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  • KUNDALINI (15)

     

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    « J’aimerais méditer avec … vous, Sat. J’aimerais que vous m’appreniez ce que vous savez. J’en éprouve, là, maintenant, un besoin viscéral et ça me brûle. »

    Elle avait baissé les yeux, sans s’en apercevoir. C’est quand il prit la parole qu’elle réalisa qu’elle ne le regardait plus.

    « Quand un adulte dit à un jeune enfant qu’il doit aller à l’école pour savoir plein de choses, il lui ment. L’enfant ne va pas savoir plein de choses, il va juste être amené à ingérer des connaissances et comme toute ingestion, une partie sera rejetée comme autant d’excréments. On peut espérer malgré tout que quelques-unes de ces connaissances aboutiront à un savoir. Pour cela, il faudra que l’enfant expérimente ces connaissances, qu’il les perçoive, qu’il les ressente, qu’il les vive pleinement, physiquement, émotionnellement, intellectuellement. Vous ne pouvez pas savoir ce que je sais, Maud. Je peux juste partager avec vous mes quelques connaissances. Mais ça sera à vous, ensuite, de les expérimenter, de les éprouver, pour qu’elles deviennent éventuellement un savoir, le vôtre. Et de la même façon, je ne peux pas savoir ce que vous savez. On ne peut rien savoir de personne. On peut juste essayer de saisir leurs connaissances. Mais ce savoir éventuel, n’allez pas croire, Maud qu’il sera permanent et nécessairement durable. Le savoir s’entretient par un travail quotidien. Il nous est bien entendu impossible de mettre en actes, constamment tous nos savoirs mais nous devons au moins les garder en conscience, leur parler, leur montrer notre attachement, les réveiller aussi souvent que possible. Un savoir est comme un être vivant. Il se doit d’être soigné.

    -Apprenez-moi ce que vous connaissez, Sat et j’en ferai bon usage. Pour mon propre savoir.

    -Trouvez-moi alors un exemple criant qui prouve sans contestation possible que la connaissance n’est pas un savoir. »

     

    Elle repensa de façon fulgurante aux cinq éléments essentiels, les cinq nuances dont Sat avait parlé. Il avait dit que le sommet de la pyramide était occupé par la dimension sexuelle, une sexualité sacrée.

    « Tous les humains connaissent, à partir d’un certain âge, le processus sexuel d’accouplement mais très peu savent faire l’amour. »

    Elle avait lancé sa réponse sans avoir eu besoin de la construire. Tout était là. Comme une évidence. Elle le regarda. Stupéfaite d’elle-même.

    Il lui sourit.

    « Chapeau bas, dit-il, doucement. J’ajouterais juste que nous ne faisons pas l’amour. C’est l’amour qui nous fait. »

    Elle répéta minutieusement les deux phrases, les yeux fermés. Un jour, elle saurait pleinement ce que cela signifiait. Elle s’en fit la promesse et se réjouit aussitôt d’avoir su observer en elle à quel point cette phrase de Sat la laissait perdue, comme aspirée dans un tunnel de lumière, tellement de lumière qu’elle en perdait la capacité à réfléchir. Comme une humilité qui se découvrait, la conscience de l’insignifiance de ses connaissances et du peu de savoir qu’elle en avait retiré. Et ce regard bienveillant sur soi, elle avait envie de l’enlacer. Un amour étrange en elle, comme une reconnaissance ou mieux que ça encore. Comme une naissance à soi. Une fin de grossesse  spirituelle, l’orée du monde intérieur qui se dévoilait.

    Un tourbillon en elle. Elle posa une main sur son front."

  • Lettre d'une vieille maman...

    Lettre d’une vieille maman à sa fille …

    http://www.espritsciencemetaphysiques.com/%EF%BB%BF%EF%BB%BF%EF%BB%BFlettre-d-une-vieille-maman-a-sa-fille.html

    Par  | 15 août 2015
     

          

    Lettre d’une vieille maman à sa fille …

    Lettre d’une vieille maman à sa fille …

     
    Ma fille, Le jour où tu trouveras que j’ai vieilli, aie de la patience envers moi et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.
    Si lorsque nous parlons, je répète la même chose des dizaines de fois, ne m’interromps pas pour me dire: « Tu as dit la même chose il y a une minute ». Écoute-moi s’il te plaît. Souviens-toi quand tu étais petite, tu voulais que je te lise la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.Si je ne souhaite pas prendre un bain, ne te mets pas en colère et ne me mets pas mal à l’aise en disant que c’est une honte. Souviens-toi combien de raisons je devais inventer pour te faire prendre un bain quand tu étais petite. En voyant mon ignorance vis-à-vis des nouvelles technologies, ne te moque pas de moi, mais laisse-moi plutôt le temps d’assimiler tout ça et de comprendre. Je t’ai appris tant de choses: comment te tenir à table, t’habiller, te coiffer, comment appréhender les défis de la vie… Le jour où tu trouveras que j’ai vieilli, aie de la patience envers moi et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.

    Lettre d’une vieille maman

    S’il m’arrive à l’occasion d’oublier ou de ne pouvoir suivre une conversation, laisse-moi le temps nécessaire pour me souvenir et si je n’y parviens pas, ne te montre pas irritée, impatiente ou condescendante: le plus important pour moi, c’est d’être avec toi, de partager des moments avec toi. Quand mes jambes ne me permettront plus de me déplacer comme auparavant, tends-moi la main comme je te l’ai tendue pour t’apprendre à faire tes premiers pas.

    Quand ces jours approcheront, ne sois pas triste. Sois tout simplement avec moi et comprends-moi alors que je m’approche de la fin de ma vie, avec amour et gratitude. Je te chéris et te remercie pour les moments passés ensemble et la joie éprouvée. Avec un sourire et tout l’amour que je ressens pour toi, je souhaite juste te dire ma fille: je t’aime.

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  • Tantra (2)

     

    Tantra

    Tantrisme

    Tantrisme (2)


    Le Tantra : levons le voile sur notre sexualité sacrée

    http://www.femininbio.com/sante-bien-etre/actualites-nouveautes/tantra-sexualite-sacree-69854

    Le Tantra : levons le voile sur notre sexualité sacrée
    Tantra : Sexualité sacrée
    Fondatrice de FemininBio, directrice de collection chez Eyrolles, dingue de bio, folle de nature, de running et par dessus tout de l'évolution de la conscience de l'être humain ;-)

    Qu'est ce que le Tantra ? A quoi sert-il et comment se pratique-t-il ? Marisa Ortolan et Jacques Lucas répondent à deux voix.

    Une sexualité sacrée, qu'est ce que c'est ? 

    Si dans le terme sexualité, nous parlons de la pratique de "faire l’amour", alors la sexualité sacrée est la conscience. Le Tantra est une voie qui implique le corps (les perceptions, les sensations), les sentiments et l'intention afin d'unifier chacun et de connecter l'Union du Masculin et du Féminin, en Soi et dans la relation. 

    La sexualité sacrée dans un couple passe par une communication fluide et le fait de savoir exprimer son ressenti, ses sentiments : ce que je vis sans en faire porter à l’autre la responsabilité. 

    Est-il possible de rester heureux dans sa sexualité en couple toute une vie ? 

    Le possible vient de l’implication de chacun dans le couple. Les conditions optimales sont les suivantes : 

    • Ne jamais s’arrêter sur des acquis : il est toujours celui/celle qu'on doit séduire, comme au premier jour. 
    • Oser remettre en question ce qui fonctionne bien, et chercher à l'améliorer, le parfaire. 
    • Ne pas oublier que l’autre est un Dieu, une Déesse et qu’il est bon de l'honorer comme tel. 
    • Sortir des buts fixés, lâcher la recherche de l’orgasme : le plaisir extatique est autant dans le désir que dans la jouissance. 
    • S’occuper de soi, de sa propre pratique corporelle, de sa respiration. 
    • Être connecté au niveau du cœur : lâcher les jugements et les projections, les attentes. Un travail sur soi est conseillé pour les débusquer (psychothérapie, par exemple). 
    • Se laisser toucher par l’autre, et savoir recevoir l’amour de l’autre. 
    • Pratiquer la sexualité comme une ascèse et ne pas attendre que le désir ou l'excitation soient les moteurs de la relation sexuelle.
    • S’oublier pendant le temps du partage tantrique veut dire oublier sa "persona", son ego, se prouver quoi que ce soit. 
    • Se laisser aller à l’instant, se laisser surprendre par ce qui se passe, par la co-création du moment et pratiquer le yoga tantrique concentré et léger, le cœur ouvert, avec le détachement du projet, et la présence totale à l’instant. 
    • Considérer l'acte sexuel comme une méditation pratiquée seul et simultanément à deux.. 

    La liste n’est pas exhaustive, à chacun de la compléter !

    Quel est le rôle du souffle ? 

    Le souffle est une clé majeure du yoga tantrique. Les chacras ou centres énergétiques sont stimulés par la respiration, ainsi un échange subtil avec le partenaire se fait. 

    Lorsque l’acte amoureux est engagé, une manière simple de monter l’énergie sexuelle le long de la colonne vertébrale impose une respiration consciente. Il y a deux atouts à cela : l’énergie monte du périnée au sommet du crâne (la respiration tantrique) et le retour à soi (acte méditatif). 

    Ensuite, il est conseillé de laisser faire et de ressentir en soi et entre soi et l’autre ce qui se passe, sans bouger davantage. Le ou les corps parlent sans impulse de la volonté ou du projet. La sexualité tantrique est plutôt joyeuse et épanouissante. 

    Une autre clé majeure est de conscientiser totalement les sens : la vue, l’odorat, l’ouïe, le toucher, le ressenti. Cette extrême présence à soi et à l’instant permet de revenir sans cesse à l’intérieur, non par la pensée, le mental mais par le corps et les sens, par l’expérience. 

    Faut-il avoir fait un travail de développement personnel pour une sexualité épanouie ? 

    Nous constatons dans nos stages que les personnes qui ont, au préalable, suivi un cursus thérapeutique, partagent plus rapidement et facilement la dimension sacrée dans la relation. 

    Les enjeux transférentiels (papa/maman, abandon/dévalorisation, etc) sont repérés très rapidement et écartés de la situation actuelle et réelle. Et au-delà de la relation amoureuse, se sentir libéré des entraves du passé et de l’histoire personnelle, procure un soulagement et un épanouissement dans tous les types de relations : sexuelles, amicales, professionnelles, etc. 

    Y a-t-il un risque de dérive ? 

    La dérive existe souvent par rapport à une norme. Or, le Tantra ne cherche pas à normer les pratiques sexuelles ou les relations mais plutôt à responsabiliser chacun sur l’usage de son propre corps et sa propre sexualité, en adulte. Le respect de soi et de l’autre est la seule Loi et c'est la base de l’enseignement tantrique aujourd’hui. 

    Savoir dire Non et se sentir entendu dans ses limites contribue à l'épanouissement dans la sexualité. 

    La qualité du cadre (les stages de Tantra ne sont pas des lieux de sexualité débridée) et la conscience des animateurs sont indispensables aux bons fonctionnements et aboutissements des formations. La sécurité et la confiance sont deux conditions au lâcher-prise et à la connaissance. Cette qualité est garantie lorsque les animateurs assument une déontologie, une éthique sérieuse. Alors les enjeux personnels peuvent être travaillés en profondeur et c'est un gage de réussite et de liberté d'être Soi. 

    Différencier "dérive" et liberté est parfois un point sensible entre deux partenaires quand les besoins de l'un diffèrent de ceux de l'autre. Un tiers, un contrat préalable et/ou une communication sincère sont bienvenus pour ne pas sombrer dans un conflit qui peut dériver vers une séparation prématurée.
    Au début du travail en Tantra, certains "célibataires" se comportent comme des prédateurs par frustration. Très vite, ils comprennent l'intérêt de découvrir une autre dimension du désir, du plaisir et de la jouissance. 
    Quant aux vrais pervers, ils sont assez rares dans les stages car ils sont vite débusqués et ne s'y sentent pas à l'aise. 

    Les "tantristes" sont-ils de meilleurs partenaires sexuels que les autres ? 

    Il semblerait que les personnes ayant pratiqué le Tantra, les tantrikas, partagent une sexualité différente, plus "habitée" et respectueuse. 

    Le risque, doux et agréable certes, est de limiter la voie du Tantra à une amélioration de sa sexualité, de la relation à l’autre. En effet, si le pratiquant tantrique reste uniquement sur la "gamme" de la sensualité, il ne peut vibrer au delà de ce qui se passe dans le réel. Comme s’il était la note de musique qui reste uniquement accrochée à la partition sans partir, sans vibrer, avec le son, la vibration qu’elle crée. C’est à ce moment là que l’énergie tantrique, la douceur du divin traverse nos cellules et modifie nos perceptions. 

    Un homme ou une femme tantrique est à l’aise autant avec le versant animal de sa personnalité qu’avec ses sentiments et émotions et aussi son aspiration à accéder à la dimension spirituelle proposée par le Tantra. 

    Il/elle utilise ses énergies sexuelles pour accéder à des vécus d’ordre spirituels par le biais de techniques simples (respiration, mouvements spécifiques, ouverture du cœur, regard sur l’autre et intention vers la transcendance). L’extase est accessible à tous et toutes. Il est évident que de telles expériences sont transformatrices. 

    Et, nous Jacques et Marisa, pouvons témoigner comment, encore aujourd’hui après 10 ans de co-animation, nous sommes touchés par cette révélation qu’est la pratique du Tantra, pour les femmes et les hommes qui la découvrent ! 

    Qu'est ce qu'un couple authentique ? 

    Le couple passe d’abord par l’harmonisation du couple intérieur. Au delà des mots, c’est un chemin en soi de découverte et d’acceptation de nos parties masculines et féminines. Il s’agit de conscientiser celles qui dominent dans la vie sociale et dans l’intime car ce ne sont pas forcément les mêmes. 

    Se sentir pleinement "acceptant" de ce que l’on est permet de ne pas faire porter à l’autre (dans le couple), nos manques, nos travers, nos vides. S’unir sexuellement corps-âme-esprit impose d’avoir réalisé au préalable cette union en soi. 

    Beaucoup croient que c’est l’autre qui ouvre l’amour en soi (être amoureux), alors que c’est en nous que se trouvent les clés de l’amour, du désir et de la sacralisation. 

    L’aide majeure qu'apporte la pratique d'une méditation quotidienne est de prendre du recul par rapport au couple pour le remettre dans le grand jeu de la vie. La notion de l’Autre peut s’élargir au point de prendre la dimension de l’univers dans un vécu ou la jouissance et l’expérience spirituelle sont étroitement mêlées. Tout le travail tantrique vise cette perspective d’union en soi. 

    Une implication personnelle profonde est indispensable parce que, d’une part l’énergie sexuelle est concernée et que d’autre part, les enjeux relationnels "amoureux" engendrent toujours de la vulnérabilité. 

    Le Tantra est une voie spirituelle extrêmement puissante puisqu’elle procède d’une démarche personnelle très engagée. Elle se pratique à 2 et peut être initiée dans un travail en groupe. 

    Pour terminer, nous ajouterons qu’acquérir des outils pour une bonne communication transforme le couple et améliore la relation qui devient plus authentique quelles que soient les concessions faites. 

    Pourquoi la société nous impose-t-elle des modèles de sexualité ? (fréquence, intensité etc) 

    Le pourquoi vient certainement de plusieurs choses que nous résumerons en deux points essentiels  : 

    • la main-mise des religions sur la sexualité, son utilité et la manière de la pratiquer. 
    • l’interdit posé sur les organes sexuels qui doivent être cachés, et des codes moraux très stricts. 

    Cela induit le désir de curiosité et aussi celui de transgresser ces codes. Il y a une jouissance que chacun ressent à enfreindre les règles. 

    La preuve en est que tout ce qui parle de sexualité dans les journaux, les livres, sur internet, suscitent de l‘intérêt. Plus particulièrement l’exposition du corps féminin : les seins, les fesses, la vulve. Cela prouve la dominante patriarcale, encore aujourd’hui dans les mœurs européennes : le corps féminin est soit caché soit surexposé. 

    Petit à petit, les femmes basculent dans ce même type de référence. Elles sexualisent leur regard sur l’homme, dans l’image et le comportement. Elles recherchent l’excitation et l’efficacité sexuelle au détriment de sa profonde satisfaction et ne pensent qu'à donner à l’homme. Par exemple, certaines femmes décident qu’une sexualité à prédominance clitoridienne est la seule valable. 

    Le côté positif de tout cela est que la femme redécouvre les multiples possibilités que lui offre son corps. Mais pour l’homme, cela ne lui apporte pas un autre regard sur la sexualité. 

    Aujourd’hui, il existe un marketing sexuel avec des codes précis de physique autant chez les femmes que chez les hommes (taille du pénis, grosseur des seins..etc) et de savoir-faire. Nous pensons que c’est un signe des changements de repères de la société actuelle. Les couples ne durent plus toute la vie, les femmes se positionnent dans une quête de place plus juste, les hommes sont en recherche d’identité et la sexualité dans tout ça est plus consommée que vécue de l’intérieur. 

    Heureusement, nous voyons dans nos séminaires des hommes et des femmes qui veulent vivre autre chose ! L’envie de retrouver des valeurs plus enthousiasmantes, plus motivantes est là. Nous constatons que les hommes ne demandent qu’à retrouver leur capacité d’émerveillement face à la femme, en ouvrant leur cœur et leur vulnérabilité, et que la femme libère sa créativité en s’autorisant à retrouver sa puissance féminine, sa félinité. 

    Des idées reçues (issues de l’éducation, de la culture, de la religion) bloquent ou freinent l’ouverture à cette dimension : l’homme pour jouir doit éjaculer, la femme-animal est une "salope". La voie du Tantra œuvre à se débarrasser de ce qui encombre le contact direct à l’autre et aide à dissocier excitation et désir qui sont, aujourd’hui encore, confondus dans la sexualité. Le désir concerne "l’être" alors que l’excitation implique "l’avoir". 

    Que cherchent les personnes lors de vos stages ? 

    Le Tantra est une voie qui prône la sexualité sacrée comme voie d’éveil. La majorité des personnes viennent au Tantra comme voie de recherche intérieure. 

    Être en paix avec sa sexualité est une étape déterminante pour le chercheur d’éveil. D’autre part, on se rend compte très vite que l’énergie sexuelle est un formidable "carburant" pour atteindre des états de méditation et de transformation de soi. 

    Le Tantra utilise ces énergies, que désirs et excitations génèrent (sans "consommer" forcément par le passage à l’acte), pour les faire circuler en soi, les transcender et les diriger vers une complétude spirituelle. La jouissance d’un coït n’a rien de commun avec l’extase tantrique : l’orgasme, l’éjaculation ne sont plus les buts de l’acte sexuel. 

    Certains participants sont motivés par l'amélioration de leur sexualité, voire de résoudre certaines difficultés dans ce domaine. Et puis, bien des couples ont besoin de relancer le désir et la créativité dans leur intimité. 

    Tous découvrent que cette porte d’entrée leur ouvre un univers qu’ils ne soupçonnaient pas : au delà de tout cela ils visitent le plaisir de la sensualité et de la sexualité sacrée. La rencontre sexuelle devient le théâtre d’un échange et d’une expérience dont la saveur transcendantale et spirituelle rappelle les moments de l’amoureux à l’adolescence, avant le premier acte sexuel. Le désir était là, très fort, le monde paraissait magnifique, le cœur ouvert, la frustration du désir était acceptée, tout avait un sens, chacun, chacune se sentait connecté à tout et à tous. Retrouver cet état et le garder pour toujours est un aspect magique du Tantra. 

    Les stages de Tantra poussent chacun à travailler sur l’image de soi et de l’autre ainsi que sur l’ego : par exemple, les choix de partenaires (pour ceux qui viennent en célibataire). Le rapport à la dépendance, à l’anti-dépendance et les stratégies comportementales pour gérer manques et besoins sont également largement visités et regardés. Nous sommes interdépendants, nous sommes tour à tour sujet et objet de l’autre (sujet de désir, objet d’amour et vice versa). 

    Grâce à la pratique tantrique, nous devenons plus conscients de nos fonctionnements et pouvons décider de ne pas se figer dans une position. Une relation réussie impose un juste équilibre des deux positions afin de renoncer à une toute-puissance nuisible aussi bien à la relation qu’à l’autre et à soi-même. La voie du Tantra passe par soi c’est à dire là où j’en suis, dans l’instant, dans ma vulnérabilité. Tout de soi est pris en compte : le corps, les émotions et sentiments, les comportements, la spiritualité. Le Tantra est l'un des chemins (la voie abrupte disent les initiés) pour se relier au divin cosmique, être en extase avec le Tout. Et laisser la joie émerger, libre, totale…

    Le Tantra, horizon sacré de la relation, de Marisa Ortolan et Jacques Lucas. Ed. Le Souffle d'Or. 

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  • "Tous les hommes sont des connards"

    Tous les hommes sont des connards

    http://fvsch.com/

     

    Oui mec, tous les hommes sont des connards, va falloir t’y faire.

    Et je dis pas ça au douzième degré pour railler les féministes misandres1 qui font rien qu’à exagérer et faire des amalgames. Je suis très sérieux là: les hommes sont des connards, toi tu es un connard, moi je suis un connard, et peut-être qu’à un moment faut voir la réalité en face et se dire que merde, y a un truc qui va pas.

    En quoi est-ce que tu es un connard, tu demandes, et comment je peux affirmer ça alors que je te connais même pas? C’est une question de définitions. Par exemple une définition contemporaine du connard ce serait un mec qui, individuellement, fait de la merde et nuit aux gens autour de lui. Or toi t’as pas spécialement l’impression de nuire aux gens, tu fais même des efforts pour être un mec bien, pas comme tous ces connards là. De toute évidence, les connards c’est une minorité nuisible, pas la majorité des hommes, et certainement pas tous les hommes. En tout cas certainement pas toi, pas tes potes, pas tes amis, pas tes proches de sexe masculin.

    Ben moi, je me permets une définition à peine différente. Je pars du même point: personne qui nuit aux gens autour d’elle, et je rajoute:et s’en fout parce que c’est pas son problème.

    La belle affaire! En quoi les hommes sont des connards d’après cette définition? Alors là, c’est assez simple:

    1. Les hommes constituent une classe sociale dominante2, qui profite de nombreux avantages matériels et symboliques, de meilleurs salaires, de plus de pouvoir de décision sur leur propre sort et celui d’autrui (par leur présence hégémonique dans les structures de pouvoir publiques ou privées), et du fait qu’on les laisse plus aisément décider de leur vie sans leur faire un procès en respectabilité sociale (se soldant par de l’exclusion sociale ou une peine judiciaire, suivant le contexte).

    2. Cette domination est active, ce n’est pas un don reçu des fées à ta naissance et dans lequel tu n’aurais aucune part. Ça marche pas comme ça, désolé. Ce n’est pas juste une «donne» de départ inéquitable, c’est le résultat d’une somme d’actions. Ça passe par des torts causés à autrui pour que cet autrui reste à sa place subalterne; ça demande des violences symboliques et si besoin physiques; ça demande de restreindre la liberté des gens dans leur tête et si ça suffit pas dans leur corps. Et il faut le faire génération après génération, et ça prend diverses formes: exploitation économique, exploitation du travail non rémunéré, violences sexistes, pressions sociales restreignant la liberté d’action des femmes (sauf à vouloir encourir des reproches, des violences symboliques voire physiques), etc.

    3. Tous les hommes participent à la mise en acte et à la perpétuation de cette oppression sexiste. Bien sûr la participation de chaque homme à la domination masculine n’est pas un truc en noir et blanc, il n’y a pas d’un côté les machos rétrogrades et de l’autre les hommes normaux qui n’ont jamais pris part au sexisme (…et pourtant on l’entend tous les jours, cette blague!). Il y a plutôt un éventail de participation active aux violences (plus ou moins graves), de justification des violences, et de tolérance des injustices (le plus souvent avec une forme d’ignorance volontaire: Je veux avoir le droit de m’en foutre, m’a-t-on dit une fois…). D’ailleurs la tolérance, la justification et l’ignorance volontaire, c’est plus que courant; forcément, quand c’est pas toi qui prends les coups3

    L’étendue de l’oppression sexiste est documentée, de même que de nombreuses formes de participation concrètes des hommes à cette oppression. Les mécanismes de l’oppression font l’objet de nombreuses analyses, et on peut être d’accord ou pas avec certains constats et certaines analyses. Mais la base c’est qu’il y a des gens qui en exploitent d’autres pour en tirer un profit, sous une forme ou une autre, et qui trouvent ça bien normal. Donc: connards.

    AMALGAME TOI-MÊME

    Ça doit être tentant de répondre «non mais c’est pas comme ça», «tu mélanges tout», «tu fais des amalgames», «tu exagères». Sauf que non, j’amalgame rien du tout. Je veux bien qu’on discute des nuances et des mécanismes exacts en jeu, mais le déni ça commence à bien faire. Je veux bien discuter, je veux bien qu’on me corrige quand je dis des bêtises, mais faudrait voir à y mettre un peu de rigueur, à pas se limiter à des preuves anecdotiques choisies avec soin pour montrer que c’est pas si grave ou que le sexisme va dans les deux sens—non, il va pas dans les deux sens, pas avec la même force et les mêmes objectifs.

    Le sexisme est un système d’exploitation dans un sens bien précis (domination des hommes sur les femmes), on va arrêter de se cacher derrière son petit doigt et de prétendre que c’est pas vrai, ou que c’était avant (oui c’était pire avant; non ça n’a pas disparu), et enfin on va arrêter de prétendre qu’un système d’exploitation peut exister et se perpétuer sans participation active du groupe dominant.

    Ça veut dire que oui, tous les hommes participent à l’oppression sexiste. Peut-être à des niveaux divers, car il y a des variations dans l’éducation et les parcours de chacun (et, soyons fous, les éventuelles mises en pratique d’engagements antisexistes). Mais l’éducation genrée facilite, normalise, justifie et même souvent exigecette participation à la domination; à partir de là, dire qu’un homme ne participe pas à la domination sexiste parce qu’il a un bon fond, et que cette domination tomberait du ciel… soyons sérieux. Ça ne marche pas comme ça.

    Alors je ne veux entendre aucun homme contester, «relativiser» ou «nuancer» l’existence et la gravité de la domination masculine avant d’avoir fait le taf de se renseigner.

    Se renseigner, ça veut dire quoi? Déjà, ça veut dire arrêter de s’en foutre et de réclamer le droit de s’en foutre, parce que t’as beau ne pas avoir choisi d’être né mec et t’as beau ne pas avoir choisi d’avoir la plus grande part du gâteau, tu es impliqué, c’est comme ça. Le sexisme, et par sexisme je parle en priorité de la domination des hommes sur les femmes4, ce ne sont pas les machos qui le font, c’est un peu tout le monde: c’est tes parents, tes frères et sœurs, tes profs de la maternelle à la fin de tes études, c’est tes potes du collège, c’est la culture dans laquelle tu baigne, c’est ton éducation. Donc non, c’est pas juste une histoire de meufs féministes dans ton coin: tu as du boulot aussi.

    Se renseigner, concrètement, c’est écouter. Si une femme dénonce le sexisme d’une situation qu’elle vit, faut arrêter de se donner comme mission de la contredire, ou même de jauger ce qu’elle raconte en se croyant objectif. En tant que mec tu as un intérêt concret à ne pas lutter contre la domination masculine, tu vois. Parce que ça veut dire, par exemple, plus d’opportunités d’embauche et plus de thunes pour toi si tu participes aux discriminations au travail ou si tu les laisse se produire (et même chose en amont pour les discriminations dans l’orientation). Ça veut dire, par exemple, plus de sexe (pour les hommes hétéros ou bis en relation avec une femme) si on défend le droit des mecs à insister pour avoir du sexe (quand leur copine veut pas trop, ou à insister quand une fille dit non mais que ça veut dire peut-être…). Et ainsi de suite5. Donc on arrête d’être à la fois juge et partie, surtout si c’est pour juger d’expériences que par définition on ne pourra pas avoir car le monde autour nous considère comme homme.

    Je pourrais enfin dire que se renseigner c’est lire des bouquins de sociologie et d’études sur le genre, et oui il y a plein de trucs importants à apprendre comme ça… mais à la rigueur c’est secondaire, si on pouvait au moins commencer par écouter sans juger! Ça serait vachement bien. Tu peux même ne pas croire un traitre mot de ce que je raconte ici, et arrêter ta lecture ici, si tu gardes juste cette idée d’écouter sans juger et de vraiment prendre en compte la parole des femmes au lieu de défendre «les hommes».

    (J’ai déjà proposé cette idée, qui ne vient pas de moi, à des hommes: écouter sans juger. C’est à vous désespérer de l’espèce humaine. Certains réagissent comme si on souhaitait leur couper les couilles, et vous répondent que cette demande est sexiste. C’est sidérant. On leur demande juste d’être dans le non-jugement, vous savez ce truc tout con—mais compliqué à faire, on est d’accord—qu’on recommande comme outil pour améliorer sa capacité d’empathie et ses relations avec ses proches… mais non, il faut absolument avoir la possibilité, que dis-je le pouvoir de juger dans sa tête et de communiquer au monde ce jugement. Tant pis si ça écrase des gens.)

    UTILITÉ DU MOT CONNARD

    On résume. Par défaut, un homme est un connard car:

    • Il est éduqué pour assumer un rôle de dominant.
    • Cette domination implique un dommage causé à autrui.
    • Et il s’en fout parce qu’il trouve ça normal.

    Faire du tort et n’en avoir rien à battre, c’est un peu la définition du connard. J’suis désolé si ça cause de la peine à certains et certaines. Mais à ce niveau là c’est mécanique: on a le préjudice causé (pour son propre profit qui plus est, que l’exploitation soit directe ou indirecte…), parfois même la justification sans gêne du préjudice (c’est normal, c’est bien, c’est souhaitable…), ou au mieux l’indifférence volontaire; on est donc en présence d’un connard.

    Mais maintenant qu’on y est, on peut noter que cette définition un peu rigoureuse du connard, c’est finalement une simple description de la classe dominante dans toute forme d’oppression: exploiter et/ou limiter fortement la liberté d’autrui, justifier cette oppression en la décrivant comme normale, et se moquer du dommage causé car on n’en souffre pas.

    Pourquoi parler de «connard» plutôt que de dominant, dans cet article? Eh bien parce que si je parle simplement de domination, ou d’oppression, c’est abstrait; si je parle de dominant, tu t’en fiches; et si je parle d’oppresseur, tu écarquilles les yeux. Il y a peut-être des oppressions, mais des oppresseurs? Naaan, faut pas pousser quand même.

    Bah si, il y a des oppresseurs. Et je dis «connard» pour dire oppresseur, pour rappeler qu’il y a une participation personnelle à l’oppression, et que cette oppression c’est pas un truc abstrait mais un préjudice causé à autrui.

    En passant, cette idée que tous les hommes sont des connards, je ne l’ai pas inventée. Je l’ai piquée à d’autres hommes: mecs lambda, antiféministes, égalitaristes… Si si, je vous jure. Faut que je vous raconte.
    Ça se passe souvent comme ça: des femmes décrivent un aspect de l’oppression sexiste, notamment des violences sexistes, et pointent les bénéficiaires et agents principaux de ces violences: des hommes. Réaction du chœur des hommes mentionné plus haut:Stigmatisation! Tu dis que tous les hommes sont des connards!

    Et ils y croient vraiment. À aucun moment le texte auquel ils réagissent ne dit «tous les hommes», ni même «une majorité des hommes», mais ils y croient dur comme fer à une mise en causeimplicite de tous les hommes.

    On pourrait se dire que c’est une réaction de l’égo blessé de certains hommes, la réaction de quelques uns qui se sont sentis, par une maladresse de lecture, visés par un propos qui a priori ne parlait pas d’eux, puisqu’il parlait d’hommes coupables de violences sexistes et uniquement d’eux.

    Sauf que c’est trop systématique pour être juste un truc individuel.
    Ce Tu dis que tous les hommes sont des connards! (variante possible avec «violeurs»), je ne sais pas exactement ce que c’est, mais ça ressemble à un mécanisme de défense de groupe, une forme de solidarité masculine. Il importe que le moins d’hommes possibles soient désignés comme violents ou oppressifs, afin que la classe sociale «homme» ne soit pas entachée de ce problème. Il faut en quelque sorte que l’oppression, que l’on veut bien admettre parfois, tombe du ciel.

    Ce que cette réaction dit, finalement, c’est: je refuse catégoriquement que l’on désigne la classe sociale des hommes comme responsable de l’oppression sexiste.

    Bah si, désolé mais il faut. Tant pis si ça pique. Il y a pas trente-six moyens: c’est ça ou laisser les hommes refaire l’oppression à l’identique. Les hommes sont des connards. Les hommes sont des oppresseurs. Est-ce qu’on se satisfait de cet état de fait? Est-ce qu’on essaie d’y changer quelque chose?

    QUESTIONS-RÉPONSES

    Tu es un homme, tu dois vraiment te détester…

    Parce que je dis que tous les hommes sont des connards, des oppresseurs? Non ça va, merci, je m’aime beaucoup en fait. Mais c’est une question hors-sujet. Il ne s’agit pas d’aimer ou détester des gens, mais d’identifier, dans un système oppressif, qui cause du tort à qui et comment.

    Je suis un homme, donc je devrais me mépriser?

    Savoir si tu te méprise ou pas, ça te regarde. Moi je te rappelle juste que tu participes à une oppression, donc que tu nuis très probablement à des gens. À toi d’identifier quand, en quoi, et comment tu peux éventuellement arrêter (si tu souhaites arrêter…).

    Tu culpabilises les hommes!

    Non, j’essaie de dire un truc qui se rapproche de la vérité. Je ne demande à personne de se sentir coupable face à ça. Je crois qu’il appartient à chacun de savoir s’il doit se sentir coupable pour tel ou tel comportement. C’est pas trop mes oignons et je m’en fiche un peu, en fait.

    Ce qui m’intéresse plutôt, c’est qu’on admette avoir, nous tous dans la classe sociale «hommes», la responsabilité collective de l’oppression sexiste.

    Pour donner un exemple de responsabilité sociale: je ne suis pas à l’origine des inégalités salariales, mais si à un moment je suis en situation de décider du salaire d’autrui, d’une promotion ou d’un recrutement, et que je ne me suis pas sérieusement renseigné sur les discriminations sexistes salariales et à l’embauche et les moyens concrets de les minimiser… j’ai très clairement manqué à ma responsabilité.

    Responsabilité? Je suis pas responsable des crimes sexistes!

    Quand on parle d’un crime sexiste, il y a d’une part la culpabilité individuelle de la personne (ou des personnes) ayant commis ce crime, et d’autre part la responsabilité de la société. La société est responsable dans la mesure où le contexte social et culturel est favorable—ou du moins pas assez défavorable—à ce crime: solidarité masculine dans la défense des agresseurs, mise en accusation des victimes, discours relativisant voire justifiant le crime.

    Or, «la société», c’est tout un chacun. Chacun d’entre nous écope donc sa petite part de la responsabilité collective. La bonne nouvelle, c’est que c’est une part suffisamment modeste pour être parfaitement gérable. La «mauvaise» nouvelle c’est qu’elle n’est pas suffisamment infime pour qu’on ait le droit de s’en foutre et de ne pas s’interroger sur son propre comportement et sur sa tolérance d’un contexte social et culturel légitimant les violences.

    Si tout le monde est responsable, les femmes aussi, non?

    Je tiens les hommes pour davantage responsables du contexte culturel et social sexiste que les femmes, d’une part parce que ce contexte est biaisé en faveur des hommes (il offre un certain degré de protection à chaque homme exerçant une violence, exploitant ou discriminant des femmes), et d’autre part parce que les hommes ont trois ou quatre fois plus de poids économique, politique et médiatique pour y changer quelque chose.


    1. Alors que bon, c’est une réaction parfaitement saine la misandrie, quand on y pense. (En en-tête: motif Misandry Floral par Uncycled Patches.)Retour

    2. Les hommes sont une classe sociale dominante: cela ne signifie pas que tout individu homme est en situation de pouvoir supérieur à la moyenne. Cela signifie que toutes autres caractéristiques étant égales, un individu de genre masculin dispose de plus de liberté et d’autonomie qu’un individu de genre féminin.Retour

    3. Christiane Rochefort écrivait: Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir: mettez vous à sa place. (Citation in extenso par Mademoiselle dans la préface de Rupture anarchiste et trahison proféministe.)Retour

    4. Faut-il préciser que la domination inverse n’existe pas? Parmi les choses qui ne sont pas une domination des femmes sur les hommes, dans les vécus possibles d’un homme: être attiré par des femmes (l’argument elles nous mènent par la braguette est risible); ne pas avoir de succès amoureux avec les femmes ou une femme en particulier; mal vivre les injonctions à la virilité (ces injonctions visent à renforcer la position dominante de la classe des hommes); avoir des ennuis personnels, scolaires ou judiciaires à cause des injonctions à la virilité (idem, on peut parler de cout de la domination masculine mais pas de domination des hommes par les femmes).Retour

    5. J’ai donné deux exemples, il y en aurait cent autres. Et je dis pas que ces deux exemples s’appliquent forcément à chaque homme (je sens venir les tu dis que tous les hommes sont des violeurs de loin…); la seule portée de ces exemples, c’est d’illustrer le principe de l’intérêt de classe à jouer du sexisme ou a minima à l’ignorer.

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  • Viagra féminin

    Deux refus précédents de la part de la FDA (administration de la santé aux USA), apparemment aucun changement dans le médicament, des effets secondaires très lourds mais maintenant ils le commercialisent.....Quand on peut gagner des sous, tout est bon....

    Consternant.....

    Très représentatif de l'image associée à la sexualité....On est loin, très loin, d'une démarche spirituelle.....


     

    Le comprimé Addyi, considéré comme un "Viagra féminin", pourra désormais être prescrit par ordonnance aux Etats-Unis. Après deux refus, l'Agence américaine des médicaments a finalement autorisé sa mise sur le marché américain.

    Le premier "Viagra" féminin va faire son entrée sur le marché américain. Destiné aux patientes non-ménopausées souffrant d'une libido défaillante, le comprimé Addyi, de la firme Sprout pharmaceutical, a reçu le feu vert de l'Agence américaine des médicaments (FDA), après deux refus en 2010 et 2013 et une "intense campagne de lobbying", ajoute le New York Times.  

    L'organisation a finalement suivi les recommandations émises en juin par un comité consultatif d'experts en faveur de sa commercialisation par 18 voix contre six. Selon plusieurs études médicales, au moins 40% des femmes non ménopausées présenteraient à différents degrés une hypoactivité sexuelle, ne résultant d'aucun problème biologique, psychologique ou d'une interaction de médicaments.  

     

    Pour les femmes non-ménopausées

    Cette autorisation "fournit aux femmes souffrant d'un faible désir sexuel une option de traitement", a déclaré dans un communiqué la Dr Janet Woodcock, directrice du centre d'évaluation et de recherche sur les médicaments de la FDA. "Les patientes et les médecins doivent être pleinement conscients des risques liés à ce médicament avant de décider de le prendre", note toutefois la responsable de la FDA. 

    Le Flibanserin, commercialisé sous le nom Addyi, ne peut être obtenu que sur ordonnance médicale. Il agit sur la sérotonine et agit sur le désir. Des femmes comme des hommes, note le New York Times, contrairement au Viagra exclusivement masculin. 

     

    La FDA l'a par ailleurs approuvé à condition que Sprout pharmaceutical indique clairement sur une étiquette tous les risques encourus. Le médicament peut en effet provoquer une importante chute de la tension artérielle, de la somnolence et même des syncopes. Ces risques sont accrus et plus sévères quand les patients boivent de l'alcool ou prennent certains autres médicaments, ajoute la Dr Woodcock. 

    Découverte accidentelle

    La décision de la FDA s'appuie sur les résultats de trois essais cliniques menés aux Etats-Unis et au Canada avec une dose de 100 milligrammes auprès d'environ 2400 femmes non-ménopausées âgées de 36 ans en moyenne, qui souffraient de ce syndrome de faible désir sexuel pendant cinq ans. Environ 10% des participantes ont fait part d'une amélioration significative de leur satisfaction dans leurs relations sexuelles, en termes de désir et aussi de diminution de l'angoisse avec Addyi, précise la FDA. Toutefois ce médicament "n'a apparemment pas amélioré les performances sexuelles". 

    Les propriétés aphrodisiaques de cette molécule ont été découvertes accidentellement alors qu'elle était testée comme antidépresseur qui a échoué. A l'instar du Viagra, qui était à la base destiné à être un médicament pour le coeur. Les antidépresseurs sont connus pour réduire temporairement l'appétit sexuel pendant les périodes de stress. 


    Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/le-premier-viagra-feminin-va-faire-son-entree-sur-le-marche-americain_1707771.html#fLxfylEdTj0i3deY.99

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  • Woodstock

    J'en ai lu des bouquins sur cet évènement....Vu des photos, écouté des reportages....J'aurais aimé connaître ça et pourtant je supporte mal la foule....Mais, là, de tout ce que j'ai lu,  cette énergie incroyable, j'aurais voulu en être.... J'ai ressenti ça malgré tout une fois. C'était à Plogoff, dans les luttes contre la centrale nucléaire de la pointe du Raz. Les chants dans la lande bretonne....L'unité des gens....

     


    Par Mélanie Bonvard  
     
     
    Il y a 46 ans, Woodstock battait à tout rompre. Ce festival musical, devenu symbole de toute une génération, reflétait une belle époque de d’appel à la tolérance, comme nous le prouvent avec subtilité ces photographies. 

    “3 jours de paix et d'amour” : c'est ainsi que la plupart des gens définissent ce festival hors-norme, qu'ils l'aient vécu ou pas. Considéré comme un des événements les plus marquants de l'Histoire de la musique, Woodstock n'a laissé personne indifférent. 

    À la base, ça devait durer 2 jours, du 15 au 16 août 1969. Mais ce festival, qui a eu lieu dans la petite ville de Bethel, dans l’état de New York (nord-est des États-Unis), s’est étalé sur une journée de plus. 

    Ainsi le "Woodstock Music and Art Fair" (nom original complet, ndlr) a eu un impact non seulement musical mais aussi social, à travers le monde. C'est toute une génération représentant la communauté hippie qui s'est réunie pour honorer musique, paix et libération des mœurs de l'époque. Aujourd'hui encore, pour son 46e anniversaire, Woodstock fait parler de lui et nombreux sont les festivals du monde tentant d'égaler un tel phénomène. 

    Mais en regardant de plus près ces photographies, les festivals Coachella et autres organisations musicales d'aujourd'hui n'égaleront probablement jamais la folie de ces jours hors du commun, parfois risqués aussi, passés à Woodstock : Janis Joplin, Jimi Hendrix, The Who et nombreuses autres icônes de l'époque ont marqué l'Histoire dans ce festival où l'esprit libre des années 60 régnait en maître. 

    Vous auriez adoré faire partie de cette foule de hippies passionnés d'amour et de musique ? Découvrez l'envers de ce festival incroyable, la foule impressionnante, les musiciens, la boue… Car Woodstock, c'était ça:
                                 
    Un jeune homme blessé a été éjecté du coffre d'une voiture sur la route qui le menait à Woodstock. Les secours n'ont pas pu parvenir jusqu'à lui à cause des bouchons sur la route du festival.
    @Hulton Archive / Getty Images
    @AP


     
    Les organisateurs avaient assuré aux autorités qu'ils attendaient en moyenne 50 000 personnes. Ils se sont bien évidemment trompés sur le compte…
    @AP
    @AP
    @AP
    @Hulton Archive / Getting Images
    @AP
     
    Jimi Hendrix sur scène, le troisième jour du festival.
    @theredlist.com
    @Tucker Ransom / Hulton Archive / Getty Images
     
    À force de voir de plus en plus de gens arriver au festival, les organisateurs ont fini par laisser l'entrée du festival gratuite pour tous.
    @AP
    @Getty
    @AP
    @AP
    @Three Lions / Getty Images
    @Archive Photos / Getty Images
     
    Max Yasgur, le fermier qui a laissé le festival s'organiser sur son terrain, et sa femme.
    @Bill Eppridge / The LIFE Premium Collection / Getty Images
     
    Janis Joplin au festival, le deuxième jour.
    @Henry Diltz / Corbis
    @Henry Diltz / Corbis
    @AP

    @Henry Diltz / Corbis
     
    La nudité n'était pas un problème à Woodstock. C'était même assez commun d'y croiser des personnes nues !
    @Pictorial Parade / Getty Images

    @Archive Photos / Getty Images
    @AP photo
    @AP
    @Tucker Ranson / Pictorial Parade / Hulton Archive / Getty Images
     
    Beaucoup de festivaliers ont prêté main-forte pour nourrir toute la communauté et soigner certains.
    @John Dominis / The LIFE Picture Collection/Gett


     
    Deux femmes qui soignent les festivaliers.
    @John Dominis / The LIFE Picture Collection/Gett


     
    Deux décès ont eu lieu pendant Woodstock : un, dû à une overdose d'héroïne et un autre, quand un tracteur a roulé sur des sacs de couchage. Il y a également eu deux naissances !
     
    @Anonymous / AP


     
    Après trois jours de festival au milieu de toute cette foule, quitter les lieux n’a pas été chose aisée…
    @Anonymous / AP


     
    Nettoyer l’endroit a été une lourde tâche, également !
    @AP


    Les photos sont incroyables, vous ne trouvez pas ? Une sacrée époque pour un festival qui a marqué les esprits.
     
    Source : Buzzfeed.com
     
     

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  • KUNDALINI (14)

     

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    « J’ai un peu froid, Sat. »

    Il sauta à l’eau et tendit les bras.

    « Venez. »

     

    Ils nagèrent vigoureusement jusqu’à la berge et retrouvèrent le sac de Sat. Il en sortit deux serviettes et un flacon.

    Elle se sécha partiellement et étala sa serviette.

    Il s’approcha avant qu’elle ne s’allonge.

    « Je vais vous passer de l’huile sur le dos, Maud. Ici, entre les parois, le soleil a une puissance décuplée. »

    Elle le regarda sans répondre. Comme si venait de couler en elle, dans la totalité de ses fibres, un ciment émotionnel, une paralysie délicieuse, l’arrêt de tout. Le cœur suspendu dans une apnée sanguine.

    Il prit au sol la bouteille d’huile, en versa dans sa main et passa dans son dos.

    Elle ne put s’empêcher de se crisper lorsque ses doigts se posèrent sur sa peau, un sursaut infime mais qui ne pouvait lui échapper, elle le savait, il percevait davantage de phénomènes qu’elle n’en avait conscience elle-même.

    Elle s’appliqua à respirer calmement, les yeux fermés.

    Les mains de Sat.

    Elle suivait minutieusement leur parcours, captant chaque sensation, chaque point de contact, chaque pression.

    Les mains de Sat. Elles glissaient sur les épaules, descendaient doucement en suivant la colonne, dessinaient une courbe au niveau des reins puis reprenaient leur ascension. L’impression inexplicable que ses doigts glissaient sous sa peau, atteignaient des fibres jamais perçues, des profondeurs délaissées, des terres inconnues… Elle aurait voulu que ça ne s’arrête jamais. Elle sentit des picotements étranges au bout des doigts, comme des grésillements qui devinrent des ondes et remontèrent vers la nuque.

    Les yeux fermés. Elle voyait en elle des auras orange. Là, où les mains passaient.

    Une vague l’engloutit, comme une averse soudaine, des frissons infinis qui emplirent son crâne, comme s’ils venaient de l’extérieur, comme s’ils l’enveloppaient avant de se glisser en elle et de ruisseler jusqu’à la terre, une pluie de paillettes pétillantes, des cristaux lumineux.

    Les frissons la pénétraient par tous ses pores, comme des milliards de filtres abandonnés au délice. Elle se vit traversée, irradiée, elle se vit crépiter.

    Les mains de Sat.

    Combien de temps cela dura ?

    Elle ouvrit les yeux lorsque le contact fut rompu.

     

    « Voilà, je vous laisse finir, » annonça-t-il en passant devant elle.

    Elle ne répondit rien et l’invita des yeux à lui donner le flacon d’huile. Elle se plaça derrière lui et versa le liquide parfumé.

    Elle s’appliqua à couvrir son dos, lentement, en instillant dans ses gestes la douceur qu’elle avait reçue.

    Sat. Elle touchait son corps, elle caressait sa peau, les bras le long du corps, il était immobile et silencieux.

    Elle descendit jusqu’au creux des reins et réfréna son désir d’effleurer ses fesses. Elle décida de fermer les yeux et de chercher à rester impliqué sur la précision du geste, comme si ses mains concentraient l’intégralité de l’énergie en elle, une énergie sensorielle qui l’enflammait.

    Jamais, elle n’avait ressenti un tel embrasement et elle devait s’efforcer de calmer ses respirations. Jamais, elle n’avait conçu le massage comme une étreinte magnétique. Elle tenta d’imaginer ce qu’il en serait si elle venait à l’embrasser, à l’enlacer, si elle s’autorisait à prendre son sexe dans ses mains, à s’allonger sur lui, à guider sa verge vers son sexe impatient.

    Elle secoua la tête pour évacuer ce trouble. Ne pas fabriquer d’illusions. Elle se répéta l’interdiction.

    « Vous avez une peau mate, Sat, vous ne risquez pas grand-chose.

    -Effectivement, mais je ne me priverais pas pour autant de cet instant. »

    Elle sourit si intensément qu’elle eut peur que ça s’entende.

    Cette sensation inexplicable que ses mains absorbaient des chaleurs, des énergies pétillantes, qu’un flux de vibrations inconnues émanaient du corps de Sat. L’impression qu’il diffusait des courants, des ondes, comme des brises sur la surface d’un lac.

    Elle ne pouvait limiter ce trouble à son imagination. Ces émois ne pouvaient être que de simples désirs sexuels, même si ce vide en elle avait fini par occuper une place immense, il ne pouvait s’agir que de cela…Elle ne pouvait y croire. Simultanément, elle pensa qu’elle usait peut-être d’un subterfuge pour ne pas se donner l’image vénale d’une femme désirante. Elle n’avait jamais laissé s’étendre ces émotions corporelles hors de son couple. Vingt-cinq ans de vie avec Laurent, vingt-cinq ans à considérer que sa vie de femme devait s’accorder avec celle de son époux. Rien ne devait s’étendre au-delà de cette limite. Elle ne le regrettait pas. Elle n’aurait pas su vivre autrement puisqu’elle aurait fini par ne plus se reconnaître. Mais, là, maintenant, que se passait-il ?

    Elle réalisa soudainement qu’elle ne massait plus réellement le corps de Sat. Ses mains circulaient sans qu’aucune conscience ne soit associée aux gestes. Les pensées l’emplissaient jusqu’au bout de ses doigts.

    Les sensations avaient disparu, cette présence étrange, ce ressenti inexplicable, toute la magie de l’instant.

    « Vous n’êtes plus là, » murmura Sat.

    Les mains figées sur ses épaules. Comme si, enfant, elle venait d’être surprise à mentir.

    « Je le sais Sat, je venais juste de m’en apercevoir. »

    Il se retourna et la regarda intensément.

    « Alors, c’est que vous apprenez vite.

    -Pourquoi dites-vous ça ? »

    Elle craignait immensément de l’avoir déçu.

    « Pourquoi surtout refusez-vous de l’admettre ? Pourquoi enfermez-vous cette joie dans des doutes inutiles ? Pourquoi ne laissez-vous pas s’étendre en vous cette conscience au lieu de vous reprocher de la perdre parfois ? Puisque les reproches que vous vous attribuez contribuent justement à étouffer cette conscience ? Vous comprenez ce que je veux dire ?

    -Mes peurs de ne pas être assez consciente de ce que je vis font justement que je n’arrive pas à maîtriser ce qui se passe en moi. C’est ça ?

    -Exactement. Et de pouvoir exprimer la chose aussi clairement doit vous remplir de joie et d’estime pour vous-même. Tout est dans votre regard. Soit vous décidez de vous flageller pour vos imperfections, soit vous décidez de vous honorer pour la qualité de l’observation du pas que vous venez de faire. Même si vous marchez de travers. L’essentiel, c’est l’observation. La capacité à s’extraire de l’acte lui-même pour observer celle que vous êtes dans l’exécution de cet acte. L’état désastreux d’une bonne partie de l’humanité s’explique essentiellement par l’insignifiance spirituelle des individus. Les gens se réjouissent  de voir le monde et ils ne regardent rien en eux. Ou quand ils se regardent enfin, c’est avec mépris, colère, mésestime, désamour ou égoïsme, vanité, suffisance, arrogance, prétention, une alternance considérablement néfaste qui les enferme. La plupart du temps, ils ne se voient même qu’à travers le regard déformé des autres. Et ces multiples déformations, d’une rencontre à l’autre, accentuent encore l’errance. Car de se croire jugés, on finit immanquablement par juger les autres et dès lors, les relations ne sont plus que des conflits déguisés, des peurs et des interrogations, des doutes et des interprétations multiples, infinies, contradictoires, envahissantes. »

     

    Fascinée, subjuguée. Figée. Elle s’aperçut qu’elle le regardait fixement et elle baissa les yeux.

    Il prit le flacon d’huile posé au sol et le reboucha.

    « On va s’installer sur les serviettes ? proposa-t-il.

    -Oui, Sat, volontiers mais pas question de laisser tomber tout ça pour autant. J’ai besoin de comprendre. »

    Il ne répondit rien et rejoignit le sac posé sur les dalles, au soleil.

    Il sortit deux serviettes et les étala.

    Il s’assit en tailleur. Elle s’installa à ses côtés.

    « Comprendre est insuffisant, Maud. Ce qu’il faut atteindre, c’est l’éveil. Une conscience permanente dans l’observation. Et si vous cherchez uniquement à comprendre, c’est votre mental qui agit, votre raisonnement, vos pensées. Mais ce sont justement ces éléments en vous qui participent à votre trouble. C’est comme si vous vouliez guérir d’un mal en imaginant que le virus lui-même peut vous sauver, comme si la dimension intellectuelle qui vous a détournée de votre être réel pouvait réparer ses propres dégâts. Mais elle en est incapable, tout simplement parce qu’elle n’a pas été programmée pour ça. Elle ne peut pas fonctionner seule et dès lors que chaque individu est conduit durant son enfance à croire que le mental et l’intellect sont ses maîtres, il est inévitable que les adultes qu’ils deviennent soient égarés. La vie s’est chargée de vous asséner le choc dont vous aviez besoin pour vous réveiller ou vous éveiller à vous-même. »

    Elle avait besoin de silence pour absorber ses paroles, comme si le manque de pratique l’avait limitée.

     

    « J’ai tellement de questions à vous poser, Sat. C’est un chaos complet dans ma tête, j’ai l’impression de courir après des milliers d’années gaspillées et en même temps, je n’arrive pas à donner à ma vie passée une image aussi noire.

    -Il n’y a rien de noir, ni de gris, ni de lumineux, il n’y a que ce qui doit être. Tout le reste, c’est du coloriage. Le problème, c’est justement que les individus accordent bien plus d’importance à leurs coloriages qu’à la vie réelle.

    -Sat, j’attendais avec impatience le moment où vous alliez me donner des explications et maintenant, j’aimerais que vous arrêtiez, non pas que je ne sois pas intéressée mais bien au contraire parce que je voudrais ne rien oublier.

    -Alors, c’est peut-être le moment de méditer ?"

     

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  • Sur la viande....

    La consommation de viande menace la planète

    Photo: John Moore Getty Images Agence France-Presse

    La croissance continue de la consommation de viande dans le monde constitue la plus importante menace pour la biodiversité. La pression sur les écosystèmes est telle qu’elle contribue à l’extinction d’espèces naturelles, conclut une nouvelle recherche universitaire américaine. Les scientifiques recommandent donc une réduction de l’alimentation carnée.

     

    La production mondiale a déjà été multipliée par quatre depuis 50 ans, passant de 75 millions de tonnes à plus de 300 millions de tonnes. Résultat : un citoyen issu d’un pays industrialisé consomme aujourd’hui 76 kilogrammes de viande par année (167 livres), contre 43 kilogrammes en moyenne dans le monde.

     

    Cette tendance lourde a bien sûr un impact majeur sur l’utilisation des terres. À l’heure actuelle, les pâturages nécessaires aux animaux accaparent déjà 70 % des terres cultivables sans compter 10 % uniquement pour la culture du grain nécessaire pour les nourrir. Et plus de 20 % de toute l’eau consommée sur terre sert à la culture de ce même grain.

     

    Or, la croissance de la population mondiale — qui doit atteindre 9 milliards de personnes en 2050 — s’accompagne aussi d’une hausse marquée de la demande pour la viande d’élevage. Qui plus est, souligne l’étude, cette augmentation se fait surtout ressentir en Asie, en Afrique et en Amérique latine. L’exemple le plus frappant est celui de la Chine, où la consommation de viande a quadruplé depuis 40 ans.

     

    En se basant sur les données de la FAO, les chercheurs ont évalué quelle pourrait être la croissance de la demande de terres dans ces régions pour subvenir à l’industrie de la production de viande. « D’ici 2050, en se fiant aux tendances actuelles, ces pays devront augmenter la superficie des terres consacrées à l’élevage de 30 % à 50 % »,soulignent les auteurs de l’étude publiée dans Science of the Total Environment et intitulée « Biodiversity conservation : The key is reducing meat consumption ». Cela équivaut à trois millions de kilomètres carrés.

     

    Faune et flore menacées

     

    Le problème, c’est que les régions qui connaissent une forte hausse de la part de la viande dans l’alimentation sont aussi des zones de très grande biodiversité. Les scientifiques estiment donc que la production animale représente une menace très sérieuse pour l’ensemble de la faune et de la flore.

     

    En Amazonie, par exemple, près de 75 % des vastes régions naturelles perdues l’ont été au profit de la production de viande ou des céréales nécessaires pour nourrir les animaux.

     

    Plus globalement, le rythme moyen du déboisement a été de 130 000 kilomètres carrés au cours des cinq dernières années. La dégradation de l’environnement et la perte de biodiversités massives qui en résulte touchent déjà, selon les estimations, 23 % des sols mondiaux.

     

    L’étude note ainsi que l’accaparement de terres risque fort de provoquer la disparition de plusieurs espèces. Les chercheurs rappellent d’ailleurs qu’en plus de monopoliser des terres, et donc de faire reculer les zones naturelles, l’élevage aggrave les changements climatiques et la pollution de l’eau.

     

    Réduire la consommation

     

    Coauteur de l’étude, Brian Machovina redoute en fait le pire pour les décennies à venir.« Tout cela aura un impact négatif majeur sur la biodiversité, prévient-il. Plusieurs espèces seront perdues. »

     

    Les travaux des chercheurs conduisent à une conclusion déjà présente dans d’autres études : l’humanité doit impérativement réduire sa consommation de viande. Ils suggèrent notamment de manger davantage de légumes, mais aussi d’opter pour des viandes qui accaparent moins de ressources que le boeuf, soit le poulet, le porc ou le poisson.

     

    Certains montrent aussi du doigt le gaspillage alimentaire mondial, qui équivaut à jeter à la poubelle 30 % de toute la production planétaire. La FAO estime qu’en éliminant ce gaspillage, qui équivaut à 1,3 milliard de tonnes chaque année, il serait possible de régler une partie des problèmes de faim dans le monde.

     

    On ignore par ailleurs dans quelle mesure les bouleversements climatiques viendront perturber la production agricole au cours des prochaines années. Selon les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, plusieurs régions risquent de voir leurs rendements diminuer en raison des changements climatiques imputables à l’activité humaine.

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/447718/consommation-de-viande#

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