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Pleine Conscience et Massage

Par Le 20/03/2016

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"La peau est un organe à part entière, un système extraordinairement complexe, une véritable petite ville avec ses routes, ses messagers, ses multiples rôles, ses besoins, ses rejets et détritus, bref tout un écosystème à elle seule. Aussi, lors d’un massage, selon la fermeté de la pression de la main sur la peau, on peut stimuler plus de 600 000 récepteurs différents. Le massage prodigué correctement « réveille » toutes les couches de la peau et déclenche la fabrication d’un nombre incroyable de messages nerveux." 

V Geoffroy

 

Il n'est pas vraiment utile d'encenser les vertus physiques du massage, il me semble...

Existe-t-il un seul individu qui ne les supporterait pas, qui n'y trouverait aucun bien-être ?

Je n'ose imaginer la perte immense que cela représenterait pour lui.

 

Il existe par contre un aspect très important, c'est celui de la Pleine Conscience dans le cadre du massage.

Le bénéficiaire du massage :  Il ou elle aura pour tâche de visualiser assidûment les mouvements des mains et chaque zone parcourue, de s'extraire des tourments ou des simples pensées intrusives. Il s'agira d'établir un lien sensoriel constant entre les perceptions et leur saisissement. Ce "travail", peu à peu, au fil des semaines, des mois, des années...améliore considérablement la conscience de soi, corporellement mais également spirituellement. L'observation maintenue est un excercice qui deviendra un élément fondamental de l'individu, un besoin, une nourriture, une forme de vie entière. C'est bien évidemment également un lien émotionnel très puissant avec le partenaire de par les échanges d'énergies. 

 

Le dispensateur du massage : Il peut paraître étrange de considérer que le masseur bénéficie lui aussi des bienfaits du massage et c'est pourtant éminemment le cas. Les énergies se "soignent" mutuellement et le masseur, qui a pour intention de prodiguer des bienfaits, se trouve par conséquent dans une "posture émotionnelle amoureuse", dans le sens où il oeuvre au bonheur de l'être aimé. Cette énergie qu'il diffuse, par ses mains, s'installe dans un système commun, une boucle, un circuit interne qui relie les deux individus. 

Le masseur est massé par lui-même, non pas dans un contact mais par l'entité éthérique créée par le massage conscient.

 


 


 

 

La notion n'est pas reconnue par la médecine occidentale mais rien n'est perdu...Il sufftit de voir l'impact actuel des données scientifiques sur l'au-delà. Les esprits s'ouvrent...

Le massage établit donc une rencontre entre les deux entités éthériques des individus et ce qui se passe dans l'un est ressenti par l'autre. Non pas sur un plan corporel de façon identique mais sur un plan énergétique. Les plans éthériques font office de "contacteurs". 

Après chaque massage de ma femme, je me sens infiniment bien. Il en est de même pour elle. Non pas seulement bien d'un point de vue émotionnel mais bien physiquement et cela va même jusqu'à effacer des points contractés comme si j'avais été massé. 

Il existe, à mes yeux,  : un effet énergétique par le physique pour le massé.

                                    : un impact physique par l'énergétique pour le masseur.

C'est en cela que je parle de "boucles du massage". 

Le massage en Pleine Conscience installe une bulle, un cocon commun, une élévation partagée.

 

La Pleine Conscience est une lumière constante, installée en chaque humain. Elle n'est pas nécessairement visible parce qu'elle est couverte par des phénomènes multiples d'inconscience constamment entretenus, les soubresauts du mental. 

Pendant le massage, je me concentre par conséquent sur cette Pleine Conscience et je vois parfois passer des pensées. Elles disparaissent dès lors que la lumière est intense. Elles ne sont plus que des voiles diaphanes qui passent en coup de vent. Si jamais, elles s'obstinent, elles courent le risque de fondre sous le rayonnement. 

 

Observer pendant un massage ( entre 45 minutes et 1 heure) le nombre de fois où la concentration s'échappe sous l'intrusion inopinée d'une pensée disparate.... C'est assez effrayant quand on commence...

C'est très enthousiasmant quand, après quelques mois de pratique, on s'aperçoit qu'un massage d'une heure s'accomplit dans une fusion intense, un lien profond, une offrande maintenue, dans une intention réelle que plus rien ne perturbe.

C'est en cela d'ailleurs que la situation du massage est très révélatrice et sans appel...

Alors que vous êtes en train de masser l'être que vous aimez, vous vous apercevez qu'en fait, vos mains fonctionnent mais votre esprit ou votre âme (selon les schémas de chacun) n'est pas là...Il s'est effacé sous la puissance indomptable de ce mental qui tient toujours à occuper la place. Ce mental, roublard et prétentieux, sera même capable de se dire qu'il travaille très bien avec ces mains qui s'agitent dans tous les sens...Oui, effectivement, les mains s'agitent mais il n'y a personne à l'intérieur...

Imaginez dès lors, dans une situation bien moins impliquante, à quel point les phénomènes intérieurs sont variables, instables, chaotiques, dispersés...

 

C'est dans cette observation que l'accès à la Pleine Conscience s'installe, lentement, séance après séance.

C'est juste l'accès à la Pleine Conscience et non l'émergence de la Pleine Conscience.

La Pleine Conscience est toujours là. C'est nous qui ne le sommes pas...

 

 



 

 

 

 

 

 

"Nos enfants nous accuseront" (humanité)

Par Le 19/03/2016

Nos enfants nous accuseront

 / 10 octobre 2014

Pour la première fois de l’histoire, la prochaine génération ne sera pas en aussi bonne santé que leurs géniteurs. Mais quelles sont les causes de ce phénomène inquiétant?

Or, il semble que le mode de vie industrialisée et l’augmentation constante de notre rythme de vie ont des conséquences importantes sur notre environnement. La pollution n’a jamais été aussi importante et l’utilisation des pesticides pour répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale causent des dommages sur notre santé. Le taux de cancer est en forte augmentation depuis quelques décennies en Europe, des maladies comme le diabète ou les troubles associés à la reproduction gagnent aussi du terrain.

Certaines solutions sont apportées, par exemple favoriser l’agriculture biologique. Le maire d’une petite municipalité du Guard en France a donc décidé d’instaurer une cantine scolaire offrant que des produits biologiques.

La santé de chacun débute avec une bonne alimentation pendant l’enfance. Il s’agit donc d’une initiative parfaitement logique, en harmonie avec des valeurs humaines.

Nos enfants nous accuseront, un plaidoyer pour la santé des générations futures et de notre environnement.


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KUNDALINI : Point final

Par Le 18/03/2016

 

Dix mois d'écriture.

Une émotion étrange...Une satisfaction personnelle et en même temps, le sentiment d'un éloignement qui s'installe...

Je sais pourtant que je n'ai pas fini de les côtoyer... Maintenant, je pars pour un mois de fignolage, de réécriture, de corrections, de suppressions ou de compléments...

C'est quand je l'enverrai à l'éditrice que là, vraiment, je sais que je ne les verrai plus.

Malgré tout, si je repense aux personnages créés sur les douze romans, je pourrais tous les citer en dix secondes. Pas un seul n'a vraiment disparu...

Max, Jonathan, Julie, Luc, Axel, Sandra, Tanguy, Étienne, Jean, Isabelle, Blandine, Pierre, Nolwenn, Miossec, Birgitt, Yolanda, Anne, Paul, Diane, Yoann, Leslie, Laure, Lucas,Fabien, Mathieu, Kalen, Figueras, Lucie, Thomas, Maud, Sat..... Jarwal...Jackmor et les autres...

Ils font partie de mon existence.

Je sais tout ce que j'ai découvert en moi en vivant avec eux.

 

 

Sur les fonctionnaires (politique)

Par Le 18/03/2016

Les fonctionnaires vont être augmentés après six ans de gel des salaires.

Une augmentation nette qui représentera une dizaine d'euros par mois ...

Ce qui me désole le plus, c'est de voir sur les réseaux sociaux les salariés du public et du privé s'étriper ou certains fonctionnaires dire qu'ils méritaient plus que d'autres au regard de la pénibilité du travail etc etc ....

La population ferait mieux de se concentrer sur le train de vie de ceux qui décident....

12376318 1020121258082899 7148499477860501562 n

 

10441239 1020121254749566 3301018124500264448 n

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Pour que les gens se mobilisent envers des alternatives, il faut au préalable qu'ils prennent conscience de leurs nécessités. Il faut donc faire un état des lieux et ensuite, on sait quels sont les travaux qu'il convient de mener. 

Céline Alvarez n'aurait aucun impact si personne n'avait conscience de l'urgence de la situation dans l'enseignement.

Etienne Chouard ne serait pas écouté si les gens n'avaient pas compris que quelque chose de profondément pervers menait la société française.

Pierre Rhabi ne serait pas plus écouté si les gens n'avaient pas conscience que l'agriculture intensive est une abberation.

Personne ne vient d'emblée écouter une voix discordante dans le discours officiel tant que ce discours n'a pas été décrypté au grand jour. Je pense donc que les deux étapes sont compatibles et complémentaires : c'est l'information délivrée qui provoque les changements.

Il n'y a pas de changements spontanés.

Maintenant que l'information circule davantage, les propositions émergent et des actions concrètes sont menées parce qu'il y a une conscience exponentielle des problèmes et de leurs sources.

 

 

C'est donc l'occasion de rappeler que les Nantis se servent copieusement depuis bien longtemps et que leurs "cadeaux" sont des cache-misère.

 

"L'idéal, c'est quand on peut mourir pour ses idées. La polititque, c'est quand on peut en vivre." Charles Péguy

 

Président de la République : 14 910 € bruts par mois (Sarkozy et Fillon s'octroyaient une rémunération mensuelle de 21 300 euros)

 

Premier ministre : 14 910 € bruts par mois (17 667 euros avec l'indemnité parlementaire) 

 

Ministre : 9 940 € bruts par mois (12 698 euros pour la rémunération la plus élevée...On comprend pourquoi les Cosse, Laplace et autres cupides ont sauté sur l'occasion.)

 

Secrétaire d'Etat : 9 443 € bruts par mois (12 200 avec l'indemnité parlementaire)

 

Député : 12 870 € bruts par mois

 

Sénateur : 11 416 € nets par mois (Le président du Sénat reçoit en plus une "indemnité de fonction "de 7058 euros)

 

Député européen : au moins 12 341 € bruts par mois

 

Commissaire européen : 24 565 € bruts par mois (indemnité de "frais d'installation" de 41 665 euros et de "frais de cessation de fonction" de 20 832 euros...) Hallucinant....

 

Président de la Commission européenne : 30 806 € bruts par mois (le vice-président de la commission gagne 27 530 euros) (indemnité de "frais d'installation de 51 109 euros et de "frais de cessation de fonction" de 25 554 euros)

 

Président du Conseil européen : 30 806 € bruts par mois

 

Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères : 28 596 € bruts par mois

 

Conseil constitutionnel : 14 917 euros bruts par an

 

Président de communauté urbaine : de 3 421 à 5 512 € bruts par mois

 

Conseiller départemental : de 1 520 à 2 661 € bruts par mois

 

Président de conseil départemental : 5 512 € bruts par mois

 

Conseiller régional : de 1 521 à 2 661 € bruts par mois

 

Président de conseil régional : 5 512 € bruts par mois

 

Conseiller économique, social et environnemental : au moins 3 787 € bruts par mois

 

 

Maire d'une grande ville : de 4 182 à 5 512 € bruts par mois

 

Maire de Paris : 8 684 € bruts par mois

 

Mairie de Lyon : 8 272 € bruts par mois

 

Maire de Marseille : 8 272 € bruts par mois maximum

 

Maire d'une petite ville : de 2 091 à 3 421 € bruts par mois

Maire d'un village : de 646 à 1 635 € bruts par mois

 

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/

 

 

Le train de vie indécent de nos chers sénateurs

Laurent Fargues

A+A-

ENQUETE Le Sénat est repassé ce dimanche à droite. Mais cette victoire ne devrait guère changer l'image et le fonctionnement de cette institution au budget aussi confortable qu'opaque.

Le palais du Luxembourg et ses jardins. AFPLe palais du Luxembourg et ses jardins. AFP

Ni vu ni connu, le 16 avril dernier, les 26 sénateurs qui forment le bureau du Sénat ont substantiellement amélioré le statut des fonctionnaires à leur service. D’un trait de plume, ils ont allongé de 6 ans la durée pendant laquelle un fonctionnaire peut travailler en dehors du Sénat sans perdre le droit d’y revenir. Portant ainsi ce qu’on appelle la "disponibilité" à 18 ans. Un confortable parachute. Cette décision ne doit rien au hasard puisque le premier bénéficiaire n’est autre que Bernard Rullier, conseiller parlementaire de François Hollande et membre du prestigieux corps des administrateurs du Sénat.

"Il aurait été difficile de priver le président d’un de ses conseillers en le rappelant pour une sombre affaire de règlement interne, reconnaît sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire.Et on se voyait mal le radier…" D’autant que le conseiller est aussi un très proche de Jean-Pierre Bel, l’actuel président de la Haute Assemblée.

Bienvenue au Sénat, la deuxième chambre de la République, qui ce dimanche 28 septembre est repassé de gauche à droite, à l'occasion du renouvellement de la moitié de ses 348 élus. Ici, les privilèges se distribuent en toute discrétion, et l’opacité est la règle dès qu’il s’agit de cuisine interne. Certes, l’institution édite chaque année un livret d’une soixantaine de pages sur l’utilisation de ses 323 millions d’euros de crédits, mais elle se garde bien de divulguer la version détaillée de son budget. "Nous sommes une bonne maison, je ne dirai pas le contraire", sourit Jean-Marc Todeschini, le sénateur PS de la Moselle et grand argentier de la Haute Assemblée, solidement accoudé sur le précieux document en refusant de le communiquer. En 2013, pour la première fois, les comptes ont été certifiés par la Cour des comptes. "Mais cela ne veut pas dire que le Sénat est bien géré, simplement qu’il respecte les règles comptables", glisse un magistrat de la Cour.

Un palais de 35.000 m2

Dans quelques semaines, les nouveaux sénateurs seront accueillis par les dix-huit huissiers en grande tenue d’apparat, avec épée et chaîne en argent, sous les dorures second Empire de la luxueuse salle des conférences et la fresque de Delacroix qui orne la bibliothèque. Peu à peu, ils découvriront les 35.000 mètres carrés du palais du Luxembourg. Une vraie petite ville avec son kiosque, son médecin, son coiffeur, ses photographes, sa cave à vins. A l’heure du déjeuner, leurs collègues plus anciens les emmèneront dans les salons de Boffrand qui abrite les salles de restaurant avec vue sur le jardin. Là, ils se délecteront des mets préparés par le nouveau chef Jean-Christophe Trubert au tarif imbattable de 16,45 euros le menu. "Le Sénat, c’est le meilleur club de Paris", s’amuse un ancien conseiller.

Tout au long de leur mandat, les sénateurs sont choyés. En arrivant, ils disposent d’une subvention de 1.000 euros pour leur équipement informatique, de quatre lignes téléphoniques et de deux fax. Une carte prépayée leur ouvre l’accès à tout le réseau SNCF en première classe, 40 allers-retours en avion leur sont remboursés entre Paris et leur département, ainsi que les frais de taxis et de péages. Au total, l’enveloppe "transport des sénateurs" représente quelque 4,7 millions d’euros par an, soit une moyenne de 13.505 euros par sénateur. A quoi il faut additionner 1,5 million pour les multiples voyages à l’étranger à l’occasion de la rédaction des rapports ou via les multiples groupes d’amitié.

De grasses indemnités 

Des avantages qui viennent s’ajouter aux indemnités des sénateurs. Les élus touchent 5.388 euros net par mois et disposent d’une enveloppe mensuelle de 6.037 euros pour leurs frais de mandat, une somme qu’ils dépensent à leur guise sans fournir aucun justificatif. Pas assez pour certains. "Je considère que je suis mal payé, déclare à la buvette le sénateur UMP de la Meuse et ancien ministre de la Défense Gérard Longuet. Ma rémunération est équivalente à celle d’un DRH de PME ou d’un pharmacien, alors que j’œuvre pour l’intérêt du pays. Quant à l’indemnité de mandat, elle couvre à peine mes frais d’essence, de cérémonies, de communication et de double résidence."

Afin d’améliorer leurs fins de mois, les sénateurs peuvent recourir à quelques astuces. Certains emploient en toute légalité leur femme ou un membre de leur famille avec une partie des 7.500 euros prévus pour recruter leurs collaborateurs. D’autres reversent cette manne à leur groupe politique qui leur en rétrocède une partie. La quarantaine de sénateurs qui occupent les fonctions les plus prestigieuses – questeurs, présidents de groupe – bénéficient en plus de confortables primes, à l’image du président et de ses 7.057 euros d’indemnité de fonction.

Sans oublier l’un des régimes de retraite les plus généreux de France: un mandat de six ans ouvre le droit à une retraite de 2.050 euros, deux mandats, plus de 3.000 euros, et la pension moyenne avoisine les 4.340 euros. "Mais notre caisse de retraite est toujours largement excédentaire, ironise Alain Lambert, ancien sénateur UMP de l’Orne. Car les sénateurs quittent leur fonction le plus tard possible et la plupart rêvent de mourir sénateurs !"

Ici, les fonctionnaires sont choyés

Autres heureux membres du club : les 1.200 fonctionnaires. Qu’il s’agisse des 153 administrateurs qui conseillent les sénateurs dans la préparation des lois, des 91 surveillants du palais, des 127 assistantes de direction ou des 82 jardiniers, tous sont recrutés sur concours ultrasélectifs et jouissent de rémunérations mirobolantes. Poussé dans ses retranchements sur les salaires de ses collaborateurs, Gérard Larcher, alors président UMP du Sénat, avait lâché quelques chiffres en 2011. Face à la révélation de Mediapart dévoilant que son directeur de cabinet touchait 19.000 euros net par mois et son attachée de presse près de 11.000 euros, il avait répliqué qu’une secrétaire en fin de carrière percevait 7.200 euros et un agent de base 6.300 euros…

Les hauts fonctionnaires du Sénat surclassent largement les énarques des ministères. "Après dix-huit ans de carrière, je gagnais 10.000 euros, confie un administrateur. Et après trente ans, même sans responsabilité importante, je serai à 15.000 euros." Au sommet de la pyramide, les deux secrétaires généraux émargent à plus de 20.000 euros, ce qui les place parmi les tout premiers salaires de la fonction publique, bien au-dessus des 15.000 euros du vice-président du Conseil d’Etat, souvent qualifié de plus haut fonctionnaire de France.

Un sénat à la diète ? 

Ces dernières années, rigueur budgétaire oblige, le Sénat a toutefois entamé une cure d’amaigrissement. En 2010, un grand ménage dans les services a réduit de 21 à 14 le nombre de directions, chassé les doublons et instauré une durée minimale de travail de 1.607 heures par an. Une réorganisation qui a abouti à la première grève de l’histoire du Sénat… Les élus ont aussi perdu quelques faveurs. Les anciens sénateurs n’ont plus droit au remboursement à 50% des transports, les abonnements papier auJournal officiel ont été supprimés et une participation de 25% aux déplacements des groupes d’amitié est exigée.

En 2012, la création du groupe politique des Verts et de deux commissions supplémentaires s’est faite à coût constant, ce qui a privé de chauffeur personnel les sénateurs Jean-Vincent Placé, David Assouline et, à sa demande, François Marc. Des coupes ont aussi touché les dépenses de réception des dignitaires (-30%), les frais des commissions (-20%) et le service de communication (-7%). "Au total, en 2015, notre budget sera inférieur de 40 millions à ce qu’il aurait été si notre enveloppe avait augmenté au même rythme que les prix depuis 2008", observe Jean-Charles André, le secrétaire général de la questure.

Mais le Sénat a de solides réserves. Au fil des années, il s’est constitué un bas de laine de 108 millions d’euros, investis dans des placements sûrs, où il pioche pour ses investissements les plus lourds. Autour du palais, il est propriétaire de plusieurs immeubles rue de Vaugirard, rue Bonaparte et rue Garancière dans le prestigieux VIe arrondissement de Paris. Un patrimoine de quelque 29.000 mètres carrés évalués à 227 millions d’euros. Il possède aussi le jardin du Luxembourg auquel la Haute Assemblée consacre le budget record de 12 millions d’euros par an, soit deux fois plus que ce que le musée du Louvre dépense pour le jardin des Tuileries!

30% d'économies possibles

"En fait, si le Sénat était passé à la moulinette de vrais cost killers du privé, on économiserait 30% des dépenses de fonctionnement sans problème, juge un ancien. Mais cela exigerait d’externaliser l’accueil, la sécurité, le jardin… Ce que personne n’envisage." Les habitudes ont la vie dure dans la Chambre haute. Les discussions de l’hémicycle sont inlassablement retranscrites par une double équipe de rédacteurs. "A l’heure d’Internet et des logiciels de reconnaissance vocale, on n’a plus besoin d’autant de superdactylos à 8.000 euros par mois", soupire un administrateur. La procédure de vote paraît aussi d’un autre âge. A chaque scrutin public, quatre huissiers sont mobilisés pour récolter les 348 petits bulletins plastifiés de 1 gramme, les placer dans les urnes, les peser et les recompter manuellement pour une ultime vérification. Une infernale course contre la montre quand les votes s’enchaînent.

Privilèges, opacité, conservatisme… Pour secouer le palais du Luxembourg, des voix plaident en faveur d’une réforme radicale. En 2012, la commission sur la rénovation des institutions, dirigée par Lionel Jospin, évoquait un Sénat élu au suffrage direct entièrement à la proportionnelle, histoire d’en faire "une assemblée représentative de la diversité des courants d’opinion de la société française". Le constitutionnaliste Dominique Rousseau prône une chambre composée uniquement d’élus locaux, dont les présidents de conseils régionaux et les maires des grandes villes seraient membres de droit. Jusque dans les rangs des sénateurs, on imagine des mesures-chocs.

Passer à 250 sénateurs ?

En mai, un groupe de centristes a très officiellement déposé une proposition de loi pour… réduire le nombre de sénateurs à 250. "Moins nombreux, nous aurons plus de poids et serons plus efficaces", défend Vincent Delahaye, l’un des initiateurs du projet. "Avec la fin du cumul des mandats prévu en 2017, l’administration ne pourra de toute façon pas absorber la charge de travail liée à 348 élus qui se consacrent à 100% à leur tâche", pointe un haut fonctionnaire.

Déjà, nombre de sénateurs font l’amer constat de leur impuissance. En juillet, la sénatrice UDI de l’Orne Nathalie Goulet a tiré la sonnette d’alarme dans un long billet intitulé "Le Sénat : chronique d’une mort annoncée". "Faire adopter un amendement devient un exploit", regrette-t-elle, pour expliquer l’absentéisme de ses collègues qui renoncent à attendre jusqu’à 2 heures du matin pour voir leur proposition rejetée en une minute. Auteur d’un volumineux rapport sur l’évasion fiscale salué par toutes les formations politiques en juillet 2012, le sénateur communiste Eric Bocquet n’a réussi à ce jour qu’à concrétiser deux de ses 95 préconisations… "A chaque occasion, je redépose des amendements, c’est un combat de patience", philosophe-t-il sans trop d’illusions. Les cinq mois de travaux de la commission d’enquête sur la lutte contre le dopage n’ont pas eu davantage de succès.

Depuis trois ans, le Sénat souffre en plus d’une majorité bancale. Le groupe PS compte 128 élus, soit deux de moins que l’UMP, et il a besoin de faire quasiment le plein des voix des Verts, des radicaux et des communistes pour voter les lois. Arithmétique politique instable qui aboutit au rejet des réformes les plus emblématiques. Avec parfois d’étranges alliances nouées dans l’hémicycle. Fin 2013, les sénateurs UMP et communistes ont uni leurs forces contre la loi sur les retraites. Pour des motifs opposés, ils ont retoqué l’allongement de la durée de cotisation et le compte pénibilité. Résultat : le texte totalement dépecé a été rejeté à l’unanimité, socialistes compris.

Une institution qui creuse sa tombe

"Le Sénat est devenu le triangle des Bermudes des projets de lois, avait alerté à l’époque la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Famille. C’est intéressant de voir une institution creuser elle-même sa tombe." En juillet, un scénario identique s’est joué autour de la réforme territoriale. Les élus communistes, radicaux et de l’UMP ont tout fait pour saborder le projet du gouvernement, et l’Assemblée, censée représenter les collectivités, a été incapable de dessiner une nouvelle carte des régions…

Au grand dam des "budgétaires" de la commission des Finances, les sénateurs se privent aussi depuis deux ans de toute discussion sur les milliards d’euros de dépenses de l’Etat et de la Sécurité sociale. En cause : un détail de la procédure qui interdit l’examen des budgets si l’article sur l’équilibre financier n’est pas d’abord approuvé. Au lieu de jouer leur rôle de colégislateurs, les sénateurs envoient des copies blanches à l’Assemblée nationale, et les centaines de pages de documents préparatoires partent directement à la poubelle. "On voudrait démontrer l’inutilité du Sénat qu’on ne s’y prendrait pas autrement", grince l’ancien sénateur Jean Arthuis, élu député européen, en mai. Un sujet de rentrée pour les nouveaux sénateurs ?

 

LES PARLEMENTAIRES VOTENT À L’UNANIMITÉ UN DOUBLEMENT DE LA DURÉE D’INDEMNISATION DES ÉLUS LOCAUX EN CAS DE DÉFAITE ÉLECTORALE

À quelques jours des élections départementales, c'est ce qui s'appelle avoir le sens du « timing » !

Vous trouvez ce qui suit scandaleux ? Signez notre pétition NON au parachute doré des élus !

***

Les parlementaires sont-ils totalement déconnectés du réel ? La question se pose alors qu’on apprend qu’une loi vient d’être votée à l’unanimité et prévoit de doubler de six mois à un an la durée d’indemnisation des élus locaux en cas de défaite électorale.

[Mise à jour, mercredi 25 mars : La grande majorité des parlementaires exerçant également un mandat local, cette loi les concerne donc bel et bien au premier chef.]

Peut-être plus grave encore, le texte prévoit d’obliger une entreprise privée à réintégrer l’élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10 000 habitants et plus. Ainsi, l’entreprise ne sera plus libre de son recrutement.

S’il est vrai que l’équivalent dans le public (l’élu réintègre son administration à la fin de son mandat) est contestable, il faut dire que nous militons depuis des années pour que les fonctionnaires élus démissionnent de la fonction publique (dont le statut fait l’objet d’une proposition de loi visant à la supprimer, que nous soutenons), comme cela se pratique en Allemagne et au Royaume-Uni. Outre-Manche, les hauts fonctionnaires doivent même démissionner de la fonction publique avant la campagne électorale !

Le pire vient des justifications données par le rapporteur du texte, le député socialiste du Val d’Oise Philippe Doucet.

Ce dernier explique qu’«[u]n maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager», alors que les privilèges des élus sont nombreux, et leurs rémunérations très avantageuses.

Doucet avance également que cette loi n’a pas pour seul objectif d’atténuer le choc des défaites électorales, mais surtout de diversifier le profil des élus, en facilitant l’engagement des salariés du secteur privé et des femmes notamment. Comme il est commode que ce souci de renouvellement du personnel politique coïncide avec le renforcement des avantages de l’actuel !

Doucet assure enfin que la date du vote de cette loi n’a rien à voir avec les élections départementales puisqu’elle ne devrait pas bénéficier aux battus de dimanche. «La loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu’elle s’applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n’ a permis de voter le texte que maintenant».

Si Doucet et les parlementaires qui l’ont suivi à l’unanimité sont sincères sur les motivations de cette loi, c’est que ces derniers sont complètement coupés des électeurs qui, en tant que contribuables, sont leurs employeurs. Comment ne pas être frappé par la simultanéité de ce vote et le scrutin des 22 et 29 mars ?

 


 

 

 

 

 

Des enfants heureux (spiritualité)

Par Le 17/03/2016

Les 15 principes de María Montessori pour éduquer des enfants heureux

Par Alain Mirak -

 

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Aide-moi à faire les choses par moi-même.

María Montessori

Comme c’est toujours le cas en matière d’éducation, la pédagogie mise au jour par María Montessori a été soutenue par de fidèles défenseurs, et critiquée par de virulents détracteurs.

Beaucoup affirment que l’enseignement tel qu’il est structuré aujourd’hui ne conçoit pas comme viable la méthodologie qu’a introduit la célèbre éducatrice italienne entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.

Pour elle, l’école n’est pas un espace uniquement destiné à la transmission directe de connaissances d’un maître ou d’un professeur à ses élèves.

Pour Montessori, l’enfant doit lui-même développer ses capacités plus librement, et ce grâce à un matériel didactique spécialisé.

Dans les salles de classe, on pouvait trouver des élèves de tous les âges qui étaient libres de choisir ce sur quoi ils voulaient travailler, afin d’améliorer leurs compétences de façon plus autonome.

Ils définissaient eux-mêmes leur vitesse d’apprentissage selon leurs particularités, et ce dans un contexte moins rigide, où les tableaux n’avaient pas autant d’importance qu’aujourd’hui, et où les enfants étaient libres de se déplacer comme bon leur semblait dans la salle de classe.

niños-felices

La perspective pédagogique de María Montessori a eu un impact mondial. Elle a changé le paysage éducatif, jusqu’à se heurter aux secteurs plus conservateurs et classiques de l’enseignement.

 

Aujourd’hui, cette méthode prônant la liberté d’apprentissage et la propre responsabilité de l’élève dans le processus d’acquisition des connaissances, est contestée par la majorité des centres éducatifs. Seuls certains collèges privés appliquent ces stratégies intéressantes.

Pour autant, la pédagogie de la liberté de Montessori, au même titre que celle del’espoir formulée par Paulo Freire, n’érigent pas suffisamment de piliers dans notre éducation actuelle (ou en tout cas, dans peu de pays).

Il se peut que vous vous demandiez maintenant «Mais, quel était alors le rôle desparents dans l’éducation de leurs enfants ? Était-il important ?». Il était vital, et il est toujours vital.

Le soutien, l’orientation et l’attention des parents sont autant d’éléments fondamentaux à prendre en compte si on veut que nos enfants soient heureux, et plus tard des adultes autonomes et bons.

Dans la suite de cet article, vous découvrirez 15 des principes énoncés par María Montessori, qui vous aideront sûrement à mieux éduquer vos enfants.

Les commandements de María Montessori pour les pères et les mères

Le rôle premier de l’éducation, c’est d’agiter la vie, tout en lui laissant la liberté nécessaire à son développement.

María Montessori

  1. N’oubliez jamais une chose : les enfants apprennent de ce qui les entoure. Soyez donc leur meilleur modèle.

  2. Si vous critiquez votre enfant, la première chose qu’il apprendra à faire, c’est juger.

  3. Si au contraire, vous le complimentez régulièrement, il apprendra alors à valoriser.

  4. Si vous manifestez de l’hostilité à votre enfant, il apprendra à se battre et à se disputer.

  5. Si vous ridiculisez votre enfant de façon habituelle, il sera une personne timide.

  6. Permettez à votre enfant de grandir en se sentant sûr de lui à chaque instant ; c’est ainsi qu’il pourra apprendre à faire confiance aux autres.

  7. Si vous méprisez fréquemment votre enfant, il développera un sentiment très négatif de culpabilité.

  8. Vous devez montrer à votre enfant que ses idées et autres opinions sont toujours acceptées ; ainsi, il se sentira bien.

  9. Si l’enfant évolue dans une atmosphère où il se sent protégé, intégré, aimé et nécessaire, il apprendra à trouver l’amour dans le monde.

  10. Ne parlez pas mal de votre enfant. Ni en sa présence, ni même en son absence.

  11. Vous devez tout faire pour que votre enfant grandisse et se développe de façon optimale. Valorisez ses bons côtés, de telle façon qu’il n’y ait plus jamais de place pour les mauvais.

  12. Écoutez toujours votre enfant, et répondez-lui à chaque fois qu’il vous posera une question ou qu’il fera un commentaire.

  13. Respectez toujours votre enfant, même dans les moments où il commet des erreurs.Soutenez-le. Il réparera ses erreurs un jour ou l’autre.

  14. Si votre enfant cherche quelque chose, vous devez être disposé à l’aider, tout comme vous devez être disposé à lui permettre de trouver par lui-même ce qu’il cherche.

  15. Quand vous vous adressez à votre enfant, faîtes-le toujours comme il se doit. Offrez-lui le meilleur de vous.

A partir du moment où un enfant se sent sûr de lui, il ne cherche plus à ce que ses actes soient approuvés par les adultes qui l’entourent.

María Montessori

Source : nospensees

Mountain wilderness (nature)

Par Le 17/03/2016

Vans : la plus grande manif jamais vue en montagne ?

Publiée le 14 mars 2016 à 20:30 par Leïla Shahshahani

Pas moins de 600 randonneurs se sont retrouvés dimanche 13 mars au sommet des Vans, à 2 448 mètres d’altitude, pour protester contre les velléités d’extension de la station de Chamrousse.

Le cœur des Vans à plus de 2 400 mètres d'altitude © Leïla Shahshahani
Le cœur des Vans à plus de 2 400 mètres d'altitude © Leïla Shahshahani

De mémoire de montagnard averti, on n’a jamais vu une telle mobilisation de skieurs et de raquettistes pour protester contre un projet d’équipement sur les cimes, pas même en Vanoise ou dans le massif du Mont-Blanc. Ce pourrait même être une première mondiale en la matière. En annonçant son projet à Montagnes Magazine le 29 octobre dernier, le maire de la station iséroise de Chamrousse, Philippe Cordon, a provoqué un tollé dans la communauté montagnarde, tous profils confondus : randonneurs, défenseurs de l’environnement, professionnels, habitants de Chamrousse, voire tout à la fois. 

Pour dire leur opposition à l'équipement mécanique d'une montagne particulièrement appréciée des randonneurs été comme hiver, plus de 600 personnes ont répondu hier à l’appel de 25 organisations pour former un cœur humain entre la cime du Grand et du Petit Van, à plus de 2 400 mètres d’altitude. Ils sont venus de Grenoble, des Savoie ou même des Alpes du sud.

En signe d’attachement à ce sommet situé en site classé et inscrit au réseau Natura 2000, qui marque l'extrémité sud de la chaîne de Belledonne, ils ont chaussé leurs skis ou leurs raquettes pour une randonnée de mille mètres ou plus de dénivelé au total, en fonction du point de départ choisi : la piste de « ski de randonnée/raquettes » récemment balisée par la station ou l’itinéraire des lacs Achard depuis Bachat Bouloud (1 735 m), ou encore la montée depuis le secteur de Casserousse (1 400 m).

A 11 heures, le verrou incliné à 35° au pied des Vans était littéralement embouteillé, dans la bonne humeur. On y croisait au même moment un enfant de six ans et un septua-(voire octo)-génaire.  A 12h30,le cœur était formé, et visible depuis le sommet des pistes de Chamrousse, où un autre rassemblement était organisé pour les personnes ne pouvant se hisser jusqu'aux Vans. Le maire Philippe Cordon, qui s’est également rendu au sommet des pistes, tout comme quelques gendarmes, aura pu constater de ses yeux le succès de la mobilisation.

Le collectif des 25 organisations demande aujourd’hui « la suspension des études et des velléités d’extension du domaine skiable de Chamrousse. Il réitère sa volonté de rencontrer la commune afin d’envisager un développement qui tienne compte de l’ensemble des enjeux de la montagne et non des seuls intérêts de la station de ski ». Le collectif enverra prochainement un courrier au préfet de l’Isère et au maire de Chamrousse pour leur signifier la nécessité d’une concertation pour réfléchir à un développement de la station qui ne passe pas par une extension du domaine skiable.
Le Cœur des Vans vu du ciel © Nicolas Grunbaum
Le Cœur des Vans vu du ciel © Nicolas Grunbaum

 

 

La nudité de l'escalade (spiritualité)

Par Le 15/03/2016

Je pense, pour l'avoir maintes fois éprouvé, que l'escalade réclame une certaine nudité intérieure, c'est à dire une plénitude lucide. Les pensées insoumises qui viennent interférer sur la maîtrise sont comme des épaisseurs de vêtements qui alourdissent, limitent la liberté d'user pleinement de son corps.

Grimper nu réclame par conséquent une liberté supplémentaire, celle de l'acceptation de se donner à voir, intégralement. Et se posent dès lors les raisons profondes de ne pas le faire...

Mais cette interrogation est à mon sens secondaire parce qu'il me semble de toute façon impossible d'imposer cette pratique aux yeux de gens qui ne le souhaitent pas. Par simple respect. De la même façon, si je prends toutes les précautions possibles et ne souhaite nullement "agresser" les sensibilités, je suis en droit d'attendre le même respect de personnes qui malencontreusement et malgré mes précautions deviendraient spectateurs.

Ceci étant éclairci, quel est l'intérêt de cette pratique ? 

Le même que celui qui nous fait nager nu, marcher nu sur une plage ou jouer au ballon ou ramasser des coquillages ou regarder l'horizon : la connaissance de soi, dans tous les ressentis possibles, au regard du bonheur que cela peut procurer. Tout simplement. Sans les retenues éducatives, sans les pudeurs insérées, les tabous de la dimension réductrice des adultes, les peurs imaginaires. 

Être là, simplement, dans un jeu corporel, émotionnel, sensuel, une liberté de corps dans un esprit qui rayonne, une fusion matricielle avec le monde minéral, avec la lumière sur la roche, les jeux d'ombre, les parfums, le silence, le soleil, le vent, le parfum des peaux en sueur, la conscience affinée de chaque muscle, l'autopsie scrupuleuse de chaque mouvement, la gestion des pensées intrusives...

Aller vers la nudité mentale dans une totale offrande, l'absorption des énergies originelles, les retrouvailles délicieuses avec le Soi qui s'élève.

 

Erica, Yosemite

Mais il est vain d'en parler à des personnes qui n'ont jamais essayé. On ne pourra jamais ou très difficilement exprimer clairement ce que l'expérience génère. C'est un peu comme vouloir expliquer le bonheur qu'on éprouve en écoutant une musique particulière. Il ne sert à rien de vouloir convaincre. C'est le meilleur moyen pour que l'expérience ne soit jamais tentée. 

 

J'ai en tout cas tenté de raconter l'expérience dans KUNDALINI et les photos ci-dessous m'ont été très utiles pour la mise en situation. Pour ce qui est des ressentis, je les portais déjà :) 

 

Résultat de recherche d'images pour "stone nudes"

"Stone Nudes" est un hommage au corps humain et ses formes. Dean Fidelman, le photographe, s’inspire de l’escalade, qui fait travailler tous les muscles pour mettre en valeur les mouvements, et l’esprit libre de ce sport."

http://www.stonenudes.com/gallery.html

Jose, Joshua Tree (Male)

KUNDALINI

"Il la mena vers un vaste bloc, trois mètres de haut, plusieurs faces, un pan en dévers. Une masse colossale, comme décrochée d’une montagne, ancrée dans le sol, indestructible. L’impression que la roche la toisait, jugeait de son potentiel à se dresser au sommet.

Elle devina des prises infimes, des parcours possibles.

« Tu vas chercher les voies toute seule, Maud. Pour apprendre à lire la roche. Je reste en dessous pour faire une parade, si besoin. De l’autre côté, il y a un passage pour redescendre. Tu n’auras aucun problème. Et de toute façon, je ne te quitte pas des yeux. »

Une impatience joyeuse, une euphorie délicieuse.

L’opportunité de se découvrir.

Nue et fragile, déterminée et appliquée.

Sentir la force en soi, ce miracle de la vie. Et en jouer pour apprendre.

Elle scruta la roche et pensa aux galets en équilibre.

Ne rien vouloir, à part savoir aimer. Et abandonner toute volonté pour y parvenir.

Comprendre, accepter, reconnaître ses faiblesses et les surmonter, s’adapter, louvoyer sur le chemin des possibles.

Elle posa les mains sur le grain.

Un regard vers Sat, debout dans son dos, les bras ouverts.  

Échanges de sourires.

Elle appliqua le pied droit sur une réglette et tendit les muscles du mollet. Elle ajusta la position des orteils, ancra les doigts sur des écailles et quitta le sol.

Pied gauche en écart sur une bosse.

Le visage de Sat à hauteur de ses fesses. Elle en pétilla de plaisir. Aucune gêne, aucun trouble, juste cette joie de se sentir contemplée, protégée, accompagnée, soutenue. Portée par sa tendresse, soulevée par son attention, guidée par son amour.

Et l’amour de la vie en elle.

Elle se sentit souple et légère, elle se sentit humble dans son offrande et la roche l’accueillait. Aucune lutte, aucune violence mais cette quête de la plénitude qui ouvre à l’impossible.

Elle s’appliqua à respirer, profondément, à alimenter ses muscles de l’oxygène nécessaire, elle se sentait nourrie, emplie, ouverte. Offerte à la vie comme au corps de Sat, comme à sa verge et à son énergie, ouverte à sa bouche, ouverte à ses mains, à sa peau, à son parfum, à ses yeux, elle se savait aimante et laissait l’amour l’envahir.

Les prises semblaient briller sur la roche, les mouvements se dessinaient parfaitement en elle et elle les appliquait sans réfléchir, intuitivement, dans une totale confiance.

Ouverte à l’amour.

Les cuisses écartées dans une position solide, les genoux à angle droit, les pieds posés sur des prises horizontales, des supports de libellule, l’air entre ses jambes et sur sa vulve, sur ses fesses, sur ses seins, son ventre, ses mains, des caresses infimes, des soies de chaleurs tièdes, des nourritures spirituelles absorbées par toutes ses fibres.

La tension de ses muscles, l’application de ses gestes, une vision claire, limpide, épurée.

Nue.

Libre.

Ouverte au savoir.

Offerte à l’amour.

Elle enchaîna les mouvements sans aucune tension. Certaine de sa force et respectueuse de la roche. Comme Sat quand il l’aimait.

Là, elle réalisait soudainement  ce qu’un homme pouvait éprouver quand une femme l’accueillait en elle.

Une vigueur respectueuse. Une intensité aimante. Une vitalité exquise.

Le corps écartelé dans des positions improbables, elle découvrait l’amour masculin.

Et se sentait infiniment femme."


Tioga Pass, CA

Coalition pour la paix (humanisme)

Par Le 15/03/2016

Monde multipolaire contre la guerre

 

Appel urgent en faveur d’une coalition multipolaire pour la paix

 

 L’appel suivant résulte de la coopération internationale d’un mouvement pour la paix venant de plusieurs pays européens et d’outre-mer. Ce texte – il existe en version courte et en version longue, reproduite ci-dessous, – a été traduit dans plusieurs langues européennes et extra-européennes et plus d’une centaine de personnalités et organisations du monde entier l’ont déjà signé. Sur le site Internet de cet appel (www.multipolare-welt-gegen-den-krieg.org) vous trouverez les noms des signataires, les diverses traductions et d’autres informations. Vous pouvez également y signer ce texte. 

Notre monde se trouve à un tournant critique et dangereux. La politique destructrice d’interventions militaires unilatérales et de changements de régime illégaux pratiqués par les Etats-Unis et leurs alliés a conduit à la possibilité d’une confrontation militaire entre les grandes puissances mondiales et nucléaires pouvant déclencher une nouvelle guerre mondiale.
Ceci est un appel urgent adressé à toutes les nations, organisations et individus au monde, de se regrouper pour former une coalition mondiale cherchant à éviter une catastrophe en renforçant la coopération multipolaire, la diplomatie pacifique et le droit international, tout en rejetant catégoriquement l’interventionnisme et l’agression unilatérale.
Le monde en est arrivé là en raison de politiques étrangères menées sans vergogne, de violations flagrantes des droits de l’homme et de destruction délibérée de cultures entières. Depuis la fin de la guerre froide, la nouvelle politique agressive des Etats-Unis est ancrée dans un rapport du PNAC (Projet pour le nouveau siècle américain), publié en septembre 2000. Il est intitulé «Reconstruire les défenses de l’Amérique» et on y trouve le passage révélateur:
«…Si une paix américaine doit être maintenue et élargie, il faut qu’il y ait comme base solide une prééminence militaire incontestée des Etats-Unis….»
Sous le couvert des médias et avec des slogans tels «la guerre contre le terrorisme», «les armes de destruction massive» ou «l’humanisme», les Etats-Unis (avec ses alliés) exécutent ouvertement cette doctrine impérialiste à l’aide de l’expansion de l’OTAN, du déclanchement de multiples guerres pour le contrôle des ressources étrangères et la création de centaines de bases militaires outre-mer. Ils renversent des chefs d’Etat insoumis par des interventions militaires illégitimes ou des révolutions de couleur. Ils contaminent des régions entières avec de la munition cancérigène à l’uranium appauvri. Ils justifient l’utilisation de la torture, de la surveillance électronique, de drones tueurs, de la cyber-guerre et du recul des libertés civiles au sein du pays – alors que les donneurs d’alerte [«Whistleblower»] dénonçant ces crimes sont menacés et criminalisés.
On déclenche même une guerre économique à l’aide de sanctions et d’un capitalisme sauvage à l’aide d’accords commerciaux exigés par le Fonds monétaire international (FMI), secrètement négocié à l’instar du TTIP et par des manipulations financières contre des Etats hostiles, voire même contre ses propres alliés pour les forcer à se soumettre.

Ingérences dangereuses

Le monde est-il devenu plus sûr? Quels sont les résultats de ces actions unilatérales? Les promesses du renforcement de la démocratie, de la sécurité nationale et du bien-être économique suite aux interventions occidentales n’ont laissé qu’un héritage meurtrier d’Etats défaillants et des résultats désastreux. 
En outre, cette politique unilatérale vise désormais la Russie et la Chine, ce qui expose l’humanité au risque d’une guerre thermonucléaire globale.
En Asie de l’Est, Washington voit l’émergence dynamique de la Chine comme une menace stratégique pour ses intérêts, et a répondu militairement par de l’agitation et en encerclant la Chine, tout en alimentant les conflits territoriaux avec ses voisins. Parallèlement, les Etats-Unis négocient en secret des accords de libre-échange néolibéraux, tel l’Accord de partenariat transpacifique (PTP), mis en œuvre pour limiter l’influence économique de la Chine, tout en permettant aux entreprises de continuer à exploiter les travailleurs, à négliger la protection de l’environnement et à rendre des nations entières impuissantes.
Pendant ce temps, les Etats-Unis et l’OTAN soutiennent un régime corrompu avec des liens nazis en Ukraine qu’ils ont mis au pouvoir par un coup d’Etat. La politique répressive de ce régime a déclenché une guerre civile qui a créé plus d’un million de réfugiés. Les habitants de la Crimée, opposés au coup d’Etat, ont décidé de rejoindre la Russie suite à un référendum. Bien que plus de 90% des électeurs aient voté en faveur de la réunification, les puissances et les médias occidentaux ont accusé la Russie d’ingérence, choisissant d’appliquer des sanctions économiques sévères et de stationner du personnel militaire et des armes de l’OTAN le long des frontières russes. L’Occident envisage même le redéploiement d’armes nucléaires «contre la menace russe». Cela rend-il le monde plus sûr?
En Syrie, une coalition constituée des Etats-Unis, des pays membres de l’OTAN et des Etats du Golfe persique mène parallèlement des campagnes illégales, d’une part en prétendant combattre le terrorisme et d’autre part en poussant à un changement de régime en Syrie, bien que ce président d’Etat ait été démocratiquement élu. Cependant, cette coalition dirigée par les Etats-Unis soutient des mercenaires extrémistes liés à al-Qaïda et Daesh en les surnommant «opposition modérée» pour faire tomber le gouvernement syrien. Elle condamne donc officiellement le terrorisme et s’engage à le combattre, mais en même temps elle continue à entrainer, financer, armer et soutenir ces groupes.
Le fait que la coalition dirigée par les Etats-Unis mène des opérations militaires spécifiques sans mandat de l’ONU et sans permission du gouvernement syrien sur territoire syrien est illégal et poursuit un tout autre objectif que les activités de la coalition entre la Syrie, la Russie et l’Iran, officiellement mandatée et soutenue par une grande majorité des Syriens craignant pour leur vie. 
Au lieu de regrouper toutes les forces pour combattre le terrorisme, les pays occidentaux accélèrent la crise par une rhétorique belliqueuse, des provocations dangereuses et un mépris flagrant du droit international. Cela rend-il le monde plus sûr?

Les médias, un instrument de guerre

Le rôle des médias dans la promotion de ces guerres et de ces politiques destructrices est prépondérant. Indépendamment qu’on diabolise un chef d’Etat, une religion ou toute une nation, – les médias occidentaux renforcent les thèses et les slogans occidentaux pour alarmer le public et justifier les guerres au lieu de présenter les faits réels. On utilise des critiques politiquement motivées pour discréditer la Russie et la Syrie parce qu’elles luttent «véritablement» contre le terrorisme ou défendent légalement leurs frontières. Des accusations douteuses sont régulièrement avancées contre la Russie et son président, sans aucune preuve, et les médias occidentaux légitiment ces affirmations erronées – ce qui fausse encore davantage la réalité. Ainsi, la Russie est souvent considérée comme une menace tout aussi dangereuse qu’EI/Daesh!
N’oublions cependant pas qui a diabolisé Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi et qui est responsable du chaos qui prévaut actuellement en Afghanistan, en Irak, au Nigeria, en Libye, au Yémen, en Syrie et en Ukraine. Et qui continue à menacer d’autres pays – y compris la Russie, la Chine et l’Iran? Dans le contexte de l’augmentation des crises écologiques, de l’extrême pauvreté et des tensions sociales et religieuses croissantes, cette politique étrangère extrêmement dangereuse poursuivie par l’Occident et ses médias crée davantage de terroristes, de victimes, de réfugiés, de pauvreté et de déstabilisation – menant le monde toujours plus au bord du précipice.

Il y a une alternative

Le temps est venu pour contrer cette grave menace pour l’humanité. Il est nécessaire de restituer le respect des principes de la souveraineté, de l’autodétermination et du non interventionnisme – pour cela le respect du droit international est primordial. Bien que la plupart des populations respectent ces principes, la Russie et la Chine sont les grandes puissances mondiales qui soutiennent le concept de la multipolarité et agissent en tant que contrepoids global à l’hégémonie occidentale. Indépendamment d’éventuels problèmes de politique intérieure, leur approche coopérative est soutenue par la majorité des nations ainsi que par des alliances mondiales, telles que le Mouvement des pays non-alignés, le Groupe des 77, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et les alliances latino-américaines (UNASUR, ALBA et CELAC ).
En outre, ces nations orientées vers la multipolarité fournissent des alternatives aux institutions contrôlées par l’Occident et à leurs pratiques néocoloniales. Leurs institutions multilatérales et leurs projets de développement, tels les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), et l’important «Projet eurasien de développement de la nouvelle Route de la soie» sont construits sur le fondement du non-interventionnisme et du respect mutuel. Au contraire des accords commerciaux occidentaux, la coopération bilatérale avec ces pays du monde multipolaire apporte des résultats gagnant-gagnant pour de nombreux pays industrialisés et en développement en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Europe. Tout compte fait, la majorité des nations du monde soutiennent une approche multipolaire pour les affaires mondiales, fondée sur les principes de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Voilà donc la raison pour laquelle l’Occident ne veut pas de ce projet: il est clairement une menace pour son hégémonie mondiale.
Par conséquent, tous ceux qui cherchent la paix – que ce soient des nations, des organisations, des mouvements ou des individus de tout le spectre politique, économique, social et culturel - doivent se rassembler et élever leur voix commune à l’appui de la multipolarité. Cette voix doit être plus forte que les distorsions des faits présentés dans les médias occidentaux. Il faut qu’elle soutienne les médias transmettant des informations véridiques, multipolaires et indépendantes. 
Ces voix pourraient s’organiser par de grandes conférences en une coalition créant des initiatives, des positions politiques et finalement une plate-forme commune.
Cette coalition multipolaire doit se développer en une force pouvant amener l’Occident à abandonner ses politiques destructrices et apporter son soutien politique et économique à des pays désireux de poursuivre une politique équilibrée de coopération et de diplomatie. Même en tant qu’individus, nous pouvons exercer une certaine pression sur les autorités et les médias en modifiant nos habitudes d’électeur et de consommateur, en utilisant l’art, la musique, le cinéma ou la littérature pour soutenir les partisans de la multipolarité. L’appel à la solidarité ne suffit pas, il faut développer un mouvement de base capable de créer des changements positifs.

Une décision que nous devons tous prendre

Depuis l’Assemblée générale de l’ONU du 15 septembre 2015 et les événements qui ont suivi, deux formes distinctes de la diplomatie nous ont été clairement affichées. Elles offrent au monde deux choix: voulons-nous vivre dans un monde unipolaire où les guerres des puissances occidentales définissent le destin du monde, ou préférons-nous un monde multipolaire où les pays souverains collaborent dans un environnement pacifique, coopératif et respectueux? Il est clair que la majorité des populations du monde choisissent la seconde variante.
Pour cette raison, nous, la majorité des populations du monde, déclarons ensemble dans la solidarité et sur le fondement de la paix et de la diplomatie, ce qui suit:

  • Nous respectons la souveraineté de toutes les nations et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous croyons que l’avenir de chaque pays doit être défini par leurs citoyens, indépendamment de toutes menaces et interférences de l’extérieur, et que tous les conflits multinationaux doivent être résolus à l’aide de processus politiques et de négociations diplomatiques.
  • Nous soutenons toutes les nations qui privilégient une approche coopérative et multilatérale pour traiter les affaires mondiales. La politique contre-productive et dangereuse des interventions militaires unilatérales représente une violation du droit international et doit être universellement condamnée.Nous soutenons les nations et les coalitions multinationales qui collaborent avec détermination pour en finir avec le terrorisme. Les nations qui participent directement ou indirectement à la formation, à l’armement, au financement et au soutien de groupes extrémistes liés à des terroristes, le font en violation du droit international et doivent être traduites en justice.
  • Nous saluons et soutenons explicitement tous les médias informant de manière équilibrée et juste sur les événements mondiaux. Nous condamnons fermement les médias diabolisant des dirigeants, des nations ou des religions entières et présentant sciemment des informations clairement erronées et des analyses partiales et biaisées des événements.
  • Nous nous engageons à soutenir ou à participer aux efforts non violents pour promouvoir la paix mondiale et la tolérance face à tous les peuples et toutes les croyances.

Réunissons-nous pour signer cet appel, pour diffuser largement cette déclaration et pour soutenir tous les efforts allant dans la même direction.

«NON à la guerre … OUI à un monde multipolaire!»

Source: www.multipolare-welt-gegen-krieg.org  (L’appel peut être signé sur ce site.)

(Traduction Horizons et débats)

Cirques et souffrances animales (Nature)

Par Le 15/03/2016

Je vais déposer un dossier à la mairie de la ville pour une demande d'interdiction de ces cirques sur la commune. Si vous le souhaitez, les documents ci-dessous pourront vous aider. 

 

 

Les communes qui agissent en faveur des animaux

 

Ce sont elles qui ont le pouvoir d'interdire la venue d'un cirque avec animaux sur leur territoire. Lesquelles ont déjà sauté le pas ?

Si vous souhaitez solliciter votre mairie pour qu'elle prenne un arrêté d'interdiction, n'hésitez pas à nous contacter et nous vous y aiderons. Des modèles de documents sont également disponibles dans la rubrique Agir.

Élus locaux, téléchargez notre modèle de délibération pour interdire l'installation de cirques avec animaux sur votre commune.

 

Dernière mise à jour : 

08/02/2016

©CCBYSA © OpenStreetMap contributors

Légende

Bagnolet

Novembre 2008, Bagnolet, 6ème ville pour des cirques sans animaux.

Le maire (PCF) de Bagnolet, Marc Everbecq, se prononce pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques : « Des chiens, des colombes peuvent trouver du bien-être dans un cirque. Ce n’est pas le cas des animaux dits sauvages, dont beaucoup d’associations disent qu’ils souffrent de troubles du comportement », explique un responsable. Pour appuyer son choix, la commune invoque… le Code rural, qui stipule que tout animal « doit être placé dans des conditions compatibles avec les impératifs de son espèce».

Source : Le Parisien, 01/11/2008 - 09/11/2008

Bessancourt

La ville de Bessancourt (Val d'Oise) dans une délibération en date du 31 mai 2007 "renonce à recevoir sur son territoire tout cirque détenant des animaux sauvages".

Chassieu

Vernaisson et Chassieu, villes du Grand Lyon, renoncent à recevoir les cirques avec animaux. Monsieur Alain Darlay, maire de Chassieu, nous a transmis la délibération de sa ville, le 13 juillet 2010. Cette résolution a été voté à l'unanimité sur la base notamment des propositions faites par Code Animal par le biais de sa résolution.

L'association Dignité Animale a multiplié les rencontres et démarches afin d'expliquer le bien fondé de cette décision.

Creil

Juillet 2009 : la ville de Creil dans l'Oise interdit les cirques présentant des animaux.

Fontenay-sous-Bois

À Fontenay-sous-bois (Val de Marne), un arrêté en date du 1er septembre signé par le sénateur-maire Jean-François Voguet stipule que "l’installation de cirques détenant des animaux sauvages et/ou domestiques (exceptés les chevaux, les chats, les chiens, les colombidés, les lapins), en vue de leur présentation au public, est interdite sur le territoire de la commune de Fontenay-sous-Bois".

Illkirch

La ville d'Illkirch (Bas-Rhin) a adopté à l'unanimité une motion sur le refus d'accepter des cirques détenant des animaux sauvages à compter du 9 octobre 2006.

La Trinité

La mairie a pris un arrêté en 2012 interdisant l'installation de cirques avec ménagerie sur son territoire.

Lescar

Première commune en 2016 à prendre un arrêté pour interdire l'installation de cirques avec animaux : Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Lieusaint

En février 2016, la ville de Lieusaint, en Seine-et-Marne, a décidé de « renoncer à recevoir sur son territoire tout cirque détenant des animaux sauvages ».

Montreuil

Octobre 2008 - Montreuil, 4ème ville française décidant d'interdire les cirques avec animaux. La sénatrice-maire et ancienne ministre de l'environnement, Dominique Voynet vient de décider, suite à de nombreuses lettres de personnes indignées par la condition des animaux dans les cirques de restreindre les autorisations aux seuls cirques ne possédant aucun animal. « Je tiens à vous assurer que les conditions nécessaires ont été données aux services de la ville pour que les autorisations d’installation soient dorénavant délivrées uniquement aux cirques ne possédant pas d’animaux. »

Le syndicat national du cirque s'indigne bien entendu de cette décision, en affirmant une fois de plus qu'il n'y a pas de maltraitance, tentant de faire croire que nos propos porteraient sur la dénonciation de violences gratuites, alors que nous ne cessons de dénoncer des conditions de vie qui ne sont pas conformes aux besoins élémentaires des animaux. Nous avons remis notre rapport "Derrière les paillettes, le stress" aux différents directeurs de cirques afin de les aider à mieux comprendre notre position.

Porte-lès-Valence

Mars 2010 : Le maire de Portes-lès-Valence prend un arrêté stipulant que l'installation de cirque détenant des animaux sauvages tels que lion, jaguar, panthère, lynx, puma, éléphant en vue de leur présentation au public, est interdite sur le territoire de la commune de Porte-lès-Valence (26800)

Roncq

Dans le département du Nord-Pas-de-Calais, la municipalité de Roncq a interdit, en octobre 2015, la venue de cirques détenant des animaux sauvages sur son territoire.

Roquebrune-sur-Argens

Le 10 août 2015, par un arrêté, Luc Jousse, le maire de Roquebrune-sur-Argens (Var), a refusé les cirques avec animaux dans sa commune.

Vernaison

Vernaisson et Chassieu, villes du Grand Lyon, renoncent à recevoir les cirques avec animaux. Monsieur Alain Darlay, maire de Chassieu, nous a transmis la délibération de sa ville, le 13 juillet 2010. Cette résolution a été voté à l'unanimité sur la base notamment des propositions faites par Code Animal par le biais de sa résolution.

L'association Dignité Animale a multiplié les rencontres et démarches afin d'expliquer le bien fondé de cette décision.

Villeneuve-lez-Avignon

Octobre 2008, Villeneuve-lez-Avignon, suite à une action du CLAN, le député-maire de la ville UMP, Jean-Marc Roubaud s'est déclaré contre l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques : "Je n'ai pas pris d'arrêté parce que ce n'est pas nécessaire dans la mesure où les cirques doivent demander une autorisation, mais je suis tout à fait en phase avec cette association (le CLAN), c'est une décision en cohérence avec mes autres positions de défense de la cause animale. Et franchement, j'ai l'impression que ce genre de cirque n'est plus dans l'air du temps...".

Vourles

Août 2011 : selon le Progrès , "le conseil municipal vourlois a approuvé à l’unanimité une résolution visant à « renoncer à accueillir des cirques détenant des animaux sauvages », la semaine dernière. Au-delà des problèmes sanitaires que peut poser ce type de manifestations, en adoptant ce texte de loi, la mairie a véritablement tenu à s’inscrire dans les directives du ministère de l’Ecologie de mars 2011.

À l’origine de ce projet, Dignité Animale, une association qui « lutte pour la défense des droits des animaux ». L’organisation, dirigée par Brian Mordasini, tente de convaincre l’ensemble des communes de la région lyonnaise. Le militant a confié qu’il avait déjà réussi à rallier Vernaison et Chassieu à sa cause".

Yerres

Depuis 2010, le maire de la ville, Nicolas Dupont-Aignan, refuse l'installation de cirques avec animaux.

 

 

03.01.2014

 2 min


 

En mars prochain, la Belgique va rejoindre la liste des pays interdisant totalement ou partiellement les spectacles qui mettent en scène des animaux sauvages. Une nouvelle qui offre l'occasion de se pencher sur le cas français.

Les enfants, principaux amateurs de cirque ?
Les enfants, principaux amateurs de cirque ? • Crédits : Gleb Garanich - Reuters

 

"Une mauvaise blague belge ". Voilà comment Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder, qualifie la récente décision prise par nos voisins d'interdire tout animal non domestique lors d'une représentation de cirque. Une mesure qui n'a rien d'exceptionnelle, puisqu'elle a déjà été prise par plusieurs pays dans le monde.

En Europe, la Grèce est l'Etat le plus radical, puisque plus aucun animal n'est toléré sous les chapiteaux. L'Autriche a interdit de son côté les animaux sauvages, tandis que l'Allemagne, le Danemark, la Hongrie ou la Suède ont pris des mesures partielles qui n'interdisent que l'exploitation de certaines espèces. Des interdictions existent également en Bolivie et au Costa Rica.

"Merci, le roi des Belges ! "

Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder depuis 1983.
Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder depuis 1983. •Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
Mais ces restrictions sont autant d'aberrations pour Gilbert Edelstein, qui assure que lui vivant, jamais les animaux ne seront interdits dans les cirques français.

 

Celui qui est également le président du syndicat national du cirque voit d'ailleurs un aspect positif dans l'interdiction belge : "Les Belges viendront en France ! Tant mieux, ça va nous faire des clients de plus. Merci, le roi des Belges ! ", déclare-t-il avec humour, sous les yeux du lion empaillé qui fait face à son bureau.

Plus sérieusement, le directeur du cirque Pinder depuis 1983 n'imagine pas que cette décision puisse avoir un quelconque écho en France : "La Belgique, c'est un petit pays, ils font ce qu'ils veulent chez eux. La France est un grand pays de liberté. Les gens viennent au cirque pour voir beaucoup d'animaux, et je ne vois pas en quoi les Belges pourraient avoir de l'influence sur ce que veut le public français."

Car Gilbert Edelstein en est convaincu : félins, éléphants et singes sont les garants du succès du cirque, ce sont eux qui attirent chaque année plus de 15 millions de Français autour des pistes sablées. "Sur dix coups de fil que l'on reçoit, neuf nous demandent si nous avons bien des animaux ", assure-t-il :

 

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Pourtant, les opposants à la présence d'animaux sauvages sous les chapiteaux existent en France, et contestent ces arguments, faisant valoir qu'il existe déjà des cirques sans animaux - comme le Cirque du Soleil et le cirque Plume par exemple - et que le public est au rendez-vous. Difficile cependant d'estimer la part de personnes se tournant vers les cirques traditionnels de celle se tournant vers le cirque contemporain, le ministère de la Culture n'établissant pas de distinction entre les deux genres.

Des félins qui tournent en rond, des singes qui se battent...
Habitué à être confronté aux attaques des associations protectrices des animaux, Gilbert Edelstein se défend de maltraiter les bêtes sauvages qu'il met en scène, et se pose même en défenseur de leur cause : selon lui, son cirque permet de protéger certaines espèces en les protégeant des chasseurs ou de leurs instincts naturels, qui les pousseraient à s'entretuer.

 

Véronique Papon, membre de l'association Code Animal.
Véronique Papon, membre de l'association Code Animal. •Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
Quand aux reproches qui lui sont fait autour du destin des animaux trop vieux pour continuer à réaliser des numéros, il répond en évoquant son futur Pinderland, un parc qui doit ouvrir en mars 2014 à Perthes-en-Gâtinais, près de Melun (Seine-et-Marne), et où il assure que les fauves et les éléphants "à la retraite " seront choyés jusqu'à leur mort.

 

Des arguments jugés non recevables par Véronique Papon, responsable du service cirque au sein de l'association Code Animal, qui s'indigne des conséquences de la captivité sur la santé des bêtes.

"N’importe qui d’entre nous qui va au cirque va pouvoir constater que les animaux sauvages vont développer un certain nombre de troubles du comportement visibles à l’oeil nu, explique-t-elle. On pense notamment aux éléphants avec le balancement de la trompe, les félins qui tournent en rond, les singes qui bataillent et qui tapent contre les cages... " Selon elle, les animaux ont des besoins physiologiques - besoin d'espace, de vivre en solitaire ou en troupeau - qu'ils n'ont aucune chance de combler derrière les barreaux d'une cage :

 

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Ces comportements ont reçu un nom : Circus Madness - la folie du cirque - comme l'explique cette vidéo mise en ligne sur You Tube par la fondation Animal Defenders International. Des comportements que les responsables des cirques que nous avons contacté - Pinder, Bouglione ou encore Alexis Gruss - ne nous ont pas permis de constater, puisqu'aucun de ceux présents sur Paris à l'occasion des fêtes de fin d'année n'a voulu nous autoriser à visiter sa ménagerie.

Gilbert Edelstein refuse de son côté toute allusion à des soi-disant maltraitance, affirmant respecter la loi au pied de la lettre et évoquant des animaux "heureux " dans son cirque. Quant à la discipline à laquelle ils sont soumis, elle découle selon lui de leur statut "d'artistes à quatre pattes " :

 

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"Un manque de courage de l'Etat..."
Les autorités publiques ont cependant conscience du risque de la maltraitance dans les cirques, et des mesures ont été prises pour lutter contre.

 

 

Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot.
Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot.• Crédits : Pierrick de Morel - Radio France
La plus récente est un arrêté pris le 18 mars 2011 par le ministère de l'Ecologie et qui fixe "les conditions de détention et d'utilisation des animaux vivants d'espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants ".

 

Un texte rédigé en collaboration avec les cirques français, et critiqué par les associations qui ont pourtant pris part aux discussion.

Le problème selon Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, c'est que certaines mesures qui leur avaient été promises ne se sont pas retrouvées dans la version finale de l'arrêté, comme l'interdiction totale des hippopotames et des girafes.

"Il faudrait qu'on ait une volonté de prendre des décisions, peut-être parfois impopulaires. Il y a un manque de volonté et de courage politique de l'Etat sur certaines demandes que nous portons ", dénonce-t-il.

Il considère que la décision belge va constituer un précédent sur lequel ce militant va s'appuyer pour essayer de faire changer l'avis des autorités françaises :

 

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Des interdictions existent cependant déjà en France, mais à l'échelle locale : des municipalités comme Creil, Bagnolet, Montreuil ou Illkirch (en Alsace) ont adopté des arrêtés municipaux pour refuser tout cirque avec des animaux sauvages.

A Strasbourg, le maire Roland Ries avait promis de prendre cette mesure en 2008, avant de se rétracter. Depuis, l'association Animalsace manifeste en placardant des affichettes dénonçant les maltraitances animales sur les pancartes des cirques qui se produisent dans les villes alsaciennes. Quant au cas de Paris, une pétition a été lancée en juin 2010, mais elle n'est plus disponible en ligne.

Autre pétition qui évoque le sujet : celle de 30 millions d'amis et de sa président Reha Hutin, très sensible à la question. Le texte accessible sur le site de l'association interpelle le président de la Commission européenne pour obtenir la fin de ces spectacles animaliers.

Les raisons du succès du cirque
Il y a un argument que les associations ne contestent pas : en France, le cirque a du succès. Il se classe ainsi premier art français comptant le moins de non-spectateurs, puisque en 2008 seuls 22 % des Français de plus de 15 ans déclarait ne jamais avoir mis les pieds sous un chapiteau de leur vie (contre 42 % pour le théâtre par exemple), d'après des données recueillies par la Direction générale de la création artistique (DGCA) du ministère de la Culture.

Un succès qui n'est pas ressorti des réactions de nos internautes - la grande majorité de ceux qui ont réagi tout au long de la semaine ayant dénoncé des pratiques "humiliantes " ou "choquantes " - mais bien plus visible mercredi auprès des spectateurs massés sur les Champs-Elysées à l'occasion d'une grande parade des cirques organisée par Marcel Campion, l'exploitant du Village de Noël de la grande Avenue.

 

Dans ces réactions se trouve peut-être l'une des clés des succès du cirque : les enfants. C'est sur eux que les félins ou les éléphants exercent le plus grand pouvoir d'attraction, comme l'illustre bien ce reportage diffusé le 30 décembre sur TF1.

D'ailleurs, les statistiques précédemment citéesmontre que la classe d'âge la plus présente sur les bancs des cirques français en 2008 avait entre 25 et 44 ans (53 % des spectateurs), soit l'âge de personnes ayant de jeunes enfants.

Une question d'éducation ?

Nicolas Delon, spécialiste de l'éthique animale.
Nicolas Delon, spécialiste de l'éthique animale. • Crédits :Pierrick de Morel - Radio France
Tous nos interlocuteurs l'ont reconnu : la tradition du cirque est très forte en France. Et les questions liées à la captivité n'empêchent pas les gens de prendre leurs billets pour aller s'asseoir sur les bancs des chapiteaux.

 

Alors, pourquoi continuer à assister à ce type de spectacle quand on est conscient de la souffrance que peuvent ressentir les animaux en captivité ?

"Je ne sais pas si cela fait partie d’une identité nationale ou d’une continuité culturelle mais le fait est que les Français sont très attachés aux animaux mais aussi très attachés à une certaine forme d’exploitation des animaux ", analyse Nicolas Delon, doctorant en Philosophie à l'Université Panthéon- Sorbonne et spécialiste de l'éthique animale.

Il estime cependant que nos regards sur les animaux changent depuis plusieurs années, surtout dans les pays occidentaux riches, soit des endroits où on a "le luxe de se préoccuper de ces questions avant de se préoccuper de notre propre survie ". Mais le changement se fait "très doucement"  :

 

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"Globalement, les gens ne se préoccupent pas véritablement de la situation des animaux sauvages dans les cirques, regretteChristophe Marie, qui évoque également "une souffrance animale cachée aux yeux du public ". Selon lui, c'est aux associations de mieux informer les personnes sur ces souffrances, mais également aux parents de les expliquer à leurs enfants :

 

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Depuis lundi, vous réagissez à ce sujet sur les réseaux sociaux (Twitter @FCpixel ou Facebook). Voici une sélection de vos commentaires :
[View the story "Vers un cirque sans animaux sauvages ?" on Storify]
Une enquête de Pierrick de Morel

 

Kiergegaard (philosophie)

Par Le 14/03/2016

 

"Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'ils préfèrent éviter".

Sören Kierkegaard.

 

"Kierkegaard n’est pas philosophe et ne s’est nullement voulu philosophe. Il n’a pas écrit de Système et a refusé, s’opposant ici à Hegel, de tout enclore en un ensemble systématique, où les vérités se coordonnent et s’unissent en une totalité.

Qu’est ce que le Système ?

–          Il désigne un monde clos, intégrant toutes les vérités et les unifiant.

–          Le tort du Système est de répudier toute séparation et toute distinction : il coordonne le réel en un tout fermé, il renferme, c’est un achèvement et une clôture.

Contre la volonté hégélienne de rassembler les connaissances et les diverses manifestations spirituelles au sein d’un ensemble clos, Kierkegaard nous rappelle que l’existence, le mode d’être du sujet individuel, est précisément à l’opposé du Système.

–          L’existence est tout le contraire d’un monde clos : elle est ouverture, rupture, discontinuité."

.......

qu’est ce que l’individu ?

–          Il désigne l’être particulier, irréductible à l’espèce, infiniment supérieur au collectif de la foule, car la foule est le mensonge.

–          L’individu, au contraire, c’est le réveil de l’esprit, celui en lequel s’affirme la vocation à l’existence subjective."

http://la-philosophie.com/kierkegaard-philosophie


Marchandisation des enseignants (école)

Par Le 14/03/2016

Je n'arrive même pas à croire que ça soit possible et pourtant c'est acté dans les faits.

L'enseignant peut désormais être "enchaîné" à son poste.

Soit tu restes, soit tu n'auras rien d'autre. Même pas le droit de demander autre chose...

C'est "curieux" comme ça ressemble à ma situation d'ailleurs.

Quant à la notion "d'éducation nationale", quand on voit qu'un recteur décide d'imposer SA règle, j'ai juste envie d'éclater de rire...

Il y a deux ans maintenant, j'ai dit à mes collègues qu'un jour prochain, ils n'auront plus aucun droit au regard de leur carrière. Ça sera juste : "Tais-toi et bosse". 
Je vois encore certaines réactions moqueuses dans "la salle des maîtres...."

Je prévois d'ailleurs dans pas bien longtemps un transfert du "mouvement des enseignants" directement aux régions. Comme des "appels d'offres". Marchandisation en cours. Il arrivera même un jour où ça sera géré par une entreprise privée. Ce qui permettra de "virer" les fonctionnaires qui s'en occupaient. 

On en reparlera....


La Faourette : collèges sensibles : profs «prisonniers» ?

, 

Société

Les professeurs de Stendhal, en grève contre les nouvelles règles du rectorat, qui les empêcheraient désormais de quitter l'établissement si aucun enseignant n'est volontaire pour récupérer leur poste./DDM, N. St-Affre

Les professeurs de Stendhal, en grève contre les nouvelles règles du rectorat, qui les empêcheraient désormais de quitter l'établissement si aucun enseignant n'est volontaire pour récupérer leur poste./DDM, N. St-Affre

Les enseignants du collège Stendhal, classé REP +, étaient en grève hier pour protester contre de nouvelles règles du rectorat, concernant les mutations de professeurs.

«Le rectorat a décidé que les enseignants des cinq collèges REP + (Stendhal, Bellefontaine, Badiou, Rosa Parks et George Sand) de l'académie ne pourraient quitter leur poste que si un autre enseignant demande ce poste, explique Lionel Enjalran, représentant du personnel. Normalement, dès qu'un enseignant a les points nécessaires pour demander sa mutation, il peut le faire sans restrictions. Cette nouvelle règle induit une inégalité de traitement inacceptable, dans la mesure où très peu d'enseignants demandent à venir sur ce type de poste. Ainsi, les enseignants de REP + sont potentiellement «prisonniers» de leur poste si personne ne demande à les remplacer».

De manière générale, dès lors qu'un enseignant a le barème suffisant pour le poste qu'il demande, il obtient sa mutation et le poste qu'il quitte est alors pourvu par un enseignant qui le demandait et dont le barème est suffisant, ou par un enseignant remplaçant avant que le poste ne soit pourvu de manière définitive l'année suivante. C'est cette étape intermédiaire que le rectorat a décidé de supprimer.

«Le Rectorat nous indique qu'ils mettent en place des mesures incitatives pour que des personnels demandent nos établissements, mais rien ne nous assure que le nombre de volontaires soit suffisant pour permettre à tous les personnels de muter selon leurs souhaits», explique encore le porte-parole des enseignants grévistes.

Une délégation a été reçue hier au rectorat, par la directrice adjointe des services de l'Éducation nationale. Mais selon les enseignants grévistes, le rectorat n'a pas souhaité revenir sur ces nouvelles mesures, qui entreront en vigueur aujourd'hui.

Contactés par nos soins, les services de l'académie de Toulouse n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

Les dernières pages (roman)

Par Le 14/03/2016

KUNDALINI : Le lac et le sommet du jour. 
 

Les dernières pages sont en vue. 
Et je n'ai non seulement aucune impatience à poser le point final mais ça en devient même douloureux...J'ai cherché à comprendre ce matin pourquoi je repoussais le retour au travail sur le texte...Je sais. C'est toujours la même chose finalement, toujours la même interrogation.

Qu'est-ce que j'ai oublié de dire ? Qu'est-ce que j'aurais dû écrire encore ? 

Dans tous mes romans passés, j'ai toujours fini par trouver un élément qui me déplaisait, un passage incomplet, un développement insatisfaisant... Et là, vraiment, vraiment, j'aimerais que ça n'arrive pas. 
Lorsque ce point final sera posé, je fermerai l'ordinateur pendant quelques jours ou semaines. Et puis je le reprendrai. Encore et encore.
Mais, ce qui est certain, c'est que je ne le proposerai à personne tant que cette incertitude ne sera pas levée. Si elle doit l'être un jour.


 

Les dimensions du deuil (INREES / spiritualité)

Par Le 13/03/2016

Les dimensions du deuil

Avec Christophe Fauré

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En bref

Perdre un proche… nous sommes toutes et tous appelés à vivre ce moment. Le deuil correspond à un processus dont il est important de connaître les clefs afin de traverser cette souffrance du mieux possible. Le cœur du travail du Dr Christophe Fauré se fonde sur la conviction que chacun d’entre nous porte en lui d’insoupçonnables ressources pour se libérer de l’étau de la peine et parvenir à l’apaisement. 

Comment vivre le deuil ? Peut-on s’y préparer ? Comment décrypter les expériences attendues ou extraordinaires qui y sont associées ?


En savoir plus

Se libérer de l’étau de la peine et parvenir à l’apaisement


Aujourd'hui que la mort est devenue taboue, on ne porte plus le deuil après la perte d'un proche. On le vit en silence, s’imaginant toujours être « assez fort » pour s’en sortir tout seul. Le plus souvent, on est simplement ignorant des mécanismes psychologiques qui sont alors en action en nous lors de telles expériences. Perdre un proche, c'est un traumatisme, une blessure dont les répercussions se font sentir tout au long de la vie. Le reconnaître n’est pas forcément évident.

Nourrit par le travail qui a été fait notamment par des pionniers de l’accompagnement de fin de vie comme Elisabeth Kübler-Ross, et également par sa longue expérience, le psychiatre Christophe Fauré nous explique que le deuil peut se résumer en 4 tâches.
La première consiste à reconnaître et à accepter la réalité du décès. Il arrive qu’un départ soit tout simplement refusé, et que la réalité de la mort d’un être proche, trop inconcevable, soit tout simplement « déniée ». Une fois cette tâche accomplie, vient la seconde étape : valider et exprimer nos émotions. Laisser sortir cette douleur. Une fois cela accomplie, la troisième tâche porte sur le développement d’un lien nouveau et approprié avec la personne décédée. La construction d’une nouvelle relation ayant intégrée la pleine réalité de la séparation, et laissant s’exprimer les émotions qui y sont attachées. Enfin, la quatrième tâche nous invite à intégrer une nouvelle vie, de nouveaux projets, aimer à nouveau. 
Lors de sa conférence, le Dr. Fauré entrera dans le détail de ce travail psychique nécessaire, et répondra à toutes ces questions difficiles : Comment gérer le manque au quotidien ? Comment sortir des représentations pathologiques du deuil ? Comment rompre cette « dépendance du lien » — aller sur la tombe tous les jours, consulter un médium tout le temps, etc. — qui peut aussi bloquer le processus de deuil ? La croyance en une survie du l’âme est-elle d’une aide importante lors d’un deuil ? Que faire de ces expériences de contact avec des défunts ? Consulter ou ne pas consulter de médium ? Une conférence pour parler, librement, de la mort et du deuil. 

Un site pour comprendre, être accompagné et partager autour du deuil : 
Traverser le deuil.com

Les livres incontournables

Vivre le deuil au jour le jour

Christophe Fauré

Dans ce livre, à l'aide de nombreux exemples, Christophe Fauré explique, au jour le jour, le cheminement du deuil, différent selon l'identité du défunt et l'histoire de chacun. Il répond aux nombreuses...En savoir plus »

 

 


 

KUNDALINI : Danser nu et l'écrire.

Par Le 12/03/2016

Kundalini web

KUNDALINI

Je ne sais pas si ce roman plaira mais ce qui me réjouit, c'est qu'enfin, je pense posséder ma propre écriture. Elle évoluera sans doute encore mais pour la première fois depuis que j'écris, (j'avais seize ans), je suis heureux des mots qui viennent en moi et que j'assemble. Non pas que je pense mon écriture aboutie mais elle me comble. Non pas qu'inévitablement, elle plaira aux éditeurs ou aux lecteurs, mais, moi, dans le strict domaine de la création, elle répond à l'objectif que je me suis fixé, au fil du temps.

 

J'ai toujours rêvé d'une écriture qui ne s'adresserait pas qu'à l'intellect et je me souviens d'une lectrice de "Noirceur des cimes" qui me disait avoir attrapé froid en le lisant. J'en avais été très touché.

Ne serait-ce pas l'assurance d'une écriture totale ? 

Atteindre les corps et les âmes et que le mental qui permet de lire ne soit plus qu'un système informatique incapable d'interférer sur la qualité de réception du texte.

Je me souviens avoir véritablement souffert, physiquement, en lisant le récit du drame de la Face nord de l'Eiger. La mort de Toni Kurz...Suspendu à sa corde, épuisé, les mains gelées, à quelques mètres des sauveteurs qui ne parviendront jamais à l'atteindre.

J'avais eu mal au ventre...Un noeud brûlant.

J'avais seize ans.

J'ai peut-être passé trente-huit ans de ma vie à chercher cette capacité à diffuser l'émotion au-delà de l'intellect. 

"Vertiges, "Noirceur des cimes", Là-Haut", "À coeur ouvert", "Jusqu'au bout", "Les héros sont tous morts", "Les Éveillés", "Jarwal le lutin"...

"Kundalini"...

Tous mes écrits oeuvraient à la même quête. 

Toucher les corps et les âmes. 

Alors, je ne sais pas ce que ça donnera chez des lecteurs et lectrices mais, pour ma part, je pense avoir atteint ce que j'envisageais.

Et j'en suis très heureux. 

Étrange aussi la puissance de cette intention, la détermination constante de parvenir à exprimer l'indicible.

Puisque les deux protagonistes vivent une expérience de danse nue sous le ciel étoilé, j'ai voulu apprendre à laisser mon corps suivre les musiques que j'aime. J'ai dansé nu dehors. Les yeux ouverts à l'intérieur et les paupières closes. J'ai parcouru les fibres sur le tempo du sang, sans jamais me sentir ridicule alors qu'inévitablement, ma chorégraphie devait relever davantage du balourd empoté que de la grâce d'une libellule. Je m'en suis moqué, j'ai ri et j'ai demandé au monde de m'aider. Je n'ai pensé qu'à l'air autour de moi, qu'au silence des lieux comme un spectateur respectueux. 

J'ai dansé sous la lune des arabesques intuitives et les mots maintenant dansent en moi.

Je ne cherche pas à les contenir ou à leur imposer un ordre. Je ne veux pas d'un intellect réducteur. 

Je veux écrire avec mon corps et que ma tête le suive.

 

 

"Des sources qui s’étendaient en elle, elle devinait des vents légers dans les ramures et ses bras flottaient librement sur la houle, des flocons de pollens voltigeaient dans ses fibres, la sève de ses veines nourrissaient des bourgeons, la bouche ouverte elle buvait les nuages, des pluies salvatrices nourrissant les terres d’été, offerte, ouverte, épanouie, exclamée, elle dansait comme une flamme, zébrant l’air de ses offrandes.

La vie en elle, comme une invitation à jouir, par-delà les formes, par-delà l’identité, sans autre intention que l’éveil de la conscience, les sens à vif, la peau comme un réceptacle, des entonnoirs à ivresse, des puits sans fond, elle ouvrait les écluses et plongeait dans le flot.

De nouvelles mélodies qui se répétaient et l’entraînaient vers des altitudes inexplorées, des espaces accueillants, l’air autour d’elle comme une étreinte câline, un enveloppement dans un linge tiède."

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Mort programmée (école)

Par Le 10/03/2016

Silence, on tue (aussi) l’école primaire et la maternelle

Pendant que tous les regards se portent sur le collège

Laurence David
Directrice d'école maternelle.

Publié le 10 mars 2016 à : / Société

Mots-clés : , ,, 

Pendant que tout le monde regarde le collège se faire «réformer», le primaire et la maternelle, aussi, agonisent. Mais en silence. Pour preuve, ce témoignage de Laurence David, directrice d'une école maternelle.

Visite d'une école dans le département du Nord par Najat-Vallaud Belkacem (Photo : SIPA.00721215_000029)

Travailler plus pour être moins fatigué

Quel magnifique exploit que celui du ministre Peillon : faire passer aux enfants plus de temps en collectivité avec pour justification qu’ils seront ainsi moins fatigués ! Ce fût un coup de maître, fruit parfait de la rencontre des cyniques et des Bisounours.

Les Bisounours se sont lancés avec l’enthousiasme du croisé dans la bataille : ils allaient tout à la fois apporter la culture au peuple et remettre à l’heure les horloges biologiques des chères têtes blondes. Les cyniques virent en cela l’occasion de fissurer le monolithe de l’Education nationale en créant des particularismes territoriaux, tout en avançant d’une case dans le jeu de l’oie du transfert aux collectivités locales de la mission d’enseignement.

L’opposition des élus locaux fût molle, à de rares exceptions près. Appâtés par la promesse d’aides de l’Etat, ils virent l’occasion de faire quelque chose allant, selon leur déontologie, de l’action éducative sincère au simple clientélisme. A l’heure où la politique est une carrière, les parents sont des parts de marché. Le temps périscolaire devient dès lors un produit d’appel.

Les syndicats, inhibés par la couleur politique du gouvernement manquèrent de pugnacité. L’opposition des enseignants fût rapidement muselée : l’ouvrier qui manifeste, c’est noble, l’enseignant, c’est corporatiste. Et puis, nul n’a jamais jugé utile de rappeler que, régulièrement, de nouveaux programmes remodèlent totalement leur travail (Bayrou 1995, Jack Lang 2002, Darcos 2008, Vallaud-Belkacem 2015) et que, sans sourciller, à chaque fois, ils conçoivent pour chaque matière, une nouvelle organisation des apprentissages, de nouvelles pratiques, de nouveaux livrets (chaque ministre mettant un point d’honneur à modifier les intitulés de compétence, même pour un contenu identique). Le tout dans un contexte où les conditions d’exercice se dégradent de façon continue : augmentation des effectifs d’élèves, étiolement des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté(les RASED), diminution des salaires réels par gel du point d’indice. Bref, dans notre société individualiste, que des gens abandonnent plusieurs dizaines d’euros de traitement pour défendre autre chose que leur propre intérêt était impensable, leurs arguments étaient donc discrédités d’emblée.

Et les parents d’élèves ? Certains se mobilisèrent, d’autres furent conquis par l’enfumage de la communication gouvernementale, le reste crut jusqu’au bout qu’une réforme aussi stupide n’aurait pas lieu. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le bilan officiel tarde à paraître et les visites d’établissements Potemkine de Najat Vallaud-Belkacem peinent à masquer la réalité.

Du hard discount culturel

Même si personne n’a jamais contredit Vincent Peillon lorsqu’il affirmait le contraire, rien dans la loi n’oblige les collectivités locales à mettre en place des activités périscolaires ni à les proposer gratuitement. Et quand bien même le souhaiteraient-ils, il est parfois impossible de disposer de personnel qualifié. Alors ? Appeler « origami » de simples cocottes en papier ou faire des guitares avec des élastiques ne sera jamais apporter à tous des activités culturelles telles que les familles les plus aisées ou les plus impliquées en offrent à leurs enfants. Ce hard discount culturel ne sera jamais l’équivalent des épiceries fines où les enfants des cyniques au pouvoir se servent.

Et puis, il y a tous ces dommages collatéraux : l’ambiance délétère dans les écoles où des enseignants, sommés de quitter leur classe pour laisser place aux animateurs, alors qu’ils ont encore des corrections ou des préparations à terminer, se vengent en cachant les feutres de tableau ou les prises multiples. Il y a ces conseils d’écoles où les délégués de parents demandent : « Mais, si les enfants écoutent des histoires ou font des puzzles avec les animateurs, quelle est la différence avec l’école ? » Il y a tous ces enfants pour qui être attentif et concentré est difficile et qui se voient contraints de faire trois heures d’activité encadrée supplémentaires et ne parviennent plus à suivre en classe. Il y a l’explosion de l’absentéisme en maternelle, car désormais, les parents qui callaient leurs RTT sur le mercredi les prennent n’importe quand. Il y a les papas divorcés qui avaient à grand peine aménagé leurs horaires pour voir leurs enfants le mercredi et qui continuent, ce qui est légitime. Cela fait du mercredi matin une matinée où l’on n’enseigne rien de nouveau pour ne pas que les absents y perdent trop.

Grâce aux aménagements Hamon, qui permettent de remplacer l’organisation « 45 minutes en moins tous les jours », par « 1h30 en moins un jour sur deux » ou carrément « une après-midi off », on voit aussi ces élèves que l’on n’amène plus parce que « pour juste 1h30 de classe ou une matinée ça ne vaut pas le coup ». Ce sont souvent ceux dont les familles ont un lien difficile avec l’école et qui sont les plus fragiles… De tout cela on ne parle plus…

Et la confusion école/centre aéré progresse. Là où Darcos et son « On n’a pas besoin de bac+5 pour changer des couches » avaient échoué, les socialistes vont réussir. Car ne nous leurrons pas, nos élites n’ont pas renoncé à faire disparaître, par souci d’économie et d’harmonisation européenne, cette école maternelle dès 3 ans que l’on nous envie.

Tout se joue avant 6 ans ? Non, tous jouent avant 6 ans !

Les nouveaux programmes de Najat Vallaud-Belkacem et sa fidèle Florence Robine (la directrice générale de l’Enseignement scolaire, ndlr) procèdent de la même idéologie que ceux du collège et revoient les objectifs à la baisse. S’y ajoutent en plus la suppression des livrets scolaires et de l’évaluation. Tout doit être « plaisir », « bienveillance » et jeu. Tout est bon pour éloigner la maternelle de ce qui fait d’elle une école. Il sera ainsi plus facile, plus tard de confier les deux premières années à des animateurs de jardin d’enfants. Rendez-vous compte : on avait « primarisée » la maternelle. Désormais « les majuscules d’imprimerie ne doivent pas faire l’objet d’un enseignement systématique ». Aucun commentaire négatif ne doit être communiqué par écrit dans le « carnet de suivi » qui sera remis aux familles, il ne doit recueillir que les succès et les « exploits ».

L’enfant évolue à son rythme. D’ailleurs il ne redoublera plus jamais. Cassons le thermomètre, il n’y aura plus de fièvre visible. Quel mépris et quelle injustice ! Un enfant, si petit soit-il, mesure très bien ce qui sépare ses performances de celles de ses voisins, en positif comme en négatif. Il est très important de ne pas l’accabler en pointant ses échecs, mais il est criminel de ne pas lui proposer de s’améliorer au prix, certes, de certains efforts, à la mesure de ce qu’il peut faire. Et voilà, le gros mot est lâché : effort. Cet effort dont le sens est cultivé par élites chez leur progéniture qu’ils placent dans des établissements où exigence et classement ont encore cours. Quel intérêt ont-ils à refuser cela au peuple ? Réfléchir, c’est désobéir. Acquérir des connaissances, c’est réfléchir. Et puis, faire progresser tout le monde, ça coûte…

Osons une affirmation taboue : nous n’avons pas tous les mêmes facilités dans tous les domaines, certains ont même des difficultés face à la chose scolaire. Leur prise en charge précoce pourrait les aider. Mais cela est désormais impossible : les RASED ont donc été réduits a minima, ils n’interviennent plus en maternelle. La prise en charge à l’extérieur de l’école n’est pas ouverte à tous : les séances de psychomotricité, de graphothérapie, les rencontres avec un psychologue ne sont pas remboursées. L’orthophonie n’est pas prise à 100% et nécessite parfois une avance de frais que tous ne peuvent pas s’offrir. Tous les parents ne disposent pas du temps matériel d’emmener leurs enfants aux séances. Il existe même des déserts médicaux où l’accès à l’orthophonie est impossible.

La formation des enseignants se détériore, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs lectures personnelles pour dépister ou remédier à certaines difficultés. Dans le département de l’Hérault, les stages de formation ont même été annulés, après avoir été accordés, par manque de remplaçants. Dans ces conditions, le système ne pouvant pas aider efficacement, mieux vaut ne pas signaler la difficulté. C’est une forme de maltraitance, baptisée « bienveillance » par Najat Vallaud-Belkacem.

Face à tout cela, c’est avec une infinie tristesse que je constate le silence des journalistes, des politiques et des intellectuels. Il est vrai que, dans leur entourage, évoluent sans doute des agrégés, éventuellement des certifiés, mais sans doute peu de professeurs des écoles. En dehors de quelques réflexions du café du commerce sur les méthodes de lecture ou sur les 20% d’élèves qui rentrent en 6ème sans savoir lire, ils ont peu à en dire. La communication du ministère de l’Education nationale est souvent resservie telle quelle.

Dans dix ans, quand la désastreuse refondation de l’école produira ses effets dans les enquêtes PISA, ils seront nombreux à accabler les enseignants du primaire en oubliant la responsabilité que leur silence coupable d’aujourd’hui aura porté dans cet échec.

 

Bonus :

De la maternelle à l’université, tout devient limpide lorsque l’on a lu ça :

Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n°13
La Faisabilité politique de l’ajustement, par Christian Morrisson

« Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

 

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Une fiction réaliste (école)

Par Le 09/03/2016

Une enseignante accusée d’avoir transmis un savoir

UNE ENSEIGNANTE ACCUSÉE D’AVOIR TRANSMIS UN SAVOIR

9 MAR, 2016

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Une professeur des écoles est accusée d'avoir répondu à une question d'un élève, et donc transmettre un savoir de manière descendante. Si l'accusée nie abuser de ce genre de pratique, tout porte à croire qu'elle serait coutumière du fait.

Poitiers. Les accusation sont graves. Elles émanent d’un élève qui a raconté l’événement à ses parents. Séverine, enseignante dans une classe de CE2, aurait directement répondu à la question d’un enfant qui lui demandait lors d’une séance de géographie, comment s’appelait le fleuve qui traverse Paris. “Il s’agit de la Seine.” aurait répondu la maîtresse, sous le regard apeuré des élèves, encore sous le choc aujourd’hui.

Bravant tous les interdits, Séverine M., 43 ans, a donné la réponse sans prendre le temps de mettre en place un dispositif socio-cognitif. A aucun moment, les apprenants n’ont eu la possibilité de confronter leurs savoirs et construire collectivement la réponse.

“Un enseignant est là pour apporter des connaissances, mais surtout pas dans un modèle transmissif, déclare le conseiller pédagogique chargé du dossier. Ce n’est quand même pas compliqué d’instaurer une démarche hypothético-déductive où les élèves, répartis en 7 groupes hétérogènes, produisent une affiche. Ces traces écrites ainsi réalisées auraient été le support d’un débat permettant de valider une réponse se situant entre la rétrodiction et la prédiction”.

Ce ne serait pas la première fois que la jeune femme agit de la sorte. Selon des témoignages anonymes, elle aurait par le passé expliqué la différence entre deux homonymes grammaticaux dans une approche complètement dénuée d’empirisme. Encore un drame quotidien du refus de la pédagogie.

crédit photo : publicdomainpictures.net

http://jeanjacqueslemag.fr/une-enseignante-accusee-davoir-transmis-un-savoir/

Les contemplations muettes (Nature)

Par Le 09/03/2016

"Ils avaient regardé le soleil basculer de l’autre côté des crêtes dentelées. Des risées de nuages vaporeux dessinaient aux montagnes des chevelures luminescentes.Le silence des yeux fascinés, les paroles suspendues comme des contemplations muettes."

Enfermement mortel (Nature)

Par Le 09/03/2016

La vie des vaches laitières

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Pâturages idylliques, vaches paisibles et douces atmosphères des publicités : l'élevage laitier est-il inoffensif ? 

Avez-vous déjà entendu les meuglements déchirants des vaches et de leurs petits lors de leur séparation ? Pourquoi les vaches produisent-elles tant de lait ? D’où viennent les steaks hachés ?

Pourquoi le lait coule-t-il à flot ?

Les vaches laitières sont des mammifères : elles produisent du lait quand elles donnent naissance à un petit. A partir de leur 2 ans, tous les 12 mois environ, elles sont inséminées artificiellement et donnent naissance à un veau, ce qui stimule de nouveau leur production de lait.
Sélectionnées génétiquement pour produire toujours plus de lait, une vache produit aujourd’hui en moyenne 8 400 litres de lait par an soit 3 fois plus qu’en 1950.

Dans presque tous les élevages laitiers, le veau est séparé de sa mère à la naissance ou dans les 24 heures. C’est un véritable déchirement pour la vache et son veau car leur relation est très forte et pourrait durer de longues années. Après la séparation, beaucoup se cherchent en meuglant pendant des jours. Des vaches ont défoncé des clôtures et parcouru des kilomètres pour retrouver leur petit, parfois au péril de leur vie.

En savoir plus sur le destin des veaux

Poussées à bout

Pendant leur grossesse, les vaches laitières continuent à être traites ; elles sont donc simultanément exploitées pour le lait et leur veau. Le scientifique John Webster estime que cet effort épuisant fourni quotidiennement par leur organisme reviendrait, pour un être humain, à l'énergie dépensée par une course folle de six à huit heures par jour.

Poussées à l'hyperproductivité, beaucoup de vaches souffrent de maux douloureux : mammites (infections des pis) et boiteries sont très courantes dans les élevages laitiers, tout comme les troubles métaboliques et de la fertilité. Les vaches ont souvent un accès limité à l’extérieur, et les élevages en bâtiments clos (« zéro pâturage ») se développent favorisant les boiteries sévères.

Une fin de vie à l'abattoir

Alors que les bovins ont une espérance de vie d’au moins 20 ans, les vaches laitières sont généralement tuées au bout de cinq ans.

Après une moyenne de 2 ou 3 vêlages et une production de lait intensive, épuisées, malades, blessées ou stériles, les vaches sont conduites à l’abattoir : 40% de la viande dite "de bœuf" provient en fait des vaches laitières (FranceAgriMer, 2012).

Des vaches laitières en lactation sont parfois transportées sans être traites. Certaines vaches sont incapables de se déplacer mais sont quand même souvent transportées, au mépris de la législation. D’autres sont abattues alors qu’elles attendent un petit.

Il arrive que des éleveurs abandonnent des animaux ou des troupeaux entiers : les animaux meurent alors lentement de faim, de froid ou de manque de soins.

Sur les marchés ou les foires où les animaux sont vendus, et lors des transports, de graves manquements à la réglementation et des maltraitances sont régulièrement relevés : coups, aiguillons électriques, absence d’eau et de nourriture...

A l’abattoir, la peur et le stress des animaux sont palpables. Dans l’odeur de chair et de sang, ils attendent de longues heures avant d’être tués. Ils sont ensuite menés, tant bien que mal, en salle d’abattage où certains seront étourdis avant d’être égorgés, les autres seront tués en pleine conscience.
Il est absurde de parler de bien-être animal dans ces lieux.

En savoir plus sur les abattoirs

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