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Coalition pour la paix (humanisme)

Par Le 15/03/2016

Monde multipolaire contre la guerre

 

Appel urgent en faveur d’une coalition multipolaire pour la paix

 

 L’appel suivant résulte de la coopération internationale d’un mouvement pour la paix venant de plusieurs pays européens et d’outre-mer. Ce texte – il existe en version courte et en version longue, reproduite ci-dessous, – a été traduit dans plusieurs langues européennes et extra-européennes et plus d’une centaine de personnalités et organisations du monde entier l’ont déjà signé. Sur le site Internet de cet appel (www.multipolare-welt-gegen-den-krieg.org) vous trouverez les noms des signataires, les diverses traductions et d’autres informations. Vous pouvez également y signer ce texte. 

Notre monde se trouve à un tournant critique et dangereux. La politique destructrice d’interventions militaires unilatérales et de changements de régime illégaux pratiqués par les Etats-Unis et leurs alliés a conduit à la possibilité d’une confrontation militaire entre les grandes puissances mondiales et nucléaires pouvant déclencher une nouvelle guerre mondiale.
Ceci est un appel urgent adressé à toutes les nations, organisations et individus au monde, de se regrouper pour former une coalition mondiale cherchant à éviter une catastrophe en renforçant la coopération multipolaire, la diplomatie pacifique et le droit international, tout en rejetant catégoriquement l’interventionnisme et l’agression unilatérale.
Le monde en est arrivé là en raison de politiques étrangères menées sans vergogne, de violations flagrantes des droits de l’homme et de destruction délibérée de cultures entières. Depuis la fin de la guerre froide, la nouvelle politique agressive des Etats-Unis est ancrée dans un rapport du PNAC (Projet pour le nouveau siècle américain), publié en septembre 2000. Il est intitulé «Reconstruire les défenses de l’Amérique» et on y trouve le passage révélateur:
«…Si une paix américaine doit être maintenue et élargie, il faut qu’il y ait comme base solide une prééminence militaire incontestée des Etats-Unis….»
Sous le couvert des médias et avec des slogans tels «la guerre contre le terrorisme», «les armes de destruction massive» ou «l’humanisme», les Etats-Unis (avec ses alliés) exécutent ouvertement cette doctrine impérialiste à l’aide de l’expansion de l’OTAN, du déclanchement de multiples guerres pour le contrôle des ressources étrangères et la création de centaines de bases militaires outre-mer. Ils renversent des chefs d’Etat insoumis par des interventions militaires illégitimes ou des révolutions de couleur. Ils contaminent des régions entières avec de la munition cancérigène à l’uranium appauvri. Ils justifient l’utilisation de la torture, de la surveillance électronique, de drones tueurs, de la cyber-guerre et du recul des libertés civiles au sein du pays – alors que les donneurs d’alerte [«Whistleblower»] dénonçant ces crimes sont menacés et criminalisés.
On déclenche même une guerre économique à l’aide de sanctions et d’un capitalisme sauvage à l’aide d’accords commerciaux exigés par le Fonds monétaire international (FMI), secrètement négocié à l’instar du TTIP et par des manipulations financières contre des Etats hostiles, voire même contre ses propres alliés pour les forcer à se soumettre.

Ingérences dangereuses

Le monde est-il devenu plus sûr? Quels sont les résultats de ces actions unilatérales? Les promesses du renforcement de la démocratie, de la sécurité nationale et du bien-être économique suite aux interventions occidentales n’ont laissé qu’un héritage meurtrier d’Etats défaillants et des résultats désastreux. 
En outre, cette politique unilatérale vise désormais la Russie et la Chine, ce qui expose l’humanité au risque d’une guerre thermonucléaire globale.
En Asie de l’Est, Washington voit l’émergence dynamique de la Chine comme une menace stratégique pour ses intérêts, et a répondu militairement par de l’agitation et en encerclant la Chine, tout en alimentant les conflits territoriaux avec ses voisins. Parallèlement, les Etats-Unis négocient en secret des accords de libre-échange néolibéraux, tel l’Accord de partenariat transpacifique (PTP), mis en œuvre pour limiter l’influence économique de la Chine, tout en permettant aux entreprises de continuer à exploiter les travailleurs, à négliger la protection de l’environnement et à rendre des nations entières impuissantes.
Pendant ce temps, les Etats-Unis et l’OTAN soutiennent un régime corrompu avec des liens nazis en Ukraine qu’ils ont mis au pouvoir par un coup d’Etat. La politique répressive de ce régime a déclenché une guerre civile qui a créé plus d’un million de réfugiés. Les habitants de la Crimée, opposés au coup d’Etat, ont décidé de rejoindre la Russie suite à un référendum. Bien que plus de 90% des électeurs aient voté en faveur de la réunification, les puissances et les médias occidentaux ont accusé la Russie d’ingérence, choisissant d’appliquer des sanctions économiques sévères et de stationner du personnel militaire et des armes de l’OTAN le long des frontières russes. L’Occident envisage même le redéploiement d’armes nucléaires «contre la menace russe». Cela rend-il le monde plus sûr?
En Syrie, une coalition constituée des Etats-Unis, des pays membres de l’OTAN et des Etats du Golfe persique mène parallèlement des campagnes illégales, d’une part en prétendant combattre le terrorisme et d’autre part en poussant à un changement de régime en Syrie, bien que ce président d’Etat ait été démocratiquement élu. Cependant, cette coalition dirigée par les Etats-Unis soutient des mercenaires extrémistes liés à al-Qaïda et Daesh en les surnommant «opposition modérée» pour faire tomber le gouvernement syrien. Elle condamne donc officiellement le terrorisme et s’engage à le combattre, mais en même temps elle continue à entrainer, financer, armer et soutenir ces groupes.
Le fait que la coalition dirigée par les Etats-Unis mène des opérations militaires spécifiques sans mandat de l’ONU et sans permission du gouvernement syrien sur territoire syrien est illégal et poursuit un tout autre objectif que les activités de la coalition entre la Syrie, la Russie et l’Iran, officiellement mandatée et soutenue par une grande majorité des Syriens craignant pour leur vie. 
Au lieu de regrouper toutes les forces pour combattre le terrorisme, les pays occidentaux accélèrent la crise par une rhétorique belliqueuse, des provocations dangereuses et un mépris flagrant du droit international. Cela rend-il le monde plus sûr?

Les médias, un instrument de guerre

Le rôle des médias dans la promotion de ces guerres et de ces politiques destructrices est prépondérant. Indépendamment qu’on diabolise un chef d’Etat, une religion ou toute une nation, – les médias occidentaux renforcent les thèses et les slogans occidentaux pour alarmer le public et justifier les guerres au lieu de présenter les faits réels. On utilise des critiques politiquement motivées pour discréditer la Russie et la Syrie parce qu’elles luttent «véritablement» contre le terrorisme ou défendent légalement leurs frontières. Des accusations douteuses sont régulièrement avancées contre la Russie et son président, sans aucune preuve, et les médias occidentaux légitiment ces affirmations erronées – ce qui fausse encore davantage la réalité. Ainsi, la Russie est souvent considérée comme une menace tout aussi dangereuse qu’EI/Daesh!
N’oublions cependant pas qui a diabolisé Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi et qui est responsable du chaos qui prévaut actuellement en Afghanistan, en Irak, au Nigeria, en Libye, au Yémen, en Syrie et en Ukraine. Et qui continue à menacer d’autres pays – y compris la Russie, la Chine et l’Iran? Dans le contexte de l’augmentation des crises écologiques, de l’extrême pauvreté et des tensions sociales et religieuses croissantes, cette politique étrangère extrêmement dangereuse poursuivie par l’Occident et ses médias crée davantage de terroristes, de victimes, de réfugiés, de pauvreté et de déstabilisation – menant le monde toujours plus au bord du précipice.

Il y a une alternative

Le temps est venu pour contrer cette grave menace pour l’humanité. Il est nécessaire de restituer le respect des principes de la souveraineté, de l’autodétermination et du non interventionnisme – pour cela le respect du droit international est primordial. Bien que la plupart des populations respectent ces principes, la Russie et la Chine sont les grandes puissances mondiales qui soutiennent le concept de la multipolarité et agissent en tant que contrepoids global à l’hégémonie occidentale. Indépendamment d’éventuels problèmes de politique intérieure, leur approche coopérative est soutenue par la majorité des nations ainsi que par des alliances mondiales, telles que le Mouvement des pays non-alignés, le Groupe des 77, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et les alliances latino-américaines (UNASUR, ALBA et CELAC ).
En outre, ces nations orientées vers la multipolarité fournissent des alternatives aux institutions contrôlées par l’Occident et à leurs pratiques néocoloniales. Leurs institutions multilatérales et leurs projets de développement, tels les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), et l’important «Projet eurasien de développement de la nouvelle Route de la soie» sont construits sur le fondement du non-interventionnisme et du respect mutuel. Au contraire des accords commerciaux occidentaux, la coopération bilatérale avec ces pays du monde multipolaire apporte des résultats gagnant-gagnant pour de nombreux pays industrialisés et en développement en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Europe. Tout compte fait, la majorité des nations du monde soutiennent une approche multipolaire pour les affaires mondiales, fondée sur les principes de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Voilà donc la raison pour laquelle l’Occident ne veut pas de ce projet: il est clairement une menace pour son hégémonie mondiale.
Par conséquent, tous ceux qui cherchent la paix – que ce soient des nations, des organisations, des mouvements ou des individus de tout le spectre politique, économique, social et culturel - doivent se rassembler et élever leur voix commune à l’appui de la multipolarité. Cette voix doit être plus forte que les distorsions des faits présentés dans les médias occidentaux. Il faut qu’elle soutienne les médias transmettant des informations véridiques, multipolaires et indépendantes. 
Ces voix pourraient s’organiser par de grandes conférences en une coalition créant des initiatives, des positions politiques et finalement une plate-forme commune.
Cette coalition multipolaire doit se développer en une force pouvant amener l’Occident à abandonner ses politiques destructrices et apporter son soutien politique et économique à des pays désireux de poursuivre une politique équilibrée de coopération et de diplomatie. Même en tant qu’individus, nous pouvons exercer une certaine pression sur les autorités et les médias en modifiant nos habitudes d’électeur et de consommateur, en utilisant l’art, la musique, le cinéma ou la littérature pour soutenir les partisans de la multipolarité. L’appel à la solidarité ne suffit pas, il faut développer un mouvement de base capable de créer des changements positifs.

Une décision que nous devons tous prendre

Depuis l’Assemblée générale de l’ONU du 15 septembre 2015 et les événements qui ont suivi, deux formes distinctes de la diplomatie nous ont été clairement affichées. Elles offrent au monde deux choix: voulons-nous vivre dans un monde unipolaire où les guerres des puissances occidentales définissent le destin du monde, ou préférons-nous un monde multipolaire où les pays souverains collaborent dans un environnement pacifique, coopératif et respectueux? Il est clair que la majorité des populations du monde choisissent la seconde variante.
Pour cette raison, nous, la majorité des populations du monde, déclarons ensemble dans la solidarité et sur le fondement de la paix et de la diplomatie, ce qui suit:

  • Nous respectons la souveraineté de toutes les nations et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous croyons que l’avenir de chaque pays doit être défini par leurs citoyens, indépendamment de toutes menaces et interférences de l’extérieur, et que tous les conflits multinationaux doivent être résolus à l’aide de processus politiques et de négociations diplomatiques.
  • Nous soutenons toutes les nations qui privilégient une approche coopérative et multilatérale pour traiter les affaires mondiales. La politique contre-productive et dangereuse des interventions militaires unilatérales représente une violation du droit international et doit être universellement condamnée.Nous soutenons les nations et les coalitions multinationales qui collaborent avec détermination pour en finir avec le terrorisme. Les nations qui participent directement ou indirectement à la formation, à l’armement, au financement et au soutien de groupes extrémistes liés à des terroristes, le font en violation du droit international et doivent être traduites en justice.
  • Nous saluons et soutenons explicitement tous les médias informant de manière équilibrée et juste sur les événements mondiaux. Nous condamnons fermement les médias diabolisant des dirigeants, des nations ou des religions entières et présentant sciemment des informations clairement erronées et des analyses partiales et biaisées des événements.
  • Nous nous engageons à soutenir ou à participer aux efforts non violents pour promouvoir la paix mondiale et la tolérance face à tous les peuples et toutes les croyances.

Réunissons-nous pour signer cet appel, pour diffuser largement cette déclaration et pour soutenir tous les efforts allant dans la même direction.

«NON à la guerre … OUI à un monde multipolaire!»

Source: www.multipolare-welt-gegen-krieg.org  (L’appel peut être signé sur ce site.)

(Traduction Horizons et débats)

Cirques et souffrances animales (Nature)

Par Le 15/03/2016

Je vais déposer un dossier à la mairie de la ville pour une demande d'interdiction de ces cirques sur la commune. Si vous le souhaitez, les documents ci-dessous pourront vous aider. 

 

 

Les communes qui agissent en faveur des animaux

 

Ce sont elles qui ont le pouvoir d'interdire la venue d'un cirque avec animaux sur leur territoire. Lesquelles ont déjà sauté le pas ?

Si vous souhaitez solliciter votre mairie pour qu'elle prenne un arrêté d'interdiction, n'hésitez pas à nous contacter et nous vous y aiderons. Des modèles de documents sont également disponibles dans la rubrique Agir.

Élus locaux, téléchargez notre modèle de délibération pour interdire l'installation de cirques avec animaux sur votre commune.

 

Dernière mise à jour : 

08/02/2016

©CCBYSA © OpenStreetMap contributors

Légende

Bagnolet

Novembre 2008, Bagnolet, 6ème ville pour des cirques sans animaux.

Le maire (PCF) de Bagnolet, Marc Everbecq, se prononce pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques : « Des chiens, des colombes peuvent trouver du bien-être dans un cirque. Ce n’est pas le cas des animaux dits sauvages, dont beaucoup d’associations disent qu’ils souffrent de troubles du comportement », explique un responsable. Pour appuyer son choix, la commune invoque… le Code rural, qui stipule que tout animal « doit être placé dans des conditions compatibles avec les impératifs de son espèce».

Source : Le Parisien, 01/11/2008 - 09/11/2008

Bessancourt

La ville de Bessancourt (Val d'Oise) dans une délibération en date du 31 mai 2007 "renonce à recevoir sur son territoire tout cirque détenant des animaux sauvages".

Chassieu

Vernaisson et Chassieu, villes du Grand Lyon, renoncent à recevoir les cirques avec animaux. Monsieur Alain Darlay, maire de Chassieu, nous a transmis la délibération de sa ville, le 13 juillet 2010. Cette résolution a été voté à l'unanimité sur la base notamment des propositions faites par Code Animal par le biais de sa résolution.

L'association Dignité Animale a multiplié les rencontres et démarches afin d'expliquer le bien fondé de cette décision.

Creil

Juillet 2009 : la ville de Creil dans l'Oise interdit les cirques présentant des animaux.

Fontenay-sous-Bois

À Fontenay-sous-bois (Val de Marne), un arrêté en date du 1er septembre signé par le sénateur-maire Jean-François Voguet stipule que "l’installation de cirques détenant des animaux sauvages et/ou domestiques (exceptés les chevaux, les chats, les chiens, les colombidés, les lapins), en vue de leur présentation au public, est interdite sur le territoire de la commune de Fontenay-sous-Bois".

Illkirch

La ville d'Illkirch (Bas-Rhin) a adopté à l'unanimité une motion sur le refus d'accepter des cirques détenant des animaux sauvages à compter du 9 octobre 2006.

La Trinité

La mairie a pris un arrêté en 2012 interdisant l'installation de cirques avec ménagerie sur son territoire.

Lescar

Première commune en 2016 à prendre un arrêté pour interdire l'installation de cirques avec animaux : Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Lieusaint

En février 2016, la ville de Lieusaint, en Seine-et-Marne, a décidé de « renoncer à recevoir sur son territoire tout cirque détenant des animaux sauvages ».

Montreuil

Octobre 2008 - Montreuil, 4ème ville française décidant d'interdire les cirques avec animaux. La sénatrice-maire et ancienne ministre de l'environnement, Dominique Voynet vient de décider, suite à de nombreuses lettres de personnes indignées par la condition des animaux dans les cirques de restreindre les autorisations aux seuls cirques ne possédant aucun animal. « Je tiens à vous assurer que les conditions nécessaires ont été données aux services de la ville pour que les autorisations d’installation soient dorénavant délivrées uniquement aux cirques ne possédant pas d’animaux. »

Le syndicat national du cirque s'indigne bien entendu de cette décision, en affirmant une fois de plus qu'il n'y a pas de maltraitance, tentant de faire croire que nos propos porteraient sur la dénonciation de violences gratuites, alors que nous ne cessons de dénoncer des conditions de vie qui ne sont pas conformes aux besoins élémentaires des animaux. Nous avons remis notre rapport "Derrière les paillettes, le stress" aux différents directeurs de cirques afin de les aider à mieux comprendre notre position.

Porte-lès-Valence

Mars 2010 : Le maire de Portes-lès-Valence prend un arrêté stipulant que l'installation de cirque détenant des animaux sauvages tels que lion, jaguar, panthère, lynx, puma, éléphant en vue de leur présentation au public, est interdite sur le territoire de la commune de Porte-lès-Valence (26800)

Roncq

Dans le département du Nord-Pas-de-Calais, la municipalité de Roncq a interdit, en octobre 2015, la venue de cirques détenant des animaux sauvages sur son territoire.

Roquebrune-sur-Argens

Le 10 août 2015, par un arrêté, Luc Jousse, le maire de Roquebrune-sur-Argens (Var), a refusé les cirques avec animaux dans sa commune.

Vernaison

Vernaisson et Chassieu, villes du Grand Lyon, renoncent à recevoir les cirques avec animaux. Monsieur Alain Darlay, maire de Chassieu, nous a transmis la délibération de sa ville, le 13 juillet 2010. Cette résolution a été voté à l'unanimité sur la base notamment des propositions faites par Code Animal par le biais de sa résolution.

L'association Dignité Animale a multiplié les rencontres et démarches afin d'expliquer le bien fondé de cette décision.

Villeneuve-lez-Avignon

Octobre 2008, Villeneuve-lez-Avignon, suite à une action du CLAN, le député-maire de la ville UMP, Jean-Marc Roubaud s'est déclaré contre l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques : "Je n'ai pas pris d'arrêté parce que ce n'est pas nécessaire dans la mesure où les cirques doivent demander une autorisation, mais je suis tout à fait en phase avec cette association (le CLAN), c'est une décision en cohérence avec mes autres positions de défense de la cause animale. Et franchement, j'ai l'impression que ce genre de cirque n'est plus dans l'air du temps...".

Vourles

Août 2011 : selon le Progrès , "le conseil municipal vourlois a approuvé à l’unanimité une résolution visant à « renoncer à accueillir des cirques détenant des animaux sauvages », la semaine dernière. Au-delà des problèmes sanitaires que peut poser ce type de manifestations, en adoptant ce texte de loi, la mairie a véritablement tenu à s’inscrire dans les directives du ministère de l’Ecologie de mars 2011.

À l’origine de ce projet, Dignité Animale, une association qui « lutte pour la défense des droits des animaux ». L’organisation, dirigée par Brian Mordasini, tente de convaincre l’ensemble des communes de la région lyonnaise. Le militant a confié qu’il avait déjà réussi à rallier Vernaison et Chassieu à sa cause".

Yerres

Depuis 2010, le maire de la ville, Nicolas Dupont-Aignan, refuse l'installation de cirques avec animaux.

 

 

03.01.2014

 2 min


 

En mars prochain, la Belgique va rejoindre la liste des pays interdisant totalement ou partiellement les spectacles qui mettent en scène des animaux sauvages. Une nouvelle qui offre l'occasion de se pencher sur le cas français.

Les enfants, principaux amateurs de cirque ?
Les enfants, principaux amateurs de cirque ? • Crédits : Gleb Garanich - Reuters

 

"Une mauvaise blague belge ". Voilà comment Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder, qualifie la récente décision prise par nos voisins d'interdire tout animal non domestique lors d'une représentation de cirque. Une mesure qui n'a rien d'exceptionnelle, puisqu'elle a déjà été prise par plusieurs pays dans le monde.

En Europe, la Grèce est l'Etat le plus radical, puisque plus aucun animal n'est toléré sous les chapiteaux. L'Autriche a interdit de son côté les animaux sauvages, tandis que l'Allemagne, le Danemark, la Hongrie ou la Suède ont pris des mesures partielles qui n'interdisent que l'exploitation de certaines espèces. Des interdictions existent également en Bolivie et au Costa Rica.

"Merci, le roi des Belges ! "

Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder depuis 1983.
Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder depuis 1983. •Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
Mais ces restrictions sont autant d'aberrations pour Gilbert Edelstein, qui assure que lui vivant, jamais les animaux ne seront interdits dans les cirques français.

 

Celui qui est également le président du syndicat national du cirque voit d'ailleurs un aspect positif dans l'interdiction belge : "Les Belges viendront en France ! Tant mieux, ça va nous faire des clients de plus. Merci, le roi des Belges ! ", déclare-t-il avec humour, sous les yeux du lion empaillé qui fait face à son bureau.

Plus sérieusement, le directeur du cirque Pinder depuis 1983 n'imagine pas que cette décision puisse avoir un quelconque écho en France : "La Belgique, c'est un petit pays, ils font ce qu'ils veulent chez eux. La France est un grand pays de liberté. Les gens viennent au cirque pour voir beaucoup d'animaux, et je ne vois pas en quoi les Belges pourraient avoir de l'influence sur ce que veut le public français."

Car Gilbert Edelstein en est convaincu : félins, éléphants et singes sont les garants du succès du cirque, ce sont eux qui attirent chaque année plus de 15 millions de Français autour des pistes sablées. "Sur dix coups de fil que l'on reçoit, neuf nous demandent si nous avons bien des animaux ", assure-t-il :

 

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Pourtant, les opposants à la présence d'animaux sauvages sous les chapiteaux existent en France, et contestent ces arguments, faisant valoir qu'il existe déjà des cirques sans animaux - comme le Cirque du Soleil et le cirque Plume par exemple - et que le public est au rendez-vous. Difficile cependant d'estimer la part de personnes se tournant vers les cirques traditionnels de celle se tournant vers le cirque contemporain, le ministère de la Culture n'établissant pas de distinction entre les deux genres.

Des félins qui tournent en rond, des singes qui se battent...
Habitué à être confronté aux attaques des associations protectrices des animaux, Gilbert Edelstein se défend de maltraiter les bêtes sauvages qu'il met en scène, et se pose même en défenseur de leur cause : selon lui, son cirque permet de protéger certaines espèces en les protégeant des chasseurs ou de leurs instincts naturels, qui les pousseraient à s'entretuer.

 

Véronique Papon, membre de l'association Code Animal.
Véronique Papon, membre de l'association Code Animal. •Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
Quand aux reproches qui lui sont fait autour du destin des animaux trop vieux pour continuer à réaliser des numéros, il répond en évoquant son futur Pinderland, un parc qui doit ouvrir en mars 2014 à Perthes-en-Gâtinais, près de Melun (Seine-et-Marne), et où il assure que les fauves et les éléphants "à la retraite " seront choyés jusqu'à leur mort.

 

Des arguments jugés non recevables par Véronique Papon, responsable du service cirque au sein de l'association Code Animal, qui s'indigne des conséquences de la captivité sur la santé des bêtes.

"N’importe qui d’entre nous qui va au cirque va pouvoir constater que les animaux sauvages vont développer un certain nombre de troubles du comportement visibles à l’oeil nu, explique-t-elle. On pense notamment aux éléphants avec le balancement de la trompe, les félins qui tournent en rond, les singes qui bataillent et qui tapent contre les cages... " Selon elle, les animaux ont des besoins physiologiques - besoin d'espace, de vivre en solitaire ou en troupeau - qu'ils n'ont aucune chance de combler derrière les barreaux d'une cage :

 

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Ces comportements ont reçu un nom : Circus Madness - la folie du cirque - comme l'explique cette vidéo mise en ligne sur You Tube par la fondation Animal Defenders International. Des comportements que les responsables des cirques que nous avons contacté - Pinder, Bouglione ou encore Alexis Gruss - ne nous ont pas permis de constater, puisqu'aucun de ceux présents sur Paris à l'occasion des fêtes de fin d'année n'a voulu nous autoriser à visiter sa ménagerie.

Gilbert Edelstein refuse de son côté toute allusion à des soi-disant maltraitance, affirmant respecter la loi au pied de la lettre et évoquant des animaux "heureux " dans son cirque. Quant à la discipline à laquelle ils sont soumis, elle découle selon lui de leur statut "d'artistes à quatre pattes " :

 

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"Un manque de courage de l'Etat..."
Les autorités publiques ont cependant conscience du risque de la maltraitance dans les cirques, et des mesures ont été prises pour lutter contre.

 

 

Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot.
Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot.• Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
La plus récente est un arrêté pris le 18 mars 2011 par le ministère de l'Ecologie et qui fixe "les conditions de détention et d'utilisation des animaux vivants d'espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants ".

 

Un texte rédigé en collaboration avec les cirques français, et critiqué par les associations qui ont pourtant pris part aux discussion.

Le problème selon Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, c'est que certaines mesures qui leur avaient été promises ne se sont pas retrouvées dans la version finale de l'arrêté, comme l'interdiction totale des hippopotames et des girafes.

"Il faudrait qu'on ait une volonté de prendre des décisions, peut-être parfois impopulaires. Il y a un manque de volonté et de courage politique de l'Etat sur certaines demandes que nous portons ", dénonce-t-il.

Il considère que la décision belge va constituer un précédent sur lequel ce militant va s'appuyer pour essayer de faire changer l'avis des autorités françaises :

 

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Des interdictions existent cependant déjà en France, mais à l'échelle locale : des municipalités comme Creil, Bagnolet, Montreuil ou Illkirch (en Alsace) ont adopté des arrêtés municipaux pour refuser tout cirque avec des animaux sauvages.

A Strasbourg, le maire Roland Ries avait promis de prendre cette mesure en 2008, avant de se rétracter. Depuis, l'association Animalsace manifeste en placardant des affichettes dénonçant les maltraitances animales sur les pancartes des cirques qui se produisent dans les villes alsaciennes. Quant au cas de Paris, une pétition a été lancée en juin 2010, mais elle n'est plus disponible en ligne.

Autre pétition qui évoque le sujet : celle de 30 millions d'amis et de sa président Reha Hutin, très sensible à la question. Le texte accessible sur le site de l'association interpelle le président de la Commission européenne pour obtenir la fin de ces spectacles animaliers.

Les raisons du succès du cirque
Il y a un argument que les associations ne contestent pas : en France, le cirque a du succès. Il se classe ainsi premier art français comptant le moins de non-spectateurs, puisque en 2008 seuls 22 % des Français de plus de 15 ans déclarait ne jamais avoir mis les pieds sous un chapiteau de leur vie (contre 42 % pour le théâtre par exemple), d'après des données recueillies par la Direction générale de la création artistique (DGCA) du ministère de la Culture.

Un succès qui n'est pas ressorti des réactions de nos internautes - la grande majorité de ceux qui ont réagi tout au long de la semaine ayant dénoncé des pratiques "humiliantes " ou "choquantes " - mais bien plus visible mercredi auprès des spectateurs massés sur les Champs-Elysées à l'occasion d'une grande parade des cirques organisée par Marcel Campion, l'exploitant du Village de Noël de la grande Avenue.

 

Dans ces réactions se trouve peut-être l'une des clés des succès du cirque : les enfants. C'est sur eux que les félins ou les éléphants exercent le plus grand pouvoir d'attraction, comme l'illustre bien ce reportage diffusé le 30 décembre sur TF1.

D'ailleurs, les statistiques précédemment citéesmontre que la classe d'âge la plus présente sur les bancs des cirques français en 2008 avait entre 25 et 44 ans (53 % des spectateurs), soit l'âge de personnes ayant de jeunes enfants.

Une question d'éducation ?

Nicolas Delon, spécialiste de l'éthique animale.
Nicolas Delon, spécialiste de l'éthique animale. • Crédits :Pierrick de Morel - Radio France
Tous nos interlocuteurs l'ont reconnu : la tradition du cirque est très forte en France. Et les questions liées à la captivité n'empêchent pas les gens de prendre leurs billets pour aller s'asseoir sur les bancs des chapiteaux.

 

Alors, pourquoi continuer à assister à ce type de spectacle quand on est conscient de la souffrance que peuvent ressentir les animaux en captivité ?

"Je ne sais pas si cela fait partie d’une identité nationale ou d’une continuité culturelle mais le fait est que les Français sont très attachés aux animaux mais aussi très attachés à une certaine forme d’exploitation des animaux ", analyse Nicolas Delon, doctorant en Philosophie à l'Université Panthéon- Sorbonne et spécialiste de l'éthique animale.

Il estime cependant que nos regards sur les animaux changent depuis plusieurs années, surtout dans les pays occidentaux riches, soit des endroits où on a "le luxe de se préoccuper de ces questions avant de se préoccuper de notre propre survie ". Mais le changement se fait "très doucement"  :

 

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"Globalement, les gens ne se préoccupent pas véritablement de la situation des animaux sauvages dans les cirques, regretteChristophe Marie, qui évoque également "une souffrance animale cachée aux yeux du public ". Selon lui, c'est aux associations de mieux informer les personnes sur ces souffrances, mais également aux parents de les expliquer à leurs enfants :

 

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Depuis lundi, vous réagissez à ce sujet sur les réseaux sociaux (Twitter @FCpixel ou Facebook). Voici une sélection de vos commentaires :
[View the story "Vers un cirque sans animaux sauvages ?" on Storify]
Une enquête de Pierrick de Morel

 

Kiergegaard (philosophie)

Par Le 14/03/2016

 

"Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'ils préfèrent éviter".

Sören Kierkegaard.

 

"Kierkegaard n’est pas philosophe et ne s’est nullement voulu philosophe. Il n’a pas écrit de Système et a refusé, s’opposant ici à Hegel, de tout enclore en un ensemble systématique, où les vérités se coordonnent et s’unissent en une totalité.

Qu’est ce que le Système ?

–          Il désigne un monde clos, intégrant toutes les vérités et les unifiant.

–          Le tort du Système est de répudier toute séparation et toute distinction : il coordonne le réel en un tout fermé, il renferme, c’est un achèvement et une clôture.

Contre la volonté hégélienne de rassembler les connaissances et les diverses manifestations spirituelles au sein d’un ensemble clos, Kierkegaard nous rappelle que l’existence, le mode d’être du sujet individuel, est précisément à l’opposé du Système.

–          L’existence est tout le contraire d’un monde clos : elle est ouverture, rupture, discontinuité."

.......

qu’est ce que l’individu ?

–          Il désigne l’être particulier, irréductible à l’espèce, infiniment supérieur au collectif de la foule, car la foule est le mensonge.

–          L’individu, au contraire, c’est le réveil de l’esprit, celui en lequel s’affirme la vocation à l’existence subjective."

http://la-philosophie.com/kierkegaard-philosophie


Marchandisation des enseignants (école)

Par Le 14/03/2016

Je n'arrive même pas à croire que ça soit possible et pourtant c'est acté dans les faits.

L'enseignant peut désormais être "enchaîné" à son poste.

Soit tu restes, soit tu n'auras rien d'autre. Même pas le droit de demander autre chose...

C'est "curieux" comme ça ressemble à ma situation d'ailleurs.

Quant à la notion "d'éducation nationale", quand on voit qu'un recteur décide d'imposer SA règle, j'ai juste envie d'éclater de rire...

Il y a deux ans maintenant, j'ai dit à mes collègues qu'un jour prochain, ils n'auront plus aucun droit au regard de leur carrière. Ça sera juste : "Tais-toi et bosse". 
Je vois encore certaines réactions moqueuses dans "la salle des maîtres...."

Je prévois d'ailleurs dans pas bien longtemps un transfert du "mouvement des enseignants" directement aux régions. Comme des "appels d'offres". Marchandisation en cours. Il arrivera même un jour où ça sera géré par une entreprise privée. Ce qui permettra de "virer" les fonctionnaires qui s'en occupaient. 

On en reparlera....


La Faourette : collèges sensibles : profs «prisonniers» ?

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Société

Les professeurs de Stendhal, en grève contre les nouvelles règles du rectorat, qui les empêcheraient désormais de quitter l'établissement si aucun enseignant n'est volontaire pour récupérer leur poste./DDM, N. St-Affre

Les professeurs de Stendhal, en grève contre les nouvelles règles du rectorat, qui les empêcheraient désormais de quitter l'établissement si aucun enseignant n'est volontaire pour récupérer leur poste./DDM, N. St-Affre

Les enseignants du collège Stendhal, classé REP +, étaient en grève hier pour protester contre de nouvelles règles du rectorat, concernant les mutations de professeurs.

«Le rectorat a décidé que les enseignants des cinq collèges REP + (Stendhal, Bellefontaine, Badiou, Rosa Parks et George Sand) de l'académie ne pourraient quitter leur poste que si un autre enseignant demande ce poste, explique Lionel Enjalran, représentant du personnel. Normalement, dès qu'un enseignant a les points nécessaires pour demander sa mutation, il peut le faire sans restrictions. Cette nouvelle règle induit une inégalité de traitement inacceptable, dans la mesure où très peu d'enseignants demandent à venir sur ce type de poste. Ainsi, les enseignants de REP + sont potentiellement «prisonniers» de leur poste si personne ne demande à les remplacer».

De manière générale, dès lors qu'un enseignant a le barème suffisant pour le poste qu'il demande, il obtient sa mutation et le poste qu'il quitte est alors pourvu par un enseignant qui le demandait et dont le barème est suffisant, ou par un enseignant remplaçant avant que le poste ne soit pourvu de manière définitive l'année suivante. C'est cette étape intermédiaire que le rectorat a décidé de supprimer.

«Le Rectorat nous indique qu'ils mettent en place des mesures incitatives pour que des personnels demandent nos établissements, mais rien ne nous assure que le nombre de volontaires soit suffisant pour permettre à tous les personnels de muter selon leurs souhaits», explique encore le porte-parole des enseignants grévistes.

Une délégation a été reçue hier au rectorat, par la directrice adjointe des services de l'Éducation nationale. Mais selon les enseignants grévistes, le rectorat n'a pas souhaité revenir sur ces nouvelles mesures, qui entreront en vigueur aujourd'hui.

Contactés par nos soins, les services de l'académie de Toulouse n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

Les dernières pages (roman)

Par Le 14/03/2016

KUNDALINI : Le lac et le sommet du jour. 
 

Les dernières pages sont en vue. 
Et je n'ai non seulement aucune impatience à poser le point final mais ça en devient même douloureux...J'ai cherché à comprendre ce matin pourquoi je repoussais le retour au travail sur le texte...Je sais. C'est toujours la même chose finalement, toujours la même interrogation.

Qu'est-ce que j'ai oublié de dire ? Qu'est-ce que j'aurais dû écrire encore ? 

Dans tous mes romans passés, j'ai toujours fini par trouver un élément qui me déplaisait, un passage incomplet, un développement insatisfaisant... Et là, vraiment, vraiment, j'aimerais que ça n'arrive pas. 
Lorsque ce point final sera posé, je fermerai l'ordinateur pendant quelques jours ou semaines. Et puis je le reprendrai. Encore et encore.
Mais, ce qui est certain, c'est que je ne le proposerai à personne tant que cette incertitude ne sera pas levée. Si elle doit l'être un jour.


 

Les dimensions du deuil (INREES / spiritualité)

Par Le 13/03/2016

Les dimensions du deuil

Avec Christophe Fauré

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En bref

Perdre un proche… nous sommes toutes et tous appelés à vivre ce moment. Le deuil correspond à un processus dont il est important de connaître les clefs afin de traverser cette souffrance du mieux possible. Le cœur du travail du Dr Christophe Fauré se fonde sur la conviction que chacun d’entre nous porte en lui d’insoupçonnables ressources pour se libérer de l’étau de la peine et parvenir à l’apaisement. 

Comment vivre le deuil ? Peut-on s’y préparer ? Comment décrypter les expériences attendues ou extraordinaires qui y sont associées ?


En savoir plus

Se libérer de l’étau de la peine et parvenir à l’apaisement


Aujourd'hui que la mort est devenue taboue, on ne porte plus le deuil après la perte d'un proche. On le vit en silence, s’imaginant toujours être « assez fort » pour s’en sortir tout seul. Le plus souvent, on est simplement ignorant des mécanismes psychologiques qui sont alors en action en nous lors de telles expériences. Perdre un proche, c'est un traumatisme, une blessure dont les répercussions se font sentir tout au long de la vie. Le reconnaître n’est pas forcément évident.

Nourrit par le travail qui a été fait notamment par des pionniers de l’accompagnement de fin de vie comme Elisabeth Kübler-Ross, et également par sa longue expérience, le psychiatre Christophe Fauré nous explique que le deuil peut se résumer en 4 tâches.
La première consiste à reconnaître et à accepter la réalité du décès. Il arrive qu’un départ soit tout simplement refusé, et que la réalité de la mort d’un être proche, trop inconcevable, soit tout simplement « déniée ». Une fois cette tâche accomplie, vient la seconde étape : valider et exprimer nos émotions. Laisser sortir cette douleur. Une fois cela accomplie, la troisième tâche porte sur le développement d’un lien nouveau et approprié avec la personne décédée. La construction d’une nouvelle relation ayant intégrée la pleine réalité de la séparation, et laissant s’exprimer les émotions qui y sont attachées. Enfin, la quatrième tâche nous invite à intégrer une nouvelle vie, de nouveaux projets, aimer à nouveau. 
Lors de sa conférence, le Dr. Fauré entrera dans le détail de ce travail psychique nécessaire, et répondra à toutes ces questions difficiles : Comment gérer le manque au quotidien ? Comment sortir des représentations pathologiques du deuil ? Comment rompre cette « dépendance du lien » — aller sur la tombe tous les jours, consulter un médium tout le temps, etc. — qui peut aussi bloquer le processus de deuil ? La croyance en une survie du l’âme est-elle d’une aide importante lors d’un deuil ? Que faire de ces expériences de contact avec des défunts ? Consulter ou ne pas consulter de médium ? Une conférence pour parler, librement, de la mort et du deuil. 

Un site pour comprendre, être accompagné et partager autour du deuil : 
Traverser le deuil.com

Les livres incontournables

Vivre le deuil au jour le jour

Christophe Fauré

Dans ce livre, à l'aide de nombreux exemples, Christophe Fauré explique, au jour le jour, le cheminement du deuil, différent selon l'identité du défunt et l'histoire de chacun. Il répond aux nombreuses...En savoir plus »

 

 


 

KUNDALINI : Danser nu et l'écrire.

Par Le 12/03/2016

Kundalini web

KUNDALINI

Je ne sais pas si ce roman plaira mais ce qui me réjouit, c'est qu'enfin, je pense posséder ma propre écriture. Elle évoluera sans doute encore mais pour la première fois depuis que j'écris, (j'avais seize ans), je suis heureux des mots qui viennent en moi et que j'assemble. Non pas que je pense mon écriture aboutie mais elle me comble. Non pas qu'inévitablement, elle plaira aux éditeurs ou aux lecteurs, mais, moi, dans le strict domaine de la création, elle répond à l'objectif que je me suis fixé, au fil du temps.

 

J'ai toujours rêvé d'une écriture qui ne s'adresserait pas qu'à l'intellect et je me souviens d'une lectrice de "Noirceur des cimes" qui me disait avoir attrapé froid en le lisant. J'en avais été très touché.

Ne serait-ce pas l'assurance d'une écriture totale ? 

Atteindre les corps et les âmes et que le mental qui permet de lire ne soit plus qu'un système informatique incapable d'interférer sur la qualité de réception du texte.

Je me souviens avoir véritablement souffert, physiquement, en lisant le récit du drame de la Face nord de l'Eiger. La mort de Toni Kurz...Suspendu à sa corde, épuisé, les mains gelées, à quelques mètres des sauveteurs qui ne parviendront jamais à l'atteindre.

J'avais eu mal au ventre...Un noeud brûlant.

J'avais seize ans.

J'ai peut-être passé trente-huit ans de ma vie à chercher cette capacité à diffuser l'émotion au-delà de l'intellect. 

"Vertiges, "Noirceur des cimes", Là-Haut", "À coeur ouvert", "Jusqu'au bout", "Les héros sont tous morts", "Les Éveillés", "Jarwal le lutin"...

"Kundalini"...

Tous mes écrits oeuvraient à la même quête. 

Toucher les corps et les âmes. 

Alors, je ne sais pas ce que ça donnera chez des lecteurs et lectrices mais, pour ma part, je pense avoir atteint ce que j'envisageais.

Et j'en suis très heureux. 

Étrange aussi la puissance de cette intention, la détermination constante de parvenir à exprimer l'indicible.

Puisque les deux protagonistes vivent une expérience de danse nue sous le ciel étoilé, j'ai voulu apprendre à laisser mon corps suivre les musiques que j'aime. J'ai dansé nu dehors. Les yeux ouverts à l'intérieur et les paupières closes. J'ai parcouru les fibres sur le tempo du sang, sans jamais me sentir ridicule alors qu'inévitablement, ma chorégraphie devait relever davantage du balourd empoté que de la grâce d'une libellule. Je m'en suis moqué, j'ai ri et j'ai demandé au monde de m'aider. Je n'ai pensé qu'à l'air autour de moi, qu'au silence des lieux comme un spectateur respectueux. 

J'ai dansé sous la lune des arabesques intuitives et les mots maintenant dansent en moi.

Je ne cherche pas à les contenir ou à leur imposer un ordre. Je ne veux pas d'un intellect réducteur. 

Je veux écrire avec mon corps et que ma tête le suive.

 

 

"Des sources qui s’étendaient en elle, elle devinait des vents légers dans les ramures et ses bras flottaient librement sur la houle, des flocons de pollens voltigeaient dans ses fibres, la sève de ses veines nourrissaient des bourgeons, la bouche ouverte elle buvait les nuages, des pluies salvatrices nourrissant les terres d’été, offerte, ouverte, épanouie, exclamée, elle dansait comme une flamme, zébrant l’air de ses offrandes.

La vie en elle, comme une invitation à jouir, par-delà les formes, par-delà l’identité, sans autre intention que l’éveil de la conscience, les sens à vif, la peau comme un réceptacle, des entonnoirs à ivresse, des puits sans fond, elle ouvrait les écluses et plongeait dans le flot.

De nouvelles mélodies qui se répétaient et l’entraînaient vers des altitudes inexplorées, des espaces accueillants, l’air autour d’elle comme une étreinte câline, un enveloppement dans un linge tiède."

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Mort programmée (école)

Par Le 10/03/2016

Silence, on tue (aussi) l’école primaire et la maternelle

Pendant que tous les regards se portent sur le collège

Laurence David
Directrice d'école maternelle.

Publié le 10 mars 2016 à : / Société

Mots-clés : , ,, 

Pendant que tout le monde regarde le collège se faire «réformer», le primaire et la maternelle, aussi, agonisent. Mais en silence. Pour preuve, ce témoignage de Laurence David, directrice d'une école maternelle.

Visite d'une école dans le département du Nord par Najat-Vallaud Belkacem (Photo : SIPA.00721215_000029)

Travailler plus pour être moins fatigué

Quel magnifique exploit que celui du ministre Peillon : faire passer aux enfants plus de temps en collectivité avec pour justification qu’ils seront ainsi moins fatigués ! Ce fût un coup de maître, fruit parfait de la rencontre des cyniques et des Bisounours.

Les Bisounours se sont lancés avec l’enthousiasme du croisé dans la bataille : ils allaient tout à la fois apporter la culture au peuple et remettre à l’heure les horloges biologiques des chères têtes blondes. Les cyniques virent en cela l’occasion de fissurer le monolithe de l’Education nationale en créant des particularismes territoriaux, tout en avançant d’une case dans le jeu de l’oie du transfert aux collectivités locales de la mission d’enseignement.

L’opposition des élus locaux fût molle, à de rares exceptions près. Appâtés par la promesse d’aides de l’Etat, ils virent l’occasion de faire quelque chose allant, selon leur déontologie, de l’action éducative sincère au simple clientélisme. A l’heure où la politique est une carrière, les parents sont des parts de marché. Le temps périscolaire devient dès lors un produit d’appel.

Les syndicats, inhibés par la couleur politique du gouvernement manquèrent de pugnacité. L’opposition des enseignants fût rapidement muselée : l’ouvrier qui manifeste, c’est noble, l’enseignant, c’est corporatiste. Et puis, nul n’a jamais jugé utile de rappeler que, régulièrement, de nouveaux programmes remodèlent totalement leur travail (Bayrou 1995, Jack Lang 2002, Darcos 2008, Vallaud-Belkacem 2015) et que, sans sourciller, à chaque fois, ils conçoivent pour chaque matière, une nouvelle organisation des apprentissages, de nouvelles pratiques, de nouveaux livrets (chaque ministre mettant un point d’honneur à modifier les intitulés de compétence, même pour un contenu identique). Le tout dans un contexte où les conditions d’exercice se dégradent de façon continue : augmentation des effectifs d’élèves, étiolement des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté(les RASED), diminution des salaires réels par gel du point d’indice. Bref, dans notre société individualiste, que des gens abandonnent plusieurs dizaines d’euros de traitement pour défendre autre chose que leur propre intérêt était impensable, leurs arguments étaient donc discrédités d’emblée.

Et les parents d’élèves ? Certains se mobilisèrent, d’autres furent conquis par l’enfumage de la communication gouvernementale, le reste crut jusqu’au bout qu’une réforme aussi stupide n’aurait pas lieu. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le bilan officiel tarde à paraître et les visites d’établissements Potemkine de Najat Vallaud-Belkacem peinent à masquer la réalité.

Du hard discount culturel

Même si personne n’a jamais contredit Vincent Peillon lorsqu’il affirmait le contraire, rien dans la loi n’oblige les collectivités locales à mettre en place des activités périscolaires ni à les proposer gratuitement. Et quand bien même le souhaiteraient-ils, il est parfois impossible de disposer de personnel qualifié. Alors ? Appeler « origami » de simples cocottes en papier ou faire des guitares avec des élastiques ne sera jamais apporter à tous des activités culturelles telles que les familles les plus aisées ou les plus impliquées en offrent à leurs enfants. Ce hard discount culturel ne sera jamais l’équivalent des épiceries fines où les enfants des cyniques au pouvoir se servent.

Et puis, il y a tous ces dommages collatéraux : l’ambiance délétère dans les écoles où des enseignants, sommés de quitter leur classe pour laisser place aux animateurs, alors qu’ils ont encore des corrections ou des préparations à terminer, se vengent en cachant les feutres de tableau ou les prises multiples. Il y a ces conseils d’écoles où les délégués de parents demandent : « Mais, si les enfants écoutent des histoires ou font des puzzles avec les animateurs, quelle est la différence avec l’école ? » Il y a tous ces enfants pour qui être attentif et concentré est difficile et qui se voient contraints de faire trois heures d’activité encadrée supplémentaires et ne parviennent plus à suivre en classe. Il y a l’explosion de l’absentéisme en maternelle, car désormais, les parents qui callaient leurs RTT sur le mercredi les prennent n’importe quand. Il y a les papas divorcés qui avaient à grand peine aménagé leurs horaires pour voir leurs enfants le mercredi et qui continuent, ce qui est légitime. Cela fait du mercredi matin une matinée où l’on n’enseigne rien de nouveau pour ne pas que les absents y perdent trop.

Grâce aux aménagements Hamon, qui permettent de remplacer l’organisation « 45 minutes en moins tous les jours », par « 1h30 en moins un jour sur deux » ou carrément « une après-midi off », on voit aussi ces élèves que l’on n’amène plus parce que « pour juste 1h30 de classe ou une matinée ça ne vaut pas le coup ». Ce sont souvent ceux dont les familles ont un lien difficile avec l’école et qui sont les plus fragiles… De tout cela on ne parle plus…

Et la confusion école/centre aéré progresse. Là où Darcos et son « On n’a pas besoin de bac+5 pour changer des couches » avaient échoué, les socialistes vont réussir. Car ne nous leurrons pas, nos élites n’ont pas renoncé à faire disparaître, par souci d’économie et d’harmonisation européenne, cette école maternelle dès 3 ans que l’on nous envie.

Tout se joue avant 6 ans ? Non, tous jouent avant 6 ans !

Les nouveaux programmes de Najat Vallaud-Belkacem et sa fidèle Florence Robine (la directrice générale de l’Enseignement scolaire, ndlr) procèdent de la même idéologie que ceux du collège et revoient les objectifs à la baisse. S’y ajoutent en plus la suppression des livrets scolaires et de l’évaluation. Tout doit être « plaisir », « bienveillance » et jeu. Tout est bon pour éloigner la maternelle de ce qui fait d’elle une école. Il sera ainsi plus facile, plus tard de confier les deux premières années à des animateurs de jardin d’enfants. Rendez-vous compte : on avait « primarisée » la maternelle. Désormais « les majuscules d’imprimerie ne doivent pas faire l’objet d’un enseignement systématique ». Aucun commentaire négatif ne doit être communiqué par écrit dans le « carnet de suivi » qui sera remis aux familles, il ne doit recueillir que les succès et les « exploits ».

L’enfant évolue à son rythme. D’ailleurs il ne redoublera plus jamais. Cassons le thermomètre, il n’y aura plus de fièvre visible. Quel mépris et quelle injustice ! Un enfant, si petit soit-il, mesure très bien ce qui sépare ses performances de celles de ses voisins, en positif comme en négatif. Il est très important de ne pas l’accabler en pointant ses échecs, mais il est criminel de ne pas lui proposer de s’améliorer au prix, certes, de certains efforts, à la mesure de ce qu’il peut faire. Et voilà, le gros mot est lâché : effort. Cet effort dont le sens est cultivé par élites chez leur progéniture qu’ils placent dans des établissements où exigence et classement ont encore cours. Quel intérêt ont-ils à refuser cela au peuple ? Réfléchir, c’est désobéir. Acquérir des connaissances, c’est réfléchir. Et puis, faire progresser tout le monde, ça coûte…

Osons une affirmation taboue : nous n’avons pas tous les mêmes facilités dans tous les domaines, certains ont même des difficultés face à la chose scolaire. Leur prise en charge précoce pourrait les aider. Mais cela est désormais impossible : les RASED ont donc été réduits a minima, ils n’interviennent plus en maternelle. La prise en charge à l’extérieur de l’école n’est pas ouverte à tous : les séances de psychomotricité, de graphothérapie, les rencontres avec un psychologue ne sont pas remboursées. L’orthophonie n’est pas prise à 100% et nécessite parfois une avance de frais que tous ne peuvent pas s’offrir. Tous les parents ne disposent pas du temps matériel d’emmener leurs enfants aux séances. Il existe même des déserts médicaux où l’accès à l’orthophonie est impossible.

La formation des enseignants se détériore, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs lectures personnelles pour dépister ou remédier à certaines difficultés. Dans le département de l’Hérault, les stages de formation ont même été annulés, après avoir été accordés, par manque de remplaçants. Dans ces conditions, le système ne pouvant pas aider efficacement, mieux vaut ne pas signaler la difficulté. C’est une forme de maltraitance, baptisée « bienveillance » par Najat Vallaud-Belkacem.

Face à tout cela, c’est avec une infinie tristesse que je constate le silence des journalistes, des politiques et des intellectuels. Il est vrai que, dans leur entourage, évoluent sans doute des agrégés, éventuellement des certifiés, mais sans doute peu de professeurs des écoles. En dehors de quelques réflexions du café du commerce sur les méthodes de lecture ou sur les 20% d’élèves qui rentrent en 6ème sans savoir lire, ils ont peu à en dire. La communication du ministère de l’Education nationale est souvent resservie telle quelle.

Dans dix ans, quand la désastreuse refondation de l’école produira ses effets dans les enquêtes PISA, ils seront nombreux à accabler les enseignants du primaire en oubliant la responsabilité que leur silence coupable d’aujourd’hui aura porté dans cet échec.

 

Bonus :

De la maternelle à l’université, tout devient limpide lorsque l’on a lu ça :

Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n°13
La Faisabilité politique de l’ajustement, par Christian Morrisson

« Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

 

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Une fiction réaliste (école)

Par Le 09/03/2016

Une enseignante accusée d’avoir transmis un savoir

UNE ENSEIGNANTE ACCUSÉE D’AVOIR TRANSMIS UN SAVOIR

9 MAR, 2016

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Une professeur des écoles est accusée d'avoir répondu à une question d'un élève, et donc transmettre un savoir de manière descendante. Si l'accusée nie abuser de ce genre de pratique, tout porte à croire qu'elle serait coutumière du fait.

Poitiers. Les accusation sont graves. Elles émanent d’un élève qui a raconté l’événement à ses parents. Séverine, enseignante dans une classe de CE2, aurait directement répondu à la question d’un enfant qui lui demandait lors d’une séance de géographie, comment s’appelait le fleuve qui traverse Paris. “Il s’agit de la Seine.” aurait répondu la maîtresse, sous le regard apeuré des élèves, encore sous le choc aujourd’hui.

Bravant tous les interdits, Séverine M., 43 ans, a donné la réponse sans prendre le temps de mettre en place un dispositif socio-cognitif. A aucun moment, les apprenants n’ont eu la possibilité de confronter leurs savoirs et construire collectivement la réponse.

“Un enseignant est là pour apporter des connaissances, mais surtout pas dans un modèle transmissif, déclare le conseiller pédagogique chargé du dossier. Ce n’est quand même pas compliqué d’instaurer une démarche hypothético-déductive où les élèves, répartis en 7 groupes hétérogènes, produisent une affiche. Ces traces écrites ainsi réalisées auraient été le support d’un débat permettant de valider une réponse se situant entre la rétrodiction et la prédiction”.

Ce ne serait pas la première fois que la jeune femme agit de la sorte. Selon des témoignages anonymes, elle aurait par le passé expliqué la différence entre deux homonymes grammaticaux dans une approche complètement dénuée d’empirisme. Encore un drame quotidien du refus de la pédagogie.

crédit photo : publicdomainpictures.net

http://jeanjacqueslemag.fr/une-enseignante-accusee-davoir-transmis-un-savoir/

Les contemplations muettes (Nature)

Par Le 09/03/2016

"Ils avaient regardé le soleil basculer de l’autre côté des crêtes dentelées. Des risées de nuages vaporeux dessinaient aux montagnes des chevelures luminescentes.Le silence des yeux fascinés, les paroles suspendues comme des contemplations muettes."

Enfermement mortel (Nature)

Par Le 09/03/2016

La vie des vaches laitières

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Pâturages idylliques, vaches paisibles et douces atmosphères des publicités : l'élevage laitier est-il inoffensif ? 

Avez-vous déjà entendu les meuglements déchirants des vaches et de leurs petits lors de leur séparation ? Pourquoi les vaches produisent-elles tant de lait ? D’où viennent les steaks hachés ?

Pourquoi le lait coule-t-il à flot ?

Les vaches laitières sont des mammifères : elles produisent du lait quand elles donnent naissance à un petit. A partir de leur 2 ans, tous les 12 mois environ, elles sont inséminées artificiellement et donnent naissance à un veau, ce qui stimule de nouveau leur production de lait.
Sélectionnées génétiquement pour produire toujours plus de lait, une vache produit aujourd’hui en moyenne 8 400 litres de lait par an soit 3 fois plus qu’en 1950.

Dans presque tous les élevages laitiers, le veau est séparé de sa mère à la naissance ou dans les 24 heures. C’est un véritable déchirement pour la vache et son veau car leur relation est très forte et pourrait durer de longues années. Après la séparation, beaucoup se cherchent en meuglant pendant des jours. Des vaches ont défoncé des clôtures et parcouru des kilomètres pour retrouver leur petit, parfois au péril de leur vie.

En savoir plus sur le destin des veaux

Poussées à bout

Pendant leur grossesse, les vaches laitières continuent à être traites ; elles sont donc simultanément exploitées pour le lait et leur veau. Le scientifique John Webster estime que cet effort épuisant fourni quotidiennement par leur organisme reviendrait, pour un être humain, à l'énergie dépensée par une course folle de six à huit heures par jour.

Poussées à l'hyperproductivité, beaucoup de vaches souffrent de maux douloureux : mammites (infections des pis) et boiteries sont très courantes dans les élevages laitiers, tout comme les troubles métaboliques et de la fertilité. Les vaches ont souvent un accès limité à l’extérieur, et les élevages en bâtiments clos (« zéro pâturage ») se développent favorisant les boiteries sévères.

Une fin de vie à l'abattoir

Alors que les bovins ont une espérance de vie d’au moins 20 ans, les vaches laitières sont généralement tuées au bout de cinq ans.

Après une moyenne de 2 ou 3 vêlages et une production de lait intensive, épuisées, malades, blessées ou stériles, les vaches sont conduites à l’abattoir : 40% de la viande dite "de bœuf" provient en fait des vaches laitières (FranceAgriMer, 2012).

Des vaches laitières en lactation sont parfois transportées sans être traites. Certaines vaches sont incapables de se déplacer mais sont quand même souvent transportées, au mépris de la législation. D’autres sont abattues alors qu’elles attendent un petit.

Il arrive que des éleveurs abandonnent des animaux ou des troupeaux entiers : les animaux meurent alors lentement de faim, de froid ou de manque de soins.

Sur les marchés ou les foires où les animaux sont vendus, et lors des transports, de graves manquements à la réglementation et des maltraitances sont régulièrement relevés : coups, aiguillons électriques, absence d’eau et de nourriture...

A l’abattoir, la peur et le stress des animaux sont palpables. Dans l’odeur de chair et de sang, ils attendent de longues heures avant d’être tués. Ils sont ensuite menés, tant bien que mal, en salle d’abattage où certains seront étourdis avant d’être égorgés, les autres seront tués en pleine conscience.
Il est absurde de parler de bien-être animal dans ces lieux.

En savoir plus sur les abattoirs

Bibliographie

Liberté fatale (Nature)

Par Le 09/03/2016

http:////visuels.l214.com/sites/blog.l214.com/2016/mars/vache-bandeau.jpg

Des vaches tuées à bout portant


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Pour les vaches « sauvages », l’actualité est une nouvelle fois sanglante : en février 2016, une vingtaine d’entre elles ont été tuées par des chasseurs.

Régulièrement, des vaches sont en effet tuées à bout portant à la frontière catalane. Leur crime ? Ne pas faire partie d’un élevage mais être « sauvages » ; autrement dit, vivre en étant indépendantes des humains. Abandonnées il y une vingtaine d’années par un éleveur cessant son activité, ces « vaches errantes » ont vu leur nombre augmenter progressivement et il est aujourd’hui estimé entre 300 et 400 animaux.

L’adaptation remarquable dont ces bovins ont su faire preuve n’est en fait pas si étonnante lorsqu’on sait qu’à l’autre bout de la frontière franco-espagnole, du côté basque, quelques 600 vaches de race betizu (prononcer bétissou) vivent de façon quasi ou totalement sauvage, essentiellement dans les Pyrénées espagnoles, une petite centaine du côté français. Certains estiment qu’elles sont les plus proches parentes des aurochs du néolithique, d’autres qu’elles seraient issues de vaches domestiques retournées il y a bien longtemps à l’état sauvage, mais cette incertitude quant à leur origine n’enlève rien à leur particularité d’être des vaches autonomes. Petites, légères et agiles, les belles Betizus sont parfaitement adaptées à leur environnement montagnard escarpé, couvert de bois et de landes. Et, elles aussi, sont « régulées » au fusil.

Vaches betizus dans une prairie

Du côté des Landes, une soixantaine de vaches de race marine connaît une semi-liberté : ce sont les rescapées de ces petites vaches alertes qui peuplaient jadis les marais, les forêts et les dunes de la région, avant d’être pour ainsi dire exterminées entre 1940 et 1950. Leur présence, attestée depuis au moins le XVIIIe siècle, serait liée à une forme d’élevage très extensif. Ces animaux sont aujourd’hui acceptés parce qu’ils vivent dans des endroits semi-marécageux où les humains vont rarement, et allaient autrefois surtout pour les tuer lorsque l’envie leur venait de les manger, ou de les capturer pour s’amuser à leurs dépens lors de courses. Aujourd’hui, soigneusement contrôlées, elles sont protégées au titre de la biodiversité et parce qu’elles participent à « la gestion des milieux humides ». De leur côté, en broutant, les vaches catalanes maintiennent les espaces ouverts, ce qui lutte contre les incendies.

Mais Betizus et vaches catalanes dérangent, leurs déplacements sont perçus par beaucoup comme des « divagations » et leur liberté semble intolérable. Lors de l’été caniculaire de 2015, des vaches catalanes se sont approchées de jardins où, à la recherche d’eau et de nourriture, elles ont brouté des fleurs et se sont aventurées dans des potagers, escaladant murets et clôtures, traversant routes et autoroutes. Elles l’ont payé de leur vie, vingt-cinq vaches, veaux et taureaux ont été tués par des chasseurs à la demande des autorités, pressées de satisfaire une population « excédée » par leurs dégradations. En février 2016, nouvelle tuerie avec vingt animaux abattus.

Vaches betizus dans un pré

Bien sûr, des vaches traversant une route ou une autoroute présentent un réel danger - pour les automobilistes et pour elles-mêmes – et il ne doit pas être bien rassurant de se trouver face à une vache sauvage dans son jardin. En octobre 2015, une vache a d’ailleurs encorné une touriste, incident finalement sans gravité et dont les détails ne sont pas donnés par les journalistes, mais qui a contribué au déclenchement du massacre.

Pour les autorités, la solution semble être au bout du fusil, pourtant elles reconnaissent être « dans le symbole, si on en abat une vingtaine sur les 300, ce n'est même pas un dixième, mais on montre aux gens qu'on tient compte de leurs remarques » : autrement dit, ces animaux ont été tués uniquement pour satisfaire rapidement un électorat mécontent.

Peut-être que, pour résoudre ce conflit d’intérêts, il n’y aurait pas une mais des solutions. Ainsi, lors de la sécheresse, abreuver et nourrir les vaches loin des habitations pourrait éviter qu’elles s’en approchent, ce qui serait d’autant plus facile qu’elles ont peur des humains – les chasseurs nourrissent d’ailleurs déjà largement le « gibier ». Un système de clôture électrifié protègerait efficacement les jardins de l’intrusion des animaux. À long terme, la stérilisation des animaux serait probablement un moyen efficace d’éviter l’accroissement indésirable des troupeaux.

Vache betizu portrait

Mais, à terme, les autorités visent plutôt leur domestication et leur réintégration dans l’élevage, autrement dit, dans le circuit de la viande. Les vaches catalanes finiraient donc leur vie dans un abattoir, comme les cinq millions de bovins tués chaque année en France.

Il semblerait ainsi que les animaux ne puissent désormais exister en France que s’ils entrent dans des catégories bien définies. Les bovins doivent être domestiqués et sous le joug humain. Les animaux dits « sauvages » sont de leur côté tolérés s’ils ne présentent aucun désagrément pour les humains (ainsi les loups sont-ils activement combattus parce qu’ils s’intéressent aux moutons, propriétés humaines destinées à l’abattoir) et parce qu’ils sont source de distraction pour les chasseurs. Quant aux espèces protégées, elles sont acceptées puisque perçues comme bénéfiques à la biodiversité, à l’environnement et souvent aussi au tourisme, mais les individus ne comptent pas et leurs populations peuvent être « régulées ». Les bouquetins du Bargy, théoriquement protégés sur tout le territoire national depuis 1981, sont par exemple actuellement massacrés par centaines sous le prétexte, très controversé, qu’ils seraient porteurs de la brucellose, maladie qui serait transmissible aux animaux d’élevage et qu’ils auraient eux-mêmes attrapés par des bovins…

Les vaches sont des animaux intelligents et sensibles, elles ressentent des émotions telles que l’affection, la rancune ou la tristesse, elles sont capables de s’organiser en troupeaux autonomes, mais cela ne les sauvera pas. Ces vaches affranchies de l’asservissement humain sont en sursis ou condamnées, à moins peut-être d’intégrer la catégorie « biodiversité » ou tout autre statut les protégeant plus ou moins efficacement des balles ou du couteau du boucher, et ce tant qu’on y trouvera un intérêt.

Vache à l'abattoir

Sources

Bernez-Vignolle Mirentxu, Le Betizu, une population bovine des montagnes basques : statut juridique et modalités de gestion, thèse, 2010.

Ils ont peur (politique)

Par Le 08/03/2016

Il n'y a dans cette interview que diverses sources de peur chez ce politicien (je n'emploie pas le terme d'homme volontairement)

Peur du Peuple.

Peur de perdre sa place.

Peur d'une force d'informations qui lui échappe : internet.

Peur du rejet de ses confrères s'il n'intervenait pas pour soutenir leur système.

Vient s'ajouter à ces peurs, les arguments habituels :

révolution, anarchie, culpabilisation des "rebelles"

valorisation du systéme actuel qui signifie que le Peuple a besoin de Maîtres.  

 

ILS ONT PEUR.....


Jean-Vincent Placé est secrétaire d'État écologiste à la Réforme de l'État
Jean-Vincent Placé est secrétaire d'État écologiste à la Réforme de l'État © 

AFP JOEL SAGET

Pour le secrétaire d'État écologiste, la pétition anti-loi du travail qui a récolté plus d'un million de signatures ne doit pas influencer la politique

Jean-Vincent Placé, secrétaire d'État écologiste à la Réforme de l'État, s'impose comme centriste. Interrogé lundi matin sur France Info, l'ancien président du groupe écologiste au Sénat n'a pas mâché ses mots au sujet de la pétition lancée contre la réforme du travail : 

"Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui font la loi de la République, c'est le gouvernement qui présente des textes, c'est le Parlement qui va les voter, ce sont aussi les partenaires syndicaux qui vont les discuter, les renégocier". 

Selon lui, le texte proposé par Myriam El-Khomri est "nécessaire" : 

"Je défends tout à la fois le texte, parce qu'il est nécessaire, et la négociation syndicale, (...) en particulier avec celles et ceux qui veulent discuter". 

Jean-Vincent Placé va même plus loin, estimant contre-productive la mobilisation citoyenne "permanente" :

La rédaction vous conseille

"Est-ce que dans ce pays, à chaque fois qu'on est mécontent, parfois même très légitimement, on peut éviter de hurler, de jeter l'opprobre ? (...). Il y a beaucoup de choses à faire et on ne pourra pas le faire avec cette façon un peu révolution permanente, manif permanente, critique permanente. Moi je suis un réformiste radical, j'assume, et écologiste". 

Réformiste radical d'une part, mais aussi centriste de l'autre. Jean-Vincent Placé n'hésite pas à citer des politiques dont les idées sont rarement associées à celles du gouvernement actuel. 

"Je crois que j'ai toujours été centriste mais peut-être moins assumé. Je pense que nous devrions avoir une vision commune. J'ai cité souvent Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Fréderic Lefebvre. Moi je vois que ce sont des gens qui, dans le cadre de ce que nous faisons, font des propositions, parfois même sont à nous soutenir

Intimité et sexualité (sexualité sacrée)

Par Le 08/03/2016

 
 
 
 
Bien d'autres vidéos de cet homme sont disponibles et toutes sont d'un intérêt aussi profond. 
 

Anticapitaliste et anarchiste (humanisme)

Par Le 08/03/2016

Anticapitaliste et anarchiste : l’insoumission est leur mode de vie

 

par  | 3, mar 2016 | Blog | 31 commentaires

Anticapitaliste et anarchiste : l’insoumission est leur mode de vie

Une communauté pas comme les autres vit à Montois dans le Jura. Anticapitaliste et anarchiste, cette communauté s’autogère complètement. Retour sur une communauté bien méconnue du grand public ! 

Cette communauté fait partie du réseau de coopératives agricoles Longo Maï (signifiant « longtemps encore » en occitan), et est le fruit de la révolte de mai 1968 qui a secoué toute l’Europe. Longo Maï est l’une des dix coopératives du réseau. Cinq autres sont en France et d’autres encore en Allemagne, en Autriche, en Ukraine et au Costa Rica. Longo Maï compte pas moins de 200 membres : une ferme isolée à 700 mètres d’Undervelier, village jurassien de 300 habitants, aux pieds des gorges du Pichoux où une communauté vit en autarcie, coupée du monde.

Dans ce village pas comme les autres, sont prônées les valeurs humaines, l’écologie et les décisions collectives qui sont la base de toute confiance. En effet, cette communauté prend des décisions à la majorité. Pas de chef, tout le monde est au même niveau social. En 1972, des jeunes urbains venus d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse décident d’expérimenter une nouvelle façon de vivre et de faire de la politique militante, en se retirant dans une région rurale dépeuplée, pour y cultiver la terre et vivre en communauté. Il n’y a aucune hiérarchie «Nous avons un respect pour l’expérience, qui fait que nous ne sommes jamais vraiment égaux, explique Raymond Gétaz. Chacune et chacun a des compétences propres.» «Nous avons développé une qualité d’écoute et de débat», ajoute Claude Braun. «Ce n’est pas parce que nous sommes des révoltés et des anarchistes que nous ne faisons pas attention à l’autre, que nous n’avons pas des règles tacites de communication», complète Raymond Gétaz.

L’un des axes les plus importants de cette communauté est sa volonté de rencontrer des peuples de différents pays. Cela s’est traduit évidemment par l’arrivée de personnes issues de nombreux pays. À l’heure actuelle, la communauté de Longo Maï regroupe 15 nationalités.

Autre problématique développée par Longo Maï, le déséquilibre de plus en plus flagrant entre la ville et la campagne. Alors que des millions de personnes s’entassent désespérément dans les banlieues et survivent grâce au RSA ou au chômage, de l’autre côté, les campagnes se désertifient et les agriculteurs sont même invités à pratiquer la jachère. Cette situation de crise économique fait partie du discours du système dominant et le choix d’une communauté à la campagne entend montrer qu’il est possible de raisonner différemment, de vivre à la campagne, même si cela doit remettre en cause certaines façons de penser des syndicats complètement sclérosés aujourd’hui. En s’appuyant sur l’abandon du salariat et en préférant la notion d’effort librement consenti, le choix de ses activités, la communauté de Longo Mai provoque une rupture dans la logique actuelle du travail. Elle reprend aux anarchistes le fait que l’on n’est pas sur terre pour travailler et qu’il est plus important de faire la fête. Sans vivre somptueusement, une visite de la communauté montre qu’à l’évidence la communauté a su développer une certaine richesse : les bâtiments reconstruits en pierre sont magnifiques… même si l’on n’y retrouve évidemment pas tous les gadgets de la société de consommation. Sobre, mais beau.

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En effet, cette communauté est d’abord un « mouvement politique » qui ne vit pas non plus coupé du monde puisque la plupart des personnes de la communauté sont engagées dans de nombreuses associations… Les jeunes de la communauté pensent déjà au futur et sont beaucoup plus impliqués dans certains domaines comme la permaculture, biodiversité, autonomie…. et luttent fermement contre les routes bétonnées, les aéroports qui se construisent….

Une communauté qui a le mérite d’avoir des valeurs, des engagements et un style de vie simple mais épanouissant. Pas de quoi faire peur à nos grandes industries du pétrole ou autres qui ravagent notre terre, tuent des gens par milliers et détruisent notre écosystème… Merci à cette communauté de nous redonner de l’espoir…

Éveillez vos consciences avec votre Livre-Journal La Relève et La Peste N°1

Crédit Photo : Gérard Bonnet

Sources : Le Temps / La Marseillaise / Longo Maï

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JARWAL LE LUTIN : Commentaire (2)

Par Le 07/03/2016

Je suis retombé sur ce long commentaire écrit par Marie-Christine Dehove, fondatrice du site

: frenchwritersworldwide.com

 

Un commentaire digne d'une analyse littéraire et c'était un grand bonheur. Je la remercie de nouveau.  

Avec un supplément sous forme de mots croisés pour les enfants lecteurs !

J'aurais bien aimé que l'histoire se prolonge, que les autres tomes soient publiés...

Encore un roman disparu, à peine mis au monde.

Je me dis qu'il faudra bien que je reprenne tout ça...Ce lutin qui a encore tellement de choses à raconter. Quatre tomes sont achevés. Rangés dans un tiroir.

 

Jarwal le lutin. tome 1

 

 ROMAN JEUNESSE de Thierry Ledru.

 http://www.frenchwritersworldwide.com

 

 

"Il suffisait d’écouter les discussions des arbres pour connaître les moindres détails de la vie de la grande forêt. Le bruissement des feuillages emplissait l’air de confidences.

Ce matin-là, il cueillait des myrtilles sous le sommet du Chapotet quand un murmure gonfla au cœur des arbustes.

Le lutin Jarwall mit ses pensées de côté, tendit l’oreille et peu à peu le message s’éclaircit.

Les grands hêtres et les châtaigniers près du torrent racontaient que trois enfants, Marine, Rémi et Léo, voulaient atteindre le sommet de la montagne."


 

Dès que vous ouvrez ce livre, un bol d’air frais et vivifiant vous envahit, vous respirez mieux, votre rythme cardiaque s’apaise comme si vous caressiez votre chat, vos pensées sont imprimées des fleurs sauvages des montagnes, vos souvenirs de promeneurs remontent à la surface et vous avez envie d’y entrer à pieds nus… 

«Gwendoline, l’amour de sa vie, elle était si inventive, chantonnait à longueur de journées, avec le vent dans les arbres, avec le silence des sous-bois, les mélodies des insectes, elle bourdonnait avec les abeilles, récitait des poésies aux fleurs, parlait aux nuages, écoutait leurs histoires dans la pluie qui tombe, leurs voyages autour de la terre, les grandes traversées au-dessus des océans, par-delà les montagnes, elle traduisait les chants des torrents, elle apprenait l’histoire du monde dans les murmures des fossiles, cueillait les plantes en les remerciant pour les tisanes et les soins qu’elle prodiguait, elle caressait les écorces et posait son oreille sur les troncs, partageant avec eux les mémoires de sève, et toujours ce rire dans ses yeux, cet éblouissement infatigable pour les beautés du monde, cet amour de la vie… »

 

Thierry Ledru dans son premier tome « Jarwal le Lutin » propose aux enfants, un parcours initiatique, un chemin de vie, sentier de montagne à travers une trouée de verdure gorgée de soleil.

Il fait découvrir aux enfants le sens caché des choses et des mots, en utilisant l’observation de phénomènes naturels simples.

Thierry Ledru, nous présente les mots comme des êtres à comprendre.

Le sens de la lumière, rayons du soleil indispensables « la vie végétale sous toutes ses formes tendait ses fibres affamées vers l’astre pour montrer aux humains la voie à suivre » mais aussi «  la lumière ( /la vérité) peut aussi être un danger, quand on ne sait pas la recevoir, certains se sont crû prêts et sont devenus fous. »

Une lumière trop forte nous aveugle, certains croient que le progrès est une lumière favorable, ils n’ont pas su apprendre l’essentiel. "Ils ont détourné la lumière et ils ont fini par penser qu’elle venait d’eux ! " .

 

Il leur fait comprendre que nos pieds nous rattachent à la terre ( attraction de la terre) mais que la tête est attirée par le ciel et que cette attirance devenant désir de curiosités intelligentes est le départ d’une évolution spirituelle.

Les commentaires des enfants sont des signes audibles de leur compréhension.

Léo : "Pourquoi ne pas parler à tout le monde ?" Marine : " Parce que nous serions pourchassés, Léo .Regarde les peuples minoritaires qui peuplent encore cette planète, ceux qui sont encore en contact avec la Nature, ceux qui l’aiment et la respectent. Ils sont parqués, humiliés, exterminés parfois, beaucoup ont même déjà totalement disparu" p 37

Rémi : « les pommes que l’on mange en montagne après l’effort sont meilleures que celles que l’on mange à la maison.. » p31 En s’investissant dans le moment présent, on ne vit pas de l’attente d’une chose que l’on espère...Restez dans l’attente c’est perdre son temps dans la fuite en avant.

Thierry Ledru  explique aux enfants que nos pensées construisent la réalité.

Marine : " Beaucoup de choses sont possibles, sauf celles qu’on juge impossibles".

Dans son livre, les enfants sont considérés comme des personnes à part entière, ils ne sont pas ‘trop petits’ pour comprendre et on ne leur dit pas : « on t’expliquera plus tard quand tu seras grand…»

Non avec Jarwal, le lutin, tous ces moments d’étonnements magiques, sont des énergies fondatrices. Un silence interrogatif, des réflexions secrètes au cœur de chacun…

En lisant Jarwal vous avez là une double lecture, à la fois vous lisez le livre de Thierry Ledru, mais aussi le Livre dont Jarwal est le gardien.

Dans le roman de Thierry on apprend que Jarwall cherche des êtres qui sont prêts à changer de vie et qui respectent la nature et à ne pas oublier le Petit Peuple.

Au moment où Jarwal ouvre son propre Livre, remède universel et voie de Sagesse, les enfants deviendront des portes-paroles qui raconteront les Histoires ( de Jarwal) et seront un relais contre l’oubli et l’effacement du Livre.

Dans ce roman il n’y pas que l’auteur qui écrit, chaque enfant qui participe en mettant ses pas dans ceux de Jarwal, est l’auteur de sa propre histoire parce qu’il a eu la liberté de choisir sa voie.

Par cette idée remarquable, Thierry Ledru, comble le fossé entre le passé et le futur, il rapproche invisiblement les générations les unes des autres. Car nous aussi lecteurs, nous faisons partis du relais et nous devenons aussi des portes-paroles, conscience remuée par les questionnements du progrès, de l’humanité lancée dans une course folle, nous sommes comme les diffuseurs d’huiles essentielles, huile de la sensibilité du Vrai Regard.

Asseyez-vous sur une grosse pierre plate à côté des enfants… des galettes de châtaignes et un mélange de fruits des bois dans un petit pot en terre, précieusement fermée par un chapeau de feuilles séchées, et lisez Jarwal racontant son histoire…

 

 

image: http://www.frenchwritersworldwide.com/images/stories/imgthledru/image3jarwallelutin1.jpg

 

 

Après votre lecture, chacun profitera de l’intermède pour changer de position et glisser un vêtement sous ses fesses, buvez une gorgée d’eau fraîche et grignotez un biscuit tout en cliquant sur le livre de Jarwal… Avez-vous bien lu, les enfants ?

 

 

Crossword Jarwal le lutin

Ton ami Jarwal te propose un jeux.

Mots croisés de Jarwal Le Lutin (Tome 1)

crosswords Jarwal

1.Roche volcanique noire ou grise que Gailhart avait trouvée.

2.Avide de savoir, de connaître, d’apprendre.

3.Nom du cheval de Marine.

4.Substance destinée à combattre les effets d’un mal ou d’un poison.

5.Chacun des changements successifs d’un phénomène.

6.Etre surnaturel – talent.

7.Indispensable, fondamentale.

8.Série, ordre liaison logique, conséquence.

9.Condamne le Livre à l’effacement.

10.Quel est le plus puissant des remèdes pour Jarwal ?

11.Quel est l’ennemi qui conduit les humains à quitter la nature ?

12.Ensembles des phénomènes qui évoluent de la naissance à la mort.

13 Celui qui est instruit d’un secret ou d’un art. – Talents innés.

15.Quel Conseil a décidé d’entrer directement en contact avec les humains ?

A. Avec sentiments. – supposition.

C. 4 ème lettre de l’alphabet grec.

H. Passage et circulation de substances entre une cellule et le milieu extérieur.

I.  Personne choisie pour sauver le Petit peuple – Donnes accès.

K. Interruption, entracte.

O. Sommeil profond, anormalement continu, avec relâchement musculaire.

Les solutions aux mots croisés de Jarwal tome 1

solutions mots croisés jarwal 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le monde vicié du pouvoir. (politique)

Par Le 07/03/2016

 

Deux ans que je ne suis plus enseignant. S'y ajoute désormais une honte de ma nationalité. Il me devient douloureux aujourd'hui d'être identifié à ce pays. Les gens qui nous gouvernent me révulsent et comme je ne peux rien faire contre eux, il me reste comme solution de m'identifier uniquement à l'humain et non plus à cette nation car ces gens-là n'ont rien d'humain. Ils ne sont que des marionnettes sordides, pitoyables, nauséabondes, pestilentielles, des esprits contaminés par la soif de pouvoir et la volonté d'enrichissement personnel, la gloriole égotique d'un monde ancien. Je rejette intégralement  ce monde vicié et pervers et je ne souhaite que son effondrement. 

 

 


 

François Hollande a remis la légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite

 Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 
François Hollande recevant le prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud à l'Elysée le 4 mars 2016.

François Hollande recevant le prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud à l'Elysée le 4 mars 2016.

 

AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

Mohammed ben Nayef, prince héritier d'Arabie saoudite, s'est vu remettre la légion d'honneur vendredi 4 mars par François Hollande à l'Elysée.

L'Elysée a confirmé l'information de l'agence de presse saoudienne SPA. Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, également ministre de l'Intérieur du royaume, a bien été décoré de laLégion d'honneur vendredi 4 mars par le président François Hollande, a indiqué l'Elysée ce dimanche. 

LIRE AUSSI >> Arabie Saoudite: révolution au palais des Al-Saoud 

Cette visite, inscrite à l'agenda présidentiel, n'avait fait l'objet d'aucune communication de l'Elysée vendredi. Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l'année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d'un Saoudien condamné à mort pour meurtre. En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte fondé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique. 

"Une pratique protocolaire courante" selon l'Elysée

Le prince héritier a reçu cette décoration "au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante", a souligné l'entourage de François Hollande. Le président de la République avait lui-même été "décoré de l'ordre suprême du Royaume" lors d'une de ses visites en Arabie saoudite, a-t-on rappelé de même source. La France entretient des relations très suivies avec l'Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et avec lequel Paris a conclu d'importants contrats d'armement. 

 

De royales allégeances (politique)

Par Le 06/03/2016

 

Tous les gens censés savent très bien que les décisions évoquées dans cet article ne sont pas dues à une éventuelle intelligence de Mme Royal mais uniquement aux diverses allégeances envers les financiers et le monde politique. 

Pitoyable. 

Je n'arrive pas à comprendre comment ces individus arrivent à se supporter eux-mêmes, comment on peut tomber aussi profondément dans la fange excrémentielle des intérêts personnels, des plans de carrière, de l'enrichissement, de l'ego, de la suffisance et du mépris ...

 

Je n'ai plus de colère, juste du dégoût. 

 

Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à Paris, le 9 février 2016 (WITT/SIPA)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1490531-nucleaire-biodiversite-l-ecologie-de-segolene-royal-ou-l-art-d-avoir-tout-faux.html

  

Prolonger de 10 ans la vie des centrales nucléaires françaises : en voilà, une idée qu’elle est bonne ! Intelligente, audacieuse, grosse d’un avenir radieux…

 

Tuer tous les loups : en voilà un plan qu’il est indispensable pour notre élevage ! Innovant, réfléchi, rationnel, en aucun cas démagogique…

 

Madame Ségolène Royal propose de placer nos centrales atomiques en soins intensifs. Elle ferait mieux de les transférer dans une unité de soins palliatifs. Prémices à la mort attendue d’une filière que certains, jadis, avaient pu qualifier d’"excellence" !

 

Non contente d’avoir ordonné l’exécution de 36 loups en 2015 (alors que la population de l’espèce est en régression : autour de 300 sujets), madame Royal s’apprête à entériner le fait que plus de 40 de ces animaux ont été réellement flingués cette année. Elle semble même avoir déjà accepté un contingent de massacre en augmentation de 6 (ou de 10 ?) unités pour 2016.

 

Un changement de titre ministériel inquiétant

 

Madame Royal a un problème avec la nature, avec les écosystèmes, avec la question des énergies. Examinons son cas en le replaçant dans le contexte. Lors du récent remaniement gouvernemental, cette femme politique a changé son intitulé officiel. Elle était "ministre de l’Écologie" : au moins, c’était clair. L’écologie est une science, on peut s’en inspirer, y compris dans les lieux du pouvoir. Elle s’enorgueillit à présent d’un titre plus long à écrire, mais qui n’a aucun sens : "ministre de l’Environnement".

 

Je rappelle que l’homme n’a pas un "environnement". Il fait partie d’une biosphère, d’une sphère de la vie dont il n’incarne qu’un élément, probablement pas le plus important. L’Homo sapiens ne s’agite pas comme un acteur shakespearien sur une scène de théâtre, avec en arrière-plan un décor, un "environnement" qu’il pourrait larder de coups de poignard sans en subir les conséquences. Il dépend de milliers d’interactions entre le soleil, la terre, l’eau, les flux d’énergie, les microbes, les végétaux, les animaux. S’il persiste à la jouer "perso" (en multipliant les saccages et les pollutions), cela finira mal.

 

Ce changement de titre ministériel est inquiétant. Madame Royal pratique l’"environnementalisme" aux dépens de l’écologie.

 

La biodiversité selon Royal ? Un biocarnage

  

Dans le domaine de la biodiversité, elle devient insupportable. Elle dit "amen" à toutes les requêtes de battues, piégeages, "prélèvements", "régulations" et autres "tirs d’effarouchement" formulées par le lobby hyperactif et volontiers violent des chasseurs. Elle accepte (y compris en fermant les yeux) que ceux-ci exterminent non seulement les loups et les lynx, mais les vautours, les renards, les blaireaux, les fouines, les sangliers, les corbeaux, les étourneaux, les cormorans, les goélands, les oies bernaches, demain les grues cendrées, les cigognes, les ortolans, pourquoi pas les mésanges ?

 

La bouche de notre ministre de l’Environnement a appris à formuler le mot "biodiversité". Mais on peut prononcer un mot sans le comprendre. La biodiversité selon Royal ressemble à un biocarnage.

 

Sur le nucléaire, des objectifs pas tenables

 

Au chapitre du nucléaire, notre "ministre de l’Environnement" n’est guère plus inspirée. Sa décision d’offrir aux réacteurs atomiques français un sursis de 10 ans est motivée par deux idées.

 

Primo, que la France conserve un outil de production qui a fait ses preuves, même si la loi de transition énergétique exige que la part du nucléaire dans le "paquet électricité" national passe de 75% aujourd’hui à 50% en 2025. Et, secundo, que les Français bénéficient, grâce à la bonne fée Électricité de France, d’une électricité "peu chère".

 

Ces deux objectifs ne sont, hélas, pas tenables. Pour rénover et conserver un parc nucléaire en état normal de fonctionnement, EDF devrait investir 100 milliards d’euros d’ici à 2030. Or, la firme est prise à la gorge : elle n’a plus d’argent. Pour en gagner, elle devrait augmenter fortement ses tarifs, ce qui serait contradictoire avec le "secundo" de la ministre.

 

Il faut fermer les centrales, et non les réparer !

 

La filière nucléaire française va mal. Mais qui pourrait la soigner ? EDF est gravement malade. Sa demi-sœur, Areva, se trouve à l’agonie. EDF a reçu la mission de sauver cette dernière en lui rachetant ses réacteurs… Mais la filière "révolutionnaire" EPR, dans laquelle les deux firmes sont impliquées (en Finlande, à Flamanville et ailleurs), constitue un gouffre sans fond, un tonneau des Danaïdes où les milliards d’euros perdus s’ajoutent aux milliards d’euros engloutis.

 

Madame Royal ne dit rien de la contradiction qui existe entre le projet d’abaisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans le "paquet électricité", et la volonté de rénover le parc vieillissant de nos réacteurs. Si nous voulions respecter les objectifs pourtant modestes de la transition écologique, nous devrions fermer 17 de ces grosses machines, et non pas les réparer toutes !

 

Ségolène Royal affirme, pour conclure, qu’elle ne prendra aucune décision sans l’avis positif de l’Autorité de sûreté nucléaire (l’ASN). Encore heureux : ce n’est que la loi ! La ministre de l’Environnement n’a aucune compétence juridique pour décider dans cette matière.

 

Biodiversité, nucléaire : Ségolène Royal a tout faux

 

Madame Royal a, pour le moment, tout faux…

 

Au chapitre de la biodiversité, je lui dis : laissez vivre nos frères animaux, dont nous avons besoin pour être heureux en conservant notre âme d’enfants.

 

En matière nucléaire, je lui conseille de regarder la situation sans œillères. D’un côté, il y a le gouffre financier de la mise sous perfusion de plus d’une cinquantaine de réacteurs brinquebalants et potentiellement dangereux ; de leur passage en unité de soins intensifs… De l’autre, il existe une possibilité de regarder réellement vers l’avenir – à l’horizon de l’écologie, la vraie…

 

Si la France dispose de quelques finances, je recommande que nous les investissions résolument dans les énergies renouvelables. Celles du vent, du soleil, de la géothermie ou de la biomasse ; sans oublier celles de la mer (vagues, courants, gradients de températures ou de salinité) que, voici plus de 30 ans, nous préconisions déjà d’adopter avec le commandant Cousteau…

YVES PACCALET


 

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