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L'âme de la Nature (spiritualité)

Par Le 20/08/2014

Cette Vie originelle, je la perçois aujourd'hui, comme une entité intelligente, la force créatrice dont l'intention est de pouvoir s'observer elle-même à travers la multiplicité de ses créations...
Lorsque je pense à ma conscience, il m'est impossible d'en avoir une vision matérielle, une image, une représentation...

Le problème pour la Vie créatrice est du même ordre. Elle ne pouvait pas construire une conscience d'elle-même sans une représentation physique. Il ne s'agissait pas pour elle d'avoir conscience puisqu'elle était la conscience. La Vie n'a pas de conscience, elle EST la conscience. La Vie avait donc besoin de représentations, elle devait transcender le Réel en créant la réalité.
Toutes les formes de vie sont des états de conscience matérialisée, les excroissances individuelles d'une Conscience unique. 

 

 

Marion Woodman : de Terre et d’Âme

 

 

http://carnetsdereves.wordpress.com/2014/02/08/marion-woodman-de-terre-et-dame/

 

ilCerchiodellaLunaUne interview de Nancy Ryley

Nous acceptons encore des valeurs culturelles qui anéantissent la Terre. Si nous ne changeons pas, nous allons vers notre propre extinction. C’est précisément ce que font les toxicomanes.

— Nancy Ryley  : Vous avez dit que nous devons surmonter nos dépendances avant de pouvoir nous connecter à la nature. Est-ce que notre refus de faire face à nos dépendances conduit directement à la destruction de la Terre Mère ?
— Marion Woodman : Je pense que oui. Enfants, beaucoup d’entre nous ressentent un lien profond avec elle. Mais notre culture déforme nos instincts naturels . Cette déformation mène à l’addiction. Il y a une conduite suicidaire chez l’individu dépendant comme dans la société dépendante. Notre planète va droit dans le mur.
Pourtant, malgré toutes les abominations que nous avons créées, nous continuons précisément à faire ce que nous savons être finalement destructeur. Déni ! Déni ! Nous cautionnons toujours des valeurs culturelles qui anéantissent la Terre. Si nous ne changeons pas, nous allons vers notre propre extinction. C’est précisément ce que font les toxicomanes. Les toxicomanes — c’est à-dire la plus grande part de notre société — prétendent que tout va bien. Ils rient, parlent et font des projets, tout en reniant leur âme mourante. C’est ce que nous faisons à la planète. Nous nous battons pour des choses qui ne seraient d’aucune importance si nous devions disparaître.

— Nancy Ryley : Vous voulez dire que les toxicomanes ont perdu le contact avec l’instinct de survie ?
— Marion Woodman : C’est exact. Nous vivons dans une société de consommation où il n’y a aucun espoir de trouver un point de satiété, parce que nous sommes coupés de nos racines instinctives qui savent quand arrêter de manger ou de boire ou de consommer, etc.

— Nancy Ryley : Et quelles sont les conséquences pour la planète ?
— Marion Woodman : La destruction. Un toxicomane se détruit lui-même. Et si nous n’avons pas de respect pour notre propre corps, nous n’en aurons certainement aucun pour la Terre. Nous continuerons simplement à la piller.
Je dirais que lorsque nous polluons la terre par nos artifices — quand nous détruisons l’unité naturelle — les réactions physiques des hommes et celles des plantes et des animaux sont perturbées et, dans certains cas, détruites.
Il y a quelques années un film dramatique a montré les ravages causés par la bombe atomique de 1945 sur le Pacifique. Les grandes tortues de mer, au lieu de suivre leurs schémas archétypiques naturels qui les conduisent vers la mer, se sont tournées de l’autre côté et se sont dirigées vers l’intérieur des terres pour trouver l’eau. Ces tortues, vieilles de 400 ans, ces êtres adorables, ont fait ce qu’elles ont toujours fait : elles ont pondu leurs œufs puis elles se sont dirigées dans la mauvaise direction. Elles se sont détournées de la mer, ont franchi la dune de sable, et se sont retrouvées sur le dos en atteignant le sommet. Elles ont essayé de passer la dune et elles sont mortes dans cette position. Elles avaient perdu le contact avec le côté instinctif et la juste chose à faire. Le toxicomane est comme cette grande tortue qui, au lieu de rejoindre la mer, s’en va vers la dune de sable.

— Nancy Ryley : En tant qu’addicts, nous avons nous aussi perdu l’attitude juste envers la Terre ?
— Marion Woodman : Je pense que oui. Si la Terre ne fonctionne pas de la façon dont elle est censée le faire, nous n’avons pas de guide, pas de boussole pour nous orienter. Plus que cela, nous avons perdu le Nord. Il s’agit donc d’une double tragédie parce que la boussole n’est plus bonne et qu’on ne sait plus où est le Nord.

— Nancy Ryley : Comment faire comprendre aux hommes que tant que nous sommes "accros" aux valeurs patriarcales matérialistes, nous courons le risque de nous auto-détruire ?
— Marion Woodman : Je pense que les gens doivent se retrouver dos au mur ou à genoux avant de pouvoir faire demi-tour. Si nous ne nous sommes jamais trouvés face à notre propre mur, au point de vouloir faire quelque chose du simple fait que nous ne pouvons pas nous relever, nous ne ferons rien pour quelqu’un d’autre. Il est évident que nous ne ferons rien pour un arbre. Sans parler de la Terre. Tant que nous sommes piégés par notre arrogance, nous ne savons rien de la compassion.
Je sais de ma propre expérience, et de mon expérience avec mes analysants, que tant que nous ne sommes pas face au mur, nous ne faisons vraiment rien pour changer. Il est terrible de devoir apprendre de cette façon, mais il semble que pour que le cœur s’ouvre, il faut être acculé. Je pense que c’est ce choc qui ouvre le cœur. Et c’est par cette ouverture du cœur que le pardon se fraie un chemin.

— Nancy Ryley : L’éveil de l’âme viendra-t-il de la prise de conscience du monde d’une douleur collective ?
— Marion Woodman : Oui. Je pense que nous devons ouvrir nos cœurs et ressentir cette blessure collective. C’est ainsi que nous apprenons l’amour. C’est via notre propre souffrance que notre cœur s’ouvre à l’amour pour l’autre. Amour dans notre culture est un mot terriblement sentimental, qui sent la guimauve. Très souvent, il signifie besoin compulsif. Mais l’amour EST une énergie. Il circule à travers le corps,  entre les gens, c’est une force qui maintient les atomes ensemble. Voilà comment je comprends l’amour.
Je pense que les gens qui font de l’ introspection n’ont pas d’autre alternative. C’est très douloureux, et cela les place dans des situations douloureuses. Mais je pense que certaines personnes sont appelées à le vivre du fait leur destin ou de leur propre nature,  et elles n’ont pas le choix.
Je ne pense pas que quiconque choisisse de faire ce travail. D’un autre côté, je ne pense pas qu’on puisse lui échapper non plus. Certaines personnes meurent plutôt que de le faire. Il arrive des choses à chacun d’entre nous. Jung dit que ce qui n’est pas porté à la conscience nous arrive sous forme de destin.

— Nancy Ryley : Pensez-vous que la plupart des gens essaient d’éviter la souffrance de la prise de conscience — la douleur de l’expérience de la vie-mort-renaissance — dans notre culture ?
— Marion Woodman : Oui , et c’est là que la dépendance entre en jeu. Quand vient la souffrance, nous n’en voulons pas,  nous faisons donc tout pour l’éviter.
Je vois cette culture en termes de dépendance. Un toxicomane peut ne pas être conscient du désir de mort qui l’habite, ou il peut ouvrir ses yeux et choisir la vie. En tant qu’habitants de cette planète, nous pouvons faire de même : choisir de vivre dans le jardin ou alors le détruire. Nous pouvons soit proclamer bêtement que nous sommes tout-puissants, qu’il n’y a pas de miracle ici-bas, qu’il n’y a pas de force de vie que nous devons honorer. Ou nous pouvons humblement reconnaître qu’il y a un incroyable mystère créant toutes ces différentes formes de vie.
Si nous croyons en un ordre divin, alors tout, tout sur ​​la Terre fait partie de cet ordre divin. Nous sommes tous les petites étincelles d’une seule Ame. Nous sommes " dotés d’une âme " sur cette planète. Et une fois que nous en sommes conscients, nous comprenons ce qu’est l’amour. Les atomes sont maintenus ensemble par l’amour, l’amour est la colle qui tient le tout ensemble.
Mon sentiment est que le chaos que nous traversons peut durer encore longtemps — que peut-être nous ne sommes qu’au début du véritable chaos. Mais lorsque nous serons finalement à genoux, il se passera quelque chose de différent… Nous pourrions réaliser que nous faisons tous partie d’une seule Âme. Que nous lui appartenons. Que nous faisons tous partie du Cosmos. Que la force de vie est dans le saule, la marguerite, la mésange, en toute chose animée. Et que nous sommes une part de cette totalité, une part cet amour.

— Adapté de The Forsaken Garden de Nancy Ryley — conversations with Marion Woodman, Laurens Van der Post, Thomas Berry & Ross Woodman on the deep meaning of environmental illness.
— Traduction française : Michèle Le Clech et Roger Faglin

 


 

Enfants et sophrologie

Par Le 19/08/2014

La sophrologie pour enfants

Comme bien des adolescents de son âge, Claire, 13 ans, se plaint de son mal-être, de ses problèmes scolaires... Sa mère lui propose de découvrir cette technique avec une spécialiste.

Erik Pigani

http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Therapies-breves/Articles-et-Dossiers/Se-soigner-avec-la-sophrologie/La-sophrologie-pour-enfants

« Je ne me sens pas bien, j’ai souvent mal à la tête... J’ai des problèmes à l’école, du mal à me concentrer, du mal à m’endormir, je ne me sens pas sûre de moi », lance Claire, 13 ans, dès le début de la séance, tout en peinant à exposer ses idées. «Parler d’une manière désordonnée est typique de son âge, explique d’emblée Natalia Caycedo. Dans un premier temps, je laisse toujours l’enfant s’exprimer librement. Puis je l’aide à mettre un peu d’ordre en faisant la liste de ses problèmes. Enfin, je lui demande de me raconter une journée complète de sa vie, ce qui me permet d’avoir une vue d’ensemble, comme une photo globale de son contexte familial et scolaire. »

Psychiatre diplômée en neurophysiologie et en neuropsychologie, vice-présidente de Sofrocay, Natalia est la fille d’Alfonso Caycedo, le créateur de la sophrologie. « Ce que j’ai pu remarquer ces dernières années, c’est que de plus en plus de parents attendent trop de leurs enfants, les inscrivent à trop d’activités extrascolaires. Je vois beaucoup d’ados qui n’ont plus de temps pour eux, pour se retrouver, pour se découvrir. Ou tout simplement pour rêver. En rentrant de l’école, ils sont fatigués, ne savent plus quoi faire et vont sur Internet. Ils sont de plus en plus déconnectés de leur réalité, de leur corps... »

Un accompagnement

Cette première partie de l’entretien est très importante, car elle permet au sophrologue non seulement d’établir un lien de confiance avec l’enfant et avec le parent qui ni l’accompagne, mais aussi de déterminer des objectifs pour commencer le travail. « Ce n’est pas un traitement thérapeutique, mais un accompagnement pédagogique sous la forme d’un “cours”, précise Natalia Caycedo.Il se déroule de la façon la plus ludique possible pour que les enfants aient envie de faire les exercices. » Cet aspect a été développé par une équipe internationale spécialisée dans la sophrologie pour enfants ; cette méthode peut de fait être pratiquée chez les plus jeunes, dès qu’ils sont en âge de comprendre ce que le praticien leur explique.

« Nous commençons avec un exercice sophrologique d’introduction, simple et court, de cinq minutes, suffisant pour eux. Ce petit moment de tranquillité leur permet de mieux se connaître et de se relâcher de la tête aux pieds. Ils l’assimilent très rapidement.

Après l’avoir testée, Claire a utilisé cette technique pour s’endormir, et ça l’a convaincue de faire les autres exercices. Nous continuons avec d’autres méthodes de relaxation dynamique, plus “actives”, qui permettent de ressentir la présence du corps et de créer une relation positive avec lui. Il était essentiel pour Claire de commencer à “vivre son corps”. Ce moment de conscience de soi, Alfonso Caycedo l’a appelé la vivencia, “expérience consciente”. Ensuite, je lui ai montré qu’à l’aide de la respiration abdominale elle pouvait apprendre à recentrer son attention sur elle. Elle a vite compris que se concentrer sur son souffle lui permettait de prendre conscience d’elle-même. Nous devrions tous faire cet exercice le plus souvent possible, notre société nous pousse à trop diriger notre attention vers l’extérieur. Il suffit de prendre dix minutes pour soi et de respirer en toute conscience. Parfois, les parents sont un bon soutien pour motiver les enfants à faire leurs dix minutes de sophrologie. »

Ados et sophrologie

Par Le 19/08/2014

Ados et sophro : la sophrologie pour accompagner une vie qui change

L’adolescence est une période de transition : c’est le passage de l’enfance à l’âge adulte, de l’état de dépendance à l’égard de ses parents, à l’état d’indépendance pour le jeune individu. L’étymologie du mot en rend bien compte : adolescere en latin signifie littéralement «grandir». Ce passage ne se fait pas sans difficulté, et l’inquiétude des parents est d’abord celle des adolescents, qu’il leur faut pouvoir maîtriser.

Le corps de l’enfant change avec la puberté, ses sentiments se développent et se modifient, des responsabilités nouvelles se présentent à lui. Au terme de l’adolescence, le statut corporel, sexuel et social de l’individu est bouleversé. Pour accepter ces changements et s’engager sereinement dans la vie adulte, la sophrologie se révèle être un outil de plus en plus précieux.

Un moment de transformations


               Qu’est-ce qu’être adolescent ? C’est d’abord subir de nombreux changements biologiques et corporels. L’individu quitte peu à peu son corps d’enfant. Il doit faire face à des changements qui se déroulent aussi bien à l’intérieur du corps (développement des organes sexuels, premières règles, fécondité nouvelle), comme à l’extérieur (apparition de la pilosité, possible acné, modification de la voix, du poids, de la masse musculaire, et plus généralement des contours du corps). L’adolescentdoit pouvoir accompagner et accepter ces modifications rapides qui entraînent des changements dans l’image qu’il a de soi. Son corps devient autre : difficile d’appréhender ce que lui renvoie alors le miroir, et le regard des autres. Des complexes peuvent apparaître, chez les filles comme chez les garçons. C’est un temps où l’individu subit aussi de nombreuses variations d’énergie, dues aux modifications hormonales, qui le portent de l’excitation extrême à la nonchalance apathique : il faut pouvoir maîtriser ces phases, apprendre à se détendre et à se régénérer positivement.
 

            Dans le même temps, les sentiments et les idées de l’adolescent se modifient en se complexifiant. Des questions sont omniprésentes : Qui suis-je ? Suis-je différent des autres ? Comment m’intégrer socialement et qui peut décider pour moi ? Il y a la découverte de la sexualité, et l’apprentissage de l’autonomie affective vis-à-vis des parents : c’est le temps des premières amours et des premiers choix. Ce faisant, l’individu construit sa personnalité, affirme sa pensée, s’engage parfois politiquement. L’écrivain irlandais Georges Bernard Shaw disait en ce sens que «l’adolescence est l’âge où les enfants commencent à répondre eux-mêmes aux questions qu’ils se posent». En gagnant son autonomie, l’adolescent doit se resituer dans son environnement social, à l’égard de ses parents, de ses frères et sœurs, des ses professeurs, de ses amis. Les «teen-movies», dans la fougue, l’humour ou dans le drame, montrent bien quels genres de parcours initiatiques traversent les adolescents en quête de leur nouvelle identité et de leur accès à la majorité.

Gérer ses émotions et son stress     

                    Du fait de toutes ces modifications, l’enjeu est, pour l’adolescent, de parvenir à gérer ses émotions : la colère, l’agressivité, les angoisses, qui sont des émotions assez classiques, ne doivent pourtant pas prendre le pas. Comment éviter les situations critiques ? Il faut un retour attentif sur soi, sur ses sensations et ses besoins. Par des stimulations corporelles, des exercices de respiration ou des suggestions mentales, la sophrologie est attentive à libérer les tensions, à développer les envies positives et créatives de l’adolescent mais aussi à renforcer sa capacité à restaurer son énergie.
               L’autre grand enjeu est celui de la gestion du stress. Le stress s’accompagne généralement d’une somatisation importante : la douleur émotionnelle se trouve alors transformée en douleur physique. Des troubles du sommeil peuvent apparaître ainsi que des addictions, ou des troubles alimentaires : le corps devient le support et le signe du mal-être. La sophrologie est une pratique extrêmement attentive au corps, et à notre relation à lui, à la perception qu’on a de notre «schéma corporel» : pour l’adolescent, elle permet de maîtriser les contours et les limites de son corps, et de créer l’accord heureux avec lui.
   

Se préparer à la performance

               Le stress que les adolescents subissent est également lié à leur parcours scolaire : car l’adolescence est aussi un moment où l’on doit se confronter aux premiers examens qui constituent la clé de la future vie professionnelle de l’individu. Il faut alors lutter contre les inhibitions, le trac, le manque de concentration. L’idée est, avec la sophrologie, de développer les énergies positives et d’affermir la confiance en soi des adolescents, en somme de travailler à leur bien-être pour faire s’évanouir toutes les pressions.
 

            Les établissements scolaires mesurent d’ailleurs bien le stress que représente pour nos adolescents le redouté passage du baccalauréat. La sophrologie est alors une alternative à la trop grande médicalisation du «stress des exams» : les infirmières scolaires alertent ainsi l’administration, et incitent de plus en plus à ce que des séances de sophrologie soient mises en place au sein des lycées[1]. Ainsi, des séances sont prodiguées gratuitement au lycée Champlain de Chennevières-sur-Marne, dans le Val-de-Marne[2]. On y apprend «à maîtriser sa respiration, à détendre ses muscles et à apprivoiser son corps. On accueille ces petites sensations de picotement au niveau du cou.». Jessica, alors élève en classe de terminale, et Maëva, candidate au bac français, toutes deux élèves au lycée Champlain, confiaient s’en remettre à la sophrologie pour cesser de «jouer sa vie à chaque examen», ou pour régler des «problèmes de concentration». Selon le proviseur du lycée, les ateliers de sophrologie, sans être un remède miracle, ont une vertu «combler un vide dans l’Éducation nationale qui n’a guère le temps de s’occuper du bien-être des élèves[3]».

Un silence coupable

Par Le 19/08/2014

Une désinformation des médias.

Un discours politique totalement arbitraire.

https://www.facebook.com/jean.raage/posts/1481954498728256:0

UN ARTICLE DE JEAN RAAGE SUR FACEBOOK

"On étouffe ?

Non non non, on en parle pas de la température qui a légèrement augmenté ce week-end ni de l’air de plus en plus irrespirable…

On parle de l’absence de communication sur : les centaines de rassemblements de parents, manifestations d’enseignants et autres opérations « école vide », des milliers de motions contre la réforme des rythmes scolaires votées en conseil municipal, des petites communes dans l’incapacité de mettre en place des TAP dignes de ce nom, de garderies payantes à la place des TAP, ou carrément pas de TAP (démerdez-vous pour faire garder vos enfants), du coût élevé pour les communes (impôts nouveaux en perspectives), de l’avis de chrono-biologistes indépendants non affiliés au PS, des communes appliquant déjà les nouveaux rythmes et souhaitant revenir en arrière…

On étouffe ce sujet qui préoccupe des millions de Français.
Ce qui permet aux quelques un(e)s qui soutiennent à tous prix leur gouvernement de dire qu’il n’y a pas de quoi polémiquer et que « des réformes on en a connu aussi ».
Et pourtant…
Il y a de quoi lire quand on cherche vraiment et constater que des millions de Français sont contre !

"Opposés aux futurs rythmes scolaires, les parents d’élèves font un «sit-in» dans l’école"
http://www.lest-eclair.fr/education/opposes-aux-futurs-rythmes-scolaires-les-parents-ia0b0n242942

"La réforme appliquée à minima à Gien (pas de temps d’activités périscolaires)"
http://www.lest-eclair.fr/education/opposes-aux-futurs-rythmes-scolaires-les-parents-ia0b0n242942

"L’impact de la réforme des rythmes scolaires sur le budget transports scolaires. "
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/06/20/cote-d-or-l-impact-de-la-reforme-des-rythmes-scolaires-sur-le-cout-des-transports-503019.html

"Des DDEN (Délégués Départementaux de l'Education Nationale) contre la réforme des rythmes scolaires"
http://www.marcjammet.fr/m/article-123850035.html

"Rythmes scolaires : débat tendu sur un moratoire"
http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2014/06/20/rythmes-scolaires-marie-mercier-demande-un-moratoire

"Les parents d'élèves perturbent le conseil municipal"
http://www.ouest-france.fr/education-les-parents-deleves-perturbent-le-conseil-municipal-2627670

"Claire Leconte et Benoît Hamon : ça va mal finir !"
http://dordogne-contre-reforme-rythmes-scolaires.com/claire-leconte-et-benoit-hamon-ca-va-mal-finir/

"Une commune poursuit l’Inspection Académique en justice"
http://dordogne-contre-reforme-rythmes-scolaires.com/une-commune-poursuit-linspection-academique-en-justice/

"Nouveaux horaires des écoles : « Rien ne va sur le site internet du gouvernement ! 
http://www.lecourriervendeen.fr/2014/06/23/rythmes-scolaires-la-commune-poursuit-linspection-academique-en-justice/


Heureusement qu’il y a encore parfois la presse locale pour informer réellement sur cette réforme absurde !

Vous en voulez encore, il y en a des milliers comme cela, pour la plupart non relayés par les grands médias ?

Il y a Facebook qui relaie tout cela ici
https://www.facebook.com/groupe70nonalareforme?fref=ts
Ou là
https://www.facebook.com/groups/609556085733767/?fref=nf
ou bien ici
https://www.facebook.com/groups/540254186063889/

Certains médias étouffent donc un sujet qui préoccupe des millions de Français pour le plus grand plaisir des élus qui soutiennent le décret. Ce n’est pas absurde, c’est scandaleux !

Dormir moins pour être moins fatigué...

casimir a une idée Dormir moins pour être moins fatigué ?
C’est totalement absurde !!!

C’est pourtant le ministre de l’éducation qui le dit (comme son prédécesseur).
En se levant un jour de plus par semaine plus tôt pour aller à l’école, les enfants seraient moins fatigués…

24 juin 2014

http://absurde.over-blog.net/article-on-etouffe-123988522.html

Sept raisons de refus

Par Le 19/08/2014

Pourquoi s’opposer à cette réforme ?

Un dossier complet pour comprendre la face cachée de la réforme : à télécharger librement ICI 
dossier-reforme
Cliquez sur le lien ou sur l’image, puis en bas à droite de votre écran, cliquez sur l’icône « enregistrer » ou consultez-le en ligne (tous les liens inclus dans ce pdf sont cliquables pour accéder aux sources citées).

Vous voulez savoir ce qu’est la RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES ? Ce qu’elle implique comme changements dans votre vie de tous les jours ?


Découvrez dans une interview exclusive CE QUE L’ON VOUS CACHE.

Interview de Christian Schoettl, maire de Janvry.
La seconde partie sur http://youtu.be/y3zx7MK8RG0
Explications d’une réforme bâclée ne visant pas le bien-être des enfants mais juste laterritorialisation de l’Education nationale au frais des contribuables et une baisse du chômage en embauchant à la pelle des animateurs pour quelques heures.
 

 

7 raisons de refuser ENSEMBLE
les nouveaux rythmes scolaires

1   Les rythmes des enfants ne sont en rien respectés, bien au contraire !

Les élèves arriveront aussi tôt à l’école et en repartiront aussi tard, le ministre s’y est engagé. Le temps de classe ne pouvant dépasser 5 h 30, ils verront augmenter le temps d’interclasse du midi ou le temps d’Activité Pédagogique Complémentaire avant la sortie des classes, selon les décisions prises par tel ou tel Projet Éducatif Territorial. Qui peut prétendre que ces temps ne sont pas générateurs de fatigue et de stress ?

De plus, tous devront venir en classe le mercredi  matin. Où est l’amélioration pour les élèves ? Des générations d’élèves ont bénéficié de cette coupure de la semaine, mais à présent on améliorerait leurs rythmes en instaurant la semaine continue !? ! ?

2   Des activités à la charge des familles

Toutes les Mairies qui ont fait une évaluation financière de cette réforme prévoient des coûts considérables : personnels supplémentaires, intervenants divers, transports … La Mairie de Bordeaux par exemple, estime ce coût à 6 millions d’€, la Communauté du Bassin Sud à plus de  100 000 € pour une seule commune. Ce sont les contribuables, et les parents d’élèves en particulier, qui seront mis à contribution, puisque les aides et incitations financières (insuffisantes) ne sont pas pérennes.

3   Des inégalités considérables

Entre quelques rares collectivités « riches » qui peuvent être en mesure d’organiser des activités attractives avec des personnels formés, et la masse des communes « ordinaires » qui ne pourront mettre en place qu’une simple garderie dans une salle quelconque, l’inégalité de traitement des élèves deviendrait la règle.

Pour la plupart des élèves vivant dans des communes déjà écrasées par de nombreuses charges, « l’amélioration des rythmes biologiques” va se traduire en fait par des interclasses “à rallonge”, encadrées a minima, sans moyens ni locaux suffisants, par des personnels précaires.

4   Une mise en danger des écoles communales

Confrontées aux charges supplémentaires considérables induites par la territorialisation(dont les rythmes scolaires ne sont que le prélude), de très nombreuses communes, ne pouvant faire face, seront poussées à abandonner leur compétence scolaire et leur école elle-même à la Communauté de communes ou d’agglomération…

Face au coût engendré par la mise en place des activités périscolaires, les mairies ayant une école de

moins de 4 classes risquent de fermer leurs écoles et d’envoyer les élèves de la commune dans une autre école plus importante. Nous avons déjà des cas !

5   Les conditions de travail des maîtres sont totalement ignorées

Les enseignants ont toujours connu la coupure du mercredi (antérieurement du jeudi). Elle leur permet, en les libérant de la tenue de la classe, de préparer leurs cours, de corriger les devoirs et les cahiers, etc.

L’administration elle-même a calculé qu’un enseignant du 1er degré travaille en moyenne 41 heures par semaine.

Les conséquences de l’augmentation de l’amplitude de leurs horaires vont être très lourdes… et la fatigue des enseignants ne profite jamais aux élèves.

De même, dans certaines communes, faute de locaux, les salles de classe pourraient être utilisées pour les activités périscolaires, amenant la confusion entre les règles de la classe et celles du périscolaire.

6    Des écoles lieux d’affrontement d’intérêts locaux contradictoires

Chaque « territoire » étant sommé de définir son propre Projet Éducatif Territorial, l’école deviendrait rapidement l’enjeu d’intérêts locaux étrangers aux besoins des élèves.

Les enseignants et leurs élèves verraient leurs horaires, leur travail, soumis aux fluctuations des majorités locales.

7    Les vraies raisons sont totalement étrangères à l’intérêt des élèves

Le gouvernement, au nom de la réduction des déficits, engage un nouveau transfert de ses compétences et de ses responsabilités sur les collectivités territoriales. Celles-ci devront en assumer les conséquences financières (donc répercussions sur nos impôts locaux !).

L’Education Nationale et ses personnels se verront ainsi peu à peu « territorialisés »,mettant en danger les principes d’égalité de droit de tous les élèves face à l’instruction.

Les Projets Éducatifs de Territoires, les formations et qualifications locales mettront en péril tout l’édifice social républicain (Code du travail, statuts nationaux…) adossé aux Services Publics et aux diplômes nationaux.

Antenne départementale 24 des Gilets Jaunes contre CETTE réforme des rythmes scolaires.
Groupe Facebook 24 
Site National des Gilets Jaunes Contre la Réforme

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De pire en pire...

Par Le 18/08/2014

Vous avez dit "démocratie"...?

Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste. 

La réforme des rythmes scolaires en partie financée par les commentryens

La gendarmerie de Commentry a convoqué une mère de famille de Commentry parce que celle-ci avait relayé une publication de la page Facebook de "Commentry pour tous" dont le contenu avait également été reproduit sous forme de communiqué (lire ICI). Les élus de "Commentry pour tous" ont immédiatement réagi par le nouveau communiqué ci-dessous.

Communiqué de "Commentry pour tous":

Visite des gendarmes acte 2. Le Conseil municipal est le lieu ou s'exerce la démocratie, il est ouvert au public. "Commentry pour tous", dans sa dernière publication Facebook, invite les familles à assister au conseil du samedi 12 juillet à 10h30. Il y sera question de l'aménagement du temps scolaire, enjeu capital pour nos enfants.

Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.e convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.

La Montagne a immédiatement réagi et publié cette brève dans ses colonnes
Déjà, durant la campagne électorale des municipales, des gendarmes de Commentry s'étaient rendus au domicile de Sylvain Bourdier pour une histoire d'affiches qui avaient pourtant été collées sur des panneaux "expression libre" (lire LA). Les colistiers de la liste proche du Front de Gauche s'étaient émus de cette initiative alors que la campagne électorale battait son plein. Raison pour laquelle ces derniers ont intitulé leur communiqué " Visite des gendarmes, acte 2". Alors les gendarmes de Commentry font-ils du zèle ? Certains s'interrogent, car la page qui a été partagée sur facebook ne comportait pourtant rien de répréhensible en soi. On attend en tout cas que la justice démontre le contraire.

Aujourd'hui, la majorité municipale a confirmé qu'elle imputerait une partie du coût de la réforme des rythmes scolaires aux familles dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires de la commune. Le Maire n'a donc pas pris en compte les protestations de certains de ses administrés. Mais les familles mécontentes n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. En tout cas, les prochains mois peuvent encore réserver bien des surprises.

11 Juillet 2014 Publié par RegardActu

http://www.regardactu.com/2014/07/la-reforme-des-rythmes-scolaires-en-partie-financee-par-les-commentryens.html

http://www.regardactu.com/2014/07/premiere-reunion-publique-des-elus-de-commentry-pour-tous.html

https://www.facebook.com/lalternative.commentry?fref=ts

Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste.

La réforme des rythmes scolaires en partie financée par les commentryens

La gendarmerie de Commentry a convoqué une mère de famille de Commentry parce que celle-ci avait relayé une publication de la page Facebook de "Commentry pour tous" dont le contenu avait également été reproduit sous forme de communiqué (lire ICI). Les élus de "Commentry pour tous" ont immédiatement réagi par le nouveau communiqué ci-dessous.

Communiqué de "Commentry pour tous":

Visite des gendarmes acte 2. Le Conseil municipal est le lieu ou s'exerce la démocratie, il est ouvert au public. "Commentry pour tous", dans sa dernière publication Facebook, invite les familles à assister au conseil du samedi 12 juillet à 10h30. Il y sera question de l'aménagement du temps scolaire, enjeu capital pour nos enfants.

Une mère de famille Commentryenne a partagé la publication, ce qui lui a valu la visite de la gendarmerie et une convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.e convocation au poste. Le groupe d´opposition est profondément choqué par de telles pratiques et s'interroge sur le bon déroulement de la démocratie locale.

La Montagne a immédiatement réagi et publié cette brève dans ses colonnes
Déjà, durant la campagne électorale des municipales, des gendarmes de Commentry s'étaient rendus au domicile de Sylvain Bourdier pour une histoire d'affiches qui avaient pourtant été collées sur des panneaux "expression libre" (lire LA). Les colistiers de la liste proche du Front de Gauche s'étaient émus de cette initiative alors que la campagne électorale battait son plein. Raison pour laquelle ces derniers ont intitulé leur communiqué " Visite des gendarmes, acte 2". Alors les gendarmes de Commentry font-ils du zèle ? Certains s'interrogent, car la page qui a été partagée sur facebook ne comportait pourtant rien de répréhensible en soi. On attend en tout cas que la justice démontre le contraire.

Aujourd'hui, la majorité municipale a confirmé qu'elle imputerait une partie du coût de la réforme des rythmes scolaires aux familles dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires de la commune. Le Maire n'a donc pas pris en compte les protestations de certains de ses administrés. Mais les familles mécontentes n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. En tout cas, les prochains mois peuvent encore réserver bien des surprises.

11 Juillet 2014 Publié par RegardActu

http://www.regardactu.com/2014/07/la-reforme-des-rythmes-scolaires-en-partie-financee-par-les-commentryens.html

http://www.regardactu.com/2014/07/premiere-reunion-publique-des-elus-de-commentry-pour-tous.html

https://www.facebook.com/lalternative.commentry?fref=ts

La force des mots

Par Le 18/08/2014

Comprendre que les paroles ont un impact considérable...Bien au-delà de ce qu'on suppose...En bien comme en mal...

«On avait gagné avant de nager»

A l'image de Jérémy Stravius, les nageurs du relais 4x100m, vainqueurs en grand Championnat pour la troisième année de suite, lundi lors de la première journée des ''Europe'' de Berlin, ont rendu hommage au discours mobilisateur de Fabien Gilot.

Fabien Gilot félicite Mehdy Metella, sous les yeux de Florent Manaudou, tandis que Jérémy Stravius vient de toucher pour offrir aux Bleus une nouvelle médaille d'or. (Photo : Richard Martin/L'Equipe)

Fabien Gilot félicite Mehdy Metella, sous les yeux de Florent Manaudou, tandis que Jérémy Stravius vient de toucher pour offrir aux Bleus une nouvelle médaille d'or. (Photo : Richard Martin/L'Equipe)
Jérémy Stravius : «C’est un des relais que je garderai en mémoire. Je ne pensais pas qu’il y aurait cette alchimie entre nous. Ce capitaine (Fabien Gilot) a été énorme avant la course. Il a trouvé les mots justes, j’en avais la chair de poule. Pour moi, on avait gagné avant de nager. Faire 3’11’’, c’est beau. J’appréhendais forcément un peu ce 100m car j’en ai peu nagé cette saison. Partir dernier, j’adore. J’associe Yannick (Agnel), même s’il n’a pas nagé, et Greg (Mallet) et Clément (Mignon), qui ont nagé ce (lundi) matin et qui ont fait le job pour nous qualifier. Et nous reposer. On a gagné cette victoire à 6, même à 7 avec Yannick. Ayant vécu des séries aussi, notamment aux Jeux, je sais qu’il faut associer tout le monde.»

Florent Manaudou : «J’adresse un gros coup de chapeau au staff qui a su encore une fois trouver le bon relais, ce n’était pas évident d'écarter Yannick (Agnel). Ne pas être au start m’a donné deux minutes de récupération en plus (après les demi-finales du 50m papillon, ndlr). Et Mehdy (Metella) avait fait disqualifier un relais à Herning (Euro 2013 en petit bassin). Moi je suis peut-être plus expérimenté et ça me plaisait de partir lancé. On est beaucoup à avoir nagé ce relais décontracté. Fab (Gilot) a su trouver les bons mots en chambre d'appel. On est une grosse équipe, une dizaine à pouvoir nager.»

Gilot : «J'essaie d'appuyer sur le bouton qui va les transcender»

Mehdy Metella : «J’ai essayé d’être aussi relâché qu’en séries. Mais tu as aussi le stress. Toute la France même les DOM-TOM te regardent. C’est une responsabilité, surtout quand tu passes premier. Sur 4x100m, si tu n’es pas bon dès le premier 100m, tes partenaires auront du mal. Ce qu’a dit le capitaine (Fabien Gilot) ? Je ne vous le dirai pas. Vous m’avez eu sur Twitter (quand il a révélé trop tôt la composition de l’équipe alignée en finale, ndlr). J’étais furieux contre moi. Flo (Manaudou) m’a dit : «oh blond ! Regarde ce qu’ils ont écrit sur L’Equipe...»

Fabien Gilot : «Ces compliments vont me faire rougir. J’essaie de trouver les mots. Je suis passionné par ces gens qui, dans tous les sports, avec quelques mots, peuvent changer l’état d’esprit d’une équipe. Je me rappelle toutes nos erreurs et je commence à connaître par cœur tous les gars. J’essaie d’appuyer sur le bouton qui va les transcender. Mehdy, je lui ai mis ça dans la tête : amuse-toi, rigole, souris. Flo a encore un peu ses a priori sur le 100m. Je sais le transformer, sur l’orgueil, "Superman", car il ne veut pas planter le relais. Aucun ne veut être le maillot faible. Jérémy, le relais 4 nages (gagné aux Mondiaux) nous a fait passer un cap l’année dernière, on a passé beaucoup de temps à deux. Mon speech de capitaine, j’y suis allé avec mes tripes, des mots simples, j’ai creusé un peu pour motiver tout le monde.»

Les Refuzniks

Par Le 18/08/2014

Israéliens, ils refusent de porter les armes

PHOTOGRAPHE : MARTIN BARZILAI

Pendant toute leur scolarité, les Israéliens reçoivent dans leurs classes des militaires qui leur expliquent le rôle et l’importance de l’armée. Aujourd’hui, environ la moitié des Israéliens est enrôlée à l'âge de 18 ans (3 ans de service pour les hommes, 2 ans pour les femmes), à l'exception des Arabes israéliens (18 % de la population) et de la plupart des Juifs Haredim qui se consacrent à l'étude religieuse. On peut être exempté pour problèmes physiques ou mentaux. Les refuzniks sont objecteurs de conscience, pacifistes ou refusent de combattre dans les territoires occupés. S’ils déclarent refuser la politique d’occupation sur les territoires palestiniens lors de leur incorporation, ils sont envoyés en prison militaire pour désobéissance. En 2014, cinquante jeunes ont pris cette décision et devraient être incarcérés en octobre prochain.
→ Lire aussi l'entretien : « Pourquoi j’ai refusé d’aller combattre à Gaza »

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  1. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

    01

    Yuval, 25 ans, étudiant : « J'ai décidé d'aller en prison pour protester contre l'occupation. J’ai fait trois séjours en prison militaire. Je suis content d’avoir fait cette démarche mais je ne suis pas certain que je le referais. Je n’ai pas fait quelque chose de mal, et pourtant j’ai été puni. Je ne crois pas que je méritais une telle punition. Bien entendu, nous avons utilisé la prison pour faire parler de l’occupation des territoires palestiniens. Disons que c’est une bonne façon de se battre mais il y en a peut-être de meilleures. » Tel-Aviv, 2014

  2. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

    02

    Tamar, 20 ans : « Je suis pacifiste. En 2008, j’ai choisi d’aller en prison pour pouvoir expliquer qu’il est possible de remettre en question le tabou du service militaire. Le plus important pour moi c’était que les gens entendent une voix différente. Je suis resté 3 mois en prison. Le dernier mois, je l’ai passé en isolement parce que je ne voulais pas porter l’uniforme. Au regard de ce qu’il se passe actuellement, je pense qu’il est d’autant plus important de refuser l’armée. La haine et l’intolérance envers ce genre de décisions sont encore plus fortes aujourd’hui qu’à ce moment-là.  Le nationalisme, la propagande de droite ont fait perdre tout espoir. Ma génération a grandi sans aucun contact avec la société palestinienne. La haine vient donc plus facilement. » Tel-Aviv, 2014

  3. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Kobi, 43 ans, mathématicien : « J’ai décidé de ne pas faire l’armée quand j’avais 12 ans. Je ne me sentais pas obligé de servir une société dont je ne me sentais pas faire partie. La première fois qu’ils m’ont convoqué, j’ai dit que j’étais gay, déprimé et déséquilibré. Aujourd’hui, je regrette d’avoir pris la voie la plus facile et de ne pas avoir déclaré que je refusais de servir dans l’armée. L’atmosphère en Israël devient de plus en plus irrespirable, il devient de plus en plus dangereux de manifester à Tel-Aviv contre l’occupation des territoires. » Haïfa, 2014

  4. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Alex, 22 ans, travaille dans un cinéma : « À 17 ans, j’ai été dans les territoires occupés aider les Palestiniens à ramasser les olives. Ça m’a beaucoup marqué. Un jour, des colons ont volé toute la récolte de la journée. Leur argument était que tout ce qui pousse sur la terre d’Israël est aux Juifs. Il n’y a pas d’instance juridique pour régler ce genre de problème. J’ai compris que l’argument de la sécurité pour occuper la Palestine était un mensonge. J’ai décidé que je ne ferais pas le service militaire. J’ai passé cinq mois en prison pour désobéissance. » Tel-Aviv, 2009

  5. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Ben, 27 ans, employé de vidéoclub : « Mon père a passé 40 jours en prison parce qu’il ne voulait pas servir l’armée à Gaza. Quand ça a été mon tour, je n’ai pas voulu y aller non plus. J’ai dit à l’officier chargé des problèmes mentaux que je ne voulais pas porter d’arme et que s’ils m’y obligeaient je l’utiliserais contre mes supérieurs. Cette décision a été l’une des plus importantes de ma vie. Quand je vois tous ces jeunes qui meurent pour la cause sioniste, je ne peux que me réjouir de ma décision. J’aimerais pouvoir sentir de la compassion pour ces soldats, mais honnêtement, je ne peux pas : quand ils appuient sur la gâchette et tirent sur des civils, c’est impardonnable. » Tel-Aviv, 2014

  6. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Omer, 20 ans, étudiante : « Le système de l’armée fonctionne bien. Il ne laisse pas le temps de réfléchir. Je pense que les jeunes Israéliens doivent connaître la situation des Palestiniens pour pouvoir choisir s’ils font ou non l’armée. Mon père est un général important, il a été vice-président du Mossad. Nous sommes à l’opposé l’un de l’autre. J’ai passé deux mois en prison. Mon cas a fait beaucoup de bruit. Ça a été difficile, j’ai perdu cinq kilos. » Tel-Aviv, 2009

  7. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Haggai, 26 ans, journaliste : « Quand j’avais 16 ans, j’ai eu un professeur qui pour la première fois nous parlait du conflit d’une façon différente. J’ai participé, cette même année, à un convoi pour la paix en Cisjordanie afin d’aider à reconstruire les maisons des Palestiniens qui avaient été détruites par l’armée. En 2001, quand nous avons décidé d’aller en prison pour protester contre l’occupation, nous étions 25. Un grand procès eut lieu. Les témoignages passaient à la télé. À la faculté de droit, ce procès est devenu un exemple important aussi bien du point de vue politique que philosophique. L’armée a voulu faire un exemple pour faire peur aux autres. Ils m’ont condamné à deux ans de prison. » Tel-Aviv, 2009

  8. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Neta, 18 ans : « J’ai reçu une éducation très sioniste. Mais vers 15 ans, en cherchant sur Internet, j’ai découvert ce qu’était l’occupation des territoires palestiniens. Beaucoup d’amis militants autour de moi n’ont pas fait l’armée, je leur ai demandé conseils. Ils m’ont dit de ne pas aller en prison. En général, la raison qu’ils invoquent, c’est on ne peut pas y lutter. Mais j’ai tout de même choisi cette solution parce que je pense que les gens doivent savoir : l’armée israélienne ne respecte pas les droits humains et commet des crimes de guerre. » Haïfa, 2009

  9. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Giyora Neumann, 55 ans, journaliste : « À 17 ans, en 1971, j’ai été le premier à refuser de faire l’armée et à aller en prison. À l’époque, j’étais militant de Matzpen, un parti politique socialiste, révolutionnaire et antisioniste. Nous étions contre l’occupation depuis le début (1967). Je l’ai aussi fait pour des raisons personnelles : ma famille avait souffert une autre occupation… en Pologne. Mes parents m’ont soutenu même s’ils avaient peur. Moralement, ils comprenaient ma position. Peut-être que d’un point de vue social, à cause de ce que l’on disait sur leur fils, ils en ont plus souffert que moi. » Tel-Aviv, 2009

  10. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Naomi, 20 ans, étudiante : « Je n’ai pas fait mon service militaire parce que je suis contre l’occupation et contre la militarisation de la société israélienne. Il n’y a pas que les Palestiniens qui souffrent de la militarisation de notre société. Nous avons l’une des armées les plus importantes au monde, alors que nous sommes un tout petit pays. L’argent qui est investi dans la défense ne l’est pas ailleurs, dans l’éducation par exemple. Ce fut un problème quand j’ai voulu chercher un travail. Je devais travailler dans une librairie, mais quand ils ont vu que je n’avais pas été à l’armée, les patrons ont changé d’avis. » Tel-Aviv, 2009. 
    Israël détient le record mondial en dépenses d'armement par habitant : 1 429 US $ en 2006 (source :Le Temps – Suisse).

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    Gal, 19 ans : « Je me souviens, quand j’avais 13 ans, avoir vu à la télé les refuzniks qui allaient en prison pour ne pas faire l’armée. Je les trouvais répugnants. Les attentats suicides des années 2002-2003 m’avaient marqué. Par la suite, j’ai lu sur l’histoire palestinienne et j’ai réalisé toute l’étendue de mon ignorance. Finalement, surtout à cause de ma famille, j’ai décidé de me faire réformer pour problèmes psychologiques. Je crois que le plus difficile pour mon père, c’est quand les gens lui demandent ce que je suis en train de faire. Si j’étais un garçon “normal”, je serais à l’armée. » Haïfa, 2009

  12. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Daniel, 24 ans, étudiant : « Étant socialiste, je n’ai pas voulu faire l’armée parce que je suis contre l’impérialisme. Par ailleurs, au niveau de la société israélienne, la guerre a toujours été synonyme d’injustice sociale. N’importe quel problème social majeur passe à l’arrière-plan du débat public si l’État décide que l’armée doit attaquer le Liban ou Gaza. Mes parents ne voulaient pas de drame pour leur fils unique. J’ai finalement été réformé pour problèmes psychologiques. » Haïfa, 2009

  13. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Margarida, 23 ans : « Je suis arrivée du Brésil en Israël à 14 ans avec ma famille. J’ai commencé mon service à 19 ans et je leur ai demandé d’être près de chez moi. Ils ne m’ont jamais écoutée. Au final, j’ai dû prendre 60 comprimés pour qu’ils comprennent que c’était sérieux et ils m’ont virée. Je rêvais de travailler à l’aéroport, mais maintenant c’est impossible. » Ashkelon, 2009

  14. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Avner, 32 ans, historien : « J’ai grandi dans un kibboutz, dans une famille de gauche sioniste. Tous les hommes de ma famille sont dans l’armée. À 18 ans, j’y suis allé confiant, je pensais que nous étions les bons, même si nous faisions parfois des erreurs. Mais quand j’ai découvert comment vivaient les Palestiniens, j’ai pensé que c’était inacceptable de voir que l’armée, au lieu de protéger notre pays, défendait un projet colonialiste. Avec 13 autres soldats, nous avons envoyé une lettre qui expliquait que nous ne voulions pas être réservistes. » Jérusalem, 2009

  15. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Tal Sela, 33 ans, éducateur : « J’ai été affecté à 19 ans dans une unité d’élite. Pour cette spécialisation, il fallait prendre des cours et j’ai donc tout de suite su que j’allais rester un an et demi de plus que la normale. En 1997, il y avait la guerre au Liban. Le 15 septembre, douze soldats israéliens sont morts à cause d’une charge explosive qu’ils transportaient. Ils ont envoyé mon unité pour récupérer les corps. Je suis resté traumatisé par l’horreur. Maintenant je ne veux plus être réserviste. Je suis membre de l’association Combattants for peace. » Tel-Aviv, 2009

  16. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Raz, 19 ans : « Quand j’avais 15 ans, je ne connaissais rien aux Palestiniens. Je vivais dans une sorte de bulle. Mais quand je suis allée dans les territoires pour la première fois, j’ai vu très clairement que l’occupation n’existe pas pour des raisons de sécurité. J’ai clairement ressenti qu’on m’avait menti. En 2008, nous étions sept à refuser de faire l’armée. J’ai passé quatre mois en prison. Je me suis confronté à la réalité des autres filles qui étaient dans des situations bien plus compliquées que moi aussi bien au niveau social que familial. » Tel-Aviv, 2009

  17. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

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    Hilla, 23 ans, étudiante : « Je ne me voyais pas dans l’armée, mais je voulais donner quelque chose à la société. Je voulais faire un service civil. Cela a posé un gros problème à mes parents. Nous nous sommes disputés très sérieusement. J’ai finalement déclaré que j’étais pacifiste et je suis passée devant une commission. Mon père m’a soutenue et s’est même prêté à cette comédie imposée par l’armée en étant mon témoin lors de cet entretien. » Haïfa, 2009

  18. © Martin Barzilai / Sub.coop / Picturetank

    18

    Uri, 26 ans : « Quand j’étais au lycée, j’ai commencé à comprendre que ce qu’on nous apprenait à l’école n’était que partiel. Je me suis intéressé à la politique et je me suis positionné contre l’occupation des territoires palestiniens. À 17 ans, pour la première fois, j’ai pensé que je ne devrais pas y aller. Ce fut un choc pour mes parents. Ils ont essayé de me convaincre, mais ils n’ont pas réussi. J&rsquo

Les complotistes

Par Le 18/08/2014

Je trouve consternant d'entendre encore aujourd'hui des individus considérer que les Puissants n'ont aucune volonté de complot, dans quel que domaine que ça soit et que les gens qui cherchent des explications alambiquées sont juste des déglingués...

Je suis un déglingué...

Il n'est qu'à passer quelques heures à fouiller...

On peut remonter très loin dans le Temps.

Rien de nouveau.

Ceux qui pensent qu'il n'y a aucune intention inavouée dans le démantèlement de l'Ecole publique devraient quitter le monde des Bisounours. 

C'est eux qui sont responsables des actes des Puissants puisqu'ils les laissent faire en critiquant ou en ignorant ceux qui cherchent la source cachée des complots. 

Les complotistes, aujourd'hui, sont ceux qui par leur silence, leur lâcheté, leur indifférence, cautionnent les actes des Puissants.

 


 

 

Louis Thomas McFadden

Louis T. McFadden

Louis Thomas McFadden né le 25 juillet 1876 et mort le 1er octobre 1936 est un banquier et un homme politique américain. Il fut un représentant républicain de laPennsylvanie (4 mars 1915 - 3 janvier 1935), président de la Pennsylvania Bankers' Association (1914-15), président de la First National Bank of Canton (1916-25) et président du United States House Committee on Banking and Currency (1920-1931).

Biographie

 

McFadden est né à Granville Center (Troy Township, Bradford County), en Pennsylvanie. Il étudia au Warner's Commercial College d' Elmira de New York. En 1882, il fut engagé par la First National Bank of Canton en Pennsylvanie. En 1899, il fut choisi comme caissier (cashier) et devint président de la banque le 11 janvier 1916 jusqu'en 1925.

De 1906 à 1907, il fut le trésorier de la Pennsylvania Bankers’ Association, et son président en 1914 et 1915. En 1914, il fut nommé comme administrateur de l'université d'État de Pennsylvanie par les sociétés agricoles de l'État de Pennsylvanie.

En 1914, McFadden fut élu Représentant républicain du 64e Congrès. Il le resta pendant les neuf Congrès suivant. Il servit comme Président du United States House Committee on Banking and Currency (en) du 66eCongrès au 71e, soit de 1920 à 1931. De 1915 à 1923, il fut représentant du 14e District, puis de 1923 à 1935 représentant du 15e District1.

Bien que réélu sans opposition en 1932, il perdit les élections contre le candidat démocrate en 1934 par une différence de 561 voix. En 1936, il n'obtint pas la nomination du Parti républicain.

Pacifiste, McFadden était critique de l'engagement militaire des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Il considérait que l'Angleterre avait su manipuler la diplomatie américaine, notamment par le biais duColonel House, afin de compléter les rangs décimés de son armée par de jeunes soldats américains et ainsi de ne pas avoir à engager de nouvelles troupes2.

Le 25 février 1927, le président Coolidge approuve le McFadden Act. L'initiateur principal de la loi était le Comptroller of the Currency Henry M. Dawes (en) et avait été présenté au Congrès par Louis Thomas McFadden le 11 février 1924. Le McFadden Act avait pour objectif de favoriser la compétition entre les banques nationales en interdisant spécifiquement la création de filiales bancaires inter-étatiques. Cette loi a été depuis amendée, notamment par le Riegle-Neal Act.

McFadden est célèbre pour ses critiques de la Réserve fédérale, qu'il considérait comme contraire aux intérêts du peuple américain. Le 10 juin 1932, McFadden fit un discours de 25 minutes devant la Chambre des représentants, durant lequel il accusa la Réserve fédérale d'avoir délibérément provoqué la Grande Dépression.

En 1932, McFadden initia une procédure d’impeachment contre le président Herbert Hoover, et introduisit devant la Chambre une résolution accusant de conspiration le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale.

En 1933, McFadden introduisit la résolution no 158 de la Chambre, initiant une procédure d’impeachment contre le Secrétaire du Trésor, deux assistants du secrétaire du Trésor, le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale et des directeurs et fonctionnaires de ses douze banques régionales.

McFadden a été la cible de plusieurs tentatives de meurtres3. On lui tira deux fois dessus à Washington, D.C. alors qu'il descendait d'un taxi devant l'un des hôtels de la capitale, les deux balles s'encastrèrent dans le taxi. Il survécut à un violent malaise lors d'un banquet politique à Washington, D.C. grâce à la présence d'un médecin qui lui fournit un traitement d'urgence. Ce médecin annonça ultérieurement qu'il s'agissait d'un empoisonnement4.

En 1936, la mort soudaine de McFadden est attribuée à une crise cardiaque5, lors d'une visite à New York6; l'hypothèse d'un empoisonnement a rapidement été émise7. Il est enterré dans le East Canton Cemeteryde Canton en Pennsylvanie.

Citations

Extrait de son célèbre discours du 10 juin 1932 devant la Chambre des représentants

Monsieur le Président, nous avons dans ce pays une des institutions les plus corrompues qui ait jamais existé dans le monde. Je fais référence au Conseil de la Réserve Fédérale et aux banques de la Réserve Fédérale. Le Conseil de la Réserve Fédérale, un conseil gouvernemental, a fraudé le gouvernement des États-Unis d'assez de monnaie pour payer la dette nationale. Les déprédations et les iniquités du Conseil de la Réserve Fédérale et des banques de la Réserve Fédérale agissant ensemble ont coûté à ce pays assez de monnaie pour payer plusieurs fois la dette nationale. Cette institution diabolique a appauvri et ruiné le peuple des États-Unis; s'est elle-même mise en banqueroute, et a pratiquement mis en banqueroute notre Gouvernement. Elle a fait ceci grâce aux défauts de la loi sous laquelle elle opère, grâce à la mauvaise administration de cette loi par le Conseil de la Réserve Fédérale et grâce aux pratiques de corruption des vautours qui la contrôlent.

Ce qu'il faut ici est un retour à la Constitution des États-Unis. Il nous faut un divorce complet de la Banque et l'État. La vieille lutte qui fut menée ici à l'époque de Jackson doit être à nouveau menée... L'Acte de la Réserve Fédérale doit être abrogé et les Banques de la Réserve Fédérale, ayant violé leurs chartes, doivent être immédiatement liquidées. D'infidèles fonctionnaires du Gouvernement qui ont violé leurs serments doivent être mis en accusation et amenés au tribunal. À moins que nous le fassions, je prédis que le peuple américain, outragé, volé, pillé, insulté et trahi comme il l'est dans son propre pays, se mettra en colère et enverra ici un Président qui expulsera du temple les manipulateurs de la monnaie.

Des bénévoles...

Par Le 09/08/2014

Benevoles tap

"Pour le bien des enfants" qu'il a dit ...

Cette rentrée va être le plus grand fiasco de toute l'histoire de l'éducation nationale. 

Ce qui va me manquer...

Par Le 09/08/2014

Les débats philo, les discussions spontanées ou préméditées, les questions des enfants, l'énergie qu'ils mettent parfois à avancer dans la réflexion, la lumière dans leurs yeux quand la révélation se fait, quand l'idée en eux devient un ressenti, quand les mots s'ancrent, quand je les sens "grandir" intérieurement...

Ce qui va me manquer... 

 

" Je me demande si nous nous sommes jamais posé la question du sens de l'éducation. Pourquoi va-t-on à l'école, pourquoi étudie-t-on diverses matières, pourquoi passe-t-on des examens, pourquoi cette compétition pour l'obtention de meilleures notes? Que signifie cette prétendue éducation et quels en sont les enjeux?
C’est une question capitale, non seulement pour les élèves, mais aussi pour les parents, les professeurs, et pour tous ceux qui aiment cette terre où nous vivons.
Pourquoi nous soumettons nous à cette épreuve qu'est l'éducation...

... La fonction de l'éducation n'est-elle pas plutôt de nous préparer, tant que nous sommes jeunes, à comprendre le processus global de l'existence?

 

... Assurément la vie ne se résume pas à un travail, un métier; la vie est une chose extraordinaire, un grand mystère, ample et profond, un vaste royaume au sein duquel nous fonctionnons en tant qu'êtres humains..."

 

" C'est pourquoi il est d'une grande importance que nous soyons éduqués de façon authentique- sans être étouffés par la tradition, sans tomber dans le destin tout tracé d'un groupe racial, culturel ou familial particulier, sans de venir des êtres mécanisés en marche vers une fin déterminée.

 

Celui qui comprend l'ensemble de ce processus, qui rompt avec lui et qui fait front tout seul,- cet homme-là est le moteur de son propre élan..."

Krishnamurti
Le Sens du Bonheur: Chapitre I) l'Éducation Chap XIII) Egalité et liberté



Une liste de questions posées en classe.

Juste quelques exemples...

 

Doit-on supprimer l’école ?

A-t-on le droit de désobéir ?

Un ami et un copain, est-ce que c’est pareil ?

Peut-on dépasser ses peurs ?

Tout le monde peut-il être courageux ?

Tout le monde peut-il être heureux ?

Doit-on toujours éviter les situations dangereuses ?

Est-ce que la peur peut être utile ?

Est-il raisonnable de risquer sa vie pour une passion ?

Est-il possible d’arrêter d’apprendre ?

Peut-on apprendre en s’amusant ?

Peut-on définir clairement l’intelligence ?

Est-il nécessaire de faire ses propres expériences pour comprendre une idée ?

Apprendre et comprendre, est-ce que c’est pareil ?

Est-ce que le progrès suffit à prouver que nous sommes intelligents ?

Est-il nécessaire de toujours progresser ?

Peut-on se contenter de vivre comme nos ancêtres ?

Est-ce que notre opinion peut changer ?

Une personne handicapée a-t-elle les mêmes droits que les personnes valides ?
Doit-on toujours respecter les idées des autres ?

Est-il possible de vivre seul ?

Sommes-nous influencés par les autres ?

Est-ce que quelqu’un d’intelligent peut être méchant ?

Est-ce qu’il suffit de vivre pour exister ?

Un enfant dans sa famille a-t-il les mêmes droits que ses parents ?

Un adulte doit-il toujours répondre à la question d’un enfant ?


Peut-on ne pas avoir peur de la mort ?

Peut-on combattre l’injustice par la violence ?

Est-ce qu’il suffit d’être riche pour être heureux ?

Est-ce que nos erreurs sont utiles ?

Est-ce que le passé est utile dans le présent ?

Est-ce que le présent sert uniquement à préparer l’avenir ?

Est-il possible de définir ce qui est beau ?

Est-il possible de définir la beauté intérieure ?

Mon corps est-il à moi ?

Est-ce qu’il suffit d’être intelligent pour être sage ?

Qu’appelle-t-on la sagesse ?

Peut-on apprendre la sagesse tout seul ?

Est-ce que l’animal a conscience de lui-même ?

Nos cinq sens suffisent-ils à tout comprendre ?

Existe-t-il des formes de communication que nous ne comprenons pas ?

Tous les animaux ont-ils un langage ?

Est-ce qu’il est grave de tuer un insecte ?

Doit-on respecter un animal comme on respecte un être humain ?

Doit-on respecter une plante comme on respecte un animal ?

Est-ce que toutes les formes de vie ont une importance ?

Est-ce qu’une grande personne est toujours plus intelligente qu’un enfant ?

Les autres sont-ils indispensables à notre bonheur ?

Est-ce que les autres peuvent nous empêcher d’évoluer ?

Est-ce que les modes sont importantes ?

La télévision nous apprend-elle autant que les livres ?

Sommes-nous dépendants du progrès ?

Est-il nécessaire d’avoir des idoles ?

Est-il dangereux d’avoir des idoles ?

Est-ce que les héros d’aujourd’hui sont les mêmes qu’autrefois ?

Est-il important de se souvenir ?

Est-il important de se souvenir des morts ?

Est-ce qu’il est possible de définir l’âme ?

Est-ce qu’il est possible de définir l’esprit ?

Notre corps a-t-il une volonté ?

Est-ce que les sociétés modernes s’intéressent autant à l’esprit qu’au corps ?


Est-ce qu’il suffit de connaître son corps pour se connaître ?

Est-ce que le fait de souffrir peut être utile ?

Est-il possible de contrôler toutes ses pensées ?

Est-il possible de définir la conscience ?

Est-ce que notre conscience suffit à nous empêcher de faire du mal ?

Peut-on avoir clairement conscience de la vie ?

Est-ce que l’existence est nécessairement rattachée à un objectif ?

Peut-on affirmer que nous sommes maîtres de nous-mêmes ?

Sommes-nous réellement libres ?

Comment définir l’amour ?

Est-ce que l’amour nous rend prisonnier ?

L’amour permet-il à l’homme de progresser ?

L’amour est-il limité à quelques personnes ?

A-t-on besoin d’être aimé ?

A-t-on besoin d’aimer ?

Est-il utile de faire partie d’un groupe ?

Est-ce que la compétition est utile ?

Est-ce que les notes sont nécessaires ?

Doit-on avoir nécessairement une bonne note pour être fier de soi ?

La poésie peut-elle servir à défendre des idées ?

Peut-on vivre sans machine ?

Peut-on définir clairement la vérité ?

Peut-on perdre son temps ?

La science peut-elle tout expliquer ?

Peut-on définir clairement la morale ?

La morale est-elle toujours au bénéfice de l’homme ?

La morale est-elle partout la même ?

Doit-on s’occuper de la Terre comme d’un être vivant ?

Comment définir ce qui est vivant ?

Est-ce que nous pensons par nous-mêmes ?

Sommes-nous responsables de tous nos actes ?

Est-il important de s’interroger ?

L’état est-il ennemi de la liberté ?

Liberté et égalité sont-elles compatibles ?

Le plaisir conduit-il au bonheur ?

Peut-on être maître de son destin ?

Conscient et inconscient, qu’est-ce que ça veut dire ?

Notre éducation détermine-t-elle notre vie ?


Que ces interrogations leur deviennent une nourriture spirituelle vitale, indispensable, quotidienne...

C'est ce que j'ai toujours essayé de réaliser...


Indigné...Et après ?...

Par Le 07/08/2014

Si je vais naviguer sur le net, je m'aperçois que les thèmes reviennent en boucle et si je prends des ouvrages, parfois très anciens, je retrouve les mêmes interrogations, les mêmes cheminements. La non-dualité par exemple...Depuis combien de temps est-ce un sujet ressassé ?  Et j'essaie à mon tour de m'y retrouver et d'autres esprits dans leur coin. Bon, c'est très bien, je ne vais pas m'en plaindre mais là où je m'interroge, c'est au regard de ce temps passé et de cette relative fixité et parallèlement de l'évolution exponentielle de la technologie.

Il faut bien pourtant que l'homme use de son intelligence dans les deux domaines : une intelligence scientifique, mathématique, technique, informatique etc... et une intelligence philosophique, une capacité à raisonner. La spiritualité a besoin d'une approche, d'une méthode, d'un travail philosophique pour progresser et ne pas sombrer dans certains travers du "new age."  

Bon, alors, d'où vient cet écart, d'où vient cette stagnation, ces infinies répétitions, ces messages qui tournent en boucle ?

Pourquoi est-ce que la technologie n'est pas confrontée à cet immobilisme et profite au contraire d'un phénoménal élan ?

 

Les échanges tout simplement.

L'argent ensuite.

La technologie se vend, elle représente un moteur économique extrêmement puissant, elle a donc une valeur marchande qu'aucun état ne peut délaisser.

La spiritualité n'apporte rien économiquement parlant. Elle ne profite pas dès lors de l'enthousiasme, de la recherche, de la curiosité, de l'expérimentation, du partage des connaissances (ou de son pillage...)

La spiritualité n'a aucun avenir marchand.

J'ai beau tourner le problème dans tous les sens, j'en reviens toujours à cette valeur commerciale. Et c'est effroyable.

 

Frenchwriters

Par Le 04/08/2014

Merci à ce site pour le partage.

Clin d'œil

"Pulsion de Vie"

http://frenchwritersworldwide.com/authors-open-letter/pulsion-de-vie

 

 

tetesable

 

Pulsion de vie.

 de Thierry Ledru

 


La Vie est une pensée qui a pris forme, il y a bien longtemps, cette pensée sous-tend  deux voies indissociables l’une de l’autre, la première est la naissance de la vie (de la cellule), sa multiplication par division, créant ainsi une nouvelle cellule et la deuxième est la mort de la cellule programmée originellement pour une certaine durée de vie…

Dans sa nature originelle, la vie est composée de pulsions de vie et de pulsion de mort. La biogénèse nous enseigne que le renouvellement de la vie est programmé ou formaté. Le compte à rebours a -t-il commencé ? comme Albert Jacquard nous l'enseigne.

Si je m’en tiens à l’idée que la Vie est une pensée qui a pris forme, cela sous-entend que cette pensée contient deux voies : 
- Une pulsion de vie dont le but est de créer, de prolonger puis de renouveler.
- Et une pulsion de mort.
Pour que ce renouvellement se fasse, la mort a pour rôle de mettre un terme aux formes. Il était inconcevable que des formes apparaissent sans que celles existantes ne laissent leur place.

Dans la pensée de la Vie, il y a une finitude des formes, mais pas de la Vie elle-même. C’est juste un remplacement afin que les formes existantes soient vivaces, exaltées, enthousiastes, lumineuses et soient dans un état favorable à l’idée du renouvellement. L’épuisement de la forme n’est pas compatible avec l’idée de reproduction. Le principe de la reproduction s’appuie sur des formes robustes. La Mort n’intervient pas comme une fin mais comme une évolution possible.

Le remplacement implique l’éventualité d’une amélioration, d’un renforcement, d’une transformation nécessaire. Rien n’est figé parce que la Mort se charge d’éliminer l’ancien temporel afin que la Vie propose une suite elle-même provisoire, nourrit par des changements constants, aussi infimes soient-ils, ou aussi dérisoires dans le temps d’existence de cette forme.

Le Temps de la Vie s’inscrit dans un système solaire dont la durée n’est pas accessible à notre cerveau. L’évolution de cette Vie n’est pas plus palpable. Tout juste une intuition malgré toutes les connaissances accumulées.Des savoirs qui progressent et se transforment eux aussi.  

Cette mort a pourtant eu une conséquence néfaste dans ce système parfait.

La pulsion de mort, générée par la pensée, est devenue chez l’homme une véritable addiction.

Un enfant marche le long d’une haie. Il laisse traîner sa main dans les feuillages puis soudainement, il serre les doigts et arrache une feuille. Il la malaxe quelques secondes et la laisse tomber au sol.
Pulsion de mort !
Un geste irréfléchi ? Une action impulsive, très facile à réaliser, générant un sentiment de puissance qui vient renforcer l’identification de l’individucette irréalité du détachement envers la Vie. 
« Tu as écrasé cette chenille. C’était facile. Maintenant, refais-la. » Lanza del Vasto.
« Je ne suis pas cette plante, je ne suis pas cette chenille. »
Et se disant cela, l’enfant peut la blesser ou la tuer. Elle n’est pas « lui ».

Effectivement, elle n’est pas « lui », mais elle porte une Vie identique à celle qui est en lui.
Pour concevoir cette idée, il faut être habité par la pulsion de Vie. Cela implique un détachement envers cette identification formatée dont l’individu est abreuvé depuis sa naissance par l’éducation, la société, l’histoire antédiluvienne, des conditionnements répétés, le matérialisme mondialisé, l’idée consternante que les humains possèdent la Terre. Et par conséquent la Vie.    

La pulsion de vie n’est pas la norme en vigueur dans le monde occidental. Elles l’est chez les Peuples Premiers, les kogis par exemple.


La pulsion de mort a un impact incommensurable. Elle répond à des désirs immédiats d’identification et cette identification favorise le développement de comportements mercantiles. La pulsion de mort renforce le conditionnement qui consiste à présenter l’individu comme détaché de la Vie. Il y a lui et « l’environnement ».
En étant éduqué comme une entité individuelle évoluant dans un environnement et non comme un fragment d’une entité originelle, une pièce infime d’une image immense et en dehors de laquelle il n’est rien, l’individu n’est pas amené à se tourner vers la pulsion de Vie mais bien au contraire à exploiter cette pulsion de mort qui exacerbe ce schéma de pensée éducatif.


Les effets mercantiles se mettent en place dès lors que l’identification à l’individu est suffisamment ancrée pour que des désirs de puissance viennent l’alimenter. Posséder et détruire sont deux phénomènes révélateurs de ce formatage de la pensée.

La possession matérielle va apporter à l’individu un renforcement de sa distinction, de cette croyance à son extériorité au regard du phénomène vital. En accumulant les biens, il comble inconsciemment le vide existentiel tombé en lui avec son rejet forcené du phénomène vital. Etranger au cœur de ce phénomène vital, il va s’engouffrer au cœur du matérialisme « vivant ». L’appartenance à des groupes sociaux renforce là encore l’identification étant donné qu’elle créé un miroir dans lequel l’individu s’observe. « Je suis comme ceux-là. »

Tous les phénomènes sociaux, qu’ils soient politiques, économiques, religieux, consuméristes, médiatiques… sont des excroissances de cette pulsion de mort. Il s’agit tout simplement de renforcer sans cesse, en multipliant les supports, tout ce qui permet de combler le vide laissé par la perte de la pulsion de Vie et la perte de quête de sens.

 
Là où le phénomène a pris une ampleur jamais perdue depuis, c’est lorsque certains individus totalement impliqués dans cette pulsion de mort se sont aperçus du bénéfice qu’ils pouvaient en tirer. Ils sont devenus « les Maîtres » à penser. Dans un schéma de pensées individualistes. 
La guerre en est l’exemple parfait : pouvoir, puissance, accumulation des richesses, extension des territoires, suprématie etc… Pour parvenir à ses fins, un conquérant, qu’il soit président élu, dictateur ou empereur doit avant tout accumuler des armes. Il faut des matières premières, des usines, des marchands. Des sommes colossales. Une fois les terres ravagées et la paix revenue, il faut reconstruire. Des sommes colossales et des bénéfices pour les exploitants.

Et la mort et la détresse pour les exploités... La pulsion de mort dans toute son horreur. Les instigateurs des combats n’en seront pas les victimes. Il leur aura suffi d’utiliser les masses populaires, celles qui depuis leur naissance ont appris à être identifié à eux-mêmes, puis à une nation, à un drapeau, à des idées politiques, à tout un ensemble intellectuel, jusqu’à la déraison. Pensant avec les Maîtres en retirer des bénéfices. Aussi dérisoires soient-ils. L’essentiel étant de continuer à exister comme l’individu qu’ils ont appris à être.

Il aurait été envisageable qu’à la suite de deux guerres mondiales dévastatrices, l’humanité s’engage dans un cheminement réfléchi au regard du Vivant. Il n’en a rien été. Rien de durable. La mondialisation spirituelle a été étouffée par la mondialisation matérielle.  

En temps de paix, la pulsion de mort est également très profitable. Le principe est toujours le même. Pour exister, il faut posséder et combler le vide de la pulsion de Vie abandonnée. Les possessions matérielles sont là pour ça. L’individu existe parce qu’il a une maison à son nom, une voiture à son nom, un compte en banque à son nom, des enfants qui portent son nom, il a un bout de terrain qui lui appartient, il achète la technologie à la mode et il peut en parler avec ceux qui font comme lui, il est supporter d’un club de foot, il a même une femme qui a pris son nom…
Mais tout ça ne serait pas très enthousiasment s’il n’y avait pas la possibilité de changer. Il suffit de casser et on remplace, il suffit d’attendre la dernière nouveauté et on remplace, il suffit de jeter, de perdre, d’abîmer, d’user, d’abuser. Même une femme, « ça » se remplace…Mêmes des enfants, « ça » se remplace, « ça » se jette. C’est normal tout ça. Tout le monde vit comme ça. C’est le monde moderne.
Il est tout aussi intéressant de renforcer les appartenances. Les religions ont montré la voie dans ce domaine. Les religions technologiques les ont remplacées. Toujours des appartenances, du néant pour combler le vide originel. Les religions politiques, les religions médiatiques, les religions syndicalistes, historiques... Du néant.
Ce qui importe pour tous les Maîtres de ces mouvements, c’est de prolonger et d’intensifier les richesses accumulées, de renouveler la masse des consommateurs, des électeurs, des participants. Il suffit qu’ils y trouvent du rêve à défaut d’une réalité enviable.
Il est facile de faire rêver un endormi.
Dans la pulsion de Vie, le principe du renouvellement est une nécessité afin de maintenir la vie.
Dans la pulsion de mort, le principe du renouvellement est évènementiel. Il s’agit de créer un évènement qui va renouveler le rêve, lui donner un nouveau visage. Il n’y a aucune nécessité intrinsèque mais une intention cachée. Il faut changer la décoration de la cellule.
Le droit de vote n’est jamais que le droit de rester endormi. Comme il est doux de continuer à rêver après avoir fait son devoir…Juste le devoir inséré dans le cerveau de la masse par les Maîtres du système.
«Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être adapté à une société malade. »   © Krishnamurti.

Il ne sert à rien de chercher à améliorer le confort d’un malade quand on en oublie de combattre la maladie. Ou pire encore quand on ne la voit même pas.
Ce monde moderne s’entête dans une voie sans issue. 
Et je ne vois aucune solution collégiale au problème. L’Humanité n’évoluera qu’au regard de l’évolution spirituelle de chacun.
D’avoir perdu le sens de l’unité originelle a généré une unité fondée sur l’individualisme.

Les individus se regroupent sous les bannières des Maîtres à penser. Eux-mêmes regroupés sous la bannière de leurs propres intérêts et de leurs pulsions les plus basses.

Le monde moderne fonctionne comme une unité morcelée qui broie l’individu en prônant sa liberté. 
Il est impossible d’imaginer ce que sera l’Humanité dans dix mille ans. En imaginant qu’elle existe encore.

Une évolution positive est-elle encore envisageable ? Une évolution réfléchie bien entendue, pas une somme de réactions forcenées, dictées par des évènements catastrophiques…


Je n’ose même pas essayer d’imaginer ce qu’il restera de la Nature.

Et cette douleur-là m’est insupportable.

Pour l’Humanité elle-même, je n’en éprouve aucune peine. C’était sans douteun beau projet.

Mais la pensée de la Vie aura peut-être besoin d’en changer.

Il fallait voir ce que nous étions capables de faire et de devenir...

Nous ne sommes finalement peut-être qu’une expérience.

 

Pulsion de vie © Thierry Ledru pour frenchwritersworldwide.com

11 juin 2012.

read more Culture et internet

A coeur ouvert © Thierry Ledru

 

A coeur ouvert
© Thierry Ledru
Collection e-LIRE
ISBN : 978-2-89717-503-0
 
Genre : fiction, romance, connaissance de soi
 
Formats disponibles : ePub et Mobi (Kindle)
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Capcir 2014

Par Le 03/08/2014

Les montagnes pyrénéennes. 

Des sommets perdus au fond de vallées désertées par les grands flux migratoires de l'été, des paysages magnifiques, la lumière de Là-Haut, des torrents revigorants coulant des névés, des fleurs nichées au creux des pierres, des chemins serpentant entre les arbres, des roches, des parois, des lacs d'altitude...

Des pensées qui s'égrènent au fil des pas, introspection dans le silence...

SOUS LA GLACE

Un poison

Par Le 03/08/2014

Coca-Cola est la marque la plus célèbre de l’histoire, et « Coca » est le deuxième mot le plus connu au monde après «bonjour». Cependant, la boisson en elle-même est un poison absolu pour le métabolisme humain. Niveau acidité, le Coca est très proche de celui de l’acide sulfurique et par conséquent il peut nettoyer des surfaces équivalentes et souvent mieux que de nombreux produits ménagers toxiques.Le Coca  est moins cher et plus facile à acheter dans certains pays du tiers monde contrairement à l’accès à l’eau potable. Coca utilise la « propagande des relations publiques» pour convaincre les consommateurs et des nations entières qu’il s’agit d’une «société de l’environnement », alors qu’en réalité elle est liée à la pollution, aux pénuries d’eau, et à certaines maladies.

Les personnes qui consomment des boissons gazeuses telles que le Coca augmentent de 48% le risque d’avoir une crise cardiaque et de faire un AVC, comparé aux personnes qui n’ont jamais bu de sodas ou seulement occasionnellement. Une étude publiée dans la revue Respirology révèle que la consommation de boissons gazeuses est également associée au cancer du poumon et aux troubles respiratoires comme l’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

La carbonatation du Coca entraîne une perte de calcium dans les os à cause d’un processus en 3 étapes :

1. La carbonatation irrite l’estomac.

2. L’estomac «soigne» l’irritation de la seule façon qu’il connaisse, Il ajoute de l’antiacide à sa disposition: le calcium. Il l’obtient à partir du sang.

3. Le sang, alors faible en calcium, se réapprovisionne à partir des os. S’il ne le faisait pas, la fonction musculaire et cérébrale serait gravement compromise.

Mais, l’histoire ne s’arrête pas là. Un autre problème avec la plupart des Coca est qu’elle contient également de l’acide phosphorique (pas le même que la carbonatation, qui est le dioxyde de carbone mélangé à l’eau). L’acide phosphorique ( E 338 )  ralentit le système immunitaire et puise dans le calcium.

Donc le Coca ramollit vos os (en fait, il les affaiblit et les fragilise) de 3 façons :

1. La carbonatation réduit le calcium dans les os.

2. L’acide phosphorique réduit également le calcium dans les os.

3. La boisson remplace une solution contenant du calcium, comme le lait ou l’eau. Le lait et l’eau ne sont pas d’excellentes sources de calcium, mais ils en sont quand même.

Le cancer de l’œsophage était très rare il y a deux générations, aujourd’hui, il est très courant. Le mécanisme de base fonctionne de manière suivante :

1. Les dommages mécaniques des cellules sont un énorme facteur de risque de cancer. C’est pourquoi les particules d’amiante, par exemple, provoquent le cancer du poumon.

2. Toutes les boissons gazeuses causent le reflux gastrique (acide de l’estomac se levant à travers le clapet de l’œsophage). Celui-ci est plus prononcé lorsque le corps est à l’horizontal (comme dans le sommeil), mais la dose de Coca-Cola et de boissons gazeuses consommée aux États-Unis signifie que le reflux gastrique est bien supérieur à la limite recommandée. Chaque fois que vous buvez une boisson gazeuse, vous allez éructer et avoir de l’acide dans l’œsophage. De combien en trop ? La recherche ne dit pas où est la limite, elle montre seulement que nous sommes nombreux à l’avoir dépassée de beaucoup.

3. L’acide gastrique dissout les tissus : c’est son but. La muqueuse de l’estomac ne pénètre pas dans l’œsophage, de sorte que le bas de l’ œsophage est endommagé par l’acide beaucoup plus fréquemment chez ceux qui consomment des boissons gazeuses que ceux qui n’en consomment pas. Il en résulte une augmentation radicale des mutations cellulaires, et aussi un niveau beaucoup plus élevé de radicaux libres.

20 utilisations du quotidien avec du Coca
Le Coca agit comme un nettoyant acide. La quantité d’acide contenue dans le soda est suffisante pour enlever l’émail de vos dents, ce qui les rend plus sensibles aux caries. Dans les tests effectués sur les niveaux d’acidité des sodas, on a relevé que certains d’entre eux  avaient des niveaux de PH très faibles (2,5). Pour mieux visualiser tout ça, prenons comme exemple l’acide sulfurique qui a un pH de 1 et de l’eau pure qui a un pH de 7.

Pour prouver que Coca n’a pas sa place dans le corps humain, voici comment vous pouvez utiliser le Coca de 20 manières différentes en vous en servant comme nettoyant domestique:

1. Enlève les taches de graisse sur les vêtements et les tissus

2. Enlève la rouille, les méthodes incluent l’utilisation de tissu trempé dans le Coca, une éponge ou même une feuille d’aluminium. Desserre également les boulons rouillés.

3. Enlève les taches de sang sur les vêtements et les tissus.

4. Nettoie les taches d’huile sur un plancher de garage, laissez tremper la tache, puis lavez à grande eau.

5. Tue les limaces et les escargots, l’acide les tue. (rassurant non ?)

6. Nettoie les casseroles brûlées, laissez-le Coca tremper dans la casserole , puis rincez.

7. Détartre une bouilloire (même méthode qu’avec les casseroles brûlées)

8. Nettoie les bornes de la batterie de la voiture en versant une petite quantité de Coca sur chacun d’eux.

9. Nettoie votre moteur; les distributeurs de Coca ont eu recours à cette technique pendant des décennies.

10. Rend les pièces de monnaie brillantes; les tremper dans Coca, elles ne seront plus du tout ternes.

11. Nettoie le coulis : versez du Coca sur le plancher de la cuisine, laissez agir quelques minutes, puis essuyez.

12. Dissout une dent; Utilisez un récipient hermétique … cela prend un certain temps, mais ça fonctionne.

13. Enlève le chewing-gum des cheveux; faire trempette dans un petit bol de Coca-Cola, laisser quelques minutes.

14. Enlève les taches de  porcelaine vitrifiée.

15. Vous avez une piscine sale ? Ajoutez  deux bouteilles de 2 litres de Coca, cela efface la rouille.

16. Vous pouvez supprimer (ou faire disparaître) la couleur de vos cheveux en versant du Coca 0  dessus.

17. Enlève les taches de marqueur sur la moquette et les tapis. Mettez du Coca, lavez et nettoyez à l’eau savonneuse.

18. Nettoie les WC ; verser autour de la cuvette, laissez pendant un certain temps, rincez et c’est propre.

19. Du Coca  et une feuille d’aluminium apporteront du Chrome pour une haute brillance.

20. Enlève les bandes de peinture sur les meubles en métal. Faire tremper une serviette dans le Coca et le poser sur la surface peinte.

Maintenant, pouvez-vous imaginer ce qui est fait aux parois de votre estomac ?

Vous-êtes-vous déjà demandé ce qu’était exactement le Coca-Cola ?

Après 10 minutes : Le sucre contenu dans un verre de Cola peut causer une «grève» dévastatrice dans le corps. La cause étant l’acide phosphorique qui inhibe l’action du sucre.

Après 20 minutes : Il y a un taux élevé d’insuline dans le sang.

Après 40 minutes : L’ingestion de caféine est enfin terminée. Les pupilles sont en expansion. La pression artérielle augmente parce que le foie dispose de plus de sucre dans le sang. Les récepteurs de l’adénosine sont bloqués empêchant ainsi la somnolence.

Après 45 minutes : Le corps augmente la production de dopamine, qui stimule le centre du plaisir du cerveau. Similaire à la réaction de l’héroïne.

Après 1 heure : L’acide phosphorique se mélange au calcium, au magnésium et au zinc dans le tractus gastro-intestinal, ce qui suralimente le métabolisme. Il y a alors libération de calcium par l’urine.

Après plus d’1 heure : Les effets diurétiques de la boisson entrent « en jeu ». Le calcium , le magnésium et le zinc sont éliminés hors du corps, qui sont une partie des os, ainsi que le sodium. A ce moment, nous pouvons devenir irritable. Toute l’eau, contenue dans un coca cola, est éliminée par l’urine.

Lorsque avoir une bouteille de Coca-Cola froid Lorsque l’on a une bouteille de Coca Cola fraîche et que l’on en profite, sommes-nous au courant du cocktail chimique que nous mettons dans notre corps ? L’ingrédient actif de Coca-Cola est l’acide ortho phosphorique . En raison de sa forte acidité, les citernes utilisées pour le transport de ces produits chimiques doivent être équipés de réservoirs spéciaux conçus pour des matériaux très corrosifs.

Ayons un regard sur « l’anatomie » de l’un des produits les plus mis en avant de  » Coca- Cola Co. » – Coca- Cola Light sans caféine . Cette boisson contient : Aqua gazéifiée, E150d , E952 , E951 , E338 , E330 , E211.

Aqua gazéifiée - c’est l’eau pétillante. On remue la sécrétion gastrique, cela augmente l’acidité du suc gastrique et provoque des flatulences. On utilise principalement l’eau du robinet filtrée.

E150d – il s’agit d’ un colorant alimentaire obtenu par le traitement du sucre, à des températures spécifiques, avec ou sans addition de réactifs chimiques. Dans le cas de Coca-Cola, on ajoute du sulfate d’ammonium.

E952 – le sodium cyclamate est un substitut du sucre. Le cyclamate est un produit chimique synthétique, a un goût sucré, qui est 200 fois plus sucré que le sucre, et est utilisé comme édulcorant artificiel. En 1969, il a été interdit par la FDA, car celui-ci, ainsi que la saccharine et l’aspartame, ont provoqué un cancer chez les rats.

E950 – l’acésulfame de potassium. 200 fois plus sucré que le sucre, contenant de la méthyl – éther. Elle aggrave le fonctionnement du système cardio-vasculaire. De même, elle contient de l’acide aspartique qui peut également avoir un effet excitant sur ​​notre système nerveux et dans le temps, il peut mener à la dépendance. L’acésulfame est mal dissoute et déconseillée pour les enfants et les femmes enceintes.

E951 – L’aspartame. Un substitut du sucre pour les diabétiques et qui est chimiquement instable à des températures élevées, il se décompose en méthanol et en phénylalanine. Le méthanol est très dangereux car seulement 5 à 10 ml peuvent entraîner la destruction du nerf optique et une cécité irréversible. Dans les boissons chaudes et douces, l’aspartame se transforme en formaldéhyde qui est un carcinogène très élevé. Les symptômes d’empoisonnement d’aspartame incluent : perte de conscience, maux de tête, fatigue, étourdissements, nausées, palpitations, prise de poids, irritabilité, anxiété, perte de mémoire, troubles de la vision, évanouissements, douleurs articulaires, dépression, infertilité, perte auditive… L’aspartame peut aussi provoquer les maladies suivantes : tumeurs cérébrales ,sclérose en plaques, épilepsie, la maladie de Basedow, fatigue chronique, maladie d’Alzheimer, diabète, déficience mentale et  tuberculose. A la base, cette substance était illégale en raison de ses dangers, mais elle a été de nouveau rendue légale de manière suspecte.

E338 – L’acide ortho phosphorique. Cela peut causer une irritation de la peau et des yeux. Il est utilisé pour la production de sels d’acide phosphorique de l’ammoniaque, de sodium, de calcium, de l’aluminium et également dans la synthèse organique pour la production de charbon de bois et des bandes de films. Il est également utilisé dans la production de matériaux réfractaires, des céramiques, du verre, des engrais, des détergents synthétiques, la médecine, la métallurgie, ainsi que dans les industries du textile et du pétrole. Il est connu que l’acide ortho phosphorique empêche l’absorption du calcium et du fer dans l’organisme ce qui peut provoquer une fragilisation des os et l’ostéoporose. Il y a d’autres effets secondaires comme la soif et les éruptions cutanées.

E330 – L’acide citrique. Il est largement utilisé dans les industries pharmaceutiques et alimentaires . Les sels d’acide citrique ( citrates ) sont utilisés dans l’industrie alimentaire en tant qu’ acides, conservateurs, stabilisants, et dans le domaine médical pour la conservation du sang – .

E211 -Le benzoate de sodium. Il est utilisé dans la production de certains produits alimentaires à des fins anti-bactériennes et anti-fongiques. On le trouve souvent dans les confitures, jus de fruits et les yaourts aux fruits. Il n’est pas recommandé pour les asthmatiques et les personnes qui sont sensibles à l’aspirine. Une étude menée par Peter Piper de l’Université de Sheffield enGrande-Bretagne, a constaté que ce composé provoquait des dommages importants de l’ADN. Selon Peter, le benzoate de sodium, qui est un composant actif dans les agents de conservation, ne détruit pas l’ADN, mais il le désactive. Cela peut conduire à une cirrhose et des maladies dégénératives telles que la maladie de Parkinson.

Ainsi, le Coca-Cola est incontestablement un produit très utile. Mais un conseil, utilisez-le uniquement à des fins qui n’incluent pas sa consommation !

 

Jean Jaurès

Par Le 01/08/2014

Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants

Lettre de Jean Jaurès aux instituteurs

Jean Jaurès (3 septembre 1859 - 31 juillet 1914) s’est engagé en politique afin de suivre les traces des principes républicains défendus par Jules Ferry. Fervent admirateur et défenseur de l’école publique et de ses « hussards noirs » de la République, il considère l’éducation des citoyens comme le socle de la consolidation républicaine ainsi qu’une valeur essentielle au socialisme. Lui qui fut également professeur rend de nombreux hommages à cette profession – rouage, à ses yeux, d’une société future plus juste et plus égalitaire.

http://www.deslettres.fr/lettre-jean-jaures-aux-instituteurs-tenez-en-vos-mains-lintelligence-lame-enfants/

La Dépêche de Toulouse,
15 janvier 1888.

"Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie.

Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire, à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son his-toire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confèrent, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu'ils aient une idée de l'homme, il faut qu'ils sachent quelle est la racine de nos misères : l'égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fermeté unie à la tendresse. Il faut qu'ils puissent se représenter à grands traits l'espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l'instinct, et qu'ils démêlent les éléments principaux de cette oeuvre extraordinaire qui s'appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la    pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l'âme en éveillant en eux le sentiment de l'infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c'est par lui que nous triompherons du mal, de l'obscurité et de la mort.

Eh ! Quoi ? Tout cela à des enfants ! - Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler... J'entends dire :  « À quoi bon exiger tant de l'école ? Est-ce que la vie elle-même n'est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d'une démocratie ardente, l'enfant devenu adulte, ne comprendra pas de lui-même les idées de travail, d'égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ? » - Je le veux bien, quoiqu'il y ait encore dans notre société, qu'on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire, tout d'abord, amitié avec la démocratie par l'intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l'âme de l'homme, à l'idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d'orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment ou une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à nos cœurs  tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d'enfance, c'est-à-dire de générosité pure et de sérénité.

Comment donnerez-vous à l'école primaire l'éducation si haute que j'ai indiquée ? Il y a deux moyens. Tout d'abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu'ils ne puissent plus l'oublier de la vie, et que dans n'importe quel livre leur oeil ne s'arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c'est la clef de tout....Sachant bien lire, l'écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée très haute de l'histoire de l'espèce humaine, de la structure du monde, de l'histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l'humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l'esprit ; il n'est pas nécessaire qu'il dise beaucoup, qu'il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu'il leur donnera concourent nettement à un tableau d'ensemble.

De ce que l'on sait de l'homme primitif à l'homme d'aujourd'hui, quelle prodigieuse transformation ! Et comme il est aisé à l'instituteur, en quelques traits, de faire, sentir à l'enfant l'effort inouï de la pensée humaine ! Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu'il enseigne. Il ne faut pas qu'il récite le soir ce qu'il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu'il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu'il se soit émerveillé tout bas de l'esprit humain qui, trompé par les yeux, a pris tout d'abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l'infini de l'espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d'une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l'émotion de son esprit. Ah ! Sans doute, avec la fatigue écrasante de l'école, il est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d'une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l'ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l'intelligence s'éveiller autour de vous.

Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : « Les enfants ont en eux des germes de commencements d'idées. » Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre ; il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.

Je dis donc aux maîtres pour me résumer : lorsque d'une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque, d'autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine en quelques années œuvre complète d'éducateurs. Dans chaque intelligence il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront."

"Le Monde va mal"

Par Le 31/07/2014

On l'entend tous les jours cette phrase mais c'est un mensonge. 

Le Monde n'est pas l'Humanité. On peut même imaginer que le Monde se fiche de l'Humanité du moment que ses agissements ne lui portent pas atteinte. 

C'est une partie de l'Humanité qui va mal. 

Ni le Monde, ni l'ensemble du groupe humain. 

Juste des gens "malades" de leur puissance ou d'autres désespérés de leur misère. 

J'ai regardé hier un document sur le 11 septembre. Je me demandais ensuite comment des individus qui ont été des enfants ont pu fomenter une telle abomination, un tel mensonge, au plus haut des états. Comment des esprits, soi-disant intelligents, peuvent contribuer à de telles souffrances ? L'intelligence contiendrait donc en elle la négation de l'Humanité ? Elle pourrait être pervertie à ce point ?

Oui, assurément. 

Le Monde ne porte pas en lui ce genre de dérives. 

Il n'y a qu'une partie de cette Humanité qui en soit capable. 

Il en résulte de la colère ou de l'indifférence.

On veut lutter ou alors on détourne son esprit.

L'une comme l'autre sont à mon sens des attitudes néfastes si je n'essaie pas au préalable d'étudier les forces en présence.

Je peux "lutter" contre un voisin qui brûlerait des plastiques dans son jardin. Je vais aller le voir et lui expliquer l'ampleur et la gravité de cette pollution. Mais si je ne fais que le sermonner, il se sentira agressé, humilié et toute mon intervention sera réduite à néant. Je me dois juste de lui dire ce que je fais de mes plastiques et lui expliquer combien j'essaie de limiter au maximum leur emploi. Mais si je me contente de ça, je lui envoie encore un message négatif dans le sens où je mets en avant ce que, moi, je sais faire. Il est fort probable que mon voisin s'empressera ensuite de faire le contraire...

"J'en ai rien à foutre de ce donneur de leçon..." (Non, non, en vérité mon voisin est adorable :)

La seule chance que j'ai de toucher l'individu concerné, c'est de mettre en avant ce que LUI peut réussir à faire, l'estime qu'il aura de lui-même ensuite. Je n'ai pas à me donner en exemple mais juste lui signifier que lui, il peut devenir un exemple. Il s'agit de l'amener à trouver en lui l'étincelle de sa propre estime...

Je sais, ça n'est pas gagné.

Mais c'est à mon avis la seule possibilité.

La colère est un brasier sans fin. 

L'indifférence est une honte.

La neutralité est une corruption et se nourrit d'intérêt. 

Il n'y a qu'une solution : aider chacun à s'estimer soi-même, à se regarder avec amour.

Mais je suis absolument incapable de le faire envers les Puissants. Parce qu'ils sont devenus fous et qu'il n'est plus possible de toucher en eux la moindre empathie. Ils n'ont que des intérêts. 

J'écrirai un roman un jour. Il prend forme et ça sera une hécatombe. 

 

Les assassins financiers

Par Le 31/07/2014

Après avoir fait défaut, l'Argentine ne s'avoue pas vaincue

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La crise de la dette argentine se double maintenant de tensions diplomatiques entre Buenos Aires et les Etats-Unis. Jeudi 31 juillet, lors de sa conférence de presse quotidienne, le chef du gouvernement argentin Jorge Capitanich a eu des mots très durs contre les Etats-Unis, en l'accusant d'avoir une part de responsabilité dans l'échec des négociations entre son pays et les fonds« vautours », NML Capital et Aurelius.

Jorge Capitanich a commencé par pointer la responsabilité du juge new-yorkais, Thomas Griesa, et celle du médiateur désigné par ce dernier, Daniel Pollack. Ces deux hommes supervisaient le dialogue entre l'Etat et les fonds spéculatifs :

« Si le juge est un agent des fonds spéculatifs, si le médiateur (judiciaire) est un agent à eux, de quelle justice parle-t-on ? Il y a dans cette affaire une responsabilité de l'Etat, des Etats-Unis, qui doivent garantir les conditions d'un respect sans restrictions de la souveraineté des pays. »

Lire aussi notre décryptage : La probable faillite de l'Argentine expliquée en quatre questions

PAS DE RÉPONSE DE WASHINGTON

M. Capitanich, chef du gouvernement argentin, lors d'une conférence de presse, le 30 juillet 2014.
M. Capitanich, chef du gouvernement argentin, lors d'une conférence de presse, le 30 juillet 2014. | AFP/DANIEL GARCIA

Mais, au lendemain de la fin des discussions entre l'Argentine et les fonds, le responsable de l'exécutif a surtout dénoncé un système. M. Capitanich a décrit un parti-pris du pouvoir judiciaire que le gouvernement des Etats-Unis n'a pas combattu :

« Du fait de leurs mauvaises pratiques, les Etats-Unis sont responsables de ne pas avoir agi de manière adéquate. Et qu'ils ne sortent pas avec l'excuse que la justice est indépendante, car elle est indépendante de la rationalité et pas des fonds vautours (...). Cela ne peut pas continuerindéfiniment. »

Washington n'a pas encore répondu à ces accusations mais le juge Thomas Griesa a annoncé qu'une nouvelle audience aurait lieu vendredi. Ces derniers jours, les discussions à New York ont tourné au dialogue de sourds.

Les fonds « vautours » et M. Griesa ont mis en avant que l'Argentine devaitrespecter la loi des Etats-Unis et appliquer un jugement l'ordonnant de payer 1,3 milliard de dollars (970 millions d'euros). L'Argentine martèle que si elle signe le chèque demandé, elle viole une clause figurant dans les contrats de dette restructurée en 2005 et 2010 libellés à New York, spécifiant qu'elle devait offrir les mêmes conditions à tous les créanciers.

L'espoir d'une solution passant par des banques privées argentines ayant proposé de racheter la dette, s'amenuisait, mais des banques internationales entraient en jeu, selon la presse argentine. Le ministre de l'économie argentin Axel Kicillof avait promis dès mercredi soir que l'Argentine allait saisir des instances judiciaires internationales « pour faire valoir ses droits ». La présidente Cristina Kirchner, elle, devait s'exprimer en fin de journée.

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