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Déstructuration du Moi

Par Le 29/01/2015

http://www.psycho-facile.com/index.php?option=com_content&view=article&id=15&Itemid=230
Le Moi se défend pour conserver son unité et son équilibre. La déstructuration du Moi provoque l’angoisse. Le Moi va se défendre afin de ne pas perdre son identité, ses valeurs, ses convictions, ses certitudes, etc.
 
Le Moi va se défendre au moyen de mécanismes qui prendront un aspect individuel :
 
            - Le refoulement : (vu par P. Janet) Il est fondé sur l’existence d’un Surmoi. Refoulement de ses besoins de tendresse, de ses sentiments...
19ème siècle : idéalisation de l’amour et refoulement de la sexualité.
Aujourd’hui, refoulement de la créativité. Le milieu social peut empêcher la réalisation des talents artistiques, des aspirations, etc. Il provoque une grande perte d’énergie.
 
            - La formation réactionnaire : c’est un cas particulier de refoulement. Réaction en faisant le contraire (dû à la culpabilité).
 
            - La compensation : terme inventé par Adler. C’est un mécanisme destiné à contrebalancer un échec, une frustration dans un autre domaine. Les manques peuvent être compensés par une boulimie. Compensation d’une infirmité physique par une grande activité intellectuelle. La surcompensation est dangereuse. Compensation d’un sentiment d’infériorité par une mégalomanie.
 
            - L’annulation rétroactive : recherche l’annulation de ce qui a existé auparavant. Permet de se défaire de la culpabilité, de l’angoisse.
 
            - La projection : mécanisme pour lutter contre le sentiment de culpabilité. Attribution à autrui des traits de sa propre personnalité. La projection peut aboutir à un sentiment de persécution. Fait de projeter sa culpabilité sur l’autre pour s’en débarrasser.
 
            - L’introjection : fait de chercher à s’incorporer l’autre, de vouloir qu’il vive en nous. Evite la douleur et la frustration. Souvent le cas lors d’un deuil.
 
            - La fantasmatisation des pulsions : on fantasme les désirs que l’on ne peut s’offrir. On crée ainsi un monde imaginaire ce qui peut mener à la schizophrénie.
 
            - La substitution ou déplacement : on décharge sur quelque chose ou quelqu’un de l’agressivité que l’on ressent pour quelqu’un. Fait de transposer, de déplacer, de substituer.
 
            - La conversion : transposition involontaire d’une angoisse sur une partie de son corps. C’est le cas des maladies psychosomatiques. Un phénomène psychologique devient physique.
 
            - La cérébralisation : on n’exprime pas ce que l’on ressent, tout reste sur le plan intellectuel. Résistance à la montée des pulsions ce qui provoque un blocage affectif. Phénomène de rationalisation.
 
            - La régression : fait de revenir à un stade antérieur à l’évolution. Permet de se sécuriser. Provient d’une frustration.
 
            - Le déni du réel : refus de voir un fait réel tel qu’il est pour ne pas changer soi-même. Aboutit à la rigidité psychologique.
 
            - L’identification : normale chez l’enfant qui s’identifie à l’adulte car le Moi n’est pas encore constitué. On peut s’identifier à une personne, un parti, une idéologie, etc. Identification à des modèles. Peut aboutir au fanatisme. Un adulte doit avoir sa propre identité.
 
            - La sublimation ou idéalisation : la pulsion est orientée vers des buts sociaux ou altruistes.
 
Tous les mécanismes de défense du Moi ne sont pas pathologiques, ils ne le sont que quand ils empêchent de vivre, de communiquer, etc. Tous ces mécanismes peuvent interagir entre eux. Il faut pouvoir se défaire des structures pour affirmer sa propre personnalité. Il faut pouvoir changer afin d’évoluer.

Saint-Exupéry

Par Le 29/01/2015

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“

Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif.

Lettre d’Antoine de Saint-Exupéry au général X

Antoine de Saint Exupéry : mythe absolu de l’aviateur et de l’écrivain, auteur du Petit-Prince et de nombreux romans, est mort au combat le 31 juillet 1944. La veille, il écrit au général X et s’exprime avec une lucidité exceptionnelle sur la condition de l’homme moderne. Testament avant l’heure, cette lettre, déchirante à la lumière de son destin, parle étrangement et profondément de notre temps.

30 juillet 1944

Je viens de faire quelques vols sur P. 38. C’est une belle machine. J’aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans. Je constate avec mélancolie qu’aujourd’hui, à quarante trois ans, après quelques six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là. Ce n’est plus qu’un instrument de déplacement - ici de guerre. Si je me soumets à la vitesse et à l’altitude à mon âge patriarcal pour ce métier, c’est bien plus pour ne rien refuser des emmerdements de ma génération que dans l’espoir de retrouver les satisfactions d’autrefois.

Ceci est peut-être mélancolique, mais peut-être bien ne l’est-ce pas. C’est sans doute quand j’avais vingt ans que je me trompais. En Octobre 1940, de retour d’Afrique du Nord où le groupe 2 - 33 avait émigré, ma voiture étant remisée exsangue dans quelque garage poussiéreux, j’ai découvert la carriole et le cheval. Par elle l’herbe des chemins. Les moutons et les oliviers. Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure derrière les vitres à 130 kms à l’heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai qui est de lentement fabriquer des olives. Les moutons n’avaient pas pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes et fabriquaient de la vraie laine. Et l’herbe aussi avait un sens puisqu’ils la broutaient.

Et je me suis senti revivre dans ce seul coin du monde où la poussière soit parfumée (je suis injuste, elle l’est en Grèce aussi comme en Provence). Et il m’a semblé que, toute ma vie, j’avais été un imbécile...

Tout cela pour vous expliquer que cette existence grégaire au coeur d’une base américaine, ces repas expédiés debout en dix minutes, ce va-et-vient entre les monoplaces de 2600 chevaux dans une bâtisse abstraite où nous sommes entassés à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n’a rien qui me caresse le coeur. Ça aussi, comme les missions sans profit ou espoir de retour de Juin 1940, c’est une maladie à passer. Je suis « malade » pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd’hui, je suis profondément triste. Je suis triste pour ma génération qui est vide de toute substance humaine. Qui n’ayant connu que les bars, les mathématiques et les Bugatti comme forme de vie spirituelle, se trouve aujourd’hui plongé dans une action strictement grégaire qui n’a plus aucune couleur.

On ne sait pas le remarquer. Prenez le phénomène militaire d’il y a cent ans. Considérez combien il intégrait d’efforts pour qu’il fut répondu à la vie spirituelle, poétique ou simplement humaine de l’homme. Aujourd’hui nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces niaiseries. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (il n’est pas de victoire aujourd’hui, il n’est que des phénomènes de digestion lente ou rapide) tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d’être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine, « nous acceptons honnêtement ce job ingrat » et la propagande, dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir.

De la tragédie grecque, l’humanité, dans sa décadence, est tombée jusqu’au théâtre de Mr Louis Verneuil (on ne peut guère aller plus loin). Siècle de publicité, du système Bedeau, des régimes totalitaires et des armées sans clairons ni drapeaux, ni messes pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif.

Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du 15ème siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (pardonnez-moi). Deux milliards d’hommes n’entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots.

Tous les craquements des trente dernières années n’ont que deux sources : les impasses du système économique du XIXème siècle et le désespoir spirituel. Pourquoi Mermoz a-t-il suivi son grand dadais de colonel sinon par soif ? Pourquoi la Russie ? Pourquoi l’Espagne ? Les hommes ont fait l’essai des valeurs cartésiennes : hors des sciences de la nature, cela ne leur a guère réussi. Il n’y a qu’un problème, un seul : redécouvrir qu’il est une vie de l’esprit plus haute encore que la vie de l’intelligence, la seule qui satisfasse l’homme. Ca déborde le problème de la vie religieuse qui n’en est qu’une forme (bien que peut-être la vie de l’esprit conduise à l’autre nécessairement). Et la vie de l’esprit commence là où un être est conçu au-dessus des matériaux qui le composent. L’amour de la maison - cet amour inconnaissable aux Etats-Unis - est déjà de la vie de l’esprit.

Et la fête villageoise, et le culte des morts (je cite cela car il s’est tué depuis mon arrivée ici deux ou trois parachutistes, mais on les a escamotés : ils avaient fini de servir) . Cela c’est de l’époque, non de l’Amérique : l’homme n’a plus de sens.

Il faut absolument parler aux hommes.

A quoi servira de gagner la guerre si nous en avons pour cent ans de crise d’épilepsie révolutionnaire ? Quand la question allemande sera enfin réglée tous les problèmes véritables commenceront à se poser. Il est peu probable que la spéculation sur les stocks américains suffise au sortir de cette guerre à distraire, comme en 1919, l’humanité de ses soucis véritables. Faute d’un courant spirituel fort, il poussera, comme champignons, trente-six sectes qui se diviseront les unes les autres. Le marxisme lui-même, trop vieilli, se décomposera en une multitude de néo-marxismes contradictoires. On l’a bien observé en Espagne. A moins qu’un César français ne nous installe dans un camp de concentration pour l’éternité.

Ah ! quel étrange soir, ce soir, quel étrange climat. Je vois de ma chambre s’allumer les fenêtres de ces bâtisses sans visages. J’entends les postes de radio divers débiter leur musique de mirliton à ces foules désœuvrées venues d’au-delà des mers et qui ne connaissent même pas la nostalgie.

On peut confondre cette acceptation résignée avec l’esprit de sacrifice ou la grandeur morale. Ce serait là une belle erreur. Les liens d’amour qui nouent l’homme d’aujourd’hui aux êtres comme aux choses sont si peu tendus, si peu denses, que l’homme ne sent plus l’absence comme autrefois. C’est le mot terrible de cette histoire juive : « tu vas donc là-bas ? Comme tu seras loin » - Loin d’où ? Le « où » qu’ils ont quitté n’était plus guère qu’un vaste faisceau d’habitudes.

Dans cette époque de divorce, on divorce avec la même facilité d’avec les choses. Les frigidaires sont interchangeables. Et la maison aussi si elle n’est qu’un assemblage. Et la femme. Et la religion. Et le parti. On ne peut même pas être infidèle : à quoi serait-on infidèle ? Loin d’où et infidèle à quoi ? Désert de l’homme.

Qu’ils sont donc sages et paisibles ces hommes en groupe. Moi je songe aux marins bretons d’autrefois, qui débarquaient, lâchés sur une ville, à ces noeuds complexes d’appétits violents et de nostalgie intolérable qu’ont toujours constitués les mâles un peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours, pour les tenir, des gendarmes forts ou des principes forts ou des fois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d’oies. L’homme d’aujourd’hui on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés.

Ainsi sommes-nous enfin libres. On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissé libres de marcher. Mais je hais cette époque où l’homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail doux, poli et tranquille. On nous fait prendre ça pour un progrès moral ! Ce que je hais dans le marxisme, c’est le totalitarisme à quoi il conduit. L’homme y est défini comme producteur et consommateur, le problème essentiel étant celui de la distribution. Ce que je hais dans le nazisme, c’est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même. On fait défiler les ouvriers de la Ruhr devant un Van Gogh, un Cézanne et un chromo. Ils votent naturellement pour le chromo. Voilà la vérité du peuple ! On boucle solidement dans un camp de concentration les candidats Cézanne, les candidats Van Gogh, tous les grands non-conformistes, et l’on alimente en chromos un bétail soumis. Mais où vont les Etats-Unis et où allons-nous, nous aussi, à cette époque de fonctionnariat universel ? L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne système Bedeau à la belote. L’homme châtré de tout son pouvoir créateur, et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les boeufs en foin.

C’est cela l’homme d’aujourd’hui.

Et moi je pense que, il n’y a pas trois cents ans, on pouvait écrire La Princesse de Clèves ou s’enfermer dans un couvent pour la vie à cause d’un amour perdu, tant était brûlant l’amour. Aujourd’hui bien sûr les gens se suicident, mais la souffrance de ceux-là est de l’ordre d’une rage de dents intolérable. Ce n’a point à faire avec l’amour.

Certes, il est une première étape. Je ne puis supporter l’idée de verser des générations d’enfants français dans le ventre du moloch allemand. La substance même est menacée, mais, quand elle sera sauvée, alors se posera le problème fondamental qui est celui de notre temps. Qui est celui du sens de l’homme et auquel il n’est point proposé de réponse, et j’ai l’impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde.

Ca m’est égal d’être tué en guerre. De ce que j’ai aimé, que restera-t-il ? Autant que les êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d’une certaine lumière spirituelle. Du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel. Les choses. je m’en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c’est certain arrangement des choses. La civilisation est un bien invisible puisqu’elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l’une à l’autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ? Si je suis tué en guerre, je m’en moque bien. Ou si je subis une crise de rage de ces sortes de torpilles volantes qui n’ont plus rien à voir avec le vol et font du pilote parmi ses boutons et ses cadrans une sorte de chef comptable (le vol aussi c’est un certain ordre de liens).

Mais si je rentre vivant de ce « job nécessaire et ingrat », il ne se posera pour moi qu’un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?

Citation nauséeuse

Par Le 29/01/2015

"Bien entendu, le peuple ne veut pas de guerre. Pourquoi est-ce qu'un pauvre gueux dans une ferme voudrait risquer sa vie dans une guerre dont il ne peut espérer au mieux qu'il en reviendra entier ? Naturellement, le commun de la population ne veut pas de guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni, en ce qui nous concerne, en Allemagne. C'est bien entendu. Mais, après tout, ce sont les dirigeants d'un pays qui en déterminent les lignes d'action, et ce n'est jamais qu'une question simple que d'entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste. [...] Le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu'il suffit de faire, c'est de leur dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays."

Hermann Göring...

  • Nuremberg Diary, Gustave Gilbert, éd. Da Capo Press, 1995 (Reprint Edition) (ISBN 978-0306806612), p. 278

"L'école mise au pas"

Par Le 29/01/2015

Après les attentats, l’école mise au pas

Bernard Girard
Enseignant en collège
Publié le 27/01/2015 à 13h24

Manuel Valls et Najat Vallaud-Belkacem, à l’école Jean-Moulin (77) le 23 janvier 2015 (AFP Photo / Joël Saget)

Vendredi dernier, Manuel Valls, désormais ministre auto-promu de l’Education nationale, accompagné de son adjointe, Najat Vallaud-Belkacem, se renden visite promotionnelle dans un lycée de Seine-et-Marne pour une réception digne d’un village Potemkine. Les élèves, soigneusement cornaqués, sont autorisés à « dialoguer » avec lui, à condition, bien sûr, que les questions lui fassent plaisir.

C’est ainsi qu’en réponse à l’interrogation d’un lycéen se demandant si la France était vraiment « en guerre », Valls a pu délivrer son désormais célèbre message : « Votre génération doit s’habituer à vivre avec le danger du terrorisme […] et les enseignants doivent le savoir. » Cette mâle résolution étant dans la minute reprise par tous les médias, le chef du gouvernement, aux anges, peut alors quitter la salle pendant que les élèves entonnent une Marseillaise aussi spontanée que le débat qui a précédé…

Heureux effet des attentats – parmi d’autres – personne n’aura songé à l’interpeller sur le chômage des jeunes ; on ne va quand même pas importuner un chef de guerre ni troubler l’union nationale avec de telles futilités. Patriote et disciplinée, c’est ainsi que, dorénavant, l’Education nationale rêve la jeunesse. Et pour y arriver, en plus de la fidélité sans faille de sa hiérarchie, elle s’est dotée d’un outil à la mesure de l’objectif, une sorte de bible (ou de Coran) en 11 points, au titre magique : « Grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la République ». Tout est dans le titre.

Un tri dans les valeurs républicaines

Ce qui frappe d’abord avec ce document, après le choc des couleurs – bleu, blanc, rouge – c’est le poids des mots : pas moins de 34 occurrences pour « république », 25 pour « valeurs de la république » ou « valeurs républicaines », 28 pour « laïcité ». En comparaison, « justice » n’apparaît que six fois, non pas d’ailleurs, en référence au principe moral mais pour désigner l’administration à laquelle auront à faire les élèves qui ne respecteront ni la république et ses valeurs ni la laïcité. « Liberté » et « fraternité » ont droit chacune à une occurrence, « égalité » ne fait pas partie de la liste.

La république a fait son tri. Et, de fait, si la réduction des inégalités et l’exigence de mixité sociale sont mentionnées, il faut bien reconnaître que c’est pour en rester aux généralités et aux vœux pieux : maîtrise du français, lutte contre le décrochage scolaire, autant d’incontournables des discours ministériels depuis plusieurs dizaines d’années.

De même, alors qu’une réforme de la carte scolaire avait été à plusieurs reprises évoquée, elle se trouve ici réduite à un « diagnostic partagé avec les collectivités scolaires », ce qui, de facto, en reporte la charge sur le bon vouloir des autorités locales, tout en continuant d’en exclure les établissements privés qui, aux termes de la loi Debré, sont pourtant censés participer au « service public d’éducation ». Traduction : en dépit des grands principes, la république continuera pendant longtemps encore à s’accommoder de la sélection précoce des élèves basée sur le revenu des parents. La république et ses oripeaux, c’est tout ce qui reste lorsqu’un régime politique renonce à rendre plus justes l’école et la société.

Laïcité très contrôlée

En comparaison, l’intransigeance manifestée dès lors qu’il est question de « la laïcité et de la transmission des valeurs républicaines » prend ici tout son sens. Car l’important avec ces valeurs n’est pas qu’elles se concrétisent au quotidien mais qu’on les affiche ; quand bien même elles ne jouiraient d’aucune crédibilité, il faut faire semblant d’y croire.

Un peu comme autrefois lorsque, dans l’Eglise catholique, les fidèles étaient tenus de manifester leur foi en latin, un jargon dont ils ne comprenaient pas un traître mot. On voit d’ici toute la modernité du catéchisme républicain…

Pour éviter de tomber dans le terrorisme, les élèves auront donc droit, à partir de la prochaine rentrée, à un « enseignement moral et civique », à ne surtout pas confondre avec l’éducation morale et civique en vigueur jusqu’à présent. Car, grande nouveauté : cette morale sera « laïque », ce qui, dans le contexte actuel, pourrait laisser la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations, si, heureusement, l’Education nationale, jamais à court de moyens dans la promotion de ses gadgets, n’avait eu l’idée de former en toute urgence, avant l’été, 1 000 formateurs qui auront ensuite pour mission d’aller porter la bonne parole dans leurs provinces. L’opportunité du coût de cette initiative dans le contexte de coma avancé où se trouve actuellement la formation continue des personnels ne sera pas évoquée ici.

Mouche ton nez et chante ta Marseillaise

Le dogme étant ainsi défini, les élèves seront tenus de s’y tenir strictement :

« Les comportements mettant en cause les valeurs de la république [seront] traités, systématiquement signalés au chef d’établissement avec, le cas échéant, une sanction disciplinaire. »

Une formulation qui laisse perplexe surtout au regard de la subtile confusion entretenue sur « la valorisation des rites républicains » : on apprend en effet que :

« Le rétablissement de l’autorité du maître passe par la compréhension et la célébration des rites et symboles républicains (hymne national, drapeau etc). »

Autrement dit, écorcher la Marseillaise ou ne pas se signer devant le drapeau, ces cas flagrants d’atteinte à l’autorité du maître, seront dorénavant punis. C’est vrai que recopier 100 fois l’hymne national sera l’occasion pour l’élève d’apprécier à leur juste valeur les notions de libertés de conscience et d’expression ou encore les capacités « de jugement et d’argumentation » que cet enseignement prétend lui faire acquérir.

Ce n’est pas tout : outre la journée de la laïcité « célébrée » le 9 décembre, l’année scolaire sera parsemée de participations obligatoires aux « commémorations patriotiques », qui ne manquent pas dans le calendrier, le tout formant « un parcours citoyen », de l’école élémentaire à la terminale, « articulé, notamment autour de la Journée défense et citoyenneté » (Rappel : la JDC est l’opération de recrutement des armées). S’il reste du temps, les élèves pourront toujours se livrer à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture du calcul et des autres matières scolaires…

Quelle guerre contre quel ennemi ?

Voilà, en quelques mots, la réponse apportée par l’Education nationale à la menace terroriste contre laquelle la France serait, paraît-il, en guerre, une guerre qui, effectivement, donne tout son sens à cette « mobilisation ». Mais si guerre il y a, le préalable – et l’honnêteté – consisteraient quand même à dire de quels adversaires il s’agit. Et comme on a du mal à croire qu’un pays de 65 millions d’habitants soit menacé, dans sa survie, par trois terroristes ou même par quelques centaines, il faut alors convenir que l’ennemi est ailleurs et que la question posée est d’une autre nature.

Ce document surréaliste, censé dorénavant régenter les mœurs et les croyances écolières, est tout entier organisé autour d’un grossier amalgame entre civilités, nationalité, laïcité, ce qui, dans les écoles peut se traduire ainsi : je respecte les enseignants, je suis fier d’être français, je ne porte pas de voile sur la tête. Mais alors que la première prescription va de soi et ne pose pas de problèmes majeurs en dépit des descriptions apocalyptiques abondamment relayées par la presse, la seconde relève d’un choix éthique personnel – on reste libre ou pas de se « sentir français » – et la troisième ne s’adresse en réalité qu’à l’Etat, chargé, depuis 1905, de garantir la liberté religieuse et le libre exercice des cultes.

Or, si la première est bien légitime dans un cadre scolaire, il est clair que la « mobilisation de l’école » cible en fait les élèves musulmans considérés comme insuffisamment francisés. Ainsi, la vision identitaire de la laïcité, aux relents colonialistes, bruyamment initiée ces dernières années par les milieux d’extrême droite avant de gangréner une large partie de la classe politique, prend pied aujourd’hui à l’école, le plus officiellement du monde avec ce mot d’ordre : éradiquons la menace barbare de nos écoles.

Faire peur pour faire marcher droit

Comme dans toute guerre, les dégâts collatéraux ne manqueront pas : si une partie des élèves est tout spécialement visée, les autres ne seront pas épargnés, notamment à travers l’intention, pesamment affichée, de punir, comme autant de déviances, les écarts à la pensée officielle.

Les enseignants, singulièrement silencieux jusqu’à présent, voire complaisants – à quelques notables exceptions près – devraient se rendre compte qu’ils sont concernés par ce vent punitif : notamment lors des concours de recrutement où seront évaluées « leurs capacités à faire partager les valeurs de la République », une formulation suffisamment large pour laisser la porte ouverte à tous les arbitraires. Et les sanctions brutales prononcées ces derniers jours, aussi biencontre des élèves que contre des enseignants, donnent déjà l’image de ce que pourrait être une école fondée sur la surveillance généralisée, les menaces et la peur.

Réalité intérieure

Par Le 29/01/2015

REALITE INTERIEURE
Elle n'est pas un don, et ce n'est pas le fruit du talent; ce trésor impérissable ne se laisse découvrir que lorsque l'esprit est libéré des appétits, de l'égocentrisme et de l'ignorance, lorsque la pensée se libère des valeurs sensorielles et de l'avidité d'être quelque chose. On le vit dans la méditation que comporte une pensée lucide. L'impartiale perception de nous-mêmes nous conduira à cette réalité conductrice, laquelle est sous-jacente à toutes nos illusions destructrices; elle nous ouvrira à cette tranquille sagesse, qui est toujours présente en dépit de l'ignorance et en dépit de toutes nos connaissances, car celles-ci ne sont jamais qu'une forme de l'ignorance. Les connaissances sont du monde des symboles et, trop souvent, font obstacle à la sagesse, à la mise à nu du moi, d'instant en instant. Un esprit parvenu à la quiétude de la sagesse " connaîtra l'être, saura ce qu'est aimer.

L'amour n'est ni personnel ni impersonnel, il est amour, tout simplement, et ne peut être décrit par l'esprit comme étant exclusif ou inclusif. L'amour est sa propre éternité; c'est le réel, le suprême, l'immesurable."


Aldous Huxley

Auras

Ce que voit un Chaman

Par Le 28/01/2015

Shaman : ce qu’un Shaman voit

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Ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique


Voici ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique

Le point de vue chamanique sur les maladies mentales

Selon la vision chamanique, les maladies mentales indiquent « la naissance d’un guérisseur », explique Patrice Malidoma Somé. Ainsi, on doit considérer les troubles mentaux comme des urgences et des crises spirituelles pour aider le guérisseur lors de sa naissance.

Ce qui est perçu comme « un maladie mentale » dans l’Occident est considéré comme « de bonnes nouvelles de l’autre monde » par le peuple de Dagara. La personne confrontée à la crise a été choisie comme un moyen de communication afin de faire passer un message du monde spirituel à la communauté qui l’entoure. «Les troubles mentaux et toutes les autres sortes de troubles du comportement signalent que deux énergies incompatibles évidentes ont été fusionnées au sein du même concept », explique le Dr Somé. Ces perturbations se produisent lorsque la personne ne reçoit pas d’aide pour faire face à la présence de l’énergie venue du royaume des esprits.

Une des choses que Dr Somé a dû affronter lors de son arrivée aux États-Unis en 1980 pour des études supérieures a été de savoir comment ce dernier s’occupe des maladies mentales. Quand l’un de ses collègues a été envoyé dans un hôpital psychiatrique pour « dépression nerveuse », le Dr Somé lui a rendu visite.

«J’étais tellement choqué. C’était la première fois que j’étais confronté à de telles mesures faites aux personnes présentant les mêmes symptômes que certains dans mon village ». Ce qui a frappé le shaman, c’était que l’attention accordée à ces symptômes était basée sur la pathologie, sur l’idée que la condition est quelque chose qui doit s’arrêter. Ça allait totalement à l’encontre de sa culture face à une telle situation.

C’était en complète opposition avec la façon dont sa culture percevait une telle situation. Pendant qu’il regardait les chambres désolantes des patients, il a vu que certains portaient des camisoles de force, plusieurs étaient drogués aux médicaments et d’autres criaient. A ce moment là il s’est dit : «Alors c’est de cette façon que les guérisseurs qui tentent de naître sont traités dans cette culture. Quel gâchis! Quelle tristesse de voir une personne qui s’est enfin alignée avec le pouvoir de l’autre monde être en pure perte. »

En reformulant au sens de l’esprit occidental, nous qui vivons en Occident ne sommes ni formés ni éduqués pour traiter ou même reconnaître l’existence des phénomènes psychiques « le monde spirituel ». En fait, les capacités psychiques sont dénigrées. Lorsque les énergies du monde spirituel émergent dans une psyché occidentale, l’individu présent est complètement dépourvu pour les intégrer ou même reconnaître ce qui se passe. Le résultat peut être terrifiant. Sans le contexte approprié d’assistance dans le traitement de la percée d’un autre niveau de réalité, à toutes fins pratiques, la personne est « un malade mental ». Le dosage élevé des médicaments antipsychotiques aggrave le problème et empêche l’intégration qui pourrait conduire au développement de l’âme et de la croissance chez la personne qui a reçu ces énergies.

Dans le service psychiatrique, le Dr Somé a vu beaucoup d’ «êtres» en présence des patients et des «entités» qui sont invisibles chez la plupart des gens mais que les shamans et les médiums sont capables de voir. « Ils étaient à l’origine de la crise chez ces gens, » dit-il. Il lui semblait que ces êtres essayaient de faire sortir les médicaments et leurs effets hors du corps et tentaient de fusionner avec en augmentant la douleur des patients dans le processus. « Ces êtres agissaient presque comme une sorte de « dragueur » dans le domaine de l’énergie. Ils étaient vraiment féroces à ce sujet. Les gens chez qui ces êtres faisaient cela criaient et hurlaient », a-t-il dit. Il ne pouvait pas rester dans cet environnement et a dû quitter l’établissement.

Dans la tradition Dagara, la communauté aide la personne à réconcilier les énergies des deux mondes « le monde de l’esprit avec qui elle fusionne avec le village et la communauté. » Cette personne peut alors servir de pont entre les deux mondes et contribue à changer la vie de gens en leur procurant la guérison dont ils ont besoin. Ainsi, la crise spirituelle se termine par la naissance d’un autre guérisseur. « La relation de l’autre monde avec notre monde est l’un des commandites», explique le Shaman. « Les connaissances et les compétences qui découlent le plus souvent de ce genre de fusion sont en particulier une connaissance ou une compétence venant  directement de l’autre monde ».

Les êtres qui augmentaient la douleur des internés à l’hôpital psychiatrique avaient effectivement tenté de fusionner avec les internés afin de faire passer des messages dans notre monde. Les gens avec qui ils avaient choisi de fusionner n’obtenaient aucune aide pour apprendre à être un pont entre les deux mondes et les tentatives de fusion des êtres ont échoué. Cela a mené à un maintien du trouble initial énergétique et à l’interruption de la naissance d’un guérisseur.

« La culture occidentale a toujours ignoré la naissance des guérisseurs », déclare le Dr Somé. « Par conséquent, il y aura toujours une tendance de l’autre monde à continuer d’essayer de fusionner avec autant de personnes que possible dans le but d’attirer l’attention de quelqu’un. Ils doivent s’efforcer davantage. » Les esprits sont attirés par les personnes dont les sens n’ont pas été anesthésiés.  « La sensibilité est perçue comme une invitation à venir » a-t-il fait remarquer.

Ceux qui développent des troubles dits mentaux sont ceux qui sont sensibles, ce qu’on considère dans la culture occidentale comme de l’hypersensibilité. Les cultures autochtones ne le voient pas de cette façon et, par conséquent, les personnes sensibles ne savent pas trop qu’elles sont sensibles. Dans l’Ouest, «c’est la surcharge de la culture dans laquelle ils sont qui est responsable de leur démolition», observe le shaman. Le rythme effréné, le principe du bombardement sur les sens et l’énergie violente qui caractérise la culture occidentale peut submerger les personnes sensibles.

La schizophrénie et l’énergie spirituelle

Avec la schizophrénie il y a une « réceptivité particulière à un flux d’images et d’informations qui ne peut être contrôlée », a déclaré le Dr Somé. «Quand ce genre de particularité se produit à un moment involontaire, en particulier au moment de l’apparence des diffusions mentales effrayantes, la personne concernée va dans une frénésie. »

Ce qui est nécessaire dans cette situation, c’est de séparer en premier l’énergie de la personne de l’énergie spirituelle externe en utilisant la pratique chamanique (ce qui est connu sous le nom de ‘balayage’) pour éliminer ce dernier de l’aura de la personne. Avec ce nettoyage énergétique, la personne n’est plus apte à recevoir un flot d’informations et donc n’a plus de raison d’être effrayée ou troublée, explique le shaman .

Ensuite, il est possible d’aider la personne à s’aligner avec l’énergie spirituelle tentant de submerger de l’autre monde afin de donner naissance à un guérisseur. Le blocage de cette émergence est la source du problème. « L’énergie d’un guérisseur est une énergie à haute tension », remarque-t-il. «Quand l’énergie est bloquée, ça brûle la personne. C’est comme un court-circuit qui fait sauter des fusibles. C’est pour cela que ceci peut être très effrayant et je comprends pourquoi certaines cultures préfèrent limiter ces personnes. Dans l’occident ils crient, hurlent et on leur met des camisoles de force. C’est une image triste. « Encore une fois, l’approche chamanique est de travailler sur l’alignement des énergies de façon à ce qu’il n’y ait plus aucun blocage sans faire disjoncter les « fusibles » afin que la personne puisse devenir le guérisseur qu’il est censé être.

Il convient de noter à ce stade que tous les êtres spirituels qui entrent dans le champ énergétique d’une personne ne sont pas tous là pour promouvoir la guérison. Il y a aussi des énergies négatives qui sont des présences indésirables pour l’aura. Dans ces cas-là, l’approche chamanique est de les retirer de l’aura plutôt que d’aligner ces énergies discordantes.

 

Alex: Fou aux Etats-Unis, shaman guérisseur en Afrique

 
Pour tester sa conviction sur le point de vue chamanique à propos de la vérité sur les maladies mentales dans le monde occidental ainsi que dans les cultures autochtones, le Dr. Somé a ramené avec lui un patient souffrant de troubles psychiques dans son village en Afrique. « Ma curiosité m’a poussé à savoir s’il y a du vrai dans l’universalité qui lie la maladie mentale à un alignement avec un être d’un autre monde spirituel», dit le Dr Somé.

Alex était un garçon américain de 18 ans qui avait souffert d’une crise psychotique quand il avait 14 ans. Il avait des hallucinations, était suicidaire et traversait des cycles de dépression très graves. Il était dans un hôpital psychiatrique et prenait beaucoup de médicaments mais rien ne l’aidait. «Les parents ont tout fait mais en vain», explique le shaman. « Ils ne savaient plus quoi faire d’autre. »

Le Dr. Somé a emmené leur fils en Afrique avec leur permission. « Après huit mois passés là-bas, Alex est devenu tout à fait normal, rapporte le Shaman. Il a même pu participer à des guérisons avec les guérisseurs : il était assis avec eux toute la journée et les aidait, les assistait et était impliqué avec la clientèle des guérisseurs. . . . Il a passé quatre ans dans mon village. « Alex est resté par choix et non parce qu’il avait besoin de guérir davantage. Il a estimé qu’il était  « beaucoup plus en sécurité dans le village que dans sa ville natale. »

Pour aligner son énergie avec celle de l’être du monde spirituel, Alex est passé par un rituel chamanique conçu spécialement pour cela même si ce rituel était légèrement différent de celui utilisé par le peuple Dagara. « Il n’était pas né dans le village donc quelque chose en plus devait être appliqué. Mais le résultat était similaire même si le rituel n’était pas littéralement le même », explique le Dr Somé. Le fait que l’alignement des énergies ait réussi à guérir Alex démontre que la connexion entre les êtres spirituels et la maladie mentale est en fait universelle.

Après le rituel, Alex a commencé à partager les messages que l’esprit voulait faire passer à notre monde. Malheureusement, les gens avec qui il communiquait ne parlaient pas anglais (le Dr Somé était absent à ce moment-là). Cependant, l’expérience a conduit Alex à aller à l’université pour étudier la psychologie. Il est retourné aux États-Unis après quatre ans « parce qu’il a réalisé tout ce qu’il avait à faire et il pouvait désormais commencer un nouveau chapitre de sa vie. »
La dernière fois que le Dr Somé a eu des nouvelles d’Alex c’était pour l’informer de ses études universitaires en psychologie à Harvard. Personne n’aurait pensé qu’il était capable de réussir des études de premier cycle et encore moins d’avoir un diplôme en études supérieures.

Le Dr Somé résume la maladie mentale d’Alex: «Il a fait appel. C’était un appel d’urgence. Son travail fourni était le but d’être un guérisseur et personne ne faisait attention à cela. »
Après avoir vu la façon dont l’approche chamanique avait fonctionné sur Alex, le shaman a conclu que les êtres spirituels sont tout autant un problème dans l’occident que dans sa communauté en Afrique. Pourtant la question demeure et la réponse à ce problème doit être trouvée ici au lieu de devoir chercher une solution à l’étranger. Il doit y avoir un moyen au-delà de la pathologie de l’ensemble de cette expérience qui mène à une possibilité de mettre en place un rituel approprié pour aider les gens.

Le désir du lien spirituel

Le lien commun que le Dr Somé a remarqué dans les troubles « mentaux » en Occident est «une énergie ancestrale très ancienne placée en stase et qui se manifeste chez la personne concernée. » Son travail est alors de remonter la filière pour découvrir l’identité de cet esprit. Dans la plupart des cas l’esprit est relié à la nature et en particulier avec des montagnes ou des grandes rivières, dit-il.

Un exemple pour expliquer le phénomène des montagnes, « c’est un esprit de la montagne qui marche à côté de la personne choisie et crée ainsi une distorsion spatio-temporelle  qui affecte la personne trouvée sous cette emprise. » Ce qui est nécessaire est une fusion ou un alignement des deux énergies «  afin que la personne et l’esprit de la montagne ne fassent qu’un ». Encore une fois, le chaman procède à un rituel spécifique pour placer cet alignement.

Le Dr Somé croit qu’il est mis face à cette situation si souvent parce que «la plupart de l’étoffe de ce pays est constituée d’énergie machinale et le résultat de cela est la déconnexion et la rupture avec le passé. Mais personne ne peut échapper au passé ». L’esprit ancestral du monde naturel vient rendre visite. «Ce n’est pas à propos de ce que l’esprit veut ou ce que la personne veut, » dit-il. « L’esprit voit en nous un appel à quelque chose de grand, quelque chose qui va donner un sens à la vie et donc l’esprit répond à cet appel. »

Nous oublions que nous faisons cet appel qui reflète « une forte aspiration à une relation profonde, une connexion qui transcende le matérialisme et la possession des choses et se déplace dans une dimension cosmique tangible. La plupart de ces désirs sont inconscients mais pour les esprits, cet appel conscient ou inconscient ne fait aucune différence ». Ils répondent à l’un ou à l’autre.

Dans le cadre du rituel de fusionnement avec la montagne et l’énergie humaine, ceux qui reçoivent « l’énergie de la montagne » sont envoyés dans une zone montagneuse de leur choix où ils ramassent une pierre qui leur fait appel. Ils ramènent avec eux cette pierre pour le reste du rituel et la gardent comme compagnon, certains ont même emporté leur pierre partout avec eux. « La présence de la pierre fait beaucoup et accorde la faculté de perception chez la personne », note le shaman. « Ils reçoivent toutes sortes d’informations qu’ils peuvent utiliser, c’est comme une obtention d’orientation tangible venue d’un autre monde sur la façon de vivre leur vie. »

Quand il s’agit de « l’énergie de la rivière », ceux qui sont appelés à aller à la rivière, et après avoir parlé à l’esprit de la rivière, trouvent une pierre de l’eau à ramener pour le même genre de rituel que celui avec l’esprit de la montagne.

« Les gens pensent qu’une chose extraordinaire doit se faire dans une situation extraordinaire comme celle-ci », dit-il. Ce n’est pas souvent le cas. Parfois le rituel est aussi simple que le fait de transporter une pierre.

Une approche de rituel sacré à la maladie mentale

Un des cadeaux qu’un shaman peut apporter au monde occidental est d’aider les gens à redécouvrir les rituels, une chose qui est tristement absente dans l’occident. « L’abandon du rituel peut être dévastateur. Du point de vue spirituel, le rituel est inévitable et nécessaire si l’on veut vivre », le Dr Somé écrit dans son livre Ritual: Power, Healing, and Community (des rituels communautaires de guérison). « C’est un euphémisme de dire que les rituels sont nécessaires dans le monde industrialisé. Nous avons vu chez mon peuple qu’il est probablement impossible de vivre une vie saine sans les rituels ».
Dr Somé ne pense pas que les rituels traditionnels de son village pourraient simplement être transférés à l’occident donc pendant ces années de travaux chamaniques ici, il a conçu des rituels qui répondent aux besoins larges et différents de cette culture. Bien que les rituels varient en fonction de l’individu ou du groupe concerné, il constate qu’en général certains rituels sont nécessaires.

L’un d’eux consiste à aider les gens qui découvrent que leur détresse provient du fait qu’ils sont «appelés par des êtres d’un autre monde à coopérer avec eux afin de faire un travail de guérison ». Le rituel leur permet de sortir de la détresse et d’accepter cet appel.

Un autre rituel concerne l’initiation. Dans les cultures autochtones à travers le monde, les jeunes sont initiés à l’âge adulte quand ils atteignent un certain âge. L’absence de cette initiation dans l’Occident fait partie de la crise que les gens traversent ici, dit le Dr Somé. Il encourage aussi les communautés à réunir « les idées créatives des personnes qui ont eu ce genre d’expérience dans le but d’arriver à créer une sorte de rituel alternatif qui permettrait au moins de commencer à faire une brèche dans ce genre de crise ».

Un autre rituel consiste à faire un feu de joie en le remplissant « d’éléments symboliques des problèmes envahissants situés à l’intérieur des individus. . . Ça pourrait être des problèmes de colère et de frustration contre un ancêtre qui a laissé un héritage d’assassinat et d’esclavage, un élément lourd à porter pour la descendance », explique-t-il. «Si ceux-ci sont abordés comme des choses qui bloquent l’imagination humaine, le but et l’avis de la personne à propos de la vie peut s’améliorer, alors il est logique de commencer à penser en termes de comment transformer ce blocage dans une manière qui peut conduire à quelque chose de plus créatif et de plus épanouissant ».

L’exemple des problèmes engendre un grave dysfonctionnement dans la société occidentale et dans le processus du «déclenchement de l’illumination » chez les participants. Avec une touche ancestrale sur les rituels conçus par le Dr Somé, ces rituels ancestraux visent le dysfonctionnement et la masse à détourner des ancêtres. Certains des esprits qui tentent de venir, comme décrit plus haut, peuvent être « des ancêtres voulant fusionner avec un descendant dans une tentative de guérir ce qu’ils n’étaient pas en mesure de faire pendant qu’ils étaient présents physiquement ».

«Si la relation entre les vivants et les morts n’est pas en équilibre, c’est le chaos», dit-il. « Le peuple Dagara croit que si un tel déséquilibre existe, la vie a le devoir de guérir ces ancêtres. Si ces ancêtres ne sont pas guéris, leur énergie malade va hanter les âmes et la psyché de ceux qui doivent les aider ». Les rituels se concentrent sur la guérison de la relation avec nos ancêtres. Les deux problèmes précis d’un ancêtre individuel sont des problèmes culturels importants qui demeurent dans notre passé. Le Dr Somé Shaman a vu des guérisons extraordinaires se produire pendant ces rituels.

Adopter une approche sacrée au rituel de la maladie mentale plutôt que de considérer la personne comme un cas pathologique, permet à la personne concernée ainsi qu’à la communauté d’ensemble, de commencer à regarder les choses sous un angle différent, ce qui conduit à « une multitude d’opportunités et d’initiatives qui peuvent être fortement bénéfiques pour toutes les personnes présentes », déclare le shaman.

Source du shaman : ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique 
– Le point de vue chamanique sur les maladies mentales de Stéphanie Marohn et Malidoma Patrice Somé

– The Natural Medicine Guide to Schizophrenia, Bi-polar Disorder(pages 178-189)

 

La loi d'attraction

Par Le 28/01/2015

la loi d’attraction

Il existe une Loi naturelle, scientifiquement prouvée, qui fait que vous attirez dans votre vie tout ce qui vous correspond, que ce soit les personnes ou les situations, C’est un peu comme un boomerang, lorsque vous le lancez, vous êtes sûr qu’il va revenir vers vous.

Et bien la Loi d’attraction fonctionne de la même manière, quand vous pensez, parlez ou agissez, vous « émettez » une énergie qui vous reviendra d’une manière ou d’une autre, tout comme le boomerang. Si cette énergie est positive, vous attirerez le positif, si c’est négatif, vous attirerez le négatif…

Chaque pensée que vous avez est une forme d’énergie qui émet une vibration, un signal, et qui attire un signal d’un même taux vibratoire, sur une même fréquence. Vos pensées représentent une requête, un message envoyé à la vie, et elles deviennent un point d’ancrage énergétique. C’est ce que nous appelons la Loi d’attraction, l’une des lois les plus puissantes de l’Univers et la base de la visualisation créative.

De la même façon qu’un aimant attire le métal, votre esprit attire à vous ce à quoi vous pensez. Ce sont vos pensées et votre état d’esprit qui créent le monde qui vous entoure grâce aux images que vous entretenez dans votre esprit.

Malheureusement la plupart des gens mettent toute leur attention sur ce qu’ils ne désirent pas avoir ou sur ce qu’ils veulent changer dans leur vie, ils se demandent par la suite pourquoi rien ne semble s’améliorer. La loi d’attraction fait abstraction de la nature de vos pensées. Ainsi, si vos pensées restent bloquées sur le fait que vous n’avez pas réalisé un souhait ou un désir, la loi d’attraction sera cohérente avec cette image d’échec. Le résultat correspondra à cette vibration de manque et vous continuerez à ne pas obtenir ce à quoi vous rêvez.

Si vous pensez qu’il faut travailler dur, 15 heures par jour, pour gagner votre vie, vous attirerez des emplois, ou des situations où il vous faudra travailler dur et rentrer tard pour avoir un bon salaire.

Si vous pensez que les gens sont tristes, vous allez rencontrer que des gens tristes,

Si vous pensez que les fins de mois sont dures, elles le seront,

Si vous pensez que vous êtes nul et que vous n’y arriverez jamais, vous n’y arriverez jamais !!! 

et la liste pourrait être longue à l’infini, car beaucoup de personnes n’ont pas conscience de la force de leur pensées, et du fait que l’on est créateur de sa vie…

Cela rejoint le fonctionnement des Pensées positives, il est simple, tellement simple, que les gens n’y croient pas…

Et pourtant…

Il suffit d’y croire…

Si vous pensez que la Vie est Belle, merveilleuse, magnifique, elle le sera,

Si vous pensez que les gens sont merveilleux, vous ne rencontrerez que des merveilleuses personnes,

Si vous pensez Réussite, Bonheur, Joie, Amour, vous aurez la Réussite, le Bonheur, la Joie, l’Amour dans votre vie… 

Ce que vous pensez, ce que vous voulez vraiment se réalisera… On attire ce qui nous correspond…


Il est ainsi primordial de développer une harmonie vibratoire avec ce que vous désirez obtenir. Le moyen le plus simple et le plus efficace d’y arriver est d’imaginer que vous avez déjà obtenu l’objet de votre désir, qu’il fait partie de votre réalité, de votre quotidien. En gardant constamment à l’esprit ce que vous désirez, vous émettrez des vibrations qui établiront en vous, l’état d’esprit nécessaire pour en assurer la matérialisation.

Lorsque vous voulez obtenir quelque chose, vous devez concentrer vos pensées et toute votre attention sur celle-ci car en y pensant intensément, vous émettez des vibrations à partir desquelles, les circonstances de la vie se mettront en place afin que l’objet de vos désirs vienne à vous.

Rappelez-vous bien que tout, absolument tout ce qui arrive dans votre vie, est attiré à (et par) vous, via les images que vous semez dans votre esprit lorsque vous pensez. Une bonne maîtrise de vos pensées vous amènera à créer facilement et délibérément votre propre destinée. N’oubliez pas le vieil adage : « Ce qui se ressemble s’assemble ! »

Source : www.visualisation-creative.com

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Le regard des enfants

Par Le 27/01/2015

Une leçon de vie

Projet cinématographique

Par Le 26/01/2015

Un projet cinématographique de mon neveu. Appel aux "généreux donateurs" :) Merci à vous. 

http://fr.ulule.com/mare/

Mâre

Film-cauchemar

 A propos

Mâre est un projet de film entre la fiction et l'expérimental en super 8 noir & blanc sur lesthèmes de la hantise et de la présence dans l'absence.

Trame narrative:

Au début du XXème siècle, dans un vieux manoir, une jeune femme se morfond. Dans l'obscurité de l'aile ouest, son grand-père se tient dans son fauteuil, amoindri, immobile. Anne pense à son frère Paul, parti à la guerre et au temps révolu du bonheur familial avec nostalgie. Elle entretien à elle seule tout le manoir. Il y a une porte donnant sur une aile où l'on ne va jamais. Près de la fenêtre, dans un vase, des fleurs fanent, et l'espoir de revoir un jour son frère se flétrie. Le manoir pleure. Le grand-père se lève et traverse le labyrinthe de salles et de couloir à l'entente de la sonnerie de la vieille horloge, comme à chaque fois, il donne un tour de clefs au mécanisme. Les objets font surgir des souvenirs confus, presque effacés. Anne devine peu à peu avec effroi une présence étrangère, en perçoit les empreintes; souffle, buée sur la vitre, particules de poussières qui s'affolent. Cette aura lui donne la nausée, sa persistance l'épouvante jusqu'à la paranoïa. Il s'agit de Paul. Les errances nocturne de Anne commencent. Elle s'approche de la grande porte, mais renonce à l'ouvrir. Elle va de salle en salle, passe devant sont grand-père inerte, fuit l'air halluciné pour échapper à cette présence qui l'empêche de dormir. Mais Paul "grossit", il s'étire. Anne décline, se terre dans la cave tétanisée, mais Paul rôde dans le noir, son souvenir se défait lui aussi, il s'effrite, se défigure, devient horrible. L'horloge sonne, le grand-père se lève et traverse les pièces de la demeure. Anne se retrouve à l'extérieur. Le manoir est en feu. Elle fuit dans la forêt bordant le manoir, se perd dans les ténèbres du sous-bois. Un tourbillon d'images se mêle aux troncs et aux branches; des images d'objets et de Paul. L'horloge du manoir sonne un treizième coup, le vieil homme s'approche de la grande porte mystérieuse l'ouvre et disparait dans la noirceur qu'elle renferme.

 

Note d'intention:

L'idée à la base de ce projet vient d'un désir d'images. Familiers avec le format super 8 pour lequel nous avons beaucoup d'affection, nous ménagions Simon et moi-même depuis un certain temps une volonté de faire un véritable film de court métrage dans notre format de prédilection. J'avais de mon côté des idées pour faire une sorte de film-cauchemar muet en noir et blanc aux images énigmatiques tandis que Simon avait été marqué par la poésie des images d'Institut Benjamenta, film des frères Quay au temps suspendu.

Il faut bien comprendre ce qu'a induit nos expériences de projection de film super 8: Dans un salon aménagé pour l'occasion, le projecteur monté sur un meuble, usant d'un drap comme écran, nous participions cette fois-ci pleinement à l'élaboration du dispositif cinématographique. Cette posture particulière, la mise à nue des rouages, l'amateurisme, le bruit du projecteur, le faisceau de lumière perçant l'obscurité de la salle, l'image éclatante et vibrante, toutes ces choses qui ne faisaient que rappeler le dispositif ont établit une façon de considérer le film que nous n'aurions pas soupçonné si nous n'avions assisté qu'à des projections professionnelles. Pour moi dès lors, la projection d'un film sur un écran blanc relèvera toujours de la manifestation spectrale, d'un spectacle surnaturel. D'ailleurs une des aptitudes essentielles de la cinématographie n'est-elle pas d'animer l'inerte, de ramener à la vie ce qui était mort, aussi les vieux films ne sont-ils pas saturés d'images de personnes défuntes ? J'ai été récemment stupéfait d'apprendre que le mot « image » venait du latin imagio se référant au culte des morts. De plus, nous ne voyons jamais le film lui-même, seulement sa projection lumineuse qui elle seule permet l'animation. Ce que nous percevons est donc bien quelque part un ectoplasme lumineux et changeant sur son suaire blanc, celui-même qui reçoit l'empreinte.

La forme doit approcher celle du rêve avec ses étrangetés elliptiques, ses zones de flou et d'ombre, une énigme visuelle. Ce serait idéalement comme si la pellicule avait été impressionnée non pas par de la lumière mais par des pensées, d'où cette forme tenant du cinéma expérimental. Je voudrais ainsi que le film suscite la fascination du spectateur par les images, qu'il le vive comme une séance d'hypnose.

Nous userons de nombreux effets de surimpressions que nous réaliserons en post-production, il pourra s'agir d'images du personnage de Paul, de textures, de taches, de coulures d'encres, de reflets…etc. Nous utiliserons par ailleurs les fonctions de prise de vue image par image, d'accéléré, de ralenti que permettent les caméra super 8 pour donner une démarche saccadée et étrange au grand-père, rendre frénétique un geste ou ''suspendre'' le temps.

 

 Le développement du film sera pris en charge par nos soins avec l'aide précieuse du Labo K (Treiz) sur Rennes, tandis que nous prendrons contact avec le laboratoire Mire à Nantes pour les manipulations d'images et les effets. Cette phase pourra s'étendre sur un mois au vu de nos obligations extérieures au projet.

Pour ce qui est de la diffusion, nous prévoyons l'inscription de notre film dans des festivals notamment rennais comme Court Métrange. Nous pensons également à une projection au Ciné-Tambour pour l'année prochaine et au ciné-club le S.I.E.C.L.E.S à l'Université Rennes 2, et auDiapason à Rennes 1. Il est également dans nos intentions d'entreprendre nous même la projection de notre film avec notre matériel, nous savons que le CRIJ met une salle de projection à disposition, nous n'aurons plus qu'à y installer notre projecteur Super 8 ou 16mm (dans le cas d'une copie obtenue par gonflage optique). Le film s'adressera aux amateurs de films étranges et aux étudiants en cinéma, aux adeptes de la pratique argentique et du super 8 ainsi qu'aux curieux de toutes sortes.

D'autres part je vous joins ce lien où vous pourrez voir mes précédentes réalisations en vidéo et 16 millimètre :

http://vimeo.com/nicolasfouques/videos

Nicolas Fouques

( Vous trouverez ci-dessous les photographies faîtes lors de nos repérages pour le tournage )

                                                                                                        

                                                                                            

"Sans lendemain"

Par Le 26/01/2015

Merci à "Anne" pour son message sur le post de Michel Onfray. Je ne connaissais pas ce documentaire. Effrayant dans le constat... Vers la "simplicité volontaire". 

Thérapie...

Par Le 26/01/2015

THÉRAPIE
"Personne n’était coupable et tout le monde était responsable de ne pas l’être. Car, finalement, personne ne parvenait à observer les raisons du malheur de chacun. 
Mais disant cela, il portait un jugement et outrepassait sa fonction de thérapeute. Il devait accepter l’idée qu’il n’était pas là pour guérir ses patients mais juste pour amener les individus à prendre conscience qu’ils portaient en eux leur guérison. Il n’était qu’un portier destiné à entrebâiller les vantaux et à permettre à chacun de découvrir les horizons insoupçonnés de leur propre connaissance. Cette Lumière inconnue comme un trésor enfoui..."

                                                                 THÉRAPIE
"Personne n’était coupable et tout le monde était responsable de ne pas l’être. Car, finalement, personne ne parvenait à observer les raisons du malheur de chacun. 
Mais disant cela, il portait un jugement et outrepassait sa fonction de thérapeute. Il devait accepter l’idée qu’il n’était pas là pour guérir ses patients mais juste pour amener les individus à prendre conscience qu’ils portaient en eux leur guérison. Il n’était qu’un portier destiné à entrebâiller les vantaux et à permettre à chacun de découvrir les horizons inconnus de leur propre connaissance. Cette Lumière inconnue comme un trésor enfoui..."

Cinq nuances de vrai

Par Le 26/01/2015

J'ai imaginé un roman cette nuit en commençant par le titre :


"Cinq nuances de vrai".


Dès que j'ai fini mon Mémoire, je démarre.

Je dépose le titre sur mon blog comme preuve de paternité :)

PITCH : "Cinq nuances de vrai". Le contre pied du buzz planétaire actuel. Une femme d'un certain âge et un jeune homme. Mais l'expérience est du côté du jeune et les découvertes pour cette femme vont prendre une tournure très inattendue. Pas de voiture de luxe ni d'appart surdimensionné, pas de clinquant, ni BCBG...

Un "marginal" aux fonds des bois, vivant dans une cabane construite par lui-même et une femme de 60 ans larguée par son mari. Une rencontre impromptue et un voyage dans la "Féminité sacrée"....Aux confins du "Réel"...


Restructuration

Par Le 25/01/2015

Yoann avait expliqué à Paul le processus des pensées et des émotions.

« Il y a deux situations bien différentes, Paul. Soit l’émotion que tu éprouves a été initiée par une pensée, soit il s’agit d’une émotion spontanée qui pourra être suivie d’une pensée réflexive. Une porte qui claque et te fait sursauter, c’est une émotion spontanée. C’est la peur, instinctive, immédiate, sans le passage par la réflexion. Ni même la moindre pensée dans l’instant. Mais cette pensée succèdera immédiatement. Soit, elle analysera la situation et apaisera l’individu soit elle amplifiera l’émotion par des pensées insoumises.

Si tu as peur, par exemple, que les gens que tu aimes disparaissent dans un accident, tu fabriques par une pensée incontrôlée une émotion invalidante. On peut même imaginer que les gens concernés percevront cette peur en toi et en seront troublés, sans qu’ils ne s’expliquent ce mal-être. Tes pensées peuvent influencer la réalité. C’est le cas des individus qui s’extraient du réel jusqu’à se persuader que leurs pensées correspondent à la réalité. Tu comprends Paul ? La réalité n’est pas le réel. Ta réalité, c’est le réel que tu transformes par tes pensées. Toutes les émotions limitantes que tu transportes sont des pensées et des émotions qui ont fini par bâtir en toi cette réalité qui s’est détachée du réel. Il n’y a pas d’autres solutions pour se défaire de cette réalité illusoire que d’aller chercher en soi tout ce qui a contribué à son édification. Et s’en défaire contribuera à rétablir en toi ce qui est réel, c'est-à-dire l’individu qui se connaît lui-même, qui a posé ses tourments, qui a trouvé la paix. Lorsque tu seras parvenu à cet état de paix intérieure, d’observation lucide de tes pensées et de tes émotions, tu ne subiras plus le regard des autres, tu n’y verras plus un jugement inique, tu ne seras plus atteint parce que tu auras établi en toi l’image exacte de ce que tu es et non une image modelée par les émotions incontrôlées qui jaillissent en toi lorsque tu te sens observé. Si tu fais passer en toi les émotions et les pensées par le tamis de ta conscience, il n’en restera que ce qui est bon, juste et utile pour toi. Si tu laisses les émotions et les pensées se nourrir de tes croyances, de tes suppositions, de tes interprétations, tu diffuses en toi un flux constant de poisons… »

 

Psychiatrique

Par Le 24/01/2015

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C'est drôle à la première lecture.

Beaucoup moins quand on réalise qu'on a eu la même idée.

Il convient dès lors de s'interroger sur les raisons de ce fiasco.

Lorsqu'un interlocuteur veut vous tromper, il adressera dans son message des éléments qui vont guider votre réponse. Votre réflexion sera limitée par le cadre qui aura été donné.

Ensuite, il vous pressera de répondre. Il n'est pas question d'analyser mais juste d'appliquer la consigne.

C'est le fonctionnement de l'école.

C'est aussi le fonctionnement des médias les plus puissants.

C'est le fonctionnement des Gouvernants.

C'est le fonctionnement de la population.

SAUF, si les individus concernés ont pris conscience que la pensée est un flux facilement canalisable et qu'ils décident dès lors de s'extraire autant que possible du lit commun de la pensée. Ces individus-là seront bien évidemment identifiés par les Institutions comme des individus néfastes. Il ne s'agit pas de raisonner par soi-même mais de résonner sur la même vibration que le chef d'orchestre. 

Le chef d'orchestre n'est plus identifiable. Il est devenu une entité aux multiples tentacules et chaque tentacule oeuvre à son hégémonie. C'est à la base des luttes politiques et les acteurs de ces luttes intestines continuent eux-mêmes de pérenniser l'envoûtement et l'abêtissement des masses. Aucune lutte politique ne parviendra à extraire les esprits du lit commun de la pensée puisque le politicien se réjouit de l'existence du flux dont il se sert pour surfer en pleine lumière...

Il n'est que l'individu, seul, en lui-même, qui peut parvenir à libérer sa pensée.

Quant à la liberté de l'exprimer, c'est une autre affaire. Car se pose dès lors de savoir si celui qui exprime sa pensée le fait APRES avoir libéré sa pensée ou SOUS le joug d'une pensée communautaire. 


C'est Socrate qu'ils assassinent

Par Le 24/01/2015

 
 
 
 
http://www.centre-presse.fr/article-364424-le-rectorat-suspend-le-prof-et-saisit-la-justice.html
Le rectorat suspend le prof et saisit la justice
Accusé par des parents d'élèves d'avoir perturbé la minute de silence, un professeur de philo du lycée Victor-Hugo à Poitiers est mis à pied. Il se défend.
Jean-François Chazerans a reçu le courrier lui, notifiant sa suspension. Aucun motif n'est indiqué.
Jean-François Chazerans a reçu le courrier lui, notifiant sa suspension. Aucun motif n'est indiqué.
(Photo Patrick Lavaud)

Jacques Moret organisait hier après-midi la mobilisation pour les valeurs de la République (lire plus bas). Dans son introduction il rappelait: « Le 8 janvier, il y a eu aussi l'inacceptable commis par quelques enseignants qui n'ont pas observé la minute de silence avec des arguments dérisoires invoquant une absence de nécessité. Ou des arguments plus contestables estimant que ce n'était pas le moyen le plus approprié. Mais aussi des arguments inadmissibles pour des fonctionnaires cautionnant plus ou moins les attentats. » Et le recteur de promettre des sanctions si ces faits étaient avérés. 
Ainsi, un professeur de philosophie du lycée Victor-Hugo à Poitiers est suspendu à titre conservatoire pour 4 mois (*) depuis mercredi. Il a été remplacé.« Sur ce cas, il y a eu des plaintes de familles, nous a confié le recteur. L'enseignant aurait tenu des propos déplacés pendant la minute de silence. J'ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l'éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera sur la suite de sa carrière. » Par ailleurs, Jacques Moret a porté l'affaire en justice hier soir. « Le recteur m'a effectivement dit qu'il me saisissait sur le fondement de l'article 40, nous a confirmé le procureur de la République Nicolas Jacquet. Je n'ai pas à cette heure les éléments en main. » L'apologie du terrorisme est évoquée. Mais le rectorat n'en dira pas plus.

Jean-François Chazerans par contre nous a livré sa version. Ce professeur de philo mis en cause est connu pour son militantisme d'extrême gauche. Enseignant à Victor-Hugo depuis 2005, il est apparu très ému hier midi. Sous le choc. Voici sa vérité. « J'ai été interrogé lundi par deux inspecteurs d'académie. Ils m'ont dit que leur rapport serait le soir même sur le bureau du recteur et le lendemain sur celui de la ministre. Je ne sais pas ce qu'on me reproche. Je ne sais pas quel cours, quel débat est concerné. On m'a juste dit "ce sont des propos qui ont été tenus en classe". On évoque qu'il y avait eu des plaintes d'élèves et de parents qui sont montées directement au rectorat. Je suis sonné, je m'attendais à tout sauf à ça. Ce fameux jeudi, j'ai organisé des débats avec mes six classes de terminale. Le but était de comprendre les causes du terrorisme en sortant autant que possible de la passion et de l'émotion du moment. »

"Les djihadistes
sont
des fascistes"

Jean-François Chazerans poursuit. « Ce sont les élèves qui étaient demandeurs. J'étais réticent. Je n'aime pas évoquer à chaud de tels sujets. Devant leur insistance et leur état de choc, j'ai décidé de mettre en place ces débats. » 
Eludant la fameuse minute de silence (**) - « Je n'y étais pas » -, le prof engagé condamne aujourd'hui sans ambiguïté les attentats et leurs auteurs. « Ma réaction de citoyen est de dénoncer avec force ces actes odieux, horribles. On ne peut quand même pas m'accuser d'avoir la moindre sympathie pour les djihadistes. Ce sont des groupes fascistes que je combats. Il n'y a pas eu une quelconque apologie du terrorisme lors de mes cours. Au contraire... » Le prof fait montre d'incrédulité. « Je ne comprends pas. Je décide de m'exprimer car je ressens un fort sentiment d'injustice. »

(*) Pendant sa suspension, le professeur bénéficie de l'intégralité de son traitement. Il peut former des recours gracieux, hiérarchique ou contentieux pour contester cette décision.
(**) Au moment où nous avons interrogé le professeur, il ignorait qu'on lui reprochait d'avoir perturbé la minute de silence.

Loïc Lejay
Réagissez !
 
 par Vouvant - le 24/01/2015 08:00
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Il est plus facile, pour un recteur qui n'en est pas à son premier coup d'éclat médiatique, de viser un prof dérangeant que de s'attaquer aux vrais problèmes. C'est d'ailleurs sur ce genre de "compétence" qu'on les recrute. Quant à J-F Chazerans, pour avoir eu l'occasion d'être son chef d'établissement, je connais sa valeur et sa capacité à faire réfléchir des élèves (y compris des collégiens). Je souhaite sincèrement aux élèves de "Victor" de croiser, dans leurs carrières qu'ils imaginent rectilignes, des adultes aussi dérangeants pour leur confort de pensée ou le conformisme de leurs géniteurs.
 
 
 - par Ana - le 24/01/2015 15:26
Abérrations
Une suspension qui n'a aucun sens. Ce qui est flagrant dans cet article, c'est qu'il fallait éloigner M. Chazerans du lycée Victor Hugo et que certains parents d'élèves n'ont pas manqué de se saisir de cet événement du 7 janvier 2015, pour le détourner et parvenir à leurs fins. C'est odieux et inadmissible. Lorsque j'étais au lycée Victor Hugo, je n'ai pas eu M.Chazerans comme professeur de philosophie mais j'ai eu l'opportunité d'assister à l'un de ces cours. Ce qui est notable, c'est que monsieur Chazerans n'anime pas son cours, en 3 paragraphes, 9 sous-paragraphes, thèse, anti-thèse, synthèse. Bien au contraire, et tout à son honneur, il nous mène à la réflexion, notre propre réflexion, en nous poussant dans nos retranchements. Il sait intéresser les élèves, en posant des questions qui mènent au débat. De là, diverses opinions vont sortir et il nous aident à les transformer en pensées, en réflexions : pourquoi, comment, dans quel but, faut-il un but etc.. Parfois, il intervient pour relancer le débat, pour réorienter la conversation, ou tout simplement pour que chacun puisse s'exprimer, ou pour apporter des connaissances et des notions. D'autre fois, il va nous laisser en autonomie pour que ce soit la classe qui chemine en pensées, la classe qui avance grâce à chacun sans aide extérieure. Bref, monsieur Chazerans nous apprend à être citoyen, à savoir pourquoi on agit. C'est en mon sens, un des rôles des professeurs de philosophie et c'est, sans doute, ce qui pose beaucoup de problèmes à certains parents-élèves qui ne voient la philosophie qu'en tant qu'épreuve du baccalauréat, qu'en tant que notes. Mais malheureusement pour eux, les études sont aussi là pour nous rendre responsables de nos actes c'est-à-dire nous faire réfléchir sur nos valeurs ainsi que celles de la société, n'en déplaise à certains ( notamment pour des raisons religieuses, politiques etc... ). M. Chazerans est un professeur que tout le monde connaît au lycée Victor Hugo, car il ne dérange pas comme certains le pense, mais il interpelle. Même en dehors des cours, il fait parler et donc réfléchir. Que peut-on demander de plus à un professeur de philosophie ?
 

JMG le Clézio : "Lettre à ma fille"

Par Le 15/01/2015

Publié le 14 Janvier 2015

Lettre à ma fille, au lendemain du 11 janvier 2015, par JMG Le Clézio

LE MONDE DES LIVRES | 14.01.2015

 

     Tu as choisi de participer à la grande manifestation contre les attentats terroristes. Je suis heureux pour toi que tu aies pu être présente dans les rangs de tous ceux qui marchaient contre le crime et contre la violence aveugle des fanatiques. J’aurais aimé être avec toi, mais j’étais loin, et pour tout dire je me sens un peu vieux pour participer à un mouvement où il y a tant de monde. Tu es revenue enthousiasmée par la sincérité et la détermination des manifestants, beaucoup de jeunes et des moins ­jeunes, certains familiers de Charlie Hebdo,d’autres qui ne le connaissaient que par ouï-dire, tous indignés par la lâcheté des attentats. Tu as été touchée par la présence très digne, en tête de cortège, des familles des victimes. Emue d’apercevoir en passant un petit enfant d’origine africaine qui regardait du haut d’un balcon dont la rambarde était plus haute que lui. Je crois en effet que cela a été un moment fort dans l’histoire du peuple français tout entier, que certains ­intellectuels désabusés voudraient croire frileux et pessimiste, condamné à la soumission et à l’apathie. Je pense que cette journée aura fait reculer le spectre de la discorde qui menace notre société plurielle. Il ­fallait du courage pour marcher désarmés dans les rues de Paris et d’ailleurs, car si parfaite soit l’organisation des forces de police, le risque d’un attentat était bien réel. Tes parents ont tremblé pour toi, mais c’est toi qui avais raison de braver le danger. Et puis il y a toujours quelque chose de miraculeux dans un tel moment, qui réunit tant de gens divers, venus de tous les coins du monde, peut-être justement dans le regard de cet enfant que tu as vu à son balcon, pas plus haut que la rambarde, et qui s’en souviendra toute sa vie.

Cela s’est passé, tu en as été témoin.

Maintenant il importe de ne pas oublier. Il importe – et cela revient aux gens de ta génération, car la nôtre n’a pas su, ou n’a pas pu, empêcher les crimes racistes et les dérives sectaires – d’agir pour que le monde dans lequel tu vas continuer à vivre soit meilleur que le nôtre. C’est une entreprise très difficile, presque insurmontable. C’est une entreprise de partage et d’échange. J’entends dire qu’il s’agit d’une guerre. Sans doute, l’esprit du mal est présent partout, et il suffit d’un peu de vent pour qu’il se propage et consume tout autour de lui. Mais c’est une autre guerre dont il sera question, tu le comprends : une guerre contre l’injustice, contre l’abandon de certains jeunes, contre l’oubli tactique dans lequel on tient une partie de la population (en France, mais aussi dans le monde), en ne partageant pas avec elle les bienfaits de la culture et les chances de la réussite sociale. Trois assassins, nés et grandis en France, ont horrifié le monde par la barbarie de leur crime. Mais ils ne sont pas des barbares. Ils sont tels qu’on peut en croiser tous les jours, à chaque instant, au lycée, dans le métro, dans la vie quotidienne. A un certain point de leur vie, ils ont basculé dans la délinquance, parce qu’ils ont eu de mauvaises fréquentations, parce qu’ils ont été mis en échec à l’école, parce que la vie autour d’eux ne leur offrait rien qu’un monde fermé où ils n’avaient pas leur place, croyaient-ils. A un certain point, ils n’ont plus été maîtres de leur destin. Le premier souffle de vengeance qui passe les a embrasés, et ils ont pris pour de la religion ce qui n’était que de l’aliénation. C’est cette descente aux enfers qu’il faut arrêter, sinon cette marche collective ne sera qu’un moment, ne changera rien. Rien ne se fera sans la participation de tous. Il faut briser les ghettos, ouvrir les portes, donner à chaque habitant de ce pays sa chance, entendre sa voix, apprendre de lui autant qu’il apprend des autres. Il faut cesser de laisser se construire une étrangeté à l’intérieur de la nation. Il faut remédier à la misère des esprits pour guérir la maladie qui ronge les bases de notre société démocratique.

Je pense que c’est ce sentiment qui a dû te frapper, quand tu marchais au milieu de cette immense foule. ­Pendant cet instant miraculeux, les barrières des classes et des origines, les différences des croyances, les murs séparant les êtres n’existaient plus. Il n’y avait qu’un seul peuple de France, multiple et unique, divers et battant d’un même cœur. J’espère que, de ce jour, tous ceux, toutes ­celles qui étaient avec toi continueront de marcher dans leur tête, dans leur esprit, et qu’après eux leurs enfants et leurs petits-enfants continueront cette marche.

JMG Le Clézio est Prix Nobel de littérature.

Merci Fils

Par Le 14/01/2015

MERCI FILS

La connerie humaine ne sera jamais censurée. Elle rapporte trop. 


Léo Ledru
 
Voici la masse éteinte, bêêêêlant hystériquement pour avoir un journal, jubilant d'avance en s'imaginant dire "j'ai un exemplaire du charlie hebdo collector". Les trois quarts n'avaient surement jamais acheté un charlie hebdo avant. Que peut-on espérer quand on voit ça ? Cela se résume à un simple effet de mode, à l'hystérie consommatrice que l'on peut voir les jours de soldes quand les gens viennent prendre leur misérable shoot d’adrénaline parce qu'ils ont exactement la veste ou la télé qu'ils souhaitaient. On doit se régaler en haut de la pyramide sociale quand on regarde ce qu'il se passe dans la fange du bas. On doit surtout se dire que l'on est intouchable vu le niveau de conscience qui règne parmi ceux qui pourraient tout changer.
C'est le genre d'événement qui laisse à penser que rien ne bougera dans l'ordre hiérarchique de la société tant qu'il n'y aura pas une crise majeure. La bêtise ambiante est bien trop bruyante pour laisser place à une élévation du peuple. Tant pis, vu comme les choses évoluent vite, on l'aura bientôt la crise majeure, remettre les compteurs à zéro, et tant pis pour ceux qui ne seront pas prêts.

La pénurie d'exemplaires a parfois entraîné des scènes de bagarre à proximité des kiosques...
20MINUTES.FR

Stratégies de manipulation. (2)

Par Le 13/01/2015

Les dix stratégies de manipulation de masses

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2012/03/03/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses/

PRESSENZA Boston, 21/09/10
 
Noam Chomsky
Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité,
délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
 Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
 10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

« Cette société durera, avec ses souffrances et ses injustices, tant et aussi longtemps qu’on prétendra que les engins de mort créés par les hommes sont limités, que la Terre est inépuisable et que le monde est une poubelle sans fond. A ce stade de l’histoire, il n’y a plus qu’une alternative. Ou bien la population prend sa destinée en main et se préoccupe de l’intérêt général guidée en cela par des valeurs de solidarité ou bien c’en sera fait de sa destinée tout court. »
Noam Chomsky – né en 1928 – Angleterre, 1974
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Message d’un lecteur du blog (24/04/12) : Pardonnez-moi mais c’est une erreur factuelle grave que de porter le mérite du travail d’un intellectuel à un autre. Ces stratégies ont été décrites par Cody Goodfellow dans son livre
« Silent Weapons for quiet wars ».

Plusieurs sites internet donnent le mérite à Noam Chomsky par erreur. Même si M. Chomsky a écrit des livres qui traitent du sujet comme dans Necessary Illusions, il n’a jamais développé clairement les 10 stratégies comme Cody Goodfellows.

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