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Articles de la-haut

Musique du jour....

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 08/01/2015

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Une éternelle minute de silence.

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 08/01/2015

Aujourd'hui, en France aura lieu dans plusieurs endroits une minute de silence pour les victimes de l'attentat dans les locaux de Charlie-hebdo. 

Des hommes sont morts. Ils défendaient une cause, à leur façon. L'hommage est indispensable, spontané, naturel, évident.

C'est en France, à Paris, en pleine journée, avec des armes de guerre. On connaît les visages des morts. Ils étaient célèbres. N'importe qui d'entre nous aurait pu se trouver sur les lieux, dans la rue et être abattus pendant la fuite des tueurs.

On reste sidéré, anéanti, horrifié.

J'entends dire : C'est "chez moi", dans mon pays, sur "mon" territoire", dans un endroit symbolique, celui de la liberté d'expression...

J'entends dire : "Je suis Charlie".

Non. Je n'ai pas de territoire. Je suis né ici. C'est juste une circonstance. Ça n'est pas "chez moi". Aucune terre ne m'appartient, pas même celle où se trouve la maison que j'habite. C'est un papier qui dit que c'est à moi. Je ne partirai pourtant pas avec le jour de ma mort. Il n'en reste pas moins que j'aime ce pays, que j'ai la chance d'être né "au bon endroit".

Je ne suis pas Charlie. Je suis un être Humain. Je ne pleure pas davantage les hommes qui sont morts à Paris que les migrants ou tous les enfants assassinés chaque jour, toutes les femmes battues à mort, tous les sans-abris morts de froid, tous les Africains contaminés par Ebola, tous les Palestiniens, tous les Peuples Racines traqués, anéantis, spoliés, toutes les femmes violées, tous les enfants abusés sexuellement, toute cette épouvantable misère humaine...

Il faudrait des minutes éternelles de silence. 

Je suis juste sidéré. Comme à chaque fois. Anéanti par mon impuissance. Car je ne fais rien pour les migrants, je ne fais rien pour les enfants enrôlés dans les guerres d'adultes, je ne fais rien pour les femmes battues à mort, je ne fais rien, je suis impuissant, épouvantablement impuissant. 

Je ne peux pas faire de choix. Je ne peux pas faire une minute de silence pour Untel et pas pour les autres. Je ne peux pas rester figé dans une minute de silence jusqu'à la fin de mes jours.

L'actualité quotidienne de ce monde est un vacarme effroyable et les minutes de silence ne couvriront jamais ce tumulte. 

Et lorsque ces minutes de silence seront ciblées, qu'elles concerneront quelques individus, elles jetteront inévitablement dans le vacarme des violences ceux qui seront ignorés, oubliés, méprisés. Ils n'ont pas de noms, pas de visages connus, ils ne représentent pas une idée, ils ne défendent pas d'autres valeurs que la vie en eux et celles de leurs proches. Mais "on" ne les connaît pas. Ce sont des Humains anonymes.

Je pleure tous les Humains anonymes qui meurent chaque jour, là où ils ne souhaitaient que de vivre en paix. 

Je ne peux rien faire. Je peux juste essayer de ne pas attiser les haines. De ne pas faire d'amalgame, de ne pas stigmatiser, de ne pas me laisser emporter par des empathies sélectives...

Je ne suis pas "Charlie", je suis un Humain. Comme tous les Humains qui se comportent en Humains.

Elle est là l'unité. Car l'unité nationale, dans la dimension des douleurs, c'est le contraire de l'humanité. 

Alors, je serai triste aujourd'hui. Triste pour le monde entier.

Comme tous les jours d'ailleurs......


 

 

Ils étaient dans l'eau depuis plus d'une heure. 

Zaïa tenait son fils. Il avait froid, terriblement froid. L'immensité effroyable de la mer. 

Quelques survivants. Elle avait appelé au secours mais aucun homme n'était venu les aider. Elle avait vu s'éloigner ceux qui savaient nager. Elle en avait vu couler beaucoup d'autres. Le bateau avait sombré en quelques minutes, entraînant dans son sillage des centaines de migrants. 

Ahmed, son petit garçon. Il n'avait que trois ans. Elle l'avait obligé à s'accrocher sur son dos. Il serrait son cou mais elle sentait que l'étreinte se relâchait peu à peu. Elle criait parfois pour le réveiller et elle continuait à nager, nager, sans savoir si elle était dans la bonne direction. Elle avait arraché sa tunique, le tissu gorgé d'eau était trop lourd. 

Elle ne voulait pas couler, elle ne voulait pas laisser son enfant mais elle redoutait également de le voir mourir avant elle. Deux secondes, pendant deux secondes, elle avait envisagé de couler volontairement avec lui, de l'entraîner dans ses bras vers une mort commune. Puis elle se révoltait et recommençait à battre des jambes.

Tous ces hommes qui s'étaient enfuis, qui avaient ignoré ces suppliques. Elle les haïssait. 

 

Mohammed soutenait la tête de sa femme. Aïcha était enceinte. Elle s'était mise sur le dos. Elle flottait en bougeant doucement. Mohammed tentait de la tirer vers la côte. Mais il ne savait pas où était la côte. Pas exactement. Il savait juste qu'elle était encore très loin, très loin. 

Aïcha pensait à son bébé. Lui aussi, il était dans l'eau, à l'abri de son ventre. Que se passerait-il pour lui si elle se noyait. Peut-on mourir noyé en ayant déjà les poumons emplis d'eau ? C'était absurde et elle s'en voulait d'avoir de telles pensées. Elle ne devait pas mourir. Elle n'en avait pas le droit. 

 

Abdelal regrettait d'avoir écouté son fils. Il n'aurait jamais dû prendre ce bateau. Ils étaient tous morts maintenant et lui, il flottait sur le dos en regardant le ciel. On ne quitte pas sa terre natale quand on a soixante-quinze ans, c'est absurde et il avait beaucoup de colère en lui. Il pensait à ce petit ruisseau au bord duquel il aimait s'asseoir depuis qu'il était enfant. Un gros rocher rond ombragé par des oliviers. Il aimait écouter le chant cristallin de l'eau sur les roches. Et maintenant, il allait mourir au milieu de la mer. Il n'avait même pas retrouvé son fils, ni sa femme, ni ses petits-enfants. Ils étaient tous morts, tous noyés, tous emportés dans les fonds noirs qu'il n'osait pas regarder. Il s'était mis sur le dos pour regarder les nuages. 

Il avait froid.

 

Bahir tenait ses deux enfants dans ses bras. Il était épuisé. Il y a quelques minutes, une pensée effroyable avait traversé son esprit. Il fallait qu'il abandonne un de ses deux garçons pour pouvoir sauver au moins l'autre. Il n'aurait pas la force de continuer à les soutenir. L'aîné était le plus lourd mais il aurait peut-être davantage de résistance au froid. Il pourrait continuer à nager avec le plus jeune sur son dos. Mais nager vers où ? Il guettait l'horizon pour y voir un bateau. Il fallait tenir. Et si des sauveteurs arrivaient quelques minutes après qu'il ait fait ce choix. C'était impossible et il ne comprenait pas qu'il puisse avoir de telles idées. Il n'avait déjà pas réussi à sauver sa femme. Il ne l'avait pas retrouvée lorsque le bateau s'était renversé. La panique, les cris, les tourbillons, la masse gigantesque qui bascule à la verticale et coule au milieu des cris. Fatima avait disparu. 

Pourquoi avait-il entraîné sa famille dans cette traversée maudite ? Fuir la guerre, fuir la misère, et mourir au milieu de la mer. Mourir noyé, dans une ultime seconde de clairvoyance, sentir ses poumons qui se remplissent et l'air qui manque....Il regardait les visages terrifiés de ses deux garçons. 

Il savait qu'ils ne tiendraient pas longtemps. 

Personne ne serait sauvé.


 

3.419

C'est le nombre de migrants morts en Méditerranée dans l'année 2014.

 


 

 
Le bilan encore provisoire de l'attaque revendiquée par les talibans du TTP, principal groupe rebelle islamiste du pays, est lourd : au moins 141 personnes, dont 84 enfants, auraient été tuées. | AP/Mohammad Sajjad

Un commando taliban a attaqué, dans la matinée du mardi 16 décembre, une école accueillant des enfants de militaires à Peshawar, principale ville du nord-ouest du Pakistan, qui compte environ 4 millions d'habitants. En fin d'après-midi, l'armée pakistanaise a annoncé la fin des combats contre les six assaillants du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), à l'origine de l'attaque. Au moins 141 personnes ont été tuées dans l'assaut, dont 132 enfants. 

Plusieurs organisations internationales et chefs d'Etat du monde entier ont condamné l'attaque terroriste, la plus meurtrière qu'ait connu le Pakistan. A la surprise générale, les talibans afghans ont également condamné l'assaut le jugeant « contraire aux règles de l'islam ». Dans la soirée, l'armée a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses opérations en cours contre le TTP jusqu'à son élimination totale. « C'est le devoir de la nation de faire face au terrorisme. »


ISRAËL-PALESTINE

Les enfants de Gaza ont un nom

Un message radiophonique de B’tselem, association de défense des droits de l’homme, présentant la liste nominative des enfants palestiniens tués à Gaza, a été interdit. Ha'Aretz s'interroge sur l'indifférence et le manque d'empathie de la société israélienne.
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Pendant quatre-vingt-dix secondes interminables, une voix de femme énumère, sur le ton détaché des présentateurs israéliens, les noms des enfants tués à Gaza au cours des trois dernières semaines. "La liste n'est pas exhaustive", répète-t-elle plusieurs fois.

Telle est la teneur d'un message soumis le 23 juillet par l'ONG israélienne de défense des droits de l’homme dans les Territoires occupés B'tselem et interdit par l'Autorité israélienne de l'audiovisuel au motif qu'il est "politiquement controversé".

Ce message n'accuse pourtant personne. Il ne fait que donner les noms d'enfants tués lors du dernier conflit en date entre Israël et le Hamas. Son titre : "Les enfants de Gaza ont un nom", s'inspire de la phrase du poète israélien Zelda sur l'Holocauste : "Chaque personne possède un nom que lui ont donné Dieu et ses parents."

"Rien de ce qu'ils peuvent faire ne vaut la vie d'un seul soldat israélien"

La censure dont a été victime le message de B'tselem révèle un phénomène latent, et préoccupant. La semaine dernière, alors que les Nations unies venaient de décider l'ouverture d'une enquête sur les victimes civiles de l'opération Barrière protectrice, les services du Premier ministre [Benyamin Nétanyahou] ont qualifié la décision de grotesque, tandis que Tzipi Livni, la ministre de la Justice israélienne, déclarait sur son compte Facebook qu'elle n'avait que deux mots à dire sur le sujet :"Hapsu oti" – soit un "bonne chance" ironique et méprisant.

Et ce sont là deux réactions relativement modérées.

"Nous sommes dénoncés de toutes parts pour notre brutalité, notre cruauté, la disproportion de nos attaques, et vous vous dites : 'On s'en fout'. Qu'ils nous empêchent donc tous, sans exception, de prendre un avion, qu'ils fassent ce qui leur chante, car rien de ce qu'ils peuvent faire ne vaut la vie d'un seul soldat israélien", a écrit Ben Caspit, éditorialiste et homme de télévision très en vue, dans le journal Maariv.

"L'enfant d'aujourd'hui est le terroriste de demain. Autant qu'il meure maintenant."

Et ces lignes ne sont rien à côté de certaines réactions non censurées au bilan civil de l'opération. Dans la culture actuelle du web, on poste désormais sur Facebook ou dans les pages de commentaires des médias les opinions que l'on gardait auparavant pour soi. "Quatre enfants morts, c'est tout ? Dommage !" ; "L'enfant d'aujourd'hui est le terroriste de demain. Autant qu'il meure maintenant !" ; "Tel est le prix de la guerre. La prochaine fois, qu'ils ne viennent pas nous chercher." ; "Et alors ?" Certains accusent aussi le Hamas de mentir. Un autre commentaire, lui, relativise : "On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs."

Ce sont évidemment des réactions extrémistes, qui ne sont pas représentatives de l'immense majorité de l'opinion israélienne. Beaucoup s'insurgent contre l'absurdité tragique de voir mourir des enfants, et ce dans les deux camps. Il n'empêche : il fut un temps en Israël où l'ordure était moins ordurière.

Car le fait que des Israéliens puissent tenir ouvertement ce type de propos en dit long sur le glissement qui s'est opéré dans l'opinion ces dernières années.

Auparavant, la mort accidentelle d'enfants – et même de civils en général – choquait. L'armée présentait des excuses, ou du moins rendait des comptes. Les médias en parlaient en long, en large et en travers.

Dans l'Israël d'aujourd'hui, exprimer ne serait-ce qu'un doute sur la légitimité morale de notre armée est devenu un tel tabou que des groupes d'extrême droite, résolus à faire taire tous les suspects de "démoralisation", n'hésitent à se montrer violents. Parler simplement de victimes innocentes vous vaut d'être qualifié de "gauchiste" tenant un "discours de haine", y compris par des élus, comme la députée à la Knesset [le Parlement] Miri Regev.

N'en concluons pas que la majorité des Israéliens n'ont que faire de la mort d'enfants. Mais si cela les choque, le fait est qu'ils n'en disent rien.

N'en concluons pas qu'il n'est plus intolérable de tuer des enfants. Mais le fait est que c'était plus intolérable avant.

Visiblement, plus il y a d'enfants parmi les victimes, moins l'on s'indigne.

Il fut un temps où ces enfants avaient un nom, un visage même. C'est un fait.

L'apathie totale est la dernière étape avant la haine.

 


 

 

 


 

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Charlie

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 07/01/2015

« Moi ce qui me choque, c’est de faire ça le premier jour des soldes » – Nabilla

Charlie, je pense, aurait bien aimé cette dérision. 

Je suis comme tout le monde. Horrifié de ce qui s'est passé chez Charlie. Horrifié pour tous ces morts. Les familles. Le traumatisme. L'effroyable réalité dont on ne se remet pas. Horrifié que des gens qui armaient leurs mains d'un feutre puissent périr sous les balles. Horrifié que les policiers périssent dans l'exercice de leurs fonctions. Aucun mot, aucune parole n'enlèvera des coeurs de leurs proches cette insoutenable réalité de la mort de ceux qu'ils aimaient. Comme un cauchemar.

Mais........

Je ne considère pas Charlie Hebdo comme le symbole de la liberté d'expression. Il me suffit de voir leur acharnement contre Dieudonné par exemple (et il y en a d'autres ) ou alors c'est qu'il y a ceux qui peuvent bénéficier de cette liberté d'expression et pas "les autres"......Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Charlie s'en prenait ainsi à Dieudonné. Et qu'on ne vienne pas me dire que cet humoriste attise les haines. Ca, ce sont les paroles de Valls et de TF1.

Je ne considère pas leurs caricatures comme de l'humour. Je ne peux pas rire de tout. Parce qu'il y a des gens qui seront blessés. Sans parler des fous qui garniront leurs fusils.

Alors c'est qu'il faudrait se taire ? 

-Non, mais agir avec discernement et j'ai toujours trouvé chez Charlie que leur discernement était inexistant et qu'ils aimaient surfer simplement sur la vague de la provocation. Je n'aime pas cet humour, je n'aime pas cette façon d'interpeler parce qu'elle participe à la stigmatisation, aux corporatismes, à la haine.....Et je n'arrive pas à comprendre qu'un journal, même satirique, puisse se résoudre à attiser les brasiers. J'entends dire que l'humour satirique désamorce. J'y vois davantage un camion de pompier déverser de l'essence sur les flammes.

Pourquoi est-ce que Charlie est bien plus connu que "Le 3ème Millénaire" ou "Nouvelles clés" alors que ces deux seules revues prônent la réconciliation, le respect, l'écoute, le partage, la connaissance de l'autre ?

La satire ne règle rien. Elle fait rire ceux qui ne sont pas concernés et qui n'ont pas envie de réfléchir davantage.

Oui, je sais, il y a des fous avec lesquels il n'est pas possible de parler. C'est une évidence. Alors, pourquoi en parler ? Puisqu'il n'y a aucune réponse à attendre. Où est l'intérêt ? 

Il y a des commentaires sur tous les réseaux. Et certains me hérissent. 

 

Je n'aimais pas ce que Charlie publiait mais je pleure infiniment la mort des hommes.

Qu'on ne vienne pas me dire que je n'ai pas de coeur, que c'est une honte et patati et patata. 

Je pleure comme tout le monde. Mais je pleure aussi pour l'incapacité des hommes à éteindre la violence en eux. Je pleure pour tous ceux qui sont morts aujourd'hui pour les mêmes raisons, partout dans le monde. Juste parce qu'il y avait des hommes qui n'étaient pas d'accord avec eux.

Je pleure aussi pour les enfants qui regardent ce monde et se demandent peut-être ce qu'ils font là........ 

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"TéléProfs" (école)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 07/01/2015

Il va bientôt falloir prévenir le WWF de classer l'espèce enseignante en voie de disparition. 

Ou organiser un téléprof pour récolter des volontaires (mais y'aura pas les fonds pour les payer....)

Bon, pour les commentaires que j'ai laissés volontairement, ça donne aussi une idée du "désamour" profond de la population envers les enseignants (pas tous, heureusement...).....

 


L'Education nationale lance une campagne télé pour recruter des profs

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11 commentaires

Il y a 2 heures

 
L'Education nationale lance une campagne télé pour recruter des profs

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Afin de compenser les départs en retraite et de pourvoir aux créations de postes annoncées par François Hollande, l'Education nationale lance ce mercredi une campagne télévision et web de recrutement des professeurs. La séquence de trente secondes fait apparaître des écoliers dans une cour de récréation puis en classe, interpellant le téléspectateur. "J'ai besoin de vous pour trouver" ma voie professionnelle, dit une collégienne. "Est-ce que tu peux venir m'aider ?", demande un élève de primaire, dans le but notamment de susciter des vocations.

Des besoins criants

Il faut dire que dans certaines matières, les besoins sont criants. L'an dernier, le nombre d'admis au Capes de mathématiques s'est élevé à seulement 794 sur 1.592 postes ouverts...! La situation est tout aussi alarmante en lettres classiques, avec 93 admis sur 300 postes à pourvoir. En anglais, le nombre de profs recrutés s'est élevé à 824, alors que l'Education nationale en espérait 1.260... Résultat : de plus en plus de collèges et lycées recrutent des contractuels, de niveau licence, comme en témoignent les offres parues sur le site de Pôle Emploi.

25.000 recrutements en 2015

Dans un communiqué, l'Education nationale rappelle qu'elle recrutera 25.000 enseignants cette année. Dans le détail, à la prochaine rentrée, le gouvernement compte renforcer le nombre de professeurs, notamment dans les académies difficiles. A Créteil par exemple, 448 postes doivent voir le jour dans le premier degré et 398 dans le second degré. Les effectifs doivent également être renforcés à Aix-Marseille, Versailles ou encore Grenoble.

Marianne Davril — ©2015, Boursier.com

11 réactions à cet article : participez à la discussion

  1. lbda21

    la question principale : pourquoi le métier de prof n'attire-t-il plus ?

    Ce matin à 11h36
  2. eric1967

    faudrait faire une émission de télé réalité pour recruter...

    Aujourd'hui à 13h11
  3. ab380

    Mon fils, maitrise Histoire, écrit Capes seulement, enseignant vacataire puis contractuel pendant 7 ans a été jeté par l'administration Sarko, pour voir le Flamby titulariser au petit bonheur la chance des privilégies en 2013 !!! Il manque de prof de français en technique où il pourrait enseigner mais l'E. Nationale étant à la dérive la gestion se fait entre le rectorat, les recteurs vont toucher une prime exceptionnelle de 10000 €, et les syndicats !!! Et Pantin a la TV ns annonce des réformes

    Aujourd'hui à 13h30
  4. 1580046

    Merci Allègre et merci à tous ceux qui ne se gênent pas pour "cracher" sur les profs, y compris sur ce sîte.
    Les profs sont dénigrés, le niveau de diplôme exigé a beaucoup augmenté, le temps de préparation des cours est toujours plus long avec l'informatisation... mais les salaires ont stagné, le tout avec une dégradation des conditions de travail (nombre d'élèves trop élevé dans les classes, potitique de non redoublement et d'amener tout le monde au BAC, y compris des élèves absolument pas motivés, enfant-roi, parents-démissionnaires)... la liste est longue pour ne pas avoir envie d'être prof!

    Aujourd'hui à 13h33
  5. Bear

    Hélas.

    Les parents, du reste, ne sont pas que démissionnaires. Les inspecteurs assistent aujourd'hui à des comportements ahurissants, avec des parents qui se présentent sur place pour en découdre avec les enseignants et qui se taguent de pouvoir "faire bien mieux."

    J'ai encore le souvenir d'anciens élèves qui s'arrêtaient dans la rue pour remercier leurs enseignants de leur avoir appris à lire et à calculer.

    On se levait, quelques années avant cela encore, devant le "maître d'école".

    Aujourd'hui à 13h37
  6. La carotte fiscale

    Sans vouloir dénigrer de quelque façon que ce soit les profs, la réelle faiblesse des salaires de profs n'est que la contrepartie de 16 semaines de congés et du faible nombre d'heures hebdomadaire...

    On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Visiblement en ses temps de vie chère, les jeunes préfèrent la ou est l'argent même s'il doivent se contenter de 5 semaines de congés.

    Peut être pourrons ils prétendre aux niveaux de salaires proposés dans le privé pour un niveau d'études identiques le jour ou ils accepterons aussi d'avoir le même nombre d'heures de travail et le même nombre de jours de congés.

    Aujourd'hui à 13h45
  7. 1580046

    Quand crois-tu qu'un prof peut préparer ses cours?
    C'est avec de telles remarque idiote que l'on dénigre le travail de prof. Mais je suppose que tu as déjà une opinion tranchée d'avance en analysant qu'avec une idée préconçue.

    Aujourd'hui à 13h51
  8. La carotte fiscale

    Vous avez raison.... Je dénigre... Comment ai je pu un seul instant imaginer qu'un membre de cette corporation d'élite sous payée et mal considérée soit capable de se remettre en cause et de faire son auto critique ?

    Aujourd'hui à 14h01
  9. Bear

    Je comprends votre raisonnement, Kicéça. Il est d'ailleurs partagé, de manière bien plus radicale, par la majorité des Français du privé, puisque tout a été fait pour exacerber ce type de raisonnement afin d'obtenir un alibi pour faire accepter certaines coupes.

    Certains professeurs ne demanderaient pas mieux que de pointer et d'effectuer leurs recherches et leurs préparations sur le lieu de travail. Leurs volumes horaires surprendraient alors pas mal de monde.

    Mais on ne leur en laissera pas l'occasion. La vétusté et le dysfonctionnement du matériel de l'éducation nationale rendrait ce type de fonctionnement impossible. Cela aurait en outre pour effet de discréditer la propagande officielle.

    Cela dit, il y a une sécurité de l'emploi que le privé n'offre pas. Je n'en disconviens pas. Il y a aussi, au sein des structures éducatives, un déclin de la conscience professionnelle qui remonte à plus loin que les dégradations des conditions de travail. Ce qui brouille les cartes.

    Mais on ne fera pas avancer la machine. Ce qui est indiscutable, c'est que ce ne sont pas des spots publicitaires qui convaincront qui que ce soit de postuler. L'éducation nationale devra donc continuer à recruter des vacataires via Pôle emploi.

    Les enfants feront donc ce qu'ils peuvent avec ce que l’État aura...

    Aujourd'hui à 14h05
  10. 1580046

    T'as raison. C'est avec de telles idées que ça va faire faire progresser le recrutement de profs!
    Quand il n'y aura plus de gens compétents qui se présenteront, tu feras comment ? Il sera trop tard!!! ........à moins que ce ne soit déjà trop tard.

    Aujourd'hui à 14h11
  11. La carotte fiscale

    Si vous le dites.... AMEN

    Aujourd'hui à 14h23
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Hétéronomie (2) (spiritualité)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 06/01/2015

L'hétéronomie désigne la soumission à une autorité extérieure.

L'autonomie désigne la capacité à se gouverner selon ses propres règles. Ces règles doivent être le produit d'une activité rationnelle et d'une haute conscience morale et non celui de désirs immédiats et purement égoïstes.

On voit bien que le système civique actuel prône l'hétéronomie au détriment de l'autonomie en raison de l'incapacité de certains individus à produire en eux des règles universelles.

Le comportement "incivique" qui consiste à empiéter sur la liberté d'autrui conduit les instances dirigeantes à élaborer et à faire appliquer des lois coercitives. 

Il n'est pas question dans mes propos de remettre en cause la sécurité de tous et le rôle "protecteur" de l'État.

Mais qu'en est-il lorsque l'État, lui-même, va à l'encontre du bien-être des Citoyens, lorsque ses projets réduisent la liberté d'être pour l'obligation d'avoir, lorsque les intentions des Puissants sont devenues plus perverses que n'importe quel comportement de truand ?

"L'État n'est pas un assassin."

Vous en êtes certain ? Vous avez des preuves ?  Le cancer, les OGM, le Sida, l'amiante, les maladies orphelines, l'alimentation, les tonnes de produits chimiques déversés dans la Nature et qui finissent immanquablement dans nos organismes, le diktat des laboratoires, les guerres...

"L'État ne savait pas, il n'était pas au courant"

Mais alors, c'est qu'il n'avait pas l'envergure pour cette tâche....Et qu'il vaut mieux laisser les Citoyens faire leurs propres choix...

"L'État n'est pas un voleur."

Bon, là, il vaut mieux rire un bon coup. Les exemples ne tiendraient pas sur la page. 

Je m'interroge en fait sur la légitimité actuelle des Gouvernements. Sur cette hétéronomie qui persiste alors que tous les signes d'une déliquescence de cette Pyramide sociale se font jour.

La Floride vient d'interdire à la population de vivre en autonomie énergétique. Il y a obligation à être connecté au réseau électrique et au réseau d'eau potable.

On peut voir dans cette interdiction une métaphore spirituelle.

"Un bon Citoyen est un citoyen "hétéroïnomane", c'est à dire accro à une dépendance gouvernementale.

Et si certains individus se montrent rebelles, il s'agira de créer des lois qui les rendront "inciviques", "asociaux", "marginaux"......L'État, sous le couvert d'une allégence spirituelle de la population, renforce constamment ses pouvoirs et va jusqu'à fabriquer artificiellement des catégories d'individus "inadaptés"..... 

L'autonomie alimentaire sera un jour interdite. L'ensemencement proposé par l'association Kokopelli qui lutte pour la biodiversité est banni par l'État qui répond aux injonctions des grands groupes alimentaires.

Les potagers seront taxés. Les poulaillers seront interdits. Tout est possible puisqu'ils ont les Lois pour eux.

L'hétéronomie, dès lors qu'on l'accepte, a des avantages certains mais son lot de désagréments. Ceux-là sont plus insidueux, pervers, cachés et s'ils éclatent au grand jour, l'État se chargera de les faire accepter par la population à grands renforts de médias ou de peurs, ou de culpabilités.

Je pense pour ma part que le gigantisme de la mondialisation est une folie.

Que l'hétéronomie grandira inévitablement parce que les Peuples seront exclus de l'élaboration des lois, que la complexité volontaire des structures étatiques, administratives, financières...découragera les masses. Ces masses ne seront pas sollicitées pour comprendre, elles ne seront instruites que par des instances formatées. L'autonomie sera associée aux "autonomistes" et donc aux "terroristes". Et les peurs programmées répandront leurs virus. 

Mais tout ça n'est pas inéluctable.   

Il s'agit de comprendre le système et ne pas chercher à le changer. C'est impossible.

Il s'agit de s'en extraire.

Spirituellement. 

Le reste suivra. 

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Rétropédalage (école)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 06/01/2015

C'était INÉVITABLE, ça fait un an que je le dis et c'est juste le début...


 

http://www.vousnousils.fr/2015/01/05/rythmes-scolaires-encore-des-difficultes-559974

 

Retour en arrière à Combs-la-ville : faute d'un encadrement suffisant, les horaires scolaires sont modifiés, et les temps d’activité périscolaire, supprimés.

Quatre mois après la rentrée et l’instauration de nouveaux horaires à l’école, des problèmes persistent. Le Parisien décrit ainsi les difficultés de la commune de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, qui a revu les horaires de classe et a supprimé les ateliers périscolaires de ses écoles maternelles et élementaires, « faute d’animateurs ».

En novembre, Guy Geoffroy, le maire UMP de la ville, avait constaté « l’échec » de la mise en place des rythmes scolaires, et planifié, avec les conseils d’école (et l’accord « de principe » de l’inspection académique), la « réorganisation totale du temps scolaire » à partir de janvier 2015. « Nous avons fait tous les efforts pour mettre en place cette réforme, mais sans succès. Nous n’avons pas trouvé suffisamment de vacataires et le taux d’encadrement n’était pas suffisant », indique-il à La République de Seine-et-Marne.

« Le nombre d’enfants fréquentant les temps d’activités périscolaires (TAP), soit plus de 80 % des effectifs, nécessitait un encadrement de 150 agents. Malgré le recrutement très en amont, nous n’avons pu atteindre l’effectif total du fait de défections récurrentes », explique encore Guy Geoffroy au Parisien.

Les journées se dérouleront désormais de 8h30 à 11h30, et de 13h45 à 16h (au lieu de s’achever à 15h30), avec une pause déjeuner allongée de 15 minutes. Le mercredi matin, l’école se tiendra de 8h30 à 11h30, et non plus jusqu’à midi.

Garderie et études payantes

Pour remplacer les TAP, « le maire propose une garderie ou de l’étude, payantes », note Le Parisien. Ainsi, l’étude sera proposée deux soirs par semaine, de 16 à 17h, au prix d’un euro la séance. « La ville reste toutefois dans les clous puisque les cinq demi-journées de cours par semaine sont conservées », nuance le quotidien.

Pour l’opposition (PS), c’est la « stupéfaction ». « Cette réforme est essentielle pour les enfants (2000 élèves). Il fallait maintenir ce système au minimum jusqu’à la fin de l’année scolaire, au lieu de casser à nouveau le rythme », lance John Samingo, conseiller municipal d’opposition, à La République de Seine-et-Marne.

Dans les 7 autres communes qui forment, avec Combs-la-Ville, la ville nouvelle de Sénart, « il n’y a pourtant aucun problème », constate-t-il. Selon Le Parisien, dans la ville voisine de Savigny-le-Temple, si l’on reconnaît « avoir dû faire face à la défection de dix-huit animateurs dès le premier jour », 130 agents municipaux ont néanmoins pu être mobilisés, et 60 postes ont été créés pour gérer 4600 écoliers, lors des TAP.

Pour Christophe Minguet, président de l’association locale de parents d’élèves, interrogé par Le Parisien, s’il fallait effectivement « arrêter par sécurité car le manque d’encadrement devenait dangereux », ce retour à zéro « obligera certains parents à payer pour l’accueil postscolaire ». D’autres, qui « ne peuvent venir chercher leurs enfants le mercredi à 11h30 devront payer la cantine », ajoute-t-il.
http://www.vousnousils.fr/…/rythmes-scolaires-encore-des-di…

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l'Ordre public (politique)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 06/01/2015

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN 
Art. 10. -
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.


 

L'État prend des décisions qui troublent l'ordre public et favorise "son ordre privé "et il ne va évidemment pas se condamner lui-même.

C'est au Peuple de le faire.

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Gilets Jaunes sur Agora Vox (école)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 06/01/2015

Les medias commencent à relayer le dossier des GJ :)


 

Rythmes scolaires : Tous concernés

par Seb GJ (son site) 
samedi 27 septembre 2014
 
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Tout le monde est concerné par cette réforme des rythmes scolaire, généralisée depuis la rentrée 2014.

Déjà parce qu’elle coûte cher et c’est avec nos impôts, ensuite parce qu'elle interagit sur tous les secteurs de l’économie et enfin parce qu’elle met en péril nos enfants et leur avenir… et donc NOTRE avenir ! 

La rentrée scolaire de septembre 2014 a été marquée par une nouveauté majeure : la réforme des rythmes scolaires.
 
En effet, malgré la forte opposition qui dure depuis décembre 2012, les ministres successifs sont restés sourds et ont décidé d’appliquer ces nouveaux rythmes dans toute la France (ou presque, la Guyanne en étant exempte) cette année.
 
Un sujet donc brûlant qui a fait couler beaucoup d’encre, et à priori ce n’est pas fini…
 
Malgré tout, nombreuses sont les personnes qui ne se sentent pas concernées, car elles n’ont pas d’enfants, ou tout simplement parce que d’autres priorités les préoccupent (pouvoir d’achat, retraites…).
 
Pourtant… cette réforme qui touche à l’Ecole de la République, concerne TOUT LE MONDE !
 
Déjà parce qu’elle coûte cher et avec nos impôts.
Également parce qu’elle interagit sur tous les secteurs de l’économie.
Enfin et surtout parce qu’elle met en péril nos enfants et leur avenir… et donc NOTRE avenir !
 
I) Une réforme qui coûte cher, sur le dos des contribuables !
Dans un contexte économique difficile, la réforme des rythmes scolaire apporte des charges supplémentaires inutiles. Les maires par le biais de l’AMF, ne cesse de se plaindre du coût de cette réforme qui leur rajoute des charges qu’ils n’avaient pas jusqu’à présent.
 
Une étude a estimé qu’en moyenne la réforme coûterait (hors transport scolaire et restauration) environ 150€ par enfant. Soit un coût total de près de 2 millions !
 
Pourtant, le gouvernement prétend que cette réforme coûtera peu aux collectivités. C’est faux !
 
L’Etat apporte 50€ par enfant dans toute les communes.
Dans les communes en Zone Rurale ou Zone Urbaine Sensible, donc des communes dont les besoins dépassent la moyenne de 150€ par élève, l’Etat apporte 40€ supplémentaires.
Enfin la CNAF apporte 54€ par enfant sous conditions de créer un accueil de loisirs déclaré aux DDCS/PP, demandant, entre autre, un nombre approprié de personnels encadrant et une qualification professionnelle de ces derniers...
De nombreuses communes peinent à remplir ces conditions.
Ainsi l’Etat peut apporter jusqu’à 144€ par enfant dans des conditions très éloignées de la moyenne nationale.
 
Le coût total de cette réforme n’est en aucun cas compensé par ce dernier, d’où des inégalités creusées entre les communes.
 
Le reste, c’est aux mairies et collectivités locales de payer. Et lorsqu’elles sont en difficultés, elles sont contraintes d’augmenter les impôts locaux ! C’est d’ailleurs ce qu’a annoncé Mr Gaudin, maire de Marseille.
 
C’est pourquoi comme lui, de nombreux maires ont refusé et refusent encore cette réforme.
 
Quoi qu’il en soit, que ce soit
le complément des communes avec les impôts locaux,
l’aide de la CAF avec les cotisations sociales,
ou le fond d’amorçage (car celui-ci ne durera pas après 2015 !) de l’Etat avec les impôts,
C’EST TOUJOURS LE CONTRIBUABLE QUI PAYE !!!
 
Et qui voit donc son pouvoir d’achat diminuer !
 
On pourrait se dire que c’est un effort à faire pour le bien-être de nos enfants, mais malheureusement ce n’est pas le cas !
 
Aucune étude n’a jamais prouvé les bienfaits de cette réforme !
 
L’expérimentation pour les communes qui l’ont mise en place en 2013 ne le prouvent pas non plus !
 
Au contraire, la majorité des parents et des enseignants témoignent d’une augmentation de la fatigue, surtout chez les plus petits, et aucune amélioration voir une dégradation des apprentissages. Ne nions pas que pour quelques privilégiés de l’ordre de 20% cela s’est « bien passé », sans pour autant qu’une concrète amélioration soit visible.
 
En résumé, la réforme des rythmes scolaires coûte cher pour aucun bénéfice (au mieux) ou des aggravations (le plus souvent) !
 
 
C’est encore un exemple d’argent jeté par les fenêtres par l’Etat alors qu’on en manque cruellement…
 
D’ailleurs par rapport à ses voisins européens, la France est l’un des pays qui dépense le plus dans l’Education Nationale… sans pour autant obtenir de résultats !
Cela fait des années que les spécialistes stipulent que le problème en France n’est pas la mobilisation de moyens pour l’éducation mais leur utilisation !
 
Pour cette rentrée 2014, le gouvernement débourse 350 millions dans cette réforme des rythmes scolaires, ce qui correspondrait à environ 17 000 postes d’enseignants… Était-ce vraiment un choix judicieux ?
 
 
 
II) Réformer les temps de l’Ecole c’est réformer la société
 
La réforme des rythmes scolaire, au-delà de l’école est en fait une réforme de société.
Elle implique l’éducation et son personnel bien sûr,
mais aussi les parents et donc les entreprises dans lesquelles ils travaillent (possibilité de libérer un jour ou pas, de venir chercher les enfants à 16h30 ou pas…).
Elle a des répercussions sur
l’organisation familiale,
les transports, le tourisme,
la santé,
le sport, la culture,
les retraites, le pouvoir d’achat…
Tout est lié.
 
Les conséquences en cascade mettent en mouvement toutes les couches de notre société.
 
Ainsi la réforme implique de nombreuses modifications dans les comportements et habitudes des familles, et donc dans leurs modes de consommation et leurs achats !
A titre d’exemple direct, on a pu remarquer l’impact de la réforme des rythmes scolaires sur les gardes d’enfants  ! 
Une étude de Yoopies démontre clairement que dans les communes où la réforme a été appliquée en 2013, le salaire horaire net moyen pour la garde d’enfant a augmenté de 6,16%, contre 3,54% dans les communes n’ayant pas appliquée cette réforme. Soit presque le double !
 
Sans oublier que l’utilisation du créneau du mercredi matin pour l’école, modifie le fonctionnement de nombreuses autres structures :
· les associations sportives et culturelles parfois contraintes de fermer à cause de la perte de ce créneau et des subventions municipales (les communes devant payer la réforme n’ont plus de budget pour les associations).
· L’accès aux soins. Cela est encore plus frappant pour les enfants handicapés !
· le tourisme de montagne qui profitait souvent du mercredi entier skiable….
· Etc… Les exemples sont nombreux…
 
Enfin, notons que la fatigue tant décriée par les parents d’enfants qui ont subis la réforme dès 2013, a engendré une augmentation du taux d’absentéisme de 20%, signe de leur fragilité face aux maladies, impactant le domaine médical…
 
Toutes ces imbrications et conséquences en cascade expliquent pourquoi ce qui peut marcher chez nos voisins européens, ne marchera pas forcément en France, ou alors que ce qui était valable il y a 50 ans ne l’est plus forcément aujourd’hui… il y a de trop nombreuses variables !
 
Par exemple, en aparté :
 
En Allemagne, le système « cours le matin – sport/culture l’après-midi » est remis en cause depuis quelques années. Notamment, il ne fonctionnait que parce que de nombreuses femmes ne travaillaient pas où alors à temps partiel ! De plus ce système se montrait des plus inégalitaires ! 
Par ailleurs les mentalités sont différentes : être enseignant est vu comme un critère de réussite sociale en Allemagne où un seul salaire peut suffire à un couple si l’un d’eux est enseignant. En France, c’est seulement le titre de « professeur agrégé » qui forcera le respect…
 
En Finlande, les particularités de ce pays vaste et peu peuplé, où chacun doit trouver sa voie face à un environnement souvent hostile, aboutissent à des valeurs culturelles trop différentes des françaises pour pouvoir avoir un système éducatif identique.
Aussi, la population y est très homogène et partage donc la même culture avec un très faible taux d’immigration.
De plus la valorisation sociale des enseignants du fait qu’ils soient de véritables experts formés et reconnus comme tels, joue également son rôle.
Notons également que la simplicité de la langue d’un point de vue orthographique, le faible nombre d’élèves dans les classes, l’absence de redoublement sont autant de différences qui participent indéniablement à la réussite finlandaise selon les experts, bien plus que les rythmes…
 
 
 
III) Les enfants, le bien le plus précieux d’un Pays !
 
Voilà la raison majeure qui fait que tout le monde est concerné par cette réforme des rythmes scolaires : c’est qu’elle touche l’éducation des enfants et donc l’avenir de la société !
L’éducation et la formation des hommes et des femmes dans ce monde de plus en plus compétitif où la connaissance prime, devient la ressource la plus importante d’un pays. 
Que ce soit pour assurer la cohésion sociale, nécessaire à tout bon fonctionnement, ou pour élever la performance économique nationale.
 
D’ailleurs une étude de 2010 de l’OCDE démontre l’impact sur le PIB du pays que pourrait avoir l’amélioration des résultats aux évaluations de PISA. Cela se chiffre à plusieurs milliards pour une amélioration de 25 points pour la France par exemple. 
 
 
Education et croissance économique sont intimement liées !
 
De plus, le chômage dépend entre autres facteurs de cette croissance économique. L’éducation joue un rôle essentiel pour l’amélioration ou la dégradation des performances de la France dans le moyen-long terme !
 
En 2007 déjà, le Haut Conseil de l’Education nous alertait sur le fait que 40% des élèves ne possédaient pas les acquis sensés être maîtrisés à la fin de l’école primaire. 13% présentaient de grosses lacunes et ne maîtrisaient pas les compétences de base en lecture, écriture et calcul. 
 
Plus grave encore, même si les difficultés sont détectées tôt, elles s’accentuent au fil du cursus des élèves.
 
Ainsi, en 10 ans, c’est près d’1,5 millions de jeunes qui ont quitté le système éducatif sans qualification, avec toutes les difficultés que cela représente pour trouver un travail ! 150 000 jeunes chaque année !
 
Mais pour pouvoir gérer, créer et innover, et donc augmenter la croissance, la France manque également de diplômés « supérieurs » (au-delà du baccalauréat) !L’OCDE estime qu’il manque 100 000 « cerveaux » supplémentaire par an à la France. 
Et c’est l’acquisition des fondamentaux à l’école primaire dès les premières années qui détermine l’avenir des jeunes.
 
L’avenir des jeunes détermine l’avenir économique du pays.
 
Ainsi, l’école primaire joue un rôle primordial dans l’avenir du pays à moyen-long terme !
 
Ainsi, tout le monde est concerné par cette réforme des rythmes scolaires.
 
Et de nombreux critères et témoignages prouvent que cette réforme ne va pas dans le bon sens :
· Elle coûte cher
· Elle est inefficace
· Elle augmente les inégalités territoriales
· Elle fatigue les enfants
· Elle crée de nouveaux problèmes d’insécurité
· Elle exclut les enfants handicapés
· Elle déstructure l’organisation familiale, le tissu associatif, précarise les métiers de l’animation…
· Etc..
 
C’est pourquoi le collectif des Gilets Jaunes, au delà des revendications politiques partisanes, s’oppose à CETTE réforme.
 
Non pas à UNE réforme, non pas au gouvernement, mais bien à CETTE réforme, imposée hâtivement par les décrets Peillon et Hamon.
 
Afin de repartir sur de bonnes bases ils demandent l’abrogation de ces décrets, afin de réaliser une réelle concertation sur l’Education, avec les acteurs quotidiens de terrain, seule garante d’une vraie « refondation » efficace de l’Ecole.
 
Ne les laissons pas détruire l’avenir des ENFANTS, NOTRE AVENIR !
 

 

REJOIGNEZ-NOUS ! ENSEMBLE TOUT EST POSSIBLE !
 
Site national : www.giletsjaunes.org
 
Retrouvez votre département contre la réforme des rythmes scolaires sur FACEBOOK.
 
Blogsdépartementaux contre la réforme des rythmes scolaires.
 
Tract "Tous concernés" en PDF.

 

 
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Le conformisme (philosophie)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 05/01/2015

                            "Notre Monde sera sauvé du sort qui le menace

                             non par l'adaptation complaisante de la majorité conformiste

                             mais par l'inadaptation créatrice de la minorité non-conformiste."

                                                                   Martin Luther King

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Pour le bonheur

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 05/01/2015

La conscience animale.

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Une leçon

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 05/01/2015

Ce sans-abri a été complètement ignoré par les gens qui se rendaient à la messe. Ces derniers ont ensuite connu la honte de leur vie.

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C’est stupéfiant de voir la manière dont ce sans-abri a été traité, juste devant une église…

Mais ce qui s’est passé ensuite à l’intérieur de cette même église restera à jamais dans la mémoire de ses paroissiens.

GV-homeless

Il s’agit en fait du nouveau pasteur de cette église qui s’est déguisé en mendiant. Ce jour la étaient attendus 1000 fidèles qui venaient justement voir ce nouveau pasteur.

Ainsi déguisé, il se rendit sur le porche de l’église pour faire la manche. Sur les 1000 personnes qui lui sont passées devant avant de rentrer dans l’eglise, seulement 3 lui ont dit bonjour et pas une ne lui a donné une pièce.

Il est ensuite entré dans le sanctuaire et s’est assis à l’arrière. Il a salué les gens et a été accueilli par des regards noirs ou méprisants. Comme il était assis à l’arrière de l’église, il a écouté les premières prieres.

Puis est venu l’heure d’introduire le nouveau pasteur “Nous tenons à vous présenter notre nouveau pasteur.” La congrégation regarda tout autour applaudissant de joie et d’anticipation. L’homme sans-abri assis à l’arrière se leva et se mit à marcher dans l’allée. Les applaudissements se sont arrêtés avec tous les regards braques sur lui. Il se dirigea vers l’autel et, prenant le micro dans la main, et s’arrêta un instant, puis récita,

Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;

j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?

Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?
Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Après avoir récité ce passage de Matthieu dans la bible, le nouveau pasteur s’est tourné vers sa congrégation et leur a raconté ce qu’il avait vécu ce matin meme: le mépris, le dédain, l’humiliation.

Beaucoup de personnes se sont alors mises à pleurer et la plupart avaient la tête baissée, tous bien entendu remplis de honte.

Il termina par ces mots: “Aujourd’hui j’ai vu un rassemblement de personnes certes, mais ce ne sont pas les disciples de Jesus Christ qui etaient présents aujourd’hui. Le monde est remplie de personnes qui veulent se donner bonne conscience en se rendant à la messe du dimanche. Mais parmi ces personnes combien de vrais pratiquants? Quand vous deciderez-vous à devenir de vrais disciples de Dieu?”

Une histoire touchante qui met en avant l’hypocrisie de certaines personnes ainsi que le manque de compassion dont nous sommes bien souvent coupables. (source: godvine)

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Les Hippies de Taylor Camp (simplicité volontaire)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 05/01/2015

En communauté restreinte, ça m'irait tout à fait.

 


 

 

 

DANS LA VIE DES HIPPIES DE L'ÎLE KAUAI

 

 

Reportage sur Taylor Camp, une communauté de hippies vivant en dehors du monde dans les années 70

Dans la vie des hippies de l'île Kauai

Taylor Camp est peut être l'incarnation la plus parfaite de ce qu'était le mouvement hippie dans la fin des années 60. Il fait partie de ces sociétés anti conformistes qui ne veulent pas se soumettre aux règles que l'Etat leur impose.

A l'origine, le camp est né du refus de Sandra Schaub et de son mari Victor de s'engager dans la guerre du Vietnam et plus généralement, du rejet des valeurs défendues par la société Américaine, de l'American way of life. Le couple n'avait d'autre choix que d'accepter la violence ou de mettre les voiles. Pauvres et sans domiciles, ils ont trouvé refuge en 1969 sur une île située au large d’Hawaï, l'île Kauai dont le frère de la célèbre actrice Elizabeth Taylor était en partie propriétaire. Howard Taylor leur a proposé d'occuper gratuitement l'un des plus beaux lieux que l'île réservait, dans un environnement tropical en front de mer.

Peu à peu, d'autres hippies et vétérans de la guerre ont rejoint le camp espérant pouvoir appliquer leurs valeurs et adopter une vie à la hauteur de leurs idéaux. Pas de problèmes,pas de politique ni d'argent, pas d'électricité pour cette communauté de personnes venues échapper aux émeutes et aux violences de la police. De simples cabanes faites de bambous et de matériaux de récupération en guise de maison, ils vivaient de la pêche et de la terre dans cet environnement idyllique en quasi autonomie même si les enfants allaient à l'école en prenant un bus scolaire à proximité. 

Les vêtements étaient accessoires et la nudité assumée. Un résident du camp raconte que la nudité permettait de se sentir apparenté à l'autre, de le considérer comme son frère ou sa sœur. Les drogues faisaient aussi partie de leur quotidien et leur consommation était justifiée par le fait qu'elles étaient considérées comme un moyen d'étendre son esprit au delà de ses limites.

Malgré l'harmonie qui régnait dans cette société presque autonome de 120 personnes, le camp a été dissous huit ans après sa formation. En effet, les habitants voisins du camp contestaient le fait que les hippies puissent résider gratuitement dans les plus beaux endroits de l'île, et se plaignaient de leur nudité, de vols et plus généralement de leur mode de vie. Ensuite, l'Etat a acquis la propriété de l'île, et a expulsé tous les habitants résidents à Taylor Camp avant de mettre le feu aux installations pour s'assurer qu'ils ne reviennent pas.

Quarante ans après, plusieurs anciens hippies du camp ont éprouvé le même désir de réaliser un documentaire sur l'expérience unique qu'ils avaient vécu dans cette communauté. En interrogeant les anciens résidents de Taylor Camp, 97% ont dit avoir vécu le meilleur temps de leur vie.

Regardez le teaser du documentaire qui retracent 8 années de vie vécues dans la paix et l'amour et ces clichés du photographe et écrivain John Wehrheim, originaire de Chicago qui en a fait un livre. 

Pour voir le documentaire en intégralité, cliquez ici. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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René Vautier : Cinéaste combattant.

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 04/01/2015

Résistant sous l'occupation, emprisonné pour son premier film, passé du côté du FLN pendant la guerre d'Algérie, membre du groupe Medvedkine après mai 1968, défenseur de l'autonomie bretonne, le cinéaste René Vautier est mort le 4 janvier en Bretagne. Il avait 86 ans.

Le grand public a pris conscience de son existence en 1972, lorsque Avoir vingt ans dans les Aurès a été présenté à Cannes, à la Semaine de la critique. Le film racontait la désertion d'un soldat français en Algérie qui refusait l'exécution sommaire d'un prisonnier algérien. Mais ce n'est pas l'histoire de René Vautier. Il a passé le conflit algérien de l'autre côté, son itinéraire l'ayant porté depuis longtemps dans le camp des colonisés.

Né le 15 janvier 1928 à Camaret, dans le Finistère, ce fils d'ouvrier rejoint la Résistance en 1943. Après la guerre, il suit les cours de l'IDHEC et adhère au parti communiste. En 1950, la Ligue de l'enseignement le charge de réaliser un film sur l'éducation française en Afrique subsaharienne. Vautier détourne la commande et évoque une réalité méconnue : le travail forcé, les violences des autorités coloniales contre les populations entre la Côte d'Ivoire et le Mali. Le film qu'il rapporte de ce que l'on appelait alors l'A.O.F., Afrique 50, est non seulement censuré (il le restera quarante ans), mais vaut à son auteur une condamnation à un an de prison, exécutée dans les prisons militaires.

UN FOCUS SUR L'ALGÉRIE

Au moment du déclenchement du conflit algérien, René Vautier part pour l'Afrique du Nord, d'abord pour la Tunisie, où il tourne deux courts métrages avant de gagner l'Algérie, aux côtés de maquis du FLN. Il y tourne deux documentaires, Une nation, l'Algérie, aujourd'hui perdu et L'Algérie en flammes. Cette collaboration lui vaut d'être poursuivi par les autorités françaises et René Vautier reste en exil jusqu'en 1966.

Peu après son retour en France, il rejoint en 1967 le groupe Medvedkine formé à Besançon autour de Chris Marker. Cette coopérative destinée à donner une image cinématographique des luttes ouvrières inspire René Vautier qui s'établit finalement en Bretagne où il fonde l'Unité de production cinématographique de Bretagne.

C'est dans ce cadre qu'il produit ses deux longs métrages de fiction Avoir vingt ans dans les Aurès et La Folle de Toujane (1973). D'Avoir vingt ans, Louis Marcorelles dira dans ces colonnes qu'il s'agit du « film le plus libre, le moins conformiste que nous ayons vu en France depuis longtemps ». Le cinéaste tourne aussi des documentaires sur les luttes ouvrières Quand tu disais Valéry (1975) ou Quand les Femmes ont pris la colère (1976) coréalisé avec Soazig Chappedelaine.

En 1972, René Vautier entre en grève de la faim après que le refus d'un visa d'exploitation pour le film Octobre à Paris, réalisé par Jacques Panijel après le massacre des manifestants algériens à Paris le 17 octobre 1961. Vautier voulait enfin sortir le film à travers sa société de distribution, et ne cesse sa grève qu'après avoir reçu du ministre de la culture de l'époque, Jacques Duhamel, l'assurance que les critères politiques n'entreront plus en ligne de compte dans les décisions de la commission de contrôle cinématographique.

En 1981, l'UPCB ferme, faute de financement, mais René Vautier ne cesse pas pour autant de tourner, des films sur les essais nucléaires dans le Pacifique, sur l'immigration, sur la Résistance. En 1985, lors du procès qui oppose Le Canard enchaîné à Jean-Marie Le Pen au sujet des tortures infligées par ce dernier pendant la guerre d'Algérie, l'hebdomadaire produit le témoignage d'une des victimes du lieutenant Le Pen, Ali Rouchaï que le cinéaste a tourné à Alger. René Vautier est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages dont Caméra citoyenne - Mémoires, publié en 1988.

Lire notre interview avec René Vautier datant de 2007 : "Je filme ce que je vois, ce que je sais, ce qui est vrai"


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2015/01/04/mort-du-cineaste-francais-rene-vautier_4549027_3382.html#9I6xxUPA85kWeu5D.99

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Charles Robin : Peur et culpabilité

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 04/01/2015

Sur la culpabilité et le mécanisme de la peur.

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Les Recteurs et les primes (école)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 04/01/2015

Recteurs : revenir à la Raison

 

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Actualité
Samedi 3 Janvier 2015 10:45

Les syndicats d’enseignants demandent l’annulation de la revalorisation de la prime annuelle des Recteurs d’Académie qui passe de 15 200 euros à 25 620 euros (presque un doublement de la somme) et encore, il ne s’agit là que de la part fixe de cette prime. Cela correspond à un bond de 68% pour ce que l’on ose appeler une « indemnité de responsabilité ».

J’ai envie de commenter cette situation.

Il y a un certain nombre de mois, Vincent PEILLON était Ministre de l’Education nationale et comme je multipliais les questions dérangeantes, il avait chargé la Rectrice d’Académie d’alors de me rencontrer. Celle-ci m’avait invité à déjeuner et j’ai été stupéfait de constater que j’étais reçu dans un hôtel particulier mis à sa disposition, servi par du personnel de maison et que lorsque nous nous sommes quittés, la Rectrice ayant un rendez vous à l’extérieur a pris la voiture de fonction mise à sa disposition et conduite par un chauffeur.

Dans les mois qui viennent de s’écouler, j’ai vu s’accumuler les raisons de me plaindre de l’absence sur le terrain du Recteur, de sa méconnaissance des problèmes et du mépris qu’il peut avoir vis-à-vis des élus locaux, des parents d’élèves et des enseignants.

Pour la reconfiguration de la carte des Zones d’Education Prioritaire, la Ministre Najat VALLAUD-BELKACEM nous a dit à l’Assemblée Nationale à plusieurs reprises que les Recteurs étaient chargés de rencontrer les Députés pour les concerter. Nous sommes un certain nombre à avoir dit à la Ministre que la réalité était toute autre. Pour ce qui me concerne, l’Inspecteur d’Académie est venu me rencontrer pour m’informer des décisions qui étaient prises. J’ai tenté d’interpeller à plusieurs reprises le Recteur très officiellement. Il m’a été impossible de le rencontrer. Il s’est contenté de m’écrire une lettre de réponse négative vis-à-vis de ma demande au bout de trois mois, expéditive et basée sur aucun argument sérieux. Contrairement aux consignes de la Ministre, le recteur n’a absolument pas concerté les Députés et encore moins les Maires.

La Ministre a annoncé une politique volontariste en direction de la formation par l’apprentissage. La Ville de Tomblaine organisera début mai un grand forum de promotion de l’apprentissage. J’ai écrit plusieurs fois au Recteur pour lui demander son soutien auprès des établissements scolaires (il s’agissait juste de relayer l’information pour cautionner notre démarche). Le Recteur ne m’a jamais répondu.

J’ai interpellé plusieurs fois le Recteur par écrit sur le fait qu’il appartient à l’Education nationale de prendre en charge le coût des AVS qui accompagnent des enfants handicapés pendant le temps périscolaire. Jamais le Recteur ne m’a répondu alors même que la Ministre de l’Education nationale lui avait demandé d’étudier cette situation très particulière 

Nous sommes dans un contexte très populiste où il est de bon ton de dire que les collectivités locales dépensent beaucoup d’argent public, que les fonctionnaires coûtent cher et seraient des nantis. Tout cela est faux. Dans les communes, une majorité des fonctionnaires sont des travailleurs pauvres. Le gel du point d’indice depuis 2010 produit aujourd’hui malheureusement les effets redoutés et les débuts de carrière sont particulièrement touchés.

A l’heure où les RASED sont encore démantelés, à l’heure où l’Education nationale refuse de prendre en charge des AVS, à l’heure où on ferme encore des écoles, il est urgent de reconsidérer les salaires et avantages des Recteurs d’Académie, de revenir à la Raison et de considérer cela eu égard aux responsabilités réelles qui sont les leurs. 

 Hervé Féron, maire de Tomblaine et Député de Meurthe et Moselle.

http://herveferon.fr/index.php/l-actualite-ici-et-la/actualite/1424-recteurs-revenir-a-la-raison

 


 

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Pas le moral (politique)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 04/01/2015

Il faudrait connaître l'énoncé des questions qui ont été posées car si on imagine que cela concerne la croissance, le pouvoir d'achat, l'insécurité, le chômage, et tout ce qui avec l'idée de croissance, les réponses sont évidemment négatives.

Il faudrait aussi connaître le panel de population choisie. Car si on s'en tient aux individus "insérés" dans un paradigme de croissance, là encore les réponses sont inévitablement négatives.....

 

Imaginons maintenant que ce questionnaire soit proposé à des individus engagés dans une voie de recherche personnelle, une dimension existentielle, une quête libérée des objectifs consuméristes et marchands. Les réponses ne seront pas les mêmes car ces individus sont impliqués dans une prise en charge de leur existence et les effets de la crise économique ne font que renforcer leur engagement, leur motivation, leur détermination. Les réponses ne seront pas les mêmes.......

 

Rien n'est plus facile qu'un sondage "dirigé"....


 

 

Le moral des Français au plus bas depuis 1995

par Melinda Davan-Soulas
le 03 janvier 2015 à 21h43 , mis à jour le 03 janvier 2015 à 21h55.
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3min
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Image d'archives / Crédits : Photodisc/Digital Vision/Thinkstock

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http://lci.tf1.fr/france/societe/le-moral-des-francais-au-plus-bas-depuis-1995-8541687.html
 
 
 
NOTRE SOCIÉTÉMoins de trois Français sur 10 se disent optimistes quant à leur avenir. C'est le "niveau le plus bas jamais atteint depuis le lancement du baromètre en 1995, selon un sondage Ifop pour Ouest-France à paraître dimanche.
 
Malgré toutes les résolutions prises pour la nouvelle année, ce n'est pas le sondage qui va remonter le moral des Français. Selon l'Ifop pour Dimanche Ouest-France, leur moral est au plus bas depuis 1995. En décembre 2014, les sondés n'étaient que 29% à se dire optimistes.


A la question "En pensant à l'avenir, pour vous et vos enfants, diriez-vous que vous êtes très optimiste, plutôt optimiste, plutôt pessimiste ou très pessimiste ?", 26% se disent "plutôt optimistes", 3% "très optimistes", tandis que 71% se déclarent pessimistes (45% "plutôt pessimistes" et 26% "très pessimistes").

Le pessimisme l'emporte dans toutes les générations. Les 18-24 ans se montrent néanmoins un peu plus confiants en l'avenir (41%) tout comme les cadres supérieurs (43%). Les ouvriers sont à l'autre bout de l'échelle (28%) tout comme les 65 ans et plus (24%) et les professions intermédiaires (27%).

Une défiance envers le gouvernement à son paroxysme

 

Sur le sondage réalisé en décembre 2014, le taux d'optimistes enregistre ainsi une chute de 14 points par rapport à août dernier (43%), même si les enquêtes de l'Ifop réalisées deux fois par an sur cette question ont mis en évidence "un effet de saisonnalité", le moral hivernal étant très souvent en retrait par rapport au moral estival. A 29%, c'est néanmoins le niveau "le plus bas depuis le lancement" de ce baromètre lancé en février 1995. Il faut remonter à août 2005 pour approcher ce résultat (30% d'optimistes).

L'Ifop relève par ailleurs que "la défiance à l'égard du gouvernement dans de nombreux domaines est à son paroxysme". 22% seulement des personnes interrogées lui font confiance pour la lutte contre la pauvreté, 16% pour la lutte contre le chômage, 14% pour l'augmentation du pouvoir d'achat, 13% pour la baisse des impôts. Les résultats sont moins médiocres pour la lutte contre l'insécurité (41% de confiance), la protection de l'environnement (39%) et l'intégration des personnes issues de l'immigration (36%).

Les sympathisants du Parti socialiste restent les plus optimistes (49%), très loin devant ceux du Front National (10%).

Sondage réalisé par téléphone du 19 au 20 décembre 2014 auprès d'un échantillon de 978 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.  

 
 

 

 

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Les lois (politique)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 04/01/2015

"Pour être "juste", suffit-il d'obéir aux lois de son pays ?

Les lois fixent ce qui est permis et ce qui est autorisé, en permettant ainsi à chacun de trouver la limite du raisonnable de ses actions. Si nous obéissions tous aux lois de notre pays, il n'y aurait plus besoin de tribunaux et la justice serait spontanément effective.

On peut toutefois se demander si cette position première n'abrite pas un présupposé fort contestable, consistant à identifier la légalité et la justice. En effet, ce n'est pas parce qu'une loi est fixée dans un code qu'elle est "juste". Si un texte préconisait la ségrégation raciale, celle-ci ne serait pas acceptable pour autant. 

Les lois ne peuvent donc pas se substituer à la conscience morale."

Christophe Verselle.


 

D'autre part, on voit bien à longueur d'années que les lois sont facilement "modulables" et leur application très variable selon les individus. Il suffit pour les Puissants de se payer les sevices de cabinets d'avocats pour détourner impunément les lois à leur avantage. La liste des individus concernés est bien trop longue pour tenir sur une page de ce blog.......

 

Qu'en est-il lorsqu'une loi ou un "décret" (qui n'a pas besoin d'être validé par le Parlement) va à l'encontre des idéaux de l'individu ? 

Á chacun et chacune d'y répondre....

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Vivre hors réseaux (simplicité volontaire)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 04/01/2015

La même interdiction est en train de se développer en France. Il sera dans quelques temps totalement interdit de vivre en camion aménagé, en mobil home, en yourte, toute forme d'habitation non connectée aux réseaux payants. 

 

 

La Floride rend la vie hors réseau illégale

POSTED ON 15 DÉCEMBRE 2014 BY CLAIRE C.

 

 
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La Floride rend la vie hors réseau illégale : toutes les maisons doivent être raccordées au réseau électrique et à l’eau

Robin Speronis vit hors réseau en Floride, complètement indépendante de l’eau de la ville et du réseau électrique. Il y a quelques semaines, les fédéraux l’ont exclue de sa maison hors filière illégale. Les fédéraux ont cité The International Property Maintenance Code, qui exige que les maisons soient raccordées à un réseau électrique et à une source d’eau courante.

 

hors réseau

Robin Speronis pendant l’ interview.

Cela revient à dire que notre dépendance aux sociétés n’est même pas un choix. Le choix de vivre sans la plupart des services publics se poursuit pour Robin, cette femme auto-suffisante a vécu pendant plus d’un an et demi en utilisant l’énergie solaire, un poêle au propane de camping, et de l’eau de pluie.

Finalement, elle a été déclarée non coupable de ne pas avoir d’égout ou de système électrique, mais coupable de ne pas être raccordée à un approvisionnement en eau qui a été approuvé.

Speronis est toujours harcelée par la municipalité de Cape Coral pour ne pas être raccordée à l’eau de la ville, ni aux eaux usées.

Est-ce vraiment illégal de vivre hors réseau ?

En grande partie oui. Vivre hors du réseau signifie ne pas se raccorder aux entreprises ou aux services publics municipaux. Si une municipalité déclare qu’il est illégal de se déconnecter de tout service, cela rend donc la vie hors réseau illégale en grande partie.

« Cela signifie vivre de façon autonome, vivre indépendamment des sociétés de services publics. Vous fournir votre propre énergie. Cela ne signifie pas vivre à l’age de pierre, il ne s’agit pas des techniques de brousse. Il s’agit de générer votre propre énergie, votre propre eau, et de traiter vos propres déchets. C’est aussi être plus autonome et moins dépendant du système. Il faudrait peut-être se rendre compte que le système ne nous protège plus vraiment et que nous devrions prendre soin de nous. » George Noory

Explorer notre potentiel au-delà du réseau

Notre potentiel en tant que race humaine est tout à fait extraordinaire, nous ne nous en rendons pas compte. Lorsqu’on parle de mode de vie durable il ne s’agit pas d’adopter un certain style de vie. Nous pouvons encore avoir tout le confort moderne, la décoration … Nous avons simplement besoin de revoir notre logement différemment.

Un problème potentiel avec la vie hors réseau, est que les sociétés vont perdre leur capacité à contrôler les autres avec leur service. C’est ce genre d’accord politique et corporatif qui cause des problèmes aux gens comme Speronis.

«Une des plus tristes leçons de l’histoire est la suivante: Si nous avons été dupes pendant assez longtemps, nous avons tendance à rejeter toute la preuve de l’embobinement. Nous ne sommes plus intéressés à découvrir la vérité. L’arnaque nous a capturés. Il est tout simplement trop douloureux de reconnaître – même pour nous – que nous avons été si crédules. Une fois que vous donnez le pouvoir à un charlatan sur vous, vous ne pouvez quasiment jamais le récupérer. »- Carl Sagan

 

S’éloigner de la dépendance

La race humaine n’a pas besoin de dépendre de ces sociétés pour les besoins de base de la façon dont nous en dépendons maintenant. Pendant que nous continuons à nourrir cette dépendance, la planète continue à souffrir. Pour allez de l’avant, nous devons commencer à nous entraider, et à réaliser à quel point nous sommes capables de créer quelque chose que nous pouvons tenir entre nos mains et le faire de façon durable. Nous ne pouvons pas attendre que ces sociétés trouvent des solutions car elles le feront certainement à but lucratif.

Une autre affaire similaire

Plus tôt cette année, l’État du Texas a amené plusieurs équipes d’intervention dans une communauté durable et a menacé de la fermer. Tous les membres ont été initialement menottés avec des armes pointées sur eux. Elle s’appelait « La Communauté du Jardin d’Eden », et était totalement autonome. Vous pouvez en lire plus à ce sujet ici.

Sources:

http://america.aljazeera.com/watch/shows/the-stream/the-stream-officialblog/2014/2/25/florida-court-challengesoffthegridliving.html

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Stratégies de manipulation (1)

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 04/01/2015

 

Rien n'est fait par hasard, tout est clairement planifié et le temps nécessaire à l'application des directives n'a pas d'importance. Rockfeller le disait lui-même : "Ce qui m'importe, c'est de faire en sorte que ma fortune grandisse et que mes descendants l'accroissent encore. Rien d'autre."

Le système s'entretient, se lègue. Un cercle restreint d'initiés. Dans ce cloaque pestilentiel, les Politiciens sont des vassaux et les Suzerains vivent dans l'ombre.

 

 Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

 Désengagement total des états de l'économie, y compris des secteurs de l'éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l'armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

 Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu'une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des "Maîtres du Monde", et plus il fait augmenter la dette de son pays.

 Précarisation des emplois et maintien d'un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n'importe quel salaire ou conditions de travail.

 Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n'importe quel travail à n'importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

 Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu'elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse "crise asiatique" de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

http://www.syti.net/Topics2.html

Un texte écrit en 1998 sur Syti.net.

 

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Discours du Pape François

Thierry LEDRU Par Thierry LEDRU Le 03/01/2015

J'avais déjà été frappé par l'engagement et la force des propos de ce Pape. Son discours "aux mouvements populaires" me conforte dans cette impression.

Remarquable discours.


http://ccfd-terresolidaire.org/infos/eglise/le-discours-decapant-du-4808

Le discours décapant du Pape aux mouvements populaires

Du 27 au 29 octobre, le Vatican accueillait la rencontre mondiale des mouvements populaires pour discuter des problèmes de l’exclusion et de la pauvreté dans la société d’aujourd’hui. Le discours final du pape a frappé les esprits par son franc parler et un encouragement sans précédent à la lutte des mouvements populaires

Mots-clés :Doctrine sociale de l’EgliseEgliseThéologie

© CCFD-Terre Solidaire

Du 27 au 29 octobre, le Vatican a accueilli pour la première fois une rencontre mondiale des mouvements populaires pour discuter des problèmes de l’exclusion et de la pauvreté dans la société d’aujourd’hui. Pour en parler, ni l’ONU, ni des ONG, mais des représentants de petits paysans, de pêcheurs, de migrants, d’habitants de bidonvilles, de chiffonniers venus du monde entier et de toutes religions. Pour le pape, ils sont les premiers concernés par la pauvreté et c’est en tant qu’acteur qu’il faut les écouter : « Les pauvres ne subissent pas seulement l’injustice mais ils luttent aussi contre elle ! » a-t-il souligné.

Au total une centaine de mouvements populaires se sont donc rassemblés pour l’occasion. Parmi eux, au moins quatre représentants des partenaires latino américains du CCFD-Terrre solidaire : Victor Hugo Lopez de Frayba au Mexique, Joel Suarez du Centre Martin Luther King à Cuba, Osvaldo León de Agence Latino Amércaine de l’Information (ALAI), et João Pedro Stedile du Mouvement des Sans terre brésilien. Leurs témoignages sur cette rencontre seront à retrouver dans le numéro de FDM à paraitre en avril 2015. 30 évêques qui ont des liens forts avec le travail social et les mouvements populaires dans leur diocèse y assistaient également. Ainsi que le populaire président bolivien Evo Morales, qui vient d’être réélu pour un troisième mandat à la tête de son pays dès le premier tour.

C’est la première fois dans l’histoire de l’Eglise qu’un Pape convoque des leaders de mouvements sociaux à une rencontre de trois jours : "Il est intéressant de noter qu’auparavant, les Papes invitaient et convoquaient des chefs d’entreprise, des banquiers, etc… pour discuter de la conjoncture internationale, de la pauvreté ou de la justice sociale. Or le Pape François, conformément à son option préférentielle pour les pauvres, veut écouter leurs représentants, ce qui marque un changement considérable au niveau des interlocuteurs de l’Eglise catholique. " note un observateur.

Nous voulons que votre voix soit entendue

« Vous avez les pieds dans la boue et les mains dans la chair. Vous sentez le quartier, le peuple, la lutte ! Nous voulons que votre voix qui en général est peu entendue, soit entendue. Peut-être parce qu’elle dérange, peut-être parce que votre cri gêne, peut-être parce qu’on a peur du changement que vous exigez, mais, sans votre présence, (…)les bonnes propositions et les bons plans dont nous entendons souvent parler dans les conférences internationales restent dans le domaine de l’idée", a commencé le pape dans un style percutant.
Les pauvres, rappelle François, «  ne se contentent pas de promesses illusoires, d’excuses ou d’alibis. Ils n’attendent pas non plus, les bras croisés, l’aide des ONG, des plans d’aide ou des solutions qui ne viennent jamais ou, si elles viennent, arrivent de telle façon qu’elles vont dans un sens qui est d’anesthésier ou de domestiquer, ce qui est plutôt dangereux. ». Pour le pape, les pauvres ont une expérience particulière à apporter, celle de « cette solidarité très spéciale qui existe entre ceux qui souffrent, entre les pauvres, et que notre civilisation semble avoir oubliée, ou au moins a très envie d’oublier. »
Pour le pape, la solidarité, entendue dans son sens le plus profond, "est une manière de faire l’histoire, et c’est cela que font les mouvements populaires." Sans misérabilisme, il voit dans ces mouvements « le vent de la promesse qui ravive l’espoir d’un monde meilleur. Mon désir est que ce vent se transforme en un ouragan d’espérance. »

Une terre, un toit, un travail

Le pape n’invite pas seulement les mouvements populaires pour les écouter, mais aussi, pour trouver des moyens par lesquels ces mouvements peuvent unir leurs efforts et coordonner leurs luttes pour la justice.
Pour lui cette rencontre correspond à la recherche de ce que n’importe quel parent voudrait pour ses enfants : une terre, un toit et un travail. « C’est étrange, mais si j’en parle, certains disent que le Pape est communiste. » ironise-t-il. « Ils ne comprennent pas que l’amour des pauvres est au cœur de l’Evangile. Une terre, un toit et un travail, ce pour quoi vous luttez, sont des droits sacrés. Exiger cela n’est pas du tout étrange, c’est la doctrine sociale de l’Eglise. » défend-il.
Non seulement le pape dénonce l’accaparement des terres, la déforestation, l’appropriation de l’eau, les pesticides inadéquats, qui arrachent l’homme à sa terre natale. Mais aussi la spéculation financière « qui conditionne le prix des aliments, en les traitant comme n’importe quelle marchandise, et font que des millions de personnes souffrent et meurent de faim. Par ailleurs, des tonnes de nourriture sont jetées. Ceci est un véritable scandale. La faim est un crime, l’alimentation est un droit inaliénable. » scande-t-il avec une conviction dans laquelle ne manqueront pas de se retrouver tous les militants du CCFD-Terre Solidaire.

La culture du déchet

Refusant tout fatalisme, le pape fustige la société de consommation et sa « culture du déchet » qui sont aussi des choix économiques. « Le chômage des jeunes, le travail informel et le manque de droits des travailleurs ne sont pas inévitables, ils résultent d’une option sociale antérieure, d’un système économique qui place le profit au-dessus de l’homme ; si le profit est économique, le mettre au-dessus de l’humanité ou au-dessus de l’homme, c’est l’effet d’une culture du déchet qui considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation, qui peut être utilisé et ensuite jeté ».
Le pape interroge nos modes de vie et notre urbanité : «  Nous vivons dans des villes qui construisent des tours, des centres commerciaux, s’engagent dans des affaires immobilières, mais qui abandonnent une partie d’elles-mêmes en marge, dans les périphéries. » Jusqu’à se faire prophète, car « lorsque la personne est déplacée et qu’arrive à sa place le dieu de l’argent, il y a cette inversion des valeurs. »

A venir, une encyclique prometteuse sur l’écologie

Remerciant Via Campesina pour sa contribution en vue de son encyclique sur l’écologie, le pape, se référant à Saint François, évoque la « Terre mère » et la nécessité d’élever la voix pour la défendre.
Ses mots sont sans concession pour critiquer « Un système économique centré sur le dieu de l’argent, qui a aussi besoin de saccager la nature pour soutenir le rythme effréné de consommation qui lui est inhérent. Il avertit : « Frères et sœurs : la création n’est pas une propriété, dont nous pouvons disposer selon notre plaisir ; et c’est encore moins la propriété de certains, de quelques-uns. La création est un don, elle est un cadeau, un don merveilleux que Dieu nous a fait pour que nous en prenions soin et l’utilisions. »

Un programme d’action révolutionnaire

Si les propos du pape peuvent paraitre détonants, il rappelle qu’il n’invente rien et puise sa source directement dans les Évangiles et la doctrine sociale de l’Eglise : 
"Nous, chrétiens, avons quelque chose de très beau, une ligne d’action, un programme, nous pourrions dire révolutionnaire. Je vous recommande vivement de le lire, de lire les Béatitudes qui sont dans le chapitre 5 de Saint Matthieu et 6 de Saint Luc 6 (cf. Matthieu 5, 3 et Luc 6,20) et de lire le passage de Matthieu 25. Je l’ai dit aux jeunes à Rio de Janeiro, avec ces deux choses ils ont le programme d’action."
Alors que les mouvements sociaux suscitent encore la méfiance de beaucoup de catholiques, le pape porte sur eux un regard résolument novateur, et les considère comme une chance pour les démocraties : "Les mouvements populaires expriment le besoin urgent de revitaliser nos démocraties, si souvent détournées par d’innombrables facteurs. Il est impossible d’imaginer un avenir pour la société sans la participation active des grandes majorités et qui dépasse les procédures logiques de la démocratie formelle. La perspective d’un monde de paix et de justice durable nous appelle à surmonter l’assistanat paternaliste ; il exige de nous la création de nouvelles formes de participation qui incluent les mouvements populaires et l’animation des structures gouvernementales locales, nationales et internationales avec ce torrent d’énergie morale qui découle de l’implication des exclus dans la construction d’un destin commun. Et ce, avec un esprit constructif, sans ressentiment, avec amour."
Michel Warschawski, fondateur de l’Alternative Information Center en Israël Palestine, que l’on a plus l’habitude d’entendre sur le conflit israélo-palestinien, avait été surpris par l’invitation, à laquelle il a hésité à se joindre. Au final, il n’a pas regretté le déplacement : "Je l’avoue, c’était passionnant et certainement pas moins intéressant que les nombreux Forums Sociaux Mondiaux auxquels j’ai déjà participé." Avant de conclure malicieusement : " Un tournant dans l’Eglise Catholique ? Pas certain : il suffisait de regarder les visages de certains des cardinaux présents pendant le discours du Pape, apparemment choqués par la radicalité du chef de l’Eglise. "...

Anne-Isabelle Barthélémy

Lire le discours du pape aux mouvements populaires

Lire la lettre de Michel Warschawski à propos de l’événement


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