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Réformes scolaires et politique (école)

Par Le 10/05/2016

Il est bien gentil ce Monsieur mais je suis effaré qu'il en soit encore à se demander pour quelles raisons les politiciens s'acharnent à détruire l'école.

Naïf ? Immature ? Encore trop attaché à une forme de respect archaïque ?

Allez, allez, encore un petit effort et tout sera clair. 


 

 

Cette semaine, "Marianne" consacre sa une à la stupide réforme du collège. Pour Alain Bentolila, linguiste, spécialiste de l’apprentissage de la lecture et du langage chez l’enfant, professeur à l’université Paris-Descartes et auteur de "Comment sommes-nous devenus si cons ?" (éd. First), celle-ci ne changera malheureusement rien au fait que l'école, loin d'être un creuset républicain, reste le point noir de la reproduction sociale. Les enfants socialement défavorisés seront une fois de plus les perdants, victimes du renoncement des politiques.

Photos : MATHIEU PATTIER/SIPA et IBO/SIPA

Marianne : Quel regard portez-vous sur la réforme des programmes du collège défendue par Najat Vallaud-Belkacem ?
Alain Bentolila : Je ne veux pas accabler la ministre, mais je constate qu’elle procède au même enfumage que Vincent Peillon il y a deux ans avec la loi sur la refondation de l’école publique, qui n’a servi à rien ! Le même enfumage que ses prédécesseurs de droite et de gauche… Une fois encore, j’ai le sentiment que le politique présente un projet de réforme simplement pour occuper le terrain, pour être en bonne place dans les médias, sans se soucier de l’avenir des enfants.
Ce projet me semble dangereux dans la mesure où il ne s’attaque pas au mal profond de notre système, ce sont les enfants socialement défavorisés qui seront une fois de plus les principaux perdants. Bref, c’est un projet idéologique et, à court terme, qui ne changera rien au problème majeur de notre école : celui de l’échec programmé dès la naissance…
Je considère cette attitude d’autant plus cynique et cruelle que tous les responsables politiques connaissent parfaitement cette réalité, mais ils s’en moquent…

Depuis quelques jours, les polémiques se multiplient, notamment autour de l’abandon de l’allemand ou celui du latin et du grec. Est-ce aussi grave que certains veulent bien le dire, de ne plus enseigner le latin à l’école ?
Ces polémiques ne sont que de l’écume par rapport au mal profond. Les problèmes qu’elles soulèvent n’en sont pas moins graves. "NOTRE ÉCOLE DOIT FORMER DES RÉSISTANTS INTELLECTUELS ; ET CETTE RÉSISTANCE, SEULE UNE LANGUE MATERNELLE FORTE ET JUSTE PEUT LA GARANTIR"L’abandon du latin et du grec me semble une erreur majeure, car l’un et l’autre permettent aux élèves d’avoir une vision en profondeur de la cohérence de notre langue. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre le latin, mais, quand vous expliquez à un enfant que le mot « hippopotame » signifie « cheval du fleuve », non seulement il adore, mais en plus il se rend compte que sa langue vient de loin… et que derrière « hippopotame » se profile « hippodrome » qui lui-même annonce « aérodrome »… Dans cette histoire, le véritable sujet n’est pas d’apprendre à lire et encore moins à parler latin ou grec, mais ce que ces langues peuvent apporter au lexique et à la grammaire de la langue française. La fréquentation de ces langues anciennes nous permet de regarder d’où nous venons…
La prise de position exaltée de notre Premier ministre sur la maîtrise de la langue fut un coup de trompette dans le désert. Le premier devoir de notre école est de former des résistants intellectuels ; et cette résistance, seule une langue maternelle forte et juste peut la garantir. Un enfant qui parle mal le français est vulnérable, il manquera de pouvoir et de réfutation. En un mot, il sera vulnérable face à des discours et des textes manipulateurs.

Que pensez-vous également du renoncement à l’enseignement chronologique de l’histoire ?
C’est une catastrophe ! La chronologie permet de classer et donc de mettre en mémoire les faits historiques dans leur progression. Si les élèves les découvrent de façon aléatoire, sans organisation, ils ne les fixeront pas. Je ne comprends pas ce choix. Le respect de la chronologie n’est en aucun cas contradictoire avec la contextualisation d’événements et de personnages. Ils éclaireront d’autant mieux des questions actuelles qu’on les aura étudiés à leur juste place.

Et l’absence de l’enseignement des Lumières…
Là encore, il s’agit d’une bêtise considérable. J’aimerais, dans la situation actuelle, savoir pourquoi on a choisi de priver les collégiens de cet enseignement ?… Pourquoi se priver de la philosophie des Lumières alors que nous menace la barbarie et l’obscurantisme.

Comment, selon-vous, en est-on arrivé à un tel projet ?
Je n’ai pas été consulté, mais j’ai l’impression que les personnes qui ont élaboré ces programmes sont allées de compromis en compromis. Entre des syndicats qui ne connaissent pas forcément bien les problèmes et qui défendent des intérêts corporatistes, des didacticiens revanchards qui confondent évaluation et stigmatisation, et une Inspection générale de l’Education nationale souvent de bon sens mais divisée. Les auteurs sont tout simplement passés à côté de l’essentiel et ont une fois de plus refusé de traiter le mal profond de l’école française : notre impuissance à construire un système éducatif résilient.

Quel est donc ce mal profond ?
Aujourd’hui, le collège est le cimetière des enfants fragiles. En arrivant au collège, des enfants sont condamnés à se faire scolairement massacrer, simplement parce qu’ils ne savent par lire et écrire correctement, parce qu’ils ne sont pas en mesure d’examiner le réel avec rigueur. Parce qu’on ne les a pas suffisamment préparés à passer du primaire au collège… Les études Pisa (Programme international pour le suivi des acquis mené par l’OCDE) montrent que le taux de résilience de notre Education nationale – c’est-à-dire notre capacité à sortir les enfants en difficulté de la fatalité de l’échec – est de plus en plus mauvais. La France est au 11e rang et chute année après année.
Le problème de l’école française ne tourne pas autour des polémiques sur les programmes, mais sur le fait qu’elle est le lieu cruel de la reproduction sociale. C’est épouvantable.

Qui est responsable de cette situation ?
"LES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS ONT MIS EN ŒUVRE DES RÉFORMES DONT ILS SAVAIENT QU’ELLES NE SERVIRAIENT PAS À GRAND-CHOSE"Le monde politique porte une responsabilité considérable. Depuis vingt-cinq, trente ans, les gouvernements successifs ont baissé les bras, ils ont fait semblant de mettre en œuvre des réformes dont ils savaient parfaitement qu’elles ne serviraient pas à grand-chose. Les politiques ont fermé les yeux sur l’injustice de notre système et ça continue encore aujourd’hui… On a simplement assisté à un mouvement pendulaire d’une idéologie de gauche à une idéologie de droite alors même que l’école n’est ni de gauche ni de droite mais simplement juste ou inique.
Un jour, en 1996, j’ai expliqué pendant quatre heures à Jacques Chirac que 11 % des enfants sortaient de l’école sans savoir vraiment lire et écrire, que 3,5 % des rmistes étaient illettrés… Je me souviens qu’il est parti dans une colère noire, a convoqué ses ministres. Pendant quelques mois les choses ont bougé et puis tout est retombé dans la routine. C’est ce renoncement du politique qui est la cause majeure de l’échec de l’école française.

Quelles solutions pour traiter le mal de notre école ?
Elles sont nombreuses mais deux me paraissent essentielles. Tout d’abord, organiser un sas de six mois pour les élèves en difficulté avant l’entrée en sixième. Un passage afin de les conduire à leur rythme jusqu’au collège et qu’ils y entrent en sachant lire, écrire, examiner le réel avec rigueur : c’est là un engagement fondamental qui redonnera du sens à l’examen galvaudé du bac et permettra aux études universitaire d’être dignes de ce nom.
L’autre piste consiste à traiter de la même façon et avec la même exigence les matières manuelles et les matières intellectuelles durant les trois premières années de collège : l’échec ou la réussite a la même importance s’il s’agit du maniement du rabot ou de l’analyse d’un texte littéraire. Après ces trois ans, l’adolescent peut faire un choix libre et éclairé sans se sentir exclu du système scolaire dès sa sortie de l’école primaire. J’ose affirmer que l’on est un meilleur électricien si l’on connaît l’histoire de son pays et son patrimoine littéraire.

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>>> Lire l'intégralité du dossier « Ecole, le massacre des innocents » dans le numéro de Marianne actuellement en kiosques et disponible également au format numérique.

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"L'amor dans l'âme" Sandra Mézière

Par Le 09/05/2016

Image 1

 

Un beau texte de présentation pour une sortie aux éditions du 38, un livre dans les coulisses du cinéma, festival de Cannes.... Une belle rencontre avec Anita Berchenko, éditrice. Il ne reste plus qu'à rencontrer les lecteurs et lectrices. Sandra Mézière est à suivre dans ses rubriques, chroniques et analyses du cinéma. Et maintenant, dans son envol littéraire dans les sphères du roman. Longue et belle route à elles deux.

Sandra Mézière

5 avril · 

Publication de mon 1er roman aux Editions du 38 le 31.03.2016 – Episode 1 : le titre et la couverture en avant-première!

A la fin du mois de mars, mon roman « L’Amor dans l’âme » sera disponible en papier en librairie mais aussi en numérique. Alors, il sera peut-être sous vos yeux et il ne m’appartiendra plus. Petite, mon rêve était déjà de publier un roman. Alors, vous comprenez, c’est un saut dans le vide et un rêve d’enfance. Très tôt, il y a eu des quantités de livres dévorés, et surtout, il y a eu le cinéma. Une autre passion de l’enfance. Qui a changé le cours de ma vie. Qui imprègne d’ailleurs ce roman. Un roman sinueux, labyrinthique, cinématographique. Dans les lieux où il se déroule, les références, la structure. Plus récemment, il y a un peu plus de deux ans, il y a eu le fracas de la réalité. Un fracas assourdissant. La mort. Ineffable. Impensable. La part de rêve que, malgré tout, elle ne sera pas (totalement) parvenue à annihiler.

L’écriture, la nécessité, viscérale, vitale même, d’écrire a été plus forte. Le chant fougueux des mots pour affronter le silence tétanisant de la disparition. Ecrire pour affronter l’indicible. Un cri de colère au départ. L’indifférence assassine. Des coups au cœur. Des bleus à l’âme. Un élan du cœur, aussi. Et les mots, rageurs ou langoureux, comme seul rempart, seule issue. Inéluctables.

Ce bonheur-là, rien ne peut le briser : inventer un univers, ciseler une phrase, me laisser être accompagnée par elle, hantée parfois, la tordre, la déchiqueter, la reconstruire, la modeler, se reconstruire, l’effacer, s’effacer devant les mots qui s’imposent. Jusqu’à l’obsession. Jusqu’à l’oubli de soi et de ses blessures. Un pansement. Une parenthèse. Fugaces et enivrants.

En dehors de ma maison d’édition, personne n’a encore lu ce roman. Un roman c’est une confiance, celle d’un éditeur, en l’occurrence une éditrice. Une confiance sans laquelle je ne pourrais et n’oserais vous le livrer. Grâce à son regard aiguisé, son empathie, sa confiance. Merci à elle à nouveau car écrire c’est aussi sans cesse repousser les doutes qui vous murmurent et vous assènent inlassablement que c’est une folie, une inconscience, une vanité. Et les miens savent être vindicatifs et bruyants.

Il faut une dose de folie sans doute aussi pour livrer une part de soi. Parce que si ce sont des personnages, si c’est une fiction, un roman, c’est toujours une part de soi. Une vérité légèrement mensongère. Un espace de liberté. De vérité. D’audace peut-être. Mais sûrement pas de courage. Le vrai courage, il a dicté l’envie et la rage et la nécessité d’écrire ce roman, et il lui est dédié.

J’ai hâte d’avoir le plaisir d’échanger avec vous sur ce livre et sur le sujet qui en a dicté l’écriture. Vos avis et commentaires seront toujours les bienvenus.

Son titre est donc « L’amor dans l’âme ». La mort dans l’âme, au départ. "L’amor" l’emporte sur la mort, peut-être, finalement. A vous de voir. Ce roman, je l’ai aussi écrit pour des bienveillants. Un « bienveillant », qui sait...

Il vous appartient désormais. Il va prendre son envol. Vivre sa vie. Je partagerai ici ses aventures, et celles qu’il me fera vivre (un débat dans un festival de premier roman auquel j’ai le plaisir d’être conviée et une séance de dédicaces dans une librairie sont déjà prévus, je vous en dirai bientôt plus).

En attendant, je vous en dévoile aujourd’hui le titre et la couverture. A suivre, très bientôt (ici et sur mon blog Inthemoodforcinema.com), le deuxième épisode, avec la quatrième de couverture qui vous en dira plus sur le sujet du roman.
Pour en savoir plus sur Les éditions du 38 par lesquelles je suis ravie et fière d’être publiée (en papier ET en numérique donc) : 
http://www.editionsdu38.com/

 

 

LES ÉDITIONS DU 38

 

 

EXTRAIT


Format papier

Broché 140 x 216

286 pages

18€

Boutique

Disponible en librairie


Format numérique

7,99€

Boutique

 

Le 24 mai 2014, à Cannes, l’avant-dernier jour du 67e Festival du Film, une jeune actrice est retrouvée morte dans la chambre d’un palace, une balle dans le cœur. Les preuves, flagrantes, ne laissent guère planer de doutes sur les circonstances du drame.

Et pourtant…

Que s’est-il passé dans sa vie pour que son existence s’achève dans ces tragiques circonstances ?

La clef du drame se trouve-t-elle parmi les personnes qui l’ont côtoyée ces quatre derniers jours ou dans son passé, dont les récits s’entrecroisent au fil de l’enfance et des festivals de cinéma ?

Dans ce théâtre des vanités, ce cénacle du 7e art, ce monde aussi fascinant que cruel, la vérité est complexe, bien éloignée de ce qu’elle semble être…

 

L’amor dans l’âme est un roman aux accents mélancoliques, magnifiquement romanesque, une histoire qui entremêle deuil et amour impossibles, et pose un regard plein d’interrogations sur nos comédies humaines.

 


Diplômée en droit, sciences politiques, médiation culturelle, et titulaire d’un Master 2 professionnel de cinéma à la Sorbonne, Sandra Mézière, Parisienne et native de Laval, est blogueuse et chroniqueuse cinéma notamment sur Inthemoodforcinema.com qu’elle a créé en 2003.

Dès l’adolescence, des concours d’écriture lui ont permis d’être une dizaine de fois membre de jurys de différents festivals où elle n’a jamais cessé de retourner depuis.

L’amor dans l’âme est aussi une déclaration d’amour à sa grande passion, le cinéma, et aux festivals qu’elle couvre depuis de nombreuses années et qu’elle connaît parfaitement, comme le Festival du Cinéma Américain de Deauville, le Festival de Cabourg et le Festival de Cannes où évoluent les  personnages de ce premier roman.

L'adolescent, les Mayas et les étoiles.

Par Le 08/05/2016

Le site historique, baptisé «K'ÀAK' CHI'» par l'adolescent, se situe dans un endroit reculé et inaccessible dans la péninsule du Yucatan, au Mexique.

 

ARCHÉOLOGIE - Selon Le Journal de Montréal, un adolescent québécois de 15 ans a mis au jour une ville jusqu'alors inconnu, située dans la péninsule du Yucatan, simplement en observant les étoiles.

Voici une histoire extraordinaire. Selon Le Journal de Montréal, un jeune québécois de 15 ans a fait une étrange découverte. Ce passionné d'histoire a trouvé grâce au ciel une importante cité maya jusqu'alors inconnue.

Ce site historique, baptisé «K'ÀAK' CHI'» par l'adolescent, se situe dans un endroit reculé et inaccessible dans la péninsule du Yucatan, en plein coeur de la jungle mexicaine.

Cette trouvaille est le fruit d'un long travail pour William Gadoury. Il a minutieusement analysé près d'une vingtaine de constellations mayas et s'est aperçu que s'il reliait sur une carte les étoiles des différentes constellations, la forme de chacune d'entre elles correspondait au positionnement de 117 cités mayas.

«Je ne comprenais pas pourquoi les Mayas avaient construit leurs cités loin des rivières, sur des terres peu fertiles et dans les montagnes», explique William Gadoury. «Il fallait qu'il y ait une autre raison, et comme ils adoraient les étoiles, l'idée m'est venue de vérifier mon hypothèse».

Des images satellites révèlent une trentaine de bâtiments

 

C'est en analysant la 23e constellation, comportant trois étoiles que l'adolescent s'aperçoit qu'il n'existe que deux villes répertoriées dans la zone. «J'ai partagé ma découverte avec l'Agence spatiale canadienne qui m' a transmis un bon nombre d' images satellites de la NASA et de l'agence japonaise JAXA», raconte-t-il.

À partir des photos envoyées, il recherche les vestiges de la fameuse cité maya. «Quand le Dr LaRocque m'a confirmé, en janvier dernier, que l'on distinguait une pyramide et une trentaine de structures, c'était extraordinaire», a déclaré l'adolescent, qui a été invité à participer aux fouilles avec l'équipe scientifique. «Ce serait l'aboutissement de mes trois années de travail et le rêve de ma vie».

Un hommage

Par Le 08/05/2016

 

 

                                                                                                                                    Tumblr njpxjixqhw1svtln7o1 1281

 

"Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force.

Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.

Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi même."

Tecumseh, chef Shawnee (1768-1813)

 

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KUNDALINI

« Sat, expliquez-moi ce que signifie la conscience cosmique. Est-ce que c’est quelque chose qu’on ressent réellement ou juste une impression ? »

Il y avait moins d’impatience en elle. Elle ressentait davantage une curiosité d’enfant. L’esprit grand ouvert. Comme si cette tension installée, ces pensées récurrentes, ce désastre ressassé, ces instants perclus de douleurs, tout cela s’épuisait au contact de son bonheur. Elle imaginait une armée sombre en défaite.

« D’accord, Maud mais on va prendre un panier de fruits et on va monter dans la cabane. Si ça vous convient.

-Où vous voulez, Sat. »

Ciel étoilé. Ils marchèrent côte à côte.

« Vous sentez les odeurs de la nuit ? La résine, les effluves des feuillages, la mousse, les pierres, comme si la chaleur qui s’en va retirait un couvercle. Quand j’étais enfant, j’imaginais toujours que les plantes au coucher du soleil diffusaient leurs plus beaux parfums en hommage et que c’est pour ça qu’il y avait ces odeurs particulières.

-Et maintenant, vous avez une explication ?

-C’est toujours la même. La différence, c’est qu’en grandissant, j’ai décidé également de témoigner ma reconnaissance au soleil. Alors, je médite. Chaque soir, quand le soleil bascule derrière les crêtes, là-bas. Quoi que je fasse, je m’assois, là où je suis. Et je commence chaque jour de la même façon. C’est très court, en fait. Quelques minutes. Mais d’une totale implication. Avec une intention d’amour. Je suis convaincu que tous les éléments de la Création en font de même, à leur manière. Il n’y a que les humains à l’avoir oublié.»

De Marc-Aurèle au SMS (école)

Par Le 08/05/2016

« Jcroi kon devré fer 1 brek… »

 

http://www.fxbellamy.fr/blog/2016/04/30/jcroi-kon-devre-fer-1-brek/

Education

 

« Sa va dps samedi ? G1 truc a te dir jcroi kon devré fer 1 brek… »

Manuel scolaire 5ème, 4ème, 3ème, éditions Nathan.

Voilà, la réforme du collège devient concrète.

Cette semaine, les enseignants découvrent, effarés, les manuels scolaires conformes aux injonctions ministérielles, préparés dans l’improvisation totale pour la rentrée prochaine. C’est un cours de maths remplacé par un sondage dans la classe sur les discriminations. C’est la littérature et la langue françaises sacrifiée pour des « punchlines » et des SMS. C’est l’immense aventure des sciences qui s’achève dans une curiosité morbide pour la mort de Claude François dans sa baignoire.

Immense tristesse, immense colère aussi. J’ai la rage au fond du cœur de voir ce délire devenir réalité, avec la collaboration honteuse d’éditeurs serviles et lâches, dans le silence des médias et dans la passivité générale – si l’on excepte la complicité coupable de l’enseignement privé.

Tous ceux qui coopèrent à cette immense dévastation, à ce mensonge, à ce délire, j’espère qu’ils ont un peu honte, au fond d’eux mêmes. Et j’espère, envers et contre tout, que cette réforme n’ira pas jusqu’au bout. Parce que ce n’est pas possible… Ils n’ont pas le droit. Nous n’avons pas le droit.

L’école n’a qu’une seule mission : élever les élèves qui lui sont confiés. Chacun d’entre eux porte en lui quelque chose d’exceptionnel, et chacun d’entre eux a droit au meilleur de ce que nous avons reçu. De quel droit allons-nous priver les générations qui viennent de la beauté, de la grandeur, de l’intelligence ? De quel droit condamnons-nous ces enfants à ne plus rien comprendre de leur propre histoire, de leur langue, de leur culture ? Quand la conjugaison est remplacée par l’approximative « impression » des temps, quand toute la maîtrise de la langue consiste à faire de bonnes vannes et à casser avec sa copine, qu’espérons-nous faire grandir chez nos élèves ?

Le manuel « Le livre scolaire », ici reproduit, comporte une phrase de Abd Al Malik qui résume à elle seule toute cette réforme du collège : « A force de vouloir se faire rue, on est devenu caniveau. »

A force de vouloir se faire rue, on est devenu caniveau.

Voilà à quoi ressemble une civilisation qui meurt.

Je voudrais crier partout ma tristesse pour ces enfants qu’on sacrifie… Qui ne trouveront à l’école que ipads, des SMS et des anecdotes people – tout ce qu’ils connaissent déjà en fait, bien mieux que nous, d’ailleurs, et ils nous trouveront bien ridicules de vouloir leur apprendre le « swag ».

Je voudrais crier ma tristesse pour ces gamins condamnés à la pauvreté culturelle par l’école, le lieu même qui aurait dû être pour eux le chemin de l’évasion vers ce qu’il y a d’universel, d’intemporel – les grands textes, les grandes œuvres, les grandes découvertes, tout ce qui fait grandir le cœur, tout ce qui élargit le regard… Pour ces talents qu’en chacun d’eux nous condamnons à la médiocrité.

Quand j’avais sept ou huit ans, mon grand-père m’a offert l’Anthologie de la poésie française, de Georges Pompidou, et il m’a dit : « Si tu veux être heureux dans la vie, il faut apprendre deux vers par jour. » Je l’ai fait. Il avait raison. J’ai découvert un savoir, une saveur de la vie que je ne soupçonnais pas, que le quotidien ne donne pas. Je n’ai pas tout compris bien sûr – pas tout entier, pas tout de suite… Mais c’était beau. C’était grand. Et finalement, c’est tout simplement que ce qu’il y a de beau, de grand, se dépose dans un cœur d’enfant pour l’enrichir, par le cœur. Mais qui maintenant aura encore la chance d’apprendre un peu de poésie – par cœur ?

Maintenant que le sujet des manuels de littérature, c’est : « jcroi kon devré fer 1 brek… »

Voilà à quoi ressemble une génération qui renonce à transmettre.

J’ai tant de tristesse au cœur…

Pourquoi ne nous réveillons-nous pas ?

François-Xavier Bellamy

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Bio

 

"Il est toujours difficile de se présenter, mais cela fait partie du passage obligé pour qui veut ouvrir un blog… Je m’en acquitte en quelques lignes.

Après des études secondaires à Versailles, j’ai choisi d’enseigner la philosophie, et je suis entré en classes préparatoires à Paris. J’ai poursuivi ma formation à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, jusqu’à l’agrégation de philosophie.

Parallèlement à mes études, j’ai eu l’occasion de participer à deux cabinets ministériels, auprès du Ministre de la Culture et de la communication, puis du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. J’ai préféré ensuite ne pas prolonger cette voie pour revenir à mon projet initial. Je n’ai jamais appartenu à un parti politique.

J’ai exercé depuis mon métier d’enseignant dans plusieurs lycées de l’enseignement public, avant d’être affecté en khâgne à Paris. Des zones défavorisées à la prépa littéraire, j’ai eu la chance de rencontrer des élèves aux profils très variés ; partager avec eux l’aventure de la recherche de la vérité est la plus belle expérience qui m’ait été donnée.

En 2008, à 22 ans, j’ai été élu maire adjoint à Versailles, délégué à la jeunesse et à l’enseignement supérieur, sur la liste (sans étiquette) de François de Mazières. Je conduis ce mandat parallèlement à mon métier ; c’est un engagement quotidien, passionnant, au sein d’une équipe très active unie par le sens du service.

Ce sens du service, je l’ai appris notamment dans le scoutisme, où j’ai cherché à le transmettre pendant plusieurs années, en prenant la responsabilité d’une nouvelle unité fondée sur la pédagogie de la mer. J’ai été responsable national du scoutisme marin, et je pratique toujours la voile aussi souvent que je le puis.

De cette expérience de la mer, je voudrais conserver l’habitude de garder son cap, la liberté de mouvement jusque dans la tempête, et la faculté intérieure de s’émerveiller."

 

François-Xavier Bellamy

 

COMMENTAIRES :

  1. Jean Happel

    30 avril 2016 à 15 h 36 min (UTC 1) Lier vers ce commentaire

    Répondre

    Ah oui, c’est affligeant!
    Mais « se réveiller », c’est signer toutes les pétitions pour l’abrogation de la réforme et les diffuser massivement !
    La dernière en date ( 16 avril 2016 ) est celle de l’Association des Professeurs de Lettres ( apolitique et non-syndicale). Pétition synthétique et directe :
    « Je demande l’abrogation du décret portant réforme du collège. » On la trouve sur http://www.aplettres.org.

    Dans le même ordre d’idées, voici un post trouvé sur facebook ( Collectif de parents BABEL ):

    Petit message posté sur la liste ADEAF ce matin en réponse à la collègue de Pont d’Ain dont la bilangue est menacée, maintenue par continuité, mais ouverte aux seuls élèves de primaire qui ont eu de l’allemand… bilan, sur 16 élèves faisant de l’allemand en primaire, seuls 4 souhaiteraient poursuivre l’allemand, les autres n’y auront pas droit ! La principale envisage donc de ne pas donner la totalité des 2h fléchées pour la bilangue de continuité parce qu’ils ne sont pas assez nombreux… et ne voulait même pas laisser la parole à la collègue en CA.
    Allez, on ne se laisse pas bouffer, il faut se débarrasser de ces fonctionnaires serviles qui agissent contre l’intérêt des élèves !

    Bonjour à toutes et tous,

    – interpellez et faites interpeller sur ces sujets Mme Kott (coordonnées trouvables par moteur de recherche Internet),

    – écrivez et faites écrire les parents directement au président de la République, il y a une page contact sur le site de l’Elysée, et pour un courrier postal, quelque soit son format et son poids, il n’y a pas à affranchir,

    – n’oubliez pas de faire écrire directement au ministère aussi, puisqu’ils osent raconter qu’il y a peu de protestations, que tout se passe bien !

    – interpellez et faites interpeller les députés et sénateurs du coin, les maires, ils peuvent faire voter des résolutions, poser des questions…

    – Mais il faut surtout que les parents se bougent, il s’agit de l’avenir de leurs enfants ! Et qu’ils contactent la presse pour exprimer leur désaccord, montrer le vrai visage de cette « réforme ».

    – Et mettez systématiquement en copie l’ambassade d’Allemagne, car la pression diplomatique ne doit pas baisser, les mensonges ministériels doivent être dénoncés, avec illustrations concrètes. Le mépris de la ministre s’exerce sur nous mais aussi sur les partenaires allemands qu’elle prend pour des imbéciles en inventant des chiffres au fur et à mesure.

    Ne lâchons rien, au sein même du ministère, les doutes sur la possibilité d’appliquer la réforme à la rentrée se font jour, un recul serait même en préparation, vous avez remarquer qu’on n’entent plus Robine ?

    Donc c’est le moment de pousser en nous (re)manifestant par écrit, les parents sont en train de s’allier au niveau national, des collectifs et des pétitions voient le jour partout, (re)prenez contact avec les parents. Ils ne doivent pas se limiter aux interlocuteurs immédiats, chefs d’établissement, directeurs académiques, recteurs, c’est de l’avenir de leurs enfants dont il s’agit, trop important pour le laisser entre les mains de fonctionnaires serviles dont la carrière passe trop souvent avant l’intérêt général, payés pour ne pas faire de vagues !

    Allez, courage, la ministre a une page Facebook, un blog, l’Elysée a un site, et vous trouvez facilement les contacts de vos députés et sénateurs, des journalistes locaux. Nuit debout et les manifs du 1er mai peuvent être un bon moyen de sensibiliser l’opinion publique.

    Amic’allemand,

    Frédéric

  2. corto74 (@corto74)

    30 avril 2016 à 16 h 44 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour ,

    Puis-je reprendre ce billet sur mon blog ?
    Merci d’avance

    1. admin

      30 avril 2016 à 16 h 48 min (UTC 1)

      Répondre

      Bien sûr ! Merci beaucoup.

      1. corto74 (@corto74)

        30 avril 2016 à 17 h 30 min (UTC 1)

        Répondre

        C’est fait, merci à vous
        et tant que j y suis je vous colle dans ma blogroll
        cdlt
        Corto

        http://corto74.blogspot.fr/2016/04/reforme-du-college-tristesse-pour-ces.html

  3. Chasseguet

    30 avril 2016 à 17 h 10 min (UTC 1)

    Répondre

    Les français doivent enfin comprendre. La lutte est en ce moment inégale. Il faut virer tout ce monde et mettre en place une droite musclée, une vraie. il y a place entre l’UMP et le FN. Avec la multiplicité des candidatures il y a place pour un Président de salut public, un vrai, nous pouvons, nous devons l’élire, nous sommes nombreux à le vouloir mais il en faut un qui se présente. Il faut espérer que l’on va multiplier les « Rendez-vous de Béziers » pour trouver notre candidat qui ne soit pas de la droite molle. Et surtout que les EGO s’effacent pour sauver la France.

  4. Hubert Machard de Gramont

    30 avril 2016 à 18 h 10 min (UTC 1)

    Répondre

    Merci pour ce « coup de gueule » ! Je pense que ce fait nouveau (la sortie des premiers manuels de collège) mérite d’être très largement diffusé, évidemment au niveau des parents et des enseignants. Puis-je moi aussi reprendre votre article sur mon blog ? Merci.

    1. admin

      30 avril 2016 à 18 h 36 min (UTC 1)

      Répondre

      Oui, bien sûr ! Merci pour votre soutien.

  5. Damien

    30 avril 2016 à 20 h 32 min (UTC 1)

    Répondre

    Citation du jour issue du Diable probablement (1977) du grand Robert Bresson :

    « Comment finissent les civilisations ? … C’est quand tout devient con en accéléré… »

    Que dire d’autre ?

  6. Marie

    30 avril 2016 à 21 h 48 min (UTC 1)

    Répondre

    Quelle affligeante nouvelle. Je pense profondément que si elle humilie le cœur des enseignants elle blessera très vite celui de chaque élève qui tiendra dans ses mains un livre scolaire de la sorte. Ressentir la culture de son pays en danger est une des pires sensations. C’est une partie de soi-même que l’on laisse se recouvrir de poussières et petit à petit disparaître. C’est l’histoire qui suffoque et laisse place à un paysage bien triste. Inondé par le médiatique, submerger par les formes intellectuelles les plus basses nous courons à la perte de notre propre joie, de notre propre épanouissement. Nous perdons ce qu’il y a de plus beau dans l’héritage de l’humanité, la culture. Élève de terminale, je me sens entièrement concernée et j’espère que de nombreux autres élèves continueront à prôner haut et fort la valeur ô combien immense de la culture française.

  7. ben

    30 avril 2016 à 22 h 23 min (UTC 1)

    Répondre

    Moi aussi j’ai mal à la France et à une jeunesse qu’on maintient dans la certitude qu’elle est incapable de faire mieux que cela.
    Heureusement que beaucoup de professeurs ne respectent pas ces manuels. Mais quoi faire pour que cela change ? A part qq lettres ou mails, la diffusion des livres de JF Chemain ou autre dans ma boite, je me sens un peu impuissant…
    On défile quand ??

  8. Pierre

    30 avril 2016 à 22 h 48 min (UTC 1)

    Répondre

    La Révolution française fut préparée par la distribution de pamphlets.

    Mon épouse italienne rentre d’un saut chez ses parents… avec des petits livres à 1,9 Euro à couverture cartonnée (édition latin-italien ou grec-italien) qu’on trouve au kiosque à journaux (!!) : Sénèque – Il est facile de vivre longtemps si tu sais comment faire (La brièveté de la vie). Plutarque : L’art d’écouter.

    Que penser de l’idée de monter une opération de distribution massive de petits classiques de ce genre à la sortie des lycées et collèges ? Ce sont des livres pleins de bon sens – selon le type de traduction retenue, ils peuvent être faciles d’accès. Avec une approche un peu non conventionnelle, proposer aux jeunes de l’oxygène. Certains prendront, d’autres pas. Mais la force de ces écrits, adressés à des temps parfois difficiles, sauront convaincre par eux même…

     » La plupart des jeunes-gens exercent leur langue avant d’avoir exercé leurs oreilles et semblent croire qu’il est un art de bien dire et des règles pour l’apprendre, mais qu’il nest besoin ni de règles ni de méthode pour savoir écouter avec fruit. Qu’en résulte-t-il ? Semblables aux oeufs de certains oiseaux, qui ne contiennent qu’un germe imparfait et incapable de vie, leurs discours, dépourvus de sens et de réflexion, sont de vains sons qui frappent les airs » rappelle Plutarque.

    1. sl

      5 mai 2016 à 2 h 12 min (UTC 1)

      Répondre

      opération de distribution massive de petits classiques de ce genre à la sortie des lycées et collèges : tout ou presque finira dans les poubelles, je pense.

  9. Pierre

    30 avril 2016 à 22 h 57 min (UTC 1)

    Répondre

    Il me semble aussi indispensable de rappeler que ces réformes posent la question du respect du Droit à l’éducation tel qu’il est défini depuis 1948 dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que ses développements en Europe ainsi que lors des conférences internationales : voir icihttps://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_%C3%A0_l%27%C3%A9ducation

    N’étant pas juriste je ne peux fournir d’argument précis. Néanmoins on peut percevoir que les programmes, tels qu’ils se présentent ou en tout cas tels que déclinés dans les ouvrages mentionnés, posent la question du droit d’accès à l’éducation et à l’instruction – volontairement occultés par les auteurs.

    Ces procédés peuvent faire penser à une véritable volonté de couper les populations, les jeunes en particulier, des matériaux indispensables pour leur formation et l’élaboration d’une pensée. C’est la remise en question des fondements de notre société démocratique. Qu’on ne nous dise pas qu’il faut s’adapter au niveau des élèves : les jeunes professeurs dans les banlieues démontrent qu’ils peuvent intéresser des jeunes à des sujets complexes.

  10. Sportelli

    1 mai 2016 à 6 h 33 min (UTC 1)

    Répondre

    Merci monsieur. J’ai partagé cet article sur ma page FB.

  11. JLM

    1 mai 2016 à 10 h 42 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour,

    excusez-moi de troller, mais j’en ai marre.

    La politique qui est menée a été décidée par le peuple souverain.
    Vous y avez contribué en votant – vraisemblablement – pour F. Hollande.

    Peut-être serez-vous plus à gauche la prochaine fois.

    Cordialement quand même,

    1. Fxb

      1 mai 2016 à 16 h 05 min (UTC 1)

      Répondre

      Bonjour,

      Je ne sais pas comment vous pouvez prétendre savoir pour qui j’ai voté en 2012… Curieux.

      Quoiqu’il en soit, cela n’a rien à voir. Même élu, François Hollande n’a pas reçu de mandat pour achever l’éducation nationale. D’ailleurs, ce n’est ni lui, ni la ministre, ni le parlement qui ont écrit cette réforme ; elle n’a d’ailleurs jamais fait l’objet d’aucun vote. Ce déficit démocratique fait largement partie du problème.

      Et quel que soit mon vote de 2012, nous avons le droit d’en parler. La démocratie ne consiste pas à réfléchir une fois tous les cinq ans…

  12. FANGER

    1 mai 2016 à 11 h 00 min (UTC 1)

    Répondre

    Un collectif d’enseignants se bat depuis 20 ans pour une école de qualité et dénonce les dérives délétères de l’éducation nationale : Sauver Les Lettres : http://www.sauv.net

  13. DERVILLE

    1 mai 2016 à 12 h 15 min (UTC 1)

    Répondre

    Comen ksé kon va noT les LV en FranC desormé ???

  14. FANGER

    1 mai 2016 à 12 h 32 min (UTC 1)

    Répondre

    Une collection de manuel scolaire dont les auteurs sont rentrés en résistance : Terre des Lettres
    Je copie-colle ce message de :
    ‎Alexandre Fiebig‎ de Défense et illustration des langues grecque et latine
    26 mars ·
    Hommage et soutien à Catherine Hars, Anne-Christine Denéchère, Claire-Hélène Pinon et Véronique Marchais, les auteurs de Terre des Lettres.
    Terre de Lettres, le vrai manuel de Français de la résistance à ‪#‎college2016‬, n’a que le bouche à oreille. Parlez-en, diffusez largement ce premier document, entièrement conçu et réalisé par les bons soins du groupe « Défendons (sans maugréer) les langues anciennes » et approuvé par Véronique Marchais.
    Entre le déshonneur du discours de Nathan, en substance « N’ayez pas peur, la réforme va très bien se passer, d’ailleurs, nous sommes là pour vous accompagner.», et l’intégrité morale des résistants et combattants de la première heure, les auteurs de Terre des Lettres, qui ont passé l’année à se battre pour préserver la qualité et le contenu du manuel, sans rien céder sur tout ce que cette réforme a de démagogique et de ravageur, ont refusé le déshonneur de faire allégeance aux textes de #college2016, qu’ils ont combattus et combattent encore.
    Leurs positions leur ont coûté la possibilité de promouvoir leur travail sur le même plan que les autres, alors la promotion, nous avons décidé d’y prendre une part active. Si vous pensez que nos 4 magnifiques collègues ont bien fait de tenir leurs positions, défendez-les avec nous, faites-le savoir, car c’est rien moins que leur existence qui se joue cette année.
    Tout ce qu’elles ont refusé de faire (manuel de cycle, travail à partir du socle, littérature jeunesse…), l’éditeur Nathan l’a fait faire par d’autres auteurs, dans une autre collection. L’an prochain, il n’en restera qu’une.
    Méditons les propres mots de Véronique Marchais : « Je vous jure qu’avec ou sans promo, je me battrai de toutes mes forces pour que ce soit nous, et pas un torchon qui réunit tout ce que j’abhorre. Et je compte un peu (euh… en vrai ? beaucoup) sur vous pour ça. »
    Terre de Lettres, le vrai manuel de Français de la résistance à #college2016, n’a que le bouche à oreille. Parlez-en, diffusez largement ce premier document.
    En espérant que vous trouverez là, Jean-Paul Brighelli, matière à faire savoir ce qui se trame dans le secret de certains éditeurs scolaires, qui eux, ont choisi le déshonneur, et auront la résistance, voire le boycott.
    Version pdf pour large diffusion : https://goo.gl/GbrBGe

  15. LARREUR Mariette(née VALANTIN)

    1 mai 2016 à 13 h 58 min (UTC 1)

    Répondre

    J’avoue que je suis horrifiée de ce qui se passe en ce moment pour l’avenir de mes arrière-petits enfants et les autres ! Comment pourront-ils faire des études qui demandent une bonne orthographe, une culture scientifique et aussi la possibilité d’apprendre une autre langue étrangère !
    J’ai 81 ans, bien entendu comme tout un chacun (e) ,parfois j’ai dun doute en orthographe , je vérifie avec un gros Larousse, BESCHERELLE, « le française Correct » de Maurice GREVISSE etc..

    Merci Monsieur François -Xavier BELLAMY

  16. corinne

    1 mai 2016 à 15 h 36 min (UTC 1)

    Répondre

    Luc Ferry a fait un parallèle intéressant entre la structure politique et l école. Apprentissage sans comprendre pour les totalitarisme, destruction des règles car l enfant va tout réinventer pour les sociétés anarchistes…et la démocratie où l individu choisit ses lois et les respecte…. l école républicaine où on étudie les règles données par les maitres et on se les approprie par les exercices….l école républicaine a disparu …. et la démocratie?

  17. Valentine

    2 mai 2016 à 8 h 26 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour,

    Je ne suis pas en faveur de cette réforme, loin de là, et je comprends l’esprit de votre texte.
    Cependant, dans ce cas précis, l’exercice ne vise pas à étudier le SMS, mais à écrire une lettre qui développe les sentiments et arguments de la rupture. Il s’agit donc, justement, de faire compléter, élaborer, tout ce qu’il y a d’insuffisant et de lacunaire dans le SMS…
    Est-ce si scandaleux que l’accroche de cet exercice d’écriture traditionnel (écrire une lettre pour exprimer et expliquer des sentiments) soit constituée d’une forme de message quotidienne et évidente pour les élèves? D’autant plus que, pour aboutir à cet exercice, il faut très probablement avoir fait lire et travailler des exemples de lettres littéraires, d’amour, ou de rupture (je pense à celles de Flaubert, Hugo, Georges Sand et Musset…), comme on le fait, encore une fois, de façon traditionnelle et qui figurent souvent dans les manuels scolaires, et même ceux post-réforme (comme on peut les consulter chez différents éditeurs qui commencent à les mettre en ligne).
    Encore une fois, je crois que le SMS n’est ici qu’une accroche pour amener les élèves vers autre chose, un texte plus riche et un exercice de la pensée plus développé: ce n’est après tout qu’une ruse pédagogique de base!
    Ne nous servons-nous pas tous, parents et enseignants, du SMS au quotidien? Pourquoi sa simple existence serait-elle bannie des manuels scolaires, du moment qu’il s’agit justement de dépasser cette forme rapide de communication?

    Je crois qu’il y a dans cette réforme des conséquences plus pernicieuses à combattre (diminutions horaires lentes mais continues, aide en classes entières, latin, etc) que de s’angoisser sur un exercice banal dont de nombreux exemples figurent d’ailleurs dans les manuels ancienne mouture.

    Très cordialement, nonobstant!

    1. Fxb

      2 mai 2016 à 8 h 58 min (UTC 1)

      Répondre

      Merci pour votre message.

      Le fait qu’il s’agisse de rédiger une lettre de rupture, et non d’en rester au seul SMS, n’enlève absolument rien au fait que le contenu même de l’exercice soit dramatique, précisément, indépendamment de sa forme. Il consiste à supposer qu’un élève de 5ème a par définition 1) un smartphone et 2) un couple, qu’il s’agit de rompre…

      Quand à la forme, tout simplement… qu’est-ce que cette langue déstructurée vient faire dans un manuel de littérature française ? Il n’y a pas longtemps encore, on proposait aux élèves de répondre à Roxane avec Cyrano, ou à Rodrigue avec Chimène. Au collège, je me souviens d’une rédaction où je devais convaincre Ulysse d’avoir confiance en Pénélope. Cela donnait quand même un peu plus de hauteur d’esprit et de richesse de sentiments que ce sujet affligeant, non ?

      D’ailleurs, je serais très intéressé d’avoir les exemples de ce type d’exercice que vous dites banal dans des manuels précédents. Ils n’étaient pas parfaits, c’est certain ; mais là je crois qu’on franchit un seuil dramatique. Il n’y a d’ailleurs pas que cet exemple-ci pour s’en convaincre, malheureusement…

      Merci encore pour votre commentaire.

      1. isabelle crespel

        4 mai 2016 à 10 h 09 min (UTC 1)

        Répondre

        Et je me demande bien ce que va pouvoir raconter l’élève qui a 13 ans n’a pas eu de petit ami/amie, et pourquoi pas les deux?

        Cerise sur le gâteau, il/elle va sentir « anormal » de ne pas être en couple…. A 13 ans????? Au secours!
        La situation va devenir gênante et honteuse pour lui/elle.

        Mes enfants ont en marre qu’on les prenne pour des idiots. Ce n’est pas leur langage. Même les téléphones refusent d’écrire ce charabia et essaient et de corriger en « bon » français les sms.

        Hélas dans mon établissement certains approuvent comme vous et trouve l’exercice amusant. PAS MOI.

  18. Albane

    2 mai 2016 à 16 h 32 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour Francois-Xavier

    Merci de votre article, je partage votre analyse et j’ai bien sûr lu votre livre et écouté une de vos conférences.
    Vous êtes jeune et j’ai plein d’espoir qu’un homme comme vous puisse réveiller les consciences! Tout le monde ne lit pas le Figaro et j’aimerais vous voir plus dans les médias ou en politique! Soyez notre porte parole !!!

    Albane

  19. Dorsay

    2 mai 2016 à 17 h 40 min (UTC 1)

    Répondre

    Imaginez en plus des initiatives dingos comme celle de cet enseignant ce matin sur RMC avec l enthousiaste Bourdin qui se vantait de faire avec ses élèves des simulations de parcours de réfugiés avec stages en immersion. On touche le fond. C’est le pédagogue que l’on devrait immerger.

  20. marmotte

    2 mai 2016 à 17 h 42 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonsoir monsieur,
    ce mail sera peu constructif car je partage intégralement votre avis. Ma question est : que peut on faire??
    j’ai signé des dizaines de pétitions. En tant que parent d’élèves, j’ai manifesté. Je lutte à la maison pour que chacun s’exprime correctement: « trop bien  » est banni!. pas de smartphone, pas de petit ami (et oui, nous avons expliqué à nos enfants qu’il y a un âge pour tout et pour le moment c’est l’âge des études!)….

    alors que faire?
    je suis impuissante et démunie. Ce n’est pas l’école que je souhaite pour mes enfants.

    cordialement

    1. fleuraufusil59

      3 mai 2016 à 14 h 04 min (UTC 1)

      Répondre

      Chère madame,

      Bravo pour votre combat au sein de votre famille. Mais en effet, il faut faire plus ! C’est urgent !! Les professeurs se sont beaucoup mobilisés : ils ont fait grève, ils ont manifesté. Mais les parents ?… Que font les parents ???? Il s’agit pourtant bien de leurs enfants !!!!!
      Si j’avais des enfants en âge scolaire, je remuerais ciel et terre : courriers massifs et rendus publics auprès du rectorat, de la direction du centre diocésain, de l’APEL à qui je dirais toute ma colère ; manifestations, locales ou nationales, aux côtés des enseignants (à vous de les inviter à vous accompagner) . Je suggérerais enfin volontiers une grève de l’école tant que la réforme ne sera pas définitivement enterrée. Les écoles, collèges et lycées n’ont pas encore acheté les nouveaux livres qu’ s’agit juste d’ envoyer au pilon. Les bretons ont bien obtenu la destruction des péages autoroutiers pour les camions. Rien n’est encore impossible. Qui ne dit mot consent. Si rien ne bouge, tout le monde devra se considérer responsable et coupable de l’application de cette réforme… Les plus combatifs auront été, de loin, les enseignants.

    2. sl

      5 mai 2016 à 2 h 46 min (UTC 1)

      Répondre

      je suis d’accord avez vous : manifester, pétitionner, lutter à la maison, j’ai fait aussi, mais tout cela ne sert à rien.

      M. Bellamy dit : « Pourquoi ne nous réveillons-nous pas ? »

      mais comment ? en faisant quoi ? une grève de l’école ? mais qui en pâtira ? et des grèves, dieu sait qu’il y en a eu : avec quels effets ?
      écrire à l’APEL ? mais l’APEL est POUR cette réforme, il n’y a qu’à lire le magazine de l’APEL, terrifiant de « bienveillance ».

      en ce qui me concerne je ne sais plus quoi faire. Je vois les enseignants se battre, se désespérer, faire du mieux qu’ils peuvent, enfoncés par l’éducation nationale.

      A part entrer en résistance, et sortir ses enfants du système scolaire classique (ce que semblent faire de plus en de parents), que faire ? et encore faut-il en avoir les moyens financiers et trouver un bon établissement. Je préfère un établissement public ou privé sous contrat, avec lequel j’ai un minimum de certitudes et où je sais ce qui se passe à un établissement privé hors contrat.

      et puis, à quoi bon faire travailler ses enfants ? quand on voit que le droit au bac est quasiment garanti, que l’accès aux études supérieures se fait sur tirage au sort (y compris en faculté de médecine)… on se demande si on n’handicape pas ses enfants en exigeant d’eux des efforts à l’école, car cela ne les préparera pas au monde de demain.

  21. michelle.jalmain

    3 mai 2016 à 8 h 45 min (UTC 1)

    Répondre

    quel tristesse que ce gouvernement -il n’y a pas que l’éducation tout est dans le meme état -la france est sous l’eau c’est pourquoi hollande a acheté des sous-marins

  22. michelle.jalmain

    3 mai 2016 à 8 h 49 min (UTC 1)

    Répondre

    il n’y a pas que l’éducation qui est dans un état désastreux tout le reste est identique -hollande a mis la france sous l’eau c’est pourquoi il a acheté des sous-marins -quant à la ministre de l’éducation une catastrophe

  23. Léger Madeleine

    4 mai 2016 à 16 h 38 min (UTC 1)

    Répondre

    vous vous demandez « s’ils ont honte » ? mais non bien sûr… même pas ! le pire est qu’ils ne se rendent pas compte de ce qui est écrit là, sur ces livres de classes . ils ne résonnent qu’en terme de « rendement  » et de « rapport financiers » : qu’est-ce qui va rapporter le plus ? l’éducation, l’enseignement, élever noblement des enfants par la culture, la richesse de la langue, les idées, le patrimoine, l’Histoire ? pfitt ! c’est quoi ça ? tout ça au placard …

"En route vers Oméga" Kenneth Ring.

Par Le 08/05/2016

Cosmos une odyssee a travers l univers

L’enfant lorsqu’il découvre la parole ne parle pas de lui comme une entité reconnue. Il dit « Jean a faim » mais pas encore « j’ai faim ».

Ce sont les expériences de vie et son environnement familial et social qui vont amener l’évolution vers l’ego encapsulé.

À cette époque, l’ego n’est pas encore différencié et l’enfant est très proche de tout ce qui l’entoure.

Jusque-là, l’enfant se sent et ressent l’environnement, plus tard il viendra à se penser au coeur d'un "environnement".

C’est le temps de la rupture avec l’immanence du petit animal humain. L’enfant devient une personne.

On peut supposer que cette évolution remonte au début de l’Humanité et par conséquent, je m’interroge sur les effets de cette prise de conscience dans cette existence extrêmement précaire à l’époque. La Nature était indomptée, redoutable et en même temps généreuse. Devenir une personne, c’était découvrir autour de soi un adversaire multiple: le froid, la chaleur, le vent, les prédateurs, la faim, la nuit, l’hiver, la mort…Et un allié inconstant : les abris naturels, la chaleur et la lumière du soleil, le feu, la nourriture, l'eau, les matériaux naturels... 

Il est impossible de s’imaginer dans cette situation mais on peut supposer que notre cerveau limbique en porte les traces, les stigmates, des mémoires fossilisées, des modifications génétiques.

La conscience et l’ego révélé ont eu un rôle primordial dans cette lutte pour la survie. J’imagine que certains individus ont su se montrer plus forts, plus puissants, plus perspicaces, observateurs, inventifs, résistants. Les egos apeurés ou fragiles ont grandi dans l’ombre protectrice des leaders. La Nature servait de tremplins à la puissance des chefs. Elle devait être maîtrisée, conquise, explorée, dominée. Il n’était pas question de rester des proies ou des victimes.

L’ego réclamait sa pitance : le pouvoir pour les uns et la vénération pour les autres.

 

L’Humanité a grandi avec ces résidus de conflits. La Nature a toujours été l’adversaire sur lequel les egos pouvaient construire leur hégémonie.

Nous en sommes toujours là : la dépendance énergétique, la dépendance alimentaire, la dépendance citoyenne, la dépendance humaine, les amitiés et les amours comme des repoussoirs aux peurs archaïques, à la solitude qui tue, à l'errance qui épuise.

 

Tout remonte aux origines de l’Humanité. Tout comme aux origines de chaque individu.

La conscience du Moi, l’ego, la personne, l’individu identifié, celui qui n’est plus « lui » mais « je », a usé de son pouvoir sur la Nature parce qu’elle représentait le piédestal idéal à son ascension.

Ceux qui tentent d’ailleurs d’inverser le phénomène et de montrer que la destruction de la Nature conduira à la fin de l’Humanité ne sont pas écoutés. Pas autant que ceux qui prônent le pouvoir de l’homme. C’est très simple en fait. C’est encore la question du désir et du manque.

Les tenants de la domination ont une imagination sans fin pour créer des désirs là où il n’y a pas de manque.

Les tenants de l’osmose espèrent que l’homme atteindra un niveau de conscience suffisant pour ne plus prendre la Nature comme le moyen d’assouvir l’infini recommencement des désirs qui ne sont pas issus de manques.

La pire erreur de l’Humanité est de finir par aimer manquer de désirs. Car dès lors, l’assouvissement d’un désir créera un manque insupportable, celui de l’absence de désir et dès lors l’amour de ce manque génèrera une excitation dont l’individu finira par être dépendant.

Là, il ne s’agit pas d’amour car l’amour n’est pas destructeur. C’est l’individu qui se trompe en croyant aimer mais il n’aime pas l’amour, il aime le manque de désirs et il finit par estimer que l’amour n’est que désir…Effroyable imbroglio dont les conséquences prennent une ampleur inimaginable.

Si tout cela reste dans le champ de l'inconscient collectif, alors, c'est que nous sommes encore et toujours très proches des premiers hominiens et que "la route vers Oméga" est encore longue...


 

http://www.lesconfins.com/omega.htm

LA REVELATION

DU

POINT OMEGA

 

 

Auteur : Daniel Robin.

(roman)

 

 

 

Le Point Oméga serait le but ultime de l'évolution spirituelle de l'Humanité.

 

 

 

« En route vers Oméga ». Parmi tous les ouvrages traitant des N.D.E, un des plus stimulant intellectuellement est sans aucun doute l’étude du professeur Kenneth Ring intitulée : « En route vers Oméga » (Editions Robert Laffont 1991). Ce qui est remarquable dans ce livre, c’est la perspective dans laquelle Ring replace le phénomène des N.D.E. Il ne se contente pas d’accumuler des témoignages, puis d’appliquer à ceux-ci la méthode statistique pour tenter de dégager des constantes et des points de convergence. Non, sa démarche vise au contraire à nous ouvrir des horizons fascinants en nous projetant dans le futur (et quel futur !). Son hypothèse est que les N.D.E annoncent l’intégration prochaine de l’Humanité dans le mystérieux Point Oméga, et que les N.D.E sont l’une des principales voies qui mènent à ce point. Mais qu’est-ce que le Point Oméga ?

 

 

 

 

 

 

L’Humanité est en marche vers le Point Oméga. C’est le père Pierre Teilhard de Chardin (1881 - 1955), prêtre jésuite et paléontologue, qui dans son ouvrage « Le phénomène humain » (1955), nous révèle les perspectives grandioses du Point Oméga. Pour Teilhard de Chardin, Oméga est le sommet de la pyramide évolutive. C’est le point ultime d’émergence et de convergence de la Conscience Planétaire. Avec le Point Oméga nous ne sommes plus dans l’humain, mais dans l’ultra-humain. L’humanité est transcendée. Elle est enfin admise, après des milliers d’années de tribulations et d’errements, au degré suprême de sa marche ascendante. Mais ce qui advient concrètement de l’Humanité dans le Point Oméga est pour nous, hommes du XXIème siècle, difficile à imaginer. Pour l’homme moderne, Oméga est un but, un objectif encore lointain, dont nous ne pouvons saisir, pour le moment, que les prémisses et les signes avant-coureurs. Nous tendons vers ce Point, mais nous ne pouvons pas encore comprendre réellement ce qu’il est. Nous essayons de l’approcher en suivant plusieurs pistes, mais il est encore trop tôt pour que nous puissions l’appréhender dans toute sa plénitude.

 

 

 

                     

Ci-dessus : à gauche, le père Pierre Teilhard de Chardin (1881 - 1955), à droite, Kenneth Ring, professeur de psychologie à l’université du Connecticut et président de l’association international pour l’étude des expériences de mort imminente ( IANDS ).

 

 

 

L’émergence de l’homo noéticus. Selon Kenneth Ring, l’un des signes avant-coureurs capables de nous indiquer la direction du Point Oméga est celui de l’extension du phénomène des N.D.E et de toutes les expériences qui présentent des épisodes similaires à ces dernières. Comme l’annonce le titre de son ouvrage, une partie de l’Humanité est actuellement en route vers Oméga. L’homo noéticus, c’est-à-dire l’homme/conscience ayant atteint un haut degré d’élévation spirituelle, est en train de naître et commence à tirer toute l’Humanité vers le haut. Kenneth Ring admet, cependant, que les rescapés des N.D.E ne forment qu’un courant spécifique dont les eaux se jettent dans une rivière aux nombreux affluents. Ces affluents sont composés d’une grande diversité d’expériences ayant toutes un caractère spirituel élevé. En clair, cela signifie que les chemins susceptibles de mener vers le Point Oméga sont nombreux et variés, mais que le but est unique et qu’il concerne tous les hommes.

 

 

 

 

 

 

Un projet de développement spirituel pour l'Humanité. Les spéculations de Ring sont certes stimulantes, mais rien ne prouve qu’elles sont vraies. Ce fameux Point Oméga n’est peut-être, en définitive, qu’une construction abstraite sans aucun rapport avec la réalité. Mais la question n’est pas tant de savoir si le Point Oméga existe ou n’existe pas. L’essentiel est que l’Humanité ait un projet à long terme de développement à la fois spirituel et matériel. Le Point Oméga n’existera que si nous le portons déjà en nous à l’état de projet. C’est parce que nous aurons l’ambition de le créer que le Point Oméga existera. C’est un objectif que nous devons nous fixer dès à présent. C’est un projet grandiose dans lequel chaque être humain à sa part de responsabilité.

 

 

La Noosphère. Dans la pensée du père Teilhard de Chardin, le Point Oméga n’est sûrement pas le prochain stade de l’évolution humaine. La vision du paléontologue habitué à compter le temps en millions d’années nous propulse dans un futur très lointain qui se confond avec une « fin du monde » impensable pour l’homme du XXIème siècle. Matière, vie, conscience, sur-conscience, ou ultra-conscience, avènement de la Noosphère (du grec noos, noûs, qui signifie esprit), pour Teilhard, le destin de l’Univers est d’évoluer vers des formes de conscience toujours plus élevées, toujours plus englobantes et convergentes, jusqu’à atteindre un point ultime, qu’il appelle Oméga. Mais comme il le dit lui-même : « Ce que sera, dans ses apparences finales, la Noosphère (la sphère de l'esprit), nul n’oserait se le représenter, si peu qu’il ait entrevu l’incroyable potentiel d’inattendu accumulé dans l’Esprit de la Terre. La fin du monde est inimaginable ». Le Point Oméga de Kenneth Ring n'est donc pas tout à fait le même que celui de Teilhard. Celui de Ring semble plus proche, alors que celui de Teilhard se confond avec la « la fin du monde ». Ring énonce d'ailleurs clairement la nuance : « J’affirme, écrit-il, que nous sommes en route vers Oméga, mais rien ne garantit que nous y arriverons un jour. Et je ne parle pourtant pas du point Oméga dans le sens où l’entendait Teilhard de Chardin, de Conscience Planétaire. Je parle du prochain stade de l’évolution humaine vers lequel semble se diriger, comme une sorte d’avant-garde, les rescapés de la mort (c’est-à-dire ceux qui ont vécu une N.D.E ) et d’autres ».

 

 

 

 

 

 

Les premiers stades d'un long processus évolutif. Atteindrons-nous jamais un jour ce sublime point où tous les conflits seront enfin épuisés, où toutes les peurs, les terreurs, les haines, les égoïsmes, les souffrances, les doutes, les divergences, les craintes, et les faiblesses actuelles ne seront plus que les souvenirs d’une « enfance » insouciante et turbulente de l’Humanité, les étapes préliminaires d’un développement qui doit nous mener vers une forme d’existence presque divine ? Il est impossible de répondre aujourd’hui à une telle question. Tout ce qu’il est possible de faire dès maintenant, c’est d’essayer de repérer les signes qui pourraient nous laisser croire, qu’effectivement, nous nous dirigeons vers ce point qui semble si lointain. Pour le moment, les objectifs à atteindre peuvent paraître très modestes en regard du but final, mais il faut garder à l’esprit que nous ne sommes qu’aux premiers stades d’un processus évolutif qui peut s’étendre sur des milliers ou des dizaines de milliers d’années. Pour le professeur Kenneth Ring, il ne fait aucun doute que les expériences aux frontières de la mort (N.D.E), et surtout les répercussions qu’elles entraînent chez les personnes qui les ont vécues, représentent un de ces signes avant-coureurs qu’il faut activement rechercher.

 

Incendies au Canada

Par Le 07/05/2016

Un exemple très parlant de l'impact humain sur l'environnement et de ses conséquences... Fort Mc Murray est la région la plus vaste de l'Amérique du Nord pour l'exploitation pétrolière des sables bitumineux et on sait que les dégâts écologiques sont effroyables dans cette technique d'extraction et d'exploitation....Des questions commencent à poindre......

Incendie à Fort McMurray : les exploitations pétrolières de la ville ont-elles un rôle dans la propagation du feu ?Crédit Image : SipaCrédit Média : Bernard PoiretteTélécharger

PAR BERNARD POIRETTE , LA RÉDACTION NUMÉRIQUE DE RTL 

Avant que les terrifiantes images d'incendie à Fort McMurray (Canada) n'envahissent les écrans, personne n'avait entendu parler de cette ville de la province de l'Alberta qui est considérée comme la capitale du pétrole canadien. "Le plus grand gisement de sable bitumineux, du pétrole non conventionnel, se trouve là-bas. De manière générale, dans l'Alberta, il y a 80% de la production pétrolière canadienne. C'est le cœur de la production pétrolière du Canada", explique l'économiste Thomas Porcher, auteur de 20 idées reçues sur l'énergie et Le déni climatique.

Par conséquent, les incendies qui cernent cette ville sont une menace d'autant plus grande même si, pour l'instant, les exploitations pétrolières ne semblent pas être en danger. "Il faudra s'interroger sur l'impact qu'ont eu la maltraitance des écosystèmes de ces villes au cours de ces dix dernières années. Il faut raser des forêts pour exploiter ces sables bitumineux (du sable que l'on prend et presse pour en tirer du pétrole) et on utilise beaucoup d'addictifs chimiques", poursuit Thomas Porcher qui estime qu'il faut donc étudier "l'impact de cette exploitation massive des sables bitumineux sur la propagation du feu".

Avec la prolifération des installations pétrolières de ce type, l'économiste est catégorique : "Tous les phénomènes météorologiques extrêmes comme celui-là vont s'accroître dans les prochaines années". Les conséquences vont alors être particulièrement désastreuses, comme le montre ce cas à Fort McMurray où des milliers d'habitants sont obligés de fuir.

LA RÉDACTION VOUS RECOMMANDE

 

"La Terre est vivante" James Lovelock

Par Le 07/05/2016

 

 

 

 

L'hypothèse Gaïa

 

http://www.gaia-terre-vivante.com/menu-2.html

 Résumé de l'histoire de la Terre              L'Hypothèse Gaïa               Conséquences prédictives

 

 

L'HISTOIRE DE LA TERRE

 

L'Univers dans lequel nous vivons avec ses planètes et ses galaxies est né il y a une quinzaine de milliards d'années environ. Il se produisit un phénoméne explosif appelé Big Bang. Les particules et les atomes apparurent à ce moment-là. Du fait de leur différence de taille et d'énergie les atomes se réunirent, formant des molécules. Les molécules s'aggrégèrent  à leur tour produisant des chaines qui à leur tour grossirent. Comme une boule de neige grossit en dévalant une pente par accumulation de neige.

 

                                                                   Galaxie spirale

 

Les corps célestes apparurent et du fait de l'attraction gravitationnelle il y eu des planètes et des zones de vide interstellaire.Les étoiles, les planètes, furent séparées par des distances parfois vertigineuses, que l'on compte en années-lumière, une année-lumière étant la distance parcourue par la lumière, à 300 000 Km/s, en un an.

 

La Terre était une de ces planètes qui tournent sur elles-mêmes et autour d'un soleil. Et un phénomène inattendu se produisit: la pluie. De la vapeur d'eau échappée à l'extérieur de la planète se refroidit et il se mit à pleuvoir ce qui refroidit la surface de la Terre et l'écorce terrestre se forma ainsi, avec de grandes étendues d'eau. C'était il y a environ 5 milliards d'années. La Terre fut décrite par certains chercheurs comme une planète-miracle, du fait de l'apparition de la pluie. Car sans elle la Vie n'aurait pas pu apparaitre et se développer. 

 

Les premières formes de vie apparurent dans l'eau, des algues unicellulaires. Ces algues rejettèrent de l'oxygéne et du gaz carbonique qui formérent l'atmosphère que nous connaissons aujourd'hui. Les formes de vie évoluèrent; Des végétaux puis des animaux apparurent, de plus en plus complexes, formant des chaines alimentaires.

 

Finalement les mammifères et l'homme surgirent dans le dernier million d'années. Si l'on rapportait l'ensemble de l'évolution du monde et de la Terre à une année comme celles que nous connaissons, l'homme serait apparu le 31 décembre dans la soirée.

 

Ces quelques chiffres mettent en perspective ce que nous avons tendance à oublier. L'homme est d'apparition récente sur la Terre et il s'insère dans une évolution qui dépasse de beaucoup la vision étroite et limitée habituelle qu'il a de lui-même et de la vie. Dans cette démarche d'ouverture et de compréhension de la place et du rôle de l'homme sur Terre, l'hypothèse Gaïa, marqua une prise de conscience remarquable. 

 

 

L’HYPOTHESE GAÏA

Une vision globale de la Terre et de ses habitants

 

Il y a une trentaine d’années, un chercheur Anglais du nom de James Lovelock fut à l’origine   d’une hypothèse scientifique étonnante. C’était un spécialiste de la chimie des atmosphères. Il avait été recruté par la NASA pour mettre au point une ou plusieurs expériences simples afin de détecter la présence éventuelle d’êtres vivants sur la planète Mars.

Il se posa donc la question de savoir ce qui caractérisait la vie et les êtres vivants tels que nous les connaissons sur la planète Terre. A partir de ce questionnement sur la vie et les êtres vivants et la recherche de leurs caractéristiques, il lui apparut une évidence complètement inattendue et surprenante :

la Terre est elle-même un être vivant.

 

 

En collaboration avec l’éminente microbiologiste américaine Lynn Margulis, James Lovelock développa cette idée, le concept de GAÏA, c’est à dire l’hypothèse que la Terre est un organisme vivant auto-régulé. Cette hypothèse repose sur une théorie cybernétique du fonctionnement biogéochimique de l’atmosphère terrestre.

Derrière ces mots scientifiques se trouve une réalité toute simple, comparable au fonctionnement d’un chauffage central de maison dont la température intérieure est contrôlée par des robinets thermostatiques sur les radiateurs.

Quand la température dans la maison baisse, les robinets s’ouvrent et laissent passer l’eau chaude dans les radiateurs. Quand la température des pièces de la maison atteint une valeur-seuil les robinets arrêtent la circulation de l’eau.

Apparemment il fait trop froid sur Mars et trop chaud sur Vénus pour que la vie puisse se développer sur ces planètes, à la différence de la Terre. Mais comment la température à la surface de la Terre est-elle arrivée, et s’est-elle maintenue, entre des valeurs relativement voisines d’une moyenne d’environ 20 degrés celsius ?

De plus non seulement la température mais aussi la composition physique et chimique de l’atmosphère sont d’une constance surprenante. Comment est-ce possible ?

Dans la théorie de Lovelock l’atmosphère terrestre est une production des êtres vivants, végétaux et animaux, qui en contrôlent eux-mêmes la stabilité à long terme. D’une certaine façon les êtres vivants collaborent à la stabilité de l’ambiance terrestre comme les robinets thermostatiques des radiateurs d’un chauffage central.

Le phénomène de serre qui piège la chaleur des rayons solaires dans l’atmosphère est un des mécanismes de régulation les plus connus. Mais il en existe bien d’autres qui assurent la constance des paramètres vitaux pour les êtres vivants tels que la salinité des mers et des océans, la composition de l’air et des sols, pour citer quelques exemples.

Ainsi la Terre ressemble à un immense organisme vivant capable de maintenir par et pour les êtres vivants, humains compris, la stabilité, appelée homéostasie, de son milieu intérieur. Le milieu intérieur de la Terre est constitué par la biosphère, c’est à dire l’ensemble formé par l’atmosphère, les Océans, les sols émergés sur quelques kilomètres d’épaisseur, et les végétaux et animaux qui les habitent.

Les êtres vivants se sont développés suivant le principe que ce qui est déchet pour les uns est nourriture pour les autres. Jusqu’à former en quelques milliards d’années l’ensemble biologique complexe que nous connaissons

Le recyclage est une donnée fondamentale en écologie. Il y a compétition ET coopération entre les formes de vie dans la nature, et pas seulement compétition comme l’homme le croit trop souvent encore.

Selon l’hypothèse GAÏA, du nom grec de la déesse-mère de la Terre, notre planète n’est donc pas un vaisseau spatial mécanique dont nous serions les pilotes et les passagers.

La notion de biosphère qui est maintenant bien connue en raison du développement des idées écologiques, au sens scientifique du terme, ne date en fait que des années 80.

 L’ampleur des pollutions industrielles et domestiques des dernières décennies s’est accompagnée de la prise de conscience par les hommes de leur rôle et de leur responsabilité sur l’ensemble des conditions climatiques et biologiques de la Terre.

L’hypothèse GAIA présente, comme toute théorie scientifique, des aspects prédictifs. Une des prédictions, étonnante, en particulier, est que l’augmentation exponentielle du nombre d’êtres humains à la surface du globe pourrait ralentir et s’arrêter, ce qui a commencé à se vérifier.  

Mais si nous ne faisons rien, dans les années qui viennent, pour modifier l’impact de l’homme sur les conditions de vie à la surface de la Terre, prévient Grégory Bateson, un chercheur scientifique américain, nos chances de survie à brève échéance sont aussi élevées que celles d’une boule de neige exposée au soleil.

Toute civilisation, en effet, qui n’inscrit pas dans ses préoccupations le respect des conditions de vie sur Terre est vouée à disparaître comme une boule de neige au soleil.

Les paris sont donc ouverts sur les chances de survie de l’homme à la surface de la Terre à l’aube de la mondialisation actuelle qui avance inéluctablement.

Serons-nous capables d’adapter à grande échelle la technologie aux nécessités biologiques ? Il en va de la vie et de la survie de l’humanité entière, et pas seulement d’un petit groupe de miraculés à côté d’une majorité de sinistrés.

Si la coopération entre les hommes, le partage des richesses, se met en place, si le gaspillage et le pillage de la planète diminuent, il y a une chance de survie pour l’espèce humaine.

En fait, du point de vue de l’hypothèse Gaïa, nous sommes dans une période de crise mondiale, analogue à une crise de croissance d’un enfant qui deviendrait adolescent. Mais d’un enfant qui aurait les moyens de détruire le territoire dont il tire ses ressources vitales.

Tout risque de se jouer sur le nombre d’êtres humains qui prendront conscience, de l’évolution de la planète, et du rôle que nous avons chacun à jouer dans cette évolution.

Chacun des hommes qui devient vraiment adulte et cesse de se battre contre lui-même, contre ses semblables et contre la nature, devient un facteur d’évolution, de maturation, de paix, pour la planète entière.

C’est le défi à relever. Devenir capable de coopération, de compréhension, d’entraide, et pas seulement de compétition, de rivalité, de bagarre, les uns envers les autres, et vis à vis de la Terre.

                                                                          

              

Conséquences prédictives de l'Hypothèse Gaïa

 

Comme toutes les théories scientifiques l’Hypothèse Gaïa engendre des conséquences prédictives. Si la Terre est un être vivant à part entière elle présente des analogies avec les êtres vivants, végétaux, animaux, humains, que nous connaissons. Une des analogies concerne la démographie humaine. Il semblerait que les êtres humains soient à la Terre ce que les cellules nerveuses sont à un être humain. Dans les années 1970 le club de Rome et les statiticiens de la démographie terrestre ont lancé un cri d’alarme. La population mondiale était en train d’exploser et la surpopulation était imminente. Stabilisée pendant des siècles à quelques millions d’âmes le globe était en train de se couvrir de milliards d’hommes et de femmes, comme un cancer. Une natalité galopante mettait la planète et le monde entier en péril. Or à l’aube du 21 éme siècle il s’avère que la courbe de natalité est stabilisée voire décroissante. Le risque de surpopulation paraît s’éloigner. A la lumière de l’hypothèse Gaïa il semble qu’un phénomène d’auto régulation se soit mis en place. Et ce phénomène ressemble au développement du système nerveux d’un embryon humain. Pendant quelques jours, durant le développement embryonnaire, les cellules nerveuses se multiplient à une vitesse incroyable et cette multiplication ressemble à un cancer en train d’évoluer. Puis soudain la multiplication ralentit et s’arrête. Finalement le nombre de cellules nerveuses se stabilise autour de 100 milliards dans le cerveau humain. Analogiquement il semblerait que la population humaine terrestre soit destinée à se stabiliser autour de 10 milliards d’individus. En effet la courbe de croissance de la population humaine n’est plus exponentielle. Elle a connu un point d’inflexion ces dernières années. Et les projections de la courbe avec les données actuelles amènent à un chiffre d'environ 10 milliards d'individus sur Terre dans les années à venir.

Nous pouvons noter par ailleurs le développement des communication hertziennes, ces denières années. La télévision relayée par satellites, la téléphonie sans fil avec les téléphones portables, les ordinateurs avec le réseau internet, notamment, ressemblent aux interconnexions des neurones d’un être humain. Ces communications se sont développées précisément alors qu'un seuil critique en nombre d'individus avait été atteint, comme un organe qui devient fonctionnel quand il a atteint un degré suffisant de développement. Il semblerait donc que nous soyons à la fois des êtres humains reliés entre eux et le système nerveux planétaire terrestre.

Par ailleurs, en poursuivant l’analogie, les nations interconnectées entre elles seraient comme des organes, foie, rein, rate, estomac, œil, connectés entre eux. Dans cette optique chaque nation avec sa culture propre est à la fois une entité spécifique et un organe ou une partie d’un organisme dans lequel elle est insérée.

 

Le systéme nerveux de Gaïa et son évolution

Les êtres humains sont dotés d'un double systéme nerveux, le systéme nerveux neuro-végétatif biologique et le systéme nerveux central psychologique. En gros le premier systéme, chez les humains, régle les fonctions d'homéostasie, c'est à dire qu'il veille au bon fonctionnement de l'organisme sur le plan des grandes fonctions, respiration, circulation, digestion, excrétion, locomotion, reproduction, tandis que le second systéme s'occupe des relations et de tout ce qui touche à la culture.

Par analogie avec la Terre il est possible que l'augmentation du nombre d'êtres humains sur la planète, analogue à l'augmentation des cellules nerveuses du cerveau d'un embryon humain, corresponde à l'avènement du systéme nerveux central psychologique de Gaïa. Apres une multiplication effrénée la croissance des cellules (les hommes) s'arrête et les interconnections entre les cellules (les hommes) se développent. L'explosion des téléphones portables, de la télévision numérique, des microordinateurs et d'internet, fait vraiment penser à un phénomène de diférenciation d'un systéme nerveux planétaire. Nous serions alors à la fois des individus dotés d'une nouvelle capacité pour nous-même et les agents du systéme nerveux central psychologique de Gaïa.

 

Comme pour tout organisme vivant le développemnt de Gaïa ne va pas sans crise. Et nous vivons actuellement une crise mondiale, sans précédent semble-t-il. Cette crise du monde moderne, selon James Lovelock, pourrait entrainer la disparition de l'humanité au même titre que de nombreuses autres espèces animales qui ont disparu dans le passé. Et la disparition de l'humanité, selon James Lovelock, n'affecterait pas davantage Gaïa, la Terre, que la disparition des autres espèces animales.

 

A la lumière de l'Hypothése Gaïa on peut cependant supposer que l'augmentation du nombre d'êtres humains, si ces êtres représentent vraiment le systéme nerveux central de la planète, analogue au systéme nerveux central et non plus seulement neuro-végétatif d'un homme, correspond à l'avénement d'une nouveauté sans précédent dans l'histoire. C'est l'avénement de la conscience reflexive, de la conscience d'être conscient à l'échelle planétaire. Il s'agirait alors d'un saut évolutif analogue à l'apparition de la vie sur Terre, puis à l'apparition des animaux, ce qui à chaque fois a été un saut vers une organisation de plus en plus complexe et merveilleuse.

Gageons que cette dernière supposition, optimiste, est la bonne. Des indices de plus en plus nombreux le laissent croire.

Nous rejoignons ainsi les théories de non-séparativité de la physique quantique et post-quantique. Rien n’existe dans l’univers qui ne soit relié à l’ensemble dans lequel il est inséré. Et cet ensemble, du fait qu'il est vivant, est en constante évolution vers une plus grande structuration. 

 

  Quelques livres pour en savoir plus :

  • James Lovelock : La Terre est un être vivant. (Ed. du Rocher)
  • James Lovelock : Les âges de Gaïa. (Ed. Robert Laffont)
  • Peter Russel : La Terre s’éveille ; les sauts évolutifs de Gaïa. (Ed. Souffle d’Or)
  • Rupert Sheldrake : La mémoire de l’univers. (Ed. du Rocher)

"La marque des soyeux" de Laura Millaud

Par Le 06/05/2016

La Marque des Soyeux

INFOSCRITIQUES (9)CITATIONS (4)

La Marque des Soyeux par Millaud
AJOUTER À MES LIVRES

ISBN : 2350670953 
Éditeur : BALIVERNES (2014)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 11 notes)

Résumé :

Souffre-douleur partout où il passe, Vivien se réfugie dans les livres. Alors qu'il parcourt un ouvrage sur Lyon, il est projeté dans le passé en 1831, au moment de la révolte des Canuts, les ouvriers de la soie. Il y découvrira l'amitié, l’entraide, l'honneur et la lutte contre l'injustice. Comment s'en inspirera t'il à son retour ? L'aventure d'un jeune garçon d'aujourd'hui découvrant une Histoire qui sera pour lui source d'espoir et de changement.


 

Une belle histoire, très bien racontée, accessible aux enfants d'école élémentaire. 

 

Vivien a une marque de naissance sur le visage. Il est le souffre-douleur de l’école. IL ne sait pas se défendre.
Il se réfugie dans la lecture. Les livres sont ses seuls amis.
Après un déménagement, il arrive dans une nouvelle école et les brimades reprennent.
Lola, une fille de sa classe, devient sa confidente, son amie, une première expérience de complicité réelle.
Vivien découvre l’Histoire de la ville de Lyon et à la bibliothèque, il est « aspiré » par un ouvrage sur la révolte des Canuts.
Les lettres forment un tourbillon qui le libère de son existence de souffre-douleur. 
« Un tunnel de livres »…Magnifique métaphore sur les expériences de mort approchée…La voie vers la connaissance et la lumière intérieure.

Rencontre avec Joseph. Vieux et barbu. Mais la différence, Vivien sait ne pas en tenir compte. Il en souffre bien assez. Vivien a appris à écouter son cœur avant de juger avec son mental. 
Il rencontre Antelme, un enfant malingre qui travaille dans un atelier. 
Intérêt historique indéniable. La vie des Canuts, Croix-Rousse, le vieux Lyon, les « traboules », le « bistanclaque », métiers à tisser de M Jacquard, les ouvriers, les tisserands, les enfants exploités, les conflits sociaux, le début du syndicalisme, la faim, la misère, les logements misérables, l’attitude des patrons, la lutte des classes…

Vivien découvre que son existence est bien moins difficile que celle d’Antelme.
La maman d’Antelme est morte. Elle lui manque terriblement. Le père d’Antelme est empli de colère contre la vie. Il ne sait plus aimer son fils, il est en révolte contre la société, contre les patrons, contre la misère. Antelme souffre de ce manque affectif. 
Vivien va à l’école. Antelme travaille.
Comparaison des époques, conscience de l’évolution historique des conditions de vie des enfants, scolarisation, protection, lois interdisant le travail des enfants…
« Vivre en travaillant ou mourir en combattant. »
Grève des Canuts qui protestent contre l’instabilité des tarifs pratiqués par les patrons, les Soyeux. 
On voit les premiers combats, les barricades, les ouvriers qui rejoignent les rassemblements, les coups de feu, les blessés, les morts…
On imagine Gavroche mais c’est à Lyon, une histoire beaucoup moins connue et pourtant annonciatrice de beaucoup de changements sociaux, une prise de conscience de la condition ouvrière, de l’exploitation par les patrons… Un rappel historique à connaître. 
Le refus de certains soldats de tirer sur les Canuts. 
Solidarité dans la misère. 
Le devoir de désobéissance.
Vivien découvre l’histoire générationnelle de la marque sur son visage…

De retour de son voyage « spatio-temporel, » Vivien est empli de courage et de détermination. Ce qu’il a vu l’a transformé.
Il prend les choses en main…
Transformation radicale de son regard sur lui-même et par conséquent du regard des autres sur lui.
Lola est toujours là et elle l’accompagne dans son « éveil ».
Découverte du karaté, force et honneur, respect et humilité.
Vivien se transforme physiquement. Le bonheur de sentir son corps, la force, la maîtrise qui s’installe, la gestion de ses peurs, de ses émotions et son rapport aux autres.
Lui aussi, il va découvrir la « résistance ».
L’exemple des Canuts est en lui.
L’Histoire est une leçon et il en a gardé les valeurs les plus belles.
Une belle histoire, très bien écrite, visuelle, émotionnelle, prenante, garçon et fille, l’amitié, la solidarité, l’apprentissage des valeurs essentielles. 
Un livre à mettre entre toutes les mains d’enfants.


 

Au-delà de notre vue. (vidéo)

Par Le 04/05/2016

Astrologia astrocentro9 9

 

 

MÉDIUMS, TCI : COMMUNICATION AVEC L'AU-DELÀ

 

http://www.inexplique-endebat.com/2015/08/mediums-tci-communication-avec-l-au-dela.html

Publié le par Galaxien

 

 

 

 

Au-Delà de notre vue, La communication avec l'Au-Delà est un documentaire qui tente de répondre aux questions telles que : Notre esprit peut-il survivre à la mort, que se passe-t-il après, où allons-nous, des êtres qui nous étaient chers peuvent-ils toujours nous voir et nous ressentir après leur décès, et quels sont leurs messages ? Des médiums, le Prêtre François Brune et d'autres personnalités, répondent à ces questions. La Transcommunication Instrumentale est également évoquée comme moyen de communication avec les défunts.

 

La médiumnité fait partie de la nature humaine et plus précisément de son psychisme. Dans l’usage, on appelle médium les personnes susceptibles de produire des phénomènes d’une certaine intensité. Par les messages qu’ils délivrent, les médiums accompagnent la traversée du deuil et les questionnements existentiels. Ils disent entendre des messages des défunts ou recevoir des informations en écriture automatique…
Tout médium souligne être un canal, "une antenne entre le monde physique et le monde spirituel", témoigne Jean-Marie Le Gall. La médiumnité permettrait-elle de se connecter à un champ de conscience universel, une immense base de données invisible, ou à des défunts ? Les médiums s’accordent à dire que nous aurions tous, plus ou moins, cette capacité, mais que seuls certains la développent. L’intuition nous est familière, or, ce sont les mêmes capteurs, expliquent-ils. "Tout le monde peut jouer du piano, mais tout le monde ne sera pas Mozart", illustre Dominique Vallée.

Henry Vignaud est médium reconnu. Sans doute l’un des plus célèbres de France. Il exerce cette profession depuis plus de 20 ans, avec rigueur, une très grande honnêteté, et beaucoup de sensibilité. Ce qui caractérise Henry Vignaud, c’est que même l’esprit du plus cartésien ne peut manquer d’être fortement troublé par la précision et la pertinence des détails qu’il perçoit depuis l’Au-Delà.
Henry a accepté d’être "testé" à plusieurs reprises et notamment par Stéphane Allix, fondateur de l’INREES, dans le cadre de l’écriture de son livre "La mort n’est pas une terre étrangère", paru chez Albin Michel et dans le cadre des documentaires Enquêtes Extraordinaires, forts interressants, en liens ci-dessous.

Des flashs, des vibrations, des odeurs… "Le contact médiumnique est une communication sensorielle", explique Olivier Chambon, psychiatre. "Les médiums auraient un contact auditif, ils entendent une voix, des ambiances sonores, tactile, ils sentent une présence, des vibrations, un courant d’air, visuel, ils voient des flashs, des images fixes, des microfilms, ou encore olfactif, ils sont envahis par l’odeur d’une eau de toilette, de tabac, de sous-bois…, précise t-il"
Parfois, le défunt se mettrait dans la peau du médium, le faisant écrire ou parler à sa place pour délivrer son message. A notre époque, il utiliserait même les moyens modernes comme un ordinateur ou un magnétophone, ce que l’on appelle la Transcommunication Instrumentale, nommé TCI. Serions-nous tous capables de communiquer avec les morts ?

Ces contacts spontanés que vous et moi pourrions vivre un jour pourraient-ils être le fruit de notre imagination ? Pour Olivier Chambon : "Il y a trop de facteurs communs dans les témoignages pour qu’ils soient de l’ordre de la projection, du fantasme ou de l’hallucination". Dans les maisons de retraite, où lesdits témoignages sont nombreux, les médecins n’ont pas été à même d’éclairer le phénomène en mettant en cause telle médication ou telle dégénérescence du cerveau à l’approche de la mort.
Les résultats obtenus par celles et ceux qui s’intéressent à la médiumnité ne peuvent s’expliquer que par un contact entre un individu et un défunt. "Ce qui n’exclut pas que certains racontent n’importe quoi !" prévient Stéphane Allix. C’est là la limite, voire le danger, que sous-tend la médiumnité. La vigilance s’impose. Les personnes fragiles ne sont pas à l’abri d’un charlatan, et les personnes endeuillées peuvent tomber dans une forme de dépendance en voulant compenser la perte d’un être cher par une relation éternelle.
D’après les spécialistes, les bons médiums sont ceux qui conservent une posture bienveillante, une posture que nous aussi, peut-être, devrions développer vis-à-vis de celles/ceux qui se disent intermédiaires...

La Transcommunication Instrumentale, ou TCI., est le nom donné par le professeur Ernst Senkowski, physicien allemand, pour la technique de contact avec les esprits. Elle permet l'enregistrement des voix de l'Au-Delà par le truchement d'un magnétophone, par l’intermédiaire d’outils modernes tels que les télévisions, les dictaphones, les téléphones, et d'un micro extérieur. Les prémices du phénomène remontent aux années 1950 avec principalement le Suédois Friedrich Jurgenson, qui découvrit ce moyen de contact sans l'avoir cherché le 12 juin 1959. Il faut arriver en 1979, avec Monique Simonet, pour que la France s'intéresse à la Transcommunication.
Interpeler l'Au-Delà comporte des dangers qu'il serait inconsidéré de négliger. Nous comparons la Transcommunication, comme toutes formes de contacts avec l'Invisible, à un médicament. Comme lui, elle peut soulager et même guérir, mais avant de l'utiliser, il faut lire attentivement les effets très indésirables. Notre société, évoluant, arrivera un jour à conférer ses directives avec l’évidence de notre survivance, mais pour le moment, la TCI est un terrain riche mais en friche, une sorte de terre non cultivée, que tous nous pouvons fertiliser, mais avec prudence...

S’il existe un spécialiste en matière de Transcommunication Instrumentale reconnu dans le monde entier, c’est bien le Père François Brune, un prêtre catholique français. Il est l'auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal, en rapport avec la foi catholique.
Concernant les contacts avec l'au-delà, François Brune affirme ne pas ignorer l’existence de nombreux charlatans, les risques de malentendus et de mauvaises interprétations, le danger d’addiction, provoqués par la pratique.
Pour le Père François Brune, ce qui peut poser problème, ce n’est pas l’existence de communications ou leur légitimité, mais leur contenu qui doit donner lieu à un discernement. Bien souvent, ces communications sont décevantes et pauvres en contenu. Les décédés semblent n'avoir d'autre préoccupation que celle de se faire reconnaître par leurs proches. Parfois, le refus de répondre aux questions posées par les vivants suggère que ces communications sont permises par des instances supérieures et restent sous leur contrôle. François Brune met en cause non pas tant la sincérité des récepteurs des messages venus de l'Au-Delà, mais celle des émetteurs, car des défunts spirituellement peu évolués ou malintentionnés peuvent continuer à diffuser les croyances qui étaient les leurs en ce monde et donnent de l’importance à leurs communications en prenant des noms prestigieux comme par exemple ceux d’Albert Einstein ou de Padre Pio... Comme sur la Terre, il faut faire face à un déferlement d'informations vraies ou fausses, et c’est à chacun de faire preuve de discernement.

Le Père Brune considère que la théologie doit s'appuyer sur les découvertes scientifiques pour comprendre le sens de la création des mondes visibles et invisibles. Il adhère aux théories du physicien Emmanuel Ransford, qui formule l'idée de la fin de l’opposition entre esprit et matière, en incluant l’esprit dans la matière avec le concept de psychomatière.
S'appuyant sur les recherches de ceux qui ont étudié les expériences aux frontières de la mort comme le docteur Jean-Jacques Charbonier, le Père Brune en arrive à la conclusion que le cerveau n'est qu'un émetteur/récepteur comme un poste de radio. Lorsqu'un poste de radio est abîmé, il ne peut plus transmettre la musique mais l'orchestre continue de jouer. Pour le Père Brune, le cerveau ne produit pas la pensée, il ne fait que la transmettre.
Il s'est aussi appuyé sur les travaux du docteur Melvin L. Morse, spécialiste des expériences de mort imminente chez les enfants et considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs médecins américains. Ce dernier, avec des spécialistes de physique théorique du laboratoire de Los Alamos et du National Institute of Discovery Science, en est arrivé à la conclusion que les énergies dégagées sous forme de pensée ne disparaissent pas, mais survivent quelque part dans la Nature. Le Père Brune pense qu'il y a une convergence entre foi et sciences, mais davantage avec les sciences réputées dures, à savoir physique, astrophysique, cosmologie, qu'avec la biologie.

Aujourd’hui, le père Brune habite un appartement au 6ème étage d’un immeuble parisien, âgé de 83 ans, et il estime avoir fait son temps. La mort ne lui fait pas peur, il dit d’ailleurs à ce sujet que ce jour sera le plus beau jour de sa vie. Sur son bureau, est posée une enveloppe sur laquelle est notée : "A expédier après ma mort pour informer quelques amis de mon changement d’adresse…!" Renseignez-vous sur cet homme hors du commun.

- Intervenants : Christine André, Père François Brune, Eve, témoin, Jacques Blanc-Garin et Monique Blanc-Garin, Michel Hocq, Emmanuel Page, Reynald Roussel et Henry Vignaud, médiums.

 

- Au-Delà de notre vue, première partie :

LES EXPERIENCES DE MORT IMMINENTE

 

- Voir aussi :

LES MESSAGERS DE L'ÂME 

MÉDIUMS : Ils reçoivent des signes de l'au-delà

ILS COMMUNIQUENT AVEC LES MORTS

DONS SPIRITUELS - VIES PARALLÈLES

QUAND LES MORTS ENTRENT EN CONTACT

LISA WILLIAMS - Médium

LES DIMENSIONS DU DEUIL - INREES

ENQUÊTES EXTRAORDINAIRES - De Stéphane Allix

LES PREUVES SCIENTIFIQUES DE LA VIE APRES LA MORT

L'APRES VIE EXISTE : Interview du Dr. Jean-Jacques Charbonier

FAUX DÉPART - Enquête sur les Expériences de Mort Imminente

Y A-T-IL UNE VIE APRÈS LA MORT ?

Merveilles de la Nature.

Par Le 04/05/2016

http://soocurious.com/fr/fleur-ressemblance-animaux-humain-insolite-nature/

Parmi le règne végétal, il existe certains spécimens qui valent le détour de par leur beauté, leur étrangeté et surtout leur originalité ! Les 17 fleurs que nous vous présentons aujourd’hui ont la particularité de se distinguer du monde végétal par leur apparence.

 

1. L’orchidée tête de singe (Dracula simia)

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2. L’orchidée papillon de nuit (Phalaenopsis)

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3. L’orchidée homme nu (Orchis italica)

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4. La fleur “lèvres de prostituée” (Psychotria elata)

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5. Des danseuses (Impatiens bequaertii)

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6. L’orchidée bourdon rieur (Ophrys bomybliflora)

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7. Des bébés dans les langes (Anguloa uniflora)

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8. La fleur perroquet (Impatiens psittacina)

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9. La fleur tête de mort (Antirrhinum)

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10. L’orchidée canard volant (Caleana major)

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11. Une orchidée qui ressemble à un léopard

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12. Des extraterrestres heureux (Calceolaria uniflora)

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13. L’orchidée ange (Habenaria grandifloriformis)

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14. L’orchidée colombe (Peristeria elata)

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15. Une orchidée qui ressemble à une danseuse étoile

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16. L’orchidée aigrette blanche (Habenaria radiata)

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17. La fleur Dark Vador (Aristolochia salvadorensis)

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Les parents se rebiffent (école)

Par Le 04/05/2016

Éducation : La Seine-Saint-Denis se rebiffe

Face aux absences non remplacées, à des créations de postes insuffisantes ou même à l’inexpérience de ceux qui se présentent devant les élèves, parents et enseignants répliquent et bloquent les écoles.

Éreintés par le pourrissement de la situation, parents et enseignants de Seine-Saint-Denis ne décolèrent pas. Mercredi 13 avril, ils ont décidé de passer à l'action en occupant près de deux cent écoles dans le département.

Initié par les Bonnets d’ânes, le Collectif des parents citoyens du 93 et de la FCPE 93, cet appel témoigne avant tout des difficultés chroniques, longtemps supportées par les établissements scolaires de ce département populaire. Dans les vingt et une villes mobilisées, les contestataires ont occupé les bureaux des directions des écoles, mais ont aussi organisé des pique-niques devant les mairies d’Aubervilliers, de Montreuil, de Saint-Ouen et de Saint-Denis. Un déjeuner auquel les étudiants de l'Université Paris 8 (Saint-Denis) se sont d'ailleurs mêlés, devant la mairie de cette dernière commune, manifestant ainsi leur solidarité.

En début d’après-midi, une délégation, comprenant certains membres des collectifs et associations à l’origine de la mobilisation, a également été reçue au ministère de l’Éducation nationale. Mère de deux enfants dans le département, et présente lors de cette rencontre, Sibylle raconte :

Ils nous ont laissé exposer la situation durant deux heures. Ils nous ont même écouté lorsque nous parlions des cas particuliers et des situations dramatiques vécues dans les classes des différentes villes.

Malgré cette attention, «ils n'ont accordé aucunes revendications», préférant convier parents et enseignants à des réunions avec le rectorat.

Si la jeune femme, au côté de la délégation, «va attendre de voir ce que ça donne», une autre mobilisation est d'ores-et-déjà prévue le 18 mai.

Des revendications non satisfaites

Parmi les principales demandes adressées au ministère de Najat Vallaud-Belkacem, l’embauche et le remplacement systématique des enseignants absents figurent en haut de la liste des mesures réclamées par la délégation, qui insiste sur le caractère urgent de leur mise en place.

Dans leur communiqué, les Bonnets d’ânes réclament «dès aujourd’hui, que les absences soient systématiquement remplacées dans toutes les écoles, collèges et lycées», ainsi qu’un «véritable plan d’urgence, qui commence par le recrutement des candidat-e-s sur liste complémentaire du concours supplémentaire de l’académie de Créteil de 2015».

Afin d’enrayer ces problèmes de remplacements, les Bonnets d’ânes proposent «au minimum de doubler le nombre de places au concours supplémentaire», dénonçant également le caractère inégalitaire de ces problématiques endémiques :

Le gouvernement annonce "9 mesures pour les écoles du 93", une "nouvelle éducation prioritaire", la "priorité jeunesse", et affiche son souci d’en finir avec les inégalités territoriales. Pourtant nos écoles manquent de tous les personnels nécessaires à la prise en charge des enfants en difficulté (RASED, AVS, médecins et psychologues scolaires, assistantes sociales).

«On nous explique que c'est compliqué, ou bien impossible administrativement, s’agace Sibylle. Mais en attendant ces créations de postes, nos enfants font face à des contractuels qui ne sont pas formés au métier. Certains ne se destinent même pas à l’enseignement.»

Des absences qui n'existent pas pour le ministère

Si le ministère de l’Éducation nationale «refuse de fournir des chiffres précis» afin d’évaluer les absences non remplacées en Seine-Saint-Denis, les Bonnets d’ânes parlent en revanche de quatre cent classes sans enseignants chaque jour dans le département. Ces chiffres aberrants, recueillis, d'après le collectif, par des parents d’élèves, n’ont cela dit rien d’officiel. «Le ministère nous a expliqué qu'ils n'avaient pas de données, et qu'il était difficile de les faire, assure Sibylle. Nous leur avons donc demandé de les produire, puis de les rendre publics. Nous verrons bien… »

http://www.politis.fr/articles/2016/04/education-la-seine-saint-denis-se-rebiffe-34540/


 

Le vide en soi

Par Le 04/05/2016

Le vide en soi

Il n'est pas nécessaire de s'observer longtemps pour s'apercevoir que nos réactions sont "mécaniques" et nous renvoient à des fonctionnements anciens. J'appellerai ça la "personnalité". Elle ne nous appartient pas, elle se constitue à travers les conditions d'existence.

Si nous devions répondre consciemment à chaque stimulus de la vie, nous nous épuiserions sans doute. Le mécanicisme nous permet donc de répondre rapidement aux événements quotidiens. C'est un peu comme si nous utilisions notre disque dur. Les données sont là. Il n'y a rien à inventer. Il convient juste de savoir que ces informations nous ont justement été données à travers notre éducation, notre histoire, nos bonheurs, nos traumatismes, tout ce qui aujourd'hui, à l'instant où j'écris, influence inévitablement mes pensées.


"Quand tu les comprends, les choses sont ce qu'elles sont. Quant tu ne les comprends pas, les choses sont ce qu'elles sont."

Le problème principal vient du fait que cette personnalité n'accepte pas les choses et qu'elle tient absolument à les marquer de son empreinte. C'est l’ego.

Dans nos relations humaines et dans les relations qu'on entretient avec soi-même, il y a un conflit latent qui émerge souvent et qui n'est que la preuve de notre incomplétude. Nous ne sommes pas unifiés avec la vie. Nous sommes juste en existence.

Gurdjieff disait que la machine humaine est mue par l'énergie automatique des centres et qu'elle tient l'individu sous sa coupe.L'essence, qui est la partie réelle de nous-mêmes est devenue passive. Elle s'efface parce qu'elle ne peut pas fonctionner dans le conflit. Elle n'émerge que dans la plénitude. Comme nous n'avons pas été sollicités à vivre sereinement nos émotions, nous ne fonctionnons qu'à travers notre personnalité.

L'éducation occidentale se limite à un enseignement intellectuel. La spiritualité en est absente. La vigilance envers nos émotions est bannie. Nous allons juste refouler, lutter, nier ou sombrer dans le chaos intérieur. Il n'y a pas de maîtrise de soi dans cette dimension parce qu'il n'y a aucune connaissance. Il n'y a aucune connaissance parce qu'il n'y a pas d'observation de soi.

On n'apprend pas la vigilance à un condamné. On l'enferme dans les conditionnements. Par notre vie sociale, nous sommes condamnés à l'errance. Par notre vie spirituelle, nous permettons la délivrance.

La maîtrise réelle n'existe qu'à travers l'acceptation et l'analyse. En fait, nous ne sommes pas des individus mécaniques mais nous agissons de façon mécanique. Nous avons appris des adultes auxquels nous étions soumis que les changements venaient de l'extérieur: de nos parents, de nos maîtres, de nos dirigeants, de nos patrons, de la société en général...

Cette identification à des schémas de pensées font peser sur l'essence une masse gigantesque. Si nous nous rebellons, ça n'est jamais qu'une réaction à des phénomènes qui finissent pas nous étouffer. Nous ne sommes toujours par libres dans notre essence mais manipulés par une personnalité qui s'identifie à la rébellion. Ça n'est jamais qu'une nouvelle forme de « mécanicité » sous le joug de la colère.

Nous imaginons que le travail sur soi porte ses fruits et que nous nous "éveillons" alors que nous restons "déterminés" par des phénomènes extérieurs. La personnalité a simplement pris une autre forme. Ces émotions qui génèrent cette colère et cette révolte prennent leur source dans le puits des traumatismes de l'enfance. Ce sont des émotions négatives et elles occupent une place considérable. Les conditions de vie, l'exubérance, la multiplicité des phénomènes qui nous assaillent font que nous recouvrons ces traumatismes et que nous ne les observons pas dans leur genèse, que leurs conséquences nous échappent, que bien souvent nous attribuons à des stimulus extérieurs, les résonances émotionnelles qui nous submergent.

"C'est la faute de..." Une faute extérieure. Et en adoptant cette attitude, l'individu ferme lui-même la grille de sa cage.
 

Il faut basculer dans un autre état de conscience pour réaliser que les traumas n'existent pas dans l'esprit de l'individu mais que la personnalité les entretient car elle y prend forme.

"Je suis celui qui souffre...Je suis celui qu'on n'aime pas...Celui qu'on ignore...Je suis une victime des autres...Je suis incompris..."

Je suis surtout incompris de moi-même. Le problème majeur vient du fait que le mental, serviteur fidèle de la personnalité, trouve son énergie dans le passé psychologique qu'il a créé. Il ne peut pas exister dans l'instant présent. Il est tourné vers le passé car c'est là qu'il dessine ce qu'il pense être. Il se nourrit des traumatismes comme des bonheurs puisque les uns comme les autres se sont insérés dans la mémoire émotionnelle de l'individu et que ce terreau fertile va nourrir les pensées qui génèreront de nouvelles émotions....C'est un gouffre sans fond.

La conscience de la vie, (pas des conditions de vie mais de l'instant présent) est la négation de l’ego, du mental, de la personnalité. Elle renvoie ces entités à leurs places réelles. Juste des partitions d'un disque dur. Ça n'est pas l'individu, c'est un programme "informatique" destiné à faire fonctionner l'individu dans l'existence sociale. Pas dans l'existence spirituelle. L'objectif est de ramener l'attention vers l'essence et de cesser d'entretenir la personnalité. Elle ne disparaîtra pas mais elle réintégrera la place qui est la sienne. Un ouvrier, pas un maître d'intérieur. Ni encore moins l'architecte.


La difficulté vient de la mise en place de cette prise de conscience. À mon avis, ça ne peut pas passer uniquement par le mental et c'est là que l'écriture, elle-même, montre ses limites.

Comment pourrait-on se libérer du mental en usant de ses outils? La parole, la réflexion, l'écriture, l'analyse ou la psychanalyse. Cette énergie que j'utilise pour ranimer mon essence et la plénitude dont elle a besoin, elle s'épuise à lutter contre des entités redoutables. Mais si je lutte contre un "mal" en usant des outils avec lesquels ce mal s'est installé est-ce qu'il est possible de construire un état de conscience qui ne soit pas infecté par les miasmes des cadavres ?


En fait, je n'écris pas. Je ré-écris. Rien de neuf. Toujours la même chose. Parce que les outils que j'utilise sont les poisons qui m'ont contaminé. J'écris par "réaction", pas dans un état de "création". ( c'est étrange de voir qu'il s'agit des mêmes lettres...). Finalement lorsque je marche en montagne ou que je fais du vélo, et que j'entre dans un état d'absence au monde humain, dans un état de clairvoyance, que mes pensées tombent sous mes semelles au rythme de mon pas, je suis davantage en moi-même que lorsque j'écris. L'idéal serait que je reste branché sur un ordinateur et que les mots s'inscrivent. Cette fluidité émotionnelle nourrit des pensées neuves. Je comprends les adeptes du "zazen". Unifier le centre intellectuel et le centre émotionnel.
 

 

Faire le vide pour exister enfin.

 

Méditation : Vers la cohérence cardiaque. (13)

Par Le 03/05/2016

Coherence cardiaque

 

La cohérence cardiaque : rien de plus simple et rien de nouveau…

 

http://christineangelard.com/2012/12/08/la-coherence-cardiaque-rien-de-plus-simple-et-rien-de-nouveau/

 

Issue des recherches médicales en neurocardiologie, la cohérence cardiaque est le nom qui a été donné à un phénomène réflexe découvert par des chercheurs américains, il y a une quinzaine d’années.

On a réussi à prouver que Cœur et Cerveau battent à l’unisson : si notre esprit et nos émotions influencent le rythme cardiaque, le rythme cardiaque a lui aussi une influence sur notre cerveau

Notre cerveau émotionnel, dans lequel siège l’hypothalamus (chef d’orchestre de toutes nos glandes), envoie des messages au cœur pour  permettre à l’organisme de s’adapter au stress vécu en modifiant son rythme autant cardiaque que respiratoire : Il le fait par le biais du Système neuro végétatif qui comprend 2 voies: l’ortho sympathique et le para sympathique.  Notre système nerveux neuro-végétatif, que j’appelle « le pilote automatique »,procède donc de 2 deux fonctions :  l’une qui fait office d’accélérateur vers l’ensemble coeur-poumons, le système ortho-sympathique, et l’autre qui fait office de frein vers ce même système cœur-poumons, le parasympathique.

Il existe en fait le même dispositif dans l’autre sens : c’est-à-dire de l’ensemble cœur-poumons vers le cerveau.  C’est cela qui a été découvert par les chercheurs américains il y a une quinzaine d’années. Il existe donc une boucle ou arc réflexe entre le cœur et le cerveau.

De mon rythme cardio-respiratoire part donc un arc réflexe automatique qui va équilibrer ( à condition que je l’entraine) le cerveau émotionnel et donc l’hypothalamus. Et c’est uniquement parma respiration que je peux avoir une action sur ce système neuro végétatif responsable de l’harmonie au sein de mes fonctions endocriniennes( toutes mes capacités d’adaptation à la vie) et de l’harmonie au niveau de mon système cardio vasculaire( régulation de la tension, entre autre) et par" ricochet" si j‘ose dire, une harmonie au sein de mes émotions qui ne prennent plus le dessus, mais peuvent mieux être vécues et non subies. C’est en entrainant cet arc réflexe qui est initié parma respiration que je vais pouvoir équilibrer toute ma physiologie et apaiser mes émotions: Je redeviens le Sujet de la Vie et non plus l’ objet…

À chaque battement de coeur, cœur et cerveau s’adaptent par l’intermédiaire de ces deux systèmes, ortho et parasympathique. Lors d’émotions positives et douces (une mère allaitant son enfant, une promenade dans un paysage reposant et calme, un sourire, le souvenir d’une personne aimée) cœur et cerveau fonctionnent en parfaite cohérence. Le rythme des pulsations est régulier. Autrement dit, les émotions positives nous permettent de mieux résister au stress. Et le passage par la respiration permet de reprendre un contrôle souple sur ce frein et accélérateur de notre organisme.

Ces découvertes ont ainsi prouvé l’importance de ces exercices sur" la gestion du stress"..et donc sur notre capacité à renforcer notre système immunitaire: car stress et immunité sont intimement liés;  Action également  sur l’équilibre cardio vasculaire.

  En effet, lors de ces exercices, il se produit entre autre sur le plan sécrétions hormonales, une augmentation de la DHEA et une diminution du cortisol; la DHEA est l’hormone de la « jeunesse » et le cortisol sécrété en trop grande quantité dans des périodes de stress est neuro et cyto toxique. On obtient ces résultats positifs pour la santé après 5 minutes seulement  de pratique de cohérence cardiaque, et ce pendant 5 heures.… alors qu’après une colère, 8 heures plus tard nos paramètres de l’immunité sont encore abaissés!

L’énergie du cœur apaisé permet au corps de mieux fonctionner tant au niveau de ses surrénales (malmenées dans les situations de stress) qu’au niveau immunologique : on a une meilleure capacité à résister aux infections, aux maladies, si nos surrénales et notre système endocrinien en général, fonctionnent mieux!

On retrouve ce concept en MTC (médecine traditionnelle chinoise) : en excès de stress, notre énergie des reins (et des surrénales) est au plus bas et la circulation énergétique est bloquée : d’où les symptômes physiques à type d’épuisement ou psychiques à type de burn out et de dépressions. On est dans"le noir psychique". L’énergie des reins déstabilisée, le cœur affaibli coupe la personne de tout ressenti de joie:  En pratiquant ces exercices de cohérence cardiaque, on relance la circulation de vie : on redonne du souffle à tous les organes au sens propre! Le  mouvement de vie repart, par opposition au mouvement de mort précédent: où le stress et la peur figeaient cette grande roue de la vie qu’est la loi des 5 éléments. : cf " Va vers toi même, ou l’importance de se remettre en marche" où ce mécanisme est expliqué et illustré

Méthodes pour pratiquer la cohérence cardiaque :

  1. Identifier en nous les « symptômes de stress ».
  2. Solliciter son cœur en focalisant son attention sur la zone qui l’entoure (on peut aussi poser la main sur son cœur).
  3. Respirer par le cœur :c’est-à-dire, adopter un rythme de respiration régulier, en visualisant le cœur qui se gonfle à chaque inspiration et se vide à chaque expiration.
  4. Évoquer un souvenir positif, qui génère en vous une émotion agréable = un élan du cœur; et revivez-le intensément en imagination.

Cette technique simple donne d’excellents résultats si elle est pratiquée régulièrement. il serait temps de parler à notre" saboteur" qui cohabite en nous, pour prendre conscience que cette méthode entièrement gratuite est extrêmement simple et a des effets prodigieux sur notre santé tant physique que mental: C’est le meilleur investissement que l’on puisse faire pour sa santé!

Comment s’y prendre :

 Prendre plusieurs inspirations-expirations profondes et lentes, en marquant une petite pause à la fin de la respiration.

Puis, après cette phase de stabilisation, porter son attention vers le cœur, si besoin la main dessus, et visualisez-le qui se gonfle et dégonfle souplement, tranquillement; il va se créer assez rapidement une sensation de douce chaleur dans la poitrine; on y ajoute une visualisation heureuse : souvenir agréable, lumière, douceur. « Pendant cet exercice, on constate parfois qu’un sourire monte doucement aux lèvres, comme s’il était né dans la poitrine et venu éclore sur le visage. C’est un signal tout simple que la cohérence cardiaque est établie », explique David Servan Schreiber. C’est l’apaisement qui est objectivé quand la personne qui pratique l’exercice est reliée à un logiciel informatique par des capteurs de type électrocardiogramme (c’est la technique du biofeedback) : l’écran de l’ordinateur montre clairement la mise en cohérence cardiaque, sous la forme de tracés réguliers.

Pratiquée régulièrement, la mise en cohérence cardiaque va porter fruits très rapidement sur notre adaptation aux situations de stress et sur notre santé.

Pratique

On conseille de pratiquer cet exercice 3 fois par jour en commençant par 5 minutes d’exercice : on utilisera un minuteur qui nous avertira que 5 minutes se sont écoulées. Pendant ces 5 minutes, on compte nos respirations : un pour un aller-retour: inspire-expire.

Le fait de compter va permettre à notre esprit de ne pas partir dans sa course aux pensées. On canalise ainsi nos pensées et on ajuste notre corps sur ce rythme régulier. En 5 minutes, on devrait arriver à une fréquence d’environ 30 respirations complètes (inspire-expire): soit 6 respirations par minute.

 Dans les premiers temps où on s’exercera, il suffira seulement de compter et de voir combien de cycles nous faisons en 5 minutes; les séances suivantes, on essaiera d’adapter un peu mieux notre respiration, et très graduellement, on arrivera à ce chiffre. Très rapidement, si l’exercice est pratiqué quotidiennement, on n’aura plus besoin de compter. Le rythme sera trouvé de façon réflexe.

Une autre technique que j’utilise souvent est de faire tracer sa respiration: un trait vers le haut  pour l’inspiration, un trait pour le bas pour l’expiration…on "dessine" ainsi des sortes de vagues, et il est facile, à la fin des 5 minutes de compter combien de "vagues" ont été tracées:

en 5 minutes: on doit arriver à 5 fois 6 , soit 30 "vagues".

Là aussi : commencer par apprivoiser la technique: c’est à dire: prendre 3 temps de pause par jour , et porter attention à sa respiration,, juste voir les 2 ou 3 premiers jours où "on en est " au niveau rythme, et ensuite commencer à adapter pour attraper le rythme de 6 respirations par minute: Il arrive que l ‘on soit plus rapide, il conviendra alors de s’entrainer à allonger son expiration: J ai crée une méditation basée sur des sons harmonisants( Voyage en pays d intériorité: livre et CD ensemble) :  Ces sons proposés  mettent en harmonie nos 5 organes trésors que sont: coeur, Poumons, Foie, Rate, Reins . Le fait de moduler sur un son en fin d’expiration nous entraine à allonger notre expiration…

N’oublions pas que nous N’AVONS RIEN INVENTÉ avec la cohérence cardiaque: Il s’agit d’une explication de la physiologie du mécanisme de la méditation: si je passe du temps tous les jours en méditation ou contemplation, j'harmonise mon système physiologique au complet!

Nos sociétés modernes veulent du scientifique , du concret, du visuel…donc la science a  prouvé cela et explicité un mécanisme vieux comme le monde: Quand je suis dans un état de paix intérieure, je crée ce phénomène réflexe dont j ai parlé, et ma respiration descend à 6 respirations par minute...

On vous l’enseigne maintenant comme une panacée:):)  mais" L’homme JOIE" qui est à l’intérieur de vous,(selon le titre du merveilleux livre de Mr BOBIN) le sait déjà… 

On vous apprend ainsi avec des logiciels de bio feed back à revenir à ce rythme respiratoire apaisant 3 fois par jour… Et ce qui est important en effet c’est de trouver ce rythme de 6 respirations par minute ,car c’est à ce rythme que la physiologie s’apaise.:

INSPIRATION: 5 SECONDES, EXPIRATION: 5SECONDES ET AINSI DE SUITE.... vous pouvez vous entrainer aussi au début avec une application pour iphone ipad : type :" respirelax" ou d’autres …, mais ensuite, lorsque vous aurez trouvez le rythme,faite le au calme, loin d un ordinateur: votre corps apprendra vite, n ayez crainte: car cela lui est bénéfique     

Lorsqu’on vous l aura montré une fois, vous serez capable d y revenir tout seul et SANS LOGICIEL!!! ce n’est pas derrière un ordinateur qu’on se recentre et que l’on se relaxe le mieux:), donc essayer , chez vous au calme et revenez y… 3fois par jour ; 6 respirations par minutes ; pendant 5 minutes

Vous avez maintenant toutes les données. 

Ainsi, donc, sur le plan physiologique:  lorsque nous adoptons une fréquence cardiaque régulière, d’environ 6 respirations par minute, le rythme de nos fonctions biologiques vitales réduit le chaos. Les pulsations cardiaques plus amples et régulières entraînent une meilleure oxygénation de tous nos organes, et un meilleur fonctionnement de notre système immunitaire. Nous savons par les recherches scientifiques faites en Californie: que 5 minutes de cohérence cardiaque donnent 5 heures d’effets physiologiques positifs pour le corps… En situation de stress, nous retrouverons automatiquement ce « réflexe » qui nous permettra d’en sortir plus vite, à condition qu’on ait une pratique de "cohérence" tous les jours…

Le terme cohérence est intéressant, car il correspond à une réalité physique: le tracé entre 2  points de l’electocariogramme prend une courbe sinusoïdale, ou cohérente selon les critères de la physique lorsque nous respirons à ce rythme de 6 respirations par minute: Certes….mais sur un plan philosophique, je trouve intéressant que la médecine ramène l’homme du 21 ème siècle à s’assoir 3 fois par jour en conscience…pour un peu plus de cohérence…." L’homme qui s’est assis sur le sol de son Tipi pour méditer sur la vie et son sens, a su accepter une filiation commune à toutes les créatures et a connu l’unité de l’univers; en cela il infusait à son être l’essence même de l,humanité. Quand l’homme primitif abandonna cette forme de développement, il ralentit son perfectionnement" T.C.Mc Luhan: pieds nus sur la terre sacrée………..……….

Conclusion

Les recherches scientifiques ont démontré ce que beaucoup de « sages » savent et pratiquent depuis longtemps : la force de la méditation, de la prière, de la relaxation, selon ses convictions personnelles.

Des études faites dans des monastères de part le monde et dans des cultures religieuses différentes ont toutes montré une meilleure santé immunologique et nerveuse chez lez moines, moniales et autres adeptes de ces pratiques de silence et d’intériorité.

La guérison nous vient d’abord de l’intérieur…

Le cœur qui se met à battre à 21 jours de création de l’embryon, avant même que l’ébauche du système nerveux ne soit complète, a préséance sur notre existence et sa qualité. Le souffle qui nous a « animés » dès la première seconde hors du ventre de notre mère était déjà initié par un battement cardiaque régulier, mis en place au début de notre conception. Le « cœur empereur » comme l’appelle la MTC étant un reflet de l’énergie céleste à l’intérieur de notre matière.( " l’homme Joie" ) En allant par le souffle, retrouver une paix au niveau de nos battements cardiaques, nous nous relions à cette énergie plus grande que nous, en nous, qui apaise toute peur et angoisse, et nous relie à notre essence.

La cohérence cardiaque s’enseigne, j’offe aussi une consultation d’une heure dans ce sens, avec visualisation du tracé respiratoire sur écran …pour mes patients qui le désireront, mais je ne vous enseignerai rien: je vous accompagnerai pour que vous retrouviez ce rythme qui a été là dés le début de votre vie…et que beaucoup de peurs et de mental vous ont fait oubliés. Et vous n’aurez plus besoin d’écran pour le retrouver.

L"homme Joie" est à retrouvé en chacun  de nous..si nous pouvons être des guides, tant mieux…mais beaucoup d’entre vous le retrouveront facilement j espère avec ces quelques lignes

Amicalement

Christine

 

Metamorphosis : Body painting.

Par Le 03/05/2016

Metamorphosis : Body painting

Beauty concealed with nature: Amazing body art by Leonie Gené and Joerg Duesterwald

‘Metamorphosis‘ is a project by Laila Pregizer and Uwe Schmida (both photographers) & Leonie Gené and Joerg Duesterwald (both Bodypainters) that blends naked models with natural landscapes without any digital retouching. No Photoshop was used in the process and all the models were painted on location to create a seamless merging between body and background.

“These remarkable images encourage us to enjoy the curves, forms and subtleties of the nude body just as we would enjoy the graceful shape of a tree, the gentle rise of hill or the abrupt angles of a rock formation.”

Can you spot the models hiding in these pictures?  More information on their website Metamorphosis.

http://www.funpalstudio.com/beauty-concealed-with-nature-amazing-body-art-by-leonie-gene-and-joerg-duesterwald/

Metamorphosis Body Painting: 01Metamorphosis Body Painting: 01

 

 

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La voie de la Pleine conscience.

Par Le 02/05/2016

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"La pensée créatrice exige de l'attention.
Le pouvoir de l'attention développe la concentration. 
La concentration développe le pouvoir spirituel
Et le pouvoir spirituel est la force la plus puissante qui existe."


Charles F. Haanel


 

La pensée réclame de l'attention pour aboutir.

L'attention réclame une ouverture sur le monde.

La concentration réclame par contre l'observation de soi.

C'est l'observation de soi qui génère le pouvoir spirituel.

Et cette observation de soi ramène au monde mais pas dans le seul registre de la pensée.

La Pleine Conscience s'est éveillée en chemin. 


 

"Craint-on la transformation ? Mais sans transformation, que peut-il se produire ?

Qu'y a-t-il de plus cher et de plus familier à la Nature universelle ?

Toi-même, peux-tu prendre un bain chaud si le bois ne subit aucun transformation ? Peux-tu te nourrir si les aliments ne subissent aucune transformation ? Et quelle est celle des autres choses utiles qui peut s'accomplir sans transformation ?

Ne vois-tu donc pas que ta propre transformation est un fait pareillement nécessaire à la Nature universelle ? " 
 

Marc Aurèle. 
 


Questions inévitables :

"Suis-je en transformation intérieure ou suis-je juste attaché à la transformation de mes conditions de vie extérieure ?

Suis-je inscrit dans une évolution spirituelle ou bien matérielle ?

Est-ce que cette transformation matérielle peut satisfaire la Nature universelle ?

Est-ce que je suis porté par une évolution libératrice ou au renforcement des structures qui m'enferment ?
 

Se poser les questions une par une et prendre le temps d'y répondre

 

 



"Tu veux savoir quelle est, pour une vie, la plus vaste étendue? Vivre jusqu'à la sagesse.
Celui qui l'a atteinte touche non pas à son terme le plus reculé mais le terme suprême.
Qu'un tel homme se glorifie sans crainte, qu'il rende grâce aux Dieux et, mêlé à eux, qu'il s'attribue à lui-même, comme à la nature le mérite de ce qu'il fut. C'est à juste titre qu'il le fera : il a rendu à la nature une vie meilleure que celle qu'il reçut."
Sénèque.

 


 

 Que la nature, elle-même, se réjouisse de notre passage et qu'elle en imagine une vie plus belle encore pour les générations à venir...Voilà l'objectif suprême de la Pleine conscience.


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Une nouvelle conscience (site INREES)

Par Le 01/05/2016

La conscience survit

 

 

Une nouvelle conscience

 

http://www.inrees.com/articles/Une-nouvelle-conscience/

 

17 raisons d’appeler à son émergence. Ils sont astrophysiciens, biologistes, psychiatres, philosophes, enseignants, artistes, maîtres zen ou pionniers de l’écologie. Tous estiment qu’il est temps d’évoluer vers une nouvelle conscience, de soi et du monde. L’INREES leur donne la parole dans le hors-série n°1 d’Inexploré.

 

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Et si vous oubliiez tout ce que vous pensiez savoir des lois qui régissent le vivant ? XVIIe siècle, Newton décrit le monde comme un ensemble d’objets mécaniques et délimités, Descartes réduit le réel à ce qui est observable et mesurable – l’homme y compris. Emerge alors en Occident la représentation d’un univers fragmenté, déterministe, quantifiable. Tout devient maîtrisable, exploitable, consommable.
Au nom de quoi faire voler en éclat ces conceptions ? De la science elle-même. Depuis cent ans, des physiciens lèvent le voile sur de nouvelles dimensions. Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : « Après avoir dominé la pensée occidentale pendant trois cents ans, la vision newtonienne a fait place à celle d’un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L’avènement de la physique quantique et de la théorie du chaos a introduit les principes d’incertitude, d’imprévisibilité, d’influence entre l’observateur et le réel observé. Les atomes forment un monde de potentialités ou de possibilités, plutôt que de choses et de faits. Des phénomènes de mécanique quantique ne peuvent se comprendre avec les références classiques. Pourquoi par exemple, quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui étaient associés, l’un continue de savoir ce que fait l’autre, sans aucune communication ? Cela pose problème si on suppose que la réalité est morcelée et localisée sur chacune des particules. Le paradoxe n’a plus cours si on admet que les deux photons font partie d’une réalité globale, quelle que soit la distance qui les sépare. Ils sont interdépendants : chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. »

La réalité de cette nouvelle physique est multidimensionnelle, son univers constitué de matière, de flux d’énergie et d’information. Et si c’était le cas à tous les niveaux du vivant ? 
En biologie du cerveau, par exemple. Jean Becchio, médecin généraliste, président de l’Association française d’hypnose : « Dans les années 50-60, on pensait tout connaître du cerveau. Quarante ans plus tard, on est perdu ! La matière grise n’est plus considérée comme aussi primordiale : elle ne serait que le récepteur d’informations captées depuis l’extérieur, puis envoyées dans la substance blanche, où elles rencontrent d’autres informations issues du monde intérieur, de la mémoire, des émotions, des apprentissages… On vient aussi de trouver qu’il y a des neurones miroirs partout dans le cerveau, qui jouent un rôle important dans les phénomènes de sympathie, d’empathie et de compassion. Cette découverte fait évoluer la conception très robotique de l’humain ; il est d’abord un être relié aux autres. Le cerveau n’est plus étudié comme une boîte isolée, mais dans sa relation avec son entourage. »

Autre découverte de taille : le cerveau ne produirait pas la conscience. Pim Van Lommel, cardiologue, spécialiste des expériences de mort imminente : « Dans l’étude que j’ai menée sur des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque, 18% rapportent une expérience d’expansion de conscience au moment où ils étaient en mort cérébrale. Ils ont perçu leur réanimation, peuvent avoir vu des souvenirs de leur vie entière, interagi avec des proches décédés... Des millions de gens dans le monde ont vécu ces phénomènes – 9 millions aux USA, 20 millions en Europe. Notre étude (la plus importante à ce jour) met en échec les explications matérialistes – manque d’oxygène, hallucinations, rêves, etc. Elle prouve que le cerveau ne crée pas la conscience ; il n’est que le catalyseur qui rend possible son expérience – comme le poste de télévision n’est qu’une interface pour accéder aux émissions. La véritable conscience est non locale, plus vaste que ce que nous percevons dans la vie quotidienne, et capable de survivre au corps physique. » 

Il existerait donc une conscience supérieure à la conscience ordinaire… Une hypothèse en voie de validation scientifique. Roger Nelson, directeur du Global Consciousness Project, chercheur en parapsychologie à l’Université de Princeton : « Nos expérimentations ont montré que les gens étaient capables, par la pensée, d’influer sur le contenu d’une séquence de nombres aléatoire. L’effet est ténu, pas suffisant pour ouvrir une porte de garage à distance, mais assez pour comprendre que l’esprit n’est pas confiné à la boîte crânienne et peut entrer en relation directe avec différents aspects du monde. Nos capteurs détectent aussi un changement lorsque les gens se retrouvent en communion, à l’occasion d’un événement fort. L’interaction des consciences individuelles induit un échange d’information et la création d’une cohérence de champ, qui n’existait pas auparavant, qu’on appelle la conscience de groupe. Nous avons plus de 400 enregistrements de ce type ; à partir de ce seuil, les critères scientifiques admettent la réalité d’un phénomène. »

Il serait même possible, par cette conscience non locale, d’accéder à des informations affranchies de l’espace et du temps. Stephan A. Schwartz, chercheur principal sur le cerveau, l’esprit et la guérison à l’Institut Samueli (USA) : « Les expériences que nous avons menées prouvent, protocoles scientifiques et données statistiques à l’appui, que nous avons la capacité de décrire des choses, des lieux ou des gens éloignés, comme s’ils étaient sous nos yeux. Nous pouvons également décrire un événement qui ne s’est pas encore produit. Les données recueillies sont de deux types : des impressions de sens – par le goût, le toucher, les odeurs – et une impression de connaissance : je ne sais pas comment, mais je sais que c’est vrai. Il n’y a rien de surnaturel là-dedans : vous vous ouvrez simplement à cette part non locale de votre conscience qui n’est pas limitée par le temps et l’espace. Cette compétence se développe, à condition d’en avoir la volonté. L’intention est un point clé. »

De quoi chambouler profondément nos visions du monde et de nous-mêmes. Comme l’ont pressenti nombre de sagesses traditionnelles, notre identité profonde ne serait pas nos corps ni nos esprits individuels, mais cette conscience connectée à un grand tout.Lynne McTaggart, journaliste scientifique : « Lorsque les particules subatomiques conversent, elles échangent de l’énergie. Quand vous multipliez cette infime quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l’univers, vous obtenez une incroyable quantité d’énergie dans un espace vide. Ce champ permet de comprendre qu’il n’y aurait pas des objets séparés, mais un lien, c’est-à-dire une connexion si intriquée, si essentielle et si profonde qu’il est impossible de dire où une chose s’arrête et où l’autre commence. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. C’est un processus coopératif, qui doit nous inciter à dépasser la polarisation terrible que nous observons aujourd’hui, et vivre selon une image plus organique et plus holistique. » 

Sortir du sentiment de maîtrise absolue, retrouver le sens de la globalité, de l’humilité et des responsabilités...
Dans le rapport à soi, d’abord, la manière dont on s’envisage et dont on se soigne.Thierry Janssen, médecin psychothérapeute : « En parallèle d’une médecine de plus en plus technologique, émerge un paradigme de santé issu de cultures traditionnelles, qui insistent davantage sur la prévention et, lorsqu’il s’agit de soigner, le font de manière globale, en ne réduisant pas la personne à un corps-machine. Il me paraît absolument pertinent de considérer l’humain comme un être indivisible, dont les pensées influencent le fonctionnement biologique et dont le fonctionnement biologique influence la pensée, sans tomber dans l’idée que toutes les pathologies sont causées par des conflits psychologiques et que la résolution de ceux-ci suffiraient à guérir. Dans une perspective intégrative, l’idéal serait de soigner les patients avec empathie, en développant des relations de respect, en les considérant comme des individus multidimensionnels, tout en profitant des merveilleux outils que la technologie nous offre. » 

Evolution, aussi, dans notre rapport aux autres, ce que l’on inculque et ce que l’on transmet. Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, à l’initiative du Printemps de l’éducation : « Aujourd’hui, l’école est source d’inégalités car basée sur la compétition et non sur la coopération. Elle ne table pas sur l’échange et le partage des connaissances, mais sur un rapport autoritaire, qui n’autorise pas les enfants (et ils ne se l’autorisent pas eux-mêmes) à devenir auteurs de leurs propres vies. Notre époque n’a plus besoin des petits soldats de l’ère industrielle. Lorsque l’enseignant se positionne avec ouverture, en tant que guide et accompagnant, cela change totalement la donne. L’éducation intégrale, fondée sur le libre progrès de l’enfant, dans un cadre bienveillant, part du principe qu’il existe chez l’enfant une connaissance quasi-innée. Si on lui fait confiance, il sait très vite où il doit aller. Il faut stimuler le questionnement, les éveiller à leurs propres réponses. Y compris en matière existentielle, une dimension qui existe bel et bien chez les enfants. » 

Autres aspect fondamental : notre rapport à la nature. Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris : « Au lieu de prendre conscience de la beauté infinie de la planète et de considérer la Terre comme une oasis perdue dans un désert sidéral dont nous sommes totalement dépendants, nous continuons de la sinistrer, en agissant comme si ses ressources étaient inépuisables, comme si nous pouvions nous affranchir de cette nature que nous appelons “environnement”, comme si nous n’en faisions pas partie. Si des extraterrestres nous observaient, ils concluraient que nous avons des aptitudes mais que nous sommes inintelligents ! Tant que nous ne modifierons pas notre regard, nous serons dans cette dichotomie, dans ce dualisme totalement artificiel. A partir du moment où je suis à l’école de la nature, je ne cherche plus à m’imposer à elle, à la dominer ni à l’empoisonner, je suis à son écoute, j’observe son processus et je le respecte. Etymologiquement, humus, humanité, humilité, c’est la même chose. »

Jusqu’à notre rapport à l’univers, en prenant la mesure que nous n’en sommes qu’un des composants. Morvan Salez, chercheur en astrophysique : « Grâce à l’amélioration de la technologie, on trouve de plus en plus de systèmes planétaires très semblables au nôtre. Environ 780 exoplanètes ont été détectées de manière certaine, plus de 2000 sont en attente de confirmation. Les très importants progrès effectués dans la compréhension de notre propre écosystème ont aussi permis de découvrir que les bactéries sont absolument partout, dans des régions où l’on pensait que c’était impossible. Pour arriver à la biosphère actuelle à partir de molécules organiques inertes, il a fallu des mécanismes incroyablement subtils. Face à ce constat, on peut considérer que les paramètres de l’univers sont tels que si on laisse le temps agir à partir de bons ingrédients de départ, des formes de vie sont vouées à apparaître, peut-être très différentes de la nôtre. Nous dire que nous ne sommes pas seuls, c’est un électrochoc, qui peut remodeler en profondeur notre conception de nous-mêmes et de notre place au sein du cosmos. »

Cette évolution n’est pas un luxe : si on ne change rien, la planète court à sa perte, et nous avec. La crise actuelle n’est-elle pas révélatrice d’un besoin criant de retrouver un supplément d’âme, un sens et une cohérence ? Frédéric Lenoir, philosophe : « Les derniers grands succès de la littérature et du cinéma, tels que l’Alchimiste, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Avatar, réhabilitent les mythes, la magie, l’imaginaire. Preuve qu’on crève dans un rationalisme desséchant et que les gens ont besoin de rêver, de se relier au monde à travers des symboles, des archétypes. L’âme n’a pas suivi la croissance du corps matériel de l’humanité. Pourquoi ? Parce que nous ne la cultivons pas. On a aujourd’hui de plus en plus d’outils qui nous permettent de comprendre, de discerner, mais on ne sait pas bien s’en servir. Nous avons besoin de rééquilibrer notre cerveau. De plus en plus d’individus sont en quête d’une expérience intérieure qui touche leur cœur, leur vie. Ils sont à la recherche d’un éveil, d’un changement de conscience. Je crois que l’existence a un sens et que chacun peut le trouver, s’il le veut. » 

Pas seulement en acceptant un nouveau paradigme scientifique – qui ne serait alors qu’une idéologie de plus. Au-delà des théories, certaines expériences sensibles ouvrent sur une perception, intime, d’un autre réel : une musique que l’on écoute, un film que l’on regarde, une poésie que l’on lit, un paysage que l’on contemple… Jean François Clervoy, astronaute : « La Terre vue de l’espace, c’est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. Et on s’aperçoit que la couche d’atmosphère est fine comme du papier à cigarettes ; notre vie ne tient qu’à ce filet ! Tous les astronautes reviennent des vols spatiaux bien plus sensibles au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées. L’espace enrichit : sur le plan sensoriel, émotionnel, spirituel, existentiel. Quand on voit la beauté de l’univers, on se demande pourquoi c’est aussi beau, pourquoi on est si ému. Lorsqu’on regarde la Terre par le hublot, en apesanteur, on oublie qu’on a un corps, on a l’impression qu’on est simplement une conscience qui flotte, qui a le pouvoir de voir. Je crois que l’univers n’est pas limité à la matière, aux couleurs que je vois, aux émotions que je perçois. Il y a quelque chose de supérieur. »

Un quelque chose qu’il est possible d’explorer en lâchant la raison individuelle – et les postures sociales – pour laisser vibrer cette justesse d’intuition qui sommeille en nous.Jan Kounen, cinéaste : « Créer est un processus très intuitif. Tout à coup, une histoire résonne en moi et ne me quitte plus. Cette intuition compte beaucoup dans mes choix. Avant de prendre une décision, je surveille les signaux qui m’indiquent, physiquement et psychiquement, que je ne suis pas dans la peur, dans la détresse artistique. Sinon, la décision restera liée à l’énergie qui l’a fait naître. La pensée est créatrice, elle est liée à un monde énergétique que l’on nourrit, et qui nous alimente en retour. Je pense qu’il existe à l’intérieur de nous une intelligence plus efficace que notre seule intelligence mentale, laquelle est limitée par notre culture, notre vocabulaire, nos modèles, etc. Dans le monde indigène, l’imaginaire est un outil, qui permet d’accéder à des réalités différentes, qui toutes peuvent donner des informations importantes. »

Y compris en psychothérapie, où de nouvelles méthodes explorent l’invisible, au-delà de l’ego. Olivier Chambon, psychiatre : « Focusing, cohérence cardiaque, hypnose, TIPI… Ces techniques travaillent sur le monde de l’âme, du rêve, de l’imaginal, qui amène des compréhensions dépassant les connaissances habituelles. Lorsque la conscience est attirée vers l’ego, celui-ci la rétrécit, la ratatine et la conditionne. C’est en allant chercher des choses extérieures à lui qu’on permet à l’ego de trouver des voies de transformation qu’il ne trouve pas en lui-même. On apprend à faire attention à des choses inconnues, irrationnelles, éphémères, imprévues, incontrôlées. En voyage chamanique sous hypnose ou en EMDR, on accède à des parties du soi oubliées, des souvenirs qu’on ignorait avoir, des énergies nouvelles, ainsi qu’à un espace de pardon, de compréhension et de confiance, où l’on peut se voir et voir les autres sans juger ni blâmer. On obtient alors un rééquilibrage à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel. » 

Mais la prise de conscience ne suffit pas. Elle doit se cultiver au quotidien. Thich Nhat Hanh, maître zen : « Pour que la paix, la joie de vivre, l’amour et l’espoir puissent émerger, il faut prendre soin de l’instant présent, être conscient d’être vivant, qu’on est en train de marcher sur la planète Terre, d’entrer en contact avec les merveilles de la vie. Cela s’acquiert par une pleine conscience nourrie à chaque instant, de la concentration sur le présent, et une bonne gestion de ce moment. Réorganiser sa vie quotidienne, sa manière de travailler, de manger, de dormir, de respirer… Etre capable de préserver la paix, la compréhension et la compassion dans n’importe quelle situation, est une pratique spirituelle. Une fois qu’on est habité par cette vision juste, on existe en tant qu’être véritable, solide, libre et joyeux, et on peut avoir une influence sur le monde. Il n’y a pas de cloison étanche entre le soi et le non-soi. Chaque énergie que vous émettez en termes de pensée, de parole et d’acte, a un effet sur tout le cosmos. » 

Exemple très concret avec la MBSR, une méthode de réduction du stress par la pleine conscience, implantée dans 550 hôpitaux aux Etats-Unis (et 200 ailleurs dans le monde).Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, concepteur du programme : « Le MBSR met de l’énergie sous forme d’attention dans ce qui va en nous, plutôt que dans ce qui ne va pas. Le patient devient acteur de sa santé, en entrant en contact avec le paysage de son être. En habitant le moment présent, qu’il soit plaisant ou non, sans rien prendre personnellement, sans créer une narration sur sa douleur, on finit par voir les idées et les opinions pour ce qu’elles sont : des habitudes de l’esprit, qui ne sont pas la vérité. Je ne suis pas ma douleur, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mon cancer. Sans médicament ni chirurgie, juste avec la pleine conscience cultivée comme un muscle, la MBSR permet de réduire durablement les symptômes. Ce type de pratique change non seulement l’activité cérébrale, mais la structure du cerveau. Et il n’est pas le seul à être plastique : vos chromosomes, vos cellules, tout en vous est capable de changer en fonction de la façon dont vous mangez, dont vous aimez, dont vous faites de l’exercice, du temps que vous prenez pour le calme et l’attention méditative. »

Direction le pays des Bisounours et de l’amour rose bonbon ? Non. Le but n’est pas de vivre perché bien au chaud sur un petit nuage, mais au contraire de trouver en soi la lucidité et la force de cerner la réalité sous toutes ces facettes, même les plus sombres, et passer à l’action contre tout ce qui nous désincarne, faute de sens et d’âme. Fabrice Midal, fondateur de l’Ecole occidentale de méditation : « On n’a jamais rendu les hommes heureux en les gavant de sucreries ! Seule la vérité apaise réellement le cœur humain. Si nous ne l’affrontons pas, nous ferons de la spiritualité un rêve de plus. Impossible de s’asseoir et de méditer un moment sans rencontrer la souffrance. Mais à mesure qu’on s’y engage, la conscience s’ouvre et devient assez vaste pour soutenir les défis et les difficultés. L’important n’est pas d’avoir les solutions toutes faites, mais d’ouvrir notre champ de vision et notre capacité à faire face. La spiritualité doit chercher à comprendre le pire, afin de trouver des manières justes d’y répondre. La méditation donne le courage de revenir à l’essentiel. Elle montre un autre rapport à tout, fondé sur l’attention et la bienveillance. Partout où il y a l’être humain, il y a la possibilité d’un acte gratuit qu’on ne peut commander, instrumentaliser ni pronostiquer. C’est cela qu’il nous faut reconnaître, préserver et cultiver. »

Aimer l'énergie en soi.

Par Le 01/05/2016

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L'énergie vitale

http://www.pranahvital.com/%C3%A9nergie-vitale/

Le corps humain est maintenu en vie par un flux énergétique appelé énergie vitale. Cette énergie entretient le corps en parfait état de santé, condition normale de l’être humain. Dans cet état de santé, nous ressentons le bien-être et la joie de vivre

Chacun de nous dispose d’un potentiel d’énergie vitale individuelle, variable selon ses acquis depuis la naissance. Elle augmente ou diminue en fonction de notre mode de vie sur le plan physique et émotionnel.

Le manque d’énergie vitale entraîne des défaillances dans le fonctionnement du corps.

Toutes les fonctions vitales indispensables sont régies par cette énergie intérieure intelligente et fiable qui rend possible la vie corporelle.

Cette intelligence vitale qui contrôle toutes les activités du corps, effectue des milliards de fonctions en même temps sans que nous en ayons conscience. Nous ne pouvons pas arrêter consciemment ces processus vitaux essentiels comme les battements de notre cœur, par exemple.

L’autoguérison, une capacité naturelle du corps humain, dépend de la vivacité de cette énergie. Il s’agit d’une intelligence qui met en place des processus visant à rétablir le bon fonctionnement de l’organisme lorsqu’il y a déséquilibre. Cette intelligence dépasse le niveau de compréhension de notre mental.

Il suffit d’observer le processus de cicatrisation d’une plaie pour voir cette intelligence à l’œuvre.

Autre exemple d’expression de cette intelligence vitale : la fièvre. Elle est là pour nettoyer le corps de tout ce qui est indésirable. Plus un individu recèle de puissance vitale, moins son organisme tolère l’accumulation de toxines ou toute cause de déséquilibre.

L’énergie vitale est de nature spirituelle. Elle existe au-delà de ses manifestations physiques.

Quand nous sommes ancrés dans le moment présent, il est possible de ressentir tout ce flux vital qui émane de l’intérieur de nous.

Il va de soi que seule une vie saine permet de garder ou augmenter son potentiel d’énergie vitale.

Le sommeil, la relaxation et la méditation rechargent nos batteries.

La respiration, de préférence au grand air et au soleil, nous emplit d’énergie. La respiration est une fonction sur laquelle nous pouvons avoir une action directe à tout moment.

Chaque fois que nous emplissons nos poumons d’air, nous vitalisons en même temps  notre organisme avec un principe vital appelé prâna. Le prâna, c’est la vie. Nous respirons la vie

Le soleil nous nourrit. Tout en évitant l’exposition excessive aux heures chaudes, respirons, bougeons notre corps, marchons pieds nus sur l’herbe, le sable, la terre et remercions le soleil.

Une alimentation vivante, donc majoritairement cru, est primordiale  pour maintenir notre énergie à bon niveau.

Le lien au vivant nous vitalise également: les animaux, la nature, le massage...

Notre manière de penser a également une influence déterminante sur notre vitalité: 

Le rayonnement du plexus solaire est perturbé par les émotions négatives. Quand notre soleil intérieur ne génère plus assez d’énergie pour vitaliser le corps, l’afflux de vie et d’énergie ralentit ou se bloque d'où un dysfonctionnement physique par " manque de carburant" !

Il apparaît clairement que le fait de laisser briller notre lumière intérieure  fera disparaître les zones d’ombre qui perturbent le flux du plexus solaire. Et faire briller notre lumière passe nécessairement par l’énergie et l'intelligence du cœur.

En conséquence, à chaque moment de nos journées, soyons conscients combien nos états d’être, nos émotions sont déterminants quant à l’augmentation ou la diminution de notre énergie vitale. Ayons toujours à l’esprit que les émotions négatives, les conflits, les tensions intérieures, les peurs  bloquent ou annihilent cette énergie de vie.

Sentons à quel point les états d’esprit toujours positifs, joyeux, l’Amour, l’humour nous font vibrer dans de hautes fréquences bienfaisantes.

Il est donc important de vivre authentiquement selon ses ressentis et ne condamnons pas les désirs physiques s’ils sont authentiques.

Être en accord avec ce que nous sommes réellement au fond de nous-mêmes nous relie à l’Esprit Universel. Cette reconnexion avec l’Esprit Universel nous emplit de cette énergie de vie qu’est l’Amour, le véritable carburant de notre énergie vitale .

 

John Lilly et "le cinquième rêve".

Par Le 01/05/2016

Je ne m'explique pas le fait que le milieu cinématographique ne se soit pas encore intéressé à la vie de cet homme. Cela ferait un film extraordianire, à l'image de ce parcours de vie totalement atypique.

Il y a en tout cas un sacré roman de fiction à écrire...

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La vertigineuse glissade de John Lilly sur l'échelle du Soi

SPIRITUALITÉ

La vertigineuse glissade de John Lilly sur l'échelle du Soi

par Patrice van Eersel

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Commençons par vous exposer abruptement un morceau la règle du jeu que nous jouons tous, sans forcément le savoir. Prenez un citoyen lambda, qui vit tranquillement sa vie, quelque-part autour de son centre de neutralité (métro-boulot-dodo, mais sans angoisse).

Tout d'un coup, bim! sans qu'il ne l'ait vu venir, il se casse la figure (son amour le quitte, sa boite le fiche dehors, la maladie lui tombe dessus, etc). Comme si une trappe s'ouvrait sous ses pas et qu'il se ratatinait trois mètres plus bas sur une dalle de béton (ce que John Lilly appelle “ tomber en "-24" ”). Il lui faut ensuite, vous le savez bien, une énergie folle pour se rassembler, se réparer, puis remonter, barreau après barreau, jusqu'au niveau neutre, consensuel, où nous vivons habituellement en société. L'embêtant, c'est que la chose va se renouveler, le piège se rouvrir sous ses pas, deux, trois, dix, cents fois. Nous retombons à longueur de vie dans les mêmes erreurs. Jusqu'au jour où, "par miracle", au lieu de tomber inconsciemment, ce bonhomme-là a la chance (allez savoir pourquoi...) de parvenir à rester lucide pendant le très bref instant de sa chute. Alors il s'aperçoit, stupéfait, que la dalle de béton "-24", qu'il connait bien, puisqu'il s'y est si souvent cassé le nez, est en fait une planche, souple, un tremplin ! S'il parvient à rebondir dessus, à pieds joints, Whaaaouh! il remonte d'un coup, et directement en "+24" ! John Lilly appelle cela "l'effet trampoline".

Si vous avez la chance de vivre ça, vous vous apercevez que la chute en "-24", du moins cette façon-là de vous retrouver en état négatif de base, ne vous pose plus de problème. Vous avez définitivement désamorcé un "métaprogramme négatif" de votre biocomputer, dirait John.

Et pour la vie !

Mais qui est ce John ?

Mort en 2000, ce personnage digne de la plus ambitieuse science-fiction était né en 1915...
 

Extrait du "Cinquième Rêve", de Patrice van Eersel. (éd. Grasset et livre de poche)

Dans les années 50, le Dr John Lilly avait dirigé la Section d'intégration corticale du Laboratoire de neurophysiologie de l'Institut national de la santé mentale des Etats-Unis, avant de partir dans une maison amphibie, créée par la Navy dans les îles Vierges, pour tenter d'enseigner l'anglais à de jeunes dauphins ! Cela servit de canevas à “ Un Animal doué de raison ”, le roman de Robert Merle. Mais les vrais dauphins ne parlèrent jamais une langue humaine. Du coup, John Lilly abandonna cette recherche pendant quinze ans et se tourna vers l'étude de la conscience humaine... Il se trouve que John était aussi l'inventeur du caisson à isolation sensorielle au début des années 50. Il décida alors d'utiliser cet étrange véhicule sous LSD - pour effectuer des "voyages intérieurs" faramineux...

Au début de l'exploration, il s'agit encore d'un neurologue hyperrationnel et froid, habité par l'ambition démesurée de comprendre l'interface cerveau/esprit. En bon cartésien, il ne fait confiance à aucun a priori théorique et veut tout ré-expérimenter lui-même. Mais alors que René Descartes y parvient par la seule puissance d'abstraction de sa machine mentale, John Lilly, Américain authentique, a besoin de matérialiser la proposition.

Est-ce possible ?

"Essayons, propose-t-il en 1953, de nous libérer un instant de tout contexte, de toute pression sociale. Imaginons une période de vacances où tout souci d'intendance serait pris en charge et tout besoin physique immédiatement satisfait. Imaginons-nous immergés dans le silence et l'obscurité, libérés même de la pesanteur. Qu'adviendrait-il de nous et de notre conscience?" La thèse qui prévaut à l'époque est que la vigilance d'un individu se nourrit en permanence d'in-puts sensoriels arrivant du dehors. Privé de toutes sensations, vous tomberiez illico dans le sommeil. Expérimentalement, le "Je pense donc je suis" de Descartes serait donc impossible à vérifier à l'état pur. "Expérimentons cette impossibilité", se dit John.

Ayant entendu parler de caissons remplis d'eau, dans lesquels on testait pendant la seconde Guerre Mondiale la résistance des plongeurs de combat, il s'en procure un et y passe immédiatement plusieurs heures, flottant tout nu dans le noir total.

Il s'agit d'une sorte de citerne de deux mètres de haut et d'un mètre cinquante de diamètre, fermée comme une cocotte-minute, où le cobaye respire grâce à un masque relié à une pompe à air. Ce masque est assez inconfortable. Après en avoir testé des dizaines de modèles, notre Descartes américain finit par mettre au point un système moins contraignant, le fameux caisson Samadhi, où le corps flotte horizontalement, sans masque, dans une solution d'eau à 34°C, saturée de chlorure de magnésium, ou sel d'Epsom.

Quelle que soit la forme du caisson, l'essentiel émerge dés les premières minutes de la première séance : mise en état d'isolation sensorielle, la conscience humaine, loin de s'éteindre dans le sommeil comme le prévoit la théorie comportementaliste, redouble d'intensité et d'acuité. On dirait qu'elle profite de l'économie réalisée par l'organisme - qui n'a plus à se soucier de conserver chaleur et équilibre, ni de trier les milliards de données enregistrées à chaque seconde par tous ses sens - pour déballer de ses tiroirs inconscients un énorme matériel.

Jamais John n'a connu pareille concentration, pareille attention, pareille présence au monde. Face à lui il n'y a d'abord que l'écran noir de son esprit curieux. Evidemment, très vite, l'écran se couvre d'images. Mieux, l'écran disparait, laissant place à des paysages imaginaires que John s'en va explorer à tire d'aile. Exactement le même genre de cinéma surréaliste que l'on se joue parfois, involontairement, le soir avant de s'endormir.

Mais là, pas de sommeil. Et le "cinéma surréaliste" est une netteté impressionnante.

Parfois, John a littéralement l'impression de sortir de son corps et de survoler, tantôt le quartier où il habite, tantôt le monde de son enfance, tantôt la mise en scène de ses fantasmes névrotiques, tantôt des planètes fantastiques dont il ne parvient pas à s'expliquer l'origine.

Bref, ce jeune neurologue américain découvre à sa manière l'univers intérieur et la psyché.

La voie des ermites en méthode accélérée. L'intéressant vient de ce que, doué d'un esprit particulièrement audacieux et formé à la rigoureuse méthode scientifique, John Lilly utilise l'isolation de ses sens pour explorer son propre esprit comme un pays à cartographier. Vertigineux royaume imaginal, bien-connu des Tibétains, des soufis et de tous les grands introspectants, que Lilly ignore totalement.

En une dizaine d'années, grosso modo de 1953 à 1964, notre savant va patiemmentbaliser ses univers intérieurs, repérant toutes les constantes : les modes d'approche, les corrélations avec le contexte extérieur, les ordres de succession, les secteurs "neutres", les zones effrayantes, cauchemardesques, les paysages sublimes, jubilatoires, les veines riches en surprises, où l'exploration peut sans cesse àtre repoussée plus loin, les zones frontières, véritables murs de béton, où l'esprit semble ne plus pouvoir avancer d'un millimètre.

Question : quel rapport avec les dauphins ?

Une certaine rumeur voudrait que Lilly ait inventé le caisson à isolation sensorielle parce que, s'interrogeant sur le sentiment intérieur des dauphins, il se serait demandé ce qui se passerait si l'on flottait comme eux, entre deux eaux, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. J'ai contribué à colporter cette rumeur, que John a sèchement démentie, lors d'une conférence à Paris en 1984. Il est néanmoins clair qu'un certain nombre de parallèles n'ont pas tardé à apparaitre entre les deux recherches. Par exemple entre le type de fonctionnement électro-cérébral de l'humain plongé dans un caisson - en onde alpha, voire en téta, tracé typique de la méditation profonde, juste entre la veille et le sommeil - et l'état intérieur supposé des dauphins. Mais il y a une passerelle plus fondamentale entre les deux recherches. John va en effet finir par s'apercevoir que son rêve de "communication inter-espèces" suscite un immense scepticisme chez la plupart des scientifiques. Pour eux, il s'agit de fantasmes.

Leur apporterait-on une preuve tangible, par exemple l'enregistrement de phrases entières prononcées par des dauphins, qu'y verraient-ils ? De pures projections anthropomorphiques, un mimétisme de perroquets aquatiques. Pour la science actuelle, il est impensable qu'un animal ait un esprit. Or une communication ne peut se nouer qu'entre deux esprits.

"Mais, se demande John, mes collègues connaissent-ils le leur, d'esprit ?"

Il est convaincu que la communication avec les dauphins dépend de l'idée que l'homme se fait d'eux. "Si un homme, écrit-il dans Mind in Waters, parvenait à faire comprendre à un dauphin qu'il admet n'avoir qu'une compréhension limitée du monde delphinien, mais qu'il désire compléter son modèle, il se peut alors que le dauphin coopère, à long terme, dans une recherche mutuelle plus stratégique." Or l'idée que nous nous faisons d'eux dépend de celle que nous nous faisons de nous...

Une coïncidence fascine John : au-dessus de l'entrée du temple de Delphes, où la légende veut qu'Appolon soit venu jadis déguisé en dauphin, les Grecs avaient écrit :Gnothee seauton, connais-toi toi-même. Se connaitre soi-même d'abord.

Les espaces géants, et encore incompréhensibles, dont John soupçonne l'existence dans l'esprit des dauphins, communiquent forcément, pense-t-il, quelque-part, avec les espaces de nos propres esprits. Mais... c'est quoi, un esprit ?

A peine posée, la question lui rebondit à la figure : à mesure qu'il passe des dizaines, puis des centaines, puis des milliers d'heures dans son caisson à isolation, John s'aperçoit qu'il se connait fort mal lui-même. Il en conclut que toute recherche sérieuse sur la communication avec une autre espèce doit forcément s'appuyer sur une double série d'informations : sur le monde intérieur de l'“esprit” (nous) , autant que sur le monde extérieur de la “matière” (eux).

Et que découvre-t-il à l'intérieur de lui-même? On est à l'aube de l'informatique. John fait partie des universitaires américains qui ont la chance de pouvoir travailler sur les premiers ordinateurs dinosauriens des années 50. Scientifique typique de ces années, Lilly est frappé par une analogie, qui ne le lâchera plus : notre esprit semble fonctionner comme un fabuleux ordinateur. Il le baptise human biocomputer.

A les observer de prés, tout se passe en effet comme si nos mondes "intérieurs" étaient programmés. Partiellement programmés depuis l'extérieur, par des logiciels génétiques, sociaux, familiaux, etc; mais aussi partiellement autoprogrammables par d'autres logiciels, que notre moi conscient peut créer et modifier à volonté. Or Lilly finit par découvrir que les logiciels programmés "de l'intérieur" par le sujet volontaire n'ont pas de limites. Il appelle la partie "programmante" de notre être, notre moi autonome, pouvant devenir conscient et volontaire à la suite d'un gros travail d'introspection self-metaprogrammer.

Le tout, dit-il, est de savoir discerner, puis contrôler les "métaprogrammes négatifs", c'est à dire les logiciels de logiciels qui, de l'extérieur ou de l'intérieur de nous-mêmes, nous hypnotisent et nous empêchent d'évoluer, souvent depuis la petite enfance. "Quand vous entrez dans le caisson à isolation, écrira-t-il plus tard dansPrograming and metaprograming the human biocomputer, votre logiciel personnel de routine continue de fonctionner. Si vous ne mettez pas un autre logiciel convenable en route, vous perdez votre temps : on peut passer des heures là-dedans sans qu'il ne s'y passe rien. Ou bien vous vous laissez submerger par vos métaprogrammes négatifs (nous en avons tous reçu une quantité durant notre enfance). Il faut apprendre à les repérer et à les désamorcer. Ce n'est pas facile du tout. Personnellement, j'ai eu besoin pour y parvenir de suivre une psychanalyse. Ca m'a beaucoup aidé. Je me suis aperçu que, s'il existait effectivement de "mauvaises pensées", hostiles, inhibantes, culpabilisantes, se croire inférieur, inutile, mauvais... il n'existait pas en revanche de mauvais "mode de pensée". Le mode ne peut pas être négatif. C'est la première grande leçon de l'auto-exploration : l'univers intérieur est sans interdit, infini. Ainsi, l'horizon du métaprogramme "Quoi penser ?" peut et doit être aussi vaste que possible. Il n'a de limites que celles que nous croyons devoir lui imposer - et cette croyance est elle-même un métaprogramme, dont la malléabilité ne peut être vérifiée que par l'expérience."

Cette dernière idée deviendra peu à peu la clé de voute de toute sa recherche, formulée ainsi : "Dans la province de l'esprit, ce que l'on croit vrai est vrai ou le devient, à l'intérieur de limites qu'il faut trouver par l'expérience et l'expérimentation. Ces limites sont elles-mêmes des croyances à dépasser. Dans la province de l'esprit, il n'y a pas de limites."

Pendant des années, John Lilly va jouer, tel un artiste-mathématicien de l'existentiel, à "inventer puis à se faire croire à l'existence d'autres mondes" - mondes géants, mondes nains, mondes fantastiques, radicalement différents du notre -, s'apercevant, stupéfait, qu'il peut y voyager, y connaître la peur, la tristesse ou la joie, mais surtout y tenir des raisonnements logiques. "J'ai dû faire beaucoup d'expériences sur moi-même pour vérifier ma théorie, la modifier, en faire une part de mon propre biocomputer. A mesure que la théorie pénétrait et reprogrammait ma machinerie à sentir et à penser, ma vie changea rapidement et radicalement. De nouveaux espaces s'ouvrirent; de nouvelles compréhensions, un nouvel humour apparurent. Et un nouveau scepticisme émergea de tout cela. "Mes propres croyances sont incroyables" dit une nouvelle métacroyance."

Que deux "biocomputers humains", chargés de métalogiciels différents, puissent spontanément communiquer entre eux, le fascine. A croire qu'ils ne sont pas aussi différents que cela. Et pourtant si : il n'y a pas deux individus identiques. Et le fait de ne pas savoir communiquer, voilà l'origine de la plupart des maladies mentales. L'influence de l'école psychologique de Palo Alto, animée par Gregory Bateson et Milton Erickson, grands défricheurs notamment de la schizophrénie, semble évidente. L'idée que l'on puisse programmer soi-même son malheur (ou son bonheur), sous-tend une bonne part de l'oeuvre de Paul Watzlawick, qui deviendra le porte-parole de cette école : "Le langage, écrit Watzlawick, ne reflète pas tant la réalité qu'il ne la crée."

Plus il s'enfonce dans ses univers intérieurs, plus Lilly apprécie, au retour, notre monde consensuel "normal". Mais c'est chaque fois pour repartir plus profondément en lui-même peu après.

Pour plonger encore plus profond, tous les moyens sont bons. C'est une tête brûlée. Jusqu'en 1964, bien que présentant le profil type des chercheurs qui, dés la fin des années quarante, autour d'Aldous Huxley ou d'Ernst Jünger, goûtent aux hallucinogènes (dont le LSD synthétique mis au point accidentellement par le Suisse Albert Hoffman des laboratoires Sandoz), John Lilly se tient à l'écart des drogues. Il n'en a guère besoin. Son caisson à isolation sensorielle lui suffit. Il faut dire que John s'avère un voyageur intérieur hors pair - aidé, donc, les premières années, par une psychanalyse qui, dit-il, "m'aide à mettre suffisamment à nu mes projection négatives pour que je ne m'identifie pas à elles."

Cette autoexploration va connaître un énorme coup d'accélérateur lorsque les psychotropes entrent dans la danse. Officiellement approvisionné en LSD pur par Sandoz (opération courante, et légale, en recherche psychiatrique, aux Etats-Unis, jusqu'en 1966), John "visite" (le plus souvent à l'intérieur de son caisson à isolation sensorielle) ses fantasmes à une vitesse tellement folle qu'il va faire exploser toute une première ceinture de "métaprogrammes négatifs". Il verra apparaitre, sous des formes plus ou moins monstrueuses, les femmes qu'il a désirées ou avec lesquelles il fait l'amour, sentira remonter toute son éducation catholique, culpabilisante et puritaine, entretiendra mille rapports avec tous les personnages que sa vie lui a fait rencontrer depuis sa prime enfance, mais aussi avec d'autres, jamais vus jusque là, il revivra ses cauchemars d'adolescents, refera ses calculs de chercheur, retombera sans arrêt dans les mêmes échecs, enlisé dans les mêmes obsessions.... Il testera ses résistances, régressera au stade du nourrisson, urinant sur lui-même, béat.

Puis il approchera de zones rouges et noires où son esprit renaclera à l'emmener. Bientôt il verra ses peurs prendre des visages inhumains terrifiants, il errera des éternités dans d'interminables labyrinthes, luttera contre des monstres qui tenteront de l'envahir par de vastes brèches ouvertes dans son crâne... chaque fois qu'il voudra approcher les frontières de ses "provinces intérieures".

Frontières autoprogrammables à volonté par un self-metaprogrammer devenu conscient ? Pas évident. Avant d'apprendre à déjouer ses pièges intérieurs, à "désamorcer ses métaprogrammes négatifs" - pour déboucher ensuite sur des espaces prodigieux de clarté, où il connaitra d'ineffables extases - John Lilly va d'abord manquer mourir, de très peu. Une sorte de tentative de suicide inconsciente, en 1964 - mise en route par qui sait quel programme ? Une NDE (near death experience, ou expérience de mort imminente). Aux portes de la mort, un contact fulgurant avec une certaine "réalité ultime". Contact pouvant conduire à ce que les sages de l'Inde appellent le samadhi, ceux du Japon le satori, ceux de l'Occident l'union mystique avec Dieu... Phénomène aussi vieux que l'humanité, mais qui, longtemps considéré comme réservé à une élite spirituelle, semble se manifester de plus en plus souvent depuis que, grâce au formidable perfectionnement des techniques de réanimation, les "rescapés de la la mort" des Unités de Soins Intensifs des grands hopitaux modernes se comptent par millions.

Notre homme a donc connu, en 1964, "l'ineffable sensation de plonger dans un pur soleil d'amour et de connaissance"... D'abord, il avait longuement flotté dans un vide infini, d'une obscurité totale. Une zone qu'il connaissait par coeur, depuis des années, et qu'il avait baptisé "Point Zéro Absolu" - c'est là qu'il avait peu à peu appris à venir se repositionner, quand il se sentait menacé par quelques "fauves intérieurs". Comme toujours, l'obscurité avait ensuite peu à peu cédé la place à un "paysage".

Mais tout de suite, il avait senti quelque-chose de vertigineusement neuf. En fait, il n'y avait aucun paysage. Juste de la lumière. Une lumière d'or extraordinaire, "toute irradiante d'amour".

John n'avait plus de corps. Il se sentait réduit à un simple point. Toute sa conscience semblait pourtant présente, toute sa mémoire, ainsi que la sensation de voir, d'entendre, de sentir... Justement, voilà qu'il sentait qu'on s'approchait de lui. Cela venait de l'horizon. Il finit par distinguer deux autres "points de conscience", deux... entités. Plus elles s'approchaient, plus John sentait qu'elles dégageaient quelque-chose d'incroyable, une chaleur comme il n'en avait jamais ressenti de sa vie. A la fin la sensation était devenue si forte qu'il eut l'impression qu'elle l'anéantirait si les deux entités s'approchaient davantage. Son "moi" se fondait littéralement en elles. Elles s'arrêtèrent à l'extrème limite de sa résistance à "l'anéantissement dans l'un, le Rien absolu".

Leur long échange fut pour lui une extase. Il sut qu'il ne pourrait en conserver qu'une partie en mémoire.

"A la fin, elles me dirent que c'était moi qui les séparais en deux, que c'était ma façon de les percevoir, mais qu'en réalité elles n'étaient qu'un dans l'espace où je me trouvais alors moi-même. (...) Elles dirent aussi qu'elles étaient mes gardiens, qu'elles veillaient sur moi bien avant cette expérience, en fait depuis toujours, mais que je ne me trouvais généralement pas en état de les percevoir."

Plus tard, John se rendit compte qu'il avait déja rencontré ses "guides" à trois reprises dans sa vie. Chaque fois, cela s'était produit alors qu'il se trouvait au plus mal : à sept ans, lors d'une ablation des amygdales; à dix ans, une tuberculose l'ayant à moitié tué; à vingt-trois ans, l'arrachage de toutes ses dents de sagesse ayant nécessité une anesthésie générale. Les trois premières fois, il avait oublié jusqu'à la rencontre elle-même. La quatrième lui laissa un souvenir indélébile.

Rejoindre la dimension où il pourrait retrouver ses guides devint un objectif essentiel. Il y parvint encore deux ou trois fois, par hasard. Puis sa technique de "pilotage intérieur" s'améliora à un point tel qu'il sut s'y rendre à volonté.

Lors de leur avant-dernière rencontre "par hasard", les deux guides laissèrent entendre à John qu'il lui faudrait radicalement changer de vie. Tout était à revoir, disaient-ils, à la lumière de l'ancienne règle d'or, ainsi reformulée par le psychiatre Erik Erikson : "Fais/ne fais pas aux autres ce que tu voudrais que les autres te fassent/ne te fassent pas; les autres comprenant les autres espèces/entités/êtres de cet univers."

Pour commencer, suggérent donc ses "guides", John devrait laisser les dauphins tranquilles. En un mot, abandonner toute sa recherche delphinienne. L'idée le laisse d'abord perplexe.

Mais voilà que, peu de temps après, cinq des huit dauphins prisonniers dans ses bassins des Iles Vierges (voir Le 5° Rêve), se suicident, à quelques jours d'intervalle - en refusant de se nourrir ou en se précipitant contre les murs.

Une monstrueuse hécatombe. En captivité, tous les dauphins meurent jeunes (plus tard, Lilly reconnaitra que les chiffres présentés par les delphinariums, pour prouver la "longue espérance de vie des dauphins en captivité", sont généralement truqués). Mais là... c'est trop fou. Toute l'équipe est en deuil.

Pour John, il ne peut s'agir d'une coïncidence. "Si j'avais écouté le conseil de mes guides, se dit-il, le drame aurait pu être évité." Alors il n'hésite plus. Les trois dauphins survivants sont rapidement sortis de leur bassin et emmenés au large, dans un gros hors-bord, puis remis à l'océan d'où on les a arrachés l'année précédente, Les deux plus jeunes (entre trois et cinq ans) ne comprennent pas. Il sortent sans cesse la tête de l'eau, désirant rejoindre les hommes. Heureusement, le troisième a plus d'expérience (une vingtaine d'années) : il leur donne des coups de rostre, pour les obliger à rester sous la surface (autrement, les pêcheurs finiraient par les tuer). Finalement, les trois cétacés disparaissent. Et John Lilly se retrouve tout d'un coup très seul. Il réalise à peine ce qu'il vient de faire.

D'un point de vue professionnel, l'évènement tombe mal. John vient juste de recevoir des crédits inespérés, de la Navy et de plusieurs autres organismes, pour son centre humain-dauphin.

Que va-t-il dire à ses commanditaires? Que des voix intérieures lui ordonnent de tout stopper ? C'est ce qu'il fait. En y mettant à peine les formes. Du jour au lendemain, sa réputation est faite : ce type est cinglé. Grand crac dans la vie du chercheur.

Après avoir rendu à l'administration tout le materiel, en particulier le gros ordinateur avec lequel il a vainement tenté de créer une passerelle linguistique entre humains et dauphins, John négocie la réintégration, dans divers services de la Santé Publique, de la trentaine de personnes dépendant de lui, sur l'åle et ailleurs, Puis il publie, dans le Journal de la Société Accoustique, un dernier article, intitulé "Reprogrammer les productions sonores du dauphin Tursiops", où il explique qu'au lieu d'utiliser la grille psychologique limitée des réflexes conditionnés et du système punition/récompense, on ferait mieux de comprendre que le dauphin peut, grâce à son très grand biocomputer, se reprogrammer lui-même, une fois entré en interaction continue avec l'homme. Et cette fois, c'est bien fini.

Sa femme le quitte. Plus question de prendre du LSD : devant l'ampleur du phénomène "psychédélique", l'administration américaine interdit tout usage du redoutable acide. Une nouvelle vie commence pour John. Que faire ?

Il s'interroge longuement sur l'avenir de la recherche fondamentale. Comment définir le mot fondamentale ?

"La recherche, écrit-il, est de plus en plus liées aux applications immédiates. Pourtant, quand vous les interrogez des scientifiques sur leurs motivations profondes, vous découvrez, derrière leurs railleries ou leurs baillements génés, que la plupart sont mûs d'abord par le respect, la stupeur, l'adoration émerveillée du réel. Nous devrions beaucoup nous préoccuper des motivations profondes et des valeurs morales des jeunes gens interessés par les sciences.

Sans le respect et même, pourrait-on dire, l'adoration de l'inconnu, ils peuvent devenir des monstres. Il faut avoir vécu, expérimenté, les forces colossales qui gisent hors de nous et en nous, pour devenir sages.

"Mais notre mental évolue de façon terriblement arbitraire. Les postulats de la science actuelle se sont ordonnés accidentellement au cours de l'histoire. John von Neumann disait que notre arithmétique addition-soustraction-multiplication-division reposait sur des découvertes purement aléatoires. Si nous avions trouvé autre chose de plus fort, comme par exemple la mathématique de notre propre cerveau, nous serions aujourd'hui beaucoup plus avancés".

Comment explorer mathématiquement notre cerveau ? Voilà à quoi pense le nouveau chômeur-célibataire John Lilly. Mais, tandis qu'il erre, d'amis en amis, à travers les Etats-unis, une autre question l'obsède : comment voyager dans ses univers intérieurs sans drogue ?

Notre savant cinglé a une petite idée.

La dernière fois que John et ses assistants ont écouté quelques-uns de leurs interminables enregistrements humano-delphiniens (Margaret Howe répétant inlassablement certains mots, salués en rythme par les cris du dauphin), tout le monde s'est aperçu qu'à force d'écouter le même mot des milliers de fois, l'oreille et le cerveau se mettent brusquement à entendre d'autres mots, des mots "alternatifs", semblant jaillir de nulle part. En quelques heures d'écoutes, John et ses assistants ont entendu plusieurs dizaines d'alternatives à l'expression "you're a good boy" - certaines ne voulant rien dire. Or, fait étrange, chaque fois que quelqu'un signalait, à voix haute, un nouveau mot alternatif qu'il venait d'entendre dans la boucle répétitive, John avait l'impression de changer d'espace intérieur, de modifier son état de conscience.

Les ECM (états de conscience modifiée), induits par des moyens autres que la drogue, vont devenir son nouveau terrain de prédilection.

Avec le département de linguistique de l'université du Wisconsin et le gros ordinateur de Heinz von Foerster, à l'université de l'Illinois, Lilly creuse cette histoire de mots "alternatifs". Soumis à des boucles répétitives, certains étudiants entrent littéralement en transe, "sortent de leur corps", et rapportent de fantastiques voyages intérieurs. Bientôt, notre chercheur se retrouve à l'Université de Stanford, dans le labo d'Ernest Hilgard, spécialiste de l'hypnose. Quelles que soient les méthodes utilisées pour induire des ECM, les meilleurs sujets sont généralement les plus jeunes, les plus influençables ou ceux qui craignent le moins d'être "contrôlés de l'extérieur". A cinquante ans, John est un sujet exceptionnellement peu craintif. Ces voyages l'amènent au Kansas, chez un couple de vieux chercheurs amis avec qui il va téter d'un nouvel ECM, un véritable sport intérieur : la téléportation. Une fois hypnotisé, John semble entrer en résonnance émotionnelle, depuis le fond du Middle West, avec une autre personne, une femme, qui se trouve à Los Angeles, des milliers de kilomètres plus à l'ouest.

A chaque fois il ressent exactement la même chose qu'elle (à des moments choisis aléatoirement). Lors de certaines séances, tout se passe même comme s'il voyait, de ses "yeux intérieurs", ce que cette personne voit avec ses yeux physiques !

On lui propose alors un nouveau job, comme neuro-psychiatre, au centre de recherche du Spring Grove Hospital de Baltimore (c'est là que le Tchèque Stanislas Grof vient de faire son entrée américaine). Il se trouve qu'on y applique, à titre légal tout à fait exceptionnel, un programme inattendu : LSD pour alcooliques durs... et pour John Lilly! "Car, dit-il, je partage l'éthique expérimentale de mon vieux maître de médecine, H.C.Bazett : pas question d'expérimenter quoi que ce soit sur un cobaye humain, avant de s'être infligé le traitement à soi-même."

Sacré John ! Il subit donc le protocole complet, en principe prévu pour désintoxiquer des alcooliques inguérissables. Il suit plusieurs entretiens psychologique poussés, d'où il ressort que notre homme manque cruellement d'amour. Au fond, toutes ces années d'introspection ne l'ont pas fondalement changé : il est toujours aussi sec et froid. Ses nouveaux collègues psychiatres le font donc travailler sur sa vie affective, intensément, pendant plusieurs semaines, avant de lui donner une forte dose de LSD.

Descente directe en enfer.

De sa vie entière, John Lilly ne vivra rien de plus atroce. De l'abominable indescriptible. Son expérience au Spring Grove Hospital le laisse convaincu de l'existence d'une intelligence cosmique. Quant à toutes ses années passées à étudier les dauphins, il les voit maintenant comme une "fuite des hommes".

Pourtant, sa nouvelle voie n'est pas la neuro-psychiatrie. En 1969, lors d'un week-en à Big Sur, au sud de San Francisco, il découvre le mythique Institut Esalen, créé par les parapsychologues Mike Murphy et Dick Price, où enseignent les maîtres les plus réputés de l'anti-psychiatrie et de la contre-culture américaine d'alors, Alan Watts, Gregory Bateson, Fritz Perls, Ida Rolf... Là, John va connaitre des gens beaucoup plus expérimentés que lui, capables de rester en état de conscience modifiée (méditation, transe, hyupnose...) pendant des mois! C'est donc là, finalement, qu'il s'installe.

Les liens entre corps et esprit ne sont pas évidents. A Esalen, on les malaxe hardiment.

Dans certains ateliers, ll faut se mettre à poil, au sens propre - imaginez un groupe de messieurs et de dames très chics, très intellos, qui doivent soudain se déshabiller, sans qu'on les ait prévenus ! Ca jette un froid... Mais tout le monde y passe. Et la chaleur revient, hilarante. Dans d'autres ateliers, John doit soudain se battre, physiquement. A plus de cinquante ans, une jolie peur lui noue les tripes... A chaque fois, il sent qu'un nouveau "métaprogramme négatif" (remontant généralement à son enfance) se désamorce au fond de lui.

Finalement il lance son propre atelier : "Je suis un dauphin". Au sec, puis dans l'eau, on y apprend à soutenir les autres, puis à se laisser soutenir (porté comme un enfant, ou reccueilli dans une gerbe de bras, comme un fruit tombant d'un arbre). On s'y livre aussi à toutes sortes d'exercices respiratoires. Les cétacés expirent et inspirent en un seul mouvement de deux ou trois secondes à peine en tout. En respirant ainsi, un individu peut faire la planche pendant des heures. Ces exercices mettent certains sujets en état de méditation profonde - il y en a même qui "sortent de leur corps" !

Et ainsi de suite jusqu'à sa rencontre avec le soufisme. Du moins avec un certain courant soufi, remontant d'Amérique australe vers les Etats-Unis...

Le maître s'appelle Oscar Ichazo, il vit au Chili, où il enseigne des techniques de méditation très particulières - par exemple en plaçant ses différentes "consciences" dans les différentes parties de son corps.

"Dans vos oreilles, mettez l'idée de substance (par exemple l'idée que vous vous faites de votre propre substance, si c'est sur vous-même que vous désirez méditer); dans vos yeux, mettez alors l'idée de votre forme; dans votre nez, placez vos possibilités (de toutes vos alternatives possibles); dans votre bouche, placez vos besoins; dans votre poitrine, vos impulsions (vos énergies automatiques); dans votre estomac, vos processus d'assimilation; dans votre ventre, vos processus d'élimination; dans vos glandes génitales, mettez vos orientations fondamentales; dans vos bras et vos cuisses, vos capacités; dans vos genoux et vos coudes, votre charisme; dans vos avant-bras et vos jambes, votre idée de "ce qui a du sens"; dans vos pieds et vos mains, enfin, placez vos objectifs".

Cela parait compliqué. John découvre qu'il ne s'agit que d'un début; le "bio-ordinateur humain" n'a pas fini de le fasciner. Tout de suite, John utilise la méthode pour arràter de fûmer (la substance, la forme, les possibilités, etc, sont alors strictement appliquées au désir de tabac).

Et ça marche! Du coup, il apprend une seconde technique soufi, bien connue des derviches. Cette fois, il s'agit de méditer en écoutant une musique (le Boléro de Ravel est, parait-il, étudié pour) : on place les notes médianes (la mélodie) dans la poitrine, les notes aigues dans la tàte, les notes graves dans le ventre, et on fait le vide, ouvert au non-connu. Au bout de quelques temps, cet exercice fait naåtre une perception nouvelle du corps. Et le selfmetaprogrammer se pose, plus que jamais, LA question : Qui est "je" ? (avec en corollaire : En quel lieu de mon corps suis-je caché ?).

Un autre gourou de passage à Esalen, le fameux Dick Alpert, ex-psychologue d'Harvard devenu Baba Ram Dass en Inde, rappelle à Lilly l'une des réponses du maître yogi Patanjali (4OO av JC) : "Qui suis-je? Je ne suis pas celui qui voit. Je suis pas celui qui est vu." Ce que John transforme aussitôt en une autre formule, qu'il juge plus riche : "Je ne suis pas mon bio-ordinateur. Je ne suis pas son programmeur. Je ne suis pas son programme. Je ne suis pas ce qui est programmant. Je ne suis pas ce qui est programmé. Qui suis-je ?"

"O Toi qu'on n'aperçoit pas, quoique Tu Te fasse connaitre, Tout le monde c'est Toi, rien d'autre que Toi n'est manifeste L'âme est cachée dans le corps, et Tu es caché dans l'âme. O Toi qui est caché dans ce qui est caché !"

Ainsi chantait, au XIIeme siècle le mystique persan Aattar. John, nouvellement influencé par les Sud-Américains, se met à lire des mystiques orientaux. Sohrawardi, Ibn Arabi et Hallaj, le martyr soufi du Xème siècle, qui chantait encore alors qu'on lui avait coupé bras et jambes : "O Toi, qui m'as enivré de Ton amour, ne me rends pas à moi-même, après m'avoir ravi à moi-même..." Mais qui est "moi-même" ?

John croit discerner une issue au paradoxe apparemment insoluble du "sujet qui s'interroge sur le sujet", en proposant la démarche suivante : "Transcendons nos propres limites en programmant un ensemble ouvert de croyances fondamentalement respectueuses du non-connu". Ce qui, concrètement, signifie que notre volonté consciente doit admettre, une fois pour toutes, qu'il y a en nous mêmes, dans le non-connu de notre nature profonde, infiniment plus fort qu'elle-même, à quoi même notre selfmetaprogrammer, notre moi conscient et inconscient, doit se soumettre. Ce qui serait en même temps une façon paradoxale d'échapper à toute croyance - puisqu'il y aurait toujours, par principe, croyance plus vaste ! Finalement, en 1970, John décide de se rendre auprès du maître soufi Oscar Ichazo, au Chili.

Le maître et le disciple sympathisent immédiatement. Le disciple a l'impression de recontrer enfin, pour la première fois, quelqu'un qui sait exactement de quels voyages intérieurs il veut parler. Mais pour John, le démarrage est difficile. Question physique - pendant des mois, le Chilien va les soumettre à un rythme effrayant de courses dans la montagne, de chants, de prière, de méditation, d'exercices de toutes sortes. Question conjugale aussi - quand John va bien, sa compagne va mal, et vice-versa; le malheureux passe des heures à pleurer dans sa chambre d'hotel...

Mais venons-en tout de suite à la fameuse "Echelle du Soi", dont Oscar Ichazo va enseigner l'utilisation à ses élèves yankees. Sans doute la plus efficace des grilles d'interprétation psycho-spirituelle que John a connues, la meilleure cartographie globale des ECM et, du coup, le meilleur guide pour voyager dans ses univers intérieurs. Pour commencer, il faut imaginer l'état de totale neutralité émotionnelle, celui où vous àtes simplement présent au monde, attentif, la tête claire. L'état où l'on devrait se trouver en société, lorsqu'on communique avec d'autres. lorsqu'on enseigne, lorsqu'on apprend. Selon John Lilly, c'est dans cet état et celui-là seulement, que nous pouvons rationnellement reprogrammer notre biocomputer. A cet état de conscience neutre, Oscar Ichazo fait correspondre un point au centre d'un grand graphique, point auquel il attribue la valeur "48" (pourquoi quarante huit et pas zéro? ne perdons pas de temps de ce coté-là, il s'agit de chiffres attribués à la conscience par le soufi Gurdjeff, en fonction d'une mathématique ontologique qui échappe à la présente enquète).

A partir de ce centre "48", partent les deux branches d'un grand S applati et couché, la branche supérieure montant jusqu'à "plus l'infini", la branche inférieure descendant jusqu'à "moins l'infini". Qui que vous soyez, quels que soient votre degré d'évolution et votre humeur du jour, votre état intérieur se trouve forcément, à tout moment, quelque-part sur ce grand S. Nous nous promènons généralement dans les parages du "48", autour du centre de neutralité, mais presque toujours un peu décalé, soit vers le haut, soit vers le bas. Vers le haut ? Prenez quelqu'un au volant de sa voiture, quelqu'un qui conduit bien et peut se permettre de penser à autre chose, tout en conduisant d'une main sûre. L'état intérieur de cette personne se trouve alors un peu décalé vers le haut du grand S, en "+24", état dit professionnel. En "+24", on peut se mettre "en pilote automatique" pour accomplir sa téche. Vous savez danser, ça se voit, et vous y prenez du plaisir. A l'inverse, imaginez-vous maintenant malade, nauséeux. Ou bien durement remis en cause par vos chefs. Ou abandonné par votre amour. Mais contraint de conduire, ou d'aller au travail quand même. Vous vous trouvez en "-24", état dit négatif de base, où l'on peut encore agir, mais mal, où l'on devient un danger pour les autres. Vous savez toujours danser mais, diable, quel labeur !

Passez en "+12". C'est l'extase, l'état de gréce. Vous ne dansez plus, vous àtes dansé! La musique, littéralement, s'empare de votre corps. Vous n'àtes plus tout à fait présent sur terre... et pourtant, que le monde vous parait beau! Tout brille, tout resplendit. La Baraka est avec vous, vous êtes follement amoureux, en état d'amour cosmique, l'une des définition du "+12".

Du coup, vous n'avez guère de mal à imaginer "-12". L'horreur. Plus question d'aller au travail, ni de conduire. Vous n'àtes que souffrance. Le monde vous apparait à travers un brouillard lancinant, épouvantable. Vous doutez d'avoir jamais su danser. D'ailleurs qu'est-ce que ce mot veut dire? Cet état porte simplement le nom d'extrème négativité.

Au delà, les descriptions deviennent plus difficiles, dans la mesure où peu d'entre nous, me semble-t-il, y sont allés. En "+6", vous connaissez l'état du Bouddha. Votre àtre est réduit à un point d'intense conscience, vous voyagez à travers les univers, porté par une inéffable énergie d'amour. C'est le niveau de réalité que connaissent les fameux experiencers des NDE...

Alors qu'en "-6", ce point de conscience amorce son entrée en enfer, au royaume de la solitude et de l'absurde. Q uant à "+3" et "-3", les deux derniers barreaux connus de l'Echelle du Soi, ils échappent quasiment aux mots. Le Soi y est intégralement dissout : d'un coté dans l'Essence pure (c'est le Grand Satori, ce que les derviches appellent le Fanaa, l'anéantissement dans l'un); de l'autre coté dans l'Ego absolu, quintessence du négatif. Revenons au point de neutralité, en "48". Ici, le Soi est totalement présent; plus on monte vers "plus l'infini", plus il cède la place à l'Essence pure; plus on descend vers "moins l'infini", plus il est remplacé par l'Ego. Le jeu consiste à savoir se promener à sa guise tout le long de cette échelle - pour finalement s'apercevoir que le "+" et le "-" se rejoignent, ne sont que les deux faces d'une même vaste farce cosmique.

On ne peut expliquer que le début de la règle du jeu. Prenez un citoyen lambda, qui vit tranquillement sa vie, quelque-part autour de son centre de neutralité. Tout d'un coup, bim ! sans qu'il ne comprenne pourquoi, il se casse la figure en "-24" (son amour le quitte, la maladie... etc). Comme si une trappe s'ouvrait sous ses pas et qu'il se ratatinait trois mètres plus bas. Il lui faut ensuite une énergie folle pour se rassembler, se réparer, puis remonter au niveau neutre, où l'on vit en société.

L'embàtant, c'est que la chose va se renouveler, le piège se rouvrir sous ses pas, deux, trois, dix, cents fois. On retombe à longueur de vie dans les mêmes erreurs. Jusqu'au jour où, "par miracle", au lieu de tomber inconsciemment, il parvient à rester lucide pendant le très bref instant de la chute. Alors il s'aperçoit, stupéfait, que la dalle de béton "-24", qu'il connait bien, puisqu'il s'y est si souvent cassé le nez, est en fait une planche, souple, un tremplin ! S'il parvient à rebondir dessus, à pieds joints, Whaaaouh! il remonte d'un coup, et directement en "+24" ! Lilly appelle cela "l'effet trampoline".

Ensuite, vous vous apercevez que la chute en "-24", du moins cette façon-là de vous retrouver en état négatif de base, ne vous pose plus de problème. Vous avez définitivement désamorcé un "métaprogramme négatif" de votre biocomputer, dirait John. Pour la vie !

Quand j'ai entendu John Lilly parler de cette échelle, j'ai tout de suite pensé à une petite histoire personnelle.

Je suis né et j'ai grandi au Maroc, dans un état de conscience "légèrement raciste". Pendant des années, la langue arabe, la musique arabe, l'esthétique arabe me donnaient la nausée. Cette négativité avait installé en moi une foule de "programmes" fort pénibles à vivre (par exemple, d'entendre de la musique arabe me coupait toute envie d'agir; une sorte de léthargie infernale s'emparait de moi). Il m'a fallu attendre dix sept ans, avant que ne s'inverse le processus. Par une belle après-midi de printemps, j'ai pris le car de Casa à Marrakech, seul Européen parmi une foule de paysans marocains, pressé entre de gros burnous, dans l'odeur de musc et de hénné, les oreilles emplies de violons larmoyants, des poules et de moutons ligotés remuant sous mes pieds... Et tout d'un coup, le "miracle" s'est produit : ce qui jusque-là m'avait toujours rendu malade s'est métamorphosé en extase.

Ah, cette musique ! Oh, ces odeurs ! Ah, petite mère, ces visages! Juste ciel, cette langue ! Je voulais que cela dure toujours.

De cet instant, le "-24 anti-arabe" a disparu de ma vie, et avec lui, chose surprenante, tout un tas d'aspects négatifs secondaires de ce que je croyais àtre mon caractère (le fameux "je m'ennuie" de l'enfance, par exemple), qui n'en étaient que de secrets prolongements souterrains. A la place, s'est épanoui un "+24", jamais démenti. L'Arabe en moi avait commencé à vivre - comme plus tard l'Africain, ou, lentement, le Chinois, l'Aborigène australien...

"Combien de vies nous faut-il, se demande le Yankee John Lilly en initiation au Chili, pour que tous nos manques se métamorphosent en plénitudes et que l'humanité entière naissent en nous ?"

A vrai dire, John, lui, n'en est plus à se traîner en "24". Il a déja connu des "12", des "6" et même peut-àtre (il se pose la question) des "3". Vers l'infini négatif d'abord. Toujours.

Puis vers le positif. Telle serait la loi. Vertigineux rebondissements sur des trempolines cosmiques que l'on n

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