Là-Haut

Articles de la-haut

L'Autre...

Par Le 07/02/2015

« Si une démocratie se met en tête d’éliminer des pensées jugées déviantes en se donnant les moyens de dissoudre les groupes ou les mouvements qui les représentent, si elle se lance dans la diabolisation de l’autre, voire dans une véritable tentative de criminalisation, c’est contre ses propres fondements qu’elle agit alors, insidieusement.
 L’Etat s’en retourne du côté du dogme sous la forme apparemment feutrée de la norme. On en arrive à toute une série de contradictions, jusqu’à restreindre la liberté de conscience au nom de la défense des libertés ! Et cela, parce qu’on n’a pas su préserver la distinction radicale entre d’une part les délits et les crimes et d’autre part le champ immense de l’expérience humaine. Il ne saurait y avoir de délit d’appartenance. L’originalité de la pensée n’est pas une déviance et l’Etat n’a pas à imposer une doctrine philosophique dominante aux citoyens. Une croyance, si excentrique soit-elle, a droit de cité du moment que ses partisans respectent les lois de leur pays. Toute pensée doit pouvoir s’exercer librement, même si elle est minoritaire et même si elle est nouvelle ... 
... Sous couvert de dresser un constat, elle ne fait rien d’autre que sonner le tocsin. Elle crie au loup. Elle suit en cela malheureusement les voies les plus traditionnelles, et son procédé nous est connu comme le loup blanc : désigner un autre et projeter sur lui tout le mal possible, afin de le stigmatiser aux yeux de tous puis de le chasser au loin. Les notions de pullulement, de grouillement, d’invasion, d’infiltration sont les piliers du racisme ordinaire. Et c’est en cela que nous dirions que les parlementaires, tout en se posant une bonne question, se sont engagés sur des voies périlleuses en essayant d’y répondre. Ils n’ont pas vu qu’ils maniaient alors un discours tristement chargé – un discours à haute teneur explosive. Fabriquer un autre et le désigner en tant qu’autre aux yeux du peuple, c’est ouvrir la boite de Pandore de toutes les haines en attente. C’est, en quelque sorte – et nous verrons ici l’ironie du vocabulaire – en appeler aux vieux démons de l’intolérance. » 

Bernard Lempert Philosophe et Thérapeute

« Si une démocratie se met en tête d’éliminer des pensées jugées déviantes en se donnant les moyens de dissoudre les groupes ou les mouvements qui les représentent, si elle se lance dans la diabolisation de l’autre, voire dans une véritable tentative de criminalisation, c’est contre ses propres fondements qu’elle agit alors, insidieusement.
L’Etat s’en retourne du côté du dogme sous la forme apparemment feutrée de la norme. On en arrive à toute une série de contradictions, jusqu’à restreindre la liberté de conscience au nom de la défense des libertés ! Et cela, parce qu’on n’a pas su préserver la distinction radicale entre d’une part les délits et les crimes et d’autre part le champ immense de l’expérience humaine. Il ne saurait y avoir de délit d’appartenance. L’originalité de la pensée n’est pas une déviance et l’Etat n’a pas à imposer une doctrine philosophique dominante aux citoyens. Une croyance, si excentrique soit-elle, a droit de cité du moment que ses partisans respectent les lois de leur pays. Toute pensée doit pouvoir s’exercer librement, même si elle est minoritaire et même si elle est nouvelle ... 
... Sous couvert de dresser un constat, elle ne fait rien d’autre que sonner le tocsin. Elle crie au loup. Elle suit en cela malheureusement les voies les plus traditionnelles, et son procédé nous est connu comme le loup blanc : désigner un autre et projeter sur lui tout le mal possible, afin de le stigmatiser aux yeux de tous puis de le chasser au loin. Les notions de pullulement, de grouillement, d’invasion, d’infiltration sont les piliers du racisme ordinaire. Et c’est en cela que nous dirions que les parlementaires, tout en se posant une bonne question, se sont engagés sur des voies périlleuses en essayant d’y répondre. Ils n’ont pas vu qu’ils maniaient alors un discours tristement chargé – un discours à haute teneur explosive. Fabriquer un autre et le désigner en tant qu’autre aux yeux du peuple, c’est ouvrir la boite de Pandore de toutes les haines en attente. C’est, en quelque sorte – et nous verrons ici l’ironie du vocabulaire – en appeler aux vieux démons de l’intolérance. »

Bernard Lempert Philosophe et Thérapeute

Sagesse Amérindienne

Par Le 07/02/2015

10 CITATIONS D’UN CHEF SIOUX QUI REMETTENT EN QUESTION NOTRE SOCIÉTÉ

10 citations d’un chef Sioux qui vous feront tout remettre en question sur notre société

citations d un chef Sioux (2)

Luther Standing Bear (Ours debout) était un chef Sioux Oglala Lakota qui, parmi quelques rares autres tels que Charles Eastman, Élan Noir, et Gertrude Bonnin à avoir occupé le clivage entre le mode de vie des autochtones des Grandes plaines avant et pendant l’arrivée et la propagation ultérieure des pionniers européens. Élevé dans les traditions de son peuple jusqu’à l’âge de onze ans, il a ensuite étudié à l’école de Carlisle en Pennsylvanie, où il a appris la langue et le mode de vie anglais. (Carlisle reste un lieu de controverse dans les milieux autochtones.)

Ses racines indigènes le laissent dans la position unique d’intermédiaire entre les cultures. Bien que son mouvement à travers le monde de l’homme blanc n’était pas sans « succès », il a eu de nombreux rôles au cinéma à Hollywood, son héritage durable était la protection du mode de vie de son peuple.

Au moment de sa mort, il avait publié quatre livres et était devenu le chef du mouvement progressiste visant à préserver le patrimoine et la souveraineté des Amérindiens, c’était une voix forte dans l’éducation de l’homme blanc sur le mode de vie des Amérindiens. Voici donc 10 citations du grand chef indien Sioux connu sous le nom de Standing Bear qui perturberont une grande partie de ce que vous pensez savoir sur la culture « moderne ».

citations d un chef Sioux (1)

 

10 citations d’un chef Sioux qui remettent en question notre société:

1) Les louanges, les flatteries, les manières exagérées, et les belles paroles ne faisaient pas partie de la politesse Lakota. Les manières exagérées étaient considérées comme de la mauvaise foi, et ceux qui parlaient constamment étaient considérés comme impolis et irréfléchis. La conversation n’a jamais commencé tout de suite, ou précipitamment.

2) On enseignait aux enfants que la vraie politesse devait être définie par des actions plutôt que des mots. Ils n’ont jamais été autorisés à passer entre le feu et la personne âgée ou un visiteur, à parler alors que d’autres parlaient, ou à se moquer d’une personne infirme ou défigurée. Si un enfant essayait de le faire sans réfléchir, un parent le remettait immédiatement dans le droit chemin avec une voix calme.

3) Le silence était significatif pour le Lakota, et l’accord d’un moment de silence avant de parler était fait dans la pratique de la vraie politesse et tenait compte de la règle selon laquelle « la pensée vient avant la parole »… et au milieu de la douleur, la maladie, la mort ou le malheur de quelque nature que ce soit, le silence était la marque de respect… le strict respect de ce principe de bonne conduite a été la raison, sans doute, pour laquelle l’homme blanc l’a faussement qualifié de stoïque. On l’a jugé bête, stupide, indifférent et insensible.

4) Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n’étaient pas « sauvages » à nos yeux. C’est seulement pour l’homme blanc que la nature était « sauvage », seulement pour lui que la terre était « infestée » d’animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». Pour nous, la terre était douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.

citations d un chef Sioux (3)

5) Le sentiment de fraternité pour toutes les créatures de la terre, du ciel et de l’eau était un principe réel et actif. Les Lakotas éprouvaient pour le monde des animaux et des oiseaux un sentiment fraternel qui écartait tout danger ; en fait, certains d’entre eux étaient devenus si proches de leurs amis à plumes ou à poils qu’ils parlaient en véritables frères une langue commune.

6) Cette conception de la vie et de ses relations consistait à humaniser et à donner au Lakota un amour respectueux. Elle a rempli son être avec la joie et le mystère de la vie ; elle lui a donné le respect pour toute la vie ; elle lui a fait une place pour toutes les choses dans le système de l’existence avec la même importance pour tous.

citations d un chef Sioux (1)

 

10 citations d’un chef Sioux qui remettent en question notre société suite:

7) C’était bon pour leur peau de toucher la terre et les personnes âgées aimaient retirer leurs mocassins pour fouler la terre sacrée avec leurs pieds nus. Leurs tipis étaient bâtis sur la terre et leurs autels étaient faits de terre. Les oiseaux qui volaient dans l’air venaient se reposer sur la terre, qui est le lieu de repos final de toutes les choses qui vivent et croissent. Le sol apaisait, fortifiait, purifiait et guérissait. C’est pourquoi le vieil Indien continue à s’asseoir sur la terre au lieu de se redresser et de s’éloigner de ce qui lui donne la force vitale. Le fait d’être assis ou couché sur le sol lui permet de penser plus profondément et de sentir avec plus d’intensité. Il entrevoit plus clairement les mystères de la vie et se rapproche fraternellement des autres existences qui l’entourent.

8) Tout possédait une personnalité, seule la forme différait de nous. La connaissance était inhérente à toutes choses. Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l’herbe, les ruisseaux, et les oiseaux et les animaux qui ont partagé, aussi bien avec nous, les tempêtes et les bénédictions de la terre. Nous avons appris à faire ce que l’élève apprend seulement de la nature, et c’était pour sentir la beauté. Nous n’avons jamais déblatéré contre les tempêtes, les vents furieux, les gelées et les neiges . Donc tout ce qui vient, nous devons le régler nous-mêmes avec plus d’efforts et d’énergie , mais sans se plaindre.

9) Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature.

10) On m’a imposé la civilisation…et cela n’a pas ajouté de connaissance à mon amour incorruptible de la vérité, de l’honnêteté et de la générosité.

J’espère que certaines de ces citations vous ont influencé de la même manière qu’elles l’ont fait avec moi. Notre culture moderne aurait besoin de suivre quelques conseils de la sagesse antique.

Photo credit: Kirby Sattler

Source: “10 citations d’un chef Sioux qui remettent en question notre société” de wisdompills.com

Corps et âmes... (Jarwal le lutin)

Par Le 07/02/2015

JARWAL LE LUTIN 

Tous assis en cercles.

« Vous ne comprenez pas ce que vous avez vécu, annonça Kiak. Nous le savons. Nous allons vous éclairer. Maintenant que vous avez ressenti avec votre corps, vous pouvez comprendre avec votre âme. C’est ainsi que nous enseignons à nos jeunes. Vivre d’abord et comprendre ensuite, sinon, il n’y a rien à comprendre, ce ne seraient que des concepts, des pensées mortes.

-Je n’ai pas l’impression d’avoir vécu quelque chose avec mon corps, intervint Léo qui s’en voulut aussitôt d’avoir coupé la parole au vieux Sage.

-C’est parce que vous avez été habitués à user de votre corps en vous agitant et là, vous êtes restés immobiles. Mais je peux t’assurer Léo que ton corps se souvient de tout. Chaque particule a gardé en mémoire votre voyage.

-Les particules ont une mémoire ? demanda Léo qui s’enhardissait.

-Ah, oui, c’est vrai que dans votre monde, vous croyez que la mémoire est dans votre cerveau. Et bien, les enfants, sachez que même votre cœur a un cerveau et vos intestins aussi et ils ont une mémoire illimitée. Chaque particule de votre corps est un condensé de la Vie. Chaque millimètre a une vie propre tout en étant relié à la vie de l’ensemble. C’est cette cohésion qui aurait pu montrer aux humains que tout est relié. Du plus petit à l’immensité. Nous sommes des particules d’Univers et nous sommes donc aussi l’Univers.

-Kiak, j’ai une question à te poser.

-Oui Rémi, c’est préférable d’ailleurs que je réponde à vos interrogations avant d’aller plus loin.

-Je me souviens d’une voix qui parlait en moi, je me souviens d’images, j’ai même des sensations, comme des courants électriques, des fourmillements, mais je ne comprends rien à tout ça, tout est allé trop vite. Où est-ce qu’on est allé ?

-Vous n’êtes allés nulle part Rémi. Vous êtes restés là où vous êtes à chaque instant mais vous avez vécu pleinement chaque instant, comme si un rideau s’était ouvert et que vous aviez pu regarder de l’autre côté. »

 

Les cinq enfants n’intervinrent plus. Ils écoutèrent intensément chaque parole. Kiak expliqua chaque particularité de cet Autre Monde. Il n’y avait pas de reproduction sexuée, l’Arbre de Vie entretenait le flux, il gérait l’équilibre, les nouveaux arrivants étaient accueillis par le clan tout entier, les besoins étaient couverts par la communauté, il n’y avait pas d’attachement à une famille, l’absence de parents attitrés supprimait la peur de la mort, une osmose totale et inconditionnelle avec le flux vital, aucune scission avec l’unité originelle.

« Dans votre monde, lorsque vous naissez, vos parents ont peur pour vous et vous transmettent inconsciemment cette émotion profonde. C’est la peur de la mort et elle prend le pas sur l’amour de la vie. Vous allez apprendre avec cette peur et elle vous poussera inconsciemment à vous détacher de la Vie jusqu’à croire que vous êtes différents, meilleurs, insignifiants, bêtes, intelligents, paresseux, courageux, forte tête, soumis, rebelle, rêveur, que vous êtes votre nom, votre image, votre réputation. Tout cela peut exister effectivement mais tout cela vous éloigne de la source, tout le drame est là. Vos conditions de vie ne sont pas la Vie et dès que vous êtes coupés de cette Vie, vous vous contentez d’exister. Et c’est un effroyable gâchis. C’est comme si vous vous intéressiez à l’Océan en vous préoccupant uniquement d’une des gouttes d’eau qui le composent. Vous ne connaîtrez jamais l’Océan et vous n’aurez qu’une vue parcellaire de la Vie. Ce qui manque à votre Monde, c’est la capacité à vous élever.»

Ils écoutèrent encore, longtemps, très longtemps. Sans un mot, sans une question.

Il n’y avait pas de prédateurs. La peur de la mort n’existait pour personne. L’Arbre de Vie était le garant de l’équilibre de chaque espèce. Ces arbres existaient à plusieurs endroits du monde et dispensaient leur pouvoir avec la même intention : l’équilibre. L’existence pour tous démarrait à un âge suffisant pour ne pas être dépendant, chaque individu vieillissait suffisamment longtemps pour acquérir la sagesse de la plénitude puis il retournait vers la petite enfance jusqu’à ce qu’il ne soit plus capable d’être autonome. Alors, la Vie se chargeait de le réinsérer dans le flux. Un départ sans violence, sans souffrance, pendant une nuit, un sommeil profond et la fragmentation des particules, le retour dans le flux pour une réinitialisation du processus. Personne ne pleurait celui qui avait rejoint le flux originel, tout le monde savait que ça n’était qu’une étape, une réinitialisation. L’hommage envers la Vie restait identique.

« Le processus est le même dans votre monde. Rien ne se perd, tout se transforme. Vous êtes, vous cinq, de vieilles âmes et votre parcours ne cessera que lorsque vous deviendrez des Éveillés, c'est-à-dire des âmes qui n’auront plus besoin de réincarnation parce qu’elles auront atteint la plénitude absolue. Elles seront dans l’Esprit. »

Rien ne se perd, tout se transforme. Marine se souvenait d’un cours de sciences, le professeur avait utilisé cette formule, un certain Lavoisier. Le scientifique ne pensait sûrement pas qu’il en était de même avec les âmes. Le voyage de l’eau. Toutes ces âmes en attente. Un choix à faire pour continuer à progresser. Mais alors pourquoi certains individus œuvraient à l’extension du Mal ? Elle ne comprenait pas.

« La peur, Marine, juste la peur. Les individus qui font du Mal sont terrorisés par la peur de la mort mais ils l’ignorent. De faire le Mal leur donne un sentiment de puissance qui les libère quelques temps. »

La voix de Léontine. Elle devait se trouver quelque part dans la hutte.

Marine la remercia intérieurement.

 

« La vie dans les océans est la même que sur les terres, continuait Kiak. Il n’y a pas d’arbres de vie mais des failles dans le fond océanique et c’est de là que la vie apparaît. Les poissons se nourrissent d’algues, il n’y a aucun prédateur, la peur de la mort sur ce Monde n’existe pas. Mais vous pourriez connaître la même plénitude dans votre monde.

-La mort des humains est parfois très dure à vivre.

-Tu as bien dit « à vivre », Rémi et c’est cela qu’il faut garder à l’esprit. Vous êtes en vie. Pour mourir, il faut donc au préalable avoir reçu ce don de la vie. Il est peut-être là le plus grand défi de votre Monde, que vous appreniez à mourir en continuant de bénir la Vie. »

Un silence prolongé, une révélation qui bouleversa Lou jusqu’aux larmes. Elle tenta de les essuyer discrètement mais Rémi remarqua son geste.

« Elle pense à sa sœur, je suis sûr que c’est ça. »

Il imagina la mort de sa sœur ou de son petit frère et se raidit de douleur, une respiration suspendue comme si son cœur lui-même s’arrêtait. Et pour une sœur jumelle ? Était-ce la disparition d’une partie de soi ? Comme l’effacement intérieur de sa propre image. Il réalisa que d’avoir conscience de la différence de l’autre renvoyait à l’image de soi, une comparaison qui dessinait sa propre cartographie. Mais si l’autre est comme moi, qui suis-je ? Et si l’autre disparaît, que reste-t-il de moi ? Il ne pouvait que tenter d’imaginer l’impensable et il devinait l’insuffisance.

« Pourquoi est-ce que la Vie propose-t-elle deux voies différentes ? Pourquoi n’établit-elle pas immédiatement la voie la plus juste ?

-Pour permettre à chacun de progresser, Tian. Il n’y a aucune fatalité mais un chemin à tracer. Dans notre Monde aussi, il nous a fallu lutter contre des dérives possibles. L’équilibre n’est jamais éternel, nous évoluons tous au bord du gouffre de nos errances. »

Jarwal, lui-même, s’était égaré, pensa Marine et l’idée l’effraya considérablement au regard de la sagesse du lutin. Comment les humains pourraient-ils s’épargner les souffrances provoquées étant donné leur futilité chronique ? La tâche à mener lui paraissait inhumaine. Elle se souvint alors de Nasta, le Mamu des Kogis. Il avait dit que nous n’étions que des hommes et pas encore des êtres humains. Étions-nous capables de le devenir ? Et si cela s’avérait irréalisable, quelles conclusions la Vie en tirerait-elle ? Laisserait-elle la situation se dégrader ou reverrait-elle sa position ?

« La Vie a des ressources que tu ne soupçonnes pas, intervint Léontine. L’évolution des hommes n’a pas plus d’importance pour elle que celle des brins d’herbes. Et si l’évolution des hommes finit par porter atteinte à l’ensemble, la Vie s’en remettra. Sans les hommes s’ils commettent l’irréparable. »

Sans les hommes… Marine ne parvenait pas à imaginer que ça soit possible puis elle considéra qu’effectivement, au regard de la Vie, ça n’avait aucune importance. Les hommes auraient laissé passer leur chance. Et alors ? Il n’y a qu’eux qui pourraient s’en plaindre. Tentative avortée, réinitialisation du processus. La Vie continuerait sans eux.

Une terre sans hommes. Ce gâchis effroyable. Elle sentait le gouffre en elle. Elle aussi s’était perdue dans ce statut de chef qu’elle s’était attribuée, jusqu’à retarder l’intégration de nouveaux compagnons, jusqu’à ignorer le potentiel immense de ses deux frères.

Elle garda en elle l’émotion intraduisible de ce vide sans fond, une peur sourde, sans nom, un inconnu indescriptible."

 

Medite

JARWAL LE LUTIN (4) : Au-delà du réel

Par Le 07/02/2015

JARWAL LE LUTIN

 

« Asseyez-vous, les uns à côté des autres et donnez-vous les mains. Il est important que vous soyez reliés physiquement pour réaliser aussi que vous l’êtes par la pensée, par l’énergie, par l’amour, par tout ce que crée la Vie. »

Dans les noirceurs, la voix monocorde de Kiak les figea. L’impression d’un espace immense qui renvoyait les paroles en écho. Léo pensa à cette nef de cathédrale que leurs parents leur avaient montrée. Ils s’obligèrent à bouger, prudemment, pour s’extraire de cette appréhension qui les raidissait.

Les pupilles dilatées parvenaient désormais à se nourrir des flux infimes de lumière qui perçaient. Lou se retourna vivement, comme pour vérifier que personne ne se tenait dans son dos. Cette impression étrange d’être observée…

Tian trouva la main de Marine. Les autres se joignirent. Lou, Rémi puis Léo qui ferma le cercle. Ils se souvinrent alors qu’ils devaient s’asseoir. Ils lâchèrent leurs emprises, s’installèrent puis reformèrent le lien.

Les mouvements de leurs corps s’estompèrent. Ils sentirent à travers leurs habits la fraicheur de la terre. Aucune sensation de froid pourtant mais une douceur agréable, un bien-être de cocon, un placenta protecteur qui les isolait de tout. 

La voix de Kiak les surprit de nouveau. Elle ne venait plus du même endroit et ils étaient pourtant persuadés de ne pas l’avoir entendu se déplacer.

« Maintenant, vous allez fermer les yeux et arrêter de vouloir distinguer quelque chose. C’est dedans qu’il faut regarder et vous n’avez pas assez appris à vous libérer de vos yeux. Ne vous occupez pas du temps qui passe, c’est une idée fausse. C’est vous qui passez dans le temps. Mais ici, vous êtes immobiles, dans votre corps et dans le temps. Il ne vous reste qu’à immobiliser votre esprit et tout sera en paix. »

Il avait dit « immobiles dans le temps. » Marine voulut comprendre puis elle se reprocha cette pensée inopportune. Elle devait trouver la paix de son esprit.

Lou se demandait comment elle pourrait bien s’y prendre pour arrêter de penser. Un état qui lui paraissait totalement inaccessible. Elle ne cessait de penser à l’impensable.

Rémi cherchait à savoir si Kiak se déplaçait de nouveau, il voulait pouvoir le suivre et ne plus être surpris par cette voix qui surgissait n’importe où. Il s’efforça de calmer les battements de son cœur et de tendre les oreilles. Il crut percevoir un infime frottement droit, devant lui, dans le dos de Tian.

« Rien, ne rien vouloir, ne rien attendre, ne rien penser. Entrer au-dedans pour  voir l’Univers. Le silence maintenant.»

Ils eurent un peu l’impression d’entendre un professeur dans une classe mais ils n’en avaient jamais connu de Sage.

Rémi dut constater encore une fois que Kiak se déplaçait à son gré, sans qu’il ne soit possible de deviner sa position. Il était partout et nulle part. Incompréhension.

Plus aucun mouvement. Juste cette conscience retrouvée de la respiration. Il fallait cesser de bouger pour réaliser que ce mouvement-là ne cessait jamais.

 

« Fermez les yeux, dicta la voix grave de Kiak. Ne vous contentez pas de fermer les paupières, arrêtez aussi de regarder en dedans et de fabriquer des images, laissez-vous couler. Tout ce que vous portez appartient à la réalité que vous avez créée. Maintenant, vous allez découvrir le réel. »

 

Marine sentit la main de Tian se crisper légèrement lorsque la chaleur les envahit, une chaleur bienfaisante, comme un câlin maternel qui vous enlace et que le bonheur ruisselle dans les fibres, la plénitude du petit enfant qui s’abandonne et l’amour de la mère qui se diffuse en lui, le contact établi, le lien au-delà des corps, le lien des âmes.

Une blancheur indéfinissable les emplit, une clarté sonore qui murmurait dans les tréfonds de leurs corps immobiles, une marée montante qui les couvrait de sa chaleur, une sève surgissant de la terre, aimantée par le ciel.

Comme un bateau soulevé au-dessus des flots, ils virent en eux l’immensité de l’Océan s’étendre sous leurs regards, une vision sans tête, comme si rien en eux ne possédait de centre, comme s’ils n’existaient plus individuellement, ce regard n’avait aucun point de départ, aucune appartenance, le regard les portait où il voulait et ils n’avaient sur lui aucun pouvoir.

Accélération du processus.

Une pulsation naissante, infime, dérisoire, puis des crépitements d’étincelles qui jaillissent et s’éteignent, se ravivent, se propagent, s’entretiennent, une énergie qui se répand et les pulsations qui s’étendent, se renforcent, les flux électriques nourrissent le cœur de l’étoile, des courants de matière liquide déboulent sous la surface, des flots qui gorgent le lit des veines, les pulsations prennent une ampleur insoupçonnée, les étincelles deviennent des flux constants qui ruissellent, tous reliés dans une aura fabuleuse, une couronne lumineuse qui s’agite, palpite, respire.

Un noyau enveloppé de lumière, des particules animées par une vie interne s’infiltrant amoureusement dans un univers nimbé de phosphorescences.

Ils virent alors leurs propres pensées émerger du flux, s’inscrire dans l’espace et disparaître en poussières, ils virent des troupeaux de bêtes et des enfants lutins s’enlacer dans une ronde, courir dans les cieux comme des anges rieurs, des bonheurs dans leurs yeux, des joies de vivre à partager.

L’espace en eux s’étendit jusqu’aux confins des horizons, plus de limite, plus de structure, aucune frontière et cette impression inexplicable de relier par leurs mains unifiées des particules communes, une cohésion originelle retrouvée.

Ils étaient l’un, ils étaient l’autre, ils étaient tous.

 

C’est là qu’ils sentirent l’évaporation s’enclencher. Un maelstrom flamboyant prit forme et les emporta dans une colonne rectiligne qui plongeait vers le haut. Incompréhensible structure. Des coulées colorées qui tressautaient en laissant derrière elles des arabesques de fleurs.

Ils disparurent.

    

 

Combien de temps ? Combien de vies ? Dans quelle dimension voyagèrent-ils ?

Ils n’auraient rien su expliquer, pas avec les mots connus, pas avec des pensées étroites et des repères humains, tout aurait été limité, insignifiant, insuffisant, comme une marque d’irrespect. On ne raconte pas l’indescriptible. On s’en nourrit.

Ils ouvrirent les yeux tous les cinq en même temps, dans le même instant, une réincorporation simultanée, un retour conjoint dans leur enveloppe. Ils ressentirent tous, avec la même détresse, le poids terrifiant de cette masse de chair alors que résonnait en eux la légèreté délicieuse de l’âme évaporée.

Ils ne dirent rien. L’insignifiance des paroles alors que les visions résonnaient en eux avec une force indescriptible.

« Une autre version de la Vie, » avait expliqué Léontine.

Ils auraient pu en parler pendant des années mais incapables à l’instant d’entamer la moindre phrase. Que peut-on dire de ce qu’on ne comprend pas et qui vous bouleverse ?

Kiak les invita à sortir.

Ils se levèrent difficilement, solidifiés par l’étourdissement.

 

Images

JARWAL LE LUTIN (4) : Canal de lumière

Par Le 07/02/2015

C'est étrange pour moi de voir que j'avais déjà écrit un texte décrivant ce "Canal de lumière" que nous utilisons comme protocole en sophrologie....


 

JARWAL LE LUTIN

 

"Ils parvinrent aux abords du marais, un petit lac occupait le centre de la déclivité. Un ensemble touffu de roseaux et diverses plantes aquatiques ceinturaient l’étendue sombre de l’étang. C’est lorsqu’ils plantèrent leurs chaussures dans les eaux stagnantes, mélange de terre, d’herbes pourries et de plantes aquatiques que l’insecte surgit.  

« Bonjour les enfants. »

Tian et Lou se figèrent puis regardèrent leurs trois compagnons qui souriaient.

« Je suis Léontine, j’avais hâte de vous entendre penser.

-Tu nous as suivis Léontine ?

-Oui Marine, depuis le village et j’aime beaucoup vos deux compagnons. Je vous ai écouté penser, c’est encore plus instructif que toutes les paroles prononcées. Je suis là, Lou, sur la pointe du roseau devant toi, celui qui se balance un peu. »

Lou cherchait à saisir la provenance de cette voix dans sa tête, une impression stupéfiante qui la troublait immensément.

« Je sais que c’est étrange pour vous mais vous vous habituerez ! » s’amusa la petite mouche.

Tian la désigna du doigt et Lou fixa l’animal.

« Je n’ai aucun doute sur la pureté de votre âme, les enfants. Les doutes et les peurs sont des phénomènes naturels, laissez-les s’étendre jusqu’à ce qu’ils s’épuisent d’eux-mêmes. Imaginez que ce sont des bougies allumées, elles se fatigueront, c’est inévitable mais si vous leur apportez sans cesse votre attention, votre volonté, vos réflexions, vous les alimentez et vous prolongez la flamme. Ne vous en préoccupez pas, vos âmes ne méritent pas un tel calvaire. »

Lou n’avait pu s’empêcher de poser une main sur une oreille, comme si elle écoutait le murmure de l’Océan dans un coquillage.

« Bonjour Léontine, murmura Tian, en observant attentivement le petit point bleu immobile, posé sur la pointe ondulante du roseau.

« Bonjour, Tian, je suis très heureuse de faire ta connaissance. »

Le jeune garçon s’amusa de cette voix en lui, c’était si étrange d’entendre parler depuis l’intérieur. Il songea aux esprits des Monts Huangshan, à toutes les légendes de son grand-père.

« Comment vois-tu la suite ? Léontine, demanda Rémi.

-Un grand voyage, les enfants, quelque chose que vous ne pouvez même pas imaginer et que vous ne comprendrez pas.

-Es-tu certaine que nous aurons suffisamment de temps ? Il faut que nous soyons rentrés à dix-neuf heures, dernier délai.

-On fera en sorte, Marine. Le voyage en lui-même ne prendra que quelques secondes.

-Quelques secondes pour passer dans un Autre Monde ? interrogea Léo.

-C’est juste à côté Léo, il suffit de passer derrière le rideau, cela reviendrait ici à faire un pas en avant.

-Bon, ça n’est pas le moment de chercher à comprendre, lança Rémi. Il faut y aller. »

Tout le monde acquiesça, les regards échangés comme des déterminations à saisir, des forces unies par-delà les peurs.

« Rassemblez-vous en cercle et donnez-vous les mains, expliqua Léontine. Serrez-les bien fort, ne les lâchez jamais, il est indispensable que les énergies soient reliées. Vous allez disparaître progressivement, vos cellules vont se fragmenter comme des gouttes de pluie pour se réintégrer dans l’Autre Monde. Vous êtes en même temps un nombre infini de particules et en même temps, un ensemble. L’eau qui vous constitue fait office de mémoire. Tout peut disparaître mais rien ne sera effacé. Ayez confiance. La Vie sait ce qu’elle fait de vous. »

Les enfants s’activèrent.

Lou vint se placer aux côtés de Rémi. Elle tendit sa main. Le garçon accueillit les doigts comme on prend un oiseau blessé, la douceur de la peau l’électrisa, il essaya de ne pas montrer son trouble puis décida finalement de ne pas s’en occuper. Il jeta un œil discret vers Lou et vit les rougeurs de ses joues, ses yeux baissés et son petit sourire. Cette mimique délicieuse quand elle était émue et que ses lèvres tendues comme pour une bise passaient de gauche à droite… Chacun de ses gestes coulait en lui comme du soleil.

Tian tendit une main à Marine. Ce fut pour eux comme un scellement dans l’instant, la fusion commune de leur âme, comme si le bonheur sculptait dans l’espace et le temps un hommage immuable.

Léo se plaça entre les deux garçons et songea que dans quelques instants, sa vie allait prendre une direction dont il ne connaissait rien mais qui l’enthousiasmait au-delà de tous les bonheurs déjà éprouvés. Il remercia intérieurement la vie de lui faire cet honneur.   

 

Léontine attendit que les compagnons s’immobilisent puis elle décolla. Les enfants entendirent autour d’eux le bourdonnement continu sans jamais pouvoir distinguer l’animal, la vitesse était stupéfiante, ils ne pouvaient juger de sa position qu’au tracé sonore qu’elle diffusait puis la vitesse augmenta encore et ce fut comme un cylindre invisible qui les entoura, un voile vrombissant qui les enveloppa, ils sentirent crépiter en eux des myriades d’étincelles, des scintillements d’étoiles qui dégageaient une chaleur inexplicable, des flux électriques qui se diffusaient par leurs mains jointes, un courant en eux qui les fusionnait, cette impression de s’effacer pour se fondre dans une entité commune, des retrouvailles de particules, une danse frénétique d’énergie libérée.

Un tourbillon de fluorescences monta en spirale, des pieds vers le bassin, comme s’ils étaient suspendus en l’air, Léo se souvint subrepticement de ces images de galaxies colorées qu’il avait punaisées sur les murs de sa chambre, cette similitude étrange avec les mouvements circulaires qui les englobaient, il ne percevait plus le vrombissement strident de Léontine, comme si l’espace ne conduisait plus les sons, comme s’il avait déjà quitté cette dimension sensorielle, il s’aperçut alors qu’il ne percevait plus les contacts des mains de ses compagnons, que la chaleur elle-même avait disparu. Ses yeux ouverts comme unique saisissement. Il observa le groupe unifié.

Il ne restait que les visages.

Marine avait fermé les yeux, Tian la fixait résolument, Lou avait levé la tête vers le ciel, elle observait les nuages, comme figée dans une prière intense, Rémi croisa le regard de son frère et il lui sourit.

C’est la dernière image que Léo emporta."

 

"Ode à mon corps" (spiritualité et Nudité)

Par Le 06/02/2015

 

 

Un très beau texte pour une expérience "initiatique". Une osmose entre l'Etre et la Nature dont il est issu, des retrouvailles emplies de plénitude et de joie.


 

Ode à mon corps

 

le JANVIER 30, 2015

par 

dans ARTICLES

1 813 vues

23

FacebookEmailWhatsAppMessenger

Photos en pleine nature

Nous autres, occidentaux, sommes coupés de notre corps, éloigné de lui, tellement « dans la tête », dans le mental. Nous avons, depuis notre naissance et sans doute depuis de longues vies, un très faible amour pour notre corps, un regard complètement « falsifié », perverti sur notre corps, sur le corps en général. Nous avons très peu de connexion à lui. Des sentiments mêlés de honte, de dégoût parfois, de tabous surtout.

Mon corps, cet étranger

J’ai souffert moi-même beaucoup de mon regard sévère et « extérieur » sur mon corps. Je l’ai toujours en quelque sorte considéré comme un étranger, comme une machine à entretenir, mais je n’ai jamais ressenti que « j’étais lui ». Qu’il était mon être. Je suis séparée de lui, comme si ma conscience, mon esprit, ne savait pas bien le chemin pour s’y incarner.

ode à mon corps

Aujourd’hui, je suis en chemin pour faire la paix avec mon corps, totalement. 

C’est incroyable parce que je réalise à quel point j’étais séparé de lui, malgré le fait que j’ai toujours fais beaucoup de sport, que j’ai toujours mangé sainement, que j’ai une hygiène de vie correcte, etc.
Dans chaque prise de conscience que je vis ces derniers temps, je m’aperçois que j’applique des « concepts » entendus, jusqu’à ce qu’un jour j’intègre le message profondément, ou plutôt, que je redécouvre le chemin pour accéder à une conscience oubliée.

Aujourd’hui, je commence à ressentir entièrement, totalement ce que veux dire « être son corps », s’incarner.

Le corps, porte d’une jouissance infinie

ode à mon corps

Combien de personnes détestent leur corps, ont un regard sévère sur eux-même, oublient ou méconnaissent la sensualité, ont peur de leur nudité ! Comment avons-nous été éduqué dans nos sociétés, loin de notre corps, si loin de lui !

Comme cela est anti-naturel pourtant.

Notre corps est notre plus grand trésor.

ode à mon corps

Vivre une vie sensuelle avec soi-même est une source de jouissance sans fin. Reconnecter à son corps et l’incarner pleinement est la porte principale pour accéder à une vie entière, une spiritualité incarnée dans la matière. C’est essentiel.

Je lis des livres sur les peuples aborigènes en ce moment. Je m’aperçois que grand nombre de cultures ont une connexion au corps complètement différente à la nôtre. Ils « sont » tellement leur corps que c’est leur corps qui pense, qui les guide, et non pas leur mental.

Une séance photo pour se reconnecter…

En juillet dernier, j’ai demandé intuitivement à Adèle Le Roux, photographe et modèle, de me prendre en photo nue dans la nature. Je ne savais pas bien encore pourquoi j’avais envie de vivre cela, mais c’était un appel très fort de mon âme pour cette expérience. Je sais aujourd’hui que je me préparais à ce que je vis aujourd’hui : me mettre en route vers mon corps et vers mon essence féminine.

ode à mon corps

ANous avons fait les séances photos pendant deux jours en septembre dernier en Bretagne.

Une série photo a émergé du travail : La marcheuse du ciel.

L’expérience était unique.
Moi, nue, dans les éléments de la nature, pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti pleinement que j’étais une habitante de la Terre, comme toutes les autres espèces. J’ai senti l’amour inconditionnel de la Terre, j’ai senti la Terre me porter, m’aimer inconditionnellement. C’est fou comme le simple fait d’ôter tous ces vêtements peut donner une sensation de liberté totale et d’harmonie avec l’environnement.

ode à mon corps

ode à mon corps

ode à mon corps

Je suis encore émue du souvenir : juste être nue dans la nature, c’est vraiment fabuleux, c’est faire la paix avec la Terre, avec l’amour, avec le ciel, avec toutes les espèces vivantes, avec soi-même. C’était juste magique, j’étais émerveillée, comme une enfant.

Aimer la beauté de mon corps

ode à mon corps

Aujourd’hui, je choisis d’exposer ses photos de moi nue. Pourquoi ? J’aurais très bien pu vivre l’expérience et garder les photos privées.
Mais j’ai tellement à cœur de faire exploser la vision que nous avons de la nudité, de notre corps !

Je n’ai pas honte, non, d’exposer mon corps à votre regard. Mon corps est sacré, comme le votre, il est sacré, c’est mon véhicule de vie.

ode à mon corps

Je n’en peux plus de voir ces corps montrés, violentés, bafoués, vulgarisés par la publicité, la pornographie. Je n’en peux plus ! Je souhaite vraiment retrouver le chemin de la beauté, de l’amour, de la simplicité, de la joie avec mon corps, me rappeler, nous rappeler qu’il est naturel, qu’il est magnifique, qu’il est un temple sacré à aimer, à choyer, à embrasser.

J’ai envie de l’aimer, ce corps, de l’intégrer à ma vie, de lui faire la belle place, de l’accueillir, de le magnifier.

ode à mon corps

Oui, j’aime mon corps, je l’aime profondément, respectueusement, je le chérie. Et aujourd’hui, enfin, je change mon regard à lui, je suis en pleine expansion de conscience à son sujet. C’est très beau, vraiment très beau. Il m’aide à faire le chemin.

Notre corps a une conscience propre. Il nous parle chaque jour, il nous supplie de l’aimer et de le considérer.

ode à mon corps

Mon corps me dit : « Je suis ton ami »

Voici le message reçu de mon corps il y a quelques jours, un message bouleversant. Je vous le partage, puisse la vibration de son message résonner en vous comme il a résonné en moi.

(reçu le 15 janvier 2015)

« J’ai besoin d’être ton ami, et pas ton ennemi.

Tu me considères comme ton ennemi alors que je peux vraiment être ton ami.
J’ai besoin que tu me traites vraiment bien car je suis un puits de ressource, ton principal puits de ressource.
J’ai besoin que tu changes ton comportement vis-à-vis de moi, que tu me considères, que tu me fasses bouger, que tu me fasses me déplacer, l’énergie ne circule pas à l’intérieur de moi, j’ai besoin que l’énergie circule.
J’ai besoin que tu me considères, que tu me vois, que tu me sentes. Que tu passes du temps avec moi, rien qu’avec moi, j’ai besoin que tu me consacres du temps et que tu y prennes plaisir !

ode à mon corps

J’ai besoin que tu me considères comme un ami car je suis la porte d’entrée pour régler tous tes soucis, je suis la porte d’entrée de tous tes autres corps. J’ai besoin que tu comprennes cela. Et tu refuses encore de le comprendre.

Je suis ta priorité, sans moi, rien ne peut arriver.

Je suis vraiment toi, je suis vraiment toi.

ode à mon corps

J’ai besoin que tu recrées du lien avec moi. Tu es si loin. J’ai besoin que tu t’incarnes en moi, pleinement, que tu acceptes de prendre vraiment la mesure de qui je suis.
J’ai besoin que tu me considères comme un ami.
J’ai besoin que tu me sentes, que tu vives avec moi, à travers moi.

Je suis la porte de tous les possibles. Je suis la porte de ta vie aujourd’hui. Sans moi, tu ne peux rien faire sur cette Terre, j’ai besoin que tu sois là avec moi, que tu prennes soin de moi, que tu retrouves le plaisir de me sentir exister, que tu comprennes que je ne suis pas séparé de toi, je te représente aux yeux de tous, je suis ton véhicule, ton moyen de transport, je peux vibrer et j’ai une puissance de vie incroyable, qui t’attends si tu acceptes d’être totalement qui je suis.

Incarne-toi, trouve-moi, ressens, prends conscience de chaque mouvement, de chaque battement, de chaque pulsation de vie qui m’habite, prends conscience de tout ce que je permets de te faire vivre, prends conscience que notre lien est essentiel pour que tu puisses te réaliser sur Terre.

Je suis toi, tu es moi, il n’y a pas de séparation entre toi et moi.

ode à mon corps

J’ai besoin que tu t’incarnes en moi pour pouvoir trouver la pleine force de vie, la pleine force de mon potentiel.
Tout passe déjà par moi, tout passe déjà par moi.

ode à mon corps

Je suis la porte d’entrée de tous tes désirs de vie. Je suis la porte d’entrée de toutes tes aspirations.

Je suis ton corps et j’existe pour que tu puisses réaliser ton potentiel de vie à travers moi et à travers toutes les particules de vie qui m’animent.
Ta conscience incarnée en moi peut soulever des montagnes et vivre une vie différente si elle accepte que je suis avant tout le seul moyen de se réaliser sur Terre.

Viens, incarne-toi, reçois toute la chaleur et la vibration divine qui est en moi et reçois toute la potentialité de vie et de réalisation que je peux t’offrir.

Je suis là, je suis avec toi, je suis le chemin qui te mène à la plénitude et à l’existence dans la matière. »

ode à mon corps

Pour retrouver le travail d’Adèle et la série photo sur son site : La Marcheuse du ciel.

Je remercie du fond du cœur Adèle pour son travail et sa complicité.

  Mathilde  

Accompagnante des âmes stellaires, flammes jumelles et hypersensibles
à reconnecter à leur lumière d’incarnation

Mon coaching Lumière :
  
http://www.aime-toi.fr/lumiere/

Mon coaching Incarnation :
  
http://www.aime-toi.fr/je-mincarne/

Ma newsletter :
  
https://www.aime-toi.fr/

 

LA-HAUT : " A Blandine, mon amour"

Par Le 05/02/2015

Image 2

 

"Il est devant la tombe de Blandine.

Boège, petit village de Haute Savoie. Marie et Thomas habitent à deux kilomètres. Il ne les a pas prévenus de sa visite. Le ciel est gris et la bise est froide.

Il pleure. Rien ici ne ressemble à Blandine. Ni ce marbre sombre, ni ces fleurs coupées.

Il pense à l’appel téléphonique de Marie qui avait demandé en pleurant s’il désirait une épitaphe. Il était à l’hôpital depuis quatre jours. À chaque fois qu’il se levait, dix minutes de marche l’épuisaient. Il venait de s’allonger lorsque la sonnerie avait retenti. Il n’avait pas pu répondre à l’épouvantable question. Foudroyé par la douleur. Aucun mot ne s’était formé, tout son corps s’était raidi comme saisi par l’horreur de la tombe. Il avait vu le cercueil descendre dans le trou, il avait entendu tous les pleurs, et le sermon du curé. S’il avait pu le faire, il se serait levé, il aurait couru, il aurait saisi la caisse en bois, arraché le couvercle et emporté tendrement le corps sans vie. Il l’aurait caché dans le froid des montagnes, il lui aurait parlé, longuement, avec toute la délicatesse de son amour, il l’aurait serré pendant des jours et des nuits, aurait dormi à ses côtés. Et puis quand tout aurait été dit, quand tous les gestes tendres auraient été accomplis, il aurait descendu le corps dans une crevasse lumineuse. Et le froid aurait figé les chairs, maintenu l’apparence, préservé la beauté. Rien n’aurait changé.

Il aurait rejoint la vallée et se serait installé sous les pentes du glacier. Chaque jour, il aurait guidé ses pensées vers l’ouverture secrète, il aurait projeté à travers l’espace toutes les douceurs à donner, il aurait enveloppé de son amour le corps adoré. Et lorsque la vieillesse aurait tracé sa route à travers ses muscles affaiblis, avant que les forces lui manquent, il serait monté sur le glacier, un jour de grand soleil. Il serait descendu dans la crevasse. Il aurait retrouvé le corps préservé dans une jeunesse immuable, le visage apaisé, les yeux clos pleins de souvenirs et le petit sourire qui illuminait les jours. Il se serait allongé, aurait enlacé son amour inchangé et aurait attendu que la route se dessine, que la porte s’ouvre et que l’autre monde l’accueille…

Il pleure devant la tombe. Blandine pourrit dans un cercueil et les vers la dévorent.

Il ne la retrouvera jamais. L’océan d’âmes l’a effacé. Il n’a pas su la retenir, il n’a pas su lui montrer la force de son amour. Il devait la ramener, la sauver du néant et de la fange. Le poids de cette faute écrase son âme.

« A Blandine, mon amour. »

Marie, au milieu de ses pleurs, avait insisté. Il avait réussi, effondré sur son lit d’hôpital, à murmurer ces quelques mots dérisoires. Et maintenant, il aurait voulu graver sur le marbre muet des milliers de phrases, des livres interminables, des paroles infinies, utiliser le moindre espace de ce monument immonde pour dire à Blandine combien il l’aime. Et combien elle lui manque. A chaque respiration, à chaque battement de paupières, à chaque regard sur le monde.

Il pleure devant la croix et voudrait l’arracher. C’est un arbre qu’il fallait planter. Et que chaque feuille déployée porte dans ses fibres l’âme heureuse de Blandine, que la sève soit nourrie par sa joie, que le souffle des frondaisons soit le chant de son cœur. C’est la vie qu’il faut donner quand un être s’en va. Remplacer l’image perdue par une autre. Les rituels des hommes sont sordides et soumis à des religions néfastes. Il voudrait arracher ce symbole de perdition.

Il sent bouillonner dans son corps des haines terribles.

Là, maintenant, sans aucune hésitation, il pourrait tuer le terroriste qui a posé la bombe. Il n’écouterait même pas ses sermons d’assassins. Rien ne peut justifier une telle abomination. Il pourrait déchirer sa poitrine et arracher son cœur de monstre, le lui enfoncer dans la bouche, le regarder mourir. Tout ce qu’il imagine n’est pas traduisible. Chaque nuit ses cauchemars sont le ferment de sa haine. Et le bloc de marbre à ses pieds pourrait servir de billot pour trancher des têtes.

Il lève les yeux avant de hurler. Les larmes fragmentent le paysage et noient les couleurs. De tous côtés, la douceur des collines invite au repos. Mais il ne voit rien.

Il voudrait plonger ses mains dans la boue d’âmes qui a saisi Blandine et la ramener vers la lumière de la Terre, et que ses yeux s’ancrent à la mer de nuages qui les protègent, que ses désirs soient tournés vers les horizons élevés, que ses bonheurs prennent forme dans le frémissement des feuilles et le chant cristallin des ruisseaux, dans le vol gracieux d’un rapace et la course effrénée des insectes des bois. Que ce monde la libère des hommes. Blandine, à ses côtés, en avait pris le chemin. Il n’a pas eu le temps de finir sa tâche. L’humanité infâme a repris l’avantage.

Et il n’y peut plus rien.

 

 

Il est assis devant la cheminée. Il fait nuit. Il sait qu’il ne retournera plus jamais là-bas. Blandine n’y est pas. C’est une enveloppe vide que les hommes ont descendue dans le trou. La vie de Blandine voltige dans les airs, partout où elle a vécu, dans tous les endroits où elle a ri, où elle a aimé, où elle a dormi.

 

Sur ses genoux, un album de photographies raconte les bonheurs inscrits dans la mémoire du monde. Les courses en montagne, les baignades dans les torrents, les siestes à l’ombre des grands sapins…

Il n’a gardé de Blandine que ces clichés. Marie et Thomas ont récupéré les habits, les affaires, les livres, tous les objets qu’elle a touchés.

Depuis l’attentat, il n’avait jamais tourné les pages. Il avait précieusement rangé les classeurs sur une étagère de la bibliothèque. Aujourd’hui, il a besoin de retrouver le visage radieux de Blandine et la grâce de son corps.

Elle est dans le jardin, appuyée au manche d’une fourche. Elle retourne la terre du potager. Au loin, on devine les hautes montagnes enneigées. Un fichu blanc enserre ses cheveux. Elle a mis des sabots en caoutchouc, un jean râpé et un vieux pull moulant qu’elle a glissé dans la ceinture. La tenue accentue la finesse de sa taille et la délicieuse courbure de ses seins. Elle est légèrement penchée en avant, elle le regarde en lui souriant. Il sent encore la température fraîche de cette journée. La lumière était douce, comme un bonbon au miel.

C’est épouvantable. Insupportable. Inhumain.

Il pleure. Et les larmes tombent sur le papier glacé qui protège les photos. La brûlure dans son ventre est effroyable, c’est un étau qui le détruit, le broie et réduit son corps à un tas de chairs qui hurlent. Impossible de la quitter des yeux. Son sourire est si doux, si plein d’amour pour lui, si chargé de tendresse et de promesses de bonheurs.

Pourquoi ? Pourquoi eux ? Pourquoi tout ce mal ? 

Le Traité des Traîtres

Par Le 04/02/2015

La vérité derrière le TAFTA

Vous avez déjà partagé cette vidéo? Alors merci de signer cette pétition pour arrêter le TAFTA. 

Cette vidéo montre comment les grandes entreprises vont pouvoir faire la loi à Bruxelles, grâce à un nouvel article du TAFTA appelé de façon trompeuse ‘coopération réglementaire’. La coopération réglementaire est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs, les travailleurs et l’environnement. Cela veut dire que les multinationales vont pouvoir co-écrire nos réglementations. La Commission Européenne semble vouloir ouvrir grand ses portes à l’influence des grandes entreprises.
 
Cette dangereuse attaque contre la démocratie doit s’arrêter dès maintenant. Lundi, des dirigeants européens rencontrent leurs homologues américains pour entamer une nouvelle série de négociations sur le TAFTA. Comme d’habitude, les citoyens ne savent pas ce qui se négocie. La seule chose qui peut contrer le pouvoir des entreprises, c’est le pouvoir du peuple. Montrons aux dirigeants européens que nous n’acceptons pas cette attaque contre notre démocratie.

A COEUR OUVERT : Défragmenter le disque dur.

Par Le 04/02/2015


Coeurouvertwhite

 

« Le mental se construit au fur et à mesure de notre vie et de nos expériences. Par nos cinq sens, nous construisons l’ensemble de notre expérience humaine. Dès la petite enfance, notre mental apprend à saisir l’information, il la catalogue, la range dans des cases, il construit son référentiel. L’impact du monde adulte, parents, enseignants, proches, société, médias, est gigantesque et contribue à un immense formatage. Le mental calcule, argumente, établit des connexions, trouve des raisons (ou en fabrique), s’adapte ; le mental est une machine formidable pour ce genre de tâches. L’objectif pour lui est de créer une entité individuelle. L’individu s’édifie en fonction des oppositions ou des appartenances qui lui conviennent. Il est d’ailleurs extrêmement performant pour fabriquer des catégories, des groupes, des classes, des repères parfaitement identifiés. Il va sans cesse chercher à accumuler de la sorte des « connaissances » afin de se construire et de prendre forme. C’est son existence même qui est en jeu. 
Et c’est là que l’ego prend forme. Il se construit à travers le miroir de l’altérité en se nourrissant des référents du mental.
« L’importance est dans ton regard, non dans la chose regardée », écrivait André Gide.
Il faudrait donc apporter à la chose un regard objectif, libre, épuré. Mais le mental a des références et n’en démord pas.
« L’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur. »
Nous connaissons tous cette phrase de Saint-Exupéry. Mais où est ce cœur ? Ça n’est pas l’organe ou si ça l’est, il existe une partie non fonctionnelle qui n’est pas connue. A moins qu’il s’agisse d’une énergie, à moins qu’il s’agisse d’un émetteur plus vaste que le cœur, une source dissimulée…
Lorsque nous sommes saisis par un coup de foudre, les quelques secondes pendant lesquelles une onde de chaleur nous électrocute, il ne s’agit sans doute pas du mental étant donné qu’il n’a pas eu le temps d’analyser le cas. Il reprend très vite le contrôle, malheureusement. Et dès lors, on ne voit plus, on croit voir ce qui nous convient. Les prochaines désillusions viennent de prendre racine. Le mental vient d’ouvrir l’atelier de poterie dans lequel il va chercher à modeler l’autre à sa convenance, selon ses références. 
A moins que la vie nous ait fait un cadeau immense et que le coup de foudre se transforme peu à peu en un ciel lumineux jusqu’à l’infini du temps. »
Il souriait intérieurement. Un bonheur à s’accorder, une confiance à sauver.
« On ne voit bien qu’avec le cœur. » Saint-Exupéry n’aurait jamais imaginé qu’un homme puisse vivre sans le sien, sans même un cœur humain. Diane parlait d’un émetteur plus vaste. Quoi ? Le corps entier ? Le cerveau ? Non, pas le cerveau. D’autres organes n’auraient pas été munis de neurones si tout avait été concentré là-haut. Il y avait autre chose. Pas le cœur, ça au moins, il en était certain. Et si on lui enlevait les intestins ? Qu’en serait-il ? Tout ça était trop limité. Les systèmes scientifiques avaient une vue étroite. Mais alors quoi ? Et si nous n’étions qu’un récepteur ? Et si nous m’émettions rien du tout ? 
Il se redressa soudainement et eut un vertige. Il s’adossa, la main sur le front, les yeux fermés.
La force de ce flash. Nous n’étions que des récepteurs. Tout venait de l’extérieur. Sa transformation n’était pas dû au fait que son cœur n’émettait plus rien mais juste que le mental avait perdu une partie de ses repères, que l’identification avait été entamée, partiellement brisée. Les émotions venaient de l’extérieur, elles nous saisissaient parce que nous étions disponibles et le cerveau les interprétait, il se les attribuait parce que nous avions été éduqués ainsi, l’ego, l’ego, une entité fabriquée de toute pièce, la prétention humaine, l’identification. Oui, c’était ça… Je suis en colère était une affirmation totalement erronée. La colère est en moi parce que je l’ai laissée entrer. Voilà la réalité. Je ne suis pas amoureux. L’amour est en moi. Et il tient à moi de lui offrir une place durable. Rien n’est à moi, tout m’est donné.
Un bonheur immense. Un embrasement. Des bouffées d’amour qui l’envahissaient.
Des grésillements. L’accélération de son cœur. Non, c’était impossible. Il n’avait pas bougé, les microprocesseurs n’avaient aucune raison de faire varier le rythme cardiaque. C’était inconcevable. Un trouble gigantesque. L’impression qu’il était utopique de vouloir élaborer une explication rationnelle et fiable, définitive, tangible, incontournable. Cette impression incompréhensible d’être envahi par une entité extérieure. 
Il aurait voulu que Diane soit là, il se sentait partir, un malaise, un chaos trop puissant. Il s’allongea de nouveau et ferma les yeux.
« Calme-toi, calme-toi. Respire. »
Les grésillements s’effacèrent peu à peu. 
L’amour n’est pas dans notre cœur, ni dans notre cerveau, il n’a pas de coffre réservé, pas d’antre secret. Il n’émane même pas de nous d’ailleurs. Nous n’en sommes pas les concepteurs. L’amour est partout. Et si nous restons ouverts, il s’invite. 
Il tentait de remonter à la source, de trouver le nœud originel qui libèrerait toutes les révélations. Son cœur avait participé à ce conditionnement épouvantable de l’homme intégré et du Soi désintégré, son cœur avait été un ouvrier attelé à sa destruction. Saint-Exupéry s’était trompé. On ne voit bien qu’avec le cœur relevait d’un monde idyllique, d’un monde qui n’aurait aucune influence, qui ne chercherait pas à s’octroyer les raisons d’aimer. En perdant son cœur, les fondements même de son enfermement avaient été supprimés, non seulement la masse infinie de toutes les données enregistrées dans la boîte noire des émotions vécues mais le récepteur lui-même. Tout n’avait pas disparu puisqu’un seul organe avait été retiré mais il représentait le cœur du système. Bien évidemment.
L’homme avait fait de l’homme son propre prédateur. Nul besoin de guerre. Il suffisait d’éduquer le cœur et tout le reste suivrait, il suffisait d’inculquer les raisons d’aimer, il suffisait de canaliser les émotions, d’identifier les cibles, de laisser croire à la clientèle qu’elle était libre de ses choix, personne n’irait accuser le cœur d’être un traître. Le cœur n’était qu’un disque dur formaté.
Les tenants de la spiritualité et de la libération des esprits seraient sans doute décontenancés d’apprendre qu’il convenait d’enlever le cœur des hommes avant de s’engager sur une voie d’éveil. 
Il pensa à tous les implantés qui l’avaient précédé. Il serait intéressant de les retrouver. Une nouvelle espèce humaine. Des hommes sans cœur. Des hommes libres. Défragmentation du disque dur.
Il se sentit fatigué, comme un voyage trop long, un manque de condition spirituelle en quelque sorte. 
Il se laissa partir, respiration lente et profonde, visualisation du flux d’oxygène, jusqu’à l’effacement des dernières pensées…

Entre deux vies....

Par Le 04/02/2015

Voyage entre deux vies

Des récits spontanés d’enfants, des réminiscences d’adultes en thérapie et de nombreuses traditions en témoignent : une forme de conscience continuerait d’exister entre nos destinées terrestres.
http://www.inrees.com/articles/voyage-entre-deux-vies/
Cet article est accessible dans son intégralité uniquement aux abonnés INREES
© Shyamalamuralinath
Purnima, née au Sri Lanka, commence vers l’âge de 2 ans à raconter qu’avant, elle vendait de l’encens sur un vélo. De quel « avant » parle-t-elle ? Les enfants s’inventent des histoires, pensent les parents. À 4 ans, la petite fille visite un temple à 230 kilomètres de chez elle. « Une fois sur place, elle prétendit avoir vécu de l’autre côté de la rivière », rapporte le Dr Tucker. Par la suite, Purnima complète son récit de nombreux détails totalement cohérents. Elle insiste : elle a déjà vécu. Elle annonce avoir été un fabriquant de deux marques d’encens, que ses parents ne connaissent pas. Elle aurait vendu sa marchandise sur un vélo et aurait été tuée dans un accident de la route par un gros véhicule. Devant la persévérance de l’enfant, des proches mènent l’enquête. Que trouvent-ils ? Qu’un certain Jinadasa Perera, vendeur d’encens des marques annoncées, habitait dans le quartier désigné par la fillette. Il fut percuté par un camion et mourut 2 ans avant la naissance de Purnima.

Si considérer l’éventualité de la réincarnation est déjà vertigineux en soi, l’histoire ne s’arrête pas là. « Purnima prétendit qu’après sa mort elle flotta dans les airs pendant plusieurs jours dans une sorte de pénombre. Elle vit ses proches pleurer et observa son corps lors des funérailles. Elle prétendit aussi que de nombreuses autres personnes flottaient comme elle. Ensuite elle vit la lumière, vers laquelle elle se dirigea. Puis elle revint dans sa nouvelle famille », expose le Dr Tucker, psychiatre spécialiste des recherches sur l’hypothèse de la réincarnation. Fabulation ? Sa description des funérailles de Jinadasa correspond à des faits réels. Cette petite fille avance avoir continué à « vivre » depuis sa dernière vie.


Des témoignages par milliers


« Nous ne pouvons imaginer la réincarnation sans la croyance corollaire suivante : l’esprit est associé au corps durant notre vie, celle que nous connaissons, mais il est également indépendant de ce corps au point d’en être pleinement séparable et de survivre à la mort du corps auquel il avait été associé », explique le Dr Ian Stevenson. Ce psychiatre, fondateur de la Division des études sur la perception de l’université de Virginie, est l’expert mondial des recherches sur la réincarnation. Après avoir retrouvé les familles des « anciennes personnalités », examiné les témoignages de la manière la plus rigoureuse, l’équipe du Dr Stevenson a trouvé qu’au moins 2 500 enfants ont raconté des histoires vraies. Nous ne sommes plus devant quelques cas épars. Ces bambins, parfois d’1 an et demi, ont décrit en détail la vie de personnes qui ont bel et bien existé, qui sont mortes, et qu’ils prétendent avoir été. Encore plus sidérant : 20 % d’entre eux rapportent des souvenirs de « l’entre deux vies ». 500 enfants, qui par ailleurs ont raconté des histoires authentiques, expliquent avoir flotté au-dessus des vivants, avoir vu des esprits ou des paysages merveilleux. 

« Patrick Christenson, né aux États-Unis, avait 3 marques de naissance qui correspondaient aux lésions d’un frère décédé avant qu’il ne naisse », énonce le Dr Tucker. Patrick avança avoir été au « paradis » et avoir rencontré un proche appelé « Billy le Pirate ». Celui-ci lui aurait confié s’être fait tirer dessus à bout portant et être mort dans la montagne. Patrick raconta cela à sa mère. Elle ne connaissait personne dans la famille qui avait été tué de cette façon-là. Toutefois, lorsqu’elle appela sa propre mère, celle-ci lui raconta l’histoire d’un cousin éloigné dont le surnom était « Billy le Pirate », et qui avait été assassiné dans la montagne. Y aurait-il un au-delà dans lequel nos consciences voyageraient après la mort et duquel elles pourraient revenir ? « Nous sommes obligés de concevoir un espace mental qui diffère nécessairement de l’espace physique dans lequel nous évoluons habituellement », observe le Dr Stevenson.


Un hypnothérapeute en contact avec l’au-delà


À la fin des années 1960, le Dr Michael Newton propose une régression hypnotique à un patient souffrant d’une douleur persistante au côté droit. Espérant trouver dans son enfance l’origine de la douleur, il lui demande de « remonter à la source du problème ». Son patient se retrouve en France au beau milieu de la Première Guerre mondiale. Engagé dans la bataille de la Somme, il meurt d’un coup de baïonnette au côté droit. La description détaillée des uniformes et de la scène se révèle historiquement exacte et la douleur du patient s’estompe rapidement suite à la séance. Piqué par la curiosité, le Dr Newton décide de continuer à explorer les « vies passées ». C’est ainsi qu’il fait « une découverte d’une importance capitale. [...] Je me suis rendu compte qu’il était possible de “voir” dans l’au-delà par l’intermédiaire de sujets sous hypnose qui me faisaient ni plus ni moins un compte rendu de leurs vécus entre leurs vies sur terre ». Il fera régresser plus de 7 000 personnes. Après 25 ans de recherches sur l’au-delà, le Dr Newton avance que les récits semblent comporter « des vérités universelles ». 

Première constatation ? Des concordances remarquables avec les récits d’expériences de mort imminente (EMI). Sensation de flotter au-dessus de son corps. Impossibilité de se saisir des objets du monde physique ou d’interagir avec les vivants. Sensation de paix plutôt que de crainte. Ces témoignages évoquent aussi « l’effet tunnel, maintenant bien connu du public » et la présence d’un ou plusieurs guides, ou d’une sorte de comité d’accueil. S’ensuit ce que le Dr Newton appelle la phase « d’orientation », une revue de vie souvent effectuée avec un guide. 

À partir de là, le chemin continuerait vers « un endroit qui favorise notre guérison ». « Je peux voir un faisceau brillant et chaud. [...] C’est comme une buée, une vapeur qui tourbillonne d’abord autour de moi puis effleure délicatement mon âme comme si c’était vivant. Ensuite, cela me pénètre comme du feu et je me sens lavé de toutes mes blessures », rapporte un des sujets. À la suite de cela, les « âmes » iraient vers un port central. « C’est comme si nous partions tous d’un ruisseau et qu’ensuite, après la mort, nous étions tous attirés vers une grande rivière. [...] Nous sommes rassemblés dans un océan où nous tournoyons au ralenti », décrit un autre sujet. Les âmes seraient enfin comme aimantées vers « leur destination finale » : un regroupement avec leur « famille d’âmes ». « Je fus surpris d’entendre parler de l’existence de groupes d’âmes qui s’aident mutuellement dans leur démarche spirituelle. Je m’étais imaginé que les esprits se contentaient de flotter sans but après avoir quitté le plan terrestre », confesse le Dr Newton. Arriverait enfin le temps de se réincarner. Les âmes décideraient de leur future identité, choisiraient le lieu et le moment de leur nouvelle naissance sur terre. « Tout est confus, je glisse dans un long tube obscur, la sensation d’une caverne, ténèbres puis chaleur ! J’ai conscience d’être dans le ventre de ma mère. Je suis dans un bébé », témoigne un dernier sujet. Les recherches sur l’hypothèse de la réincarnation nous mettent face à des données étonnantes qu’il n’est pas aisé d’interpréter. Toutefois, les experts soulignent combien les souvenirs de « l’entre deux vies » sont concordants avec les récits rapportés par les personnes ayant vécu des expériences de mort imminente (EMI). Une cohérence globale semble émerger de ces deux champs d’étude. « Les similarités indiquent que les allégations faites par les enfants qui se souviennent de l’entre deux vies ont besoin d’être considérées comme faisant partie d’un même phénomène global qui comprend aussi les EMI », stipule le Dr Tucker. Serions-nous face à un phénomène universel – aussi décrit par de grandes traditions depuis des temps immémoriaux et sur tous les continents ?

Le choix de l'âme

Par Le 04/02/2015

Le choix de l’âme : Votre enfant vous a choisi

Publié le 19/12/2014 à 06:18 par reikiland
LE CHOIX DE L’ÂME : VOTRE ENFANT VOUS A CHOISI






Plusieurs traditions spirituelles enseignent que l’âme de l’enfant choisit ses parents.

Vous vous demandez peut être ce qu’il en est ou vous vous dites que si vous aviez pu choisir vos parents, vous n’auriez surement pas choisi les vôtres !

En fait, il ne s’agit généralement pas d’un choix raisonné, intellectuel comme lorsque l’on choisit quelque chose sur un catalogue mais d’une sorte d’attraction électro magnétique.

Le Docteur Christophe Massin, psychiatre et psychothérapeute, l’exprime ainsi dans son ouvrage « le bébé et l’amour » : « Une conscience non incarnée se sent invinciblement attirée par ce couple de parent, non sous leur forme physique, mais plutôt par l’énergie particulière qui se dégage de chacun d’eux, pour le meilleur et pour le pire »

Cette attraction se fait à partir des vibrations, des émanations émises par les futurs parents et les liens karmiques peuvent jouer un rôle important.

Ces liens karmiques nous amènent à retrouver les êtres avec qui nous pouvons avoir des conflits à pacifier ou avec qui nous avons eu une forte relation d'amour pour continuer à nous accompagner, nous soutenir ou accomplir quelque chose ensemble.

L’âme est attirée par des parents dont elle sait qu’ils pourront stimuler l’expression de ses qualités et l’aider à exprimer ce qu’elle est venue vivre et accomplir.

Souvent, l’âme choisit une qualité qu’elle souhaite plus particulièrement venir exprimer et /ou stimuler chez ses parents et son entourage, par exemple la compassion, le lâcher prise, la tolérance, l’amour universel.

Chaque membre de notre famille est là pour nous aider à révéler, développer ou transcender un aspect de nous même.

Si un proche nous fait vivre l'abandon par exemple,peut être que nous avons besoin de développer notre autonomie.

Lorsqu'il y a conflit karmique, l'amour qui peut naturellement se développer au sein d'une famille notamment entre parents et enfants offre un terrain particulièrement favorable pour réparer et guérir ces relations.

Le but ultime de ces retrouvailles d’âme est de nous ouvrir à l’amour sans aucune limitation, c’est-à-dire de nous aider à nous éveiller, nous s’entraider, nous respecter, nous aimer, sans attente, sans jugement, sans comparaison ni manipulation.

La famille comme opportunité de retrouver et de guérir ses blessures karmiques

Lorsqu’ une âme décide de revenir sur terre, elle rencontre ses Guides afin de définir ses choix d’incarnation, c’est-à-dire les facettes d’elle-même qu’elle souhaite expérimenter et développer, les leçons qu’elle a besoin d’apprendre et ce qu’elle choisit de venir guérir, créer, partager et accomplir dans la vie à venir.

Le but premier de toutes les âmes qui s’incarnent est de parfaire leur évolution en apprenant à s’aimer, à reconnaitre et à exprimer pleinement leur lumière et leur essence divine.

L’âme définit ce que j’appelle ses « objectifs prioritaires de guérison » par exemple dépasser sa tendance à se rejeter et donc à attirer le rejet, ne plus remettre son pouvoir aux autres, se libérer de la dépendance affective et développer l’amour d’elle-même. Elle choisit aussi la contribution unique qu’elle souhaite apporter à la terre : « son mandat d’incarnation », c’est-à-dire les talents qu’elle souhaite exprimer et offrir à l’humanité pour contribuer à son évolution, par exemple participer à l’élévation du niveau de conscience en enseignant, en guérissant, contribuer à la préserver la nature, créer de la beauté par des œuvres d’art …

Cela se fait à un plan très élevé de conscience et cette décision se prend environ trois mois avant la fécondation.

Elle choisit ainsi avec les conseils de ses Guides les parents et l’environnement les plus adaptés aux apprentissages et expériences qu’elle doit réaliser.

Par exemple, Laurence que j’ai guidée dans une régression sur ses choix d’incarnation a compris qu’elle avait choisi des parents de deux religions différentes car un des objectifs majeurs de son âme dans cette incarnation était de développer sa tolérance.

Souvent, l’âme choisit un environnement familial et social qui lui assure la rencontre de certaines difficultés qu’elle a à revivre afin de les transcender.

Elle choisit les parents qui pourront faire émerger à la fois le meilleur d’elle-même et les parties plus sombres pour qu’elle puisse les conscientiser et s’en libérer.

Au-delà des parents, l'âme est attirée par une lignée familiale avec ses forces et ses problématiques, un pays et un contexte historique.

Quelques mots pour mieux comprendre ce processus : Lorsqu’un être termine une incarnation, il revoit la totalité de sa vie pour en faire le bilan. C’est d’ailleurs ce dont témoignent les gens qui vivent des expériences de mort imminentes (NDE ).

Il se peut qu’il ai vécu des expériences douloureuses, par exemple d’abandon ou de trahison qu’il va accepter. Dans ce cas, il y a transmutation immédiate de la douleur.

Et puis, il y a des expériences qu’il ne va pas accepter et dont il va tirer des jugements et des interprétations limitatives sur lui-même ou sur la vie. Par exemple, il a vécu une sensation de trahison très importante et va en conclure que plus jamais il ne pourra ouvrir son cœur et faire confiance.

Comme le but de l’âme à son niveau le plus élevé c’est de s’aimer et de s’accepter quelle que soit l’expérience vécue, elle va retrouver le même type de difficulté dans une incarnation suivante pour avoir une nouvelle opportunité de rencontrer, d’accueillir et de dépasser cette blessure et les jugements associés.

Lorsque l’âme fait ses choix d’incarnation, elle choisit les blessures karmiques qu’elle souhaite retrouver pour avoir une nouvelle opportunité de les transmuter.

Cela signifie qu’en choisissant ces blessures elle sait qu’elle va attirer à elle de façon quasi magnétique les parents, les circonstances et les rencontres qui vont les réactiver.

Par exemple une âme qui doit se libérer d'une blessure de rejet, sera attirée par des parents dont elle se sentira rejetée, comme des parents qui souhaitent un garçon alors que c’est une fille. Plus tard elle pourra être inconsciemment attirée par des partenaires dont elle se sentira rejetée. Une âme qui a besoin de guérir une blessure d'abandon sera "magnétiquement " attirée par des parents qui l'abandonneront ou qui seront peu présents, lui donnant le sentiment qu'elle est abandonnée. Même si ce n’est pas le cas, elle aura tendance à tout interpréter en fonction de ses blessures, c’est-à-dire que la moindre attitude ou parole un peu distante sera ressentie comme du rejet ou de l’abandon.

Lorsque l’âme fait ses choix d’incarnation, elle n’est pas en contact avec ses mémoires karmiques, donc tout lui parait léger et facile.

Totalement reliée à sa source divine, l’âme est confiante en ses capacités de réaliser son plan d’incarnation, de dépasser ses anciennes erreurs, d’apprendre ses leçons, de développer les qualités qu’elle a choisi de développer et d’accomplir ce qu’elle souhaite pour aider la terre. Elle sait que l’incarnation lui offre une puissante opportunité de d’expérimentation et de croissance. C’est au cours de sa descente dans l’incarnation qu’elle retrouve progressivement toutes ses limitations, c’est-à-dire la somme de toutes ses mémoires, croyances limitatives, et blessures non résolues.

Plus l’âme descend vers les plans terrestres, plus elle quitte le sentiment d’unité qui prévaut dans les plans célestes pour entrer dans la dualité .Elle retrouve l’illusion qu’elle est séparée des autres et du divin. .Elle se sent de plus en plus lourde et oublie peu à peu qui elle est dans son essence divine. Cela soulève en elle beaucoup de peurs et de doutes, notamment la peur de de ne pas réussir son « mandat d’incarnation » et de perdre l’amour qui l’habite et le contact avec la lumière divine .Cela explique les résistances à l’incarnation qui peuvent surgir à ce moment-là.

Certaines âmes ressentent au cours de cette « descente dans l’incarnation » qu’elles ne se sentent finalement pas suffisamment prête et décident de rebrousser chemin.
De nombreuses fausses couches trouvent leur origine dans ce processus.

Tout ce qui n’est pas accepté et guéri, va donc être reproduit par l’âme pour avoir une nouvelle opportunité de le transmuter. Les événements de notre vie vont stimuler nos blessures karmiques jusqu’à ce que nous nous en libérions. Nous attirons inévitablement ce qui est en résonnance avec notre blessure. Nous finissons ce que nous n’avons pas achevé, nous retrouvons les êtres avec lesquels une blessure est restée sans guérison et nous revivons des situations pour lesquelles nous étions restés sans solution. Ainsi ce que nous jugeons chez nos parents, c’est ce que l’âme a choisi de venir rencontrer et guérir en nous. Cela a l’avantage de permettre une meilleure compréhension de la blessure et des prises de conscience nécessaires à notre évolution.

Quand un être s’affranchit d’une blessure karmique, il contribue à la libération de toute sa lignée familiale.

Ainsi l’âme est attirée par des parents et par une lignée familiale avec des charges et des potentiels aptes à permettre son déploiement malgré les apparences.

Votre enfant vous "choisit" donc autant pour vos qualités et vos forces que pour vos ombres et vos faiblesses. Ainsi, à défaut d'être de parfaits parents, vous serez les parents parfaits c'est à dire les plus appropriés pour votre enfant.

Cette prise de conscience peut soulager bien des peurs et des culpabilités !

Certaines âmes choisissent également des parents dont elles savent qu’elles pourront les aider à évoluer. C’est d’ailleurs de plus en plus le cas actuellement.

Extrait du livre "vivre et transmettre le meilleur pendant sa grossesse"

de Sophie Guedj Metthey
Sophie Guedj Metthey est thérapeute et channel.
Son site www.sophieguedjmetthey.com

Parmi les étoiles...

Par Le 02/02/2015

298739 milky way p

J’avais douze ans. Je vivais en Bretagne. La maison de mes parents était au bord de la forêt et il suffisait que je traverse les bois pour arriver à la mer.

Je passais beaucoup de temps dans la nature. Je l’aimais.

François vivait dans les bois. Une petite maison en pierres que la Mairie lui prêtait. François était un Poilu. Il était parti à la guerre avec son frère et deux amis. Il était le seul à être revenu. Je ne sais pas quel âge il avait. Il m’emmenait dans les bois parfois, il ne marchait pas vite, il était au bout de sa vie. C’est comme ça qu’il disait.

Je n’ai jamais oublié ce qu’il m’a dit un jour. On était assis sur un banc en pierres contre le mur de la maison. On écoutait la forêt.

« Tu sais Thierry, quoi qu’il t’arrive, n’oublie jamais d’aimer la vie, de la remercier, de l’honorer. Quoi qu’il t’arrive ou même à ceux que tu aimes. Car si quelque chose de désagréable survient ou même de dramatique, à toi ou à ceux que tu aimes, n’oublie jamais que pour en ressentir les effets, il faut que tu aies bénéficié de ce miracle de la vie. Tu es vivant. »

Un jour, j’ai trouvé les volets fermés.

François était parti.

J’ai souvent regardé les étoiles le soir. Parfois, je me levais dans la nuit et je cherchais François. Je savais bien que c’était ridicule pour certains mais moi il me plaisait de penser qu’il était là. Il m’est même arrivé de lui parler. Je lui ai dit que je n’oubliais pas de remercier la vie comme il me l’avait appris.

François était très âgé.

……

Renaud était beaucoup trop jeune pour disparaître.

C’est insupportable, c’est même difficile à croire que c’est possible et lorsqu’on réalise que c’est arrivé, on s’en veut de finir par y croire.  

On voudrait avoir perdu la raison plutôt que de s’avouer qu’on ne se trompe pas.

J’aimais la douceur de son regard et l’énergie qui émanait de son corps. Une Présence très forte sans qu’aucune prétention n’en émane. J’avais été surpris la dernière fois que je l’avais vu. Il avait un corps d’homme, une force tranquille et joyeuse. Il restait pourtant dans son regard la candeur de l’enfance et j’avais été touché par cette osmose. Je m’étais dit qu’il respirait la joie de vivre.

 

Alors que faire désormais ?

Je continuerai à aimer la vie, comme Renaud l’aimait, à aimer la nature, comme Renaud l’aimait, à vénérer les Montagnes comme il le faisait.

 

J’aurais aimé que Renaud en fasse autant si c’est moi qui avais disparu.

Il n’y a pas d’autres possibilités. Nous nous devons d’aimer la vie comme ceux qui ont disparu auraient su le faire.

 

Déstructuration du Moi

Par Le 29/01/2015

http://www.psycho-facile.com/index.php?option=com_content&view=article&id=15&Itemid=230
Le Moi se défend pour conserver son unité et son équilibre. La déstructuration du Moi provoque l’angoisse. Le Moi va se défendre afin de ne pas perdre son identité, ses valeurs, ses convictions, ses certitudes, etc.
 
Le Moi va se défendre au moyen de mécanismes qui prendront un aspect individuel :
 
            - Le refoulement : (vu par P. Janet) Il est fondé sur l’existence d’un Surmoi. Refoulement de ses besoins de tendresse, de ses sentiments...
19ème siècle : idéalisation de l’amour et refoulement de la sexualité.
Aujourd’hui, refoulement de la créativité. Le milieu social peut empêcher la réalisation des talents artistiques, des aspirations, etc. Il provoque une grande perte d’énergie.
 
            - La formation réactionnaire : c’est un cas particulier de refoulement. Réaction en faisant le contraire (dû à la culpabilité).
 
            - La compensation : terme inventé par Adler. C’est un mécanisme destiné à contrebalancer un échec, une frustration dans un autre domaine. Les manques peuvent être compensés par une boulimie. Compensation d’une infirmité physique par une grande activité intellectuelle. La surcompensation est dangereuse. Compensation d’un sentiment d’infériorité par une mégalomanie.
 
            - L’annulation rétroactive : recherche l’annulation de ce qui a existé auparavant. Permet de se défaire de la culpabilité, de l’angoisse.
 
            - La projection : mécanisme pour lutter contre le sentiment de culpabilité. Attribution à autrui des traits de sa propre personnalité. La projection peut aboutir à un sentiment de persécution. Fait de projeter sa culpabilité sur l’autre pour s’en débarrasser.
 
            - L’introjection : fait de chercher à s’incorporer l’autre, de vouloir qu’il vive en nous. Evite la douleur et la frustration. Souvent le cas lors d’un deuil.
 
            - La fantasmatisation des pulsions : on fantasme les désirs que l’on ne peut s’offrir. On crée ainsi un monde imaginaire ce qui peut mener à la schizophrénie.
 
            - La substitution ou déplacement : on décharge sur quelque chose ou quelqu’un de l’agressivité que l’on ressent pour quelqu’un. Fait de transposer, de déplacer, de substituer.
 
            - La conversion : transposition involontaire d’une angoisse sur une partie de son corps. C’est le cas des maladies psychosomatiques. Un phénomène psychologique devient physique.
 
            - La cérébralisation : on n’exprime pas ce que l’on ressent, tout reste sur le plan intellectuel. Résistance à la montée des pulsions ce qui provoque un blocage affectif. Phénomène de rationalisation.
 
            - La régression : fait de revenir à un stade antérieur à l’évolution. Permet de se sécuriser. Provient d’une frustration.
 
            - Le déni du réel : refus de voir un fait réel tel qu’il est pour ne pas changer soi-même. Aboutit à la rigidité psychologique.
 
            - L’identification : normale chez l’enfant qui s’identifie à l’adulte car le Moi n’est pas encore constitué. On peut s’identifier à une personne, un parti, une idéologie, etc. Identification à des modèles. Peut aboutir au fanatisme. Un adulte doit avoir sa propre identité.
 
            - La sublimation ou idéalisation : la pulsion est orientée vers des buts sociaux ou altruistes.
 
Tous les mécanismes de défense du Moi ne sont pas pathologiques, ils ne le sont que quand ils empêchent de vivre, de communiquer, etc. Tous ces mécanismes peuvent interagir entre eux. Il faut pouvoir se défaire des structures pour affirmer sa propre personnalité. Il faut pouvoir changer afin d’évoluer.

Saint-Exupéry

Par Le 29/01/2015

antoine-st-ex-partenaire

“

Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif.

Lettre d’Antoine de Saint-Exupéry au général X

Antoine de Saint Exupéry : mythe absolu de l’aviateur et de l’écrivain, auteur du Petit-Prince et de nombreux romans, est mort au combat le 31 juillet 1944. La veille, il écrit au général X et s’exprime avec une lucidité exceptionnelle sur la condition de l’homme moderne. Testament avant l’heure, cette lettre, déchirante à la lumière de son destin, parle étrangement et profondément de notre temps.

30 juillet 1944

Je viens de faire quelques vols sur P. 38. C’est une belle machine. J’aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans. Je constate avec mélancolie qu’aujourd’hui, à quarante trois ans, après quelques six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là. Ce n’est plus qu’un instrument de déplacement - ici de guerre. Si je me soumets à la vitesse et à l’altitude à mon âge patriarcal pour ce métier, c’est bien plus pour ne rien refuser des emmerdements de ma génération que dans l’espoir de retrouver les satisfactions d’autrefois.

Ceci est peut-être mélancolique, mais peut-être bien ne l’est-ce pas. C’est sans doute quand j’avais vingt ans que je me trompais. En Octobre 1940, de retour d’Afrique du Nord où le groupe 2 - 33 avait émigré, ma voiture étant remisée exsangue dans quelque garage poussiéreux, j’ai découvert la carriole et le cheval. Par elle l’herbe des chemins. Les moutons et les oliviers. Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure derrière les vitres à 130 kms à l’heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai qui est de lentement fabriquer des olives. Les moutons n’avaient pas pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes et fabriquaient de la vraie laine. Et l’herbe aussi avait un sens puisqu’ils la broutaient.

Et je me suis senti revivre dans ce seul coin du monde où la poussière soit parfumée (je suis injuste, elle l’est en Grèce aussi comme en Provence). Et il m’a semblé que, toute ma vie, j’avais été un imbécile...

Tout cela pour vous expliquer que cette existence grégaire au coeur d’une base américaine, ces repas expédiés debout en dix minutes, ce va-et-vient entre les monoplaces de 2600 chevaux dans une bâtisse abstraite où nous sommes entassés à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n’a rien qui me caresse le coeur. Ça aussi, comme les missions sans profit ou espoir de retour de Juin 1940, c’est une maladie à passer. Je suis « malade » pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd’hui, je suis profondément triste. Je suis triste pour ma génération qui est vide de toute substance humaine. Qui n’ayant connu que les bars, les mathématiques et les Bugatti comme forme de vie spirituelle, se trouve aujourd’hui plongé dans une action strictement grégaire qui n’a plus aucune couleur.

On ne sait pas le remarquer. Prenez le phénomène militaire d’il y a cent ans. Considérez combien il intégrait d’efforts pour qu’il fut répondu à la vie spirituelle, poétique ou simplement humaine de l’homme. Aujourd’hui nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces niaiseries. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (il n’est pas de victoire aujourd’hui, il n’est que des phénomènes de digestion lente ou rapide) tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d’être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine, « nous acceptons honnêtement ce job ingrat » et la propagande, dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir.

De la tragédie grecque, l’humanité, dans sa décadence, est tombée jusqu’au théâtre de Mr Louis Verneuil (on ne peut guère aller plus loin). Siècle de publicité, du système Bedeau, des régimes totalitaires et des armées sans clairons ni drapeaux, ni messes pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif.

Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du 15ème siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (pardonnez-moi). Deux milliards d’hommes n’entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots.

Tous les craquements des trente dernières années n’ont que deux sources : les impasses du système économique du XIXème siècle et le désespoir spirituel. Pourquoi Mermoz a-t-il suivi son grand dadais de colonel sinon par soif ? Pourquoi la Russie ? Pourquoi l’Espagne ? Les hommes ont fait l’essai des valeurs cartésiennes : hors des sciences de la nature, cela ne leur a guère réussi. Il n’y a qu’un problème, un seul : redécouvrir qu’il est une vie de l’esprit plus haute encore que la vie de l’intelligence, la seule qui satisfasse l’homme. Ca déborde le problème de la vie religieuse qui n’en est qu’une forme (bien que peut-être la vie de l’esprit conduise à l’autre nécessairement). Et la vie de l’esprit commence là où un être est conçu au-dessus des matériaux qui le composent. L’amour de la maison - cet amour inconnaissable aux Etats-Unis - est déjà de la vie de l’esprit.

Et la fête villageoise, et le culte des morts (je cite cela car il s’est tué depuis mon arrivée ici deux ou trois parachutistes, mais on les a escamotés : ils avaient fini de servir) . Cela c’est de l’époque, non de l’Amérique : l’homme n’a plus de sens.

Il faut absolument parler aux hommes.

A quoi servira de gagner la guerre si nous en avons pour cent ans de crise d’épilepsie révolutionnaire ? Quand la question allemande sera enfin réglée tous les problèmes véritables commenceront à se poser. Il est peu probable que la spéculation sur les stocks américains suffise au sortir de cette guerre à distraire, comme en 1919, l’humanité de ses soucis véritables. Faute d’un courant spirituel fort, il poussera, comme champignons, trente-six sectes qui se diviseront les unes les autres. Le marxisme lui-même, trop vieilli, se décomposera en une multitude de néo-marxismes contradictoires. On l’a bien observé en Espagne. A moins qu’un César français ne nous installe dans un camp de concentration pour l’éternité.

Ah ! quel étrange soir, ce soir, quel étrange climat. Je vois de ma chambre s’allumer les fenêtres de ces bâtisses sans visages. J’entends les postes de radio divers débiter leur musique de mirliton à ces foules désœuvrées venues d’au-delà des mers et qui ne connaissent même pas la nostalgie.

On peut confondre cette acceptation résignée avec l’esprit de sacrifice ou la grandeur morale. Ce serait là une belle erreur. Les liens d’amour qui nouent l’homme d’aujourd’hui aux êtres comme aux choses sont si peu tendus, si peu denses, que l’homme ne sent plus l’absence comme autrefois. C’est le mot terrible de cette histoire juive : « tu vas donc là-bas ? Comme tu seras loin » - Loin d’où ? Le « où » qu’ils ont quitté n’était plus guère qu’un vaste faisceau d’habitudes.

Dans cette époque de divorce, on divorce avec la même facilité d’avec les choses. Les frigidaires sont interchangeables. Et la maison aussi si elle n’est qu’un assemblage. Et la femme. Et la religion. Et le parti. On ne peut même pas être infidèle : à quoi serait-on infidèle ? Loin d’où et infidèle à quoi ? Désert de l’homme.

Qu’ils sont donc sages et paisibles ces hommes en groupe. Moi je songe aux marins bretons d’autrefois, qui débarquaient, lâchés sur une ville, à ces noeuds complexes d’appétits violents et de nostalgie intolérable qu’ont toujours constitués les mâles un peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours, pour les tenir, des gendarmes forts ou des principes forts ou des fois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d’oies. L’homme d’aujourd’hui on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés.

Ainsi sommes-nous enfin libres. On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissé libres de marcher. Mais je hais cette époque où l’homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail doux, poli et tranquille. On nous fait prendre ça pour un progrès moral ! Ce que je hais dans le marxisme, c’est le totalitarisme à quoi il conduit. L’homme y est défini comme producteur et consommateur, le problème essentiel étant celui de la distribution. Ce que je hais dans le nazisme, c’est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même. On fait défiler les ouvriers de la Ruhr devant un Van Gogh, un Cézanne et un chromo. Ils votent naturellement pour le chromo. Voilà la vérité du peuple ! On boucle solidement dans un camp de concentration les candidats Cézanne, les candidats Van Gogh, tous les grands non-conformistes, et l’on alimente en chromos un bétail soumis. Mais où vont les Etats-Unis et où allons-nous, nous aussi, à cette époque de fonctionnariat universel ? L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne système Bedeau à la belote. L’homme châtré de tout son pouvoir créateur, et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les boeufs en foin.

C’est cela l’homme d’aujourd’hui.

Et moi je pense que, il n’y a pas trois cents ans, on pouvait écrire La Princesse de Clèves ou s’enfermer dans un couvent pour la vie à cause d’un amour perdu, tant était brûlant l’amour. Aujourd’hui bien sûr les gens se suicident, mais la souffrance de ceux-là est de l’ordre d’une rage de dents intolérable. Ce n’a point à faire avec l’amour.

Certes, il est une première étape. Je ne puis supporter l’idée de verser des générations d’enfants français dans le ventre du moloch allemand. La substance même est menacée, mais, quand elle sera sauvée, alors se posera le problème fondamental qui est celui de notre temps. Qui est celui du sens de l’homme et auquel il n’est point proposé de réponse, et j’ai l’impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde.

Ca m’est égal d’être tué en guerre. De ce que j’ai aimé, que restera-t-il ? Autant que les êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d’une certaine lumière spirituelle. Du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel. Les choses. je m’en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c’est certain arrangement des choses. La civilisation est un bien invisible puisqu’elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l’une à l’autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ? Si je suis tué en guerre, je m’en moque bien. Ou si je subis une crise de rage de ces sortes de torpilles volantes qui n’ont plus rien à voir avec le vol et font du pilote parmi ses boutons et ses cadrans une sorte de chef comptable (le vol aussi c’est un certain ordre de liens).

Mais si je rentre vivant de ce « job nécessaire et ingrat », il ne se posera pour moi qu’un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?

Citation nauséeuse

Par Le 29/01/2015

"Bien entendu, le peuple ne veut pas de guerre. Pourquoi est-ce qu'un pauvre gueux dans une ferme voudrait risquer sa vie dans une guerre dont il ne peut espérer au mieux qu'il en reviendra entier ? Naturellement, le commun de la population ne veut pas de guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni, en ce qui nous concerne, en Allemagne. C'est bien entendu. Mais, après tout, ce sont les dirigeants d'un pays qui en déterminent les lignes d'action, et ce n'est jamais qu'une question simple que d'entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste. [...] Le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu'il suffit de faire, c'est de leur dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays."

Hermann Göring...

  • Nuremberg Diary, Gustave Gilbert, éd. Da Capo Press, 1995 (Reprint Edition) (ISBN 978-0306806612), p. 278

"L'école mise au pas"

Par Le 29/01/2015

Après les attentats, l’école mise au pas

Bernard Girard
Enseignant en collège
Publié le 27/01/2015 à 13h24

Manuel Valls et Najat Vallaud-Belkacem, à l’école Jean-Moulin (77) le 23 janvier 2015 (AFP Photo / Joël Saget)

Vendredi dernier, Manuel Valls, désormais ministre auto-promu de l’Education nationale, accompagné de son adjointe, Najat Vallaud-Belkacem, se renden visite promotionnelle dans un lycée de Seine-et-Marne pour une réception digne d’un village Potemkine. Les élèves, soigneusement cornaqués, sont autorisés à « dialoguer » avec lui, à condition, bien sûr, que les questions lui fassent plaisir.

C’est ainsi qu’en réponse à l’interrogation d’un lycéen se demandant si la France était vraiment « en guerre », Valls a pu délivrer son désormais célèbre message : « Votre génération doit s’habituer à vivre avec le danger du terrorisme […] et les enseignants doivent le savoir. » Cette mâle résolution étant dans la minute reprise par tous les médias, le chef du gouvernement, aux anges, peut alors quitter la salle pendant que les élèves entonnent une Marseillaise aussi spontanée que le débat qui a précédé…

Heureux effet des attentats – parmi d’autres – personne n’aura songé à l’interpeller sur le chômage des jeunes ; on ne va quand même pas importuner un chef de guerre ni troubler l’union nationale avec de telles futilités. Patriote et disciplinée, c’est ainsi que, dorénavant, l’Education nationale rêve la jeunesse. Et pour y arriver, en plus de la fidélité sans faille de sa hiérarchie, elle s’est dotée d’un outil à la mesure de l’objectif, une sorte de bible (ou de Coran) en 11 points, au titre magique : « Grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la République ». Tout est dans le titre.

Un tri dans les valeurs républicaines

Ce qui frappe d’abord avec ce document, après le choc des couleurs – bleu, blanc, rouge – c’est le poids des mots : pas moins de 34 occurrences pour « république », 25 pour « valeurs de la république » ou « valeurs républicaines », 28 pour « laïcité ». En comparaison, « justice » n’apparaît que six fois, non pas d’ailleurs, en référence au principe moral mais pour désigner l’administration à laquelle auront à faire les élèves qui ne respecteront ni la république et ses valeurs ni la laïcité. « Liberté » et « fraternité » ont droit chacune à une occurrence, « égalité » ne fait pas partie de la liste.

La république a fait son tri. Et, de fait, si la réduction des inégalités et l’exigence de mixité sociale sont mentionnées, il faut bien reconnaître que c’est pour en rester aux généralités et aux vœux pieux : maîtrise du français, lutte contre le décrochage scolaire, autant d’incontournables des discours ministériels depuis plusieurs dizaines d’années.

De même, alors qu’une réforme de la carte scolaire avait été à plusieurs reprises évoquée, elle se trouve ici réduite à un « diagnostic partagé avec les collectivités scolaires », ce qui, de facto, en reporte la charge sur le bon vouloir des autorités locales, tout en continuant d’en exclure les établissements privés qui, aux termes de la loi Debré, sont pourtant censés participer au « service public d’éducation ». Traduction : en dépit des grands principes, la république continuera pendant longtemps encore à s’accommoder de la sélection précoce des élèves basée sur le revenu des parents. La république et ses oripeaux, c’est tout ce qui reste lorsqu’un régime politique renonce à rendre plus justes l’école et la société.

Laïcité très contrôlée

En comparaison, l’intransigeance manifestée dès lors qu’il est question de « la laïcité et de la transmission des valeurs républicaines » prend ici tout son sens. Car l’important avec ces valeurs n’est pas qu’elles se concrétisent au quotidien mais qu’on les affiche ; quand bien même elles ne jouiraient d’aucune crédibilité, il faut faire semblant d’y croire.

Un peu comme autrefois lorsque, dans l’Eglise catholique, les fidèles étaient tenus de manifester leur foi en latin, un jargon dont ils ne comprenaient pas un traître mot. On voit d’ici toute la modernité du catéchisme républicain…

Pour éviter de tomber dans le terrorisme, les élèves auront donc droit, à partir de la prochaine rentrée, à un « enseignement moral et civique », à ne surtout pas confondre avec l’éducation morale et civique en vigueur jusqu’à présent. Car, grande nouveauté : cette morale sera « laïque », ce qui, dans le contexte actuel, pourrait laisser la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations, si, heureusement, l’Education nationale, jamais à court de moyens dans la promotion de ses gadgets, n’avait eu l’idée de former en toute urgence, avant l’été, 1 000 formateurs qui auront ensuite pour mission d’aller porter la bonne parole dans leurs provinces. L’opportunité du coût de cette initiative dans le contexte de coma avancé où se trouve actuellement la formation continue des personnels ne sera pas évoquée ici.

Mouche ton nez et chante ta Marseillaise

Le dogme étant ainsi défini, les élèves seront tenus de s’y tenir strictement :

« Les comportements mettant en cause les valeurs de la république [seront] traités, systématiquement signalés au chef d’établissement avec, le cas échéant, une sanction disciplinaire. »

Une formulation qui laisse perplexe surtout au regard de la subtile confusion entretenue sur « la valorisation des rites républicains » : on apprend en effet que :

« Le rétablissement de l’autorité du maître passe par la compréhension et la célébration des rites et symboles républicains (hymne national, drapeau etc). »

Autrement dit, écorcher la Marseillaise ou ne pas se signer devant le drapeau, ces cas flagrants d’atteinte à l’autorité du maître, seront dorénavant punis. C’est vrai que recopier 100 fois l’hymne national sera l’occasion pour l’élève d’apprécier à leur juste valeur les notions de libertés de conscience et d’expression ou encore les capacités « de jugement et d’argumentation » que cet enseignement prétend lui faire acquérir.

Ce n’est pas tout : outre la journée de la laïcité « célébrée » le 9 décembre, l’année scolaire sera parsemée de participations obligatoires aux « commémorations patriotiques », qui ne manquent pas dans le calendrier, le tout formant « un parcours citoyen », de l’école élémentaire à la terminale, « articulé, notamment autour de la Journée défense et citoyenneté » (Rappel : la JDC est l’opération de recrutement des armées). S’il reste du temps, les élèves pourront toujours se livrer à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture du calcul et des autres matières scolaires…

Quelle guerre contre quel ennemi ?

Voilà, en quelques mots, la réponse apportée par l’Education nationale à la menace terroriste contre laquelle la France serait, paraît-il, en guerre, une guerre qui, effectivement, donne tout son sens à cette « mobilisation ». Mais si guerre il y a, le préalable – et l’honnêteté – consisteraient quand même à dire de quels adversaires il s’agit. Et comme on a du mal à croire qu’un pays de 65 millions d’habitants soit menacé, dans sa survie, par trois terroristes ou même par quelques centaines, il faut alors convenir que l’ennemi est ailleurs et que la question posée est d’une autre nature.

Ce document surréaliste, censé dorénavant régenter les mœurs et les croyances écolières, est tout entier organisé autour d’un grossier amalgame entre civilités, nationalité, laïcité, ce qui, dans les écoles peut se traduire ainsi : je respecte les enseignants, je suis fier d’être français, je ne porte pas de voile sur la tête. Mais alors que la première prescription va de soi et ne pose pas de problèmes majeurs en dépit des descriptions apocalyptiques abondamment relayées par la presse, la seconde relève d’un choix éthique personnel – on reste libre ou pas de se « sentir français » – et la troisième ne s’adresse en réalité qu’à l’Etat, chargé, depuis 1905, de garantir la liberté religieuse et le libre exercice des cultes.

Or, si la première est bien légitime dans un cadre scolaire, il est clair que la « mobilisation de l’école » cible en fait les élèves musulmans considérés comme insuffisamment francisés. Ainsi, la vision identitaire de la laïcité, aux relents colonialistes, bruyamment initiée ces dernières années par les milieux d’extrême droite avant de gangréner une large partie de la classe politique, prend pied aujourd’hui à l’école, le plus officiellement du monde avec ce mot d’ordre : éradiquons la menace barbare de nos écoles.

Faire peur pour faire marcher droit

Comme dans toute guerre, les dégâts collatéraux ne manqueront pas : si une partie des élèves est tout spécialement visée, les autres ne seront pas épargnés, notamment à travers l’intention, pesamment affichée, de punir, comme autant de déviances, les écarts à la pensée officielle.

Les enseignants, singulièrement silencieux jusqu’à présent, voire complaisants – à quelques notables exceptions près – devraient se rendre compte qu’ils sont concernés par ce vent punitif : notamment lors des concours de recrutement où seront évaluées « leurs capacités à faire partager les valeurs de la République », une formulation suffisamment large pour laisser la porte ouverte à tous les arbitraires. Et les sanctions brutales prononcées ces derniers jours, aussi biencontre des élèves que contre des enseignants, donnent déjà l’image de ce que pourrait être une école fondée sur la surveillance généralisée, les menaces et la peur.

Réalité intérieure

Par Le 29/01/2015

REALITE INTERIEURE
Elle n'est pas un don, et ce n'est pas le fruit du talent; ce trésor impérissable ne se laisse découvrir que lorsque l'esprit est libéré des appétits, de l'égocentrisme et de l'ignorance, lorsque la pensée se libère des valeurs sensorielles et de l'avidité d'être quelque chose. On le vit dans la méditation que comporte une pensée lucide. L'impartiale perception de nous-mêmes nous conduira à cette réalité conductrice, laquelle est sous-jacente à toutes nos illusions destructrices; elle nous ouvrira à cette tranquille sagesse, qui est toujours présente en dépit de l'ignorance et en dépit de toutes nos connaissances, car celles-ci ne sont jamais qu'une forme de l'ignorance. Les connaissances sont du monde des symboles et, trop souvent, font obstacle à la sagesse, à la mise à nu du moi, d'instant en instant. Un esprit parvenu à la quiétude de la sagesse " connaîtra l'être, saura ce qu'est aimer.

L'amour n'est ni personnel ni impersonnel, il est amour, tout simplement, et ne peut être décrit par l'esprit comme étant exclusif ou inclusif. L'amour est sa propre éternité; c'est le réel, le suprême, l'immesurable."


Aldous Huxley

Auras

Ce que voit un Chaman

Par Le 28/01/2015

Shaman : ce qu’un Shaman voit

18

Ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique


Voici ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique

Le point de vue chamanique sur les maladies mentales

Selon la vision chamanique, les maladies mentales indiquent « la naissance d’un guérisseur », explique Patrice Malidoma Somé. Ainsi, on doit considérer les troubles mentaux comme des urgences et des crises spirituelles pour aider le guérisseur lors de sa naissance.

Ce qui est perçu comme « un maladie mentale » dans l’Occident est considéré comme « de bonnes nouvelles de l’autre monde » par le peuple de Dagara. La personne confrontée à la crise a été choisie comme un moyen de communication afin de faire passer un message du monde spirituel à la communauté qui l’entoure. «Les troubles mentaux et toutes les autres sortes de troubles du comportement signalent que deux énergies incompatibles évidentes ont été fusionnées au sein du même concept », explique le Dr Somé. Ces perturbations se produisent lorsque la personne ne reçoit pas d’aide pour faire face à la présence de l’énergie venue du royaume des esprits.

Une des choses que Dr Somé a dû affronter lors de son arrivée aux États-Unis en 1980 pour des études supérieures a été de savoir comment ce dernier s’occupe des maladies mentales. Quand l’un de ses collègues a été envoyé dans un hôpital psychiatrique pour « dépression nerveuse », le Dr Somé lui a rendu visite.

«J’étais tellement choqué. C’était la première fois que j’étais confronté à de telles mesures faites aux personnes présentant les mêmes symptômes que certains dans mon village ». Ce qui a frappé le shaman, c’était que l’attention accordée à ces symptômes était basée sur la pathologie, sur l’idée que la condition est quelque chose qui doit s’arrêter. Ça allait totalement à l’encontre de sa culture face à une telle situation.

C’était en complète opposition avec la façon dont sa culture percevait une telle situation. Pendant qu’il regardait les chambres désolantes des patients, il a vu que certains portaient des camisoles de force, plusieurs étaient drogués aux médicaments et d’autres criaient. A ce moment là il s’est dit : «Alors c’est de cette façon que les guérisseurs qui tentent de naître sont traités dans cette culture. Quel gâchis! Quelle tristesse de voir une personne qui s’est enfin alignée avec le pouvoir de l’autre monde être en pure perte. »

En reformulant au sens de l’esprit occidental, nous qui vivons en Occident ne sommes ni formés ni éduqués pour traiter ou même reconnaître l’existence des phénomènes psychiques « le monde spirituel ». En fait, les capacités psychiques sont dénigrées. Lorsque les énergies du monde spirituel émergent dans une psyché occidentale, l’individu présent est complètement dépourvu pour les intégrer ou même reconnaître ce qui se passe. Le résultat peut être terrifiant. Sans le contexte approprié d’assistance dans le traitement de la percée d’un autre niveau de réalité, à toutes fins pratiques, la personne est « un malade mental ». Le dosage élevé des médicaments antipsychotiques aggrave le problème et empêche l’intégration qui pourrait conduire au développement de l’âme et de la croissance chez la personne qui a reçu ces énergies.

Dans le service psychiatrique, le Dr Somé a vu beaucoup d’ «êtres» en présence des patients et des «entités» qui sont invisibles chez la plupart des gens mais que les shamans et les médiums sont capables de voir. « Ils étaient à l’origine de la crise chez ces gens, » dit-il. Il lui semblait que ces êtres essayaient de faire sortir les médicaments et leurs effets hors du corps et tentaient de fusionner avec en augmentant la douleur des patients dans le processus. « Ces êtres agissaient presque comme une sorte de « dragueur » dans le domaine de l’énergie. Ils étaient vraiment féroces à ce sujet. Les gens chez qui ces êtres faisaient cela criaient et hurlaient », a-t-il dit. Il ne pouvait pas rester dans cet environnement et a dû quitter l’établissement.

Dans la tradition Dagara, la communauté aide la personne à réconcilier les énergies des deux mondes « le monde de l’esprit avec qui elle fusionne avec le village et la communauté. » Cette personne peut alors servir de pont entre les deux mondes et contribue à changer la vie de gens en leur procurant la guérison dont ils ont besoin. Ainsi, la crise spirituelle se termine par la naissance d’un autre guérisseur. « La relation de l’autre monde avec notre monde est l’un des commandites», explique le Shaman. « Les connaissances et les compétences qui découlent le plus souvent de ce genre de fusion sont en particulier une connaissance ou une compétence venant  directement de l’autre monde ».

Les êtres qui augmentaient la douleur des internés à l’hôpital psychiatrique avaient effectivement tenté de fusionner avec les internés afin de faire passer des messages dans notre monde. Les gens avec qui ils avaient choisi de fusionner n’obtenaient aucune aide pour apprendre à être un pont entre les deux mondes et les tentatives de fusion des êtres ont échoué. Cela a mené à un maintien du trouble initial énergétique et à l’interruption de la naissance d’un guérisseur.

« La culture occidentale a toujours ignoré la naissance des guérisseurs », déclare le Dr Somé. « Par conséquent, il y aura toujours une tendance de l’autre monde à continuer d’essayer de fusionner avec autant de personnes que possible dans le but d’attirer l’attention de quelqu’un. Ils doivent s’efforcer davantage. » Les esprits sont attirés par les personnes dont les sens n’ont pas été anesthésiés.  « La sensibilité est perçue comme une invitation à venir » a-t-il fait remarquer.

Ceux qui développent des troubles dits mentaux sont ceux qui sont sensibles, ce qu’on considère dans la culture occidentale comme de l’hypersensibilité. Les cultures autochtones ne le voient pas de cette façon et, par conséquent, les personnes sensibles ne savent pas trop qu’elles sont sensibles. Dans l’Ouest, «c’est la surcharge de la culture dans laquelle ils sont qui est responsable de leur démolition», observe le shaman. Le rythme effréné, le principe du bombardement sur les sens et l’énergie violente qui caractérise la culture occidentale peut submerger les personnes sensibles.

La schizophrénie et l’énergie spirituelle

Avec la schizophrénie il y a une « réceptivité particulière à un flux d’images et d’informations qui ne peut être contrôlée », a déclaré le Dr Somé. «Quand ce genre de particularité se produit à un moment involontaire, en particulier au moment de l’apparence des diffusions mentales effrayantes, la personne concernée va dans une frénésie. »

Ce qui est nécessaire dans cette situation, c’est de séparer en premier l’énergie de la personne de l’énergie spirituelle externe en utilisant la pratique chamanique (ce qui est connu sous le nom de ‘balayage’) pour éliminer ce dernier de l’aura de la personne. Avec ce nettoyage énergétique, la personne n’est plus apte à recevoir un flot d’informations et donc n’a plus de raison d’être effrayée ou troublée, explique le shaman .

Ensuite, il est possible d’aider la personne à s’aligner avec l’énergie spirituelle tentant de submerger de l’autre monde afin de donner naissance à un guérisseur. Le blocage de cette émergence est la source du problème. « L’énergie d’un guérisseur est une énergie à haute tension », remarque-t-il. «Quand l’énergie est bloquée, ça brûle la personne. C’est comme un court-circuit qui fait sauter des fusibles. C’est pour cela que ceci peut être très effrayant et je comprends pourquoi certaines cultures préfèrent limiter ces personnes. Dans l’occident ils crient, hurlent et on leur met des camisoles de force. C’est une image triste. « Encore une fois, l’approche chamanique est de travailler sur l’alignement des énergies de façon à ce qu’il n’y ait plus aucun blocage sans faire disjoncter les « fusibles » afin que la personne puisse devenir le guérisseur qu’il est censé être.

Il convient de noter à ce stade que tous les êtres spirituels qui entrent dans le champ énergétique d’une personne ne sont pas tous là pour promouvoir la guérison. Il y a aussi des énergies négatives qui sont des présences indésirables pour l’aura. Dans ces cas-là, l’approche chamanique est de les retirer de l’aura plutôt que d’aligner ces énergies discordantes.

 

Alex: Fou aux Etats-Unis, shaman guérisseur en Afrique

 
Pour tester sa conviction sur le point de vue chamanique à propos de la vérité sur les maladies mentales dans le monde occidental ainsi que dans les cultures autochtones, le Dr. Somé a ramené avec lui un patient souffrant de troubles psychiques dans son village en Afrique. « Ma curiosité m’a poussé à savoir s’il y a du vrai dans l’universalité qui lie la maladie mentale à un alignement avec un être d’un autre monde spirituel», dit le Dr Somé.

Alex était un garçon américain de 18 ans qui avait souffert d’une crise psychotique quand il avait 14 ans. Il avait des hallucinations, était suicidaire et traversait des cycles de dépression très graves. Il était dans un hôpital psychiatrique et prenait beaucoup de médicaments mais rien ne l’aidait. «Les parents ont tout fait mais en vain», explique le shaman. « Ils ne savaient plus quoi faire d’autre. »

Le Dr. Somé a emmené leur fils en Afrique avec leur permission. « Après huit mois passés là-bas, Alex est devenu tout à fait normal, rapporte le Shaman. Il a même pu participer à des guérisons avec les guérisseurs : il était assis avec eux toute la journée et les aidait, les assistait et était impliqué avec la clientèle des guérisseurs. . . . Il a passé quatre ans dans mon village. « Alex est resté par choix et non parce qu’il avait besoin de guérir davantage. Il a estimé qu’il était  « beaucoup plus en sécurité dans le village que dans sa ville natale. »

Pour aligner son énergie avec celle de l’être du monde spirituel, Alex est passé par un rituel chamanique conçu spécialement pour cela même si ce rituel était légèrement différent de celui utilisé par le peuple Dagara. « Il n’était pas né dans le village donc quelque chose en plus devait être appliqué. Mais le résultat était similaire même si le rituel n’était pas littéralement le même », explique le Dr Somé. Le fait que l’alignement des énergies ait réussi à guérir Alex démontre que la connexion entre les êtres spirituels et la maladie mentale est en fait universelle.

Après le rituel, Alex a commencé à partager les messages que l’esprit voulait faire passer à notre monde. Malheureusement, les gens avec qui il communiquait ne parlaient pas anglais (le Dr Somé était absent à ce moment-là). Cependant, l’expérience a conduit Alex à aller à l’université pour étudier la psychologie. Il est retourné aux États-Unis après quatre ans « parce qu’il a réalisé tout ce qu’il avait à faire et il pouvait désormais commencer un nouveau chapitre de sa vie. »
La dernière fois que le Dr Somé a eu des nouvelles d’Alex c’était pour l’informer de ses études universitaires en psychologie à Harvard. Personne n’aurait pensé qu’il était capable de réussir des études de premier cycle et encore moins d’avoir un diplôme en études supérieures.

Le Dr Somé résume la maladie mentale d’Alex: «Il a fait appel. C’était un appel d’urgence. Son travail fourni était le but d’être un guérisseur et personne ne faisait attention à cela. »
Après avoir vu la façon dont l’approche chamanique avait fonctionné sur Alex, le shaman a conclu que les êtres spirituels sont tout autant un problème dans l’occident que dans sa communauté en Afrique. Pourtant la question demeure et la réponse à ce problème doit être trouvée ici au lieu de devoir chercher une solution à l’étranger. Il doit y avoir un moyen au-delà de la pathologie de l’ensemble de cette expérience qui mène à une possibilité de mettre en place un rituel approprié pour aider les gens.

Le désir du lien spirituel

Le lien commun que le Dr Somé a remarqué dans les troubles « mentaux » en Occident est «une énergie ancestrale très ancienne placée en stase et qui se manifeste chez la personne concernée. » Son travail est alors de remonter la filière pour découvrir l’identité de cet esprit. Dans la plupart des cas l’esprit est relié à la nature et en particulier avec des montagnes ou des grandes rivières, dit-il.

Un exemple pour expliquer le phénomène des montagnes, « c’est un esprit de la montagne qui marche à côté de la personne choisie et crée ainsi une distorsion spatio-temporelle  qui affecte la personne trouvée sous cette emprise. » Ce qui est nécessaire est une fusion ou un alignement des deux énergies «  afin que la personne et l’esprit de la montagne ne fassent qu’un ». Encore une fois, le chaman procède à un rituel spécifique pour placer cet alignement.

Le Dr Somé croit qu’il est mis face à cette situation si souvent parce que «la plupart de l’étoffe de ce pays est constituée d’énergie machinale et le résultat de cela est la déconnexion et la rupture avec le passé. Mais personne ne peut échapper au passé ». L’esprit ancestral du monde naturel vient rendre visite. «Ce n’est pas à propos de ce que l’esprit veut ou ce que la personne veut, » dit-il. « L’esprit voit en nous un appel à quelque chose de grand, quelque chose qui va donner un sens à la vie et donc l’esprit répond à cet appel. »

Nous oublions que nous faisons cet appel qui reflète « une forte aspiration à une relation profonde, une connexion qui transcende le matérialisme et la possession des choses et se déplace dans une dimension cosmique tangible. La plupart de ces désirs sont inconscients mais pour les esprits, cet appel conscient ou inconscient ne fait aucune différence ». Ils répondent à l’un ou à l’autre.

Dans le cadre du rituel de fusionnement avec la montagne et l’énergie humaine, ceux qui reçoivent « l’énergie de la montagne » sont envoyés dans une zone montagneuse de leur choix où ils ramassent une pierre qui leur fait appel. Ils ramènent avec eux cette pierre pour le reste du rituel et la gardent comme compagnon, certains ont même emporté leur pierre partout avec eux. « La présence de la pierre fait beaucoup et accorde la faculté de perception chez la personne », note le shaman. « Ils reçoivent toutes sortes d’informations qu’ils peuvent utiliser, c’est comme une obtention d’orientation tangible venue d’un autre monde sur la façon de vivre leur vie. »

Quand il s’agit de « l’énergie de la rivière », ceux qui sont appelés à aller à la rivière, et après avoir parlé à l’esprit de la rivière, trouvent une pierre de l’eau à ramener pour le même genre de rituel que celui avec l’esprit de la montagne.

« Les gens pensent qu’une chose extraordinaire doit se faire dans une situation extraordinaire comme celle-ci », dit-il. Ce n’est pas souvent le cas. Parfois le rituel est aussi simple que le fait de transporter une pierre.

Une approche de rituel sacré à la maladie mentale

Un des cadeaux qu’un shaman peut apporter au monde occidental est d’aider les gens à redécouvrir les rituels, une chose qui est tristement absente dans l’occident. « L’abandon du rituel peut être dévastateur. Du point de vue spirituel, le rituel est inévitable et nécessaire si l’on veut vivre », le Dr Somé écrit dans son livre Ritual: Power, Healing, and Community (des rituels communautaires de guérison). « C’est un euphémisme de dire que les rituels sont nécessaires dans le monde industrialisé. Nous avons vu chez mon peuple qu’il est probablement impossible de vivre une vie saine sans les rituels ».
Dr Somé ne pense pas que les rituels traditionnels de son village pourraient simplement être transférés à l’occident donc pendant ces années de travaux chamaniques ici, il a conçu des rituels qui répondent aux besoins larges et différents de cette culture. Bien que les rituels varient en fonction de l’individu ou du groupe concerné, il constate qu’en général certains rituels sont nécessaires.

L’un d’eux consiste à aider les gens qui découvrent que leur détresse provient du fait qu’ils sont «appelés par des êtres d’un autre monde à coopérer avec eux afin de faire un travail de guérison ». Le rituel leur permet de sortir de la détresse et d’accepter cet appel.

Un autre rituel concerne l’initiation. Dans les cultures autochtones à travers le monde, les jeunes sont initiés à l’âge adulte quand ils atteignent un certain âge. L’absence de cette initiation dans l’Occident fait partie de la crise que les gens traversent ici, dit le Dr Somé. Il encourage aussi les communautés à réunir « les idées créatives des personnes qui ont eu ce genre d’expérience dans le but d’arriver à créer une sorte de rituel alternatif qui permettrait au moins de commencer à faire une brèche dans ce genre de crise ».

Un autre rituel consiste à faire un feu de joie en le remplissant « d’éléments symboliques des problèmes envahissants situés à l’intérieur des individus. . . Ça pourrait être des problèmes de colère et de frustration contre un ancêtre qui a laissé un héritage d’assassinat et d’esclavage, un élément lourd à porter pour la descendance », explique-t-il. «Si ceux-ci sont abordés comme des choses qui bloquent l’imagination humaine, le but et l’avis de la personne à propos de la vie peut s’améliorer, alors il est logique de commencer à penser en termes de comment transformer ce blocage dans une manière qui peut conduire à quelque chose de plus créatif et de plus épanouissant ».

L’exemple des problèmes engendre un grave dysfonctionnement dans la société occidentale et dans le processus du «déclenchement de l’illumination » chez les participants. Avec une touche ancestrale sur les rituels conçus par le Dr Somé, ces rituels ancestraux visent le dysfonctionnement et la masse à détourner des ancêtres. Certains des esprits qui tentent de venir, comme décrit plus haut, peuvent être « des ancêtres voulant fusionner avec un descendant dans une tentative de guérir ce qu’ils n’étaient pas en mesure de faire pendant qu’ils étaient présents physiquement ».

«Si la relation entre les vivants et les morts n’est pas en équilibre, c’est le chaos», dit-il. « Le peuple Dagara croit que si un tel déséquilibre existe, la vie a le devoir de guérir ces ancêtres. Si ces ancêtres ne sont pas guéris, leur énergie malade va hanter les âmes et la psyché de ceux qui doivent les aider ». Les rituels se concentrent sur la guérison de la relation avec nos ancêtres. Les deux problèmes précis d’un ancêtre individuel sont des problèmes culturels importants qui demeurent dans notre passé. Le Dr Somé Shaman a vu des guérisons extraordinaires se produire pendant ces rituels.

Adopter une approche sacrée au rituel de la maladie mentale plutôt que de considérer la personne comme un cas pathologique, permet à la personne concernée ainsi qu’à la communauté d’ensemble, de commencer à regarder les choses sous un angle différent, ce qui conduit à « une multitude d’opportunités et d’initiatives qui peuvent être fortement bénéfiques pour toutes les personnes présentes », déclare le shaman.

Source du shaman : ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique 
– Le point de vue chamanique sur les maladies mentales de Stéphanie Marohn et Malidoma Patrice Somé

– The Natural Medicine Guide to Schizophrenia, Bi-polar Disorder(pages 178-189)

 

La loi d'attraction

Par Le 28/01/2015

la loi d’attraction

Il existe une Loi naturelle, scientifiquement prouvée, qui fait que vous attirez dans votre vie tout ce qui vous correspond, que ce soit les personnes ou les situations, C’est un peu comme un boomerang, lorsque vous le lancez, vous êtes sûr qu’il va revenir vers vous.

Et bien la Loi d’attraction fonctionne de la même manière, quand vous pensez, parlez ou agissez, vous « émettez » une énergie qui vous reviendra d’une manière ou d’une autre, tout comme le boomerang. Si cette énergie est positive, vous attirerez le positif, si c’est négatif, vous attirerez le négatif…

Chaque pensée que vous avez est une forme d’énergie qui émet une vibration, un signal, et qui attire un signal d’un même taux vibratoire, sur une même fréquence. Vos pensées représentent une requête, un message envoyé à la vie, et elles deviennent un point d’ancrage énergétique. C’est ce que nous appelons la Loi d’attraction, l’une des lois les plus puissantes de l’Univers et la base de la visualisation créative.

De la même façon qu’un aimant attire le métal, votre esprit attire à vous ce à quoi vous pensez. Ce sont vos pensées et votre état d’esprit qui créent le monde qui vous entoure grâce aux images que vous entretenez dans votre esprit.

Malheureusement la plupart des gens mettent toute leur attention sur ce qu’ils ne désirent pas avoir ou sur ce qu’ils veulent changer dans leur vie, ils se demandent par la suite pourquoi rien ne semble s’améliorer. La loi d’attraction fait abstraction de la nature de vos pensées. Ainsi, si vos pensées restent bloquées sur le fait que vous n’avez pas réalisé un souhait ou un désir, la loi d’attraction sera cohérente avec cette image d’échec. Le résultat correspondra à cette vibration de manque et vous continuerez à ne pas obtenir ce à quoi vous rêvez.

Si vous pensez qu’il faut travailler dur, 15 heures par jour, pour gagner votre vie, vous attirerez des emplois, ou des situations où il vous faudra travailler dur et rentrer tard pour avoir un bon salaire.

Si vous pensez que les gens sont tristes, vous allez rencontrer que des gens tristes,

Si vous pensez que les fins de mois sont dures, elles le seront,

Si vous pensez que vous êtes nul et que vous n’y arriverez jamais, vous n’y arriverez jamais !!! 

et la liste pourrait être longue à l’infini, car beaucoup de personnes n’ont pas conscience de la force de leur pensées, et du fait que l’on est créateur de sa vie…

Cela rejoint le fonctionnement des Pensées positives, il est simple, tellement simple, que les gens n’y croient pas…

Et pourtant…

Il suffit d’y croire…

Si vous pensez que la Vie est Belle, merveilleuse, magnifique, elle le sera,

Si vous pensez que les gens sont merveilleux, vous ne rencontrerez que des merveilleuses personnes,

Si vous pensez Réussite, Bonheur, Joie, Amour, vous aurez la Réussite, le Bonheur, la Joie, l’Amour dans votre vie… 

Ce que vous pensez, ce que vous voulez vraiment se réalisera… On attire ce qui nous correspond…


Il est ainsi primordial de développer une harmonie vibratoire avec ce que vous désirez obtenir. Le moyen le plus simple et le plus efficace d’y arriver est d’imaginer que vous avez déjà obtenu l’objet de votre désir, qu’il fait partie de votre réalité, de votre quotidien. En gardant constamment à l’esprit ce que vous désirez, vous émettrez des vibrations qui établiront en vous, l’état d’esprit nécessaire pour en assurer la matérialisation.

Lorsque vous voulez obtenir quelque chose, vous devez concentrer vos pensées et toute votre attention sur celle-ci car en y pensant intensément, vous émettez des vibrations à partir desquelles, les circonstances de la vie se mettront en place afin que l’objet de vos désirs vienne à vous.

Rappelez-vous bien que tout, absolument tout ce qui arrive dans votre vie, est attiré à (et par) vous, via les images que vous semez dans votre esprit lorsque vous pensez. Une bonne maîtrise de vos pensées vous amènera à créer facilement et délibérément votre propre destinée. N’oubliez pas le vieil adage : « Ce qui se ressemble s’assemble ! »

Source : www.visualisation-creative.com

10906001 1039254709434263 2959741815347219819 n

  • 179
  • 180
  • 181
  • 182
  • 183
  • 184
  • 185
  • 186