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Reconnaissance éternelle

Par Le 14/07/2017

Je suis infiniment reconnaissant à la vie d'avoir invité mes parents à me concevoir,
Je suis infiniment reconnaissant à la vie d'avoir enflammé d'amour le cœur de Nathalie et le mien,
Je suis infiniment reconnaissant à la vie d'avoir insufflé à l'âme de nos trois enfants le désir de nous faire grandir,
Je m'emplis de bonheur au spectacle des montagnes,
Et de par tout ce que je lui dois encore, je reconnais avec joie et gratitude à la vie, le droit de faire de moi ce que bon lui semble.

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"Nous ne savions pas"...

Par Le 13/07/2017

Quand on regarde à quelle date Lamarck a écrit le texte ci-dessous, il devient inconvenant de dire aujourd'hui que nous ne savions pas, scientifiquement, que notre "croissance", qu'elle soit démographique ou économique, pourrait avoir les conséquences que nous voyons aujourd'hui...
Il faut savoir également qu'en 1824, S Carnot, avait calculé, mathématiquement, par des équations imparables, que notre système énergétique, par utilisation des ressources naturelles, conduirait à une crise majeure....Ce qu'aujourd'hui, des scientifiques nomment "collapse".... 
Après, on peut toujours penser que ça ne nous concerne pas puisque, pour l'instant, la situation est encore viable...
Beaucoup choisissent cette option. 
Le simple fait de se dire qu'il est impossible de changer de régime alimentaire et que l'homme est "fait pour manger de la viande", alors que des centaines d'études et une simple observation montrent très clairement, et sans que ça puisse être contredit, que l'agriculture intensive mise au service de l'alimentation carnée, est un désastre, c'est quelque chose qui me laisse pantois.... Imaginer que le "plaisir gustatif" puisse justifier que l'homme détruise cet environnement qui lui permet de vivre, eh bien, comment dire... Je ne souhaite rien d'autre à cette humanité immature que de disparaître au plus vite. A moins qu'elle fasse le choix de "grandir" intérieurement et donc de cesser de s'étendre physiquement. 
Il reste ensuite à comprendre :
1) comment il est possible que des travaux scientifiques datant du 19 ème siècle aient pu nous échapper et 
2) pour quelles raisons, les gouvernants ont refusé d'en tenir compte. 
Réponse : 
1) parce que nous sommes, et moi aussi, fondamentalement immatures et que nous vivons dans l'espace limité de nos existences.
2 ) parce qu'il était mille fois plus intéressant pour leur pouvoir et leur enrichissement que ces gouvernants encouragent la croissance économique, quels qu'en soient les effets sur le long terme.

Solution : 
1) Comprendre que le temps de l'insouciance est révolu et que chaque être humain est responsable.
2) Comprendre que le système politique actuel dans l'ensemble du "monde développé" n'inversera jamais cette "involution" parce que cela contribuerait à sa propre disparition. 



"En détruisant partout, les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, l'homme amène rapidement à la stérilité ce sol qu'il habite, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très peuplées et très fertiles à tous égards, sont maintenant nues et stériles, inhabitées et désertes. On dirait que l'homme est destiné à s'exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable." J B Lamarck, naturaliste, 1820...........


"La main humaine, en frappant des forêts, peut amener des révolutions dans l'état atmosphérique, des débordements des fleuves, des épidémies... Ces centaines de billions d'acide carbonique et d'oxyde de carbone, pourront bien troubler un peu l'harmonie du monde."Eugène Huzar "la fin du monde par la science", 1855.........

C'est effrayant de voir que les scientifiques en sont réduits à poindre la menace sur l'homme comme s'il fallait que nous soyons les prochaines victimes pour se décider à agir réellement. La vie de ces milliards d'animaux n'a pas de valeur intrinsèque, elle n'en prend qu'au regard de ce qu'elle nous apporte et c'est monstrueux.

La surpopulation....Est-ce qu'on peut imaginer une humanité capable de limiter l'accroissement de sa population ?...La démographie est à la base de la croissance économique et le maintien de la croissance et "mieux" encore son augmentation est l'objectif incontournable et même obsessionnel des politiques et des financiers... Alors, la conclusion est toute trouvée : rien ne se fera volontairement... L'humanité continuera son oeuvre de démolition jusqu'au jour où le point de non retour sera atteint...

 

"L’auteur principal de l’étude, Gerardo Ceballos, est alarmiste : « Ces pertes massives en termes de populations et d’espèces sont un prélude à la disparition de nombreuses autres espèces et au déclin des écosystèmes qui rendent la civilisation possible. »

Les chercheurs appellent quant à eux à agir contre les causes du déclin de la vie sauvage, notamment la surpopulation et la surconsommation."

Un orang-outan dans un zoo britannique.

Un orang-outan dans un zoo britannique. — Paignton Zoo/Cover Images.

  • Des chercheurs alertent sur la disparition rapide des effectifs de très nombreuses espèces animales vertébrées.
  • Notre planète vit sa sixième extinction animale de masse.
  • Selon un chercheur interrogé par 20 Minutes, ce phénomène aura de graves conséquences pour l’espèce humaine.

Notre planète vit la sixième extinction massive d’ animaux de son histoire. Ce déclin de la biodiversité s’est accéléré selon une étude scientifique publiée lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Pour comprendre cette « défaunation » et ses conséquences pour la Terre et pour l’Homme, 20 Minutes a interrogé Franck Courchamp, directeur de recherche au CNRS et à l’université Paris-Sud, spécialiste de la biodiversité.

>> A lire aussi : Une sixième extinction massive d’animaux est en cours

Notre planète vit actuellement la sixième extinction de masse d’espèces. Qu’est-ce que cela signifie et quelles ont été les précédentes extinctions massives ?

Il y a déjà eu cinq causes majeures de perte de biodiversité qui ont entraîné la disparition d’une grande part de la biodiversité dans un temps très court. Concrètement, cela se produit sur des centaines de milliers d’années, ce qui est rapide à l’échelle des 4,5 milliards d’années de la planète. Ce sont des moments au cours desquels au moins 60 à 70 % des espèces disparaissent, ce qui est vraiment énorme. Cela représente des centaines de milliers voire des millions d’espèces.

La dernière extinction de masse a concerné les dinosaures, il y a 65 millions d’années. Il y a 250 millions d’années, 95 % des espèces ont disparu, parmi lesquelles les trilobites et des insectes géants.

Cela signifie que 95 % des espèces peuvent disparaître et que la nature arrive à recréer une biodiversité. La planète va se remettre de cette sixième extinction de masse, mais cela va prendre un million d’années. La nature va s’en remettre, mais pas nous, les humains.

Dans cette étude, les chercheurs ne parlent pas de disparition d’espèces, mais ils mesurent une réduction des populations. Quelle est la différence entre espèce et population et en quoi cette approche est-elle pertinente ?

Par exemple, l’espèce humaine regroupe les sept milliards d’individus sur Terre. La notion de population renvoie à des territoires et des groupes d’individus.

Le taux d’extinction - plusieurs centaines d’espèces par an dont deux à trois espèces de vertébrés - est relativement faible par rapport à notre perception, mais à l’échelle de la population, il est très important. Avec cette étude, on constate que l’on ne regardait que la partie émergée de l’iceberg. Les espèces, avant de s’éteindre définitivement, sont en train de disparaître très fortement. Une espèce pas disparue mais qui perd beaucoup de spécimens et de territoires, c’est une espèce qui va disparaître. Et elle n’a pas besoin d’être éteinte pour n’être quasiment plus fonctionnelle.

Cette étude révèle également que près de 30 % des espèces en déclin sont des espèces communes. Nous sommes en train de détruire notre écosystème et nous ne le voyons pas.

En France, le chardonneret a enregistré une baisse de 40 % de ses effectifs depuis dix ans selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
En France, le chardonneret a enregistré une baisse de 40 % de ses effectifs depuis dix ans selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). - ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Quelles sont les causes de cet « anéantissement » de la biodiversité et quelle est la responsabilité de l’homme ?

Il y a cinq causes principales : la destruction de l’habitat des espèces, les invasions biologiques, la surexploitation (déforestation, surchasse, surpêche), la pollution et le changement climatique. L’homme est responsable de ces cinq causes.

Cette publication ne prend en compte que les vertébrés terrestres. Les poissons, les invertébrés, les plantes sont-elles menacées dans des mesures similaires ?

Oui, il y a des groupes très affectés, par exemple les récifs coralliens, qui sont des écosystèmes très importants. Beaucoup de plantes sont en déclin, ainsi que de nombreuses espèces de poissons.

Est-ce inéluctable ?

Rien n’est inéluctable. Mais une fois qu’une espèce a perdu la moitié de ses spécimens en 40 ans, les choses vont très vite. Si nous ne réagissons pas dans les deux à trois prochaines décennies, nous allons perdre des centaines de milliers d’espèces, et avec elles nous perdrons des ressources pour notre santé, notre alimentation, notre agriculture, notre climat… Il faut mieux informer le grand public sur ces questions, des actions politiques au niveau global, et des changements de comportements au niveau individuel, comme réduire sa consommation de viande ou de produits contenant de l’huile de palme.

MOTS-CLÉS :

 

Biodiversité : extinction massive

Par Le 11/07/2017

«La biodiversité, ce n’est pas une affaire d’écolos farfelus»

Par Coralie Schaub — 

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. Christophe Beaudufe. AFP

 

Pour le biologiste Gilles Bœuf, la préservation des écosystèmes doit être le souci de tous.

 

http://www.liberation.fr/futurs/2017/07/11/la-biodiversite-ce-n-est-pas-une-affaire-d-ecolos-farfelus_1583234

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     «La biodiversité, ce n’est pas une affaire d’écolos farfelus»

Ex-président du Muséum national d’histoire naturelle, le biologiste Gilles Bœuf enseigne à l’université Pierre-et-Marie-Curie à Paris et préside le conseil scientifique de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

Qu’est-ce qu’une crise d’extinction de masse ?

C’est la disparition d’au moins les trois quarts des espèces marines et continentales sur un temps court, soit entre un demi-million d’années et quelques millions. Depuis 700 millions d’années, environ soixante grandes crises se sont produites, dont cinq massives. La plus violente a été la troisième, il y a 251 millions d’années : 96 % des espèces ont disparu, c’est la fin par exemple des trilobites dans l’océan. Et la cinquième, c’est celle qui a fait disparaître les dinosaures, il y a 65,5 millions d’années.

Nous vivons donc la sixième, à un rythme ahurissant ?

Dans un article paru dans Nature en 2011, des écologues se sont demandé si nous ne vivons pas la sixième grande crise d’extinction. L’étude parue lundi dans PNAS confirme que nous sommes sur cette voie. Les activités humaines sont en train de mimer une crise massive. Ce ne sont pas encore les espèces qui disparaissent en tant que telles, mais leurs populations qui s’effondrent. Le terme «extinction» veut dire que le dernier spécimen a disparu. Or par exemple pour la faune marine, on ne connaît que vingt espèces vraiment disparues en quatre siècles, sur plus de 20 millions. L’extinction n’est donc pas le bon critère. Le bon critère, c’est de montrer que si on continue comme ça, on va tout faire disparaître : on fait disparaître les populations d’animaux, un prélude à l’extinction des espèces. Cette étude, comme celle du WWF en octobre 2016, montre que plus de 50 % des populations de vertébrés ont disparu en quarante ans. Ce qui est effroyable, c’est cela : quarante ans, ce n’est rien dans l’histoire de la Terre ! En 2011, l’article de Naturecalculait que nous ferions tout disparaître endeux cents ans.

Une chose frappe : les espèces communes s’effondrent…

Si on détruit les écosystèmes, les espèces communes s’en vont aussi, autant que les espèces rares. Ces dernières ne disparaissent pas toujours en premier. Le pigeon migrateur américain était extrêmement abondant aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, il a été sauvé in extremis, il ne reste que quelques individus. Il y a deux choses dans l’article de PNAS : le nombre d’individus s’effondre, et les zones de répartition sont de plus en plus réduites. C’est le cas du guépard, qui était africain et asiatique. Il n’y en a plus en Inde et le seul qui reste est le guépard d’Iran : avec moins de 80 individus, il est en train de disparaître. Il y a extinction de populations de guépards, pas encore de l’espèce guépard tout entière. En France, c’est dramatique pour le hérisson ou les grenouilles…

Il s’agit d’une énième alerte…

Oui. On s’apitoie quelques heures, quelques jours. Et puis on ne fait rien. On nous parle sans cesse de résilience, on nous dit qu’il faut que les écosystèmes agressés comme les humains agressés soient capables de revenir à un état d’équilibre. Mais on ne peut pas être résilient si on a disparu ! Il faut donc tout faire pour que le vivant ne disparaisse pas. Surtout, il faut qu’on s’adapte à tous ces changements. Aucune espèce vivante n’a pu s’adapter sans changer. Or, on ne change pas ! Il faut vraiment qu’on réagisse.

Que devrions-nous faire ?

D’abord, arrêter de détruire les écosystèmes. Avant de construire un bâtiment, une voie ferrée, une autoroute, il faut s’interroger sur sa nécessité. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, par exemple, on n’en a pas besoin. Si une construction est indispensable, il faut réduire au maximum ses impacts sur l’environnement. On artificialise l’équivalent d’un département français tous les sept ans, souvent des bonnes terres agricoles, il n’est pas possible de continuer comme ça. La seconde chose, c’est arrêter de polluer, notamment avec l’agriculture intensive. On peut très bien se passer de pesticides. Des oiseaux en Arctique qui n’ont jamais vu d’humains en sont bourrés. Troisième chose : arrêter de surexploiter, de surpêcher, de surchasser. Il y avait 2 000 rhinocéros en Zambie il y a vingt ans. Aujourd’hui, zéro. Il faut aussi cesser de disséminer des espèces invasives partout, comme l’ambroisie qui vient d’Amérique du Sud et provoque des crises d’asthme. Enfin, il faut lutter contre le changement climatique, qui s’ajoute à tout cela et a des effets délétères sur les écosystèmes et le vivant. Parler de la crise climatique, c’est bien, mais il ne faut pas oublier celle de la biodiversité : c’est aussi inquiétant, sinon plus.

L’étude de lundi parle aussi de la surpopulation humaine…

Bien sûr, c’est le dada de Paul Ehrlich [l’un des auteurs, ndlr]. Il a écrit en 1968 un livre, la bombe P, qui l’avait mis au ban de toutes les religions. Cela évolue, le pape François l’a reçu. Mais le sujet reste tabou. Le seul pays ayant légiféré est la Chine.

Des espoirs ?

Il y a des zones où on a pris la situation à bras-le-corps. S’il n’y avait pas eu les ONG, les lémuriens auraient déjà disparu à Madagascar. Mais cela reste très fragile. J’espère que le grand public prendra en considération le fait que la biodiversité, ce n’est pas une affaire d’écolos farfelus qui veulent sauver un papillon à points bleus, c’est l’affaire de tous. Il faut comprendre que si cette biodiversité s’en va, l’économie mondiale ne tournera pas du tout de la même façon. On ne mange que du vivant et on ne coopère qu’avec du vivant. Si la biodiversité s’en va, on s’en va nous aussi, puisqu’on en fait partie. Il faut y aller tous ensemble, ce n’est pas qu’un truc d’écolos. Je ne crois pas trop au politique, le temps politique n’est pas du tout celui de la nature.

Surtout qu’il y a l’influence des lobbys…

Ils sont totalement irresponsables, dans le court-termisme. Ces gens freinent alors qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu. Demain, les pesticides seront interdits, c’est évident. Il faut dès aujourd’hui chercher des alternatives. Or les lobbys sont là pour permettre à quelques-uns de continuer à se remplir les poches. Et certains croient que la technologie va nous sauver, disent «il n’y a plus d’abeilles, ce n’est pas grave on fera des drones». C’est à pleurer de bêtise ! Le drame, c’est qu’on ne pense qu’à quelques-uns, à quelques très riches. Plus on sera là-dedans, plus on créera des Boko Haram et des Daech. Car le reste du monde ne se laissera pas faire. Il faut penser un développement harmonieux de l’humanité tout entière, une conscience humanitaire planétaire, comme dit Edgar Morin. Nous n’y sommes pas du tout.

Coralie Schaub

Les jardins communaux

Par Le 10/07/2017

Je partage ici le blog d'une amie dont le projet m'enchante.

 

 

 

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Les jardins communaux

Marie-Noelle Vandooren

Posté par  le dans Ortie Rose - Le concret

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Les jardins communaux

Il y a 100 ans , mon arrière grand-père Frédéric laissait derrière lui en Belgique , les ruines calcinées de sa ferme , et venait en France  avec sa fille Marie , et ses 5 fils , Camille,Adolphe,Homer,Jules et Charles . 

Tâcherons dans un premier temps , ils ont biné les champs de betteraves ,fauché les blés fané et bottelé les foins dans  les vastes étendues de la Beauce et du Hurepoix  , c'était au temps où l'agriculture avait besoin de bras , et les flamands ne rechignaient pas à la tâche . 

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Un temps ouvriers agricole dans une grande ferme à Orsay, en Seine et Oise (75 ), ils sont arrivés à Forges dans les années 30  .

 

Forgia , en Celte signifiait probablement foyer,demeure signe que ce village existait déjà à l'époque Gallo-romaine . 

En 1677, Mathurin Le Jariel, l'une des plus grosses fortunes de France , secrétaire du Roy , conservateur de toutes les rentes et des hypothèques de ce dernier , propriétaire entre autre  des greniers à sel de Luzy et Château Chinon ,va se rendre acquéreur de la seigneurie de Forges , afin de se rapprocher de Versailles et de Louis XIV.

Aujourd'hui encore , les propriétaires du château sont des descendants Le Jariel .

En 1822 un médecin s'intéresse aux  sources du village , en 1862 l'académie impériale de médecine autorise l'exploitation des eaux de Forges qui deviendra Forges les Bains . 

Durant presque un siècle , Forges fut un village de cures thermales , avec les établissements  de santé s'y rattachant , de nombreux baigneurs venaient de Paris par le train , les rues y étaient animées et les commerces prospères . 

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Tout ceci prit fin à la seconde guerre mondiale , le faible débit des sources ne permettait pas à la société les exploitant de lutter contre Vittel ou Evian .

N'empêche que la proximité de Paris et la notoriété du village l'ont rendu attractif et de nombreux bourgeois y établirent leur résidence secondaire . 

C'est ainsi que Monsieur Régnard acquit en 1933 une propriété et ses dépendances dont la ferme du Vaux et mon grand-oncle Camille en devint le régisseur. Sa famille y fut employée : mon grand -père  ma grand -mère ,mon père y naquit en 1935 .

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La vocation agricole du village est très affirmée , on y pratique la polyculture , l'élevage , il y a même des châtaigneraies .

Voici le village dans lequel je suis née en 1962:

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 Le ministre de l'agriculture en 1964,

"voit déjà dans le Parisien de l'an 2000,auquel la semaine de quatre jours de travail donnera la possibilité d'échapper à l'enfer d'une métropole qui comptera,peut-être dix-sept ou dix-huit millions d'habitants , un nomade d'un type nouveau , cherchant un délassement à la campagne ".

( extrait du livre de Marcelle Petit :"L'avenir de Forges-les-bains")

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Mon père,Frédéric, a acheté sa ferme natale en 1970 . Il y mènera sa carrière d'agriculteur , il est encore actif aujourd'hui , donnant de précieux coups de mains à ma soeur , qui tient une pension pour chevaux créée en périphérie du village .

La ferme , quant à elle vit ses derniers jours .

Voici en quelques vues , l'évolution de "mon" pré :

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Au fond , la ferme , et juste devant le pré où je gardais les vaches . Au premier plan , ce sont les prairies de " la pettie garenne"  des champs  réaffectés  car la région est prisée des cavaliers citadins . 

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Quelques mois plus tard.

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L'entrée du village .

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Le pré devenu rue !

La ferme existe encore , côté cour:

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Côté champs , une enfilade de 3 bassins de retenues laissent voir les hangars qui un jour prochain , seront abattus . 

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3 bassins pour protéger le lotissement , nous sommes sur les sources , souvenez vous . 

Alors un siècle après mon aïeul, je me suis déracinée , jusqu'à Fouronnes , où j'ai pu acheter une ancienne ferme . 

J'ai raconté l'histoire de ma famille  dans la continuité de celle de mon village , cela me semble une belle illustration de l'évolution de nos modes de vie , de la façon dont ce qui peut sembler important en un instant T , devient désuet  des lustres plus tard .

Durant 50 ans , j'ai souffert de voir l'univers auquel j'étais attachée , se métamorphoser , ma campagne natale est aujourd'hui , la grande banlieue , celle des nantis .

Les lotissements qui se construisent ont pour vocation d'accueillir ceux qui vont déferler vers le pôle universitaire et technologique de Paris Saclay  

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à cela se rajoute la construction du Grand Paris

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cet incroyable chantier va complètement métamorphoser la région parisienne , les heures d'embouteillage seront pour certains un mauvais souvenir d'antan . 

Le "nomade d'un type nouveau" , "le parisien de l'an 2000" que mentionnait le ministre de l'agriculture de 1964 , est en passe de devenir une réalité . 

Peut être que les raisons invoquées , telles la semaine de quatre jours , ne sont pas encore exactes , mais fuir l'enfer de la métropole , la pollution , le stress vont amener les "ile- de -franciens " à avoir besoin de s'échapper . 

La Forterre , cette région qui me passionne , n'est pas si loin Complice. 

Même si je suis bien aise que sa désaffection

m'ait permis d'acheter , je pense que nous avons beaucoup à offrir , en jouant la carte d'un tourisme vert , sain , écologique ... 

J'ai créé Ortie Rose pour conseiller , mais je ne suis pas bonne commerciale ...et pour le moment , l'entreprise est au point mort . 

Pourtant l'idée est bonne et surtout en adéquation avec l'évolution actuelle de notre société . 

On m'a fait remarquer il y a peu , qu'aussi valable que soit cette idée , je n'obtiendrai rien dans la région , car j'y suis une étrangère , Parisienne de surcroît . 

Soit!

C'est pourquoi , je suis à la recherche d'aides  , d'associés , de co-créateurs .... LOCAUX .

L'idée:proposer de créer et d'animer dans chaque  village, un jardin communal , à l'instar des magnifiques lavoirs  érigés dans la région au XIX ième siècle .

Ils seraient lieux de vie , ouverts à tous , et surtout , lieux de reconnexion avec la nature et  ses bienfaits . 

Pourquoi pas aux abords de ces fameux lavoirs , pour bénéficier de la proximité de l'eau .

Exemple :Fouronnes 

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le lavoir, géré au désherbant 

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comme on peut le voir grace à mes amies les orties . 

Juste au dessus 

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il suffit de monter les marches ,

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le chemin du colombier Surpris

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on peut imaginer la même chose autour du lavoir :ce sont des vivaces , des semis spontanés , des plantes sauvages . 

On peut imaginer des échanges de graines , 

on peut imaginer y promener les écoliers ,leur réapprendre les simples et reconnaître leurs bienfaits .

on peut imaginer , sans ruiner nos édiles , faire revenir un peu de vie au coeur des villages .

Je ne suis pas d'ici , c'est peut-être pourquoi je peux m'émerveiller d'autant de diversité . 

Parfois , prendre une direction différente , ça tient à presque rien , à une idée , une volonté . 

Faire d'une région qui se meurt , une oasis souriante  ça me semble un challenge engageant Complice!

 

Je n'ai pas de leçon à donner , mais j'aime la nature , je connais la synergie qui est sa force , j'ai à coeur de permettre qu'elle puisse être à l'oeuvre , pour le bien de tous , humains y compris . 

Un médecin curieux , à Forges , a insufflé au village une énergie nouvelle grace à de l'eau . 

Pourquoi une jardinière n'en ferait -elle pas de même grace à la végétation locale ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Modifié le

EDF et les déchets

Par Le 10/07/2017

On parle ici de la pollution du site mais qu'en est-il de la santé des ouvriers qui ont dû obéir à des ordres ou qui ont géré tout ça comme ils le voulaient ? Est-ce qu'ils sont réellement informés de ce qu'ils manipulent ?...A la centrale de Brennilis, une commission de sécurité est tombé sur des gants et combinaisons irradiés, rangés dans des placards ou abandonnés sur le site.....

 

Les associations anti-nucléaire sont furieuses et dénoncent les pratiques d'EDF.

Des déchets datant des années 70 et 80 ont été découverts enfouis sur le site de l'EPR de Flamanville en mai 2016. ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Des déchets enfouis depuis la construction des deux premiers réacteurs de la centrale de Flamanville, dans la Manche ont été découverts sur le chantier de l'EPR, rapporte le Parisien lundi 10 juillet. S'ils ne sont a priori pas dangereux, leur découverte jette le doute sur les pratiques d'EDF.

En mai 2016, sur le chantier de construction du nouveau réacteur de type EPR à Flamanville, un terrassier met au jour des déchets, enterrés à quelques mètres sous le sol. L'autorité de sûreté du nucléaire (ASN) est prévenue, et vient faire des constatations sur place : les sacs plastiques, morceaux de bois, câbles métalliques et tuyaux datent de la construction des deux premiers réacteurs de la centrale, entre 1978 et 1986. Ils n'ont jamais été répertoriés et traités comme ils auraient dû l'être, explique Le Parisien.

L'ASN rapporte que les déchets sont apparemment "non-dangereux". Cependant la découverte jette le doute, et le gendarme du nucléaire demande à EDF des compléments d'information le 7 juillet 2016, qu'elle tarde à recevoir.

Du coup, le 2 juin 2017, l'ASN profite d'une inspection du chantier pour observer plus attentivement les pratiques d'EDF. "Les inspecteurs de l'ASN se sont rendus dans le magasin du site et dans la salle des machines afin d'y examiner les modalités d'entreposage de produits chimiques, peut-on y lire. Ainsi qu'au niveau d'un ouvrage de prélèvement d'eau souterraine afin d'en contrôler les conditions d'exploitation". Les résultats ne sont pas très probants. "L'organisation définie et mise en oeuvre sur le site de l'EPR de Flamanville pour la préservation de l'environnement apparaît perfectible", écrit l'ASN dans une lettre envoyée au directeur de l'aménagement de Flamanville 3 et que Le Parisien a pu se procurer.

L'autorité a demandé à rencontrer des ouvriers ayant travaillé sur le site à l'époque des chantiers de Flamanville 1 et 2, mais en attendant, EDF a dû revoir son plan de gestion des déchets mis au jour. "Certes le groupe a immédiatement pris des mesures pour évacuer ces déchets vers les filières autorisées, selon la chef de la division Caen à l'ASN, Hélène Héron. Mais de nouvelles fouilles ont montré que le volume à extraire était finalement largement supérieur aux estimations de départ."

EDF se veut rassurant, mais cela ne suffit pas aux associations. "Cette histoire est révélatrice de certaines pratiques, qui contrairement à ce qu'affirme EDF, sont encore monnaie courante sur tous les sites. Et nous n'avons aucune garantie sur la non-dangerosité de ces déchets", accuse la porte-parole de Réseau sortir du nucléaire, Charlotte Mijeon, citée par Le Parisien.

EDF - ELECTRICITE DE FRANCE

AREVA

Jeunesse, santé et sport

Par Le 10/07/2017

Il nous suffit de constater la désertification des montagnes et le fait que les gens que nous rencontrons ont principalement notre âge pour valider l'idée que l'activité physique n'est nullement à la mode et que la dégradation des physiques, dès le plus jeune âge, est une réalité indéniable...

 

Santé des jeunes: «On s'en va vers une catastrophe»

La pire dégradation se constate chez les garçons... (David Boily, La Presse)

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La pire dégradation se constate chez les garçons de 17 ans, qui ont vu leur VO2 max - mesure de la capacité cardiorespiratoire - fondre de près de 19,8 % depuis 1982.

DAVID BOILY, LA PRESSE

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DU MÊME AUTEUR

GABRIEL BÉLAND
La Presse

Des données inédites obtenues par La Presseconfirment ce que les professeurs d'éducation physique au Québec constatent sur le terrain : les jeunes Québécois sont de moins en moins en forme.

Malgré des années d'efforts pour inciter les jeunes à bouger, leur capacité respiratoire connaît un recul prononcé au Québec. Les jeunes ont aujourd'hui un VO2 max inférieur d'environ 10 % en moyenne par rapport à ceux de 1982.

Ces résultats représentent « un signal d'alarme » et dressent le portrait d'une situation « dramatique », selon plusieurs experts, qui déplorent les effets de la sédentarité et de l'omniprésence des écrans dans la vie des jeunes.

« Si ça, ça ne convainc pas les gens qu'on s'en va vers une catastrophe, je ne sais pas ce que ça va prendre pour faire changer les choses », lance Mario Leone, le chercheur qui a récolté ces données aux quatre coins du Québec.

 

La pire dégradation se constate chez les garçons de 17 ans, qui ont vu leur VO2 max - mesure de la capacité cardiorespiratoire - fondre de près de 19,8 % depuis 1982.

« Ce sont des données assez dramatiques. Ça annonce des problèmes futurs assez importants », explique M. Leone, directeur du Groupe de recherche sur les aptitudes physiques des enfants de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

«Le VO2 max est un des indicateurs de santé. Un VO2 max à 40 à 17 ans, c'est une valeur qu'on retrouvait avant chez des gens d'une quarantaine d'années. Alors des problèmes qu'on voyait apparaître plus tard, on les voit plus tôt.»

Mario Leone,
directeur du Groupe de recherche sur les aptitudes physiques des enfants de l'Université du Québec à Chicoutimi

« TEST DU BIP-BIP »

Mario Leone, avec d'autres chercheurs québécois, a fait passer des tests à 3000 jeunes du primaire et 2000 du secondaire de 2010 à 2015. Il leur a notamment fait faire le test navette de Luc Léger, le fameux « test du bip-bip » commun dans les écoles du Québec. Il s'agit d'un test de course qui consiste à faire des allers-retours, en augmentant la vitesse, jusqu'à l'épuisement.

Son but était entre autres de comparer les résultats obtenus par les jeunes d'aujourd'hui avec ceux colligés au tournant des années 80 par Luc Léger. Ce test uniforme permet d'estimer la capacité cardiorespiratoire des participants, donc le VO2 max.

Ce que les chercheurs ont constaté, c'est que les jeunes Québécois réussissent moins de paliers que par le passé. Ils ont moins de cardio. Ils ont aussi découvert que la condition physique des enfants, qui se dégradait modérément entre l'âge de 6 et 17 ans en 1982, chute dramatiquement aujourd'hui.

Il y a 35 ans, un jeune garçon perdait 4 % de sa capacité cardiorespiratoire de 6 à 17 ans. Aujourd'hui, le jeune perd près de 17 % de son VO2 max sur la même période.

« Ce que ça veut dire, en gros, c'est que le niveau d'activité physique des jeunes dans les années 80 était suffisant pour maintenir grosso modo la valeur du VO2 max, explique Mario Leone. Maintenant, ce qu'on voit, c'est que ce n'est plus suffisant pour maintenir ça. Plus les jeunes vieillissent, moins ils sont actifs. »

« Ça va aller en empirant si ça continue comme ça, ajoute le chercheur. La pression sur le système de santé, ça va être épouvantable. On parle beaucoup du vieillissement de la population. Mais quand on voit que le taux d'obésité a triplé chez les enfants, on se dit que ces jeunes-là, ils vont prendre des médicaments pendant 50 ans. »

MOINS DE TEMPS POUR BOUGER ?

Cette tendance à la méforme n'est pas propre au Québec : des chercheurs la constatent dans tout le monde occidental. Comment l'expliquer ? À peu près tous les experts consultés par La Presse montrent la sédentarité : les jeunes bougent moins qu'avant, tout simplement, pour une multitude de raisons.

« Ils ont le cours de musique, le cours de ci, le cours de ça... Rendus au cégep, c'est le travail, car ils ont besoin d'argent pour payer le téléphone et l'auto. Ils ont besoin de beaucoup plus d'argent qu'il y a 30 ans », fait remarquer la sociologue du sport Suzanne Laberge, qui s'intéresse à l'activité physique chez les jeunes depuis une trentaine d'années.

« La vie est beaucoup plus demandante que jadis. Ils doivent se battre. Ils sont des numéros. On n'est pas dans une crise de l'emploi, mais ils ont été influencés par la dernière crise financière », note la professeure au département de kinésiologie de l'Université de Montréal.

«Quand [les jeunes] veulent de l'argent, ils le veulent tout de suite. C'est une génération de l'immédiateté.»

Suzanne Laberge,
professeure au département de kinésiologie de l'Université de Montréal

Les spécialistes consultés par La Presse ne prédisent pas un inversement de ce phénomène de sitôt. La chute de la forme des jeunes Québécois inquiète autant les éducateurs physiques que les cardiologues (voir autres textes). Elle pourrait aussi poser des problèmes de recrutement pour le sport de haut niveau.

« Si la quantité d'adolescents en forme diminue, c'est certain qu'il sera plus difficile à l'avenir de trouver des éléments de talent comme on en a encore au Québec. Ça, ça m'inquiète », explique Guy Thibault, directeur des sciences du sport à l'Institut national du sport du Québec (INSPQ).

Les chiffres de M. Leone ne surprennent pas du tout cet homme qui suit l'état de la condition physique des jeunes depuis des années au Québec. « Ça corrobore ce qu'on constate quand on a suivi la situation un peu. C'est déplorable », dit-il.

MÊME CHOSE AU CÉGEP

D'autres données recueillies par La Presse appuient les résultats de Mario Leone. Au cégep de Lévis-Lauzon, par exemple, les éducateurs physiques mesurent, dans le cadre d'un projet ambitieux qui n'a pas son pareil dans le reste de la province, la condition physique d'environ 1000 élèves chaque année.

Les jeunes sont soumis à un test de paliers. Ce que les enseignants du cégep ont constaté, c'est que depuis le début du projet, en 1999, chaque année, de plus en plus de jeunes abandonnent au premier palier, celui qui demande le moins d'efforts.

«C'est comme si au hockey, après l'échauffement, tu ne te rendais pas à la partie. C'est un peu le même principe.»

Daniel Thibault,
éducateur physique au cégep de Lévis-Lauzon

À l'Université de Sherbrooke, des chercheurs ont quant à eux relevé la condition physique et les habiletés motrices des étudiants en éducation physique et en kinésiologie. De 2006 à 2013, ils ont fait passer des tests à ces jeunes qui sont normalement parmi les plus actifs.

« On a constaté une diminution de la condition physique de nos étudiants et aussi de leurs habiletés motrices dans les dernières années », note Félix Berrigan, directeur du programme de baccalauréat en enseignement en éducation physique et à la santé à l'Université de Sherbrooke.

« Ce qui est surprenant, c'est qu'on constate cette diminution chez des jeunes qui se prédisposent à des domaines sportifs. Ce sont de futurs éducateurs physiques et de futurs kinésiologues », dit-il.

>> Lisez l'ensemble du dossier sur La Presse+: Faire un infractus avant ses 30 ans et Revaloriser l'éducation physique

Qu'est-ce que le VO2 max ?

Le VO2 max est considéré comme l'une des meilleures mesures des capacités cardiorespiratoires et de l'endurance. « Le VO2 max se mesure en millilitres d'oxygène extraits chaque minute par kilogramme de votre poids corporel. Plus une personne est capable d'effectuer des exercices aérobiques de haute intensité pendant une longue période, plus son VO2 max est élevé », peut-on lire sur le site de l'Institut de cardiologie de Montréal. Plus la valeur est élevée, donc, plus la personne est en forme. Les experts estiment qu'une personne sédentaire peut améliorer de 30 à 35 % la valeur de son VO2max grâce à l'activité physique.

Bilan et état des lieux.

Par Le 09/07/2017

Texte écrit en décembre 2014... Voilà où j'en étais. Aujourd'hui, c'est officiel, je reprends une classe de 28 CM2 à la rentrée. Le trio Peillon/Hamon/Belkacem est passé et il reste un champ de ruines. De mon côté, il me reste deux ans pour atteindre l'âge de la retraite. Je ne m'étais pas trompé il y a trois ans quand j'ai refusé d'appliquer cette réforme. Je n'imaginais pas, par contre, ce que j'allais endurer dans le giron de l'administration. La liste des dégâts collatéraux est longue. Mon corps a subi ce que ma tête ne parvenait plus à gérer, comme un territoire ravagé par deux armées. Mes convictions ou mes valeurs et en face le rouleau compresseur du ministère. Je ne regrette rien en tout cas. Ce fut également l'occasion de voir, encore une fois, à quel point les "relations professionnelles" sont fragiles dès lors qu'on se place en dehors du cadre... Il m'est très réjouissant de savoir que mes anciens ..."collègues"... ont demandé à l'inspecteur de revenir à la semaine des quatre jours...Je ne m'étais pas trompé...
 





« Vous ne pouvez plus enseigner ou vous ne voulez plus enseigner Mr Ledru ?

-Les deux, Docteur. C’est un burn out moral, physique et idéologique. Depuis quatre ans déjà, je sentais que j’étais au bout, nerveusement, moralement, physiquement, un épuisement complet, l’impression de ne plus parvenir à ressentir le bonheur que j’avais eu jusque-là à vivre avec des enfants et à enseigner. Et puis est venu s’ajouter à cette déliquescence, cette trahison de l’État, cet engagement hiérarchique dans une désintégration du système éducatif.

-C’est peut-être exagéré comme conclusion, vous ne croyez pas ?

-Oui, je sais, Docteur, je suis paranoïaque…Vous n’êtes pas tout seul à le penser.

-Je n’ai pas dit ça, Mr L. Je cherche juste à comprendre.

-Et bien, imaginez qu’une instance dirigeante, l’Ordre des médecins ou l’État lui-même vous impose un cadre professionnel extrêmement perturbant. Imaginez par exemple que votre degré de prescription soit limité par une barrière, un seuil à ne pas dépasser. Vous disposez d’un stock médicamenteux mensuel et c’est à vous de le répartir sur vos patients. Une fois atteint ce seuil financier imposé par votre hiérarchie, vous êtes dans l’obligation de suspendre vos prescriptions. Il vous restera deux solutions : au début de chaque mois, vous prescrivez ce que vos patients ont besoin, sans aucune limitation, parce que vous jugez que le traitement doit être complet pour être efficace mais inévitablement, avant la fin du mois, vous ne pourrez plus rien prescrire à vos patients. Vous aurez atteint le seuil imparti. Ces patients ne seront pas soignés. Soit ils iront voir ailleurs, soit ils reviendront vous voir en début de mois suivant. Mais ils seront donc encore plus atteints et il vous faudra redoubler les prescriptions, ce qui entamera encore plus vite le stock autorisé. Ou alors, vous déciderez en début de période de limiter vos prescriptions pour essayer d’atteindre la fin du mois sans être totalement démuni. Mais vos patients n’auront donc à disposition qu’un traitement parcellaire et il est probable que ça sera insuffisant. Certains rechuteront avec davantage d’ampleur et vous devrez renouveler les traitements ce qui viendra entamer encore une fois le stock disponible. Aucune solution ne sera satisfaisante et vous réaliserez rapidement que vous ne pouvez plus respecter vos idéaux, que vos convictions et votre sens du devoir sont irrémédiablement rognés par ces limitations. Et bien, c’est ce que je vis depuis deux ans.

-Je pense que dans mon cas, cette situation n’est pas envisageable. L’État ne peut pas intervenir de la sorte.

-C’est également ce que je pensais il y a encore deux ans. Il faut croire que nous sommes très naïfs et vous l’êtes donc tout autant que moi. Jusqu’ici l’État vous demande d’être modéré dans vos prescriptions et vous n’envisagez pas qu’un jour il puisse s’agir d’injonctions avec des menaces financières ou autres. Ce que je dis est donc tout à fait réalisable. Rien n’est impossible pour les financiers. Il suffit de trouver le moyen de convaincre la population que c’est pour leur bien. C’est pour ça que les Politiciens existent. Ils sont les porte-parole des Financiers. C’est tout.

-Vous considérez donc qu’il n’est plus possible d’enseigner aujourd’hui.

-Non, absolument pas. Puisqu’il reste encore des milliers d’enseignants dans les classes. Mais c’est la qualité de l’enseignement qu’il n’est plus possible de préserver. Si l’État venait restreindre vos prescriptions de façon drastique, jusqu’à vous menacer de sanctions diverses et avec un contrôle coercitif très puissant, vous continueriez de pratiquer mais en sachant que vous ne respectez plus vos idéaux. Beaucoup d’enseignants vivent aujourd’hui avec ce dilemme constant, cette torture idéologique. Pour ceux et celles qui ont une idéologie, bien entendu. Je ne parle donc pas des fonctionnaires-enseignants mais uniquement des Enseignants. Vous voyez la différence ?

-Oui, j’imagine assez bien. Entre l’apathie et la passion.

-Voilà, c’est ça. On peut dire aussi entre la soumission et la désobéissance. Mais cette lutte idéologique génère une pression énorme et elle vient s’ajouter aux difficultés inhérentes du métier, comme un poison quotidien. Vous voyez tous les jours les insuffisances chroniques de votre pratique, non pas parce que vous n’êtes pas compétents mais parce que vous êtes considérablement bridé, enfermé, limité, contraint. Jour après jour, ces insuffisances, ces manques, ces limites vous renvoient une image négative de vous-même, jusqu’à ressentir une honte, un malaise qui vous ronge. Vos patients subissent, non pas votre incompétence mais votre obéissance. C’est ça que je ne supporte pas. Jusqu’à en tomber malade, jusqu’à ne plus me supporter moi-même.

-Mais vous n’êtes pas responsable de ces injonctions ?

-Je suis responsable de leur application. Toute la problématique est là. Soit je décide de lutter au mieux pour soulager mes élèves comme vous pourriez lutter pour soulager vos patients mais vous voyez bien que dans ce cas-là, jamais, vous ne pourrez appliquer intégralement vos idéaux. Vous ne ferez qu’appliquer des pansements sur une plaie qui continuera à s’infecter sans jamais pouvoir intervenir sur la cause même de cette plaie. Soit je refuse d’obéir. Parce que moralement et physiquement, je n’ai plus la force pour maintenir cette lutte, parce que je n’accepte pas l’idée que j’accueille des enfants dans un contexte qui porte inévitablement atteinte à leur bien-être. Vous comprenez que c’est antinomique, totalement contradictoire. J’ouvre ma classe avec l’idée fondamentale d’œuvrer au développement équilibré et bienveillant de mes élèves en sachant qu’inévitablement, je leur fais du mal, je leur impose un cadre déstructurant. Avec des effets désastreux. Tout comme vos patients qui ne pourraient plus bénéficier d’un traitement adapté et complet. Les plus faibles risquent même de dépérir. Imaginez cette situation Docteur, imaginez que tous les jours, vous soyez amenés à abandonner une partie de vos patients, parce qu’ils sont déjà trop faibles pour lutter contre la maladie qui les touche et que vous ne disposez plus des moyens nécessaires pour les sauver. C’est ce qui se passe aujourd’hui pour des milliers d’enfants. Essayez de ressentir clairement en vous ce que cette situation génère… Qu’est-ce qui se passe en vous ? Comment vous sentez-vous Docteur ? »

Se nourrir en pleine conscience

Par Le 08/07/2017

 

Quand on part en montagne, alors qu'on sait qu'on va marcher plusieurs heures, on ne prend quasiment rien à manger : un biscuit montagne, fait maison par Nathalie et une pomme. C'est en fait largement suffisant. L'organisme possède bien assez de réserves énergétiques. On part avec 1 litre d'eau chacun ou du thé en hiver. 

Maintenant, qu'en est-il lorsqu'on mange au sommet d'une montagne après avoir marché pendant des heures, et que dans un état contemplatif lié aux paysages et au repos du corps, l'esprit se retrouve dans un calme profond ? 

C'est là que j'ai appris,vraiment, à manger en pleine conscience. Pendant une bonne partie de ma vie, j'ai mangé pour me remplir, juste pour le plaisir de la satiété.

"Ah, j'ai bien mangé" est une expression qui désigne fortement le fait d'être "calé" et non d'avoir "bien" mangé.

Bien manger peut donc signifier :

Qu'on a le ventre plein.

Ou alors que la nourriture et les plats étaient de grande qualité.

Ou alors, enfin, que l'individu a mangé en pleine conscience.

De quoi s'agit-il ? 

De réaliser, totalement, que cette nourriture est à bénir, que la terre nous donne ce dont nous avons besoin, que la chair de cette pomme est emplie de soleil et des sucs de la terre, qu'il faut en délecter le cadeau, le mâcher et le mâcher encore, sans le quitter des yeux, intérieurement, en sentir les parfums et les goûts, la densité de la matière, faire en sorte que chaque bouchée soit considérée comme la dernière, l'ultime repas avant la mort, et honorer la vie qui est là.

Lorsque j'étais jeune, je mangeais comme un aspirateur et je pesais 65 kilos à 14 ans. J'en pèse 55 aujourd'hui et je vais avoir 55 ans. Chose étrange, j'ai découvert cette conscience de manger après être devenu végétarien comme si le fait de ne plus manger d'animaux morts, je ne me sentais plus obligé de me dépêcher de les avaler. Même si rien n'était conscient. 

Mais ça l'est aujourd'hui.

Alors, je suis debout sur un rocher et je contemple le paysage avec un regard évanescent, poreux, voyageur et je me délecte de cette pomme que je sens ruisseler en moi. 

Et je remercie la terre du présent. 

 

 

Haut potentiel et enseignement.

Par Le 08/07/2017

Je ne comprends pas comment des professeurs ont pu déconseiller à ce jeune homme de continuer les études qui lui plaisaient après un tel parcours. Je ne comprends pas comment des "professionnels de l'enseignement" puissent ne pas percevoir le potentiel d'un individu et se tromper à ce point.

La seule explication que je trouve prend sa source dans les conditions de travail imposées aux enseignants. C'est certain qu'avec des classes de plus de trente élèves, il est très difficile de les connaître tous. Mais, là, tout de même, avec ce jeune Brésilien, on entre dans le domaine du haut potentiel. Comment est-il possible que des enseignants n'en prennent pas conscience ?...

Personnellement, je trouve ça gravissime parce que si on étend cette incapacité à reconnaître les aptitudes exceptionnelles, on peut se demander si leurs fonctionnements ne sont pas principalement délétères sur une bonne partie des élèves. Pour aller vers le meilleur de soi, il faut être bien accompagné. Le temps de devenir adulte. 


Felipe Levtchenko, un Brésilien de 20 ans, a décroché son bac scientifique à Perpignan (Pyrénées-Orientales) avec une moyenne de 19,26/20, rapporte L'Indépendant vendredi 7 juillet. Une performance d'autant plus remarquable que le jeune homme est arrivé dans l'Hexagone en janvier 2015 sans parler le moindre mot de français.

"Tout est parti d’un échange linguistique, raconte Felipe Levtchenko au quotidien régional. Je voulais découvrir l’Hexagone car mon grand-père est né à Toulouse." Après avoir fait appel à une association pour l'aider à trouver une famille d'accueil en France, il arrive à Perpignan en provenance de São Paulo alors qu'il est tout juste majeur.

Ses débuts au lycée sont délicats en raison de la barrière de la langue. En fin de première S, son niveau en français n'est pas jugé assez bon pour se risquer à tenter les épreuves de français. Mais plutôt que d'abandonner, Felipe Levtchenko préfère redoubler, en passant en filière économique et sociale (ES).

De São Paulo à Sciences Po

Le pari est largement remporté, puisque le Brésilien décroche finalement la note de 20/20 à l'oral de français. Il insiste alors pour retrouver la filière S. "Beaucoup de profs me l’ont déconseillé, mais les mathématiques m’ont trop manqué", explique l'intéressé. 

Avec 19,26 de moyenne au bac, ce choix était visiblement le bon. A la rentrée, le prodige brésilien intégrera Sciences Po à Paris, tout en étant inscrit en licence à la Sorbonne "pour ne pas abandonner les maths".

Sécurité informatique et IoT.

Par Le 08/07/2017

Je travaille à l'écriture de la suite de l'histoire "Les héros sont tous morts" et l'actualité du monde moderne est une source inépuisable d'idées de scénario...

C'est effrayant d'imaginer l'accumulation de risques générée par le "progrès" et c'est de tous temps que l'homme s'est appliqué à corriger ses erreurs une fois qu'elles étaient mises en lumière...

Dans le cadre de l'intelligence artificielle, de l'internet des objets, des réseaux sociaux, de l'extrème dépendance des marchés au bon fonctionnement des ordinateurs et des connexions, il est clair que les épées de Damoclès se multiplient... Les maisons connectées, les appareils médicaux individuels connectés, les vêtements, les montres, les voitures, toute la high tech et tout ce qui n'a pas encore été imaginé, tout cela représente déjà pour des "hackers" un espace considérablement important et fragile... 

 


 

Plus de 50 milliards d'appareils devraient être utilisés par les consommateurs d'ici 2020, selon les analystes de l'industrie et les entreprises de haute technologie. Cependant, ce boom prévu dans l'Internet des choses (IOT) nécessitera la mise en œuvre de mesures de sécurité pour protéger l'ensemble de l'écosystème IoT.

L'année dernière, le Département américain de la sécurité intérieure a publié un rapport intitulé «Principes stratégiques pour la sécurité de l'Internet des choses», qui dit que l'écosystème IoT introduit des risques qui incluent des acteurs malveillants manipulant le flux d'informations vers et à partir d'appareils connectés au réseau ou de falsification Avec les périphériques eux-mêmes, ce qui peut entraîner le vol de données sensibles et la perte de confidentialité des consommateurs, l'interruption des opérations commerciales, le ralentissement de la fonctionnalité Internet grâce à des attaques distribuées à grande échelle de déni de service et des perturbations potentielles aux infrastructures critiques.

"Le temps d'adresser la sécurité IoT est maintenant. Beaucoup de vulnérabilités dans IoT pourraient être atténuées grâce à des pratiques de sécurité reconnues, mais trop de produits aujourd'hui n'incluent pas même des mesures de sécurité de base. Il y a un manque d'incitations pour les développeurs à sécuriser adéquatement les produits, car ils ne supportent pas nécessairement les coûts de ne pas le faire. Bien que les avantages de l'IOT soient indéniables, la réalité est que la sécurité ne fait pas obstacle à l'innovation », indique le rapport.

Le rapport du gouvernement a également établi un certain nombre de recommandations pour sécuriser l'IoT, y compris:

- Incorporer la sécurité à la phase de conception

- Mise à jour de sécurité et gestion des vulnérabilités

- S'appuyer sur des pratiques de sécurité éprouvées

- Prioriser les mesures de sécurité en fonction de l'impact potentiel

- Promouvoir la transparence à travers IoT, et

- Connectez-vous soigneusement et délibérément

Ces principes sont conçus pour améliorer la sécurité d'IoT dans toute la gamme des activités de conception, de fabrication et de déploiement. L'adoption généralisée de ces principes stratégiques et des pratiques suggérées associées améliorerait considérablement la position de sécurité d'IOT. Il n'existe cependant aucune solution unique pour atténuer les risques de sécurité liés à l'IOT », a ajouté le rapport.

"L'Internet émergent des choses a un énorme potentiel, mais aussi d'énormes dangers. Comme nous l'avons vu avec le ver Internet infectant les premiers ordinateurs en réseau en 1988, Nimda en 2001 et les attaques par injection SQL depuis la fin des années 2000, de nouvelles applications et logiciels présentent d'énormes menaces pour la sécurité ", a déclaré l'Université de Stanford dans un livre blanc. "Les nouveaux systèmes et protocoles, développés rapidement et grâce à des efforts de base, ne prévoient pas ces menaces, de sorte qu'il faut des décennies pour réagir et sécuriser ces systèmes. Pour l'Internet des choses, ce danger est encore plus grave en raison de l'échelle et de l'interaction avec le monde physique. Les menaces Internet aujourd'hui volent des cartes de crédit. Les menaces sur Internet demain vont désactiver les systèmes de sécurité à domicile, les champs d'inondation et perturber les hôpitaux. "

Le livre blanc a également déclaré que les approches existantes pour les systèmes informatiques sécurisés sont insuffisantes pour ces nouvelles applications cyber-physiques, car elles possèdent des modèles de confiance et des architectures réseau très différents, des réseaux de zones locales omniprésentes, des périphériques personnels mobiles, des serveurs et des sites Web applications.

"Les applications IoT auront besoin de nouveaux protocoles cryptographiques capables de fonctionner sur de minuscules appareils à faible puissance, mais aussi d'augmenter les stocks énormes dans le cloud", a ajouté le livre blanc.

Une attaque de sécurité récente a révélé la nécessité d'aborder la sécurité IoT. Dyn, une société qui surveille et achemine le trafic Internet, a subi une grave attaque de déni de service distribué en octobre 2016 qui a inondé ses serveurs avec tant de fausses demandes d'informations qu'elles ne pouvaient pas répondre à celles-ci, provoquant la panne des serveurs. Les pirates inconnus ont retiré le réseau de routage de l'entreprise, ce qui leur a permis de frapper de nombreux sites Web populaires tels que Amazon.com, Twitter et Netflix hors ligne.

En piratant des périphériques IoT non sécurisés, principalement des caméras de surveillance domestiques, les pirates informatiques ont pris le contrôle de ces dispositifs pour attaquer d'autres appareils sur le réseau, qui ont servi de passerelle pour supprimer les routeurs de l'entreprise et attaquer toute l'infrastructure de l'entreprise, y compris les sites Web populaires.


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Des statistiques IoT stupéfiantes et pourtant inconnues

Renaud 14 avril 2015 Business, Monde Ecrire un commentaire

L’IoT connecte déjà des millions d’objets à internet, permettant de suivre et d’analyser les données comme jamais auparavant. Mais d’après Acquity Group, 87% des personnes qui lisent cet article ne savent pas ce que le terme « internet des objets » représente.
Pour mieux comprendre ce que l’IoT peut offrir, regardons quelques statistiques pour en avoir une vue d’ensemble.

iot internet des objets internet of things

1) En 2008 déjà, il y avait plus d’objets connectés à internet que de personnes et la progression n’est pas terminée. En effet selon Cisco Systems, d’ici 2020, 50 milliards d’objets seront connectés à internet, accompagnés de 19 billions de dollars de profits et d’économies durant la prochaine décennie.

2)  Aujourd’hui, un américain sur deux ne sait pas que des thermostats et des réfrigérateurs intelligents sont déjà sur le marché.

3) Avec le dernier protocole d’adresses internet (IPv6), il y a assez d’adresses internet pour chaque atome du globe terrestre, d’après Cisco. Autrement dit, les entreprises peuvent construire en masse des petits appareils qui se connectent à internet sans jamais être à court d’adresse IP.

4) Les maisons connectées représenteront une grande partie de l’IoT. D’ici 2019, les compagnies vont investir 1,9 milliard de dollars dans les appareils de maison connectée, rapportant près de 490 milliards de dollars de recettes. Google et Samsung se sont déjà lancés. Google a acheté le fabricant de thermostats connectés, Nest Labs, l’année dernière pour 3,2 milliards de dollars, et Samsung a mis la main sur l’entreprise de maison connectée, SmartThings, pour 200 millions de dollars.

connected house home maison connectée

5) Les consommateurs américains sont sensibles à la technologie portable (ou wearable). Actuellement, seulement 7% des consommateurs possèdent un appareil de technologie portable, mais nous en compterons 28% d’ici la fin de l’année prochaine.

6) Dans cinq ans, plus de 20% des consommateurs américain possèderont leur réfrigérateur et leur montre connectés. Un chiffre important qu’il est tout de même nécessaire de prendre avec des pincettes.

7) Les vêtements connectés sont plus proches qu’on ne le croit. D’ici 2020, 14% des consommateurs pensent en acheter.

8) Les gens s’inquiètent déjà de la sécurité IoT. C’est pourquoi 69% des consommateurs américains pensent qu’ils devraient posséder toutes les données personnelles de tous leurs appareils connectés.

9) L’IoT ne concerne pas que les appareils high-tech. Une entreprise allemande utilise des capteurs connectés sur le bétail pour prévenir les fermiers lorsque leurs animaux sont malades ou en gestation. Chaque vache envoie près de 200 Mo de données par an.

smart farm ferme connectée

10) 60% des Américains souhaitent partager leurs données depuis leur voiture avec le constructeur automobile s’ils gagnent une révision gratuite en retour. Mais les constructeurs ne sont pas les seuls intéressés par les données de votre voiture, les publicitaires cherchent déjà à les obtenir.

11) Gartner, une entreprise de conseil et de recherche, prévoit qu’un véhicule sur cinq sur la route sera connecté à internet d’ici 2020. Une prévision réaliste puisque la marque Mercedes-Benz est d’ores et déjà partenaire de Nest qui permet aux voitures d’ajuster le thermostat à la température lorsque le conducteur rentre ou part de chez lui. C’est une bonne chose pour Sierra Wireless qui compte déjà Ford, BMW, Tesla, Volvo et Toyota parmi ses clients.

12) Les véhicules autonomes sont une part importante de l’IoT. Le mois dernier une Audi A7 a parcouru plus de 850 kilomètres (de San Francisco à Las Vegas) presque entièrement par ses propres moyens. La voiture utilise des processeurs NVIDIA en tant que composants du « cerveau derrière le système ».

Audi A7 connectée autonome

13) General Electric pense qu’avoir recourt à l’internet industriel (terme employé par les entreprises pour parler de l’IoT) pour augmenter d’un seul pour cent l’efficacité d’exploration et de développement pétrolier et gazier permettrait d’économiser 90 milliards de dollars.

14) En 2008, une entreprise du nom de Proteus Digital Health a obtenu un brevet américain pour une pilule que l’on peut avaler, comportant un minuscule capteur. Le capteur transmet des données concernant la prise de médicaments du patient, et fonctionne avec un dispositif portable pour informer la famille de l’individu s’il ne prend pas ses médicaments au bon moment.

15) Les États-Unis ne dominent pas le marché de l’internet des objets. D’après un rapport publié par GSMA en été dernier, 27% des connexions M2M s’effectuent en Chine, 29% dans toute l’Europe, et 19% aux États-Unis. La Chine a prévu d’investir 603 milliards de dollars dans les connexions M2M, entre 2010 et 2020.

16) Les consommateurs ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la quantité de données que produira l’IoT. Lors d’un discours en janvier dernier, la Présidente de la FTC (agence fédérale américaine du commerce), Edith Ramirez a souligné trois points au sujet de l’IoT qui inquiètent le gouvernement américain : la récolte de données omniprésente, l’utilisation de données fortuites, et (bien sûr) la sécurité.

connexions M2M monde

17) Malwarebytes Labs prédit que cette année nous serons témoins de la première attaque majeure sur les appareils IoT. « Les médias ainsi que la population entendront parler de la première attaque majeure de piratage des appareils connectés à internet (parmi ceux qui ne l’étaient pas auparavant). » déclare l’entreprise dans un article de blog. Comme c’est rassurant.

Bien sûr, il est possible que ces prévisions ne soient pas le miroir strict de la vérité. Mais dans tous les cas un constat s’impose : l’IoT va changer nos vies.

Réussir sa vie

Par Le 08/07/2017

 

 

"Laisser derrière soi quelque chose de bon."

On pourrait penser que c'est une évidence et que les situations qui répondent à cette exigence sont facilement identifiables mais elles sont en fait très partagées selon la conscience de l'individu et ses valeurs. 

Prenons le cas d'un chimiste travaillant pour Monsanto. S'il parvient à mettre au point une molécule répondant au cahier des charges de l'entreprise, il sera considéré comme un très bon élément, il sera reconnu, gagnera un bon salaire, il pourra subvenir largement à ses besoins et à ceux de ses proches, il ne manquera de rien, il aura une image très forte dans la société, la réussite professionnelle, un haut niveau de vie... On peut élargir cet exemple à beaucoup, beaucoup d'autres secteurs professionnels. 

Si je reprends les termes de M macron :" Il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien", il est impossible d'établir objectivement ce que signifie la "réussite sociale" car les formatages, conditionnements et valeurs qui y sont représentées ne sont pas nécessairement des "choses justes"...

L'individu qui a imaginé les mines antipersonnelles et a participé à leur mise au point... Il est considéré par son entreprise comme un "bon" élément.

L'exploitant agricole qui enferme des milliers de vaches dans des usines est considéré comme un "bon" exploitant au regard des prix qu'il pratique et les consommateurs s'en réjouissent et par leurs achats irréfléchis contribuent à son maintien et même à son développement.

L'ingénieur qui a travaillé sur l'élaboration de l'EPR chez Areva est considéré comme un "bon" élément et il est très bien rémunéré. Son niveau social est élevé et sa reconnaissance ne souffre d'aucune critique. 

Le député qui s'accoquine avec les lobbies alimentaires ou pharmaceutiques le fait sans aucun problème moral étant donné qu'il a été élu. Il se considère comme la voix du peuple. Il est au "service de la nation" et ses actes se dédouanent par là-même. C'est stupéfiant mais un bon nombre de ses individus a une capacité étonnante à justifier l'innomable.

Je pourrais continuer ainsi fort longtemps. Les exemples qui concernent cette fameuse "bonté" sont beaucoup trop sujets à des dérives néfastes pour être validés. 

Si je cherche deux exemples très représentatifs du problème, je choisirais l'individu qui touche le RSA et n'a pas d'emploi durable mais uniquement des emplois précaires, mal payés, incertains et déconsidérés par la société civile. De l'autre côté, je choisis le financier qui conseille des individus riches et n'ayant aucune difficulté à survivre. 

Le premier est souvent considéré comme un "profiteur, une sangsue, un assisté."

Le deuxième, alors qu'il contribue à des fuites de capitaux absolument gigantesques, est apprécié de ses clients, son train de vie est digne d'un TGV, sa reconnaissance indéniable, il n'est poursuivi par aucun organisme d'état, les administrations ne lui réclament pas trois fois les mêmes papiers, il n'a lui-même aucun problème de conscience étant donné qu'il ne fait qu'obéir aux demandes de ses clients, il n'est pas responsable de l'incurie volontaire de l'état et des intérêts personnels des députés qui votent les lois censées empêcher les fuites de capitaux et par conséquent l'appauvrissement du pays avec toutes les conséquences sur les populations et notamment celles qui sont le plus dans le besoin matériel. 

Lorsqu'un état capitaliste manque d'argent, il considère que les populations riches doivent être préservées étant donné qu'elles contribuent fortement au PIB du pays alors que les couches sociales défavorisées ne sont que des taches de crépis sur la citadelle des nantis. 

Lorsqu'un état, par son président lui-même, considère qu'une personne qui réussit sa vie est avant tout un consommateur et un créateur de richesses, cet état n'a que faire de ceux qui ne sont rien, sauf à les convaincre en périodes électorales, que tout sera fait pour améliorer leurs situations...

Il y a des allocataires du RSA qui ont déjà réussi leur vie parce que leur niveau de réflexion sur le fonctionnement de la société les a amenés à réaliser qu'il leur était impossible de se dissoudre existentiellement dans le mécanisme d'exploitation du travailleur et de la hiérarchie sociale, que les valeurs humaines de respect de la vie et de l'attention portée aux actes quotidiens avaient davantage d'importance que la taille de leur maison, de leur voiture, du prix de leurs vêtements, de leurs dépenses hebdomadaires en futilités à la mode.

Il y a des allocataires du RSA qui pourraient pourtant vivre un peu moins difficilement, financièrement, si l'état décidait que la perte de milliards dans les paradis fiscaux sont une plaie ouverte qui saigne le pays. Non pas qu'il s'agirait simplement d'augmenter les allocations mais surtout de créer des emplois... Il est trop facile d'accuser l'allocataire du RSA de ne "rien" faire. C'est un raccourci digne de l'Inquisition.

"Tu n'es pas un bon consommateur au regard de notre Dieu "Croissance" et tu seras puni pour ta paresse, mécréant. "

Il ne dépense rien inutilement pourtant, son train de vie ne le lui permet pas, il ne consomme pas à tout-va, au rythme des modes et de l'abandon général aux valeurs marchandes, il ne prend pas l'avion pour aller signer des contrats mirobolants sans imaginer un seul instant le niveau de pollution généré par un avion de ligne, il ne contribue pas à la destruction de l'état par la perte annuelle de 60 milliards de détournements légaux dans les paradis financiers, il ne fabrique rien qui puisse porter atteinte à la vie pour des enrichissements personnels, il exploite parfois un petit potager et se réjouit de ce que la terre lui donne, ses relations sociales sont nourries par des valeurs solidaires et empathiques... Il y a une erreur gravissime sur la cible...

Bien sûr qu'on peut trouver des individus antipathiques parmi les allocataires du RSA, des gens n'ayant aucunement réfléchi à leurs choix de vie, des individus errant dans des existences figées, des individus ne cherchant qu'à prolonger une existence remplie d'envies et de frustrations, bien sûr qu'il y a là, tout comme dans les populations aisées, des individus capables de vivre dans une totale observation de soi...

Mais de toute façon, cela ne change en rien que l'expression "réussir sa vie" comporte des interprétations faussées par des éducations formatées au service des valeurs marchandes, que le monde occidental n'est absolument pas une référence dans l'échelle du bonheur des populations et que la course à la croissance, qu'elle soit étatique ou individuelle, est un pis-aller insignifiant au regard de la réussite existentielle.

Entre l'avoir et l'être, la marge est gigantesque, tellement vaste que beaucoup décident, par faiblesse, de travailler à "l'avoir". Le chemin est tout tracé.

Pour ce qui est de "l'être", le chemin doit être construit par chacun et la tâche est bien plus exigeante. 

Là, il sera possible de "réussir sa vie."

Sol en danger

Par Le 07/07/2017

Je ne suis pas agriculteur mais je suis consommateur et par mes choix écologiques, je peux intervenir sur ce désastre. Le régime végétarien contribue à l'entretien des sols alors que le régime carné encourage l'agriculture intensive et l'appauvrissement des sols. Il n'y a que le lobby pétrolier et chimique (engrais) qui soit gagnant. Il n'est qu'à regarder la situation financière d'une bonne partie des exploitants agricoles : ils ont perdu leur qualité de vie, le sens de leur travail, leur rôle dans la société, leur image et leur reconnaissance et jusqu'à leur respect de la terre qui permet de vivre...La mécanisation outrancière et l'usage des intrants n'ont même pas allégé la charge de travail et elle a en plus ajouté un stress constant et l'impression très claire d'être piégé par un système tout puissant. Aujourd'hui, je plains sincèrement tous ceux qui souhaitent s'extraire de ce système et entrer dans un mode de vie et de travail différent. Les barrières financières pour franchir le pas sont redoutables... Les financiers fabriquent le monde et nous n'en sommes que les victimes. Il s'agit donc d'établir des choix et de s'y tenir, coûte que coûte. 

 

 

 

Il est urgent de sauver les sols agricoles

6 juillet 2017 / Konrad Schreiber et Alain Canet 
 

  

   
 

Il est urgent de sauver les sols agricoles

L’agriculture conventionnelle et mécanisée a un effet délétère sur les sols en appauvrissant durablement leur taux de matière organique et en abîmant leur stabilité structurale, expliquent les auteurs de cette tribune. Qui défendent, a contrario, les pratiques vertueuses de l’agriculture de conservation et de l’agroforesterie.

Alain Canet est directeur d’Arbre & Paysage 32 et président de l’Association française d’agroforesterie (Afaf) ; Konrad Schreiber est agronome, spécialisé dans la technique du semis direct et les couverts végétaux.


À la suite de la publication d’une tribune sur la crise du sol sur le site de Reporterre, certains scientifiques se sont insurgés de l’assertion selon laquelle 95 % des sols perdaient de la matière organique, en particulier en grandes cultures. Il est vrai qu’aucun article scientifique ne mentionne ce chiffre ni ne propose une analyse des conséquences des pratiques agricoles mises en place dans l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui sur les stocks de matières organiques des sols. Et pourtant, force est de constater que, bien qu’approximatives, ces valeurs approchent sans doute la réalité observée sur le terrain : il suffit d’enquêter chez les paysans.

N’en déplaise à certains, la crise agricole est bien une crise du sol. Il semble de plus en plus clair que les fuites d’intrants vers les nappes et l’érosion des sols vers les rivières signalent une forte baisse de la stabilité structurale des sols, corrélée à une importante diminution des taux de matière organique. Charge à la science d’établir des chiffres fiables et une chronologie historique en lien avec les pratiques agricoles concernant le travail du sol. Au-delà des polémiques, il est aujourd’hui certain que les pratiques agricoles conventionnelles actuelles développées depuis plus de 50 ans posent d’énormes problèmes économiques et environnementaux. Compte tenu du parfait recouvrement des cartes « érosion » et « nitrates » établies par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), il est évident que la perte de matière organique constitue le plus gros problème environnemental de l’agriculture. 

Il n’est pourtant pas difficile, en regardant la couleur de nos rivières, de voir que c’est la terre qui s’en va vers la mer 

Comment expliquer cet état de fait ? Peu couverts et fortement travaillés, les sols cultivés ne cessent de perdre de la matière organique par minéralisation, ce qui contribue à l’émission de gaz à effet de serre et au réchauffement climatique. Mais les effets sur le sol lui-même et sa fertilité ne sont pas moins délétères. C’est la spirale de dégradation.

La richesse des sols s’échappe vers les rivières, comme ici l’estuaire de l’Adour, à la frontières des Landes et des Pyrénées-Atlantiques.

Tout d’abord, essayons de comprendre les mécanismes qui sous-tendent ce constat. Si les chiffres exacts restent difficiles à établir, il est aujourd’hui certain que la diminution des stocks de matière organique dans les sols est due à deux facteurs essentiels : 

  • La faiblesse des retours de biomasse au champ. C’est la plante, vivante puis morte, qui alimente les chaînes trophiques du sol et lui apporte du carbone sous forme de sucres issus de la photosynthèse. Une grande partie de ce carbone est utilisé par le métabolisme des organismes ainsi nourris (bactéries, champignons, acariens, insectes…), tandis qu’une autre est stockée, notamment sous forme d’humus (humification). Or, les pratiques agricoles actuelles rapportent de moins en moins de carbone au champ : plantes naines, export des résidus de culture, intercultures de type Cipan (pour « culture intermédiaire piège à nitrates ») avec peu de végétation, retrait des animaux et de la prairie des rotations… Dans les systèmes céréaliers, le sol est nu entre trois mois (rotations blé/orge/colza) et six mois (rotations maïs/maïs ou blé/tournesol) dans l’année. Quel gâchis de la seule énergie renouvelable disponible en agriculture : le soleil.
  • La forte perturbation mécanique du sol par les machines agricoles. Labour, outils animés, déchaumages répétés, mais également binage et hersage : en plus de dégrader l’habitat de nombreux habitants du sol essentiels à son bon fonctionnement, le travail du sol accélère l’oxydation de la matière organique et donc la minéralisation de l’humus, qui se transforme bien vite en CO2 dans l’atmosphère et en nitrates dans les nappes. Enfin, lorsque l’on travaille le sol, cela signifie qu’il n’y a pas dans le champ une plante en train de pousser, de capter l’énergie renouvelable du soleil, de structurer le sol et de nourrir ses habitants : le soleil stérilise les horizons superficiels du sol laissé à nu et les « ingénieurs du sol » ne travaillent plus.

Nous sommes aujourd’hui arrivés à des taux de matière organique dans les sols tellement bas que nous ne voyons plus d’évolution. Il est devenu très difficile de déstocker le peu qui reste fossilisé, immobilisé entre les feuillets d’argile et inutile aux cultures. Mais cela n’empêche pas certains d’en conclure que les pratiques actuelles n’ont pas d’effet mesurable sur les stocks de carbone organique. Il n’est pourtant pas difficile, en regardant la couleur de nos rivières, de voir que c’est la terre qui s’en va vers la mer et que ce phénomène ne s’observe jamais sur prairie ou dans la forêt. 

Miser sur le végétal pour produire des humus stables et nourrir la vie du sol toute l’année 

En conséquence de cet appauvrissement, les sols sont plus sensibles à l’érosion, à la battance, leur réserve utile en eau est plus faible, et leur fertilité se réduit à peau de chagrin. Même certaines prairies ne poussent plus en été. Un fort apport d’intrants devient alors nécessaire pour sustenter les cultures qui se développent sur ces terres devenues pauvres en nutriments, en champignons favorables et en mycorhizes.

N’en déplaise aux acteurs du développement agricole, pour stocker du carbone en agriculture et produire des sols fertiles, il faut augmenter les entrées de matière organique dans le système et réduire les sorties, notamment par la réduction ou la suppression du travail du sol. C’est le double objectif de l’agriculture de conservation et de l’agroforesterie.

En agroforesterie, un sol n’est jamais laissé nu. Les semis se font directement sur la végétation de la prairie, qui sera écrasée pour nourrir le sol.

En couvrant les sols toute l’année et en augmentant la production de photosynthèse in situ, en ne sortant que le grain du champ, ces pratiques misent sur le végétal pour produire des humus stables et nourrir la vie du sol toute l’année. Oui, l’agriculture peut produire autant, voire plus de biomasse que les écosystèmes forestiers (jusqu’à douze tonnes de matière sèche par hectare et par an sous nos latitudes). Plus l’on produit de biomasse dont seul le grain est exporté, plus l’on stocke de carbone tout en augmentant l’activité biologique et la fertilité des sols, mais à la seule condition de développer les bonnes pratiques agricoles. Un moyen de réconcilier production et environnement ? C’est le travail engagé par de très nombreux agriculteurs partout en France. C’est ce que montrent les résultats du programme Agre’eau. Qu’attendons-nous pour développer, transposer et amplifier ?

Bourses au mérite

Par Le 05/07/2017

Des bacheliers avec mention "très bien" refusent la bourse au mérite promise par Laurent Wauquiez

Ils ont eu mention "très bien" au bac et devraient donc recevoir de la part de la région Auvergne-Rhône-Alpes une "bourse au mérite" de 500 euros. Ces quatre jeunes diplômés s'engagent à la reverser à des associations pour protester contre la politique de Laurent Wauquiez.

Des lycéens devant les résultats du bac

Des lycéens devant les résultats du bac (Sipa)

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Mardi soir, à la veille des résultats du baccalauréat 2017, Emma, Jules, Lola et Robin publient une tribune sur Médiacités Lyon, site d’enquête et d’investigation local, en annonçant qu'ils refusent la "bourse au mérite" prévue par la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour les bacheliers ayant obtenu la mention "très bien". Ils souhaitent reverser le montant de cette bourse, de 500 euros, à des associations, dont les subventions régionales ont été réduites depuis 2016 et l’arrivée à la tête de l’exécutif local de Laurent Wauquiez.

Lire aussi : Bac : des ministres de Macron dévoilent leurs notes

Contacté mercredi, Robin annonce que les quatre membres du collectif ont obtenu la mention "très bien", et que des dizaines d'autres bacheliers dans le même cas se joindraient à leur démarche. L'initiative, partie de ces quatre lycéens, a généré de nombreuses réactions et soutiens de la part d'autres bacheliers de la région. Ces jeunes critiquent le "mérite" que prétend récompenser cette bourse, considérant qu’il ne peut se mesurer à partir d'un résultat et d'une mention, qui ne suffisent pas à refléter le "travail, le sérieux et l'investissement d'un élève".

Ils sont contre le "mérite" vanté par la Région

C'est un acte politique pour ces lycéens. Ils estiment que cette bourse est injuste et que son coût à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, estimé à 3 millions d'euros, pourrait être utilisé autrement afin de venir en aide aux associations locales défendant des "missions d'intérêt général" dont les subventions régionales ont subi d'importantes diminutions depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence de la région. L'opposition au sein du conseil régional estime que ces coupes s'évaluent à hauteur de 50 à 75% des subventions initiales et qu'elles auraient donné lieu à près de 580 licenciements au sein du milieu associatif. Parmi les associations concernées par ces baisses de subvention, on trouve le Graine Rhône-Alpes (Réseau régional pour l'éducation à l'environnement), le Transfo (Agence régionale de développement culturel en Auvergne), la MRIE (Maison régionale d'information sur l'exclusion), SOS Racisme, les MJC (Maisons des jeunes et de la culture).

C'est plus particulièrement à ces MJC que les lycéens entendent reverser leurs bourses, la Fédération des MJC Rhône-Alpes ayant été liquidée en 2016, après la baisse des subventions publiques. Robin, mention "très bien" en poche, entend, avec ses camarades, dénoncer cette "politique préjudiciable" et soutenir les associations qui luttent en faveur de l'environnement, de la culture et de l'inclusion sociale. Il déclare ne pas avoir un "besoin vital" de cette bourse et regrette que, dans sa région, les bourses au "mérite" ne soient pas versées en fonction de critères sociaux. C'est ce qui se fait par exemple dans la Région Ile-de-France, dont la "bourse au mérite" de 900 euros est prévue pour les bacheliers qui obtiennent la mention "très bien",  à condition qu'ils soient boursiers.

Certains membres du collectif de lycéens ont un contact direct avec les associations régionales concernées par cette baisse des subventions publiques, par des membres de leurs familles notamment. Ils ont été sensibles aux manifestations qui se sont tenues devant le siège du Conseil Régional en avril dernier, à l’initiative du Collectif associatif Vent d’Assos (cité dans la tribune), contestant la politique de son président, Laurent Wauquiez. "Nous n'avons reçu aucune réaction" de ce dernier, souligne Robin, mais cela importe peu pour le collectif de lycéens, dont la démarche a eu un large écho en l'espace de seulement 24 heures. Il s'agit, selon leurs mots, d'agir dans une "optique de renforcement du lien social et de la solidarité par la rencontre et l'insertion sociale". "On a bien conscience que notre contribution ne parviendra pas à venir en aide à toutes les associations concernées, estime Robin, et que les montants versés ne seront pas très conséquents", mais le message de fond porté par ces nouveaux bacheliers est, lui, largement entendu.

Par Salomé Revault-d'Allonnes

 

La force en soi.

Par Le 05/07/2017

Une longue sortie à vélo aujourd’hui, grosse chaleur et un parcours très cassant, plusieurs bosses, certaines sur quatre kilomètres. Objectif du jour : à fond.

Et l’observation de soi.

On pourrait croire que pour faire du vélo, il suffit de pédaler. C’est indispensable bien évidemment mais c’est tout ce qui va s’ajouter à cet effort qui est redoutablement important.

Dans une bosse, on appuie avec le ventre, abdominaux serrés pour accompagner la poussée des jambes.

Quand on appuie sur la pédale gauche, on fait l’effort inverse avec la pédale droite. Il s’agit de la remonter et non seulement d’en accompagner le mouvement. La tension de la cuisse qui tire la pédale vers le haut va s’ajouter à l’autre cuisse qui appuie vers le bas. C’est le double pédalage et c’est une technique qui met les jambes en feu.

Ne jamais crisper la nuque en remontant les épaules, toujours penser à relâcher le haut du dos et à ne pas consommer inutilement de l’énergie.

Respirer en ouvrant le diaphragme, sentir que la cage thoracique s’écarte intégralement, que le sternum est comme étiré, gonfler le ventre et le rentrer, serrer les abdominaux dès que les bras tirent sur le guidon pour renforcer l’appui des cuisses.

Et quand tout ça est en place, laisser les yeux fixer le goudron, sans jamais figer l’image, comme une hypnose délicieuse, suspendre les pensées, revenir quelque secondes vers l’observation du corps en action et puis quand la bosse arrive, que la pente s’incline et que le souffle se fait entendre, lorsque l’intégralité du corps est emporté dans une euphorie puissante, que cette force en soi envahit l’âme elle-même et semble répandre dans les muscles, une énergie pétillante, un courant de marée, un vent continu, alors, se choisir une musique, un morceau lent et apaisé et qui gonfle lentement dans un crescendo répétitif, un ensemble complexe porté par un leitmotiv entêtant, comme un souffle qui doit se faire entendre, un mantra de poumons en feu, se gorger à grands bouillons de l’haleine oxygénée des grands arbres et les remercier, plonger ses yeux de nouveau sur le goudron et avaler la route, chaque muscle engagé dans une mission suprême, pousser, tirer, serrer, encore et encore, les yeux dans le flou, la tête baissée, juste lancer quelques regards rapides, ne jamais penser à la pente, ne rien préserver, lâcher toutes les forces dans la lutte, arracher la viande, déchirer les résistances, synchroniser ses souffles sur la batterie qui vient de se lancer dans la montée, se nourrir de sa puissance, rire de cette énergie divine en soi, l’aimer comme au premier jour, en pleurer de bonheur et mêler les larmes à la sueur, jouir de la force, l’enlacer comme une amante, la couvrir de baisers, l’honorer jusqu’à l’explosion finale.

Et passer le sommet de la bosse dans un cri de bonheur.

Rythmes scolaires

Par Le 29/06/2017

Alors donc, le nouveau ministre de l'éducation nationale a fait publier un décret autorisant les communes à choisir le calendrier scolaire et l'organisation qui leur semble la plus appropriée. 

Je vois donc des communes qui se plaignent que tous les efforts produits soient sous la menace d'un effaçage brutal et d'autres qui se réjouissent de pouvoir revenir à un système qui leur convenait.

Je comprends aisément au regard de ce qui a été mis en place dans certains communes, de l'énergie dépensée, des sommes engagées, de la détermination réelle à agir pour le bien des enfants que cette proposition contienne un certain déni du travail, une mise en doute des progrès réalisés depuis le début de cette réforme à ce jour. Il est toujours douloureux, pour qui que ce soit, de voir son engagement balayé d'un revers de mots...

Je comprends aisément que certaines communes souhaitent et choisissent dès aujourd'hui un retour à l'ancien calendrier au regard des difficultés organisationnelles et des dépenses incompatibles avec leurs budgets, des difficultés à trouver du personnel compétent, des familles qui se plaignent de la fatigue des enfants. 

Je comprends que certains enseignants se réjouissent à l'idée de ne plus voir dormir les enfants sur les tables en fin de semaine. 

Je comprends le positionnement de tout le monde en fait. 

Sauf de ceux qui se fichent de tout bien évidemment. 

Mais le problème n'est pas là...

Il y a longtemps que je pense que ce pataquès n'a toujours été qu'un cache-misère, un paravent destiné à concentrer les énergies, qu'elles soient positives ou non, qu'elles soient enthousiastes ou sceptiques.

L'essentiel :

les effectifs

les programmes

la formation des enseignants

la réflexion fondamentale sur le sens de l'enseignement

le contenant avant le contenu

l'être avant l'avoir

le savoir être avant le savoir faire

la solidarité et l'empathie

la connaissance de soi

l'observation de la vie commune

la communication non-violente

le projet humain à l'échelle de la planète et non uniquement de l'individu

 

Tout cela est encore une fois contenu, effacé, caché.

Tout le monde va se "battre" pour faire entendre son opinion sur les "rythmes de l'enfant"...

Les communes qui vont vouloir conserver le calendrier actuel vont chercher à améliorer encore l'organisation instaurée mais sans se poser la question du point de départ :

Etait-ce utile de mettre cette Réforme en place ?

Si la réponse est négative, fondamentalement au regard des autres priorités, est-il justifié de vouloir y dépenser encore davantage de temps et d'énergie ? 

Le gouvernement ne joue-t-il pas justement sur cette conscience professionnelle de chacun pour maintenir les énergies dans un cadre retreint mais qui par l'opposition des groupes entretient la "guerre des égos" ?.........................................................

Et les enfants ? Non pas les élèves dans un calendrier mais les enfants dans leur réalité profonde, dans la nécessaire exploration qu'ils doivent mener en eux ? 

Comment s'y prend-on ? Comment inviter, sans aucune pression néfaste, un enfant à grandir par lui-même à travers la culture, l'enseignement, l'école ?

Est-ce qu'un calendrier scolaire est à même de proposer une réponse ?

C'est juste pitoyable...

  

 

Cyberattaque

Par Le 28/06/2017

Je travaille sur la suite de l'histoire "Les héros sont tous morts" et l'actualité est une vraie mine d'inspiration...

 

https://www.insidesecure.c om/Company/Press-releases/INSIDE-Secure-earns-Cybersecurity-label-for-MatrixSSE

"Les milliards de caméras, thermostats intelligents et autres téléviseurs reliés au réseau sont autant de bases pour mener des attaques massives contre des sites web ou des serveurs. Des attaques susceptibles de couper l’accès internet à des pays entiers.

Quoi de plus innocent d’une ampoule Hue de Philips, dont on peut contrôler l’allumage, l’intensité lumineuse et la couleur depuis son smartphone ? Sauf qu’en infectant quelques-unes de ces bêtes ampoules avec un code malveillant, il serait possible de contaminer une ville grande comme Paris par réaction en chaîne, permettant d’allumer ou d’éteindre simultanément toutes les lumières, ont montré des chercheurs américains.
Faire sauter internet avec des millions d’attaques simultanées

Pirater une caméra connectée permet certes d’espionner les allers et venues de son voisin. Mais le véritable intérêt des cybercriminels n’est pas là : eux poursuivent un objectif bien plus ambitieux : faire sauter l’internet mondial. Leur tactique : «recruter» des dispositifs IoT pour lancer des attaques massives contre des sites web ou des serveurs, visant à les rendre inopérants. Ce que l’on appelle une attaque par déni de service (DDoS).

Le 21 octobre 2016, de nombreux sites (Airbnb, Twitter, Reddit…) ont ainsi été inaccessibles durant plusieurs heures. L’attaque, menée par une armada de 500 000 appareils piratés, a visé le service Dyn, servant à associer les noms de domaine aux adresses IP. En septembre, l’hébergeur français OVH a subi la plus grosse attaque DDoS de son histoire, lancée par un botnet constitué de 145 607 caméras connectées hackées. Un botnet surpuissant, capable de générer un trafic atteignant 1,5 To par seconde. De quoi faire tomber n’importe quel site en quelques minutes.

En 2016, la puissance moyenne des attaques a atteint 800 Gbps (gigabits par seconde), contre 500 Gbps en 2015, d’après l’entreprise de sécurité Arbor Networks. Les hackers auront bientôt la puissance nécessaire pour faire tomber l’intégralité d’internet, s’inquiètent les experts. Avec un débit de 10 Tb/s, celle des câbles sous-marins, on peut ainsi tout simplement couper l’accès internet à un pays entier, comme ce fut le cas du Liberia en octobre dernier. Bruce Schneier, l’un des meilleurs expert sur la cybersécurité, avertit sur son blog qu’un «acteur étatique» mènerait des tests de résistance sur certaines infrastructures fondamentales de l’internet, soupçonnant les Chinois ou les Russes.
Des botnets de plus en plus puissants et intelligents

Le botnet le plus connu touchant l’internet des objets (IoT) s’appelle Mirai. Le malware qu’il porte possède dans son code un outil qui scanne automatiquement des milliers d’adresses IP à la recherche d’objets connectés (caméras, imprimantes, routeurs…). Il teste alors une série d’identifiants par défaut et infecte le nouveau dispositif. Aujourd’hui Mirai est sur le déclin, mais d’autres botnets encore plus puissants et intelligents arrivent sur le marché : Persirai, Leek ou encore BrickerBot. Certains peuvent rester «dormants» et se réactiver même lorsqu’on réinstalle l’appareil et qu’on change son mot de passe.

Avec plus de 30 milliards d’objets connectés à internet en 2022, d’après Ericsson, la menace ne va faire que s’accroître. En 2016, 45% des entreprises et institutions publiques et 21% des data centers ont ainsi connu plus de 10 attaques DDoS par mois, d’après Arbor Networks. Des attaques qui engendrent une perte de 500 dollars pour chaque minute d’interruption du service.
Des «cyber crash tests» obligatoire pour l’IoT

Tout cela en raison du manque criant de sécurité de cette flopée d’objets connectés. «Il faut moins de trois minutes à un hacker pour prendre le contrôle d’un nouvel objet mis en réseau», indique Samy Kamkar, un éminent consultant en sécurité informatique. Non seulement les utilisateurs modifient rarement leurs mots de passe par défaut, mais les fabricants sont bien peu soucieux des aspects liés à la sécurité. «Tous ces objets reposent sur des systèmes qui partagent les mêmes vulnérabilités», avance Gérome Billois, expert en cybersécurité au cabinet Wavestone. «Aujourd’hui, c’est comme si on vendait des voitures sans faire de crash test. Il faudrait rendre obligatoire des tests de cyberrésistance pour mettre en vente un objet connecté». Il en va de l’avenir même de la Toile.

La ville résiliente

Par Le 25/06/2017

1 – Nourrir Paris

2 Commentaires

«Il y a quatre grandes questions : d’où venons-nous? qui sommes-nous? où allons-nous? et qu’est qu’on va manger ce soir?» Woody Allen, Hannah et ses sœurs, 1986

Vulnérabilité

En cas de blocus (routier ou autre), la ville ne possède que 3 jours de réserves. Les parisiens sont d’autant plus vulnérables que les produits viennent souvent de très loin et passent quasi systématiquement par la case Rungis et accumulent les food miles (kilomètres alimentaires). Ce sont souvent plusieurs milliers de kilomètres (3500 pour un pot de yogourt) qui sont parcourus par les aliments, sans compter le déplacement du consommateur au supermarché, bien souvent en voiture. Au final le produit consomme plus d’énergie pour son déplacement, qu’il n’en apporte à son consommateur. Et cela a des conséquences sur les déchets : en europe, 160 kg de déchets d’emballage dont les 2/3 sont d’origine alimentaire. Approximativement, un tiers des impacts environnementaux d’un ménage sont liés à la consommation de nourriture et de boisson.

Relocalisation

La relocalisation de la production, les circuits courts sont un des fondements d’une ville résiliente.

L’agriculture urbaine est pratiquée par plus de 800 millions d’habitants, 200 millions réalisent de la production de marché, 150 milions la pratiquent à plein temps (revue vertigo, janv 2011). ce qui représente 15 % de la production mondiale de nourriture.

Paris Intra muros, par sa densité n’offre que peu de place pour une autosuffisance alimentaire, les jardins partagés ont plus pour objectif de créer de la convivialité, que d’assurer sa subsistance, la solution est à trouver au delà, à l’échelon régional, par une coopération étroite entre consommateurs locaux et producteurs. C’est bien à cette échelle (la biorégion) que devra être considérée l’autosuffisance locale des parisiens, en créant des liens supra locaux, où l’échelle pourra varier en fonction des produits ou services considérés.

Le développement des AMAP en est la préfiguration. Leur nombre augmente, mais peine à répondre à la demande, faute de producteurs et de terrains disponibles. Il y a actuellement plus de 100 AMAP en ile de France. Le nombre de paniers moyens étant de 50, cela représente environ 5000 familles. Ce qui reste marginal.

D’autant que les espaces agricoles représentent plus de 45 % du territoire d’île de France (CESR) et sont parmi les plus fertiles d’Europe. Ces terres sont cependant principalement tournées vers le conventionnel. 60 000 ha/an de terres agricoles qui disparaissent, En France, une ferme disparait toutes les 15 minutes.

Le problème est principalement lié au fait que les produits sont souvent destinés à l’export, peu tournés vers le marché local. Le problème du prix des terres agricoles reste un frein à l’installation. Il s’agit alors de réserver l’achat des terres à vocation agricole aux acteurs agricoles biologiques, tournés vers le marché local. Un développement à grande échelle est possible pour des solutions de type Amap comme le montre l’exemple japonais (tekkei) ou 1/3 des aliments consommés proviennent des tekkei. A condition que l’accès à la terre soit rendu possible.

D’autres solutions devront être menées en parallèle pour assurer l’autosuffisance de Paris. Il s’agit tout d’abord de se poser une question fondamentale : de quelle surface a t-on besoin pour assurer sa propre subsistance (et celle de sa famille?).

La surface couramment admise pour répondre aux besoins d’une famille de 4 personnes est de 250m2, ou 35 à 40 m2 par personne selon certaines sources, moins si le jardin est en permaculture et bien conçu. C’est bien sur encore moins si parallèlement il s’approvisionne pour certains produits dans une amap, s’il est impliqué dans un jardin partagé dans son quartier, ou s’il s’associe à d’autres jardiniers pour échanger les surplus.

Un droit à la terre

Cette surface est globalement peu, mais difficile à offrir aux parisiens. Il est par ailleurs aujourd’hui difficile de concevoir que chaque parisien souhaite mettre ses mains à la terre pour assurer sa subsistance.

Mais ne serait-il pas normal que chaque habitant de paris, ou plus généralement un immeuble collectif se voit attribuer une parcelle? Dont la surface serait équivalente à la surface minimale de subsistance?. C’est à dire remettre au goût du jours les jardins familiaux.

L’intérêt serait multiple : limiter l’étalement urbain en contre-carrant les inconvénients liés à l’habitat collectif (l’absence de jardin) et diminuant l’avantage comparatif du pavillon au milieu de sa parcelle (et son jardin qui bien souvent n’est qu’une pelouse).

Concrètement, attribuer ou donner accès à 50m2 (soyons généreux) à chacun 2.2 milions de parisiens intramuros reviendrait à 11 000 ha, soit quasiment la superficie de paris intramuros (quand même!), 3 fois la superficie de l’aéroport Charles de Gaulle (que la ville post carbon devra récupérer), ou par personne le double d’une place de parking (ratio de 25m2, englobant la voie d’accès à ce parking).

Cette attribution pourrait être étendue à l’ensemble des franciliens vivant en logement collectif (72% des logements en Ile de France).

11 000 ha c’est aussi l’équivalent d’une ceinture verte (ou plutôt maraîchère) localisée à environ 10 km de Paris, d’une circonférence de 110 km et d’1km d’épaisseur. Ce pourrait être la limite de l’agglomération.

Mettre en oeuvre

L‘acteur clé de cette politique serait la région. La région attribuerait d’office, dés la naissance, jusqu’à la mort un droit à la terre. Une terre qu’elle aura préalablement et progressivement acquise; La région possède déjà les outils les PRIF agricole, mis en place par l’Agence des Espaces Verts, accompagnée de la Safer, 16000 ha ont actuellement été acquis.

Un acteur existe et peut permettre la mise la mise en oeuvre du projet, en assurant la connexion entre propriétaires et demandeurs (producteurs potentiels) : Terre de Liens.

Un Paris vert

Par Le 25/06/2017

Un vaste et beau pari, effectivement.

 

 

L’action de Paris en faveur d’une alimentation durable et d’une agriculture urbaine

 

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Le vendredi 27 janvier 2017, à la Ferme de Paris, Anne Hidalgo a annoncé un ensemble de mesures pour renforcer le soutien de la Ville de Paris aux agriculteurs et à une alimentation durable, avec notamment plus de liens entre la capitale et le monde rural. Une communication a été présentée lors du Conseil de Paris du 29 janvier.

Anne Hidalgo, Maire de Paris, remettra ce mercredi la médaille Grand Vermeil de la Ville de Paris à Pierre Rabhi, père fondateur de l’agroécologie.

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  • Paris accentue son soutien aux agriculteurs et à une alimentation durable

Paris incubateur de l’agriculture urbaine 

La Ville s’est fixée comme objectif la création, d’ici à 2020, de 100 hectares de nouveaux «espaces verts» sur des toits-terrasses ou même des façades, dont un tiers de ces surfaces sera consacré à la production agricole. 

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Paris développe des mesures incitatives, auprès des propriétaires publics et privés, aussi bien sur le patrimoine existant que sur les constructions neuves, à travers un appui technique à la végétalisation, un plan local d’urbanisme en évolution, la création prochaine d’une plateforme collaborative en ligne, et un «permis de végétaliser» pour les Parisiens afin qu’ils puissent agir au sein de l’espace public.

Des mesures pour promouvoir l'agriculture urbaine

Parisculteurs

L’appel à projets « Parisculteurs »  est le programme phare qui contribue au développement de l'agriculture urbaine, que ce soit sur les équipements publics ou sur les bâtiments privés de tous types : il s’agit d’irriguer l’ensemble du territoire. Son ambition est d’offrir davantage d’espaces et de projets aux agriculteurs urbains au cœur de notre ville, pour rendre Paris plus végétale, créer des îlots de fraîcheur urbains, contribuer à la protection et au développement de la biodiversité, et tisser des liens entre agriculteurs urbains et agriculteurs de petite et grande couronne.

Un nouvel appel à projets « Parisculteurs 2 » sera lancé en 2017. Il se donnera comme objectifs supplémentaires de réaliser des projets sur des copropriétés, et d’associer davantage les agriculteurs de grande couronne pour contribuer au développement des productions locales et aux échanges urbains – ruraux.

Création de nouvelles fermes urbaines

De nouvelles fermes urbaines pédagogiques plus vastes, installées dans de grands espaces verts parisiens intra-muros seront créées en 2017 en complément de la Ferme de Paris qui était jusqu’à ce jour la seule ferme parisienne. 

Les Parisiens acteurs de la végétalisation dans la capitale

Depuis 2003, dans le cadre du programme municipal « Main verte », la Ville aménage des jardins partagés et encourage la création de nouveaux jardins.

Le fort intérêt des Parisiens pour ces jardins s’est confirmé lors du Budget Participatif 2015 avec le vote de 10 nouveaux jardins partagés et avec le projet « Cultiver en ville ». Au total ce sont plus d’une vingtaine de jardins partagés qui seront créés en 2017.

La plateforme numérique « Végétalisons Paris », qui sera lancée au printemps, fédérera toutes ces démarches. Elle s’adressera aux Parisiennes et Parisiens (particuliers, associatifs, entreprises, bailleurs, copropriétés, syndics…). 

Plus de formation et d'apprentissage en agriculture urbaine

L'accent sera mis sur la formation et l'apprentissage en agriculture urbaine. 

L' Ecole Du Breuil, en coordination avec la Ferme de Paris, souhaite mettre en place une offre de formation en permaculture. Cette école développera des actions de formation en agriculture urbaine dans le cadre de son nouveau projet pédagogique.

Un plan d’actions en faveur des métiers du développement durable va être lancé dans lequel figurera l’agriculture urbaine sur le modèle de « Paris code ».

 

Développement de partenariats avec les acteurs du monde agricole de la petite et grande couronne

L’agriculture urbaine parisienne a vocation à se développer en partenariat avec les agriculteurs de petite et grande couronne pour partager les savoir-faire, offrir un débouché économique aux producteurs de pleine terre, et aider les projets d’agriculture urbaine à trouver un équilibre économique.

Des partenariats vont être développés en 2017 avec la Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile-de-France, les acteurs du Pôle Abiosol (Champs des possibles, GAB Ile-de-France…) et l'Association Française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP).

Le projet Solidarité Paris-Campagne qui sera initié au cours du premier trimestre 2017 participe à cette volonté forte de tisser des liens entre la ville et la campagne.

Mise en place d'une stratégie alimentaire territoriale

36% des émissions de gaz à effet de serre sont issues de l’alimentation en France. Améliorer l’empreinte environnementale de l’alimentation parisienne permet donc de contribuer de manière significative à la transition écologique du territoire. 

Dans cet objectif, la Ville engage un travail d’élaboration d’une stratégie alimentaire territoriale en concertation avec les acteurs du territoire parisien agissant au sein du système alimentaire de la production agricole à la valorisation des déchets : 

  • des représentants des agriculteurs (Chambres d’agriculture, Groupement des agriculteurs bio…),
  • des transformateurs (Association régionale des industries agro-alimentaires…), 
  • des distributeurs (marchés parisiens, artisans-commerçants…),
  • des consommateurs, logisticiens, collectivités, institutionnels…

Eau de Paris partenaire des agriculteurs

Eau de Paris les accompagne vers des systèmes agricoles favorables à l’environnement. Cette entreprise publique en charge de la production et de la distribution de l’eau dans Paris acquiert des terrains avec la mise en place de baux ruraux environnementaux et aide à la structuration des filières d’agriculture biologique via des aides financières.

Une stratégie zéro déchet

Un plan compost 2016-2020 sera lancé en février 2017. Il repose sur quatre axes complémentaires :

  • l’amplification du compostage collectif en pieds d’immeubles (objectif : multiplier par trois le nombre de sites)
  • le maillage du territoire en composteurs de quartier (objectif : 20 sites en 2020)
  • la recherche de matière sèche et d’exutoires pour le compost produit en excès
  • le soutien au lombricompostage individuel. 

Paris soutient également le projet multi-partenarial de création d’une usine de méthanisation avec retour à la terre, porté notamment par GrDF et la Chambre d’agriculture à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

 

D'autres projets pour dynamiser l'agriculture urbaine à Paris

  • La culture de l’orge et du houblon dans le Bois de Vincennes en vue de produire et de brasser une bière de Paris.
  • La protection de l’appellation « Miel de Paris » auprès de l’Institut national de la Propriété industrielle.
  • création des Trophées de l’agriculture urbaine en 2017
  • Organisation de l’événement « les 48 heures de l'agriculture urbaine » qui se déroulera les 18 et 19 mars 2017. 
  • Lancement du projet Solidarité Paris-Campagne  au cours du premier trimestre 2017 pour créer des partenariats type jumelages entre Paris et des villes de zones rurales ou péri-urbaines,
  • Première édition de « BiodiversiTerre », véritable salon de l’agriculture urbaine du 5 au 7 juin 2017 avenue Foch.
  • La signature de partenariats avec des acteurs clés du financement participatif - les plateformes de crowdfounding MiiMOSA et ULULE - afin de dynamiser le financement de projets dédié aux acteurs de l’agriculture et de l’alimentation.
  • La signature d’un partenariat avec la Garde républicaine pour développer des projets d’agriculture urbaine et valoriser la masse de fumier retirée chaque année (6.000 tonnes) et qui ne fait pas l’objet à ce jour d’une valorisation.
  • La signature d’un accord cadre de partenariats sera signé avec AgroParisTech en 2017

Liens

Donner à tous l’accès à une alimentation de qualité 

L’accès de tous les Parisiens à une alimentation saine et de qualité est au cœur de l’action de la Ville. Cette action repose sur l'installation de commerces alimentaires de proximité, le soutien aux marchés alimentaires, à la consommation responsable, à la lutte contre le gaspillage alimentaire, à l’achat public de produits issus d’une agriculture durable. 

 

Les actions en faveur d'une alimentation saine et durable

Pour soutenir les commerce et la distribution de proximité , la Ville encourage l’innovation, l’émergence de nouveaux modes de consommation et le développement d’une logistique durable. 

Un plan alimentation durable pour protéger la santé et l'environnement

Paris est le premier acheteur public de produits Bio en France. Avec le « Plan alimentation durable 2015-2020 » initié par l’Exécutif parisien et adopté à l’unanimité le 1er juillet 2015, la Ville de Paris s’est fixée pour objectif d’atteindre 50% minimum d’alimentation biologique, durable et labellisée dans sa restauration collective et de faciliter l’accès à l’offre locale d’ici 2020.

Soutien aux commerces et à la distribution de proximité

La Ville de Paris est la première en France à mettre en œuvre un contrat Paris'Commerces qui vise à soutenir l’installation des artisans et commerces de proximité proposant une alimentation saine, durable et de qualité (Circuits courts, bio, AMAP, vente directe…)..

Avec 71 marchés alimentaires découverts et les 11 marchés alimentaires couverts, ces marchés sont au cœur de la stratégie municipale en matière d'alimentation durable. Des producteurs locaux  vont s'installer sur les marchés (un par arrondissement). Trois nouveaux marchés biologiques s’ajouteront par ailleurs bientôt aux trois existants : marché Raspail (6e), marché Batignolles (17e) et marché Brancusi (14e). 
À cela s’ajoute la création de nouvelles halles alimentaires (10e et 14e) et enfin un « Quai fermier », marché réservé aux producteurs locaux, sera créé dans la continuité de la reconquête des rives de la Seine.

La Ville soutient le développement d’une nouvelle économie collaborative et coopérative de l’alimentation, qui contribue activement à promouvoir les produits de l’agriculture francilienne à un prix accessible.

Emergence de nouveaux modes de consommation

En janvier 2016 la Ville a lancé la plateforme d'innovation Smart Food Paris qui vise à développer de nouveaux usages de production et de consommation de notre alimentation.

la Ville de Paris va lancer un nouvel appel à projets portant sur la création de nouveaux emplacements pour les Food trucks, en plus des treize emplacements déjà existants.

La capitale s’engage avec l’Agence nationale des solidarités actives pour fédérer et développer les initiatives de lutte contre le gaspillage alimentaire. Objectif : devenir un leader mondial de la société du durable.

Développement d'une logistique durable

L’hôtel logistique multimodal de Chapelle International constituera l’une des premières portes d’entrée des marchandises dans Paris. Acheminées par voie ferroviaire, les marchandises seront chargées sur des véhicules respectueux de l’environnement pour être livrées au cœur des quartiers.

Paris a modifié son Plan local d’urbanisme pour changer la Ville. Cette modification permet d'encourager la végétalisation et l’agriculture urbaine et développer la logistique urbaine .

Liens

Dernière mise à jour le jeudi 6 avril 2017

Crédit photo : © François Grunberg / Mairie de Paris

EDF et l'EPR

Par Le 25/06/2017

 

Selon l’agence Reuters, l’Autorité de sûreté nucléaire s’apprête à donner son feu vert pour l’utilisation de la cuve du nouveau réacteur nucléaire de Flamanville. Cet avis est capital pour permettre un démarrage en 2018.

Les réacteurs 1, 2 et 3 de Flamanville, le 16 novembre 2016.

ZOOM 

Les réacteurs 1, 2 et 3 de Flamanville, le 16 novembre 2016. / CHARLY TRIBALLEAU/AFP

La cuve du réacteur nucléaire qu’EDF construit à Flamanville, dans la Manche, est apte à être utilisée, estime un rapport de l’Institut national de radioprotection est de sûreté nucléaire (IRSN). Malgré la présence de concentrations excessives de carbone pouvant affaiblir l’acier de la cuve du réacteur, celui-ci peut être exploité en toute sécurité, même s’il devra être surveillé pendant toute sa durée de vie, dit le rapport.

L’agence Reuters en a obtenu une copie et en publie des extraits : « Le rapporteur considère que l’anomalie ne remet pas en cause l’aptitude au service du fond de la cuve sous réserve que les contrôles prévus par EDF soient adaptés de manière à pouvoir détecter l’ensemble des défauts », dit le texte.

L’IRSN demande en outre que ces contrôles qu’elle réclame soient effectués de manière anticipée par rapport à la première visite normalement prévue au bout de 10 ans : « L’utilisation du couvercle actuel de la cuve du réacteur EPR de Flamanville ne saurait être envisagée au-delà de quelques années de fonctionnement sans que les contrôles nécessaires n’aient été mis en œuvre », y est-il écrit. (J'aurais aimé savoir ce qui sera envisagé quand il faudra changer ce couvercle ou même la cuve entière...)

Décision officielle en juillet

L’IRSN, est le service technique de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il a été consulté pour donner un avis sur les travaux de construction du réacteur nucléaire de nouvelle génération, de type EPR (réacteur à eau pressurisée), à Flamanville.

Fin 2014, Areva a en effet détecté une concentration excessive en carbone dans l’acier du fond et du couvercle de la cuve, une pièce essentielle pour la sécurité. La cuve sert de barrière contre la radioactivité.

Des tests ont été conduits pour vérifier que, malgré cette anomalie, la cuve présentera toutes les garanties de sûreté lors du fonctionnement. Un groupe d’experts indépendants doit maintenant débattre de ce rapport, les 26 et 27 juin, pour formuler une opinion. Puis l’ASN, s’appuyant sur ces différents avis, doit rendre une décision au début du mois de juillet.

À LIRE : Les inquiétantes « anomalies » découvertes dans l’usine d’Areva au Creusot

Réorganisation de la filière nucléaire

Un avis négatif sur la possibilité d’utiliser la cuve aurait obligé à de lourds travaux. C’était donc des milliards d’euros supplémentaires et plusieurs années de retard pour ce chantier qui a déjà connu un allongement des délais et une envolée des coûts.

L’EPR de Flamanville est en voie d’achèvement. Il doit en principe démarrer à la fin de 2018. Cet avis était donc très attendu, d’autant plus qu’il est également essentiel pour permettre la remise en ordre de la filière nucléaire française. Il est en effet une condition sine qua non pour que la Commission européenne donne son accord au rachat de l’activité réacteurs d’Areva, qui a conçu l’EPR, par EDF, prévu à la fin de 2017.

Ce rachat a été acté alors qu’Areva a subi de lourdes pertes, ces dernières années. L’État, son principal actionnaire, a donc décidé à la fois une recapitalisation et la cession de certaines activités à EDF, à la fois partenaire historique et concurrent.

(Peut-on considérer qu'aucun élément financier entre EDF, Areva et l'Etat n'est venu contrecarrer l'indispensable certitude de cette "sécurité" ?)

Le survivalisme (6)

Par Le 24/06/2017

Il y a dans cet article quelques éléments très révélateurs de la problématique alimentaire.

 






Les stocks de nourriture mondiaux au plus bas : la pénurie alimentaire menace-t-elle la planète ?

A l'occasion de la journée mondiale de l'alimentation, l'ONU a proposé une discussion autour de la pénurie alimentaire dans le monde, alors que certaines réserves de denrées s'amenuisent.

Alerte

Publié le 

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Les stocks de nourriture mondiaux au plus bas : la pénurie alimentaire menace-t-elle la planète ?

L'ONU met en garde contre le risque de pénurie. Crédit Reuters

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Atlantico: A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, des discussions ont été menées au siège des Nations unies afin de dresser un bilan sur la pénurie alimentaire et le rôle du système alimentaire mondial dans sa progression. L’année dernière, l’organisation prévoyait un abaissement critique des stocks de grains en 2013. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le risque de pénurie alimentaire est-il bien réel à l’heure actuelle ?

Jean-Marc Boussard : Je ne pense pas que le risque de pénurie alimentaire soit plus grand en 2014 qu’en 2013, mais je ne pense pas non plus qu’il soit plus faible. En fait, les pénuries alimentaires dans le monde actuel sont imprévisibles, et c’est bien là le problème.

 

 

En revanche, ce risque est bien plus grand pour les années 2010-2020 qu’il n’était en 1980-2000, en particulier pour la raison que vous évoquez, la baisse des stocks publics. 

Aussi, qu’entend on par « pénurie » ? Je suppose que vous envisagez une baisse un peu significative de la production mondiale de denrées de bases, les céréales, le sucre, les pommes de terre. Une pénurie dans ce domaine peut ricocher sur les productions de viande, de lait, d’œufs et de fromages, puisque, pour avoir ces produits, il faut nourrir les animaux avec des denrées de base. (J'ajouterais que la surface agricole destinée à l'alimentation des bovins couvre les trois quarts des surfaces exploitées en France... C'est consternant quand on connaît les dégâts et conjointement l'impossibilité de produire davantage de végétaux pour l'alimentation humaine...)

Les risques climatiques pourraient-ils avoir un réel impact sur le risque de pénurie alimentaire, notamment si les stocks d’alimentation ne sont pas suffisants ?

Je ne crois pas, dans le monde actuel, que le mauvais temps, ou aucun autre accident naturel puisse provoquer une pénurie mondiale. Certes, de tels phénomènes peuvent faire très mal à un agriculteur donné, ou même à une région assez vaste. Mais cela ne s’étend pas au niveau mondial, car, quand le temps est plus mauvais que la normale à un endroit, il est meilleur dans un autre, et cela se compense. (Là, il se pose bien entendu le problème du réchauffement climatique au niveau planétaire et par conséquent, l'annulation de cet "équilibre" entre les zones agricoles de la planète : voir article suivant.)

Dès lors que l’on peut transporter les marchandises dans de gros camions ou d’énormes bateaux, il n’y a plus de problème.

(Là se pose le problème de l'approvisionnement en carburant et l'hypothèse plus que probable du pic pétrolier et de ses conséquences sur le coût. L'usage du "flux tendu" va inévitablement être impacté par les coûts de ces transports. Il faut donc envisager une hausse exponentielle des prix.)

D'ailleurs, c’est ce raisonnement qui a en grande partie justifié le mouvement de libéralisation de l’agriculture que nous connaissons depuis vingt ans, et tout spécialement l’abandon des politiques de stockage : pourquoi stocker à grand frais puisqu’il est si facile de transporter à moindre coût ? Pourquoi compter sur l’État, puisque c’est l’intérêt des commerçants d’effectuer les transports nécessaires ?

Qu’est-ce qui explique cette situation ? Comment expliquer qu’au XXIe siècle le risque de pénurie existe toujours ? Avons-nous oublié l’importance de la notion de stock ?  

Les variations de production et les variations de prix qu’elles entraînent ne sont pas dues au temps qu’il fait, mais à l’imperfection des marchés. Dans la plupart des secteurs économiques, lorsque les prix deviennent un peu élevés à cause d’une production trop faible, il y a bientôt des gens pour s’en apercevoir. Ceux-là augmentent la production, et tout rentre dans l’ordre. Mais ce n’est pas le cas en agriculture, parce que les délais de production sont très longs (un an pour la plupart des plantes, plusieurs années pour les cultures arbustives), alors que les besoins sont impératifs et immédiats (on ne peut pas remettre son dîner à l’année prochaine). Les consommateurs ont donc largement le temps de mourir de faim avant que les « signaux du marché » aient produit leurs effets en incitant les producteurs à augmenter leurs livraisons.

Pire encore : après une légère pénurie qui a fait monter les prix, il arrive très souvent que la production qui arrive sur les marchés soit pléthorique, parce que les producteurs ont « sur réagi » , et augmenté leur production plus qu’il n’était nécessaire. Les prix, alors, s’effondrent, ruinant les producteurs. Et comme, alors, ces derniers ne peuvent plus produire, c’est la production qui s’effondre à nouveau... Cela peut durer ainsi avec des « hauts » et des « bas » pendant longtemps. C’est pour cela que l’on dit que les prix agricoles libres sont « volatils ».

(Imaginons dès lors une production de plus en plus aléatoire en raison du climat. Non seulement, les coûts de production vont augmenter mais ils s'ajouteront aux coûts de transports...) Il va devenir très honéreux de se nourrir...

Aujourd’hui, quel est le rôle du système alimentaire mondial dans la résolution de la crise alimentaire ? Comment éviter une pénurie ? 

Bien sûr, le système alimentaire mondial a pour vocation d’éviter les pénuries et d’assurer à tous une alimentation saine à prix raisonnable. Mais la question est de savoir comment. Le marché, s’il fonctionne correctement, est évidemment la réponse. Mais fonctionne-t-il dans l’agriculture ?

Après la seconde guerre mondiale, les économistes, qui se souvenaient de la grande crise de 1929, répondaient à cette question par la négative. Pour éviter les alternances de pléthores et de pénuries dont je viens de parler, ils avaient élaboré des mesures comme les prix garantis, les stocks publics, et d’autres dispositifs analogues. Ces politiques coûtaient un peu cher, mais elles étaient efficaces ; jamais les risques de famines locales n’ont été aussi faibles, ni les prix alimentaires aussi bas que dans les années 60-90, et cela, dans le monde entier. 

Ces leçons de la grande crise ont été oubliées à partir des années 80. Les économistes influents de l’époque ont obtenu la suppression de tous ces dispositifs jugés coûteux et inutiles. (J'ajouterais juste que ces "économistes" étaient avant tout au service des systèmes financiers...)

Les mêmes causes dans les mêmes conditions produisant les mêmes effets, on se retrouve maintenant avec la volatilité qui prévalait à la fin du 19e siècle, et qui a causé tant de malheurs sous forme de famines et de guerres.

Quelles sont les zones géographiques menacées par la pénurie ? 

Dans un monde mondialisé, le risque est mondial. Dans les pays riches, en particulier ceux qui produisent une part importante de leur alimentation, les populations souffriront de hausses des prix alimentaires finaux qui seront fâcheuses, mais supportables. Ce sont les populations pauvres des pays pauvres qui souffriront réellement. Et le vrai risque, alors, est double : d’abord, l’explosion révolutionnaire du mécontentement social – par exemple, la généralisation des « printemps arabes ». Ensuite, l’apparition d’épidémies qui se développeront sur les corps malnutris, et qui, lorsque les bactéries se seront réveillées, se transmettront au monde entier sans distinction de richesse.

L’Europe, de ce point de vue est plutôt à classer dans le lot des pays riches, même s’il y a des pauvres en Europe. Ce qui est le plus préoccupant, dans notre cas, c’est le fait que l’Europe est très loin d’être autosuffisante en produits alimentaires, et doit par conséquent compter sur des importations en particulier d’aliments du bétail. (D'où l'intérêt majeur, au niveau planétaire, du régime végétarien...)En cas de pénurie mondiale, il ne suffirait pas de prohiber les exportations pour échapper aux hausses de prix, qui nous toucheraient de plein fouet...


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/stocks-nourriture-mondiaux-au-plus-bas-penurie-alimentaire-menace-t-elle-planete-jean-marc-boussard-874854.html#z17KwUJRTl3ylCTl.99

 





L'humanité ne pourra échapper à une réflexion PLANETAIRE de son alimentation. Et très vite. 

 

 

En 2100, les trois quarts de l'humanité risquent de mourir de chaud

Le 20.06.2017 à 15h55

 

Un tiers de l'humanité est actuellement exposé à des vagues de chaleur potentiellement mortelles, révèle une étude. Et si rien ne change, d'ici la fin du siècle, la situation sera bien pire...

En 2100, les trois quarts de l'humanité risquent de mourir de chaud

En 2000, le seuil fatidique de température et d’humidité a été franchi pendant au moins vingt jours, sur 13 % de la surface du globe.

© HALEY/SIPA

C'est une étude qui a de quoi faire effrayer, après la décision de Donald Trump, début juin 2017, de quitter l'accord de Paris : si les émissions de carbone continuent d'augmenter au rythme actuel, 74 % de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur potentiellement mortelles d'ici 2100 ! Un véritable "coup de massue" annoncé par des chercheurs de l'Université d'Hawaii, à Manoa, dans la revue Nature Climate Change. "Et même si les émissions de gaz à effet de serre se réduisaient de manière drastique d'ici la fin du siècle, 48 % la population humaine mondiale serait tout de même touchée", ajoutent les chercheurs dans un communiqué. Actuellement, c'est déjà un individu sur trois qui risque de "mourir de chaud"... 

Une chaleur potentiellement mortelle pendant 20 jours

Pour parvenir à ce constat terrible, l'équipe de chercheurs a examiné la littérature scientifique pour repérer les cas de mortalité supplémentaire associés à 783 épisodes de chaleur, entre 1980 et 2014 : par exemple, la canicule de 2003, qui a provoqué une surmortalité de 70.000 personnes en Europe (15.000 rien qu'en France), celle de Moscou en 2010 (touchant 10.000 personnes), celle de Chicago en 1995 (700 personnes)... Au total, les vagues de chaleur recensées dans l'étude incluent 164 villes localisées dans 36 pays. 

Les chercheurs ont croisé ces données avec les différents paramètres météorologiques enregistrées lors de ces épisodes de canicule : la température de l'air, le taux d'humidité, la vitesse du vent... Ils en ont déduit que le couple température-humidité était le facteur déterminant à rendre une vague de chaleur "potentiellement mortelle". Au-delà d'un certain seuil, la capacité de thermorégulation de l'organisme (maintenant une température autour de 37°C) est altérée, au risque de provoquer chez l'individu un état d'hyperthermie. En 2000, le seuil fatidique de température et d'humidité a été franchi pendant au moins vingt jours sur 13 % environ de la surface du globe, où vit 30 % de la population mondiale.

Et dans le futur ? Tout dépendra de l'évolution des émissions de gaz à effet de serre. Dans le scénario le plus optimiste du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), ces rejets carbonés auront été réduits de manière drastique au point de limiter le réchauffement à 1°C à la fin du siècle. Dans ces conditions, la zone à risque s'étendrait sur 27 % du globe et concernerait 48 % des 11 milliards de Terriens. Si, au contraire, l'on se base sur le scénario le plus pessimiste, dans lequel les gaz à effets de serre continuent d'augmenter au rythme actuel, le réchauffement moyen monte à 3,7 °C en 2100, 47 % du territoire sera touché, soit 74 % des individus. La vidéo ci-dessous illustre le scénario le plus pessimiste.
 

 

© Camilo Mora / Nature Climate Change

"Il ne nous reste plus qu'à choisir entre le mauvais et le terrible"

Comme l'illustre la vidéo ci-dessus, toutes les régions du monde ne sont pas concernées de manière égale. Bien que les modèles des climatologues prévoient des hausses de température plus marquées dans les hautes latitudes, "les régions tropicales sont exposées toute l'année à des températures et une humidité élevées, alors que pour les latitudes plus au nord, le risque d'un épisode de chaleur potentiellement mortel se limite à l'été", précisent les chercheurs. En revanche, partout dans le monde, le vieillissement de la population aggrave la menace, de plus que la concentration croissante des individus dans les zones urbaines, sujettes aux phénomènes d'îlots de chaleur (concentrations de chaleur liées à l'absence de nature). Les chercheurs ont rendu leurs données disponibles sur un site web qui permet de connaître, ville par ville, le nombre de jours dans une année où le couple température-humidité est au-delà seuil critique. Dans le pire scénario du GIEC, ce pallier sera dépassé pendant six jours en France métropolitaine, 53 jours à New York, et... tous les jours à Cayenne !

Bien entendu, beaucoup d'incertitudes demeurent quand à l'évolution démographique et urbanistique du monde jusqu'en 2100, ainsi que sur l'adoption de politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Mais les chercheurs espèrent que leurs travaux permettent de voir émerger une prise de conscience sur l'urgence pour les régions tropicales, alors qu'actuellement, "c'est le réchauffement des pôles qui demeure le changement climatique le plus emblématique", note Iain Caldwell, co-auteur de ces travaux. "En ce qui concerne les vagues de chaleur, nous sommes à court d'options pour l'avenir, il ne nous reste plus qu'à choisir entre le mauvais et le terrible, alerte Camilo Mora, autre co-auteur de l'étude. Beaucoup de personnes paient déjà le "prix ultime", et la situation pourrait être bien pire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduites."

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