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  • Aux enseignants

    Cette réforme n'est qu'un décret, pas une loi. Tout le monde a donc le droit de s'opposer à l'institution. Il n'y a pas de devoir de réserve qui tienne.

    Si les enseignants avaient davantage de courage, ils pourraient éventuellement le comprendre...Je suis sidéré par cet immobilisme de la profession. Combien sont-ils à lutter ? Ce sont les Maires de France finalement qui vont peut-être réussir à lever les boucliers, non pas deux ou trois boucliers mais une vraie légion...

    Et si ce sont les maires de France qui parviennent à faire reculer le GVT et bien, les enseignants auront ENCORE perdu une occasion rêvée de montrer à la population qu'ils sont VRAIMENT soucieux du bien-être des enfants et pas seulement soucieux de leur tranquillité personnelle...Ensuite, il ne faudra pas qu'ils viennent se plaindre d'être "mal aimés". 

    L'Amour, ça se mérite...

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  • Reconnaître son incompétence

    C'est curieux tout de même...L'institution me dit que depuis que j'ai arrêté les études après l'obtention de mon diplôme d'instituteur, je n'ai rien appris et que pour obtenir un poste de reconversion, je dois retourner à la FAC...Mais alors, les dizaines et dizaines de conférences pédagogiques organisées par l'institution,, les dizaines et dizaines de documents que l'institution m'a demandé de lire, toutes les Inspections que j'ai connues et pour lesquelles je devais suivre des injonctions précises, toutes les Réformes ministérielles qui devaient enfin me faire travailler correctement, tout ça ne m'a rien appris ???? L'institution met donc en place une formation professionnelle qui ne m'a rien appris ? C'est excellent ça  Que l'institution reconnaisse son incompétence, je ne m'y attendais pas...

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  • La Fronde (2)

    Pour la liberté d’application ou non cette réforme des rythmes scolaires.

    Si nul ne conteste la nécessité d’améliorer  les conditions de réussite éducative de nos enfants, cette réforme des rythmes scolaires inquiète légitimement les élus locaux, les parents d’élèves, les enseignants et les associations.

    Nous, maires nouvellement élus ou réélus, sommes nombreux à avoir fait campagne en expliquant notre opposition à cette réforme. Outre les difficultés pratiques auxquelles sont confrontées les nouvelles équipes municipales pour organiser en un temps record un accueil périscolaire de qualité, le calendrier d’application de la réforme ne respecte pas le suffrage des électeurs qui doit être entendu.

    La réduction des dépenses de l’Etat nécessite des efforts de tous et les collectivités locales y participent. Mais nous ne pouvons accepter que le Gouvernement diminue les dotations de l’Etat affectées aux communes que nous représentons alors qu’au même moment, il nous impose une augmentation substantielle de nos dépenses par la mise en œuvre d’une coûteuse réforme des rythmes scolaires.

    Conscients de la mission éducative qui nous incombe depuis les lois Jules Ferry, nous sommes attachés à la question des rythmes chrono-biologiques de l’enfant. Mais celle-ci fait toujours l’objet de divergences parmi les experts et les premiers retours d'expérience des communes ayant appliqué la réforme à la rentrée 2013 mettent d’ailleurs en avant une fatigue importante des enfants.

    Alors, dans toutes nos communes les craintes sont grandes et concernent :

    - la fatigue de l’enfant, lié à un temps de présence en collectivité plus important qu’aujourd’hui

    - le manque de locaux dans de nombreuses communes pour organiser les temps d’activité périscolaire

    - les difficultés immenses de recrutement pour respecter les taux d’encadrement et la qualité des intervenants,  soumis à des contrats très précaires

    - l’impact sur la vie associative et l’organisation familiale

    - le coût financier pour les familles et la collectivité qui remet en cause le principe de l’école publique gratuite 

    - l'annonce par le Premier ministre d'un assouplissement rend l'application du décret actuel incertaine…

    Ce sont donc bien les fondements de la réussite scolaire de l'enfant qui apparaissent menacés par une mise en œuvre précipitée et sans concertation de cette réforme.

    Nous constatons enfin que les écoles privées, qui bénéficient d'un droit d'option quant à leur organisation interne,  ont, dans leur très grande majorité choisi de ne pas appliquer cette réforme notamment en raison des difficultés de mise en œuvre, qui sont d'ailleurs les mêmes que connaissent les communes.

    Nous soussignés, maires nouvellement élus ou réélus, demandons solennellement au Premier ministre le retrait ou la liberté d’appliquer ou non cette réforme des rythmes scolaires.

     

     

     

     

    Vous êtes élu local ?

    Demandez la liberté d’application ou non de la réforme des rythmes scolaires.

     

    Parmi les premiers signataires

    Renaud PFEFFER (Maire de Mornant), Jérome MOROGE (Maire de Pierre-Bénite), Patrice VERCHERE (député-maire de Cours-La- Ville), Alexandre VINCENDET (Maire de Rillieux-La-Pape), Damien COMBET (Maire de Chaponost)

    Voir la liste des signataires

    Nous contacter 


    contact@liberte-rythmesscolaires.fr 

      

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  • Geler la dette

    Voici la pétition à envoyer à vos amis: 

    Pour le gel immédiat de la dette publique 

    Manuel Valls: "Nous ne pouvons plus vivre au-dessus de nos moyens"... 

    En 2008-2009, avec un plan d'attaque établi dès la fin des années 90, les banques ont orchestré un risque de banqueroute généralisée suite à la "crise" des subprimes. En réalité, avec quelques mouvements de lobbying et autres émoluments, elles ont amené les dirigeants occidentaux, et particulièrement le président français en la personne de Nicolas Sarkozy, à livrer l'argent public des états dans ces mêmes banques... en empruntant cet argent à qui? Aux banques que l'état était censé renflouer... L'addition est salée. De moins de 1300 milliards de dettes, la France est passée, suite à ce hold-up historique des banques, à près de 2000 milliards aujourd'hui, soit plus de 700 milliards d'euros. Ceci s'appelle désormais la "crise" de la dette publique. Il faut greffer à ça les intérêts de la dette, donc de l’argent pour enrichir encore plus les banques (et les classes dirigeantes) que nous avions "sauvées". Donc, cher Manuel Valls, nous ne vivons pas au-dessus de nos moyens, nous payons très cher une politique de mafieux, d'escrocs, de délinquants en col blanc et de politiciens à leur solde. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous en appelons tous les français à entrer en résistance quelque soit leurs origines sociales, politiques, religieuses et philosophiques en exigeant la mise en place des cinq points qui suivent :

    1- Que justice soit faite. La horde des dirigeants du monde occidental de 2008-2009 (Nicolas Sarkozy compris) doit être mise en examen immédiatement pour détournement d'argent public, trafic d'influence, escroquerie et corruption. Une plainte collective doit être déposée en ce sens.

    2- Gel de ce surcroît de dette d'au moins 700 milliards et soumission au vote (référendum populaire) pour son annulation pure et simple (Ce qui a été fait en Islande). S’il existe bien un déficit des dépenses, l’essentiel de la dépense publique est consacrée au remboursement de la dette et ses intérêts colossaux. Les classes dirigeantes et leurs armadas de soldats-économistes affirment que les plans de « relance » qui ont engendrés la ruine des états (de la France en particulier) ont permis de contenir un effondrement généralisé. Faux : ces plans ont permis un enrichissement historique des classes dirigeantes, une prospérité gigantesque du monde financier (banques + places boursières) et une paupérisation lente des populations, par le gel ou la baisse des salaires, l’augmentation massive du chômage, l’impossibilité de relancer l’économie réelle. En a découlé un effondrement des recettes fiscales et sociales, contraignant à plus d’austérité, plus de destruction des services publics et par conséquent… en creusant encore et encore la dette.

    3- Réunion extraordinaire de tous les dirigeants européens pour décider de la suppression de toutes les agences de notation qui ont orchestré ce scénario dans les années 2000, qui ont également acculé les états (pression des marchés sur la souveraineté budgétaire des états). Ces agences inféodés aux dirigeants économiques privés ont l’outrecuidance de noter les états et de les faire s’allonger devant le monde des finances.

    4- Mise en examen de tous les ex-dirigeants de Goldman Sachs présents à la tête des états et des finances de ces états (Troïka en Grèce, Gouvernement italien, etc.).

    5- Si les quatre points précédents ne sont pas mis en place, nous exigeons la démission immédiate du président François Hollande qui aurait du "faire la guerre à la finance" et qui, dès son accession au pouvoir, demande aux français, sous l'égide de son premier ministre Valls, de rembourser le casse du millénaire de 2008-2009...

    En signant cette pétition, vous reprenez la main sur le bien public, sur l’Histoire et vous contribuerez à mettre au pas les escrocs idéologiques et économiques que sont les dirigeants privés et publics actuels. Nous ne participons à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune organisation idéologique. Nous sommes tous des citoyens français, propriétaires absolus du pouvoir étatique, du bien public et de notre Histoire. 

    Si nous atteignons suffisamment de signatures à cette pétition, nous la déposerons en lieu et place de l’Elysée, en main propre.


    http://www.avaaz.org/fr/petition/Les_gouvernants_francais_Le_gel_de_la_dette_publique/?tyrqSbb

    Envoyé par Avaaz à partir de la pétition de Léonel

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  • L'école de l'économie

    La dernière phrase est une pure "merveille"...L'école élémentaire au service de l'économie et des chiffres du chômage...

    Ca fait longtemps que je sais que leurs objectifs n'ont rien à voir avec le développement serein et complet de l'individu. 


    Rythmes scolaires : un nouveau texte "sous une dizaine de jours", promet Benoît Hamon

    Benoît Hamon a annoncé jeudi qu'il publiera "sous une dizaine de jours" "un autre texte" en complément du décret de son prédécesseur sur la réforme des rythmes scolaires. Mais le décret de Vincent Peillon ne sera pas caduc

    "Le principe des 9 demi-journées sera maintenu mais je ne m'interdis rien" affirme le ministre de l'Education nationale - AFP
    Quatre mois et demi avant la généralisation de la semaine de 4,5 jours en primaire , le nouveau ministre de l'Education nationale a annoncé ce jeudi, dans un entretien aux journaux du groupe Ebra, qu'il publiera "sous une dizaine de jours" "un autre texte" en complément du décret de son prédécesseur sur la réforme des rythmes scolaire. Mais, a-t-il précisé, le décret de Vincent Peillon n'est pas caduc.
    "Nous publierons un autre texte sous une dizaine de jours, en complément. Il s'agira d'un assouplissement significatif qui permettra de tenir compte des expérimentations de qualité, qui poursuivent l'objectif de la réforme mais peinaient à s'inscrire dans le cadre du décret de janvier" 2013, a-t-il indiqué.
    "Le principe des 9 demi-journées sera maintenu mais je ne m'interdis rien. Les formules favorables à l'enfant primeront sur un cadre théorique trop strict. Je tends la main aux maires, en particulier ruraux, et à ceux qui rencontreraient des difficultés. Mon bureau est ouvert mais je tiens à avertir les élus qui, par pure provocation politique, comme M. Copé, affirment qu'ils refuseront d'appliquer la réforme, qu'ils se mettraient alors dans l'illégalité".
    "Je serai le garant de la création de 60.000 postes"
    Interrogé sur la priorité au primaire, qui tarde à être visible sur le terrain à travers des mesures comme la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, la refonte de l'éducation prioritaire et le dispositif "plus de maîtres que de classes", il a rétorqué: "je comprends la préoccupation légitime des enseignants et des parents, si souvent échaudés par des promesses non tenues. Moi, ministre de l'Education nationale, je serai le garant de la création de 60.000 postes au terme du quinquennat. Pour des raisons mécaniques liées au temps du recrutement et de la formation, il faudra attendre 2015 pour constater cette montée en puissance dans les classes".
    Quand aux réserves de la Cour des comptes sur la pertinence des 60.000 créations de postes, il a fait valoir: "la Cour des comptes ne compte pas les inégalités sociales. Lincoln disait: +Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance+. Si nous n'agissons pas, le chômage continuera d'augmenter et la perte de compétitivité s'accentuera".

    Par Les Echos | 17/04 | 09:42 | mis à jour à 09:51

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  • Tuer le cauchemar

    C'est ce que ja vais faire. Non pas éliminer quelqu'un mais éliminer en moi toute appartenance à un système qui me révulse. 

    Je suis dans un cauchemar et il faut que je me réveille...


    JUSQU'AU BOUT

    Ce qui est écœurant, écrivit-il le soir dans son cahier, c’est de voir la médiocrité des gens qui, soi-disant, instruisent les enfants. Sans être aussi ignobles que Brohou ou la Pennec, beaucoup d’entre eux n’ont rien à faire dans une classe. Ils sont très doués pour suivre des programmes, des progressions, des emplois du temps et des livres du maître, car eux-mêmes n’ont rien à donner. Ce sont des enveloppes vides que l’éducation nationale s’empresse de remplir avec des dogmes, des règles et une morale. Et durant toute leur carrière, ils recevront du ministère des directives qu’ils mettront un point d’honneur à appliquer à la lettre. Ils seront bien notés par un inspecteur, petit soldat gradé, devant lequel ils trembleront jusqu’à la fin de leur soumission. Quelle tristesse pour tous ces enfants qui n’auront devant eux, pendant des années, que des archétypes parfaits du fonctionnaire obéissant ! Le premier critère de sélection pour l’entrée à l’école normale (anormale conviendrait davantage) devrait être la ferveur et l’humanité des postulants. S’agit-il d’enseigner le français, les maths et le reste ou d’édifier un être humain, en développer la sensibilité, le caractère, la volonté, l’engagement, la solidarité, l’amour de la vie, le respect de soi et des autres, l’observation de tous les phénomènes intérieurs ? Face à cela, que valent le complément d’objet direct ou l’accord du participe passé ? Faut-il s’attacher d’abord et avant tout à des valeurs fondamentales ou à des techniques d’enseignement ? Des gens diplômés et apparemment intelligents ont souvent été capables, à travers l’histoire de l’humanité, d’actes horribles. Des gens illettrés ont souvent été, durant toute leur existence, extrêmement respectueux de la vie, sous toutes ses formes. Le savoir comme l’ignorance ne sont ni des critères, ni des garanties de progrès. Seule, l’absolue conscience d’appartenir à la terre et à l’humanité qui s’est développée en son sein peut empêcher l’homme de se détourner de l’amour et de la paix. L’industriel et le chimiste qui détruisent la nature ont-ils de hautes valeurs morales ? L’Indien Kogi, ignorant des techniques modernes, n’est-il pas plus humain ? Où est dès lors le rôle de l’école ? Quel type d’individu doit-elle s’efforcer d’éveiller ?

    Je ne m’adresse pas ici à des indiens mais je ne considère pas ces enfants non plus comme de futurs industriels. Je travaille pour l’humanité, pas pour une économie. Je peux donc combattre telle valeur si elle s’oppose à l’édification de l’homme. Les enfants sont de toute façon plus proches d’un Indien que d’un industriel. Je respecte donc leur nature profonde. Je ne transforme rien, j’approfondis. Je ne risque pas, par cette éducation, de couper l’enfant de ses racines pour en faire un citoyen diplômé. Il sera diplômé s’il y trouve de l’importance pour son existence mais ce n’est pas une finalité.

    Ce n’est pas le contenu qui importe mais le contenant.

    L’essentiel ce n’est pas de cerner par des diplômes ce qu’un homme sait mais de connaître l’homme qui sait. Et que cet homme avant tout se connaisse. Particulièrement, son degré d’humanité.

    Brohou n’a aucune humanité et n’en aura jamais. Si je n’interviens pas, je n’irais pas jusqu’au bout de ma mission qui est de construire un monde meilleur. Je perdrais mon humanité en acceptant une situation intolérable. Je dois protéger les enfants de toute image néfaste. C’est cela mon métier. Le reste est secondaire. Et je dois donc être exemplaire. Le véritable meurtre serait de laisser ces âmes jeunes se confronter à des tentations perverses. Autant il est difficile de sauver l’amour, autant le goût de la violence, de la haine et de la destruction nous tente facilement. La bêtise en est le tuteur principal et c’est elle qui mène le monde. Rien ne doit pousser dans l’ombre de Brohou. »

    Certitude apaisante. Il était l’exemple, celui qui ne devait avoir aucune faiblesse. Et si cela advenait, il fallait supprimer cette erreur. Tuer le cauchemar, c’était la seule solution.

    Jusqu

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  • L'Europe de la corruption

    Le Parlement européen refuse un audit sur la transparence et l’intégrité

    Le Parlement européen est la seule institution européenne qui refuse de se faire auditer par l’organisation anti-corruption Transparency International (TI), rapporte le portail suédois Europaportalen.se.

    Transparency International est surtout connue pour son Global corruption Barometer annuel, qui mesure chaque année la corruption dans 107 pays différents.

    L’été dernier, Transparency International a proposé d’auditer la transparence et l’intégrité de l’UE au travers d’un audit d’une dizaine de ses institutions. L’examen porte sur les règles en place, s’attache à vérifier qu’elles sont respectées, et pour ce faire, il nécessite d’interroger les personnes en charge de la mise en pratique de ces règles Toutes ces institutions ont accepté, sauf le Parlement européen. Pourtant, celui-ci n’est pas avare de compliments lorsqu’il s’agit de louer les initiatives des organisations non-gouvernementales telles que Transparency International

    Lorsque l’organisation lui a adressé une demande pour être autorisée à interroger les membres du personnel dans le cadre de cet audit, elle n’a dans un premier temps obtenu aucune réponse.

    Selon Carl Dolan, le directeur de TI, le courrier, adressé en juillet de l’année dernière au Secrétaire général du Parlement européen, Klaus Well, a d’abord recueilli des retards et des atermoiements, entrecoupés de longs silences. 7 mois plus tard, cependant, la missive a fini par recevoir une réponse officielle : un « non » catégorique.

    La réponse finale est signée de Martin Schulz, le président du Parlement européen. Selon Schulz, il n’y a aucune raison de lancer un audit de ce genre, parce que « le Parlement européen est déjà une institution extrêmement transparente, dont la plus grande partie de sa documentation est facilement accessible sur son site internet multilingue ».

    En tout état de cause les audits des 10 autres institutions de l’UE sont attendus pour la fin de ce mois-ci.

     

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  • L'habitude de la méditation (9)

    Note : cet article est une traduction de l’article Meditation: The Most Fundamental Habit de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

    Méditer ne signifie pas se battre avec un problème

    Méditer signifie observer.
    - Thich Nhat Hanh

    MéditationCe n’est pas un secret que je suis un fervent défenseur de la méditation comme façon de commencer votre journée, de gérer votre stress, de vivre dans le présent et plus encore.

    Mais ce que beaucoup de gens ne réalisent pas est que la méditation est peut-être l’habitude la plus importante si vous voulez changer d’autres habitudes.

    Récemment j’ai écrit au sujet des Quatre habitudes qui forment les autres habitudes  – et vous pourriez vous souvenir de l’habitude n°2 :

    Être conscient des pensées négatives

    Comment apprendre à être conscient de vos pensées négatives ? C’est simple : pratiquer. Et comment pratiquer la pleine conscience de vos pensées ? La meilleure méthode que j’ai trouvé, et de loin, est la méditation.

     

    Comment la méditation aide les habitudes

    Quand nous ne sommes pas conscients de nos pensées et de nos envies, qui émergent dans un coin de notre tête sans qu’on les remarque la plupart du temps, elles ont un pouvoir sur nous. Nous sommes incapables de changer si ces pensées spontanées nous contrôlent. Mais quand nous apprenons à les observer, nous pouvons alors supprimer le pouvoir qu’elles ont sur nous.

    La méditation est la pratique de l’observation de ces pensées, d’en être plus conscient tout au long de la journée.

    Je vais vous donner divers exemple de ma propre vie, bien qu’il y en ait en fait des dizaines :

    1. Quand j’ai arrêté de fumer, j’avais parfois envie de prendre simplement une taffe sur une cigarette, et cela devenait tellement fort que j’avais du mal à la surmonter. Dans le même temps, j’avais ces pensées pour rationaliser : « Ce n’est pas grave d’en fumer juste une… Une cigarette ça ne fait pas de mal… », ou «  Pourquoi tu te fais souffrir comme ça ? Ca ne vaut pas le coup ! » Et ces pensées et envies m’auraient battues si je les avais laissé faire, mais je les ai regardées. Je n’ai pas agi, je les ai juste regardées. Et elles ont enflé, ont culminé, puis ont disparues, et j’allais bien.

    2. Quand j’ai commencé à courir, je voulais arrêter quand les choses devenaient inconfortables. Mais j’ai appris que c’était juste une partie effrayée de mon esprit qui voulait arrêter, une partie de moi qui se protégeait de l’inconfort. Je regardais alors la partie de moi qui était effrayée, qui me faisait quitter tout ce qui était difficile, et je ne l’ai pas laissé me contrôler.

    3. Quand j’écris, j’ai souvent l’envie d’aller faire autre chose. Quand cette envie passe inaperçue, j’y laisse simplement cours, et je procrastine. Quand je suis conscient de cette envie (et des rationalisations qui l’accompagnent et arrivent si je n’y laisse pas cours), alors je peux faire une pause, regarder cette envie et la laisser passer, et je retourne écrire.

    Ce même processus m’a aidé à changer mes habitudes d’alimentation, à courir un marathon, à changer mes habitudes de rangement, et plus encore.

    Mais rien de tout cela n’aurait été possible si je n’avais pas appris à regarder, à être conscient de mes envies, des rationalisations et des pensées négatives qui me disaient que je ne pouvais pas le faire.

    Comment est-ce que j’ai appris à regarder et à être conscient ? La méditation. C’est la seule habitude dans laquelle tout ce que vous faites est de mettre en pratique cette observation consciente, dans laquelle tout le reste disparaît dans une belle simplicité qui ne laisse que vous et vos pensées, et le moment présent.

    Comment mettre en place l’habitude de méditation

    C’est plutôt simple, mais tout ce qu’il faut c’est agir :

    1. Engagez-vous à le faire juste 2 minutes par jour. Commencez simplement si vous voulez que l’habitude dure. Vous pouvez le faire pendant 5 minutes si vous vous sentez à l’aise avec, mais tout ce à quoi vous vous engagez est 2 minutes par jour.

    2. Choisissez un moment et servez-vous en comme déclencheur. Pas un moment exact de la journée, mais un moment général, comme le matin quand vous vous levez, ou pendant l’heure du repas. Le déclencheur devrait être quelque chose que vous faites déjà régulièrement, comme boire votre première tasse de café, vous brosser les dents, déjeuner, ou rentrer à la maison après le travail.

    3. Trouvez un endroit calme. Parfois le matin tôt est préférable, avant que les autres ne soient éveillés chez vous et ne fassent beaucoup de bruit. D’autres pourraient trouver un endroit dans un parc ou sur une plage ou tout autre lieu apaisant. Peu importe vraiment où c’est – tant que vous pouvez vous asseoir sans être importuné pendant quelques minutes. Quelques personnes passant à côté de votre banc, ça peut aller.

    4. Asseyez-vous confortablement. Ne vous tracassez pas trop sur la façon dont vous êtes assis, ce que vous portez, ce sur quoi vous êtes assis, etc. J’aime personnellement m’asseoir sur un oreiller sur le sol, avec le dos en arrière contre un mur, parce que je suis très peu souple. Ceux qui arrivent à s’asseoir confortablement en tailleur peuvent aussi faire ça. D’autres encore peuvent s’asseoir sur une chaise s’ils ne trouvent pas confortable de s’asseoir sur le sol. Les praticiens du zen utilisent souvent un zafu, coussin rond rempli de kapok ou de sarrasin. Ne sortez pas en acheter un si vous n’en avez pas. N’importe quel coussin ou oreiller fera l’affaire, et certaines personnes arrivent à s’asseoir confortablement sur un sol nu.

    5. Concentrez-vous sur votre concentration. En inspirant, suivez l’air qui entre dans vos narines, puis dans votre gorge, en enfin dans vos poumons et votre cage thoracique. Asseyez-vous droit, gardez vos yeux ouverts mais fixés sur le sol, sans vraiment faire la mise au point. Si vous voulez garder les yeux fermés, pas de problème. En expirant, suivez votre respiration qui ressors dans le monde. Si cela vous aide, comptez… un inspirez, deux expirez, trois inspirez, quatre expirez… et quand vous arrivez à dix, recommencez. Si vous perdez le compte, recommencez. Si votre esprit vagabonde (et il le fera), faites simplement attention au vagabondage de votre esprit, puis ramenez-le gentiment sur votre respiration. Recommencez ce processus pendant les quelques minutes de méditation. Il y a des chances que vous ne soyez pas très bon pour ça au début, mais vous vous améliorerez avec la pratique.

    Et c’est tout. C’est une pratique très simple, mais vous devez vouloir le faire pendant 2 minutes, tous les jours, après le même déclencheur chaque jour. Faites ceci pendant un mois et vous aurez pris l’habitude de méditer.

     



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