Machiavel : le Prince

Le nouveau Ministre de l'économie, Mr Macron, est un fervent lecteur de cet ouvrage...Très représentatif de l'idée de la politique de nos énarques...


 http://anto.chris.pagesperso-orange.fr/les_qualites_et_les_attitudes_du_prince_024.htm

La question de la conduite que doit tenir le prince est centrale dans l’ouvrage.

En effet Machiavel pense qu’il n’est pas donné à n’importe qui de gouverner et que ce sont avant tout les qualités que manifeste le prince, qui permettent d’assurer le maintient d’un principat.

Tout d’abord un prince se doit d’être prudent et vertueux (chap. 3). Pour ce qui est de la vertu, Machiavel prône qu’elle est, avec la fortune, ce qui distingue le prince de l’homme « privé » (chap. 6).

 

Revenons plus en détail sur ces notions de fortune et de vertu, essentielle dans la pensée Machiavélienne.

La fortune, aussi appelé « occasion », est un ‘’cadeau du destin’’, une chance, que l’homme est incapable de prévoir, mais qu’il doit savoir saisir s’il veut être prince.

 

Cependant, la fortune reste insuffisante lorsqu’il n’y a pas de vertu.

La notion de vertu est assez difficile à saisir car le terme regroupe un vaste ensemble de qualités, aussi bien morale que physiques (tel que la vaillance, le courage, le génie…).

 

Nous retiendrons que la vertu (chez Machiavel) est une aptitude qui se traduit par la capacité de maîtriser ses sentiments et qui conduit à l’établissement d’un équilibre émotionnel, toujours dans une optique de conservation du pouvoir.

Le prince doit donc maintenir un équilibre entre : scélératesse, qui lui est nécessaire, et bonté (chap. 8 et 15) ; parcimonie et libéralité (chap. 16) ; cruauté et pitié (chap. 17).

 

Et nous comprenons que l’humanité n’a pas réellement sa place chez le prince : il doit agir telle une machine géniale, ayant pour seul but la conservation du pouvoir.

 

Le prince doit donc réguler sa bonté, préférer être craint plutôt qu’aimé, il ne doit pas se fonder sur la sincérité ou l’intégrité (chap. 18) et on en arrive à la conclusion qu’ « un prince voulant maintenir son état est souvent forcé de ne pas être bon » (chap. 19).

 

Nous avons donc vu que le prince de Machiavel se doit d’être un grand manipulateur.

Il doit savoir jongler avec ses émotions et ses qualités afin de se gagner et le peuple et les grands de ce monde. Et s’il ne peut maintenir ses émotions, il doit du moins les dissimuler : c’est la toute la question de l’être et du paraître, ou pour reprendre les termes de l’auteur, de la « simulation et de la dissimulation ».

Enfin, dans le chap. 21, on comprend que le prince ne doit pas être remarquable, mais être « tenu pour remarquable » (titre même du chapitre), qu’il doit se créer une renommée de « grand homme » et « donner un exemple de magnificence et d’humanité » au peuple. Dans cette optique, le prince devra à tout prix déléguer les tâches néfastes à sa popularité afin de fuir le mépris et la haine, pires ennemis du prince."

 

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