disparité au niveau des contenus d’enseignement, il ne pouvait résulter que de modestes voire aucun progrès scolaires ; une moindre performance finalement conforme aux attentes originelles de l’enseignant ! De plus, cette dépréciation

par l’enseignant des élèves des rangs éloignés a été rapidement perçue  par ceux du premier rang, qui ne manquaient pas dès lors de les ridiculiser (« je suis plus intelligent que toi », « t’es stupide, la question était facile »). Progressivement, les élèves lents ont intériorisé l’image que l’enseignant leur renvoyait, et

ont commencé à se blâmer et à manifester un retrait pour les tâches scolaires , de l’hostilité envers les autres. Le label « rapide » et « lent », informel à l’origine, s’est cristallisé au cours de l’année pour prendre un caractère « officiel » non dénué de fondement. Dans les deux années qui ont suivi (l’équivalent du CP et

du CE1), les enfants ont été répartis dans de nouveaux groupes de travail. Mais aucun enfant des deuxième et troisième rangs n’a été affecté dans le groupe des « bons » lecteurs. Symétriquement, à une exception près, aucun élève du premier rang n’a été placé dans les groupes des lecteurs « moyens » ou « faibles ». Lesort en était jeté !

 

Globalement, il existe deux types d’études sur l’effet Pygmalion. Les premières,à l’image de celle de Rosenthal et Jacobson (1968) ont consisté à induire des attentes chez les enseignants en leur fournissant des informations erronées sur les élèves (comme des résultats falsifiés à des tests). Le second type

d’études, similaires à celle de Rist (1970), a utilisé les attentes naturellement établies par les enseignants dans leur salle de classe. Dans toutes ces recherches, il a été démontrée qu’une croyance ou attente d’un enseignant à l’égard d’un élève modifiait l’attitude du premier à l’égard du second, qui au bout du compte tendait à se conformer à la croyance de l’enseignant.

 

Malheureusement, les attentes de l’enseignant peuvent aussi être influencées par d’autres facteurs moins fiables, comme par exemple la performance des frères et sœurs ou des généralisations abusives basées sur les caractéristiques stéréotypiques associées à certains groupes sociaux. Dans ce dernier cas, des recherches ont démontré qu’une partie des attentes de l’enseignant pouvait reposer sur l’attractivité physique, le sexe, et l’origine ethnique ou sociale des élèves

 

Autre test :

En début d’année, les auteurs annoncèrent la liste des élèves retenus comme étant précoces, aux professeurs, à la suite d'un pré-test de performance banal assigné à tous les enfants (ces élèves étaient en fait pris au hasard, certains bons, d’autres moyens ou mauvais). Ce faisant, Rosenthal et Jacobson créaient chez les professeurs une « attente » concernant les futurs progrès des élèves : soit une « attente positive », soit, « pas d’attente ». Les auteurs partaient de l'hypothèse suivante : en indiquant au professeur qu'un élève est précoce et peut réaliser d'énormes progrès durant l'année (que ce soit vrai ou non), on va développer chez ce professeur un état mental positif  visant cet élève : une certaine forme de préjugé basée sur une connaissance censée être valide.

 

Ils constatèrent d'ailleurs :

 

  • Que tous les élèves présentés comme précoces avaient progressé significativement, qu'ils aient eu un mauvais résultat, ou un bon, au premier test!
  • Des relations préférentielles entre ces élèves et les enseignants
  • Des systèmes de communication dans lesquels ces enfants désignés ont eu un rôle plus important que les élèves non désignés comme précoces (ces systèmes par exemple, garder la classe, gérer les activités, etc... se mettaient en place le long de l'année, comme dans toute classe)
  • Une homogénéisation des résultats de ces élèves : lorsque les élèves censés être précoces faisaient des erreurs, celles-ci étaient minorées par les enseignants!

 

 

 

Sans préjuger outre mesure, il y a au moins deux explications à ce phénomène. La première, c’est que celui qui bénéficie de l’influence de Pygmalion est plus exigeant avec lui-même. Là où la plupart de ses camarades se contenteront d’avoir leur baccalauréat, lui s’imposera un standard plus élevé : ne pas avoir une mention serait un échec. La seconde, c’est que Pygmalion vous donne confiance en vous : là où les autres hésitent de peur de faillir, il ose, il essaye et ne craint pas les échecs. Et c’est pour ces deux raisons qu’il réussit.

 

Mais là où Pygmalion est un allié puissant, son frère jumeau est un ennemi terriblement destructeur. Ce frère jumeau, c’est le Golem.

 

L’effet Golem

 

 

L’effet Golem, c’est précisément l’inverse du Pygmalion, son négatif. C’est ce qui arrive lorsque l’autorité juge que vous ne pouvez pas, que votre potentiel est limité — comprenez « faible ». Sous l’influence du Golem, votre enfant estime qu’avoir son bac, c’est déjà un exploit — la mention, quant à elle, n’est même pas de l’ordre du possible. Le Golem, c’est cette petite voix insidieuse qui lui répète, jour après jour, que ses rêves sont hors de portée. « Sois raisonnable, dit-elle, ces choses-là ne sont pas pour toi : reste donc à ta place. »      (Le baiser du Golem)

 

Sans doute pensez-vous que ce sont là de bien piètres parents et de bien mauvais professeurs. Quelle sorte de gens sont-ils pour briser les rêves d’un gamin, pour le déclarer vaincu avant même qu’il n’ait livré bataille ? Eh bien détrompez-vous. Le Golem n’est pas nécessairement animé par de mauvaises intentions. C’est même tout à fait le contraire : le Golem est bien souvent un père protecteur, une mère inquiète ou un professeur attentionné.

 

Songez à ce père, à qui son fils explique qu’il veut devenir magistrat et qui, avec les meilleures intentions du monde, met en garde son petit au motif que « tu sais, nous, on est des ouvriers ; la magistrature, c’est un métier de bourgeois : ils ne voudront pas de toi. » Golem !

 

Et que dire de cette mère inquiète qui, parce que sa fille a la peau aussi noire que la sienne, la persuade que chercher du travail dans une banque est une perte de temps ; qu’elle n’a aucune chance et n’en tirera qu’une amère déception ? Golem !

 

Que penser de ce professeur qui, le service public chevillé au corps, croit rendre un grand service à son élève en l’orientant dans une de ces nombreuses voies de garage que notre Éducation Nationale d’État a aménagé pour celles et ceux qui ne rentrent pas dans son moule uniforme ? Golem aussi !

 

Et ceci encore : que fait ce ministre bienveillant qui, pour éviter à ses concitoyens de se confronter aux réalités du vaste monde, multiplie les subventions et les réglementations supposément protectrices ? Golem encore !

 

Que dire, enfin, de cette maman aimante qui, pour lui montrer son amour et l’encourager, félicite son gamin parce que ce trimestre-ci, pour la première fois, il n’est pas dernier de sa classe ? Golem toujours !

 

Les meilleures intentions du monde. De l’amour et de la compassion comme s’il en pleuvait. Mais le seul résultat que vous obtenez c’est de conforter vos mômes, vos amis, vos proches et tous ceux qui vous sont si chers dans l’idée infiniment destructrice qu’ils sont limités, qu’ils doivent se satisfaire de peu, qu’ils ne peuvent pas et que leurs rêves sont voués à l’échec.

 

Retrouver l’envie

 

Et je crains, pour tout vous dire, que notre société toute entière soit sous l’emprise d’un immense Golem. À force de vouloir protéger les « faibles », à force de vouloir tout égaliser, réglementer et organiser nous avons convaincu les fils d’ouvriers qu’ils ne deviendront jamais les Bill Gates de demain, les jeunes filles noires qu’elles n’ont d’avenir qu’avec des contrats du même nom et tous nos gamins qu’avant dix ans les dés étaient déjà jetés.

 

Ça commence, justement, dès l’école primaire ; dans cette administration soviétiforme qui, faute d’être capable de tirer les gosses en difficulté vers le haut, se contente de leur enseigner les déterminismes supposés qui expliquent pourquoi on va les coller au placard. « Tu es une fille, tu es une fille d’ouvrier et en plus tu es musulmane ? Va donc passer un concours d’agent de maîtrise territorial, va donc quémander un contrat d’avenir et surtout, n’oublie pas de te révolter contre cette société qui t’oppresse ! » Golem !

 

Ce qu’il nous faut c’est un Pygmalion, un énorme Pygmalion. Cet immense bol d’air frais et d’optimisme qui nous dit, à chacun d’entre nous, que nous pouvons ; mais que nous pouvons individuellement  Nous avons besoin d’un Pygmalion pour nous rappeler que la gloire et les honneurs échoient à ceux qui essaient et pas à ceux qui se terrent. Nous avons besoin d’un Pygmalion pour que la réussite des uns ne soit plus un motif de jalousie mais un encouragement pour les autres. Nous avons besoin d’un Pygmalion, enfin, pour retrouver l’envie, l’envie de vivre et l’envie de vivre ensemble.

 

« Il faut rêver très haut pour ne pas réaliser trop bas. »

 

Pygmalion !

 

Etre fort mentalement

Par Le 01/03/2015

Les personnes qui sont fortes mentalement ont de bonnes habitudes. Elles savent comment gérer leurs émotions, leurs pensées et modifier leurs comportements de manière à augmenter leur chance de réussite dans la vie. Découvrez la liste des 13 choses que les personnes fortes mentalement ne font jamais, pour que vous aussi puissiez les éviter. 

1. Elles ne perdent pas de temps à se plaindre Les personnes fortes mentalement ne pleurent pas sur leur sort ni ne se plaignent de la manière dont on les a traitées. Au lieu de se plaindre, elles prennent leurs responsabilités et savent que la vie est parfois injuste et difficile. 

2. Elles ne se laissent pas contrôler Les personnes fortes mentalement ne se laissent pas contrôler par quelqu'un d'autre, et elles ne se laissent pas manipuler par une autre personne. Vous ne les entendrez jamais dire « Mon boss me plombe le moral ». Pourquoi ? Parce qu'elles savent que ce sont elles-mêmes qui contrôlent leurs propres émotions et que ce sont elles qui choisissent la manière dont elles réagissent.  

3. Elles ne craignent pas les changements Les personnes fortes mentalement n'essaient pas d'éviter les changements. Au contraire, elles accueillent les changements à bras ouverts et se font un devoir d'être malléables dans ce genre de situation. Elles comprennent que le changement est inévitable et ont confiance en leurs capacités d'adaptation. 

4. Elles ne gaspillent pas leur énergie sur ce qui est hors de leur contrôle Vous n'entendrez jamais une personne mentalement forte se plaindre d'un embouteillage ou d'une valise perdue. Elles vont plutôt choisir de concentrer leur énergie mentale sur les choses de la vie qu'elles peuvent contrôler. Et, elles savent que parfois la seule chose qu'elles peuvent contrôler est leur comportement et leur manière d'être. 

5. Elles ne cherchent pas à plaire à tout le monde Les personnes fortes mentalement reconnaissent qu'elles n'ont pas besoin de plaire à tout le monde, tout le temps. Elles savent dire « Non » et élever leur voix quand c'est nécessaire. Elles aspirent à être justes et bienveillantes mais n'auront pas de souci à contrarier quelqu'un si c'est nécessaire.

6. Elles n'ont pas peur de prendre des risques calculés Elles ne prennent pas de risques imprudents ou irréfléchis, mais n'ont pas de souci à prendre des risques calculés. Les personnes fortes mentalement prennent le temps de peser le pour et le contre avant de prendre une décision importante. Et, elles ont pleinement conscience des risques potentiels encourus avant de choisir telle ou telle action.  

7. Elles ne s'accrochent pas au passé Les personnes fortes mentalement ne vivent pas dans le passé et n'ont pas de regrets. Au lieu de ça, elles assument leur histoire et sont capables de parler des leçons qu'elles en ont tirées. Néanmoins, elles ne s'attardent pas à revivre sans cesse leurs mauvaises expériences ou à fantasmer sur leurs heures de gloire. À la place, elles préfèrent vivre dans le présent et planifier pour le futur. 

8. Elles ne répètent pas sans cesse les mêmes erreurs Les personnes fortes mentalement assument pleinement la responsabilité de leurs actions et apprennent de leurs erreurs. Par conséquent, elles ne répètent pas sans cesse les mêmes erreurs. Au lieu de ça, elles passent à autre chose et se servent de leur erreurs pour prendre de meilleurs décisions dans le futur. 

9. Elles ne sont pas jalouses du succès des autres Les personnes fortes mentalement savent apprécier et célébrer la réussite des autres. Elles ne sont pas jalouses et ne ressentent pas d'injustice si d'autres les surpassent. Au lieu de ça, elles savent que la réussite est le résultat d'un gros travail. C'est pour ça qu'elles sont prêtes à travailler aussi dur vers leurs propres réussites. 

10. Elles n'abandonnent pas après le premier échec Les personnes fortes mentalement ne perçoivent pas un échec comme une bonne raison pour abandonner. Au lieu de ça, elles utilisent ces échecs comme une opportunité de s'améliorer et d'apprendre. Elles sont prêtes à essayer autant de fois qu'il faut pour réussir.

11. Elles ne craignent pas les moments de solitude Les personnes fortes mentalement tolèrent les moment de solitude et n'ont pas peur du silence. Elles n'ont pas peur d'être seules avec leurs pensées et savent utiliser leurs temps morts de manière productive. Elles apprécient leur propre compagnie et n'ont pas besoin d'être tout le temps accompagnées pour se divertir. Au lieu de ça, elles sont heureuses — même quand elles sont seules. 

12. Elles n'estiment pas que le monde leur soit redevable Pour les personnes fortes mentalement, aucun droit ne leur est naturellement acquis. Elles ne sont pas nées avec l'idée que les gens leur doivent quelque chose ou que les autres doivent s'occuper d'elles. Au lieu de ça, elles cherchent à réussir par elle-même sans l'aide de personne.

13. Elles ne s'attendent pas à un réussir tout de suite Que ça soit pour un projet professionnel ou travailler sur leur état de santé, les personnes fortes mentalement ne s'attendent pas à réussir tout de suite. Au lieu de ça, elles utilisent leurs compétences et leur temps du mieux possible, tout en sachant que le succès prend du temps. 

Source : Comment-Economiser.fr | http://www.comment-economiser.fr/personnes-mentalement-fortes.html

Etre au TOP...

Par Le 01/03/2015

L'anticonformisme et le franc-parler considérés comme des maladies mentales.

http://www.initiativecitoyenne.be/article-la-non-conformite-et-la-libre-pensee-considerees-comme-maladies-mentales-125434989.html

 

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Est-ce que l'anticonformisme et le franc-parler sont une maladie mentale ? Selon la dernière édition du DSM-V(Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) oui.

 

Ce manuel identifie une nouvelle maladie mentale appelée « trouble oppositionnel avec provocation » ou TOP. Cette maladie est définie comme un « schéma continu de désobéissance, d’hostilité et de provocation » et les symptômes incluent la remise en question de l’autorité, la négativité, la défiance, la contradiction, et le fait d’être facilement agacé.

 

Le DSM-V est le manuel utilisé par les psychiatres pour diagnostiquer les maladies mentales, et à chaque nouvelle édition, il y a des dizaines de ces nouvelles maladies. Sommes-nous en train de devenir de plus en plus malades ? Est-ce qu’il devient plus difficile d’être en bonne santé mentale ? Les auteurs du DSM-V déclarent que c’est parce qu’ils sont plus à même d’identifier ces maladies aujourd’hui.

 

Les nouvelles maladies mentales identifiées par le DSM-V incluent l’arrogance, le narcissisme, la créativité supérieure à la moyenne, le cynisme, et le comportement antisocial. Ce que nous appelions des traits de personnalité autrefois sont désormais des maladies mentales. Et il existe des traitements.

 

Au cours des 50 dernières années, le DSM-V est passé de 130 à 357 de ces maladies. La majorité de ces maladies frappent les enfants. Bien que ce manuel soit un outil de diagnostic important pour l’industrie psychiatrique, il a également été responsable des changements sociaux. L’augmentation des TOP, des troubles bipolaires et des dépressions chez les enfants a été en grande partie à cause du manuel qui identifie certains comportements comme des symptômes. Un article du Washington Post a fait remarquer que, si Mozart était né aujourd’hui, il serait diagnostiqué avec un TOP et il serait médicamenté jusqu’à ce qu’il redevienne normal.

 

Selon le DSM-V, les adultes peuvent souffrir des mêmes maladies que les enfants. Cela devrait donner une raison de s’inquiéter aux libres penseurs. L’Union Soviétique utilisait de nouvelles maladies mentales pour les répressions politiques. Les gens qui n’acceptaient pas les convictions du Parti communiste développaient une nouvelle forme de schizophrénie. Ils souffraient du délire de croire que le communisme n’était pas une bonne chose. Ils ont été isolés, médicamentés de force et ont subi une thérapie répressive pour les ramener à la raison.

 

Lorsque la dernière édition du DSM-V a été publiée, l’identification de symptômes de diverses maladies mentales chez les enfants a entraîné une augmentation significative de la médication des enfants. Certains États ont même des lois qui permettent aux agences de protection de soigner de force, et ont même rendu le refus de prendre des médicaments passible d’amende ou d’emprisonnement. Cela donne un image effrayante à tous ceux qui sont non-conformistes.  Bien que les auteurs de ce manuel affirment ne pas avoir d’arrière-pensées, qualifier la libre-pensée et la non-conformité de maladie mentale est une bombe à retardement d’abus en tout genre. Cela peut facilement devenir une arme dans l’arsenal d’un État répressif.

 

Source : Metatv.org   

 

Ne manquez pas non plus de visionner la vidéo suivante qui fait tout à fait le lien avec ce qui a été exposé ci-dessus:

 

 

Ben voyons, pourquoi se gêner finalement de rajouter des troubles psychiatriques inventés de toutes pièces sur l'anticonformisme puisque la contestation va croissante dans tous les domaines et que l’establishment idéologue n’aime pas beaucoup la contradiction (c’est le moins que l’on puisse dire) ? Et l’éthique dans tout ça ? Une fois encore, les médecins auront un rôle d’exécutants, de robots qui appliquent des grilles d’interprétation arrêtées en amont par un vrai faux consensus des pairs…

 

Si on prend le cas concret du Dr Moulden qui était arrivé, sur base de travaux scientifiques rigoureux, à la conclusion que les vaccins sont la cause des dommages les plus graves que l'humanité se soit jamais infligés à elle-même au cours de toute son histoire, on remarquera, outre les circonstances pour le moins suspectes de son décès qu'il avait été sommé par les officiels de signer une déclaration selon laquelle il était fou pour avoir le droit de retourner à sa pratique professionnelle au contact de patients (qui n'avaient ainsi pas le droit d'être mis au courant). N'ayant aucun argument de fond et aucune science pour sous-tendre la vaccination, les officiels n'ont plus que l'intimidation et les attaques ou injures personnelles (regardez encore avec le Dr Sherry Tempenny, c'est tout à fait ce qui se passe puisque les officiels australiens lui refusent le visa alors qu'elle devait venir faire des conférences dans ce pays sur les risques vaccinaux exorbitants)...les officiels n'ont plus que la censure, la peur, la calomnie et le simplisme mais ils n'ont toutefois jamais avec eux la science ou l'audace du débat...c'est là une véritable bombe à retardement qui ne pourra plus tenir indéfiniment!

Démocratie, Aristocratie, Oligarchie

Par Le 28/02/2015

https://www.facebook.com/video.php?v=272445379622085&fref=nf

Rêver sa vie...

Par Le 27/02/2015

Je vois passer sur des sites de "spiritualité", des messages qui disent "qu"on ne doit jamais abandonner ses rêves."
Franchement, ça serait bien que les mots soient utilisés correctement. On rêve la nuit et à part, les adeptes du "rêve lucide, on ne peut pas abandonner quelque chose sur lequel, on n'a strictement aucune emprise, à part celui de se réveiller et donc, de sortir du rêve. 
S'il s'agit, non pas d'un rêve mais d'un espoir, il faudrait alors réfléchir à la notion d'espoir et à tout ce qu'elle contient. Les gens qui espèrent se placent volontairement sous la menace du désespoir. Car l'intention n'est pas toujours assouvie. De plus, bien souvent l'espoir prend la forme d'un fantasme et inévitablement se "dé-réalise" puisqu'il n'est pas du monde réel.
Il s'agit donc à mes yeux ni d'un rêve, ni d'un espoir mais d'une volonté. 
Il ne s'agit pas de vouloir atteindre un rêve ou de vouloir continuer à espérer mais juste de vouloir réaliser ce que nous portons en nous, c'est à dire ce que la vie est en nous. Une force. 
Je ne rêve pas, je n'espère rien. 
Je veux.
Et je fais confiance en la vie en moi.

A8n6o11

Etats élargis de Conscience (spiritualité)

Par Le 25/02/2015

Quand la médecine "traditionnelle" s'ouvre à l'Invisible. Chamanisme et Physique quantique. Corps énergétiques.

 Dc Olivier Chambon. 

La folie

Par Le 24/02/2015

Un jour, j'écrirai un roman sur la folie.

J'écouterai cette  musique en boucle.

Je regarderai dix fois par jour cette vidéo.

(remarquable performance de la jeune fille)

Corps et Esprit. (spiritualité)

Par Le 24/02/2015

Votre esprit et votre corps ne sont pas séparables…

 

http://www.espritsciencemetaphysiques.com/esprit-corps-pas-separables-ce-tableau-explique.html

Combien de fois affronte-t-on nos journées en se demandant ce qui se passe vraiment dans notre corps en essayant de résoudre le problème mais sans jamais trouver de réponses? On pourrait aller voir un médecin et expliquer ce qui se passe. Il ne fait aucun doute que parfois ces choses peuvent réellement être le résultat de quelque chose que nous avons fait physiquement ou quelque chose que l’on aurait mangé etc, mais il y a beaucoup à dire sur notre état d’esprit et nos émotions et la façon dont cela se traduit dans notre physique.

L’être humain est à la frontière entre la matière et l’énergie, ce n’est pas un concept spirituel du nouvel âge. Notre corps a de l’électricité qui le traverse et ça circule grâce à des passages clairement définis. C’est le principe des points méridiens ou points d’acupuncture, populaires grâce à la médecine Chinoise. Donc si nous sommes composés d’énergie et que nous avons besoin de notre énergie pour bien circuler dans notre corps pour rester en bonne santé, est-il possible pour nous d’avoir des blocages ? Est-ce que les expériences que nous avons peuvent créer une énergie en sommeil ou coincée dans notre corps ?

L’illustration ci-dessous de la relation corps esprit est une représentation générale de la façon dont l’énergie, les expériences, les émotions ou des croyances que nous avons peuvent se stocker énergiquement dans le corps. Pour certains d’entre nous c’est comme être « actif », c’est vraiment un concept simple quand vous commencez à comprendre le fait que nos pensées, notre corps, nos émotions et nos sentiments sont tous liés à l’énergie. Et oui, permettez-moi d’être le premier à dire que chaque maladie ou mal va être directement lié à une certaine détresse émotionnelle, mais c’est toujours une chance ou une expérience pour nous de jeter un œil à ce qui pourrait se jouer.

Après tout, où est le mal à vouloir découvrir ses émotions et aller au plus profond de ses sentiments?

Tableau relation de Votre esprit et votre corps :

 

Energy et emotion

 

 

Conservez une réflexion simple, vous pouvez vous poser vos propres questions sur ce que vous pourriez ressentir dans cette zone. La première étape consiste à se débarrasser du doute que vous pourriez avoir derrière ce sentiment et la prochaine étape importante est de s’ouvrir et d’être honnête avec soi-même.

Votre esprit et votre corps suite

Vous pouvez aussi prendre quelqu’un comme caisse de résonance si c’est plus facile comme ça. Encore une fois, il est important d’être ouvert et honnête avec cela. Quand vous commencerez à comprendre ce que vous pouvez ressentir dans ces zones, demandez-vous comment c’est arrivé là, pourquoi vous pouvez le sentir de cette façon et enfin l’accepter pour ce qu’il est. Après avoir accepté ce sentiment, sachez que tout cela a été une expérience et maintenant il y a une chance pour que vous passiez au-delà.

Une fois que vous saurez comment vous vous sentez, vous aurez déjà fait un grand pas. Le problème ne sera pas d’avoir la même énergie et vous pourrez choisir comment vous vous sentez sur ce qui a créé le blocage. A la fin de la journée, le corps peut être un excellent outil pour vous montrer à quoi vous pourriez vous accrocher émotionnellement, énergétiquement et spirituellement. Avec un esprit ouvert, l’honnêteté et la réflexion, vous avez les outils pour aller au fond de votre problème et le mettre derrière vous pour de bon.

Par : Joe Martino

 

KUNDALINI (5)

Par Le 24/02/2015

 

Amrita sher gil nu couche

 

Les yeux fermés. Laisser passer les pensées comme des grosses mouches noires, ne pas chercher à les faire sortir au risque qu’elles bourdonnent encore plus fort. Aucune importance. Elles s’épuiseront devant l’indifférence neutre, l’acceptation…

Les yeux fermés et la lumière du soleil derrière les paupières, un soleil de plus en plus lointain, diffus, longues respirations, profondes, lentement, sans forcer, sans contrôle, juste un regard aimant sur le flux qui se diffuse dans son corps.

 

Les yeux fermés.

 

Le corps évanescent…

 

Elle aurait pu s’enfuir, elle le sait. Elle est allongée sur une sorte d’autel mais il n’y a pas de liens. Elle pourrait se lever et partir mais elle n’en a pas envie. Un mélange d’inquiétude et de désir, de curiosité et de confiance, comme un rituel nécessaire.

Elle est nue. Le corps entièrement huilé. La lumière n’est pas constante, une alternance de sursauts flamboyants et de pénombre.

Elle a vu son visage. Un homme aux muscles saillants, la peau tannée, les longs cheveux noirs tombant sur ses épaules. Le corps sec et vigoureux, des fibres tendues comme des cordes d’arc, des stries sur son torse, des cuisses massives, des bras noueux. Un regard d’aigle, jaune, deux fentes étroites.

Un Indien. Elle en est certaine.

Il est nu. Elle devine dans les flashs de clarté son sexe érigé.

Elle sent ses larges mains parcourir son corps, étaler lentement, minutieusement une huile tiède et parfumée.

Un Indien. Elle ne comprend pas.

Elle devine les parois d’une habitation troglodyte, son regard parcourt les lieux et s’échappe quelques instants. Elle plane comme un rapace au-dessus d’un massif montagneux. L’entrée d’une grotte au milieu d’une falaise. Des murs de pierres sèches, aucune végétation. Comment a-t-elle pu arriver jusque-là ? Comment est-ce possible de se déplacer ainsi dans les airs ? Elle se voit dans la pénombre et elle surplombe les horizons. Une double vue.

Les mains de l’Indien glissent entre ses cuisses, massent son bas-ventre, remontent vers ses seins, enveloppent son visage, ses doigts comme des pattes d’insectes parcourent son crâne et elle sent des flux d’énergie la remplir, son corps vibre comme une étoile, rayonne, se dissipe dans un champ lumineux qui l’enveloppe, elle rayonne, elle rayonne.

Abandonnée. Aimante. Lascive.

Elle ne comprend pas mais le désir est immense. Elle attend.

Elle voit bouger les lèvres de l’Indien mais aucun mot ne lui parvient. Elle sait pourtant qu’il lui explique quelque chose d’important, quelque chose qu’elle doit comprendre, qu’elle doit saisir.

Corps et Esprit…

Comme un mantra infiniment répété en elle, comme si les mots du vieil homme glissaient en elle sans qu’elle ne les entende.

Corps et Esprit…

Elle ne comprend pas.

Les mains sur son corps l’électrisent, l’impression d’être enveloppée dans un cocon d’huile tiède, les pointes de ses seins sont comme des bourgeons gorgés de sève. La chaleur ruisselle entre ses cuisses.

Il a posé son sexe contre les lèvres de sa vulve. Elle devine des pressions infimes, des va-et-vient très lents, sa verge glisse de haut en bas, le long de la vallée humide. Un canyon qui s’ouvre. Elle veut l’accueillir.

Il glisse en elle. Très lentement.

Elle voit son corps s’illuminer, son ventre est zébré d’éclairs orangés, elle sent les parois de son sexe qui s’ouvrent et enveloppent la verge.

L’impression qu’elle va l’absorber, intégralement, qu’elle n’a jamais été aussi ouverte, l’impression que ce voyage n’est pas pour elle, que les territoires vont l’engloutir, la lumière est trop forte…C’est comme une explosion concentrée, une énergie qui va la pulvériser.

  

Elle ouvre les yeux en sursaut. Éblouissement. Elle se redresse vivement. La tête qui tourne. Elle a les mains posées entre les cuisses. Elle regarde autour d’elle.

Personne.

Un vertige qui l'oblige à fermer les yeux. Longues respirations. 

 

Elle se lève lentement et entre dans le salon par la baie vitrée. Elle se sert un verre d’eau et s’assoit.

 

Toujours ce rêve… Depuis combien de temps déjà ?

Elle avait mis ça sur le compte de son manque. Aucune relation sexuelle depuis un an. Une libido qui s’amuse.

Mais jamais ce rêve n’avait été aussi précis, jamais en pleine journée, dans le temps suspendu d’une simple sieste. 

Comme si enfin, le scénario complet se dévoilait.

Où était-elle ? Qui était cet Indien ? Elle n’avait jamais eu de fantasmes de cet ordre. Laurent n’aimait pas les massages. Il n’avait pas assez de patience pour ça. Pas avec elle en tout cas…Peut-être pas assez d’amour pour elle finalement. Juste assez pour des relations sexuelles habituelles.

 

Elle se leva rageusement. Elle ne voulait plus de ces pensées rebelles qui venaient salir leur vie commune. C’était trop facile finalement. Elle n’avait qu’à le lui dire si elle avait eu d’autres désirs.

Mais elle n’en avait pas justement.

Ce qui rendait ce rêve encore plus incompréhensible.

La puissance de cette présence, la précision des sensations, son sexe en elle, ce rayonnement intérieur.

Elle se dirigea dans la chambre et se posta devant le miroir oblong.

Un regard scrutateur sur son corps. Que vivait-il dans le secret des songes ? Qui retrouvait-il ? Elle passa ses mains sur son ventre, sur ses seins. Les yeux fermés. Une présence. Il était toujours  là. Elle le sentait encore...

Elle se regardait comme à travers les yeux de son initiateur. Il la trouvait très belle. Il aimait le galbe tendu de ses seins, la douceur et la fermeté de sa peau, les muscles présents, il aimait jouer avec ses cheveux bouclés, il les caressait et les étalait délicatement sur ses épaules. Elle sentait son odeur, comme le parfum de la terre après la pluie. Il tenait son visage entre ses mains. Et c’était comme s’il lisait en elle.

Et ce qu’il lisait était bien plus beau que son corps. Mais elle ne savait pas ce qu’il voyait, comme si cette lumière trop puissante qui l’avait sortie de son rêve, établissait un voile entre elle et cette compréhension à saisir…

 

Elle sortit de ses pensées en agitant la tête.

 

« Tu devrais faire tes exercices et couper tout ça. »

Elle retourna dans le salon.

Elle déplia un rectangle de mousse et l’étala au sol. Elle vérifia que l’amplitude de ses gestes ne l’amènerait pas à heurter un meuble puis elle s’allongea.

Elle aimait avant même la salutation au soleil s’accorder un moment d’immobilité.

Les yeux fermés, respiration visuelle, suivre le flux d’air dans son corps, imaginer les particules d’oxygène se mêler au sang. Observer la vie en soi.

 

Deux heures d’exercices.

…

Fin de journée. Elle était retournée au soleil avec un livre. Un an qu’elle n’avait pas ouvert un roman. Elle aimait les histoires policières, les thrillers tendus et rapides, un panel de personnages qu’elle s’amusait à visualiser avec des acteurs connus, comme un réalisateur de cinéma.

Le soleil bascula de l’autre côté de la crête des montagnes.

 

Elle prit une longue douche et se prépara une salade composée.

Elle sortit le carnet que Sophie lui avait confié. Les randonnées du secteur.

Elle lut quelques descriptifs, regarda les photographies, étudia la carte puis elle décida de commencer par une sortie aquatique.

« Remonter une gorge sur deux kilomètres, passages obligés dans l’eau à quelques endroits, quelques blocs à escalader (cotation III), atteindre une première grande vasque. Pour les plus courageux, franchir un verrou rocheux par la droite (cotation III+) puis en ½ h, atteindre un très large bassin surplombé de magnifiques rochers (profondeur suffisante pour les plongeons.) »   

 

Elle se dit qu’il ne devrait pas y avoir foule au vu du descriptif assez sportif.

Elle enfila une longue tunique, mit des sandales à lanières de cuir et sortit du camp au coucher du soleil. Elle salua quelques résidents, entendit quelques baigneurs dans la piscine, des joueurs de pétanque, une partie de cartes sous le patio commun…Des rires, des discussions, des jeux. Tout le monde était nu. Elle vit passer deux enfants qui se poursuivaient en criant.

Elle croisa un jeune couple. Mains enlacées. Le bonheur les illuminait.

Elle leur sourit avec un pincement au cœur.

 

Elle s’engagea sur un chemin de terre en direction de l’extrémité du plateau. Elle s’arrêta sur un monticule et observa les horizons. Elle réalisa que dans le chaos de ses pensées, pendant la route, elle n’avait pas réellement pris conscience de la beauté des lieux.

Un immense plateau herbeux, parsemé de roches et de bois de résineux. Un ruisseau qui serpentait et disparaissait dans la pente qui s’inclinait à l’Ouest. Elle devinait une faille, une rupture de l’étendue, comme un effondrement gigantesque. Elle se remémora les détails de la carte de randonnée pour tenter de s’orienter dans le fouillis minéral. Des sommets, des pentes, des alpages, des vallons, des gorges, des torrents, des forêts immenses, des chaos de roches, des prés couverts de fleurs d’altitude, quelques nuages isolés sur le tissu rougi du ciel.

Et le silence.

Elle remercia intérieurement Sophie.

Elle marcha encore quelques temps, passant d’une pensée à une autre, et elle voulut se réjouir de n’avoir pas eu de pensées tristes. Ce qui l’attrista immédiatement.

 Elle s’assit sur un rocher solitaire. Elle posa ses mains sur la pierre et sentit la chaleur emmagasinée.

« Ne pas vouloir penser à quelque chose et y penser aussitôt. Comme si la volonté n’avait aucune emprise sur la pensée elle-même. C’est effrayant. »

 

Elle se surprenait elle-même de ces réflexions étranges qui survenaient depuis quelques temps. 

Tout autant que ce rêve.

Cette impression indéfinissable d'être quelqu'un d'autre et le déni immédiat d'une pensée aussi absurde.

 

"Tu as juste besoin de te changer les idées, cocotte. Un an à tourner en rond dans ta tête, évidemment, ça donne des vertiges. De longues balades en montagne et au bord des torrents et tout rentrera dans l'ordre."

...

 

Elle contempla une dernière fois les couleurs pastel du jour qui s'éteint et elle rentra.

 

 


 

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