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  • "Le jugement politique et l'opinion commune" Alain

    C'est Monsieur Ollier, dont je n'oublierai jamais les heures passées dans sa classe de littérature, qui m'avait conseillé de lire Alain. (Emile Chartier) et ses "Propos". J'étais au lycée.

    Je me souviens de ces lectures, des textes courts mais d'une portée phénoménale, tant les réflexions qu'ils généraient pouvaient m'occuper pendant des heures, des jours. Je trouvais ça fascinant qu'en quelques lignes, des pensées puissent déclencher de tels bouleversements. C'était comme magique. J'avais conscience que beaucoup de ces "Propos" ne m'atteignaient pas avec toute la grandeur qu'ils portaient parce que je n'avais pas la capacité à les saisir, parce que j'étais trop "jeune", trop inconstant dans mes réflexions, trop volage, trop agité. J'éprouvais le même phénomène avec Krishnamurti. Je savais pertinemment que ma compréhension était terriblement incomplète et parfois, je m'en énervais. Je sentais que le trésor était bien plus vaste, que je n'en effleurais que la surface mais en même temps, il me plaisait d'imaginer que je partais en exploration, qu'il me restait à garder la foi, que je parviendrais un jour à la terre promise, à la compréhension pleine et entière des propos de l'auteur.

    Non, jamais je ne me ridiculiserai à affirmer que j'ai atteint cette terre promise mais je sais que je progresse. Et c'est juste ça qui me satisfait. Ce texte-là, par exemple, je n'en comprenais pas la quintessence, je n'en apercevais qu'une infime partie, comme un horizon voilé par les brumes. Il est heureux de voir que quarante ans plus tard, il me semble en saisir enfin toute la profondeur. Il est certain que l'expérience de l'âge est un atout considérable mais parfois, je trouve désolant le temps qu'il faut pour faire un pas, toutes les années accumulées pour parvenir à déchirer tous ces voiles de brume. En sachant d'autre part, que si l'expérience de la vie favorise la compréhension, elle porte aussi en elle l'avancée progressive et inéluctable vers le vieillissement et l'affaiblissement de l'énergie nécessaire pour continuer à faire un pas, puis un autre...

    Toujours est-il que ce texte sur "l'opinion", il serait bon et utile qu'ils soit placardé sur les murs. 

     

    "Le jugement politique et l'opinion commune


     

    Chacun a pu remarquer, au sujet des opinions communes, que chacun les subit et que personne ne les forme. Un citoyen, même avisé et énergique quand il n'a à conduire que son propre destin, en vient naturellement et par une espèce de sagesse à rechercher quelle est l'opinion dominante au sujet des affaires publiques. « Car, se dit-il, comme je n'ai ni la prétention ni le pouvoir de gouverner à moi tout seul, il faut que je m'attende à être conduit ; à faire ce qu'on fera, à penser ce qu'on pensera. » Remarquez, que tous raisonnent de même, et de bonne foi. Chacun a bien peut-être une opinion; mais c'est à peine s'il se la formule à lui-même ; il rougit à la seule pensée qu'il pourrait être seul de son avis.


    Le voilà donc qui honnêtement écoute les orateurs, lit les journaux, enfin se met à la recherche de cet être fantastique que l'on appelle l'opinion publique. « La question n'est pas de savoir si je veux ou non faire la guerre, mais si le pays veut ou non faire la guerre. » Il interroge donc le pays. Et tous les citoyens interrogent le pays, au lieu de s'interroger eux-mêmes.


    Les gouvernants font de même, et tout aussi naïvement. Car, sentant qu'ils ne peuvent rien tout seuls, ils veulent savoir où ce grand corps va les mener. El il est vrai que ce grand corps regarde à son tour vers le gouvernement, afin de savoir ce qu'il faut penser et vouloir. Par ce jeu, il n'est point de folle conception qui ne puisse quelque jour s'imposer à tous, sans que personne pourtant l'ait jamais formée de lui-même et par libre réflexion. Bref, les pensées mènent tout, et personne ne pense. D'où il résulte qu'un État formé d'hommes raisonnables peut penser et agir comme un fou. Et ce mal vient originairement de ce que personne n'ose former son opinion par lui-même ni la maintenir énergiquement, en lui d'abord, et devant les autres aussi.


    Posons que j'ai des devoirs, et qu'il faudra que j'obéisse. Fort bien. Mais je veux obéir à une opinion réelle ; et, pour que l'opinion publique soit réelle, il faut d'abord que je forme une opinion réelle et que je l'exprime ; car si tous renoncent d'abord, d'où viendra l'opinion ? Ce raisonnement est bon à suivre, et fait voir que l'obéissance d'esprit est toujours une faute.


    Alain (Émile Chartier), "Mars ou la guerre jugée" (1936).

  • Le Professeur Perronne : viré.

    Je n'ai pas regardé le documentaire "Hold-up" et je ne le ferai pas. Ce que je trouve sur la Toile me suffit. Je trie, je filtre, je soupèse, je jette, je garde, j'archive etc etc...Tout ce qui relève du "montage" de diverses données, j'en suis toujours très méfiant. 

    Je sais que le Professeur Perronne est cité dans ce documentaire. Ca n'a sûrement pas contribué à apaiser les sbires qui le poursuivaient. 

    Toujours est-il qu'il me semble inconcevable que ce médecin, tout comme le Professeur Raoult, soient des illuminés déglingués qui cherchent à passer à la télévision et à se faire aduler par des fans en délire.

    J'ai lu de tout sur ces deux personnages mais je trouve toujours très dérangeant que les prises de position des uns comme des autres soient toujours très extrémistes. Ce sont soit des diables soit des génies. 

    Le mieux étant toujours de lire ce qu'ils écrivent ou d'écouter ce qu'ils disent, sans que ça ne passe par le filtre journalistique. 

    Christian Perronne : "Les tirs de barrage reçus par Didier Raoult sont aussi liés à des querelles d'égos"

    "Quand nous finirons par réagir, car nous réagirons, c'est inévitable, nous serons pris au dépourvu."
    © Bruno Coutier

    Christian Perronne : "Les tirs de barrage reçus par Didier Raoult sont aussi liés à des querelles d'égos"

    Entretien

    Propos recueillis par 

    Publié le 02/04/2020 à 17:00

     

    Le professeur Christian Perronne estime que les hésitations du gouvernement et des experts médicaux concernant l'hydroxychloroquine et le protocole du professeur Raoult nous conduisent à commettre une grave erreur. Entretien.

    Le professeur Christian Perronne est chef du service infectiologie de l'hôpital Raymond Poincaré de Garches. Spécialiste de la maladie de Lyme, il a été président de la commission spécialisée maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique. Il est aussi coresponsable des cours en maladies infectieuses et tropicales pour l’université de Versailles-Saint-Quentin, et membre de l'OMS. Il s'inscrit en faux contre ce qu'il considère comme une vision erronée de la médecine de la part des experts médicaux ayant critiqué la méthodologie des essais du Professeur Raoult sur l'hydroxychloroquine. De même, il revient sur les suspicions concernant les effets secondaires de ce médicament, qu'il juge disproportionnées au vu de sa connaissance personnelle de ce dernier.

    Marianne : Pourquoi avoir pris position en faveur du professeur Didier Raoult et de ses essais cliniques sur l'hydroxychloroquine, au moment où nombre d'experts médicaux entendent rester prudents ?

    Christian Perronne : Je suis un scientifique pragmatique. Et cela me désole de voir l'ampleur qu'a pris, en France, l'esprit des statistiques sur le véritable esprit de la médecine. Il consiste à laisser penser que la médecine ne procède que de chiffres, de tirages au sort, d'équations... Cela est efficient lorsqu'on peut procéder sur le long terme, mais devient totalement inopérant dans certains secteurs de la médecine, comme celui des maladies rares.

    Il est consternant de constater que dans la médecine actuelle la démarche empirique puisse être méprisée, sous prétexte qu'on n'ait pas recouru à des tests en randomisation avec tirage au sort. Ce qui est impossible actuellement, alors que nous sommes dans une situation d'urgence, une crise sanitaire comme nous n'en avons pas connue depuis un siècle. En cela nous nous devons plutôt de considérer une méthode de "médecine de guerre", bien loin des préceptes méthodologiques que prêchent les experts médicaux.

    Certains relèvent tout de même des problèmes méthodologiques dans le premier essai clinique de Didier Raoult... La méthodologie du test européen "Discovery" en cours n'est-elle pas meilleure ?

    Reprenons quelque peu. Avant la publication des études de Didier Raoult, des études chinoises avaient déjà relevé les vertus de la chloroquine pour baisser la charge virale du coronavirus, ce que de nombreux experts chinois ont pu confirmer depuis. Comme ce fut le cas dans une étude ce mardi, qui valide le protocole de Didier Raoult en montrant que l'hydroxychloroquine améliore l'état des patients en début d'infection.

    Il semble que cela en dérange beaucoup de voir que le protocole marseillais fonctionne.

    On a critiqué Didier Raoult après sa première étude, dont il a révélé les résultats le 16 mars dernier, car il n'avait pas 500 malades et un test en double aveugle disponible sous la main. Mais, en réalité, nul besoin de 300 malades pour démontrer que la charge virale baisse. Si l'on sait des médecins chinois que le virus peut persister jusqu'à trois semaines d'une part, et que le protocole du professeur Raoult diminue la charge virale au bout de quelques jours d'autre part, nous nous devons d'avancer sur la base du succès de ce protocole. Mais cela en dérange beaucoup de voir que le protocole marseillais fonctionne. Ce qui n'empêche pas d'évaluer le protocole par la suite, avec la méthode de long terme qui convient.

    Quant au test "Discovery", il ne prend pas en compte le protocole du professeur Raoult (hydroxychloroquine et azithromycine dès l'apparition des premiers symptômes), mais uniquement l'hydroxychloroquine, et ce sur des cas dans des situations de pathologies aggravées. Pour cela, ce test fait preuve d'absence d'éthique. On leur dit qu'ils vont être tirés au sort, et éventuellement ne pas être traités, tout en connaissant très bien les chiffres de mortalité élevés de cette maladie.

    Les autorités sanitairesmettent par ailleurs en garde contre les effets secondaires de ce médicament...

    C'est intellectuellement malhonnête. Ce médicament était en vente libre depuis plus de cinquante ans jusqu'au mois de janvier. Il n'avait fait l'objet d'aucun signal d'alerte de pharmacovigilance. Je le prescris moi-même depuis vingt ans, et n'ai jamais rencontré aucun problème à son sujet. Il a des effets secondaires bien connus, c'est vrai. Il faut être prudent, notamment avec les personnes cardiaques, et plus spécifiquement les personnes âgées prenant simultanément plusieurs médicaments. Ce traitement doit être pris sous surveillance médicale en respectant la dose. Quant aux problèmes rétiniens, ils ne peuvent survenir qu'après avoir pris des doses très fortes pendant plusieurs années. Mais, de toute façon, les prescriptions du protocole de Didier Raoult ne concernent que quelques jours pendant lesquels on peut facilement surveiller les patients.

    On assiste à une multiplication imaginaire du nombre d'effets secondaires depuis huit jours...

    On constate surtout un gros problème médiatique et de nombreux fantasmes concernant la question de ces effets secondaires. On a quasiment dit, par exemple, qu'un Américain était mort à cause du médicament... alors que ce dernier, n'ayant pas réussi à se le procurer, a avalé une cuillère à café de phosphate de chloroquine, d'un produit pour nettoyer son aquarium. Aucun rapport, donc. On assiste à une multiplication imaginaire du nombre d'effets secondaires depuis huit jours... Cela est surtout lié à des problèmes d'égo du côté des experts médicaux.

    Qu'entendez-vous par là ?

    La chloroquine ne coûte pas cher, est un vieil anti-paludique, tombe comme un cheveu sur la soupe pour soigner une telle maladie virale : ne serait-ce pas un peu dérangeant pour nos amis virologues ? Oui, je formule l'idée que les tirs de barrage reçus par Didier Raoult sont aussi liés à des querelles d'égos, à son caractère iconoclaste et à son déficit d'académisme pour les "experts" médicaux parisiens, qui voient cela comme une atteinte manifeste à leur pré carré et à leurs dogmes. Dans cette situation de guerre, ces postures ne sont pas acceptables.

    Nous ? Quand nous finirons par réagir, car nous réagirons, c'est inévitable, nous serons pris au dépourvu.

    Le gouvernement pouvait-il faire autrement ?

    Dans certaines régions, notamment aux États-Unis, les médecins se sont rendu compte qu'en donnant le médicament et en traitant suffisamment tôt, ils avaient à faire face à beaucoup moins d'hospitalisations. Un grand nombre de pays y recourt désormais. En Italie, tous les médecins généralistes ont désormais la possibilité de traiter avec ce médicament leurs patients, même avec des signes débutants. L'administration américaine a elle aussi tergiversé, avant de donner son feu vert ce dimanche. D'autant que les États-Unis sont en train de faire main basse sur les stocks mondiaux depuis des semaines.

    Nous ? Quand nous finirons par réagir, car nous réagirons, c'est inévitable, nous serons pris au dépourvu. Car Sanofi ne pourra pas produire en quelques jours des doses pour l'ensemble du pays... Et le marché international aura été raflé. Le même épisode auquel nous assistons aujourd'hui avec les masques. Je ne comprends pas cette imprévision, qui pour moi est totale.

    Nous avions des indices sous les yeux depuis des semaines...

    L'exemple de l'hésitation de notre gouvernement sur l'encadrement de l'hydroxychloroquine le montre. La position officielle consiste à expliquer qu'il faut l'utiliser uniquement dans les formes désespérées, sauf que le professeur Raoult dit l'inverse : il faut commencer dès les premiers symptômes, et éviter que la maladie ne bascule subitement dans des formes graves.

    Nous avions des indices sous les yeux depuis des semaines... Et même si ce sont des indices, gouverner c'est prévoir. Et il fallait prévoir que cela pourrait marcher. D'autant que ce médicament ne coûte pas cher, que nous avons Sanofi à disposition pour le produire... Pourquoi aucun ordre n'est-il venu pour enjoindre ce groupe à produire ? Nous sommes désormais à 500 morts par jour. Combien de milliers de morts ce gouvernement aura-t-il sur la conscience ? Mais qui les conseille ? C'est révoltant.

  • Du haut de cette pyramide...

     

    De la préhistoire à nos jours, l'humain a considérablement progressé. Personne n'irait le nier.

    Le problème, désormais, est de comprendre pour quelles raisons et à partir de quel seuil, les progrès qui étaient nécessaires ont été dépassés par des progrès qui non seulement n'avaient pas de raisons fondamentales d'être développés mais qui de surcroît ont contribué à une involution dont nous voyons aujourd'hui les effets. 

    Je pense bien entendu à la pyramide de Maslow.

    Du haut de cette pyramide, des milliers de siècles sont à nos pieds. Et l'humanité ne s'est toujours pas dressée au sommet. 

    Les besoins que tout individu cherche à satisfaire par ordre de priorité.

    1.Survie : besoins physiologiques : faim, soif, sommeil, …

    2.Sécurité : besoins de sécurité : protection morale et physique…

    3.Socialisation : besoins de socialisation : amitié, affection, échange…

    4.Estime : besoins d’estime : respect de soi, considération, prestige…

    5.Accomplissement : besoins d’accomplissement : réalisation personnelle…

     

    Le véritable problème de la planète ne vient pas des ressources disponibles mais des ressources existentielles. Cette exploration-là n'en est qu'à ses balbutiements et la catalepsie que nous connaissons entretient le pillage des ressources et l'inégalité dans la distribution de ces ressources.

    Le monde occidental profite à outrance de ses avancées technologiques et de son aveuglement existentiel pour piller le reste du monde et nourrir dans les pays émergents le désir de parvenir à ce soi-disant bien être matériel.

    Bien entendu que la situation des pays occidentaux est préférable à celle des populations confrontées à la misère, à la famine, à la soif, aux maladies...

    Je sais très bien que je vis infiniment mieux que la plupart de millions d'humains. Ce que je conteste, c'est l'imposition forcenée du paradigme matérialiste sur les populations indigènes qui ont établi depuis des millénaires un équilibre particulier avec la nature.

    La vision du monde prédominante repose sur l'exploitation des ressources naturelles et la soumision des ethnies qui vivent dans les territoires concernés. Les Conquistadors justifiaient la colonisation par l'évangélisation. L'enrichissement restait la motivation première. Aujourd'hui, le fonctionnement est le même. La colonisation n'a jamais cessé. Les justifications religieuses n'ont plus cours. Elles ont été remplacés par le sacro saint progrès...Progrès dans l'exploitation effrénée des ressources. Les ethnies n'y gagnent rien. Il suffit de regarder les populations déracinées qui hantent les bidonvilles de toutes les mégapoles de la planète.

    C'est un fonctionnement court-termiste. le Moi exige l'accomplissement de ses intentions matérielles. Il n'y a aucune visée existentielle, aucune philosophie, aucune unité. Nous fonctionnons dans un registre essentiellement individualiste, ce que j'appelais la "pulsion de mort". Même l'idée de nation est une abberation dès lors qu'elle prend le pas sur l'humanité. C'est une valeur qui contribue essentiellement à l'extension du Moi. Il ne s'agit pas de créer une unité planétaire mais de contribuer à la formation d'un Moi national. Le Moi français contre le Moi chinois, arabe, asiatique, un jour peut-être le moi extraterrestre. On reste dans le conflit d'intérêt.

    Quand je tente de me projeter dans l'avenir, je ne parviens pas à voir la moindre éclaircie. La paradigme ayant institué la vision dualiste de l'existence des egos ne laisse paraître aucune faiblesse.

    La conclusion s'impose d'elle-même. Rien ne se fera volontairement.

    La rupture surviendra lorsque l'équilibre sera rompu, lorsque l'exploitation aura atteint un seuil limite et que le système s'effondrera de lui-même.

    Si je reprends la pyramide de Maslow, le dernier étage est à mon sens celui qui explique le désastre en cours :

    5.Accomplissement : besoins d’accomplissement : réalisation personnelle…

    " Réalisation personnelle"

    Mais si elle est personnelle, elle n'est encore qu'au service de l'ego et donc à l'opposé de l'universalité et donc contraire à toute notion de sauvegarde de la vie.

    Effectivement, les besoins fondamentaux ont été assouvis (oui, je sais, pour des millions de personnes, ça n'est pas le cas, il y a quelques jours j'ai donné un duvet de montagne à un SDF qui crevait de froid, plus une veste polaire et des chaussettes) Juste là, à deux kilomètres de chez moi. Il est évident que pour lui le besoin existentiel ne contient pas les mêmes données que celles que je cherche à explorer. 

    Considérons, malgré tout, au vu de la masse monétaire en circulation dans les pays occidentaux et la quantité de marchandises achetées chaque jour, que les besoins fondamentaux sont assouvis pour des centaines de millions de personnes. Pour quelles raisons, malgré cet accomplissement matériel et psychologique, une part gigantesque de ces individus ne franchit pas le dernier palier ?

    "La matrice" répondrait le Néo de Matrix. Ah oui, le "système", le fameux système. Le formatage, le conditionnement, l'éducation, la socialisation.

    Je me souviens d'un débat-philo avec mes élèves de CM2, une discussion sur la notion de manque et de besoin. Et finalement, tout est là et c'est effrayant. Nous avons été éduqués à souffrir de manque qui ne sont aucunement des besoins. Et ces manques deviennent des désirs si puissants que nous finissons par nous persuader qu'il s'agit de besoins.

    Le désir puis le manque.

    Le manque, le besoin, le désir.

    Besoins matériels. (spiritualité)

    Besoins physiques et psychologiques. (spiritualité)

    Le manque et le désir.

     

    Et alors, donc, quelles solutions ? 

    Il y en a deux :

    1) une évolution spirituelle qui contribuera à mener les humains vers l'idée fondamentale de la décroissance : "Je suis riche des biens dont je sais me passer" Louis Vigée

    ou

    2) l'épuisement des ressources vitales et par conséquent les conflits dévastateurs qui réduiront l'espèce humaine à sa portion congrue.

    Pour l'instant, au vu de la lenteur de cette évolution spirituelle, j'opte pour la deuxième. 

     

     

  • Do it yourself (suite)

    En 2011, j'avais posté cet article présentant un mouvement de contestation né aux USA en 1970.

    Il s'agissait pour moi de le mettre en parallèle avec le mouvements des "Indignés" qui s'étaient développés en France et dans d'autres pays européens.

    J'essaie de comprendre pour quelles raisons ces mouvements (celui des Gilets jaunes en fait partie) finissent toujours pas s'effacer, par disparaître, sans que rien de fondamental ne reste. Bien sûr que certains individus engagés dans ces mouvements en garderont l'essentiel et construiront leurs existences différemment.

    Mais qu'en est-il au regard du pays entier, au niveau de l'état, au niveau du système lui-même ? 

    Cette résistance au changement à une grande échelle m'interpelle depuis longtemps. Il est clair que les forces qui s'y opposent sont d'une puissance redoutable mais je pense que rien ne pourrait contrer la force populaire si vraiment, la prise de conscience devenait générale.

    Oui, je sais, je suis un utopiste, tout autant qu'un individu désabusé. 

    Et pourtant, ça serait possible.

    Alors, finalement, quelle est la solution ?

    Changer soi-même.

    Sans adhérer à quoi que ce soit.

    Et lorsque les individus ayant trouvé une voie personnelle parviendront à un nombre suffisant, la vie qu'ils mèneront deviendra une ouverture possible au plus grand nombre. Sans aucune intention de le faire, juste par mimétisme, osmose, reconnaissance spirituelle. 

     

     

    Do it yourself

      

    Un mouvement de contestation des années 1970...

    Qu'en reste-t-il ? Rien. Pour la bonne raison que tout le monde a fini par rendre les armes. La raison en est très simple : récupération du mouvement par des instances dirigeantes, une infiltration sournoise qui a fini par donner au mouvement une direction mercantile. Il a suffi que quelques leaders trouvent dans le plaisir des projecteurs une identification vite récupérée. Un travail existentiel insuffisant. Dès lors qu'on s'adapte à une société malade en usant pour la contester des fonctionnements qu'elle a construits, on lui appartient.

    Do it yourself

    Aller à : Navigationrecherccle)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself

    Philosophie Do It Yourself 

    On peut associer la formule « Do It Yourself » au « bricolage » ou encore au « système D », mais cela ne s'arrête pas là. Qu'est ce qui s'apparente à la philosophie « faites-le vous-même » ?

    Toute activité où l'on n'est plus spectateur ou consommateur.

    Participer, et échanger ses connaissances, sa culture, son information, débattre et décider par exemple sur une encyclopédie libre, telle Wikipedia.

    Toute activité créatrice ; exemples : l'artisanat, ou la notion de création, avant l'ère industrielle.

    Tout recyclage, consumériste, technologique ou culturel.

    L'auto-édition de livres, magazines, bandes dessinées et de remplacement.

    Les groupes ou artistes solo libérant leur musique (musique libre) ou la finançant sans les maisons de disques.

    La culture de la cassette, et de la copie « privée » ou plus dans la culture punk.

    La création artisanale comme le tricot, la couture, les bijoux faits à la main, la céramique, etc.

    En informatique, les logiciels libres, ou le hack.

    En comédie, le détournement situationniste, ou tout simplement toute parodie.

    Beaucoup d'activité créatrice pour enfant.

    L'auto-régulation, l'auto-organisation, la démocratie directe.

    La conception libre de médicaments3.

    Dans la culture punk

    Dans la culture punk, l'éthique DIY est liée à la vision punk anti-consumériste ; c'est un rejet de la nécessité d'acheter des objets ou d'utiliser des systèmes ou des procédés existants.

    Le DIY comme sous-culture a sans doute commencé avec le mouvement punk des années 19704. On peut noter cependant que la débrouille, le bricolage, les activités pour enfants, etc., existaient avant le mouvement punk DIY.

    En musique les groupes punk émergents effectuent souvent des spectacles dans les sous-sol des habitations, plutôt que sur des scènes traditionnelles, pour éviter le mécénat d'entreprise ou pour assurer la liberté de la performance. Depuis, alors que de nombreuses salles ont tendance à fuir la musique expérimentale, les maisons (ou les caves) sont souvent les seuls endroits où ces groupes peuvent jouer. L'underground est alors réellement underground, et pourtant les salles de spectacle dans les caves gagnent en renommée dans les grandes villes.

    Les adhérents de l'éthique punk DIY peuvent également travailler collectivement. Par exemple, le CD Present (une compagnie musicale de promotion de concert) de l'imprésario punk David Ferguson permettant une production de concerts DIY, et octroyant un studio d'enregistrement, et un réseau de maisons de disques5.

    L'éthique punk DIY s'applique également à la vie quotidienne, tels que l'apprentissage de réparation de vélos plutôt que les conduire à l'atelier, la couture (réparation/modification des vêtements plutôt que d'acheter de nouveaux), la culture de jardins potagers, la récupération de produits réutilisables dans les poubelles. Certains enseignants se livrent aussi à des techniques d'enseignement de bricolage, parfois appelé Edupunk.

    De ce fait le mouvement DIY est une approche concrète et une mise en pratique de l'écologie et de l'anticapitalisme, par l'anti-consumérisme.

    Engagement politique 

    Au-delà d'une simple volonté de récupération, le mouvement Do It Yourself (il ne s'agit pas d'un mouvement constitué) se voit comme une alternative politique en opposition au monde d'ultra-consommation dans lequel il baigne. Ses membres sont ainsi souvent liés à l'anarchisme, l'autogestion et aux mouvements squat et punk. Le besoin de créer, d'avoir une certaine indépendance par rapport à l'industrie et aux grands groupes commerciaux, de retrouver un savoir-faire abandonné les pousse à trouver des solutions pour faire le maximum de choses par eux-mêmes, en opposition à la marchandisation dominante, tout en recherchant la gratuité ou les prix faibles.

     

  • La recherche médicale en France

    C'est un chirurgien urologue qui parle. 

     

     

    Gérard Maudrux

     

    blog.gerardmaudrux.l...

    Gerard Maudrux est chirurgien urologue. Il a aussi été durant 20 ans Président d’une des plus grosse caisses de retraite des libéraux, celle des médecins. Il est à l’origine de la transformation de la retraite de base des libéraux de trimestres en points, et d’une retraite à la carte à 62 ans pour la retraite complémentaire des médecins pour contrer les 67 ans demandés par la tutelle. Auteur également de « Retraites, le mensonge permanent » en 2000, qui a reçu le prix Turgot (catégorie grand public).

     

    SANTÉ 23 OCTOBRE 2020

    Covid : l’ivermectine souligne les méfaits de la politique du médicament

    Photo by Candace Mathers on Unsplash - https://unsplash.com/photos/yY145j0NdOQ — Candace Mathers ,

    Vendre un produit ou financer une activité à un prix en dessous de sa valeur ne peut être une politique durable, c’est une politique qui ignore volontairement et méprise l’avenir, donc une très mauvaise politique.

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    Par Gérard Maudrux.

    L’industrie pharmaceutique française, à la pointe au niveau mondial il y a quelques décennies existe-t-elle encore quand on voit l’Institut Pasteur faire appel au mécénat ou aux dons pour tester un vieux médicament courant. Pourquoi et comment ?

    L’ivermectine est un autre exemple d’un système destructeur. Il s’agit d’un traitement avancé par certains en phase précoce de la maladie. Les publications sont nombreuses et certains pays l’ont même adopté comme traitement conseillé pour la Covid.

    Pour ceux qui veulent creuser, voici la liste d’une soixantaine d’études consacrées à l’ivermectine, qui, à l’inverse de la chloroquine, ne subit pas une avalanche d’études à charge menées en général par des personnes ayant ou ayant eu des rapports financiers avec de gros laboratoires qui verraient d’un très mauvais œil l’émergence d’un traitement bon marché de la Covid.

    Ce médicament est reconnu par la FDA comme « antiparasitaire dont l’activité antivirale à large spectre a été démontrée in vitro, capable d’effectuer une réduction d’environ 5000 fois l’ARN viral à 48 h après l’infection Vero- Cellules hSLAM 2 h par le SRAS-CoV-2 « .

    MedinCell, biotech montpelliéraine, s’y intéresse de près et lance une étude, avec comme objectif l’obtention d’une AMM en 2021. Pour envisager une AMM, nous sommes dans du sérieux, pas dans l’élucubration d’internautes comme le pensent certains. Rappelons que c’est à l’origine un traitement antiparasitaire, commercialisé dans 90 pays, essentiellement pour la gale mais aussi efficace contre 183 espèces de nématodes, 129 espèces d’insectes et d’acariens et plusieurs virus. Très utilisé chez les vétérinaires.

    Fin mars je proposais ici que face à l’urgence les autorités reprennent systématiquement les observations de médecins sur le terrain pour en vérifier leurs résultats de traitements atypiques, ce que fait MedinCell pour l’ivermectine. J’en parlais début juin, et plus en détails il y a un mois.

    L’Institut Pasteur en collaboration avec Apteeus n’a rien fait d’autre en testant plus de 2000 molécules, mais sans se préoccuper des constatations de terrain qui auraient évité un travail long et fastidieux et quelques mois qui se chiffrent en milliers de vies. Au passage, s’ils ont vraiment tout testé in vitro comme ils l’affirment, je suis étonné qu’ils n’évoquent pas ivermectine ou hydroxychloroquine, dont l’efficacité in vitro n’est contestée par personne.

    Je vois toutefois un hic majeur dans la démarche de MedinCell. Alors que l’ivermectine est utilisée depuis des décennies en dose unique, à titre thérapeutique dans plusieurs indications et dans la Covid dans certains pays ainsi que chez nous par nombre de médecins, le laboratoire cherche à élaborer une forme retard, pour la prescrire à titre préventif une fois par mois, ne s’intéressant pas au traitement des patients touchés par la Covid.

    L’étude qui vient d’être lancée va dans un premier temps tester les effets de prises prolongées, effets inconnus car depuis sa sortie, il n’est prescrit qu’en dose unique (ou deux prises pour le VIH par la FDA).

    Nous avons affaire à des laboratoires, entreprises privées. Pour survivre, ces laboratoires doivent en permanence innover. Pour financer la recherche, il faut des bénéfices, et sans bénéfices, pas de recherche, et sans recherche, plus de laboratoire. C’est ainsi que l’industrie pharmaceutique française a quasiment disparu.

    Regardez le prix de médicaments phares : la boîte de clamoxyl est à 1,99 euro, la boîte de bactrim à 1,78 euro ! Ces prix comprennent la marge du pharmacien, le grossiste et sa marge, ainsi que le transport. Que reste-t-il au laboratoire pour la recherche après le prix du produit, de sa fabrication, de l’emballage avec toutes les contraintes sanitaires afférentes, et après impôts et taxes diverses, et non des moindres.

    On vous dit que le médicament n’est pas soumis à TVA, mais on vous cache l’URSSAF, dont on se demande ce qu’elle vient faire ici.

    Pour information, outre les cotisations URSSAF habituelles, l’industrie pharmaceutique est soumise à nombre de contributions URSSAF :

    la contribution vente en gros (article L138-1 du CSS)

    la contribution sur les dépenses de promotion des médicaments (article L245-1 du CSS)

    la contribution sur les dépenses de promotion des dispositifs médicaux (article L245-5-1 du CSS)

    la contribution sur les premières ventes de dispositifs médicaux (article L245-5-5-1 du CSS)

    la contribution sur le chiffre d’affaires (article L245-6 du CSS)

    la contribution au titre de médicaments destinés au traitement de l’hépatite C (article L138-19-1 du CSS)

    les contributions taux « Lv/Lh » (article L138-10 duCCS)

    Taxes logiques ou racket de la haute administration qui a pondu ces textes signés par des ministres ? Le résultat est l’asphyxie de la recherche française.

    Pourquoi, au lieu d’une étude débouchant sur un traitement immédiat éprouvé et rapide, MedinCell part sur une étude sur un nouveau traitement incertain et destiné à ceux qui ne sont pas certains de contracter la Covid, pas à ceux qui en sont porteurs ? Aberrant ?

    Non simplement et probablement une histoire de gros sous, liée à la politique du médicament. Lancer une étude à quelques millions d’euros pour prouver l’efficacité d’un médicament qui sera vendu par d’autres à un prix dérisoire est un bon moyen de couler l’entreprise. Par contre, en élaborer une nouvelle forme, avec possibilité de commercialisation à un prix correct avec exclusivité pendant quelques années, là c’est économiquement plus crédible, même si cela l’est moins sur le plan santé publique. Ils n’ont pas le choix.

    Vous comprendrez ainsi l’état de l’industrie pharmaceutique française, son peu d’intérêt pour les anciens médicaments, et son grand intérêt pour caser les nouvelles molécules. Vous comprendrez pourquoi aucun labo dans le monde n’a fait d’étude pour promouvoir l’hydroxychloroquine, mais pourquoi certains dépensent des milliards pour d’hypothétiques remdésivir, lopinavir et autre ritonavir. Vous comprendrez pourquoi Pasteur fait appel à la charité publique et au mécénat pour tester un vieil antibiotique retiré du commerce depuis 15 ans.

    Par contre, comme moi vous comprendrez moins pourquoi en situation d’urgence sanitaire les frais pour des études sur des médicaments tombés dans le domaine public ne sont pas pris en charge par les autorités sanitaires bien qu’étant d’intérêt général avec pour conséquence la dépense de milliards pour les effets secondaires plutôt que des millions pour essayer de les éviter.

    Pour encore mieux comprendre, un traitement complet du Covid à l’ivermectine, c’est 8,51 euros, avec le plaquénil c’est 4,17 euros, et pour le remdesivir, c’est 2085 euros.

    Actuellement c’est le largactil, la ranitidine, la cyclosporine, dernièrement le clofoctol (Pasteur), et d’autres qui sont essayés, avec des mois de retard. Ces études auraient dû être menées et financées par les autorités. Ne l’envisageant pas, veulent-elles vraiment traiter la Covid ?

    Au lieu de voir un laboratoire financer une transformation de l’ivermectine, pourquoi ne pas leur financer une étude sur 2-300 patients, faciles à trouver actuellement sur 20 000 par jour, avec résultats en une semaine. C’est négatif, on arrête d’en parler pendant des mois ; c’est positif, on confirme et on affine avec des études randomisées (pourquoi pas ?), avec une autorisation temporaire avant AMM donnée si les études confirment.

    Pourquoi randomiser si cela ne marche pas alors qu’on peut avoir la réponse en une ou deux semaines ? Aujourd’hui on randomise et on met 8 mois pour constater que cela ne marche pas ! Ces procédures ne fonctionnent pas dans une situation d’urgence. Regardez Discovery : on a tout bloqué, autres prescriptions comprises, pour constater 8 mois plus tard qu’il faut repartir de zéro, aucun produit testé n’étant efficace.

    Échec total de la méthode se traduisant par des milliers de morts. Notre président par ailleurs chef des armées a dit que nous sommes en guerre. Je ne suis pas militaire mais je me pose une question : est-ce qu’un bon général n’envoie pas des éclaireurs avant la cavalerie lourde pour rien ?

    Voici les résultats in vitro de l’ivermectine. Il faut une à deux semaines et quelques centaines d’euros pour savoir si cela se reproduit in vivo, pouvant déboucher sur une autorisation temporaire en attendant le résultat d’études randomisées plus poussées pour AMM. Ne serait-ce pas mieux que de mettre un an pour une éventuelle forme préventive sortant une fois l’épidémie terminée ? Testons, traitons aujourd’hui, et non peut-être demain.

    Tout savoir sur l’Ivermectine ici.

    Vendre un produit ou financer une activité à un prix en dessous de sa valeur ne peut être une politique durable, c’est une politique qui ignore volontairement et méprise l’avenir, donc une très mauvaise politique. Lorsqu’il s’agit du médicament, de petites économies pour un résultat à court terme coûtent bien plus cher à moyen et long terme, et sur le pan financier, et sur le plan humain.

    Sur le web

  • "Adieu les cons" Albert Dupontel

    Un homme que j'adore, un cinéaste de grand talent, un acteur qui ne ressemble à personne d'autre.

    Les commentaires de la vidéo me réjouissent également. Il y a des gens avec qui j'aimerais discuter :) 

    J'en profite pour faire de la pub pour cette chaîne internet. Des interviews de grande qualité, des invités qu'on ne voit pas ailleurs pour certains et donc des discussions qu'il est bon d'écouter  : Thinkerview.

     

     

    Adieu les cons, transhumance suicidaire ? Albert Dupontel [EN DIRECT]

     

    1 774 965 vues

    •Diffusé en direct le 14 oct. 2020

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    1 802 commentaires

    TRIER PAR

    Thierry Ledru

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    Épinglé par Thinkerview

    Thinkerview

    il y a 2 mois

    On a besoin de vous pour tenir, pour être plus fort, pour pouvoir continuer à vous fournir des bonnes vidéos, ça coûte un bras, sans vous on pourra pas tenir, soutenez nous sur Tipeee, L'indépendance a un prix, la qualité aussi, on vous aime, merci. https://fr.tipeee.com/thinkerview

    654

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    Musicothérapie & Relaxation

    Musicothérapie & Relaxationil y a 1 mois

    Intelligence, sensibilité, humanité, humour raffiné, professionnalisme et j'en passe.... il a tout pour lui! C'est un grand.

    720

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    Dojang 29

    Dojang 29il y a 1 mois

    "Quand je vais à une manif, je vois des pauvres qui tabassent des pauvres pour protèger des gens qui sont infiniment plus puissants et qui n'ont même pas à subir les conséquences de ça". Albert Dupontel

    355

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    MgAls

    MgAlsil y a 1 mois

    une interview où la personne invitée peut finir ses phrases, wouaw.

    26

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    NAT RIKA

    NAT RIKAil y a 1 mois (modifié)

    Un français tel qu'il résonne dans mon cœur: libre, juste, fraternel...bref, j'aime bien ce gars là

    93

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    JIGMÉ

    JIGMÉ

    il y a 2 mois

    Toujours aussi intéressant, intelligent et cultivé ce Albert Dupontel. Toujours grand fan de son travail !

    260

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    Pascal bougouin

    Pascal bougouinil y a 2 semaines

    "Adieu les cons" un film genialissime d'une poésie inouïe a voir imperativement !

    4

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    Gaël Pache

    Gaël Pacheil y a 1 mois

    Intelligent et sensible, double malédiction(un peu commen Desproges?)

    77

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    Georges Albert

    Georges Albertil y a 1 mois

    Papa, c'est quoi l' humilité ? Regarde l' interview de A. Dupontel tu vas comprendre

    320

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    Dash Rendar

    Dash Rendaril y a 1 mois (modifié)

    Albert et Thinkerview, ne mourez pas tout de suite, merci.

    11

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    Rick

    Rickil y a 2 mois

    Dupontel, c'est l'intelligence sans l'arrogance ; la créativité sans les ornières !

    1,2 k

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    Afficher les 3 réponses

    GIRARD A.

    GIRARD A.il y a 1 mois

    Passionnant à écouter ce monsieur, merci Thinkerview.

    10

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    dji dji

    dji djiil y a 1 mois

    "Un petit film" Faut pas être dur avec ce que vous faites, vous avez fait un grand film. Bisou

    62

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    Patrice Gaudicheau

    Patrice Gaudicheauil y a 1 mois

    Albert Dupontel est un humain brillant et passionnant.

    42

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    J G

    J Gil y a 1 mois

    putain, il m’émeut ce mec. Je ressens si fortement ces mots et propos, il me parle vraiment.

    7

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    Lekirikikoo Mamair

    Lekirikikoo Mamairil y a 2 mois

    "en tant que consommateur je suis constamment sollicité par la pub, en tant que citoyen, je suis sollicité tous les 5 ans" Elle est bonne...

    380

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    Léo Philippe

    Léo Philippeil y a 1 mois

    "ce qu'ils appellent l'élite, c'est un circuit qui finalement évite les émotions populaires" bruh

    32

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    Richarles Berthemy

    Richarles Berthemyil y a 1 mois

    "Adieu les cons" est un chef d'oeuvre du genre ; Virginie Efira, que je n'avais jamais vue, y est sublime.

    37

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    Christina F

    Christina Fil y a 1 mois

    Du grand Art ! Merci pour cette interview pleine d'humilité et d'intelligence... Soyons nous-mêmes ... Liberté Chérie ❤

    37

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    Franck

    Franckil y a 1 mois

    "Nous les hommes, on est un peu encombré par la testostérone !" Culte !

    9

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    Ben Bail

    Ben Bailil y a 2 mois

    Un homme qui depuis le début de sa visibilité médiatique est droit, sincère et surtout humain ! Respect

  • De la lecture de romans

    J'étais adolescent lorsque j'ai lu ces romans :

    "Sa majesté des mouches" de William Golding

    puis

    "L'île" de Robert Merle.

    Ces deux romans ont été adaptés au cinéma et je les ai vus également. 

    Peut-être est-ce que ça a nourri mon peu d'optimisme quant au comportement humain. Et qu'ensduite d'autres lectures ont conforté cette sombre vision.

    D'ailleurs, depuis que j'ai décidé de parler de ces deux romans, au regard de l'état du monde, j'ai également cherché des romans qui à l'opposé, présenteraient le groupe humain sous un jour favorable, dans une situation similaire de rupture avec le cadre quotidien. Et je n'en trouve pas...

    La fin du roman "Ravages" de René Barjavel contenait pourtant l'émergence d'un monde meilleur mais la "machine" réapparaît.

    Cette pulsion de mort est systématiquement la plus forte. Est-elle ancrée dans l'humain de façon irréversible ? 

     

    Sa majesté des mouches par Golding
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    LIRE UN EXTRAIT


    Lola Tranec-Dubled (Autre)

    EAN : 9782070374809
    245 pages
    Éditeur : 
    GALLIMARD (14/06/1983)


    Note moyenne : 3.78/5 (sur 2421 notes)

    Résumé :

    Soit un groupe d'enfants, de six à treize ans, que l'on isole sur une île déserte. Qu'advient-il d'eux après quelques mois ? William Golding tente l'expérience. Après les excitantes excursions et parties de baignade, il faut s'organiser pour survivre. C'est au moins la réflexion de Ralph, celui qui fut élu chef au temps heureux des commencements, et du fidèle Piggy. Mais c'est ce que refusent de comprendre Jack, le second aspirant au "trône", et les siens. Cette première division clanique n'est pas loin de reproduire un schéma social ancestral. S'ensuivent des comportements qui boudent peu à peu la civilisation et à travers lesquels les rituels immémoriaux le disputent à une sauvagerie d'une violence sans limite.

    Dès "Sa Majesté des Mouches" (1954), porté à l'écran par Peter Brook (1963), apparaît l'obsession de William Golding : l'homme est foncièrement mauvais. Le monde est porteur d'une cruauté sans faille dans laquelle chacun se fourvoie et finit par périr, comme il l'illustre plus tard dans "Les Héritiers" ou "Parade sauvage". L'écrivain reçut le prix Nobel de littérature en 1983. "--Laure Anciel--

    Après un accident d'avion, des collégiens britanniques se retrouvent seuls, sans adultes, sur une île du Pacifique. Obéissant à Ralph, le chef qu'ils ont élu, ils s'organisent pour survivre. Mais, la nuit, leur sommeil se peuple de rêves terrifiants. Et s'il y avait vraiment une étrange créature tapie dans la jungle ? Sous la conduite de Jack, la chasse au monstre est lancée. Les clans de Jack et de Ralph ne vont pas tarder à s'affronter cruellement.
    A travers les aventures d'un groupe d'enfants livrés à eux-mêmes, William Golding nous raconte la terrifiante évolution de la civilisation vers la sauvagerie.

     

     

    L'île par Merle
    AJOUTER À MES LIVRES

    EAN : 9782070365838
    696 pages
    Éditeur : 
    GALLIMARD (04/04/1974)


    Note moyenne : 4.14/5 (sur 438 notes)

    Résumé :

    Quatrième de couverture : Le soleil brillait à perte de vue sur la houle longue du Pacifique et le Blossom, ses trois mâts penchés à bâbord, recevait par le travers une brise Sud-Sud-Est... Purcell prêta l'oreille. Bien qu'une île fût proche, il n'entendit pas de cri d'oiseau. Sauf quand une lame déferlait, l'océan était silencieux. Mais il y avait autour de Purcell ces bruits qui, par jolie brise, lui faisaient toujours plaisir : le choc des énormes poulies de bois, la vibration des haubans, et au-dessous de lui, derrière son dos, le passage de l'étrave dans l'eau, doux et continu comme une pièce de soie qu'on déchire.

     

     

    NowowakNowowak   16 août 2020

    ★★★★★

    ★★★★★


    Robert Merle est le plus grand romancier contemporain de littérature populaire en France. "Week-end à Zuydcoote" a légitimement obtenu le prix Goncourt en 1949. En 1952, il écrit l'admirable : "La mort est mon métier", roman historique inspiré de la biographie de Rudolf Höß, commandant du camp de concentration d'Auschwitz. En 1967 est publié : "Un animal doué de raison" : roman de science/politique-fiction sur ce qui sépare l'homme de l'animal. En 1972, paraît l'immense "Malevil" qui conte l'histoire d'une communauté de survivants retranchée dans un château après une guerre nucléaire. Par la suite seront posés sur les rayons d'autres ouvrages tout aussi puissants. C'est un auteur à découvrir de toute urgence.
    En 2008, 
    Pierre Merle a publié une volumineuse biographie illustrée d'une vingtaine de photos consacrée à son père. "Une vie de passions" (Éditions de l'Aube). L'ouvrage débute par une question : « Par quelle alchimie de hasard et de nécessité, Robert Merle, ce gosse courant dans les rues d'Alger, est-il devenu un écrivain ? »
    Connaissant moins l'auteur que son fiston, ma question sera plus candide : "comment un auteur peut-il mener une carrière aussi variée et écrire des livres aussi passionnants et compétents ?" 
    Robert Merle est un spécialiste de l'Histoire mais également de tout ce qui le guide avec une curiosité débordante. Ici je désire en dire tout le bien que je pense alors que j'ai lu à peine 100 pages sur 700. Sur Babelio et sur mon blog, je n'analyse pas, je n'écris pas des critiques n'ayant pas les connaissances et la prétention pour exercer ce rôle. Je n'y vais jamais avec le dos de la cuillère mais au fond je me contente de livrer un ressenti, une ambiance. N'appartenant pas au genre Homo Patientus, pourquoi attendre la fin ?
    Dans "
    L'île", mon intérêt est éveillé à chaque ligne. Ce roman d'aventures (pas un style que j'affectionne d'habitude, c'est dire) parle de mon quotidien : comment vivre avec le toxique, comment l'éliminer, comment rester léger en toutes circonstances, ignorer la bêtise ? Comment agir comme Purcell, vivre avec les cons (sans les flinguer). Certains en tiennent une sévère couche. Supporter Simon, Mason, Burt ? Quelle belle preuve de tolérance voire de bienveillance. La jeune Ivoa et les Tahitiens appellent joliment les étrangers : "Peritani". Ils sont fatalistes, ils vivent le moment présent, n'aiment pas les conflits. Ils n'ont pas d'orgueil et de goût pour cultiver la rancoeur. Ils représentent la dernière chance d'innocence de l'humanité alors que Mason et ses sbires incarnent l'homme dans son incommensurable et stupide soif de pouvoir, de propriété et d'ego.
    Il est impossible de ne pas associer dans ce livre maritime deux chefs d'oeuvre du genre romanesque qui avant lui ont creusé de tels personnages, ont décortiqué leur psychologie. Ces naufragés érigent un monde social dont l'auteur n'exagère ni les travers ni les espoirs. L'humanité dans sa sauvagerie devient vite plus crétine que la morne existence d'un troupeau de buffles (pardonnez-moi les buffles). Je parle bien sûr du livre de 
    Jules Verne : "Les Révoltés de la Bounty" et du livre de William Golding : "Sa Majesté des Mouches".
    Ce livre parle admirablement de la mer et de la vie des marins à bord d'un navire. Il est également un rappel à méditer sur le fait que dans une situation de crise et dans un contexte particulier, la violence et la perte de contrôle peuvent surgir à tout moment. Ce "syndrome de la face noire" (terme que j'invente en l'occasion) peut se déclencher chez n'importe quel individu lorsque la convention sociale explose. Sa mauvaise conscience, son génie du mal tapi au fond de lui se réveille. Diable drogué au stress et à l'appétit des pulsions qui fomente de sales coups. Une voix ténébreuse s'empare de votre cerveau, le commande et lui ordonne d'agir en dépit du bon sens. L'instant peut durer deux secondes mais c'est fait, l'acte est commis, irréparable. Cela peut être une gifle donnée par un parent, un simple croche-pied, un mot de trop ou un coup de couteau. Trop tard, le mal est fait.
    Nowowak

    Lien : 
    HTTPS://PASPLUSHAUTQUELEBORD..

  • Une humanité malade d'elle-même

    Intermittents du spectacle

     

     

    Si je m’en tiens à l’idée que la Vie est une pensée qui a pris forme, cela sous-entend que cette pensée contient deux voies :

    Une pulsion de vie dont le but est de créer, de prolonger puis de renouveler.

    Et une pulsion de mort.

    Pour que ce renouvellement se fasse, la mort a pour rôle de mettre un terme aux formes. Il était inconcevable que des formes apparaissent sans que celles existantes ne laissent la place. Dans la pensée de la Vie, il y a une finitude des formes mais pas de la Vie elle-même. C’est juste un remplacement afin que les formes existantes soient vivaces, exaltées, enthousiastes, lumineuses et soient dans un état favorable à l’idée du renouvellement.

    L’épuisement de la forme n’est pas associable à l’idée de reproduction. Le principe de la reproduction s’appuie sur des formes robustes.

    La Mort n’intervient pas comme une fin mais comme une évolution possible. Le remplacement implique l’éventualité d’une amélioration, d’un renforcement, d’une transformation nécessaire. Rien n’est figé parce que la Mort se charge d’éliminer l’ancien afin que la Vie propose une suite. Et si nécessaire un changement, aussi infime soit-il, aussi dérisoire dans le temps d’existence de cette forme. La Vie a tout son Temps.  

    Cette mort a pourtant eu une conséquence néfaste dans ce système parfait. La pulsion de mort qu’elle génère est devenue chez l’homme une véritable addiction.

    Un enfant marche le long d’une haie. Il laisse traîner sa main dans les feuillages puis soudainement, il serre les doigts et arrache une feuille. Il la malaxe quelques secondes et la laisse tomber au sol.

    Pulsion de mort.

    Un geste irréfléchi, une action très facile à réaliser, un sentiment de puissance qui vient renforcer l’identification de l’individu, cette irréalité du détachement envers la Vie.

    « Tu as écrasé cette chenille. C’était facile. Maintenant, refais-la. » Lanza del Vasto.

    - Je ne suis pas cette plante, je ne suis pas cette chenille. »

    Et se disant cela, l’enfant peut la blesser ou la tuer. Elle n’est pas « lui ». Effectivement, elle n’est pas lui, mais elle porte une Vie identique à celle qui est en lui.

    Pour concevoir cette idée, il faut être habité par la pulsion de Vie. Cela implique un détachement envers cette identification formatée dont l’individu est abreuvé depuis sa naissance.

    La pulsion de vie n’est pas la norme en vigueur dans le monde occidental. Elles l’est chez les Peuples Premiers, les Kogis par exemple.

    La pulsion de mort a un impact incommensurable. Elle répond à des désirs immédiats d’identification et cette identification favorise le développement de comportements destructeurs. La pulsion de mort renforce le conditionnement qui consiste à présenter l’individu comme séparé de la Vie. Il y a lui et « l’environnement ».

    En étant éduqué comme une entité individuelle évoluant dans un environnement et non comme un fragment d’une entité originelle, une pièce infime d’une image immense et en dehors de laquelle il n’est rien, l’individu n’est pas amené à se tourner vers la pulsion de Vie mais bien au contraire à exploiter cette pulsion de mort qui exacerbe ce schéma de pensée éducatif.

    Les effets mercantiles se mettent en place dès lors que l’identification à l’individu est suffisamment ancrée pour que des désirs de puissance viennent l’alimenter. Posséder et détruire sont deux phénomènes révélateurs de ce formatage. La possession matérielle va apporter à l’individu un renforcement de sa distinction, de cette croyance à son extériorité au regard du phénomène vital. En accumulant les biens, il comble inconsciemment le vide tombé en lui avec son rejet forcené du phénomène vital.  N’étant pas « vivant » au cœur de ce phénomène vital, il va s’efforcer de devenir « vivant » au cœur du matérialisme. L’appartenance à des groupes sociaux renforce là encore l’identification étant donné qu’elle créé un miroir dans lequel l’individu s’observe. « Je suis comme ceux-là. »

    Tous les phénomènes sociaux, qu’ils soient politiques, économiques, religieux, consuméristes, médiatiques… sont des excroissances de cette pulsion de mort. Il s’agit tout simplement de renforcer sans cesse, en multipliant les supports, tout ce qui permet de combler le vide laissé par la perte de la pulsion de Vie.

    Là où le phénomène a pris une ampleur jamais perdue depuis, c’est lorsque certains individus totalement impliqués dans cette pulsion de mort se sont aperçus du bénéfice qu’ils pouvaient en tirer. Ils sont devenus « les Maîtres » à penser. Dans un schéma de pensées individualistes.  

    La guerre en est l’exemple parfait : Pouvoir, puissance, accumulation des richesses, extension des territoires, suprématie etc… Pour parvenir à ses fins, un conquérant, qu’il soit président élu, dictateur ou empereur doit avant tout accumuler des armes. Il faut des matières premières, des usines, des marchands. Des sommes colossales. Une fois les terres ravagées et la paix revenue, il faut reconstruire. Des sommes colossales. La pulsion de mort dans toute son horreur. Les instigateurs des combats n’en seront pas les victimes. Il leur aura suffi d’utiliser les masses populaires, celles qui depuis leur naissance ont appris à être identifié à eux-mêmes, puis à une nation, à un drapeau, à des idées politiques, à tout un ensemble intellectuel, jusqu’à la déraison. Pensant avec les Maîtres en retirer des bénéfices. Aussi dérisoires soient-ils. L’essentiel étant de continuer à exister comme l’individu qu’ils ont appris à être.

     

    En temps de paix, la pulsion de mort est très profitable également. Le principe est toujours le même. Pour exister, il faut posséder et combler le vide de la pulsion de Vie abandonnée. Les possessions matérielles sont là pour ça. L’individu existe parce qu’il a une maison à son nom, une voiture à son nom, un compte en banque à son nom, des enfants qui portent son nom, il a un bout de terrain qui lui appartient, il achète la technologie à la mode et il peut en parler avec ceux qui font comme lui, il est supporter d’un club de foot, il a même une femme qui a pris son nom…

    Mais tout ça ne serait pas très enthousiasmant s’il n’y avait pas la possibilité de changer. Il suffit de casser et on remplace, il suffit d’attendre la dernière nouveauté et on remplace, il suffit de jeter, de perdre, d’abîmer, d’user, d’abuser. Même une femme, « ça » se remplace…Mêmes des enfants, « ça » se remplace, « ça » se jette. C’est normal tout ça. Tout le monde vit comme ça. C’est le monde moderne.

    Il est tout aussi intéressant de renforcer les appartenances. Les religions ont montré la voie dans ce domaine. Les religions technologiques les ont remplacées. Toujours des appartenances, du néant pour combler le vide originel. Les religions politiques, les religions médiatiques, les religions syndicalistes, historiques... Du néant.

    Ce qui importe pour tous les Maîtres de ces mouvements, c’est de prolonger et d’intensifier les richesses accumulées, de renouveler la masse des consommateurs, des électeurs, des participants. Il suffit qu’ils y trouvent du rêve à défaut d’une réalité enviable.

    Il est facile de faire rêver un endormi.

    Dans la pulsion de Vie, le principe du renouvellement est une nécessité afin de maintenir la vie.

    Dans la pulsion de mort, le principe du renouvellement est évènementiel. Il s’agit de créer un évènement qui va renouveler le rêve, lui donner un nouveau visage. Il n’y a aucune nécessité intrinsèque mais une intention cachée. Il faut changer la décoration de la cellule.

    Le droit de vote n’est jamais que le droit de rester endormi. Comme il est doux de continuer à rêver après avoir fait son devoir…Juste le devoir inséré dans le cerveau de la masse par les Maîtres du système.

    « Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être adapté à une société malade. » Krishnamurti.

     

    Il ne sert à rien de chercher à améliorer le confort d’un malade quand on en oublie de combattre la maladie. Ou pire encore quand on ne la voit même pas.

    Ce monde moderne s’entête dans une voie sans issue.  

    Et je ne vois aucune solution collégiale au problème. L’Humanité n’évoluera qu’au regard de l’évolution spirituelle de chacun.

    D’avoir perdu le sens de l’unité originelle a généré une unité fondée sur l’individualisme. Les individus se regroupent sous les bannières des Maîtres à penser. Eux-mêmes regroupés sous la bannière de leurs propres intérêts. Le monde moderne fonctionne comme une unité morcelée qui broie l’individu en prônant sa liberté.  

    Il est impossible d’imaginer ce que sera l’Humanité dans dix mille ans. En imaginant qu’elle existe encore. Mais il m’est tout autant impossible d’envisager une évolution positive et c’est le plus effrayant.

    Je n’ose même pas essayer d’imaginer ce qu’il restera de la Nature. Et cette douleur-là est insupportable.

    Pour l’Humanité elle-même, je n’en éprouve aucune peine, ni aucun soulagement.

    C’était sans doute un beau projet. Mais la Vie aura peut-être besoin d’en changer.

    On peut même imaginer que l'apparition et le déferlement du Covid à l'échelle planétaire marque le début d'un changement. Je ne m'en réjouis aucunement. Je constate. En dehors de Taïwan aujourd'hui, aucun état impacté par l'épidémie depuis son apparition, n'est parvenu à se débarrasser intégralement de ce virus. Taïwan est une île. La Nouvelle-Zélande s'en sort bien également malgré quelques "vaguelettes". De nouveau une île. L'avenir de l'humanité réside-t-il donc dans les groupes isolés ? La mondialisation est-elle devenue l'arme idéale pour réduire le groupe humain ? Le covid est-il une arme de destruction massive ou juste une expérimentation pour nous ramener à la raison ? Si l'humanité ne parvient pas à concevoir l'idée que le covid est une alerte et qu'elle implique la nécessité d'un changement radical de paradigme, quel sera l'impact de l'alerte suivante ?

    Ce virus n'est pas un "accident de parcours", il ne disparaîtra pas par enchantement. Il est l'image de ce que nous avons élaboré depuis des millénaires : un groupe humain qui agit comme un virus et se propage sans aucun contrôle, nourri par une pulsion de mort commune.

    Je viens de finir la lecture du dernier roman de Michel Moutot : "L'América". Un résumé du comportement humain dans le déferlement de la pulsion de mort. Mafia sicilienne et course à l'argent, pillage des ressources des terres vierges de l'Amérique du Nord dans les années 1900. Ca n'est pas tant le périple des immigrés qui m'a interpelé mais bien cette frénésie dévastatrice, ce pillage immodéré, totalement fou des richesses naturelles. C'était déjà le cas dans un roman précédent dont j'ai déjà parlé ici : "Sequoias".

    "Séquoias" de Michel Moutot

    C'est effroyable quand on regarde le comportement de l'humanité depuis des millénaires d'imaginer l'ampleur de notre dévastation. C'est même au-delà de l'imaginable. 

    Et aujourd'hui, l'humanité malade d'elle-même craint pour sa vie. Ou plutôt, et c'est même encore pire, chaque individu craint pour sa vie. Jusque dans la mort, nous resterons coupés de tout. 

    Nous ne sommes pas malades du covid, nous sommes malades de nous-mêmes.