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Film : "21 nuits avec Pattie"

Par Le 27/07/2017

Durée 115 mn

Nationalité : français

 

Avec Karin Viard (Pattie) , Isabelle Carré (Caroline) , Sergi López (Manuel) ... Voir la distribution

 

Synopsis

En plein été, Caroline, Parisienne et mère de famille d'une quarantaine d'années, débarque avec sa valise dans un petit village du Sud de la France. Elle doit organiser dans l'urgence les funérailles de sa mère, Isabelle, avocate volage, qu'elle ne voyait plus guère. Elle fait bientôt la connaissance de Pattie, une femme de ménage amie de sa mère, qui aime raconter à qui veut bien l'écouter, et avec moult détails et mots très crus, ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, Caroline découvre, le soir même de son arrivée, que le corps de la défunte a disparu...


 

Un film "ré-jouissant" :) Des dialogues emplis de désirs, de plaisirs, de libération, d'exploration, des retrouvailles avec une sensualité "naturelle" au coeur des montagnes.  

Des femmes qui se livrent et se délivrent...


 

CRITIQUES

| Genre : hymne à la nature (féminine).

Il était une fois Caroline, une jolie jeune femme en panne de désir. Arrivée dans la maison de sa mère, qui vient de mourir, elle n'a pas l'intention de s'attarder : une fois enterré cette « libertine » qu'elle a très peu connue, elle repartira comme elle est venue. Mais le corps de la défunte disparaît. Caroline est contrainte de rester. C'est le 15 août, il fait chaud, l'eau du torrent et le vin sont bien frais. Pattie, la femme de ménage, aime faire l'amour avec tous les gars du village et en faire le récit détaillé. Surgit un ex-amant de la morte, qui ressemble à l'écrivain Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Les frères Larrieu reviennent dans leurs chères montagnes du Sud-Ouest pour continuer d'explorer leur trinité païenne : la nature, le sexe, la mort. Cette fois sous la forme d'une fable onirique, avec un joli retour aux sources du cinéma fantastique : un fantôme danse, en transparence sur l'écran, et c'est dans une forêt de conte de fées qu'un orage, libérateur, finit par éclater.

Jamais les Larrieu n'ont filmé une nature aussi magique, et leur douce lumière auréole Isabelle Carré telle une Alice au pays des merveilles. Ce qui ne les empêche pas de rester de sacrés paillards : on n'oubliera pas de sitôt le personnage dionysiaque composé par Denis Lavant... Mais ce voyage aux confins du désir féminin est, surtout, un éloge de la parole, qu'elle soit littéraire ou triviale : Karin Viard balance comme personne des tirades extrêmement crues. Et à la fin de leur conte si personnel sur l'extase, les cinéastes font de Caroline une femme, une vraie. — Guillemette.

 

Suicides professionnels

Par Le 25/07/2017

"Mes enfants, vous allez à l'école pour avoir un travail et pouvoir gagner votre vie"...

 

"Gagner sa vie..." 

Cette phrase est fondamentalement une absurdité mais lorsque cette nécessité d'avoir un revenu conduit à la mort, elle en devient un scandale, une honte absolue, une atteinte aux valeurs humaines les plus profondes. De très nombreux secteurs sont concernés : l'enseignement, la santé, la Poste, la police, le secteur agricole, le secteur industriel en général. 

Il faut évidemment relier ce stress à la faiblesse des revenus quand ces revenus permettent à peine de survivre.

Le jour où les banquiers stressés se suicideront, c'est qu'il y aura eu une hécatombe dans le monde ouvrier...

Carlos Ghosn, patron de Renault, gagne 7 MILLIONS par an...

Un salarié Renault sur le site de Cléon (Seine-Maritime), le 6 juin 2017. ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Pour les syndicats, ces suicides seraient à relier aux conditions de travail dans un contexte de production intensive. Ils dénoncent notamment l'accord de compétitivité signé en 2013 qui a entraîné de nombreux départs et accentué la charge de travail. "Depuis 2013, 8.000 emplois sur 34.000 ont été supprimés", précise William Audoux, délégué CGT du site de Cléon (Seine-Maritime), où 10 suicides ou tentatives ont été recensés en près de quatre ans.

"LES CADENCES SONT INFERNALES"

Sur le site, où près de 5.000 salariés construisent les moteurs du groupe, un employé de 35 ans, père de deux enfants, s'est pendu en avril. "Tu expliqueras ça à mes filles Carlos (prénom de Ghosn, PDG de Renault)", a-t-il laissé dans une lettre.

Le dernier drame connu remonte au 3 avril à Sandouville (Seine-Maritime). Un père de famille d'une quarantaine d'années a tenté de se pendre dans un atelier. "Il portait autour du cou une pancarte où il avait inscrit les noms de ses chefs d'atelier avec cette mention : 'ils m'ont tué'", écrit le quotidien. Une autre employée a également voulu mettre fin à ses jours à Noël dernier.

"Pour nous, ces tentatives sont liées à Renault", assure Nicolas Guermonprez, délégué CGT. "Les cadences sont infernales. En 2007, le projecteur avait été mis sur le malaise des cadres (trois suicides d'octobre 2006 à février 2007, ndlr), on a oublié celui des ouvriers".

"DES CAS D'ÉPUISEMENTS PROFESSIONNELS FONT JOUR"

Sur les 9.600 employés du Technocentre Guyancourt (Yvelines), 136 burn-outs ont été par ailleurs diagnostiqués en 2016, selon plusieurs rapports de la médecine du travail de Renault consultés par Le Parisien. Un ingénier est également mort après un malaise lors d'un entretien disciplinaire.

"Malgré les embauches récentes et leur signal positif, la charge de travail reste très élevée dans de nombreux secteurs, et ce depuis plusieurs années", écrit un médecin. "La résistance physique et psychique des salariés s'en trouve diminuée et des cas d'épuisements professionnels font jour également dans des secteurs jusque-là épargnés".

Une alerte psychosociale a été lancée au début de l'été dans l'usine de Maubeuge (Nord), où aucun suicide n'est cependant à déplorer. "Les burn-out se multiplient à cause de cette course à l'hypercompétitivité", explique Samuel Beauvois, délégué syndical chez SUD. "Si rien n'est fait, dans un an on aura une vague de suicides".

"DES CAS INDIVIDUELS"

Renault a répondu au Parisien en contestant la dégradation des conditions de travail avancée par les syndicats. "Nous contestons le fait d'agréger des cas individuels", explique également le constructeur. "Chaque cas est unique, différent et attaché à une histoire personnelle". Le groupe met en avant la relance du dialogue social au niveau local et central dans le cadre de l'accord Cap 2020. Ce dernier s'est traduit par "la mise en place de commissions afin de pouvoir discuter des problèmes, notamment ceux liés à la qualité de vie au travail", explique-t-il.

Renault se questionne cependant sur le recours systématisé à l'intérim (45% des effectifs industriels du groupe). "C'est un sujet. Mais le rapprocher d'une liste de suicides n'a là encore pas de sens", répond le constructeur. "Néanmoins, nous avons comme objectif de diviser par deux le nombre de nos intérimaires d'ici à 2020 grâce aux embauches et aux gains de productivité".

 

 

La rémunération totale de Carlos Ghosn passe de 2,67 à 7,22 millions. La nouvelle passe mal car les autres salaires du groupe sont, eux, gelés

 

Le constructeur français Renault envisage de verser à son patron Carlos Ghosn un "package" de 7,2 millions d’euros au titre de l’année 2014 en raison de l’amélioration des performances de la marque, notamment sur le marché français (+5,1%).  Soit une hausse de 167%, presque trois plus que les 2,67 millions versés en 2013.

L’an dernier, le groupe a publié un chiffre d’affaires en hausse de 0,3% à 41 milliards d’euros, et un bénéfice de 1,9 milliards d’euros, trois fois plus qu’en 2013.

D’après le document de référence mis en ligne par le groupe, Carlos Ghosn percevra donc une part fixe de 1,23 millions euros inchangée depuis 2011, ainsi qu’une part variable qui augmente  de 31% par rapport à 2013 et se chiffre à 1,81 million (soit 147,5% du fixe).

Sud Ouest

Une rémunération "théorique"… pour l’instant

A cela s’ajoute 100 000 "actions de performance" (qui ont remplacé les stock-options) attribuées à une valeur de 41 € l’unité soit 4,1 millions d’euros. De quoi réaliser une jolie plus-value si le cours actuel à un peu plus de 80 € se maintient. Carlos Ghosn ne pourra toutefois toucher ces actions qu’en 2018 et sous certaines conditions (rester dans le groupe Renault jusque là et maintenir un haut niveau de performances).

Anticipant les critiques, les administrateurs rappellent que cette rémunération n’est pour l’instant que théorique puisqu’elle peut varier en fonction des résultats futurs et du cours de l’action du constructeur. Elle doit par ailleurs encore être soumise au vote des actionnaires de Renault lors de l'assemblée générale du 30 avril prochain.

Il n’empêche. Son montant passe mal alors que Carlos Ghosn a instauré le gel des salaires dans le cadre d’un accord de compétitivité signé en 2013 au sein du groupe. Selon les Echos, les représentants des salariés au conseil d’administration ont d’ailleurs voté contre ce " package", tout comme les représentants de l’État.

15 millions avec Nissan

La rémunération proposée par Renault est indépendante de celle que Carlos Ghosn perçoit en tant que président de Nissan. En 2013 le groupe japonais lui avait versé près de 7,6 millions d’euros et 7,2 millions en 2012.

Si son salaire japonais reste à ce niveau pour  2014, il recevrait donc près de 15 millions d’euros en tant que président et directeur général de l’Alliance Renault-Nissan.

FAC au tirage au sort

Par Le 25/07/2017

Manche : il a 18,34 de moyenne au bac mais est recalé à la fac

Manche : il a 18,34 de moyenne au bac mais est recalé à la fac

"J'étais un peu déçu quand j'ai appris la nouvelle. J'avais fait plusieurs salons de l'étudiant et on m'avait dit comment les choses fonctionnaient. Je connaissais les règles du jeu", rapporte Titouan Le Pelley, lycéen à Granville (Manche).

 - Hugo Charpentier

Le 

Fan de handball, Titouan Le Pelley, ancien élève du lycée Julliot de la Morandière de Granville (Manche) souhaitait intégrer une fac de STAPS à Caen (Calvados). Après avoir obtenu, le mercredi 5 juillet 2017, son bac S avec mention très bien, le jeune homme se retrouve sur liste d'attente pour son admission à la faculté.

Quand il s'agit de handball, Titouan Le Pelley est un indéboulonnable. À 17 ans, ce jeune de Granville (Manche) est au gymnase pour s'entraîner environ 10 heures par semaine. En plus d'évoluer avec l'équipe senior de Nationale 2, le jeune homme est aussi arbitre et coach dans les petites catégories.

18,34 de moyenne au bac

 

Après le lycée, c'est donc tout naturellement que le garçon a souhaité s'orienter vers une licence de STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) à Caen (Calvados). Excellent élève, Titouan était persuadé que son admission ne poserait aucun problème. Sauf que voilà: après avoir décroché son bac scientifique, le mercredi 5 juillet 2017, au lycée Julliot de la Morandière, avec mention très bien et une moyenne générale de 18,34, le garçon n'est même pas sûr de pouvoir intégrer la filière qu'il convoite.

Admissions sur tirage au sort

"Au début de l'année 2017, j'ai déposé des demandes via un portail internet qui permet à chaque élève d'entrer ses voeux pour son parcours d'études après le lycée. J'ai mis une Fac de physique et les STAPS à Caen, Rennes, Bordeaux…" rapporte Titouan. Plus tard, le Granvillais a été informé qu'il était sur liste d'attente dans toutes les facultés. Comme l'explique son père, Olivier: "Cette année, à cause d'un nombre de demandes plus important que le nombre de places, l'inscription se fait sur tirage au sort. Les notes n'entrent pas en ligne de compte et la liste des admis se fait par informatique."

"Il est tellement motivé qu'il était prêt à redoubler sa terminale"

"J'étais un peu déçu quand j'ai appris la nouvelle. J'avais fait plusieurs salons de l'étudiant et on m'avait dit comment les choses fonctionnaient. Je connaissais les règles du jeu", rapporte le jeune homme qui ajoute: "Il ne faut pas être négatif. Ces tirages aux sorts permettent à des élèves qui ont de moins bonnes notes d'être admis malgré leur dossier."

"Aujourd'hui, il faut reconnaître que Titouan est sur le carreau. Mais il est tellement motivé qu'il était prêt à redoubler sa terminale", confie le père du jeune homme. Grâce à ses bonnes notes, le garçon fait partie des élèves éligibles au dispositif "meilleur bachelier". Destiné aux lycéens les mieux notés de chaque filière, celui-ci permet d'obtenir des places prioritaires afin d'intégrer certaines écoles comme les grandes prépas, BTS ou IUT. Oui mais voilà: la filière STAPS n'est pas concernée par ce dispositif.

Un dernier ballottage est prévu le vendredi 14 juillet 2017 et Titouan saura à ce moment-là s'il peut ou non intégrer la fac de Caen en STAPS. "Si je ne suis pas pris, j'irai en licence de physique en attendant qu'une place se libère suite à des désistements en cours d'année", note le garçon qui, avec ses parents, envisage également de passer par un recours administratif.

 


RÉACTIONS

Marc HAMEAU

 

13 juillet 2017 , 21:09

Titouan est un élève doué, sympa et modeste, soutenu par son club et unanimement par ses enseignants. Ce système de tirage au sort se révèle absurde et injuste ; j'espère qu'il aura gain de cause et qu'il pourra aller en STAPS, il le mérite ! Marc HAMEAU, professeur de mathématiques au Lycée de La Morandière, Granville 
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COKELUNDE

 

14 juillet 2017 , 04:21

Décevant pour un élève motivé et compétent ! Bon courage Titouan. Tu sais rester positif. Bravo ! 
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jean-jacques Gendre

 

15 juillet 2017 , 03:51

C'est honteux, j'en connais un il y a deux ans qui est entré en STAPS, à Paris , alors même qu'il a eu son BAC de justesse , aux alentours de 10 de moyenne , donc sans mention. Résultat la première année il a eu du mal à valider son dernier trimestre , il a du repasser une épreuve de rattrapage, cette année je n'ai pas de nouvelle. Le tirage au sort est une fumisterie , il empêche de très bons élèves d'aller en FAC , alors que ceux qui n'ont pas les capacités y vont. La faute à qui , je pense au Bac, trop facilement donné, trop de bacheliers , alors que les filières professionnelles sont délaissées. 
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Vernejoul Colette

 

15 juillet 2017 , 08:18

Ce système de tirage au sort est parfaitement injuste et inadapté . Prenez un Bon Avocat et ne vous laissez surtout Pas Faire ! Avec touts mes encouragements et mon affection aussi ; Colette . 
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rycart

 

15 juillet 2017 , 10:52

Et je connais un "idiot gentil" ayant eu péniblement son bac au rattrapage, admis à un STAPS ! 
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Shangrila

 

15 juillet 2017 , 11:18

Le mérite n'étant pas à la mode les carrières se détermineront désormais comme au Loto ! Je pense que je regarderai avec un peu de méfiance désormais un professionnel, n'étant pas sure qu'il n'aura pas obtenu son diplôme dans une pochette surprise (voir les diplômes obtenus en juin 1968) !!! 
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olivier

 

15 juillet 2017 , 11:28

On marche sur la tête dans ce pays , exemple concret avec ce jeune étudiant dont le profil colle exactement avec la filière STAPS bac S mention Tb plus niveau N2 en hand, le pauvre est en liste d'attente. Devant lui des étudiants qui n'ont jamais touché un ballon ou qui ne savent même pas nager avec des bacs ou ils n'ont aucune chance de valider leurs premières années..... Lamentable, ce pays devient fou...il ne faut surtout plus faire de sélections cela va déstabiliser nos chers enfants..... tous ces jeunes qui vont abandonner à la toussaint car ils vont se rendre compte qu'ils sont mal orientés ayant pris des places pour rien. .......STAPS cette filière devient une usine à fabriquer des licences pour se retrouver au chômage....On ment à nos jeunes .....le bon sens serait de remettre des sélections physiques et des entretiens de motivation mais cela dépasse nos technocrates .....Pauvre France ! 
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GOUIRAN GOUIRAN Brigitte

 

15 juillet 2017 , 12:18

C'est scandaleux de voir une si forte moyenne au bac et se retrouver sur la liste d'attente pour rentrer à la Fac ! Les places sont pour les pistonnés ou quoi ???? A méditer ... Courage à ce jeune homme qui mérite sa place à la FAC ... 
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BERNARDI JEAN LOUIS

 

15 juillet 2017 , 12:40

Et si avant de vouloir organiser les jeux olympiques pour engraisser les banques et autres parasites, cet argent était utilisé pour nos FAC a bout de souffle ! 
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Aronssohn

 

15 juillet 2017 , 19:28

Je suis scandalisé ! Dans une spécialité aussi particulière l'investissement personnel devrait compter pour beaucoup ! Le tirage au sort, c'est un peu la façon d'attribuer le bac à des illettrés ! 
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Xtophe

 

16 juillet 2017 , 14:39

Le système éducatif français, déjà médiocre, avec des enseignants mal formés aux méthodes pédagogiques, devient totalement aberrant. Des élèves poussés vers le bac sans que des débouchés universitaires soient suffisants, et désormais le tirage au sort qui va énormément encourager les élèves à travailler. Les politiques sont-ils en dessous de tout ou ont ils anticipés le démantèlement du système éducatif républicain ? Une politique moderne de "du pain et des jeux" : sport, TV et loto. Des enseignants (dans leur ensemble) et leurs syndicats incapables d'une vision "moderne" du système éducatif. Tout cela au sein d'un système social qui se délite. L'évolution de la pensée sociologique et philosophique n'a pas suivie celle de la technologie et il se crée ainsi à nouveau un monde contre lequel nous avons lutté durant des siècles. Get-up, stand-up, don't give-up the fight. 
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John

 

16 juillet 2017 , 19:47

Merci Najat... Preuve est désormais faite que l'égalitarisme voulu par le PS est finalement lieu de nombre d'injustices flagrantes. Tout mon soutien à ce jeune. 
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Nicolaos

 

16 juillet 2017 , 21:13

C'est quand même incroyable ce tirage au sort. Il se peut que les moins bons élèves retenus abandonnent en cours de 1ère année. Qui a pondu cette façon de faire ? 
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Olive

 

16 juillet 2017 , 23:10

Du grand n'importe quoi! 
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Charlotte

 

17 juillet 2017 , 17:56

Le tirage au sort est un procédé absurde et injuste. Ceci dit, Titouan serait peut-être plus utile à la société en faisant des études de sciences ou dans un autre domaine où on a besoin de matière grise. Parce que, honnêtement, avec 18,34 de moyenne, le STAPS c'est du gâchis... 
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Sacha

 

17 juillet 2017 , 20:15

Je suis prof d EPS depuis 30 ans...cette année j ai 9 élèves qui ont demandé à intégrer une licence STAPS, seul deux ont été sur pris... Un élève de STMG qui a eu son bac au rattrapage et qui est dispensé d EPS et un bac pro hôtellerie qui a passé ses épreuves D EPS en candidat libre...les 7 autres sont soit en S ou ES , 5 d'entre eux ont une mention ,dont 2 très bien...Il sont très investis dans le monde associatif...en bref de superbes profils pour la filière , et obtenir le CAPES ou l'agrégation ( le reste des débouchés ne permettent pas aux étudiants d'avoir une situation pérenne ....) Je pense que la volonté politique est simplement de ridiculiser notre filière tout en espérant que nos jeunes bacheliers ne fassent plus d études ....vous inquiétez pour les enfants de nos élites politiques , ils ont des places réservés pour leurs chers enfants ... 
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Steve

 

17 juillet 2017 , 21:36

C'est scandaleux . Je passe mon bac S l'année prochaine . Je me demande comment ça sera. On nous demande de travailler dur pour intégrer les meilleures écoles de France, si c'est pour avoir le bac avec une bonne mention comme celui-ci et être mis en liste d'attente alors ça ne sert à rien. 
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Raphaël

 

18 juillet 2017 , 00:28

Je ne pense pas que ce soit si mauvais. C'est plutôt positif de ne pas pousser les citoyens à un carriérisme excessif. L'extrême inverse, c'est la P1 : apprendre des tas de choses inutiles. Par contre, le tirage au sort est une mauvaise option. Il me semble qu'il faudrait une sélection au mérite, sur dossier. Et il faudrait encourager les projets extra scolaires type correspondance à l'étranger, qui ont un intérêt en terme de richesse et de stabilité de la société. 
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Thierry B

 

18 juillet 2017 , 00:36

Félicitations au bachelier ... et pas à APB. Avec un tel score en S, pourquoi ne part-il pas en hypotaupe ou en école postbac ? C'est nettement plus sûr et plus juste que APB. 
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Aurélie

 

18 juillet 2017 , 08:04

À l'étranger on t'accueille à bras ouverts avec un tel dossier. 
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dutartre

 

18 juillet 2017 , 09:42

Tant que tout le monde hurlera contre une sélection à l'entrée de l'université il n'y aura pas de solution. Ce n'est pas scandaleux qu'on exige un certain niveau des étudiants pour accéder au supérieur. 
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Bourdellot

 

18 juillet 2017 , 15:28

Ce qui est scandaleux, c'est qu'il n'y ait pas suffisamment de places, y compris à l'université. Le problème du tirage au sort, n'est qu'une diversion pour masquer la baisse ahurissante des crédits de l'enseignement supérieur. Le nombre de bacheliers cette année comme les suivantes n'est pas une surprise. La question est de savoir si nous voulons vraiment nous donner les moyens de les former. Oh, surprise également, le gouvernement annonce qu'il prévoit de baisser les crédits de l'enseignement supérieur de 330 millions...en pestant sur ces maudits tirages au sort qui ne donnent pas de place aux étudiants. 
 

Fraude fiscale

Par Le 25/07/2017

Mail à adresser à son député pour l'inciter à 
voter contre la fraude fiscale lors de la prochaine séance plénière.

"Madame la députée, Monsieur le député

J'apprends avec stupeur et mécontentement que des membres de la commission des lois ont voté un amendement visant à maintenir le « verrou de Bercy », mesure qui oblige à avoir l'accord du ministère des finances pour pouvoir poursuivre un fraudeur du fisc !

Messieurs les sénateurs ainsi que les 24 députés qui ont voté au contraire pour la suppression de ce verrou de Bercy ont bien compris le lien qu’il peut y avoir entre cette disposition et la confiance des Français envers les hommes politiques.

Je suis particulièrement déçu que certains députés, en particulier ceux de la majorité présidentielle se fassent ainsi les défenseurs de la fraude fiscale, alors que celle-ci nous coûte 80 milliards d’euros par an dans une période où l’on cherche à faire des économies.


Ceci est certainement le problème le plus urgent à traiter vu la perte financière qu’il impose à notre pays !


Les coupes budgétaires récentes entraînent souvent une surcharge de travail dans certains secteurs qui conduit parfois au suicide ! De plus dans le domaine de la santé la diminution des budgets provoque une augmentation des décès des patients ! Voir l’étude ici

: https://www.sciencesetavenir.fr/…/hopitaux-infirmiers-surch…


De ce fait reporter cette mesure, ne pas profiter de cette occasion sera perçu par bon nombre de citoyens comme criminel !


J'espère que vous entendrez l’exaspération et le vent de colère que l’on sent monter dans le pays, afin de résoudre les difficultés par les voies les plus paisibles possibles.

Je serai extrêmement attentif à votre vote sur ce sujet lors de la séance publique.

Veuillez agréer, Madame la députée, Monsieur le député, l'expression de mes respectueuses salutations."

 

Trouver l'adresse mail de son député ici :

Recherche d'un député par commune ou département - Assemblée nationale

 

WWW2.ASSEMBLEE-NATIONALE.FR

"Je veux arrêter d'être prof"

Par Le 25/07/2017

"Je veux arrêter d'être prof: j'adore mes élèves, mais j'ai du mal avec l'Education nationale"

 

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Les résultats d’admission du CAPES 2017 sont tombés la semaine dernière et 1.300 postes restent vacants à l’issue de ces épreuves, selon Le Monde. Fatima Aït Bounoua est venue expliquer les raisons d’un tel désamour pour cette profession, ce mardi, dans les Grandes Gueules.

 

Cette année encore, des milliers de places de profs sont restées vacantes à l’issue du CAPES 2017. Une impopularité de la profession toujours plus grandissante qui devient sérieusement problématique. Fatima Aït Bounoua, elle-même professeur de lettres, a apporté son analyse dans les Grandes Gueules, ce mardi.

Pour Fatima Aït Bounoua, les premières explications résident dans les réformes menées par le précédent ministère de l’Education mais aussi dans la faible attractivité financière. "Pour l’allemand et les lettres classiques, ce n’est pas un hasard. Vous n’êtes pas sans savoir que la réforme portée par l’ancienne ministre s’est attaquée à l’allemand et au latin. Donc effectivement, c’est un peu logique que certains se disent qu’être prof de latin n’ait pas d’avenir. Pour les maths, ce n’est pas non plus surprenant, le recrutement a changé et se fait après la licence. Pour le même nombre d’années d’études, en faisant un parcours scientifique, c’est plus attractif d’aller vers un métier d’ingénieur, où on est nettement mieux payé, que prof en commençant à 1500 euros".

"Il y a l'idée qu'être prof est socialement bas"

Si le point des salaires a son importance, ce n’est pas le seul. L’image sociale négative qui entoure la profession compte probablement davantage, pour Fatima Aït Bounoua. "L’attraction financière, oui, mais il y a aussi le regard social. Il y a l’idée qu’être prof est socialement assez bas et je me suis rendue compte qu’on avait vraiment changé de génération. Alors qu'à mon époque, en étant fille d’ouvrière, être prof représentait l’ascension sociale, c’était être utile, transmettre le savoir, quelque chose de magnifique.", détaille-t-elle.

 

 

"Lorsqu’on dit prof maintenant, on pense aux Profs, du film avec Kev Adams, avec le côté tir-au flan et ridicule ou Entre les murs, le professeur soit victime, soit tyran. Une image très négative du prof qu’est pas forcément attractive, et il y a une forme de réalité. Les clichés, même hyperboliques partent d’une réalité.", a-t-elle poursuivit.

"On a transformé la bienveillance en laxisme"

Une image dégradante qui pousse à présent Fatima Aït Bounoua à changer de vie. "Si je change de métier, parce que j’ai l’intention de changer de métier alors que j’adore ma matière, j’adore les élèves mais j’ai du mal avec l’Education nationale et j’ai du mal avec le déni. On a transformé le mot bienveillance en laxisme."

Budget de l'état

Par Le 25/07/2017

Comment trouver 32,5 millions € par mois sans ponctionner les bénéficiaires APL ?

 

Ce samedi 22 juillet, le gouvernement a annoncé une baisse uniforme des APL de 5 euros par mois pour les 6,5 millions de bénéficiaires, par mesure d’économie budgétaire. Une décision décriée qui suscite la polémique. Pour alimenter la discussion, voici six mesures alternatives qui permettraient de générer le même montant "d'économie".

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(comme tout travail de ce type mené sur un coin de table, il est discutable par bien des aspects - il nous semble néanmoins utile pour rendre compte du choix, politique, de baisser les APL, plutôt que prendre une autre mesure).

 

325millions

 

COMMENTAIRES

 

Le budget annuel des 577 députés de l' Assemblée nationale s'élève à 564 millions d'euros pour l'exercice de leur mandat.

Le budget du Sénat s’établit à 333,4 millions d’euros pour l’exercice 2015, en progression de 0,41 % par rapport à 2014. 

Donc près de 1 Milliard d'Euros, on devrait pouvoir leur demander de faire quelques économies sachant qu' "Un rapport sur les comptes du Sénat en 2015 révèle les frais de fonctionnement disproportionnés du palais du Luxembourg. Les sénateurs sont loin de se serrer la ceinture, puisque leurs notes d'hôtel, de taxi ou d'avion ont connu une augmentation spectaculaire."

Juste en complément de vos excellentes solutions.


 

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE de Sauria Redjimi,

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET AU MINISTRE DES COMPTES PUBLICS sur la baisse des APL: Monsieur le Président de la République Française, Monsieur Macron, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, Monsieur Darmanin,

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LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET AU MINISTRE DES COMPTES PUBLICS sur la baisse des APL:

Monsieur le Président de la République Française,
Monsieur Macron,

Monsieur le Ministre des Comptes Publics,
Monsieur Darmanin,

La presse et l’opinion publique s’émeuvent de cette annonce de réforme de baisse des allocations logement prévue par votre gouvernement à la rentrée prochaine.
Consciente qu’il faille faire des efforts et que la situation des comptes publics est préoccupante, je suis néanmoins dans l’obligation de m’ériger contre cette annonce unilatérale.
En effet, la démocratie, et nos principes fondamentaux, nous protègent depuis des lustres contre une pression minoritaire qui s’exercerait sur une majorité. C’est en ce sens que le peuple français se voit jouir de droits fondamentaux et d’une certitude que la majorité sera toujours protégée et représentée. C’est pourquoi, cette proposition d’effort demandé aux 6,5 millions de français ne peut être justifiée que si elle fait écho à un effort réciproque de nos 700 000 élus locaux.
J’attire votre attention que l’opinion publique peut être compréhensive, voire docile, que si elle perçoit une justesse, sinon une justice, dans le propos. Le quotidien de ces foyers et ménages subira de plein fouet cette baisse mensuelle de 5€ ôtés de leurs allocations. Mais cet effort peut être mieux expliqué, justifié et intégré que s’il est délimité d’abord dans le temps et ensuite partagé par nos représentants.

Pourquoi nos représentants ? Pourquoi nos élus locaux ? D’abord, la réponse à cette question n’est pas aléatoire. Pas plus que le choix des allocataires et bénéficiaires des allocations logements. Mais ce choix s’explique aussi parce que nous sommes, nous, élus locaux, majoritaires dans la représentativité des institutions républicaines. Et que c’est à la majorité de faire des efforts dans l’intérêt collectif de la France.

Cette baisse de 5€ représente pour les comptes publics une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros. Je vous propose de faire une économie de près de 78 millions d’euros mensuels ! 
Et cela uniquement en partageant l’effort et la volonté de redresser la crédibilité des comptes et d’assainir la France en incluant une autre majorité ; nous, les élus locaux.

577 députés à 7.000€ par mois coûtent à la France plus de 4 millions d’euros. 947 maires de communes de plus de 100000 habitants à près de 4.500€ par mois coûtent à la France près de 4,3 millions d’euros. Les 36.000 autres maires des autres communes coûtent 60 millions d’euros par mois à la France pour une indemnité mensuelle allant de 600€ à 3.000€. Les 90000 adjoints aux maires indemnisés en moyenne 1000€ par mois coûtent par mois près de 110 millions d’euros. Les 423.000 conseillers municipaux coûtent plus de 50 millions d’euros par mois pour une indemnité mensuelle de 120€. Enfin, les 38.000 conseillers intercommunaux coûtent 57 millions d’euros par mois pour une indemnité mensuelle moyenne de 1.500€.
En somme, près de 700.000 élus locaux coûtent plus de 255 millions d’euros par mois. Le nombre d’élus est explicable, au regard des fonctions, de la responsabilité et du temps passé dans l’exercice de nos fonctions. Cela n’est aucunement à remettre en question. Par contre, nous demander de participer aux efforts budgétaires est pertinent, voire obligatoire.
N’oublions jamais que nos indemnités nous sont versées car notre République nous permet d’exercer ce pouvoir de représentativité. Nous avons été élus par nos concitoyens, aussi par ces 6,5 millions de français qui vont devoir faire des efforts pour la France. Nous leur devons une réciprocité, une mutualité des efforts. Nous leur devons un soutien en gage de prise de conscience de l’état de la France, en témoignage de participation à vouloir ériger notre pays à la place qu’elle mérite.
Ne pas le faire reviendrait à trahir la confiance donnée par voix de vote et à relativiser la pertinence de vouloir agir vite et bien dans l’équilibre budgétaire.

Cette mesure de baisse de 5€ des APL fait une économie de 32,5 millions d’euros. Ma proposition de baisse des indemnités des élus ferait une économie de 45 millions d’euros, supplémentaires. Il n’est pas question de favoriser une mesure plutôt que l’autre. Je propose d’unir conjointement ces efforts et de les limiter dans le temps. Sur la période de votre mandat présidentiel, Monsieur le Président de la République, ce ne sont pas moins de 4,6 milliards qui pourraient être économisés.
Et comment ? En baissant de 15% les indemnités des élus, moyenne pondérée selon le nombre d’élus et de leurs indemnités. Un président des chambres passerait ainsi de 20000€ à 17000€, un député passerait ainsi de 7000€ à 5950€, un maire de 4500€ à 3825€, un conseiller municipal de 120€ à 102€…

Nous avons la Liberté, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, et cette liberté à un coût,
Nous brandissons l’Égalité, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, et cette égalité à un visage,
Nous avons la Fraternité, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre des Comptes Publics, et cette fraternité à aujourd’hui une tribune.

Vous avez souhaité rassembler les Français Monsieur le Président. Vous avez désiré mettre en marche la France. Vous avez une vision louable pour laquelle vous avez obtenu l’adhésion de notre peuple. N’oublions pas que le voyage est aussi important que la destination. Ne mettons pas dès lors en marge certains, quand bien même sommes élus, alors que le peuple est en marche !

Sauria Redjimi,
Conseillère Municipale
Ville de Roubaix
Région Haut de France

 


 

 

Des animaux et des hommes

Par Le 24/07/2017

Les dates auxquelles ces textes ont été écrits et le nom de leurs auteurs sont aussi importants que leur contenu. Et il est effrayant de voir à quel point, nous sommes lents, très, très lents et à quel point nous n'écoutons pas les esprits les plus sages et conscients



"Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s’entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut en effet récolter la joie et l'amour." Pythagore 570-480 avant JC


"Le jour viendra où le fait de tuer un animal sera condamné au même titre que celui de tuer un humain." Léonard de Vinci 1452-1519


"La cruauté envers les bêtes est la violation d'un devoir de l'homme envers lui-même." Kant 1724-1804


"Entre la pitié envers les bêtes et la bonté d'âme, il y a un lien étroit." Arthur Schopenhauer 1788-1860


"Vous ne serez jamais, et dans aucune circonstance, tout à fait malheureux, si vous êtes bon envers les animaux. " Victor Hugo 1802-1885


"Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient l'homme mourrait, car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l'homme." Chef Seattle 1786-1866


"Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela "sport". Quand un tigre le tue, l'homme appelle cela "férocité". Bernard Shaw 1856-1950


"L'homme a peu de chances de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau." Marguerite Yourcenar 1903-1987

Du problème de l'eau

Par Le 24/07/2017

C'est sûr que si c'était du pétrole, l'état italien aurait mis les sous pour payer des travaux sérieux et pas des rustines mais le problème de l'eau n'est pas encore assez pris au sérieux, tout le monde imagine que c'est une richesse naturelle disponible à foison et qu'il en sera toujours ainsi... Regardons le déficit en eau en France et posons-nous les bonnes questions, cherchons des réponses, considérons que nous sommes responsables de nos consommations et là, on évitera peut-être le pire. Le problème majeur, à mon sens (et il suffit de regarder d'autres domaines similaires), c'est que partout dans les sociétés occidentales ( et donc matérialistes...) une grande partie de la population vit dans une insouciance et une illusion au regard de la nature... Dans le film "Il était une fois la Révolution", le personnage principal, spécialiste en explosions diverses, utilise l'expression "mèche courte" pour prévenir que ça va sauter rapidement... Si on considère le temps qui nous reste pour réagir, on peut parler également de "mèche courte".....



Vue générale sur le Colisée et le forum antique à Rome, le 28 décembre 2011

Vue générale sur le Colisée et le forum antique à Rome, le 28 décembre 2011 — Alberto Pizzoli AFP

La sécheresse en Italie a conduit Rome à prendre des mesures drastiques pour la distribution d’eau. A partir du vendredi 28 juillet, les robinets de la capitale italienne seront à sec, huit heures par jour et à tour de rôle, a annoncé dimanche l’agence chargée des réserves en eau de la ville, citée par La Stampa et repéré par francetvinfo.

 

Ce rationnement en eau devrait être subi par un million et demi d’habitants, alors que les institutions planchent encore sur la mise en œuvre effective de ce plan.

Vétusté des réseaux de distribution d’eau

Les établissements sensibles, comme les hôpitaux ou les casernes de pompiers, devraient être touchés.

Le problème vient du lac de Bracciano, situé au nord-est de la capitale, et qui l’alimente en eau. Celui-ci est presque à sec.

Outre la sécheresse qui touche la Péninsule, le réseau romain de distribution souffre de grosses fuites, participant ainsi à la pénurie d’eau : 44 % de l’eau du réseau se perd dans la nature.


 

L'Occitanie veut éviter un déficit en eau majeur

 

 

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La région souffre régulièrement de sécheresse. /Photo DDM, Laurent Dard

La région souffre régulièrement de sécheresse. /Photo DDM, Laurent Dard

Des territoires d'Occitanie pourraient manquer d'eau à partir de 2020. C'est l'un des constats alarmants dressés lors des deuxièmes Assises régionales de Montpellier.

Lors de ces assises, Carole Delga, la présidente de la Région a annoncé le développement d'un service régional de l'eau. L'assemblée de tous les acteurs a tracé la stratégie pour éviter le grand stress hydrique. Ou en tout cas le repousser.

«Pour l'instant, il s'agit encore de collecter les données qui existent, les ramener à l'échelle de la nouvelle grande région. Il faut surtout identifier les territoires les plus concernés et envisager des ententes sur de nouvelles solidarités pour partager la ressource. Car les épisodes de sécheresse sont de plus en plus nombreux et alarmants» explique Agnès Langevine, vice-présidente en charge de l'environnement à la région.

Dans une perspective de rareté, voire de pénurie, il s'agit donc de concilier tous les usages et de réduire autant que faire se pourra, les consommations afin d'éviter le déficit régional tant redouté à terme de 80 millions de m3, déjà évoqué en 2016. «Pour lutter, il faut adopter la technique du triple A : anticipation, adaptation et acceptation. L'anticipation, c'est par exemple le plan Aquadomitia, dont le deuxième volet de 100 M€ va amener l'eau du Rhône jusque dans le Biterrois. Ce qui va permettre d'atténuer les pompages dans les réserves locales. C'est aussi de parvenir à baisser la consommation de 10 %», explique Jean François Blanchet, directeur général de la société BRL qui a conçu et qui construit le fameux «tuyau» du Rhône.

Dans ce combat pour garder une totale «hydroliberté», les autorités cherchent à identifier les réserves. «On manque encore de données précises. Il va falloir lancer des missions d'exploration notamment les réservoirs karstiques» poursuit Agnès Langevine. On pense à la mer souterraine de Font-Estramar (Aude/Pyrénées-Orientales). Mais aussi aux nappes dites alluviales du bassin versant Adour-Garonne, celle de la Garonne, du Tarn aval et de l'Aveyron aval, enfin de l'Ariège et Hers vif. On pense encore aux réserves karstiques du Lot ou de l'Hérault ou de la nappe menacée du Roussillon.

Les acteurs doivent aussi intervenir sur la qualité de l'eau des rivières. Avec l'objectif d'atteindre la norme européenne en 2027 pour 100 % des cours, contre 54 % actuellement.

La Dépêche du Midi


 

Trois quarts des nappes phréatiques sont à un niveau bas, voire très bas

 

Par Julien Baldacchino, France BleuLundi 17 juillet 2017 à 21:11

Le niveau des nappes phréatiques
Le niveau des nappes phréatiques © Maxppp - FRIONNET CYRIL/PhotoPQR/Le Télégramme

Selon un bilan établi début juillet et rendu public lundi par le Bureau de recherches géologiques et minières, 75% des nappes phréatiques affichent un niveau "modérément bas à très bas". En cause, un renouvellement insuffisant pendant l'hiver.

L'été risque d'être difficile pour les ressources naturelles en eau du pays : selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dès début juillet, trois quarts des nappes phréatiques françaises étaient dans une situation difficile, avec un niveau d'eau "modérément bas à très bas". Cela concerne précisément 74% des nappes, contre 70% lors du bilan précédent, le mois dernier.

Dans la vallée du Rhône, au sud de Lyon, les niveaux sont même "bas voire très bas". Dans les nappes de la craie champenoise, du bassin Adour-Garonne et des calcaires jurassiques de Lorraine, les niveaux également sont bas. Il n'y a que 26% des points contrôlés par le BRGM qui affichent des scores supérieurs à la moyenne. On les trouve essentiellement autour du Bassin parisien et vers Nîmes et Montpellier.

Pénurie précoce ?

Pourquoi ces niveaux si bas ? En cause, l'hiver qui a été globalement sec, les précipitations n'arrivant pas avant février. Les pluies du printemps ont été bénéfiques pour la végétation, mais pas suffisantes pour alimenter les nappes phréatiques. Et en juin, les précipitations ont varié fortement d'une région à l'autre.

Pour les experts du BRGM, cette situation "n'est pas totalement inhabituelle pour la période estivale", mais en revanche, elle est "tout de même précoce".

Démantèlement des centrales nucléaires

Par Le 23/07/2017

Je m'intéresse depuis pas mal de temps à la filière nucléaire et à ses absences incroyables d'anticipation sur le problème du démantèlement et à force de fouiller, je suis tombé sur un document absolument ahurissant...

Je n'arrive pas à comprendre comment des gouvernements ont pu opter pour une technologie aussi complexe quand le fabricant lui-même n'a aucune idée exacte de la faisabilité technologique et de la portée du coût financier et je ne peux plus leur accorder la moindre confiance désormais...

Alors, je m'informe...

Le document est très long et il est impossible de le poster ici dans son intégralité.

En voici un extrait :

A. LE DÉMANTÈLEMENT INTERMINABLE DE BRENNILIS

1. Dix-huit ans d’exploitation, quarante-sept ans de démantèlement

Mise en exploitation en 1967, cette centrale expérimentale d’une puissance de 70 MW est la seule en France à avoir fonctionné avec un réacteur à eau lourde. Mais le test ne s’est pas avéré concluant. Pendant dix-huit ans, le réacteur a fonctionné par intermittence, avant d'être abandonné au profit d’une technologie jugée plus stable et plus rentable : le réacteur à eau pressurisée.

Après sa fermeture, en 1985, des employés sont restés sur le site, notamment pour mettre à l'arrêt le réacteur et évacuer le combustible. La deuxième phase du démantèlement a débuté en 1997. Mais, en 2007, le Conseil d’État, saisi par le réseau « Sortir du nucléaire », a annulé le décret qui autorisait la procédure de démantèlement, pointant un manque de transparence et exigeant une enquête publique.

Le Conseil d’État soulignait notamment le manque d'information permettant d'évaluer le coût du démantèlement, « ni sur les sommes déjà dépensées, ni sur le coût prévisionnel des opérations à venir ».

L’enquête publique a duré du 27 octobre au 11 décembre 2009, incluant une prolongation de 14 jours décidée au vu de la complexité des dossiers. Entre-temps, EDF avait choisi de confier le démantèlement du cœur du réacteur à l’entreprise privée ONET Technologies.

La déconstruction du réacteur n’a redémarré qu’en 2011. Aujourd’hui, EDF estime que le démantèlement complet pourrait être achevé en 2032, soit quarante-sept ans après la mise à l’arrêt de la centrale.

2. Un coût multiplié par vingt ?

En 2005, avant l’intervention du Conseil d’État, l’enquête publique et les nouveaux retards, la Cour des comptes évaluait le coût du démantèlement de la centrale de Brennilis à 482 millions d’euros (3), soit 20 fois plus que l’estimation que la commission PEON (4),qui est à l’origine du parc nucléaire français actuellement en exploitation, avait publiée en 1985.

Douze ans plus tard, une estimation du coût du démantèlement de ce réacteur reste difficile à obtenir. Interrogé sur ce point, l’électricien n’a pas apporté de réponse à la mission d’information.

 

Pour l'ensemble du document, il faut utiliser ce lien :

 

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i4428.asp#P319_50887

 

Comme vous le voyez, c'est issu de l'assemblée nationale et pas d'un site "conspirationniste"...

Bonne lecture et bon courage...

Réfugiés climatiques

Par Le 23/07/2017

 

C'est effrayant, terrifiant, inconcevable dès qu'on y réfléchit un peu...L'impact de nos sociétés "modernes" est tel qu'il condamne des millions d'être humains, à la misère, à l'exode, à la fuite et nous, dans nos citadelles illusoires, nous nous posons la question de savoir ce que nous allons en faire, comment nous allons pouvoir gérer ces "invasions" qui ne sont fondamentalement que les effets de nos propres errances, de nos insouciances, de nos désirs de croissance infinie, de nos enfermements matérialistes, de nos mirages économiques...Il est consternant d'ailleurs d'utiliser ce terme "économique" alors que nous n'avons aucunement fait preuve d'économie, de prudence, de gestion réfléchie et nous en voyons désormais les conséquences. Nos croissances sont à bout de souffle, la misère frappe des millions de citoyens et désormais, nous allons devoir reconnaître nos responsabilités au regard de millions de réfugiés climatiques...Bienvenue dans le monde de demain matin...

 


 

Réfugiés climatiques, la crise du siècle

 

MARION D’ALLARD

MARDI, 15 NOVEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

Le 7 novembre 2013, des résidents vivant à proximité des pentes du volcan Mayon sont évacuées en prévision du typhon Haïyan qui menacait plusieurs provinces du centre des Philippines.

Le 7 novembre 2013, des résidents vivant à proximité des pentes du volcan Mayon sont évacuées en prévision du typhon Haïyan qui menacait plusieurs provinces du centre des Philippines.

Photo : AP

Selon les estimations de l’ONU, 250 millions de personnes, seront, d’ici 2050, forcées de s’exiler à cause des bouleversements du climat. Un enjeu humanitaire et géopolitique majeur, pourtant soigneusement mis de côté dans les négociations internationales.  

Les changements environnementaux sont devenus l’un des principaux facteurs, sinon le principal, de migrations et déplacements de populations dans le monde. Ce préambule, posé conjointement par les chercheurs et les ONG, annonce l’ampleur d’un phénomène dont l’accélération met désormais la question des réfugiés climatiques au centre des enjeux humanitaires.

 

Alors que plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement, accompagnés par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, arrivent aujourd’hui à Marrakech, où, depuis une semaine, les négociateurs internationaux tentent de faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique, la délégation américaine menée par John Kerry est particulièrement attendue, l’élection de Donald Trump, pourfendeur de la cause climatique, préfigurant un pas en arrière mortifère. Un an après la signature de l’accord de Paris, par lequel le monde s’est engagé à maintenir le réchauffement planétaire « bien en dessous des 2 °C », la mise en œuvre des mesures annoncées est au cœur de cette COP22. Il n’est plus temps de tergiverser. 

 

1. Derrière les catastrophes, des millions de déplacés

 

L’ONU annonce 250 millions de réfugiés climatiques à l’horizon 2050. Pour la seule année 2015, et d’après les chiffres de The Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), 18,9 millions de personnes ont été déplacées sous le coup de phénomènes climatiques extrêmes. Bien sûr, « les mouvements de populations ayant pour origine l’environnement ont toujours existé dans l’histoire de l’humanité », explique François Gemenne, chercheur en sciences politiques et directeur exécutif du programme politique de la terre à Sciences-Po. « En revanche, poursuit-il, 85 % des événements climatiques extrêmes qui poussent les populations à l’exil sont désormais liés au réchauffement climatique. C’est une donnée nouvelle. »

 

Sur l’ensemble des populations déplacées pour des raisons environnementales, « 55 % fuiraient des inondations et 29 % des tempêtes », détaille pour sa part la Cimade (1). Selon François Gemenne, « trois grandes régions correspondant à trois types de phénomènes environnementaux sont particulièrement concernées par ces épisodes extrêmes ». Il s’agit de l’Afrique subsaharienne avec, en cause, les sécheresses et la dégradation des sols. Un impact catastrophique dans une région du monde où plus de la moitié de la population dépend de l’agriculture. L’Asie du Sud et du Sud-Est, région la plus peuplée du globe, se trouve, elle, la plus exposée aux typhons et autres tempêtes. À tel point que, dès 2007, le Groupe international d’experts sur l’évolution du climat alertait sur le fait que « les rendements des cultures en Asie centrale et du Sud pourraient chuter de 30 % d’ici le milieu du siècle ». Enfin, particulièrement exposés également, les petits États insulaires, dont la montée du niveau des mers menace jusqu’à l’existence même. Dans la liste figurent les archipels du Pacifique, les îles Marshall, la Polynésie, les Maldives, mais également les quelque 7 000 îles des Philippines et leurs 100 millions d’habitants, ou la Malaisie et ses 27 millions de Malaisiens. Toujours selon l’IDMC, l’Inde, la Chine, le Népal, les Philippines et la Birmanie figurent aussi en tête de liste des pays les plus vulnérables face au réchauffement climatique. Pour autant, ses effets frappent également les pays développés, « à l’instar de la montée du Danube, qui inquiète la plupart des États des Balkans, dont les Roms, vivant dans des conditions précaires et délaissés par les pouvoirs publics, sont les premiers à souffrir », complète la Cimade. Car, s’il est un dénominateur commun aux multiples réalités du changement climatique, c’est que les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes. 

 

2. comment les définir, comment les dénombrer ? 

 

Temporaires ou définitifs, régionaux ou internationaux, les déplacements de populations liés aux bouleversements climatiques sont divers dans l’espace et dans le temps. Ils demeurent en conséquence très difficiles à quantifier. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), « l’impact météorologique de l’évolution du climat peut se traduire par deux facteurs migratoires distincts : les processus climatiques comme la hausse du niveau des mers, la salinisation des terres agricoles, la désertification et la rareté grandissante de l’eau, et les événements climatiques tels que les crues, les tempêtes et les inondations causées par la montée brutale du niveau des lacs glaciaires ». Cependant, et contrairement aux idées reçues, l’immense majorité – 95 % – de ces déplacements contraints se font à l’échelle nationale. Au Bangladesh, par exemple, les migrations internes sont « devenues une véritable stratégie de survie pour les populations », explique la Cimade, dans un pays « soumis à l’élévation du niveau de la mer, aux inondations, sécheresses, cyclones et érosions ». Derrière cette réalité, et c’est le cas aussi au Bangladesh, se trame également l’aggravation des situations de grande précarité. « Les gens partent pour survivre. Ils quittent un endroit vulnérable pour un autre endroit tout aussi vulnérable », indique François Gemenne. Pour eux, l’exil est sans fin. Mais pour d’autres, la situation oblige à passer les frontières, à s’établir ailleurs. 

 

Sur les bords du lac Tchad, dont l’assèchement pousse les communautés d’éleveurs à aller toujours plus loin chercher de l’eau, la situation confine à l’intenable. « En cinquante ans, le lac est passé d’une superficie de 25 000 kilomètres carrés à 2 500 à peine. Plus de 30 millions de personnes vivent sur ses rives de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », raconte Hindou Oumarou Ibrahim, coordinatrice de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad. Là-bas, la crise environnementale a créé « une situation explosive qui dégénère souvent en conflits régionaux, nationaux et même internationaux », poursuit-elle. Les migrations climatiques peuvent être temporaires, comme après une catastrophe naturelle. Elles peuvent aussi devenir tout ce qu’il y a de plus définitif. C’est le destin tragique auquel sont promis les habitants de certains États insulaires. Car, l’option de la disparition totale de certains territoires est désormais envisagée par les climatologues. « Le cas de certaines îles menacées d’engloutissement par la montée des eaux nous oblige, collectivement, à repenser la notion même de frontières géographiques. » Les populations insulaires devenant, de fait, apatrides, « comment considérer dès lors un État dont le territoire a disparu ? » interroge François Gemenne.

 

3. Les oubliés du droit international

 

Réfugiés, déplacés, migrants, il persiste un flou autour de la définition même de ceux que le changement climatique pousse sur les routes. En 1985, le Programme des Nations unies tente une première approche, estimant qu’est considérée comme réfugiée environnementale « toute personne forcée de quitter son habitation traditionnelle d’une façon temporaire ou permanente à cause d’une dégradation nette de son environnement qui bouleverse son cadre de vie et déséquilibre sérieusement sa qualité de vie ». Pour autant, cette définition ne fait pas consensus et les discussions internationales continuent d’achopper sur la question du statut de ces réfugiés climatiques. D’autre part, relève François Gemenne, « il reste compliqué de nommer globalement ces mouvements migratoires, tant les facteurs qui les provoquent sont multiples et souvent interdépendants ». Un agriculteur d’Afrique subsaharienne faisant face à la dégradation des sols (sécheresses, inondations, désertification…), décidant de s’installer en ville dans un premier temps et n’y trouvant pas de quoi gagner sa vie, tente de rejoindre l’Europe. Est-il considéré comme migrant climatique ou économique ? Le chercheur plaide pour une approche globale des flux migratoires sans « catégoriser » les réfugiés. Pour l’OIM, en revanche, cette catégorisation a son importance. « Savoir s’il faut qualifier les personnes déplacées par les changements du climat de “réfugiés climatiques” ou de “migrants climatiques” n’est pas seulement affaire de sémantique, explique l’organisation. Selon que l’on acceptera l’une ou l’autre définition, les implications au regard du droit international se traduiront par des obligations bien réelles pour la communauté internationale. »

 

À l’heure actuelle, la convention de Genève, signée en 1951 et relative au statut international des réfugiés, précise qu’il concerne toute personne faisant l’objet d’une « crainte bien fondée de persécution », excluant de fait les réfugiés du climat. Les choses commencent néanmoins à bouger. La Suisse et la Norvège sont à l’origine de l’initiative Nansen, adoptée en octobre 2015 par 109 États. Définissant un « agenda de protection », cette initiative vise à construire un cadre légal international sur la question des déplacés climatiques transnationaux. Elle n’est cependant toujours pas mise en œuvre. Les conférences climatiques peuvent être l’occasion de remettre l’ouvrage sur le métier. Pour autant, la création d’un statut spécifique ne saurait être considérée comme la « solution miracle », prévient François Gemenne. Et ne vaudrait d’ailleurs pas grand-chose sans la mise en œuvre de politiques nationales qui anticipent et protègent les populations concernées. Ainsi, poursuit le chercheur, « cette question des migrations climatiques ne serait plus appréhendée seulement comme une condition urgente de survie, mais pourrait être planifiée et vue comme une véritable stratégie d’adaptation pour l’avenir ». Pour s’en convaincre, « il suffit de voir ce qui se passe actuellement en Europe sur la question des réfugiés et à quel point une telle situation, lorsqu’elle n’est pas anticipée, peut confiner au chaos ». 

 

 

 

 

 

(1) Association de solidarité qui œuvre auprès des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile.

 

Catastrophes naturelles : le bilan est pire que ce que l’on pensait

« L’impact économique et  humain des catastrophes naturelles est nettement plus important qu’on ne le pensait jusqu’ici », écrit la Banque mondiale dans un rapport publié

hier. En détail, l’institution estime que 26 millions de personnes basculent chaque année dans la pauvreté suite à des   vénements climatiques  extrêmes, dont le coût

global annuel est, par ailleurs, évalué à 520 milliards de dollars. Contrairement aux travaux précédents, les auteurs de ce rapport ont pris en compte, en plus des pertes matérielles, les pertes de « bien-être » des populations, relatives à la santé, à l’alimentation ou à l’éducation.

La méthanisation

Par Le 23/07/2017

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Méthanisation : un projet pionnier

Agriculture

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Une quarantaine de personnes étaient présentes à la réunion publique du Vernet./ Photo DDM

Une quarantaine de personnes étaient présentes à la réunion publique du Vernet./ Photo DDM

«À cette échelle, c'est un projet pionnier en France», assure David Brus, chargé de mission énergie à la chambre d'agriculture de l'Ariège. D'ici 2018, la SAS Arseme espère créer un méthaniseur particulier à Montaut, à proximité du Vernet, entre Caussade Semences et la carrière Malet. Il sera unique par sa taille : 57 agriculteurs font partie du projet mais une centaine pourrait être concernée. La production de méthane correspondrait à la consommation résidentielle de 6 800 habitants. Il sera particulier aussi parce que l'objectif est de récupérer les têtes des pieds mâles de maïs semence. «Il faut savoir que les pieds mâles, aujourd'hui, on est réglementairement obligés de les détruire, ce sont des déchets. Demain, on en fera du biogaz», souligne Jean Mistou, président du groupement des producteurs de maïs semence Prosem, l'un des porteurs du projet de méthanisation.

Six emplois créés sur place

Autre avantage : «À la fin du processus, une fois l'énergie créée, il reste ce que l'on appelle un digestat, indique M.Brus. Et ce digestat sera réinjecté dans les champs sous forme d'engrais et de compost. Ça veut dire qu'avec ce qui est actuellement un déchet, on va créer de l'énergie et on va changer les pratiques des agriculteurs en substituant de l'engrais chimique par des engrais organiques.» Qui plus est, «6 emplois seront créés sur le site, assure Jean Mistou. Et on va renforcer tous les agriculteurs qui participent au projet.»

Des arguments qui ont convaincu la maire de Montaut, Monique Gagneux. Contacté, le maire du Vernet, Michel Grasa, n'a pas souhaité nous répondre avant d'avoir réuni son conseil municipal.

Il faut dire que ce projet fait face à des oppositions, qui se sont notamment déclarées lors de la récente réunion publique au Vernet.

Crainte de mauvaises odeurs

Jean-Louis Bertrant, l'ancien maire de Saverdun, s'est ému d'«un projet qui risque de causer des nuisances pour les riverains». Jean-Pierre Delorme, président du Comité écologique ariégeois, ajoute : «Ce dossier nous paraît mal ficelé sur le plan technique, d'abord parce que les riverains ont été mal informés en amont. Ensuite, nous avons soulevé des points concernant la technologie utilisée et, surtout, les gênes pour les riverains.» Tous craignent notamment la diffusion de mauvaises odeurs, à un jet de pierre de maisons d'habitation et à quelques encablures du camp du Vernet.

En plus des têtes de maïs, ce projet devra également utiliser du lisier de bovins, en plus petite quantité. «7 000 projets de ce type existent en Allemagne, ils sont même au cœur des villes, ce qui prouve que c'est adapté, assure M.Brus. Dans le projet de Montaut, tout est fait pour limiter la gêne olfactive, tant à l'entrée, pour le lisier, qu'en sortie du méthaniseur, pour le digestat.» Certes, mais le CEA l'annonce déjà : «Si nos observations ne sont pas prises en compte, on sera certainement dans l'obligation de porter un recours.»


 

La conversion à froid de déchets alimentaires en énergie renouvelable et en engrais

il y a 3 heures

Déchets, Enviro, Gaz

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Des chercheurs du Département de génie du bâtiment, civil et environnemental de l’Université Concordia et leurs collaborateurs de la société Bio-Terre Systems gardent la tête froide lorsqu’il s’agit de lutter contre le réchauffement planétaire.

Leur arme dans ce combat ? Un procédé faisant appel à des bactéries qui raffolent du froid.

 

Dans une étude parue dans la revue Process Safety and Environmental Protection, Rajinikanth Rajagopal, David Bellavance et Mohammad Saifur Rahaman montrent l’efficacité de la méthanisation, ou digestion anaérobie, pour transformer des déchets alimentaires solides en énergie renouvelable et en engrais organique, et ce, dans un environnement à -20 °C.

Les chercheurs se sont servis de bactéries psychrophiles – qui prospèrent à des températures relativement basses – pour décomposer des déchets alimentaires dans un bioréacteur spécialement conçu à cette fin. Grâce à ce procédé, ils ont obtenu un rendement spécifique en méthane comparable à celui de procédés de digestion anaérobie plus énergivores.

« Nous disposons ici d’un potentiel énorme pour réduire la quantité de combustible nécessaire au traitement des déchets solides », affirme le Pr Rahaman.

« La gestion et le traitement des déchets alimentaires posent des défis partout dans le monde, en particulier dans des pays froids comme le Canada où le thermomètre descend souvent sous les ?20 °C et la demande énergétique liée au chauffage est élevée », explique-t-il.

Il précise que dans les procédés de méthanisation les plus courants, il faut de grandes quantités d’énergie pour réchauffer les bioréacteurs et y maintenir la température nécessaire à une activité bactérienne optimale.

« Nos résultats montrent que nous pouvons exploiter des bactéries psychrophiles modifiées pour produire une quantité de méthane semblable à celle que génèrent les bactéries d’usage courant, mais en utilisant moins d’énergie », soutient le Pr Rahaman.

« Un nouvel axe de recherche prometteur »

Chaque année, les villes de la planète produisent plus de 1,3 milliard de tonnes de déchets. Selon les prévisions, ce volume devrait atteindre 2,2 milliards d’ici à 2025. La plupart du temps, les ordures finissent dans des décharges où elles se biodégradent lentement. Ce faisant, elles émettent du biogaz, un puissant gaz à effet de serre qui se compose principalement de dioxyde de carbone, de méthane et de sulfure d’hydrogène.

À lui seul, ce biogaz riche en méthane représente une grave menace climatique. De fait, comparé au dioxyde de carbone, le méthane affiche un potentiel de réchauffement planétaire 21 fois plus important.

Selon les chercheurs, les techniques de méthanisation synthétique pourraient toutefois être modulées de sorte à capter ces émanations et à les transformer en énergie renouvelable.

L’utilisation de divers dispositifs comme les dômes de stockage pour le biogaz, les biofiltres et les systèmes électrocalogènes mixtes permettrait de récupérer et de purifier le méthane avant de le convertir en énergie ou en chaleur. Il suppléerait ainsi la plupart des combustibles fossiles.

Par ailleurs, sur le plan de l’agronomie, ce procédé fournirait des matières riches en phosphore et en azote. Recyclés, ces résidus du digestat serviraient d’engrais pour les végétaux.

Le mode d’alimentation du bioréacteur est inédit. Celui-ci est constitué d’un réservoir de trop-plein à volume constant alimenté en semi-continu. L’entrée de déchets alimentaires dans l’ouverture inférieure de l’appareil s’accompagne de la sortie par la partie supérieure d’une quantité équivalente d’effluents traités.

Les chercheurs ont effectué diverses analyses sur les matières extraites. Ils cherchaient notamment à établir leurs caractéristiques physicochimiques et à évaluer la qualité et la quantité du biogaz.

« Peu de recherches sont menées en vue de concevoir des applications pour le traitement des déchets alimentaires, déclare M. Rajagopal. Nous espérons que notre étude dégagera un nouvel axe de recherche prometteur. »

Photo: Michael Stern (Flickr CC)

 

 

Méthane et climat

Par Le 23/07/2017

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MÉTHANE ET CHANGEMENT CLIMATIQUE : UN DANGER NÉGLIGÉ QUI S’ACCROÎT

date   10 mai
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PARLER DU DIOXYDE DE CARBONE (CO2) ÉCLIPSE SOUVENT LE MÉTHANE (CH4). A TORT. CAR L’AUGMENTATION DE LA CONCENTRATION ATMOSPHÉRIQUE DE CE GAZ S’ACCÉLÈRE DEPUIS 2013. OR IL A UN EFFET RÉCHAUFFANT BIEN PLUS ÉLEVÉ QUE CELUI DU CO2, EN PARTICULIER SUR 10 ANS, CE QUI REND CRITIQUE LES DÉCISIONS PRISES POUR LES ANNÉES À VENIR.

Une augmentation rapide de la concentration atmosphérique de CH4 depuis 2013

« Au cours des années 2014 à 2016, la concentration de méthane (CH4) a augmenté à une vitesse inégalée depuis les années 1980, lance Marielle Saunois, enseignant-chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE). Cette tendance suit la pente du scénario le plus pessimiste (RCP 8.5 : voir tableau de l’évolution de la température moyenne à la surface du globe pour 2081-2100 suivant les différents scénarios RCP) du rapport de 2013 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, 5è rapport (AR5), Groupe de travail 1 (GT 1), « Les éléments scientifiques »). La concentration de méthane dans l’atmosphère est actuellement plus de 2,5 fois celle de 1750, avec 1843 ppb (parties par milliards) en 2016 ». 


L’augmentation de la concentration atmosphérique de CH4 en 2014 et 2016 correspond à une augmentation annuelle de 10 ppb par an en moyenne soit un peu plus d’un doublement de la tendance observée entre les années 2005 et 2011 d’après le 5è rapport du GIEC de 2013 (voir tableau ci-dessous). Or le méthane a un effet réchauffant nettement supérieur au dioxyde de carbone (CO2) sur une période de 10 ans après son émission, qui diminue par la suite (voir graphique de l’augmentation de la température suite à un an d’émissions de CO2 ou de CH4, source : figure 8.33 de la page 719 du Ch. 8 de l’AR 5, GT 1). 

Sources :
(1) 
Table 8,2 Ch. 8 GT1 page 678, 5è rapport du GIEC, 2013
(2) Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA), 2017

Ces données récentes sur le CH4 proviennent des dernières données atmosphériques de l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) et d’articles publiés en 2016 [1] [2] sous l’égide du Global Carbon Project, un projet de recherche qui regroupe de nombreux scientifiques du monde entier pour travailler sur les inventaires du carbone et du méthane [3] [4]. Si ce bilan planétaire des sources et puits de méthane réalisé tous les 2 à 3 ans est essentiel, il reste décalé dans le temps. Les dernières estimations des émissions s’arrêtent en effet fin 2012. Pour les prochains bilans, un minimum de deux ans de décalage avec l’année en cours subsistera puisqu’ils nécessiteront toujours du temps pour récupérer, valider, et analyser les données, puis réaliser les simulations numériques les utilisant. « Nous avons pour objectif de faire cet inventaire tous les deux ans. L’inventaire du CO2 se fait annuellement. Pour le méthane, c’est plus complexe », précise Marielle Saunois. Cela est dû au fait que les puits et les sources de ce gaz sont très diversifiés (voir l’estimation des puits et sources de méthane selon le Global Carbon Project en moyenne sur la période 2003-2012) et moins bien connus que pour le CO2. 

 

A l’avenir, de nouvelles observations permettront d’améliorer aussi les estimations des sources et puits de méthane : « Jusque-là, nous avions des observations à des endroits fixes mais ne couvrant pas uniformément tout le globe », observe Sébastien Payan, enseignant-chercheur au laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS). Les missions spatiales comme celle du satellite Merlin [5] (Mission Lidar de télédétection du méthane depuis l’espace), qui sera mis en orbite en 2021, permettront d’obtenir une concentration bien plus précise du méthane dans l’atmosphère et de voir sa distribution sur toute la Terre ».
 

Les sources des émissions de CH4

Les premières sources de méthane sont liées à des processus microbiens. La dégradation de la matière organique, dans des environnements privés d’oxygène, produit du méthane. 34% des émissions planétaires de CH4 concernent l’agriculture (élevage et culture du riz) et les déchets(voir le rapport entre les émissions annuelles par source et celles annuelles totales notées dans la figure « Cycle global du méthane »). 34% proviennent des zones inondées (marécages et lacs) et des pergélisols (voir Pergélisol, le piège climatique, 2015, CNRS) . Les deux autres types de sources de méthane sont pour 27% liés à l’exploitation et l’utilisation des combustibles fossiles et au dégazage naturel de la croûte terrestre, et pour 5% aux feux de forêts et à l’utilisation de biocarburants. 

A l’échelle régionale (voir figure régionale ci-dessous et le graphique interactif sur les sources selon les régions géographiques), le méthane est principalement émis dans les tropiques avec des contributions des régions boréales et de régions plus tempérées à forte population (ex. Chine).

Les solutions pour réduire le CH4

Pour les scientifiques qui ont étudié ces concentrations, leur augmentation met en doute la réalité, ou au moins l’efficacité, des mesures prises pour réduire les émissions de méthane, alors que les contrôler sera vraisemblablement essentiel pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris, de contenir le réchauffement bien en-deçà de 2° et de viser à le limiter à 1.5° [6]. Et pourtant une amélioration rapide est possible. «  Le méthane ne reste pas longtemps dans l’atmosphère, il a une durée de demi-vie de 10 ans environ. Si des efforts étaient fait, cela se verrait donc assez rapidement comparativement aux effets des mesures pour réduire le CO2 atmosphérique  », conclut Marielle Saunois. 

En effet, la réduction des émissions de CH4 pourrait faire l’objet de programmes beaucoup plus ambitieux qu’aujourd’hui, ce qui permettrait de diminuer le risque de franchir un cap de réchauffement dangereux dans les 30 années à venir. Il existe en effet de nombreuses opportunités potentiellement ou déjà viables économiquement pour diminuer les émissions de méthane, au Nord comme au Sud. 

Pour y parvenir, tout en répondant aux autres enjeux d’alimentation, de maintien de la biodiversité et des ressources en eau, de santé publique, de bien-être animal, de santé économique du secteur agricole et de création d’emploi, 
le scénario Afterres2050 propose de diminuer la fermentation entérique animale de la manière suivante : réduire la consommation de produits carnés et le cheptel en le recentrant vers des élevages de qualité, davantage à l’herbe pour les ruminants et de plein air pour les monogastriques (poules, poulets et cochons en particulier). Ensuite, pour les déchets ménagers et agricoles fermentescibles, les solutions consistent à mieux les stocker et récupérer et valoriser énergétiquement le CH4 par la méthanisation. La détection et la réparation systématique des fuites de gaz semblent aussi une solution assez directe, au moins pour les fuites des grandes infrastructures localisées ou des anciens réseaux des centres villes. 

Il est donc urgent d’agir et de définir, pays par pays, en fonction de leurs spécificités, un programme ambitieux de réduction d’émissions de méthane à l’horizon de 10 ou 15 ans (voir « Climat : omerta sur le méthane », Benjamin Dessus et Bernard Laponche, Décryptage n°9 de La Fabrique Ecologique, Janvier 2017), en s’appuyant sur des pratiques d’atténuation à l’étude ou déjà existantes, en particulier dans les rapports du GT 3 (« L’Atténuation du Changement Climatique ») du 5è rapport du GIEC de 2013.

date   Post Scriptum

Références (revues scientifiques à comité de lecture) :
-  [1] Saunois M. et al., 2016, The growing role of methane in anthropogenic climate change. Environ. Res. Lett. 11 (2016) 120207 doi:10.1088/1748-9326/11/12/120207
-  [2] Saunois M. et al., 2016, The global methane budget 2000–2012. Earth Syst. Sci. Data, 8, 697–751, 2016 doi:10.5194/essd-8-697-2016
-  Nisbet, E. G., et al. (2016), Rising atmospheric methane : 2007–2014 growth and isotopic shift, Global Biogeochem. Cycles, 30, 1356–1370, doi:10.1002/2016GB005406.
-  Schaefer, H., et al. 2016, A 21st-century shift from fossil-fuel to biogenic methane emissions indicated by 13CH4. Science, VOL 352 ISSUE 6281 
-  McNorton, J., et al. 2016, Role of OH variability in the stalling of the global atmospheric CH4 growth rate from 1999 to 2006. Atmos. Chem. Phys., 16, 7943–7956, 2016. doi:10.5194/acp-16-7943-2016
-  Hausmann, P., et al. 2016, Contribution of oil and natural gas production to renewed increase in atmospheric methane (2007–2014) : top–down estimate from ethane and methane column observations. Atmos. Chem. Phys., 16, 3227–3244, 2016 doi:10.5194/acp-16-3227-2016
-  Dalsoren S.B., et al. 2016, Atmospheric methane evolution the last 40 years. Atmos. Chem. Phys., 16, 3099–3126, 2016, doi:10.5194/acp-16-3099-2016
-  Schwietzke S., et al. 2016, Upward revision of global fossil fuel methane emissions based on isotope database. NATURE, Vol 538 doi:10.1038/nature19797

 

Informations complémentaires :
- [3] Les 10 ans d’avancement des connaissances sur le cycle du Carbone du Global Carbon Project : 

http://www.globalcarbonproject.org/...
- [4] Global Carbon Atlas : 
http://www.globalcarbonatlas.org/en...
- [5] Mission Merlin, CNES : 
https://merlin.cnes.fr/
- [6] R.J. Salawitch et al. 2017, Paris Climate Agreement : Beacon of Hope, Springer Climate (page 14)
http://link.springer.com/book/10.10...
- Les légumes secs, Réseau Action Climat :
http://rac-f.org/Les-legumes-secs-Q...

Dérèglement climatique

Par Le 23/07/2017

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En Mongolie, par -50°C, un nouvel hiver extrême décime les cheptels

 

MONGOLIE - AFP - JEUDI 16 FÉVRIER 2017


Pékin (AFP)

Un phénomène climatique exceptionnel caractérisé par un hiver extrêmement rigoureux a décimé cette année dans les steppes mongoles plus de 40.000 animaux d'élevage et menace des dizaines de milliers de nomades, a averti la Croix-Rouge jeudi, lançant un appel international.

La Mongolie est de nouveau frappée cette année par un "dzud", phénomène climatique caractérisé par une vague de froid extrême en hiver faisant suite à un été caniculaire, a expliqué dans un communiqué la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (IFRC).

La raréfaction des pâturages pendant l'été empêche les chèvres, moutons et vaches de se nourrir suffisamment pour supporter ensuite les rigueurs hivernales, lorsque les températures tombent sous les 50 degrés Celsius. Un givre et un enneigement excessif viennent encore compliquer l'accès des animaux aux couches de verdure.

Quelque 42.500 animaux ont déjà péri de faim et de froid, selon des chiffres des autorités mongoles actualisés début février. Or, un dzud avait déjà frappé le pays lors de l'hiver 2015-2016, tuant au moins 350.000 bêtes.

Mais "le chiffre d'animaux morts cette année devrait s'envoler de façon exponentielle dans les mois qui viennent", indique la Croix-Rouge.

En effet, "au printemps, lorsque les animaux donnent naissance, mais sont exténués par l'hiver, les risques sont très élevés qu'ils ne puissent trouver une nourriture suffisante, ni même les abris et les soins vétérinaires dont ils auraient besoin, et qui font défaut", a expliqué Nordov Bolormaa, secrétaire général de l'IFRC en Mongolie.

Un désastre de grande ampleur dans ce pays peu densément peuplé où un habitant sur trois se nourrit des bêtes qu'il élève.

La répétition pour la deuxième année consécutive de la catastrophe météorologique met "en danger" plus de 157.000 personnes, prévient l'organisation internationale, qui va apporter une aide d'urgence à 11.000 des foyers les plus durement touchés.

Lors de l'hiver 2015-2016, de nombreux éleveurs endettés avaient fini par vendre leurs animaux survivants, faisant chuter les prix sur le marché -- ce qui avait en retour amoindri les revenus des petits éleveurs, souligne Gwendolyn Pang, responsable de la Croix-Rouge à Pékin.

La perte de leur cheptel prive les familles d'éleveurs de leurs moyens de subsistance, les obligeant à émigrer vers les centres urbains, en lisière desquels elles installent leurs tentes, grossissant des bidonvilles dépourvus d'infrastructures élémentaires, indique-t-elle.

De l'avis de l'organisation, l'aide internationale reste très insuffisante face à cette tragédie mongole -- dont le caractère lent et peu spectaculaire rend plus difficile la sensibilisation de l'opinion.

En 2009-2010, lors d'un dzud dévastateur, qui avait amené l'hiver le plus froid de mémoire humaine dans le pays, au moins 8 millions d'animaux d'élevage étaient morts, selon des chiffres officiels. Carcasses gelées de chèvres, os et crânes jonchaient alors la steppe.

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Une synthèse de 80 études publiée par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) s'alarme de la fréquence des évènements climatiques / © AFP/Archives/JOEL SAGET

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Le monde sous la menace d'évènements climatiques plus fréquents

MARRAKECH - AFP - MARDI 8 NOVEMBRE 2016


Marrakech (Maroc) (AFP)

Le réchauffement favorise déjà des évènements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur : ce constat d'un rapport de l'ONU devrait inciter les pays réunis à la COP22 à Marrakech à agir vite pour éviter un emballement du système climatique.

"Le changement climatique provoqué par les activités humaines a favorisé de nombreux événements météorologiques extrêmes enregistrés entre 2011 et 2015", affirme l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans cette synthèse de près de 80 études publiées sur le sujet.

L'augmentation de la température moyenne mondiale a "augmenté les risques d'évènements extrêmes tels que vagues de chaleur, sécheresses, records de précipitations et inondations", a souligné dans un communiqué Petteri Taalas, le secrétaire général de l'OMM.

Les travaux de l'OMM, qui dépend de l'ONU, complètent la dernière synthèse du groupe mondial d'experts sur le climat (Giec), publiée en 2013.

S'il est impossible d'attribuer un évènement particulier au seul changement climatique, les travaux des climatologues démontrent que les épisodes extrêmes seront plus nombreux à mesure que le réchauffement sera plus marqué. D'après l'OMM, ce phénomène, coûteux en vies humaines et en dégats matériels, est déjà à l'oeuvre.

En passant en revue 79 études publiées par la Société américaine de météorologie, ses experts ont constaté que près de la moitié établissent un lien entre le réchauffement et l'évènement extrême en question. La probabilité d'avoir des températures extrêmes aurait "été multipliée par dix et même plus" sur la période étudiée (2011-2015).

 

Le président de la COP22 Salaheddine Mezouar, lors de la cérémonie d'ouverture du sommet à Marrakech (Maroc) / © AFP/FADEL SENNA

Plusieurs exemples sont cités : records saisonniers et annuels de températures aux Etats-Unis en 2012 et en Australie en 2013, étés chauds en Asie de l'Est et en Europe de l'Ouest en 2013, vagues de chaleur au printemps et en automne 2014 en Australie, record annuel de chaleur en Europe en 2014, vague de chaleur en Argentine en décembre 2013.

Contrairement aux températures, le lien entre réchauffement et précipitations extrêmes n'est pas écarté mais n'est pas aussi clairement établi sur la période 2011-2015, nuancent les auteurs du rapport.

- L'Afrique très touchée -

Les pays du monde entier sont réunis depuis lundi et jusqu'au 18 novembre au Maroc pour la COP22, qui doit faciliter la mise en oeuvre de l'accord de Paris scellé l'an dernier et qui vise à limiter le réchauffement à 2°C.

 

 

Au-delà de ce seuil, les scientifiques estiment que de nombreuses zones seront inhabitables, et redoutent un emballement des dérèglements climatiques. Or l'étude de la période 2011-2015 montre une accélération du réchauffement.

Juste derrière 2014, l'année 2015 a été la plus chaude jamais enregistrée et a dépassé de plus de 1°C celle d'avant la Révolution industrielle.

 

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Les années 2011-2015 ont été la période de cinq ans la plus chaude pour tous les continents, sauf l'Afrique (2e période la plus chaude) : la température moyenne a été 0,57°C au-dessus de la moyenne de 1961-1990.

Le niveau de la mer a gagné en moyenne 3 mm par an depuis 1993 contre 1,7 mm/an entre 1900 et 2010, sous l'effet de la fonte des glaces (glaciers et Arctique) et de la dilatation provoquée par une température plus élevée.

Un autre rapport publié mardi à Marrakech a établi la liste des pays les plus touchés en 2015 par des évènements climatiques extrêmes.

 

 

L'Afrique, dont la contribution à l'explosion des émissions de gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement est très faible, a été particulièrement touchée : le Mozambique arrive en tête, suivi de la Dominique, du Malawi, de l'Inde, du Vanuatu, de la Birmanie, des Bahamas, du Ghana, de Madagascar et du Chili.

De 1996 à 2015, près de 11.000 épisodes extrêmes ont tué plus d'un demi-million de personnes dans le monde et ont coûté plus de 3.000 milliards de dollars (2.700 mds d'euros), selon l'organisation Germanwatch qui a publié le rapport.

A la lumière de ces constats, les pays les plus vulnérables ne manqueront pas de faire entendre leur voix à Marrakech, notamment pour demander que davantage d'aide internationale soit consacrée à prévenir l'impact des catastrophes naturelles (systèmes d'alerte, digues, systèmes d'irrigation, plan d'urbanisme, système assurantiel, etc.).

© 2016 AFP


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Réforme du collège

Par Le 22/07/2017

Fluctuat nec (pas encore) mergitur

Réforme du collège, un gâchis de temps et d'énergie

  •  
     Lucie Martin
  •  
  • Publié le 19/07/2017. Mis à jour le 19/07/2017 à 11h08.

 

 

L'année est finie. L'heure du bilan ? Une chose est sûre, je jette les injonctions du ministère, je me concentrerai sur ce qui est important : l’intérêt de mes élèves, leur culture, leur avenir.

Finie. Cette année est finie, terminée. Je commençais à douter que cela arrive un jour.

En faire un bilan ? Si vous avez un peu suivi ce blog, vous savez qu’il ne serait que négatif. Bien malgré moi. Je savais que ce serait une année de réforme mais, comme on dit, « j’en ai connu d’autres ». Non, en fait, des réformes comme celle-ci, je n’en avais jamais connu dans ma vingtaine d’années de carrière. L’impression que j’en retiens ? Celle d’un immense gâchis. Gâchis de temps, d’énergie. Nous avons passé des semaines, des mois, à tenter d’obéir à des injonctions mal pensées, inabouties. J’espère que les hauts fonctionnaires qui sont responsables de tout cela ont un peu honte, quand même, juste un peu. Je sais, c’est bien trop demander. Je pense même qu’ils sont plutôt fiers des économies réalisées qui étaient, après tout, leur unique but.

Je suis atterrée des messages que nous envoient dans nos boîtes mails académiques les ministres, les recteurs, qui nous congratulent et sont, devant les caméras, plein d’admiration pour notre fonction. Ils pourraient avoir au moins la décence de se taire, quand leur fonction ne consiste manifestement qu’à exiger toujours plus de nous sans la moindre reconnaissance, quelle qu’elle soit.

Le pire, c’est qu’il y avait des idées intéressantes, dans cette réforme, mais qui ont été imposées de façon tellement dogmatique et inaboutie que le rejet par les enseignants fut presque total. Les projets réalisés en EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) sont en soi intéressants, mais uniquement si les équipes enseignantes sont volontaires. Sous la contrainte, comme cela a été mis en place, cela dessert tout le monde, les élèves en premier. L’aide personnalisée… Magnifique concept ! Qui ne reste pour beaucoup qu’un concept : qu’est-ce qui peut être personnalisé face à un groupe de trente élèves ? Quant au fameux débat « notes/compétences », que le ministère prenne une décision une fois pour toutes et qu’il l’assume ! Au nom de la fameuse « liberté pédagogique », plus personne ne prend la moindre décision et tout devient un vaste foutoir.

Non, je ne suis pas « super prof ». Enseigner est mon métier, pas mon sacerdoce. Non, je ne sacrifierai pas ma vie familiale et sociale à l’Education nationale. Si, voyez-vous, quand je mesure ce que l’institution attend en réalité de nous, c’est une abnégation totale. D’ailleurs, quand j’observe autour de moi les enseignants qui parviennent à mettre en œuvre cette nouvelle pédagogie, je constate qu’ils ont souvent des profils similaires : soit des gens sans enfants totalement dévoués à leur fonction, soit des bourreaux de travail. Dans les deux cas, ils n’ont d’ailleurs quasiment aucune reconnaissance de leur hiérarchie. Alors à quoi bon ? L’intérêt des élèves ? Pardon, mais l’intérêt de mes propres enfants passe bien avant. Vous trouvez que je suis une mauvaise prof ? Je préfère cela au fait d’être une mauvaise mère.

Et si certains veulent me citer ceux qui parviennent à tout concilier, à être à la fois un excellent enseignant à la pointe, une mère admirable, une épouse comblée, une amie fidèle, etc. je vous répondrai que oui, nous en connaissons tous. Que celle à laquelle je pense parvient en plus toujours à assortir son sac à main, ses chaussures et son impeccable rouge à lèvres. Et que cette prof-là, on aimerait pouvoir la haïr, mais qu’en plus elle est éminemment sympathique et que c’est presque pire. Oui, nous en connaissons tous. Je ne suis pas comme cela, désolée, et je constate que la plus grande partie de mes collègues est, hélas pour la collectivité, aussi imparfaite que moi. Si l’Education nationale ne veut plus que des super profs, leurs problèmes de recrutements risquent encore de s’aggraver…

Alors, cette année, j’ai renoncé. Non, je ne démissionne pas. Je crois que si j’en avais les moyens financiers, je l’aurais fait. C’est assez dommage, car j’ai la chance d’avoir de bons rapports avec mes élèves, et de toujours adorer enseigner. Mais, que voulez-vous, dans l’Education nationale, ce sont les adultes que je trouve insupportables. Bref, n’étant pas une riche héritière et ne jouant pas au loto, je reste. Mais je tourne une page : l’année qui arrive ne sera pas la même que celle qui vient de s’achever, je ne le supporterais pas. Je jette par-dessus bord les injonctions du ministère, je ne lirai plus le Bulletin officiel, j’acquiescerai sans écouter lors des réunions, et je me recentrerai sur ce qui est important : mes élèves.

Adieu prédicat, thématiques, compétences, EPI, LSU et autres sigles aussi changeants que la Méditerranée. Je vous croiserai peut-être au détour d’une navigation, mais vous ne serez plus le cap à suivre. J’ai tangué cette année de Charybde en Scylla, trop écouté le chant des Sirènes faussement pédagogiques, failli sombrer dans le désespoir tel Ulysse accroché à son rocher au large de la Phéacie. Je ne dois pas oublier mon unique but, mon Ithaque : l’intérêt de mes élèves, leur culture, leur avenir.

L’année qui s’annonce sera définitivement tout autre que celle que je viens de subir.

En espérant sincèrement que cela ne reste pas un vœu pieux, au même titre que les fameux « bon, cet été, on limite les apéros ! », « on va les écrire, ces vingt cartes postales » et « je vous préviens les enfants, cette année, vous allez finir vos cahiers de vacances ! »
Très bel été à tous.

Premier texte

Par Le 20/07/2017

Etant donné que je retourne en classe à la rentrée, avec des enfants de CM2, je commence à réfléchir à ce que je vais faire. Non pas que j'ignore l'existence des "programmes" et la nécessité de les mener à terme pour la suite de leur scolarité mais bien davantage dans le registre "existentiel" ou philosophique ou spirituel. on peut bien appeler ça de diverses façons. 

Le premier texte, le premier jour, sera celui-là :

 

"Il y avait un homme très riche. Il y avait un homme très pauvre. Chacun d'eux avait un fils et chacun d'eux vivait de part et d'autre d'une grande colline. 

Un jour, l'homme très riche fit monter son fils au sommet de la colline et, embrassant tout le paysage d'un grand geste du bras, il dit :

"Regarde, bientôt, tout cela sera à toi !"

 

Au même instant, l'homme très pauvre fit monter son fils sur l'autre versant de la colline et, devant le soleil levant qui illuminait la plaine, il lui dit simplement :

"Regarde."

 

 

Rythmes scolaires, reset...

Par Le 20/07/2017

"Les gamins étaient crevés" : le retour à la semaine de quatre jours accueilli avec soulagement à Longpont-sur-Orge

Un tiers des écoles primaires et maternelles de l'Hexagone ont fait choix de revenir à la semaine de quatre jours dès la rentrée.

Un groupe scolaire de la commune de Longpont-sur-Orge (Essonne), le 19 juillet 2017. 
Un groupe scolaire de la commune de Longpont-sur-Orge (Essonne), le 19 juillet 2017.  (MARGAUX DUGUET / FRANCEINFO)

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Margaux DuguetFrance Télévisions

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Il y a de l'orage dans l'air. En ce milieu d'après-midi, mercredi 19 juillet, le soleil tape fort sur la petite commune de Longpont-sur-Orge (Essonne) et quelques gouttes se font déjà sentir. Les 6 500 habitants que compte cette petite ville du sud de Paris se font rares. Beaucoup ont déjà pris la route des vacances, après une année scolaire bien chargée. A la rentrée, les 800 écoliers de la commune, qui se répartissent dans trois groupes scolaires, trouveront pourtant les choses un peu changées.

Longpont-sur-Orge a fait le choix de revenir à la semaine de quatre jours, quatre ans après l'instauration de la semaine de quatre jours et demi. Au niveau national, c'est un tiers des écoles maternelles et primaires de France qui ont décidé de revenir en arrière. Des dérogations sont, en effet, possibles depuis la publication d'un décret au Bulletin officiel, le 28 juin.

"Finalement, ça ne s'est pas si mal passé"

Alain Lamour affiche une allure décontractée au moment d'ouvrir sa mairie. Sandales aux pieds, l'édile, encarté au Parti de gauche, connaît bien la question des rythmes scolaires. S'il n'est maire que depuis trois mois, après des démissions en cascade au sein de l'ancienne équipe municipale, l'homme était premier adjoint lorsque la réforme a été adoptée entre 2013 et 2014. Il se souvient d'une mesure "compliquée à mettre en place", qui, sans les subventions qui sont venues après, coûtait 200 000 euros par an.

 

Alain Lamour, le maire de Longpont-sur-Orge (Essonne), le 19 juillet 2017. 
Alain Lamour, le maire de Longpont-sur-Orge (Essonne), le 19 juillet 2017.  (MARGAUX DUGUET / FRANCEINFO)

 

Dans sa commune, l'école se termine ainsi à 15h45. Après le goûter, les écoliers ont le choix entre des activités périscolaires ou l'étude. Les NAP, les "nouvelles activités périscolaires" pour les néophytes, se déroulent elles le vendredi après-midi. "Finalement, ça ne s'est pas si mal passé", reconnaît le maire lorsqu'on lui demande de faire le bilan. "Mais", ajoute-t-il immédiatement, il y avait "un point noir souligné par les parents et les enseignants" : la fatigue des enfants. 

Les gamins étaient crevés à partir du jeudi. L'apprentissage n'était pas quasi nul mais enfin...

Alain Lamour, maire de Longpont-sur-Orge

à franceinfo

Ce point est repris en boucle par tous les parents d'élèves. "Dès le jeudi, ils sont fatigués. Et le vendredi, c'est le plus dur, c'est terrible", relate Alexandrine Martin, mère de deux enfants et représentante de l'AAPEL (Association autonome des parents d'élèves de Longpont-sur-Orge). "Le jeudi est une journée extrêmement difficile. Ils ont beaucoup de mal à se lever", complète Aurélia Lambrisset, mère de trois enfants et présidente locale de la FCPE. "Ils sont très fatigués. On appelle ça 'le jeudi noir'", renchérit Linda Vallois, mère de trois enfants, également représentante de l'AAPEL.

"Ça n'allège pas les journées, ça en rajoute"

Cette fatigue est à mettre en relation avec l'activité professionnelle des parents. "Sur le principe, je n'étais pas défavorable à la réforme des 4 jours et demi mais je le suis devenue car les enfants ne peuvent pas être récupérés à 15h45", pointe Aurélia Lambrisset, ajoutant qu'à Longpont-sur-Orge, "plus de la moitié des enfants restaient après 15h45 alors que 75% des familles peuvent les faire garder le mercredi". En clair, la réforme des rythmes scolaires sensée alléger la semaine et mieux repartir les temps d'apprentissage a atteint un objectif opposé. "Ça n'allège pas les journées, ça en rajoute", assure Aurélia Lambrisset. 

Je suis satisfaite de ce retour à la semaine de 4 jours car ça fait une coupure dans la semaine.

Aurélia Lambrisset

à franceinfo

"Il y avait beaucoup d'absents le mercredi matin", note encore cette maman. "La vraie question, c'est aussi : est-ce que les enfants apprennent mieux avec ce rythme-là ? Bon, eh bien, on ne voyait pas trop la différence", relève de son côté Alexandrine Martin. 

Retour aux journées de 8h30 à 16h30

Si on comprend bien que le maire ne fait pas de cette réforme un marqueur idéologique à l'instar de certains élus des Républicains, Alain Lamour glisse tout de même sa position personnelle. "Le bon rythme, c'est le samedi matin [supprimé en 2008 sous Nicolas Sarkozy] ou alors, l'autre solution, c'est de raccourcir les vacances scolaires mais ça, c'est encore autre chose", balaye-t-il, trouvant que "quatre jours, ça fait des journées trop longues". 

Le maire a néanmoins pris les devants très tôt, dès que la possibilité d'une dérogation à la réforme des rythmes scolaires a été émise par le ministère de l'Education. Un sondage a été envoyé aux parents d'élèves qui y ont répondu massivement. En 2013, au moment de la réforme, seuls 25% des parents de la commune avaient donné leur avis. Une "écrasante majorité", selon le maire, s'est prononcée en faveur de la semaine à quatre jours. 

 

La mairie de Longpont-sur-Orge (Essonne), le 19 juillet 2017. 
La mairie de Longpont-sur-Orge (Essonne), le 19 juillet 2017.  (MARGAUX DUGUET / FRANCEINFO)

 

Comme la commune est relativement petite, les choses ont pu se mettre en place pour la rentrée de septembre. "Ça s'est fait naturellement et avec beaucoup de fluidité", tient à faire remarquer Aurélia Lambrisset. Revoilà donc les journées de 8h30-16h30. Néanmoins, signale Alain Lamour, "on garde ce qui est bien dans la réforme", à savoir le choix entre les activités périscolaires et l'étude ainsi que les NAP le vendredi après-midi. Autre "gros" avantage pour la mairie : de substantielles économies, estimées par le maire entre "70 000 à 100 000 euros" par an. "Deux ou trois postes d'animateurs"vont, par exemple, être supprimés.

"Il y a des parents qui s'étaient déjà organisés pour la rentrée"

Si tout semble aller dans le meilleur des mondes à Longpont-sur-Orge, quelques voix discordantes s'élèvent tout de même. Certains représentants de parents d'élève ne semblent pas très satisfaits des activités extra-scolaires proposées. "Il n'y a eu pas grand chose de fait pour les NAP. C'était plus de la garderie améliorée", juge sévèrement Linda Vallois. Cette dernière regrette aussi la précipitation dans laquelle les choses se sont faites. "On nous a prévenus à la fin juin qu'on repassait à 4 jours. Il y a des parents qui avaient déjà fixé les choses pour la rentrée que ce soit en terme professionnel ou de garde d'enfants", souligne-t-elle. 

On n'est pas à l'abri que ça rechange, en plus.

Linda Vallois

à franceinfo

Sa collègue Alexandrine Martin, qui loue "l'écoute de la mairie sur ce sujet", se tourne plutôt du côté de l'Education nationale. "Pour moi, la solution miracle, c'est une vraie réforme de l'école, sur les apprentissages, les programmes... La question des rythmes n'est pas le seul problème de l'école."

"Lâchez-prise" de Nathalie Vieyra

Par Le 20/07/2017

 

 

Lachez prise

Je lis la page Facebook de Nathalie Vieyra depuis un bon moment déjà et ces articles sont passionnants, enthousiasmants, riches d'une longue expérience dans le massage tantrique et la sexualité sacrée. Cette expérience professionnelle se nourrit également de multiples lectures auxquelles j'adhère intégralement. Il ne s'agit pas d'une démarche "intellectuelle" mais avant tout émotionnelle, corporelle, spirituelle, aimante, bienveillante, une invitation à l'amour.

Alors, je ne peux que recommander cette lecture et son partage. 

 


RENCONTRE AVEC NATHALIE VIEYRA, AUTEUR DE "LÂCHEZ PRISE, PROMENADES AU PAYS DE LA CONSCIENCE"

 

​​​​​​​

Masseuse tantrique et thérapeute psycho-corporel, Nathalie Vieyra signe un ouvrage qui est est une invitation au voyage à travers le corps, dans les émotions et l’énergie. Un livre étonnant et hors du commun dans lequel elle partage son vécu sensoriel et extra sensoriel en exprimant visuellement la notion de globalité corporelle, entre les flux énergétiques et la conscience. Rencontre.

 

 

 

Quel est ton parcours ?
Durant « ma première vie » en Afrique, j’évoluais dans le domaine de l’Art et des Voyages. J’ai fait du Yoga, du stretching, de la danse, des stages d’énergie universelle, de Reiki, de respiration et de Souffle. Avec le père de mon fils nous avions une relation tantrique, Naturellement. J’ai toujours était intéressée par la magie, la connexion avec la nature, la sexualité, l’énergie. L’Afrique est puissante et, c’est en moi. Un jour, j’ai été évacuée d’Afrique dans des évènements politiques, et je suis arrivée à Paris. J’ai reçu un massage tantrique et ce fut comme si la boite de Pandore s’ouvrait, littéralement. Ce fut totalement initiatique pour moi. Je me suis engagée dans une formation personnelle en massage tantrique et Tantra. J’ai alors choisi de changer de voie. J’ai refusé un poste chez Roche Bobois et suis devenue masseuse tantrique. J’ai ensuite fait des formations en différents massages, en watsu, puis en Wutao.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’avais depuis longtemps l’envie de trouver un moyen visuel et artistique pour montrer ce que je vivais et ce à quoi j’assistais durant mes rv et échanges. La diversité et la richesse de l’expression de cet intime est immense ! De la régression, revécu de naissance, mémoires corporelles qui se libèrent avec une émotion inconnue, image personnelle qui change et prises de conscience, extase etc … Notre corps est tellement incroyable et recèle de tant de potentialité ! Ce livre est un partage intime, des partages. Nous avons tout en nous et ce livre sert aussi à le montrer. 

Dans la violence de cette période où je suis arrivée en France, j’ai perdu cette expression artistique avec mes crayons et la peinture. J’ai mis toute mon énergie vitale, source de ma créativité, dans le massage puis la photo. J’ai rencontré Flore-aël Surun par le massage tantrique, puis le tambour chamanique. Elle est aussi une photographe talentueuse. Un jour, je lui confiais mon envie d’expression du subtil et de l’énergie du corps et elle a tout de suite dit qu’elle avait envie de faire ce projet avec moi.

Qu'est ce que le Tantra pour toi ?
Le Tantra c’est un chemin de conscience. Le massage tantrique est un moyen efficace d’en sentir la dimension. Tout est tantrique si l’on est connecté à notre énergie sexuelle. Les pieds bien dans le sol et consciente de ma respiration, libérée des peurs, tabous et pensées limitantes, je m’affirme et m’accepte telle que je suis. Je me sens en total connexion avec mon environnement, la Nature, la Ville, les autres humains. Notre corps est un temple et le sexe une porte vers la spiritualité. Ce ne sont pas que des mots. Chaque cellule de notre corps peut vibrer de sa propre mélodie et se joindre aux autres cellules, et à l’Univers. En apprenant à écouter mon corps, je me positionne dans l’instant présent et je développe ma conscience.

Parle-nous des arts éveil qui ont permis de t'éveiller à une part de toi même ?
Chaque expérience a été une clé dans la compréhension de moi-même, et très bien « guidée », j’ai un jour poussé les portes du Centre Tao à Paris. Je venais là car je souhaitais découvrir le Souffle Alchimique. J’ai découvert le Wutao. Il m’a fallu le temps de comprendre et t’intégrer que c’est une globalité. Il y a là à la fois la notion de lâcher prise et de non faire, et aussi l’incarnation. L’Art du Wutao m’a permis de mettre du lien entre les états énergétiques fous que je vivais, mes perceptions et mon corps physique. Le Wutao c’est l’expression de l’âme du corps. La notion d’écologie corporelle est vraiment intéressante. A travers des 12 mouvements calligraphiés et l’écoute de notre onde de vie, le Wutao est une proposition de ressourcement profond, de connaissance de soi, d’expression personnelle et de communication.

Quel est le rôle du souffle ?
La respiration consciente est le lien entre nous, notre intériorité et l’univers. J’ai expérimenté différentes techniques de Souffle. 

Je vais citer un extrait que j’adore du Vijnana Bhairava La Divine Conscience du Dr Jean Marc Mantel (éditions recto verseau) : Verset 24/25 : L’écoute du souffle enseigne la présence à la sensation, et libère l’esprit de son habitude de vivre dans le passé ou le futur. (…) A travers l’écoute du souffle, c’est l’écoute elle-même qui va pouvoir être explorée. La pause qui suit l’inspiration, et surtout celle qui l’expiration, sont autant de fenêtres ouvertes sur l’état sans pensée. Ces espaces libres du souffle, de l’intention et de la mémoire, révèlent la plénitude naturelle de l’être, qui survient lors de l’abandon de la lutte et de l’effort. Sans effort, sans conflit, sans parole et sans pensée, ils sont la parfaite réflexion de ce que nous sommes. (…) La conscience gît tel un arrière-plan silencieux, dont la présence se révèle dans l’espace entre deux respirations, mais aussi comme un continuum présent pendant le déroulement du souffle.

Qu'est-ce que l'orgone ?
L’orgone est pour moi notre onde vie, notre énergie sexuelle. En 1940, Wilhem Reich l’a étudié et appelé Orgone. L'orgone est une énergie primordiale, présente en nous tous. C’est aussi une énergie de vie, qui anime le cosmos. Wilhelm Reich, explique que cette énergie, n’est pas uniquement libérée pendant l’orgasme. L’orgone représente, une force vitale qui sous-tend l’ensemble de la Création, une sorte de force cosmique, invisible et omniprésente, qui constitue le fondement même de l’existence. Sa théorie est que tous maux humains résultent de blocages dans l’écoulement de cette force.

Comment s'ouvrir à sa blessure et lâcher prise ?
Il n’y a pas de méthode unique, chacun va trouver ce qui le touche et expérimenter. Il n’y a que cela d’essentiel, faire des expériences et sentir ce que cela nous fait. Petit à petit comme l’oignon, les couches d’abord superficielles puis profondes, (voir transgénérationelles) sont mises à nu et conscientisées. Je suis partie d’une thérapie avec une psychothérapeuthe vers le massage tantrique, premières couches de l’oignon. J’ai identifié une blessure initiatique, la blessure ? Avec le Wutao, je suis descendue un peu plus profond dans mon corps, mes blessures, mon développement psycho motricien. J’ai découvert alors avec cette pratique du Wutao et du Souffle, L’Art de la trans-analyse. J’ai commencé la Trans-analyse avec une tribu d’humains généreux et dans une démarche de conscience et de liberté. Cocrée par Imanou Risselard, Pol Charroy et Giovanni Fusetti, l’Art de la Trans-analyse se résume par cette phrase « Ce que je joue de moi ne se joue plus de moi ». Ma quête de liberté a trouvé ses réponses là. J’ai conscientisé Ma blessure originelle dans ces groupes expérientiels, séances individuelles et un travail de conscience « continu » personnel. Par l’identification de mes émotions, le jeu scénique de « mes formes », j’ai compris qui j’étais et pourquoi. La Trans-analyse unit la force d’une conscience modifiée (la transe) avec le pouvoir des mots (l’analyse), mais ne se limite pas au « dit ». Elle nous propose de dynamiser nos échanges énergétiques et émotionnels par le souffle, le mouvement, la mise en jeu et mise en acte, afin de révéler et éventuellement transformer, les formes « caractérielles » qui sont les nôtres.

Aujourd'hui comment exerces-tu ?
J’ai un espace où je reçois, à Courbevoie en région parisienne, pour des massages, des accompagnements personnalisés, des formations. J’anime des groupes de femmes et des groupes mixtes, dans l’eau avec DreamWater et, des groupes de massage et de Tantra. Je suis instructrice de Wutao et propose un cours hebdomadaire à Neuilly.

Quelles sont tes sources d'inspirations ?
Je continue à faire des expériences et à pratiquer chaque jour. Un chemin de conscience ne s’arrête jamais. Mon corps reste mon terrain d’expérimentation, de créativité sans cesse renouvelée. Je reste ouverte au changement, au mouvement, à la rencontre et la découverte. J’essaie de développer ma conscience et mon ressenti, à chaque instant. Je lis aussi énormément et, applique pour « voir ». Mes sources d’inspirations ? La Vie !

Une vision de la femme ?
La femme est une Initiatrice, et ce sont des hommes qui m’ont révélé à moi-même. Le féminin c’est le cœur, l’accueil, la réceptivité. Nous avons cette capacité à sentir dans notre ventre la vie, à travers l’écoute de notre utérus, de nos cycles, de la lune, de nos maternités transformantes, de notre sensualité et de notre sexualité. Une femme qui se connait bien, cela signifie aussi en phase avec son masculin intérieur, peut initier tellement de belles actions et d’Amour. Elle fait le lien entre son cœur et son ventre et permet à la spiritualité vivante d’irradier. La femme peut montrer à l’homme ce chemin de ressourcement et de paix à travers le sexe, le corps, vers le ciel. L’homme est son socle, son maintien dans la puissance de la Terre. Nous sommes complémentaires, Ensemble c’est idéal.

Olivier Chambon a préfacé ton livre, qu'est ce qui t'inspire en lui ?
Olivier Chambon est psychiatre, c’est un homme de sciences. La psychiatrie n’a que 50 ans et les pratiques évoluent lentement, mais sûrement grâce à des personnes comme lui. Il fait preuve d’une curiosité et d’une ouverture rare (même si de plus en plus fréquentes), pour un médecin. En fait c’est plutôt « Homme médecine » dans le sens du chamanisme qui le caractérise le mieux pour moi. Il a étudié la médecine, la psychiatrie et a cherché des explications sur le subtil, les états de conscience. Je n’avais pensé qu’à lui pour ma préface, sans le connaitre personnellement à ce moment-là. J’avais vu ses conférences sur YouTube. Il a dit Oui, le jour de Noël ! Quel beau cadeau que cette préface qui crédibilise mon projet de partage et de transmission totalement « aérien ». 

 

Nathalie Vieyra est l'auteur de "Lâchez prise, promenades au pays de la conscience" Retrouvez-la aussi sur son site 

 

L’image contient peut-être : arbre, plante, ciel, plein air et nature

Tantra : 5 questions vérité sur un massage bien être sacré

Tantra : 5 questions vérité sur un massage bien être sacré

Dans cet article

» Tantra, bien plus qu'un massage

⇒ Ni médecine ni pratique religieuse : Qu'est ce que le Tantra ?
⇒ Quels en sont les principes fondateurs ?
» Tantrisme, du massage à la sagesse
⇒ Comment avez vous découvert la sagesse tantrique ?
» Tantra, bien être en soi et en couple
⇒ En quoi le Tantra permet-il d'accéder à la paix intérieure, au bien être ?
⇒ Quel rôle le Tantra peut il jouer au sein du couple ?

 

Le Tantra est une discipline que les profanes voient centrée sur la simple recherche du plaisir. Pourtant, derrière les massages tantriques les plus suaves, se cache une véritable philosophie de la vie, du bien être et du couple. Plus qu’un simple instrument de plaisir, le Tantratend à donner du sens à une existence qui défile sans conscience. Retrouver l’existence par les sens, tel pourrait être le mot d’ordre de cette sagesse millénaire. Pour mieux comprendre la vérité qui se dévoile sous les gestes, la thérapie qui prend forme sous les massages, nous avons posé 5 questions à une spécialiste du Tantra, Nathalie Vieyra. Une Interview authentique sur la philosophie tantrique.

Tantra, bien plus qu’un massage

Ni médecine ni pratique religieuse : Qu’est ce que le Tantra ?

Tantra est un terme originaire de la région himalayo-indienne. Le Tantra traditionnel est une voie de transformation intégrale qui n’envisage pas la séparation du corps, de l’esprit et des cinq sens. Les tantra sont des textes anciens (environ 1500-1000 av. J.-C.) qui parlent de rituels et de formules (Védas).

Quels en sont les principes fondateurs ?

Le Tantra repose sur deux principes : Une « présence » et une « conscience », symbolisés respectivement par Shiva et par Shakti.

Le Tantrisme considère comme base de l’univers deux principes symbolisés par le couple masculin et féminin.

Pour réussir vos massages tantriques, pensez aux huiles essentielles bio

Tantrisme, du massage à la sagesse

Comment avez vous découvert la sagesse tantrique ?

Il y 24 ans, mon beau frère Phari m’a offert « Tantra le culte de la féminité »de Van lysebeth André. J’avais 18 ans et vivais une magnifique histoire d’Amour. Ce livre culte aujourd’hui a été le début d’un cheminement personnel pour mon couple et moi même.

Des années de travail sur moi avec la découverte du Yoga, de la respiration et du Souffle, de l’énergieuniverselle pour se soigner et soigner, la méditation et pour finir un massage Tantrique (par Frédéric d’Ayuneda Relaxation tantrique) qui a révolutionné ma vie.

En effet, toute la première partie de ma vie s’est déroulée en Afrique. Mon 1er massage tantrique reçu peu de temps après mon arrivée brutale en France, une rupture profonde dans ma vie, m’a permis d’intégrer tout un travail thérapeutique déjà entrepris et stagnant.

Le Tantra et les séances de Toucher thérapeutiquem’ont aidée à retrouver la plénitude et l’envie de vivre pleinement ma vie de femme. C’est alors que j’ai souhaité apprendre ce massage pour pouvoir aider à mon tour et faire découvrir la beauté et l’efficacité de ce Toucher.

Pour un massage tantrique relaxant, pensez à l’huile essentielle musculaire Algibêne

Tantra, bien être en soi et en couple

En quoi le Tantra permet-il d’accéder à la paix intérieure, au bien être ?

Le Tantra c’est avant tout une magnifique voie de connaissance personnelle, d’expansion de la conscience. Quand j’apprends à faire les choses en conscience, à vivre vraiment le présent, le temps s’étire et cela donne du sens à la Vie.

Faire les choses en conscience, Vivre en conscience c’est le Tantra. On est alors centré sur soi et son ressenti. On fait les choses pour soi (et pas pour l’autre) ce qui permet de se sentir ancré et bien dans son corps et dans son âme.

On peut alors proposer à l’autre, aux autres, la qualité d’un partage et d’une présence qui n’est plus une projection. C’est alors une proposition de soi, un partage vrai. On offre et on n’attend rien en retour.

En attendant de maitriser parfaitement les différentes formes de massage du Tantra, testez l’action relaxante de l’appareil de massage anti cellulite

Quel rôle le Tantra peut il jouer au sein du couple ?

Le couple, c’est deux individus qui partagent des moments de vie. On n’attend plus de l’autre autre chose que le partage du présent que chacun nourrira de ce qu’il a alors à offrir.

Lorsqu’on est centré, grâce au Tantra notamment, la qualité d’être est particulière. Etre centré veut dire être dans son centre, son axe, son canal. Notre énergie vitale, notre énergie sexuelle, est alors libre, fluide, et permet une rencontre affective et sexuelle intense et puissante.

Que ce soit une méditation du regard, une accolade légère ou une rencontre avec pénétration, la roue énergétique unit alors les partenaires et apporte une dimension sacrée, une connexion à l’univers.

Pour pimenter votre massage tantrique, pensez aux vertus aphrodisiaques naturelles du guarana

 

Nathalie Vieyra est une praticienne de massage énergétiques, spécialisée en massages Ayurvédiques et Tantriques. Issue d’un univers bien éloigné des sagesses orientales, elle décide de se consacrer au massage thérapeutique suite à la révélation foudroyante d’un massage tantrique. Son site internet : Nathalie-vieyra-massage.com

Grégory Colbert : "ashes and snow"

Par Le 18/07/2017

Je ne l'avais encore jamais trouvé en entier et comme c'est à mes yeux une pure merveille, je le mets ici  :

Slow sex

Par Le 16/07/2017

Slow Sex pour les hommes : Faire de l’amour une méditation

 

Le sexe n’est pas ce qu’il semble être. Nous avons tous hérité d’idées préconçues au sujet de la sexualité, qui sont souvent fausses et forment un écran, une barrière, qui nous sépare du vrai pouvoir de la sexualité. Quand nous regardons au-delà de cet écran de malentendus, nous découvrons que le sexe est totalement différent de ce que nous pensons qu’il est.

En explorant ma propre sexualité, j’ai découvert la vraie fonction du sexe, qui est d’apporter plus d’amour dans notre monde. Chaque personne peut devenir un messager d’amour en créant plus d’amour et ainsi apporter sa contribution au monde.

L’écran des conditionnements – nos expériences passées et nos idées- limite l’expression de notre sexualité en tant qu’être humain. Après tout, que veut un homme quand il fait l’amour à une femme ? Quelle est la motivation profonde pour faire l’amour ?

Ce n’est pas pour arriver à l’éjaculation ; c’est pour être aimé de la femme.

La femme est source d’amour, la mère de l’amour, et moi, en tant qu’homme, je peux avoir accès à cet amour. Pour moi, tout n’est question que d’amour. En étant dans le présent, j’ai découvert que dans la tranquillité, y compris la tranquillité intérieure dans le mouvement, je peux avoir accès ou connecter le « jardin d’amour » dans la femme. Et il n’y a rien de plus satisfaisant et touchant que de voir une femme s’ouvrir et irradier d’amour.

J’ai un espoir pour l’humanité ; c’est que l’homme trouve un chemin pour traverser l’écran du conditionnement sexuel, pour venir se détendre dans son autorité masculine naturelle. Pour qu’il puisse faire la paix avec la femme et faire l’amour à son corps, à son cœur et à son âme. p.7

Tous les enjeux majeurs qui ont toujours été considérés comme faisant partie de la sexualité sans jamais être remis en question tombent tout simplement.

Que nous en soyons conscient ou pas, une grande partie de notre personnalité, identité et perception de nous-même, trouvent leurs racines dans le sexe et dans la façon dont nous nous ressentons en tant qu’être sexuel. Le sexe joue aussi un rôle de confirmation de notre pouvoir et de notre puissance. Il est donc lié – consciemment ou inconsciemment – avec notre tentative de prouver notre vraie valeur et avec la pression de la performance qui en découle.

L’homme qui commence à expérimenter une sexualité plus tranquille, à l’opposé de ce que nous avons décrit ci-dessus, relate un soulagement extrême de ne plus subir de stress.

Tous les enjeux majeurs qui ont toujours été considérés comme faisant partie de la sexualité sans jamais être remis en question tombent tout simplement. Ils ne sont plus d’aucune utilité. Pour se détendre dans sa sexualité, l’homme doit être encouragé à abandonner l’idée qu’en tant qu’homme, il est responsable à 100% de la qualité de l’échange sexuel, qu’elle soit bonne, passable ou insatisfaisante.

Au lieu de porter l’entière responsabilité de l’acte sexuel, ce qui lui demande un effort surhumain, l’homme peut découvrir comment simplement être en amour, intensément présent ici et maintenant, et explorer une nouvelle sexualité plus détendue, libre de la performance, sans efforts ni tensions.p.17

Ne pas être apprécié en tant qu’amant peut être très difficile à digérer pour un homme.

Une femme peut critiquer un homme sur pas mal de sujets, lui reprocher d’être un mauvais cuisinier, un mauvais conducteur, d’avoir un travail médiocre ou même d’être un mauvais père. Ces critiques ne sont certes pas faciles à entendre, mais elles ne sont pas rédhibitoires. Mais lorsqu’une femme se permet de critiquer nos comportements sexuels, de remettre en question nos performances d’amant, alors ces mots nous atteignent à l’endroit le plus vulnérable et ébranlent notre ego de mâle. Ne pas être apprécié en tant qu’amant peut être très difficile à digérer pour un homme.p.16

Ces ruptures du lien d’amour semblent tellement naturelles qu’on ne les associe pas directement à la sexualité

L’homme doit être conscient que souvent la femme s’identifie à l’orgasme/éjaculation de son homme.

Dans ces quelques instants, la femme a l’impression que l’homme se donne à elle, et pour la femme c’est une sorte de confirmation. L’ironie est qu’elle déclenche chez l’homme le syndrome post-éjaculatoire, involontairement il perd de sa puissance (et elle aussi), tandis que le lien d’intimité et d’amour est rompu ou s’évapore. Parfois ces ruptures du lien semblent tellement naturelles qu’on ne les associe pas directement à la sexualité. On pense que c’est dû à notre personnalité et à notre façon de réagir. Pourtant, l’homme qui pratique la rétention d’énergie va commencer à se sentir totalement différent dans sa vie quotidienne. Les hommes racontent le plaisir qu’ils sentent naître dans leur cœur, la légèreté et la chaleur lumineuse qui irradie dans tout leur corps et leur être.

L’homme est aussi identifié à l’orgasme féminin, parce qu’il confirme qu’il est un bon amant et que cela conforte son égo de mâle (comme beaucoup de femmes simulent l’orgasme, ce n’est pas un retour tout à fait fiable). Le grand désavantage à faire jouir une femme, comme on l’a déjà dit, c’est que la plupart du temps l’homme éjacule quelques secondes trop tôt, à cause du haut niveau d’excitation et de tension, et ainsi perd sa puissance.p. 47

Le pénis est un instrument puissant capable de générer des états d’extase divine…

Le grand avantage de la présence à soi, d’être conscient pendant la pénétration, est qu’on peut sentir le pénis de l’intérieur, au niveau cellulaire. Finalement, vous avez le temps, il n’y a nulle part où aller (par exemple vers l’éjaculation), vous pouvez donc fixer votre attention à l’intérieur même du pénis.

Écouter son pénis et rester particulièrement attentif à ses mouvements augmente considérablement sa sensibilité et permet de percevoir des sensations fines, délicates, cellulaires, absolument délicieuses qui se diffusent dans tout le corps. Mais pour que cela soit possible, il faut vraiment pratiquer une approche sans hâte, sans objectif, sans but.

Des expériences réellement extatiques, touchantes, palpitantes peuvent se produire par la mise en correspondance des pôles opposés. Quand le pénis et le vagin sont mis en présence dans un contact prolongé, ils se répondent l’un l’autre avec une intelligence innée. Le pénis est un instrument puissant capable de générer des états d’extase divine lorsqu’il est placé dans un environnement réellement complémentaire.p.90

Le pénis est capable d’effectuer une danse du serpent à l’intérieur d’une femme

Lorsqu’une relation s’établit dans le temps, il se peut que l’homme ait des pannes d’érection dues à la diminution de l’excitation. La femme est connue, la situation est connue, la routine est établie, il n’y a plus vraiment de quoi être excité. Pourtant, avec une nouvelle vision de la sexualité, on s’aperçoit que l’excitation n’est pas forcément nécessaire pour l’acte sexuel.

Sans aucun doute, l’érection peut survenir sans excitation ni stimulation à partir du moment où l’homme fait confiance à son pénis. En fait, une vraie érection est une réponse électromagnétique à la force égale et opposée exercée par le vagin. D’un état parfaitement au repos, le pénis peut s’élever lentement en réponse à l’environnement du vagin. La force féminine joue un rôle égal : sa réceptivité attire le pénis et le tire lentement vers l’érection, millimètre par millimètre. Le pénis se déplie lentement comme un serpent qui se dresse dans un mouvement en spirale. L’érection sans stimulation ni excitation peut aussi survenir lorsqu’on est dans une réelle intimité avec la femme. La force féminine exerce alors une attraction sur la force masculine sans que l’homme soit effectivement à l’intérieur de la femme. Certains hommes racontent que c’est comme si le pénis était réveillé par l’ambiance amoureuse créée par la présence et la conscience.

L’érection spontanée est celle qui surgit de nulle part, provoquée uniquement par la différence de polarité entre les forces dynamique et réceptive et par la présence des deux individus à ce moment précis. L’érection qui survient spontanément n’a pas besoin d’excitation ou de fantasmes pour se maintenir : elle a juste besoin de présence et d’attention. Au moment où l’attention de la personne vacille, le pénis commence à se rétracter, à se lover comme un serpent. En retrouvant sa présence et en lâchant les pensées parasites, l’érection revient rapidement. Le pénis est capable d’effectuer une danse du serpent à l’intérieur d’une femme, ce qui est une expérience fabuleuse pour l’homme.p. 98-99

Les hommes sont à la recherche d’une certaine autorité masculine, mais que signifie réellement être un homme?

La capacité à rester présent définit réellement ce que signifie être un homme, particulièrement au vu de la confusion qui règne dans notre culture. Les hommes sont à la recherche d’une certaine autorité masculine, mais que signifie réellement être un homme ?

Ce n’est ni plus ni moins que la capacité à être présent. Si l’homme arrive à être présent dans la femme – sans la pénétrer avec un pénis assoiffé ou exigeant, mais avec un pénis qui est aimant ici et maintenant – alors le pénis peut commencer à « catalyser » ce qui s’est accumulé dans le corps féminin, et lui permettre de se détendre et de se transformer en pur amour – la qualité profonde de la femme.

Pour un homme, il n’y a rien de plus gratifiant que de voir la transformation se faire sous ses yeux.

Loin d’être un fardeau ou une charge, cela donne le sentiment d’accomplir une noble tâche.

Être à l’intérieur de la femme avec conscience est un honneur. Ça me donne (Michael) une certaine confiance en moi – une autorité masculine.

À la fin de la retraite, un grand nombre d’hommes nous confient avoir enfin trouvé une vision positive de la masculinité, et avoir senti que c’est une expérience qui leur change complètement la vie. De plus, quand vous coopérez avec votre nature sexuelle, vous gagnez en maturité et devenez plus homme. Vous êtes plus présent, détendu et connecté à votre être profond ; vous êtes un être humain plus aimant.
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De Diana Richardson et Michael Richardson

Diana Richardson et Michael Richardson

Présentation des auteurs

Diana Richardson est praticienne et enseignante en thérapies corporelles holistiques, elle est engagée personnellement depuis plus de 30 ans dans l’exploration de la sexualité tantrique. Enseignant de Tai chi et praticien de shiatsu, Michael Richardson partage avec Diana cette recherche inspirée par les enseignements d’Osho sur le tantra et par l’approche de Barry Long.
Au fil du temps, Diana et Michael ont développé une approche unique de la sexualité.

Ils ont écrit plusieurs ouvrages sur la sexualité et la relation de couple qui ont été traduits dans plusieurs langues. Sont disponibles en français : « L’extase sexuelle », « Slow Sex », « Amour et émotions » et « Slow Sex pour les hommes ».
Depuis 1993, ils enseignent aux couples l’art de la sexualité en conscience lors d’un séminaire d’une semaine, The Making Love Retreat.

La retraite Making Love est aussi proposée dans plusieurs pays par des couples d’enseignants habilités à enseigner l’approche de Diana et Michael Richardson. En France, elle est animée par Anne et Jean-François Descombes sous le nom : Faire l’amour en conscience.

Slow Sex pour les hommes
Faire de l’amour une méditation
De Diana Richardson et Michael Richardson
Editeur: Almasta éditions, 2016
ISBN 978-2-940095-40-7
Pages: 208

http://etredivinaufeminin.blogspot.co.il/

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Chartreuse : terrain d'aventures

Par Le 16/07/2017

Le massif de la Chartreuse est vraiment particulier. Une barrière immense de calcaire, des vires, des sangles, des plateaux, des brèches, des failles, des grottes, des lapiaz, des forêts immenses, des itinéraires complexes, physiques, incertains parfois au point de devoir sortir la corde et le matériel d'escalade pour franchir un ressaut, sans vraiment savoir si c'est le bon passage... Des chamois, des marmottes, des bouquetins, des mouflons et très, très peu de "bipèdes à godillots"...Aujourd'hui, nous sommes montés aux rochers de Bellefont par le pas de Montbrun. Personne sur les 1200 mètres de dénivelée et les 3h45 de montée. On savait qu'on pouvait passer près de deux arches et on était décidé à les trouver, une à la montée et une à la descente. Magnifiques sculptures. Il a fallu sortir la corde et le matériel d'escalade dans le final : un couloir rocheux et herbeux où il fallait chercher l'itinéraire sans trop savoir si ça sortirait en haut...C'est là que l'expérience du "terrain d'aventure" est vraiment utile... Pas d'équipement en place, ni pitons (sauf un...), pas de spits comme en école d'escalade, juste des touffes d'herbes, des arbustes, des pierres enchâssées dans de la terre, des murs friables, des cheminées ravinées, des ronces, des résineux, des buissons, des pierres instables qu'il ne faut pas faire tomber sur le second, des points d'assurance très, très espacés et pas toujours bien solides... Une incertitude qui demande du calme...La peur est un dévoreur d'énergie...

Du sommet, on est redescendu sur les vires dans les falaises pour trouver la deuxième arche. Le vent et les intempéries, le ruissellement de l'eau sur une roche peut-être plus tendre...Je ne sais pas combien de temps il faut pour une telle trouée dans la roche mais c'est là aussi qu'on réalise à quel point notre planète est ancienne. Les montagnes et leur évolution. Gigantisme de la création.


Les randonnées débutent souvent par les forêts de hêtres.

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Les pentes sont raides en Chartreuse, les dénivelées s'enfilent sur des distances assez courtes. C'est rude à la montée et ça l'est aussi à la descente...

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Un chamois sûrement surpris de voir du monde :) 

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Premier couloir à escalader. 

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Les vires forment des étages qu'il faut franchir les uns après les autres en dénichant des couloirs praticables...Accepter de buter sur une impasse fait partie du jeu alors on reprend les recherches, une faille, une cheminée, un couloir, des traces de terre sur la roche, témoignage d'anciens passages, un rond de peinture partiellement effacé sur un caillou, un cairn (accumulation de pierres)... 

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La première arche. 

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On reprend la montée de vires en vires à la recherche du couloir final. 

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C'est par là. Les quelques données écrites dont on dispose avec le site "altitude-rando" parlent d'une étroiture à escalader pour accéder à un couloir rocheux-herbeux. Ca y ressemble, au moins pour la première partie...

 

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Là, il a fallu sortir la corde. Nathalie est dans le couloir le long des rochers. Pas vraiment de points d'assurance mais les touffes d'herbe sont solides :) Il faut se méfier aussi des pierres décrochées par les chamois...Lors d'une précédente sortie, le caillou n'était pas passé loin. Alors, on écoute et on regarde. Les arbustes sont parfois utiles pour placer une sangle d'assurance, les coinceurs dans les fissures complètent le tout. 

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Le couloir final remontait à gauche de la grande dalle grise dans les pentes herbeuses et rocheuses. Au sommet, on a mangé notre pomme et on a entamé la descente à la recherche de la deuxième arche. 

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La deuxième arche.

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Une marmotte sculptée :) 

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