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  • Hôpital : une urgence programmée.

    Et ça continue, encore et encore...Et de l'autre côté, l'UE commence fortement à envisager une vaccination obligatoire. Ubuesque.

    L'hôpital public, tout comme l'Ecole publique sont voués à dépérir, année après année.

    Les cliniques privées et les écoles privées prendront la relève. 

    Il y a plusieurs années déjà, j'étais tombé sur des textes émanant de l'OCDE. Tout est programmé. Sur tout le service public. Pas seulement l'hôpital ou l'éducation nationale. Ces textes datent de 2001. On voit bien où on en est vingt après. 

    Lorsque je suis entré en désobéissance civique et que j'ai refusé de prendre ma classe à la suite de la réforme Peillon, j'avais écrit directement au Ministre. Ca m'a valu d'être convoqué devant l'inspecteur académique. Ca n'a pas plus du tout que je diffuse ça. Ceux qui suivent ce blog depuis sa création savent ce que j'ai enduré pendant trois ans et je sais ce qu'endurent aujourd'hui tous les rebelles qui défendent becs et ongles le service public. 

     

    OCDE, c'est du long terme...

    Cahier numéro 13 de l'OCDE

     

    Les urgences de l'hôpital de Guéret en Creuse débordées à cause de fermetures de lits

     

    Jeudi 2 décembre 2021 à 17:17 - 

    Par France Bleu Creuse

    Guéret

    Le chef des urgences de l'hôpital de Guéret et le responsable du Samu 23 alertent sur la crise aux urgences. Le service est saturé depuis la fermeture brutale de quinze lits début octobre.

    Le responsable du Samu et celui des urgences de l'hôpital de Guéret alertent sur la crise aux urgences.

    Le responsable du Samu et celui des urgences de l'hôpital de Guéret alertent sur la crise aux urgences. © Radio France - Justine Maurel

    A Guéret, les urgences sont saturées. Depuis fin novembre, entre dix et quinze patients attendent chaque jour dans les couloirs de l'hôpital sans pouvoir être pris en charge, selon le chef des urgences de l'hôpital de Guéret et le responsable du Samu 23.

    Ils dénoncent le manque de lits dans les services de médecine. La direction de l'hôpital a décidé d'en fermer quinze le 1er octobre. Depuis, aucun lit n'a été rouvert.

    La situation inquiète les soignants, alors que le nombre d'arrivées liées au coronavirus ne cesse d'augmenter ces derniers jours. D'après Pour le docteur Bruno Verguet, responsable du Samu 23, la santé des patients est mise en danger.

    La direction mettra en place une cellule de crise ce vendredi matin à 8h pour trouver des solutions au problème.

     

    EN 2019

    Face à la fermeture de lits, le personnel de l'hôpital de Guéret ne veut rien lâcher

     

    Publié le 23/05/2019 à 19h56

    Face à la fermeture de lits, le personnel de l'hôpital de Guéret ne veut rien lâcher

    Le personnel entend mener d'autres actions. © BARLIER Bruno     

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    La direction du centre hospitalier de Guéret n’a pas l’air disposée à retropédaler sur la fermeture d’une cinquantaine de lits sous trois ans. Au grand dam du personnel.

    Le personnel de l’hôpital de Guéret l’a appris formellement ce jeudi 23 mai. Dix lits du service cardiologie fermeront à partir du 14 juin. Et le 1er juillet, ce sont 14 lits du service endocrinologie qui fermeront. En parallèle, six lits de Soins de suite et de rééducation, ouvriront. Pas de quoi satisfaire le personnel, qui s’inquiète.

    La population soutient le personnel

    Jeudi, à l’initiative de la CGT, plusieurs membres du personnel sont restés devant l’hôpital une bonne partie de la journée pour faire signer une pétition. Pétition qui exprime le refus du projet de l’Agence régionale de santé (ARS) qui comprend la fermeture de 53 lits dans les trois ans à l’hôpital de Guéret. Avec les premières fermetures de lits à venir, le processus est lancé. Alors même que Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, préconisait un moratoire sur la question.

    Enfin des propositions pour sortir l'hôpital de Guéret de son déficit ?

    « On veut réaffirmer la lutte contre ces fermetures, laisse entendre Nathalie Teste, secrétaire de l’USD CGT. On voit que la population adhère. On sent un vrai soutien, et c’est rare. » Toute la journée, les gens se sont rassemblés autour du petit stand de fortune, installé à l’entrée de l’hôpital. Pour signer la pétition et dire quelques mots pour la cause. Dans la journée, le personnel a recueilli plus de 400 signatures. « Si on fait ça, ce n’est pas que pour nous, c’est aussi pour l’offre de soins en Creuse », valide Nathalie.

    La pétition a été signée à de nombreuses reprises toute la journée.
    Les agents  ont également mis en place des bâches dédiée à l’expression libre. « On a posé la question de savoir comment les gens voyaient un hôpital en bonne santé. » Et les réponses ont été nombreuses avec des « c’est en Creuse que je veux être soigné », ou encore « du sourire pour le personnel ».

    Les agents hospitaliers se sont succédé autour du stand. Il y a ceux qui travaillaient toute la journée et qui ont profité de leur pause pour soutenir. « Comme on est réquisitionnés, c’est difficile d’être présent sur un temps long, mais on a vu des personnes de l’administration, des urgences et même les cuistots », se félicite Nathalie Teste. En clair, la majorité du personnel fait bloc et va multiplier les actions.

    Difficultés à l'hôpital de Guéret : le dialogue social a tourné court entre la direction et le personnel

    Les agents mobilisés espèrent qu’une discussion sera ouverte, même s’ils décrivent le dialogue social comme  « compliqué » avec Frédéric Artigaut, le directeur de l’hôpital. « Il faut que l’on pense à la population et à la manière de la soigner, plutôt que de parler de rentabilité », tranche la secrétaire de l’USD CGT. Elle espère que les élus, qui siégeront au conseil de surveillance le 7 juin, voteront contre le plan proposé par l’ARS. Même s’il n’a qu’une valeur consultative. « S’ils votent contre, ce serait déjà un pas en avant. »

    Eric Correia, président de la Com d'Agglo du Grand Guéret est venu apporter son soutien.
    En parlant d’élus, seul Éric Correia, président de la Communauté d’agglomération du Grand Guéret, s’est rendu sur place jeudi. « C’est indispensable d’être là au niveau politique. Quand on voit qu’on a le Plan particulier pour la Creuse à 80 millions d’euros et qu’on ferme des lits à l’hôpital sans projet global de l’autre côté, il y a une incohérence. »

    L'harmonisation public-privé au coeur du débat

    Et de remettre sur la table l’idée de combiner les forces entre public et privé. « Il faut finir d’opposer les deux. L’offre de soin, ce n’est pas que l’hôpital. Il y a aussi le CMN de Sainte-Feyre et la Clinique de la Marche à Guéret, précise Éric Correia. Il faut remettre le patient au centre. Il ira se faire soigner chez le médecin le plus compétent et le plus proche. » Une phrase avec laquelle, Nathalie Teste n’est pas d’accord. « Les patients, qui n’ont pas forcément les moyens, doivent avoir le choix et se faire soigner sans sortir la carte bleue. »

    Le député Moreau prépare le rapprochement des établissements hospitaliers publics et privés de la Creuse

    Mais tous les deux se sont rejoints sur la nécessité d’une harmonisation fiscale entre le privé, aujourd’hui défiscalisé, et le public,  pour que le rapprochement entre les trois établissements se fasse plus facilement. « Ca ne se fera pas du jour au lendemain, estime Éric Correia. Mais il faut y réfléchir et inclure le personnel dans les décisions. Moi, je serais pour une loi, qui force les directeurs d’hôpital à se faire soigner dans leur propre établissement. Ca changerait beaucoup de choses. »

    Romain Conversin

  • René Dumont, un visionnaire oublié

     

    René Dumont, agronome tiers-mondiste et visionnaire

     

    Publié le : 03/07/2021 - 11:22

    Audio 04:01Podcast

    René Dumont, en avril 1974, lors de sa campagne électorale pour l'élection présidentielle de mai 1974. © AFP

    Par :Agnès Rougier

    17 mn

    Expert du développement agricole devenu militant écologiste, René Dumont se revendiquait avant tout tiers-mondiste. Toute sa vie, cet ingénieur agronome s’est battu pour « mettre fin à la faim ». Alliant l’engagement, les connaissances scientifiques, l’analyse critique et le sens de la communication, René Dumont, le premier candidat écologiste aux élections présidentielles de 1974, est considéré comme le créateur de l’écologie politique en France.

    René Dumont est né dans le Nord en 1904, d’un père agronome et d’une mère mathématicienne et directrice de collège, tous deux républicains laïques. René Dumont a 10 ans au début de la Première Guerre mondiale, il vit avec sa famille près du front et sa confrontation aux horreurs de la guerre le rendra pacifiste pour toujours.

    Petit garçon, René Dumont adore passer ses vacances à la ferme de ses grands-parents et encouragé par son père qui lui communique son attachement à la terre, aux plantes, aux animaux, il décide, très jeune, d’étudier l’agronomie et il réussit brillamment le concours d’entrée à l’Institut national d’agronomie en 1922.

    Sorti diplômé, René Dumont part effectuer son service militaire, mais le jeune homme au tempérament rebelle et pacifiste le vit très mal et en sortira dépressif. Pour s’en remettre, il travaillera comme ouvrier agricole pendant un an dans la ferme de ses oncles.

    Jeune agronome productiviste

    En 1927, René Dumont, jeune ingénieur agronome, veut découvrir le monde, se rendre utile, et il entre à l’Institut national d’agronomie coloniale (INAC). Il travaille au développement de l’agriculture intensive par les engrais chimiques et le machinisme. L’INAC l’envoie en mission au Maroc, puis en Tunisie, et enfin en Indochine en 1930. Il est alors responsable de la station agricole sur le delta du Fleuve Rouge, où il est chargé de tester les engrais pour la riziculture.

    Mais en parallèle de son travail, l’agronome rencontre les agriculteurs locaux, ce qui le conduira à remettre en question l’idéologie des agronomes coloniaux et dans son première livre, La culture du riz dans le delta du Tonkin. René Dumont affirme ses positions critiques et anticolonialistes.

    Pour Marc Dufumier, agronome et qui a été son élève en agronomie comparée : « Il était parti pour aider les Vietnamiens à se nourrir par eux-mêmes en intensifiant leur système de culture, mais il découvrait que l’attitude des Français était très autoritaire ».

    René Dumont démissionne de l’INAC en 1932 pour entrer, en 1933, à l’Institut national d’agronomie (INA), où il créera la chaire d’agriculture comparée en 1953.

    Nourrir le monde

    Des années 1930 aux années 1960, la population mondiale est en pleine croissance. René Dumont est alors régulièrement sollicité pour ses conseils en agronomie, d’abord en France, pour mettre en place le système d’agriculture productiviste ; puis à la fin des années 1950, au lendemain des indépendances, par les jeunes gouvernements des anciennes colonies africaines.

    Mais l’agronome, toujours à l’écoute des paysans, constate que le système néocolonial qui consiste à reproduire les techniques agricoles des pays industrialisés dans les pays du tiers-monde est source de dégâts sociaux et environnementaux : « Petit-fils de paysan et agronome, je dois défendre les paysanneries sous-développées et souvent opprimées, ces vrais prolétaires des temps modernes », écrit-il dans un livre qui fait scandale à sa publication en 1962, L’Afrique noire est mal partie.

    Voyageur infatigable, ses missions l’amènent dans plus de 90 pays, de l’Inde à Cuba, où il constate les méfaits de la Révolution verte qui pousse à la monoculture mécanisée avec engrais et pesticides chimiques. Alors qu’il ne défend pas le libéralisme, René Dumont est aussi très critique envers l’agriculture des « pays socialistes », et de la canne à sucre à Cuba en particulier. Fidel Castro, mécontent, ira jusqu’à l’accuser d’être un agent de la CIA !

    Où l’agronome devient écologiste 

    Alors qu’au début des années 1970, les écologistes sont plutôt perçus comme des marginaux, René Dumont, scientifique de terrain, a à la fois la légitimité et les connaissances qui apportent crédibilité au discours écologiste, et le goût de parler en public. « Il était très bon professeur, très bon pédagogue… et très polémique ! déclare son ancien élève en agronomie comparée, Marc Dufumier, (…) mais la force de son enseignement, c’était de nous dire : "avant de donner des conseils, allez d’abord voir sur le terrain !" »  

    En 1972, les scientifiques du Club de Rome éditent un rapport intitulé : « Stopper la croissance » – ou « Rapport Meadows » –, dans lequel ils affirment que le système planétaire va s’effondrer sous la pression de la croissance démographique et industrielle si rien n’est fait.

    Et en 1973, René Dumont dresse à son tour un bilan implacable du XXe siècle productiviste : « Nous fonçons à toute allure dans le brouillard vers un mur de ciment », écrit-il dans L’utopie ou la mort, son dernier livre.

    Alors que l’Afrique subsaharienne est en proie à de graves sécheresses depuis 1970, l’auteur tire le signal d’alarme sur l’épuisement des ressources naturelles, la pollution, le changement climatique et le risque d’effondrement de la civilisation dus à la croissance de la consommation dans les pays industrialisés, inversement proportionnelle à la misère des populations des pays démunis.

    Naissance de l’écologie politique

    Le professeur Dumont a 70 ans quand les représentants des mouvements écologistes, dont Brice Lalonde, des Amis de la Terre, lui demandent de porter la parole de l’écologie aux élections présidentielles de 1974 ; il accepte à condition qu’on le laisse libre de parler et devient le premier candidat écologiste en France.

    Vêtu de son éternel pull-over rouge, le candidat Dumont a le sens du spectacle et la télévision est l’occasion idéale de faire passer ses idées : « Nous allons bientôt manquer d’eau », déclare-t-il aux téléspectateurs et brandissant un verre plein : « C’est pourquoi je bois devant vous un verre d’eau, précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera ». Le candidat écologiste, qu’aucun parti politique installé ne soutient, récoltera seulement 1,32 % des voix aux élections, mais l’écologie politique était née.

    Un lanceur d’alerte visionnaire

    Celui que l’on appelait « l’agronome de la faim », lanceur d’alerte visionnaire, professeur et militant, anticipait en 1974 les sujets qui sont aujourd’hui d’actualité – le changement climatique et ses conséquences, ou la perte de biodiversité –, il proposait aussi des solutions, comme l’agroécologie, dont la pertinence commence seulement à être perçue.

    Pour Marc Dufumier, « le principal héritage de René Dumont, c’est que des solutions concrètes, oui, il y en a, et il y aurait des raisons d’être optimiste sur le fait qu’on peut nourrir l’humanité toute entière avec des formes d’agricultures respectueuses de l’environnement » mais quand on lui demande s’il est vraiment optimiste : « Politiquement parlant ? Alors là, je réponds à la René Dumont : je n’attends pas de le savoir pour rester mobilisé ! »

    Jusqu’à son décès en 2001, René Dumont, auteur de plus de 60 ouvrages, militant tiers-mondiste, engagé pour le pacifisme et l’émancipation des femmes, membre fondateur de l’association Attac en 1998, dénoncera les effets délétères du productivisme et les inégalités entre pays du Sud et pays du Nord.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jardin d'agronomie tropicale René Dumont, le bâtiment d'Indochine © © RFI Agnès Rougier

    Pour en savoir plus :

    Site du Musée du vivant et de la fondation René Dumont

    Extrait de L’Afrique noire est mal partie

    René Dumont, une vie saisie pas l’écologie, par Jean Paul Besset, édition Stock, 1992

    Marc Dufumier, agroéconomiste, spécialiste des agricultures dans les pays en développement

     

  • Martin Blachier

    Si vous ne connaissez pas ce médecin, un petit tour sur le net vous montrera à quel point, il a pu être virulent dans ses prises de position envers une vaccination de masse et le pass sanitaire.

    C'est donc très intéressant de constater aujourd'hui à quel point son discours a évolué.

    Au moins, avec lui, personne ne pourra parler de complotisme et autres raccourcis méprisants.

     

     

  • Omicron

    Bon, voilà ce que j'espérais entendre.

    "Vivre en harmonie avec la nature en respectant l'immunité."

    "L'état désastreux du système hospitalier."

     

    Invité : Gérald Kierzek, médecin urgentiste

     

    "Contester le pass- sanitaire ne signifie pas que l'on soit anti-vax"

  • L’Université populaire de la biodiversité

     

    C'est tout nouveau et je trouve cela très intéressant. Les quizz peuvent d'ailleurs être une source d'informations pour des enfants.

     

       

    identifier une plante

    Apprendre la botanique

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    Publié le 24 novembre 2021

    par Tela Botanica

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    BRÈVES

    L’UNIVERSITÉ POPULAIRE DE LA BIODIVERSITÉ

     

    L’Université populaire de la biodiversité

    L'Office français de la biodiversité a lancé cette semaine l’Université populaire de la biodiversité. Découvrez sur son site des contenus thématiques, des quiz pour vous tester et des informations sur les conférences, débats et témoignages à suivre en ligne ou à Tours.

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    Pourquoi une Université populaire de la biodiversité ?

    La crise sanitaire actuelle a déclenché une prise de conscience des impacts des modes de vie humains et des habitudes de consommation sur les espaces naturels et les milieux. Elle amène des interrogations sur le rapport à la nature, du côté individuel et collectif. Tous les experts internationaux s’accordent à pointer une érosion massive de la biodiversité qui affecte tous les milieux et toutes les espèces, à un rythme sans précédent. Les causes sont toutes, directement ou indirectement, d’origine humaine : il y a urgence à enrayer son déclin au quotidien.

    L’Université souhaite inviter les citoyens à faire le lien entre des actes de la vie quotidienne et les transformations globales des modes de production et de consommation, qui sont aujourd’hui indispensables pour faire bouger les lignes.

    Présentation sur le site de l’OFB.

    Des contenus à consulter en ligne

    Rendez-vous sur le site de l’OFB pour découvrir des vidéos et contenus en ligne sur la biodiversité, la place qu’elle occupe dans la vie quotidienne et l’impact de gestes comme se nourrir, prendre soin de soi, se loger, ou profiter de la nature. Ci-dessous, un aperçu avec une vidéo sur la dissémination des graines dans les forêts de Guyane grâce aux primates, agouti, tapirs et autres espèces frugivores.

    Voir la vidéo sur la chaine YouTube de l’OFB

    Voir tous les contenus de l'Université populaire de la biodivsersité

    Sur le site de l'OFB

    Sur la chaîne YouTube de l'OFB

    Des quiz pour tester vos connaissances

    Testez-vous avec des quiz interactifs autour des différents thèmes abordés par l’Université. Par exemple, quelle est la réponse à cette question du quiz « La biodiversité, source de nourriture »?

    Pour nourrir la majorité de la population sur Terre, combien de plantes domestiques comestibles est-il nécessaire de cultiver?

    – 9
    – 6 000
    – 300 000

    VOIR TOUS LES QUIZ

    Des conférences et des débats

    L’Université populaire de la biodiversité vous donne rendez-vous les 27 et 28 novembre pour des conférences, des débats, des temps pédagogiques, des décryptages scientifiques et des témoignages. Pour participer à l’événement sur inscription, deux possibilités :

    en présentiel, à Tours

    en ligne, via la chaîne Youtube de l’OFB

    Rendez-vous sur le site de l’OFB pour vous inscrire et découvrir le programme.

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  • La forêt en péril

     

    Supprimer des postes de fonctionnaires, faire des économies, précariser des emplois qui devraient être attribués à des gens compétents et non à des contractuels du privé, abandonner l'idée d'une gestion à long terme dans le respect de la nécessire biodiversité pour aller vers le court terme et la rentabilité immédiate etc etc...Et un jour prochain, on se demandera pour quelles raisons les forêts françaises dépérissent. Souvenons-nous de l'effacement du paysage de toutes les haies afin d'augmenter les surfaces cultivables. Aujourd'hui, on tente de les replanter parce que les scientifiques et les gens du terrain eux-mêmes, cultivateurs, agriculteurs, forestiers ont réalisé que leur disparition était catastrophique dans l'équilibre des terrains. Raser une haie et des talus, c'est rapide. Les réinstaller, c'est beaucoup, beaucoup plus long. Que feront les gouvernements lorsqu'ils verront les forêts dépérir ? Ils demanderont des études ? Ils enverront des spécialistes sur le terrain ? Mais c'est déjà fait, c'est déjà étudié, tout est déjà écrit. Le problème, c'est que les gouvernants n'entendent jamais les alertes dès lors que la rentabilité les obsède. 

     

    Les garde-forestiers se mobilisent contre la marchandisation des forêts françaises

     

    Les domaines à gérer sont toujours plus grands, les effectifs toujours plus minces : chaque garde-forestier doit aujourd’hui gérer, en moyenne, 2 000 hectares de forêts. C’est 1 200 de plus que dans les années 1980.

    25 novembre 2021 - Augustin Langlade

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    Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !

    - Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
    - Format : 128 pages
    - Impression : France

     

    Commander

    Ce jeudi 25 novembre, les personnels de l’Office national des forêts, soutenus par des associations et de nombreux élus, ont manifesté devant le siège de leur organisation, à Paris. Ils dénoncent les baisses continues de leurs effectifs, la marchandisation des forêts et la « privatisation rampante » de l’établissement public.

    Alors que les arbres souffrent des conséquences du réchauffement climatique, le gouvernement assassine l’Office national des forêts (ONF). C’est le constat qu’ont martelé, jeudi 25 novembre, les organisations syndicales, associations et élus rassemblés avenue de Saint-Mandé, dans le 12e arrondissement de Paris, pour protester contre le démantèlement programmé des services forestiers.

    Le 2 juillet dernier, l’adoption du contrat État-ONF pour les années 2021-2025 a été perçue comme un énième coup de poignard porté à l’établissement public.

    Ce document-cadre, approuvé de justesse par un conseil d’administration divisé, a entériné la suppression de 475 postes supplémentaires en cinq ans, dans un office plus que jamais exsangue.

    En 35 ans, l’ONF a perdu près de 40 % de ses effectifs : de 16 000 salariés que comptait l’office en 1986, il n’en reste plus que 8 400, auxquels l’État confie pourtant un nombre équivalent de missions et exige une plus grande rentabilité.

    Manifestation pour la défense du service public forestier – Crédit : Union syndicale Solidaires

    Démantèlement programmé

    Ces suppressions de postes continuelles viennent s’ajouter à une série de mesures structurelles dans lesquelles se dessine la stratégie de l’État, sans équivoque : le démantèlement. 

    Adoptée en octobre 2020, la loi dite d’accélération et de simplification de l’action publique (Asap) a par exemple autorisé le gouvernement à élargir, par ordonnances, « les possibilités de recrutement d’agents contractuels de droit privé », qui pourront désormais « concourir à l’exercice de l’ensemble des missions confiées à l’Office [national des forêts], y compris la constatation de certaines infractions ».

    Conjointe au gel, il y a quatre ans, des concours de recrutement de techniciens forestiers, cette réforme devrait permettre, à terme, de vider entièrement l’ONF de ses fonctionnaires, auxquels seront substitués des agents privés plus maniables – et 20 % moins chers.

    « En parallèle de cette loi destructrice, des projets de filialisation sont étudiés pour retirer certaines activités à l’ONF, témoigne Loukas Bénard, technicien forestier en Haute-Marne et représentant du syndicat CGT-Forêt, pour La Relève et La Peste. Toute une partie de nos travaux sylvicoles, comme l’élagage, en sera fortement impactée. »

    Selon le syndicaliste, présent à la manifestation de jeudi, ce sont les ouvriers qualifiés qui subissent les plus importantes suppressions d’emplois.

    « Sur le terrain, déplore-t-il, l’État préfère de plus en plus avoir recours à de l’intérim ou de la sous-traitance, alors que c’est la perpétuation, au sein d’un service public, de ces compétences majeures qui a toujours permis de transmettre les forêts aux générations suivantes. »

    Crédit : Union syndicale Solidaires

    Un patrimoine exceptionnel, mais fragile

    Les forêts couvrent 31 % du territoire métropolitain, soit 17 millions d’hectares, trois de plus qu’en 1985. Sur ces 17 millions d’hectares, plus de 25 %, les forêts publiques, dépendent de l’ONF, dont les missions vont de la commercialisation du bois à la protection de l’environnement, en passant par l’accueil du public et la prévention des risques naturels.

    Les domaines à gérer sont toujours plus grands, les effectifs toujours plus minces : chaque garde-forestier doit aujourd’hui gérer, en moyenne, 2 000 hectares de forêts. C’est 1 200 de plus que dans les années 1980.

    Ce fragile équilibre est d’ailleurs compromis par les défis du réchauffement climatique, aussi immenses qu’imprévisibles : dépérissement de certaines espèces, augmentation des incendies et des tempêtes, glissements de terrain, prolifération de parasites tels que les scolytes, qui ravagent les forêts d’épicéas, dans le nord-est de la France.

    C’est cette situation qui fait craindre à Loukas Bénard que les fondements mêmes de l’ONF soient en péril.

    « Les effectifs sont si réduits que nous ne parvenons pas à réaliser correctement nos missions, confie-t-il, notamment toutes celles qui relèvent de la gestion (suivi des exploitations, contrôle des infractions) et de l’environnement (étude des écosystèmes, surveillance des milieux…). À force, on se dit que l’objectif de nos patrons, c’est la production de bois. »

    Lire aussi : Ce ne sont pas les forêts qui meurent, mais surtout des plantations d’arbres

    Vers une marchandisation des forêts

    Jusqu’ici, le statut de fonctionnaires permettait aux techniciens de résister, tant bien que mal, aux pressions de l’industrie forestière et aux exigences de rentabilité : espaces multifonctionnels, les forêts devaient avant tout profiter au bien commun, la « valorisation » des domaines n’étant qu’un aspect, parmi d’autres, des mille et une missions de l’ONF.

    Mais avec la « privatisation rampante » de l’office public, les syndicats et les associations redoutent que la logique productiviste du gouvernement prenne le dessus sur celle de service et que les forêts se transforment, peu à peu, en « usines à bois ».

    En se débarrassant des fonctionnaires, l’État prive ses étendues vertes de gardiens assermentés que des agents contractuels ne sauraient remplacer. D’un statut précaire et révocable, isolés, comment ceux-ci pourront-ils s’opposer à leur employeur, aux préfets réglementant les coupes rases ou aux acteurs du secteur, puissants et organisés ?

    Posées par la manifestation de jeudi, ces interrogations resteront une fois de plus sans réponse. Au cours d’un défilé suivi de près par les forces de l’ordre, l’intersyndicale de l’ONF est parvenue, en milieu d’après-midi, devant le ministère de l’Économie (Paris 12e), où elle espérait être reçue. Mais ni l’Élysée, ni le ministère de l’Agriculture, ni Bercy n’ont donné suite à ses revendications.

    Approuvé en conseil d’administration, le contrat État-ONF devrait être adopté d’ici peu.

    Crédit photo couv : Canopée Forêts Vivantes

    25 novembre 2021 - Augustin Langlade

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  • Plus qu'à attendre.

     

     

    Historiquement, il n'y a eu que deux pétitions qui soient arrivées à dépasser le seuil des 100 000 votes et qui sont donc accessibles au débat au Sénat.

    La première concernait les personnes en situation de handicap.

    https://www.vie-publique.fr/en-bref/278381-senat-une-petition-en-ligne-pour-un-nouveau-calcul-de-laah

    "Pour pouvoir bénéficier de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), un certain nombre de conditions doivent être réunies dont des conditions de ressources à ne pas dépasser. Or, pour les personnes handicapées en couple, les ressources sont calculées en prenant en compte les revenus du conjoint, concubin ou pacsé.

    Face à ce constat, une pétition demandant la désolidarisation des revenus du conjoint pour le paiement de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) (nouvelle fenêtre)a été déposée sur la plateforme de pétitions en ligne du Sénat le 10 septembre 2020."

     

    Il est très parlant de voir que la pétition qui suit cet article et qui émane des chasseurs eux-mêmes a reçu 109 signatures. En même temps, vu les propositions, c'est préférable...

    Une pétition s’impose au Sénat pour mettre fin aux dérives meurtrières de la chasse

     

    Cette pétition exige la mise en place de cinq mesures : l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, « sur l’ensemble du territoire français » ; le renforcement de la formation des chasseurs et des règles générales de sécurité ; le contrôle et le suivi des armes de chasse et des comportements à risque ; de nouvelles sanctions pénales, à la hauteur des délits commis ; enfin « la libération de la parole et la reconnaissance des victimes de la chasse par l’État ».

    17 novembre 2021 - Augustin Langlade

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    - Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
    - Format : 128 pages
    - Impression : France

     

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    Portée par le collectif « Un jour, un chasseur », une pétition réclamant une refonde profonde des lois sur la chasse vient de dépasser, sur le site internet du Sénat, le seuil des 100 000 signatures à partir duquel la chambre haute du Parlement peut s’en saisir et l’examiner. C’est une petite victoire pour toutes les victimes, directes ou indirectes, de ce loisir dont on ne compte plus les dommages.

    410 morts en 10 ans

    Depuis des décennies, les « accidents » de chasse se suivent et se ressemblent, chaque année apportant son lot de décès, de blessures et de traumatismes. De leur ouverture en septembre à leur fermeture en janvier-février, les périodes de chasse sont toujours accompagnées, en France, d’une litanie de victimes. À peine commencée, la saison actuelle n’échappe pas à cette triste fatalité.

    Le 28 octobre, en Haute-Savoie, un jeune homme se promenant avec sa mère le long d’un sentier de village reçoit soudain une balle de fusil en plein thorax. Il est grièvement blessé. Le chasseur responsable, qui participait à une battue, n’avait pas respecté les règles les plus élémentaires de sécurité, qui exigent de ne jamais tirer en direction des routes. 

    Le 30 octobre, alors qu’il circule sur une quatre-voies entre Laillé et Orgères, en Ille-et-Vilaine, un automobiliste de 67 ans est atteint au cou par une balle de calibre 9,3 mm. Quatre jours plus tard, il décède de ses blessures dans un centre hospitalier de Rennes.

    Le 6 novembre, en Normandie, un cycliste amateur rentre de sa promenade le visage, les mains et le dos perforés de treize éclats de plomb. Un chasseur l’avait pris pour un faisan. Le lendemain, c’est au tour d’un chasseur de l’Aisne d’être blessé au thorax, alors que son adroit collègue visait un sanglier… 

    Entre 1999 et 2019, la chasse aurait causé, en France, 2 792 accidents, dont pas moins de 410 mortels.

    Encore ne s’agit-il que des faits « recensés » : si l’on prenait le temps de l’estimer, le nombre de drames évités de justesse — balles perdues, ricochets, tirs venant siffler au-dessus de la tête ou finissant dans les murs de maisons — serait, lui, beaucoup plus grand.

    Intimidations, harcèlement, violences physiques, monopole des espaces naturels, noyautage des institutions civiques, les maux que l’on reproche aux chasseurs, nourris par cette multitude d’incidents quotidiens, ont fini par créer un climat de peur et de défiance insoutenable.

    Dans les zones rurales, qui rappelons-le représentent l’écrasante majorité des territoires français, la chasse est devenue l’objet d’une discorde de plus en plus vive entre les « usagers de la nature », au point que les chasseurs apparaissent désormais comme une caste, distincte du reste de la population. C’est pourquoi les initiatives visant à réguler ce loisir encore trop anarchique se multiplient.

    Lire aussi : « En campagne, témoignages et actions se multiplient contre la tyrannie des chasseurs »

    Des initiatives pour mettre fin aux dérives

    La dernière en date est d’une ampleur inédite. Il s’agit d’une pétition citoyenne. Déposée début septembre sur le site internet du Sénat par le collectif Un jour, un chasseur, elle demande qu’une modification profonde des lois permette enfin d’éviter les « morts, violences et abus liés à la chasse ». 

    Le collectif Un jour, un chasseur a été créé à la suite d’un de ces accidents de chasse si fréquents. C’était le 2 décembre 2020, dans le Lot. Ce jour-là, Morgan Keane, un Britannique de 25 ans, était sorti de sa maison de Calvignac pour couper du bois, sans se douter qu’une battue avait lieu autour du jardin.

    Quelques minutes plus tard, un chasseur surgit. Il confond le jeune homme avec un sanglier et lui fiche une balle au creux du ventre, le tuant sur le coup.

    Largement relayé par la presse, ce drame a comme libéré la parole des habitants du Lot contre la tyrannie des chasseurs, ainsi que le rapporte le journal Reporterre. L’envie de se battre a tout à coup dépassé l’inertie.

    Se sentant soutenues par la population, six amies de Morgan Keane ont alors décidé de monter « Un jour, un chasseur » et de porter, au sommet de l’État, une série de revendications.

    En quelques mois, le collectif a compilé et diffusé des milliers de témoignages prouvant — s’il le fallait encore — les comportements intolérables des chasseurs, auxquels les fédérations et les comités locaux, intimement liés aux pouvoirs publics, garantissent une impunité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, hormis peut-être dans certains rangs de la police.

    Afin de prolonger et concrétiser ces témoignages, l’idée est ensuite venue aux six amies de porter leur combat à l’échelon national. C’est là que le Sénat entre en jeu : depuis janvier 2021, une plate-forme numérique permet à toute personne ou à tout groupe d’adresser, à la chambre haute du Parlement, une pétition inédite ou déjà publiée.

    Si, dans un délai de six mois, celle-ci a recueilli au moins 100 000 signatures, elle est alors transmise à la Conférence des Présidents, qui pourra choisir d’y donner suite, par exemple en instituant une mission de contrôle ou en l’inscrivant à l’ordre du jour d’un texte législatif. 

    Déposée le 10 septembre, la pétition d’Un jour, un chasseur a dépassé, en moins de deux mois, le nombre de 100 000 signatures requis.

    Lire aussi : « La chasse plombe l’environnement »

    Le 16 novembre, plus de 118 000 personnes avaient adhéré, en prenant le soin de s’identifier, à cette requête exigeant la mise en place de cinq mesures : l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, « sur l’ensemble du territoire français » ; le renforcement de la formation des chasseurs et des règles générales de sécurité ; le contrôle et le suivi des armes de chasse et des comportements à risque ; de nouvelles sanctions pénales, à la hauteur des délits commis ; enfin « la libération de la parole et la reconnaissance des victimes de la chasse par l’État ».

    Constatant « l’adhésion forte » de la population à cette pétition, le Sénat a annoncé le 9 novembre, dans un communiqué de presse, que les questions soulevées par le collectif allaient faire l’objet d’une « mission conjointe » entre la commission des lois et celle des affaires économiques.

    À cette occasion, un débat, une série d’auditions et une « étude de législation comparée » devraient être organisés, « afin de déboucher sur des propositions concrètes, éventuellement de portée législative ».

    Réagissant sur les réseaux sociaux, les amies de Morgan Keane ont souligné que la rapidité avec laquelle la pétition a atteint le seuil des 100 000 signatures « relève de l’exploit », mais traduit également « les attentes des citoyens ».

    « Ce n’est qu’un premier pas vers la victoire, ajoutent-elles, qui ne sera atteinte qu’à la mise en place d’un texte législatif qui apportera de réelles réponses à nos revendications. »

    Des aberrations dans la loi

    Affirmant vouloir « ouvrir le débat » et « porter la parole des ruraux » sur les méfaits de la chasse, le collectif Un jour, un chasseur n’a cessé, pendant ses dix mois d’existence, de relever les « aberrations » de la loi, responsables selon lui des drames quotidiens qui entourent ce loisir.

    Les chasseurs bénéficient en effet de maints privilèges et passe-droits entretenant, voire justifiant leur sentiment d’impunité.

    Le bon million de détenteurs d’un permis valide sur le territoire peuvent par exemple, en toute légalité, manipuler des armes létales avec un taux d’alcoolémie de plusieurs grammes par litre de sang, malgré le risque évident que ce vide juridique fait courir aux autres citoyens.

    Lire aussi : « Chasser sous l’emprise d’alcool est toujours légal, une faille juridique dangereuse »

    De la même manière, une fois le permis en poche, les capacités physiques et psychiques des chasseurs, tout comme leurs armes, ne sont soumises à aucun examen régulier : chasser alors qu’on est atteint d’une maladie motrice et doté d’une arme défectueuse est tout à fait possible.

    Autre dérive : si un « accident » entraîne mort d’homme lors d’une partie de chasse, le crime est la plupart du temps qualifié d’homicide involontaire ; à ce titre, il n’est puni que de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, alors que cette peine s’élève, pour un accident de voiture, à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

    Lire aussi : « La souffrance est inhérente à la chasse de loisir car il est quasi impossible de tuer net un animal »

    Sans juger du bien-fondé d’un loisir consistant à abattre des animaux sauvages, de telles incohérences juridiques démontrent, selon le collectif, qu’il est urgent de refondre entièrement des lois « qui, de toute évidence, ne garantissent ni notre sécurité, ni notre bien-être ».

    Le combat d’Un jour, un chasseur parviendra-t-il à ébranler le statu quo ? En 2000, la loi Voynet instaurait, pour la première fois, un jour sans chasse en France, le mercredi. Trois ans plus tard, après le retour de la droite au pouvoir, cette disposition aussi légitime que minime était abrogée par l’Assemblée nationale.

    Depuis lors, les cadres n’ont presque pas évolué. Murmurant à l’oreille du gouvernement, le lobby de la chasse est contraire à toute réforme, toute conciliation, tout aménagement.

    Dans un entretien au JDD, le 14 novembre, le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, a même proposé que les chasseurs prennent part, comme « police de proximité », à la sécurité des villages et à « la surveillance des espaces agricoles et forestiers ». L’avenir est encore bien incertain.

    17 novembre 2021 - Augustin Langlade

     

    Denigrement des chasseurs, tireurs et amateurs d'armes: ça suffit!

     

    AvatarSébastien POINT

    15/11/2021

    Identifiant: N°870

    Seuil non atteint

    En 2019, une ancienne actrice française mondialement célèbre qualifiait les chasseurs de "sous hommes d'une abjecte lâcheté aux trognes d'ivrognes" et de "terroristes du monde animal". En 2020, la fédération de chasse de Gironde subissait des volées d'insultes de la part d'internautes après une opération promotionnelle en faveur du permis de chasse. A ces deux exemples récents et connus, il faut ajouter la majorité des incidents, injures et dénigrements que subissent chasseurs, tireurs et amateurs d'armes et qui ne sont pas déclarés.

    Nous refusons d’accepter la banalisation de ces discriminations. Il est du devoir des autorités et du gouvernement de les dénoncer, de leur faire face et de ne surtout pas tolérer l’intolérable.

    Dans cet esprit, la mise en place des mesures suivantes s'avère , sinon suffisante, au moins nécessaire:

    I - Reconnaissance d'un droit inaliénable à la chasse

    Nous demandons l’inscription dans la loi d'un droit inaliénable pour les chasseurs de chasser tous les jours de la semaine, y compris le dimanche et le mercredi.

    II - Information des promeneurs

    La présence de promeneurs sur des parcelles forestières privées est souvent tolérée par les propriétaires mais, en cas de chasse en cours, cette présence pose des problèmes de sécurité. Nous demandons un renforcement général de l'information des promeneurs sur les risques qu'ils encourent ou qu'ils font courir à pénétrer des parcelles forestières privées accueillant potentiellement des actions de chasse. Une bonne appréciation et définition des responsabilités en cas d'accident doit être systématiquement réalisée.

    III- Allègement du contrôle et du suivi des armes de chasse

    La chasse est une action favorable à l'entretien des espaces forestiers et à la régulation des espèces animales. Elle doit être encouragée.
    Le tir aux armes à feu, quel que soit le calibre, est une pratique sportive et de loisir encadrée qui ne doit souffrir d'aucune discrimination et qui doit être accessible à toutes et tous, dans un esprit démocratique.
    La collection d'armes à feu participe de la préservation d'un patrimoine historique et technique français, européen et mondial.

    Ces raisons plaident pour l'arrêt des politiques répressives et pour un allègement des conditions de détention des armes à feu de catégories C et de leurs munitions afin de permettre la démocratisation des disciplines exigeant la possession et/ou l'utilisation d'une arme à feu.

    IV- Reconnaissance par l’État

    Il est primordial de reconnaître la place des chasseurs dans la préservation de nos usages et modes de vie traditionnels, et dans la gestion des espaces naturels.

    Il est primordial de reconnaître le tir sportif et la collection d'armes comme des moyens de faire vivre et de valoriser un patrimoine historique et technologique.

    Texte législatif

    Cette pétition est fermée aux signatures.

    Décision de la Conférence des Présidents :

    Lors de sa réunion du mardi 23 novembre 2021, la Conférence des Présidents a décidé de renvoyer la pétition n° 742 à la commission des affaires économiques et à la commission des lois en vue de la création d'une mission conjointe de contrôle.

    Elle a en outre décidé de fermer aux signatures cette pétition ainsi que celles publiées sur la plateforme ayant le même objet.