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  • Boycott actif

    Il faut lancer, non pas une «primaire» mais une campagne de boycott de l’élection présidentielle pour délégitimer la structure actuelle du pouvoir.

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       Pour un boycott actif de l’élection présidentielle

    Pourquoi une «primaire» à gauche ? La première motivation de ceux qui l’ont proposée est d’éviter de voir imposer à la gauche un candidat calamiteux et qui a fait ses preuves. Il s’agirait de donner à cette élection et donc, plus largement, à l’institution de la présidence élective, davantage de légitimité démocratique, en soustrayant le choix du candidat aux seules manœuvres tortueuses de l’appareil des partis.

    Ces objectifs sont largement illusoires. Quel que soit le candidat choisi, on peut être sûr que, s’il est élu, il fera le contraire de ce qu’il a promis. Et puis, ce n’est pas une primaire ouverte qui conférera un caractère authentiquement démocratique à une institution d’inspiration profondément bonapartiste. En France, le pouvoir du président n’est limité par aucun contre-pouvoir réel, surtout depuis que la réforme constitutionnelle, qui a ramené la durée du mandat de sept à cinq ans, a pratiquement mis le président à l’abri du risque de «cohabitation».

    Mais, aujourd’hui, le caractère non démocratique - en fait, antidémocratique - du système de pouvoir dans les pays développés tient à des causes infiniment plus profondes que le vice des institutions. C’est que le fonctionnement de la démocratie représentative se trouve radicalement faussé : le président et plus généralement les élus du pouvoir central agissent moins que jamais en tant que mandataires de leurs électeurs mais en tant que fondés de pouvoir du capital (les grosses sociétés, les banques et leurs organes bureaucratiques), comme le démontrent les politiques dites de «réforme» des gouvernements successifs. Certes, la démocratie représentative constitue dans son principe même - la représentation - une aliénation de la «souveraineté populaire» ; et quant à son rôle de courroie de transmission des injonctions du capital, il lui est consubstantiel. Mais la démocratie représentative était née d’un compromis négocié dans le sang des révolutions du XIXe siècle entre les exigences dictatoriales du capital et l’aspiration profonde des couches populaires à la maîtrise de leur vie et de leur destin collectif : aux détenteurs et aux gestionnaires du capital, la domination des rapports de production et d’échange et l’essentiel de la richesse ; aux citoyens prolétaires, certains droits limitant l’arbitraire capitaliste, une part, toujours à défendre, de la richesse produite par eux, la responsabilité de maintenir la paix civile et sociale, l’impôt du sang et une «souveraineté» politique en grande partie formelle. Aujourd’hui, il semble que le capital juge encombrantes ces institutions et parasitaire l’exercice de la «souveraineté du peuple», même tenue en lisière par le système représentatif…

    La crise grecque a fait éclater au grand jour et avec une évidence théâtrale la rupture de ce compromis. Les personnages y ont joué crûment leurs rôles : mépris insondable des gestionnaires du capital pour la «souveraineté populaire» et inconsistance des représentants de celle-ci, qui se sont finalement comportés comme s’ils étaient profondément convaincus de l’insignifiance de leur légitimité démocratique…

    Qu’on ne nous rabâche plus que capitalisme et démocratie libérale - le couple suffrage universel et «droits de l’homme» - sont génétiquement associés. Les contre-exemples abondent, à commencer par celui de la Chine. Mais sans chercher si loin : quand la France, les Pays-Bas et l’Irlande votent «mal», le pouvoir n’en tient aucun compte ; quand la «sécurité» entre en jeu, ce sont les pouvoirs de police qui se renforcent, et les libertés qui trinquent.

    On peut se demander si cette perte de consistance des institutions prétendues démocratiques ne se répercute pas, chez ceux qui peuplent ces instances, en une inconsistance intellectuelle et morale. Le niveau des débats entre les candidats républicains à la présidence du plus puissant Etat du monde a de quoi nous donner froid dans le dos…

    En France, on n’en est certes pas là, mais quelle médiocrité ! Face à l’énormité des problèmes ou des crises imminentes, une rhétorique creuse, une sottise rusée. Alors, à quoi bon une «primaire», si c’est pour avoir à choisir entre la peste et le choléra, ou entre tel et tel petit politicard, d’un sexe ou de l’autre.

    L’impasse actuelle rend opportune une remise en cause du système politique - ou antipolitique - existant. Il faut lancer, non pas une «primaire» mais une campagne de boycott de l’élection présidentielle pour délégitimer la structure actuelle du pouvoir. Mais pour, du même coup, redonner un sens à la souveraineté populaire, il faut aussi que ce boycott ne se limite pas à l’abstention ou au vote blanc, mais débouche sur une intervention démocratique positive et que les partisans du boycott se regroupent, forment des comités et débattent, non pas du choix d’un individu, qui irait exercer le pouvoir à notre place, mais des transformations de l’organisation politique et sociale, qui redonneraient à chacun d’entre nous les moyens d’une existence décente et une prise sur notre destin collectif.

    Par Hélène Arnold Traductrice Daniel Blanchard Ecrivain, traducteur Jacques Blot Auteur, comédien Jacques Signorelli, Michel Veyrières, Laurent Rivierretous sont d’anciens membres de Socialisme ou Barbarie et Fabien Vallès Compositeur Claire Lartiguet Professeure Richard Wilf Journaliste Jacques Duvivier Conseiller aux prud’hommes Gianni Carrozza Animateur de «Vive la sociale» sur FPP (106.3) Pierre-Do Forjonnel Enseignant retraité, ancien du 22 mars.

    boycottactif@gmail.com

    par le COMITÉ POUR UN BOYCOTT ACTIF DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

  • "Avant le déluge"

    Before the flood

    http://www.lci.fr/tele/avant-le-deluge-on-a-vu-le-documentaire-de-leonardo-dicaprio-sur-l-environnement-2010389.html

    "AVANT LE DÉLUGE" : ON A VU LE DOCUMENTAIRE DE LEONARDO DICAPRIO SUR

     

    L’ENVIRONNEMENT

    INDISPENSABLE – Disponible gratuitement jusqu’au 6 novembre sur Dailymotion, le film documentaire produit par l’acteur américain offre, grâce à des exemples très concrets, un état des lieux très sombre de notre planète. A voir absolument.

     

    Il éveille les consciences de la même manière qu’il titille notre imaginaire. Avec un parler vrai qui va droit au but. Leonardo DiCaprio a laissé son costume d’acteur au placard pour enfiler celui de défenseur de l’environnement dans un documentaire qu’il produit. Un acteur hollywoodien pour venir tirer la sonnette d’alarme climatique, vraiment ? "Mon empreinte carbone dépasse sans doute celle de beaucoup d’autres", reconnaît-il dans Avant le déluge. Disponible gratuitement sur son site et de nombreuses plateformes dont Dailymotion (jusqu’au 6 novembre), le film de Fisher Stevens doit être vu.

     

     

    Pas parce qu’il est narré par Leonardo DiCaprio. Mais bien parce que la présence à l'écran de l’acteur, impliqué dans la lutte contre le réchauffement climatique depuis une vingtaine d’années - de nombreuses images d'archives sont là pour le rappeler -, est finalement indispensable. Il est comme nous en somme, un citoyen lambda qui cherche à comprendre l’un des futurs grands fléaux auxquels nous serons bientôt confrontés. "Plus j’en apprends et plus je me rends compte qu’en fait je ne connaissais rien de ce problème", souligne celui qui pendant deux ans a sillonné le monde pour observer de lui-même les changements qui nous menacent. Un peu comme si notre chère Martine allait mettre les mains dans le cambouis du climat.

     

    LIRE AUSSI : Leonardo DiCaprio lance un vibrant appel pour le climat avec Ségolène Royal et Anne Hidalgo

     

    Le documentaire s'ouvre et se ferme sur un souvenir d'enfance de l'acteur. Au-dessus de son lit, trônait "Le jardin des délices", un tableau de Jérôme Bosch en trois parties allant de l'Eden à l'Enfer, un "paradis souillé et détruit". Une oeuvre qui devient rapidement une image de notre monde et de ce qu'il pourrait devenir. "Très pessimiste sur le futur", Leonardo DiCaprio débute son périple au Canada, au tout début du tournage de The Revenant

     

    Un tournage qui a rapidement dû déménager à Ushuaia, en Argentine, pour trouver de la neige qui ne fonde pas. Il s'envole ensuite pour les îles Baffin, dans l'Arctique canadien, le Groenland, la Floride, la Chine, l'Inde,  les Kiribati ou encore Sumatra. Et chaque fois, plus que des mots de scientifiques, ce sont les témoignages de locaux et des exemples concerts qui viennent éclairer sur les effets du réchauffement. Après 20 minutes de film, on sent déjà notre gorge se nouer.

     

    Ça ressemble à Mordor Leonardo DiCaprio cite "Le Seigneur des Anneaux" en parlant d'un paysage de sables bitumeux au Canada

     

    A l'écran, une succession d'images dramatiques : marées noires, explosions, inondations... "Ça ressemble à Mordor", lâche Leonardo DiCaprio devant un paysage de sables bitumeux au milieu de la forêt canadienne, où l’on va extraire du pétrole dans le sable. Au nord du cercle polaire, les habitants des îles Baffin parlent eux de "crème glacée qui fond beaucoup plus vite" qu'avant pour qualifier la glace. Une glace qui a en partie disparu au Groenland. 9 mètres en moins en quelques années. 

     

    Aux Kiribati, l'eau de mer a déjà pris le dessus sur les points d’eau douce. "Nous ne pourrons peut-être pas reloger tout le monde (...). Les îles du Pacifique, nous sommes un paradis en péril ", explique le président à Leonardo DiCaprio. En Indonésie, on apprend que la production d'huile de palme a détruit 80% des forêts. Autant d'évènements vus de ses yeux qui ont "terrifié" l'acteur américain, comme il l'a indiqué à la tribune de l'ONU. 

     

     

    Messager de la paix pour le changement climatique des Nations Unis, Leo s'entretient avec Ban Ki-Moon, John Kerry, Barack Obama ou encore le pape François et tacle les politiques climato-sceptiques, pour la plupart républicains, dont Donald Trump, qui nient les données scientifiques et l’existence du réchauffement climatique. Il fait également un tour par la COP21, le sommet sur le climat organisé à Paris l'an dernier. Et rappelle que chacun, à son échelle, peut tenter de faire bouger les choses. En commençant par consommer différemment et en votant pour les leaders qui se battront pour la planète.

     

    LIRE AUSSI : #VoteYourFuture : Leonardo DiCaprio et les stars US se mobilisent pour inciter les électeurs à voter

    Delphine DE FREITAS

    Mis à jour : Créé : 

  • Conscience de l'absurdité

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    « Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. »

    “L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites.”

    “A partir du moment où elle est reconnue, l’absurdité est une passion, la plus déchirante de toutes.”

    “Ce monde en lui-même n’est pas raisonnable, c’est tout ce qu’on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c’est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme.”

    “Les grandes révolutions sont toujours métaphysiques.”

    Albert CAMUS

     

    Il faut imaginer Sisyphe heureux pour la bonne raison qu'il est conscient de sa situation et qu'elle lui permet de mesurer ses forces au monde.

    Il reste ensuite à juger de l'importance de la passion. L'alpinisme, la course à la voile en solitaire, la spéléologie, l’exploration polaire, l’escalade de haut niveau, ce sont des activités inutiles au regard du monde matériel. C'est ce qui en fait aussi leur puissance.

    La passion est absurde dans une existence fondamentalement absurde mais elle apporte la liberté du choix. Rien de social ne la dicte. Elle trouve sa source dans l'individu lui-même.

    Rien ne la rend socialement nécessaire mais elle est spirituellement indispensable.

    Elle ouvre un espace de développement personnel qui ne subit aucune contrainte extérieure. C'est à l'individu seul d'en trouver la source. Il ne s'agit bien souvent que d'une réaction à une "souffrance", un mal être, un manque, un besoin irrépressible, un désir de soi, une quête spirituelle mais le soin de cette plaie appartient à l'être lui-même. Il ne doit rien à personne. Il choisit malgré tous les traumatismes et les conditionnements la voie qui l’élève.

    Et c'est le plus important.

    Je ne dois rien à personne quand je suis là-haut. Même s’il ne s’agit que de marcher sur les pentes, sans aucun risque objectif, j’apprends dans « l’inutilité » de cette activité le sens de l’absurde qui m’appartient. Je pars d’un point, je monte sur un sommet et je redescends au même endroit. Que s’est-il passé dans l’intervalle, de quoi ce temps éprouvé s’est-il rempli, de quoi m’a-t-il nourri ?

    Je pousse ma roche et je sais qu'elle sera toujours la plus forte et qu'elle me ramènera inéluctablement dans la vallée mais c'est l'usage de mes forces qui m'apprend ce que je suis.

    L'énergie spirituelle est le ferment de l’énergie physique.

    L'absurde abandonne la puissance de son outrage lorsqu'il apparaît dans son dénuement. Il n'est rien de plus que moi.

    L'être qui a appris à juger de la futilité de l'absurde finira par en rire. Et c'est de ce rire que naît la liberté.

    Le saisissement de l’absurde offre à l’individu la conscience de soi. C’est lorsque l’être parvient à se détacher de l’identification à l’acte qu’il acquiert sa liberté. Les individus qui se ruent dans les allées marchandes les jours de solde ou qui rêvent de leur prochain achat high-tech ou de toutes autres formes de possession matérielles appartiennent avant tout à l’absurdité de la démarche. Ils sont identifiés à l’objet, ils vivent sous sa coupe, le rêve qui en résulte, l’espoir qui les glorifie dans l’usage qu’ils en auront, une certaine forme de hiérarchie sociale qui les fera exister au regard de leurs congénères.

    « Je suis celui qui possède… »

    Toute la force marchande se nourrit de cette inconscience et de l’ignorance forcenée de l’absurdité.

    « Je suis celui qui est possédé par l’absurde… »

    Le terme « possédé » contient d’ailleurs une notion de disparition de l’individu dans une dimension psychiatrique, un effacement intégral de sa conscience et la soumission à des élans compulsifs.

    Il existe des alpinistes ou des aventuriers de l’extrême qui souffrent intérieurement et libèrent leurs pressions psychologiques dans une activité qui leur attribue une maîtrise phénoménale, dans la dimension physique et psychologique. Ceux qui n’ajouteront pas à cette maîtrise une conscience totale des raisons existentielles de cette quête courront le risque de la surenchère et de ces éventuelles conséquences…

    La surenchère… Toute l’activité matérialiste humaine repose sur ce concept. Et c’est l’inconscience envers l’absurdité de la démarche qui rend possible la folie de cette « croissance » et simultanément de la dégénérescence spirituelle. Cette surenchère montre d'une façon de plus en plus aigue les limites de cette folie collective, de ses effets dévastateurs, sur un plan écologique, économique, philosophique, empathique, biologique, social... L'avenir même de l'humanité repose sur cette prise de conscience. Il n'est plus question aujourd'hui de réfléchir à la notion de "croissance économique". On sait qu'elle porte en elle les germes d'une destruction générale. 

    On peut même imaginer que cette "surenchère" s'est constuite sur une "vente aux enchères"... Quel est le prix estimé de l'Humanité ? Qui en sont les acquéreurs et quels sont leurs objectifs ? Quelle est notre place dans cette salle de marché ? 

    ...Il est assez désespérant  de se dire que ce système économique porte le nom de "libéralisme" quand on tente d'en disséquer les fondements et d'analyser les fonctionnements. Tout aussi désespérant de voir à quel point l'illusion de "liberté individuelle" a su être insérée dans les esprits et de voir à quel point toutes les tentatives d'agitation du paradigme sont systématiquement étouffées, tournées en dérision ou même interdites. 

    À quoi peut bien servir dans ce marasme philosophique l'alpiniste qui monte vers un sommet, le navigateur solitaire dans les mers du Sud, l'explorateur des forêts tropicales, celui qui veut atteindre en marchant le point géographique des Pôles et pour tous ceux-là revenir finalement à leur point de départ ? Ils n'auront rien découvert d'important  pour le reste de l'Humanité, ils n'auront rien à vendre.

    Un livre peut-être ou un film. Quelques mots, quelques photographies, un ou deux passages télévisés et ils disparaîtront dans la surenchère marchande qui n'aime que le bruit du tiroir-caisse.

     

    La lumière intérieure de celui qui est allé au-delà de l'obscurité des paravents n'est pas durable dans une société marchande...De plus, elle n'est pas reproductible. Aucun intérêt sur le long terme. 

    Il n'est qu'à regarder dans l'histoire des livres. Combien d'écrivains engagés dans une quête spirituelle nourrie essentiellement par l'exploration de la Terre ont-ils marqué l'histoire de la littérature ? Combien de récits autobiographiques "d'aventuriers" sont parvenus à nourrir l'élan passionné des lecteurs ? 

    Saint-Exupéry

    Jack London

    Alexandra David-Neal

    ...

    Complétez la liste si possible...

     

    C'est absurde, non ?  

  • L'école "moderne" en résumé

    Ecole

     

    Le 18 octobre dernier, lors d’une Question orale avec débat, Brigitte MICOULEAU est revenue, à la tribune du Sénat, sur une mesure phare du quinquennat de François HOLLANDE : la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires et, en particulier, leurs conséquences pour les petites communes.

    Force est de constater que, contrairement aux discours du Gouvernement et de ses soutiens parlementaires, cette réforme, qui a fait couler beaucoup d’encre, est encore aujourd’hui loin de faire l’unanimité, que ce soit auprès des parents d’élèves, des enseignants ou des élus locaux en charge des affaires scolaires.

    Impact négatif pour les finances des communes, difficultés persistantes à recruter des intervenants formés pour animer les nouvelles activités périscolaires, mais aussi, et surtout, plus grande fatigue constatée chez les enfants, sont autant des griefs mis en avant à l’heure de réaliser un premier bilan de cette réforme.

    18 octobre 2016 - Nouveaux rythmes scolaires : un bilan pour le moins mitigé

     

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    Commentaires

    Thierry Ledru

     

     

    Silence, on tue (aussi) l’école primaire et la maternelle
    Pendant que tous les regards se portent sur le collège

    Pendant que tout le monde regarde le collège se faire «réformer», le primaire et la maternelle, aussi, agonisent. Mais en silence. Pour preuve, ce témoignage de Laurence David, directrice d'une école maternelle.

    Travailler plus pour être moins fatigué

    Quel magnifique exploit que celui du ministre Peillon : faire passer aux enfants plus de temps en collectivité avec pour justification qu’ils seront ainsi moins fatigués ! Ce fût un coup de maître, fruit parfait de la rencontre des cyniques et des Bisounours.

    Les Bisounours se sont lancés avec l’enthousiasme du croisé dans la bataille : ils allaient tout à la fois apporter la culture au peuple et remettre à l’heure les horloges biologiques des chères têtes blondes. Les cyniques virent en cela l’occasion de fissurer le monolithe de l’Education nationale en créant des particularismes territoriaux, tout en avançant d’une case dans le jeu de l’oie du transfert aux collectivités locales de la mission d’enseignement.

    L’opposition des élus locaux fût molle, à de rares exceptions près. Appâtés par la promesse d’aides de l’Etat, ils virent l’occasion de faire quelque chose allant, selon leur déontologie, de l’action éducative sincère au simple clientélisme. A l’heure où la politique est une carrière, les parents sont des parts de marché. Le temps périscolaire devient dès lors un produit d’appel.

    Les syndicats, inhibés par la couleur politique du gouvernement manquèrent de pugnacité. L’opposition des enseignants fût rapidement muselée : l’ouvrier qui manifeste, c’est noble, l’enseignant, c’est corporatiste. Et puis, nul n’a jamais jugé utile de rappeler que, régulièrement, de nouveaux programmes remodèlent totalement leur travail (Bayrou 1995, Jack Lang 2002, Darcos 2008, Vallaud-Belkacem 2015) et que, sans sourciller, à chaque fois, ils conçoivent pour chaque matière, une nouvelle organisation des apprentissages, de nouvelles pratiques, de nouveaux livrets (chaque ministre mettant un point d’honneur à modifier les intitulés de compétence, même pour un contenu identique). Le tout dans un contexte où les conditions d’exercice se dégradent de façon continue : augmentation des effectifs d’élèves, étiolement des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté(les RASED), diminution des salaires réels par gel du point d’indice. Bref, dans notre société individualiste, que des gens abandonnent plusieurs dizaines d’euros de traitement pour défendre autre chose que leur propre intérêt était impensable, leurs arguments étaient donc discrédités d’emblée.

    Et les parents d’élèves ? Certains se mobilisèrent, d’autres furent conquis par l’enfumage de la communication gouvernementale, le reste crut jusqu’au bout qu’une réforme aussi stupide n’aurait pas lieu. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le bilan officiel tarde à paraître et les visites d’établissements Potemkine de Najat Vallaud-Belkacem peinent à masquer la réalité.
    Du hard discount culturel

    Même si personne n’a jamais contredit Vincent Peillon lorsqu’il affirmait le contraire, rien dans la loi n’oblige les collectivités locales à mettre en place des activités périscolaires ni à les proposer gratuitement. Et quand bien même le souhaiteraient-ils, il est parfois impossible de disposer de personnel qualifié. Alors ? Appeler « origami » de simples cocottes en papier ou faire des guitares avec des élastiques ne sera jamais apporter à tous des activités culturelles telles que les familles les plus aisées ou les plus impliquées en offrent à leurs enfants. Ce hard discount culturel ne sera jamais l’équivalent des épiceries fines où les enfants des cyniques au pouvoir se servent.

    Et puis, il y a tous ces dommages collatéraux : l’ambiance délétère dans les écoles où des enseignants, sommés de quitter leur classe pour laisser place aux animateurs, alors qu’ils ont encore des corrections ou des préparations à terminer, se vengent en cachant les feutres de tableau ou les prises multiples. Il y a ces conseils d’écoles où les délégués de parents demandent : « Mais, si les enfants écoutent des histoires ou font des puzzles avec les animateurs, quelle est la différence avec l’école ? » Il y a tous ces enfants pour qui être attentif et concentré est difficile et qui se voient contraints de faire trois heures d’activité encadrée supplémentaires et ne parviennent plus à suivre en classe. Il y a l’explosion de l’absentéisme en maternelle, car désormais, les parents qui callaient leurs RTT sur le mercredi les prennent n’importe quand. Il y a les papas divorcés qui avaient à grand peine aménagé leurs horaires pour voir leurs enfants le mercredi et qui continuent, ce qui est légitime. Cela fait du mercredi matin une matinée où l’on n’enseigne rien de nouveau pour ne pas que les absents y perdent trop.

    Grâce aux aménagements Hamon, qui permettent de remplacer l’organisation « 45 minutes en moins tous les jours », par « 1h30 en moins un jour sur deux » ou carrément « une après-midi off », on voit aussi ces élèves que l’on n’amène plus parce que « pour juste 1h30 de classe ou une matinée ça ne vaut pas le coup ». Ce sont souvent ceux dont les familles ont un lien difficile avec l’école et qui sont les plus fragiles… De tout cela on ne parle plus…

    Et la confusion école/centre aéré progresse. Là où Darcos et son « On n’a pas besoin de bac+5 pour changer des couches » avaient échoué, les socialistes vont réussir. Car ne nous leurrons pas, nos élites n’ont pas renoncé à faire disparaître, par souci d’économie et d’harmonisation européenne, cette école maternelle dès 3 ans que l’on nous envie.
    Tout se joue avant 6 ans ? Non, tous jouent avant 6 ans !

    Les nouveaux programmes de Najat Vallaud-Belkacem et sa fidèle Florence Robine (la directrice générale de l’Enseignement scolaire, ndlr) procèdent de la même idéologie que ceux du collège et revoient les objectifs à la baisse. S’y ajoutent en plus la suppression des livrets scolaires et de l’évaluation. Tout doit être « plaisir », « bienveillance » et jeu. Tout est bon pour éloigner la maternelle de ce qui fait d’elle une école. Il sera ainsi plus facile, plus tard de confier les deux premières années à des animateurs de jardin d’enfants. Rendez-vous compte : on avait « primarisée » la maternelle. Désormais « les majuscules d’imprimerie ne doivent pas faire l’objet d’un enseignement systématique ». Aucun commentaire négatif ne doit être communiqué par écrit dans le « carnet de suivi » qui sera remis aux familles, il ne doit recueillir que les succès et les « exploits ».

    L’enfant évolue à son rythme. D’ailleurs il ne redoublera plus jamais. Cassons le thermomètre, il n’y aura plus de fièvre visible. Quel mépris et quelle injustice ! Un enfant, si petit soit-il, mesure très bien ce qui sépare ses performances de celles de ses voisins, en positif comme en négatif. Il est très important de ne pas l’accabler en pointant ses échecs, mais il est criminel de ne pas lui proposer de s’améliorer au prix, certes, de certains efforts, à la mesure de ce qu’il peut faire. Et voilà, le gros mot est lâché : effort. Cet effort dont le sens est cultivé par élites chez leur progéniture qu’ils placent dans des établissements où exigence et classement ont encore cours. Quel intérêt ont-ils à refuser cela au peuple ? Réfléchir, c’est désobéir. Acquérir des connaissances, c’est réfléchir. Et puis, faire progresser tout le monde, ça coûte…

    Osons une affirmation taboue : nous n’avons pas tous les mêmes facilités dans tous les domaines, certains ont même des difficultés face à la chose scolaire. Leur prise en charge précoce pourrait les aider. Mais cela est désormais impossible : les RASED ont donc été réduits a minima, ils n’interviennent plus en maternelle. La prise en charge à l’extérieur de l’école n’est pas ouverte à tous : les séances de psychomotricité, de graphothérapie, les rencontres avec un psychologue ne sont pas remboursées. L’orthophonie n’est pas prise à 100% et nécessite parfois une avance de frais que tous ne peuvent pas s’offrir. Tous les parents ne disposent pas du temps matériel d’emmener leurs enfants aux séances. Il existe même des déserts médicaux où l’accès à l’orthophonie est impossible.

    La formation des enseignants se détériore, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs lectures personnelles pour dépister ou remédier à certaines difficultés. Dans le département de l’Hérault, les stages de formation ont même été annulés, après avoir été accordés, par manque de remplaçants. Dans ces conditions, le système ne pouvant pas aider efficacement, mieux vaut ne pas signaler la difficulté. C’est une forme de maltraitance, baptisée « bienveillance » par Najat Vallaud-Belkacem.

    Face à tout cela, c’est avec une infinie tristesse que je constate le silence des journalistes, des politiques et des intellectuels. Il est vrai que, dans leur entourage, évoluent sans doute des agrégés, éventuellement des certifiés, mais sans doute peu de professeurs des écoles. En dehors de quelques réflexions du café du commerce sur les méthodes de lecture ou sur les 20% d’élèves qui rentrent en 6ème sans savoir lire, ils ont peu à en dire. La communication du ministère de l’Education nationale est souvent resservie telle quelle.

    Dans dix ans, quand la désastreuse refondation de l’école produira ses effets dans les enquêtes PISA, ils seront nombreux à accabler les enseignants du primaire en oubliant la responsabilité que leur silence coupable d’aujourd’hui aura porté dans cet échec.

    Bonus :
    De la maternelle à l’université, tout devient limpide lorsque l’on a lu ça :
    Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n°13
    La Faisabilité politique de l’ajustement, par Christian Morrisson

    « Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

  • Nanoparticules et l'EFSA

    Nanoparticules : tempête dans un sachet de bonbons

    par Stéphany Gardier

     

    Dure semaine pour les parents ! Ce mardi, ils apprenaient que les couches jetables du géant du marché Pampers contenaient des « traces » de produits classés cancérogènes et voilà que Le Parisien révèle aujourd’hui que les bonbons contiendraient des nanoparticules ! A quelques jours de la fête d’Halloween, l’information de manquera pas d’interpeller ceux qui s’apprêtaient à faire quelques stocks. Si l’on ajoute à cela les résidus de pesticides dans les mueslis, ce mois d’octobre aura été bien chargé en « révélations » qui pourraient finir par faire croire au consommateur que remplir son chariot est devenu une activité à haut risque. Si tant est que risque il y ait réellement car ces alertes à répétition soulèvent finalement plus de questions qu’elles n’apportent de réponses.

     

    Concernant donc la dernière en date, Frédéric Mouchon du Parisien se fait l’écho d’une « enquête » de l’association Agir pour l’environnement. Selon celle-ci une centaine de confiseries contiendraient du dioxyde de titane, sous formes de nanoparticules. L’association avait déjà en juin 2016 publié une « enquête exclusive » sur la présence de ces molécules dans des produits de consommation courante.

    Les analyses réalisées par un laboratoire indépendant situé à Trappes (Yvelines) confirmaient effectivement la présence de dioxide de titane dans des biscuits, épices, plats préparés et chewing-gums. La démarche, si elle semble scientifique, peut tout de même interpeller : quelle représentativité peut avoir l’analyse de 4 produits seulement ? Mais c’est surtout les résultats qui posent question. Les analyses n’ont en réalité fait que confirmer ce qu’indiquaient bel et bien les emballages, à savoir la présence de E171. Le dioxide de titane n'est en effet ni plus ni moins qu'un colorant, mais dit comme cela c'est moins effrayant.

    Cet additif alimentaire apparaît de la même manière sur les paquets des bonbons incriminés par Agir pour l’environnement. Il n'y a donc pas de fraude : les fabricants ne cachent donc pas la présence de dioxide de titane dans leurs produits. Ce qui inquiète l’association c’est le produit en lui-même. « Le dioxyde de titane a été classé cancérigène probable et on le suspecte d'avoir des effets toxiques sur l'ADN et les cellules », souligne dans Le Parisien Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes de l'ONG. Elle enfonce le clou : « Sa présence sous forme nanométrique augmente sa dangerosité car il est capable de franchir les barrières de l'intestin, du cerveau et des reins et de s'accumuler dans l'organisme ». Une affirmation lourdes de conséquences, surtout pour le consommateur, mais dont on aimerait connaître les fondements scientifiques. Dans un communiqué de presse, l’ONG cite pêle-mêle une prise de position de l’ANSES, un rapport du CIRC et une alerte des autorités sanitaires néerlandaises. Mais rien qui ne puisse avérer le rôle toxique du E171 aux concentrations utilisées dans les aliments... 

    L’association, qui demande un moratoire sur les nanoparticules, n’hésite pas non plus à faire un parallèle avec un scandale sanitaire : « Après le scandale de l’amiante, comment accepter que les enfants soient les cobayes de ces substances dangereuses qui envahissent notre alimentation à notre insu? N’ayant aucune utilité pour le consommateur tout en leur faisant courir des risques inutiles, un moratoire sur la nano-malbouffe s’impose! », s’exclame ainsi Magali Ringoo.

    Pour l’heure, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) précise que le E171 est autorisé par la législation française. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a pour sa part rendu plusieurs avis rassurants sur le dioxide de titane alimentaire. Mais, l’EFSA s’étant faite remarquer à plusieurs reprises par des positions surprenantes, possible que cela ne soit effectivement pas très convaincant.


    La France, qui s’est à plusieurs reprises démarquée de l’Agence européenne (notamment sur le cas du bisphénol A et du glyphosate), vient de lancer une expertise, précise le Parisien, afin d’évaluer les risques d’exposition aux nanomatériaux via la consommation de denrée alimentaires. Si les méthodes sont parfois contestables, il semblerait que alertes des ONG ont au point l’avantage de faire bouger les autorités. Le prix à payer est l'inquiétude, souvent infondée, et récurrente des consommateurs.

     


    Et pour vous donner de "l'impartialité" de l'EFSA, lisez ce qu'ils disaient sur le Roundup....

     

    Le glyphosate du Roundup cancérigène ? "Improbable" selon l'Europe

    Le 13.11.2015 à 09h30 | Mis à jour le 13.11.2015 à 09h30

     

    L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime improbable le risque cancérigène du glyphosate, un élément chimique très utilisé dans les désherbants comme le Roundup de Monsanto.

    Le glyphosate, élément chimique utilisé dans la fabrication de désherbants comme le Roundup de Monsanto est soupçonné d'être un cancérogène pour l'homme.

    Le glyphosate, élément chimique utilisé dans la fabrication de désherbants comme le Roundup de Monsanto est soupçonné d'être un cancérogène pour l'homme. ©PHILIPPE HUGUEN / AFP

    "Improbable", c'est ainsi que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a qualifié le risque cancérigène du glyphosate, élément chimique largement utilisé dans les désherbants - dont le Roundup de Monsanto. Le rapport publié à ce sujet jeudi 12 novembre 2015 a pour objectif d'éclairer la Commission européenne chargée de décider s'il faut garder ou non le glyphosate sur la liste de l'UE des substances actives autorisées. "Nous allons examiner attentivement l'étude et les conclusions de l'EFSA. Nous avons jusqu'à juin prochain pour prendre une décision, en consultation avec les Etats membres", a réagi un porte-parole de la Commission lors d'un point presse.

    Improbable que le glyphosate soit génotoxique

    Les experts ont "conclu qu'il est improbable que le glyphosate soit génotoxique (c'est-à-dire qu'il endommage l'ADN) ou qu'il constitue une menace cancérogène pour l'homme", explique l'EFSA. Ils ne proposent donc pas que l'élément soit catégorisé comme cancérogène dans la réglementation de l'UE sur les substances chimiques. L'EFSA établit également, pour la première fois, un "seuil de sécurité toxicologique", nommé "dose aiguë de référence", qui est la quantité qui peut être ingérée sur une brève période de temps sans être nocive pour la santé : elle a été fixée à 0,5 mg/kg de poids corporel par jour. "L'EFSA se basera sur ces nouvelles valeurs toxicologiques lorsqu'elle réexaminera les limites maximales de résidus dans les aliments pour le glyphosate", précise l'Autorité, une révision attendue en 2016 en coopération avec les Etats membres. Les limites maximales de résidus sont la concentration la plus élevée autorisée d'une substance active dans ou sur des aliments destinés à l'alimentation humaine ou animale.

    Le glyphosate, principal ingrédient du Roundup

    La question du glyphosate, principal ingrédient des herbicides et présent en particulier dans le Roundup de Monsanto, le désherbant le plus vendu au monde, a déclenché des avis divergents. En mars 2015, une agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'avait classé comme cancérogène "probable chez l'homme". En France, la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, a décidé en juin d'interdire la vente aux particuliers d'herbicides contenant du glyphosate. L'utilisation du glyphosate dans l'UE est soumise à une réglementation stricte. L'EFSA a mené son étude dans le cadre du processus légal de renouvellement de l'autorisation du glyphosate dans l'UE, réalisée par un groupe composé de scientifiques de l'EFSA et de représentants des organismes d'évaluation des risques de chacun 

  • Cholestérol et statines

    Ce que dénonçait Nietzsche, juste un exemple :

     

    DERNIÈRE PARUTION

     

    L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol

    Livre : L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol

    Disponible sur Amazon

    C’est le titre de mon prochain livre à paraître deuxième quinzaine de septembre. 2015 !

    C’est un copain de raid en Ubaye qui a trouvé ce titre ! Merci Philippe !

    Il y a un sous-titre : « Comment les statines empoisonnent en silence »

    Écrit en moins de trois mois ; mais peut-être le meilleur et le plus accessible de mes livres.

    Vous y trouverez l’essentiel des effets toxiques de ces médicaments ; selon les critères scientifiques les meilleurs… Bien sûr !

    Finalement, il y a beaucoup de données ; beaucoup plus qu’on aurait pu le croire sur la base de ce qui est admis par les industriels, leurs complices rémunérés (avec ou sans blouse blanche) et les Agences Sanitaires !

    Certains vont penser que ces titres sont des exagérations d’une réalité plus maussade ; hélas, non, nous sommes réellement dans l’horreur !

    Plus que ce que je croyais !

    Pour bien comprendre, il faut une grille de lecture ; dès qu’on l’a, chacun peut faire le travail soi-même et, sans doute, découvrir encore plus ; car je ne prétends pas avoir été exhaustif.

    Je vous demande donc, à tous et à chacun, d’apporter votre pierre à l’édifice !

    Une fois la démarche comprise, je vous demande d’apporter vos témoignages.

    Vous œuvrez ainsi pour l’humanité car, malheureusement, je doute que les Autorités le fassent ne serait-ce qu’un peu ; et encore moins les industriels ; sans parler de leurs inénarrables complices rémunérés qui ne manqueront pas d’accuser ce livre d’être criminelsous prétexte que des patients pourraient décéder à la suite de l’arrêt de leur statine.

    On a déjà entendu ça, mais les données scientifiques disent autre chose !

    Je réponds donc à l’avance (et en scientifique) à ces « maîtres-chanteurs » de la peur ; chaque lecteur de mon livre pourra en faire autant ; et aussi aider son médecin à prendre les bonnes décisions.

    Bon vent à tous les corsaires !

    MERCI d’avance

  • Nietzsche

     

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    Je lis un hors série publié par "l'observateur" sur le philosophe et plusieurs éléments m'interpellent et me réjouissent. Je réalise à quel point il était visionnaire au regard de ce que l'Humanité est devenue. On pourrait d'ailleurs, comme cela est expliqué, le considérer comme "un lanceur d'alerte"...


     

    "Pour Nietzsche, la science est moins la somme des savoirs considérés par une culture donnée comme positifs ou objectifs que l'ensemble des préjugés axiologiques permettant d'établir ce qui doit être tenu pour vrai et ce qui sera rejeté comme faux. Il s'agit donc en premier lieu d'interpréter le problème de la connaissance comme appréciation de valeur. 

    La connaissance est une certaine relation de l'homme au monde, qui nécessairement, ne peut livrer à l'esprit la réalité pour nous, en fonction des conditions vitales qui sont les nôtres. Elle est entièrement déterminée par l'utilité pratique.

    La connaissance est donc devenue davantage qu'un moyen de survie ; elle est l'instrument d'une volonté de puissance. "Le prétendu instinct de connaissance peut se ramener à un instinct d'appropriation et de domination. " Fragment posthume.

    La connaissance est donc, par nature, une vaste entreprise de simplification et par conséquent de falsification d'un réel inconnaissable en soi, à des fins de maîtrise et de croissance d'un organisme dans son milieu."


     

    On peut aisément accorder à la politique ou à la médecine ce détournement.


     

    "Ce que la connaissance ordinaire pratique spontanément, les sciences constituées l'ont érigé en un sytème rigide de catégories, de principes,d e lois censés exprimer l'autorité de la réalité objective et sa rationalité. De ce point de vue, physique et métaphysique reposent sur les mêmes catégories : principes d'identité, de non-contradiction, de causalité, intelligibilité mathématique du réel...etc...

    Parce qu'un tel système est irréfutable selon sa logique interne, il passe pour absolument vrai, c'est à dire en correspondance adéquate avec le réel qui lui est extérieur. Mais il n'est rien d'autre qu'une axiomatique : indémontrable en lui-même, il doit être admis, c'est à dire crû.

    La science repose donc sur l'hypothèse généralisée qu'il y a des cas identiques et des lois immuables (préjugés). Que l'intellect ait besoin de formes fixes ne prouve rien de leur vérité."


     

    Je précise juste, parce que c'est bien évidemment un exemple que je connais bien, que la médecine occidentale n'a aucune explication "rationnelle" au fait que je sois capable de marcher et encore moins de faire du sport et si j'en viens à dire à un médecin qu'une médium magnétiseuse est à la source de ma guérison, je suis considéré par beaucoup comme un affabulateur, ou un chanceux.

    De la même façon, d'ailleurs, l'éducation nationale, en rejetant ma vision de l'école et en m'envoyant voir une psychiatre marque bien par cette attitude l'évidence qu'elle est dans la vérité et moi dans le délire. 

    A chacun et chacune de chercher d'autres exemples. 

    Les expériences de mort provisoire en sont un...Il y en a beaucoup d'autres. Dans tous les domaines d'ailleurs.



     

  • Sauvagerie de l'humanité

    ENVIRONNEMENTEn 40 ans, la moitié du vivant de la planète a disparu

    Pollution, dégradation des habitats naturels et surexploitation fragilisent la planète. Amphibiens et poissons d’eau douce sont les vertébrés dont la population diminue le plus à l’échelle du globe.

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    • Le 27/10/2016 à 06:45
    • mis à jour à 07:21
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    L’éléphant d’Afrique est menacé par le braconnage.   Photo Julio PELAEZ
    L’éléphant d’Afrique est menacé par le braconnage. Photo Julio PELAEZ

    C’est un chiffre qui fait froid dans le dos. En 40 ans, plus la moitié du vivant a disparu de la surface de la terre.

    Selon le rapport Planète vivante 2016 du WWF, entre 1970 et 2012, l’effectif des populations vertébrées a diminué de 58 %. L’abondance des mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons chute en moyenne de 2 % par an. À ce rythme, les deux tiers des populations d’espèces pourraient avoir disparu d’ici 2020 (*).

    « Ces chiffres matérialisent ce que les scientifiques appellent la « sixième extinction de masse » des espèces. Et nous sommes responsables de cette régression de la vie sur la planète », alerte Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

    Les animaux des milieux d’eau douce - lacs, fleuves et zones humides - sont les plus touchés : leurs effectifs ont baissé de 81 % entre 1970 et 2012. En cause : « La perte et la dégradation de leurs habitats. On a l’impression que les zones humides, comme celle de Notre-Dame-des-Landes par exemple, sont des espaces vides et que l’on peut les raser pour y construire des infrastructures, mais il s’agit d’espaces riches et pleins de vie », observe Pascal Canfin.

    Surpêche et braconnage

    La disparition rapide de la biodiversité s’explique également par d’autres facteurs comme la surexploitation, qu’il s’agisse de la pêche qui ponctionne les réserves marines, ou le braconnage qui met en péril l’éléphant d’Afrique (son effectif a fondu de 111 000 spécimens depuis 2006 pour tomber aujourd’hui à environ 415 000 individus). La pollution et les espèces invasives mettent également en danger l’équilibre de certains vertébrés. Sans compter la menace du changement climatique : « Pour l’instant son impact est limité car le réchauffement n’est que de 1 °C mais à l’avenir de nombreuses espèces pourraient être en difficulté », pointe Pascal Canfin. La situation de l’ours polaire, dont le territoire se réduit, illustre les drames à venir pour d’autres espèces, quand le thermomètre affichera 3 degrés de plus à l’échelle de la planète.

    L’impact de l’activité humaine sur la planète présente un facteur de risque majeur pour la nature, mais aussi pour l’Homme, alerte le WWF. « Si on ne change pas de modèle, en 2050, il n’y aura plus de forêts tropicales autres que celles protégées par des parcs naturels, et 80 % des stocks de poissons auront disparu », prévient le DG du WWF France, qui appelle à changer de mode de développement pour arrêter de dilapider notre capital naturel.

    Seule bonne nouvelle du rapport : les changements de mode de vie, de consommation et les nouvelles technologies au service de l’écologie permettent d’inverser la tendance. « Tout ce qu’on a commencé à engager dans les pays développés a fait diminuer l’empreinte écologique par habitant », souligne Pascal Canfin. Mais il reste encore du chemin à parcourir dans la réduction de nos besoins : pour subvenir à la consommation actuelle de l’humanité, il faut les ressources d’1,6 planète Terre !

    (*) La société zoologique de Londres qui calcule l’indice Planète vivante, indice de l’état écologique de la planète, a utilisé les données scientifiques collectées sur 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.

    Élodie Bécu

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