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  • Le code de Nuremberg

    Il est bon de rappeler les articles du code de Nuremberg, en ce moment. Personnellement, le premier article me suffit pour ne pas envisager le vaccin contre le covid (oui, je sais, c'est "la" covid mais je n'arrive pas à le mettre au féminin, son comportement est tellement pénible que ça ne peut pas être autre chose que du masculin).

    Depuis cette sombre époque et les abominations commises, il est clair que le parallèle avec le moment présent semble totalement déplacé. Effectivement, ça n'a rien à voir. Et heureusement. Il s'agit juste pour moi de rappeler qu'il existe des textes de lois et qu'il est judicieux de les connaître. 

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_Nuremberg

    La traduction moderne de référence du code de Nuremberg, faite depuis le texte du jugement, est la suivante pour les 10 articles :

    Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne concernée doit avoir la capacité légale de consentir ; qu’elle doit être placée en situation d’exercer un libre pouvoir de choix, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes sournoises de contrainte ou de coercition ; et qu’elle doit avoir une connaissance et une compréhension suffisantes de ce que cela implique, de façon à lui permettre de prendre une décision éclairée. Ce dernier point demande que, avant d’accepter une décision positive par le sujet d’expérience, il lui soit fait connaître : la nature, la durée, et le but de l’expérience ; les méthodes et moyens par lesquels elle sera conduite ; tous les désagréments et risques qui peuvent être raisonnablement envisagés ; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui pourraient possiblement advenir du fait de sa participation à l’expérience. L’obligation et la responsabilité d’apprécier la qualité du consentement incombent à chaque personne qui prend l’initiative de, dirige ou travaille à l’expérience. Il s’agit d’une obligation et d’une responsabilité personnelles qui ne peuvent pas être déléguées impunément ;

    L’expérience doit être telle qu’elle produise des résultats avantageux pour le bien de la société, impossibles à obtenir par d’autres méthodes ou moyens d’étude, et pas aléatoires ou superflus par nature ;

    L’expérience doit être construite et fondée de façon telle sur les résultats de l’expérimentation animale et de la connaissance de l’histoire naturelle de la maladie ou autre problème à l’étude, que les résultats attendus justifient la réalisation de l’expérience ;

    L’expérience doit être conduite de façon telle que soient évitées toute souffrance et toute atteinte, physiques et mentales, non nécessaires ;

    Aucune expérience ne doit être conduite lorsqu’il y a une raison a priori de croire que la mort ou des blessures invalidantes surviendront ; sauf, peut-être, dans ces expériences où les médecins expérimentateurs servent aussi de sujets ;

    Le niveau des risques devant être pris ne doit jamais excéder celui de l’importance humanitaire du problème que doit résoudre l’expérience ;

    Les dispositions doivent être prises et les moyens fournis pour protéger le sujet d’expérience contre les éventualités, même ténues, de blessure, infirmité ou décès ;

    Les expériences ne doivent être pratiquées que par des personnes scientifiquement qualifiées. Le plus haut degré de compétence professionnelle doit être exigé tout au long de l’expérience, de tous ceux qui la dirigent ou y participent ;

    Dans le déroulement de l’expérience, le sujet humain doit être libre de mettre un terme à l’expérience s’il a atteint l’état physique ou mental dans lequel la continuation de l’expérience lui semble impossible ;

    Dans le déroulement de l’expérience, le scientifique qui en a la charge doit être prêt à l’interrompre à tout moment, s’il a été conduit à croire — dans l’exercice de la bonne foi, de la compétence du plus haut niveau et du jugement prudent qui sont requis de lui — qu’une continuation de l’expérience pourrait entraîner des blessures, l’invalidité ou la mort pour le sujet d’expérience.

  • Jean-François Brient : De la servitude moderne

     

    Je ne considère aucunement une révolution violente comme une issue. Je ne crois aucunement que le chaos social puisse être libérateur. L'Histoire des pays démontre d'ailleurs à quel point ces révolutions violentes ont systématiquement échoué puisqu'aucun pays concerné n'est aujourd'hui parvenu à sortir de la société marchande.

    Je pense par contre que la construction d'une "société parallèle" relève du champ des possibles. Il s'agit plutôt de "micro-sociétés" d'ailleurs, des entités communautaires insérées dans un Etat. Des groupes humains qui se sont extraits du modèle capitaliste et qui ont construit une société à visage humain et mieux encore à visage naturel, c'est à dire pour moi, une osmose entre le Vivant et nous alors que la société marchande considère le Vivant comme une marchandise qui nous "environne".

    Il n'y a de toute façon aucune autre voie de transformation dans un registre réfléchi et volontaire. Il se pourrait par contre, si rien ne change, que survienne un jour une voie dévastatrice. 

     

     

     

     

     

    De la Servitude Moderne

     

     

    De la Servitude Moderne par Brient
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    EAN : 9782361940287
    62 pages
    Éditeur : 
    EPERVIER (24/03/2016)


    Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)

    Résumé :

    De la Servitude moderne est un livre construit sur une inquiétude et sur un espoir. D'une part sur la crainte que le système de domination ne parvienne à créer et à pérenniser une société sans opposition, où le consentement collectif rendrait l'oppression éternelle. D'autre part sur l'espoir que la prise de conscience à laquelle ce livre veut participer renaisse et se fortifie, dans la radicalité et la détermination. . Passant en revue les impasses politiques, économiques, sociales, culturelles, environnementales, vers lesquelles le capitalisme contemporain envoie l'humanité tout entière, l'auteur nous appelle, dans un style à la fois réfléchi et poétique, à une désobéissance active dirigée vers des changements véritablement libérateurs. Ecrit au milieu du tourbillon des luttes sociales, parfumé au gaz lacrymogène, cet ouvrage, dont le style est à la fois incisif et poétique, entend redonner à la jeune génération comme à l'ancienne, le goût du combat et le sentiment que la victoire contre l'aliénation du monde de la marchandise est possible.

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    CRITIQUES, ANALYSES ET AVIS (3)AJOUTER UNE CRITIQUE

    TerrainsVagues

    TerrainsVagues   05 décembre 2020

    « Ils ne sont pas esclaves parce qu'il existe des maitres mais il existe des maitres parce qu'ils ont choisi de demeurer esclaves. »
    Tout est dit de « La servitude moderne » dans cette phrase. Ca tombe bien car ce bouquin est malheureusement introuvable… étonnant non?
    Un billet de l'ami Serge (Hardiviller) m'a fait rechercher ce titre et trouver un texte court de 
    Jean François Brient. L'intégral du bouquin est-il dans les pages que j'ai trouvé, je ne sais pas et j'en doute mais le message, s'il ne fait que renforcer le sentiment d'un convaincu (que je suis) de la vulgarité, de l'obscénité, du non sens de notre système sociétal, pourrait juste faire réfléchir monsieur tout le monde sur cette condition d'esclaves modernes qui nous caractérise.
    Pas de solution ni de projet dans ces quelques lignes, juste une piqûre pour éveiller quelques consciences pas encore complètement endormies.
    Je sais que dans notre Oxydant, le hors piste est discrédité, moqué et marginalisé, c'est tellement facile et tellement confortable d'être dans les clous, comme tout le monde. La religion de l'argent et du pouvoir mène l'Ô vin de messe à l'abattoir et le beau vin en redemande.
    Sans forcément adhérer à ce qui est dit dans ces pages car remettre en cause tout ce qu'on nous a appris depuis toujours n'est pas à la portée de tous et que ça peut être très violent, si vous trouvez parfois que nous marchons sur la tête votre curiosité vous mènera peut être par là :
    https://fr.theanarchistlibrary.org/library/jean-francois-brient-
    de-la-servitude-moderne
    « On conçoit en occident, on produit en Asie et l'on meurt en Afrique. »

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    Hardiviller

    Hardiviller   30 novembre 2020


    Une analyse très claire de la condition des citoyens du monde capitaliste . l'auteur montre que nous nous croyons en démocratie puisque nous avons le droit de vote , mais que notre choix se limite dans la pratique à nous choisir un maître entre deux tendances , certes opposées sur des points de détail mais qui se rejoignent toujours dans la défense acharnée du capitalisme et de ses lois du marché . le tout est expliqué dans un langage accessible à tous . Lecture assez déstabilisante pour les esclaves modernes que nous sommes .

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    ProfDoc45ProfDoc45   19 septembre 2016

    ★★★★★

    ★★★★★

    Réflexions à caractère volontairement anti-capitaliste, voire anarchique, autour de questions de société très variées (aménagement du territoire, langage, médecine marchande...). Avec une ambition commune : décrypter le mécanisme d'asservissement.
    Lecture aisée : chaque chapitre aborde un thème précis, et le traite de façon très succinct, incitant ainsi le lecteur à développer lui-même le raisonnement.
    Quelques répétitions tant idéologiques, que textuelles, se rencontrent au fil de la lecture.

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    CITATIONS ET EXTRAITS (5)AJOUTER UNE CITATION

    TerrainsVaguesTerrainsVagues   05 décembre 2020

    Or l’esclave moderne est persuadé qu’il n’existe pas d’alternative à l’organisation du monde présent. Il s’est résigné à cette vie car il pense qu’il ne peut y en avoir d’autres. Et c’est bien là que se trouve la force de la domination présente : entretenir l’illusion que ce système qui a colonisé toute la surface de la Terre est la fin de l’Histoire. Il a fait croire à la classe dominée que s’adapter à son idéologie revient à s’adapter au monde tel qu’il est et tel qu’il a toujours été. Rêver d’un autre monde est devenu un crime condamné unanimement par tous les médias et tous les pouvoirs. Le criminel est en réalité celui qui contribue, consciemment ou non, à la démence de l’organisation sociale dominante. Il n’est pas de folie plus grande que celle du système présent.

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    TerrainsVaguesTerrainsVagues   03 décembre 2020

    Comme tous les êtres opprimés de l’Histoire, l’esclave moderne a besoin de sa mystique et de son dieu pour anesthésier le mal qui le tourmente et la souffrance qui l’accable. Mais ce nouveau dieu, auquel il a livré son âme, n’est rien d’autre que le néant. Un bout de papier, un numéro qui n’a de sens que parce que tout le monde a décidé de lui en donner. C’est pour ce nouveau dieu qu’il étudie, qu’il travaille, qu’il se bat et qu’il se vend. C’est pour ce nouveau dieu qu’il a abandonné toute valeur et qu’il est prêt à faire n’importe quoi. Il croit qu’en possédant beaucoup d’argent, il se libérera des contraintes dans lesquels il se trouve enfermé. Comme si la possession allait de paire avec la liberté. La libération est une ascèse qui provient de la maitrise de soi. Elle est un désir et une volonté en actes. Elle est dans l’être et non dans l’avoir. Mais encore faut-il être résolu à ne plus servir, à ne plus obéir. Encore faut-il être capable de rompre avec une habitude que personne, semble-t-il, n’ose remettre en cause.

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    HardivillerHardiviller   29 novembre 2020

    La servitude moderne est une servitude volontaire , consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la terre . Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent chaque jour un peu plus . Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant , que l'on consent à leur donner s'ils sont suffisamment sages . Ils choisissent eux-mêmes les maîtres qu'ils devront servir ( par le vote ) . Pour que cette tragédie mêlée d'absurdité ai pu se mettre en place , il a fallu d'abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation . Voilà bien l'étrange modernité de notre époque . Contrairement aux esclaves de l'antiquité , aux serfs du moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles , nous sommes aujourd'hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir . Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités . Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l'on a construite pour eux . Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur .
    Voilà le mauvais rêves des esclaves modernes qui n'aspirent finalement qu'a se laisser aller dans la danse macabre du système de l'aliénation .
    L'oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d'occulter notre condition d'esclave . Montrer la réalité telle qu'elle est vraiment et non telle qu'elle est présente par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique . Seule la vérité est révolutionnaire .

  • Juste un rappel en ces temps agités

    je viens de lire les commentaires sur France info de la conférence présidentielle. Rien que les commentaires. Pour le reste, je ne me fais aucune illusion.

    Eh bien, ces commentaires reflètent avec une acuité effroyable cette "servitude volontaire" dont parlaient déjà Etienne de la Boétie ou Elisée Reclus.

     

    Elisée Reclus

    Discours de la servitude volontaire

    Discours de la servitude volontaire. (suite)

     

     

    De la servitude moderne


    Chapitre I : Épigraphe

     

    « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
    Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »



     

    la terre

     



     Chapitre II : La servitude moderne

    "Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles."

    William Shakespeare


     

    foule

     

     

        La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maitres qu’ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voila bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. 

        Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation.

        L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave.
        Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique.
        Seule la vérité est révolutionnaire.



     Chapitre III : L’aménagement du territoire et l’habitat

    « L’urbanisme est cette prise de possession de l’environnement naturel et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor. »

     

    La Société du Spectacle, Guy Debord.


     

     

    immeubles



        À mesure qu’ils construisent leur monde par la force de leur travail aliéné, le décor de ce monde devient la prison dans laquelle il leur faudra vivre. Un monde sordide, sans saveur ni odeur, qui porte en lui la misère du mode de production dominant.
        Ce décor est en perpétuel construction. Rien n’y est stable. La réfection permanente de l’espace qui nous entoure trouve sa justification dans l’amnésie généralisée et l’insécurité dans lesquelles doivent vivre ses habitants. Il s’agit de tout refaire à l’image du système : le monde devient tous les jours un peu plus sale et bruyant, comme une usine.
        Chaque parcelle de ce monde est la propriété d’un État ou d’un particulier. Ce vol social qu’est l’appropriation exclusive du sol se trouve matérialisé dans l’omniprésence des murs, des barreaux, des clôtures, des barrières et des frontières… ils sont la trace visible de cette séparation qui envahit tout.
        Mais parallèlement, l’unification de l’espace selon les intérêts de la culture marchande est le grand objectif de notre triste époque. Le monde doit devenir une immense autoroute, rationnalisée à l’extrême, pour faciliter le transport des marchandises. Tout obstacle, naturel ou humain doit être détruit.
        L’habitat dans lequel s’entasse cette masse servile est à l’image de leur vie : il ressemble à des cages, à des prisons, à des cavernes. Mais contrairement aux esclaves ou aux prisonniers, l’exploité des temps modernes doit payer sa cage.


    « Car ce n’est pas l’homme mais le monde qui est devenu un anormal. »
    Antonin Artaud



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     Chapitre IV : La marchandise

    « Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques. »

    Le Capital, Karl Marx


     

    publicité marchandise 



        Et c’est dans ce logis étroit et lugubre qu’il entasse les nouvelles marchandises qui devraient, selon les messages publicitaires omniprésents, lui apporter le bonheur et la plénitude. Mais plus il accumule des marchandises et plus la possibilité d’accéder un jour au bonheur s’éloigne de lui.

    « A quoi sert à un homme de tout posséder s’il perd son âme. »

                        Marc 8 ; 36


        La marchandise, idéologique par essence, dépossède de son travail celui qui la produit et dépossède de sa vie celui qui la consomme. Dans le système économique dominant, ce n’est plus la demande qui conditionne l’offre mais l’offre qui détermine la demande. C’est ainsi que de manière périodique, de nouveaux besoins sont créés qui sont vite considérés comme des besoins vitaux par l’immense majorité de la population : ce fut d’abord la radio, puis la voiture, la télévision, l’ordinateur et maintenant le téléphone portable.
        Toutes ces marchandises, distribuées massivement en un lapse de temps très limité, modifient en profondeur les relations humaines : elles servent d’une part à isoler les hommes un peu plus de leur semblable et d’autre part à diffuser les messages dominants du système. Les choses qu’on possède finissent par nous posséder.



     Chapitre V : L’alimentation

    « Ce qui est une nourriture pour l’un est un poison pour l’autre. »

    Paracelse


     

    nourriture


       
        Mais c’est encore lorsqu’il s’alimente que l’esclave moderne illustre le mieux l’état de décrépitude dans lequel il se trouve. Disposant d’un temps toujours plus limité pour préparer la nourriture qu’il ingurgite, il en est réduit à consommer à la va-vite ce que l’industrie agro-chimique produit. Il erre dans les supermarchés à la recherche des ersatz que la société de la fausse abondance consent à lui donner. Là encore, il n’a plus que l’illusion du choix. L’abondance des produits alimentaires ne dissimule que leur dégradation et leur falsification. Il ne s’agit bien notoirement que d’organismes génétiquement modifiés, d’un mélange de colorants et de conservateurs, de pesticides, d’hormones et autres inventions de la modernité. Le plaisir immédiat est la règle du mode d’alimentation dominant, de même qu’il est la règle de toutes les formes de consommation. Et les conséquences sont là qui illustrent cette manière de s’alimenter.
        Mais c’est face au dénuement du plus grand nombre que l’homme occidental se réjouit de sa position et de sa consommation frénétique. Pourtant, la misère est partout où règne la société totalitaire marchande. Le manque est le revers de la médaille de la fausse abondance. Et dans un système qui érige l’inégalité comme critère de progrès, même si la production agro-chimique est suffisante pour nourrir la totalité de la population mondiale, la faim ne devra jamais disparaitre.

    « Ils se sont persuadés que l’homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. »

    Isaac Bashevis Singer


        L’autre conséquence de la fausse abondance alimentaire est la généralisation des usines concentrationnaires et l’extermination massive et barbare des espèces qui servent à nourrir les esclaves. Là se trouve l’essence même du mode de production dominant. La vie et l’humanité ne résistent pas face au désir de profit de quelques uns.



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    Chapitre VI : La destruction de l’environnement

    « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

    Victor Hugo


     

    puits de petrole en feu 



        Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

        Et ce sont les mêmes pollueurs qui se présentent aujourd’hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ces imbéciles du show business subventionnés par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement de nos habitudes de vie suffirait à sauver la planète du désastre. Et pendant qu’ils nous culpabilisent, ils continuent à polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudo-écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens véreux à cours de slogan publicitaire. Mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s’agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant.




     Chapitre VII : Le travail

    Travail, du latin Tri Palium trois pieux, instrument de torture.

     

     

    horloge 



        Mais pour entrer dans la ronde de la consommation frénétique, il faut de l’argent et pour avoir de l’argent, il faut travailler, c'est-à-dire se vendre. Le système dominant a fait du travail sa  principale valeur. Et les esclaves doivent travailler toujours plus pour payer à crédit leur vie misérable. Ils s’épuisent dans le travail, perdent la plus grande part de leur force vitale et subissent les pires humiliations. Ils passent toute leur vie à une activité fatigante et ennuyeuse pour le profit de quelques uns.

        L’invention du chômage moderne est là pour les effrayer et les faire remercier sans cesse le pouvoir de se montrer généreux avec eux. Que pourraient-ils bien faire sans cette torture qu’est le travail ? Et ce sont ces activités aliénantes que l’on présente comme une libération. Quelle déchéance et quelle misère !

        Toujours pressés par le chronomètre ou par le fouet, chaque geste des esclaves est calculé afin d’augmenter la productivité. L’organisation scientifique du travail constitue l’essence même de la dépossession des travailleurs, à la fois du fruit de leur travail mais aussi du temps qu’ils passent à la production automatique des marchandises ou des services. Le rôle du travailleur se confond avec celui d’une machine dans les usines, avec celui d’un ordinateur dans les bureaux. Le temps payé ne revient plus.

        Ainsi, chaque travailleur est assigné à une tache répétitive, qu’elle soit intellectuelle ou physique. Il est spécialiste dans son domaine de production. Cette spécialisation se retrouve à l’échelle de la planète dans le cadre de la division internationale du travail. On conçoit en occident, on produit en Asie et l’on meurt en Afrique.




     Chapitre VIII : La colonisation de tous les secteurs de la vie


    « C’est l’homme tout entier qui est conditionné au comportement productif par l’organisation du travail, et hors de l’usine il garde la même peau et la même tête. »

     

    Christophe Dejours


     

    publicité vacances 



        L’esclave moderne aurait pu se contenter de sa servitude au travail, mais à mesure que le système de production colonise tous les secteurs de la vie, le dominé perd son temps dans les loisirs, les divertissements et les vacances organisées. Aucun moment de son quotidien n’échappe à l’emprise du système. Chaque instant de sa vie a été envahi. C’est un esclave à temps plein.



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     Chapitre IX : La médecine marchande

    « La médecine fait mourir plus longtemps. »

    Plutarque


     

    laboratoire 



        La dégradation généralisée de son environnement, de l’air qu’il respire et de la nourriture qu’il consomme ; le stress de ses conditions de travail et de l’ensemble de sa vie sociale, sont à l’origine des nouvelles maladies de l’esclave moderne.
    Il est malade de sa condition servile et aucune médecine ne pourra jamais remédier à ce mal. Seule la libération la plus complète de la condition dans laquelle il se trouve enfermé peut permettre à l’esclave moderne de se libérer de ses souffrances.

        La médecine occidentale ne connaît qu’un remède face aux maux dont souffrent les esclaves modernes : la mutilation. C’est à base de chirurgie, d’antibiotique ou de chimiothérapie que l’on traite les patients de la médecine marchande. On s’attaque aux conséquences du mal sans jamais en chercher la cause. Cela se comprend autant que cela s’explique : cette recherche nous conduirait inévitablement vers une condamnation sans appel de l’organisation sociale dans son ensemble.

        De même qu’il a transformé tous les détails de notre monde en simple marchandise, le système présent a fait de notre corps une marchandise, un objet d’étude et d’expérience livré aux apprentis sorciers de la médecine marchande et de la biologie moléculaire. Et les maîtres du monde sont déjà prêts à breveter le vivant.
    Le séquençage complet de l’ADN du génome humain est le point de départ d’une nouvelle stratégie mise en place par le pouvoir. Le décodage génétique n’a d’autres buts que d’amplifier considérablement les formes de domination et de contrôle.

        Notre corps lui-aussi, après tant d’autres choses, nous a échappé.



     Chapitre X : L’obéissance comme seconde nature

    « À force d’obéir, on obtient des réflexes de soumission. »

     

    Anonyme


     

    rat de laboratoire 



        Le meilleur de sa vie lui échappe mais il continue car il a l’habitude d’obéir depuis toujours. L’obéissance est devenue sa seconde nature. Il obéit sans savoir pourquoi, simplement parce qu’il sait qu’il doit obéir. Obéir, produire et consommer, voilà le triptyque qui domine sa vie. Il obéit à ses parents, à ses professeurs, à ses patrons, à ses propriétaires, à ses marchands. Il obéit à la loi et aux forces de l’ordre. Il obéit à tous les pouvoirs car il ne sait rien faire d’autre. La désobéissance l’effraie plus que tout car la désobéissance, c’est le risque, l’aventure, le changement. Mais de même que l’enfant panique lorsqu’il perd de vue ses parents, l’esclave moderne est perdu sans le pouvoir qui l’a créé. Alors ils continuent d’obéir.

        C’est la peur qui a fait de nous des esclaves et qui nous maintient dans cette condition. Nous nous courbons devant les maîtres du monde, nous acceptons cette vie d’humiliation et de misère par crainte.
        Nous disposons pourtant de la force du nombre face à cette minorité qui gouverne. Leur force à eux, ils ne la retirent pas de leur police mais bien de notre consentement. Nous justifions notre lâcheté devant l’affrontement légitime contre les forces qui nous oppriment par un discours plein d’humanisme moralisateur. Le refus de la violence révolutionnaire est ancré dans les esprits de ceux qui s’opposent au système au nom des valeurs que ce système nous a lui-même enseignés.
        Mais le pouvoir, lui, n’hésite jamais à utiliser la violence quand il s’agit de conserver son hégémonie.




     Chapitre XI : La répression et la surveillance

    « Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison. »

    La désobéissance civile, Henry David Thoreau


     

     foule 1984



        Pourtant, il y a encore des individus qui échappent au contrôle des consciences. Mais ils sont sous surveillance. Toute forme de rébellion ou de résistance est de fait assimilée à une activité déviante ou terroriste. La liberté n’existe que pour ceux qui défendent les impératifs marchands. L’opposition réelle au système dominant est désormais totalement clandestine. Pour ces opposants, la répression est la règle en usage. Et le silence de la majorité des esclaves face à cette répression trouve sa justification dans l’aspiration médiatique et politique à nier le conflit qui existe dans la société réelle.

       

     Chapitre XII : L’argent

    « Et ce que l’on faisait autrefois pour l’amour de Dieu, on le fait maintenant pour l’amour de l’argent, c’est-à-dire pour l’amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience.»

     

    Aurore, Nietzsche


     

    billet 



        Comme tous les êtres opprimés de l’Histoire, l’esclave moderne a besoin de sa mystique et de son dieu pour anesthésier le mal qui le tourmente et la souffrance qui l’accable. Mais ce nouveau dieu, auquel il a livré son âme, n’est rien d’autre que le néant. Un bout de papier, un numéro qui n’a de sens que parce que tout le monde a décidé de lui en donner. C’est pour ce nouveau dieu qu’il étudie, qu’il travaille, qu’il se bat et qu’il se vend. C’est pour ce nouveau dieu qu’il a abandonné toute valeur et qu’il est prêt à faire n’importe quoi. Il croit qu’en possédant beaucoup d’argent, il se libérera des contraintes dans lesquels il se trouve enfermé. Comme si la possession allait de paire avec la liberté. La libération est une ascèse qui provient de la maitrise de soi. Elle est un désir et une volonté en actes. Elle est dans l’être et non dans l’avoir. Mais encore faut-il être résolu à ne plus servir, à ne plus obéir. Encore faut-il être capable de rompre avec une habitude que personne, semble-t-il, n’ose remettre en cause.



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     Chapitre XIII : Pas d’alternative à l’organisation sociale dominante

     

    Acta est fabula
    La pièce est jouée


     

    horloge 



        Or l’esclave moderne est persuadé qu’il n’existe pas d’alternative à l’organisation du monde présent. Il s’est résigné à cette vie car il pense qu’il ne peut y en avoir d’autres. Et c’est bien là que se trouve la force de la domination présente : entretenir l’illusion que ce système qui a colonisé toute la surface de la Terre est la fin de l’Histoire. Il a fait croire à la classe dominée que s’adapter à son idéologie revient à s’adapter au monde tel qu’il est et tel qu’il a toujours été. Rêver d’un autre monde est devenu un crime condamné unanimement par tous les médias et tous les pouvoirs. Le criminel est en réalité celui qui contribue, consciemment ou non, à la démence de l’organisation sociale dominante. Il n’est pas de folie plus grande que celle du système présent. 



     Chapitre XIV : L’image

    « Sinon, qu’il te soit fait connaitre, o roi, que tes dieux ne sont pas ceux que nous servons, et l’image d’or que tu as dressé, nous ne l’adorerons pas. »

     

    Ancien Testament, Daniel 3 :18


     

     panneaux



        Devant la désolation du monde réel, il s’agit pour le système de coloniser l’ensemble de la conscience des esclaves. C’est ainsi que dans le système dominant, les forces de répression  sont précédées par la dissuasion qui, dès la plus petite enfance, accomplit son œuvre de formation des esclaves. Ils doivent oublier leur condition servile, leur prison et leur vie misérable. Il suffit de voir cette foule hypnotique connectée devant tous les écrans qui accompagnent leur vie quotidienne. Ils trompent leur insatisfaction permanente dans le reflet manipulé d’une vie rêvée, faite d’argent, de gloire et d’aventure. Mais leurs rêves sont tout aussi affligeants que leur vie misérable. 

        Il existe des images pour tous et partout, elles portent en elle le message idéologique de la société moderne et servent d’instrument d’unification et de propagande. Elles croissent à mesure que l’homme est dépossédé de son monde et de sa vie. C’est l’enfant qui est la cible première de ces images car il s’agit d’étouffer la liberté dans son berceau. Il faut les rendre stupides et leur ôter toute forme de réflexion et de critique. Tout cela se fait bien entendu avec la complicité déconcertante de leurs parents qui ne cherchent même plus à résister face à la force de  frappe cumulée de tous les moyens modernes de communication. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises nécessaires à l’asservissement de leur progéniture. Ils se dépossèdent de l’éducation de leurs enfants et la livrent en bloc au système de l’abrutissement et de la médiocrité.

        Il y a des images pour tous les âges et pour toutes les classes sociales. Et les esclaves modernes confondent ces images avec la culture et parfois même avec l’art. On fait appel aux instincts les plus sordides pour écouler les stocks de marchandises. Et c’est encore la femme, doublement esclave dans la société présente, qui en paye le prix fort. Elle en est réduite à être un simple objet de consommation. La révolte elle-même est devenue une image que l’on vend pour mieux en détruire le potentiel subversif. L’image est toujours aujourd’hui la forme de communication la plus simple et la plus efficace. On construit des modèles, on abrutit les masses, on leur ment, on crée des frustrations. On diffuse l’idéologie marchande par l’image car il s’agit encore et toujours du même objectif : vendre, des modes de vie ou des produits, des comportements ou des marchandises, peu importe mais il faut vendre.



     Chapitre XV : Les divertissements

    « La télévision ne rend idiots que ceux    
    qui la regardent, pas ceux qui la font. »

     

    Patrick Poivre d’Arvor


     

    public télévision 



        Ces pauvres hommes se divertissent, mais ce divertissement n’est là que pour faire diversion face au véritable mal qui les accable. Ils ont laissé faire de leur vie n’importe quoi et ils feignent d’en être fiers. Ils essayent de montrer leur satisfaction mais personne n’est dupe. Ils n’arrivent même plus à se tromper eux-mêmes lorsqu’ils se retrouvent face au reflet glacé du miroir. Ainsi ils perdent leur temps devant des imbéciles sensés les faire rire ou les faire chanter, les faire rêver ou les faire pleurer.
        On mime à travers le sport médiatique les succès et les échecs, les forces et les victoires que les esclaves modernes ont cessé de vivre dans leur propre quotidien. Leur insatisfaction les incite à vivre par procuration devant leur poste de télévision. Tandis que les empereurs de la Rome antique achetaient la soumission du peuple avec du pain et les jeux du cirque, aujourd’hui c’est avec les divertissements et la consommation du vide que l’on achète le silence des esclaves.



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     Chapitre XVI : Le langage

     « On croit que l'on maîtrise les mots, mais ce sont les mots qui nous maîtrisent. »

     

    Alain Rey


     

     bouche vendetta



        La domination sur les consciences passe essentiellement par l’utilisation viciée du langage par la classe économiquement et socialement dominante. Étant détenteur de l’ensemble des moyens de communication, le pouvoir diffuse l’idéologie marchande par la définition figée, partielle et partiale qu’il donne des mots.
        Les mots sont présentés comme neutres et leur définition comme allant de soi. Mais sous le contrôle du pouvoir, le langage désigne toujours autre chose que la vie réelle.
        C’est avant tout un langage de la résignation et de l’impuissance, le langage de l’acceptation passive des choses telles qu’elles sont et telles qu’elles doivent demeurer. Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie et le fait même d’utiliser le langage du pouvoir nous condamne à l’impuissance.
        Le problème du langage est au centre du combat pour l’émancipation humaine. Il n’est pas une forme de domination qui se surajoute aux autres, il est le cœur même du projet d’asservissement du système totalitaire marchand.

        C’est par la réappropriation du langage et donc de la communication réelle entre les personnes que la possibilité d’un changement radical émerge de nouveau. C’est en cela que le projet révolutionnaire rejoint le projet poétique. Dans l’effervescence populaire, la parole est prise et réinventée par des groupes étendus. La spontanéité créatrice s’empare de chacun et nous rassemble tous.
       


     Chapitre XVII : L’illusion du vote et de la démocratie parlementaire

    « Voter, c’est abdiquer. »

    Élisée Reclus


     

    parlement



        Pourtant, les esclaves modernes se pensent toujours citoyens. Ils croient voter et décider librement qui doit conduire leurs affaires. Comme s’ils avaient encore le choix. Ils n’en ont conservé que l’illusion. Croyez-vous encore qu’il existe une différence fondamentale quant au choix de société dans laquelle nous voulons vivre entre le PS et l’UMP en France, entre les démocrates et les républicains aux États-Unis, entre les travaillistes et les conservateurs au Royaume-Uni ? Il n’existe pas d’opposition car les partis politiques dominants sont d’accord sur l’essentiel qui est la conservation de la présente société marchande. Il n’existe pas de partis politiques susceptibles d’accéder au pouvoir qui remette en cause le dogme du marché. Et ce sont ces partis qui avec la complicité médiatique monopolise l’apparence.  Ils se chamaillent sur des points de détails pourvu que tout reste en place. Ils se disputent pour savoir qui occupera les places que leur offre le parlementarisme marchand. Ces pauvres chamailleries sont relayées par tous les médias dans le but d’occulter un véritable débat sur le choix de société dans laquelle nous souhaitons vivre. L’apparence et la futilité dominent sur la profondeur de l’affrontement des idées. Tout cela ne ressemble en rien, de près ou de loin à une démocratie.
        La démocratie réelle se définit d’abord et avant tout par la participation massive des citoyens à la gestion des affaires de la cité. Elle est directe et participative. Elle trouve son expression la plus authentique dans l’assemblée populaire et le dialogue permanent sur l’organisation de la vie en commun. La forme représentative et parlementaire qui usurpe le nom de démocratie limite le pouvoir des citoyens au simple droit de vote, c'est-à-dire au néant, tant il est vrai que le choix entre gris clair et gris foncé n’est pas un choix véritable. Les sièges parlementaires sont occupés dans leur immense majorité par la classe économiquement dominante, qu’elle soit de droite ou de la prétendue gauche social-démocrate.
        Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire. Il est tyrannique par nature, qu’il soit exercé par un roi, un dictateur ou un président élu. La seule différence dans le cas de la « démocratie » parlementaire, c’est que les esclaves ont l’illusion de choisir eux-mêmes le maitre qu’ils devront servir. Le vote a fait d’eux les complices de la tyrannie qui les opprime. Ils ne sont pas esclaves parce qu’il existe des maitres mais il existe des maitres parce qu’ils ont choisi de demeurer esclaves.



     Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand

     

    « La nature n’a créé ni maîtres ni esclaves,
    Je ne veux ni donner ni recevoir de lois. »

    Denis Diderot


     

     satelite



        Le système dominant se définit donc par l’omniprésence de son idéologie marchande. Elle occupe à la fois tout l’espace et tous les secteurs de la vie. Elle ne dit rien de plus que : « Produisez, vendez, consommez, accumulez ! » Elle a réduit l’ensemble des rapports humains à des  rapports marchands et considère notre planète comme une simple marchandise. Le devoir qu’elle nous impose est le travail servile. Le seul droit qu’elle reconnait est le droit à la propriété privée. Le seul dieu qu’elle arbore est l’argent.
        Le monopole de l’apparence est total. Seuls paraissent les hommes et les discours favorables à l’idéologie dominante. La critique de ce monde est noyée dans le flot médiatique qui détermine ce qui est bien et ce qui est mal, ce que l’on peut voir et ce que l’on ne peut pas voir.

        Omniprésence de l’idéologie, culte de l’argent, monopole de l’apparence, parti unique sous couvert du pluralisme parlementaire, absence d’une opposition visible, répression sous toutes ses formes, volonté de transformer l’homme et le monde. Voila le visage réel du totalitarisme moderne que l’on appelle « démocratie libérale » mais qu’il faut maintenant appeler par son nom véritable : le système totalitaire marchand.

        L’homme, la société et l’ensemble de notre planète sont au service de cette idéologie. Le système totalitaire marchand a donc réalisé ce qu’aucun totalitarisme n’avait pu faire avant lui : unifier le monde à son image. Aujourd’hui, il n’y a plus d’exil possible.



    Chapitre XIX : Perspectives


     

     le pouvoir n'est pas à conquérir, il est à detruire



        A mesure que l’oppression s’étend à tous les secteurs de la vie, la révolte prend l’allure d’une guerre sociale. Les émeutes renaissent et annoncent la révolution à venir.

        La destruction de la société totalitaire marchande n’est pas une affaire d’opinion. Elle est une nécessité absolue dans un monde que l’on sait condamné. Puisque le pouvoir est partout, c’est partout et tout le temps qu’il faut le combattre.

        La réinvention du langage, le bouleversement permanent de la vie quotidienne, la désobéissance et la résistance sont les maîtres mots de la révolte contre l’ordre établi. Mais pour que de cette révolte naisse une révolution, il faut rassembler les subjectivités dans un front commun.

        C’est à l’unité de toutes les forces révolutionnaires qu’il faut œuvrer. Cela ne peut se faire qu’à partir de la conscience de nos échecs passés : ni le réformisme stérile, ni la bureaucratie totalitaire ne peuvent être une solution à notre insatisfaction. Il s’agit d’inventer de nouvelles formes d’organisation et de lutte.

        L’autogestion dans les entreprises et la démocratie directe à l’échelle des communes constituent les bases de cette nouvelle organisation qui doit être antihiérarchique dans la forme comme dans le contenu.

        Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.




    Chapitre XX : Épilogue
     
    « O Gentilshommes, la vie est courte… Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »

     

    William Shakespeare


     



    Jean-François Brient

  • COP 26

    Il suffit de lire le numéro 26 pour réaliser à quel point, tout cela relève de la farce. Et quand je lis les dates fixées pour atteindre des réductions notables ( et déjà insuffisantes) de l'impact écologique, je me dis, encore une fois, que les générations futures, c'est à dire juste celle de mon petit-fils qui a deux mois, héritent d'un véritable chemin de croix. 

     

    Climat : cinq ans après l'Accord de Paris, l'ONU appelle le monde à "déclarer l'état d'urgence climatique"

     

    Les signataires de l'accord doivent soumettre d'ici fin 2020 une révision de leurs engagements. Seulement une vingtaine de pays, représentant moins de 5% des émissions mondiales, l'ont déjà fait.

    Le secrétaire général de l\'ONU, Antonio Guterres, le 11 décembre 2020 à Oslo, lors d\'une prise de parole à l\'occasion Forum du Prix Nobel de la paix.

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le 11 décembre 2020 à Oslo, lors d'une prise de parole à l'occasion Forum du Prix Nobel de la paix. (HEIKO JUNGE / NTB / AFP)

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    Pierre GodonThomas BaïettoFrance Télévisions

    Mis à jour le 12/12/2020 | 16:14
    publié le 12/12/2020 | 13:53

    CE QU'IL FAUT SAVOIR

    "J'appelle aujourd'hui les responsables du monde à déclarer l'état d'urgence climatique dans leur pays jusqu'à ce que la neutralité carbone soit atteinte." Tel est le message lancé par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, samedi 12 décembre, en ouverture du sommet destiné à relancer les efforts pour lutter contre le réchauffement climatique, cinq ans après la signature historique de l'Accord de Paris.

     Des engagements insuffisants. Pour empêcher une hausse des températures supérieure à 2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, les engagements demeurent insuffisants. Ainsi, les signataires de l'Accord de Paris doivent soumettre d'ici fin 2020 une révision de leurs engagements. Mais seule une vingtaine de pays, représentant moins de 5% des émissions mondiales, l'ont déjà fait. 

     Les "bons élèves" invités à prendre la parole. Les dirigeants conviés, dont le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président chinois Xi Jinping, ainsi que des représentants d'entreprises, de la société civile et de peuples indigènes, participeront à ce sommet organisé par les Nations unies, le Royaume-Uni et la France, en partenariat avec le Chili et l'Italie. Les orateurs ont été sélectionnés en raison de l'ambition de leurs objectifs pour le climat, selon les organisateurs, qui promettent qu'"il n'y aura pas de place pour des déclarations générales". Parmi les absents, le Brésil et l'Australie, aux objectifs jugés insuffisants.

     Une étape avant la COP26. Le sommet, qui se veut aussi une étape en vue de la COP26, organisée en novembre 2021 à Glasgow, en Ecosse, sera ouvert par le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à 15 heures, heure française. Ce dernier a d'ores et déjà annoncé dans un communiqué que le Royaume-Uni allait arrêter "dès que possible" de soutenir financièrement des projets d'énergies fossiles à l'étranger. Le gouvernement britannique s'est en outre engagé à réduire les émissions de CO2 d'au moins 68% d'ici 2030.

     Des annonces en amont. Avant le sommet, plusieurs Etats ont annoncé des plans ambitieux pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Vendredi, les 27 pays de l'UE se sont entendus pour réduire leurs émissions d'"au moins 55%" d'ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, contre -40% précédemment, afin d'atteindre en 2050 la neutralité carbone. La Chine, plus grand pollueur au monde, a récemment annoncé son intention d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2060, tandis que le président élu Joe Biden s'est engagé à ce que les États-Unis atteignent cet objectif d'ici 2050.

    LE LIVE

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    #CLIMAT

    franceinfo

    franceinfo

    #CLIMAT Le format de ce sommet rappelle un peu celui de l'Eurovision confinée, avec des discours qui s'enchaînent en quelques minutes. Charles Michels, le patron du Conseil européen, rappelle "l'European Green Deal", une batterie de mesures adoptées par les 27 dans le cadre du plan de relance, discuté ces derniers jours à Bruxelles.

    5 min

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    Xi Jinping - Président chinois

    Xi JinpingPrésident chinois

    #CLIMAT "D'ici 2030, la Chine baissera ses émissions de CO2 de 65% par rapport à 2005. Elle portera à près de 25% la part des énergies non-fossiles (...) et portera à plus de 1,2 milliards de kilowatts la part de l'éolien et du solaire. La Chine honore toujours ses engagements. Nous travaillerons à une transition écologique dans tous les domaines économiques et sociaux."

    7 min

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    franceinfo

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    #CLIMAT C'est désormais le président chinois Xi Jinping qui prend la parole dans ce sommet virtuel sur le climat. Petit rappel : le lien, c'est par ici.

    11 min

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    Pierre Godon - franceinfo

    Pierre Godonfranceinfo

    Bonjour à toutes et à tous ! Nous sommes ensemble jusqu'à 23 heures pour ne rien manquer de l'actualité de ce samedi soir, marquée par le sommet sur le climat, les manifestations contre la proposition de loi Sécurité globale et de belles affiches de ballon rond, particulièrement Lens-Montpellier à 21h, le tout dans un contexte d'écroulement de la chaîne Téléfoot. Accrochez vos ceintures, on est partis.

    19 min

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    Emmanuel Macron - président de la République

    Emmanuel Macronprésident de la République

    "Nous devons tous être dans la trajectoire pour la neutralité carbone en 2050. C'est un devoir pour notre jeunesse, c'est un devoir pour nous-même."

    #CLIMAT Le président français termine son discours par cette déclaration.

    39 min

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    #CLIMAT Lors de ce sommet virtuel, le président français vante la prochaine loi climat, fruit des travaux de la Convention citoyenne. Sans préciser que ses membres sont très sceptiques vis à vis des décisions prises.

    40 min

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    Emmanuel Macron - président de la République

    Emmanuel Macronprésident de la République

    #CLIMAT "Notre transition écologique doit être une transition sociale. Nous sommes en train de le faire en France, nous devons aussi le faire à l'échelle internationale."

    43 min

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    Emmanuel Macron - président de la République

    Emmanuel Macronprésident de la République

    "Nous avons décidé, entre Européens, il y a deux jours, de prendre l'engagement de réduire de 55% nos émissions de gaz à effet de serre en 2030 et de tous nous engager sur l'objectif de neutralité carbone en 2050."

    #CLIMAT Le président français rappelle l'engagement pris par l'UE cette semaine.

    45 min

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    Emmanuel Macron - président de la République

    Emmanuel Macronprésident de la République

    "Nous nous retrouvons dans un moment important, quelques jours après que le président élu des Etats-Unis a indiqué sa volonté de revenir dans l'accord. Welcome back !"

    #CLIMAT Au tour du président français de prendre la parole dans ce sommet climatique virtuel.

    47 min

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    franceinfo

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    #CLIMAT La violence du réchauffement climatique se fait déjà ressentir dans certaines régions. France 2 s'est rendu au Rwanda, à la rencontre de réfugiés climatiques.

    (FRANCE 2)

    50 min

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    Thomas Baïetto - franceinfo

    Thomas Baïettofranceinfo

    #CLIMAT Bonjour @arf. Il fonctionne sur mon ordinateur. Vous pouvez essayer cet autre lien, sur Twitter.

    57 min

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    arf

    arf

    #CLIMAT Votre lien ne semble pas marcher pour suivre la conférence...

    57 min

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    alerte franceinfo

    alerte franceinfo

    #CLIMAT L'ONU appelle le monde à "déclarer l'état d'urgence climatique tant que la neutralité carbone n'est pas atteinte", annonce Antonio Guterres.

    1 h

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    Antonio Guterres - secrétaire général des Nations unies

    Antonio Guterressecrétaire général des Nations unies

    "Cinq ans après Paris, nous n'allons toujours pas dans la bonne direction. Les engagements pris sont insuffisants et nous ne les respectons pas."

    #CLIMAT Premier orateur à s'exprimer, le numéro un de l'ONU ne mâche pas ses mots sur la situation actuelle.

    1 h

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    franceinfo

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    #CLIMAT Si vous souhaitez regarder ce sommet virtuel sur le climat, vous pouvez le faire sur cette page officielle (avec traduction simultanée en français).

    1 h

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    franceinfo

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    #CLIMAT Emmanuel Macron devrait prendre la parole en début de sommet, juste après le secrétaire général de l'ONU, le Premier ministre britannique et deux représentants de la société civile. Voici la liste des intervenants. A noter que seuls les "bons élèves" (ou les moins mauvais) en matière climatique ont été invités, Jair Bolsonaro et Donald Trump ne figurent pas parmi les orateurs.

    1 h

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    franceinfo

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    #CLIMAT Le sommet virtuel pour les cinq ans de l'Accord de Paris débute dans 10 minutes. Des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement doivent y afficher leurs nouvelles ambitions en matière de réduction de gaz à effet de serre. Vous pouvez suivre ce sommet dans notre direct.

    1 h

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    le point sur l'actu

    le point sur l'actu

    Voici le point sur l'actualité à 14 heures :

    • #CLIMAT Un sommet virtuel pour les cinq ans de l'accord de Paris. Des dizaines d'Etat et de gouvernements se retrouvent aujourd'hui pour afficher leurs nouveaux objectifs, alors que "les politiques climatiques ne sont toujours pas à la hauteur de l'enjeu", comme le regrette l'ONU.

    • #ETATS_UNIS Nouveau revers pour Donald Trump. La Cour suprême des Etats-Unis refuse de se saisir d'un recours formulé par les autorités du Texas qui visait à annuler sa défaite à la présidentielle. L'intéressé a regretté sur Twitter que la Cour Suprême "nous a[it] laissé tomber", accusant les juges de n'avoir fait preuve "ni de sagesse, ni de courage".

    • #COVID_19 Les Français pourront fêter Noël malgré l'épidémie de Covid-19, mais la déception est grande pour les cinémas ou les théâtres, qui resteront fermés trois semaines de plus. Le président Macron a appelé les Français à "redoubler de vigilance" à Noël.

    • #SECURITE_GLOBALE Nouvelle journée de mobilisation en France contre la proposition de loi sur la sécurité globale. Des manifestations sont prévues aujourd'hui dans plusieurs villes du pays, dont Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Dijon, Caen, Tours ou encore Nancy.

    2 h

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    franceinfo

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    #CLIMAT "Plus on va retarder la transition écologique, plus il va y avoir des dégâts." Invitée sur franceinfo, Marie Chureau, militante de Youth for Climate, réclame une action forte et rapide contre le réchauffement climatique.

    (FRANCEINFO)

    2 h

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    le point sur l'actu

    le point sur l'actu

    Il est un peu plus de midi, voici le point sur l'actualité :

    • #CLIMAT Un sommet virtuel pour les cinq ans de l'accord de Paris. Des dizaines d'Etat et de gouvernements se retrouvent aujourd'hui pour afficher leurs nouveaux objectifs, alors que "les politiques climatiques ne sont toujours pas à la hauteur de l'enjeu", comme le regrette l'ONU.

    • #ETATS_UNIS Nouveau revers pour Donald Trump. La Cour suprême des Etats-Unis refuse de se saisir d'un recours formulé par les autorités du Texas qui visait à annuler sa défaite à la présidentielle. L'intéressé a regretté sur Twitter que la Cour Suprême "nous a[it] laissé tomber", accusant les juges de n'avoir fait preuve "ni de sagesse, ni de courage".

    • #COVID_19 Les Français pourront fêter Noël malgré l'épidémie de Covid-19, mais la déception est grande pour les cinémas ou les théâtres, qui resteront fermés trois semaines de plus. Le président Macron a appelé les Français à "redoubler de vigilance" à Noël.

    • #SECURITE_GLOBALE Nouvelle journée de mobilisation en France contre la proposition de loi sur la sécurité globale. Des manifestations sont prévues aujourd'hui dans plusieurs villes du pays, dont Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Dijon, Caen, Tours ou encore Nancy.

    4 h

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    Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CLIMAT

    16h14 : Le format de ce sommet rappelle un peu celui de l'Eurovision confinée, avec des discours qui s'enchaînent en quelques minutes. Charles Michels, le patron du Conseil européen, rappelle "l'European Green Deal", une batterie de mesures adoptées par les 27 dans le cadre du plan de relance, discuté ces derniers jours à Bruxelles.

    16h11 : "D'ici 2030, la Chine baissera ses émissions de CO2 de 65% par rapport à 2005. Elle portera à près de 25% la part des énergies non-fossiles (...) et portera à plus de 1,2 milliards de kilowatts la part de l'éolien et du solaire. La Chine honore toujours ses engagements. Nous travaillerons à une transition écologique dans tous les domaines économiques et sociaux."

    16h08 : C'est désormais le président chinois Xi Jinping qui prend la parole dans ce sommet virtuel sur le climat. Petit rappel : le lien, c'est par ici.

    15h45 : "Nous devons tous être dans la trajectoire pour la neutralité carbone en 2050. C'est un devoir pour notre jeunesse, c'est un devoir pour nous-même."

    Le président français termine son discours par cette déclaration.

    15h38 : Lors de ce sommet virtuel, le président français vante la prochaine loi climat, fruit des travaux de la Convention citoyenne. Sans préciser que ses membres sont très sceptiques vis à vis des décisions prises.

    15h35 : "Notre transition écologique doit être une transition sociale. Nous sommes en train de le faire en France, nous devons aussi le faire à l'échelle internationale."

    15h34 : "Nous avons décidé, entre Européens, il y a deux jours, de prendre l'engagement de réduire de 55% nos émissions de gaz à effet de serre en 2030 et de tous nous engager sur l'objectif de neutralité carbone en 2050."

    Le président français rappelle l'engagement pris par l'UE cette semaine.

    15h34 : "Nous nous retrouvons dans un moment important, quelques jours après que le président élu des Etats-Unis a indiqué sa volonté de revenir dans l'accord. Welcome back !"

    Au tour du président français de prendre la parole dans ce sommet climatique virtuel.

    15h29 : La violence du réchauffement climatique se fait déjà ressentir dans certaines régions. France 2 s'est rendu au Rwanda, à la rencontre de réfugiés climatiques.

    (FRANCE 2)

  • Crise, dette, croissance

    Ce qui me rend très pessimiste sur les décisions à venir, c'est la dette colossale que cette crise économique est venue ajouter à celle déjà existante et qui déjà pesait considérablement pour les générations futures. 

    Il n'y a qu'une solution pour rembourser une dette : gagner de l'argent.

    Et lorsque cette dette se compte en milliards, il n'existe qu'une solution : accélérer la croissance, faire tourner les moteurs économiques à plein régime.

    On voit bien le problème quant à l'impact sur la planète.

    Et on imagine aisément que tous les plans de réduction de l'empreinte écologique ne sont que des paroles en l'air.
    Cette crise et la dette qui en résulte, les pertes d'emploi, les situations sociales qui en découlent, cette pression sur les libertés individuelles, les restrictions, les angoisses, tout cela va contribuer à générer un élan commun vers la croissance, une croissance la plus forte possible, quel qu'en soit le prix à payer. Et tout le monde suivra.

    Les scientifiques qui alertent sur l'impact écologique et sur les menaces considérables qui s'accroissent année après année, ces scientifiques ont perdu d'avance. Ils ne seront pas écoutés. Ou quand ils le seront, ils ne seront pas crus. 

    La crise planétaire écologique qui se dessine n'a pas d'existence dans la tête des gouvernants, ni dans celle de la plupart des citoyens.

    La crise du covid a balayé tout ça.


    Et c'est l'impact le plus terrible.

    Et dans quelques années, on verra arriver des crises écologiques bien plus puissantes que celle du covid (qui est déjà une crise écologique et non uniquement une crise sanitaire), et on entendra les gouvernants prendre des décisions urgentes...C'est consternant. 

     

     

    Le ministre de l’Économie intervient dans le numéro inédit de "Capital" diffusé le dimanche 3 mai, dès 21h05, sur M6. Dans cet extrait exclusif, Bruno Le Maire explique que l'État dépense entre "1,5 et 2 milliards d'euros par jour" pour sauver les entreprises.

     

    Bruno Le Maire explique dans "Capital" combien coûte la crise du Covid-19 à la FranceCrédit Image : Capture d'écran / M6 | Crédit Média : M6 | Date : 02/05/2020

    Sylvain Zimmermann 

    Sylvain Zimmermann Journaliste RTL

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    PUBLIÉ LE 02/05/2020 À 12:51

    La France est quasiment à l’arrêt depuis deux mois. Il faut pourtant continuer de fabriquer des denrées alimentaires, les transporter, les vendre dans les supermarchés. Il faut aussi progressivement relancer l’activité économique pour éviter "l’écroulement" du pays, comme le disait Édouard Philippe lors de la présentation de son plan de déconfinement.

    Dimanche 3 mai, dès 21h05, M6 propose un numéro inédit du magazine Capital consacré aux "héros ordinaires" qui "font tourner la France". Julien Courbet et ses équipes y montrent le quotidien des travailleurs de l'ombre qui permettent aux Français de continuer à vivre pendant le confinement : producteurs et agriculteurs, transporteurs, entrepreneurs...

    Bruno Le Maire intervient dans cette émission, dont RTL.fr vous dévoile un extrait exclusif. Le ministre de l’Économie rappelle quelles aides ont été débloquées par l'État pour soutenir les entreprises, et quelles initiatives sont à l’étude. On le voit également dans son bureau "sortir une nouvelle fois le carnet de chèque de la République" pour sauver deux poids lourds de l’industrie : Air France et Renault.

    1,5 milliard à 2 milliards d'euros d'aides par jour

    Le locataire de Bercy explique combien l'État a dépensé en aides pour sauver l'économie face à la crise du Covid-19 : "On a provisionné 110 milliards d’euros. On a dépensé à peu près une cinquantaine de milliards. On dépense environ 1,5 milliard, 2 milliards par jour".

     

    Une fois la crise passée, qui paiera la facture ? Le ministre ne partage par l’idée de mettre en place "une dette perpétuelle qu’on ne remboursera jamais" : "Il faudra de toute façon, à un moment ou un autre, rembourser cette dette. Par le retour à une croissance plus forte qu’auparavant. Peut-être par de la réduction de la dépense publique, mais plus tard".

     

     

    Par Marie Heuclin, AFP  |  04/11/2020, 14:05 | 708 mots

    Le dispositif le plus coûteux est la prise en charge du chômage partiel, budgété à plus de 34 milliards d'euros, dont une partie est prise en charge par l'Unédic.

    Le dispositif le plus coûteux est la prise en charge du chômage partiel, budgété à plus de 34 milliards d'euros, dont une partie est prise en charge par l'Unédic. (Crédits : CHARLES PLATIAU)

    Dépenses prévues, réalisées ou incertaines, décryptage des milliards d'euros d'aides annoncés par le gouvernement pour lutter contre la crise sanitaire et économique.

    Dépenses de santé, soutien aux entreprises et au ménages: depuis mars, l'État a débloqué des moyens considérables pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 et ses impacts sur l'économie française. On fait le point.

    Dépenses prévues: 86 milliards d'euros

    Avec les 20 milliards d'euros de dépenses supplémentaires prévues dans le quatrième budget rectifié, le montant total des dépenses liées à la crise du Covid-19 devrait atteindre près de 86 milliards d'euros cette année.

    Il y a d'abord les dépenses exceptionnelles de santé, évaluées à près de 12 milliards d'euros. Elles regroupent les achats de matériels ou encore la rémunération des personnels soignants.

    Mais le gouvernement a surtout déployé un arsenal de mesures de soutien à l'économie, quasiment à l'arrêt durant le premier confinement et de nouveau freinée par le reconfinement.

    Lire aussi : Confinement : l'économie française à nouveau au bord du précipice

    Le dispositif le plus coûteux est la prise en charge du chômage partiel, budgété à plus de 34 milliards d'euros, dont une partie est prise en charge par l'Unédic. Près de 23 milliards ont déjà été dépensés.

    Vient ensuite le fonds de solidarité, créé pour aider les petites entreprises et les indépendants, dont le montant budgété s'élève à 19,4 milliards d'euros, même si la totalité ne sera peut-être pas dépensée.

    Le gouvernement a aussi décidé d'exonérer de cotisations sociales les entreprises des secteurs les plus touchés (hôtellerie-restauration, culture, évènementiel, etc.), ce qui représente un manque à gagner pour les finances publiques d'environ 8,2 milliards d'euros. À ce stade, les demandes effectivement transmises par les entreprises atteignent 2,6 milliards, selon Bercy.

    Les primes (rentrée scolaire, bénéficiaires du RSA, étudiants boursiers, etc.) accordées aux ménages les plus précaires représentent elles une dépense de 2 milliards d'euros.

    À cela s'ajoute le report de l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance-chômage, prévue en avril, qui va engendrer 1,6 milliard d'euros de dépenses supplémentaires cette année.

    Le reste correspond à des avances remboursables accordées aux PME (500 millions), à des ajustements fiscaux permettant aux entreprises de réduire leurs impôts dus cette année (400 millions), à une aide exceptionnelle aux indépendants (900 millions), ou encore à divers autres crédits (6 milliards), notamment ceux prévus dans le cadre des plans automobile et aéronautique.

    Pertes de recettes: 100 milliards d'euros

    Au-delà des exonérations de cotisations accordées aux entreprises les plus touchées par la crise, la forte contraction de l'activité économique va mathématiquement réduire les recettes fiscales et sociales que l'État perçoit chaque année des ménages et des entreprises.

    Selon le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt ce manque à gagner va atteindre 100 milliards d'euros.

    Le gouvernement estime déjà à 70 milliards d'euros les pertes de rentrées fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu...) par rapport à ce qui était envisagé avant la crise, a indiqué M. Dussopt.

    Le reste correspond au manque à gagner en matière de cotisations sociales, qui financent la sécurité sociale.

    Le gouvernement a aussi accordé des reports de paiement de charges sociales et fiscales aux entreprises en difficulté. Ces pertes de recettes ne sont que temporaires puisque l'État a vocation à les percevoir l'an prochain ou plus tard en fonction des étalements négociés.

    Des dépenses incertaines: 327 milliards

    Au début de la crise, l'État s'est engagé à garantir jusqu'à 300 milliards d'euros de prêts que les banques accorderaient aux entreprises pour soutenir leur trésorerie.

    Au 23 octobre, 123,7 milliards d'euros ont été accordés par les banques, à près de 600.000 entreprises.

    Lire aussi : Le prêt garanti par l'Etat, comment ça marche ?

    À cela s'ajoutent d'autres garanties publiques, via notamment un dispositif de réassurance publique sur les encours d'assurance-crédit à hauteur de 10 milliards d'euros et une réassurance des crédits-exports de court terme à hauteur de 2 milliards d'euros.

    Ces montants ne sont pas des dépenses certaines, puisque l'État n'aura à débourser le moindre euro que si les entreprises ne peuvent rembourser les crédits souscrits.

     

  • Hôpital et contraintes budgétaires

    J'en ai assez de lire les querelles de fermeture, ouverture, couvre-feu, dérogation, distanciation, barrières et autres vocabulaires de crise.

    J'aimerais lire des articles qui remontent à la source du problème ou plutôt aux diverses sources qui ont contribué au déferlement de cette vague, de ce fleuve empoisonné.

    Les contraintes budgétaires datent des années 2010, c'est en tout cas à cette période qu'elles ont pris une ampleur dramatique pour le milieu hospitalier.

    Dans le même temps, de nombreux scientifiques alertaient les gouvernements sur les risques de plus en plus visibles et crédibles de pandémie à l'échelle de la planète et non plus à l'échelle d'un pays ou même d'un continent.

    On avait donc d'un côté des financiers et de l'autre des lanceurs d'alerte.

    Les financiers voulaient faire des économies.

    Et aujourd'hui, l'économie est à terre et le coût de cette crise économique n'est même pas chiffrable. Et pourtant, les épidémiologistes avaient clairement détaillé les effets économiques d'une pandémie.

    Nous sommes donc, nous, la population, désormais confrontés à une crise sanitaire qui aurait pu être évitée ou limitée dans ses effets et nous nous concentrons sur les effets quotidiens. Notre champ visuel limite notre réflexion. Un champ visuel médiatique qui nous ramène sans cesse à l'instant présent. 

    Le risque, c'est que le jour où nous sortirons de cette crise sanitaire, la remise en marche des moteurs économiques, sera la priorité des gouvernements et tout ce qui a contribué à l'émergence de cette crise sera envoyée dans les oubliettes parce que tout le monde sera tellement soulagé que seul le regard vers l'avenir comptera. 

    Et donc ? 

    Eh bien, on prendra une autre crise.

    Si les leçons d'une situation critique ne concernent que les effets de la crise et non ses raisons, ce ne sont pas des leçons, ce sont des paravents. 

     

    ARTICLE QUI DATE DE 2010

    https://www.lesechos.fr/2010/02/les-contraintes-budgetaires-sement-le-trouble-a-lhopital-418037

    Les contraintes budgétaires sèment le trouble à l'hôpital

     

    Sur fond de restructurations, la tension monte d'un cran sur le terrain. Car les économies concernent aussi les effectifs qui pèsent jusqu'à 70 % du budget d'un hôpital.

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    Par Tatiana Kalouguine

    Publié le 16 févr. 2010 à 1:01

    Douze naissances en cinq heures. En vingt ans de carrière à la maternité de Lagny située à Marne-la-Vallée, Caroline n'avait jamais connu le rush de ce début février. « Nou s n'avons que cinq salles d'accouchement, certaines femmes ont dû accoucher dans des chambres ou des salles d'admission. A trois sages-femmes, il a fallu se débrouiller, appeler des médecins, faire en sorte qu'elles n'accouchent pas en même temps », se souvient-elle. Trois sages-femmes de jour, deux de nuit. Cet effectif n'a pas bougé depuis plusieurs années tandis que le nombre de naissances a crû de 100 par an en moyenne. Les locaux sont prévus pour 2.200 accouchements par an. Il y en a eu 2.720 l'an dernier. A bout de nerfs, les 30 sages-femmes de Lagny réclament des postes supplémentaires. En vain.

    Alors que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a bouclé, mercredi dernier, le premier volet du plan Hôpital 2012, avec l'attribution d'une enveloppe de 883 millions d'euros pour moderniser certains établissements, nombre d'hôpitaux publics, dont les comptes sont dans le rouge, ont entamé de grandes manoeuvres pour faire des économies. En 2008, le déficit atteignait toujours la coquette somme de 575 millions d'euros pour les hôpitaux publics (contre 760 estimés en 2007). Et en septembre, un rapport de la Cour des comptes a épinglé leur gestion, pointant des écarts de coûts « surprenants » entre les établissements. « Equilibrer le système, c'est le sauver ! », martèle-t-on au ministère.

    Partenariats public-privé
    Partout, des regroupements d'hôpitaux, la mutualisation de services ou des partenariats public-privé sont envisagés. Partout, les directeurs réfléchissent à faire sortir les patients le week-end ou le soir, pour fermer des services et réaliser des économies de personnel tout en augmentant le taux d'occupation des lits.

    Ainsi, à l'hôpital de Provins, le service chirurgie de 50 lits, jadis scindé en 25 lits d'orthopédie et 25 lits de chirurgie viscérale, s'est réorganisé : la moitié des lits sont désormais consacrés aux hospitalisations à la semaine, l'autre, à la prise en charge courte (urgences), ce qui permet de fermer des lits aux heures creuses. Résultat : 104 jours d'hospitalisation en moins et cinq postes supprimés. Mais ce n'est pas tout : un GIE réunit une machine de radiologie et une équipe d'imagerie médicale à l'échelle locale. Quant au personnel sanitaire de l'hôpital, il partagera son temps entre l'hôpital public et la clinique privée voisine de Saint-Brice. Un bâtiment de la clinique se dressera sur son site et le bloc opératoire rénové sera commun. S'y croiseront salariés du privé et fonctionnaires.

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    Car, à l'heure des restrictions budgétaires, les économies concernent aussi les effectifs, qui pèsent jusqu'à 70 % du budget d'un hôpital. Une contrainte avec laquelle il faut désormais jongler. A la tête des établissements de Saint Omer et de Calais, Philippe Blua a entrepris d'ouvrir de nouveaux services à effectifs constants : « Nous renforçons le nombre de postes dans les nouvelles spécialités : urologie, neurologie, et ophtalmologie à Saint Omer », raconte ce dernier, par ailleurs président du Syndicat national des cadres hospitaliers. Et pour maintenir la qualité de soins : « Il faut renforcer la mobilité des agents, par exemple, entre deux ou trois services de médecine. Appeler des équipes internes en renfort. Orienter les effectifs vers les services au moment du pic d'activité. Avec le personnel, parfois ça tire un peu. »

    Des changements qui nécessitent de nouveaux modes de management. « Une infirmière peut être déplacée au pied levé dans un autre service, ce qui est très déstabilisant et peut mettre ses patients en danger, admet Patrick Lorson, le directeur du centre hospitalier de Dreux, qui vient d'équilibrer son budget en 2009. Si on n'aborde pas cette réforme avec une gestion du personnel différente on n'y arrivera pas.» D'où sa volonté d'associer à ses démarches un corps médical, qui n'échappe plus aux objectifs chiffrés. « La loi HPST nous pousse à prendre des décisions conjointes avec eux et les oblige à entendre, à donner leur avis, mais aussi à s'impliquer », poursuit Patrick Lorson.

    Des priorités inconciliables
    Toutefois, le dialogue est parfois difficile entre deux mondes dont les priorités semblent s'affronter. « Il faut accroître les recettes en augmentant le nombre de séjours, maîtriser les dépenses en réduisant leur durée. On me demandait 100 % de coefficient d'occupation des lits, je ne faisais pas assez de turnover », raconte Jean-Louis Lejonc, ancien responsable d'un pôle médical, dont la gériatrie, au sein du groupement hospitalier Henri-Mondor - Albert-Chenevier de Créteil. De guerre lasse, ce médecin a renoncé à piloter le pôle, en novembre, décrétant « [s] on incapacité à organiser des redéploiements internes de personnel non médical dans le pôle pour maintenir ouverts tous les lits ». Dans un bureau sans âme, Jean-Louis Lejonc se montre amer : « Il est vrai que l'on a beaucoup gaspillé dans les hôpitaux et qu'il fallait faire quelque chose. Mais l'activité a beaucoup progressé en gériatrie l'an dernier avec 32 % de séjours en plus sur les seuls courts séjours. Il faut 28 infirmières pour les 69 lits ouverts. Nous n'en avons plus que 18. J'ai dû fermer des lits, cela m'a été vivement reproché. »

    Reproches aussi à Lagny, où, pour augmenter l'efficacité, Thomas Leludec, qui pilote les établissements de Lagny, Meaux et Coulommiers, n'a pas lésiné : transfert de la cardiologie interventionnelle de Meaux et Coulommiers sur Lagny, services de stérilisation déplacés à Meaux pour éviter de construire un bâtiment (1,5 million d'euros économisés), rapatriement des blanchisseries à Meaux... Mais rien pour soulager la maternité ou les urgences. « La prise en charge des patients se dégrade, les urgences deviennent un service d'hospitalisation avec des malades qui traînent sur des lits faute de place, s'insurge Serge Cottin, secrétaire de la section SUD de Lagny. Pourquoi augmenter la capacité de l'hôpital si on ne peut pas mettre en face le personnel nécessaire ? »

    Sur le terrain, la tension monte. L'équation n'est pas simple. « Le plus difficile à gérer, c'est cette contradiction entre la demande d'amélioration de la qualité et de la sécurité et la baisse des moyens. A force, ça tourne à la quadrature du cercle », estime Danièle Lacroix, directrice de l'hôpital de Meulan, qui se dit « dans l'absolue nécessité de réduire les effectifs car l'établissement est très déficitaire ». 40 emplois ont été supprimés sur 900.

    Levée de boucliers à l'AP-HP
    Mais la levée de boucliers est particulièrement vive à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, vouée à voir ses 37 établissements regroupés en 12 groupes hospitaliers, pour créer « une Assistance publique modernisée qui permette à tous les patients d'accéder à la fois à des soins de proximité et à des soins de pointe », selon les propos du directeur général de l'AP-HP, Benoît Leclercq. Quelque 3.000 à 4.000 postes seront supprimés, dont 1.000 dès 2010. Le but : une économie de plus de 300 millions d'ici à 2012. De quoi susciter l'émoi dans cette structure, qui compte 92.000 salariés... une urgence toutes les 29 secondes, 4.686.000 consultations annuelles et 22.474 lits.

    La fronde s'organise. A Armand-Trousseau, centre universitaire de l'enfant renommé mais jugé vétuste, les équipes s'insurgent contre le transfert programmé de la pédiatrie lourde vers les hôpitaux Robert-Debré et Necker. Mené par son président, Noël Garabédian, le comité consultatif médical a contre-attaqué, armé de son propre projet de réorganisation. Ce dernier abriterait dans un même bâtiment des activités cohérentes comme les sur-spécialités, la médecine d'urgence et la recherche, et dans un autre, à construire, la chirurgie et les soins intensifs. Une réorganisation qui supprimerait un lit sur deux. Mais se solderait-elle par des économies majeures, tous les emplois étant préservés ? Le médecin reste de marbre : « Notre but est de réduire la souffrance des malades : nous refusons de céder sur les effectifs. »

    TATIANA KALOUGUINE

     

     

  • Sports extrêmes et exploration intérieure

    Il faudrait que les individus "normalisés" qui critiquent les explorateurs des situations extrêmes volontairement recherchées, lisent ce genre de récit.

    Le livre "Cimes" de Rob Schulteis.

    Et qu'ils essaient ensuite d'analyser ce qu'ils vivent dans leur existence codifiée et la profondeur ou la superficialité de leur propre exploration. 

    J'avais lu ce livre bien avant l'épisode du canyoning et c'est plusieurs jours après cette expérience éprouvante que j'y ai repensé.

                                                                                            DÉLIVRANCE (récit)

    Je sais que j'étais dans cet état-là, dans cette lucidité inconnue lorsque j'évoluais sur des prises qui n'en étaient pas. J'ai longtemps cherché à comprendre pourquoi j'avais manqué de lucidité dans les décisions à prendre avant de se retrouver dans cette galère et pourquoi, une fois en perdition, cette clairvoyance, cette énergie ultime, cette intuition salvatrice m'ont envahi.

    La biochimie détient une partie des réponses.


     

    Extase et sports de l’extrême

    par Rob Schultheis

     

    http://www.cles.com/dossiers-thematiques/psychologies/psychologie-des-profondeurs/article/extase-et-sports-de-l-extreme

    Dépasser ses limites, trancender l’espace-temps, décupler ses énergies, un rêve ? Non. Une réalité, contenue en nous.

    Comment pouvais-je rejeter la force et l’authenticité de ce qui m’était arrivé là-haut ?

    J’avais éprouvé Cela, ce vide sans nom qui fit écrire à Lewis Carroll un jour :

    Quand la vie devient un Spasme,

    Et l’Histoire un Sifflement :

    Si ce n’est une Sensation,

    Je ne sais ce que c’est.

    J’avais éprouvé Cela, et je Le voulais à nouveau. Cela, cette magie,et c’est ce qui me tourmentait, se trouvait quelque part en moi, avait toujours été là, et y perdurerait jusqu’à ma mort : assoupi, attendant d’être éveillé par un instant de panique, de danger, de désespoir total.

    Eh bien, je trouverais un moyen de l’éveiller à nouveau, de le saisir, de l’utiliser, ou, du moins, j’essaierais. Le jeu en valait la chandelle. Mon corps et mon esprit m’apparaissaient comme le Nouveau Monde en 1491 : un continent perdu aux trésors inconnus, attendant d’être exploré, cartographié, amené à la lumière. Il y avait, bien sûr, nombre de cartes potentielles - physiologique, psychologique, biochimique, théologique et anthropologique, pour n’en pommer que quelques-unes ; je les parcourrais toutes, et d’autres encore si nécessaire, jusqu’à ce que je trouve la bonne, jusqu’à ce que je trouve le chemin du retour.

    Mes premiers indices, je les cherchai au sein du territoire le plus évident, l’expérience d’autres aventuriers et athlètes de l’extrême. Si le risque et le stress avaient fait jaillir en moi une forme de satori sur le Neva, d’autres, à l’évidence, avaient dû éprouver la même expérience en des circonstances semblables ; si tel était le cas, en examinant chacune de ces expériences, je pourrais dresser une véritable étiologie des performances record et des extases induites par le stress : une grammaire de l’abracadabra.

    En l’occurrence, il existait un grand nombre de cas semblables. Par exemple, John Muir : ce grand pionnier, coureur des bois et naturaliste, escaladait en solitaire le mont Ritter dans la Sierra Nevada, lorsqu’il se retrouva bloqué sur la face d’un à-pic. Incapable de monter ou de descendre, paralysé par la terreur, "il me semblait soudain que je possédais un sens nouveau, écrivit Muir. L’autre moi, expérience accumulée, Instinct ou Ange gardien - appelez-le comme bon vous semble - apparut et prit le contrôle. Mon tremblement cessa, chaque fente, chaque fissure (dans la roche), m’apparaissait comme vue au microscope, et mes membres bougeaient avec une telle sûreté, une telle précision qu’il me semblait que je n’avais plus à intervenir. Eussé-je été muni d’ailes, ma délivrance n’eût pas été plus complète." Il atteignit le sommet avec une incroyable facilité.

    Le géologue suisse Albert von St. Gallen Heim rassembla des dizaines de comptes rendus sembla-bles dans une monographie originale de 1892, Remarques sur les chutes fatales (Notizen über dem Tod durch Absturz). Après avoir rapporté les propos de ceux qui avaient survécu à de telles chutes ou d’autres accidents, St. GalIen Heim conclut : "Il n’y avait ni anxiété, ni trace de désespoir, ni douleur ... L’activité mentale était devenue stupéfiante, cent fois plus rapide et plus intense. La relation entre les événements et leurs conséquences probables était analysée avec une clarté objective... L’individu agissait à la vitesse de l’éclair..." Athlètes et aventuriers ont rencontré ces formes d’expérience pendant des siècles, mais il fallut attendre les années 60 et 70 pour qu’un petit nombre de coureurs, de grimpeurs, de kayakistes, de surfeurs, de pilotes de deltaplane et de skieurs, notamment sur la.côte Ouest, tentât délibérément de sonder les possibilités magiques du sport. Nombre de ces athlètes chercheurs et visionnaires étaient des vétérans du LSD et des adeptes de gourous orientaux ; ils découvrirent que les états high engendrés par les hallucinogènes et la méditation pouvaient être retrouvés dans les sports extrêmes, sous une forme plus stable et plus profonde. Dans un article intitulé "Le grimpeur visionnaire", publié dans le numéro de mai 1969 de la revue Ascent, l’alpiniste californien Doug Robinson écrit : "... nous ressentons à présent chaque chose autour de nous. Chaque cristal individuel dans le granit se découpe en un puissant relief. Les formes infinies des nuages captent sans cesse notre attention. Pour la première fois, nous avons remarqué la présence de minuscules insectes sur les parois, si minuscules qu’ils en étaient presque invisibles. Alors que je m’assurais, j’en contemplai un durant un quart d’heure, surveillai ses mouvements en admirant sa brillante couleur rouge. Comment peut-on s’ennuyer alors qu’il existe tant de choses sublimes à voir et à sentir ? Cette unité avec la joie de notre environnement, cette perception pénétrante, nous donnait un sentiment de plénitude que nous n’avions pas éprouvé depuis des années."

    "Cette vision n’était pas un accident, conclut Robinson. Elle était le résultat de plusieurs jours d’ascension. On avait dû passer par toutes les difficultés techniques, la déshydratation, les efforts violents, le désert sensoriel, la fatigue, la perte progressive du moi."

    Certains skieurs découvrirent dans leur propre sport cette même forme d’extase déclenchée par le stress. Gil Harrisson, grand skieur professionnel dans les années 60, puis patrouilleur à ski, adepte de la méditation indienne et propriétaire d’un gros ranch, décrivit les sensations éprouvée lors d’une descente : "Lorsque vous entendez siffler les bosses et les portes, que le vent hurle dans votre casque protecteur, il n’y a plus de temps pour penser à quoi que ce soit - j’en oubliais même de respirer - vous vous retrouvez brusquement et de facto dans un autre monde, sans pensées, traversé de perceptions sensuelles, toute votre vision concentrée en un seul point. Puis, la porte d’arrivée, le vent qui s’arrête, et vous voilà revenu. Mais vous êtes toujours high, et vous savez que ce monde plus brillant, plus intense, est toujours là.

    Où vais-je ?

    Mais est-ce que je vais vraiment quelque part ?

    Je repense au syndrome du Livre des records , cette volonté imbécile d’être le premier, de sauter le plus haut, d’aller le plus loin, de souffrir le plus possible. Qu’est-ce que l’aventure, une des plus pures et fondamentales constantes de l’homme, est devenue dans notre âge d’ignorance ? "Si l’aventure a une finalité globale, écrit Wilfred Noyce, l’explorateur et alpiniste britannique, c’est sûrement celle-ci : nous partons parce qu’il est dans notre nature de partir, d’escalader des montagnes, de descendre des rivières, de voler vers les planètes et de plonger dans les profondeurs des océans... Lorsque l’homme n’agira plus ainsi, il ne sera plus un homme." Une phrase à méditer. (Extrait de Cimes, éd. Albin Michel.)

    La réponse du corps

    Pour une biochimie du stress et de l’extase : la bêta-endorphine.

    La réponse du corps à des situations de stress, comme celles que l’on rencontre en pratiquant les sports les plus durs, est orchestrée par un dispositif global complexe de messages chimiques entre les cellules nerveuses, de combinaisons chimiques correctes, d’appels et de réponses. Au commencement, une hormone, que les biochimistes appellent "grande HACT" (hormone adrénocoticotropique), est libérée ; en se décomposant, elle donne naissance à un large spectre de substances actives qui agissent toutes en vue de mobiliser l’esprit et le corps.

    La bêta-endorphine semble constituer le premier déclencheur dans l’équation biochimique du stress. "Elle se tient exactement au centre du réseau de contrôle, dit le biologiste Derek Smyth. Elle est capable de produire une analgésie ou même une catatonie, d’abaisser le taux de sucre dans le sang, de moduler par inhibition les neuro-transmetteurs du cerveau, et de stimuler la décharge d’une multitude d’hormones pituitaires qui, en elles-mêmes, jouent un rôle déterminant dans le co portement." L’histoire de la découverte de l’endorphine est particulièrement remarquable : un véritable travail de détective. Les neurobiologistes qui travaillaient sur l’accoutumance aux narcotiques découvrirent des sites récepteurs sur les cellules nerveuses qui s’adaptaient à des substances opiacées exogènes (c’est-à-dire en dehors du corps humain) comme l’opium, la morphine et l’héroine. Comment de tels sites, se demandèrent-ils, avaient-ils pu se développer, alors que l’homme n’utilise des opiacés que depuis trois ou quatre mille ans ? (Le pavot somnifère, Papaver somni-ferum, fut probablement utilisé pour la première fois, à des fins thérapeutiques et/ou récréatives, sur les rives orientales de la Méditerranée durant le Néolithique). Il devait exister des substances endogènes, secrétées par le corps humain lui-même, qui s’adaptaient à ces mêmes sites récepteurs, similaires en forme et en fonction aux opiacés. Elles existaient effectivement, les neuro-biologistes découvrirent ainsila bêta-endorphine et d’autres peptides semblables quoique moins puissants appelés enképhalines.

    Pour en revenir à. la réponse au stress, le rôle le plus important de la bêta-endorphine est celui d’un "destructeur" de la douleur ; des tests ont montré que son pouvoir analgésique est cent fois supérieur à celui de la morphine. D’autre part, les enképhalines, outre leurs qualités analgésiques, favorisent la modulation des substances chimiques modificatrices de l’humeur comme la sérotonine, la dopamine, la norépinéphrine (noradréaline) et l’épinéphrine (adrénaline) : elles aident en quelque sorte à rétablir et à maintenir l’équilibre émotionnel.

    De façon intéressante, la bêta-endorphine peut être divisée en deux composants chimiques "Jekyll et Hyde", l’alpha-endorphine et la gamma-endorphine. La première, euphorique et analgésique, apporte un bien-être et supprime la souffrance. La gamma-endorphine, d’après des expériences menées sur des animaux de laboratoire, induit des effets exactement opposés : irritabilité, excitabilité, sensibilité accrue à la douleur. Dans des situations de stress ou de survie, les deux composants se révèlent complémentaires : une dose d’alpha pour surmonter la douleur et la peur, et une dose de gamma pour vous maintenir en contact avec la réalité de la situation afin d’y réagir correctement.

    Mais les endorphines et les enképhalines ne constituent pas les seuls éléments de l’équation bio-chimique. La "grande HACT" contient également une sorte de "petite HACT" qui déclenche la stimulation de substances chimiques telles que l’épinéphrine (adrénaline) et la noré- pinéphrine (noradréna- line), lesquelles produisent une conscience mentale et sensorielle accrue et une rigidité musculaire. Dans le catalogue de la "grande HACT", on trouve aussi la "HSM" (hormone stimulant la mélanocyte), une substance qui a la propriété d’augmenter la vigilance et d’accélérer le processus d’apprentissage chez les animaux de laboratoire. Cette dernière peut permettre d’expliciter les histoires rapportées par tant de survivants, selon les- quelles leur vie se déroulait devant eux comme un film en accéléré ; le bio- computer du cerveau est sans doute en train de conduire une recherche rapide à travers ses banques de mémoire, en quête d’une information susceptible de le sortir d’une impasse. Mais il y a plus : lorsque le corps manque d’oxygène, comme c’est le cas après un grand effort, le taux d’oxyde de carbone s’élève ; celui-ci se décompose en acide lactique, lequel provoque, on le sait, une modification des états de conscience. Déshydratation, variations du taux de sucre dans le sang - la diversité des conséquences chimiques du stress est pratiquement illimitée.

    Qu’est-ce que tout cela signifie, au regard des performances et des expériences sportives extrêmes, ou de toute autre situation qui outrepasse les limites de l’animal humain ? On peut avancer différentes hypothèses. Il semblerait que la biochimie et les performances fussent directement reliées ; à bonne bio-chimie, bonne performance ; à mauvaise biochimie, mauvaise performance. Revenons à notre sujet. Est-il déraisonnable de suggérer que les chamanes contrôlent effectivement leur réaction biochimique au stress et peuvent fabriquer à volonté le juste mélange endocrinien ? Le Dr Raymond Prince, psychologue canadien, entrevoit une telle possibilité dans un article de 1980 intitulé "Chamanisme et endorphines : facteurs endogènes et exogènes en psychothérapie". Il y décrit un état psychophysiologique optimal dû à ce qu’il appelle "l’adresse omnipotente", un sentiment de contrôle absolu et parfait d’une situation dangereuse et, partant, de n’importe quelle situation. Prince croit que la réponse endocrinienne du corps au stress est à la racine de cette sensation. Les chamanes apprennent-ils à déclencher cette réponse en eux-mêmes et transmettent-ils ensuite celle-ci à. leurs disciples par le truchement de situations d’angoisse ritualisées, de crises soigneusement programmées ? Cette possibilité permettrait de penser ensemble des éléments aussi disparates que mon expérience sur le Neva, l’escalade du mont Kenya par M’Ikiara et les exploits gymnastiques impossibles du jeune sorcier Tenzing sur le Zatr Og.

    "Dans une situation de stress, écrit le Dr Prince, un état d’hyperconscience surgit et engendre les endorphines ou autres neu-roendocrines appropriées en quantités suffisantes pour provoquer un sentiment de tranquillité et de paix cosmique." Cet état d’esprit (et de corps) est vraisemblablement à l’origine des grandes performances ; lorsque vous vous sentez complètement relaché bien que parfaitement concentré sur la tâche à. accomplir, vos actions et vos réactions sont les plus parfaites qui soient. Et si quelqu’un pouvait se plonger dans cet état à volonté (ce que les chamanes et leurs semblables sont capables de faire), il apparaîtrait au reste de l’humanité comme un surhomme. Les êtres humains atteignent parfois cet accord parfait au moyen d’une pratique continue, et parviennent à contrôler ce qui est normalement incontrôlable. Pensez à cette splendide question que posa un jour Shirley Temple, âgée de dix ans, à son metteur en scène : "Lorsque je pleure, voulez-vous que les larmes descendent jusqu’au bas de mon visage, oû qu’elles s’arrêtent au milieu des joues ?"

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