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  • Dépression et Suicide

    Une formation professionnelle qui détruit la personne.

    La passion de soigner jusqu'à en mourir.

    La pression des études jusqu'à l'oubli de l'autre.

    L'identification de l'individu à ce qu'il fait jusqu'à en oublier ce qu'il est.

    Les fragilités de l'individu nourries par les tabous de la fragilité psychique. 

    On ne parle pas de "ça" parce que c'est honteux et éliminatoire. 

    Toutes les abérrations d'une course à la "réussite" jusqu'à en perdre l'essentiel.


    Suicide d'une résidente du CHUM: «ses études en médecine l'ont tuée»

    Émilie Marchand, 27 ans, souffrait de dépression. «C'est... (PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE)

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    Émilie Marchand, 27 ans, souffrait de dépression. «C'est tellement tabou, l'épuisement et la dépression en médecine. Émilie ne voulait pas que ses patrons soient au courant de son état», se désole sa mère, Dominique Couture.

    PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE


    Au Québec, près d'un étudiant en médecine sur cinq a songé au suicide. Plus tôt ce mois-ci, une résidente en médecine interne au CHUM de 27 ans s'est donné la mort, venant ainsi confirmer cette sombre statistique. Or, depuis des années, la Fédération des médecins résidents du Québec mène un combat auprès des facultés de médecine pour briser le tabou de la détresse et de l'épuisement chez les étudiants-médecins.

    Lorsque la police de Montréal a publié un avis de recherche avec la photo d'Émilie Marchand, à la mi-novembre, ses collègues médecins résidents au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) ont craint le pire.

    Comme beaucoup d'étudiants en médecine qui soignent des patients tout en étant constamment évalués par leurs supérieurs, la jeune femme de 27 ans vivait chaque jour du stress à un niveau élevé, jumelé à une impression de ne pas avoir droit à l'erreur.

    Et le pire est arrivé.

    Le 15 novembre dernier, Émilie Marchand ne s'est pas présentée à sa garde à l'hôpital Notre-Dame. Elle a été trouvée morte deux jours plus tard dans sa voiture. Elle s'était suicidée.

    «Ses études en médecine l'ont tuée», affirme sans détour sa mère, Dominique Couture.

    L'hiver dernier, la résidente a fait une dépression majeure. Cette étudiante brillante, aimée de ses patients, a repris le travail en juin après quatre mois de congé de maladie.

    Ce n'était pas son premier épisode dépressif. Deux ans plus tôt, elle avait reçu un diagnostic de trouble de personnalité limite, qui ne l'avait pas empêchée de poursuivre ses études avec succès.

    «C'est tellement tabou, l'épuisement et la dépression en médecine, se désole la mère de la résidente. Émilie ne voulait pas que ses patrons soient au courant de son état. Elle craignait que cela nuise à la poursuite de ses stages. Elle a repris le travail à fond de train comme si rien ne s'était passé.»

    La mère en deuil se demande pourquoi les résidents en médecine qui obtiennent un congé de maladie pour épuisement ne peuvent reprendre les gardes à l'hôpital de façon progressive. «Ce sont tellement des études exigeantes. Émilie n'avait pas le temps d'avoir une vie à l'extérieur du travail. Aucun loisir. Rien», déplore sa mère.

    La mort de cette résidente en médecine s'inscrit dans un phénomène plus large: les futurs médecins sont souvent au bout du rouleau avant d'atteindre le marché du travail (voir autre texte). Un étudiant en médecine sur cinq a songé au suicide, selon un sondage mené par la Fédération médicale étudiante du Québec en 2012.

    «Son suicide ne doit pas être uniquement lié à ce qu'elle vivait à l'hôpital. Mais le fait que la dépression chez les étudiants en médecine soit aussi taboue n'est sûrement pas étranger à sa mort», croit Étienne Leroux, un résident en médecine qui était proche d'Émilie Marchand.

    Environ deux semaines avant de mourir, la résidente en médecine interne avait dit à des collègues que si elle n'était pas admise dans la spécialité de son choix en janvier, elle allait se donner la mort, raconte M. Leroux. Comme elle a plus tard annoncé qu'elle avait été admise, ses amis ne se sont pas inquiétés.

    Une autre fois, à une collègue qui l'a surprise en train de pleurer, elle aurait répondu qu'elle vivait des difficultés à l'hôpital et dans sa vie personnelle, mais elle aurait demandé de ne surtout pas en parler aux patrons.

    «Avec le recul, c'est plus facile d'assembler les pièces du casse-tête, mais elle n'avait dit à personne qu'elle souffrait d'une dépression sévère», affirme son ami.

    Viser la perfection

    Émilie Marchand était dans sa troisième année de spécialité, donc huitième année d'études en médecine. Comme plusieurs confrères, elle vivait une anxiété de performance. Elle visait la perfection. Rien de moins.

    «À 8 ans, elle était déjà consciente de la pression qui venait avec ce travail, se rappelle son père, Richard Marchand. Ça m'a marqué. Elle m'avait dit: «Je veux être médecin, mais j'ai peur de faire des erreurs avec des patients.»»

    Ce père en deuil se demande si, comme société, «on n'en demande pas trop à nos médecins». «À force d'exiger toujours la perfection d'eux, on oublie que ce sont des êtres humains», dit-il.

    La jeune femme venait de terminer un stage éprouvant aux soins intensifs. La veille de sa disparition, elle a reçu son évaluation de stage. «Émilie me disait que ses patrons aux soins intensifs étaient durs envers elle. A-t-elle reçu une mauvaise évaluation? se demande sa mère. C'était une première de classe. Elle n'acceptait pas l'échec.»

    Sa mort a bouleversé ses camarades de classe. L'Université de Montréal a organisé une rencontre d'urgence pour rappeler aux résidents les ressources d'aide psychologique mises à leur disposition. Or, le problème n'est pas l'accès au service d'aide, croit M. Leroux.

    «Un système compétitif»

    «Cela fait des décennies qu'on enseigne la pratique de la même façon. Notre formation consiste en une série de stages durant lesquels nous sommes supervisés et constamment évalués pendant quatre à huit ans, explique le résident en médecine. Il s'agit d'un vieux système machiste et compétitif qui, à travers les années, continue d'entretenir des règles non écrites telles que la détresse psychologique est un signe de faiblesse.»

    À force de se faire dire «je suis passé par là moi aussi» par les patrons - même les plus jeunes -, les résidents en viennent à craindre de parler de leurs problèmes avec leurs supérieurs, raconte M. Leroux. Ils ont peur de recevoir une mauvaise évaluation qui pourrait mettre en péril la suite de leurs études.

    L'étudiant a décidé de contribuer à briser le tabou en écrivant sur sa page Facebook que lui-même souffre d'anxiété et d'insomnie. «Je ne veux pas qu'Émilie soit morte en vain», laisse tomber le jeune homme, bouleversé par la mort de sa consoeur de classe.

    «Il faut que les facultés de médecine cessent de pousser leurs étudiants au bout du rouleau, sinon il va y avoir d'autres morts», conclut la mère d'Émilie Marchand.


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  • Freud

    "On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychisme inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime et que nous possédons de multiples preuves de l'inconscient. Elle est nécessaire parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires : aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, il se produit fréquemment des actes psychiques, qui pour être expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. Ces actes ne sont pas seulement les actes manqués et les rêves, chez l'homme sain, et tout ce qu'on appelle symptômes psychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade ; notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l'origine, et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. Tous ces actes conscients nous demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu'il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d'actes psychiques ; mais ils s'ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous interpolons les actes inconscients inférés. "

    Freud : "Métapsychologie"

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  • Jarwal le lutin : l'illusion de la matière

    Elle voletait avec une maîtrise incomparable, des battements d’ailes parfaitement dosés, une fluidité silencieuse, une virtuosité qui relevait de la perfection. Elle slalomait entre les arbres avec une joie communicative. L’enfant, fasciné, ne la quittait pas des yeux. Il tentait de suivre ses courbes, ses accélérations, ses changements de direction, ses plongeons et ses virages, il ressentait en lui toute l’énergie de l’animal, son euphorie et cette fabuleuse vigilance, il devinait la concentration extrême et simultanément ce bonheur ineffable de l’exploitation absolue des qualités requises, comme si lui-même, dans cette observation joyeuse, participait à ce numéro de haute voltige.

    La chauve-souris se fixa à une branche, juste au-dessus de lui, tête en bas, les ailes repliées. L’enfant n’osa plus bouger, un mélange d’inquiétude et d’émerveillement. Elle était là, à portée de mains, comme si la présence du petit d’homme lui était indifférente.

    Elle tourna la tête vers lui et ses yeux jaunes éclatèrent dans la nuit.

     

    Kalén se réveilla en sursaut. Il se redressa et chercha l’animal dans l’obscurité, la flamboyance de ses yeux, cette lueur qu’il n’avait jamais oubliée. Rien, aucun mouvement, aucun éclat dans la nuit. Ses compagnons dormaient dans la pénombre. Le retour à la réalité, la fuite dans la montagne, l’installation d’un nouveau camp.

    Les images de son rêve qui ne le quittaient pas.

     

    Il avait dix ans.

    Un séjour dans la montagne avec Izel.

     

    Il était allongé sur une natte, à même le sol, près d’un foyer. Son père était là, il alimentait le feu de temps en temps et parlait doucement. L’enfant devinait dans le reflet des flammes, les yeux étroits de son père, ce regard aiguisé comme celui des grands rapaces. La voix coulait en lui comme du miel. Il ne se souvenait pas du lait maternel mais la voix de son père l’avait nourri tout autant. Des nourritures spirituelles qui l’avaient grandi, insensiblement, patiemment, sans aucune volonté de transformation mais un simple accompagnement. 

     

    « Tu ne choisis pas ton existence Kalén. La vie l’a déjà fait pour toi. Le libre arbitre de chaque être humain consiste à être suffisamment lucide pour saisir cette voie d’éveil et de progrès. Ecoute ton âme, c’est là que se trouve le secret. »

     

    Izel avait déposé dans les braises une branche de résineux. Les crépitements d’aiguilles avaient retenti dans le silence, des myriades d’étoiles avaient jailli. L’enfant, captivé, avait suivi des yeux le ballet des flammèches. Quand la nuit avait repris son pouvoir, il avait juste eu le temps de voir s’envoler une chauve-souris. Elle avait virevolté au-dessus de lui, il avait vu ses yeux d’aigle. Puis elle avait disparu.

    Izel le regardait en souriant.

     

    Les yeux jaunes étirés de son père, comme deux fentes étroites ouvertes sur un univers insondable.

     

    Ses paroles comme des nourritures pour son âme.

    Bien plus tard. Il avait quatorze ans. Au bord du bassin, au pied de la chute d’eau. Izel lui enseignait le voyage de l’eau. Il n’avait rien oublié.

     

    « Notre corps est composé de matière mais nos pensées et nos émotions contiennent l’énergie qui permet à la matière de se condenser. Les hommes imaginent que la matière est à l’origine de la vie spirituelle des êtres humains, que la matérialisation des corps est prioritaire et que les phénomènes intérieurs suivront. Ils réfléchissent à l’envers. Il faut que l’Energie se condense pour que la matière prenne forme. Il n’y aurait pas de nuages sans la condensation de la vapeur mais il n’y aurait même pas de vapeur sans l’Energie qui la transforme. Nous sommes comme des nuages constitués de pensées. La pensée n’est même pas l’élément déclencheur. Elle n’est que le résultat de l’émotion originelle et nos émotions sont les passerelles entre la pensée et le corps. Les plus primaires sont liées au corps physique et émanent de lui comme la peur ou l’euphorie alors que les plus subtiles sont liées à l'esprit, comme la générosité ou l’empathie. Plus les émotions sont subtiles, plus elles gagnent en valeurs universelles, plus elles mènent les individus vers l’accomplissement de l’existence.

    -Quelle est cette émotion originelle qui déclenche la matérialisation ?

    -L’Amour, Kalén.

    -Mais si le saisissement de l’Amour permet à une âme de se matérialiser, comment expliquer que certains hommes dévient de cette voie de sagesse et de plénitude pour sombrer dans les émotions les plus viles ?

    -Par paresse et par lâcheté, mon fils. L’élévation des âmes est un cheminement bien plus exigeant que l’exploitation des émotions primitives. Ceux-là quittent la Conscience pour errer dans le mental et s’y complaire. Ils ne sont plus reliés avec l’Énergie. Ils fonctionnent comme des entités individuelles.

    -La matière n’est qu’une illusion alors ? 

    -Non, elle existe bel et bien mais elle n’est qu’une conséquence, pas une cause.

    Il ne pleut pas parce qu’il y a des nuages mais parce qu’il y a eu condensation de la vapeur et avant cela transformation de la vapeur et avant cela constitution de l’eau et avant cela fusion des constituants. Il faut tenter de remonter à l’origine des choses et de comprendre qu’avant les choses, il y avait l’Énergie.

    -L’illusion est de penser la matière comme une finalité, c’est cela Père ?

    -Oui, Kalén, la finalité est dans la cause. Ce qui est visible n’est que l’illusion si tu considères cette matière condensée comme un élément fini. Celui qui parvient à retourner en lui à cette Énergie dont il est né et devenir comme s’il était sans forme, celui-là existe réellement. Le reste n’est qu’illusion. »  

     

     

    Kalén s’en souvenait parfaitement. Il n’avait rien oublié.

     

    La chauve-souris était revenue.

    Izel était là, près de lui, un esprit condensé au cœur des fibres de l’animal volant.

  • La Crise ? Quelle crise ?

     

    Ce qu'ils appellent, "la crise" est juste un paravent qui leur permet de transférer l'argent du Public vers des caisses Privées. Leurs caisses personnelles. L'argent existe mais il n'est pas disponible. Il est "réservé". Que quelqu'un "s'amuse" à compter les sommes englouties en parachutes dorés depuis la création de l'UE. Et qu'on vienne ensuite parler des raisons de la Crise... Cette institution a uniquement contribué à enrichir leurs instigateurs et leurs sucesseurs, comme une Famille Royale qui se passerait les bijoux de famille, les bijoux extorqués au fil du temps...

    Juste du dégoût...Alors, j'entends déjà ceux qui rétorquent que c'est tout de même beaucoup de travail de faire tourner une telle machinerie. Oui, certainement. Mais en quoi faudrait-il surpayer des ingénieurs qui ont fabriqué une machine qu'ils ne contrôlent pas et que des mécaniciens épuisés doivent subir et tenter en plus d'entretenir ? 

    Et le pire est de les écouter parler au Peuple en disant qu'il est indispensable qu'ils soient réélus pour continuer à faire tourner cette Machine infernale...Parce que sinon, ça serait l'Apocalypse...L'Apocalypse selon l'UE. Et pas selon Saint-Jean...

     


     

    630.000 euros de prime de départ pour Van Rompuy

     - Mis à jour

    Herman Van Rompuy, l'ancien président du Conseil européen, va recevoir une prime de départ estimée à 630.000 euros. Selon l'Europe, il aurait reçu cette somme, car il ne lui serait pas possible de trouver un emploi qui n'éveillerait pas des doutes concernant d'éventuels conflits d'intérêts.

    630.000 euros de prime de départ pour Van Rompuy

    © Reuters

    Le journal britannique The Telegraph aurait découvert le montant de la pension d'Herman Van Rompuy. Selon le magazine Elsevier celle-ci serait royale. Les trois prochaines années, le Belge recevra 55% de son ancien salaire. Ce qui, dans le cas de Van Rompuy, représente 169.000 euros. À côté de cela, il percevra également une prime de départ unique de 26.500 euros et une pension à vie de presque 65.000 euros par an. L'Union Européenne défend ce montant en expliquant que Van Rompuy ne pourra plus travailler, car il doit éviter tous conflits d'intérêts. Un argument pas vraiment percutant selon le Elsevier puisque Van Rompuy est de toute façon pensionné. C'est d'ailleurs pour cela qu'il reçoit aussi une pension annuelle de 65.000 euros.

    Haïku

    Toujours selon The Telegraph, Van Rompuy souhaite se retirer de la vie publique pour se consacrer à ses passe-temps favoris comme l'écriture de Haiku. Il donnera également quelques conférences à College of Europe, une formation pour fonctionnaires européens à Bruges.

    Il n'y a pas que Van Rompuy, De Gucht reçoit aussi une grosse prime

     - Mis à jour

    Source: Belga

    Tout comme Van Rompuy, Karel De Gucht, qui a été durant 5 ans commissaire européen, reçoit une prime de départ non négligeable. Selon le journal Metro, il recevrait aux alentours de 300.000 euros.

    Il n'y a pas que Van Rompuy, De Gucht reçoit aussi une grosse prime

    © Belga

    Un commissaire européen "normal" comme De Gucht reçoit un salaire mensuel brut de 20.832 euros. Lorsqu'il quitte sa fonction, comme ce fut le cas le 1 novembre pour De Gucht, le commissaire européen reçoit une prime de départ qui équivaut à un mois salaire ainsi que le défraiement pour les trajets et son déménagement vers son pays d'origine. En plus de cela, il reçoit aussi une indemnité de transition qui s'élève, selon l'ancienneté, entre 40 et 65 % du salaire de base, et ce sur une période de trois ans toujours selon le site Métro qui cite la commission. Ce qui pour De Gucht représente un montant entre 299.988 et 487.481 euros. Cette prime est néanmoins plafonnée, puisque si l'ancien commissaire trouve un nouvel emploi, le total de son nouveau salaire et la prime de la commission ne peuvent dépasser le montant du salaire d'un commissaire européen.

    Herman Van Rompuy

    Début de cette semaine, la prime de départ de Van Rompuy a également fait la une des médias britanniques. The Daily Telegraph annonçant un montant de 630.000 euros. Selon la commission, ces chiffres doivent tout de même être nuancés puisque, selon elle, il s'agirait de 349.000 euros sur trois ans. Elle n'y voit non plus aucun mal puisqu'il s'agit là d'une prime de transition des plus classiques. Une prime comme en reçoivent les parlementaires belges. La commission précise encore qu'après cette période de transition Van Rompuy sera pensionné et percevra une pension qui s'élève à 4700 euros par mois. Les salaires et primes des fonctionnaires européens ne sont pas déterminés par les institutions européennes, mais par les pays membres de l'union.

     

  • Dialogue imaginaire

     

    « Vous ne pouvez plus enseigner ou vous ne voulez plus enseigner Mr L ?

    -Les deux, Docteur. C’est un burn out moral, physique et idéologique. Depuis quatre ans déjà, je sentais que j’étais au bout, nerveusement, moralement, physiquement, un épuisement complet, l’impression de ne plus parvenir à ressentir le bonheur que j’avais eu jusque-là à vivre avec des enfants et à enseigner. Et puis est venu s’ajouter à cette déliquescence, cette trahison de l’État, cet engagement hiérarchique dans une désintégration du système éducatif.

    -C’est peut-être exagéré comme conclusion, vous ne croyez pas ?

    -Oui, je sais, Docteur, je suis paranoïaque…Vous n’êtes pas tout seul à le penser.

    -Je n’ai pas dit ça, Mr L. Je cherche juste à comprendre.

    -Et bien, imaginez qu’une instance dirigeante, l’Ordre des médecins ou l’État lui-même vous impose un cadre professionnel extrêmement perturbant. Imaginez par exemple que votre degré de prescription soit limité par une barrière, un seuil à ne pas dépasser. Vous disposez d’un stock médicamenteux mensuel et c’est à vous de le répartir sur vos patients. Une fois atteint ce seuil financier imposé par votre hiérarchie, vous êtes dans l’obligation de suspendre vos prescriptions. Il vous restera deux solutions : au début de chaque mois, vous prescrivez ce que vos patients ont besoin, sans aucune limitation, parce que vous jugez que le traitement doit être complet pour être efficace mais inévitablement, avant la fin du mois, vous ne pourrez plus rien prescrire à vos patients. Vous aurez atteint le seuil imparti. Ces patients ne seront pas soignés. Soit ils iront voir ailleurs, soit ils reviendront vous voir en début de mois suivant. Mais ils seront donc encore plus atteints et il vous faudra redoubler les prescriptions, ce qui entamera encore plus vite le stock autorisé. Ou alors, vous déciderez en début de période de limiter vos prescriptions pour essayer d’atteindre la fin du mois sans être totalement démuni. Mais vos patients n’auront donc à disposition qu’un traitement parcellaire et il est probable que ça sera insuffisant. Certains rechuteront avec davantage d’ampleur et vous devrez renouveler les traitements ce qui viendra entamer encore une fois le stock disponible. Aucune solution ne sera satisfaisante et vous réaliserez rapidement que vous ne pouvez plus respecter vos idéaux, que vos convictions et votre sens du devoir sont irrémédiablement rognés par ces limitations. Et bien, c’est ce que je vis depuis deux ans.

    -Je pense que dans mon cas, cette situation n’est pas envisageable. L’État ne peut pas intervenir de la sorte.

    -C’est également ce que je pensais il y a encore deux ans. Il faut croire que nous sommes très naïfs et vous l’êtes donc tout autant que moi. Jusqu’ici l’État vous demande d’être modéré dans vos prescriptions et vous n’envisagez pas qu’un jour il puisse s’agir d’injonctions avec des menaces financières ou autres. Ce que je dis est donc tout à fait réalisable. Rien n’est impossible pour les financiers. Il suffit de trouver le moyen de convaincre la population que c’est pour leur bien. C’est pour ça que les Politiciens existent. Ils sont les porte-parole des Financiers. C’est tout.

    -Vous considérez donc qu’il n’est plus possible d’enseigner aujourd’hui.  

    -Non, absolument pas. Puisqu’il reste encore des milliers d’enseignants dans les classes. Mais c’est la qualité de l’enseignement qu’il n’est plus possible de préserver. Si l’État venait restreindre vos prescriptions de façon drastique, jusqu’à vous menacer de sanctions diverses et avec un contrôle coercitif très puissant, vous continueriez de pratiquer mais en sachant que vous ne respectez plus vos idéaux. Beaucoup d’enseignants vivent aujourd’hui avec ce dilemme constant, cette torture idéologique. Pour ceux et celles qui ont une idéologie, bien entendu. Je ne parle donc pas des fonctionnaires-enseignants mais uniquement des Enseignants. Vous voyez la différence ?

    -Oui, j’imagine assez bien. Entre l’apathie et la passion.

    -Voilà, c’est ça. On peut dire aussi entre la soumission et la désobéissance. Mais cette lutte idéologique génère une pression énorme et elle vient s’ajouter aux difficultés inhérentes du métier, comme un poison quotidien. Vous voyez tous les jours les insuffisances chroniques de votre pratique, non pas parce que vous n’êtes pas compétents mais parce que vous êtes considérablement bridé, enfermé, limité, contraint. Jour après jour, ces insuffisances, ces manques, ces limites vous renvoient une image négative de vous-même, jusqu’à ressentir une honte, un malaise qui vous ronge. Vos patients subissent, non pas votre incompétence mais votre obéissance. C’est ça que je ne supporte pas. Jusqu’à en tomber malade, jusqu’à ne plus me supporter moi-même.

    -Mais vous n’êtes pas responsable de ces injonctions ?

    -Je suis responsable de leur application. Toute la problématique est là. Soit je décide de lutter au mieux pour soulager mes élèves comme vous pourriez lutter pour soulager vos patients mais vous voyez bien que dans ce cas-là, jamais, vous ne pourrez appliquer intégralement vos idéaux. Vous ne ferez qu’appliquer des pansements sur une plaie qui continuera à s’infecter sans jamais pouvoir intervenir sur la cause même de cette plaie. Soit je refuse d’obéir. Parce que moralement et physiquement, je n’ai plus la force pour maintenir cette lutte, parce que je n’accepte pas l’idée que j’accueille des enfants dans un contexte qui porte inévitablement atteinte à leur bien-être. Vous comprenez que c’est antinomique, totalement contradictoire. J’ouvre ma classe avec l’idée fondamentale d’œuvrer au développement équilibré et bienveillant de mes élèves en sachant qu’inévitablement, je leur fais du mal, je leur impose un cadre déstructurant. Avec des effets désastreux. Tout comme vos patients qui ne pourraient plus bénéficier d’un traitement adapté et complet. Les plus faibles risquent même de dépérir. Imaginez cette situation Docteur, imaginez que tous les jours, vous soyez amenés à abandonner une partie de vos patients, parce qu’ils sont déjà trop faibles pour lutter contre la maladie qui les touche et que vous ne disposez plus des moyens nécessaires pour les sauver. C’est ce qui se passe aujourd’hui pour des milliers d’enfants. Essayez de ressentir clairement en vous ce que cette situation génère… Qu’est-ce qui se passe en vous ? Comment vous sentez-vous Docteur ? »       

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  • Le Soi et les actes

    C'est en repensant à une séance de natation avec mes anciens élèves que j'ai pris conscience de ce que je fais en méditation...


    "Un enfant n'arrive pas en crawl à garder les deux jambes dans l'axe, son genou gauche part en diagonale, comme s'il faisait une demi-brasse. Je peux toujours répéter inlassablement la même consigne, ça sera inutile si l'enfant ne parvient pas lui-même à "observer" ce qu'il fait. Il doit parvenir à ressentir cette jambe en observant simultanément en lui la conscience de cet acte. 

    "Tu n'es pas un nageur, tu es un corps qui tente de réaliser un geste technique destiné à te faire nager. Mais si tu restes juste enfermé dans ce corps, tu ne peux pas voir ce qu'il fait, tu te contentes de reproduire des gestes que tu ne "vois" pas et donc, tu ne peux pas les corriger. Tu ne dois donc pas rester à l'état de nageur mais devenir celui qui observe ce nageur. Tu dois prendre conscience de tes actes afin de ne pas être simplement un corps qui agit mais devenir pleinement celui qui œuvre à la maîtrise parfaite de ces gestes de nageur. Le fait de nager n'est pas une fin en soi, ça n'est pas un objectif, ce qui importe, c'est que tu apprennes à observer ce que tu fais. À partir de là, tu ne seras pas qu'un nageur mais le maître du nageur, le maître de ton corps. Je sais bien que tu ne peux pas voir réellement tes jambes derrière toi quand tu nages mais tu peux les voir par l'intérieur. Apprends à te concentrer sur cet endroit précis, défais-toi de tout le reste."



    Lorsque je médite, j'observe en moi les phénomènes mais je reste conscient d'être un observateur. Je ne m'identifie pas avec les actes eux-mêmes sinon, il est impossible d'aller vers la maîtrise. Il s'agit de rester le Superviseur et non de se concentrer simplement sur les postures ou la respiration. 

    Si je ne parviens pas à extraire de moi les pensées récurrentes et que je m'efforce de les rejeter, je leur donne automatiquement l'énergie nécessaire pour se maintenir. C'est comme nourrir celui qu'on aimerait voir mourir de faim...

    "Ne t'invente pas des armées d'ennemis pour excuser tes propres faiblesses."

    Il n'y a que l'observation de celui qui observe qui puisse créer la plénitude. Sinon, ça n'est pas le Soi que j'éveille mais la prétention du Moi qui entretient les combats, juste pour se glorifier et exister. 

    En même temps, je bénis ce Moi qui cherche à maintenir ses prérogatives car sans lui, je n'aurais pas de miroir dans lequel retrouver cette Conscience réelle. 

    C'est parce que j'observe en pleine conscience les tourments du Moi que le Soi apparaît. Le "Je" sert de passerelle...

     

  • La justice des Maîtres

    Il est bon de se replonger dans les textes anciens...


     

    KANT :"Idée d'une histoire universelle (1784)

    "L'homme est un animal qui, du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce a besoin d'un Maître. Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables et quoique, en tant que créature raisonnable, il souhaite une loi qui limite la liberté de tous, son penchant animal à l'égoïsme l'incite toutefois à se réserver dans toute la mesure du possible un régime d'exception pour lui-même. Il lui faut donc un Maître qui batte en brèche sa volonté particulière et le force à obéir à une volonté universellement valable, grâce à laquelle chacun puisse être libre. Mais où va-t-il trouver ce Maître ? Nulle part ailleurs que dans l'espèce humaine. Or, ce Maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un Maître...De quelque façon qu'il s'y prenne, on ne conçoit vraiment pas comment il pourrait se procurer pour établir la justice publique un chef juste par lui-même : soit qu'il choisisse à cet effet une personne unique, soit qu'il s'adresse à une élite de personnes triées au sein d'une société. Car chacune d'elles abusera toujours de la liberté si elle n'a personne au-dessus d'elle pour imposer vis-à-vis d'elle-même l'autorité des lois. Or le chef suprême doit être juste pour lui-même, et cependant être un homme. Cette tâche est par conséquent la plus difficile à remplir de toutes; à vrai dire, sa solution parfaite est impossible."


     

    Ce texte date de 1784...

    Il va bien y avoir un moment où le Peuple va comprendre qu'il se doit d'être ADULTE et non plus un ENFANT sous le joug d'un PARENT NORMATIF.

    La solution parfaite, elle existe : C'est un changement radical de niveau de conscience. 

    D'un point de vue politique, cela rendra possible une vraie République et non plus le maintien de cette "Ré-privée". 

  • Privatisation

    http://www.slate.fr/story/77312/privatiser-ecole-france-pas-tout-fait-une-fiction

    Personne en France, à la différence de l'Angleterre, n'imagine que l'Etat ne finance plus l'éducation nationale. Et pourtant, en France, les sources de financement privé aident de plus en plus à financer l’école publique.

    Au début du mois de juillet, le quotidien britannique The Independent publiait le projet encore secret du ministre de l’éducation britannique Michael Gove de transformer les 30.000 écoles d’Angleterre en «Academy schools». Ces écoles fonctionnent de manière indépendante du système national d’Education et sont financées par le gouvernement mais aussi par des fonds privés. Mais ce qui est encore plus surprenant dans le projet de Michael Gove pour nos yeux français, c’est qu’il souhaite faire de ces écoles des entreprises à but lucratif.

    L’école publique ne plaît guère aux vrais libéraux. Leurs arguments sont simples: une école librement choisie serait une école plus efficace car ses «clients» en attendent logiquement un retour sur investissement et cette exigence, stimulante pour le système, relève le niveau de l’ensemble. Dans le modèle libéral, l’Etat garde un rôle économique dans le fonctionnement du système scolaire en jouant un rôle de redistribution et met la main à la poche en allouant aux parents des «chèques éducation».

    Un chèque que les familles peuvent utiliser où elles le veulent et comme elles le veulent. La liberté de choix de l’école est totale. Le pape du libéralisme Milton Friedman qui en parla pour la première fois en 1962 dans «Capitalisme et liberté». Ça paraît exotique, mais pour l’économiste Philippe Némo, par exemple, c’est tout à fait importable en France.

    La fin de l’école publique et l’instauration d’un système totalement privé, «libre», est-elle vraiment envisageable chez nous? Aucun politique ne l’a dit, ne le dit, ne l’envisage. Mais on observe que le comportement par rapport au système privé a totalement changé ces vingt dernières années. Les grandes guerres scolaires sont derrière nous et les élèves passent allègrement d’un système à un autre: une famille sur deux a recours, au moins une fois durant la scolarité de ses enfants, à l'enseignement privé.

    Rares sont donc les parents qui, devant une situation qu’ils estiment difficile dans le public hésitent à passer au privé. C’est sûrement ce qui a donné l’idée à Nicolas Sizaret, qui a passé 6 ans au ministère de l’Education en tant que consultant, d’écrire un livre dans lequel il imagine le lancement d’une chaine d’école d’excellence par un groupe privé. Des écoles qui feraient en concurrence frontale avec l’Éducation nationale. Ce livre, paru l’an dernier, s’intitule «OPA sur le Mammouth» (Edtions Souffle Court). C’est un travail très documenté, bien senti et, chose rare quand on parle d’éducation, drôle.

    Quand j’ai vu passer cette information sur les écoles britanniques, j’ai appelé Nicolas Sizaret pour savoir ce qu’il en pensait et s’il considérait que l’école «à but lucratif» était imaginable en France.

    Nicolas Sizaret rappelle d’abord qu’en 1994 déjà, l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), signé sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Commerce, pressait les gouvernements de libéraliser totalement leurs systèmes éducatifs, bref d’ouvrir un véritable «marché de l'éducation».

    Aux Etats-Unis par exemple, les systèmes éducatifs publics sont progressivement démantelés au profit d’établissements scolaires privés que les parents ont la possibilité de mettre en concurrence. Finalement, même l’éducation prioritaire dans les quartiers sensibles va fonctionner sur un modèle entrepreunarial. Ce sont les «charter schools», dont les directeurs ont la liberté d’embaucher et de licencier les enseignants de l’établissement qu’ils dirigent.

    Ce qui est nouveau dans le projet britannique, c’est de considérer ouvertement certaines écoles publiques (academy schools, un des systèmes du public, d’écoles indépendantes financées par l’état, près de 40% des élèves en 2012) d’abord comme de potentielles entreprises à but lucratif à qui on pourrait appliquer tous les mécanismes de la finance d’entreprise (levée de capitaux, maximisation des profits, cotation en bourse, entrée au capital de fonds spéculatifs, revente… et éventuellement faillite).

    Dans ce projet politique, l’éducation n’est pas (plus !) considérée comme un bien public. Pour Nicolas Sizaret, ce type d’annonce se fait sans complexe et dans une relative indifférence, à partir du moment où les citoyens fatalistes perdent confiance dans les capacités de leurs services publics à répondre à leurs besoins mieux que ne le ferait le secteur marchand.

    Les sources de financement privé aident de plus en plus à financer l’école publique.  Elles arrivent par des voies auxquelles on ne pense pas forcément, par exemple le mécénat. Quand on les sollicite, les entreprises répondent présent, sans complexe. D’ambitieux programmes d’enseignement artistique aussi sont largement soutenus par de grandes entreprises, c’est la cas par exemple d’un projet magnifique comme «Orchestre à l’école», développé grâce au mécénat d’Axa, Bouygues, LVMH… etc.,  «qui permet aujourd’hui l’installation de dizaines de classes orchestres dans les écoles de l’Hexagone», nous dit la fondation. Certains établissements lancent eux-mêmes leurs propres fondations.

    C’est ce qu’a fait le prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand l’année dernière avec de très grosses entreprises : LVMH, EADS, Canal+ et L’Oréal. Sa dotation de départ était de 250.000 euros. L’établissement, public il faut le rappeler, capitalise sur son nom et sa réputation pour recueillir des fonds privés. Tous les lycées ne pourront pas en faire autant. 

    L’objectif, précisait Joël Vallat, son proviseur au moment du lancement de la fondation, était «l’ouverture sociale et la mobilité internationale» de son lycée. Enfin, Total a signéun accord-cadre avec l’Etat, plus précisément avec le ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative le 7 juin dernier pour financer à hauteur de 4 millions d’euros la réforme des rythmes scolaires (notamment alloués au développement d’activités périscolaires prévues dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs… de l’argent qui provient en fait de fonds précédemment alloués au Fond d’expérimentation de la jeunesse de Martin Hirsch et qui a mis de l’huile dans la mise en place de la réforme des rythmes).

    Enfin, et surtout, il faut bien reconnaitre qu’une autre forme de privatisation remporte un gros, un très gros succès en France. Une note du Centre d’analyse stratégique de janvier 2013 révèle que les Français sont les plus gros consommateurs de cours particuliers en Europe.

    La marchandisation de l’éducation ne progresse pas forcément comme un phénomène brutal. A part quelques ultralibéraux (comme Michel de Poncins), personne ne prône ouvertement une privatisation frontale du système.  Mais comme le souligne malicieusement Nicolas Sizaret, si le lycée Louis-le-Grand à Paris était proposé à la vente à un fonds d’investissement (sur le modèle de ce que propose aujourd’hui le gouvernement anglais pour ses établissements scolaires), l’Etat pourrait en tirer 50 millions d’euros (sans compter la valeur des bâtiments, qui appartiennent à la collectivité).

    Lorsque le budget de l’Education nationale en sera à 50 millions près, selon la couleur du gouvernement en place et selon l’image qu’aura alors l’Ecole publique dans l’opinion, un tel scénario deviendra-t-il possible?

    Louise Tourret


     La raison de l'embauche de "Professeurs" non formés, non diplômés, avec des résultats désastreux aux épreuves (4/20...), tout cela a un objectif, c'est de briser la confiance de la population envers le système éducatif. Une fois que ça sera pleinement validé, la suite viendra... On en reparlera dans quelques années...

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