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Réchauffement climatique et menaces planétaires
- Par Thierry LEDRU
- Le 24/02/2021
Le problème, c'est que ce genre d'alerte, des dizaines de scientifiques issus de divers domaines l'ont faite il y a bien longtemps. Donc, il ne suffit plus d'établir des constats. Il faut passer aux actes. Et pas dans dix ans. On lit depuis quelques années, des articles qui parlent de la menace d'un "nouvel ordre mondial". Il faudrait bien pourtant que des ententes mondiales soient établies. Pour le bien de tous.
Le réchauffement climatique menace la sécurité mondiale
Le lien entre crise climatique et sécurité mondiale est indéniable, a expliqué Emmanuel Macron lors d'un débat en visioconférence au Conseil de sécurité de l'ONU. Les chefs d'Etat ont reconnu l'urgence de la situation et plaidé pour une meilleure coordination des actions.
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D'ici 2050, quelque 143 millions de personnes devraient être obligées de quitter leur région d'origine à cause du réchauffement climatique selon la Banque mondiale. (LUIS TATO/AFP)
Par Michel De Grandi
Publié le 23 févr. 2021 à 19:05
Quelques jours après la réintégration formelle des Etats-Unis dans l'accord de Paris des Etats-Unis sous l'impulsion de l'administration Biden, le Conseil de sécurité de l'ONU a réuni, mardi en visioconférence, un sommet de dirigeants pour débattre des implications du changement climatique sur la paix dans le monde.
Le thème, bien qu'universel, ne fait pas nécessairement l'unanimité parmi les 15 membres du Conseil de sécurité. Pour le Britannique Boris Johnson, organisateur du sommet, il faut une action rapide pour protéger « la stabilité de notre monde ».
Antonio Guterres, le Secrétaire général de l'ONU, a très vite planté le décor en s'efforçant de rendre tangibles les problématiques soulevées : « En Afghanistan, où 40 % des travailleurs sont liés à l'agriculture, des moissons réduites précipitent les gens dans la pauvreté et l'insécurité alimentaire, les rendant susceptibles d'être recrutés par des groupes armés », a-t-il expliqué. De quoi justifier que cette question soit portée devant le Conseil de Sécurité a plaidé John Kerry. La crise climatique, « c'est une menace pour notre sécurité collective, qu'elle soit alimentaire, énergétique ou physique », a-t-il dit. L'envoyé américain pour le changement climatique a été rejoint sur ce terrain par le président français.
Envoyé spécial de l'ONU pour la sécurité climatique
Emmanuel Macron a plaidé pour que « l'ONU et le Conseil de sécurité jouent un rôle accru » autour de cet enjeu du climat et de la sécurité. Le président français a cité trois régions -l'Afrique, l'Indo-Pacifique et l'Arctique- où « les besoins d'une plus grande implication de la communauté internationale sont réels ».
Surtout, le chef de l'Etat a proposé la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU pour la sécurité climatique afin de mieux coordonner la lutte contre le réchauffement de la terre. Il a suggéré aussi au secrétaire général de l'ONU de présenter chaque année au Conseil de sécurité, dont la France est l'un des membres permanents, « un rapport sur l'impact du climat sur la sécurité internationale pour anticiper, alerter, faire des recommandations et nous permettre de jouer notre rôle ». « Très clairement, le lien entre climat et sécurité, s'il est complexe, est indéniable, en quelque sorte inexorable », a souligné le président français, rappelant que « sur les 20 pays les plus touchés par les conflits dans le monde, 12 font également partie des pays les plus vulnérables aux impacts du changement climatique ».
L'Inde et le Mexique, entrés au Conseil de sécurité en janvier, ont déroulé eux aussi une vision plus progressiste. « Il faut une réponse internationale coordonnée qui permette une protection des écosystèmes » a dit le Mexique. L'Inde de son côté s'est posée en bon élève des Accords de Paris en rappelant avoir respecté les objectifs fixés en 2015.
Nécessaire coordination
Tandis que le Kenya ou le Niger « ressentent très vivement » l'impact du changement climatique sur la situation sécuritaire, la Chine a prôné l'intérêt du multilatéralisme et d'une nécessaire coordination entre croissance, réduction de la pauvreté et réponse au réchauffement climatique. De son côté, le représentant de la Russie a rappelé qu'il ne faut pas considérer le réchauffement climatique comme le problème fondamental en matière de sécurité. « C'est détourner le débat des causes premières », a-t-il dit.
Les évaluations parlent d'elles-mêmes
Quelles que soient les positions adoptées, tous les pays reconnaissent l'urgence de la situation. Les évaluations parlent d'elles-mêmes. Dans un rapport publié en 2018, la Banque mondiale alertait déjà sans détour : « Dans seulement trois régions, le changement climatique pourrait forcer plus de 143 millions de personnes à se déplacer à l'intérieur de leur pays d'ici 2050 ». Sur ce total, plus de la moitié (86 millions de personnes) seraient des migrants climatiques internes à l'Afrique subsaharienne.
A propos de la désertification, le GIEC (Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) dressait en 2019, un constat tout aussi accablant : au cours de la période 1961-2013, la désertification a progressé en moyenne de plus de 1 % par an de sorte qu'en 2015, environ 500 millions de personnes (entre 380 et 620 millions) vivaient dans des zones qui ont été touchées par ce phénomène entre les années quatre-vingt et 2000.
Michel De Grandi
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Polio et vaccination
- Par Thierry LEDRU
- Le 24/02/2021
Pour que les choses soient claires, je ne suis aucunement réfractaire à l'usage des vaccins. Je pense qu'il faudrait être inconscient pour le dire. L'exemple de la polio reste celui qui est le plus emblématique.
La polio est officiellement éradiquée en Afrique
ACTUALITÉClassé sous :MÉDECINE , POLIOMYÉLITE , AFRIQUE
Futura avec l'AFP-Relaxnews
Publié le 26/08/2020
Une formidable victoire... une délivrance... un moment historique pour l'Afrique qui a aujourd'hui éradiqué la polio sur son continent. Depuis quatre ans, aucun cas n'a été signalé. Malgré la découverte du vaccin dans les années 50, la polio continuait ses ravages irréversiblement. Retour sur les campagnes de vaccination et les batailles durement menées contre certains préjugés.
Le poliovirus sauvage, plus connu sous le nom de polio a été mardi officiellement déclaré « éradiqué » du continent africain par l'Organisation mondiale de la Santé, après quatre années consécutives sans cas déclaré et des efforts massifs de vaccination des enfants. « Aujourd'hui, les membres de la Commission de certification pour la région Afrique (ARCC) -- organisme de certification de l'OMS -- déclarent que la transmission du poliovirus sauvage a été interrompue » en Afrique, a affirmé sa présidente, Rose Leke, lors d'un événement organisé par visioconférence.

Les experts scientifiques estiment qu'il reste environ 30.000 enfants toujours « inaccessibles ». Selon eux, ce chiffre est « trop faible » pour assurer une transmission épidémique. © Jaimie Duplass, Shutterstock.com
Aucun cas signalé depuis 4 ans
« C'est un moment historique pour l'Afrique, a déclaré la directrice Afrique de l'OMS, Matshidiso Moeti. À partir de maintenant, les enfants qui naîtront sur ce continent n'auront pas à craindre d'être infectés par la polio ». Cette annonce a également réuni par visioconférence le directeur général de l'OMS, l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus ainsi que le Nigérian Aliko Dangote et l'Américain Bill Gates, tous deux milliardaires et philanthropes.
« C'est une formidable victoire, une délivrance, confie à l'AFP Tunji Funsho, du comité Polio Nigeria de l'association Rotary International. Cela fait plus de 30 ans que nous avons lancé ce défi. Dire que je suis heureux, c'est un euphémisme ! », se réjouit ce médecin nigérian.
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À partir de maintenant, les enfants qui naîtront sur ce continent n'auront pas à craindre d'être infectés par la polio
Il faut normalement attendre trois ans sans cas déclaré pour obtenir la certification de l'OMS, mais l'organisation onusienne a préféré attendre quatre ans cette fois, « pour être sûre à 100 % qu'il n'y a plus de danger », explique le médecin. Provoquée par le poliovirus sauvage, la poliomyélite est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse qui touche principalement les enfants, attaquant la moelle épinière et pouvant provoquer une paralysie irréversible. Elle était endémique partout dans le monde, jusqu'à la découverte d'un vaccin dans les années 1950.
Les efforts de pédagogie ont fini par convaincre les populations
En 1988, l'OMS dénombrait 350.000 cas à travers le monde et encore plus de 70.000 cas rien qu'en Afrique en 1996. Mais, grâce à une rare prise de conscience collective et à d'importants efforts financiers (19 milliards de dollars sur 30 ans), seuls deux pays au monde comptent aujourd'hui des contaminations par le poliovirus sauvage : l'Afghanistan (29 cas en 2020) et le Pakistan (58 cas).
Épicentre de la maladie dans le monde au début des années 2000, le Nigeria, géant africain de 200 millions d'habitants, figurait encore il y a peu à leurs côtés. Dans le Nord musulman, sous la pression des milieux salafistes, les campagnes de vaccination antipolio s'étaient arrêtées entre 2003 et 2004, accusées par la rumeur d'être l'outil d'un vaste complot international pour stériliser les musulmans.

Une employée du ministère de la Santé de la RDC administre un vaccin contre la polio à un enfant congolais. © Gwenn Dubourthoumieu, AFP Photo
Il a fallu un énorme travail avec les chefs traditionnels et religieux pour convaincre les populations de faire vacciner leurs enfants. Pourtant, dès 2009 l'émergence du conflit contre Boko Haram a douché les espoirs d'avoir enfin éradiqué la maladie: en 2016, quatre nouveaux cas de poliomyélite étaient enregistrés dans l'État du Borno (Nord-Est), foyer de l'insurrection jihadiste.
« À l'époque, environ 400.000 enfants étaient hors d'atteinte de toute campagne médicale à cause des violences », se souvient le Dr Funsho. La situation sécuritaire reste extrêmement volatile dans le Nord-Est du Nigeria, dont Boko Haram et le groupe État Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) contrôlent de larges zones, particulièrement autour du lac Tchad.
Le 2e virus à être éradiqué sur le continent africain
« Mais les autorités locales, les agences humanitaires et tous les partenaires ont pris le taureau par les cornes pour trouver des solutions pour atteindre ces enfants », raconte Musa Idowu Audu, coordinateur de l'OMS pour l'Etat du Borno.
Aujourd'hui, on estime que seuls 30.000 enfants sont toujours « inaccessibles » : un chiffre « trop faible » pour assurer une transmission épidémique, selon les experts scientifiques. Malgré son « immense fierté et sa joie », le Dr Audu rappelle qu'une vingtaine d'employés médicaux ou de bénévoles ont été tués ces dernières années dans le Nord-Est du Nigeria. C'est le deuxième virus à être éradiqué du continent depuis la disparition de la variole il y a 40 ans.
Une bonne nouvelle qui n'arrive pas seule
Autres bonnes nouvelles émanant du continent : la République démocratique du Congo a annoncé mardi la fin officielle d'une meurtrière épidémie de rougeole qui a emporté, en 25 mois, plus de 7.000 enfants de moins de cinq ans.
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La République démocratique du Congo a annoncé la fin officielle d'une meurtrière épidémie de rougeole et le Togo a annoncé avoir définitivement éradiqué la « maladie du sommeil »
Et le Togo a annoncé lundi être le premier pays africain à avoir définitivement éradiqué de son territoire la Trypanosomiase humaine africaine (THA), plus connue sous le nom de « maladie du sommeil ».
Des médecins restent cependant inquiets de l'impact de la pandémie de coronavirus sur les activités de surveillance d'autres épidémies. Dans plusieurs pays du continent, les campagnes de vaccination, notamment de la polio, ont été interrompues en raison des restriction sur les déplacements, mais l'OMS a appelé à leur reprise dès que possible.
Continent le moins touché par le Covid-19 après l'Océanie, l'Afrique a officiellement recensé 1.196.539 cas de coronavirus, dont 27.990 décès. « Nous semblons avoir atteint un pic et désormais le nombre de nouveaux cas quotidiens est en baisse », a souligné mardi la directrice régionale Afrique de l'OMS, Matshidiso Moeti, tout en mettant en garde contre un relâchement qui faciliterait une deuxième vague de contaminations.
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Vaccin et transmission d'un virus
- Par Thierry LEDRU
- Le 24/02/2021
A propos des vaccins et de l'éradication du covid.
Un vaccin qui n'empêche pas la transmission du virus est-il utile ?
ACTUALITÉClassé sous :VACCIN ANTI-COVID , VACCIN CONTRE LE CORONAVIRUS , IMMUNITÉ
Céline Deluzarche
Journaliste
Publié le 24/02/2021

[EN VIDÉO] Comment fonctionne un vaccin à ARN messager ? Pfizer et Moderna ont choisi cette technique de pointe pour concevoir en un temps record leur vaccin contre le Covid-19. Cette vidéo présente tout ce qu'il faut savoir sur les vaccins à ARN messager en trois minutes !
Contrairement à ce que pensent les gens, la plupart des vaccins ne protègent pas contre l'infection par le virus et n'empêchent pas sa diffusion dans la population. Faut-il en conclure qu'ils sont inutiles ?
Les différents vaccins contre la Covid-19 montrent une efficacité assez remarquable. Ils préviennent les formes graves de la maladie dans 62 à 94 % des cas. Cependant, les données manquent toujours pour savoir si ces vaccins réduisent aussi la transmission du virus.
Il existe en effet deux types d'immunité conférés par les vaccins. L'immunité « effective », qui protège le sujet contre les principaux symptômes d'une maladie mais n'empêche pas le virus d'entrer dans l'organisme et de s'y multiplier, et l'immunité dite « stérilisante », qui prévient l'infection de l'organisme par le virus et empêche donc la propagation du pathogène. Et si la deuxième solution représente le but ultime de la recherche vaccinale, elle est en réalité rarement atteinte.
Vaccins non stérilisants : un virus qui continue à circuler
Un des cas les plus connus de vaccin stérilisant est celui de la variole, la seule maladie dans l'histoire à avoir été éradiquée par un vaccin. (D'autres études scientifiques disent que le vaccin n'est pas la raison principale de cette éradication. C'est toujours aussi difficile de se faire une idée claire))
Les anticorps produits par la réponse immunitaire en réaction au vaccin éliminent entièrement le virus de l'organisme, et suppriment de fait la circulation du virus. La rougeole est un autre exemple de vaccin à immunité stérilisante.
Mais la plupart des vaccins (hépatite B, oreillons, grippe...) ne procurent qu'une immunité effective. « Avec ces vaccins, le système immunitaire contient suffisamment l'agent pathogène pour prévenir la maladie, mais celui-ci peut persister dans l'organisme et potentiellement infecter d'autres personnes. Cela signifie que l'agent pathogène continue à circuler dans une population, où il peut rendre malades des personnes non vaccinées ou vulnérables, ou encore évoluer vers une forme résistante à la réponse immunitaire », avertit Dawn Bowdish, professeur de médecine à l'université McMaster au Canada, dans le journal Scientific American.

L’immunité acquise par les vaccins passe par la production d’anticorps dits neutralisants. © Christoph Burgstedt, Adobe Stock
Quand la vaccination accroît l’infectiosité
Dans certains cas, la vaccination peut même engendrer une diffusion accrue du pathogène. Les vaccins contre Bordetella pertussis, la principale bactérie responsable de la coqueluche, entraînent ainsi le développement du microbe dans les voies respiratoires supérieures, alors que l'infection « naturelle » produit une puissante réponse immunitaire dans les muqueuses. « La transmission asymptomatique peut donc être un moteur majeur de la résurgence de la coqueluche dans les populations hautement vaccinées », attestent les auteurs d’une étude de l’Institut Pasteur de Lille.
Réduire la charge virale
Alors faut-il vacciner massivement contre la Covid-19 sachant que l'on ne sait pas si le vaccin empêche la transmission du virus ? Oui, selon Richard Bailey, auteur d'une modélisation sur le virus de Marek chez les poulets. « La vaccination avec un vaccin non stérilisant réduit considérablement la charge virale chez les personnes vaccinées, mais aussi chez les personnes contacts non vaccinées qu'elles infectent. Par conséquent, elles sont moins susceptibles de répandre des virus infectieux. Même une vaccination partielle avec [ce type de vaccin] a des conséquences positives sur le contrôle de la propagation et des symptômes de la maladie ».
Le saviez-vous ?
L’immunité stérilisante est acquise lorsque le vaccin engendre suffisamment d’anticorps neutralisants chez l’individu. Ces anticorps bloquent l’entrée du virus dans la cellule et l’empêchent donc de se multiplier. Mais il existe d’autres formes d’immunité acquise, comme celle des lymphocytes T ou des anticorps non neutralisants, qui ralentissent la progression du virus et préviennent les principaux symptômes.
Une étude préliminaire portant sur le vaccin Pfizer/BioNTech montre une baisse significative de la charge virale chez les patients infectés ayant reçu une première dose de vaccin. « Cela suggère que la vaccination réduit le potentiel infectieux des personnes vaccinées même si elle ne prévient pas l'infection », confirme dans Nature Virginia Pitzer, épidémiologiste à la Yale School of Public Health à New Haven (États-Unis). Les essais du vaccin AstraZeneca ont également montré une plus grande réduction de la charge virale chez les personnes vaccinées.
Désengorger les hôpitaux
En attendant d'être fixé, la vaccination des populations à risque permettra en tous cas de désengorger les hôpitaux en empêchant les cas graves. Selon une étude portant sur l’Écosse et publiée le 22 février, le vaccin Pfizer réduit le risque d'admission à l'hôpital de 85 % quatre semaines après la première dose, et celui d'AstraZeneca jusqu'à 94 %, et même 81 % chez les personnes âgées alors qu'il est réputé peu efficace chez ce public. Le SARS-CoV-2 ne sera peut-être jamais éradiqué comme la variole, mais il deviendra endémique et bénin, un peu comme le rhume.
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Vaccin et charge virale
- Par Thierry LEDRU
- Le 24/02/2021
Une question sur laquelle je continue à chercher des réponses.
Qu'en est-il de la charge virale et d'une éventuelle protection envers autrui après une vaccination ?
Il semble que ça soit le cas mais rien ne vient encore le prouver scientifiquement. Il le faudrait pourtant si on veut espérer sortir un jour de cette période.
SANTÉ
Espoir et prudence : le vaccin Pfizer réduirait aussi la charge virale
ACTUALITÉClassé sous :PANDÉMIE , VACCIN , VACCIN ANTI-COVID
Julien Hernandez
Journaliste scientifique
Publié le 09/02/2021

[EN VIDÉO] Comment fonctionne un vaccin à ARN messager ? Pfizer et Moderna ont choisi cette technique de pointe pour concevoir en un temps record leur vaccin contre le Covid-19. Cette vidéo présente tout ce qu'il faut savoir sur les vaccins à ARN messager en trois minutes !
Une récente étude prépubliée suggère que le vaccin développé par le laboratoire Pfizer pourrait aussi avoir un effet sur la charge virale des personnes vaccinées. Selon des résultats préliminaires à prendre avec précaution, il pourrait la réduire, ce qui, dans une perspective mécaniste, pourrait conduire à une baisse des transmissions.
Une bonne nouvelle sur la planète Covid-19 ? Même si les résultats que nous vous présentons sont à prendre avec précaution car ils sont issus d'une étude prépubliée, qui n'est donc pas encore passée par la case peer-review, nous ne résistons pas à saupoudrer un peu d'espoir dans cette lutte contre ce virus qui dure depuis plus d'un an désormais. Ces données proviennent d'expériences réalisées par des chercheurs israéliens. En effet, ce pays compte plus de 650.000 personnes vaccinées depuis le 25 janvier.
Une charge virale qui semble réduite entre 12 et 28 jours après l'infection
En analysant des échantillons de patients infectés (vaccinés et non vaccinés), les chercheurs ont remarqué que le nombre de seuils de cycle pour détecter la présence du virus à l'aide d'un test PCR était plus important entre 12 et 28 jours après l'infection chez les échantillons des personnes vaccinées. Cela suggère donc qu'il y a moins de matériel génétique du virus chez les patients vaccinés, étant donné qu'on a plus de difficulté à détecter l'ARN du virus via un test PCR au fur et à mesure que l'infection évolue. Les mesures de charges virales se rejoignent à nouveau après 28 jours, lorsque la charge virale revient progressivement à des quantités faibles, même chez les patients non vaccinés.

La vaccination augmenterait le seuil de cycle nécessaire pour détecter le matériel génétique du virus dans un échantillon lors d'un test PCR. © Medrxiv
Prudence avec les données d'observations
Toutefois, même si ces résultats sont encourageants et poussent à l'engouement, il faut rester mesuré comme dans toutes analyses de résultats scientifiques. Ces données émanent d'une étude d'observation et pas d'une étude clinique, contrôlée et randomisée. Même si les chercheurs ont fait en sorte d'apparier leurs données afin de disperser l'influence de variables d'intérêts connues - l'âge et le sexe notamment - on ne peut occulter, dans le cadre d'une étude d'observation, l'influence de facteurs de confusion (état de santé de base des patients, infection à un variant qui se traduit par une charge virale plus basse) qui ne serait pas portée à notre connaissance.
Enfin, les échantillons prélevés sont issus de la cavité nasopharyngée. Les résultats ne valent donc que pour la présence du virus dans cette cavité. Cependant, elle n'est pas toujours la zone la plus représentative de la charge virale et du potentiel infectieux du patient. Il est donc important d'attendre plus de données pour conclure définitivement. Mais un peu d'espoir, pourvu qu'il soit mesuré et ne pousse pas à la cacophonie médiatique, ne fait de mal à personne.
CE QU'IL FAUT RETENIR
Des analyses préliminaires, non relues par les pairs, suggèrent que le vaccin Pfizer pourrait réduire la charge virale après une infection à SARS-CoV-2.
L'étude étant observationnelle, il faut être très prudent dans l'analyse des données et attendre pour conclure définitivement.
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Texas
- Par Thierry LEDRU
- Le 21/02/2021
Le pays le plus puissant de la planète, celui qui sert "d'exemple", le moteur, la locomotive, "l'influenceur".
Il n'y a aucune moquerie dans mes propos. Juste un état des lieux.
Le réchauffement climatique, c'est en premier lieu un "dérèglement" et sa particularité, ce sont des phénomènes inhabituels de grande ampleur : sécheresse, canicule, vents violents, vague de froid, inondations, orages de grêle, tornades, etc etc et tout ça, à des saisons qui ne sont pas répertoriées pour ce genre de situations. Ni certaines zones géographiques.
A savoir également que cela ne stoppe aucunement le réchauffement en cours. Il faut imaginer des montagnes russes avec des pics de plus en plus hauts et des creux parfois très marqués.
Dans les années 1970, le Pentagone avait sorti un dossier dans lequel il envisageait la possiblité d'un "enfoncement du Gulf Stream" sous l'effet des eaux froides descendues des zones polaires en raison du réchauffement climatique. Cet enfoncement du Gulf Stream aurait pour effet de plonger le continent Européen dans un âge semi-glaciaire.
Tout est possible. La complexité des phénomènes météorologiques est bien connue. La complexité du climat est au-delà de toute compréhension. Elle relève juste de la prédiction.
D'où la nécessité de s'y préparer. Ou d'attendre que ça arrive.
Texas : pannes monstres, canalisations gelées, sénateur envolé... Les conséquences d'une vague de froid historique
Des températures jusqu'à -18 °C ont été enregistrées dans cet Etat américain plutôt habitué aux canicules qu'aux vagues de froid.
Article rédigé par

France Télévisions
Publié le 21/02/2021 11:42Mis à jour le 21/02/2021 11:55
Temps de lecture : 5 min.

Des camions à l'arrêt sur l'autoroute Interstate-35, à Killeen (Texas), le 18 février 2021. (JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Le Texas, Etat du sud des Etats-Unis, est touché depuis près d'une semaine par une vague de froid polaire sans précédent, avec des températures 15 à 20 degrés sous la normale. Selon les médias américains, au moins 40 personnes seraient mortes ces derniers jours à cause de cet épisode de froid glacial, et ce alors que de nombreuses polémiques ont éclaté dans l'Etat. Entre coupures d'électricité, canalisations gelées et un sénateur exilé en vacances sous le soleil du Mexique, franceinfo vous explique les conséquences de cet épisode climatique exceptionnel.
Quelle est l'ampleur de cette vague de froid ?
Depuis le 15 février, les 30 millions d'habitants de cet Etat ont dû affronter un froid extrême, alors qu'ils sont plutôt habitués des vagues de chaleur. Les températures sont descendues jusqu'à -18 °C à Dallas, le 16 février, soit près de 30 degrés de moins que les normales saisonnières, habituellement entre 10 et 15 °C. Le thermomètre vient à peine de repasser au-dessus de zéro.
Les tempêtes de neige qui frappent les Etats-Unis depuis plusieurs jours devraient s'apaiser durant le week-end, en particulier dans le sud du pays, selon les services météorologiques américains (NWS). "La semaine anormalement froide qu'ont connue les plaines du Sud prendra fin ce week-end à mesure qu'une dépression apportera un air plus chaud", ont-ils affirmé vendredi 19 février.
Quelles sont les conséquences pour les Texans ?
Au total, plus de deux millions de foyers ont été privés d'électricité dans le Texas. Samedi, plus de 60 000 foyers restaient sans électricité, alors que les autorités s'efforcent de rétablir le courant. Une panne géante liée à une trop forte demande d'énergie, que les structures n'ont pas pu gérer : l'ERCOT, organisation chargée de gérer l'électricité au Texas, a annoncé un nouveau record avec un pic de consommation à 69 000 mégawatts. Sursollicitées par les habitants, l'ensemble des ressources énergétiques de l'Etat ont progressivement cédé face à la demande croissante et la difficulté de fonctionnement en raison du froid qui gelait les installations, comme l'explique le Guardian (lien en anglais).

Deux Texanes tentent de se réchauffer autour d'un barbecue alors que l'Etat américain est balayé par une vague de froid qui a causé de nombreuses coupures de courant, à Houston (Etats-Unis), le 16 février 2021. (GO NAKAMURA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Les habitants du Texas ont aussi dû faire face à des ruptures de canalisations occasionnées par le gel. En raison de ces problèmes d'alimentation en eau, il a été conseillé à quelque sept millions de Texans de faire bouillir l'eau avant de la consommer ou de l'utiliser pour la cuisine. Dans plusieurs localités, des distributions d'eau potable ont été organisées.
Des usines de fabrication de puces électroniques ont été contraintes de fermer temporairement. Les matchs de basket des équipes de Dallas et Houston en NBA, prévus les 18 et 20 février, ont été reportés après que leurs salles respectives ont été fermées par les autorités. Le président américain Joe Biden s'est entretenu vendredi avec le directeur par intérim de l'agence fédérale pour les situations d'urgence, Bob Fenton, et a signé une nouvelle déclaration d'urgence pour le Texas, ce qui permet de débloquer une aide fédérale pour l'Etat du sud des Etats-Unis. Le président américain devrait se rendre sur place dans les prochains jours.

La distribution d'eau potable s'organise à Houston (Texas), le 19 février 2021. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Pourquoi le sénateur Ted Cruz s'est-il retrouvé au cœur des critiques ?
Sénateur du Texas depuis 2013, le républicain Ted Cruz est l'un des politiques les plus connus du pays, mais ce n'est pas par sa mobilisation au cours de cette crise qu'il brille en une de l'actualité. Le sénateur a en effet fait le choix de s'envoler à Cancun (Mexique) pour des vacances en famille le 18 février. Le voyage du sénateur, répéré par un internaute à l'aéroport de Houston, n'est pas resté secret très longtemps.
Une décision qui a été extrêmement mal perçue par les Américains, ce qui a conduit Ted Cruz à présenter ses excuses : "C'était évidemment une erreur. Avec le recul, je ne l'aurais pas fait." Il assure avoir voulu se comporter en "bon père" pour ses filles qui ne pouvaient pas aller à l'école et n'avaient pas de chauffage.
Au-delà de son voyage, c'est surtout son manque de cohérence qui a été moqué et a choqué les Américains. En effet, lors d'une interview radio le 15 février, Ted Cruz avait mis en garde les habitants de son Etat contre les graves perturbations météorologiques à venir, soulignant qu'elles pourraient faire de nombreuses victimes. "Ne prenez aucun risque. Assurez-vous que votre famille est à l'abri, ne quittez pas votre maison et prenez soin de vos enfants", avait-il déclaré.

Un camion dans les rues de Houston (Texas), portant l'inscription "Les Texans ont gelé, Ted s'est enfuit", le 19 février 2021. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Pourquoi ce froid relance-t-il le débat autour des énergies fossiles ?
Les coupures massives d'électricité ont engendré un débat entre pro et anti-énergies fossiles au Texas. Principal Etat fournisseur de pétrole et de gaz naturel dans le pays, le Texas est indépendant énergétiquement : il n'est pas raccordé au réseau des Etats frontaliers. Quand son réseau est en difficulté, il ne peut donc pas faire appel à ses voisins, son circuit d'alimentation fonctionne en vase clos, ce qui explique ces coupures de courant.
Le 20 février, le commissaire à l'Agriculture du Texas Sid Miller, un républicain notoire, a mis en cause les éoliennes et pointé un échec des dirigeants locaux dans la gestion de la vague de froid, sur Facebook. Des propos rapidement contredits par Daniel Cohan, professeur à la Rice University de Houston, dans un post sur Twitter : "Nous affrontons une crise du système énergétique texan, pas simplement une crise électrique." Si les pales des éoliennes ont elles aussi gelé sous l'effet du froid, l'énergie éolienne n'est pas la principale responsable de ces coupures soudaines. Le froid a ainsi gelé les puits de gaz naturel et bloqué les gazoducs, qui acheminent 47,2% de l'électricité texane, selon des données publiées par l'Etat en 2019.
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Tirer les leçons
- Par Thierry LEDRU
- Le 20/02/2021
Depuis l'ouragan Katrina en 2005 et le désastre qu'a connu notamment la ville de la Nouvelle-Orléans, je me suis fortement intéressé aux scénarios catastrophes, non par morbidité mais par prévoyance.
Comment peut-on éviter les effets de situations de crises majeures ?
J'ai lu de nombreux ouvrages et vu de nombreux documentaires.
La crise sanitaire actuelle n'est juste qu'une alerte. Une espèce de mise en bouche. Un aperçu.
Lorsque la vallée de la Vésubie et de la Roya ont été dévastées par des crues phénoménales, j'ai vu des habitants qui disposaient encore de leurs maisons réclamer de la nourriture trois jours après la catastrophe, réclamer des piles, des médicaments, de l'eau potable. Je trouve ça effarant de disposer d'aussi peu de ressources, d'être aussi dépendants, d'être aussi fragiles.
Il n'y a pas si longtemps, dans les campagnes, les gens avaient des réserves, ils avaient un coin de potager. Ils étaient dans la prévoyance. Désormais, même dans les campagnes, une très grande partie de la population ne vit qu'au jour le jour.
Il suffit de regarder ce qui se passe actuellement au Texas qui connaît une vague de froid conséquente. Black out électrique, plus d'eau potable, plus de nourriture dans les magasins.
Je rappelerai juste les bagarres dans les magasins en France lors du premier confinement et la "valeur" prise par les rouleaux de papier toilette. Paris intra-muros dispose de trois jours de réserves alimentaires. Imaginez un black-out d'une semaine.On quitte la Savoie parce que la région a une démographie trop importante et que cette population représente une sorte de bombe à retardement. Je ne parle même pas de Paris ou d'autres zones urbaines de la même ampleur, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille etc etc...
Nous avons cherché un territoire à l'écart de tout. Là où nous allons pouvoir réaliser notre objectif de résilience totale. Nourriture, eau potable, énergie. Il ne s'agira pas de nous isoler mais de chercher à rencontrer des individus engagés dans une voie similaire. Et on ne les trouve que dans des lieux retirés.
Être survivaliste ne consiste pas à stocker des biens, de la nourriture, de l'eau, des médicaments et des armes en attendant égoïstement que le monde s’effondre, qu'une catastrophe planétaire éteigne cette humanité et efface tout ce qu'elle accomplit de néfaste. Il s'agit de réduire notre impact sur la Terre afin que les équilibres se maintiennent, il s'agit d'économiser ce qui appartient à tous et ne doit pas être dilapidé, il s'agit de prévoir afin de ne pas subir, il s'agit de relier les individus dont la vison de l'existence ne se résume pas au consumérisme et à un "Après moi, le déluge". Notre rêve désormais est de constituer cette base de vie durable et d'en partager l'expérience.
COVID-19 : à quoi s’attendre au sortir de la crise sanitaire
Publié par Légendat | 30/03/2020 | Survivalisme et résilience | 12 |

Presque trois ans se sont écoulés depuis que j’ai écrit mon article expliquant comment se préparer à une pandémie. Ce scénario -que j’ai toujours estimé être potentiellement le pire mais le moins susceptible de se produire- est aujourd’hui devenu réalité avec la propagation mondiale du COVID-19.
La France est confinée et la même question est sur toutes les lèvres : quand la vie va-t-elle reprendre son cours normal ?
Pour ceux et celles qui n’auraient pas encore compris, la fête est finie. La vie ne reprendra pas son cours normal au sens où nous l’entendons tous. Les choses ne reviendront pas à la normale après quelques semaines ni quelques mois. Il faudra des années pour que les vies politiques nationales et les économies repartent.
Et certaines choses ne seront jamais plus comme avant.
Ce premier trimestre 2020 aura été l’occasion de constater une bonne fois pour toutes que :
L’Etat français n’a ni la volonté profonde ni les moyens de protéger son peuple.
Le gouvernement est incompétent et n’hésite pas à mentir pour couvrir ses fautes stratégiques et s’assurer la continuité du pouvoir (et des profits).
Les fonctionnaires servant ce même gouvernement sont traités comme de la chair à canon, corvéables à merci jusqu’à la mort.
La sécurité est sacrifiée sur l’autel de la rentabilité, qui a menée à la destruction de nos hôpitaux, de notre armée et de nos forces de l’ordre (entre autres).
Je pourrais encore allonger cette liste mais ces 4 points me semblent être les plus importants pour nous, survivalistes (fous d’hier, lucides d’aujourd’hui), qui cherchons à assurer notre sécurité par nous-même.
Les conclusions sont faciles à tirer : chacun doit œuvrer pour être à même d’assurer sa propre protection au sens large : sécurité financière, alimentaire, sanitaire et bien sûr personnelle.
J’aurais énormément à dire sur ce que je pense de cette crise et de la façon dont elle est gérée mais je vais me concentrer sur les aspects qui nous intéressent. Les scandales de la pénurie de masques et du traitement à la chloroquine sont largement débattus par tout le monde et l’ensemble des médias s’épand jour et nuit sur la gravité de la situation, mais ma perception de cette pandémie est toute autre.
Ce que je peux commencer par vous dire, c’est qu’en dépit du bordel planétaire qu’elle a provoqué, cette pandémie de COVID-19 ne restera dans l’Histoire que comme un événement précurseur, le déclencheur de quelque chose de bien plus important.
Propagation et résurgence du COVID-19
Le sujet est très peu abordé pour le moment mais il est déjà évident que nous sommes loin d’être débarrassés du coronavirus. L’absence d’équipements de protection et de consensus mondial sur la façon de contenir la pandémie va inévitablement favoriser la réapparition de la maladie pendant des mois voire des années, avec le risque réel de faire face à des mutations bien plus virulentes que la souche actuelle.
J’en profite pour préciser que le COVID-19 est un virus à la létalité assez faible si on le met en perspective avec d’autres maladies virales ou bacilles comme Ebola, la peste noire ou la souche H5N1 modifiée. Le COVID-19 n’est pas le danger biologique auquel je me préparais jusqu’ici et je le prends plus comme un entraînement à ce qui va suivre que comme une épreuve en tant que tel.
La vérité est que la crise que nous traversons est moins liée au coronavirus qu’à l’incompétence des gouvernements européens et à la destruction des Etats-nations orchestrée par l’Union Européenne et ses sous-fifres. Si nos stocks stratégiques de matériel de protection NRBC avaient été corrects et notre chef d’Etat compétent, des milliers de morts et le confinement que nous subissons auraient pu être évités. La récession économique brutale qui va en découler aurait donc pu, elle aussi, être maîtrisée.
Prenez le temps de vous imaginer ce que nous serions en train de vivre si nous avions été la cible d’une attaque biologique et si nous n’avions pas la « chance » de faire face à une affection contrôlable -qui en passant est devenue hors de contrôle grâce à l’incompétence de nos « élites ».
Quoi qu’il en soit, la passivité et l’attentisme des gouvernements européens ainsi que la perméabilité des frontières nationales supplantées par celles de l’espace Schengen nous garantissent le taux de mortalité le plus élevé possible et la résurgence future de la maladie dans des zones assainies.
Conséquences du COVID-19
Nous payons aujourd’hui la vente de nos Etats -et donc notre destin individuel comme national- à une économie de marché libérale ne jurant que par le profit maximal : nos gouvernants sont des incapables méprisants qui ne représentent qu’eux-mêmes, notre système de santé est mis à genoux par une politique de rentabilité incohérente avec sa nature profonde, notre armée est déliquescente, nos forces de l’ordre sont à bout de souffle, nos stocks de résilience sont inexistants.
Le point commun à tous ces maux est la recherche vorace d’une rentabilité totale qui n’a pas lieu d’être dans les fonctions régaliennes de l’Etat. Les fonctionnaires sont les premiers à avoir été trahis par le gouvernement et leur intégrité et dévouement sont admirables car ils en sont très conscients.
Qu’elle doive affronter une guerre sanitaire ou une guerre conventionnelle, la France est mal engagée. Une guerre se mène de front avec des chefs de guerre compétents, des décisions claires et cohérentes, de la confiance, du courage, des hommes motivés et soudés, du matériel adapté et une logistique solide.
La victoire n’est jamais acquise même quand toutes ces conditions sont réunies et comme le démontre le cirque pitoyable auquel nous assistons, nous n’avons plus rien de tout cela.
Ne vous y trompez pas. Si à l’heure où j’écris ces lignes nos soignants, pompiers, FO, militaires font front commun pour tenter d’endiguer le COVID-19, il est inévitable que le mépris et la violence passés -encore très présents dans les esprits et dans les chairs- ainsi que l’incompétence crasse du gouvernement et le manque de moyens mis à disposition vont se payer très cher au sortir de la crise sanitaire.
Cette pandémie est l’occasion de mettre en lumière tous les manquements gouvernementaux en termes de gestion régalienne : nos hôpitaux, notre armée et nos forces de l’ordre sont sous-équipés et en sous-nombre, nos réserves stratégiques sont vides, notre tissu social est gangréné au point de devoir adapter les mesures de confinement aux territoires « perdus » (pour ne pas dire abandonnés à l’ennemi) de peur de voir les cités « s’embraser ».
Tout cela en dit long sur l’état du pays.
On parle beaucoup du coronavirus en lui-même mais il ne faut pas en oublier l’essentiel : c’est la mauvaise gestion de l’Etat plus que le virus en lui-même qui aura causé tant de souffrances et de dégâts.
Ce qu’il restait de confiance entre le gouvernement et le peuple est mort du coronavirus, en France comme dans nombre d’autres pays européens. L’heure des révoltes populaires est proche, celle des « mesures sécuritaires » drastiques aussi.
Ce temps de confinement n’est que le calme avant la tempête.
Je vous renvoie donc vers mon article sur les produits à stocker en cas de crise, qui risque lui aussi de devenir encore plus d’actualité très prochainement.
La foudre vient, l’orage est déjà là. Préparez-vous aujourd’hui plus que jamais, demain n’attend pas.
Légendat
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Comprendre l'économie
- Par Thierry LEDRU
- Le 19/02/2021
Oui, c'est complexe et il faut rester concentré et attentif. Mais ne pas comprendre le monde économique, c'est continuer à le subir.
Cette complexité fait le jeu des gouvernements et bien plus encore celui des banques.
Maintenant, le jour où la délaftion explosrea et que nous entrerons dans un cycle similaire à celui du Japon, il sera trop tard.
Gaël Giraud, né le 24 janvier 1970, est un économiste et prêtre jésuite français. Spécialiste en économie mathématique, il a été économiste en chef de l'Agence française de développement (AFD) de 2015 à 2019.
Sommaire
1.2Recherche, enseignement et autres activités
Biographie[modifier | modifier le code]
Jeunesse et études[modifier | modifier le code]
Après deux années de classes préparatoires B/L (Lettres et Sciences économiques et sociales) au lycée Henri-IV, à Paris, il intègre l’École normale supérieure de la rue d'Ulm et l’École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE) en 1989.
Pendant ses deux années de service civil au Tchad (1995-1997), il enseigne les mathématiques et la physique au lycée Saint-Charles-Lwanga (Sarh) et fonde le Centre d'accueil des enfants de la rue de Balimba1.
En janvier 1998, il soutient sa thèse de doctorat en mathématiques appliquées (à l'économie) au laboratoire d'économétrie de l’École polytechnique et à l'université Panthéon-Sorbonne2.
En 2004, il obtient l'habilitation à diriger des recherches (HDR). La même année, le 27 septembre, il entre chez les jésuites. Il est ordonné prêtre le 14 décembre 20133. Il soutient une thèse de doctorat en théologie le 22 septembre 2020 au Centre Sèvres de Paris sur le thème de la théologie politique des communs à l'ère anthropocène4, sous la direction de Christoph Theobald.
Recherche, enseignement et autres activités[modifier | modifier le code]
Après une année passée en tant que fellow au CORE (Centre For Operations Research, Louvain-la-Neuve, Belgique), il entre au CNRS en 1999 comme chargé de recherche en économie. Sa première affectation est au BETA (Bureau d'économie théorique et appliquée, Strasbourg), puis, en 2001, il est affecté au CES (Centre d'Économie de la Sorbonne). Il est chercheur associé à l’École d'économie de Paris de sa fondation jusqu'en 2014, tout en ayant une activité de consultant scientifique5. Il est, de début 2015 jusqu'à 2019, l'économiste en chef et directeur exécutif de l'Agence française de développement6.
Il exerce en outre la fonction de quant (consultant chargé de la conception des modèles mathématiques utilisés en finance de marché) dans les équipes de Jean-Michel Lasry auprès de la CPR et de Calyon entre 1999 et 2004. Il y travaille notamment à la tarification des actifs dérivés de crédit. En 2003, un poste de trader lui est proposé à New York, qu'il décline pour pouvoir devenir jésuite7.
Gaël Giraud enseigne la théorie des jeux et l’économie mathématique à l’université Panthéon-Sorbonne, à la Faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg et à l’université de Hanoï au Viêt Nam. Il enseigne aujourd'hui l'économie au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées, à l’École polytechnique - où il fonde et dirige depuis 2015 la chaire Énergie et Prospérité, et au Sustainability Institute de l'Université de Stellenbosch (Afrique du Sud).
En 2007, il est professeur affilié à l'ESCP Europe8. Depuis lors, il a été membre du conseil scientifique de Finance Watch, de la Fondation Nicolas Hulot, du Shift Project et du Campus de la transition écologique. Depuis 2018, il est fellow associé à l'Institut d'études avancées de Nantes.
Membre du Centre de recherche et d'action sociales, il tient régulièrement une chronique sur l'actualité économique et financière dans la revue Projet.
En 2020, Gaël Giraud devient président d'honneur de l'Institut Rousseau, un nouveau cercle de réflexion qui se définit comme étant « apartisan, indépendant des partis » et « au croisement de la social-démocratie, de l’écologie et de la pensée républicaine », et considéré par Le Monde comme se situant « à la gauche de la gauche »9,10.
Travaux[modifier | modifier le code]
Ses travaux portent notamment sur le rôle de la monnaie, le rôle des marchés financiers et de leur réglementation dans la prévention des krachs économiques, ainsi que sur les dynamiques économiques hors équilibre. Gaël Giraud travaille également sur les obligations indexées sur l’inflation, les enchères pour les introductions en bourse (IPO), les dérivés de crédit et les méthodes de fixing pour les chambres de compensation des marchés internationaux.
Dans sa chronique pour la revue Projet, depuis 2007, il prend également position sur le « pic pétrolier », en faveur d'un protectionnisme aux frontières de l'Europe11, d'un plafonnement des revenus, d'un financement massif de la transition écologique, du passage de l'euro monnaie unique à l'euro monnaie commune12. Il considère que l'énergie est le facteur essentiel de la croissance économique : l'élasticité, autrement dit la sensibilité du PIB par habitant par rapport à la consommation d'énergie est, d'après lui, de l'ordre de 60 %, et non de moins de 10 % (soit le coût de la facture énergétique dans la production) selon la littérature économique habituelle13.
Les travaux de Gaël Giraud explorent et développent les aspects éthiques, voire théologiques, des sciences économiques14. Depuis 2012, il alerte sur les risques liés au réchauffement climatique, et à l'épuisement des ressources énergétiques15[source insuffisante].
Avec une équipe de chercheurs de l’Agence française de développement, il développe depuis 2015 un nouvel outil de modélisation macroéconomique : GEMMES (General Monetary and Multisectoral Macrodynamics for the Ecological Shift). Cet outil d'aide à la prise de décision intègre les enjeux de la transition écologique16.
Prix et distinctions[modifier | modifier le code]
Gaël Giraud est nominé pour le prix du meilleur jeune économiste de France 2009 décerné par le journal Le Monde et le Cercle des économistes17,18.
En 2013, son livre l'Illusion financière reçoit le prix « Lire l'économie », décerné par des lycéens français et organisé par le ministère de l'Éducation nationale19.
En 2019, il reçoit le prix du « MOOC of the year » de l'AFD et de l’École normale supérieure pour le MOOC « Transition écologique et énergétique dans les pays du Sud »20.
Prises de position[modifier | modifier le code]
Gaël Giraud a contribué à la préparation de la loi Moscovici portant sur la séparation des banques21, dénonçant avec (entre autres) Alain Grandjean et Olivier Berruyer l'inefficacité prévisible des nouvelles dispositions réglementaires. Il a à ce titre organisé un colloque-débat à la Sorbonne le 21 janvier 201322.
Dans un entretien de février 2017, il explique l'importance économique et écologique du concept de communs23 : « Plus globalement, ma conviction est que nous devons travailler à l’émergence de communautés capables d’administrer intelligemment des communs, à égale distance de la gestion bureaucratique soviétique ou néo-libérale. »
Dans le contexte de la crise économique découlant de l'épidémie de COVID-19, il plaide pour l'annulation des dettes souveraines détenues par la Banque centrale européenne24, afin de permettre aux États d'investir dans un plan de reconstruction écologique des économies européennes.
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La pandémie depuis un an.
- Par Thierry LEDRU
- Le 19/02/2021
"L'être humain est un animal qui trébuche 20 fois sur la même pierre" Jose Mujica, ex-président de l'Uruguay
Cette vidéo date de mars 2020. Quasiment un an par conséquent. Et c'est ce flash-back qui permet de mieux comprendre notre présent et de nous projeter dans l'avenir.
Comme je l'avais expliqué dans l'article sur l'éradication de la variole, c'est bien le traçage des personnes contaminées et leur isolement qui reste le recours le plus performant. Le cas de Singapour est exemplaire.
Une vidéo encore une fois passionnante. Claire, documentée, objective.
"Les catastrophes naturelles n'existent pas. Ce sont nos actions (ou nos inactions) qui transforment les risques en désastres."