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Frankenstein

Par Le 12/04/2018

A la limite, je pourrais trouver comique que FB demande de l'aide pour traquer les arnaques mais finalement, je trouve cela plutôt inquiétant...FB emploie 15 000 personnes (bientôt 20 000 d'après Zuckerberg) pour assurer la sécurité des utilisateurs et on peut facilement imaginer la panoplie d'ordinateurs ultra puissants mis en oeuvre 24 h sur 24. Mais alors, comment est-il justifiable de faire appel au public, quel que soit le montant de la récompense ?... Incompétence ? J'ai l'impression de voir un remake moderne de Frankenstein... "Au secours, on a perdu le contrôle"....


"L’entreprise américaine indique que l’échelle des gains est calquée sur celle qui est en vigueur pour traquer des bugs. En cas de rapport valide, le montant minimum qui est versé est de 500 dollars. Facebook évaluera bien entendu la criticité de chaque signalement et le site rappelle à ce propos qu’il lui est déjà arrivé de verser des récompenses atteignant la somme de 40 000 dollars."

Facebook lance l'initiative Data Abuse Bounty, un programme qui permet à quiconque de l'aider à traquer les applications qui violent ses règles d'utilisation des données. Des récompenses sont prévues.

Le programme a été annoncé ce mardi 10 avril, quelques heures avant le grand oral de Mark Zuckerberg devant des représentants du Congrès des États-Unis. Alors que la récupération frauduleuse de données personnelles par Cambridge Analytica et l’incapacité du réseau social à protéger sa communauté des abus de tiers restent au cœur de l’actualité, le site a dévoilé une autre initiative.

DATA ABUSE BOUNTY

Son nom ? Data Abuse Bounty, que l’on peut traduire par programme de récompense en cas d’abus en matière de données.

« Ce programme récompensera les personnes ayant une connaissance de première main et une preuve démontrant qu’une application de la plateforme Facebook collecte et transfère les données des personnes à une autre partie pour être vendues, volées ou utilisées à des fins d’escroquerie ou d’influence politique », déclare le réseau social.

L’entreprise américaine indique que l’échelle des gains est calquée sur celle qui est en vigueur pour traquer des bugs. En cas de rapport valide, le montant minimum qui est versé est de 500 dollars. Facebook évaluera bien entendu la criticité de chaque signalement et le site rappelle à ce propos qu’il lui est déjà arrivé de verser des récompenses atteignant la somme de 40 000 dollars.

Des précisions sur le périmètre du programme sont indiquées sur la page dédiée : ainsi, il faut que l’incident qui est signalé à Facebook touche au minimum 10 000 personnes pour bénéficier d’une récompense. Facebook précise également que ce programme est encore à un stade expérimental et que ses contours pourraient évoluer à mesure que des retours lui seront faits par les participants.

Une foire aux questions précise quelles preuves le lanceur d’alerte doit fournir, ce qui est en dehors du champ d’application de ce programme ou la durée estimée pour traiter chaque soumission.

Le site dit qu’il va s’efforcer de répondre aussi vite que possible, mais « qu’une enquête sur une violation des règles d’utilisation des données est un long processus qui implique des efforts techniques, juridiques et organisationnels qui diffèrent selon le pays et le marché. À ce titre, nous estimons que les rapports pourraient prendre de trois à six mois pour mener une enquête complète, mais parfois plus longtemps ».

« UNE ENQUÊTE SUR UNE INFRACTION AUX DONNÉES EST UN LONG PROCESSUS QUI IMPLIQUE DES EFFORTS TECHNIQUES, JURIDIQUES ET ORGANISATIONNELS »

Si un abus est avéré, alors Facebook assure que l’application litigieuse sera neutralisée (c’est ce qui s’est passé pour AggregateIQ et CubeYou récemment) et que des mesures judiciaires peuvent être envisagées contre la société qui est derrière ce projet. Par ailleurs, le site promet qu’il alertera les internautes concernés par l’incident (à l’image de ce qui est fait pour Cambridge Analytica)

Le programme Data Abuse Bounty est le dernier effort en date déployé par Facebook pour gérer la crise née des révélations sur les pratiques scandaleuses de Cambridge Analytica. Le réseau social a notamment annoncé une restriction du ciblage publicitaire, revu l’interface sur la vie privée, suggéré de s’inspirer des règles européennes et fait des ajustements d’ordre technique pour réduire l’accès aux données.

Souffrance animale

Par Le 12/04/2018

Premièrement, les responsables de cette exploitation devraient être jugés, condamnés à une peine de prison ferme. Une longue peine. 

Deuxièmement, il est du devoir des consommateurs de s'informer, de façon claire et certaine, de la provenance des animaux qu'ils mangent. Car ce sont des animaux avant d'être de la "viande" dans les assiettes. 

Troisièmement, si ces images ne sont plus supportables et si le doute ne peut pas être levé sur les conditions de "survie" des animaux, alors, il reste à changer de régime alimentaire. 

Ou alors, il est absurde et hypocrite de plaindre ces cochons.

Je ne suis pas "vegan", je ne suis pas "écolo", je suis juste quelqu'un qui ne mange plus les animaux et qui souffre de ce que l'humain fait endurer à la planète dans son ensemble. 

Le reste, c'est juste des "étiquettes" et je me contrefous des étiquettes.

 

 


 

La vidéo choc de L214 qui dénonce des conditions indignes dans un élevage de porcs dans le Tarn

 

Une des images dans cet élevage porcin / © L214 Une des images dans cet élevage porcin / © L214

 

L'association militante diffuse une nouvelle vidéo : après les abattoirs, L214 est parvenu à filmer un élevage d'engraissement porcin dans le Tarn. On y voit des animaux malades, blessés ou même morts. L'association demande la fermeture de l'exploitation.

Par Fabrice Valery 

Un bâtiment en piteux état, sale et avec des conditions d'hygiène qui ne sont pas aux normes, des animaux vivants sur des caillebotis souillés, à proximité de rats et de blattes, des cochons blessés avec des blessures infectées, d'autres morts gisant à proximité de l'élevage...

C'est le piteux tableau d'un élevage intensif d'engraissement de porcs, situé à Peyrole, dans le département du Tarn, que 
l'association L214, qui lutte contre l'utilisation des animaux et les conditions de vie indignes qui leur sont imposées, dénonce dans une nouvelle vidéo fournie à la presse ce 12 avril. 

L'association a déjà dénoncé les conditions d'abattage des animaux d'élevage, avec plusieurs vidéo-chocs comme 
dans l'abattoir de Pézenas dans l'Hérault en 2016.

Cette fois, la vidéo a été tournée courant février 2018 dans les locaux d'une l'exploitation tarnaise. L214 dénonce notamment "les caillebotis obstrués ou le sol en béton non raclé qui obligent les animaux à vivre au milieu de leur excréments". 
 

Vue extérieure de l'exploitation / © P. Lagorce / France 3
Des animaux "présentant des blessures sévères", notamment aux oreilles et aux flancs, ne sont pas isolés des autres bêtes, "ce qui ne conduit qu'à aggraver l'état d'infection de leurs plaies", selon L214. Pour l'association, les morsures aux oreilles "sont le signe d'un environnement d'élevage inadapté". L214 stipule également que de nombreux porcs ont la queue coupée, sans doute pour éviter les morsures, et que cette pratique "routinière" est interdite par la réglementation. 

Sur les images, on voit des animaux lécher les plaies de leurs congénères. L214 rappelle que "l'éleveur est tenu de contrôler régulièrement l'état de santé des animaux, d'isoler les animaux malades et blessés dans un endroit sec et confortable et de les soigner". 

L214 a décidé d'alerter la Direction départementale de la Protection des Populations (DDPP) du Tarn sur la situation sanitaire de cet élevage. Elle va également porter plainte contre l'éleveur pour maltraitance par négligence. 

 

De nombreux animaux portent des blessures infectées / © L214
La DDPP du Tarn a indiqué à France 3 que l'exploitation avait déjà subi un contrôle en 2014. Selon nos informations, une nouvelle inspection a eu lieu sur place mercredi 11 avril. Selon les informations de France 3, cette inspection a conduit à l'euthanasie de 11 porcs.

Quant à l'éleveur, contacté par France 3 mercredi 11 avril, il a réfuté que ces images aient été tournées dans son exploitation mais a refusé d'ouvrir les portes à notre équipe de reportage.

EN VIDEO / le reportage de Pascale Lagorce et Mathieu Chouvelon : 

Reportage sur l'exploitation mise en cause dans le Tarn.

 

Et surtout, qu'on ne vienne pas me dire que c'est un cas "isolé". Des cas comme celui-là, sur l'ensemble de la planète, il y en a des milliers.

En voici un autre :

Un cargo transportant plus de 50.000 moutons vivants au Proche-Orient a été immobilisé en Australie après la diffusion d'une vidéo montrant des conditions déplorables à bord.

Un cargo transportant plus de 50.000 moutons vivants au Proche-Orient a été immobilisé en Australie après la diffusion d'une vidéo montrant des conditions déplorables à bord. — Animals Australia / AFP
  • La diffusion lundi d’une vidéo montrant les conditions de transports déplorables de moutons par bateaux, entre l’Australie et le Golfe persique, a choqué l’Australie.
  • Des millions de bêtes traversent aussi chaque année la mer Méditerranée depuis l’Europe vers les pays du Maghreb et du Moyen-Orient dans des conditions parfois déplorables, dénonçaient des associations de protection animale en août dernier.
  • Loin d’être un modèle dans la prise en compte du bien-être animal dans le transport, la France serait toutefois plutôt bonne élève sur le transport maritime de bétail. Mais des améliorations sont possibles.

La vidéo fait grand bruit en Australie depuis sa diffusion lundi dans une émission télévisée locale. Il faut dire que les images sont insoutenables, autant que celles qu’a pu tournerl’association L214 en France dans les abattoirs. Cette fois-ci, les images proviennent de l’Awassi Express, un cargo battant pavillon panaméen, lors de cinq traversées effectuées l’an dernier entre l’Australie et les pays du Golfe persique, les cales remplies de milliers de moutons vivants.

 

« Un problème connu avec l’Australie »

On y voit des bêtes entassées dans des enclos sur les dix étages du bateau, devant se battre pour accéder à la nourriture, suffoquant, contraintes de rester debout par une chaleur accablante… Et au bout des trois semaines de voyage, des centaines de moutons morts gisant sur le sol, certains en état de décomposition avancée. En août 2017, sur l’un des trajets effectués, l’Awassi Express a perdu 2.400 moutons sur les 63.804 qu’il convoyait. Soit un taux de mortalité de 3,74 %.

Olivier Lapôtre, président du Syndicat national des inspecteurs en santé publiquevétérinaire, a vu les images et ne se dit pas si surpris. « Depuis plusieurs années, le transport d’animaux vivants depuis l’Australie pose régulièrement problème, commence-t-il. Les trajets sont longs et le nombre de bêtes embarquées colossal. Surtout, l’Australie exporte pour l’essentiel des moutons dont la viande est un sous-produit aujourd’hui pour les éleveurs australiens du fait de la forte valeur du cours de la laine. Ces moutons expédiés dans les bateaux n’ont que très peu de valeur. »

Des calvaires aussi en Méditerranée

L’Europe, elle aussi, exporte des animaux vivants par mer. Entre 2013 et 2016, 9,8 millions d’ovins et de bovins ont traversé la Méditerranée depuis l’UE vers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, soit près de 3 millions par an. Les animaux partent principalement de Sète (Hérault), Tarragone et Carthagène (Espagne), Midia (Roumanie) ou Rasa (Croatie) pour rejoindre la Turquie, le Liban, Israël, le Maroc, l’Algérie, la Libye et l’Egypte. Mais le contexte n’aurait rien à avoir avec l’Australie.

« Un taux de mortalité de 3,74 %, c’est en tout cas du jamais vu chez nous, indique Christian Berthet, à la tête d’une entreprise de commerce de bétail, la SAS Berthet, spécialisée dans l’export d’animaux hors Europe. Le dernier bateau que nous avons chargé avait à bord 2.471 bovins, nous n’avons enregistré qu’un mort à l’arrivée, assure-t-il. C’est le ratio habituel. »

Compassion in World Farming (CIWF) France dépeint un autre tableau. En août dernier, l’ONG dévoilait les résultats d’une enquête sur la dure réalité du transport maritime vivant à travers la Méditerranée réalisée par deux associations allemande et suisse entre juillet 2014 et janvier 2017. Neuf navires bétaillers ont été inspectés sur cette période*. « Cette enquête a permis de ramener des images similaires à celles qui ont pu être tournées sur l’Awassi Express, indique Agathe Gignoux, chargée d’affaires publiques pour CIWF France. Les litières sont insuffisantes voire absentes, les enclos sont surchargés, des animaux sont blessés, suffoquent et meurent pour les plus faibles d’entre-eux. »

Des bateaux parfois inadaptés et une législation trop permissive…

Le premier problème réside déjà dans l’inadéquation des navires bétaillers. Il s’agit régulièrement d’anciens car-ferries ou de cargos reconvertis pour le transport d’animaux mais sans les aménagements nécessaires, pointe l’enquête. « Les rampes sont trop pentues, l’éclairage est mauvais, la ventilation insuffisante, liste Agathe Gignoux. Parfois même, la pièce n’est pas assez haute pour permettre aux bovins de tenir leur tête droite. »

Aux bateaux mal conçus s’ajoute une législation que les associations de protection animale jugent trop permissive. Le règlement européen 1/2005, en vigueur depuis le 5 janvier 2007 fixe la durée maximale de transport avant un repos obligatoire à 29 heures pour les bovins et ovins, 24 heures pour les porcs et 19 heures pour les animaux non-sevrés (les veaux). « Mais ce point du règlement ne vaut que pour le transport par camion et n’est pas appliqué aux transports maritimes, poursuit la chargée de mission du CIWF. Sur les bateaux, les animaux sont considérés comme déchargés et il n’y a plus alors de notions de repos obligatoire. » Or ces voyages par-delà la Méditerranée durent en moyenne entre cinq et dix jours, voire quinze pour les bateaux qui partent d’Irlande ou se rendent au Liban.

Ce règlement 1/2005 impose aussi le suivi du bien-être des animaux transportés jusqu’au lieu de destination même si celui-ci se retrouve hors Union européenne. « Mais qui est en charge de ce suivi ?, interroge Agathe Gignoux. Les transports longue distance impliquent de multiples acteurs-propriétaires des animaux, commerçants en bétail, capitaines des navires- et les responsabilités ne sont pas déterminées de façon précise. »

« Des contrôles systématiques au port français »…

Christian Berthet invite tout de même à ne pas mettre tous les exportateurs dans le même panier et assure ne pas avoir connaissance d’abus du côté français. « Nous avons tout intérêt à prendre soin des animaux que nous transportons, explique-t-il. D’abord parce qu’ils ont une valeur financière forte. Environ 2.000 euros pour une vache. Ensuite, parce que les contrôles vétérinaires sont systématiques au port de Sète. Les autorités vétérinaires de l’Hérault inspectent une première fois le bateau à vide et contrôlent le camion pour s’assurer que les bêtes ont voyagé dans de bonnes conditions depuis leurs exploitations. Une fois les animaux chargés, ces mêmes autorités vétérinaires montent à bord du bateau pour un dernier contrôle avant le départ. »

Christian Berthet parle de contrôles systématiques. Pourtant, la France serait loin d’être un modèle en la matière, si on en croit la direction générale Santé et de la sécurité alimentaire de la Commission européenne. « En 2016, le taux de lots de bovins exportés présentant des non-conformités en matière de bien-être des animaux enregistré en France (12,6 %) était supérieur à la moyenne de l’UE pour la même période (8,3 %) », signale-t-elle dans un rapport d’audit réalisé en France entre le 9 et le 13 octobre derniersur le bien-être des animaux durant leur transport hors-UE. Dans cet audit, elle pointe en particulier l’absence régulière de contrôles vétérinaires au moment du chargement des camions pour vérifier le traitement des animaux et l’état des véhicules.

Mais des améliorations tout de même possibles

Le président du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire confirme cette lacune qu’il explique par un manque de moyens octroyés par les autorités françaises comme celles d’autres pays dans le contrôle des camions tant au départ qu’en cours de route. « Mais on parle bien de camions, précise Olivier Lapôtre. Cet audit s’est concentré sur les conditions de transport des animaux hors UE par route, vers la Turquie essentiellement. C’est en effet un vrai point noir en France. » En revanche, il confirme les dires de Christian Berthet : « Au port de Sète, les contrôles des bateaux sont systématiques. Les flux sont moins importants et la France a mis l’accent sur les transports maritimes. »

Cela n’empêche pas de plancher sur des améliorations. C’est l’objet d’un groupe de travail mis sur pied en septembre dernier par le ministère de l’Agriculture pour aboutir à des meilleures pratiques dans les exportations françaises de bétail. L’un des axes de réflexion est la garantie d’un transport correct par voie maritime. L’une des demandes principales du CIWF est la nomination d’un responsable de protection animale dans tous les navires bétaillers, « lors du chargement, du trajet, du déchargement », détaille Agathe Gignoux. « Ce serait une bonne chose », appuie Olivier Lapôtre. Christian Berthet dit déjà le mettre en place sur chaque navire qu’il affrète.

>> Lire aussi: Trajets trop longs, camions surchargés, abreuvoirs défaillants… Le transport, l’autre calvaire des animaux

 

 

 

Océans et réchauffement

Par Le 12/04/2018

La revue "Nature" n'a pas la réputation de colporter des délires apocalyptiques. Il va bien falloir que l'humanité se décide à prendre conscience de ce qui se met en place. 

 


Réchauffement planétaire : la circulation des courants dans l'Atlantique Nord est à son plus faible niveau depuis 1 600 ans

Ce phénomène "pourrait perturber les conditions météorologiques depuis les États-Unis et l'Europe jusqu'au Sahel et provoquer une hausse plus rapide du niveau des mers sur la côte est des États-Unis", selon des chercheurs.

La circulation des courants océaniques dans l\'Atlantique est à son plus faible niveau en 1 600 ans, selon des études parues dans la revue Nature le 11 avril 2018.
La circulation des courants océaniques dans l'Atlantique est à son plus faible niveau en 1 600 ans, selon des études parues dans la revue Nature le 11 avril 2018. (GOOGLE MAPS)

La circulation des courants océaniques dans l'Atlantique Nord est à son plus faible niveau depuis 1 600 ans, en partie à cause du changement climatique, mettent en garde deux études parues dans la revue Nature, mercredi 11 avril. Ces travaux valident l'hypothèse d'un affaiblissement de la circulation de ces courants, connus sous l'acronyme Amoc (circulation méridienne de retournement de l'Atlantique).

Cette circulation permanente des eaux marines consiste en une remontée des eaux chaudes des zones tropicales de l'Atlantique vers le nord grâce au Gulf Stream, réchauffant au passage l'Europe de l'Ouest. Une fois dans l'Atlantique Nord, ces eaux refroidissent, deviennent plus denses et plus lourdes et coulent sous des eaux plus chaudes pour repartir vers le sud.

"Cela pourrait provoquer une hausse plus rapide du niveau des mers"

Ces courants marins transportent aussi d'une zone à l'autre des nutriments, de l'oxygène, des larves de coraux ou encore de poissons. Ils contribuent également à la capacité des océans à absorber et à stocker du dioxyde de carbone (CO2), principal responsable du réchauffement climatique.

"Si le système continue de faiblir, cela pourrait perturber les conditions météorologiques depuis les États-Unis et l'Europe jusqu'au Sahel et provoquer une hausse plus rapide du niveau des mers sur la côte est des États-Unis", avertit la Woods Hole Oceanographic Institution, qui a participé aux recherches.

Un phénomène "très certainement lié à des facteurs humains"

Cet affaiblissement des courants serait le fruit de la fonte des glaciers et de plateformes glaciaires, qui libèrent de l'eau douce, moins dense que l'eau salée, dans l'Atlantique Nord. "L'eau douce affaiblit l'Amoc car elle empêche les eaux de devenir assez denses pour couler", explique à l'AFP David Thornalley, de l'University College London, coauteur d'une des études.

Dans la première étude, David Thornalley et son équipe ont étudié les grains de sable déposés par les courants sur les fonds marins au fil du temps. Plus les grains de sable retrouvés dans les sédiments étaient gros, plus forts devaient être les courants qui les avaient transportés. Les résultats révèlent que l'Amoc a été relativement stable entre l'an 400 et 1850 et a commencé à s'affaiblir au début de l'ère industrielle.

La seconde étude s'est penchée sur les températures de la surface de l'océan et en déduit que l'Amoc a décliné d'environ 15% au cours des cinquante dernières années, probablement à cause du changement climatique dû aux activités humaines. S'il est difficile de connaître avec certitude le rôle joué par le réchauffement climatique, "le fait que l'Amoc soit resté faible et se soit affaibli au cours du XXe siècle, avec un déclin notable à partir de 1950 environ, est très certainement lié à des facteurs humains", estime David Thornalley.

 

L'air pur de la campagne (2)

Par Le 11/04/2018

Une ferme de ponte d'œufs de 185 000 poules située dans le village de Lescout (Tarn) est suspectée par la maire de la commune d'être à l'origine de plusieurs cas de cancers. L’Agence régionale de santé (ARS) a été saisie.

Tarn : un élevage de 185 000 poules soupçonné d'être responsable de 78 cas de cancersMONTICELLLO/ISTOCK


  •  Publié 11.04.2018 à 18h40
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Une ferme de ponte d'œufs de 185 000 poules, située à Lescout dans le Tarn et dont se dégage une odeur nauséabonde, pourrait être à l'origine de plusieurs cas de cancers. C'est en tout cas ce que redoute le maire de la commune. Selon lui, 78 cas de cancers ont été recensés ces 15 dernières années autour de l’élevage. Une réunion publique s'est tenue lundi 9 avril en présence d'un représentant de l’Agence régionale de santé (ARS).

Des expertises sont en cours

"Depuis 2006 nous n'avions reçu aucune plainte. Depuis les derniers courriers de ce début d'année, nous avons essayé de rendre objectifs les propos du maire qui présente une liste de 78 cas de cancers dont 42 personnes décédées en 15 ans dans un rayon d'1,5 km autour de l'élevage. Nous nous sommes rapprochés des médecins traitants et avons croisé les données du registre du cancer du Tarn", a-t-il précisé selon La Dépêche. L’Agence Nationale de Santé Publique a également été saisie. Des analyses scientifiques ont été réalisées, les résultats devraient être révélés dans les deux prochains mois.

L'attention des villageois ne se porte pas sur les poules, mais sur les odeurs et vapeurs qui se dégagent du site. Impossible de savoir s'il s'agit d'émanations toxiques pour le moment. Mais en attendant les résultats de l'expertise, les familles s'inquiètent : "Et en attendant d’éventuelles analyses, que fait-on de nos enfants? Ils continuent d’aller à l’école située tout près de l’élevage?", a questionné une mère de famille. "On veut savoir ce qu’on respire, ça pique les yeux et la gorge. Quand on ne vit pas ici, on ne peut pas comprendre", assure un autre habitant. 

Astéroïdes

Par Le 11/04/2018

Je n'ai pas les compétences pour dire si c'est exact ou pas mais je fais confiance à ce gars-là parce que tout ce qu'il met en ligne, c'est du sérieux, du vérifié, du concret, pas de l'affabulation pour audimat...J'ai déjà visionné un certain nombre de vidéos de ce "youtuber" (j'aime beaucoup le personnage) et je me suis amusé à vérifier autant que possible les propos. Je n'ai jamais rien trouvé qui puisse contredire les données.

Donc, à la 21 ème minute, ce qu'il dit me sidère... Tout le reste est aussi passionnant que d'habitude mais là, j'en suis resté bouche bée...Et effectivement, comme il le dit, un astéroïde, c'est rien au regard de l'impact de l'humanité elle-même...Nous sommes "l'astéroïde"...

Je me suis donc dit quand même que j'allais chercher à vérifier ces données mais avant j'ai voulu visionner cette vidéo, "par hasard"...

 

Autisme et création

Par Le 11/04/2018

Documentaire : Dernières nouvelles du cosmos ou la complexité de l'autisme

Le film, Dernières nouvelles du cosmos, prend l'affiche le 6 avril au Québec. On y aperçoit une jeune file ceinturée d'un gonflable qui s'avance dans l'eau sous un ciel étoilé.Le film, Dernières nouvelles du cosmos, prend l'affiche le 6 avril au Québec.  Photo : Artistik Rezo

Dernières nouvelles du cosmos est un documentaire consacré à Hélène Nicolas, une jeune autiste au parcours stupéfiant. Ce film de la cinéaste Julie Bertuccelli, qui prend l'affiche cette semaine, vous fera reconsidérer votre conception de l'intelligence.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

Souffrant d'autisme déficitaire, Hélène Nicolas est confiée aux bons soins d'un centre spécialisé (de jour) sans aucune amélioration pendant 14 ans.

En 1999, sa mère Véronique Truffert décide de tout abandonner pour se consacrer à sa fille. Elle prend alors le temps de la connaître vraiment, réussit à lui apprendre à utiliser ses mains et parvient même à la toucher.

Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'au détour d'un jeu, elle réalise que sa fille sait lire. Elle lui offre alors un alphabet en pièces détachées et découvre du même coup que sa fille sait également écrire.

Hélène a d'ailleurs publié, depuis, trois livres sous le nom de Babouillec.

On a fait une batterie de tests et j'ai fini avec le dictionnaire car je ne savais plus quoi lui demander.

Véronique Truffert, mère, extrait de Dernières nouvelles du cosmos

Le documentaire Dernières nouvelles du cosmos se penche sur le cas de cette jeune femme brillante, possédant de grandes capacités intellectuelles, dont la plupart des gens auraient dit qu'elle était déficiente.

C'est avec beaucoup de sensibilité que la réalisatrice, Julie Bertuccelli, suit Hélène dans son quotidien. On la voit en compagnie de sa mère, mais également en compagnie du metteur en scène Pierre Meunier qui, ébloui par son recueil de poésie Algorithme, crée un spectacle inspiré du livre.

Dernières nouvelles du cosmos est un documentaire profondément troublant parce qu'il nous oblige à reconsidérer notre conception de l'intelligence et de la normalité. Hélène a trente ans, semble en avoir 20 et a le comportement d'une enfant de deux ans, mais lorsque le dialogue s'établit grâce aux lettres avec lesquelles elle écrit, elle fait preuve d'une intelligence supérieure qui force l'admiration.

Dernières nouvelles du Cosmos prend l'affiche au cinéma à Québec le 6 avril prochain.

À lire aussi :

 

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Rouge de soi. Une splendeur !

 

04/04/2018CommenterAllez aux commentaires

 

Si vous ne connaissez pas Babouillec, vous ne me croirez pas. Son portrait ici. C’est une autiste profonde qui n’a jamais appris à lire, à écrire, à parler mais qui possède un cerveau somptueux. Elle retient tout, s’intéresse à tout, écrit comme personne avec un vocabulaire insensé. Chacune de ses phrases est une lumière dans une explosion d’artifice, c’est interrogeant, ça demande une attention pour ne rien rater car tout est important, ou interpellant, ou philosophique dans Rouge de soi. Comme dans Algorithme éponyme et autres textes son premier opus.
Il faut savoir qu’elle « écrit » en déposant des petites lettres en carton sur une feuille et c’est sa mère qui transcrit tel quel. Pas une seule faute d’orthographe, jamais. Des litanies superbes, des pensées magnifiques.
C’est un roman, l’héroïne s’appelle Héloïse Othello, elle est danseuse et participe à des ateliers de créations. Elle a deux chères amies plus le frère de l’une d’elles, en sus, pour le fantasme. Elle a aussi une réparatrice de vie, madame Sanchez (jeu de mot ?) qui la remet sur des rails. C’est pas qu’elle veut être comme tout le monde, avec son cerveau qui ne se plie pas aux règles sociétales, bien au contraire, elle attache une grande importance à la différence mais cherche le minimum de confort pour pouvoir communiquer.
Héloïse, qui jouit de l’autonomie de son corps ce qui n’est pas le cas de Babouillec, est néanmoins sa projection. Elle aussi écrit son livre qui va s’appeler Rouge de soi. Elle explique : « rouge comme les interdits, le sang, l’intimité, l’émotion suprême, la timidité, le dépassement de soi dans la profondeur de l’identité, le carrefour des sens interdits. »
A lire absolument si vous êtes amoureuse/reux des mots, des questions philosophique, du vocabulaire. C’est l’éloge de la différence ou comment faire d’un enfermement terrifiant la zone de décollage d’une poésie hallucinante !

 

Quelques citations d’Hélène Nicolas, alias Babouillec :
« La définition du mot plaisir oriente notre vision du plaisir : fournir du désir à nos intentions. La vie occupée à décrypter les intentions polymorphes de ses hôtes ignore la routine. »
« La liberté d’opinion est un acte précieux inscrit dans la charte des droits de l’homme. A-t-on le droit de s’en servir lorsque nos opinions froissent notre famille, doit-on élire à l’unanimité les opinions permises ? »
« Ma soeur, c’est la nana qui aimerait squatter votre subconscient pour écrire votre histoire avec ses idées. Elle fait partie des gens qui prennent beaucoup de place. Elle ne sait pas où loger son « elle », alors elle déborde. »
 » Suzy la femme a la générosité sauvage d’un cerveau sans garde-fou. Elle a laissé entrer Héloïse et ses valises remplies d’inconvenances  dans la démesure. Suzy, cette raccommodeuse d’esprits effilochés, aide son amie à rassembler les morceaux rouges de soi ».
« Je me suis battue en dehors des conventions sociales qui véhiculent des modèles indéchiffrables dans ma panoplies sensorielle, ce vaste monde de l’auto-construction et je me suis construite dans cet indéchiffrable surréalisme de la pensée, cet ailleurs tellement loin de l’hypothèse du bébé parfait. Combien sommes-nous dans ce monde réglementé à dérailler dès la naissance et à ne jamais trouver la bonne bicyclette ? »
Et la plus belle :
« Avec l’écriture, j’ai enfin trouvé un moyen de me raconter sans parler de moi. »
Epoustouflante, je vous dis !

Rouge de soi de Babouillec, 2017 aux éditions Rivage. 142 pages. 15 €

Texte © dominique cozette

L'air pur de la campagne

Par Le 10/04/2018

C'est effrayant de voir à quel point l'activité humaine porte atteinte à l'environnement et le souhait des populations urbaines de quitter un environnement pollué pour aller s'installer dans des contrées rurales et un environnement préservé, c'est du passé et une illusion dans certaines régions agricoles. On passe juste d'une pollution à une autre. Il reste le choix de la maladie à venir au final...Ouais, super...

Il va falloir envisager de prendre encore un peu plus d'altitude et de trouver un coin dans lequel il n'y aura ni pollution industrielle, ni pollution agricole. 

Bon, alors, voyons la carte de France...

Le fin fond de la Lozère, les plateaux du Massif Central, le Mercantour, le Queyras, les Pyrénées, l'Aveyron... J'ai l'impression de voir se réduire inéluctablement les zones de survie... Je parle de zones de survie puisque, ailleurs, il est impossible de présager des atteintes environnementales sur l'espérance de vie. 

 

 

 

Un agriculteur répand des pesticides sur son champ, le 9 mai 2016 à Fromelles, près de Lille ( AFP/Archives / DENIS CHARLET )

Un agriculteur répand des pesticides sur son champ, le 9 mai 2016 à Fromelles, près de Lille ( AFP/Archives / DENIS CHARLET )

Le risque de maladie de Parkinson lié aux pesticides ne se limiterait pas aux seuls agriculteurs, mais toucherait aussi la population des régions les plus agricoles, et notamment les plus viticoles, exposées à ces substances, selon une étude publiée mardi.

Une augmentation de la maladie de Parkinson dans la population générale habitant les cantons français les plus agricoles, notamment viticoles, a en effet été relevée dans une étude épidémiologique nationale.

Cette augmentation est observée "y compris après exclusion des agriculteurs", souligne l'éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) dédié à la maladie de Parkinson paru la veille de la journée mondiale consacrée à cette pathologie neurodégénérative.

Une explication possible serait que l'utilisation importante des pesticides s'accompagnerait d'une exposition des riverains à ces substances phytosanitaires. Le terme de pesticides regroupe trois catégories de produits: les insecticides, les fongicides et les herbicides.

"90%" des pesticides "sont dédiés à l'usage agricole, avec un risque plus élevé de maladie de Parkinson de l'ordre de 10% chez les agriculteurs", souligne la neurologue Marie Vidailhet dans l'éditorial de ce numéro du BEH édité par l'agence sanitaire Santé publique France.

Si le rôle de l'exposition non-professionnelle aux pesticides était confirmé dans la maladie de Parkinson, "le nombre de cas de Parkinson attribuable aux pesticides pourrait être plus élevé que si seule l'exposition professionnelle était impliquée", selon les auteurs de l'étude.

"L'association la plus forte a été observée pour les cantons avec les proportions de terres agricoles dédiées à la viticulture les plus élevées, avec une incidence de la maladie plus élevée de 10% par rapport aux cantons sans viticulture", notent-ils d'après des analyses effectuées à partir de 69.000 cas survenus en métropole sur la période 2010-2012.

Cette association est retrouvée chez les hommes et les femmes, alors que "les hommes sont plus impliqués dans l'épandage de pesticides", relèvent Sofiane Kab et Alexis Elbaz (Inserm/Santé publique France) avec leurs collègues co-auteurs de l'étude.

L'incidence (nouveaux cas) de la maladie augmentait progressivement avec l'augmentation de la proportion de surfaces agricoles utilisées, selon l'étude.

"Ces résultats justifient la surveillance de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs et la poursuite d'études sur le rôle de l'exposition non professionnelle aux pesticides en population générale", souligne pour sa part la neurologue. "Ils plaident également en faveur de la réduction de l'exposition aux pesticides des agriculteurs et des riverains des cultures, notamment viticoles", ajoute-t-elle.

La viticulture compte parmi les cultures les plus utilisatrices de pesticides. En France, en 2000, la viticulture représentait 3% de la surface agricole utile (Sau) et consommait 20% des tonnages des pesticides, essentiellement en raison d'un usage important de fongicides et d'insecticides.

Les agriculteurs représentent environ 5% de la population.

Philosophie amérindienne

Par Le 09/04/2018

 

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Introduction à la philosophie et la pensée amérindienne 

 

par Russell Means

 

 

Qui est Russell Means ?

 

Russell Charles Means (1939-2012) était un activiste Oglagla Lakota (Sioux) qui lutta pour les droits des autochtones américains, il fut un activiste politique sous la bannière libertarienne, acteur, activiste politique, peintre et musicien. Il est devenu un membre prominent de l’American Indian Movement (AIM) après avoir rejoint l’organisation en 1968. Il aida à organiser des évènements notables de lutte pour les droits natifs, évènements qui attirèrent une couverture médiatique nationale et internationale, comme l’occupation de l’ancienne prison d’Alcatraz (sise en territoire indien) en 1969, l’occupation du Mount Rushmore en 1971 et surtout le siège par les agents fédéraux de la réserve de Wounded Knee en 1973.

Il fut nommé prermier directeur national de l’AIM en 1970. Sous son leadership, le mouvement commença des campagnes d’activisme plus soutenues et plus remarquées.

Means fut actif internationalement concernant les problèmes des droits indigènes, ceci impliqua son activisme avec des groupes Indiens d’Amérique Centrale et d’Amérique Latine. Il participa à des réunions aux Nations-Unies et au congrès des États-Unis pour la reconnaisance des droits autochtones. Il fut politiquement actif dans sa réserve de Pine Ridge (Sud-Dakota) et aussi au niveau de l’état du Dakota et au niveau national.

Il commença sa carrière d’acteur en 1992. Il apparut dans plusieurs films dont le plus célèbre: “Le dernier des Mohicans” avec Daniel Day Lewis (rôle de Chingakook). Il a produit et édité ses propres CD musicaux. Il a publié son autobiography (extraits traduits et publiés sur Résistance 71) en 1995 “Where White Men Fear to Tread”

Russell Means est décédé d’un cancer à l’âge de 72 ans dans la réserve de Pine Ridge ou “le camp de prisonnier de guerre # 334” comme il aimait à la décrire. Camp de prisonnier en l’occurence totalement hors de propos puisqu’il est à noter que de la très jeune histoire des Etats-Unis, la seule guerre perdue par ceux-ci fut celle qu’ils menèrent contre les nations Sioux et Cheyennes, qui virent la défaite de l’armée américaine et la signature du traité de Fort Laramie en 1868, traité où les Etats-Unis faisaient des concessions territoriales et de souveraineté aux nations indiennes victorieuses et non pas l’inverse. Ce traité fut bien sûr bafoué par les Américains (comme les quelques 400 autres signés entre 1776 et la fin du XIXème siècle), qui continuèrent à voler et piller les territoires des nations qui les avaient pourtant militairement vaincu dans les grandes plaines centrales et les montagnes du Dakota. il faut bien que cela soit compris.

Dans la dernière année de sa vie, Russell Means travailla (entre autre) à laisser un écrit “testamentaire” de son passage sur terre. Il ne voulait sans doute pas que l’on se rappelle de lui seulement comme d’un activiste. Il entreprît donc, malade et aidé de son épouse et d’un co-auteur Bayard Johnson, la rédaction de ce petit ouvrage de 100 pages, simple et direct, expliquant les bases de la philosophie de la vie et de la vision du monde des Indiens des plaines et à quelques variantes près, de l’ensemble des nations amérindiennes. Le résultat fut cet ouvrage à la portée universelle: « If you’ve forgotten the names of the clouds, you’ve lost your way », dont nous avons traduit quelques passages marquant et qui fut publié en 2013, peu de temps après sa mort. Traduction du titre en français: « Si vous avez oublié les noms des nuages, vous avez perdu votre chemin« .

Russell nous a laissé un superbe testament et il a réussi sa nouvelle mission, celle de montrer aux yeux de toutes et tous, qu’il n’était pas seulement un activiste, mais aussi un philosophe et un sage dont le dernier message vibrant ouvre la porte à la fraternité et au retour à la loi naturelle des choses, faite de terre/femme nourricière.

Mitakuye Oyasin (Nous sommes tous inter-reliés)

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/04/24/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-presentation/

 

La loi naturelle

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Introduction à la philosophie et la pensée amérindienne (Russell Means ~ 1ère Partie)

Si vous avez oublié les noms des nuages alors vous avez perdu votre chemin (1ère partie)

Une introduction à la pensée et à la philosophie amérindienne  

par Russell Means  

~ Extraits traduit de l’anglais par Résistance 71 ~    

-o-o- Résistance 71 -o-o-  

25 Avril 2014  

 

La loi naturelle

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2013

 

par Résistance 71

 

 

Dans la perspective matriarcale, le monde est un endroit nourricier. Un endroit où des cadeaux sont donnés gratuitement. Lorsque les conquistadores espagnols et portugais arrivèrent, les Aztecs et les Incas ne pouvaient pas comprendre pourquoi ces nouveaux arrivants étaient si atteints de la folie de l’or. Tout ce qu’ils avaient à faire étaient de le demander et les Indiens leur auraient donné.

Christophe Colomb écrivit après ses premiers contacts avec les Indiens des Caraïbes, que les natifs de l’endroit étaient si généreux et pacifiques que c’en était une faute. Une faute ? Générosité et pacifisme des fautes, des défauts ? De quel type de monde provenait-il à votre avis ? Du monde de l’inquisition, des âges sombres, de la mort noire. Les Indiens des Amériques allaient se familiariser avec ce monde très bientôt.

Si vous vivez dans un monde où tout ce dont vous avez besoin est disponible de manière gratuite, la veulerie et le goût de la possession paraissent être une forme d’insanité. Pourquoi quelqu’un voudrait-il plus que ce dont il a besoin ? La terre mère procure une abondance quasi illimitée. Tout comme une mère donne à son enfant tout ce dont il/elle a besoin, la Terre fait de même pour ses enfants, les humains comme les autres créatures. Si vous suivez la loi naturelle, vous n’avez pas peur de la mort, vous voyez les cycles naturels de la mort et de la renaissance partout autour de vous, dans vos parents et vos enfants, dans l’engourdissement de l’hiver et les nouvelles feuilles du printemps, la régénération de toute sorte de vie nouvelle. Les anciens du monde indigène ne s’accrochent pas à la vie, ils n’ont pas peur, quand ils deviennent une charge pour la société, ils s’en vont tout simplement. Dans chaque cycle de la nature, tout au long de leur vie, ils ont été les témoins de la mort, de la réincarnation, de la renaissance, la mort et la décomposition se transformer en nouvelle vie et ils savent qu’ils font partie intégrante de ce cycle.

Les détails spécifiques du comment tout ceci se passe ne sont pas importants. Les peuples indigènes ne mentent pas, ils n’inventent pas d’histoire lorsqu’ils ne connaissent pas la réponse complète à une question. Ils ne prétendent ni n’affirment qu’ils savent des choses dont ils n’ont aucun moyen de vraiment savoir. Ils n’écrivent pas les paroles de ceux qui prétendent entendre des voix et proclament ensuite que ceci sont les paroles d’une sorte de “dieu”.. parce que la vie est vécue en équilibre, le langage se développe avec des positifs, pas de négatifs. Il n’y a pas de mot pour dire “mentir” dans la langue Lakota (NdT: une des langues du groupe dit “Sioux”), dans notre langue nous ne sommes pas capables d’insulter quelqu’un ou quelque chose. Dans la loi naturelle, chaque chose a sa place, où est le mal ? Il n’y a pas de mal dans la nature. En vivant par la loi naturelle, nous percevons les choses effectivement au travers de nos sens, nous développons une appréciation pleine et essentielle du monde réel qui nous entoure, de ce que nous expérimentons au quotidien, de la réalité.

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/04/25/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-1ere-partie/

Vivre en suivant la loi naturelle

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Vivre en suivant la loi naturelle

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

 

par Résistance 71

 

En tant que chasseurs-cueilleurs, nous observons le renard et l’ours. Lorsqu’ils mangent des baies, ils ne mangent pas toutes les baies sur le même buisson. Lorsque des ours mangent du miel, ils ne détruisent pas les ruches, ils en prennent un peu et continuent leur chemin. Il y en a toujours suffisamment pour permettre une régénération. Nous savons donc bien mieux faire que de vider un bout de terrain de toutes ses sources nourricières. C’est ainsi que vous vivez en suivant la loi naturelle.

Les chasseurs-cueilleurs ne vident jamais leur supermarché naturel. Ils n’endommagent pas leur environnement de quelque manière que ce soit. La famine n’existe pas chez les chasseurs-cueilleurs parce que les sources de nourriture sont extrêmement variées et ne peuvent pas être épuisées en même temps. Ils savent où est l’eau (NdT: même dans le désert, les travaux de recherche de l’anthropologue américain Marshall Sahlins ont démontré que les sociétés de chasseurs/cueilleurs étaient en fait des sociétés d‘abondance contrairement au mythe perpétré par les anthropologies structuralistes évolutionistes et marxistes pour qui la fausse image du chasseur/cueilleur luttant pour sa survie toujours à la limite de la famine, est une image valorisatrice pour leur idéologie soutenant la société étatique comme étape ultime de l’évolution…). La Terre-Mère est leur corne d’abondance, avec bien des types différents d’animaux, de légumes et de fruits sont à disposition pour toutes les saisons. Les chasseurs-cueilleurs savent également comment stocker la nourriture à la fois sous une forme séchée et en utilisant des caves à racines. Ils connaissaient les plantes bonnes pour la médecine et où les trouver.

Avec si peu de temps à passer pour subvenir à leurs besoins immédiats, ils avaient la liberté de s’occuper d’eux-mêmes et de leurs familles, de s’occuper de l’un l’autre, de vivre selon la loi naturelle, sans conflit. Il n’y a pas de conflit dans la loi naturelle des choses, il n’y a pas de mal.

Quand vous y réfléchissez bien, lorsqu’un enfant est né, où est le mal ? Un ours ou un cougar tuant et mangeant ce qu’ils ont l’habitude de manger, n’est pas plus mal que ce qu’un humain tue pour manger ce qu’il a l’habitude de manger. Nous respectons tout ce qui se trouve dans le monde naturel et que nous utilisons à un moment ou un autre au cours de nos vies. Nous remercions l’arbre que nous coupons pour faire les piquets de nos tipis. Quand vous révérez une plante, les animaux, il est facile de voir qu’il n’y a aucun mal dans la nature.

Chaque bonne pensée est une prière. C’est ce que nous croyons. C’est pourquoi nous n’avons pas d’églises. La vie est une église, l’univers est notre temple. Être conscient de l’existence et du bien-être du “Petit Peuple”, le nom que nous donnons aux insectes, c’est une forme de prière.

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/04/25/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-1ere-partie/

L’équilibre et la sacralité de toutes choses

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L’équilibre et la sacralité de toutes choses

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

par Résistance 71

 

Il est marrant de constater que l’être humain est physiquement constitué de 2/3 d’eau comme notre grand-mère la terre. La Terre et le corps humain sont les hôtes de vastes colonies de vie diverse. La Terre, au travers de ses fonctions naturelles se purifie elle-même constamment. Lorsque les humains demeurent en contact avec les processus naturels de purification de la Terre, les humains font la même chose, ils s’efforcent de se purifier continuellement par des procédés naturels, maintenant un équilibre. Toute la vie doit demeurer en équilibre.

Les peuples indigènes de par le monde qui ont toujours vécu au gré des cycles de la Terre et de l’univers se retrouvent maintenant en déséquilibre parce que ces cycles ont été dérangés. Équilibre, qu’est-ce que cela veut dire ? Vivre en équilibre veut dire comprendre la loi naturelle.

On apprend la loi naturelle en observant toutes les différentes formes de vie autour de nous, les plantes, les animaux à quatre pattes, les peuples des insectes, ceux des animaux ailés… Les humains sont soumis aux mêmes lois ou principes que toute chose dans l’univers.

Une fois qu’une forme de vie commence à entrer en surpopulation, le Grand Mystère ou quelque soit la force gouvernant toutes choses, va commencer à créer des mécanismes naturels qui vont limiter la croissance de la population et ramener les choses en équilibre. Par exemple chez les mammifères, lorsqu’une surpopulation menace l’équilibre d’une famille de rongeurs, on en a vu se jeter dans la mer et se suicider en masse. Ceci se produit parmi les humains aussi, bien que cela prennent différentes formes, comme l’abus de drogues, d’alcool, les crimes violents, les guerres. Ceci est la loi naturelle en action.

Santé et équilibre sont intrinsèquement liées. Si une société crée une accumulation de déchets, alors un terrain fertile pour le développement de maladies existe, par contre si les gens vivent en équilibre en accord avec la loi naturelle, il n’existe et ne peut pas exister une quelconque accumulation de déchets. Les rejets de la vie amérindienne ont toujours été des matériaux complètement naturels, pas toxiques ni pour les humains, ni pour tout autre résident de la planète. Même les déchets du corps humain, quand ils ne sont pas accumulés en trop grandes quantités dû à une trop grande population, ne sont pas toxiques. C’est même l’opposé, décomposés dans les éléments, ceci procure une nourriture naturelle pour développer de nouvelles vies. Tout ce qui est utilisé par les Amérindiens vivant suivant la loi naturelle retournera à continuer la construction de nouveaux blocs de vie.

Récemment, vous avez sans doute entendu parler des patriarques parlant au sujet des “crédits carbones”, la base de la “valeur” dans le système scientifique actuel est le droit de chaque individu à contribuer au partage de la pollution, ce qui veut dire, de faire leur part pro-rata d’assassinat de la terre et de ses systèmes naturels dont nous dépendons tous pour survivre. Ils parlent même du comment l’individu pourra dans un futur proche, vendre ses crédits carbone à quelque industrie polluante. Il se créera une bourse d’échange des crédits carbone (NdT: déjà été créé avec le CCX ou Chicago Carbon Exchange) où s’achèteront, se vendront et se feront attribuer les crédits carbone. Simplement par le fait de naître, le patriarque s’octroie le droit de participer de manière identique et équitable à la destruction de la Terre. Ceci est un bien triste auto-portrait. La base de la monnaie, des choses de valeur est utilisée pour être des métaux précieux, maintenant la valeur est fondée sur la saleté et le génocide universel, incluant le “maso-génocide”, c’est à dire le génocide de soi-même.

Si un peuple vit et obéit à la Loi Naturelle, il n’y a aucun besoin pour des lois humaines dans aucune situation. La première loi humaine marque la mort de la loi naturelle. Une fois qu’une loi de l’Homme est créée, l’Homme est devenu dieu, le faiseur de lois et le but entier de l’existence humaine est un échec.

La loi naturelle est la loi de la vie, la loi des hommes est la loi de la mort. Ceci s’applique également à la cellule familiale. Une fois que la loi humaine est imposée sur la cellule familiale, les schémas normaux d’attention et de développement sont interrompus. Chaque famille dans son nucleus devient son propre domaine autocrate, où la liberté de la jeunesse n’existe que lorsque les jeunes quittent l’unité familiale et commencent eux-mêmes leur propre cellule familiale autocrate. Sous la loi naturelle, la structure familiale extensivement intriquée devient encore plus forte et encore plus interconnectée tandis que de nouvelles générations arrivent en son sein.

Nous ne construisons pas d’églises pour aller y prier une fois par semaine. Nous prions dehors, dans le monde naturel et notre vie entière est une prière, parce qu’il y a une sacralité en toutes choses dans le monde naturel ici, sur notre Grand-Mère Terre.

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/05/10/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-4eme-et-derniere-partie/

Trump a froid

Par Le 06/04/2018

L'oncle Donald dit que comme il fait encore froid aux USA, c'est qu'il n'y a pas de réchauffement et donc aucunement besoin de freiner la croissance.

Alors, voici, la carte actuelle des températures sur la planète. Bleu, c'est froid, rouge, c'est chaud. (et même en certains endroits beaucoup trop chaud)

Source cci-reanalyzer.org


Mais il est vrai que l'Amérique équivaut au monde dans sa totalité : si Donald Trump a froid, la Terre entière éternue.

http://sogeco31.blogspot.fr/2018/01/il-fait-super-froid-quelque-part-en.html

Climato-sceptique : arguments et objections

Par Le 06/04/2018

Sous chaque argument souligné se tient une autre page avec l'objection détaillée.

 

 

Les arguments climatosceptiques : objections et réponses

 

Écrit par Olivier Dumont | Publié le 01 Juin 2012PDFImprimerEnvoyer

Il n'y a pas de réchauffement

  1. Nous sommes en pleine vague de froid. Vous l'avez vu où, vous, le réchauffement ?
  2. Quelques années de réchauffement ne prouvent pas une tendance
  3. Les températures baissent depuis 1998 !
  4. Les températures ont perdu en 2008 tout ce qu'elles avaient gagné en un siècle
  5. Le réchauffement est une illusion causée par les ilots de chaleur des villes
  6. Les satellites montrent une stabilité ou un refroidissement des températures
  7. Les mesures de températures globales ne sont pas fiables et ne signifient rien
  8. Nous n'allons pas vers un réchauffement, mais au contraire vers une prochaine glaciation. Vous ne connaissez pas les cycles de Milankevich ?

Le réchauffement climatique est naturel et s'est déjà produit dans le passé

  1. La variabilité naturelle du climat a toujours existé et la Terre a connu des épisodes bien plus chauds
  2. Depuis le début du néolithique la terre a connu des épisodes plus chaud, par exemple pendant le moyen-âge
  3. La GIEC a voulu effacer l'optimum du moyen-âge dans le rapport de 2001
  4. Érik le rouge a baptisé le Groenland du nom de « pays vert »
  5. Le réchauffement climatique a commencé il y a 20 000 ans

Le réchauffement n'est pas dû au CO2

  1. L'augmentation du CO2 suit le réchauffement, il ne le précède pas
  2. Les températures ont baissé au milieu du siècle alors que le CO2 augmentait
  3. L'effet de serre est contraire à la 2ème loi de la thermodynamique
  4. Le GIEC ne prend pas en compte la vapeur d'eau.
  5. Il y a eu un réchauffement sur Mars également, donc c'est le soleil qui est responsable
  6. Le réchauffement est dû au rayonnement solaire, aux rayons cosmiques, au champ électromagnétique, à la chaleur de la Terre.

Le CO2 est émis par des processus naturels

  1. Quand vous respirez, vous émettez du carbone. Pour sauver le climat, il faudrait cesser de respirer !
  2. Pourquoi l'émission de carbone fossile, qui provient au départ de l'atmosphère, provoquerait une hausse de la quantité des GES ? Ce n'est qu'un retour à l'envoyeur.

Il n'y a pas d'élévation du niveau de la mer

  1. La fonte de l'arctique n'entraine pas plus l'élévation du niveau des mers que le fonte d'un glaçon dans un verre d'eau. C'est une question de bon sens !
  2. Il est ridicule d'évoquer une hausse du niveau de la mer de 6 m comme dans le film d'Al Gore
  3. Les glaciers de l'Antartique augmentent : preuve qu'il n'y a pas de réchauffement
  4. Le niveau de la mer diminue en Arctique.

Le réchauffement climatique est bénéfique pour l'homme

  1. Le réchauffement climatique est une excellente chose, il permet un développement de l'humanité et des périodes d'abondance

Les problèmes méthodologiques empêchent de prendre au sérieux la théorie du réchauffement

  1. Comment prévoir le temps qu'il fera dans vingt ans alors qu'on ne peut pas le prédire au-delà de cinq jours ?
  2. Les modèles tournant sur des ordinateurs ne correspondent pas à la réalité
  3. Les modèles sont incapable de prendre en compte le rôle des nuages
  4. Il n'y a pas de consensus scientifique
  5. Si un consensus existe, cela n'est pas sain. Un débat est nécessaire

Les climatologues se sont trompés dans leurs prévisions

  1. Les prévisions passées des climatologues étaient fausses
  2. Les climatologues avaient prévu un refroidissement dans les années 1970

Les mesures contre le réchauffement climatique sont inefficaces

  1. Le protocole de Kyoto n'est pas efficace
  2. Des mesures de réductions des GES auraient un coût astronomique pour la France et pour l'Europe
  3. Pourquoi ferions-nous ce que les Chinois et les Américains ne font pas ?

 

Un interminable hiver

Par Le 06/04/2018

Ce genre d'articles sur les réseaux sociaux déclenchent inévitablement les railleries de ceux qui contestent l'impact de l'humain sur le réchauffement climatique, voire qui contestent le réchauffement lui-même. 

Sauf que dans les années 1970 déjà, le Pentagone a commencé à s'intéresser à l'éventuel enfoncement du Gulf Stream et ses conséquences et que depuis toutes ces années, les données scientifiques sur ce phénomène se sont accumulées.

La conclusion est qu'il est tout à fait envisageable que le réchauffement global de la planète conduise à une nouvelle ère glaciaire sur l'Europe et les Etats-Unis.

Alors, des hivers interminables et exceptionnels en précipitation, c'est quelque chose qui n'est pas incompatible avec le réchauffement climatique.

Le dossier qui suit l'article est très complet.

 


Le nord et l’est des Etats-Unis sont à nouveau touchés par du froid vif et de la neige. L’hiver 2018 est exceptionnellement long et intense en Amérique du Nord.


Grand froid et neige abondante ces jours-ci

Des records de froid pour le mois d’avril sont prévus ce week-end au Montana, Wisconsin et Oklahoma : les températures seront dignes de janvier, y compris dans les régions du sud. Le pic de froid sera atteint samedi, avec des températures de 7°C inférieures aux normales de saison : jusqu’à -15°C au Wyoming et Montana. Les premiers inquiétés par ce brusque retour du froid sont les fermiers : dans les ranchs du Montana, c’est la saison des naissances du bétail. La météo locale a lancé une « alerte de grand froid pour le bétail nouveau-né » : les veaux naissent dehors dans les vastes pâturages et la mortalité pourrait être importante ces prochains jours.

En plus du froid, la neige sera de retour entre vendredi et samedi sur tous les états du nord des Etats-Unis. Sur Washington DC, le mois d’avril 2018 devrait être le plus enneigé depuis 100 ans. Il pourrait à nouveau tomber 20 à 25 cm de neige localement, en particulier sur le Minnesota.

La ville de New York pourrait être légèrement enneigée samedi. Des annulations de vols sont prévues dans les aéroports de New York, Cincinnati, Pittsburgh, Washington, D.C., Philadelphie, et Boston.

Un hiver interminable

Cet hiver est historique aux Etats-Unis, de par sa durée et son intensité. Des flux de nord-ouest très fréquents depuis décembre ramènent sans cesse de l’air froid en provenance du Canada. En rencontrant l’air plus doux et humide en provenance du golfe du Mexique, cet air froid génère alors de la neige. Le caractère instable, parfois orageux, de cette situation donne parfois lieu à de fortes averses, de pluie, ou de neige selon les régions.   

Le 21 mars dernier, il était déjà tombé 20 cm en l’espace d’une journée à New York, jusqu'à 30 cm dans le reste de l'état de New York et 50 cm en Pennsylvanie. 4000 vols avaient été annulés.

Le 12 mars dernier, 20 à 55 cm de neige sont tombés au nord-est du pays, surtout au Connecticut.

Mi-février dernier, le cumul de neige enregistré depuis le début de l'hiver était déjà 165% au-dessus des normales au nord-ouest du pays (montagnes rocheuses) . La ville du Havre, au Montana, connu pour son climat extrême, a connu son hiver le plus enneigé depuis 138 ans.

Fin décembre dernier, en Pennsylvanie, sur les bords du lac Erié, le record de neige tombée en une seule journée a été pulvérisée lors du lundi de Noël 2017 : 1m30 de neige en 24h seulement, et 1m60 de neige au cours des 3 jours de la tempête de neige.

Le Canada a aussi été fortement touché : au Québec, il s'agit de l'hiver le plus froid depuis 100 ans.


http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2018-04-06-15h12/tempetes-de-neige-aux-usa---un-hiver-interminable-46899.php#reagir_commenter


 


  Gulf-Stream (marin). Jet-Stream  (aérien)
 
 


Rendez vous sur notre forum, rubrique "climatologie", pour vos questions et commentaires.
 

Aout/septembre 2010 : Actuellement certains sites ou forums friands d'extravagants délires, fantasment sur un arrêt du Gulf Stream à cause de la marée noire du Golfe du Mexique. Tout est bon à copier sur internet lorsque cela "arrange" leurs certitudes.

Soyez vigilants et gardez un esprit critique, trop de manipulations et de désinformation !


Gulf-Stream, courant marin.
 

Le Gulf Stream : Le courant marin mondial est un courant océanique qui prend sa source entre la Floride et les Bahamas et se dilue dans l'océan Atlantique vers la longitude du Groenland. Son nom est abusivement utilisé pour désigner la dérive Nord Atlantique, voire l'ensemble de la circulation de surface de l'océan Atlantique Nord.

Ce courant marin est propulsé et contrôlé par une combinaison d'interactions dont les forces éoliennes, les différences de densité de l'eau (température, salinité), les apports d'eau douce continentale, pluviale et la géographie des côtes etc.

Le moteur de la circulation thermohaline est la différence de densité due à la salinité et à la température des eaux. Les eaux arctiques sont plus denses car elles sont plus froides et plus salées. Les eaux atlantiques sont moins denses car elles sont plus chaudes et moins salées. Les premières plongent donc sous les secondes en direction de l'Antarctique, créant une aspiration des eaux atlantiques vers le nord.

La dérive Nord Atlantique est un courant océanique chaud et puissant qui prolonge le Gulf Stream vers le nord-est. Elle se sépare en deux à l'ouest de l'Irlande. Une des branches (le courant des Canaries) va vers le sud tandis que l'autre continue le long des côtes du nord-ouest de l'Europe où il a une influence considérable sur le climat en le réchauffant. D'autres branches incluent le courant d'Irminger et le courant norvégien. À l'origine, c'est une extension du Gulf Stream qui va encore plus loin vers le nord et se jette dans l'Océan Arctique. Le changement de climat, et, en particulier, le réchauffement global, peut avoir un effet significatif sur la dérive nord atlantique.



Archives : Planet-Terre/Infosciences/Climats/

 

Le conflit des masses d'eau froide du courant du Labrador, qui descendent le long du Canada (Québec) et rencontrent les eaux chaudes qui montent vers le Nord Est, transportées par le Gulf-Stream.



 

Le courant des profondeurs.


Voici en 4 étapes, des points cruciaux d'une rupture annoncée selon le documentaire Le Courant des Profondeurs de la chaine de TV NHK.
L'Extention du Gulf Stream dénommée Dérive Nord Atlantique est mise à mal dans un réchauffement climatique où l'effet de surprise doit être pris en compte.
Ici les fameuses colonnes où chacune d'elle font plusieurs fois le débit de l'Amazone. Ces colonnes se situent au large du Groenland dans l'Altantique Nord.
Grace à un isotope radioactif, on a découvert le Courant de retour du Gulf Stream (Dérive Nord Atlantique dans les années 50-60 :



 

Ici on découvre donc la plongée jusqu'à 4000 m du Gulf Stream en coupe dans l'Altantique Nord. 
Ces mêmes plongées qui se sont ralenties d'une façon très significative dès les années 1990.


 
 

Le point en rouge montre des cheminées de plongée qui se situaient dans la zone bleue pendant les années 50-60.
Au début des années 2000,  selon Peter Wadhams, sur 12 immenses colonnes, il n'en resterait plus qu'une, elle ne descendrait jusqu'à 1000 mêtres de profondeur.

 

Depuis, en ces années 2008/2010, ces cheminées se seraient bien réactivées.



 

Les vents circulant tout autour de notre planète se sont intensifiés ces dernières années, la fonte des glaces, de la banquise, du permafrost et l'apport très important de pluies aux hautes latitudes dû à la condensation des océans et de l'effet de serre, joue un rôle majeur dans la baisse de la salinité de l'Altantique Nord.
Cette salinité qui joue un rôle majeur dans la circulation thermohaline des courants marins.
En effet, lors de la formation de la banquise, le sel est éjecté et créé une eau plus dense qui plonge dans les fonds marins créant au final les fameuses colonnes du Gulf Stream sur le chemin du retour.
Nous voyons sur l'image de dessus, cette extension du Gulf Stram qui est attiré comme un aimant vers l'Atlantique Nord.

 

Le réchauffement global : l'amorce d'une nouvelle ère glaciaire ?

Les conclusions sont à prendre avec beaucoup de recul...
Se souvenir que le Dryas récent a été provoqué par la vidange brutale du gigantesque lac Agassiz, sans commune mesure avec une fonte glaciaire, ou la fonte de la banquise.


Après cette étude des différentes actions du Gulf Stream, il apparaît que l'impact climatique de ce courant sur l'Europe se traduit par une douceur anormalement élevée pour la latitude, accompagnée d'une grande humidité, qui résulte de l'évaporation des eaux chaudes.
Ceci permet la présence d'une végétation très diversifiée dans une région où devrait dominer la toundra.

La civilisation européenne telle qu'on la connaît, nous l'avons vu, est étroitement liée aux conséquences climatiques inhérentes au courant de l'Atlantique Nord ( autre appellation du Gulf Stream ), qui ont permis l'essor de ce grand foyer de population, là où une carte du seul rayonnement solaire indiquerait un climat très rude, excluant cet espace de l'œcoumène.
L'Europe est donc ce qu'elle est, grâce au courant de l'Atlantique Nord… Mais qu'en serait-t-il sans son action ? Qu'adviendrait-il si les courants marins s'immobilisaient, cessant ainsi leur rôle de régulateurs thermiques ? Une catastrophe climatique menacerait l'Europe, ainsi que tous les autres espaces géographiques situés à la même latitude.

 

En effet l'équilibre qui permet la régulation thermique grâce aux courants marins, et notamment au Gulf Stream, apparaît relativement fragile; les dernières études montrent que si le réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre continu d'affecter le planète, la circulation des courants s'en verra ralentie, voire stoppée. La raison pourrait en être la fonte de la banquise en mer de Ross, et en mer de Wedel ( immenses mers de glace situées en Antarctique ).
Celle-ci, si elle était massive ( comme ce fût le cas il y a quelques mois quand une barrière de glace de plusieurs milliards de tonnes s'est détachée sous l'effet du réchauffement climatique en Antarctique ), perturberait la cinétique du Gulf Stream en entraînant son ralentissement et peut-être son arrêt temporaire selon l'ampleur du réchauffement.


En effet nous avons vu précédemment que la différence de densité entre masses d'eau est le moteur essentiel de la circulation des courants marins ; elle se caractérise par la plongée des eaux refroidies au contact des glaces à proximité des pôles. La fonte de ces glaces empêcherait donc les masses d'eau de se refroidir suffisamment et pourrait alors provoquer Les énormes quantités d'eaux douce issues de la fonte de la banquises endosseraient la plus grande responsabilité dans ce phénomène : en affectant la densité des masses d'eau, elles perturberaient ainsi durablement leur plongée, amplifiant le problème lié à l'insuffisance de leur refroidissement.un sévère ralentissement du Gulf Stream.

L'Europe ne bénéficiant plus de l'influence du courant se verrait alors confrontée à un climat digne de celui du Canada selon les prévisions les plus optimistes. En annihilant le rôle régulateur des principaux courants marins de la planète, le réchauffement climatique entraînerait en fait un net refroidissement du climat ( peut-être synonyme d'une nouvelle période glacière pour les plus pessimistes ) et cela bien au-delà du simple espace européen.
Les scientifiques ont nommé ce phénomène "paradoxe du Gulf Stream". Ce ralentissement serait donc lourd de conséquences pour les européens, et pour l'ensemble des humains vivant sous de hautes latitudes. Un tel scénario catastrophe suscite de vives inquiétudes dans la communauté scientifique, qui ne cesse de lutter pour la réduction des gaz à effet de serre.
Malheureusement elle n'est que trop peu entendue… Cependant, avec un nouvel argument qui risque de peser lourd : celui de la sauvegarde du Gulf Stream et plus largement de l'Europe économique et humaine telle qu'on la connaît actuellement, les adeptes du développement durable auront peut-être plus de crédit à l'avenir ( mais avant faudra-t-il convaincre les politiques du bien fondé de cette terrible menace, ce qui sera sans doute la partie, de loin, la plus difficile ).

Car après les désillusions du sommet de Johannesburg, et le constat qu'un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre ne verra sans doute jamais le jour, ou enfin, sous une forme réellement efficace, les dirigeants européens tardent à prendre conscience du réel danger qui guette notre civilisation. La menace est pourtant patente : il est avéré depuis quelques mois que le courant de l'Atlantique Nord a enregistré un régulier ralentissement au cours de la dernière décennie.
Le lien avec le réchauffement global est peut-être un peu prématuré, mais très fortement probable. Les dirigeants politiques devraient donc s'alarmer de ces signes préoccupants à moins qu'ils ne prennent conscience de la menace une fois le phénomène entré dans une phase de non-retour. ce qui naturellement n'est pas à souhaiter… De plus, un paramètre majeur reste ignoré : celui de la durée.
Personne ne sait aujourd'hui le temps nécessaire à un tel bouleversement climatique, aucun modèle informatique n'étant assez performant et fiable pour l'instant. En fait, tout pourrait aller très vite, car dans le pire des scénarios, seulement quelques décennies suffiraient.…


Iceberg géant partant à la dérive, pris dans les courants océaniques, depuis l'Antartique.

 

Scénario noir à la Maison-Blanche, si le Gulf Stream s’arrête...
 

Ce n'est qu'un scénario, qui commence à dater, et largement soumis à controverses, mais ce n'est en aucun cas une prévision.


Réchauffement climatique plus fonte des pôles égale arrêt du courant océaniqueplus panique sur la planète.
C’est l’équation remise par deux chercheurs américainsà George W Bush, qui s’est empressé de l’enterrer.

Certains rapports font froid dans le dos. Celui qu’ont écrit Peter Schwartz et Doug Randall à la demande du Pentagone a pour titre: «Pensons l’impensable».
On n’aurait normalement jamais dû en entendre parler: George Bush ne voulait pas qu’il soit publié. Mais il y a toujours des fuites. «L’impensable» a donc été dévoilé fin février.
En deux mots: il va faire froid et ça va chauffer sur la planète. Le froid, c’est pour le climat. Le chaud, ce sont les énormes conflits que ce refroidissement risque d’entraîner.

A ceux qui croiraient naïvement que nous sommes dans une période de réchauffement climatique qui entraînera dans le futur des canicules à répétition, rappelons, comme le font Schwartz et Randall, que rien n’est simple en matière de climat. Et qu’il est déjà arrivé dans le passé que des épisodes de chaleur provoquent des températures sibériennes en Europe et ailleurs.
C’était il n’y a pas bien longtemps: 12600 ans à peine, une période que les géologues appellent le Dryas récent. Le climat était alors à peu près le même qu’aujourd’hui, même si le niveau des mers était sensiblement plus bas. Mais les eaux chaudes du Gulf Stream baignaient déjà les côtes d’Europe jusqu’en Norvège, et tout allait bien.
Trop bien, car avec la chaleur les glaces de l’Arctique se sont mises à fondre. Et se sont répandues d’un coup, gigantesque débâcle glaciaire, dans tout l’Atlantique Nord. Avec une conséquence inattendue: cet apport d’eau douce a bloqué le Gulf Stream, ce «gigantesque tapis roulant hydraulique» qui parcourt les océans de la planète tantôt en surface, tantôt en profondeur, selon l’expression du paléoclimatologue français Jean-Claude Duplessy. (1)

Rendues plus légères par cette pellicule d’eau douce, les eaux du Gulf Stream cessèrent de se mélanger avec les eaux plus denses des fonds marins. Le célèbre courant, qui ne pouvait plus plonger pour continuer sa course océanique, fut considérablement ralenti. Conséquences immédiates: Les îles Britanniques connaissaient le climat de la Sibérie.0  Et les glaces, l’hiver, descendaient au large des côtes du Portugal! L’épisode dura un bon millier d’années, avant que le grand courant calorifère ne se remette en marche.en moins de soixante-dix ans, l’Europe se retrouva plongée en pleine période glaciaire.

 

C’est exactement ce que nous annoncent les experts du Pentagone: un nouveau Dryas, un coup de froid sévère sur l’Europe, avec toutes les conséquences qui s’ensuivraient, dans le monde entier. Car le froid entraînerait la sécheresse, perturberait les moussons jusqu’en Asie du Sud-Est. La famine menacerait 400 millions de personnes. La famine menacerait 400 millions de personnes. Leur préconisation: transformer les Etats-Unis en une sorte de forteresse capable de résister à l’assaut des populations affamées du reste de la planète.

Mais pas un mot sur la nécessité de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre dont les Etats-Unis sont les principaux responsables.. Ce silence pudique n’a pas suffi à George Bush, pour qui toute évocation des conséquences d’un réchauffement climatique global est une hérésie.. 

Il a donc mis le rapport au panier, comme il le fait régulièrement – le député démocrate Henry Waxman a dénombré 21 cas au moins – quand des scientifiques payés par le gouvernement vont contre les idées ou les intérêts du président.. Faut-il redouter la quasi-guerre mondiale que nous annoncent les experts du Pentagone? Pas sûr. Eux-mêmes prennent quelques précautions, parlent d’hypothèses plausibles. Mais, ajoutent-ils, ils étudient tous les scénarios. Jean-Claude Duplessy, lui, aurait tendance à qualifier ce genre de littérature de «délire militaire». 
D’abord parce que la salinité des eaux y a baissé.  Ensuite parce que dans un des trois détroits par lesquels s’engouffre le Gulf Stream dans la mer de Norvège, la vitesse du grand courant océanique a baissé de 20% depuis le milieu des années 1990.  Ailleurs, les mesures n’ont pas encore été faites. Ajoutons à cela que les glaces du Groenland pourraient bien se mettre à fondre si les températures montaient de plus de 2 °C, prévision la plus optimiste pour cette fin de siècle. Allons-nous condamner nos petits-enfants à vivre un nouvel âge glaciaire? Difficile à dire. Comme le souligne Jean-Claude Duplessy: «C’est la première fois dans l’histoire connue de la planète que nous allons passer d’une période chaude à une autre, plus chaude encore. Et là, nous manquons totalement de repères !».

(1) Auteur de «Quand l’océan se fâche: histoire naturelle du climat» aux Editions Odile Jacob, 1996. Gérard Petitjean.

 

 

Si l'on en croit ce qui est dit, le continent nord européen serait le plus "touché" - ( avec un froid spéctaculaire ) - le nord est canadien et americain aussi, et il y aurait d'eventuelles repercussions sur le nord asiatique. 

Le seul "hick", c'est que bien qu'il soit prevu une chute des temperatures de l'ordre de 3°Farenheit par an dans nos regions, il y a peu de données concernant l'influence du Jet-Stream, et sa façon de rechauffer nos regions.

Il se pourrait ainsi que nous ayons des hivers particulièrement froid et longs, et des periodes estivales très courtes, mais : -
-sans gulf stream, on peut s'attendre à des masses anticycloniques stagnantes sur l'atlantique nord.
-des remontées chaudes poussées par le jet stream, notamment l'été, nous apportant ainsi de courtes periodes estivales, mais au combien chaudes et seches.-un peu comme l'été 2003 ;) 
Le temps que nous avons ces derniers temps ( été 2004, chaud au sud, frais au nord + grosses différences thermiques aux extremes ) est peut-etre aussi une indication, sachant que le gulf stream a deja perdu pres de 40% de sa "force". Reste à savoir quand "l'assiette" basculera ;)

 

Lu sur : http://www.notre-planete.info/

 

Le petit âge glaciaire :


En bref, il semblerait que le petit age glaciaire du moyen-âge fut la cause d'un rechauffement qui se serait produit notamment dans les années  1100 à 1300 après JC.
La cause serait une variation solaire qui aurait permit la fonte de glaces polaires, etc entrainant un essouflement du gulf-stream pendant près de 550 ans.
Pendant ce petit âge glaciaire la variation solaire aurait produit également le minimum de Maunder et celui de Dalton.

 



Le Jet-Stream : Courant aérien.


Hiver ^               Fronts               ^ Eté                          ^ Hiver

 

Le jet stream est donc un courant de vent violent en forme de ruban ou de tube aplati circulant juste en-dessous de la tropopause et qui se déplace d'Ouest en Est, parfois de manière sinueuse.
Ces dimensions sont très variables d'une situation à l'autre.  On a conventionnellement fixé la vitesse minimale de ce courant à 100 noeuds.


Coupe du Jet-Stream

 

En fait, ce n'est pas seulement l'existence d'une vitesse élevée, mais la présence d'un fort gradient de vitesse autour de cette "rivière de vent" qui permet de déterminer qu'il s'agit bien du jet stream. Dans ces conditions, il peut avoir une épaisseur de 15000 à 20000 pieds au maximum. Ses dimensions horizontales sont extrêmement variables : 100 à 200 km pour la largeur, de 1000 à 2000 km pour la longueur moyenne.
Sa vitesse maximale est d'environ 400 noeuds au-dessus du Pacifique ! Dans le plan vertical il se situe dans l'air chaud, entre la tropopause associée à la masse d'air chaud et celle associée à la masse d'air froid. Etant donné qu'il ne peut pas s'élever il prend une position horizontale et s'accélère donc naturellement. 
Source Astrosurf.com


                                               

Jet-Stream au Canada


Jet-Stream à l'Everest


Jet-Stream au coucher du Soleil


Courbe des températures atmosphériques

 



Le Professeur Peter Wadhams.
 

Le Professeur Peter Wadhams de l'université de Cambrige en Angleterre est la personne qui a remis le rapport sur le Gulf Stream à Vienne en avril 2005.
Après avoir plongé en sous marin avec la Royal Navy ses conclusions sont édifiantes : Le Gulf Stream s'arrète  Il se prépare à repartir sur ces lieux pour refaire des analyses. Mais voici un rappel qui devient necessaire. 

8 mai 2005 The Sunday Times 
http://www.timesonline.co.uk/article/0,,2087-1602579,00.html 

La Grande-Bretagne pourrait être confrontée à une glaciation, en raison du ralentissement des courants océaniques. 
(Jonathan Leake, Rédacteur scientifique). 

Des scientifiques spécialisés dans le réchauffement climatique ont détecté les premiers signes concrets d'un ralentissement du Gulf Stream, le courant océanique puissant qui protège la Grande-Bretagne et l'Europe de la glaciation.
Ils ont constaté qu'un des "moteurs" conduisant le Gulf Stream (la plongée de l'eau de dégel en mer du Groenland) s'est affaibli à un peu moins d'un quart de son ancienne puissance.

 

2010 : Depuis cet article déjà ancien, les observations ont montré que le Gulf Stream a bien repris de la vigueur.


Peter Wadhams de l'université de Cambrige en Angleterre.

 

L'affaiblissement, apparemment provoqué par le réchauffement global, pourrait annoncer de grands changements du courant dans les années ou les décennies à venir.
Paradoxalement, il pourrait mener la Grande-Bretagne et le nord-ouest et l'Europe à subir une diminution sensible des températures. Un tel changement a été longtemps considéré comme possible par les scientifiques mais ce nouveau résultat est parmi les premiers à montrer l'évidence expérimentale claire du phénomène.

Peter Wadhams, professeur en Physique océanique à l'université de Cambridge, a réalisé des examens sous la calotte polaire arctique, à l’aide de sous-marins de la Marine royale. Il a aussi utilisé des bateaux pour prendre des mesures à travers la mer du Groenland. 
« Récemment encore, nous trouvions des "cheminées géantes" où les colonnes d’eau froide et dense descendaient de la surface jusqu’à 3.000 mètres de profondeur, mais elles ont maintenant presque disparu » a-t-il déclaré. « L’eau froide descendue vers les profondeurs était remplacée par de l'eau chaude arrivant du sud, ce qui maintenait la circulation. Si ce mécanisme ralentit, cela signifiera que moins de chaleur atteindra l'Europe.

Un tel changement pourrait avoir un impact grave sur la Grande-Bretagne, qui se trouve sur la même latitude que la Sibérie et devrait donc être beaucoup plus froide qu’elle ne l’est actuellement. Le Gulf Stream apporte 27.000 fois plus de chaleur aux rivages britanniques que ce que l’alimentation en énergie de toutes les nations ne pourrait produire. 
Il réchauffe la Grande-Bretagne de 5 à 8°. Wadhams et ses collègues croient que de tels changements pourraient bien être en cours. Ils pensent que le ralentissement du Gulf Stream est susceptible d'être accompagné d'autres effets, tels que la fonte complète d'été de la calotte polaire aux environ 2020, et presque certainement de 2080. Ceci constituerait un désastre pour la faune arctique, telle que l'ours blanc, qui subirait une totale extinction.

Les voyages sous-marins de Wadhams l'ont amené sous la calotte polaire arctique. Il était équipé d’un sonar pour examiner la surface intérieure immergée des glaces. Il a constaté que la glace s’est amincie de 46% au cours des 20 dernières années. 
Les résultats de ces observations l'ont incité à se concentrer sur un dispositif appelé «Odden ice shelf » (« couches de glace d’Odden »), qui se développe dans la mer du Groenland chaque hiver - et recule en été. La croissance de ces strates de glace déclenche la formation annuelle des colonnes de descente de l'eau : pendant que l'eau de mer gèle pour former la strate, les cristaux de glace expulsent leur sel dans l'eau environnante, la rendant plus lourde que l'eau profonde.

Actuellement, l’Odden a presque arrêté sa formation. Il a été examiné pour la dernière fois en 1997. « Dans le passé nous pouvions voir 9 à 12 colonnes géantes se formant sous la couche de glace tous les ans. 
Lors de notre dernière plongée, nous en avons trouvé seulement deux et elles étaient si faibles que l'eau descendante ne pouvait pas atteindre le fond de la mer » a expliqué Wadhams, qui a communiqué ses résultats lors d'une réunion de l'Union européenne de Geosciences à Vienne (European Geosciences Union – EGU). L’effet exact de tels changements est difficile à prévoir parce que le climat met des années à y répondre - et parce qu'il y a deux autres secteurs de l'Atlantique nord où l'eau descend, aidant à maintenir la circulation. Peu de choses sont connues à propos de la manière dont le changement de climat affecte ces transformations.
Wadhams suggère cependant que l'effet pourrait être dramatique. « Une des choses effrayantes dans le film "Le Jour d ‘après" était le bouleversement de la circulation dans l'Océan Atlantique, parce que la descente de l'eau froide dans l'Atlantique nord s'arrêtait soudainement » a-t-il expliqué.
« Eh bien, la descente s'arrête, quoique beaucoup plus lentement que dans le film – quelques années plutôt que quelques jours. Si cela continue, l'effet sera de refroidir le climat de l'Europe nordique. La glaciation de l'Europe est donc une possibilité envisageable; une autre est que le ralentissement du Gulf Stream puisse maintenir l'Europe fraîche pendant que le réchauffement global affectera le reste du monde -- mais avec une augmentation notable des événements météorologiques extrêmes.

 

 

Érosion marine

Par Le 06/04/2018

L'immeuble "Le Signal" de Soulac-sur-mer en Gironde, victime de l'érosion marine, le 21 mars 2015 ( AFP / JEAN-PIERRE MULLER )

Là, on entre dans le domaine du sordide.

Evidemment que la justice ne va pas leur donner raison et faire valoir le droit à un dédommagement quelconque étant donné que la montée des océans n'est pas une supposition mais une certitude et qu'il serait suicidaire financièrement pour un Etat d'entrer dans une telle démarche. Ce sont des milliers de maisons et de bâtiments, d'usines, de zones commerciales et industrielles qui sont concernées. En France et dans tous les pays côtiers. 

 


 

L'immeuble "Le Signal" de Soulac-sur-mer en Gironde, victime de l'érosion marine, le 21 mars 2015 ( AFP / JEAN-PIERRE MULLER )

Le Conseil constitutionnel a débouté vendredi les propriétaires d'un immeuble de Soulac-sur-Mer (Gironde), menacé d'effondrement et évacué depuis 2014, qui se battent pour faire reconnaître l'érosion dunaire au titre des risques naturels donnant droit à indemnisation.

"Le Signal", immeuble de quatre étages construit en 1967 à 200 mètres du rivage, n'est plus qu'à une dizaine de mètres de l'océan, sur une petite dune prête à s'effondrer. Les 75 propriétaires ont été évacués par arrêté préfectoral, mais pas indemnisés au titre du fonds dit "Barnier" pour risques naturels majeurs.

Le Conseil constitutionnel était saisi de la conformité à la Constitution d'un article du code de l'environnement, par les copropriétaires qui ont été déboutés de recours successifs, jusqu'au Conseil d'Etat qui a examiné le cas en janvier.

Cet article (L561-1) recense les conditions de déclaration d'utilité publique de l'expropriation (mouvements de terrain, avalanches, submersion marine, etc.) mais ne cite à aucun moment l'érosion dunaire.

L'avocat des copropriétaires avait déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur la conformité de cet article avec la Constitution, au nom de l'égalité des citoyens devant la loi.

A l'audience au Conseil d'Etat, le rapporteur public s'était interrogé sur la distinction entre érosion dunaire et submersion marine. Sans trancher le débat, il avait relevé l'importance d'un traitement égalitaire des citoyens devant la loi et recommandé de transmettre la QPC au Conseil constitutionnel.

Celui-ci, dans sa décision, a estimé que le grief de méconnaissance du principe d'égalité devant la loi "doit être écarté".

Les Sages ( où se trouve cette sagesse ?)...réitèrent que les dispositions contestées "n'incluent pas le risque d'érosion côtière" et que le législateur a voulu instituer un dispositif de solidarité, non pas "pour tous les propriétaires d'un bien exposé à un risque naturel, mais uniquement (pour) permettre d'exproprier, contre indemnisation ceux exposés à certains risques naturels".

"On se heurte à un mur", a réagi vendredi le président du syndicat des copropriétaires, Jean-José Guichet, évoquant une "injustice flagrante", une "maltraitance depuis des années". Il estime que l'Etat "a peur de la jurisprudence" et que le dossier Signal "embête tout le monde".

Il a alerté sur le cas de "plusieurs copropriétaires dans une situation financière dramatique" devant continuer à rembourser des appartements, hérités pour certains, "à valeur zéro, et sans indemnisation".

Le Conseil d'Etat devrait à présent statuer sur le fond dans les prochains mois.

Les copropriétaires pour leur part, espèrent via le Sénat pouvoir influer sur une proposition de loi sur l'adaptation des littoraux au changement climatique.

 

Crédits : Google / NASA / flood.firetree.net

A l’aide d’un simulateur de montée des eaux, SciencePost vous propose une petite vision de ce à quoi le monde ressemblerait, ou plutôt des territoires qui viendraient à disparaitre.

Au XXe siècle, le niveau des océans a augmenté plus vite que pendant les trois derniers millénaires, et aujourd’hui, une personne sur dix vit dans une zone menacée par la montée des eaux. Cependant, une hausse de 50 mètres du niveau de la mer n’est pas à l’ordre du jour. En effet, le pire scénario envisagé par les experts du GIEC, le RCP8.5, prévoit une hausse du niveau des eaux de 6,63 m « seulement » à l’horizon 2500. Il faudrait que la totalité des glaces de l’Antarctique fonde pour que l’on arrive à une hausse du niveau des mers de 60 mètres, ou encore de 7 mètres si les glaces du Groenland disparaissaient. Tout ce qui suit relève donc de la fiction.

Puisque nous sommes français, intéressons-nous à la France. Dans le cas d’une augmentation de 50 mètres du niveau des océans, notre territoire se réduirait en de nombreux points au niveau des littoraux, premières zones logiquement impactées. Sur la côte méditerranéenne, de nombreuses villes disparaitraient, comme par exemple Cannes, Toulon, Marseille, Montpellier, et Sète tandis que l’eau recouvrirait la Camargue et remonterait le Rhône jusqu’à une trentaine de kilomètres au nord d’Avignon.

Dans l’ouest, les conséquences seraient encore plus graves avec une partie de la Bretagne et de l’Aquitaine sous l’eau, ainsi, les villes de Nantes, Rennes, La Rochelle, ou encore Bordeaux seraient ensevelies. Quant à Paris, la capitale se trouverait gravement inondée, tout comme l’intégralité des communes installées le long de la Seine et de quelques-uns de ses affluents. Le nord (Calais, Lille) disparaitrait également.

En Europe, le Danemark, mais surtout les Pays-Bas n’existeraient pratiquement plus, tout comme le nord de l’Allemagne, la Flandre (Belgique), l’ouest de l’Angleterre ou encore le nord-est de l’Italie. Ainsi, des villes telles que Londres, Amsterdam, Anvers, Copenhague, Berlin, Venise ou encore Dublin seraient sous l’eau. Également, l’enclave russe de Kaliningrad (entre la Pologne et la Lituanie) serait pratiquement noyée.

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En Asie, la Chine serait gravement touchée avec la perte de provinces entières, surtout dans le nord-est, et des villes telles que Canton, Shanghai, Tianjin et Pékin. Le Bangladesh disparaitrait, tout comme les régions de Calcutta et de Chennai en Inde. Le sud de la Birmanie, une partie de la Thaïlande (Bangkok), ou encore la moitié du Cambodge et les zones les plus peuplées du Vietnam seront noyées. Plus au sud, les îles indonésiennes et malaisiennes de Sumatra et de Bornéo perdraient un tiers de leur superficie, alors que Singapour serait engloutie, tout comme Jakarta. Au nord, les villes japonaises de Tokyo et Osaka disparaitraient, tout comme Séoul et Incheon en Corée du Sud et Pyongyang en Corée du Nord.

En Amérique, les États-Unis perdraient la Floride, et tout le littoral du Golfe du Mexique (Houston, Nouvelle Orléans), tandis que le Mississippi inonderait une grande partie de l’état éponyme. Toute la côte est serait noyée, faisant disparaitre des villes telles que Baltimore, Philadelphie, New York ou encore Boston. Sur la côte ouest, adieu San Francisco, San José et Sacramento. Au Canada, le fleuve Saint-Laurent inonderait les villes de Montréal et de Québec. Au Mexique, le Yucatan et d’autres régions de l’est seraient sous les eaux. Cuba perdrait un tiers de son territoire, et le Venezuela un quart. Le fleuve Amazone déborderait gravement causant d’énormes inondations dans le nord-est et le centre du Brésil. En Argentine, une vaste région incluant la capitale Buenos Aires serait également noyée.

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Ailleurs dans le monde :

– La Mer Noire ferait de la Crimée une île, ou plutôt un archipel
– La Mer Caspienne doublerait presque de volume
– En Irak, une zone allant de Bagdad au Golfe Persique serait noyée
– Disparition du Caire et graves débordements du Nil
– Disparition de la Bande de Gaza
– Creusement naturel de la 
Mer intérieure du Sahara
– Disparition du Qatar, de Bahreïn et des émirats de Dubaï et d’Abu Dhabi
– Le Sénégal réduit de moitié, disparition de la Gambie
– Disparition de nombreuses capitales africaines comme Monrovia, Accra, Lomé, Lagos, Douala, Libreville, et Maputo.
– Perte des plus grandes villes australiennes
– La région des lacs d’Australie-Méridionale complétement inondée
– Disparition des Bahamas

[media-credit name= »Crédits : Google / NASA / flood.firetree.net » align= »aligncenter » width= »994″]

圖片 4

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Cette fiction a été élaborée via firetree.net, un simulateur de montée des eaux utilisant la base cartographique de Google Maps et 50go de données provenant de la NASA. Ce simulateur permet une montée des eaux de +1 à +60 mètres au dessus du niveau de la mer.

Sources : Flood Maps – Journal de l’Environnement

De l'inconscient freudien aux neurosciences

Par Le 05/04/2018

http://www.hypnose-changement.com/hypnose/inconscient.php

De l'inconscient Freudien aux neurosciences.

Le cerveau, siège de l'inconscient et de la conscience.
Le cerveau, siège de l'inconscient et de la conscience.

Un seul cerveau pour un inconscient et une conscience.

Comment parler de l’inconscient sans citer Freud ? Le concept d’inconscient Freudien a marqué le XIXe siècle tant sur le plan philosophique que sur le plan thérapeutique, notamment avec la psychanalyse. Les neurosciences et les progrès de l’imagerie fonctionnelle cérébrale nous enseignent pourtant que les théories Freudiennes sont bien loin de la réalité.
Qu’est-ce que l'inconscient? C’est bien sûr l’ensemble des processus et des actions qui échappent à notre conscience. C’est-à-dire notre système neuro végétatif qui gère notre respiration, notre activité cardiaque ou immunitaire, mais aussi toute l’activité psychique qui se déroule à notre insu. 
L’écrasante majorité de nos actions est inconsciente, car utiliser notre néocortex pour réfléchir et penser consciemment nous fatigue, consomme beaucoup d'énergie et prends du temps, beaucoup trop de temps pour répondre efficacement aux multiples situations de notre vie quotidienne.
Vous pensez avoir pris une décision consciemment? Détrompez-vous, le plus souvent votre inconscient l’a prise bien avant vous, avant même que vous n’ayez commencé à réfléchir. Que ce soit pour faire vos courses ou choisir votre partenaire dans la vie, c'est souvent lui qui décide.

Les fonctions de l'inconscient et du conscient.

Cerveau conscient et cerveau inconscient.
Le lobe frontal, siège de la conscience
et les structures internes de l'inconscient.

Le cerveau inconscient et le cerveau conscient.

On situe la conscience, en tant que fonction cognitive supérieure, dans le néocortex préfrontal, mais cette partie du cerveau est toute récente, quelques millions d’années alors que la vie est apparue il y a environ quatre milliards d’années. Il est évolué, mais lent et grand consommateur d’énergie.
Notre « ancien cerveau », inconscient, est toujours présent et actif, il a l’avantage d’être très rapide et de consommer peu d’énergie. Son rôle premier était d’assurer la survie et la reproduction, et pour cela il a développé deux stratégies : La peur et le plaisir.
Notre inconscient gère 90% de nos actes et de nos décisions, essentiellement par le circuit de la peur et le système de la récompense et du plaisir, associé au centre du dégoût. Ces deux circuits appartiennent aux structures anciennes de notre cerveau, et sont stimulées par les émotions, positives ou négatives. Notre psychisme et nos décisions sont donc extrêmement influencées par l’évitement de l’émotion de peur et la recherche de l’émotion de plaisir.

Le thalamus.
Le thalamus, il décide des informations que notre
inconscient va partager avec notreconscience.

Le thalamus: Le gardien de la conscience.

Le thalamus, une structure de notre ancien cerveau, donc très rapide, reçoit toutes les informations visuelles, auditives, gustatives, olfactives et kinesthésiques. Il compare automatiquement ces informations à une immense base de données, notre mémoire, et prend une décision.
L’information est banale et n’apporte rien de nouveau, le thalamus décide alors de ne pas la transmettre au cortex préfrontal, et vous n’en aurez jamais conscience. Pourtant cette information sera ajoutée à la base de données, c’est-à-dire gardée en mémoire.
L’information est suffisamment pertinente ou nouvelle, le thalamus la porte alors à votre conscience, où elle est examinée et devient une nouvelle connaissance, une nouvelle expérience, un nouvel apprentissage.
L’information comporte une notion de danger et une émotion de peur, le thalamus va la transmettre simultanément au cortex préfrontal et à l’amygdale cérébrale, autre structure rapide de notre cerveau inconscient, qui va déclencher les réactions appropriées au danger avant même que votre conscience n’ait commencé à y réfléchir.

L'hypnose et la mémoire.

Nous recevons onze millions d’informations par secondes, que notre conscience est bien incapable de traiter. Seules les informations les plus pertinentes, choisies par notre thalamus, sont donc transmises à notre conscience.
Mais ces informations ne sont pas perdues, elle sont enregistrées et gardées en mémoire dans l’immense base de données gérée par notre inconscient.
L’hypnose permet l’accès à l’inconscient et à cette mémoire, ce qui explique notre mémoire est bien plus performante en état d’hypnose qu’en état d’éveil. Quand on fait une régression en âge sous hypnose, on ne se souvient pas d’un évènement, on le revit, et on peut retrouver de nombreuses informations qui avaient échappées à notre conscience.

Le circuit de la peur

L'amygrale centre de la peur.Le circuit de la peur.
Le circuit de la peur, rapide par l'amygdale,
plus lent mais plus fiable par le cortex.

L’amygdale cérébrale et l’émotion de peur.

Les informations perçues par nos cinq sens sont donc transmise au thalamus qui les compare en permanence et automatiquement à sa banque de donnée, la mémoire de toutes nos expériences de la vie.
Si ces informations évoquent un danger, le thalamus va les transmettre au cortex préfrontal où nous en prendrons conscience, mais en même temps il va les transmettre à l’amygdale cérébrale où va naitre l’émotion de peur.
Avant même que vous n’ayez commencé à réfléchir, l’amygdale va déclencher les réactions de survie, de fuite ou de défense, en actionnant le système endocrinien (Sécrétion d’adrénaline) et le système neuro musculaire. Vous aurez commencé à bouger ou vous vous serez immobilisé avec tous les signes du stress (Accélération du rythme cardiaque, pâleur, sudation…) un tiers de seconde avant d'en avoir conscience.
Quelques centaines de millisecondes plus tard, la conscience, après réflexion, confirmera l’action si le danger est réel, ou l’interrompra si le danger n’était pas réel.
En pratique si votre thalamus reçoit l’information d’un ballon se dirigeant vers la chaussée, d’un enfant en train de courir et d’une voiture qui va croiser sa trajectoire, vous aurez commencé à vous déplacer pour rattraper l’enfant avant même que votre conscience n’en soit avertie.
Ce circuit de la peur est donc très rapide mais il peut se tromper, si votre thalamus reçoit l’image floue de votre vision périphérique d’une forme sombre allongée dans l’herbe, il peut vous immobiliser immédiatement dans une émotion de peur en la prenant pour un serpent.
Quelques centaines de millisecondes plus tard, votre conscience, par le cortex préfrontal aura examiné la situation et compris que ce n’était qu’un bâton sur le sol, il annulera alors les réactions de peur et de stress.
Tout le monde a déjà vécu à maintes reprises ces moments où le bruit d’une porte qui claque violemment nous surprend et provoque une décharge d’adrénaline qui nous immobilise dans un état de stress et une émotion de peur. C’est l’amygdale, par le circuit rapide de la peur qui a provoqué cette réaction.
Une fraction de seconde plus tard, la conscience du cortex préfrontal annulera cette réaction en constant qu’il n’y a pas de danger.
Plus le danger est important et imminent, plus la réaction est intense, elle peut aller du simple désagrément à l’état de panique le plus complet. Si vous rentrez chez vous, votre thalamus peut identifier en une fraction de seconde dans quel état d’esprit est votre conjoint, et s’il n’est pas bon, votre amygdale vous aura préparé et changé votre comportement avant même que votre conjoint n’ai prononcé le moindre mot. Si vous êtes agressé dans la rue avec un couteau sous la gorge, la réaction induite par votre amygdale sera d’une intensité bien différente.

Cerveau droit et cerveau gauche.
Réaction émotionnelle inconsciente rapide par le circuit
de la peur.

L’hypnose dans le circuit de la peur.

Le circuit de la peur passant par l’amygdale est donc rapide, puissant et efficace face au danger. Il commet parfois des erreurs, mais elles sont rapidement corrigées par notre conscience, et il vaut mieux prendre un bâton dans l’herbe pour un serpent et réagir instantanément, qu’ignorer une forme allongée dans l’herbe et se faire mordre par un serpent.
Mais ce circuit rapide de la peur dépend de notre mémoire inconsciente, cette base de données gigantesque où sont classés toutes nos expériences de la vie, tous nos apprentissages, et plus ils sont chargés d’émotion, plus ils seront disponible dans cette mémoire inconsciente et plus ils déclencheront de réactions de peur et de stress.
Mais que se passe-t-il si notre inconscient a associé par erreur une émotion négative à une information qui ne comporte aucun danger et l’a mise en mémoire dans sa base de données ?
Si enfant vous voyez l’un de vos parents, qui représente la raison et la connaissance, paniquer devant une araignée, il est fort possible que votre inconscient associe l’image de cette petite bête le plus souvent inoffensive à un danger extrêmement important, et déclenche toute votre vie un état de panique à sa vue.
Pendant votre scolarité vous avez été quelques temps le souffre-douleur d’un élève, et vous avez associé une micro expression de visage, un timbre de voix ou tout autre détail à ces moments désagréables, et à l’âge adulte si vous rencontrez une personne possédant certaines de ces caractéristiques, votre thalamus enverra cette information à l’amygdale et déclenchera un sentiment de malaise. Même si cette personne est la plus bienveillante qui soit.
Notre conscience peut corriger une information qui est fausse, par exemple, après examen et réflexion, ce n’est pas un serpent mais un bâton et il n’y a pas de danger. La réaction de l’amygdale est alors annulée.
Mais notre conscience ne peut pas modifier l’association de peur qui est liée à une information dans la mémoire, dans la base de données. Si vous avez la phobie des araignées, votre amygdale va déclencher une émotion de peur, votre conscience va confirmer que c’est bien une araignée et signaler qu’il n’y a pas de danger (Car vous avez appris que, raisonnablement, ce n’était pas dangereux), mais votre amygdale ne va entendre que la confirmation que c’est bien une araignée et entretenir la réaction de peur, car dans la base de données l’araignée est bien associée au danger.
C’est ce qui explique que l’émotion est toujours plus forte que la raison, et c’est là qu’intervient l’hypnose. En accédant directement à l’inconscient, l’hypnose peut corriger les associations erronées, gênantes et excessives de notre base de données.

Le système de la récompense.

Le circuit de la récompense.
Le circuit de la récompense.

Découverte du circuit de la récompense par Olds et Milner.

En 1954, James Olds et Peter Milner découvrent l’existence de centres du plaisir. L’expérience consiste à implanter une électrode dans une région du cerveau d'un rat, la stimulation électrique directe de cette région provoque une émotion de plaisir que le rat va chercher à reproduire. Si on apprend au rat à s’auto-stimuler en abaissant un levier relié au stimulateur, il va l’activer en permanence.
Ce système rebaptisé circuit de la récompense est tellement puissant que le rat ne pense plus à assurer ses besoins élémentaires comme s’alimenter, et il ne dort que pendant de brèves périodes pour reprendre cette stimulation sitôt éveillé. Même si on augmente l’intensité du courant électrique et que cela le projette violemment contre les cloisons de sa cage, le rat va immédiatement retourner s’auto-stimuler. Certaines zones sont sélectives et apportent la satisfaction de la sensation de soif, de faim ou du désir sexuel, d’autres procurent un plaisir général. Parmi ces zones le noyau accubens est l’un des plus connus.

Le rôle du circuit de la récompense.

Ce système présent chez tous les mammifères est destiné à assurer la survie et la reproduction.
De façon innée, s’alimenter active le circuit de la récompense, dès la naissance manger procure un plaisir, un peu plus tard la simple vue de l’aliment ou son odeur activera ce circuit et motivera l’action nécessaire pour y accéder. Plus tard encore la simple représentation mentale de l’aliment suffira à activer ce système. Ce système répond donc à des stimuli innés, comme la faim, la soif, le désir sexuel, la recherche de chaleur ou de fraicheur selon les conditions climatiques, la fatigue et le besoin de sommeil…
Notre état physique va moduler ce système de la récompense. Par exemple en début de repas le plaisir de manger va être intense, et diminuer à mesure que la sensation de faim disparait. Quand la sensation de faim a disparu, la vue d’un aliment n’activera plus ce circuit de la récompense. Il en va de même pour la soif, le sommeil ou le désir sexuel… Du moins tant que ce système n’est pas déréglé. A ce système de la récompense, que nous réduirons pour les exemples au noyau accubens, correspond un système opposé:
Le centre du dégoût et du déplaisir, situé dans le cortex insulaire encore appelé insula.

Cerveau droit et cerveau gauche.
Le cerveau, siège de l'inconscient et de la conscience.

Noyau accubens et addictions.

Des substances psychotropes comme certaines drogues vont stimuler directement et puissamment le noyau accubens, et vous rendre dépendant comme le rat dans l’expérience d’Olds et Milner. Il s’agit alors de drogues dures et de dépendance physique.
La dépendance psychique et bien plus fréquente, l’homme est un animal évolué et le circuit de la récompense n’est pas uniquement activé par des stimuli innés, appelés aussi stimuli inconditionnels. Il s’active également par des stimuli acquis, appelé stimuli conditionnels, qui fonctionnent sur le principe du réflexe conditionnel de Pavlow.
Notre cerveau inconscient fonctionne en faisant des associations, nous l’avons vu avec le circuit de la peur et l’amygdale cérébrale. C’est très rapide et efficace en cas de danger, mais parfois cela peut provoquer des phobies lorsque la notion de danger est associée par erreur à une information et que cela est inscrit dans notre mémoire.
Le noyau accubens va lui aussi être stimulé par des associations erronées. Qui vont dérégler le circuit de la récompense. Ainsi la cigarette dont la nicotine provoque une très faible dépendance physique va être associée aux moments de détente et de plaisir, et votre noyau accubens va vous la réclamer, par le principe du réflexe conditionné. De même les jeux d’argent peuvent devenir une addiction aussi puissante et destructrice que les drogues les plus dures.
La raison n’y pourra rien, le noyau accubens, centre du plaisir, sera toujours plus fort que la raison. La formation d’associations erronées peut aussi toucher les stimuli inconditionnels et innés, l’absence de faim ne modulera plus alors le plaisir de s’alimenter et conduira à l’obésité. Cela peut être sélectif pour un aliment comme le sucre ou concerner toute l’alimentation.

L'hypnose dans le circuit de la récompense.

Le noyau accubens, quand il est excité par un produit (Aliment, drogue...) ou une action (Rapport sexuel, jeux d'argent...) nous procure une sensation de plaisir. Mais quand il est averti par nos sens de la présence de ce qui lui procure du plaisir, il s'auto excite et nous pousse inexorablement à accomplir l'action qui va nous procurer ce plaisir. Et s'il est en état de manque, il vous incitera à ne penser qu'a lobjet de son plaisir. C'est la dépendance psychique.
L’hypnose fera le nettoyage de votre noyau accubens, l’accès à l’inconscient permet de changer les associations émotives erronées qui aboutissent à l’addiction et la dépendance. L’hypnose permet de reprendre le contrôle conscient sur sa vie, de se libérer des influences toxiques puissantes qui se sont glissées dans les mécanismes automatiques de notre inconscient.

Cet inconscient qui nous gouverne.

Noyau accubens et cortex insulaire.
Le noyau accubens., et le cortex insulaire.

Noyau accubens et cortex insulaire.

Faites-vous vos courses de façon consciente ? Difficile à admettre, mais bien souvent c’est votre inconscient qui décide de ce qu’il y aura dans votre panier.
Vous pensez voir un paquet de friandise et décider de l’acheter, mais votre noyau accubens a été informé de sa présence un tiers de secondes avant votre conscience et a déjà pris la décision en déclenchant le circuit de la récompense. Sans lui vous n’auriez peut être même pas remarqué la présence de ces friandises que vous n’aviez pas l’intention d’acheter en entrant dans le supermarché.
Mais il suffit qu’au même moment vous perceviez une odeur désagréable, que vous entendiez une blague de mauvais goût ou que le prix soit trop élevé et le cortex insulaire, centre du dégoût, s’active automatiquement.
Acheter ou ne pas acheter ne sera pas un choix conscient, vous suivrez l’avis du système le plus activé. Si le noyau accubens s’active, vous achetez, si l’insula prends le dessus, rien ne vous fait envie et vous n’achetez pas.
De nos jours le neuro marketing s’ingénie à faire naitre des associations erronées dans votre cerveau. C’est pour cela que votre noyau accubens s’activera à la vue du dernier smartphone, de cette marque de lessive, de parfum ou de produit laitier…

La conscience prendrait les décisions importantes ?

Laisser l’inconscient gérer les petites choses du quotidien, prendre les décisions à l’insu de votre conscience comme pour faire les courses, cela peut avoir des avantages. C’est rapide, sans cela vous mettriez des heures à vous décider entre deux produits.
Mais vous pensez gérer les décisions importantes de votre vie ? L’une de ces décisions les plus importantes est le choix du partenaire avec lequel vous vous engagez sur une relation à long terme, peut-être pour toute votre vie, et avec lequel vous aurez sans doute des enfants. Là encore c’est votre inconscient qui prend les décisions. Si vous dressiez la liste du pour et du contre, même si le contre l’emporte de loin sur le pour, vous commenceriez cette relation. Pire encore, si cette liste se confirme et s’allonge au fil du temps, votre inconscient vous pousserait à continuer cette relation. Vous en doutez ? Pour vous en convaincre lisez l'article sur le 
cerveau amoureux.

Le concept d'inconscient de nos jours.

L’inconscient: Un puissant calculateur au service de l'intelligence consciente.

Notre cerveau inconscient s’est perfectionné pendant quatre milliards d’années, alors que notre cerveau conscient n'a que quelques millions d'années. c’est un puissant calculateur qui sait admirablement gérer la coordination de nos mouvements et nos fonctions vitales.
Il passe son temps à enregistrer toutes les informations qu’il reçoit de nos cinq sens, il les classes dans une immense base de données, dans notre mémoire à laquelle il a un accès complet et instantané, alors que notre conscience ne peut accéder qu’a une infime partie.
Ces informations, il les associe à ce qui lui semble bon, mauvais ou dangereux pour nous, et a une émotion positive ou négative plus ou moins forte. Et plus l’émotion est forte, plus elle stimulera le système de la récompense, le centre de la peur ou le centre du dégout.
Ainsi à chaque instant notre comportement et la motivation qui nous pousse à accomplir une action ou une autre, est simplement la réponse à celui qui est le plus excité entre l’accubens, l’insula ou l’amygdale. On écoute celui qui crie le plus fort en nous.
Notre inconscient fait tout pour nous satisfaire, mais parfois il fait des erreurs, en associant une information à une émotion qui ne convient pas. Et corriger ce qu’il a gravé dans sa base de données, il n’y arrive pas, ou pas facilement. Et notre conscience, qui a un accès extrêmement limité a la mémoire, en est incapable aussi.
C’est certainement l’une des raisons de l’existence de l'hypnose, cet état intermédiaire entre le conscient et l’inconscient, par lequel la mémoire est totalement accessible, ainsi que la modification des émotions associées par erreur. Ce qui nous permet, par exemple, de nous libérer si facilement de phobies ancrées en nous depuis des années.

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Sciences étonnantes : les trous noirs

Par Le 04/04/2018

Une douzaine de trous noirs débusqués au centre de la voie lactée

Un trou noir est un objet céleste qui possède une masse extrêmement importante dans un volume très petit.Reporters (Illustration)

Une douzaine de trous noirs ont été détectés au cœur de la voie lactée, «la partie immergée de l’iceberg» selon des astronomes qui s’attendent à ce qu’il y en ait environ quarante fois plus, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

«Nous avons observé une douzaine de trous noirs» au centre de la voie lactée, explique Charles Hailey de l’université Columbia aux États-Unis.

Un trou noir est un objet céleste qui possède une masse extrêmement importante dans un volume très petit.

Il en existe deux sortes: les trous noirs stellaires, qui se forment à la fin du cycle de vie d’une étoile et les trous noirs supermassifs logeant au centre des galaxies, qui pèseraient entre un million et des milliards de fois le soleil.

La théorie prédit que les trous noirs supermassifs sont entourés de grappes de trous noirs stellaires mais jamais cela n’avait été confirmé par l’observation, même autour du trou noir supermassif de la voie lactée, Sagittaire A*, le plus proche de la terre.

«La partie immergée de l’iceberg»

Pour Charles Hailey la découverte de douze trous noirs stellaires près de Sagittaire A* ne représente que «la partie immergée de l’iceberg». Ces objets célestes «sont très loin et nous devons donc louper les plus petits», ajoute-t-il.

En se basant sur le nombre de petits trous noirs observés dans la zone la plus proche de la terre, l’astronome en déduit combien ils ont dû en louper plus loin: ils seraient en tout environ 500 à peupler le noyau de la galaxie.

Et ce n’est pas fini: «en se basant sur nos résultats, nous croyons qu’il y en a environ 10.000 à moins de 3 années-lumière du trou noir supermassif», ajoute le chercheur.

«Notre galaxie est tout à fait normale donc si son centre abrite des tonnes de trous noirs, cela doit également être le cas pour la plupart des autres galaxies», précise Charles Hailey.

Perceptions chez les plantes

Par Le 04/04/2018

Les plantes sont des organismes vivants capables de voir ! L’hypothèse a été publiée dansune revue scientifique par le professeur italien Stefano Mancuso. Pourtant, d’après nos connaissances, elles n’ont pas d’yeux ni de système nerveux. Cela vaut bien quelques explications.

Les plantes nous regardent. Elles ont la capacité de déchiffrer les choses qui sont autour d’elles. Stefano Mancuso est le directeur du laboratoire de neurobiologie végétale de l’université de Florence en Italie. Comment est-il arrivé à formuler cette hypothèse ? Il prend l’exemple d’une plante qui vit au Chili : la Boquilla trifoliolata :

« Cette plante a une extraordinaire capacité au mimétisme. Elle grimpe à l’arbre et ses feuilles prennent l’aspect des feuilles de l’arbre. Autrement dit, elle change sa morphologie, sa couleur et sa consistance. Ses feuilles peuvent devenir plus grosses, plus fines et même se faire pousser des épines ! »

LINV@LinvFlorence

Firenze, lo studio: "Le piante ci vedono, hanno 'sensori' sulle foglie" http://fb.me/3gXxRmY1j 

Firenze, lo studio: "Le piante ci vedono, hanno 'sensori' sulle foglie"

L'ipotesi è stata formulata in un articolo apparso sulla rivista scientifica "Trend in plant science" e firmato da Stefano Mancuso, il

 

Cette étude de Stefano Mancuso se base sur un principe qu’il énonce ainsi :

« Pour que l’on puisse imiter, on a besoin de connaître ce que l’on veut imiter. »

Crédit photo : SINITAR / Shutterstock
Crédit photo : SINITAR / Shutterstock

Stefano cote un autre exemple : la Arabidopsis, une plante de laboratoire.

« Quand on isole cette plante sous une cloche en verre, son comportement change en fonction de la plante que l’on met à ses côtés. Par exemple, elle va croître rapidement ou plus lentement. »

Crédit photo : Marco Uliana / Shutterstock
Crédit photo : Marco Uliana / Shutterstock

Alors, les plantes ont-elles des yeux ? Le biologiste précise sa pensée :

« Ce ne sont pas vraiment des yeux, mais des lentilles qui ont la capacité à partir de la feuille de transporter les rayons de la lumière et des images qu’elles reçoivent. »

C’est comme s’il y avait des capteurs sur les feuilles des plantes.

Ces dernières années, les recherches menées par Stefano Mancuso ont contribué à considérer le monde végétal sous un angle inédit en mettant en relief des caractéristiques surprenantes.

Pour mieux comprendre et apprécier la vision de ce biologiste italien, regardez et écoutez cette conférence passionnante et pédagogique : « les racines de l’intelligence végétale ». Il remet en cause la perception que nous avons du monde.

Le dictionnaire de langue italienne Lo Zingarelli, l’équivalent de notre Petit Larousse ou Petit Robert, a changé la définition du mot plante dans son édition 2017. C’est Stefano Mancuso qui a rédigé cette définition. En voici un extrait :

« Concentration contre diffusion : chez les animaux, ce qui est concentré dans les organes, chez les plantes, c’est reparti sur tout le corps. Une plante respire sans le poumon, voit sans les yeux et calcule sans le cerveau. C’est de loin la forme de vie prédominante sur la planète, les plantes sont différentes des animaux, pas inférieures. »

Et si vous avez encore envie d’en savoir plus, voici le livre de Stefano Mancuso : « Des hommes qui aiment les plantes. »

Des hommes qui aiment les plantes : Histoires de savants du monde végétal

Des hommes qui aiment les plantes : Histoires de savants du monde végétal

Prix: EUR 17,00

3 neufs à partir de EUR 17,007 d'occasion à partir de EUR 12,17

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Après avoir pris connaissance de la théorie de Stefano Mancuso, vous ne vous promènerez plus dans les bois et les jardins en posant le même regard sur le monde végétal. Vous vous sentirez observé !

Totale motivation

Par Le 04/04/2018

 

Résumé : Un Australien en fauteuil roulant a atteint un camp de base de l'Everest par ses propres moyens, en partie sur les mains, et s'est dit "honoré" d'être le premier paraplégique à faire ce trek pour l'essentiel sans aide. À plus de 5 000 mètres ! 

Par L'AFP pour Handicap.fr, le  

Lire les réactions et réagissez !

Scott Doolan, 28 ans, a atteint le 25 mars 2018 le versant sud de l'Everest, la plus haute montagne du monde, côté népalais, à 5 364 mètres d'altitude, un endroit qui n'est généralement accessible qu'à pied ou en hélicoptère. Il lui a fallu dix jours pour y arriver, à peine plus que pour une personne valide, en se déplaçant sur un terrain rocheux et en haute altitude en fauteuil roulant lorsque cela était possible, ou bien sur ses mains ou en étant quelque fois porté. Il a souffert d'une fracture du coccyx pendant son périple.

Sur les mains

En approchant du but, « je peinais à respirer car je marchais sur mes mains, mais je me souviens simplement avoir regardé vers le haut et vu une vingtaine de personnes. Une fois que je suis arrivé, elles ont toutes commencé à m'applaudir », a déclaré M. Doolan, qui s'est dit « honoré ». Quand il marchait sur ses mains, il portait cinq paires de gants. Au septième jour, l'une des roues avant de son fauteuil roulant s'est casée. « J'étais assez effondré. Je me suis simplement retrouvé seul sur un rocher en me demandant comment j'allais faire », a raconté l'Australien à l'AFP à Katmandou. L'équipe a attaché une corde à la partie cassée du fauteuil pour qu'il ne bascule plus. Mais négocier des chemins étroits est devenu encore plus difficile.

100% plus difficile

Scott Doolan, en fauteuil roulant depuis l'âge de 17 ans à la suite d'une fracture de la colonne vertébrale due à un accident de moto, a passé huit mois à s'entraîner pour ce trek. Il a fait des exercices cardiovasculaires quotidiens pour renforcer le haut du corps. Mais, en dépit de tous les efforts pour se préparer, le trek était « 100% plus difficile » qu'il ne l'avait imaginé. « Je ne m'attendais pas à ce que le terrain soit si difficile. Je n'ai jamais vu ça auparavant et je ne me suis jamais entraîné sur quelque chose comme ça », a-t-il raconté.

Fracture du coccyx

Depuis le camp de base de l'Everest, Scott a été ramené en hélicoptère jusqu'à Katmandou où il a été hospitalisé. Une radiographie a révélé une fracture du coccyx, mais il devrait se rétablir complètement. Il réfléchit maintenant à sa prochaine aventure et voudrait aussi nager sous les couleurs de l'Australie aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

Voir la vidéo Fitness motivation - Attempting to be the first paraplegic to climb Mt Everest BC in March 2018

L'apprentissage de l'écriture

Par Le 04/04/2018

Les causes sont multiples, mais les spécialistes sont formels : l'apprentissage de l'écriture est devenu plus difficile au fil des ans, et de plus en plus d'enfants affichent des difficultés crayon en main. 

Une élève de CM2 écrit une dictée, en juin 2007.
Une élève de CM2 écrit une dictée, en juin 2007. (MYCHELE DANIAU / AFP)

"Quand j'ai débuté ma carrière, j'avais quatre ou cinq élèves qui présentaient une mauvaise tenue du crayon. Aujourd'hui, la proportion s'est inversée : j'ai quatre ou cinq élèves qui le tiennent correctement. On en est là." Sylvie de Sury, directrice d'école à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), se fait du souci pour l'écriture manuscrite. Une inquiétude d'autant plus forte que son témoignage est loin d'être isolé. Les spécialistes observent en effet des difficultés croissantes dans l'apprentissage de l'écriture.

Les enfants seront-ils bientôt incapables d'écrire avec un stylo ou un crayon ? Franceinfo se penche sur ce phénomène, encore peu étudié, mais qui pourrait être au menu des Assises de la maternelle qui se tiennent mardi 27 et mercredi 28 mars.

Les écrans et tablettes pointés du doigt

Ecriture trop rapide et brouillonne, ou trop lente et épuisante, lettres irrégulières ou raides, mauvaise tenue du crayon ou position du corps inappropriée… Les difficultés des enfants s'expriment de multiples manières. Et la multiplication des tablettes et des écrans n'y est pas étrangère. "L’écriture est aujourd'hui quelque chose de difficile pour les enfants, d'autant plus dans un contexte d'immédiateté, analyse le psychomotricien Yves Le Roux. Ce geste lent leur semble de plus en plus fastidieux, alors qu'ils sont habitués à des outils qui répondent au doigt et à l’œil. Le rapport au temps a changé."

Sylvie de Sury regrette ainsi que la profusion d'écrans dévore le temps consacré aux jeux d'éveil, comme le coloriage, le pliage ou le découpage. Faute d'activités manuelles, les enfants souffriraient même de maladresse et de difficultés d'attention. "Les 'nouveaux enfants', comme je les nomme parfois, nous questionnent. Ils ont du mal à réaliser un pompon, par exemple. Je pense que c’est multifactoriel, mais il va falloir se pencher sur ces enfants très vite", pointe-t-elle. 

Ils ont moins d'occasions d'utiliser leurs mains, car les écrans sont très présents dans beaucoup de familles. Mais quand un enfant est devant un écran, ce sont les zones cérébrales de l'image qui sont sollicitées. A l'inverse, exercer ses mains demande un effort.Sylvie de Sury, directrice d'écoleà franceinfo

Outre-Manche, plusieurs spécialistes soupçonnent même l'utilisation massive de tablettes d'être à l'origine de dysfonctionnements du geste graphique, rapporte le Guardian (en anglais). "Le problème, c'est que l'articulation de l'index va s'atrophier et l'index va pouvoir se plier à l'envers, décrypte Danièle Dumont, docteure en sciences du langage et enseignante en pédagogie de l'écriture. On ne va plus pouvoir bloquer le crayon avec l'index, car il plie dans l'autre sens."

Le pouce risque également de devenir hyperlaxe en cas d'utilisation abusive des écrans tactiles. "Extrêmement élastique, il bouge [alors] dans tous les sens et n'arrive plus à se plier normalement pour pouvoir tenir un crayon", ajoute-t-elle. Faute d'étude clinique, cette explication reste toutefois pour l'heure une hypothèse. "Il faudrait mener une étude avec un groupe test d'enfants bien éduqués à l'écriture et un autre tout autant bien éduqué, mais accro aux tablettes", souligne le psychomotricien Nicolas Renouard.

Un apprentissage de l'écriture trop précoce ?

Mais les tablettes ne sont pas les seules à être mises en cause. Les spécialistes s'interrogent également sur la formation des enseignants, notamment au niveau de la maternelle. "L'école apprend aux élèves à faire des lettres, des dessins – parfois trop tôt, d'ailleurs, souligne Nicolas Renouard. En revanche, on ne leur apprend pas le geste de l'écriture, la position du corps, la gestion du tonus…"

La position dite "fonctionnelle" est connue : une pince formée par le pouce et l'index, avec un appui sur la dernière articulation du majeur. "Mais le bout du pouce est rarement utilisé, déplore Sylvie de Sury. Trop souvent, le crayon est placé à l’intérieur de l’articulation entre les deux phalanges du pouce."Ce dernier peut bouger mais le crayon est bloqué, car la rotation est alors limitée. Parfois, l'index recouvre le pouce ou est entièrement replié sur le crayon. Difficile alors d'écrire avec précision et sans peine.

 

Voici la bonne manière de tenir un stylo, ici présentée par le propriétaire d\'un magasin de Taipei (Taïwan) à un client, le 24 mars 2017.
Voici la bonne manière de tenir un stylo, ici présentée par le propriétaire d'un magasin de Taipei (Taïwan) à un client, le 24 mars 2017. (CRYSTAL CHIANG / DPA / AFP)

 

Un élève de grande section doit pouvoir écrire son prénom, voire quelques mots, précise le programme de l'Education nationale. Mais l’écriture est une mécanique complexe, qui part de l'épaule et s'achève par de fins mouvements des doigts, explique le psychomotricien Yves Le Roux. Il ne faut surtout pas brûler les étapes avant de pouvoir travailler le geste de la main. "En petite section, on valorise la précision du geste graphique ('ne pas dépasser en coloriant') à un âge où l’enfant n’est pas encore apte, détaille-t-il. Il va donc compenser pour sécuriser le geste, par exemple avec l'annulaire. Mais ce geste sera limité à terme."

 

A l'inverse, il faudrait un enseignement de la prise du crayon de la manière la plus fonctionnelle en grande section-CP et accompagner ceux qui en ont besoin. Cela ne se fait pas aujourd’hui.Yves Le Roux, psychomotricienà franceinfo

"Les élèves vont directement à l'écriture sans être suffisamment préparés, estime également Laurence Vaivre-Douret, professeure des universités en psychologie et neuropsychologie du développement à l'université Paris-Descartes, Sorbonne Paris Cité et Institut Universitaire de France. Avant cela, il faut leur faire suffisamment travailler le corps, pour les amener progressivement à la motricité des doigts." Selon elle, l'accompagnement musical des gestes et les manipulations sont peu à peu délaissés en maternelle, au profit de travaux plus cognitifs, comme la reconnaissance des lettres et leur imitation. "Il faudrait d'abord privilégier les grands tracés au tableau qui partent de l’épaule, plutôt que la feuille, juge-t-elle. La psychomotricité était davantage enseignée auparavant. Aujourd'hui, l'écriture idéale de l'adulte est plaquée trop tôt."

Le système français serait-il trop exigeant dès les petites classes, au risque de crisper les enfants ? Selon Jean-Luc Velay, chargé de recherches au CNRS, l'aptitude à mobiliser la "pince" s'épanouit à partir de 5 ou 6 ans, à l'âge du CP. "Il y a un culte de l'écriture dans notre pays et on demande aux élèves de produire de l'écrit très tôt, dès le début de la moyenne section. Dans les pays nordiques et certains pays anglo-saxons, la maternelle n'est pas aussi formalisée et les enfants débutent leur éducation plutôt en primaire." Même avis pour le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui préside les Assises de la maternelle. "Ces pays retardent la mise à l'épreuve de l'enfant et prônent l'acquisition de la confiance en soi. A cet âge-là [en maternelle], il faut surtout développer la maturation cérébrale neuromusculaire."

Un mauvais suivi et un relâchement des parents

L'école ne peut toutefois assurer seule cette mission et le jeu manuel est indispensable à la maison. Problème : "Certains parents sont aujourd'hui moins attentifs et il y a de moins en moins de travaux pratiques à la maison. C'est un cercle vicieux, déplore Laurence Vaivre-Douret. Parfois, ils ne voient même pas que leurs enfants ont un trouble en primaire. C'est nous qui le dépistons !" En 2009, la Haute Autorité de santé avait pourtant établi qu'entre 600 000 et 840 000 élèves souffraient de de trouble d'apprentissage, dont la dyspraxie, un trouble développemental de la coordination qui empêche l'automatisation de certains gestes, fait partie. "Les enfants au-delà de 10 ans ont aujourd’hui des problèmes massifs avec l'écriture", acquiesce Laurence Vaivre-Douret, tout en estimant que nombre de cas n'ont pas de lien avec un handicap.

La chercheuse a lancé une étude dans des classes entières, du CP au CM2, dont les résultats sont en cours d'analyse. "Dans nos premiers résultats, on voit que ce que l’on nomme aujourd'hui 'troubles de l’écriture' est un ramasse-tout". Et ces troubles sont mal identifiés. "En France, par exemple, on estime qu'il y a environ 6% d'enfants dyspraxiques", illustre-t-elle, mais ce taux intègre en fait "85% d'enfants dysgraphiques", qui souffrent, pour certains, simplement de troubles développementaux de l'écriture, après avoir mal acquis les prérequis à l'école. Des troubles qui peuvent être corrigés, à condition d'être décelés. 

"Le papier et le crayon vont peu à peu disparaître"

L'apprentissage de l'écriture pourrait être totalement bouleversé dans les prochaines années. En 2016, l'Institut Montaigne, un think tank, militait dans un rapport pour le développement du numérique à l'école, en estimant que ces outils permettaient "une acquisition plus efficace et plus solide des savoirs fondamentaux : parler, lire, écrire et compter". Faut-il dès lors convertir les jeunes enfants au clavier ? Celui-ci pose pourtant de réelles difficultés lors de l'apprentissage de l'écriture : en 2013, Jean-Luc Velay a mené une étude sur deux groupes d'enfants, pendant quatre semaines. Ceux qui apprenaient à écrire à la main mémorisaient davantage les lettres que ceux qui apprenaient à écrire sur le clavier. Mais le chercheur souhaite canaliser les usages du numérique, plutôt que de lutter contre des technologies incontournables à moyen terme.

En 2007, Bill Gates et Steve Jobs ont débattu face à face. Le fondateur de Microsoft, défenseur de l'écriture manuscrite, estimait que l'on pouvait écrire sur une tablette avec un stylet. Le fondateur d'Apple jugeait, lui, cet outil obsolète. "On retrouve ce débat sur l'apprentissage à l'école, analyse Jean-Luc Velay. Certains estiment que l'écriture manuscrite a fait son temps et que l'école doit s'aligner sur les pratiques des adultes." Préparer très tôt les enfants aux outils du marché du travail, quitte à perdre la matérialité de l'écrit ? Cette thèse utilitariste séduit certains parents, dans un contexte économique toujours plus difficile.

Nous sommes à la croisée des chemins. Si, à l'école, on utilise les tablettes avec un stylet pour préserver l'écriture manuscrite, OK. Mais si la question de l'écriture n'est pas pensée, et qu'on laisse les enfants écrire avec des claviers tôt à l'école, le savoir-faire de l'écriture manuscrite va disparaître.Jean-Luc Velay, chargé de recherches au CNRSà franceinfo

Même avec un stylet, "le retour tactile n'est pas le même par rapport au papier, estime Laurence Vaivre-Douret. Un enfant en développement doit sentir lui-même l'écriture. On ne sait pas aujourd'hui si l'on peut bien écrire sur le papier après la tablette." Pour en avoir le cœur net, Jean-Luc Velay va mener un projet pendant quatre ans, dans le cadre d'un cours d'arabe. Les connaissances de trois groupes d'élèves seront comparées : l'un avec le papier et le crayon, l'autre avec des tablettes et des claviers, et le dernier avec des tablettes et des stylets. Selon lui, "le papier et le crayon vont graduellement disparaître". Il s'agit donc de maintenir l'écrit manuscrit sur les tablettes, car sinon, Jean-Luc Velay "ne donne pas deux générations avant la disparition de l'écriture manuscrite".

En attendant, rien de mieux que le coloriage ou le dessin pour développer les capacités sensori-motrices des enfants en bas âge. Qui aurait cru qu'une dictée puisse se préparer avec une bataille de pouces sous le préau ?

Quadrilogie en cours

Par Le 03/04/2018

 

 

"Les héros sont tous morts" est publié aux éditions du 38, une maison basée dans la région toulousaine. Anita Berchenko en est la fondatrice.

Je travaille actuellement à l'écriture de la suite : "Tous, sauf elle "

La première partie est en place avec un nombre important de personnages, un jeu de pièces de puzzle qui s'emboîteront le moment venu.

Puis, je prévois un troisième tome : " Le désert des Barbares" mais plus j'avance dans l'idée de ce troisième tome et plus je réalise qu'il en faudra un quatrième, probablement intitulé "Terre sans hommes".

Pour ces deux premiers tomes, je ne compte plus les heures de lecture de tous les articles que je compile depuis des mois (plus de 200 à ce jour) sur le thème des "crises", qu'elles soient écologiques, militaires, financières, économiques, sanitaires, ou sous la forme de catastrophes naturelles. 

Et je suis effaré par la puissance dévastatrice de tout ce qui plane au-dessus de l'humanité. 

À un tel point que je ne suis pas persuadé de parvenir à synthétiser tous ces paramètres dans une même histoire tellement cela relève du cauchemar absolu. 

 

Il faudra beaucoup d'amour pour que quelques-uns s'en sortent. 

Non pas uniquement de l'amour entre humains mais prioritairement un amour tenace, obstiné, opiniâtre pour la vie elle-même. 

La vie de la planète peut se passer de notre amour, d'autant plus que l'hypocrisie qui caractérise cet amour, contribue à sa dévastation. 

Je parle de notre amour envers la planète car, nous par contre, nous ne pouvons pas vivre sans elle. La planète n'aurait aucune raison de nous aimer mais nous ne saurions survivre si nous oublions de l'aimer. Et cela, cette vérité toute simple et si évidente, cet amour inconditionnel, cette bénédiction quotidienne, beaucoup trop d'humains n'en éprouvent pas le besoin, ni même le désir, beaucoup trop d'humains désirent uniquement exploiter cette passivité de la planète envers cette humanité qui la consume. Se plaindre ou s'attrister parfois pour la disparition d'une espèce, l'effacement d'une nature urbanisée, la pollution des lieux autrefois adorés, se mettre en colère contre d'éventuels responsables... Mais qui change réellement, profondément, sa façon de vivre, qui entre dans cet état de conscience d'une vie supérieure à la nôtre, d'une création jusqu'ici seule à être connue dans l'Univers, qui accepte de briser des habitudes ancrées, ne serait-ce qu'alimentaires, pour oeuvrer à sa mesure au maintien en l'état de ce miracle ? Juste le maintenir en l'état, tenter de sauver ce qui peut l'être.

Quant à ceux et celles qui pensent que tout cela relève du pur délire, je les invite à lire, lire, encore et encore, à croiser les sources et les informations, à dépasser aussi le cadre limitant des informations quotidiennes pour explorer tout ce qui relève de l'anticipation... C'est là qu'est notre présent en fait. Il faut se projeter là-bas, dans ces décennies à venir, les éprouver dans notre chair et notre intellect, réaliser enfin ce vers quoi nous allons. Puisque si rien n'est fait, à l'échelle planétaire, il arrivera un temps où il n'y aura plus d'avenir pour nous, humains. 

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