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  • La démocratie.

    Il faudrait vraiment que ce discours entre dans la tête des gens du Peuple. Nous. 

     

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  • JUSQU'AU BOUT : Une nudité consciente.

    De l'intérêt de cette nudité dans la Nature, de cet effacement de tous les repères, de tous les carcans, de toutes les habitudes. De l'intérêt de s'affranchir des interdits dans la solitude et de retrouver en soi celui qui n'existe pas lorsque la pression humaine est installée. 

    Le marin solitaire, l'alpiniste, le randonneur, l'artiste, l'écrivain, le musicien, l'ermite, le jardinier qui travaille la terre, ils sont nombreux ces humains qui cherchent dans la solitude de leur passion, ce retour à soi, ce plongeon dans une conscience éveillée, dénudée....La puissance des découvertes n'est pas transmissible dans son intégralité. Il n'en restera toujours qu'un aperçu limité. Il faudrait pouvoir raconter l'Amour. Mais qui aurait l'outrecuidance d'affirmer que son expression de l'Amour contient l'intégralité de ce qui fait la Vie ?...

    Nous ne serons jamais que des novices en apprentissage. 

    Nous pourrons raconter nos émois, nos détresses, nos euphories...Nous pourrons les écrire, les dessiner, les peindre, les sculpter, les photographier, les danser,  nous pourrons nous réunir pour en parler...Tout ça ne sera jamais que l'expression de notre incomplétude et notre impuissance à traduire intégralement ce qui nous emporte.

    Il me plaît d'imaginer ces humains  dans la solitude dénudée de leur âme et de leur corps. Et je ne pense pas que les "naturistes" enfermés dans des enceintes légales soient dans le même champ émotionnel et spirituel...

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    JUSQU'AU BOUT

    extrait

    "Il décida de marcher. L’envoûtement des pas, le retournement vers soi… Plonger à l’intérieur. Le goût d’un bonbon de son enfance. Il revenait régulièrement. Il n’aurait su le décrire mais il le ressentait pourtant. Ce n’était pas dans la bouche mais dans une mémoire profonde, diffuse, insaisissable, un abysse impossible à situer. Comme un envahissement. Qu’y avait-il d’autre dans ces endroits inexplorés ? Etait-il possible de remonter plus loin dans le temps ? Une mémoire à l’échelle de l’humanité se cachait-elle en nous ? Une mémoire à l’échelle de l’univers, était-ce possible ? Portions-nous bien plus que nos simples souvenirs ?

    Enflammé par les idées, il se prépara joyeusement et partit. Il délaissa les sentiers et s’enfonça sous les arbres. Une borne d’altitude placée sur la carte. C’était son objectif. Entraînement pour le Grand Nord.

    Méandres sous les pinèdes, franchissements de talus, remontées de flancs rocailleux, faire le point avec la boussole, tracer un azimut, prendre des repères…

    Il essaya de replonger dans la discussion de la veille. L’opposition entre l’essence et la personnalité. Où en était-il ? Un fouillis de pensées lui brouilla rapidement l’esprit. Désagréable malaise. Comme un travail titanesque, une odyssée périlleuse, sans aucune balise. En était-il capable ? Il décida de chercher parmi les écrivains ceux qui auraient pu s’intéresser à cette théorie et qui l’aurait analysée. Il n’en trouva aucun et il perdit les quelques réflexions personnelles qu’il avait réussi à extirper des méandres de son cerveau agité.

    Il s’arrêta pour rectifier son cap avec la boussole. La traversée d’une zone de feuillus encombrée d’arbustes épineux et de taillis serrés l’avait écarté de son axe.

    Lorsqu’il voulut reprendre le fil de ses réflexions il n’en restait qu’un capharnaüm indescriptible. L’impression de devoir tout reprendre à zéro. Il en garda une pénible sensation d’impuissance et décida finalement de ne penser à rien et de se concentrer sur la marche.

    Les parfums de résine, les chants joyeux d’oiseaux invisibles, les couleurs chatoyantes des frondaisons, la découverte curieuse d’un nouveau paysage, quelques traces d’animaux dans une boue séchée, des sentes discrètes qu’il suivit silencieusement attisèrent peu à peu cet abandon.

    Et pourtant ce dépit, cette déception tenace. Ce n’était pas ainsi qu’il parviendrait à progresser dans sa propre connaissance et la désillusion le rattrapait. Une lutte inéluctable, comme si les pensées ne pouvaient cesser de se combattre, de se chevaucher, de se contredire, il voulait cesser de penser et devait y penser pour y parvenir. Désirer l’apaisement et créer dès lors les conditions favorables à l’émergence du dégoût, une nasse inévitable, ce dégoût de l’impuissance en lui.

    En débouchant dans une clairière, il s’aperçut que la couverture nuageuse s’était déchirée et que des taches de bleu parsemaient le tissu tendu du ciel. Une étrange similitude avec les différents états dans lesquels il évoluait depuis quelques mois. Les trouées éparses pouvaient représenter les quelques moments de clairvoyance qui parvenaient parfois à déchirer la masse compacte de son engourdissement. Les eaux boueuses du lac. La nature, quand on l’observait réellement, offrait de multiples possibilités d’analyses de l’existence. Mais cette simple observation restait insuffisante si l’on désirait parvenir à une conscience supérieure. Comme un simple jeu enfantin, une connivence imaginaire. Il en resta troublé puis l’idée jaillit brutalement comme un éclair de lucidité, une fulgurance qui faillit le renverser !

    Il s’arrêta.

    Le ciel, comme son esprit, procédait de la même façon, ils étaient semblables et égaux dans leurs existences ! Il ne s’agissait pas de se comparer occasionnellement à un élément de la nature mais de vivre comme cet élément, aussi fragile ou déterminé que lui, aussi troublé ou apaisé. Identique. Lui, simple être vivant, membre à part entière d’une nature vivante, il ressentait les mêmes troubles, les mêmes agitations, les mêmes apaisements qu’un ciel, qu’un lac, qu’un arbre ou qu’un insecte. Leurs effets étaient sans doute différents dans leurs matérialisations visibles mais leurs causes restaient communes. Les ouragans ou les tremblements de terre pouvaient donc représenter les conséquences d’un trouble profond de la planète, trouble assimilable à celui d’une crise de nerfs chez l’homme.

    Durant quelques secondes, cette idée lui sembla totalement folle puis finalement cela lui parut évident. Les animistes l’avaient ressenti depuis longtemps. Cette terre était vivante, tout comme lui et il la percevait enfin dans sa réalité. Tous ces textes ésotériques qui prenaient, à travers cette vision, une portée considérable, ces réflexions qu’il n’avait pas su saisir, ces témoignages incompris.

    Mais si cette nouvelle conscience s’avérait exacte, tout ce que l’homme infligeait à la nature devait la plonger dans une totale incompréhension vis à vis de cette humanité.

    « Pourquoi cette espèce vivante me cause-t-elle autant de douleurs ? »

    Cette question devait résonner à chaque instant dans l’âme de cette planète. Il en eut honte. Terriblement honte. Aucune autre espèce vivante ne se permettait un tel affront, l’idée d’une atteinte physique inconsidérée et injustifiée ne pouvant sans doute même pas s’éveiller dans l’esprit d’aucun des autres membres de cette vie. Le plus incroyable étant d’entendre ces hommes accuser la montagne meurtrière, la mer implacable, les volcans cruels d’avoir emporté quelques vies humaines. Mais pouvait-on honnêtement demander à cette planète de rester impassible juste parce que nous vivions à sa surface ? La puce qui nous sautait dessus ne nous demandait pas de rester immobile et de cesser toute activité. Elle savait bien qu’elle prenait un risque en s’aventurant sur cette surface vivante, mouvante et colérique. Elle en assumait la décision. Nous étions bien les seuls à oser nous plaindre des phénomènes inhérents à la vie de notre vaste foyer.

    Il essaya de recentrer chacune de ses pensées et d’en retirer un résumé, une formule parfaite, un condensé précis qu’il pourrait facilement transmettre aux hommes qui seraient prêts à l’écouter. Il ne trouva rien de simple. Vouloir limiter de telles réflexions revenait systématiquement à en perdre un aspect et à donner à l’ensemble une impression farfelue. On ne l’écouterait même pas, on se moquerait de lui, il s’en doutait bien et entendait déjà les railleries. L’humanité s’était enfermée dans une vision restrictive mais rassurante, une hégémonie qui satisfaisait son désir narcissique. Vouloir établir une égalité d’existence, une similitude dans nos émotions avec un brin d’herbe ou une fourmi relevait de l’utopie absolue. Personne ne l’écouterait.

    Il pensa à Laure et Daniel. Un possible partage.

    Le retournement vers soi. Il ne s’agissait pas de se contenter d’un regard humain mais d’instaurer un regard différent, neuf, épuré, jusqu’à l’effacement de cet humain. Qu’il ne reste qu’une forme de vie en symbiose avec d’autres formes de vie. L’oubli de soi, quand il ne s’agit que d’une forme aiguë de prétention, était la clé nécessaire à cette ouverture vers le monde. Il tenait la solution et la joie qui le gonflait aurait pu le faire voler au-dessus de la cime des arbres.

    Ce fut comme une naissance et l’accession à une nouvelle lumière.

    Pas, cette fois, la lumière artificielle d’une salle d’hôpital mais la lumière de l’univers. Un rayonnement d’étoile, un embrasement au cœur de ses fibres, un noyau en fusion, une âme libérée, un envol. Des vagues de frissons qui cascadent.

    Un autre état de conscience, différent de celui prôné par l’esprit humain. Un état naturel. Un état de connivence avec le monde. Nous serions donc en dehors de la vie, attachés comme du bétail à tirer dans une fuite aveugle des fardeaux imposés, à nous abrutir jour et nuit de drogues licites, à nous interdire, par tous les moyens, de nous observer. Il pensa à ses journées de travail, à ses six heures en classe, à ses deux heures au bureau, à l’entretien de son logement et de son fourgon, de son vélo et de toutes ses petites affaires, aux courses, à la télévision et à la radio, à ces informations d’un monde en débâcle, aux discussions sur le mauvais temps et le prix de l’essence, et à tous les passe-temps dérisoires pour occuper les dernières minutes de cette mort camouflée dans une journée quotidienne. Toutes nos activités nous tournaient irrémédiablement vers un extérieur artificiel, à des distances considérables de nous-mêmes et du monde. De notre complicité avec ce monde. Nous étions tous dans un état de non vie.

    Il s’assit au sommet d’une butte. Il dominait la cime des arbres. Le paysage devant lui s’étendait jusqu’à l’horizon. Il eut peur brutalement de ce qu’il découvrait.

    Il eut peur du moment où il redescendrait parmi les morts.   

    Il eut envie de leur parler. Il eut pitié d’eux. Pour la première fois, il aima l’humanité. Pendant quelques secondes. Pourquoi cette humanité avait-elle abandonné ce bonheur ?

    Il chercha… Et comprit qu’il ne devait pas le faire. Chercher, c’était encore faire appel à l’esprit humain pour répondre à une question qui concernait un ordre planétaire, une harmonie universelle d’où l’homme s’était retiré.

    Il déposa son sac, sortit sa serviette et l’étala. Il se déshabilla et s’allongea au soleil. Les yeux fermés.

    Une brise légère mais régulière coiffait le sommet dégagé et repoussait les insectes. Il pensa aux rennes de Scandinavie qui progressent sur les crêtes ventées pour se protéger des taons. Il suivit leurs longues marches. Vaste troupeau obéissant à des migrations séculaires, chaque individu posant ses pas dans les pas de ses ancêtres, acceptant la loi du groupe sans même y penser, perpétuant sereinement un ordre naturel. Un faucon survolait les troupeaux. La danse suspendue de l’oiseau le conduisit au bord de l’océan. Jonathan Livingstone l’accueillit. Le goéland avait acquis la liberté à travers le vol, il avait brisé les règles établies et choisi de développer des qualités extraordinaires pour éveiller sa propre connaissance. Mais s’il avait atteint une liberté sublime, il ne le devait qu’à une volonté farouche. Ce n’était pas un exemple accessible à tous. Le développement de cette connaissance hors du commun n’avait été rendu possible qu’à travers l’extrême perception et l’absolue maîtrise de son essence. Il avait retrouvé enfoui sous de misérables comportements quotidiens toutes les possibilités de son corps et de son esprit. De son être unifié. Aujourd’hui, le culte de la personnalité qui servait de référence ne représentait en fait que la consolidation d’un système pervers, nullement l’accession à cette connaissance supérieure. Ce n’était pas l’homme qui était promu mais sa totale participation à une vie de masse. Et les quelques individus parvenant à s’extirper de cette foule anonyme cautionnaient par cette fausse réussite un esclavage doré, totalement éloigné de toute essence. Rien ne s’éveillerait. Ce n’était pas l’homme libre qui pouvait jaillir mais juste l’homme privilégié, profitant avidement de l’opulence sordide des plaisirs offerts par ce système, l’embellissement frénétique des murs de la prison. Celui qui y parvenait apparaissait comme le plus heureux et le meilleur des hommes et la foule envieuse continuait à rêver avec le même enthousiasme aveugle, la même convoitise, se nourrissant d’espoirs de gloire et de fortune quand la paix de l’âme restait à portée de main, accessible à tous, sans distinction sociale, raciale ou d’intelligence. C’est l’esprit seul, sa sensibilité et sa capacité à goûter pleinement l’importance d’un brin d’herbe comme celle d’une étoile qui ouvrait les portes du monde.

    Il s’étonna de la fluidité de son raisonnement. Il ne se souvenait pas avoir connu auparavant des éveils aussi flamboyants. Il ne pouvait certifier qu’il parviendrait à échanger de telles idées mais ce bonheur était déjà si inattendu qu’il lui suffisait amplement. Il douta d’ailleurs d’une possible transmission. N’était-ce pas à chacun de constituer sa propre théorie ? Sa propre vérité…Opposée à cette vacuité terrible qui nous étouffait. Soudainement, encore une fois, le vide de l’existence telle qu’elle était instituée, lui brûla la gorge. Physiquement. Il s’assit, prit la gourde et avala plusieurs goulées d’eau fraîche. L’angoisse disparût mais la tension dans laquelle l’esprit s’était maintenu céda d’un coup. Les larmes coulèrent, librement, sur les joues, il fallait pleurer, il le sentait, c’était une délivrance nécessaire, pas une fuite ou un abandon mais un lien avec ce monde oublié et battu. La rencontre triste de deux consciences esseulées, la complicité fabuleuse de deux esprits en sursis, deux êtres condamnés à plus ou moins brève échéance, sentant au-dessus de leurs consciences effrayées la menace permanente d’un sabre que l’espèce humaine tenait fièrement.

    Il refusa de sombrer dans les noirceurs et se releva. Il reprit son sac et s’engagea sur une sente. Il força son pas durant de longues minutes, crachant des bouffées de déprime dans les souffles jaillis de ses poumons, dans les brûlures de ses muscles, les gouttes de sueur qui voilaient ses yeux. Il sentit combien la peur pouvait étouffer les plus beaux sentiments, les plus intenses émotions. Il avait entrevu son retour parmi les hommes et la terreur qui s’était dressée l’avait tétanisé. Comment supporter ce mensonge immonde ? Ça ne lui semblait plus possible.

    Il marcha comme un forcené, évadé d’une prison morale et qui court, qui court, sentant dans son dos la rage haineuse des morts.

    Il serpenta entre les arbres, hors de tout objectif et de toute conscience réelle. Ce fut une fuite sans but. La douleur était en lui, les terreurs l’habitaient. Et il souffrait davantage encore de ne pas maîtriser ces assauts morbides, de ne pas parvenir au contrôle de soi et de devoir, pour trouver une certaine paix, consumer ses forces dans des défis déraisonnés.

    Il atteignit un nouveau sommet, simple colline déboisée, ouverte sur les horizons. Dans la dernière montée, un vertige l’avait ébloui. Il décida de manger. Espérant surtout y trouver l’absence de pensées dont il avait besoin.

    Face à lui s’étendaient des pentes boisées, vastes mers de couleurs superbes sur lesquelles les rayons solaires, variant leurs inclinaisons et leurs intensités, jouaient pendant des heures. Il devina, sous le secret des frondaisons, les itinéraires répétés des animaux, leurs parcours ancestraux, incessamment agressés par des hommes envahisseurs. Il sentit l’angoisse pesante des espèces encerclées, les cris suppliants des arbres abattus, les râles étouffés d’une terre labourée, toutes ces souffrances quotidiennes qui resserraient impitoyablement sur des êtres fragiles leurs étreintes mortelles. Il aperçut au loin une brume étrange, surplombant une vallée invisible. Était-ce une vapeur échappée d’un lac ou la pollution d’une ville ? Embryon de pluie ou haleine putride. C’est de nos âmes que s’élevait ce poison. L’empreinte des hommes sur la Terre. Le cerf, au fond des bois, percevait le parfum pestilentiel des fumées d’usine, le ronflement des moteurs, le vacarme des avions, le hurlement aigu des tronçonneuses, les appels des chasseurs vers les meutes excitées des chiens. Même le parfum âcre de sa sueur agressait les narines des animaux aux abois. L’homme n’était toujours qu’une menace, que le complice cynique de la mort. Le dégoût. Il n’était qu’un humain. Les fumées de son fourgon, les routes dont il profitait, les champs sulfatés pour les récoltes forcées dont il se nourrissait, les bétails engraissés pour des populations obèses, les mers vidées par les filets dérivants, les centrales nucléaires pour des électricités gaspillées, les forêts vierges rasées pour des meubles coûteux, les fleuves agonisants sous les rejets nitratés, les décharges sauvages et les dépotoirs engorgés. On immergeait dans les fosses marines des containers de déchets radioactifs comme on jetait par les fenêtres des voitures un paquet de cigarettes. Le geste était le même. C’est la mort qu’on propageait.

    Le dégoût.

    Il ne voyait pas d’issue et sentait combien ses réflexions le conduisaient à une impasse. Si les animaux vivaient dans la peur permanente, la planète elle-même ressentait-elle cette angoisse ? Représentions-nous désormais le mal absolu ? 

    Sa simple présence éveillait dans les arbres des frissons inquiets et les gens incrédules mettaient cela sur le compte du vent. Un pigeon passa devant lui. Son vol était puissant et rapide. Était-ce une fuite, la recherche désespérée d’un dernier refuge ? On trouvait jusque dans les mers australes des traces de dérivés chimiques. Où pouvait-il aller ? Les feuilles des arbres, autour de lui, le regardaient avec des yeux terrifiés, des hordes d’insectes affolés fuyaient devant ses pas aveugles, les nuages empoisonnés pleuraient des larmes acides.

    Les hommes avaient propagé la mort. Ils étaient son plus fidèle allié. L’humanité comme l’étendard de la grande faucheuse.

    Le dégoût.

    La violence du dégoût.

    Il se leva et prit le chemin du retour. Un court instant, des désirs de suicide. Il en gardait sur les lèvres un goût sucré, presque bon, l’anéantissement salvateur de la culpabilité et l’impression d’un geste enfin à soi.

    Il ne devait pas rester seul. Il en mourrait. C’était certain.

    Tête baissée, il parcourut les bois, la mort aux trousses et c’est ce sentiment effroyable de la fin à venir que les hommes étouffaient sous des agitations frénétiques. Ne pas savoir, ne pas écouter ni sentir. Rien. Vivre dans l’aveuglement, juste pour se supporter. Nous étions la mort et nous le savions. Mais nous maintenions avec obstination l’interdiction de le dire.

    Il finit par courir espérant que la violence de l’effort empêcherait toute intrusion raisonnée.

    Arrêter de penser et ne penser qu’à cela.

    C’était donc cela le rôle du sport. Juste le complice d’une dictature complexe. L’opium du peuple, un de plus.

    Ne pas penser. Courir. Etouffer le dégoût sous des épuisements musculaires.

    « Arrête de penser ! » cria-t-il dans le silence craintif des bois. Des sanglots échappés bloquaient ses souffles dans la gorge serrée.

    « Arrête de penser, gémit-il, arrête. »

    A l’orée d’une clairière, il se figea. Il ne se souvenait pas de cet espace dégagé. Il regarda autour de lui et ne reconnut rien. Au premier instant, il se dit qu’il était perdu mais l’absurdité de cette conclusion le frappa. Parmi les hommes, il était perdu. C’est ici qu’il était quelque part mais il n’y trouvait pas les repères inculqués et se sentait totalement égaré.

    Avant de s’effondrer, il fonça, droit devant.

    Ce n’est pas le temps qui s’égrena mais la répétition mécanique de ses foulées, la force de ses respirations, l’usure de ses muscles, le choc dans son crâne des pas retombés, les crachats de salive qui suintaient aux coins des lèvres et les larmes salées qui coulaient de son corps comme un pus honteux.

    Honteux.

    C’est ainsi qu’il déboucha sur une route. Il reconnut l’accès au lac. Il était descendu trop bas. Il remonta le ruban goudronné et songea à ces milliards de kilomètres balafrant la planète, cicatrices sans cesse entretenues, élargies, renforcées, reliées entre elles par des réseaux de plus en plus étendus. Il crut devenir fou et comprit qu’il découvrait la vraie raison. Les fous, de leurs côtés, traçaient de nouvelles routes pour rejoindre plus rapidement leurs semblables.

    Le parking, le fourgon. Il courut encore, s’engouffra, ferma la porte et sauta fébrilement sur la boîte de cannabis. Anesthésier les flots de pensées sous des brouillards parfumés, étouffer fébrilement des consciences insupportables."


  • Rentrée scolaire...

    Elle se rapproche à grands pas et rien n'aura changé. Pire, le désastre sera encore plus profond....Les ateliers périscolaires deviendront une garderie. Payante, bien entendu.

    Tout va bien qu'elle a dit la Ministre....

     

    Et cette réforme, alors ?

    Sur le papier, elle présentait plutôt bien, cette réforme. Rendre la vie des jeunes écoliers plus douce ne pouvait que nous satisfaire même si je savais déjà, avant la rentrée 2014-2015, que les volontés de l’appliquer correctement n’étaient pas majoritaires dans la commune.

    Mais j’ai laissé le temps au temps et j’ai tourné patiemment les pages de monagenda toute l’année jusqu’à aujourd’hui avant de vous dresser un rapide bilan de la réforme des rythmes scolaires dans ma commune rurale Normande d’à peine 1000 habitants.

    Enseignants et municipalité se sont d’abord affrontés pour la mise en place du nouvel emploi du temps. Au final, après avoir de nombreuses fois révisé leurs copies, le choix fût fait d’adopter une semaine de 5 jours aux horaires suivants : Lundi, mardi, jeudi, vendredi -> 08h30-11h30 13h30-15h45 / Mercredi -> 8h30-11h30 (pour les heures d’enseignements) et de 15h45 (mais plutôt 16h dans les faits) à 16h45 : Activités périscolaires. (sauf le Vendredi)

    Ensuite, lors d’une réunion de rentrée, la municipalité nous a demandé de choisir quelles activités plairaient le plus à nos enfants parmi celles listées sur une grande feuille :

    Initiation au journalisme, initiation à la BD, djembé, théâtre, atelier philo, initiation aux premiers secours, atelier citoyen, ateliers créatifs …

    Plutôt pas mal, non ?

    Ah oui mais, ATTENTION,  certains ateliers ne seront pas accessibles à tous !

    Arf …

    D’une part parce que la mairie n’a pas réussi à recruter suffisamment d’animateurs (bénévoles ou rémunérés) et d’autre part, parce que la plupart des animateurs ne sont disponibles qu’un jour (et bien souvent le même jour que leurs collègues). Forcément, ça ne colle pas.

    C’est ainsi que se multiplièrent les ateliers “créatifs”, tels des petits pains bibliques. Mais comme on manquait de budget, les crayons de couleursfeutres et autrespeintures étaient aussi rares qu’un bouton disgracieux sur mannequin Photoshopé.

    Soyez créatifs avec des stylos, les enfants ! De toute façon, pour décorer des rouleaux de PQ, ça suffira.

    Rythmes

    Après quelques jours, de nombreux ateliers furent également victimes d’un violent coup d’effaceur pour être aussitôt redéfinis en ateliers récréation.

    R.I.P initiation au journalisme et à la BD, disparus dans la force de l’âge au champs d’honneur.

    Du côté des Miniatures The Cat, elles ont eu la chance d’être tirée au sort parmi les dizaines d’élèves intéressés par l’atelier théâtre (tenu par une maîtresse). Miniature N°1 a également pu participer à un atelier philo animé par l’un des maîtres de l’école. Pour le reste, beaucoup d’ateliers artistiques, beaucoup … Elles sont devenues expertes en customisation de rouleaux  de PQ et coloriage au stylo bic.

    Dès novembre, profs et parents étaient d’accord pour constater une augmentation de la fatigue des mômes par rapport aux anciens rythmes. Les enfants ont dû tenir ainsi toute cette longue année. Rappelons que la réforme avait pour objectif l’effet inverse.

    Dès le début, dans notre commune, 80% des ateliers périscolaires proposés ressemblaient plus à de la garderie ou temps de récréation pendant lesquels les mômes étaient libres de s’ennuyer. Rappelons que l’objectif était de permettre aux mômes de s’ouvrir à des activités extrascolaires auxquelles ils n’auraient pas forcément eu accès autrement.

    Forts de ce constat, à quelques semaines de la fin d’année scolaire, parents d’élèves élus (dont je fais partie) et professeurs ont demandé comment améliorer les choses l’année prochaine.

    “L’année prochaine ? On abandonne les ateliers périscolaires pour mettre de la garderie à la place”, nous a répondu la municipalité en nous faisant comprendre que ce n’était pas négociable et que nombreuses autres communes feraient de même car tout cela est bien trop complexe à gérer.

    Tout ça pour ça …

    Alors voilà, cette année, les mômes de notre commune auront de nouveaux horaires d’école. 8h45-12h puis 13h30-15h30. Après, ce sera garderie jusqu’à 18h30 pour certains enfants dont les parents ne peuvent les récupérer plus tôt.

    3h de garderie … (payante, bien sûr)

    Loin de moi l’envie de débattre sur la politique de tel ou tel gouvernement. Je constate juste que dans l’application de cette réforme, ici, la règle qui consiste à privilégier le  bien être de l’enfant passe au second,  troisième, voire quinzième plan.

    Et  ça me fait bien chier, tu vois …

    Les Miniatures The Cat ne sont pas les plus à plaindre. Nous avons la chance de pouvoir leur proposer des activités extrascolaires comme la danse et le judo. Je vais également leur épargner la garderie en les récupérant à 15h30 car je bosse à la maison (même si je vais devoir m’organiser pour bosser différemment).

    J’espère que les enfants de ma commune auront bien rechargé les batteries pendant les vacances car cette année va encore être bien fatigante pour eux.

    (Bonus : si tu as le compas dans l’oeil, tu auras remarqué que j’ai profité de l’article pour dresser une petite liste de rentrée au passage. Merveilleux, n’est-Till-pas ?)

     

     

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  • Naturisme.

    Naturisme : vivre nu, dans le respect des autres et de la nature

    « Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et de celui de l’environnement. »

    Chloé Poignant de l'agence Créative CulturElle | 12 Août 2015, 17h33 | MAJ : 12 Août 2015, 17h33
     
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    Naturisme : vivre nu, dans le respect des autres et de la nature
     

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    La France est la première destination naturiste mondiale avec 6 millions de naturistes européens, dont 2 millions de Français. 

    Du point de vue légal, les naturistes se distinguent des exhibitionnistes car ils n’imposent pas leur nudité aux autres.

    Et c’est bien pour respecter cette règle que les campings et plages naturistes se dérobent aux regards des passants, nichés dans de petits coins de paradis.

    Nudiste, naturiste, écolo, quelle différence ?

    Selon la Fédération Naturiste Internationale, « le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et de celui de l’environnement. » Il y a donc un peu de préoccupations écolo derrière chaque naturiste. D’ailleurs, pas la moindre poubelle en vue dans les campings, ce sont les clients qui ramènent leurs sacs et vont les jeter directement dans les bennes à ordures. Des clients très respectueux de leur environnement, dont ils veulent préserver la beauté. 

    Le nudiste, quant à lui, recherche seulement la nudité ou «aime être à poil» comme le dirait Marc Bordigoni, anthropologue chercheur à l’Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative (IDEMEC) et auteur de l’ouvrage « Les Naturistes » aux Editions Le Cavalier bleu.

    Il n’y a pourtant rien de naturel dans l’envie de se mettre à nu. Pour le chercheur, c’est entièrement pour des raisons culturelles que sont nés les mouvements naturistes au 19e siècle. S’il s’agissait alors d’apporter une réponse à des questions d’hygiène et de santé publique (maladies pulmonaires, rachitisme pollution), ils ont ensuite évolué pour trouver un vrai public.

    Hygiène et tranquillité, les bases de la vie en communauté

    Depuis la fin du 20e siècle, les motifs de chacun ont évolué et il est désormais davantage question de bien-être et de plaisir. Pour Fabrice, c’était une façon de s’éloigner de l’agitation quotidienne. Entre les embouteillages et les plages bondées, le naturisme permet au trentenaire d’avoir du calme et de la tranquillité. Même son de cloche chez Charlotte et Paul, 40 ans, qui ont tenté cette année leur premier camping naturiste en famille. « On fréquentait des plages naturistes depuis 5 ans, alors on a eu envie d’une véritable expérience familiale. C’est comme un retour aux sources ! » Ils ont d’ailleurs laissé le choix à leurs enfants, pour ne pas forcer leur pudeur.

    Un respect d’autrui, mais aussi de soi-même omniprésent dans la mentalité naturiste : tous le confirment, leurs campings accordent une importance toute particulière à la propreté et au calme, par rapport aux campings «textiles». Au camping Des Saules, à Sussac en Haute-Vienne (87), c’est même le mot d’ordre. Les propriétaires veillent au respect de l’intimité avec des emplacements situés dans de petites clairières, et un nettoyage quotidien des sanitaires... pour le plus grand bonheur de leurs clients. « Il y a une grande retenue chez les naturistes dans le cadre du respect de l’autre. Ils font très attention à la propreté et à la préservation de la nature, pour ne pas laisser de trace de leur passage », confirme Marc Bordigoni. Il ajoute : « Pour les mêmes raisons, les radios et télévisions sont souvent bannies des centres, tandis que les voitures restent à l’entrée. »
     – (Photo Chloé Poignant)
    Se délester du poids des apparences

    Mais le vrai bénéfice du naturisme, selon beaucoup d'adeptes, c’est d’être en harmonie avec son corps. Ainsi, pour Daan, jeune néerlandais de 19 ans « on apprend à mieux connaître son corps, et à le respecter davantage. » Gabrielle et Hans, propriétaires d’un camping, voient tous les ans cette recherche de l’acceptation de soi chez leurs clients : « Une année, une femme qui avait eu une ablation du sein suite à un cancer, est venue tester le naturisme pour la première fois. Cela lui a permis d’accepter et d’aimer à nouveau son corps tel qu’il était, avec ses imperfections. » 

    Pour beaucoup, être nu c’est mettre tout le monde sur un pied d’égalité, sans a priori. « On ne juge plus quand on est nu », confie Laurent. Au-delà de soi-même, c’est tout le rapport au corps qui change. Les plus jeunes comme les moins jeunes affirment que la pratique du naturisme les a aidés à s’affranchir des complexes, surtout lors de l’adolescence. De son côté Bob, 12 ans, est déjà convaincu que cela l’aidera à grandir : « Je ne suis pas comme les autres, et ça ne me dérange pas ». Pourtant, lorsqu’on lui demande s’il en parlera avec ses amis, sa réponse est sans équivoque : « Pas du tout ! » (Voir encadré)

    Mais si la nudité crée une certaine cohésion, elle peut aussi être un facteur d’exclusion. Là où certains campings naturistes tolèrent une forme de pudeur et acceptent sans conditions que les plus timides revêtent une serviette de temps à autre, les plages, moins communautaires, voient parfois d’un œil moins bienveillant les personnes les plus pudiques. Pourtant, au regard de la loi, le naturisme n’y est qu’autorisé et non obligatoire. Là où la nudité permettait d’instaurer une égalité tacite dans un environnement protégé, le vêtement établit un déséquilibre (au contraire de la randonue, qui prône plutôt une cohabitation entre textiles et nudistes).

    Le souci de la nature et de la communauté

    La philosophie naturiste se démarque aussi par sa communauté. Marc Bordigoni rappelle que pour les adeptes, le pratiquer seul n’a pas de sens, l’essentiel est d’abord d’être nu en communauté. 

    Annemie a 21 ans et se rend dans le camping naturiste Lous Suais à Cheissoux (87) depuis sa plus tendre enfance. Pour elle, les propriétaires Ria et Gerrit sont comme une deuxième famille, et elle n’envisage pas de passer ses vacances autrement. Pour Daan, le jeune homme néerlandais, le naturisme aide à se sentir intégré. 

    Ce sentiment d’appartenance s’accompagne d’une conscience aiguë de la nature environnante et de l’importance de la préserver. « Ici, c’est le paradis, alors on fait en sorte que ça le reste » ajoute Annemie « On trie nos déchets, on économise l’eau et les fumeurs ne jettent pas leurs cigarettes n’importe où ». 

    Et des fumeurs, il semble y en avoir une faible proportion chez les naturistes les plus fervents. « Un certain nombre de naturistes a de fortes prises de position sur le respect de la nature, qui implique une méfiance vis-à-vis du tabac, un choix de vie alimentaire spécifique comme le végétarisme ou le végétalisme » explique le chercheur de l'IDEMEC, « mais l’écologie naturiste tient plus dans des actes quotidiens que dans des déclarations ». Des gestes simples, donc, qui s’accompagnent de petites mesures (il n’est pas rare de voir des panneaux solaires et des lampes d’extérieures photovoltaïques), discrètes et efficaces. Et Fabrice de conclure « Ce n’est peut-être pas la liberté, mais ça y ressemble beaucoup ! »
     

    Des restes de méfiance et de préjugés ?

    Lors de la réalisation de ce reportage, la majorité des personnes interviewées pour l’occasion a souhaité ne pas être photographiée, et certains ont également demandé à utiliser des pseudonymes. Que ce soit pour des raisons professionnelles, ou par méfiance envers les journalistes (certains sites ont refusé notre présence), il semble rester un fond de préjugés sur le sujet. Etrange, lorsque l’on sait que la France est la première destination naturiste !

    Pour Marc Bordigoni, rien d’étonnant à cela. Avant les années 80, la nudité n’avait rien de honteux, et certaines revues, comme Vie au Soleil, éditée par la Fédération Française de Naturisme, n’hésitait pas à montrer des familles où adultes comme enfants étaient photographiés nus. « Maintenant, c’est inadmissible à cause du numérique. C’est une manière pour les naturistes de se protéger. Comme ils ne le pratiquent pas par militantisme mais pour leur plaisir personnel, ils n’ont pas toujours envie de devoir faire face aux préjugés. C’est aussi un sujet qui, déformé, peut prêter à rire, comme certains reportages d’été sur le Cap d’Adge qui alimentent les confusions ».

     

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  • Aspartame et E621

    Info du mois : Aspartame et Glutamate Monosodique

    6 février 2009

     

    Aspartame et Glutamate Monosodique

     

    Après les OGM (Voir info du mois et mai et juin), voici les additifs.

    Pour ce mois, voici 2 additifs "POISONS" dangereux pour notre santé l'Aspartame et le Glutamate Monosodique.

     

     

    L'Aspartame:

    Connu sous E951.

    Malgré ce qu'en disent certaines firmes et malgré le fait que de nombreux diabétologues, nutritionnistes, dentistes, généralistes,gynécologues, ... ... ..., conseillent à leurs patients d'en consommer en tant qu'édulcorant (en poudre, en sucrettes, en boissons "light", en chewing-gum, ...) ceci pour perdre du poids ou pour éviter le sucre, cet additif n'aurait JAMAIS DÛ EXISTER.

     

    Il a été découvert en 1965 par un chimiste américain qui tentait de créer un nouveau médicament pour soigner les ulcères. Dès 1973, des chercheurs américains indépendants avait trouvé que l'aspartame détruisait le système nerveux et était hautement cancérigène. Sa mise sur le marché fut imposé dans les années 80 avec beaucoup d'argent !

    Des milliers de produits en contiennent dans près d'une centaine de pays dans le monde. Il s'agit de l'additif le plus controversé du siècle et dont nul ne peut encore mesurer les retombées du scandale qui va exploser un jour ou l'autre.

    L'Aspartame et l'additif le plus meurtrier au monde!

     

    A part les milliards qu'a rapporté (et qu'il rapporte Encore !) cet édulcorant de synthèse (nommé parfois comme exhausteur de goût sur certaines étiquettes), il peut provoquer jusqu'à plus de 90 effets secondaires.

    IL EST DONC VITAL DE SAVOIR LE DETECTER ET DE L'EVITER

     

    Le Dr Roberts, spécialiste de la question et auteur d'un ouvrage de 1020 pages sur ce sujet, déclare :"L"Aspartame est un édulcorant de synthèse, un additif et c'est un produit chimique. Ce n'est pas un produit naturel, c'est en fait un VERITABLE POISON".

    Il précise aussi que l'Aspartame est constituée de trois composants: 50% de phénylalanine, 40% d'acide aspartique et les 10% restants sont constitués d'Ester de Méthyle qui, une foisavalé, se transforme en méthanol de bois (de l'alcool de bois, un poison très toxique). Ensuite ce méthanol se décompose en formaldéhyde (classé dans le même groupe que les drogues comme le cyanure et l'arsenic), en acideformique et en diketopiperazine, tous responsables de tumeurs au cerveau.

    Ce poison est présenté sous différents noms:

    Aspartame, parfois Aspartam (dans certains médicaments, même pour les enfants !!!!!!!), E951 et tout produit en contenant doit mentionner la phrase :"Contient une source de phénylalanine" pour les rares personnes qui y seraient allergiques. Il est donc Indispensable de lire toutes les étiquettes avant d'ingérer quoi que ce soit, même dans les suppléments alimentaires (vitamines et autres), et que dire des "produits light" !

     

    QQ effets secondaires de ce Véritable POISON(Des plus courants aux plus rares)

    Maux de tête, troubles digestifs, ballonnements, diarrhées, insomnies, prise de poids, hyperactivité, manque de concentration, baisse et troubles de la vue, baisse de l'ouïe, forte sensibilité au bruit, douleurs articulaires, crampes, fatigue chronique, cernes sous les yeux, réactions cutanées et diverses démangeaisons inexpliquées, perte de cheveux, sinusites, problèmes de dentition, rétraction des gencives, sensation d'avoir froid en toute saison, saignement de nez, baisse de l'intelligence, trous de mémoire, dépression, sauts d'humeur sans raison particulière, crises de panique, paranoïa, obsessions, agoraphobie, agressivité, crises d'hypersexualité, crise de démence, convulsions, parfois épilepsie, problèmes de thyroïde, infertilité, impuissance, déformation congénitale, retards mentaux, baisse du nombre plaquette dans le sang, hypo et hyperglycémie, destruction du système immunitaire... ...

    Plus grave, cet édulcorant peut provoquer ou encore aggraver le diabète, la maladie de Parkinson, celle d'Alzheimer, de SEP (sclérose en plaque), la fibromyalgie, les arrêts cardiaques brutaux (chez le spsortifs par exemple), cancers du cerveau (et autres), ruptures d'anévrisme, lupus.

    Il peut aussi entraîner une intoxication aux métaux lourds !

     

    Cet additif fait partie de la famille des "excitotoxines", c'est-à-dire qu'il a la triste capacité d'exciter les neurones et ce jusqu'à les faire exploser petit à petit, détruisant ainsi le système nerveux et pouvant atteindre de nombreux organes. Des millions de "victimes de l'Aspartame" vont donc se faire soigner pour des maladies plus ou moins graves pendant parfois des années SANS SAVOIR que leur consommation de produits à l'Aspartame est la source de leurs problèmes de santé.

     

    Donc, arrêter d'en consommer (au moins pendant 60 jours). Parallèlement préparez et cuisinez vous-même vos repas (afin d'éviter aussi le E621), mangez sainement (bio++) et buvez de l'eau plate très régulièrement tout au long de la journée par petites gorgées. Vous remarquerez progressivement une amélioration de votre état général.

    Dès lors ne touchez PLUS JAMAIS à ces produits, qui entraîne une DANGEREUSE accoutumance, et prenez l'habitude de lire les étiquettes.

    Il n'y a aucune raison de consommer de l'Aspartame, sauf , si vous désirez altérer un peu plus votre santé et celle de votre entourage !

     

     

     

    Glutamate Monosodique

    Connu sous E621 (GMS en français, MSG en anglais)

     

    Cet exhausteur de goût est aussi dangereux que l'Aspartame mais peut se cacher sous différents noms. Il a pour but d'exciter vos papilles gustatives et de vous donner envie de manger encore plus de produits en contenant.

    Le problèmes est que certaines persnnes y sont très allergiques et comme dans ce cas là, une consommation accidentelle pourrait leur êre parfois fatale. Elles doivent cuisiner elles-mêmes TOUT ce qu'elles consomment.

     

    Depuis les années 50, cet additif a été de plus en plus utilisé par les industriels de l'agroalimentaire en quantités grandissantes, afin de donner plus de goût aux aliments et de faire de plus en plus de profit grâce à l'argent des consommateurs non informés.

     

    Cet additif a largement favorisé l'épidémie d'obésité que nous connaissons de nos jours, il a aussi tendance à tripler le taux d'insuline fabriquée par le pancréas, pouvant ainsi provoquer des cas de diabète de type 2. Cet additif peut rendre aussi dépendant que la nicotine ou que certaines drogues dures !

     

    Dans son livre "EXCITOTOXINS : The taste that kills" ("Excitotoxines: le goût qui tue" - 1997), le Dr Russel Blaylock (neurochirurgien et nutritionniste américain), explique en détails ce que peuvent faire comme ravages l'Aspartame et le Glutamate Monosodique, tous deux considérés comm des "excitotoxine" détruisant le système nerveux et cancérigènes. Le tout en 260 pages et en citant plus de 490 références et études scientifiques datant de 1950 à 1993.

     

    Dans de trop nombreux pays comme la France, RIEN n'a été dit sur la toxicité de cet additif qui est pourtant très utilisé par les industriels et sous plusieurs noms tel un additif caméléon !

    Cet additif pourrait être présent dans la majorité des produits transformés. Etant donné qu'il est très utilisé dans les plats asiatiques et indiens, certains restaurants aux Etats-Unis affichent sur leur vitrine : "NO MSG HERE", afin d'attirer les clients informés.

     

    Il se dissimule dans des millions de produits tels les chips, les soupes en sachets, les plats surgelés, les plats préparés, les bonbons, les pâtes à tartiner, les produits de "régime" et tant d'autres produits dont la liste est impossible à faire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

     

    Les noms suivants cachent TOUJOURS du GMS:

    Glutamate Monosodique, glutamate, acide glutamique, huile ou graisse végétale hydrogénées, protéines hydrogénées, gélatine, caséinates de sodium ou de calcium, levure rajoutée, extrait de levure, glutamate monopotassique, huiles de maïs

     

    Les noms suivants en contiennent SOUVENT!

    Extraits de malt, bouillons, arômes de malt, arômes artificiels, arômes naturels, arômes naturels de pors ou de poulet, extrais d'épices, protéines de blé, dans de nombreux assaisonnements ou épices, maltodextrine, sauce au soja, produits fermentés ou fortifiés aux protéines, acide citrique, sirop de maïs, arôme de caramel.

     

     

    Ceux-ci pourraient contenir du GMS:

    Protéine de soja, isolat de protéines de soja, protéines de blé, carragheens, enzymes, protéines de lait ou encore protéines de riz ou d'avoine.

     

    Sur ce ,

    BON APPETIT !

     

     

    Vous comprenez bien içi l'importance d'avoir une alimentation la plus saine possible, la plus naturelle, la plus BIO.

    Pourquoi ne pas instaurer le bio dans toutes les cantines de France ? Ce n'est pas la santé qui est onéreuse pour la sécurité sociale et l'état, mais bien la maladie !

    Bon il est aussi vrai que si tout le monde était en bonne santé certaines institutions seraient moins riches !!!!!!

     

    Pour ma part je préfère de LOIN LA SANTE à la maladie, donc 2€ de plus à la cantine pour que nos enfants se portent mieux, ne vas pas me rendre "malade"  !!!!!!!!!

     

     

    Sources: Additifs alimentaires - Edts Chariot d'Or - Corinne Gouget.

                      Les 10 plus gros mensonges sur les médicaments - Sylvie Simon - Edts Dangles

                      Etudes diverses et études de cas thérapeutiques au sein de mon cabinet.

     

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  • Re-forestation en Equateur

    Même l'armée s'y est mise..... Utilité publique, pour une fois. 

     

    L'Equateur bat un record mondial... de reforestation

    EN DIRECT DU MONDE par Alexis Morel mardi 19 mai 2015
    Forêt en Equateur © Maxppp

    En une seule journée, les Équatoriens ont planté près de 600 000 arbres sur tout le territoire. Des dizaines de milliers de volontaires étaient mobilisés.

    580.000 arbres, 200 espèces différentes: c'est tout simplement du jamais vu en moins de 24 heures! Pour participer, il suffisait de planter un arbre, de prendre une photo et d’envoyer un tweet avec le hashtag de l’opération. Les volontaires avaient été convoqués par le ministère équatorien de l’Environnement, mais aussi les autorités locales, les entreprises privées, et même... l'armée! Des soldats se sont mobilisés, munis de pelles et de pioches.

    Les autorités équatoriennes veulent en faire le symbole d’une "politique d’Etat permanente" en faveur de la réforestation. La ministre de l’Environnement a rappellé que le pays y a consacré 74 millions de dollars depuis 2008, ce qui a permis le reboisement d’un peu plus de 4% de la superficie totale du territoire. L’objectif des autorités est maintenant d'atteindre un niveau de déforestation zéro en 2017, à la fin du deuxième mandat du président Correa.

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  • Victor Hugo

    Hugo se souvient de ses enchantements et de ses terreurs alpestres de ses jeunes années entre 1825 et 1839.....

     


     

    "Les monts sont vieux; cent fois et cent fois séculaires,

    Muets, drapés de nuit sous leurs manteaux polaires,

    Leur âge montrueux épouvante l'esprit;

    Sur leur front ténébreux tout un monde est écrit;

    L'âpre neige des jours a neigé sur leur tête;

    Le temps est un morceau de leur masse, leur faîte,

    De loin morne profil qui s'efface de près,

    Livre au vent une barbe épaisse de forêts;

    Ils ont vu tous les deuils, toutes les défaillances

    Toutes les morts passer autour de leurs silences;

    Ils ont vu s'écrouler des astres dans le puits

    De l'horreur infinie et sourde; ils ont depuis

    Bien des millions d'ans la lassitude d'être;

    Eh bien, sur leurs noirs flancs décrépits, le vent traître,

    L'orage furieux, l'éclair fauve, ce ver

    Qui serpente dans l'ombre immense de l'hiver,

    L'ouragan qui, farouche, aux grands sommets essuie

    Sa chevelure d'air, de tempête et de pluie,

    L'aquilon qui revient quand on croit qu'il s'enfuit,

    La grêle, et l'avalanche, et la trombe, et le bruit,

    Toutes les visions des affreuses nuées,

    La tourmente et ses chocs, la bise et ses huées,

    S'acharnent, et ne font, sous leurs dais de brouillards,

    Pas même remuer ces effrayants vieillards.""

    Victor Hugo 

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  • Coca cola contre l'eau.

    UNE DES RAISONS ESSENTIELLES DU BOYCOT DE CHACUN;

     

    Au Mexique, la population manque d’eau potable mais Coca-Cola prospère

    27 avril 2015 Alain Sousa (Silence) 
     

      

     
       
     

    Comment dit-on « eau potable » en mexicain ? Réponse : Coca-cola... Cette blague est malheureusement loin d’être une boutade : dans tout le pays, il est plus facile — et souvent moins cher — d’acheter une bouteille de boisson gazeuse que de se procurer de l’eau. Pollution, réseau vétuste, surexploitation des nappes... Etat des lieux.


    - Mexico, reportage

    Le Mexique compte 119 millions d’habitants... dont 12 millions n’ont pas d’accès à l’eau potable. La ville de Mexico est l’exemple le plus frappant de cette situation dramatique : l’agglomération compte 19 millions de personnes, dont 35 % ne sont pas connectées au réseau d’eau, et 1,3 million de personnes n’ont aucun accès a une source d’eau potable...

    Pourtant, un réseau d’eau existe. Mais il est extrêmement vétuste et peu entretenu, avec des fuites importantes. Selon les estimations, le réseau accuse ainsi 40 % de pertes. Cela correspondrait à environ mille litres par seconde.

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    Autre problème majeur au Mexique, les eaux usées, ou agua negra, sont souvent rejetées sans aucun système de retraitement.

    Ajoutez a cela le réseau des eaux usées qui lui aussi fuit, contaminant le réseau d’eau potable et rendant impropre à la consommation le peu d’eau qui parvient jusqu’aux différents foyers. Et vous vous retrouvez avec des mesures d’urgence qui deviennent la norme, tel le district d’Iztapalapa, où mille camions-citernes distribuent chaque jour de l’eau pour deux millions d’habitants.

    Conséquence de ce manque d’eau potable, le pays détient le record mondial de consommation d’eau en bouteille, avec 234 litres par an et par habitant. Dans les bouteilles que vous trouvez en magasin, pas d’eau de source ou d’eau minérale. Il s’agit simplement d’eau filtrée et traitée... Bref de l’eau du robinet. Si Danone et Coca-cola sont leaders sur ce marché de l’or bleu, ce sont surtout les milliers d’entreprises de microfiltration qui fournissent cette eau en bouteille aux populations.

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    Certaines régions du Mexique connaissent d’importantes précipitations, comme ici dans la ville de Merida. Une richesse insuffisamment exploitée.

    Cette consommation d’eau a des conséquences catastrophiques sur l’environnement. Selon l’organisation Food and Water Watch, 21 millions de bouteilles plastiques sont ainsi jetées chaque année au Mexique. 20 % sont recyclées, le reste terminant dans des décharges, ou simplement dans la nature

    Récolter la pluie

    Cela a aussi un coût. Dans certaines familles, l’eau représente jusqu’à 20 % des dépenses. Des solutions émergent aujourd’hui pour aider les plus pauvres, notamment les populations indigènes. Ces actions sont souvent menées par des associations ou des structures locales. L’une des solutions les plus simples et les plus avantageuses, c’est la récolte d’eau de pluie.

    C’est la mission que s’est fixée une petite organisation, Isla Urbana, créée en 2009 par de jeunes Mexicains. Leur constat était simple : certaines zones telles Tlalpa ou Xochimilco enregistrent mille millimètres de pluies chaque année... et pourtant près de 130 000 habitants n’ont pas accès à l’eau. Ils ont donc décidé d’équiper les populations de systèmes de collecte d’eau de pluie, en réduisant les coûts au maximum et avec l’aide de mécènes.

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    De telles installations, ici réalisée par l’organisation Isla Urbana, permettent de récupérer jusqu’à 50 000 litres par an.

    Le système, avec séparation des premières pluies et filtration, permet de fournir 50 000 litres d’eau sur l’année, soit six mois de consommation pour une famille entière. L’installation de ces systèmes de captation est accompagnée de programmes d’éducation et de sensibilisation a l’environnement.

    Ces initiatives locales, certes importantes, restent une goutte d’eau face au problème auquel sont confrontés plusieurs millions d’habitants de Mexico. Sans mesures drastiques pour améliorer l’accès à l’eau au Mexique, la situation déjà dramatique pourrait se transformer en crise majeure. A moins que Tlaloc, le dieu Maya de l’eau, ne vienne en aide au peuple mexicain...


    COCA-COLAMON AMOUR...

    Corollaire de ce manque d’eau, ou phénomène indépendant, la consommation de boissons gazeuses a explosé au Mexique. Ce pays est ainsi le premier consommateur au monde de cette boisson sucrée avec l’équivalent de 728 bouteilles de 25 cl par an et par habitant, contre 406 pour les Etats-Unis ou 149 pour la France (chiffres Coca-Cola 2012). Le Mexique consomme a lui seul 42 % de tout le Coca-Cola bu en Amérique Latine...

    Il faut dire que la compagnie pratique une politique commerciale très agressive. Outre les publicités omniprésentes, la compagnie propose des demi canettes ou des minis bouteilles à des prix ridicules, pour s’assurer que les populations les plus pauvres ou les enfants avec trois pesos en poche consomment la boisson gazeuse.

    Bien sûr cette consommation de Coca-Cola est l’un des facteurs de l’épidémie de surpoids et d’obésité qui frappe le Mexique : 70 % de la population sont en surpoids, dont 33 % d’obèses et 13 % de diabétiques.

    Outre ces conséquences sur la santé, cette consommation du soda a un impact dramatique sur les ressources en eau, car fabriquer un litre de Coca-cola nécessite au moins deux litres d’eau. La compagnie a choisi d’implanter ses usines d’embouteillage dans des endroits stratégiques.

    Elle a ainsi négocié 27 concessions sur tout le territoire pour pomper de l’eau et 8 concessions pour rejeter ses eaux usées. L’une de principales usines se situe ainsi au cœur d’une des régions emblématiques du Mexique : le Chiapas. La compagnie y pompe plus de 100 millions de litres d’eau chaque année. Plusieurs associations dénoncent la catastrophe environnementale et humaine que représente l’usine. La surexploitation de la nappe est non seulement un désastre écologique, mais prive également les populations locales de précieuses ressources en eau.

    Si le gouvernement mexicain ne souhaite pas contrarier la multinationale, il a tout de même, face à la pression de la société civile, adopté fin 2013 une taxe sur les boissons gazeuses : 10 % du prix (les associations de consommateurs demandaient 25 %). Avec une majoration d’un peso par litre seulement, le flot de Coca-cola n’est pas prêt de se tarir.

    Note : Il faut ajouter que le président du Mexique de décembre 2000 à novembre 2006, Vincente Fox, était avant d’être élu, président de Coca-Cola pour l’Amérique latine et salarié de la firme depuis 1964. Il était aussi député depuis 1988.


    Pour aller plus loin

    - Un excellent documentaire, H2Omx, a récemment mis en lumière les problèmes de gestion de l’eau à Mexico. Voir le site www.h2o.mx.
    - Pour en savoir plus sur le problème de Coca-cola au Chiapas, voir le site de l’associationCasacollective.
    - Pour en savoir plus sur Isla Urbana et la collecte d’eau de pluie au Mexique :www.islaurbana.org.

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