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Bhoutan.


Bhoutan : après le bonheur brut, le bilan carbone négatif !
20 octobre 2017 / par La Relève et La Peste
Niché au cœur de la chaine de l’Himalaya, enclavé entre les deux géants asiatiques que sont l’Inde et la Chine, le Royaume du Bhoutan ne paye pas de mine. Et pourtant, ce pays réputé pour avoir supplanté le Bonheur national brut au traditionnel Produit intérieur brut, est le pays le plus écologique au monde.
Le Bhoutan est un petit pays, à peu près de la taille de la Suisse, d’environ 750 000 habitants (à vrai dire davantage encore, puisque le gouvernement ne reconnaît pas la population d’origine népalaise dont on estime qu’elle représente presque 40% des habitants…) Depuis 1972, à l’initiative du roi Jigme Singye Wangchuck, le pays a décidé de faire reposer l’évaluation de sa richesse non pas sur le PIB comme la plupart des autres pays, mais sur le BNB (Bonheur national brut), un critère basé sur quatre piliers :
– La croissance économique responsable
– La protection de l’environnement et le développement durable
– La préservation de la culture
– La bonne gouvernance responsable
En effet, en termes de protection de l’environnement et développement durable, le Bhoutan fait figure d’exemple unique au monde. Il est le seul à afficher un bilan carbone « neutre », c’est-à-dire qu’il absorbe davantage de gaz à effet de serre qu’il n’en émet !
TEDx : This country isn’t just carbon neutral — it’s carbon negative | Tshering Tobgay
Il faut dire que la géographie du Bhoutan est favorable à une telle prouesse : le relief montagneux rend difficile et onéreux la construction de routes, les nombreux puits de carbone et notamment les forêts qui recouvrent 72% de la superficie du pays permettent d’absorber 6 millions de tonnes de CO2 là où les activités émettrices n’en émettent que 1,5 millions, et enfin, les cours d’eau abondants ont rendu possible le développement de la filière hydroélectrique, relativement propre en comparaison de l’utilisation des énergies fossiles.
Mais au-delà de ces simples avantages géophysiques, c’est bien l’engagement politique sans faille du gouvernement en faveur de la préservation de l’environnement qui rend possible l’affichage d’un bilan carbone négatif. A travers deux plans de grande envergure : le « Clean Bhutan » et le « Green Bhutan », le royaume est parvenu à tirer profit de son environnement tout en continuant les efforts pour minimiser les émissions carbones.
Ainsi, la Constitution protège les forêts, exigeant que 60% de la superficie du pays reste boisée et interdisant l’exploitation forestière exportatrice. De même, des « réseaux de corridors biologiques » ont été mis en place (par la reforestation) permettant à la faune de se déplacer dans l’intégralité du pays et donc de garantir la perpétuation de la biodiversité.
Pour ce qu’il en est du programme « Clean Bhutan », le pays entend réduire à zéro son taux d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2030 et adopter une agriculture entièrement biologique d’ici 2020. D’après la Banque mondiale, en 2012 déjà, le Bhoutan utilisait seulement 15 kilos d’engrais chimiques par hectare de terres arables quand la France en utilisait 137 kilos. En 2015, le Bhoutan affirmait être autosuffisante en électricité avec ses 5 barrages hydroélectriques, filière qu’il voulait développer tout en « diversifiant l’approvisionnement énergétique à travers la promotion des énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse), au même niveau que les grandes centrales hydroélectriques ».

Soulignons par ailleurs que le Bhoutan détient le record mondial du nombre d’arbres plantés par heure : en juin dernier, 100 bénévoles ont planté 49 672 arbres en seulement une heure !
Loin de s’arrêter en si bon chemin, le Bhoutan continue de développer les filières renouvelables, de communiquer autour de son modèle de développement et de préserver sa riche biodiversité. Coincé au milieu de deux des plus gros pollueurs au monde, il espère que ses forêts feront office de tampon, que l’exportation de son électricité issue des filières renouvelables limitera la production polluante de ses voisins, mais surtout qu’il fera bientôt figure d’exemple pour le développement futur de nos pays.
Sacraliser
Les paroles de cet homme me touchent profondément parce que je pense que la sacralisation de nos actes recèle effectivement des bienfaits insoupçonnés. La sacralisation, se nourrit de la pleine Conscience. Cet état n'est pas limité uniquement à des pratiques méditatives. Prendre ce bain dans une eau glacée est une méditation car l'expérience réclame une grande perception de son corps, une réelle connaissance des effets, une grande maîtrise émotionnelle, de la patience, de l'humilité, de l'amour envers le Vivant.
Allier : à 87 ans, il continue de se baigner dans une eau glaciale
PARTAGES
A St-Aubin-le-Monial, dans l'Allier, Maurice Daubard est un homme qui n'a pas froid aux yeux. D'ailleurs, il n'a jamais froid. A 87 ans, il continue de prendre son bain quotidien dans son étang, l'été comme l'hiver... même lorsque la température de l'eau dépasse à peine les 3 degrés.
Par France 3 Auvergne
Maurice Daubard, 87 ans, est appelé le « yogi des extrêmes ». Depuis plus de quarante ans, il voue un véritable culte au froid. Parce que, c’est ce même froid qui l’a sauvé, un jour, d’un mal qui le rongeait. Pour lutter contre une tuberculose, alors qu’il n’était âgé seulement que de 18 ans, Maurice Daubard va rester cloué au lit d’un sanatorium pendant cinq années.
Il ne le sait pas encore mais son salut, il va le devoir à des lectures d’inspiration tibétaine. Il a alors 23 ans et découvre le Toumo, cet enseignement d’adaptation au froid et à la neige pour reconstituer les défenses immunitaires. La voie de la guérison. C’est une révélation, il va s’en faire le chantre, l’apôtre d’une technique qu’il sacralise jour après jour.
Depuis maintenant plus de soixante ans, Maurice Daubard éprouve donc au quotidien ce qu’on appelle aujourd’hui…la cryothérapie.
Quand Jérôme Doumeng, journaliste à France 3 Auvergne, l’a rencontré chez lui dans l’Allier, à St-Aubin-le-Monial, Maurice Daubard, toujours très sollicité, revenait d’un séjour éprouvant dans le sud de la France, où il avait fallu, une fois encore, casser la glace pour s’immerger dans les eaux d’un lac héraultais. Quelques jours auparavant, c’est à Mouthe (Doubs), dans ce village reconnu comme étant le plus froid de France, qu’il était resté une heure assis, torse nu dans la neige.
Il dit : « Grâce au froid, vous n’attrapez jamais la grippe, les bénéfices sont considérables, c’est un très bon anti-vieillissement, c’est une source d’énergie et de vitalité, ça me met une pêche terrible ! ».
S’il est loin le temps où Maurice restait enneigé pendant une heure, où sa température corporelle atteignait les 30 degrés, trois fois par semaine, impossible pour lui de ne pas sacrifier au rituel du bain glacé.
C’est donc dans son étang du Bourbonnais, d’une profondeur de trois mètres, que Maurice Daubard a donc invité Jérôme Doumeng à le rejoindre et tenter l’expérience.
Ce jour-là, température extérieure : 4 degrés, température de l’eau ? « C’est pas la question », lui avait-il rétorqué. Cette expérimentation nécessite d’être encadré, accompagné et ne s’adresse qu’à un public en bonne santé.
Pour la vidéo, trouvez la page suivante sur le net:
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/allier/allier-87-ans-il-continue-se-baigner-eau-glaciale-1388779.html
Allier : à 87 ans, il continue de se baigner dans une eau glaciale
Maurice Daubard, 87 ans, est appelé le « yogi des extrêmes ». Depuis plus de quarante ans, il voue un véritable culte au froid. Jérôme Doumeng, journaliste à France 3 Auvergne, l’a rencontré chez lui dans l’Allier, à St-Aubin le Monial. Ensemble, ils se sont jetés à l'eau... glaciale. - France 3 Auvergne
Ecrire et se réjouir
Lorsque depuis quinze jours, tu réfléchis, autant le jour que la nuit, à ce passage crucial du roman en cours et que soudainement, une fois installé devant l'écran, tout s'écrit en quatre pages, alors, tu sais que le bonheur de l'écriture, tu ne pourrais plus t'en passer.
Cette fulgurance des mots, comme libérés d'un barrage, c'est d'une puissance indéfinissable, une joie spirituelle qui s'approche de l'extase. Non pas que ça soit nécessairement très bien écrit mais parce qu'il s'agit d'une apothéose, comme l'atteinte d'un sommet après des jours intenses d'ascension.
La trace n'est peut-être pas la plus belle qui soit mais le sommet atteint confirme que tout est possible et que la force de recommencer pour affiner le travail, elle est en soi.
Le murmure des oiseaux.
http://messagesdelanature.ek.la/murmuration-ou-les-nuages-d-oiseaux-p247283
Murmuration ou les nuages d'oiseaux
La silhouette d'un oiseau formé par un nuage d'oiseaux !
C'est un des spectacles naturels les plus impressionnants auxquels l'homme peut assister dans sa vie.
Une Anglaise de 28 ans et son amie ont assisté à un vol groupé d'étourneaux au-dessus du lac Shannon en Irlande. Les milliers d'oiseaux ont virevolté pendant plusieurs minutes au-dessus de l'eau.
Et c'est précisément le surprenant phénomène qu'a pu observer et filmer pendant plusieurs minutes Sophie Windsor Clive et son amie Liberty Smith. Tandis qu'elles voguaient sur le lac Shannon en Irlande, ces deux Britanniques ont vu apparaitre dans le ciel une énorme nuée de milliers d'étourneaux virevolter en groupe, dans un sens, puis dans l'autre et tournoyer au-dessus des eaux.
Ce phénomène appelé "murmuration" en anglais est généralement observé au début de l'hiver, juste avant le crépuscule, alors que les oiseaux cherchent un endroit où se percher durant la nuit. Car ce qui apparaît si extraordinaire est en réalité une vraie question de survie pour les étourneaux. "Le nombre (d'oiseaux) augmente peu à peu durant l'après-midi près du 'perchoir' tandis que les petits groupes d'étourneaux reviennent après avoir fourragé la zone. A la fin de l'après-midi, il y a un énorme nuage tourbillonnant. Tout est une question de sécurité pour eux, aucun ne veut être sur l'extérieur et aucun ne veut être le premier à atterrir", explique Paul Stancliffe, spécialiste du British Trust Ornithology cité par le Telegraph.
C'est une sorte de bataille épique censée déterminer quels oiseaux de l'essaim survivront et lesquels seront la cible des prédateurs. Ceux qui paraissent isolés ou ne suivent pas le groupe sont évidemment bien plus vulnérables. Chaque étourneau s'applique donc à voler le plus proche possible de ses voisins en copiant exactement leur vitesse et leur direction. C'est de cette synchronisation voulue que les minuscules déviations qu'effectuent les oiseaux sont magnifiées et agrandies, créant une nuée tourbillonnante et virevoltante.
(source : maxisciences)

Les vols d’étourneaux fonctionnent
comme des systèmes critiques
Cet article présente admirablement les systèmes d’interaction et de communication organisant l’action de certains groupes d’animaux grégaires. Il est repris du site Ornithomedia.com, où on le trouvera dans sa version originale. Nous remercions Ornithomedia de nous avoir autorisé à le reproduire dans le cadre de nos recherches sur les nouveaux modèles scientifiques concernant les manières de fluer dans les systèmes complexes.
Les grands groupes d’Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), qui se forment notamment en hiver près des dortoirs, nous émerveillent : ils volent de façon coordonnée comme s’ils ne formaient qu’un seul être, réagissant tous ensemble de façon quasi-instantanée. Les résultats d’une étude intitulée « Scale-free correlations in starling flocks » menée par des chercheurs italiens ont été publiés en ligne le 14 juin 2010 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Ils ont constaté que les interactions comportementales entre individus étaient indépendantes de la taille du vol, suggérant que ces groupes se comportaient comme des systèmes critiques réagissant de façon optimale aux perturbations environnementales.
Qu’est-ce qu’un système critique dans la nature ?
La théorie de l’auto-organisation critique est une théorie de la complexité qui permet d’étudier les changements brutaux du comportement d’un système. Cette théorie enseigne que certains systèmes, composés d’un nombre important d’éléments en interaction dynamique, évoluent vers un état critique, sans intervention extérieure et sans paramètre de contrôle. L’amplification d’une petite fluctuation interne peut mener à un état critique et provoquer une réaction en chaîne menant à une catastrophe (au sens de changement de comportement d’un système).
Cette théorie est basée sur deux concepts clefs : l’auto-organisation et la criticalité.
Le terme d’auto-organisation désigne la capacité des éléments d’un système à produire et maintenir une structure à l’échelle du système sans que cette structure apparaisse au niveau des composantes et sans qu’elle résulte de l’intervention d’un agent extérieur. L’auto-organisation se différencie de l’organisation en ce sens où l’organisation émergente ne provient pas de forces extérieures (même si le système reste ouvert sur son environnement) mais de l’interaction de ses éléments. Si on applique ce concept à l’étude des sociétés, cela signifie qu’en plus du principe régulateur, il n’y a ni leader, ni centre organisateur, ni programmation au niveau individuel d’un projet global. Ces phénomènes d’auto-organisation s’observent par exemple aussi bien dans les sociétés animales (organisation d’une fourmilière, de vols d’oiseaux) que dans les sociétés humaines (applaudissement, panique collective, intention de vote) ou les systèmes géographiques (les réseaux urbains).
La criticalité caractérise les systèmes qui changent de phase, par exemple le passage de l’eau à la glace. En fait, le système devient critique quand tous les éléments s’influencent mutuellement. Lorsque cet état critique est atteint, le système peut bifurquer, c’est-à-dire qu’il change brutalement de comportement pour passer d’un attracteur à un autre. Cet état critique est un attracteur du système dynamique atteint à partir de conditions initiales différentes.
Cet état critique est dit auto-organisé car l’état du système résulte des interactions dynamiques entre ses composantes et non d’une perturbation externe. L’auto-organisation est donc un processus qui passe par des états critiques.
La notion de criticalité auto-organisée a été proposée par Per Bak, Chao Tang et Kurt Wiesenfeld en 1987. Dans son livre intitulé How Nature Works – The science of self-organized criticality, Per Bak applique cette théorie à de nombreux phénomènes complexes, notamment à l’évolution phylogénique des espèces vivantes, aux mécanismes déclenchant des tremblements de terre, des avalanches,...
Pour illustrer cette théorie, P. Bak et al. utilisent un modèle simple : le tas de sable. L’expérience consiste à ajouter régulièrement des grains à un tas de sable. Petit à petit le sable forme un tas dont la pente, en augmentant lentement, amène le tas de sable vers un état critique. L’ajout d’un grain peut alors provoquer une avalanche de toute taille, ce qui signifie qu’une petite perturbation interne n’implique pas forcément de petits effets.

Méthode et résultats
Andrea Cavagna, Alessio Cimarellib, Irene Giardinaa, Giorgio Parisi, Raffaele Santagati, Fabio Stefanini et Massimiliano Vialea, des chercheurs italiens (Consiglio Nazionale delle Ricerche et Università di Roma « La Sapienza ») ont étudié des grands groupes d’étourneaux dans un grand dortoir hivernal à Rome durant les hivers entre 2005 et 2007. Les bandes d’oiseaux (entre 122 et 4 268 oiseaux chacune) passaient leurs journées à la campagne et revenaient en ville avant le coucher du soleil, réalisant de véritables shows aériens coordonnés avant de s’installer pour la nuit. Ces spectacles ressemblaient à des « danses » au cours desquelles les groupes se déplaçaient et tourbillonnaient ensemble.
A) Projection en 2D des vitesses des oiseaux d’un vol à un instant donné. Le groupe est très ordonné et les vecteurs sont alignés.
B) Projection en 2D des fluctuations individuelles de vitesses du même groupe à un instant donné. Deux larges domaines d’oiseaux fortement corrélés sont visibles.
C) Distribution normale de la valeur absolue des vitesses individuelles et des fluctuations de vitesses (Source : PNAS )
Les chercheurs ont utilisé une méthode stéréo-photogrammétrique qui permet de mesurer, avec une précision remarquable, les déplacements incrémentaux d’un nombre quelconque de points d’un objet plan soumis à une transformation. Des techniques de reconstitution par ordinateur pour construire les positions en 3D et les vitesses individuelles des oiseaux pour chaque photographie (10 images par seconde) ont complété le dispositif technique.
Ils ont mesuré les positions tridimensionnelles et les vitesses des différents oiseaux. Afin d’en savoir plus sur les réponses collectives aux perturbations extérieures, ils ont aussi étudié comment les fluctuations de la vitesse d’un oiseau étaient corrélées à celle d’un autre oiseau.
Ils ont établi la distribution normale du module de la vitesse et des variations de la vitesse de chaque oiseau pour un groupe typique. Le module des fluctuations est en moyenne plus faible que celui des vitesses.
Des mesures ont été faites sur des groupes de taille variable, et les chercheurs ont constaté que la longueur de corrélation (= valeur nulle de la fonction mathématique de corrélation définie par les chercheurs) variait de façon linéaire avec la taille du groupe, ce qui signifie en fait qu’elle est indépendante du nombre d’oiseaux.

Interprétation
Les corrélations entre étourneaux sont donc indépendantes du nombre d’individus : le changement d’état du comportement d’un oiseau affecte et est affecté par celui des autres individus du groupe, quelle que soit la taille de celui-ci. Les mouvements de chaque oiseau sont ainsi influencés par ceux de tous les autres, comme s’ils étaient reliés entre eux, permettant une coordination parfaite de l’ensemble. Ce sont des corrélations comportementales indépendantes de la taille d’une population, qui s’observent également pour des événements non biologiques comme les avalanches ou la formation de cristaux. Ce sont des systèmes critiques au sein desquels des transformations quasi-instantanées peuvent se produire passé un seuil critique de complexité.
Quand un groupe d’étourneaux agit comme s’il constituait une entité unique, il se comporte comme un système critique capable d’optimiser sa réponse collective aux défis externes, comme l’attaque d’un prédateur.
La taille des groupes d’étourneaux étudiés variait de 122 à 4 268 oiseaux, mais elle n’avait pas d’influence sur les types de mouvements et sur leur coordination. Dans tous les cas, si un oiseau se retournait et changeait de vitesse, alors tous les autres oiseaux le faisaient également. Ce qui était le plus surprenant était le caractère quasi-instantané du traitement du signal, ce qui constitue encore un vrai mystère.
La synchronisation de la vitesse et de l’orientation se rencontrent aussi au sein des systèmes critiques. Les chercheurs citent l’exemple du ferromagnétisme. Quand la température augmente, les moments magnétiques des particules d’un aimant deviennent de moins en moins liés au réseau cristallin et s’orientent plus facilement sous l’effet d’un champ extérieur. La susceptibilité magnétique augmente ainsi rapidement à l’approche de la température de Curie, puis s’annule brutalement. Au-delà de sa température de Curie, le matériau devient paramagnétique et l’aimantation spontanée est nulle. Si l’on augmente le degré d’ordre du système (en diminuant le « bruit »), on rend les particules moins sensibles aux changements subis par leurs voisins, ce qui diminue la corrélation et la réponse globale de l’aimant. Trop de bruit détruit aussi la corrélation. Il faut donc une quantité exacte de bruit pour produire une réponse optimisée, indépendante du nombre de particules, qui est obtenue exactement à la température de Curie.
Chez les vols d’étourneaux, la quantité optimale de bruit (qui correspond à une déviation par rapport aux règles de coordination) qui permet d’obtenir une coordination optimale du groupe, indépendante de sa taille, doit faire partie du patrimoine évolutionnaire de l’espèce.
À ne pas confondre avec le comportement d’un groupe dirigé
Ce comportement auto-organisé d’un vol d’étourneaux est différent de celui d’un groupe qui suivrait un chef de file. Un tel groupe se dirigerait aussi suivant la même direction et semblerait parfaitement ordonné, mais il n’y aurait pas de transmissions quasi-instantanées d’informations entre les individus et les fluctuations comportementales seraient indépendantes : les changements de direction d’un oiseau donné seraient différents de ceux imprimés par l’oiseau-leader, et auraient peu d’impact sur ceux des autres membres du groupe. Le comportement de l’étourneau en groupe est ainsi un exemple d’auto-organisation, et la réponse collective de cette espèce grégaire à des événements perturbants tels que les attaques de prédateurs lui donne un net avantage évolutif. Les interactions au sein d’un grand groupe fournissent à chaque animal une gamme de perceptions effectives beaucoup plus large que s’il était isolé, améliorant ainsi la réponse globale du groupe aux perturbations.
Et chez les poissons !
Créations florales
Nom de l'artiste : Dame Nature :)
https://generationvoyage.fr/20-fleurs-insolites-ressemblent-autre-chose-fleurs/












Agir au mieux.
Nous ne désirons pas une chose parce que nous jugeons qu'elle est bonne mais nous jugeons qu'elle est bonne parce que nous la désirons. C'est le désir qui crée la valeur.
Mais se pose alors le problème suivant : Si l'homme ne désire pas le Bien universel mais juge Bien ce qu'il désire individuellement, comment pourrait-il prendre conscience que le Bien individuel ne peut pas être validé lorsqu'il porte atteinte au Bien commun ?
Il y a dans cette étroitesse du jugement une atteinte universelle. Et par extension, comment le Bien individuel qui porte atteinte à la planète entière pourrait-il être reçu comme le Bien ?...
C'est en quelque sorte un résumé de l'humanité depuis l'époque où la "réussite" d'un individu se mesure à l'aune de sa fortune, de sa célébrité, de son audimat, de sa présence sur les réseaux sociaux, du nombre de "j'aime" qu'il accumule, de sa capacité surtout à répondre aux désirs des autres. Mais qu'en est-il de la notion de Bien universel de ses actes ou de ses paroles ?
Juste un exemple : est-ce qu'un producteur de foie gras oeuvre au Bien universel en répondant aux désirs culinaires de ses clients puisqu'il contribue à leur plaisir ?...Est-ce que la souffrance animale peut venir s'opposer à ce "Bien" ou est-ce insignifiant ?
Lorsque je prends mon 4X4 pour aller en montagne sans finir au fossé, je réponds à un désir d'altitude mais je contribue à la dégradation de l'environnement que j'aime.
Peut-on éviter toutes les atteintes générés par nos désirs ?
-Non.
Peut-on vivre en excluant tous les désirs qui ne seraient pas universels ?
-Non.
Alors que peut-on faire ?
-En avoir conscience et agir au mieux.
Yuka et moi.
Une heure et demie à courir dans la neige avec Yuka.
J’aime sa soif de vivre, son énergie, son bonheur à suivre les pistes des chevreuils. Il fait deux fois plus de kilomètres que moi et quand il revient à mes côtés, il vient frotter sa truffe contre moi.
Il n’aurait jamais dû pouvoir remarcher. Encore moins courir.
Et c’est tout à l’heure, alors que je courais dans la neige sur les chemins de montagne que j’ai réalisé à quel point nos histoires comportent une épreuve similaire.
Je n’aurais jamais dû pouvoir remarcher normalement. Encore moins courir.
Quand j’ai roulé sur Yuka avec le camion, le premier chirurgien qu’on a vu nous a dit qu’il serait préférable de l’euthanasier parce qu’il ne pourrait plus jamais marcher.
Marine et moi, on a refusé.
Quand ma jambe gauche a été paralysée par trois nouvelles hernies discales, après avoir déjà été opéré deux fois en vingt ans, le chirurgien a dit que je risquais de perdre ma jambe gauche, définitivement, et peut-être même, vu la complexité de l’opération envisagée, de perdre la jambe droite.
J'ai refusé l’opération.
Et aujourd’hui, Yuka et moi, on court dans la neige.
Et tout à l’heure, alors qu’il cavalait devant moi et que nous arrivions au sommet d’une colline, je me suis arrêté. Yuka est revenu vers moi et il s’est allongé.
On avait tous les deux les yeux tournés vers les montagnes. Je ne sais pas ce que Yuka regardait exactement. Il ne bougeait plus. Ce qui est éminemment rare quand il est en montagne !
Je ne regardais rien de précis, juste cette vision qui balaie, sans s’arrêter sur rien, une contemplation lente et bienheureuse. Et comme souvent cette chaleur qui me parcourt a jailli, pas une bouffée de chaleur musculaire parce que j'étais en plein effort mais un rayonnement qui se déverse comme une trombe d’eau et me fait frissonner de la tête aux pieds.
Il me suffit de cette contemplation lente, comme si la vie que je ressens autour de moi venait couler dans mes fibres.
J’aime infiniment ces moments.
Il me semble que Yuka, au regard de son immobilité, éprouvait le même bonheur.
Terres polaires

Manchots décimés, baleines déboussolées... Six documentaristes témoignent des ravages du réchauffement climatique
Sur la lande pelée de l’île de Baffin, dans le nord du Canada, un ours polaire famélique agonise. La vidéo de son supplice a été publiée par National Geographic, mardi 5 décembre, et vue par des millions d’internautes en quelques jours. Et bien que des spécialistes mettent en garde contre le raccourci (on ignore les raisons de l'état décharné du plantigrade), l’animal est devenu le symbole des conséquences du réchauffement climatique.
Ces changements sont observés au quotidien par les documentaristes et les photographes animaliers, qui parcourent le globe pour immortaliser la vie d’une faune sauvage menacée par l’évolution du climat. Six de ces témoins privilégiés livrent à franceinfo leurs souvenirs les plus marquants, de l’Arctique à l’Antarctique en passant par la Sibérie et les Alpes.
DANS L'ARCTIQUE, UN GLACIER BRISÉ ET UN ÉCOSYSTÈME CHAMBOULÉ
"C'était une de mes premières expériences avec l'Arctique. Ça m'a vraiment marqué", se souvient le photographe animalier Laurent Baheux. La scène remonte à la fin de l'hiver 2013-2014, sur l'île de Spitzberg, dans l'archipel norvégien de Svalbard. "J'étais en train de photographier un ours polaire près d'un glacier sur le fjord gelé. Soudain, un gros morceau de glacier s'est détaché. Il est tombé dans le fjord, a brisé la banquise et a commencé à provoquer une onde, comme un tsunami sous la glace", relate-t-il.
J'ai vu la banquise se déformer sous l'action de cette vague sous la glace. J'ai eu très peur que tout ça craque et que je me retrouve dans l'eau gelée au milieu de nulle part.
Laurent Baheux, photographe
"Ça peut paraître anecdotique, mais c'est vraiment symptomatique", assure Laurent Baheux. "Avoir vécu ce moment m'a fait prendre conscience de cette problématique." Et de poursuivre : "Le guide avec lequel j'étais, et qui a l'habitude de voir cet endroit depuis des dizaines d'années, m'a dit que c'était la première fois qu'il ressentait que la glace était aussi fine et aussi fragile. Il n'avait jamais vu la banquise s'ouvrir aussi tôt dans la saison."
"L'épaisseur et la superficie de glace dans l'Arctique se réduisent considérablement", alerte le photographe, même s'il "peut y avoir des hivers plus froids que d'autres". Or, "si la glace s'ouvre trop tôt, c'est un vrai problème pour les ours polaires, qui ne peuvent plus aller chasser les phoques sur la banquise." Cela influe aussi sur les autres espèces, "car l'ours blanc est le dernier maillon de la chaîne alimentaire". "C'est tout un équilibre qui est bouleversé, car c'est tout un écosystème qui est régi par ça", insiste Laurent Baheux.
EN SIBÉRIE ET DANS LE PACIFIQUE, DES ANIMAUX DÉBOUSSOLÉS
"Ce qu'on voit le plus en tant que cinéastes animaliers, ce sont les changements au niveau des cycles de vie des animaux. Or ces changements mettent en danger leur survie même", explique Guillaume Vincent, réalisateur du documentaire Terre des ours, sorti en 2014. Le documentariste compare la Sibérie, où il s'est rendu à trois reprises, entre 2004 et 2006, au "front à la guerre" : "C'est là que l'on voit les conséquences les plus dramatiques", observe-t-il. D'après lui, le phénomène s'est accéléré ces dernières années.
"En Sibérie, les hivers sont de plus en plus courts et le printemps arrive beaucoup plus tôt. Or toute la vie y est basée sur l'hiver", expose-t-il. Résultat ? "Les ours ont tendance à hiberner moins longtemps et à sortir de leur tanière plus tôt, parce que les températures sont plus chaudes. Mais il n'y a pas encore assez à manger pour eux lorsqu'ils sortent."
Le documentariste a aussi constaté une évolution similaire dans les océans."Tous ceux qui travaillent depuis trente ans avec des caméras sous-marines ont l'habitude d'une certaine régularité des animaux. On va à telle période à tel endroit et on est quasiment sûr de trouver telle espèce. Mais aujourd'hui, plus rien de ce qui était vrai il y a cinq ans ne l'est." Guillaume Vincent en a fait l'expérience à l'été 2015.
On était tous à chercher les baleines. Dans le Pacifique Sud, dans le sud de l'océan Indien, à Madagascar, en Polynésie, même à Hawaï dans le Pacifique Nord... Les baleines avaient toutes disparu. Elles étaient reparties au sud, vers l'Antarctique, un mois plus tôt que d'habitude, pour se nourrir.
Guillaume Vincent, documentariste
Cette année-là, "la température de l'océan Pacifique était de 2 à 3 °C plus élevée que ce qui était constaté au XXe siècle". Cette variation, liée au phénomène climatique El Niño, alors très actif, a perturbé les baleines. Elles "avaient changé leur rythme de migration" en partant un mois plus tôt, car, relève le documentariste, ces mammifères marins "se basent sur la température de l'eau pour savoir s'il faut retourner vers l'Antarctique ou rester sous les tropiques". Ce décalage a modifié "tout leur cycle de vie : la période de nourrissage comme les périodes de gestation et de mise bas".
AU CANADA, LE RENARD POLAIRE CHASSÉ PAR SON COUSIN ROUX
Pour Marie-Hélène Baconnet, auteure de dizaines de documentaires animaliers, "la situation du renard polaire est un bon exemple" des mutations en cours. Avec le réchauffement, l'animal se retrouve confronté au renard roux, son cousin des régions tempérées. Ce dernier "remonte vers le nord" en suivant les arbres feuillus, qui conquièrent des espaces jusque-là dominés par les résineux. C'est ce qu'elle a filmé en novembre 2016, à Churchill, au Canada.
Les terriers de renards polaires qu’on nous avait signalés, et qui avaient été repérés l’année précédente, étaient tous occupés par des renards roux.
Marie-Hélène Baconnet, réalisatrice
"Pour trouver des renards polaires, nous sommes allés un peu plus au nord, dans la toundra. Là, il y en avait un peu. Ils étaient dans l’entourage des ours polaires pour manger leurs restes, comme ils le font d’habitude", raconte-t-elle.
Selon elle, la bataille semble mal engagée pour le renard polaire, qui doit désormais faire face à une espèce jusqu’à deux fois plus lourde que lui. Le renard polaire pèse en moyenne 3 à 4 kilos, contre 6 à 7 kilos pour son rival. "Le renard roux chasse les proies du renard polaire, tue ses jeunes et les déloge de leur terrier", affirme Marie-Hélène Baconnet.
"A chaque fois, les espèces s'acclimatent. Cela s’étale sur plusieurs centaines de milliers d’années. Mais là, est-ce que les animaux auront le temps de s’hybrider, de s’adapter ? s'interroge la réalisatrice. C’est difficile à dire, parce qu’on est face à un phénomène très rapide et très important. C’est sans doute une période à hauts risques pour la faune sauvage."
EN ANTARCTIQUE, LE MANCHOT ADÉLIE CONTRAINT D’ALLER PLUS AU SUD
Le documentariste Rémy Marion, qui arpente les pôles depuis trente ans, pointe lui aussi des modifications de la biodiversité, liées au réchauffement climatique. Notamment en Antarctique.
Sur l’île Petermann, que je connais bien puisque j’y vais régulièrement depuis 1990, il y avait, avant, une très belle colonie de manchots Adélie. Maintenant, il n’y en a quasiment plus. On trouve surtout des manchots papous.
Rémy Marion, documentariste
Ce bouleversement est dû à leur alimentation. "Le manchot papou est opportuniste", commente Rémy Marion. Il a un régime varié. Il se nourrit de poissons et de krill. En revanche, "le manchot Adélie est très spécialisé", explique le réalisateur. Il mange de petits poissons, de quelques centimètres de long. Or ses proies ont tendance à se déplacer avec les courants qui changent avec le réchauffement climatique. Il est alors obligé d’aller de plus en plus au sud pour trouver des eaux très froides et sa nourriture.
Déjà contraint de déménager, le manchot Adélie est alors confronté à un nouvel écueil : le manque de terres où nidifier. "En Antarctique, plus on va vers le sud, moins il y a de territoires disponibles pour nicher", poursuit Rémy Marion. "Pour le manchot Adélie, ça devient de plus en plus compliqué", résume-t-il. Si l'espèce n'est pas classée en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature, ses populations ont tout de même diminué de 65% au cours des vingt-cinq dernières années, note l'émission "Thalassa".
DANS LES TERRES AUSTRALES, LA PLUIE EST FATALE AUX POUSSINS
"Je ne compte plus le nombre de voyages que j'ai fait où les conditions climatiques rencontrées étaient dites exceptionnelles par les habitants des lieux", témoigne le documentariste Jérôme Bouvier. Ce réalisateur reste marqué par "un épisode de pluie en Antarctique" qui a duré"quelques heures durant l'été austral, en décembre 2015". Il était arrivé un mois plus tôt "à bord du premier bateau" avec les membres de l'expédition mise en place par Luc Jacquet. Le réalisateur de La Marche de l'empereur et son association Wild Touch venaient tourner le documentaire Antarctica, sur les traces de l'empereur.
"Ça n'a duré que quelques heures, entre pluie et neige. Mais normalement, il ne pleut pas. Les températures restent habituellement sous ce seuil, même en plein été", souligne Jérôme Bouvier. "Cet épisode-là n'a pas eu de conséquence, car c'est arrivé alors que les manchots Adélie couvaient leurs œufs", relate le documentariste. Ce n'était pas le cas l'année précédente.
En 2014, il y a eu trois jours de pluie. Une première dans l'histoire des observations météo de la base scientifique française Dumont-d'Urville. Aucun poussin de manchots Adélie n'a survécu. Avec leur duvet non étanche, les petits étaient mouillés par la pluie dans la journée et gelaient la nuit suivante.
Jérôme Bouvier, documentariste
"Les conséquences de cet épisode de pluie, qui a décimé les poussins de manchots Adélie, a eu aussi des répercussions sur les pétrels des neiges", un oiseau blanc de l'Antarctique, car "les adultes étaient en train de couver", poursuit Jérôme Bouvier. En 2015, "il y avait encore des cadavres d'adultes gelés sur leur nid quand on y était. Des cadavres restant de l'année précédente..."
Dans Antarctica, Jérôme Bouvier raconte aussi "l'hécatombe chez les poussins de manchots empereurs" durant l'hiver 2013-2014 à Dumont-d'Urville, "à cause d'un excès de banquise en partie lié au dérèglement climatique". En effet, les manchots adultes vont pêcher leur nourriture dans l'océan. Mais la banquise, inhabituellement étendue, les a éloignés du bord de l'eau. "Les adultes ont été contraints de parcourir une plus grande distance et leurs poussins sont morts de faim", déplore le réalisateur.
DANS LES ALPES, LA FONTE "PATHÉTIQUE" DE LA MER DE GLACE
Il y a trois ans, Luc Jacquet, réalisateur de La Marche de l'empereur, tournait La Glace et le ciel : un portrait du glaciologue français Claude Lorius, sorti en 2015. Pour les besoins de son long-métrage, le documentariste s'est rendu sur la mer de Glace, le célèbre glacier du versant nord du mont Blanc. Il y est retourné en octobre dernier, et a été soufflé par la spectaculaire fonte du glacier.
Cela m'a fait un choc absolument incroyable. Cet écosystème de proximité qu'on connaît tous avait encore reculé de manière extraordinairement spectaculaire. J'avais presque le sentiment de voir les choses se dérouler sous mes yeux.
Luc Jacquet, réalisateur
"Je pourrai vous citer des exemples plus exotiques, déclare ce passionné de l'Antarctique. Mais là, très clairement, c'est à côté de chez nous, c'est ici, ça se passe maintenant et je vous assure que c'est vraiment impressionnant." Luc Jacquet se désole : "C'est évidemment de la ressource en eau qui disparaît, mais pour moi, ça va bien au-delà. C'est un patrimoine de paysage, un patrimoine de culture, c'est notre environnement. C'est pathétique."
"Dans cet écosystème de montagne, toute la végétation est en train d'être modifiée, insiste-t-il. C'est la partie émergée d'un iceberg qui est partout, quelle que soit l'échelle à laquelle vous regardez dans la biosphère, sur toutes les strates de la biodiversité." Et de prévenir : "Le fonctionnement de tous les écosystèmes est en train d'être modifié à une vitesse sans commune mesure avec ce que la nature est capable d'absorber."
Méditation, pourquoi ? (21)
Pourquoi méditer ? par Ayya Khema
MÉDITATION VIPASSANA·VENDREDI 13 OCTOBRE 2017
Pourquoi la méditation est-elle si importante ? Vous devez le savoir, sinon vous ne seriez pas en train de lire ce texte. Je voudrais insister sur le fait que la méditation n’est pas seulement une chose que l’on fait en plus du reste, quand on a du temps libre, mais qu’elle est essentielle à notre bien-être.
L’une de nos absurdités humaines consiste à penser constamment soit au passé, soit à l’avenir. Les jeunes pensent à l’avenir parce qu’ils en ont plus devant eux ; les plus âgés pensent davantage au passé parce que, pour eux, c’est là qu’il y a le plus à penser. Mais, pour vraiment vivre la vie, nous devons vivre chaque instant au présent. La vie ne s’est pas produite dans le passé – cela, ce sont des souvenirs. La vie ne se produira pas dans l’avenir – cela, ce sont des projets. Le seul moment où nous pouvons vivre la vie, c’est maintenant, à cet instant précis. Et, aussi absurde que cela puisse paraître, c’est une chose que nous devons apprendre à faire. En tant qu’êtres humains, avec une espérance de vie de soixante, soixante-dix ou quatre-vingts ans, nous devons apprendre à vraiment vivre la vie au présent. Quand nous aurons appris cela, nous aurons éliminé un grand nombre de nos problèmes.
Comme cela paraît simple mais comme c’est difficile ! Tous ceux qui s’y sont essayé le savent. Ceux d’entre vous qui n’ont pas encore essayé le découvriront certainement. Une prémisse tellement simple mais pas du tout facile à réaliser. Il n’y a qu’un seul moyen d’apprendre à vivre dans l’instant présent et c’est la méditation. La méditation a également d’autres aspects et facettes qui vont nous aider dans cet apprentissage.
Nous sommes tous parfaitement capables de prendre bien soin de notre corps. Nous le lavons au moins une fois par jour, souvent plus, et nous sortons avec des vêtements propres. Nous reposons notre corps la nuit – presque tout le monde a un endroit où dormir ; nous ne pourrions pas résister aux tensions de la vie si nous ne prenions pas de repos. Nous avons un toit pour protéger le corps de la pluie, du vent, du soleil, de la chaleur et du froid ; nous ne pourrions pas bien fonctionner sans cela. Nous nourrissons le corps avec des aliments sains pas avec du poison ; nous lui donnons ce que nous estimons bon pour lui. Nous faisons aussi des exercices physiques, au moins de la marche, sinon nos jambes seraient atrophiées et nous ne pourrions plus les utiliser. Eh bien, il faut faire exactement la même chose pour l’esprit !
En fait, il est encore plus important de prendre bien soin de l’esprit car c’est lui qui est le maître, tandis que le corps est son serviteur. Le meilleur des serviteurs, en parfaite condition physique, jeune, fort et vigoureux, s’il a un maître faible et dissolu qui ne sait pas quoi faire, ne pourra pas travailler convenablement. Le maître doit diriger le serviteur. Même quand le serviteur n’est ni très fort ni très vigoureux, si le maître est sage et efficace, la maisonnée sera en ordre.
L’esprit et le corps sont notre demeure. Si la demeure intérieure n’est pas en ordre, aucune maison extérieure ne peut l’être. La maison dans laquelle nous vivons et nous travaillons dépend de l’ordre que nous aurons créé dans notre demeure intérieure. Le maître, celui qui est responsable, doit être dans la meilleure forme possible.
Rien dans l’univers n’est comparable à l’esprit ni ne peut le remplacer. Tout est fabriqué par l’esprit. Pourtant nous le prenons tel qu’il est, sans y penser, ce qui est encore une autre absurdité. Personne ne prend le corps tel qu’il est, sans y penser. Quand le corps est malade, nous courons chez le médecin ; quand il a faim, nous le nourrissons vite ; quand il est fatigué, nous le mettons au repos. Mais qu’en est-il de l’esprit ? Seul le méditant prend soin de l’esprit.
Prendre soin de l’esprit est essentiel si nous voulons que la vie grandisse en profondeur et en vision. Sinon, elle reste en deux dimensions. La plupart des gens vivent leur vie en fonction de la réalité d’hier et de demain, du bien et du mal, du « j’aime » et du « je n’aime pas », du « je veux ceci et je ne veux pas de cela », du « ceci est à moi et cela est à toi ». Ce n’est que lorsque l’esprit est entraîné que nous percevons d’autres dimensions.
La première chose à faire avec l’esprit est de le laver, de le nettoyer ; pas seulement une ou deux fois par jour comme nous le faisons pour le corps mais à tout moment de la journée. Pour y parvenir, nous devons apprendre comment faire. Pour le corps, c’est très simple, nous utilisons de l’eau et du savon ; nous avons appris à nous laver quand nous étions enfants. Mais l’esprit ne peut être lavé que par l’esprit lui-même. Ce que l’esprit a mis là, l’esprit peut le retirer. Une seconde de concentration en méditation est une seconde de purification parce que, fort heureusement, l’esprit ne peut faire qu’une chose à la fois. Bien que, comme l’a dit le Bouddha, nous pouvons avoir trois mille « instants mentaux » en un clin d’œil, nous n’en avons pas autant en général et nous ne les avons pas tous en même temps. Les instants mentaux se suivent très rapidement mais seulement un par un.
Quand nous nous concentrons, les cinq obstacles – nos pollutions mentales [désir, aversion, torpeur, agitation et doute] – ne peuvent absolument pas apparaître parce que l’esprit ne peut faire qu’une chose à la fois. Et si nous réussissons à prolonger de plus en plus la durée de notre concentration, l’esprit parvient à se laver de ses pollutions les plus grossières.
Notre esprit, cet outil unique dans tout l’univers, est le seul que nous ayons. Si quelqu’un possède un excellent outil, il en prend assurément grand soin : il le polit, retire toute trace de rouille, l’aiguise, le graisse et le laisse au repos de temps en temps. De même, nous qui avons ce merveilleux outil qu’est l’esprit, capable d’accomplir n’importe quoi, y compris le complet éveil spirituel, nous devons apprendre à l’entretenir et le polir, faute de quoi il ne fonctionnera pas correctement.
Pendant la méditation, nous apprenons à vider l’esprit de ce que nous ne voulons pas y garder. Nous ne voulons garder à l’esprit que notre objet de méditation. Quand nous y parvenons de mieux en mieux, nous commençons à utiliser cette même capacité dans notre vie quotidienne pour nous aider à lâcher les pensées qui ne sont pas bénéfiques. C’est ainsi que notre pratique de la méditation nous aide au quotidien et que notre attention aux pensées bénéfiques dans la vie quotidienne nous aide dans la pratique de la méditation. La personne qui parvient à maîtriser ses pensées et apprend à penser uniquement à ce qu’elle veut, est un être « éveillé » ou arahant.
Ne soyez pas surpris si ce lâcher prise des pensées ne fonctionne pas tout le temps ; il fonctionnera certainement de temps en temps. On ressent une détente et un soulagement extraordinaires quand on arrive à penser, ne serait-ce qu’un instant, à ce que l’on veut penser parce que l’on est devenu maître de l’esprit au lieu d’être sous son emprise. L’implication dans toutes les pensées qui peuvent surgir, joyeuses ou tristes, sans cesse fluctuantes – voilà ce que nous apprenons à lâcher quand nous parvenons à maintenir notre attention sur l’objet de méditation.
La seconde étape consiste à entraîner l’esprit. Un esprit non entraîné est comme une masse vacillante et fluctuante qui court d’un objet à l’autre et a beaucoup de mal à s’arrêter quelque part. Il vous est certainement arrivé, en lisant un livre, de réaliser, à la fin d’une page, que vous ne saviez pas ce que vous aviez lu et de devoir relire toute la page. L’esprit doit être entraîné pour pouvoir rester posé sur un point unique. C’est comme faire des pompes ou lever des poids : on développe des « muscles » dans l’esprit. La force ne peut venir qu’en entraînant l’esprit à faire exactement ce que l’on veut qu’il fasse, à se poser quand on veut qu’il se pose.
Cette force engendrée dans l’esprit est également liée au renoncement, au lâcher-prise que la concentration implique. Comme nous ne sommes pas des êtres éveillés, nous avons tous un ego assez fort. Le syndrome du « moi » et du « mien », ainsi que celui des opinions personnelles bien arrêtées, sont à l’origine de tous les problèmes du monde. Nous pouvons être certains que l’ego est renforcé quand nous pensons, parlons, lisons, voyons un film ou utilisons l’esprit dans l’intérêt de l’ego. Le grand renoncement qui naît de la méditation consiste à abandonner toute pensée. Quand il n’y a personne qui pense, il n’y a pas d’ego à affirmer.
Au début, il ne sera possible de lâcher les pensées que momentanément, mais c’est un pas dans la direction juste. La voie spirituelle n’est qu’une question de lâcher-prise ; il n’y a rien à obtenir ou à gagner. Bien que ces mots aient souvent été utilisés, ils ne sont qu’un moyen d’expression. En réalité, une voie spirituelle est une voie de renoncement, de lâcher-prise ; un abandon incessant de tout ce que nous avons construit autour de nous. Cela inclut nos possessions, nos habitudes conditionnées, nos idées, nos croyances et nos schémas de pensée. Il est difficile d’arrêter de penser en méditation parce que c’est comme un renoncement, un moment où l’ego perd tout support. Quand cela se produit pour la première fois, l’esprit réagit immédiatement en se disant : « Mais que s’est-il passé ? » et, bien sûr, on se retrouve à penser à nouveau !
Réussir à maintenir l’esprit posé sur un point unique permet de développer des « muscles » dans l’esprit ; cela lui donne force et puissance. L’enseignement du Bouddha est profond et extraordinaire, et seul un esprit profond et extraordinaire pourra vraiment avoir la compréhension de ce que le Bouddha a enseigné. Par conséquent, nous devons entraîner l’esprit dans ce but.
La force physique permet d’accomplir ce que nous voulons faire avec le corps. La force de l’esprit permet de faire la même chose avec l’esprit. Un esprit fort ne souffre pas de l’ennui, de la frustration, de la dépression ou de la tristesse. Il a appris à lâcher ce qu’il ne veut pas entretenir ; la pratique de la méditation lui a donné les muscles nécessaires pour cela.
L’esprit – l’outil le plus précieux et le plus complexe qui soit dans l’univers – a également besoin d’être mis au repos. Or nous pensons depuis notre plus jeune âge, sans compter toutes les innombrables vies qui ont précédé celle-ci. Toute la journée, nous pensons ; toute la nuit, nous rêvons ; il n’y a pas un instant de repos. Nous allons bien en vacances mais qu’est-ce qui va en vacances ? C’est le corps ! Il va à la plage, à la montagne, dans un pays nouveau mais que fait l’esprit ? Au lieu de penser à tout ce qui le préoccupe à la maison ou au travail, il pense aux choses qu’il va pouvoir visiter, écouter ou goûter dans ce nouveau lieu. L’esprit ne prend pas de vacances ; il pense simplement à autre chose.
Si nous ne laissions pas le corps se reposer, la nuit, il ne fonctionnerait pas très longtemps. Notre esprit a, lui aussi, besoin de repos mais ce repos ne peut être obtenu dans le sommeil. Le seul moment où l’esprit peut vraiment se reposer, c’est quand il arrête de penser et commence à simplement ressentir les choses. L’une des images que l’on utilise pour parler de l’esprit est un écran blanc sur lequel un film est projeté en continu. Parce que le film – le jeu permanent des pensées – est continu, on oublie qu’il y a forcément un écran derrière, sur lequel tout cela est projeté.
Si, en méditation, nous arrêtons le film un instant, nous faisons l’expérience de la pureté originelle de notre esprit. C’est un moment de félicité extraordinaire, un moment porteur d’une forme de bonheur introuvable ailleurs ni autrement, un bonheur indépendant des circonstances extérieures. Il n’est pas inconditionné mais il est conditionné uniquement par la concentration. Il ne dépend pas de la qualité de la nourriture ou du climat, des distractions ou des relations avec les gens ; il ne dépend ni des autres ni de leurs réactions positives ni des objets que l’on possède car tout cela n’a rien de stable, on ne peut compter dessus parce que ces choses changent tout le temps. Par contre, on peut compter sur la concentration si on la pratique régulièrement.
Une fois que la verbalisation mentale s’arrête, non seulement le calme apparaît mais il y a aussi un sentiment de contentement. L’esprit a enfin trouvé sa place. Nous ne serions guère heureux si notre corps n’avait pas de maison, pas de lieu où se poser. De même, nous ne pouvons être heureux si nous n’avons pas d’endroit où poser notre esprit. Cet espace paisible et calme est la demeure de l’esprit. Il peut y trouver refuge et s’y reposer, exactement comme le corps se repose, après une journée de travail, dans un fauteuil et, la nuit, dans un lit. Désormais, l’esprit peut lui aussi se détendre. Il n’est pas obligé de penser.
Toute pensée crée du mouvement dans l’esprit et, de ce fait, une friction apparaît. Tout ce qui bouge crée une friction. Mais, dès l’instant où nous détendons l’esprit et le laissons se reposer, il gagne en force ainsi qu’en joie car il sait, maintenant, qu’il peut se poser à tout moment. La joie trouvée en méditation se transpose dans la vie quotidienne car l’esprit sait désormais que rien ne doit être pris trop au sérieux, qu’il peut rentrer chez lui pour y retrouver le calme et la paix.
Telles sont les principales raisons pour lesquelles la vie ne peut jamais être pleinement satisfaisante sans la méditation. Elle peut nous offrir des circonstances extérieures agréables mais la satisfaction que l’on trouve grâce à la vie intérieure est beaucoup plus vaste. Le lâcher-prise, le renoncement, apportent une vision profonde, la compréhension que l’ego ne fait que vouloir, vouloir et, par conséquent, vouloir penser aussi. Quand l’ego cesse de vouloir, il n’a pas besoin de penser. Quand l’ego cesse de vouloir, toute forme d’insatisfaction disparaît. Voilà pourquoi nous devrions méditer. Source : http://www.dhammadelaforet.org/somm..
Intégrisme laïc
Non, mais comment c'est possible d'être aussi c.....
Alors, déjà, ces "enseignants" qui passent leur temps à dire à leurs élèves qu'il faut bien lire la consigne devraient raser les murs. Quant à la lecture d'image, enseignée à l'école élémentaire, là, c'est du collector...Ceux qui ne comprennent pas le thème principal du film ont vraiment un sérieux problème.
Quant à l'intégrisme laïc très à la mode depuis quelques temps, je vomis dessus. L'histoire de mon pays est une histoire éminemment religieuse et tous ceux qui la nient et poussent des cris d'orfraies sont des intégristes négationnistes que je conspue. La religion, on l'étudie, on l'ausculte, on l'explore, par désir de connaître, de comprendre, par respect aussi. Il ne s'agit pas de l'absorber comme le ferait une éponge, de s'en alourdir sans rien analyser mais la nier, la censurer, la jeter aux enfers laïcs, c'est rejeter la conscience, c'est croire que l'humain doit être "protégé"... Le fanatisme ne naît jamais de la connaissance mais de sa limitation. Les intégristes laïcs ne plaident que pour leurs névroses, nullement pour la connaissance de l'homme.
Capture d'écran du film l'Etoile de Noël

Quatre-vingt-trois élèves d'une école de Langon (en Gironde), se sont vus privés le 13 décembre dernier, de la fin d'une séance de cinéma où était projeté un film d'animation américain "L'Etoile de Noël".
Les enseignantes de cette école ont interrompu la séance, se rendant compte que le film d'animation décrivait l'histoire de la Nativité. Une trame pas assez laïque à leurs yeux. Au regard du titre "L'Etoile de Noël", l'image présentant le film (ci-dessus), ou encore le synopsis, difficile pourtant de s'imaginer une histoire qui ne s'appuie pas, au moins en partie, sur le fait religieux.
Synopsis : "L'histoire d'un petit âne courageux, Bo, qui rêve d'une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure ! Sur sa route, il va faire équipe avec Ruth, une adorable brebis qui a perdu son troupeau, et Dave, une colombe aux nobles aspirations. Rejoint par trois chameaux déjantés et quelques animaux de la ferme plus excentriques les uns que les autres, Bo et ses nouveaux amis suivent l'Étoile... et vont devenir les héros méconnus de la plus belle histoire jamais contée : celle du premier Noël."
Le directeur du cinéma, le Rio, s'est expliqué à l'hebdomadaire départemental Le Républicain Sud Gironde : « J’avoue que je n’avais pas vu le film avant, il vient d’un grand studio américain », reconnaît Emmanuel Raymond, qui a remboursé la séance aux élèves.
La suspension de séance suscite l'indignation
3 jours après la déclaration d'Emmanuel Macron quant à sa volonté de rester vigilant face à la "radicalisation de la laïcité", cette information a suscité une vague d'indignation ou d'ironie notamment du monde catholique et même des personnalités religieuses. L'Abbé Grosjean, prêtre catholique et blogueur, s'est ainsi exprimé sur Twitter, interpellant le ministre de l'Education. Son message a été retweeté plus de 1100 fois.
Bonjour @jmblanquer : pourriez-vous rassurer vos enseignants, qui font arrêter un film sur Noël parce qu’ils découvrent que ça parle de... Jésus !! Personne ne devrait leur en vouloir de nourrir ainsi la culture historique et religieuse de leurs élèves... https://actu.fr/societe/langon-film-letoile-noel-arrete-pleine-seance-scolaire_14630391.html …
Langon : le film « L'Étoile de Noël » arrêté en pleine séance scolaire
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Un film sur Noël qui parle de #Jesus : les institutrices n’étaient pas au courant et font arrêter la séance de cinéma ... d’année en année, cela ne change pas : il n’y a vraiment plus aucune place pour eux dans « les maisons communes » (cf les évangiles) https://actu.fr/societe/langon-film-letoile-noel-arrete-pleine-seance-scolaire_14630391.html …
Langon : le film « L'Étoile de Noël » arrêté en pleine séance scolaire
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Jean-Pierre Denis✔@jeanpierredenis
Pour la séance de Noël avant les vacances de Noël le film l’Etoile de Noël racontait l’histoire de Noël. Alors forcément, les instits, qui ne pouvaient pas deviner, ont été choquées.
Les laïcards aussi ont le droit d’être des bûches. Surtout pour… Noël. https://actu.fr/societe/langon-film-letoile-noel-arrete-pleine-seance-scolaire_14630391.html …Langon : le film « L'Étoile de Noël » arrêté en pleine séance scolaire
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D'autres réactions sur twitter se veulent plus mesurées, s'amusant d'une certaine naïveté des enseignants, qui auraient pu se douter au regard de l'image du film, de l'histoire qui allait être racontée.
Entraide et survivalisme
Voilà ce que je souhaite explorer dans la trilogie en cours. L'entraide qui s'oppose au désastre. Un témoignage à la suite du séisme au Japon en 2011.
Dans la sphère survivaliste, au contraire de ce que la majorité des gens pense, les individus engagés cherchent, non pas à survivre en tant qu'individu mais en tant que "groupe humain" et tout le monde a bien conscience que l'entraide, la solidarité, le partage, gratuit et spontané seront à la source des reconstructions.
"TOUS, SAUF ELLE" puis ensuite "JERICHO" ne seront pas des romans désespérés mais bien au contraire des tentatives d'espérance.
"L'entraide, un facteur de l'évolution" de Kropotkine
TEMOIGNAGE D' UNE FRANÇAISE QUI VIT AU JAPON
«La vie ces jours-ci a Sendai est plutôt surréaliste... Mais j'ai la chance d'être entourée d'amis qui m'aident énormément. J'ai d'ailleurs pris refuge chez eux puisque ma bicoque délabrée est maintenant totalement digne de ce nom.
Nous partageons tout : eau, aliments, ainsi qu'un chauffage d'appoint au fuel.
La nuit, nous dormons tous dans une seule pièce, nous dînons "aux chandelles", nous partageons nos histoires. C'est très beau, très chaleureux. Le jour, nous essayons de nettoyer la boue et les débris de nos maisons.
Les gens font la queue pour s'approvisionner dès qu'un point d'eau est ouvert, ou ils restent dans leur voiture, à regarder les infos sur leur GPS.
Quand l'eau est rétablie chez un particulier, il met une pancarte devant chez lui pour que les autres puissent en profiter.
Ce qui est époustouflant, c'est qu'il n'y a ni bousculade, ni pillage ici, même si les gens laissent leur porte d'entrée grande ouverte, comme il est recommandé de le faire lors d'un séisme.
Partout l'on entend: "Oh, c'est comme dans le bon vieux temps, quand tout le monde s'entraidait! "
Les tremblements de terre continuent: La nuit dernière, nous en avons eu tous les quarts d'heure. Le hurlement des sirènes était incessant, ainsi que le vrombissement des hélicoptères au dessus de nous.
Hier soir, l'eau a été rétablie pendant quelques heures, et aujourd'hui pendant la moitié de la journée. Nous avons aussi eu droit à un peu de courant cet après-midi. Mais pas encore de gaz. Les améliorations dépendent des quartiers. Certains ont de l'eau, mais pas d'électricité et d'autres le contraire.
Personne ne s'est lavé depuis des jours. Nous sommes crasseux, mais c'est de peu d'importance.
J'aime ce sentiment nouveau, cette disparition, desquamation du superflu, de tout ce qui n'est pas essentiel. Vivre pleinement intuitivement, instinctivement, chaleureusement et survivre, non pas en tant qu'individu, mais en tant que communauté entière...
Des univers différents se côtoient étrangement : Ici, des demeures dévastées, mais là, une maison intacte avec ses futons et sa lessive au soleil! Ici, des gens font interminablement la queue pour de l'eau et des provisions, alors que d'autres promènent leur chien. Puis aussi quelques touches de grande beauté : d'abord, la nuit silencieuse. Pas de bruit de voiture. Personne dans les rues. Mais un ciel étincelant d'étoiles. D'habitude je n'en distingue qu'une ou deux... Les montagnes autour de Sendai se détachent en ombre chinoise, magnifiques dans l'air frais de la nuit. Les Japonais sont eux-mêmes magnifiques : chaque jour, je passe chez moi, comme en ce moment même où je profite du rétablissement de l'électricité pour vous envoyer ce courriel, et chaque jour, je trouve de nouvelles provisions et de l'eau sur le seuil ! Qui les a déposées ? Je n'en ai pas la moindre idée ! Des hommes âgés en chapeau vert passent de maison en maison pour vérifier que chacun va bien. Tout le monde vous demande si vous avez besoin d'aide. Nulle part je ne vois de signe de peur. De résignation, oui. Mais ni peur ni panique! On nous annonce cependant des répliques sismiques, voire même d'autres séismes majeurs dans les prochains mois. En effet, le sol tremble, roule, gronde. J'ai la chance d'habiter un quartier de Sendai qui est en hauteur, un peu plus solide, et jusqu'à présent nous avons été relativement épargnés. Hier soir, autre bienfait : le mari d'une amie m'apporte de la campagne des provisions et de l'eau. Je viens de comprendre à travers cette expérience, qu'une étape cosmique est en train d'être franchie partout dans le monde. Et mon coeur s'ouvre de plus en plus. Mon frère m'a demandé si je me sentais petite et insignifiante par rapport à ce qui vient d'arriver. Eh bien non ! Au lieu de cela, je sens que je fais partie de quelque chose de bien plus grand que moi. Cette "re-naissance" mondiale est dure, et pourtant magnifique ! »
TOUS, SAUF ELLE : un 13 ème roman.

TOUS, SAUF ELLE.
Le 13 ème roman.
La suite de l'histoire "LES HÉROS SONT TOUS MORTS."
Une suite qui aura elle-même une suite. Je suis donc parti dans une trilogie.
D'un simple thriller-polar, je bascule dans un roman d'anticipation pour ce tome et dans un roman apocalyptique pour le final qui s'appelle pour l'instant "LE DESERT DES BARBARES".
J'ai lu énormément depuis trois ans tout ce qui concerne le survivalisme et la collapsologie.
Je sais que beaucoup de personnes voient dans cette idée de fin de civilisation un certain sectarisme.
Pour ma part, je le considère comme une voie d'anticipation et je pense que la montagne m'a beaucoup enseigné dans ce domaine. On ne part pas en montagne sur un coup de tête quand on a dans l'idée d'escalader une paroi et donc de s'engager dans une "aventure" incertaine.
Il faut tout anticiper de ce qui relève de la responsabilité de l'individu et anticiper sur la réaction à avoir dans le cadre de ce qui ne peut pas être anticipé mais qui peut néanmoins survenir.
La première fois que nous avons pris un ferry en famille, j'ai commencé par chercher l'emplacement des gilets de sauvetage. Ensuite, nous avons profité du voyage.
Voilà ce que j'appelle l'anticipation. Il ne s'agit pas de se faire peur et de se priver de la beauté de la vie mais bien au contraire de faciliter la sérénité parce que l'imprévisible est géré au mieux.
J'entends parfois dire que c'est une vision pessimiste de l'humain et même de la vie.
Je ne me considère ni pessimiste, ni optimiste. Mais réaliste.
Si je recherchais tous les liens éparpillés sur ce blog et qui traite de l'état de la planète et des risques d'effondrement du "monde moderne, il me faudrait des heures de recherches...
Non seulement, je ne veux pas vivre béatement en imaginant que le vaisseau est insubmersible ou que le capitaine et ses hommes méritent toute ma confiance mais je tiens même à participer à ma mesure au maintien à flot du vaisseau. Non pas pour ma simple petite existence mais parce que je fais partie du groupe humain et que j'ai donc une responsabilité sur le délabrement du navire.
Dans le cas de panique liée à une catastrophe, des scientifiques ont étudié ces états de stress intense et les ont rapprochés de ce qu'on appelle la sidération. Les gens frappés par cet état invalidant sont des personnes qui n'ont jamais, absolument jamais accepté d'entrevoir une situation d'urgence. Bien souvent par éducation et parfois par simple ignorance ou déni du danger.
Elles sont donc dans une incapacité totale à gérer leur stress et elles font partie tout "naturellement" des premières victimes.
Il y a une deuxième catégorie de personnes. Celles-là combattent la sidération en basculant dans un état de déraison complet. Elles peuvent prendre des décisions contraires au bon sens ou même devenir violentes et potentiellement dangereuses pour tous. Ce sont celles qui par exemple vont user d'une arme à feu...
Le seul moyen d'éviter ce genre de "dérapages" particulièrement dévastateurs, c'est d'amener les individus à anticiper. Dans leurs pensées mais également dans leurs actes.
C'est là que nous sommes heureux d'avoir emmené nos trois enfants en montagne dès qu'ils ont su marcher, à leur avoir fait vivre des situations particulières, engagées, parfois stressantes. Leur gestion émotionnelle et leur connaissance d'eux-mêmes sont des atouts indéniables.
Qu'en sera-t-il des individus "confortablement protégés" de tout, n'ayant jamais eu l'expérience de la peur, de l'urgence, du stress, de la nécessité de prendre des décisions vitales ?...
Ce roman explore ces questions.
Le dernier tome de la trilogie doit mettre en scène les quelques survivants...
« Toutes les horreurs que les romanciers croient inventer sont toujours au-dessous de la vérité. »
Balzac
CHAPITRE 1
Tariq n'oublierait jamais le mois de mars à Mossoul. Ni les mois précédents. Ni sa rage quand il avait quitté l'Irak.
Mossoul et ses combats.
Il était allongé sur le lit de son hôte, un fidèle à la cause.
Istanbul. Daesh y avait de multiples antennes.
Les mains posées sur le ventre, les doigts croisés, il avait retiré ses chaussures.
Le brouhaha de la rue ne pénétrait pas son cerveau. Les souvenirs occupaient toute la place.
Les images étaient toujours là. Il refusait qu'elles s'effacent. Elles nourrissaient sa haine et sa force, elles entretenaient le brasier. L'enfer qu'il voulait déverser désormais sur les Occidentaux.
Même le bruit des combats, il refusait qu'il s'éteigne. Chaque soir, il le ranimait. Et l'odeur du sang et les cris des mourants.
Un séisme sans fin, un chaos sans limites. Aucun bâtiment n’était épargné, aucune rue n’était praticable. Il ne restait que des débris, des ruines noircies par les incendies, des façades perforées, éventrées, suspendues dans des équilibres précaires, des murs criblés d’impacts de balles, des trous d’obus, de missiles, de roquettes, des gravats ou des pans entiers de maisons jonchant le sol, des lacis de lignes électriques sectionnées ou entremêlées comme des faisceaux de nerfs dans un corps désossé, des voitures calcinées, retournées, projetées dans les airs, des trottoirs éventrés, des tombes ouvertes, des fenêtres béantes comme des orbites de moribonds.
La ville entière était un cadavre puant.
Un cataclysme guerrier, un déluge de feu et de sang, des mois de luttes acharnées, sans pitié.
Tariq se revoyait, scrutant la rue par un trou dans le mur. L’obus n’avait pas explosé. Il avait traversé l’intégralité de l’appartement, cloison après cloison, et il avait disparu.
Il avait aimé le frisson de plaisir quand la mort l’avait frôlé. Comme une maîtresse perverse qui vous effleure ou vous frappe. Impossible de connaître à l’avance son humeur, ni l’intérêt ou l’indifférence qu’elle vous portera. À chaque fois qu’il avait eu ce frisson particulier, il s’était démené pour tuer un ennemi. Avec le maximum de risques, comme mu par une force insatiable. Le même spasme en lui, à chaque succès. Le baiser de la mort. Une excitation si puissante que l’orgasme du sang devenait vital.
Dans les silences prolongés, il pouvait imaginer la déflagration de la prochaine explosion, le prochain missile antichar, la prochaine rafale d’AK-47, la prochaine grenade, le prochain cri, le râle plaintif d’un mourant. L'agonie d'un de ses frères nourrissait sa haine, l'agonie d'un ennemi nourrissait sa furie.
Walid était mort dans ses bras, crachant le sang de son poumon perforé. Hassan avait été écrasé par une dalle de béton pulvérisée par un tir de char, sa tête dépassant de la chape, les yeux exorbités, ses entrailles vomies maculant son visage. Zina avait déclenché sa ceinture d’explosifs quand les mécréants l’avaient encerclée.
Il y avait des frères de lutte gisant dans tous les quartiers, des corps abandonnés à la pourriture, des blessés agonisant pendant des heures, des hurlements qui déchiraient les rares accalmies, des tirs de mortiers qui visaient les mourants, leurs cris comme des appels à la délivrance finale, des silences insupportables dans l’attente des combats, le danger permanent des snipers, l’odeur âcre de la poudre qui se mêlait à celui de viande brûlée, les chenilles des chars qui déchiquetaient les blessés, la folie de la mort quand elle tient les rênes, des haines viscérales qui servaient de guide suprême.
Il n’y avait plus de silence en lui.
Il avait tué tant d’infidèles qu’il en jouissait à les compter mais il avait perdu aussi la dernière femme qu’il aimait, celle qui avait pris les armes à ses côtés, les autres, il les avait abandonnées à leurs peurs, juste des chiennes sans honneur.
Il avait perdu ses amis, il avait perdu la bataille de Mossoul. Il n’en avait plus aucun doute. L’issue était déjà écrite.
Il avait failli.
Et la mort ne lui était rien.
Il avait senti dans les nuits sans sommeil cet effacement de toute limite.
Il aurait pu mourir sans aucune retenue, sans la moindre peur, le moindre regret, il n’y avait plus rien de vivant en lui, sinon la rage, la volonté de tuer encore et encore. La décapitation du capitaine de la milice. Un moment sublime. Les soubresauts du mourant. Il avait senti la mort jouir dans ses mains.
Il ne vivait plus que pour la mort. Celle des ennemis, même au prix de la sienne.
Lorsque Farid était tombé, il avait décidé de quitter la ville. Son frère, abattu par un tireur d’élite, la tête éclatée, en pleine course. Il l’avait vu s’effondrer devant lui, la chair et le sang giclant dans un éclair. Il n’avait rien pu faire.
Il aurait pu mourir à Mossoul mais la joie de ses ennemis lui aurait été insupportable.
Il avait traversé les quartiers en ruine, emprunté les réseaux souterrains creusés par les frères. Il avait une mission désormais. Une autre mission.
Tous les frères morts seront vengés.
Il était passé par l'Iran puis il avait atteint l'Afghanistan. Il avait combattu dans diverses régions montagneuses, il avait obtenu un poste élevé au sein des talibans, il avait tué des soldats de Satan. Des mois de combats et toujours ce goût délicieux de la mort des mécréants, cette jouissance extatique du sang versé. Il avait tenu un rôle important dans la défaite des Américains, dans la reprise du pouvoir, la fuite honteuse des Yankees.
Mais son désir le plus puissant n'était toujours pas assouvi. C'est d'une croisade en terre impie dont il rêvait, une guerre sainte en Occident, autant de cadavres, des ruisseaux de sang dans les villes, des torrents de feu.
Il ne voulait plus attendre. Allah le lui rappelait sans cesse. Les images de Mossoul. Tous les frères morts seront vengés.
Poule House
PARTAGES
Philippe Le Grelle, éleveur de poules pondeuses dans le Loiret, souhaite que ses poules continuent "leur belle vie", même après l'âge fatidique des 18 mois où elles sont alors considérées comme moins productives. Bientôt, ses cocottes finiront leur vie à la "Maison des poules".
Par LC
Philippe Le Grelle, dans son exploitation à Ouzouer sur Loire. / © Photothèque Bio Centre - Philippe Montigny
Jusqu'à présent, Philippe Le Grelle revendait ses poules à des particuliers pour leur basse-cour. Mais avec l'arrivée prochaine de son fils à la tête de l'exploitation, il est passé de 6 000 à 10 000 gallinacés. Dans ces conditions, recaser toutes ses poules allait devenir plus difficile : "Poulehouse est arrivé au bon moment en me disant qu'il me prenait toutes les pensionnaires de mon élevage! Ca tombait vraiment bien!"
Poulehouse veut sauver les poules
Créée en février 2017, la start-up parisienne Poulehouse veut sauver les poules d'une mort certaine à 18 mois. Chaque année, 50 millions de poules sont tuées en France. Et comme le dit Fabien Sauleman, co-fondateur de Poulehouse, "tout le monde sait que l'oeuf ne tue pas la poule"!
La société a donc racheté une ferme dans le Limousin où pourront vieillir les poules de quatre éleveurs, dont celles de Philippe Le Grelle. Une maison de retraite pour poules donc. Du jamais-vu. "Les poules peuvent vivre jusqu'à 10 ans, tout en continuant à pondre des oeufs, même si c'est de moins en moins", précise le co-fondateur de Poulehouse. Avant d'ajouter : "Evidemment, cette retraite paisible a un coût qui est répercuté sur le prix de vente. Chaque oeuf est vendu 1€, soit 2 fois plus cher qu'un oeuf bio.C'est un choix éthique et qui plait aux consommateurs".
© Poulehouse
Depuis le lancement des oeufs estampillés "Poulehouse", en septembre, 150 000 oeufs ont déjà été vendus. Tout le réseau Biocoop les distribue, ainsi qu'une cinquantaine de magasins Franprix en région parisienne. Et de plus en plus les boutiques du réseau Naturalia, Naturéo... Même la Belgique s'y met depuis le mois de décembre. "De plus en plus de personnes sont sensibles à la cause animale et veulent acheter responsables. La preuve lorsque nous avons ouvert une cagnotte participative en avril pour nous aider à lancer Poulehouse, nous avons récolté plus de 25 000 euros !", s'enthousiasme Fabien Sauleman.
Déjà 9000 poules sauvées
Pour l'instant, 9000 poules ont été sauvées de l'abattoir, même si elles vivent encore chez leurs propriétaires. Les premières cocottes devraient arriver à la "Maison des poules" en mars 2018. Quant aux pensionnaires loirétaines de Philippe Le Grelle, les premières fouleront le sol limousin en décembre 2018 : "Je vends une poule environ 20 centimes à Poulehouse, soit le même prix que pour les envoyer à l'abattoir. Mais la fin est bien plus belle dans le premier cas!", souligne l'éleveur du Loiret.
La maison de retraite des poules, solution miracle? "Au bout d'un moment, nos 16 hectares ne seront plus suffisants. C'est pourquoi nous voulons surtout instaurer un nouveau mode de production dans l'élevage des poules pondeuses : toujours en bio et en plein air... mais avec une fin de vie directement chez les éleveurs", espère-t-on à Poulehouse. Rêve ou réalité? L'avenir le dira.
Body-scan

C’est Audrey Steinmetz qui m’a initié à cette technique. C’était pendant la formation en sophrologie analysante. De très beaux souvenirs. De belles personnes et une formatrice formidable, un cœur empli d’amour, une âme qui le déverse.
Le body scan consiste à visualiser le parcours de l’énergie dans son corps. Il s’agit d’une méditation dirigée vers un objectif précis : la conscientisation du corps.
Trois ans que j’y travaille.
Je m’allonge, je ferme les yeux, je fais le vide, je me concentre sur le noir à l’intérieur.
Puis je commence par le pied gauche. Je visualise une boule d’énergie. Je la palpe, je l’ausculte, je la fais tourner sur elle-même, je me concentre sur elle jusqu’à ne plus sentir le reste de mon corps qu’à travers une évanescence délicieuse.
Puis j’enveloppe cette boule d’énergie et je lui fais parcourir l’intégralité de mon corps.
Les déplacements de la boule, je ne les décide et je ne les applique qu’avec une inspiration. C’est le souffle inséré qui nourrit le déplacement de la boule d’énergie.
Jusqu’ici, je finissais par réaliser qu’à un moment, je m’étais laissé envahir par une pensée, puis qu’une autre était venue s’y greffer, par réaliser ensuite que la boule d’énergie avait disparu, qu’elle s’était diluée, comme fragmentée par le flux des pensées.
Je recommençais là où j’en étais en me concentrant de nouveau.
Trois ans que j’alternais ainsi les phases de méditation avec des pertes de conscience et des ingérences du mental.
Et puis hier soir, une séance hors norme, le franchissement d’un palier, comme si j’étais entré dans une nouvelle pièce.
Pas une seule coupure, pas un seul instant de perdition dans mon body-scan, l’intégralité du corps parcouru sans jamais perdre le contact avec la boule d’énergie. Des perceptions d’une précision inconnue, un rayonnement intérieur très puissant. La boule tournait sur elle-même ou se stabilisait par moments et là, je sentais le flux s’amplifier et des crépitements sur la surface du globe, comme des éruptions solaires.
Je n’avais quasiment plus de conscience des contacts de mon corps sur le lit, à peine la pression des talons et l’appui de mon crâne sur le matelas. Le reste du corps était évaporé, un espace vide, comme un néant et pourtant une vibration insistante, comme si mes pieds et mon crâne étaient toujours reliés par un rayonnement indéfinissable et que je ne maîtrisais aucunement.
Je n’ai pas eu la moindre pensée. Pendant environ trente minutes.
Je me souviens de cet état comme une espèce de décorporation mais sans être jamais passé en mode d’observation de mon corps. Puisqu’il n’était plus là. Il n’y avait que la zone irradiée par la boule d’énergie mais sans que la zone elle-même devienne prioritaire dans la perception. C’est la boule d’énergie qui remplaçait la zone concernée. Je n’étais pas dans mon genou, dans mon dos, dans ma nuque, dans une main mais dans la boule d’énergie. Elle ne faisait que suivre un chemin et en l’empruntant, elle en dispensait une conscience particulière.
Chose étonnante, je n’ai jamais perdu le fil alors que j’étais immensément heureux, un bonheur étrange puisqu’il n’y avait aucune émotion, c’était quelque chose de neutre et de très puissant.
Chose tout aussi étonnante ce soir. Il me suffit de penser à cette boule d'énergie en écrivant ce texte pour aller la situer là où je veux et la ressentir...
Et dernier point : hier soir, j'avais un reste de torticolis. Ce matin, il n'y avait plus rien...
Impossible à décrire. Enfin, si, peut-être mais ça me prendra bien dix ans...

Le vol de 350 000 euros
Le titre initial est ": le vol à 350 000 euros" mais le mien sonne plus juste, est plus dans la réalité, correspond davantage à cette propension des élus à se servir sans aucune retenue de leur élection comme d'un blanc seing.
Il s'agit bien d'un vol des consciences au-delà même d'un vol de l'argent du pays.
En plus de cette dépense pharaonique quand on voit l'état du pays, je rappelle que l'avion initialement affrêté estr entré à vide. Et ensuite, "ils" nous parlent de pollution, de cop21, de taxes en tous genres, des efforts que NOUS devons réaliser.
Je les hais.
Le vol à 350 000 euros d'Édouard Philippe : la facture qui ne passe pas
Alors que certains jugent exagérée l'indignation, la plupart des éditorialistes voient dans cette dépense la perpétuation des mœurs de « l'ancien monde ».
LE POINT.FR (AVEC AFP)Publié le | Le Point.fr

Lors d'une escale technique à Tokyo d'un A340 de l'armée de l'air qui le ramenait avec plusieurs ministres et une soixantaine de personnes en métropole, le Premier ministre et une large partie des passagers ont embarqué dans un autre A340 aux sièges de première classe, loué par Matignon à une entreprise privée pour 350 000 euros. Légitime ou scandaleux ?
© Nicolas TAVERNIER/REA
Trois cent cinquante mille euros pour rentrer à Paris depuis Tokyo, est-ce scandaleux ou normal ? Les éditorialistes de la presse écrite se divisent ce jeudi au sujet du vol privé qui a ramené le Premier ministre Édouard Philippe et sa délégation de Nouvelle-Calédonie. D'un côté ceux qui fustigent le « principe d'indignation », de l'autre ceux qui prônent la rigueur scandinave.
Le Figaro annonce Édouard Philippe « en zone de turbulences » pour s'en désoler sous la plume de son éditorialiste Guillaume Tabard : « Le vrai problème, juge-t-il, est la propension croissante à juger les dirigeants sur des symboles supposés d'exemplarité et non plus sur l'efficacité de leur action. Il est plus important de savoir si le voyage d'Édouard Philippe en Nouvelle-Calédonie a fait avancer ou non ce dossier délicat que de savoir s'il aurait pu prendre un autre vol. L'exemplarité est une obligation préalable ; mais pas une finalité. Et une dépense isolée ne peut être appréciée sans regarder un budget global. Au fond, le Premier ministre paie un intégrisme de la transparence dont l'effet pervers est de transformer l'électeur en procureur. »
« Quand l'opinion attend du sang et des larmes de ses dirigeants, que faire lorsque naît le soupçon de confort ? » demande Cécile Cornudet des Échos : « Comprendre les interrogations, mettre l'accent sur le poids de la charge et sur la coordination nécessaire avec le chef de l'État. Voilà comment Édouard Philippe tente depuis mardi d'éteindre la polémique sur son vol Tokyo-Paris. »
Des excuses peu convaincantes
Mais cette défense ne convainc pas Maurice Bontinck de La Charente libre : « Affréter en dernière minute à Tokyo un avion à 350 000 euros pour ramener une délégation de 60 personnes à Paris n'est bien sûr pas illégal mais révèle à la fois un manque d'organisation et une légèreté avec les deniers publics. Quand un avion repart à vide ou presque, sous prétexte qu'il est moins confortable et/ou moins rapide de deux heures, l'excuse de l'efficacité tombe vite à l'eau. Surtout quand le prétexte est d'arriver à temps pour un conseil de défense qui avait déjà été décalé de deux jours. »
Elle ne convainc pas plus Denis Daumin de La Nouvelle République du Centre-Ouest : « Il s'agissait de gagner du temps, remontant les fuseaux horaires, et puis il y avait un conseil de sécurité à Paris en guise de petit déjeuner et Jupiter s'apprêtait à décoller vers l'Algérie. Impossible de laisser le pays en pilotage automatique, ne fût-ce qu'une demi-heure. Les journalistes ont vérifié forcément, c'est en principe leur métier. Aucun des arguments ne tient. Ça fait mauvais effet lorsqu'on prétend donner des leçons de méthode, d'économie et de respect de l'environnement. La prochaine fois, le chef du gouvernement se méfiera de ces avions à réactions incontrôlables. Vous pensiez voler collectivement en première, pépère, et vous découvrez à l'arrivée que vous étiez en classe affaire, au singulier. »
Se prétendre vertueux depuis des fauteuils de première classe, ça ne marche plus
Dans L'Union, Sébastien Lacroix fait les comptes : « Divisés en nombre de jours de smic, de rognures d'APL, de tranches de saucisson ou de tickets de métro, 350 000 euros, c'est même énorme », avant de relativiser : « Trois cent cinquante mille euros, c'est tout juste 2,18 minutes d'augmentation de la dette de notre beau pays, ou 8 heures d'opération Sentinelle. »
Certes. Mais « cette facture-là dépasse la question des capacités financières de l'État, affirme Didier Rose dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, elle mine la crédibilité d'un discours garantissant de renvoyer au passé toute pratique qui ne trouverait pas de stricte justification d'intérêt général. Se prétendre vertueux depuis des fauteuils de première classe, ça ne marche plus. Ce qui en pâtit, au final, c'est l'espoir d'un renouvellement porté par des personnes, fussent-elles d'État. » L'éditorialiste veut y voir des pistes pour que le « nouveau monde » porté par cette génération qui accède au pouvoir se réalise enfin : « Un tel épisode montre que la rénovation politique, la vraie, celle qu'attendent les Français, passe par une révision des règles publiques plus que par une rotation d'élus. »
L'exemple scandinave
D'autres journalistes conseillent à Édouard Philippe, et plus généralement à la classe politique française, de se tourner vers le Nord. C'est le cas de Jean-Michel Servant du Midi libre : « Sans doute Édouard Philippe ne sait-il pas que dans certains pays, en particulier scandinaves, certains présidents voyagent en toute simplicité sur des vols commerciaux », s'agace-t-il. « Comme toujours, cette déplorable affaire de gros sous montre la gabegie de l'argent public en France. Le mépris pour les petits contribuables. La question désormais est de savoir si l'intéressé et ses successeurs retiendront la leçon de ce vol en bassesse-classe. On en doute. »
Hubert Coudurier du Télégramme fustige lui aussi « un sentiment d'amateurisme et de propension à dilapider les fonds publics lorsque le gouvernement s'échine par ailleurs à faire des économies imposées aux collectivités locales et plus globalement aux Français. [...] Sans exagérer la portée d'un tel couac, il démontre que les dirigeants français sont encore loin de la simplicité des mœurs scandinaves ».
Jean-Marcel Bouguereau a adopté la même boussole dans La République des Pyrénées : « Le nouveau monde promis ressemble souvent à l'ancien, souligne-t-il. Le personnel politique a trop souvent le goût et l'habitude des palais de notre monarchie républicaine. Eux qui ne ratent jamais une occasion pour prendre l'Allemagne ou les pays nordiques en exemple devraient sur ces sujets s'en inspirer un peu plus ! »
Un sentiment partagé par Philippe Marcacci dans L'Est républicain. Selon lui, « la polémique ne peut que conforter l'opinion publique dans une conviction : les politiques français sont incapables de renoncer aux ors du pouvoir et aux avantages que leur confèrent le suffrage des citoyens et, plus encore, les deniers des contribuables. »
Il est « compliqué » et « cher » de déplacer un Premier ministre a affirmé ce mercredi Edouard Philippe après la polémique sur son vol privé pour revenir de Nouvelle-Calédonie début décembre. Analyse des différentes explications fournies par Matignon depuis 24 heures.
Le 5 décembre, de retour de Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre et son équipe ont loué un avion privé à la société Aéro Vision pour voyager dans de « meilleures conditions ». Edouard Philippe « assume » les 350 000 € déboursés pour affréter ce vol privé entre Tokyo et Paris. La principale explication de ce retour « précipité » est le principe de présence du Premier ministre sur le territoire en cas d’absence du président de la République. Même si la règle a souffert par le passé de nombreuses exceptions, le chef du gouvernement doit se trouver en métropole en l’absence du chef de l’Etat, rappelle Matignon.
Tour d’horizon des différentes explications avancées par les services du Premier ministre au cours des dernières 24 heures pour justifier ce vol.
L’inconfort de l’A340 de l’Armée de l’air
Pour Matignon, l’A340 de l’Armée de l’air, assez ancien et sans sièges business, « ne sert pas en temps normal à transporter ni des autorités militaires ni des membres du gouvernement en long courrier et de nuit ». En l’absence de l’A330 présidentiel, réservé pour le voyage d’Emmanuel Macron du 6 décembre en Algérie, il a été utilisé « exceptionnellement » par le Premier ministre entre Nouméa et Tokyo « justement pour faire des économies ». « L’avion militaire ne remplissait pas les conditions d’accueil du Premier ministre. Ce dernier doit pouvoir assurer ses fonctions, doit pouvoir travailler, faire sa toilette, s’allonger pour pouvoir assurer sa journée de travail. » Sur le vol aller entre Tokyo et Nouméa, « Edouard Philippe a dormi sur quatre sièges au milieu de l’A340, en raison de sa taille », a précisé le service de presse de Matignon, photo à l’appui.
Contacté par « le Parisien », le service de presse de l’Armée de l’air a refusé de commenter « un vol dans le cadre d’un voyage officiel ». En revanche, il a accepté de préciser les missions de l’escadron de transport Esterel qui a assuré ce vol. « Il assure toutes les missions de transports militaires des trois armées sur de longues distances. Il sert aussi à acheminer des militaires français lors des opérations extérieures. L’escadron Esterel est composé de 5 Airbus qui sont stationnés à Roissy, 3 A310 et 2 A340, des TLRA (Très Long Rayon d’action) qui peuvent être engagés sur un court préavis pour une distance très éloignée », nous précise-t-on.
« Ce sont des équipages avec un système d’alerte, sollicités lors des catastrophes humanitaires », ajoute-t-on au Sirpa Air. « L’A340 utilisé par Matignon a ainsi été le premier avion ayant transporté la sécurité civile dans les Antilles après le passage d’Irma. Sa configuration est très flexible, il sert aussi régulièrement lors de voyages officiels pour le transport de membres du gouvernement et de journalistes ». Le coût de ce type de vol n’est en revanche pas connu.
La présence du Premier ministre à un Conseil de défense
Dans un premier temps, selon l’AFP, l’usage de l’A340 version luxe d’Aéro Vision aurait permis au PM de gagner deux heures dans son planning chargé du 6 décembre. « Les deux heures ont permis au Premier ministre de revenir dans les temps impartis, alors qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à décoller pour l’Algérie (il a atterri à 10h50 à Alger) et qu’un Conseil de défense était prévu à l’Elysée à 8 heures », pouvait-on lire dans une dépêche de 19h41, datée du 5 décembre. Il semblerait que cette explication soit un quiproquo. En effet, le Conseil de défense restreint avait été reporté au 8 décembre à 15h30 comme le montre l’agenda présidentiel.
La question du coût d’un Tokyo-Paris
Le vol de l’ensemble de la délégation a coûté 1, 3 million d’euros (aller-retour), les 350 000 euros du vol privé compris. Au total, ce sont 52 personnes qui sont revenues avec lui dans la délégation. « Dans un déplacement ministériel, toutes les personnalités sont logées dans les mêmes conditions. On peut le regretter, mais c’est l’usage », se justifie-t-on à Matignon.
Matignon a, selon nos informations, cherché à négocier le prix du billet sur un vol de ligne Tokyo-Paris à 7600 € en première classe ou en business, mais l’avion atterrissait à 16 heures, ce qui posait problème en raison de l’agenda du président de la République. Sur un vol commercial classique d’Air France, un Tokyo-Paris en première classe coûte entre 4000 € et 8000 € en fonction de l’horaire de départ. Au prix négocié de 7600 €, le vol aurait donc coûté 395 200 euros à Matignon.
Un A340 « classique » peut aussi être loué de manière privée pour la modique somme de 10 743 euros de l’heure. Ce qui pour un vol de onze heures, représenterait une somme de 118 173 euros, mais aurait nécessité de s’y prendre en amont.
« Au total, le coût des vols pour ce déplacement ministériel a coûté 30 % moins cher pour l’Etat que le dernier voyage similaire en Nouvelle-Calédonie », celui de Manuel Valls en 2016, a également souligné Matignon. « Le vol de Manuel Valls avait coûté 2 millions d’euros, et 1,6 million pour celui de Jean-Marc Ayrault », soulignent les services d’Edouard Philippe. Manuel Valls a, de son côté, reconnu qu’un « déplacement de ce type est toujours très coûteux. »
TOUS, SAUF ELLE : Aimer l'amour.
TOUS, SAUF ELLE
Extrait
"Laure ne cherchait plus à s’expliquer les raisons de cette attirance pour Théo. C’était juste une évidence. Elle ne comprenait pas davantage la puissance de cette étreinte, cette joie en elle, comme un rayonnement inconnu qui l’avait emplie, une lumière intérieure qui n’avait rien d’un orgasme habituel. Elle aurait pu ne pas jouir d’ailleurs sans en éprouver la moindre frustration. Et plus étrange encore, Théo n’avait pas été qu’un simple partenaire aimant mais l’opportunité d’une révélation.
La lumière. Elle était toujours là et elle ne savait la nommer autrement.
Le sexe de Théo en elle. Comme un canal d’énergie. Elle avait senti le flux l’envahir, bien au-delà du connu.
Elle avait perdu le lien avec le réel. Comme une plongée verticale vers des altitudes inexplorées, l’effacement de son être et l’émergence d’une entité indéfinissable, une chaleur d’étoile, un rayonnement solaire qui l’avait embrasée au-delà de son corps, comme si autour d’elle son âme s’était réjouie.
Elle était assise dans le canapé du salon, les yeux dans le flou, un regard poreux fixé sur le mur devant elle, une vision intérieure. Nous n’étions pas, fondamentalement, des êtres de matière mais des âmes enveloppant des corps mouvants, des énergies capables d’aimanter des particules pour en fonder un véhicule. Une révélation qui se nourrissait de la lumière qui l’avait enveloppée.
Qu’était-elle cette lumière ? Pourquoi l’avait-elle empêchée de partir dans l’habitacle de la voiture ? Pourquoi elle ? Et pourquoi ne l’avait-elle pas connue plus tôt ? Que devait-elle en faire désormais ?
Elle comprit alors qu’elle n’avait rien su de la vie, qu’elle en avait ressenti uniquement l’illusion de l’existence, que le réel était bien au-delà de ce que la raison humaine lui avait enseignée, que ses limites l’avaient bridée et qu’elle était entrée désormais dans le champ de tous les possibles.
Sans pouvoir aucunement présager de la suite.
Cette perception des atomes, cette vibration dans tout ce qui était empli du flux vital, cette pénétration des êtres comme s’ils n’avaient plus de carapaces mais qu’ils étaient devenus des entités sans frontières, intégralement ouvertes, offertes, des espaces à découvrir sans que rien de connu ne vienne en brider l’exploration.
Elle avait aimé Théo comme on aime un lever de lune, un coucher de soleil, un silence de montagnes, des nuages courant sur l’azur, un parfum de fleurs, le chant d’un oiseau. Elle n’avait pas aimé le corps d’un homme, ni même un homme, ni même un cœur. Elle avait aimé l’amour."
Spinoza et la démocratie
Thierry Ledru
6 min ·
Spinoza, encore et toujours, incontournable et indiscutable, clair, juste, intègre et lumineux, visionnaire de ce que la démocratie devrait être et n'est plus depuis longtemps...
"On pense que l'esclave est celui qui agit par commandement et l'homme libre celui qui agit selon son bon plaisir. Cela cependant n'est pas absolument vrai car en réalité, être captif de son plaisir et incapable de rien voir ni faire qui nous soit vraiment utile, c'est le pire esclavage et la liberté n'est qu'à celui qui de son entier consentement vit sous la seule conduite de la Raison.
Quant à l'action par commandement, c'est à dire l'obéissance, elle ôte bien en quelque manière la liberté, elle ne fait pas cependant un esclave sur-le-champ, c'est la raison déterminante qui le fait.
Si la finalité de l'action n'est pas l'utilité de l'agent lui-même, mais de celui qui le commande, alors l'agent est un esclave, inutile à lui-même ; au contraire dans un Etat et sous un commandement pour lesquels la loi suprême est le salut de tout un peuple, non de celui qui commande, celui qui obéit en tout au souverain ne doit être dit un esclave inutile à lui-même mais un sujet.
Ainsi, cet Etat est le plus libre, dont les lois sont fondées en toute Raison, car dans cet Etat, chacun, dès qu'il le veut, peut être libre, sous la conduite de la Raison.
De même encore les enfants, bien que tenus d'obéir aux commandements de leurs parents, ne sont cependant pas des esclaves; car les commandements des parents ont très grandement égard à l'utilité des enfants.
Nous reconnaissons donc une grande différence entre un esclave, un fils et un sujet, qui se définissent ainsi.
Est esclave qui est tenu d'obéir à des commandements n'ayant aucun égard qu'à l'utilité du maître commandant ; fils qui fait ce qui lui est utile par le commandement de ses parents ; sujet enfin, qui fait par le commandement du souverain ce qui est utile au bien commun et par conséquent aussi à lui-même.
Par ce qui précède, je pense avoir assez montré les fondements de l'Etat démocratique, duquel j'ai parlé de préférence à tous les autres, parce qu'il semblait le plus naturel et celui qui est le moins éloigné de la liberté que la Nature reconnaît à chacun. Dans cet Etat en effet, nul ne transfère son droit naturel à un autre, de telle sorte qu'il n'ait plus ensuite à être consulté, il le transfère à la majorité de la Société dont lui-même fait partie.
Et dans ces conditions, tous demeurent égaux, comme ils l'étaient auparavant dans l'état de Nature".
Nathalie touche 1200 euros par mois à la retraite après avoir travaillé 35 ans dans l'éducation nationale comme institutrice puis comme psychologue scolaire après avoir repris les études à 35 ans : licence, master 1, un an de formation en école spécialisée puis master 2 de psychologue clinicienne. Elle n'aura jamais de "revalorisation". C'est à dire qu'elle restera désormais sous le SMIC.
Loin de moi l'idée de critiquer le niveau du SMIC mais j'imagine par contre une femme seule avec ce montant et j'imagine tout autant le désastre pour un artisan à la retraite...On part en fait sur une génération de retraités qui devront trouver un emploi, déclaré ou pas, comme au Royaume-Uni où des personnes de 70 ans tentent de survivre en distribuant des journaux, en étant caissière, livreurs, à faire de l'entretien de jardins ou à cultiver un mini potager pour avoir de quoi faire une soupe...Je ne vais pas parler des salaires dans le milieu politique parce que je vais devenir grossier.
Dans un an et demi, ça sera mon tour et si j'arrive à 1400 euros, ça sera le plafond...37 ans à enseigner à de jeunes enfants, plus de mille enfants sur ma carrière.
La question que je me pose ce soir est très simple : Si ces retraites correspondent à l'importance accordée par l'Etat à la fonction enseignante, est-ce qu'ils considèrent par la même que leurs statuts de personnalités politiques a davantage d'importance ?... Ils ont pourtant tous eu des enseignants et leurs connaissances viennent de leurs parcours scolaires. Serait-ce donc qu'une fois sortis du cursus, ils en oublient d'où ils viennent ?
On peut d'ailleurs considérer que le problème est le même avec le milieu agricole. Ce que les "Hauts dignitaires" mangent, ils le doivent au travail du secteur primaire. Est-ce donc qu'une fois atteints les sphères du pouvoir, toutes ces personnes en oublient d'où ils viennent et ceux qui les nourrissent ? On connaît tous les difficultés du monde paysan. Pas pour rien qu'on y compte le plus grand taux de suicides.
On peut aussi ajouter, et c'est bien pire encore, au regard de toutes les "affaires" de harcèlement sur les femmes dans la sphère politique qu'ils en oublient, tous ces hommes, qu'ils sont sortis du ventre de leur mère.
Au final, il me semble que plus l'ascension dans la sphère politique atteint des proportions importantes, plus leur amnésie s'accroît. En même temps, quand j'écoute NV Belkacem, je réalise à quel point la folie de ce milieu atteint les femmes tout autant que les hommes.
Maintenant, désolé de le dire, mais si tout cela est encore et toujours possible, c'est bien parce que le peuple n'a toujours pas le cran de les bannir à tout jamais.
Bien sûr, qu'une autre société est possible.
Imaginons quelques secondes que tout cela sera toujours aussi pitoyable pour nos petits-enfants, voire dans cent ans, voire plus loin encore.
Ce que je supporte difficilement aujourd'hui, ce sont les plaintes des votants... Qu'ils se taisent à tout jamais ou qu'ils commencent à réfléchir.
La Raison a disparu. Il ne reste que le formatage, la pensée unique, l'absence de courage, la faiblesse de penser que tout cela est inéluctable et pire encore qu'il faut continuer à s'en remettre aux Puissants pour espérer encore une amélioration.
Rousseau, Spinoza, Blaise Pascal, Diderot, Kant, tous ceux-là ont disparu. Combien sont-ils à les lire encore ?
La masse pleure la disparition d'une idôle de la chanson quand elle devrait pleurer la mort des philosophes.
On a la misère sociale qu'on mérite dès lors qu'on accepte la misère de la soumission intellectuelle.
Une prière commune
Tout le monde a entendu parler de ce drame du bus scolaire.
Effroyable.
Cinq enfants décédés.
Parmi les nombreux blessés, neuf sont en urgence absolue.
Je rêve d'une prière nationale, un mouvement spirituel commun, des millions de personnes s'arrêtant toutes ensembles, à une heure donnée, debout, agenouillées, dans une église, chez elles, sur leur lieu de travail.
Toutes unies dans une énergie partagée.
Pour les âmes disparues, pour les âmes qui luttent, pour les familles effondrées, pour les copains traumatisés, pour les enfants en pleurs.
Je rêve d'un peuple aimant.
Pas une minute de silence. Non, une minute de prières.
Une minute d'amour, un amour immense, un flux lancé dans les airs, par-delà les distances, des sillons de lumières qui se rejoindraient tous, là-bas où la douleur est si grande.
Je rêve d'un peuple aimant. Juste une minute. Soixante-six millions de personnes qui prieraient avec leurs mots, avec leurs coeurs, avec leurs âmes, avec leurs pleurs, avec leur tendresse, avec leur amour.
On me dira qu'il y a d'autres drames, partout ailleurs et qu'il faudrait prier, jours et nuits. Pourquoi eux et pas les autres ?
Parce qu'il faut bien commencer un jour et que ça n'a jamais été fait.
Soixante-six millions de personnes.
Quel en serait l'effet ?
...
Est-ce que les personnes concernées le ressentiraient ?
Est-ce que les personnes en prière en seraient atteintes elles aussi ?
Une telle énergie aimante, diffusée simultanément, vers un point précis.
Quel en serait l'effet ?
Je rêve d'un instant d'amour.

Numérologie
C'est Lisa, une ancienne élève, (dont j'ai déjà parlé ici) qui m'a présenté ce site et la numérologie. Lisa était à la maison hier soir et c'était toujours le même bonheur de la revoir et d'échanger avec elle. Une âme lumineuse, rayonnante.
J'ai donc fait le calcul et j'en arrive au chiffre 8.
En voici l'analyse. Et j'avoue qu'elle me réjouit autant qu'elle me stupéfie dans sa justesse.
"Ouverture au monde spirituel"...
VOTRE MISSION DE VIE 8
Publié par Murielle Robert le 24 Nov, 2013 dans CHRONIQUES, LA NUMÉROLOGIE SACRÉE, MANCHETTES, Murielle Robert |
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Rédigé par : Murielle Robert
Mon site web http://www.muriellerobert.com/
Méditation d'ancrage à la Terre
La Loi du Retour
« DEVENIR UN CANAL DE LUMIÈRE »
Le chiffre 8 est un des chiffres les plus prolifiques car il donne vie partout où il passe.
Que ce soit dans votre jour ou mois ou année, il vous propulsera vers les cimes les plus hautes comme dans les vibrations les plus intenses de la lumière.
Il est lemniscate, le serpent qui se mord la queue afin de faire circuler l’énergie en tout et dans tous les règnes et tous les plans.
Il est la Fleur de Vie, là où tout commence avec les 8 pétales de vie pour l’expansion et la propulsion de tout ce qui vit en soi…..puis dans l’exponentiel….
Voici ce que le chiffre 8 nous propose comme enseignement….
Tout d’abord l’équilibre puisque de par son essence, il contient les deux mondes, le monde visible et invisible ainsi que le monde matériel et spirituel.
Ces deux mondes peuvent s’opposer à l’intérieur de nous comme s’harmoniser.
La balance vient nous réajuster dans nos mouvements vers le ciel comme ceux dirigés vers la terre.
On dit bien « avoir la tête dans les nuages et les pieds sur terre »
Cet adage s’applique très bien au chiffre 8.
Puis tout au cours de notre vie dans laquelle nous naviguons entre ses deux mondes, le point de jonction et d’unification est l’équité, la justice, non pas celle des hommes mais bien celle d’en haut, du monde spirituel que l’on appelle la loi du retour :
« ACTION-RÉACTION »……la loi de la Résonance.
« Pourquoi le malheur me tombe dessus, pourquoi à moi et pas aux autres »
Ce n’est pas juste, dirons-nous…..
Voici comment calculer la Mission de Vie
En s’appuyant comme toujours sur les 22 chiffres de la Numérologie Sacrée, à chaque dimanche au 15 jrs, vous verrez défiler toutes vos missions de vie en partant du chiffre 3 à 22.
En résumé, vous n’avez qu’à faire l’addition de vos trois chiffres sacrés en suivant l’exemple qui suit.
(Les chiffres 1 et 2 trouveront leur mission de vie dans les chiffres 10 et 20)
Le seul principe de la Numérologie Sacrée est de réduire c’est-à-dire additionner tout chiffre qui dépasse 22 comme le chiffre 23 (2+3) qui égale 5 et ainsi de suite en notant bien que le chiffre 22 restera 22.
Et ce calcul s’applique également pour votre jour et votre année de naissance.
Exemple de calcul d’une Mission de Vie 8
Date de naissance: Le 24 janvier 1945
Jour 24
Mois 1(janvier)
Année 1945 (1+9+ 4 + 5) = 19
Mission de Vie par l’addition du jour – du mois- de l’année :
Donc 24 + 1 + 19 = 44 (4+4) = 8
Note importante:
Pour favoriser une plus grande précision dans votre Mission de Vie, je vous suggère de prendre en considération vos 3 chiffres sacrés du jour-du mois et de l’année qui constituent les éléments essentiels à bien saisir votre Mission de Vie.
Il est important de dire aussi que le chiffre de votre mission de vie est plus sacré que vos trois chiffres de naissance (jour-mois-année) puisqu’il contient en son Essence la relation avec votre divinité. Vos trois chiffres sacrés viendront aider au déploiement de cette divinité intérieure qu’est Votre Mission de Vie.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur vos trois chiffres sacrés, vous pouvez vous référer à mes articles précédents de la Presse Galactique à partir de janvier 2013.
LA MISSION DE VIE 8
La mission de Vie 8 est une mission basée sur l’ouverture au monde spirituel
La mission de vie 8 est lumière pure dans son essence et lumière dans sa façon bien unique de transmettre c’est-à-dire porter son rayonnement jusqu’aux confins des mondes obscurs afin que justice se fasse et ainsi rétablir l’équilibre en invitant les énergies les plus lourdes à s’alléger dans la balance de la vie.
La discipline, l’ordre, la stabilité, l’harmonie, toute une mission que cette mission de vie 8, vous imaginez, donner vie en soi à toutes les parties de nous qui veulent mourir ou s’éteindre par la tristesse, les émotions refoulées, les non-dits, l’enfermement, l’isolement ou le dénigrement.
Imaginons toutes ses parties de nous recevoir la lumière « qui leur est dû » par justice divine
Imaginons toutes ses parties de nous recevoir l’amour que nous pourrions leur prodiguer afin de panser leurs blessures…
Voilà notre propre Loi du Retour. Notre propre Création.
Wow…personne pour nous punir, personne pour nous récompenser.
Seulement que le Soi avec Son « Soi Divin » dans une relation d’équité et d’amour.
Et Tout compte fait…. j’ajouterais que pour se punir, nous en avons fait l’expérience plus d’une fois…et nous excellons, en matière de culpabilité….avec notre justicier intérieur qui ne pardonne pas facilement…toujours prêt à nous donner des sentences…
car « il faut payer »…
Toute une création, toute une mission que celle de sortir du banc des accusés et affirmer haut et fort « je suis innocent depuis le début des temps »
Heureusement que nous sommes habités par cette belle Étincelle Divine HEITH.
Elle qui nous ramène de par sa noblesse et de par son équité à la Vraie Justice.
Quelle est-elle?
Elle est celle que nous nous accordons
Celle que nous nous permettons…entre le plaisir et le devoir
Entre le respect et la manipulation
La vérité et le mensonge
La lumière et l’illusion.
HEITH nous propose une limite, celle que nous devons maintenir au nom du respect de soi et des autres, au nom de l’équilibre dans toutes nos démesures, nos excès, nos penchants, nos élans ou nos manques de motivation.
Oser l’expérience pour permettre de toucher à tout ce qui est juste et bon pour soi.
« Être vrai avec Soi» est vraiment la clé pour une mission de vie 8.
La Mission de Vie 8 est « d’apprendre à se respecter »
Se respecter dans ses besoins et ses élans sans chercher à s’expliquer ou s’excuser.
S’exprimer sans avoir peur du rejet des autres deviendra une étape importante.
Se respecter dans ses choix quels qu’ils soient surtout pour les travailleurs de lumière qui travaillent encore dans l’ombre, de peur de se faire juger ou critiquer.
Se respecter surtout lorsque l’on se sent jugé ou diminué par les autres car les missionnés 8 de par leur grande sensibilité peuvent se faire déstabiliser facilement soit par un regard désobligeant ou un jugement inopportun.
Se respecter au nom de la dignité et de l’amour envers soi devient l’outil indispensable tout en s’exprimant clairement dans la plus simple vérité, celle d’être vrai avec soi-même.
En résumé, j’inviterais aux missionnés de vie 8 d’ouvrir leur canal de lumière intérieure afin de développer leurs dons de guérison, de transmission de toutes sortes, de communication avec les mondes spirituels, de médiumnité et d’intuition.
Et enfin recevoir et se laisser recevoir par toute l’abondance et la grâce qui vous reviennent par surcroit divin.
Au-delà des mots
Si la vie m'accorde encore une trentaine d'années, j'aimerais atteindre l'écriture qui serait entendue par le lecteur quand elle est lue intérieurement, comme une musique, comme un patchwork d'images, comme un film, une écriture qu'il n'aurait pas l'impression de lire tellement elle résonnerait dans son âme, comme si les mots avaient toujours été là et qu'ils jaillissaient enfin, libérés.
Le plus beau livre serait celui que le lecteur aurait l'impression d'écrire en lui, en le lisant, comme s'il lui appartenait depuis toujours mais qu'il ne le savait pas encore, comme la révélation d'un trésor qu'il porterait en lui et dont il n'aurait jamais pris conscience, des mots si parlants qu'il en découvrirait l'usage comme une langue apprise dans une fulgurance, une langue universelle qui unirait les coeurs, les âmes, le bonheur de la vie, la force du flux en soi, le lien d'amour qui effacerait les egos, des mots qui plongerait les âmes dans une matrice commune, non pas une matrice concevant uniquement des humains mais un placenta délivrant tout ce qui est, absolument tout, davantage même que la vie animée.
Des mots qui diraient combien la Terre elle aussi est née de cet utérus ignoré depuis si longtemps, des mots qui propulseraient les âmes dans le calice fondateur de l'Univers, des mots qui délivreraient le bonheur d'être là, enlacés par l'espace, ensemencés par cette vie si ancienne qu'on ne sait d'où elle vient.
TOUS, SAUF ELLE
"Elle allait ouvrir les yeux. Il le fallait maintenant. Quelqu’un venait encore de le lui demander. Elle n’oublierait jamais, de toute façon.
Jamais.
On n’oublie pas un tel voyage. Elle n’était pas folle, elle le savait. Elle ne se posait même pas la question. Elle n’en parlerait pas. Parce que les autres ne comprendraient pas.
De la croire folle les soulagerait de leur incapacité douloureuse à saisir le réel.
« Oui, je vais ouvrir les yeux, j’ai compris, vous pouvez arrêter maintenant. Je vais les ouvrir. Mais pas tout de suite. Pas encore. Parce que j’ai peur que la lumière intérieure s’efface quand la lumière extérieure va entrer en moi. »
Elle n’avait rien dit mais la voix s’arrêta malgré tout.
Elle en fut soulagée. Elle aimait infiniment le silence. Il était comme l’antichambre du bain d’énergie.
« Il faut que j’aille là-haut encore une fois. »
Ce sentiment ineffable d’amour, comment pourrait-elle le quitter ? Pour quelles raisons essentielles ? Cette vie terrestre qu’on lui demandait de réinvestir, comment pourrait-elle y retrouver cette plénitude réjouie, cette dilution moléculaire dans la lumière ? Trouverait-elle dans l’identité féminine qui lui était octroyée, un désir plus puissant encore d’éprouver le miracle ultime de l’âme épanouie ?
Elle se sentait aimée, comme jamais elle ne l’avait été, libre de toute matière, de toute cohésion limitée, elle était un bout d’Univers, infime nuage d’atomes dans le flux incommensurable de particules, elle percevait le crépitement délicat des contacts, des énergies infusées dans son âme. Elle savait maintenant. Elle connaissait le processus de création.
Nous étions des atomes d’univers aimantés par une intention créatrice.
Elle devait ouvrir les yeux. Le message était clair. Le temps de la dispersion moléculaire n’était pas venu."







Abbé Grosjean ن
P. Cédric BURGUN@PereCedric
Jean-Pierre Denis


