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Terres polaires

Par Le 25/12/2017

Un membre de l\'expédition organisée par le réalisateur Luc Jacquet et son association Wild Touch pour le tournage du documentaire \"Antarctica\" traîne son matériel sur la glace de l\'Antarctique en 2015.

Manchots décimés, baleines déboussolées... Six documentaristes témoignent des ravages du réchauffement climatique

 

Sur la lande pelée de l’île de Baffin, dans le nord du Canada, un ours polaire famélique agonise. La vidéo de son supplice a été publiée par National Geographic, mardi 5 décembre, et vue par des millions d’internautes en quelques jours. Et bien que des spécialistes mettent en garde contre le raccourci (on ignore les raisons de l'état décharné du plantigrade), l’animal est devenu le symbole des conséquences du réchauffement climatique.

Ces changements sont observés au quotidien par les documentaristes et les photographes animaliers, qui parcourent le globe pour immortaliser la vie d’une faune sauvage menacée par l’évolution du climat. Six de ces témoins privilégiés livrent à franceinfo leurs souvenirs les plus marquants, de l’Arctique à l’Antarctique en passant par la Sibérie et les Alpes.

Le glacier de Lilliehook, sur l\'île de Spitzberg, dans l\'archipel de Svalbard (Norvège), en 2017. 
Le glacier de Lilliehook, sur l'île de Spitzberg, dans l'archipel de Svalbard (Norvège), en 2017.  (MERIL DAREES / MANON MOULIS / BIOSPHOTO / AFP)

DANS L'ARCTIQUE, UN GLACIER BRISÉ ET UN ÉCOSYSTÈME CHAMBOULÉ

"C'était une de mes premières expériences avec l'Arctique. Ça m'a vraiment marqué", se souvient le photographe animalier Laurent Baheux. La scène remonte à la fin de l'hiver 2013-2014, sur l'île de Spitzberg, dans l'archipel norvégien de Svalbard. "J'étais en train de photographier un ours polaire près d'un glacier sur le fjord gelé. Soudain, un gros morceau de glacier s'est détaché. Il est tombé dans le fjord, a brisé la banquise et a commencé à provoquer une onde, comme un tsunami sous la glace", relate-t-il.

J'ai vu la banquise se déformer sous l'action de cette vague sous la glace. J'ai eu très peur que tout ça craque et que je me retrouve dans l'eau gelée au milieu de nulle part.

Laurent Baheux, photographe

"Ça peut paraître anecdotique, mais c'est vraiment symptomatique", assure Laurent Baheux. "Avoir vécu ce moment m'a fait prendre conscience de cette problématique." Et de poursuivre : "Le guide avec lequel j'étais, et qui a l'habitude de voir cet endroit depuis des dizaines d'années, m'a dit que c'était la première fois qu'il ressentait que la glace était aussi fine et aussi fragile. Il n'avait jamais vu la banquise s'ouvrir aussi tôt dans la saison."

"L'épaisseur et la superficie de glace dans l'Arctique se réduisent considérablement", alerte le photographe, même s'il "peut y avoir des hivers plus froids que d'autres"Or, "si la glace s'ouvre trop tôt, c'est un vrai problème pour les ours polaires, qui ne peuvent plus aller chasser les phoques sur la banquise." Cela influe aussi sur les autres espèces, "car l'ours blanc est le dernier maillon de la chaîne alimentaire". "C'est tout un équilibre qui est bouleversé, car c'est tout un écosystème qui est régi par ça", insiste Laurent Baheux.

 

 

Une baleine à bosse fait surface, le 5 mars 2016, dans l\'océan Austral.
Une baleine à bosse fait surface, le 5 mars 2016, dans l'océan Austral. (EITAN ABRAMOVICH / AFP)

EN SIBÉRIE ET DANS LE PACIFIQUE, DES ANIMAUX DÉBOUSSOLÉS

"Ce qu'on voit le plus en tant que cinéastes animaliers, ce sont les changements au niveau des cycles de vie des animaux. Or ces changements mettent en danger leur survie même", explique Guillaume Vincent, réalisateur du documentaire Terre des ours, sorti en 2014. Le documentariste compare la Sibérie, où il s'est rendu à trois reprises, entre 2004 et 2006, au "front à la guerre" : "C'est là que l'on voit les conséquences les plus dramatiques", observe-t-il. D'après lui, le phénomène s'est accéléré ces dernières années.

"En Sibérie, les hivers sont de plus en plus courts et le printemps arrive beaucoup plus tôt. Or toute la vie y est basée sur l'hiver", expose-t-il. Résultat ? "Les ours ont tendance à hiberner moins longtemps et à sortir de leur tanière plus tôt, parce que les températures sont plus chaudes. Mais il n'y a pas encore assez à manger pour eux lorsqu'ils sortent." 

Le documentariste a aussi constaté une évolution similaire dans les océans."Tous ceux qui travaillent depuis trente ans avec des caméras sous-marines ont l'habitude d'une certaine régularité des animaux. On va à telle période à tel endroit et on est quasiment sûr de trouver telle espèce. Mais aujourd'hui, plus rien de ce qui était vrai il y a cinq ans ne l'est." Guillaume Vincent en a fait l'expérience à l'été 2015.

 

On était tous à chercher les baleines. Dans le Pacifique Sud, dans le sud de l'océan Indien, à Madagascar, en Polynésie, même à Hawaï dans le Pacifique Nord... Les baleines avaient toutes disparu. Elles étaient reparties au sud, vers l'Antarctique, un mois plus tôt que d'habitude, pour se nourrir.

Guillaume Vincent, documentariste

Cette année-là, "la température de l'océan Pacifique était de 2 à 3 °C plus élevée que ce qui était constaté au XXe siècle". Cette variation, liée au phénomène climatique El Niño, alors très actif, a perturbé les baleines. Elles "avaient changé leur rythme de migration" en partant un mois plus tôt, car, relève le documentariste, ces mammifères marins "se basent sur la température de l'eau pour savoir s'il faut retourner vers l'Antarctique ou rester sous les tropiques". Ce décalage a modifié "tout leur cycle de vie : la période de nourrissage comme les périodes de gestation et de mise bas".

Un renard polaire, près de Churchill, dans la baie d\'Hudson, dans la province du Manitoba (Canada) en 2007.
Un renard polaire, près de Churchill, dans la baie d'Hudson, dans la province du Manitoba (Canada) en 2007. (THORSTEN MILSE / ROBERT HARDING HERITAGE / AFP)

AU CANADA, LE RENARD POLAIRE CHASSÉ PAR SON COUSIN ROUX

Pour Marie-Hélène Baconnet, auteure de dizaines de documentaires animaliers, "la situation du renard polaire est un bon exemple" des mutations en cours. Avec le réchauffement, l'animal se retrouve confronté au renard roux, son cousin des régions tempérées. Ce dernier "remonte vers le nord" en suivant les arbres feuillus, qui conquièrent des espaces jusque-là dominés par les résineux. C'est ce qu'elle a filmé en novembre 2016, à Churchill, au Canada.

 

Les terriers de renards polaires qu’on nous avait signalés, et qui avaient été repérés l’année précédente, étaient tous occupés par des renards roux.

Marie-Hélène Baconnet, réalisatrice

"Pour trouver des renards polaires, nous sommes allés un peu plus au nord, dans la toundra. Là, il y en avait un peu. Ils étaient dans l’entourage des ours polaires pour manger leurs restes, comme ils le font d’habitude", raconte-t-elle.

 

 

FRANCEINFO

 

Selon elle, la bataille semble mal engagée pour le renard polaire, qui doit désormais faire face à une espèce jusqu’à deux fois plus lourde que lui. Le renard polaire pèse en moyenne 3 à 4 kilos, contre 6 à 7 kilos pour son rival. "Le renard roux chasse les proies du renard polaire, tue ses jeunes et les déloge de leur terrier", affirme Marie-Hélène Baconnet.

"A chaque fois, les espèces s'acclimatent. Cela s’étale sur plusieurs centaines de milliers d’années. Mais là, est-ce que les animaux auront le temps de s’hybrider, de s’adapter ? s'interroge la réalisatrice. C’est difficile à dire, parce qu’on est face à un phénomène très rapide et très important. C’est sans doute une période à hauts risques pour la faune sauvage."

Un manchot Adélie, en Antarctique.
Un manchot Adélie, en Antarctique. (REMY MARION)

EN ANTARCTIQUE, LE MANCHOT ADÉLIE CONTRAINT D’ALLER PLUS AU SUD

Le documentariste Rémy Marion, qui arpente les pôles depuis trente ans, pointe lui aussi des modifications de la biodiversité, liées au réchauffement climatique. Notamment en Antarctique.

Sur l’île Petermann, que je connais bien puisque j’y vais régulièrement depuis 1990, il y avait, avant, une très belle colonie de manchots Adélie. Maintenant, il n’y en a quasiment plus. On trouve surtout des manchots papous.

Rémy Marion, documentariste

Ce bouleversement est dû à leur alimentation. "Le manchot papou est opportuniste", commente Rémy Marion. Il a un régime varié. Il se nourrit de poissons et de krill. En revanche, "le manchot Adélie est très spécialisé", explique le réalisateur. Il mange de petits poissons, de quelques centimètres de long. Or ses proies ont tendance à se déplacer avec les courants qui changent avec le réchauffement climatique. Il est alors obligé d’aller de plus en plus au sud pour trouver des eaux très froides et sa nourriture. 

Déjà contraint de déménager, le manchot Adélie est alors confronté à un nouvel écueil : le manque de terres où nidifier. "En Antarctique, plus on va vers le sud, moins il y a de territoires disponibles pour nicher", poursuit Rémy Marion. "Pour le manchot Adélie, ça devient de plus en plus compliqué", résume-t-il. Si l'espèce n'est pas classée en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature, ses populations ont tout de même diminué de 65% au cours des vingt-cinq dernières années, note l'émission "Thalassa".

 

Un plongeur observe les manchots empereurs et les manchots Adélie sur la banquise de l\'Antarctique, en 2015.
Un plongeur observe les manchots empereurs et les manchots Adélie sur la banquise de l'Antarctique, en 2015. (JEROME BOUVIER / EXPEDITION WILD TOUCH ANTARCTICA)

DANS LES TERRES AUSTRALES, LA PLUIE EST FATALE AUX POUSSINS

"Je ne compte plus le nombre de voyages que j'ai fait où les conditions climatiques rencontrées étaient dites exceptionnelles par les habitants des lieux", témoigne le documentariste Jérôme Bouvier. Ce réalisateur reste marqué par "un épisode de pluie en Antarctique" qui a duré"quelques heures durant l'été austral, en décembre 2015". Il était arrivé un mois plus tôt "à bord du premier bateau" avec les membres de l'expédition mise en place par Luc Jacquet. Le réalisateur de La Marche de l'empereur et son association Wild Touch venaient tourner le documentaire Antarctica, sur les traces de l'empereur.

"Ça n'a duré que quelques heures, entre pluie et neige. Mais normalement, il ne pleut pas. Les températures restent habituellement sous ce seuil, même en plein été", souligne Jérôme Bouvier. "Cet épisode-là n'a pas eu de conséquence, car c'est arrivé alors que les manchots Adélie couvaient leurs œufs", relate le documentariste. Ce n'était pas le cas l'année précédente.

En 2014, il y a eu trois jours de pluie. Une première dans l'histoire des observations météo de la base scientifique française Dumont-d'Urville. Aucun poussin de manchots Adélie n'a survécu. Avec leur duvet non étanche, les petits étaient mouillés par la pluie dans la journée et gelaient la nuit suivante.

Jérôme Bouvier, documentariste

"Les conséquences de cet épisode de pluie, qui a décimé les poussins de manchots Adélie, a eu aussi des répercussions sur les pétrels des neiges", un oiseau blanc de l'Antarctique, car "les adultes étaient en train de couver", poursuit Jérôme BouvierEn 2015, "il y avait encore des cadavres d'adultes gelés sur leur nid quand on y était. Des cadavres restant de l'année précédente..."

Dans Antarctica, Jérôme Bouvier raconte aussi "l'hécatombe chez les poussins de manchots empereurs" durant l'hiver 2013-2014 à Dumont-d'Urville, "à cause d'un excès de banquise en partie lié au dérèglement climatique". En effet, les manchots adultes vont pêcher leur nourriture dans l'océan. Mais la banquise, inhabituellement étendue, les a éloignés du bord de l'eau. "Les adultes ont été contraints de parcourir une plus grande distance et leurs poussins sont morts de faim", déplore le réalisateur.

Des bénévoles ramassent des déchets sur la mer de Glace, près de Chamonix (Haute-Savoie), le 2 septembre 2016.
Des bénévoles ramassent des déchets sur la mer de Glace, près de Chamonix (Haute-Savoie), le 2 septembre 2016. (JEAN PIERRE CLATOT / AFP)

DANS LES ALPES, LA FONTE "PATHÉTIQUE" DE LA MER DE GLACE

Il y a trois ans, Luc Jacquet, réalisateur de La Marche de l'empereur, tournait La Glace et le ciel : un portrait du glaciologue français Claude Lorius, sorti en 2015. Pour les besoins de son long-métrage, le documentariste s'est rendu sur la mer de Glace, le célèbre glacier du versant nord du mont Blanc. Il y est retourné en octobre dernier, et a été soufflé par la spectaculaire fonte du glacier.

Cela m'a fait un choc absolument incroyable. Cet écosystème de proximité qu'on connaît tous avait encore reculé de manière extraordinairement spectaculaire. J'avais presque le sentiment de voir les choses se dérouler sous mes yeux.

Luc Jacquet, réalisateur

"Je pourrai vous citer des exemples plus exotiques, déclare ce passionné de l'Antarctique. Mais là, très clairement, c'est à côté de chez nous, c'est ici, ça se passe maintenant et je vous assure que c'est vraiment impressionnant." Luc Jacquet se désole : "C'est évidemment de la ressource en eau qui disparaît, mais pour moi, ça va bien au-delà. C'est un patrimoine de paysage, un patrimoine de culture, c'est notre environnement. C'est pathétique."

"Dans cet écosystème de montagne, toute la végétation est en train d'être modifiée, insiste-t-il. C'est la partie émergée d'un iceberg qui est partout, quelle que soit l'échelle à laquelle vous regardez dans la biosphère, sur toutes les strates de la biodiversité." Et de prévenir : "Le fonctionnement de tous les écosystèmes est en train d'être modifié à une vitesse sans commune mesure avec ce que la nature est capable d'absorber."

 

Méditation, pourquoi ? (21)

Par Le 24/12/2017

Pourquoi méditer ? par Ayya Khema

MÉDITATION VIPASSANA·VENDREDI 13 OCTOBRE 2017

Pourquoi la méditation est-elle si importante ? Vous devez le savoir, sinon vous ne seriez pas en train de lire ce texte. Je voudrais insister sur le fait que la méditation n’est pas seulement une chose que l’on fait en plus du reste, quand on a du temps libre, mais qu’elle est essentielle à notre bien-être.

L’une de nos absurdités humaines consiste à penser constamment soit au passé, soit à l’avenir. Les jeunes pensent à l’avenir parce qu’ils en ont plus devant eux ; les plus âgés pensent davantage au passé parce que, pour eux, c’est là qu’il y a le plus à penser. Mais, pour vraiment vivre la vie, nous devons vivre chaque instant au présent. La vie ne s’est pas produite dans le passé – cela, ce sont des souvenirs. La vie ne se produira pas dans l’avenir – cela, ce sont des projets. Le seul moment où nous pouvons vivre la vie, c’est maintenant, à cet instant précis. Et, aussi absurde que cela puisse paraître, c’est une chose que nous devons apprendre à faire. En tant qu’êtres humains, avec une espérance de vie de soixante, soixante-dix ou quatre-vingts ans, nous devons apprendre à vraiment vivre la vie au présent. Quand nous aurons appris cela, nous aurons éliminé un grand nombre de nos problèmes.

Comme cela paraît simple mais comme c’est difficile ! Tous ceux qui s’y sont essayé le savent. Ceux d’entre vous qui n’ont pas encore essayé le découvriront certainement. Une prémisse tellement simple mais pas du tout facile à réaliser. Il n’y a qu’un seul moyen d’apprendre à vivre dans l’instant présent et c’est la méditation. La méditation a également d’autres aspects et facettes qui vont nous aider dans cet apprentissage.

Nous sommes tous parfaitement capables de prendre bien soin de notre corps. Nous le lavons au moins une fois par jour, souvent plus, et nous sortons avec des vêtements propres. Nous reposons notre corps la nuit – presque tout le monde a un endroit où dormir ; nous ne pourrions pas résister aux tensions de la vie si nous ne prenions pas de repos. Nous avons un toit pour protéger le corps de la pluie, du vent, du soleil, de la chaleur et du froid ; nous ne pourrions pas bien fonctionner sans cela. Nous nourrissons le corps avec des aliments sains pas avec du poison ; nous lui donnons ce que nous estimons bon pour lui. Nous faisons aussi des exercices physiques, au moins de la marche, sinon nos jambes seraient atrophiées et nous ne pourrions plus les utiliser. Eh bien, il faut faire exactement la même chose pour l’esprit !

En fait, il est encore plus important de prendre bien soin de l’esprit car c’est lui qui est le maître, tandis que le corps est son serviteur. Le meilleur des serviteurs, en parfaite condition physique, jeune, fort et vigoureux, s’il a un maître faible et dissolu qui ne sait pas quoi faire, ne pourra pas travailler convenablement. Le maître doit diriger le serviteur. Même quand le serviteur n’est ni très fort ni très vigoureux, si le maître est sage et efficace, la maisonnée sera en ordre.

L’esprit et le corps sont notre demeure. Si la demeure intérieure n’est pas en ordre, aucune maison extérieure ne peut l’être. La maison dans laquelle nous vivons et nous travaillons dépend de l’ordre que nous aurons créé dans notre demeure intérieure. Le maître, celui qui est responsable, doit être dans la meilleure forme possible.

Rien dans l’univers n’est comparable à l’esprit ni ne peut le remplacer. Tout est fabriqué par l’esprit. Pourtant nous le prenons tel qu’il est, sans y penser, ce qui est encore une autre absurdité. Personne ne prend le corps tel qu’il est, sans y penser. Quand le corps est malade, nous courons chez le médecin ; quand il a faim, nous le nourrissons vite ; quand il est fatigué, nous le mettons au repos. Mais qu’en est-il de l’esprit ? Seul le méditant prend soin de l’esprit.

Prendre soin de l’esprit est essentiel si nous voulons que la vie grandisse en profondeur et en vision. Sinon, elle reste en deux dimensions. La plupart des gens vivent leur vie en fonction de la réalité d’hier et de demain, du bien et du mal, du « j’aime » et du « je n’aime pas », du « je veux ceci et je ne veux pas de cela », du « ceci est à moi et cela est à toi ». Ce n’est que lorsque l’esprit est entraîné que nous percevons d’autres dimensions.

La première chose à faire avec l’esprit est de le laver, de le nettoyer ; pas seulement une ou deux fois par jour comme nous le faisons pour le corps mais à tout moment de la journée. Pour y parvenir, nous devons apprendre comment faire. Pour le corps, c’est très simple, nous utilisons de l’eau et du savon ; nous avons appris à nous laver quand nous étions enfants. Mais l’esprit ne peut être lavé que par l’esprit lui-même. Ce que l’esprit a mis là, l’esprit peut le retirer. Une seconde de concentration en méditation est une seconde de purification parce que, fort heureusement, l’esprit ne peut faire qu’une chose à la fois. Bien que, comme l’a dit le Bouddha, nous pouvons avoir trois mille « instants mentaux » en un clin d’œil, nous n’en avons pas autant en général et nous ne les avons pas tous en même temps. Les instants mentaux se suivent très rapidement mais seulement un par un.

Quand nous nous concentrons, les cinq obstacles – nos pollutions mentales [désir, aversion, torpeur, agitation et doute] – ne peuvent absolument pas apparaître parce que l’esprit ne peut faire qu’une chose à la fois. Et si nous réussissons à prolonger de plus en plus la durée de notre concentration, l’esprit parvient à se laver de ses pollutions les plus grossières.

Notre esprit, cet outil unique dans tout l’univers, est le seul que nous ayons. Si quelqu’un possède un excellent outil, il en prend assurément grand soin : il le polit, retire toute trace de rouille, l’aiguise, le graisse et le laisse au repos de temps en temps. De même, nous qui avons ce merveilleux outil qu’est l’esprit, capable d’accomplir n’importe quoi, y compris le complet éveil spirituel, nous devons apprendre à l’entretenir et le polir, faute de quoi il ne fonctionnera pas correctement.

Pendant la méditation, nous apprenons à vider l’esprit de ce que nous ne voulons pas y garder. Nous ne voulons garder à l’esprit que notre objet de méditation. Quand nous y parvenons de mieux en mieux, nous commençons à utiliser cette même capacité dans notre vie quotidienne pour nous aider à lâcher les pensées qui ne sont pas bénéfiques. C’est ainsi que notre pratique de la méditation nous aide au quotidien et que notre attention aux pensées bénéfiques dans la vie quotidienne nous aide dans la pratique de la méditation. La personne qui parvient à maîtriser ses pensées et apprend à penser uniquement à ce qu’elle veut, est un être « éveillé » ou arahant.

Ne soyez pas surpris si ce lâcher prise des pensées ne fonctionne pas tout le temps ; il fonctionnera certainement de temps en temps. On ressent une détente et un soulagement extraordinaires quand on arrive à penser, ne serait-ce qu’un instant, à ce que l’on veut penser parce que l’on est devenu maître de l’esprit au lieu d’être sous son emprise. L’implication dans toutes les pensées qui peuvent surgir, joyeuses ou tristes, sans cesse fluctuantes – voilà ce que nous apprenons à lâcher quand nous parvenons à maintenir notre attention sur l’objet de méditation.

La seconde étape consiste à entraîner l’esprit. Un esprit non entraîné est comme une masse vacillante et fluctuante qui court d’un objet à l’autre et a beaucoup de mal à s’arrêter quelque part. Il vous est certainement arrivé, en lisant un livre, de réaliser, à la fin d’une page, que vous ne saviez pas ce que vous aviez lu et de devoir relire toute la page. L’esprit doit être entraîné pour pouvoir rester posé sur un point unique. C’est comme faire des pompes ou lever des poids : on développe des « muscles » dans l’esprit. La force ne peut venir qu’en entraînant l’esprit à faire exactement ce que l’on veut qu’il fasse, à se poser quand on veut qu’il se pose.

Cette force engendrée dans l’esprit est également liée au renoncement, au lâcher-prise que la concentration implique. Comme nous ne sommes pas des êtres éveillés, nous avons tous un ego assez fort. Le syndrome du « moi » et du « mien », ainsi que celui des opinions personnelles bien arrêtées, sont à l’origine de tous les problèmes du monde. Nous pouvons être certains que l’ego est renforcé quand nous pensons, parlons, lisons, voyons un film ou utilisons l’esprit dans l’intérêt de l’ego. Le grand renoncement qui naît de la méditation consiste à abandonner toute pensée. Quand il n’y a personne qui pense, il n’y a pas d’ego à affirmer.

Au début, il ne sera possible de lâcher les pensées que momentanément, mais c’est un pas dans la direction juste. La voie spirituelle n’est qu’une question de lâcher-prise ; il n’y a rien à obtenir ou à gagner. Bien que ces mots aient souvent été utilisés, ils ne sont qu’un moyen d’expression. En réalité, une voie spirituelle est une voie de renoncement, de lâcher-prise ; un abandon incessant de tout ce que nous avons construit autour de nous. Cela inclut nos possessions, nos habitudes conditionnées, nos idées, nos croyances et nos schémas de pensée. Il est difficile d’arrêter de penser en méditation parce que c’est comme un renoncement, un moment où l’ego perd tout support. Quand cela se produit pour la première fois, l’esprit réagit immédiatement en se disant : « Mais que s’est-il passé ? » et, bien sûr, on se retrouve à penser à nouveau !

Réussir à maintenir l’esprit posé sur un point unique permet de développer des « muscles » dans l’esprit ; cela lui donne force et puissance. L’enseignement du Bouddha est profond et extraordinaire, et seul un esprit profond et extraordinaire pourra vraiment avoir la compréhension de ce que le Bouddha a enseigné. Par conséquent, nous devons entraîner l’esprit dans ce but.

La force physique permet d’accomplir ce que nous voulons faire avec le corps. La force de l’esprit permet de faire la même chose avec l’esprit. Un esprit fort ne souffre pas de l’ennui, de la frustration, de la dépression ou de la tristesse. Il a appris à lâcher ce qu’il ne veut pas entretenir ; la pratique de la méditation lui a donné les muscles nécessaires pour cela.

L’esprit – l’outil le plus précieux et le plus complexe qui soit dans l’univers – a également besoin d’être mis au repos. Or nous pensons depuis notre plus jeune âge, sans compter toutes les innombrables vies qui ont précédé celle-ci. Toute la journée, nous pensons ; toute la nuit, nous rêvons ; il n’y a pas un instant de repos. Nous allons bien en vacances mais qu’est-ce qui va en vacances ? C’est le corps ! Il va à la plage, à la montagne, dans un pays nouveau mais que fait l’esprit ? Au lieu de penser à tout ce qui le préoccupe à la maison ou au travail, il pense aux choses qu’il va pouvoir visiter, écouter ou goûter dans ce nouveau lieu. L’esprit ne prend pas de vacances ; il pense simplement à autre chose.

Si nous ne laissions pas le corps se reposer, la nuit, il ne fonctionnerait pas très longtemps. Notre esprit a, lui aussi, besoin de repos mais ce repos ne peut être obtenu dans le sommeil. Le seul moment où l’esprit peut vraiment se reposer, c’est quand il arrête de penser et commence à simplement ressentir les choses. L’une des images que l’on utilise pour parler de l’esprit est un écran blanc sur lequel un film est projeté en continu. Parce que le film – le jeu permanent des pensées – est continu, on oublie qu’il y a forcément un écran derrière, sur lequel tout cela est projeté.

Si, en méditation, nous arrêtons le film un instant, nous faisons l’expérience de la pureté originelle de notre esprit. C’est un moment de félicité extraordinaire, un moment porteur d’une forme de bonheur introuvable ailleurs ni autrement, un bonheur indépendant des circonstances extérieures. Il n’est pas inconditionné mais il est conditionné uniquement par la concentration. Il ne dépend pas de la qualité de la nourriture ou du climat, des distractions ou des relations avec les gens ; il ne dépend ni des autres ni de leurs réactions positives ni des objets que l’on possède car tout cela n’a rien de stable, on ne peut compter dessus parce que ces choses changent tout le temps. Par contre, on peut compter sur la concentration si on la pratique régulièrement.

Une fois que la verbalisation mentale s’arrête, non seulement le calme apparaît mais il y a aussi un sentiment de contentement. L’esprit a enfin trouvé sa place. Nous ne serions guère heureux si notre corps n’avait pas de maison, pas de lieu où se poser. De même, nous ne pouvons être heureux si nous n’avons pas d’endroit où poser notre esprit. Cet espace paisible et calme est la demeure de l’esprit. Il peut y trouver refuge et s’y reposer, exactement comme le corps se repose, après une journée de travail, dans un fauteuil et, la nuit, dans un lit. Désormais, l’esprit peut lui aussi se détendre. Il n’est pas obligé de penser.

Toute pensée crée du mouvement dans l’esprit et, de ce fait, une friction apparaît. Tout ce qui bouge crée une friction. Mais, dès l’instant où nous détendons l’esprit et le laissons se reposer, il gagne en force ainsi qu’en joie car il sait, maintenant, qu’il peut se poser à tout moment. La joie trouvée en méditation se transpose dans la vie quotidienne car l’esprit sait désormais que rien ne doit être pris trop au sérieux, qu’il peut rentrer chez lui pour y retrouver le calme et la paix.

Telles sont les principales raisons pour lesquelles la vie ne peut jamais être pleinement satisfaisante sans la méditation. Elle peut nous offrir des circonstances extérieures agréables mais la satisfaction que l’on trouve grâce à la vie intérieure est beaucoup plus vaste. Le lâcher-prise, le renoncement, apportent une vision profonde, la compréhension que l’ego ne fait que vouloir, vouloir et, par conséquent, vouloir penser aussi. Quand l’ego cesse de vouloir, il n’a pas besoin de penser. Quand l’ego cesse de vouloir, toute forme d’insatisfaction disparaît. Voilà pourquoi nous devrions méditer. Source : http://www.dhammadelaforet.org/somm..

Intégrisme laïc

Par Le 24/12/2017

Non, mais comment c'est possible d'être aussi c.....

Alors, déjà, ces "enseignants" qui passent leur temps à dire à leurs élèves qu'il faut bien lire la consigne devraient raser les murs. Quant à la lecture d'image, enseignée à l'école élémentaire, là, c'est du collector...Ceux qui ne comprennent pas le thème principal du film ont vraiment un sérieux problème.

Quant à l'intégrisme laïc très à la mode depuis quelques temps, je vomis dessus. L'histoire de mon pays est une histoire éminemment religieuse et tous ceux qui la nient et poussent des cris d'orfraies sont des intégristes négationnistes que je conspue. La religion, on l'étudie, on l'ausculte, on l'explore, par désir de connaître, de comprendre, par respect aussi. Il ne s'agit pas de l'absorber comme le ferait une éponge, de s'en alourdir sans rien analyser mais la nier, la censurer, la jeter aux enfers laïcs, c'est rejeter la conscience, c'est croire que l'humain doit être "protégé"... Le fanatisme ne naît jamais de la connaissance mais de sa limitation. Les intégristes laïcs ne plaident que pour leurs névroses, nullement pour la connaissance de l'homme. 

 

Capture d'écran du film l'Etoile de Noël

Capture d'écran du film l'Etoile de Noël

Quatre-vingt-trois élèves d'une école de Langon (en Gironde), se sont vus privés le 13 décembre dernier, de la fin d'une séance de cinéma où était projeté un film d'animation américain "L'Etoile de Noël".

Les enseignantes de cette école ont interrompu la séance, se rendant compte que le film d'animation décrivait l'histoire de la Nativité. Une trame pas assez laïque à leurs yeux. Au regard du titre "L'Etoile de Noël", l'image présentant le film (ci-dessus), ou encore le synopsis, difficile pourtant de s'imaginer une histoire qui ne s'appuie pas, au moins en partie, sur le fait religieux. 

Synopsis : "L'histoire d'un petit âne courageux, Bo, qui rêve d'une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure ! Sur sa route, il va faire équipe avec Ruth, une adorable brebis qui a perdu son troupeau, et Dave, une colombe aux nobles aspirations. Rejoint par trois chameaux déjantés et quelques animaux de la ferme plus excentriques les uns que les autres, Bo et ses nouveaux amis suivent l'Étoile... et vont devenir les héros méconnus de la plus belle histoire jamais contée : celle du premier Noël."

 

 

Le directeur du cinéma, le Rio, s'est expliqué à l'hebdomadaire départemental Le Républicain Sud Gironde : « J’avoue que je n’avais pas vu le film avant, il vient d’un grand studio américain », reconnaît Emmanuel Raymond, qui a remboursé la séance aux élèves. 

La suspension de séance suscite l'indignation

3 jours après la déclaration d'Emmanuel Macron quant à sa volonté de rester vigilant face à la "radicalisation de la laïcité", cette information a suscité une vague d'indignation ou d'ironie notamment du monde catholique et même des personnalités religieuses. L'Abbé Grosjean, prêtre catholique et blogueur, s'est ainsi exprimé sur Twitter, interpellant le ministre de l'Education. Son message a été retweeté plus de 1100 fois.

Abbé Grosjean ن@abbegrosjean

Bonjour @jmblanquer : pourriez-vous rassurer vos enseignants, qui font arrêter un film sur Noël parce qu’ils découvrent que ça parle de... Jésus !! Personne ne devrait leur en vouloir de nourrir ainsi la culture historique et religieuse de leurs élèves... https://actu.fr/societe/langon-film-letoile-noel-arrete-pleine-seance-scolaire_14630391.html …

Langon : le film « L'Étoile de Noël » arrêté en pleine séance scolaire

Une séance scolaire du film d'animation américain sur la nativité « L'Étoile de Noël » a été stoppée en pleine projection au cinéma Le Rio à Langon.

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P. Cédric BURGUN@PereCedric

Un film sur Noël qui parle de  : les institutrices n’étaient pas au courant et font arrêter la séance de cinéma ... d’année en année, cela ne change pas : il n’y a vraiment plus aucune place pour eux dans « les maisons communes » (cf les évangiles) https://actu.fr/societe/langon-film-letoile-noel-arrete-pleine-seance-scolaire_14630391.html …

Langon : le film « L'Étoile de Noël » arrêté en pleine séance scolaire

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Jean-Pierre Denis@jeanpierredenis

Pour la séance de Noël avant les vacances de Noël le film l’Etoile de Noël racontait l’histoire de Noël. Alors forcément, les instits, qui ne pouvaient pas deviner, ont été choquées. 
Les laïcards aussi ont le droit d’être des bûches. Surtout pour… Noël. 
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D'autres réactions sur twitter se veulent plus mesurées, s'amusant d'une certaine naïveté des enseignants, qui auraient pu se douter au regard de l'image du film, de l'histoire qui allait être racontée. 

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Entraide et survivalisme

Par Le 24/12/2017

Entraide

 

Voilà ce que je souhaite explorer dans la trilogie en cours. L'entraide qui s'oppose au désastre. Un témoignage à la suite du séisme au Japon en 2011.

Dans la sphère survivaliste, au contraire de ce que la majorité des gens pense, les individus engagés cherchent, non pas à survivre en tant qu'individu mais en tant que "groupe humain" et tout le monde a bien conscience que l'entraide, la solidarité, le partage, gratuit et spontané seront à la source des reconstructions. 

"TOUS, SAUF ELLE" puis ensuite "JERICHO" ne seront pas des romans désespérés mais bien au contraire des tentatives d'espérance.


 

L'entraide

De la dépendance à l'entraide

"L'entraide, un facteur de l'évolution" de Kropotkine

 


 

TEMOIGNAGE D' UNE FRANÇAISE QUI VIT AU JAPON

10 mai 2011, 09:22

«La vie ces jours-ci a Sendai est plutôt surréaliste... Mais j'ai la chance d'être entourée d'amis qui m'aident énormément. J'ai d'ailleurs pris refuge chez eux puisque ma bicoque délabrée est maintenant totalement digne de ce nom.

Nous partageons tout : eau, aliments, ainsi qu'un chauffage d'appoint au fuel.

La nuit, nous dormons tous dans une seule pièce, nous dînons "aux chandelles", nous partageons nos histoires. C'est très beau, très chaleureux. Le jour, nous essayons de nettoyer la boue et les débris de nos maisons.

Les gens font la queue pour s'approvisionner dès qu'un point d'eau est ouvert, ou ils restent dans leur voiture, à regarder les infos sur leur GPS.

Quand l'eau est rétablie chez un particulier, il met une pancarte devant chez lui pour que les autres puissent en profiter.

Ce qui est époustouflant, c'est qu'il n'y a ni bousculade, ni pillage ici, même si les gens laissent leur porte d'entrée grande ouverte, comme il est recommandé de le faire lors d'un séisme.

Partout l'on entend: "Oh, c'est comme dans le bon vieux temps, quand tout le monde s'entraidait! "

Les tremblements de terre continuent: La nuit dernière, nous en avons eu tous les quarts d'heure. Le hurlement des sirènes était incessant, ainsi que le vrombissement des hélicoptères au dessus de nous.

Hier soir, l'eau a été rétablie pendant quelques heures, et aujourd'hui pendant la moitié de la journée. Nous avons aussi eu droit à un peu de courant cet après-midi. Mais pas encore de gaz. Les améliorations dépendent des quartiers. Certains ont de l'eau, mais pas d'électricité et d'autres le contraire.

Personne ne s'est lavé depuis des jours. Nous sommes crasseux, mais c'est de peu d'importance.

J'aime ce sentiment nouveau, cette disparition, desquamation du superflu, de tout ce qui n'est pas essentiel. Vivre pleinement intuitivement, instinctivement, chaleureusement et survivre, non pas en tant qu'individu, mais en tant que communauté entière...

Des univers différents se côtoient étrangement : Ici, des demeures dévastées, mais là, une maison intacte avec ses futons et sa lessive au soleil! Ici, des gens font interminablement la queue pour de l'eau et des provisions, alors que d'autres promènent leur chien. Puis aussi quelques touches de grande beauté : d'abord, la nuit silencieuse. Pas de bruit de voiture. Personne dans les rues. Mais un ciel étincelant d'étoiles. D'habitude je n'en distingue qu'une ou deux... Les montagnes autour de Sendai se détachent en ombre chinoise, magnifiques dans l'air frais de la nuit. Les Japonais sont eux-mêmes magnifiques : chaque jour, je passe chez moi, comme en ce moment même où je profite du rétablissement de l'électricité pour vous envoyer ce courriel, et chaque jour, je trouve de nouvelles provisions et de l'eau sur le seuil ! Qui les a déposées ? Je n'en ai pas la moindre idée ! Des hommes âgés en chapeau vert passent de maison en maison pour vérifier que chacun va bien. Tout le monde vous demande si vous avez besoin d'aide. Nulle part je ne vois de signe de peur. De résignation, oui. Mais ni peur ni panique! On nous annonce cependant des répliques sismiques, voire même d'autres séismes majeurs dans les prochains mois. En effet, le sol tremble, roule, gronde. J'ai la chance d'habiter un quartier de Sendai qui est en hauteur, un peu plus solide, et jusqu'à présent nous avons été relativement épargnés. Hier soir, autre bienfait : le mari d'une amie m'apporte de la campagne des provisions et de l'eau. Je viens de comprendre à travers cette expérience, qu'une étape cosmique est en train d'être franchie partout dans le monde. Et mon coeur s'ouvre de plus en plus. Mon frère m'a demandé si je me sentais petite et insignifiante par rapport à ce qui vient d'arriver. Eh bien non ! Au lieu de cela, je sens que je fais partie de quelque chose de bien plus grand que moi. Cette "re-naissance" mondiale est dure, et pourtant magnifique ! »

TOUS, SAUF ELLE : un 13 ème roman.

Par Le 22/12/2017

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TOUS, SAUF ELLE.

Le 13 ème roman.

La suite de l'histoire "LES HÉROS SONT TOUS MORTS."

Une suite qui aura elle-même une suite. Je suis donc parti dans une trilogie.

D'un simple thriller-polar, je bascule dans un roman d'anticipation pour ce tome et dans un roman apocalyptique pour le final qui s'appelle pour l'instant "LE DESERT DES BARBARES".

J'ai lu énormément depuis trois ans tout ce qui concerne le survivalisme et la collapsologie.

Je sais que beaucoup de personnes voient dans cette idée de fin de civilisation un certain sectarisme. 

Pour ma part, je le considère comme une voie d'anticipation et je pense que la montagne m'a beaucoup enseigné dans ce domaine. On ne part pas en montagne sur un coup de tête quand on a dans l'idée d'escalader une paroi et donc de s'engager dans une "aventure" incertaine.

Il faut tout anticiper de ce qui relève de la responsabilité de l'individu et anticiper sur la réaction à avoir dans le cadre de ce qui ne peut pas être anticipé mais qui peut néanmoins survenir.

La première fois que nous avons pris un ferry en famille, j'ai commencé par chercher l'emplacement des gilets de sauvetage. Ensuite, nous avons profité du voyage.

Voilà ce que j'appelle l'anticipation. Il ne s'agit pas de se faire peur et de se priver de la beauté de la vie mais bien au contraire de faciliter la sérénité parce que l'imprévisible est géré au mieux. 

J'entends parfois dire que c'est une vision pessimiste de l'humain et même de la vie.

Je ne me considère ni pessimiste, ni optimiste. Mais réaliste. 

Si je recherchais tous les liens éparpillés sur ce blog et qui traite de l'état de la planète et des risques d'effondrement du "monde moderne, il me faudrait des heures de recherches...

Non seulement, je ne veux pas vivre béatement en imaginant que le vaisseau est insubmersible ou que le capitaine et ses hommes méritent toute ma confiance mais je tiens même à participer à ma mesure au maintien à flot du vaisseau. Non pas pour ma simple petite existence mais parce que je fais partie du groupe humain et que j'ai donc une responsabilité sur le délabrement du navire. 

 

 

Dans le cas de panique liée à une catastrophe, des scientifiques ont étudié ces états de stress intense et les ont rapprochés de ce qu'on appelle la sidération. Les gens frappés par cet état invalidant sont des personnes qui n'ont jamais, absolument jamais accepté d'entrevoir une situation d'urgence. Bien souvent par éducation et parfois par simple ignorance ou déni du danger.

Elles sont donc dans une incapacité totale à gérer leur stress et elles font partie tout "naturellement" des premières victimes.

Il y a une deuxième catégorie de personnes. Celles-là combattent la sidération en basculant dans un état de déraison complet. Elles peuvent prendre des décisions contraires au bon sens ou même devenir violentes et potentiellement dangereuses pour tous. Ce sont celles qui par exemple vont user d'une arme à feu...

 

Le seul moyen d'éviter ce genre de "dérapages" particulièrement dévastateurs, c'est d'amener les individus à anticiper. Dans leurs pensées mais également dans leurs actes.

C'est là que nous sommes heureux d'avoir emmené nos trois enfants en montagne dès qu'ils ont su marcher, à leur avoir fait vivre des situations particulières, engagées, parfois stressantes. Leur gestion émotionnelle et leur connaissance d'eux-mêmes sont des atouts indéniables.

Qu'en sera-t-il des individus "confortablement protégés" de tout, n'ayant jamais eu l'expérience de la peur, de l'urgence, du stress, de la nécessité de prendre des décisions vitales ?...

Ce roman explore ces questions.

Le dernier tome de la trilogie doit mettre en scène les quelques survivants...

 

« Toutes les horreurs que les romanciers croient inventer sont toujours au-dessous de la vérité. »

Balzac

 

CHAPITRE 1

Tariq n'oublierait jamais le mois de mars à Mossoul. Ni les mois précédents. Ni sa rage quand il avait quitté l'Irak.

Mossoul et ses combats.

Il était allongé sur le lit de son hôte, un fidèle à la cause.

Istanbul. Daesh y avait de multiples antennes.

Les mains posées sur le ventre, les doigts croisés, il avait retiré ses chaussures.

Le brouhaha de la rue ne pénétrait pas son cerveau. Les souvenirs occupaient toute la place.

Les images étaient toujours là. Il refusait qu'elles s'effacent. Elles nourrissaient sa haine et sa force, elles entretenaient le brasier. L'enfer qu'il voulait déverser désormais sur les Occidentaux.

Même le bruit des combats, il refusait qu'il s'éteigne. Chaque soir, il le ranimait. Et l'odeur du sang et les cris des mourants.

Un séisme sans fin, un chaos sans limites. Aucun bâtiment n’était épargné, aucune rue n’était praticable. Il ne restait que des débris, des ruines noircies par les incendies, des façades perforées, éventrées, suspendues dans des équilibres précaires, des murs criblés d’impacts de balles, des trous d’obus, de missiles, de roquettes, des gravats ou des pans entiers de maisons jonchant le sol, des lacis de lignes électriques sectionnées ou entremêlées comme des faisceaux de nerfs dans un corps désossé, des voitures calcinées, retournées, projetées dans les airs, des trottoirs éventrés, des tombes ouvertes, des fenêtres béantes comme des orbites de moribonds.

La ville entière était un cadavre puant.

Un cataclysme guerrier, un déluge de feu et de sang, des mois de luttes acharnées, sans pitié.

Tariq se revoyait, scrutant la rue par un trou dans le mur. L’obus n’avait pas explosé. Il avait traversé l’intégralité de l’appartement, cloison après cloison, et il avait disparu.

Il avait aimé le frisson de plaisir quand la mort l’avait frôlé. Comme une maîtresse perverse qui vous effleure ou vous frappe. Impossible de connaître à l’avance son humeur, ni l’intérêt ou l’indifférence qu’elle vous portera. À chaque fois qu’il avait eu ce frisson particulier, il s’était démené pour tuer un ennemi. Avec le maximum de risques, comme mu par une force insatiable. Le même spasme en lui, à chaque succès. Le baiser de la mort. Une excitation si puissante que l’orgasme du sang devenait vital.

Dans les silences prolongés, il pouvait imaginer la déflagration de la prochaine explosion, le prochain missile antichar, la prochaine rafale d’AK-47, la prochaine grenade, le prochain cri, le râle plaintif d’un mourant. L'agonie d'un de ses frères nourrissait sa haine, l'agonie d'un ennemi nourrissait sa furie.

Walid était mort dans ses bras, crachant le sang de son poumon perforé. Hassan avait été écrasé par une dalle de béton pulvérisée par un tir de char, sa tête dépassant de la chape, les yeux exorbités, ses entrailles vomies maculant son visage. Zina avait déclenché sa ceinture d’explosifs quand les mécréants l’avaient encerclée.

Il y avait des frères de lutte gisant dans tous les quartiers, des corps abandonnés à la pourriture, des blessés agonisant pendant des heures, des hurlements qui déchiraient les rares accalmies, des tirs de mortiers qui visaient les mourants, leurs cris comme des appels à la délivrance finale, des silences insupportables dans l’attente des combats, le danger permanent des snipers, l’odeur âcre de la poudre qui se mêlait à celui de viande brûlée, les chenilles des chars qui déchiquetaient les blessés, la folie de la mort quand elle tient les rênes, des haines viscérales qui servaient de guide suprême.

Il n’y avait plus de silence en lui.

Il avait tué tant d’infidèles qu’il en jouissait à les compter mais il avait perdu aussi la dernière femme qu’il aimait, celle qui avait pris les armes à ses côtés, les autres, il les avait abandonnées à leurs peurs, juste des chiennes sans honneur.

Il avait perdu ses amis, il avait perdu la bataille de Mossoul. Il n’en avait plus aucun doute. L’issue était déjà écrite.

Il avait failli.

Et la mort ne lui était rien.

Il avait senti dans les nuits sans sommeil cet effacement de toute limite.

Il aurait pu mourir sans aucune retenue, sans la moindre peur, le moindre regret, il n’y avait plus rien de vivant en lui, sinon la rage, la volonté de tuer encore et encore. La décapitation du capitaine de la milice. Un moment sublime. Les soubresauts du mourant. Il avait senti la mort jouir dans ses mains.

Il ne vivait plus que pour la mort. Celle des ennemis, même au prix de la sienne.

Lorsque Farid était tombé, il avait décidé de quitter la ville. Son frère, abattu par un tireur d’élite, la tête éclatée, en pleine course. Il l’avait vu s’effondrer devant lui, la chair et le sang giclant dans un éclair. Il n’avait rien pu faire.

Il aurait pu mourir à Mossoul mais la joie de ses ennemis lui aurait été insupportable.

Il avait traversé les quartiers en ruine, emprunté les réseaux souterrains creusés par les frères. Il avait une mission désormais. Une autre mission.

Tous les frères morts seront vengés.

Il était passé par l'Iran puis il avait atteint l'Afghanistan. Il avait combattu dans diverses régions montagneuses, il avait obtenu un poste élevé au sein des talibans, il avait tué des soldats de Satan. Des mois de combats et toujours ce goût délicieux de la mort des mécréants, cette jouissance extatique du sang versé. Il avait tenu un rôle important dans la défaite des Américains, dans la reprise du pouvoir, la fuite honteuse des Yankees.

Mais son désir le plus puissant n'était toujours pas assouvi. C'est d'une croisade en terre impie dont il rêvait, une guerre sainte en Occident, autant de cadavres, des ruisseaux de sang dans les villes, des torrents de feu.

Il ne voulait plus attendre. Allah le lui rappelait sans cesse. Les images de Mossoul. Tous les frères morts seront vengés.

Poule House

Par Le 22/12/2017

Pour ces poules, le bonheur est dans le pré. / © Jean-Pierre Brunet / PHOTOPQR / VOIX DU NORD/ MAXPPP
Pour ces poules, le bonheur est dans le pré. / © Jean-Pierre Brunet / PHOTOPQR / VOIX DU NORD/ MAXPPP

PARTAGES

Philippe Le Grelle, éleveur de poules pondeuses dans le Loiret, souhaite que ses poules continuent "leur belle vie", même après l'âge fatidique des 18 mois où elles sont alors considérées comme moins productives. Bientôt, ses cocottes finiront leur vie à la "Maison des poules". 

Par LC 

Depuis son installation en 2001, Philippe Le Grelle n'a "jamais envoyé ses poules à l'abattoir". L'éleveur du Loiret fait figure d'exception : les poules pondeuses finissant généralement toutes à l'abattoir à l'âge de 18 mois. Mais pourquoi tuer des poules alors qu'elles peuvent continuer à pondre des oeufs? A raison d'un oeuf par jour (en moyenne), leur production décroît passé leur an et demi d'existence. Moins rentables, elles n'intéressent plus les éleveurs. 
 
 

Philippe Le Grelle, dans son exploitation à Ouzouer sur Loire. / © Photothèque Bio Centre - Philippe Montigny
Jusqu'à présent, Philippe Le Grelle revendait ses poules à des particuliers pour leur basse-cour. Mais avec l'arrivée prochaine de son fils à la tête de l'exploitation, il est passé de 6 000 à 10 000 gallinacés. Dans ces conditions, recaser toutes ses poules allait devenir plus difficile : 
"Poulehouse est arrivé au bon moment en me disant qu'il me prenait toutes les pensionnaires de mon élevage! Ca tombait vraiment bien!"


Poulehouse veut sauver les poules


Créée en février 2017, la start-up parisienne Poulehouse veut sauver les poules d'une mort certaine à 18 mois. Chaque année, 50 millions de poules sont tuées en France. Et comme le dit Fabien Sauleman, co-fondateur de Poulehouse, "tout le monde sait que l'oeuf ne tue pas la poule"!

 


La société a donc racheté une ferme dans le Limousin où pourront vieillir les poules de quatre éleveurs, dont celles de Philippe Le Grelle. Une maison de retraite pour poules donc. Du jamais-vu. "Les poules peuvent vivre jusqu'à 10 ans, tout en continuant à pondre des oeufs, même si c'est de moins en moins", précise le co-fondateur de Poulehouse. Avant d'ajouter : "Evidemment, cette retraite paisible a un coût qui est répercuté sur le prix de vente. Chaque oeuf est vendu 1€, soit 2 fois plus cher qu'un oeuf bio.C'est un choix éthique et qui plait aux consommateurs". 
 

 

© Poulehouse


Depuis le lancement des oeufs estampillés "Poulehouse", en septembre, 150 000 oeufs ont déjà été vendus. Tout le réseau Biocoop les distribue, ainsi qu'une cinquantaine de magasins Franprix en région parisienne. Et de plus en plus les boutiques du réseau Naturalia, Naturéo... Même la Belgique s'y met depuis le mois de décembre. "De plus en plus de personnes sont sensibles à la cause animale et veulent acheter responsables. La preuve lorsque nous avons ouvert une cagnotte participative en avril pour nous aider à lancer Poulehouse, nous avons récolté plus de 25 000 euros !", s'enthousiasme Fabien Sauleman. 
 

Déjà 9000 poules sauvées


Pour l'instant, 9000 poules ont été sauvées de l'abattoir, même si elles vivent encore chez leurs propriétaires. Les premières cocottes devraient arriver à la "Maison des poules" en mars 2018. Quant aux pensionnaires loirétaines de Philippe Le Grelle, les premières fouleront le sol limousin en décembre 2018 : "Je vends une poule environ 20 centimes à Poulehouse, soit le même prix que pour les envoyer à l'abattoir. Mais la fin est bien plus belle dans le premier cas!", souligne l'éleveur du Loiret. 

La maison de retraite des poules, solution miracle? "Au bout d'un moment, nos 16 hectares ne seront plus suffisants. C'est pourquoi nous voulons surtout instaurer un nouveau mode de production dans l'élevage des poules pondeuses : toujours en bio et en plein air... mais avec une fin de vie directement chez les éleveurs", espère-t-on à Poulehouse. Rêve ou réalité? L'avenir le dira.

 

Body-scan

Par Le 21/12/2017

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C’est Audrey Steinmetz qui m’a initié à cette technique. C’était pendant la formation en sophrologie analysante. De très beaux souvenirs. De belles personnes et une formatrice formidable, un cœur empli d’amour, une âme qui le déverse.

Le body scan consiste à visualiser le parcours de l’énergie dans son corps. Il s’agit d’une méditation dirigée vers un objectif précis : la conscientisation du corps.

Trois ans que j’y travaille.

Je m’allonge, je ferme les yeux, je fais le vide, je me concentre sur le noir à l’intérieur.

Puis je commence par le pied gauche. Je visualise une boule d’énergie. Je la palpe, je l’ausculte, je la fais tourner sur elle-même, je me concentre sur elle jusqu’à ne plus sentir le reste de mon corps qu’à travers une évanescence délicieuse.

Puis j’enveloppe cette boule d’énergie et je lui fais parcourir l’intégralité de mon corps.

Les déplacements de la boule, je ne les décide et je ne les applique qu’avec une inspiration. C’est le souffle inséré qui nourrit le déplacement de la boule d’énergie.

Jusqu’ici, je finissais par réaliser qu’à un moment, je m’étais laissé envahir par une pensée, puis qu’une autre était venue s’y greffer, par réaliser ensuite que la boule d’énergie avait disparu, qu’elle s’était diluée, comme fragmentée par le flux des pensées.

Je recommençais là où j’en étais en me concentrant de nouveau.

Trois ans que j’alternais ainsi les phases de méditation avec des pertes de conscience et des ingérences du mental.

Et puis hier soir, une séance hors norme, le franchissement d’un palier, comme si j’étais entré dans une nouvelle pièce.

Pas une seule coupure, pas un seul instant de perdition dans mon body-scan, l’intégralité du corps parcouru sans jamais perdre le contact avec la boule d’énergie. Des perceptions d’une précision inconnue, un rayonnement intérieur très puissant. La boule tournait sur elle-même ou se stabilisait par moments et là, je sentais le flux s’amplifier et des crépitements sur la surface du globe, comme des éruptions solaires.

Je n’avais quasiment plus de conscience des contacts de mon corps sur le lit, à peine la pression des talons et l’appui de mon crâne sur le matelas. Le reste du corps était évaporé, un espace vide, comme un néant et pourtant une vibration insistante, comme si mes pieds et mon crâne étaient toujours reliés par un rayonnement indéfinissable et que je ne maîtrisais aucunement.

Je n’ai pas eu la moindre pensée. Pendant environ trente minutes.

Je me souviens de cet état comme une espèce de décorporation mais sans être jamais passé en mode d’observation de mon corps. Puisqu’il n’était plus là. Il n’y avait que la zone irradiée par la boule d’énergie mais sans que la zone elle-même devienne prioritaire dans la perception. C’est la boule d’énergie qui remplaçait la zone concernée. Je n’étais pas dans mon genou, dans mon dos, dans ma nuque, dans une main mais dans la boule d’énergie. Elle ne faisait que suivre un chemin et en l’empruntant, elle en dispensait une conscience particulière.

Chose étonnante, je n’ai jamais perdu le fil alors que j’étais immensément heureux, un bonheur étrange puisqu’il n’y avait aucune émotion, c’était quelque chose de neutre et de très puissant.

Chose tout aussi étonnante ce soir. Il me suffit de penser à cette boule d'énergie en écrivant ce texte pour aller la situer là où je veux et la ressentir...

Et dernier point : hier soir, j'avais un reste de torticolis. Ce matin, il n'y avait plus rien...

Impossible à décrire. Enfin, si, peut-être mais ça me prendra bien dix ans...

Meditation yoga avance debutant landes

Le vol de 350 000 euros

Par Le 21/12/2017

Le titre initial est ": le vol à 350 000 euros" mais le mien sonne plus juste, est plus dans la réalité, correspond davantage à cette propension des élus à se servir sans aucune retenue de leur élection comme d'un blanc seing.

Il s'agit bien d'un vol des consciences au-delà même d'un vol de l'argent du pays.

En plus de cette dépense pharaonique quand on voit l'état du pays, je rappelle que l'avion initialement affrêté estr entré à vide. Et ensuite, "ils" nous parlent de pollution, de cop21, de taxes en tous genres, des efforts que NOUS devons réaliser. 

Je les hais. 


 

Le vol à 350 000 euros d'Édouard Philippe : la facture qui ne passe pas

 

Alors que certains jugent exagérée l'indignation, la plupart des éditorialistes voient dans cette dépense la perpétuation des mœurs de « l'ancien monde ».

 (AVEC AFP)

Publié le  | Le Point.fr

<p>Lors d'une escale technique &#224; Tokyo d'un A340 de l'arm&#233;e de l'air qui le ramenait avec plusieurs ministres et une soixantaine de personnes en m&#233;tropole, le Premier ministre et une large partie des passagers ont embarqu&#233; dans un autre A340 aux si&#232;ges de premi&#232;re classe, lou&#233; par Matignon &#224; une entreprise priv&#233;e pour 350 000 euros. L&#233;gitime ou scandaleux ?</p>
<p>&#160;</p>

Lors d'une escale technique à Tokyo d'un A340 de l'armée de l'air qui le ramenait avec plusieurs ministres et une soixantaine de personnes en métropole, le Premier ministre et une large partie des passagers ont embarqué dans un autre A340 aux sièges de première classe, loué par Matignon à une entreprise privée pour 350 000 euros. Légitime ou scandaleux ?

 

© Nicolas TAVERNIER/REA

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Trois cent cinquante mille euros pour rentrer à Paris depuis Tokyo, est-ce scandaleux ou normal ? Les éditorialistes de la presse écrite se divisent ce jeudi au sujet du vol privé qui a ramené le Premier ministre Édouard Philippe et sa délégation de Nouvelle-Calédonie. D'un côté ceux qui fustigent le « principe d'indignation », de l'autre ceux qui prônent la rigueur scandinave.

Le Figaro annonce Édouard Philippe « en zone de turbulences » pour s'en désoler sous la plume de son éditorialiste Guillaume Tabard : « Le vrai problème, juge-t-il, est la propension croissante à juger les dirigeants sur des symboles supposés d'exemplarité et non plus sur l'efficacité de leur action. Il est plus important de savoir si le voyage d'Édouard Philippe en Nouvelle-Calédonie a fait avancer ou non ce dossier délicat que de savoir s'il aurait pu prendre un autre vol. L'exemplarité est une obligation préalable ; mais pas une finalité. Et une dépense isolée ne peut être appréciée sans regarder un budget global. Au fond, le Premier ministre paie un intégrisme de la transparence dont l'effet pervers est de transformer l'électeur en procureur. »

« Quand l'opinion attend du sang et des larmes de ses dirigeants, que faire lorsque naît le soupçon de confort ? » demande Cécile Cornudet des Échos : « Comprendre les interrogations, mettre l'accent sur le poids de la charge et sur la coordination nécessaire avec le chef de l'État. Voilà comment Édouard Philippe tente depuis mardi d'éteindre la polémique sur son vol Tokyo-Paris. »

Des excuses peu convaincantes

Mais cette défense ne convainc pas Maurice Bontinck de La Charente libre : « Affréter en dernière minute à Tokyo un avion à 350 000 euros pour ramener une délégation de 60 personnes à Paris n'est bien sûr pas illégal mais révèle à la fois un manque d'organisation et une légèreté avec les deniers publics. Quand un avion repart à vide ou presque, sous prétexte qu'il est moins confortable et/ou moins rapide de deux heures, l'excuse de l'efficacité tombe vite à l'eau. Surtout quand le prétexte est d'arriver à temps pour un conseil de défense qui avait déjà été décalé de deux jours. »

Elle ne convainc pas plus Denis Daumin de La Nouvelle République du Centre-Ouest : « Il s'agissait de gagner du temps, remontant les fuseaux horaires, et puis il y avait un conseil de sécurité à Paris en guise de petit déjeuner et Jupiter s'apprêtait à décoller vers l'Algérie. Impossible de laisser le pays en pilotage automatique, ne fût-ce qu'une demi-heure. Les journalistes ont vérifié forcément, c'est en principe leur métier. Aucun des arguments ne tient. Ça fait mauvais effet lorsqu'on prétend donner des leçons de méthode, d'économie et de respect de l'environnement. La prochaine fois, le chef du gouvernement se méfiera de ces avions à réactions incontrôlables. Vous pensiez voler collectivement en première, pépère, et vous découvrez à l'arrivée que vous étiez en classe affaire, au singulier. »

Se prétendre vertueux depuis des fauteuils de première classe, ça ne marche plus

Dans L'Union, Sébastien Lacroix fait les comptes : « Divisés en nombre de jours de smic, de rognures d'APL, de tranches de saucisson ou de tickets de métro, 350 000 euros, c'est même énorme », avant de relativiser : « Trois cent cinquante mille euros, c'est tout juste 2,18 minutes d'augmentation de la dette de notre beau pays, ou 8 heures d'opération Sentinelle. »

Certes. Mais « cette facture-là dépasse la question des capacités financières de l'État, affirme Didier Rose dans Les Dernières Nouvelles d'Alsaceelle mine la crédibilité d'un discours garantissant de renvoyer au passé toute pratique qui ne trouverait pas de stricte justification d'intérêt général. Se prétendre vertueux depuis des fauteuils de première classe, ça ne marche plus. Ce qui en pâtit, au final, c'est l'espoir d'un renouvellement porté par des personnes, fussent-elles d'État. » L'éditorialiste veut y voir des pistes pour que le « nouveau monde » porté par cette génération qui accède au pouvoir se réalise enfin : « Un tel épisode montre que la rénovation politique, la vraie, celle qu'attendent les Français, passe par une révision des règles publiques plus que par une rotation d'élus. »

L'exemple scandinave

D'autres journalistes conseillent à Édouard Philippe, et plus généralement à la classe politique française, de se tourner vers le Nord. C'est le cas de Jean-Michel Servant du Midi libre : « Sans doute Édouard Philippe ne sait-il pas que dans certains pays, en particulier scandinaves, certains présidents voyagent en toute simplicité sur des vols commerciaux », s'agace-t-il. « Comme toujours, cette déplorable affaire de gros sous montre la gabegie de l'argent public en France. Le mépris pour les petits contribuables. La question désormais est de savoir si l'intéressé et ses successeurs retiendront la leçon de ce vol en bassesse-classe. On en doute. »

Hubert Coudurier du Télégramme fustige lui aussi « un sentiment d'amateurisme et de propension à dilapider les fonds publics lorsque le gouvernement s'échine par ailleurs à faire des économies imposées aux collectivités locales et plus globalement aux Français. [...] Sans exagérer la portée d'un tel couac, il démontre que les dirigeants français sont encore loin de la simplicité des mœurs scandinaves ».

Jean-Marcel Bouguereau a adopté la même boussole dans La République des Pyrénées : « Le nouveau monde promis ressemble souvent à l'ancien, souligne-t-il. Le personnel politique a trop souvent le goût et l'habitude des palais de notre monarchie républicaine. Eux qui ne ratent jamais une occasion pour prendre l'Allemagne ou les pays nordiques en exemple devraient sur ces sujets s'en inspirer un peu plus ! »

Un sentiment partagé par Philippe Marcacci dans L'Est républicain. Selon lui, « la polémique ne peut que conforter l'opinion publique dans une conviction : les politiques français sont incapables de renoncer aux ors du pouvoir et aux avantages que leur confèrent le suffrage des citoyens et, plus encore, les deniers des contribuables. »

 

L’intérieur d’un A340 privé de la compagnie Aéro Vision. Capture d’écran site Aéro Vision

Il est « compliqué » et « cher » de déplacer un Premier ministre a affirmé ce mercredi Edouard Philippe après la polémique sur son vol privé pour revenir de Nouvelle-Calédonie début décembre. Analyse des différentes explications fournies par Matignon depuis 24 heures.

 

Le 5 décembre, de retour de Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre et son équipe ont loué un avion privé à la société Aéro Vision pour voyager dans de « meilleures conditions ». Edouard Philippe « assume » les 350 000 € déboursés pour affréter ce vol privé entre Tokyo et Paris. La principale explication de ce retour « précipité » est le principe de présence du Premier ministre sur le territoire en cas d’absence du président de la République. Même si la règle a souffert par le passé de nombreuses exceptions, le chef du gouvernement doit se trouver en métropole en l’absence du chef de l’Etat, rappelle Matignon.

Tour d’horizon des différentes explications avancées par les services du Premier ministre au cours des dernières 24 heures pour justifier ce vol.

L’inconfort de l’A340 de l’Armée de l’air

Pour Matignon, l’A340 de l’Armée de l’air, assez ancien et sans sièges business, « ne sert pas en temps normal à transporter ni des autorités militaires ni des membres du gouvernement en long courrier et de nuit ». En l’absence de l’A330 présidentiel, réservé pour le voyage d’Emmanuel Macron du 6 décembre en Algérie, il a été utilisé « exceptionnellement » par le Premier ministre entre Nouméa et Tokyo « justement pour faire des économies ». « L’avion militaire ne remplissait pas les conditions d’accueil du Premier ministre. Ce dernier doit pouvoir assurer ses fonctions, doit pouvoir travailler, faire sa toilette, s’allonger pour pouvoir assurer sa journée de travail. » Sur le vol aller entre Tokyo et Nouméa, « Edouard Philippe a dormi sur quatre sièges au milieu de l’A340, en raison de sa taille », a précisé le service de presse de Matignon, photo à l’appui.

 

Contacté par « le Parisien », le service de presse de l’Armée de l’air a refusé de commenter « un vol dans le cadre d’un voyage officiel ». En revanche, il a accepté de préciser les missions de l’escadron de transport Esterel qui a assuré ce vol. « Il assure toutes les missions de transports militaires des trois armées sur de longues distances. Il sert aussi à acheminer des militaires français lors des opérations extérieures. L’escadron Esterel est composé de 5 Airbus qui sont stationnés à Roissy, 3 A310 et 2 A340, des TLRA (Très Long Rayon d’action) qui peuvent être engagés sur un court préavis pour une distance très éloignée », nous précise-t-on.

« Ce sont des équipages avec un système d’alerte, sollicités lors des catastrophes humanitaires », ajoute-t-on au Sirpa Air. « L’A340 utilisé par Matignon a ainsi été le premier avion ayant transporté la sécurité civile dans les Antilles après le passage d’Irma. Sa configuration est très flexible, il sert aussi régulièrement lors de voyages officiels pour le transport de membres du gouvernement et de journalistes ». Le coût de ce type de vol n’est en revanche pas connu.

La présence du Premier ministre à un Conseil de défense

Dans un premier temps, selon l’AFP, l’usage de l’A340 version luxe d’Aéro Vision aurait permis au PM de gagner deux heures dans son planning chargé du 6 décembre. « Les deux heures ont permis au Premier ministre de revenir dans les temps impartis, alors qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à décoller pour l’Algérie (il a atterri à 10h50 à Alger) et qu’un Conseil de défense était prévu à l’Elysée à 8 heures », pouvait-on lire dans une dépêche de 19h41, datée du 5 décembre. Il semblerait que cette explication soit un quiproquo. En effet, le Conseil de défense restreint avait été reporté au 8 décembre à 15h30 comme le montre l’agenda présidentiel.

 

La question du coût d’un Tokyo-Paris

Le vol de l’ensemble de la délégation a coûté 1, 3 million d’euros (aller-retour), les 350 000 euros du vol privé compris. Au total, ce sont 52 personnes qui sont revenues avec lui dans la délégation. « Dans un déplacement ministériel, toutes les personnalités sont logées dans les mêmes conditions. On peut le regretter, mais c’est l’usage », se justifie-t-on à Matignon.

Matignon a, selon nos informations, cherché à négocier le prix du billet sur un vol de ligne Tokyo-Paris à 7600 € en première classe ou en business, mais l’avion atterrissait à 16 heures, ce qui posait problème en raison de l’agenda du président de la République. Sur un vol commercial classique d’Air France, un Tokyo-Paris en première classe coûte entre 4000 € et 8000 € en fonction de l’horaire de départ. Au prix négocié de 7600 €, le vol aurait donc coûté 395 200 euros à Matignon.

Un A340 « classique » peut aussi être loué de manière privée pour la modique somme de 10 743 euros de l’heure. Ce qui pour un vol de onze heures, représenterait une somme de 118 173 euros, mais aurait nécessité de s’y prendre en amont.

« Au total, le coût des vols pour ce déplacement ministériel a coûté 30 % moins cher pour l’Etat que le dernier voyage similaire en Nouvelle-Calédonie », celui de Manuel Valls en 2016, a également souligné Matignon. « Le vol de Manuel Valls avait coûté 2 millions d’euros, et 1,6 million pour celui de Jean-Marc Ayrault », soulignent les services d’Edouard Philippe. Manuel Valls a, de son côté, reconnu qu’un « déplacement de ce type est toujours très coûteux. »

TOUS, SAUF ELLE : Aimer l'amour.

Par Le 19/12/2017

 

 

TOUS, SAUF ELLE

Extrait


"Laure ne cherchait plus à s’expliquer les raisons de cette attirance pour Théo. C’était juste une évidence. Elle ne comprenait pas davantage la puissance de cette étreinte, cette joie en elle, comme un rayonnement inconnu qui l’avait emplie, une lumière intérieure qui n’avait rien d’un orgasme habituel. Elle aurait pu ne pas jouir d’ailleurs sans en éprouver la moindre frustration. Et plus étrange encore, Théo n’avait pas été qu’un simple partenaire aimant mais l’opportunité d’une révélation. 
La lumière. Elle était toujours là et elle ne savait la nommer autrement. 
Le sexe de Théo en elle. Comme un canal d’énergie. Elle avait senti le flux l’envahir, bien au-delà du connu. 
Elle avait perdu le lien avec le réel. Comme une plongée verticale vers des altitudes inexplorées, l’effacement de son être et l’émergence d’une entité indéfinissable, une chaleur d’étoile, un rayonnement solaire qui l’avait embrasée au-delà de son corps, comme si autour d’elle son âme s’était réjouie.

Elle était assise dans le canapé du salon, les yeux dans le flou, un regard poreux fixé sur le mur devant elle, une vision intérieure. Nous n’étions pas, fondamentalement, des êtres de matière mais des âmes enveloppant des corps mouvants, des énergies capables d’aimanter des particules pour en fonder un véhicule. Une révélation qui se nourrissait de la lumière qui l’avait enveloppée. 

Qu’était-elle cette lumière ? Pourquoi l’avait-elle empêchée de partir dans l’habitacle de la voiture ? Pourquoi elle ? Et pourquoi ne l’avait-elle pas connue plus tôt ? Que devait-elle en faire désormais ? 
Elle comprit alors qu’elle n’avait rien su de la vie, qu’elle en avait ressenti uniquement l’illusion de l’existence, que le réel était bien au-delà de ce que la raison humaine lui avait enseignée, que ses limites l’avaient bridée et qu’elle était entrée désormais dans le champ de tous les possibles. 
Sans pouvoir aucunement présager de la suite.
Cette perception des atomes, cette vibration dans tout ce qui était empli du flux vital, cette pénétration des êtres comme s’ils n’avaient plus de carapaces mais qu’ils étaient devenus des entités sans frontières, intégralement ouvertes, offertes, des espaces à découvrir sans que rien de connu ne vienne en brider l’exploration. 
Elle avait aimé Théo comme on aime un lever de lune, un coucher de soleil, un silence de montagnes, des nuages courant sur l’azur, un parfum de fleurs, le chant d’un oiseau. Elle n’avait pas aimé le corps d’un homme, ni même un homme, ni même un cœur. Elle avait aimé l’amour."

Spinoza et la démocratie

Par Le 18/12/2017

Thierry Ledru

6 min · 

Spinoza, encore et toujours, incontournable et indiscutable, clair, juste, intègre et lumineux, visionnaire de ce que la démocratie devrait être et n'est plus depuis longtemps...



"On pense que l'esclave est celui qui agit par commandement et l'homme libre celui qui agit selon son bon plaisir. Cela cependant n'est pas absolument vrai car en réalité, être captif de son plaisir et incapable de rien voir ni faire qui nous soit vraiment utile, c'est le pire esclavage et la liberté n'est qu'à celui qui de son entier consentement vit sous la seule conduite de la Raison. 
Quant à l'action par commandement, c'est à dire l'obéissance, elle ôte bien en quelque manière la liberté, elle ne fait pas cependant un esclave sur-le-champ, c'est la raison déterminante qui le fait. 
Si la finalité de l'action n'est pas l'utilité de l'agent lui-même, mais de celui qui le commande, alors l'agent est un esclave, inutile à lui-même ; au contraire dans un Etat et sous un commandement pour lesquels la loi suprême est le salut de tout un peuple, non de celui qui commande, celui qui obéit en tout au souverain ne doit être dit un esclave inutile à lui-même mais un sujet. 


Ainsi, cet Etat est le plus libre, dont les lois sont fondées en toute Raison, car dans cet Etat, chacun, dès qu'il le veut, peut être libre, sous la conduite de la Raison.


De même encore les enfants, bien que tenus d'obéir aux commandements de leurs parents, ne sont cependant pas des esclaves; car les commandements des parents ont très grandement égard à l'utilité des enfants. 
 

Nous reconnaissons donc une grande différence entre un esclave, un fils et un sujet, qui se définissent ainsi. 
 

Est esclave qui est tenu d'obéir à des commandements n'ayant aucun égard qu'à l'utilité du maître commandant ; fils qui fait ce qui lui est utile par le commandement de ses parents ; sujet enfin, qui fait par le commandement du souverain ce qui est utile au bien commun et par conséquent aussi à lui-même.


Par ce qui précède, je pense avoir assez montré les fondements de l'Etat démocratique, duquel j'ai parlé de préférence à tous les autres, parce qu'il semblait le plus naturel et celui qui est le moins éloigné de la liberté que la Nature reconnaît à chacun. Dans cet Etat en effet, nul ne transfère son droit naturel à un autre, de telle sorte qu'il n'ait plus ensuite à être consulté, il le transfère à la majorité de la Société dont lui-même fait partie. 
Et dans ces conditions, tous demeurent égaux, comme ils l'étaient auparavant dans l'état de Nature".


 

Nathalie touche 1200 euros par mois à la retraite après avoir travaillé 35 ans dans l'éducation nationale comme institutrice puis comme psychologue scolaire après avoir repris les études à 35 ans : licence, master 1, un an de formation en école spécialisée puis master 2 de psychologue clinicienne. Elle n'aura jamais de "revalorisation". C'est à dire qu'elle restera désormais sous le SMIC.

Loin de moi l'idée de critiquer le niveau du SMIC mais j'imagine par contre une femme seule avec ce montant et j'imagine tout autant le désastre pour un artisan à la retraite...On part en fait sur une génération de retraités qui devront trouver un emploi, déclaré ou pas, comme au Royaume-Uni où des personnes de 70 ans tentent de survivre en distribuant des journaux, en étant caissière, livreurs, à faire de l'entretien de jardins ou à cultiver un mini potager pour avoir de quoi faire une soupe...Je ne vais pas parler des salaires dans le milieu politique parce que je vais devenir grossier. 
 

Dans un an et demi, ça sera mon tour et si j'arrive à 1400 euros, ça sera le plafond...37 ans à enseigner à de jeunes enfants, plus de mille enfants sur ma carrière. 
La question que je me pose ce soir est très simple : Si ces retraites correspondent à l'importance accordée par l'Etat à la fonction enseignante, est-ce qu'ils considèrent par la même que leurs statuts de personnalités politiques a davantage d'importance ?... Ils ont pourtant tous eu des enseignants et leurs connaissances viennent de leurs parcours scolaires. Serait-ce donc qu'une fois sortis du cursus, ils en oublient d'où ils viennent ?

 

On peut d'ailleurs considérer que le problème est le même avec le milieu agricole. Ce que les "Hauts dignitaires" mangent, ils le doivent au travail du secteur primaire. Est-ce donc qu'une fois atteints les sphères du pouvoir, toutes ces personnes en oublient d'où ils viennent et ceux qui les nourrissent ? On connaît tous les difficultés du monde paysan. Pas pour rien qu'on y compte le plus grand taux de suicides. 
 

On peut aussi ajouter, et c'est bien pire encore, au regard de toutes les "affaires" de harcèlement sur les femmes dans la sphère politique qu'ils en oublient, tous ces hommes, qu'ils sont sortis du ventre de leur mère.
 

Au final, il me semble que plus l'ascension dans la sphère politique atteint des proportions importantes, plus leur amnésie s'accroît. En même temps, quand j'écoute NV Belkacem, je réalise à quel point la folie de ce milieu atteint les femmes tout autant que les hommes. 
 

Maintenant, désolé de le dire, mais si tout cela est encore et toujours possible, c'est bien parce que le peuple n'a toujours pas le cran de les bannir à tout jamais. 
Bien sûr, qu'une autre société est possible. 

 

Imaginons quelques secondes que tout cela sera toujours aussi pitoyable pour nos petits-enfants, voire dans cent ans, voire plus loin encore.
Ce que je supporte difficilement aujourd'hui, ce sont les plaintes des votants... Qu'ils se taisent à tout jamais ou qu'ils commencent à réfléchir.

La Raison a disparu. Il ne reste que le formatage, la pensée unique, l'absence de courage, la faiblesse de penser que tout cela est inéluctable et pire encore qu'il faut continuer à s'en remettre aux Puissants pour espérer encore une amélioration. 

Rousseau, Spinoza, Blaise Pascal, Diderot, Kant, tous ceux-là ont disparu. Combien sont-ils à les lire encore ? 

La masse pleure la disparition d'une idôle de la chanson quand elle devrait pleurer la mort des philosophes. 

On a la misère sociale qu'on mérite dès lors qu'on accepte la misère de la soumission intellectuelle.

 


 

Une prière commune

Par Le 16/12/2017

Tout le monde a entendu parler de ce drame du bus scolaire.

Effroyable. 

Cinq enfants décédés.

Parmi les nombreux blessés, neuf sont en urgence absolue.

Je rêve d'une prière nationale, un mouvement spirituel commun, des millions de personnes s'arrêtant toutes ensembles, à une heure donnée, debout, agenouillées, dans une église, chez elles, sur leur lieu de travail. 

Toutes unies dans une énergie partagée.

Pour les âmes disparues, pour les âmes qui luttent, pour les familles effondrées, pour les copains traumatisés, pour les enfants en pleurs.

Je rêve d'un peuple aimant.

Pas une minute de silence. Non, une minute de prières.

Une minute d'amour, un amour immense, un flux lancé dans les airs, par-delà les distances, des sillons de lumières qui se rejoindraient tous, là-bas où la douleur est si grande.

Je rêve d'un peuple aimant. Juste une minute. Soixante-six millions de personnes qui prieraient avec leurs mots, avec leurs coeurs, avec leurs âmes, avec leurs pleurs, avec leur tendresse, avec leur amour.

On me dira qu'il y a d'autres drames, partout ailleurs et qu'il faudrait prier, jours et nuits. Pourquoi eux et pas les autres ? 

Parce qu'il faut bien commencer un jour et que ça n'a jamais été fait. 

Soixante-six millions de personnes. 

Quel en serait l'effet ?

...

Est-ce que les personnes concernées le ressentiraient ? 

Est-ce que les personnes en prière en seraient atteintes elles aussi ? 

Une telle énergie aimante, diffusée simultanément, vers un point précis.

Quel en serait l'effet ?

Je rêve d'un instant d'amour. 

Résultat de recherche d'images pour "une énergie d'amour"

 

Numérologie

Par Le 16/12/2017

C'est Lisa, une ancienne élève, (dont j'ai déjà parlé ici) qui m'a présenté ce site et la numérologie. Lisa était à la maison hier soir et c'était toujours le même bonheur de la revoir et d'échanger avec elle. Une âme lumineuse, rayonnante.

J'ai donc fait le calcul et j'en arrive au chiffre 8.

En voici l'analyse. Et j'avoue qu'elle me réjouit autant qu'elle me stupéfie dans sa justesse. 

"Ouverture au monde spirituel"...

 

VOTRE MISSION DE VIE 8

Publié par  le 24 Nov, 2013 dans CHRONIQUESLA NUMÉROLOGIE SACRÉEMANCHETTESMurielle Robert |

Murielle Robert

Rédigé par : Murielle Robert

Mon site web http://www.muriellerobert.com/

VIBRALISATION DU JOUR

Méditation d'ancrage à la Terre

retour

La Loi du Retour

« DEVENIR UN CANAL DE LUMIÈRE »

 

Le chiffre 8 est un des chiffres les plus prolifiques car il donne vie partout où il passe.

Que ce soit dans votre jour ou mois ou année, il vous propulsera vers les cimes les plus hautes comme dans les vibrations les plus intenses de la lumière.

Il est  lemniscate, le serpent qui se mord la queue afin de faire circuler l’énergie en tout et dans tous les règnes et tous les plans.

Il est la Fleur de Vie, là où tout commence avec les 8 pétales de vie pour l’expansion et la propulsion de tout ce qui vit en soi…..puis dans l’exponentiel….

 

Voici ce que le chiffre 8 nous propose comme enseignement….

Tout d’abord l’équilibre puisque de par son essence, il contient les deux mondes, le monde visible et invisible ainsi que le monde matériel et spirituel.

Ces deux mondes peuvent s’opposer à l’intérieur de nous comme s’harmoniser.

La balance vient nous réajuster dans nos mouvements vers le ciel comme ceux dirigés vers la terre.

On dit bien « avoir la tête dans les nuages et les pieds sur terre »

Cet adage s’applique très bien au chiffre 8.

Puis tout au cours de notre vie dans laquelle nous naviguons entre ses deux mondes, le point de jonction et d’unification est l’équité, la justice, non pas celle des hommes mais bien celle d’en haut, du monde spirituel que l’on appelle la loi du retour :

« ACTION-RÉACTION »……la loi de la Résonance.

« Pourquoi le malheur me tombe dessus, pourquoi à moi et pas aux autres »

Ce n’est pas juste, dirons-nous…..

 

 

Voici comment calculer la Mission de Vie

En s’appuyant comme toujours sur les 22 chiffres de la Numérologie Sacrée, à chaque dimanche au 15 jrs, vous verrez défiler toutes vos missions de vie en partant du chiffre 3 à 22.

En résumé, vous n’avez qu’à faire l’addition de vos trois chiffres sacrés en suivant l’exemple qui suit.

(Les chiffres 1 et 2 trouveront leur mission de vie dans les chiffres 10 et 20)

 

Le seul principe de la Numérologie Sacrée est de réduire c’est-à-dire additionner tout chiffre qui dépasse 22 comme le chiffre 23 (2+3) qui égale 5 et ainsi de suite en notant bien que le chiffre 22 restera 22.

Et ce calcul s’applique également pour votre jour et votre année de naissance.

 

Exemple de calcul d’une Mission de Vie 8

Date de naissance: Le 24 janvier 1945

Jour   24

Mois   1(janvier)

Année 1945 (1+9+ 4 + 5) =  19

Mission de Vie par l’addition du jour – du mois- de l’année :

Donc 24 + 1 + 19 = 44 (4+4) =  8

 

Note importante:

Pour favoriser une plus grande précision dans votre Mission de Vie, je vous suggère de prendre en considération vos 3 chiffres sacrés du jour-du mois et de l’année qui constituent les éléments essentiels à bien saisir votre Mission de Vie.

Il est important de dire aussi que le chiffre de votre mission de vie est plus sacré que vos trois chiffres de naissance (jour-mois-année) puisqu’il contient en son Essence la relation avec votre divinité. Vos trois chiffres sacrés viendront aider au déploiement de cette divinité intérieure qu’est Votre Mission de Vie.

Pour obtenir des informations supplémentaires sur vos trois chiffres sacrés, vous pouvez vous référer à mes articles précédents de la Presse Galactique à partir de janvier 2013.

 

 

 

LA MISSION DE VIE 8

 

La mission de Vie 8  est une mission basée sur l’ouverture au monde spirituel

 

La mission de vie 8 est lumière pure dans son essence et lumière dans sa façon bien unique de transmettre c’est-à-dire porter son rayonnement jusqu’aux confins des mondes obscurs afin que justice se fasse et ainsi rétablir l’équilibre en invitant les énergies les plus lourdes à s’alléger dans la balance de la vie.

La discipline, l’ordre, la stabilité, l’harmonie, toute une mission que cette mission de vie 8, vous imaginez, donner vie en soi à toutes les parties de nous qui veulent mourir ou s’éteindre par la tristesse, les émotions refoulées, les non-dits, l’enfermement, l’isolement ou le dénigrement.

Imaginons toutes ses parties de nous recevoir la lumière « qui leur est dû » par justice divine

Imaginons toutes ses  parties de  nous recevoir l’amour que nous pourrions leur prodiguer afin de panser leurs blessures…

Voilà notre propre Loi du Retour. Notre propre Création.

Wow…personne pour nous punir, personne pour nous récompenser.

Seulement que le Soi avec Son « Soi Divin » dans une relation d’équité et d’amour.

 

Et Tout compte fait…. j’ajouterais que pour se punir, nous en avons fait l’expérience plus d’une fois…et nous excellons, en matière de culpabilité….avec notre justicier intérieur qui ne pardonne pas facilement…toujours prêt à nous donner des sentences…

car  « il faut payer »…

 

Toute une création, toute une mission que celle de sortir du banc des accusés et affirmer haut et fort «  je suis innocent depuis le début des temps »

 

Heureusement que nous sommes habités par cette belle Étincelle Divine HEITH.

Elle qui nous ramène de par sa noblesse et de par son équité à  la Vraie Justice.

Quelle est-elle?

Elle est celle que nous nous accordons

Celle que nous nous permettons…entre le plaisir et le devoir

Entre le respect et la manipulation

La vérité et le mensonge

La lumière et l’illusion.

 

HEITH nous propose une limite, celle que nous devons maintenir au nom du respect de soi et des autres, au nom de l’équilibre dans toutes nos démesures, nos excès, nos penchants, nos élans ou nos manques de motivation.

Oser l’expérience pour permettre de toucher à tout ce qui est juste et bon pour soi.

 

« Être vrai avec Soi» est vraiment la clé pour une mission de vie 8.

 

La Mission de Vie 8 est « d’apprendre à se respecter »

Se respecter dans ses besoins et ses élans sans chercher à s’expliquer ou s’excuser.

S’exprimer sans avoir peur du rejet des autres deviendra une étape importante.

Se respecter  dans ses choix quels qu’ils soient surtout pour les travailleurs de lumière qui travaillent encore dans l’ombre, de peur de se faire juger ou critiquer.

Se respecter surtout lorsque l’on se sent jugé ou diminué par les autres car les missionnés 8 de par leur grande sensibilité peuvent se faire déstabiliser facilement soit par un regard désobligeant ou un jugement inopportun.

Se respecter au nom de la dignité et de l’amour envers soi devient l’outil indispensable tout en s’exprimant clairement dans la plus simple vérité, celle d’être vrai avec soi-même.

 

En résumé, j’inviterais aux missionnés de vie 8 d’ouvrir leur canal de lumière intérieure afin de développer leurs dons de guérison, de transmission de toutes sortes, de communication avec les mondes spirituels,  de médiumnité et d’intuition.

Et enfin recevoir et se laisser recevoir par toute l’abondance et la grâce  qui vous reviennent par surcroit divin.

Au-delà des mots

Par Le 16/12/2017

Si la vie m'accorde encore une trentaine d'années, j'aimerais atteindre l'écriture qui serait entendue par le lecteur quand elle est lue intérieurement, comme une musique, comme un patchwork d'images, comme un film, une écriture qu'il n'aurait pas l'impression de lire tellement elle résonnerait dans son âme, comme si les mots avaient toujours été là et qu'ils jaillissaient enfin, libérés.

Le plus beau livre serait celui que le lecteur aurait l'impression d'écrire en lui, en le lisant, comme s'il lui appartenait depuis toujours mais qu'il ne le savait pas encore, comme la révélation d'un trésor qu'il porterait en lui et dont il n'aurait jamais pris conscience, des mots si parlants qu'il en découvrirait l'usage comme une langue apprise dans une fulgurance, une langue universelle qui unirait les coeurs, les âmes, le bonheur de la vie, la force du flux en soi, le lien d'amour qui effacerait les egos, des mots qui plongerait les âmes dans une matrice commune, non pas une matrice concevant uniquement des humains mais un placenta délivrant tout ce qui est, absolument tout, davantage même que la vie animée.

Des mots qui diraient combien la Terre elle aussi est née de cet utérus ignoré depuis si longtemps, des mots qui propulseraient les âmes dans le calice fondateur de l'Univers, des mots qui délivreraient le bonheur d'être là, enlacés par l'espace, ensemencés par cette vie si ancienne qu'on ne sait d'où elle vient.

TOUS, SAUF ELLE 

"Elle allait ouvrir les yeux. Il le fallait maintenant. Quelqu’un venait encore de le lui demander. Elle n’oublierait jamais, de toute façon.

Jamais.

On n’oublie pas un tel voyage. Elle n’était pas folle, elle le savait. Elle ne se posait même pas la question. Elle n’en parlerait pas. Parce que les autres ne comprendraient pas.

De la croire folle les soulagerait de leur incapacité douloureuse à saisir le réel.

« Oui, je vais ouvrir les yeux, j’ai compris, vous pouvez arrêter maintenant. Je vais les ouvrir. Mais pas tout de suite. Pas encore. Parce que j’ai peur que la lumière intérieure s’efface quand la lumière extérieure va entrer en moi. »

Elle n’avait rien dit mais la voix s’arrêta malgré tout.

Elle en fut soulagée. Elle aimait infiniment le silence. Il était comme l’antichambre du bain d’énergie.

« Il faut que j’aille là-haut encore une fois. »      

Ce sentiment ineffable d’amour, comment pourrait-elle le quitter ? Pour quelles raisons essentielles ? Cette vie terrestre qu’on lui demandait de réinvestir, comment pourrait-elle y retrouver cette plénitude réjouie, cette dilution moléculaire dans la lumière ? Trouverait-elle dans l’identité féminine qui lui était octroyée, un désir plus puissant encore d’éprouver le miracle ultime de l’âme épanouie ?

Elle se sentait aimée, comme jamais elle ne l’avait été, libre de toute matière, de toute cohésion limitée, elle était un bout d’Univers, infime nuage d’atomes dans le flux incommensurable de particules, elle percevait le crépitement délicat des contacts, des énergies infusées dans son âme. Elle savait maintenant. Elle connaissait le processus de création.

Nous étions des atomes d’univers aimantés par une intention créatrice.

Elle devait ouvrir les yeux. Le message était clair. Le temps de la dispersion moléculaire n’était pas venu."

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Méditation pour enfants. (18)

Par Le 14/12/2017

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Un kit de méditation gratuit pour toutes les écoles !

10 mai 2017 / par Diane Scaya

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Le coach en méditation Jonathan Lehmann lance un projet de méditation à destination des écoles. Découlant de son programme « Les Antisèches du Bonheur », il a mis en ligne plusieurs vidéos gratuites sur Youtube à destination des enseignants. Une initiative pleine de bon sens.

Du trading à la recherche du bonheur

Jonathan Lehmann a longtemps vécu dans l’illusion d’un bonheur matériel. Son rêve de vivre aux Etats-Unis dans le luxe entouré de jolies filles s’est concrétisé lorsqu’il a été embauché à 25 ans dans un prestigieux cabinet d’avocats à Wall Street, travaillant notamment pour Goldman Sachs. Aux manettes des transactions faisant la une des journaux et vivant dans un monde régi par l’apparence et l’argent, il a un jour décidé de tout plaquer pour vivre en Californie afin de se mettre en quête du Bonheur avec un grand B. Le livre « New Earth » d’Eckhart Toll a renversé sa vision du monde et a stimulé son envie de voyage à la recherche de spiritualité. Une fois de retour, il a lancé son blog, les Antisèches du Bonheur et est devenu coach grâce à une toute nouvelle philosophie basée sur des « leçons tirées du Bouddhisme, de la spiritualité contemporaine, de la neurologie et de la psychologie cognitive ».

Lancement du kit de méditation à destination des plus jeunes

« Si on apprenait à tous les enfants de 8 ans à pratiquer la méditation, on éliminerait la violence en une génération », c’est cette phrase sage du Dalaï Lama qui l’a mené à lancer un tout nouveau projet : le kit de méditation. L’objectif ? Rendre la méditation accessible à tous sans barrière géographique, sociale ou d’âge dans le but de transformer de manière positive et durable notre société. La version de lancement de ce kit consiste en un enregistrement audio explicatif à destination des enseignants, ainsi que deux méditations guidées disponibles sur Youtube. A terme, l’écoute et l’application de ces médiations sont destinées à être répétées quotidiennement avant de se lancer dans sa journée scolaire. Jonathan Lehmann explique que « Cette pratique permet aux enfants de mieux gérer leurs émotions gênantes, telles que la peur, la colère et la tristesse, et du coup de réduire les conflits et d’améliorer l’ambiance en classe. Elle permet aussi de stimuler la créativité, et de renforcer la concentration, la confiance en soi et la mémoire. »

 

Vers un changement durable et positif

La bonne transmission et le partage massif de ce kit pourrait permettre à des milliers voire des millions d’enfants de mieux gérer leurs émotions dans le respect de l’autre, des choses et de la nature. En plus de les soutenir dans leur vie personnelle, ce type d’initiative permet de former des adultes plus conscients, plus posés et plus efficaces dans leur vie professionnelle. La méditation à l’école est largement répandue en Europe et dans le monde, voici un nouvel outil que la France, bonne dernière en la matière, pourrait utiliser pour introduire un impact positif majeur chez les enfants et futurs adultes.

Sources : Page Jonathan Lehmann / Les Antisèches du Bonheur / Festival pour l’Ecole de la Vie

Liens : Explications du kit /“La méditation du bonheur” qui dure 9 minutes et contient 7 affirmations pour renforcer la bienveillance et l’attention /“La méditation de l’oiseau, du lion et de l’éléphant” qui dure 10 minutes et contient des visualisations

La voie sacrée du couple

Par Le 13/12/2017

Le couple, guérir et grandir ensemble
Amour, Joie, Extase

https://www.meditationfrance.com/journal/article04.htm

Dominique Vincent et  Marie-Anne Gailledrat

par Dominique Vincent et Marie-Anne Gailledrat

Le contenu de cet article repose sur nos expériences relationnelles passées, sur notre vie de couple actuelle, sur notre accompagnement de couples, et sur l’animation de séminaires de Tantra.

A l’intention des couples qui cherchent une relation vivante, nourrissante, apaisée, féconde et sacrée qui implique tous les niveaux de l’être. Pour ceux qui, en faisant l’amour, désirent faire grandir l’amour en eux et autour d’eux. Pour savourer et célébrer la vie ensemble.

Le désir de vivre ensemble, de créer un couple, semble être une des aspirations les plus profondes et les plus constantes de notre nature humaine. Est-ce un rêve fou ou une réelle possibilité? Une sexualité épanouie fait naturellement partie de ce rêve. Quête d’un paradis perdu ? de la fusion avec notre mère ? avec l’univers tout entier ?

Pourquoi est-il si difficile d’aimer dans la durée ? S’agit-il seulement d’un feu de paille sans lendemain ? La vie à deux met en œuvre notre aspiration à l’Amour, mais est également l’occasion de réveiller nos traumas relationnels passés, nos conditionnements, nos peurs et nos résistances. Réaliser nos rêves les plus fous de bonheur et de tendresse, cela commence souvent par une lune de miel. Qu’en est-il quelques années plus tard? Le couple est-il devenu un lieu de liberté et d’expansion ou une prison douloureuse dans laquelle chacun devient le geôlier de l’autre?

Nous n’avons appris ni à communiquer, ni à ressentir et vivre avec nos émotions, ni à gérer nos énergies sexuelles, donc nous ne savons pas comment exister…La quête d’une vraie relation amoureuse nous invite à apprendre tout cela…

Le couple
Le mot couple vient du latin copula, et signifie un lien entre deux choses qui s’animent mutuellement. En physique, on parle d’un couple de force. Quand deux polarité sont mises en relation, elles déclenchent une dynamique, un vortex capable de créer quelque chose de nouveau. Ainsi pour nous humains, la mise en lien de nos polarités masculine et féminine crée un nouveau champ d’énergie, naturellement pour la croissance, l’élévation, l’Amour, la mise au monde d’enfants, ou, hélas, le manque, le conflit, la destruction… Une nouvelle entité naît qui est beaucoup plus que la somme de deux personnes. Il semble que ce soit dans la nature des choses que l’acte sexuel, la copulation, scelle le couple, qu’il soit hétéro ou homo. La sexualité déclenche en nous toutes sortes de processus. Nos cellules, nos sensations, nos émotions, même nos modes de pensées passent par un véritable tremblement de terre, annonciateur de transformations alchimiques majeures.

couple

La sexualité
Le français utilise le même mot pour aimer et pour l’acte sexuel, “faire l’amour”. Cela signifie-t-il que la sexualité fabrique l’Amour? Nous pouvons nous contenter de faire l’amour pour l’expérience sexuelle, le plaisir physique, la satisfaction des pulsions, ou même pour une simple décharge de tensions. Ceux qui ne font l’amour que pour le sexe, connaissent souvent une frustration profonde. Quelque chose manque, surtout si l’un des deux espère secrètement accrocher l’autre par la sexualité en espérant se faire aimer en retour. Mais est-ce vraiment de l’Amour ou est-ce une forme de marchandage? Dans une relation amoureuse satisfaisante, sexe et Amour sont liés. Un acte sexuel vécu dans le respect et le plaisir, est une invitation à l’ouverture du cœur pour aller plus profond et plus haut. S’il n’y a pas de tendresse, il n’y a pas d’ouverture à l’Amour. Nous avons tous besoin de manifestations de tendresse, dans la voix, des mots d’appréciation, des caresses… Alors la sexualité devient une expérience nourrissante pour le corps, le cœur, l’âme, une expérience de plaisir intense et de relaxation profonde, de fusion et d’ouverture à des niveaux trans-personnels, c’est à dire au-delà de la personnalité limitée de chacun des partenaires.

L’élan amoureux se nourrit de notre monde pulsionnel. Mais, quand il y a eu répression, nos pulsions se transforment en compulsions, et l’urgence de faire l’amour n’a plus rien à voir avec l’Amour. La sexualité ne peut remplir son rôle, elle ne nourrit pas nos âmes, ce n’est que du défoulement. Une rencontre peut se faire à de multiples niveaux, plus profonds et plus subtils les uns que les autres, à travers ce que le Tantra appelle les Chakras, des centres d’énergie et de co-résonnance. Cela devient une sexualité verticale. Des résonances variées renforcent et tissent des liens spécifiques entre les deux êtres, ce qui crée l’entité couple. Sans le Chakra du cœur, celui du sexe exige de décharger ses tensions par le passage à l'acte. Pour que la jouissance dégage des vibrations puissantes, guérissantes et transformatrices, un véritable Amour, généreux et altruiste, autant que respectueux de soi et de son propre plaisir, apparait comme l’ingrédient essentiel. Chaque cellule, chaque partie du corps, résonne avec tout le reste de l’organisme. Quand le sexe s’ouvre dans l’Amour, le corps tout entier s’ouvre et vibre, chante, danse et savoure. Quand l’émotion en contracte une partie, le sexe se ferme aussitôt. Grâce à l’Amour, l’énergie sexuelle s’anime dans l’ensemble du corps, le fait vibrer et potentialise des ressources insoupçonnées de tout l’être. Cela participe à la construction personnelle de chacun.

Les conditionnements des siècles passés ont terriblement malmené les femmes et ont laissé les humains sur leur faim d’Amour. Comment une femme réduite à l’état d’objet pourrait-elle le donner, le partager? L’œuvre à entreprendre est immense. Heureusement, nous allons vers plus de respect, plus de connaissances biologiques et psychologiques, vers une reconnaissance du droit au plaisir et donc, plus de place aussi aux femmes et au féminin…

La sexologie moderne se préoccupe de l’accès à une sexualité épanouie. Depuis la nuit des temps, le Tantra va plus loin. Il propose de vivre la sexualité dans un état de méditation, d’offrande et de gratitude. Pour que la sexualité puisse s’ouvrir au divin, - en réalité l’énergie sexuelle, énergie de vie, ne peut être que divine - nous devons avoir retrouvé notre sensibilité et notre vulnérabilité. Cela n’est possible qu’en nous ouvrant à notre monde émotionnel, en l’accueillant, en passant par un processus de guérison. Ce sont les émotions non entendues ni transformées qui font barrage à la circulation de l’énergie amoureuse. Reconnues et écoutées, les émotions libèrent toute l’énergie qu’elles bloquaient et nous nous sentons de nouveau animés d’un immense élan vital et amoureux. Ceux qui en ont la vision et le désir, peuvent passer de la recherche de l’orgasme à l’expérience de l’extase, un nouvel état d’être fait d’une intensité vibrante et silencieuse, et de sentiments d’abondance et de gratitude.

Amour, fusion, autonomie et liberté
Certains pensent que le couple est impossible dans la durée. Cependant, les expériences les plus profondes ont besoin de temps. Comme le dit le Maître Osho, l’Amour est une plante qui ne supporte pas de multiples transplantations. L’Amour doit prendre racine dans une présence méditative de deux êtres en profonde harmonie. Cela se cultive au quotidien, en premier lieu grâce à la qualité de la communication. Pour notre part, nous faisons l’expérience de l’Amour dans la durée et, dans nos séminaires pour couples, nous nous adressons spécialement à ceux qui s’engagent, veulent grandir ensemble et qui sont prêts à y mettre intensité et authenticité. Nous les invitons à considérer leur intimité comme un bien précieux qu’il faut protéger et nourrir. Le couple est un équilibre périlleux, surprenant, il demande beaucoup de connaissance de soi et de confiance mutuelle.

Lorsque chaque partenaire commence à exister par lui-même, lorsqu’il apprend à se connaitre et à prendre soin de ses ressentis, à reconnaitre ses besoins et à les exprimer, il peut oser le couple sans que « l’oubli de soi » soit un problème. Le couple devient un lieu de guérison dans l’entraide mutuelle, un lieu d’épanouissement et de libération.

Les couples rencontrent souvent un défi très spécifique, l’équilibre entre le besoin de fusion et le besoin d’autonomie. D’autant que, “comme par hasard”, les blessures et les scénarios de l’un s’emboitent magiquement avec ceux de l'autre. Dans toute rencontre, il y a deux adultes, mais aussi deux enfants intérieurs qui appellent à l’aide. Cela peut conduire à une polarisation extrême: l’un des deux a peur de l’intimité et cherche continuellement à prendre de la distance, alors que l’autre vit dans la peur de la perte dès que le premier s’éloigne. Il lui court après, cherche à le retenir par tous les moyens, ce qui effraie davantage le premier qui se sauve encore plus loin. Ces scénarios trouvent leurs racines dans l’enfance de l’un et de l’autre, un schéma des plus classiques étant l’étouffement de l’homme par sa mère quand il était enfant, et l’absence du regard et de l’appréciation du père pour la femme. Pour dépasser cette équation impossible, peur et désir simultanés de fusion, l’un et l’autre doivent entreprendre un processus d’autonomisation qui ne peut passer que par la reconnaissance et l’accueil profond des schémas relationnels de leur enfance et des souffrances qui en découlent encore aujourd’hui.

C’est un grand moment dans la vie d’un couple quand l’un et l’autre constatent que leurs difficultés relationnelles sont une répétition de leurs scénarios d’enfance et de ceux de leurs ancêtres. C’est une merveilleuse invitation à ouvrir le cœur ! Sans cette ouverture, ces scénarios restent omniprésents et déterminent chaque instant de la vie d’un couple. Le jeu inconscient de la dépendance, de la peur de ne pas être aimé ou d’être étouffé, génère une vie de couple infernale.

Une recherche de conscience au quotidien et une enquête soutenue sur notre nature profonde, sur qui nous sommes vraiment, sont d’autres aspects qui mènent vers cette autonomisation nécessaire. Alors, les partenaires peuvent s’approcher l’un de l’autre avec de moins en moins de peur et peuvent fondre l’un dans l’autre dans l’acte sexuel tout en devenant de plus en plus eux-mêmes. Cela est la voie du Tantra. Émerveillement, épanouissement, beauté, écoute mutuelle, intensité, implication de tout l’être, croissance, désir, passion, plaisir, intimité, bienveillance… voilà quelques mots qui indiquent le potentiel de la vie à deux.

Le Tantra pour les couples peut se définir comme une méditation de pleine conscience joyeuse et sensuelle appliquée à la vie à deux. Être attentif à tous les niveaux de l’expérience, sensations, sexualité, ressentis, émotions, activité mentale, communication… alors il devient possible, en oubliant toute idée de performance, de ralentir, de se détendre et de laisser faire l’amour ! Immanquablement la sexualité devient une expérience sacrée. Chaque instant est savouré pour ce qu’il est, sans attente spécifique, dans la surprise de ce qui émerge spontanément dans la rencontre des corps et des cœurs. L’amour grandit de façon exponentielle et nous réserve surprise après surprise.

Conflits et communication authentique 
C’est une banalité de dire que les conflits font partie de la dynamique des couples. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que l’expérience de la vie à deux, - en particulier les caresses et la sexualité, ainsi que les frictions du quotidien - touchent les couches les plus profondes et les plus archaïques de la personnalité. Tout ce qui reste en nous de non guéri, blessures, conditionnements, conflits, tant vécus dans l’enfance que dans des relations antérieures, se réactivent. Souvent, l’enfant que nous avons été se met à hurler pour réclamer l’attention du partenaire. Combien de fois nous entendons : « Je ne suis pas ton père, je ne suis pas ta mère. » Bien sûr que si ! Quand nous sommes vraiment amoureux, nous devenons inclusivement le père, la mère et l’enfant l’un de l’autre, tout autant que le compagnon adulte. L’essentiel est de le vivre consciemment. Nous pouvons devenir partenaires pour prendre soin ensemble de l’enfant intérieur de l’un et de l’autre et pour guérir des blessures qui ont pu être infligées dans des relations amoureuses antérieures. C’est précisément grâce à ce partenariat qu'un couple devient mature. La décision d’entrer dans un tel processus est individuelle, mais nous avons aussi besoin de bienveillance mutuelle.

Ce qui pèse sur la vie du couple, ce qui va à coup sûr interférer, ce qui va demander conscience et guérison, c’est le vécu antérieur de chacun des partenaires : l’échec du couple des parents, les abus subis qu’ils soient verbaux, physiques ou sexuels, les scénarios familiaux, les croyances que l’enfant et l’adolescent ont élaborées pour s’adapter et survivre. L’absence totale d’amour de la part des parents, fait partie des éléments les plus dramatiques qui puissent arriver à un enfant et qui rend très difficile la rencontre amoureuse. Seule la puissance de l’amour reçu d’autres personnes que les parents, oncles, tantes, thérapeutes, grands parents, et bien sûr la puissance de l’amour reçu de son partenaire, peut opérer le miracle d’une véritable renaissance.

Le manque
La vie des couples se déroule souvent sur la toile de fond du manque. Chacun attend, voire exige de l’autre plus ou moins consciemment, qu’il comble ce manque. Une fois passée la lune de miel, même si la joie de la rencontre génère encore beaucoup de plaisir, les partenaires, surtout les femmes, restent sur un sentiment de frustration diffus difficilement explicable. Les hommes ne comprenant pas ce qui arrive à leur compagne, cherchent à performer toujours plus sans aucun résultat sur la satisfaction de leur partenaire. Que dire de ceux qui connaissent des pannes ou des éjaculations précoces! Ils culpabilisent et vivent un sentiment d’échec invalidant. Ils ont particulièrement besoin de compréhension et de tendresse alors que certaines femmes, sous le coup d’une frustration bien compréhensible, deviennent de plus en plus jugeantes et exigeantes. Et c’est le cercle infernal… Ce sentiment de manque indique une incapacité à s’écouter et à s’entendre au plus profond de l’être. Il parle aussi des blessures d’enfance non guéries. Dans ces conditions, impossible de se détendre…

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Retrouver la place du féminin
Selon nous, pour s’en sortir, il faudrait arrêter la course au plaisir, se détendre complètement, accepter ce qui se présente, laisser faire la nature. Ce qui manque le plus, c’est l’espace Yin de réceptivité. Il n’est possible que dans la confiance réciproque, la tendresse, le cœur. Dans une sexualité accomplie, il y a place pour la passion, pour une sexualité intense et sauvage, ce qui demande un immense lâcher prise. Il devrait aussi y avoir la place pour le slow sex, une sexualité lente et méditative, voire immobile et silencieuse, quand les deux partenaires sont simplement à l’écoute et au service de la vie qui les anime. Dans l’écoute aimante, des centres d’énergies, les Chakras, se mettent à vibrer à l’unisson, et des ondes de bonheur se répandent dans tout le corps. Le plaisir sexuel devient extase, gratitude, prière. Les deux amants entrent dans “le Temple”. Quand un couple vit ces dimensions, les partenaires ne connaissent plus la frustration et la sexualité se renouvelle spontanément au fil des jours. Plus que cela, elle imprègne de joie et de plénitude toutes les sphères de leur vie. Il nous faut passer de la trilogie infernale - manque, exigence et frustration - à une trilogie vertueuse, - offrande, gratitude et abondance -. Dans la première, le manque est premier et l’aboutissement en est la frustration. Dans la deuxième, la générosité est première et le sentiment d’abondance le résultat. La deuxième suit la logique de la vie, celle de l’offrande et de la gratitude.

Communiquer pour communier
Dans un couple qui fonctionne, la communication s’opère à tous les niveaux de l’être, physique, énergétique, émotionnel, intellectuel, spirituel. Physique par la rencontre des corps, la présence l’un à l’autre, la sensualité, les caresses, l’acte sexuel… Energétique, par la co-résonance qui se vit dans les différents Chakras, et par des circulations et des transferts d’énergie électromagnétique et d’informations, comme entre des vases communicants… Emotionnel, avec tout ce qui est stimulé dans la vie quotidienne en fonction de l’histoire et du caractère de chacun… Intellectuel, dans le plaisir de s’enrichir mutuellement sur leur vision du monde, leur réflexions, leurs expériences… Quand tous ces niveaux existent, la dimension spirituelle s’ouvre spontanément dans le partage de leur quête de sens, leurs méditations et leurs prières. La communication devient communion.

Il est très important de ne pas sous-estimer l’usage de la parole. Dans la vie de couple, rien de pire que le mutisme! Souvent, la sexualité se trouve bloquée tout simplement parce que les amants n’ont pas appris à dire ce qui leur plait et ce qui ne leur plait pas. Voici quelques points forts:

  • Se faire des compliments, dire combien nous apprécions l’autre, sa beauté, son affection…
  • Se rendre présent à l’autre pour reconnaitre ce qu’il fait pour nous, et pour ainsi s’ouvrir au sentiment de gratitude et se dire merci aussi souvent que possible.
  • Exprimer sa vulnérabilité, ses besoins, les émotions parfois paradoxales qui surgissent par surprise.
  • Avant toute chose, se donner du temps pour l’échange et la sexualité avant onze heures du soir alors que les deux partenaires sont épuisés par le travail, les enfants, la lessive, et que le besoin de sommeil prend toute la place.
  • Parler de ses désirs et besoins au sujet de la sexualité, même au cours de l’acte sexuel….

Si vous voulez vous assurer de la confiance de votre partenaire, faites tout votre possible pour bien comprendre ce qu’il essaie de vous dire, même et surtout si cela ne vous plait pas. Faire l’effort d’entendre et de ressentir ce qu’il vous dit ne suffit pas, vous devez aussi vous assurer qu’il a perçu que vous l’écoutez et le comprenez vraiment. Le but n’est pas d’être toujours d’accord mais d’être un couple “qui s’entend bien”. En cas de difficulté, surtout quand vous êtes tous les deux en ébullition, vous pouvez utiliser la méthode de communication en échos par une re-formulation systématique. Par exemple: “J’entends que tu me dis que…” pour chaque phrase que l’autre vous dit. La rigueur de la formulation doit être fondée et adoucie par l’ouverture du cœur et la bienveillance qui garantissent le succès de l’échange. Cette profonde et authentique écoute a le pouvoir de réanimer une sexualité bloquée par les non-dits. Soudain le désir se réveille et s’épanouit en plaisir, voire en extase indicible.

Lettre à mes élèves

Par Le 13/12/2017

Je voulais vous dire que je suis très heureux des trois jours que je viens de passer avec vous.

Quand il m’arrive de vous dire que je ne suis pas content de ce que vous faites, il faut bien comprendre que ça n’est pas de vous, en tant qu’enfant, dont je parle mais uniquement de ce que vous faites, parfois.

Là, je dois vous dire que votre attention, votre envie d’apprendre, votre curiosité, votre volonté, votre concentration, tout cela me réjouit immensément. Votre intérêt pour les livres de la bibliothèque, votre sérieux dans le travail, votre envie de bien faire, tous nos échanges, nos discussions, je les vois comme un chemin sur une montagne.

Vous montez vers votre sommet mais il faut accepter l’idée que ce sommet est très lointain. Et tant mieux. Plus vous monterez, plus vous produirez d’efforts pour progresser sur la pente et plus ce sommet à atteindre vous offrira des paysages magnifiques.

Vous aurez besoin parfois de vous asseoir, de vous reposer, de reprendre des forces. Vous en profiterez alors pour contempler les horizons gagnés, pour regarder sous vos pieds toute la distance que vous aurez parcourue, pour vous souvenir de tous les efforts que vous aurez produits pour en arriver là, vous pourrez ressentir cette joie d’avoir été plus fort que les moments de faiblesse, les moments de découragements, la lassitude.

Là, vous pourrez recevoir en vous la fierté de votre parcours, sans prétention, juste parce qu’il est bon de reconnaître votre force et votre volonté à toujours reprendre l’ascension vers le sommet.

Et puis, vous repartirez et vous monterez encore et encore.

Il n’y a pas de fin. On peut toujours progresser. La magie de la vie, c’est de vous proposer toujours quelques mètres en plus à franchir.

C’est ça que j’ai ressenti en vous regardant pendant ces trois jours. J’ai senti que vous étiez heureux de monter sur la pente, de lutter pour progresser, encore et encore.

Vous avez un très long chemin à parcourir, une très longue vie et il tient à vous que ça soit une belle voie d’ascension.

C’est votre volonté à aller le plus haut possible qui vous donnera les forces nécessaires.

Force et bonheur, ce sont deux mots essentiels.

La force d’avancer, le bonheur d’aller au plus haut.

Réchauffement climatique

Par Le 12/12/2017

One Planet Summit : sept batailles que l'humanité a déjà perdues face au réchauffement climatique

Gaz à effets de serre, températures record, banquise qui fond de plus en plus... Franceinfo vous explique pourquoi le dérèglement climatique n'est plus une menace pour les générations futures mais une réalité pour la nôtre.

Photo prise de nuit des incendies près de Santa Rosa en Californie (Etats-Unis), samedi 14 octobre.&nbsp;
Photo prise de nuit des incendies près de Santa Rosa en Californie (Etats-Unis), samedi 14 octobre.  (DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

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Marie-Adélaïde ScigaczFrance Télévisions

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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

imageil y a 1 heure

"Les Derniers Jedi" : le nouveau Star Wars côté clair et côté obscur

Un nouveau rendez-vous pour le climat. Le One Planet Summit s'ouvre, mardi 12 décembre, à Paris. A l'initiative d'Emmanuel Macron, il réunit des acteurs de la finance internationale, deux ans après la COP21 et l'accord de Paris, pour les engager dans la lutte concrète contre les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. 

Pour empêcher une hausse des températures globales supérieure à 2°C par rapport au début de l'ère industrielle, il va falloir revoir de fond en comble nos façons de nous chauffer, de nous éclairer ou encore de nous déplacer. Le chantier est énorme, mais les dangers qui nous menacent le sont davantage. 

Famine, déplacements de populations, crises économiques, extinctions massives d'espèces, déstabilisations géopolitiques, guerres... Si rien n'est fait, l'avenir promet d'être sombre pour l'espèce humaine. Quant au présent, il n'est pas plus réjouissant alors que nous payons déjà le prix de décennies de procrastinations. Vous en doutez ? Franceinfo vous apporte la preuve par 7 qu'il est temps de paniquer.

 

 

 

1Il faudrait déjà que les émissions de CO2 soient en baisse

On le sait depuis longtemps, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère sont responsables du réchauffement climatique. Or, ce taux n'a fait qu'augmenter depuis le XIXe siècle : d'environ 275 ppm (partie par million) avant la révolution industrielle, il est passé à 340 ppm en 1980 avant d'atteindre son record en 2016 avec 403 ppmPour le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), si l'on souhaite contenir la hausse des températures moyennes du globe à moins de 2°C d'ici à 2100, il faut impérativement empêcher la concentration de CO2 d'excéder 450 ppm. Mais d'autres estiment que la limite doit être fixée bien plus bas, à 350 ppm.

Problème : nous ne sommes même pas encore parvenus à stabiliser ce taux alors qu'il est urgent d'inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre. Selon un article publié en juin dans la revue Nature (en anglais), il faut absolument inverser cette tendance dès 2020, sans quoi il sera trop tard. Oui, c'est dans trois ans. TROIS ANS !

 

 

 

2Les canicules extrêmes sont passées du stade de menace à réalité

La température moyenne du globe a augmenté d'environ 1°C depuis la révolution industrielle. Vous trouvez cela insignifiant ? Détrompez-vous. C'est énorme. Cette moyenne globale cache des situations différentes d'une région à l'autre et parfois terrifiantes. Par exemple, en novembre 2016, le pôle Nord a connu un pic de chaleur, avec une température supérieure de 20°C par rapport aux normales saisonnières (-5°C au lieu de -25°C). 

L'été suivant, une canicule a fait griller 11 pays du sud et de l'est de l'Europe – torride, elle a été baptisée "Lucifer" – avec des températures excédant les 40°C. Or, selon un rapport de l'ONG scientifique Climate Central, le dérèglement climatique a rendu dix fois plus probable la survenue d'un été aussi chaud dans les années qui viennent. D'ici à 2050, "Lucifer" sera donc la norme en Italie, en Croatie ou encore en Grèce. Si rien n'est fait, évidemment.

 

 

3Dans l'océan Arctique, la banquise est de moins en moins grande

L'Arctique constitue la zone la plus sensible au réchauffement climatique. D'ailleurs, sous l'effet des températures de plus en plus élevées, la surface de la banquise se réduit chaque été jusqu'à ne représenter que 5 millions de km2 (contre 7 millions en 1980). Or, si c'est devenu la routine, une telle fonte n'avait jamais été observée avant 2007. Un record de seulement 3,39 millions de km2 de glace a même été atteint en 2012, rappelle CarbonBrief (en anglais). Le problème, c'est que lorsqu'il y a moins de glace pour renvoyer les rayons du soleil, la température de l'océan grimpe plus vite et la glace fond davantage encore.

Pour de nombreux scientifiques, le point de non-retour est déjà atteint. Si les températures globales augmentent de plus de 2°C, la banquise n'aurait plus que 60% de chances de survie en été. L'hiver n'est pas plus rassurant. En mars 2017, la superficie de la glace hivernale dans l'océan Arctique n'avait jamais été si basse depuis le début des observations satellite en 1979, et ce pour la troisième année consécutive. L'ambiance y est si chaude qu'en novembre 2016, à l'heure où la glace devait se constituer, elle s'est brièvement mise à fondre.

 

 

 

4En Antarctique, il pleut au lieu de neiger

"Quand j'allais en Antarctique dans les années 1990, il ne pleuvait jamais. Aujourd'hui, il pleut régulièrement, au lieu de neiger." Le directeur de l'Institut antarctique argentin (IAA), cité par l'AFP, n'est pas le seul à s'inquiéter de cet aléa climatique dans la zone la plus froide de la planète. Selon une étude parue en juin dans Nature, si l’augmentation de la température globale des océans fait déjà fondre les glaces de la région plus rapidement, le courant El Niño participe également à l'accélération de ce phénomène.

D’après les chercheurs, une masse de glace d’une superficie de près de 770 000 km2, soit plus grande que la France, est en train de fondre à l'heure où vous lisez ces lignes. La pluie vient encore aggraver la situation alors que la calotte polaire fond déjà par-dessous (à cause de la température de plus en plus élevée de l'océan). Si cette calotte vient à se détacher, la fonte irréversible de ces glaces de l'ouest de l'Atlantique pourrait faire grimper le niveau de la mer de plus de 3 mètres, en quelques siècles.

 

 

 

5La montée des eaux s'accélère

Un conseil : n'achetez pas de villa en bord de mer à Miami, aux Etats-Unis. A la fin octobre, trois études internationales publiées dans Environmental Research Letters et Nature ont estimé que la fonte des glaces provoquerait une élévation de 2 mètres du niveau des océans d'ici à 2100 (contre environ 1 mètre, selon les prévisions du Giec). Les résultats des travaux diffèrent sur l'ampleur de cette hausse à venir, mais tous tendent à confirmer que l'accélération de ce phénomène est déjà bien engagé. Fin octobre, la mairie de Boston, sur la côte est des Etats-Unis, a annoncé la construction d'infrastructures sensées protéger les quartiers menacés par la montée des eaux. Miami fait de même, tandis que New York se prépare à connaître environ tous les 5 ans des inondations semblables à celles générées par l'ouragan Sandy, à partir de 2030-2045 (contre tous les 500 ans auparavant).

Car une étude publiée en juin dans le journal Nature Climate Change notait que le niveau des océans augmentait chaque année de plus en plus vite : de 3,3 mm en 2014, contre 2,2 mm observés en 1993 et 1,7 au début du 20e siècle – notamment à cause de la fonte de la calotte polaire du Groenland. Et si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à ce rythme, les prévisions les plus alarmistes évoquent une hausse du niveau de la mer de 30 cm par décennie (contre 30 cm par siècle actuellement). Or, une montée d'un mètre met déjà en danger 4,2 millions de personnes uniquement aux Etats-Unis, rapporte le New York Times (en anglais).Ailleurs, des mégalopoles comme Lagos, Shangaï ou Bombay seraient également sous l'eau. 

 

 

 

6Les coraux du monde entier sont en train de mourir

Ces 30 dernières années, environ la moitié des coraux ont disparu, blanchis puis tués par l'effet conjugué de la pollution et du réchauffement de la température des océans. Et pas seulement sur la très célèbre Grande barrière de corail australienne. Les chercheurs de l'expédition Tara ont constaté un blanchissement massif des coraux sur l’ensemble du Pacifique : en Polynésie, il atteint 30 à 50% près de certaines îles Tuamotu. Près de 70% de la couverture corallienne a été affectée par ce phénomène dans les îles Pitcairn et 90% dans les îles Samoa... Là-bas, de nombreuses colonies coralliennes sont déjà mortes, tout comme en Micronésie, aux îles Tuvalu et Kiribati, rapporte The Conversation.

"Nous sommes désormais en présence d’un réchauffement global de l’océan auquel s’ajoutent des périodes estivales très chaudes, de moins en moins espacées d’année en année", s'est inquiété le directeur scientifique de la mission, Serge Planes. Même si le réchauffement s'arrêtait subitement, les spécialistes estiment que nous aurons perdu 90% des coraux de la planète d'ici à 2050. Sachant qu'une espèce marine sur quatre vit dans ces coraux (oui, y compris Nemo), cette perte est une catastrophe écologique autant qu'économique.

 

 

 

7Les catastrophes naturelles sont de plus en plus destructrices

Les climatologues avaient prédit que les phénomènes extrêmes seraient de plus en plus dévastateurs. L'année 2017 leur a donné raison. Si les canicules sont fréquentes en Inde, les fortes chaleurs ont frappé dès le mois d'avril, avec des températures excédant parfois les 40°C. Simultanément, la Somalie a vécu la pire sécheresse de son histoire. En août, la mousson a été particulièrement violente au Népal, au Bangladesh et en Inde, provoquant des inondations pendant plusieurs semaines. Quid des ouragans qui ont balayé l'Atlantique en août, septembre et octobre ? S'ils ne sont pas le fruit du réchauffement climatique, plusieurs études s'accordent à dire que ce dernier influence toutefois leurs déplacements, voire leur intensité. Or des phénomènes plus intenses entraînent plus de dégâts et menacent la vie de milliards de personnes à travers le monde, exposées aux éléments mais aussi à des famines ou à des destructions.

 

 

"La bataille du climat"

Par Le 12/12/2017

Bon, on va dire que ça va dans le bon sens et si M Macron arrive à fédérer les Etats et à parvenir à engager une lutte réelle contre le réchauffement, je lui décernerai de vives acclamations.

J'attends de voir la suite.

C'est clair par exemple que pour le roi du Maroc, on est loin du compte...

Quant à la solution que j'ai choisie de développer dans le roman en cours, elle n'entre certainement pas dans les projets de ces Messieurs...

En tout cas, on ne pourra pas dire que ça n'est pas en phase avec l'actualité la plus "brûlante"...

 


 

 

Ce mardi se tient à l'île Seguin, en région parisienne, le One Planet Summit consacré à la finance verte, pour les deux ans de l'Accord de Paris.

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     Macron aux chefs d'Etat : «on est en train de perdre la bataille» contre le réchauffement

Une mini-COP (conférence onusienne sur le climat). Avec son fourmillement d’acteurs du monde entier, c’est l’impression que donne le One Planet Summit organisé dans les bâtiments de la Seine musicale sur l’île Seguin, mardi. Seulement trois semaines après la COP 23 de Bonn, les regards se tournent vers le secteur privé pour ce sommet consacré à la finance verte et organisée par le président français, la Banque mondiale et l'ONU.

À LIRE AUSSI :Sommet climat : Macron déroule le tapis vert

17h30, le solide bilan carbone du roi du Maroc

Bus électriques, bateaux-mouches également non polluants, la France a soigné, dans les moindres détails, le transport des chefs d’Etats présents ce mardi 12 décembre à Paris, pour le sommet sur le climat. Il s’agit d’être exemplaire en matière d’émissions de carbone.

La tonalité n’est pas tout à fait la même pour les conditions de l’arrivée du roi du Maroc. L’avion de Mohammed VI a été précédé par quatre appareils C 130 des forces royales marocaines qui se sont posés sur l’aéroport du Bourget. Dénommées «Hercule», ces machines ne passent pas vraiment inaperçues puisqu’elles mesurent 30 m de long pour une envergure de 40 m. Dans une note en date du 10 décembre, le service du protocole de l’ambassade du Maroc indique que ces avions transportent «les effets personnels de sa majesté le roi et de son altesse le prince héritier». Pas vraiment ce qui s’appelle voyager léger.

Ces volumineux bagages doivent en outre être transportés. Les autorités marocaines ont donc demandé que le tarmac de l’aéroport du Bourget soit accessible pour qu’une cohorte de pas moins de 21 voitures puissent charger «les effets personnels» de la famille royale et les emmener dans leur résidence.

Bizarrement, ni Aéroports de Paris, gestionnaire du Bourget, ni la préfecture de Roissy, ni l’ambassade du Maroc n’ont souhaité réagir à cet important déploiement de moyens pour l’arrivée d’un seul chef d’Etat, parmi la cinquantaine présent durant ces deux jours à Paris. (Franck Bouaziz)

16h08 : Macron fait de l’ombre aux négociations onusiennes

Le président français s’est défendu de faire de la concurrence aux conférences sur le climat des Nations unies, dont la dernière a eu lieu il y a trois semaines en Allemagne. C’est raté. Dans la salle plénière de l’île Seguin, une grande partie des dizaines de chefs d’Etats et de gouvernement présents n’avaient pas pris la peine de venir à la COP 23. Bien que les Nations unies et la Banque mondiale ont coorganisé le sommet, c’est Emmanuel Macron qui a fait le premier discours. Avant Antonio Guttieres, et après la diffusion d’une courte vidéo convoquant rien moins que Gandhi, Einstein, Mère Teresa, Luther King ou Mandela. Le discours de Macron a été déclamé sans texte, le sourire aux lèvres, comme s’il improvisait : «Je remercie tous mes homologues d’être venus. Je sais que certains ont des difficultés à la maison. On passe un très bon moment ici, mais on ne doit pas oublier qu’on est en train de perdre la bataille.» Et d’inviter à s’exprimer uniquement ceux qui auront des engagements concrets à annoncer.

16 heures : débarquement à l’île Seguin

Macron est arrivé sous les ovations de la salle. La cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernements annoncée par l’Elysée vient d’arriver en bateau à l’île Seguin. Puis ont été introduits tour à tour par les deux journalistes chauffeurs de salle, en mode cérémonie d’ouverture des JO. Aux côtés d’Emmanuel Macron, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, une alliance symbolique vis-à-vis de la sortie de l’accord de Paris annoncée par Trump en juin. De même, Theresa May, la Première ministre du Royaume-uni, dont la venue n’était pas assurée, est présente. Pour combler l’absence de Trump, qui n’a pas été invité, John Kerry, l’ex-secrétaire d’Etat de Barack Obama représente l’Amérique «We are still in», qui s’est engagée à respecter l’Accord de Paris malgré la sortie du gouvernement fédéral. Sont présents les Premiers ministres danois, suédois, grec, portugais, estonien, croate, belge, finlandais, irakien, tchèque, luxembourgeois, norvégien, espagnol, néerlandais, bengladais, de Sainte-Lucie, haïtien, de Dominique, des îles Fidji ainsi que les présidents bulgare, serbe, des Comores, suisse, nigérian, des Iles Marshall, de Madagascar, tunisien, malien, du Niger, hongrois, ivoirien, guinéen, mauritanien, gabonais, bolivien, congolais, du Djibouti, tchadien et camerounais, le prince de Monaco, le roi du Maroc et, enfin, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutierres.

13 heures : la Banque mondiale tourne (presque) le dos aux énergies sales

La course au désinvestissement des énergies fossiles se poursuit. La Banque mondiale vient de déclarer qu’elle cessera de financer l’exploration de pétrole et de gaz à partir de 2019. Tout en laissant une porte ouverte: «Dans des circonstances exceptionnelles, nous pourrons envisager le financement de projets de gaz dans les pays les plus pauvres où ils seraient un bénéfice clair en termes d’accès à l’énergie pour les pauvres, et que les projets remplissent les engagements de ces pays dans l’Accord de Paris.»

12h35 : le discours militant de Nicolas Hulot 

«Les énergies fossiles appartiennent aux modèles économiques et énergétiques du passé, a lancé le ministre français dans l’amphithéâtre du One Planet Summit. Elles ne sont plus la solution, elles sont devenues le problème.» Nicolas a appelé à mettre un terme aux subventions publiques aux énergies fossiles. Parle-t-il en tant que ministre du gouvernement Philippe ? Est-ce un nouvel engagement français? Difficile à croire quand, lundi, plusieurs ONG publiaient un rapport dénonçant les investissements publics français encore importants dans les énergies fossiles.

«Il faut organiser la fiscalité pour permettre la décroissance des énergies fossiles et soutenir le développement des énergies renouvelables», a aussi déclaré Hulot, alors que du côté de Bercy, on assure ne préparer «aucune vague de nouvelles taxations». «Il est fini le temps où l’écologie était sous-traitée à un ministre dans un gouvernement», a rappelé Hulot. Dernière remarque qui laisse penser qu’Hulot parlait plus en tant que militant que ministre : «Quand on se fixe un objectif, même s’il y a alternance politique, un gouvernement ne peut revenir sur ces engagements en cours de route.» Pourtant, début novembre, c’est bien lui qui a annoncé que l’objectif français de réduire à 50% la part du nucléaire dans le mix énergétique français pour 2025 ne pourrait être tenu. Une sortie de route d’un ministre sur le départ ?

Nicolas Hulot a aussi confirmé que l’initiative de l’OCDE d’intégrer les enjeux climatiques dans la gestion des finances publiques étatiques «était à l’ordre du jour» pour la France. Et de conclure: «Ce qu’on a été capable de faire pour sauver le système financier lors de la crise de 2008, soyons capables de le faire pour sauver la planète.»

11h30 : les Etats-Unis toujours présents, même sans Trump

Mike Bloomberg a profité de cette conférence de presse pour tacler le président américain. «En annonçant la sortie des Etats-unis de l’accord de Paris, Trump a réussi à rallier les Américains qui sont prêts à agir contre le changement climatique, sans attendre le gouvernement fédéral, a-t-il lancé, suscitant quelques rires dans la salle. On doit avoir de la gratitude pour Trump car il nous aide à atteindre nos objectifs climatiques.» 

Bloomberg a aussi précisé, qu’en 2018, la coalition America’s pledge, qui représente la moitié de l’économie américaine, rendra compte de ses avancées aux Etats-unis, «comme n’importe quel pays du monde» va le faire avec ses Contributions nationales, engagements pris à la COP 21 de Paris.

11 heures: un appel général à la transparence financière

«Transparence» semble être le maître-mot de ce sommet. Investisseurs publics, privés, banques centrales. Ils sont nombreux à demander plus d’informations financières sur les risques climatiques auxquels s’exposent les sociétés. «Les entreprises aident à lutter contre le changement climatique aux Etats-unis comme dans le monde entier car c’est dans leur intérêt, a assuré Mike Bloomberg, ancien maire de New York à l’origine de la coalition America’s pledge en soutien à l’accord de Paris. Les entreprises ont envie de réduire les risques climatiques auxquels elles sont exposées. Personne ne survivrait à un conseil d’administration s’il dit ne pas reconnaître les dangers du changement climatique.»

Le multimilliardaire a alors annoncé que 237 entreprises, représentant une capitalisation de marché de 6 300 milliards de dollars (5 350 milliards d’euros), s’engagent à respecter les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) publiées en juin, qui portent sur la transparence des risques financiers liés au changement climatique.

10 heures : première série d’annonces 

Cela n’aura pas tardé. Dans le premier panel de discussion «Verdir la finance en faveur d’une économie durable», en présence de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, Thomas Buberl, directeur général d’Axa, a présenté les nouvelles orientations de la banque-assurance française. «En 2015, nous nous étions engagés à investir 3 milliards d’euros dans les investissements verts d’ici 2020, nous avons déjà atteint cet objectif, a-t-il assuré. Nous décidons maintenant d’augmenter cet objectif à 20 milliards d’euros d’ici 2020.» Axa refusera aussi d’investir dans les entreprises dont 30% et plus des revenus sont liés au charbon, l’énergie la plus polluante. «Pour être cohérent, du côté de nos services d’assurance, nous ne couvrirons plus de projet de charbon et de pétrole de sable bitumineux, a aussi déclaré Thomas Buberl. Notre trajectoire actuelle qui nous mène sur une trajectoire de hausse des températures de 4 degrés à la fin du siècle n’est pas tenable.» Axa s’engage aussi à suivre les orientations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures dans son prochain rapport financier, c’est-à-dire à être transparent sur le bilan carbone et le risque climatique qui pèse sur leurs activités. Des annonces applaudies par les ONG les Amis de la terre et Urgewald.

La Commission européenne s’est, elle, engagée, ce mardi matin, à faciliter des investissements en Afrique et dans «les régions voisines» de l’Union européenne, à hauteur de 9 milliards d’euros d’ici 2020, dans le cadre de son plan d’investissement extérieur, orienté vers «le développement de villes, de mobilités et d’agricultures durables, ainsi que vers l’agribusiness». Un dernier sujet qui n’est pas souvent synonyme de lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement.

Privé/ Public...

Par Le 11/12/2017

Il y a trois ans quand la réforme des rythmes scolaires est arrivée, j'ai écrit que l'intention cachée, c'était de promouvoir l'école privée au détriment de l'école publique et je me suis fait taper dessus...

J'étais un "parano dans une grande confusion mentale" (dixit les "collègues" et l'administration)

Mais bien sûr...

Quand on veut se débarasser de son chien, on l'accuse de la rage. M'en fous, je continuerai à mordre jusqu'au dernier jour. 

Les politiciens ont flingué l'école que j'aimais et quand les citoyens se réveilleront, si jamais ça arrive un jour, ça sera trop tard. 

 

https://www.facebook.com/bongeourre/posts/934147110075148

 

"OH, OH, OH, JOYEUX NOEL !!

Enfin, Joyeux Noël aux établissements privés, surtout. La semaine dernière, l'état a ponctionné 10 millions à l'origine alloués à l'enseignement public pour les refiler direct au privé.

Entre la réforme des rythmes scolaires, la réforme du collège, bientôt la réforme du lycée, à chaque fois, ces changements semblent aller dans le sens d'une privatisation de l'éducation.

Mais bon, les grands effets de com' sur l'interdiction du portable au collège (le genre de trucs que les bahuts ont très bien géré tout seul depuis 10 ans), ça fait des gros titres plus clinquants, sur lesquels chacun peut y aller de son commentaire et de son indignation, je suppose.

C'est inscrit au journal officiel ici :"

 

En savoir plus sur ce texte...

 

JORF n°0285 du 7 décembre 2017 
texte n° 44 



Décret n° 2017-1661 du 6 décembre 2017 portant virement de crédits 

NOR: CPAB1734056D

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/12/6/CPAB1734056D/jo/texte 
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/12/6/2017-1661/jo/texte


Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'action et des comptes publics,
Vu l'article 12-I de la loi n° 2001-692 du 1er août 2001 portant loi organique relative aux lois de finances ;
Vu la loi de finances et les textes portant ouverture et annulation de crédits pour 2017,
Décrète :

Article 1


Sont annulés, pour 2017, des crédits d'un montant de 20 000 000 € en autorisations d'engagement et en crédits de paiement applicables au programme du budget général mentionné dans le tableau 1 annexé au présent décret.

Article 2


Sont ouverts, pour 2017, des crédits d'un montant de 20 000 000 € en autorisations d'engagement et en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 2 annexé au présent décret.

Article 3


Le ministre de l'action et des comptes publics est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

  • Annexe


    ANNEXE
    TABLEAU 1

     


    INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATION

    NUMÉRO 
    du programme 
    ou de la dotation

    AUTORISATIONS 
    d'engagement annulées

    CRÉDITS 
    de paiement annulés

    Enseignement scolaire
     
    20 000 000

    20 000 000

    Enseignement scolaire public du second degré

    141

    20 000 000

    20 000 000

    Dont titre 2
     
    20 000 000

    20 000 000

    Totaux
     
    20 000 000

    20 000 000

    Dont titre 2
     
    20 000 000

    20 000 000

     


    TABLEAU 2

     


    INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATION

    NUMÉRO 
    du programme 
    ou de la dotation

    AUTORISATIONS 
    d'engagement ouvertes

    CRÉDITS 
    de paiement ouverts

    Enseignement scolaire
     
    14 500 000

    14 500 000

    Enseignement privé du premier et du second degrés

    139

    10 000 000

    10 000 000

    Dont titre 2
     
    10 000 000

    10 000 000

    Enseignement scolaire public du premier degré

    140

    4 500 000

    4 500 000

    Dont titre 2
     
    4 500 000

    4 500 000

    Recherche et enseignement supérieur
     
    5 500 000

    5 500 000

    Formations supérieures et recherche universitaire

    150

    5 500 000

    5 500 000

    Dont titre 2
     
    5 500 000

    5 500 000

    Totaux
     
    20 000 000

    20 000 000

    Dont titre 2
     
    20 000 000

    20 000 000

     


Fait le 6 décembre 2017.


Edouard Philippe

Par le Premier ministre :


Le ministre de l'action et des comptes publics,

Gérald Darmanin

"Emile ou l'éducation"

Par Le 10/12/2017

J'ai le privilège d'avoir croisé dans ma classe une élève lumineuse qui ne rentrait pas dans le cadre. Elle s'appelle Lisa.

Elle a gardé de ces quelques mois de vie commune un souvenir suffisamment doux pour m'accorder le bonheur de rester en contact avec moi. Elle vient à la maison de temps en temps et c'est un grand bonheur d'échanger avec un esprit aussi beau. Sa force de caractère, sa lucidité, sa maturité font d'elle une personne rare.

Lisa a décidé de ne plus aller à l'école après une semaine de classe au lycée. C'était il y a un an.

Elle a été obligée de se battre contre l'administration pour pouvoir se scolariser elle-même.

Elle a 16 ans.

Elle vient de m'envoyer un mail m'expliquant qu'elle lisait en ce moment "Emile ou l'éducation" de Jean-Jacques Rousseau et qu'il y avait un passage qui me parlerait fortement.

Il y a trop longtemps que j'ai lu cet ouvrage pour l'avoir gardé en souvenir. Je suis donc très heureux de pouvoir m'y replonger.

En voici l'extrait.

Mille mercis Lisa.

 

 

« Tu me demandes, disait Plutarque, pourquoi Pythagore s’abstenait de manger de la chair des bêtes ; mais moi je te demande, au contraire quel courage d’homme eut le premier qui approcha de sa bouche une chair meurtrie, qui brisa de sa dent les os d’une bête expirante, qui fit servir devant lui des corps morts, des cadavres, et engloutit dans son estomac des membres qui, le moment d’auparavant, bêlaient, mugissaient, marchaient et voyaient. Comment sa main put-elle enfoncer un fer dans le cœur d’un être sensible ? Comment ses yeux purent-ils supporter un meurtre ? Comment put-il voir saigner, écorcher, démembrer un pauvre animal sans défense ? Comment put-il supporter l’aspect des chairs pantelantes ? Comment leur odeur ne lui fit-elle pas soulever le cœur ? Comment ne fut-il pas dégoûté, repoussé, saisi d’horreur, quand il vint à manier l’ordure de ces blessures, à nettoyer le sang noir et figé qui les couvrait ?

...

« Les peaux rampaient sur la terre écorchée, Les chairs au feu mugissaient embrochées ; L’homme ne put les manger sans frémir, Et dans son sein les entendit gémir."

...

"Voilà ce qu’il dut imaginer et sentir la première fois qu’il surmonta la nature pour faire cet horrible repas, la première fois qu’il eut faim d’une bête en vie, qu’il voulut se nourrir d’un animal qui paissait encore, et qu’il dit comment il fallait égorger, dépecer, cuire la brebis qui lui léchait les mains. C’est de ceux qui commencèrent ces cruels festins, et non de ceux qui les quittent, qu’on a lieu de s’étonner : encore ces premiers-là pourraient-ils justifier leur barbarie par des excuses qui manquent à la nôtre, et dont le défaut nous rend cent fois plus barbares qu’eux. 

...

"Vous, hommes cruels, qui vous force à verser du sang ? Voyez quelle affluence de biens vous environne ! Combien de fruits vous produit la terre ! Que de richesses vous donnent les champs et les vignes ! Que d’animaux vous offrent leur lait pour vous nourrir, et leur toison pour vous habiller ! Que leur demandez-vous de plus, et quelle rage vous porte à commettre tant de meurtres, rassasiés de biens et regorgeant de vivres ? Pourquoi mentez-vous contre notre mère en l’accusant de ne pouvoir vous nourrir ? Pourquoi péchez-vous contre Cérès, inventrice des saintes Lois, et contre le gracieux Bacchus, consolateur des hommes, comme si leurs dons prodigués ne suffisaient pas à la conservation du genre humain ? Comment avez-vous le cœur de mêler avec leurs doux fruits des ossements sur vos tables, et de manger avec le lait le sang des bêtes qui vous le donnent ! Les panthères et les lions, que vous appelez bêtes féroces, suivent leur instinct par force et tuent les autres animaux pour vivre. Mais vous, cent fois plus féroces qu’elles, vous combattez l’instinct sans nécessité, pour vous livrer à vos cruelles délices ; les animaux que vous mangez ne sont pas ceux qui mangent les autres ; vous ne les mangez pas, ces animaux carnassiers, vous les imitez. Vous n’avez faim que des bêtes innocentes et douces qui ne font de mal à personne, qui s’attachent à vous, qui vous servent, et que vous dévorez pour prix de leurs services.

...

« Ô meurtrier contre nature, si tu t’obstines à soutenir qu’elle t’a fait pour dévorer tes semblables, des êtres de chair et d’os, sensibles et vivants comme toi, étouffe donc l’horreur qu’elle t’inspire pour ces affreux repas ; tue les animaux toi-même, je dis, de tes propres mains, sans ferrements, sans coutelas ; déchire-les avec tes ongles, comme font les lions et les ours ; mords ce bœuf et mets le en pièces ; enfonce tes griffes dans sa peau ; mange cet agneau tout vif, dévore ses chairs toutes chaudes, bois son âme avec son sang. Tu frémis, tu n’oses sentir palpiter sous ta dent une chair vivante ? Homme pitoyable ! tu commences par tuer l’animal, et puis tu le manges, comme pour le faire mourir deux fois. Ce n’est pas assez, la chair morte te répugne encore, tes entrailles ne peuvent la supporter ; il la faut transformer par le feu, la bouillir, la rôtir, l’assaisonner de drogues qui la déguisent : il te faut des Charcutiers, des Cuisiniers, des Rôtisseurs, des gens pour t’ôter l’horreur du meurtre et t’habiller des corps morts, afin que le sens du goût trompé par ces déguisements ne rejette point ce qui lui est étrange, et savoure avec plaisir des cadavres dont l’œil même eût eu peine à souffrir l’aspect. »

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