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Paradoxe de Jevons
- Par Thierry LEDRU
- Le 27/02/2021
On en revient toujours à la même problématique : le défaut principal de l'humain, en dépit de son extraordinaire intelligence, c'est de ne pas engager ses réflexions et ses créations dans un processus spitiruel, c'est à dire dans une dimension holistique, qui implique l'intégralité des effets et des conséquences, non pas dans l'immédiateté mais dans la projection la plus longue possible, bien au-delà de la génération qui découvre et use d'une nouvelle technologie.
La "croissance verte" n'aura aucun sens dès lors qu'elle consiste à péréniser un mode de vie fondé sur la "croissance infinie", ni même sur un mode de vie dans lequel la croissance reste le moteur de toutes les intelligences.
Il nous faut revoir nos modes de vie et le sens que nous accordons à l'existence.
Paradoxe de Jevons : comprendre le mythe de la « croissance verte »
16 août 2018
En matière d’écologie, il est primordial de s’inspirer de l’Histoire pour profiter des enseignements acquis par les générations passées, d’autant plus de leurs erreurs. À ce titre, la compréhension du paradoxe de Jevons semble importante pour anticiper l’avènement des énergies renouvelables et aborder la transition énergétique sereinement. Du paradoxe de Jevons aux énergies de demain.
Le paradoxe de Jevons a initialement été formulé par l’économiste britannique du nom de William Stanley Jevons dans son livre Sur la question du charbon en 1865. L’homme va faire précocement une observation capitale dont les conséquences sont essentielles aujourd’hui. Ce paradoxe est le suivant : À mesure que les améliorations technologiques augmentent l’efficacité avec laquelle une ressource est employée, on observe que la consommation globale de cette ressource augmente. En termes simples : plus une énergie est maitrisée (donc démocratisée), plus sa consommation augmente car sa disponibilité est plus grande.
Le chercheur a donc démontré que l’introduction de technologies plus efficaces, permettant théoriquement de faire des économies d’énergie, augmentait paradoxalement la consommation totale d’énergie consommée. D’où le paradoxe : à travers la croissance de la production, un effet positif généré par une innovation réelle peut être annihilé par la quantité. À l’époque, la machine à vapeur de James Watt, véritable rupture technologique, n’avait pas fait baisser la consommation globale de charbon. Pourtant, grâce à cette rupture technologique, il fallait beaucoup moins de charbon pour produire plus d’énergie. Cette observation fut ensuite validée à plusieurs reprises dans l’histoire des technologies modernes. Conclusion : une innovation à l’échelle individuelle ne génère pas forcément une externalité négative à une échelle de masse. Mais par quelle procédé la consommation d’énergie totale augmente-t-elle ?
Des écrans partout, une pollution camouflée pourtant évitable
Résolution du paradoxe
Le phénomène est très simple à comprendre. Une augmentation de la rentabilité d’une ressource induit une baisse de son prix par un phénomène économique de base : l’offre et la demande. À très court terme, la demande chute car il est maintenant possible d’utiliser moins de charbon pour arriver au même résultat. Le problème est que cette réduction du coût va entrainer un effet rebond à moyen terme : l’avènement d’une technologie efficiente à coût abordable fait des envieux. Les applications se multiplient autour de la nouvelle source d’énergie et la consommation totale augmente.
Outre l’exemple du charbon, le schéma ci-dessous présente l’effet rebond du paradoxe de Jevons sur les appareils électriques des maisons américaines pendant les trente glorieuses. Le développement des machines à laver et climatiseurs offre des appareils à plus faible consommation. Cependant, le nombre d’appareils par foyer a été plusieurs multiplié. Au final, la consommation d’énergie électrique par habitant ne cesse d’augmenter entrainant une croissance inévitable de la demande de matières comme d’énergie. Appliqué à l’ère moderne, par exemple, aux télévisions, l’apparition des écrans LED à basse énergie fut une véritable innovation pour réduire la consommation d’énergie. Malheureusement, son faible coût a engendré une explosion du nombre d’écrans vendus, sous toutes ses formes, au point de pouvoir en croiser jusque dans les toilettes de certains magasins… et, par conséquent, un grand nombre dans les déchetteries.

Graphique exposant le paradoxe : la demande augmente alors que la quantité de charbon nécessaire pour une même production d’énergie ne cesse de diminuer.
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Les énergies renouvelables et le paradoxe de Jevons
Une fois le paradoxe assimilé, il est légitime de se questionner sur les risques de le voir s’appliquer aux technologies qui se revendiquent du développement durable. Si nous en sommes encore loin, la généralisation des énergies renouvelables (qui ne peuvent jamais être entièrement propres) peut donner rapidement l’occasion de prétexter leur abondance pour perpétuer la fuite en avant productiviste dans un contexte où c’est précisément la croissance soutenue de la consommation (poussée par la publicité et l’obsolescence programmée) qui engendre les aberrations environnementales que nous connaissons.
Il existe donc un risque réel de voir l’humanité céder à l’opportunisme qui naît des efforts d’efficacités et d’innovations. Bien que l’énergie solaire incidente soit plusieurs milliers de fois supérieure aux besoins énergétiques de l’humanité, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a toujours interaction entre production énergétique et exploitation de ressources, quelles qu’elles soient. À ce titre, le développement durable ne peut prétendre être efficace à long terme sans logique collective d’objection à la croissance et plus globalement aux institutions qui l’encouragent. Le mythe d’une croissance infinie sur une planète finie semble désormais bien intégré de tous si on en croit les grands discours entendus aux grandes conférences sur le climat. Mais les responsables sont-ils en mesure d’adapter ce savoir aux institutions qu’ils dirigent ?

L’argument fort de cette thèse est qu’une part conséquente de la croissance actuelle repose sur des processus extractivistes. Outre les énergies fossiles –pétrole, charbon, gaz-, la partie exploitable des ressources minérales et métalliques est physiquement limitée. Les métaux les plus consommés tendent à se raréfier plus rapidement qu’on ne le pensait. Même les ressources renouvelables sont conditionnées par certaines limites. Par exemple, s’il est effectivement possible – et vital – d’entretenir une forêt durablement, il n’y a pas assez d’espace libre sur terre pour soutenir la demande globale en bois, trop importante. Autant de raisons de rester prudents quand une entreprise ou un gouvernement parle de croissance verte pour perpétuer un modèle de société fondamentalement dépassé.
Attention cependant à ne pas se méprendre. Ce phénomène économique ne rend pas toute innovation écologique négative par défaut ! Il convient simplement d’observer ces innovations à travers le filtre d’un risque inhérent au capitalisme productiviste. Ayant désormais connaissance de cet effet rebond décrit par le paradoxe de Jevons, il apparait donc judicieux de se tourner vers une transition verte qui considère l’ensemble des éléments en jeu, présents et futurs, afin qu’elle ne soit pas nouveau prétexte pour augmenter les champs de nos consommations.
Portrait de Stanley Jevons (1877) -
Questions-réponses sur le rapport du GIEC
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/02/2021
Cette page compile les questions les plus fréquentes en opposition aux arguments du Giec et les réponses apportées.
Encore une fois, je ne prends pas position. Je partage des informations.
Ce que j'en pense d'ailleurs n'a strictement aucune importance.
5ÈME RAPPORT DU GIEC
SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET LEURS ÉVOLUTIONS FUTURES
EN FINIR AVEC LES IDÉES REÇUES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

LES ARGUMENTS CLIMATO-SCEPTIQUES RÉFUTÉS EN QUELQUES MOTS PUIS EN QUELQUES LIGNES
LE CLIMAT A DÉJÀ CHANGÉ, CE N’EST PAS GRAVE !
LE CLIMAT A TOUJOURS CHANGÉ, QUEL QUE SOIT LE MOTEUR DE SES CHANGEMENTS. OR AUJOURD’HUI, LA FORCE MOTRICE DOMINANTE PROVIENT DES ACTIVITÉS HUMAINES.
Plusieurs forces différentes peuvent influencer le climat. Quand l’activité solaire augmente, la planète reçoit plus d’énergie et se réchauffe. Lorsque des volcans entrent en éruption, ils émettent des particules dans l’atmosphère qui renvoient la lumière du soleil, et la planète se refroidit.
Quand il y a plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la planète se réchauffe. Aujourd’hui, la force motrice dominante provient des activités humaines et des émissions de gaz à effet de serre additionnelles provoquées par ces activités.
Les changements climatiques passés ne nous disent pas que les humains ne peuvent pas influer sur le climat, au contraire, ils nous disent que le climat est très sensible aux gaz à effet de serre dont nous contribuons à augmenter la présence dans l’atmosphère terrestre.
LE RESPONSABLE, C’EST LE SOLEIL !
DURANT LES 35 DERNIÈRES ANNÉES, AU COURS DESQUELLES LE CLIMAT S’EST RÉCHAUFFÉ, L’ACTIVITÉ DU SOLEIL A EU TENDANCE À DIMINUER.
Le soleil «cause du réchauffement climatique» est l’un des mythes les plus tenaces et les plus communément répandus. Effectivement, sur les périodes passées, l’activité solaire a souvent influencé le climat. Mais si l’on tient compte des dernières décennies, les deux divergent.
Le 5e rapport du GIEC montre comment les différentes variations naturelles, comme celles de l’activité solaire (cf. pages 13 et 16), peuvent expliquer les variations de températures constatées dans le passé, jusqu’à la moitié du XXe siècle. Mais depuis 1950, le réchauffement constaté est explicable principalement du fait des activités humaines.

LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, CE N’EST PAS SI GRAVE !
LES IMPACTS NÉGATIFS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR L’AGRICULTURE, LA SANTÉ OU L’ENVIRONNEMENT DÉPASSENT DE TRÈS LOIN SES QUELQUES EFFETS POSITIFS.
Les impacts des changements climatiques seront développés par le 5ème rapport du GIEC en mars 2014. Cependant, la liste des secteurs touchés par ces changements est déjà très longue, touchant des dizaines de secteurs d’activité humaine, dans tous les pays :
Agriculture
Toute l’agriculture dépend de la fiabilité des réserves d’eau, et les changements climatiques sont susceptibles de perturber ces ressources par des inondations, des sécheresses ou une plus grande variabilité. L’agriculture peut être perturbée par des incendies, conséquences des sécheresses et des canicules. L’impact est d’autant plus important dans les pays où les rendements sont réduits ou soumis à un risque d’échec (Afrique subsaharienne notamment).
Santé
Les morts attribuables aux canicules devraient être environ cinq fois plus nombreux que les morts hivernales évitées. Il est largement admis qu’un climat plus chaud encouragera la migration d’insectes porteurs de maladies comme les moustiques, et la malaria (paludisme) est déjà en train d’apparaître dans des zones où elle n’avait jamais été vue auparavant.
Fonte des glaces polaires
Les effets nuisibles incluent la perte de l’habitat de l’ours polaire et l’augmentation des risques de collisions entre icebergs. Les eaux plus chaudes accroissent la fonte des glaciers et de la couche de glace du Groenland.
Acidification de l’océan
Ce processus est causé par l’absorption de plus de CO2 par l’eau, et pourrait avoir des effets déstabilisants sérieux sur la chaîne alimentaire océanique entière.
Fonte des glaciers
Un sixième de la population mondiale dépend de l’eau douce restituée par la fonte annuelle des glaciers dans les mois et saisons suivant l’hiver. Ces ressources en eau (eau potable, agriculture) pourraient venir à manquer en période estivale.
Economie
Le rapport Stern a montré que les coûts de l’inaction face au changement climatique excèdent largement les coûts de sa prévention. Certains scénarios prévus par le 4ème rapport du GIEC témoignent de migrations massives de populations au fur et à mesure que les pays en basses-terres seront inondés. Des perturbations dans le marché mondial, les transports, les réserves d’énergie et le marché du travail, la banque et la finance, l’investissement et l’assurance, feraient toutes des ravages sur la stabilité des pays en développement mais aussi des pays développés. Les marchés endureraient plus d’instabilité et les investisseurs tels que les fonds de pension et les compagnies d’assurance auraient des difficultés considérables.
IL N’Y A PAS DE CONSENSUS SCIENTIFIQUE SUR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
97% DES SCIENTIFIQUES DE LA PLANÈTE COMPÉTENTS EN MATIÈRE CLIMATIQUE S’ACCORDENT À DIRE QU’IL Y A BIEN UN RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET QUE CE PHÉNOMÈNE EST D’ORIGINE HUMAINE.
Le fait que les activités humaines soient la cause du réchauffement planétaire est la position prise par les académies des sciences de 19 pays (dont la France), en plus des organismes scientifiques qui étudient la climatologie (dont le GIEC). Plus particulièrement, 97% des climatologues actifs en recherche appuient le consensus.
LES TEMPÉRATURES N’AUGMENTENT PLUS DEPUIS 1998 !
COMPARER LES DONNÉES CLIMATIQUES PAR RAPPORT À UNE SEULE ANNÉE NE CONFÈRE PAS UNE SOLIDITÉ STATISTIQUE À CETTE OBSERVATION. DES PÉRIODES DE RÉFÉRENCE PLUS LONGUES (20 À 30 ANS) PERMETTENT DE MIEUX APPRÉHENDER LES PHÉNOMÈNES. LE RAPPORT PROVISOIRE DE L’OMM (ORGANISATION MÉTÉOROLOGIQUE MONDIALE) POUR 2014 INDIQUAIT QUE QUATORZE DES QUINZE ANNÉES LES PLUS CHAUDES JAMAIS MESURÉES APPARTIENNENT AU XXIE SIÈCLE.
Même si la température moyenne globale augmente moins vite depuis 10 ans, la décennie 2000-2009 a été la plus chaude jamais enregistrée depuis 1850!
Le 5e rapport du GIEC rappelle aussi que depuis 1980, chaque décennie a été significativement plus chaude que n’importe quelle décennie passée depuis 1850. De plus, l’explication du réchauffement climatique repose sur plusieurs facteurs. S’il est naturel de commencer par la température de l’air, un examen plus approfondi devrait aussi inclure la couverture neigeuse, la fonte des glaces, les températures au sol, au-dessus des mers et même la température de la mer elle-même. Aujourd’hui, chacun de ces indicateurs atteste d’un réchauffement global des températures.
LES ESPÈCES ANIMALES ET VÉGÉTALES VONT S’ADAPTER
ON ASSISTE DÉJÀ À L’EXTINCTION D’UN GRAND NOMBRE D’ESPÈCES, CELLES-CI NE POUVANT PAS S’ADAPTER ASSEZ VITE À DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES AUSSI RAPIDES. UN RAPPORT DE WWF DE 2014 ÉTABLIT QUE LA MOITIÉ DES ESPÈCES ANIMALES SUR TERRE A DÉJÀ DISPARU. L’ÉTUDE MONTRE QUE SUR 10000 POPULATIONS REPRÉSENTATIVES DE MAMMIFÈRES, D’OISEAUX, DE REPTILES, D’AMPHIBIENS ET DE POISSONS, ON ENREGISTRE UN DÉCLIN DE LA TAILLE DES POPULATIONS DE 52% DEPUIS 1970.
LE RAPPORT MONTRE QU’À L’ÉCHELLE MONDIALE, LES PRINCIPALES MENACES POUR CES ESPÈCES SONT : LA PERTE ET LA DÉGRADATION DES HABITATS, LA CHASSE, ET LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES.Historiquement, les extinctions massives d’espèces ont été très souvent causées par des changements climatiques trop rapides. Le mode d’adaptation le plus classique d’une espèce est la migration. Aujourd’hui, la vitesse à laquelle le climat évolue, ainsi que certaines activités humaines dévastatrices pour les habitats (changement d’usage des sols avec leur artificialisation par exemple) pourraient ne pas laisser suffisamment de temps aux espèces pour migrer, et donc survivre aux changements imposés. Il faut généralement plusieurs milliers d’années pour que se consolide une biodiversité.
AVEC L’HIVER ET LE PRINTEMPS FROIDS QUE L’ON VIENT DE SUBIR, ON PARLE ENCORE DE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE !?
UNE JOURNÉE FROIDE, OU UNE ANNÉE FROIDE EN UN LIEU DONNÉ, N’A RIEN À VOIR AVEC LES TENDANCES DE LONG TERME (LES VARIATIONS DU CLIMAT S’ÉVALUENT SUR 30 ANS) QUI MONTRENT UNE HAUSSE DES TEMPÉRATURES À L’ÉCHELLE PLANÉTAIRE.
La climatologie s’intéresse aux évolutions longues du système climatique, sur des périodes de 20 à 30 ans.
De la même manière qu’à la plage, il est difficile de savoir si la marée est montante ou descendante en observant les vagues pendant quelques minutes, on ne peut pas analyser les évolutions du climat seulement à partir des évolutions de quelques années.
Lorsqu’il analyse les tendances de long terme, le GIEC montre par exemple qu’entre 1901 et 2010, la température moyenne globale a augmenté de 0,8°C. De même, la période 1981-2010 a été la plus chaude depuis 1400 ans.

IL FAISAIT PLUS CHAUD AU MOYEN-AGE
LES TEMPÉRATURES MOYENNES GLOBALES SONT AUJOURD’HUI PLUS ÉLEVÉES QUE CELLES CONNUES AU MOYEN-ÂGE.
Même si dans certaines régions (dans l’Atlantique Nord) on a observé que la température au Moyen-Âge était plus élevée qu’aujourd’hui, si l’on étudie les températures atmosphériques globales, on voit que le Moyen-Âge fut une période plus froide que la période actuelle.
De plus, des phénomènes naturels permettent d’expliquer la relative chaleur de l’époque : en effet, au Moyen-Âge, l’activité volcanique (qui contribue à refroidir le climat) était très faible; à l’inverse, l’activité solaire (qui réchauffe le climat lorsqu’elle est importante) était très forte.
Ces phénomènes, bien connus, sont moins intenses aujourd’hui ; seules les activités humaines et les émissions de gaz à effet de serre permettent d’expliquer le réchauffement constaté depuis 1950.
LA FONTE DE L’ARCTIQUE RÉSULTE D’UN CYCLE NATUREL
LES OBSERVATIONS SATELLITES MONTRENT UNE FONTE TRÈS RAPIDE DE LA BANQUISE EN ARCTIQUE DEPUIS 30 ANS.
La banquise en Arctique est un indicateur très sensible aux changements climatiques. Les données satellites recueillies ces trente dernières années montrent un déclin très rapide de la surface de la banquise : l’extension de la banquise en Arctique a diminué de 12,2% par décennie (en Septembre) depuis le début des observations satellites, en 1979.
Le graphique ci-dessous montre clairement la baisse constatée de l’extension de l’Arctique. Celle ci coïncide avec le réchauffement global (voir la courbe des températures dans le point suivant), et donc avec la hausse brutale des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

L’EFFET D’UNE AUGMENTATION DES ÉMISSIONS DE CO2 EST TRÈS FAIBLE, VOIRE NUL
UN FAISCEAU DE PREUVES, ISSUES D’OBSERVATIONS SATELLITES ET DE TESTS EN LABORATOIRES, MONTRE QUE LE CO2 CONTRIBUE INDISCUTABLEMENT À L’EFFET DE SERRE, ET DONC À RÉCHAUFFER LE CLIMAT.
Le CO2 est incontestablement un des quelques paramètres principaux qui pilotent la température de la Terre. Cela est établi non par une corrélation observée entre température et concentration en CO2, mais par des mesures répétées en laboratoire, et appuyée par les observations de l’atmosphère au sol ou par satellite. On peut mesurer l’augmentation de l’effet de serre lié à l’augmentation des concentrations en dioxyde de carbone et quelques autres gaz.
Même si le parallèle entre les niveaux de CO2 et les températures n’est pas parfait à court terme, les tendances de long terme montrent bien que la hausse des températures accompagne la hausse des concentrations en CO2.
LE GIEC EST TROP ALARMISTE, SON JUGEMENT EST BIAISÉ
LES PUBLICATIONS OFFICIELLES DU GIEC SONT UNE SYNTHÈSE DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES, QUI INCLUENT DES PUBLICATIONS QUI FONT L’UNANIMITÉ AINSI QUE CELLES QUI SONT CONTESTÉES.
Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a été créé en 1988 par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme pour l’Environnement des Nations Unies (PNUE) ; il représente tous les gouvernements. Il évalue et synthétise les travaux publiés de milliers de climatologues sous forme de rapports, analysant les tendances et prévisions mondiales en matière de changement climatique.
Le rapport du GIEC est donc une compilation des travaux scientifiques réalisés depuis le précédent rapport. Il fait la synthèse de nombreuses analyses et modélisations ; en cela il ne s’agit pas d’un travail partisan et orienté, mais bien d’une analyse pondérée.
FIXER DES LIMITES D’ÉMISSION DE CO2 EST SUICIDAIRE DANS LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE
LE COÛT D’UNE ACTION AUJOURD’HUI (TANT QU’IL EST ENCORE TEMPS) EST MINIME, COMPARÉ À CE QUE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE NOUS COÛTERA À L’AVENIR SI ON NE FAIT RIEN.
Agir aujourd’hui, c’est dépenser un petit peu pour ne pas avoir à dépenser beaucoup pour panser les plaies des changements climatiques. En effet, le coût de l’inaction serait bien supérieur au coût qu’aurait une politique volontariste de réduction des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui.
C’EST FAUX, LE CLIMAT NE CHANGE PAS !
L’ANALYSE DE NOMBREUX INDICATEURS MONTRE QUE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE EST SANS ÉQUIVOQUE.
Même si certains avancent que le réchauffement est moins rapide que prévu, on s’aperçoit que quels que soient les indicateurs utilisés, tous montrent que le climat est en train de changer. La température de l’atmosphère, l’humidité, la couverture neigeuse, la fonte des glaciers… sont autant d’indicateurs dont l’évolution atteste d’un réchauffement global.
LE GROENLAND ÉTAIT VERT, RECOUVERT D’HERBE (LORSQU’IL A ÉTÉ DÉCOUVERT PAR LES VIKINGS IL Y A 1000 ANS) !
LES CAROTTAGES SUR PLACE MONTRENT QUE LA CALOTTE GLACIAIRE DU GROENLAND EXISTE DEPUIS AU MOINS 400000 ANS !
Certaines régions côtières du sud du Groenland sont plus froides aujourd’hui qu’elles n’étaient il y a 1000 ans, ce qui expliquerait que les Vikings aient vu des zones «vertes» au Groenland (Grøland en danois).
Même si ce phénomène est vrai, cela ne contredit en rien le phénomène de réchauffement planétaire. Comme précisé dans l’argumentaire sur le Moyen-Âge, on a observé dans certaines régions (l’Atlantique Nord) que la température était plus élevée au Moyen-Âge qu’aujourd’hui.
Mais si l’on observe les températures à l’échelle mondiale, les températures actuelles sont globalement plus élevées qu’au Moyen-Âge.
IL N’Y A AUCUNE PREUVE EMPIRIQUE QUE LES ACTIVITÉS HUMAINES SONT RESPONSABLES DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
DES OBSERVATIONS DIRECTES MONTRENT QUE LES CONCENTRATIONS EN CO2 AUGMENTENT DU FAIT DES ACTIVITÉS HUMAINES. DES MESURES SATELLITAIRES ET EN SURFACE MONTRENT QUE CE CO2 PIÈGE LA CHALEUR, QUI S’ACCUMULE ALORS SUR LA TERRE.
Comme précisé auparavant, des mesures répétées en laboratoire, et appuyée par les observations de l’atmosphère au sol ou par satellite ont montré clairement que le CO2 piège la chaleur.
Le CO2 émis par la nature (océans, végétaux et volcans) est rééquilibré par l’absorption naturelle (par les mêmes océans et végétaux).
Mais les émissions humaines bouleversent l’équilibre naturel en élevant le CO2 à des niveaux jamais atteints en 800 000 ans. Environ 40% des émissions humaines de CO2 sont absorbées, en grande partie par les océans et la végétation. Le reste demeure dans l’atmosphère, la quantité ajoutée est, certes faible mais elle est cumulée tous les ans. Cela porte le niveau de CO2 à son plus haut niveau depuis 15 à 20 millions d’années (Tripati, 2009).
C’EST LA FAUTE D’EL NINO !
EL NIÑO EST UN PHÉNOMÈNE INFLUANT SUR LA TEMPÉRATURE MOYENNE GLOBALE, MAIS CE PHÉNOMÈNE EST ÉPHÉMÈRE ET N’A DONC PAS D’IMPACT SUR LA TENDANCE DE LONG TERME.
Le phénomène El Niño désigne un phénomène climatique particulier qui se caractérise par des températures de l’eau anormalement élevées dans la partie Est de l’océan Pacifique équatorial. Lorsque ce phénomène se manifeste, on assiste à la forte hausse des températures annuelles. Cependant ce phénomène ne perdure pas, d’où le terme d’«oscillation», et ne peut pas expliquer les tendances de long terme.
C’EST LA FAUTE DU MÉTHANE !
BIEN QUE LE MÉTHANE SOIT UN GAZ BEAUCOUP PLUS PUISSANT QUE LE CO2 (PAR MOLÉCULE) IL Y A AU MOINS 200 FOIS PLUS DE CO2 QUE DE MÉTHANE DANS L’ATMOSPHÈRE.
Bien que le méthane soit un gaz beaucoup plus puissant que le CO2 (par molécule) il y a au moins 200 fois plus de CO2 que de méthane dans l’atmosphère. Ainsi, la concentration de CO2 est de 390 ppm (parties par million) alors que celle du méthane est de 1,75 ppm. Les activités humaines ont conduit a doubler la concentration de méthane dans l’atmosphère, alors que celle du CO2 a augmenté d’environ un tiers. Même si l’accroissement du méthane dans l’atmosphère a contribué à augmenter l’effet de serre, cette augmentation est plus faible que celle due au CO2. C’est ce que montrent clairement les calculs, qui sont eux mêmes basés sur les mesures de l’absorption du rayonnement par les différents gaz.
Cependant, il ne faut pas négliger les effets du méthane.
Ce dernier a en effet un pouvoir de réchauffement (PRG) très élevé et a la spécificité de concentrer son action dans les premières années après son émission.
La bonne nouvelle est que depuis le début des années 90, l’augmentation des concentrations de méthane dans l’atmosphère s’est fortement ralentie. Après être restées stables pendant une dizaine d’années, les concentrations sont reparties à la hausse en 2008 (Dlugokencky 2003).Les causes des variations interannuelles de la concentration en méthane restent mal comprises.
IL N’Y A PAS À S’INQUIÉTER, C’EST UN PHÉNOMÈNE NATUREL, UN CYCLE
UN CYCLE NATUREL RÉPOND À UN FORÇAGE, UNE FORCE MOTRICE ELLE MÊME NATURELLE. OR AUCUNE FORCE MOTRICE CONNUE, NE PEUT EXPLIQUER LE RÉCHAUFFEMENT OBSERVÉ, SI CE N’EST LES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE PROVOQUÉES PAR LES ACTIVITÉS HUMAINES.
Des épisodes de réchauffement/refroidissement, connus sous le nom d’événements de Dansgaard-Oeschger, sont observés dans les enregistrements de la dernière période glaciaire (entre -100 000 et -10 000 ans approximativement) avec une durée de retour de l’ordre de 1500 ans. Ils se caractérisent par un réchauffement rapide de l’Atlantique Nord accompagné d’un refroidissement plus lent de l’Antarctique et d’une migration des zones pluvieuses tropicales. Ainsi ces cycles montrent plutôt une réorganisation des gradients de température, et l’hypothèse la mieux étayée pour les expliquer est une variation de la circulation océanique et du transport de chaleur associé. A l’inverse, le réchauffement climatique observé actuellement concerne l’ensemble des deux hémisphères et notamment la totalité des océans de la planète, ce qui indique un déséquilibre énergétique global d’importance et pas seulement une réorganisation des transports de chaleur.
LE GIEC S’EST TROMPÉ LORS DE SON PRÉCÉDENT RAPPORT, SUR LA FONTE DES GLACIERS EN HIMALAYA
LA MASSE DES GLACIERS SE RÉDUIT RAPIDEMENT PARTOUT DANS LE MONDE MAIS EFFECTIVEMENT, LE GIEC A COMMIS UNE ERREUR DANS SON PRÉCÉDENT RAPPORT : UNE ERREUR (2035 AU LIEU DE 2350) DANS UN PARAGRAPHE, SUR UN RAPPORT DE 3000 PAGES.
Une erreur s’est donc bien glissée dans le dernier rapport du GIEC, dans la section 10.6.2 ; erreur sur laquelle se sont précipités les climato-sceptiques pour discréditer l’ensemble du travail du GIEC.
Cette affirmation était erronée : « la probabilité de voir les glaciers en Himalaya disparaître d’ici 2035 – voire avant – est très élevée si la Terre continue à se réchauffer à la vitesse actuelle ».
Il s’agissait néanmoins d’une seule erreur au milieu d’un rapport de 3000 pages, dans la partie traitant des impacts des changements climatiques.
C’EST LA FAUTE DE LA CHALEUR URBAINE
BIEN QUE LES ZONES URBAINES SOIENT SANS CONTESTE PLUS CHAUDES QUE LES ZONES RURALES AVOISINANTES, CELA N’A QUE PEU D’EFFETS, VOIRE AUCUN, SUR LA TENDANCE AU RÉCHAUFFEMENT GLOBAL OBSERVÉE.
Lorsqu’ils compilent les enregistrements de température, les scientifiques du GISS (« Goddard Institute for Spatial Studies ») de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) tiennent compte de l’influence des Îlots de Chaleur Urbains (ICU). Ils comparent les tendances climatiques à long terme des zones urbaines à celles des zones rurales voisines. Ces procédures sont décrites en détail sur le site de la NASA (Hansen 2001). Leurs études révèlent que, dans la plupart des cas, le réchauffement urbain est modeste et d’amplitude comparable à celle de l’erreur sur la mesure. Ces résultats sont confirmés par un examen critique effectué par des confères du NCDC (le « National Climatic Data Center », Peterson 2003), qui ont mené une étude statistique sur les anomalies de température en zones rurales et urbaines et aboutissent à la conclusion que « contrairement à une opinion largement répandue, l’impact de l’urbanisation sur l’évolution annuelle des températures ne peut être statistiquement démontré. Les zones industrielles d’une ville sont certes nettement plus chaudes que les territoires ruraux, mais les observations météorologiques sont le plus souvent effectuées dans les parties froides des villes et non dans les zones industrielles. »
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Les scénarios du GIEC
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/02/2021
Le GIEC, groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
Les scénarios du GIEC
http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/le-giec-groupe-dexperts-intergouvernemental-sur-levolution-du-climat/les-scenarios-du-giec
Le climat à venir est notamment fonction des émissions ou concentrations de gaz à effet de serre et d'aérosols dues aux activités humaines. Or, les émissions humaines dépendent de notre consommation énergétique : chauffage et climatisation, transports, production de biens de consommation, activités agricoles, etc. Pour réaliser des projections climatiques, il faut donc émettre des hypothèses sur l'évolution de la démographie mondiale et des modes de vie à travers la planète.
Les scénarios des rapports 2001 et 2007
Dans les précédents Rapports du GIEC, l'analyse reposait sur un faisceau de futurs possibles de nos sociétés et de nos modes de vie. Ces scénarios socio-économiques, organisés en 4 familles (A1, A2, B1 et B2), étaient traduits chacun en termes d'émissions de gaz à effet de serre pour le XXIème siècle. Ces évolutions des émissions ou des concentrations de gaz à effet de serre et d'aérosols étaient alors utilisées par les climatologues comme données d'entrée des modèles simulant le climat futur. Les scénarios climatiques émergeant de ces simulations étaient à leur tour utilisés dans des modèles d'impacts permettant notamment de simuler les effets du climat sur les écosystèmes ou l'hydrologie. Ces résultats étaient enfin utilisés dans des études socio-économiques sur les impacts et l'adaptation aux changements climatiques.
5ème Rapport du GIEC : une nouvelle approche
Lors de la préparation du 5ème Rapport, une approche différente a été adoptée afin d'accélérer le processus d'évaluation. Pour analyser le futur du changement climatique, les experts du GIEC ont cette fois défini a priori quatre trajectoires d'émissions et de concentrations de gaz à effet de serre, d'ozone et d'aérosols, ainsi que d'occupation des sols baptisés RCP (« Representative Concentration Pathways » ou « Profils représentatifs d'évolution de concentration »).
Ces RCP sont utilisés par les différentes équipes d'experts (climatologues, hydrologues, agronomes, économistes …), qui travaillent pour la première fois en parallèle. Les climatologues en déduisent des projections climatiques globales ou régionales. Les économistes établissent des scénarios qui explorent toutes les possibilités d'évolutions technologiques et socio-économiques compatibles avec les RCP.
A quoi correspondent les RCP ?
Les quatre profils d'évolution des concentrations des gaz à effet de serre (RCP) retenus par les experts du GIEC pour le 5ème Rapport ont été traduits en termes de forçage radiatif, c'est-à-dire de modification du bilan radiatif de la planète. Le bilan radiatif représente la différence entre le rayonnement solaire reçu et le rayonnement infrarouge réémis par la planète. Il est calculé au sommet de la troposphère (entre 10 et 16 km d'altitude). Sous l'effet de facteurs d'évolution du climat, comme par exemple la concentration en gaz à effet de serre, ce bilan se modifie : on parle de forçage radiatif.
Les 4 profils RCP correspondent chacun à une évolution différente de ce forçage à l'horizon 2300. Ils sont identifiés par un nombre, exprimé en W/m² (puissance par unité de surface), qui indique la valeur du forçage considéré. Plus cette valeur est élevée, plus le système terre-atmosphère gagne en énergie et se réchauffe.
Évolution du bilan radiatif de la terre ou « forçage radiatif »
en W/m2 sur la période 1850-2250 selon les différents scénarios
Après 2006, les traits continus correspondent aux nouveaux scénarios dits RCP (Representative Concentration Pathways)
et les traits pointillés aux scénarios des rapports 2001 et 2007 du GIEC.
Comparaison entre RCP et anciens scénarios
Les RCP et les scénarios utilisés pour les Rapports 2001 et 2007 se recouvrent partiellement. Les RCP couvrent cependant une période plus longue : jusqu'à 2300 (2100 pour les anciens scénarios).
Le profil RCP 8.5 est le plus extrême (pessimiste). Il est un peu plus fort que le scénario le plus marqué utilisé dans les simulations du rapport du GIEC 2007 (A2).
Les profils RCP 6.0 et RCP 4.5 correspondent sensiblement et respectivement aux scénarios A1B et B1.
Enfin, le profil RCP 2.6 est sans équivalent dans les anciennes propositions du GIEC. En effet, sa réalisation implique, et c'est une nouveauté importante, l'intégration des effets de politiques de réduction des émissions susceptibles de limiter le réchauffement planétaire à 2°C.
Rappel : les scénarios utilisés pour les rapports 2001 et 2007
Famille A1
Elle postule une croissance économique très rapide et répartie de façon homogène sur la planète. La population mondiale atteint un maximum de 9 milliards d'individus au milieu du siècle pour décliner ensuite. De nouvelles technologies énergétiquement efficaces sont introduites rapidement. Les variantes viennent de l'utilisation plus ou moins intense des combustibles fossiles. Par exemple, la variante A1B suppose une utilisation des différentes sources énergétiques sans en privilégier une en particulier (scénario médian). À l'inverse, le scénario A1FI est le plus pessimiste, puisqu'il suppose que ce sont surtout des sources d'énergie fossile qui sont utilisées.
Famille A2
Elle prévoit un monde beaucoup plus hétérogène : la croissance économique et le développement des technologies énergétiquement efficaces sont très variables selon les régions et la population atteint 15 milliards d'habitants à la fin du siècle sans cesser de croître.
Famille B1
Elle décrit la même hypothèse démographique que la famille A1 mais avec une économie rapidement dominée par les services, les « techniques de l'information et de la communication » et dotée de technologies énergétiquement efficaces. Mais sans initiatives supplémentaires par rapport à aujourd'hui pour gérer le climat. Ce scénario est le plus optimiste.
Famille B2
Elle décrit un monde à mi-chemin des scénarios A1 et A2 sur les plans économiques et technologiques, qui voit sa population atteindre à 10 milliards d'habitants en 2100, sans cesser de croître.
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Le GIEC
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/02/2021
Il est juste au regard des deux articles précédents de mentionner les travaux du GIEC.
On peut lire des quantités d'articles très documentés en fouillant sur le net.
Ici, c'est juste de la vulgarisation.
https://www.lepoint.fr/environnement/sauver-les-oceans-pour-sauver-l-humanite-le-constat-glacant-du-giec-
Montée du niveau des océans, disparition des glaciers... : le rapport alarmant du Giec
VIDÉO. Le niveau des océans a augmenté 2,5 fois plus vite au début du XXIe siècle qu'au XXe, et va continuer à s'accroître, alertent les experts climat de l'ONU.

Source AFP
Publié le 25/09/2019 à 11h14 - Modifié le 25/09/2019 à 13h08
Victimes du réchauffement, les océans et les zones gelées dépérissent à grande vitesse, menaçant des pans entiers de l'Humanité qui doit réduire au plus vite ses émissions de CO2 pour limiter les dégâts, avertit mercredi un rapport alarmant du Giec. Montée du niveau des océans, petites îles menacées de submersion, glaciers qui disparaissent… Certains des impacts dévastateurs du changement climatique sont déjà « irréversibles », note le groupe d'experts climat de l'ONU à l'issue d'une réunion marathon de cinq jours à Monaco.
Deux jours après le sommet climat de New York qui n'a pas suscité l'impulsion espérée, ce rapport souligne toutefois que mettre en place des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pourrait faire une vraie différence. Les modifications de l'océan ne s'arrêteront pas soudainement en baissant les émissions, mais leur rythme devrait être ralenti. « Ça donne plus de chances de conserver les écosystèmes, et ça permettrait de gagner du temps », souligne la climatologue Valérie Masson-Delmotte, qui a participé à la rédaction du document de 900 pages basé sur des milliers d'études scientifiques.
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Gagner du temps pour, par exemple, se préparer à la montée des eaux qui favorisent les vagues de submersion et les tempêtes : en construisant des digues autour des grandes mégapoles côtières comme New York ou en anticipant le déplacement peut-être inéluctable de certaines populations, notamment celles de petits États insulaires qui pourraient devenir inhabitables d'ici à la fin du siècle.
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« On ne peut pas mettre un pansement dessus pour le faire disparaître »
Le niveau des océans a augmenté 2,5 fois plus vite au début du XXIe siècle qu'au XXe, et va continuer à s'accroître. Ce n'est « pas un problème technique ou environnemental. On ne peut pas mettre un pansement dessus pour le faire disparaître », insiste un autre auteur, Bruce Glavovic, de l'université Massey en Nouvelle-Zélande. Cela va « redéfinir les littoraux du monde entier, là même où la population est concentrée ». Sur ces côtes, construire des protections contre la montée des eaux pourrait réduire de 100 à 1 000 fois les risques d'inondations, selon le rapport. À condition d'investir « des dizaines à des centaines de milliards de dollars par an ». Ces protections seraient toutefois plus efficaces pour les mégalopoles côtières que les grands deltas agricoles ou les petits États insulaires qui n'auraient de toute façon pas les moyens de financer ces grands travaux.
Au total, selon le rapport, plus d'un milliard de personnes vivront d'ici le milieu du siècle dans des zones côtières peu élevées particulièrement vulnérables aux inondations ou à d'autres événements météo extrêmes amplifiés par la montée du niveau de la mer et le dérèglement climatique. Et même dans un monde à + 2 °C, de nombreuses mégapoles et petites îles devraient être frappées d'ici à 2050 au moins une fois par an par un événement extrême qui ne se produisait jusqu'alors que tous les cent ans.
Le monde s'est engagé en 2015 dans l'accord de Paris à limiter le réchauffement à + 2 °C, voire + 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Les océans, qui couvrent plus de 70 % de la surface du globe, ont absorbé environ un quart de ces émissions et 90 % de la chaleur supplémentaire générée par le CO2 produit par l'Homme. Avec des conséquences palpables : hausse de la température de la mer, acidification, perte d'oxygène.
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Promesses trop « faibles »
Ces bouleversements entraînent des impacts en cascade sur les écosystèmes dont dépend l'Homme, comme les récifs coralliens qui servent de nurserie à de nombreuses espèces de poissons ou les régions de montagnes alimentées en eau par les glaciers. Ce rapport adopté par les 195 États membres du Giec est le quatrième opus scientifique de l'ONU en un an à tirer la sonnette d'alarme sur les impacts du dérèglement climatique et à pointer des pistes vers les façons d'y remédier ou au moins les limiter.
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Mais malgré le constat sans appel de la science et la mobilisation de millions de jeunes dans les rues du monde entier la semaine dernière, les dirigeants mondiaux réunis à New York lundi n'ont pas été à la hauteur des engagements nécessaires, accusent les défenseurs de la planète. « Avec ces faibles promesses des États, nous avons probablement plus de chance de faire sauter la banque au casino de Monte-Carlo que de limiter le réchauffement à + 1,5 °C », a commenté Stephen Cornelius, de WWF.
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Les engagements internationaux actuels, s'ils étaient respectés, conduiraient à un monde à + 3 °C. Le Giec note dans son rapport que les océans peuvent aussi offrir des solutions pour aider à réduire ces émissions, notamment par le développement des énergies renouvelables.
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Le catastrophisme climatique
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/02/2021
Dans la continuité de l'article précédent, je partage celui-ci.
Il reprend les arguments de Michael Schellenberger et son combat contre le "catastrophisme climatique".
TRIBUNE. Pourquoi les affirmations catastrophistes sur le climat sont fausses
https://www.lepoint.fr/postillon/tribune-pourquoi-les-affirmations-catastrophistes-sur-le-climat-sont-fausses-
Pour l'écologiste pragmatique Michael Shellenberger, les déclarations apocalyptiques s'avèrent scientifiquement erronées et politiquement contre-productives.
Par Michael Shellenberger*
Publié le 09/12/2019 à 15h46
Ces dernières semaines, les journalistes et les défenseurs de l'environnement ont fait un certain nombre de prédictions apocalyptiques sur l'impact du changement climatique. L'écologiste Bill McKibben a suggéré qu'en Australie, les incendies causés par le climat avaient rendu les koalas « pratiquement éteints ». Extinction Rebellion affirme : « Des milliards de gens mourront » et « la vie sur Terre est en train de s'éteindre ». Vice magazine soutient que « l'effondrement de la civilisation a peut-être déjà commencé ».
Peu ont plus attiré l'attention sur cette menace que la militante étudiante Greta Thunberg et la représentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, sponsor du Green New Deal. Cette dernière prétend que « le monde va s'écrouler dans douze ans si nous ne nous attaquons pas au changement climatique ». Dans son nouveau livre, Thunberg affirme : « Vers 2030, nous serons en situation de déclencher une réaction en chaîne irréversible hors du contrôle humain, qui conduira à la fin de la civilisation telle que nous la connaissons. »À LIRE AUSSIPhébé – Pour sauver la terre, êtes-vous plutôt prophète ou magicien ?
Parfois, les scientifiques eux-mêmes font des affirmations apocalyptiques. Si la terre se réchauffe de quatre degrés, « il est difficile de voir comment nous pourrions accueillir huit milliards de personnes, voire la moitié d'entre elles », a déclaré l'un d'entre eux, Johan Rockström, directeur de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact du climat. Si le niveau de la mer s'élève autant que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat le prévoit, un autre scientifique, Michael Oppenheimer, professeur des sciences de la Terre à Princeton, a déclaré : « Ce sera un problème ingérable. »
À LIRE AUSSISpécial COP25 – Michel Damian : « Des dérèglements climatiques pour des siècles »

L'écologiste « pragmatique » Michael Shellenberger en février à Madrid.
© Oscar Gonzalez / NurPhoto
Des déclarations apocalyptiques comme celles-ci ont des répercussions dans le monde réel. En septembre, un groupe de psychologues britanniques a déclaré que les enfants souffrent de plus en plus de l'anxiété causée par le discours effrayant sur le changement climatique. En octobre, un militant d'Extinction Rebellion (XR) – un groupe environnemental fondé en 2018 pour désobéir civilement afin d'attirer l'attention sur la menace que les changements climatiques font peser sur l'existence humaine – et un vidéaste ont été frappés et battus dans une station du métro londonien par des voyageurs en colère. Et fin novembre, un cofondateur de XR a déclaré qu'un génocide comme celui de l'Holocauste « se reproduisait, à une bien plus grande échelle, et à la vue de tous » à cause du changement climatique.Le changement climatique est une question qui me tient à cœur et à laquelle j'ai consacré une partie importante de ma vie. J'ai été politiquement actif sur cette question pendant plus de vingt ans et j'ai fait des recherches et écrit à ce sujet pendant dix-sept ans. Au cours des quatre dernières années, mon organisation, Environmental Progress, a collaboré avec certains des plus grands climatologues du monde pour empêcher les émissions de carbone d'augmenter. À ce jour, nous avons contribué à prévenir l'augmentation des émissions, pour l'équivalent de 24 millions de voitures supplémentaires sur les routes.
Je tiens également à rétablir l'exactitude des faits et de la science et j'ai, ces derniers mois, corrigé la couverture médiatique inexacte et apocalyptique des incendies en Amazonie et en Californie, qui ont été présentés à tort comme étant principalement attribuables aux changements climatiques.
À LIRE AUSSIDérèglement climatique : « La peur est un moyen de réveiller les gens »
L'approche catastrophiste du changement climatique est autodestructrice
Les journalistes et les militants ont l'obligation de décrire les problèmes environnementaux avec honnêteté et précision, même s'ils craignent que cela réduise la valeur de ces nouvelles ou leur impact sur le public. Il y a des preuves concordantes du fait que l'approche catastrophiste du changement climatique est autodestructrice, car elle détourne et polarise de nombreuses personnes. Et exagérer le changement climatique risque de nous éloigner d'autres questions importantes, y compris celles sur lesquelles nous pourrions avoir un meilleur contrôle à court terme.
Je ressens le besoin de le dire d'emblée parce que je veux que les questions que je m'apprête à soulever soient prises au sérieux et ne soient pas rejetées par ceux qui qualifient de « négationnistes du climat » ou de « retardateurs du climat » ceux qui repoussent l'exagération.
Cela étant posé, examinons si les données scientifiques appuient ce qui a été dit.
Premièrement, aucun organisme scientifique crédible n'a jamais dit que les changements climatiques menacent la civilisation d'effondrement et encore moins l'espèce humaine d'extinction. « Nos enfants vont mourir dans les 10 à 20 prochaines années. » Quel est le fondement scientifique de ces allégations ? » Andrew Neil, de la BBC, a interrogé le mois dernier une porte-parole de XR visiblement mal à l'aise. « Il est vrai que ces affirmations ont été contestées », répond-elle. « Il y a des scientifiques qui sont d'accord et d'autres qui disent que ce n'est pas vrai. Mais le problème général, c'est que ces morts vont bien se produire. » « Mais la plupart des scientifiques ne sont pas d'accord avec cela » poursuit Neil. « J'ai examiné les rapports du Giec et je ne vois aucune référence à des milliards de personnes qui mourront, ou à de telles conséquences pour les enfants dans 20 ans. Comment mourraient-ils ? » « Des migrations de masse à travers le monde ont déjà lieu en raison de la sécheresse prolongée qui sévit dans certains pays, en particulier en Asie du Sud. Il y a des incendies de forêt en Indonésie, dans la forêt amazonienne, en Sibérie, dans l'Arctique », dit-elle.
À LIRE AUSSINous avons interviewé une fondatrice d'Extinction Rebellion
Mais en disant cela, la porte-parole de XR a grossièrement déformé la science. « Il existe des preuves solides que les catastrophes déplacent des personnes dans le monde entier, note le Giec, mais des preuves limitées que le changement climatique ou l'élévation du niveau de la mer en sont la cause directe. » Qu'en est-il de cette « migration de masse » ? « La majorité des mouvements de population qui en résultent ont tendance à se produire à l'intérieur des frontières des pays touchés », explique le Giec.
Ce n'est pas comme si le climat n'avait pas d'importance. C'est que les changements climatiques sont compensés par d'autres facteurs. Plus tôt cette année, les chercheurs ont constaté que le climat « a affecté les conflits armés organisés dans des pays. Cependant, d'autres moteurs, tels que le faible développement socio-économique et les faibles capacités de l'État, sont jugés beaucoup plus influents. »
En janvier dernier, après que les climatologues eurent critiqué la représente Alexandria Ocasio-Cortez pour avoir dit que la fin du monde arriverait dans douze ans, son porte-parole a répondu : « Nous pouvons ergoter sur la phraséologie, qu'elle soit existentielle ou cataclysmique », ajoutant : « Nous observons beaucoup de problèmes [liés au changement climatique] qui ont déjà un impact sur des vies. » Cette dernière partie est peut-être vraie, mais il est également vrai que le développement économique nous a rendus moins vulnérables, ce qui explique pourquoi le nombre de victimes de catastrophes naturelles a diminué de 99,7 % depuis son point culminant de 1931. Cette année-là, 3,7 millions de personnes sont mortes des suites de catastrophes naturelles. En 2018, 11 000 seulement. Et ce déclin s'est produit au cours d'une période où la population mondiale a quadruplé.
Qu'en est-il de l'élévation du niveau de la mer ? Le Giec estime que le niveau de la mer pourrait monter de deux pieds (0,6 mètre) d'ici 2100. Est-ce que cela semble apocalyptique ou même « ingérable » ? Considérons qu'un tiers des Pays-Bas se trouve sous le niveau de la mer et que certaines régions se trouvent à sept mètres sous le niveau de la mer. On pourrait objecter que les Pays-Bas sont riches alors que le Bangladesh est pauvre. Mais les Pays-Bas se sont adaptés à la vie sous le niveau de la mer il y a quatre cents ans. La technologie s'est un peu améliorée depuis.À LIRE AUSSIClimat, nucléaire, homéopathie… Pourquoi nous maltraitons la science
Qu'en est-il des allégations de mauvaises récoltes, de famine et de mortalité massive ? C'est de la science-fiction, pas de la science. Aujourd'hui, les humains produisent suffisamment de nourriture pour 10 milliards de personnes, soit 25 % de plus que ce dont nous avons besoin, et les organismes scientifiques prédisent une augmentation de cette tendance, et non un déclin. L'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) prévoit uneaugmentation des rendements agricoles de 30 % d'ici 2050. Et les régions les plus pauvres du monde, comme l'Afrique subsaharienne, devraient connaître des augmentations de 80 à 90 %.
Personne ne suggère que le changement climatique n'aura pas d'impact négatif sur le rendement des cultures. Cela se pourrait. Mais ces baisses doivent être relativisées. Les rendements du blé ont augmenté de 100 à 300 % dans le monde entier depuis les années 1960, tandis qu'une étude reposant sur 30 modèles a révélé que les rendements diminueraient de 6 % pour chaque degré Celsius d'augmentation des températures. Les taux de croissance futurs des rendements dépendent beaucoup plus de l'accès des pays pauvres aux tracteurs, à l'irrigation et aux engrais que du changement climatique, selon la FAO.
Tout ceci explique pourquoi le Giec prévoit que les changements climatiques auront un impact modeste sur la croissance économique. D'ici 2100, le Giec prévoit que l'économie mondiale sera de 300 à 500 % plus importante qu'elle ne l'est actuellement. Le Giec et le lauréat du prix Nobel d'économie de Yale, William Nordhaus, prédisent conjointement qu'un réchauffement de 2,5 °C et 4 °C réduirait le produit intérieur brut (PIB) de 2 % et 5 % au cours de la même période.
Cela signifie-t-il que nous ne devrions pas nous inquiéter du changement climatique ? Pas du tout.Lire aussi Jared Diamond contre les collapsologues
Doit-on s'inquiéter pour les koalas ? Absolument !
L'une des raisons pour lesquelles je travaille sur le changement climatique est que je m'inquiète de l'impact qu'il pourrait avoir sur les espèces en péril. Le changement climatique pourrait menacer un million d'espèces dans le monde et la moitié de tous les mammifères, reptiles et amphibiens dans divers endroits comme le Rift Albertin en Afrique centrale, habitat du gorille des montagnes dont l'espèce est menacée.
Mais il n'est pas vrai que « nous mettons notre propre survie en danger » par des extinctions, comme Elizabeth Kolbert l'a affirmé dans son livre, La Sixième Extinction (éditions Vuibert). Aussi tragiques que soient les extinctions d'animaux, elles ne menacent pas la civilisation humaine. Si nous voulons sauver les espèces en voie de disparition, nous devons le faire parce que nous nous préoccupons de la faune pour des raisons spirituelles, éthiques ou esthétiques, et non pour des raisons de survie.Et exagérer le risque et suggérer que le changement climatique est plus important que des choses comme la destruction de l'habitat sont contre-productifs. Par exemple, les incendies en Australie ne conduisent pas à l'extinction des koalas, comme l'a suggéré Bill McKibben. Le principal organisme scientifique qui suit l'espèce, l'Union internationale pour la conservation de la nature, ou UICN, qualifie le koala de « vulnérable », qui est un niveau en dessous de « en danger », deux niveaux en dessous de « en danger critique d'extinction » et trois en dessous de « éteint » à l'état sauvage.
Doit-on s'inquiéter pour les koalas ? Absolument ! Ce sont des animaux étonnants et leur nombre est tombé à environ 300 000. Mais ils font face à des menaces beaucoup plus importantes comme la destruction de leur habitat, les maladies, les feux de brousse et les espèces envahissantes. Envisagez les choses ainsi. Le climat pourrait changer radicalement – et nous pourrions encore sauver les koalas. Inversement, le climat pourrait ne changer que modestement – et les koalas pourraient toujours disparaître.
L'accent monomaniaque mis sur le climat détourne notre attention d'autres menaces qui pèsent sur les koalas et sur les possibilités de les protéger, comme la protection et l'expansion de leur habitat. En ce qui concerne les incendies, l'un des scientifiques australiens les plus éminents sur la question déclare : « Les pertes dues aux feux de brousse peuvent s'expliquer par l'exposition croissante des habitations aux broussailles sujettes au feu. Aucune autre influence n'a besoin d'être invoquée. Donc, même si le changement climatique avait joué un petit rôle dans l'occurrence des feux de brousse récents, et nous ne pouvons l'exclure, le changement d'exposition des biens au risque est un facteur largement prééminent. »À LIRE AUSSILewis, le koala sauvé des flammes en Australie, est mort
Les incendies ne sont pas non plus uniquement dus à la sécheresse, qui est fréquente en Australie, et exceptionnelle cette année.« Le changement climatique joue son rôle ici », a expliqué Richard Thornton du Bushfire and Natural Hazards Cooperative Research Centre en Australie, « mais il n'est pas la cause de ces incendies. »
Il en va de même pour les incendies aux États-Unis. En 2017, les scientifiques ont modélisé 37 régions différentes et ont découvert que « les humains peuvent non seulement influencer les régimes de feu, mais que leur présence peut en fait éclipser, ou même neutraliser, les effets du climat ». Parmi les dix variables qui influent sur le feu, « aucune n'était aussi importante… que les variables anthropiques », comme la construction de maisons, la gestion de feux et l'utilisation du bois en tant que combustible à proximité des forêts.Lire aussi Aurélien Barrau : « Plus personne de normalement cérébré ne doute de la catastrophe environnementale »
Les scientifiques du climat commencent à repousser les exagérations des militants, des journalistes et des autres scientifiques. « Alors que de nombreuses espèces sont menacées d'extinction », a déclaré Ken Caldeira de Stanford, « le changement climatique ne menace pas l'extinction de l'homme… Je ne voudrais pas qu'on motive les gens à faire ce qu'il faut en leur faisant croire quelque chose qui est faux. » J'ai demandé au climatologue australien Tom Wigley ce qu'il pensait de l'affirmation selon laquelle le changement climatique menace la civilisation. « Ça me dérange vraiment parce que c'est faux », a-t-il dit. « Tous ces jeunes ont été mal informés. Et c'est en partie la faute de Greta Thunberg. Pas délibérément. Mais elle a tort. » Mais les scientifiques et les militants n'ont-ils pas besoin d'exagérer pour attirer l'attention du public ? « Je me souviens de ce que disait Steve Schneider, un climatologue de l'université de Stanford, répondit Wigley. « Il avait l'habitude de dire qu'en tant que scientifique, nous ne devons pas vraiment nous préoccuper de la façon dont nous présentons les choses dans nos communications avec les gens de la rue qui ont besoin d'un petit coup de pouce pour réaliser que le problème est grave. Steve n'avait aucun scrupule à parler de cette façon biaisée. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. »Nécessité d'un terrain d'entente
Wigley a commencé à travailler à plein temps sur la science du climat en 1975 et a créé l'un des premiers modèles climatiques (MAGICC) en 1987. MAGICC reste l'un des principaux modèles climatiques utilisés aujourd'hui. « Quand je m'adresse au grand public, dit-il, je souligne certaines des choses qui pourraient réduire le réchauffement prévu et d'autres qui pourraient l'accroître. J'essaie toujours de présenter les deux côtés. »
Ce qui me dérange pour partie dans la rhétorique apocalyptique des activistes du climat, c'est qu'elle s'accompagne souvent d'exigences visant à refuser aux pays pauvres les sources d'énergie bon marché dont ils ont besoin pour se développer. J'ai constaté que de nombreux scientifiques partagent mes préoccupations.
« Si vous voulez minimiser la proportion de dioxyde de carbone dans l'atmosphère en 2070, vous pourriez bien être amené à accélérer la combustion du charbon en Inde aujourd'hui », a déclaré Kerry Emanuel, climatologue du MIT. « Cela semble paradoxal. Le charbon est terrible pour le carbone. Mais c'est en brûlant beaucoup de charbon que les Indiens s'enrichissent, et en s'enrichissant ils ont moins d'enfants, et en n'ayant pas autant de gens qui brûlent du carbone, on sera peut-être en meilleure position en 2070. »
Emanuel et Wigley affirment qu'une rhétorique extrémiste rend plus difficile un accord politique sur le changement climatique.
« Il faut trouver un terrain d'entente où l'on peut faire des choses raisonnables pour atténuer les risques et essayer en même temps de sortir les gens de la pauvreté et les rendre plus résilients », dit Emanuel. « Nous ne devrions pas être forcés de choisir entre sortir les gens de la pauvreté et faire quelque chose pour le climat. »
Fort heureusement, il y a une grande marge de manœuvre entre l'apocalypse climatique et le déni climatique.
*Nommé « héros de l'environnement » par le magazine Time en 2008 et fondateur du think thank Environmental Progress, Michael Shellenberger se définit comme un écologiste pragmatique et pro-nucléaire. Il est un fréquent contributeur de Forbes, du New York Times et du Washington Post.
À lire aussi : Débat Bruckner-Shellenberger : « L'Occident est fatigué et déprimé »
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Michael Shellenberger et la peur climatique
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/02/2021
C'est un sujet qui me préoccupe de longue date. J'ai lu beaucoup, beaucoup de documents sur cette problématique.
Je viens de découvrir un auteur qui a un point de vue radicalement différent de tous les scientifiques qui alertent sur le changement climatique et la responsabilité de l'homme dans ce phénomène.
Je ne sais toujours pas s'il faut parler de "changement", de "dérèglement", de "réchauffement" mais ce qui est clair pour moi, à travers de simples observations quotidiennes, c'est que les effets sur la nature sont indéniables.
Il y a dix ans, la saison de ski de fond durait jusqu'aux vacances de Pâques. Dans une semaine, avec les températures actuelles, le site de la Féclaz ne sera plus praticable. C'est un fait.
Les primevères sont déjà en fleurs dans le jardin.
L'été dernier, pour la première fois, en vingt-cinq ans, le lac des grenouilles à 2000 mètres était sec. Totalement sec.
Le ruisseau qui alimente l'étang en contrebas de la maison disparaît au mois de juin et à la fin de l'été, cet étang n'est plus qu'une mare boueuse.
Je ne parle pas de la difficulté considérable de maintenir le potager en état quand l'absence de pluie devient mortifère et que le vent du sud qui dure des semaines grille tout.
Bon, on va me dire que ça n'a rien de scientifique. Effectivement, c'est juste de l'observation. Est-ce que ça n'a aucune valeur pour autant ? Est-ce que ce "changement" climatique en devient illusoire ?
Je pose la question.
Je n'ai pas de réponse.
Quant au plastique, je rappelle juste qu'on en trouve désormais dans tous les grands lacs de montagne des Alpes et que les pêcheurs professionnels craignent considérablement des atteintes irrémédiables sur la faune.
Mais bon, il faut toujours poser en contrepoints les arguments venant du camp opposé.
En voici un exemple.
Il y a dans cet argumentaire des affirmations qui me font bondir. Mais il convient malgré tout de lire et d'y réfléchir et de ne surtout pas s'enfermer dans une vision unique.
Je me méfie considérablement en tout cas des gens qui affirment avoir raison dans le domaine. De quelque bord que ce soit.
Pour ma part, je ne sais rien avec certitude. Je me contente d'observer et je tente de m'informer.
Association des climato-réalistes
Au nom des écologistes, je tiens à m’excuser pour avoir répandu la peur climatique
3 juillet 2020 / Association des climato-réalistes
Michael Shellenberger
Traduit de l’anglais par l’association des climato-réalistes
Michael Shellenberger est fondateur et président de l’association Environmental Progress, qui se réclame de l’écomodernisme. Il vient de publier, Apocalypse Never (Harper Collins 30 juin 2020), un livre dans lequel il dénonce les déclarations apocalyptiques sur le climat qui sont scientifiquement erronées et politiquement contre-productives. Dans un article, initialement publié dans Forbes qui l’a finalement censuré, Michael Shellenberger tient au nom des écologistes du monde entier, à présenter ses excuses pour avoir répandu la peur climatique. Le texte original en anglais de sa déclaration se trouve sur le site du GWPF.
Au nom des écologistes du monde entier, je voudrais m’excuser formellement pour la peur climatique que nous avons créée au cours des 30 dernières années.
Le changement climatique se produit. Ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est même pas notre problème environnemental le plus grave.
Il peut paraître étrange que je dise tout cela. J’ai milité pour le climat pendant 20 ans et été un écologiste pendant 30 ans.
Mais en tant qu’expert en énergie invité par le Congrès à fournir un témoignage objectif, et invité par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à être expert examinateur de son prochain rapport d’évaluation, je me sens une obligation de demander des excuses pour la façon dont nous les écologistes avons trompé le public.
Voici quelques faits que peu de gens savent :
Les humains ne sont pas à la cause d’une « sixième extinction de masse » ;
L’Amazonie n’est pas « le poumon du monde » ;
Le changement climatique n’aggrave pas les catastrophes naturelles ;
Les incendies ont diminué de 25 % dans le monde depuis 2003 ;
La superficie des terres que nous utilisons pour la viande (l’élevage est la plus grande utilisatrice de terres) a diminué d’une superficie presque équivalente à celle de l’Alaska ;
Ce sont l’accumulation de bois et la proximité des habitations des forêts, et non le changement climatique, qui expliquent pourquoi il y a davantage d’incendies et de plus dangereux, en Australie et en Californie ;
Les émissions de carbone diminuent dans les pays riches depuis des décennies et ont atteint un pic en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France au milieu des années 1970 ;
En s’adaptant à la vie en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont devenus plus riches et non pas plus pauvres ;
Nous produisons 25 % de nourriture en plus de ce dont nous avons besoin et les excédents alimentaires continueront à augmenter à mesure que le monde deviendra plus chaud ;
La perte d’habitat et l’abattage direct d’animaux sauvages sont des menaces plus grandes pour les espèces que le changement climatique ;
Le bois est bien plus dangereux pour les gens et la faune que les combustibles fossiles ;
La prévention des futures pandémies nécessite plus d’agriculture « industrielle » et non pas l’inverse.
Je sais que les faits ci-dessus paraîtront comme du « négationnisme climatique » à beaucoup de gens. Mais cela montre simplement la puissance de l’alarmisme climatique.
En réalité, les faits ci-dessus proviennent des meilleures études scientifiques disponibles, y compris celles conduites ou acceptées par le GIEC, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et d’autres organismes scientifiques de premier plan.
Certaines personnes en lisant ceci imagineront que je suis une sorte d’anti-environnementaliste de droite. Je ne le suis pas. À 17 ans, j’ai vécu au Nicaragua pour montrer ma solidarité avec la révolution socialiste sandiniste. À 23 ans, j’ai recueilli des fonds destinés à des coopératives de femmes guatémaltèques. Dans les 1ères années de ma vingtaine, j’ai vécu dans la semi-Amazonie pour y faire des recherches avec de petits agriculteurs luttant contre l’invasion de leurs terres. À 26 ans, j’ai contribué à faire connaître les mauvaises conditions de travail dans les usines Nike en Asie.
Je suis devenu un écologiste à 16 ans quand j’ai lancé une collecte de fonds pour Rainforest Action Network. À 27 ans, j’ai aidé à sauver les derniers séquoias antiques non protégés en Californie. Dans ma trentaine, je me suis fait l’avocat des énergies renouvelables et contribué avec succès à persuader l’administration Obama d’investir 90 milliards de dollars dans celles-ci. Au cours des dernières années, j’ai aidé à éviter le remplacement de centrales nucléaires par des centrales thermiques, évitant ainsi une forte augmentation des émissions.
Jusqu’à l’année dernière, j’ai évité de m’exprimer contre la peur climatique. C’est en partie parce que j’étais embarrassé. Après tout, je suis aussi coupable d’alarmisme que n’importe quel autre écologiste. Pendant des années, j’ai parlé du changement climatique comme d’une menace « existentielle » pour la civilisation humaine, et je le qualifiant de « crise ».
Mais surtout, j’avais peur. Je suis resté silencieux au sujet de la campagne de désinformation climatique parce que je craignais de perdre des amis et des crédits. Les rares fois où j’ai eu le courage de défendre la science du climat contre ceux qui la dénaturent, j’ai subi des conséquences sévères. Et donc je n’ai rien fait alors que mes collègues écologistes terrifiaient le public.
Je n’ai même pas réagi lorsque des gens à la maison blanche et beaucoup d’autres dans les médias ont essayé de détruire la réputation et la carrière d’un scientifique exceptionnel, un homme bien, et ami à moi, Roger Pielke, Jr., démocrate progressiste de longue date et un écologiste qui militait pour la réglementation du carbone. Pourquoi ont-ils fait ça ? Parce que ses recherches prouvaient que les catastrophes naturelles ne s’aggravaient pas.
Mais l’année dernière, les choses ont basculé.
Alexandrie Ocasio-Cortez a déclaré : « Ce sera la fin du monde dans douze ans si nous ne nous attaquons pas au changement climatique. » Le groupe environnemental le plus en vue de Grande-Bretagne a affirmé que « le changement climatique tue les enfants ».
Le journaliste vert le plus influent du monde, Bill McKibben, a qualifié le changement climatique de « plus grand défi auquel les humains ont jamais été confrontés » et a déclaré qu’il « anéantirait les civilisations ».
Les journalistes « mainstream » ont rapporté, à plusieurs reprises, que l’Amazonie était le « poumon du monde », et que la déforestation avait les mêmes effets que l’explosion d’une bombe nucléaire.
En conséquence, la moitié des personnes interrogées dans le monde l’année dernière ont déclaré qu’ils pensaient que le changement climatique ferait disparaître l’humanité. Et en janvier, un enfant britannique sur cinq disait aux sondeurs qu’il faisait des cauchemars à cause du changement climatique.
Que vous ayez ou non des enfants, vous devez voir à quel point cette situation est mauvaise. J’avoue que je devrais être sensibilisé à cette question étant le père d’une fille adolescente. Après que nous en ayons parlé de façon scientifique, elle s’est sentie rassurée. Mais ses amis sont profondément désinformés et donc, naturellement, effrayés.
J’ai donc décidé que je devais m’exprimer. Je savais que l’écriture de quelques articles ne suffiraient pas. Il fallait un livre pour exposer toutes les preuves.
Et ainsi mes excuses formelles pour avoir répandu la crainte ont pris la forme d’un nouveau livre, « l’apocalypse jamais : pourquoi l’alarmisme environnemental nous fait du mal à tous ».
Il est basé sur deux décennies de recherche et trois décennies d’activisme environnemental. Avec 400 pages, dont 100 de notes de fin, Apocalypse Never couvre le changement climatique, la déforestation, les déchets plastiques, l’extinction des espèces, l’industrialisation, la viande, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.
Quelques faits saillants du livre :
Les usines et l’agriculture moderne sont les clés pour la libération humaine et le progrès environnemental ;
Le plus important pour sauver l’environnement est de produire plus de nourriture, en particulier de la viande, sur moins de terres ;
Le plus important pour réduire la pollution atmosphérique et les émissions de carbone est de passer du bois au charbon, puis au pétrole et au gaz naturel et enfin à l’uranium ;
100 % d’énergies renouvelables nécessiteraient d’augmenter le nombre de terres utilisées pour l’énergie de 0,5 % à 50 % ;
Nous devrions avoir des villes, des fermes et les centrales électriques plus denses en énergie, et non pas le contraire ;
Les végétariens réduisent leur trace carbone de de moins de 4% ;
Greenpeace n’a pas sauvé les baleines ; passer de l’huile de baleine au pétrole et à l’huile de palme en sauve ;
Le bœuf « en liberté » aurait besoin de 20 fois plus de terres et produirait 300 % plus d’émissions en plus ;
Le dogmatisme de Greenpeace a aggravé la fragmentation forestière de l’Amazonie ;
L’approche colonialiste de la conservation des gorilles au Congo a produit un effet pervers qui a pu avoir comme conséquence le meurtre de 250 éléphants.
Pourquoi avons-nous tous été autant induits en erreur ?
Dans les trois derniers chapitres d’Apocalypse Jamais j’expose les motivations financières, politiques et idéologiques. Les mouvements environnementaux ont accepté des centaines de millions de dollars provenant de l’industrie des combustibles fossiles. Des groupes motivés par des croyances antihumanistes ont forcé la Banque mondiale à cesser leurs efforts pour mettre fin à la pauvreté en tentant de rendre la pauvreté « soutenable ». Et l’anxiété, la dépression, et l’hostilité à la civilisation moderne sont largement à l’origine de l’alarmisme.
Lorsque que vous vous rendez compte à quel point nous avons été désinformés, souvent par des gens dont les motivations sont manifestement peu recommandables ou malsaines, il est difficile de ne pas se sentir dupé.
Est-ce que Apocalypse Never changera quelque chose ? Il y a certainement des raisons d’en douter.
Les médias d’information ont fait des déclarations apocalyptiques sur le changement climatique depuis la fin des années 1980, et ne semblent pas disposés à s’arrêter.
L’idéologie qui est derrière l’alarmisme environnemental, à savoir le malthusianisme, bien que maintes fois dénoncée pendant ces 200 dernières années, est pourtant plus puissante que jamais.
Mais il y a aussi des raisons de croire que l’alarmisme environnemental, s’il ne sera pas éradiqué, perdra de son pouvoir d’influence culturelle.
La pandémie de coronavirus est une crise réelle qui a permis de relativiser la « crise » climatique. Même s’il y a des raisons de penser que nous avons surréagi, la Covide-19 aura tué près de 500 000 personnes et brisé des économies dans le monde entier.
Les institutions scientifiques, dont l’OMS et le GIEC, ont sapé leur crédibilité en politisant la science de façon répétée. Leur future existence et leur utilité exigent un nouveau leadership et une réforme sérieuse.
Les faits importent encore, et les réseaux sociaux permettent à des voix nouvelles et indépendantes de s’opposer à celle des journalistes écologistes alarmistes écrivant dans les publications mainstream.
Les nations se réorientent vers l’intérêt national et s’éloignent du Malthusianisme et du néolibéralisme, ce qui est bon pour le nucléaire et mauvais pour les énergies renouvelables.
Il y a des preuves accablantes que notre civilisation à forte densité en énergie est meilleure pour les populations et la nature que la civilisation à faible énergie prônées par les alarmistes.
Et les invitations que j’ai reçues du GIEC et du Congrès à la fin de l’année dernière, après la publication d’une série de critiques sur l’alarmisme climatique, sont les signes d’une ouverture croissante à une nouvelle réflexion sur le changement climatique et l’environnement.
Un autre signe est la réponse à mon livre de la part de climatologues, écologistes et spécialistes de l’environnement. « Apocalypse Never est un livre extrêmement important » a écrit Richard Rhodes, l’auteur The Making of the Atomic Bomb, lauréat du prix Pulitzer. « Cela pourrait être le livre le plus important jamais écrit sur l’environnement », a aussi dit Tom Wigley, l’un des pères de la science moderne du climat.
« Nous, les écologistes, condamnons ceux qui ont des opinions antithétiques, sont ignorants de la science et suspects de biais de confirmation », a déclaré Steve McCormick ancien directeur de The Nature Conservancy. « Mais trop souvent, nous prêtons le flanc aux mêmes critiques. Shellenberger offre « l’amour sans concession » : un défi aux orthodoxies rigides et enracinées, et aux mentalités autodestructrices. Apocalypse Never nous sert des points de vue occasionnellement dérangeants mais toujours fondés sur des preuves et bien conçus, qui nous aideront à développer le « muscle mental » dont nous avons besoin pour concevoir un avenir non seulement plein d’espoir, mais réalisable. »
C’est tout ce que j’espérais en l’écrivant. Si vous m’avez suivi jusqu’au bout, j’espère que vous conviendrez que ce n’est peut-être pas aussi étrange que cela qu’un écologiste de toute une vie, progressiste, et militant du climat aie ressenti le besoin de dénoncer l’alarmisme.
J’espère en outre que vous accepterez mes excuses.
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Confucius : citations
- Par Thierry LEDRU
- Le 25/02/2021
Il est rare de tomber sur une liste aussi importante des citations de Confucius et donc, je la mets ici pour ne pas la perdre.
Une phrase par jour, la lecture du matin au réveil, une réflexion offerte.

Confucius : citations les plus célèbres
22 FÉVRIER 2021
https://www.jepense.org/confucius-citations-celebres/
5/5 (1)
Confucius : citations les plus célèbres sur le travail, la vie, le bonheur, le savoir, l’amour et le gouvernement.
Confucius (551 – 479 avant J-C) est un philosophe chinois fondateur du confucianisme, qui est l’une des trois écoles de pensée chinoise traditionnelle, les deux autres étant le taoïsme et le bouddhisme.
Le confucianisme est une voie d’épanouissement dont le but est de devenir un homme honorable vivant en harmonie avec ses semblables. L’importance attachée aux rites et aux cérémonies lui donne l’aspect d’une religion, même si Confucius n’évoque aucun dieu.
Confucius décrit une morale positive, structurée par les rites, l’art de se conduire avec loyauté et sincérité (par exemple l’art de tirer à l’arc), valeurs qui doivent fonder la société.
L’essentiel de la pensée de Confucius est rassemblée dans les Entretiens de Confucius, oeuvre écrite par les disciples de Confucius et dont nous livrons ici les préceptes essentiels. Une description détaillée du mode de vie de Confucius figure au chapitre 10.
Voici les citations les plus célèbres de Confucius.
Confucius : citations les plus célèbres.
Voici quelques-unes des citations les plus célèbres de Confucius, tirées des Entretiens de Confucius.
Citations de Confucius sur le travail.
Si l’étudiant fait sans cesse des efforts, même en recueillant peu à la fois, il amassera beaucoup ; mais s’il s’arrête à mi-chemin, il perdra tout le fruit du travail qu’il a déjà accompli. 9, 18
Une légère impatience ruine de grands projets. 15, 26
Citations sur la connaissance et l’enseignement.
Le Maître dit : Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. 1, 16
Le Maître dit : Les Odes sont au nombre de trois cents. Un seul mot les résume toutes : penser sans dévier. 2, 2
En réchauffant l’ancien, on perçoit le nouveau. 2, 11
Étudier sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans étudier est dangereux. 2, 15
Iou, veux-tu que je t’enseigne le moyen d’arriver à la connaissance ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement. 2, 17
Celui qui s’applique de toutes ses forces à étudier peut devenir un saint. 5, 27
Engranger en silence les connaissances, apprendre sans éprouver jamais de satiété, enseigner sans jamais se lasser, quelle est la difficulté pour moi ? 7, 2
En parlant ainsi, Confucius a voulu s’abaisser lui-même. Il a été un saint, parce que la connaissance était innée en lui. Quand il disait qu’il aimait l’étude, ce n’était pas uniquement pour engager les autres à étudier. Car, ce qu’un homme peut connaître naturellement et sans étude, ce sont les devoirs de Justice et de convenance. Quant aux faits historiques, aux changements introduits dans les cérémonies, dans la musique, dans les insignes des dignités, nul ne peut les connaître avec certitude, s’il ne les a étudiés. 7, 19
Le Maître enseignait spécialement quatre choses : les textes anciens, la pratique, la loyauté et la fidélité. 7, 24
Adonnez-vous à l’étude avec une foi profonde, conservez la bonne voie jusqu’à la mort ; n’entrez pas dans un pays troublé ; ne demeurez pas dans un État en rébellion. Si le monde suit la Voie, montrez-vous, sinon cachez-vous. Si le pays suit la Voie, ayez honte de n’avoir ni richesses ni honneurs. Mais s’il ne la suit pas, ayez honte d’en avoir. 8, 13
Étudiez comme si vous aviez toujours à acquérir. 8, 17
Le Maître dit : Oh ! suprême grandeur ! Chouenn et Iu ont possédé le monde sans y être attachés. 8, 18
Le Maître dit : Est-ce que j’ai beaucoup de science ? Je n’ai pas de science. Mais quand un homme de la plus humble condition m’interroge, je discute la question sans préjugés, d’un bout à l’autre, sans rien omettre. 9, 7
Je n’ai que faire d’un homme qui acquiesce sans réfléchir, qui approuve sans se corriger. 9, 23
Le Maître dit : Si vous refusez d’instruire un homme qui a les dispositions requises, vous perdez un homme. Si vous enseignez un homme qui n’a pas les dispositions nécessaires, vous perdez vos instructions. Un sage ne perd ni les hommes ni ses enseignements. 15, 7
Le Maître dit : Dans mon école tous les hommes sont admis, sans distinction. La nature humaine profonde est excellente en elle-même. La différence entre les bons et les méchants est due à la différence des habitudes qu’ils ont contractées. Lorsqu’un homme honorable tient école, tous les hommes peuvent, sous sa direction, recouvrer l’excellence, et mériter de n’être plus rangés dans la classe des méchants. 15, 38
Celui qui chaque jour examine ses manques, et qui chaque mois examine s’il n’a rien oublié de ce qu’il a appris, celui-là désire vraiment apprendre. 19, 5
Sur l’honneur et la vertu.
L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut enseigner ; ensuite il enseigne. 2, 13
L’homme honorable aime tous les hommes et n’a de partialité pour personne. L’homme de peu est partial et n’aime pas tous les hommes. 2, 14
Même quand il lutte, l’homme honorable est toujours plein d’humanité. 3, 7
Avant de peindre, il faut avoir un fond blanc. 3, 8 (sur la sincérité des sentiments)
Quand on tire à l’arc, le mérite ne consiste pas à transpercer le cuir ; l’essentiel est d’atteindre le centre de la cible, et non de la transpercer. 3, 16
Le Maître dit : “Celui qui s’applique sérieusement à cultiver la vertu d’humanité s’abstient de mal faire.” 4, 4
Tout homme, s’il fait des efforts sérieux, peut atteindre la perfection. 4, 6
Ne soyez pas en peine de ce que personne ne vous connaît ; travaillez à vous rendre digne d’être connu. 4, 14
Ma Voie est cousue d’un seul fil. La Voie consiste en la loyauté et en l’amour d’autrui comme de soi-même. 5, 15
Le Maître dit : “L’homme honorable considère les choses à travers la justice, et l’homme de peu à travers son intérêt.” 4, 16
Le Maître dit : “Quand vous voyez un homme sage, pensez à l’égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous-même.” 4, 17
Le Maître dit : “L’homme honorable s’applique à être lent dans ses discours et diligent dans ses actions.” 4, 23
Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux. 5, 4
Ce que je ne veux pas que les autres me fassent, je désire ne pas le faire aux autres. 5, 11
Le Maître dit que Tzeu tchang pratiquait parfaitement quatre qualités de l’homme honorable, à savoir la déférence envers ses égaux, le respect envers ses supérieurs, la bienfaisance envers le peuple, la justice envers ses sujets. 5, 15
Ki Wenn tzeu réfléchissait trois fois avant de faire une chose. Le Maître, l’ayant appris, dit : “Il suffit de réfléchir deux fois.” 5, 19
Le Maître dit : Pe i et Chou ts’i oubliaient les défauts passés d’autrui ; aussi avaient-ils peu d’ennemis. 5, 22
On doit partager avec tout l’univers l’usage des choses de tout l’univers. 5, 25
J’ai entendu dire que l’homme honorable secourait les indigents ; mais n’ajoutait pas à l’opulence des riches. 6, 3
Les hommes savent que, pour sortir, il faut passer par la porte, et ils ne savent pas que, pour bien agir, il faut passer par la Voie. 6, 15
Le Maître dit : “Celui chez qui les qualités naturelles l’emportent sur la politesse des manières et du langage est un homme agreste. Celui chez qui la politesse des manières et du langage l’emporte sur les vertus intérieures est comme un copiste de tribunal. Celui qui possède à un égal degré la vertu et la politesse est un homme honorable.” 6, 16
L’homme honorable commence par le plus difficile, avant de penser aux avantages qu’il en doit retirer ; on peut appeler cela de l’humanité. 6, 20
Le Maître dit : L’homme intelligent aime l’eau, et l’homme honorable les montagnes. L’homme intelligent se donne du mouvement ; l’homme honorable demeure immobile. L’homme intelligent vit heureux ; l’homme honorable vit longtemps. L’homme intelligent a l’esprit exempt de tout préjugé et de toute passion, très perspicace et libre de toute entrave. Il a une ressemblance avec l’eau ; c’est pour cela qu’il aime l’eau. L’homme honorable est grave et ferme par caractère ; rien ne peut l’émouvoir ni l’agiter. Il a une ressemblance avec les montagnes, et il les aime. L’homme intelligent pénètre toutes choses par perspicacité ; son activité atteint presque le plus haut degré possible. L’homme honorable pratique tous les principes célestes spontanément ; son cœur n’est ni troublé ni tourmenté par les passions. Son repos est presque absolu. Un homme dont le cœur est attaché aux choses extérieures, comme par des liens, rencontre des obstacles à ses désirs et éprouve mille soucis. L’homme intelligent, dont la force d’âme est toujours pure et lucide, n’est arrêté par aucun obstacle. Comment ne serait-il pas heureux ? Un homme qui ne met pas de frein à ses passions ni à ses désirs se conduit mal et abrège sa vie. L’homme honorable jouit d’une santé forte et vigoureuse, qu’aucun excès ne vient altérer. Comment ne vivrait-il pas longtemps ? 6, 21
La Vertu qui se tient dans le milieu juste n’est-elle pas la plus parfaite ? 6, 27
La vertu d’humanité, c’est élever autrui comme on souhaiterait l’être soi-même ; c’est le faire parvenir là où on le voudrait soi-même. 6, 28
Les défauts que je reconnaîtrais en l’autre, je tâcherais de les corriger en moi-même. 7, 21
La vertu d’humanité est la bonté naturelle que chaque homme possède nécessairement. Mais les hommes, aveuglés par leurs passions, ne savent pas la chercher. Ils suivent l’inverse et se persuadent qu’elle est loin d’eux. 7, 29
La prodigalité conduit à l’arrogance, et la parcimonie à l’avarice. L’arrogance est pire que l’avarice. 7, 35
Un homme honorable a surtout soin de trois choses : éviter la violence et l’insolence dans ses attitudes et dans ses gestes, garder une expression qui inspire confiance, prendre un ton dénué de vulgarité et de bassesse. 8, 4
L’ambition sans droiture, l’ignorance sans prudence, la naïveté sans bonne foi, cela dépasse mon entendement ! 8, 16
Le Maître désapprouvait quatre choses : l’opinion personnelle, l’affirmation catégorique, l’opiniâtreté et l’égoïsme. 9, 4
Le Maître dit : Un homme éclairé n’hésite pas ; un homme honorable est exempt de soucis ; un homme courageux n’a pas peur. 9, 27
Se maîtriser soi-même, et revenir aux rites de la courtoisie, c’est cela le sens d’humanité. 12, 1
Ne pas se laisser imprégner par les calomnies, ni se laisser meurtrir par les accusations ; cela peut s’appeler lucidité. 12,6
Magnifier la Vertu, c’est s’appliquer principalement à garder la fidélité et la sincérité, et observer la justice. 12, 10
Servir d’abord, avant d’en espérer les fruits, n’est-ce pas magnifier la Vertu ? Lutter contre ses propres défauts, et non sur ceux d’autrui, n’est-ce pas le moyen de se corriger ? 12, 20
Fan Tch’eu demanda en quoi consiste la vertu d’humanité. Elle consiste à aimer les hommes, répondit le Maître. Fan Tch’eu demanda en quoi consiste la connaissance. Elle consiste à connaître les hommes, répondit Confucius. 12, 21
Avertis tes amis avec franchise, et conseille les avec douceur. S’ils n’approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront. 12, 22
L’homme honorable cultive l’harmonie et non le conformisme. L’homme de peu cultive le conformisme et non l’harmonie. 13, 23
Fermeté, résolution, simplicité, réserve, touchent à la vertu d’humanité. 13, 27
La Voie de l’homme honorable est triple – que je ne peux quant à moi réaliser : la plénitude humaine sans obsession ; la connaissance sans scepticisme ; le courage sans peur. 14, 30
Le Maître dit : Ne t’afflige pas d’être méconnu des hommes, mais plutôt d’être incompétent. 14, 32
Le Maître dit : Le sage évite le monde, puis évite certaines contrées, puis certaines attitudes, enfin certaines paroles. 14, 39
Sois loyal et digne de confiance dans tes paroles, sérieux et circonspect dans tes actions, et tu pourras œuvrer, même au milieu des barbares du Sud ou du Nord. 15, 5
Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements. 15, 14
L’homme honorable attend tout de lui-même ; l’homme de peu attend tout des autres. 15, 20
Ne pas se corriger après une faute, c’est là qu’est la faute. 15, 29
Celui-là est parfait qui est capable de pratiquer cinq choses partout et toujours. Tzeu tchang dit : Permettez-moi de vous demander quelles sont ces cinq choses ? – Ce sont, répondit Confucius, la déférence, la grandeur d’âme, la sincérité, la diligence et la générosité. 17, 6
Répéter en chemin à tous les passants ce que l’on a appris de bon en chemin, c’est jeter la Vertu au vent. 17, 14
L’homme honorable honore les sages, et est indulgent envers la multitude ; il encourage par des éloges les excellents et a compassion des faibles. 19, 3
L’homme de peu colore toujours d’une belle apparence les fautes qu’il a commises. 19, 8
Les fautes d’un homme honorable sont comme les éclipses du soleil et de la lune. Quand il s’égare, tous les yeux le voient. Quand il se corrige, tous les regards le contemplent. 19, 21
Citations sur la famille et l’harmonie sociale.
Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. 1, 2
Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux. 1, 6
Cultiver l’harmonie pour elle-même, sans qu’elle soit réglée par les rites, ne peut se faire. 1, 12
Meng I tzeu ayant interrogé sur la piété filiale, le Maître répondit : Elle consiste à ne pas contrevenir. 2, 5
Tzeu koung demanda s’il existait un mot qu’on pût observer toute la vie. Le Maître répondit : N’est-ce pas celui de tolérance ? Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse à vous-même. 15, 23
Confucius dit : Trois sortes d’amitié sont avantageuses, et trois sortes d’amitié sont nuisibles. L’amitié avec un homme qui parle sans détours, l’amitié avec un homme sincère, l’amitié avec un homme de grand savoir, ces trois sortes d’amitié sont utiles. L’amitié avec un homme habitué à tromper par une fausse apparence d’honnêteté, l’amitié avec un homme habile à flatter, l’amitié avec un homme qui est grand parleur, ces trois sortes d’amitié sont nuisibles. 16, 4
Le Maître dit : Les hommes sont tous semblables par leur nature profonde ; ils diffèrent par leurs us et coutumes. 17, 2
Citations de Confucius sur la vie et le bonheur.
Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies, ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées, ni de blâmer ce qui est passé. 3, 21
Le Maître dit : “Un homme dépourvu d’humanité ne peut demeurer longtemps dans le malheur ou dans le bonheur. L’homme honorable trouve la paix dans la vertu d’humanité ; l’homme sage en connaît tout le profit.” 4, 2
La pauvreté et l’abjection sont en horreur aux hommes ; si elles vous viennent, même sans aucune faute de votre part, ne les fuyez pas. 4, 5
Celui qui le matin a compris la Voie, le soir peut mourir content. 4, 8
Le Maître dit : “Que la sagesse de Ien Houei était grande ! Il demeurait dans une misérable ruelle, n’ayant qu’une écuelle de riz et une gourde de boisson. Un autre, en se voyant si dépourvu, aurait eu un chagrin intolérable. Houei était toujours content. Oh ! que Houei était sage !” 6, 9
Le Maître dit : Fût-on réduit à manger une grossière nourriture, à boire de l’eau, et à reposer la nuit la tète appuyée sur son bras, on y trouvera de la joie au milieu de ses privations. Les richesses et les dignités obtenues injustement me paraissent comme des nuages qui passent. 7, 15
Le plus grand malheur qui puisse arriver à un homme, c’est de n’être pas averti de ses fautes. Moi, j’ai un bonheur particulier ; si je commets une faute, elle ne manque pas d’être connue. Lorsqu’elle est connue des autres, j’en suis informé ; je puis changer de conduite, et me rendre irréprochable. N’est-ce pas un très grand bonheur pour moi ? 7, 30
Le Maître dit : Le sage est calme et serein. L’homme de peu est toujours accablé de soucis. 7, 36
Le Maître se trouvant au bord d’un cours d’eau dit : Tout passe comme cette eau ; rien ne s’arrête ni jour ni nuit. L’homme honorable imite ce mouvement continuel de l’eau et de toute la nature. Il ne cesse de s’efforcer d’atteindre sa perfection. 9, 16
Celui qui ne sait pas ce qu’est la vie, comment saura-t-il ce qu’est la mort ? 11, 11
Le Maître dit : Un gentilhomme d’idéal, un homme pleinement humain ne cherche jamais à sauver sa vie aux dépens de la vertu d’humanité. Il est des circonstances où il sacrifie sa vie, pour que s’accomplisse cette vertu. 15, 8
Citations sur la meilleure façon de gouverner.
Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. 1, 3
Le Maître dit : Celui qui gouverne un peuple par la Vertu est comme l’étoile polaire qui demeure immobile, pendant que toutes les autres étoiles se meuvent autour d’elle. 2, 1
Le Maître dit : Si le prince conduit le peuple au moyen des lois et le retient dans l’unité au moyen des châtiments, le peuple s’abstient de mal faire ; mais il ne connaît aucune honte. Si le prince dirige le peuple par la Vertu et fait régner l’union grâce aux rites, le peuple a honte de mal faire, et devient vertueux. 2, 3
Entrer en lutte avec le parti opposé, c’est nuisible. 2, 16
Ngai, prince de Lou, dit à Confucius : “Que doit faire un prince pour que le peuple soit content ?” Maître K’ong répondit : “Si le prince élève aux charges les hommes vertueux et écarte tous les hommes vicieux, le peuple le soutiendra ; si le prince élève aux charges les hommes vicieux et écarte les hommes vertueux, le peuple ne se soumettra pas.” 2, 19
Faire régner la vertu dans sa famille par son exemple, c’est aussi gouverner. 2, 21
Le Maître dit : Celui qui, dans le gouvernement de l’État, montre cette déférence qui fait le fondement de l’urbanité, quelle difficulté rencontrera-t-il ? 4, 13
Tzeu wenn fut trois fois nommé Premier ministre ; il n’en manifesta aucune joie. Il fut trois fois dépouillé de sa charge ; il n’en manifesta aucun mécontentement. En quittant la charge de Premier ministre, il faisait connaître à son successeur ses actes administratifs. 5, 18
Le Maître dit : Sans civilité la politesse devient laborieuse, la circonspection craintive, le courage rebelle, la franchise offensante. Que le prince remplisse avec zèle ses devoirs envers ses proches, et le peuple sera mû par le bien. Que le prince n’abandonne pas ses anciens amis, et le peuple ne sera pas négligent. 8, 2
Ne cherchez pas à vous immiscer dans les affaires dont vous n’avez pas la charge. 8, 14
Tzeu koung interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître répondit : Celui qui gouverne doit avoir soin que les vivres ne manquent pas, que les forces militaires soient suffisantes, que le peuple lui donne sa confiance. Tzeu koung dit : S’il était absolument nécessaire de négliger une de ces trois choses, laquelle conviendrait-il de négliger ? – Les forces militaires, répondit Confucius. Et s’il était absolument nécessaire d’en négliger encore une seconde, dit Tzeu koung, quelle serait-elle ? – Les vivres, répondit Confucius, car de tout temps les hommes ont été sujets à la mort, mais si le peuple n’a pas confiance en ceux qui le gouvernent, c’en est fait de lui. 12, 7
Si le peuple est dans le besoin, comment le prince serait-il le seul à ne manquer de rien ? 12, 9
Instruire un procès, je le puis, tout comme un autre. L’important serait de faire qu’il n’y eût plus de procès. 12, 13
Gouverner, c’est maintenir dans la voie droite. Si vous-même, Seigneur, maintenez droit, qui osera dévier ? 12, 16
Ki K’ang tzeu, interrogeant Confucius sur la manière de gouverner, lui dit : Ne ferais-je pas bien de mettre à mort ceux qui contreviennent à la Voie, pour faire place à ceux qui la suivent ? Confucius répondit : Pour gouverner le peuple, Seigneur, avez-vous besoin de tuer ? Vous-même tendez vers le bien, et le peuple sera bon. La Vertu du prince est comme le vent ; celle du peuple est comme l’herbe. Au souffle du vent, l’herbe se courbe toujours. 12, 18
Tzeu lou interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître répondit : Donner l’exemple du labeur. Tzeu lou pria le Maître de lui en dire davantage. Confucius répondit : Sans relâche. 13, 1
Si le prince s’attache à la justice, aucun de ses sujets n’osera lui refuser l’obéissance. Si le prince s’attache à la sincérité, aucun de ses sujets n’osera agir de mauvaise foi. Les choses étant ainsi, les habitants de toutes les contrées accourront à lui, avec leurs petits enfants sur leurs épaules. 13, 4
Le Maître dit : Si le prince personnifie la rectitude, tout se fait sans qu’il commande ; si le prince ne l’incarne pas, il aura beau donner des ordres, il ne sera pas suivi. 13, 6
Le Maître alla dans la principauté de Wei avec Jen Iou, qui conduisait son char. Le Maître dit : Que les habitants sont nombreux ! – Maintenant qu’ils sont nombreux, dit Jen Iou, que faut-il faire pour eux ? Le Maître répondit : Les rendre riches. Jen Iou reprit : Quand ils seront devenus riches, que faudra-t-il faire de plus pour eux ? – Les instruire, répondit Confucius. 13, 9
Le Maître dit : Si des princes vertueux se succédaient sur le trône durant cent ans, a dit un poète, ils vaincraient les scélérats, et élimineraient la peine de mort. 13, 11
Le Maître dit : Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ? Mais celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ? 13, 13
Il est un dicton : “Il est malaisé d’être souverain, il n’est pas facile d’être ministre.” Si le prince comprenait bien la difficulté de régner, ne serait-il pas sur le point de faire prospérer le pays par ce seul adage ? 13, 15
Si le prince parle bien, et que personne ne le contredise, ne sera-ce pas bien ? Mais s’il parle mal, et que personne ne le contredise, n’est-il pas sur le point, par ce seul adage, de mener le pays à sa perte ? 13, 15
Tzeu hia, étant préfet de Kiu fou, interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître dit : Ne te hâte pas trop ; ne recherche pas les petits avantages. Qui se hâte n’atteint pas loin ; qui poursuit de petits avantages néglige les grandes choses. 13, 17
Le Maître dit : Celui qui ne craint pas de promettre de grandes choses a de la peine à les exécuter. 14, 21
Le Maître dit : Si le prince aime à garder l’ordre fixé par les lois et les usages, le peuple est facile à diriger. 14, 44
L’homme honorable est maître de lui-même et n’a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n’est pas homme de parti. 15, 21
Un prince ne néglige pas ceux qui lui sont unis par le sang. Il a soin que les grands officiers ne puissent pas se plaindre de n’être pas employés. À moins d’une raison grave, il ne rejette pas ceux qui ont servi l’État de génération en génération. Il n’exige pas qu’un homme possède à lui seul tous les talents et toutes les qualités. 18, 10
Pour votre bibliothèque :
Les entretiens de Confucius, texte complet.
Modif. le 24 février 2021
-
"A la découverte de stations de ski abandonnées"
- Par Thierry LEDRU
- Le 24/02/2021
Un effet du réchauffement.
Le climat n'est pas le seul responsable.
Il y a aussi toutes les malversations humaines.
A voir aussi les impacts sur la nature de tous ces bâtiments et infrastructures abandonnés. C'est toujours pareil en fait. La faillite induit qu'il n'y a aucune prise en charge des stations mortes même si une nouvelle loi, non rétroactive, impose aujourd'hui le démantèlement.
"L'or blanc" n'est plus de mise partout. Les mines sont à l'abandon.
Il reste à changer de méthode.
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« Par wilderness, on entend cet environnement d’altitude, où tous ceux qui le désirent peuvent encore faire l’expérience d’une rencontre directe avec les grands espaces, et y éprouver en toute liberté la solitude, les silences, les rythmes, les dimensions, les lois naturelles et les dangers. » [1]
OUVERTE À TOUS LES AMOUREUX DE LA MONTAGNE, MOUNTAIN WILDERNESS SOUTIENT UN RAPPORT À LA MONTAGNE FONDÉ SUR LE RESPECT DES HOMMES ET DE LA NATURE. POUR CELA, LES ACTIONS DE L’ASSOCIATION VISENT À :
VEILLER AU MAINTIEN DES ÉQUILIBRES NATURELS,
REMETTRE EN CAUSE LES PRATIQUES DÉRAISONNABLES,
PROPOSER DES APPROCHES DOUCES DE LA MONTAGNE,
SOUTENIR UNE ÉCONOMIE MONTAGNARDE DIVERSIFIÉE.
RECONNUE D’UTILITÉ PUBLIQUE ET AGRÉÉE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, L’ASSOCIATION TRAVAILLE POUR FAIRE ÉVOLUER LES COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DE LA MONTAGNE AU MOYEN D’ACTIONS SUR LE TERRAIN, DE PUBLICATIONS EXPERTES ET DE RELATIONS AUPRÈS DES ACTEURS POLITIQUES, ASSOCIATIFS ET ÉCONOMIQUES. INDÉPENDANTE DES PRESSIONS FINANCIÈRES ET POLITIQUES, MOUNTAIN WILDERNESS DÉFEND UNE APPROCHE GLOBALE DE LA MONTAGNE DANS LAQUELLE “PRÉSERVATION DU MILIEU NATUREL” ET “AMÉLIORATION DE L’ÉCONOMIE” CONSTITUENT LE MÊME DÉFI. L’ASSOCIATION A VU LE JOUR EN 1988 AU CONGRÈS D’EVIAN.
[1] Cette définition extraite des "Thèses de Biella" (1987) inspire toujours les actions de Mountain Wilderness depuis plus de 20 ans et partout dans le monde.


