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  • La Californie : exemple de l'avenir

     

    On connait la propension folle des Américains à puiser dans les ressources, sans aucune mesure.

    Vient s'ajouter à ce mode de fonctionnement le changement climatique.

    On dit toujours que les Etats-Unis finissent par déteindre sur l'Europe avec un ou deux ans d'écart. Ou que l'Europe finit toujours par copier les Etats-Unis. Peu importe. La réalité est là. Il suffit de voir ce qui se passe dans le département de l'Hérault depuis quatre, cinq ans et dans tout le sud de la France.

  • La vie dans une bonbonne

     

    "Lorsque David Latimer a débuté ce projet en 1960, il a ajouté 15 cl d'eau pour ensuite la rouvrir en 1970 et lui en rajouter une dernière fois, elle n'a plus JAMAIS été ouverte depuis. Cette Tradescantia vit donc depuis en milieu clos et a crée son propre écosystème.

    L'eau contenue dans la bouteille est absorbée par la plante, ensuite transpirée en même temps que le l'oxygène qu'elle rejette, se forme ensuite des gouttelettes d'eau qui ruisselle le long de la paroi pour retourner au sol.

    Ce dernier est nourri en permanence par les feuilles qui tombent en décomposition, formant un cycle naturel, tout en permettant à la plante de vivre, d'absorber le Co2et de libérer également de l'oxygène, et de participer à un cycle perpétuel.

    La Terre fonctionne selon le même principe, le cycle de l'eau et son évaporation forme à plus grande échelle, un climat stable. L'atmosphère de la Terre jouant le rôle de bouteille, l'eau présente sur notre planète ne peut donc la quitter, le soleil réchauffant la planète, l'eau entame un parcours qui va de l'océan aux nuages, puis de la terre aux rivières...tout le monde a donc bien compris l'enjeu concernant la déforestation massive, car même si l'eau recouvre 75% de notre planète, il n'y a que 3% d'eau potable, et sans les arbres nous n'aurions ni oxygène, ni vie.

    On nous bassine avec les émissions de Co2, on nous interdit de rouler en voiture à essence pendant que les avions et porte-conteneurs sont toujours plus présents, mais on ne parle quasiment jamais de la déforestation. Pire ! je ne vois AUCUN programme gouvernemental provenant des partis écolos, se dresser contre ce que qu'on appelle un " Arbricide " ou " Ecocide ", des tonnes de bois et des cathédrales de grands cèdres sont coupés pour des bâtons de sucettes en Chine.

    Si demain on ouvre la bouteille, qu'on coupe la plante de moitié, même avec la même quantité d'eau présente, le cycle sera réduit et donc l'humidité présente sur la paroi sera moindre, le taux de Co2 augmentera un peu faute d'avoir de quoi l'absorber et la production d'oxygène diminuera. La surface du sol sera certainement plus sèche et il faudra aller dans le fond de la bouteille pour retrouver une terre humide, sans compter la température interne qui augmentera elle aussi, faute d'être refroidie par l'eau présente sur la paroi.

    Voilà pourquoi nous subissons des sécheresses, et pourquoi le climat change, et qu'il ne pleut plus ou peu, parce que nous consommons trop de forêts, pour nos meubles, pour la construction, pour l'industrie, pour le papier, pour l'élevage, etc...

    Si en plus on rajoute du plastique, du pétrole, des produits chimiques et tout un tas de crasses...je ne donne pas cher de l'espérance de vie de la plante...

    Merci de m'avoir lu.

    Samy.Kaze

    David Latimer a planté une fleur dans une bonbonne en 1960. Il ne l’a ré-ouverte qu’une seule fois en 1972 et la plante a créé son propre écosystème

     

    David Latimer, un octogénaire britannique, a planté une plante dans une grande bouteille en 1960 et elle est encore vivante, sans qu’il n’ait eu à l’arroser régulièrement depuis qu’il a scellé le bouchon qui renferme aujourd’hui son propre écosystème.

    Lorsque David Latimer a débuté ce projet, il n’était qu’un jeune homme. Il a commencé par mettre un peu de compost et seulement 15 cl d’eau dans une bonbonne de verre de 38 litres et inséré une graine de Tradescantia grâce à de petits câbles. Cette fleur que l’on appelle plus familièrement misère ou éphémère, car elle ne vit qu’une journée (la plante continuant tout de même de fleurir au cours du temps), a donc su s’épanouir sur plusieurs décennies, dans un environnement clos, s’apparentant à une serre.

    Latimer a donc scellé la bonbonne en 1960 et, à une seule exception en 1972 pour ajouter un peu d’eau, il ne l’a jamais ouverte. Tout ce qui a pu pénétrer à l’intérieur a été la lumière du soleil. Ensuite, Latimer a seulement tourné le jardin embouteillé un petit peu chaque jour pour que la plante puisse pousser de façon harmonieuse.

    David Latimer, jardin, bouteille fermée

    Comment un écosystème a-t-il pu être recréé ?

    Les jardins en bouteilles fonctionnent parce que leur espace hermétique crée un écosystème entièrement auto-suffisant dans lequel les plantes peuvent survivre en utilisant la photosynthèse pour recycler les éléments nutritifs. La seule intervention externe nécessaire est celle permettant de garder la plante bénéficier de la lumière du soleil, car cela lui fournit l’énergie dont elle a besoin pour créer ses propres aliments (photosynthèse) et de continuer à se développer.

    Les feuilles de la plante absorbent la lumière du soleil grâce aux protéines contenant la chlorophylle. Une partie de cette énergie est stockée sous forme d’adénosine triphosphate, une molécule qui stocke l’énergie. Le reste est utilisé pour éliminer les électrons de l’eau absorbée par le sol au travers des racines de la plante. Ces électrons deviennent alors “libres”, et servent lors des réactions chimiques qui convertissent le dioxyde de carbone en hydrates de carbone, libérant de l’oxygène.

    David Latimer, jardin, bouteille fermée

    Puisque le jardin en bouteille de David Latimer fonctionne dans un environnement clos, le cycle de l’eau fonctionne également comme un processus autonome. C’est un parfait exemple du cycle de la vie : l’eau dans la bouteille est absorbée par les racines de la plante, rejetée dans l’air par les feuilles et récupérée par le terreau avant d’être à nouveau absorbée. Quant aux feuilles mortes, elles tombent et se décomposent, libérant de ce fait du CO2 qui sert alors de nourriture à la plante pour la photosynthèse.

     

  • "L'affaire du siècle"

     

     

     

     

    PRÉSENTATION

    Notre Affaire à Tous s’est engagée depuis sa création, dans l’élaboration du premier recours climat à portée globale, enjoignant l’Etat français à respecter ses engagements en faveur de l’environnement et du climat. Le premier acte de ce recours a été lancé le 18 décembre 2018 en partenariat avec la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France. C’est l’Affaire du Siècle.

    Ce recours contre l’inaction climatique de l’Etat français a pour objectif de faire reconnaître par le juge l’obligation générale d’agir de l’Etat français dans la lutte contre le changement climatique, afin de protéger les droits des citoyen-nes français-es face à l’impact du changement climatique sur leur vie. Avec cette initiative juridique, Notre Affaire à Tous veut rappeler l’Etat à respecter ses propres engagements et maintenir la pression sur les autorités pour l’adoption immédiate de mesures concrètes et ambitieuses en matière climatique, par la voie de la justice.

    Aux Pays-Bas, au Pakistan ou en Colombie, ces élans citoyen.n.e.s se sont montré victorieux ! Les juridictions nationales tendent la main aux citoyen-es pour les protéger et inventer un nouveau modèle climatique, social et démocratique. Nous prenons part à un véritable mouvement mondial qui renouvelle et invente de nouveaux droits en matière climatique et environnementale !

     

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    L’Affaire du Siècle – Témoignages et soutiens de citoyen-nes

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    Les cas de justice climatique dans le monde

    OBJECTIFS

    Notre objectif ? Que le juge reconnaisse la responsabilité de l’État français et enjoigne au Premier ministre et aux ministres compétents d’adopter toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à l’ensemble des manquements de l’État et réparer les préjudices subis. A travers ça, nous voulons : 

    Participer à un élan mondial de lutte juridique, sociale, et civique pour l’Etat de droit et la responsabilisation des autorités publiques

    Obtenir une reconnaissance, par les juridictions nationales françaises, du devoir de protection et de vigilance qui incombe à l’Etat français et de sa responsabilité dans l’adoption d’une véritable stratégie climatique

    Inciter l’Etat français à adopter toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à l’ensemble des manquements de l’État et réparer les préjudices subis

    Produire une décision juridique en France capable de faire jurisprudence et de contribuer au mouvement mondiale de prise de conscience et de soif de participation de la société civile et des citoyen.n.e.

    Comment ?

    Nous utilisons tous les moyens à notre portée pour donner davantage de poids au recours contre l’Etat français déposé devant le tribunal administratif de Paris afin de mettre un terme à son inaction climatique.  

    Cela passe à la fois par des actions juridiques et des actions de mobilisation. 

    Notre Affaire à Tous travaille avec les autres organisations de l’Affaire du Siècle afin de faire en sorte que l’Affaire du Siècle soit portée jusqu’au bout du processus juridique pour que la justice climatique fasse un grand bond en avant, tant par la décision qui sera rendue que la jurisprudence qui en découlera. Retrouvez ici toutes les étapes de l’action juridique de l’Affaire du Siècle.

    Convaincu-es que le droit peut constituer un levier de mobilisations citoyennes, Notre Affaire à Tous, au sein du collectif “l’Affaire du Siècle”, a pour objectif de construire et faire vivre une communauté de citoyen-nes impacté-es par le changement climatique, en attente d’une réponse du gouvernement. Ainsi, nous voulons engager un rapport de force avec l’Etat afin de lui ouvrir les yeux sur les conséquences concrètes pour les français-es de son inaction climatique. Ces actions seront réalisées autour de la cartographie des impacts des changements climatiques en France avec pour objectif d’alerter les pouvoirs publics de la gravité de la situation et que l’Etat réponde à notre recours juridique, et surtout qu’il agisse.

    NOS ACTIONS

    L’Etat condamné pour inaction climatique !

    Pour la première fois, la justice vient de reconnaître que l’inaction climatique de l’État est illégale, que c’est une faute, qui engage sa responsabilité. C’est une avancée majeure du droit français ! Ce jugement est une victoire de la vérité :jusqu’ici, l’État niait l’insuffisance de ses politiques climatiques, en dépit de l’accumulation de preuves. Nous espérons maintenant que la justice ne se limitera pas à reconnaître la faute de l’État, mais le contraindra aussi à prendre enfin des mesures concrètes permettant a minima de respecter ses engagements climatiques ! Cette victoire, c’est grâce à vous, grâce aux 2,3 millions de personnes qui soutiennent l’Affaire du Siècle depuis 2018.

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    14 janvier 2021 : L’Affaire du Siècle au Tribunal

    Plus de deux ans après le lancement de l’Affaire du Siècle et le soutien de plus de 2,3 millions de personnes, l’action en justice contre l’inaction climatique de l’État porté par Notre Affaire à Tous, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France et Oxfam France, arrive enfin à son dénouement  : son audience a eu lieu le 14 janvier 2021 à 13H45. La décision finale a été rendue 15 jours plus tard.

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    L’action juridique de l’Affaire du Siècle

    L’inaction de l’État est illégale ! L’Etat est tenu de respecter ses engagements nationaux, européens et internationaux, et de protéger les droits humains de ses citoyennes et citoyens. Pourtant, la France est loin d’atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi nous attaquons l’Etat en justice pour inaction climatique. Requête sommaire, mémoire complémentaire, réponse de l’Etat, retrouvez ici toutes les étapes de la procédure judiciaire pour tout comprendre sur ce recours inédit !

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    L’Affaire du Siècle et Grande Synthe

    L’Affaire du Siècle a rejoint le dossier juridique de Grande Synthe, la commune qui a attaqué l’Etat devant le Conseil d’Etat en novembre 2018, en déposant une intervention volontaire afin d’ajouter ses arguments au dossier. Les deux actions juridiques visent à mettre en lumière l’inaction de l’État face aux obligations qui étaient les siennes. Le jugement de Grande Synthe arrivant avant celui de l’Affaire du Siècle, la décision du Conseil d’Etat aura un impact sur le dossier de l’Affaire du Siècle.

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    Lancement de l’Affaire du Siècle

    Le 18 décembre 2018, Notre Affaire à Tous, en partenariat avec la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France, a initié « l’Affaire du Siècle », le recours climat contre l’Etat français. Ce recours a pour objectif de faire reconnaître par le juge l’obligation générale d’agir de l’Etat français dans la lutte contre le changement climatique, afin de protéger les droits des citoyen-nes français-ses face à l’impact du changement climatique sur leur vie. La pétition de soutien a recueilli plus de 2 millions de signatures.

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    Mars, le Jour du Dérèglement

    L’Etat français s’est donné pour objectif d’être neutre en carbone en 2050. Cet objectif, que l’Etat s’est lui-même fixé, signifie que, chaque année à partir de 2050, la France ne pourra rejeter dans l’atmosphère que 80 mégatonnes de CO2. L’Affaire du Siècle a mesuré le chemin qu’il reste à parcourir afin de respecter cet objectif, et avec celui-ci l’ambition de neutraliser l’impact de la France sur le climat. Résultat : le 5 mars 2020, la France a épuisé son compte carbone et vit à découvert jusqu’à la fin de l’année.

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    Cartographie des Témoins du climat

    Convaincue que le droit peut constituer un levier de mobilisations citoyennes, l’Affaire du Siècle a lancé une cartographie des impacts des changements climatiques en France afin de construire et faire vivre une communauté de citoyen-nes impacté-es par le changement climatique. L’objectif est d’alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation et les conséquences concrètes pour les français-es de son inaction climatique, et surtout qu’il agisse.

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    NOS VIDÉOS

    Lancement de l’Affaire du Siècle

    Témoins du Climat

    Jour du Dérèglement

  • "Hétéroïnomane"

    Nous en sommes là. La crise sanitaire et économique n'a rien changé. Les avionneurs engrangent les contrats d'achat d'avions comme si rien ne s'était produit. Les gouvernements prônent le retour à la croissance et en appellent au civisme des populations pour maintenir les "gestes barrières" et contenir les mutations du virus. Rien, aucune leçon, aucune compréhension. Il faut retrouver "le monde d'avant". Alors que tout vient de là. La covid est un avertissement qui n'est pas entendu. C'est une sirène de pompiers et les oreilles se bouchent. Des alertes avaient été lancées depuis des décennies par quelques scientifiques. "Des virus peuvent enrayer la machine et nous ne sommes pas prêts".

    Il n'y a eu aucun principe de précaution. Nous avons attendu d'être confronté au mal. 

    Et il en sera de même avec le changement climatique. Le même aveuglement, la même insouciance. Nos conditionnements sont surpuissants, ils ne peuvent plus être contrés. Nous attendrons la crise pour chercher des solutions. Mais il n'y a aura pas de vaccins et les Etats seront impuissants. Totalement impuissants.

    Qu'en sera-t-il alors de la population des conditionnés lorsque surgira la prise de conscience que personne n'est en mesure de stopper les sécheresses et les canicules mortifères, les tornades et les orages de grêle dévastateurs, les inondations et les coups de froid polaire, lorsque les réseaux électriques et les réseaux d'eau potables seront déficients, sur de longues périodes, lorsque les pénuries alimentaires s'enchaîneront, lorsque le prix des légumes et des fruits exploseront devant les dévastations répétées ?

    Scénario de science fiction ?

    Oui, j'aimerais autant. On vient de passer huit jours avec notre petit-fils. Et j'ai peur pour lui. 

     

     

    Hétéronomie (1) 

     

    Par 

     Le 30/05/2012

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    L'hétéronomie est la capacité d'un être vivant à subir la règle du milieu environnant.

    Chez l'homme, l'hétéronomie représente l'incapacité à se donner ses propres lois et à se régir d'après elles. L'hétéronomie est l'inverse de l'autonomie.

     

     

    Pour Kant, l'hétéronomie est la dépendance à l'égard de mobiles pathologiques sensibles ou d'une loi extérieure. Il distingue le domaine de l'hétéronomie, soumission inévitable au socius politique, de l'autonomie, capacité de se donner à soi-même ses propres lois, qui ne se conçoit valablement que dans le domaine de la liberté morale. Il évite d'envisager la morale comme domaine de la soumission aux normes, dans le respect des pouvoirs établis et la conformité aux exigences de la raison. Kant soutient que la Raison morale ne se définit pas par rapport au politique, domaine par excellence de l'hétéronomie, mais par la liberté.

    Wikipédia

     

    En grec, "autonomos" signifie "ce qui se gouverne selon ses propres lois."

    On peut légitimement se poser la question de notre rapport à cette idée de liberté.

    Dans notre intégration sociale, nous sommes immanquablement amenés à tendre vers l'hétéronomie. Et cela depuis la petite enfance, en passant par l'école, jusqu'au monde professionnel. Il s'agit de créer les conditions favorables à une vie grégaire.

    Le problème vient évidemment du fait que nous déléguons à certains individus le droit de constituer les termes et les actes de cette soumission.

    Le fait, par exemple, que la constitution soit écrite par les gens qui sont tenus de s'y soumettre, reviendrait en fait à ce que je demande à mes élèves d'écrire le règlement de l'école...Peut-être d'ailleurs seraient-ils capables de se montrer plus justes, honnêtes, équitables, restrictifs que les politiciens qui oeuvrent principalement à l'autonomie de leurs privilèges par l'extension de l'hétéronomie sur la masse. La constitution, par ce principe inique, génère une contradiction absolue dans le principe même du lien social. Les règles sont établies avec une intention inavouée au détriment de la classe sociale qui a délégué son pouvoir. Les individus qui travaillent à cette constitution, pilier même de l'hétéronomie du groupe humain, sont des individus qui répondent prioritairement à des intérêts personnels, c'est à dire à une incapacité à se détacher de leur propre hétéronomie passionnelle. Ils ont choisi la voie politique pour assouvir des désirs de puissance et d'autonomie financière en se servant des fondements de la démocratie. Ils ne sont pas autonomes au regard de leurs passions vénales. La populace, habituée, conditionnée, manipulée, validera ce cheminement pervers par une délégation électorale. On entre dans l'hétéronomie démocratique...

     Tout cela serait acceptable si les individus étaient capables de discerner lucidement ce qui les motive.

    Si la populace se soumet par abandon, pour pouvoir profiter d'une lobotomie existentielle, philosophique, intellectuelle, il s'agit d'une condamnation auto proclamée. Elle n'a pas à se plaindre.

    Si la populace a conscience du détournement de l'hétéronomie à des fins personnelles et que cette soumission lui devient insupportable, qu'elle devine à quel point "le contrat social" est souillé, rompu, avili par des hommes avides, elle se doit de reprendre son autonomie. Non pas une autonomie dévastatrice qui brûle ce qui appartient à tous, mais une autonomie philosophique, politique, existentielle.

    Sans une analyse minutieuse de ce qui constitue la liberté intérieure de l'homme, il est impossible d'englober ce qui concerne le rapport au monde. Tout le problème est là. Personne ne peut oeuvrer à créer une hétéronomie justifiée, équilibrée, planifiée, reconnue, comprise si ce travail n'a pas été effectué préalablement dans la dimension intérieure.

    La liberté n'existe que lorsque chaque individu a atteint la capacité à agir sur le monde en y imprimant sa volonté dans le cadre restrictif de l'ordre instauré. Ces actes seront à même de modifier favorablement cet ordre. Il est par conséquent totalement absurde de demander aux individus de décider d'un contrat social sans que ces mêmes individus n'aient au préalable établi en eux cette lucidité indispensable. Cela reviendrait à laisser des individus instables et névrosés décider des conditions de leur internement.  

    Cette absence de réflexion existentielle confère à la vie sociale une condamnation à la fatalité. "On n'y peut rien ma pauvre dame". La liberté n'est plus qu'une résignation volontaire et l'abrutissement de chacun dans des dérives consuméristes, matérialistes, une soif de pouvoir sur les objets à défaut de pouvoir sur soi. L'illusion devient la norme.

    Le déterminsime a au moins cet avantage d'offrir la possibilité d'agir sur la connaissance des causes. Nous sommes attachés par des contraintes, limités par des devoirs, contenus par des liens sociaux, conduits par nos passions, dirigés par nos instincts, abrutis par nos espoirs. Mais nous possédons néanmoins la capacité à les identifier et par conséquent ultérieurement à agir sur ces phénomènes, qu'ils soient internes ou issus de notre vie grégaire. Il n'est pas question de destin ni de fatalité mais d'observation et de liberté de choix dans la mesure de nos limites.

    Rien de raisonné n'est envisageable sans un état des lieux personnels. La société actuelle n'est que le reflet de cette absence d'analyse intérieure. On voudrait constituer un groupe humain équilibré, lucide, intelligent, respectueux, avant même que les individus esseulés n'aient envisagé de se connaître. Si nous ne nous connaissons pas nous-mêmes, comment pouvons-nous envisager de nous en remettre à des individus tout aussi égarés ?

      Cette hétéronomie est une geôle mais nous en constituons nous mêmes l'enceinte. La société n'existe pas en elle-même. Elle n'a pas de vie propre. Elle n'est que l'extension de ce que nous sommes. 

    Hétéronomie (2) 

     

    Par 

     Le 06/01/2015

    0 commentaire

    L'hétéronomie désigne la soumission à une autorité extérieure.

    L'autonomie désigne la capacité à se gouverner selon ses propres règles. Ces règles doivent être le produit d'une activité rationnelle et d'une haute conscience morale et non celui de désirs immédiats et purement égoïstes.

    On voit bien que le système civique actuel prône l'hétéronomie au détriment de l'autonomie en raison de l'incapacité de certains individus à produire en eux des règles universelles.

    Le comportement "incivique" qui consiste à empiéter sur la liberté d'autrui conduit les instances dirigeantes à élaborer et à faire appliquer des lois coercitives. 

    Il n'est pas question dans mes propos de remettre en cause la sécurité de tous et le rôle "protecteur" de l'État.

    Mais qu'en est-il lorsque l'État, lui-même, va à l'encontre du bien-être des Citoyens, lorsque ses projets réduisent la liberté d'être pour l'obligation d'avoir, lorsque les intentions des Puissants sont devenues plus perverses que n'importe quel comportement de truand ?

    "L'État n'est pas un assassin."

    Vous en êtes certain ? Vous avez des preuves ?  Le cancer, les OGM, le Sida, l'amiante, les maladies orphelines, l'alimentation, les tonnes de produits chimiques déversés dans la Nature et qui finissent immanquablement dans nos organismes, le diktat des laboratoires, les guerres...

    "L'État ne savait pas, il n'était pas au courant"

    Mais alors, c'est qu'il n'avait pas l'envergure pour cette tâche....Et qu'il vaut mieux laisser les Citoyens faire leurs propres choix...

    "L'État n'est pas un voleur."

    Bon, là, il vaut mieux rire un bon coup. Les exemples ne tiendraient pas sur la page. 

    Je m'interroge en fait sur la légitimité actuelle des Gouvernements. Sur cette hétéronomie qui persiste alors que tous les signes d'une déliquescence de cette Pyramide sociale se font jour.

    La Floride vient d'interdire à la population de vivre en autonomie énergétique. Il y a obligation à être connecté au réseau électrique et au réseau d'eau potable.

    On peut voir dans cette interdiction une métaphore spirituelle.

    "Un bon Citoyen est un citoyen "hétéroïnomane", c'est à dire accro à une dépendance gouvernementale.

    Et si certains individus se montrent rebelles, il s'agira de créer des lois qui les rendront "inciviques", "asociaux", "marginaux"......L'État, sous le couvert d'une allégence spirituelle de la population, renforce constamment ses pouvoirs et va jusqu'à fabriquer artificiellement des catégories d'individus "inadaptés"..... 

    L'autonomie alimentaire sera un jour interdite. L'ensemencement proposé par l'association Kokopelli qui lutte pour la biodiversité est banni par l'État qui répond aux injonctions des grands groupes alimentaires.

    Les potagers seront taxés. Les poulaillers seront interdits. Tout est possible puisqu'ils ont les Lois pour eux.

    L'hétéronomie, dès lors qu'on l'accepte, a des avantages certains mais son lot de désagréments. Ceux-là sont plus insidueux, pervers, cachés et s'ils éclatent au grand jour, l'État se chargera de les faire accepter par la population à grands renforts de médias ou de peurs, ou de culpabilités.

    Je pense pour ma part que le gigantisme de la mondialisation est une folie.

    Que l'hétéronomie grandira inévitablement parce que les Peuples seront exclus de l'élaboration des lois, que la complexité volontaire des structures étatiques, administratives, financières...découragera les masses. Ces masses ne seront pas sollicitées pour comprendre, elles ne seront instruites que par des instances formatées. L'autonomie sera associée aux "autonomistes" et donc aux "terroristes". Et les peurs programmées répandront leurs virus. 

    Mais tout ça n'est pas inéluctable.   

    Il s'agit de comprendre le système et ne pas chercher à le changer. C'est impossible.

    Il s'agit de s'en extraire.

    Spirituellement. 

    Le reste suivra

  • Dôme de chaleur (suite)

     

     

    Dôme de chaleur en Amérique du Nord : les prémisses d’événements météo extrêmes dus au réchauffement climatique

     

    « Ces canicules sont prévues (si on ne change rien) en France, post-2050, avec par exemple plus de 48°C à Auxerre voire même les 50°C approchés. La France vivra les mêmes évènements qu'au Canada aujourd'hui. Les dégâts sur la faune et la flore (agriculture comprise) sont inestimables. Il ne faut pas s'attarder sur les aspects visuels. Il faut prendre en compte qu'à ce niveau de stress, il peut y avoir des fatigues végétales sur plusieurs mois voire années (c.f. forêts de Vosges). » alerte l’agro-météorologue Serge Zaka

    1 juillet 2021 - Laurie Debove

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    Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !

    - Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
    - Format : 128 pages
    - Impression : France

     

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    Les climatologues sont formels : le dôme de chaleur qui s’est abattu sur l’ouest du Canada et des Etats-Unis est un avant-goût de l’intensité des événements météo que nous pourrons affronter dans un monde marqué par la crise climatique. Si les médias occidentaux sont particulièrement inquiets par ce qui arrive aux pays « culturels voisins » d’Amérique du Nord, le reste du monde n’en est pas moins épargné comme en témoigne la situation dramatique au Pakistan et à Madagascar. Ces événements se produisent au moment où un rapport du Haut Conseil pour le Climat pointe, de nouveau, l’inaction de la France en matière de crise climatique et l’importance d’œuvrer à en atténuer l’intensité, afin d’espérer s’y adapter.

    La responsabilité du réchauffement climatique

    Aujourd’hui, la température mondiale a augmenté d’environ 1,1° par rapport à l’ère préindustrielle à cause des activités humaines. Selon le climatologue Jean-Pascal Van Ypersele, ancien vice-président du GIEC et professeur à l’UCLouvain, ce réchauffement climatique est responsable de l’intensité du dôme de chaleur qui frappe l’ouest du Canada et les Etats-Unis :

    « Quel est le phénomène météorologique extrême qui n’est pas lié au réchauffement du climat ? Voilà la question qu’il faut se poser aujourd’hui car le réchauffement climatique est là, bien établi. Il se transforme en chaleur, en vents violents ou pluies intenses. Désormais, il faut inverser notre interrogation et prouver que ce n’est pas lié au réchauffement du climat. Ce qui se produit est cohérent avec un climat déréglé en raison des émissions gaz à effet de serre. »

    Un constat partagé par Michael E. Mann, climatologue et et géophysicien américain mondialement renommé :

    « Cela n’a plus de sens de parler d’un événement qui n’arrive que tous les siècles ou tous les millénaires, comme si nous ne faisions que lancer une paire de dés ordinaire, alors que nous avons pipé les dés par la combustion d’énergies fossiles et d’autres activités humaines qui génèrent des émissions de gaz à effet de serre et réchauffent la planète. »

    En clair : un dôme de chaleur aurait-il pu s’abattre sur l’Amérique du Nord sans le réchauffement climatique ? Oui. Aurait-il été aussi intense ? Quasi-certainement pas.

    L’ouest du Canada et le nord des États-Unis sont frappés par un dôme de chaleur, avec des températures dépassant parfois les 45 degrés, et battant des records historiques dans plusieurs villes. Au Canada, un record vieux de 84 ans a ainsi été dépassé.

    La température à Lytton, en Colombie-Britannique, a atteint 47,9°C ce lundi 28 juin 2021. Habituellement, la normale saisonnière tourne autour de 24°C.

    « Presque 50°C à 50 degrés nord. C’est la chaleur du désert au Canada. Nous n’avons jamais vu ce niveau de chaleur si loin au nord, où que ce soit sur la planète Terre, jusqu’à maintenant. » a réagi le vulgarisateur scientifique BonPote

    Dans les deux pays, les conséquences de ce dôme de chaleur sont catastrophiques : réfugiés climatiques dans des « centres de refroidissement » climatisés, départ de feux de forêts, magasins en rupture de stock de climatiseurs et de ventilateurs, explosion de la consommation électrique et craquage des réseaux, plus d’une centaine de morts subites en 4 jours au Canada, explosion du bitume et dégradation des infrastructures sous l’effet de la chaleur, etc.

    Des événements extrêmes partout dans le monde

    Dans le reste du monde, d’autres parties de l’hémisphère nord connaissent également des conditions exceptionnelles de début d’été chaud qui s’étendent de l’Afrique du Nord, à la péninsule arabique, à l’Europe de l’Est, à l’Iran et au nord-ouest du continent indien. Des températures maximales quotidiennes dépassent 45°C en plusieurs endroits et atteignent même 50°C au Sahara.

    « Ces températures extrêmes constituent une menace majeure pour la santé des personnes, l’agriculture et l’environnement, car la région n’est pas habituée à une telle chaleur et de nombreuses personnes ne disposent pas de climatisation », a déclaré lors d’un point de presse ce mardi à Genève, Clare Nullis, porte-parole de l’OMM, relevant qu’avec tant de records battus, « il est difficile d’en garder la trace ».

    La ville de Jacobabad, au Pakistan, a déjà vécu l’enfer sur Terre. C’est l’un des deux seuls endroits au monde, avec Ras al Khaimah, au nord-est de Dubaï dans les Emirats Arabes Unis, où le mélange de chaleur et d’humidité a franchi un seuil plus mortel ce que le corps humain ne peut supporter.

    Les températures peuvent y dépasser 52°C, avec des conditions difficilement supportables pour le corps humain dans une ville où la majeure partie de la population vit sans un climatiseur, et sans électricité lors des pannes causées par la chaleur.

    Madagascar, tristement, est le premier pays à connaître une famine liée au réchauffement climatique. La sécheresse y empêche les récoltes de pousser depuis plusieurs années, et certains habitants n’ont plus d’autre choix que manger des criquets, des feuilles de cactus, de la boue ou des lanières de cuir pour se remplir l’estomac.

    Des étés à 50°C pourraient-ils se produire en France ? Le pays a déjà battu un record de chaleur lors de la canicule de 2019 quand la Ville de Vérargues avait atteint 46°C.

    « Ces canicules sont prévues (si on ne change rien) en France, post-2050, avec par exemple plus de 48°C à Auxerre voire même les 50°C approchés. La France vivra les mêmes évènements qu’au Canada aujourd’hui. Les dégâts sur la faune et la flore (agriculture comprise) sont inestimables. Il ne faut pas s’attarder sur les aspects visuels. Il faut prendre en compte qu’à ce niveau de stress, il peut y avoir des fatigues végétales sur plusieurs mois voire années (c.f. forêts de Vosges). » alerte l’agro-météorologue Serge Zaka

    Même son de cloche pour Céline Guivarch, Directrice de recherches à l’Ecole des Ponts, CIRED, et Membre du Haut Conseil pour le Climat :

    « Les événements caniculaires qu’on a connu en 2019 avec des records à 45°C, en 2040 seront à peu près quatre fois plus fréquents qu’aujourd’hui. »

    Les records de chaleur et les canicules ne sont d’ailleurs pas les seules conséquences délétères de la crise climatique, comme le détaillent les dernières « fuites » du projet de rapport du GIEC.

    Lire aussi :  Crise climatique : l’humanité va connaître des retombées cataclysmiques, alerte le GIEC

    L’improbable « adaptation » à la crise climatique

    La société française pourrait-elle s’adapter et vivre dans ces conditions ? La réponse apportée dans l’urgence au Canada et aux Etats-Unis soulève de nombreux écueils. Le recours intensif à l’électricité et à l’eau, pour faire fonctionner les climatiseurs, hydrater la population et rafraîchir l’environnement, suppose d’avoir accès en abondance à ces ressources, dans un contexte où elles sont déjà de plus en plus menacées.

    Lire aussi : Canicule, eau et électricité : seule la sobriété pourra nous sauver

    Pour autant, tout n’est pas perdu pour l’humanité pour le climatologue Jean-Pascal Van Ypersele qui rappelle l’importance de chercher à limiter les dégâts, avant de se résigner à vivre dans un monde cataclysmique.

    « On peut encore agir pour limiter la gravité des impacts d’une hausse du climat, en commençant par respecter les engagements pris dans l’accord de Paris sur le climat, en respectant la neutralité carbone au niveau mondial à l’horizon 2050… et plus tôt pour l’Europe. »

    Ce douloureux rappel à l’ordre des limites planétaires arrive au moment où le Haut Conseil pour le Climat livre son troisième rapport annuel intitulé « Renforcer l’atténuation, engager l’adaptation » dans lequel il démontre que le gouvernement français ne fournit pas les efforts nécessaires pour limiter l’emballement de la crise climatique, malgré quelques avancées.

    « Le rythme de baisse des émissions s’est accentué en 2019, mais doit encore pratiquement doubler d’ici 2021 pour s’aligner avec les objectifs climatiques », pointe le rapport.

    Lire aussi : Victoire historique : l’Etat français est condamné pour inaction climatique dans l’Affaire du Siècle

    Le HCC y rappelle que les deux-tiers de la population française sont déjà fortement ou très fortement exposés au risque climatique.

    Lire aussi : 62 % de la population française sous une menace forte des risques climatiques

    « Adaptation et atténuation sont toutes deux indispensables et complémentaires. Il n’est pas possible de continuer à émettre des gaz à e et de serre en pensant qu’il sera possible de s’adapter à n’importe quel niveau de change- ment climatique. Les synergies entre atténuation et adaptation sont nombreuses, même si elles ne sont pas systématiques. Leurs interactions doivent être anticipées afin d’être optimisées. Les inégales capacités d’adaptation doivent aussi être prises en compte, dans une optique de transition juste. Il est notamment nécessaire de considérer les liens entre inégalités socioéconomiques et territoriales et vulnérabilité différentielle aux aléas. Il faut aussi arbitrer entre indemnisation et non-indemnisation et poser la question de la responsabilité financière de ceux qui se sont exposés aux risques en pleine conscience, alors même que tous les dommages ne sont pas indemnisables. Ces questions n’ont pas été abordées dans le projet de loi climat et résilience. » expliquent les membres du HCC aux décideurs politiques

    Le rythme annuel de réduction des émissions devra donc pratiquement doubler, pour atteindre au moins 3 % dès 2021 et 3,3 % en moyenne sur la période 2024-2028, et le gouvernement français est prié d’arrêter de « reporter les échéances à plus tard ».

    Les experts du HCC appellent donc les autorités publiques à redoubler leurs efforts et à se préparer en identifiant les impacts du changement climatique à l’échelle locale et les secteurs prioritaires à sécuriser (agriculture, eau…).

    crédit photo couv : Nathan Howard / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

    1 juillet 2021 - Laurie Debove

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    "Le plus souvent, les gens renoncent à leur pouvoir car ils pensent qu'il n'en ont pas"

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  • Dôme de chaleur

     

    Météo : on vous explique comment un "dôme de chaleur" met l'ouest du Canada et des Etats-Unis en surchauffe

     

    Alors que les températures ont flirté avec les 47°C dans de nombreuses villes de ces régions, les prévisions météorologiques alertent sur la probabilité de voir tomber à nouveau de nombreux records de chaleur. 

    Article rédigé par

    Marie-Adélaïde Scigacz

    France Télévisions

    Publié le 29/06/2021 07:00Mis à jour le 30/06/2021 11:25

     Temps de lecture : 7 min.

    A Portland (Oregon), dans le nord-ouest des Etats-Unis, des jeunes se rafraîchissent dans une fontaine alors que la région connaît une vague de chaleur sans précédent, dimanche 27 juin.  (NATHAN HOWARD / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

    A Portland (Oregon), dans le nord-ouest des Etats-Unis, des jeunes se rafraîchissent dans une fontaine alors que la région connaît une vague de chaleur sans précédent, dimanche 27 juin.  (NATHAN HOWARD / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

    Du jamais-vu. Plus de 40 nouveaux records de température ont été enregistrés dans la province de Colombie-Britannique, dans l'ouest du Canada, samedi 26 et dimanche 27 juin. Lytton y est devenue la ville détentrice du record de chaleur absolu dans le pays depuis la tenue des registres météo : 46,6°C. Plus chaud qu'à Dubaï. Un peu plus au sud, dans le nord-ouest des Etats-Unis, les records tombent en pagaille, poussant les autorités à donner l'alerte : elles craignent de voir les hôpitaux se remplir de victimes de coups de chaud et redoutent le départ de feux de forêts dévastateurs. 

    A l'origine de cette fournaise ? Un "dôme de chaleur" au-dessus du nord-ouest américain. Franceinfo vous explique comment ces régions se sont retrouvées dans une cocotte-minute. 

    Des records de chaleur pulvérisés 

    Ce phénomène météorologique extrême frappe l'Oregon et l'Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, et la Colombie-Britannique, située dans le sud-ouest du Canada. En touchant la zone du nord-ouest pacifique, ce dôme a permis de battre le record de chaleur non seulement pour le Canada, mais aussi pour l'ensemble des territoires situés au-delà de 50 degrés de latitude nord. La ville canadienne de Lytton et ses 46,6°C se trouve à 50,2 degrés de latitude. 

    "Puisqu'il n'y a pas de précédent dans les relevés climatiques locaux pour les événements que nous connaissons, c'est un peu déconcertant de travailler sans point de comparaison, concède un prévisionniste local dans un compte rendu publié dimanche (lien en anglais). Les records vont tomber de façon impressionnante." PourJeff Berardelli, météorologue et spécialiste du climat pour la chaîne CBS (lien en anglais), "c'est le type d'événement qui n'est censé survenir qu'une fois tous les mille ans". 

    Les spécialistes, habitués à tirer la sonnette d'alarme, semblent manquer de mots pour qualifier la situation. "Je crois que j'ai vraiment des difficultés à faire comprendre la sévérité de cette vague de chaleur", a ainsi admis le climatologue américain Zack Labe, sur Twitter, constatant qu'il n'existait pas de nuance de pourpre capable, sur les cartes qu'il utilise, de rendre compte de telles températures. "Je n'en crois pas mes yeux", a tweeté de son côté le météorologue britannique Scott Duncan, évoquant la "vague de chaleur la plus effarante de l'histoire." 

    La semaine précédente avait déjà été marquée par la création d'un dôme de chaleur sur l'ouest américain. Cette fois, c'est le sud-ouest des Etats-Unis qui avait vécu dans une fournaise, le thermomètre atteignant 46,6°C à Las Vegas (Nevada). Le 17 juin, la ville de Palm Springs, construite aux portes du désert dans le sud de la Californie, avait égalé son record de chaleur de 50,5°C − la ville affichait encore 49,4°C dix jours plus tard. 

    Citée vendredi par National Geographic (article en anglais), la responsable des programmes climatiques des services météorologiques pour l'ouest des Etats-Unis, Andrea Bair, estimait que le dôme de chaleur en formation sur le Nord participait du "même schéma de haute pression que nous avons eu ici : il ne fait que se déplacer vers le nord, le sud, l'ouest ou l'est, se renforçant ou s'affaiblissant". Et d'annoncer déjà que "les modèles prévoient que de nouveaux épisodes de chaleur vont survenir alors que l'on s'approche du 4 juillet".

    Une vie quotidienne en surchauffe

    "Les écoles de mes enfants sont fermées demain en raison de la chaleur extrême. Ce n'était jamais arrivé de toute ma vie. L'urgence climatique est à nos portes", a tweeté le chercheur canadien Seth Klein, spécialiste des politiques de lutte contre le réchauffement climatique, basé à Vancouver (Canada). Non loin de là, à Pemberton, toujours en Colombie-Britannique, les autorités ont ordonné l'évacuation de quartiers (lien PDF en anglais), de peur que la fonte rapide des glaces en montagne ne provoque le débordement soudain de la rivière. 

    Dans la région, les magasins sont en rupture de stock de climatiseurs et de ventilateurs, tandis que les villes ont ouvert des centres de rafraîchissement et que des campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont été annulées. La consommation électrique en Colombie-Britannique a atteint des sommets, tandis que les habitants tentent de se rafraîchir. Contrairement aux foyers californiens, peu de familles y disposent de l'air conditionné. Dans les environs de Portland (Oregon), le réseau électrique a craqué, laissant des milliers de personnes sans électricité, dimanche. A Seattle, dans l'Etat de Washington, la chaleur a fait fondre le bitume, forçant les autorités à fermer plusieurs routes.

    Mais avec des pointes à 45°C à l'ombre, c'est encore le corps humain qui souffre le plus, dans cette région où les températures de saison tournent traditionnellement autour des 24°C au mois de juin, rapporte The Verge (article en anglais). Ainsi, les dernières épreuves des sélections olympiques américaines d'athlétisme, qui se déroulent à Eugene, dans l'Oregon, ont été suspendues dimanche en raison de la chaleur extrême : difficile de tenir une telle compétition par 41°C. 

    Un phénomène bien connu qui peut s'observer partout dans le monde

    A l'origine de ces températures extrêmes se trouve un phénomène bien connu : la remontée vers le nord "d'une masse d'air très chaude arrivée du Mexique, à laquelle s'ajoutent des conditions anticycloniques qui favorisent ce qu'on appelle de la subsidence", explique à franceinfo Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France. "La subsidence, c'est le fait qu'un vent soufflant à la verticale vienne compresser la masse d'air." Or, en s'écrasant sur le sol, la masse d'air chaud augmente encore sa température. "C'est un peu le phénomène qu'on a dans une pompe à vélo, poursuit Frédéric Nathan. Quand on appuie fort dessus, ça chauffe l'air : c'est la compression."

    "Dôme de chaleur" est donc l'expression consacrée "pour dire qu'il fait très chaud et que les conditions anticycloniques appuient l'air chaud sur le sol, favorisant encore plus de chaleur", résume le prévisionniste.

    Si un dôme de chaleur s'est installé sur l'ouest de l'Amérique du Nord, les conditions qui lui ont donné naissance peuvent intervenir partout dans le monde, relève Frédéric Nathan. Sur Twitter, le climatologue Christophe Cassou pointe quant à lui que "les circulations en omega" – l'articulation de dépressions et d'un anticyclone, ici prenant la forme de la lettre grecque – "se produisent aussi sur l'ouest de l'Europe". "Est-ce que la France et plus largement l'Europe sont prêtes à subir un tel coup sur le point de vue sanitaire (chaleur létale), agricole et autres risques majeurs (feux, etc.) ?" demande-t-il ? 

    Un phénomène amplifié par le réchauffement climatique

    La création d'un dôme de chaleur est un phénomène qui peut survenir partout et ce, depuis toujours, note Frédéric Nathan, de Météo France. C'est même ce phénomène qui avait permis le précédent record enregistré au Canada, en 1937 : 45°C enregistrés dans deux stations météorologiques du Saskatchewan, dans le centre-ouest du pays. En revanche, "les masses d'air chaudes sont aujourd'hui globalement plus chaudes que ce qu'elles étaient il y a cinquante ans. Donc quand il y a une situation un peu extrême, comme celle à laquelle on assiste en ce moment au Canada, on bat systématiquement des records", poursuit-il, pointant incontestablement "l'impact du réchauffement climatique". 

    "Ce qui est nouveau avec le réchauffement climatique, c'est le fait qu'à l'échelle de la planète, des records de chaleur tombent presque tous les jours, alors que nous assistons de plus en plus rarement à des records de froid, même si cela arrive encore de temps en temps", conclut le spécialiste. 

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  • Rapport du GIEC et perspectives

     

     

     

    TRIBUNE

    Opinion | Rapport du GIEC : l'ampleur de la crise n'épargnera personne

     

    Les conclusions du nouveau rapport du GIEC insistent sur l'incapacité de notre espèce à s'adapter à un changement climatique majeur. Mais, osons le dire clairement : un tel changement, s'il devait advenir, aura dévasté nos sociétés et économies bien plus tôt, écrivent Julien Pillot et Philippe Naccache.

    Cercle

    Inondations à Saintes, dans les Charentes.

    Inondations à Saintes, dans les Charentes. (Philippe LOPEZ/AFP)

    Par Julien Pillot (enseignant-chercheur en économie (Inseec Grande Ecole)), Philippe Naccache (enseignant-chercheur à l'Inseec Grande Ecole)

    Publié le 28 juin 2021 à 16:20Mis à jour le 29 juin 2021 à 10:13

     Prétendre que les pays occidentaux sont mieux armés pour faire face au changement climatique relève d'un strabisme qui pourrait insidieusement nous conduire à minorer l'ampleur de la catastrophe à venir.  Certes, nous connaissons le caractère inégalitaire du changement climatique. Certains territoires subissent un réchauffement plus rapide, et certaines populations sont plus exposées aux conséquences climatiques et économiques. En s'intéressant à la vulnérabilité relative des pays, un institut tel que «Notre Dame Global Adaptation» a ainsi établi une cartographie plutôt « rassurante » pour les pays riches, notamment ceux situés en Europe de l'Ouest.

    Raréfaction des matières premières

    Or, cette vision occulte largement le caractère systémique de la crise économique et sociale qui suivrait un changement climatique majeur. Pensons déjà à notre dépendance extérieure. Nous aurions tort de considérer que le problème ne réside que dans la désindustrialisation de la France, et qu'il suffirait de réimplanter des capacités de production pour retrouver une certaine « souveraineté ». Car, notre pays resterait dépendant de l'approvisionnement en matières premières dont il est faiblement doté. Or, ces dernières sont sous tension du fait de leur surexploitation et leur raréfaction, se traduit par une inflation déjà palpable et qui ira crescendo dans les années à venir. Et nul stock de sécurité ne pourra amortir le choc engendré par une demande mondiale largement supérieure à l'offre disponible.

    Les superviseurs alertent sur une possible explosion du coût des catastrophes naturelles

    Dérèglement climatique : les 5 chiffres chocs du dernier rapport du Giec

    Notre capacité à assurer notre autonomie alimentaire va également se poser avec acuité dans un monde où la productivité agricole aura chuté en raison de l'aridité, de l'acidité des sols ou de phénomènes climatiques extrêmes devenus communs. Que se passera-t-il quand l'eau viendra à manquer pour assurer nos besoins agricoles et que les destructions d'hectares de cultures intensives en eau, à l'image des amandiers californiens, sera devenu l'unique moyen de préserver les besoins de la population ? Vers quel territoire nous tournerons-nous pour faire valoir notre « effet richesse » quand les ressources naturelles viendront à cruellement faire défaut à l'échelle planétaire ?

    Déséquilibres multiples

    Enfin, il convient de penser les « effets de rebond » socio-économiques induits par un changement climatique majeur : grippement des mécanismes assurantiels, stress sur notre système bancaire suite au déclassement de certains actifs immobiliers (notamment en zones littorales) ou carbonés, chute de la productivité horaire et faillites en cascade faute de demande solvable… Sans oublier les inquiétudes quant à notre capacité à absorber les chocs migratoires induits par des territoires devenus inhabitables en raison de la montée des eaux ou d'épisodes de chaleurs humides.

    Rapport du GIEC sur le climat: une « fuite » qui change la donne avant la COP 26

    Réchauffement climatique : « le pire est à venir », alerte le Giec

    Nos sociétés se sont bâties sur un équilibre qui repose sur l'exploitation d'un environnement favorable. Le protocole de Montréal, qui a abouti à l'interdiction planétaire de l'utilisation des gaz CFC responsables du trou dans la couche d'ozone, a montré que nous étions en mesure de nous adapter à un problème isolé. Mais, imaginer que nos sociétés pourront s'adapter à un changement systémique brutal, dans lequel les déséquilibres seront multiples, relève de l'illusion. Si un tel schéma devait advenir, nul pays ne serait à l'abri. Encore moins quand les pays en question doivent une large part de leur apparente prospérité à l'exploitation massive de ressources situées à l'autre bout de la planète…

    Julien Pillot et Philippe Naccache sont enseignants-chercheurs à l'Inseec Grande Ecole.

    Julien Pillot et Philippe Naccache

  • Le striatum en nous.

    Striatum

     

    Le striatum.

    .
    De quoi s'agit-il ? D'une petite partie de notre cerveau et qui a une sacrée importance. C'est connu depuis quelques années mais des scientifiques et conférenciers l'ont remis au centre du débat. Et c'est très bien. 

    Cet article a huit ans :

    NEURO: Le striatum ventral, pour rester motivé, motivé, motivé

     

    Actualité publiée il y a 8 années 10 mois 2 semaines

    Inserm et PLoS Biology

     

    Existe-t-il dans les profondeurs du cerveau un centre de commandement de la motivation ? Oui, répond l’équipe de Mathias Pessiglione, de l’Inserm qui vient d’identifier la partie du cerveau impliquée dans la motivation, le striatum ventral. Des conclusions publiées dans l’édition du 21 février de la revue PLoS Biology qui expliquent en plus, qu'à chaque type de défi, moteur ou cognitif, le striatum mobilise un soutien cérébral spécifique.

    Les résultats d'une activité (physique ou mentale) dépendent en partie des efforts consacrés à cette activité qui peuvent eux-mêmes être motivés par une récompense. Par exemple, explique l'Inserm, le sportif est susceptible de s'entrainer « plus intensément » si le résultat lui apporte un prestige social ou monétaire. Il en va de même pour l'étudiant qui prépare ses examens dans l'objectif de réussir sa carrière professionnelle.


    Action ou cognition? Les chercheurs du Centre de recherche en neurosciences de la Pitié-Salpêtrière ont cherché savoir si des efforts mentaux et physiques sont conduits par un centre de motivation commun ou s'ils sont menés par des parties distinctes du cerveau.

    Pour étudier les mécanismes neuronaux qui découlent d'une activité mêlant l'action et la cognition, les chercheurs ont soumis 20 participants volontaires allongés la tête dans un appareil d'IRM fonctionnelle à plusieurs séries de tâches, conjuguant effort mental et physique, leur permettant d'accumuler des gains qu'ils peuvent remporter mais qui sont plafonnés pour chaque série à partir de la première réponse fausse de la série. A la fin de chaque test, un récapitulatif des gains est projeté de manière à motiver le participant.

    Grâce à l'IRM, les chercheurs ont pu identifier dans le cerveau, un système motivationnel général, capable d'activer n'importe quel type d'effort, qu'il soit mental ou physique, situé dans la zone du striatum ventral. Cette zone s'active en fonction du degré de motivation et recourt à une partie spécifique du striatum lorsque la tâche à réaliser est difficile sur le plan cognitif ou sur le plan moteur.

    Le striatum ventral, zone clé de la motivation ? C'est ce que suggèrent les chercheurs, et en mobilisant soit la partie motrice soit la partie cognitive du striatum selon l'action à mener. « Le striatum ventral pourrait commuter les connexions en fonction de la demande, c'est-à-dire amplifier l'activité neuronale dans le noyau caudé pour une opération cognitive et dans le putamen pour une action physique » conclut Mathias Pessiglione.

     


     

    Cette vidéo-là est toute récente (2019). Ce monsieur a écrit un ouvrage que je vais m'empresser de lire dès que je mettrai la main dessus. 

    "Le bug humain" de Sébastien Bohler

    Le Bug humain par Bohler
    AJOUTER À MES LIVRES

     

    LIRE UN EXTRAIT

    EAN : 9782266306249
    288 pages
    Éditeur : 
    POCKET (17/09/2020)


    Note moyenne : 4.29/5 (sur 94 notes)

    Résumé :

    Peut-on lutter contre soi-même ? Et si notre cerveau était devenu notre pire ennemi ?
    Plus qu'un moment critique nous vivons une véritable tragédie. Surpopulation, surpoids, surproduction, surconsommation, surchauffe, surendettement, nous avons basculé dans l'ère de tous les superlatifs qui mène l'humanité tout droit à sa perte. Si la capacité des ressources de la planète sont comptées, alors nos jours aussi le seront... Inéluctablement.
    Mais alors que la situation empire heure après heure, aucune réponse collective tangible ne vient. Nous voyons le mur se rapprocher et nous ne faisons rien. La conscience de ce qui nous attend ne semble avoir aucun effet sur le cours des événements. Pourquoi ?
    Sébastien Bohler docteur en neuroscience et rédacteur en chef du magazine Cerveau et psycho apporte sur la grande question du devenir contemporain un éclairage nouveau, dérangeant et original. Pour lui, le premier coupable à incriminer n'est pas l'avidité des hommes ou leur supposée méchanceté mais bien, de manière plus banalement physiologique, la constitution même de notre cerveau lui-même.

    Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l'apparition de l'espèce nos comportements. Il a habitué le cerveau humain à poursuivre 5 objectifs qui ont pour but la survie de l'espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s'imposer face à autrui. Le problème est que le striatum est aux commandes d'un cerveau touours plus performant (l'homme s'est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l'excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter.
    Hier notre cerveau était notre allié, il nous a fait triompher de la nature. Aujourd'hui il est en passe de devenir notre pire ennemi.

     


     

    Sur le site "Sens critique", j'ai trouvé un commentaire qui exprime parfaitement ce que j'avais envie d'en dire. Merci à lui.

    L’Homme : ennemi mortel pour l’homme

     

    Avis sur Le bug humain

     

    https://www.senscritique.com/livre/Le_bug_humain/critique/214496100

    Critique publiée par le 20 mars 2020

    ATTENTION, ceci n’est pas une "Critique". D’ailleurs je ne m’octroie pas le droit d’émettre des critiques, tout juste des commentaires. Ici, ce serait plutôt un billet d’humeur. Dans ce cercle littéraire de brillants lettrés, peu de gens vont lire ce livre et encore moins mon papier, mais si je touche une ou deux personnes, je n’aurai pas perdu mon temps et si j’éveille la curiosité de quelqu’un au point qu’il ait envie de réfléchir, voire de lire cet ouvrage, j’aurai gagné !

    On se croit « raisonnable » (LAROUSSE : Doué de raison. Qui pense, agit selon la raison, le bon sens, la mesure et la réflexion) et on découvre que les dés sont pipés. Depuis des millions d’années, avant-même qu’Homo soit sapiens ou même hominidé, au fil de l’évolution, tout concourt pour qu’on ne soit pas maître de nos actes mais PROGRAMMÉ ! ! ! Oui, bon, on le savait, ce n’est pas nouveau, mais là "on" nous le démontre par A plus B et ça fout un choc, quand même…

    Il s’est complètement gouré, le Créateur ! Il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez ! La preuve : Sa Programmation à la noix, qui devait promouvoir tout le règne du vivant, dès qu’arrive Sapiens, tout dérape => Inconséquence ? Amateurisme ? Improvisation ? Aveuglement ? Imprévision ?... On pourrait continuer comme ça un certain temps mais ça ne sert à rien de L’accabler, Il doit déjà mordre Ses divins doigts devant Sa divine réussite.

    Et pourtant il n’y a pas matière à plaisanter nous dit Sébastien Bohler…

    Sébastien Bohler est né en 1970 à Strasbourg, il est journaliste, chroniqueur, conférencier et écrivain français. Rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho, il intervient dans les domaines liés aux neurosciences et à la psychologie. Il est ingénieur, ancien élève de l’École polytechnique. Il est en outre titulaire d’un DEA de pharmacologie moléculaire et cellulaire et d’une thèse de neurobiologie moléculaire à l’université Pierre-et-Marie-Curie, sur le fonctionnement des récepteurs neuronaux impliqués dans la dépendance à la nicotine. Il sait de quoi il parle, non ?

    Et donc ? Eh bien on est prédisposé pour être dopé à la dopamine… c’est marrant, on l’a fait exprès, ou quoi ? Dopé à la dopamine. La dopamine, c’est la carotte, la récompense… Se nourrir, se reproduire, acquérir du pouvoir, un rang social sont les clés du bonheur programmé. Eh oui, au cas où vous n’auriez pas compris que c’est bon : une giclée de dope et le nirvana entrevue vous fait comprendre que vous êtes sur la bonne voie, alors on remet le couvert, toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort ! Et c’est comme ça qu’on finit par se casser la G…

    On sait très bien qu’en mangeant trop, trop de viande, trop de sucre et trop de graisse on finit par en crever : obésité, diabète, maladies cardiaques… mais on le fait quand même (dopamine), le pays le plus riche, le plus instruit et le plus civilisé du monde nous montre l’exemple.
    On le sait que c’est con d’aller chercher sa baguette de pain avec un gros 4 x 4 qui brûle un max d’essence que la nature a mis une infinité d’années à fabriquer, mais on le fait quand même (dopamine). Et bien sûr, on se gare en travers, à cheval sur deux emplacements, pour montrer sa virilité, on sait que c’est très con, mais on le fait quand même (dopamine).
    On le sait très bien que c’est con de faire le tour de la planète, en jet-polluant, pour espérer apercevoir une panthère, qui n’a rien demandé à personne, sur le flanc d’une montagne, à l’autre bout du monde, mais on le fait quand même (dopamine).
    On sait que c’est con de faire croire à sa réussite sociale grâce à la couleur de sa peau : obtenir absolument un "beau" bronzage, preuve flagrante qu’on a les moyens de s’offrir un séjour lointain au soleil, au prix de tonnes de crèmes solaires déversées dans les océans qui détruisent les coraux et le phytoplancton, base de la chaine alimentaire et producteur d’une bonne partie de l’oxygène que nous respirons. C’est con mais on le fait quand même (dopamine).
    La planète étouffe ? On produit du dioxyde de carbone par tonnes en brulant le fossilisé accumulé depuis des millions d’années, en quelque décennies, mais on s’en fout, et comme ce n’est pas suffisant on incendie les forêts qui peinent à fixer ce carbone, ce qui empire notre asphyxie, on le sait, mais on le fait quand même.
    Tous ces excès sont si bons, si bien récompensés par la dopamine que c’est la course effrénée à l’autodestruction !

    Revenons au livre, même si on ne s’en était guère éloigné.
    Que nous dit Sébastien ?
    « …j’allume la radio et j’entends le flash d’informations suivant : « 15 000 scientifiques viennent de lancer une pétition, […] nos émissions de CO2 n’en finissent plus d’augmenter […] l’horizon du réchauffement en 2100 est désormais estimé à quatre degrés. Une élévation de sept mètres du niveau des océans est envisagée. Des millions de kilomètres carrés de territoires seront immergés. C’est une très mauvaise nouvelle. » […] Une journée se passe, et le lendemain matin : « Airbus vient de décrocher un contrat de 50 milliards de dollars pour 430 moyen-courriers. C’est une très bonne nouvelle. » […] Comment les mêmes personnes, les mêmes journalistes, les mêmes directeurs de programmes radio peuvent-ils, jour après jour, rédiger coup sur coup des communiqués aussi incohérents que la mauvaise nouvelle du réchauffement climatique et la bonne nouvelle d’un contrat industriel qui va accentuer ce même processus ? » C’est avec une Grande joie qu’on se tape sur la tête !
    Je vous fais grâce de cette connerie de super-serveur enfoui dans les terres glacées d’Islande dont le but est de peaufiner le Bitcoin, cette monnaie virtuelle qui fait tourner la tête des spéculateurs depuis 2017. Pourquoi là-bas ? Pour évacuer l’énorme quantité de chaleur qu’il dégage… c’est-à-dire, pour réchauffer la planète, pour une monnaie fictive sans laquelle la planète ne saurait plus tourner autour de son axe !
    On comprend que ces contradictions relèvent d’une idéologie que personne ne parvient à remettre en cause, et qui est l’idéologie de la CROISSANCE : « Même devant une catastrophe qui menacerait de façon imminente nos modes de vie, nous ne cesserions de prôner la croissance. La croissance est sur toutes les lèvres, dans tous les programmes politiques, au cœur de tous les choix économiques. […] Quoi qu’il arrive, la production doit augmenter, la consommation doit s’accroître, […] nous avons à ce point intégré cette idée que nous sommes devenus incapables de penser autrement. » Mais « qu’est-ce qui, dans notre cerveau, nous conditionne à chercher non seulement de la nourriture, de l’argent, du sexe et du statut social, mais toujours plus d’argent, toujours plus de nourriture, toujours plus de sexe ou toujours plus de statut ? » C’est encore la programmation de la libération de la dopamine qui fait en sorte que l’on n’est jamais rassasié.
    C’est le propre du drogué, ça, monsieur !

    Alors, rien à faire ?

    Tous les voyants sont au rouge. Le spectre de la destruction de l’environnement nous fige de stupeur. Il est urgent d’agir et nous ne faisons rien ! Timidement, on améliore l’isolation de nos habitats, on trie un peu nos déchets « Mais lorsque des communiqués lucides, fondés sur des mesures scientifiques validées, nous rappellent qu’un seul voyage en avion long-courrier annule, par son impact carbone, les efforts d’un an de tri de déchets ménagers, alors nous préférons penser à autre chose. […] Renoncer à des vacances à Bali pour espérer un effet dans quarante ans sur le niveau des mers, et encore, à condition que tout le monde fasse pareil ? » Hein ? Pourquoi serais-je seul à me priver de plaisir (dopamine) ? Et quel impact cela aurait-il ? Alors c’est certain que si chacun a le même raisonnement, RIEN, jamais, ne sera fait et c’est la tête droit dans le mur !

    Bon, eh ben voilà, ce n’est pas de notre faute, c’est la faute à la dopamine ! Il nous l’a dit Sébastien, on est gouverné par la "carotte" !

    Eh, oh ! Faut pas exagérer ! On a notre mot à dire, non ? Esclave de la drogue, je veux bien, mais jusqu’à un certain point, quand même. J’ai fumé pendant vingt ans, ou plus exactement, pendant deux ans, et j’ai essayé d’arrêter pendant dix-huit, à raison d’un peu plus d’un paquet par jour (dopamine), et en utilisant tous les subterfuges possibles, vainement… jusqu’au jour où (le 08/12/1978 vers 17h30) j’ai donné mon briquet et mon paquet de clopes à ma femme en lui disant « Terminé ! » et ce fut définitif. J’avais décidé que la dopamine allait changer de camp (même si je ne connaissais pas son existence).

    OUAIS… Bingo ! J’ai écrit le paragraphe précédent quelques jours AVANT de découvrir le chapitre traitant de Mère Teresa…
    NON, non, ne croyez pas que je sois devenu complètement dingue au point de me prendre pour Mère Teresa ! Mais ce chapitre développe ce que j’ai voulu dire par "J’avais décidé que la dopamine allait changer de camp" : en effet, bien que les hommes et les femmes ne naissent probablement pas avec des striatum (élément du cerveau distributeur de dopamine) différents, il apparait qu’il libère de la dopamine lorsque l’on partage son argent par exemple. Cette réaction a été majoritairement observée chez les femmes alors que - pour être schématique - les hommes libéraient de la dopamine quand ils gardaient leur argent. Le striatum des femmes semble davantage tourné vers la survie des autres. Cette différence viendrait d’un apprentissage, ou d’une prise de conscience. Ce qui est important dans cette constatation c’est que « La générosité féminine n’est qu’un exemple, mais elle montre que le striatum peut apprendre à aimer bien d’autres choses ». Ainsi, plus de quarante ans plus tard, je me souviens encore du plaisir ressenti à chaque envie de fumer refoulée.

    Et comme mon ami Sébastien Bohler, je reste persuadé qu’avec un peu de doigté et de finesse on doit pouvoir utiliser le côté Panurge des humains pour éduquer notre striatum « Un jour, peut-être, le nec plus ultra du snobisme sera d’être sobre et respectueux de l’environnement, et non de posséder un 4 x 4 suréquipé. Dans cette hypothèse, dès l’instant où le statut social sera associé aux comportements respectueux de la planète, la partie sera gagnée. Le striatum sera devenu le moteur de la préservation, et non de la destruction. »

    Mais pour rééduquer un élève vieux de plusieurs millions d’années d’évolution-sélection et lui inculquer de nouvelles valeurs, le travail sera rude et demandera des mises à jour fréquentes. Haut les cœurs ! Soyons d’inébranlables optimistes, sinon tout est foutu ! Le souhait le plus fou du vieil homme que je suis est que ces pages ne soient pas tout à fait inutiles.

    C’est avec une infinie tristesse que je lègue à mon petit-fils une planète saccagée (j’y ai participé), mais c’est trop tard, j’en ai terminé. Et quand je vois l’incompréhensible comportement égoïste des jeunes générations, « non concernées » par les mesures anti-virus du "Corona" actuelles, s’ils ne veulent rien faire pour sauver des vies pour ces prochains jours, comment les convaincre de changer bien plus profondément de comportements pour sauver la planète pour les décennies à venir ? Complètement désabusé, je laisserai le mot de la fin à l’auteur : « Nous nous comportons comme des êtres dotés d’un haut niveau d’intelligence mais d’un faible niveau de conscience. » On sait, tout cela, mais on le fait quand même !

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     Philou33 ·