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  • Impact écologique

     

    Empreinte ecologique

     

    https://culturedocumentee.wordpress.com/2015/01/31/cowspiracy-the-sustainability-secret/

    Ce site "CULTURE DOCUMENTÉE" est une mine d'informations de très grande qualité. De nombreux sujets posant tous de vastes problèmes. Il convient bien entendu, ensuite, d'aller chercher des compléments pour affiner et approfondir la réflexion. Toutes les pistes ouvertes par les documents que contient ce site relèvent de priorités absolues. Penser que la télévision et les medias officielles (et donc manipulatrices) ont la capacité et la volonté d'éveiller les populations serait une utopie .... 

    Pour notre part, la viande est déjà exclue de notre alimentation. Il restait quelques poissons, un peu de charcuterie ( 2 tranches de jambon le jour des crêpes bretonnes ^^) et les oeufs.

    Nous n'allons garder que les oeufs mais avec nos propres poules. Une première tentative avec un poulailler personnel s'était terminée par deux poules égorgées (un mustélidé). Je vais donc reprendre les travaux pour fermer intégralement le poulailler par un filet suspendu. 

    Se pose bien évidemment l'épineux problème du monde agricole. Il ne s'agit pas à mes yeux de les "condamner", ça serait une erreur gravissime. La situation des exploitants agricoles est très complexe. L'endettement les accompagne bien souvent et leur interdit toute tentative de transformation de leur pratique vers une agriculture écologique ou tout du moins dégageant un impact limité. Le documentaire "La mort est dans le pré" développe ce problème majeur. Le conflit moral dans lequel vivent ces exploitants est terrible. Certains le vivent très mal et ne savent comment s'en sortir parce que le changement que ça demande est gigantesque et aléatoire... Certains s'assoient dessus et se limitent à rentabiliser l'exploitation. Il y a enfin ceux qui franchissent le pas et se lancent...On en a rencontré parfois et ils nous ont expliqué le "combat financier et moral" que ça représente. Chapeau bas...

    Il est évident que les consommateurs doivent les soutenir par des achats ciblés et une reconnaissance appuyée. Dire que leurs produits sont trop chers, ça serait les condamner et ils seraient dès lors les "victimes" de notre abandon en tant que consommateurs. 

     

    Il convient par conséquent à mon sens d'encourager les exploitants à se tourner vers une agriculture végétale de qualité en acceptant le surcoût que ça représente pour les consommateurs. Les économies réalisées dans le panier d'achat par l'éliminitation de la viande, poissons, oeufs, yaourts fruités et autres fromages industriels sont reportées sur des produits estampillés "AB". Impossible bien évidemment de contrôler soi-même la qualité de ces produits. Ce sont donc les produits locaux, auprès d'exploitants que nous connaissons qui deviennent les principaux produits consommés et bien évidemment notre propre production avec le potager de la maison. 

    Les produits "exotiques" sont bannis. Tout ce qui représente un impact écologique lié au transport et qui ne répond pas à une priorité n'entre pas dans le panier. On peut vivre sans manger des ananas... (juste un exemple parmi des milliers d'autres). Faire le tour de ses achats habituels et se poser cette simple question est déjà un pas immense et rès révélateur...  

    L'attitude des "associations écologiques" comme Greepeace est consternante. Et c'est là qu'on voit à quel point, nous pouvons être trompés par ceux qui sont censés défendre des causes qui nous touchent. Associations subventionnées par les multinationales. On rejoint la situation des syndicats d'enseignants subventionnés par l'Etat. AUCUNE CREDIBILITE. 

    Seule, notre propre cheminement intellectuel, notre propre recherche de la "vérité", (c'est à dire des données irrémédiablement fluctuantes), peuvent nous garantir une certaine justesse dans nos comportements. Sans que rien ne soit jamais définitif. 

    À quelqu'un qui nous demanderait pour quelles raisons, nous ne mangeons plus de viande, nous répondrions :

    1) L'impact écologique est beaucoup trop lourd pour l'ensemble de la planète.

    2) Nous ne voulons pas participer à la destruction des écosystèmes. Et les forêts pluviales, équatoriales et autres territoires "exotiques" sont aussi sous "ma" responsabilité. Je ne peux pas critiquer les destructeurs dès lors que je participe aveuglément à leur "croissance".

    3) Nous ne voulons pas porter la responsabilité de la faim dans le monde.

    4) La Terre peut nourrir l'ensemble de la population mondiale.

    5) Il s'agit de notre santé.

    6) Le lien social est reconstitué par le marché local.

    7) Ne pas rentrer dans un supermarché représente des économies financières conséquentes de par les "tentations d'achat" sur lesquelles ces Marchands font leurs bénéfices. Des bénéfices GIGANTESQUES qui ne profitent pas aux populations concernées. Ni même d'ailleurs à une très grande partie des exploitants agricoles dont le travail n'est pas récompensé à sa juste valeur.

    8) Les condtions de vie des animaux dans les élevages intensifs sont contraires à nos valeurs de respect de la vie.

    9) Toutes les études projectives démontrent clairement que notre système d'exploitation des ressources naturelles ( terre et océan) condamne la vie entière (humaine, animale, végétale) 

    10) Nous ne pouvons pas vivre comme si personne n'allait nous suivre... Il y a en nous une responsabilité immense au regard des générations à venir. 

     

     

    Agriculture - Elevage


    http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=105

    Impacts de l’élevage sur l’environnement


     



    L’élevage serait l’un des causes principales des problèmes environnementaux majeurs d’après un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture) : réchauffement de la planète, dégradation des terres, pollution de l'atmosphère et des eaux et perte de biodiversité. 


    La croissance de la population et des revenus dans le monde entier, à laquelle vient s'ajouter l'évolution des préférences alimentaires, stimulent un accroissement rapide de la demande de viande, de lait et d'œufs, tandis que la mondialisation alimente le commerce d'intrants et d'extrants. En 2000, 229 millions de tonnes de viande étaient consommées : 465 millions de tonnes le seront en 2050. La consommation de lait augmentera quant à elle de 580 à 1 043 millions de tonnes sur la même période. On assiste à une croissance accélérée de la production de porcins et de volailles (essentiellement en exploitations industrielles) et un ralentissement de celle de bovins, ovins et caprins qui font souvent l'objet d'élevages extensifs. Aujourd'hui, 80 pour cent de la croissance du secteur de l'élevage est le fait des systèmes industriels.

    Or l’élevage serait l’un des causes principales des problèmes environnementaux majeurs d’après un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture) : réchauffement de la planète, dégradation des terres, pollution de l'atmosphère et des eaux et perte de biodiversité. Les conséquences écologiques de l’élevage sont détaillées ci-dessous. 
     

    Déforestation


    Le secteur de l'élevage est de loin le plus gros utilisateur anthropique de terres. Le pâturage occupe 26 pour cent de la surface émergée de la terre, tandis que la production fourragère requiert environ un tiers de toutes les terres arables. L'expansion des parcours pour le bétail est un facteur clé de déboisement, en particulier en Amérique latine: quelque 70 pour cent de terres boisées de l'Amazonie servent aujourd'hui de pâturages, et les cultures fourragères couvrent une grande partie du reste. Environ 70 pour cent de tous les pâturages des zones arides sont considérées comme dégradées, surtout à cause du surpâturage, de la compaction des sols et de l'érosion imputables aux activités de l'élevage. 
     

    Réchauffement climatique


    Le secteur de l'élevage a un rôle (souvent méconnu) dans le réchauffement de la planète. La FAO a ainsi estimé que l'élevage est responsable de 18 pour cent des émissions des gaz à effet de serre, soit plus que les transports ! Si on considère le secteur agricole dans son ensemble, l’élevage représente à lui seul 80 % des émissions. Les activités d’élevage sont ainsi responsables de l’émission de nombreux gaz responsables de l’effet de serre :

    Dioxyde de carbone : 9% des émissions anthropiques de dioxyde de carbone sont produites par l’élevage. Ce gaz est du non seulement à l'expansion des pâturages et des terres arables pour les cultures fourragères, mais aussi à l’utilisation de l’énergie comme carburant, comme chauffage des bâtiments d’élevage… En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 14 %. L’intensification de l’effet de serre due à l’accumulation des émissions anthropiques de dioxyde de carbone représente 60 % du renforcement anthropique total de l’effet de serre

    Méthane : 37 % des émissions anthropiques de méthane sont produites par l’élevage. La source principale de méthane est la fermentation entérique des ruminants. Mais aussi la fermentation des déjections animales dans les fosses de stockage émet un tel gaz. Ces deux éléments représentent environ 80 % des émissions de méthane agricole. En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 70 % ! Ce gaz serait actuellement responsable de 18 % à 19 % de l'effet de serre total.

    Protoxyde d’azote : 65% des émissions anthropiques de protoxyde d’azote sont produites par l’élevage. L’élevage représente à hauteur de 75-80% des émissions de protoxyde d’azote agricoles. Les principales sources d’émissions sont l'épandage d'engrais azotés et processus de dégradation dans le sol et le tassement des sols lié au calendrier de travaux chargé et utilisation d'engins agricoles lourds. En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 76 % ! La contribution du protoxyde d’azote ou oxyde nitreux représente environ 6 % du total des gaz à effet de serre.

    Ammoniac : 64% des émissions anthropiques d’ammoniac sont produites par l’élevage. Le secteur agricole est d’ailleurs la principale source d’émission avec 94 % des émissions !

    A l'échelle nationale, les activités agricoles sont à l'origine du quart des émissions de gaz à effet de serre. Dans cette fraction l'élevage représente un tiers dont l'essentiel est dû aux émissions de méthane, lui-même étant principalement issu des fermentations entériques des bovins. Toutefois toutes les activités agricoles ne produisent pas de la même façon des gaz à effet de serre. En France, les sols agricoles seraient responsables de 47 % des émissions, suivis de la fermentation entérique (26 %), des déjections animales (18%) et enfin de la consommation d’énergies (9%).
     

    Pollution de l’air


    Les activités industrielles et agricoles conduisent à la libération de beaucoup d’autres substances dans l’atmosphère, dont beaucoup dégradent la qualité de l’air. Ces polluants sont notamment le monoxyde de carbone, les chlorofluorocarbures, l’ammoniac, les oxydes d’azote, le dioxyde de souffre et d’autres composés organiques volatiles. En présence d’humidité atmosphérique et d’oxydants, le dioxyde de souffre et l’oxyde d’azote sont convertis en acide sulfurique et nitrique. Ces acides sont nocifs lorsqu’ils sont en suspension dans l’air pour les voies respiratoires.
    De plus, ces polluants présents dans l’air retournent dans la terre sous forme de pluie ou neige acide qui peuvent ainsi endommager les cultures, les forêts et acidifier les étendues d’eau comme les lacs, qui deviennent ainsi impropre à toute vie animale ou végétale. En outre, les polluants atmosphériques peuvent également être transportés par le vent à plusieurs centaines de kilomètres du lieu où ils sont libérés et ainsi influencer sur des surfaces importantes.
    La volatilisation de l’ammoniac (qui est nitrifié dans le sol après le dépôt) est la principale cause d’acidification des dépôts atmosphériques secs et humides. Il provient en grande partie des excréments du bétail.
    Les animaux d’élevage ne représentent par contre qu’une faible part de la libération directe de carbone dans l’atmosphère. Toutefois cette part augmente lorsqu’on considère les libérations indirectes lié à cette activité telle que : la combustion de combustibles fossiles pour produire des engrais minéraux pour la production d’aliments, la libération de méthane par la décomposition des engrais et du fumier, le changement d’utilisation des terres pour la production d’aliments ou pour le pâturage, la dégradation des terres, l’utilisation des combustibles fossiles pour la production animale ou encore l’utilisation de combustibles fossiles pour la production et le transport des produits animaux. 
     

    Pollution des milieux aquatiques et consommation en eau


    Le secteur de l’élevage a un impact énorme sur l’utilisation de l’eau, la qualité de l’eau et les écosystèmes aquatiques. La production animale a de fortes retombées sur les disponibilités en eau, car elle consomme plus de 8% des utilisations humaines d'eau à l'échelle mondiale, essentiellement destinée à l'irrigation des cultures fourragères. Dans les régions aux faibles ressources hydriques, la quantité d’eau utilisée pour la production animale pourrait dépasser celle servant à satisfaire les besoins alimentaires des humains. Ainsi, on estime que pour produire un litre de lait il faut 990 litres d’eau ! 

    Il est attesté que c'est la plus grande source sectorielle de polluants de l'eau -principalement déchets animaux, antibiotiques, hormones, produits chimiques des tanneries, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et sédiments des pâturages érodés. Si l'on ne dispose pas de chiffres mondiaux, on estime qu'aux Etats-Unis, l'élevage et l'agriculture fourragère sont responsables de 37% de l'utilisation de pesticides, de 50% de celle d'antibiotiques, et d'un tiers des charges d'azote et de phosphore dans les ressources en eau douce. Le secteur engendre aussi près des deux tiers de l'ammoniac d'origine anthropique, qui contribue sensiblement aux pluies acides et à l'acidification des écosystèmes.
    L’Asie de l’Est et du Sud-Est est l’une des zones de production animale les plus importantes du monde ; les secteurs du porc et de la volaille prédominent et représentent les deux principales sources de pollution des eaux liées à l’élevage. Aujourd’hui, l’Asie de l’Est comprend bien plus de la moitié des troupeaux de porcs du monde et plus du tiers de la volaille mondiale. 
     

    Impact sur la biodiversité


    La quantité d'animaux destinés à la consommation représente également un péril pour la biodiversité de la Terre. Les animaux d'élevage constituent environ 20 pour cent de la biomasse animale terrestre totale, et la superficie qu'ils occupent aujourd'hui était autrefois l'habitat de la faune sauvage. Dans 306 des 825 écorégions terrestres identifiées par le Fonds mondial pour la nature (WWF), les animaux de ferme sont identifiés comme "une menace", tandis que 23 des 35 points chauds du monde pour la biodiversité de Conservation International - caractérisés par de graves niveaux de perte d'habitats -ressentent de l'élevage. 

    Pour plus d’informations, consultez l’article spécialement dédié au rôle de l’agriculture dans la perte de la biodiversité ici : 
     

    Impact sur le sol et l’érosion


    La compactation superficielle du sol est l’un des impacts directs du bétail sur les propriétés physiques du sol. La densité apparente du sol croit lorsque l’on augmente la charge animale. Il résulte du piétinement répété. Les sols riches en éléments fins, limons et argiles non gonflantes, sont les plus sensibles. Le tassement du sol se produit surtout au moment où il est humide, très peu lorsqu’il est sec. 
    La diminution de la porosité qui résulte du tassement réduit les capacités d’infiltration accroît le ruissellement au moment des chutes de pluies. La végétation, moins bien alimentée en eau, devient clairsemée puis disparaît, la flore s’appauvrit, la production de biomasse diminue. Ce sont surtout les ligneux qui révèlent ce phénomène. 

    L'érosion des sols résulte d'une combinaison de facteurs (climat, agriculture, élevage), dont il est bien difficile d'évaluer les parts respectives. L'intensité de l'impact sur les sols est plus forte sous l'effet des activités agricoles, comparativement aux activités pastorales ; dans le premier cas, il y a destruction de la couverture végétale et parfois aggravation de l'emprise érosive du fait de certaines pratiques culturales (labour dans le sens de la pente). A l'inverse, l'impact de l'élevage sur les sols peut être considéré comme plus important en termes d'extension géographique, en raison de la plus grande proportion de parcours par rapport aux cultures dans les zones arides.
     

    Bibliographie


    Carriere M. (1996). Impact des systèmes d’élevage pastoraux sur l’environnement en Afrique et en Asie tropicale et subtropicale aride et subaride. Rapport, 70 pages. 

    Deneux M. (2002). L'ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact possible sur la géographie de la France à l'horizon 2005, 2050 et 2100. Rapport du sénat, 291 pages. 

    FAO (2006). Livestock's long shadow. Rapport, 416 pages. 

    Réseau Action Climat – France (2005). Agriculture, effet de serre et changements climatiques en France. Fiche, 4 pages.

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  • Pédagogie et société

    Déclaration de Philippe Meyrieu, pédagogue :

    "Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l'immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille "faisait des enfants", aujourd'hui, c'est l'enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l'enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de "mauvais parents"...
    Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n'avons qu'à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.
    Cette conjonction entre un phénomène démographique et l'émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d'achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.
    Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.

    Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une "pédagogie de garçon de café", courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.
    Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée. Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention. Dans le monde du zapping et de la communication "en temps réel", avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de "faire l'école". Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, "l'inversion de la dispersion".
    Dès lors que certains parents n'élèvent plus leurs enfants dans le souci du collectif, mais en vue de leur épanouissement personnel, faut-il déplorer que la culture ne soit plus une valeur partagée."

     


    C'est bien pour ça que l'école n'a aucunement le pouvoir d'inverser ce désastre. Elle n'en est que la victime collatérale. Il ne sert plus à rien de tenter de sauver cette vieille école. De plus, celle-ci fonctionnant justement sur le principe de la compétitivité, de la concurrence, de la hiérarchie, de l'individualisme, pour "coller" à son époque, elle entretient et renforce l'ego. Une école qui crééerait l'idée de la coopération, de l'unité, du partage, de la bienveillance, dans cette société matérialiste, c'est une utopie. Tous les modèles de pédagogie différenciée sont des rustines sur un pneu en fin de vie. Sitôt sortis de la classe, les enfants replongent dans un monde qui fonctionne à l'envers des pédagogies bienveillantes. D'ailleurs, les pédagogies différenciées, elles-mêmes, colportent des idées qui vont à l'encontre de l'unité dès lors qu'elles sont érigées en culte de l'individualisme. Il y a là un paradoxe total. On souhaite une osmose respectant chacun mais chacun voudrait avant tout être respecté en oubliant tous les autres....

    Les pédagogies différenciées, au lieu de nourrir l'idée de la bienveillance collective et de la cohésion sociale, ne sont plus que des estrades du haut desquelles chacun veut être identifié, non pas pour le fonctionnement équilibré du groupe, mais juste pour être "protégé". Tous les "dys" qui sont catalogués aujourd'hui sont des identifications. Et comme toutes identifications, elles créent des communautés, des castes, des groupes, des fonctionnements, des rejets, des adhésions, des douleurs, des soulagements, des troubles ou des apaisements...

    Bien évidemment que l'enseignement doit prendre en compte les différences, bien évidemment qu'il faut accompagner l'individu et le soulager de ses douleurs, mais dès lors que tout cela se fait au nom de l'individu, sous une pression familiale, hiérarchique, politique, soit-disant pédagogique, on travaille à rompre l'unité. 

    "T'es quoi toi ?

    -Ah, moi je suis dyspraxique.

    -Moi, je suis dyslexique.

    -Moi, je suis dyscalculique

    -Moi, je suis dysorthographique.

    etc etc etc..."

    Et tout ça est faux. Ces enfants sont sujets à des troubles particuliers mais ILS NE SONT PAS LEURS TROUBLES. Et ils sont pourtant identifiés comme tels. Il ne s'agit pas que d'une étiquette. C'est un mal bien plus profond que ça. Ce fonctionnement s'est installé dans les classes parce qu'il est IMPOSSIBLE pour un enseignant digne de ce nom de gérer ces troubles dans un groupe de 30 enfants. Par conséquent, l'identification permet de "sortir" ces enfants du groupe pour une prise en charge thérapeutique (là où les RASED existent encore) ou de diriger l'enseignant vers une pratique "allégée" envers tel ou tel enfant.

    Une autre solution : revenir à des classes de vingt enfants maximum. Il n'y aura aucunement besoin de "médicaliser" à outrance ces enfants parce que la gestion du groupe sera considérablement adoucie, que l'aide ponctuelle de l'enseignant sera réalisable, que l'aide du groupe sera non seulement autorisée mais encouragée. Les difficultés de chacun ne seront plus dès lors une source de "mise à l'index" mais une opportunité de cohésion, de bienveillance, de coopération, d'entraide......

    Il ne s'agit pas non plus par une pédagogie unique d'amener tous les enfants à un même objectif. On retomberait dans l'extrême opposé et il est tout aussi destructeur. Les programmes scolaires sont des aberrations absolues. La seule chose qui importe dans une classe, c'est de préserver le désir d'apprendre. Et le désir ne se programme pas...

    Qu'un enfant entre en classe en souriant et qu'il en sorte avec l'impatience du lendemain. Pour lui et pour le bonheur de la vie de groupe. 

    Et c'est une autre société qui verra le jour.

     

    Oui, je sais, c'était un rêve. On est en week end.

    Le cauchemar reprendra lundi. 


    Le désir de l'école.


     

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  • Dialectique de la mort (spiritualité)

    "Deux Rafale ont délivré des bombes sur un camp d'entraînement. Les objectifs ont été atteints", a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian..........


    Dialectique de la mort.... Effrayant l'usage des mots....Deux Rafale ont "délivré" des bombes.... Il ne s'agit pas de savoir si ceux sur qui elles tombent devaient être tués mais il faudrait tout de même préciser pour être clair que ces bombes n'ont pas été "délivrées" mais larguées et que l'effet au sol ne relève pas d'une "délivrance".

    On en revient toujours à cette fameuse phrase de Dostoïevski : "Je ne vois pas en quoi il est plus honorable de bombarder une population que d'assasiner quelqu'un à coups de hache."

    Eh bien, là, l'usage des mots tend à "adoucir" l'effet des bombes.

     

    Voilà une autre version : "Deux Rafale ont bombardé un objectif et les humains atteints ont été déchiquetés, pulvérisés, carbonisés, éventrés, éviscérés, amputés, liquéfiés, atomisés, c'était une véritable boucherie, les pilotes ont vu des morceaus humains voler dans les airs. Les blessés n'ont aucune chance de survivre au regard de la gravité des atteintes et de l'impossibilité de les secourir. C'est une grande réussite". 


    Bon, là, au moins, on a une image plus claire de la réalité...

    Je rappelle que je ne défends pas dans ces propos les groupes terroristes, que je ne me pose pas la question de savoir si c'était justifié, au regard des populations visées, ou s'il y avait moyen de faire autrement, ou si les "cibles" sont bien celles qui doivent être combattues etc etc...

    Juste qu'il s'agit de ne pas travestir la réalité par des mots édulcorés et vidés de leur sens. C'est très représentatif de la "légalisation" de l'usage des armes par les pays "démocratiques".

    Se pose inévitablement, tout de même, la question de l'existence de ces groupes armés, de leur financement, des raisons du chaos actuel dans les zones visées, de l'utilisation qui en est faite par les pays "démocratiques" pour justifier des ventes d'armes aux pays "alliés" .... Mais, bon, ça, c'est de la politique financière. Si on ne cherche pas la cause des causes, on reste inévitablement à la surface des choses. Et la surface est très facilement modifiable, manipulable, enjolivée, mensongère, partielle, subjective, intéressée, intentionnelle etc etc...

     

                                                                                   "Les bombes ont été "délivrées".........

    2011 03 20 bombardement des vehicules des troupes fideles a kadhafi par l otan

     

                                                                                                    et "la zone est nettoyée"....

     

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  • Hommage aux Eclaireurs

    J'adhère intégralement mais ce qui me déplaît quelque peu dans ces "personnes" agissant dans la connaissance de soi, c'est qu'elles reformulent simplement tout ce que Krishnamurti a écrit il y a cinquante ans et j'aimerais les entendre le dire. En soi, ça n'est pas si important, ce qui compte, c'est le contenu et le fait que les auditeurs ou lecteurs s'engagent dans une réflexion existentielle. Oui, d'accord. Mais en quoi, cet hommage à Krishnamurti viendrait affadir leur discours ? En rien....Et ça serait même un moyen très puissant d'indiquer aux gens que ce travail sur la conscience est un chemin parcouru depuis bien longtemps, bien avant Krishnamurti lui-même, évidemment et qu'il n'y a aucune "honte" ou inquiétude à avoir quant à la difficulté que cette voie représente...Nous ne marchons pas dans les pas de grands "Maîtres" mais nous savons qu'ils ont laissé des traces... Et je tiens à respecter ces traces....Tout ce que j'écris moi-même porte le souvenir de ces traces, des chemins empruntés par des "Maîtres". Je n'ai rien inventé mais j'ai utilisé des balises anciennes, comme des phares sur l'Océan. L'itinéraire de mon navire n'est pas celui des Maîtres. Le sillage qu'ils ont laissé est juste une indication mais ce liseré qui ne s'efface pas est un appel vers le large. Comment pourrais-je avoir l'arrogance de dire que j'ouvre l'Océan à moi tout seul ? Aucun marin n'avance aujourd'hui en aveugle sur l'Océan de la conscience. Il y a eu beaucoup d'explorateurs avant nous. Les "Eclaireurs"...J'aime bien cette métaphore. Partir en avant et baliser le chemin. Il y a de nouveaux Eclaireurs aujourd'hui : ceux et celles qui cherchent à associer la physique quantique avec la conscience cosmique. Nous entrons dans une nouvelle dimension.....Mais si la connaissance en est à ce point, c'est qu'il y a eu d'autres Eclaireurs...On ne découvre jamais une terre nouvelle sans avoir au préalable traversé des territoires connus....

     

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  • Musique

     
     
     
    Levé à 5 heures. J'écris. Avec les musiques que j'aime...
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Il y en a tellement encore....
     
     
     

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  • De la considération...

    (YANN THOMPSON / FRANCETV INFO)
    Propos recueillis par 
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    Mis à jour le  , publié le 

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    "C'est sorti comme ça." Deux jours après avoir pris à partie, les larmes aux yeux, des dirigeants d'Air France, la salariée devenue icône de la contestation du personnel de la compagnie aérienne a accepté, mercredi 7 octobre, de revenir pour francetv info sur son cri de colère et sur le succès de son intervention, visionnée plus d'un million de fois sur Facebook et YouTube.

    Erika, mère de famille de 33 ans, est agent au sol à Air France depuis 2007. Cette ancienne chargée de communication événementielle travaille dans les salons réservés aux clients VIP. Elle est syndiquée à la CGT, mais n'y exerce aucune fonction.

    Francetv info : Comment vous êtes-vous retrouvée face à ces dirigeants ?

    Erika : Je participais à la manifestation organisée en marge du comité central d'entreprise. Certains manifestants ont réussi à entrer dans le bâtiment, un mouvement s'est alors formé et j'ai suivi le troupeau, par curiosité. Lorsque j'ai fini par pouvoir entrer dans la salle de réunion, les scènes de violences avaient déjà eu lieu et il n'y avait plus grand monde. Des cadres ont quitté la salle en nous regardant comme des gueux, en secouant la tête.

    Je me suis retrouvée face à ces dirigeants, qui me sont apparus totalement détachés et pas du tout concernés. J'ai essayé de m'adresser à eux, je n'ai eu pour seule réponse que leur silence. Cela m'a chamboulée. J'ai trouvé inacceptable que ces personnes, qui décident de nos vies, soient si légères et méprisantes. Nous nous présentions face à eux désespérés, et eux étaient presque amusés. C'est là que ma collègue a commencé à filmer, et le reste est sorti comme ça, rien n'était préparé.

    Au début de la vidéo, vous parlez des "efforts" réalisés par le personnel ces dernières années. Quels sont-ils ?

    J'ai perdu 21 jours annuels de congés cumulés. J'ai donc moins de temps à consacrer à ma famille, d'autant que je travaille en décalé avec des journées qui commencent à 5 heures. Mon pouvoir d'achat stagne depuis quatre ans, ma qualité de vie a baissé, et, comme beaucoup de Français, je vis à découvert.

    Par ailleurs, les moyens ont diminué dans les entités. Nous nous retrouvons donc avec des charges de travail plus importantes. Par exemple, il nous arrive désormais, en cas de tension avec un client, de faire appel à un collègue en lui demandant de jouer au responsable clientèle, parce qu'il n'y a pas de vrai responsable clientèle ce jour-là. Si la machine Air France fonctionne toujours, c'est parce que nous sommes attachés à l'uniforme et que nous nous accrochons.

    Que s'est-il passé après l'enregistrement de la vidéo ?

    Le face-à-face s'est poursuivi pendant quinze ou vingt minutes. J'ai continué à m'adresser aux dirigeants. Ma collègue, en pleurs, les suppliait de bien vouloir répondre. Encore une fois, on ne parlait pas de choses légères, il ne s'agissait pas de décider si on remplaçait le cake au chocolat du salon VIP par un far breton, mais si on allait pouvoir payer le crédit de notre maison l'année prochaine. Ces gens ont l'avenir de nos vies de famille entre leurs mains, et ils restaient là, les bras croisés, le sourire narquois.

    Finalement, Pierre Mie, le directeur des affaires sociales d'Air France, s'est décidé à échanger avec nous. Cela a duré une trentaine de minutes, durant lesquelles il nous a abreuvés de chiffres et d'arguments stratégiques. On lui posait des questions sur nos emplois, et, lui, d'un tour de magie, nous faisait oublier notre question et nous embrouillait. Il a ensuite proposé un "café de la paix" à ceux qui étaient là, mais je n'ai pas suivi les collègues et je suis restée en retrait. C'était pour lui une porte de sortie pour quitter la salle.

    Que retenez-vous de cette journée de manifestation ?

    Il y a cette vidéo, qui m'émeut, me chamboule encore. Je n'ai pas l'impression d'avoir dit des choses très pertinentes, mais les copains se sont retrouvés en moi. Notre mal-être est simple à comprendre, et pourtant la direction n'y arrive pas.

    Il y a aussi notre unité lors de la manifestation, j'ai trouvé cela beau. Nous étions tous ensemble, du manutentionnaire au pilote, pour dire non à ces suppressions de postes. Nous ne sommes pas tombés dans le piège qu'essaye de nous tendre la direction, qui cherche à diviser les hôtesses, les pilotes, le personnel au sol, en nous montant les uns contre les autres. Selon moi, la direction a fait de mauvais choix, qui sont à l'origine de nos difficultés et qu'elle n'assume pas. Alors elle tente de faire croire que c'est de la faute des uns ou des autres, ici en disant que ce plan social est dû au manque d'efforts de la part des pilotes.

    Quant aux violences, je ne les cautionne pas, d'autant que j'ai montré qu'on peut se faire entendre sans être violent. Mais il faut analyser d'où viennent ces violences. C'est insupportable, par exemple, qu'un patron promette d'annoncer son plan aux salariés, puis, le lendemain, qu'on découvre les chiffres dans la presse alors que la réunion ne doit avoir lieu que deux jours plus tard. Nous voulons juste un peu de considération.

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  • La sexualité taoïste (sexualité sacrée)

    Harmonie

    http://www.pure-tao.com/fr/content/188-documents-le-tao-de-l-art-d-aimer

    L'objectif de ce chapitre est de vous donner quelques pistes pour vous permettre d'avoir une sexualité la plus satisfaisante possible.

    Comme il est difficile de parler de sexualité quand elle est impossible, le premier point concerne les personnes qui ont des soucis d'ordre physique, la phytothérapie est faite pour y remédier.

    Une fois l'acte possible, vous pourrez faire davantage plaisir à votre partenaire grâce aux informations présentes sur cette page. Si vous souhaitez des informations plus personnalisées, consultez la liste des formations...

     

     

    1) Introduction


    Dans la littérature chinoise, les textes relatifs à la sexualité sont très anciens et nombreux. La raison tient au fait que les médecins ont compris l'importance pour notre santé, de bien gérer ses énergies sexuelles, tant pour la santé physique que mentale.

    Selon l'approche taoïste, toutes les méthodes de préservation de la santé ne servent à rien si elles ne s'accompagnent pas d'une sexualité épanouie. L'union de la femme et de l'homme est semblable à l'union de la Terre et du Ciel. C'est parce qu'ils s'accouplent harmonieusement que la Terre et le ciel durent à jamais. C'est ce que les sages appellent l'immortalité...

    Accéder à une sexualité épanouie n'est pas une évidence, encore moins pour les occidentaux qui sont encore bien trop souvent sous l'emprise des tabous issus de la religion. Abordée sous un angle sacré, harmoniser sa sexualité suppose de l'explorer dans ses aspects physique, énergétique, émotionnel, affectif et spirituel. D'un point de vue oriental, tous ces axes sont indissociables.

    Pour les animaux, la sexualité est une force qui invite à la reproduction pour assurer la pérennité de la race. Pour les humains, c'est un peu différent, normalement… Même si la reproduction est un aspect indubitable, la sexualité peut devenir un moyen de travailler sur soi et sur sa relation à l'autre. A chacun de placer le curseur où il le souhaite mais force est de constater que les orientaux, à travers leurs connaissances de l'être humain, nous ouvrent dans ce sens, des voies trop méconnues dans notre culture…

     


    2) Les composantes de la sexualité


    La composante physique

    Par essence, la femme est de nature YIN. Les mots qui pourraient la caractériser seraient : douceur, lenteur, passivité, inertie, réceptivité, introversion, mentale… Elle aime les détours et les préliminaires et déplore souvent le coté un peu "primaire" de l'homme…

    Pour l'homme, de nature YANG, les mots qui le caractérisent seraient : force, rapidité, action, impulsivité, extraversion. Il aime aller droit au but et déplore souvent le manque de motivation et d'initiative de la femme…

    Sans prendre ces caricatures au premier degré, reconnaissons tout de même qu'elles reflètent assez bien une partie de la réalité. Par conséquent, pour véritablement parler de relation amoureuse, il convient à la femme d'oser exprimer son Yang en étant plus entreprenante et moins passive. L'homme, de son coté, se doit de manifester son YIN en étant plus doux, plus raffiné et moins impulsif…


    La composante émotionnelle

    Dans la relation amoureuse, logiquement, l'émotion que suscite le partenaire est à l'origine du désir qui va mobiliser l'énergie sexuelle. C'est une condition nécessaire mais pas suffisante. Parfois, il arrive que cette alchimie ne fonctionne pas. Quelles peuvent en être les raisons ? 
    La Médecine Chinoise montre que le désir est associé à la sphère "Foie". Quand le stress ou les contrariétés sont présentes, l'énergie de la sphère "Foie" a tendance à se bloquer. Ceci entraîne une baisse de désir ou un manque de motivation que la personne elle-même ne peut s'expliquer, malgré tout l'amour qu'elle peut porter à son(sa) partenaire. Sur le long terme, le désir peut devenir complètement absent au point même d'en oublier l'existence. Outre le problème que cela pose dans la vie de couple, cette situation peut s'avérer extrêmement toxique suite au blocage d'énergie, source possible de maladies parfois graves comme le cancer du sein chez la femme ou de la prostate chez l'homme.
    A l'inverse, pratiquer des activités qui permettent d'abaisser son seuil de stress comme le Qi Gong, le Tai Ji Quan, le yoga, les différentes formes de relaxation ou le massage, seront propices à favoriser la libre expression du désir et la disponibilité des corps...

     

    La composante énergétique

    Comme nous l'avons vu précédemment, le désir est étroitement lié à notre niveau de vitalité, ou exprimé de façon inverse, à notre niveau de fatigue. Une bonne hygiène de vie complétée par des plantes ou de l'acupuncture peut vous aider recouvrer une vie de couple harmonieuse assez facilement. Dans ce cas et pour les hommes, il est vivement conseillé d'éviter d'éjaculer systématiquement car cela représente une énorme perte d'énergie, en plus des inconvénients qui seront évoqués dans les lignes qui suivent.

    Néanmoins, l'énergie, au sens sexuel du terme, s'exprime bien au-delà de la force ou de la puissance. A travers leur parfaite connaissance des circuits d'énergies (méridiens), les chinois nous enseignent que l'acte sexuel est beaucoup plus qu'un simple prétexte au plaisir. Dans ce cas, cela devient un art, tout comme on parle d'arts martiaux.
    Dans ce cas, pour parler de "l'art de l'amour" et donc pour  véritablement commencer à jouer avec les énergies, il est indispensable de faire durer l'acte suffisamment longtemps. D'où la nécessité pour l'homme de savoir se maîtriser et de ne pas vouloir accéder à l'orgasme (tel qu'il le connaît) à tout prix. Sa partenaire lui en sera reconnaissante (car rappelons que sa nature YIN fait qu'elle a besoin de plus de temps que lui) et le plaisir des deux sera supérieur. C'est à cette condition seulement que la combinaison des énergies des deux partenaires peut véritablement se faire. L'osmose opère et les êtres s'unissent, mais sur un autre plan.
    En n'éjaculant pas systématiquement (l'idéal est 1 fois sur 9), l'homme peut ainsi rester dans un état vibratoire qui lui permet d'accéder à une autre forme de plaisir, plus subtil, plus profond et plus durable. Au début, un entraînement (seul et à deux) est parfois nécessaire pour ce véritable travail de funambule. Si l'excitation est insuffisante, l'érection est absente et si le désir est trop important, l'éjaculation est précipitée... Chacun des partenaires doit donc œuvrer en fonction de lui-même et de l'autre pour parvenir à réussir ce challenge… Avec le temps, les choses sont plus faciles, jusqu'à devenir une évidence.
    Pour l'homme, c'est un autre monde à explorer, et à partager avec sa partenaire. L'un et l'autre doivent apprendre à dissocier plaisir et éjaculation. Bien entendu, la fréquence des rapports sexuels doit être suffisante pour que l'alchimie fonctionne… La encore, c'est une expérience à vivre à deux où chacun doit revoir ses croyances sur la sexualité.
    C'est aussi à partir de cette étape que nous pouvons considérer l'acte sexuel comme un Qi Gong (travail énergétique à vocation thérapeutique) qui peut servir, en plus d'exacerber le plaisir, à reconstituer les réserves énergétiques des deux acteurs.

     

    La composante spirituelle

    Cheminer dans cette forme différente de sexualité implique de cultiver une bonne connaissance de soi, de l'autre et de la relation. C'est un vaste programme qui demande du temps, de la complicité et surtout, de l'amour. Vue sous cet angle, la sexualité ne représente plus cette quête effrénée du plaisir (sans pour autant qu'il soit négligé, bien au contraire), mais devient le point de départ de la formidable aventure de la vie à deux. L'autre n'est plus appréhendé uniquement comme un objet de plaisir mais il est aussi choisi pour nous aider à aller encore plus loin dans l'art du perfectionnement de soi. Si l'ouverture du cœur, la patience et l'humilité sont présents, le lien est vécu sous les auspices de la coopération, où l'enthousiasme et le renouveau nourrissent la relation au quotidien. A ce niveau, nous rejoignons la voie du Tantra...

    Plus d'infos >>

     

  • Pas de crabe

    220px crabe madagascar

     

    Au vu des mes douleurs abdominales chroniques et le fait que j'ai perdu 9 kilos en un an, sans aucun régime, mon médecin m'a envoyé passer une batterie d'examens divers et variés.

    Les résultats sont tombés : il n'y a pas de "crabe" planqué sous un rocher. Puisque c'est ça qu'il cherchait en priorité. 

    Il reste donc une vésicule biliaire totalement hors service et quelques autres joyeusetés pour expliquer le pourquoi du comment. Et tout ça en un an et demi....

    Ordre du médecin : je dois faire du sport et ne pas vivre comme un reclus. 

    Il sait très bien que c'est à la base de mon équilibre psychologique et par conséquent de ma santé....

    Je vais aller faire du vélo, tiens. 

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