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Agnès Stevenin : Dans le silence de l'amour.

Par Le 17/02/2022

 

Je ne me permettrais pas de commenter. Juste que c'est magnifique. 

A CŒUR OUVERT : le cerveau du cœur

Par Le 14/02/2022

Je me demande souvent à quel point nous pouvons nous octroyer une quelconque once de liberté étant donné que nous sommes engagés dans un processus si intense, si ancien, si prégnant, que toute lucidité peut en être exclue.

Nous affirmons notre personnalité à travers des fonctionnements qui relèvent de l'attachement. Et il s'agit bien du verbe "attacher".

Dès lors, il faut s'interroger sur ce que nous aimons, sur les supports multiples que nous nous efforçons de maintenir, de développer ou même de découvrir.

D'où viennent ces désirs ? D'où viennent les passions ? D'où viennent nos émois et nos volontés de les explorer ? Est-il possible finalement de remonter à la source de ce que nous aimons et bien plus important encore d'en comprendre la quintessence ? Y a-t-il eu, à un moment, un événement déclencheur ? Est-ce qu'il s'agit davantage de multiples expériences qui, une fois accumulées, sont devenues essentielles?

Est-ce qu'il y a eu tout au long du processus un état de clairvoyance, une lucidité qui permettrait d'affirmer que le choix s'est fait en pleine conscience ou bien au contraire s'agit-il d'une succession d'errances, de fourvoiements, d'illusions, de conditionnements, de réactions ?

Sommes-nous capables d'agir ou seulement de réagir ?

Existe-t-il un état intérieur qui puisse valider le statut d'individu conscient ?

Et si cela n'est pas possible, quel est le chemin que nous pouvons emprunter pour parvenir à nous extraire de ce sac émotionnel que nous transportons depuis le premier jour (et même avant) ? Car il s'agit bien des émotions et de leurs effets et rien d'autre. Nous sommes des individus extraordinairement pointus dans la réception des émotions. C'est dans leur gestion que le bât blesse.

Il faudrait donc que nous parvenions à ne plus aimer ce que nous aimons pour savoir si, réellement, cet amour a un sens et s'il est justifié qu'il soit maintenu. Apprendre à ne plus aimer pour aimer réellement, sortir du cadre aimant lorsqu'il n'est qu'un mirage et découvrir ce qui peut être aimé, sans aucun a priori, ce qui peut être aimé sans que rien ne soit dicté par l'histoire personnelle, sans que rien ne vienne canaliser l'énergie, sans que rien ne s'immisce dans l'émotion avant qu'elle ne jaillisse. Il faudrait aimer sur un coup de foudre, sans aucune donnée initiale, sans aucun apport antérieur, sans que l'histoire passée ne vienne influer sur l'instant.

Est-il envisageable d'aimer sans savoir pourquoi ? Et plus important encore de n'en pas chercher la raison ? N'est-ce pas une forme d'amour qui serait au-delà de l'amour connu ? Au-delà de tout ce qui a été expérimenté mais qui n'aurait aucune influence ?

Pour y parvenir, il faudrait apprendre à s'asseoir et à ne plus penser, à ne plus rien nommer, à ne plus reconnaître, apprendre à se taire, apprendre à contempler, explorer le vide émotionnel en soi, non pas un vide mort, non pas un néant abyssal mais un vide libérateur, un vide déraisonné, un vide déshumanisé.

"Déshumanisé". Le terme fait peur et renvoie à des individus sombres. C'est encore et toujours l'impact social, éducatif, historique. Je parle d'individus "déshumanisés" dans l'optique de l'accès à cette liberté intérieure qui projette l'individu bien au-delà du connu, bien au-delà de ce qu'il pense de lui-même, de ce qu'il sait, de toutes ses certitudes, de toutes ses convictions, de tout ce qu'il a assimilé et qui le remplit. 

Il faudrait aimer dans un état d'éveil. Un éveil épuré.  

 

 

 

Coeurouvertwhite

 

 

 

« Tu sais Paul, le cœur est bien autre chose qu’une pompe. J’ai lu pas mal de choses sur le sujet. J’avais rencontré un scientifique dans un colloque que je suivais pour un article, des discussions passionnantes qui m’avaient donné envie d’en savoir davantage. Mais, tu as bien dû te documenter toi aussi.

-Absolument pas Diane, rien du tout, j’ai posé là-dessus une chape de béton. Je serais même incapable de t’expliquer clairement ce qui est arrivé à mon cœur et tout autant pour te dire comment celui-ci fonctionne exactement. J’ai vécu tout ça comme si je n’étais pas concerné et je ne comprends pas vraiment pourquoi. Et d’un point de vue technique, ça ne m’intéresse toujours pas. De toute façon, je ne maîtrise rien là-dedans, je suis complètement dépendant de cette technologie. Avant, j’en étais dépendant d’un point de vue professionnel, je vendais tout ce qui était le plus techniquement avancé avec la nécessité d’être le premier à le faire, je connaissais parfaitement les usages de tous les appareils, les extensions, les améliorations successives, je restais à la pointe de l’évolution. Maintenant, il s’agit de ma survie et je réalise que je ne connais pratiquement rien de cette technologie.

-Parce que ça serait une connaissance, Paul alors que tu vis désormais une quête de compréhension. Il ne te servirait à rien de t’encombrer.

-Oui, c’est sans doute l’explication. Qu’est-ce que tu voulais me dire à propos du cœur ?

-Et bien, il y a beaucoup à dire en fait. Et il est possible que ça puisse t’aider à comprendre ce trouble qui te poursuit.

-Je n’en souffre pas en tout cas. Aujourd’hui, c’est juste une impression étrange. Mais je t’écoute.

-Est-ce que tu sais que le cœur a des neurones ?

-Comme dans le cerveau ? Non, je l’ignorais.

-En fait, la plupart de nos organes en disposent. Des neuroscientifiques ont fait cette découverte. Le cœur a son propre système nerveux. Il possède au moins quarante mille neurones, autant que dans divers centres sous-corticaux du cerveau. Le cerveau du cœur et son système nerveux relaient de l’information au cerveau du crâne, créant un système de communication à double sens. Le dicton populaire qui parle de « l’intelligence du cœur » avait raison. En Occident, la science considérait que notre pensée résultait de la somme des interconnexions entre les neurones et les synapses baignant dans une centaine d’agents chimiques. Et puis, les dernières avancées de la neurobiologie ont découvert ce que la médecine chinoise traditionnelle enseignait depuis des millénaires.

-C'est-à-dire ?

-Pour eux, l’activité neuronale est répartie au sein de l’organisme. Le cœur en a une part importante. Chaque organe assume une facette de la vie intérieure. Et pas seulement physiologique. Selon eux, les poumons sont le siège de la vie végétative, le foie contrôle l’imagination et la créativité, la rate assimile les expériences et la connaissance, les reins génèrent l’esprit de décision et la volonté, les intestins séparent le pur de l’impur et le cœur entretient la conscience, l’énergie centrale qui gouverne les quatre autres, il est le nœud, c’est le Shen, le discernement dans les pensées, l’intelligence du cœur n’est pas qu’une expression populaire, c’est une réalité profonde. Mais si un de ces esprits viscéraux est déficient, il aura une influence néfaste sur le Shen. Tout est lié et interdépendant. Le cerveau apparaît comme un centre de tri, un récepteur qui coordonne, il gère les cinq sens mais reste sous l’emprise des esprits viscéraux. Il n’est pas ce super ordinateur que nous imaginons ici.   

-Est-ce que ces interprétations ont une base scientifique ou sont-elles juste des traditions ?

-Je me méfie considérablement des preuves apportées par la science. C’est une entité subjective qui ne valide bien souvent que ce qui lui permet de renforcer le paradigme en cours et par conséquent les démonstrations antérieures. Une question d’argent dans le fond. Il vaut mieux pour les chercheurs travailler sur des projets qui seront subventionnés par les laboratoires. Mais tout le monde, heureusement, ne se soumet pas à ce genre de pressions.

-Tu veux dire que de m’avoir enlevé mon cœur et en plus de m’avoir équipé d’un cœur artificiel pourrait expliquer ce changement radical dans ma vie ? Non pas simplement parce que j’ai eu un infarctus mais parce que je vis sans ces neurones du cœur ? 

-Je ne sais pas mais c’est une piste.

-Tu disais que pour les Chinois, le cœur est le siège de la conscience ?

-Oui, c’est ça. Et c’est logique d’un point de vue symbolique. Il est le souffle vital.

-Mais alors, pourquoi est-ce que je suis bien plus conscient aujourd’hui que dans toute ma vie ? Pourquoi est-ce que j’ai réalisé avec une violence infinie que tout ce qui me portait en avant était dérisoire ? Puisque je n’ai plus de cœur, je devrais être privé de cette lucidité. »

Elle s’arrêta et le fixa. Comme figé intérieurement.

« Qu’est-ce qu’il y a Diane ?

-Une idée soudaine.

-C’est quoi ?

-Attends, c’est tout mélangé. »

Il se tut et attendit. Les yeux rivés sur son visage.

« Est-ce que ça voudrait dire que cette conscience originelle est détournée au fil du temps ? À travers l’éducation, l’environnement familial, scolaire, sociétal, professionnel et que les neurones du cœur finissent par absorber des données qui les pervertissent ? Et que, désormais, étant donné que tu en as été nettoyé, cette conscience originelle ressurgit ? »

Elle s’arrêta.

« Ton cerveau ayant géré tout ça pendant cinquante ans a gardé en mémoire l’ensemble des données. Par contre, ces données ne sont plus alimentées par ton cœur. Alors, elles s’effacent ou elles perdent de leur importance. Tu vois ?

-Le cœur influencerait le cerveau ? La façon dont on vit, tout ce que le cœur perçoit, toutes les expériences contribueraient donc à donner au cerveau les éléments favorables à la constitution de l’ego ? C’est ça ? Le cerveau reçoit, trie, dissèque, interprète, il se fait son film. Les émotions qu’il disperse dans le corps sont réalimentées par les organes et selon la puissance des réactions, ces émotions deviennent des empreintes indélébiles, c’est ça ?

-Et selon l’interprétation et la résonnance, le cerveau du crâne va conduire l’individu à vivre de nouvelles expériences similaires, des nourritures identiques ou en tout cas destinées à développer cet individu. Mais au départ, le cœur a une importance considérable, primordiale. La petite enfance nourrirait le cœur et formerait le cerveau. Regarde juste l’exemple de la fête de Noël. Les parents achètent des cadeaux aux enfants, ils s’en servent et finissent par les délaisser et ils se mettent à espérer les cadeaux à venir. Le conditionnement matériel se met en place. Il s’agit de posséder. Cette fête pourrait être l’occasion de proposer aux enfants des expériences de vie, un voyage ou même une sortie en forêt, aller construire une cabane et y passer la nuit ou projeter de le faire, n’importe quoi d’autre mais dans la dimension existentielle, celle des choses vécues et non celle des choses reçues. Bien sûr que les enfants sont heureux de recevoir les cadeaux qu’ils ont attendus et tout le mal vient de là. Leur cœur est touché et la mémoire activée. Avoir devient la source de leur être.

-Et donc, j’ai perdu tout ça. Ou en tout cas, ça n’est plus alimenté et c’est pour ça que je me suis retrouvé aussi paumé.

-Pas paumé mais en décalage. Tu t’es peut-être plutôt retrouvé. C'est-à-dire l’individu originel que la vie avait l’intention de promouvoir.

-Ça nous amène très loin tout ça.

-Effectivement. C’est même assez effrayant.

-Mais est-ce que tu sais comment vivent les gens qui ont reçu un greffon humain ? Est-ce qu’ils sont déstabilisés comme je le suis ?

-Je ne sais pas Paul. On peut imaginer qu’un greffé bénéficie toujours des données enregistrées par son donneur et qu’elles correspondent suffisamment à son style de vie. Des individus ayant une vie radicalement différente, je ne pense pas que dans le monde occidental, ça soit très fréquent. On peut donc considérer que les greffés ne seront pas aussi désemparés que toi. Dans ton cas, il n’y a plus rien. Plus de neurones, plus de flux électrique naturel.

-Et pourtant, c’est une histoire qui me tient à cœur ! ajouta-t-il en souriant.

-Le cœur a ses raisons que le cerveau ignore! répliqua-t-elle. Et le tien aussi, peut-être.

Il aimait son sourire. Elle le regardait profondément.

Un crépitement dans sa poitrine, l’idée que l’emballement de l’organe n’avait aucun sens, que ça ne pouvait pas être généré par cette machine en lui, que le cerveau en était le décideur, que l’intelligence de ce cœur était une illusion. Comment son cœur pourrait-il s’emballer de lui-même ? C’était inconcevable.

« Qu’est-ce qui se passe Paul ? » demanda-t-elle, soucieuse.

Il hésita quelques secondes.

« Une émotion très forte, Diane, un bonheur que je n’imaginais plus pouvoir vivre. Et mon cœur qui s’emballe. »

Elle s’approcha. L’horizon disparut derrière les contours de son visage. Il posa ses mains sur ses joues, il la regarda intensément, le besoin de lire son accord, elle souriait.

Ils s’embrassèrent. »

Cet amour en toi

Par Le 11/02/2022

 

Cet Amour en toi

il consume les peaux mortes

son rayonnement te parfume

sens les particules qu'il t'apporte

saisis tout ce qu'il te donne

oublie ce que tu hais

découvre ce que tu es

cet Amour en toi

crie-le, écris-le

et crois-le, il ne te trompe pas

pleure, tremble, frissonne

cours, marche, danse

puise dans les gouffres lumineux

jouis, aime, ris, laisse le t'éblouir

les forces consumées sont des Soleils en croissance

un jour, tu comprendras la Présence.

OLYMPUS-DIGITAL-CAMERA

The shift project

Par Le 08/02/2022

Jean Marc Jancovici est pour moi une référence incontournable. Clair, objectif, lucide, capable de se projeter de façon réaliste, en évitant le catastrophisme qui n'a pour seul effet que de couper toutes initiatives. Jancovici est une pointure qui n'a pas attendu les problèmes actuels pour se faire connaître, en surfant sur une vague médiatique. Il est là depuis bien longtemps et c'est justement cette ancienneté qui lui donne tout son crédit. S'il y a bien un projet qui mérite d'être suivi de près, à mon avis, c'est bien celui-là.

 

 

Événements

PLAN DE TRANSFORMATION DE L’ÉCONOMIE FRANÇAISE (PTEF): PUBLICATION DU LIVRE ET

SORTIE DU SITE WEB !

 

25 janvier 2022

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Toute l’équipe du Shift Project est fière et heureuse de vous annoncer la publication de son nouveau livre aux éditions Odile Jacob, fruit de deux ans de travaux : « Climat, crises : le Plan de transformation de l’économie française (PTEF) » ! 

A cette occasion, nous sommes ravis de mettre à votre disposition des contenus inédits et exclusifs à retrouver sur le tout nouveau site web entièrement dédié au PTEF : rendez-vous sur ilnousfautunplan.fr.

Nous présenterons le livre et nos propositions lors d’un Live spécial le 7 février à 18h sur Zoom, en présence notamment de Laurent Berger (CFDT), Patrick Martin (MEDEF), Estelle Brachlianoff (Veolia), Eva Sadoun (Mouvement Impact France), Jean-Marc Jancovici et de toute l’équipe du Shift Project. Programme et inscriptions ici. 

« La question que nous nous sommes posée peut se résumer ainsi : que faut-il faire pour mettre l’économie française en cohérence avec une baisse des émissions planétaires de 5% par an, compatible avec nos engagements climatiques, tout en permettant à chacun(e) de trouver un emploi ? » Jean-Marc Jancovici, Président du Shift Project

Lancé en mars 2020 par le Shift Project, le PTEF ou Plan de transformation de l’économie française est un vaste programme opérationnel pour nous emmener vers la neutralité carbone, secteur par secteur. Né dans le sillage de la crise sanitaire, ce plan vise à proposer des solutions pragmatiques pour transformer l’économie, en la rendant moins carbonée, plus résiliente et créatrice d’emplois. Notre objectif est de convaincre un maximum de décideurs politiques et économiques de planifier la transition, avec des propositions concrètes et chiffrées.

« C’est ce plan de marche visant la décarbonation effective de nos activités que nous avons essayé de construire. Derrière les chapitres qui suivent, il y a l’apport de dizaines de collaborateurs, de centaines de contributeurs et de milliers de relecteurs. Si ce plan parvient à faire un tant soit peu la différence dans les débats à venir, nous n’aurons pas perdu notre temps. »

Disponible en librairie dès aujourd’hui, aux Editions Odile Jacob. 

UN TOUT NOUVEAU SITE WEB POUR METTRE NOS PROPOSITIONS À L’HONNEUR !

Pour suivre toutes les actualités sur le Plan de transformation de l’économie française, rendez-vous sur le site dédié ilnousfautunplan.fr. Vous pourrez y retrouver : 

Nos propositions détaillées secteur par secteur ;

Des infographies résumant ces propositions (état des lieux du secteur, leviers de décarbonation et perspectives à horizon 2050) ;

Des vidéos exclusives de nos chefs de projets 

Des contenus dédiés à la mise en récit du Plan de transformation de l’économie française

UN LIVE SPÉCIAL POUR PRÉSENTER LE LIVRE ET NOS PROPOSITIONS 

Nous organisons le 7 février prochain de 18h à 21h une grande présentation publique en ligne, en présence d’invités politiques et économiques de premier plan (Laurent Berger, Estelle Brachlianoff…), de Jean-Marc Jancovici et de toute l’équipe du Shift Project : les inscriptions sont ouvertes ! Pour retrouver le programme complet et toutes les informations sur cet événement, rendez-vous sur la page dédiée

Retrouvez-nous le 7 février prochain sur 
Zoom et en direct sur notre page Facebook. 

 

Une interview à écouter pour se faire une idée.

 

 

Les Communs : Vandana Shiva

Par Le 06/02/2022

Bravery in battle est un groupe musical de post rock.

Ils ont invité Vandana Shiva pour lier la musique et le texte sur les Communs.

 

" Parce que nous vivons dans un monde interconnecté et que les sociétés humaines dépendent profondément de ce que la nature leur prodigue, toutes les sociétés qui se sont souciées du bien-être humain et de l'intérêt public ont toujours défini, administré, protégé et renouvelé les Communs.

Puisque les Communs sont le fondement du bien-être commun, leur enfermement, leur privatisation, leur saisie est la base de la pauvreté. La pauvreté n'est pas l'état original des sociétés. La pauvreté est le résultat de l'exploitation, de la privatisation et de l'enfermement des Communs.

Les Communs, ce sont les prés, les champs, les forêts, les semences, les Communs, c'est la biodiversité, c'est la culture du partage et du soin qui se développe quand les semences sont des Communs. Et comme nous avons transformé les plantes en marchandises, considérées comme de la propriété privée ou de la propriété intellectuelle, parce qu'elles sont soumises à la collecte de royalties, nous sommes passés de dix mille espèces qui composaient le régime alimentaire des humains à quelques centaines et maintenant seulement à quatre : le maïs, le colza, le soja et le coton.

La biodiversité est la base de la santé. Ce corps incroyable qui est le nôtre est profondément relié à la terre. Nous sommes la terre. Le mot humain vient du mot humus qui signifie "sol". Enfermer le Commun de la biodiversité a aussi des conséquences économiques : les services pris en charge gratuitement par la biodiversité deviennent les produits à coût élevé que vendent les entreprises. Mais les Communs, ce n'est pas seulement ce que la nature nous offre. Tout ce que la communauté crée dans l'intérêt collectif et conservé dans le domaine public est un Commun. C'est pourquoi nos sociétés ont beaucoup lutté pour créer des systèmes de santé qui soient des systèmes publics, des systèmes d'éducation qui soient des systèmes publics, des systèmes de transport qui soient des systèmes publics, des systèmes dénergie qui soient des systèmes publics. Nous avons besoin de tout cela pour créer des sociétés bienfaisantes. Nous avons besoin de tout cela pour apporter la justice et l'égalité dans nos sociétés."

 

Vandana Shiva

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Œuvres principales

Staying Alive: Women, Ecology, and Development (d), The Violence of the Green Revolution: Third World Agriculture, Ecology, and Politics (d), Earth Democracy: Justice, Sustainability, and Peace (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Vandana Shiva, née le 5 novembre 1952 à Dehradun (Uttarakhand), est une conférencièreécrivaine et militante féministe et écoféministe indienne1.

Elle dirige la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles (Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy). Elle a reçu le prix Nobel alternatif en 1993.

 

 

Biographie

Après avoir obtenu une licence de physique en 1972, puis un master en 1974, à l'université du Panjab, à Chandigarh en Inde, Vandana Shiva poursuit ses études au Canada. Elle y obtient un master de philosophie des sciences à l’université de Guelph en 1977, puis un doctorat dans la même discipline obtenu en 1978 à l'université de Western Ontario. Elle réoriente ensuite ses recherches dans le domaine des politiques environnementales à l'Indian Institute of Science2.

Elle est l'une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, notamment pour la promotion de l'agriculture paysanne traditionnelle et biologique, en opposition à la politique d'expansion des multinationales agro-alimentaires et au génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie3.

Dès les années 1980, elle a été très active dans le « Narmada Bachao Andolan » (Mouvement Sauvons le Narmada) qui s'oppose à la construction d'énormes barrages sur la rivière Narmadâ, barrages bouleversant les écosystèmes et obligeant aux déplacements de millions de paysans pauvres4.

En 1991, Vandana Shiva fonde l'association « Navdanya », association pour la conservation de la biodiversité.

Elle est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 20095.

Engagements et critiques

Intervention de Vandana Shiva au Salon international du goût (it) - Terra Madre 2012, Turin.

Tout en poursuivant sa lutte contre l'introduction des OGM dans son pays6,7, Vandana Shiva s'engage dans une forme d'activisme mondial en faveur de la paix, la biodiversité et du droit des peuples de disposer d'eux-mêmes.

En 2001, Vandana Shiva, avec quatorze lauréats du Prix Nobel alternatif ou du Prix Goldman, demande au Congrès mexicain la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones et de leurs droits, au Mexique, en insistant sur leur rôle dans le développement et la conservation de la biodiversité naturelle et culturelle8.

En 2004, après deux ans de combat, Vandana Shiva obtient la fermeture de l'usine Coca-Cola du Kerala9.

Combat contre les OGM : sa fondation de recherche a surveillé les activités liées aux OGM depuis 1997 et mené une campagne anti-OGM au niveau national et international.

Elle accuse les OGM du coton Bt introduits en 2002 d'être responsable des suicides des paysans indiens qui se seraient endettés et n'auraient pas eu les rendements prévus. Ces accusations sont reprises par diverses organisations, par exemple par le Centre pour les droits de l’Homme et la justice mondiale (CHRGJ) de la faculté de droit de l'Université de New York (NYU) dans un rapport datant de 201110 (dont la co-autrice, la professeure Smita Narula évoque dans une vidéo le rôle des OGM dans la recrudescence des suicides chez les paysans indiens11). Mais les études portant sur les suicides d'agriculteurs en Inde réfutent ces affirmations, constatant qu'il n'y a pas eu d'augmentation du taux de suicides depuis l'adoption massive du coton Bt en 200212,13, l'une d'elles indiquant même une diminution du taux de suicides à partir de 200513. La principale cause des suicides serait en réalité un surendettement des agriculteurs, induit par un ensemble de facteurs incluant le manque d'irrigation ou la diminution des prêts accordés aux agriculteurs14. Les théories de Vandana Shiva concernant une supposée forme de « totalitarisme alimentaire » orchestrée selon elle par les laboratoires et certaines fondations caritatives15 sont donc déconsidérées par certains sceptiques16. Elle est également critiquée pour ses nombreuses positions anti-scientifiques17.

Œuvres

(en) Staying alive : women, ecology and development, Londres, Zed books, 1988, 224 p. (ISBN 0-86232-822-5, notice BnF no FRBNF36638978).

The Violence of the Green Revolution - Third World Agriculture, Ecology and Politics, Paperback, 1991, 264 p.

Ecoféminisme (1993) avec Maria Mies (ISBN 2738471773)

Vandana Shiva, Ethique et agro-industrie. Main basse sur la vie, L'Harmattan, 1996, 128 p. (ISBN 978-2-7384-4409-7)

Vandana Shiva, Le terrorisme alimentaire, Fayard, 2001, 197 p. (ISBN 978-2-213-61080-1)

Vandana Shiva, La Guerre de l'eau : Privation, pollution et profit, Parangon, 2003, 162 p. (ISBN 978-2-84190-097-8)

India Divided, Seven Stories Press, 2005

Globalization's New Wars: Seed, Water and Life Forms Women Unlimited, New Delhi, 2005 (ISBN 81-88965-17-0)

Earth Democracy; Justice, Sustainability, and Peace, South End Press, 2005 (ISBN 0-89608-745-X)

Manifestos on the Future of Food and Seed, editor, South End Press 2007 (ISBN 978-0-89608-777-4)

Democratizing Biology: Reinventing Biology from a Feminist, Ecological and Third World Perspective, author, Paradigm Publishers 2007 (ISBN 978-1-59451-204-9)

Soil Not Oil, South End Press, 2008 (ISBN 978-0-89608-782-8)

Staying Alive, South End Press. 2010 (ISBN 978-0-89608-793-4)

Biopiracy: The Plunder of Nature & Knowledge, Natraj Publishers, 2011 (ISBN 978-8-18158-160-0)

Monocultures of the Mind: Perspectives on Biodiversity, Natraj Publishers, 2011 (ISBN 978-8-18158-151-8)

Making Peace With The Earth, Pluto Press, 2013 (ISBN 978-0-7453-33762)

"Etreindre les arbres", dans Reclaim. Recueil de textes écoféministes choisis et présentés par Emilie Hache, Paris, Cambourakis, 2016

1 % : Reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches, Rue de l’Échiquier, 2019

Médias

Un monde à vendre (titre anglais : Life running out of control), film de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber de 2004, diffusé sur Arte le 11 mars 2004 et le 9 février 2006, relate son combat18

Vandana Shiva apparait en outre dans les films documentaires suivants :

Dalai Lama Renaissance19.

Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau.

Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin.

The True Cost d'Andrew Morgan.

En quête de sens de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière.

Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion.

La Guerre des graines de Stenka Quillet et Clément Montfort20.

SEED: The Untold Story de Taggart Siegel et Jon Betz.

Internet ou la révolution du partage (55 min) de Philippe Borrel version courte de son film La bataille du Libre [archive] (87 min) aka Hacking for the Commons [archive] .

Distinctions

Prix et récompenses

1993 : Prix Nobel alternatif « pour avoir placé les femmes et l'écologie au cœur du discours sur le développement moderne »

2007 : Prix de la Planète bleue21

2010 : Prix Sydney de la paix22

2008 : LennonOno Grant for Peace (en)

2011 : Prix Thomas Merton

2012 : Prix de la culture asiatique de Fukuoka

2012 : Das Glas der Vernunft (de)

2016 : MIDORI Prize for Biodiversity 23

2016 : Prix Danielle Mitterrand, de la Fondation France Libertés

2019 : BBC 100 Women

Courir

Par Le 30/01/2022

 

La musique, la course dans les bois, des forêts traversées sur des chemins ancestraux, bordés de murs de pierre, l'énergie en soi, le souffle, le rythme, la musique...des heures de bonheur. 

Démission du Pr François Alla

Par Le 29/01/2022

Regardez bien la source de cet article ; il ne s'agit pas d'un site "complotiste". Il est nécessaire de le préciser désormais tellement la désinformation rend les choses compliquées...

Source https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/politique-de-sante/pr-francois-alla-jai-demissionne-du-haut-conseil-de-la-sante-publique-car-les-experts-nont-pas-joue

POLITIQUE

Pr François Alla : « J’ai démissionné du Haut Conseil de la santé publique car les experts n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire »

janvier 25, 2022

Crédit photo : DR

Le 5 janvier, le journal officiel (JO) actait la démission du Pr François Alla du Haut conseil de la santé publique (HCSP). Ex vice-président de la commission « maladies chroniques » du HCSP, le praticien hospitalier, chef du service de soutien méthodologique et d’innovation en prévention au CHU de Bordeaux, confie au « Quotidien » les raisons de son départ. Il considère que le « Haut conseil » ne dispose pas des moyens suffisants pour mener à bien ses missions. Et juge que les expertises des scientifiques du HCSP sont dévoyées par les politiques.

LE QUOTIDIEN : Pourquoi avez-vous démissionné du Haut conseil de la santé publique ?

Pr FRANÇOIS ALLA : Je voulais tout d’abord dégager du temps pour remplir ma nouvelle mission à la présidence de la Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) de Nouvelle Aquitaine. Mais j’ai également démissionné parce que les experts du HCSP et les agences (HAS, Santé publique France, etc.) n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire. Celui-ci consiste à élaborer de l’aide à la décision, y compris quand elle ne va pas dans le sens du décideur ! Or, cette aide à la décision s’est transformée en service après-vente de décisions qui étaient déjà prises en amont.

Dernier exemple en date, l’article récent sur l’impact du passe sanitaire sur le taux de vaccination, la santé et l’économie. Il ne s’agit pas véritablement d’une expertise, mais d’un « travail alibi ». Il a été porté par le Conseil d’analyse économique (CAE), qui est rattaché à Matignon et présidé par Philippe Martin, ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron.

Parmi les signataires de ce papier, il y a aussi un membre du Conseil scientifique, le Pr Arnaud Fontanet, qui a milité pour le passe sanitaire. Donc, ce n’est pas un travail scientifique indépendant, au sens d’absence de conflits d’intérêts avec le pouvoir politique. D’autant plus que ce focus a été publié le 18 janvier, soit deux jours après le dépôt d’une saisine du Conseil constitutionnel sur le passe vaccinal.

En dehors du passe sanitaire ou vaccinal, en quoi l’expertise scientifique n’a pas joué son rôle depuis le début de la crise ?

Souvenez-vous des positions sur le masque au début 2020. Le HCSP, comme les autres instances d’ailleurs, a clairement suivi les positions publiques des politiques qui affirmaient que le masque ne servait à rien. Or, son rôle d’instance sanitaire aurait dû consister à dire : « Le masque est nécessaire, c’est un outil de réduction des risques ». Ce sont des choses que les experts savaient, mais ils se sont censurés pour « ne pas mettre le ministre de la Santé en difficulté », comme cela m’a été dit.

Macron avait dit : « On est en guerre ». Donc, on ne pouvait pas contredire les affirmations du directeur général de la santé ou du ministre qui avaient dit que c’était inutile, voire dangereux. Sur le masque, même si on pensait autre chose, il ne fallait pas le dire. Dans l’avis que j’ai écrit en mars 2020, j’ai parlé du masque. Le ministère de la Santé m’a clairement fait remarquer que cela n’était pas politiquement correct d’en parler.

On assiste aujourd’hui à un processus de décrédibilisation de toute voix discordante. C’est devenu très dur pour un expert de dire : « Je ne suis pas tout à fait d’accord avec les politiques ». Car on risque de nous faire entrer dans le camp des complotistes. Il est par exemple devenu difficile d’émettre le moindre doute sur la politique de vaccination. Les gens sont tétanisés, ils ont peur de passer pour des antivax ou des complotistes.

D’autres raisons vous ont-elles poussé à démissionner ?

Le HCSP manque cruellement de moyens. À titre d’exemple, j’ai piloté un avis complexe, relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, publié en novembre dernier. 6 000 articles sont sortis ces dernières années sur le sujet, j’ai dû me charger moi-même de la revue de la littérature, le soir et le week-end ! Pire, pour nous accompagner, nous avons un seul chargé de projet salarié du Haut conseil, mais il est mobilisé sur dix avis à la fois…

On ne peut pas s’appuyer uniquement sur du bénévolat sur des sujets aussi complexes qui nécessitent de faire la revue de la littérature, des entretiens, de rédiger, de communiquer sur l’avis. Durant la crise sanitaire, le HCSP a fourni un travail exceptionnel. Les experts ont travaillé jour et nuit sur leur temps personnel, n’ont pas pris de vacances. Cela n’est même pas reconnu par le recrutement de deux à trois chargés de projet… Je pense aussi que le HCSP doit se donner les moyens au niveau de la prévention et de la promotion de la santé.

C’est-à-dire ?

Un peu avant mon départ du HCSP, j’ai milité pour que l’on se dote à nouveau d’une commission dédiée à la prévention. La France a des performances médiocres dans le domaine : mortalité prématurée extrêmement forte, inégalités sociales et territoriales importantes. Tout le monde est d’accord pour faire ce virage préventif qui nécessite une expertise sur la prévention. Or, ce champ est aujourd’hui complètement vierge, car le HCSP et les agences sanitaires ne s’emparent pas du sujet. C’est dramatique.

Pourquoi affirmez-vous que le HCSP ne s’empare pas du sujet de la prévention ?

Parce que l’expertise en prévention dérange les décideurs. Par exemple, sur le sujet de la couverture vaccinale, on sait que la moitié des non vaccinés ne sont pas des antivax, mais des personnes âgées isolées qui vivent loin des centres de vaccination, des SDF, des migrants qui parlent mal le français, des personnes qui n’ont pas accès à internet… Une politique de prévention efficace, c’est aussi s’intéresser à ces déterminants structuraux : l’aménagement du territoire, les inégalités socio-économiques. Mais tout cela dérange, car cela remet en question les politiques.

Durant la crise sanitaire, le HCSP a émis de nombreux avis techniques mais aucun avis stratégique. Il a pourtant, normalement, une mission stratégique mais c’est le Conseil scientifique qui a fixé les axes stratégiques importants durant la crise : confinement, couvre-feu, stratégie de vaccination, etc. Le HCSP se contente d’émettre des avis techniques de mise en application. On assiste à un dévoiement complet de l’expertise.

Source https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/politique-de-sante/pr-francois-alla-jai-demissionne-du-haut-conseil-de-la-sante-publique-car-les-experts-nont-pas-joue

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"La théorie du ruissellement"

Par Le 29/01/2022

 

Théorie du ruissellement

 


 

Définition de théorie du ruissellement


La locution "théorie du ruissellement" est la traduction de l'anglais trickle down economics. C'est une théorie économique d'inspiration 
libérale qui affirme que, hors destruction ou thésaurisation, les revenus des personnes les plus riches sont, en fin de compte, réinjectés dans l'économie au moyen de la consommation et de l'investissement. Elle affirme que les revenus des plus riches contribuent à la croissance de l'activité économique et à la création d'emplois, dont profite l'ensemble de la société.

Si la théorie du ruissellement apparait au cours du XXe siècle, c'est dans les années 1980 avec les politiques économiques très libérales mises en oeuvre par Ronald Reagan aux Etats-Unis et par Margaret Thatcher au Royaume-Uni qu'elle fait son apparition dans le 
débat public. Elle permet de justifier une politique de baisse d'impôts et de réduction des moyens de l'Etat, en assurant une hausse des revenus des particuliers. Par le biais de la consommation et des investissements, ces revenus servent à rémunérer différents prestataires sous forme de salaires et à soutenir l'économie, se substituant ainsi aux dépenses de la collectivité (salaires de fonctionnaires, indemnités aux chômeurs, grands travaux, etc.) qu'assurait l'Etat.


"Donner les réductions d'impôts aux tranches supérieures, aux individus les plus riches et aux plus grandes entreprises, et laisser les bons effets "ruisseler" à travers l'économie pour atteindre tout le monde."

David Stockman, Directeur du budget de Ronald Reagan - interview à The Atlantic - 1981


En 2017, la politique fiscale du 
gouvernement français, notamment la suppression de l'ISF et l'instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU) dit "flat tax" pour les revenus du capital, est dénoncée par la France Insoumise comme s'appuyant sur la "théorie du ruissellement", ce que conteste le ministre de l'économie Bruno Lemaire. Le président de la République Emmanuel Macron, quant à lui, défend sa politique en utilisant la métaphore des "premiers de cordée". 

À l’automne, lors d’une interview télévisée, le président avait déclaré que "Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole", comme le rappelle le Huffington Post. Des propos qui avaient fait bondir l’opposition, et qu’il clarifie aujourd’hui:

"Ce n’est pas le premier de cordée qui tire les autres sur la corde. Chacun doit aller, aspérité après aspérité, prendre sa propre prise. Mais quelqu’un a ouvert la voie", a déclaré le président.



Pour certains économistes, la théorie du ruissellement n'est défendue par personne et ne serait utilisée que de manière péjorative par les opposants aux politiques libérales. Pour d'autres, elle n'est qu'une 
utopie, une fable, ... un moyen de justifier des politiques en faveur des plus riches et des grandes entreprises, avec pour conséquence l'accroissement des inégalités.

 

>>> Thème : Economie

>>> Bibliographie : 
Le mythe de la "théorie du ruissellement" (Arnaud Parienty, Ed. La Découverte, 2018)

 

Théorie du ruissellement

 

La théorie du ruissellement ou théorie du ruissèlement (en anglais, trickle down economics) est une théorie économique non démontrée et critiquée par une majorité d'économistes selon laquelle l'État doit permettre l'enrichissement des personnes les plus riches afin que celles-ci réinjectent dans le système économique — par le biais de l'épargne (investissement) ou de la consommation — les revenus engrangés. Cela contribuerait à augmenter l'activité économique et l'emploi du reste de la société, davantage que si les revenus ainsi investis avaient été prélevés et redistribués via les impôts et les prélèvements sociaux.

Sommaire

1Concept

2Histoire de l'expression

2.1En économie

2.2Dans la culture populaire

2.3En politique

3Critiques et limites

3.1Déficit d'arguments

3.2Propension marginale à consommer décroissante

3.3Thésaurisation

3.4Accroissement des déficits et de la dette

3.5Accroissement des inégalités et ralentissement de la croissance

3.6Effets sur l'emploi

4Notes et références

5Voir aussi

5.1Bibliographie

5.2Articles connexes

Concept[modifier | modifier le code]

La théorie du ruissellement estime qu'une politique favorisant les revenus des plus riches, notamment par une réduction de leurs impôts, profite à toute l'économie. Cette réduction d'impôts permettrait de dégager des revenus auparavant ponctionnés par l’État, qui seraient réinvestis par les plus riches dans l'économie. Ce réinvestissement « ruissellerait » ainsi jusqu'aux classes populaires1.

Arnaud Parienty distingue en 2018 trois types de ruissellement. Le ruissellement « naïf » consiste à affirmer que la redistribution vers les plus favorisés est consommée par ces derniers et améliore le sort des plus pauvres. Le ruissellement « faible » consiste à affirmer que les sommes redistribuées aux plus favorisés permettront de mettre en branle des mécanismes favorables à la croissance, améliorant les salaires des plus pauvres ; l'épargne des plus riches serait canalisée sous forme d'investissement. Le ruissellement « fort », enfin, serait un ruissellement où le gain de richesses permis par les dépenses et investissements des plus riches permettrait non seulement de générer de la croissance, mais en plus, d'augmenter les recettes fiscales de l'État2.

Selon Nicholas Kaldor, lorsqu'une économie se trouve en situation de sous-investissement, l’État peut essayer de provoquer une hausse de l'investissement des plus riches par le biais d'une redistribution des richesses vers le haut3.

Histoire de l'expression[modifier | modifier le code]

En économie[modifier | modifier le code]

Le terme de « ruissellement » est employé par Arthur Okun afin de désigner les bienfaits de la diffusion large de l'innovation dans une économie. Ces bienfaits profitent à tous en partant du haut au fur et à mesure que l'innovation est vendue au grand public4. Or, l'innovation affecte la distribution des revenus, puisque le surplus de l'innovation prend notamment la forme d'augmentations des salaires réels, qui se diffusent dans toute l'économie, selon le prix Nobel d'économie Paul Romer5. L'économiste William Baumol remarque que « l'augmentation générale sans précédent du niveau de vie du monde développé depuis la Révolution industrielle n'aurait pu avoir lieu, pour sa plus grande part, sans les innovations de cette révolution »6.

Le dictionnaire Merriam-Webster note que le premier usage du mot « ruissellement » dans le sens économique remonte à 19447, et celui de « théorie du ruissellement » à 19548.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

William Jennings Bryan critique la théorie du ruissellement lors du discours de la Croix d'or de 1896.

En 1896, William Jennings Bryan, candidat démocrate à l'élection présidentielle, utilise le premier la métaphore du ruissellement, sans utiliser ce terme, lors du discours de la Croix d'or :

« Il y a deux conceptions du gouvernement. Il y a ceux qui croient que si on légifère simplement pour laisser prospérer les plus riches, leur prospérité retombera sur ceux en-dessous. La conception démocrate veut que si on légifère pour rendre les masses prospères, leur prospérité remontera à travers toutes les classes qui se reposent sur elle »9,10.

L'humoriste Will Rogers plaisante dans un journal de 1932, pendant la Grande Dépression11 :

« Cette élection a été perdue il y a quatre et six ans, non pas cette année. Ils [les Républicains] n'ont commencé à penser au commun des mortels qu'au début de la campagne électorale. L'argent a été attribué en totalité aux classes supérieures en espérant qu'il parviendrait aux nécessiteux. M. Hoover était ingénieur. Il savait que l'eau ruisselle. Mettez-la en haut d'un versant et laissez-la partir, elle atteindra le point le plus sec. Mais il ne savait pas que l'argent remonte. Donnez-le aux gens au bas de l'échelle, les gens en haut l'auront avant la nuit, d'une façon ou d'une autre. Mais au moins, il sera passé entre les mains des pauvres. Ils ont sauvé les grandes banques, mais les petites sont parties en fumée. »12

En politique[modifier | modifier le code]

La théorie du ruissellement apparaît dans le débat public dans les années 1980 avec Ronald Reagan et Margaret Thatcher13.

Ronald Reagan présente son plan de baisse d'impôts en 1981.

Ronald Reagan, président des États-Unis de 1981 à 1989, met en pratique les Reaganomics. Le taux marginal d'imposition passe de 70% en 1980 à 28% en 1987. Les inégalités et la dette augmentent, et la croissance est plus faible14.

Interrogé en 2017, Emmanuel Macron, président de la République française, défend quant à lui la métaphore des « premiers de cordée »15.

Critiques et limites[modifier | modifier le code]

Déficit d'arguments[modifier | modifier le code]

La théorie du ruissellement n'est soutenue par presque aucun économiste. Il est quasiment impossible de trouver un économiste qui, depuis les années 1990, ait pu prouver l'existence d'effets bénéfiques d'une baisse d'impôts sur les plus riches sur la croissance16. Cela conduit le journaliste économique Jean-Marc Vittori à écrire que si la théorie économique du ruissellement n'existe pas dans le monde académique, elle continue d'être proposée politiquement17,18.

Le sociologue et historien Richard Sennett considère que la théorie du ruissellement est efficace car elle permet de faire rêver d'une économie et donc d'une vie meilleure aux pauvres, de manière analogue à la promesse du paradis de la Bible19.

Propension marginale à consommer décroissante[modifier | modifier le code]

Un argument utilisé à l'encontre de la théorie du ruissellement est que la propension marginale à consommer décroît en fonction des revenus. Le sociologue Jean Ziegler remarque ainsi que les besoins n'étant pas illimités, il est peu probable que quelqu'un qui gagne 150 000 € par mois dépense, comme celui qui gagne 1 500 €, 20 % de son revenu dans l'alimentation19.

Thésaurisation[modifier | modifier le code]

La théorie du ruissellement se fonde sur l'hypothèse selon laquelle un gain de revenus des plus riches serait immédiatement et en grande partie réinvesti dans l'économie. Cela n'est pas démontré. Une étude de 2012 du Tax Justice Network tend à montrer que l'épargne des très riches, plutôt que de ruisseler vers le bas, ruissellerait vers les paradis fiscaux où elle n'est pas taxée20.

Accroissement des déficits et de la dette[modifier | modifier le code]

Ziegler remarque que l'échec des politiques de ruissellement se traduit par la perte de revenus de l’État, due à ce que les baisses d'impôts sur les plus riches ne sont pas compensées par un accroissement des revenus suffisant pour accroître la base d'imposition. Cela entraîne des déficits budgétaires importants. La baisse des revenus mène également au démantèlement des services publics, qui a été à la source de la paupérisation croissante des couches inférieures des sociétés occidentales21.

Accroissement des inégalités et ralentissement de la croissance[modifier | modifier le code]

Les années après la crise économique mondiale de 2008 voient la publication de plusieurs recherches tendant à montrer que l'accroissement des inégalités ralentit la croissance économique et fait augmenter le chômage22,23. Certaines études régionales ou nationales, comme aux Philippines, montrent que les baisses d'impôts sur les plus riches n'ont ruisselé qu'en infime partie sur les classes non-aisées, qu'elles n'ont pas stimulé l'investissement, et qu'elles ont mené à une augmentation des inégalités24.

Le papier du FMI conclut que « si la part du revenu des 20 % les plus riches augmente, la croissance du PIB diminue sur le moyen terme, ce qui suggère que les bénéfices ne ruissellent pas. A contrario, une augmentation de la part des 20 % les plus pauvres est associée avec une augmentation du PIB »25. Les canaux de l'épargne, de l'investissement, du crédit et de la consommation sont moins efficaces pour générer de la croissance lorsque les inégalités sont fortes26.

Effets sur l'emploi[modifier | modifier le code]

Une étude de 2019 du Journal of Political Economy analysant des données de différents pays montre que les baisses d'impôts sur les plus riches n'ont aucun effet ou seulement une faible influence sur le niveau d'emploi. L'étude montre une relation importante entre la baisse d'impôts sur les plus pauvres et la création d'emplois27.

Une étude de 2020 menée par des chercheurs de la London School of Economics analyse les conséquences de baisses d'impôts sur les plus riches dans dix-huit pays membres de l'OCDE. Les résultats indiquent que ces baisses d'impôts n'ont eu aucun effet significatif sur l'emploi, ainsi que sur la croissance. Elles ont toutefois fait augmenter les inégalités28.

 

 

 

On voit ici ce que ça donne chez les ultra riches. Quant au "ruissellement", on l'attend toujours. Et à propos des premiers de cordée, ça fait longtemps qu'ils ont coupé la corde. 

 

Publié le 29/01/2022 06:54Mis à jour le 29/01/2022 17:36

 Temps de lecture : 6 min.

De gauche à droite : Françoise Bettencourt-Meyer, Gérard Wertheimer, François Pinault, Alain Wertheimer et Bernard Arnault, les cinq Français les plus riches. (PHOTOS : AFP, GETTY – MONTAGE : PIERRE-ALBERT JOSSERAND / FRANCEINFO)

De gauche à droite : Françoise Bettencourt-Meyer, Gérard Wertheimer, François Pinault, Alain Wertheimer et Bernard Arnault, les cinq Français les plus riches. (PHOTOS : AFP, GETTY – MONTAGE : PIERRE-ALBERT JOSSERAND / FRANCEINFO)

La fortune des Français les plus riches a davantage augmenté pendant la pandémie que ces dix dernières années, selon un récent rapport d'Oxfam.

Ils sont deux fois plus riches qu'avant la crise. Entre le début de la pandémie en mars 2020 et la fin de l'année 2021, la fortune des cinq Français les plus riches a augmenté de 173 milliards d'euros, selon Oxfam (PDF). C'est plus que ce qu'a coûté la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 en 2021. Cet enrichissement massif concerne d'ailleurs la quarantaine de milliardaires que compte la France. Sur cette période de dix-neuf mois, "les richesses des grandes fortunes françaises ont bondi de 86%, soit un gain de 236 milliards d'euros", écrit Oxfam. A titre de comparaison, "elles avaient augmenté de 231 milliards d'euros en dix ans, entre 2009 et 2019". Une augmentation fulgurante qui interroge, alors que la crise sanitaire a dans le même temps fragilisé les plus précaires.

Comment expliquer cet enrichissement d'une poignée de personnes ? Cette situation française est-elle exceptionnelle ? Franceinfo répond, graphiques à l'appui, aux questions que soulève cette augmentation des grandes fortunes.

Cette hausse est-elle exceptionnelle ?

C'est du jamais vu pour Bernard Arnault, le dirigeant de LVMH, numéro 1 mondial du luxe avec des marques comme Louis Vuitton ou Dior, Françoise Bettencourt-Meyer, actionnaire majoritaire de L'Oréal, François Pinault à la tête de Kering, dont font partie les marques Gucci ou Yves Saint Laurent, et les frères Alain et Gérard Wertheimer qui se partagent la propriété de Chanel. La fortune de ces cinq milliardaires, les plus riches de France, a plus que doublé en un an et demi. Le champion incontesté est Bernard Arnault, avec une hausse de presque 100 milliards entre mars 2020 et octobre 2021.

"Il faut garder à l'esprit que mars 2020, c'est le point bas. C'est le moment où la Bourse a beaucoup chuté au début de l'épidémie de Covid, et donc la comparaison avec mars 2020 rend les écarts particulièrement impressionnants", précise Catherine Lubochinsky, économiste à l'université Paris 2 et spécialiste de la finance, auprès de franceinfo.

Le classement de Challenges, qui fait le point en septembre de chaque année sur les grandes fortunes françaises, permet d'observer l'évolution sur dix ans. Ce palmarès est légèrement différent puisqu'il est calculé par famille. Ces cinq milliardaires sont bien présents, mais les frères Wertheimer sont comptés ensemble, ce qui fait entrer la famille Hermès dans le top 5.

Le constat reste le même que celui d'Oxfam : l'augmentation de 2021 est la plus importante jamais constatée. Leur fortune cumulée était déjà en hausse presque permanente depuis dix ans et ce phénomène s'était déjà accéléré depuis 2016. Ces dix dernières années, la fortune des cinq familles les plus riches de France a ainsi été multipliée par 6,5.

Comment se sont-ils enrichis ?

"Leur fortune est principalement composée d'actions. La valeur de ces actions a augmenté", explique à franceinfo Pierre-Noël Giraud, économiste spécialiste des inégalités. Si les Bourses mondiales ont chuté lourdement en février et mars 2020, elles sont rapidement reparties à la hausse. En France, le CAC40 a retrouvé son niveau d'avant-crise dès le mois de mars 2021 et a même atteint un nouveau record historique au début du mois de janvier 2022.

En Europe, la BCE a créé un programme d'achats d'urgence face à la pandémie. En tout, 1 850 milliards d'euros ont été injectés par la BCE pour acheter aux banques des titres de dettes, privées ou publiques, dans une logique de "quoi qu'il en coûte" financier. Cet argent n'a pas directement servi à acheter des actions, mais à rassurer les investisseurs et à faire baisser les taux d'intérêts, ce qui a profité in fine aux marchés boursiers et fait monter le prix des actions. Des programmes similaires existaient déjà depuis 2007, mais la somme dépensée lors de la crise sanitaire est sans commune mesure.

"Le but de la Banque centrale, quand elle mène sa politique d'achat, n'est pas d'enrichir les plus riches, détaille Pierre-Noël Giraud. Elle le fait pour éviter une crise financière qui se répercuterait sur l'économie réelle. L'enrichissement des grandes fortunes financières en est une conséquence mécanique connue depuis le début." Quentin Parrinello, responsable du plaidoyer chez Oxfam France, souligne de son côté que "l'enrichissement des ultrariches pendant la crise n'est pas dû à leurs bonnes décisions, mais à l'intervention publique".

Y a-t-il une exception française ?

Des programmes similaires à celui de la BCE ont été mis en place un peu partout dans le monde et le rebond rapide des marchés financiers a donc été observé à l'échelle mondiale. De nombreuses places boursières ont enregistré des niveaux records ces derniers mois, selon Capital.

"La hausse des grandes fortunes est un phénomène mondial, mais les fortunes françaises ont particulièrement progressé. Bernard Arnault est le deuxième homme qui s'est le plus enrichi au monde depuis le début de la crise, derrière Elon Musk", fondateur de Tesla et Space X, précise Quentin Parrinello. En Asie, la palme de l'enrichissement revient à l'industriel indien Gautam Adani, spécialisé dans la production d'énergie fossile, dont la fortune a été multipliée par huit pendant la crise sanitaire.

Les grandes fortunes françaises profitent de la bonne santé du secteur du luxe. "Comme les riches s'enrichissent globalement malgré la crise, ils continuent à consommer du luxe", explique Catherine Lubochinsky. Par exemple, le groupe LVMH de Bernard Arnault a vu son chiffre d'affaires baisser en 2020 à cause des confinements stricts partout dans le monde. Mais le rebond ne s'est pas fait attendre puisque le chiffre d'affaires en 2021 a dépassé de près de 20% celui de 2019, avant l'épidémie de Covid-19.

C'est surtout au niveau boursier que la comparaison avec les niveaux d'avant-crise est la plus impressionnante. Entre janvier 2020 et janvier 2022 la hausse de LVMH au CAC40 est de plus de 70%. Il a profité de l'augmentation globale des marchés financiers et de la chute d'autres secteurs plus fragilisés par la crise du Covid-19, comme le tourisme, pour devenir plus attractif auprès des investisseurs.

Les milliardaires français sont-ils mis à contribution pour rembourser la "dette covid" ?

Pour Oxfam, l'équation est simple : "Puisque c'est l'intervention publique de la BCE qui a aidé ces ultrariches à accroître leur fortune, ce serait normal que soit à eux de contribuer pour rembourser la dette covid." Les près de 2 000 milliards d'euros dépensés par la BCE ne sont pas de l'argent public issu de taxes ou d'emprunts d'Etat, mais de la création monétaire, ce qui peut notamment créer de l'inflation. Cette dernière est justement en hausse mais l'augmentation des prix de l'énergie, liée à la reprise économique, semble en être davantage responsable que l'argent injecté sur les marchés par la BCE.

Pour faire contribuer les plus fortunés, Catherine Lubochinsky estime qu'il est difficile de taxer la hausse de valeur d'une action, car il s'agit de plus-value potentielle. "La plus grande valorisation d'une action ne crée directement de l'argent pour son propriétaire que lorsqu'elle est vendue, explique l'économiste. C'est comme quand la valeur de votre logement augmente : si vous ne le vendez pas, cette augmentation ne vous rend pas plus riche en réalité. En plus, cette hausse de valeur est temporaire et peut très bien repartir à la baisse ensuite. Mais au moment de la vente, là il y a possibilité d'une taxation." Cette taxation des revenus du capital a précisément été allégée par Emmanuel Macron en 2018, via la "flat tax".

"Il pourrait également y avoir une vraie politique de taxation sur les très hauts revenus, car aujourd'hui ils arrivent largement à échapper à l'impôt et c'est vraiment un problème", ajoute l'économiste. Selon Quentin Parrinello, d'Oxfam, ce n'est cependant pas la piste privilégiée par la France : "Le gouvernement est en train de réfléchir aux solutions pour payer la facture de la crise et pour l'instant les milliardaires ne semblent pas devoir être mis à contribution."