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Au-delà des apparences

Par Le 31/07/2014

Lettre qu’une directrice d’école au Royaume Uni a envoyé à ses élèves pour accompagner leurs résultats d’examens…

"Cher x x ,
Veuillez trouver ci-joint vos résultats aux examens officiels de fin d’année KS2. Nous sommes très fiers de vous/toi, de combien vous avez fait preuve d’engagement et avez essayé de faire au mieux lors de cette semaine un peu particulière.
Toutefois, nous sommes préoccupés par le fait que ces examens n’évaluent pas toujours combien chacun d’entre vous est spécial et unique.
Ceux qui ont créé ces examens et ceux qui vous ont évalué ne vous connaissent pas comme votre enseignant vous connaît, comme j’espère vous connaître et définitivement pas comme vos parents vous connaissent.
Ils ne savent pas que la plupart d’entre vous parle couramment une deuxième langue.
Ils ne savent pas que vous jouez un instrument de musique ou que vous dansez ou faites de la peinture.
Ils ne savent pas que vos amis peuvent compter sur vous quand ça compte le plus, ou que votre rire vient égayer une journée sombre.
Ils ne connaissent pas vos poésies ou les chansons que vous avez composées, ni quels sports vous pratiquez, ou encore moins vos préoccupations pour l’avenir.
Ils ne savent pas que parfois, vous vous occupez de votre jeune frère ou soeur après la classe.
Ils ne savent pas que vous avez voyagé à tel endroit fantastique ou que vous savez raconter de somptueuses histoires, et encore moins que vous aimez profondément passer du temps avec un membre de votre famille tout à fait unique ou avec un ami en particulier.
Ils ne savent pas que vous pouvez être digne de confiance, aimable et attentionné et que chaque jour, vous essayez de donner le meilleur de vous même… les notes que vous avez reçu disent quelque chose, mais elles ne disent pas tout.
Soyez donc fiers de vos résultats et surtout rappelez vous qu’il y a beaucoup de façons d’être « intelligent ».

La directrice de l’école Barrowford Primary"

La devise de l'école Barrowford Primary est "Apprenez à aimer, aimez apprendre!"

Choisis ton camp camarade.

Par Le 31/07/2014

Ocde 1

Ocde 2

Désobéissance civile ou validation du projet par ton engagement, ta participation, ton silence, le maintien de ce que tu crois être un privilège. 

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Je pense que pour beaucoup d'enseignants, il ne s'agit même pas de plaire au monde mais juste de préserver un statut privilégié. 

Mais à quel prix ?

Si je pense à mes petits-enfants et qu'un jour, ils en viennent à me demander ce que j'ai fait, je veux pouvoir leur répondre en les regardant et pas en baissant les yeux.

C'est tout.  

La décision de résister

Par Le 30/07/2014

La décision de résister : un exemple contemporain de désobéissance civile non-violente avec Jeff Knaebel

Eva Wissenz1er juin 2011
Resister

On dit souvent que l’indignation est l’étape inaugurale à la réflexion critique et la prise d’action concrète. Face à l’inquiétante situation humaine et environnementale actuelle, plusieurs se demandent comment agir et si cela en vaut réellement la peine. Poussé à l’individualisme et à la compétition dans cet ordre socioéconomique méritocratique et consumériste qui gruge peu à peu les parcelles d’authenticité solidaire de la nature humaine, il est souvent difficile de conjuguer l’action avec la pensée, l’espoir avec la réalité. Face à cette problématique existentielle, il semble plus que jamais nécessaire de puiser dans l’expérience et les réflexions inspirantes d’individus ordinaires qui ont décidé de mettre un terme à l’aliénation intellectuelle et la servitude physique ; ces individus qui ont décidé de faire de leur indignation la force motrice de leur histoire.

Ayant consacré les dernières décennies de sa vie à une quête spirituelle et un activisme sans borne dans l’Inde rurale, Jeff Knaebel est un de ceux-là. Peu connu hors des cercles et réseaux militants qu’il fréquentait, il laisse néanmoins en héritage des centaines d’écrits à forte sensibilité libertaire qui puisent dans les enseignements de non-violence de Mohandas K. Gandhi pour nous aider à comprendre le monde actuel et à le transformer. Cet article se propose de retracer brièvement la vie du militant pacifiste Jeff Knaebel et offre un extrait d’un de ses textes inédits. Jeff Knaebel est l’auteur d’un vaste corpus de poèmes, essais et articles qui recherche actuellement un éditeur en français.

Portrait du militant

Jeff Knaebel, né en 1939 aux États-Unis, est diplômé de l’université de Cornell et de la Colorado School of Mines. Il mène une carrière fructueuse en tant que consultant et ingénieur, travaillant avec les plus grandes compagnies pétrolières du monde. Serviteur de l’État et de l’industrie, il prend peu à peu conscience du caractère amoral des relations existant entre les représentants élus et les élites économique qui exploitent les hommes et les femmes des classes laborieuses. Rapidement, à mesure qu’il parcourt les rouages politico-économiques de l’industrie minière et pétrolière, Jeff Knaebel en vient à comprendre que les constitutions et les lois sont largement édifiées pour lier les intérêts des possédants entre eux et que le droit n’est plus qu’un moyen d’exploitation légal de l’homme par l’homme. Ayant lui-même servi au Viêt-Nam, il réalise toute l’importance des guerres dans le maintien de structures de pouvoir dominantes et dévastatrices. Face à l’État-nation, Jeff Knaebel développe une critique virulente estimant que l’État est au fond une organisation anti-sociale, dans laquelle ses agents et employés tuent et volent ceux qui ne se soumettent pas volontairement à sa domination. Il en vint ainsi à prôner que le principe de citoyenneté nationale se doit d’être complètement volontaire, sans quoi il s’agit d’esclavage forcé. Cette prise de conscience mènera Jeff Knaebel vers une vie de désobéissance civile pacifique : pourquoi, étant en désaccord complet avec les valeurs et actions de son pays, devrait-il continuer à participer à la machine d’exploitation étatique en payant des impôts ?

C’est animé d’une telle indignation, qui rappelle les célèbres réflexions d’H. D. Thoreau, que Jeff Knaebel commence à se rapprocher de ses racines américaines en partant à la rencontre des Premières nations du continent. Il devient pilote bénévole de l’opération Lightawk - the Wings of Conservation, une mission d’information et de préservation de la dernière forêt primaire de la Sierra Madre occidentale du Mexique. Peu après, il se mêle aux tribus Tlingits et Inuits d’Alaska et devient consultant pour neuf des douze Entreprises des natifs d’Alaska formées en 1971. Parallèlement, il vit pendant un an avec une famille Zuñi (tribu indienne) du Nouveau-Mexique et appui les réclamations de terres faites par les autochtones auprès du gouvernement américain. Sentant qu’il doit pousser sa réflexion plus loin tout en étant de plus en plus mal à l’aise avec la culture consumériste américaine, il finit par liquider tous ses biens, quitte famille et amis, et part vivre en Inde où la mémoire rurale et solidaire n’a pas été encore complètement effacée par le libéralisme.

Si son premier séjour en Inde remonte à 1989, Jeff Knaebel s’y établit définitivement en 1995, à l’âge de 56 ans. Dès son arrivée en terre indienne, il étudie attentivement les textes du Bouddha et de Mahatma Gandhi, principalement inspiré par le principe de non-violence par la désobéissance civile, dite Satyagraha. Par la même occasion, il soutient financièrement et moralement des individus et des organismes engagés dans la défense des droits des plus pauvres. Honteux de la politique menée par George W. Bush, tant sur le plan national qu’international, il renonce à toute citoyenneté américaine et détruit son passeport en 2009 sur le mausolée de Gandhi – un acte typique de désobéissance civile pacifique. Contrairement à ses attentes immédiates, il reçoit des échos encourageants de la part d’individus qu’il rencontre sur son chemin et se voit soutenu par de nombreux disciples de Gandhi.

Dès lors, Jeff Knaebel entreprend de sillonner l’Inde à pied pour expliquer aux paysans et cultivateurs les dangereux mirages du développement agroalimentaire « à l’américaine ». Selon lui, derrière l’american dream et le modèle du self made man se trouve un mode de production qui, sous prétexte de rationalisation et de maximisation de la rentabilité des terres arables, tend à l’expropriation de ces dernières et à l’usurpation des bénéfices. D’après Jeff Knaebel, ce qui guette les Indiens s’ils devaient adopter ce système est la rupture des liens sociaux traditionnels et du savoir vernaculaire des communautés locales, ainsi que des impacts environnementaux catastrophiques et durables générés par ces méthodes de production agroalimentaires à hauts rendements dits « modernes ». Toujours d’actualité, la problématique des politiques néolibérales dans le secteur agricole de l’Inde rurale est très alarmant, alors qu’un récent rapport de l’université de droit de New York estime qu’en moyenne tous les 30 minutes un fermier indien s’enlève la vie, enseveli sous un cycle infernal de dettes qui en amène beaucoup à se commettre l’acte ultime par pur désespoir.

Jeff Knaebel s’inscrit dans la tradition des disciples de Gandhi, comme l’a été Vinoba Bhave (1895-1982), un disciple du Mahatma qui poursuivait la libération nationale en se consacrant à la défense de l’autonomie des villages indiens. Jeff Knaebel, comme l’a fait Vinoba, parcourut des centaines de kilomètres à pied à travers l’Inde afin de prôner la non-violence et de demander des restitutions massives de terres. Néanmoins, il semble que tout homme doive impérativement appartenir à une nation puisqu’en 2010 le gouvernement indien oblige Jeff Knaebel à prendre la citoyenneté indienne, ce qu’il s’empresse de refuser, ne voulant appartenir à aucun gouvernement.

Eva Wissenz

Avec la collaboration de Tristan Ouimet Savard

www.naturalwriters.org

Jeff Knaebel est l’auteur de nombreux textes, essais et articles, tous inédits. Un recueil de traductions en français cherche actuellement un éditeur.

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APPELONS LES CHOSES PAR LEURS VRAIS NOMS

(extrait d’un texte de Jeff Knaebel, traduit de l’anglais par Eva Wissenz)

« Je suis triste de constater qu’à cause de tout un conditionnement mental, de mon ignorance et de la puissance trompeuse des médias, je ne me suis pas réveillé à temps dans ma vie pour m’éviter la honte de savoir qu’une bonne partie de mes impôts aura servi à financer l’assassinat de femmes et d’enfants dans des endroits comme le Nicaragua, le Guatemala, le Panama, le Vietnam et le Cambodge, quelques-uns des très nombreux pays détruits par l’empire américain. Ma complaisance morale reposait sur ma volonté de réussir dans mon pays et c’est à cause de cette complaisance que je ne puis échapper à ma honte : j’ai été le complice financier de ces meurtres en acceptant sans aucune résistance de payer les impôts qui les financent.

En dépit d’un exil auto-imposé, je continue à me percevoir comme un esclave de l’État. En effet, comme n’importe quel Américain n’importe où dans le monde, pris dans la toile orwellienne de la surveillance de Big Brother, je ne suis pas vraiment un homme libre. Être étiqueté, regardé, contrôlé, pisté via un passeport, des visas, des numéros d’immatriculation divers, des photos dites d’identité, des fiches biométriques et bientôt des implants cutanés, c’est être esclave. Actuellement, avec le Patriot Act qui bafoue le bel édifice qu’était la Déclaration des Droits américains, on peut même contrôler les livres que vous possédez. Par conséquent, me déplacer, travailler, vivre et m’exprimer reposent bel et bien sur le consentement d’un quelconque Big Brother de Washington.

Il ne s’agit pas seulement d’un esclavage par le travail. Pire encore, c’est un esclavage martial du début à la fin puisque le fruit de mon travail m’est pris de force via les impôts pour être placé entre les mains d’un groupe de politiciens qui ont décrété posséder un droit de vie ou de mort sur chacun de nous. Aucun enfant sur cette planète n’est à l’abri de la destruction nucléaire. Là où les systèmes économiques sont directement impliqués dans le fonctionnement d’un État, la question à savoir si un enfant affamé devrait avoir du blé, du riz, du lait ou rien du tout est déterminée par d’obscurs bureaucrates ou des politiciens qui ne font qu’agir dans leur intérêt propre, pour monter en grade au sein de leur compagnie.

Tout ceci m’amène à la première question. Quelqu’un m’a-t-il expliqué un jour qui et pourquoi tuait-on avec mon argent ? Ne suis-je qu’un esclave ou, pire, suis-je en train de financer des assassins ? »n que j’aimerais poser : à qui appartient mon corps ? Et si la condition humaine est telle que nous devons travailler pour survivre, cette question nous amène naturellement à la suivante : à qui appartiennent mon travail et les fruits de mon travail ? Suis-je un homme libre ou bien l’esclave d’un État-nation ?

Jeff Knaebel- 2005


La décision de résister

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Par cheque

L’étonnante vie de Jeff Knaebel (1939-2011) est une tentative de libération autant que de rédemption.En Amérique, il avait, comme on dit, tout pour lui. Famille, fortune et reconnaissance. Pourquoi alors tout quitter et tenter, à sa façon, d’expérimenter la leçon de Gandhi et de tant d’autres sages qui nous appellent à plus de cohérence et de responsabilité dans nos vies ? Pourquoi l’Inde ? Et en quoi semble-t-il important de préserver en chaque peuple les liens qui l’unissent à ses traditions face aux dévastations, aujourd’hui bien connues, du capitalisme ? 

Soutenu par de nombreux disciples de Gandhi, Jeff a sillonné l’Inde du Nord à pied pendant des mois pour expliquer aux paysans les dangereux mirages du développement “à l’américaine” (stérilisation des terres par les intrants, destructions de cultures traditionnelles par les semences hybrides, pollutions de l’eau et des sols, désertification, exode rurale...). Ne supportant plus "la honte d’être Américain", la destruction publique de son passeport a été l’un des actes marquants de son parcours de désobéissant non-violent.

Traduit de l’anglais (US) par Eva Wissenz.

Dans la revue Silence n°417, novembre 2013 : "Depuis 2006, ce natif des Etats-Unis, ingénieur des mines, est parti marcher en Inde pour expliquer aux paysans les dangereux mirages du "développement" à l’américaine : stérilisation des terres, privatisation des semences, pollution de l’eau et des sols, exode rural... proposant de s’inspirer plutôt des démarches de Gandhi." Ailleurs dans la presse. 

Poche — 56 p. — 5,90 €

la neutralité est l'arme des corrompus

Par Le 30/07/2014

La neutralité trouve sa raison dans des raisons innomables.

Garder le silence autorise les canons.

Existe-t-il une seule guerre, dans l’histoire connue de ce monde, qui ait semé autre chose que les germes de la suivante ?

J'étais enfant quand ceux de Gaza mouraient déjà.

J'étais enfant quand des Israéliens criaient leur honte à leur propre gouvernement.

Rien n'a changé.

Les raisons innomables perdurent...


Lettre de Javier Bardem à propos des massacres à GAZA

"Face à l’horreur de ce qui est en train de se produire à Gaza il n’y a pas lieu d’être impartial ni neutre.

C’est une guerre d’occupation et d’extermination contre un peuple sans moyens, confiné sur un territoire minuscule, sans eau, et où les hôpitaux, les ambulances, les enfants sont innocents et présumés terroristes.

Difficile à entendre et impossible à justifier. Honteuse est la posture de la communauté internationale occidentale de permettre un tel génocide.

Je ne comprends pas cette barbarie que les horribles antécédents du peuple juif rendent encore plus difficilement compréhensible. Seules les alliances géopolitiques, ce masque hypocrite des affaires – comme par exemple, la vente d'armes - expliquent la position honteuse des États-Unis, de l'UE et de l'Espagne.

Je sais que les voix habituelles s’élèveront pour délégitimer mon droit à l’opinion avec des thématiques personnelles, c’est pourquoi je veux éclaircir les points suivants:

Oui, mon fils est né dans un hôpital juif parce j’ai des gens très proches autour de moi qui sont juifs, et parce qu’être juif ne signifie pas être sioniste ni approuver ce massacre, de même qu’être hébreux ce n’est pas la même chose qu’être sioniste, et qu’être palestinien ce n’est pas être un terroriste du Hamas. C'est aussi absurde que de dire qu'être allemand s’apparente au nazisme.

Oui, je travaille également aux Etats-Unis où j’ai des amis et des connaissances hébreux qui rejettent de telles interventions et politiques d’agression. «On ne peut pas invoquer la légitime défense lorsqu’on assassine des enfants», me disait l’un d’eux par téléphone hier encore. D’autres également avec qui je discute ouvertement quant à nos postures respectives.

Oui, je suis européen et j’ai honte d’une communauté qui prétend me représenter avec son silence et qui n’éprouve aucune honte.

Oui, je vis en Espagne où je paye mes impôts et je ne veux pas que mon argent finance des politiques qui appuient cette barbarie et le commerce de l’armement avec des pays qui s’enrichissent en tuant des enfants innocents.

Oui, j’ai honte, je suis indigné et meurtri par tant d’injustice et l’assassinat d’êtres humains. Ces enfants sont nos enfants. C’est l’horreur.

Puisse la compassion s’emparer des cœurs de ceux qui tuent et que disparaisse ce venin assassin qui ne crée que davantage de haine et davantage de violence.

Que ces israéliens et ces palestiniens qui ne rêvent que de paix et de convivialité puissent un jour en partager l’accomplissement."

Javier Bardem


Et moi, je vis en France, dans un pays en paix et je refuse juste d'obéir à un gouvernement qui a décidé de démanteler l'école de la République...Une raison insignifiante finalement...Un combat dérisoire pendant que les bombes tombent à Gaza.

 

L'obéissance

Par Le 06/07/2014

"Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu’elle s’attire, mais la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles. »

Georges BERNANOS.


  

JE REFUSE D'OBÉIR.

Grève de la faim

Par Le 05/07/2014

En grève de la faim contre les rythmes scolaire, la maire est hospitalisée

Par Damien Brunon avec AFP

Publié le 5 juillet 2014 à 19h35Mis à jour le 5 juillet 2014 à 19h56

Evelyne Flacher est en grève de la faim depuis six jours.

Evelyne Flacher est en grève de la faim depuis six jours. © Maxppp

EDUCATION - L’édile de Saint-Médard-en-Forez, dans la Loire, a eu un malaise après une semaine sans se nourrir.

Le maire de Saint-Médard-en-Forez, dans la Loire, Mme Evelyne Flacher, en grève de la faim depuis lundi contre la réforme des rythmes scolaires, devait être hospitalisé samedi soir à la suite d'un malaise, selon l'un de ses adjoints.

Perte de connaissance quelques secondes. "Nous avons pris la décision d'appeler les pompiers, car elle est en danger. A la suite de la célébration d'un mariage à laquelle elle assistait, mais qu'elle n'était pas en état de célébrer, Evelyne Flacher a fait un malaise et perdu connaissance quelques secondes", a déclaré à l'AFP, vers 18h30, Karim Hebbaz, un de ses adjoints.

Les pompiers de la Loire indiquent avoir reçu de la préfecture la "consigne de ne pas communiquer sur ce sujet".

Elle veut un rendez-vous avec Hamon. Bien qu'affaiblie au sixième jour de sa grève de la faim, le maire de cette commune d'un millier d'habitants, s'était déclaré dans la journée déterminé à poursuivre son action jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous au ministère de l'Education nationale, qui ne lui a apparemment pas été accordé.

Une institutrice du Var, membre du mouvement les Gilets Jaunes, avait accompagnée de lundi à jeudi la première édile dans cette grève de la faim à la mairie de Saint-Médard-en-Forez, où elle restait jour et nuit.

Jeudi soir, 450 personnes, selon Mme Flacher, étaient venues la soutenir lors d'une réunion sur la place centrale de sa commune.

Pourquoi le Japon veut réarmer ses militaires 

ZOOM - Rythmes scolaires : bras de fer à Marseille

EDUCATION - Rythmes scolaires : Hamon menace les maires réfractaires

Les mécanismes de défense

Par Le 05/07/2014

Les mécanismes de défense

 

Une défense est fondamentalement pour la psychanalyse un acte par lequel un sujet confronté à une représentation insupportable la refoule, faute de se sentir les moyens de la lier, par un travail de pensée aux autres pensées. Si à l'origine, l'étude des mécanismes de défense a permis une meilleure compréhension du fonctionnement psychique aussi bien normal que pathologique, ils trouvent maintenant de nouvelles applications dans la pratique clinique. Ils constituent des marqueurs du fonctionnement psychique du patient au cours d'une psychothérapie, ils sont également des indices diagnostiques et d'évolution des troubles psychopathologiques. Dans ce sens, savoir les repérer peut s'avérer très important pour un soignant.

Confronté à une maladie ou à un problème de santé, le sujet peut utiliser certains de ces mécanismes pour s'en défendre. En ce sens, on ne saurait parler de réactions d'une personne ou d'un groupe de personnes à un problème de santé sans recueillir les données qui permettent de les identifier, sans en faire un élément d'analyse des données, sans les utiliser dans la démarche de soin que l'on propose au patient. Ainsi un mécanisme de défense tel que l'anticipation est-il utilisé dans les greffes du cœur lorsque d'anciens greffés expliquent aux futurs les étapes par lesquelles ils vont passer.

L'étude des mécanismes de défense dépasse aujourd'hui le champ de la psychopathologie et de la psychothérapie : elle devient courante dans des domaines comme la prévention (y compris la prévention des actes agressifs et violents), l'éducation pour la santé, la médecine des troubles physiques ou la sélection professionnelle.
La mise en relation de ces mécanismes avec d'autres stratégies adaptatives, notamment avec les mécanismes de coping (processus actif par lequel un individu, par l'auto-appréciation de ses propres capacités, de ses motivations, fait face à une situation stressante et réussit à la maîtriser) et de dégagement (mécanismes dont la fonction est de dissoudre progressivement la tension en changeant les conditions internes qui lui donne naissance) en montre tout l'intérêt.
Lorsqu'à partir des années 90, le problème de la résilience qui signifie " capacité à réussir à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d'une adversité qui comportent normalement le risque grave d'une issue négative " (1), lorsque donc la question de la résilience s'est orientée vers l'étude des facteurs de protection, elle a tout naturellement trouvé sur son chemin certains de ces mécanismes de défense. " Dans le fracas de l'existence, écrit Cyrulnik, un enfant met en place des moyens de défense interne, tels que le clivage, quand le Moi se divise en une partie socialement acceptée et une autre, plus secrète, qui s'exprime par des détours et des surprises. " Vous avez raison, mais tout de même " … dit la personne clivée. Le déni permet de ne pas voir une réalité dangereuse ou de banaliser une blessure douloureuse. »

Définition

Selon Laplanche et Pontalis, les mécanismes de défense constituent l'ensemble des opérations dont la finalité est de réduire ; de supprimer toute modification susceptible de mettre en danger l'intégrité et la constance de l'individu biopsychologique. Elle prend souvent une allure compulsive et opère au moins partiellement de façon inconsciente. Pour Widlöcher les mécanismes de défense caractérisent les formes cliniques des opérations défensives. La défense apparaît alors comme l'ensemble des opérations dont la finalité est de réduire un conflit intrapsychique en rendant inaccessible à l'expérience consciente un des éléments du conflit, voire la totalité du conflit. Elle est pour lui inséparable du conflit sous-jacent.
Pour N. Sillamy, la défense est un mécanisme psychologique inconscient utilisé par l'individu pour diminuer l'angoisse, née des conflits intérieurs entre les exigences instinctuelles et les lois morales et sociales.
Braconnier considère que la notion de mécanisme de défense englobe tous les moyens utilisés par le moi pour maîtriser, contrôler, canaliser les dangers externes et internes. (2)

Contre quoi le moi se défend-il ?

Le moi se défend des pulsions inconscientes et des affects liées à ces pulsions.
Une pulsion est un processus dynamique consistant en une poussée (charge énergétique, facteur de motricité) qui fait tendre l'organisme vers un but. Selon Freud, une pulsion a sa source dans une excitation corporelle (état de tension) ; son but est de supprimer l'état de tension qui règne à la source de la pulsion ; c'est dans l'objet ou grâce à lui que la pulsion peut atteindre son but. La pulsion a quatre caractéristiques : source, poussée, objet et but.
La source est corporelle : elle procède de l'excitation de n'importe quel organe.
La poussée est l'expression de l'énergie pulsionnelle elle-même.
Le but est la satisfaction de la pulsion, autrement dit la possibilité pour l'organisme d'accéder à une décharge pulsionnelle, c'est-à-dire de ramener la tension à son point le plus bas et d'obtenir ainsi l'extinction (temporaire) de la pulsion.
Quant à l'objet, c'est n'importe quoi qui peut permettre la satisfaction de la pulsion (qui permette au but d'être atteint).
La force de la poussée est variable, les objets pulsionnels sont innombrables mais aussi et surtout le but de la pulsion ne peut être atteint que de manière provisoire, la satisfaction n'est jamais complète puisque la tension renaît très vite et que, en fin de compte, l'objet est toujours en partie inadéquat et sa fonction jamais définitivement remplie.
L'affect est un état émotionnel dont l'ensemble constitue la palette de tous les sentiments humains, du plus agréable au plus insupportable, qui se manifeste par une décharge émotionnelle violente, physique ou psychique, immédiate ou différée. Dans un premier repérage, Freud constate que la pulsion sexuelle se manifeste par un affect d'angoisse. Cette angoisse se transforme de trois façons :
· en un symptôme hystérique (paralysie, vertiges) vécu sans angoisse mais comme une atteinte organique ;
· en se déplaçant sur un autre objet (crainte obsédante de la mort d'une personne aimée) ;
· en se convertissant en une réaction corporelle immédiate et catastrophique (crise d'angoisse, cauchemar).
Les pulsions du Çà ne sont pas destinées à rester inconscientes. Elles tentent de pénétrer dans le conscient pour s'y satisfaire ou essayent d'envoyer vers le conscient certains de leurs dérivés. Naissent ainsi des conflits entre d'une part le moi, et d'autre part des pulsions ou leurs dérivés.

Les affects liés aux pulsions comme l'amour, la jalousie, la mortification, la douleur ou le deuil sont soumis à toutes sortes de mesures que le moi adopte pour les maîtriser et subissent donc des métamorphoses.
Ces affects sont nécessairement déplaisants dans le sens où s'il ne s'agissait pas d'affects déplaisants on ne se défendrait pas.

La défense porte de façon générale sur la pulsion et électivement sur des représentations auxquelles la pulsion est liée (souvenirs, fantasmes), sur des situations capables de déclencher des pulsions déplaisantes pour le moi ou sur des affects déplaisants.

Pourquoi le moi se défend-il ?

Selon Anna Freud, lorsque les défenses ont comme cible les pulsions, trois motifs peuvent être retenus :

1. Le peur du Surmoi.. Par crainte du Surmoi (qui s'oppose à ce qu'une pulsion puisse devenir consciente et obtenir satisfaction) le moi met en branle ses mécanismes de défense et entre en lutte contre la pulsion. Ce motif est rencontré dans le cas de la névrose des adultes.

2. La peur réelle. C'est le cas de l'enfant qui considère la pulsion comme dangereuse en raison des interdictions formelles de ses parents ou éducateurs qui lui interdisent de la satisfaire. C'est donc par crainte du monde extérieur que l'enfant redoute la pulsion. Cette crainte réelle est un motif rencontré dans le cas des névroses infantiles. Ces deux premiers cas de figure ont en commun le fait qu'en se défendant le moi obéit au principe de réalité. En supposant que malgré l'opposition du Surmoi ou du monde extérieur la pulsion arrive à se satisfaire, il y aurait d'abord production de plaisir car satisfaire un instinct est toujours agréable, au début. Mais, ensuite, des sentiments de culpabilité, engendrés par l'inconscient ou liés aux châtiments infligés par le monde extérieur, produiraient du déplaisir. Dans les deux cas, le moi tente donc d'éviter ce déplaisir secondaire.

3.La crainte que l'intensité des pulsions ne deviennent excessive. Ce motif est rencontré chez certains enfants et, plus tard, normalement à certaines périodes de transformation physiologique, comme la puberté ou la ménopause et pathologiquement, au début d'une poussée psychotique.

Les motifs des défenses contre les affects sont issus des conflits entre le moi et la pulsion. Lorsque le moi se dresse contre les pulsions, il cherche également à se défendre contre les affects associés à ces dernières. L'affect peut être d'abord agréable ou pénible. Le moi décide de son attitude à l'égard de l'affect d'après le principe de plaisir : il accueille avec empressement l'affect agréable et se défend contre l'affect pénible.

Que signifie une défense réussie ?

On peut retenir avec Anna Freud quatre idées de base :
1) La réussite d'une défense doit être considérée du point de vue du moi et pas en termes de monde externe, d'adaptation à ce monde ;

2) Les critères de réussite sont liés aux buts suivants : empêcher la pulsion interdite d'entrer dans la conscience, écarter l'angoisse connexe à la pulsion ; échapper à toute forme de déplaisir ;

3) Dans le cas particulier du refoulement, la réussite est effective lorsque toute prise de conscience disparaît ;

4) Une défense réussie est toujours quelque chose de dangereux car elle restreint excessivement le domaine de la conscience ou de la compétence du moi ou elle falsifie la réalité. Une défense réussie peut avoir des conséquences néfastes pour la santé ou pour le développement ultérieur.

Sandler évoque l'échec des défenses et se dit certain que " les symptômes sont construits très soigneusement comme des mesures de dernière ligne lorsque la défense échoue " Ceci est fait selon lui pour préserver le bien-être, pour éviter l'angoisse, pour remplir la même fonction que les défenses, bien que le sujet puisse souffrir de la douleur du symptôme.
Pour Anna Freud, l'activité de défense " devrait créer un état d'équilibre entre le monde intérieur et extérieur, entre les demandes intérieures et les demandes extérieures " et ne devrait pas aboutir à la formation de symptômes. Elle réaffirme que le symptôme évite le pire et que la formation de symptôme n'est qu'un compromis. Pour Fenichel, il existe des défenses qui réussissent " les sublimations " qui ne bloquent pas la décharge d'une pulsion et permettent un changement de l'objet de la pulsion et/ou un changement de but, la pulsion étant alors dérivée vers un but non sexuel.
Les défenses qui échouent sont pathogènes parce que le moi les utilise de manière trop fréquente ou continue pour prévenir la percée de la pulsion écartée, détournée de la conscience. Elles mobilisent beaucoup d'énergie et doivent être maintenues au prix d'un grand effort. Ces défenses interfèrent avec les autres fonctions du moi et peuvent entraîner un arrêt partiel de certaines de ses fonctions.

Qu'est-ce qu'une défense adaptative ?

Pour Vaillant, certaines défenses peuvent être adaptatives et faciliter aussi bien l'homéostasie psychique que l'adaptation du sujet à son environnement. Ces défenses adaptatives présentent cinq caractéristiques :

1) Leur mode d'action vise par exemple dans le cas de l'affect non pas à le faire disparaître, à " l'anesthésier " mais, plutôt à agir sur lui et, donc, à " réduire la douleur ". Ceci explique pourquoi l'anticipation ou la répression sont des mécanismes plus adaptatifs que l'activisme et le déni psychotique.

2) Les défenses adaptatives s'inscrivent dans une perspective temporelle : elles sont plus orientées vers le long terme. L'anticipation, est ainsi supérieure au passage à l'acte car elle permet, métaphoriquement parlant " de payer maintenant et de voler plus tard ".

3) Les défenses adaptatives sont aussi spécifiques que possible. La métaphore est ici la clé qui s'ajuste parfaitement à la gorge d'une serrure comparée au marteau pour frapper fixé à une porte close. Elles doivent être adaptées à la menace.

4) Plutôt que de bloquer les sentiments, les défenses adaptatives les canalisent. Endigués les sentiments peuvent être aussi dangereux qu'une panne dans le système d'évacuation de la vapeur d'une cocotte minute mise sur le feu.

5) Les défenses adaptatives rendent leur utilisateur agréable, attrayant. Les défenses non-adaptatives conduisent au rejet de leur utilisateur perçu comme irritant, répugnant, etc.

Les défenses sont-elles pathogènes ?

Elles ont en fait une double fonction. Elles sont nécessaires au développement de la pathologie mais ne conduisent pas nécessairement à la pathologie. Les défenses pathologiques peuvent être identifiées par leurs caractéristiques de rigidité, d'intensité et de surgénéralisation (utilisation dans les relations avec de nombreuses personnes ou dans diverses situations.)
Pour Bergeret, un sujet n'est jamais malade parce qu'il a des défenses mais parce que les défenses qu'il utilise habituellement peuvent être décrites comme : inefficaces, trop rigides, mal adaptées aux réalités internes ou externes et/ou exclusivement du même type. Le fonctionnement mental se voit ainsi entravé dans sa souplesse, son harmonie, son adaptation.

Classifications

Selon Vaillant " Il y a autant de défenses que notre imagination, notre témérité ou notre aisance verbale nous permettent d'en inventorier. "
Leur nombre varie selon les auteurs de 8 à 45. Il est donc difficile de les classifier.
Vaillant propose de les différencier en :
1. Défenses psychotiques qui inclut la projection délirante, la distorsion et le déni psychotique
2. Défenses immatures, au nombre de 6 : projection, fantaisie schizoïde, hypochondrie, agression passive activisme et dissociation (ou déni névrotique)
3. Défenses névrotiques ou intermédiaires : déplacement, isolation de l'affect, refoulement et formation réactionnelle.
4. Défenses matures comme l'altruisme, la sublimation, la répression (ou mise à l'écart, l'anticipation et l'humour.)

Ihilevich et Gleser décrivent cinq styles de défense suffisamment généraux pour inclure tous les mécanismes identifiés :


1. Se tourner contre l'objet : Dans ce style, les conflits internes et les menaces externes sont gérées par une attaque excessive et inappropriée dirigée contre la source réelle ou présumée du danger perçu. Cette stratégie remplace l'expérience de se sentir menacé par celle de menacer, ce qui crée une illusion de pouvoir qui soutient le bien-être du sujet. Des défenses comme l'identification à l'agresseur et le déplacement appartiennent à ce style défensif.


2. La projection :Ce style est caractérisé par le fait de justifier l'expression de l'hostilité ou du rejet en attribuant aux autres des intentions ou des caractéristiques négatives, à partir de preuves déformées. Ce type d'attribution diminue l'anxiété du sujet quant à ses propres caractéristiques indésirables et crée l'illusion de la maîtrise de ces caractéristiques et de la supériorité, améliorant ainsi l'estime de soi.


3. Jouer sur les principes : Sous l'apparence d'épouser des principes généraux, les défenses appartenant à ce style évoquent des platitudes, des truismes, des clichés, du sophisme pour dissimuler un conflit interne ou une menace externe. Ainsi on écarte de la conscience la signification émotionnelle des conflits ou menaces. En créant l'illusion de la " compréhension " ces défenses donnent au sujet le sentiment de maîtrise, de détachement émotionnel par rapport à la menace perçue, diminuent l'anxiété et augmentent l'estime de soi. Ce style est commun à des défenses comme l'intellectualisation, la rationalisation et l'isolation de l'affect.


4. Se tourner contre soi : Face à des conflits et des menaces, les réponses défensives orientent vers soi-même des critiques excessives, de la colère, de l'hostilité injustifiée. Ce type de réponses crée une sorte de " coussin " ou de " matelas " qui adoucit l'impact psychologique des conflits, et des menaces. L'anticipation du pire engendre l'illusion d'un contrôle existentiel sur des résultats indésirables, diminuant ainsi l'impact des menaces perçues et contient, si elle ne peut l'éliminer, l'anxiété. Cette stratégie protège une estime de soi vulnérable contre une diminution possible. Ce style serait celui des réponses auto-handicapantes, pessimistes ou masochistes.


5. Le renversement. Les réponses défensives de ce style diminuent le conflit interne ou les menaces externes en minimisant leur importance ou en les déplaçant totalement de la conscience. Ainsi le sujet répond de manière positive ou neutre à un événement frustrant qui autrement engendrerait une réaction négative. L'effaçage de la réalité déplaisante crée l'illusion d'une maîtrise des conflits ou menaces qui diminue l'anxiété consciente et augmente le sentiment de bien-être. On retrouve ce style dans des mécanismes comme la dénégation, le déni, la

formation réactionnelle et le refoulement.

Liste de différents mécanismes de défense

· Activisme : Gestion des conflits psychiques ou des situations traumatiques externes par le recours à l'action, à la place de la réflexion ou du vécu des affects. L'activisme peut être une réponse ponctuelle, par exemple à un deuil : la personne se réfugie dans le travail pour oublier momentanément sa peine, la perte d'un proche. Dans ce sens on peut parler de mécanisme adaptatif, l'activisme deviendrait pathologique quand toutes les difficultés sont gérées de cette façon et qu'il finit par interdire toute réflexion sur soi ou empêcher toute manifestation d'affect.

· Affiliation : L'affiliation est la recherche de l'aide et du soutien d'autrui quand on vit une situation qui engendre de l'angoisse. L'affiliation peut être un mécanisme adaptatif et une partie de notre travail notamment en ville consiste à permettre au patient de chercher le soutien de ses proches ou de l'équipe soignante. L'incapacité d'affronter seul une situation constituerait le versant pathologique de ce mécanisme.

· Affirmation de soi par l'expression des sentiments : En proie à un état émotionnel ou à un événement extérieur stressant, la personne qui utilise ce mécanisme de défense communique sans détours sentiments et pensées, d'une façon ni agressive, ni manipulatrice. C'est un peu ce que recherchent les soignants qui interviennent lors des catastrophes pour éviter la survenue d'état de stress post-traumatiques. On associe en fait une certaine forme d'affiliation qui implique de travailler le groupe et l'affirmation de soi par l'expression des sentiments. Mécanisme de défense adaptatif, l'affirmation de soi par l'expression des sentiments peut avoir son versant pathologique lorsque la personne reste cantonnée à l'expression d’affects sans pouvoir recourir à l'abstraction.

· Agression passive : Il s'agit d'une réponse aux conflits émotionnels ou aux facteurs de stress internes ou externes par une agression envers autrui exprimée de façon indirecte et non-combative. Une façade d'adhésion apparente voile la résistance, le ressentiment ou l'hostilité. L'agression passive représente une réponse soit aux exigences d'action ou de performance d'une autre personne soit au manque de gratification des propres désirs du sujet. Ce mécanisme peut constituer une modalité adaptative pour des personnes qui occupent une position de subalterne et qui n'arrivent pas à s'affirmer ouvertement par d'autres moyens. Ce mécanisme de défense est probablement le mécanisme le plus utilisé dans la fonction publique. A tous les échelons, les fonctionnaires répondent : " Oui, oui. " mais se ardent bien de faire quoi que ce soit de ce qui leur est demandé. Une variante est " Cause à mon cul ma tête est malade. " Respiration parfois, façon d'éviter le conflit, généralisée l'agression passive a un coût faramineux.

· Altruisme : Dévouement à autrui qui permet au sujet d'échapper à un conflit. On peut faire les mêmes remarques que pour l'activisme. L'altruisme a l'avantage d'être socialement reconnu. C'est un bon moyen d'être considéré comme un saint. Le problème est que l'altruiste fait souvent payer à l'autre son renoncement. Le conflit revient toujours et l'altruiste exclusif est contraint à être de plus en plus altruiste. Le risque est de tisser une relation de dépendance avec la ou les personnes avec lesquelles il se dévoue.

· Annulation rétroactive : Illusion selon laquelle il serait possible d'annihiler un événement, une action, un souhait, porteurs de conflits, grâce à la toute puissance d'une action ou d'un souhait ultérieurs, censée avoir un effet de destruction rétroactive. L'annulation rétroactive renvoie à la pensée magique. Un homme se promène, croise une jeune femme, la regarde, sourit, fait quelques pas et fait brusquement trois pas en arrière avant de poursuivre son chemin comme si de rien n'était. Les trois pas en arrière sont là pour annuler la pensée obscène qui s'est imposée à lui en croisant la jeune femme. L'annulation rétroactive se rencontre essentiellement dans les névroses obsessionnelles.

· Anticipation : Anticiper consiste, lors d'une situation conflictuelle, à imaginer l'avenir : en expérimentant d'avance ses propres réactions émotionnelles ; en prévoyant les conséquences de ce qui pourrait arriver ; en envisageant différentes réponses ou solutions possibles. Les sportifs utilisent souvent ce mécanisme de défense en anticipant le match qu'ils vont livrer. Ils visualisent la place des poteaux, l'emplacement des supporters, la technique employée par l'adversaire, etc. L'amoureux transi peut se préparer en choisissant comme lieu de rencontre avec sa belle un lieu qu'il connaît, en apprenant par cœur le discours qu'il compte lui délivrer, en préparant ses objections, et en imaginant des réponses, etc. L'anticipation est le prototype des mécanismes adaptatifs. On peut préparer les patients à la recherche d'un emploi, d'un logement, à une rencontre avec leurs parents grâce à des jeux de rôle. D'une certaine façon les protocoles sont une forme d'anticipation. Il existe un aspect pathologique dans l'anticipation lorsque la personne s'avère incapable d'affronter une situation nouvelle sans l'avoir anticipée.

· Auto-observation : Le sujet traite le conflit émotionnel ou les facteurs de stress internes ou externes en amorçant une réflexion sur ses propres pensées, sentiments, motivations et comportement et en répondant de manière appropriée. L'auto-observation a également son côté pathologique lorsque la personne en perd toute spontanéité, lorsqu'elle passe son temps à s'observer et à s'analyser. L'auto-observation peut être pathologique lorsqu'elle se colore de rationalisation délirante, lorsqu'elle devient une mécanique mentale folle.

· Blocage : Inhibition, habituellement temporaire, des affects pouvant, aussi, concerner la pensée et les pulsions. Le blocage est un processus défensif proche, en tant qu'effet du refoulement.

· Clivage du Moi : Le clivage est l'action de séparer, de diviser le moi (clivage du moi), ou l'objet (clivage de l'objet) sous l'influence angoissante d'une menace, de façon à faire coexister les deux parties ainsi séparées qui se méconnaissent sans formation de compromis possible. Dans l'Abrégé de psychanalyse, Freud applique cette méthode de défense à la psychose. L'une des positions est le fait du çà (le délire) tandis que l'autre est le fait du moi (contact maintenu avec la réalité). Selon Freud, " même quand il s'agit là d'états hallucinatoires confusionnels, les malades une fois guéris, déclarent que dans un recoin de leur esprit, suivant leur expression, une personne normale s'était tenue cachée, laissant se dérouler devant elle, comme un observateur désintéressé, toute la fantasmagorie morbide. " On pourrait considérer que le clivage est un mécanisme de défense clairement pathologique. Il est un mécanisme extraordinairement efficace pour affronter les situations les plus périlleuses. Ainsi Bettelheim, interné en camp de concentration, faisait-il une étude sur les mécanismes de défense qui permettait de survivre aux situations limites. Son énergie était focalisée sur cette étude. Il ne prêtait ainsi plus attention à ce que vivait son corps de torture, de mauvais traitement. C'était clivé. Le mécanisme est proche en cas de viol. La femme se clive. D'un côté les horreurs que subit son corps, de l'autre son esprit qui est ailleurs, concentré sur un point très éloigné de ce qui se passe. Le problème est que c'est un mécanisme de défense très coûteux. Quand c'est clivé, c'est clivé, on ne recolle pas les morceaux si facilement.

· Clivage de l'objet : Mélanie Klein décrit le clivage de l'objet, mécanisme de défense le plus primitif contre l'angoisse. Il est destiné à rendre le moi cohérent et à stabiliser les turbulences relationnelles qui l'agitent. Selon Klein, les relations objectales existant d'emblée, le premier objet le sein de la mère, se cliverait pour l'enfant en " bon objet ", source de gratification gardé à l'intérieur, et en " mauvais objet ", source de frustration projeté au dehors. Par ce processus de clivage le thérapeute peut devenir porteur des mauvais aspects de l'objet afin de protéger le " bon " parent externe ou interne. Ce serait le mécanisme de défense essentiel dans les états limites. Le clivage de l'objet peut être destructeur dans une équipe de soignants qui ne voit pas plus loin que le bout de conflits qu'elle n'élabore pas. Les soignants peuvent arriver à se déchirer à la plus grande joie d'un patient qui voit triompher sa défense. Le rôle d'un cadre qui ne se bornerait pas à être un gestionnaire de planning et du psychologue institutionnel sont ici essentiels.

· Compensation : Tentative inconsciente de trouver des substituts à des pertes ou à des inadéquations réelles ou imaginaires. La mise en marche de ce mécanisme implique une exagération des aspects positifs de la personne.

· Complaisance :(ou compliance). Utilisation de la soumission passive pour éviter les conflits et les facteurs de stress. Ce mécanisme assimilable à l'inhibition de l'action plus qu'à la fuite devant l'agression est très coûteuse. L'agressivité ainsi masquée se retourne souvent contre le sujet. Elle est souvent pathologique.

· Condensation : Mécanisme, caractéristique de la pensée inconsciente présent dans le rêve, les actes manqués, les jeux de mots, etc. une représentation unique renvoie à elle seule à plusieurs chaînes associatives à l'intersection desquelles elle se trouve.

· Conduite contraphobique : Défense spécifique contre la phobie.

· Contrôle : Tentative de gérer et/ou de diriger, de manière exagérée les événements et les objets de l'environnement afin de minimiser l'anxiété et de résoudre les conflits internes. Ce contrôle peut s'exercer par différentes stratégies comme l'intervention avec des suggestions, le sabotage, la séduction, la complaisance excessive, etc. (groupe). Les soignants exercent facilement l'intervention avec suggestion dans les entretiens, surtout dans leurs démarches de résolution de problèmes à destination du patient. Certains soignants, certains cadres angoissés peu sûrs d'eux et de leur fonction peuvent être tentés d'utiliser la séduction ou l'affectivité pour contrôler l'équipe (" Si tu veux me faire plaisir, tu feras cela … "). La complaisance excessive peut être une façon de se rendre indispensable dans un groupe et donc de le contrôler. Le sabotage peut également constituer une façon de contrôler le groupe.

· Contrôle par la pensée : Utilisation de manière contraignante du processus de pensée en tant que défense contre l'anxiété émergente. Ce mécanisme se caractérise par un besoin de connaître tous les détails d'une manière aussi complète que possible. Le contenu de la situation apeurante n'est pas visé, mais par une familiarisation prolongée qui permet d'anticiper le danger, le sujet tente de se préparer et de diminuer ainsi l'anxiété.

· Contrôle omnipotent de l'objet : Défense maniaque se développant pendant la position dépressive et qui se caractérise par une relation à des objets saisis dans leur totalité et par la prédominance de l'intégration, de l'ambivalence, de l'angoisse dépressive et de la culpabilité. Le contrôle omnipotent de l'objet se développe comme une défense contre l'angoisse dépressive, la culpabilité et la perte. Elle s'appuie sur des relations d'objet qui se caractérisent par le triomphe, le contrôle et le mépris. C'est évidemment lors des états maniaques que ce mécanisme de défense s'observe le mieux. On peut dire que le maniaque s'épuise littéralement dans ce contrôle et plus l'objet (les soignants par exemple) vont s'acharner à échapper à ce contrôle, plus il lui sera nécessaire de s'agiter pour éviter que la maîtrise de l'environnement lui échappe.

· (Dé) négation : Dans l'œuvre de Freud, le terme dénégation recouvre deux sens : refus de reconnaître, comme siens, immédiatement après les avoir formulés, une pensée, un désir, un sentiment qui sont sources de conflit ; refus par le sujet d'une interprétation exacte le concernant, formulée par le psychanalyste. En dehors de l'analyse, ce mécanisme peut se rencontrer en entretien infirmier.

· Déni : Action de refuser la réalité d'une perception vécue comme dangereuse ou douloureuse pour le moi. Il en va ainsi de la phase de déni du deuil. Les patients refusant cette réalité peuvent halluciner la présence de l'absent.

· Déni de la réalité psychique : Défense maniaque se développant comme le contrôle omnipotent de l'objet, pendant la position dépressive. Elle s'appuie sur un déni tout-puissant de la réalité psychique, celle du monde interne incluant des pulsions et des objets internes.

· Déni psychotique : Type de déni caractérisé par une altérité majeure de l'appréciation de la réalité. A la place de la réalité déplaisante, le patient superpose une production de son désir, le délire.

· Dépersonnalisation : Mécanisme consistant en une altération de l'image de soi et de l'image du mode de fonctionnement de soi, produite par un désinvestissement de ce qui est perçu comme le moi, et ayant, comme résultat un sentiment d'irréel. La perception de soi et des affects paraît irréelle et semble appartenir à quelqu'un d'autre ; on note un sentiment d'éloignement de soi.

· Déplacement : Fait que l'accent, l'intérêt, l'intensité d'une représentation est susceptible de se détacher d'elle pour passer à d'autres représentations originellement peu intenses, reliées à la première par une chaîne associative. Un exemple célèbre est celui des blés qui évoquent au renard la couleur des cheveux du petit prince et qui l'aident à supporter la perte.

· Dépréciation : Fait de s'attribuer ou d'attribuer à autrui des défauts exagérés. Ce mécanisme peut aider à supporter une perte. La femme que l'on quitte devient la dernière des mégères. On n'a ainsi pas perdu grand chose.

· Désexualisation : Changement dans la qualité d'une pulsion mais pas de son objet. Ceci implique une neutralisation de l'investissement libidinal ou agressif de l'objet. D'une certaine façon le soin (technique ou autre) n'est possible que par la désexualisation de l'objet.

· Détachement : Retrait de l'investissement libidinal ou agressif d'un objet.

· Dissociation : Altération des fonctions d'intégration de la conscience, de la mémoire, de la perception de soi ou de l'environnement ou du comportement sensori-moteur.

· Distorsion psychotique : Distorsion importante qui transforme la réalité externe pour la rendre conforme à nos désirs. La distorsion peut aussi permettre la fusion hallucinatoire agréable avec une autre personne.

· Evitement : Détournement actif des pensées, objets ou situations qui sont chargés en conflit. Ainsi, le soignant qui ne supporte pas la mort évitera-t-il de passer devant la chambre du patient qui agonise.

· Faire le clown, se moquer : Utilisation excessive ou habituelle de mots d'esprit pour réduire l'anxiété consécutive à des situations stressantes ou à des pensées ou affects perturbateurs.

· Forclusion : Mécanisme qui consiste en un rejet primordial d'un signifiant. Conçu comme un mécanisme de défense propre à la psychose, il fait référence au rejet des représentations insupportables avant même qu'elles ne soient intégrées à l'inconscient du sujet. Une façon de l'imager est d'imaginer que le signifiant n'est pas entré dans le dictionnaire intime de la personne. Lorsqu'elle est confrontée à ce mot, il n'a pas de sens et ne peut en avoir car tout ce qui renvoie à ce mot est absent du dictionnaire.

· Formation réactionnelle : Transformation du caractère permettant une économie du refoulement, puisqu'à des tendances inacceptables sont substituées des tendances opposées, qui deviennent permanentes. (Ainsi l'avare devient-il prodigue).

· Humour : Au sens restreint retenu par Freud, l'humour consiste à présenter une situation vécue comme traumatisante de manière à en dégager les aspects plaisants, ironiques, insolites. C'est dans ce cas seulement (humour appliqué à soi-même) qu'il peut être considéré comme un mécanisme de défense.

· Hypocondrie : Transformation des reproches à faire aux autres, découlant de chagrins ou de pulsions agressives en reproche à soi-même au départ et, ensuite, en plaintes de douleurs, de maladie somatique ; d'idées de suicide, de neurasthénie. L'hypocondrie ne constitue pas une tentative pour obtenir des bénéfices secondaires découlant du rôle de malade ; les hypocondriaques se plaignent tout en rejetant l'aide. Au cœur de l'hypocondrie se trouve un reproche masqué. En ce sens, la prise en charge de l'hypocondrie se solde-t-elle toujours par un échec, car ce qui est recherché ici c'est la mise en échec de l'autre et non la guérison d'un problème.

· Idéalisation : Le sujet s'attribue ou attribue à autrui des qualités exagérées.

· Identification : Assimilation inconsciente, sous l'effet du plaisir libidinal et/ou de l'angoisse d'un aspect, d'une propriété, d'un attribut de l'autre, qui conduit le sujet, par une similitude réelle ou imaginaire, à une transformation totale ou partielle sur le modèle de celui auquel il s'identifie. L'identification est un mode de relation au monde constitutif de l'identité.

· Identification à l'agresseur : Ce mécanisme désigne le fait qu'un sujet, confronté à un danger extérieur, s'identifie à l'agresseur selon différentes modalités : soit en reprenant à son compte l'agression telle quelle, soit en imitant physiquement ou moralement la personne de l'agresseur, soit en adoptant certains symboles de puissance qui le caractérisent. Le syndrome de Stockholm qui voit des otages prendre fait et causes pour les terroristes repose sur l'identification à l'agresseur. On rencontre également ce mécanisme de défense chez les enfants victimes de sévices sexuels, devenus adultes, ils tendraient à reproduire ce qu'on leur a fait.

· Identification projective : Mécanisme consistant en un fantasme dans lequel le sujet imagine s'introduire partiellement ou en totalité à l'intérieur de l'autre, tentant ainsi de se débarrasser de sentiments, de pulsions ressenties comme indésirables, et cherchant de cette façon à nuire, à posséder et à contrôler cette autre personne. Ce mécanisme de défense est aussi redoutable pour une équipe qui n'élabore pas ses conflits que le clivage de l'objet. Le patient, de sa chambre d'isolement ou du lit où il est attaché peut arriver à contrôler quasi-totalement une équipe rendue incapable de penser. Les soignants, comme une mécanique folle, reproduisent à l'envie une partie du fonctionnement psychique du patient. Là encore, le rôle du cadre, du psychologue clinicien peut faire la différence.

· Intellectualisation : recours à l'abstraction et à la généralisation face à une situation conflictuelle qui angoisserait trop le sujet s'il reconnaissait y être personnellement impliqué. On rencontre cette défense dans de nombreuses pathologies mais également chez certains soignants : psychologues qui jargonnent à qui mieux mieux, cadres, cadres-supérieurs, directeurs des soins managers à des années lumière des soucis des soignants, infirmiers monomaniaques de la démarche de soin ou perroquets lacanolatres qui répètent à l'envie ce qu'ils ont plus ou moins bien intégrés.

· Introjection : Inclusion fantasmatique -de l'objet, d'une partie de celui-ci ou du lien à ce dernier- qui sert de repère au moi pour l'appréhension de l'objet extérieur dont le détachement est alors possible. Un deuil s'achève à l'introjection de l'objet perdu.

· Isolation : Le terme isolation recouvre deux sens. Il peut désigner : une élimination de l'affect lié à une représentation (souvenir, idée, pensée) conflictuelle, alors que la représentation en question reste consciente ; une séparation artificielle entre deux pensées ou deux comportements qui en réalité sont liés, leur relation ne pouvant être reconnue sans angoisse par la personne.

· Limitation des fonctions du moi : Limitation ou perte de l'une ou de plusieurs fonctions du moi, afin d'éviter l'anxiété engendrée par le conflit avec les tendances instinctuelles, avec le Surmoi ou avec les forces ou les objets de l'environnement. La limitation d'une fonction du moi peut être relativement bénigne, avec une faible interférence sur l'efficacité globale du moi. Elle prend cependant souvent la forme d'une inhibition importante du fonctionnement du moi, parfois si pathologique qu'elle devient symptôme.


· Manger et boire : Tendance irrépressible à ingérer des aliments, des boissons, des médicaments, etc. afin de maintenir ou de restaurer l'intégrité de soi, surtout de l'image corporelle et de contrôler l'environnement. Les mécanismes d'incorporation et d'introjection sont impliqués.

· Mise à l'écart : Tentative de rejet volontaire, hors du champ de la conscience, de problèmes, désirs, sentiments ou expériences qui tourmentent ou inquiètent un sujet.

· Mise en avant des affects : Fait de mettre un accent particulier sur l'affect ou de l'utiliser de manière excessive afin d'éviter la compréhension et l'explication rationnelle. Les sentiments sont, donc, inconsciemment intensifiés à des fins défensives.

· Omnipotence : Réponse donnée aux conflits émotionnels ou aux facteurs de stress internes ou externes au cours de laquelle le sujet se sent ou agit comme s'il possédait des capacités ou des pouvoirs supérieurs à ceux des autres.

· Plainte associant demande d'aide et rejet de cette aide : Le sujet exprime des plaintes ou demandes d'aide répétées (concernant des symptômes physiques ou psychologiques ou des problèmes de vie), ces plaintes et demandent dissimulent en fait, des sentiments d'hostilité et des reproches à l'égard d'autrui. Ces sentiments s'expriment lorsque le sujet rejette les suggestions, conseils ou offres d'aide apportés par quelqu'un d'autre.

· Projection : Opération par laquelle le sujet expulse dans le monde extérieur des pensées, affects, désirs qu'il méconnaît ou refuse en lui et qu'il attribue à d'autres, personnes ou chose de son environnement.

· Projection délirante : Forme de projection où le sujet abandonne, en fait, la mise à l'épreuve de la réalité. Dans la projection délirante, les conflits internes sont extériorisés et le sujet leur donne une réalité tangible.

· Rationalisation : Justification logique, mais artificielle, qui camoufle, à l'insu de celui qui l'utilise, les vrais motifs (irrationnels et inconscients) de certains de ses jugements, de ses conduites, de ses sentiments, car ces motifs véritables ne pourraient être reconnus sans anxiété.

· Recours à la pensée magique : Croire que la pensée a force d'action, permettant ainsi de satisfaire un besoin ou d'éviter un danger. Dans cette situation l'épreuve de réalité est abandonnée.

· Refoulement : Rejet dans l'inconscient de représentations conflictuelles qui demeurent actives, tout en étant inaccessibles à la prise de conscience. Le retour du refoulé, dont les conséquences peuvent être anodines ou pathologiques, intervient en cas d'échec ou d'insuffisance du refoulement.

· Régression : Retour plus ou moins organisé et transitoire à des modes d'expression antérieurs de la pensée, des conduites ou des relations objectales, face à un danger interne ou externe susceptible de provoquer un excès d'angoisse ou de frustration.

· Renversement dans le contraire : Mécanisme où une pulsion conflictuelle est, non seulement refoulée, mais aussi remplacée par la pulsion opposée.

· Réparation : Mécanisme visant à restaurer un objet aimé endommagé par les fantasmes destructeurs du sujet. La réparation survient pendant la position dépressive en réaction aux angoisses et à la culpabilité dépressives. Si la réparation fonctionne comme une partie du système des défenses maniaques, elle acquiert les caractéristiques maniaques du déni, du contrôle et du mépris. De nombreux soignants s'engagent dans les métiers de la santé pour réparer un objet aimé endommagé par leurs fantasmes destructeurs. Il est essentiel que ceux-ci puissent élaborer ce qui les conduit à être soignant. Ils risquent dans le cas contraire d'être pris dans des pièges relationnels qui les contraindraient à réparer toujours plus des patients qui iraient toujours plus mal. Ils sont les victimes rêvées pour les patients qui utilisent comme mécanismes de défense l'hypocondrie ou la plainte associant demande d'aide et rejet de cette aide.

· Retournement contre soi-même : Refus inconscient par un sujet de sa propre agressivité, qu'il détourne d'autrui pour la reporter sur lui-même. Ce mécanisme de défense peut être à la source de sentiments de culpabilité, d'un besoin de punition, d'une névrose d'échec, de tentatives d'autodestruction.

· Ritualisation : Etablissement d'un certain ordre ou " identitude " des choses et du comportement. Le sens disparaît par le refoulement, mais il est implicite dans la forme ou l'ordre qui ont un sens magique. La formalisation en constitue le précurseur. De nombreux soignants et de nombreux cadres cherchant à ritualiser le soin par des protocoles pour se protéger de l'angoisse.

· Retrait apathique : Détachement protecteur, fait d'indifférence affective, de restriction des relations sociales et des activités extérieures, et de soumission passive aux événements, qui permet à une personne de supporter une situation très difficile.

· Sexualisation : Doter un objet ou une fonction d'une signification sexuelle, qu'ils n'avaient pas auparavant ou qu'ils avaient en moindre mesure, afin de prévenir l'anxiété en relation avec certaines pulsions ou réactions interdites.

· Se cramponner à l'objet : S'accrocher en fait ou de fait, de manière exagérée aux objets, être peu disposé à défaire le lien ou à quitter l'objet. La société de consommation incite à beaucoup se cramponner.

· Se tourner vers l'esthétique : Déplacement de l'intérêt vers la valeur formelle, esthétique, des objets ou expériences, afin d'éviter la prise de conscience des affects liés à la sexualité.

· Siffler dans le noir pour ne plus avoir peur, pour montrer à un éventuel adversaire que l'on n'a pas peur.

· Somatisation

· Sublimation : Deux sens : désexualisation d'une pulsion s'adressant à une personne qui pourrait (ou qui a pu) être désirée sexuellement. La pulsion transformée en tendresse ou en amitié, change de but, mais son objet reste le même ; Dérivation de l'énergie d'une pulsion sexuelle ou agressive vers des activités valorisées socialement (artistiques, intellectuelles, morales). La pulsion se détourne alors de son objet et de son but (érotique ou agressif) primitifs, mais sans être refoulée.

· Tomber malade : Utilisation courante, à des fins d'évitement et de régression, des maladies dont le sujet souffre, en les exagérant. La responsabilité peut être évitée, la culpabilité contournée, et les pulsions agressives et libidinales vécues comme dangereuses peuvent être ainsi écartées.

Le concept de dégagement

Bibring en 1943 a décrit des mécanismes de dégagement qui constituent des modalités d'aménagement des tensions par le moi. Leur fonction est de dissoudre progressivement la tension en changeant les conditions internes qui lui donnent naissance. Il décrit ainsi la familiarisation avec une situation anxiogène ou le détachement de la libido (dans le travail de deuil). Parmi les mêmes mécanismes, Lagache décrit :
- La familiarisation du sujet avec la situation traumatique ;
- La prévision qui permet au sujet de se dégager de l'emprise des motivations actuelles (qui animent et entretiennent le conflit et de l'attente d'effets imminents, en se représentant les effets éloignés de ces motivations
- Le remplacement qui peut se manifester :
    - par la répétition agie,
    - par la remémoration pensée et parlée ;
    - par l'identification qui amène le sujet à se confondre avec son vécu,
    - par l'objectivation (qui lui permet de prendre de la distance par rapport à ce vécu)
    - de la dissociation
    - par l'intégration
    - de l'obéissance par l'expérience.


"See the joy of giving"

Par Le 05/07/2014

J'ai vécu mon métier d'instituteur dans cette dimension du partage. Il ne s'agissait pas pour moi d'enseigner de la grammaire ou des mathématiques mais bien avant tout d'accompagner avec bienveillance des individus en croissance. 

Aimer, pour que cet amour délivré contribue à l'émergence d'une Humanité lumineuse. 

Maintenant, je vais tâcher d'y parvenir dans un autre cadre, dans une voie thérapeutique et non étatique puisque cet État contribue lui-même à rendre malade. 

2 + 2 + 5

Par Le 05/07/2014

Bien sûr, on pourrait se dire que tout ça est exagéré et ridicule. On ne pourrait voir cela qu'en Corée du Nord, par exemple...

Alors, posons-nous la question suivante, juste une pour commencer :

À quoi cela nous a -t-il servi d'apprendre à l'école que le vote est un devoir civique ?

Les candidats + un  vote = démocratie...

Je laisse à chacun le soin de compléter la liste des enseignements fondateurs de notre système. 

Et si ensuite, l'envie vous prend d'aller vomir, n'en soyez pas surpris. C'est normal. Vous êtes sur la bonne voie. 

La mode des indignations

Par Le 05/07/2014

Ce que je trouve EFFRAYANT, c'est de constater que tous ces projets représentent des sommes dérisoires au regard de ce qui est dépensé pour le football, pour les campagnes publicitaires, pour les meetings politiques, pour les caisses noires, pour les esprits sombres, pour les hommes pervers, pour les Puissants...

Ce que je trouve EFFRAYANT, c'est de constater aussi que beaucoup se plaignent, que beaucoup critiquent, jugent, crachent par terre, s'indignent, s'indignent et s'indignent encore...Combien parmi eux mettront 1 euro pour soutenir les "changeurs de monde" ?...

Il ne sert à rien de compiler les dérèglements de ce monde s'il ne s'agit que de se glorifier en étant le premier à en parler ou le plus virulent. Si Facebook ou n'importe quel réseau social n'est qu'une vitrine de son dernier repas, de son dernier achat, de sa dernière sortie cinéma ou même un catalogue de dénonciations, alors il ne s'agit que du remplissage de vies inertes. Il ne sert à rien d'étaler son indignation si aucun acte ne suit...

http://www.babeldoor.com/

Découvrez et soutenez des projets enthousiasmants

L'association OSD cherche de l'aide pour financer sa prochaine mission au Népal à laquelle participera une équipe des soignants constituée de 7 ostéopathes , 1 kinésithérapeute, 1 infirmière et 1 médecin français.

Par OstéopathieSolidaritéDéveloppement

82% de 1500 €

Participez à la création d'une mini-collection de 3 livres qui présentent tous ceux et toutes celles qui sont en train de changer le monde sous nos yeux et qu'on ne voit pas assez. Soutenez l'écriture et l'édition de ce projet, participez avec vos expériences !

Par Eva Wissenz

26% de 9580 €
Bienvenue Thierry LEDRU
Vous soutenez : 1 projet(s)
Vous administrez : 0 projet(s)
Mes messages : 0 message(s) non lu(s)
Les parrains
Basée sur une participation solidaire, l'association Cœur de Bastide permet à chacun, à la mesure de ses moyens, de soutenir des projets en Pays foyen et de favoriser des initiatives individuelles ou collectives. 
       En savoir plus

L’équipe du service d’Imagerie pédiatrique de l’hôpital Robert Debré à Paris cherche de l'aide pour égayer la salle de radiographie uro-digestive où l'appréhension des enfants est grande avant les examens

Par Fonds de dotation Robert-Debré

70% de 5000 €

L’équipe SEEDS a été missionnée par l’Institut de Recherche et du Développement (l’IRD) pour un projet de recherche sur l’huile d’argan au Maroc avec un Laboratoire pour la valorisation des produits

Par Lucie LLORENS

19% de 1000 €

SIDEP, cherche de l'aide pour développer sa prochaine mission d'expertise sur l'adaptation des indicateurs de gestion durable des forêts métropolitaines françaises aux forêts des DROM-COM

Par Sidep 2014

8% de 1000 €

Etudiants en ostéopathie, membres de l’association OSD (Ostéopathie Solidarité Développement)nous intervenons tous les ans au Sénégal et souhaitons créer 2 nouvelles interventions dans des sites qui nous attendent déjà impatiemment

Par OSD

110% de 600 €

L'association Enfance Epilepsie cherche un coup de pouce pour la mise en oeuvre d'actions concrètes visant à sensibiliser les milieux scolaires et péri-scolaires, organiser des formations GRATUITES

Par ENFANCE EPILEPSIE

66% de 1000 €

Nous sommes 3 étudiantes en première année en soins infirmiers au sein de l'IFSI des Hôpitaux de Toulouse, ayant choisi de réaliser un stage humanitaire en Inde auprès de l'association Les enfants de Shanti

Par Mathilde-Gaëlle-Carine

132% de 600 €
Sélection de projets financés

Mon projet aujourd’hui est de pouvoir exposer sur une seule ligne 1kilomètre de mes Fragments d'histoires, petites peintures miniatures sur bois de 5x5cm, dont 5000 ont déjà été peintes.

Par frederique

101% de 1000 €

Marion et Rodolphe voyagent utile et solidaire! Ils ont besoin de vous pour offrir un toit à une école qui accueille les enfants de l'ethnie indigène des Lenca dans la ville de La Esperanza au Honduras.

Par Mar et Rod

106% de 1200 €

Participez à la construction du pavillon de divertissement rêvé par les jeunes de Tiogo Mossi (Burkina Faso), avec les étudiants des Arts et Métiers Paris Tech.

Par Jcbouhet

100% de 1000 €

Changeurs de Monde

Par Le 05/07/2014

Une belle nouvelle pour moi puisque les éditions Seepia ont retenu mon texte "Goutte d'eau" pour figurer dans ce recueil collectif. Le concours est toujours ouvert. Eva Wissenz est une belle personne, engagée, rayonnante, riche d'une vie tournée vers la connaissance de soi et le partage.

Une belle rencontre et un projet "Changeurs de monde" auquel je souscris pleinement. Il n'est plus temps d'attendre que des individus soi-disant influents conduisent nos existences. Le changement nous appartient, nous sommes les fondations du monde et ceux qui se croient au sommet d'une pyramide, au sommet d'une hiérarchie ne sont que des faussaires. Ils vivent dans une tour d'ivoire qu'ils ne méritent aucunement. Ils vivent sur nos fondations. Il est temps de secouer l'ensemble et de nous libérer du poids néfaste qu'ils représentent. 

Nous sommes les changeurs de Monde. 

Partagez, agissez, participez.

Ou alors, choisissez de continuer à supporter la masse écrasante des Puissants. 

La suite est entre vos mains. 


Vous pouvez nous écrire à cette adresse électronique : commelevent (at) free.fr
Envoi des manuscrits par email uniquement. 


Merci de lire les précisions ici.

"Le chemin le plus court pour aller d’un point à un autre n’est pas la ligne droite, mais le rêve." 
Proverbe africain

Concours de nouvelles


Seepia propose un concours de nouvelles sur le thème :
FEU TERRE AIR EAU

Vous choisirez un des quatre éléments comme axe de votre texte.

Votre nouvelle fera vivre le ou les thèmes suivants (liste non exhaustive) : amour de la vie - biodiversité - altruisme - non-violence - engagement - alternatives - permaculture - énergie - semences - nature - espace - créativité - travail - plaisir - enfants...

Les récits peuvent se faire en mots et/ou dessins (noir et blanc seulement).

La longueur des textes est libre dans la limite du raisonnable pour une nouvelle.

L’idée de ce concours est de célébrer les noces de la littérature et de ce que les médias appellent "l’écologie" qui n’est en réalité qu’une relation libre, consciente et responsable à tous les environnements.

Après délibération, les textes retenus seront publiés en volume par Seepia. Il n’y a pas de règlement pour ce concours parce qu’il n’y a rien à régler mais il y aura des accords avec chaque créateur et créatrice les assurant de rester tout à fait propriétaires de leurs travaux. Si tous et toutes sont d’accord, le volume pourra être placé sous licence Creative Commons.

Le concours est ouvert jusqu’au 1er décembre 2014.

Envoyez vos textes par email uniquement à : commelevent (at) gmail.com

Buena suerte !

La belle et inspirante image qui accompagne cette proposition d’imaginaire collectif a été réalisée par Anne Steinlein.


Changeurs de Monde


"Comme le vent" : pour une littérature d’éveil, d’amour et d’action.

L’énorme production de tristes distractions nourrit un imaginaire d’impuissance, tout un tissage de peurs, d’habitudes, de jugements et de découragement qui, partout où je suis allée, m’a semblé être le lot de bien des gens, des jeunes surtout – et ce n’est plus supportable.

Un des enjeux de la crise du vivant que l’humanité traverse est de savoir si nos imaginaires seront capables de quitter sans nostalgie les clichés et les fictions de l’ancien monde pour créer des récits qui nous ramènent à la vie, nous régénèrent et encouragent à l’autonomie et au changement.

La littérature forme un vaste champ d’exploration de l’imaginaire. Ce que j’aime creuser dans les livres c’est une façon de trouver dans le monde tel qu’il est, ainsi que dans nos relations qui le font, de quoi évoluer en mieux. Et puisque la graine de changement est en nous, et que c’est si difficile, pouvons-nous déjà commencer par imaginer ce que nous voudrions vivre ?

A la manière de ceux qui conservent des semences anciennes pour préserver une diversité naturelle en péril et s’échangent de précieuses graines, les livres "Comme le vent" édités par Seepia restent à l’essentiel, veulent faire circuler certaines idées et voir si les choses peuvent être rêvées autrement. Et donc vécues autrement... puisque le rêve et l’imagination sont les premiers pas de l’action.

"De plus en plus d’indices nous portent à croire que la perception et l’imagination sont des fonctions mentales étroitement liées. Elles sont distinctes, bien sûr, mais il y a une foule de points communs entre une image mentale et la perception d’une situation réelle. Il est donc possible d’apprendre et de changer physiologiquement par le biais de l’imagination." Francisco Varela

Que nos racines soient devant nous.
Eva Wissenz

"Ne vous demandez pas de quoi le monde a besoin. Demandez-vous ce qui éveille la vie, puis faites-le. Car ce dont le monde a besoin c’est d’êtres qui éveillent la vie." Dr Howard Thurman

Antigone

Par Le 02/07/2014

Le texte que j'ai lu hier à mes élèves...

Le devoir de désobéir...


Antigone
Dans les temps anciens, une terrible guerre civile ravagea la ville de Thèbes. Lorsqu'elle fut terminée, le roi Créon ordonna de laisser le corps d'un guerrier, Polynice, sans sépulture, car il avait pris les armes, contre sa patrie. Or, Antigone, sa sœur, brava cet interdit et fut arrêtée au moment où elle enterrait Polynice. On la conduisit donc devant le roi Créon qui lui demanda si elle était au courant de la loi interdisant l’enterrement, et si elle savait qu'elle risquait la mort. 
- Je savais, répliqua Antigone. Mais il ne s'agissait que d'une loi humaine. Il existe des lois plus importantes, celles qui sont au fond de nos cœurs. Toutes mes pensées et mon amour me commandaient d'ensevelir le corps de mon frère. Face à ses lois, la loi humaine ne pesait guère...comme ne pèse guère le fait que je doive en mourir. Je préfère périr pour cela, plutôt que d'être à jamais désespérée d'avoir laissé le corps de mon frère sans sépulture.

D'après la pièce du poète tragique grec, Sophocle

Grève de la faim

Par Le 02/07/2014

FORUM "VIGILANCE RYTHMES SCOLAIRES"  ACCUEIL :
http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php

FORUM "VIGILANCE RYTHMES SCOLAIRES"  RUBRIQUES :
http://vigilance-rs.clicforum.fr/f2-vigilance-rythmes-scolaires.htm

GROUPE FACEBOOK "RYTHMES SCOLAIRES : ARRETEZ LE MASSACRE !" ( plus de 9600 membres )
https://www.facebook.com/groups/609556085733767/




Publié le 30/06/2014 à 21:30 Vu 5203 fois 
Loire: un maire en grève de la faim contre la réforme des rythmes scolaires 
http://www.leprogres.fr/loire/2014/06/30/la-maire-de-saint-medard-en-forez-… 
Évelyne Flacher, maire de Saint-Médard-en-Forez, veut faire de sa commune un symbole de résistance contre la réforme des rythmes scolaires. « Je ne partirai qu’avec les pompiers. Je ne lâcherai rien », affirme-t-elle, quelques heures après le début de son action débutée lundi matin



Si de juin 2013 à octobre 2013, elle a travaillé avec les parents d’élèves pour essayer de mettre en place les nouveaux rythmes scolaires définis par le décret gouvernemental, la maire en a conclu que sa commune ne pourrait pas les appliquer. « D’une part, les rythmes de l’enfant ne sont pas respectés. D’autre part, leur mise en place imposerait une augmentation de 7 % des impôts. En pleine crise, ce n’est pas possible ».

Evelyne Flacher a donc choisi l’action médiatique pour riposter. Installée dans un fauteuil devant la mairie, elle a organisé ce qui ressemble fort à un coup de communication. « J’ai annoncé ma décision au conseil municipal qui m’a apporté son soutien unanime. Depuis, nous avons mis en place plusieurs commissions : logistique, sécurité, médicale ».




Communiqué de presse d’Evelyne Flacher : 

Ce message s’adresse à toute personne en désaccord avec la réforme scolaire telle que celle proposée aujourd’hui et qui souhaite plus de démocratie : soit les élus, parents d’élèves, enseignants, spécialistes de l’enfance… Nous sommes pour une refonte de l’école primaire prenant en compte les rythmes de nos enfants, leur bien-être, le coût (650 millions pour l’Etat et 1 milliard pour les collectivités territoriales), la sécurité… Une réforme juste, identique à tout le monde (privé, public, urbain, ruraux, riches, pauvres). Depuis 1 an, nous tentons de nous faire entendre par le gouvernement pour dialoguer en respectant les voies judiciaires.
La réponse faite est la surdité, l’irrespect, l’interdiction d’accès aux médias nationaux.
Depuis 5 mois, le Conseil d’Etat n’a toujours pas statué sur nos recours.
Sommes-nous en dictature ou au pays des Droits de l’Homme ?
Face à cela, le gouvernement fait l’autruche en jouant le montre et avec d’es menaces violentes infondées juridiques. (Pour les élus : amendes, suspension…)
Je me vois donc, moi femme, élue de la république, contrainte de faire la grève de la faim pour que l’on nous entende. Messieurs HOLLANDE, HAMON en êtes-vous flattés ?
J’appelle tous les élus à nous rejoindre en votant d’urgence la dernière délibération qui permet aux maires de fixer les horaires de l’école publique et lui donne le droit d’assigner l’Inspection Académique au Tribunal Administratif en cas de non-respect de ces horaires.
Cette délibération est légale car basée sur la loi.
J’en appelle à toutes personnes qui le souhaitent à nous soutenir par signature sur internet. Ou à nous faire le plaisir de sa visite.
Nos revendications, bien légitimes, sont les suivantes :

  • Que le Conseil d’Etat rende son verdict sur nos recours
  • Prise en compte, par voie juridique, de notre dernière délibération.
  • Un face à face sur les chaînes nationales entre Mr HAMON, Mr SCHOETTL (que vous connaissez, et moi-même. Attention qu’il ne mente pas lors de ce débat et qu’il soit enfin respectueux des élus de la République.
  • Que nous ayons libre accès à tous les médias nationaux jusqu’à la fin.
  • Enfin, que l’on retravaille ensemble ce projet avec des élus (urbains et ruraux), des parents d’élèves, des enseignants, des professionnels de la santé des enfants (dont Mme LECONTE) et vous.


Enfin Messieurs HOLLANDE et HAMON, votre immunité n’est pas éternelle. Sachez que vous serez attaqué pour NON ASSISTANCE EN PERSONNE EN DANGER si je viens à décéder ou à garder des séquelles.
A compter du 2 juillet, un cabinet d’avocat réputé sera mandaté notamment par ma famille, amis, et des élus de la république ou autres.
Ce n’est pas la première fois que l’Etat sera assigné en justice et perdra. A vous de jouer Messieurs !!!
Le Maire de Saint-Médard en Forez Evelyne Flacher

Etats modifiés de conscience (spiritualité)

Par Le 02/07/2014

 
REVUE INEXPLORÉ
INREES
 
 
 
 
 
http://www.inrees.com/articles/Decouverte-etats-modifies-conscience/
 

A la découverte 
des états modifiés de conscience

En modifiant nos états de conscience, nous pourrions développer notre intuition, mieux nous connaître et obtenir de précieuses informations.
Cet article est accessible dans son intégralité uniquement aux abonnés INREES
© Aleshyn_Andrei
Chaque fois qu’elle doit faire un choix ou prendre une décision importante dans sa vie, l’écrivaine et pianiste Corine Sombrun confie qu’elle « [s’]offre une petite transe [pour] calmer le mental et obtenir des réponses ». Certes, tout le monde n’est pas, à l’instar de cette « exploratrice de la conscience », une chamane initiée depuis 10 ans au sein du peuple Tsaatans en Mongolie, ayant la capacité d’entrer dans une transe profonde par sa seule volonté, mais nous avons tous la possibilité, comme elle, d’étendre notre conscience au-delà des limites habituelles de notre corps et de notre cerveau, pour voyager dans d’autres dimensions, celles de notre inconscient individuel et de l’inconscient collectif. L’objectif : se connecter à notre être profond, réveiller notre intuition, notre source d’inspiration mais également goûter aux expériences transcendantales et vivre des moments d’extase transformateurs. 

 

Transe quotidienne


Sans nous en rendre compte, nous avons tous déjà connu l’état de transe. Dans le cadre de nos occupations quotidiennes – penser, parler, manger, lire, marcher – nous sommes dans ce que les neuroscientifiques appellent un « état de conscience ordinaire ». Un état que nous connaissons tous, qualifié de neutre, banal, usuel. Les paramètres « espace, temps, corps, moi » y sont familiers. Comme l’explique Charles T. Tart, professeur américain de psychologie, internationalement reconnu pour ses recherches sur la nature de la conscience, « notre état de conscience ordinaire est un outil, une structure, un mécanisme d’intégration qui nous permet d’interagir avec une certaine réalité sociale acceptée, un consensus de réalité ». Selon lui, cet état est maintenu grâce à un effort actif du mental qui cherche constamment à le perpétuer. Nos 5 sens perçoivent mais c’est notre « mental » qui interprète ces perceptions, et façonne sans cesse notre réalité ordinaire. Or, plusieurs fois par jour, dès qu’il le peut en réalité, notre cerveau se plonge spontanément et brièvement dans une transe. Si pour beaucoup d’entre nous, le mot « transe » a tendance à effrayer car il est associé à un état spectaculairement violent accompagné de convulsions, il s’agit en fait d’une potentialité tout à fait naturelle de notre conscience… à s’évader. En effet, quand nous dormons, quand nous sommes « dans la lune », ou encore lors de phases d’auto-hypnose – lorsque nous fixons longuement un objet, un paysage, une flamme, ou dans notre voiture après plusieurs heures de conduite sur l’autoroute –, nous mettons ce mental sur pause, et modifions involontairement notre état de conscience. Nous sommes en transe. « Lorsqu’ils jouent, les enfants se mettent naturellement et très facilement en état modifié de conscience », précise par exemple Paul-Louis Rabeyron, pédopsychiatre des hôpitaux, responsable d’enseignement à l’Université catholique de Lyon et membre du comité directeur de l’Institut métapsychique international. Si déjà les filtres physiologiques que constituent nos 5 sens nous empêchent de percevoir la réalité telle qu’elle est vraiment – nous ne voyons, par exemple, ni la lumière infrarouge, ni les ultraviolets, nous n’entendons pas les ultrasons, notre odorat est limité comparé à celui des autres animaux… –, notre éducation et notre système de croyances, propres à chaque culture, créent, à l’âge adulte, de nouveaux filtres mentaux qui, un peu comme une passoire, ne vont laisser passer que certaines informations. Ce que nous percevons et appelons notre réalité n’est en fait qu’une interprétation des stimuli parvenant à notre cerveau. Malgré cela, chacun de nous, plusieurs fois par jour, échappe donc à ces conditionnements mentaux en entrant inconsciemment en transe. 

Un état modifié de conscience (EMC) – appelé aussi état de transe, état holotropique ou état de conscience chamanique – se produit donc lorsque notre système de référence à la réalité, nos filtres, cessent temporairement de fonctionner, si bien qu’il se produit, selon Charles T. Tart, une « restructuration de la conscience » sur d’autres bases, d’autres filtres, permettant alors l’accès – conscient ou inconscient – à des aspects invisibles, ou cachés, de la réalité ordinaire. Autrement dit, on perçoit des images, des sons, des informations, inaccessibles dans notre état de conscience ordinaire. « En état de conscience ordinaire, c’est comme s’il y avait un brouillage intense qui empêche notre conscience de “voir”, de capter certaines informations, explique le Dr Olivier Chambon, psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des EMC. Quand les ondes cérébrales ralentissent, le silence s’installe et permet plus de clarté. Pour être plus explicite, j’utiliserai l’allégorie suivante : quand on remue l’eau sans arrêt, on ne peut pas voir ce qu’il y a au fond d’une mare. Si l’on arrête de la remuer, en revanche, les sédiments vont se redéposer, l’eau va s’éclaircir, et l’on verra ce qu’il y a au fond. Eh bien avec la conscience, c’est pareil ! » 
 

Une recherche perpétuelle


Depuis toujours, aux quatre coins de la planète, l’homme a cherché à se débarrasser de ces filtres, et ainsi percevoir ce qu’il qualifie d’autres réalités. Dans les pratiques de divination et de guérison chamaniques, les rites de passage, mais aussi avec le développement des perceptions extrasensorielles, l’influence de ces expériences de conscience modifiée revêt une importance considérable tant pour la vie culturelle des civilisations préindustrielles que dans l’histoire spirituelle de l’humanité. « Au contraire de la civilisation moderne, les cultures indigènes estimaient hautement les états holotropiques et dépensaient beaucoup de temps et d’énergie à développer des moyens sûrs et efficaces de les induire, explique Stanislav Grof, psychiatre américain d’origine tchèque, pionnier des recherches sur les EMC. Elles utilisaient ces états comme un véhicule dans leur vie rituelle et spirituelle [...]. Ces états jouèrent également un rôle crucial dans le diagnostic et la guérison de divers troubles. Bien que les cultures aborigènes aient souvent disposé de connaissances impressionnantes sur les remèdes naturels, elles mettaient tout d’abord l’accent sur la guérison spirituelle. Cela impliquait habituellement l’induction d’états de conscience holotropiques – pour le malade ou le guérisseur, ou pour les deux en même temps (…) De plus, ils constituaient une source d’inspiration artistique, apportant de nouvelles idées pour les rituels, les peintures, les sculptures et les chants. » 

Une transe peut être naturellement induite par le sommeil, à travers les rêves, mais aussi par la méditation, les exercices de respiration profonde, l’hypnose, la sophrologie, la musique – tambours, maracas, hochets… –, des danses frénétiques et autres formes d’expression cognitivo-corporelle – yoga, tai-chi, qi gong… – ou encore la répétition verbale, comme les mantras. De manière plus drastique, plus risquée aussi, notre conscience peut être modifiée par l’isolement social et sensoriel – séjours prolongés en forêt, au sommet d’une montagne, dans une grotte… –, le jeûne, la privation totale de sommeil, le bombardement sensoriel ou encore la prise de substances psychédéliques. Moins spirituel mais tout aussi surprenant : l’hyperconcentration et l’hyperlucidité nécessaires à la pratique de sports extrêmes ou de haut niveau peuvent également induire un état modifié de conscience. Un état de grâce, que l’on peut presque qualifier d’état second, dans lequel le champion est capable de se dépasser et d’agir avec un temps d’avance. 

Si nous sommes tous capables de changer naturellement d’état de conscience, les chamanes demeurent les maîtres en la matière, puisqu’ils savent contrôler leurs actions, diriger leurs aventures lors de leur transe, et rapporter des informations précises leur permettant d’enrichir leur savoir et de soigner. « Je peux voir, les yeux fermés, des animaux, des visages, des images, des couleurs, des représentations géométriques, des chaînes de cause à effet, à la fois évidents et impossibles à expliquer, raconte Corine Sombrun. L’essentiel est que, sans le moindre mot, toute question qui me vient à l’esprit semble aussitôt trouver sa réponse. En fait, tout se passe comme si la transe éveillait en moi une formidable intuition. Comme si, soudain, mon cerveau s’ouvrait à des capacités inconnues, plus subtiles. À une sorte d’hyperintelligence perceptive me permettant de résoudre un problème donné, en révélant ce que je ne savais pas que je savais. » 

 

Sentiment d’unité


Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, ces « voyages » de la conscience dans d’autres dimensions, quelle qu’en soit l’induction, ne semblent pas altérer les fonctions intellectuelles, ni à court, ni à long terme. D’après les spécialistes de la question, ils offriraient même, à l’inverse, une compréhension plus claire de la réalité que nous expérimentons au quotidien. Différents chercheurs spécialisés dans les EMC ont défini les états de transe comme une relation non linéaire au temps, à l’espace, et au corps. A également été constatée une acuité des sens, avec pour corollaire des perceptions exacerbées de notre environnement. En transe, nous avons en effet le sentiment de nous dégager des limites de notre ego, que les temps passé et futur peuvent coexister dans l’instant présent et que nous sommes, par ailleurs, reliés à quelque chose de plus vaste, à un ensemble universel conscient. De fait, ces expériences dites « transpersonnelles » – au-delà de notre ego, de notre histoire personnelle – engendrent des modifications de la conscience de soi et une transformation de nos rapports avec le monde. « Nous pouvons accéder à une compréhension psychologique profonde de notre histoire personnelle, de nos dynamiques inconscientes, de nos difficultés émotionnelles, et de nos problèmes relationnels, écrit Stanislav Grof. Nous pouvons également faire l’expérience de révélations extraordinaires sur divers aspects de la nature et du cosmos qui dépassent largement notre culture et notre formation intellectuelle. Toutefois, les révélations de loin les plus intéressantes que peuvent apporter les états holotropiques concernent les problèmes philosophiques, métaphysiques et spirituels. Nous pouvons effectivement faire l’expérience de la mort et de la renaissance psychologique, de tout un spectre de phénomènes transpersonnels – sentiment d’unité avec d’autres personnes, la nature, l’univers et Dieu. Nous pouvons découvrir ce qui semble pouvoir être interprété comme étant des mémoires d’autres incarnations, nous pouvons rencontrer de puissantes figures archétypales, communiquer avec des êtres désincarnés et visiter de nombreux paysages mythologiques. » 

 

Des capacités inexplorées


Physiologiquement, que se passe-t-il ? « Le système nerveux est ce qui nous permet de construire notre perception de la réalité, explique l’anthropologue médical suisse Jean-Dominique Michel. Toutes ces techniques d’accès à un état modifié de conscience déconstruisent la réalité ordinaire car elles viennent perturber le système nerveux et ralentir l’activité cérébrale qui se manifeste par un changement de fréquence mesurable. Le cerveau va se mettre en mode alpha ou thêta, c’est-à-dire en relaxation légère ou profonde, selon l’intensité de l’expérience. Ce qui va ouvrir une brèche permettant d’accéder à d’autres niveaux de réalité. » Les électro-encéphalogrammes, les magnétoencéphalogrammes et les scanners constituent des outils qui, en neurosciences, nous permettent aujourd’hui de commencer à objectiver ces états. 

Depuis 7 ans, Corine Sombrun, la Française « mongolisée », comme elle s’amuse à le dire, joue justement les « souris de laboratoire » au Canada, et plus récemment en France, pour évaluer les effets de la transe sur le cerveau. Les premiers résultats démontrent que la transe modifie de manière spectaculaire le fonctionnement des circuits cérébraux activant des zones dites « perceptives ». « Ce qui expliquerait pourquoi cet état me permet d’accéder à d’autres informations et, en quelque sorte, à une perception augmentée de la réalité, précise Corine Sombrun. Pour l’écrivaine et chamane française, les études approfondies sur la transe chamanique auxquelles elle participe actuellement permettraient d’explorer les nouvelles frontières des capacités cérébrales. Et de les exploiter. « La pratique de cette technique de transe, qu’il est donc possible d’induire par la seule volonté, pourrait nous aider à développer cette forme d’intelligence perceptive qu’on a tous naturellement en nous, mais qu’on ne nous apprend pas à utiliser, et que ces états modifiés de conscience permettent d’amplifier. Des capacités qui offrent une façon plus intuitive d’envisager notre rapport à notre corps, aux autres et à notre environnement. La transe permet de sortir de l’ego, dans lequel le cerveau spéculatif semble nous enfermer, et révèle l’être humain dans la totalité de ses capacités, l’entraînant dans le monde de l’intuition et délaissant provisoirement celui de la raison dans lequel nous évoluons dans la réalité ordinaire. »

Le chamanisme, Stéphane Allix et Audrey Mouge
Editions de la Martinière (Mai 2014 ; 168 pages) 



Pour une psychologie du futur, Stanislav Grof
Dervy Poche (Novembre 2009 ; 632 pages) 


 

 
 
 
 

INEXPLORÉ 23

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Au sommaire du numéro #23

 

Orgasme et expansion de conscience (sexualité sacrée)

Par Le 02/07/2014

 
http://www.inrees.com/articles/Orgasme-expansion-conscience/
 

Orgasme et expansion de conscience

L’orgasme serait-il une voie d’éveil ? C’est ce que nous disent les plus anciennes traditions... Éclairages sur les enjeux de l’énergie sexuelle.
Cet article est accessible dans son intégralité uniquement aux abonnés INREES
© nois7 / Robert Jahns
La lecture du Grand Pouvoir du Chninkel, une quête initiatique en bande dessinée, ouvre le champ de bien des interrogations. L’oracle, une femme en l’occurrence, que vient consulter le héros, ne peut énoncer des prophéties qu’en état de plaisir ! C’est par l’orgasme que ses visions surgissent... L’orgasme pourrait-il être une voie d’expansion de la conscience ? Et si c’était la raison pour laquelle on l’appelle aussi la « petite mort » ? Les liens entre la sexualité et la spiritualité ne datent pas d’aujourd’hui ; les textes anciens, et tout particulièrement le Kama-sutra, évoquaient déjà cette particularité. Toutefois, ils semblent avoir été relégués au fin fond de notre mémoire. Pour mieux comprendre les enjeux autour de l’orgasme, tournons-nous vers la psychanalyse. L’orgasme, du grec orgân, qui signifie « bouillonner d’ardeur », est au cœur des recherches de Wilhelm Reich, suscitant à la fois la surprise et les sarcasmes de Freud. Si le célèbre psychiatre viennois a bel et bien amorcé la révolution sexuelle dont nous sommes témoins, en théorisant la nécessité de l’acte sexuel pour notre équilibre, l’orgasme en revanche lui a toujours semblé un phénomène secondaire de « décharge ». Sans grande importance, donc. Résolument à contre-courant de cette pensée, Reich soutient que « la satisfaction orgastique évite la névrose, à une condition toutefois, le total abandon de soi ». En d’autres termes, « un orgasme réussi ne se réduit pas à la seule zone des organes génitaux, mais s’étend à tout l’être, grâce notamment à la dissolution de la conscience, condition de la décharge complète des tensions ». L’orgasme constituerait alors une expérience extatique. 

 

Un cocktail de molécules bienfaisantes


Et du point de vue biologique ? Le sentiment de bien-être et d’euphorie que peut procurer l’orgasme serait dû au ballet d’endorphines qui se libèrent à ce moment précis dans notre cerveau. Récemment, des chercheurs de l’Inserm ont pu mettre en évidence la production d’un cocktail de neuromédiateurs et d’hormones qui inonderait notre cerveau pendant l’acte sexuel pour conduire à l’orgasme. On y trouve notamment de la dopamine et des endorphines comme la lulibérine, qui rend euphorique, et l’ocytocine, qui renforce le lien affectif, toutes deux messagères du désir et du plaisir. « Les effets seraient comparables à ceux ressentis par les fumeurs d’opium », écrit le Dr Marc Schwob dans son ouvrage De l’amour plein la tête ou La Biologie de l’amour (Éd. Hachette), établissant ainsi un lien entre l’orgasme et les états modifiés de conscience. Aux États-Unis, des recherches corroborent cette hypothèse. « Ce sont les mêmes parties du cerveau qui sont activées au cours d’une méditation intense et pendant un orgasme », explique la Dre Pooja Lakshmin, spécialiste de l’orgasme à la Rutgers University (États-Unis), à savoir, plus précisément, le système limbique et le cortex somatosensible (ou sensoriel), avec pour effet une profonde connexion à l’instant présent. Comme souvent, les résultats scientifiques récents viennent confirmer des expériences bien plus anciennes. Ainsi, Margot Anand, disciple d’Osho et pionnière du tantra en Occident, évoque dans son ouvrage La Voie de la sexualité sacrée (Éd. Trédaniel) que ce sont « les maîtres indiens et védiques, il y a 5 000 ans, qui auraient découvert la méditation et l’éveil en explorant l’art de prolonger les états orgasmiques ! » 

 

Les dessous de la « petite mort »


Parmi les indices qui tendraient à soutenir la vision « mystique » de l’orgasme, le terme de « petite mort », qui lui est associé, mérite qu’on s’y attarde. L’origine de l’expression remonte au XVIe siècle, et désignait une sorte de syncope, d’étourdissement, de grand frisson nerveux. À l’époque d’Ambroise Paré, chirurgien de son état, il avait été établi que l’orgasme provoquait, de manière plus ou moins fugace, ces types de symptômes « corporels ». Au fil du temps, le langage érotique se l’est appropriée, nous en transmettant le mystère, via la voix des poètes en premier lieu. Pour la psychologue Catherine Blanc, « au moment de l’orgasme, on a comme une espèce de conscience de la mort de tout ce qu’on a construit, de son identité, de tout ce qu’on maîtrisait jusque-là ». Une vision que partage Jacques Lucas, coauteur avec Marisa Ortolan du Tantra, horizon sacré de la relation : « Il y a une petite mort du “moi”, et c’est alors le “soi” qui apparaît... » Ainsi l’orgasme, quand il est vécu comme une petite mort, ouvrirait de nouvelles perspectives, plus larges. 

L’orgasme comme voie d’expansion de conscience semble par ailleurs une évidence dans les traditions orientales. Dans le Kama-sutra, écrit vers le Ve siècle, le brahmane Vātsyāyana annonçait déjà que « le plaisir sexuel [est] un excellent moyen d’accéder à la béatitude ». Autrement dit, comme l’exprime si bien le Dr Gérard Leleu, « la jouissance résultant de l’union sexuelle est une expérience métaphysique car elle déclenche un changement majeur de conscience : l’extase ». La tradition tantrique qui repose sur une vision sacrée de la sexualité nous éclaire sur ce point. Ainsi, l’union de la femme et de l’homme serait la réplique de celle de Shakti et de Shiva de laquelle naquit le monde. La femme, connectée à la déesse, c’est-à-dire à l’aspect féminin de la divine création, s’unit à l’homme, l’aspect masculin du divin. « Cette vision, poursuit le Dr Gérard Leleu, sacralise également le désir », qui devient alors cette force d’attraction inéluctable, attirant l’un vers l’autre les principes séparés pour reconstituer l’unité originelle. En d’autres termes, « la sexualité tantrique permet de sortir de la dualité de notre condition humaine, et de nous reconnecter à la source, mettant ainsi fin à l’illusion de la séparation d’avec notre divinité », traduit Jacques Lucas. Ainsi, l’union sexuelle et son aboutissement orgastique s’avèrent une voie royale pour atteindre la « félicité » par la fusion entre l’humain et le divin. 


 

Sentiment océanique


Alors, qu’est-ce qui différencie le simple orgasme à visée de décharge, de celui qui nous mène à l’expansion de conscience ? « Le sentiment océanique ! répond Jacques Lucas. Là, je perds ma dimension corporelle au profit de quelque chose de beaucoup plus vaste, un sentiment d’unité et de complétude, dans un moment d’ouverture et de relâchement. » Selon Margot Anand, « l’ego et le temps s’effacent, l’énergie sexuelle et la conscience deviennent un ». Autre fait notable, « un orgasme procurant une élévation de conscience ne s’accompagne pas obligatoirement d’une éjaculation ! », précise Marisa Ortolan, psychothérapeute en psychologie biodynamique. Ses effets pourraient s’apparenter davantage à une montée de Kundalini, « ce serpent de feu lové dans notre bassin, qui se déploie le long de notre colonne, jusqu’à notre chakra Ajna du troisième oeil, selon la tradition védique », ajoute-t-elle. Appelé « l’énergie des profondeurs » par Lilian Silburn, directrice de recherche au CNRS, l’orgasme est pour elle « une énergie latente dans le corps humain qui sert de fondement aux expériences mystiques les plus élevées. » 

Toutefois, comment y parvenir reste mystérieux… « Cette expérience échappe totalement au contrôle », précise Jacques Lucas. « Cette montée orgasmique spécifique s’exprime quand il n’y a plus de comportement volontaire, et une perte de vigilance », a pu observer Marisa Ortolan. Si tenter de la provoquer et se crisper sur sa venue est totalement vain, voire contre-productif, certains facteurs en favorisent en revanche l’expression. « Dans les pratiques tantriques, dédiées à la sexualité sacrée, respirer ensemble et rester connectés par le regard sont de précieuses pistes accessibles à tous », indique Jacques Lucas. « Ritualiser les ébats en invitant notre partie divine en est une autre », ajoute Marisa Ortolan. Le simple choix de se mettre en route pour réunir ces conditions va en favoriser l’accès, « entraînant toutefois une profonde transformation de la personnalité, de ses relations, à l’autre et à la vie », rappelle Jacques Lucas. Renouer avec la part sacrée de notre sexualité s’inscrit dans une démarche spirituelle, qui demande un renversement radical de nos valeurs. Alors seulement nous pourrons accéder à cette incroyable énergie que libère l’orgasme, pour nous ouvrir à la nature essentielle de notre être. Faites l’amour, pas la guerre, un slogan toujours d’actualité !

Le Tantra, horizon sacré de la relation, Marisa Ortolan, Jacques Lucas
Éditions Le Souffle d'Or (Novembre 2011 ; 168 pages) 



Psychologie du yoga de la Kundalinî, Carl-Gustav Jung
Albin Michel (Janvier 2005 ; 271 pages) 


 

 
 

Bhoutan

Par Le 30/06/2014

Là-bas, je veux bien être encore enseignant...

Destination à venir, nécessairement. 

Pardonner

Par Le 30/06/2014

Auras

Pardonner, ce n'est pas oublier l'offense ou l'abandon, 
Ce n'est pas excuser l'autre,
Ce n'est pas nier ses émotions et ses sentiments,
Ce n'est pas l'effet d'un coup de volonté,
Ce n'est pas nécessairement se réconcilier avec l'autre.
Pardonner, c'est d'abord se libérer du désir de vengeance et du ressentiment, (...)
C'est libérer l'autre de sa dette et lui vouloir du bien (...)


~ Jean Monbourquette

Sophrologie

Par Le 29/06/2014

Dr Yves DAVROU

"Les sentiments, les pensées, les émotions, les angoisses, les inquiétudes se traduisent toujours, au niveau du corps, par les tensions. Ces tensions musculaires sont plus ou moins profondes, selon le degré d'intensité et la qualité du facteur qui les déclenche. La peur peut se manifester par des tensions dans la nuque, le dos, les mâchoires. La colère, dans les poings fermés, le front plissé, les lèvres pincées. la joie dans le coeur, le ventre etc...

Le corps est donc, toujours, le siège de ces manifestations, mais nous ne le savons pas, pour la simple et bonne raison que nous ne connaissons pas notre corps, que nous ne l'observons pas réellement.

En effet, l'éducation occidentale privilégie, depuis des siècles, en négligeant, en niant même, l'importance du corps. Or, la pensée ne peut maîtriser l'émotion, qui est une pulsion profonde et puissante qu'aucun raisonnement ne peut endiguer. 

Avez-vous déjà essayé de raisonner un amoureux ? Avez-vous déjà essayé de raisonner une personne angoissée par des arguments ? C'est la plupart du temps inutile.

Par contre, les manifestations corporelles de ces pulsions sont tout à fait contrôlables, par l'intermédiaire de la détente des muscles superficiels et profonds, détente qui va s'étendre à l'esprit, grâce au jeu "activateur-désactivateur" de tout le système nerveux. Ce système réagit en chaîne. Il faut savoir que la montée de l'émotion entraîne la montée des tensions qui à leur tour vont amplifier les émotions, et ainsi de suite...

L'inverse est aussi vrai. La détente musculaire va entraîner une détente mentale et un apaisement qui, à leur tour, vont détendre un peu plus le corps et ainsi de suite...Nous possédons un véritable thermostat de l'émotion qui permet de réguler automatiquement l'émotion et les tensions qu'elle entraîne...jusqu'à un certain point. 

Au-delà de cette limite, il faut que nous l'aidions, sinon il peut se dérégler et entraîner des lésions par mauvaise adaptation. C'est ce thermostat (l'hypotalamus) qui règle nos fonctions végétatives, notamment en commandant l'hypophyse et la sécérétion des hormones.

Nous pouvons donc agir sur nos mécanismes les plus profonds, les plus végétatifs, les plus automatiques. Cela veut dire que si nous n'en sommes pas conscients, nous pouvons les détériorer, sans nous en rendre compte.

Imaginons que nous sommes des vases, de tailles et de formes différentes, ouverts à l'extérieur et aux contenus variables. Si le vase est petit, il est vite plein, il en a rapidement "ras le bol" et la moindre goutte le fait déborder. Pour que ce vase ne déborde pas tout le temps ou qu'il ne casse...il y a deux solutions.

La première est celle qui a été adoptée par une grande majorité de l'humanité, c'est de vider le vase de son trop-plein, de ses contenus négatifs, afin de faire un peu de place à de nouvelles expériences et il faudra recommencer une fois le vase à nouveau plein...L'effervescence de la vie, les "loisirs", les accumulations matérielles, des relations superficielles, des visées extérieures, essentiellement extérieures, des objectifs de hiérarchie, le cadre social, l'appartenance, la reconnaissance......

L'autre solution est celle que la sophrologie préconise : l'augmentation de la capacité du vase, son développement. Ce vase symbolique est bien concrétisé par le corps, notre contenant, celui qui reçoit toutes les informations de l'extérieur, celui que nous présentons et sans doute celui qui "trinque" le plus...

Puisque ce corps est le contenant de tout notre nous-même, apprenons à le connaître, à l'apprécier, à le savourer, à l'aimer. Non seulement, nous ne le connaissons pas mais on nous a appris que "le silence du corps est rassurant"...Lorsque nous l'entendons, c'est bien souvent quand il se plaint ; "J'ai mal à la tête...J'ai mal partout..."

Mais pourquoi n'aurions-nous pas aussi "bon à la tête", "bon partout"...?

Pourquoi toujours ce négatif ?

Une éducation millénaire, basée sur le péché de la chair, nous a marqués d'une plaie difficile à guérir. Une plaie continuellement entretenue..."


Pour connaître le corps, il faut l'écouter...Apprendre à écouter ce que nous n'entendons plus... 

Je sais que ce que je vis depuis plusieurs mois et qui s'est accéléré dernièrement est une expérience positive étant donné que toutes les douleurs et tensions qui ont surgi sont des champs d'expérimentation que la vie met à ma disposition. Puisque je veux devenir thérapeute, il n'est pas meilleur terrain d'apprentissage que le champ de ruines qui me remplit...

J'ai un point de contraction très fort à l'épaule gauche depuis deux jours...

"L'épaule est pour le bras, l'équivalent de la hanche pour la jambe. C'est l'articulation basique, le point d'ancrage, l'axe premier du bras. Elle représente les axes conceptuels profonds de notre capacité et de notre volonté d'action et de maîtrise. Nos épaules portent la trame inconsciente de notre rapport à cette action et à cette volonté de maîtrise sur le monde. la capacité à agir, la volonté volontaire, les préjugés, les intentions appartiennent à la symbolique de l'épaule. Tout ce qui touche à nos désirs profonds d'agir sur quelque chose ou quelqu'un aura donc une relation somatique directe avec elle. Comme la hanche, l'épaule est la porte de l'Intégration, la porte du Non-Conscient mais ici, dans le rapport à l'action, alors que pour la hanche, ils 'agit du rapport à la relation. C'est à ce niveau que les désirs et les volontés d'agir émergent, sortent pour s'exprimer dans le réel. 

Cette image de porte est révélatrice car l'os qui relie la pointe de l'épaule à la poitrine s'appelle la clavicule , ce qui signifie "petite clé" en latin...Or, le point d'attache de la clavicule au sternum se situe sous le Chakra de la gorge, qui est celui de l'expression de soi. Cette remarque prend encore plus d'intérêt lorsqu'on réfléchit au fait que le seul moyen d'expression de l'homme dans son incarnation est justement le "faire", l'action, dont les épaules sont la porte..."

Michel ODOUL

"Dis-moi où tu as mal".


Je ne suis pas malade, j'apprends juste à me connaître. 

Wei-chi : la crise est une opportunité de transformation et en ce sens, elle se doit d'être honorée.


"Levez-vous !"

Par Le 29/06/2014

NETWORK (1977)...

Cet extrait de "Network" (Main basse sur la télé) de Sidney Lumet sorti en 1977 nous prouve que le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui est prévu et planifié de longue date. Un personnage, magnat des médias, nous dépeint un monde sans nations dirigé par l'argent et les grandes entreprises et des humains absorbés par la virtualité médiatique.
Fiche du film : http://www.premiere.fr/film/Network-552862

"Il n'y a qu'en vous-mêmes que vous trouverez la vérité. "

Une dernière fois...

Par Le 29/06/2014

Demain, je retourne dans ma classe. Pour quatre jours.

Le seul moyen pour que le rectorat ne compte pas mes congés d'été en congé maladie. 

Système totalement absurde mais je n'en suis plus à une absurdité près de leur part. 

J'ai pleinement conscience que le contenu de  ce blog a beaucoup changé dans les derniers mois. 

Cette désintégration de l'enseignement, les drames de ce monde, la violence des Puissants, tout ce qui doit être dénoncé, sans cesse, tout ce qui doit être partagé; cette utilisation de la technologie qui crée des passerelles.

Il n'est plus possible aujourd'hui de dire qu'on ne pouvait pas savoir.  

Mais dans cette quête de l'information réelle, qu'en est-il de l'individu ? Est-il phagocyté par cette dépense d'énergie ? Existe-t-il autrement que dans ce combat qu'il mène ? 

Je suis en tout cas surpris de l'effacement progressif de ma vie passée...

Je ne suis plus enseignant. J'aurai au moins réussi à faire le point là-dessus. 

De la douleur, immense, de la culpabilité qui me ronge, de la tristesse qui m'assomme, j'ai fini par basculer dans l'oubli. Tout s'évanouit et je n'ai aucun désir de réactiver les images du passé. 

Je continuerai à suivre les effets de cette Réforme parce que je veux savoir si ce que je prophétise se réalisera. Je n'en ai guère de doute, malheureusement.

Devant l'entêtement du gouvernement, j'en arrive même à penser que ces conflits sont intentionnels, que le gouvernement savait très bien, dès la conception de cette réforme, que les Communes ne pourraient pas suivre, que les problèmes pour les familles seraient infinis, que la dégradation des conditions de vie et d'enseignement seraient exponentielles.

Pour quelles raisons le GVT aurait-il fomenté un tel projet ?

Imaginons que des dizaines de communes continuent à refuser l'application de cette Réforme, que le GVT se retrouve devant la justice, que des interventions coercitives soient mises en place, que les conflits prennent une ampleur considérable...

Imaginons que le GVT décide dès lors de se retirer...De déléguer intégralement la responsabilité de l'organisation de l'enseignement aux communes.

"Puisque des Maires et des familles refusent ce que nous proposons, et bien nous avons décidé que désormais l'enseignement serait à la charge des communes, qu'elles auront pour responsabilité de trouver des enseignants, qu'elles les paieront...Les établissements appartiennent aux Communes et désormais les enseignants seront leurs salariés."

N'est-ce pas cela l'objectif final ? 

Je n'en ferai pas partie en tout cas. 

C'est aux familles de prendre leurs responsabilités. 

Moi je ne suis qu'un pion épuisé. 

Demain, je retournerai devant les enfants. Quatre jours à tenir. Comme si le cadavre que j'ai enterré au fond du jardin devait sortir de sa boîte. Une dernière fois. 

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