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Addiction aux écrans

Par Le 11/03/2018

Il faut aussi s'interroger en amont sur l'augmentation de ces addictions étant donné que toute addiction a pour objectif, inconscient ou pas, de combler un manque, d'apaiser une "souffrance"... Pour quelles raisons, certains jeunes se portent vers les technologies de ce type ? Voilà ce qu'il faut expliquer. Sur un plan existentiel.

 

ADDICTION AUX ÉCRANS CHEZ LES ENFANTS : UNE EXPÉRIENCE ÉDIFIANTE

Quand un enfant est sur un écran, il donne l'impression que rien n'existe plus autour de lui. Mais, en fait, ce n'est pas du tout une impression. La preuve.

Par

 Axel Leclercq

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Publié le 5 mars 2018 à 15:12 - Mis à jour le 7 mars 2018 à 14:27

Le jour où les effets des écrans seront assimilés à ceux de la drogue, alors, soyons-en sûrs, les parents ne laisseront plus leurs enfants passer autant de temps sur leurs smartphones, tablettes et autres ordinateurs. D’où l’extrême importance de cette expérience à peine croyable.

Pour promouvoir les repas en famille, une marque alimentaire a imaginé un test aux résultats hallucinants. Dans quatre familles différentes, tandis que les enfants étaient absorbés par leur écran, tout leur environnement a été modifié (même leurs parents) sans qu’ils ne s’en aperçoivent une seule seconde !

À l’occasion d’une enquête sur les dangers des écrans pour les enfants, France 2 est revenue sur cette caméra cachée édifiante. Regardez :

En moyenne, un enfant garderait les yeux fixés sur un écran pendant quatre heures et onze minutes. C’est gigantesque et cela cause de graves soucis, notamment en matière de développement. Le problème, c’est que les parents sont bien mal placés pour leur faire la leçon : en moyenne, un adulte passerait cinq heures et sept minutes sur un écran !

Il est temps d’enrayer cette dangereuse spirale dont personne ne sait où elle nous mène vraiment. On a donc grand besoin de ce type de reportages et d’expériences. Ils nous ouvrent les yeux et, en cela, sont bienvenus et précieux…

Agriculture et initiative populaire.

Par Le 11/03/2018

Initiative populaire contre l’agriculture intensive en Suisse

Par : Marine Jobert | Journal de l'environnement

 25 janv. 2018

En finir avec les pesticides et les antibiotiques à outrance. [Nataliafrei/Shutterstock]

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La Suisse sera-t-elle la première nation européenne à sortir de l’agriculture intensive? C’est le sens d’une initiative populaire déposée auprès de la Chancellerie fédérale, afin de modifier la Constitution suisse.  Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

La sortie des pesticides de synthèse. L’arrêt des antibiotiques à titre prophylactique. La fin du fourrage exporté. C’est le programme de l’initiative populaire fédérale «Pour une eau potable propre et une alimentation saine» qui, après avoir recueilli 114 420 signatures en dix mois, vient d’être déposée à la Chancellerie. Objectif: modifier la Constitution pour que soient subventionnées seulement les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et ne polluant pas l’eau potable. Chaque année, la Confédération consacre quelque 3 milliards de francs suisses à son agriculture, essentiellement tournée vers l’élevage (lait, viande).

Après avoir été signée par plus de 100 000 citoyens, l’initiative populaire est examinée par le Parlement, puis soumise au vote populaire. Le Conseil fédéral et le Parlement peuvent toutefois choisir de lui opposer un contre-projet direct ou indirect.

Pesticides et antibiotiques à gogo

Les dégâts environnementaux causés par l’agriculture intensive sont les mêmes de part et d’autre des Alpes. Cours d’eau et nappes phréatiques contaminés par les pesticides. Sols maltraités par des pratiques agricoles non soutenables. Surproduction de lisier. Surconsommation de phosphate et autres engrais qui finissent dans l’eau potable. Émissions inquiétantes d’ammoniac. Antibiorésistance avérée pour cause de consommation excessive d’antibiotiques dans les élevages. Importation massive de fourrage, puisque la Suisse exploite à l’étranger autant de terres arables que ce dont elle dispose à l’intérieur du pays. Effondrement de la biodiversité végétale et animale dans les prairies.

Fin des subventions dans huit ans

Ce système agricole intensif coûte fort cher, puisque le montant des subventions à l’hectare est dix fois supérieur à celui pratiqué en moyenne en France. L’initiative prévoit qu’après une période transitoire de huit ans, seules les exploitations agricoles n’utilisant aucun pesticide ni antibiotique à titre prophylactique, et élevant un bétail nourri exclusivement avec du fourrage produit sur l’exploitation, recevront des aides financières fédérales. De quoi venir en aide aux agriculteurs eux-mêmes, étranglés par les importations de fourrage et l’effondrement du prix du lait.

«Au lieu de remettre en question cette méthode d’agriculture, on en appelle à l’État pour obtenir à nouveau de l’aide. La politique agricole ne peut pas continuer à promouvoir ce cercle vicieux»,dénoncent les initiateurs de l’initiative, soutenus par Greenpeace Suisse, BirdLife Suisse ou la Fédération suisse de pêche. Aucune date pour la votation n’a encore été annoncée.

Les agriculteurs bio plaident pour une PAC plus durable

La fédération européenne des mouvements d’agriculture biologique a demandé à Bruxelles de mettre l’accent sur la qualité de la production agricole et non pas sur sa compétitivité, lors de la prochaine PAC.

 

 

 

 

 

David et Goliath

Par Le 11/03/2018

FRANCEINFO

Paul François, l'agriculteur qui a fait condamner Monsanto : "Je comprends la peur des agriculteurs, mais il faut sortir de la chimie"

Par franceinfo – Radio France

Mis à jour le  – publié le 

Paul François est un agriculteur charentais qui a réussi à faire condamner Monsanto, l'entreprise américaine, pour intoxication, après dix ans de procédure. Invité de franceinfo, mercredi 25 octobre, il a réagi à la décision de la Commission européenne de reporter son vote sur le renouvellement pour dix ans de l'utilisation du glyphosate, qui entre dans la composition d'un herbicide notament produit par Monsanto. 

Paul François a été intoxiqué en 2004 par un autre des produits de Monsanto, le Lasso, un herbicide à base d'alachlore, qui n'est plus commercialisé. Il a raconté son combat dans un livre, Un paysan contre Monsanto (Fayard, octobre 2017). La firme a été jugée responsable en appel de l'intoxication en septembre 2015.

franceinfo : Que dites-vous aux agriculteurs qui, aujourd'hui, ne peuvent plus se passer du glyphosate ?

Paul François : Je comprends leur peur mais je leur dis que de toute façon, il faut se sortir de la chimie de façon globale et le glyphosate en fait partie. Certes, ce sera compliqué, mais ceux qui sont en bio s'en passent, et il y a des agriculteurs qui ne sont pas en bio qui se passent du glyphosate depuis des années. J'en fais partie.

En 2004, vous êtes tombé malade après avoir inhalé un herbicide de Monsanto, le Lasso. Comment s'est déroulée la reconnaissance de votre maladie, après votre intoxication ?

Les médecins refusaient de faire le lien parce que les toxicologues expliquaient qu'une intoxication telle que celle-ci ne pouvait pas provoquer ces symptômes aussi longtemps après. Il a fallu que des chercheurs, contactés par mon entourage, disent que pour eux cette intoxication pouvait provoquer ces symptômes. À partir de là, ils se sont battus, il a fallu qu'ils soient très tenaces auprès des médecins pour qu'il y ait des analyses et des recherches de faites, pour retrouver le métabolisme ou non de cette intoxication.

Pourquoi certains toxicologues ont eu du mal à vous soutenir ?

On a vu dans un premier temps que certains toxicologues avaient des liens plus ou moins proches avec la firme [Monsanto]. Ça, on l'a rencontré parce que j'étais coriace. Une fois que j'ai été sorti d'affaire, nous avons voulu demander une reconnaissance en maladie professionnelle à la Mutualité sociale et agricole, qui m'a été refusée. Cinq ans de procédure avant d'être reconnu. Pendant cette procédure, je me suis aperçu que ce produit avait été interdit depuis très longtemps dans d'autres pays. Là, j'ai commencé à avoir une suspicion sur Monsanto.

Que vous a répondu Monsanto quand vous les avez contactés ?

Ils ont dit à ma femme qu'ils seraient là pour nous soutenir s'il m'arrivait quoi que ce soit. Ma femme leur a répondu qu'elle leur demandait simplement un antidote. On n'était pas dans l'idée de porter plainte, un jour, contre cette société. Je me suis frotté aux experts du ministère de la Santé belge qui sont en fait des consultants de Monsanto, et la technique est là même que ce qu'on voit en ce moment : c'est de dénigrer toute personne qui oserait faire une enquête ou une étude. 

J'ai osé porter plainte contre Monsanto, et en permanence ils m'ont dénigré.

Paul François, agriculteur, auteur d'"Un paysan contre Monsanto"

à franceinfo

Que s'est-il passé après la condamnation de Monsanto ?

Pendant que j'étais à l'hôpital, mon avocat m'a dit que nous devions retourner devant la Cour d'appel parce que la Cour de cassation a estimé que ce n'était pas un défaut d'information, mais plutôt un produit défectueux. On est reparti pour deux, trois ou quatre ans de procédure. Monsanto refuse de me verser les indemnités alors qu'il y avait injonction dès la première condamnation. On me dit que c'est choquant de parler d'argent, mais ces gens-là n'ont pas de scrupules à engranger beaucoup de bénéfices. Mon avocat ne m'a pour l'instant pas demandé de régler ses honoraires, mais rien que les frais annexes me coûtent 50 000 euros. Heureusement des personnes m'ont aidé, mais je ne vais pas me mettre en faillite. C'est pour ça que j'ai fait un appel aux dons.

 

Le Bien et le Mal (4)

Par Le 10/03/2018

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"C'est quoi le mal?

 

 

-Tout ce qui va à l'encontre de mes valeurs dès lors que mes valeurs ne font pas de mal.

 

- Le mal est donc assujetti a tes propres valeurs si j'ai bien compris. Comment sais-tu que tes propres valeurs ne font pas de mal?-

-Je cherche constamment à le savoir. Et si cela cause du mal pour quelqu'un ou quelque chose, j'essaie de savoir si cela est de mon fait ou de sa responsabilité. Mais de penser que tout bien de l'un peut être le mal d'un autre ou vice versa, je n'y crois pas et je le récuse parce que c'est la porte ouverte à tout et son contraire. Oui, je pense que je suis capable d'identifier le bien du mal, non pas un bien personnel mais universel et de la même façon, je pense que je suis capable d'identifier le mal qui me concerne et le mal universel.

Lorsque j'ai décidé de quitter ma classe, c'était pour combattre un plan ministériel qui ne respectait absolument plus mes valeurs mais en voulant perpétuer ce que je jugeais comme étant le bien pour mes élèves, je leur ai aussi fait du mal en les laissant. Et j'ai passé des mois à démêler l'écheveau de cette prise de responsabilité. Bien ou mal ? .....

Il s'agissait d'un mal pour mes élèves que j'abandonnais en cours d'année mais ce mal pour eux avait pour objectif la cause de tous les autres, c'est à dire de l'enseignement lui-même, l'enseignement tel que je le conçois. Est-ce qu'il était juste, bon et utile que je cesse mes fonctions pour ne pas valider par mes actes un projet que je rejetais ou aurais-je dû m'en tenir à ma responsabilité présente d'enseignant ?

J'ai mis longtemps à répondre et c'est en moi que j'ai trouvé la réponse, c'est à dire dans mon corps. Tout ce qui est parti en vrille sous le poids de la colère, toutes les somatisations qui se sont peu à peu amplifiées, elles auraient été bien plus lourdes encore si j'avais obéi à l'Etat.

Je sais ce que représente le dilemme du bien et du mal et je m'attelle consciencieusement à le résoudre lucidement. A ma façon, à ma raison.

Quant aux préceptes spirituels qui voudraient que le bien et le mal ne soient que des exhalaisons d'ego formatés, oui, c'est une évidence. Tout n'est qu'interprétation morale, éducative, sociétale, tout est embué par les haleines, parfois fétides, des anciennes pensées, de tout ce qui a été inséré dans le cerveau malléable de l'enfant, puis de l'adolescent, puis de l'adulte. 

Mais lorsque, enfin, tu en prends conscience, le filtre des pensées raisonnées s'élargit, le courant lucide emporte les sédiments, le flot s'éclaircit... 

La conscience ouvre les murs et là, on voit apparaître des lois incontournables, des règles immuables, même quand elles sont considérablement bafouées.

 

Il convient par conséquent d'analyser chaque situation au regard de l'idée qu'on se fait du bien, un bien universel et non individuel.

Si je prends l'exemple du régime carné, il se pose deux questions :

*Est-ce qu'il est bien ou juste que je m'offre le plaisir de la viande dans mon assiette ?

Si je réponds au regard de mon désir, la réponse est positive. 

Si je réponds au regard de la mort de l'animal sacrifié pour cette assiette, la réponse est négative.

Le "oui" est une réponse individuelle.

Le "non" est une réponse universelle.

Cette réponse est universelle dans le sens où elle concerne des millions d'être vivants. Et les animaux sont fondamentalement des êtres vivants et non essentiellement de la viande dans une assiette.

Le bien ne peut qu'être universel. 

Les industriels de l'agro-alimentaire qui s'enrichissent en détruisant la forêt amazonienne pour y mettre des ruminants et les céréales pour les nourrir agissent pour leur bien. Leur bien en tant qu'individu pour répondre aux désirs des consommateurs qui veulent se faire du bien...

Et ils n'ont tous aucune idée du bien universel.

Est-ce que l'exploitation des ouvriers dans ces régions est un bien réel ? Eux ne se posent pas la question : ils veulent juste avoir de quoi vivre et moi, je parle d'eux, confortablement assis chez moi, au chaud et bien nourri. Oui, je sais, c'est indécent. Je ne peux donc m'occuper réellement que de ce qui me concerne, ce sur quoi je peux intervenir. C'est là que doit s'étendre mon analyse du bien et du mal.

 

Le désir assouvi qui fait du bien à l'individu seul pour lui-même est une conséquence d'un système:

1) Celle d'une éducation formatée qui doit faire croire qu'elle s'attache à la "liberté" pour chacun d'explorer ses désirs.

2) Ces mêmes désirs étant par la même le moteur de la croissance des Etats.

3) Ces mêmes Etats se portant garants et responsables de l'éducation des enfants...

Voilà pourquoi il arrive un moment où on ne peut plus obéir. 

 

Quant à ceux et celles qui pensent vraiment que l'éducation est du ressort des parents, qu'ils se demandent si les valeurs et les idées qu'ils cherchent à inculquer leur appartiennent vraiment, ont toutes été passées au tamis de la conscience, que rien qui ne sera transmis n'entre dans la dimension du conditionnement, de l'habitude, du rejet ou de la tradition...

Non pas que tout soit forcément néfaste mais tout n'est pas conscient. Et c'est là que le mal prend sa source : dans tout ce qui n'est pas conscient.

Personnellement, je suis loin d'en avoir fait le tour. 

 

Le désir des individus entretient donc la croissance, soi-disant, pour le bien de tous. 

Alors, qu'au final, ce désir de chacun entrave le bien de l'ensemble.

Les Kogis le savent et chaque individu oeuvre au bien de tous et trouve son accomplissement dans cette mission. 

J'en reviens toujours aux Kogis. Tout me ramène vers eux.  

Et combien les connaissent ?

Sur le bien et le mal, Ils pourraient nous en apprendre beaucoup. 

"Tout ce qui fait du mal à la Terre ne peut pas faire de bien à la vie ni donc aux humains."

Le bien en devient dès lors limité dans son extension individuelle par les atteintes universelles.

Et nous, occidentaux voyons dans cette entrave, une atteinte à notre liberté d'individus. Tout le problème est là. A vouloir être libres d'assouvir nos désirs, nous condamnons l'ensemble à dépérir.  

Le temps viendra où le bien universel devra être rétabli. Il reste à savoir si cela se fera volontairement ou pas. 

 

Un cri d'alarme

Par Le 10/03/2018

Le cri d'alarme d'Hubert Reeves: "Nous sommes en train de vivre un anéantissement biologique"

Le cri d'alarme d'Hubert Reeves: "La disparition des vers de terre, aussi grave que le réchauffement climatique"

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Le cri d'alarme d'Hubert Reeves: "La disparition des vers de terre, aussi grave que le réchauffement climatique" - © LOIC 
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C'est un sage qui jusque là avait plutôt la tête dans les étoiles. Aujourd'hui, il nous revient avec un cri d'alarme très terre à terre: Hubert Reeves, le célèbre astrophysicien, continue à 85 ans son combat pour sauver la planète: "Nous sommes en train de vivre un anéantissement biologique" alerte-t-il, en passage au museum de sciences naturelles de Bruxelles, "une extinction de masse des animaux".

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Il continue donc à parcourir le monde avec des livres et des conférences pour faire passer un message:  il faut sauver notre biodiversité, il est urgent de sauver toutes ces espèces en train de disparaître.

"La diminution des vers de terre, ça ne fait pas la une des journaux. Cependant, c'est tout aussi grave que le réchauffement climatique. Il faut alerter sur l'importance de préserver la nature sous cette forme qui est proche de nous mais que la plupart du temps nous ignorons, parce que ça marche tout seul"

Notre civilisation est en train de surexploiter toutes les ressources de la nature au détriment des animaux ou des insectes qui peuplent la terre et ses océans, prévient-il.

"C'est une situation d'alerte. Il faut prendre conscience que les décisions qui se prennent aujourd'hui vont influencer l'humanité pendant des milliers d'années."

En attendant, de nombreux scientifiques l'ont déjà constaté, une extinction majeure des espèces est en cours. La dernière avait conduit à la disparition des dinosaures ...il y a 66 millions d'années.

"Nous avons déjà éliminé la moitié des espèces vivantes. Ca correspond à ce qu'on appelle une extinction de masse. La sixième depuis un milliard d'années, mais la plus grave car la plus rapide. Auparavant, cela prenait des milliers d'années, maintenant, c'est des décennies. La vie peut s'adapter, mais pas à cette vitesse"

Un message d'urgence qu'il veut à tout prix faire passer aux plus jeunes, en expliquant la biodiversité dans une BD. On y parle des vers de terre, ces véritables ingénieurs des mines, ou encore du nécessaire retour du loup. Un message reçu 5 sur 5 par tous les enfants, scotchés ce matin pendant une bonne heure à leur chaise...

 

 

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Retraite des agriculteurs

Par Le 10/03/2018

APRÈS LES ORDONNANCES ET LE 49.3

Les retraites des agriculteurs devaient augmenter… Macron l’empêche au Sénat

 

Après qu'Emmanuel Macron, au Salon de l'Agriculture, ait justifié ses attaques contre les cheminots par la précarité et les faibles retraites des agriculteurs, le gouvernement a bloqué cette semaine un projet de loi visant à augmenter la retraite des exploitants agricoles.

Joel Malo

vendredi 9 mars

http://www.revolutionpermanente.fr/Les-retraites-des-agriculteurs-devaient-augmenter-de-15-Macron-l-empeche-au-Senat

Mercredi dernier au Sénat, devait être voté un projet de loi proposé par le PCF pour modifier le montant minimal de la retraite des agriculteurs : de 75 % du SMIC net (environ 890 euros pour une retraite complète), il se voyait rehausser à 85 %. Un exploitant agricole à la retraite qui toucherait moins que ce montant seuil, reçoit une retraite complémentaire obligatoire (RCO) pour l’atteindre. Le vote au Sénat était une pure formalité, l’ensemble des groupes politiques s’accordant sur ce texte, déjà voté à l’Assemblée Nationale en février de l’année dernière alors que le PS y détenait encore la majorité. Le gouvernement a pourtant suscité la colère des sénateurs en amendant la loi et en convoquant l’alinéa 3 de l’article 44 de la constitution. Cet article, aussi appelé « vote bloqué », permet au gouvernement de faire voter un texte en bloc en ne retenant que ses propres amendements ou ceux qu’il a accepté. Or, l’amendement ajouté dernièrement par le gouvernement concernait le délai d’application de la loi qui se voit repoussé en... 2020 ! Ainsi les sénateurs se voient contraints de voter le texte alors applicable à cette date ou alors de voter contre. Les sénateurs ont été unanimes à condamner un « coup de force du gouvernement ». Alors que les agriculteurs connaissent des conditions de vie toujours plus dures, qu’ils sont le secteur le plus à risque en ce qui concerne le suicide au travail (un exploitant agricole se suicide tous les deux jours), que le capitalisme agraire les pousse à toujours plus s’étendre pour survivre, à s’endetter pour des terres, des infrastructures, des machines, des produits phytosanitaires, des semences, le gouvernement juge qu’une augmentation de la retraite des exploitants agricoles n’est pas assez urgente au point de la retarder de deux ans.

Dans le cadre de sa réforme des institutions parlementaires, qui vise notamment le droit d’amendement, Macron et ses ministres envoient un message fort en piochant allégrement dans l’arsenal le plus autoritaire de la Vème République. Entre les ordonnances utilisées pour la loi Travail XXL et prévues pour les attaques contre les cheminots et les usagers du rail, l’article 44.3 utilisée au Sénat, et sa politique autoritaire en ce qui concerne la presse ou les migrants, Macron revêt les plus beaux atours du bonapartisme républicain. Il faut dire qu’avec le passage de la loi Macron avec l’article 49.3, alors qu’il était ministre de l’Économie de Hollande, ses débuts en politique ont été placés sous une bonne étoile !

Alors qu’il était interpellé par un cheminot au Salon de l’Agriculture sur la casse du statut, Emmanuel Macron a affirmé être contraint de changer le statut des cheminots puisque les agriculteurs n’ont parfois pas de retraite. Outre cette manœuvre particulièrement basse qui consiste à diviser pour mieux régner, on peut constater que Macron n’a que faire d’améliorer dans l’immédiat la condition des agriculteurs. Si le gouvernement retarde l’actuel projet de loi, c’est parce qu’une réforme globale des retraites est en chantier. À l’image de la logique de la bourgeoisie incarnée par Macron qui veut que les travailleurs bénéficiant encore de protections soient tenus responsables de ceux qu’elle exploite le plus, cette réforme s’effectuera en nivelant toujours plus par le bas : pas sûr que les agriculteurs y gagnent ; et si c’était le cas ce serait au prix de voir leur misère économique utilisée pour justifier la précarité de tout le reste de la population, au profit du patronat et des plus fortunés. Il est évident que lorsque les capitalistes donnent à un endroit, c’est qu’ils prennent plus ailleurs.

Avec Macron au pouvoir, les gros bonnets de l’industrie agroalimentaire peuvent dormir sur les deux oreilles ! les agriculteurs eux n’ont pas fini de se saigner pour les profits de Lactalis, Bigard, Leclerc... Ces mêmes entreprises qui font leur beurre sur la prolétarisation des agriculteurs, sur la destruction de l’environnement et qui n’hésitent pas à mettre en jeu la santé de toute la population et, en particulier, des personnes les plus précaires.

Combattre le mal.

Par Le 09/03/2018

"Vouloir analyser le mal condamne le chercheur à y sombrer, comme un empoisonnement indolore et patient, sirupeux et tentateur, une nourriture intellectuelle qui condamne l'individu en entier à succomber à l'énergie sombre des pensées, à cette attention perverse qui laisse croire que le combat libère du mal alors qu'il l'entretient".

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Il ne s'agit pas de vouloir rester dans une bulle protégée, de vouloir ignorer les multiples problèmes, les injustices, les destructions mais de pouvoir les dénoncer et lutter si possible contre leurs effets sans pour autant leur apporter des émotions néfastes. 

La colère n'est, par exemple, d'aucune utilité puisqu'elle interfère sur la capacité de raisonnement et que dès lors, le "mal" devient un poison, non plus extérieur mais intérieur, spirituel. 

On peut même imaginer, selon l'intensité des émotions, que le corps lui-même, en subisse les outrages. 

Les poisons ont des effets mortifères.

 

Emotions

Cure de sève de bouleau

Par Le 09/03/2018

bouleau

BOTANIQUE CUISINE SAUVAGE HERBORISTERIE NATUROPATHIE VIDÉOS

[Vidéo] Récolter la sève de Bouleau

By  on 26 mars 2017

 

Techniques pour récolter soi-même sa sève de bouleau et faire ses cures tout le long de sa saison.

La sève circule dans l’arbre via des tissus conducteurs de l’aubier (bois vivant) et uniquement de bas

en haut. Elle commence à circuler aux alentours de fin février, début mars quand les jours se

réchauffent.

Plus l’écart de température entre les nuits froides et les journées douces sera grand, plus il y aura de

sève et c’est la raison pour laquelle nous privilégierons la face du tronc exposée sud.

Qu’est-ce que la sève du bouleau ?

On l’appelle sève brute ou sève montante, elle est absorbée au niveau des racines par les poils absorbants.

1) À savoir

•  Le jus de bouleau est le jus des feuilles et a des propriétés drainantes pour les reins

•  Le sucre de bouleau, aussi appelé xylitol, est extrait de l’écorce.

•  L’écorce est inflammable car contient des huiles essentielles, pratique pour faire démarrer un feu.

•  À ne pas confondre avec la sève élaborée. La sève élaborée contient de l’eau et des sucres synthétisée par les parties aériennes de la plante lors de la photosynthèse.

2) Composition chimique

99% d’eau, 1% de glucides (glucose et fructose)

2 hétérosides (betuloside et monotropinoside qui libèrent par hydrolyse du salicylate de méthyle (voisin

de l’aspirine) : antalgique, anti-inflammatoire et diurétique, 17 acides aminés (protéines),calcium,

manganèse, fer, chrome, selenium, cobalt, silicium, cuivre, lithium.

3) Indications médicinales en cas de :

Gouttes, rhumatismes, arthrite, spasmes musculaires, lithiase urinaire… Cette eau est appelée eau de vie car elle permet à l’organisme d’éliminer les toxines et surcharges accumulées durant l’hiver, principalement en aidant les reins à éliminer. Bien-sûr ce n’est pas miraculeux et cela ne sera vraiment efficace si vous changer également votre hygiène de vie globale en mangeant plus de légumes de saison notamment les bonnes jeunes pousses de plantes sauvages (Voir notre chaîne Youtube avec plus de 80 vidéos sur la cueillette de plantes sauvages : cliquez ICI).

bouleau

Principe d’intervention

1)  Ne pas laisser de traces, pour ne pas abîmer l’arbre

Privilégier les bouleaux âgés dont le tronc a un diamètre de min 30 cm. Chez ces bouleaux adultes, avec la technique de prélèvement décrite ci-dessous, ils circulent 2 à 5 litres sont récupérés.

Bien reboucher après avoir terminé la récolte avec un morceau de bois de bouleau ou une cheville d’un diamètre légèrement plus important que le trou, pour une parfaite étanchéité, on scie la partie qui dépasse puis on recouvre de cire ou de résine et/ou d’argile. Pour une étanchéité optimale et également pour aider la cicatrisation et protéger l’arbre des parasit

2) Technique d’intervention

Le trou doit être d’environ 1,5 à 2 cm (selon l’épaisseur de l’écorce) de profondeur et avec un angle légèrement dirigé vers le sol).

Percez à l’aide d’une perceuse, une chignole ou une vrille là où l’écorce est fine. Vous allez voir que la sève commence à couler, l’objectif est de la récupérer ; pour cela il y a plusieurs techniques mais la plus connue est d’y insérer dans le trou d’environ 5 à 8 mm fraîchement percé un tuyau en plastique, dont vous biseauterez le bout pour le faire rentrer plus facilement. Le tuyau aura un diamètre d’un millimètre supérieur au trou pour permettre une meilleure étanchéité. Si vous utilisez un tube solide en fer, en plastique ou en bois, vous pouvez avoir besoin d’un marteau ou un gros morceau de bois pour le faire entrer. Vous allez ensuite relier le tuyau à une bouteille par exemple en passant par un trou dans le bouchon. Nous allons évoquer ensemble d’autres techniques, l’objectif étant de récupérer la sève qui s’écoule.

3) Comment la récolter et la conserver

On la récolte tous les jours pour éviter que cela ne fermente. De retour chez vous remplissez à ras des bouteilles que vous aurez stérilisées et vous pourrez la conserver au frigo jusqu’à 3 semaines.

4) Dans la cuisine

Pour faire un litre de sirop de bouleau il faut environ 150l de sève que l’on fera évaporer jusqu’à avoir un sirop à environ 66% de sucre. (Utiliser un densimètre à sirop ou la technique de la température). Il est également possible d’en faire des boissons fermentées donc alcoolisées. On l’utilise également pour faire des remèdes de gemmothérapie, c’est à dire la thérapie par les bourgeons.

On peut également utiliser la sève pour faire des remèdes de gemmothérapie en remplacement de l’eau.

 

La source du bonheur

Par Le 08/03/2018

Aucun texte alternatif disponible.

"Lors d’un séminaire consacré aux couples à l’Université de Fresno (Californie), un des conférenciers a demandé à une femme dans l’assistance : « Votre mari vous rend-il heureuse? Vous rend-il vraiment heureuse? »

À ce moment, le mari a relevé la tête, totalement sûr de lui. Il savait que son épouse répondrait par l’affirmative car elle ne s’était jamais plainte pendant leur mariage. Cependant, sa femme a répondu par un “non” tonitruant, un “non” bien catégorique ! « Non, mon mari ne me rend pas heureuse! » Son mari était complètement déconcerté, mais elle a continué :

« Mon mari ne m’a jamais rendue heureuse et il ne me rend pas heureuse ! Je suis heureuse.

Le fait d’être heureuse ou pas ne dépend pas de lui, mais de moi. Mon bonheur ne dépend que d’une seule personne : moi. C’est moi qui décide que je serai heureuse dans chaque situation et à chaque moment de ma vie, car si mon bonheur dépendait de quelqu’un, de quelque chose ou d’une circonstance sur la face de la terre, j’aurais de graves problèmes.

Tout ce qui existe dans cette vie change en permanence : l’être humain, la richesse, mon corps, le climat, ma volonté, les plaisirs, les amis, ma santé physique et mentale. En fait, la liste est interminable. Je dois décider d’être heureuse indépendamment de tout le reste. Que ma maison soit vide ou pleine : je suis heureuse ! Que je sorte accompagnée ou seule : je suis heureuse ! Que je gagne un bon salaire ou non : je suis heureuse !

Je suis aujourd’hui mariée mais j’étais déjà heureuse célibataire. Je suis heureuse par moi-même. J’appelle des “expériences” les autres choses, personnes, moments, situations. Elles peuvent ou non m’apporter des moments de joie ou de tristesse. Quand une personne que j’aime meurt, je suis une personne heureuse qui vit un moment inévitable de tristesse.

J’apprends grâce aux expériences passagères et je vis celles qui sont éternelles comme aimer, pardonner, aider, comprendre, accepter, consoler.

Certaines personnes affirment : aujourd’hui je ne peux pas être heureuse parce que je suis malade, parce que je n’ai pas d’argent, parce qu’il fait très chaud, parce qu’il fait très froid, parce que quelqu’un m’a insulté, parce qu’une personne ne m’aime plus, parce que je n’ai pas su me mettre en valeur, parce que mon mari n’est pas tel que je l’espérais, parce que mes enfants ne me rendent pas heureuse, parce que mes amis ne me rendent pas heureuse, parce que mon travail est inintéressant, et ainsi de suite.

J’aime la vie que je mène mais pas parce que ma vie est plus facile que celle des autres. C’est parce que j’ai décidé d’être heureuse et je suis responsable de mon bonheur. Quand j’enlève cette obligation à mon mari et à toute autre personne, je les libère du poids de me porter sur leurs épaules. Leur vie est beaucoup plus légère. Et c’est ainsi que j’ai réussi à avoir un mariage heureux tout au long de ces années. »

 

Je n'ai pas trouvé le nom de l'auteur de ce texte...

Explosion de milliardaires.

Par Le 04/03/2018

L'ONG Oxfam profite du sommet de Davos pour dévoiler un rapport sur la partage de la richesse et lancer une pétition de soutien à son projet de loi contre les inégalités qu'elle souhaite présenter à Emmanuel Macron.

La concentration des richesses et l'aggravation des inégalités par le "capitalisme de rentiers" font partie des thématiques qui seront abordées au Forum économique mondial de Davos 2018 à partir de mardi. L'association internationale Oxfam, connue pour ses travaux et ses coups d'éclat contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux, profite du bruit médiatique entourant le sommet de la station suisse, qui réunit les grands décideurs du monde politique et économique, pour rendre public son rapport sur les inégalités.

 

Oxfam Statista

(Un graphique de notre partenaire Statista)

 

S'appuyant sur des témoignages et divers travaux, dont l'étude annuelle de Credit Suisse sur les grandes fortunes, l'ONG compile une série de chiffres affolants dans son rapportintitulé "Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent."

« Le nombre de milliardaires a connu l'année dernière sa plus forte hausse de l'histoire, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours. On dénombre actuellement 2.043 milliardaires en dollars dans le monde. Neuf sur dix sont des hommes », relève l'ONG. 

Système économique défaillant

Tout en reconnaissant que « entre 1990 et 2010, le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté (à savoir avec moins de 1,90 dollar par jour) a été divisé par deux » et qu'il continue de diminuer, Oxfam considère que faute d'action, « la crise des inégalités continue d'empirer » :

« En 12 mois, les richesses de ce groupe d'élite ont augmenté de 762 milliards de dollars, soit plus de sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82% de la croissance des richesses créées dans le monde l'année dernière ont profité aux 1% les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50% les plus pauvres. » 

Sur plus longue période, au cours des dix dernières années, «les travailleurs et travailleuses ordinaires » ont vu leurs revenus augmenter de 2% en moyenne par an, tandis que la fortune des milliardaires a crû de 12% par an, soit presque six fois plus vite, pointe l'ONG.

« Ces chiffres vertigineux démontrent que le boom des milliardaires n'est pas le signe d'une économie florissante, mais d'abord le symptôme d'un système économique défaillant qui enferme les plus vulnérables dans la pauvreté et porte aussi atteinte à la prospérité économique de toutes et tous, comme le reconnaissent de plus en plus d'institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l'OCDE » plaide Manon Aubry, porte-parole d'Oxfam.

 

La France de Macron, plus inégalitaire ?

L'ONG consacre un chapitre à la France qui « n'échappe pas à la crise des inégalités » et où « le fossé entre riches et pauvres atteint des sommets », même s'il est moins marqué qu'au niveau mondial. Elle relève ainsi que « en 20 ans, la fortune totale des dix plus grandes fortunes françaises a été multipliée par 12, pendant que le nombre de pauvres augmentait de 1,2 millions de personnes. »

« En 2017, les 10% les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses alors que les 50% les plus pauvres se partagent à peine 5% du gâteau. Les 1% les plus riches en sortent particulièrement gagnants: ils possèdent à eux seuls 22% des richesses en 2017 alors qu'ils n'en possédaient que 17% en 2007.

Au sommet de la pyramide, la richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en 10 ans et seuls 32 milliardaires français possèdent désormais autant que les 40 % les plus pauvres de la population française. »

 

Inégalités richesses France Oxfam

 

[Part des richesses en fonction du niveau de vie en France en 2017. En bleu : part de la richesse nationale par décile, en orange : 1% les plus riches. Crédits : Oxfam]

Alors que le président français tient son sommet "pré-Davos"au Château de Versailles avec une centaine de grands patrons du monde entier, Oxfam lance une pétition, baptisée "Loi inégalités", de soutien à ses propositions de mesures qu'elle demande à Emmanuel Macron d'adopter afin de faire de la France « un pays pionnier dans la lutte contre les inégalités et de donner forme à une économie plus humaine, inclusive et responsable. »

Cette loi contre les inégalités comporterait notamment des dispositions limitant le versement des dividendes et les écarts démesurés de rémunérations (un maximum de 20 fois le salaire médian de l'entreprise), garantissant un salaire décent aux employés tout au long de la chaîne de production (y compris dans le textile). S'y ajouteraient des mesures de lutte contre l'évasion fiscale et de redistribution fiscale afin de « privilégier les impôts dont sont surtout redevables les plus riches, tels que l'impôt sur la fortune plutôt que des impôts injustes comme la TVA. » 

Des mesures allant à rebours de la récente réforme fiscale qui a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune et « profitera essentiellement aux plus aisés comme Oxfam l'a révélé dans un rapport en septembre 2017 », analyse confortée par un récent rapport de l'OFCE.

 

Georges Orwell : 1984

Par Le 04/03/2018

Il ne s'agit pas de se dire que tout ça est inéluctable mais juste de prendre conscience que c'est possible.

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http://www.syti.net/IdeologieMdM.html

Les principes-clé des Maîtres du Monde

1 - La fin justifie les moyens

2 - Le fort doit dominer le faible. Le fort est fait pour être un prédateur, et le faible une proie.

3 - L'élimination des faibles est conforme au principe de la sélection naturelle (cf. Darwin)

4 - La vie de tous les individus n'a pas la même valeur. Ceux qui ont une valeur négative peuvent être éliminés, dans l'intérêt supérieur de l'ensemble.

5 - Le peuple est par nature ignorant et stupide.

6 - Le monde doit être gouverné par une élite éclairée.
 

 

 

Le nouvel esclavage - extrait de "1984" de George Orwell

"Nous ne cherchons pas le pouvoir en vue de nos propres fins, mais pour le bien de la majorité tel que nous le définissons. Les hommes, ces créatures frêles et lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent être dirigés par ceux qui sont plus forts qu'eux. L'espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux.

Le bien des autres ne nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. Les nazis et les communistes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n'eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient s'être emparés du pouvoir pour une période limitée; passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux. Nous ne sommes pas ainsi, nous savons que jamais personne ne s'empare du pouvoir avec l'intention d'y renoncer. On n'établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir.

L'esclavage c'est la liberté. Seul, libre, l'être humain est toujours vaincu. Mais s'il renonce à son identité, s'il se soumet entièrement et totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et immortel.

Ce pouvoir est aussi le pouvoir sur d'autres êtres humains, sur les corps mais surtout sur les esprits. Le pouvoir sur la matière n'est pas important, notre maîtrise de la matière est déjà absolue. Ce qui importe c'est de commander à l'esprit. La réalité est à l'intérieur du crâne... Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment assure-t-on le pouvoir sur un autre? En le faisant souffrir. L'obéissance ne suffit pas. Comment, s'il ne souffre pas, peut-on être certain qu'il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre?
 

Le pouvoir est d'infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l'esprit humain en morceaux que l'on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l'on a choisies. Commencez-vous à voir quel sorte de monde nous créons? C'est exactement l'opposé des stupides utopies hédonistes qu'avaient imaginées les anciens réformateurs. Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d'écraseurs et d'écrasés, un monde qui au fur et à mesure qu'il s'affinera deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. Notre civilisation est fondée sur la haine; il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout.

Nous avons coupé les liens entre l'enfant et les parents, entre l'homme et l'homme, entre l'homme et la femme. Mais plus tard, il n'y aura ni femme ni ami. Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève leurs oeufs aux poules. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Il n'y aura plus de loyauté que pour le pouvoir. Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits remplacés par l'ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s'affinera de plus en plus. Il y aura à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant... Autant qu'un monde de triomphe ce sera un monde de terreur... Nous commanderons à la vie à tous ses niveaux.

Vous imaginez qu'il y a quelque chose qui s'appelle la nature humaine qui sera outragée par ce que nous faisons et se retournera contre nous. Mais nous créons la nature humaine. L'homme est infiniment malléable.

Tel est le monde que nous préparons. Un monde où les victoires succèderont aux victoires et les triomphes aux triomphes, un monde d'éternelle pression, toujours renouvelée, sur la fibre de la puissance. Vous commencez à réaliser ce que sera ce monde. À la fin vous ferez plus que le comprendre, vous l'accepterez, vous l'accueillerez avec joie, vous en demanderez votre part en idolâtrant vos propres bourreaux."

Georges Orwell

Sur le tourisme

Par Le 04/03/2018

PLANÈTE

"Il faut en finir avec le tourisme et retrouver le sens du voyage"

Par Juliette Mantelet I Publié le 19 Février 2018

 

À l’occasion de la réédition du Manuel de l’antitourisme du sociologue Rodolphe Christin, We Demain s’est interrogé sur l’avenir du tourisme et sur les alternatives possibles pour tenter de voyager autrement...


Comment repenser le voyage pour protéger la planète ? (Crédit : DR)

Comment repenser le voyage pour protéger la planète ? (Crédit : DR)

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Des plages où les déchets plastiques s'accumulent, des littoraux qui finissent par tous se ressembler avec les mêmes immeubles en béton, des sols mis en danger par une artificialisation croissante...  

Les dommages collatéraux du tourisme sont nombreux. Cette industrie est particulièrement polluante, les avions de ligne émettant 
660 millions de tonnes de CO2 par an. Elle met en danger les espaces naturels et transforme certains lieux en véritables produits. C'est le constat que dresse Rodolphe Christin dans son Manuel de l'antitourisme.

"Le touriste déclare son amour à cette planète qu'il visite dans ses moindres recoins et, ce faisant, il contribue à l'épuiser impitoyablement". 

Et ce phénomène va croissant : les arrivées de touristes internationaux sont passées de 25 millions en 1950, à 1,2 milliard en 2015, alors que les touristes ne représentent actuellement que 3,5 % de la population mondiale. Même si, selon Rodolphe Christin, la seule solution à long terme pour sauver la planète est de ne plus voyager du tout, le sociologue évoque quelques astuces pour être, dans un premier temps, un voyageur plus conscient.
Rodolphe Christin, dans son Manuel de l'antitourisme, conseille de partir moins souvent, plus longtemps et de redonner une finalité au voyage (Crédit : Écosociété)

Rodolphe Christin, dans son Manuel de l'antitourisme, conseille de partir moins souvent, plus longtemps et de redonner une finalité au voyage (Crédit : Écosociété)

NE PLUS ÊTRE UN TOURISTE, MAIS UN VOYAGEUR

Il propose d'abord de distinguer voyage et tourisme. Pour ne pas rester un simple touriste, il appelle à redonner du sens à nos déplacements. "Aujourd’hui, la recherche de la diversité a cédé le pas à la recherche du divertissement", déplore l’auteur.

"Le voyage est davantage une démarche philosophique qui consiste à faire du déplacement dans l’espace un moyen de se découvrir soi-même et de découvrir le monde." - Rodolphe Christin

Quelques clefs pour voyager différemment : privilégier la rencontre, s’oublier, s’éveiller à soi-même... Plus simplement, ne pas partir pour fuir son quotidien, ou parce qu’on a des vacances, mais partir avec un but réel de découverte, "mûrir la finalité du voyage". Un exemple ? Marcher trois jours à pied, une expérience qui selon l'écrivain "peut changer la vie". 
  
Pour repenser le voyage, il faut "partir moins souvent, plus longtemps et plus lentement", de quoi lui redonner son caractère unique, extraordinaire, éviter "le syndrome du voyageur blasé ". Et ne pas privilégier uniquement la destination finale… 
  
Selon un sondage interne réalisé par 
Easyvoyage, 29 % des internautes affirment être prêts à partir moins loin et moins souvent. Tandis que 31 % se disent prêts à partir moins loin pour réduire les émissions de CO2, mais pas forcément moins souvent. 
Privilégier des moyens de transports plus lents qui produisent moins de CO2 (Crédit : Ademe.fr)

Privilégier des moyens de transports plus lents qui produisent moins de CO2 (Crédit : Ademe.fr)

PROFITER DU DÉPLACEMENT

"Préférer le chemin à la destination est une partie de la solution", écrit l’auteur. Il rappelle aussi qu’auparavant le trajet constituait toute une aventure, ponctuée d’aléas et d’imprévus. "Toute la pérégrination avait une importance alors qu’aujourd’hui ce temps de déplacement est gommé". 
  
Une des solutions pour voyager plus durablement serait donc de reconsidérer le trajet comme partie intégrante du voyage. Ne pas choisir la solution de facilité, l’avion (qui est aussi la plus polluante), et se tourner plutôt vers des transports plus lents, le train pour retrouver le plaisir de voir le paysage défiler, le vélo pour que le voyage commence dès le premier tour de pédale. 
  
Préférer des transports dans lesquels on se rend véritablement compte qu’on se déplace, avec lesquels on est susceptible de connaître des imprévus, de faire des rencontres. On voyagerait alors dès que l’on ferme sa porte, et non plus seulement dès que l’on arrive à destination, le plus vite possible. 
  
Les moyens de transports plus lents ont aussi l’avantage de moins dégrader la planète. Le TGV n’émet par exemple que 3,2 kg de dioxyde de carbone. L’avion, sur un trajet de 500 km, peut émettre lui jusqu’à 241 kg de CO2 par passager. 
  
"Tout voyage commence sur le pas de la porte"  disait déjà le photographe et écrivain Nicolas Bouvier... Le magazine 
Carnets d’Aventures donne de bonnes pistes pour découvrir notre planète avec des moyens non motorisés : voilier, vélo, kayak, marche à pied… 


Adopter l'attitude canadienne du sans-trace (Crédit : Fix)

Adopter l'attitude canadienne du sans-trace (Crédit : Fix)

ADOPTER L'ATTITUDE DU SANS-TRACE

L'attitude du "leave no trace", promulguée par nos voisins du Nord, les Canadiens, consiste à laisser le moins de trace possible lors d’un voyage, rappelle notre guide de l'antitourisme. 
  
Ce qui veut dire : laissez l’espace naturel propre après son passage, nettoyer les restes de son feu, effacer toute trace de présence humaine et préserver la nature. Des gestes qui peuvent sembler évidents mais qui impliquent d'aller à l’encontre de l’industrie du tourisme et de ses infrastructures invasives, précise l’auteur. 
  
68 % des personnes sondées par Easyvoyage affirment déjà avoir toujours un petit sac poubelle sur eux pour récolter leurs déchets.

 

DEVENIR L'EXPLORATEUR DU QUOTIDIEN

Et le tourisme durable ? Selon le sondage réalisé par Easyvoyage, 66 % des sondés pensent que cette forme de tourisme est indispensable. Mais pour le sociologue, cela n'est pas la solution puisque le tourisme éthique poursuit lui aussi une logique marchande et ne représente qu'un très faible pourcentage des pratiques touristiques. "Ça n'est pas ça qui va changer le monde, cela permet simplement de se donner bonne conscience", estime-t-il. 

Pour Rodolphe Christin,  le plus gros combat à mener pour parvenir à endiguer le flot de touristes, reste la réappropriation de notre vie. Selon lui, nous partons de plus en plus afin "d’échapper à notre quotidien déceptif".

"Le fait que les gens doivent partir pour être bien trahit le fait qu’ils sont mal dans leur quotidien et veulent l’oublier en partant".

Or, comme le disait l’auteur Ann Landers, "On n’a jamais autant besoin de vacances que lorsqu’on en revient". 

Pour se sentir bien durablement, repenser son quotidien pourrait donc être la solution, en s'épanouissant dans son travail, mais aussi en apprenant à découvrir ou redécouvrir ce qui est autour de soi, propose l'auteur. Il cite en exemple l'écrivain Iain Saint Clair, qui a exploré 
la périphérie de Londres à pieds sur plus de 200 km. "Paradoxalement, on cherche à rencontrer les locaux du bout du monde alors qu’on ne connaît que peu souvent ses propres voisins." 
  
Il suffit parfois de peu de choses pour avoir l’impression de voyager, se rendre au travail à pieds plutôt qu’en voiture, visiter un monument proche de chez nous le week-end, redécouvrir un quartier où l’on n’est pas allé depuis longtemps, se balader autour de chez soi. Ces lieux seront certes moins "instagramables", mais toujours selon Rodolphe Christin :

"Si on veut comprendre le monde, il faut aussi parfois se désengager de toute recherche esthétique et de divertissement."

 

"Il faut en finir avec le tourisme et retrouver le sens du voyage"

 

À LIRE AUSSI : Pour protéger ses paysages de rêve, l'Islande fait prêter serment aux touristes

Du visuel à l'intellect.

Par Le 03/03/2018

Cet échange a été attribué, comme écrit ci-dessous, à Georges Sand et Alfred de Musset puis cela a été contesté par diverses personnes. Même s'il reste un doute, cette lettre vaut la peine d'être lue pour la magistrale technique employée...

D'être lue deux fois...

https://www.poetica.fr/poeme-174/george-sand-lettre-par-aurore-dupin/

 

Lettre par Aurore Dupin

George Sand

Lettre envoyée par Aurore Dupin (romancière francaise du XIXe siècle),
dite George SAND (son nom de plume) à 
Alfred de MUSSET (écrivain francais).

 

Je suis très émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l’amour où je veux me
mettre.



 

——Maintenant, relisez-la en sautant une ligne sur deux depuis la première.——————–

 

 

La réponse 

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

 

———————

La réponse

"Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme."

 

Il s'agit d'acrostiches dont il ne faut lire que le premier mot de chaque vers.


 

Ce bien joli travail d'écriture m'a renvoyé au problème posé par la robe d'Aurore Bergé...

En effet, si j'avais joint à ce texte une photographie ou même un dessin représentant la version cachée de cette lettre, mon post aurait été censuré.

Les représentations de la sexualité sont bannies. Mais UNIQUEMENT quand il s'agit d'images.

 

Certains passages de KUNDALINI relèvent de la littérature érotique et si je les postais, ils ne subiraient aucune censure.

Une image serait par contre immédiatement éliminée.

Il n'est qu'à voir d'ailleurs la censure rigoureusement appliquée sur Facebook.

Un mamelon, ça peut passer mais pas un téton. Quant à "L'origine du monde " de Courbet, le tableau a été censuré.  

 

Il existe donc une focalisation extrêmement forte de la dimension visuelle. Toute censure passera prioritairement par ce filtre. Cela ne signifie pas que les propos ne pourraient pas être censurés également mais leur analyse suivra celle faite à l'aspect visuel. 

C'est ce qui s'est passé avec Mme Bergé. 

Elle a été passée au "filtre visuel" au point que ses propos, malgré leur violence à l'égard des personnes concernées, n'ont pas été analysés à leur complète mesure.

Le filtre visuel a voilé le filtre cognitif. 

Pourquoi ce filtre visuel a-t-il cette puissance ?

Parce qu'il agit sur les émotions, les émotions primaires, celles du corps, celles du cerveau limbique, celles du sexe.

Et c'est là que ma réflexion vient buter sur un mur, une question inévitable...

Pour quelles raisons une femme énonçant une réflexion ardue devrait-elle s'inscrire dans une conformité acceptable  ?

D'où vient cette conformité ?

De la masse.

La masse est-elle pensante ou formatée ?

Formatée.

La conformité peut-elle, dès lors, être reconnue comme "vraie, juste et utile" (les 3 tamis de Socrate) ?

Non, bien évidemment.

Alors c'est qu'il faut chercher plus profondément encore.

 

Pour quelles raisons, l'intellect (la raison) et le corps (émotion) ne pourraient-ils pas s'harmoniser ? Pour quelles raisons, le visuel est-il plus "filtrant" que l'intellect ? 

Il est clair que depuis nos premiers jours de vie, le filtre visuel a établi son pouvoir mais n'est-il pas possible, en grandissant, de parvenir à s'extraire de ces émotions primaires ?

J'écoute une femme qui parle et non pas je regarde le corps d'une femme qui parle.

C'est juste ça qu'il faudrait instaurer. 

Il se tient également derrière tout ça une problématique liée à l'idée que le corps ne peut pas contribuer à un intellect performant et que la dimension corporelle et donc sexuelle ne peut pas être invitée dans une réflexion. 

Ce qui contribue bien évidemment à maintenir l'idée commune que la sexualité ne peut pas être reliée à une démarche intellectuelle étant donné qu'elle en empêche justement le bon déroulement. 

Et le tantrisme alors, c'est quoi ?

Bon, ça va loin cette histoire de robe :) :) 

Ivan Konstantinovich Aivazovsky

Par Le 02/03/2018

Ivan Konstantinovich Aivazovsky adorait peindre la mer. Natif de Crimée, il est né à Théodosie, une ville portuaire et, de ce fait, avait de magnifiques eaux comme sujet. Ce peintre russe du 19e siècle avait un incroyable talent pour peindre les vagues. Pâles et translucides, elles montrent parfaitement l’essence de la vraie chose. Plusieurs de ses tableaux présentaient aussi des éléments humains comme la lutte entre l’homme et la nature.

Au cours de sa carrière, Ivan Konstantinovich Aivazovsky a peint plus de 6 000 tableaux et la moitié dépeignent la mer et des bateaux. Aivazovsky est mondialement reconnu et a reçu divers prix de la France, la Turquie et d’autres pays.

Plus d’info: artcyclopedia.ru (h/t)

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

Ces peintures hypnotiques de vagues translucides du 19e siècle montrent la puissance brute de la mer

 

Soja, déforestation et régime carné

Par Le 02/03/2018

C'est bien joli de pleurer la disparition des espèces animales et végétales, de se plaindre du déréglement climatique, de la biodiversité vacillante mais quelle est la part de responsabilité de chacun ?

Pourquoi des multinationales continuent à dévaster la planète en subventionnant des exploitations céréalières?

Réponse : pour subvenir à la demande des consommateurs qui veulent encore et toujours leur part de viande. 

Alors, il est temps d'arrêter d'accuser les états et autres entités décisionnaires. 

Les décisions sont prises en fonction de la demande. Rien d'autre. La loi du marché, c'est celle des consommateurs. Pas celle des producteurs.

J'imagine cette prochaine époque où les enfants diront aux adultes :

" Vous avez tout saccagé juste pour pouvoir manger de la viande ?...Vous avez laissé la moitié de la population mondiale crever de faim parce que vous vouliez des steacks et des côtelettes ? Et vous nous dites maintenant que c'est à nous de sauver ce qui peut l'être ? "

C'est déjà cette honte que je ressens quand je parle de la Terre à mes élèves. 

 

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Le soja… Roi incontestable de la déforestation

1 juin 2017 / par Antoine Puig

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Alors que la consommation mondiale de viande augmente constamment, plusieurs ONG internationales tirent la sonnette d’alarme face au désastre écologique provoqué par la monoculture intensive du soja – massivement utilisé dans les élevages à travers le monde – dans les régions productrices comme l’Amérique du Sud.

Un penchant carnivore

L’homme a un faible pour la viande. Autrefois réservée aux plus riches – en témoigne le décret légendaire d’Henri IV pour mettre du poulet une fois par semaine sur la table de chacun de ses sujets – ce savoureux marqueur social a la cote : menée par les pays en voie de développement (46 % des volumes sont consommés en Asie) dont le niveau de vie augmente, sa consommation devrait pratiquement doubler entre 2010 et 2050, selon les projections de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

En France, si les progrès de l’écologie, conjugués à une certaine baisse du pouvoir d’achat, ont conduit les Français à bouder légèrement les boucheries (-3 % entre 2005 et 2015), tous deux restent copains comme cochons. Ainsi, la viande représente encore 67 % du marché de la grande distribution dans l’Hexagone, avec une consommation annuelle moyenne de 86 kg par habitant.

Soja, so good

Notre penchant pour la viande n’est pas sans conséquences ; si l’on s’intéresse de près à ce que l’on mange, on scrute avec moins d’attention ce que mange notre nourriture. Dans le cas précis de la viande, il s’agit de soja – beaucoup de soja.

Selon une estimation de WWF, chaque consommateur français occupe l’équivalent d’un terrain de basket de culture de soja pour sa simple consommation de viande. Le résultat, à l’échelle de la planète, est vertigineux : essentiellement utilisé sous la forme de tourteaux, mais aussi d’huile et de farine, le soja est le premier composant des nourritures animales à travers le monde : une filière qui monopolise entre 70 et 90% de la production mondiale, soit 300 millions de tonnes.

La production de soja, en plein essor (multipliée par dix entre 1960 et aujourd’hui), est essentiellement assurée par les Etats-Unis et l’Amérique du Sud (Brésil en tête, mais aussi Argentine, Bolivie ou encore Paraguay), ridiculisant les efforts de la France par exemple, dont la production nationale n’assure que 3% de la consommation ; le reste est importé. De l’autre côté de l’Atlantique s’étendent donc de vastes étendues agricoles subvenant aux besoins gargantuesques de la filière : selon une étude de l’ONG Mighty Earth, un million de kilomètres carrés de terres y est consacré (soit la surface cumulée de la France, de l’Allemagne et du Benelux).

« Chaque consommateur français occupe l’équivalent d’un terrain de basket de culture de soja pour sa simple consommation de viande. »

Encouragés par leurs clients, les géants de l’export comme les américains Cargill (120 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel) ou Bunge, les fermiers d’Amérique du Sud ont grignoté depuis plusieurs décennies sur les terres vierges du continent : entre 2001 et 2010, 4 millions d’hectares (soit 400 fois la superficie de Paris) sont ainsi partis en fumée pour laisser place à la monoculture du soja, dont 2,6 millions au Brésil. Ces parcelles sont directement découpées dans un territoire à la biodiversité fourmillante, que ce soit la forêt amazonienne (30 % de la faune et de la flore mondiale, 10 % des mammifères terrestres, 15 % des plantes connues) ou les savanes avoisinantes.

Le centre de la cible

Alertées par cet état de fait, des associations environnementales se mobilisent régulièrement pour défendre la nature contre l’avidité de l’industrie agroalimentaire. Dans le cas de la forêt amazonienne, la déforestation, qui a connu son apogée dans les années 90, est en constant recul. C’est notamment grâce à la campagne de Greenpeace, lancée en 2006, qu’on pourrait traduire par « l’Amazonie dévorée ». Dans un rapport adressé aux exportateurs de soja et à leurs clients (notamment McDonald’s), l’ONG démontrait l’exploitation illégale de terres protégées menée par Cargill au Brésil.

L’efficacité de ce rapport est surprenante : dans l’année qui suit, un moratoire est décrété par les industriels (producteurs, revendeurs, acheteurs de la viande comme McDonald’s), en collaboration avec des ONG et le gouvernement brésilien, afin « d’exclure des circuits commerciaux légaux les cultivateurs qui auraient planté sur des terres nouvellement conquises sur la forêt tropicale ». Renouvelé chaque année jusqu’en 2016, où il a été rendu permanent jusqu’à nouvel ordre, le moratoire a permis de réduire de 30% à 1,25% la part de responsabilité de la culture du soja dans la déforestation. Aujourd’hui, les exportateurs travaillent avec le gouvernement brésilien sur une solution permanente au problème.

Report du problème

L’histoire, malheureusement, ne s’arrête pas là. Ne pouvant plus s’attaquer à la forêt amazonienne, les producteurs de soja se sont tournés vers les régions voisines, comme la savane du Cerrado, une étendue sauvage de 2 millions de km2, abritant 5% de la biodiversité mondiale, dont certaines espèces menacées de disparition (le jaguar, le fourmilier géant ou le loup à crinière). D’autres régions, comme la forêt atlantique du Brésil (dont il ne reste aujourd’hui plus que 7%), ou encore les forêts de Bolivie, sont touchées.

Dans un rapport publié en 2012, « Soja, un arrière-goût de déforestation », le WWF fait le point sur la responsabilité de la culture du soja dans la disparition des forêts d’Amérique du Sud. Reprenant les chiffres avancés plus tôt par Greenpeace, l’étude y ajoute un volet décrivant les conséquences environnementales, sociales et sanitaires de la monoculture sur ces territoires. Ainsi, en plus de nuire à un écosystème crucial pour la planète (réservoir de découvertes génétiques, « poumon » naturel qui renouvelle le dioxygène dans l’atmosphère), « le soja peut tuer », énonce le rapport. Ce dernier cite l’exemple de Petrona Villasboa, dont le fils de 11 ans a été tué par une pulvérisation de pesticides alors qu’il rentrait de l’école à vélo, en 2003. Le danger est aussi social : en détruisant la forêt, la monoculture prive de nombreuses communautés paysannes et indigènes de leur foyer, les forçant à un exode rural paupérisant. Le rapport mentionne également l’impact du soja sur l’environnement dans les pays consommateurs, victimes de l’élevage intensif, que nous évoquions dernièrement dans nos lignes.

Le roi de la déforestation

Alors que 49 % de la végétation naturelle du Cerrado a aujourd’hui disparu, et que 289 000 hectares de forêt bolivienne cèdent chaque année leur place à la culture du soja, une troisième initiative militante a été lancée en mars dernier par l’ONG américaine Mighty Earth, en collaboration avec la fondation Rainforest (Norvège), intitulée « Les derniers mystères de la viande ». A l’instar de Greenpeace avec McDonald’s, l’ONG met en cause la chaîne Burger King dans la déforestation massive décrite plus haut : « le roi du burger règne sur un royaume de déforestation », assèneKristin Urquiza, directrice de campagne de Mighty Earth.

Alors que 49 % de la végétation naturelle du Cerrado a aujourd’hui disparu, et que 289 000 hectares de forêt bolivienne cèdent chaque année leur place à la culture du soja…

Selon Nils Hermann Ranum, directeur du département des politiques et campagnes de Rainforest, « Burger King n’a mis en œuvre aucune politique permettant d’éviter que la nourriture qu’elle sert contribue à la destruction des forêts », à la différence de son concurrent McDonald’s, engagé depuis 2006 dans la lutte contre la déforestation. Même si la chaîne n’a pas de responsabilité directe (le soja est vendu par Cargill et Bunge à des éleveurs qui vendent leur viande à Burger King), l’association considère qu’elle a, du fait de sa taille et de son influence dans la filière économique, un devoir de diligence envers les conséquences environnementales et sociales de son activité. Or, l’entreprise refuse de s’engager à n’acheter que de la viande certifiée, ou même à dévoiler ses circuits d’approvisionnement.

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Comment y remédier ?

En guise de solutions pour panser les plaies des forêts sud-américaines, le WWF suggère de généraliser la certification RTRS (table ronde pour le soja responsable) qui « définit un ensemble de principes et critères visant à arrêter la conversion d’habitats à haute valeur de conservation, de promouvoir de meilleures pratiques agricoles, et de s’assurer que le travail est effectué éthiquement et dans le respect de la revendication des terres », en attendant que s’étende la culture du soja bio. Le Fonds se prononce aussi pour une réduction des importations, notamment en Europe, rendue possible par l’amélioration des rendements nationaux et l’utilisation d’alternatives (colza, pois, luzerne).

 

Greenpeace, de son côté, propose d’étendre le moratoire concernant la forêt amazonienne aux autres régions touchées par la déforestation, forçant les agriculteurs à améliorer l’efficacité des terres à disposition plutôt que de s’étendre indéfiniment. Sur ce sujet, Mighty Earth cite comme preuve l’augmentation constante de la production dans les anciennes terres de la forêt amazonienne (+100% entre 1999 et 2010), sans déforestation supplémentaire.

La prédiction de la FAO menace pourtant le fragile équilibre gagné par les ONG environnementales : pour ralentir la frénésie de la culture du soja, la solution la plus simple passe par nos assiettes. En mangeant moins de viande, nous consommerons moins de soja. Cela ne veut pas dire renoncer entièrement aux steaks juteux : selon un nutritionniste contacté par WWF, 400 grammes de viande par semaine suffisent à un régime équilibré ; or, les Français en consomment entre 800 et 1200 grammes par semaine !

Crédit Photo : WWF / Autumn Mott

Des chiffres très bruts...

Par Le 01/03/2018

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Quelques infos factuelles

"L’humanité a depuis de nombreux siècles cultivé des céréales. Mais récemment, elle a décidé de les donner à des animaux plutôt qu’à des humains mourant de faim.
À quelques exceptions près, les milliards d'animaux d'élevage ne meurent jamais de faim sur cette planète bien au contraire, pourtant un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes et 923 millions d’autres souffrent de malnutrition. 10 millions d’être humains meurent chaque année de faim et de maladies liées à la famine.

http://www.bread.org/

Au moins 80% des cultures mondiales de soja et plus de 50 % de tout le maïs est donné aux animaux d’élevage. http://www.pubmedcentral.nih.gov/

Près d’1 milliard d’être humains souffrent de la faim.
Près d’1 milliard d’autres êtres humains sont en surpoids.
Chaque année 760 millions de tonnes de céréales sont données au bétail, une quantité qui pourrait résoudre le manque de nourriture dans le monde 14 FOIS.

Un boeuf fournit 1500 repas alors que les céréales qu’il a consommées sa vie durant pourraient fournir 18 000 repas.

50% des terres arables du Tiers-Monde servent à nourrir “notre bétail” au lieu de nourrir les humains. Et 1/3 des terres arables mondiales sont utilisées pour produire des céréales destinées aux animaux.
http://www.un.org/

Plus de 70% des cultures céréalières produites dans les pays en voie de développement ou sous-développés est exportée ou donnée aux animaux d’élevage.
http://www.pubmedcentral.nih.gov/

En Thaïlande, le manioc, qui constitue la principale ressource du pays, est exporté à 90 %. En conséquence, les disponibilités locales en fécule et en protéines régressent alors que 50 000 enfants (pour une population de 5,1 millions d'habitants) meurent chaque année principalement de malnutrition.

Au plus fort de la sécheresse, le Sahel a exporté plus de protéines qu'il n'en a reçues au titre de l'aide alimentaire !

Les céréales actuellement données aux animaux d’élevage pourraient nourrir 2 milliards d’humains.
New York TIMES – Mark Bittman

En Suisse, 57 % des cultures sont destinées à nourrir les animaux (en 1990). Aux Etats-Unis, cette proportion s’élève à 80 % (pour nourrir 8 milliards d’animaux dits de boucherie). 90 % du soja est utilisé pour nourrir le bétail au niveau mondial.
Earthsave Foundation

Au Royaume-Uni, la nourriture destinée aux animaux d’élevage pourrait nourrir 250 millions d’êtres humains. http://www.flex.com/

Si les américains réduisent leur consommation de viande de 10 %, cela libérera 12 000 000 de tonnes de céréales, assez pour nourrir 60 millions d’êtres humains.
John Robbins, "Diet for a New America"

"L’action ayant le plus grand impact est de réduire votre consommation de viande ou de la stopper complètement. Vous créeriez alors un surplus de récoltes qui pourrait être utilisé pour nourrir les gens qui meurent de faim."
Jens Holm (Membre suédois du Parlement Européen) lors du Forum européen “Nourrir le Monde en période de crise climatique” le 12 novembre 2008.

“La consommation de viande est une cause principale de la famine et de la malnutrition”.

George Monbiot, un journaliste d’investigation non-végétarien explique comment la demande de viande par les plus riches du monde augmente le prix des céréales qui deviennent trop chères pour les plus défavorisés. Car il faut 2 kg de céréales pour produire 450 g de viande, chaque repas de viande enlève la nourriture de la bouche des plus pauvres.
Journal britannique The Guardian / article “Why Vegans Were Right All Along,”

Les fermes d’élevage et les infrastructures de production d’animaux occupent 1/3 de la surface agricole mondiale et utilisent plus de 70% de toutes les terres agricoles incluant les terres cultivant les céréales destinées à les nourrir.
(Haan et al. 1997). Haan, C; Steinfeld, H; Blackburn, H. Livestock and the Environment: Finding a Balance.

Surfaces de sol nécessaires pour produire un kilo de :

Boeuf 323 m²
Boeuf de pâturage 269m²
Poisson 207m²
Cochon 55m²
Poulet d'engraissement 53m²
Oeufs 44m²
Riz 17m²
Pâtes 17m²
Pain 16m²
Pommes de terre 6m²

Sur une même période de temps, la même surface de terre peut produire
• 1 kg de viande
• 160 kg de pommes de terre
• 200 kg de tomates

http://www.vegetarismus.ch/

Un demi-hectare de terre peut produire
• assez de soja pour nourrir 61 personnes
• ou assez de blé pour nourrir 10 personnes
• ou assez de bétail pour nourrir (mal) 2 personnes.

Un régime carné requiert 7 fois plus de terres qu’un régime à base de plantes.
http://veg.ca/

 


 

Insuffler l'amour dès le premier instant.

Par Le 01/03/2018

 

On a un grand retard sur les tribus perdues dans la brousse, la jungle, les déserts chauds ou froids, sur tous ces peuples qui savent aimer.

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Il y a une tribu en Afrique, où la date de naissance d'un enfant n'est pas comptée depuis sa naissance, ni depuis qu'il est conçu, mais depuis le jour où l'enfant était une pensée dans l'esprit de sa mère. Et quand une femme décide qu'elle aura un bébé, elle sort et s'assoit sous un arbre, seule, et écoute jusqu'à ce qu'elle entende le chant du bébé qui veut venir. 

Et après avoir entendu la chanson de cet enfant, elle revient de celui qui sera le père du bébé, et l'enseigne à lui. Et puis, quand ils font l'amour pour concevoir physiquement le bébé, pendant un certain temps, ils chantent la chanson du bébé, comme un moyen de l'inviter.

Et puis, quand la mère est enceinte, elle enseigne la chanson du bébé aux sages-femmes et aux vieilles femmes du village, de sorte que quand le bébé est né, les femmes âgées et les gens autour d'elle chantent la chanson du bébé pour l'accueillir. 

Et puis, comme l'enfant grandit, les autres habitants du village enseignent la chanson du bébé. Si l'enfant tombe, ou se fait mal au genou, quelqu'un le ramasse et lui chante son chant. Ou si l'enfant fait quelque chose de merveilleux, ou participe aux rites de la puberté, alors comme un moyen d'honorer cette personne, les gens du village chante sa chanson.

Dans la tribu africaine il y a une autre occasion sur laquelle les habitants du village chantent au bébé. Si à tout moment au cours de sa vie, la personne commet un crime ou un acte social aberrant, l'individu est appelé au centre du pays et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui ou elle et ensuite lui chantent sa chanson. 

La tribu reconnaît que la correction pour un comportement antisocial n'est pas la punition, mais c'est l'amour et le souvenir de son identité. Quand on reconnaît sa chanson, il disparaît l'envie ou le besoin de faire des choses qui peuvent blesser un autre.

Et C'est comme ça qu'ils font leur vie. Dans le mariage, les chansons sont chantées ensemble. Et enfin, quand cet enfant est allongé sur le lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent son chant, et chantent, pour la dernière fois, le chant à cette personne.

Le Grand Hiver de 1709

Par Le 28/02/2018

«Grand hiver» : en 1709, Louis XIV perdait 600 000 de ses sujets

>Société|Charles de Saint-Sauveur|27 février 2018, 10h58|13

Le château de Versailles, le 6 février de cette année. En 1709, le thermomètre affiche jusqu’à moins dix degrés et le vin gèle dans les carafes. FRANCOIS GUILLOT/AFP

Vous grelottez ? Alors imaginez vos aïeux, ceux de 1709, saisis jusqu’aux os par le froid polaire. Ce fléau a dévasté les récoltes et décimé la population.

Personne n’a vu la catastrophe venir. Depuis des jours, il pleuvait des cordes sur le royaume de France, et le fond de l’air restait étonnamment doux : environ 10 °C, comme si l’automne s’éternisait. Il a suffi de quelques heures pour que la France de Louis XIV plonge dans un cauchemar glacé, qui va la mettre sur le flanc pour longtemps.

Tout commence dans la nuit du dimanche 6 janvier 1709 par une bise coupante venue du nord. Lille est d’abord pris dans sa gangue. Trois heures plus tard, la vague polaire atteint Versailles et Strasbourg, avant de mordre le Berry et la région lyonnaise, puis de déferler impitoyablement vers le sud.

Le temps d’un souffle, le mercure dévisse de façon prodigieuse. Il a suffi d’une nuit pour changer la France en Sibérie ! Claude du Tour, avocat à Soissons, raconte la surprise de son grand-père, un Parisien du quartier de la Grève (autour de l’actuel Hôtel de Ville), qui « passa les ponts le 5 janvier dans la soirée pour aller tirer les Rois (c’était l’Epiphanie) dans le faubourg Saint-Germain ». A l’aller, il pleuvait dru, mais « quand il repassa la Seine dans la nuit, il gelait à pierre fendre ». Le thermomètre est descendu à - 17 °C dans la capitale.

Des récoltes fichues

A l’aube, dans les campagnes, certains n’arrivent même pas à sortir de chez eux tant la neige est tombée. Au bout de quelques jours, tout gèle. Le Rhône se traverse en charrette, le Vieux-Port de Marseille est pris dans les glaces. Et les températures continuent de s’enfoncer. Les animaux meurent dans les étables, les poissons dans les étangs. Certains jurent voir des corneilles tomber comme des pierres en plein vol. Léonard Blanchier, maître chirurgien en Charente, constate l’étendue des dégâts dans les forêts pétrifiées.

 

«Grand hiver» : en 1709, Louis XIV perdait 600 000 de ses sujets

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Noyers, chênes, châtaigniers pourrissent de froid ou éclatent dans une symphonie lugubre. « Comme un coup de mousquet », précise-t-il. Dans les maisons, la cheminée ne suffit plus à réchauffer les corps. Il y fait jusqu’à - 10 °C, tout comme à Versailles, où le vin gèle dans les carafes. « Les glaçons tombaient dans nos verres », note le duc de Saint-Simon, mémorialiste des dernières années de Louis XIV.

 

LIRE AUSSI >Vivez le château de Versailles… comme en 1686

Dans ce château qui a connu des jours meilleurs, l’ambiance, minée par les décès à la chaîne au sein de la famille royale, est devenue crépusculaire. Et le Roi-Soleil, malade et dévot, est l’ombre de lui-même. Il a ruiné le pays à force de dépenses somptuaires et de conflits. Depuis 1701, il est embourbé dans la guerre pour la succession au trône d’Espagne. Tant bien que mal, il empêche les nations coalisées de fondre sur son royaume, mais le froid, lui, se fiche des frontières. Un salutaire dégel fin janvier est suivi début février d’une autre vague de froid.

Le roi appelle aux dons

L’infernal yo-yo recommence début mars, alors que la végétation est en pleine montée de sève. Comme les vignes, les récoltes de céréales sont fichues : le prix du froment est multiplié par cinq. Faute de nourriture et de routes praticables, Paris cesse d’être approvisionné jusqu’en avril ! Partout dans le royaume, on meurt de faim ou de froid. Des manants s’attaquent aux boulangeries, pillent pour manger.

Au printemps, le roi tente de reprendre les choses en main : sa vaisselle d’or vient renflouer les caisses de l’Etat. Tout en invitant ses « enfants » à faire preuve de patience et de courage, il lance un appel aux dons et a l’idée géniale de les accélérer en rendant public le nom des plus généreux… La France, au bord du chaos, va résister aux envahisseurs étrangers, mais pas au « grand hiver », qui aura tué plus de 600 000 âmes.

 

Roi-Soleil, règne glacial !

 

Le « terrible grand hyver » de 1709 fut l’un des plus rudes (hormis celui de 1879) de notre histoire. Et sans conteste le plus dramatique en termes de bilan économique et humain. Comme un pied de nez à la puissance royale, il commence à frapper un 6 janvier, fête de l’Epiphanie, le jour… des rois !

 

Le royaume de Louis XIV éprouve durement les frimas du petit âge glaciaire. Cette période climatique, qui s’étend du début du XIVe siècle à la moitié du XIXe, se traduit par une avancée des glaciers, des températures basses l’hiver et les autres saisons fraîches et humides. Notamment pendant les vingt-cinq dernières années du règne (1643- 1715) du Roi-Soleil, qui serait fondé à dire à son lointain successeur à la tête de l’Etat : « Non, monsieur Hollande, vous n’avez pas le monopole de la pluie ! »

 

A partir de 1690, une moindre activité du soleil entraîne, selon les experts (qui se fondent sur les dates des moissons et des vendanges), un refroidissement d’environ 2 °C en Europe de l’Ouest. Un autre phénomène favorise la grande catastrophe hivernale de 1709 : l’éruption quasi simultanée de quatre volcans quelques mois plus tôt : le Vésuve (Italie), le Santorin (Grèce), le Fujiyama (Japon) et le piton de la Fournaise (île de la Réunion). Les poussières expulsées ont affaibli l’irradiance du soleil. En cette terrible année, le ciel et la terre s’étaient donc ligués contre la France. Et avaient infligé à son roi si dispendieux et guerrier ce que beaucoup ont vu alors comme une « punition divine ».

Compétences, objectifs et diplômes

Par Le 25/02/2018

Une histoire très révélatrice de la fausse valeur des fameux bilans de compétence ou diplômes. Ce n'est pas le candidat qu'il faudrait évaluer mais la part cachée de l'objectif contenu dans le bilan lui-même. On peut "réussir" un bilan de compétences totalement absurde alors qu'il porte un projet néfaste.

Ce qui importera dès lors, c'est de ne pas se considérer comme une personne de qualité pour avoir validé ce travail. 
Mais combien auront la lucidité de se dire que ce bilan n'a aucune valeur, combien de diplômés qui se penseront "supérieurs", combien d'individus trompés toute leur vie parce qu'ils répondront favorablement à des compétences absurdes et parfois immondes ? Les exemples sont très nombreux...Le milieu politique, pour commencer.

 

J'ai passé toute ma vie professionnelle à essayer d'être instituteur alors que ça fait 35 ans que j'ai mon diplôme. Le papier n'est rien, ni le travail qui en a permis l'attribution. Je suis plutôt satisfait par contre de ce que j'ai appris après avoir été diplômé...

Mais il me reste une question essentielle : quel était donc le projet de l'institution qui a considéré que mon "bilan de compétences" me donnait le droit d'être enseignant ? Est-ce que je suis parvenu à dénouer l'écheveau du formatage dans lequel j'étais emmêlé, ("fonctionnaire-rebelle") ou ai-je subi, sans jamais rien y comprendre, une mécanique si redoutable que j'aurais contribué, finalement, moi aussi, malgré mes "résistances" à formater des enfants "innocents" ? Bon...Il me reste un an pour répondre. 
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Il y avait dans un village deux hommes qui s'appelaient ROGER. 
L'un était prêtre et l'autre chauffeur de taxi

Le destin voulut que tous deux meurent le même jour. 
Ils arrivent au ciel et se présentent devant le Seigneur. 
ROGER, le chauffeur de taxi, passe en premier. 
Dieu consulte ses registres et lui dit : 
-Très bien, mon fils, tu as gagné le Paradis. 
Tu as droit à une tunique en fils d'or et un bâton en platine. Tu peux y aller. 
Quand passe l'autre ROGER, Dieu lui dit : 
- Bien, tu as mérité le Paradis. Tu as droit à une tunique de lin et un bâton en chêne. 
Le prêtre est surpris: 
- Pardon Seigneur, mais il doit y avoir une erreur. 
Je suis bien ROGER, le prêtre ! 
- Oui mon fils, tu as mérité le Paradis avec cette tunique de lin. 
- Non ! Ce n'est pas possible ! 
Je connais l'autre ROGER, il vivait dans mon village. 
C'était une catastrophe comme chauffeur de taxi ! 
Il avait des accrochages tous les jours, il roulait comme un dingue et conduisait très mal. 
Et moi j'ai passé 50 ans de ma vie à prêcher tous les dimanches à la paroisse. 
Comment est-il possible qu'on lui donne la tunique en fil d'or et à moi celle-ci ? 
Et Dieu lui répond : 
- Non, mon fils, il n'y a aucune erreur. Nous faisons maintenant des évaluations et des bilans de compétences. 
- Comment, comment ? ... Je ne comprends pas. 
- Oui, nous travaillons au résultat et avec des objectifs. 
Durant ces derniers 25 ans, chaque fois que tu prêchais, les paroissiens s'endormaient... 
Mais lui, chaque fois qu'il conduisait, tout le monde priait !


 

Sur les bilans de compétences et autres diplômes absurdes quand ils ne sont que des vomis ravalés, sur ces intellectuels qui parlent de ce qu'ils connaissent sans rien en savoir, sur ces objectifs inavoués de ceux qui dirigent, il y a un film très intéressant. 

Et comprendre un jour que le savoir n'existe que dans l'amour, l'amour de la vie, l'amour de soi, l'amour des autres, l'amour de la connaissance. Personne ne délivrera de diplôme, aucune validation extérieure n'aura de valeur. Sauf celle de la personne qui vous aimera le plus fort parce que vous aurez appris à être vous-même.

 

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