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Le recruteur

Par Le 26/12/2014

 Réalisé par Genevieve Clay-Smith et Robin Bryan de Bus Stop Films, ce court métrage met en scène un entretien d’embauche pas comme les autres.

Alors que Thomas Howell se présente à un entretien d’embauche dans un cabinet d’avocats réputé, il ne peut retenir sa surprise en faisant la connaissance du recruteur qui va l’interviewer.

S’en suit une scène surréaliste dont les conséquences sur les vies de différents membres de ce cabinet seront bien réelles.

L’histoire d’une rencontre, d’un regard qui change et d’une belle leçon de vie !

Le court-métrage est en anglais sous-titré en français par défaut normalement. Si ce n’est pas le cas et que les sous-titres sont en allemand, passez la souris sur la vidéo, cliquez sur le bouton Version et changez pour VOSTF

 

Comme nous l’a souligné Luc Boland, il existe un autre aspect essentiel du film. Le court-métrage The Interviewer a été réalisé par Bus Stop Films, une organisation à but non lucratif qui souhaite promouvoir la réalisation cinématographique auprès des populations en situation de handicap en les secondant par des professionnels de l’image et de la réalisation.

 

 

Œdipe (1)

Par Le 25/12/2014

Dans le cadre de ma formation, je dois écrire un mémoire et la psychanalyse y occupe une place importante. Oedipe en premier lieu. Je lis donc à tout va et j'écris des fiches...J'ai besoin d'écrire pour apprendre...

Alors, si ça peut intéresser quelqu'un...Je partage...

Je suis par contre, une fois de plus, interloqué de tout ce que je ne sais pas...Non seulement dans le domaine psy mais dans bien d'autres domaines encore.

Tout ce que je voudrais apprendre ne tient pas dans mon imaginaire.... Il n'est pas assez grand.

L'âge s'ajoutant à la conscience de mes lacunes, je ressens une certaine urgence à combler les vides mais dès qu'un vide se révèle, il contient en lui-même un horizon inconnu...Plus j'avance et plus, je prends conscience de ce que je ne sais pas...



ŒDIPE

 

 

Entre 2 et 5 ans, en prolongement avec les débuts de la différenciation sexuelle, les sentiments de l’enfant vis-à-vis de ses parents prennent un caractère également différencié : apparition d’un sentiment « amoureux » pour le parent de l’autre sexe et « rivalité » avec les parents du même sexe.

 

Le petit garçon.

Le petit garçon se trouve en proie à des sentiments violents, très réels, sérieux, intenses. Certains de ses sentiments sont contradictoires entre eux, comme par exemple l’ambivalence vis-à-vis du père ou encore la dépendance affective et le désir de dominer la mère. Il extériorise ses sentiments de façon souvent maladroite et confuse. Ces mots ou ses sentiments d’enfant déconcertent l’adulte, le font sourire ou l’agace. Tel petit garçon, dans son amour et son besoin de fusion avec sa mère, veut être aimé d’elle, mais en même temps, il veut être une femme, il veut être comme elle et non un homme comme son père.

 

Dans certaines conditions de structuration de la relation mère-enfant, cette dépendance peut se cacher sous un aspect « tyrannique » : il cherche à dominer et à commander sa mère, il se montre exigeant et capricieux.

 

Il peut chercher aussi à affirmer sa virilité, adopter des attitudes de « petit homme ». Il s’identifie aux héros, il voudrait être le chevalier qui protègera sa mère. Si son père s’absente, il cherche à le remplacer, il veut s’occuper de sa mère comme il pense que son père le fait. Son sentiment amoureux peut s’exprimer ouvertement : « Je veux me marier avec Maman. »

 

Dans cette recherche de lien étroit avec la mère, l’enfant se trouve en rivalité avec son père. La présence ou le retour de celui-ci rompt la relation exclusive avec la mère qui se détourne temporairement de l’enfant. De plus, l’intimité des parents lui est interdite, il doit aller au lit, tandis que les parents restent ensemble.

La relation avec le père devient beaucoup plus complexe. Le petit garçon ressent pour lui un mélange de sentiments positifs et négatifs.

D’une part, il a de l’admiration pour sa force qui l’étonne et qui le rassure et de l’affection pour sa hardiesse, son habileté, qui en font un compagnon de jeux fort et capable de le faire profiter de nouveautés et de situations « aventureuses ».

Mais en même temps, il a l’impression que son père est toujours le plus fort et qu’il ne pourra jamais l’égaler. Il l’envie, il se sent petit et impuissant. De plus, son père lui-même, peut manifester de l’agacement à son égard et le fustiger : « Laisse ta mère tranquille, tu la fatigues. »

Aussi, le petit garçon se prend-il parfois à rêver : « Si papa ne revenait pas…Je voudrais être seul avec maman. »

Et il se sent effrayé et coupable de pouvoir penser et sentir cela car il aime beaucoup son père qui le rassure et le protège et le plus souvent il ne souhaite pas être privé de sa présence.

 

La petite fille.

La petite fille détourne une grande partie de son investissement envers sa mère pour le reporter sur son père.

Du fait de la désillusion devant sa mère qui n’est pas un homme et qui ne lui a pas donné les avantages et les privilèges d’un homme, la petite fille se sent moins attirée par sa mère. Alors qu’elle montrait auparavant, comme la plupart des bébés, une inclination plus profonde pour sa mère, c’est vers son père qu’elle va maintenant se tourner. Elle se montre avec lui coquette et séductrice, obéissante et soumise. Elle essaie de l’avoir pour elle, de s’attirer son amour et ses faveurs, de l’accaparer.

Elle ressent le désir d’être seule avec son père, et sans sa mère.

Elle tente d’obtenir qu’il s’occupe d’elle en particulier et lorsqu’elle y parvient, elle se sent fière et heureuse, elle ressent une alliance entre son père et elle, c’est un peu comme une victoire et elle se réjouit de l’absence de sa mère.

Se trouvant ainsi en rivalité avec sa mère dans son désir d’accaparer le père, elle en conçoit de l’agressivité vis-à-vis de celle-ci. Il y a presque toujours une période pendant laquelle la petite fille devient difficile avec sa mère, capricieuse, opposante, alors qu’avec son père, elle est tout amour, tendresse et soumission.

Son désir d’être seule avec son père, réveille en elle la peur de perdre sa mère.

Ainsi, la petite fille se trouve-t-elle dans une position ambivalente vis-à-vis de sa mère. Passant d’un registre à l’autre, elle alterne de façon parfois surprenante l’opposition et l’hostilité, avec des moments de quête affective où elle demande de l’attention et cherche à être rassurée sur l’amour de sa mère à son égard.

Cette peur de perdre sa mère sera sans doute un élément important dans la résolution du conflit œdipien chez la petite fille.

 

Position du problème

Chez le jeune garçon et chez la petite fille, le complexe d’Œdipe se caractérise par :

*Des sentiments d’amour pour le sexe opposé.

*Des sentiments d’hostilité et de rivalité pour le parent du sexe opposé.

Mais ces sentiments entrent en conflit avec :

*La peur d’une punition ou d’une vengeance de l apart du père, chez le petit garçon, représentée par « l’angoisse de castration » et / ou des fantasmes de mort (peur d’être tué par le père)

*la peur de perdre l’amour de la mère, chez la petite fille, qui peut être représentée par exemple par la crainte d’être abandonnée, rejetée ou chassée par celle-ci.

 

Il n’est pas facile pour l’enfant de parvenir à accorder ses sentiments de rivalité et d’hostilité et son affection pour le parent du même sexe. Ce désir d’éliminer cette personne aimée est très inquiétante pour l’enfant, le plongeant dans une ambivalence pénible.

 

Les parents qui comprennent cette ambivalence de leur enfant peuvent imposer des limitations fermes, tout en autorisant l’enfant à trouver une satisfaction partielle de ses désirs. L’enfant a besoin que ses parents lui témoignent de la compréhension et en même temps le protègent en lui imposant des limites. Tant dans son ardeur amoureuse que dans son hostilité.

 

Le parent du même sexe trouve normalement du plaisir à voir son conjoint et son enfant s’aimer tendrement. Il peut ainsi respecter partiellement l’élan de l’enfant, ne pas l’interrompre brutalement et inutilement. En même temps, il saura répondre à l’agressivité de celui-ci lorsqu’elle est trop importante, et le soutenir ensuite face à ses déconvenues.

Le parent de l’autre sexe, quant à lui, sait interrompre ou limiter les ardeurs de l’enfant lorsqu’il est encore temps, montrer de façon claire son accord et son affection pour son conjoint, sans pour autant rejeter l’enfant.

La petite fille a besoin de sentir que son père ne tolère pas qu’elle soit méchante avec sa mère, le petit garçon doit savoir que sa mère souhaite qu’il aime son père. Aider l’enfant à trouver comment canaliser son hostilité sous une forme acceptable, lui rend un grand service parce que cette hostilité cesse alors d’être menaçante pour lui.

La déception œdipienne constituera par la suite  un facteur dynamique d’évolution et d’enrichissement de l’affectivité, en favorisant le transfert des sentiments en dehors de sa famille. Elle permettra l’accession à la phase dite « de latence », au cours de laquelle l’enfant renonce en partie à ces sentiments, les mettant en quelque sorte en réserve pour plus tard.

 

Odile Buisson : Sexualité féminine (sexualité sacrée)

Par Le 25/12/2014

Sexualité féminine. Odile BUISSON.

Une femme passionnante et passionnée.

Où on voit les tabous inscrits dans la médecine elle-même, le désintérêt masculin ou son emprise sur le plaisir féminin.

Où on voit par conséquent la bêtise éducative dont nous devons, nous les hommes, nous extraire. 

 

 

 

 

Elle rigole. Beaucoup. Raconte ses anecdotes en se tordant et rappellera, après l’entretien, pour préciser que ce qu’elle aime, c’est se marrer. Odile Buisson est gynécologue obstétricienne dans un «beau cabinet bien bourgeois», de Saint-Germain-en-Laye, en banlieue parisienne.

On pourrait s’attendre à une quinqua BCBG, bien polie, bien soignée. C’est raté. Si elle est chic, elle n’est pas coincée. Elle parle vite et cru. Dit «bite», «couille» et «cul». Comme si elle n’avait pas le temps de s’embarrasser de politesses. Comme si les délicatesses empêchaient de parler des sujets qui fâchent. Et le contexte actuel a de quoi alimenter ses colères, elle qui bataille contre «tous les archaïsmes» qui percutent la santé des femmes. La remise en cause de la pilule, les rabiotages économiques qui ont transformé les maternités en «accouchoirs» d’où les jeunes mères sont renvoyées deux jours après leurs couches, la mode de l’accouchement naturel sans péridurale et à domicile, le retour du religieux… «Tous ceux qui veulent nous faire croire qu’on ne peut pas être vraiment mère sans douleur, c’est mon pied au cul !» s’agace-t-elle.

Mais c’est surtout l’inquiétude, voire le désespoir, qui pointe face à une gynécologie qu’elle aime mais qu’elle voit partir en vrille. «Avant, 130 gynécologues étaient formés par an. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 32. Après avoir sorti les femmes de l’ornière, j’ai peur que la gynécologie de pointe ne profite plus qu’aux élites.»

Son féminisme est bien à elle. D’ailleurs, elle préfère le terme «humanisme». «Je défendrais les hommes aussi, si leurs droits étaient menacés.» Pourquoi les femmes alors ? Parce qu’en trente ans de pratique, c’est elles qu’elle connaît le mieux. Elle admire la modernité de Benoîte Groult et loue le travail des filles d’Osez le féminisme, qui le lui rendent bien. Mais elle s’affranchit de toute chapelle idéologique, n’aime pas les «pensées ambiantes». Elle est pour la GPA (gestation pour autrui) «qui se fera, alors mieux vaut l’encadrer», et contre l’abolition de la prostitution, au nom de la liberté.

Son engagement se fait sur le tard et, paradoxalement, au contact d’hommes. Sa rencontre, en 2004, avec Pierre Foldès, spécialiste de la réparation des mutilations génitales, est déterminante. «Mes engagements sur le terrain contre les violences faites aux femmes, cet aspect de ma pratique, d’action pure, ont dû l’interpeller»,dit-il de cette bonne camarade.

Pour ses travaux de réparation du clitoris, notamment après une excision, c’est lui qui va lui demander d’échographier, pour la première fois, ce grand inconnu. Elle confesse : «Je lui ai dit : "Tu crois que ça peut s’échographier ce machin-là ?" Je ne connaissais même pas son anatomie exacte.» Avec les moyens du bord, ces appareils high-tech qu’elle affectionne et des femmes puis des couples de volontaires, elle réalise aussi les premières échographies de coïts en live. Bilan de ces imageries ? Une révolution. Le clitoris n’est pas un petit bouton isolé mais un organe plus vaste et bien plus complexe. Et les femmes qui pensent avoir trouvé leur point G ne sont pas des hystéros : le clitoris a une partie interne qui peut être stimulée par les va-et-vient de la pénétration. Face à plusieurs études qui contestent l’existence de cette zone de plaisir, elle écrit en 2011 Qui a peur du point G ?. Un premier coup de sang retentissant qui marque son entrée dans l’arène médiatique. «J’en avais assez d’entendre que "tout est dans la tête". C’était une façon bien commode d’évacuer la sexualité féminine, et surtout de ne pas en parler.»

A force de foncer dans le tas, de dénoncer l’androcentrisme de ces messieurs de l’université qui connaissent tout du pénis mais rien du clitoris, de s’indigner contre l’industrie pharmaceutique qui se préoccupe de la bandaison des hommes mais jamais des troubles des femmes et de s’exaspérer du mépris dans lequel les scientifiques tiennent le plaisir sexuel féminin, Odile Buisson ne se fait pas que des copains. Les sages-femmes qui n’ont guère apprécié ses coups de boutoirs contre l’accouchement naturel l’ont prise en grippe. «Elle a des prises de position extrêmes, c’est sa façon de faire passer le message, mais en rentrant dans les gens, elle se met du monde à dos», constate Pierre Foldès. Une partie du corps médical la snobe. Certains considérant son travail comme une vaste blague. «Les médecins n’ont pas lu son livre sur le clitoris, ils considèrent cela comme du travail subalterne, regrette Israël Nisand, gynécologue obstétricien. Mais elle s’en fout, elle n’est pas là pour chercher les honneurs et ça l’amuse follement de les voir se pincer le nez !»

N’empêche, on la sent quand même fiérote, elle qui n’est pas universitaire et qui vient «de la plèbe», d’être invitée à donner des cours aux Etats-Unis, en Suisse et d’avoir hérité du titre ronflant de board director de l’International Society for the Study of Women’s Health. Si elle donne l’impression de l’allumette prête à flamber, Odile Buisson a besoin de potasser, de rencontrer, de creuser en parlant avec les principales intéressées avant de s’enflammer. Mais son truc, c’est avant tout d’aller voir là où c’est interdit, ce qui gène, ce qui dérange. C’est ce qui l’a poussée à choisir gynécologie. «C’était un sujet qu’on n’abordait pas à la maison : j’ai quand même appris comment on faisait les bébés à 12 ans !»

De son adolescence à Saint-Nazaire, Odile Buisson se souvient de ses lectures de Che Guevara. De sa mère, au foyer et gaulliste, qui la rattrapait par la culotte quand elle partait en manif et lui disait «d’arrêter avec [ses] idées de singe». «Je voulais faire la révolution ! J’avais déjà envie de faire péter un truc !» balance-t-elle. Ça pète parfois à la maison, avec son père, agent de maîtrise et délégué CFDT dans une raffinerie de pétrole. «Mes parents étaient très aimants mais aussi très sévères. Et puis dans ma famille, on ne voyait que par les hommes. C’était dur mais cette espèce d’adversité a déclenché ma pugnacité, ma rébellion.»

Avec toutes ces idées, on la placerait volontiers à gauche toute. Même pas. Elle pioche. A déjà voté à gauche mais pour la dernière présidentielle, c’était Sarkozy. Etrange alors que ses écrits semblent désigner la droite comme responsable de la gabegie médicale. «Sarkozy s’est trompé sur la santé mais il avait la volonté de donner sa chance à ceux issus des classes populaires.» Son mari, rencontré sur les bancs de la fac de médecine, au milieu des lodens vert bouteille et des serre-têtes nantais, l’a pacifié, dit-elle. Le théâtre et les pièces de Shakespeare auxquelles elle assiste avec son fils l’apaisent. De ses sept années de pratique du kendo, un art martial japonais, elle a retenu que «quand on tape sur les gens, on ne les casse pas, au contraire, on en fait des combattants». Ça sonnerait presque comme une devise. Son combat ne fait que commencer.

EN 7 DATES

10 mars 1956 Naissance à Malo-les-Bains.
1973 Etudes de médecine.
2000 Commence le kendo 2004 Rencontre Pierre Foldès.
2008 Première échographie du clitoris. 
2010Qui a peur du point G ? (Ed. Jean-Claude Gawsewitch). 
2013 Sale temps pour les femmes (Ed. Jean-Claude Gawsewitch).

Anne-Claire GENTHIALON

Les âmes enlacées

Par Le 25/12/2014

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Les âmes enlacées

 

Corps à corps, cœur à cœur, les âmes enlacées, ils connaissaient parfaitement le protocole, des mois de pratique, des heures à en parler.

 

Nus, sous les draps, les mains posées sur les peaux huilées, la douceur du patchouli embaumait le cocon de leurs corps accolés.

 

Il aimait poser une main sur le creux de sa colonne, juste à l’orée des collines, il y devinait un bassin aux eaux claires, un petit lac de montagne nourri par des ruissellements de neige… Il sentait vibrer dans cette cavité des énergies cristallines. Parfois, le flux libéré cascadait entre les deux versants, dans l’ombre d’une faille… Aimanté par la Source intérieure…

 

L’autre main naviguait quelques instants sur les reliefs. Des effleurements délicats mêlés de pressions ou de rotations, dans cette dimension du don, cette réjouissance infinie du bonheur partagé.

 

Elle aimait poser sa tête sur sa poitrine, sentir la douceur de sa peau, le moelleux de sa musculature, rien de trop dur, rien de trop mou, un coussinet qui l’apaisait et l’invitait aux pensées suspendues.

 

Les mains se laissaient entraîner par des désirs silencieux. Les lèvres qui se touchent, les souffles qui se mélangent, effleurements délicats comme une reconnaissance cellulaire.

 

Accolés, corps à corps, cœur à cœur, nus, les âmes enlacées.

 

Respiration abdominale synchronisée.

 

Elle inspirait profondément et gonflait son ventre. Il expirait profondément et vidait le sien. Un mouvement parfaitement orchestré. Ventre plein, ventre vide, ventre plein, ventre vide, l’un poussant l’autre, peau contre peau, l’autre repoussant l’un, dans une symbiose attentive, un accompagnement bienveillant, un regard tourné vers l’intérieur et l’intérieur tourné vers l’autre, une alternance hypnotique, une contemplation bienheureuse, juste cet émerveillement envers la vie qui coulait en eux dans la danse du souffle…

 

Longue expiration et la sensation profonde du ventre aimé qui entre en soi, comme une présence qui s'installe, un visiteur ébloui, un sourire qui s'épanouit, un corps qui se réjouit. 

 

Ils sentaient battre les cœurs dans un tempo unifié et le rythme apaisé effaçait en eux toutes les pensées intrusives. Comme une bulle translucide qui les enveloppait. Deux chrysalides reliées par des étincelles vivaces, un placenta englobant leurs entités fusionnées.

 

Ils devinaient au bout de leurs doigts des particules agitées, comme des flux euphoriques, les retrouvailles joyeuses des âmes dévoilées, sans identité, sans intention inavouée, juste cette plongée dans la Source de vie.

 

Longue descente intérieure… Une exploration commune nourrie par la plénitude de leurs âmes dénudées.

 

 

 

Il sentit dans la profondeur de la respiration de sa compagne l’orée d’un sommeil qui s’installe, comme l’ombre des montagnes qui avancent sur la Terre lorsque le Soleil bascule de l’autre côté, un drap de soie qui se pose sur les reliefs et l’agitation de la vie qui se calme, un abandon délicieux et confiant, le sourire intérieur du bébé contre les seins de sa mère, le bien-être et la pesanteur du corps qui se délie, s’ouvre au sommeil et à la paix, une citadelle métamorphosée, une terre d’accueil.

La Vie en Soi dans le calice lumineux de leurs énergies combinées, les arabesques pétillantes des flux mélangés.

 

 

 

Les cœurs nus de leur corps enlacés, les âmes aimantées.

 

 

 

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L'équilibre

Par Le 22/12/2014

Magnifique. Conclusion : fichez la paix à la Nature, elle n'a pas besoin des hommes...Ils n'auraient pas eu à introduire le loup s'ils ne l'avaient pas fait disparaître. Les interventions humaines qui réparent les erreurs précédentes ne sont juste que des réparations. Il s'agirait donc d'utiliser désormais notre intelligence et notre bienveillance à laisser la nature tranquille, là où elle n'a pas encore été transformée. Utiliser cette même intelligence à rectifier les erreurs reste avant tout la nécessité de se faire pardonner. Il ne s'agit pas d'intelligence mais d'humilité. Mais il faut être intelligent pour apprendre à être humble... Laisser la Nature tranquille, ça signifie pour moi de laisser l'homme tranquille ! Il n'y a pas de scission pour moi mais il y en a une pour une bonne partie de l'Humanité. Le mot "environnement" n'a pas de sens car cela signifie que nous sommes "au centre" et que la Nature nous environne. Symboliquement, c'est inacceptable. "Laisser la Nature tranquille" est une expression qui nous englobe autant que les espèces végétales et animales.

Naissance

Par Le 22/12/2014

Je voyais le bébé que j’étais. Dans le ventre de ma mère.

Ondes Alpha. Relaxation profonde. Connecté avec l’intérieur…L’inconscient, la mémoire cellulaire.

Inutile de se dire que ça n’est pas possible.

J’ai vu pendant trois jours des femmes revivre pleinement cette naissance, dans leur corps. Des "retrouvailles" d'une puissance émotionnelle incommensurable, dans leur corps, leur esprit, leur mémoire cellulaire...

Je n’imaginais pas un seul instant ce que j’allais éprouver à mon tour…

 

Un sentiment de bien-être absolu et en même temps une impatience joyeuse à quitter ce cocon. Je me voyais sourire et bouger. Je « savais » que j’étais attendu. Aucune peur, aucune énergie limitante, juste ce bonheur de la découverte du monde.

Et puis, j’ai senti dans mon périnée une boule de chaleur qui grandissait et l’impression que mes cuisses s’écartaient, que cette boule incandescente éprouvait le besoin de s’extraire…Simultanément à cette sensation de « présence », j’étais envahi par des vagues de frissons, des cascades de chaleurs qui ruisselaient en moi de la tête aux pieds, dans un flux et reflux incessant, l’impression que ma colonne vertébrale était devenue un canal d’énergie, et que serpentait le long de sa structure un flux constant de vibrations inconnues. Mon périnée vibrait et j’étais submergé d’émotions, au point que je n’arrivais plus à exprimer quoi que ce soit au Thérapeute qui menait la séance...

Et puis, j’ai « reconnu » cette sensation…C’était orgasmique…

Une re-naissance orgasmique…Non pas génitale mais totale, entière, sans aucun contrôle, l’énergie comme un diffuseur, et toujours cette « présence », cette boule bleue incandescente entre mes cuisses…Ce n’était pas moi, il n’y avait plus de bébé, il n’y avait pas d’individu, juste cette boule de vie…

« Je » n’étais pas né. La Vie était née. Et elle fusait en moi, dans ma colonne, dans toutes mes fibres, comme un torrent lumineux.

Dépersonnalisation bénéfique.

Comme lorsque j’ai la sensation de faire l’amour à l’Amour. Et que les corps deviennent des passerelles vers une union extatique, énergétique, comme des retrouvailles avec le flux vital…La boule bleue entre mes cuisses.   

 

J’aurais aimé resté ainsi. Plus longtemps.

J’ai ouvert les yeux.

La suite de la journée s’est déroulée mais les flux et reflux ont continué leur sarabande. Des vagues incessantes de frissons…De la tête aux pieds, avec des picotements au bout des doigts, une chaleur crânienne très étrange…

Jusqu’au soir…

 

Ce matin, il n’y a plus rien.

Et pourtant, je sais très bien que tout est là…

"Ceci est mon corps" (spiritualité)

Par Le 22/12/2014

 

A écouter sans modération puis à consommer avec délectation, tendresse, attention, application, osmose, cohésion, partage, élévation, élévation, là-haut, là-haut...

"La fin du courage"

Par Le 21/12/2014

 

« Savoir dire non » – La fin du courage..?

A-t-on oublié ce qu’est le courage ?

 

http://r-eveillez-vous.fr/savoir-dire-non-la-fin-du-courage/

 

Sommes nous installés dans la soumission ?

A part les super héros des jeux vidéos ou des productions hollywoodiennes qui, aujourd’hui se montre valeureux ? Dans La fin du courage, (1) essai qui vient de paraître, la philosopheCynthia Fleury déplore que le courage ne fasse plus vibrer les individus. Or, cette exigence, affirme l’intellectuelle de 35 ans, professeur à l’Américan University of Paris, pourrait fonder une nouvelle éthique morale qui remettrait en selle aussi bien l’homme contemporain perdu dans es élucubrations existentielles que la société.

Pourquoi notre époque serait-elle particulièrement celle de la disparition du courage ?

A leur travail ou dans leur vie quotidienne, de plus en plus d’individus désavouent ce qu’ils font mais continuent à le faire. Pourquoi ne se révoltent-ils pas ? Pourquoi une telle soumission à un non ordre des choses ? La peur est telle qu’ils en oublient d’avoir recours au courage. On a cru que l’individualisme était un processus de non-contrainte, de liberté absolue. L’individu se focalise sur ses propres intérêts, délaissant l’engagement public. Livré à cette quête narcissique, il est, en fait, fortement fragilisé, rendu vulnérable par ce processus d’individualisation qui le coupe des formes collectives de défense.

On croit se sauver en succombant à de régulières petites lâchetés, en fait, il y a un prix à payer. L’émergence de ce moi décomplexé, non distancié d’avec soi-même, signe la fin du courage moral. Nous sommes les passagers clandestins de l’absence de morale. En se faufilant, l’individu pense sauver sa peau. Il fabrique sa propre érosion et sombre dans la dépression.L’érosion de soi vient de la somme de ces démissions quotidiennes. Jamais le malaise individuel n’a été à ce point lié à une déstructuration de la société. L’homme et plus largement la société, meurent par manque de courage. Et comble du paradoxe, cet individu acculé à une mise en disposition de soi-même n’en est que plus invisible.

C’est dans le monde du travail que le manque de courage sévit, particulièrement, dites-vous.

Chaque matin, en allant travailler, un certain nombre d’individus adhèrent à un système qui désavoue les principes mêmes qui  les construisent. Ils critiquent la culture de l’évaluation, les objectifs de rentabilité, le management par le harcèlement. Des puéricultrices disent : « Nous ne pouvons pas avoir seize bébés dans les bras », Les salariés de Pôle Emploi dénoncent la déshumanisation des services. Autour d’eux, de grandes entreprises gagnent de l’argent mais ferment des usines. L’homme ne résiste pas à ces logiques illogiques, à sa propre schizophrénie. Le monde du travail est donc le lieu même de l’érosion du moi et des structures collectives de résistance. A défaut de faire exploser le système, les individus se font imploser eux-mêmes. Ce sont les suicides au travail qui peuvent devenir un massacre.

Des salariés pourtant s’opposent. Dans l’Education nationale ou ailleurs, des « désobéissants » se font entendre.

Descendre dans la rue, signer des pétitions, faire la grève ou mettre en place un droit de retrait restent des actes forts. Il y a d’ailleurs plus d’actes que d’hommes courageux. Nous commettons tous, un jour, quelque acte courageux. Mais la guerre économique requiert hélas plus que des intermittents du courage. L’atomisation de tels actes ne permet pas toujours la construction d’une éthique collective du courage. C’est tout le paradoxe : il n’y a d’éthique du courage que seul. Que si nous sommes prêts à faire ce geste sacrificiel qui consiste à savoir ce que l’on peut perdre sans connaître ce qu’on peut gagner. Et, en même temps, seule l’éthique collective du courage est durable et peut nous permettre de résister.

Pourquoi cette valeur semble t-elle désuète ?

Qui enseigne le courage ? Le père, la mère, les grandes figures faisant loi. Lié à l’autorité et à l’exemplarité, le courage est donc l’inverse de l’égalitarisme ambiant. Il est perçu presque comme un geste autoritaire. Aujourd’hui, les parents se focalisent sur la réussite de leurs enfants et transmettent de moins en moins de valeurs morales. Mais le courage ne disparaît pas pour autant, il a simplement déserté le monde réel. Nous sommes vaillant dans notre imaginaire. Jeux vidéos ou fictions, content de magnifiques épisodes de bravoure ou plutôt de performances de courage. Et c’est là une forfaiture. Pour être réellement courageux, il faut avoir éprouvé la peur et trouver en soi la force de la surmonter. Dans le monde réel, chacun se nourrit d’un fantasme de courage totalement travesti qui n’a nullement besoin de tout cet apparat.

En fait, les individus ne sont pas devenus fondamentalement peureux, ils ont simplement perdu l’entraînement au courage. Cette valeur s’apprend, se transmet par des figures dans l’entourage familial, amical, scolaire, etc.  Plus que l’absence, c’est le manque d’entraînement et d’apprentissage du courage qui caractérise notre société.

En quoi le courage serait-il un excellent moyen de lutter contre la dépression ?

D’abord, malgré ce que l’on croit, l’ennemi c’est la mélancolie. La mélancolie est cette chose terrible qui vous met à terre. La posture de résistance et de combat permet de sortir de cette logique du découragement. L’ennemi désigné est ainsi à l’extérieur, il n’est plus soi-même. Geste sacrificiel, le courage peut être sans victoire – il l’est même très souvent – mais il restaure le moi, son unicité et sa légitimité. C’est un régulateur contre la dépression, qui permet de sortir de l’anonymat et de l’interchangeabilité des hommes. Ce que le courage dit-, c’est que vous n’êtes pas interchangeable avec les autres.

C’est à vous que l’acte incombe. Or, le système capitaliste est là pour nous prouver exactement le contraire, que nous sommes tous remplaçables les uns par les autres. Le courage ne s’exerce donc pas exclusivement en temps de guerre ou de circonstances exceptionnelles. Il fait partie intégrante du temps quotidien et de la pratique démocratique. Bien sûr, il ne s’agit pas de jouer constamment les héros, ce serait intenable. Mais il faut apprendre à faire du courage un réflexe, un éthos.

Comment l’enseigner ?

Tout le monde est convoqué, les parents dans l’éducation de leurs enfants, les enseignants à l’école, les médias dans le choix des parcours qu’ils mettent en avant, les hommes politiques dans les valeurs et les pratiques qu’ils défendent. Ceux qui sont exemplaires ont l’exigence de croire à l’exemplarité des autres. Les Lâches sont toujours ceux qui désespèrent des autres.

Pourquoi est-ce si difficile d’être courageux ?

Faire preuve de courage, c’est instaurer un rendez-vous radical avec ses principes et soi-même. Voilà pourquoi la majorité des individus se défilent. L’autre difficulté est que cette épreuve se vit seul. Savoir dire non, en assumer le risque et le sacrifice est une démarche solitaire. Peu d’entre nous prennent ce risque. On sait ce qu’on va perdre, pas ce qu’on va gagner. Mais le courageux n’est pas non plus celui qui ignore la peur. On juge le courage d’un homme à ses peurs, celles qui sait éviter ou bien garder.

Cet acte individuel aurait des vertus thérapeutiques sur le fonctionnement même de la démocratie ?

Je travaille sur la démocratie, ses écarts entre les principes et la réalité. Comment réguler et corriger les excès désordonnés de la démocratie ? La paix qui caractérise notre société a fait croire qu’il n’y avait plus de guerre à mener, que la démocratie, c’était du statut quo mais la démocratie n’est pas un ordre spontané de l’égalité. C’est une dynamique entre plusieurs forces,celles qui portent les valeurs d’égalité et de liberté et celles qui s’y opposent.

En déléguant nos intérêts aux automatismes de la démocratie, nous sommes entrés dans un système dégénérescent. Il ne suffit pas d’alimenter la machine démocratique, en allant voter par exemple, il faut aussi ranimer son âme et son esprit. Le courage pourrait être le pilier de cette régulation.

(1) La Fin du courage, Cinthia Fleury, Fayard 14 €

par Dominique Netchaïev

http://r-eveillez-vous.fr/savoir-dire-non-la-fin-du-courage/

 

Pourquoi ?

Par Le 20/12/2014

 

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Je fais le quatrième module de ma formation en sophrologie analysante en ce moment et ce que je lis sur les forums de cette Réforme des rythmes scolaires me conforte, malheureusement pour les enfants, dans mes choix. Plus rien ne m'étonne et rien ne s'arrangera, c'est fini.

Quand je vois le travail sur soi que cette formation en sophrologie analysante apporte, tout ce qui est révélé, mis à jour et "guéri", toute cette analyse nécessaire pour pouvoir aller ensuite vers des patients, je me dis cent fois par jour qu'il est absolument inconcevable que ce que j'apprends là ne soit pas obligatoirement fait par les futurs enseignants et ensuite tout au long de leur vie...

Mettre face à des enfants, en mission d'enseignement, d'éducation, d'accompagnement, des adultes qui n'ont pas réglé en eux les traumatismes de leur vie, et nous en avons tous, qui n'ont pas acquis les connaissances pour comprendre les enfants, dans une dimension existentielle et non uniquement cognitive, c'est inévitablement un désastre...

Comme en plus, maintenant, l'Etat fait entrer dans l'enceinte de l'école de nouveaux "adultes" pour les TAP et que la multiplicité des intervenants est là aussi inévitablement déstructurante et anxiogène, on amplifie le désastre, on l'accélère, on renforce le processus...

Pourquoi ? Voilà la question qui me taraude...Et la réponse que je vois prendre forme me révulse au plus haut point...

Pourquoi également, l'État ne cherche-t-il pas à dispenser aux futurs enseignants une réelle formation en développement personnel ?

La réponse est très simple : il est facile de manipuler des individus qui n'ont pas été sollicités dans leur développement personnel et qui ne sont donc toujours pas "adultes" mais "enfants adaptés soumis" à une Autorité légale qui les nourrit, les entretient, les protège...

Pourquoi est-ce à de tels enseignants que sont confiés une part éducative de plus en plus importante ?

La réponse est  très simple : ils seront plus à même de faire en sorte que leurs élèves leur ressemblent puisqu'ils représenteront le modèle normatif créé par le Parent étatique. 

La boucle est fermée. 

Et si certains se rebellent et deviennent délinquants, l'État pourra montrer une autre facette de son rôle de Parent Normatif : il assurera la sécurité des Citoyens. Et ces Citoyens, reconnaissants à l'État de les avoir protégés d'un danger créé pourtant par l'État lui-même, ces Citoyens valideront l'existence même de la famille politique en continuant à les élire.

L'école, aujourd'hui, sert un Projet de société dans lequel l'individu ne doit pas exister. 

 

Télévision et enfants

Par Le 19/12/2014



Image tirée du livre "TV Lobotomie" de Michel Desmurget, directeur de recherche à l’INSERM en neurosciences cognitives.

Television et enfants

Le sensationnel contre l'existentiel

Par Le 17/12/2014

La connaissance détachée du connaissant est une accumulation de données temporelles. Toutes les connaissances viennent du passé et sont transmises à l'individu. Mais sans l'exploration du connaissant, dans l'instant, toute accumulation de connaissances n'est qu'un fardeau dont on se charge. Bien entendu, l'agrégé de philosophie considérera qu'il a un très haut niveau de connaissances et c'est exact pour ce qui est de son domaine. Mais s'il s'identifie à cette connaissance, il ne sait plus rien de lui...

C'est bien là que se situe le problème de notre enseignement en France. Nous amenons les enfants à croire que leurs connaissances leur donnent forme.

C'est terrifiant d'imaginer l'ampleur de ce mensonge...

 

 Le problème majeur vient du fait que ceux qui pensent à ce que l'enfant devrait être n'ont pas nécessairement cherché à comprendre ce qu'ils sont eux-mêmes. C'est juste le mimétisme qui les guide. Un mimétisme social, éducatif, une mondialisation normative dans laquelle ils sont insérés.

Est-ce qu'ils ont cherché à identifier clairement ce qu'ils sont et leurs propres fonctionnements ? Comment peut-on considérer que la répétition des conditionnements suffit à être dans le Vrai ?

Un enseignant, digne de ce nom, devrait œuvrer à la révélation des êtres et non à leur intégration dans un mouvement de masse. Cette intégration se fera si l'individu lui-même, lorsqu'il en aura la capacité et la lucidité, décide que c'est la voie qui lui convient.

J'en ai connu tellement des enfants qui une fois adolescents, erraient dans les méandres des études supérieures sans savoir où ils allaient. Et d'autres qui étaient sortis de ce système parce que le système avait tout fait pour qu'ils s'en aillent...

Peut-on considérer dans ces cas-là, et ils sont innombrables, que l'enseignement a joué son rôle ?

Quel est ce rôle?

Qui est responsable ? La question essentielle.

Responsable et responsabilité, deux notions complémentaires.

Est responsable celui qui identifie les responsabilités qui lui incombent.

Je peux être responsable de mes actes et responsable de moi-même. Il ne s'agit pas de s'arrêter uniquement sur une responsabilité au regard d'une situation mais de joindre à cette observation l'enseignement que l'individu doit en retirer. Pourquoi est-ce que j'étais dans cette situation, comment y suis-je arrivé, quelles ont été les émotions qui m'ont fait perdre pied, pour quelles raisons est-ce que je me suis emballé, pour quelles raisons est-ce que j'ai perdu confiance ? La liste des observations à tenir est longue. 

C'est cela que l'enseignement doit proposer aux jeunes enfants. Tout ce qui est de l'ordre cognitif n'est pas une finalité mais un chemin et sur ce chemin se présentent les opportunités pour apprendre à se connaître.

Il s'agit fondamentalement de se connaître en usant de ce qu'il y a à connaître.

Alors, le buzz actuel sur les notes ou les zones éducatives prioritaires ou les rythmes scolaires et leurs innombrables inégalités et déficiences, tout ça reste du domaine du paravent. Il s'agit de focaliser le milieu enseignant et les familles sur des données qui coupent court à toutes réflexions de fond. Une main mise du sensationnel sur l'existentiel. Juste du bruit pour couvrir le vacarme intérieur des souffrances ignorées. 

Un des psychiatres que j'ai dû rencontrer s'étonnait du fait que je continue à souffrir de la situation des enfants alors que je n'ai pas de classe...C'est là tout le problème. Comme s'il était possible que j'arrête mes réflexions à mon vécu. Comme s'il était possible que j'efface de mes pensées tous les enfants uniquement parce que je n'en ai plus la charge. 

C'est très révélateur d'un système de pensées individualistes et c'est terrifiant qu'un psychiatre puisse me sortir une abomination pareille. 

Il faudrait donc que je reste indifférent au sort des milliers d'espèces animales et végétales en voie de disparition juste parce qu'elles ne font pas partie de ma vie quotidienne. Il faut que je m'occupe simplement de mon chien et des plantes de mon jardin. Il faudrait donc que la situation des peuples premiers me soit indifférent juste parce qu'ils ne font pas partie de ma famille ou de mes connaissances. Il faut que je m'occupe uniquement de mes proches. Il faudrait donc que je reste uniquement focalisé sur mon existence sans autres formes d'engagement que ceux pour lesquels mon statut de citoyen me destine. Un citoyen egotique, normalisé, identifié, statufié même...Mais surtout pas un individu empathique. 

Et si moi, dans ma position de reclus, je continue à éprouver un épouvantable sentiment de gâchis au regard des millions d'enfants concernés par cette "école"...Suis-je dans un état de confusion mentale ? Dois-je de toute urgence avaler des pilules roses ? 

Sans doute que ce psychiatre disait cela pour me soulager, pour mon "bien", pour que je parvienne à m'extraire de ces pensées récurrentes. Il ne comprend pas que c'est tout bonnement impossible. Il ne comprend pas qu'il est intolérable pour moi qu'un État puisse agir de la sorte, il ne comprend pas que je ne raisonne pas comme un enseignant en arrêt de travail mais comme un Humain qui a consacré trente ans de sa vie aux "Petits d'Hommes." Et je ne peux pas aller contre ce que j'ai été, je ne peux pas le renier, je ne peux pas bafouer quotidiennement les valeurs que j'ai toujours cherché à développer. 

Droits de l'Homme

Par Le 16/12/2014

 DÉCLARATION DES DROITS DE L'HOMME


Article 33 de la DDHC : – La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme.

Article 34 de la DDHC : – Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35 de la DDHC : – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.


Sagesse Masaï

Par Le 16/12/2014

5 leçons de sagesse massaï

http://r-eveillez-vous.fr/5-lecons-sagesse-massai/

Chercher et trouver sa cohérence intérieure, rester relié aux autres et à l’univers, c’est ce à quoi nous invite le peuple massaï. L’anthropologue Xavier Péron nous fait découvrir ce mode de vie dans son dernier livre, également manuel de développement personnel.

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D’eux, on ne connaît que leur longue silhouette au port altier drapée de rouge. Les Massaïs, un peuple d’éleveurs et de guerriers, figurants photogéniques dans Out of Africa (film de Sidney Pollack, 1986) ou des documentaires sur le Kenya. Ce que l’on ignorait, jusqu’au travail de l’anthropologue Xavier Péron, c’est qu’ils se transmettent de génération en génération une spiritualité riche, vécue au quotidien, d’une portée universelle et qui conçoit l’homme comme le cocréateur de l’univers.

Pour les Massaïs, comme dans la spiritualité amérindienne ou le taoïsme, l’humain est avant tout un être relié. Aux autres, à son environnement et à une force intelligence qui le dépasse et qu’eux-mêmes nomment Enk’Aï, « la déesse-mère, source de toute vie, explique Xavier Péron. Elle prend différents aspects, multiplie ses manifestations, et chacun est en relation collective et individuelle avec elle, par les prières, les danses, les pensées comme par les actes. Enk’Aï envoie par exemple la pluie qui nourrit les bêtes et les hommes, mais aussi les épreuves qui leur permettent de grandir spirituellement ». 

L’anthropologue a vécu pendant des années parmi eux, a été initié à leurs rites et, depuis trente ans, poursuit une relation spirituelle intense avec Kenny, son ami et guide massaï. « Chez eux, remarque-t-il, il n’existe ni philosophie ni dogme religieux ; ils vivent la réalité en faisant corps avec elle, tout en ayant conscience de ce qu’ils doivent apporter en tant qu’individus et membres d’une collectivité pour maintenir l’équilibre et l’harmonie dans la grande chaîne de la vie. »

Selon lui, leur spiritualité peut se traduire par ces lignes de force : vaincre ses peurs, rester relié, ne pas créer de division en soi et autour de soi, tirer parti des épreuves, faire l’expérience de ce qui est.

« C’est ce que je m’efforce de pratiquer au quotidien et qui a changé ma vie, et c’est pour cela que je me sens leur passeur en Occident. Pour les hommes séparés, dispersés, agités que nous sommes devenus, il me semble important de diffuser leur message d’appel à l’unité intérieure, à l’ouverture de la conscience, deux ferments essentiels d’un vivre-ensemble plus juste et plus humain. » C’est cette voix que nous avons eu envie de faire entendre. Non pas pour idéaliser une culture ou un mode de vie, mais plutôt pour nous nourrir et nous inspirer. En découvrant les cinq piliers de la spiritualité massaï.

Ilmao : accepter la dualité

Le terme « massaï » provient du mot ilmao (« les jumeaux »), qui exprime la croyance selon laquelle toutes les choses sont reliées à d’autres pour former des paires d’éléments complémentaires. Comme dans le tao et sa figure du yin et du yang, les contraires existent, mais ils ne sont pas antagonistes. La dualité règne à l’extérieur, comme le jour et la nuit, la pluie et la sécheresse ; et à l’intérieur de soi, où s’entrechoquent les élans altruistes et les désirs égoïstes, la peur et le courage… La refuser est, pour les Massaïs, le meilleur moyen de souffrir et d’être en conflit avec les autres. D’où la nécessaire acceptation de la dualité du monde et des êtres. Une posture qui favorise la patience et la bienveillance.

LA PRATIQUE

Identifiez vos jumeaux intérieurs. Dressez la liste de vos qualités et corrélez chacune d’entre elles à un défaut et à des comportements qui ont pu vous conduire à des échecs ou à des conflits. Exemple : « généreux » peut aller de pair avec « inconséquent », la générosité peut aussi devenir attente de réciprocité et être source de désaccord lorsqu’elle reste à sens unique. Le but est de poser sur soi et sur les autres un regard nuancé et indulgent.

Mettez en adéquation vos mots et vos actes pour éviter les dissonances et les antagonismes, sources de déséquilibre personnel et relationnel. Actes et mots doivent être jumeaux. Aucune différence entre le dire et le faire chez les Massaïs, qui savent par expérience que cette cohérence est la garantie de relations saines et durables.

Encipaï : être dans la joie

Pour les Massaïs, la joie n’est pas un but mais un point de départ. Elle est la manifestation du lien vivant qui les unit à la déesse-mère, source de toute vie. La gratitude nourrit la joie, qui, à son tour, renforce le sentiment de gratitude. Gratitude d’être en vie, de pouvoir se nourrir, de pouvoir partager les épreuves et les réjouissances… Partager et se réjouir ensemble, mettre en lumière ce qui va bien, faire preuve d’humour sont autant de pratiques qui entretiennent chaque jour la joie de vivre. Être dans la joie est également une forme de politesse que l’on doit aux autres, elle génère un confort relationnel dont chacun profite. D’ailleurs, les Massaïs ont l’habitude d’annoncer une mauvaise nouvelle en la « coinçant » entre deux bonnes. Cette formulation met du baume au coeur de celui qui la reçoit et allège le fardeau de celui qui la transmet.

LA PRATIQUE

Cultivez la gratitude au quotidien, en commençant par prendre conscience des dons, aussi minuscules soient-ils, que vous recevez. La porte que l’on vous tient, le sourire que l’on vous adresse, le repas que vous partagez… Donnez à votre tour, en conscience, du temps, des compliments, des conseils, toutes ces petites choses qui adoucissent et embellissent les journées de ceux qui vous entourent.

Positivez en « enserrant » une pensée ou un fait négatif entre deux pensées ou faits positifs, comme le font les Massaïs.

Reconnectez-vous à l’énergie de la nature. C’est elle qui nous fait nous sentir maillons de la grande chaîne du vivant. Rien de tel que de s’adosser à un arbre et de perdre son regard dans sa frondaison jusqu’à se sentir un avec lui pour retrouver sérénité et force intérieure. Deux éléments constitutifs du bonheur d’être.

Osina kishon : accueillir la « souffrance-don »

Sans souffrance, pas d’éveil. C’est la conviction profonde des Massaïs, qui voient, dans les épreuves envoyées par Enk’Aï, l’opportunité de grandir. Un de leurs proverbes sacrés en témoigne : « La chair qui n’est pas douloureuse ne ressent rien. » Dans cette perspective, ils remercient la déesse-mère de placer l’épreuve-opportunité sur leur chemin. Leur rituel collectif consiste alors à « nouer son coeur » en faisant huit noeuds (représentant l’épreuve) sur une corde (le coeur), qu’ils vont dénouer (symbole de la résolution), montrant ainsi que, encore une fois, tout est duel et que l’on ne peut délier un problème qu’en le reconnaissant comme sien puis en affrontant la difficulté pour la résoudre.

LA PRATIQUE

Procédez comme les Massaïs, qui visualisent leurs émotions (peur, tristesse, colère, abattement, désir de vengeance…) après le rituel collectif de la corde, et les transportent vers leur coeur pour les brûler et les transformer en vive énergie, à la manière de l’alchimiste qui, dans son athanor, transforme le plomb en or.

Interrogez ensuite votre épreuve comme le Massaï qui parle à l’épreuve en ami. Que veux-tu me dire ? Quelle est ma responsabilité ? Dois-je attendre ou agir ? Quelle direction dois-je prendre ?

Notez toutes les réponses qui vous viennent spontanément sans les censurer ni les juger.

Eunoto : devenir un planteur

À la posture du constructeur, les Massaïs préfèrent celle du planteur. Alors que le premier se concentre uniquement sur la réalisation de l’objectif qu’il s’est fixé, la construction, le second plante son arbre, le soigne, mais accepte de faire avec ce qui lui échappe (le rythme de croissance, les aléas de la météo…). Concrètement, être planteur, c’est se mettre en phase avec le moment présent, s’adapter et se maintenir dans un état entre vigilance et confiance, volonté et humilité. Cette souplesse est facteur de sérénité, de patience et met à l’abri de la colère et de la déception.

LA PRATIQUE

Ancrez-vous, comme l’arbre, dans le moment présent. Les Massaïs disent : « Le passé est un pays où je n’habite plus. » Ici et maintenant, que ressentez-vous ? Comment pouvez-vous composer au mieux avec la situation et les personnes présentes ? Que charriez-vous d’inutile et de pesant du passé ? Quelles projections anxieuses vous empêchent de goûter à la saveur du présent ?

Aingoru enkitoo : rechercher le bon ordre

Être dans la justesse – dans ses mots, dans ses actions –, cela signifie pour les Massaïs être reliés à Enk’Aï. Une posture qu’exprime l’expression « avoir le regard clair et la démarche alerte ». La clarté du regard signifiant que la cohérence intérieure se voit de l’extérieur, et la démarche alerte témoignant d’un sentiment de légèreté et de sécurité dû à la certitude de marcher sur son bon chemin. Troubles, conflits, agitation sont, en revanche, les signes que l’on s’est décentré et que l’on s’est éloigné de sa « mission ». Car, pour les Massaïs, être en quête du bon ordre, c’est aussi chercher ce que l’on est venu faire sur terre.

LA PRATIQUE

Écoutez les messages de votre corps lorsque vous avez fait un choix, pris une décision. S’ils sont justes, sous les émotions superficielles (appréhension, excitation), vous devez ressentir une vague de calme, une sensation de paix intérieure, qui peut se traduire en mots par « ce n’est pas facile, mais c’est juste ». En revanche, interrogez-vous si vous ressentez des tiraillements, de l’inconfort, de l’agitation mentale et physique, et que ces sensations durent ou se manifestent chaque fois que vous pensez à votre choix ou à votre décision.

Plantez un arbre, prenez soin d’une plante. Cela vous incitera à mettre momentanément les « je veux » sur la touche et vous aidera à faire simplement avec ce qui est.

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"Cet enfant"

Par Le 16/12/2014

Chers parents :
Je sais. Vous êtes inquiets. Chaque jour, votre enfant rentre à la maison et vous parle de CET enfant. Celui qui est toujours occupé à frapper, pincer, griffer et même parfois mordre les autres enfants. Celui à qui je dois toujours tenir la main dans le couloir. Celui qui a son coin spécial sur le tapis de jeu et préfère s’asseoir sur une chaise plutôt que par terre. Celui qui a du quitter la classe parce qu’on ne jette pas les jouets. Celui qui a grimpé la grille de la cour alors que je lui disais d’arrêter. Celui qui a aspergé le sol avec le lait de son voisin parce qu’il était en colère. Exprès. Alors que je le regardais. Et quand je lui ai demandé de nettoyer, il a vidé le rouleau de sopalin. Exprès. Alors que je le regardais. Celui qui a prononcé le mot en M en cours de gym.
Vous êtes inquiet que CET enfant n’empêche le votre d’apprendre. Vous avez peur qu’il me prenne trop de temps et d’énergie pour que le votre ait sa part d’attention. Vous avez peur qu’il ne blesse quelqu’un un jour. Vous avez peur que ce “quelqu’un” soit votre enfant. Vous avez peur que votre enfant ne devienne agressif pour obtenir ce qu’il veut. Vous avez peur que votre enfant ne devienne un cancre parce que je n’aurais pas remarqué qu’il a du mal à écrire. Je sais.
Votre enfant, à son âge et dans cette classe, n’est pas CET enfant. Votre enfant n’est pas parfait, mais en général, il obéit. Il partage ses jouets sans problème. Il ne jette pas son matériel. Il lève la main pour parler. Il travaille quand c’est l’heure de travailler, et joue quand c’est l’heure de jouer. On peut le laisser aller seul aux toilettes et en revenir sans craindre une mauvaise blague. Il pense que le mot en P est “purée” et que le mot en M est “mercredi”. Je sais.
Je sais, et je m’en inquiète aussi.
Vous savez, je m’inquiète tout le temps. Pour TOUS les enfants. Je m’inquiète de l’écriture de votre enfant, de la prononciation d’un autre, de la timidité de celui-ci ou de tel autre qui ne mange pas le midi. J’ai peur que le manteau de Gavin ne soit pas assez chaud et que le père de Talitha ne la gronde parce qu’elle écrit les B à l’envers. Tous mes trajets en voiture et toutes mes douches, je les passe à m’inquiéter.
Mais je le sais, vous voulez parler de CET enfant. Parce que les B à l’envers de Talitha ne causeront pas un oeil au beurre noir à votre enfant.
Moi aussi je veux parler de CET enfant, mais il y a tellement de choses que je n’aurais pas le droit de vous dire.
Je ne ne pourrais pas vous dire qu’il a été adopté dans un orphelinat quand il avait 18 mois.
Je ne pourrais pas vous dire qu’il suit un régime spécial à cause de ses allergies alimentaires et qu’il a faim TOUT. LE. TEMPS.
Je ne pourrais pas vous dire que ses parents sont en plein divorce et qu’il habite chez sa grand-mère.
Je ne pourrais pas vous dire que j’ai peur que sa grand-mère ne commence à boire…
Je ne pourrais pas vous dire que son traitement contre l’asthme le rend agité.
Je ne pourrais pas vous dire que sa mère est seule, et que cet enfant est à la garderie à la seconde où elle ouvre jusqu’à la seconde où elle ferme le soir. Il a ensuite 40 minutes de trajet pour rentrer chez lui, et dors donc moins que la plupart des adultes.
Je ne pourrais pas vous dire qu’il a assisté à des violences domestiques.
Vous comprenez. Vous savez que je ne peux pas divulguer d’informations personnelles. Vous voulez juste savoir ce que je FAIS à propos du comportement de CET enfant.
J’aimerais vous le dire. Mais je ne peux pas.
Je ne peux pas vous die qu’il reçoit des cours d’orthophonie, qu’un examen a révélé retard de langage, et qu’un thérapeute a lié son agressivité à ses difficultés à communiquer.
Je ne peux pas vous dire que je rencontre ses parents TOUTES les semaines, et que le plus souvent, ils crient pendant ces rencontres.
Je ne peux pas vous dire que cet enfant et moi avons un signal secret avec nos mains quand il veut s’asseoir tout seul dans son coin.
Je ne peux pas vous dire qu’il passe le temps de la sieste blotti sur mes genoux parce que sentir mon coeur battre “le fait se sentir bien”.
Je ne peux pas vous dire que depuis trois mois, je note chacun de ses accès de colère et que leur nombre a baissé de 5 par jour à 5 par semaine.
Je ne peux pas vous dire que le secrétaire de l’école à accepté que je l’envoie dans son bureau quand il a besoin de prendre l’air.
Je ne peux pas vous dire qu’à une réunion de professeurs, les larmes aux yeux, j’ai supplié mes collègues de le surveiller de près, de lui prêter attention, même quand ils sont en colère parce qu’il a encore frappé quelqu’un JUSTE DEVANT EUX.
Le truc c’est qu’il y a TELLEMENT DE CHOSES que je ne pas dire à propos de cet enfant. Même les bonnes choses je ne peux pas vous les dire.
Je ne peux pas vous dire que son travail dans la classe est d’arroser les plantes, et que quand l’une d’elle est morte pendant l’hiver, il a pleuré toutes les larmes de son corps.
Je ne peux pas vous dire qu’il embrasse sa petite soeur tous les matins pour lui dire au revoir, et lui murmure “Tu est mon soleil” avant que sa mère n’emporte la poussette.
Je ne peux pas vous dire qu’il en sait plus à propos des orages que bien des mététorologues.
Je ne peux pas vous dire qu’il me propose souvent d’aider à tailler les crayons pendant les récréations.
Je ne peux pas vous dire qu’il coiffe les cheveux de sa meilleure amie pendant la sieste.
Je ne peux pas vous dire que lorsqu’un de ses camarades pleure, il se précipite pour lui lire une de ses histoires préférées.
Le truc, chers parents, c’est que je ne peux vous parler que de VOTRE enfant. Alors je peux vous dire ceci :
Si jamais un jour VOTRE enfant devient CET enfant…
Je ne partagerai pas vos histoires de famille avec d’autres parents.
Je communiquerai avec vous régulièrement, clairement, et gentiment.
Je m’assurerai qu’il y a des mouchoirs sur mon bureau pendant nos rencontres, je vous tiendrai la main si vous pleurez.
Je me battrai pour que vous receviez les services des meilleurs spécialistes, et je coopérerai avec eux pour obtenir les meilleurs résultats.
Je m’assurerai que votre enfant reçoive le surplus d’amour et d’attention dont il a besoin.
Je porterai sa voix auprès du personnel de l’école.
Quoiqu’il arrive, je continuerai à chercher tous ses bons côtés, toutes ses qualités et tout ce qui le rend exceptionnel.
Je lui rappellerai ces choses, ainsi qu’à vous, encore et encore.
Et quand un parent viendra se plaindre de VOTRE enfant…
Je lui répèterai tout ça,encore et encore.
Avec tout mon amour;
La maîtresse.

“Chers parents : à propos de CET enfant…”, par Amy Murray.

Source: Bridoz

http://brefbuzz.com/lettre-d-un-professeur-au-sujet-de-cet…/

Résistance

Par Le 16/12/2014

Rythmes scolaires : maman fait de la résistance, l'académie menace

Rythmes scolaires : maman fait de la résistance, l'académie menace
© MAXPPP

Camille refuse de scolariser son fils le mercredi. Dans un courrier menaçant, l’Éducation nationale rappelle à la mère qu'elle est passible d'amendes… voire d'une peine de prison.

Elle fait partie des derniers irréductibles réfractaires à la réforme des rythmes scolaires. Camille, une mère de famille qui vit près de Dunkerque dans le Nord, refuse de mettre son fils à l'école le mercredi matin. Mais cette attitude ne plait pas du tout à l’Éducation nationale. L'inspection académique lui a envoyé un courrier particulièrement menaçant : une lettre pour lui indiquer qu'elle risque de lourdes sanctions, financières d'abord, et jusqu'à la prison.

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De 750 euros d'amende à 2 ans de prison. Quand elle a reçu ce courrier de l'inspection académique, Camille a eu froid dans le dos : 750 euros d'amende, pour manquement à l'assiduité scolaire, ainsi que 30.00 euros d'amende et deux ans de prison encourus pour soustraction aux obligations de l'autorité parentale. Tout cela parce que la mère de famille refuse de mettre son fils à l'école le mercredi matin.

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"On veut préserver notre enfant". Et elle n'en revient toujours pas. "Pour moi, c'est une lettre de menace. C'est de l'intimidation", témoigne Camille au micro d'Europe 1. "On menace les gens parce que l'on veut faire appliquer la réforme. On n'écoute pas les parents, qui sont les premiers concernés, et donc on est en faute", regrette la maman.

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La jeune mère n'a pourtant pas l'impression "d'être une délinquante en puissance". "Au contraire, je préserve la santé de mon fils en lui permettant de se reposer le mercredi afin qu'il puisse suivre les cours jusqu'à la fin de la semaine et qu'il évite de décrocher", justifie Camille. "Recevoir un tel courrier, cela fait un choc. On nous dit qu'on élève mal notre enfant et que l'on est des mauvais parents. Alors qu'au contraire, on veut le préserver", argue-t-elle.

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L'enfant restera encore à la maison mercredi. Quand elle a été convoquée par l'inspecteur d'académie, Camille a bien senti que le fonctionnaire était quelque peu gêné aux entournures par les termes de cette lettre. La maman s'en est cette fois sortie avec un simple rappel à la loi. Mais mercredi matin, son petit garçon restera quoi qu'il arrive à la maison.

Charles Bukowski

Par Le 15/12/2014

Charles Bukowski, egy imádnivaló rohadék

"Alors, vous souhaitez devenir écrivain", par Charles Bukowski


si cela n’explose pas à l’extérieur de vous
en dépit de tout,

ne le faites pas.
à moins que ça jaillisse spontanément
de votre coeur, de votre esprit et votre bouche
et vos tripes,
ne le faites pas.
si vous devez vous asseoir des heures
à fixer l’écran de votre ordinateur
ou penché sur votre
machine à écrire
à chercher les mots,
ne le faites pas.
si vous le faites pour l’argent ou
la gloire
ne le faites pas.
si vous le faites parce que vous souhaitez
des femmes dans votre lit
ne le faites pas.
si vous devez vous asseoir là et
réécrire encore et encore
ne le faites pas.
si le simple fait d’y penser est laborieux,
ne le faites pas.
si vous essayez d’écrire à la façon de quelqu’un d’autre,
oubliez toute de suite.
si vous devez attendre que cela rugisse hors
de vous,
dans ce cas attendez patiemment.
si cela ne rugit jamais hors de vous,
faites autre chose.
si vous devez d’abord le faire lire à votre femme
ou votre petite ami ou votre petit ami
ou vos parents ou à n’importe qui d’autre,
vous n’êtes pas prêt.
ne soyez pas comme tant d’auteurs
ne soyez pas comme tant de milliers de
personnes qui s’autoproclament écrivains,
ne soyez pas triste et ennuyeux et
prétentieux, ne vous consumez pas dans
l’amour de vous-même.
les bibliothèques du monde entier ont
baillé de sommeil
sur votre genre.
n’en ajoutez pas.
ne le faites pas.
à moins que cela jaillisse de
votre âme comme une fusée,
à moins que rester silencieux vous
mène vers la folie ou
le suicide ou le meurtre,
ne le faites pas.
à moins que le soleil en vous ne
consume vos tripes,
ne le faites pas.
lorsque le moment est vraiment venu,
et si vous avez été choisi,
cela se fera de soi-même et cela continuera à se faire
à moins que vous mouriez ou que cela meure en vous.
il n’y a pas d’autre façon.
et il n’y en a jamais eu.

Ventes à découvert 11/01/2001

Par Le 14/12/2014

Je me souviens très bien de ces mouvements boursiers quelques jours avant les attentats du 11 septembre et je voulais chercher les résultats des enquêtes. 

En fait, à la Bourse, il existe la possibilité de gagner de l'argent en "pariant" sur la baisse à venir de certains titres côtés. On appelle ça "la vente à découvert". 

Ce système double la possibilité d'engranger des gains :

Si un titre monte et que je l'ai acheté quelques jours avant, je toucherai la différence en le revendant. J'ai donc profité de la HAUSSE du cours.

Dans une vente à découvert, j'achète un titre à 30 euros alors qu'il en vaut 40 euros ce jour-là parce que je pense qu'il va baisser. Je gagnerai la différence entre mon "achat" à 30 euros depuis les 40 euros. Lorsque le titre perdra de sa valeur boursière, je gagnerai de l'argent...J'aurais donc profité de la BAISSE du titre.

C'est ce qui s'est passé quelques jours avant les attentats mais dans des proportions GIGANTESQUES...

Et bien, les enquêtes ont été biaisées...Bien évidemment...

Si, moi, petit porteur, j'achète 100 actions d'une société, n'importe quel organisme gouvernemental pourra retrouver mon adresse IP. Tout est enregistré...

Mais là, les instances gouvernementales n'ont rien trouvé de tangible...

Mais bien sûr...

"Non, non, c'est que du hasard..."

Blog de l'association ReOpen911

Article "point-clé du 11 Septembre" : Mystérieux délits d'initiés boursiers à la veille des attentats

Posté par Christo le 28/06/2010

Vous retrouverez également cet article dans notre rubrique "Points-clés du 11 Septembre" .

 

Mystérieux délits d'initiés boursiers à la veille des attentats

Article mis à jour le 21 octobre 2010

 

Des investisseurs ont eu connaissance de l'imminence des attentats qu’ils ont exploitée sur les marchés pour en tirer des profits colossaux, notamment en spéculant à la baisse sur les actions des compagnies aériennes dont les avions seront détournés. En dépit des évidences, les enquêtes officielles ont conclu qu’il n’y avait pas eu délits d’initiés au motif que les spéculateurs n’étaient pas liés à Al-Qaida.

 

Peu de temps après le 11 Septembre, les médias révèlent qu’American Airlines et United Airlines, les deux compagnies dont les avions furent détournés, firent l’objet de vives spéculations à la baisse sur la valeur de leurs titres dans les jours qui précédèrent les attentats (Associated Press, 18/09/01 ; Bloomberg News, 18/09/01 ; San Francisco Chronicle 19/09/01 ; Le Monde, 19/09/01 ; Reuters, 20/09/01 ; San Francisco Chronicle, 22/09/01). Ces spéculations à la baisse se sont traduites par une soudaine augmentation d’achats d’options de vente, un type de transaction boursière utilisé lorsqu’un investisseur parie sur le fait que le prix d’une action s’apprête à chuter [1]. Entre le 6 et le 7 septembre 2001 à la Bourse de Chicago (CBOE), la principale bourse d'options en Amérique du Nord, 4744 options de vente d’actions United Airlines sont achetées contre seulement 396 options d’achat (Associated Press, 18/09/01), ce qui représente 25 fois la moyenne des transactions habituellement opérées sur cette compagnie aérienne (San Francisco Chronicle, 19/09/01). Le 10 septembre, la veille des attentats, ce sont 4516 options de vente d’actions American Airlines qui sont acquises contre 748 options d’achat (Associated Press, 18/09/01), près de 11 fois la moyenne quotidienne enregistrée les mois précédents (Chicago Tribune, 19/09/01). Aucune autre compagnie aérienne n’a fait l’objet de telles spéculations à la baisse sur sa valeur boursière. Et les titres United Airlines et American Airlines ne sont pas les seuls à avoir fait l’objet de transactions financières suspectes à la veille des attentats.
 
San Francisco Chronicle, 18 septembre 2001
 
Le scénario fut identique pour bon nombre de sociétés qui occupaient des bureaux dans – ou à proximité – des Tours Jumelles, parmi lesquelles les compagnies financières Merrill Lynch, Bank of America et Morgan Stanley. 2157 options de vente de Morgan Stanley, le principal occupant du World Trade Center [2], ont été achetées à la Bourse de Chicago dans les 3 jours précédant les attentats, alors que le volume ordinaire pour ces options se montait à seulement 27 contrats par jour avant le 6 septembre. 12.215 options de vente de Merrill Lynch [3] ont été achetées dans les 4 jours précédant les attentats contre une moyenne quotidienne de 252 auparavant (Bloomberg News, 18/09/01 ; The Independent, 14/10/01). En ce qui concerne Bank of America [4], les achats d’options de vente ont été multipliés par cinq entre le 6 et le 7 septembre pour atteindre plus de 5900 contrats (Bloomberg News, 3/10/01).
 
Le secteur de l’assurance qui dut payer des milliards pour couvrir les pertes dues aux attentats fut également le théâtre d’activités de même nature. Citigroup, qui estime à 500 millions de dollars le coût des attentats pour sa branche assurance, a accumulé un volume d’options de vente 45 fois supérieur à sa moyenne quotidienne entre le 6 et le 10 septembre. Même chose pour le courtier d’assurances Marsh & McLennan Cos [5] : 1209 options de vente ont été acquises le 10 septembre contre une moyenne quotidienne de 13 les jours précédents (Bloomberg News, 18/09/01 ; Chicago Tribune, 19/09/01). Une montée importante de contrats pris juste avant les attentats fut également repérée sur le titre de l’assureur français AXA (Le Monde, 29/09/01). Idem pour le secteur de la réassurance qui, pour schématiser, couvre les assurances contre les grandes catastrophes (Reuters, 20/09/01 ; Dow Jones Business News, 20/09/01; Washington Post, 22/09/01).
 
A contrario, le secteur de la Défense fut le théâtre de vives spéculations à la hausse se traduisant par une soudaine augmentation du volume d’options d’achat souscrites [6]. En guise d’exemple, le fabricant d’armes américain Raytheon [7] – dont l’action grimpa après le 11-Septembre – vit les souscriptions d’options d’achat sur son titre multipliées par six la veille des attentats (Bloomberg News, 3/10/01).
 
« J’ai vu des volumes d’options d’achat et de vente qui dépassaient tout ce que j’avais pu voir en dix ans d’observation des marchés » confie John Kinnucan - directeur de Broadband Research - à la réouverture des marchés le 17 septembre 2001 (San Francisco Chronicle, 18/09/01 ; Associated Press, 19/09/01). Et ces transactions hors normes ont pu être constatées sur de nombreuses places financières dans le monde, que ce soit en France, en Allemagne, au Canada, au Japon, en Suisse, à Hong-Kong, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Belgique, au Luxembourg, à Singapour et en Grande-Bretagne (BBC, 18/09/01 ; Fox News, 22/09/01 ;CNN, 24/09/01). À titre d'exemple, un trader de la City à Londres confie au Telegraph : « Le marché était mort. Puis soudainement il y a eu une forte augmentation des transactions sur certaines options – c’était totalement inattendu. On se disait que quelque chose de suspect se passait » (Telegraph, 23/09/01). Le 20 septembre 2001, sur la chaîne de télé ABC News, l’expert Jonathan Viner déclare :« Ces cas de délits d’initiés, couvrant le monde entier du Japon aux Etats-Unis et à l’Europe, sont sans précédent dans l’histoire »(ABC News, 20/09/01). Même son de cloche du côté de Dylan Ratigan, directeur de rédaction de Bloomberg News : « Il pourrait bien s’agir là du plus horrible et diabolique délit d’initié que tout ce qu’on a pu voir au cours d’une vie […]. Ce serait l’une des coïncidences les plus extraordinaires dans l’histoire de l’humanité si c’était une coïncidence » (ABC News, 20/09/01). L’analyste et spécialiste des options Jon Najarian est tout aussi catégorique : « Quelqu’un savait [que les attentats allaient avoir lieu] » (Chicago Tribune, 19/09/01). George Constantinides, professeur de finance à l’Université de Chicago, se montre à peine plus mesuré : « [les transactions sur le marché des options étaient] si étonnantes qu’il est difficile d’attribuer cela au hasard » [8]. 

Plusieurs études sont venues confirmer le mauvais pressentiment que les experts et analystes économiques ont exprimé à la réouverture des marchés :
 
  • Une étude menée par la banque centrale allemande fin septembre 2001 conclut à « la preuve quasi irréfutable de délits d’initiés »sur les actions des compagnies aériennes et d’assurances touchées par les attentats (Washington Post, 22/09/01 ; Daily Telegraph, 23/09/01). Selon Ernst Welteke, président de la Bundesbank, « ce que nous avons trouvé nous donne la certitude que des personnes liées au terrorisme ont essayé de tirer profit de cette tragédie » [9] (Washington Post, 22/09/01). 
               
Ernst Welteke               The Washington Post, 22 septembre 2001  
 
 
  • Une seconde étude universitaire menée en 2007 par l'Université de Zurich sous la direction de Marc Chesney – professeur de finance et spécialiste des produits dérivés – conclut que « la probabilité qu'il y ait eu délits d'initiés est forte pour American Airlines, United Airlines, Merrill Lynch, Bank of America, Citigroup et JP Morgan. Ce n'est pas une preuve juridique mais le résultat de méthodes statistiques montrant des signes d'irrégularités » (Les Echos, 11/09/07 ; 2e édition de l’étude en format pdf, 19/04/10). 
           
Allen Potesham             Marc Chesney
 
Après le 11 Septembre, le plongeon des titres des sociétés touchées par les attentats a permis aux initiés d’engranger des bénéfices colossaux (Bloomberg News, 18/09/01 ; Associated Press, 18/09/01 ; Bloomberg News, 3/10/01). 

 
Selon les estimations de Phil Erlanger, ancien responsable des analyses techniques de la société d’investissement Fidelity et fondateur d’un bureau de recherche financière, les initiés auraient engrangé des milliards de dollars de profits en pariant sur la chute des cours des sociétés affectées par le 11 Septembre (Newsletter Erlanger Squeeze Play, 13/11/01). L’allemand Andreas von Bulow, ancien ministre de la Défense allemand, estime que les profits engendrés par les initiés avoisineraient les 15 milliards de dollars (Der Tagesspiegel, 13/01/02). CBS livre une estimation beaucoup plus modeste en rapportant que les « opérations financières suspicieuses […] pourraient dépasser les 100 millions de dollars de profits. » (CBS, 26/09/01).

Malgré les évidences, les autorités américaines n'ont pas jugé pertinente la piste des délits d'initiés. La SEC [10], organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, débuta une enquête le 12 septembre 2001, conjointement avec le FBI. Deux années plus tard, le 19 septembre 2003, le porte parole du FBI annonçait la clôture de l’enquête criminelle sur ces transactions financières. Selon Ed Cogswell, porte-parole du FBI, il n’existerait « absolument aucune preuve » que les spéculateurs s’étant livrés à ces transactions aient eu la pré-connaissance des attentats (Chicago Sun-Times, 19/09/03). Même son de cloche du côté de la SEC dont le rapport d’enquête fut finalisé en mai 2002 et rendu partiellement public en avril 2010 [11]. La SEC reconnaît certes l’existence de transactions inhabituelles, mais chacune d’elles aurait trouvé des explications non délictueuses (rapport de la SEC, 15/05/02). Quant à la Commission d’enquête sur le 11 Septembre, elle a entériné les conclusions de la SEC qu’elle n’a évoquées que succinctement dans son rapport final. Fait curieux : ni la SEC, ni la Commission d’enquête, n’ont révélé l’identité des investisseurs concernés par ces transactions inhabituelles. 

Les régulateurs boursiers d’une douzaine d’autres pays - dont la France (Le Monde, 22/09/01) – lancèrent leurs propres enquêtes sur la base de la reconnaissance initiale de mouvements boursiers suspects [12]. Le directeur général du gendarme boursier français (l’AMF - anciennement COB) déclara alors : « Nos systèmes informatiques ont repéré une [...] liste d'anomalies [boursières] [13] sur laquelle nous travaillons d'arrache-pied » (Le Monde, 22/09/01). Le ministre italien de la défense, Antonio Martino, alla jusqu’à affirmer publiquement qu’un complot financier se cachait derrière cette spéculation sur les marchés internationaux (Le Monde, 19/09/01).

Pourtant, une fois encore, ces différentes enquêtes officielles aboutiront à des non-lieux, comme en France (rapport annuel COB 2002, chap.5, p.221) et au Royaume-Uni (American Public Media, 17/10/01), et les rapports d’enquête ne seront jamais rendus publics. « Un mauvais canular », c'est ainsi qu'en privé, les banquiers de la place financière londonienne qualifient l’enquête anglaise (Le Monde, 29/09/01), laquelle ne dura en tout et pour tout que deux semaines (American Public Media, 17/10/01). À l’instar des banquiers londoniens, le professeur Marc Chesney s’étonne de ces non-lieux : « sur quelles bases ont-ils pu conclure à un non-lieu alors que du point de vue financier […] il y a une forte probabilité de délits d’initiés ? » (interview filmée sur RMC, 11/09/07, min. 5:15).

De toute évidence, les non-lieux sont la résultante d’un raisonnement logique défaillant ayant prévalu dans les enquêtes des régulateurs boursiers, un raisonnement qui s’apparente à un pur syllogisme selon lequel :
 
  1. Les délits d’initiés ne peuvent émaner que d’individus affiliés à Al-Qaida. En d’autres termes, et il s’agit là d’une hypothèse a priori de la part des autorités, personne d’autre n’a pu avoir connaissance des attentats à venir.

  2.  Les différentes enquêtes n’ont pas pu établir le moindre lien entre les mouvements suspects et Al-Qaida.

  3. Conclusion : Il n’y a donc pas eu délits d’initiés. Les transactions inhabituelles ne sont rien d’autre qu’une pure coïncidence. 


Illustrations :
 
  • La conclusion générale du rapport de la SEC est la suivante : « Nous n'avons pas découvert l'once d'une preuve suggérant que ceux qui avaient la pré-connaissance des attentats [i.e. les terroristes d’Al-Qaida] ont effectué des transactions financières sur la base de ces informations » (rapport de la SEC, 15/05/02, p.20). (Voir l’annexe en fin d’article pour une analyse des quelques arguments avancés par la SEC dans son rapport pour tenter de convaincre du caractère anodin des transactions). 
  • Dans son rapport officiel, la Commission d’enquête sur le 11 Septembre écrit : « Selon certaines allégations, Al-Qaida se serait financé en manipulant les marchés financiers grâce à sa pré-connaissance des attentats du 11/9. Des enquêtes exhaustives […] n’ont révélé aucune preuve que ceux qui avaient la pré-connaissance des attentats en aient profité par le biais de transactions financières » (Commission sur le 11/9, rapport officiel, juil. 2004, p.172). 
  • L'organe de régulation des marchés financiers français (l'AMF - anciennement COB) stipule dans son rapport annuel de 2002 que « les éléments recueillis n'ont pas permis de mettre en évidence que des groupes financiers liés aux instigateurs des attentats aient pu utiliser la Bourse pour réaliser des opérations » (rapport annuel COB 2002, chap.5, p.221).
  • Le journal Le Monde écrit : « Les autorités boursières à Paris, à Amsterdam et à Francfort, ont relevé de forts mouvements sur certains titres sans pouvoir prouver une spéculation concertée organisée par les terroristes » (Le Monde, 29/09/01).

 
Or, le fait que les mouvements suspects soient l’œuvre de spéculateurs non affiliés à Al-Qaida ne prouve en rien qu’il n’y a pas eu délits d’initiés [14].

Par ailleurs, outre le caractère infondé du raisonnement, les enquêtes officielles se distinguent également par leur incomplétude. Elles portent exclusivement sur les spéculations inhabituelles constatées sur le marché des options. Or, des mouvements suspects ont également impliqué les bons du Trésor américain, la monnaie en circulation aux Etats-Unis et les marchés de l’or et du pétrole :
 

  • Le 22 septembre 2001, le président de la banque centrale allemande Ernst Welteke déclare que les prix du pétrole [15] et de l’or – valeur refuge en temps de crise – avaient grimpé de manière inexplicable juste avant les attentats. Ernst Welteke suspecte ces mouvements inhabituels d’être le fait d’initiés qui auraient investi dans ces matières premières en sachant que leurs prix grimperaient après les attentats (Washington Post, 22/09/01 ; Daily Telegraph, 23/09/01 ; CNN, 24/09/01).
 
  • En octobre 2001, le Wall Street Journal rapporte que les services de renseignement américains ont relevé un nombre exceptionnellement élevé d’achats de bons du Trésor à cinq ans effectués juste avant les attentats. Une de ces transactions portait sur un montant vertigineux de 5 milliards de dollars. Le Wall Street Journal souligne : « Les bons du Trésor à cinq ans sont un des meilleurs investissements en cas de crise mondiale, surtout si elle frappe les États-Unis. Ces bons sont prisés car ce sont des valeurs sûres, garanties par le gouvernement américain, et qui augmentent généralement lorsque les investisseurs fuient les placements plus risqués, notamment en actions ». La valeur de ces bons, conclut le quotidien financier, a d’ailleurs brusquement augmenté après les évènements du 11 Septembre (Wall Street Journal, 2/10/01).
 

 

  •      
          William Bergman
    Entre juin et août 2001, les Etats-Unis ont enregistré leur troisième plus grosse augmentation de monnaie en circulation de l’histoire [16] (Sanders Research Associates, 16/09/05). Autrement dit, de nombreuses personnes ont converti leurs dépôts bancaires en argent liquide dans les mois qui ont précédé le 11 Septembre. Cette subite augmentation de la monnaie en circulation a conduit l'économiste William Bergman, qui travaillait à la FED de Chicago de 1990 à 2004, à suspecter une possible pré-connaissance des attentats par un certain nombre d’individus. Il s’explique : « Conformément à la loi sur le blanchiment d'argent et d'autres lois, dont celles appliquées en temps de guerre ou d'urgence nationale, les capitaux dans le système bancaire peuvent être gelés et saisis […]. Historiquement, en temps de guerre, la monnaie en circulation a eu tendance à augmenter au détriment des dépôts bancaires […]. Assistait-on à une accumulation d'argent ‘sous le matelas’ juste avant le 11 septembre [par des individus qui se souciaient de la saisie de leurs capitaux] ? » (Sanders Research Associates, 4/01/06). 

 

 
Et les évidences de délits d’initiés ne s’arrêtent pas là. Dans les heures précédant les attentats, les ordinateurs installés dans les Tours Jumelles enregistrent un flux de transactions financières anormalement élevé en valeur comme en volume [17](Reuters, 17/12/01 ; CNN, 20/12/01). Il y aurait eu pour plus de 100 millions de dollars de transactions illégales selon l'évaluation de l’expert Richard Wagner de la société Convar, une société allemande spécialisée dans le recouvrement de données qui fut chargée d’extraire les informations contenues sur les disques durs retrouvés dans les décombres du WTC [18]. Peter Henschel, le directeur de Convar déclare à l'agence de presse Reuters : « On soupçonne que l'information sur les attentats a été obtenue par des initiés qui l'ont utilisée pour envoyer des ordres et des autorisations de transactions financières ». L'objectif des « spéculateurs criminels » - c'est ainsi qu'un expert financier les qualifie - était d’accomplir un crime parfait : « Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas être récupérés après la destruction des systèmes centraux » [19] affirme Richard Wagner en décembre 2001 (Reuters, 17/12/01).

 


Peu de temps après ces révélations, les données de Convar furent récupérées par le FBI qui s'efforça de clore au plus vite ce dossier, un dossier par ailleurs totalement ignoré par la Commission d’enquête du 11 Septembre. Quelques années plus tard, un représentant de Convar confirma la nature incriminante des données d’une manière qui montre qu’il n’est pas autorisé à parler. Regardez cette interview édifiante diffusée en 2006 dans le cadre de l’émission de télévision néerlandaise Zembla : 
 



L'ampleur, la multiplicité et la nature des mouvements financiers et monétaires indiquent sans aucune équivoque possible que des investisseurs – qui à en croire les enquêtes officielles n'ont aucun lien avec Al-Qaida [20] – ont eu connaissance de l'imminence des attentats qu’ils ont exploitée pour en tirer des profits colossaux. Le Grand Reporter Eric Laurent, auteur d’une enquête approfondie sur les délits d’initiés du 11 Septembre, a recueilli les confidences du vice-président d’un des établissements financiers les plus réputés : « Les autorités américaines, pour une raison que j’ignore, couvrent ou dissimulent le plus spectaculaire délit d’initié jamais survenu. Vous ne trouverez personne dans la communauté financière pour croire en la fable officielle » (Eric Laurent, sept. 2005, p.46). 
 
     
      Eric Laurent
Autre certitude : la poussée de fièvre du marché boursier avant les attentats n’a pas pu se faire à l’insu de la CIA. Voici ce qu’a confié le Trader de la City qu’Eric Laurent a rencontré à Londres : « [La CIA] surveille les marchés comme le lait sur le feu, à la recherche de la moindre anomalie. Et croyez-moi, ils ont les moyens de le faire en temps réel. L’ampleur des achats […] ne pouvait pas passer inaperçu »[21]. Il ajouta : « Dans les jours précédant les attentats, tous ceux qui travaillaient sur les marchés d’options et qui étaient connectés au Chicago Board, ont su que quelque chose se tramait » (Eric Laurent, sept. 2005, p.47). Une réalité confirmée par le célèbre magazine d’information 60 Minutes : « Des sources ont confié à CBS News que l’après midi précédant les attentats, des sonnettes d’alarme ont retenti soulignant le niveau anormalement élevé des transactions effectuées sur le marché américain des options » (CBS News, 19/09/01). Prétendre que la CIA ignorait tout de ces achats massifs alors que la communauté financière avait bel et bien été alertée est inconcevable. Comme le dit le Grand Reporter Eric Laurent, c’est « aussi absurde que de nier les lois de la gravitation universelle » (Eric Laurent, sept. 2005,pp.60-61).

En guise de conclusion, nous laisserons le dernier mot à Eric Laurent : « La seule question qui mérite d’être posée est ‘pourquoi ont-ils laissé faire ?’ » (Eric Laurent, sept. 2005, p.61).
 
 
Par Christo pour Reopen911
 

Ebola

Par Le 13/12/2014

La cause de l’épidémie Ebola ? La déforestation

ELISABETH SCHNEITER (REPORTERRE)

vendredi 17 octobre 2014

Les causes de l’épidémie de fièvre Ebola sont à chercher dans les importants changements environnementaux qu’a connus l’Afrique ces dernières décennies. La déforestation massive en Afrique de l’ouest et l’exploitation minière ont favorisé le contact du virus avec les populations humaines.


Dans la recherche des causes et des responsabilités sur ce qui a fait que l’épidémie actuelle de fièvre Ebola a échappé au contrôle, un facteur a été oublié dans les analyses : la santé publique est liée à la santé de l’environnement.

Certes l’incapacité des personnels de santé locaux et des groupes d’aide internationale à contenir le virus est une partie du problème. Mais pour comprendre l’épidémie, il faut s’intéresser aux importants changements démographiques et environnementaux qu’a connus l’Afrique durant les dernières décennies.

« En général, le virus Ebola vit à l’intérieur de la jungle, dans des animaux, probablement les roussettes, une espèce de chauve-souris frugivores. Les flambées se produisent lorsque le virus Ebola "déborde" de son hôte animal vers une personne humaine », dit Jonathan Epstein, épidémiologiste de l’EcoHealth Alliance à New York, qui étudie les maladies virales émergentes.

Déforestation massive

Pour lui, c’est l’augmentation de l’activité humaine dans et autour des forêts - exploitation forestière, agriculture, chasse - qui augmente les occasions d’infection par le virus Ebola. « La déforestation ou l’incursion dans les forêts, que ce soit par la chasse ou tout simplement la modification du paysage, augmentent les contacts entre les gens et les animaux sauvages », dit Epstein.

C’est pourquoi, si l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, la première de son genre dans la région, a surpris l’establishment médical, le risque émergent depuis au moins une décennie était devenu si fort, que cette épidémie paraissait à plusieurs spécialistes prévisible et inévitable.

L’Afrique d’aujourd’hui est très différente de l’Afrique de 1976, lorsque le virus Ebola a été découvert. Au cours des quatre dernières décennies, la population du continent a triplé. Les forêts ont été abattues, et les routes ont éventré des zones qui étaient auparavant presque inaccessibles.

« Ce virus se développe dans une population urbanisée avec des personnes qui voyagent de plus en plus loin », explique Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche sur les maladies infectieuses et de la politique à l’Université du Minnesota.

L’activité humaine est le moteur qui pousse les chauves-souris à trouver de nouveaux habitats parmi les populations humaines. Les forêts qui couvraient toute l’Afrique de l’Ouest ont été rasées au cours de la dernière décennie. Les forêts tropicales humides de la Guinée ont été réduites de 80 %.

D’après Global Witness, plus de la moitié des forêts du Liberia, où vivent quarante espèces menacées, y compris le chimpanzé de l’Ouest, ont été vendues à des exploitants forestiers industriels durant le gouvernement d’après-guerre de la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

L’exploitation forestière, l’agriculture itinérante sur brûlis et l’abattage des arbres pour le bois de feu ont augmenté la déforestation en Sierra Leone, où la couverture forestière totale a chuté à seulement 4 %, et selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) : « Si la déforestation se poursuit au rythme actuel, les forêts de la Sierra Leone pourraient disparaître d’ici 2018. »

Exploitation minère

Dans ces forêts habitaient des chauves-souris frugivores, porteuses du virus Ebola. Chassées par la destruction de leur habitat, elles se concentrent dans ce qui en reste. Dans le même temps, l’exploitation minière est devenue la grande activité de la région, employant des milliers de travailleurs qui vont régulièrement dans les mines, justement situées sur le territoire des chauve-souris, en particulier les roussettes.

Les roussettes sont porteuses du virus Ebola, mais généralement n’en meurent pas. Le virus pourrait facilement avoir migré de l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Ouest de la même façon que les oiseaux propagent le virus du Nil occidental en Amérique du Nord lors des migrations saisonnières.

En Afrique de l’Ouest, les populations locales mangent des chauves-souris et de la viande de brousse mais il y a d’autres voies de transmission du virus. Il est concevable que le garçon de deux ans dont on pense qu’il est le premier cas de cette épidémie en Guinée, ait été infecté après avoir mangé des fruits contaminés par des chauve-souris. Ce mode de transmission peut également expliquer comment la maladie pénètre dans les populations de gorilles sauvages.

Début septembre, la Fondation Bill & Melinda Gates a annoncé qu’elle engagerait 50 millions de dollars pour favoriser l’intensification des efforts d’urgence pour contenir la flambée de fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest et interrompre la transmission du virus.

La fondation travaillera aussi avec des partenaires des secteurs public et privé afin d’accélérer le développement de thérapies, vaccins et diagnostics qui pourrait être efficaces dans le traitement des patients et la prévention de la transmission de la maladie.

Mais, remarque Michael Osterholm, c’est « l’augmentation de la population et la déforestation en Afrique qui augmentent les chances d’autres foyers d’épidémie. Ces changements augmentent la probabilité des épidémies d’Ebola et le fait qu’il y aura de plus en plus de malades. Ce n’est pas le virus qui a changé, c’est l’Afrique ».


Source : Elisabeth Schneiter pour Reporterre à partir des articles duGuardian, de National Geographic, et de NPR.


 Ce qui me dérange beaucoup dans les actions menées, c'est cette intervention des laboratoires pour vendre leurs vaccins. Les Occidentaux pillent la terre, dévastent, déclenchent par leur comportement irresponsable des épidémies...et ensuite, ils arrivent en "sauveurs" pour vendre leurs vaccins...On aura donc vu passer, les Industriels, Miniers et autres saccageurs en tous genres (et qu'on ne vienne pas me dire que c'est pour le bien des Africains parce que là, je vais distribuer des tartes)...et puis ensuite, quand les populations vont mal, les laboratoires et leurs cohortes d'associations humanitaires débarquent avec tambours et trompettes...Y'a un truc qui pue là, mais qui pue vraiment...
Quand on sait également que la mise au point d'un vaccin doit suivre des procédures extrêmement longues et coûteuses avant une autorisation de mise sur le marché (AMM), il est évident qu'un laboratoire à ciel ouvert dans lequel des Hauts Responsables ont jugé qu'il était bon et juste de tester des vaccins pas encore aboutis...et bien, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a là de belles et grosses économies réalisées par les laboratoires...
Bon, si les Pontes de l'Education Nationale tombent là-dessus, ils vont encore dire que je suis dans de la confusion mentale...

 

Interstellar

Par Le 13/12/2014

Je n'ai pas vu le film et ça ne m'intéresse pas. 

Mais la musique de Hans Zimmer me plaît infiniment... Comme souvent avec ce compositeur. 

De ce qui est juste et bon. (spiritualité)

Par Le 13/12/2014

"On consacre la première moitié de sa vie à se forger un ego solide, et la seconde moitié à s’en débarrasser."
Carl Gustav Jung

 


 

Si la seconde moitié consiste à s'en défaire, il est juste de s'en réjouir. Le drame serait de mourir avec un ego intact et tout puissant.

 

Dans la première partie, nous sommes forgés, selon moi, à nous forger un ego, par mimétisme, par éducation, par conditionnement...Nous ne sommes responsables de rien étant donné que le "libre arbitre" ne nous est pas encore accessible. C'est parce que nous aurons donc été "socialisés" que dans la deuxième partie, nous aurons la possibilité de nous libérer et là, par contre, nous serons responsables... Cet "enfermement " premier est donc l'opportunité, une fois atteint l'âge nécessaire, d'apprendre à devenir Soi.

 

Il faudra choisir entre l'inertie et l'Éveil.

Et savoir ce qui est juste et bon. 

Cela sera juste si c'est justifié.

Cela sera bon si mes valeurs sont respectées. 

 

La socialisation ne doit pas être condamnée tant qu'elle est initiée et développée avec une intuition juste et bonne. 

C'est là qu'il convient d'être assez lucide ou clairvoyant pour distinguer entre l'Amour qui nous est proposé ou la manipulation sous-jacente. 

 

Les "manipulateurs" n'ont pas nécessairement de mauvaises intentions. Ils sont juste des egos qui n'ont jamais déclenché en eux la deuxième phase du processus d'Éveil. 

 

J'ai pleinement conscience, depuis quelques mois, que tout ce que j'ai pu écrire depuis des années, que toutes mes réflexions et mes recherches sur la quête du Soi, je ne les ai pas appliquées suffisamment pour pouvoir me protéger des errances émotionnelles. J'ai pleinement conscience que tout ça n'était encore qu'une étape intellectuelle, rationnelle, même si je me plais à penser que la rationalité éducative ne me fige plus. 

Je remercie l'épreuve en cours. Rien n'est dû au Hasard. 

Il fallait que j'aille beaucoup plus loin dans la démarche, que je l'associe à mon corps, à l'énergie, à l'Inconscient, il fallait que je valide les découvertes en les expérimentant moi-même. Plus profondément encore et encore et encore...Descendre pour s'élever, creuser pour remonter, déblayer les gravats jusqu'à ce qu'il ne reste rien. 

Maîtriser les Pensées.

Accueillir les Émotions.

Garder à l'esprit que tout ce qui arrive est nécessaire.

Faire confiance à mon Intuition.

Explorer dans mon Corps les résidus fossilisés de mes émotions anciennes. 

Les extraire et les remercier de l'exploration nécessaire qu'elles ont déclenchée. 

Aimer la Vie autant qu'elle m'aime puisque je suis vivant, qu'elle a jugé juste et bon que je sois là. 

Je ne crois ni au Hasard, ni aux Miracles. Juste parce que ces deux mots sont considérablement dérisoires au regard de l'infini bonheur d'être là. 

Nous ne sommes pas là par hasard et ça n'est pas non plus un Miracle. 

C'est une Décision. 

Mais je n'en connais pas l'Instigateur. 

Alors, je remercie l'élan vital, le souffle originel, la vibration.

Je remercie, en aimant la femme que j'aime et en la bénissant de ce privilège de pouvoir l'aimer, en aimant les trois enfants qui ont jugé juste et bon de nous élever spirituellement en faisant de nous leurs Parents, je remercie les Montagnes, la lumière de l'altitude, le silence des sommets, l'immensité de Là-Haut.

 

Je sais que je ne suis encore qu'un novice, un être empli de failles et de tourments. Mais je les accueille désormais avec bienveillance. Comme un Horizon lumineux qui se dessine, loin devant moi, un appel à grandir, encore et encore, à explorer inlassablement, à ne jamais me satisfaire de l'inertie. 

J'irai Jusqu'au bout de ce que la Vie m'accordera dans la même démarche.

 

 

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