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Thierry Ledru a partagé la vidéo de Fakir.
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4 h ·
Le « choc » de Madame Gueffar
Depuis 2002, Rajae Gueffar effectue le nettoyage des trains en gare d’Agen. Et depuis qu’elle est salariée d’Onet , elle n’a fait l’objet d’aucun avertissement.
Le 9 novembre 2015, elle traverse une voie sur un passage plancher, et non par le souterrain. Le 17 décembre, elle est licenciée pour « faute grave ». Sans mise à pied préalable, sans la moindre gradation des sanctions !
Pour elle, c’est « le choc ». Ses revenus s’écroulent. Elle doit revendre sa voiture. Quitter son logement. Traumatisée, elle en pleure, en tremble, perd dix kilos en un mois.
Et l’on comprend son choc : comment accepter qu’on se débarrasse ainsi d’une personne, du jour au lendemain, après quatorze années de travail ?
Signez la pétition en ligne ici : https://www.change.org/p/onet-licenci%C3%A9e-pour-avoir-tra…
Pour soutenir Madame Gueffar, ainsi pourra-t-elle mener cette lutte avec, au moins, une sécurité matérielle, vous pouvez [envoyer vos dons en ligne ici->https://www.lepotcommun.fr/pot/aczgcws0]
Écrivain, une profession de foi
Ecrivain, une profession de foi
Par Camille Laurens —
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Ecrivain, une profession de foi
Le salon Livre Paris a fermé ses portes dimanche. Il a duré quatre jours. Il se réduit d’année en année, comme l’espérance de vie d’un livre et comme l’espérance tout court. L’usage veut qu’une journée soit réservée aux «professionnels», on suppose donc que le reste se passe entre amateurs, c’est-à-dire entre lecteurs et auteurs. Car dans ce qu’il est convenu d’appeler «la chaîne du livre», tout le monde est professionnel, sauf l’écrivain. C’est bizarre, je vous l’accorde, mais c’est un fait. Editeur, c’est une profession ; libraire, c’est une profession ; imprimeur, distributeur, bibliothécaire, c’est une profession. Ecrivain, non. Ou alors, une profession de foi. Le genre de foi chevillée au corps. Le premier anneau de la chaîne, celui sans lequel il n’y aurait pas de chaîne, est aussi le moins reconnu, celui dont le statut est le plus fragile et la condition souvent précaire. L’écrivain, c’est le maillon faible. Je vous parle de l’écrivain de base, pas du top ten, naturellement. Ecrire n’est pas une profession puisque l’écrivain n’en vit pas. Sur le prix de vente de ses livres, c’est lui qui gagne le moins : 10 % HT quand tout va bien, souvent 8 % ou 6 %, 5 % en format poche. Ils ne sont qu’une minorité à déclarer des droits d’auteur supérieurs à 8 500 euros par an, et ces derniers, les privilégiés, ont un revenu mensuel médian à peine supérieur au Smic. Peu de lecteurs le savent, et il n’est pas rare que l’un d’eux, au Salon du livre, vous tende un billet de vingt comme s’il allait intégralement dans votre poche.
Autrefois, l’écrivain était un bourgeois, il vivait de ses rentes, aujourd’hui il ne vit pas de ses ventes. Il ne peut même pas calquer ses exigences sur celles des intermittents du spectacle car lui, personne ne l’emploie, et quand il n’écrit pas, le monde continue de tourner. Toutefois, il se trouve encore des gens - des romantiques ! - pour estimer excessives les revendications économiques des écrivains, et même les bourses, résidences et autres à-valoir qui leur sont accordés ici et là (de plus en plus chichement, qu’on se rassure). C’est qu’un véritable poète se moque des contingences matérielles, il vit d’amour avec sa muse et meurt pauvre sous le saule pleureur, amputé ou suicidé. Rimbaud cotisait-il pour sa retraite ? Je vous demande un peu.
Un jour, à la fin d’un festival littéraire, je me suis trouvée seul auteur assis à la table des officiels - des chefs d’entreprise sponsors de l’événement, des politiques, des décideurs - et l’un d’eux, se tournant vers moi, m’a demandé d’emblée, ce fut sa première question, curieuse et même pas ironique : «Alors, ça vous fait quoi d’être avec des gens qui travaillent ?» En réalité, non seulement l’écrivain a généralement un travail en plus de son activité créatrice - parce que, comme le disent les pancartes contre le projet de loi El Khomri, il essaie de gagner sa vie sans la perdre -, mais il est souvent renvoyé à sa propre insignifiance, à son inutilité sociale. Sa hantise, ce n’est pas l’argent, c’est la valeur. Certes, il a besoin du premier pour vivre, mais sa préoccupation est ailleurs, même si souvent les deux se superposent - combien de bandeaux en couverture d’un livre «déjà 100 000 exemplaires vendus» semblent gager la qualité littéraire sur la réussite économique ? De plus en plus, l’écart se creuse et devient abîme entre une poignée de best-sellers, bons ou pas, et tous les autres livres. Beaucoup d’écrivains, après des années de travail sur un roman, n’en vendent que quelques centaines, voire quelques dizaines, et n’ont parfois aucune reconnaissance médiatique : pas la moindre critique, pas la plus petite émission de radio. Leur livre passe à la trappe, et c’est tout. Les écrivains contemporains sont souvent des écrivains comptant pour rien. Dans écrivain, soudain, ils entendent vain. Lis tes ratés. A l’autre extrémité, quelques-uns engrangent large, ce qui ne prouve pas forcément leur supériorité, quoi qu’ils en pensent (chez nos contemporains, il y a aussi des contents pour rien).
Ce qui serait bien, c’est que le sort des écrivains s’améliore. Qu’on cesse de croire que lorsqu’un écrivain traverse toute la France pour aller parler dans une médiathèque, il a gagné sa journée. Que les éditeurs et les pouvoirs publics se soucient davantage des plus nécessiteux. Les auteurs ne comptent pas pour du beurre. Sans eux, pas de livres, sans eux, la vie serait perdue. Leurs histoires nous gardent vivants, ça n’a pas de prix. Ne les laissons pas conter pour rien.
Cette chronique est assurée en alternance par Olivier Adam, Christine Angot, Thomas Clerc et Camille Laurens.
http://www.liberation.fr/debats/2016/03/25/ecrivain-une-profession-de-foi_1442079
Je n'ai pas de chapeau mais un bonnet de montagne :)

La cymatique ou le son de l'Univers

© laethian
PUBLIÉ LE 13/02/2014
Lucile de La Reberdiere
Auteur
Magazine » Enquêtes
Le Son est-il le système nerveux du cosmos ?
Il existe un moyen de rendre les sons visibles. On appelle « cymatique » cette science énigmatique, qui puise ses racines dans l'histoire de l'univers. Quelle est la nature de l'onde sonore? Que sait-on vraiment de son pouvoir sur nous?
Allemagne, 18ème siècle. Ernst Chladni est un mathématicien doué et discret. L'homme est aussi musicien et sa passion pour le violon va le conduire à une découverte extraordinaire. Saupoudrant de sable un disque de cuivre, il en frotta le bord avec son archet. La plaque se mit à vibrer et le sable à se déplacer, dessinant d'authentiques formes géométriques. « Qu'on juge de mon étonnement voyant ce que personne n'avait encore vu », dira plus tard son ami et philosophe Lichtenberg, auteur de travaux sur l'électricité statique.
Dans les années soixante, le physicien Hans Jenny sera le premier à révéler ce phénomène oublié. Grâce à l'évolution de l'électronique, il prolonge les recherches et fait varier les supports. Il invente le tonoscope, petit appareil tubulaire assorti d'une membrane sur laquelle on aura versé de la poudre, qui permet de créer des formes étonnantes avec le son de sa voix. Plus d'un siècle après les premières expériences, Jenny livre des observations d'une grande précision sur la nature du son, et invente une nouvelle science : la cymatique.
Du grec ''vague'', la cymatique étudie l'interaction du son et de la matière. Les outils de mesure acoustique modernes ont permis d'étudier ces modulations spontanées : dans l'eau par exemple, un son grave produit un cercle entouré d'anneaux ; un son aïgu accroît le nombre d'anneaux concentriques. Soumise au rythme des oscillations, la variété de formes générées semble sans limite. Hans Jenny parlera de« modèle dynamique mais ordonné ». Quel pouvoir autonome renferme l'onde sonore ?
Toute activité produit du bruit. Du plus retentissant au plus subtil, il est trace du mouvement. Christian Hugonnet, ingénieur acousticien et fondateur de la Semaine du Son, décrit un enchaînement simple : « l'action entraîne la vibration de l'air qui va déplacer des molécules, se choquant les unes aux autres comme pour se transmettre un message ». Avant d'être une manifestation audible, le son se caractérise par un changement moléculaire, sur une surface donnée et en un temps donné. Dans cette équation, nul besoin d'oreille pour considérer qu'il y a dynamique sonore. C'est la fréquence de l'onde qui va diriger toute l'énergie. « Dans l'expérience avec le sable, les grains s'agglutinent là où la fréquence est haute », détaille le spécialiste. La propriété d'un corps à entrer en résonance avec le flux d'énergie va créer la forme. La matière prend la forme de l'énergie qui lui est adressée.
Le son primordial
Spirales, polygones, stries... ces marques sont souvent analogues à celles déjà présentes dans la nature. « J'ai constaté qu'une plaque elliptique soumise à des vibrations sonores reproduit les figures qu'on trouve sur la carapace d'une tortue », constate le photographe Alexander Lauterwasser. Une morphogenèse fondée sur la transmission de codes génétiques nécessaires à la formation des masses et à leur différenciation, et qui révèle un processus harmonieux dans l'ADN terrestre. Dès lors, est-il possible que les formes animales et végétales qui nous entourent – et la matière vivante dans son ensemble – soient elles-mêmes le résultat de vibrations, comme le rapportent de nombreuses traditions ?
Bien avant ces découvertes scientifiques, les cultures traditionnelles du monde entier ont développé leur récit mythologique de la création de l'univers. La voix et le souffle y sont féconds. « Au commencement était le verbe, dit l'Evangile. Les textes celtes sacrés évoquent Trois Cris qui firent éclater l'Oeuf du Monde », rapporte le Docteur Alain Boudet, enseignant et conférencier. « Chez les hindous et les bouddhistes, le principe structurant du chaos d'origine est le mantra Om et les Mayas parlent du chant des Dieux comme du système nerveux de l'univers ». Une cosmogonie universelle, portée par des figures archétypales semblables aux formations cymatiques, telles que les mandalas. Ces mystérieuses corrélations entre figures naturelles et symboliques renverraient à une intuition de la forme, perdue avec le temps : « Cette géométrie originelle est en nous. Nous l'avons oubliée à mesure que le mental s'est imposé », raconte Alain Boudet. Dans son ouvrage Cymatics, le pionnier Hans Jenny conclut à la puissance fondamentale et génératrice de la vibration. Sa périodicité soutient la bipolarité de la vie : le mouvement et la forme. La vibration comme source de toute chose : un constat, mais aussi une opportunité de reconsidérer le monde dans lequel nous évoluons.
Echos d'avenir
Pythagore disait : « L'homme possède toutes les valeurs du cosmos ». L'auteur du célèbre théorème de géométrie a développé le principe de microcosme, reliant l'organisme humain à l'organisation de l'univers. L'influence du son invite désormais à une nouvelle écoute du vivant. « La biorésonance nous renseigne sur la fréquence optimale de nos organes », explique Andreas Freund, physicien quantique. Au Tibet, les bols chantants sont reconnus pour leurs vertus. Leurs tonalités spécifiques communiquent avec la matière cristalline de notre corps : les os, les tissus et l'eau qui nous compose à 70%. Plus le son est grave, plus l'on travaillera la zone racine du corps. Comme la cymatique, notre résonance cellulaire trace un chemin pour la vibration, réharmonisant notre énergie interne. Un processus identique aux diapasons thérapeutiques employés depuis des siècles en Europe, dont les fréquences en hertz sont réglées pour des actions cibles. Mais pour masser nos entrailles, quel meilleur instrument que la voix ? Le chant harmonique des traditions chamaniques, aussi appelé chant diphonique dans nos conservatoires de musique, est une technique vocale sur deux notes simultanées, par un positionnement de la langue et des lèvres. Curiosité ou évidence biologique, ce son très apaisant ressemble à celui des vents solaires.
La vague de l'action contient à la fois l'intention et son empreinte. « Le son in-forme. Il est porteur d'information », nous dit Andreas Freund. Une attention portée aux messages de la nature, qui permet aujourd'hui de décrypter jusqu'au langage par ultrasons des dauphins ou la sensibilité des plantes. La dimension vibratoire du son sert de modèle dans une recherche de cohérence et d'alignement. Ses explorations scientifiques, artistiques et spirtuelles offrent les clés d'une autre conscience de l'homme et de son environnement, vers une nouvelle signature écologique.
Lettre à une petite fille
J'ai reçu une carte par la poste.
Il s'agit de ça :
"Chaque année, autour de la « Journée internationale pour l’élimination des discriminations » du 21 mars, plus de 100 000 enfants et jeunes adressent un message de fraternité à des inconnus dans leur département sur une carte postale à 3 volets, invitant le destinataire à répondre. Une relation inédite se créée, fondée sur l’échange et la sensibilité."
http://www.laligue.org/jouons-la-carte-de-la-fraternite-2016/
Margaux, élève de CE1, a écrit : "Une maman inquiète. La solitude est froide. Le bébé et sa maman ont froid."
Je lui ai répondu.

"Bonjour Margaux
Je t’écris ce courrier car j’ai reçu une carte à ton nom avec un message. Il s’agissait d’une carte présentant une maman avec son bébé et une dame âgée qui leur rend visite.
« Une maman inquiète. La solitude est froide. Le bébé et sa maman ont froid. »
J’ai été surpris en lisant ces trois phrases et j’y ai beaucoup réfléchi.
J’ai été surpris car je n'ai pas vu pas la même chose que toi sur cette photographie et je ne comprenais pas pourquoi, tu avais une interprétation aussi triste.
Ton message porte beaucoup de tristesse et de peur. De la tristesse pour cette maman et son bébé.
Je suis d’accord avec toi que la solitude et le froid sont des situations qui peuvent être très difficiles et il y a effectivement des gens qui en souffrent dans le monde. Des adultes, des personnes âgées, des enfants et des bébés.
Mais quand je regarde cette image, sans rien en connaître au préalable, je vois une dame âgée qui vient rendre visite à une maman, elle sourit en regardant le bébé et la maman n’a pas l’air inquiète. Il n’y a pas de solitude mais au contraire de l’aide, de la solidarité, de la fraternité, de l’amour. Regarde le visage du bébé, il ne pleure pas, il regarde tranquillement au-dessus.
Il y a donc plusieurs éléments dans cette photographie qui me font penser à une situation plutôt sereine.
Et c’est pour cela que j’ai essayé de comprendre pourquoi tu avais ressenti autant de tristesse devant cette photographie.
Je ne te connais pas et je ne sais pas si tu souffres toi-même du froid et de la solitude. J’espère que ça n’est pas le cas et que tu es une petite fille la plus heureuse possible.
Maintenant, je me demande si les images qui viennent du monde adulte ne sont pas trop perturbantes pour toi et tous les enfants de ton âge parce qu’elles ne sont pas accompagnées des explications nécessaires. C’est juste une photographie et tu ne peux pas savoir ce qui se passe en réalité.
Comme le monde autour de toi est souvent montré dans ses aspects les plus tristes, peut-être que toi et les enfants en général finissent par être inquiets, par avoir peur et même par ne plus être capables de vivre comme des enfants. Les peurs des adultes finissent par devenir les vôtres.
C’est quelque chose qui me peine vraiment. Je pense que toi, comme tous les enfants, vous n’êtes pas assez protégés de toutes ces images. Les attentats, les guerres, les maladies, les réfugiés, les enfants qui ont faim, qui ont froid, qui ont peur…
Ce sont des choses très difficiles à comprendre.
Et j’ai peur finalement que tu imagines des choses tristes quand il n’y en a pas.
Toi, Margaux, comme tous tes camarades d’école, vous ne pouvez rien changer à ce monde. Vous ne pouvez rien faire pour qu’il aille mieux. Pas maintenant. Juste parce que vous êtes des enfants. Ce sont des problèmes d’adultes qui ne vous concernent pas.
Peut-être que lorsque tu seras adulte, Margaux, tu agiras pour la paix ou la santé, ou l’éducation des enfants, peut-être que tu aideras les gens qui en ont besoin.
Mais là, maintenant, je pense que pour toi, comme pour tous tes camarades, il serait bon que vous soyez protégés de toutes les images qui font peur et que vous ne pouvez pas vraiment comprendre.
Je n’ai plus de télévision depuis plusieurs années mais j’imagine bien, en ce moment, toutes les images que tu risques de voir.
Je pense que tout ça n’est pas bon pour toi parce que tu ne peux rien y changer.
Regarde de nouveau cette photographie et essaie d’imaginer cette fois le bonheur de cette maman qui reçoit une visite, le bonheur du bébé qui sent les câlins, qui entend des voix douces, regarde le décor aussi, il ne s’agit pas d’une maison en ruines, d’un pauvre abri ou même de la rue. C’est la pièce d’une maison, avec une tapisserie, du mobilier. Les gens ont des habits en bon état, on voit un sac à main suspendu au mur. Il n’y a pas de misère et de tristesse dans cette image mais juste une situation pour laquelle tu manques de repères.
Je pense aussi que tu manques d’informations sur la vie des autres peuples du monde. La façon dont nous vivons en France n’est pas nécessairement la même partout. Des enfants qui vivent dans la jungle amazonienne ne vivent pas comme toi et ils ne sont pas nécessairement malheureux. Tu peux en profiter pour demander à l’enseignant de ta classe de te montrer des livres sur les Peuples du monde, en Afrique, en Amérique du sud, en Asie. Il y a beaucoup de choses à apprendre et tu verras des enfants et des gens heureux. Ils ne vivent juste pas comme toi en France mais ils ne sont pas tristes pour autant.
J’ai quand même voulu connaître l’histoire de cette photographie Margaux et peut-être que tu avais entendu l’explication en classe.
Il s’agit d’une maman appartenant à la communauté des Roms. La dame âgée était médecin, elle est à la retraite mais il n’y a qu’elle pour soigner les gens. Il n’y a pas d’autre docteur. Elle vient voir si elle peut aider la maman et vérifier que le bébé est en bonne santé. Cette photographie cherche à montrer que certaines populations n’ont pas accès à une médecine moderne comme la nôtre en France. D'ailleurs, il a fallu que je comprenne la scène pour voir le stéthoscope de la dame âgée. Je n'avais pas bien regardé la première fois et l'image est assez sombre sur la carte. Je n'avais vraiment observé que les visages et un peu le décor. Ce qui prouve bien Margaux que même un adulte peut ne pas comprendre immédiatement une image. Alors, pour un enfant, c'est encore plus difficile.
Mais, toi, Margaux, tu n’y peux rien à cette situation. Je comprends que cette photographie puisse te faire de la peine parce que tu ne comprends pas bien ce qu’elle montre mais cette tristesse ne changera rien. Elle ne fera que gâcher ta journée. La maman et le bébé ne se porteront pas mieux parce que toi tu es triste.
Je suis même certain que si cette maman apprenait que tu es triste en la regardant, elle serait triste elle aussi.
Personne ne peut rendre quelqu’un heureux en étant triste soi-même.
Bien sûr qu’il est important d’apprendre et de connaître, mais que ça te rende triste ou inquiète est par contre inutile.
Alors, puisque maintenant, tu ne peux rien faire pour cette maman et que cette tristesse ne sert ni à elle, ni à toi, je te propose autre chose Margaux : sois heureuse.
Je vais te raconter un petit exercice pour le soir.
Quand tu es dans ton lit, tu fermes les yeux, tu mets tes mains à plat sur ton ventre et tu te concentres sur ta respiration, tu observes le mouvement à l’intérieur, les battements de ton cœur, les gargouillis de ton ventre.
L’objectif est que tu prennes conscience de cette vie en toi, que tu réalises que le bonheur, il est là, à l’intérieur de toi et qu’il est important de prendre soin de lui. Tu peux même penser à remercier cette vie en toi.
Imagine ce que tu veux, un soleil, une fleur, une couleur, quelque chose de beau, de chaud, de tendre, quelque chose que tu aimes, qui te rassure et te fait du bien. C’est la vie en toi et elle est magnifique.
Toutes les images qui t’auront inquiétée disparaîtront, toutes les colères ou les peurs, les tristesses et les questions sans réponses, tout ça s’effacera si tu regardes juste cette vie en toi, que tu l’écoutes, que tu apprends à la ressentir.
Et le matin, quand tu te lèves, tu peux aussi remercier pour cette vie et ta force, pour la joie de pouvoir être heureuse, juste parce que tu peux jouer, rêver, courir, regarder la nature, manger, boire, apprendre, retrouver tes amies, tous les gens que tu aimes...
Il est important de savoir s’offrir des moments de joie Margaux.
Et la joie qui brillera dans ton cœur fera du bien à tous les gens qui croiseront ta route.
Je te souhaite Margaux de trouver ce bonheur en toi.
Les écoles alternatives (école)
Les écoles alternatives séduisent les élites
Montessori, Steiner, autogérées, vertes, internationales, confessionnelles... Les méthodes pédagogiques de ces écoles laissent souvent plus de place à la créativité. Et attirent de plus en plus de parents.
Chaque matin de la semaine, quelques minutes avant 9 heures, c’est toujours le même manège. Une nuée d’enfants gravit les marches des escaliers de la bibliothèque de l’église américaine de Paris. Au dernier étage, dans une grande salle, une poignée d’élèves s’active déjà. Une petite brune joue à l’apprenti chimiste, transférant de l’eau à l’aide d’une pipette dans divers flacons. Un garçon tire d’une étagère un nécessaire à dessin et sa voisine vêtue en princesse s’attelle à de la couture. « Une véritable petite fourmilière où tout le monde sait ce qu’il fait », sourit Vanessa Lesueur Carminati, l’éducatrice francophone de cette classe. Bienvenue à l’école bilingue Montessori de Paris, quai d’Orsay. Niché depuis les années 70 le long de la Seine, entre le musée du Quai Branly et le Palais Bourbon, l’établissement n’est pas à la portée de toutes les bourses. Il faut compter entre 8 100 et 12 200 euros l’année scolaire, 800 euros pour la classe de poney ou 1 300 euros pour offrir à ses rejetons une semaine de ski en Suisse.
Dans leur récente enquête Fils et filles de (La Découverte, 2015), Aurore Gorius et Anne-Noémie Dorion signalaient le regain d’intérêt pour cette pédagogie chez les élites. Avocats, banquiers et tout le gratin de la société fréquentent ces écoles, comme les enfants d’Alain Ducasse, de Jean-Marie Messier ou la dernière fille de Philippe Starck, affirme le duo de journalistes. L’attractivité de cet enseignement alternatif grandit à mesure que le tableau de l’école républicaine se noircit de critiques. « On recense aujourd’hui environ 800 groupes scolaires indépendants en France et près de 60 000 élèves », estime Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école et présidente de l’association Créer son école. On est loin des effectifs du public, mais l’engouement est certain. « La rentrée dernière, 67 nouveaux établissements ont ouvert leurs portes. Il y avait déjà eu 51 inaugurations en 2014. Cela fait des années que les écoles indépendantes montent en puissance et on observe une tendance forte à Montessori », détaille-t-elle. C’est une Italienne, Maria Montessori – l’une des premières femmes médecins en Europe –, qui est à l’origine de cette éducation. « Au début du xxesiècle, elle s’est tournée vers les enfants porteurs de handicap et défavorisés, souligne Charlotte Poussin, auteure de Apprends-moi à faire seul : La pédagogie Montessori expliquée aux parents (Eyrolles).C’est important de le préciser car aujourd’hui beaucoup associent cette pédagogie à une élite alors qu’au départ elle a été conçue pour des enfants des quartiers défavorisés. »
DES ACTIVITÉS AXÉES SUR LE SENSORIEL
Dans la salle de classe de l’église américaine, l’espace se divise en plusieurs aires pédagogiques. L’enfant se dirige naturellement vers celle adaptée à son niveau, indépendamment de son âge. Il y a autant d’activités que d’enfants présents et toutes sont fortement axées sur le sensoriel, comme l’illustrent les fameuses « lettres rugueuses » cursives confectionnées avec du papier de verre collé sur des planchettes de bois. « On apprenait en s’amusant », se souvient Richard, 29 ans, un ancien « montessorien » de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). « Ce n’était pas une scolarité où tu es posé sur un banc, face à un tableau à écouter une maîtresse qui parle », résume ce chef de projet marketing client du groupe Richemont. A 9 ans, Richard a dû intégrer une école primaire classique, à défaut d’une école Montessori de secteur allant au-delà de cet âge. Une transition dont il conserve quelques souvenirs forts : « J’y ai découvert la panique de l’interro ! Avant, je validais des compétences et si je n’avais pas compris, la maîtresse me réexpliquait et ça marchait. »Charlotte Poussin, membre du conseil d’administration de l’Association Montessori de France (AMF), renchérit : « Il n’y a pas de notion de supériorité. On accompagne l’enfant considéré déjà comme une personne à part entière et non comme un futur adulte que l’on est en train de modeler. »
Avec ses 170 établissements, la France n’est qu’une infime partie de la galaxie Montessori, riche de près de 20 000 adresses dans le monde, en particulier dans les pays nordiques et anglo-saxons. En Grande-Bretagne, le prince George vient d’y faire sa première rentrée. Aux Etats-Unis, les grands patrons mettent en avant sur leur CV ce passage par la case alternative, au même titre qu’un diplôme d’Ivy League. Larry Page, Jeff Bezos et Jimmy Wales, les fondateurs de Google, d’Amazon et de Wikipédia, en sont d’anciens élèves. Il se murmure même que les ingénieurs de la Silicon Valley se ruent pour y inscrire leur progéniture.
Et lorsqu’ils n’optent pas pour Montessori, ils s’orientent vers Steiner, une autre pédagogie née elle aussi sur le Vieux Continent, quand, en 1919, le philosophe allemand Rudolf Steiner donne une conférence devant les ouvriers de l’usine de cigarettes Waldorf-Astoria de Stuttgart. Ceux-ci demandent alors à leur patron, Emil Molt, de financer une école fondée sur les principes du fondateur de l’anthroposophie. Chez Steiner, la part belle est accordée à l’apprentissage par les arts et aux travaux manuels. « On ne s’adresse pas à une intelligence unique, celle de l’intellect dominante dans l’école traditionnelle ; on essaye de développer le savoir, par l’intelligence émotive, sensorielle », glisse Jacques Dallé, longtemps président de la Fédération Steiner-Waldorf. Cet organisme, logé au rez-de-chaussée d’un immeuble en pierre du XVe arrondissement parisien, a recensé 22 groupes scolaires, allant du jardin d’enfants au lycée. Les frais annuels avoisinent les 3 000 ou 4 000 euros. « Sans subvention de l’Etat, on n’a pas le choix, justifie Babeth Johnson, ancienne professeure de langues à l’école de Chatou (Yvelines) et actuelle secrétaire de la fédération. Avant de lâcher : « Les professeurs ont des salaires misérables : la moitié d’entre eux sont rémunérés au Smic. »
L’annuaire des Steiner a belle allure : l’écrivaine franco-canadienne Nancy Huston a déjà signé un texte pour la revue de la Fédération. Le directeur marketing des Galeries Lafayette Jean-Philippe Marazzani fait partie des anciennes recrues. Quant à l’Allemand Andreas Schleicher, directeur de l’éducation de l’OCDE, et ancien écolier Steiner outre-Rhin, c’est lui qui est en charge du Pisa (Programme for international student assessment), un classement qui place la France au 60e rang mondial pour le niveau des élèves de 15 ans… Dans le dernier rapport, elle se situe au-delà du Top 20 en mathématiques, en lecture et en science. Pire, pointe l’étude : « En France, lorsque l’on appartient à̀ un milieu défavorisé, on a clairement aujourd’hui moins de chances de réussir qu’en 2003 » et l’on y est « beaucoup plus anxieux par rapport à̀ la moyenne des pays de l’OCDE ».
Ces mauvais résultats ont de quoi étonner dans un pays où l’éducation est le principal poste de dépense (65,72 milliards d’euros budgétés en 2016). « L’école républicaine a échoué dans la mesure où les inégalités sociales sont importantes. C’est d’autant plus frappant que le mot égalité est inscrit sur le fronton des écoles », assène le journaliste anglais Peter Gumbel. Cet ex-reporter de Time Magazine, expatrié à Paris depuis le début des années 2000, signait en 2010 le très remarqué essai On achève bien les écoliers (Grasset), appelant notamment à la fin de la tyrannie des notes. « C’était un diagnostic critique du système », résume l’auteur. Sujet d’une brûlante actualité, tandis que le gouvernement enchaîne les plans d’action contre le mal-être à l’école et le décrochage des élèves. En 2014, au pays de Jules Ferry, plus de 110 000 jeunes sont sortis du système scolaire sans diplôme ni formation. « Il y a une notion farfelue de l’égalité qui veut qu’on enseigne partout en France la même chose au même moment. Mais j’ai aussi compris qu’il y avait des tentatives pour faire autrement et j’ai voulu y consacrer un nouvel ouvrage », s’enthousiasme Peter Gumbel. Cet été, il a publié Ces écoles pas comme les autres : A la rencontre des dissidents de l’éducation (La librairie Vuibert). Un tour de France des écoles Steiner, Montessori et autres initiatives. Toutes ont un point commun : « Aider chacun à progresser au maximum de son potentiel, déclare celui qui appelle à plus de décentralisation. Pourquoi ne pas donner plus de possibilités aux enseignants ? Ils connaissent mieux leurs élèves que les ministres. »
DES EXPÉRIENCES DANS LE PUBLIC
Si la marge de manœuvre pour innover au sein du système classique est étroite, elle existe quand même. A preuve, l’expérience menée pendant trois ans par Céline Alvarez – entourée de neurologues – avec sa classe de maternelle à Gennevilliers. Mais depuis, elle a préféré démissionner… Une centaine d’instituteurs se réunissent également derrière l’association Public Montessori pour appliquer cette pédagogie dans leurs cours de maternelle et d’élémentaire. L’objectif est avant tout financier : collecter des fonds pour acheter du matériel Montessori, spécifique et… non breveté. « C’est un investissement de 5 000 à 10 000 euros par classe. Pour le moment, la municipalité m’alloue une enveloppe annuelle de 500 euros pour mon matériel », chiffre Yanek Husianycia, le président de Public Montessori, enseignant à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Au-delà, les structures pour « raccrocheurs » se développent les microlycées ou les écoles de la seconde chance. Depuis 1982, il existe quatre lycées autogérés dont un à Paris, le LAP. A quelques pas de la porte de Versailles, cet édifice aux murs bariolés de graffitis accueille 240 élèves en filières généralistes. Au palmarès 2015 de L’Express, il était classé 2 285e lycée sur 2 301. Le taux de réussite au bac oscille entre 35 et 40%. Une performance compte tenu des parcours des élèves. L’absence de personnel est l’une des spécificités. Les adolescents s’occupent du ménage, de la cuisine et votent les dépenses main dans la main avec les enseignants.
En cette matinée ensoleillée de février, le LAP fait portes ouvertes. Un élève qui prenait sagement le soleil sur l’herbe, conduit « la dame » vers la salle des AG. A l’intérieur, une centaine de parents et d’enfants se serrent sur les gradins. Face à eux, une quinzaine d’adolescents, assis en rang d’oignon, mènent les échanges. « Il y a un principe de libre fréquentation réglé à 8 heures par jour. Tu peux rester dans le jardin ou aller en cours, c’est ton choix », lance d’emblée une fille aux couettes violettes. «Dans le tradi, il y a une forte idée de hiérarchie. Ici, on tutoie les profs », complète son voisin à lunettes. « On n’a pas de notes et ça marche plus comme à la fac avec un principe d’UV, reprend une jeune à dreadlocks. On a un carnet de bord où l’on rédige soi-même le résumé de son travail et on s’autoévalue pour dire si on pense valider l’UV. Le prof analyse ensuite. » Frédéric Adrien, qui enseigne les maths ici depuis dix-sept ans, rappelle : « On n’est pas sectorisés et nous sommes libres du recrutement. » La sélection se fait en trois temps : lettre de motivation, « stage » de deux jours avec un test de niveau collège, puis entretien individuel.
Il y a quelques années, Fabien, 32 ans, avait validé toutes ces étapes. Allergique à l’autorité, il avait suivi une scolarité en pointillé dès la 5e, avant de pousser les portes du LAP à 18 ans. « J’avais décidé d’arrêter les conneries et de me mettre à travailler. Je me suis rendu compte que c’était difficile car je n’avais plus les réflexes, se souvient Fabien. J’ai passé un an et demi à ne rien faire pour reprendre mes marques. Ça n’aurait pas été possible ailleurs. » Il redouble sa première, obtient le bac à 21 ans, rejoint les bancs de la fac de droit et est reçu au barreau. Aujourd’hui jeune avocat, il confie : « A l’époque, je pensais que c’était une mauvaise idée de ne pas forcer les lycéens à assister aux cours. Maintenant, je comprends que le but n’était pas tant d’avoir le bac que de nous permettre de reprendre confiance et de trouver notre voie. » Le meilleur des plaidoyers.
PETIT VADEMECUM POUR S’Y RETROUVER PARMI LES OFFRES
Ecoles Montessori : Il en existe près de 170 dont une poignée sous contrat avec l’État, ce qui permet de faire chuter les frais à une petite centaine d’euros par mois, comme à Roubaix. Association Montessori de France : wwwmontessori-france.asso.fr. Tél. : 01 84 16 32 97.
Ecoles Steiner-Waldorf : La France abrite 22 groupes scolaires Steiner. Un seul dispose d’une terminale, à Verrières-le-Buisson (Essonne). Fédération des écoles Steiner Waldorf France : www.steiner-waldorf.org Tél. : 01 43 22 24 51.
Ecoles vertes : Sophie Rahbi, la fille de Pierre Rabhi, chantre de la « simplicité volontaire », est l’une des grandes figures de ce mouvement. Elle a fondé La ferme des enfants en plein cœur d’un écovillage ardéchois (de la maternelle au collège). www.la-ferme-des-enfants.com. Tél. : 04 75 89 34 39.
Ecoles internationales : Le Council of international schools, réseau de référence pour l’enseignement en langue anglaise dans le monde, reconnaît dix écoles françaises. Une option appréciée des parents qui prônent le bilinguisme pour leurs enfants. www.cois.org
Espérance banlieues : Ces écoles militent pour l’accès à un enseignement d’excellence dans des zones défavorisées. Uniforme obligatoire, vouvoiement des élèves… La première école pilote a ouvert en 2012 à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), suivie de Roubaix, Asnière-sur-Seine et Marseille. www.esperance banlieues.org
Ecoles confessionnelles : Une catégorie aussi éclectique qu’importante. L’association Créer son école recense 194 écoles de confession catholique, 60 de confession juive, 30 musulmane et 27 protestante. www.ecoles-libres.fr
LE TÉMOIGNAGE DE FRANÇOISE NYSSEN : « IL FAUT RÉENCHANTER L’ÉCOLE »
A Arles, depuis septembre dernier, les directeurs des éditions Actes Sud, Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani, ont inauguré le Domaine du possible, une école privée, librement inspirée de Steiner. Elle accueille une trentaine d’élèves de 9 à 14 ans. Les deux éditeurs avaient imaginé ce projet avec leur dernier fils, enfant précoce aujourd’hui disparu. « Il ne devrait y avoir qu’une seule pédagogie, celle qui est bienveillante et attentive aux enfants. Grâce à la neurobiologie, on sait qu’il ne sert à rien d’enfoncer des connaissances dans la tête des élèves, de les évaluer en permanence. Il faut au contraire susciter le désir pour réenchanter l’école. Au Domaine des possibles, les cours ne sont pas saucissonnés heure par heure : on fonctionne par période sur plusieurs semaines. Les matinées sont entrecoupées de chants et les langues sont aussi importantes. L’après-midi, les enfants partent à la ferme pour travailler sur le potager, faire des maquettes en bois ou du cheval. L’éducation doit être accessible à tous, mais cela ne doit pas vouloir dire « tous pareil ». Il faut respecter les diversités de chacun, sinon plein d’enfants resteront sur la touche, comme notre fils Antoine. »
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/perso/developpement-personnel/021793173688-les-ecoles-alternatives-seduisent-les-elites-1209748.php?YdoRbh2dW5tY7bDi.99
KUNDALINI : Est-ce que c'est Dieu ?
KUNDALINI
« Si Dieu ou la conscience cosmique ou quel que soit le nom qu’on lui donne a imaginé toutes les formes matérielles pour expérimenter la vie, est-ce que c’est Dieu qui vient aimer la vie à travers moi lorsque j’éprouve de l’amour ? Ce qui vibre en moi et qui me bouleverse, est-ce qu’il est possible que ça soit l’amour de Dieu pour la création ? »
Pure Conscience (spiritualité)
"De par sa nature même le mental est tourné vers l’extérieur: il tend toujours à rechercher la source des choses parmi les choses elles-mêmes. Se faire dire de rechercher la source à l’intérieur est en quelque sorte le début d’une nouvelle vie. La pure conscience (awareness) prend la place de la conscience ordinaire (consciousness).
Dans la conscience ordinaire, il y a le «je» qui est conscient, alors que la pure conscience est indivisée.
Le «je suis» est une pensée, alors que la pure conscience n’est pas une pensée.
Il n’y a pas de «je suis conscient» dans la pure conscience.
La conscience ordinaire est un attribut, alors que la pure conscience n’en est pas un.
On peut être conscient d’être conscient, mais on ne peut être conscient d’être pure Conscience.
Dieu est la totalité de la conscience, mais la pure Conscience est au-delà de tout, y compris être et ne pas être."
Nisargadatta Maharaj

Ecrire, malgré tout.
KUNDALINI :
4 h du matin. Je me réveille en sursaut en me demandant si j'ai bien enregistré les corrections, hier, avant d'éteindre....Oui, évidemment....Mais bon, voilà, y'a eu un bug dans ma "boîte cérébrale", deux neurones partis en mode panique et qui courent dans tous les sens en criant "va vérifier bon sang, va vérifier !".......Et que ça réveille tout le monde, de la cave au grenier..... Plus moyen de dormir....Alors, voilà, j'ai pris un café à 4 h du matin, devant l'ordi. La solitude de l'écrivain au moment de conclure...
Et puis est venu le moment de l'observation de tout ça...
Mais qu'est-ce que je fais là ?
J'ai écrit douze romans. Trois sont publiés. Les lecteurs et lectrices tiendraient dans la petite salle des fêtes de mon village.
Je me souviens de cette phrase : " N'être pas écouté, ce n'est pas une raison pour se taire". Victor Hugo
N'être pas lu, ce n'est pas une raison pour ne pas écrire.
Il ne s'agit pas d'un état compulsif, obsessionnel ou névrotique.
C'est juste comme de respirer.
On n'a jamais reproché à quelqu'un de consommer trop d'air.
L'écriture est un purificateur d'air. Elle ouvre les fenêtres.
Et chose merveilleuse, il suffit d'ouvrir une fenêtre pour s'apercevoir qu'au bout du paysage qui s'est découvert, il y a un autre cadre qui attend qu'on chemine jusqu'à lui. Alors, on traverse le territoire, on enregistre tout ce qui s'y passe, on explore, on apprend, on s'élève et puis, enrichi de cette expérience, on approche de cette nouvelle fenêtre, le coeur en alerte, l'âme réjouie, les sens en éveil...
On est là, le front posé contre la vitre, on regarde, ébloui.
C'est si beau.
Il faut aller voir.
Alors, on s'assoit et on écrit pour ouvrir le cadre...
Et l'air pur nous emplit.

L'anarchie avant l'anomie (humanisme)
Il va devenir vital de prendre conscience que les Décideurs politiques (et financiers) ne sont nullement préoccupés par le bien-être des peuples mais bien uniquement par le maintien de leurs Privilèges.
Il va devenir vital de penser à organiser nos sociétés sous l'étendard de l'anarchie et de bien comprendre ce qu'elle contient.
A défaut de mener cette tâche immense, c'est à l'anomie que nous succomberons.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anomie
"L'anomie comme désordre social n'est pas à confondre avec l'anarchie. L'anarchie renvoie étymologiquement à l'absence de commandement (privatif an- et grec archos) et désigne, au sens strict, une organisation sociale et politique sans autorité coercitive. Le mot « anomie » se réfère à l'absence de règles, de structure, d'organisation. Bien que l'idée selon laquelle l'anarchie mène nécessairement à l'anomie soit répandue, et qu'elle soit au cœur des oppositions à l'anarchie, les anarchistes s'en défendent.
Pour eux, les sociétés actuelles hiérarchisées créent le chaos plutôt que l'ordre, là où l'anarchie serait l'établissement d'un ordre collectif, juste et égalitaire. Il est à ce titre révélateur que le symbole traditionnel de l'anarchie, le A cerclé, représente l'union de l'anarchie et de l'ordre (l'ordre moins le pouvoir3), illustrant ainsi la célèbre maxime de Proudhon : « La plus haute perfection de la société se trouve dans l'union de l'ordre et de l'anarchie », ou la phrase de Hem Day « On ne le dira jamais assez, l’anarchisme, c’est l’ordre sans le gouvernement ; c’est la paix sans la violence. C’est le contraire précisément de tout ce qu’on lui reproche, soit par ignorance, soit par mauvaise foi. »
La sexualité censurée
J'ai entendu parler dernièrement des films cinématographiques frappés par la censure au regard des scènes de sexualité.
Et je m'interroge.
Quelle est donc la similitude qui pourrait justifier une censure frappant des films explorant la sexualité et des films d'horreur explorant les zones les plus sombres des humains ?
Quel est le rapport entre un coït et une décapitation ou le démembrement d'une victime ?
Y a-t-il dans les deux scènes un potentiel dangereux identique ?
De quel ordre ? Quel traumatisme les Censeurs veulent-ils empêcher en interdisant des scènes de rapports amoureux ?
Autant, je comprends qu'une scène de viol soit uniquement suggérée à travers l'effroi, la terreur, la douleur...Autant une scène d'amour partagé me semble totalement intouchable...
Je ne m'explique pas le fait qu'un pénis pénétrant un vagin puisse être rangé dans le même compartiment qu'une lame de couteau saignant une carotide.
Si les Censeurs veulent protéger l'enfance, ils devraient sortir dans le monde réel.
Les images des attentats et des guerres, des famines et des épidémies, elles tournent en boucle, du matin au soir et les enfants les regardent. Ils en parlent en classe, parfois.
Seront-ils traumatisés ? Qui s'en inquiète dans les hautes sphères ?
Quant à la pornographie, n'importe quel enfant un peu "débrouillard" techniquement y a accès, c'est "un jeu d'enfant", malheureusement.
Est-il possible de l'interdire de circuler sur la Toile ? Non. Il n'y a que le contrôle parental qui puisse être efficace. Un contrôle sur la sexualité, oui, mais qu'en est-il de la violence ? C'est impossible d'en limiter intégralement les possibilités de s'y heurter. A moins de n'ouvrir aucune page d'informations.
Est-il possible dès lors de laisser exister des films qui vont chercher à mettre en scène des sexualités aimantes, réellement aimantes ?
Il est des pénis invasifs comme il en existe des respectueux.
Essayez donc de trouver sur la toile des films de sexualité réelle, de sexualité sacrée, de l'osmose, de la fusion, de l'élévation.
Il vous suffira de taper "sexe" dans google...
C'est un désastre...
Alors que faites-vous les Censeurs ?
Une sexualité trop visible doit être censurée ? C'est cela votre cadre ? Un pénis ne peut pas être beau quand il pénètre un vagin ? C'est obligatoirement pervers, malsain ?
N'avez-vous donc jamais fait l'amour ?... Avez-vous ressenti de la honte ? De la gêne ? L'impression de commettre quelque chose de pervers, de malsain, d'interdit ? De tabou ? Et pourquoi n'éprouvez-vous pas la même chose au regard de la violence que vous laissez passer ?
J'essaie dans KUNDALINI d'être au plus près des personnages. Dans leur intimité la plus vaste et non la plus secrète, je cherche à être dans le réel et non uniquement dans le suggéré et si je suggère, il s'agit de métaphores tout aussi explicites.
Pourquoi donc un roman échappe-t-il à toute censure quand il traite de sexualité ? Pourquoi sauve-t-il son intégrité quand un film est condamné ?
L'image...Le visuel...
Alors, je veux que mon écriture devienne visuelle et si possible qu'un jour les lecteurs et les lectrices soient submergés d'émotions comme s'ils avaient devant eux la scène. Ou mieux encore : qu'ils la vivent.
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"Elle se surprit à la remercier. Elle, juste cette verge divine, comme un Dieu frémissant. "
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« Viens, Sat… Viens !»
Elle se souvenait de cette supplique, de cette invitation passionnée, ce désir souverain d’être inondée, de sentir jaillir en elle des explosions interminables.
Elle avait vu les flamboyances ivoirines ruisselant dans son vagin illuminé, des météorites liquides fusant dans le cosmos."
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"Elle laissa la verge palpitante s’immiscer sur le seuil, entrouvrir la porte, reculer, puis revenir… Chaque sensation se diffusant en elle jusqu’au bout des doigts. Elle inspira profondément lorsqu’elle approcha son bassin et absorba le membre érigé."
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"Il posa les lèvres sur sa bouche. Elle l’accueillit avec délectation, mêlant son souffle au sien.
La verge tendue à l’orée des territoires. Il la pénétra, lentement, par petites pressions et de brefs retraits, l’ouverture délicate d’un trésor.
Comme on reçoit un hommage. Un privilège. Une offrande.
Sa verge dans le calice de sa cathédrale. Une bénédiction.
Laisser jaillir les prières, les allers-retours de son vit comme la récitation des cantiques."
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Le silence de l'amour (spiritualité)
“On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va.” Jacques Prévert.
On reconnaît aussi le malheur au bruit qu'il fait quand il arrive.
Entre les deux, il reste à apprendre à vivre dans le silence.
Et de ce silence, extraire la conscience que le bruit n'est ni celui du bonheur, ni celui du malheur mais de l'émotion associée à chaque situation.
Il est indispensable de profiter des moments de silence pour apprendre à se libérer de l'idée fausse de ce bruit.
Les choses sont ce qu’elles sont. Que je les accepte ou pas, qu’elles soient faciles à vivre ou pas, elles sont ce qu’elles sont. Si ensuite, j’y insère des émotions, c’est de ma responsabilité. Et c'est de là que vient le bruit qui contribue à mon malheur ou à mon bonheur. Nullement des événements eux-mêmes de la vie.
Apprendre à être là, ni dans la croyance du bonheur, ni dans l'inquiétude du malheur, ni même dans le désir de jouir de l'instant. Rien. Juste être là, sans aucune pensée intrusive, sans aucune émotion débridée, sans aucune intention, sans aucune volonté.
Être là, dans le silence.
Être là, comme dans la matrice. Irradié, nourri, béat et ouvert, aimanté et amant de la vie, juste inséré dans le cocon de l'instant, immobile, attentif, conscient.
Comme un Homme honorant une Femme, patient et appliqué, tendre et puissant, Guerrier de lumière puisant sa force au coeur de l'amour, dévoué et rayonnant.
Je jouis du plaisir que la vie m'octroie quand je l'aime. Le rayonnement est constant et il ne tient qu'à moi de savoir me placer en son centre...

Il n'y a plus de pilote (école)
Il y a par contre dans la cabine de pilotage, un ramassis de déglingués du stylo qui lâchent les circulaires comme les vaches du Beaufortain avec leurs bouses. Là, où ça tombe, forcément ça éclabousse.
J'en arrive à m'amuser de tout ça, je l'ai déjà dit ici. Alors de temps en temps, je posterai encore des articles.
Par pur cynisme.
«Dans les collèges et lycées, les chefs d'établissement n'en peuvent plus»
Par Marie Piquemal —
Philippe Tournier, du SNPDEN, le syndicat majoritaire des chefs d'établissement, dénonce «l'entassement» de dysfonctionnements du fait d'une accumulation d'injonctions, parfois contradictoires, du ministère de l'Education.
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«Dans les collèges et lycées, les chefs d'établissement n'en peuvent plus»
Il a envoyé mardi matin un communiqué pour alerter la presse, passé inaperçu avec les attentats à Bruxelles. Philippe Tournier, le secrétaire général du SNPDEN, le syndicat majoritaire des chefs d’établissement du secondaire, lance «une alerte sociale». Une façon d’exprimer l’exaspération des personnels de direction dans les collèges et lycées. De deux choses l’une, prévient-il : «Soit le ministère entend nos revendications, soit nous descendrons dans la rue comme nous l’avions fait en 2006, et attention, 40% des chefs d’établissement avaient manifesté.»
Qu’est ce qui ne va pas ?
Ce n’est pas une mesure en particulier mais plutôt une protestation contre un entassement… Une accumulation continuelle de dysfonctionnements. Cela ne date pas d’aujourd’hui, ni même de ces derniers mois, mais rien ne s’améliore, bien au contraire. Plutôt que de nous aider, dans un contexte déjà compliqué, le ministère perturbe encore plus notre travail.
En faisant quoi ?
Le ministère fait sans cesse de nouvelles annonces, sans qu’en amont, personne ne se demande par qui et comment ces nouvelles mesures vont être mises en œuvre. Pour nous inonder de circulaires, ça, ils savent faire ! Mais pour nous dire qui fait quoi et comment, là, rien n’est prévu. Les chefs d’établissement doivent se débrouiller. Je vous donne des exemples. Dorénavant, les élèves qui ratent le bac pourront garder une partie des notes pour l’année d’après. Pourquoi pas, sauf que l’annonce a été faite, sans que l’on sache matériellement comment on allait s’y prendre. Pareil pour le droit donné aux élèves de terminale de pouvoir redoubler dans leur lycée s’ils loupent le bac. Personne n’a pris le temps de réfléchir à la mise en œuvre de cette mesure, ne serait-ce qu’en faisant des projections numériques du nombre d’élèves. Là encore, les chefs d’établissement doivent s’organiser.
On est aussi pris dans des injonctions contradictoires, comme avec cette histoire de classes bilangues. Il y a quelques années, on nous encourageait à en ouvrir partout. Puis, avec la réforme du collège, on apprend qu’il faut les fermer… Pour finalement découvrir qu’en fait, elles sont maintenues. Les collègues n’en peuvent plus, le malaise était très palpable lors de notre dernière réunion.
Que demandez-vous concrètement ?
En 2007 et 2011, l’ancienne majorité avait pris des engagements pour des rendez-vous réguliers avec le ministère sur le fonctionnement du système. Nous demandons aujourd’hui que cet engagement soit tenu, cela permettrait d’éviter les crises périodiques. On ne peut pas en permanence buter sur le silence de l’institution. Encore un exemple. Depuis le 13 novembre, à cause du plan vigipirate, on doit empêcher tout attroupement devant les établissements scolaires. Question simple que nous avons posée au ministère : dans ce contexte, pouvons-nous autoriser les élèves à fumer dans l’enceinte du lycée dans une zone spécifique ou pas ? A ce jour, toujours aucune réponse.
Pleine Conscience et Massage

"La peau est un organe à part entière, un système extraordinairement complexe, une véritable petite ville avec ses routes, ses messagers, ses multiples rôles, ses besoins, ses rejets et détritus, bref tout un écosystème à elle seule. Aussi, lors d’un massage, selon la fermeté de la pression de la main sur la peau, on peut stimuler plus de 600 000 récepteurs différents. Le massage prodigué correctement « réveille » toutes les couches de la peau et déclenche la fabrication d’un nombre incroyable de messages nerveux."
V Geoffroy
Il n'est pas vraiment utile d'encenser les vertus physiques du massage, il me semble...
Existe-t-il un seul individu qui ne les supporterait pas, qui n'y trouverait aucun bien-être ?
Je n'ose imaginer la perte immense que cela représenterait pour lui.
Il existe par contre un aspect très important, c'est celui de la Pleine Conscience dans le cadre du massage.
Le bénéficiaire du massage : Il ou elle aura pour tâche de visualiser assidûment les mouvements des mains et chaque zone parcourue, de s'extraire des tourments ou des simples pensées intrusives. Il s'agira d'établir un lien sensoriel constant entre les perceptions et leur saisissement. Ce "travail", peu à peu, au fil des semaines, des mois, des années...améliore considérablement la conscience de soi, corporellement mais également spirituellement. L'observation maintenue est un excercice qui deviendra un élément fondamental de l'individu, un besoin, une nourriture, une forme de vie entière. C'est bien évidemment également un lien émotionnel très puissant avec le partenaire de par les échanges d'énergies.
Le dispensateur du massage : Il peut paraître étrange de considérer que le masseur bénéficie lui aussi des bienfaits du massage et c'est pourtant éminemment le cas. Les énergies se "soignent" mutuellement et le masseur, qui a pour intention de prodiguer des bienfaits, se trouve par conséquent dans une "posture émotionnelle amoureuse", dans le sens où il oeuvre au bonheur de l'être aimé. Cette énergie qu'il diffuse, par ses mains, s'installe dans un système commun, une boucle, un circuit interne qui relie les deux individus.
Le masseur est massé par lui-même, non pas dans un contact mais par l'entité éthérique créée par le massage conscient.
La notion n'est pas reconnue par la médecine occidentale mais rien n'est perdu...Il sufftit de voir l'impact actuel des données scientifiques sur l'au-delà. Les esprits s'ouvrent...
Le massage établit donc une rencontre entre les deux entités éthériques des individus et ce qui se passe dans l'un est ressenti par l'autre. Non pas sur un plan corporel de façon identique mais sur un plan énergétique. Les plans éthériques font office de "contacteurs".
Après chaque massage de ma femme, je me sens infiniment bien. Il en est de même pour elle. Non pas seulement bien d'un point de vue émotionnel mais bien physiquement et cela va même jusqu'à effacer des points contractés comme si j'avais été massé.
Il existe, à mes yeux, : un effet énergétique par le physique pour le massé.
: un impact physique par l'énergétique pour le masseur.
C'est en cela que je parle de "boucles du massage".
Le massage en Pleine Conscience installe une bulle, un cocon commun, une élévation partagée.
La Pleine Conscience est une lumière constante, installée en chaque humain. Elle n'est pas nécessairement visible parce qu'elle est couverte par des phénomènes multiples d'inconscience constamment entretenus, les soubresauts du mental.
Pendant le massage, je me concentre par conséquent sur cette Pleine Conscience et je vois parfois passer des pensées. Elles disparaissent dès lors que la lumière est intense. Elles ne sont plus que des voiles diaphanes qui passent en coup de vent. Si jamais, elles s'obstinent, elles courent le risque de fondre sous le rayonnement.
Observer pendant un massage ( entre 45 minutes et 1 heure) le nombre de fois où la concentration s'échappe sous l'intrusion inopinée d'une pensée disparate.... C'est assez effrayant quand on commence...
C'est très enthousiasmant quand, après quelques mois de pratique, on s'aperçoit qu'un massage d'une heure s'accomplit dans une fusion intense, un lien profond, une offrande maintenue, dans une intention réelle que plus rien ne perturbe.
C'est en cela d'ailleurs que la situation du massage est très révélatrice et sans appel...
Alors que vous êtes en train de masser l'être que vous aimez, vous vous apercevez qu'en fait, vos mains fonctionnent mais votre esprit ou votre âme (selon les schémas de chacun) n'est pas là...Il s'est effacé sous la puissance indomptable de ce mental qui tient toujours à occuper la place. Ce mental, roublard et prétentieux, sera même capable de se dire qu'il travaille très bien avec ces mains qui s'agitent dans tous les sens...Oui, effectivement, les mains s'agitent mais il n'y a personne à l'intérieur...
Imaginez dès lors, dans une situation bien moins impliquante, à quel point les phénomènes intérieurs sont variables, instables, chaotiques, dispersés...
C'est dans cette observation que l'accès à la Pleine Conscience s'installe, lentement, séance après séance.
C'est juste l'accès à la Pleine Conscience et non l'émergence de la Pleine Conscience.
La Pleine Conscience est toujours là. C'est nous qui ne le sommes pas...
"Nos enfants nous accuseront" (humanité)
Nos enfants nous accuseront
Pour la première fois de l’histoire, la prochaine génération ne sera pas en aussi bonne santé que leurs géniteurs. Mais quelles sont les causes de ce phénomène inquiétant?
Or, il semble que le mode de vie industrialisée et l’augmentation constante de notre rythme de vie ont des conséquences importantes sur notre environnement. La pollution n’a jamais été aussi importante et l’utilisation des pesticides pour répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale causent des dommages sur notre santé. Le taux de cancer est en forte augmentation depuis quelques décennies en Europe, des maladies comme le diabète ou les troubles associés à la reproduction gagnent aussi du terrain.
Certaines solutions sont apportées, par exemple favoriser l’agriculture biologique. Le maire d’une petite municipalité du Guard en France a donc décidé d’instaurer une cantine scolaire offrant que des produits biologiques.
La santé de chacun débute avec une bonne alimentation pendant l’enfance. Il s’agit donc d’une initiative parfaitement logique, en harmonie avec des valeurs humaines.
Nos enfants nous accuseront, un plaidoyer pour la santé des générations futures et de notre environnement.
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Évaluer :
KUNDALINI : Point final

Dix mois d'écriture.
Une émotion étrange...Une satisfaction personnelle et en même temps, le sentiment d'un éloignement qui s'installe...
Je sais pourtant que je n'ai pas fini de les côtoyer... Maintenant, je pars pour un mois de fignolage, de réécriture, de corrections, de suppressions ou de compléments...
C'est quand je l'enverrai à l'éditrice que là, vraiment, je sais que je ne les verrai plus.
Malgré tout, si je repense aux personnages créés sur les douze romans, je pourrais tous les citer en dix secondes. Pas un seul n'a vraiment disparu...
Max, Jonathan, Julie, Luc, Axel, Sandra, Tanguy, Étienne, Jean, Isabelle, Blandine, Pierre, Nolwenn, Miossec, Birgitt, Yolanda, Anne, Paul, Diane, Yoann, Leslie, Laure, Lucas,Fabien, Mathieu, Kalen, Figueras, Lucie, Thomas, Maud, Sat..... Jarwal...Jackmor et les autres...
Ils font partie de mon existence.
Je sais tout ce que j'ai découvert en moi en vivant avec eux.
Sur les fonctionnaires (politique)
Les fonctionnaires vont être augmentés après six ans de gel des salaires.
Une augmentation nette qui représentera une dizaine d'euros par mois ...
Ce qui me désole le plus, c'est de voir sur les réseaux sociaux les salariés du public et du privé s'étriper ou certains fonctionnaires dire qu'ils méritaient plus que d'autres au regard de la pénibilité du travail etc etc ....
La population ferait mieux de se concentrer sur le train de vie de ceux qui décident....


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Pour que les gens se mobilisent envers des alternatives, il faut au préalable qu'ils prennent conscience de leurs nécessités. Il faut donc faire un état des lieux et ensuite, on sait quels sont les travaux qu'il convient de mener.
Céline Alvarez n'aurait aucun impact si personne n'avait conscience de l'urgence de la situation dans l'enseignement.
Etienne Chouard ne serait pas écouté si les gens n'avaient pas compris que quelque chose de profondément pervers menait la société française.
Pierre Rhabi ne serait pas plus écouté si les gens n'avaient pas conscience que l'agriculture intensive est une abberation.
Personne ne vient d'emblée écouter une voix discordante dans le discours officiel tant que ce discours n'a pas été décrypté au grand jour. Je pense donc que les deux étapes sont compatibles et complémentaires : c'est l'information délivrée qui provoque les changements.
Il n'y a pas de changements spontanés.
Maintenant que l'information circule davantage, les propositions émergent et des actions concrètes sont menées parce qu'il y a une conscience exponentielle des problèmes et de leurs sources.
C'est donc l'occasion de rappeler que les Nantis se servent copieusement depuis bien longtemps et que leurs "cadeaux" sont des cache-misère.
"L'idéal, c'est quand on peut mourir pour ses idées. La polititque, c'est quand on peut en vivre." Charles Péguy
Président de la République : 14 910 € bruts par mois (Sarkozy et Fillon s'octroyaient une rémunération mensuelle de 21 300 euros)
Premier ministre : 14 910 € bruts par mois (17 667 euros avec l'indemnité parlementaire)
Ministre : 9 940 € bruts par mois (12 698 euros pour la rémunération la plus élevée...On comprend pourquoi les Cosse, Laplace et autres cupides ont sauté sur l'occasion.)
Secrétaire d'Etat : 9 443 € bruts par mois (12 200 avec l'indemnité parlementaire)
Député : 12 870 € bruts par mois
Sénateur : 11 416 € nets par mois (Le président du Sénat reçoit en plus une "indemnité de fonction "de 7058 euros)
Député européen : au moins 12 341 € bruts par mois
Commissaire européen : 24 565 € bruts par mois (indemnité de "frais d'installation" de 41 665 euros et de "frais de cessation de fonction" de 20 832 euros...) Hallucinant....
Président de la Commission européenne : 30 806 € bruts par mois (le vice-président de la commission gagne 27 530 euros) (indemnité de "frais d'installation de 51 109 euros et de "frais de cessation de fonction" de 25 554 euros)
Président du Conseil européen : 30 806 € bruts par mois
Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères : 28 596 € bruts par mois
Conseil constitutionnel : 14 917 euros bruts par an
Président de communauté urbaine : de 3 421 à 5 512 € bruts par mois
Conseiller départemental : de 1 520 à 2 661 € bruts par mois
Président de conseil départemental : 5 512 € bruts par mois
Conseiller régional : de 1 521 à 2 661 € bruts par mois
Président de conseil régional : 5 512 € bruts par mois
Conseiller économique, social et environnemental : au moins 3 787 € bruts par mois
Maire d'une grande ville : de 4 182 à 5 512 € bruts par mois
Maire de Paris : 8 684 € bruts par mois
Mairie de Lyon : 8 272 € bruts par mois
Maire de Marseille : 8 272 € bruts par mois maximum
Maire d'une petite ville : de 2 091 à 3 421 € bruts par mois
Maire d'un village : de 646 à 1 635 € bruts par mois
http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/
Le train de vie indécent de nos chers sénateurs
ENQUETE Le Sénat est repassé ce dimanche à droite. Mais cette victoire ne devrait guère changer l'image et le fonctionnement de cette institution au budget aussi confortable qu'opaque.
Le palais du Luxembourg et ses jardins. AFP
Ni vu ni connu, le 16 avril dernier, les 26 sénateurs qui forment le bureau du Sénat ont substantiellement amélioré le statut des fonctionnaires à leur service. D’un trait de plume, ils ont allongé de 6 ans la durée pendant laquelle un fonctionnaire peut travailler en dehors du Sénat sans perdre le droit d’y revenir. Portant ainsi ce qu’on appelle la "disponibilité" à 18 ans. Un confortable parachute. Cette décision ne doit rien au hasard puisque le premier bénéficiaire n’est autre que Bernard Rullier, conseiller parlementaire de François Hollande et membre du prestigieux corps des administrateurs du Sénat.
"Il aurait été difficile de priver le président d’un de ses conseillers en le rappelant pour une sombre affaire de règlement interne, reconnaît sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire.Et on se voyait mal le radier…" D’autant que le conseiller est aussi un très proche de Jean-Pierre Bel, l’actuel président de la Haute Assemblée.
Bienvenue au Sénat, la deuxième chambre de la République, qui ce dimanche 28 septembre est repassé de gauche à droite, à l'occasion du renouvellement de la moitié de ses 348 élus. Ici, les privilèges se distribuent en toute discrétion, et l’opacité est la règle dès qu’il s’agit de cuisine interne. Certes, l’institution édite chaque année un livret d’une soixantaine de pages sur l’utilisation de ses 323 millions d’euros de crédits, mais elle se garde bien de divulguer la version détaillée de son budget. "Nous sommes une bonne maison, je ne dirai pas le contraire", sourit Jean-Marc Todeschini, le sénateur PS de la Moselle et grand argentier de la Haute Assemblée, solidement accoudé sur le précieux document en refusant de le communiquer. En 2013, pour la première fois, les comptes ont été certifiés par la Cour des comptes. "Mais cela ne veut pas dire que le Sénat est bien géré, simplement qu’il respecte les règles comptables", glisse un magistrat de la Cour.
Un palais de 35.000 m2
Dans quelques semaines, les nouveaux sénateurs seront accueillis par les dix-huit huissiers en grande tenue d’apparat, avec épée et chaîne en argent, sous les dorures second Empire de la luxueuse salle des conférences et la fresque de Delacroix qui orne la bibliothèque. Peu à peu, ils découvriront les 35.000 mètres carrés du palais du Luxembourg. Une vraie petite ville avec son kiosque, son médecin, son coiffeur, ses photographes, sa cave à vins. A l’heure du déjeuner, leurs collègues plus anciens les emmèneront dans les salons de Boffrand qui abrite les salles de restaurant avec vue sur le jardin. Là, ils se délecteront des mets préparés par le nouveau chef Jean-Christophe Trubert au tarif imbattable de 16,45 euros le menu. "Le Sénat, c’est le meilleur club de Paris", s’amuse un ancien conseiller.
Tout au long de leur mandat, les sénateurs sont choyés. En arrivant, ils disposent d’une subvention de 1.000 euros pour leur équipement informatique, de quatre lignes téléphoniques et de deux fax. Une carte prépayée leur ouvre l’accès à tout le réseau SNCF en première classe, 40 allers-retours en avion leur sont remboursés entre Paris et leur département, ainsi que les frais de taxis et de péages. Au total, l’enveloppe "transport des sénateurs" représente quelque 4,7 millions d’euros par an, soit une moyenne de 13.505 euros par sénateur. A quoi il faut additionner 1,5 million pour les multiples voyages à l’étranger à l’occasion de la rédaction des rapports ou via les multiples groupes d’amitié.
De grasses indemnités
Des avantages qui viennent s’ajouter aux indemnités des sénateurs. Les élus touchent 5.388 euros net par mois et disposent d’une enveloppe mensuelle de 6.037 euros pour leurs frais de mandat, une somme qu’ils dépensent à leur guise sans fournir aucun justificatif. Pas assez pour certains. "Je considère que je suis mal payé, déclare à la buvette le sénateur UMP de la Meuse et ancien ministre de la Défense Gérard Longuet. Ma rémunération est équivalente à celle d’un DRH de PME ou d’un pharmacien, alors que j’œuvre pour l’intérêt du pays. Quant à l’indemnité de mandat, elle couvre à peine mes frais d’essence, de cérémonies, de communication et de double résidence."
Afin d’améliorer leurs fins de mois, les sénateurs peuvent recourir à quelques astuces. Certains emploient en toute légalité leur femme ou un membre de leur famille avec une partie des 7.500 euros prévus pour recruter leurs collaborateurs. D’autres reversent cette manne à leur groupe politique qui leur en rétrocède une partie. La quarantaine de sénateurs qui occupent les fonctions les plus prestigieuses – questeurs, présidents de groupe – bénéficient en plus de confortables primes, à l’image du président et de ses 7.057 euros d’indemnité de fonction.
Sans oublier l’un des régimes de retraite les plus généreux de France: un mandat de six ans ouvre le droit à une retraite de 2.050 euros, deux mandats, plus de 3.000 euros, et la pension moyenne avoisine les 4.340 euros. "Mais notre caisse de retraite est toujours largement excédentaire, ironise Alain Lambert, ancien sénateur UMP de l’Orne. Car les sénateurs quittent leur fonction le plus tard possible et la plupart rêvent de mourir sénateurs !"
Ici, les fonctionnaires sont choyés
Autres heureux membres du club : les 1.200 fonctionnaires. Qu’il s’agisse des 153 administrateurs qui conseillent les sénateurs dans la préparation des lois, des 91 surveillants du palais, des 127 assistantes de direction ou des 82 jardiniers, tous sont recrutés sur concours ultrasélectifs et jouissent de rémunérations mirobolantes. Poussé dans ses retranchements sur les salaires de ses collaborateurs, Gérard Larcher, alors président UMP du Sénat, avait lâché quelques chiffres en 2011. Face à la révélation de Mediapart dévoilant que son directeur de cabinet touchait 19.000 euros net par mois et son attachée de presse près de 11.000 euros, il avait répliqué qu’une secrétaire en fin de carrière percevait 7.200 euros et un agent de base 6.300 euros…
Les hauts fonctionnaires du Sénat surclassent largement les énarques des ministères. "Après dix-huit ans de carrière, je gagnais 10.000 euros, confie un administrateur. Et après trente ans, même sans responsabilité importante, je serai à 15.000 euros." Au sommet de la pyramide, les deux secrétaires généraux émargent à plus de 20.000 euros, ce qui les place parmi les tout premiers salaires de la fonction publique, bien au-dessus des 15.000 euros du vice-président du Conseil d’Etat, souvent qualifié de plus haut fonctionnaire de France.
Un sénat à la diète ?
Ces dernières années, rigueur budgétaire oblige, le Sénat a toutefois entamé une cure d’amaigrissement. En 2010, un grand ménage dans les services a réduit de 21 à 14 le nombre de directions, chassé les doublons et instauré une durée minimale de travail de 1.607 heures par an. Une réorganisation qui a abouti à la première grève de l’histoire du Sénat… Les élus ont aussi perdu quelques faveurs. Les anciens sénateurs n’ont plus droit au remboursement à 50% des transports, les abonnements papier auJournal officiel ont été supprimés et une participation de 25% aux déplacements des groupes d’amitié est exigée.
En 2012, la création du groupe politique des Verts et de deux commissions supplémentaires s’est faite à coût constant, ce qui a privé de chauffeur personnel les sénateurs Jean-Vincent Placé, David Assouline et, à sa demande, François Marc. Des coupes ont aussi touché les dépenses de réception des dignitaires (-30%), les frais des commissions (-20%) et le service de communication (-7%). "Au total, en 2015, notre budget sera inférieur de 40 millions à ce qu’il aurait été si notre enveloppe avait augmenté au même rythme que les prix depuis 2008", observe Jean-Charles André, le secrétaire général de la questure.
Mais le Sénat a de solides réserves. Au fil des années, il s’est constitué un bas de laine de 108 millions d’euros, investis dans des placements sûrs, où il pioche pour ses investissements les plus lourds. Autour du palais, il est propriétaire de plusieurs immeubles rue de Vaugirard, rue Bonaparte et rue Garancière dans le prestigieux VIe arrondissement de Paris. Un patrimoine de quelque 29.000 mètres carrés évalués à 227 millions d’euros. Il possède aussi le jardin du Luxembourg auquel la Haute Assemblée consacre le budget record de 12 millions d’euros par an, soit deux fois plus que ce que le musée du Louvre dépense pour le jardin des Tuileries!
30% d'économies possibles
"En fait, si le Sénat était passé à la moulinette de vrais cost killers du privé, on économiserait 30% des dépenses de fonctionnement sans problème, juge un ancien. Mais cela exigerait d’externaliser l’accueil, la sécurité, le jardin… Ce que personne n’envisage." Les habitudes ont la vie dure dans la Chambre haute. Les discussions de l’hémicycle sont inlassablement retranscrites par une double équipe de rédacteurs. "A l’heure d’Internet et des logiciels de reconnaissance vocale, on n’a plus besoin d’autant de superdactylos à 8.000 euros par mois", soupire un administrateur. La procédure de vote paraît aussi d’un autre âge. A chaque scrutin public, quatre huissiers sont mobilisés pour récolter les 348 petits bulletins plastifiés de 1 gramme, les placer dans les urnes, les peser et les recompter manuellement pour une ultime vérification. Une infernale course contre la montre quand les votes s’enchaînent.
Privilèges, opacité, conservatisme… Pour secouer le palais du Luxembourg, des voix plaident en faveur d’une réforme radicale. En 2012, la commission sur la rénovation des institutions, dirigée par Lionel Jospin, évoquait un Sénat élu au suffrage direct entièrement à la proportionnelle, histoire d’en faire "une assemblée représentative de la diversité des courants d’opinion de la société française". Le constitutionnaliste Dominique Rousseau prône une chambre composée uniquement d’élus locaux, dont les présidents de conseils régionaux et les maires des grandes villes seraient membres de droit. Jusque dans les rangs des sénateurs, on imagine des mesures-chocs.
Passer à 250 sénateurs ?
En mai, un groupe de centristes a très officiellement déposé une proposition de loi pour… réduire le nombre de sénateurs à 250. "Moins nombreux, nous aurons plus de poids et serons plus efficaces", défend Vincent Delahaye, l’un des initiateurs du projet. "Avec la fin du cumul des mandats prévu en 2017, l’administration ne pourra de toute façon pas absorber la charge de travail liée à 348 élus qui se consacrent à 100% à leur tâche", pointe un haut fonctionnaire.
Déjà, nombre de sénateurs font l’amer constat de leur impuissance. En juillet, la sénatrice UDI de l’Orne Nathalie Goulet a tiré la sonnette d’alarme dans un long billet intitulé "Le Sénat : chronique d’une mort annoncée". "Faire adopter un amendement devient un exploit", regrette-t-elle, pour expliquer l’absentéisme de ses collègues qui renoncent à attendre jusqu’à 2 heures du matin pour voir leur proposition rejetée en une minute. Auteur d’un volumineux rapport sur l’évasion fiscale salué par toutes les formations politiques en juillet 2012, le sénateur communiste Eric Bocquet n’a réussi à ce jour qu’à concrétiser deux de ses 95 préconisations… "A chaque occasion, je redépose des amendements, c’est un combat de patience", philosophe-t-il sans trop d’illusions. Les cinq mois de travaux de la commission d’enquête sur la lutte contre le dopage n’ont pas eu davantage de succès.
Depuis trois ans, le Sénat souffre en plus d’une majorité bancale. Le groupe PS compte 128 élus, soit deux de moins que l’UMP, et il a besoin de faire quasiment le plein des voix des Verts, des radicaux et des communistes pour voter les lois. Arithmétique politique instable qui aboutit au rejet des réformes les plus emblématiques. Avec parfois d’étranges alliances nouées dans l’hémicycle. Fin 2013, les sénateurs UMP et communistes ont uni leurs forces contre la loi sur les retraites. Pour des motifs opposés, ils ont retoqué l’allongement de la durée de cotisation et le compte pénibilité. Résultat : le texte totalement dépecé a été rejeté à l’unanimité, socialistes compris.
Une institution qui creuse sa tombe
"Le Sénat est devenu le triangle des Bermudes des projets de lois, avait alerté à l’époque la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Famille. C’est intéressant de voir une institution creuser elle-même sa tombe." En juillet, un scénario identique s’est joué autour de la réforme territoriale. Les élus communistes, radicaux et de l’UMP ont tout fait pour saborder le projet du gouvernement, et l’Assemblée, censée représenter les collectivités, a été incapable de dessiner une nouvelle carte des régions…
Au grand dam des "budgétaires" de la commission des Finances, les sénateurs se privent aussi depuis deux ans de toute discussion sur les milliards d’euros de dépenses de l’Etat et de la Sécurité sociale. En cause : un détail de la procédure qui interdit l’examen des budgets si l’article sur l’équilibre financier n’est pas d’abord approuvé. Au lieu de jouer leur rôle de colégislateurs, les sénateurs envoient des copies blanches à l’Assemblée nationale, et les centaines de pages de documents préparatoires partent directement à la poubelle. "On voudrait démontrer l’inutilité du Sénat qu’on ne s’y prendrait pas autrement", grince l’ancien sénateur Jean Arthuis, élu député européen, en mai. Un sujet de rentrée pour les nouveaux sénateurs ?
LES PARLEMENTAIRES VOTENT À L’UNANIMITÉ UN DOUBLEMENT DE LA DURÉE D’INDEMNISATION DES ÉLUS LOCAUX EN CAS DE DÉFAITE ÉLECTORALE
À quelques jours des élections départementales, c'est ce qui s'appelle avoir le sens du « timing » !
Vous trouvez ce qui suit scandaleux ? Signez notre pétition NON au parachute doré des élus !
***
Les parlementaires sont-ils totalement déconnectés du réel ? La question se pose alors qu’on apprend qu’une loi vient d’être votée à l’unanimité et prévoit de doubler de six mois à un an la durée d’indemnisation des élus locaux en cas de défaite électorale.
[Mise à jour, mercredi 25 mars : La grande majorité des parlementaires exerçant également un mandat local, cette loi les concerne donc bel et bien au premier chef.]
Peut-être plus grave encore, le texte prévoit d’obliger une entreprise privée à réintégrer l’élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10 000 habitants et plus. Ainsi, l’entreprise ne sera plus libre de son recrutement.
S’il est vrai que l’équivalent dans le public (l’élu réintègre son administration à la fin de son mandat) est contestable, il faut dire que nous militons depuis des années pour que les fonctionnaires élus démissionnent de la fonction publique (dont le statut fait l’objet d’une proposition de loi visant à la supprimer, que nous soutenons), comme cela se pratique en Allemagne et au Royaume-Uni. Outre-Manche, les hauts fonctionnaires doivent même démissionner de la fonction publique avant la campagne électorale !
Le pire vient des justifications données par le rapporteur du texte, le député socialiste du Val d’Oise Philippe Doucet.
Ce dernier explique qu’«[u]n maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager», alors que les privilèges des élus sont nombreux, et leurs rémunérations très avantageuses.
Doucet avance également que cette loi n’a pas pour seul objectif d’atténuer le choc des défaites électorales, mais surtout de diversifier le profil des élus, en facilitant l’engagement des salariés du secteur privé et des femmes notamment. Comme il est commode que ce souci de renouvellement du personnel politique coïncide avec le renforcement des avantages de l’actuel !
Doucet assure enfin que la date du vote de cette loi n’a rien à voir avec les élections départementales puisqu’elle ne devrait pas bénéficier aux battus de dimanche. «La loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu’elle s’applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n’ a permis de voter le texte que maintenant».
Si Doucet et les parlementaires qui l’ont suivi à l’unanimité sont sincères sur les motivations de cette loi, c’est que ces derniers sont complètement coupés des électeurs qui, en tant que contribuables, sont leurs employeurs. Comment ne pas être frappé par la simultanéité de ce vote et le scrutin des 22 et 29 mars ?
Des enfants heureux (spiritualité)
Les 15 principes de María Montessori pour éduquer des enfants heureux
Par Alain Mirak -
Aide-moi à faire les choses par moi-même.
María Montessori
Comme c’est toujours le cas en matière d’éducation, la pédagogie mise au jour par María Montessori a été soutenue par de fidèles défenseurs, et critiquée par de virulents détracteurs.
Beaucoup affirment que l’enseignement tel qu’il est structuré aujourd’hui ne conçoit pas comme viable la méthodologie qu’a introduit la célèbre éducatrice italienne entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.
Pour elle, l’école n’est pas un espace uniquement destiné à la transmission directe de connaissances d’un maître ou d’un professeur à ses élèves.
Pour Montessori, l’enfant doit lui-même développer ses capacités plus librement, et ce grâce à un matériel didactique spécialisé.
Dans les salles de classe, on pouvait trouver des élèves de tous les âges qui étaient libres de choisir ce sur quoi ils voulaient travailler, afin d’améliorer leurs compétences de façon plus autonome.
Ils définissaient eux-mêmes leur vitesse d’apprentissage selon leurs particularités, et ce dans un contexte moins rigide, où les tableaux n’avaient pas autant d’importance qu’aujourd’hui, et où les enfants étaient libres de se déplacer comme bon leur semblait dans la salle de classe.
La perspective pédagogique de María Montessori a eu un impact mondial. Elle a changé le paysage éducatif, jusqu’à se heurter aux secteurs plus conservateurs et classiques de l’enseignement.
Aujourd’hui, cette méthode prônant la liberté d’apprentissage et la propre responsabilité de l’élève dans le processus d’acquisition des connaissances, est contestée par la majorité des centres éducatifs. Seuls certains collèges privés appliquent ces stratégies intéressantes.
Pour autant, la pédagogie de la liberté de Montessori, au même titre que celle del’espoir formulée par Paulo Freire, n’érigent pas suffisamment de piliers dans notre éducation actuelle (ou en tout cas, dans peu de pays).
Il se peut que vous vous demandiez maintenant «Mais, quel était alors le rôle desparents dans l’éducation de leurs enfants ? Était-il important ?». Il était vital, et il est toujours vital.
Le soutien, l’orientation et l’attention des parents sont autant d’éléments fondamentaux à prendre en compte si on veut que nos enfants soient heureux, et plus tard des adultes autonomes et bons.
Dans la suite de cet article, vous découvrirez 15 des principes énoncés par María Montessori, qui vous aideront sûrement à mieux éduquer vos enfants.
Les commandements de María Montessori pour les pères et les mères
Le rôle premier de l’éducation, c’est d’agiter la vie, tout en lui laissant la liberté nécessaire à son développement.
María Montessori
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N’oubliez jamais une chose : les enfants apprennent de ce qui les entoure. Soyez donc leur meilleur modèle.
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Si vous critiquez votre enfant, la première chose qu’il apprendra à faire, c’est juger.
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Si au contraire, vous le complimentez régulièrement, il apprendra alors à valoriser.
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Si vous manifestez de l’hostilité à votre enfant, il apprendra à se battre et à se disputer.
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Si vous ridiculisez votre enfant de façon habituelle, il sera une personne timide.
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Permettez à votre enfant de grandir en se sentant sûr de lui à chaque instant ; c’est ainsi qu’il pourra apprendre à faire confiance aux autres.
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Si vous méprisez fréquemment votre enfant, il développera un sentiment très négatif de culpabilité.
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Vous devez montrer à votre enfant que ses idées et autres opinions sont toujours acceptées ; ainsi, il se sentira bien.
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Si l’enfant évolue dans une atmosphère où il se sent protégé, intégré, aimé et nécessaire, il apprendra à trouver l’amour dans le monde.
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Ne parlez pas mal de votre enfant. Ni en sa présence, ni même en son absence.
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Vous devez tout faire pour que votre enfant grandisse et se développe de façon optimale. Valorisez ses bons côtés, de telle façon qu’il n’y ait plus jamais de place pour les mauvais.
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Écoutez toujours votre enfant, et répondez-lui à chaque fois qu’il vous posera une question ou qu’il fera un commentaire.
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Respectez toujours votre enfant, même dans les moments où il commet des erreurs.Soutenez-le. Il réparera ses erreurs un jour ou l’autre.
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Si votre enfant cherche quelque chose, vous devez être disposé à l’aider, tout comme vous devez être disposé à lui permettre de trouver par lui-même ce qu’il cherche.
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Quand vous vous adressez à votre enfant, faîtes-le toujours comme il se doit. Offrez-lui le meilleur de vous.
A partir du moment où un enfant se sent sûr de lui, il ne cherche plus à ce que ses actes soient approuvés par les adultes qui l’entourent.
María Montessori
Source : nospensees
Mountain wilderness (nature)
Vans : la plus grande manif jamais vue en montagne ?
Publiée le 14 mars 2016 à 20:30 par Leïla Shahshahani
Pas moins de 600 randonneurs se sont retrouvés dimanche 13 mars au sommet des Vans, à 2 448 mètres d’altitude, pour protester contre les velléités d’extension de la station de Chamrousse.

Le cœur des Vans à plus de 2 400 mètres d'altitude © Leïla Shahshahani
De mémoire de montagnard averti, on n’a jamais vu une telle mobilisation de skieurs et de raquettistes pour protester contre un projet d’équipement sur les cimes, pas même en Vanoise ou dans le massif du Mont-Blanc. Ce pourrait même être une première mondiale en la matière. En annonçant son projet à Montagnes Magazine le 29 octobre dernier, le maire de la station iséroise de Chamrousse, Philippe Cordon, a provoqué un tollé dans la communauté montagnarde, tous profils confondus : randonneurs, défenseurs de l’environnement, professionnels, habitants de Chamrousse, voire tout à la fois.
Pour dire leur opposition à l'équipement mécanique d'une montagne particulièrement appréciée des randonneurs été comme hiver, plus de 600 personnes ont répondu hier à l’appel de 25 organisations pour former un cœur humain entre la cime du Grand et du Petit Van, à plus de 2 400 mètres d’altitude. Ils sont venus de Grenoble, des Savoie ou même des Alpes du sud.
En signe d’attachement à ce sommet situé en site classé et inscrit au réseau Natura 2000, qui marque l'extrémité sud de la chaîne de Belledonne, ils ont chaussé leurs skis ou leurs raquettes pour une randonnée de mille mètres ou plus de dénivelé au total, en fonction du point de départ choisi : la piste de « ski de randonnée/raquettes » récemment balisée par la station ou l’itinéraire des lacs Achard depuis Bachat Bouloud (1 735 m), ou encore la montée depuis le secteur de Casserousse (1 400 m).
A 11 heures, le verrou incliné à 35° au pied des Vans était littéralement embouteillé, dans la bonne humeur. On y croisait au même moment un enfant de six ans et un septua-(voire octo)-génaire. A 12h30,le cœur était formé, et visible depuis le sommet des pistes de Chamrousse, où un autre rassemblement était organisé pour les personnes ne pouvant se hisser jusqu'aux Vans. Le maire Philippe Cordon, qui s’est également rendu au sommet des pistes, tout comme quelques gendarmes, aura pu constater de ses yeux le succès de la mobilisation.
Le collectif des 25 organisations demande aujourd’hui « la suspension des études et des velléités d’extension du domaine skiable de Chamrousse. Il réitère sa volonté de rencontrer la commune afin d’envisager un développement qui tienne compte de l’ensemble des enjeux de la montagne et non des seuls intérêts de la station de ski ». Le collectif enverra prochainement un courrier au préfet de l’Isère et au maire de Chamrousse pour leur signifier la nécessité d’une concertation pour réfléchir à un développement de la station qui ne passe pas par une extension du domaine skiable.

Le Cœur des Vans vu du ciel © Nicolas Grunbaum
La nudité de l'escalade (spiritualité)

Je pense, pour l'avoir maintes fois éprouvé, que l'escalade réclame une certaine nudité intérieure, c'est à dire une plénitude lucide. Les pensées insoumises qui viennent interférer sur la maîtrise sont comme des épaisseurs de vêtements qui alourdissent, limitent la liberté d'user pleinement de son corps.
Grimper nu réclame par conséquent une liberté supplémentaire, celle de l'acceptation de se donner à voir, intégralement. Et se posent dès lors les raisons profondes de ne pas le faire...
Mais cette interrogation est à mon sens secondaire parce qu'il me semble de toute façon impossible d'imposer cette pratique aux yeux de gens qui ne le souhaitent pas. Par simple respect. De la même façon, si je prends toutes les précautions possibles et ne souhaite nullement "agresser" les sensibilités, je suis en droit d'attendre le même respect de personnes qui malencontreusement et malgré mes précautions deviendraient spectateurs.
Ceci étant éclairci, quel est l'intérêt de cette pratique ?
Le même que celui qui nous fait nager nu, marcher nu sur une plage ou jouer au ballon ou ramasser des coquillages ou regarder l'horizon : la connaissance de soi, dans tous les ressentis possibles, au regard du bonheur que cela peut procurer. Tout simplement. Sans les retenues éducatives, sans les pudeurs insérées, les tabous de la dimension réductrice des adultes, les peurs imaginaires.
Être là, simplement, dans un jeu corporel, émotionnel, sensuel, une liberté de corps dans un esprit qui rayonne, une fusion matricielle avec le monde minéral, avec la lumière sur la roche, les jeux d'ombre, les parfums, le silence, le soleil, le vent, le parfum des peaux en sueur, la conscience affinée de chaque muscle, l'autopsie scrupuleuse de chaque mouvement, la gestion des pensées intrusives...
Aller vers la nudité mentale dans une totale offrande, l'absorption des énergies originelles, les retrouvailles délicieuses avec le Soi qui s'élève.

Mais il est vain d'en parler à des personnes qui n'ont jamais essayé. On ne pourra jamais ou très difficilement exprimer clairement ce que l'expérience génère. C'est un peu comme vouloir expliquer le bonheur qu'on éprouve en écoutant une musique particulière. Il ne sert à rien de vouloir convaincre. C'est le meilleur moyen pour que l'expérience ne soit jamais tentée.
J'ai en tout cas tenté de raconter l'expérience dans KUNDALINI et les photos ci-dessous m'ont été très utiles pour la mise en situation. Pour ce qui est des ressentis, je les portais déjà :)

"Stone Nudes" est un hommage au corps humain et ses formes. Dean Fidelman, le photographe, s’inspire de l’escalade, qui fait travailler tous les muscles pour mettre en valeur les mouvements, et l’esprit libre de ce sport."
http://www.stonenudes.com/gallery.html

KUNDALINI
"Il la mena vers un vaste bloc, trois mètres de haut, plusieurs faces, un pan en dévers. Une masse colossale, comme décrochée d’une montagne, ancrée dans le sol, indestructible. L’impression que la roche la toisait, jugeait de son potentiel à se dresser au sommet.
Elle devina des prises infimes, des parcours possibles.
« Tu vas chercher les voies toute seule, Maud. Pour apprendre à lire la roche. Je reste en dessous pour faire une parade, si besoin. De l’autre côté, il y a un passage pour redescendre. Tu n’auras aucun problème. Et de toute façon, je ne te quitte pas des yeux. »
Une impatience joyeuse, une euphorie délicieuse.
L’opportunité de se découvrir.
Nue et fragile, déterminée et appliquée.
Sentir la force en soi, ce miracle de la vie. Et en jouer pour apprendre.
Elle scruta la roche et pensa aux galets en équilibre.
Ne rien vouloir, à part savoir aimer. Et abandonner toute volonté pour y parvenir.
Comprendre, accepter, reconnaître ses faiblesses et les surmonter, s’adapter, louvoyer sur le chemin des possibles.
Elle posa les mains sur le grain.
Un regard vers Sat, debout dans son dos, les bras ouverts.
Échanges de sourires.
Elle appliqua le pied droit sur une réglette et tendit les muscles du mollet. Elle ajusta la position des orteils, ancra les doigts sur des écailles et quitta le sol.
Pied gauche en écart sur une bosse.
Le visage de Sat à hauteur de ses fesses. Elle en pétilla de plaisir. Aucune gêne, aucun trouble, juste cette joie de se sentir contemplée, protégée, accompagnée, soutenue. Portée par sa tendresse, soulevée par son attention, guidée par son amour.
Et l’amour de la vie en elle.
Elle se sentit souple et légère, elle se sentit humble dans son offrande et la roche l’accueillait. Aucune lutte, aucune violence mais cette quête de la plénitude qui ouvre à l’impossible.
Elle s’appliqua à respirer, profondément, à alimenter ses muscles de l’oxygène nécessaire, elle se sentait nourrie, emplie, ouverte. Offerte à la vie comme au corps de Sat, comme à sa verge et à son énergie, ouverte à sa bouche, ouverte à ses mains, à sa peau, à son parfum, à ses yeux, elle se savait aimante et laissait l’amour l’envahir.
Les prises semblaient briller sur la roche, les mouvements se dessinaient parfaitement en elle et elle les appliquait sans réfléchir, intuitivement, dans une totale confiance.
Ouverte à l’amour.
Les cuisses écartées dans une position solide, les genoux à angle droit, les pieds posés sur des prises horizontales, des supports de libellule, l’air entre ses jambes et sur sa vulve, sur ses fesses, sur ses seins, son ventre, ses mains, des caresses infimes, des soies de chaleurs tièdes, des nourritures spirituelles absorbées par toutes ses fibres.
La tension de ses muscles, l’application de ses gestes, une vision claire, limpide, épurée.
Nue.
Libre.
Ouverte au savoir.
Offerte à l’amour.
Elle enchaîna les mouvements sans aucune tension. Certaine de sa force et respectueuse de la roche. Comme Sat quand il l’aimait.
Là, elle réalisait soudainement ce qu’un homme pouvait éprouver quand une femme l’accueillait en elle.
Une vigueur respectueuse. Une intensité aimante. Une vitalité exquise.
Le corps écartelé dans des positions improbables, elle découvrait l’amour masculin.
Et se sentait infiniment femme."




