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Philosophie amérindienne

Par Le 09/04/2018

 

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Introduction à la philosophie et la pensée amérindienne 

 

par Russell Means

 

 

Qui est Russell Means ?

 

Russell Charles Means (1939-2012) était un activiste Oglagla Lakota (Sioux) qui lutta pour les droits des autochtones américains, il fut un activiste politique sous la bannière libertarienne, acteur, activiste politique, peintre et musicien. Il est devenu un membre prominent de l’American Indian Movement (AIM) après avoir rejoint l’organisation en 1968. Il aida à organiser des évènements notables de lutte pour les droits natifs, évènements qui attirèrent une couverture médiatique nationale et internationale, comme l’occupation de l’ancienne prison d’Alcatraz (sise en territoire indien) en 1969, l’occupation du Mount Rushmore en 1971 et surtout le siège par les agents fédéraux de la réserve de Wounded Knee en 1973.

Il fut nommé prermier directeur national de l’AIM en 1970. Sous son leadership, le mouvement commença des campagnes d’activisme plus soutenues et plus remarquées.

Means fut actif internationalement concernant les problèmes des droits indigènes, ceci impliqua son activisme avec des groupes Indiens d’Amérique Centrale et d’Amérique Latine. Il participa à des réunions aux Nations-Unies et au congrès des États-Unis pour la reconnaisance des droits autochtones. Il fut politiquement actif dans sa réserve de Pine Ridge (Sud-Dakota) et aussi au niveau de l’état du Dakota et au niveau national.

Il commença sa carrière d’acteur en 1992. Il apparut dans plusieurs films dont le plus célèbre: “Le dernier des Mohicans” avec Daniel Day Lewis (rôle de Chingakook). Il a produit et édité ses propres CD musicaux. Il a publié son autobiography (extraits traduits et publiés sur Résistance 71) en 1995 “Where White Men Fear to Tread”

Russell Means est décédé d’un cancer à l’âge de 72 ans dans la réserve de Pine Ridge ou “le camp de prisonnier de guerre # 334” comme il aimait à la décrire. Camp de prisonnier en l’occurence totalement hors de propos puisqu’il est à noter que de la très jeune histoire des Etats-Unis, la seule guerre perdue par ceux-ci fut celle qu’ils menèrent contre les nations Sioux et Cheyennes, qui virent la défaite de l’armée américaine et la signature du traité de Fort Laramie en 1868, traité où les Etats-Unis faisaient des concessions territoriales et de souveraineté aux nations indiennes victorieuses et non pas l’inverse. Ce traité fut bien sûr bafoué par les Américains (comme les quelques 400 autres signés entre 1776 et la fin du XIXème siècle), qui continuèrent à voler et piller les territoires des nations qui les avaient pourtant militairement vaincu dans les grandes plaines centrales et les montagnes du Dakota. il faut bien que cela soit compris.

Dans la dernière année de sa vie, Russell Means travailla (entre autre) à laisser un écrit “testamentaire” de son passage sur terre. Il ne voulait sans doute pas que l’on se rappelle de lui seulement comme d’un activiste. Il entreprît donc, malade et aidé de son épouse et d’un co-auteur Bayard Johnson, la rédaction de ce petit ouvrage de 100 pages, simple et direct, expliquant les bases de la philosophie de la vie et de la vision du monde des Indiens des plaines et à quelques variantes près, de l’ensemble des nations amérindiennes. Le résultat fut cet ouvrage à la portée universelle: « If you’ve forgotten the names of the clouds, you’ve lost your way », dont nous avons traduit quelques passages marquant et qui fut publié en 2013, peu de temps après sa mort. Traduction du titre en français: « Si vous avez oublié les noms des nuages, vous avez perdu votre chemin« .

Russell nous a laissé un superbe testament et il a réussi sa nouvelle mission, celle de montrer aux yeux de toutes et tous, qu’il n’était pas seulement un activiste, mais aussi un philosophe et un sage dont le dernier message vibrant ouvre la porte à la fraternité et au retour à la loi naturelle des choses, faite de terre/femme nourricière.

Mitakuye Oyasin (Nous sommes tous inter-reliés)

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/04/24/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-presentation/

 

La loi naturelle

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Introduction à la philosophie et la pensée amérindienne (Russell Means ~ 1ère Partie)

Si vous avez oublié les noms des nuages alors vous avez perdu votre chemin (1ère partie)

Une introduction à la pensée et à la philosophie amérindienne  

par Russell Means  

~ Extraits traduit de l’anglais par Résistance 71 ~    

-o-o- Résistance 71 -o-o-  

25 Avril 2014  

 

La loi naturelle

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2013

 

par Résistance 71

 

 

Dans la perspective matriarcale, le monde est un endroit nourricier. Un endroit où des cadeaux sont donnés gratuitement. Lorsque les conquistadores espagnols et portugais arrivèrent, les Aztecs et les Incas ne pouvaient pas comprendre pourquoi ces nouveaux arrivants étaient si atteints de la folie de l’or. Tout ce qu’ils avaient à faire étaient de le demander et les Indiens leur auraient donné.

Christophe Colomb écrivit après ses premiers contacts avec les Indiens des Caraïbes, que les natifs de l’endroit étaient si généreux et pacifiques que c’en était une faute. Une faute ? Générosité et pacifisme des fautes, des défauts ? De quel type de monde provenait-il à votre avis ? Du monde de l’inquisition, des âges sombres, de la mort noire. Les Indiens des Amériques allaient se familiariser avec ce monde très bientôt.

Si vous vivez dans un monde où tout ce dont vous avez besoin est disponible de manière gratuite, la veulerie et le goût de la possession paraissent être une forme d’insanité. Pourquoi quelqu’un voudrait-il plus que ce dont il a besoin ? La terre mère procure une abondance quasi illimitée. Tout comme une mère donne à son enfant tout ce dont il/elle a besoin, la Terre fait de même pour ses enfants, les humains comme les autres créatures. Si vous suivez la loi naturelle, vous n’avez pas peur de la mort, vous voyez les cycles naturels de la mort et de la renaissance partout autour de vous, dans vos parents et vos enfants, dans l’engourdissement de l’hiver et les nouvelles feuilles du printemps, la régénération de toute sorte de vie nouvelle. Les anciens du monde indigène ne s’accrochent pas à la vie, ils n’ont pas peur, quand ils deviennent une charge pour la société, ils s’en vont tout simplement. Dans chaque cycle de la nature, tout au long de leur vie, ils ont été les témoins de la mort, de la réincarnation, de la renaissance, la mort et la décomposition se transformer en nouvelle vie et ils savent qu’ils font partie intégrante de ce cycle.

Les détails spécifiques du comment tout ceci se passe ne sont pas importants. Les peuples indigènes ne mentent pas, ils n’inventent pas d’histoire lorsqu’ils ne connaissent pas la réponse complète à une question. Ils ne prétendent ni n’affirment qu’ils savent des choses dont ils n’ont aucun moyen de vraiment savoir. Ils n’écrivent pas les paroles de ceux qui prétendent entendre des voix et proclament ensuite que ceci sont les paroles d’une sorte de “dieu”.. parce que la vie est vécue en équilibre, le langage se développe avec des positifs, pas de négatifs. Il n’y a pas de mot pour dire “mentir” dans la langue Lakota (NdT: une des langues du groupe dit “Sioux”), dans notre langue nous ne sommes pas capables d’insulter quelqu’un ou quelque chose. Dans la loi naturelle, chaque chose a sa place, où est le mal ? Il n’y a pas de mal dans la nature. En vivant par la loi naturelle, nous percevons les choses effectivement au travers de nos sens, nous développons une appréciation pleine et essentielle du monde réel qui nous entoure, de ce que nous expérimentons au quotidien, de la réalité.

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/04/25/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-1ere-partie/

Vivre en suivant la loi naturelle

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Vivre en suivant la loi naturelle

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

 

par Résistance 71

 

En tant que chasseurs-cueilleurs, nous observons le renard et l’ours. Lorsqu’ils mangent des baies, ils ne mangent pas toutes les baies sur le même buisson. Lorsque des ours mangent du miel, ils ne détruisent pas les ruches, ils en prennent un peu et continuent leur chemin. Il y en a toujours suffisamment pour permettre une régénération. Nous savons donc bien mieux faire que de vider un bout de terrain de toutes ses sources nourricières. C’est ainsi que vous vivez en suivant la loi naturelle.

Les chasseurs-cueilleurs ne vident jamais leur supermarché naturel. Ils n’endommagent pas leur environnement de quelque manière que ce soit. La famine n’existe pas chez les chasseurs-cueilleurs parce que les sources de nourriture sont extrêmement variées et ne peuvent pas être épuisées en même temps. Ils savent où est l’eau (NdT: même dans le désert, les travaux de recherche de l’anthropologue américain Marshall Sahlins ont démontré que les sociétés de chasseurs/cueilleurs étaient en fait des sociétés d‘abondance contrairement au mythe perpétré par les anthropologies structuralistes évolutionistes et marxistes pour qui la fausse image du chasseur/cueilleur luttant pour sa survie toujours à la limite de la famine, est une image valorisatrice pour leur idéologie soutenant la société étatique comme étape ultime de l’évolution…). La Terre-Mère est leur corne d’abondance, avec bien des types différents d’animaux, de légumes et de fruits sont à disposition pour toutes les saisons. Les chasseurs-cueilleurs savent également comment stocker la nourriture à la fois sous une forme séchée et en utilisant des caves à racines. Ils connaissaient les plantes bonnes pour la médecine et où les trouver.

Avec si peu de temps à passer pour subvenir à leurs besoins immédiats, ils avaient la liberté de s’occuper d’eux-mêmes et de leurs familles, de s’occuper de l’un l’autre, de vivre selon la loi naturelle, sans conflit. Il n’y a pas de conflit dans la loi naturelle des choses, il n’y a pas de mal.

Quand vous y réfléchissez bien, lorsqu’un enfant est né, où est le mal ? Un ours ou un cougar tuant et mangeant ce qu’ils ont l’habitude de manger, n’est pas plus mal que ce qu’un humain tue pour manger ce qu’il a l’habitude de manger. Nous respectons tout ce qui se trouve dans le monde naturel et que nous utilisons à un moment ou un autre au cours de nos vies. Nous remercions l’arbre que nous coupons pour faire les piquets de nos tipis. Quand vous révérez une plante, les animaux, il est facile de voir qu’il n’y a aucun mal dans la nature.

Chaque bonne pensée est une prière. C’est ce que nous croyons. C’est pourquoi nous n’avons pas d’églises. La vie est une église, l’univers est notre temple. Être conscient de l’existence et du bien-être du “Petit Peuple”, le nom que nous donnons aux insectes, c’est une forme de prière.

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/04/25/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-1ere-partie/

L’équilibre et la sacralité de toutes choses

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L’équilibre et la sacralité de toutes choses

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

par Résistance 71

 

Il est marrant de constater que l’être humain est physiquement constitué de 2/3 d’eau comme notre grand-mère la terre. La Terre et le corps humain sont les hôtes de vastes colonies de vie diverse. La Terre, au travers de ses fonctions naturelles se purifie elle-même constamment. Lorsque les humains demeurent en contact avec les processus naturels de purification de la Terre, les humains font la même chose, ils s’efforcent de se purifier continuellement par des procédés naturels, maintenant un équilibre. Toute la vie doit demeurer en équilibre.

Les peuples indigènes de par le monde qui ont toujours vécu au gré des cycles de la Terre et de l’univers se retrouvent maintenant en déséquilibre parce que ces cycles ont été dérangés. Équilibre, qu’est-ce que cela veut dire ? Vivre en équilibre veut dire comprendre la loi naturelle.

On apprend la loi naturelle en observant toutes les différentes formes de vie autour de nous, les plantes, les animaux à quatre pattes, les peuples des insectes, ceux des animaux ailés… Les humains sont soumis aux mêmes lois ou principes que toute chose dans l’univers.

Une fois qu’une forme de vie commence à entrer en surpopulation, le Grand Mystère ou quelque soit la force gouvernant toutes choses, va commencer à créer des mécanismes naturels qui vont limiter la croissance de la population et ramener les choses en équilibre. Par exemple chez les mammifères, lorsqu’une surpopulation menace l’équilibre d’une famille de rongeurs, on en a vu se jeter dans la mer et se suicider en masse. Ceci se produit parmi les humains aussi, bien que cela prennent différentes formes, comme l’abus de drogues, d’alcool, les crimes violents, les guerres. Ceci est la loi naturelle en action.

Santé et équilibre sont intrinsèquement liées. Si une société crée une accumulation de déchets, alors un terrain fertile pour le développement de maladies existe, par contre si les gens vivent en équilibre en accord avec la loi naturelle, il n’existe et ne peut pas exister une quelconque accumulation de déchets. Les rejets de la vie amérindienne ont toujours été des matériaux complètement naturels, pas toxiques ni pour les humains, ni pour tout autre résident de la planète. Même les déchets du corps humain, quand ils ne sont pas accumulés en trop grandes quantités dû à une trop grande population, ne sont pas toxiques. C’est même l’opposé, décomposés dans les éléments, ceci procure une nourriture naturelle pour développer de nouvelles vies. Tout ce qui est utilisé par les Amérindiens vivant suivant la loi naturelle retournera à continuer la construction de nouveaux blocs de vie.

Récemment, vous avez sans doute entendu parler des patriarques parlant au sujet des “crédits carbones”, la base de la “valeur” dans le système scientifique actuel est le droit de chaque individu à contribuer au partage de la pollution, ce qui veut dire, de faire leur part pro-rata d’assassinat de la terre et de ses systèmes naturels dont nous dépendons tous pour survivre. Ils parlent même du comment l’individu pourra dans un futur proche, vendre ses crédits carbone à quelque industrie polluante. Il se créera une bourse d’échange des crédits carbone (NdT: déjà été créé avec le CCX ou Chicago Carbon Exchange) où s’achèteront, se vendront et se feront attribuer les crédits carbone. Simplement par le fait de naître, le patriarque s’octroie le droit de participer de manière identique et équitable à la destruction de la Terre. Ceci est un bien triste auto-portrait. La base de la monnaie, des choses de valeur est utilisée pour être des métaux précieux, maintenant la valeur est fondée sur la saleté et le génocide universel, incluant le “maso-génocide”, c’est à dire le génocide de soi-même.

Si un peuple vit et obéit à la Loi Naturelle, il n’y a aucun besoin pour des lois humaines dans aucune situation. La première loi humaine marque la mort de la loi naturelle. Une fois qu’une loi de l’Homme est créée, l’Homme est devenu dieu, le faiseur de lois et le but entier de l’existence humaine est un échec.

La loi naturelle est la loi de la vie, la loi des hommes est la loi de la mort. Ceci s’applique également à la cellule familiale. Une fois que la loi humaine est imposée sur la cellule familiale, les schémas normaux d’attention et de développement sont interrompus. Chaque famille dans son nucleus devient son propre domaine autocrate, où la liberté de la jeunesse n’existe que lorsque les jeunes quittent l’unité familiale et commencent eux-mêmes leur propre cellule familiale autocrate. Sous la loi naturelle, la structure familiale extensivement intriquée devient encore plus forte et encore plus interconnectée tandis que de nouvelles générations arrivent en son sein.

Nous ne construisons pas d’églises pour aller y prier une fois par semaine. Nous prions dehors, dans le monde naturel et notre vie entière est une prière, parce qu’il y a une sacralité en toutes choses dans le monde naturel ici, sur notre Grand-Mère Terre.

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Source : https://resistance71.wordpress.com/2014/05/10/introduction-a-la-philosophie-et-la-pensee-amerindienne-russell-means-4eme-et-derniere-partie/

Trump a froid

Par Le 06/04/2018

L'oncle Donald dit que comme il fait encore froid aux USA, c'est qu'il n'y a pas de réchauffement et donc aucunement besoin de freiner la croissance.

Alors, voici, la carte actuelle des températures sur la planète. Bleu, c'est froid, rouge, c'est chaud. (et même en certains endroits beaucoup trop chaud)

Source cci-reanalyzer.org


Mais il est vrai que l'Amérique équivaut au monde dans sa totalité : si Donald Trump a froid, la Terre entière éternue.

http://sogeco31.blogspot.fr/2018/01/il-fait-super-froid-quelque-part-en.html

Climato-sceptique : arguments et objections

Par Le 06/04/2018

Sous chaque argument souligné se tient une autre page avec l'objection détaillée.

 

 

Les arguments climatosceptiques : objections et réponses

 

Écrit par Olivier Dumont | Publié le 01 Juin 2012PDFImprimerEnvoyer

Il n'y a pas de réchauffement

  1. Nous sommes en pleine vague de froid. Vous l'avez vu où, vous, le réchauffement ?
  2. Quelques années de réchauffement ne prouvent pas une tendance
  3. Les températures baissent depuis 1998 !
  4. Les températures ont perdu en 2008 tout ce qu'elles avaient gagné en un siècle
  5. Le réchauffement est une illusion causée par les ilots de chaleur des villes
  6. Les satellites montrent une stabilité ou un refroidissement des températures
  7. Les mesures de températures globales ne sont pas fiables et ne signifient rien
  8. Nous n'allons pas vers un réchauffement, mais au contraire vers une prochaine glaciation. Vous ne connaissez pas les cycles de Milankevich ?

Le réchauffement climatique est naturel et s'est déjà produit dans le passé

  1. La variabilité naturelle du climat a toujours existé et la Terre a connu des épisodes bien plus chauds
  2. Depuis le début du néolithique la terre a connu des épisodes plus chaud, par exemple pendant le moyen-âge
  3. La GIEC a voulu effacer l'optimum du moyen-âge dans le rapport de 2001
  4. Érik le rouge a baptisé le Groenland du nom de « pays vert »
  5. Le réchauffement climatique a commencé il y a 20 000 ans

Le réchauffement n'est pas dû au CO2

  1. L'augmentation du CO2 suit le réchauffement, il ne le précède pas
  2. Les températures ont baissé au milieu du siècle alors que le CO2 augmentait
  3. L'effet de serre est contraire à la 2ème loi de la thermodynamique
  4. Le GIEC ne prend pas en compte la vapeur d'eau.
  5. Il y a eu un réchauffement sur Mars également, donc c'est le soleil qui est responsable
  6. Le réchauffement est dû au rayonnement solaire, aux rayons cosmiques, au champ électromagnétique, à la chaleur de la Terre.

Le CO2 est émis par des processus naturels

  1. Quand vous respirez, vous émettez du carbone. Pour sauver le climat, il faudrait cesser de respirer !
  2. Pourquoi l'émission de carbone fossile, qui provient au départ de l'atmosphère, provoquerait une hausse de la quantité des GES ? Ce n'est qu'un retour à l'envoyeur.

Il n'y a pas d'élévation du niveau de la mer

  1. La fonte de l'arctique n'entraine pas plus l'élévation du niveau des mers que le fonte d'un glaçon dans un verre d'eau. C'est une question de bon sens !
  2. Il est ridicule d'évoquer une hausse du niveau de la mer de 6 m comme dans le film d'Al Gore
  3. Les glaciers de l'Antartique augmentent : preuve qu'il n'y a pas de réchauffement
  4. Le niveau de la mer diminue en Arctique.

Le réchauffement climatique est bénéfique pour l'homme

  1. Le réchauffement climatique est une excellente chose, il permet un développement de l'humanité et des périodes d'abondance

Les problèmes méthodologiques empêchent de prendre au sérieux la théorie du réchauffement

  1. Comment prévoir le temps qu'il fera dans vingt ans alors qu'on ne peut pas le prédire au-delà de cinq jours ?
  2. Les modèles tournant sur des ordinateurs ne correspondent pas à la réalité
  3. Les modèles sont incapable de prendre en compte le rôle des nuages
  4. Il n'y a pas de consensus scientifique
  5. Si un consensus existe, cela n'est pas sain. Un débat est nécessaire

Les climatologues se sont trompés dans leurs prévisions

  1. Les prévisions passées des climatologues étaient fausses
  2. Les climatologues avaient prévu un refroidissement dans les années 1970

Les mesures contre le réchauffement climatique sont inefficaces

  1. Le protocole de Kyoto n'est pas efficace
  2. Des mesures de réductions des GES auraient un coût astronomique pour la France et pour l'Europe
  3. Pourquoi ferions-nous ce que les Chinois et les Américains ne font pas ?

 

Un interminable hiver

Par Le 06/04/2018

Ce genre d'articles sur les réseaux sociaux déclenchent inévitablement les railleries de ceux qui contestent l'impact de l'humain sur le réchauffement climatique, voire qui contestent le réchauffement lui-même. 

Sauf que dans les années 1970 déjà, le Pentagone a commencé à s'intéresser à l'éventuel enfoncement du Gulf Stream et ses conséquences et que depuis toutes ces années, les données scientifiques sur ce phénomène se sont accumulées.

La conclusion est qu'il est tout à fait envisageable que le réchauffement global de la planète conduise à une nouvelle ère glaciaire sur l'Europe et les Etats-Unis.

Alors, des hivers interminables et exceptionnels en précipitation, c'est quelque chose qui n'est pas incompatible avec le réchauffement climatique.

Le dossier qui suit l'article est très complet.

 


Le nord et l’est des Etats-Unis sont à nouveau touchés par du froid vif et de la neige. L’hiver 2018 est exceptionnellement long et intense en Amérique du Nord.


Grand froid et neige abondante ces jours-ci

Des records de froid pour le mois d’avril sont prévus ce week-end au Montana, Wisconsin et Oklahoma : les températures seront dignes de janvier, y compris dans les régions du sud. Le pic de froid sera atteint samedi, avec des températures de 7°C inférieures aux normales de saison : jusqu’à -15°C au Wyoming et Montana. Les premiers inquiétés par ce brusque retour du froid sont les fermiers : dans les ranchs du Montana, c’est la saison des naissances du bétail. La météo locale a lancé une « alerte de grand froid pour le bétail nouveau-né » : les veaux naissent dehors dans les vastes pâturages et la mortalité pourrait être importante ces prochains jours.

En plus du froid, la neige sera de retour entre vendredi et samedi sur tous les états du nord des Etats-Unis. Sur Washington DC, le mois d’avril 2018 devrait être le plus enneigé depuis 100 ans. Il pourrait à nouveau tomber 20 à 25 cm de neige localement, en particulier sur le Minnesota.

La ville de New York pourrait être légèrement enneigée samedi. Des annulations de vols sont prévues dans les aéroports de New York, Cincinnati, Pittsburgh, Washington, D.C., Philadelphie, et Boston.

Un hiver interminable

Cet hiver est historique aux Etats-Unis, de par sa durée et son intensité. Des flux de nord-ouest très fréquents depuis décembre ramènent sans cesse de l’air froid en provenance du Canada. En rencontrant l’air plus doux et humide en provenance du golfe du Mexique, cet air froid génère alors de la neige. Le caractère instable, parfois orageux, de cette situation donne parfois lieu à de fortes averses, de pluie, ou de neige selon les régions.   

Le 21 mars dernier, il était déjà tombé 20 cm en l’espace d’une journée à New York, jusqu'à 30 cm dans le reste de l'état de New York et 50 cm en Pennsylvanie. 4000 vols avaient été annulés.

Le 12 mars dernier, 20 à 55 cm de neige sont tombés au nord-est du pays, surtout au Connecticut.

Mi-février dernier, le cumul de neige enregistré depuis le début de l'hiver était déjà 165% au-dessus des normales au nord-ouest du pays (montagnes rocheuses) . La ville du Havre, au Montana, connu pour son climat extrême, a connu son hiver le plus enneigé depuis 138 ans.

Fin décembre dernier, en Pennsylvanie, sur les bords du lac Erié, le record de neige tombée en une seule journée a été pulvérisée lors du lundi de Noël 2017 : 1m30 de neige en 24h seulement, et 1m60 de neige au cours des 3 jours de la tempête de neige.

Le Canada a aussi été fortement touché : au Québec, il s'agit de l'hiver le plus froid depuis 100 ans.


http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2018-04-06-15h12/tempetes-de-neige-aux-usa---un-hiver-interminable-46899.php#reagir_commenter


 


  Gulf-Stream (marin). Jet-Stream  (aérien)
 
 


Rendez vous sur notre forum, rubrique "climatologie", pour vos questions et commentaires.
 

Aout/septembre 2010 : Actuellement certains sites ou forums friands d'extravagants délires, fantasment sur un arrêt du Gulf Stream à cause de la marée noire du Golfe du Mexique. Tout est bon à copier sur internet lorsque cela "arrange" leurs certitudes.

Soyez vigilants et gardez un esprit critique, trop de manipulations et de désinformation !


Gulf-Stream, courant marin.
 

Le Gulf Stream : Le courant marin mondial est un courant océanique qui prend sa source entre la Floride et les Bahamas et se dilue dans l'océan Atlantique vers la longitude du Groenland. Son nom est abusivement utilisé pour désigner la dérive Nord Atlantique, voire l'ensemble de la circulation de surface de l'océan Atlantique Nord.

Ce courant marin est propulsé et contrôlé par une combinaison d'interactions dont les forces éoliennes, les différences de densité de l'eau (température, salinité), les apports d'eau douce continentale, pluviale et la géographie des côtes etc.

Le moteur de la circulation thermohaline est la différence de densité due à la salinité et à la température des eaux. Les eaux arctiques sont plus denses car elles sont plus froides et plus salées. Les eaux atlantiques sont moins denses car elles sont plus chaudes et moins salées. Les premières plongent donc sous les secondes en direction de l'Antarctique, créant une aspiration des eaux atlantiques vers le nord.

La dérive Nord Atlantique est un courant océanique chaud et puissant qui prolonge le Gulf Stream vers le nord-est. Elle se sépare en deux à l'ouest de l'Irlande. Une des branches (le courant des Canaries) va vers le sud tandis que l'autre continue le long des côtes du nord-ouest de l'Europe où il a une influence considérable sur le climat en le réchauffant. D'autres branches incluent le courant d'Irminger et le courant norvégien. À l'origine, c'est une extension du Gulf Stream qui va encore plus loin vers le nord et se jette dans l'Océan Arctique. Le changement de climat, et, en particulier, le réchauffement global, peut avoir un effet significatif sur la dérive nord atlantique.



Archives : Planet-Terre/Infosciences/Climats/

 

Le conflit des masses d'eau froide du courant du Labrador, qui descendent le long du Canada (Québec) et rencontrent les eaux chaudes qui montent vers le Nord Est, transportées par le Gulf-Stream.



 

Le courant des profondeurs.


Voici en 4 étapes, des points cruciaux d'une rupture annoncée selon le documentaire Le Courant des Profondeurs de la chaine de TV NHK.
L'Extention du Gulf Stream dénommée Dérive Nord Atlantique est mise à mal dans un réchauffement climatique où l'effet de surprise doit être pris en compte.
Ici les fameuses colonnes où chacune d'elle font plusieurs fois le débit de l'Amazone. Ces colonnes se situent au large du Groenland dans l'Altantique Nord.
Grace à un isotope radioactif, on a découvert le Courant de retour du Gulf Stream (Dérive Nord Atlantique dans les années 50-60 :



 

Ici on découvre donc la plongée jusqu'à 4000 m du Gulf Stream en coupe dans l'Altantique Nord. 
Ces mêmes plongées qui se sont ralenties d'une façon très significative dès les années 1990.


 
 

Le point en rouge montre des cheminées de plongée qui se situaient dans la zone bleue pendant les années 50-60.
Au début des années 2000,  selon Peter Wadhams, sur 12 immenses colonnes, il n'en resterait plus qu'une, elle ne descendrait jusqu'à 1000 mêtres de profondeur.

 

Depuis, en ces années 2008/2010, ces cheminées se seraient bien réactivées.



 

Les vents circulant tout autour de notre planète se sont intensifiés ces dernières années, la fonte des glaces, de la banquise, du permafrost et l'apport très important de pluies aux hautes latitudes dû à la condensation des océans et de l'effet de serre, joue un rôle majeur dans la baisse de la salinité de l'Altantique Nord.
Cette salinité qui joue un rôle majeur dans la circulation thermohaline des courants marins.
En effet, lors de la formation de la banquise, le sel est éjecté et créé une eau plus dense qui plonge dans les fonds marins créant au final les fameuses colonnes du Gulf Stream sur le chemin du retour.
Nous voyons sur l'image de dessus, cette extension du Gulf Stram qui est attiré comme un aimant vers l'Atlantique Nord.

 

Le réchauffement global : l'amorce d'une nouvelle ère glaciaire ?

Les conclusions sont à prendre avec beaucoup de recul...
Se souvenir que le Dryas récent a été provoqué par la vidange brutale du gigantesque lac Agassiz, sans commune mesure avec une fonte glaciaire, ou la fonte de la banquise.


Après cette étude des différentes actions du Gulf Stream, il apparaît que l'impact climatique de ce courant sur l'Europe se traduit par une douceur anormalement élevée pour la latitude, accompagnée d'une grande humidité, qui résulte de l'évaporation des eaux chaudes.
Ceci permet la présence d'une végétation très diversifiée dans une région où devrait dominer la toundra.

La civilisation européenne telle qu'on la connaît, nous l'avons vu, est étroitement liée aux conséquences climatiques inhérentes au courant de l'Atlantique Nord ( autre appellation du Gulf Stream ), qui ont permis l'essor de ce grand foyer de population, là où une carte du seul rayonnement solaire indiquerait un climat très rude, excluant cet espace de l'œcoumène.
L'Europe est donc ce qu'elle est, grâce au courant de l'Atlantique Nord… Mais qu'en serait-t-il sans son action ? Qu'adviendrait-il si les courants marins s'immobilisaient, cessant ainsi leur rôle de régulateurs thermiques ? Une catastrophe climatique menacerait l'Europe, ainsi que tous les autres espaces géographiques situés à la même latitude.

 

En effet l'équilibre qui permet la régulation thermique grâce aux courants marins, et notamment au Gulf Stream, apparaît relativement fragile; les dernières études montrent que si le réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre continu d'affecter le planète, la circulation des courants s'en verra ralentie, voire stoppée. La raison pourrait en être la fonte de la banquise en mer de Ross, et en mer de Wedel ( immenses mers de glace situées en Antarctique ).
Celle-ci, si elle était massive ( comme ce fût le cas il y a quelques mois quand une barrière de glace de plusieurs milliards de tonnes s'est détachée sous l'effet du réchauffement climatique en Antarctique ), perturberait la cinétique du Gulf Stream en entraînant son ralentissement et peut-être son arrêt temporaire selon l'ampleur du réchauffement.


En effet nous avons vu précédemment que la différence de densité entre masses d'eau est le moteur essentiel de la circulation des courants marins ; elle se caractérise par la plongée des eaux refroidies au contact des glaces à proximité des pôles. La fonte de ces glaces empêcherait donc les masses d'eau de se refroidir suffisamment et pourrait alors provoquer Les énormes quantités d'eaux douce issues de la fonte de la banquises endosseraient la plus grande responsabilité dans ce phénomène : en affectant la densité des masses d'eau, elles perturberaient ainsi durablement leur plongée, amplifiant le problème lié à l'insuffisance de leur refroidissement.un sévère ralentissement du Gulf Stream.

L'Europe ne bénéficiant plus de l'influence du courant se verrait alors confrontée à un climat digne de celui du Canada selon les prévisions les plus optimistes. En annihilant le rôle régulateur des principaux courants marins de la planète, le réchauffement climatique entraînerait en fait un net refroidissement du climat ( peut-être synonyme d'une nouvelle période glacière pour les plus pessimistes ) et cela bien au-delà du simple espace européen.
Les scientifiques ont nommé ce phénomène "paradoxe du Gulf Stream". Ce ralentissement serait donc lourd de conséquences pour les européens, et pour l'ensemble des humains vivant sous de hautes latitudes. Un tel scénario catastrophe suscite de vives inquiétudes dans la communauté scientifique, qui ne cesse de lutter pour la réduction des gaz à effet de serre.
Malheureusement elle n'est que trop peu entendue… Cependant, avec un nouvel argument qui risque de peser lourd : celui de la sauvegarde du Gulf Stream et plus largement de l'Europe économique et humaine telle qu'on la connaît actuellement, les adeptes du développement durable auront peut-être plus de crédit à l'avenir ( mais avant faudra-t-il convaincre les politiques du bien fondé de cette terrible menace, ce qui sera sans doute la partie, de loin, la plus difficile ).

Car après les désillusions du sommet de Johannesburg, et le constat qu'un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre ne verra sans doute jamais le jour, ou enfin, sous une forme réellement efficace, les dirigeants européens tardent à prendre conscience du réel danger qui guette notre civilisation. La menace est pourtant patente : il est avéré depuis quelques mois que le courant de l'Atlantique Nord a enregistré un régulier ralentissement au cours de la dernière décennie.
Le lien avec le réchauffement global est peut-être un peu prématuré, mais très fortement probable. Les dirigeants politiques devraient donc s'alarmer de ces signes préoccupants à moins qu'ils ne prennent conscience de la menace une fois le phénomène entré dans une phase de non-retour. ce qui naturellement n'est pas à souhaiter… De plus, un paramètre majeur reste ignoré : celui de la durée.
Personne ne sait aujourd'hui le temps nécessaire à un tel bouleversement climatique, aucun modèle informatique n'étant assez performant et fiable pour l'instant. En fait, tout pourrait aller très vite, car dans le pire des scénarios, seulement quelques décennies suffiraient.…


Iceberg géant partant à la dérive, pris dans les courants océaniques, depuis l'Antartique.

 

Scénario noir à la Maison-Blanche, si le Gulf Stream s’arrête...
 

Ce n'est qu'un scénario, qui commence à dater, et largement soumis à controverses, mais ce n'est en aucun cas une prévision.


Réchauffement climatique plus fonte des pôles égale arrêt du courant océaniqueplus panique sur la planète.
C’est l’équation remise par deux chercheurs américainsà George W Bush, qui s’est empressé de l’enterrer.

Certains rapports font froid dans le dos. Celui qu’ont écrit Peter Schwartz et Doug Randall à la demande du Pentagone a pour titre: «Pensons l’impensable».
On n’aurait normalement jamais dû en entendre parler: George Bush ne voulait pas qu’il soit publié. Mais il y a toujours des fuites. «L’impensable» a donc été dévoilé fin février.
En deux mots: il va faire froid et ça va chauffer sur la planète. Le froid, c’est pour le climat. Le chaud, ce sont les énormes conflits que ce refroidissement risque d’entraîner.

A ceux qui croiraient naïvement que nous sommes dans une période de réchauffement climatique qui entraînera dans le futur des canicules à répétition, rappelons, comme le font Schwartz et Randall, que rien n’est simple en matière de climat. Et qu’il est déjà arrivé dans le passé que des épisodes de chaleur provoquent des températures sibériennes en Europe et ailleurs.
C’était il n’y a pas bien longtemps: 12600 ans à peine, une période que les géologues appellent le Dryas récent. Le climat était alors à peu près le même qu’aujourd’hui, même si le niveau des mers était sensiblement plus bas. Mais les eaux chaudes du Gulf Stream baignaient déjà les côtes d’Europe jusqu’en Norvège, et tout allait bien.
Trop bien, car avec la chaleur les glaces de l’Arctique se sont mises à fondre. Et se sont répandues d’un coup, gigantesque débâcle glaciaire, dans tout l’Atlantique Nord. Avec une conséquence inattendue: cet apport d’eau douce a bloqué le Gulf Stream, ce «gigantesque tapis roulant hydraulique» qui parcourt les océans de la planète tantôt en surface, tantôt en profondeur, selon l’expression du paléoclimatologue français Jean-Claude Duplessy. (1)

Rendues plus légères par cette pellicule d’eau douce, les eaux du Gulf Stream cessèrent de se mélanger avec les eaux plus denses des fonds marins. Le célèbre courant, qui ne pouvait plus plonger pour continuer sa course océanique, fut considérablement ralenti. Conséquences immédiates: Les îles Britanniques connaissaient le climat de la Sibérie.0  Et les glaces, l’hiver, descendaient au large des côtes du Portugal! L’épisode dura un bon millier d’années, avant que le grand courant calorifère ne se remette en marche.en moins de soixante-dix ans, l’Europe se retrouva plongée en pleine période glaciaire.

 

C’est exactement ce que nous annoncent les experts du Pentagone: un nouveau Dryas, un coup de froid sévère sur l’Europe, avec toutes les conséquences qui s’ensuivraient, dans le monde entier. Car le froid entraînerait la sécheresse, perturberait les moussons jusqu’en Asie du Sud-Est. La famine menacerait 400 millions de personnes. La famine menacerait 400 millions de personnes. Leur préconisation: transformer les Etats-Unis en une sorte de forteresse capable de résister à l’assaut des populations affamées du reste de la planète.

Mais pas un mot sur la nécessité de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre dont les Etats-Unis sont les principaux responsables.. Ce silence pudique n’a pas suffi à George Bush, pour qui toute évocation des conséquences d’un réchauffement climatique global est une hérésie.. 

Il a donc mis le rapport au panier, comme il le fait régulièrement – le député démocrate Henry Waxman a dénombré 21 cas au moins – quand des scientifiques payés par le gouvernement vont contre les idées ou les intérêts du président.. Faut-il redouter la quasi-guerre mondiale que nous annoncent les experts du Pentagone? Pas sûr. Eux-mêmes prennent quelques précautions, parlent d’hypothèses plausibles. Mais, ajoutent-ils, ils étudient tous les scénarios. Jean-Claude Duplessy, lui, aurait tendance à qualifier ce genre de littérature de «délire militaire». 
D’abord parce que la salinité des eaux y a baissé.  Ensuite parce que dans un des trois détroits par lesquels s’engouffre le Gulf Stream dans la mer de Norvège, la vitesse du grand courant océanique a baissé de 20% depuis le milieu des années 1990.  Ailleurs, les mesures n’ont pas encore été faites. Ajoutons à cela que les glaces du Groenland pourraient bien se mettre à fondre si les températures montaient de plus de 2 °C, prévision la plus optimiste pour cette fin de siècle. Allons-nous condamner nos petits-enfants à vivre un nouvel âge glaciaire? Difficile à dire. Comme le souligne Jean-Claude Duplessy: «C’est la première fois dans l’histoire connue de la planète que nous allons passer d’une période chaude à une autre, plus chaude encore. Et là, nous manquons totalement de repères !».

(1) Auteur de «Quand l’océan se fâche: histoire naturelle du climat» aux Editions Odile Jacob, 1996. Gérard Petitjean.

 

 

Si l'on en croit ce qui est dit, le continent nord européen serait le plus "touché" - ( avec un froid spéctaculaire ) - le nord est canadien et americain aussi, et il y aurait d'eventuelles repercussions sur le nord asiatique. 

Le seul "hick", c'est que bien qu'il soit prevu une chute des temperatures de l'ordre de 3°Farenheit par an dans nos regions, il y a peu de données concernant l'influence du Jet-Stream, et sa façon de rechauffer nos regions.

Il se pourrait ainsi que nous ayons des hivers particulièrement froid et longs, et des periodes estivales très courtes, mais : -
-sans gulf stream, on peut s'attendre à des masses anticycloniques stagnantes sur l'atlantique nord.
-des remontées chaudes poussées par le jet stream, notamment l'été, nous apportant ainsi de courtes periodes estivales, mais au combien chaudes et seches.-un peu comme l'été 2003 ;) 
Le temps que nous avons ces derniers temps ( été 2004, chaud au sud, frais au nord + grosses différences thermiques aux extremes ) est peut-etre aussi une indication, sachant que le gulf stream a deja perdu pres de 40% de sa "force". Reste à savoir quand "l'assiette" basculera ;)

 

Lu sur : http://www.notre-planete.info/

 

Le petit âge glaciaire :


En bref, il semblerait que le petit age glaciaire du moyen-âge fut la cause d'un rechauffement qui se serait produit notamment dans les années  1100 à 1300 après JC.
La cause serait une variation solaire qui aurait permit la fonte de glaces polaires, etc entrainant un essouflement du gulf-stream pendant près de 550 ans.
Pendant ce petit âge glaciaire la variation solaire aurait produit également le minimum de Maunder et celui de Dalton.

 



Le Jet-Stream : Courant aérien.


Hiver ^               Fronts               ^ Eté                          ^ Hiver

 

Le jet stream est donc un courant de vent violent en forme de ruban ou de tube aplati circulant juste en-dessous de la tropopause et qui se déplace d'Ouest en Est, parfois de manière sinueuse.
Ces dimensions sont très variables d'une situation à l'autre.  On a conventionnellement fixé la vitesse minimale de ce courant à 100 noeuds.


Coupe du Jet-Stream

 

En fait, ce n'est pas seulement l'existence d'une vitesse élevée, mais la présence d'un fort gradient de vitesse autour de cette "rivière de vent" qui permet de déterminer qu'il s'agit bien du jet stream. Dans ces conditions, il peut avoir une épaisseur de 15000 à 20000 pieds au maximum. Ses dimensions horizontales sont extrêmement variables : 100 à 200 km pour la largeur, de 1000 à 2000 km pour la longueur moyenne.
Sa vitesse maximale est d'environ 400 noeuds au-dessus du Pacifique ! Dans le plan vertical il se situe dans l'air chaud, entre la tropopause associée à la masse d'air chaud et celle associée à la masse d'air froid. Etant donné qu'il ne peut pas s'élever il prend une position horizontale et s'accélère donc naturellement. 
Source Astrosurf.com


                                               

Jet-Stream au Canada


Jet-Stream à l'Everest


Jet-Stream au coucher du Soleil


Courbe des températures atmosphériques

 



Le Professeur Peter Wadhams.
 

Le Professeur Peter Wadhams de l'université de Cambrige en Angleterre est la personne qui a remis le rapport sur le Gulf Stream à Vienne en avril 2005.
Après avoir plongé en sous marin avec la Royal Navy ses conclusions sont édifiantes : Le Gulf Stream s'arrète  Il se prépare à repartir sur ces lieux pour refaire des analyses. Mais voici un rappel qui devient necessaire. 

8 mai 2005 The Sunday Times 
http://www.timesonline.co.uk/article/0,,2087-1602579,00.html 

La Grande-Bretagne pourrait être confrontée à une glaciation, en raison du ralentissement des courants océaniques. 
(Jonathan Leake, Rédacteur scientifique). 

Des scientifiques spécialisés dans le réchauffement climatique ont détecté les premiers signes concrets d'un ralentissement du Gulf Stream, le courant océanique puissant qui protège la Grande-Bretagne et l'Europe de la glaciation.
Ils ont constaté qu'un des "moteurs" conduisant le Gulf Stream (la plongée de l'eau de dégel en mer du Groenland) s'est affaibli à un peu moins d'un quart de son ancienne puissance.

 

2010 : Depuis cet article déjà ancien, les observations ont montré que le Gulf Stream a bien repris de la vigueur.


Peter Wadhams de l'université de Cambrige en Angleterre.

 

L'affaiblissement, apparemment provoqué par le réchauffement global, pourrait annoncer de grands changements du courant dans les années ou les décennies à venir.
Paradoxalement, il pourrait mener la Grande-Bretagne et le nord-ouest et l'Europe à subir une diminution sensible des températures. Un tel changement a été longtemps considéré comme possible par les scientifiques mais ce nouveau résultat est parmi les premiers à montrer l'évidence expérimentale claire du phénomène.

Peter Wadhams, professeur en Physique océanique à l'université de Cambridge, a réalisé des examens sous la calotte polaire arctique, à l’aide de sous-marins de la Marine royale. Il a aussi utilisé des bateaux pour prendre des mesures à travers la mer du Groenland. 
« Récemment encore, nous trouvions des "cheminées géantes" où les colonnes d’eau froide et dense descendaient de la surface jusqu’à 3.000 mètres de profondeur, mais elles ont maintenant presque disparu » a-t-il déclaré. « L’eau froide descendue vers les profondeurs était remplacée par de l'eau chaude arrivant du sud, ce qui maintenait la circulation. Si ce mécanisme ralentit, cela signifiera que moins de chaleur atteindra l'Europe.

Un tel changement pourrait avoir un impact grave sur la Grande-Bretagne, qui se trouve sur la même latitude que la Sibérie et devrait donc être beaucoup plus froide qu’elle ne l’est actuellement. Le Gulf Stream apporte 27.000 fois plus de chaleur aux rivages britanniques que ce que l’alimentation en énergie de toutes les nations ne pourrait produire. 
Il réchauffe la Grande-Bretagne de 5 à 8°. Wadhams et ses collègues croient que de tels changements pourraient bien être en cours. Ils pensent que le ralentissement du Gulf Stream est susceptible d'être accompagné d'autres effets, tels que la fonte complète d'été de la calotte polaire aux environ 2020, et presque certainement de 2080. Ceci constituerait un désastre pour la faune arctique, telle que l'ours blanc, qui subirait une totale extinction.

Les voyages sous-marins de Wadhams l'ont amené sous la calotte polaire arctique. Il était équipé d’un sonar pour examiner la surface intérieure immergée des glaces. Il a constaté que la glace s’est amincie de 46% au cours des 20 dernières années. 
Les résultats de ces observations l'ont incité à se concentrer sur un dispositif appelé «Odden ice shelf » (« couches de glace d’Odden »), qui se développe dans la mer du Groenland chaque hiver - et recule en été. La croissance de ces strates de glace déclenche la formation annuelle des colonnes de descente de l'eau : pendant que l'eau de mer gèle pour former la strate, les cristaux de glace expulsent leur sel dans l'eau environnante, la rendant plus lourde que l'eau profonde.

Actuellement, l’Odden a presque arrêté sa formation. Il a été examiné pour la dernière fois en 1997. « Dans le passé nous pouvions voir 9 à 12 colonnes géantes se formant sous la couche de glace tous les ans. 
Lors de notre dernière plongée, nous en avons trouvé seulement deux et elles étaient si faibles que l'eau descendante ne pouvait pas atteindre le fond de la mer » a expliqué Wadhams, qui a communiqué ses résultats lors d'une réunion de l'Union européenne de Geosciences à Vienne (European Geosciences Union – EGU). L’effet exact de tels changements est difficile à prévoir parce que le climat met des années à y répondre - et parce qu'il y a deux autres secteurs de l'Atlantique nord où l'eau descend, aidant à maintenir la circulation. Peu de choses sont connues à propos de la manière dont le changement de climat affecte ces transformations.
Wadhams suggère cependant que l'effet pourrait être dramatique. « Une des choses effrayantes dans le film "Le Jour d ‘après" était le bouleversement de la circulation dans l'Océan Atlantique, parce que la descente de l'eau froide dans l'Atlantique nord s'arrêtait soudainement » a-t-il expliqué.
« Eh bien, la descente s'arrête, quoique beaucoup plus lentement que dans le film – quelques années plutôt que quelques jours. Si cela continue, l'effet sera de refroidir le climat de l'Europe nordique. La glaciation de l'Europe est donc une possibilité envisageable; une autre est que le ralentissement du Gulf Stream puisse maintenir l'Europe fraîche pendant que le réchauffement global affectera le reste du monde -- mais avec une augmentation notable des événements météorologiques extrêmes.

 

 

Érosion marine

Par Le 06/04/2018

L'immeuble "Le Signal" de Soulac-sur-mer en Gironde, victime de l'érosion marine, le 21 mars 2015 ( AFP / JEAN-PIERRE MULLER )

Là, on entre dans le domaine du sordide.

Evidemment que la justice ne va pas leur donner raison et faire valoir le droit à un dédommagement quelconque étant donné que la montée des océans n'est pas une supposition mais une certitude et qu'il serait suicidaire financièrement pour un Etat d'entrer dans une telle démarche. Ce sont des milliers de maisons et de bâtiments, d'usines, de zones commerciales et industrielles qui sont concernées. En France et dans tous les pays côtiers. 

 


 

L'immeuble "Le Signal" de Soulac-sur-mer en Gironde, victime de l'érosion marine, le 21 mars 2015 ( AFP / JEAN-PIERRE MULLER )

Le Conseil constitutionnel a débouté vendredi les propriétaires d'un immeuble de Soulac-sur-Mer (Gironde), menacé d'effondrement et évacué depuis 2014, qui se battent pour faire reconnaître l'érosion dunaire au titre des risques naturels donnant droit à indemnisation.

"Le Signal", immeuble de quatre étages construit en 1967 à 200 mètres du rivage, n'est plus qu'à une dizaine de mètres de l'océan, sur une petite dune prête à s'effondrer. Les 75 propriétaires ont été évacués par arrêté préfectoral, mais pas indemnisés au titre du fonds dit "Barnier" pour risques naturels majeurs.

Le Conseil constitutionnel était saisi de la conformité à la Constitution d'un article du code de l'environnement, par les copropriétaires qui ont été déboutés de recours successifs, jusqu'au Conseil d'Etat qui a examiné le cas en janvier.

Cet article (L561-1) recense les conditions de déclaration d'utilité publique de l'expropriation (mouvements de terrain, avalanches, submersion marine, etc.) mais ne cite à aucun moment l'érosion dunaire.

L'avocat des copropriétaires avait déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur la conformité de cet article avec la Constitution, au nom de l'égalité des citoyens devant la loi.

A l'audience au Conseil d'Etat, le rapporteur public s'était interrogé sur la distinction entre érosion dunaire et submersion marine. Sans trancher le débat, il avait relevé l'importance d'un traitement égalitaire des citoyens devant la loi et recommandé de transmettre la QPC au Conseil constitutionnel.

Celui-ci, dans sa décision, a estimé que le grief de méconnaissance du principe d'égalité devant la loi "doit être écarté".

Les Sages ( où se trouve cette sagesse ?)...réitèrent que les dispositions contestées "n'incluent pas le risque d'érosion côtière" et que le législateur a voulu instituer un dispositif de solidarité, non pas "pour tous les propriétaires d'un bien exposé à un risque naturel, mais uniquement (pour) permettre d'exproprier, contre indemnisation ceux exposés à certains risques naturels".

"On se heurte à un mur", a réagi vendredi le président du syndicat des copropriétaires, Jean-José Guichet, évoquant une "injustice flagrante", une "maltraitance depuis des années". Il estime que l'Etat "a peur de la jurisprudence" et que le dossier Signal "embête tout le monde".

Il a alerté sur le cas de "plusieurs copropriétaires dans une situation financière dramatique" devant continuer à rembourser des appartements, hérités pour certains, "à valeur zéro, et sans indemnisation".

Le Conseil d'Etat devrait à présent statuer sur le fond dans les prochains mois.

Les copropriétaires pour leur part, espèrent via le Sénat pouvoir influer sur une proposition de loi sur l'adaptation des littoraux au changement climatique.

 

Crédits : Google / NASA / flood.firetree.net

A l’aide d’un simulateur de montée des eaux, SciencePost vous propose une petite vision de ce à quoi le monde ressemblerait, ou plutôt des territoires qui viendraient à disparaitre.

Au XXe siècle, le niveau des océans a augmenté plus vite que pendant les trois derniers millénaires, et aujourd’hui, une personne sur dix vit dans une zone menacée par la montée des eaux. Cependant, une hausse de 50 mètres du niveau de la mer n’est pas à l’ordre du jour. En effet, le pire scénario envisagé par les experts du GIEC, le RCP8.5, prévoit une hausse du niveau des eaux de 6,63 m « seulement » à l’horizon 2500. Il faudrait que la totalité des glaces de l’Antarctique fonde pour que l’on arrive à une hausse du niveau des mers de 60 mètres, ou encore de 7 mètres si les glaces du Groenland disparaissaient. Tout ce qui suit relève donc de la fiction.

Puisque nous sommes français, intéressons-nous à la France. Dans le cas d’une augmentation de 50 mètres du niveau des océans, notre territoire se réduirait en de nombreux points au niveau des littoraux, premières zones logiquement impactées. Sur la côte méditerranéenne, de nombreuses villes disparaitraient, comme par exemple Cannes, Toulon, Marseille, Montpellier, et Sète tandis que l’eau recouvrirait la Camargue et remonterait le Rhône jusqu’à une trentaine de kilomètres au nord d’Avignon.

Dans l’ouest, les conséquences seraient encore plus graves avec une partie de la Bretagne et de l’Aquitaine sous l’eau, ainsi, les villes de Nantes, Rennes, La Rochelle, ou encore Bordeaux seraient ensevelies. Quant à Paris, la capitale se trouverait gravement inondée, tout comme l’intégralité des communes installées le long de la Seine et de quelques-uns de ses affluents. Le nord (Calais, Lille) disparaitrait également.

En Europe, le Danemark, mais surtout les Pays-Bas n’existeraient pratiquement plus, tout comme le nord de l’Allemagne, la Flandre (Belgique), l’ouest de l’Angleterre ou encore le nord-est de l’Italie. Ainsi, des villes telles que Londres, Amsterdam, Anvers, Copenhague, Berlin, Venise ou encore Dublin seraient sous l’eau. Également, l’enclave russe de Kaliningrad (entre la Pologne et la Lituanie) serait pratiquement noyée.

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En Asie, la Chine serait gravement touchée avec la perte de provinces entières, surtout dans le nord-est, et des villes telles que Canton, Shanghai, Tianjin et Pékin. Le Bangladesh disparaitrait, tout comme les régions de Calcutta et de Chennai en Inde. Le sud de la Birmanie, une partie de la Thaïlande (Bangkok), ou encore la moitié du Cambodge et les zones les plus peuplées du Vietnam seront noyées. Plus au sud, les îles indonésiennes et malaisiennes de Sumatra et de Bornéo perdraient un tiers de leur superficie, alors que Singapour serait engloutie, tout comme Jakarta. Au nord, les villes japonaises de Tokyo et Osaka disparaitraient, tout comme Séoul et Incheon en Corée du Sud et Pyongyang en Corée du Nord.

En Amérique, les États-Unis perdraient la Floride, et tout le littoral du Golfe du Mexique (Houston, Nouvelle Orléans), tandis que le Mississippi inonderait une grande partie de l’état éponyme. Toute la côte est serait noyée, faisant disparaitre des villes telles que Baltimore, Philadelphie, New York ou encore Boston. Sur la côte ouest, adieu San Francisco, San José et Sacramento. Au Canada, le fleuve Saint-Laurent inonderait les villes de Montréal et de Québec. Au Mexique, le Yucatan et d’autres régions de l’est seraient sous les eaux. Cuba perdrait un tiers de son territoire, et le Venezuela un quart. Le fleuve Amazone déborderait gravement causant d’énormes inondations dans le nord-est et le centre du Brésil. En Argentine, une vaste région incluant la capitale Buenos Aires serait également noyée.

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Ailleurs dans le monde :

– La Mer Noire ferait de la Crimée une île, ou plutôt un archipel
– La Mer Caspienne doublerait presque de volume
– En Irak, une zone allant de Bagdad au Golfe Persique serait noyée
– Disparition du Caire et graves débordements du Nil
– Disparition de la Bande de Gaza
– Creusement naturel de la 
Mer intérieure du Sahara
– Disparition du Qatar, de Bahreïn et des émirats de Dubaï et d’Abu Dhabi
– Le Sénégal réduit de moitié, disparition de la Gambie
– Disparition de nombreuses capitales africaines comme Monrovia, Accra, Lomé, Lagos, Douala, Libreville, et Maputo.
– Perte des plus grandes villes australiennes
– La région des lacs d’Australie-Méridionale complétement inondée
– Disparition des Bahamas

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圖片 4

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Cette fiction a été élaborée via firetree.net, un simulateur de montée des eaux utilisant la base cartographique de Google Maps et 50go de données provenant de la NASA. Ce simulateur permet une montée des eaux de +1 à +60 mètres au dessus du niveau de la mer.

Sources : Flood Maps – Journal de l’Environnement

De l'inconscient freudien aux neurosciences

Par Le 05/04/2018

http://www.hypnose-changement.com/hypnose/inconscient.php

De l'inconscient Freudien aux neurosciences.

Le cerveau, siège de l'inconscient et de la conscience.
Le cerveau, siège de l'inconscient et de la conscience.

Un seul cerveau pour un inconscient et une conscience.

Comment parler de l’inconscient sans citer Freud ? Le concept d’inconscient Freudien a marqué le XIXe siècle tant sur le plan philosophique que sur le plan thérapeutique, notamment avec la psychanalyse. Les neurosciences et les progrès de l’imagerie fonctionnelle cérébrale nous enseignent pourtant que les théories Freudiennes sont bien loin de la réalité.
Qu’est-ce que l'inconscient? C’est bien sûr l’ensemble des processus et des actions qui échappent à notre conscience. C’est-à-dire notre système neuro végétatif qui gère notre respiration, notre activité cardiaque ou immunitaire, mais aussi toute l’activité psychique qui se déroule à notre insu. 
L’écrasante majorité de nos actions est inconsciente, car utiliser notre néocortex pour réfléchir et penser consciemment nous fatigue, consomme beaucoup d'énergie et prends du temps, beaucoup trop de temps pour répondre efficacement aux multiples situations de notre vie quotidienne.
Vous pensez avoir pris une décision consciemment? Détrompez-vous, le plus souvent votre inconscient l’a prise bien avant vous, avant même que vous n’ayez commencé à réfléchir. Que ce soit pour faire vos courses ou choisir votre partenaire dans la vie, c'est souvent lui qui décide.

Les fonctions de l'inconscient et du conscient.

Cerveau conscient et cerveau inconscient.
Le lobe frontal, siège de la conscience
et les structures internes de l'inconscient.

Le cerveau inconscient et le cerveau conscient.

On situe la conscience, en tant que fonction cognitive supérieure, dans le néocortex préfrontal, mais cette partie du cerveau est toute récente, quelques millions d’années alors que la vie est apparue il y a environ quatre milliards d’années. Il est évolué, mais lent et grand consommateur d’énergie.
Notre « ancien cerveau », inconscient, est toujours présent et actif, il a l’avantage d’être très rapide et de consommer peu d’énergie. Son rôle premier était d’assurer la survie et la reproduction, et pour cela il a développé deux stratégies : La peur et le plaisir.
Notre inconscient gère 90% de nos actes et de nos décisions, essentiellement par le circuit de la peur et le système de la récompense et du plaisir, associé au centre du dégoût. Ces deux circuits appartiennent aux structures anciennes de notre cerveau, et sont stimulées par les émotions, positives ou négatives. Notre psychisme et nos décisions sont donc extrêmement influencées par l’évitement de l’émotion de peur et la recherche de l’émotion de plaisir.

Le thalamus.
Le thalamus, il décide des informations que notre
inconscient va partager avec notreconscience.

Le thalamus: Le gardien de la conscience.

Le thalamus, une structure de notre ancien cerveau, donc très rapide, reçoit toutes les informations visuelles, auditives, gustatives, olfactives et kinesthésiques. Il compare automatiquement ces informations à une immense base de données, notre mémoire, et prend une décision.
L’information est banale et n’apporte rien de nouveau, le thalamus décide alors de ne pas la transmettre au cortex préfrontal, et vous n’en aurez jamais conscience. Pourtant cette information sera ajoutée à la base de données, c’est-à-dire gardée en mémoire.
L’information est suffisamment pertinente ou nouvelle, le thalamus la porte alors à votre conscience, où elle est examinée et devient une nouvelle connaissance, une nouvelle expérience, un nouvel apprentissage.
L’information comporte une notion de danger et une émotion de peur, le thalamus va la transmettre simultanément au cortex préfrontal et à l’amygdale cérébrale, autre structure rapide de notre cerveau inconscient, qui va déclencher les réactions appropriées au danger avant même que votre conscience n’ait commencé à y réfléchir.

L'hypnose et la mémoire.

Nous recevons onze millions d’informations par secondes, que notre conscience est bien incapable de traiter. Seules les informations les plus pertinentes, choisies par notre thalamus, sont donc transmises à notre conscience.
Mais ces informations ne sont pas perdues, elle sont enregistrées et gardées en mémoire dans l’immense base de données gérée par notre inconscient.
L’hypnose permet l’accès à l’inconscient et à cette mémoire, ce qui explique notre mémoire est bien plus performante en état d’hypnose qu’en état d’éveil. Quand on fait une régression en âge sous hypnose, on ne se souvient pas d’un évènement, on le revit, et on peut retrouver de nombreuses informations qui avaient échappées à notre conscience.

Le circuit de la peur

L'amygrale centre de la peur.Le circuit de la peur.
Le circuit de la peur, rapide par l'amygdale,
plus lent mais plus fiable par le cortex.

L’amygdale cérébrale et l’émotion de peur.

Les informations perçues par nos cinq sens sont donc transmise au thalamus qui les compare en permanence et automatiquement à sa banque de donnée, la mémoire de toutes nos expériences de la vie.
Si ces informations évoquent un danger, le thalamus va les transmettre au cortex préfrontal où nous en prendrons conscience, mais en même temps il va les transmettre à l’amygdale cérébrale où va naitre l’émotion de peur.
Avant même que vous n’ayez commencé à réfléchir, l’amygdale va déclencher les réactions de survie, de fuite ou de défense, en actionnant le système endocrinien (Sécrétion d’adrénaline) et le système neuro musculaire. Vous aurez commencé à bouger ou vous vous serez immobilisé avec tous les signes du stress (Accélération du rythme cardiaque, pâleur, sudation…) un tiers de seconde avant d'en avoir conscience.
Quelques centaines de millisecondes plus tard, la conscience, après réflexion, confirmera l’action si le danger est réel, ou l’interrompra si le danger n’était pas réel.
En pratique si votre thalamus reçoit l’information d’un ballon se dirigeant vers la chaussée, d’un enfant en train de courir et d’une voiture qui va croiser sa trajectoire, vous aurez commencé à vous déplacer pour rattraper l’enfant avant même que votre conscience n’en soit avertie.
Ce circuit de la peur est donc très rapide mais il peut se tromper, si votre thalamus reçoit l’image floue de votre vision périphérique d’une forme sombre allongée dans l’herbe, il peut vous immobiliser immédiatement dans une émotion de peur en la prenant pour un serpent.
Quelques centaines de millisecondes plus tard, votre conscience, par le cortex préfrontal aura examiné la situation et compris que ce n’était qu’un bâton sur le sol, il annulera alors les réactions de peur et de stress.
Tout le monde a déjà vécu à maintes reprises ces moments où le bruit d’une porte qui claque violemment nous surprend et provoque une décharge d’adrénaline qui nous immobilise dans un état de stress et une émotion de peur. C’est l’amygdale, par le circuit rapide de la peur qui a provoqué cette réaction.
Une fraction de seconde plus tard, la conscience du cortex préfrontal annulera cette réaction en constant qu’il n’y a pas de danger.
Plus le danger est important et imminent, plus la réaction est intense, elle peut aller du simple désagrément à l’état de panique le plus complet. Si vous rentrez chez vous, votre thalamus peut identifier en une fraction de seconde dans quel état d’esprit est votre conjoint, et s’il n’est pas bon, votre amygdale vous aura préparé et changé votre comportement avant même que votre conjoint n’ai prononcé le moindre mot. Si vous êtes agressé dans la rue avec un couteau sous la gorge, la réaction induite par votre amygdale sera d’une intensité bien différente.

Cerveau droit et cerveau gauche.
Réaction émotionnelle inconsciente rapide par le circuit
de la peur.

L’hypnose dans le circuit de la peur.

Le circuit de la peur passant par l’amygdale est donc rapide, puissant et efficace face au danger. Il commet parfois des erreurs, mais elles sont rapidement corrigées par notre conscience, et il vaut mieux prendre un bâton dans l’herbe pour un serpent et réagir instantanément, qu’ignorer une forme allongée dans l’herbe et se faire mordre par un serpent.
Mais ce circuit rapide de la peur dépend de notre mémoire inconsciente, cette base de données gigantesque où sont classés toutes nos expériences de la vie, tous nos apprentissages, et plus ils sont chargés d’émotion, plus ils seront disponible dans cette mémoire inconsciente et plus ils déclencheront de réactions de peur et de stress.
Mais que se passe-t-il si notre inconscient a associé par erreur une émotion négative à une information qui ne comporte aucun danger et l’a mise en mémoire dans sa base de données ?
Si enfant vous voyez l’un de vos parents, qui représente la raison et la connaissance, paniquer devant une araignée, il est fort possible que votre inconscient associe l’image de cette petite bête le plus souvent inoffensive à un danger extrêmement important, et déclenche toute votre vie un état de panique à sa vue.
Pendant votre scolarité vous avez été quelques temps le souffre-douleur d’un élève, et vous avez associé une micro expression de visage, un timbre de voix ou tout autre détail à ces moments désagréables, et à l’âge adulte si vous rencontrez une personne possédant certaines de ces caractéristiques, votre thalamus enverra cette information à l’amygdale et déclenchera un sentiment de malaise. Même si cette personne est la plus bienveillante qui soit.
Notre conscience peut corriger une information qui est fausse, par exemple, après examen et réflexion, ce n’est pas un serpent mais un bâton et il n’y a pas de danger. La réaction de l’amygdale est alors annulée.
Mais notre conscience ne peut pas modifier l’association de peur qui est liée à une information dans la mémoire, dans la base de données. Si vous avez la phobie des araignées, votre amygdale va déclencher une émotion de peur, votre conscience va confirmer que c’est bien une araignée et signaler qu’il n’y a pas de danger (Car vous avez appris que, raisonnablement, ce n’était pas dangereux), mais votre amygdale ne va entendre que la confirmation que c’est bien une araignée et entretenir la réaction de peur, car dans la base de données l’araignée est bien associée au danger.
C’est ce qui explique que l’émotion est toujours plus forte que la raison, et c’est là qu’intervient l’hypnose. En accédant directement à l’inconscient, l’hypnose peut corriger les associations erronées, gênantes et excessives de notre base de données.

Le système de la récompense.

Le circuit de la récompense.
Le circuit de la récompense.

Découverte du circuit de la récompense par Olds et Milner.

En 1954, James Olds et Peter Milner découvrent l’existence de centres du plaisir. L’expérience consiste à implanter une électrode dans une région du cerveau d'un rat, la stimulation électrique directe de cette région provoque une émotion de plaisir que le rat va chercher à reproduire. Si on apprend au rat à s’auto-stimuler en abaissant un levier relié au stimulateur, il va l’activer en permanence.
Ce système rebaptisé circuit de la récompense est tellement puissant que le rat ne pense plus à assurer ses besoins élémentaires comme s’alimenter, et il ne dort que pendant de brèves périodes pour reprendre cette stimulation sitôt éveillé. Même si on augmente l’intensité du courant électrique et que cela le projette violemment contre les cloisons de sa cage, le rat va immédiatement retourner s’auto-stimuler. Certaines zones sont sélectives et apportent la satisfaction de la sensation de soif, de faim ou du désir sexuel, d’autres procurent un plaisir général. Parmi ces zones le noyau accubens est l’un des plus connus.

Le rôle du circuit de la récompense.

Ce système présent chez tous les mammifères est destiné à assurer la survie et la reproduction.
De façon innée, s’alimenter active le circuit de la récompense, dès la naissance manger procure un plaisir, un peu plus tard la simple vue de l’aliment ou son odeur activera ce circuit et motivera l’action nécessaire pour y accéder. Plus tard encore la simple représentation mentale de l’aliment suffira à activer ce système. Ce système répond donc à des stimuli innés, comme la faim, la soif, le désir sexuel, la recherche de chaleur ou de fraicheur selon les conditions climatiques, la fatigue et le besoin de sommeil…
Notre état physique va moduler ce système de la récompense. Par exemple en début de repas le plaisir de manger va être intense, et diminuer à mesure que la sensation de faim disparait. Quand la sensation de faim a disparu, la vue d’un aliment n’activera plus ce circuit de la récompense. Il en va de même pour la soif, le sommeil ou le désir sexuel… Du moins tant que ce système n’est pas déréglé. A ce système de la récompense, que nous réduirons pour les exemples au noyau accubens, correspond un système opposé:
Le centre du dégoût et du déplaisir, situé dans le cortex insulaire encore appelé insula.

Cerveau droit et cerveau gauche.
Le cerveau, siège de l'inconscient et de la conscience.

Noyau accubens et addictions.

Des substances psychotropes comme certaines drogues vont stimuler directement et puissamment le noyau accubens, et vous rendre dépendant comme le rat dans l’expérience d’Olds et Milner. Il s’agit alors de drogues dures et de dépendance physique.
La dépendance psychique et bien plus fréquente, l’homme est un animal évolué et le circuit de la récompense n’est pas uniquement activé par des stimuli innés, appelés aussi stimuli inconditionnels. Il s’active également par des stimuli acquis, appelé stimuli conditionnels, qui fonctionnent sur le principe du réflexe conditionnel de Pavlow.
Notre cerveau inconscient fonctionne en faisant des associations, nous l’avons vu avec le circuit de la peur et l’amygdale cérébrale. C’est très rapide et efficace en cas de danger, mais parfois cela peut provoquer des phobies lorsque la notion de danger est associée par erreur à une information et que cela est inscrit dans notre mémoire.
Le noyau accubens va lui aussi être stimulé par des associations erronées. Qui vont dérégler le circuit de la récompense. Ainsi la cigarette dont la nicotine provoque une très faible dépendance physique va être associée aux moments de détente et de plaisir, et votre noyau accubens va vous la réclamer, par le principe du réflexe conditionné. De même les jeux d’argent peuvent devenir une addiction aussi puissante et destructrice que les drogues les plus dures.
La raison n’y pourra rien, le noyau accubenscentre du plaisir, sera toujours plus fort que la raison. La formation d’associations erronées peut aussi toucher les stimuli inconditionnels et innés, l’absence de faim ne modulera plus alors le plaisir de s’alimenter et conduira à l’obésité. Cela peut être sélectif pour un aliment comme le sucre ou concerner toute l’alimentation.

L'hypnose dans le circuit de la récompense.

Le noyau accubens, quand il est excité par un produit (Aliment, drogue...) ou une action (Rapport sexuel, jeux d'argent...) nous procure une sensation de plaisir. Mais quand il est averti par nos sens de la présence de ce qui lui procure du plaisir, il s'auto excite et nous pousse inexorablement à accomplir l'action qui va nous procurer ce plaisir. Et s'il est en état de manque, il vous incitera à ne penser qu'a lobjet de son plaisir. C'est la dépendance psychique.
L’hypnose fera le nettoyage de votre noyau accubens, l’accès à l’inconscient permet de changer les associations émotives erronées qui aboutissent à l’addiction et la dépendanceL’hypnose permet de reprendre le contrôle conscient sur sa vie, de se libérer des influences toxiques puissantes qui se sont glissées dans les mécanismes automatiques de notre inconscient.

Cet inconscient qui nous gouverne.

Noyau accubens et cortex insulaire.
Le noyau accubens., et le cortex insulaire.

Noyau accubens et cortex insulaire.

Faites-vous vos courses de façon consciente ? Difficile à admettre, mais bien souvent c’est votre inconscient qui décide de ce qu’il y aura dans votre panier.
Vous pensez voir un paquet de friandise et décider de l’acheter, mais votre noyau accubens a été informé de sa présence un tiers de secondes avant votre conscience et a déjà pris la décision en déclenchant le circuit de la récompense. Sans lui vous n’auriez peut être même pas remarqué la présence de ces friandises que vous n’aviez pas l’intention d’acheter en entrant dans le supermarché.
Mais il suffit qu’au même moment vous perceviez une odeur désagréable, que vous entendiez une blague de mauvais goût ou que le prix soit trop élevé et le cortex insulaire, centre du dégoût, s’active automatiquement.
Acheter ou ne pas acheter ne sera pas un choix conscient, vous suivrez l’avis du système le plus activé. Si le noyau accubens s’active, vous achetez, si l’insula prends le dessus, rien ne vous fait envie et vous n’achetez pas.
De nos jours le neuro marketing s’ingénie à faire naitre des associations erronées dans votre cerveau. C’est pour cela que votre noyau accubens s’activera à la vue du dernier smartphone, de cette marque de lessive, de parfum ou de produit laitier…

La conscience prendrait les décisions importantes ?

Laisser l’inconscient gérer les petites choses du quotidien, prendre les décisions à l’insu de votre conscience comme pour faire les courses, cela peut avoir des avantages. C’est rapide, sans cela vous mettriez des heures à vous décider entre deux produits.
Mais vous pensez gérer les décisions importantes de votre vie ? L’une de ces décisions les plus importantes est le choix du partenaire avec lequel vous vous engagez sur une relation à long terme, peut-être pour toute votre vie, et avec lequel vous aurez sans doute des enfants. Là encore c’est votre inconscient qui prend les décisions. Si vous dressiez la liste du pour et du contre, même si le contre l’emporte de loin sur le pour, vous commenceriez cette relation. Pire encore, si cette liste se confirme et s’allonge au fil du temps, votre inconscient vous pousserait à continuer cette relation. Vous en doutez ? Pour vous en convaincre lisez l'article sur le 
cerveau amoureux.

Le concept d'inconscient de nos jours.

L’inconscient: Un puissant calculateur au service de l'intelligence consciente.

Notre cerveau inconscient s’est perfectionné pendant quatre milliards d’années, alors que notre cerveau conscient n'a que quelques millions d'années. c’est un puissant calculateur qui sait admirablement gérer la coordination de nos mouvements et nos fonctions vitales.
Il passe son temps à enregistrer toutes les informations qu’il reçoit de nos cinq sens, il les classes dans une immense base de données, dans notre mémoire à laquelle il a un accès complet et instantané, alors que notre conscience ne peut accéder qu’a une infime partie.
Ces informations, il les associe à ce qui lui semble bon, mauvais ou dangereux pour nous, et a une émotion positive ou négative plus ou moins forte. Et plus l’émotion est forte, plus elle stimulera le système de la récompense, le centre de la peur ou le centre du dégout.
Ainsi à chaque instant notre comportement et la motivation qui nous pousse à accomplir une action ou une autre, est simplement la réponse à celui qui est le plus excité entre l’accubens, l’insula ou l’amygdale. On écoute celui qui crie le plus fort en nous.
Notre inconscient fait tout pour nous satisfaire, mais parfois il fait des erreurs, en associant une information à une émotion qui ne convient pas. Et corriger ce qu’il a gravé dans sa base de données, il n’y arrive pas, ou pas facilement. Et notre conscience, qui a un accès extrêmement limité a la mémoire, en est incapable aussi.
C’est certainement l’une des raisons de l’existence de l'hypnose, cet état intermédiaire entre le conscient et l’inconscient, par lequel la mémoire est totalement accessible, ainsi que la modification des émotions associées par erreur. Ce qui nous permet, par exemple, de nous libérer si facilement de phobies ancrées en nous depuis des années.

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Sciences étonnantes : les trous noirs

Par Le 04/04/2018

Une douzaine de trous noirs débusqués au centre de la voie lactée

Un trou noir est un objet céleste qui possède une masse extrêmement importante dans un volume très petit.Reporters (Illustration)

Une douzaine de trous noirs ont été détectés au cœur de la voie lactée, «la partie immergée de l’iceberg» selon des astronomes qui s’attendent à ce qu’il y en ait environ quarante fois plus, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

«Nous avons observé une douzaine de trous noirs» au centre de la voie lactée, explique Charles Hailey de l’université Columbia aux États-Unis.

Un trou noir est un objet céleste qui possède une masse extrêmement importante dans un volume très petit.

Il en existe deux sortes: les trous noirs stellaires, qui se forment à la fin du cycle de vie d’une étoile et les trous noirs supermassifs logeant au centre des galaxies, qui pèseraient entre un million et des milliards de fois le soleil.

La théorie prédit que les trous noirs supermassifs sont entourés de grappes de trous noirs stellaires mais jamais cela n’avait été confirmé par l’observation, même autour du trou noir supermassif de la voie lactée, Sagittaire A*, le plus proche de la terre.

«La partie immergée de l’iceberg»

Pour Charles Hailey la découverte de douze trous noirs stellaires près de Sagittaire A* ne représente que «la partie immergée de l’iceberg». Ces objets célestes «sont très loin et nous devons donc louper les plus petits», ajoute-t-il.

En se basant sur le nombre de petits trous noirs observés dans la zone la plus proche de la terre, l’astronome en déduit combien ils ont dû en louper plus loin: ils seraient en tout environ 500 à peupler le noyau de la galaxie.

Et ce n’est pas fini: «en se basant sur nos résultats, nous croyons qu’il y en a environ 10.000 à moins de 3 années-lumière du trou noir supermassif», ajoute le chercheur.

«Notre galaxie est tout à fait normale donc si son centre abrite des tonnes de trous noirs, cela doit également être le cas pour la plupart des autres galaxies», précise Charles Hailey.

Perceptions chez les plantes

Par Le 04/04/2018

Les plantes sont des organismes vivants capables de voir ! L’hypothèse a été publiée dansune revue scientifique par le professeur italien Stefano Mancuso. Pourtant, d’après nos connaissances, elles n’ont pas d’yeux ni de système nerveux. Cela vaut bien quelques explications.

Les plantes nous regardent. Elles ont la capacité de déchiffrer les choses qui sont autour d’elles. Stefano Mancuso est le directeur du laboratoire de neurobiologie végétale de l’université de Florence en Italie. Comment est-il arrivé à formuler cette hypothèse ? Il prend l’exemple d’une plante qui vit au Chili : la Boquilla trifoliolata :

« Cette plante a une extraordinaire capacité au mimétisme. Elle grimpe à l’arbre et ses feuilles prennent l’aspect des feuilles de l’arbre. Autrement dit, elle change sa morphologie, sa couleur et sa consistance. Ses feuilles peuvent devenir plus grosses, plus fines et même se faire pousser des épines ! »

LINV@LinvFlorence

Firenze, lo studio: "Le piante ci vedono, hanno 'sensori' sulle foglie" http://fb.me/3gXxRmY1j 

Firenze, lo studio: "Le piante ci vedono, hanno 'sensori' sulle foglie"

L'ipotesi è stata formulata in un articolo apparso sulla rivista scientifica "Trend in plant science" e firmato da Stefano Mancuso, il

 

Cette étude de Stefano Mancuso se base sur un principe qu’il énonce ainsi :

« Pour que l’on puisse imiter, on a besoin de connaître ce que l’on veut imiter. »

Crédit photo : SINITAR / Shutterstock
Crédit photo : SINITAR / Shutterstock

Stefano cote un autre exemple : la Arabidopsis, une plante de laboratoire.

« Quand on isole cette plante sous une cloche en verre, son comportement change en fonction de la plante que l’on met à ses côtés. Par exemple, elle va croître rapidement ou plus lentement. »

Crédit photo : Marco Uliana / Shutterstock
Crédit photo : Marco Uliana / Shutterstock

Alors, les plantes ont-elles des yeux ? Le biologiste précise sa pensée :

« Ce ne sont pas vraiment des yeux, mais des lentilles qui ont la capacité à partir de la feuille de transporter les rayons de la lumière et des images qu’elles reçoivent. »

C’est comme s’il y avait des capteurs sur les feuilles des plantes.

Ces dernières années, les recherches menées par Stefano Mancuso ont contribué à considérer le monde végétal sous un angle inédit en mettant en relief des caractéristiques surprenantes.

Pour mieux comprendre et apprécier la vision de ce biologiste italien, regardez et écoutez cette conférence passionnante et pédagogique : « les racines de l’intelligence végétale ». Il remet en cause la perception que nous avons du monde.

Le dictionnaire de langue italienne Lo Zingarelli, l’équivalent de notre Petit Larousse ou Petit Robert, a changé la définition du mot plante dans son édition 2017. C’est Stefano Mancuso qui a rédigé cette définition. En voici un extrait :

« Concentration contre diffusion : chez les animaux, ce qui est concentré dans les organes, chez les plantes, c’est reparti sur tout le corps. Une plante respire sans le poumon, voit sans les yeux et calcule sans le cerveau. C’est de loin la forme de vie prédominante sur la planète, les plantes sont différentes des animaux, pas inférieures. »

Et si vous avez encore envie d’en savoir plus, voici le livre de Stefano Mancuso : « Des hommes qui aiment les plantes. »

Des hommes qui aiment les plantes : Histoires de savants du monde végétal

Des hommes qui aiment les plantes : Histoires de savants du monde végétal

Prix: EUR 17,00

3 neufs à partir de EUR 17,007 d'occasion à partir de EUR 12,17

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Après avoir pris connaissance de la théorie de Stefano Mancuso, vous ne vous promènerez plus dans les bois et les jardins en posant le même regard sur le monde végétal. Vous vous sentirez observé !

Totale motivation

Par Le 04/04/2018

 

Résumé : Un Australien en fauteuil roulant a atteint un camp de base de l'Everest par ses propres moyens, en partie sur les mains, et s'est dit "honoré" d'être le premier paraplégique à faire ce trek pour l'essentiel sans aide. À plus de 5 000 mètres ! 

Par L'AFP pour Handicap.fr, le  

Lire les réactions et réagissez !

Scott Doolan, 28 ans, a atteint le 25 mars 2018 le versant sud de l'Everest, la plus haute montagne du monde, côté népalais, à 5 364 mètres d'altitude, un endroit qui n'est généralement accessible qu'à pied ou en hélicoptère. Il lui a fallu dix jours pour y arriver, à peine plus que pour une personne valide, en se déplaçant sur un terrain rocheux et en haute altitude en fauteuil roulant lorsque cela était possible, ou bien sur ses mains ou en étant quelque fois porté. Il a souffert d'une fracture du coccyx pendant son périple.

Sur les mains

En approchant du but, « je peinais à respirer car je marchais sur mes mains, mais je me souviens simplement avoir regardé vers le haut et vu une vingtaine de personnes. Une fois que je suis arrivé, elles ont toutes commencé à m'applaudir », a déclaré M. Doolan, qui s'est dit « honoré ». Quand il marchait sur ses mains, il portait cinq paires de gants. Au septième jour, l'une des roues avant de son fauteuil roulant s'est casée. « J'étais assez effondré. Je me suis simplement retrouvé seul sur un rocher en me demandant comment j'allais faire », a raconté l'Australien à l'AFP à Katmandou. L'équipe a attaché une corde à la partie cassée du fauteuil pour qu'il ne bascule plus. Mais négocier des chemins étroits est devenu encore plus difficile.

100% plus difficile

Scott Doolan, en fauteuil roulant depuis l'âge de 17 ans à la suite d'une fracture de la colonne vertébrale due à un accident de moto, a passé huit mois à s'entraîner pour ce trek. Il a fait des exercices cardiovasculaires quotidiens pour renforcer le haut du corps. Mais, en dépit de tous les efforts pour se préparer, le trek était « 100% plus difficile » qu'il ne l'avait imaginé. « Je ne m'attendais pas à ce que le terrain soit si difficile. Je n'ai jamais vu ça auparavant et je ne me suis jamais entraîné sur quelque chose comme ça », a-t-il raconté.

Fracture du coccyx

Depuis le camp de base de l'Everest, Scott a été ramené en hélicoptère jusqu'à Katmandou où il a été hospitalisé. Une radiographie a révélé une fracture du coccyx, mais il devrait se rétablir complètement. Il réfléchit maintenant à sa prochaine aventure et voudrait aussi nager sous les couleurs de l'Australie aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

Voir la vidéo Fitness motivation - Attempting to be the first paraplegic to climb Mt Everest BC in March 2018

L'apprentissage de l'écriture

Par Le 04/04/2018

Les causes sont multiples, mais les spécialistes sont formels : l'apprentissage de l'écriture est devenu plus difficile au fil des ans, et de plus en plus d'enfants affichent des difficultés crayon en main. 

Une élève de CM2 écrit une dictée, en juin 2007.
Une élève de CM2 écrit une dictée, en juin 2007. (MYCHELE DANIAU / AFP)

"Quand j'ai débuté ma carrière, j'avais quatre ou cinq élèves qui présentaient une mauvaise tenue du crayonAujourd'hui, la proportion s'est inversée : j'ai quatre ou cinq élèves qui le tiennent correctement. On en est là." Sylvie de Sury, directrice d'école à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), se fait du souci pour l'écriture manuscrite. Une inquiétude d'autant plus forte que son témoignage est loin d'être isolé. Les spécialistes observent en effet des difficultés croissantes dans l'apprentissage de l'écriture.

Les enfants seront-ils bientôt incapables d'écrire avec un stylo ou un crayon ? Franceinfo se penche sur ce phénomène, encore peu étudié, mais qui pourrait être au menu des Assises de la maternelle qui se tiennent mardi 27 et mercredi 28 mars.

Les écrans et tablettes pointés du doigt

Ecriture trop rapide et brouillonne, ou trop lente et épuisante, lettres irrégulières ou raides, mauvaise tenue du crayon ou position du corps inappropriée… Les difficultés des enfants s'expriment de multiples manières. Et la multiplication des tablettes et des écrans n'y est pas étrangère. "L’écriture est aujourd'hui quelque chose de difficile pour les enfants, d'autant plus dans un contexte d'immédiateté, analyse le psychomotricien Yves Le Roux. Ce geste lent leur semble de plus en plus fastidieux, alors qu'ils sont habitués à des outils qui répondent au doigt et à l’œil. Le rapport au temps a changé."

Sylvie de Sury regrette ainsi que la profusion d'écrans dévore le temps consacré aux jeux d'éveil, comme le coloriage, le pliage ou le découpage. Faute d'activités manuelles, les enfants souffriraient même de maladresse et de difficultés d'attention. "Les 'nouveaux enfants', comme je les nomme parfois, nous questionnent. Ils ont du mal à réaliser un pompon, par exemple. Je pense que c’est multifactoriel, mais il va falloir se pencher sur ces enfants très vite", pointe-t-elle. 

Ils ont moins d'occasions d'utiliser leurs mains, car les écrans sont très présents dans beaucoup de familles. Mais quand un enfant est devant un écran, ce sont les zones cérébrales de l'image qui sont sollicitées. A l'inverse, exercer ses mains demande un effort.Sylvie de Sury, directrice d'écoleà franceinfo

Outre-Manche, plusieurs spécialistes soupçonnent même l'utilisation massive de tablettes d'être à l'origine de dysfonctionnements du geste graphique, rapporte le Guardian (en anglais)"Le problème, c'est que l'articulation de l'index va s'atrophier et l'index va pouvoir se plier à l'enversdécrypte Danièle Dumont, docteure en sciences du langage et enseignante en pédagogie de l'écriture. On ne va plus pouvoir bloquer le crayon avec l'index, car il plie dans l'autre sens."

Le pouce risque également de devenir hyperlaxe en cas d'utilisation abusive des écrans tactiles. "Extrêmement élastique, il bouge [alors] dans tous les sens et n'arrive plus à se plier normalement pour pouvoir tenir un crayon", ajoute-t-elle. Faute d'étude clinique, cette explication reste toutefois pour l'heure une hypothèse. "Il faudrait mener une étude avec un groupe test d'enfants bien éduqués à l'écriture et un autre tout autant bien éduqué, mais accro aux tablettes", souligne le psychomotricien Nicolas Renouard.

Un apprentissage de l'écriture trop précoce ?

Mais les tablettes ne sont pas les seules à être mises en cause. Les spécialistes s'interrogent également sur la formation des enseignants, notamment au niveau de la maternelle. "L'école apprend aux élèves à faire des lettres, des dessins – parfois trop tôt, d'ailleurs, souligne Nicolas Renouard. En revanche, on ne leur apprend pas le geste de l'écriture, la position du corps, la gestion du tonus…"

La position dite "fonctionnelle" est connue : une pince formée par le pouce et l'index, avec un appui sur la dernière articulation du majeur. "Mais le bout du pouce est rarement utilisé, déplore Sylvie de Sury. Trop souvent, le crayon est placé à l’intérieur de l’articulation entre les deux phalanges du pouce."Ce dernier peut bouger mais le crayon est bloqué, car la rotation est alors limitée. Parfois, l'index recouvre le pouce ou est entièrement replié sur le crayon. Difficile alors d'écrire avec précision et sans peine.

 

Voici la bonne manière de tenir un stylo, ici présentée par le propriétaire d\'un magasin de Taipei (Taïwan) à un client, le 24 mars 2017.
Voici la bonne manière de tenir un stylo, ici présentée par le propriétaire d'un magasin de Taipei (Taïwan) à un client, le 24 mars 2017. (CRYSTAL CHIANG / DPA / AFP)

 

Un élève de grande section doit pouvoir écrire son prénom, voire quelques mots, précise le programme de l'Education nationale. Mais l’écriture est une mécanique complexe, qui part de l'épaule et s'achève par de fins mouvements des doigts, explique le psychomotricien Yves Le Roux. Il ne faut surtout pas brûler les étapes avant de pouvoir travailler le geste de la main. "En petite section, on valorise la précision du geste graphique ('ne pas dépasser en coloriant') à un âge où l’enfant n’est pas encore apte, détaille-t-il. Il va donc compenser pour sécuriser le geste, par exemple avec l'annulaire. Mais ce geste sera limité à terme."

 

A l'inverse, il faudrait un enseignement de la prise du crayon de la manière la plus fonctionnelle en grande section-CP et accompagner ceux qui en ont besoin. Cela ne se fait pas aujourd’hui.Yves Le Roux, psychomotricienà franceinfo

"Les élèves vont directement à l'écriture sans être suffisamment préparés, estime également Laurence Vaivre-Douret, professeure des universités en psychologie et neuropsychologie du développement à l'université Paris-Descartes, Sorbonne Paris Cité et Institut Universitaire de France. Avant cela, il faut leur faire suffisamment travailler le corps, pour les amener progressivement à la motricité des doigts." Selon elle, l'accompagnement musical des gestes et les manipulations sont peu à peu délaissés en maternelle, au profit de travaux plus cognitifs, comme la reconnaissance des lettres et leur imitation. "Il faudrait d'abord privilégier les grands tracés au tableau qui partent de l’épaule, plutôt que la feuille, juge-t-elle. La psychomotricité était davantage enseignée auparavant. Aujourd'hui, l'écriture idéale de l'adulte est plaquée trop tôt."

Le système français serait-il trop exigeant dès les petites classes, au risque de crisper les enfants ? Selon Jean-Luc Velay, chargé de recherches au CNRS, l'aptitude à mobiliser la "pince" s'épanouit à partir de 5 ou 6 ans, à l'âge du CP. "Il y a un culte de l'écriture dans notre pays et on demande aux élèves de produire de l'écrit très tôt, dès le début de la moyenne section. Dans les pays nordiques et certains pays anglo-saxons, la maternelle n'est pas aussi formalisée et les enfants débutent leur éducation plutôt en primaire." Même avis pour le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui préside les Assises de la maternelle. "Ces pays retardent la mise à l'épreuve de l'enfant et prônent l'acquisition de la confiance en soi. A cet âge-là [en maternelle], il faut surtout développer la maturation cérébrale neuromusculaire."

Un mauvais suivi et un relâchement des parents

L'école ne peut toutefois assurer seule cette mission et le jeu manuel est indispensable à la maison. Problème : "Certains parents sont aujourd'hui moins attentifs et il y a de moins en moins de travaux pratiques à la maison. C'est un cercle vicieux, déplore Laurence Vaivre-Douret. Parfois, ils ne voient même pas que leurs enfants ont un trouble en primaire. C'est nous qui le dépistons !" En 2009, la Haute Autorité de santé avait pourtant établi qu'entre 600 000 et 840 000 élèves souffraient de de trouble d'apprentissage, dont la dyspraxie, un trouble développemental de la coordination qui empêche l'automatisation de certains gestes, fait partie. "Les enfants au-delà de 10 ans ont aujourd’hui des problèmes massifs avec l'écriture", acquiesce Laurence Vaivre-Douret, tout en estimant que nombre de cas n'ont pas de lien avec un handicap.

La chercheuse a lancé une étude dans des classes entières, du CP au CM2, dont les résultats sont en cours d'analyse. "Dans nos premiers résultats, on voit que ce que l’on nomme aujourd'hui 'troubles de l’écriture' est un ramasse-tout". Et ces troubles sont mal identifiés. "En France, par exemple, on estime qu'il y a environ 6% d'enfants dyspraxiques", illustre-t-elle, mais ce taux intègre en fait "85% d'enfants dysgraphiques", qui souffrent, pour certains, simplement de troubles développementaux de l'écriture, après avoir mal acquis les prérequis à l'école. Des troubles qui peuvent être corrigés, à condition d'être décelés. 

"Le papier et le crayon vont peu à peu disparaître"

L'apprentissage de l'écriture pourrait être totalement bouleversé dans les prochaines années. En 2016, l'Institut Montaigne, un think tank, militait dans un rapport pour le développement du numérique à l'école, en estimant que ces outils permettaient "une acquisition plus efficace et plus solide des savoirs fondamentaux : parler, lire, écrire et compter". Faut-il dès lors convertir les jeunes enfants au clavier ? Celui-ci pose pourtant de réelles difficultés lors de l'apprentissage de l'écriture : en 2013, Jean-Luc Velay a mené une étude sur deux groupes d'enfants, pendant quatre semaines. Ceux qui apprenaient à écrire à la main mémorisaient davantage les lettres que ceux qui apprenaient à écrire sur le clavier. Mais le chercheur souhaite canaliser les usages du numérique, plutôt que de lutter contre des technologies incontournables à moyen terme.

En 2007, Bill Gates et Steve Jobs ont débattu face à face. Le fondateur de Microsoft, défenseur de l'écriture manuscrite, estimait que l'on pouvait écrire sur une tablette avec un stylet. Le fondateur d'Apple jugeait, lui, cet outil obsolète. "On retrouve ce débat sur l'apprentissage à l'école, analyse Jean-Luc Velay. Certains estiment que l'écriture manuscrite a fait son temps et que l'école doit s'aligner sur les pratiques des adultes." Préparer très tôt les enfants aux outils du marché du travail, quitte à perdre la matérialité de l'écrit ? Cette thèse utilitariste séduit certains parents, dans un contexte économique toujours plus difficile.

Nous sommes à la croisée des chemins. Si, à l'école, on utilise les tablettes avec un stylet pour préserver l'écriture manuscrite, OK. Mais si la question de l'écriture n'est pas pensée, et qu'on laisse les enfants écrire avec des claviers tôt à l'école, le savoir-faire de l'écriture manuscrite va disparaître.Jean-Luc Velay, chargé de recherches au CNRSà franceinfo

Même avec un stylet, "le retour tactile n'est pas le même par rapport au papier, estime Laurence Vaivre-Douret. Un enfant en développement doit sentir lui-même l'écriture. On ne sait pas aujourd'hui si l'on peut bien écrire sur le papier après la tablette." Pour en avoir le cœur net, Jean-Luc Velay va mener un projet pendant quatre ans, dans le cadre d'un cours d'arabe. Les connaissances de trois groupes d'élèves seront comparées : l'un avec le papier et le crayon, l'autre avec des tablettes et des claviers, et le dernier avec des tablettes et des stylets. Selon lui, "le papier et le crayon vont graduellement disparaître". Il s'agit donc de maintenir l'écrit manuscrit sur les tablettes, car sinon, Jean-Luc Velay "ne donne pas deux générations avant la disparition de l'écriture manuscrite".

En attendant, rien de mieux que le coloriage ou le dessin pour développer les capacités sensori-motrices des enfants en bas âge. Qui aurait cru qu'une dictée puisse se préparer avec une bataille de pouces sous le préau ?

Quadrilogie en cours

Par Le 03/04/2018

 

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"Les héros sont tous morts" est publié aux éditions du 38, une maison basée dans la région toulousaine. Anita Berchenko en est la fondatrice.

Je travaille actuellement à l'écriture de la suite : "Tous, sauf elle "

La première partie est en place avec un nombre important de personnages, un jeu de pièces de puzzle qui s'emboîteront le moment venu.

Puis, je prévois un troisième tome : " Le désert des Barbares" mais plus j'avance dans l'idée de ce troisième tome et plus je réalise qu'il en faudra un quatrième, probablement intitulé "Terre sans hommes".

Pour ces deux premiers tomes, je ne compte plus les heures de lecture de tous les articles que je compile depuis des mois (plus de 200 à ce jour) sur le thème des "crises", qu'elles soient écologiques, militaires, financières, économiques, sanitaires, ou sous la forme de catastrophes naturelles. 

Et je suis effaré par la puissance dévastatrice de tout ce qui plane au-dessus de l'humanité. 

À un tel point que je ne suis pas persuadé de parvenir à synthétiser tous ces paramètres dans une même histoire tellement cela relève du cauchemar absolu. 

 

Il faudra beaucoup d'amour pour que quelques-uns s'en sortent. 

Non pas uniquement de l'amour entre humains mais prioritairement un amour tenace, obstiné, opiniâtre pour la vie elle-même. 

La vie de la planète peut se passer de notre amour, d'autant plus que l'hypocrisie qui caractérise cet amour, contribue à sa dévastation. 

Je parle de notre amour envers la planète car, nous par contre, nous ne pouvons pas vivre sans elle. La planète n'aurait aucune raison de nous aimer mais nous ne saurions survivre si nous oublions de l'aimer. Et cela, cette vérité toute simple et si évidente, cet amour inconditionnel, cette bénédiction quotidienne, beaucoup trop d'humains n'en éprouvent pas le besoin, ni même le désir, beaucoup trop d'humains désirent uniquement exploiter cette passivité de la planète envers cette humanité qui la consume. Se plaindre ou s'attrister parfois pour la disparition d'une espèce, l'effacement d'une nature urbanisée, la pollution des lieux autrefois adorés, se mettre en colère contre d'éventuels responsables... Mais qui change réellement, profondément, sa façon de vivre, qui entre dans cet état de conscience d'une vie supérieure à la nôtre, d'une création jusqu'ici seule à être connue dans l'Univers, qui accepte de briser des habitudes ancrées, ne serait-ce qu'alimentaires, pour oeuvrer à sa mesure au maintien en l'état de ce miracle ? Juste le maintenir en l'état, tenter de sauver ce qui peut l'être.

Quant à ceux et celles qui pensent que tout cela relève du pur délire, je les invite à lire, lire, encore et encore, à croiser les sources et les informations, à dépasser aussi le cadre limitant des informations quotidiennes pour explorer tout ce qui relève de l'anticipation... C'est là qu'est notre présent en fait. Il faut se projeter là-bas, dans ces décennies à venir, les éprouver dans notre chair et notre intellect, réaliser enfin ce vers quoi nous allons. Puisque si rien n'est fait, à l'échelle planétaire, il arrivera un temps où il n'y aura plus d'avenir pour nous, humains. 

Montée des océans

Par Le 03/04/2018

13 décembre 2017

http://huet.blog.lemonde.fr/2017/12/13/la-fonte-acceleree-du-groenland-confirmee/

La fonte accélérée du Groenland confirmée

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L’altitude de la calotte de glace du Groenland, issue de 7 millions de points de mesure du satellite Cryosat en 2012

La glace de la calotte polaire du Groenland est-elle en train de fondre vraiment plus vite qu’auparavant ? Et le changement climatique provoqué par nos émissions de gaz à effet de serre en est-il vraiment responsable ?

Ce sont les deux questions que les glaciologues se posent depuis le milieu des années 2000. Des questions à la racine d’une controverse scientifique, et de débats assez rudes au sein des laboratoires et du GIEC – le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – sur les projections de l’élévation future du niveau marin mondial. Va t-elle rester dans la fourchette actuelle du dernier rapport du GIEC – entre 20 et 80 cm – ou aller au delà du mètre ? Et menacer ainsi des centaines de millions de personnes ? Or, un article (1) qui paraît dans la revue Science Advances apporte une réponse positive et plutôt convaincante à ces deux questions.

Une petite équipe de glaciologues danois signe cet article. Son atout majeur :  il étend une observation certes locale, mais bien liée au changement régional, sur une période nettement plus longue que celle des observations satellitaires, en remontant à 1975. Soit plus de quarante années continues. Une durée dépassant les 30 années canoniques exigées par les climatologues lorsqu’ils veulent saisir des tendances qui s’affranchissent des oscillations naturelles majeures sur une, deux ou trois décennies. Alors que les mesures par satellites, qui ont lancé l’alerte mais aussi des interrogations, ne remontent pas avant le début des années 1990.

Newton en serait resté baba

Trois progrès scientifiques et techniques de la télédétection spatiale sont à l’origine de ces mesures satellitaires. Ils se sont mis en place progressivement au début des années 1990. Les deux premiers sont l’altimétrie par radar. Ils permettent de dresser des cartes de l’altitude des surfaces de la calotte polaire. Ce qui donne accès à son évolution dans le temps. En Europe, les satellites ERS-1 et 2 puis Envisat ont ouvert la voie. Tandis que la série des satellites d’altimétrie Franco-américain (CNES/NASA) Topex-Poséidon puis les Jason ont également réalisé de telles cartes. Aujourd’hui, c’est le satellite radar Cryosat de l’Agence spatiale européenne qui a pris le relais et montre la diminution du volume de la glace du Groenland :

La technique la plus fascinante demeure toutefois la gravimétrie spatiale, notamment avec la mission GRACE (Gravity recovery and climate experiment) Américano/allemande. Elle aurait laissé Newton baba puisqu’elle consiste à mesurer les variations locales du champ gravitationnel de la Terre, et ses variations au cours du temps. Elle est si précise qu’elle peut mesurer les variations de ce champ au fil des saisons lorsque la calotte polaire Groenlandaise se remplume à coups de chutes de neige l’hiver ou perd de la glace l’été par fonte et départs d’icebergs au bord de la mer. Elle peut d’ailleurs également mesurer la variation de « poids » d’un sol de vastes dimensions, comme le bassin de l’Amazonie, lorsqu’il s’assèche ou au contraire se gorge d’eau à la suite de pluies ou d’inondations saisonnières.

Ces mesures de gravimétrie ont en permis de peser le poids total de la glace des calottes et d’en mesurer les variations saisonnières et pluriannuelles de 2002 à 2016.

Mais demeurait une interrogation : l’accélération récente de la perte de glace ainsi mesurée, spectaculaire et allant contribuer de plus en plus à l’élévation du niveau des océans, était-elle due à un phénomène de courte durée, transitoire, peut-être sans lien direct avec la transformation climatique générale ?

Un recul historique remontant à 1975

Pour répondre à cette question, les glaciologues danois ont pu exploiter une des très rares séries d’informations de plus longue durée à leur disposition. Elle provient d’un captage d’eau à l’aval d’un lac du sud-ouest du Groenland, alimenté pour l’essentiel par la fonte de la calotte durant l’été. Or, les mesures de sa décharge remontent nettement plus loin, à 1975. Alors que la tendance au réchauffement des températures de la basse atmosphère ne montre pas encore de hausse significative.

Les analyses des glaciologues ont permis de reconstruire l’effet du réchauffement au fil des ans, en particulier en ôtant des mesures les années où le barrage naturel de glace du lac est submergé par une inondation. Ils ont également pu observer que lors des éruptions volcaniques stratosphériques (El Chichon en 1982 et  le Pinatubo en 1991), les particules qui affaiblissent la lumière du Soleil se traduisent par une fonte beaucoup plus faible de la glace, confirmant sa sensibilité aux paramètres atmosphériques.

Au total, les glaciologues en arrivent à mesurer que la fonte de la glace augmente de 80% entre la période 1976/2003 et la période 2003/2014. Une augmentation (graphique ci-contre) liée notamment aux effets du changement climatique planétaire sur la circulation atmosphérique. La cause immédiate de la fonte plus forte des glaces l’été semble en effet due à l’augmentation de la persistance de conditions anticycloniques estivales. Un air également plus chaud car provenant de régions plus au sud. Or, ces caractéristiques de la circulation atmosphérique sont appelées à s’accentuer dans le futur, notent-ils, avec le changement climatique en cours.

Le niveau marin futur plus menaçant

Ce résultat conforte les glaciologues dans l’idée que les accélérations observées durant la période satellitaire proviennent bien du réchauffement de l’Arctique, la partie du globe qui s’est le plus réchauffée depuis 50 ans.

Cette nouvelle pièce du dossier « calottes » appuie les arguments des glaciologues qui n’ont pas été entendus dans le dernier rapport du GIEC. Et accentue l’alerte sur le niveau marin mondial dont le rythme de hausse (ci-contre vu par les satellites d’océanographie) a déjà triplé par rapport au 19ème siècle.

Le dernier rapport du GIEC, dont la partie scientifique a été publiée en 2013, ne pouvait prendre en compte que des articles parus avant 2011 au plus tard. Et donc des mesures encore antérieures. Déjà, les discussions ont été assez tendues. Quelques glaciologues, dont l’équipe d’Eric Rignot (un Français travaillant aux Etats-Unis depuis des années), estimaient que la fourchette retenue – entre 30 et 80 cm pour l’élévation du niveau marin mondial à la fin du siècle) – était bien trop optimiste. Et qu’il fallait plutôt placer la barre minimale vers un mètre en raison de l’accélération de la perte de glace du Groenland… mais aussi de l’Antarctique, alors que les simulations des années 1990 laissaient espérer que la calotte du pôle sud allait augmenter de volume, boostée par des chutes de neige plus abondantes.

La contribution des calottes polaires à l’élévation du niveau marin est de plus en plus nette et semble s’accélérer.

Sur le long terme, plusieurs siècles, la menace pourrait devenir majeure. En effet, les paléoclimatologues savent que lors de la dernière période chaude (l’Eémien), il y a environ 130 000 ans, la température de la planète avait atteint… 2°C de plus que le niveau pré-industriel, celui vers lequel nous nous dirigeons inexorablement. A l’époque, ces températures avaient été atteintes pour des raisons astronomiques – les variations de l’orbite terrestre autour du Soleil – et non liées à un effet de serre plus intense. Or, le simple maintien de cette température durant des siècles avait provoqué la fonte d’une grande part de la calotte du Groenland, provoquant une hausse de 6 à 9 mètres du niveau marin mondial. Avons-nous déclenché un processus similaire ? De quoi se faire traiter d’apprentis sorciers par nos lointains descendants…

Cette montée du niveau marin se fait déjà sentir sur les basses côtes et les deltas des grands fleuves (un phénomène qui sera accentué pour ces derniers avec la construction de barrages en amont). Dans le delta du Mekong, au Vietnam, des rizières sont massivement transformées en zones d’aquaculture de crevettes, en raison de l’invasion par des eaux chargées en sel. Ailleurs, ce sont les champs ou des aménagements industriels et des habitations qui seront submergés. Au total, un mètre en plus du niveau marin menace les territoires où vivent entre 200 et 400 millions de personnes, pour des submersions permanentes ou lors des marées et tempêtes. Le problème est donc bien plus important que sa perception par la disparition de quelques îles peu peuplées.

(1) Abrupt shift in the observed runoff from the southwerstern Greenland ice sheet. Andreas, P. Ahlstrøm et al.  Science Advances, 13 décembre 2017.

Réchauffement en vidéo.

Par Le 03/04/2018

Bien entendu que toutes les données sont importantes, graphiques et autres études mais cette animation en accéléré est vraiment très parlante... Terriblement parlante.

19 janvier 2018

La vidéo du réchauffement 1880/2017

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La Nasa vient de publier sur Youtube une vidéo visualisant l’évolution des températures planétaires depuis 1880 – le début des relevés thermométriques – et jusqu’à décembre 2017. Selon l’équipe du Goddard institute for space studies et de l’Université de Columbia (New York) qui analyse ces données de températures , 2017 se situe à 1,1°C au dessus de la moyenne climatique des années 1951 à 1980. Au deuxième rang des années les plus chaudes. La NOAA de son côté la classe en 3ème après 2015 mais l’écart n’est en réalité pas significatif entre 2015 et 2017 et ne provient que des méthodes d’analyse qui diffèrent légèrement entre les deux équipes.

Cette vidéo montre que les températures affichent une forte variabilité au fil des années et une répartition spatiale qui peut provoquer des épisodes plus froids ou plus chauds que les moyennes régionales, mais surtout une tendance persistante au réchauffement avec une accélération majeure après le milieu des années 1970.

La vidéo ci-dessous indique les variations des températures régionales relativement à leur moyenne climatologique avec un code couleur simple (le bleu c’est froid, le blanc indique la moyenne climatique, le jaune, l’orange et le rouge, c’est de plus en plus chaud), les températures sont indiquées en moyenne glissante sur cinq ans, ce qui « lisse » les écarts :

Le record de l’année la plus chaude reste à 2016, marquée par un fort El Niño dans le Pacifique. L’année 2017 est de ce point de vue plutôt neutre, voire en léger Niño selon les observations par satellites d’altimétrie océaniques, ce qui a contribué à hisser les températures très haut.

Surtout, note l’Organisation météorologique mondiale, sur les 17 années les plus chaudes depuis 1880, 16 se situent au 21ème siècle (il faut y ajouter 1998, marquée aussi par un « super Niño » pour faire le compte). Les mêmes données vues par une courbe de la moyenne planétaire, mais avec la climatologie de 1880- 1920 comme référence montre que le maximum mensuel observé a titillé les 1,3°C de réchauffement début 2016 :

Il n’existe aucun phénomène géophysique et climatique, ou d’origine solaire, susceptible d’expliquer un tel tir groupé… à l’exception de l’intensification de l’effet de serre par nos émissions de gaz à effet de serre, principalement le CO2. Des émissions qui se sont envolées après 1950. D’après une projection récente, les 1,5°C de plus qu’avant la Révolution industrielle – la référence de la Convention Climat de l’ONU – seront atteints en moyenne dès 2040… et probablement sur une année dans un ou deux super Niños.

Conséquence de ces émissions, la concentration de CO2 dans l’atmosphère continue de grimper, et atteint désormais les 408 parties par millions (contre 280 ppm avant la Révolution industrielle), montrent les analyses de la NOAA (le service météo et océanographique des Etats-Unis d’Amérique). Or, les carottes de glace de l’Antarctique nous montrent que cette concentration évolue entre 180 ppm pour les ères froides et 300 ppm pour les ères chaudes depuis au moins 800 000 ans. Elle augmente ces dernières années de près de 3 ppm par an. L’origine de ce CO2 qui vient bousculer les équilibres naturels de l’atmosphère et intensifier son effet de serre se trouve pour l’essentiel dans la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel (méthane) ainsi que dans la fabrication du ciment. Ces énergies représentent aujourd’hui 80% du total des énergies utilisées par l’Humanité pour subvenir à ses besoins économiques.

Ces émissions avaient présenté un plateau en 2014, 2015 et 2016 mais leur croissance a repris montrent en 2017 les chiffres du Global carbon project :

Ce rythme des émissions de gaz à effet de serre, s’il était maintenu durant plusieurs décennies, met la planète sur une trajectoire qui porte le réchauffement au delà des 3°C à la fin du siècle. Seule une diminution très forte et de longue durée de ces émissions, dès aujourd’hui et de 5% par an au niveau mondial, avec des émissions « négatives » (inférieures à la capacité d’absorption des écosystèmes terrestres, marins et des océans) après 2070 permettrait de limiter le réchauffement autour des 2°C.

Conséquences du réchauffement

Par Le 02/04/2018

Même un réchauffement de 2°C aura une incidence importante

AFP02/04/2018 à 13:53

Climat : si le réchauffement dépasse 2°C ( AFP / Gillian HANDYSIDE )

Climat : si le réchauffement dépasse 2°C ( AFP / Gillian HANDYSIDE )

Hausse des mers, perte de biodiversité, accès compliqué à la nourriture, moindre niveau de vie... Même si le monde parvient à limiter le réchauffement à 2°C, les conséquences seront significatives, selon des études publiées lundi.

"Nous décelons des changements importants dans les impacts climatiques pour un monde à 2°C, donc nous devons prendre des mesures pour l'éviter", explique à l'AFP Dann Mitchell, de l'université de Bristol, auteur principal du texte qui introduit ce numéro spécial de la revue britannique "Philosophical Transactions of the Royal Society A".

Plus de deux ans après la signature de l'accord de Paris qui vise à maintenir la hausse du thermomètre sous 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l'ère pré-industrielle, la vingtaine d'études comparent notamment l'incidence des deux scénarios.

"L'un des défis concerne la vitesse à laquelle nous atteindrons +2°C", ajoute M. Mitchell. Autrement dit, le temps que le monde aura ou non pour s'adapter aux multiples conséquences du réchauffement.

Le groupe des experts du climat de l'ONU (Giec) doit publier en octobre un rapport sur une éventuelle planète à +1,5°C. Le projet de texte estimait en janvier qu'au vu des engagements actuels des Etats et des trajectoires d'émissions de CO2, il était "extrêmement improbable" d'atteindre l'objectif.

- Hausse des océans -

Même si la montée de température se stabilise à +1,5 ou +2°C, le niveau de la mer continuera à s'élever "pendant au moins trois siècles", de 90 ou 120 cm d'ici à 2300, selon une des études. S'ensuivront inondations, érosion et salinisation des nappes phréatiques.

Plus le scénario est optimiste, plus les îles du Pacifique, le delta du Gange ou les villes côtières auront du temps pour construire des défenses ou déplacer des populations.

Si rien n'est fait pour limiter les émissions de CO2, la hausse moyenne du niveau de la mer, provoqué par la fonte de glaces et la dilatation de l'eau, atteindra 72 cm d'ici à 2100. Mais cette perspective est repoussée de 65 ans pour le scénario à +2°C, et de 130 ans pour +1,5°C.

"Les impacts pour le XXIe siècle sont plutôt reportés qu'évités", notent les chercheurs. Alors "l'adaptation est essentielle", insiste Robert Nicholls, de l'université de Southampton.

- Accès à la nourriture -

Une hausse des températures va entraîner une plus grande insécurité alimentaire à travers le monde, sous le coup à la fois d'inondations et de sécheresses plus importantes, avertit une des études.

Avec un réchauffement de 2°C, Oman, le Bangladesh, la Mauritanie, le Yémen et le Niger seraient les pays les plus vulnérables à la pénurie.

Au contraire, le Mali, le Burkina Faso et le Soudan verraient leur situation légèrement s'améliorer car ils souffriraient de sécheresses moins dures. Mais il s'agit d'une "exception", précise le professeur Richard Betts, qui a conduit l'étude.

En cas de réchauffement de 1,5°C, "76% des pays étudiés enregistreraient une augmentation plus faible de leur vulnérabilité à l'insécurité alimentaire".

- Croissance des inégalités -

Si +1,5°C ne devrait pas changer grand chose à la croissance économique mondiale, "un réchauffement de 2°C laisse entrevoir des taux de croissance considérablement plus bas pour de nombreux pays, en particulier autour de l'équateur", indique à l'AFP Felix Pretis, économiste à l'université d'Oxford.

La différence est encore plus marquée avec le PIB par habitant. D'ici à la fin du siècle, il serait de 5% inférieur si le réchauffement atteint 2°C plutôt que 1,5°C, selon cette étude.

En outre, "les pays qui sont pauvres aujourd'hui devraient devenir encore plus pauvres avec le changement climatique, et plus en cas de +2°C que +1,5°C, alors que les pays riches vont probablement être moins touchés", souligne Felix Pretis.

- Biodiversité -

Si une hausse des températures chamboulera une partie de la faune et de la flore, "contenir le réchauffement à 1,5°C plutôt qu'à 2°C (...) permettrait d'augmenter de 5,5% à 14% les zones du globe qui pourraient servir de refuge climatique aux plantes et aux animaux", selon une autre étude. Leur superficie équivaudrait à celle du "réseau actuel des zones protégées".

De plus, limiter le réchauffement pourrait réduire de jusqu'à 50% le nombre d'espèces risquant de voir leur habitat naturel réduit de moitié.

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Le souffle coupé

Par Le 01/04/2018

La valeur de la vie ne réside pas dans le nombre incalculable de respirations

mais dans la liste des quelques moments où le bonheur est si intense

que le souffle en est coupé.

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Néandertal

Par Le 01/04/2018

Une exposition au Musée de l'Homme à Paris montre la reconstitution de l'Homme de Spy, le 26 mars 2018

Une exposition au Musée de l'Homme à Paris montre la reconstitution de l'Homme de Spy, le 26 mars 2018 / © AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

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L'homme de Néandertal, notre cousin pas si lointain, à Paris

PARIS - AFP - MARDI 27 MARS 2018


Paris (AFP)

L'homme de Néandertal, une brute épaisse aux allures de singe? S'il a traîné longtemps une mauvaise image, la science a permis depuis quelques décennies de dresser un portrait nettement plus flatteur de notre cousin, au centre d'une grande exposition à Paris.

Apparu en Europe occidentale il y a environ 350.000 ans, Homo neanderthalensis s'est étendu vers l'est jusqu'à l'Altaï (Russie) et est allé également au Proche-Orient.

Puis il a disparu, il y a environ 35.000 ans. Pas totalement cependant dans la mesure où 1 à 4% de ses gènes se retrouvent chez les Eurasiatiques actuels, Néandertal et l'Homme moderne s'étant reproduits à certains moments de la Préhistoire.

L'exposition "Néandertal", qui ouvre ses portes au public mercredi au musée de l'Homme à Paris, fait le point sur les dernières connaissances scientifiques autour de cette espèce du genre Homo. Mais elle questionne aussi nos représentations de Néandertal depuis le 19e siècle.

Aujourd'hui, l'homme de Néandertal est clairement à la mode. "C'est devenu le top", dit Marylène Patou-Mathis, une des commissaires de l'exposition, peut-être "parce que beaucoup de gens n'aiment pas ce que l'on est devenu".

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L'exposition du musée de l'Homme à Paris rassemble plusieurs crânes d'hommes de Néandertal, le 26 mars 2018 
/ © AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

L'exposition au musée de l'Homme présente quelque 260 objets dont des fossiles originaux qui voyagent très rarement.

Les visiteurs vont ainsi pouvoir découvrir la célèbre calotte crânienne qui a donné son nom à l'espèce. Découverte en 1856 avec d'autres ossements fossiles dans la vallée allemande de Neander, elle avait fait sensation.

"C'était la première fois que l'on mettait en évidence une espèce du genre Homo différente de l'Homo sapiens. Pas facile à admettre dans une époque très religieuse où l'on pensait que l'Homme moderne avait été créé à l'image de Dieu", explique à l'AFP Pascal Depaepe, l'un des commissaires scientifiques de l'exposition. Certains préférèrent alors voir dans le fossile de Neander un Homo sapiens "dégénéré", un "crétin", tandis que d'autres le considèrent comme un "homme-singe".

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Une des commissaires de l'exposition "Néandertal", Marylène Patou-Mathis, pose au Musée de l'Homme à Paris, le 26 mars 2018 / © AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

Trois décennies plus tard, en 1886, on découvre les fossiles néandertaliens de la grotte de Spy en Belgique. "Les auteurs des fouilles ont compris qu'il s'agissait d'une sépulture. Et là, problème. Si c'était un être simiesque et brutal, le fait qu'il enterre ses morts lui faisait grimper une marche côté humanité", souligne Pascal Depaepe, de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

- 'Artisan hors pair' -

Chasseur-cueilleur nomade, Néandertal n'a pas toujours vécu durant des périodes glaciaires; il a aussi connu des périodes où le climat était tempéré.

Il possédait le savoir-faire nécessaire pour construire des abris temporaires. L'exposition reconstitue partiellement un campement de base néandertalien protégé par un abri coupe-vent circulaire.

Une dizaine d'outils sont présentés. Racloirs pour couper la viande ou tailler le bois, bifaces, éclats, pointes et lames en pierre, lissoirs pour tailler les peaux, retouchoirs en os pour redonner du tranchant...

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Des outils de l'homme de Néandertal sont exposés au Musée de l'Homme à Paris, le 26 mars 2018 / © AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

Néandertal était un grand chasseur (bison, renne, cheval, bouquetin...). Il pratiquait également le charognage sur des animaux difficiles à tuer comme les mammouths ou les rhinocéros.

"C'était un artisan hors pair", souligne Pascal Depaepe, spécialiste des outils. "Un être sensible qui s'intéressait à la symbolique, à la beauté". Il se parait probablement avec des coquillages, des dents d'animaux perforées.

Il se livrait occasionnellement au cannibalisme, comme l'atteste l'étude d'ossements retrouvés sur des sites néandertaliens, note la préhistorienne Marylène Patou-Mathis. Ce cannibalisme était-il alimentaire ou rituel? "Probablement les deux".

L'originalité de l'exposition, qui se tient jusqu'au 7 janvier 2019, réside notamment dans sa façon de montrer les représentations de Néandertal, du 19e à aujourd'hui. On est ainsi confronté au buste inquiétant d'un Néandertalien à l'aspect simiesque, réalisé en 1909 à la demande de l'anthropologue et criminologue Cesare Lombroso.

 

Plus loin, un mur couvert de citations rappelle qu'aux Etats-Unis, traiter quelqu'un de "Néandertal" est encore utilisé comme une insulte.

Juste avant de partir, le visiteur croise Kinga, une jeune Néandertalienne rousse réalisée par la plasticienne Elisabeth Daynès et habillée par la styliste agnès.b. Avec son regard mutin, son cardigan pression, on s'attendrait presque à la rencontrer dans la rue.

Une équipe internationale de chercheurs a étudié le tartre dentaire de quatre fossiles d'hommes de Néandertal. Retrouvés en Belgique (grotte de...

Une équipe internationale de chercheurs a étudié le tartre dentaire de quatre fossiles d'hommes de Néandertal. Retrouvés en Belgique (grotte de Spy) et en Espagne (site d'El Sidron), ils ont entre 42.000 et 50.000 ans. / © Paleoanthropology Group MNCN-CSIC/AFP/Handout

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L'homme de Néandertal, pionnier de l'automédication?

PARIS - AFP - MERCREDI 8 MARS 2017


Paris (AFP)

L'homme de Néandertal, notre cousin disparu, se soignait déjà à l'"aspirine" il y a 48.000 ans, en mangeant du peuplier qui libère une substance aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, selon une étude publiée mercredi.

Cette découverte a été réalisée par une équipe internationale de chercheurs qui a étudié le tartre dentaire de quatre fossiles d'hommes de Néandertal. Retrouvés en Belgique (grotte de Spy) et en Espagne (site d'El Sidron), ils ont entre 42.000 et 50.000 ans.

La plaque dentaire est un véritable attrape-tout: elle capture les micro-organismes de la bouche, les agents pathogènes de l'appareil respiratoire et digestif mais aussi de petits morceaux de nourriture coincés dans les dents. Lorsqu'elle se minéralise sur les dents, elle se transforme en tartre.

"L'analyse génétique de l'ADN +enfermé+ dans la plaque dentaire représente une fenêtre unique sur le mode de vie de l'homme de Néandertal", souligne Laura Weyrich, de l'Université d'Adélaïde (Australie), principal auteur de l'étude publiée dans la revue Nature. Le tartre donne des informations sur le régime alimentaire de ces hommes préhistoriques, leur état de santé, l'impact de l'environnement sur leur comportement, ajoute-t-elle.

Pour les chercheurs, la "principale surprise" est venue de l'étude du tartre dentaire d'un jeune adulte néandertalien trouvé dans la grotte d'El Sidron (nord-ouest de l'Espagne). Il souffrait d'un abcès dentaire encore visible sur sa mâchoire. L'analyse de son tartre montre qu'il était aussi affecté par un parasite intestinal (Enterocytozoon bieneusi) qui provoque des diarrhées sévères.

Cet homme malade mangeait du peuplier, dont les bourgeons sont "réputés pour contenir des concentrations élevées d'anti-inflammatoires ou antalgiques, comme notamment la salicine", métabolisée en acide salicylique (aspirine) par notre foie, explique à l'AFP Bastien Llamas, co-auteur de l'étude.

L'ADN de la moisissure Penicillium, qui produit naturellement l'antibiotique pénicilline, est également présent dans le tartre, ajoute ce chercheur.

"Apparemment, les hommes de Néandertal connaissaient bien les plantes médicinales, leurs propriétés anti-inflammatoires et anti-douleur et semblent s'être automédiqués", déclare Alan Cooper, directeur du Centre Australien pour l'ADN ancien (ACAD) de l'Université d'Adélaïde.

- Rhinocéros ou pignons de pain -

L'analyse ADN corrobore une étude parue en 2012 dans la revue Naturwissenschaften qui évoquait la possibilité que l'homme de Néandertal se soit servi de plantes médicinales comme la camomille ou la millefeuille pour se soigner. Elle s'appuyait sur l'analyse chimique du tartre de fossiles de Néandertaliens retrouvés là aussi à El Sidron.

Dans l'étude parue mercredi, les scientifiques indiquent également être parvenus à réaliser le séquençage presque complet d'une bactérie très similaire au Methanobrevibacter oralis, qui provoque des parodontites (l'infection de la gencive et du tissu osseux). Vieux de 48.000 ans, il s'agit du plus vieux génome microbien à avoir été décrypté.

L'étude illustre aussi la diversité des régimes alimentaires de l'homme de Néandertal suivant la région où il vivait et le type de nourriture disponible.

En Belgique, les Néandertaliens de la grotte Spy mangeaient du rhinocéros laineux et des mouflons, accompagnés de champignons, selon les chercheurs. "Ils vivaient dans un environnement de steppes" et "les gros animaux herbivores représentaient pour eux une source majeure d'aliments", déclare à l'AFP Laura Weyrich.

Plus au sud, les hommes de Néandertal du site d'El Sidron "vivaient dans une forêt dense à l'époque". "Leur régime était largement composé de champignons, de pignons de pain et de mousses, plutôt que de gros gibier", ajoute-t-elle.

"Il semble donc que la population belge était chasseuse et cueilleuse, alors que la population espagnole était juste cueilleuse", souligne Bastien Llamas, lui aussi chercheur à l'université d'Adelaïde.

L'homme de Néandertal, du genre Homo comme l'homme moderne, est apparu il y a environ 300.000 ans en Eurasie et s'est éteint il y a environ 30.000 ans.

 

Chez l'Homme de Néandertal, l'esthétique avait aussi sa place

 

WASHINGTON - AFP - MERCREDI 29 MARS 2017

 

Un fragment d'os de corbeau gravé, datant de 40.000 ans, laisse penser que les Néandertaliens, proches cousins de l'homme moderne disparus il y a 38.000 ans, avaient bien un sens esthétique voire du symbolisme, conclut une étude française publiée mercredi aux Etats-Unis.

 

Ce bout d'os d'un centimètre et demi de long mis au jour sur un site archéologique de Crimée, en Ukraine, compte huit entailles régulières faites avec un silex.

Une analyse au microscope a montré que l'auteur de ces marques profondes en avait fait initialement six avant de réaliser qu'il avait laissé trop d'espace entre certaines.

Il en a rajouté deux mais de manière à ce que la distance entre toutes les entailles reste égale, a expliqué à l'AFP Francesco d'Errico, un paléontologue de l'Université de Bordeaux, principal auteur de ces travaux parus dans la revue Plos One.

Les chercheurs ont ensuite demandé à un groupe de volontaires de faire huit marques équidistantes sur des os de dinde de la même taille.

L'analyse a montré qu'ils avaient espacé et creusé les huit entailles exactement de la même manière que l'Homme de Néandertal.

"On a pu ainsi démontrer que le Néandertalien a bien fait des entailles avec l'intention de créer un motif harmonieux visuellement et peut-être symbolique", explique le scientifique.

"Il y avait au moins un but esthétique derrière ces marques en raison de leur régularité et du fait de produire cette régularité de façon délibérée (...), qui a d'ailleurs nécessité une certaine expertise", ajoute-t-il.

Des ossements d'oiseaux portant des marques régulières, découverts sur plusieurs sites néandertaliens en Europe, avaient déjà conduit de nombreux chercheurs à penser que ces objets étaient des parures et que ces encoches ne résultaient pas du découpage des carcasses avec des silex pour récupérer la viande.

- Des cultures plus complexes -

"Cette recherche est la première à produire une indication directe confortant l'hypothèse d'une intention symbolique dans ces modifications volontaires d'un os d'oiseau (...), ce qui est une avancée", souligne le professeur d'Errico.

Il s'agissait peut-être de marques de propriété de l'objet, qui dans ce cas symbolisaient la personne le possédant, suppute-t-il.

L'étude est aussi nouvelle dans le sens qu'elle met des hommes modernes dans les mêmes conditions que les Néandertaliens pour voir s'ils produisent la même chose, relève l'anthropologue.

Au cours des dernières années, poursuit-il, on s'est rendu compte que les Néandertaliens avaient des cultures plus complexes que ce qu'on pensait initialement.

Il cite notamment le fait que les Néandertaliens s'intéressaient aux oiseaux et ramassaient les griffes des gros rapaces comme des aigles ainsi que les plumes pour peut-être en faire des parures, selon les vestiges mis au jour sur une demi-douzaine de sites en Europe, dont le plus récent en Croatie. On connaissait aussi leurs sépultures.

Mais on ne pouvait pas vraiment savoir avant les résultats de cette dernière étude si ce cousin de l'Homme moderne, dont les capacités cognitives sont toujours débattues, pouvait avoir un sens esthétique voire du symbolisme.

Les Néandertaliens sont apparus en Eurasie il y a environ 200.000 ans et ont cohabité avec l'homme moderne pendant quelque 10.000 ans, ce dernier étant arrivé d'Afrique voilà 50.000 ans.

Selon les anthropologues, les dernières traces de l'Homme de Néandertal remontent à 38.000 ans, selon les plus récentes estimations publiées en 2014.

Mais il n'a pas totalement disparu puisque, à la suite de croisements, les humains ont hérité de 2 à 4% de ses gènes.

La Grande Muraille verte de Chine

Par Le 01/04/2018

Loin de moi l'idée d'aller critiquer un gouvernement qui prône la plantation d'arbres et qui cherche à réduire l'impact de son économie mais tout comme certains scientifiques, je suis circonspect quant à l'effet réel sur la planète. 

SI en même temps, un plan de décroissance n'est pas appliqué, ce travail titanesque restera insuffisant. L'avancée du désert est dû à l'exploitation intensive de la terre et surtout à une politique agricole encourageant l'élevage du bétail à viande et les cultures associées. C'est un changement alimentaire et donc de productions agricoles qu'il faut engager. 

 

Les causes de l'avancée du désert

 

En cause : la déforestation, l’agriculture intensive et la surpopulation auxquelles s’ajoute le réchauffement climatique.

"Exemple dans le district de Duolun, situé au sud-est du désert de Gobi : la surexploitation agricole et le surpâturage ont transformé la région en désert aride, explique Vincent Beiser dans le magazine Géo. S’ajoutent à cela, le changement climatique et la surpopulation : le nombre d’habitants a quadruplé en 50 ans et le nombre de têtes de bétail a été multiplié par six".

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/planete-geo/planete-geo-la-grande-muraille-verte-contre-la-desertification_2661864.html 

 

Chine : une « grande muraille verte » pour sauver l'Asie

Par  I Publié le 12 Février 2014

 

Pour lutter contre la désertification et limiter ses émissions de Co2, la Chine mène un vaste programme de reforestation. Lancé en 1978, il doit accoucher en 2074 d'une forêt de 4 500 km de long, qui protègera l'Empire du milieu du désert.


Une fôret de bambous en Chine © Rob Shangaï

Une fôret de bambous en Chine © Rob Shangaï

 

C’est un projet méconnu mais pharaonique. La « grande muraille verte » a été imaginée par le gouvernement chinois pour freiner l’extension du désert de Gobi, au nord du Pays. Le plan prévoit que, d’ici 2074, une forêt de 4 500 km de long soit plantée autour du front désertique. C'est, de loin, la plus grande opération de reforestation au monde. 
  
Il est urgent pour la Chine et ses voisins de freiner l’hémorragie. Chaque année, quelque 3 600 km2 de prairies seraient grignotées en Chine par l’extension des zones arides. En plus de réduire la surface les terres cultivables, le phénomène contribue à la formation de « 
tempêtes de sable jaune  » géantes, qui rejettent de grandes quantités de sable, de poussière et de pollution jusqu’en Corée et au Japon. Elle favorise également les inondations massives, comme celle du fleuve Bleu en 1998. Pour aider la Chine à s'attaquer aux racines de ces phénomènes, de nombreux volontaires sud-coréens, comme ceux de l’ONG Future Forest, viennent participer aux plantations.


Tempête de sable dans le désert de Gobi © NASA

Tempête de sable dans le désert de Gobi © NASA

La création de cette muraille végétale s’inscrit dans un plus large plan national de reconversion des terres agricoles en espaces boisés. Baptisé « Grain-for-green  » (des grains contre du vert), il prévoit de rémunérer financièrement ou par de la nourriture tous les paysans qui acceptent de planter des arbres. 
  
2,5 fois plus d’arbres que le reste du monde 
  
Et ça fonctionne : quelques 56 milliards d’arbres auraient ainsi été semés, essentiellement par des particuliers, durant les dix dernières années, selon les statistiques officielles du gouvernement. La Banque Mondiale, elle, affirme que la Chine serait aujourd’hui l'un des seuls pays au monde à augmenter la taille de ses forêts. Elles seraient passées de 16 % à 20 % du territoire depuis le lancement du programme. « La Chine plante 2,5 fois plus d’arbres chaque année que l’ensemble du reste du monde », a affirmé le prix Nobel de la paix Al Gore, connu pour son engagement contre le changement climatique. 
  
Coups de pelle et coup de com’  
  
Si l’objectif affiché de cette course à la reforestation est de contrebalancer les importantes quantités de gaz carboniques provoquées par le boom de l’économie chinoise, il s’agit aussi de mettre en scène la volonté écologiste du premier pollueur du monde, alors que les niveaux de pollution alarmants des mégalopoles inquiètent de plus en plus la population. Chaque printemps, rapporte le 
Guardian, trois millions de membres du Parti communiste Chinois et d’employés modèles paradent à travers le pays pour y planter des arbres. En avril 2010, c'est deux millions de Chinois qui auraient accompagnés le président Hu Jintao à Pékin, pour le 26eplan volontaire de reforestation de la ville.


Une fôret de pins autour du lac Tianchi, près d'Urumqui. © Jlau

Une fôret de pins autour du lac Tianchi, près d'Urumqui. © Jlau

Mais la capacité de ces grandes forêts artificielles à absorber le Co2 divise les scientifiques. Un arbre consomme en effet de plus en plus de gaz carbonique à mesure qu’il vieillit. Dans l’immédiat, il n’est pas certain que ces jeunes pousses de résineux aient un impact sur la pollution en Chine. Quant à la « grande muraille verte », certains militants dénoncent son impact écologique. La monoculture de résineux nuirait à la biodiversité et le niveau des nappes phréatiques aurait baissé de 6 mètres dans le district de Minqin suite aux plantations massives. Tous les paysans n’ont par ailleurs pas gagné au change en abandonnant leurs terres pour laisser la forêt pousser. 

En revanche, force est de reconnaître que le programme parvient à ralentir la désertification. Les résultats obtenus seraient impressionnants, 
selon Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de des Nations-Unies contre la désertification (UNCCD). Un projet de grande muraille verte est également étudié par l’Union Africaine pour faire face à l’extension du désert du Sahara.

Atteindre l'orgasme littéraire.

Par Le 01/04/2018

AccueilLes toposComment atteindre l’orgasme ? Ou comment écrire une scène érotique qui marche…

01/12/17

Comment atteindre l’orgasme ? Ou comment écrire une scène érotique qui marche…

En littérature, une scène érotique réussie nécessite un immense travail de fond. Elle requiert une exigence de tous les instants aussi bien au niveau narratif, descriptif que lexical. Voici cinq conseils pour atteindre l’orgasme (littéraire) !

Par Mélanie Carpentier

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Le contexte avant l’acte

Avant d’envisager tout passage à l’acte, il faut privilégier la structure de votre roman ou de votre nouvelle. En effet, toute bonne scène érotique doit s’inclure dans une histoire de qualité qui ait du sens. À vous de bien travailler le contexte général car le lecteur doit impérativement s’identifier et s’attacher aux personnages pour apprécier leurs ébats amoureux. Vos protagonistes doivent être « normaux », c’est-à-dire proches de notre quotidien ( Pas d'accord : on peut très bien utiliser la vie de gens qui ne nous ressemblent pas pour mieux cerner notre propre existence ) . C’est en pointant leurs failles que vous arriverez à les plonger dans des situations de vulnérabilité.

 

Le choix du narrateur

Dès le départ de votre écriture érotique, il vous faut vous positionner en tant que narrateur. Trois possibilités s’offrent à vous : le point de vue omniscient (vous savez tout sur vos personnages, à la fois ses sentiments et ses pensées), le point de vue interne (vous percevez la scène uniquement à travers un personnage) (C'est ce que je tente d'appliquer ) et le point de vue externe (vous restez un simple observateur de l’histoire). Gardez-le tout au long de l’histoire sous peine de perdre votre lecteur en cours de route.

Ecriture et caméra intérieure

L'écriture

La problématique de l'écriture (roman et spiritualité)

Evolution de l'écriture

 

Le poids des mots

Une fois que votre trame narrative est bien posée, il est temps d’emmener vos personnages au royaume de tous les plaisirs sexuels. Une scène érotique exige une écriture assez technique car, pour qu’elle soit réussie, elle doit faire monter le désir à travers des détails anatomiques. Le choix des mots est essentiel et c’est à vous de définir un champ lexical collant au ton général de votre roman. Plutôt délicat ou cru ? Avec poésie ou vulgarité ? C’est à vous de choisir votre bataille afin de contrôler au mieux l’ambiance et les personnages créés. Vous pouvez également doser subtilement le langage soutenu et les expressions plus « hard ».

Le piège des répétitions

Autre piège à éviter : celui des répétitions ! (C'est valable pour n'importe quel domaine... Quand j'écris un roman d'alpinisme, je constitue un panel de mots précis afin d'éviter les répétitions.)

Dans une scène érotique, certaines actions peuvent revenir. Pour s’en sortir brillamment, notez sur une feuille un lexique de mots se référant au sexe ou à un domaine précis du corps. Selon le ton de votre histoire, employez ensuite les expressions les plus appropriées qui colleront à la scène. Cette variété lexicale permet au lecteur d’entrer plus facilement dans la scène érotique.

 

Le plaisir par les sensations

Le lecteur mord à l’hameçon lorsqu’il ressent pleinement le plaisir ressenti par les personnages. Pour y parvenir, jouez sur les cinq sens afin de montrer toutes les facettes de leur bonheur sexuel. L’usage du champ-contrechamp (exemple : que regarde Monsieur lorsque Madame lui fait une fellation ?) ou des confidences intimes (exemple : Madame ressent une gêne terrible lorsque Monsieur tente de la caresser sous la table du restaurant) permettent d’exprimer les sensations des personnages. Jouez également sur les moments de silence ou sur les sons prononcés durant l’acte sexuel pour donner du rythme à la scène.

 

Un peu de surprise pour finir

Enfin, si le ton général doit rester réaliste, rien n’empêche vos personnages d’emprunter quelques sentiers inhabituels ! Vous pouvez, par exemple, rédiger une scène de strip-tease très stimulante qui se termine par une surprise ou alors faire avorter une scène qui s’annonçait prometteuse (exemple : Madame se caresse mais s’interrompt au moment où son amant entre dans l’appartement)

 

Lire et faire lire

Pour rapidement maîtriser ce difficile exercice de style, n’hésitez pas à faire relire votre texte par quelques proches avant de le publier. C’est le meilleur moyen de savoir si la potion érotique fonctionne. Et n’oubliez pas de lire des romans de référence pour s’inspirer du meilleur. Quelques auteurs qu’on vous conseille : Sade, Henry Miller, Charles Bukowski ou encore Esparbec.

 

Il me semble, à la lecture de cet article et des "recettes" qu'il propose qu'il manque un élément essentiel, vital, la source même de l'érotisme : l'exploration des pensées. Les sensations génèrent des pensées et les pensées stimulent les sensations. Il n'est pas de sensation qui ne soit conscientisée pour être exprimée et donc qui ne soit pas pensée. Il ne s'agit donc pas pour moi de me satisfaire d'une description sensorielle mais bien d'analyser le champ intime des pensées et c'est là, justement, que le transfert entre le lecteur-lectrice et le personnage peut se faire. Non pas seulement dans une dimension corporelle mais également spirituelle. 


 

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KUNDALINI

 

""La respiration qui accélère, le soleil dans son dos, sur ses fesses, l’air autour d’elle comme un cocon silencieux et la verge de Sat comme un piston accordé à ses souffles. Elle entendit une voix qui gémissait et elle comprit étrangement que c’était elle, comme un écho lointain qui remontait des entrailles, la pression des pubis électrisant son clitoris, des décharges lumineuses, des bouffées d’air brûlant qui remontaient de son ventre et fusionnait avec l’air qu’elle inspirait, comme un circuit fermé mû par un mouvement perpétuel. Elle voyait en elle des courants pétillant, un cheminement précis, une circumnavigation interne, de sa bouche à son sexe, une boucle chargée de particules.

Elle se cambra et tendit les seins, la tête en arrière, les cheveux tombant, la bouche ouverte, cette conscience de son corps impudique, elle n’en voulait plus, elle aimait la verge de Sat, elle aimait son corps, elle aimait la jouissance qui montait, l’impudeur était une morale humaine, rien dans l’amour en elle ne devait s’accorder à une morale, elle voulait jouir, être la femme réelle qu’elle devinait et de s’autoriser ainsi une nudité aussi totale, elle sentit fondre des chaînes mentales, des résistances inquiètes, des images fausses consumées par le feu de ses entrailles, par le brasier de ses fibres, par le ruissellement de son sexe, des flamboyances qui jaillissaient avec de plus en plus d’ampleur.

Elle n’avait rien à retenir, elle n’avait rien à protéger, il n’y avait aucun danger, aucune menace, aucun objectif à tenir. Juste être là, dans le vide et se remplir de tout ce qu’il était.

La verge de Sat comme un créateur d’Univers.

Alors, elle voulut tout connaître, tout explorer, aller au-delà du connu puisqu’il n’était qu’une prison, que la mémoire était une geôle et qu’il fallait l’ouvrir pour qu’elle se charge du réel.

Elle ne comprenait plus vraiment ce qu’elle pensait et elle se dit d’ailleurs que les pensées pensaient toutes seules, qu’elles existaient au dehors et qu’elles tombaient en elle. 

Elle se retira, fit demi-tour, passa une jambe de chaque côté du visage de Sat et prit sa verge dans ses mains. Elle la lissa, doucement et posa les lèvres sur le gland.

Les doigts de Sat sur ses fesses, écartant les monts, sa langue fouissant entre les plis des lèvres nacrées.

Elle continua à user de son souffle pour régler les mouvements de succion. Inspiration, elle absorbait la tige écarlate jusqu’aux racines.

Expiration.

Elle remontait jusqu’à la cime.

Elle imagina un court instant les jets de sperme dans sa bouche. Des queues luisantes de comètes, des laitances épaisses comme des étoiles liquides.

Le sperme de Laurent. Elle n’en aimait ni la matière ni le goût. Elle n’y percevait qu’une soumission nauséeuse et avait fini par la rejeter.

Insignifiance des ressentis primaires. Elle voulait vivre l’instant et ne plus rien s’interdire, franchir les limites imaginaires, dépasser le cadre étroit de la matière.

L’amour n’a pas de mémoire. Elle le comprenait enfin.

Comme si cela participait au processus. Sans qu’elle ne sache vraiment ce que le processus contenait de découvertes ni même en quoi il consistait. Une évidence. Ce monde qu’elle avait aperçu tout à l’heure dans une étreinte incompréhensible s’ouvrait intégralement à ce que la vie proposait, sans rejet, ni colère, ni adoration, ni suffisance, ni peur, ni espoir, ni attente. Le monde jouissait de ce qui le constituait. Intégralement.

La terre n’a jamais rejeté la moindre graine.

Elle absorberait le sperme de Sat comme des rosées salutaires. Ou qu’il jaillisse.

Et ce fut en elle comme une terre chaude qui s’ouvrait à la pluie.

 

Elle glissa vers les pieds de Sat et le remercia intérieurement de son abandon à ses désirs. Elle posa les mains sur ses tibias, totalement dénués de poils, elle les trouva beaux et s’étonna de cette émotion. Des tibias…

Une étrange contemplation, l’impression de voir crépiter des couleurs.

Et là surgit la conviction que l’orgasme n’avait aucune importance, qu’autre chose était possible. Ce qu’elle avait déjà vécu dans les bras de Sat n’était pas l’objectif final. Il y avait un horizon aussi vaste que ce qu’elle avait connu lorsque le monde était entré en elle. C’est là qu’elle voulait aller.

 

Elle le chevaucha de nouveau, les mains appuyées sur son torse. La verge comme une baguette de sourcier.

Un déversement continu.

Il était en elle comme la sève au cœur de l’arbre, comme le soleil sur le monde, la lumière nutritive. Il ne la pénétrait pas, il lui permettait d’être nourrie. Oui, c’était ça. La verge de Sat comme un cordon ombilical qui la reliait à la vie. Et coulait en elle le courant de la source, l’énergie de toutes choses.

Les fleurs donnent un sens à la vie des bourdons. Sa matrice donnait vie à la verge de Sat. L’un et l’autre redevables de la conscience révélée de l’énergie créatrice.

Les larmes de nouveau, un voile liquide qui noyait le paysage. Elle regarda les montagnes en descendant et montant sur la trompe butineuse et sa bouche ouverte aspirait des molécules parfumées.

Elle varia l’angle de frottement du membre en elle, le point sublime qui l’avait fait couler, elle en adorait la rosée.

Elle n’étouffa plus aucun de ses gémissements et elle voyait s’envoler dans les airs les souffles de sa voix, les aigus de ses râles, le chant de son corps.

Jouir dans la nature et se réjouir de la nature en soi.

Un papillon coloré passa devant elle, un vol chaotique empli de joie. Elle croisa son regard pétillant et elle en éclata de rire.

Le plaisir l’enivrait et la verge engloutie agissait comme un alcool déversé, les vertiges l’emportaient et c’était délicieux, le brasier de son ventre remontait dans son dos et elle aurait pu dessiner à la perfection chacune de ses vertèbres, l’impression de les voir s’illuminer comme une guirlande, étage par étage, puis le courant lumineux redescendit entre ses seins et inonda son vagin. 

Ne pas succomber à l’orgasme comme un bourgeon qui s’ouvrirait dès les premiers flux de sève, constituer une boule d’énergie, plus forte encore, plus vaste, plus dense, accueillir et ne pas vouloir se consumer, s’emplir jusqu’à l’ultime débordement.

Elle se dégagea de la verge et se déplaça. Il ne bougea pas. Elle s’accroupit au-dessus de son visage, comme si elle s’apprêtait à uriner, posant son sexe sur sa bouche, dans une posture qu’elle n’aurait jamais pensé initier. Et le bonheur de cette liberté l’envahit comme un souffle tiède, une risée de câlins chauds qu’elle regarda s’étendre.

La langue de Sat fouillait en elle et ses mains pétrissaient ses fesses. 

« La puissance de ton hommage à l’amour de la vie nourrira mon plaisir. »

Il l’avait dit, elle n’oubliait plus rien désormais, aucune parole, comme un enregistreur inépuisable.

Elle s’était fabriqué des limites. Il n’y en aurait plus.

Pour la première fois de sa vie, elle invitait un homme à la caresser. Sans retenue, sans culpabilité, sans aucune peur, comme elle le souhaitait, sans que rien ne bride son désir et elle découvrait, en regardant le visage de Sat entre ses cuisses, ce bonheur du plaisir reçu sans que rien ne soit dû.

Il glissa deux doigts entre les lèvres, s’insinua lentement entre les parois intérieures.

Elle s’abandonna aux pressions, elle se délecta des rotations, elle absorba le moindre frémissement.

Elle leva les yeux vers les arbres, elle contempla les feuillages et sans pouvoir le comprendre, elle sentit dans son corps les pressions des sucs de la terre, le déversement des subsistances, la dispersion des flux énergétiques les plus infimes, la lumière absorbée pour que la vie se forme. Comme un envahissement libérateur, une invasion bénie des Dieux.

Elle vit en elle, sans en expliquer l’apparition soudaine, les lumières rasantes du lever du jour, ce moment suspendu où la marée solaire gagne les territoires, où la terre endormie par les câlins de la nuit se réveille, ces ondes délicieuses de la chaleur qui s’installe, l’apparition de l’astre par-dessus les crêtes et l’ascension inexorable vers le zénith.

Elle était au zénith.

Elle se tendit, le souffle bloqué, bouche ouverte, les mains pressant la poitrine de Sat et l’explosion l’emporta.

Une fois.

L’énergie se rechargea immédiatement.

Nouvelle ascension, deuxième vague contre la digue, un rouleau surpuissant qui balaya l’ouvrage, son sexe déversant des incendies liquides.

Deux fois.

Elle pensa un instant au visage de Sat, à sa bouche avide, à sa langue fouisseuse. Il ne se retirait pas, il accueillait ce qu’il déclenchait. Cet amour offert, cet homme entre ses cuisses ouvertes, cette attention sublime qu’il lui accordait. Elle voyait son regard aimant en elle et ce fut comme une fournaise.

Trois fois.

 

Elle se laissa tomber sur le côté.

« C’est trop fort, je ne tiens plus. »

 

Elle roula sur le dos. Il se dégagea et se plaça entre ses cuisses. Il souleva ses fesses et amena son pubis étoilé de cyprine à hauteur de son visage.

Les regards qui se croisent.

Il caressa de sa bouche la fine toison et lécha les lèvres avant de venir épouser le capuchon de son bouton érigé.

Elle ne voulait plus le quitter des yeux, elle s’évertuait à plonger en lui, à se réjouir de chacun de ses gestes, à capter l’intégralité des offrandes, qu’elles soient visuelles ou autres, les parfums de la sueur de Sat, les fragrances de son sexe mâle, le goût de son vagin sur sa bouche quand il l’embrassait, elle voulait goûter à tous les sens et que ses pensées se taisent.

C’est là que la contradiction apparut. Vouloir, c’était encore une pensée. Il lui restait encore à savoir taire ce mental, elle en devinait les résistances, comme des peurs qui s’accrochaient désespérément au-dessus des vides sensoriels.

Aller au plus profond de l’ouverture de son corps.

Le territoire de l’amour n’a pas de pensées.

Le corps de Sat entre ses cuisses ouvertes. Il avait reposé doucement ses fesses sur la couverture. Ses regards sur elle. Il était si bon de se sentir aimée.

Mais qu’aimait-il réellement ? Elle ou l’amour de la vie en elle ?

Elle ne chercha pas la réponse. Elle accueillit sa verge et les pensées s’enfuirent.

C’est lui qui adopta le protocole de la respiration et elle sentit à chaque souffle l’invasion délicieuse du membre et la chaleur insérée lorsqu’il se retirait. Elle aima l’alternance car elle ne souffrait plus de l’attente. Il ne restait que l’instant et sa complète absorption.

Le visage béat de Sat et cette flamboyance dans ses prunelles, comme si la vie brûlait à l’intérieur mais qu’il gardait la maîtrise du feu.

Elle accompagna ses souffles en synchronisant les contractions de son périnée lorsqu’il s’introduisait au plus profond, enserrant la verge dans son cocon et elle imagina son vagin comme un bourgeon extasié.

Elle aimait les muscles de son dos et la fermeté de ses fesses, les sangles tendues de ses abdominaux, toute cette force contrôlée. Sat aimait la vie en lui et non pas l’image qu’il avait de lui. Elle le savait. L’explication de cette joie qui émanait de chacun de ses regards, la fluidité de ses gestes, la profondeur de ses paroles, cette observation bienveillante de l’existence. Et la sensualité de son corps, cette beauté naturelle qu’il préservait religieusement.

Lui vint à l’esprit cette image des familles croyantes qui prient avant d’entamer un repas, ces paroles qui honorent et remercient.

Elle regrettait de n’avoir pas prié avant de jouir et se promit de combler l’oubli, de remercier désormais avant de consommer la joie des corps.""

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