J'enfile les rendez-vous avec les personnels de l'institution.
Je suis confronté à l'incompétence et la malhonnêteté.
Je rencontre aussi des gens remarquables, à l'écoute, bienveillants, sans jugement, sans aucune intention de me culpabiliser ou de me juger.
Je suis confronté à des intérêts financiers, à des enceintes juridiques, à toutes les limitations impersonnelles de l'administration.
Je rencontre aussi des gens attachés à lutter contre cette dépersonnalisation de l'institution, des gens qui écoutent réellement, qui comprennent le mal-être, des gens qui ont décidé de passer outre les injonctions de la hiérarchie lorsqu'ils considèrent que cette hiérarchie oublie qu'elle s'adresse à des individus et non à des fonctionnaires.
Je ne suis pas ce que je fais. Je ne suis pas ma fonction.
Je suis essentiellement un être humain.
Je côtoie depuis un an toutes les limites humaines de l'organisation administrative, des textes de lois, des décrets, des objectifs inavoués.
L'Etat donne pour directives de ne pas piocher dans le "budget" et ce budget a davantage de réalité pour la hiérarchie que les humains qui sont concernés.
Il y a des personnes qui estiment que cette attitude est justifiée.
D'autres estiment que c'est contraire à leurs idéaux et que ces idéaux sont prioritaires.
J'alterne par conséquent les entretiens dans lesquels je ne suis qu'un fonctionnaire reçu par un autre fonctionnaire et d'autres dans lesquels, je suis un être humain qui en rencontre un autre.
Je ne reprendrai pas mon poste. J'ai même décidé de le "libérer" au regard de l'Institution. Je ne suis plus attaché à aucune école. Je suis aux yeux de l'institution un fonctionnaire sans poste.
Rien n'est réglé durablement d'un point de vue administratif.
Commissions médicales, analyse psychiatrique, lecture de mon dossier par des gens qui ne m'ont jamais rencontré.
Mais je ne reviendrai pas en arrière.
La vie se sert des éléments morts pour nourrir ceux à venir. L'instituteur en moi est "mort" et je me sers aujourd'hui de sa putréfaction bénéfique pour nourrir celui que je veux continuer à être.
Je veux donc continuer à être aussi exigeant envers moi-même, envers mes convictions, coûte que coûte, non pas par entêtement, non pas par esprit de contestation ou de rébellion mais juste parce que je veux continuer à pouvoir vivre avec moi-même.
Le jeudi 26 mars, la télévision nationale danoise (TV2) a diffusé un documentaire sur les vaccins contre le HPV intitulé : « Les filles vaccinées – Des malades trahies ». Le documentaire traite principalement du cas de 3 jeunes filles qui souffrent de graves problèmes de santé après avoir été vaccinées avec le Gardasil. La seule chose que ces jeunes-filles ont en commun avec des milliers d’autres filles à travers le monde est le fait qu’elles étaient en parfaite santé avant de recevoir le vaccin, et que maintenant, elles sont gravement malades.
Ces trois jeunes filles ont été examinées de la tête aux pieds sans pouvoir obtenir un diagnostic concluant, et sans pouvoir obtenir une aide qui aurait pu soulager leurs symptômes, comme c’est aussi souvent le cas dans d’autres pays où les vaccins contre le HPV sont administrés.
Au cours du documentaire, deux médecins de l’hôpital Frederiksberg déclarent qu’ils n’ont jamais rien vu de semblable tout au long de leur carrière. Ces deux médecins déclarent avoir, l’an passé et, à quatre reprises, fait parvenir un courrier aux autorités médicales danoises, pour les avertir des effets indésirables possibles après l’injection des vaccins contre le HPV.
Le Dr Louise Brinth de l’hôpital Frederiksberg a personnellement examiné 80 jeunes-filles qu’elle soupçonne de souffrir des effets secondaires de la vaccination contre le HPV. Elle déclare : « elles ont toutes des vertiges, elles s’évanouissent et la plupart d’entre elles souffrent de graves maux de tête qui sont souvent chroniques. Elles se plaignent aussi de douleurs abdominales et de nausées. Elles présentent des mouvements musculaires bizarres qu’elles ne peuvent contrôler, et elles sont très fatiguées. »
Le directeur de la Santé, le Dr Henrik G. Jenson, est d’accord avec ce qui est dit, mais il tient à préciser : « oui, on observe bien des tendances, mais dire qu’il y a un rapport (avec le vaccin) ce n’est pas la même chose. Quand nous observons ces tendances présentées par les rapports, nous réalisons qu’il doit y avoir une base qui permettrait davantage d’explications pour pouvoir approfondir le problème. Maintenant, il y a le fait que ces vaccins ont été approuvés par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA). Ce sont eux qui réalisent l’évaluation de la sécurité des vaccins. »
Avant la diffusion du documentaire,TV2 a demandé aux autorités de Santé danoises de fournir la divulgation complète de tous les documents relatifs au programme de vaccination contre le HPV au Danemark. Malheureusement, le Directeur Henrik G. Jenson et son personnel ont « oublié » de fournir à l’équipe de télévision toutes les informations ayant trait aux quatre avertissements qui avaient été adressés aux autorités de Santé par des professionnels de santé du pays.
Ce documentaire sur la vaccination HPV au Danemark a eu un énorme impact
Une page de Facebook qui a été fermée avait été créée pour les victimes présumées du Gardasil au Danemark. Ce groupe précisait avoir 398 membres avant que le documentaire soit diffusé. A peine deux semaines plus tard, le nombre des membres atteignait 938. Parce que chaque personne qui demande une adhésion est personnellement contactée par les administrateurs du groupe pour vérification, il y a aujourd’hui encore 40 autres personnes qui sont en attente de pouvoir adhérer au mouvement.
Tout à l’honneur des autorités danoises de Santé, il faut reconnaitre que ces dernières font un maximum d’efforts pour répondre de manière appropriée à la crise à laquelle elles sont confrontées au sujet du programme de vaccination contre le HPV.
Sur le plan de la Santé, le Danemark est divisé en cinq régions. Dans chacune de ces régions, les autorités ont établi des points de contacts pour pourvoir examiner le cas des personnes soupçonnées d’avoir réagi négativement au Gardasil. Jusqu’ici, il n’existe pas de protocole officiel pour examiner et traiter les personnes qui se présentent.
Les autorités sanitaires danoises se rendent compte que les effets secondaires sont extrêmement graves et veulent approfondir les recherches. Malheureusement, il faudra des mois, si pas des années de recherche pour découvrir ce qui s’est exactement passé chez ces jeunes-filles et on risque de ne pas trouver très vite des protocoles de traitement sans une coopération à l’échelle mondiale. Que vont entretemps devenir les survivantes ?
Le programme de vaccination contre le HPV ne devrait-il pas être interrompu jusqu’à ce que ces recherches aboutissent ?
Est-ce que les responsables de la Santé au Danemark vont vouloir risquer 2.500 effets secondaires graves pour 100.000 vaccinés, comme il est précisé dans les notices de Merck pour tenter d’éviter 12,1 cas de cancer du col utérin pour 100.000 ?
Les femmes danoises sont-elles prêtes à accepter pareils risques ? Est-ce que les danoises pensent qu’il est raisonnable de mettre en balance 2.500 cas de problèmes de santé potentiellement dévastateurs pour sauver 12 personnes sur 100.000 d’un diagnostic de cancer pourtant traitable ?
Le Gardasil a été introduit au Danemark en 2009. En 2008, la plus jeune femme qui est décédée d’un cancer du col de l’utérus au Danemark était âgée de 30 ans. Trois ans après l’introduction du Gardasil (2012), la plus jeune femme qui devait mourir du cancer du col avait seulement 20 ans. Comment cela se fait-il ?
Portons notre attention sur le graphique suivant (situation au Danemark)
Pourquoi les cas de décès dus au cancer du col utérin ont-ils augmenté si rapidement après l’introduction du Gardasil ? N’est-ce pas là, sur le plan de la sécurité, un signal qui devrait pousser à entreprendre une enquête sérieuse ?
Une des études que Merck avait présentées à la FDA préalablement à l’approbation et à la commercialisation du vaccin avait montré que les personnes qui, avant la vaccination, avaient été exposées aux types de HPV repris dans le vaccin pouvaient avoir 44,6% plus de risques de recevoir un diagnostic de lésions précancéreuses. Est-ce que l’augmentation du taux de décès par cancer du col utérin ne pourrait pas être une indication que cette étude était tout à fait correcte ?
Les autorités sanitaires et politiques danoises doivent comprendre que ce qui s’est passé dans leur pays avec le Gardasil n’est pas du tout propre à leur seul pays. Tous les pays dans lesquels les vaccins contre le HPV sont utilisés connaissent des situations similaires. Il s’agit en fait d’un problème mondial.
Les vaccins constituent des interventions médicales sur des populations saines. Le principe de précaution doit absolument s’appliquer. Suspendre temporairement les programmes de vaccination contre le HPV jusqu’à ce que tous les problèmes de sécurité et d’efficacité soient résolus, ne peut relever que du bon sens le plus élémentaire.
Toutes les personnes qui sont les plus sensibles au risque d’événements indésirables graves doivent être identifiées, examinées et éliminées des programmes de vaccination contre le HPV. Les survivants actuels des dommages causés par le vaccin HPV doivent être identifiés, reconnus et doivent pouvoir bénéficier d’un traitement médical approprié.
Il faut que l’on arrête de sacrifier des enfants sur l’autel du « Plus Grand Bien ». Les profits ne doivent jamais prendre le pas sur la santé des enfants !
Rapports d’effets secondaires des vaccins contre le HPV
Mise à jour des chiffres au mois de MARS 2015
VAERS : Organisme officiel américain de vaccinovigilance qui recueille les rapports d’effets secondaires possibles des vaccins aux Etats-Unis. Il est contrôlé par le CDC et la FDA.
P.S. Seuls 1 à 10% des effets secondaires seraient généralement rapportés
Voir ci-dessous le documentaire danois avec sous-titrage anglais
En 1965, Merck rachète Charles E. Frosst & Cie (fondée en 1899) et crée Merck-Frosst Canada, Inc., comme filiale canadienne et Centre de recherche pharmaceutique. Merck ferme le Centre de recherche pharmaceutique en juillet 20102 et la compagnie est renommée Merck Canada en 2011.
Histoire récente
En 2005, à la suite de poursuites intentées relativement à son produit vedette Vioxx, elle supprime 7 000 emplois, surtout aux États-Unis3. Malgré plusieurs victoires dans différents procès, devant jury, intentés par des consommateurs de son médicament Vioxx, elle a décidé de verser 4,85 milliards USD pour mettre un terme aux poursuites judiciaires4. En novembre 2005, Merck employait environ 63 000 personnes3.
Le 10 mars 2009, elle annonce officiellement sa fusion avec les laboratoires Schering-Plough, pour un montant de 41,5 milliards USD, qui va donner naissance au deuxième groupe pharmaceutique au monde, baptisé Merck5,6.
En février 2014, Merck & Co vend pour 1,7 milliards d'euros une partie de sa branche cancerologie à Ablynx, une entreprise pharmaceutique belge7.
En mai 2014, Merck vend ses activités dans l'ophtalmologie en Europe et en Asie à l'entreprise japonaise de Santen Pharmaceutical pour 600 millions de dollars8.
En juin 2014, Merck annonce l'acquisition d'Idenix, spécialisée dans les traitements pour l'hépatite C, pour 3,85 milliards de dollars, dans le but de combiner le traitement contre cette maladie des deux entreprises, dans le but de concurrencer Gilead Sciences9. Novartis possédant 22% d'Idenix, aurait droit à royalties sur ses ventes futures10.
En décembre 2014, Merck acquiert Cubist Pharmaceuticals, une entreprise américaine spécialisée dans les antibiotiques, pour 8,4 milliards de dollars11. En mars 2015, Meck annonce un programme de rachat d'action de 10 milliards de dollars12.
Principaux produits
Gardasil, un vaccin contre les HPV 6, 11, 16 et 18.
Vioxx, prescrit dans le traitement de l'arthrose, retiré du marché en septembre 2004 sur décision volontaire et responsable du laboratoire. Cela après que la Food and Drug Administration estime que le Vioxx a contribué 27 785 décès et problèmes cardiaques entre 1999 et 200313.
En 2009, le chiffre d'affaires était de 27,43 milliards de dollars pour 12,90 milliards de bénéfices. À la suite de la fusion avec Schering Plough, le groupe Merck & Co. a presque doublé son chiffre d'affaires à 40,1 milliards de dollars en 2011.
Dans l'école où je travaillais, certains collègues se plaignaient que j'utilise le terme "méditation". Ils auraient préféré "relaxation".....Preuve s'il en était besoin qu'ils n'y connaissent rien....
La méditation comme outil pédagogique
M le magazine du Monde | • Mis à jour le |Par Manon Rescan
Au Canada, de nombreux établissements ont fait entrer la « pleine conscience » à l'école. Cette technique permettrait d'améliorer le bien-être et les performances scolaires des élèves.
Une journée dans la classe de Christopher Lee ne commence jamais sans un exercice de « respiration ». La tête posée sur leurs bras croisés sur le bureau, à côté des livres de maths, des élèves de septième année (l'équivalent du CM2) de l'école Renfrew de Vancouver (Canada) apprennent à respirer. Ou plutôt à s'écouter respirer, en silence ou, comme ce matin, sur l'Ave Maria chanté par Andrea Bocelli. L'exercice de relaxation est tiré du programme éducatif MindUp, pratiqué par plus d'un millier d'enseignants de la ville de l'Ouest canadien.
Appliquée depuis près de dix ans dans les écoles de Vancouver, cette pratique pédagogique s'inspire de la très tendance technique de « pleine conscience » (mindfulness), qui aide à combattre le stress ou la dépression en se recentrant sur l'instant présent. MindUp y ajoute des leçons d'empathie, de contrôle des émotions ou encore d'optimisme. Un cocktail de positivité appelé « apprentissages émotionnels et sociaux », qui a pour but d'améliorer le bien-être des élèves et, in fine, leur réussite scolaire.
LES INCIVILITÉS EN CLASSE DIMINUENT
Cette méthode vient d'acquérir ses lettres de noblesse avec la publication, fin janvier, d'une étude scientifique reconnaissant ses bienfaits. Pendant quatre mois, les équipes de Kimberly Schonert-Reichl, chercheuse en psychologie qui a contribué au développement du programme MindUp, ont comparé les résultats de deux échantillons d'élèves, l'un suivant ce programme et l'autre non. La conclusion est sans appel : avec ces exercices, les incivilités en classe diminuent, la sensation de bien-être des écoliers va croissant tout comme leurs résultats en maths.
Patricia Morris, vingt-cinq ans d'enseignement dans le cartable, dont cinq avec ces outils pédagogiques, est une adepte. « Aujourd'hui, certains déclics dans l'apprentissage ont lieu beaucoup plus tôt dans l'année », constate-t-elle dans sa classe de maternelle, encore émue de « l'incroyable gentillesse » de ses jeunes élèves. « Soit les techniques de relaxation permettent de mieux se concentrer, soit c'est la bonne ambiance dans la classe qui crée un meilleur climat d'apprentissage », ajoute Kimberly Schonert-Reichl. Hugh Blackman, principal de l'école Renfrew, a son explication : « Lorsque les enfants arrivent le matin, ils ne sont pas “en mode école”. Ils ont encore la tête dans leurs écrans, leurs jeux vidéo, impossible pour eux de se concentrer. »
« ÇA A UN EFFET D'ÉGALISATEUR SOCIAL »
Outre ces exercices de relaxation, l'établissement propose une séance de tai-chi qui, en dix minutes d'un ballet de légers mouvements sur fond de musique asiatique, fait taire les piaillements matinaux au moment de regagner les classes. « ça a un effet d'égalisateur social », observe également Brian Wong, instigateur du projet : « Les enfants issus de milieux favorisés ont tendance à être déjà calmes, mais pas ceux des familles en difficulté, qui arrivent à l'école imprégnés du stress de la maison. » La tête rentrée dans les épaules, Callidora, 9 ans, chuchote à notre oreille combien le tai-chi lui fait du bien, elle qui arrive « toujours la dernière à l'école » le matin.
La Colombie-Britannique, qui forme les enseignants volontaires au programme MindUp, a fait du développement personnel et social l'un des fondamentaux à acquérir au même titre que le lire-écrire-compter cher à l'éducation nationale en France. « Auparavant, les recruteurs recherchaient des têtes bien pleines ; aujourd'hui, ils veulent aussi des compétences humaines de contrôle de soi et de travail en équipe », observe Kimberly Schonert-Reichl. Et, dans une ville aussi multiculturelle que Vancouver, où l'anglais est une deuxième langue pour 25 % des élèves, l'enjeu est aussi de bâtir en classe les conditions d'un vivre-ensemble qui dépasse les murs de l'école.
Le programme MindUp promu par la fondation de l'actrice américaine Goldie Hawn (en anglais)
Beit Hanoun, Bande de Gaza, le 5 aout 2014. L'ONG Breaking the silence a recueilli les témoignages de soldats sur les terribles destructions infligées au territoire.
Reuters/Suhaib Salem
L'ONG israélienne Breaking the silence vient de publier les témoignages accablants d'une soixantaine de soldats ayant participé à l'opération "Bordure protectrice", l'été dernier.
"Je me souviens. Tous les tanks étaient alignés. Je demande personnellement à mon chef: 'Sur quoi on tire ?' Il m'a dit: 'choisissez, là où vous avez envie'. Puis, plus tard, au cours de discussions avec les autres gars - chacun avait choisi sa propre cible, le commandant a dit, via notre radio : 'Bonjour al-Bureij'".
Les soldats étaient soit en cours de service militaire, soit réservistes, attachés à divers corps de service (armée de terre, marine, armée de l'air). Un quart de ces témoins sont des officiers, précise l'ONG pacifiste. L'objectif du rapport est de "combler les lacunes béantes entre ce que l'armée israélienne et le porte-parole du gouvernement ont déclaré au public israélien sur la manière dont les combats se sont déroulés, et la réalité décrite par les soldats qui ont participé à l'opération." Extraits.
Destructions systématiques des habitations palestiniennes
Plusieurs soldats décrivent la destruction systématique des maisons après leur passage: "Au bout d'un moment, nous avons compris que ça marchait comme ça. Vous quittez une maison et c'en est fini de cette maison. Le D9 (un bulldozer) arrive et l'écrase (...) on a commencé comme ça dans un quartier, du nord vers le sud (...) après notre départ, le quartier était un champ de ruines..."
"A ce stade, nous sommes retournés dans un secteur où nous avions stationné auparavant. On ne reconnaissait pas le quartier parce que la moitié des maisons avait tout simplement disparu. Tout ressemblait à un film de science-fiction, des vaches errant dans les rues (...) un degré de destruction que nous n'avions pas vu lors de l'opération Plomb durci."
La question des civils
Les témoignages laissent transparaître que pour l'Etat-major, les civils n'avaient pas à se trouver en zone de guerre. Et ce alors que la bande de Gaza et une minuscule bande de terre surpeuplée dont la population est encerclée, sans possibilité de quitter le territoire. A la question "Vous a-t-on dit quoi faire si vous vous retrouviez face à des civils?", un sergent répond "Personne ne nous a parlé de ça. Selon eux, il ne devait y avoir personne".
Un autre soldat est interrogé sur les maisons détruites après des tirs préventifs utilisés pour prévenir les habitants avant que leur maison ne soit la cible d'une frappe aérienne. "Etiez-vous tenu de vous assurer qu'aucun civil n'était présent dans une structure avant de la bombarder", interroge l'ONG. "Ce n'est pas obligatoire. La cible était le commandant adjoint d'un bataillon [du Hamas] à Shuja'iyya. Une attaque devait être lancée si le nombre de civils n'était pas trop élevé. Par trop élevé, je veux dire un nombre à deux chiffres."
"J'avais vraiment envie de lui tirer dans les genoux "
"Il y avait cette fille, visiblement une handicapée mentale; les tirs à proximité de ses pieds la faisaient rire -le soldat a auparavant expliqué qu'il s'agissait d'une pratique pour tenir la population à distance des soldats. Elle continuait de s'approcher de nous. Personne ne lui tirait dessus. (...) J'imagine qu'elle s'était échappée de chez ses parents. Je ne crois pas qu'ils l'avaient envoyée ici exprès... Mais c'était peut-être une feinte. J'admets que j'avais vraiment envie de lui tirer dans les genoux parce que j'étais convaincu que c'en était une."
Plus que les dérapages de tel ou tel individu sur le terrain, l'ONG dénonce une politique délibérée: "le principe du 'minimum de risques pour nos forces, au risque de causer la mort de civils innocents ', indique-t-elle dans l'introduction du rapport est à l'origine d'un préjudice massif et sans précédent pour la population et les infrastructures civiles dans la bande de Gaza."
"Vous devez tirer sans hésitation"
Après l'échec d'un cessez-le feu, les officiers disent à leurs troupes qu'il s ne sont pas supposés rencontrer des civils dans le secteur dans lequel ils se trouvaient. Ce qui signifiait que toute personne qui s'y trouverait serait considérée comme "terroriste". Face aux doutes des soldats, la "réponse typique d'un officier était "C'est une situation complexe. Je réalise que dans certains cas, des innocents peuvent être tués, mais vous ne devez prendre aucun risque, ni ne faire prendre aucun risque à vos camarades. Vous devez tirer sans hésitation. Les instructions étaient de tirer tout de suite. Quelle que soit la personne repérée, armée ou désarmée, peu importe. Les instructions étaient très claires. Toute personne qui entre dans le secteur, que vous voyez de vos yeux, tirez pour tuer. C'est une consigne explicite."
Au total, 2220 Palestiniens dont au moins 1500 civils ont été tués au cours de l'opération "Bordure protectrice", selon l'ONU. Côté israélien, 73 personnes ont été tuées, dont 67 soldats.
Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/guerre-a-gaza-des-temoignages-accablants-de-soldats-israeliens_1677096.html#aEAPuGyCWr2kMoap.99
Il a vraiment fallu que je me fasse violence, c'était très diffiicle, comme une espèce de trahison envers moi-même, mais je savais en même temps que c'était nécessaire, que c'était un bon moyen pour contrer les mensonges, m'en informer et les combattre, qu'il fallait que je dépasse mon dégoût, que j'aille humer les pestilences qui émanaient de l'endroit...Le geste était dérisoire, juste un petit "clic"......
Et c'était pour moi comme d'appuyer sur un bouton nucléaire avec le risque d'être irradié, contaminé, dévoré de l'intérieur.....Je l'ai fait pourtant et il faudra que je surveille les effets secondaires.....
Je l'ai fait.......
J'ai cliqué sur le mot "j'aime".....La page facebook de Dame Najat Vallaud Belkacem.............
Je me suis accroché au bureau quand la page s'est ouverte, comme si je risquais de disparaître, emporté par la vague des vérités fabriquées, des mensonges édulcorés.....J'ai lu un message, puis un autre et un troisième et là, je suis allé vomir....Puis j'ai repris ma lecture.....Comme ce fut douloureux.....Mais je sais désormais que les forces du mal n'ont aucune retenue, que leurs moyens sont gigantesques, que leur morale se nourrit des retombées médiatiques, financières, corporatistes.
J'ai trouvé très curieux que chaque message soit décoré par des dizaines de "j'aime" mais qu'il n'y ait comme message écrit que des critiques....Comme si des robots programmés cliquaient à l'emporte pièce sur des "j'aime" décoratifs mais que des humains dérobotisés venaient systématiquement rétablir l'équilibre des armées en présence....J'ai trouvé dans cette lutte la force de continuer mes lectures....
J'ai vu des hordes de Rebelles porter fièrement leurs convictions et de l'autre côté du champ de bataille des technocrates cravatés dans des costumes aussi gris que leurs rêves. Ceux-là répétaient à l'infini les mêmes diatribes contre les "complotistes". Ils ressemblaient à des zombies décérébrés gueulant des évangiles étatiques.
Les Rebelles, de leur côté, échangeaient dans des débats solidaires et respectueux, établissaient des diagnostics, fomentaient des actions ciblées, alertaient les populations intriguées.....J'ai vu des failles se dessiner dans les enceintes carcérales, des rayons de lumière se glisser entre les brèches....Et comme des souris opiniâtres, chaque Rebelle impliqué rongeait inlassablement le ciment craquelé des geôles ministérielles.... Comme des tumeurs salvatrices dispensant dans les réseaux d'informations des bugs existentiels.
Peu importe si des Rebelles tombent en route. Meurent les hommes mais pas leurs idées....
J'étais au lycée, en 1ère. M Ollier, mon professeur de français aimait ce que j'écrivais. Il me prêtait des livres de sa bibliothèque...
"Lisez ça, Ledru, ça vous fera du bien."
Je me souviens parfaitement bien de son visage et même de sa voix. Il était toujours très soigné, habillé avec classe. Un homme affable, patient et passionné. C'est lui, le premier, qui m'a dit un jour :
"Ledru, un jour, vous serez édité."
Je lui avais rendu un texte dirigé dont le thème était : "Racontez un moment de rupture dans la vie d'un personnage, un évènement capital qui va opérer un bouleversement total."
J'avais raconté la vie d'un employé de bureau dans la région parisienne. Il est mûté du jour au lendemain. Il doit quitter ses parents, ses amis. J'avais essayé de raconter ça dans un registre kafkaïen, l'absurdité de l'existence quand plus rien n'est compris.... Sur la route, il passe devant une falaise. Il s'arrête pour se restaurer. Le coin est perdu. Plein soleil, un ruisseau, les couleurs des arbres, le chant des oiseaux....Alors qu'il n'a jamais pratiqué le moindre sport, il se sent irrémédiablement attiré par cette falaise...Il s'approche, il touche la roche...Et, il commence........
Bon, il faudrait que je la réécrive cette histoire....Elle est toujours là....Une trentaine de pages de classeur....J'écrivais déjà beaucoup à l'époque.
M Ollier l'avait lue dans toutes les classes de français du lycée. Il n'avait pas voulu mettre de notes.
"On ne note pas ça. On l'apprécie et c'est tout."
Je n'ai jamais oublié cette appréciation.
Un jour, M Ollier m'a tendu un livre en me disant que ça serait important que je le lise : "Les nourritures terrestres."
C'était inévitable. André Gide.
Je n'ai jamais oublié la musique de ce texte. Je n'ai jamais oublié la flamboyance sensorielle, l'exploration proposée...
J'étais adolescent et enflammé.
Et puis, ensuite, il y a eu Mme Sotirakis, professeure de Philosophie. J'aimais sa "tenue", non pas sa façon de s'habiller mais sa façon d'être. Elle nous regardait avec bienveillance, elle cherchait à réveiller notre capacité à réfléchir, patiemment, avec un calme digne de Socrate, une passion contenue, sans émotion, juste l'amour du savoir, d'un partage serein. J'avais l'impression d'être "nourri". C'était comme si en moi chaque séance de philosophie venait déposer une pierre et je sentais grandir à l'intérieur une citadelle.
"Citadelle" de Saint-Exupéry...Je le lisais sans cesse, j'en connaissais des passages par coeur.
J'avais écrit un exposé de 70 pages sur la passion en cherchant à démonter les propos de Descartes.
"La passion, Madame, c'est ce qui me fait vivre.
-Quelques philosophes diraient que vous ne vous appartenez plus, Thierry. "
J'ai expliqué encore et encore la quête passionnée, la flamboyance, l'énergie, le dépassement de l'individu, l'exploration des limites. Elle m'a écouté et c'était un cadeau immense d'être écouté par un professeur que j'aimais.
Il a bien fallu que j'explore tout cela. Il est de ces mots qui s'enterrent en vous comme des graines...Laissez leur du temps, aimez-les, soignez-les, aussi fastidieux et long que ça puisse être...
Tout ce que j'ai écrit et tout ce que j'écrirai sera toujours nourri par les quelques heures que j'ai vécues auprès de ces deux personnes, de tout ce qu'elles ont éveillé en moi.
Parfois, j'avais vraiment l'impression d'être tout seul avec eux, dans la classe...Il m'est arrivé d'être ému jusqu'aux larmes en pensant à eux, des années plus tard...Je n'ai jamais osé reprendre contact quand je suis devenu instituteur. Et je le regrette.
Un jour, après un travail sur "Le bateau ivre", interprété par Léo Ferré, je suis sorti et au lieu d'aller en cours de math, je suis allé lire à la bibliothèque...Dans un état second, comme ailleurs, dans une bulle...
"Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots !"
....Je ne comprenais rien au texte mais les mots associés me bouleversaient, comme s'ils irradiaient en moi des compréhensions à venir....
Des mots comme des graines....
Deux professeurs, quelques phrases, des regards, des sourires, des voix, de la bienveillance et de la rigueur et quelques écrivains : Gide, Sartre, Camus, Saint-Exupéry, puis un jour, Krishnamurti...
Me reviennent les mélodies des Nourritures, cette beauté des sens, l'amour de la vie....
Et je sais au plus profond ce qui me bouleversait.
Ces écrivains qui disaient ce qui vibrait en moi, qui l'exprimaient avec une telle beauté que je pouvais relire cent fois le même passage, entendre encore et encore cette musique en moi...
Et pleurer de bonheur.
Les Nourritures terrestres
Citations « Les Nourritures terrestres » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Les Nourritures terrestres, parfois appelé plus simplement Les Nourritures, sont une œuvre littéraire d'André Gide (1897), sur le désir et l'éveil des sens.
Que mon livre t'enseigne à t'intéresser plus à toi qu'à lui-même, - puis à tout plus qu'à toi.
Tandis que d'autres publient ou travaillent, j'ai passé trois années de voyage à oublier au contraire tout ce que j'avais appris par la tête. Cette désinstruction fut lente et difficile ; elle me fut plus utile que toutes les instructions imposées par les hommes, et vraiment le commencement d'une éducation.
Tu ne sauras jamais les efforts qu'il nous a fallu faire pour nous intéresser à la vie ; mais maintenant qu'elle nous intéresse, ce sera comme toute chose — passionnément.
J'ai peur que tout désir, toute énergie que je n'aurais pas satisfaits durant ma vie, pour leur survie ne me tourmentent. J'espère, après avoir exprimé sur cette terre tout ce qui attendait en moi, satisfait, mourir complètement désespéré.
Et si notre âme a valu quelque chose, c'est qu'elle a brûlé plus ardemment que quelques autres.
Je vous ai vus, grands champs baignés de la blancheur de l'aube ; lacs bleus, je me suis baigné dans vos flots - et que chaque caresse de l'air riant m'a fait sourire, voilà ce que je ne me lasserai pas de te redire, Nathanaël. Je t'enseignerai la ferveur.
Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux ; je veux que mes pieds nus le sentent... Toute connaissance que n'a pas précédée une sensation m'est inutile.
Le rêve de demain est une joie, mais la joie de demain en est une autre, et rien heureusement ne ressemble au rêve qu'on s'en était fait ; car c'est différemment que vaut chaque chose.
Nathanaël, je te parlerai des instants. As-tu compris de quelle force est leur présence ? Une pas assez constante pensée de la mort n'a donné pas assez de prix au plus petit instant de ta vie. Et ne comprends-tu pas que chaque instant ne prendrait pas cet éclat admirable, sinon détaché pour ainsi dire sur le fond très obscur de la mort ?
Je sais des jours où me répéter que deux et deux faisaient encore quatre suffisait à m'emplir d'une certaine béatitude - et la seule vue de mon poing sur la table...
et d'autres jours où cela m'était complètement égal.
[...] sortiras-tu dans le jardin désert ? descendras-tu vers la plage, t'y laver ? iras-tu cueillir des oranges, qui semblent grises sous la lune ? d'un caresse, consoleras-tu le chien ? (Tant de fois j'ai senti la nature réclamer de moi un geste, et je n'ai pas su lequel lui donner.)
Départs horribles dans la demi-clarté d'avant l'aube. Grelottement de l'âme et de la chair. Vertige. On cherche ce qu'on pourrait bien emporter encore. — Qu'aimes-tu tant dans les départs, Ménalque ? Il répondit : — L'avant-goût de la mort.
Non certes ce n'est pas tant voir autre chose que me séparer de tout ce qui ne m'est pas indispensable. Ah ! de combien de choses, Nathanaël on aurait encore pu se passer ! Âmes jamais suffisamment dénuées pour être enfin suffisamment emplies d'amour — d'amour, d'attente et d'espérance, qui sont nos seules vraies possessions.
Nathanaël, il y a d'admirables préparatifs au sommeil ; il y a d'admirables réveils ; mais il n'y a pas d'admirables sommeils, et je n'aime le rêve que tant que je le crois réalité. Car le plus beau sommeil ne vaut pas
le moment où l'on se réveille.
Ce que l'on appelle : se recueillir, m'est une contrainte impossible ; je ne comprends plus le mot : solitude ; être seul en moi, c'est n'être plus personne ; je suis peuplé. — D'ailleurs je ne suis chez moi que partout ; et toujours le désir m'en chasse. Le plus beau souvenir ne m'apparaît que comme une épave du bonheur. La moindre goutte d'eau, fût-ce une larme, dès qu'elle mouille ma main, me devient une plus précieuse réalité.
Nathanaël, à présent, jette mon livre. Emancipe-t'en. Quitte-moi ; maintenant tu m'importunes ; tu me retiens ; l'amour que je me suis surfait pour toi m'occupe trop. Je suis las de feindre d'éduquer quelqu'un. Quand ai-je dit que je te voulais pareil à moi ? — C'est parce que tu diffères de moi que je t'aime ; je n'aime en toi que ce qui diffère de moi. Éduquer ! — Qui donc éduquerais-je, que moi-même ? Nathanaël, te le dirai-je ? je me suis interminablement éduqué. Je continue. Je ne m'estime jamais que dans ce que je pourrais faire.
2015 Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne & Raphaël Stevens
(Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes)
Edition du Seuil, collection Anthropocène, 304 pages, 19 euros
Ce livre de Pablo Servigne & Raphaël Stevens est significatif de l’inquiétude qui commence à se diffuser dans la population. A la question « l’humanité a-t-elle un avenir vivable et viable ? », les réponses sont plutôt pessimistes et les scientifiques ne disent pas le contraire. « Comment tout peut s’effondrer » présente cette hypothèse de façon claire et détaillée. Les auteurs demandent une réflexion collaposologique pour que la catastrophe en marche soit limitée… dans la mesure du possible. Ils sont les dignes successeurs de Jean-Pierre Dupuy (pour un catastrophisme éclairé) et Hans Jonas (le principe responsabilité). Voici quelques extraits :
1/6) Collapsologie : catastrophe et non catastrophisme
Nous disposons aujourd’hui d’un immense faisceau de preuves et d’indices qui suggèrent que nous faisons face à des instabilités systémiques croissantes qui menacent sérieusement la capacité de certaines populations humaines - voire des humains dans leur ensemble - à se maintenir dans un environnement viable. C’est ce que le prince Charles appelle un « acte de suicide à grande échelle ». Mais a-t-on vu un réel débat, par exemple sur le climat, en termes de changement social ? Non, bien sûr. Trop catastrophiste. D’une part on subit des discours apocalyptiques, survivalistes ou pseudo-mayas, et d’autre part on endure les dénégations « progressistes » des Luc Ferry, Claude Allègre et autres Pascal Bruckner. Les deux postures, toutes deux frénétiques et crispées autour d’un mythe (celui de l’apocalypse vs celui du progrès), se nourrissent mutuellement par un effet « épouvantail » et ont en commun la phobie du débat posé et respectueux, ce qui a pour effet de renforcer l’attitude de déni collectif qui caractérise si bien notre époque.
Ne pensez-vous pas qu’il y a un vide à combler, un trait d’union à faire entre les grandes et rigoureuses déclarations scientifiques et la vie de tous les jours, qui se perd dans les détails et la chaleur des émotions ? C’est précisément ce vide que tente de combler ce livre*. Faire le lien entre l’Anthropocène et votre estomac. Nous proposons les bases de ce que nous nommons, avec une certaine autodérision, la collaposologie, du latin collapsus, « qui est tombé en un seul bloc ». Prendre un tel chemin ne laisse pas indemne. Le sujet de l’effondrement de la civilisation est un sujet toxique qui vous atteint au plus profond de votre être. Nous avons même fait l’expérience de voir la colère d’un proche se projeter sur nous. C’est un énorme choc qui dézingue les rêves. Commencer à croire en l’effondrement, au sens d’Yves Cochet « processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi », revient à renoncer à l’avenir que nous nous étions imaginé.
Au fil des ans, nous nous sommes personnellement éloignés de la doxa, c’est-à-dire de l’opinion générale qui donne un sens commun aux nouvelles du monde. Faites l’expérience : écoutez les informations avec la perspective d’un collapsus, et vous verrez, cela n’a rien à voir ! C’est une sensation étrange que de faire partie de ce monde, mais d’être coupé de l’image dominante que les autres s’en font.
2/6) Collapsologie : la fin de l’énergie facile
Une voiture est à l’image de notre civilisation thermo-industrielle. Nous sommes embarqués dedans, GPS programmé. Assis confortablement dans l’habitacle, nous oublions la vitesse, l’énergie pharamineuse qui est dépensée et la quantité de gaz à effet de serre que nous laissons derrière nous. Une fois sur l’autoroute, seules comptent l’heure d’arrivée, la température de la clim et la qualité de l’émission de radio. Mais sans énergie, il n’y a pas de mouvement. Sans énergies fossiles, c’en est fini de la mondialisation, de l’industrie et de l’activité économique telles que nous les connaissons. Les énergies renouvelables n’ont pas assez de puissance pour compenser le déclin des énergies fossiles, et il n’y a pas assez d’énergies fossiles (et de minerais) pour développer massivement les énergies renouvelables de façon à compenser le déclin annoncé des énergies fossiles. L’éolien et le solaire photovoltaïque font autant partie de notre système basé sur les énergies fossiles que n’importe quelle autre source d’électricité.
Aujourd’hui le TRE (taux de retour énergétique) minimal pour fournir l’ensemble des services offerts à la population a été évalué dans une fourchette comprise entre 12:1 et 13:1. En dessous de ce seuil, il faudra décider des biens et services à conserver ou non. Au début du XXe siècle, le pétrole étasunien avait un fantastique TRE de 100:1 (pour une unité d’énergie investie, on en récupérait 100). Aujourd’hui il est d’environ 11 :1. Les TRE des sables bitumineux est compris entre 2:1 et 4:1. Celui des agrocarburants entre 1:1 et 1,6:1. Tous ces TRE sont non seulement en déclin, mais un déclin qui s’accélère car il faut de plus en plus d’énergie pour extraire des ressources qui se raréfient.
Mais le facteur limitant pour l’avenir de la production pétrolière n’est pas tellement le TRE, mais le temps que notre système économique interconnecté peut encore tenir. Sans un système financier qui fonctionne, il n’y a plus d’énergie facilement accessible. Et sans énergie facilement accessible, c’est la fin de l’économie telle que nous la connaissons : les transports rapides, les chaînes d’approvisionnement longues et fluides, l’agriculture industrielle, le chauffage, le traitement des eaux usées, Internet, etc.
3/6) Collapsologie : le basculement du climat
Avec + 2°C, la production agricole indienne diminuerait de 25 %, provoquant une famine jamais vue. Mais ce n’est rien par rapport au sort du Bangladesh, dont le tiers sud – où vivent 60 millions de personnes – serai littéralement noyé sous les flots à la suite de l’élévation du niveau de la mer. Même les pays les plus riches devront décider qui est-ce qui peut être sauvé de l’engloutissement par un environnement incontrôlable. Le risque est celui des inégalités croissantes. Et plus les pénuries alimentaires dues au réchauffement global se feront sentir, plus il sera difficile de conclure des accords internationaux, quels qu’ils soient.
L’équipe du climatologue James Hansen a calculé que brûler un tiers des réserves prouvées nous mènerait à une température moyenne globale de + 16 °C, c’est-à-dire + 30 °C aux pôles et + 20 °C sur les continents. Selon James Lovelock, si le taux de CO2 atteint 500 ppm ou plus (nous avons atteint 400 ppm le 9 mai 2013), la grande masse de la surface terrestre se transformera en désert et en brousse, laissant un reste de civilisation à quelques millions de personnes dans le bassin arctique du Groenland.
En 2001 naissait une nouvelle discipline : la science des changements catastrophiques (M.Scheffet et alii). Nous savons désormais que chaque année qui passe ne produit pas des effets proportionnels prévisibles, mais augmente plus que proportionnellement les risques de catastrophes soudaines, imprévisibles et irréversibles.
4/6) Collapsologie : la complexité fait la vulnérabilité
Savourez ce paradoxe. A cause du verrouillage des alternatives par le système technique dominant, il est difficile d’envisager une contraction contrôlée du système économique. La puissance et l’omniprésence de ces verrouillages sociotechniques ont rendu les personnes qui en dépendent extrêmement hétéronomes, c’est-à-dire dépourvues des capacités de retrouver quelques îlots d’autonomie. Nous avons créé des systèmes gigantesques et monstrueux qui sont devenus indispensable au maintien des conditions de vie de milliards de personnes. Or plus les systèmes sont complexes, plus chaque organe devient vital pour l’ensemble de l’organisme. Ceux qui comprennent cela vivent avec une angoisse : plus la fuite en avant continuera, plus la chute sera douloureuse.
En augmentant la connectivité de ses chaînes d’approvisionnement, et en réduisant les stocks à néant, le système économique mondial a gagné en efficacité ce qu’il a perdu en résilience. Les derniers stocks vitaux de pétrole et de nourriture que possèdent encore les Etats suffisent pour tenir quelques jours, voire quelques semaines. En 2000, suite à l’augmentation des prix du diesel, 150 camionneurs en grève ont bloqué les grands dépôts de carburant de Grande-Bretagne. Quatre jours seulement après le début de la grève, la plupart des raffineries du pays avaient stoppé leurs activités. Le jour suivant les gens se ruèrent dans les supermarchés pour stocker la nourriture. Des écoles fermèrent leurs portes. Le gouvernement fit appel à l’armée pour escorter les convois de biens vitaux.
La leçon est simple : plus le niveau d’interdépendance des infrastructures est élevé, plus de petites perturbations peuvent avoir des conséquences importantes sur l’ensemble d’un pays. Dans nos sociétés, très peu de gens savent aujourd’hui survivre sans supermarché, sans carte de crédit et sans station-service. Lorsqu’une société devient hors-sol, c’est-à-dire lorsqu’une majorité de ses habitants n’a plus de contact direct avec le système-Terre, la population devient entièrement dépendante de la structure artificielle qui la maintient dans cet état. Si cette structure s’écroule, c’est la survie de la population qui pourrait ne plus être assurée.
On ne saurait discuter l’effondrement sans aborder la question démographique. Le problème, c’est qu’il n’est pas possible de discuter sereinement de démographie. C’est un sujet absolument tabou et rares sont ceux qui osent aborder la question publiquement* sans craindre de voir immédiatement arriver un point Godwin (un moment où toute discussion devient impossible parce que l’une des personnes traite l’autre de nazi). En démographie, ce seuil est d’une autre nature, mais il est toujours le même : « Vous voulez faire comme en Chine, c’est ça ? » …
Pour l’équipe Meadows, qui a développé au MIT un modèle ancré au système Terre, l’instabilité de notre civilisation industrielle mène à un déclin « irréversible et incontrôlé » de la population humaine à partir de 2030… Pour les malthusiens, la puissance technique et l’inventivité humaine ont des limites, et nous arrivons à un moment où il devient difficile, pour ne pas dire impossible, de continuer la trajectoire de croissance continue que nous avons empruntée depuis le début de la modernité… A chaque poussée démographique, l’étau des limites du milieu se resserre, ce qui stimule l’innovation et permet de repousser artificiellement les premières limites physiques. Mais il arrive un moment où la civilisation se heurte à tant de limites (le climat, les ressources, la complexité et la politique) qu’elle bascule brutalement dans un monde malthusien…
Les pronostics démographiques de certains collapsologues, basés essentiellement sur des calculs à la grosse louche, vont bon train. On croise des chiffres allant de quelques millions à 1 ou 2 milliards d’habitants sur Terre en 2100… Pour Vaclav Smil, chercheur spécialiste des liens entre énergie, environnement et population, sans les engrais qui ont permis à l’agriculture industrielle de produire beaucoup, deux personnes sur cinq ne seraient pas en vie aujourd’hui dans le monde… L’impact d’une population sur son milieu dépend de trois facteurs : sa population P, son niveau de vie A et son niveau technique T. D’où I = PAT. Mais ne compter que sur une diminution des deux derniers termes (réduction du niveau de consommation et amélioration de l’efficacité technique) est loin d’être suffisant pour infléchir sérieusement notre trajectoire exponentielle. Non seulement nous n’y sommes jamais arrivés (entre autres raisons à cause de l’effet rebond et du phénomène de consommation ostentatoire), mais tous ces efforts seraient vains si le premier terme P continue d’augmenter…
Or, si nous ne pouvons aujourd’hui envisager de décider collectivement qui va naître (et combien), pourrons-nous dans quelques années envisager sereinement de décider qui va mourir (et comment) ?
6/6) Collapsologie : comment sortir de la catastrophe ?
Après une catastrophe, la plupart des humains montrent des comportements extraordinairement altruistes, calmes et posés. Les comportements de compétition et d’agressivité sont mis de côté, les « je » deviennent instantanément des « nous ». L’individualisme est un luxe que seule une société richissime en énergie peut se payer.
Il faut créer des pratiques collectives, ces aptitudes à vivre ensemble que notre société matérialiste et individualiste a méthodiquement détricotées au cours de ces dernières décennies. C’est du côté des situations de guerre (donc de pénurie) qu’il faut aller chercher. Le rationnement peut être considéré comme une politique solidaire dans un monde comprimé par des limites. Et il n’est jamais trop tard pour construire despetits systèmes résilients à l’échelle locale qui permettront de mieux endurer les chocs à venir.
Il est cependant possible que nous revenions à une situation bien plus précaire qu’au Moyen Age. Dans ce cas, ce seraient paradoxalement les partisans de la croissance effrénée qui nous auront fait revenir à « l’âge de la pierre ».
Depuis 1972, le rapport du club de Rome a dénoncé la course à la croissance en démontrant les limites de la planète. Depuis 1974 et le premier choc pétrolier, nous savons que notre civilisation dépend du pétrole. Depuis 1990 et le premier rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), nous savons que l’humanité va faire face à un réchauffement climatique. Nous savons aussi de façon scientifique que le choc des hydrocarbures n’est qu’une partie des dégradations écologiques qui menacent nos sociétés. Comment agir efficacement ? L’échec des conférences internationales et les inerties gouvernementales montre que cette voie est trop lente. Pratiquer à l’échelle personnelle la simplicité volontaire semble nécessaire mais insuffisant. Ce qui nous semble le plus pragmatique, c’est d’agir directement au sein de sa communauté d’appartenance pour en restaurer la résilience, la capacité de résister aux chocs.
Ce paradigme ou modèle de référence porte des noms différents :Communautés intentionnelles ou Ecovillages ou Agenda 21 local ouTowns transition ou Plan climat ou Cités jardins ou communautés de résilience … La profusion des termes montre la richesse de cette alternative à l’ère des combustibles fossiles. Il ne s’agit pas d’une nouvelle théorisation, mais d’une pratique applicable au Nord comme au Sud, par les gens de droite comme par les gens de gauche, par les urbains et les paysans, par les chefs d’entreprise et par les travailleurs. Tout le monde est concerné puisqu’il s’agit de rendre notre avenir durable.
1) notre objectif : instaurer un territoire de résilience
- une démarche logique : Les jumeaux hydrocarbures (pic pétrolier et réchauffement climatique) nous imposent une descente énergétique. Il ne s’agit pas de catastrophisme, mais d’une réalité. Le meilleur moyen est de tendre localement à l’autonomie alimentaire et énergétique.
- une démarche non idéologique : il y a un intérêt commun à adopter une telle voie, quelle que soit l’appartenance politique des habitants d’un territoire. Agir ensemble sur son territoire implique décentralisation en acte, mais aussi soutien de l’Etat à ce mouvement.
- une démarche pragmatique : le territoire doit élaborer un plan d’action de descente énergétique (Pade), ce qui peut rejoindre des pratiques locales existantes (plan climat local, AMAP, SEL, MAB, Velocity, point info-énergie, jardins partagés…) pour une dynamique collective.
2) un changement technique : usage de techniques douces
- doux à la nature : application du principe du berceau au berceau, c’est-à-dire un nouveau modèle économique où la notion même de déchets est bannie au profit de cycles fermés. Il faut suivre l’exemple de la nature qui opère selon un métabolisme au sein duquel le déchet n'existe pas.
- doux à la société : utilisation d’une spécialisation limitée et d’appareillages simplifié ; renouveau de la paysannerie et de l’artisanat ; principe de coopération et non de concurrence.
- doux politiquement : il s’agit d’instaurer une démocratie locale, sachant que seul le local est durable. L’avènement d’un territoire de résilience ne peut se faire qu’avec la participation de tous.
3) un changement culturel
- limitation des besoins : les limites de la planète, qui ne se mesurent pas seulement au gaspillage des ressources fossiles, imposent une sobriété joyeuse et l’abandon du culte de la croissance.
- changement de valeurs : pour une éthique de la Terre qui combine respect de la nature (de ses cycles, des différentes formes du vivant…) et défense des intérêts des acteurs absents (générations futures, non-vivants, habitants des autres territoires)
4) les trois principaux ouvrages de référence sur les communautés de résilience
Comment faire pour s’aimer soi-même? S’aimer soi-même signifie apprendre à vous traiter comme un parent aimant traiterait son enfant.
«Je suis certain que vous avez déjà vu cette phrase : « Vous devez commencer par vous aimer vous-même ». Mais qu’est-ce que cela signifie? S’offrir un chocolat chaud quand on a froid ? S’acheter une nouvelle robe quand on en a envie ? Faire ce qu’on veut quand on le veut ? S’aimer soi-même signifie apprendre à vous traiter comme un parent aimant traiterait son enfant.
En tant qu’adulte, vous avez toujours un Enfant Intérieur en vous. C’est le siège de vos émotions. Au niveau émotionnel, vous réagissez toujours comme un enfant de 3-4 ans. Vos émotions ne peuvent pas devenir « adultes ». Mais vous pouvez le devenir et apprendre à agir comme un adulte. Vous pouvez apprendre à respecter vos émotions, comment les accepter et les gérer. Vous pouvez apprendre à vous occuper de cet Enfant Intérieur.
Quand vous n’avez pas conscience de l’existence de votre Enfant Intérieur, vous essayez de vivre dans un monde d’adultes comme un garçon ou une fille de 4 ans environ. Vous vous sentez seul, vous avez peur du monde extérieur, ne sachant pas quoi faire, où demander l’aide, comment vous protéger. C’est très difficile de vivre de cette façon.Sans avoir appris à prendre soin de cet Enfant Intérieur, vous vous sentirez toujours anxieux, effrayé, fatigué et plein de doutes. Il est dur d’essayer de survivre comme un enfant dans un monde d’adultes. Vous vous sentirez furieux, angoissé et perdu, le plus souvent.Pourquoi ? Car personne ne s’occupe de ce Petit Enfant à l’intérieur de vous !
Disons que vous vous appelez Charlotte. Vous avez 35 ans. Au fond de vous vit la petite Charlotte. Elle a quatre ans. Pendant que vous vous occupez dans le monde extérieur d’autres personnes, de vos affaires, que vous essayez de survivre, de faire mille choses chaque jour, la petite Charlotte se sent délaissée. Quand vous courez toujours pour aider les autres et vous assurer que leurs besoins soient comblés, vous serez épuisée chaque soir et il y a beaucoup de risques que vous pleuriez dans votre lit. Vous avez des sautes d’humeur, parfois même des crises de rage. Vous vous sentez souvent furieuse sans pourquoi (mais il y a une raison importante à cela).
C’est votre Enfant Intérieur qui essaie de capter votre attention.
Imaginez que vous avez, en plus de vos enfants, mari, collègues, parents, amis, une petite fille de quatre ans, qui s’appelle Charlotte par exemple. On ne s’occupe pas d’elle. Dès qu’elle tente de dire quelque chose et d’obtenir un peu d’attention, vous lui criez “Tais-toi!”. Vous lui dites que vous devez vous occuper de vos parents, de votre travail, de votre mari, de vos paperasseries, de vos amis, de vos autres enfants, de votre maison … et que vous n’avez pas de temps pour elle !
Il n’y a rien de pire qu’ignorer votre Enfant Intérieur. Cela signifie que vous essayez de vivre comme si VOUS n’existiez pas. La pire sensation imaginable est d’être infidèle envers soi-même. Il n’y a rien de pire que cela !
Combien de temps avez-vous ignoré ce que vous ressentiez, pour plaire à quelqu’un d’autre ? Combien de fois avez-vous dit à votre Enfant Intérieur : “Tais-toi, tu n’es pas important, l’autre est bien plus important que toi, pars, je ne veux pas t’entendre, je ne veux pas te voir, laisse-moi tranquille” ? Horrible n’est-ce pas ? Et vous faites cela chaque fois que vous choisissez le désir de l’autre avant le vôtre.
Que fera cette petite Charlotte « ‘intérieure »? Quand elle remarquera que les tentatives pour attirer votre attention sont vaines, elle renoncera. Elle dira : ”Je n’ai pas d’importance, on ne m’aime pas, personne ne veut s’occuper de moi, je n’en vaux pas la peine ”, et elle déprimera.
Bien sûr, vous croirez que ce sont les autres qui vous dépriment, le travail, vos enfants, votre mari ou vos parents. Mais ce n’est la faute de personne. Vous devez seulement apprendre à vous occuper de cet Enfant Intérieur qui, lui, souffre de votre manque d’attention. Lorsque la petite Charlotte ne réussit toujours pas malgré ses nombreuses tentatives à capter votre intérêt, il lui reste un arme ultime : petite Charlotte tombera malade. Ou elle aura un accident. De cette façon-là, la grande Charlotte adulte apprendra peut-être à prêter enfin attention à son Enfant Intérieur, qui est aussi réel (si pas plus) qu’un vrai enfant de chair et d’os.
Vous devez apprendre à être un parent aimant pour vous-même.
Qu’est-ce s’aimer soi-même signifie?
Premièrement vous devez développer une Mère Intérieure. Si vous avez eu la chance d’avoir une mère aimante, vous pouvez la prendre comme exemple. Sinon vous devez l’inventer, la créer de toute pièce cette Mère Intérieure, qui est votre énergie féminine, votre côté intuitif, soignant, aimant.
Dès que vous avez une émotion, votre Mère Intérieure devrait demander à votre Enfant Intérieur : “Que se passe t-il, mon chéri ?” Écoutez ce que votre Enfant Intérieur a à dire. Et vous continuez le dialogue. La Mère Intérieure doit dire maintenant : “Viens ici. Viens dans mes bras, je t’aime, je t’aime comme tu es. Je t’aime avec tes émotions. Tu es en sécurité.”
En faisant cela, le poids des émotions diminuera. Dites surtout : “Je comprends” à votre enfant Intérieur. Ce sont peut-être les mots les plus importants, les mots qui ont le plus manqué. Ces mots sont très importants, car la plupart du temps on ne se sent pas « très normal » avec les sentiments que nous avons et nous essayons de les ignorer ou réprimer, ce qui les rend plus lourds. “Je comprends, mon chéri, viens ici dans mes bras, je t’aime.”
Restez quelque temps dans cet esprit jusqu’à ce que les émotions se calment, et demandez : ”De quoi as-tu besoin maintenant?”
Peu importe la réponse de votre Enfant, dites : “Nous le demanderons à ton Père”.
Ici commence la tâche de votre Père Intérieur, qui doit vous protéger et agir en votre faveur dans le monde extérieur. Vous n’enverriez jamais votre petit de quatre ans demander une augmentation de salaire au patron ou régler un conflit à l’école ou avec les voisins, n’est-ce pas ? Pourquoi le faites-vous avec vous-même ? Envoyez votre Père Intérieur faire ce qu’il y a à faire dans le monde extérieur. Votre Père Intérieur est votre énergie masculine, qui vous permet de prendre des décisions, d’agir, et de manifester les désirs de votre Enfant dans le monde adulte extérieur.
Lorsque votre Enfant a un besoin, comme appeler quelqu’un ou aller quelque part pour arranger quelque chose, imaginez que votre Enfant Intérieur reste à la maison avec sa Mère qui s’occupe de ses sentiments (“je comprends que tu as peur …”) et que votre Père Intérieur (cette autre partie de vous) aille faire ce qu’il y a à faire. Votre Père Intérieur est la partie de vous qui est capable de gérer le stress, de prendre des mesures, d’arranger des conflits et toute autre action dans le monde extérieur. Si cette partie (la capacité d’agir) vous manque parce que vous n’aviez pas de bon modèle quand vous étiez petit vous-même, vous devrez la créer et la développer.
Bien sûr votre Enfant Intérieur, votre Mère et votre Père sont les différentes facettes de vous-même. Pour devenir une personne vraiment adulte, il faut développer ces parties à l’intérieur de vous. Ainsi vous deviendrez une personne intégrée, qui est capable de gérer ses propres émotions, de s’écouter et d’agir selon ce qu ‘elle sent. C’est cela s’aimer vous-même : entendre votre Enfant Intérieur, prendre soin de ses besoins, et agir pour le protéger et le laisser s’épanouir.
Je vous ai donné un « modèle » pour comprendre ce qui se passe à l’intérieur de vous et de quelle façon vous pouvez apprendre à vous aimer. L’amour pour vous-même consiste donc à prendre vos émotions au sérieux, et à agir selon vos besoins intérieurs. S’aimer soi-même c’est installer ce dialogue avec vous-même chaque matin quand vous ouvrez vos yeux, chaque soir quand vous allez au lit et chaque fois que vous ressentez une émotion.
C’est créer votre propre famille d’amour, à l’intérieur de vous. Vous ne vous sentirez plus jamais seul. Vous êtes déjà trois! Appelez cela votre Trinité. Où que vous alliez, à présent vous y allez avec votre Famille Intérieure. Vous n’êtes pas seul. On vous aime et on vous protège. A présent vous vous écoutez et vous vous occupez de ce petit Enfant précieux qui a attendu si longtemps pour recevoir votre attention et amour. C’est cela la guérison intérieure»
Auteur de s’aimer soi-même: Ineke Van Lint Source : enthousiasme.info
Dans l'actualité QUOTIDIENNE, on pourrait trouver des exemples de cette idée que "puisque c'est mon boulot et que je gagne de l'argent avec ça, c'est bien...."
Les "gardes du fou" qui entourent M Valls, les fabricants d'armes, les CRS qui matraquent à tout-va, les chirurgiens qui poussent à la consommation et enchaînent les séances de scalpel en pensant à la dernière Porsche, tous les Elus et tous ceux qui les élisent, tout ça est "normal, ça a toujours été comme ça, à l'époque de mes parents, c'était pareil, c'est comme ça, c'est la société....."
"C'est la vie...."
La phrase qui m'insupporte au plus haut point, un abandon, une lâcheté absolue.
Non, ça n'est pas la Vie, c'est juste l'incapacité à faire que nos existences soient en osmose avec la Vie.
Réunis cette semaine à Dakar, au Sénégal, les experts tirent la sonnette d'alarme sur "l'industrie assassine" des faux médicaments, qui ont tué des centaines de milliers d'enfants africains en 2013.
Quand vouloir se soigner tue autant que le manque d'accès aux soins. Réunis cette semaine à Dakar, au Sénégal, à l'initiative de la fondation Chirac, des spécialistes ont fait le point sur le danger des faux médicaments, qui tuent chaque année des milliers de personnes sur le continent africain.
La quantité de faux médicaments en circulation peut atteindre 30% en Afrique contre 15% en moyenne dans le monde, alertent les experts réunis à cette conférence. Selon un numéro spécial de l'American Journal of Tropical Medicine and Hygiene paru en avril, un faux antipaludéen et un autre de piètre efficacité sont ainsi incriminés dans la mort de 122 350 enfants africains en 2013.
"Vendus comme des tomates et des oignons"
Les faux médicaments sont "une industrie assassine en plein essor" en Afrique, a résumé le directeur national de la pharmacie du Sénégal, Pape Amadou Dièye, lors de la réunion, en présence de spécialistes du monde entier. Dans certains pays, le tiers des médicaments contre le paludisme, maladie la plus mortelle du continent, est constitué de "faux", une proportion qui peut monter à 40% au Ghana et au Cameroun, voire près de 64% au Nigeria.
"Les défis sont énormes", affirme Margareth Ndomondo-Sigonda, une responsable du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), égrenant les carences du continent: Capacités humaines et financières limitées, absence de laboratoires de contrôle, réglementation incomplète, manque de pharmacies en zone rurale...
"Les faux médicaments sont vendus comme des tomates ou des oignons sur les marchés", déplore de son côté Sybil Yeboah, une responsable de l'Organisation ouest-africaine de la Santé. "C'est un marché très prometteur" d'autant plus que l'Afrique "n'a pas ses propres moyens de production de médicaments", souligne-t-elle.
Des faux médicaments venus d'Inde et de Chine
Les faux médicaments ne sont d'ailleurs produits en Afrique qu'à hauteur de moins de 5%, selon un participant à la conférence. "30% des médicaments contrefaits viennent de l'Inde et de la Chine", affirme Sybil Yeboah, citant des statistiques de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Le marché des faux médicaments est favorisé, selon les documents distribués lors de la conférence, par des facteurs tels que "l'offre de médicaments inférieure à la demande, l'ignorance, les prix élevés des médicaments et la porosité des frontières" en cette période de mondialisation.
Des peines trop clémentes
Que faire pour lutter contre ce fléau? En Afrique, les peines réservées aux trafiquants sont vues comme trop faibles et donc peu à même d'endiguer la circulation des faux médicaments. Ainsi, au Sénégal, ce délit est passible de six jours à six mois de prison. Dans ce pays, 42 personnes arrêtées en mai 2014 pour des faits de cette nature ont été condamnées chacune à seulement 15 jours de prison.
Le directeur général de l'IFPMA, Eduardo Pisani, appelle lui l'Inde et la Chine à jouer un rôle pour empêcher les faux médicaments produits par leurs entreprises d'arriver en Afrique. Une coopération nécessaire pour lutter contre les ravages de cette médecine de la mort.
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Mais quand est-ce que les écrivains seront lus, réellement lus ?....Je parle des écrivains, pas des "typographes"....Je parle de ceux et celles qui écrivent avec leurs tripes, qui jettent des cris, qui explorent les humains et la vie, qui cherchent à comprendre et à montrer comment ils s'enseignent eux-mêmes, ceux et celles qui considèrent les mots comme des scalpels, de ceux qui savent trancher les tumeurs des errances, de ceux qui libèrent et révèlent, je parle des Livres qui frappent, pas de ceux qui endorment, des Livres qui élèvent, pas de ceux qui invitent à la fange, des Livres qui brilleront plus longtemps encore que les diamants.
Le fait que les "typographes de la littérature" existent n'est pas de leur fait. Ils ne font que se servir de l'insignifiance existentielle des lecteurs.
Et il y a des jours où j'ai envie de trancher des têtes......
RSI : Ce qui arrive quand un entrepreneur veut parler à Manuel Valls
Lors de la dernière manifestation des travailleurs indépendants contre le RSI, le 27 avril dernier, nous avons rencontré Franck Gavoux, artisan et membre de l’association « Sauvons Nos Entreprises », qui nous a fait part de ses précédentes altercations avec Manuel Valls en 2013 et 2014 ainsi que de ses démêlés judiciaires qui s’en sont suivis. Un témoignage digne d’intérêt qui illustre, une fois de plus, notre impuissance politique.
Résumé de l’affaire : Franck Gavoux, après avoir essayé en vain durant 3 ans de contacter différents responsables politiques concernant les difficultés rencontrées par les TPE et PME avec le RSI, a profité du passage de Manuel Valls à La Rochelle, ville où ce premier réside, pour l’interpeller et lui faire part de l’insatisfaction grandissante des entrepreneurs. Alors que Frank se plaint de l’intervention policière et afin d’éviter le scandale face aux nombreuses caméras alors présentes, Manuel Valls lui accorde quelques minutes où il lui sera promis une table ronde. Les promesses n’engageant que ceux qui les écoutent, Franck réitère l’opération quand un an plus tard, aucune nouvelle ne lui avait été donnée. Cette fois-ci, c’est un tout autre accueil qui lui sera réservé, comme vous pourrez le constater dans la vidéo ci-dessous :
Il y a une femme qui est déterminée dans les "spectateurs"......Et les autres ?.......C'est ce qui me révolte le plus en fait. Les pratiques de Mafieux de Valls et les autres, on les connaît. Mais que le Peuple reste inerte devant DES FAITS, là, je ne comprends pas.......1000 personnes qui entoureraient les "gardes du fou" et ça serait réglé.....
Magnifique. Exactement ce que je cherchais pour mon livre en cours....Cohésion vibratoire, osmose, fusion.............Nous sommes des éléments naturels...
J'essaie d'appliquer au mieux, dans la mesure du possible. Et quand ça s'avère impossible, je recommence....Si je sais que l'analyse antérieure à ma volonté est lucide, rien ne mettra un terme à mon engagement.
C'est la "Fête du travail" qu'ils disent mais dans quel sens doit-on le prendre ?
Se réjouir de ne pas aller travailler quand 3 millions de personnes cherchent un emploi ? C'est étrange finalement....
Ou alors, doit-on se réjouir d'avoir un travail et l'honorer par ce jour de fête ? .....
En tout cas, je travaille depuis 6 h ce matin à l'écriture de mon roman. Mais est-ce un travail ou un bonheur ? Les deux termes peuvent-ils être associés ou la notion de travail comporte-t-elle un frein au bonheur ? Mais si bonheur, il y a, est-ce encore un travail ? La notion de travail implique-t-elle l'idée d'une corvée puisqu'inversement on a fait d'un jour "chômé" un jour de fête ?
J'aime "travailler" l'écriture et je suis donc récompensé instantanément. Je n'ai donc rien à fêter puisqu'à chaque fois que je travaille à écrire, je suis heureux. Je travaille à mon bonheur. Et je n'ai nullement envie d'arrêter.
..On passe donc quarante ans de notre vie à travailler pour un salaire et on devrait se réjouir d'une journée annuelle de pause.....C'est totalement fou et si les Indiens Kogis nous voyaient faire, ils n'y comprendraient rien. J'aimerais pouvoir remonter à la source de ce fonctionnement qui a un jour considéré que les humains pouvaient s'enfermer dans quarante ans de vie de travail en se réjouissant de quelques jours de pause.
Comment diable un homme peut-il se réjouir d'être réveillé à 6h30 du matin par une alarme, bondir hors de son lit, avaler sans plaisir une tartine, chier, pisser, se brosser les dents et les cheveux, se débattre dans le trafic pour trouver une place, où essentiellement il produit du fric pour quelqu'un d'autre, qui en plus lui demande d'être reconnaissant pour cette opportunité ?
Avec sa nouvelle saison qui débute, Koh Lanta crée cette année une polémique nouvelle qui touche les défenseurs des mammifères marins. En cause, le tout nouveau sponsor de l’émission…
Koh Lanta, émission très populaire diffusée en période estivale, vient tout juste de reprendre sur une chaîne populaire de télévision. Adapté du show américain Survivor, ce programme met en scène des candidats participant à toutes sortes d’épreuves sportives, agrémentées de jeux d’esprit. On pourrait critiquer des règles poussant les individus à la compétition en exacerbant les individualités et l’élimination systématique du faible (libéralisme oblige), mais la pratique n’a rien d’exceptionnelle au regard de toutes les émissions populaires qui titillent nos instincts primaires pour rendre nos cerveaux plus disponibles aux pages publicitaires…
Cette année Koh Lanta crée une polémique tout autre en raison de l’un de ses partenariats. Pour cette nouvelle saison, l’émission de télé réalité s’est liée au groupe de parcs aquatiques Marineland, l’équivalent français de SeaWorld aux États-Unis. Ces parcs aquatiques détiennent des animaux marins, dont certains mammifères tel que les orques, ou encore de grands dauphins, mais aussi des otaries.
De manière générale, et notamment depuis le « buzz » de Blackfish, on observe de plus en plus régulièrement une remise en cause de la captivité des animaux, mais cette remise en question est encore plus forte en ce qui concerne les mammifères marins. Ce mouvement de contestation, qui pousse notamment certains fans à rejeter Koh Lanta 2015, à plusieurs raisons…
L’effet Blackfish (L’orque tueuse)
En 2013, le film Blackfish déferle sur les écrans américains et remporte un franc succès. Au-delà de l’audimat, un véritable mouvement contre la captivité des cétacés se crée alors spontanément aux États-Unis. Incontrôlable, le mouvement de protestation a depuis traversé l’Atlantique, mais la mobilisation est bien moins importante en Europe. Blackfish est un documentaire qui raconte l’histoire de Tilikum, une orque mâle capturée dans les eaux glacées islandaises à l’âge d’environ deux ans. Séparé de son groupe familial (pod) et placé en captivité, Tilikum a depuis tué trois personnes, et le dernier accident en date qui eu lieu à Seaworld Orlando a fait la une de tous les journaux. Le 24 février 2010, Tilikum a en effet tué sa dresseuse Dawn Brancheau, en l’entraînant par le fond. Ce tragique accident avait déjà créé la stupéfaction et l’effroi auprès du public, mais la diffusion de Blackfish a fini de ternir l’image des parcs zoologiques marins.
Et pour cause, on y découvre des animaux stressés, frustrés, des petits épaulards séparés de leur mère à un très jeune âge, des tensions entre individus et des conditions de captivité pas du tout adaptées à ces animaux. La population a également pu se rendre compte de la très grande dangerosité à faire interagir des êtres humains avec des orques, ces grands prédateurs des mers. La mobilisation contre leur captivité s’est installée assez durablement pour permettre un changement des mentalités aux États-Unis. Dernièrement, le groupe Seaworld a d’ailleurs connu une chute de sa valeur en bourse. L’entreprise a en effet vu son chiffre d’affaires plonger de 5 % sur les six premiers mois de 2014, et a également perdu 30 % de sa valeur le mercredi 13 août de la même année.
Blackfish, renommé L’orque tueuse pour le public francophone,aété diffusé sur Arte en juin 2014. La chaîne a frôlé le million de téléspectateurs. Cependant, Marineland, de son côté, a continué d’enregistrer des records d’entrées en août 2014.
Les cétacés des animaux complexes au mode de vie très développé ?
Scientifiques, biologistes et éthologues spécialistes des mammifères marins, s’accordent à dire que les cétacés sont des êtres complexes et sensibles, fonctionnant en collectivité familiale et liés par des liens très forts les uns avec les autres. Tous s’accordent également à dire que ces animaux qui parcourent de nombreux kilomètres par jour, ont besoin de grands espaces et de richesses naturelles que la captivité ne peut leur offrir.
Doit-on maintenir ces animaux en captivité pour le seul plaisir humain, et pour servir les intérêts d’entreprises qui s’apparentent à de véritables industries ? Une émission comme Koh Lanta a-t-elle une responsabilité éthique à la vue du nombre de spectateurs ? Beaucoup de personnes ont déjà manifesté leur opposition à ce partenariat en appelant au boycott de l’émission.
Le parc Marineland : des installations critiquées …
Marineland est aussi critiqué par des activistes en ce qui concerne les installations dans lesquelles vivent les animaux. Des installations parfois jugées insuffisantes par les observateurs en terme d’espace et de richesse d’environnement. Parallèlement, le groupe investit dans la construction d’un nouvel hôtel très luxueux composé de 5 bâtiments au total. Complètement à contre courant de l’affaire Dawn Brancheau, Marineland va également bientôt permettre aux visiteurs de « nager avec les dauphins » avec l’extension d’un nouveau lagon. Rappelons tout de même que les grands dauphins demeurent des animaux très massifs et à l’instinct sauvage. (plus d’informations concernant le nouvel hôtel ici)
En juin 2014, une jeune activiste a rapporté de nombreuses images du parc Marineland, montant un dossier photographique assez complet des conditions de vie des animaux du parc. Des aspects que le grand public ne voit pas forcément. Voici quelques unes des photographies de l’investigation : (toutes les photographies sont estampillées d’un « For Freedom, no captivity » car l’auteur ne veut pas qu’elles soient utilisées dans un but autre que celui de la dénonciation)
1. L’orque wikie blessée et n’ayant quasiment plus de dents (l’ennui semble pousser les orques à ronger les bords des enclos)
2. L’orque prénommé Inouk avec une plaie sous l’œil
3. L’orque Valentin ayant sa dorsale affaissée (typique des orques mâles en captivité, dans la nature l’affaissement de la dorsale des orques mâles est de l’ordre de – d’1 %)
4. Encore l’orque Inouk apparemment complètement dépourvue de dents
5. L’orque Freya entrain de gratter / mordre les rebords du bassin
Au tour de l’orque Wikie d’en faire de même …
6. Un dauphin femelle adulte avec son petit séparés des autres et confinés dans un très petit bassin
Même mère et son petit dans le très petit bassin aux contours sales
7. Deux Grands dauphins (espèce Tursiops) ayant la peau très marquée (Les dauphins dans la nature peuvent également avoir la peau marquée, cependant dans le cas de cette photographie, cela est souvent du au fait que les dauphins s’attaquent entres eux en raison de la promiscuité.)
8. Grand dauphin Tursiops au rostre abîmé
9. Grand dauphin Tursiops montrant des signes d’épuisement
10. Grand Dauphin Tursiops (multiples cicatrices)
11. Un manchot dans son enclos
12. Les manchots dans leur espace (assez réduit)
13. L’enclos des ours polaires (un petit ourson y vit depuis également) (pas de véritable bassin, pas de reconstitution de banquise, espace très réduit)
Un ours polaire dans son enclos …
Le parc donnant ses explications au sujet de la présence des ours polaires (leur présence avait suscité des interrogations et une certaine indignation)
14. Enclos des manchots de l’extérieur (avec installations vieilissantes)
15. Plaques de plastique au milieu de l’enclos des manchots
16. Un manchot qui semble haleter
Même manchot …
17. Bassin des Otarie de Steller (Lion de mer de Steller) disposant ici d’un très petit espace de vie L’Otarie de Steller est la plus grande espèce d’otarie au monde
Les Otaries de Steller ne disposent pas ici d’un espace de vie suffisant et correspondant à leurs besoins vitaux
Un mâle (Otarie de Steller) isolé dans un petit espace, probablement pour cause de tensions en raison de la proximité
18. Autre espèce d’otarie dans leur espace de vie toujours aussi vétuste (zone maternité)
Otaries dans la « zone maternité »
Matelas usagé dans la « Zone de maternité » des otaries
Bébé otarie…
19. Petit bassin où sont maintenues un temps les otaries avant de rejoindre le « bassin spectacle »
20. Les eaux usées observables derrière la clôture du parc
Emblème mondial de la révolution écologique et chef de file du mouvement altermondialiste, Vandana Shiva a basé son travail sur la pédagogie par l’exemple. Partie seule à pied sur les chemins de l’Inde à la fin des années 1980, en quête de semences menacées par l’industrie, elle en est revenue à la tête d’un cortège de 500 000 manifestants – paysans et activistes – et d’un réseau de 120 banques de graines. Ses initiatives ont pollinisé les cinq continents et ses procès contre les multinationales lui ont valu de nombreuses récompenses, dont le prix Nobel alternatif. Drapée de son éternel sari de coton artisanal, elle exhorte chacun de nous à devenir ce “petit rien” qui inversera la tendance. Docteur en physique quantique et en philosophie, elle porte bien le nom du dieu Shiva, aussi connu pour son caractère combatif que pour sa capacité à protéger la vie. Son histoire est marquée par un engagement corps et âme, dans un pays où sévit une intense guerre des matières premières. Pourquoi un grand changement de paradigme interviendra-t-il dès les prochaines années ? Quel rôle devons-nous jouer ? En quoi l’abondance pour les uns et la pénurie pour les autres procèdentelles d’une même perte de souveraineté alimentaire pour tous ? Qu’est-ce que l’écoféminisme et en quoi représente-t-il une opportunité majeure, tout autant pour les femmes que pour les hommes et la planète ? Cette série d’entretiens aborde alternativement les grands enjeux actuels et le parcours épique de cette héritière de Gandhi.
Régis Debray: "je crains une école qui reproduirait les vices du monde extérieur"
Mardi 28 Avril 2015 à 11:53
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales
Invité sur France Inter, le philosophe Régis Debray a exprimé ses craintes pour l'école à l'occasion de la réforme du collège proposée par le ministère de l'éducation nationale. Sans mythifier un passé glorieux, Régis Debray refuse de voir l'élève transformé en un client qui viendrait choisir ses produits culturels dans un supermarché de l'éducation.
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Pourquoi s’inquiéter de la fin de l’enseignement de deux langues déjà mortes qui entrainerait leur extinction définitive ? La question était posée ce matin sur France Inter au philosophe Régis Debray qui alors que se profile la réforme du collège a tenu à rappeler à la gauche certaines évidences : « Il y a deux fondamentaux, l’effort de l’élève et l’autorité du maître. Ca paraît banal mais l’enseignement est un lieu d’exigence. On l’admet pour le sport. On ne fait pas un 100 mètres en douze secondes sans exercice, sans persévérance, sans répétition. Il faut acquérir des disciplines. La civilisation, ça n’est pas le nutella, c’est l’effort. Et l’autorité du maître est fondée sur le savoir, le maître sait des choses que l’élève ne sait pas et donc il y a une hiérarchie. Elle est fondée sur le travail et sur l’effort qui sont plutôt des valeurs de gauche me semble-t-il. Et quand on attaque la mère, le latin, je crains pour la fille, le français ».
A travers cette réforme, Régis Debray craint surtout de voir l’école reproduire les « vices du monde extérieur : zapping, surfing, cocooning, marketing qui feraient de l’élève un client ». Et de se moquer par ailleurs du jargon d’expert de cette pseudo-science pédagogiste qui « croit être science parce qu’elle jargonne » : « on ne dit plus parent d’élève, on dit géniteur d’apprenant, on ne dit plus crayon, on dit outil scripteur ».
«PLUS IL Y A DE NOUVEAU, PLUS IL FAUT AVOIR DE LA MÉMOIRE»
Pour autant, Régis Debray ne veut pas non plus d’une école qui vivrait dans un passé glorieux largement mythifié : « il ne faut pas cultiver une sorte d’aristocratisme littéraire, les conditions ont changé : hétérogénéité des classes, nouveaux outils numériques dont il faut absolument se servir mais l’informatique est à son maximum quant on a culture pré-informatique qui vous aide à s’en servir. Donc la panacée n’est pas l’ordinateur. L’enseignement c’est toujours une transmission d’homme à homme pas un téléchargement de contenus ».
D’ailleurs à la question de cette école mythifiée, l’écrivain refuse l’opposition entre le modernisme et le conservatisme : « Rimbaud a révolutionné la poésie mais il était le premier en vers latins et à chaque pas en avant de la société, vous avez une sorte de retour aux sources. Le temps n’est pas fait avec du nouveau qui efface l’ancien. Plus il y a de nouveau, plus il faut avoir de la mémoire. Notre société s’est abonnée au léger mais il y a du lourd et l’histoire est lourde ».
En conclusion, Patrick Cohen interrogera Régis Debray sur un autre sur sujet, non sans lien avec l’école, l’opposition entre les démocraties anglo-saxonnes et françaises : « la forme anglo saxonne va plus vers la société libérale, consumériste où l’instituteur compte moins que le curé et la forme française de la république c’est une république où l’école est au centre des choses. En démocratie, il y a deux points fondamentaux dans un village c’est le drugstore et le temple, en république, c’est l’école et la mairie ».Régis Debray finira par s’étonner que le représentant d’une démocratie à l’américaine veuille s’attribuer le mot de République : « c’est assez drôle de voir le représentant parfait du modèle américain s’appuyer sur l’analyse d’une singularité française. C’est astucieux. Peut-être qu’un jour le parti-socialiste s’appellera démocrates et nous serons en Amérique ». C’est une idée, que certains prêtent d’ailleurs régulièrement à François Hollande.
C'est l'expression employée par le "médecin"....de l'Education nationale après un entretien....il y a un an.
Trois ans déjà que j'ai commencé à fouiller dans ce chaos de "l'élucubration nationale". Un an que j'ai dit que j'arrêtais. Aucun contact des enseignants avec lesquels j'ai travaillé pendant 15 ans. Un paria, en fait....
J'ai passé deux bonnes heures à lire des articles écrits par des gens connus, compétents, pas des technocrates mais des gens du terrain.
C'est un désastre et c'est tout.
Alors, ma confusion mentale, je vais la garder, elle m'est précieuse.
Sans faire de politique, il est objectif de dire que jamais dans l'histoire de notre pays un gouvernement n'a fait autant de mal à l'école publique !
Réforme des rythmes scolaires désastreuse, réforme inégalitaire selon la richesse des communes, réforme non imposée dans les écoles privées (comme par hasard), réforme inutile dont l'avenir montrera qu'elle est de surcroit inefficace(et même que les élèves en sortent plus fatigués qu'avant surtout en maternelle). Recul face à l'industrie du tourisme sur les dates de vacances de pâques (il ne faut plus dire pâques mais printemps), quel courage ! Des créations de postes fictives dont personne sur le terrain n'en a vu la couleur. Toujours des classes aussi surchargées, des enseignants débutants débordés, déroutés. Par contre, forte baisse du nombre d'heures supplémentaires pour le soutien aux élèves, pour faire des groupes en langues vivantes (anglais par exemple) et pour les projets culturels, entrainant une forte diminution des rémunérations des enseignants. Si on rajoute à cela les hausses d'impôts et la refiscalisation des heures supp... Ces fausses créations de postes n'ont eu pour but que de monter encore un peu plus la population contre les enseignants en leur faisant croire que seuls les enseignants ne faisaient pas d'efforts pour redresser le pays. Diminution de l'autorité des enseignants : exclusions interdites, redoublements interdits, notes chiffrées traumatisantes pour les élèves, image de l'enseignant sans cesse dévalorisée par des médias à la botte du pouvoir, toujours plus de droits et moins de devoirs pour les élèves...
Et pour couronner le tout, réforme du collège qui selon ce gouvernement est urgente car les profs de collège sont vraiment incompétents, ennuyeux, ces profs bien entendus ne connaissent rien à la pédagogie (c'est l'hôpital qui se moque de la charité). C'est bon comme discours, on revalorise le métier et l'image du prof. On supprime le latin, les classes bilangue bref les filières de réussite qui au passage ne sont interdites à personne (il suffit de demander pour y entrer sans aucune sélection, juste un peu de courage pour faire quelques heures en plus). On diminue de 30 pour 100 les horaires en français, math, anglais, histoire... C'est vrai, ce n'est pas dit comme ça sur le papier car un bon politicien est avant tout un bon menteur. Dans les faits on enlève une heure de français, une heure de math, une heure d'histoire et des demi-heures par ci par là dans toutes les matières et dans toutes les classes (6ème, 5ème, 4ème, 3ème). Ces heures seront remplacées par des projets interdisciplinaires(4 heures par semaine) et par de l'aide individualisée (1 à 3 heures par semaine mais en classe entière de 30 élèves, pour "l'individualisée" vous repasserez) qui jamais ne seront identiques à de l'enseignement disciplinaire et qui jamais ne compenseront toutes ces heures supprimées. Les parents devront toujours plus avoir recours à des heures de soutien payées à des organismes privés car les professeurs ne pourront pas enseigner grand chose en classe. Payer pour payer, Ils préfèreront mettre leur enfant en école privée qui elle comme d'habitude n'appliquera pas la réforme ou elle l'appliquera mais en version édulcorée.