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Fatigué...

Par Le 12/01/2015

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    Je suis fatigué d'avoir l'impression d'être baladé par des gens qui sont au-dessus de tout, qui se glorifient de protéger la liberté d'expression et qui font le contraire...
    Je suis fatigué d'en arriver à craindre d'être manipulé par ceux qui dénoncent des manipulations...
    Fatigué de réaliser que je n'ai confiance en aucun "dignitaire" ni même envers ceux qui mettent à jour leur perversité chronique, éducative, sectaire...La vérité est devenue un chiffon rouge que tout le monde agite....."Regardez, regardez, c'est ici la "vérité"....
    Il n'y a plus qu'une vérité, c'est celle de ne croire en rien pour éviter d'arrêter de chercher la possibilité de croire encore en quelque chose....

Bossuet

Par Le 10/01/2015

                       

"Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont


 ils chérissent les causes" – Bossuet

Marche républicaine

Par Le 10/01/2015

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/01/10/marche-republicaine-pour-charlie-hebdo-ce-dimanche-les-raisons-pour-lesquelles-il-ne-faut-pas-participer/#more-75723

Après ces jours éprouvants et les multiples rebondissements, une « marche républicaine » va avoir lieu en hommage aux personnes décédées. Si nous sommes appelé à défiler en leur mémoire et pour dire « NON » au terrorisme, nous, les moutons enragés, vous invitons à ne pas participer à cette monstrueuse mascarade. Nous assumons cette position et vous expliquons en détail POURQUOI il est plus intelligent de rester chez soi ce jour-là que de descendre dans la rue.

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Une marche républicaine, une marche « européenne »

Cette marche est là pour dire « non au terrorisme », ce qui est très louable en soit, mais elle reste une marche « républicaine », et qu’est devenue exactement la république en 2015? Une succession de personnalités politiques fantoches qui multiplient les mesures d’austérités en expliquant que tout va bien? Les communes, hôpitaux et autres institutions ont été extrêmement endettées par des emprunts toxiques qui ont été reconnus comme étant reconnus illégaux, le gouvernement a fait passer une loi pour protéger ces banques afin qu’elles ne puissent plus être attaquées et que les emprunts soient payés. Pour le chômage, c’est le double discours éternel puisque avec l’accord TISA, il ne peut que monter et l’idée-même de lutter contre le chômage est du coup inepte et impossible. 80% des lois nationales sont décidées par Bruxelles. Et tout est réformé pour mieux mettre en place les accords de libre-échange tellement importants que les médias n’en parlent que très peu voire jamais. Et je ne parle pas de leur respect très relatif de la constitution du pays… La république est telle, que nombre de mouvements politiques ne sont pas conviés pourtant tous aussi représentatifs de la population française, rien que le FN ne devait pas participer alors qu’il représentait 25% des votants aux dernières élections, mais je n’ai pas vu d’autres mouvements de conviés à l’Élysée, comme l’UPR d’Asselineau par exemple…

C’est donc cela la république? Je rappelle juste qu’il y a encore quelques jours, nombre d’entre nous étaient en colère contre ces politiques, et maintenant vous souhaitez marcher à leurs côtés? C’est clair que eux se réjouissent d’une telle marche, au niveau électoral, c’est bon pour leur image, ils vont se montrer proche du peuple, en plus juste avant les élections régionales et départementales…

Cette marche sera également une marche européenne, puisque nombre de personnalités sont conviées aux côtés de François Hollande qui y participera. Nous avons entre autres: la chancelière allemande Angela Merkel qui travaille avant tout dans la mise en place des accords de libre-échange. Le président du Conseil européen Donald Tusk qui bâcle les séances du conseil européen, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker largement impliqué dans le scandale Luxleaks qu’il tente d’étouffer de la plus belle manière, le premier ministre britannique David Cameron qui protège la finance de la City, le président du conseil italien Matteo Renzi considéré comme étant le « cheval de Troie » de la JP Morgan, et le premier ministre espagnol Mariano Rajoy qui multiplie les mesures d’austérités en écoutant la finance avant tout le reste, et surtout les cris des espagnols affamés.Tout ce petit monde contribue à la mise en place des accords de libre-échange si dangereux, est-ce à leur côtés que vous souhaitez défiler?

Ce ne seront pas avant tout les citoyens en colère qui souhaitent dire non au terrorisme qui vont défiler, mais des personnalités politiques qui veulent donner une bonne image d’eux-même avant les prochaines élections, ou pour calmer la colère de certains quand à leurs ligne politique.

Nous avons également les organisations anti-racistes qui participent comme la LDH, la LICRA, le MRAP, SOS-Racisme, et les associations représentant les musulmans de France, le Conseil français du culte musulman et l’Union des Organisations Islamiques de France. l’UOIF étant proche, très proche du Qatar et de ses millions, alors que ce même Qatar finance également le terrorisme à travers la planète. N’oubliez pas que l’Islam de France est en lui-même un concept impossible puisque il n’y a pas une vision de l’Islam mais plusieurs, et que de ce fait, prétendre qu’un mouvement peut représenter à la fois les salafistes, sunnites, chiites, wahhabites et les autres est impossible.

Le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) appelle également à participer à cette marche « républicaine ». Je rappelle au passage que le CRIF n’est pas un restaurant qui propose ses meilleures tables aux personnalités politiques influentes du pays, mais un organisme qui se réclame ouvertement sioniste et qui entretien volontairement l’amalgame dangereux juifs=sionistes. Pour rappel, nombre de juifs sont victimes de cet amalgame qui profite avant tout à Israël (voir également ici et ici).

Et bien évidement, face à la peur, la solution de proposée, c’est plus de sécurité, chose que propose déjà Manuel Valls pour cette marche républicaine: Des moyens sécuritaires massifs.

La marche de ce Dimanche réunira tout ce petit monde dont l’intention est de se mettre en avant avant-même de penser réellement aux victimes ou à la lutte contre le terrorisme, sinon, vous ne pensez pas qu’ils auraient agit vis-à-vis du Qatar plut tôt? Je rappelle quand-même que quand nos soldats se faisaient abattre au Mali, le Qatar envoyait des avions pour soutenir les djihadistes en difficulté.

 

Défendre la liberté de la presse

Attaquer les symboles religieux et de manière outrageantes, c’est la liberté de la presse, parler de sujets qui fâchent comme les accords de libre-échange entre les Etats-Unis et l’UE, ou de la réalité des néo-nazis au pouvoir en Ukraine, des attaques financières des Etats-Unis contre l’Euro et l’Europe, là, il n’y a plus de liberté de la presse, et cela ne gêne personne. J’ai suivi de très près le licenciement des 8000 employés de Peugeot-PSA en France, je n’ai vu AUCUNE CHAINE de télévision expliquer les véritables raisons de ces licenciements, rien, ou à peine! La liberté de la presse existe uniquement lorsque les informations relayées n’en dérangent pas trop certains très haut-placés.

Quelques exemples pour appuyer mes propos:

La France est tombée à la 39ème place au niveau liberté de la presse, la dégringolade n’a cessé depuis des années, notamment grâce à Nicols Sarkozy durant son mandat. Un reportage à voir absolument existe d’ailleurs sur le sujet.

La défense de la liberté de la presse n’est qu’un argument politique puisque en France, cette dernière est toute relative. On ne parle que de ce que l’on peut parler, le reste, c’est soit trop compliqué pour les imbéciles gavés d’info-spectacle, de télés-réalités et de jeux débiles, soit trop dérangeant pour en informer vraiment les foules.

 

Pour dire « Non au terrorisme »

Pour enrayer le terrorisme et les djihadistes, il faut s’attaquer à ceux qui financent cela, et c’est l’unique moyen, mais voici ceux qui financent:

Dire non au terrorisme est-il réellement possible quand ce sont les plus grandes nations et institutions qui financent le tout, généralement à des fins géopolitiques? Car si nous n’avons cité que quelques articles à titre d’exemple, les liens, réseaux, les connexions et les articles sont très nombreux, il suffit de chercher, si la presse en officielle en parle, il ne faut pas non plus trop mettre en avant certaines vérités qui pourraient déranger et faire prendre conscience aux foules que la situation n’est pas aussi claire ni saine que cela…

 

Alors NON! Il ne faut pas participer!

Voilà les principales raisons pour lesquelles nous disons NON à la marche républicaine de ce Dimanche! Vous pouvez participer au travail de mémoire pour les victimes en allument une bougie, en faisant une prière pour eux si cela vous tente, mais pas en fermant les yeux sur le véritable sens de cette marche: une manœuvre avant tout politique, médiatique, et électorale.

Nous devons penser aux victimes, aux familles, aux amis, aux journalistes, policiers ou simples inconnus qui ont perdu la vie ces derniers jours, respecter leur mémoire et ce qu’ils ont été avant tout, des humains. Mais il ne faut pas fermer les yeux et oublier les réalités citées plus haut.

Les journalistes de Charlie Hebdo voulaient de l’insolence? Alors la meilleure preuve d’insolence que vous pourriez avoir pour leur rendre hommage, c’est de ne pas participer à cette marche.

Quand à montrer une quelconque compassion au journal Charlie Hebdo, faites-le en continuant de rire chaque jour, et en vous informant VRAIMENT, pas en vous contentant de la soupe qui vous est servie à la télévision. Il n’y a plus de « je suis Charlie » ou de « je ne suis pas Charlie », il y a nous, l’actualité réelle et ce que nos élites veulent bien nous montrer!

Personnellement, je ne peux que vous inviter à relayer cet article de partout, au nom de la liberté de la presse? Pas vraiment, plutôt pour que beaucoup prennent conscience de la réalité… Diffusez-le, reprenez-le librement, et ne jouez pas le jeu de ceux qui ne voient en vous que des voix dans une urne.

La parole juste (philosophie)

Par Le 10/01/2015

Les trois tamis de Socrate

 

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Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit :
- Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.
- Arrête ! Interrompit l'homme sage. As tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
- Trois tamis ? dit l'autre, empli d'étonnement.
- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu a as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?
- Non; je l'ai entendu raconter, et ...
- Bien, bien. Mais assurément, tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n'est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
Hésitant, l'autre répondit : non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire ...
- Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as à me dire ...
- Utile ? Pas précisément.
- Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l'oublier ...

Juste (spiritualité)

Par Le 10/01/2015

Ce que j'écris ici, c'est juste ce que je pense et je pense que pour moi, c'est juste. Juste pour moi. 

Ce qui ne signifie pas que ma liberté d'expression conteste ce que les autres pensent être juste pour eux.

Personne n'est obligé de me lire.

Personne n'est tenu de penser que ce que j'écris est juste.

Ma liberté d'expression n'est pas ma liberté de faire pression. 

Je ne presse personne de penser que je pense juste. C'est juste que j'essaie de penser par moi-même et c'est ce qui me paraît juste. 

Si je partage ce que je pense, c'est juste pour établir une passerelle. Pas pour convaincre. D'ailleurs, si on scinde ce mot "convaincre" , on comprend qu'il n'y a que le con qui cherche à vaincre. 

Personnellement, il n'y a que le doute qui me semble juste. Puisqu'il propose constamment de maintenir les passerelles. Le convaincu a tranché les cordes qui maintenaient le pont au-dessus du gouffre...

Il n'y a qu'une seule chose pour laquelle je suis convaincu. Il n'y a que l'amour qui puisse sauver les hommes. Et il faut tout faire pour que cet amour ne soit pas vaincu par les cons. 

 

 

Signes astrologiques amérindiens

Par Le 09/01/2015

Bon, je suis un OURS Sourire

Les signes astrologiques amérindiens et leur signification

Les signes astrologiques amérindiens et leur signification

La loutre : 20 janvier-19 février
Le loup : 20 février-19 mars
Le faucon : 20 mars -19 avril
Le castor: 20 avril -20 mai
Le cerf : 21 mai-20 juin
Le pic vert: 21 juin-21 juillet
Le saumon : 22 juillet- 21 août
L’ours : 22 août -21 septembre
Le corbeau : 22 septembre- 22 octobre
Le serpent : 23 octobre- 22 novembre
La chouette : 23 novembre -21 décembre
L’oie : 22 décembre -19 janvier

Les signes astrologiques amérindiens 2

Les animaux emblématiques des Amérindiens peuvent inclure à peu près tous les animaux, et ont une représentation symbolique pour la majorité des tribus des Amériques. Dans cet article, nous nous concentrerons sur les animaux du zodiaque.

De nombreuses cultures amérindiennes croient que chaque personne a un animal qui lui est attribué au moment de sa naissance . Voici une interprétation des symboles amérindiens du zodiaque et les caractéristiques de chacun.

Les signes astrologiques amérindiens et leur signification:

La loutre : 20 janvier- 18 février

Un peu bizarre et peu orthodoxe, la loutre est parfois très difficile à comprendre. Les méthodes des loutres étant perçues comme non-conventionnelles, ce ne sont pas les premières à être choisies pour faire le travail. C’est une grave erreur de la part des autres, parce que bien que les méthodes des loutres soient non-conventionnelles, elles sont généralement plutôt efficaces.

Oui, la loutre a une façon inhabituelle de voir les choses, mais elle est dotée d’une imagination et d’une intelligence remarquable, lui permettant d’avoir un avantage sur tout le monde. Souvent très perspicace et intuitive, la loutre fait une très bonne amie, et peut être très attentive.

Dans un environnement stimulant la loutre est sensible, sympathique, courageuse et honnête. Livrée à elle-même, la loutre peut être sans scrupules, obscène, rebelle et isolée.

Le loup : 19 février- 20 mars

Profondément sentimental, et complètement passionné, le loup est l’amant du zodiaque à la fois au sens physique et philosophique. Le loup comprend que nous avons tous besoin d’amour, et il est tout à fait capable d’en offrir.

Avec sa farouche indépendance, cet animal emblématique amérindien est un peu en contradiction. Il a besoin de sa liberté, mais il est assez doux et compatissant, il y a l’image du « loup solitaire » avec ce signe.

Dans un environnement stimulant le loup est intensément passionné, généreux, très affectueux et doux. Livré à lui-même, le loup peut devenir impossible, récalcitrant, obsessionnel, et même vindicatif.

Faucon : 21 mars – 19 avril

Le faucon étant un leader naturel né, on peut se fier à lui pour avoir un jugement clair dans des situations délicates. En outre, cet animal symbolique amérindien ne perd jamais de temps, au lieu de cela il bat le fer tant qu’il est encore chaud, et prend des mesures pour ce qui doit être fait.

Toujours persistant, et toujours en train de prendre des initiatives, le caractère du faucon est une perle rare pour les projets ou les sports d’équipe. Le faucon peut être un peu prétentieux, il a généralement raison dans ce qu’il dit, donc on peut tolérer son arrogance.

Dans un environnement favorable, il entretient la passion et la flamme dans ses relations, et reste toujours compatissant. Livré à lui-même, le faucon peut être vain, grossier, intolérant, impatient et trop sensible.

Le castor : 20 avril- 20 mai

Se prendre en charge, s’adapter, se surpasser, telle est la devise du castor. Dans la plupart des affaires, le castor accomplit les taches avec beaucoup d’efficacité et d’aplomb. La ruse du castor est une force qu’il faut prendre en compte dans les affaires et le combat.

On pourrait aussi réfléchir à deux fois avant d’affronter intellectuellement un castor, à cause de son acuité mentale. Le castor a tout pour lui, cependant avec lui c’est «tout ou rien», ce qui a tendance à lui amèner des ennuis.

Oui, généralement ils ont raison, mais le porteur de cet animal emblématique amérindien peut avoir besoin de faire preuve de tact. Dans un environnement stimulant, le castor peut être compatissant, généreux, loyal et serviable. Livré à lui-même, le castor peut être nerveux, lâche, possessif, arrogant, et trop exigeant.

Le cerf : 21 mai- 20 juin

Ce animal emblématique amérindien est la muse du zodiaque. Le cerf est une source d’inspiration et a un esprit très vif. Avec un humour taillé sur mesure, le cerf a tendance à faire rire tout le monde. Avec son excellente capacité à vocaliser, le cerf est une personne de conversation accomplie.

Cela combiné à son intelligence naturelle, le cerf est un invité indispensable aux dîners. Conscient du monde qui l’entoure, et encore plus conscient de son apparence, le cerf a tendance à trop s’impliquer. Cependant, le narcissisme domine le cerf à cause de son amabilité et de son affabilité.

Dans un environnement favorable, la vivacité naturelle et la personnalité pétillante du cerf rayonnent encore plus. Il est une puissante source d’inspiration dans les relations. Livré à lui-même, le cerf peut être égoïste, de mauvaise humeur, impatient, et avoir deux visages.

Le pic vert : 21 juin -21 juillet

Le pic vert est généralement le plus stimulant de tous les animaux emblématiques amérindiens. Écouteur accompli, totalement empathique et compréhensif, le pic vert est le seul à être de votre côté lorsque vous avez besoin de soutien.

Bien sûr, il fait un merveilleux parent, et un ami et un partenaire tout aussi merveilleux. Autre corde à son arc, il a tendance à être naturellement économe, débrouillard et organisé.

Dans un environnement stimulant, le pic vert est naturellement attentionné, dévoué et très romantique. Livré à lui-même, le pic vert peut être possessif, en colère, jaloux et rancunier.

Le saumon : 22 juillet- 21 août

Électrique, concentré, intuitif, et très créatif, le saumon est un véritable fil conducteur. Son énergie est palpable. Sa motivation naturelle, sa confiance et son enthousiasme sont facilement contagieux.

Tout le monde suit le saumon même si l’idée est trop farfelue pour fonctionner. Généreux, intelligent et intuitif, pas étonnant que le saumon ait de nombreux amis. Cet animal emblématique amérindien exprime un besoin de buts et d’objectifs, et n’a aucun mal à trouver des volontaires pour ses croisades personnelles.

Dans un environnement favorable, le saumon est calme, sensuel, stable et généreux. Livré à lui-même, ceux qui portent cet animal emblématique amérindien peuvent être égoïstes, vulgaires, et ne tolèrent pas les autres.

L’ours : 22août -21septembre

Pragmatique et méthodique, l’ours est le premier à appeler lorsqu’il y a besoin d’une main ferme. Le caractère pratique et pondéré de l’ours en font un excellent partenaire commercial. Habituellement la voix de la raison dans la plupart des situations, l’ours est un bon équilibre pour la chouette. L’ours a également un très grand cœur, et un penchant pour la générosité.

Cependant on pourrait ne pas le savoir car l’ours a tendance à être très modeste et un peu timide. Dans un environnement chaleureux, cet animal emblématique amérindien donne beaucoup d’amour et de générosité en retour.

En outre, l’ours peut faire preuve de patience et de tempérance, ce qui fait de lui un excellent professeur et mentor. Livré à lui-même, l’ours peut être sceptique, paresseux, étroit d’esprit et solitaire.

Le corbeau : 22 septembre -22 octobre

Très enthousiaste et entrepreneur né, le corbeau est très charmeur. Mais il n’a pas besoin de travailler pour être charmant, c’est inné chez lui. Tout le monde reconnaît facilement l’énergie du corbeau, et tout le monde se tourne vers le corbeau pour ses idées et ses opinions.

C’est parce que le corbeau est à la fois idéaliste et diplomate, c’est ce qu’il le rend assez ingénieux. Dans un environnement stimulant, cet animal emblématique amérindien est facile à vivre, peut être romantique et avoir une voix douce. En outre, le corbeau peut être très patient et intuitif dans les relations.

Livré à lui-même, le corbeau peut être exigeant, incompatible, vindicatif et abrasif.
 

 
Les signes astrologiques amérindiens et leur signification suite:

Le serpent : 23 octobre- 22 novembre

La plupart des chamans sont nés avec cet animal emblématique amérindien. Le serpent est un élément naturel en matière de spiritualité. Facilement à l’écoute du royaume éthéré, le serpent est un excellent chef spirituel. Également respecté pour ses capacités de guérison, le serpent excelle également dans les professions médicales.

Les questions immatérielles qui préoccupent le serpent conduisent souvent les autres à les considérer comme des personnes mystérieuses et parfois effrayantes. Certes, le serpent peut être discret, et un peu obscur, mais il est également très sensible et attentionné.

Dans une relation de soutien, le serpent peut être passionné, inspirant, humoristique, et serviable. Livré à lui-même, le serpent peut être découragé, violent, et sujet à des sautes d’humeur anormaux.

La chouette : 23 novembre -21 décembre

Variable comme le vent, la chouette est difficile à cerner. Chaleureuse, naturelle, et de nature facile à vivre, la chouette est l’amie idéale pour tous. Le porteur de cet animal emblématique amérindien est bien connu pour s’engager à toute allure dans la vie, et aime de tout cœur l’aventure.

Mais la chouette peut aussi être téméraire, négligente, et irréfléchie. Les chouettes font de grands artistes, enseignants, et écologistes. Toutefois, grâce à sa capacité d’adaptation et à sa polyvalence, la chouette pourrait probablement exceller dans n’importe quelle profession.

Dans un environnement favorable, la chouette est sensible, enthousiaste, et a une écoute attentive. Livrée à elle-même, la chouette peut être excessive, trop indulgente, amère et belliqueuse.

L’oie : 22 décembre – 19 janvier

Si vous voulez faire quelque chose, donnez-le à l’oie. Persévérante, tenace et très ambitieuse, l’oie se fixe des objectifs à accomplir, et les atteint toujours. L’oie est déterminée à réussir à tout prix, et peu importe l’approbation des autres. Ceux qui ont cet animal emblématique amérindien sont en concurrence avec leur propre ennemi intérieur.

Entraînée est le mot d’ordre du trait de personnalité dominant de l’oie, ce qui la rend excellente dans les affaires et les sports de compétition. Lorsque elle est soutenue, de ses amis et de sa famille, l’oie se stimule et excelle dans tout ce qu’elle entreprend.

Dans un environnement chaleureux, l’oie peut être très passionnée, pleine d’humour, grégaire, et même sensuelle. Cependant, lorsque l’oie est livrée à elle-même, elle peut tomber dans des comportements obsessionnels ou dans une dépendance qui entraîneront inévitablement sa disparition.

La majorité pacifique (politique)

Par Le 09/01/2015

 

 

 

 

  • Je ne suis pas du tout d'accord avec cette Américaine ni avec sa façon de répondre à cette jeune femme. La majorité pacifique, si elle est ignorée, est démunie devant la puissance et la détermination de l'extrémisme. Il ne faut pas compter uniquement sur l'Etat pour intervenir mais à notre niveau, aussi souvent que possible, intervenir auprès de "la majorité pacifique" pour lui témoigner notre reconnaissance et notre soutien. Il est faux de croire que la majorité pacifique "est sans importance" et c'est avoir une vision extrêmement sombre de l'Humanité que de le penser. Il y a de nombreux exemples effectivement qui montrent que "la majorité pacifique" n'a pas réussi à sauver la paix mais il serait intéressant justement de savoir quel était le comportement de l'Etat ou des pays voisins face à cette majorité pacifique. A-t-elle été véritablement soutenue ou a-t-elle été délaissée ? 
  • Maintenant, cette vidéo vient des USA et on connaît leur positionnement face aux crises de civilisation.... :(

 

 

 

 

 

Une lettre d'amour...

Par Le 09/01/2015

Cette lettre d'une femme à la nouvelle épouse de son ex-mari est en train de faire le tour du web... Et c'est facile de comprendre pourquoi !

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http://www.demotivateur.fr/article-buzz/cette-lettre-d-une-femme-a-la-nouvelle-pouse-de-son-ex-mari-est-en-train-de-faire-le-tour-du-web-et-c-est-facile-de-comprendre-pourquoi--1513

Une femme prénommée Candice Curry a écrit une lettre à la nouvelle femme de son ex-mari, Ashley Parish, et l’histoire est en train de faire le tour du web, vous allez bientôt comprendre pourquoi.

 

Voici la lettre dans son intégralité, telle qu’elle a été publiée pour la première fois sur le blog de Candice, et traduite en Français par nos soins. Jugez-en par vous-mêmes :

 


A toi, la belle-mère de ma fille,

 

Je n’ai jamais voulu de toi ici. Tu n’as jamais fait partie de mes plans pour l’avenir. Dans les rêves que je faisais de ma future famille, tu ne devais pas être là. Je ne voulais pas de l’aide d’une autre femme pour éduquer mes enfants. Le plan, c’était que ma famille soit composée de moi, de papa, et de nos enfants, pas de toi.

Je doute aussi que tu aies un jour voulu de moi dans ta vie. Je ne pense pas que tu avais un jour prévu de te retrouver avec un enfant auquel tu n’as pas donné naissance. Et je suis prête à parier que pour toi aussi, le plan de ta vie future  était composé de toi, de papa et de tes enfants, pas de moi ni de ma fille. J’imagine aussi que quand tu t’imaginais mère, tu pensais que ce serait le jour où tu donnerais naissance à un enfant, pas le jour où tu épouserais ton mari.

Je crois bien que toi non plus, tu n’as jamais voulu de moi dans ta vie.

 

Mais parfois, la vie nous réserve bien des surprises et les choses sont parfois différentes de ce que nous prévoyons. Quand ma petite famille a éclaté en deux, je savais qu’un jour, tu viendrais.

 

Dans mes pensées, tu aurais été une bête terrible, une femme méchante, une marâtre que ma petite fille n’aurait jamais voulu avoir sous son toit ! En fait, j’espérais que tu sois très laide, et je priais pour que jamais ma fille ne te prenne pour exemple. Son papa aurait alors compris — trop tard —qu’il avait fait une énorme erreur.

L’aigreur et la méchanceté rampaient en moi, parce que je ne pouvais tout simplement pas admettre le fait qu’une autre femme éduque mon enfant, la chair de ma chair, en mon absence.

 

Et puis, tu es arrivée.

 

Quand je t’ai rencontrée pour la première fois, j’ai bien dû admettre que tu ne correspondais pas vraiment à ce que j’avais en tête, et un spasme de jalousie a parcouru tout mon corps. Tu étais pourtant censée être hideuse, pas vrai ? Mais non, tu ne l’étais pas, tu étais d’une beauté à couper le souffle. Tu étais pourtant supposée être une vieille marâtre ignoble, n’est-ce pas ? Mais tu ne l’étais pas, tu étais une jeune femme pleine de douceur.

 

Tous mes plans tombaient à l’eau.

 

Et, j’ai réalisé en croisant ton regard que le fait de me rencontrer t’était tout aussi difficile que cela ne l’était pour moi. Mon cœur, malgré moi, s’est adouci. Oh, maudit soit ton sourire si doux et si bienveillant ! J’avais prévu de te haïr. Pourquoi fallait-il que tu viennes tout gâcher ?

 

Je voulais t’en vouloir, mais tu m’as rendu la tâche impossible et à la place, j’étais en train d’éprouver… de la gratitude pour toi.

 

Tu avais accepté ma petite fille dès le tout début et tu éprouvais un amour inconditionnel aussi bien pour elle que pour son papa, et cela était une véritable bénédiction, pour tout le monde. Cette petite fille, tu l’as intégrée à tout ce que tu fais dans la vie de tous les jours et tu l’as faite se sentir aimée et acceptée. Tu places sa relation avec son papa au-dessus de la tienne et seule une femme dotée d’un courage des plus exceptionnels saurait faire cela avec autant de grâce.

 

Quand son papa et moi avons décidé de divorcer et de vivre dans des maisons séparées, je savais qu’il y aurait des moments dans lesquels elle aurait besoin de moi, sa maman, et que je ne serais pas là. Alors, permets-moi d’éprouver de la gratitude pour le fait que tu sois là quand je serais absente. Merci de lui avoir pardonné ses années d’adolescence, de ne l’avoir jamais rejetée. Elle a besoin d’une maman dans ta maison, et tu as fait un travail formidable pour remplir ce rôle.

 

Tu as respecté ma position en tant que maman, depuis le tout début. J’apprécie énormément le fait que tu me contacte régulièrement pour me demander si je pense que tu prends les bonnes décisions au sujet de ma fille. Je sais aussi que notre situation est plutôt rare. Ce n’est pas souvent qu’une mère et une belle-mère s’envoient des messages pour se dire à quel point elles s’aiment et se respectent, malgré tout. Tu es une véritable bénédiction dans ma vie.

 

Grâce à toi et à ton courage, en prenant soin de notre fille comme tu le fais, elle sera une femme forte et une bonne personne. Elle grandira avec plus d’amour que tout ce que j’aurais pu imaginer. Ce n’était pas son choix d’avoir des parents divorcés et même si c’est une chose que je ne souhaiterais à aucun enfant sur terre, je remercie la vie pour le fait qu’elle a désormais 4 parents qui l’aiment et la respecte, et qui s’aiment et se respectent les uns les autres.

Elle fait preuve de nombreuses qualités comme la compassion, grâce à cela, et elle comprend qu’un échec peut se transformer en une chose extrêmement positive si on y met du sien.

 

Je ne te vois pas comme une remplaçante, un bouche-trou pour quand je ne suis pas là. Tu es toi aussi comme sa mère lorsqu’elle est avec toi, et quand elle est avec moi également. Elle est impatiente de t’appeler et de te raconter ses journées quand elle est chez moi, et ça, ça fait bondir mon cœur dans ma poitrine de joie. Quand nous nous voyons, nous nous serrons dans les bras, et je suis fière de cela.

 

Je suis bien consciente de ce que c’est qu’une mère qui ne peut pas accepter émotionnellement la belle-mère de ses enfants au sein de sa vie. C’est pourquoi je suis reconnaissante  que nous puissions aller au-delà de cela et faire ce qu’il y a de mieux à faire pour nos familles et pour cet enfant. Merci d’être co-maman.

 

Je promets de toujours te respecter, moi aussi. Je promets de ne jamais te rabaisser dans la position que tu tiens dans la vie de ma fille, ni te dire que tu n’es pas sa mère. Je promets de l’éduquer et de lui faire voir à quel point elle est chanceuse d’avoir deux femmes fortes et courageuses dans sa vie.

 

Femme splendide, tu es pour moi un joyau rare et précieux.

Je t’aime.

 

Des millions de personnes ont lu la lettre, puis la belle-mère a répondu :

 

« Candice,

Je ne sais pas vraiment quoi dire. Je ne suis pas très forte avec les mots, je ne sais pas m’exprimer aussi bien que toi. Tout ce que je peux te dire, c’est que je suis en larmes, des larmes de bonheur… Tu me fais me sentir si spéciale…

Merci pour cette lettre. Elle a illuminé ma journée et je la garderai toujours près de mon cœur.

Je t’aime. »

Liberté d'expression (1) (politique)

Par Le 09/01/2015

Je lis tout ce que je trouve : textes de lois, débats, articles, forums......

Vaste question....

Je ne dirai pas ce que j'en pense. Pas maintenant. 


 

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Liberté d’expression et ses limites

La liberté d’expression est consacrée dans la plupart des environnements juridiques. En France, elle est consacrée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. En revanche, la liberté d’expression n’est pas un absolu et elle se trouve affectée de nombreuses limites que les internautes ne doivent pas ignorer.

Présentation

Il n’est donc pas ici question de brider la liberté d’expression de quiconque : enseignant, personnel non enseignant, chef d’établissement, élève ou parent, mais d’effectuer un rappel des limites fixées par la loi. 

Quelle est la source de cette liberté d’expression et quelles en sont ses limites ? 

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 énonce que :

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Le principe est ainsi posé mais encore faut-il connaître les limites. Celles-ci sont relativement nombreuses du fait du nombre d’exceptions spécifiques touchant au statut particulier des personnes (devoir de réserve, par exemple) ou à la nature des informations concernées (secret médical, secret défense). On peut néanmoins citer quelques règles d’ordre général : 

  • Limite 1 - Ne pas porter atteinte à la vie privée et au droit à l’image d’autrui (pour des précisons complémentaires voir les fiches Vie privée et internet et Image et vidéo).
  • Limite 2 - Ne pas tenir certains propos interdits par la loi : l’incitation à la haine raciale, ethnique ou religieuse, l’apologie de crimes de guerre, les propos discriminatoires à raison d'orientations sexuelles ou d'un handicap, l’incitation à l'usage de produits stupéfiants, le négationnisme.
  • Limite 3 - Ne pas tenir de propos diffamatoires : la diffamation se définit par toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne[1]. Il est possible pour se défendre d’une accusation de diffamation d’invoquer l’exception de vérité[2], c’est-à-dire de rapporter la preuve de la vérité de ses propos.
  • Limite 4 - Ne pas tenir de propos injurieux : l’injure se définit comme toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait.
  • Limite 5 - Il existe également des limites spécifiques telles que le secret professionnel, le secret des affaires et le secret défense.
  • Limite 6 - Certaines personnes, en raison de la fonction qu’elles occupent, sont tenues à un « devoir de réserve ». C’est le cas des fonctionnaires qui doivent exprimer leurs opinions de façon prudente et mesurée, de manière à ce que l’extériorisation de leurs opinions, notamment politiques, soit conforme aux intérêts du service public et à la dignité des fonctions occupées. Plus le niveau hiérarchique du fonctionnaire est élevé, plus son obligation de réserve est sévère.

Le sentiment d'anonymat et d’impunité sur internet est trompeur, les auteurs de propos répréhensibles peuvent être identifiés par une levée de l’anonymat (pour des précisions complémentaires, voir la fiche Obtenir une levée d’anonymat).

Enfin, il existe sur internet un droit spécifique : le droit de réponse[3]. Ce droit peut être demandé lorsqu’il n’est pas possible de répondre directement sur le site internet (par exemple sur les forums, il est possible de répondre directement). Ce droit peut être exercé lorsque l’on est directement nommé dans le contenu auquel on souhaite répondre. La demande doit être adressée par lettre recommandée au gestionnaire du site dans le délai de trois mois à partir de la date de publication du contenu.

Illustration

Un tribunal a condamné l’auteur d’un blog qui avait publié les termes suivants « misérable imbécile », « triste individu », « aussi laid que lui », « énergumène » et « aussi inepte que l’individu lui-même », en considérant que ces termes étaient injurieux envers la personne auquel ces propos étaient destinés. L’auteur a été condamné à la somme de 1 200 euros à titre de dommages et intérêts[3].

Un salarié a voulu se venger de son ancien directeur, le jugeant responsable de son licenciement. De façon anonyme, il lui a créé une fausse fiche Viadeo sur laquelle il a tenu des propos attentatoires à la réputation et à l’honneur de son ancien chef. Pour connaître son identité, des investigations ont été menées auprès de Viadeo et de Free et elles ont permis d’identifier l’adresse IP, à l’origine de la mise en ligne, et l’abonné du fournisseur d’accès. L’auteur de la fausse fiche a été condamné pour propos diffamatoires[4].

Un autre internaute a fait l'objet d'une condamnation pour avoir insulté sur son « mur » les gendarmes qui venaient de le contrôler. De ce fait, il a été jugé et condamné à 3 mois de prison ferme ainsi qu'à 1 200 euros d'amende pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Le profil de la personne était public et n'importe qui, y compris les membres des forces de l'ordre, pouvait y avoir accès[5].

Répéter inlassablement (politique)

Par Le 09/01/2015

 

 

Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice, réagit à l’attaque contre«Charlie Hebdo».

«Devant un tel crime, préparé et exécuté de sang-froid, c’est d’abord aux victimes que pense chacun d’entre nous. Policiers assumant le risque quotidien auquel les expose leur devoir, journalistes réunis pour accomplir leur mission d’information, sans laquelle la démocratie serait étouffée. Ces journalistes-là sont morts pour nous, pour nos libertés qu’ils ont toujours défendues. Sachons nous en souvenir. L’émotion nous saisit aussi à la pensée de leurs familles, de leurs proches, que le crime frappe au cœur par ricochet et qui vivront désormais comme des invalides, amputés de l’être humain qui était une part d’eux-mêmes.

«Au-delà du chagrin et de la pitié s’inscrit le devoir de justice. Nous sommes assurés que les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs de ces crimes. A la justice de décider de leur sort, en toute indépendance et dans le respect de l’Etat de Droit. Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l’histoire a déjà tendu aux démocraties. Celles qui y ont cédé n’ont rien gagné en efficacité répressive, mais beaucoup perdu en termes de liberté et parfois d’honneur.

«Enfin, pensons aussi en cette heure d’épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient "allahou akbar" au moment de tuer d’autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l’idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l’indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l’égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu’ils rêvent d’ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides.»

Laure BRETTON
 

L’imam de Bordeaux et théologien Tareq Oubrou a exprimé vendredi la «colère» des musulmans dont la religion est «confisquée par des fous», des «incultes» religieux, des «déséquilibrés», en marge d’une marche interreligieuse à Bordeaux, où le maire UMP Alain Juppé a appelé à «aider» l’islam face aux pressions radicales.

«Cela fait un moment que nous sommes en colère, depuis les années 1980, nous voyons notre religion dans les main des fous», a lancé M. Oubrou à des journalistes. «Aucune culture, aucun art de vivre. Ils ne sont pas dans la civilisation, ils ne sont pas dans le monde.»

L’islam, «religion de paix de spiritualité, de transcendance, d’un rapport à Dieu pour mieux vivre avec les hommes, est aujourd’hui confisqué par des déséquilibrés à la marge du monde», a ajouté M. Oubrou, l’un des imams les plus influents de France, théoricien depuis des années d’un islam d’intégration.

Plus d’un millier de personnes, emmenées par des représentants des confessions musulmane, chrétienne, juive, dont le grand rabbin de France, ont défilé côte à côte vendredi en une marche oecuménique inédite en France ces derniers jours, faisant le voeu d’un «combat quotidien» contre toutes formes d’extrémisme.

Alain Juppé a pour sa part appelé à aider l’islam modéré. «Il faut que la communauté musulmane exprime fortement son désaccord total avec ce travestissement de l’Islam, cette idéologie qui n’a rien voir avec l’Islam», a déclaré le maire de Bordeaux. Mais «il faut que nous les aidions. Ils sont confrontés eux mêmes à l’intérieur de leur communauté à une forme de pression de prosélytisme, de radicalisme auxquels ils ont du mal à résister», a-t-il ajouté.

S’en prenant aux auteurs présumés des tueries des derniers jours, Tareq Oubrou a dénoncé des «incultes» d’un point de vue religieux. «Ils n’ont aucune culture, ni universelle, ni religieuse, ni théologique, ni biographique du prophète», a-t-il expliqué, rappelant que Mahomet lui-même, loin de se «venger», «pardonna à ses adversaires lorsqu’il parvint au pouvoir».

«Ce sont des gens qui, malheureusement, ne se reconnaissent plus dans la société et veulent se venger d’elle en trouvant un alibi, l’islam», a-t-il ajouté. «Au lieu de trouver un sens pour leur vie, ils trouvent un sens pour leur mort». En commentant d’ailleurs une «aberration théologique monumentale, car on ne cherche pas le martyre, on le subit», a insisté l’imam.

AFP
 

Le Bien et le Mal (3)

Par Le 09/01/2015

 

 

 

 

“Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.”

Albert Einstein

Un parcours Sacré (spiritualité)

Par Le 08/01/2015

Grossesse 2 semaine
 
 
 
http://www.inrees.com/articles/Grossesse-naissance-parcours-sacre/
 

De la grossesse à la naissance, 
un parcours sacré

La grossesse est vue par de nombreuses cultures comme une attente essentielle, un parcours initiatique avec comme apothéose l’accouchement... Comment vivre cette aventure unique dans toute sa dimension spirituelle ?
Cet article est accessible dans son intégralité uniquement aux abonnés INREES

© Oleg Gekman/shutterstock
Dans certaines tribus d’Afrique, quand une femme décide d’avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, afin d’écouter la nature jusqu’à ce qu’elle parvienne à entendre la chanson de l’enfant qui va naître. Puis elle l’enseigne à l’homme qui sera le père, et quand ils font l’amour, ils entonnent ce chant afin d’inviter le nouvel arrivant. Partout dans le monde, les futurs parents appellent sans doute leur futur bébé de leurs vœux. Quelle que soit la manière, c’est bien ce qui se joue autour de la conception, consciemment ou non, qui interpelle aujourd’hui les experts. 

 

Reconsidérer la conception


L’importance de la vie intra-utérine et de la naissance est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. Pour le Dr Jean-Philippe Marcoux, diplômé du CMCC (Canadian Memorial Chiropractic College), « il est primordial de retrouver le sens de l’acte de conception ». Le médecin insiste sur la qualité du contexte autour du désir d’enfant, « qu’il soit émotionnel, personnel ou relationnel au sein du couple ». Par exemple, une conception qui repose sur le besoin de cimenter son couple ou de réparer les manques de sa propre enfance laisse une empreinte particulière. 

Alors, qu’est-ce qu’une conception en conscience ? « C’est tout d’abord l’appel d’une âme, que la mère informe de son désir de l’accueillir, tout en étant très connectée à son utérus, qui va la recevoir », répond Lise Bartoli, spécialiste en périnatalité et hypnothérapeute. Ce à quoi s’ajoute la dimension psychologique, à savoir la mise au jour des enjeux inconscients autour de l’arrivée de cet enfant. Posez-vous honnêtement ces questions : pourquoi fais-je ce bébé ? Qu’est-ce que j’ai envie de lui apporter, de lui transmettre ? « C’est également le moment de mener son enquête sur sa propre histoire de naissance », ajoute notre expert. La dimension transgénérationnelle entre en ligne de compte. Sans le savoir, nous répétons également la mémoire autour des naissances de notre lignée, de nos ancêtres. Les mamans mortes en couches, les « enfants illégitimes », les filles-mères, sont autant de transmissions qui peuvent agir comme de véritables poisons. S’en libérer est essentiel pour faire une véritable place à l’enfant. 

 

9 mois d’attente sacrée


« Lors de séances d’hypnose ericksonienne, j’ai pu constater que de nombreux patients retournaient spontanément au moment de leur vie intra-utérine », observe Sophie Guedj-Metthey. Peurs, manque de reconnaissance, solitude… La majorité des traumatismes subis depuis notre naissance seraient la répétition de ceux vécus dans le ventre de notre mère. 

Comment l’expliquer ? « Il semblerait que le fœtus enregistre le vécu et les émotions de ses parents comme une bande magnétique et qu’il ressente ce qui l’entoure de manière intense et émotionnelle, sans avoir la possibilité de le mettre en perspective », explique le Dr Claude Imbert. Pour l’éthologue Marie-Claire Busnel, directrice du Laboratoire de psychobiologie du développement de Paris, « le fœtus a déjà une certaine perception du milieu intérieur au travers des goûts, des odeurs, des contacts tactiles et des sons ». Autrement dit, il perçoit les mouvements, les caresses et les changements physiologiques qui reflètent les états émotionnels maternels. Ainsi, « le bébé baigne dans l’inconscient de la maman », ajoute Lise Bartoli. On sait aujourd’hui combien le fœtus est sensible, une découverte dont il faut tenir compte. 

À notre époque, nombre de femmes débordées vivent leur grossesse en se soumettant principalement aux exigences médicales. Il semblerait que cela ne suffise pas. Pour Martine Texier, spécialiste de la préparation à la naissance par le yoga, « il est fondamental d’établir le contact avec son bébé, tous les jours. Sentir sa présence, plus que ses mouvements ».

Comment ? En lui parlant, en touchant son ventre, en se relaxant, en lui envoyant de l’amour. Lise Bartoli propose la visualisation, qui consiste à projeter des images sur son écran mental : « Vous pouvez le visualiser dans votre ventre, heureux, baignant dans une eau cristalline, en train de dormir ou de sourire. »Ses conseils : prendre du temps et descendre à l’intérieur de soi, en mettant ses mains sur son ventre, pour s’aider. Effectué avec douceur, dans l’intention de transmettre notre attention au bébé, le toucher lui apporte un important sentiment de sécurité. « Grâce aux échographies, on a pu vérifier que le fœtus déplace son corps vers l’endroit où est posé la main. Le toucher est en quelque sorte notre premier langage avec lui », précise Sophie Guedj. À ce titre, l’haptonomie périnatale, qui repose sur un dialogue à travers le contact des mains sur le ventre de la maman, permet d’établir une communication affective entre le père, la mère et le bébé. Il n’y a pas une technique meilleure qu’une autre. Pour Jean-Pierre Relier, ancien chef de service de néonatologie à la maternité de Port-Royal, « tout l’intérêt de ces approches réside dans la prise de conscience par la mère de son rôle essentiel dans la croissance harmonieuse du bébé ». 

 

Le passage initiatique de la naissance


La vie est ponctuée de passages, la naissance en est un, sans doute le plus déterminant, tout comme la mort. « Si la mort est peut-être le passage d’un corps de chair vers la lumière, on pourrait envisager que la naissance soit ce mouvement de l’infini, de la vastitude, vers les limites du corps physique », expose Martine Texier. La dimension initiatique de ce passage touche également la mère. « Pour mettre au monde, la maman ne peut que s’ouvrir au grand mystère de la vie, de toute la profondeur de son être, confiante dans la ressource de son corps, et de sa sagesse intérieure », explique Martine Texier. 

Plus besoin de penser, mais de sentir. L’idéal serait d’accueillir son enfant dans un lâcher-prise total, et de se laisser traverser par les contractions en essayant de résister le moins possible. Ce qu’aujourd’hui la médecine moderne tend à gommer serait en réalité le cœur de l’initiation : quand le travail commence, la femme vit une transformation intérieure progressive, au rythme des contractions. Juste avant l’expulsion, elle peut ressentir un fort découragement. Si elle peut lâcher prise, elle atteint un nouvel état de conscience : en perdant celui ordinaire de ses limites corporelles, elle s’ouvre à une autre dimension de vastitude et laisse passer le bébé ! La question qui se pose aujourd’hui est l’accompagnement de ce parcours initiatique, dans sa vraie dimension humaine et spirituelle, pas seulement technique, qui réclame davantage une qualité « d’être » que « de faire ».

 

Des initiatives inédites


Pourtant, l’hypermédicalisation de la naissance demeure ; les alternatives pour une naissance « autrement » sont encore très anecdotiques. Historiquement, certains établissements ont ouvert la brèche comme la maternité des Bluets (Paris), qui prône l’accouchement sans douleur basé sur la participation des femmes et la maîtrise de leur corps. Aujourd’hui, de nouvelles initiatives émergent, comme la création d’un espace physiologique, avec baignoire de relaxation (maternité d’Angers) ou l’accouchement sous hypnose (hôpital Robert-Debré à Paris). Parmi les avancées dans ce domaine, on peut aussi noter le Projet de naissance (en place au centre hospitalier d’Aurillac). Il y a aussi Birth Plan, mis au point par les Anglais : un contrat de confiance entre l’équipe médicale et les parents, stipulant par exemple de ne pas provoquer l’accouchement ni de faire d’épisiotomie systématique, tout en tenant compte des urgences pour la vie du bébé et de sa maman. L’accouchement à domicile constitue également une alternative, même si en France seules 1 % des femmes font ce choix, alors qu’elles sont 30 % en Hollande. 

Si accoucher autrement reste difficile, il semblerait que l’accompagnement à la naissance se développe. Pour preuve, le mouvement des doulas, qui gagne la France, l’Angleterre, l’Espagne, et qui a pour mission de créer un environnement rassurant et encourageant pour la mère, en accompagnement du travail des sages femmes. Ces initiatives sont autant d’espoirs d’offrir aux générations à venir la conscience de la dimension sacrée de leur incarnation et de la vie.

"Lettre ouverte au Monde musulman"

Par Le 08/01/2015

Lettre ouverte au monde musulman

Lundi 13 Octobre 2014 à 05:00 | Lu 103113 fois I 74 commentaire(s)
http://www.marianne.net/Lettre-ouverte-au-monde-musulman_a241765.html

ABDENNOUR BIDAR*
* Abdennour Bidar est philosophe, auteur de Self islam, histoire d'un islam personnel (Seuil, 2006), L'Islam sans soumission : pour un existentialisme musulman (Albin Michel, 2008), et d' Histoire de l'humanisme en Occident (Armand Colin, 2014).

Pour le philosophe Abdennour Bidar, les croyants ne peuvent pas se contenter de dénoncer la barbarie terroriste pour éluder l'origine des dérives djihadistes. Face aux dogmes et à l'instrumentalisation politique dont ils sont l'objet, le monde musulman doit faire son autocritique et œuvrer à sa propre réforme.


Le sommet d'une mosquée à Islamabad au Pakistan - Anjum Naveed/AP/SIPA
Le sommet d'une mosquée à Islamabad au Pakistan - Anjum Naveed/AP/SIPA

Lettre ouverte au monde musulman
>>> Tribune parue dans Marianne daté du 3 octobre 

Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin - de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd'hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le 
taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d'isthme entre les deux mers de l'Orient et de l'Occident !

Et qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je vois mieux que d'autres, sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois, toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d'enfanter un monstre qui prétend se nommer Etat islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : Daesh. Mais le pire est que je te vois te perdre - perdre ton temps et ton honneur - dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Tu cries : « Ce n'est pas moi ! », « Ce n'est pas l'islam ! » Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (#NotInMyName). Tu t'insurges que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu'à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l'islam dénonce la barbarie. Mais c'est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l'autodéfense sans assumer aussi et surtout la responsabilité de l'autocritique. Tu te contentes de t'indigner alors que ce moment aurait été une occasion historique de te remettre en question ! Et tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous, les Occidentaux, et vous, tous les ennemis de l'islam, de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme, ce n'est pas l'islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre mais la paix ! »

J'entends ce cri de révolte qui monte en toi, ô mon cher monde musulman, et je le comprends. Oui, tu as raison, comme chacune des autres grandes inspirations sacrées du monde, l'islam a créé tout au long de son histoire de la beauté, de la justice, du sens, du bien, et il a puissamment éclairé l'être humain sur le chemin du mystère de l'existence... Je me bats ici, en Occident, dans chacun de mes livres, pour que cette sagesse de l'islam et de toutes les religions ne soit pas oubliée ni méprisée ! Mais de ma position lointaine je vois aussi autre chose que tu ne sais pas voir... Et cela m'inspire une question - « la » grande question : pourquoi ce monstre t'a-t-il volé ton visage ? Pourquoi ce monstre ignoble a-t-il choisi ton visage et pas un autre ? C'est qu'en réalité derrière ce monstre se cache un immense problème, que tu ne sembles pas prêt à regarder en face. Il faudra bien pourtant que tu finisses par en avoir le courage.

Ce problème est celui des racines du mal. D'où viennent les crimes de ce soi-disant « Etat islamique » ? Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c'est mon devoir de philosophe. Les racines de ce mal qui te vole aujourd'hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre - et il en surgira autant d'autres monstres pires encore que celui-ci que tu tarderas à admettre ta maladie, pour attaquer enfin cette racine du mal !

Même les intellectuels occidentaux ont de la difficulté à le voir : pour la plupart, ils ont tellement oublié ce qu'est la puissance de la religion - en bien et en mal, sur la vie et sur la mort - qu'ils me disent : « Non, le problème du monde musulman n'est pas l'islam, pas la religion, mais la politique, l'histoire, l'économie, etc. » Ils ne se souviennent plus du tout que la religion peut être le cœur de réacteur d'une civilisation humaine ! Et que l'avenir de l'humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière, mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité tout entière ! Saurons-nous tous nous rassembler, à l'échelle de la planète, pour affronter ce défi fondamental ? La nature spirituelle de l'homme a horreur du vide, et si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent - et qui comme l'islam actuellement se mettront alors à produire des monstres.

Je vois en toi, ô monde musulman, des forces immenses prêtes à se lever pour contribuer à cet effort mondial de trouver une vie spirituelle pour le XXIe siècle ! Malgré la gravité de ta maladie, il y a en toi une multitude extraordinaire de femmes et d'hommes qui sont prêts à réformer l'islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques et à participer ainsi au renouvellement complet du rapport que l'humanité entretenait jusque-là avec ses dieux ! C'est à tous ceux-là, musulmans et non-musulmans, qui rêvent ensemble de révolution spirituelle, que je me suis adressé dans mes ouvrages ! Pour leur donner, avec mes mots de philosophe, confiance en ce qu'entrevoit leur espérance !

Mais ces musulmanes et ces musulmans qui regardent vers l'avenir ne sont pas encore assez nombreux, ni leur parole, assez puissante. Tous ceux-là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c'est l'état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms d'Al-Qaïda, Jabhat Al-Nosra, Aqmi ou « Etat islamique ». Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes : impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté ; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion ; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

Tout cela serait-il donc la faute de l'Occident ? Combien de temps précieux vas-tu perdre encore, ô cher monde musulman, avec cette accusation stupide à laquelle toi-même tu ne crois plus, et derrière laquelle tu te caches pour continuer à te mentir à toi-même ?

Depuis le XVIIIe siècle en particulier, il est temps de te l'avouer, tu as été incapable de répondre au défi de l'Occident. Soit tu t'es réfugié de façon infantile et mortifère dans le passé, avec la régression obscurantiste du wahhabisme qui continue de faire des ravages presque partout à l'intérieur de tes frontières - un wahhabisme que tu répands à partir de tes Lieux saints de l'Arabie saoudite comme un cancer qui partirait de ton cœur lui-même ! Soit tu as suivi le pire de cet Occident, en produisant comme lui des nationalismes et un modernisme qui est une caricature de modernité - je veux parler notamment de ce développement technologique sans cohérence avec leur archaïsme religieux qui fait de tes « élites » richissimes du Golfe seulement des victimes consentantes de la maladie mondiale qu'est le culte du dieu Argent.

Qu'as-tu d'admirable aujourd'hui, mon ami ? Qu'est-ce qui en toi reste digne de susciter le respect des autres peuples et civilisations de la Terre ? Où sont tes sages, et as-tu encore une sagesse à proposer au monde ? Où sont tes grands hommes ? Qui sont tes Mandela, qui sont tes Gandhi, qui sont tes Aung San Suu Kyi ? Où sont tes grands penseurs dont les livres devraient être lus dans le monde entier comme au temps où les mathématiciens et les philosophes arabes ou persans faisaient référence de l'Inde à l'Espagne ? En réalité, tu es devenu si faible derrière la certitude que tu affiches toujours au sujet de toi-même... Tu ne sais plus du tout qui tu es, ni où tu veux aller, et cela te rend aussi malheureux qu'agressif... Tu t'obstines à ne pas écouter ceux qui t'appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie tout entière.

Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi. Tu as choisi de définir l'islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l'Etat que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu'à l'intérieur même de chaque conscience. Tu as choisi de croire et d'imposer que l'islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu'« il n'y a pas de contrainte en religion » (La ikraha fi Dîn). Tu as fait de son appel à la liberté l'empire de la contrainte ! Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré ? Je dis qu'il est l'heure, dans la civilisation de l'islam, d'instituer cette liberté spirituelle - la plus sublime et difficile de toutes - à la place de toutes les lois inventées par des générations de théologiens !

De nombreuses voix que tu ne veux pas entendre s'élèvent aujourd'hui dans la Oumma pour dénoncer ce tabou d'une religion autoritaire et indiscutable... Au point que trop de croyants ont tellement intériorisé une culture de la soumission à la tradition et aux « maîtres de religion » (imams, muftis, chouyoukhs, etc.) qu'ils ne comprennent même pas qu'on leur parle de liberté spirituelle, ni qu'on leur parle de choix personnel vis-à-vis des « piliers » de l'islam. Tout cela constitue pour eux une « ligne rouge » si sacrée qu'ils n'osent pas donner à leur propre conscience le droit de la remettre en question ! Et il y a tant de familles où cette confusion entre spiritualité et servitude est incrustée dans les esprits dès le plus jeune âge et où l'éducation spirituelle est d'une telle pauvreté que tout ce qui concerne la religion reste quelque chose qui ne se discute pas !

Or, cela, de toute évidence, n'est pas imposé par le terrorisme de quelques troupes de fous fanatiques embarqués par l'« Etat islamique ». Non, ce problème-là est infiniment plus profond ! Mais qui veut l'entendre ? Silence là-dessus dans le monde musulman, et dans les médias occidentaux on n'écoute plus que tous ces spécialistes du terrorisme qui aggravent jour après jour la myopie générale ! Il ne faut donc pas que tu t'illusionnes, ô mon ami, en faisant croire que, quand on en aura fini avec le terrorisme islamiste, l'islam aura réglé ses problèmes ! Car tout ce que je viens d'évoquer - une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive - est trop souvent l'islam ordinaire, l'islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l'islam du passé dépassé, l'islam déformé par tous ceux qui l'instrumentalisent politiquement, l'islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose. Quand donc vas-tu faire enfin cette révolution qui dans les sociétés et les consciences fera rimer définitivement spiritualité et liberté ?

Bien sûr, dans ton immense territoire il y a des îlots de liberté spirituelle : des familles qui transmettent un islam de tolérance, de choix personnel, d'approfondissement spirituel ; des lieux où l'islam donne encore le meilleur de lui-même, une culture du partage, de l'honneur, de la recherche du savoir, et une spiritualité en quête de ce lieu sacré où l'être humain et la réalité ultime qu'on appelle Allâh se rencontrent. Il y a en terre d'Islam, et partout dans les communautés musulmanes du monde, des consciences fortes et libres. Mais elles restent condamnées à vivre leur liberté sans reconnaissance d'un véritable droit, à leurs risques et périls face au contrôle communautaire ou même parfois face à la police religieuse. Jamais pour l'instant le droit de dire « Je choisis mon islam », « J'ai mon propre rapport à l'islam » n'a été reconnu par l'« islam officiel » des dignitaires. Ceux-là, au contraire, s'acharnent à imposer que « la doctrine de l'islam est unique » et que « l'obéissance aux piliers de l'islam est la seule voie droite » (sirâtou-l-moustaqîm).

Ce refus du droit à la liberté vis-à-vis de la religion est l'une de ces racines du mal dont tu souffres, ô mon cher monde musulman, l'un de ces ventres obscurs où grandissent les monstres que tu fais bondir depuis quelques années au visage effrayé du monde entier. Car cette religion de fer impose à tes sociétés tout entières une violence insoutenable. Elle enferme toujours trop de tes filles et tous tes fils dans la cage d'un bien et d'un mal, d'un licite (halâl) et d'un illicite (harâm) que personne ne choisit mais que tout le monde subit. Elle emprisonne les volontés, elle conditionne les esprits, elle empêche ou entrave tout choix de vie personnel. Dans trop de tes contrées, tu associes encore la religion et la violence - contre les femmes, les « mauvais croyants », les minorités chrétiennes ou autres, les penseurs et les esprits libres, les rebelles - de sorte que cette religion et cette violence finissent par se confondre, chez les plus déséquilibrés et les plus fragiles de tes fils, dans la monstruosité du djihad !

Alors ne fais plus semblant de t'étonner, je t'en prie, que des démons tels que le soi-disant Etat islamique t'aient pris ton visage ! Les monstres et les démons ne volent que les visages qui sont déjà déformés par trop de grimaces ! Et si tu veux savoir comment ne plus enfanter de tels monstres, je vais te le dire. C'est simple et très difficile à la fois. Il faut que tu commences par réformer toute l'éducation que tu donnes à tes enfants, dans chacune de tes écoles, chacun de tes lieux de savoir et de pouvoir. Que tu les réformes pour les diriger selon des principes universels (même si tu n'es pas le seul à les transgresser ou à persister dans leur ignorance) : la liberté de conscience, la démocratie, la tolérance et le droit de cité pour toute la diversité des visions du monde et des croyances, l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes de toute tutelle masculine, la réflexion et la culture critique du religieux dans les universités, la littérature, les médias. Tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus faire moins que tout cela ! C'est le seul moyen pour toi de ne plus enfanter de tels monstres, et si tu ne le fais pas, tu seras bientôt dévasté par leur puissance de destruction.

Cher monde musulman... Je ne suis qu'un philosophe, et comme d'habitude certains diront que le philosophe est un hérétique. Je ne cherche pourtant qu'à faire resplendir à nouveau la lumière - c'est le nom que tu m'as donné qui me le commande, Abdennour, « Serviteur de la Lumière ». Je n'aurais pas été si sévère dans cette lettre si je ne croyais pas en toi. Comme on dit en français, « qui aime bien châtie bien ». Et, au contraire, tous ceux qui aujourd'hui ne sont pas assez sévères avec toi - qui veulent faire de toi une victime -, tous ceux-là en réalité ne te rendent pas service ! Je crois en toi, je crois en ta contribution à faire demain de notre planète un univers à la fois plus humain et plus spirituel ! Salâm, que la paix soit sur toi.

 
* Abdennour Bidar est philosophe, auteur de Self islam, histoire d'un islam personnel (Seuil, 2006), L'Islam sans soumission : pour un existentialisme musulman (Albin Michel, 2008), et d' Histoire de l'humanisme en Occident (Armand Colin, 2014).

Il faut également que l'Occident observe son comportement actuel. On ne peut pas demander à l'Islam de s'éveiller à une spiritualité libre et bienveillante en considérant que c'est à eux seuls de s'éveiller à un autre monde....Il s'agit avant tout, pour que quelque chose soit possible, que tous les Peuples oeuvrent à cette Paix. 

Une éternelle minute de silence.

Par Le 08/01/2015

Aujourd'hui, en France aura lieu dans plusieurs endroits une minute de silence pour les victimes de l'attentat dans les locaux de Charlie-hebdo. 

Des hommes sont morts. Ils défendaient une cause, à leur façon. L'hommage est indispensable, spontané, naturel, évident.

C'est en France, à Paris, en pleine journée, avec des armes de guerre. On connaît les visages des morts. Ils étaient célèbres. N'importe qui d'entre nous aurait pu se trouver sur les lieux, dans la rue et être abattus pendant la fuite des tueurs.

On reste sidéré, anéanti, horrifié.

J'entends dire : C'est "chez moi", dans mon pays, sur "mon" territoire", dans un endroit symbolique, celui de la liberté d'expression...

J'entends dire : "Je suis Charlie".

Non. Je n'ai pas de territoire. Je suis né ici. C'est juste une circonstance. Ça n'est pas "chez moi". Aucune terre ne m'appartient, pas même celle où se trouve la maison que j'habite. C'est un papier qui dit que c'est à moi. Je ne partirai pourtant pas avec le jour de ma mort. Il n'en reste pas moins que j'aime ce pays, que j'ai la chance d'être né "au bon endroit".

Je ne suis pas Charlie. Je suis un être Humain. Je ne pleure pas davantage les hommes qui sont morts à Paris que les migrants ou tous les enfants assassinés chaque jour, toutes les femmes battues à mort, tous les sans-abris morts de froid, tous les Africains contaminés par Ebola, tous les Palestiniens, tous les Peuples Racines traqués, anéantis, spoliés, toutes les femmes violées, tous les enfants abusés sexuellement, toute cette épouvantable misère humaine...

Il faudrait des minutes éternelles de silence. 

Je suis juste sidéré. Comme à chaque fois. Anéanti par mon impuissance. Car je ne fais rien pour les migrants, je ne fais rien pour les enfants enrôlés dans les guerres d'adultes, je ne fais rien pour les femmes battues à mort, je ne fais rien, je suis impuissant, épouvantablement impuissant. 

Je ne peux pas faire de choix. Je ne peux pas faire une minute de silence pour Untel et pas pour les autres. Je ne peux pas rester figé dans une minute de silence jusqu'à la fin de mes jours.

L'actualité quotidienne de ce monde est un vacarme effroyable et les minutes de silence ne couvriront jamais ce tumulte. 

Et lorsque ces minutes de silence seront ciblées, qu'elles concerneront quelques individus, elles jetteront inévitablement dans le vacarme des violences ceux qui seront ignorés, oubliés, méprisés. Ils n'ont pas de noms, pas de visages connus, ils ne représentent pas une idée, ils ne défendent pas d'autres valeurs que la vie en eux et celles de leurs proches. Mais "on" ne les connaît pas. Ce sont des Humains anonymes.

Je pleure tous les Humains anonymes qui meurent chaque jour, là où ils ne souhaitaient que de vivre en paix. 

Je ne peux rien faire. Je peux juste essayer de ne pas attiser les haines. De ne pas faire d'amalgame, de ne pas stigmatiser, de ne pas me laisser emporter par des empathies sélectives...

Je ne suis pas "Charlie", je suis un Humain. Comme tous les Humains qui se comportent en Humains.

Elle est là l'unité. Car l'unité nationale, dans la dimension des douleurs, c'est le contraire de l'humanité. 

Alors, je serai triste aujourd'hui. Triste pour le monde entier.

Comme tous les jours d'ailleurs......


 

 

Ils étaient dans l'eau depuis plus d'une heure. 

Zaïa tenait son fils. Il avait froid, terriblement froid. L'immensité effroyable de la mer. 

Quelques survivants. Elle avait appelé au secours mais aucun homme n'était venu les aider. Elle avait vu s'éloigner ceux qui savaient nager. Elle en avait vu couler beaucoup d'autres. Le bateau avait sombré en quelques minutes, entraînant dans son sillage des centaines de migrants. 

Ahmed, son petit garçon. Il n'avait que trois ans. Elle l'avait obligé à s'accrocher sur son dos. Il serrait son cou mais elle sentait que l'étreinte se relâchait peu à peu. Elle criait parfois pour le réveiller et elle continuait à nager, nager, sans savoir si elle était dans la bonne direction. Elle avait arraché sa tunique, le tissu gorgé d'eau était trop lourd. 

Elle ne voulait pas couler, elle ne voulait pas laisser son enfant mais elle redoutait également de le voir mourir avant elle. Deux secondes, pendant deux secondes, elle avait envisagé de couler volontairement avec lui, de l'entraîner dans ses bras vers une mort commune. Puis elle se révoltait et recommençait à battre des jambes.

Tous ces hommes qui s'étaient enfuis, qui avaient ignoré ces suppliques. Elle les haïssait. 

 

Mohammed soutenait la tête de sa femme. Aïcha était enceinte. Elle s'était mise sur le dos. Elle flottait en bougeant doucement. Mohammed tentait de la tirer vers la côte. Mais il ne savait pas où était la côte. Pas exactement. Il savait juste qu'elle était encore très loin, très loin. 

Aïcha pensait à son bébé. Lui aussi, il était dans l'eau, à l'abri de son ventre. Que se passerait-il pour lui si elle se noyait. Peut-on mourir noyé en ayant déjà les poumons emplis d'eau ? C'était absurde et elle s'en voulait d'avoir de telles pensées. Elle ne devait pas mourir. Elle n'en avait pas le droit. 

 

Abdelal regrettait d'avoir écouté son fils. Il n'aurait jamais dû prendre ce bateau. Ils étaient tous morts maintenant et lui, il flottait sur le dos en regardant le ciel. On ne quitte pas sa terre natale quand on a soixante-quinze ans, c'est absurde et il avait beaucoup de colère en lui. Il pensait à ce petit ruisseau au bord duquel il aimait s'asseoir depuis qu'il était enfant. Un gros rocher rond ombragé par des oliviers. Il aimait écouter le chant cristallin de l'eau sur les roches. Et maintenant, il allait mourir au milieu de la mer. Il n'avait même pas retrouvé son fils, ni sa femme, ni ses petits-enfants. Ils étaient tous morts, tous noyés, tous emportés dans les fonds noirs qu'il n'osait pas regarder. Il s'était mis sur le dos pour regarder les nuages. 

Il avait froid.

 

Bahir tenait ses deux enfants dans ses bras. Il était épuisé. Il y a quelques minutes, une pensée effroyable avait traversé son esprit. Il fallait qu'il abandonne un de ses deux garçons pour pouvoir sauver au moins l'autre. Il n'aurait pas la force de continuer à les soutenir. L'aîné était le plus lourd mais il aurait peut-être davantage de résistance au froid. Il pourrait continuer à nager avec le plus jeune sur son dos. Mais nager vers où ? Il guettait l'horizon pour y voir un bateau. Il fallait tenir. Et si des sauveteurs arrivaient quelques minutes après qu'il ait fait ce choix. C'était impossible et il ne comprenait pas qu'il puisse avoir de telles idées. Il n'avait déjà pas réussi à sauver sa femme. Il ne l'avait pas retrouvée lorsque le bateau s'était renversé. La panique, les cris, les tourbillons, la masse gigantesque qui bascule à la verticale et coule au milieu des cris. Fatima avait disparu. 

Pourquoi avait-il entraîné sa famille dans cette traversée maudite ? Fuir la guerre, fuir la misère, et mourir au milieu de la mer. Mourir noyé, dans une ultime seconde de clairvoyance, sentir ses poumons qui se remplissent et l'air qui manque....Il regardait les visages terrifiés de ses deux garçons. 

Il savait qu'ils ne tiendraient pas longtemps. 

Personne ne serait sauvé.


 

3.419

C'est le nombre de migrants morts en Méditerranée dans l'année 2014.

 


 

 
Le bilan encore provisoire de l'attaque revendiquée par les talibans du TTP, principal groupe rebelle islamiste du pays, est lourd : au moins 141 personnes, dont 84 enfants, auraient été tuées. | AP/Mohammad Sajjad

Un commando taliban a attaqué, dans la matinée du mardi 16 décembre, une école accueillant des enfants de militaires à Peshawar, principale ville du nord-ouest du Pakistan, qui compte environ 4 millions d'habitants. En fin d'après-midi, l'armée pakistanaise a annoncé la fin des combats contre les six assaillants du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), à l'origine de l'attaque. Au moins 141 personnes ont été tuées dans l'assaut, dont 132 enfants. 

Plusieurs organisations internationales et chefs d'Etat du monde entier ont condamné l'attaque terroriste, la plus meurtrière qu'ait connu le Pakistan. A la surprise générale, les talibans afghans ont également condamné l'assaut le jugeant « contraire aux règles de l'islam ». Dans la soirée, l'armée a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses opérations en cours contre le TTP jusqu'à son élimination totale. « C'est le devoir de la nation de faire face au terrorisme. »


ISRAËL-PALESTINE

Les enfants de Gaza ont un nom

Un message radiophonique de B’tselem, association de défense des droits de l’homme, présentant la liste nominative des enfants palestiniens tués à Gaza, a été interdit. Ha'Aretz s'interroge sur l'indifférence et le manque d'empathie de la société israélienne.
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Pendant quatre-vingt-dix secondes interminables, une voix de femme énumère, sur le ton détaché des présentateurs israéliens, les noms des enfants tués à Gaza au cours des trois dernières semaines. "La liste n'est pas exhaustive", répète-t-elle plusieurs fois.

Telle est la teneur d'un message soumis le 23 juillet par l'ONG israélienne de défense des droits de l’homme dans les Territoires occupés B'tselem et interdit par l'Autorité israélienne de l'audiovisuel au motif qu'il est "politiquement controversé".

Ce message n'accuse pourtant personne. Il ne fait que donner les noms d'enfants tués lors du dernier conflit en date entre Israël et le Hamas. Son titre : "Les enfants de Gaza ont un nom", s'inspire de la phrase du poète israélien Zelda sur l'Holocauste : "Chaque personne possède un nom que lui ont donné Dieu et ses parents."

"Rien de ce qu'ils peuvent faire ne vaut la vie d'un seul soldat israélien"

La censure dont a été victime le message de B'tselem révèle un phénomène latent, et préoccupant. La semaine dernière, alors que les Nations unies venaient de décider l'ouverture d'une enquête sur les victimes civiles de l'opération Barrière protectrice, les services du Premier ministre [Benyamin Nétanyahou] ont qualifié la décision de grotesque, tandis que Tzipi Livni, la ministre de la Justice israélienne, déclarait sur son compte Facebook qu'elle n'avait que deux mots à dire sur le sujet :"Hapsu oti" – soit un "bonne chance" ironique et méprisant.

Et ce sont là deux réactions relativement modérées.

"Nous sommes dénoncés de toutes parts pour notre brutalité, notre cruauté, la disproportion de nos attaques, et vous vous dites : 'On s'en fout'. Qu'ils nous empêchent donc tous, sans exception, de prendre un avion, qu'ils fassent ce qui leur chante, car rien de ce qu'ils peuvent faire ne vaut la vie d'un seul soldat israélien", a écrit Ben Caspit, éditorialiste et homme de télévision très en vue, dans le journal Maariv.

"L'enfant d'aujourd'hui est le terroriste de demain. Autant qu'il meure maintenant."

Et ces lignes ne sont rien à côté de certaines réactions non censurées au bilan civil de l'opération. Dans la culture actuelle du web, on poste désormais sur Facebook ou dans les pages de commentaires des médias les opinions que l'on gardait auparavant pour soi. "Quatre enfants morts, c'est tout ? Dommage !" ; "L'enfant d'aujourd'hui est le terroriste de demain. Autant qu'il meure maintenant !" ; "Tel est le prix de la guerre. La prochaine fois, qu'ils ne viennent pas nous chercher." ; "Et alors ?" Certains accusent aussi le Hamas de mentir. Un autre commentaire, lui, relativise : "On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs."

Ce sont évidemment des réactions extrémistes, qui ne sont pas représentatives de l'immense majorité de l'opinion israélienne. Beaucoup s'insurgent contre l'absurdité tragique de voir mourir des enfants, et ce dans les deux camps. Il n'empêche : il fut un temps en Israël où l'ordure était moins ordurière.

Car le fait que des Israéliens puissent tenir ouvertement ce type de propos en dit long sur le glissement qui s'est opéré dans l'opinion ces dernières années.

Auparavant, la mort accidentelle d'enfants – et même de civils en général – choquait. L'armée présentait des excuses, ou du moins rendait des comptes. Les médias en parlaient en long, en large et en travers.

Dans l'Israël d'aujourd'hui, exprimer ne serait-ce qu'un doute sur la légitimité morale de notre armée est devenu un tel tabou que des groupes d'extrême droite, résolus à faire taire tous les suspects de "démoralisation", n'hésitent à se montrer violents. Parler simplement de victimes innocentes vous vaut d'être qualifié de "gauchiste" tenant un "discours de haine", y compris par des élus, comme la députée à la Knesset [le Parlement] Miri Regev.

N'en concluons pas que la majorité des Israéliens n'ont que faire de la mort d'enfants. Mais si cela les choque, le fait est qu'ils n'en disent rien.

N'en concluons pas qu'il n'est plus intolérable de tuer des enfants. Mais le fait est que c'était plus intolérable avant.

Visiblement, plus il y a d'enfants parmi les victimes, moins l'on s'indigne.

Il fut un temps où ces enfants avaient un nom, un visage même. C'est un fait.

L'apathie totale est la dernière étape avant la haine.

 


 

 

 


 

Charlie

Par Le 07/01/2015

« Moi ce qui me choque, c’est de faire ça le premier jour des soldes » – Nabilla

Charlie, je pense, aurait bien aimé cette dérision. 

Je suis comme tout le monde. Horrifié de ce qui s'est passé chez Charlie. Horrifié pour tous ces morts. Les familles. Le traumatisme. L'effroyable réalité dont on ne se remet pas. Horrifié que des gens qui armaient leurs mains d'un feutre puissent périr sous les balles. Horrifié que les policiers périssent dans l'exercice de leurs fonctions. Aucun mot, aucune parole n'enlèvera des coeurs de leurs proches cette insoutenable réalité de la mort de ceux qu'ils aimaient. Comme un cauchemar.

Mais........

Je ne considère pas Charlie Hebdo comme le symbole de la liberté d'expression. Il me suffit de voir leur acharnement contre Dieudonné par exemple (et il y en a d'autres ) ou alors c'est qu'il y a ceux qui peuvent bénéficier de cette liberté d'expression et pas "les autres"......Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Charlie s'en prenait ainsi à Dieudonné. Et qu'on ne vienne pas me dire que cet humoriste attise les haines. Ca, ce sont les paroles de Valls et de TF1.

Je ne considère pas leurs caricatures comme de l'humour. Je ne peux pas rire de tout. Parce qu'il y a des gens qui seront blessés. Sans parler des fous qui garniront leurs fusils.

Alors c'est qu'il faudrait se taire ? 

-Non, mais agir avec discernement et j'ai toujours trouvé chez Charlie que leur discernement était inexistant et qu'ils aimaient surfer simplement sur la vague de la provocation. Je n'aime pas cet humour, je n'aime pas cette façon d'interpeler parce qu'elle participe à la stigmatisation, aux corporatismes, à la haine.....Et je n'arrive pas à comprendre qu'un journal, même satirique, puisse se résoudre à attiser les brasiers. J'entends dire que l'humour satirique désamorce. J'y vois davantage un camion de pompier déverser de l'essence sur les flammes.

Pourquoi est-ce que Charlie est bien plus connu que "Le 3ème Millénaire" ou "Nouvelles clés" alors que ces deux seules revues prônent la réconciliation, le respect, l'écoute, le partage, la connaissance de l'autre ?

La satire ne règle rien. Elle fait rire ceux qui ne sont pas concernés et qui n'ont pas envie de réfléchir davantage.

Oui, je sais, il y a des fous avec lesquels il n'est pas possible de parler. C'est une évidence. Alors, pourquoi en parler ? Puisqu'il n'y a aucune réponse à attendre. Où est l'intérêt ? 

Il y a des commentaires sur tous les réseaux. Et certains me hérissent. 

 

Je n'aimais pas ce que Charlie publiait mais je pleure infiniment la mort des hommes.

Qu'on ne vienne pas me dire que je n'ai pas de coeur, que c'est une honte et patati et patata. 

Je pleure comme tout le monde. Mais je pleure aussi pour l'incapacité des hommes à éteindre la violence en eux. Je pleure pour tous ceux qui sont morts aujourd'hui pour les mêmes raisons, partout dans le monde. Juste parce qu'il y avait des hommes qui n'étaient pas d'accord avec eux.

Je pleure aussi pour les enfants qui regardent ce monde et se demandent peut-être ce qu'ils font là........ 

"TéléProfs" (école)

Par Le 07/01/2015

Il va bientôt falloir prévenir le WWF de classer l'espèce enseignante en voie de disparition. 

Ou organiser un téléprof pour récolter des volontaires (mais y'aura pas les fonds pour les payer....)

Bon, pour les commentaires que j'ai laissés volontairement, ça donne aussi une idée du "désamour" profond de la population envers les enseignants (pas tous, heureusement...).....

 


L'Education nationale lance une campagne télé pour recruter des profs

 
L'Education nationale lance une campagne télé pour recruter des profs

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Afin de compenser les départs en retraite et de pourvoir aux créations de postes annoncées par François Hollande, l'Education nationale lance ce mercredi une campagne télévision et web de recrutement des professeurs. La séquence de trente secondes fait apparaître des écoliers dans une cour de récréation puis en classe, interpellant le téléspectateur. "J'ai besoin de vous pour trouver" ma voie professionnelle, dit une collégienne. "Est-ce que tu peux venir m'aider ?", demande un élève de primaire, dans le but notamment de susciter des vocations.

Des besoins criants

Il faut dire que dans certaines matières, les besoins sont criants. L'an dernier, le nombre d'admis au Capes de mathématiques s'est élevé à seulement 794 sur 1.592 postes ouverts...! La situation est tout aussi alarmante en lettres classiques, avec 93 admis sur 300 postes à pourvoir. En anglais, le nombre de profs recrutés s'est élevé à 824, alors que l'Education nationale en espérait 1.260... Résultat : de plus en plus de collèges et lycées recrutent des contractuels, de niveau licence, comme en témoignent les offres parues sur le site de Pôle Emploi.

25.000 recrutements en 2015

Dans un communiqué, l'Education nationale rappelle qu'elle recrutera 25.000 enseignants cette année. Dans le détail, à la prochaine rentrée, le gouvernement compte renforcer le nombre de professeurs, notamment dans les académies difficiles. A Créteil par exemple, 448 postes doivent voir le jour dans le premier degré et 398 dans le second degré. Les effectifs doivent également être renforcés à Aix-Marseille, Versailles ou encore Grenoble.

 — ©2015, Boursier.com

11 réactions à cet article : participez à la discussion

  1. la question principale : pourquoi le métier de prof n'attire-t-il plus ?

    Ce matin à 11h36
  2. faudrait faire une émission de télé réalité pour recruter...

    Aujourd'hui à 13h11
  3. Mon fils, maitrise Histoire, écrit Capes seulement, enseignant vacataire puis contractuel pendant 7 ans a été jeté par l'administration Sarko, pour voir le Flamby titulariser au petit bonheur la chance des privilégies en 2013 !!! Il manque de prof de français en technique où il pourrait enseigner mais l'E. Nationale étant à la dérive la gestion se fait entre le rectorat, les recteurs vont toucher une prime exceptionnelle de 10000 €, et les syndicats !!! Et Pantin a la TV ns annonce des réformes

    Aujourd'hui à 13h30
  4. Merci Allègre et merci à tous ceux qui ne se gênent pas pour "cracher" sur les profs, y compris sur ce sîte.
    Les profs sont dénigrés, le niveau de diplôme exigé a beaucoup augmenté, le temps de préparation des cours est toujours plus long avec l'informatisation... mais les salaires ont stagné, le tout avec une dégradation des conditions de travail (nombre d'élèves trop élevé dans les classes, potitique de non redoublement et d'amener tout le monde au BAC, y compris des élèves absolument pas motivés, enfant-roi, parents-démissionnaires)... la liste est longue pour ne pas avoir envie d'être prof!

    Aujourd'hui à 13h33
  5. Hélas.

    Les parents, du reste, ne sont pas que démissionnaires. Les inspecteurs assistent aujourd'hui à des comportements ahurissants, avec des parents qui se présentent sur place pour en découdre avec les enseignants et qui se taguent de pouvoir "faire bien mieux."

    J'ai encore le souvenir d'anciens élèves qui s'arrêtaient dans la rue pour remercier leurs enseignants de leur avoir appris à lire et à calculer.

    On se levait, quelques années avant cela encore, devant le "maître d'école".

    Aujourd'hui à 13h37
  6. Sans vouloir dénigrer de quelque façon que ce soit les profs, la réelle faiblesse des salaires de profs n'est que la contrepartie de 16 semaines de congés et du faible nombre d'heures hebdomadaire...

    On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Visiblement en ses temps de vie chère, les jeunes préfèrent la ou est l'argent même s'il doivent se contenter de 5 semaines de congés.

    Peut être pourrons ils prétendre aux niveaux de salaires proposés dans le privé pour un niveau d'études identiques le jour ou ils accepterons aussi d'avoir le même nombre d'heures de travail et le même nombre de jours de congés.

    Aujourd'hui à 13h45
  7. Quand crois-tu qu'un prof peut préparer ses cours?
    C'est avec de telles remarque idiote que l'on dénigre le travail de prof. Mais je suppose que tu as déjà une opinion tranchée d'avance en analysant qu'avec une idée préconçue.

    Aujourd'hui à 13h51
  8. Vous avez raison.... Je dénigre... Comment ai je pu un seul instant imaginer qu'un membre de cette corporation d'élite sous payée et mal considérée soit capable de se remettre en cause et de faire son auto critique ?

    Aujourd'hui à 14h01
  9. Je comprends votre raisonnement, Kicéça. Il est d'ailleurs partagé, de manière bien plus radicale, par la majorité des Français du privé, puisque tout a été fait pour exacerber ce type de raisonnement afin d'obtenir un alibi pour faire accepter certaines coupes.

    Certains professeurs ne demanderaient pas mieux que de pointer et d'effectuer leurs recherches et leurs préparations sur le lieu de travail. Leurs volumes horaires surprendraient alors pas mal de monde.

    Mais on ne leur en laissera pas l'occasion. La vétusté et le dysfonctionnement du matériel de l'éducation nationale rendrait ce type de fonctionnement impossible. Cela aurait en outre pour effet de discréditer la propagande officielle.

    Cela dit, il y a une sécurité de l'emploi que le privé n'offre pas. Je n'en disconviens pas. Il y a aussi, au sein des structures éducatives, un déclin de la conscience professionnelle qui remonte à plus loin que les dégradations des conditions de travail. Ce qui brouille les cartes.

    Mais on ne fera pas avancer la machine. Ce qui est indiscutable, c'est que ce ne sont pas des spots publicitaires qui convaincront qui que ce soit de postuler. L'éducation nationale devra donc continuer à recruter des vacataires via Pôle emploi.

    Les enfants feront donc ce qu'ils peuvent avec ce que l’État aura...

    Aujourd'hui à 14h05
  10. T'as raison. C'est avec de telles idées que ça va faire faire progresser le recrutement de profs!
    Quand il n'y aura plus de gens compétents qui se présenteront, tu feras comment ? Il sera trop tard!!! ........à moins que ce ne soit déjà trop tard.

    Aujourd'hui à 14h11
  11. Si vous le dites.... AMEN

    Aujourd'hui à 14h23

Hétéronomie (2) (spiritualité)

Par Le 06/01/2015

L'hétéronomie désigne la soumission à une autorité extérieure.

L'autonomie désigne la capacité à se gouverner selon ses propres règles. Ces règles doivent être le produit d'une activité rationnelle et d'une haute conscience morale et non celui de désirs immédiats et purement égoïstes.

On voit bien que le système civique actuel prône l'hétéronomie au détriment de l'autonomie en raison de l'incapacité de certains individus à produire en eux des règles universelles.

Le comportement "incivique" qui consiste à empiéter sur la liberté d'autrui conduit les instances dirigeantes à élaborer et à faire appliquer des lois coercitives. 

Il n'est pas question dans mes propos de remettre en cause la sécurité de tous et le rôle "protecteur" de l'État.

Mais qu'en est-il lorsque l'État, lui-même, va à l'encontre du bien-être des Citoyens, lorsque ses projets réduisent la liberté d'être pour l'obligation d'avoir, lorsque les intentions des Puissants sont devenues plus perverses que n'importe quel comportement de truand ?

"L'État n'est pas un assassin."

Vous en êtes certain ? Vous avez des preuves ?  Le cancer, les OGM, le Sida, l'amiante, les maladies orphelines, l'alimentation, les tonnes de produits chimiques déversés dans la Nature et qui finissent immanquablement dans nos organismes, le diktat des laboratoires, les guerres...

"L'État ne savait pas, il n'était pas au courant"

Mais alors, c'est qu'il n'avait pas l'envergure pour cette tâche....Et qu'il vaut mieux laisser les Citoyens faire leurs propres choix...

"L'État n'est pas un voleur."

Bon, là, il vaut mieux rire un bon coup. Les exemples ne tiendraient pas sur la page. 

Je m'interroge en fait sur la légitimité actuelle des Gouvernements. Sur cette hétéronomie qui persiste alors que tous les signes d'une déliquescence de cette Pyramide sociale se font jour.

La Floride vient d'interdire à la population de vivre en autonomie énergétique. Il y a obligation à être connecté au réseau électrique et au réseau d'eau potable.

On peut voir dans cette interdiction une métaphore spirituelle.

"Un bon Citoyen est un citoyen "hétéroïnomane", c'est à dire accro à une dépendance gouvernementale.

Et si certains individus se montrent rebelles, il s'agira de créer des lois qui les rendront "inciviques", "asociaux", "marginaux"......L'État, sous le couvert d'une allégence spirituelle de la population, renforce constamment ses pouvoirs et va jusqu'à fabriquer artificiellement des catégories d'individus "inadaptés"..... 

L'autonomie alimentaire sera un jour interdite. L'ensemencement proposé par l'association Kokopelli qui lutte pour la biodiversité est banni par l'État qui répond aux injonctions des grands groupes alimentaires.

Les potagers seront taxés. Les poulaillers seront interdits. Tout est possible puisqu'ils ont les Lois pour eux.

L'hétéronomie, dès lors qu'on l'accepte, a des avantages certains mais son lot de désagréments. Ceux-là sont plus insidueux, pervers, cachés et s'ils éclatent au grand jour, l'État se chargera de les faire accepter par la population à grands renforts de médias ou de peurs, ou de culpabilités.

Je pense pour ma part que le gigantisme de la mondialisation est une folie.

Que l'hétéronomie grandira inévitablement parce que les Peuples seront exclus de l'élaboration des lois, que la complexité volontaire des structures étatiques, administratives, financières...découragera les masses. Ces masses ne seront pas sollicitées pour comprendre, elles ne seront instruites que par des instances formatées. L'autonomie sera associée aux "autonomistes" et donc aux "terroristes". Et les peurs programmées répandront leurs virus. 

Mais tout ça n'est pas inéluctable.   

Il s'agit de comprendre le système et ne pas chercher à le changer. C'est impossible.

Il s'agit de s'en extraire.

Spirituellement. 

Le reste suivra. 

Rétropédalage (école)

Par Le 06/01/2015

C'était INÉVITABLE, ça fait un an que je le dis et c'est juste le début...


 

http://www.vousnousils.fr/2015/01/05/rythmes-scolaires-encore-des-difficultes-559974

 

Retour en arrière à Combs-la-ville : faute d'un encadrement suffisant, les horaires scolaires sont modifiés, et les temps d’activité périscolaire, supprimés.

Quatre mois après la rentrée et l’instauration de nouveaux horaires à l’école, des problèmes persistent. Le Parisien décrit ainsi les difficultés de la commune de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, qui a revu les horaires de classe et a supprimé les ateliers périscolaires de ses écoles maternelles et élementaires, « faute d’animateurs ».

En novembre, Guy Geoffroy, le maire UMP de la ville, avait constaté « l’échec » de la mise en place des rythmes scolaires, et planifié, avec les conseils d’école (et l’accord « de principe » de l’inspection académique), la « réorganisation totale du temps scolaire » à partir de janvier 2015. « Nous avons fait tous les efforts pour mettre en place cette réforme, mais sans succès. Nous n’avons pas trouvé suffisamment de vacataires et le taux d’encadrement n’était pas suffisant », indique-il à La République de Seine-et-Marne.

« Le nombre d’enfants fréquentant les temps d’activités périscolaires (TAP), soit plus de 80 % des effectifs, nécessitait un encadrement de 150 agents. Malgré le recrutement très en amont, nous n’avons pu atteindre l’effectif total du fait de défections récurrentes », explique encore Guy Geoffroy au Parisien.

Les journées se dérouleront désormais de 8h30 à 11h30, et de 13h45 à 16h (au lieu de s’achever à 15h30), avec une pause déjeuner allongée de 15 minutes. Le mercredi matin, l’école se tiendra de 8h30 à 11h30, et non plus jusqu’à midi.

Garderie et études payantes

Pour remplacer les TAP, « le maire propose une garderie ou de l’étude, payantes », note Le Parisien. Ainsi, l’étude sera proposée deux soirs par semaine, de 16 à 17h, au prix d’un euro la séance. « La ville reste toutefois dans les clous puisque les cinq demi-journées de cours par semaine sont conservées », nuance le quotidien.

Pour l’opposition (PS), c’est la « stupéfaction ». « Cette réforme est essentielle pour les enfants (2000 élèves). Il fallait maintenir ce système au minimum jusqu’à la fin de l’année scolaire, au lieu de casser à nouveau le rythme », lance John Samingo, conseiller municipal d’opposition, à La République de Seine-et-Marne.

Dans les 7 autres communes qui forment, avec Combs-la-Ville, la ville nouvelle de Sénart, « il n’y a pourtant aucun problème », constate-t-il. Selon Le Parisien, dans la ville voisine de Savigny-le-Temple, si l’on reconnaît « avoir dû faire face à la défection de dix-huit animateurs dès le premier jour », 130 agents municipaux ont néanmoins pu être mobilisés, et 60 postes ont été créés pour gérer 4600 écoliers, lors des TAP.

Pour Christophe Minguet, président de l’association locale de parents d’élèves, interrogé par Le Parisien, s’il fallait effectivement « arrêter par sécurité car le manque d’encadrement devenait dangereux », ce retour à zéro « obligera certains parents à payer pour l’accueil postscolaire ». D’autres, qui « ne peuvent venir chercher leurs enfants le mercredi à 11h30 devront payer la cantine », ajoute-t-il.
http://www.vousnousils.fr/…/rythmes-scolaires-encore-des-di…

l'Ordre public (politique)

Par Le 06/01/2015

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN 
Art. 10. -
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.


 

L'État prend des décisions qui troublent l'ordre public et favorise "son ordre privé "et il ne va évidemment pas se condamner lui-même.

C'est au Peuple de le faire.

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