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"Apprends à écouter ce que tu n'entends pas. " (1)

Par Le 05/06/2014

"Bonjour.

-Bonjour. Entrez."

Il connaissait déjà la pièce. Une table ronde, quatre chaises. Le thérapeute lui avait expliqué qu'il ne voulait pas de cette situation frontale du thérapeute et du patient, séparé par un bureau comme par une muraille. Il ne vivait que dans l'espace du cercle. Un canapé rond et deux fauteuils de même forme aux larges accoudoirs, des coussins moelleux, un mobilier qu'il n'avait jamais vu ailleurs. Et puis ces dizaines de feuilles caligraphiées, affichées aux murs et portant toutes des textes de philosophes. Á sa première visite, il avait été très surpris par cette décoration. Des photographies de montagnes et de plages, des forêts et des plaines. Jamais aucune trace humaine. Aucun visage, aucune habitation. Les humains semblaient exclus de ce monde. Et cet homme-là était pourtant thérapeute. 

Ils discutèrent de tout et de rien, quelques minutes. La famille, le travail,il expliqua rapidement les difficultés de son entreprise et il réalisa qu'il parlait finalement toujours de la même chose. Comme une condamnation. .

"La crise est vraiment très dure, finit-il piteusement.

-Mais elle a le mérite d'avoir révélé la crise intérieure que vous étouffiez jusque-là. Il y a toujours dans les situations pénibles des opportunités de transformation. Et donc d'éveil.

-Ce qui est parfois déstabilisant avec vous, c'est que la moindre parole renvoie un écho inattendu.

- Et c'est pour ça que vous revenez. Vous apprenez à écouter ce que vous n'entendez pas.

-Que voulez-vous dire ?

-Vos paroles, les mots, les tournures, les images que vous employez, tout, absolument tout est le reflet de votre monde intérieur. Vos gestes aussi, vos regards, la façon dont vous écoutez, dont vous vous asseyez, les respirations, les soupirs, les regards qui se détournent lorsque les mots vous touchent, lorsque le malaise à laisser émerger vos pensées vous submerge et que vous n'arrivez plus à vous voir dans le regard de l'autre. Peut-être même à vous supporter.

-Encore une phrase qui me concerne ?

-Si vous pensez qu'elle vous concerne, alors recevez-la. Sinon, laissez-la passer comme un coup de vent. Il est de votre responsabilité d'en faire ce que vous jugez bon. Les mots ne sont rien intrinsèquement. Ils n'existent qu'à travers ce qu'on en fait. 

-Qu'est-ce que ça veut dire que j'apprends à écouter ce que je n'entends pas ?

-Tout simplement que notre mental, par l'éducation qu'il a reçue, a été conditionné à entendre des choses bien précises, des éléments dans lesquels nous pensons exister, des paramètres qui permettent une identification. Mais tout ce que vous entendez n'est que le bruit auquel vous avez été habitué. On vous a convaincu que ce bruit devait absolument être maintenu, entretenu, et même transmis.

-Quel bruit ?

-Le bruit du monde moderne. 

-Qu'y a-t-il d'autre de toute façon ? Je ne vis pas en ermite, je ne suis pas un marin solitaire. J'ai une femme, deux enfants, une entreprise, quinze salariés, je paie mes impôts et j'essaie de garder de quoi nous payer des vacances. Nos deux garçons ont une adolescence compliquée, ma femme ne peut plus continuer, son métier d'enseignante la tue, et cette fichue crise qui dure et dure encore. C'est sûr que ce bruit-là, je ne risque pas de ne pas l'entendre. 

-Et du coup, vous n'écoutez pas le reste.

-Mais c'est quoi ce reste ?"

Il ne répondit pas. Il se leva et se dirigea vers une table ronde dans l'arrondi de l'alcôve où se trouvait la table de massage. 

"Venez avec moi. Enlevez vos chaussures et allongez-vous. Restez habillé. Pas de massage aujourd'hui. Je voudrais que vous écoutiez une musique. Une musique bien particulière. Je vous dirai ce que vous devez faire."

Il  déplia une couverture et l'étala sur ses jambes. 

"Remontez-là plus haut si vous en éprouvez le besoin. Fermez les yeux. Respiration abdominale comme les fois précédentes. Sans rien retenir, sans changer votre rythme habituel. Il ralentira de lui-même."

Il avait parfaitement intégré le processus. Septième séance. Il avait même réussi à l'utiliser chez lui, à quelques reprises et il avait dû reconnaître qu'il s'en était senti apaisé. 

"Am I" ? à l'inspiration, voix intérieure montante. "I am" à l'expiration, voix intérieure descendante.

Plusieurs fois, il s'était endormi sans s'en apercevoir, une pesanteur délicieuse qui l'avait emportée. Il s'en était contenté, si peu habitué à des endormissements aussi facilités. Atarax l'avait détruit pendant si longtemps. Cette décision d'apprendre la méditation l'avait frappée. Il s'en souvenait très bien. Cabinet de son médecin généraliste, une revue, un article, le témoignage d'un homme d'affaires, burn out, divorce, toute une vie en éclats.

Il avait pris peur, une épouvantable bouffée d'angoisse. Son médecin lui avait proposé des anti-dépresseurs. 

Anéanti. C'était donc ça. Il avait rejoint sa voiture. Dépression. Cette nausée constante, cette fatigue qui ne le quittait plus. Il avait levé les yeux du volant. La brûlure du soleil derrière le pare-birse. Une belle journée d'été. Un ciel d'océan, des enfants qui riaient dans le parc voisin. Rien. Juste la nausée. Aucune once de bonheur. Il avait pensé à sa femme. Cet épuisement qui l'enfermait dans une culpabilité mortifère. 

Les yeux ouverts. Nuit noire, deux heures du matin, il fixait le plafond. Avec l'impression que le noir total coulait en lui, jusqu'à contaminer son sang, jusqu'à remplir ses poumons d'un goudron toxique. La peur de mourir. Incongrue, inexplicable. Comme une intrusion dans son esprit, une déflagration...

Il avait pris son premier rendez-vous cinq jours plus tard. L'ami d'un collègue. 

"Tu verras. C'est un bon. 

-Mais c'est quoi en fait la méditation ? Comment ça se passe ?

-Tu verras bien. Et puis, peut-être qu'il va d'abord te masser ou te parler. C'est jamais pareil avec lui."

Et maintenant, il était allongé sur une table de massage, prêt à écouter ce qu'il n'entendait pas. 


Suite plus tard...

Film : "Baraka"

Par Le 05/06/2014

Une vision d'une grande partie de l'humanité...Mais est-ce que le terme peut encore être utilisé ?...

Tombés au champ d'honneur.

Par Le 05/06/2014

Directeurs d'école: tombés au champ d'honneur

C'est l'hécatombe. Parmi les chiffres que nous communique annuellement le ministère de l’Éducation nationale, il y en a un que nous n'aurons jamais, c'est celui du taux de renouvellement des directions d'école. Combien de directrices, de directeurs, abandonnent chaque année leur mission? Considérés comme des sous-fifres gestionnaires par notre administration qui n'a aucune idée de l'importance de notre rôle, nous sommes également semble-t-il facilement remplaçables, il y aura toujours un tâcheron qu'on mettra à notre place, contraint et forcé si nécessaire.

Je ne vois autour de moi en ce moment, période de "mouvement" (soit le choix que les enseignants peuvent faire de travailler dans telle ou telle école), que départs plus ou moins volontaires. Une multitude de départs! A un point que rarement je pense je n'avais observé. Pour plusieurs raisons.

D'abord les départs en retraite, dont je sais -j'en ai déjà parlé ici- qu'ils vont se multiplier ces deux ou trois prochaines années. Les conditions de retraite se sont durcies au point que de nombreux collègues, pour ne pas subir une décote énorme, ont repoussé la leur de plusieurs années. Entre 2003 et 2013 l'effet en a été phénoménal. Et cela se paye aujourd'hui. Je leur souhaite une retraite longue et heureuse. Mais ne nous leurrons pas; quand un vieil enseignant s'en va, quand un vieux directeur quitte sa direction, c'est une perte gigantesque d'expérience pour notre profession. On sait les effets dévastateurs que cela a eu dans les entreprises il y a une trentaine d'années quand celles-ci ont commencé à licencier leurs employés les plus anciens qui leur coûtaient disaient-elles trop cher, avant de réaliser que c'était la culture d'entreprise et une expérience irremplaçable qui fichaient le camp. Cela aura le même effet dans l'éducation, et nous n'allons pas tarder à en payer le prix. Le ministère du moins, moi je m'en fous. Mais quand on a comme moi passé trente-cinq ans dans le métier et qu'on aime l'école publique, l'idée fait mal quand même.

Il y a ensuite ceux qui prennent la fuite. En ce moment les mauvaises nouvelles tombent comme feuilles en automne. Ils sont nombreux les collègues estimables dégoûtés qui préfèrent se replier dans d'autres sphères, redeviennent adjoints -plus de bureau, plus d'injonctions idiotes, plus d'Affelnet ou de d'' "Arc-en-ciel", plus de paperasse, que les gosses!- ou embrayent sur d'autres missions mieux considérées en passant par exemple les concours internes de "chef d'établissement", ou partent enseigner au collège ou en SEGPA. C'est souvent à la suite d'une histoire déplorable qu'ils préfèrent abandonner, quand leur intégrité ou leur responsabilité a été mise en doute par leur propre administration, leur municipalité, leur soi-disant "équipe", ou encore des parents d'élèves qui depuis qu'ils sont entrés dans les écoles en 1977 -année de création des Conseil d'école- y ont peu à peu pris le pouvoir pour y faire entrer leurs diverses idéologies, part-pris, obsessions, égoïsmes... L'enfant est devenu le centre de la vie familiale, tout doit lui être soumis, y compris les structures sociales. C'est la voix de l'enfant qui est prise en compte, y compris par l’État, et les familles sont prêtes à tous les bras de fer avec l'école jusqu'à obtenir gain de cause contre des directeurs et des enseignants que l'institution méprise et refuse de soutenir, souvent par lâcheté. Et quand ce n'est pas le fonctionnaire lui-même qui pour sa santé morale et physique préfère s'échapper, c'est l’État qui se charge d'abattre l'élément qui trouble sa longue sieste, comme il a pu le faire pour Jacques Risso que les rodomontades syndicales, si elles lui ont soutenu le moral, n'ont finalement pas aidé du tout puisqu'il a pris tous les coups au point d'avoir été démis de ses fonctions et viré de son école. Triste constat que ces départs, ces fuites au sens propre du terme, car qui directrice ou directeur pourrait se targuer d'être à l'abri de la moindre agression -institutionnelle, parentale, municipale...-, jusqu'à l'agression physique?

Quand les directeurs d'école ne partent pas suite à une injuste remise en cause, c'est le dégoût qui les fait abandonner leur pourtant si belle mission. Dégoût face à une administration qui malgré les beaux discours n'a pas changé d'un iota la charge de travail: paperasserie diverse et inutile qui double tableaux multiples et redondants à remplir "en ligne", courriels continuels et comminatoires, injonctions et menaces, surveillance policière, qui s'ajoute à une charge de travail local de gestion d'école qui a cru de façon exponentielle avec l'arrivée des PEDT et des "nouveaux" rythmes scolaires, et qui s'ajoute aussi pour la plupart des directeurs d'école à la charge d'une classe, souvent à plein temps. Comment ne pas jeter l'éponge? Avec l'âge, avec l'expérience, on peut parfois s'en sortir -pas par le haut-, en se concentrant sur l'essentiel. Mais payés et considérés comme le sont les directeurs d'école, je comprends qu'on préfère foutre le camp. Pour moi que de regrets! Pour ceux qui partent, comme pour l'expérience qui disparait.

J'entends le ministre qui nous parle de "lutter contre les inégalités sociales à l'école"... J'entends tous ceux qui par conviction ou par intérêt nous vantent les mérites du "numérique" à l'école... Mais qui va encadrer et organiser cette "lutte", gérer, entretenir ces fameux ordinateurs en espérant avoir un minimum de formation? Qui va devoir ajouter tout ça à la somme inflationniste de ses devoirs? Sans être reconnu, sans seulement avoir un statut, sans être honnêtement rémunéré, sans seulement exister administrativement, institutionnellement, juridiquement...

Les directeurs d'école sont au bout du rouleau. Merci à tous ceux qui ont tenu jusque là, merci à tous ceux qui aujourd'hui tombent au champ d'honneur. Moi je ne vous oublierai pas.

Sagesse et révolte

Par Le 05/06/2014

"La vraie révolte, la vraie Révolution, consiste à rompre avec les schémas et à explorer en dehors d'eux. Tous les Réformateurs, peu importe qui ils sont, ne s'intéressent qu'à l'amélioration des conditions de vie dans l'enceinte de la prison. Jamais, ils ne vous incitent au refus du conformisme, jamais ils ne vous disent : "Abattez les murs de la tradition et de l'autorité, franchissez-les, dépouillez-vous du conditionnement qui emprisonne l'esprit. "

Or, la véritable éducation consiste à ne pas simplement exiger de vous la réussite aux examens en vue desquels on vous a bourré le crâne ou la retranscription de choses apprises par coeur, mais à vous aiderà voir les murs de cette prison dans laquelle votre esprit est enfermé. La société nous influence tous, elle façonne notre pensée et cette pression extérieure de la société se traduit peu à peu sur le plan intérieur...Mais aussi profond qu'elle pénètre, elle agit toujours de l'extérieur et l'intérieur n'existe pas pour vous tant que vous n'avez pas brisé l'emprise de ce conditionnement. "

Krishnamurti


 Si tous les individus étaient en révolte, ne croyez-vous pas que le monde serait plongé dans le chaos ?

-Mais la société actuelle baigne-t-elle dans un ordre à ce point parfait que si tout le monde se révoltait contre elle, ce serait le chaos ? Le chaos n'est-il pas déjà là en ce moment même ? Tout est-il magnifique, exempt de corruption ? Tout le monde mène-t-il une existence heureuse, pleine et riche ?

L'homme ne se bat-il pas contre son semblable? N'est-ce pas le règne de l'ambition, de la compétition sauvage ? 

Le monde vit déjà dans le chaos : telle est la première constatation à faire. Ne prenez pas pour acquis le fait que cette société soit en ordre, ne vous laissez pas hypnotiser par les mots. Que ce soit ici, en Europe ou en Amérique ou en Russie, le monde est en voie de décadence. Si vous voyez cette décadence, vous êtes face à un défi, vous êtes mis au défi de trouver une solution à ce problème urgent. Et la façon dont vous relevez ce défi a de l'importance, n'est-ce pas ? Vous ne pouvez répondre de manière complète et adéquate que si vous êtes sans peur, si vous ne pensez pas en tant qu'hindou, communiste ou capitaliste, c'est en tant qu'être humain intégral que vous vous efforcez de résoudre le problème. "

Krishnamurti.


"Un esprit conditionné n'a aucun sens de l'urgence de la situation. Il est désensibilisé. Il vit dans une identification à des modèles sociaux qui proviennent d'une représentation fragmentaire du réel. La pensée fragmentaire a des vues courtes, elle est en fait adaptée à la mesure de la volonté de puissance de chaque ego. La pensée fragmentaire, c'est aussi la dualité qui produit dans la pensée la séparation, séparation qui produit "l'ennemi".

La pensée fragmentaire sème le chaos. Il n'y a donc pas de possibilité de transformation du réel sans un changement de la pensée, ce qui suppose un rejet radical du conditionnement. La Révolution du Réel n'est pas une simple rébellion consistant à s'en prendre aux choses, aux institutions, aux personnes. La rébellion, c'est un objectif trop petit. Elle manque d'audace, de lucidité et par-dessus, elle manque d'amour.

Se révolter, apprendre et aimer, n'est-ce pas simplement se sentir vivre ? N'est-ce pas quand la Passion coule dans nos veines que la Vie est réellement vécue ? C'est être déjà mort que de ne plus trouver en soi-même le sens de la révolte, c'est être mort en esprit que de ne plus avoir la passion d'apprendre, c'est être déjà un cadavre que de ne plus savoir aimer. Et la plus haute sagesse est précisément de l'avoir compris." 

Serge Carfantan

http://www.philosophie-spiritualite.com/cours/sagesse_revolte.htm


J'ai vécu trente-deux ans de passion pour mon métier. 

J'ai cherché à apprendre en moi pour mieux apprendre aux enfants.

J'ai aimé ce questionnement constant, cette mise en doute, cette déchirure volontaire de toutes les habitudes comportementales, de toutes les pensées conditionnées, j'ai aimé les interrogations dans les regards des enfants, le retournement intérieur, cette observation d'eux-mêmes, j'ai aimé passionnément ces moments d'échanges sur la vie. 

Et je me lève désormais le matin avec un sentiment de vide abyssal, comme en état de manque, une douleur morale qui réveille toutes les anciennes douleurs physiques... Le corps qui transpire tout le mal intérieur...

Et pourtant, cette incapacité totale d'envisager y retourner. 

Et c'est là que je réalise que je suis finalement actuellement en cure de désintoxication et que je dois tenir le coup...

Ne pas replonger, ne pas replonger...

Je n'étais sans doute qu'en rébellion. La vie s'est chargée de me montrer que toute cette énergie dépensée était perdue. Les forces opposées sont bien trop puissantes pour moi. Je n'y peux rien. 

C'est à ma révolution intérieure que je dois désormais m'atteler. 

Extinction

Par Le 05/06/2014

La Sixième extinction massive en marche: des millions de poissons trouvés morts le mois passé

3 Commentaires

Des millions de poissons morts...

Des millions de poissons morts…

Des millions de poissons  subitement meurent de  partout sur ​​la planète. En fait, il y a eu des dizaines de manifestations de mortalité massive de poissons  signalées dans le seul dernier mois de mai 2014 . Alors pourquoi et qu’est-ce qui se passe? Pourquoi les poissons meurent en nombre sans précédent partout dans le monde? Lorsque plus de six tonnes de poissons morts  ont été retrouvé  à Marina Del Ray le week-end passé:cela  a fait les manchettes partout aux  États-Unis. Mais la vérité est que ce qui vient de se passer au large de la côte sud de la Californie n’est que la pointe de l’iceberg. En 2014, les poissons qui  meurent  en masse sont en train de devenir un événement quotidien à l’échelle mondiale. Individuellement, chaque événement pourrait peut-être être rejeté comme étant une anomalie, mais comme vous le verrez ci-dessous quand ils sont tous réunis dans une seule liste, cela devient  vraiment plutôt étonnant,voire inquiétant. Donc, il y a une raison pour laquelle tant de poissons meurent? Y a-t-il quelque chose qui relie ces événements de  mort massive de poissons autour de la planète? Quelque chose lié à notre environnement aurait  changé? Ce qui suit sont quelques exemples des rapports de la mort des poissons de masse qui ont été à venir dans jour après jour de partout dans le monde …

* En Avril, 500 000 carpes ont été trouvées " flottant ventre en l’air dans la rivière Cumberland Kentucky ".

* Au cours du week-end, des milliers et des milliers de poissons sont morts  au large de la côte sud de la Californie …

Les travailleurs  dans le secteur des poissons  et de la faune en Californie, sont encore  à ramasser  tout ce que  la mer rejette … mort et sans  vie de la surface du port , après des milliers d’anchois morts, des raies et même un poulpe est mort et flottaient au-dessus de la fin de semaine.

Jusqu’à présent, les fonctionnaires ont nettoyé  6 tonnes de poissons morts , et ils ont encore un long chemin à parcourir.

* La mort d’environ 35 000 poissons dans le Minnesota est attribué à un " manque d’oxygène ".

* La filière récente hors de milliers de poissons dans la rivière  près de Belmar, New Jersey est également attribué à « l’épuisement de l’oxygène ".

* Les fonctionnaires de Menifee, Californie sont encore à essayer de comprendre ce qui a causé la mort de  milliers de poissons  dans le lac Menifee il y a quelques semaines …

Les autorités ont continué de tester l’eau dans le lac Menifee ,vendredi après des milliers de poissons morts ont été vus flottant depuis le dernier week-end.

Fonctionnaires menifee de la ville d’abord entendu les rapports samedi de poissons flottant sur le lac, qui est situé sur une propriété privée d’environ un demi-mile de l’autoroute 215.

* Dans le golfe du Mexique, les dauphins et les tortues de mer meurent " en nombre record ".

* Fonctionnaires du Maryland sont toujours intrigués par la mort de  7.000 aloses de l’ Atlantique le mois dernier …

État spécialistes de l’environnement enquêtent sur les causes de mortalité massive de poissons qui a laissé environ 7.000 morts alose de l’Atlantique dans les eaux qui incluent l’Inner Harbor et Fells Point.

Jay Apperson, porte-parole du ministère de l’Environnement du Maryland, a déclaré que les biologistes ont en bateau le mardi dans la région de poissons kill de lundi. Il dit que la zone étendue de l’embouchure de la rivière Patapsco, le port de Baltimore à Fells Point et Fort McHenry.

* Des masses de poissons morts sont continuellement  retrouvées  dans le lac Champlain ,dans le Vermont ,et sont maintenant  appelés " la nouvelle normalité "par des responsables gouvernementaux.

* Le long de la côte nord de la Californie, les phoques et les jeunes lions de mer  viennent  mourir " en nombre record ".

il y a * Trois mois, les aquaculteurs de Singapour ont perdu  160 tonnes de poissons  , un événement de mort massive inexpliqué jusqu’à maintenant.

* Retour en Septembre, à environ 40 kilomètres de la rivière Fuhe en Chine,tout le secteur  " a été couvert avec des poissons morts ".

* Également au cours de Septembre dernier, près de dix tonnes de poissons morts ont été retrouvés flottant sur ​​un lac  près de la ville de Komotini, Grèce .

Ce qui suit  ne sont que quelques autres exemples de manifestations de  mort  massive de poissons  en  seulement quelques  semaines qui viennent sur ​​une liste établie sur un autre site …

*****

17 mai 2014 – Des masses de poissons sont retrouvé morts dans un port de plaisance dans Pultneyville, New York,  Amérique .  Lien

16 mai 2014 – Des masses de poissons retrouvés morts  dans une rivière à Aragatsotn,  Arménie .  Lien

15 mai 2014 – Des centaines de poissons en train de mourir »en raison de la pollution» dans les zones humides de Rewalsar,  Inde .  Lien

14 mai 2014 – Des milliers de poissons  morts près de  Cootes Paradise, Hamilton,  Canada .  Lien

13 mai 2014 -  Des dizaines de milliers  de poissons morts s’échouent sur ​​la côte de Tasmanie,  Australie .  Lien

12 mai 2014 - Des  masses de poissons morts (un mystère )dans la rivière Eden  dans Cumbria, Angleterre .  Lien

11 mai 2014 – Des milliers de poisson-globes morts , également des tortues mortes viennent  s’échouer sur les différentes plages de  la Colombie et du Costa Rica .  Lien  et  ici

11 mai 2014 – Des centaines de poissons morts trouvés dans un étang(c’ est un «mystère» irrésolu) à Southborough,  en Angleterre .  Lien

10 mai 2014 – Des milliers de poissons morts à cause de la pollution au printemps au Sikkim, en Inde .  Lien

9 mai 2014 – Des milliers de poissons morts ‘provoquent  la panique »dans la rivière Luda Yana en  Bulgarie . Lien

8 mai 2014 – Des milliers de poissons morts apparaissent dans un  lac de Mangalore,  Inde .  Lien

8 mai 2014 – 12 tonnes de poissons morts retirés de lacs dans le comté de Chisago, Minnesota,  Amérique .  Lien

7 mai 2014 -  Masse importante    de poissons morts dans les réservoirs à Quanzhou,  Chine .  Lien

7 mai 2014 – Des milliers de poissons retrouvés morts sur les rives de Roatan, Honduras .  Lien

5 mai 2014 – Des centaines de poissons morts s’échouent sur ​​une plage «un mystère» à San Antonio Oeste,  Argentine .  Lien

5 mai 2014 -Une  mort  massive  de poissons dans les lacs en Almindingen,  Danemark . Lien

4 mai 2014 – Des masses importantes   de poissons morts dans une rivière dans le Fujian,  Chine .  Lien

3 mai 2014 -Plus de  1000 poissons morts le long d’un lac en Ontario,  Canada . Lien

2 mai 2014 -  40 000  poissons meurent soudainement dans un barrage en Piaui,  Brésil .  Lien

30th Avril 2014 – la pire  masse de  "poissons morts  que j’ai vu en 26 ans de travail ici» dans l’Iowa,  l’Amérique .  Lien

30th Avril 2014 – Une grande  quantité de poissons morts retrouvés flottant le long d’une rivière dans Xiasha District,  Chine .  Lien

29th Avril 2014 – Des dizaines de tortues de mer sont  mortes dans le sud du Mississippi, l’Amérique .  Lien

29th Avril 2014 - Des milliers de  poissons morts  le long des rives des lacs dans le Wisconsin,  l’Amérique .  Lien

28th Avril 2014 – Des  tortues de mer  et autres animaux marins continuent de  mourir en masse  à Bari, Italie .  Lien

28th Avril 2014 – Une grande  hécatombe de poissons morts  trouvés dans la rivière Mogi en  Brésil .  Lien

25th Avril 2014 – Une grande  hécatombe de poissons morts  trouvés dans un réservoir à Nanchong,  Chine .  Lien

24th Avril 2014 – Une grande  quantité de poissons morts s’échouent sur ​​une rivière à La Chorrera,  Panama .  Lien

23 avril 2014 -  2 millions de  poissons trouvés morts dans un barrage à Téhéran,  Iran .  Lien

23rd Avril 2014 – Des masses importantes de poissons  meurent  dans le lac Island, en Ontario,  Canada .  Lien

23rd Avril 2014 – Des milliers de poissons morts apparaissent dans un lac à Mudanjiang,  Chine . Lien

22nd Avril 2014 – Plus de 1000 poissons trouvés morts dans Oona River, comté de Tyrone, en Irlande du Nord .  Lien

21st Avril 2014 – De grandes quantités de poissons  morts le long de la rivière Panchganga en  Inde .  Lien

19th Avril 2014 - Des   MILLIONS  de poissons morts trouvés flottant dans Thondamanaru Lagoon,  Sri Lanka .  Lien

*****

Et rappelez-vous, cette liste représente les événements qui ont eu lieu dans un peu plus d’un mois.

Alors quelle est l’origine de tous ces événements de  mort  massive de poissons ?

S’il vous plaît, n’hésitez pas à partager 

votre avis en postant un commentaire ci-dessous …

Source:endoftheamericandream.com

 

Autres articles sur le même sujet:La Sixième Extinction massive en marche:Mouvement Mondial de Désobéissance Civile:le refus du mensonge officiel

 

 

"Plein les yeux..."

Par Le 04/06/2014

Après "A COEUR OUVERT, sur la prothèse de coeur Carmat, j'ai plus qu'à écrire un roman sur la vision...J'ai délà le titre : "PLEIN LES YEUX"


Pixium redonne la vision aux aveugles

Le prix des appareils, implants, lunettes et ordinateurs de poche, atteindra 80.000 à 100.000 euros.

L’entreprise développe un implant rétinien connecté à des lunettes.

Pixium vise la Bourse. La société qui fabrique des implants rétiniens capables de rendre la vue aux aveugles s’introduira mi-juin en levant jusqu’à 44 millions d’euros. La fourchette indicative de prix est comprise entre 8,28 euros et 10,12 euros par action, ce qui valorisera Pixium à près de 117 millions d’euros. Plusieurs des actionnaires actuels - Sofinnova Partners, Bpifrance, Omnes Capital et Abingworth, qui ont déjà apporté plus de 24 millions d’euros à la société avant 2014 - prévoient de participer à l’augmentation de capital.

«Avec l’argent levé, nous devrions pouvoir mettre sur le marché, fin 2015 en Europe et en 2018 aux États-Unis, nos implants rétiniens Iris, qui utilisent la technologie la plus mature, explique Bernard Gilly, président de Pixium. Nous espérons, par ailleurs, obtenir le marquage CE pour nos implants sous-rétiniens de type Prima, actuellement en développement préclinique.»

Depuis 2013, Pixium équipe déjà cinq patients. Une demi-douzaine d’autres personnes testeront les appareils dans les prochains mois, dans le cadre des premiers essais cliniques. Devenus aveugles il y a vingt ou trente ans, ces patients ont recouvré, en partie, la vue. Ils peuvent distinguer des formes, des mouvements et des objets grâce au système mis au point avec José-Alain Sahel, directeur de l’Institut de la vision.

Iris, le premier système développé par Pixium, est composé d’un implant intra-oculaire rattaché à la rétine, de lunettes équipées d’une minicaméra et d’un système de transmission sans fil. Les lunettes sont reliées à un ordinateur de poche qui transforme l’image obtenue par la caméra en signaux électriques renvoyés sur l’implant rétinien, afin de stimuler le nerf optique et générer des images. Un programme de rééducation est ensuite nécessaire pour que les patients puissent interpréter ces images. Leur capacité visuelle se développe au fur et à mesure de l’utilisation des lunettes.

Un vaste marché

La deuxième génération d’équipement, Prima, déjà en développement, sera dotée de plus de 1000 électrodes, soit dix fois plus que le système Iris. Dans quelques années, les patients équipés d’un système de restauration de la vision seront même capables de lire, à vitesse réduite, prévoit Bernard Gilly.

«Stimuler la rétine est une idée banale», explique le patron de Pixium. Mais, la caméra de la start-up, qui a déjà déposé 250 brevets, est spécifique. Elle fonctionne comme une rétine et ne capte pas l’environnement comme une série d’images, comme le fait une caméra classique. Au contraire, la caméra de Pixium s’intéresse aux changements survenant sur l’axe optique des photorécepteurs des patients. Le système est économe en mémoire vive, énergie, puissance de calcul… Un mécanisme très éloigné de celui de Second Sight, société américaine qui commercialise depuis un an son propre système de restauration de la vision, moins efficace que celui de Pixium, selon les scientifiques proches de la société française.

Pixium prévoit, à terme, de commercialiser ses systèmes dans plus de vingt centres spécialisés dans la vision en France et en Europe. Le prix des appareils, implants, lunettes et ordinateur de poche, atteindra 80.000 à 100.000 euros, hors opération (1 500 euros) et rééducation par des orthoptistes. Le marché est vaste. Au-delà des victimes de rétinite pigmentaire, un marché évalué à plus de 350.000 personnes en Europe et aux États-Unis, Pixium cible la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), très développée chez les personnes âgées de plus 75 ans.

Le meilleur des mondes

Par Le 04/06/2014

C'est absolument fascinant cette anticipation...Et terrifiante aussi parce que cela indique que tout était déjà en gestation...

Qu'est-ce qui est en gestattion aujourd'hui ?

Qui pourrait nous le dire ? 

Tout est là, sous nos yeux.

Mais quelles seront les conséquences ?

Huxley avait imaginé une société constituée d'individus éteints et gouvernés par des Maîtres à penser qui invitaient à ne pas penser...

Nous serons bientôt au croisement des chemins. 

Soit nous optons pour une lobotomie destructrice qui conduira à l'épuisement de la planète, soit nous optons pour un changement de paradigme.

Mais l'échéance de la direction à prendre approche à grands pas.  


Texte de la semaine, le conditionnement collectif.

A lire et relire – Texte de Serge Carfantan sur le cynisme politique. A la fois inquiétant et étonnant d’actualité.

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir ».

Serge Carfantan.

A propos de l’auteur :
Serge Carfantan est docteur agrégé de philosophie, spécialiste de la philosophie indienne et de la pédagogie de la philosophie.
Il a enseigné à Bordeaux, Libourne, Parentis, Mont de Marsan, Pau et à l’université de Bayonne.

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un cours sur le cynisme politique, dans lequel il s’inspire notamment des oeuvres d’Aldous Huxley, le Meilleur des mondes, et de Gunther Anders, l’Obsolescence de l’homme.

Retrouvez Serge Carfantan sur son blog.

Territorialisation.

Par Le 04/06/2014

LE RECRUTEMENT FUTUR DES PROFESSEURS DES ECOLES PAR LES MAIRIES CONFIRME PAR L'ACADEMIE D'ORLEANS

Le recrutement des professeurs des écoles par les mairies dans un avenir proche se confirme.
Ils perdront donc leur statut d'agent de l'Etat pour un autre statut; reste à savoir lequel...
La réforme des rythmes scolaires est le marchepied de ce projet du gouvernement. Les professeurs des écoles peuvent remercier leurs syndicats SNUipp et SE-UNSA d'avoir soutenu cette réforme.

La perte du statut d'agent de l'Etat, ça signifie la redéfinition totale du métier : les rapports hiérarchiques, le temps de travail quotidien et hebdomadaire, la durée des congés, les salaires et le mode de progression, la sécurité de l'emploi ....

Groupe facebook « Rythmes Scolaires : Arrêtez le Massacre ! »https://www.facebook.com/groups/609556085733767/
Katherine, 23 mai 2014 :
" Le 20 mai 2014 une délégation de parents d’élèves du giennois et de représentantes des Gilets jaunes 45 ont été, à leur demande, reçus à l’inspection académique par Mme l’Inspectrice d’Académie adjointe, l’Inspecteur de circonscription de Gien et deux conseillers pédagogiques chargés des rythmes scolaires
[...] Relations écoles – communes : le tabou du recrutement des enseignants des écoles par les communes est ouvertement levé. Le nouveaux pouvoirs pédagogiques des maires, selon l’administration, cela fait désormais partie de leurs compétences !
Pour Mme l’Inspectrice, il est bon que les communes soient de plus en plus investies dans l’éducation, et il serait même très bon qu'elles gèrent elles-mêmes les écoles.
Pour l’administration, le recrutement des professeurs des écoles « est dans la logique des choses »."Rien de mal à ce que les maires recrutent les enseignants, un jour "
Tout cela étant "en projet", et puis "c’est déjà le cas pour l’aide aux devoirs "
Les conclusions que nous tirons de cet échange avec l'institution est que l'école publique est réellement en danger. Derrière la réforme des rythmes c’est bien du démantèlement de l'Ecole Service Public National, qu'il s’agit. "

Au sujet des projets du gouvernement sur le changement de statut des enseignants en France ( d'agents de l'Etat à employés territoriaux ) à voir aussi:

- Le rapport de la Cour des comptes de mai 2013 " Gérer les enseignants autrement" décrypté sur ce site:
http://www.laviemoderne.net/grandes-autopsies/52-le-fabuleux-rapport-de-la-cour-des-comptes

- La déclarations d'Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, président de l'Association des Régions de France, en janvier 2014: " « décentralisation totale de l'Éducation », « dans moins de temps qu'on ne croit ».
http://www.sudouest.fr/2014/01/14/alain-rousset-croit-au-rebond-des-territoires-1428765-3900.php

- La déclaration de la directrice de l'iFRAP dans l'émission "C dans l'air" ( la dose quotidienne d'idéologie libérale ) le 31 janvier 2013: « La question c’est surtout aussi de le gérer au niveau central. C’est à dire que, ce que ne veulent absolument pas les agents aujourd’hui, ce serait qu’on imagine que la gestion de l’école se fasse au niveau local totalement. Aujourd’hui on est arrivé à une situation un peu ubuesque, c’est à dire que les communes vont s’occuper des écoles du primaire, et alors elles vont financer la réfection des locaux etc, mais elles vont pas payer les professeurs. Et c’est la même chose pour les départements qui s’occupent des collèges, etc , etc régions, lycées. 
Il y a plusieurs financeurs, et ça, ça casse encore plus la lisibilité du système et l’évaluation du système. 
[…] donc la question, c’est peut-être de décentraliser justement la gestion de l’école, et ça cassera beaucoup aussi de la difficulté à discuter sur cette question du service public, parce que gérer au niveau local, c’est aussi connaître les professeurs qui sont payés par les établissements. On aura moins de professeurs qui ne seront pas devant les élèves, on aura moins d’absentéisme. Donc, toutes ces questions là, c’est aussi la vague, la troisième vague de décentralisation que prépare le gouvernement, c’est décentraliser l’école. »
http://www.ifrap.org/

- Les déclarations de Claudy Lebreton (PS), président de l'Assemblée des départements de France, lors d'une conférence de presse le 6 mai 2014, qui s'est prononcé pour "une Education territoriale et non plus nationale".

Définitivement, la réforme des rythmes scolaires n'est pas une gentille réforme pour le bien des petits enfants :

"le but ultime de cette réforme - en dehors d'embaucher massivement et à grand frais des "jeunes" sans qualification pour faire baisser le chômage est surtout de constituer un vivier de personnel de garderie quand le gouvernement PS modifiera le statut de fonctionnaire d'Etat des professeurs. Face aux grèves massives, les élus locaux n'auront qu'à piocher dans le stock des animateurs recrutés pour assurer le Service Minimum d'Accueil. (on peut remplacer le PS par l'UMP ou l'UDI ou le FN, ça fonctionne aussi)."
http://skhole.fr/a-l-ecole-des-nouveaux-rythmes-par-magali-gaubert#_ftnref17

http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php
https://www.facebook.com/groups/609556085733767/

Le paradis

Par Le 03/06/2014

A quoi ressemble le paradis ?

http://www.inrees.com/articles/A-quoi-ressemble-le-paradis/

L’anthropologue Michael Harner a collecté plus de 2500 récits de voyages chamaniques dans le monde d'en haut. Dans « Caverne et Cosmos », il en rapporte les similitudes. Que peut-on en apprendre ?
© JeeYoung Lee
Nous avons tous entendu parler d’un royaume situé au-delà des nuages, peuplé d’âmes défuntes et d’êtres spirituels. Un lieu idyllique bercé de douceur, d’amour, de lumière… Fariboles éculées, gentilles allégories, ou récit authentique d’un monde non-matériel ? 

Anthropologue mondialement reconnu, Michael Harner a consacré sa vie à l’étude et à la pratique du chamanisme. Dans le cadre de sa fondation, il a initié des milliers d’occidentaux aux techniques du voyage chamanique dans les mondes d’en bas, « celui qui se situe en dessous de nous », d’en haut, « au-dessus de nous », et du milieu, « où nous vivons ». Tous expérimentent-ils la même chose ? Pour le savoir, Michael Harner a collecté plus de 2500 récits d’ascensions entreprises au son du tambour, sans l’aide de substances psychotropes, par des personnes qui n’en avaient généralement jamais fait l’expérience, et qui n’avaient reçu aucune information sur ce qui les attendait. 

« On s’est contenté de leur expliquer comment parvenir à leur destination », indique l’anthropologue dansCaverne et Cosmos. La technique est simple : s’allonger calmement dans l’obscurité, se bander les yeux, visualiser son point de départ, puis répéter mentalement l’objectif de se rendre dans le Monde d’en haut et de l’explorer par l’esprit. Le son répétitif du tambour modifie l’état de conscience, jusqu’à ce que d’étranges images apparaissent, comme indépendantes de notre volonté, souvent bien différentes de ce qu’on avait pu mentalement en imaginer. Quel est donc cet univers subtil, appréhendé par le filtre complexe de notre subjectivité ? 

Les barrières de la réalité ordinaire


Première sensation : s’élever jusqu’à rencontrer une « zone de transition » : strate nébuleuse pour certains, membrane perméable pour d’autres… « J’escalade l’arc-en-ciel, témoigne un participant. Je sens qu’un pouvoir me tire vers le haut. En dessous, je vois les collines, une route. Je continue à grimper. Il y a des nuages au-dessus de moi. J’atteins le sommet de l’arc-en-ciel. Je pose le pied sur un nuage. Je suis étonné de voir qu’il supporte mon poids. » Ainsi franchit-il la lisière entre les mondes. Au fil de l’ascension, les niveaux s’enchaînent, toujours séparés par une fine couche. « J’ai l’impression que je cherche le soleil, poursuit le participant. Je franchis un autre niveau. Je me sens très puissant, mais très doux, aussi. Je continue à voler de plus en plus haut. Il y a toutes sortes d’énergies dans l’espace. Des vents solaires. De la lumière. Je ne fais que monter en flèche. On dirait que le temps ralentit. Tout paraît vraiment apaisé. Je vole, c’est tout. De plus en plus haut, une barrière après l’autre. Je ne sais pas s’il existe une limite au nombre de niveaux. » 

Un lieu magique


Le Monde d’en haut n’est pas qu’éther ; beaucoup disent y avoir perçu des paysages surprenants de beauté, dotés d’une grande sacralité : fleurs de lotus, montagne dorée émergeant de la brume, « splendide cascade bleu vif ornée de pierreries », prairies et forêts d’un vert « incomparable » sentant « divinement bon », ruisseaux de lumière, palais et cités de cristal… « J’avais l’impression de pénétrer dans un tableau, témoigne un participant. Les traînées de lumière et leurs couleurs étaient extraordinaires. » Un univers tout à la fois paisible et éclatant, apparaissant au fil des niveaux de plus en plus épuré et lumineux – comme si l’ascension permettait de se rapprocher d’une essence. 

Une musique céleste


Une autre surprise attend certains : la distinction très nette d’une musique, de chants « paradisiaques », de chœurs « absolument exquis », aussi clairement que si quelqu’un jouait dans la salle. « A mon grand étonnement, j’ai commencé à entendre de la musique alors que je me trouvais parmi les étoiles, explique un homme, psychologue de profession. J’ai cru que l’un des collègues du Pr Harner avait mis un enregistrement. J’ai été frappé par la beauté et la clarté du son. C’était tellement divin que j’aurais aimé pouvoir en retenir chaque note. » Michael Harner lui-même dit avoir fait l’expérience du « plus beau son » de sa vie alors qu’il « flottait dans les airs », la première fois qu’il a bu de l’ayahuasca (un breuvage psychotrope) chez les Conibo d’Amazonie. 

Des esprits à visage humain


« Un homme m’a rejointe, explique ensuite une participante. Il portait une cape bleue à galons d’or et une coiffe d’or, et il avait un aigle posé sur l’épaule. J’ai marché avec lui jusqu’a ce qui ressemblait à un palais majestueux, dans une longue salle où de très nombreuses personnes formaient un cercle. L’homme m’a dit qu’il était Odin. Je lui ai demandé qui étaient ces gens, il m’a répondu que c’était ma famille, et que j’avais déjà rencontré beaucoup d’entre eux. » Les occidentaux, comme les chamanes autochtones avant eux, visualisent souvent des esprits compatissants, semblant les attendre et les accueillir, sous la forme de déités anthropomorphiques, de personnalités décédées ou de parents défunts – un père, une mère, une arrière grand-mère qu’on reconnaît sans l’avoir jamais connue, avec qui on interagit « par une sorte de langage mental ».

Le temple du savoir


Certains ont aussi parfois l’impression, au gré de leur voyage, de pénétrer dans le temple du savoir, représenté selon les cas par une pagode bouddhiste, une sorte de « laboratoire d’enchanteur », ou un lieu ressemblant à la « bibliothèque d’Alexandrie ». Là, beaucoup disent voir des livres ou des parchemins couverts d’écriture et de symboles indéchiffrables. « Il se peut que les écrits qu’ils ont trouvés dans le Monde d’en haut soient en réalité le Livre céleste, remarque Michael Harner. Depuis la Mésopotamie antique, il est dit qu’il traite de divers sujets, parmi lesquels : les dieux, le mystère du ciel et de la terre, le destin, la sagesse, la loi de la terre et du ciel, la vérité, le secret de la création et l’origine de toute chose, la vie, la mémoire du bien et du mal accomplis. » Les étudiants de Michael Harner auraient-ils abouti au même endroit que Moïse et autres prophètes ? 

Transformation intérieure


Une chose est sûre : le son du tambour les emporte au pays de la bienveillance infinie. « J’ai senti l’amour de la forêt m’envahir tout entière, me nourrir et m’aimer, indique une femme. Puis j’ai vu des cercles entourant d’autres cercles, et encore des cercles, rien que des cercles d’amour, et combien nous ne sommes qu’amour. Je n’avais jamais vu ou éprouvé un amour de ce genre-là ! » L’univers tout entier paraît lui aussi « fondamentalement bon », comme une force de vie irrésistible, une pulsation qui englobe et unit tout. « On dirait qu’il n’y a pas d’intelligence individuelle, ici, aucune notion de séparation, poursuit un participant. Ce n’est qu’une présence incroyablement vaste, qui est, tout simplement. » Au gré du voyage, certains vivent aussi une métamorphose. « J’arrive près d’une fontaine aux teintes luminescentes et j’entends des voix, puis j’aperçois les visages d’un homme et d’une femme qui semblent me dire d’enlever mes vêtements et de m’avancer dans l’eau de la fontaine pour m’y purifier, explique un homme. Je palpe alors mon corps. Il est désormais transparent et rayonne d’énergie. Je deviens la fontaine. Tout se réarrange et j’ai la sensation d’être totalement libéré de la maladie. » L’expérience est troublante : devenir squelette, se sentir mort puis renaître, « transformé en énergie à l’état pur », doté d’une force et d’une compréhension nouvelles… « Je savais tout, je comprenais tout, dit un participant. J’éprouvais un sentiment de paix au-delà de tout ce qu’il est possible de croire. J’étais le pouvoir, la douceur, l’amour inconditionnel, la lumière, l’espoir, l’enthousiasme, la vie nouvelle, tout. » 

Une expérience personnelle


Ces récits, aussi étranges qu’ils paraissent, font écho à ceux des premiers mystiques, ainsi qu’à ceux des chamanes autochtones des 4 coins du globe. Leurs similitudes ancrent l’idée d’une expérience commune. Le vécu est réel, partagé, mais que démontre-t-il : l’existence du paradis dans un autre versant de la vie, ou simplement notre adhésion à un inconscient collectif, ancré dans nos têtes ? « Dans le monde d’en bas, les occidentaux n’ont pas trouvé l’enfer ! » rétorque Michael Harner, mais un univers très similaire à celui d’en haut, avec ses jardins d’Eden, ses musiques, ses esprits enseignants. 

Pour lui, l’expérience ne serait donc pas le fruit d’une « programmation » ni d’une « projection culturelle ». Est-elle imaginaire ? A cette question, l’anthropologue répond : faites-en vous-même l’expérience. « Près de 90% des occidentaux sont capables d’accéder au Monde d’en haut, s’ils se conforment sérieusement aux instructions. La pratique personnelle est ce qui fait la différence entre l’approche chamanique et la religion. »Si tout le monde ne voit pas la même chose, c’est que « personne n’est issu du même contexte. La réalité non-ordinaire est taillée sur-mesure pour s’adapter à chaque individu », afin d’en assurer la portée. « Ne vous découragez pas si votre premier voyage est vague ; cela évoluera avec la pratique, conclut Michael Harner dans Caverne et CosmosLe succès du voyage repose sur l’association de persévérance sans effort et de concentration détendue. » A vos tambours, prêts ?

Caverne et cosmos, Michael Harner
Mama Editions (Mars 2014 ; 436 pages) 



Le couple et l'amour conscient (sexualité sacrée)

Par Le 03/06/2014

L’amour conscient et les blessures du coeur

http://presencedamour.over-blog.fr/article-22677236.html

L’amour conscient se développe dans une relation où les deux conjoints partagent une communion d’être à être, car il s’agit d’amour de l’être et non de la personnalité. Dans ces moments de communion, je suis touché par les profondeurs de mon être et de celui de ma compagne en même temps. De jour en jour, notre vie intérieure commence aussi à se mouvoir en synchronie. Son visage est devenu pour moi plus familier que mon propre visage. Je partage ses désirs et je ne peux me séparer de sa souffrance. Il y a une telle interpénétration entre nous, si profonde, que je ne pourrais plus jamais être vraiment séparé d’elle.

Et pourtant je suis séparé. Quelle que soit l’intimité de notre relation, nous ne pourrons jamais partager entièrement tous nos rôles : elle ne saura jamais vraiment ce que cela fait d’être moi et je ne saurai jamais vraiment ce que cela fait d’être elle. Malgré les moments d’unité ressentis quand nos êtres se touchent, l’union totale reste pour toujours inaccessible. Plus nous sommes proches, plus la moindre distance nous fait l’impression d’un énorme ravin.

Il est tout aussi illusoire de vouloir s’accrocher à l’autre ou d’utiliser notre proximité pour nous protéger de la vérité de notre solitude. Nous sommes provisoirement prêtés l’un à l’autre par l’univers, ignorant quand il nous rappellera. Une telle expérience, où nous ne sommes ni entièrement séparés, ni entièrement seuls, me met en contact avec la fragilité du cœur. A réaliser que je ne vaincrai jamais complètement ma solitude en fusionnant avec l’être aimé, je me retrouve aux prises avec une souffrance fondamentale dont personne ne pourra jamais me sauver. Une partie de moi voudrait lui épargner sa souffrance et tout faire pour elle, mais il n’y a rien que je puisse faire pour la protéger de sa vie et de notre mort. Quand le cœur se sent à la fois plein et vide, je trouve la réponse à la question posée dans la chanson d’amour : « Pourquoi l’amour doit-il être aussi triste » ?

Ce genre de tristesse n’est pourtant pas un problème. Selon Chögyam Trungpa, l’amour est « inconditionnel. Il a lieu parce que notre cœur est complètement à nu. » La musique des chansons d’amour  est souvent triste parce que l’amour que nous inspire l’autre réveille en nous un désir profond de fusion. « Vous voudriez faire couler le sang de votre cœur, donner votre cœur aux autres. » Le mot anglais pour triste, sad, est lié étymologiquement à satisfied (satisfait), ou sated, qui signifie littéralement « plein ». La tristesse de l’amour est une plénitude de sentiment qui naît de la soif d’ouverture et de lien. C’est pourquoi il y a dans l’amour une plénitude douce et triste du cœur qui ne demande qu’à s’épancher.

Ma solitude étant ce qui m’incite à sortir de moi-même, elle n’a pas besoin de m’isoler. Simple présence à la vie, elle est ce que je partage avec toutes les créatures de la terre. Elle est une profondeur intérieure d’où jaillit une quantité de trésors : l’envie de se donner totalement, d’écrire un poème ou une chanson, d’offrir quelque chose de grand ou de beau pouvant toucher la personne que j’aime dans sa superbe solitude. De là le plus beau cadeau que je puisse offrir : moi-même, la totalité de ce que je suis, dans tout mon désir de vivre et de mourir aussi pleinement que possible.

C’est quand nous sommes capables d’apprécier notre solitude que nous pouvons être nous-mêmes et nous donner vraiment plus, sans avoir besoin des autres pour nous sauver ou nous procurer une bonne opinion de nous-mêmes, notre désir étant au contraire de les aider à devenir davantage eux-mêmes. L’amour conscient serait ainsi un cadeau provenant de nos blessures du cœur.

Toutes les grandes traditions spirituelles nous enseignement que la poursuite obsessionnelle du bonheur personnel ne peut conduire à une vraie satisfaction car les désirs personnels se multiplient sans fin, créant ainsi une insatisfaction permanente. Le vrai bonheur, que personne ne pourra jamais nous prendre, vient de l’ouverture du cœur que l’on sent irradier autour de nous et qui se réjouit du bien-être des autres. Chérir la croissance de ceux que nous aimons nous permet d’exercer nos capacités plus vastes et nous aide à mûrir.

Dans un essai écrit dans les années vingt, Orage affirmait que l’amour conscient est quelque chose d’extrêmement rare. La sagesse, la vérité ou la créativité n’étant généralement pas ce que les gens attendent en premier lieu des relations amoureuses, ils recherchent avant tout des relations fondées sur la camaraderie ou des intérêts communs. Mais si l’amour conscient est encore rare aujourd’hui, ce n’est plus une possibilité aussi éloignée car l’amour non conscient ne fonctionne plus aussi bien. De plus en plus de couples s’apercevant qu’une relation est plus excitante quand elle les aide à développer leurs ressources les plus profondes et leurs meilleures qualités, on pourra voir dans l’amour conscient non plus un luxe mais une nécessité.C’est pourquoi toutes les difficultés rencontrées dans une relation nous offrent l’occasion rare de découvrir que l’amour est un chemin sacré qui nous invite à cultiver la totalité et la profondeur de ce que nous sommes.

L’autre rive de l’amour

Au final, l’amour conscient nous conduit au-delà de nous-mêmes, etil renforce notre lien avec la vie. L’amour entre deux êtres n’a pas la place de grandir sans cette vision plus large. Un tel amour nous donne un sentiment de parenté avec la vie dans sa totalité, ce que Teilhard de Chardin appelle « un amour de l’univers ». Ce n’est qu’ainsi que l’amour, comme il le dit, « se transforme en lumière et en puissance infinies. »


Le chemin de l’amour s’élargit en cercles de plus en plus larges. Il commence à la maison – où l’on doit d’abord trouver sa place, se faire un ami de soi-même et découvrir la richesse intrinsèque de notre être dissimulée sous des couches de confusion de d’illusions égocentriques. Si nous parvenons à apprécier la nature fondamentalement bonne qui est en nous, nous verrons que nous avons plus à offrir que nous ne le croyions à notre partenaire amoureux.


En outre, un homme et une femme attachés au développement de leur conscience et de leur esprit voudront naturellement partager leur amour autour d’eux. Les nouvelles qualités qu’ils ont cultivées en eux – la générosité, le courage, la compassion et la sagesse – peuvent s’étendre au-delà du cercle de leur relation. Ces qualités sont l’enfant spirituel d’un couplece que leur union apporte au monde. Un couple peut ainsi s’épanouir quand leur vision et leur pratique n’est plus seulement focalisée sur eux-mêmes, mais qu’il y a un sentiment plus large de communauté et de don de soi.


Dès lors, l’amour d’un couple peut continuer à s’élargir, comme le suggère Teilhard. Plus l’amour qu’éprouvent deux êtres est profond et passionné, plus ils se sentiront concernés par l’état du monde dans lequel ils vivent. Ils auront conscience de leur lien avec la terre et feront de leur mieux pour protéger ce monde et tous les êtres vivants qu’ils peuvent aider. Aimer la totalité de la création est l’expression la plus élevée de l’amour, qui enracine et enrichit la vie du couple. C’est le grand amour et la grande voie, menant au cœur de l’univers.

Les rêves

Par Le 03/06/2014

Lapartdureve101

Très étrange ce que je vis la nuit...Habituellement, je ne me souviens que très rarement de mes rêves mais depuis quelques jours, toutes les images restent ancrées au niveau conscient, avec une force émotionnelle immense, comme un vécu, comme une expérience réelle, intégralement ressentie...

J'ai cherché à analyser ces "histoires" et ce que je découvre me stupéfie... Je n'avais jamais vraiment essayé d'expliquer mes rêves au regard de l'insignifiance des souvenirs mais en ce moment, cette impression très forte de "vivre" quelque chose d'étrange m'a poussé vers ce travail. Je sais que tout ça est insuffisant et qu'il y aurait des approfondissements nécessaires mais rien que ça est tellement bouleversant... 

...

DICTIONNAIRE DES SYMBOLES :

Interprétation :

LES MONSTRES


Le rêve des monstres. Je "tuais" des individus parce que je "savais" qu'ils n'étaient pas les humains que je voyais, qu'ils cachaient derrière leurs masques une réalité inavouée. Lorsque je plantais la lame de mon couteau dans leur corps, ils se transformaient et se découvraient, haineux, difformes, les yeux injectés de sang...Ils hurlaient et leur violence me sidérait. Ce Mal incarné me raidissait jusqu'à la nausée et j'ai décidé à un moment de sortir du rêve. Je me suis dit que ça suffisait et que je devais me libérer...

Le monstre symbolise le gardien d'un trésor, comme le trésor de l'immortalité par exemple, c'est à dire l'ensemble des difficultés à vaincre des obstacles à surmonter, pour accéder enfin à ce trésor immatériel et spirituel. Le monstre est là pour provoquer l'effort, pour vaincre la peur, pour tendre vers l'héroïsme. Il intervient dans de nombreux rites initiatiques. Il appartient au sujet de faire ses preuves, de donner la mesure de ses capacités et de ses mérites. Il faut vaincre le dragon, le serpent, les plantes épineuses, toute espèce de monstre, y compris soi-même, pour posséder les biens supérieurs que l'on convoite.

Dans de nombreux cas, le monstre n'est en effet que l'image d'un certain moi, ce moi qu'il faut vaincre pour développer un moi supérieur. 

En tant que gardien du trésor, le monstre est aussi signal du sacré. Là où est le monstre, là est le trésor. On ne s'en empare que par un acte héroïque. Le monstre tué, qu'il soit extérieur ou qu'il soit intérieur à nous-mêmes, libère l'accès au trésor. 

LA MER

Je volais au-dessus d'une mer noire qui jetait sur une falaise des vagues immenses frangées d'écume. Je regardais, impressionné, ce spectacle surpuissant.

Symbole de la dynamique de la vie. Tout sort de la mer et tout y retourne ; lieu des naissances, des transformations et des renaissances. Eaux en mouvement, la mer symbolise un état transitoire entre les possibles encore informels et les réalités formelles, une situation d'ambivalence qui est celle de l'incertitude, du doute, de l'indécision et qui peut se conclure bien ou mal. De là vient que la mer est à la fois l'image de la vie et celle de la mort. 

Des monstres surgissent de ses profondeurs, images du subconscient, source lui aussi de courants qui peuvent être mortels ou vivifiants.

LA CHAUVE-SOURIS

Elle courait sur le mur de la chambre tapissée de moquette. Parfois, elle s'envolait et traversait la pièce. Elle cherchait une sortie et je ressentais sa peur. J'ai pris une couverture et j'ai réussi à l'envelopper, délicatement, j'ai vu ses yeux qui me regardaient, vifs, brillants. Je l'ai libérée par la fenêtre.

La chauve-souris symbolise un être dont l'évolution spirituelle aurait été entravée...

L'ESCALIER

Je descendais les escaliers d'un immeuble gigantesque, une tour sans fin, je sautais les marches avec une vitesse stupéfiante, empli d'une force et d'une assurance incroyable, je savais que des monstres me poursuivaient, je les sentais mais ils n'arrivaient pas à me rejoindre. Je sautais de plus en plus de marches, jusqu'à sauter d'un palier à un autre, je ressentais une joie immense, une énergie inépuisable. Je suis arrivé dans une cave sans lumière mais je parvenais à me déplacer sans problème, je devinais les murs, je parcourais les noirceurs silencieuses, il n'y avait plus personne à mes trousses. Et puis, j'ai entamé le chemin inverse mais avec une vitesse hallucinante. Je me suis retrouvé en haut de la tour et je regardais le vide. J'ai sauté en ouvrant les bras et j'ai volé. J'ai eu peur une seconde et puis je me suis laissé porter, sans rien faire. J'observais. 

L'escalier est le symbole de la progression vers le savoir, de l'ascension vers la connaissance et la transfiguration. S'il s'élève vers le ciel, il s'agit de la connaissance du monde apparent ou divin ; s'il rentre dans le sous-sol, il s'agit du savoir occulte et des profondeurs de l'inconscient.

Vivement la nuit prochaine...


L'écheveau de la complexité

Par Le 01/06/2014

Voilà TOUT ce qu'il faut comprendre.
Voilà tout ce que les Puissants ne veulent pas qu'on comprenne.

Mais si on s'endort en regardant des matchs de foot en buvant de la bière, nous sommes complices.

Il faut choisir.
Chercher à comprendre jusqu'à s'en rendre malade ou avaler la pilule du bonheur fabriquée par les Maîtres.

Je voudrais même une fois réduit en cendres que mes poussières dispersées cherchent encore à comprendre...

 

Problème récurrent

Par Le 01/06/2014

Je sais très bien que tous mes textes passés cherchent à trouver la paix intérieure par l'analyse lucide des phénomènes émotionnels et le chaos des pensées et que je suis en ce moment dans ce chaos lui-même...Je sais très bien que je lutte contre des forces gigantesques, des pouvoirs coercitifs mis en place par des individus manipulateurs. Mais le peuple est responsable et lui seul puisqu'il cautionne par des votes et des illusions démocratiques des fonctionnements pervers. 

Peillon a détruit l'Education nationale et il s'en va. Aucun problème pour lui, une place de député l'attend ou la responsabilité d'un bureau quelconque subventionné par l'argent collecté par le gouvernement sur le dos de la masse aveugle. 

Je refuse de collaborer et je demande au regard de ma carrière un autre poste. L'institution me le refuse et elle décide de me mettre en congé maladie parce que je la dérange. J'ai voulu démissionner pour ne pas être un poids mort et respecter mes convictions mais la loi est bafouée et l'indemnité de départ volontaire est suspendue. 

Ils font ce qu'ils veulent. Nous sommes dépendants au même titre que les esclaves. Oh, bien sûr, on ne nous fouette pas mais les Puissants envoient les forces armées pour préserver leur intégrité et leurs Privilèges. Et le Peuple soumis continue à voter pour leurs Maîtres en croyant posséder une liberté de choix.

J'entends des "citoyens" hurler à la honte parce que le FN monte en puissance mais ces mêmes personnes ont-elles chercher à comprendre réellement les raisons de cette colère ? Je me fous de tous les partis. Droite, gauche, extrême droite, extrême gauche, extrême centre de la droite ouvrière, extrême gauche de la droite centriste, Parti républicain de la dictature ou dictature démocratique ... Rien n'est vrai. Tout est subventionné, tout est cartographié, identifié, légiféré pour que le système se maintienne, pour que le Peuple continue à bénir son asservissement. Ils sont TOUS  alliés entre eux puisqu'ils participent tous à ce système. Leurs paroles ne sont que des emballages, le colis seul les intéresse. 

Le gigantisme et la complexité des structures étatiques sont volontaires. Il s'agit d'amener les individus lambda à déposer les armes par lassitude en entretenant ce sentiment nauséeux de ne rien y comprendre. 

L'Union européenne n'est qu'une pieuvre dont les tentacules croissent et étouffent sous des décrets et des lois toute tentative de compréhension.   

Combien sont-ils aujourd'hui à comprendre ce système ? Combien sont-ils à chercher même à le comprendre ? 

La coupe du monde de foot va débuter. Tout va bien.

Combien de temps ça va durer ? Faut-il donc que nos enfants et les générations à venir héritent de cette faiblesse chronique des Peuples à se gouverner eux-mêmes ? 

Les Puissants affirment que seul le gigantisme peut préserver la Paix. Non, c'est leur croissance qu'ils veulent préserver et si la guerre doit participer à cette croissance, ils trouveront de quoi la justifier.

Même si je me trompe, même si la colère m'aveugle, je continuerai à GUEULER jusqu'à la mort parce que si je ne le faisais pas, j'en crèverais le jour même. 

Lui savait le dire bien mieux que moi...

 

Les forces armées

Par Le 01/06/2014

"Sérénité et respect" ???

Mais quel respect les politiciens accordent-ils au Peuple ? Aucun. Il ne faut pas se leurrer. Les discours sont essentiellement électoralistes. Leurs intentions sont pécunières. Je renvoie à l'article sur M. Longuet qui se plaint de ne pas pouvoir vivre avec son "indemnité" de 6000 euros. 

Je m'interroge par contre sur le rôle des forces armées. Qui doivent-elles défendre finalement ? Les politiciens ? Ou la population ?

Non, les politiciens ne font plus partie de la population, ils vivent dans un autre monde. Un monde irréel qu'ils ont créé avec la bénédiction du Peuple. Ils devraient nous représenter et ils n'entendent rien. Ils se contentent d'écouter et de délivrer des discours travaillés dans des bureaux luxueux ou sur les banquettes en cuir de leurs voitures de fonction, des discrours écrits par des "nègres" qui compilent des notes et des dossiers. Eux finalement connaissent un peu la réalité. Les politiciens se contentent de réciter la leçon. 

Le jour où les forces armées prendront conscience qu'elles sont manipulées par des voyous et qu'elles se trompent de cibles...

Les politiciens devraient vivre dans la peur. Non pas celle de ne pas être réélu ou de ne pas obtenir un poste réservé (et ils sont nombreux), mais une peur physique...Le jour où ils sauront qu'ils ne sont plus protégés par les forces armées et que le respect est une notion qui se mérite sans être un dû, là, on verra vraiment ceux et celles qui sont prtêts à servir le Peuple.

Ils ne devraient pas être protégés, ils devraient vivre dans la crainte, une crainte psychologique constante. Tout comme l'ouvrier qui craint jours et nuits de perdre son emploi en sachant que pour lui, rien n'est réservé, aucune issue de secours luxueuse...Il perdra tout.

Les politiciens ne perdent jamais.

Ils s'entretiennent eux-mêmes en faisant voter des lois, des décrets, des amendements, des textes sur lesquels nous n'avons plus aucun pouvoir.

Ils devraient vivre dans la peur. Comme le Peuple. Et les forces armées si elles se respectaient elles-mêmes retourneraient leurs boucliers. C'est le peuple qu'elles doivent protéger.

Un jour, j'écrirai un roman où les têtes couronnées tomberont. À défaut de pouvoir user d'une arme. 

Pour l'instant, j'ai trop de rage en moi pour que les mots s'alignent... 

Tensions à Rodez, le ministre de l'Agriculture demande "le respect"

Edité par 
le 30 mai 2014 à 13h16 , mis à jour le 30 mai 2014 à 15h39.
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FAITS DIVERSL'inauguration du musée Pierre Soulages a été mouvementée pour le Président. En marge d'une manifestation d'intermittents devant le musée vendredi, la Confédération Paysanne a "mis en garde à vue" un conseiller de François Hollande, avant de le libérer en début d'après-midi.

Les policiers ont fait usage de lacrymogènes ce vendredi matin à Rodez pour tenir à distance des manifestants qui voulaient s'inviter à l'inauguration par le président François Hollande du musée Pierre Soulages. Un important cordon de police a été mis en place sur l'avenue menant au musée pour faire barrage aux manifestants, des intermittents et précaires, des agriculteurs et des métallurgistes. Les manifestants se chiffraient eux-mêmes entre 200 et 300.

En parallèle de cette manifestation, c'est la Confédération Paysanne qui a également joué les trouble-fête en "gardant à vue", selon ses propres mots, le conseiller agriculture de François Hollande. L'organisation rurale avait rendez-vous avec Philippe Vinçon pour évoquer, entre autres, le chantier des Mille vaches, nouvelle ferme-usine installée dans la Somme, et l'arrestation de ses militants le 28 mai dernier alors qu'ils participaient à une opération de démontage de la salle de traite de l'usine.

Retenu dans son propre bureau, Philippe Vinçon a été libéré en début d'après-midi. Au micro de LCI, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a évoqué davantage une "discussion" lors d'une réunion programmée plutôt qu'une "séquestration". Il s'en est également pris à la Confédération Paysanne qui faisait porter au gouvernement le projet des Mille vaches. "C'est totalement faux", a rétorqué le ministre. "Il faut revenir au respect et à la sérénité".


Au terme de 48h de garde à vue, cinq militants de la Confédération paysanne ont été déférés devant le parquet d'Amiens. Ils sont poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés et sont convoqués le 1er juillet au tribunal correctionnel d'Amiens. Le fait de retenir Philippe Vinçon avait pour but d'obtenir la libération de leurs militants. Avant de finalement le libérer en début d'après-midi. "Nous avons décidé de rendre sa liberté à M. Vinçon car le tribunal d'Amiens est en train de libérer nos camarades", a annoncé devant la préfecture Christian Roqueirol, membre du comité national de la Confédération. Le conseiller présidentiel "aura compris qu'il y a autre chose à soutenir en France que la ferme des Mille vaches et l'agriculture industrielle", a lancé M. Roqueirol.

 


Qu'on les pende haut et court

Par Le 31/05/2014

Le sénateur Gérard Longuet estime être "mal payé"

L'élu UMP explique sur le site de la chaîne Public Sénat que l'indemnité représentative de frais de mandat, de plus de 6 000 euros par mois, n'est pas suffisante pour couvrir ses dépenses.

Le sénateur UMP Gérard Longuet, dans l'hémicycle du palais du Luxembourg, à Paris, le 28 octobre 2013.
Le sénateur UMP Gérard Longuet, dans l'hémicycle du palais du Luxembourg, à Paris, le 28 octobre 2013. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

L'enveloppe est trop faible pour lui. Le sénateur UMP de la Meuse Gérard Longuet se dit "mal payé", dans un article de Publicsenat.fr consacré à des soupçons de détournements de fonds publics par un groupe de sénateurs, publié mercredi 28 mai.

Evoquant cette affaire, l'élu confirme avoir reçu "un jour" un chèque de l'Union républicaine du Sénat, l'association mise en cause, d'un montant situé "entre 3 000 et 4 000 euros". La somme était destinée à compléter l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), distribuée aux sénateurs pour financer leurs activités politiques, précise Public Sénat.

Factures d'essence, loyer, chauffage...

Gérard Longuet profite de l'occasion pour dénoncer le montant de cet IRFM, établi à 6 037,23 euros nets par mois, et qui s'ajoute à son indemnité mensuelle de sénateur de 7 100 euros bruts. Trop faible pour couvrir l'ensemble des frais occasionnés par son mandat, affirme-t-il.

"Je fais 50 000 à 60 000 km par an dans mon département, explique-t-il. Il y a les frais d'essence. Si vous entretenez une permanence, il y a le loyer, le chauffage. Tout ça prend la quasi-totalité de l'IRFM. C'est sans parler de la double résidence quand on a des responsabilités à Paris. Et ce n'est pas gratuit."

Le précédent Henri Guaino

Ce n'est pas la première fois qu'un élu déplore ainsi son traitement, rappelleLe Lab. Dernier cas en date, le député Henri Guaino s'était lui aussi plaint du salaire des parlementaires, en août 2013. "On est très mal payés, avait-il estimé dans VSDOn travaille dans des conditions déplorables." Un député gagne plus de 5 100 euros nets par mois, auxquels s'ajoute une indemnité de frais de mandat de 5 770 euros bruts.


Ce n'est que le début...

Par Le 31/05/2014

"Pour le bien des enfants" qu'ils disent les Peillhamon et tous leurs collaborateurs...

Du dégoût...Il ne me reste que du dégoût...Une association de malfaiteurs. Non assistance à personnes (enfants !!) en danger.

Ils usent de la conscience morale pour leur immoralité avec des intentions inavouées. 

Je reste persuadé que tout ça répond à un plan, un objectif, une volonté délibérée de massacrer une génération entière. 

Dans dix ans l'institution scolaire n'existera plus. 

L'armée française non plus d'ailleurs. Il restera une armée européenne. 

Quant au milieu hospitalier, et bien, ça sera comme écrit dans le cahier numéro 13 de l'OCDE pour l'enseignement. L'hôpital s'occupera des déshérités tout comme les enseignants du public s'occuperont des populations défavorisées qui ne pourront pas se payer une école privée. 

Juste du dégoût. Et je sais que beaucoup ne voient en moi qu'un parano déglingué qui devrait doubler la dose de médocs. 

On en reparlera. 


Périscolaire à Paris : l’anti-école dans l’école

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/periscolaire-a-paris-l-anti-ecole-152585

L'année scolaire 2013-2014 va bientôt s'achever, une année scolaire comme je n'en ai jamais vécu en dix-huit ans de carrière à Paris, avec cette désagréable impression que l'on s'est appliqué à défaire systématiquement ce que mes collègues et moi essayions de construire chaque jour.

A l'école, on apprend à parler correctement.

Vous reprenez patiemment leurs tournures de phrases tout au long de la journée, vous sanctionnez systématiquement tous les gros mots prononcés et dès que le périscolaire commence, vous laissez votre classe à une personne qui s’adressera à eux en usant de formules comme : "si t'aurais pas fait ça, j't'aurais pas puni" ou d’expressions très familières.

Des papiers à destination des parents, truffés de fautes d'orthographe, sont distribués aux enfants.

Beaucoup d'animateurs parlent à peine français ou s'expriment avec des accents qui les rendent difficilement compréhensibles, en particulier pour les élèves de maternelle. Des enfants de quatre ans se font hurler dessus parce qu'ils ne font pas ce que l’animateur leur demande alors que moi-même je me demande encore ce qu'on pouvait bien attendre d'eux à ce moment-là.

Beaucoup d'animateurs donnent cette impression de venir "jouer à la maîtresse". On leur donne toute la panoplie : la salle de classe, le matériel, les élèves mais ils n'ont évidemment pas les codes. J'en arrive parfois à me demander quels enseignants ils ont pu avoir comme modèles tant il est évident qu'ils confondent autorité et autoritarisme.

 

A l'école on apprend à respecter ses camarades.

Les règles élémentaires du "vivre ensemble" que nous nous évertuons chaque jour à rappeler et à faire respecter semblent ne plus avoir cours dès lors que le grand basculement dans le temps périscolaire a eu lieu. Les insultes fusent, les coups pleuvent sous les yeux de ces animateurs débordés, qui souvent jettent l'éponge au bout de quelques jours et sont remplacés par d'autres tout aussi incompétents.

" Il t'a tapé, alors tu le retapes, c'est normal" peut-on entendre de la bouche d’animateurs aux écouteurs accrochés aux oreilles et dont on peut lire distinctement la marque du caleçon, quand la loi du Talion viens remplacer le règlement intérieur de l’école.

Et c'est aux enseignants de reprendre tout cela en mains le jour suivant ce qui est pratiquement mission impossible dans les quartiers difficiles.

 

A l'école, on apprend à respecter le matériel.

A Paris, les activités périscolaires se déroulent très souvent dans les salles de classes. Les enseignants se demandent chaque mercredi et chaque lundi dans quel état ils vont retrouver leur outil de travail. Des affichages dégradés, des cahiers griffonnés, des livres avec des pages déchirées, du petit matériel qui disparait ... j'ai pu constater un mercredi matin le résultat de l'activité " s'exprimer librement sur le tableau" : des dizaines de craies gâchées et un tableau couvert de graffitis, dont certains obscènes, le tout agrémenté de gros mots.

Plusieurs fois j'ai dû consoler des collègues qui s'effondraient en larmes en ouvrant la porte de leur classe.

Les tables sont déplacées et il faut prendre quelques minutes supplémentaires sur les apprentissages ( en plus des différents tableaux à remplir pour gérer les heures de sortie et les activités ) pour remettre sa classe en état

 

A l'école on apprend à respecter les locaux.

Les enseignants veillent chaque jour à ce que les élèves ne courent pas dans les couloirs, pour des raisons de sécurité mais aussi par respect des lieux qui doivent être distingués de la cour de récréation. A partir de 15 heures, c'est galopades, glissades et hurlements à foison ! Des affichages se retrouvent décrochés et piétinés sans que personne ne trouve à y redire ou ne pense à les remettre en place.

Dans les écoles maternelles, les asems ( agents spécialisés des écoles maternelles ) qui ont été réquisitionnées pour jouer le rôle d'animatrices n'ont plus le temps de nettoyer la cour de récréation. Résultat, le sol et les jeux ont été toute cette année couverts de fientes de pigeons.

Il est beaucoup plus difficile cette année pour les professeurs des écoles d’obtenir que leurs élèves sortent de l’école dans la calme étant donné qu’un jour sur deux, ces sorties se font dans l’anarchie la plus totale. Combien d’enfants se sont retrouvés seuls dans la rue alors qu’ils étaient censés rester à la garderie après le temps périscolaire ?

 

A l'école, on apprend à respecter ses professeurs.

Les mardis et vendredis, à 15 heures, parfois un peu plus tôt, vous voyez les animateurs débouler dans votre classe et vous prier avec plus ou moins de ménagement de leur laisser la place. Ayant des années durant raccompagné mes élèves vers la sortie de l'école ou bien vers la cour de récréation pour l'étude, jamais je ne m'habituerai à devoir quitter ma classe comme une voleuse, avec ma pile de cahiers dans les bras, devant trouver un petit endroit libre pour les corriger. Impossible aussi de préparer la classe et le matériel pour les cours du lendemain.

Des salles de classe ( souvent dévolues au RASED réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficultés ) sont amputées d’une partie de leur surface au moyen de cloisons montées à la surprise générale des enseignants, afin de réaliser un bureau pour le responsable des activités périscolaires, quand ce dernier ne réquisitionne pas directement le bureau d’un psychologue scolaire qui a eu le malheur de s’absenter quelques jours.

Certains professeurs des écoles ont postulé pour prendre en charge des activités périscolaires ( souvent pour ne pas avoir à laisser leur salle de classe subir ce que je décris plus haut ). Ces collègues se mettent donc sur ce temps périscolaire sous l'autorité du REV ( responsable éducatif ville - chef des animateurs ). J'ai vu des collègues dans cette situation se faire traiter comme des moins que rien par le REV , et cela devant leurs élèves.

Dans une école, des animateurs ont fait écrire par les élèves des articles dénonçant la quantité de devoirs que donnait une enseignante ainsi que le poids des cartables. Outre le fait de créer la confusion entre les activités scolaires et périscolaires, est-ce bien le rôle des animateurs que de « monter la tête » des élèves contre leurs professeurs ?

 

S'il fallait une preuve que "réformer" ne rime pas toujours avec "faire évoluer les choses dans le bon sens", l'exemple de cette réforme des rythmes scolaires en est une bien suffisante.

Et si vous ne croyez pas ce que vous venez de lire, renseignez-vous donc auprès des directeurs et directrices des écoles publiques de Paris.

Etienne Chouard : Pour comprendre ...

Par Le 30/05/2014

Si on souhaite avoir une vision claire, complète, lucide et OBJECTIVE. 

On sait pourquoi cet homme dérange autant l'Intelligentsia politique, c'est à dire les voyous. 

Non, c'est vrai?

Par Le 27/05/2014

C'est marrant, ils ont l'air étonné...

Toujours pas question dans leurs réflexions de travailler sur l'existentiel...Ils ne savent sans doute pas ce que ça signifie...Et il va y avoir des études qui diront comment les enseignants doivent travailler...Et puis d'autres études et puis encore...Et dans cent ans, ils se demanderont encore pourquoi ça va aussi mal...


L’espoir d’une hausse du niveau des élèves en primaire s’éloigne

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Des élèves de CE2 testés avec succès à la sortie de la maternelle ont, depuis, perdu leur avance.

Le 12 septembre 2013, le ministère de l'éducation nationale annonçait que le niveau des élèves à la sortie de l'école maternelle avait largement progressé entre 1997 et 2011. La nouvelle était de taille puisque c'était la seule amélioration de niveau observée depuis une vingtaine d'années dans le système éducatif français. Pour vérifier si les élèves avaient capitalisé sur ces acquis précoces, la direction de l'évaluation du ministère, la DEPP, a réinterrogé dans la foulée ces mêmes enfants, alors en CE2. Et pour que le comparatif soit aussi temporel, ils les ont soumis aux mêmes exercices que leurs aînés quatorze ans plus tôt.

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Avec la publication de ces résultats s'évanouissent les espoirs d'une hausse du niveau. C'est plutôt une baisse qui prévaut en français et en mathématiques. Les enfants nés en 2005 obtiennent les mêmes scores que ceux nés en 1991 en compréhension des consignes et des textes faciles ou en reconnaissance de mots. En revanche, ils sont moins à l'aise avec un texte court contenant de l'implicite, connaissent moins de vocabulaire, maîtrisent moins bien l'orthographe.

En mathématiques, leur niveau n'a progressé qu'en technique de la soustraction. Il est globalement stable en calcul et en mesure. En revanche, les figures géométriques, la résolution de problèmes, la gestion des données d'un tableau, le rangement des nombres sont nettement moins bien maîtrisés aujourd'hui qu'en 1999.

Ces tests révèlent globalement une situation plus inquiétante en mathématiques qu'en maîtrise de la langue. Il y a quatorze ans, 40 % des élèves résolvaient correctement la série de problèmes proposés. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 32 %. La directrice de la DEPP, Catherine Moisan, qui est aussi agrégée de mathématiques, estime que les copies des élèves pointent des lacunes en « conscience des nombres ». Aujourd'hui, seuls 65 % des enfants de CE2 saventcomparer 200 + 70 + 5 et 200 + 40 + 5. « Il faut se demander si les enseignants ont assez d'outils à leur disposition », lançait Mme Moisan en présentant ces résultats.

« TRAVAILLER DE FAÇON PLUS SCIENTIFIQUE LA COMPRÉHENSION »

Question d'autant plus cruciale que la très grande majorité des maîtres du primaire sont de formation littéraire. Pour Rémi Brissiaud, chercheur à Paris-VIII sur l'enseignement des maths, la mode de la récitation de la frise numérique en maternelle (1, 2, 3, 4…) brouille les cartes et laisse croire à tort qu'un enfant qui compte bien a conscience de ce qu'est un nombre. Pour Jean-Paul Fischer, professeur en psychologie du développement à l'université de Lorraine, s'ajoute le problème du temps consacré à la discipline qu'il estime « trop faible ». En CP et CE1, les élèves font 5 heures hebdomadaires de mathématiques contre 10 heures de langage…

En français, les évaluations de CP avaient montré que ces enfants étaient entrés en primaire avec un bon niveau en décodage (B + A = BA). Malheureusement, cela n'a rien changé sur leur compréhension de textes difficiles. Cette déficience est un vrai problème sur lequel 20 % des jeunes Français butent dans toutes les évaluations nationales ou internationales.

La tentation de revenir à une maternelle plus ludique serait une erreur, d'après les travaux de Maryse Bianco, maître de conférences à l'université de Grenoble. Pour elle, mieux on décode, plus on lit et plus on lit, mieux on lit… Un avis partagé par Michel Fayol. Depuis son laboratoire de psychologie sociale et cognitive de l'université de Clermont-Ferrand, ce spécialiste des apprentissages insiste aussi sur le fait que « les progrès de ces dernières années en décodage sont essentiels car c'est un passage obligé pour entrer en lecture ; mais l'enquête sur les CE2 nous montre que pour faire de bons lecteurs, il va falloir travailler de façon plus scientifique sur la compréhension des textes et le vocabulaire ».

« PARADOXE »

Les enseignants ont en effet été largement sensibilisés à l'importance de l'étape du décodage depuis les années 2000 et les travaux du médecin grenoblois Michel Zorman. Beaucoup d'outils ont été conçus pour aider les professeurs des écoles dans cette tâche. En revanche, « si tout le monde sait qu'il faut travailler la compréhension des textes très tôt avec les jeunes enfants et les aider à élargirleur vocabulaire, les outils manquent cruellement pour la classe, regrette Michel Fayol. C'est un paradoxe car nous sommes en pointe en recherche scientifique sur la compréhension. Maryse Bianco et son équipe ont mis au jour le type d'activités le plus efficace en la matière. Il reste à créer des outils utilisables par les maîtres », rappelle le chercheur.

Si les résultats du ministère sont une nouvelle claque pour l'école, ils ont le mérite de montrer un chemin, en mettant le projecteur sur l'urgente nécessité detransformer les résultats scientifiques en outils pour les enseignants. L'avancée sur le décodage, la stagnation sur la compréhension, voire la baisse du niveau en mathématiques ne peuvent être lus autrement. Une voie se dessine donc poursortir des débats stériles qui, en opposant les méthodes, ont fait oublier qu'il y a des consensus scientifiques.

Reste à savoir qui sera le ministre de la diffusion des résultats scientifiques auprès des enseignants. Une réponse rapide serait bienvenue dans une école en souffrance où le maître et l'élève paient au prix fort le temps perdu.

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Vos réactions (46)Réagir

alain mangold 27/05/2014 - 19h56

Ah oui avectout ça les enseignants hurlent s'ils doivent travailler un jour au Août; on voit où sont les priorités quant aux jeunes cela intéresse qui à l'EN ? Le traitement est le même à la fin du mois...

 

profd'école 27/05/2014 - 19h15

Mais 100 h de plus d'enseignement que les autres !!

 

Foxybrown in Guadeloupe 27/05/2014 - 18h15

On retiendra les progrès en "technique de soustraction"!!!... moi aussi en ces temps de crise et de baisse de pouvoir d'achat, mes progrès ont été fulgurants ....en technique de division aussi!!!

 

JM Lustukru 27/05/2014 - 18h10

Un laboratoire de psychologie sociale et cognitive...Rigolez pas, c'est avec votre pognon !

 

Henri M 27/05/2014 - 17h32

Critiquer l'absence de devoirs à la maison, le temps passé devant les écrans et la disparition de la lecture de livres, cela fait de vous un suppôt de Finkielkraut un réactionnaire qu'il est de bon ton d'abhorrer.

La sexualité (sexualité sacrée)

Par Le 27/05/2014

 
 
http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Tigre/tigre.php#sexualite
 
 
THÉMATIQUE ~
La Sexualité
 
86 amore

 

Il y a mille aspects qui trahissent ce joug du vivant sur les individus, mille instincts, mille passions. L'un d'eux, le plus aigu dans son intensité, le plus féroce dans son emprise sur les êtres, c'est leur sexualité.

Avec la sexualité, chez l'homme, il y a toujours la tentation de prétexter l'amour, de clamer son libre-arbitre et d'assurer que tout est voulu, contrôlé, compris et maîtrisé. Les sentiments en sont le premier garant. La joie véritable et partagée, les liens qui se créent entre deux êtres qui se surprennent à parler de toujours et de jamais, à promettre, s'engager, s'enflammer, à prendre conscience de leur existence et de leur rôle sur terre, pour l'autre, pour elle, pour lui, baignés de cet éclat resplendissant, renaissant avec ce jour nouveau qui illumine les cieux lorsque tout est noir et gris pour les autres, cette grâce divine, cette harmonie du monde, cette symphonie des sens et des pensées, qui font du silence une mélodie d'or et de lumière, de la nuit un repère sacré et secret, du jour la gloire et la vérité, tout cela n'a sans aucun doute aucun rapport avec ce bas instinct animal de reproduction, qui pousse les chiens à se dévorer pour s'offrir les faveurs d'une femelle en chaleur. Il y a là, dans tous ces trésors, dans toutes ces merveilles que rien sur terre ne surpasse en intensité et en qualité, une spécificité propre à l'homme, une jouissance qui étreint son intelligence autant que son corps, quelque chose que seul l'être à l'image de Dieu peut éprouver. Barjavel n'a pas d'images assez fortes pour célébrer cette joie de l'amour.

Joie de se planter dans l'intime profondeur du tiède tendre corps et d'y remuer l'univers, joie de recevoir dans son doux ventre ouvert la bielle d'huile et de bronze et de soie, joie de mourir ensemble dans un fleuve d'or. Un couple accordé, à ce moment est une goutte de Dieu.

Mais s'il est bien difficile de l'admettre et de le reconnaître, il ne fait aucun doute que ce sont bien là les illustrations admirablement maquillées d'une contrainte, aussi merveilleuse, aussi délectable soit-elle. Elle inspire les hommes dans leur génie ou leur folie, elle est le cœur de la littérature et des arts, mais elle est, avant tout, la survie de l'espèce, la préparation du futur où les pâmés d'aujourd'hui seront morts et oubliés. Au sujet de ces magnificences du sentiment amoureux, Barjavel avertit :

Ce sont les éléments du piège, sa séduction, son leurre. S'il n'y avait pas cette merveilleuse fièvre des préliminaires, et cette joie incomparable de l'accomplissement, quelle chance resterait-il pour qu'un homme et une femme allassent à la rencontre l'un de l'autre à seule fin d'accomplir un acte qui, si l'on parvient, avec une très grande difficulté, à le considérer objectivement, apparaît, somme toute, saugrenu ?

Lithographie au trait de Pierre Yves TRÉMOIS "Couple à l'ADN"

Mais Barjavel est un auteur qui sait jouer du romantisme de ses romans, et qui veut croire en un Amour qui ne se réduit pas à un ordre commandé qu'exécutent des légions de naïfs reproducteurs faisant de leurs ébats le salut et l'honneur de l'identité humaine. L'homme doit prendre conscience de son état, et le dominer pour en profiter, sans jamais s'essayer à le combattre dans une vaine lutte sans signification ni aucune chance de succès. Sur ce point précis, et le seul de l'essai, sa thématique est aboutie et n'évoluera plus dans les autres romans. Tout juste s'illustrera-t-elle avec une clarté accrue, à son apogée dans le Prince blessé, ou avec plus de subtilité, comme dans la Nuit des temps avec l'abnégation de Simon. C'est cette précocité de la maturité de ce thème qui fait que l'amour parcourt l'œuvre de l'auteur, depuis l'amour salutaire de Hono et Irène dans Le Diable l'emporte jusqu'à celui de Judith et Olof, ce couple qui se trouve à la fin du dernier roman de l'auteur, la Tempête. Sur l'attitude à adopter face à l'adversité de l'existence, il sera dans la première partie de sa carrière beaucoup plus indécis, proposant des solutions qui frôlent parfois le dérapage. Ici, pour autant, l'auteur ne s'appesantit pas sur cette eule bouée qui fait surface dans un océan de questions sans réponse. Il souligne, rapidement, que l'Amour est un acte délibéré de l'intelligence, qu'il demande avant tout de la tolérance et l'effort bien difficile de se débarrasser de tout égoïsme. Il est facile de faire la différence entre cet élan de l'âme et du cœur, qui n'a pour but que de satisfaire l'être aimé, des artifices dont l'espèce use pour parvenir à ses fins. Il suffit de laisser agir le temps. Et de s'observer dans la jalousie, l'égoïsme, l'intolérance. Car si ce que l'on croit de l'amour n'est qu'une contrainte imprimée par l'espèce, elle a, lorsque le mécanisme s'enraye, ses aspects sombres, ceux-là qui semblaient impossibles et étrangers aux amoureux déclarés.

L'amour c'est l'oubli de soi.
Au contraire, ce qui pousse une fille vers un garçon, un garçon vers une fille, c'est le besoin de satisfaire le besoin le plus personnel. Lorsque cet appétit est réciproque, il donne naissance, chez l'un et l'autre partenaire, à un état nerveux particulier qui leur fait éprouver un intense bien-être à se retrouver, à rester ensemble, à se parler, à se regarder, à penser l'un à l'autre, sans même aller jusqu'à l'accomplissement de l'acte sexuel. Ou même après. C'est ce que nous nommons le bonheur. Mais que l'un des deux veuille rompre cette harmonie, s'évader de cette intimité, l'autre alors, défendant son propre bonheur sans aucun souci de celui de son partenaire, devient semblable au lion à qui on voudrait arracher sa part de gazelle. Sa férocité peut alla jusqu'au meurtre. Le ressort d'un tel comportement est un égoïsme sauvage. C'est le contraire même de l'amour.
L'amour, c'est l'oubli de soi.

 

 

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