Là-Haut

Articles de la-haut

L'inconscience (spiritualité)

Par Le 01/06/2015

Nous ne sommes pas responsables de la plupart de nos tourments pour une raison très simple, c'est que nous sommes inconscients de leurs causes et on ne peut pas être responsable en étant inconscient.

Par contre, nous sommes responsables de notre inconscience.

Lorsque quelqu'un se comporte de façon dangereuse, bien souvent nous pensons qu'elle est "inconsciente."

Nous sommes également inconscients des dangers que nous courons, bien souvent, parfois quotidiennement, parfois à chaque instant. Des dangers qui ne ressemblent pas à ceux que nous avons identifiés au cours de notre vie. Le danger d'agir sans observation de soi, de parler en donnant aux mots des contingents de maux, en considérant qu'un silence bûté puisse être une réponse, en pensant à mille choses en même temps, en aimant l'autre pour soi, en se flageallant de culpabilité ou de remords, en s'humiliant dans le bain fangeux de la dévalorisation, en ne regardant la vie qu'à travers le prisme déformé de nos existences. 

Nous sommes responsables de cette inconscience spirituelle mais nous ne sommes pas responsables des affres physiques ou psychologiques qu'elle peut générer tant que nous resterons inconscients.

Il sera parfois impossible de guérir ce corps qui souffre à l'intérieur de cette inconscience, même avec la médecine la plus performante car les Professeurs les plus émérites ne travaillent que dans la matière. Et que la matière n'est pas responsable de ce qui la fait souffrir. 

Faut-il donc s'en remettre à la psychiatrie pour guérir cet esprit perturbé ?

Je pense que la psychiatrie n'aurait aucune raison d'être si les enfants, dès leur conception, étaient projetés vers l'Être en eux, l'élan vital, le souffle divin, la création, l'Un. Certains l'appellent Dieu. Le nom qu'il porte n'a aucune importance. C'est juste un habit pour des humains qui ont besoin d'une image alors que le brin d'herbe devant eux est un fragment du Dieu qu'ils cherchent à identifier dans des livres et des temples.

Nous ne sommes pas un esprit dans un corps mais l'inverse. Ce corps est poreux et la conscience qui peut venir l'habiter est une extension de l'Esprit dans lequel nous évoluons. 

Ce que nous appelons, notre esprit à mes yeux, est un fragment infinitésimal de l'Esprit créateur. 

Nous sommes responsables de la quête en nous de cette conscience divine. Elle ne se donne pas. Elle se trouve. 

Des millions d'individus mouront sans avoir entamé le premier pas, sans même avoir jamais eu conscience de leur immobilité intérieure.

Des millions d'enfants ont connu cette osmose spirituelle avec l'Univers du Vivant. L'insertion dans le monde adulte aura suffi à les éteindre. 

Est-ce qu'il juste de vivre ainsi ? 

Dans le film, "Le crabe tambour" de Pierre Schoendoerffer, Jacques Dufilho parle de la parabole des talents et je ne sais pas pourquoi, ce passage du film est resté en moi avec une force immense. J'ai lu la Bible il y a longtemps. Je n'en ai rien retenu mais dans ce film, le message me parlait....

"Qu'as-tu fait de tes talents?"

Ne serait-il pas juste que nous nous posions cette question régulièrement ?

Ne serait-ce pas déjà une voie vers la conscience ?

Thomas Merton écrivait que "nous devions devenir ce que nous sommes."

J'ai mis longtemps à comprendre pleinement cette phrase. Du moins, la comprendre à mon niveau de conscience actuelle.

Il me reste peut-être encore énormément à comprendre mais je n'en suis pas responsable puisque je n'en ai pas conscience. Je ne peux pas avoir conscience de ce que j'ignore.

J'ai conscience d'être nul en mathématiques parce que je me suis confronté aux mathématiques.

Je ne peux pas avoir conscience de quelque chose dont j'ignore même la dimension. La conscience est en nous comme un Univers en extension. Mais cette extension dépend de nous. Elle n'est pas un dû. 

Je sais juste, au regard de mon parcours de vie, qu'il m'aurait été impossible, à vingt ans, d'imaginer celui que je suis à cinquante-deux.  

Je ne peux donc en rien présager de la suite. 

J'en suis conscient.

Il faut donc que je continue à chercher pour atteindre peut-être un jour un point de conscience dont je n'ai même pas conscience aujourd'hui.  

 

 

 

"Léon et Gabriel"

Par Le 01/06/2015

Un texte magnifique du Professeur Charbonnier dans son livre "Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà".

 

51 mdayqtzl sx258 bo1 204 203 200

 


 

 






     
  • Léon et Gabriel 



    Notre vie terrestre pourrait être mise en parallèle avec celle d'un foetus dans le ventre de sa mère. 
    Imaginons pour la démonstration la discussion de jumeaux flottant dans le liquide amniotique à la fin d'une grossesse. Appelons-les Gabriel et Léon. Léon est un matérialiste qui ne croit que ce qu'il perçoit dans sa vie intra-utérine. Son frère Gabriel est spirituellement plus évolué et pense qu'une vie différente de celle qu'il subit depuis près de neuf mois est tout à fait possible. Ils communiquent par télépathie. 


    Léon : Tu crois qu'il existe une vie après la naissance ? 

    Gabriel : Bien sûr. Tout le monde sait qu'il y a une vie après la naissance. 

    Léon : Dans ce cas, qu'est-ce qu'on ferait ici alors ? Cette vie intra-utérine serait stupide et complètement inutile ! 

    Gabriel : Nous sommes ici en transit pour grandir et être assez forts. Nous nous préparons pour ce qui nous attend après. 

    Léon : Ouais, l'espoir fait vivre ! Tout ça, ce ne sont que des conneries ! Il ne peut pas y avoir une vie après la naissance ! 

    Gabriel : Mais pourquoi donc ? 

    Léon : Parce que personne n'est revenu de cet utérus après sa naissance pour nous dire qu'une vie existait de l'autre côté. Si personne n'est revenu, ça veut dire qu'il n'y a qu'une seule vie possible et que c'est celle-là que nous vivons ici, un point c'est tout ! 

    Gabriel : Mais pourtant, il existe bien des signes d'une vie après la naissance, des choses qui prouvent que des évènements se passent en dehors d'ici. 

    Léon : Ah bon ? Alors, dans ce cas, donne-moi un seul exemple de signe dont tu parles. 

    Gabriel : Par moments, j'entends des voix, des bruits et des sons mélodieux. Si tu es attentif, si tu écoutes bien, si tu te concentres et si tu penses que c'est possible, je suis sûr que toi aussi, tu pourras les entendre. Comme nous ne sommes que deux ici, ces sons ne peuvent venir que d'un autre monde parallèle au notre. 

    Léon : Mon pauvre vieux, je te plains, ton imagination travaille trop ! En fait, tu as tellement peur de disparaître au moment de ta naissance que tu t'inventes des trucs pour te rassurer. Et donc, tu hallucines ! Moi, je n'ai rien entendu d'autre que les bruits de nos déplacements dans ce liquide ! 

    Gabriel : Il paraît que quand on passe de l'autre côté, on voit une grande lumière au bout d'un tunnel noir.

    Léon : Ah oui, tu veux parler des NBE, les near bearth experiences, les expérience aux frontières de la naissance qui surviennent dans les menaces de fausses couches.
    Foutaises que tout cela ! 

    Gabriel : Et après avoir traversé le tunnel et rencontré la lumière, nous verrons notre mère. 

    Léon : Ah bon, parce qu'en plus, tu crois en une mère, toi ? 

    Gabriel : Oui, une mère qui prendra soin de nous et qui nous protégera car elle nous aime plus que tout. 

    Léon : Mais voyons, réfléchis un peu, ce que tu dis est absurde ! Si cette mère débordante d'amour existait vraiment, on le saurait ! Elle viendrait nous voir dans cet utérus ! Elle se montrerait ! Elle ne nous laisserait pas souffrir comme ça, dans cet endroit si petit et si noir ! 

    Gabriel : Tu te trompes ; notre mère est partout autour de nous et nous sommes en elle. Nous vivons et nous déplaçons grâce à elle. Nous existons grâce à elle et à l'amour qu'elle nous porte. 

    Léon : Tu pètes les plombs, mon pauvre ! Tu ne vas quand même pas être comme tous ces illuminés qui croient en Mère ! 

    Gabriel : Quand nous passerons de l'autre côté, elle sera là et elle nous prendra dans ses bras ... 

    Léon : Mais tu n'existeras plus quand tu passeras de l'autre côté ! 

    Gabriel : Qu'est-ce qui te fait dire ça ? 

    Léon : C'est ce cordon relié à ton abdomen qui te fait vivre. Sans ce cordon, tu n'es plus rien et toute vie est impossible. Quand tu passeras de l'autre côté, ce cordon sera coupé. Tu n'auras plus aucun moyen de recevoir de l'oxygène et du glucose. Privé de ces deux éléments vitaux, tu mourras en moins de trois minutes ! Tiens, regarde, petite démonstration ; tu vas voir ce qui t'arrive si je plie ton cordon ombilical avec mes pieds, là ! 

    Gabriel : AAAArrrrrrr ! Gloups ! AAAAAggggg ! Arrêêêêête ! J'étouffe ! AAAAh ! 

    Léon : Ah, ah ! Tu vois gros malin ce que tu deviens en quelque secondes sans ce cordon. Tu deviens tout gris, tu meurs et tu n'existes plus, ah, ah ! 

    Gabriel : AAAgggggggg ! 

    Léon : Voilà, voilà, ne t'énerve pas, je lâche. J'ai pas du tout envie d'avoir un avorton à côté de moi, rassure-toi. J'ai juste voulu te donner une petite leçon pour que tu restes les 
    pieds sur le placenta. Je viens de te prouver scientifiquement que sans ce cordon, toute forme de vie est impossible. 

    Gabriel : Ouf, merci. 

    Léon : Pas de quoi ! 

    Gabriel : J'ai bien crû que j'allais mourir ! 

    Léon : Alors, tu es convaincu maintenant, j'espère ? 

    Gabriel : Hein ? ... Convaincu de quoi ? 

    Léon : Et bien que sans ce cordon il est impossible de vivre, tout simplement ! 

    Gabriel : Non, pas du tout ! 

    Léon : Quoi ??? 

    Gabriel : Je pense que ce cordon ne nous est indispensable qu'ici ; nous n'en aurons aucunement besoin quand nous serons de l'autre côté. 

    Léon : Pfff, j'abandonne, tu es vraiment irrécupérable ! 

    Gabriel : Après notre naissance, nous pourrons nous déplacer dans des espaces infiniment plus grands que celui-ci. Nous aussi, nous grandirons. Notre vie, la vraie, ne commencera qu'à ce moment-là. 

    Léon : Tu es complètement dingue ! En attendant, écarte-toi un peu de moi, tu prends toute la place quand tu étends les bras. 



    Soudain, une violente pression s'exerce dans tout l'utérus. Léon et Gabriel sont ballottés dans tous les sens. Ils entendent nettement une grosse voix qui hurle : "Poussez, poussez, oui, oui, voilà, c'est ça, continuez, je commence à voir une tête ! " Le liquide dans lequel ils baignaient s'échappe en jets puissants. 

    Gabriel est heureux, il devine que ce bouleversement est le signe du départ d'une nouvelle vie qu'il pense merveilleuse. Léon est d'abord terrorisé puis, peu à peu, son visage crispé se détend et s'illumine d'un tendre sourire. Il passe l'obscurité du tunnel utérin et aperçoit une violente lumière. 


    Léon : Gabriel, Gabriel, tu m'entends toujours ? 

    Gabriel : Oui, Léon, je ne te reçois plus que très faiblement. Bientôt, nous ne pourrons plus 
    communiquer de cette façon et nous aurons tout oublié de ce qui s'est passé dans cet utérus. 

    Léon : Je crois que tu avais raison, Gabriel. On va retrouver notre mère."
  •  


    Il y a fort à parier qu'au seuil de la mort, le plus Léon d'entre nous croira aussi en Dieu. 




    Jean-Jacques Charbonnier 

Fin du "périscolaire"

Par Le 01/06/2015

Plus d'argent et donc la porte ouverte aux "sponsors" privés.....On y va, on y va.....On démolit, tout va bien, le plan marche à merveille....

 

Jouy-le-Moutier stoppe les ateliers périscolaires, une économie de 100 000 €

Christophe Lefèvre | 31 Mai 2015, 17h08 | MAJ : 31 Mai 2015, 17h08
 
RÉAGIR
Jouy-le-Moutier, le 27 mai 2015. Pour le maire DVD Jean-Christophe Veyrine, la suppression des ateliers éducatifs permettra de réaliser une économie de 100 000 €. Une décision justifiée par la baisse des dotations de l’Etat.
Jouy-le-Moutier, le 27 mai 2015. Pour le maire DVD Jean-Christophe Veyrine, la suppression des ateliers éducatifs permettra de réaliser une économie de 100 000 €. Une décision justifiée par la baisse des dotations de l’Etat. (LP/C.L.)

 

Après avoir été l’une des premières villes à se lancer dans les nouveaux rythmes scolaires sous l’ancienne municipalité (PS), dès 2013, Jouy-le-Moutier est également l’une des premières communes à revoir sa copie. Le maire (DVD) Jean-Christophe Veyrine a annoncé en réunion publique son intention de supprimer les ateliers éducatifs du mercredi matin à compter de la rentrée scolaire de septembre.

 

« Nous avons de nouvelles contraintes budgétaires, a souligné l’élu. On nous annonçait une baisse des dotations de l’Etat de 7,5 %. Par prudence, nous étions partis sur un budget avec une baisse de 10 %. Mais début avril, nous avons appris que la diminution serait finalement de 14 % en 2015, soit 700 000 €.Des choix et des économies doivent être faits. »

L’arrêt des activités périscolaires, qui sollicitaient 27 associations, permettra ainsi de réaliser une économie de 100 000 €. « On pourrait imaginer augmenter les impôts locaux. Mais pour compenser la baisse des dotations, il faudrait une hausse de 27,4 %, estime le premier magistrat. En plus, je me suis engagé à ne pas les augmenter. » Pour autant, Jean-Christophe Veyrine assure que l’éducation et les 2 165 élèves de sa ville constituent sa « priorité ». « La part consacrée à l’éducation et à l’enfance représente 39,4 % du budget de fonctionnement », souffle l’élu, qui évoque également les investissements réalisés dans les écoles.

Côté emploi du temps, la ville hésite encore entre deux solutions : décaler l’ouverture des écoles, qui accueilleraient les enfants de 8 h 45 à 12 heures et de 14 heures à 16 heures les lundis, mardis, jeudis et vendredis, ainsi que de 8 h 45 à 11 h 45 le mercredi. Ou bien allonger la pause méridienne avec un accueil des élèves de 8 h 30 à 11 h 45 et de 14 heures à 16 heures les lundis, mardis, jeudis et vendredis, et de 8 h 30 à 11 h 30 le mercredi.

Les nombreux parents et enseignants présents lors de la réunion publique ont fait part de leurs doutes. « Pourquoi ne pas ramener la pause méridienne de 11 h 30 à 13 h 30, comme avant ? », s’interroge une maman. « Il faut éviter d’enlever une demi-heure le matin, car c’est là que les enfants sont les plus réceptifs », répond une enseignante. « Pourquoi ne pas avoir eu ces discussions plus tôt? », s’emporte une autre mère. « Nous avons appris le montant de la baisse début avril », réplique le maire.

Dès le 12 avril, le maire a reçu les directeurs d’école, en présence de l’inspecteur de l’Education nationale, puis les parents d’élèves. D’autres réunions ont suivi. Jean-Christophe Veyrine doit désormais transmettre la proposition de nouvelle organisation à l’Education nationale ce lundi. Celle-ci communiquera sa décision finale avant le 15 juin.

 

> Venez débattre et poser vos questions sur nos forums !
 

Empoisonnement organisé.

Par Le 01/06/2015

Ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour nous tromper et leurs moyens financiers sont sans limites...;

 

 

En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d'aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l'agro-alimentaire: Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc.
En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l'argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed.
En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d'Evernat, d'Allos, de Tartex, d'Alter Eco... c'est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l'un des grands groupes Européens de l'agro-alimentaire.
En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1 ; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d'acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/ Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS ; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire.
En France encore, l'association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l'un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l'IFOAM (la fédération internationale de l'agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l'export vers les pays riches, au service de l'industrie bio, et donc au service de l'industrie tout court. Ad nauseam.

— Dominique Guillet, Les tambours de Gaïa se sont réveillés, nov. 2013

 

"45 secondes d'éternité..."

Par Le 30/05/2015

 

 

 

 

 

 

 

45 secondes d’éternité

45 secondes d'éternitéVoici un témoignage bouleversant d’authenticité et de sincérité, celui de Nicole Dron qui a vécu l’expérience la plus mystérieuse et la plus profonde qu’il soit donné à un être humain d’éprouver : la traversée des ‘Portes de la Mort’.

A 26 ans, au cours d’une opération chirurgicale, le coeur de Nicole s’arrête de battre. Tout semble terminé. Pourtant, commence pour elle «l’Aventure» qui bouleversera toute sa vie. Au coeur de la Lumière, Nicole découvre qu’elle est éternelle et qu’il n’y a que la vie. Elle y goûte une paix et un amour infini qu’elle ne pourra jamais plus oublier. Elle y retrouve, avec une émotion palpable, ce jeune frère parti trop tôt et découvre, avec un bonheur immense, que les liens d’amour ne meurent jamais… Un Être de lumière lui pose cette question si exigeante : Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?Couv45SEC_V Des révélations troublantes sur le futur de l’humanité, lui sont accordées. Il lui est dit que, seule une transformation individuelle et globale de la conscience humaine pourra sauver notre terre.

Comment vit-on après une telle expérience ?

Ce récit autobiographique passionnant nous interpelle fortement. Sa dimension spirituelle est indéniable et incontournable. Elle nous interroge sur l’origine de la conscience, la pluridimensionalité de l’être humain, sa finalité et sa place dans l’univers. Elle restitue l’Homme dans sa grandeur et sa dignité…

 

 

 

Une expérience aux frontières de la mort vécue par Nicole Dron

 

Nicole Dron est française, née en 1941 dans l'Aisne. Elle a été l'un des premiers "témoins" à accepter de parler publiquement de son expérience, sans volonté de publicité. Par le biais de conférences et en participant à des émissions radiophoniques et télévisées, elle a beaucoup contribué à la reconnaissance des EMI (expériences de mort imminente) dans le grand public ainsi que parmi les chercheurs et scientifiques intéressés. Depuis plus de vingt ans, Nicole Dron sillonne infatigablement la France et les pays francophones afin de sensibiliser tous ceux que son récit peut aider.

Voici son témoignage

Il m’a été donné de vivre il y a plus de 40 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m’a donné la certitude que la mort n’existe pas. Je n’oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d’un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. Je souhaite que cette expérience puisse sécher toute larme. Puisse-t-elle aussi démystifier la mort, afin que chante la vie.

45 secondes d’éternité

Cela se passait donc en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j’ai fait une très grosse hémorragie. J’ai été hospitalisée et opérée d’urgence. En cours d’intervention (hystérectomie ou ablation de l’utérus), une seconde hémorragie s’est déclarée. Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon coeur s’est arrêté de battre pendant, m’a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électro-cardiogramme plat.

Et pendant ces 45 secondes, j’ai vécu un instant d’éternité !

Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du plafond. J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps. Je vous assure que c’est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi . J’ai pris conscience que j’étais l’habitant de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d’opération. Je l’ai donc regardé et je ne l’ai pas trouvé beau. J’étais cadavérique, j’avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche, je n’étais pas du tout à mon avantage. Cela n’avait déjà plus d’importance parce que ce corps n’était pas réellement moi, il n’était que mon véhicule. J’ai entendu le chirurgien s’exclamer : "Elle me pète entre les mains !". Ce qui m’a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération.

Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs. Tout m’a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l’action tout simplement. Plus tard je me suis demandé : comment est-ce possible ? Comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d’attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n’ayant jamais eu l’occasion de m’y rendre !

Dans cette salle d’attente, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de siège. Mon mari me l’a confirmé plus tard. Je voyais qu’ils arpentaient la pièce et moi j’essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J’éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j’aimais. En désespoir de cause, j’ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j’étais) sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps !

Mais, en même temps, je prenais conscience d’une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n’ai jamais perdu la notion d’être " moi ", mais j’avais l’impression de prendre plus d’espace et je me suis trouvée dans le coeur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l’essence de son être, ce qu’il valait en tant qu’être humain. La même chose s’est produite avec mon beau-père. Mes beaux-parents avaient perdu leur premier fils à l’âge de 25 ans. Il s’était noyé en voulant en vain sauver un camarade. Par suite, ils avaient reporté toute leur affection sur leur second et dernier fils qui avait 14 ans à cette époque. Quand plus tard il est devenu mon mari, j’avais l’impression de leur avoir pris leur fils et qu’ils ne m’aimaient pas pour moi-même, mais seulement selon ma capacité à rendre leur fils heureux. Et cela me faisait souffrir. Et là, dans le coeur de mon beau-père, je me rendais compte de toute la compassion et de toute l’affection qu’il avait pour moi et j’étais capable de voir au-delà de mes propres projections.

Propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière

Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n’existait pas. J’ai pensé : "Ca y est ma fille, tu es morte". Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. Une phrase qu’on m’avait enseigné toute petite au catéchisme m’est revenue à la mémoire : "On vivait jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la résurrection finale". Dans ce contexte, l’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable.

Quelque chose en moi a appelé à l’aide et au loin, j’ai vu une lumière. A partir de ce moment je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir distinctement, mais surtout une joie inouïe s’élevait de mon coeur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette terre.

Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n’y a plus de mots . Cette lumière était aussi un océan d’Amour, mais de l’Amour pur, celui qui s’offre et ne demande rien, un Amour soleil et j’étais l’Amour. J’étais immergée dans un océan d’Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : "Je suis". C’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. J’avais retrouvé ma patrie. J’étais devenu l’Amour et j’étais la vie. Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d’entre-nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement.

Dans cette lumière j’ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon coeur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de sept mois, alors que j’avais 11 ans. J’adorais cet enfant, j’étais sa petite maman. Après son départ, mes parents et moi avons vécu ce chagrin si bien exprimé par ces vers de Victor Hugo : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Mais il était là et il vivait ! Et j’étais heureuse, si heureuse ! Je me suis trouvée dans ses bras. Il était solide et moi aussi. Nous communions totalement par la pensée et les sentiments et je lui ai "dit" : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir !" Il m’a dit qu’il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J’ai compris que les liens d’amour ne meurent jamais. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? Il y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d’un bébé et ceux d’un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c’était lui. Je pense qu’il s’agit d’une reconnaissance d’âme à âme .

J’ai rencontré aussi le frère de mon mari, Jacques, que je n’ai jamais vu sinon sur photo. J’ai été très surprise qu’il m’aimait et me connaissait bien. Il m’a montré les circonstances de son décès, combien ses parents avaient souffert, en particulier ma belle-mère. J’ai souhaité ne jamais avoir à connaître une telle épreuve dans ma vie. En ce qui concerne certaines situations difficiles, voire contraignantes, il m’a dit que l’on pouvait transformer toutes les conditions défavorables autour de nous, qu’il n’était pas nécessaire de tout accepter mais que nous devions le faire avec amour.

J’ai rencontré également des êtres que je n’ai jamais vus sur cette terre. Et pourtant je les connaissais et j’éprouvais un bonheur immense de les revoir. Ils dégageaient tellement de noblesse et de respect que je me trouvais devant eux comme une petite fille face à son professeur envers lequel elle éprouverait une grande déférence. Ils lisaient en moi comme dans un livre ouvert et j’aurais aimé ne leur montrer que de beaux aspects de moi-même. Je sais qu’ils m’accompagnent et me guident dans cette vie.

Toutes ces rencontres avaient lieu dans un paysage inondé de lumière, de beauté et de paix. J’étais dans un très beau jardin. La nature y était magnifique. L’herbe elle-même était plus verte. Il y avait d’autres fleurs, d’autres couleurs, les sons eux-mêmes devenaient couleurs. Et cela créait une harmonie, une unité telles que j’ai compris le sacré de la vie. Tout vivait, un simple brin d’herbe me ravissait, car j’y voyais toutes les molécules de vie, de lumière à l’intérieur.

Dans cet état, j’ai pensé qu’au-delà du chagrin et de la souffrance bien humains que nous éprouvons lors du départ de ceux que nous aimons, nous devrions nous réjouir de savoir qu’ils sont retournés au pays ou qu’ils sont en route pour retrouver la Vie.

"Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?"

J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de 1’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un Etre de lumière, un être que notre coeur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’Amour qu’il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu’il avait aussi beaucoup d’humour. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n’a rien à voir avec de la sensiblerie. C’est une voix qui par la force et l’amour vrai qui s’en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d’un individu. Cette voix m’a demandé : "Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?". J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. Simultanément, j’avais la vision d’une multitude d’êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs coeurs et je ressentais toutes leurs souffrances.

Qu’avais-je fait pour eux ? Je n’avais pas été méchante, mais je n’avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d’ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m’entourent, de la rendre plus ardente, plus libre. Elle exigeait comme l’a dit Emerson : "de faire tout le bien qui existe dans l’individu", de l’aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d’amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l’autre à s’accomplir lui-même. Et je sentais l’humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m’éveillais à une responsabilité toute neuve.

La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s’approfondir avec le temps.

Toute ma vie était là, toutes les joies, les attentes, les espoirs et les peines qui la constituaient. J’ai retrouvé mes émotions d’enfant. J’ai redécouvert certains épisodes oubliés. Tous les mobiles de mes actes étaient à découvert. On ne peut rien cacher. Tout est inscrit dans le grand livre de la vie.

C’était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j’étais en même temps celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l’accompagnaient et j’étais aussi l’autre partie du moi, celle qui n’était pas du tout affectée par les émotions et qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. C’était cette pure Lumière, cette autre partie du moi, qui évaluait ma vie. A travers elle tout devenait clair. Je comprenais tous mes mécanismes psychologiques, de quelle manière je fonctionnais et appréhendais la vie, tout ce qui me limitait, tous mes manques et tant de choses plus subtiles que je n’ai pas encore réussi à traduire en mots. Je prenais conscience du bien et du mal que je m’étais fait à moi-même sans le soupçonner ainsi que les répercutions de mes actes et de mes pensées en moi-même, mais aussi en ceux-qui m’entouraient. Lorsque j’avais accompli un acte de bonté, j’étais dans le coeur de la personne à qui j’avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. Il en était de même lorsque j’avais été désagréable envers autrui. J’éprouvais en moi-même les souffrances que j’avais infligées à cette personne et surtout je prenais conscience des mesquineries qui avaient conduit à cela.

Comme nous tremblons quand cette grande conscience évalue notre vie suivant les critères de l’amour absolu et de la sagesse ! C’est là que nous nous rendons compte de nos manques, de nos misères et de nos faiblesses ! C’est à ce moment que l’on regrette tout le temps passé à la recherche de fausses valeurs ! C’est là que l’on regrette aussi de ne pas avoir vécu "vrai" !

Mais cette prise de conscience s’accompagne aussi de compassion pour soi car l’on découvre que l’ignorance, la peur, les conditionnements, les faiblesses nous ont éloignés de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu accomplir sans elles.

La transformation et la rigueur s’imposent à nous car si l’on comprend ce qui nous limite, il est difficile de transformer la peur en confiance, l’égoïsme en altruisme, etc . Il faut du temps et le vouloir .

Mais je sais que c’est la chose la plus importante que nous soyons venu réaliser ici-bas et je suis en route sur ce chemin, peinant très souvent, mourant de ne pas mourir comme l’a dit Saint Jean de la Croix, mais avec dans le coeur l’espoir de la délivrance. Désormais le désir le plus profond de ma vie est de retrouver consciemment cet état de liberté et de plénitude que j’ai goûtés lorsque je suis arrivée "au coeur de moi-même" dans cet espace intérieur où il n’y a plus ni conflit, ni peur, ni passion, ni conditionnement, où je n’étais plus prisonnière de mes émotions et de mes identifications. Quelle merveilleuse liberté dans cet oasis de paix ! C’est certainement ce qui est le plus important dans cette expérience car, à partir de ce centre de paix qui, je le sais désormais, est ma véritable nature, je me rendais compte de tout ce qui, en moi ou autour de moi, faisait obstacle à cette plénitude.

Je comprenais et je renaissais

Il m’a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m’avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j’ai pensé à mes deux jeunes enfants qui avaient besoin de leur maman. Il m’a été dit que lorsque je reviendrai, j’oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d’entre-elles se sont effacées. Je n’en ai ramené que des miettes et je le regrette.

Quand je dis "on" m’a montré ou "il m’a été dit", c’est une façon de dire que je recevais ces informations d’un être (frère, etc .) ou tout simplement de la grande Lumière. C’était comme si j’étais dans une classe d’enseignement sans professeur.

Donc j’ai vu mes enfants grandir et j’étais très fière d’eux. Il m’a été montré que mes beaux-parents et ma grand-mère quitteraient cette terre presque en même temps et que deux d’entre-eux partiraient à trois semaines d’intervalle. Cela m’avait frappé.

Mon beau-père et ma grand-mère nous ont quitté 13 ans après cette expérience, à trois semaines jour pour jour d’intervalle et ma belle-mère transitait l’année suivante... J’avais révélé ces informations à mon mari et à mes parents, ce qui les avait fort troublés.

Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En 45 secondes (mais le temps n’existait pas) j’ai vécu des millénaires. Je me rappelle avoir vu des géants, des sacrifices humains. J’avais toute une information sur les civilisations disparues dont l’Atlantide et sur Jeanne d’Arc aussi. Je sais que j’ai su, mais j’ai oublié l’information. L’on me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l’univers, qu’à l’intérieur de notre terre il existait de grandes cavités, que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre, que lorsque je mourrai, on ne me demandera pas à quelle religion, quelle philosophie ou race particulière j’appartiens, mais comment j’ai aimé et ce que j’ai fait pour les autres et que seule la qualité d’être d’un individu est importante.

L’on m’a dit également que tout ce qui allait dans le sens de l’unité était bien et que ma vie, par rapport à l’éternité, correspondait à un battement de cils dans ma propre vie. J’étais capable dans cet état de renoncer à toute revendication, à toute condition au bonheur et à "être", tout simplement.

Il m’a été montré aussi le futur de l’humanité. J’ai vu que notre terre serait l’objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l’on me montrait tout ce qui risquait d’arriver SI on ne changeait pas. J’insiste sur le si car il est déterminant. L’on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n’était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J’ai senti néanmoins l’extrême urgence d’une grande transformation individuelle et planétaire de l’humanité et la nécessité d’instaurer la paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit.

Mais il est vrai qu’il y a 40 ans, alors que tout était florissant, j’ai vu le chômage s’étendre sur la terre entière, une peste ravager elle aussi la terre, éruptions volcaniques, intempéries, etc . et bien d’autres catastrophes. Mais je ne suis pas venue apporter la sinistrose. Je connais trop bien le rôle de la pensée et je sais que ces événements n’arriveront que si nous continuons à vivre en bafouant les lois de l’amour et de la conscience.

J’ai vu aussi que j’avais déjà vécu sur cette terre. L’on me montrait certaines tranches d’autres vies et le lien qui les unissait toutes. L’on me disait que l’on revenait sur terre tant que l’on n’avait pas acquis assez d’amour et de sagesse, que tout était une question d’évolution. Dans cet état, cela me paraissait évident.

Plus tard, lorsque je suis revenue dans mon corps, ce souvenir m’a beaucoup troublée, mais je suis intimement convaincue que ce concept de vies "successives" ne doit diviser personne car l’important n’est pas de s’accrocher à une croyance ou à une conviction mais de se transformer.

Au niveau de l’absolu, au-delà de l’espace et du temps, il n’y a que la vie, la Grande Vie . Mais dans notre dimension limitée où s’inscrit le temps et l’espace, nous ne prenons conscience que d’un segment, que d’une partie de cette vie se déployant entre la naissance et la mort et nous pensons que cette petite vie est tout ce qu’il y a à connaître. Et pourtant...

Et l’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre et que c’était imminent. Je ne sais plus si c’est une entité telle que le Christ qui doit s’incarner sur cette terre physiquement ou si c’est sa conscience dont nous sommes chacun une étincelle en devenir que nous devons laisser s’épanouir en nous jusqu’à la dimension "Christ", mais j’ai pleuré car je comprenais que sa venue était la seule chose qui nous sauverait.

Le Christ, tel que je le comprenais dans cette expérience (je n’ai pas la prétention d’avoir saisi tout son mystère) représentait toute la plénitude de la vie dans tout ce qui Est. C’était la conscience, l’amour et la vie qui se manifestaient totalement dans l’être humain et dans l’humanité délivrée de ses misères humaines. Il n’appartenait à aucune religion puisqu’Il était au coeur de toutes. C’était la plénitude de Dieu dans l’homme. Je comprenais et je savais que ce qui nous sauverait de nous-mêmes et qui éviterait guerres, catastrophes et calamités serait d’éveiller cette dimension Christ en nous.

"Je veux me marier avec toi ."

J’ai aussi le souvenir d’être allée de plan en plan. C’est même beaucoup plus subtil que cela. J’avais l’impression de pénétrer profondément dans ma conscience et cela se manifestait par une lucidité et une compréhension intérieures qui allaient en croissant et aussi extérieurement par beaucoup de lumière et de beauté. Je me suis trouvée dans une ville de lumière, d’or et de pierres précieuses. C’était la gloire des gloires.

Je me sentais transportée et élevée au plus haut niveau. J’ai compris encore plus profondément le sens des 26 ans que j’avais passés sur terre et ce que j’avais fait de cette opportunité.

Puis il m’a été montré que j’aurai beaucoup d’épreuves et de souffrances dans le temps qu’il me restait à vivre sur cette terre. Je me suis vue pleurer bien des fois et j’ai demandé le pourquoi de ces épreuves. Et l’on m’a dit que je les avais acceptées avant de naître, car, grâce à elles, je grandirai. J’ai supplié que me soient alors données toutes les expériences et épreuves qui me seraient nécessaires pour arriver au but et ceci en une seule vie, car je ne voulais plus revenir à nouveau. Je comprenais que l’enfer était sur terre et j’étais prête aux plus grands renoncements et aux plus grands sacrifices pour ne plus avoir à y revenir. Mais on m’a fait comprendre qu’on ne pouvait me donner à porter plus que ce que mes épaules ne pouvaient supporter.

Il peut paraître extravagant ou contre-nature de désirer cela. Dieu merci, je ne suis pas masochiste. J’aime la vie. Mais dans cet état de conscience sublime, je n’avais plus qu’un seul désir : celui d’arriver le plus vite possible au but, celui de me fondre dans cette splendeur. Sur terre, devant l’épreuve, la souffrance ou la maladie, on s’insurge, on se révolte. De "l’autre côté", l’on en comprend le pourquoi et l’on en voit les résultats. Et tout s’éclaire .

Et l’on m’a montré un mur de pierres précieuses et l’on m’a invité à être une de ces pierres.

J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis la nuit des temps. Je voulais me fondre en lui. Je lui ai dit : "Je veux me marier avec toi .".

Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée. Ce fut une grande leçon d’humilité car je mesurais tout le chemin qui me restait à parcourir pour être ce que je suis .

Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà cela dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme. Mon incapacité à vivre la plénitude de ce que je suis attire les expériences qui me sont nécessaires pour acquérir ce qui me manque.

"C’est la blessure qui guérit" comme l’a si bien dit un expérienceur suisse.

Mon frère et moi, nous nous sommes fait nos adieux. Il m’a conseillé de ne pas parler de cette expérience à mon réveil et d’attendre 17 ans avant d’en témoigner car, avant ce temps, elle serait considérée comme un traumatisme consécutif à un choc opératoire.

Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l’avoir réintégré en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette.

Toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir

Et pour moi c’est cela le drame de l’existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. L’on rentre dans son corps comme si l’on rentrait dans une boite. On oublie que les autres sont nous et l’on se fait du mal les uns les autres ...

On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j’avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d’une grande amplitude, d’une grande douceur et qui me faisait fondre d’amour.

J’ai essayé plus tard de retrouver cette musique en écoutant de la musique sacrée et des classiques, mais en vain. Mais derrière cette musique, à l’arrière plan, il y avait un accomplissement, une paix infinie, une plénitude, une connaissance que j’aurais voulu garder toujours en moi.

Je ramenais une parcelle d’éternité et le sentiment d’avoir compris toutes choses. Tout était bien .

Mais en m’éveillant, la douleur s’est éveillée aussi, (j’étais ouverte du nombril au pubis) et toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir. Je n’en ai ramené qu’une infime partie .

Cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie

Aujourd’hui, je ne peux que constater à quel point cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie. Il n’y a pas une journée, peut-être pas une heure, sans que son souvenir ne se manifeste et je sais que la fréquence de manifestation de ses réminiscences n’est pas de nature obsessionnelle. Cette expérience fait partie de moi, elle repose en moi . Elle me remplit et me nourrit. Elle est là comme une force, un point d’ancrage autour duquel tout gravite. Elle est un point de référence pour toutes mes pensées, émotions et activités. Je la ressens comme une densité, comme un plan subtil au creux de la poitrine qui à la fois, m’ancre sur la terre, me relie au ciel et ne demande qu’à grandir avec souvent une telle force que cela en est parfois presque douloureux.

C’est peut-être cela le plus beau prolongement de cette expérience : la sensation d’une "Présence". Cette Présence est la révélation de mon expérience. Elle est le poids de mon essence retrouvée.

Je sais depuis que l’Amour est le secret de la vie, le secret de Dieu et que Celui-ci est cette Lumière splendide et merveilleuse, ainsi que l’énergie qui imprègne l’univers.

Je crois en une religion sans frontière, celle de l’amour qui est au coeur de chaque être et qui, au-delà des dogmes, amène l’homme à se transformer de chenille en papillon.

Et je sais qu’ il n’y a que la Vie.

***

C’est pour moi un tâche ardue que de tenter d’exprimer l’impact d’une telle expérience dans ma vie de tous les jours. Il ressemble a une lame de fond qui parcourrait les plages de mon être pour balayer ce qui n’est pas "Cela". C’est du domaine du subtil et pour la plus grande partie, de l’incommunicable puisque que cela a trait à des mouvements de l’âme.

Ce que je peux dire c’est que je sais maintenant que la vie ne se limite pas à celle que nous connaissons sur cette terre, qu’il y a une autre réalité, un monde de lumière et d’amour pur qui est notre véritable patrie et que nous retrouvons avec une telle joie, si vous saviez avec quelle joie !

Je sais aussi que nous sommes éternels que nous avons toujours vécu et que nous vivrons toujours, que nous sommes des étincelles de cette Lumière. Je sais que la mort n’existe pas, qu’elle est la grande illusion. Il n’y a que la vie qui nous invite à entrer dans sa plénitude.

Le regard sur la vie change totalement

Alors, c’est évident, le regard sur la vie change totalement. Celle-ci devient cohérente, porteuse de sens. Son but est d’évoluer vers cette perfection, cette plénitude.

Je sais désormais que le but de ma vie n’est pas uniquement d’acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, en somme d’incarner sur cette terre tout l’amour et toute la sagesse du ciel.

Mon véritable travail est de devenir consciemment ce que je suis de toute éternité, être cette perfection de moi que j’ai vue et qui m’attend .

C’est une tâche exaltante et exigeante que de mourir à ses propres vouloirs mais c’est la seule qui, a mes yeux, ait du sens. Je suis sur ce chemin, peinant bien souvent, mourant de ne pas mourir -comme le disait si justement Saint Jean de la Croix- mais emplie d’une confiance indéfectible en la vie, en sa réalité et en sa capacité à nous révéler à nous-mêmes et à nous mener plus loin sur le chemin de notre être. Je suis revenue avec le désir profond de révéler cette expérience à l’humanité afin qu’elle puisse faire grandir la vie en elle, comme elle l’a fait en moi.

J’ai remarqué, à la suite de cette expérience, que je m’implique beaucoup moins dans les conflits de personnalité, les rapports de force existant autour de moi. Je prends naturellement de la distance envers les événements et les êtres. Je vais bien mieux à l’essentiel.

Il m’arrive de plus en plus souvent de sentir s’il est bon d’aider les personnes au niveau de leur personnalité ou s’il est meilleur de les laisser à la sagesse aimante de leur âme. Je suis de plus en plus encline à refuser de succomber aux mirages de leurs personnalités parce que ce n’est pas leur rendre service, ceci afin de mieux les aider (à ma mesure) au niveau de l’âme ; peut-être en aidant celle-ci à s’éveiller. Il est vrai aussi qu’il est plus facile de sentir ce qui fait défaut chez les autres qu’en soi-même.

Le fait d’avoir vu que cette vie n’était qu’une phase transitoire dans la progression de l’âme m’a aidée à mieux accepter les injustices et les souffrances de l’humanité, tout en l’aidant le mieux possible.

Position par rapport à la religion

En ce qui concerne ma position par rapport à la religion, je dirais que je me sens faire partie de la Grande Religion, celle de l’Amour, celle qui est au cœur de chaque être. J’ai été élevée dans la religion catholique romaine qui recèle en son sein des trésors, mais je ne me sens plus limitée par le poids de l’institution religieuse.

J’ai énormément de respect pour toutes les religions et philosophies qui font grandir l’homme mais le plus important pour moi, c’est le chemin de la transformation bien plus que la croyance en des dogmes établis. Le chemin de transformation est pour moi la voie, le processus alchimique qui fait de la chenille un papillon et l’amène à la grande expérience qui est l’expérience de Dieu dans chaque être humain. Là, nous arrivons à la réconciliation.

Cette expérience m’a permis d’être plus tolérante envers les autres, de ne pas les juger, sans être pour autant complaisante, parce que je sais que nous sommes tous en "devenir".

Je sais aussi que notre vie est sacrée, qu’elle est un don du ciel pour évoluer.

Je suis revenue avec un sens de la beauté exacerbé, beauté d’une fleur, d’un paysage, d’un enfant qui s’éveille à la vie mais aussi, beauté des âmes. Je ressens beaucoup plus qu’avant la présence d’une grâce dans la nature et dans tout ce qui est et, parfois, j’en ai les larmes aux yeux. J’aspire à retrouver l’unité éprouvée durant l’expérience où j’étais dans le tout et où le tout était en moi.

Vivre après cette expérience

Il y a surtout trois choses qui ont été difficiles à vivre après cette expérience. L’une concerne ma difficulté à ne pouvoir vivre "à la pointe de mon âme" comme durant l’expérience. En effet, j’avais goûté à une telle paix, si loin des mesquineries et misères humaines, j’étais si comblée et dans une telle plénitude que j’aurais voulu toujours garder cet état.

J’aimerais vivre toujours de cette Présence mais comme il est difficile, dans la vie courante, de la garder, alors que tous les êtres qui vivent autour de nous n’ont pas cet idéal, faute d’avoir vécu l’expérience.

C’est une souffrance de ne pouvoir réaliser cet état en nous et autour de nous.

Le temps a passé et avec plus de maturité, j’ai compris qu’il fallait donner du temps au temps pour réaliser cette perfection en soi-même et qu’il y aura toujours un décalage entre l’idéal et sa réalisation.

Une autre source de difficultés a consisté à maintenir l’équilibre et l’harmonie dans mon couple et la stabilité chez mes enfants. Il n’est pas facile de vivre une expérience aussi profonde sans affecter tous les membres de son entourage.

Il a fallu de nombreuses années pour nous harmoniser, mon mari et moi, pour qu’il me respecte et ne craigne pas que mon changement intérieur modifie notre situation de couple, pour qu’il sache que je l’aime tel qu’il est, sans avoir besoin de changer quoi que ce soit à ce qu’il est. Il faut dépasser la peur et cela nécessite beaucoup de patience et de confiance mutuelles ainsi que d’amour des deux côtés. Je le remercie pour avoir accepté d’être dérangé.

Ma plus grande difficulté, tout au long de ces années, a été de vivre à l’intérieur de moi quelque chose de puissant, exigeant, presque incommunicable, tout en restant dans le silence et la solitude pour la plupart du temps, et sans que mes proches ne devinent à quel point ce qui se passait à l’intérieur de moi était important. Mes enfants avaient besoin, avant tout, de l’aspect familier et sécurisant de leur maman pour leur équilibre personnel et je craignais que mon aspiration intérieure ne risquât de les désorienter. J’ai dû doser progressivement et les protéger. Ils sont adultes maintenant, proches de moi et au courant de ce que je vis, mais ils me disent qu’ils ont du mal à m’imaginer autrement qu’en ma fonction de maman. Il ont besoin que je sois avant tout leur mère.

Ce qui a été très troublant, c’est que l’on m’a demandé de partager cette expérience, donc de m’absenter parfois de chez moi lorsque mes enfants ont quitté le nid, pas avant, comme si l’intelligence divine respectait mes devoirs envers eux.

J’essaie de vivre toutes ces transformations intérieures le plus simplement possible. Je constate que j’ai besoin de beaucoup de solitude, j’aime à rentrer dans le silence et pourtant, je sens que je dois partager cette expérience. Étrange paradoxe ! Les conversations oiseuses, les controverses mentales m’ennuient. Ne parlons pas de la médisance ! J’ai un besoin très fort d’authenticité, de vérité, d’innocence même. Je me sens parfois aspirée dans mon oasis de paix, dans la quiétude, libre du passé et du futur. L’on m’a déjà demandé si j’avais des "pouvoirs". Je ne les recherche pas car ils peuvent être un piège pour l’ego et celui-ci est si futé .Il y a la voie des pouvoirs et celle de la paix. Mais, s’il m’en était accordé un, j’aimerais que ce soit celui qui aiderait les autres à changer de conscience.

Je n’oublie pas qu’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre, que c’était imminent, qu’Il était la plénitude de vie en potentialité dans chaque être humain. J’ai pleuré car j’ai pensé que si nous permettions à cette partie en nous de s’éveiller, de grandir en conscience, alors ce serait le ciel qui viendrait sur la terre et ce serait la fin de nos tribulations.

Cette expérience m’a ouvert des horizons insoupçonnés sur le passé et le futur de notre humanité Quand je suis "revenue à la vie", j’ai pensé que c’était plus fantastique que ce que l’on pouvait imaginer et que l’avenir nous apporterait de grandes surprises .

Alors, évidemment, c’est tout un sensorium intérieur qui s’est ouvert et le besoin de retrouver et de comprendre les mystères qui ont été révélés pendant l’expérience. Des sujets qui m’étaient auparavant indifférents sont devenus importants pour moi, l’espace et le temps, le mystère de la création, l’énergie, le sens et le but de la vie, la conscience, etc. L’amour, dans mon expérience, était de l’amour-connaissance et j’essaie de le vivre simplement dans la vie de tous les jours, en m’ouvrant à l’autre en "étant" tout simplement. La découverte que l’amour-sagesse est la vie de l’univers, est mon trésor à moi et j’aimerais qu’elle soit le trésor de tous. Imaginez au cœur de la politique, de l’armée, de la finance, de l’éducation, des institutions "l’amour-sagesse" ! Tout deviendrait juste, le bonheur de l’homme serait assuré.

La croissance intérieure

J’en reviens à l’expérience. Si elle est difficile à exprimer, la croissance intérieure qui en découle, le travail souterrain, l’appel de l’âme, les aridités, les silences, les souffrances secrètes, l’exigence de vivre vrai, de cette vérité de l’âme qui est au-delà des lois conventionnelles, tout cela est encore bien plus difficile à exprimer et ne peut vraiment être compris que par quelqu’un faisant la même démarche, d’où l’obligatoire solitude et le silence .

Mais je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience. S’il n’a pas été facile à un certain moment de ma vie d’en parler sans susciter l’ironie, l’indifférence ou la condescendance, je comprends maintenant que l’épreuve était nécessaire pour "tremper l’acier". Vivre vrai, sans renier l’expérience par facilité ou pour plaire aux autres, a été à la fois un défi mais aussi une exigence car sinon, j’aurais eu l’impression de mourir.

Cette expérience a donné une dimension immense à ma vie. Sans elle, j’ai l’impression que j’aurais risqué de vivre d’une façon superficielle et de passer à côté de l’essentiel.

Quand on est sur le chemin de son âme, l’on s’aperçoit que les difficultés existent toujours, puisqu’elles sont éducatives mais l’on s’aperçoit aussi que l’on est aidé de toutes les façons possibles, rêves, synchronicités, rencontres et livres qui vous aident. Je dis aussi merci du fond du cœur à tous ceux qui ont été là, mon mari et mes enfants, et grâce à ce qu’ils sont, m’ont permis de réaliser ce que je suis .. Merci en particulier à mon mari qui, dans l’ombre, me soutient et m’accompagne dans un service commun. Sa retraite n’est pas aussi paisible qu’il l’aurait souhaité ; mais il est ma force bien plus qu’il ne peut l’imaginer.

Cette expérience a suscité en moi le désir de la transparence, le désir d’Etre, mais aussi le goût du partage et du don de soi.

Roland de Jouvenel a dit à sa mère "Maman, on se nourrit de ce que l’on donne aux autres". Cette citation est le fil conducteur, le fil d’or de ma vie. J’ai la conviction profonde que je n’ai pas vécu cette expérience pour moi seule et que je dois la partager avec tous.

Quand je retournerai dans la Lumière de Dieu, j’aimerais que toutes les petites graines de lumière qui ont été semées aux quatre vents dans le cœur des gens soient devenues des pierres précieuses.

Nicole Dron

Pour lire les premières pages de son livre (sorti fin 2009), voir une vidéo, connaître l'agenda de ses conférences, rendez vous sur son site  : http://www.nicoledron.com/ 

 

 
 

 

Mc Do et SDF

Par Le 28/05/2015

Voilà ce que sont les gens qui s'occupent des "TAP" de l'éducation nationale à Toulouse et dans pas bien longtemps sur l'ensemble du territoire...Acceptable ou pas? Exemplaire ou pas ? On ferme les yeux et on se réjouit que les enfants soient "formatés" ( et non accompagnés) ou on refuse que les pires multinationales au monde entrent dans l'espace dédié à l'enseignement ?...

 

http://www.espritsciencemetaphysiques.com/mcdonalds-les-personnes-sans-abri-nont-plus-le-droit-detre-servies.html

McDonald’s: les personnes sans-abri n’ont plus le droit d’être servies

Par  | 26 avril 2015
 
 

personnes-sans-abri

La nouvelle politique de McDonald’s interdit aux clients d’acheter de la nourriture aux personnes sans-abri

Plusieurs histoires viennent d’être révélées, indiquant que McDonald’s aurait une nouvelle politique qui empêche les clients d’acheter de la nourriture aux personnes sans-abri. Au Royaume-Uni ce mois-ci, deux incidents différents ont fait les gros titre de la presse internationale, où des serveurs de MacDonald’s ont refusé de servir des sans-abri.

La première affaire concernait un paysagiste de 27 ans du nom de Daniel Jackson, le McDonald’s situé à Manchester a presque refusé de le servir car il portait des vêtements sales et selon le personnel, il « avait l’air sans-abri ». Jackson a dû expliquer au personnel qui sortait d’une dure journée de travail et qu’il n’était pas sans-abri.

« Je venais de terminer ma journée de travail et j’avais vraiment très faim. Je n’avais pas mangé depuis le petit déjeuner, donc je pensais manger au McDonald’s pour manger rapidement. Mais quand je suis arrivé à la caisse, le caissier est allé chercher le responsable. Ensuite il m’a dit qu’il ne me servirait pas car je ressemblais à un sans-abri. Je lui ai expliqué que j’avais eu une dure journée de travail, mais il a dit qu’ils avaient une politique de tolérance zéro pour servir les personnes sans-abri, » a déclaré Jackson.

« Il m’a fallu un certain temps avant de les convaincre que je n’étais pas un sans-abri. Je reconnais que je portais des vêtements sales, car j’avais travaillé à l’extérieur toute la journée. Il n’y a aucune raison de croire que je vis dans la rue. Je suis en colère d’avoir dû me justifier devant une immense file d’attente d’étrangers. Ce qui me dégoûte le plus, c’est que cette politique existe. Cela victimise complètement les sans-abri. Si vous avez de l’argent et que vous voulez acheter un repas, vous devriez être traité comme n’importe quel autre client, » a t-il ajouté.

McDonald’s a présenté ses excuses pour l’humiliation subie, mais le siège a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une politique officielle.

Quelques semaines plus tard, une jeune femme de 19 ans du nom de Charlotte Farrow s’est rendue au même McDonald’s pour acheter un peu de nourriture à un homme sans-abri qu’elle avait croisé sur son chemin pour aller au travail. Ils ont également refusé de la servir et ont dit que c’était leur politique de ne pas servir les personnes sans-abri.

« Nous faisions la queue et quand l’homme sans-abri a sorti sa monnaie pour payer je lui ai proposé de payer. Ensuite, le serveur a dit « nous ne servons pas les sans-abri ». Le directeur leur avait dit qu’ils n’étaient pas autorisés à servir les personnes sans-abri. Ils ont dit que c’était une nouvelle politique », a déclaré Farrow.

« C’était son attitude envers le mec, nous étions tous les deux des clients donc il n’aurait pas dû y avoir de différence. Je pense que c’est vraiment horrible et complètement immoral. Nous sommes tous des êtres humains. S’ils refusent de servir les sans-abri, c’est extrêmement grave et discriminatoire, » a t-elle ajouté.

Le siège de McDonald’s a continué d’insister sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une politique officielle de l’un de leurs restaurants.

Auteur TrueActivist.com 

Traductrice:

Claire C.

Monsanto : boycott

Par Le 25/05/2015

Monsanto : les produits à boycotter + Liste des marques à connaître

De très nombreux articles de consommation courante sont élaborés à partir de cultures OGM mises au points par Monsanto, géant américain de la biochimie. Bio à la Une fait la liste de quelques unes des marques à éviter afin de ne pas mettre n’importe quoi dans son assiette.

 

 

Monsanto, titan de la biotechnologie, est tristement célèbre pour les scandales sanitaires à répétition dans lesquels il est mis en cause. On le sait moins, mais les marques qui contiennent des produits Monsanto envahissent nos rayons.

Pour mieux savoir ce que l’on met dans son assiette et dans celle de ses enfants, il est bon de connaître les multinationales, propriétaires de nombreuses marques, qui ont recours à des composants Monsanto.

Parmi celles-ci, les sociétés Kraft Philipp Moris, Unilever, General Mills, Coca-Cola, Pepsico ou encore Procter & Gamble.

Boissons

  • Les boissons de la marque Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
  • Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
  • Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes ou les boissons énergisantes Gatorade.
  • Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
  • Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés

  • Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
  • Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
  • Les produits Brossard ou Savane.
  • Les bonbons Carambar, Krema et La Vogienne.
  • Les chewing-gums Hollywood ou Malabar.
  • Les barres de chocolat Bounty.
  • Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
  • Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.
  • Les yaourts Yoplait.

Produits salés

  • Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
  • Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
  • Les spécialités fromagères Philadelphia.
  • Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
  • Les pains Jacquet.
  • Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
  • Les préparations mexicaines Old El Paso.
  • Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
  • Les produits Uncle Ben’s.

Hygiène et entretien

  • Les couches pour bébé Pampers.
  • Les protections féminines de la marque Always.
  • Les gels douche, shampoings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona ou Timotei.
  • Les dentifrices Signal.
  • Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
  • Ou encore les désodorisants Febreze.

Cette longue liste, loin d’être exhaustive et qui ne concerne que les produits présents sur le marché français, permet de se donner une idée du nombre d’articles de consommation courante dans lesquels on peut retrouver des produits Monsanto, afin de faire le tri dans sa consommation.

 

Que faire contre Monsanto?

Vandana Shiva explique la situation agricole actuelle et ce qu’il est possible de faire en respectant la biodiversité.

Un projet internet pour contrer Monsanto

Sources:
Greenpeace : Guide des produits avec ou sans OGM (France)
Greenpeace : Guide des produits avec ou sans OGM (France)
Greenpeace : Guide des produits avec ou sans OGM (Canada)
Greenpeace : Guide abeilles, pesticides, OGM (France)
Terre sacrée
Fractured paradigm
Bio à la une
Mediapart

 
 

Il y a un an...

Par Le 25/05/2015

 

Ocde 1

 

Ocde 2

 

 

ECRIT LE 15 MAI 2014......A l'époque, l'institution disait que j'étais dans "une grande confusion mentale".....

Audiard disait que "Seuls, les fêlés laissent passer la lumière."

Je n'ai aucune satisfaction d'avoir eu raison et je sais même que ça ne fait que commencer. 

 

 

REVEILLEZ VOUS !!!!!

Réforme des rythmes scolaires; les véritables raisons...

Ce texte date de 1996. 

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché.

 

Elle occupe surtout le terrain de la prospective. L'établissement des projets à LONG TERME, détachée de toute opinion politique. Il s'agit essentiellement d'études de marchés, la rentabilité, la croissance, la compétitivité, la concurrence, les budgets, les finances...

 

La prospective est la démarche qui vise, dans une perspective à la fois déterministe et holistique, à se préparer aujourd'hui à demain.
Elle ne consiste pas à prévoir l'avenir mais à élaborer des scénarios possibles et impossibles dans leurs perceptions du moment sur la base de l'analyse des données disponibles (états des lieux, tendances lourdes, phénomènes d'émergences) et de la compréhension et prise en compte des processus sociopsychologiques. 

 

 

Que dit le texte mis en exergue ? Quel est son projet ?

 

On peut en avoir un aperçu de plus en plus clair depuis deux ans. 

L'éducation nationale a pour vocation à devenir territoriale.

Les enseignants doivent devenir des prestataires de services dans un cadre d'entreprises privées et non de fonction publique.

L'Etat a pour vocation à se désengager et à déléguer l'enseignement.

Les enseignants qui resteront au service de l'Etat auront à charge "la population non rentable", c'est à dire les classes sociales les plus défavorisées ou pour parler clairement, celles dont le pouvoir d'achat est le plus faible. 

Les écarts de budget entre les communes rurales et les grandes villes génèrent déjà des inégalités. Elles étaient relativement "adoucies" par l'engagement de l'Etat. Il n'en sera plus rien dans quelques temps. Un effet immédiat : désertification accélérée des zones rurales puisque les écoles fermeront. Concentration des élèves, diminution du nombre d'enseignants. Sur le long terme, les "économies" réalisées seront considérables. Les effets sur la population ne seront jamais pris en compte. 

 

Il ne faudra pas longtemps pour que les entreprises comprennent que les communes ont besoin d'argent pour couvrir les frais de fonctionnement des écoles. Elles proposeront donc des "partenariats" afin que les enfants deviennent les futurs consommateurs qui soutiendront l'économie. Il est évident que l'Etat ne subventionnera pas de façon durable les activités périscolaires. Il faudra immanquablement qu'un relais prenne la place...

L'éducation nationale, devenue territoriale, deviendra donc l'éducation marchande.

Les enfants sont les piliers de l'économie. "Les prestataires de service" auront à charge de renforcer autant que possible ces piliers. Les multinationales pourvoiront aux besoins financiers. Au regard de ce qu'elles gagneront, l'investissement sera dérisoire. La force de frappe des groupes du CAC 40 est phénoménale... 

Total, Nestlé (et donc Monsanto), EDF, GDF, et d'autres encore sont déjà entrés dans les écoles.

Pour accélérer le mouvement, il suffit de réduire puis d'éliminer les subsides de l'Etat. Puisque les communes ont obligation d'assurer le fonctionnement des écoles, la responsabilité des Maires est engagée.   

Les parents les plus naïfs ( ou idiots) iront se plaindre dans les conseils municipaux...

Il est évident que les années à venir pour les équipes municipales prennent l'allure d'un chemin de croix.

 

Pour ce qui est des enseignants, je sais ce que beaucoup pensent de ce que je dis : "Celui-là est totalement déglingué."

Aucun problème. C'est une folie qui me convient et que j'assume.  

Pour ceux et celles qui veulent avoir un aperçu plus détaillé :

Cahier de nuit

L'école

Saint Augustin

Par Le 25/05/2015

 

Images 1

"L'espérance a fabriqué deux beaux enfants, la colère contre l'injustice du monde et le courage de s'y attaquer. "

Saint-Augustin.

 

 

L'éducation multinationale...

Par Le 25/05/2015

UN AN QUE JE LE DIS et l'institution qui me répond que je délire......

Il faudrait que j'aille chercher dans les centaines d'articles sur mon blog......

Les multinationales vont entrer dans les écoles......Je l'ai écrit et j'ai dit que je refusais d'y participer.

Et j'entends déjà les Belkacem et con-sorts clamer haut et fort que c'est magnifique, qu'il faut saisir toutes les possibilités pour aider nos jeunes, que c'est la cohésion sociale et patati et PATATRAS.

Et les parents sont contents et le gérant est un sauveur plein d'humanité pour ces "pauvres enfants abandonnés"...L'état détruit les fondements même de l'égalité et il applaudit quand des entreprises privées viennent pallier leurs déficiences, déficiences planifiées, volontaires et exécutées avec les mensonges les plus vils. Rien aucune honte, aucune remise en question, ils vont même certainement applaudir en disant que c'est un exemple pour le pays, que tout le monde oeuvre au bien être des enfants....

Des vendeurs de merde, des bouchers, des destructeurs des surfaces agricoles, utilisateur de produits génétiquement modifiés, supporters inconditionnels de Monsanto, des exploitants de la misère animale dans des fermes usines, des fabricants de gamins obèses..... Et tout ça porté en exemple. 

 

Envie de vomir...

C'est l'éducation nationale ou l'éducation multinationales ?....Et moi, il faudrait que j'y retourne ????????

ALLEZ TOUS CREVER! 

JE VOUS HAIS.

 

 

Thomas, un élève ingénieur équipier au McDo Basso Cambo, dans le quartier du Mirail, lors d'une sessions d'aide aux devoirs.
Thomas, un élève ingénieur équipier au McDo Basso Cambo, dans le quartier du Mirail, lors d'une sessions d'aide aux devoirs. - Helene Ressayres / McDo

 

 

S’ils sont au McDo de Basso Cambo le mardi soir, ce n’est pas pour manger un hamburger, mais pour bosser. L’enseigne de fast-food ne fait pas dans le travail des enfants, mais dans l’aide aux devoirs.

Une initiative citoyenne lancée par le patron de 19 restaurants de l’agglomération, Michel Réglat. « Il faut faire quelque chose pour les enfants du quartier, pour qu’on ne les retrouve pas dans la rue après l’école. Ça ne coûte pas grand-chose à une entreprise de le faire, mon credo est peut-être utopique mais je vais essayer de l’étendre à d’autres sociétés du secteur », plaide le gérant.

Autre environnement

Depuis trois ans, il mène ainsi des actions en faveur de l’aide aux plus jeunes. Cette année, le bâtiment dédié au quotidien à la formation de ses équipes a accueilli une fois par semaine des élèves de 6 à 8 ans, suivis à l’année par l’association « Voir et Comprendre ». Une fois sur place, les enfants goûtent puis sont aidés par des employés volontaires de l’établissement, que ce soit en maths ou en lecture.

« Mes enfants sont contents de venir, ça les change de leur environnement et ça les aide vraiment », témoigne Mouna Merini, la maman de jumeaux de 8 ans.

« Pour nous, c’est un moyen de diversifier l’offre d’accompagnement à la scolarité, on voit bien qu’ils sont heureux de venir dans un autre espace pour plancher sur leurs devoirs », confirme Robin Tulieres de l’association Voir et Comprendre qui travaille depuis 35 ans à la Reynerie et la Faourette.

"Peut mieux faire..."

Par Le 24/05/2015

Les images suffisent....Consternant........En fait, son objectif, c'est de ramener tous les élèves de France à son niveau....Je sais bien que je fais moi aussi des fautes mais sur un tweet, tout de même, la relecture ne devrait pas lui prendre plus de quinze minutes....

 

11203138 695999993861721 7159786015063797441 n

 

11053373 1579490292310886 3417338054522885502 n

Le courage d'abandonner

Par Le 23/05/2015

Le bonheur 1

 

Bien sûr que cette phrase me parle, bien sûr qu'elle résonne et me stimule...Mais j'y ai longuement pensé la nuit dernière et il y a quelques nuances à apporter...

Quand j'ai commencé la compétition de vélo, je passais les lignes d'arrivée une fois que le podium était démonté et que tout le monde était rentré....Il m'a fallu trois ans pour gagner ma première course.

Quand je suis arrivé pour la première fois à Chamonix, je n'avais escaladé que des falaises de cinquante mètres de haut en Bretagne...Et l'été de mes 17 ans, j'étais au sommet du Mont-Blanc et les années suivantes, j'ai sorti quelques belles et longues voies dans les Aiguilles de Chamonix. 

J'ai commencé à écrire l'été de mes 16 ans et j'ai été édité la première fois l'année de mes 42 ans....

Je n'aime pas l'idée de l'abandon.

Et j'ai pourtant abandonné ma classe et mon métier.

Je fais une différence entre l'expression : "ne jamais abandonner" et l'expression "ne jamais s'abandonner"...

Et la différence est de taille. 

Je peux m'engager fortement, avec conviction et énergie dans un "défi" qui me "grandira" mais certains défis peuvent aussi se révéler redoutablement destructeurs, sans en avoir l'air.

Je lis souvent sur les forums enseignants des collègues dire à ceux et celles qui n'en peuvent plus : "Courage!!"

Personnellement, je trouve cela contradictoire et passablement destructeur en fait car cela signifie que la personne doit s'efforcer de tenir, c'est son job, c'est comme ça....

Le courage, à mes yeux, consiste bien davantage à ne pas s'abandonner et par conséquent à abandonner ce qui va à l'encontre de soi.  C'est un courage d'opposition et non de participation ou de prolongation. 

Toute la problèmatique tient dans le regard que l'on se porte au regard de cet "abandon". Pourquoi est-il culpabilisant ? Pourquoi est-il si douloureux ? Plusieurs forces opposées sont en jeu. Une force sociale, principalement culpabilisante et une force existentielle mais qui bien souvent n'a pas été développée. Nous sommes biens plus éduqués à la soumission passive parce qu'elle entretient ce fameux lien social qu'à la rébellion lorsque les forces en présence viennent s'opposer à nos convictions.

 

Il m'est arrivé en montagne de faire demi-tour lorsque je me sentais trop en danger. L'idée du sommet et du bonheur du défi accompli passait au second plan. Une certaine "intuition" qui se faisait entendre... 

C'est elle que je veux écouter, c'est elle que je veux laisser s'étendre, qu'elle soit "le juge de paix" des conflits. 

Le courage d'abandonner et d'en accepter les conséquences n'est pas de tout repos.

J'ai dû rencontrer 18 personnes depuis ma rupture avec l'Education Nationale. Qu'on ne vienne pas me dire qu'il s'agit d'une voie de facilité.....Et ça n'est pas fini...L'analyse de soi est constante pour pouvoir exprimer au mieux ce qui nourrit cette rupture. Et l'impact sur la vie sociale est réel. 

Dès lors qu'on ne participe plus à un mouvement social, on devient "associal". 

Pour ma part, au lycée, on m'appelait déjà "Maverick", c'est le nom donné aux veaux qui quittent le troupeau dès qu'ils sont sevrés et qui choisissent de vivre en solitaire....

 

Jardiner

Par Le 21/05/2015

Pendant ma convocation hier en hôpital psy, le psychiatre me dit à un moment que je me posais peut-être trop de questions et qu'il serait plus sain pour moi d'aller m'occuper de mon jardin. Mais quand je regarde une salade qui pousse, j'en viens à me demander comment c'est possible....Non pas la photosynthèse et tout l'incroyable fonctionnement des molécules mais juste comment "l'idée" elle-même de cette vie est apparue ? Non pas le "Comment" du phénomène mais le "Pourquoi" ? Et si "Pourquoi" il y a, quelle était l'intention. Et du coup, je réalise que la question concerne tout ce qui vit et que dès lors, ce qui vibre en moi est issu de la même intention....Oui, mais alors, que dois-je en faire pour que cette intention soit satisfaite ? Comment honorer au mieux le don de cette intention en moi ? Alors, je m'assois et je regarde la salade qui pousse. Au mieux de ce qu'elle peut faire. Et du coup, j'ai ma réponse. Je dois faire au mieux de ce que je peux faire. Mais comment savoir alors ce qui est en moi et qui ne demande qu'à s'exprimer ? 
La salade le sait peut-être pour elle, peut-être que sa conscience n'est pas parasitée, peut-être que la simplicité de son existence lui permet d'extraire intégralement tout ce qu'elle porte jusqu'à devenir la plus belle salade qu'elle pouvait être. Mais alors, en moi, où se trouve cette conscience ? Comment la découvrir et comment ensuite m'en servir ? Dois-je atteindre la même simplicité d'existence que cette salade pour découvrir ce que je porte ? ......... J'aime de plus en plus aller au jardin......Toutes ces questions, ça me repose.

S'emplir de vide.

Par Le 21/05/2015

Un coeur est naturellement empli de questions

et lorsqu'on fait croire à l'individu que les réponses extérieures suffisent,

on le remplit de vide.

 

 

Bilan d'incompétences.

Par Le 21/05/2015

Je me souviens que lorsque j’étais enfant, il y avait de nombreux films mettant en scène les cowboys et les Indiens. Ces derniers étaient des sauvages qui scalpaient les gentils paysans qui venaient juste cultiver des terres immenses.

Je me souviens qu’à l’école les Colons espagnols et portugais qui ont envahi les terres d’Amérique du Sud, étaient présentés comme des aventuriers courageux, des « découvreurs » de paradis.

Je me souviens que la Révolution française était une belle épopée, un hymne à la liberté, une communion du peuple, un élan vers un monde meilleur.

Je me souviens que les récits sur la guerre de 14-18 présentaient les Allemands sous les traits d’assassins sans pitié.

 

Il a fallu que je lise « Enterre mon cœur à Wounded knee » pour découvrir la vérité sur les Indiens.

Il a fallu que je voie « Aguirre ou la colère de Dieu » pour découvrir les colons espagnols ou portugais.

Il a fallu que je lise des ouvrages sur les Chouans pour découvrir les massacres perpétrés par les Révolutionnaires en chantant la Marseillaise.

Il a fallu que je lise « A l’Ouest, rien de nouveau » pour découvrir la réalité des combats dans le camp « adverse »…

 

Il a donc fallu que je fasse moi-même le tri, que j’accepte de faire voler en éclat les certitudes apprises, que je comprenne que la version de la « réalité » n’est qu’une représentation des forces les plus puissantes, les plus manipulatrices, les plus intéressées.

L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs…Et par conséquent, elle est tronquée, elle sert des intérêts inavoués.

 

Il ne s’agit pas de contester tout ce qui est écrit, tout ce qui est dit, tout ce qui est enseigné mais juste de garder suffisamment de « doute » (Descartes ne me contredirait pas) pour ne pas tomber dans le piège des choses figées.

Maintenant, je me souviens très bien qu’adolescent, j’ai été considérablement tourmenté lorsque j’ai commencé à apprendre la réalité de l’histoire indienne.

Il était donc possible que des enseignants, des livres, des films, des adultes mentent, détournent la vérité, l’habillent à leur convenance. Je n’en comprenais pas encore les raisons. Je subissais juste le contrecoup de l’effondrement généré par ces mensonges. Ceux de mes « tuteurs », ceux de mes semblables, ceux en qui j’avais confiance.

Je me souviens de cette rage qui m’habitait.

Je n’ai plus jamais eu confiance.

 

 Je me suis promis, en devenant instituteur, que je ne me posterais jamais en détenteur de la vérité, que je ne serais qu’un transmetteur de « doutes », de versions multiples, de regards croisés, de témoignages contradictoires, non pas pour créer un chaos incompréhensible dans la tête des enfants mais pour leur apprendre à aller vérifier par eux-mêmes si le désir de prolonger l’enseignement les anime.

« Ce que je raconte n’est que la somme des connaissances que j’en ai à cet instant. Ça n’est nullement quelque chose de figé. Je vous donne des éléments pour vous y retrouver. Mais tout ça sera peut-être totalement balayé un jour. Par une autre « vérité » qui n’aura peut-être elle-même qu’une durée limitée. L’important est de rester à l’écoute, de ne pas se coller des œillères, de capter les informations, de les croiser, de remonter à leurs sources, de les comparer, d’identifier clairement les intentions cachées…Toujours rechercher ce qui pourrait être caché.

 

Je me souviens de Colin Powel à l’ONU, avec sa petite éprouvette contenant un échantillon « d’armes de destruction massive ». Mensonge connu de tous ceux qui cherchent… Aucune sanction, aucune excuse, aucun démenti…Les menteurs ne réécrivent pas l’Histoire quand ils en ont donné leur version et ceux qui critiquent ne sont que de vulgaires « complotistes ».

Rien n’est jamais certain.

Sinon, la certitude de ne pas faire confiance.

Mais de se faire confiance et de chercher. 

Et qu'on ne vienne pas me dire que je suis un "négationniste". Il m'a suffi, au lycée, de lire "La mort est mon métier" pour être tourmenté par cette abomination. Je n'ai jamais oublié. "Nuits et brouillards" et "Shoah" ont suivi, puis les témoignages, tous ces témoignages...

Mais j’ai lu aussi quantités de livres sur le génocide indien, sur l’esclavagisme et le démantèlement de l’Afrique, sur ces puissants d’Occident qui venaient évangéliser ces « sans âmes » et recevaient la bénédiction des Papes…Il n’y a pas de hiérarchie dans l’horreur. Il n’y a que l’horreur.

Les livres, les livres...

J’ai donc cherché, constamment, pendant toute ma carrière, à ouvrir cet espace de l’esprit critique dans le mental conditionné des enfants. À mes yeux, l’instruction n’était qu’une obstruction si le doute n’y trouvait pas de place. Non pas un doute anxiogène mais celui qui permet à l’individu d’œuvrer à sa liberté.

Bien… C’était honorable comme mission.

Mais totalement illusoire… D’une prétention ridicule.

Que reste-t-il de tout ça dans la tête de mes anciens élèves ? Ils étaient au CM2. Ils ont connu ensuite le collège, le lycée, la fac pour quelques-uns et quelques-unes. Un effaçage d'une puissance redoutable. J'ai rencontré il y a quelques temps un ancien élève. Licence d'histoire puis Magasinier dans une plateforme de chez Lidl. Plus aucun intérêt pour l'Histoire mais grand supporter des Verts de St Etienne. Très bien, il semblait heureux. 

Et moi, j’espérais futilement que mes propos et mes méthodes suffiraient éventuellement à créer une quelconque lucidité contre la machine à broyer.

Je sais bien aujourd’hui qu’il n’en est rien.

Ils ont peut-être gardé quelques beaux souvenirs.

Tant mieux pour eux mais c’est dérisoire.

Dérisoire au regard de l’idéal qui me portait.

Je ne travaillais pas, j’étais en mission.

« Le ver dans le fruit »… Le fruit a pourri et moi avec. Je n’imaginais pas que l’exploitant du lieu avait pour objectif des récoltes de plus en plus médiocres, aseptisées, intellectuellement modifiées pour répondre intégralement à ses propres critères.

Quand on a la tête dans le guidon, on ne regarde pas le ciel.

Il aurait été préférable que je quitte la route bien plus tôt au lieu de m’efforcer de sauver mes illusions.

Et maintenant ?

Je lis des livres, je regarde des vidéos, j’échange un peu sur quelques forums. Je regarde l’actualité mortifère de l’éducation nationale.

L’institution me convoque en hôpital psychiatrique. Alors, je lis des livres sur la psychiatrie pour savoir dans quelle case on va me ranger.

Mon avenir professionnel se résume à une mise en retraite par invalidité. Ça coûtera moins cher à l’état qu’une indemnité de départ volontaire.

« Invalide non conventionnel à ranger dans la catégorie psychiatrique. »

 Un « burn out » qui a brûlé les pneus jusqu’à la ferraille des jantes.

 

Bien. Et ensuite.

J’envisageais de m’installer comme thérapeute en sophrologie analysante.

J’ai essayé depuis quelques semaines d’en analyser clairement les données.

Je souhaitais accompagner des patients en « souffrance », les aider à voir clair en eux, à analyser tous les paramètres d’une situation précise…

 

Toujours le Sauveur en quelque sorte, toujours celui pense détenir une quelconque « vérité », une quelconque capacité à s’extraire des schémas émotionnels pour permettre à la clairvoyance de s’exprimer…

C'est-à-dire qu’après m’être fourvoyé pendant trente-deux ans dans une voie qui m’a conduit au fossé, je m’apprêtais à replonger.

Mais quelle légitimité je pourrais m’octroyer alors que je ne suis même pas capable de me libérer de toutes les somatisations qui me pèsent depuis plus d’un an ?

C’est comme un médecin alcoolique qui viendrait expliquer à ses patients que l’alcool, c’est néfaste…

 

Aucun reproche à faire sur la formation que j'ai suivie. Elle était dispensée par une personne infiniment compétente et au sein d'un groupe auprès duquel j'ai beaucoup appris.

 

Cette réflexion ne concerne que ma propre observation. 

 

Je ne serai jamais thérapeute. Je n'en ai pas les compétences. 

Je vais lire des ouvrages et tenter de m’enseigner moi-même. D'être mon propre thérapeute...

 

Lire, lire, lire. Écrire, écrire, écrire.

 

Après tout, je lis assez vite,je comprends en général ce que je lis et si ça n'est pas du premier coup,  je n'ai aucun problème à recommencer.

 

J'aime bien écrire et quelques personnes aiment bien ce que j'écris. 

J'ai de quoi remplir les années qui me restent.

Aucune tristesse dans ce bilan mais un profond soulagement.


Je me suis senti "coupable" d'avoir servi une Institution qui oeuvre au maintien d'un système que je conspue.
Je me suis senti "coupable" d'avoir abandonné ma classe et les enfants dont j'avais la charge.

Je sais juste aujourd'hui que je n'ai plus la force de soulever une telle charge ni de continuer à être constamment tiraillé par ces deux forces opposées.

Je ne vais pas prendre le risque supplémentaire de me sentir "coupable" de ne pas pouvoir aider les patients qui seraient éventuellement venus se confier à moi. C'est une charge que je ne suis pas capable d'assumer. 

 

En brisant le bassin de Yuka, j'ai pris en pleine âme la violence de cette culpabilité qui me poursuit. 

Si quelques humains me jugent et considèrent que je suis devenu un poids mort pour la société, un parasite, un "vacancier fonctionnaire", Yuka, lui, je sais qu'il ne me reproche rien et l'Amour qu'il continue à me donner est une leçon que je n'oublierai jamais. 

J'aurais dû, certainement, consacrer ma vie professionnelle aux animaux. On verra ça au prochain tour.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yuka...Une semaine après...

Par Le 20/05/2015

 

Yuka est à la maison depuis lundi soir.

Il ne peut pas se déplacer seul, ni uriner.

Il faut glisser un linge sous son poitrail pour qu'il se redresse et la pression de chaque côté de la vessie la libère. 

Il a réussi à se déplacer seul ce matin, sur un mètre, pour revenir s'allonger sur son coussin.

Massages quoitidiens pour "réactiver" le système neurologique.

Marine et moi restons à ses côtés 24h/24...On se relaie et la nuit, on se lève aussi pour essuyer l'urine. On a peur des infections.

Des pansements salis qu'il faut refaire, l'incontinence, le manque d'appétit, il est faible, déprimé, triste, inerte. 

Morphines et anti inflammatoires.

C'est un cauchemar...

 

On sait que ça sera très long...

 

Une semaine aujourd'hui depuis l'opération...Il faut être patient et obstiné.....Quitte à le forcer à marcher sur deux, trois mètres, qu'il finisse par sentir que c'est possible....

Et ça sera possible. Même s'il faut des mois pour ça.....

C'est notre amour qui l'enveloppe et il retrouvera la joie de vivre.

On le sait, Marine et moi. 

On ne le laissera pas.

Jamais. 

Je sais, intimement, que si je m'engage avec cette détermination, ça n'est pas pour me libérer de ma culpabilité. Elle ne me quittera jamais, sans doute. 

Je le fais par amour pour Yuka, par amour pour Marine, par respect pour la vie puisque Yuka est encore en vie.

 

 

Yuka. Le jour où...

Par Le 15/05/2015

18034086-1282293401892197-4047279645734280014-n

 

C'est Marine, notre fille, qui a trouvé Yuka, bébé, en forêt, il était mort de faim, il mangeait l'herbe et l'écorce des branches. Elle l'a sauvé et le lien qui s'est créé est au-delà de l'imaginaire....

Une intelligence incroyable, une attention, une gentillesse infinie, une joie de vivre communicative, il nous regarde quand on lui parle, il veut comprendre....Une énergie incroyable, un regard si profond, si doux...

C'était avant...

 

 

Ce matin-là, je suis allé au camion, j'avais un rendez-vous...Yuka n'était pas là. Il devait se balader. Je suis monté dans la cabine, j'ai mis le préchauffage, j'ai attendu et puis j'ai démarré. J'ai mis la marche arrière et j'ai reculé. 

J'ai entendu ses hurlements et j'ai vu Yuka dans le rétroviseur. Il gesticulait, coincé sous la roue. 

J'ai mis la 1ère et j'ai avancé en pensant que c'était impossible, qu'il n'était pas là....

Je suis descendu et j'ai couru vers lui. Ma fille est arrivée au même moment. Yuka se traînait au sol, incapable de se relever.

 

Son regard m'a déchiré, ouvert le ventre, anéanti...

 

"Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que j'ai fait..."

 

J'ai pris sa tête dans mes mains, Marine le serrait pour qu'il arrête de se traîner par terre.

 

J'étais perdu, brisé, comme une implosion en moi. 

Le regard de Marine. Toute cette douleur, épouvantable....

Yuka continuait à hurler puis Marine a réussi à le calmer.

 

"Papa, va chercher le gros coussin dans le garage, on va l'allonger dessus et prends les clés de la voiture."

 

C'est elle qui a tout géré...J'étais comme un ectoplasme vide, bombardé de milliers de pensées, totalement impuissant...Sidéré...

 

"Papa, aide-moi à me relever, je tiens Yuka."

 

On a allongé Yuka dans le coffre du break et on est parti.

 

C'est sur la route que j'ai senti que je revenais vers moi...De très, très loin...

 

Yuka a été anesthésié directement dans la voiture. Radios, chirurgien, opération.....Il fallait tout planifier.

Aucun chirurgien de disponible avant deux jours, peut-être trois. Pontcharra, Chambéry, Aix les Bains...Aucune possibilité.

Le chrirugien de la clinique de Pontcharra nous dit que Yuka ne marchera plus et qu'il restera incontinent. Qu'il valait mieux l'euthanasier.

Je hais les gens qui pensent que leurs connaissances rationnelles sont plus puissantes que tout.

On s'en va.

Une dernière solution : Hôpital vétérinaire de St Martin de Bellevue en Haute Savoie.

 

"Oui, amenez-le nous, nous pourrons l'opérer demain."

 

Une heure et demie de route. Yuka et Marine allongés dans le coffre de la voiture. Je l’entendais lui parler doucement à l’oreille, je sentais tout cet amour, cette tendresse infinie…

J’avais roulé sur Yuka et c’était comme si j’avais frappé Marine, frappé ma Fille adorée.

... 

Toutes ces pensées qui déboulaient comme des armées en guerre.

 

Hôpital vétérinaire.

Une équipe formidable, bienveillante, efficace, empli d’empathie. Des jeunes femmes pour la plupart. Deux secondes, je les imagine dans ma classe de CM2, dessinant des animaux et disant déjà qu’elles seraient vétérinaires. Je sais que Yuka ici sera bien soigné.

J'aime le regard des gens qui nous parlent.

J’ai encore envie de pleurer.

 

On rencontre le chirurgien, des yeux très beaux, emplis d’amour, un sourire rassurant, une voix chaude. Il nous serre la main et nous entraîne vers son bureau.

Je prends la main de Marine.

Le chirurgien se retourne et nous regarde, il voit qu’on va craquer, qu’on est à bout, que c’est trop de douleurs…

Il nous arrête dans le couloir.

 

« Vous n’allez pas tenir à ce rythme-là. Respirez. On va s’occuper de Yuka, je vais vous expliquer. »

 

Je n’arrive pas à le regarder sans me mettre à pleurer. Comme si je n’arrivais plus à recevoir cette empathie sans que le trop plein d’émotions ne déborde…

 

Je ne me reconnais pas… Je sais que Marine a besoin que je sois fort et elle ne doit pas comprendre. 

Comme autrefois, dans ma vie... J'avais été si fort que même mes parents ne me reconnaissaient plus. C'était pour mon grand frère.

Aujourd'hui, c'est Marine qui se révèle, encore une fois, bien plus solide qu'elle ne l'imagine elle-même. 

Le drame est un tremplin quand on ouvre ses ailes. 

 

...

 

Il était 9 heures ce matin quand j’ai écrasé Yuka.

Il est 16h15 heures quand on entre dans le bureau du chirurgien.

J’ai les jambes si faibles…

 

« Yuka a trois fractures du bassin, une partie du sacrum est cassé et s’est déplacé mais il ne semble pas comprimer la moelle épinière. Il y a tout de même des risques d’atteintes neurologiques et on va faire d’autres examens pour s’en assurer au mieux. »

 

Je pose toutes les questions qui me viennent.

 

Je vois à un moment qu’il est gêné.

« Il faut que vous sachiez qu’en cas d’atteintes neurologiques graves et irréversibles, des propriétaires d’animaux peuvent décider de ne pas recourir à la chirurgie et au coût que ça représente.

-Oui, et ? Ils sont piqués, c’est ça ? »

 

Le chirurgien acquiesce.

 

« Quels que soient les résultats neurologiques, Docteur, je vous demande d’opérer Yuka. »

 

Je lui explique toute l’histoire. Le lien entre Marine et Yuka.

 

« Très bien. Je l’opèrerai demain. »

 

 Allongé. Nuit noire, lumière éteinte.

Comment dormir ? Comment attendre ? Comment rester là à ne rien faire ?

Yuka…Ses yeux quand je suis descendu du camion… Comme s’il m’interrogeait, comme s’il me regardait sans me reconnaître…

 « Pourquoi tu m’as écrasé ? »

 

Comment dormir ?

Pourquoi est-ce que je ne l’ai pas vu ? Pourquoi est-ce qu’il est venu s’allonger là ? Pourquoi est-ce qu’il n’est pas parti quand j’ai démarré ? Pourquoi est-ce que je n’ai pas regardé dans le rétroviseur avant de reculer, juste un coup d’œil, je l’aurais vu ?

 

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

 

Toutes ces larmes avec Marine, dans les bras l’un de l’autre…

« C’est pas de ta faute Papa. »

 

Elle me l’a dit tout de suite, dès que c’est arrivé.

Mais ça n’aurait jamais dû arriver.

 

Je ne peux pas faire de mal à Marine, je ne peux pas faire de mal à Yuka. C’est inconcevable, inimaginable, totalement fou.

 

Mais j’ai écrasé Yuka. C’est une réalité. Les faits restent les mêmes dans leurs conséquences.

 

Je n’ai pas beaucoup dormi…

 

 

 

On a attendu toute la journée, sans bouger.

 

14h30. Téléphone.

« Oui, l’opération s’est bien passée mais il a fallu 2h30 pour tout réaliser. Je ne pense pas qu’il y ait d’atteintes neurologiques. Il faudra attendre la fin de la sédation pour s’en assurer puis dans les prochains jours mais de ce que j’ai vu, il n’y a pas de lésions irréversibles. »

 

Marine est devant moi. Je lève le pouce. J’écoute le chirurgien, on met au point les prochains jours, soins, visites, tests à venir, gestion de la douleur…

 

 Et je fonds en larmes.

 

On a vu Yuka.

Il est allongé dans une cage. Marine a ouvert la grille et Yuka est venu poser sa tête sur sa cuisse, elle l’a embrassé, embrassé, embrassé.

Un interne me donnait les nouvelles médicales. Problème sur la vessie. A surveiller dans les prochains jours.

 

Je m’agenouille et je prends la tête de Yuka dans mes mains.

Ses yeux.

J’avais peur d’y voir de la colère.

Non. Toujours cette infinie douceur.

Je lui parle, je lui demande pardon, je lui dis que je ne comprends pas, que je ne l’ai pas vu, que je ne voulais surtout pas lui faire de mal. Que je l’aime de tout mon cœur. Que je m’occuperai de lui, aussi longtemps que ça sera nécessaire, que je l’emmènerai marcher, nager, que je le masserai…

 

J’ai une infinie patience quand il s’agit des gens que j’aime.

 

Chose "étrange" cette catastrophe est survenue le lendemain de la réception de mon nouveau roman, un texte sur la culpabilité, l'amour, le Mal, Dieu...

Mais je ne crois pas au hasard. 

 

Yuka...Une semaine après...

Yuka. Un mois après...

Yuka...Noël 2015

Yuka, un an après.

Yuka et Marine

Yuka et moi.

Yuka, enseignant.

Yuka, cinq ans après.

 

 

La narration cinématographique.

Par Le 15/05/2015

Hier, j'ai eu un échange sur Facebook au sujet de la narration que l'utilise...

Sur un court extrait, il est vrai que l'absence de prénoms peut s'avérer perturbante parce que le ou les personnages semblent difficiles à identifier mais c'est toute la problématique d'un extrait au regard de l'ensemble de la structure.


 

Sur FB.

M : "A mon avis il y a trop de " il " au début de chaque phrase.

Th : Je n'utilise quasiment jamais de prénoms. Je travaille sur la narration directe. Je n'existe pas en tant qu'écrivain. Je n'aime pas l'omniscience de l'auteur. Ce qui m'intéresse, c'est de donner à voir à travers les yeux des personnages. Je n'écris donc jamais : "Jean marchait depuis des heures dans l'étroite vallée et il observait les crêtes enneigées. " car dans ce cas-là, ça n'est pas lui raconte sa propre histoire mais un auteur qui l'observe. Je sais que sur un extrait, ça peut sembler étrange voire perturbant mais sur l'ensemble d'un récit, je cherche réellement à créer un transfert entre les personnages et le lecteur. C'est une écriture sur laquelle je travaille depuis longtemps et mes trois autres romans publiés sont construits sur cette intention. Et le douzième que j'écris en ce moment restera dans cette structure narrative. Personnellement, je ne lis plus de romans en narration indirecte. C'est comme si au cinéma, une voix off venait en permanence expliquer aux spectateurs, les actes des personnages. Comme si le spectateur n'avait pas la capacité à "entrer" dans la peau des personnages, comme si les descriptions narratives se révélaient indispensables. A mon sens, c'est juste une marque de distanciation et ça ne répond pas à l'exigence de vie que je tiens à marquer. Ce qui m'importe donc, ça n'est pas de me positionner comme écrivain mais comme caméraman...J'accompagne les personnages mais ils sont eux-mêmes les acteurs. Je ne leur donne pas vie. Ils la racontent...

 


LA-HAUT

Extrait

"Il est au bureau. Il a terminé la maquette de son livre. Il effectue une dernière vérification avant l’envoi à l’éditeur. Pour lui, ça ne fait aucun doute, ce livre-là est le meilleur. Les autres n’étaient que des tentatives. Il n’avait jamais voulu alourdir ses photos par des phrases vides. Désormais, chaque cliché est accompagné d’un texte qui, à ses yeux, a autant d’importance que l’image. Une extension, une envolée. Il imagine désormais un prochain livre accompagné d’un disque sur lequel on entendrait les vents d’altitude, les craquements des pas dans la neige croûtée, le cliquetis des mousquetons, les mélodies apaisantes de l’eau qui ruisselle, les souffles puissants du marcheur, et peut-être même la respiration de l’âme dans la pureté des lieux. Des pages rugueuses comme une peau de granit, glacée comme une eau figée par le froid, chaude et douce comme un tapis d’herbes au soleil, rayonnante comme une dalle lisse exposée au midi, tranchante comme la bise dans les faces Nord. Il voudrait que les sens s’éveillent et que le lecteur ne soit pas qu’un lecteur mais devienne un acteur. Et que le livre l’entraîne à son tour sur les pentes redressées, dans les horizons élevés, qu’il soit son premier guide, qu’il le sorte de sa torpeur, que le livre soit un accoucheur. Comme ce serait bon de croiser sur les chemins les yeux brillants d’amour des marcheurs nouveaux-nés qui montent vers les cimes."


 

Si je remplace le "Il" par le prénom "Jean", le ressenti n'est plus le même.

Dans "la narration cinématographique", la caméra filme ce que le personnage ressent, éprouve, vit, expérimente à travers ses pensées. Le personnage est en observation de lui-même. Il n'est pas décrit par un narrateur. Il est juste "filmé"...

Je cherche à exprimer par conséquent ce qui se passe en lui de façon à ce que ce soit ce "Il" qui intervienne comme dans un miroir. Il me semble que la narration indirecte, c'est à dire l'auteur omniscient, marque une rupture entre le personnage et le lecteur car l'auteur intervient dès lors comme un intermédiaire alors qu'une narration cinématographique cherche à instaurer une "communion". Quand on regarde un film, la caméra n'intervient pas comme intermédiaire. Elle est "invisible", elle n'est qu'un outil et non un architecte. Bien entendu qu'il existe des différences immenses entre la caméra d'un Malick et celle d'un JM Poiré...L'objectif n'est pas le même...

J.M Poiré guide chaque regard. Malick suggère, propose, invite, crée une introspection, une observation intime, existentielle, philosophique et l'usage de la voix Off est primordial. 

Aucun jugement de valeurs de ma part. "Les visiteurs (1)" de J.M Poiré m'ont bien fait rire ^^

Malick me bouleverse...

 

J'aimerais un jour parvenir à une écriture aussi profonde......

J'aimerais en fait disparaître intégralement en tant qu'écrivain et que les personnages que je "filme" existent par eux-mêmes............

La haut


 

Couverture la haut

Sur Facebook

Par Le 14/05/2015

Pour ceux et celles qui souhaiteraient partager, commenter, critiquer, aimer, détester, je vous invite sur la page créée par mon éditeur.

https://www.facebook.com/lahaut.roman?pnref=story

Les éditions du 38 et les éditions AO sont heureuses de vous proposer ce roman émouvant, aux accents spirituels, sur leurs sites web respectifs :http://www.editionsdu38.com/page-38/la-haut/ et http://www.ao-editions.com/catalogue_lahaut.htm, ce qui vous permet de choisir le support que vous préférez : numérique ou papier.

Là-haut25 juillet 1995. Jean, guide de haute montagne, est dans le RER avec Blandine, la femme qu’il aime. Arrive la station Saint-Michel… Attentat. Sa dernière image de Blandine est celle de son visage ensanglanté, de son regard...
EDITIONSDU38.COM
4 personnes atteintes

La couverture de la version numérique de Là-haut, le roman.

Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
4 personnes atteintes

La couverture de la version imprimée de Là-haut, le roman.

Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
5 personnes atteintes
Là-haut, de Thierry Ledru a changé sa photo de couverture.
Publié par Editions Ao André Odemard · 43 min · 
Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
Là-haut, de Thierry Ledru a changé la photo de son profil.
Publié par Editions Ao André Odemard · 47 min · 
Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
PLUS TÔT EN 2015

5h30

Par Le 07/05/2015

Ce matin, avant d'aller écrire......... 5h30, premières lumières à l'Est et le réveil des oiseaux.....

YOUTUBE.COM


KUNDALINI

Extrait

Le soleil tomba dans la gorge comme une averse. La température monta aussitôt, comme si la porte d’un four immense venait de s’ouvrir. Les parois se tapissèrent de lumière et révélèrent totalement leurs formes. Des dalles, des ressauts, des piliers, des bosquets de végétation affamée de chaleur.

 

« On va à la cascade, Maud ? »

Son prénom. Était-ce la première fois qu’il le prononçait ? L’impact, en tout cas, avait un effet étourdissant. Elle s’amusa intérieurement de cet émoi juvénile et pensa aussitôt à l’incongruité de cette pensée… Juvénile… Cette joie adolescente était-elle donc toujours là, toujours présente, toujours vivace ? Enfouie sous les gravats des adultes. 

Cette idée qu’elle devait briser toutes les enceintes à la joie, que la vie ranimait en elle des émotions étouffées, qu’elle se devait d’en accueillir pleinement l’hommage.

 

« Oui, Sat, un bon bain revigorant avant de profiter du soleil. Je vous suis. »

 

Ils s’approchèrent du bassin de réception des eaux en longeant la rive rocheuse. Elle descendit lentement dans les ondes agitées, les remous cristallins des bulles. Sat avait plongé sans retenue et il nageait vers la chute d’eau. Il disparut en riant sous le flot vertical.

Elle nagea jusqu’à lui. Il s’était glissé jusqu’à la paroi et avait trouvé refuge sur une vire moussue. Il lui tendit la main et l’aida à se rétablir.

Côte à côte derrière le rideau liquide.

Accroupie, les genoux contre la poitrine, les bras croisés, elle regarda la gorge à travers les voiles translucides, des images mouvantes et flouées, les yeux à demi fermés, la bouche ouverte. Impressionnée et reconnaissante.

Laurent n’aurait jamais initié cette expérience. Il n’aimait que ce qu’il connaissait. Elle aimait ce qu’il proposait. Une vie planifiée. Comme s’il s’était appliqué à installer des repères immuables pour la rassurer. Et vivre une autre existence, secrète, inavouée, flamboyante sans doute.

Sat avait raison. Elle pouvait remercier Laurent d’avoir eu la force et l’honnêteté de briser ce carcan qui les emprisonnait tous les deux. Il n’avait pas seulement repris sa liberté. Il lui avait donné l’opportunité de découvrir la sienne.

Elle avait erré pendant une année comme une condamnée en fin de peine.

Et la peine l’avait emplie de marées de larmes.

Elle les sentit couler et se mêler aux gouttelettes qui parsemaient son visage.

Comme une cascade libérée.

Sa vision du monde. Juste le rideau tendu par les êtres autour d’elle mais ils n’en étaient pas responsables. C’est elle qui avait décidé de passer derrière le voile, d’accepter cette geôle. Cette colère contre Laurent. C’était absurde. Il lui suffisait de traverser le rideau tendu pour accéder à sa propre lumière, à cette vision pure du Réel.

 

« J’ai un peu froid, Sat. »

Il sauta à l’eau et tendit les bras.

« Venez. »

 

Ils nagèrent vigoureusement jusqu’à la berge et retrouvèrent le sac de Sat. Il en sortit deux serviettes et un flacon.

Elle se sécha partiellement et étala sa serviette.

Il s’approcha avant qu’elle ne s’allonge.

« Je vais vous passer de l’huile sur le dos, Maud. Ici, entre les parois, le soleil a une puissance décuplée. »

Elle le regarda sans répondre. Comme si venait de couler en elle, dans la totalité de ses fibres, un ciment émotionnel, une paralysie délicieuse, l’arrêt de tout.

Il prit au sol la bouteille d’huile, en versa dans sa main et passa dans son dos.

Elle ne put s’empêcher de se crisper lorsque ses doigts se posèrent sur sa peau, un sursaut infime mais qui ne pouvait lui échapper, elle le savait, il percevait davantage de phénomènes qu’elle n’en avait conscience elle-même.

Elle s’appliqua à respirer calmement, les yeux fermés.

Les mains de Sat.

Elle suivait minutieusement leur parcours, captant chaque sensation, chaque point de contact, chaque pression.

Les mains de Sat. Elles glissaient sur les épaules, descendaient doucement en suivant la colonne, dessinaient une courbe au niveau des reins puis reprenaient leur ascension. Elle aurait voulu que ça ne s’arrête jamais. Elle sentit des picotements étranges au bout des doigts, comme des grésillements qui devinrent des ondes et remontèrent vers la nuque.

Les yeux fermés. Elle voyait en elle des auras orange. Là, où les mains passaient.

Une vague l’engloutit, comme une averse soudaine, des frissons infinis qui emplirent son crâne, comme s’ils venaient de l’extérieur, comme s’ils l’enveloppaient avant de se glisser en elle et de ruisseler jusqu’à la terre.

Les frissons la pénétraient par tous les pores, comme des milliards de filtres abandonnés au délice. Elle se vit traversée, irradiée, elle se vit crépiter.

Les mains de Sat.

Combien de temps cela dura ?

Elle ouvrit les yeux lorsque le contact fut rompu. 

Tumblr njjb2ehlmg1td8ulzo1 1280

  • 171
  • 172
  • 173
  • 174
  • 175
  • 176
  • 177
  • 178