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Le massacre des poissons

Par Le 14/07/2016

Web poissons 672x359Je vois passer parfois des documents qui alertent la population sur la souffrance animale dans les abattoirs ou les élevages industriels. Quid des poissons et de ce carnage constant et inimaginable pour un esprit humain ? J'entends des gens dire qu'ils ne veulent plus participer à la souffrance des vaches, des moutons, des cochons, des poules, des oies etc etc...Très bien. N'oublions pas les poissons et toute la vie des océans. Je suis né en Bretagne, il y avait du poisson et des fruits de mer bien souvent à table. Je n'en mange plus. Rien de ce qui a été vivant et doué de conscience. 

 

http://tahin-party.org/textes/Poissons_le_carnage.pdf

"Les poissons ne saignent pas. Il serait pourtant plus juste de dire qu'ils saignent
peu, mais c'est en se basant principalement sur cette prétendue caractéristique
que l'Église catholique avait décrété que l'on pourrait les manger même pendant
le carême. C'est que le sang paraît porteur de la vie, et que répandre le sang est
un très fort symbole de violence et de domination. Sous l’Ancien Régime, les
nobles étaient décapités à la hache ou tués à l'arme blanche, alors que les gueux
étaient pendus, brulés ou étouffés. Mort noble, avec écoulement du sang, et mort
dégradante, lorsque le sang n’est pas répandu. Le fameux privilège de chasse de
la Noblesse était un droit également de faire couler le sang de l'animal sauvage :
piéger les animaux, les étouffer, les noyer étaient des manières de manants, de
vilains.
Et les animaux eux-mêmes se voyaient conférer des statuts plus ou moins valorisants
selon « leur sang » : les gros mammifères, auxquels les hommes s'identifiaient
peu ou prou et que seul « le sexe fort » pouvait tuer, étaient renommés être des
viandes rouges (ou même noires, pour le « gros gibier »), tandis que les oiseaux
et petits mammifères (animaux de basse-cour, etc.), que pouvaient parfois tuer
également les femmes, étaient censés être des « viandes blanches ». Pour se ravigorer,
au XIXe siècle encore, les hommes buvaient le sang des bœufs des abattoirs,
et les femmes du bouillon de poulet ! Quant aux poisssons, on l'a vu, ils étaient
censés être dépourvus de sang ; déjà, chez les Grecs, les poissons n'étaient pas
considérés comme de la viande. Cela semble rester la règle durant l'antiquité, et
« ce n'est véritablement qu'après l'établissement du Christianisme que la pêche
fit des progrès. Elle n'avait été qu'une profession vile, abandonnée aux mains
d'esclaves : le besoin de satisfaire aux jours d'abstinence la convertit en une profession
nécessaire. »
Du coup, les poissons ne constituaient guère un aliment noble, et restaient une
nourriture de pauvres, un plat de pénitence ; le Carême n'était autrefois pas vécu
positivement, comme en témoigne une parodie médiévale des chansons de geste,
« La Bataille de Caresme et de Charnage ».
La pêche n’était donc pas une activité prestigieuse : contrairement à la chasse,
« on la considérait [sur la fin du moyen age] plutôt comme une activité économique
(pêche au filet dans les rivières et vidange périodique des étangs) ;
le seigneur, qui en avait le monopole, se serait abaissé s'il l'avait exercée luimême.
» Par contre, il se réservait bel et bien le droit de chasse, valorisant, lui, et
symbole de sa domination sur les autres animaux, sur ses terres et sur les autres
humains.
Voilà sans doute pourquoi aujourd’hui encore les poissons ne bénéficient
d’aucun prestige, ne font guère relief dans notre imaginaire et pourquoi, peut-on
supposer, leur sort nous laisse si souvent indifférents."

Arturo est mort

Par Le 14/07/2016

Ceux qui l'ont capturé, ceux qui l'ont enfermé, ceux qui ont payé pour le voir, ceux qui vont aller en chercher un autre : qu'ils crèvent tous.......

 

Lentement, à petit feu.

 

Il y a des jours où la disparition quasi totale de l'humanité me laisserait de marbre (de tombe).

 

Et qu'on ne m'oppose pas l'amour de son prochain.

 

Je n'ai aucune proximité avec ces gens-là. AUCUNE. 

 

Et ceux et celles qui trouvent mes propos exagérés, lisez bien, lentement, cet article. 

 

Et ensuite, pensez bien à tous les animaux qui sur l'ensemble de la planète vivent le même épouvantable calvaire. 

 

Juste pour le "spectacle."

L'humain inséré dans la masse humaine n'a pas d'humanité et la notion même d'humanité ne porte finalement aucun amour en elle. Elle n'est qu'une excroissance néfaste au service d'une idéologie que je vomis : L'homme tout puissant.

Je rêve parfois de cette extinction partielle de cette espèce humaine telle que l'a racontée Barjavel dans son roman "Ravages." 

Si tous les animaux que l'homme extermine, torture, décapite, égorge, broie, dépèce, maltraite, condamne à la folie, à la prison, aux expérimentations médicales, si tous ces animaux poussaient tous en même temps, un cri de rage, l'humanité entière en mourrait de terreur.

I have a dream. A no man's land.

"Terre des hommes" écrivait Saint-Exupéry.

"Terre sans hommes" serait pour la planète un avenir heureux.

Je ne poste pas ici tout ce que je lis. Mais j'ai dans mes dossiers des dizaines et des dizaines d'articles qui décrivent l'ampleur incommensurable du massacre quotidien. 

Et là, quand je m'égare sur les sites d'actualité, je tombe sur des dizaines d'articles qui décrivent "la passion pokémon..."

Qu'ils crèvent tous.

 

 

 


L'animal s'est éteint à presque 31 ans au zoo de Mendoza, en Argentine, après avoir passé 23 ans en captivité. Ses conditions de vie inadaptées à ses besoins naturels avaient suscité l'indignation des défenseurs de la cause animale.

 

L'ours vivait au zoo depuis 1993 et souffrait de dépression. ©Pablo Astie/AP/SIPAL'ours vivait au zoo depuis 1993 et souffrait de dépression. ©Pablo Astie/AP/SIPA

DECES. Il était surnommé "l'ours le plus triste du monde" depuis la perte en 2012 de sa compagne Pelusa, morte d'un cancer, et qui partageait son enclos depuis plus de 20 ans. Il s'est finalement éteint dimanche 3 juillet, dans son enclos de Mendoza, où il a passé la plus grande partie de sa vie. Fatigué par son âge avancé, l'ours avait perdu l'appétit ces dernières semaines et sa vue diminuait considérablement. L'animal serait entré dans une phase dégénérative irréversible vendredi 1er juillet....

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vigilante @vigilantevet

RIP Arturo the polar bear. He died yesterday at the age of 31 after suffering for 23 years at the Mendoza Zoo. ♥

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Un ours atteint de folie

Quelques pas en avant, retour en arrière, tête qui balance... L'ours Arturo avait développé le comportement type d'un animal "devenu fou", juge Bill McDonald, directeur général de la Winnipeg Humane Society, interrogé parCBS News. Pour les défenseurs des animaux, Arturo avait sombré dans la dépression. 

"Arturo n'est pas sorti de son état dépressif depuis la disparition de la femelle", a déclaré le directeur du zoo Gustavo Pronotto à l'AFP.

Si la mort de l'ourse Pelusa en 2012 a permis la médiatisation des conditions de vie de son compagnon, l'animal vivait à Mendoza depuis 1993 dans un enclos exposé aux fortes chaleurs, après avoir passé huit ans en captivité aux Etats-Unis, où il est né. L'ours polaire, habitué en milieu naturel à des températures négatives allant jusqu'à -50 degrés, devait supporter en Argentine un climat particulièrement doux, avec 11 degrés de moyenne en hiver et jusqu'à 40 degrés au plus chaud de l'année. 

Une pétition lancée en 2013 demandant le transfert de l'animal dans un parc zoologique au Canada, plus proche de son habitat naturel, avait amassé plus d'1,2 million de signatures. Mais le transfert n'a jamais eu lieu, les vétérinaires craignant notamment que l'animal, trop vieux, ne survive au déplacement. Arturo était le dernier ours polaire d'Argentine, après la mort en 2012 de Winner à Buenos Aires. L'animal, lui aussi dépourvu d'un environnement adapté, avait succombé à la canicule...

"La loi du miroir"

Par Le 13/07/2016

http://lydiouze.blogspot.fr/2016/07/la-loi-du-miroir-ce-que-vous-voyez-chez.html#more
 

mardi 12 juillet 2016

« La loi du miroir : ce que vous voyez chez les autres est votre reflet » Sarah Boucault & « Le syndrome du miroir » Jeanne Perreard

 
 
 
 
Lorsque nous construisons chaque étape de notre épanouissement personnel, nous nous focalisons à l’excès sur notre intérieur, alors qu’une grande partie de ce que nous pouvons apprendre se trouve à l’extérieur ou dans notre entourage de confiance.
 
Une infinité de légendes nous ont appris depuis l’Antiquité que ce que nous voyons chez les autres nous révèle une information sacrée sur ce que nous sommes nous-même.
 
Les études de psychologie personnelle là-dessus sont nombreuses. Elles affirment quel’extérieur agit comme un miroir pour notre esprit.
Un miroir où nous voyons différentes qualités, caractéristiques et aspects de notre propre essence, de notre être primitif se refléter.
 
Nous parlons des situations que nous vivons souvent dans notre quotidien quand nous observons quelque chose qui ne nous plaît pas chez les autres et que nous ressentons un certain rejet, voire même du mépris.
 
Car c’est la loi du miroir, qui dit que, d’une certaine manière, ce qui ne nous plaît chez une personne en particulier existe en nous.
Pourquoi cela nous arrive-t-il ? Aujourd’hui, nous allons partager avec vous la fonction et l’origine de cette loi.
 
“Les gens nous renvoient seulement le reflet de la manière dont nous leur parlons.”
-Laurent Gounelle-
Le défaut que nous percevons se trouve donc à l’extérieur, et non pas en nous-même ? 
 
La loi du miroir dit que notre inconscient, aidé par la projection psychologique que nous faisons à ce moment, nous fait penser que le défaut que nous percevons chez les autres existe seulement “là-bas dehors”, et non pas en nous-même.
 
La projection psychologique est un mécanisme de défense par lequel nous attribuons aux autres des sentiments, des pensées, des croyances ou même des actions personnelles inacceptables pour nous. 
 
La projection psychologique commence à se mettre en marche lors des expériences difficiles qui supposent un conflit émotionnel ou quand nous nous sentons menacés,aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.
 
Quand notre esprit comprend qu’il existe une menace pour notre intégrité physique et émotionnelle, elle émet comme rejet vers l’extérieur toutes ces qualités (positives ou négatives), en les attribuant à un objet ou un sujet extérieur à nous-même. 
Ainsi, en apparence, nous plaçons ces menaces en dehors de nous.
 
Les projections arrivent aussi bien avec les expériences négatives qu’avec les émotions positives.
Notre réalité est retranscrite sans filtre au monde extérieur, construisant alors la vérité extérieure avec nos propres caractéristiques personnelles.
 
Une expérience caractéristique de la projection psychologique arrive lorsque nous tombons amoureux et que nous attribuons à la personne aimée des caractéristiques qui n’existent qu’en nous.
Nous projetons sur notre entourage notre propre réalité 
La loi du miroir se reflète quand nous affirmons bien « connaître » d’autres personnes alors qu’en fait, nous ne faisons que projeter sur elles notre propre réalité.
Quand cette situation a lieu, nous superposons notre vision projetée de nous-même sur l’image physique de ladite personne, captée par nos sens.
 
Être conscient du fait que nous projetons sur les autres nous permet de découvrir comment nous sommes en réalité.
Nous permettre d’être conscient de ce mécanisme mental nous aide à retrouver le contrôle sur ce qui est en train de se passer dans notre intérieur pour pouvoir nous responsabiliser et travailler sur les aspects que nous voulons conserver ou transformer chez nous.
 
Il est indispensable de se souvenir que nous prenons pour la réalité tout ce qui arrive à travers nos sens mais nous ne reconnaissons pas souvent la partie d’interprétation ou de subjectivité qui s’y trouve.
 
Nous vivons en accord avec cette manière de percevoir la réalité, créant des distorsions négatives qui provoquent du mal être lorsque nous avons des relations avec les personnes de notre entourage, et même avec nous-même.
 
Si nous voulons employer cette ressource naturelle -projeter- de manière saine et pleine pour obtenir un épanouissement intérieur sain, la méditation nous aidera à tracer cette fameuse frontière, en facilitant un apprentissage différent de la manière de voir les choses. 
 
Toujours en se souvenant de la prémisse suivante : « observer en dit plus sur l’observateur que sur ce que l’on observe ».
 
“Mais je l’ai vu… Mon esprit déchaîné était déjà le reflet de ton esprit. Toute mon âme s’est répandue dans ton âme, et en elle, on pouvait y voir comme dans un miroir clair.”
-Pedro Antonio de Alarcón-
Sarah Boucault
 
 
 
 
« Le syndrome du miroir » Jeanne Perreard
La répercussion de ce que révèle le miroir sur notre physique peut nous affecter dans nos rapports avec les autres et même avec nous-même. Le dénommé « syndrome du miroir » est bien plus fréquent que ce que l’on pourrait croire.
 
Dans cette habitude de se regarder dans le miroir et de s’analyser, peut naître le besoin d’apprendre à vivre avec le corps que l’on a et d’analyser nos défauts et nos complexes, avant de les chercher chez les autres.
Le syndrome du miroir se rapporte à des comportements en lien avec votre propre image, que vous déformez, jusqu’à affirmer avoir certains défauts que vous croyez avoir.
Cet objet que vous avez dans votre chambre, dans la salle de bain ou dans n’importe quelle autre pièce de la maison, est une sorte de médiateur dans une relation.
La plupart du temps, lorsqu’un membre du couple pense à son image, la relation peut alors devenir nocive, remplie de problèmes, de souffrances, de difficultés, d’inquiétudes, de disputes, etc.
 
Tout comme nous devons apprendre à vivre avec quelqu’un, nous devons également apprendre à vivre au quotidien avec notre corps, et surtout, avec ce reflet que nous renvoyons dans le miroir, qui n’est rien de plus qu’une projection que nous nous faisons de nous-même.
 
« Miroir, miroir… Qui est la plus belle ? » disait la méchante sorcière du conte de Blanche-Neige. La pauvre aurait tout fait pour se voir toujours jeune et belle.
Dans la réalité, il n’existe pas de potions ou d’ensorcellements pour que cela se produise. La fontaine de jouvence n’existe pas.
 
Cependant, le fait de vous aimer tel que vous êtes et surtout de vous accepter, peu importe votre âge, votre poids, vos quelques rides ou votre taille, est réellement possible.
Le syndrome du miroir devient une pathologie à traiter lorsqu’il provoque boulimie et anorexie, deux troubles très fréquents chez les adolescents, plus particulièrement chez les femmes.
 
Peu importe le nombre de kilos qu’elles perdent, ces jeunes filles (ou jeunes garçons) se verront toujours grosses et laides, à cause d’une distorsion au niveau cognitif.
 
Comment surmonter ce syndrome ?
Tout d’abord, il faut laisser de côté les préjugés et les comparaisons. 
Vous n’êtes pas mieux ou pires que les autres, vous êtes tout simplement différent.
Plus gros, plus mince, plus grande, plus petite, moins joli, plus moche… 
Il ne s’agit là que d’appréciations arbitraires.
La mode évolue et change en permanence, tout comme les standards de beauté. 
Et si vous ne me croyez pas, jetez un œil aux différentes peintures des trois siècles derniers.
 
Chacun d’entre nous est beau, de par ses caractéristiques particulières. 
Nous sommes uniques et extraordinaires, les êtres les plus beaux de toute la création.
Cela ne veut pas dire que vous devez devenir narcissique et vous admirer en permanence, en vous sentant au dessus de tout et de tout le monde et en vous exhibant. 
Cela signifie apprendre à s’aimer et à s’accepter tel que vous êtes réellement.
 
D’autre part, il est vital de commencer à rire de vous-même, de vos erreurs et de ce qui ne vous plaît pas.
Un peu d’humour vous soulagera grandement l’existence et améliorera la relation que vous avez avec votre corps et avec les autres.
 
Il est également fondamental que vous deveniez votre meilleur ami et complice. Cela signifie arrêter les préjugés envers ce reflet que vous renvoie votre miroir.
 
Si vous êtes de bonne humeur, heureux et satisfait… La taille de vos hanches, de votre ventre ou de votre nez importe-elle réellement ?
 
Il est fondamental que vous vous aimiez vous-même pour ensuite aimer les autres et que ceux-ci vous aiment en retour. Si vous ne vous respectez pas, personne ne le fera.
 
La seule personne à qui vous pouvez vous comparer, c’est vous-même, et personne d’autre. Vous devez vous battre chaque jour pour être une personne meilleure et développer de nouvelles capacités*.
Vous pouvez analyser ce que vous étiez hier et ce que vous êtes aujourd’hui, non pas pour vous critiquer, mais pour savoir comment agir pour aller de l’avant.
 
La perception de votre physique n’est qu’un simple reflet de votre état intérieur. En dehors de votre santé, ne vous préoccupez plus de votre corps et de votre aspect physique.
Si vous vous regardez un jour où vous êtes triste et que vous comparez avec un jour où vous êtes heureux, vous aurez alors une perception différente de ce reflet dans le miroir.
 
Acceptez-vous tel que vous êtes, riez de vos erreurs, sans vous préoccuper de ce que reflète le miroir ! Vous deviendrez alors une personne véritablement heureuse et équilibrée.
Si vous êtes capable de rire de vous-même, vous pourrez enfin rire avec les autres.
Jeanne Perreard
 
 
 
 
*Je tiens à préciser que le terme « se battre » concerne la capacité de choisir mentalement les pensées auxquelles ont accorde du crédit. Nous avons le choix de laisser de côté les pensées qui nous dévalorisent ou qui jugent notre comportement mais si nous luttons contre elles, cela ne va rien arranger à l’affaire. 
Une pensée est toujours associée à une émotion et c’est toujours en acceptant ce qui se manifeste, en laissant le cœur harmoniser ses énergies que la libération s’effectue. 
 
Le mental ne peut pas agir sur l’émotion de façon efficace. La seule chose qu’il sache faire c’est de refouler celles qu’il considère comme mauvaises. Et bien évidemment, comme l’énergie est vivante et comme elle est mouvante par nature, si on tente de la contraindre, non seulement elle va amplifier mais en plus, on ne pourra pas ressentir la paix que nous sommes fondamentalement. 
On continuera de maintenir les jeux de rôles en place, la souffrance due à l’identification aux pensées et aux émotions qui leurs sont associées.
 
Il n’est pas évident d’utiliser cette loi du miroir mentalement parce qu’on va s’empêtrer dans la recherche des causes et très souvent du point de vue du mental, ça revient à juger et accuser, à chercher le coupable. 
Plus on est dans l’intellect et plus on s’identifie à l’outil de la conscience et non pas à l’être. Ce n’est pas notre intellect qui peut comprendre à lui tout seul, ce que les autres nous renvoient ni comment changer les énergies, les comportements, par contre, en commençant par changer ses croyances, on va pouvoir focaliser son attention sur le cœur, laisser l’intelligence harmoniser les énergies et unifier les corps de façon à donner une vision globale et objective de la situation. 
 
En ce sens sa capacité à se projeter vers l'extérieur sera utilisée vers le cœur, ou dans des sphères imaginaires représentant la source, l'âme, le soi, l'harmonie, la paix, l'unité...
Le mental sert à reconnaitre ce qui est mis en évidence par l’intuition, une fois qu’on a admis cette loi du miroir. 
Mais ça demande de lâcher prise, d’offrir à l’amour lumière en soi, ce qui a été reconnu. 
 
Par exemple, si je constate qu’une émotion surgit à propos de quelque chose d’extérieur, si je l’offre à la source, si je l’observe sans juger, je vais voir ce qu’elle me révèle précisément. Ça peut-être un sentiment de jalousie, une peur de l’échec…c’est toujours une pensée émotion qui s’oppose à la paix, l’amour sans condition, qui révèle un manque d’amour de soi et de conscience de qui on est. Le seul fait de reconnaitre, de prendre conscience de la pensée qui bloque la circulation de l'énergie, suffit à ramener l'équilibre et l'énergie de la pensée contraire à l'amour sera utilisée pour rendre plus autonome, conscient et bienveillant.
 
Ce n’est pas non plus le mental qui peut définir qui nous sommes en vérité et en totalité mais peu à peu en revenant systématiquement au centre, au point de neutralité, il va prendre confiance en la puissance et l’intelligence du cœur et sera plus ouvert, réceptif à l’intuition qu’il pourra mieux interpréter.
 
En simplifiant le processus dès qu’une émotion surgit, en la confiant à l’intelligence du cœur, on évite au mental de dépenser beaucoup d’énergie et de nourrir le conflit intérieur. Il va prendre confiance et lâcher prise plus facilement et de cette manière, la paix va demeurer puis le sentiment d’unité va peu à peu remplacer celui de dualité conflictuelle.   
 
Reconnaitre cette loi du miroir, c'est retrouver son pouvoir d'être, d'aimer et de créer parce que lorsqu'on comprend/ressens que l'autre est une part de soi et inversement, on réalise que nous sommes tous issus de la même conscience, qu'il n'y a pas d'ennemi. 
 
 
 
 
 
Merci de laisser les références, les liens, si vous souhaitez diffuser cet article dans son intégralité et de mentionner aussi ce blog (http://lydiouze.blogspot.fr ) afin d’honorer l’expression unique de chacun.

La vie des arbres ( Nature)

Par Le 11/07/2016

 

Arbre 11

« Un arbre sait s’il est de la même espèce que son voisin ou non »

 

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« Un arbre sait s'il est de la même espèce que son voisin ou non »

(Extrait du film « Il était une forêt » Crédit photo : DR)

 

On les pense immobiles, silencieux, presque inertes. Tout faux. Les arbres sont loin d'avoir révélé tous leurs secrets. Entretien passionnant avec le biologiste Francis Hallé, à l'origine du film de Luc Jacquet, « Il était une forêt ».

Le Baromètre de cet article

ÉCOLOGIE      

 

 

Un grand entretien sur les arbres ? Là, maintenant ? Oui. Parce que parler des arbres avec Francis Hallé, c’est aussi s’interroger sur la nature humaine.

Il est l’auteur d’un 
Eloge de la plante (Seuil, 2014) et d’unPlaidoyer pour l’arbre (Actes Sud, 2005). Il fut l’un des premiers hommes à explorer la canopée des forêts tropicales, cet écosystème aussi riche que méconnu où la cime des grands arbres rencontre les premiers rayons de soleil. Après une carrière tout entière consacrée à l’étude du végétal, le biologiste Francis Hallé est aujourd’hui, à 77 ans, l’acteur, le témoin et le vulgarisateur des énormes avancées scientifiques actuelles dans ce domaine.

Elles nous confirment que les plantes 
communiquent entre elles et qu’elles adoptent des stratégies d’une grande complexité – saviez-vous que certains arbres sont « timides », qu’un seul arbre peut avoir plusieurs génomes et que le diamètre de certains végétaux varie en même temps que les marées ? La magie de ces découvertes et la poésie de Francis Hallé le confirment : il nous faut plus souvent contempler les plantes, elles nous font du bien.

Rue89 : Dans vos livres et dans le film Il était une forêt, vous témoignez souvent de votre immense passion pour le végétal. D’où vous vient-elle ?

Francis Hallé : Quand j’étais étudiant à la Sorbonne, dans les années 1950, je m’intéressais aux animaux, comme d’ailleurs 99% des étudiants de ma promotion. Je suis allé assez loin dans leur étude, jusqu’à ce que je réalise que les végétaux sont beaucoup plus intéressants que les animaux. Je me suis rendu compte un jour qu’une plante avait poussé toute seule à ma fenêtre, sans que je m’en occupe. J’ai continué ensuite à la regarder, et je l’ai vue donner des fleurs, puis des graines, puis se multiplier. Elle a fait tout ça toute seule. J’ai trouvé ça hyper astucieux et d’une grande indépendance.

Comment expliquez-vous qu’il y ait longtemps eu si peu de recherches et d’intérêt pour les végétaux, beaucoup moins notamment que les animaux ?

Parce que nous sommes des animaux ! On s’intéresse donc spontanément aux autres animaux. Mes petits enfants sont ravis quand ils voient un écureuil passer dans un arbre, mais l’arbre, lui, ne les intéresse pas du tout. C’est normal, quand nous voyons un animal, on sait où est la bouche, on sait que si on fait du bruit, il aura peur, on sait que si on le nourrit, il sera content. Pour les végétaux, on ne sait rien de tout ça. Un végétal, ça n’a ni queue ni tête. Donc peu de gens y réfléchissent.

Comment regardez-vous les arbres ?

Quand je suis dans les Tropiques, je me mets devant l’arbre et je fais un dessin. Pour enregistrer ce que je vois, j’ai besoin de dessiner. Très souvent, on me demande pourquoi je m’embête à dessiner alors qu’il existe des appareils photo formidables. Mais c’est parce que dessiner un arbre, ça dure une heure, on réfléchit pendant tout ce temps, on se pose des questions au moment où l’arbre est devant nous.

Les arbres d’Europe, par contre, je ne les dessine pas beaucoup, mais je les regarde souvent. Ils sont très compliqués, beaucoup plus que ceux des Tropiques. Ils sont tout petits, tout « tortilleux », ils poussent gentiment, ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Quand mes amis des Tropiques viennent ici, ça les fait rigoler de voir ce qu’on appelle une forêt, avec des petits arbres de 10 mètres de haut.

Qu’est-ce qu’il nous manque pour nous émerveiller ?

C’est quand même difficile de s’émerveiller pour un truc qui ne fait pas de bruit et ne bouge pas. La plupart des gamins pensent que les plantes ne sont pas vivantes. Quand je leur en parle, ça donne des discussions assez houleuses. Je leur explique que la vie, c’est pas de bouger et faire du bruit ; la vie, c’est de se reproduire et d’évoluer. Les plantes font tout ça et quand on le voit, c’est passionnant.

Après, il y a quelque chose de formidable pour le goût des plantes, ce sont les jardins botaniques. Quand j’étais gamin, ça n’aurait intéressé personne un jardin botanique, on allait au parc zoologique. Maintenant, pour le grand public, la condition des animaux dans ces jardins devient un peu limite. Les plantes ne sont pas prisonnières de ces jardins comme les animaux, elles ne le sont jamais d’ailleurs, c’est une notion qui les dépasse. En France, des jardins botaniques se créent en ce moment, et c’est une bonne nouvelle.

Comment expliquez-vous cet intérêt naissant pour les plantes ?

Regardez autour de vous (d’un geste du bras, il montre la place de la Comédie de Montpellier, où nous nous trouvons, ndlr). L’artificialisation est partout, mais l’homme a besoin de nature. Ça pourrait être les animaux, mais c’est compliqué de mettre un animal là où on vit, dans les villes. Les plantes, c’est possible.

Les plantes ont une quantité de fonctions positives vis-à-vis de nous, elles sont indispensables pour qu’on respire mais pas seulement, elles ont aussi des effets positifs pour la santé ou pour la concentration. Il y a donc un goût pour les plantes qui naît et qui, je crois, n’est pas une mode : ça ne sera pas remplacé par autre chose. Par exemple, beaucoup de gens jardinent, même ceux qui n’ont pas de jardin s’y mettent sur leur balcon ou dans la rue.

Vous avez souvent dit essayer en vain de donner une définition à l’arbre, y êtes-vous parvenu ?

Non ! C’est trop compliqué parce qu’il y a beaucoup de cas particuliers parmi les 70 000 espèces d’arbres, et que nos mots sont adaptés pour les animaux, mais pas pour les arbres. Les écoles forestières disent qu’il faut que ça fasse plus de 7 mètres de haut et que ça ait des branches. Mais il y a des tas d’arbres sans branches et en Afrique, une plante de 7 mètres, c’est une grande herbe, pas un arbre !

Il n’y a aucune définition dans laquelle entrent tous les arbres. J’ai longtemps dit : « Si vous rentrez dans un végétal avec votre bagnole et qu’elle se casse, alors il s’agissait d’un arbre. »Mais même ce truc simpliste n’est pas vrai, on m’a montré en Afrique du Sud un arbre qui pousse sous la terre et dont seules les feuilles dépassent.

Vous dites qu’il y a beaucoup de cas particuliers parmi les arbres, mais vous avez aussi montré que l’architecture des arbres est très homogène.

Tout à fait. La forme architecturale d’un arbre n’est pas aléatoire. Il existe 24 modèles, 24 programmes de développement pour les arbres. Il y a donc beaucoup d’arbres qui n’ont aucune parenté et qui sont construits de la même façon.

Vous voyez un sapin, avec les branches comme ça (il mime les branches parallèles d’un sapin, ndlr) ? Quand je suis dans les Tropiques, je vois des arbres qui sont construits exactement comme un sapin, les 
muscadiers, par exemple, alors qu’ils n’ont rien à voir. Pour l’instant, on peut simplement constater les faits, voir que ces arbres ont eu la même stratégie, et constater aussi qu’il n’y a pas un choix énorme de stratégie, il n’y en a que 24. Mais on ne peut pas expliquer pourquoi, ni comment.

Qu’est-ce qui reste à découvrir sur les arbres ?

Je suis convaincu que l’essentiel reste à découvrir. En ce moment, les découvertes incroyables se multiplient. Il y a quelques semaines, un laboratoire italien a par exemple 
découvert qu’un arbre fait du bruit quand il pousse. Nous ne l’entendons pas, bien sûr, mais ses voisins l’entendent. En plus, ce bruit est différent selon les espèces, un hêtre et un frêne ne font pas le même bruit. Donc l’arbre sait s’il a un voisin et il sait s’il est de la même espèce que lui ou non. Qui aurait pu imaginer un truc pareil il y a encore deux ans ?

C’est peut-être une explication à ce qu’on appelle par anthropomorphisme la timidité des arbres, c’est-à-dire le fait que deux grands arbres de la même espèce ne croiseront jamais leurs branches, ils restent à distance l’un de l’autre.

Peut-on aujourd’hui comprendre l’évolution des plantes, avec l’analyse du génome des plantes, par exemple ?

Par exemple, on a été surpris de découvrir que le 
plantain et la gueule-de-loup, qui ne se ressemblent pas du tout, sont très proches au niveau génétique. C’est juste qu’ils ne sont pas pollinisés par les mêmes agents. Le plantain est pollinisé par le vent, donc il n’a pas besoin d’attirer les insectes. La gueule-de-loup, elle, est pollinisée par les insectes, donc elle a besoin d’être belle, avec des fleurs qui attirent les insectes.

C’est intéressant parce que ça montre que la pollinisation n’est pas vraiment ce qui est important, ça peut même changer au cours de l’évolution, alors que nos ancêtres se sont longtemps basés là-dessus pour classer les plantes. Et puis on se rend mieux compte de l’immense complexité des plantes : on a réalisé que le génome du riz contient 50 000 gènes différents, alors que nous nous n’en avons que 26 000.

Vous êtes témoin à la fois de l’avancée fulgurante de ces connaissances, et de la destruction continue des forêts primaires. Quel sentiment domine chez vous, entre l’optimisme et le désespoir ?

Tant qu’il y aura des arbres à couper, l’homme les coupera. Pendant qu’on tournait Il était une forêt, on entendait les tronçonneuses et des vieux arbres tomber toutes les cinq minutes, c’était absolument terrifiant.

Les derniers grands arbres vont tomber comme ça, il ne faut plus espérer les sauver. C’est le fric, c’est inévitable. Un vieil arbre, un grand arbre tropical, on peut gagner facilement 300 000 euros en le coupant. On les trouve souvent dans des pays très pauvres. Des grandes compagnies viennent, les coupent et les vendent alors qu’ils n’ont même pas eu besoin de les planter. Ils ont juste besoin pour ça de trois mecs mal payés et d’une tronçonneuse.

Etes-vous entendu par les hommes politiques ?

Absolument pas. Je n’ai aucun contact avec les politiques. A qui la faute ? Ils n’ont aucun intérêt à faire appel à moi et je ne les sollicite pas particulièrement. Ce n’est pas mon auditoire préféré.

Si vous ne faites pas confiance aux élus, d’où peuvent venir les solutions ?

L’être humain est une espèce très paradoxale. Individuellement, l’humain est super intelligent, il a un cerveau génial. Mais quand vous passez au niveau collectif, on est d’une stupidité atterrante. Même devant certaines évidences, on ne change pas. L’espèce humaine est très inquiétante, surtout pour elle-même.

En plus, au niveau zoologique, nous sommes des prédateurs, mais nous n’avons pas de prédateurs, ce n’est pas tenable parce qu’on atteint un niveau de surpopulation qui est la cause d’un très grand nombre de nos problèmes. J’admets que je suis sévère avec l’être humain. Je n’ai pas de solutions à tout ça, d’ailleurs ce n’est pas mon rôle. Je sais par contre que les plantes ont beaucoup de qualités qui peuvent nous inspirer, notamment l’autosuffisance, la discrétion et la non-violence.

Beaucoup de gens se tournent en ce moment vers la permaculture, qui cherche justement à s’inspirer des modes de fonctionnement des écosystèmes naturels. Ça vous intéresse ? Vous cultivez votre jardin ?

J’ai un grand jardin dans lequel j’ai planté tout un tas de trucs que j’ai ramené de mes différents voyages. Mais je n’ai pas de potager. Ça demande énormément de temps. J’aimerais prendre ce temps mais la vie est trop courte. Quand j’étais enfant, mes parents ont cultivé un jardin pendant l’Occupation. On a mangé ces produits pendant la guerre, on a aidé les voisins comme ça. Je pense que ça m’a beaucoup marqué aussi, le fait de semer une graine, de suivre sa croissance et à la saison d’après, de récolter : c’est absolument magnifique. Je pense que tout le monde est sensible à ça.

La permaculture, c’est la vision australienne de ce qu’on appelle l’
agroforesterie. On cherche à introduire en agriculture les qualités qu’on trouve à une forêt. Une forêt a un énorme rendement alors qu’on n’arrose rien et qu’on n’introduit aucun pesticide, le système se suffit à lui-même grâce au mélange des espèces. Ces idées-là fonctionnent très bien et effectivement, elles avancent très très vite. Beaucoup de gens et d’agriculteurs s’y intéressent, et ça me rend optimiste.


Cet article a initialement été publié sur Rue89 le 13 janvier 2015
 

A CŒUR OUVERT : la vie en soi

Par Le 10/07/2016

 

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« Aujourd’hui, quand je pense à ce que j’ai vécu, j’en arrive à éprouver de la honte. Non pas, pour ce que j’ai fait, pas pour le mal que j’ai causé, les erreurs stratégiques ou l’inattention envers mes proches, pas pour tout ce que j’ai oublié de vivre mais bien plus profondément pour cette impression de gâchis par rapport à la vie. Je ne sais pas trop comment l’expliquer en fait. Dans une vie, on peut regretter des décisions, des choix, des actes, mais tout ça reste au niveau des événements et il est bien souvent possible de corriger le tir. Moi, ce que je ressens, c’est bien au-delà des événements. C’est comme si j’avais trahi l’existence, cette vie qui m’a été donnée. Vous comprenez ? »

Cette chaleur dans son ventre, ces frissonnements qui coulaient en elle comme un délice infini. Elle aimait sa voix, ses yeux, la largeur de ses mains, elle se surprenait à lui porter un regard d’adolescente et s’en amusait. Ce plaisir immense d’échanger avec lui, cette impression de l’avoir attendu pendant très longtemps.

« Oui, tout à fait. Vous n’êtes pas simplement dans l’observation des conséquences de vos actes mais dans l’observation de votre indifférence au regard du phénomène vivant. Chacun de nos actes devraient se référer à ce phénomène. Nous devrions nous interroger sur ce que la vie penserait de ce que nous pensons, de ce que nous projetons de faire ou de ce que nous accomplissons. Mais ça ne me dit pas ce que vous avez vécu. »

Il raconta en détail son parcours d’entrepreneur, de financier, sa vie avec Alice, la naissance de Chloé, les dernières années, la lutte pour s’imposer sur le marché.
« Et puis, j’ai eu cet infarctus, aucun signe précurseur. C’est Philippe, mon associé, qui m’a sauvé. 
-Vous n’aviez jamais eu de problèmes avant ?
-Non, rien, absolument rien. 
-C’est impressionnant alors. Personne n’est à l’abri en fait.
-Il faut croire. Mais pas grand monde n’y pense. Ou alors, c’est l’angoisse qui l’emporte, ce qui ne vaut guère mieux.
-Et ensuite ?
-J’ai vendu l’entreprise à Philippe. Il le méritait amplement pour son travail de toute façon. Les cardiologues m’ont dit à l’hôpital que mon cœur était fichu. Et puis, après l’implantation de la prothèse, c’est le basculement total, foudroyant, incompréhensible. Je me souviens très bien des premières heures. Pas de douleurs insupportables, j’étais sous morphine, je suppose. Je n’ai rien demandé. Le chirurgien est passé, tout allait bien, ils étaient très satisfaits et je m’en moquais. Sans comprendre pourquoi. Un détachement totalement fou. J’ai d’ailleurs pensé que j’étais fou ou que mon cerveau n’avait pas été oxygéné. J’avais pourtant imaginé le pire, je savais que ça pouvait mal se terminer. Et puis, là, une fois seul dans la chambre, je me suis aperçu qu’il n’y avait aucune joie en moi, même pas l’once d’un soulagement, rien. Absolument rien. Aucun désir de reprendre le travail, aucune projection sur l’avenir, c’était comme si je découvrais le fait de vivre et que je devais me contenter d’enregistrer tout ce que je percevais dans l’instant. 
-Rien d’étonnant pour moi. L’effleurement avec la mort révèle la vie de l’instant.
-Oui, c’est exactement ça. La vie de l’instant. D’ailleurs, la première fois qu’on m’a laissé sortir dans le parc, je me suis assis sur un banc et j’ai regardé des pigeons. Ça n’a l’air de rien mais vous n’imaginez pas à quel point c’était stupéfiant pour moi. Je regardais le balancement de leur cou quand ils marchent, j’essayais de les reconnaître, d’identifier leurs différences de plumage, de voir si certains restaient proches, si des couples étaient constitués, comment ils repéraient leur nourriture et puis j’ai fini par ne plus penser à rien, à ne plus vouloir intégrer des données précises, je les ai juste regardés. À un moment, je suis sorti de cette observation, comme si j’avais quitté une pièce, l’impression d’être projeté dans un vacarme épouvantable, j’entendais le bruit de la ville, des discussions autour de moi, des ambulances, j’ai vu passer des gens, j’ai vu tous les bâtiments, ces milliers de fenêtres, des traînées d’avions dans le ciel, et puis l’herbe piétinée autour des bancs, des papiers abandonnés à côté de poubelles vides et la première idée qui a surgi, c’est que dans l’observation des pigeons, je n’étais pas en train de rêver comme on dit, les yeux dans le vague mais que c’était maintenant que j’étais tombé dans le rêve. Je ne sais pas comment l’expliquer en fait. C’est tellement étrange. Vous savez, souvent les adultes disent aux enfants quand ils ont les yeux dans le vide, « arrête de rêver et écoute-moi », et bien, moi, j’avais l’impression que c’était l’inverse. Ça m’a fait un mal de chien, à en pleurer, là, tout seul, sur mon banc, comme si j’avais quitté la vie pour tomber dans un rêve insalubre. Vous voyez, j’ai passé tellement d’années à vouloir tout contrôler, à me battre pour atteindre les objectifs que je visais, à valider matériellement l’idée que je me faisais de l’existence, j’aurais dû reprendre tout ça, j’étais sauvé après tout, j’aurais pu retourner au boulot, doucement bien sûr, mais en tout cas, relancer la machine. Et c’est cette expression qui a tout déclenché. Relancer la machine. Mais, c’était moi la machine. 
-On se voit toujours comme un individu menant des activités multiples et trouvant des compensations diverses, intervint-elle, avec même parfois des satisfactions personnelles, des occasions de fierté ou d’estime de soi, mais c’est complètement fou finalement puisque nous sommes effectivement des machines et que nous répétons mécaniquement les activités pour lesquelles nous avons été programmés dès notre enfance. »
Ce bonheur pour lui d’entendre en écho les éclaircissements indispensables, les validations partagées de tous ses tourments. 
« Oui, je n’avais pas été programmé à regarder béatement des pigeons et à en éprouver étonnamment un sentiment de bien-être. C’est comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton off. Fin du vacarme, suspension des pensées intentionnelles, abolition des objectifs, disparition de toute identification projective, de notion de rentabilité, d’utilité, comme l’effacement du disque dur. Un ordinateur sans disque dur n’a aucune utilité. Je n’étais donc plus un ordinateur et je découvrais la liberté. Un mélange d’angoisse et d’euphorie. Vous voyez ? Comme si je décrochais de mes dépendances, je me purifiais mais c’était douloureux. De regarder ainsi toute l’agitation comme un rêve a fait de moi un marginal, un dérangé, un individu inquiétant. C’est pour ça qu’Alice est partie, c’est pour ça que Chloé ne veut plus me voir, que mon associé ne voyait en moi qu’un illuminé qu’il fallait sauver. Je n’ai même pas essayé de leur expliquer quoi que ce soit. Je n’en avais pas la force, ni même l’envie d’ailleurs. Comme si j’étais tombé dans une bulle sans contact avec le monde extérieur. On ne parlait plus le même langage. Pas pour autant que je me voyais comme un être pur et sauvé du néant, un élu des cieux ou je ne sais quelle fumisterie. J’étais juste devenu un paumé sans repère, un errant, un exilé bourré de pognon qui avait juste envie de regarder des pigeons. Alors, j’ai cherché un endroit perdu et j’ai atterri ici. C’est sans doute ce que j’ai fait de mieux en trente ans. »
Elle observait le visage défait, l’errance intérieure. 
« Je ne pense pas que ça soit utile de rejeter votre ancienne vie. Vous fabriquez de l’amertume et elle ne sert à rien. L’argent que vous avez gagné vous permet d’être autonome et libre de toute obligation professionnelle. Ça faisait sans doute partie de ce que vous deviez réaliser pour passer à l’étape suivante. Ce que vous jugez comme une accumulation d’erreurs contient en germe la croissance du changement. On étale bien du fumier pour avoir de belles plantes. »
Il sourit à l’image.
« Il est important d’être indulgent envers soi-même, ajouta-t-elle et de ne pas affubler les expériences de vie de connotations négatives étant donné que vous n’avez pas de recul pour juger à long terme de leurs effets. Et le projet de la vie ne vous est pas accessible. Pas dans cette dimension en tout cas.
-Et où puis-je saisir ce projet alors ?
-Le voyage intérieur.
-C’est le titre d’un de vos livres, non ?
-Effectivement. 
-Et ça consiste en quoi ?
-Vous y êtes déjà. »

Perdre sa vie à vouloir la gagner.

Par Le 09/07/2016

"Il faut avoir un bon métier pour gagner sa vie."

Beaucoup d'enfants entendent cette phrase. A l'école élémentaire, déjà...

Oui, c'est certain que le coût de l'existence dans une société "moderne" exige un revenu. Il ne s'agit pas pour autant de perdre sa vie à vouloir la gagner.

Il faudrait surtout arrêter de confondre la vie et l'existence. 

La vie, nous l'avons tous. Puisque nous sommes là. 

Il faut assumer les besoins de l'existence. Pas de la vie.

Il faudrait par conséquent essayer d'imaginer les effets dévastateurs dans la tête d'un enfant lorsque les apprentissages scolaires sont difficiles. 

"Ma vie est fichue." 

Je l'ai déjà entendu chez des enfants de dix ans.

Qui est responsable ? Pas eux mais les individus, parents, enseignants, société de consommation, qui prônent l'excellence scolaire et ignorent l'esprit. 

 


"Triste jour sous le soleil levant

Nous déplorons avec une infinie tristesse la perte d'un de nos camarades de chambre. À 26 ans, notre ami qui partageait avec nous ce lieu de vie commun au nord de Tokyo s'est éteint dans son sommeil. Nous sommes sous le choc. Comment une telle chose est-elle possible ?

Si on ignore tout des causes de son départ brutal, plongeant notre communauté dans une profonde tristesse, nous savions que son travail était particulièrement épuisant. Quand nous avons contacté la société japonaise où il travaillait, souvent jusqu'à tard le soir, un responsable s'est spontanément inquiété d'un possible épuisement d'une surcharge de travail. Nous apprenons que sa collègue, quelques jours auparavant, s'était évanouie en service à plusieurs reprises. Placée en arrêt maladie, notre ami avait du la remplacer, augmentant sa charge de travail. Un soir, au retour de son lieu de travail, il s'est couché pour ne plus jamais se réveiller.

Au Japon, il a été inventé un mot spécifique pour décrire la mort par le travail : Karōshi (過労死). Reconnu comme "maladie" professionnelle, la mort d'épuisement par le travail se déclare le plus souvent par arrêt cardiaque. En 1994, le nombre de morts par karōshi était estimé à 5 % de l'ensemble des victimes de troubles cardiovasculaires dans la tranche d'âge 25-59 ans, soit environ 1 000 personnes par an.

Notre ami était en bonne condition physique, non-fumeur, sportif, mangeait sainement en cuisinant lui même la plupart du temps. Rien ne pouvait présager un tel scénario. Pour réaliser son rêve, vivre au Japon, il redoublait d'efforts et son courage n'avait aucune faille. S'il n'est pas possible de déterminer les causes exactes de son décès à ce stade, son sort tragique nous laisse un goût amer dans la bouche.

Le Japon est un pays merveilleux. Nous aimons sa culture infiniment riche et la respectons. Mais pas au point de céder à un aveuglement borné. La culture du travail au Japon, comme ailleurs en Asie, touche à l'extrême. L'individu est souvent poussé à se fondre dans l'entreprise jusqu'à s'effacer lui même. Le taux de suicide chez les jeunes est alarmant. Cette course au productivisme n'a pourtant pas empêché le pays d'avoir la plus grande dette nationale de l'histoire ni de traverser une crise économique profonde.

De loin, nous voyons des hommes politiques européens tenir des discours démagogiques sur le travail en prenant souvent en exemple l'Asie. Le TAFTA, la Loi Travail, l'austérité, tout semble bon pour vouloir exploiter un maximum le travailleur dont la vie se limite de plus en plus au boulot-métro-dodo. Ils sont fous. Ils ne savent rien de l'épuisement par le travail. Ils devraient avoir honte de n'avoir qu'un tel modèle à offrir à notre génération. Une génération pourtant courageuse, qui ne souhaite pas "rester à rien faire", mais simplement avoir une activité qui a du sens, qui respecte les équilibres du vivant et surtout la santé de ceux qui créent la richesse : les travailleurs. Avant la mort, la vie !

Nous ne pouvons pas ramener notre ami. Nous ne voulons pas instrumentaliser sa disparition. Mais il nous laisse inévitablement un message important : profitez de l'instant présent, allez jusqu'au bout de vos rêves, ne laissez pas des institutions, privées ou d’État, vous presser jusqu'à extraire la dernière goutte de vie de vos entrailles. "La vie est une bougie dans le vent" - dicton japonais." - Mr Japanization

L'ineffable (spiritualité)

Par Le 09/07/2016

Bois03

 

Daniel Cowan fait une analogie entre notre perception de notre moi et un trou dans un morceau de bois...Ce trou peut être décrit par rapport à la couleur du bois, sa forme, sa dimension, la texture du bois, la régularité du contour etc...Mais il ne s'agit réellement jamais du trou lui-même, c'est à dire du vide qui le constitue, de la qualité de l'air qui s'y trouve, en fait de tout ce qui se trouve dans l'espace même de ce trou et non de ce qui l'entoure.

Les qualités du trou sont trop abstraites pour être clairement définies et surtout nous avons l'habitude (le conditionnement) de porter notre attention vers l'environnement plutôt que vers le sujet lui-même.

Il en est de même avec notre "moi". Notre sens d'identité personnelle est généré par notre environnement et toutes les expériences vécues dans cet environnement.

Nous construisons notre schéma en fonction de nos interactions avec cet environnement, notre capacité à nous y insérer, à y prendre forme, à nous modeler en fonction de toutes les influences que nous subissons.

Possessions, rôles, appartenances, croyances, statuts, sont des données rapportées au fil de l'existence et nous les érigeons en identité. Ce "moi" n'est qu'un ectoplasme fabriqué sur mesure, par l'individu lui-même en fonction d'intentions projetées vers l'environnement. Il se moule en choisissant l'atelier de poterie qui répond à ses désirs … ou en les subissant... Même le statut de victime est identitaire et le « moi » s’y reconnaît tout autant que dans le bonheur.

Cette identité devient par conséquent son bien le plus précieux et il s'efforcera de la renforcer par des rencontres, des expériences, des situations qui valideront ces "choix" et le convaincront de son « raisonnement ».

Là, où il ne s’agit pourtant que de phénomènes plus ou moins inconscients.

 

Qu'en est-il si par malheur pour lui cet environnement vient à être perturbé à un tel point que les repères s'estompent ou disparaissent ? Que reste-t-il de l'individu ? À quoi peut-il se raccrocher pour ne pas tomber dans le vide existentiel qu'il avait justement toujours évité d'explorer ? Cette conscience du vide survient avec une telle violence que tous les repères volent en éclat.

Il n'y a plus de bois autour du trou. C’est le vide qui surgit. Et la peur qu’il génère.

Divorce, chômage, dépression, maladie, accident, décès d'un proche, les éléments capables de ronger le bois comme des animaux xylophages sont nombreux et redoutables. Le plus souvent inattendus.

Jusque-là, le "moi" se nourrissait de tout ce qui était "non moi" mais convenait à l'image de cette "identité". Si l'environnement devient une source de peur et de danger, ce vide jamais exploré n'offre aucun ancrage. C'est le néant qui apparaît, un néant aussi terrifiant que l'image que l'on a de la mort. Il ne reste rien, l'individu a disparu parce que l'environnement connu ne le maintient plus en état.

 

Ce travail d'identification sociale et environnementale exige une dépense d'énergie constante et souvent une imagination débordante afin de multiplier les expériences favorables à cette construction. Les psychologues appellent ce fonctionnement "le renforcement psychologique".

La vie devient donc une consolidation permanente par "expériences extérieures." Il se peut très bien que la personne soit parfaitement heureuse de ce fonctionnement. Mais elle instaure un fonctionnement très égotique dans le sens où l'environnement se doit d'entretenir ce fonctionnement. La plupart des activités humaines consistent à défendre cette identité et le bas niveau de synergie s'explique ainsi facilement...

Il y a "moi", ce vide entouré par des entités agitées qui existent de par leur propre environnement et qui me font vivre. Ça ne crée aucune cohésion, fusion, osmose mais un entrelacs de relations de dépendances.

Il ne s’agit pas d’individus « existants » mais d’entités volages, inquiètes, cupides, jalouses, instables, vulnérables…

Toutes formes de perturbations au cadre élaboré par l’individu pour le maintien de son identité seront considérées comme des agressions.

Même ce qui était reconnu comme de « l’amour » peut devenir de la « haine ».

 

On en revient par conséquent toujours au même problème. Que se passe-t-il si tout s'effondre ?   

 

La possibilité pour le trou d'exister enfin.     

 

Le trou dans le bois est donc ignoré par notre obstination à nous concentrer sur l'environnement et les relations qu'il génère.

Notre nature réelle est détournée, étouffée, ignorée parce qu'elle est beaucoup moins saisissable. Elle réclame une vigilance constante.

Le philosophe écossais du XVIII ème siècle, David Hume, regardait constamment "à l'intérieur de lui-même" pour essayer d'y découvrir une entité qu'il aurait pu appeler son "vrai moi" mais il tombait toujours sur les perceptions sensorielles et les "habitus."

La notion d'habitus (Aristote et Socrate) a été popularisée en France par le sociologue Pierre Bourdieu.

L'habitus est pour lui l'ensemble des expériences incorporées et de la totalité des acquis sociaux appris aux cours d'une vie par le biais de la socialisation.

La difficulté provient du fait que le moi qui sous-tend toute expérience ne peut pas lui-même être expérimenté d'une façon objective.

Dans une expérience, il y a l'objet expérimenté et le sujet d'expérience, l'expérimentateur.

Comment faire de l'expérimentateur l'objet d'expérience lui-même ? Comment se détacher du sujet expérimenté lorsque ce sujet est l'expérimentateur ? 

Si je cherche à éclairer un sujet à travers mon raisonnement, je dirige sur lui la "lumière" de mon raisonnement mais que vais-je éclairer si le sujet est lui-même la source de la lumière ? Ce rayon lumineux ne risque-t-il pas d'être manipulé par l'émetteur lui-même, ne risque-t-il pas d'être influencé, détourné, "enluminé" ?

Cela ne signifie pas pour autant que le vide dans le trou ne peut pas être éprouvé mais qu'il ne peut pas l'être dans le même champ d'expériences que l'environnement, avec les mêmes "outils". Ça ne serait qu'une hallucination à laquelle nous finirions par nous identifier comme nous le faisons pour notre "moi » et le travail serait totalement faussé.

Notre identité sociale, physique, psychologique, émotionnelle est fluctuante, instable, elle varie au fil des expériences. Ce sont des catalogues de caractéristiques qui ne sont pas intangibles.

Mais il existe également une entité immuable qui a le pouvoir de considérer ces changements sans que ces changements n'influent sur elle. C'est l'identité véritable, le Soi. L'expérimentateur. Mais un expérimentateur qui est parvenu à se dessaisir de lui-même comme "objet"...

C’est un état de conscience pure, dépourvu de tout contenu. Il ne s'agit pas là de s'observer dans les évènements extérieurs mais d'entrer dans un espace sans expérience et que cette observation ne devienne pas elle-même une expérience...Au risque de renvoyer l'expérimentateur face à son objet...  

Être conscient de n'être conscient de rien...

Comme si l'on écoutait mais qu'il n'y ait rien à entendre. Rien que le silence. Mais ce silence reste malgré tout un « bruit » dans son absence, il est toujours là. Il crée par conséquent un point d’ancrage.  

Alors quelle est cette conscience qui n'a conscience de rien ? Dans quel "univers" intérieur se trouve-t-telle ?

 

Beaucoup de mystiques ont écrit qu'elle était de l'ordre de "l'ineffable."

Le Tao Te King

"Le Tao qui peut être décrit n'est pas le Tao."

 

Le Mandukaya Upanishad.

"Ce n'est pas la connaissance extérieure

ce n'est pas la connaissance intérieure

pas plus que la suspension de la connaissance

ce n'est pas savoir

ce n'est pas ignorer

pas plus que ce n'est l'ignorance elle-même

ça ne peut pas être davantage vu que compris

on ne peut pas y indiquer de frontière

c'est ineffable et au-delà de la pensée

c'est indéfinissable

ce n'est connu qu'en le devenant."

 

Maître Eckhart, le mystique chrétien du XIII ème siècle.

"Tout ce que l'homme vit ici extérieurement en multiple est intrinsèquement Un. Ici, toutes les brindilles d'herbe, bois et pierres, toutes choses sont Unes. C'est la plus profonde profondeur."

 ……..

 

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Le vide dans le trou de l'arbre, le Soi, comme le point de fusion de la Vie.  

La Conscience pure et vierge de la Vie en Soi…

 

C’est là que prend toute l’importance de la Nature et de la solitude, ou tout du moins de l’isolement volontaire, une épuration sociale, cette nécessité d’aller vers le silence extérieur pour que se calme en nous le tumulte du mental. Là-haut, non seulement, il n’y a pas de bruit mais cette plénitude finit immanquablement par s’inscrire en nous, comme un envahissement délicat, insensible, un décrochement progressif, au fil des pas.

L’effort sur les chemins et les pentes est avant tout un effort vers soi, en soi, pour soi.

 

Je suis certain aujourd’hui que la méditation ne se vit pas nécessairement entre quatre murs, dans un dojo ou un ashram mais tout autant au pied d’un arbre, sur un chemin, au bord d’un lac d’altitude. Cette Nature que l’on devrait adorer et qui n’est devenue qu’un terrain de jeu ou une proie exploitée, cette Nature que nous avons perdue de vue alors qu’elle est là, accueillante, immuable, sans jugement…

Ce trou dans le bois, c’est au cœur de cette Nature que nous pouvons l’éprouver, le retrouver, immuable lui aussi.

Parce que nourri lui aussi du même flux vital que celui qui nourrit la Nature.

Le flux vital, l'ineffable...

Quand il n'y a plus rien de connu et que rien n'est plus beau. 

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LA-HAUT : Pré-sélectionné

Par Le 30/06/2016

Prix Handi-Livres 2016 : Présélection

Résultats en novembre...

 

 

 

Prix Handi-Livres 2016 : Présélection

 

15 juin 2016

30 ouvrages présélectionnés dans 6 catégories pour la 11ème édition du Prix Handi-Livres

 

Le Fonds Handicap & Société par Intégrance a lancé son appel à candidature en mars dernier pour le Prix Handi-Livres 2016. Parrainé depuis sa création par Robert Hossein, le prix est devenu une référence dans son domaine. Près de 115 ouvrages ont été présentés en 2016 pour participer au prix littéraire.

Le Prix Handi-Livres a pour but d’encourager les auteurs et de mettre en lumière des personnes handicapées ou des ouvrages traitant du handicap. Comme chaque année, l’émotion a été forte, le choix diffcile et les conversations animées entre les membres du comité de sélection compte tenu de la richesse et de la qualité des oeuvres proposées. Au final, le comité de sélection a choisi 30 œuvres dans les 6 catégories en lice qui seront ensuite soumises au vote du jury final en novembre prochain.

 

Catégorie « Roman »

 

LA SURFACE DE RÉPARATION / Alain GILLOT / Flammarion

LÀ-HAUT / Thierry LEDRU / Éditions AO

LE ROMAN DES PAPILLONS / Émilie ESTÉ / Éditions Complicités

L’HOMME QUI N’A PAS INVENTÉ LA POUDRE / Stéphanie CLAVERIE / Éditions de la Différence

QUAND LA NUIT DEVIENT JOUR / Sophie JOMAIN / Pygmalion

Catégorie « Biographie »

JE VEUX CROIRE AU SOLEIL / Jacques SEMELIN / Éditions Les Arènes

LE VOLEUR DE BROSSES À DENTS / Églantine ÉMÉYÉ / Robert Laffont

LÉGUME VERT / Philippe VIGAND / Anne Carrière Éditions

L’HOMME AUX SEMELLES DE VERRE / Marc MORISSET / Éditions des Merveilles

RÉSISTE ! Une vie dans un corps que je n’ai pas choisi / Jeanne PELAT / Bayard

Catégorie « Guide »

AUTISME - LES RAISONS D’ESPÉRER / Dr. Michel LENOIS / Grancher

AUTISME - CE SONT LES FAMILLES QUI EN PARLENT LE MIEUX / Association « Un pas vers la vie » / Librio

LE SYNDRÔME D’ENGELMAN - Parcours de vie des adultes / Anne CHÂTEAU et Odile PIQUEREZ / L’Harmattan

LES RECETTES SANS SEL DE MARIE / Marie CHAUVEL / OREP Éditions

RÉUSSIR SON ORIENTATION ET SA VIE PROFESSIONNELLE QUAND ON EST DYS / FFDys sous la direction d’ Olivier BURGER / Belin

Catégorie « Jeunesse Enfant »

DES SIGNES ET MOI / Cendrine GENIN et Séverine THÉVENET / Âne Bâté Éditions

LE TRIO L ET LA PETITE AFGHANE / Sylvie ARNOUX / L’ivre-Book

LES YEUX D’ALIX / Gwénola MORIZUR et Fanny BRULON / Éditions d’un monde à l’autre

MAMIE ROULETTE SE MOTORISE / Mireille ROUX-GLASSON et Benoît TURBET / CAADS - ADHAP SERVICES

ON N’EST PAS SI DIFFÉRENTS / Sandra KOLLENDER et Claire CANTAIS / La Ville brûle

Catégorie « Jeunesse Adolescent »

ÉTOILE, LE CHEVAL AUX YEUX DE NUIT / Élodie SOURY-LAVERGNE / Les Éditions Nord Avril

LE FOYER / Jan THIRION / Éditions du Jasmin

MON FRÈRE, MON ENFER, MON BEL ENFER / Sandrine ANDREWS et Christine DEROIN / Oskar Éditeur

REAL / Takehiko INOUE / Éditions KANA

SPARTE, CHIEN-GUIDE. Souriez, vous êtes guidés / Jak - Geg - Leusko / GRRR...ART

Catégorie « Livre adapté »

ALI BABA ET LES 40 VOLEURS / Olivier SILLORAY et Fred BESSON / Mobidys

LES MAINS FERTILES - 50 POÈTES EN LANGUE DES SIGNES / Brigitte BAUMIÉ / Éditions Bruno Doucey

QUANT ZAZA LE RAT JASAIT... / Jeanne TABONI MISÉRAZZI et Anne DUMONT-VÉDRINES / Miroir aux troubles

UN PARFUM DE VICTOIRE - Avoir un enfant quand on est en situation de handicap / Collectif sous la direction de Marie-Anne DIVET / Éditions Histoires Ordinaires

UNE IMAGINATION EXPLOSIVE / Magali COLLINEAU-JANKE / Nombre 7

Découvrez la liste des préselectionnés dans la catégorie « Mention spéciale ».

En partenariat avec :

> Communiqué

Le conditionnement (spiritualité)

Par Le 25/06/2016

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"Vous êtes le produit de votre environnement. C'est pourquoi vous ne pouvez rien voir au-delà de vos habitudes et des conventions sociales dont vous êtes imprégné. Si vous voulez "voir" au-delà, libérez-vous de votre manière habituelle d'interpréter les faits. Le mental vit dans un cercle vicieux. Il crée lui-même les problèmes et ensuite essaie de les résoudre.

Swami Prajnanpad.

 

"Comment pouvons-nous être libres de regarder et d'apprendre, lorsque, depuis notre naissance jusqu'à l'instant de notre mort, nous sommes façonnés par telle ou telle culture, dans le petit moule de notre moi ?

Nous avons été conditionnés pendant des siècles par nos nationalités, nos castes, nos traditions, nos religions, nos langues, par l'éducation, la littérature, l'art, par des coutumes, des conventions, par des propagandes de toutes sortes, des pressions économiques, des modes d'alimentation, des climats différents, par nos familles et nos amis, par nos expériences vécues, bref par toutes les influences auxquelles nous pouvons penser, et cel, de telle sorte que nos réactions à tous les problèmes qui se présentent sont conditionnés. Est-ce que je me rends compte que je suis conditionné ?

N'avez-vous jamais essayé de vivre avec vous-même ? dans ce cas, vous avez remarqué que ce "vous-même" n'est pas un état statique mais une chose vivante, toujours renouvelée. Et pour vivre avec une chose vivante, l'esprit doit, lui aussi, être vivant. Mais il ne peut pas l'être s'il est pris dans un réseau d'opinions, de jugements, de valeurs."

La vie est très réelle, ce n'est pas une abstraction ; nos problèmes psychologiques proviennent de ce que nous la rencontrons à travers des images.

Savez-vous que lorsque vous regardez un arbre en vous disant que c'est une chêne ou un banian, ce mot, faisant partie des connaissances en botanique, a déjà si bien conditionné votre esprit qu'il s'interpose entre vous et votre visiond e l'arbre ? Pour entrer en contact avec l'arbre, nous devons y appuyer la main. Le mot ne nous aidera pas à le toucher.

Nous nous demandons par conséquent s'il est possible de transpercer immédiatement ce lourd conditionnement des siècles, sans entrer dans un nouveau conditionnement, s'il est possible d'être libre de telle sorte que l'esprit soit tout entier neuf, sensitif, vivant, conscient, intense, efficient."

Krishnamurti.


 

KUNDALINI

« On recommencera une autre fois, Maud, c’est un exercice à répéter. Il faut du temps pour que le mental apprenne à se taire et que l’âme prenne les manettes. Pour que tu y vois clair en quelque sorte.

-C’est quoi cet esprit dont tu as parlé tout à l’heure ? Le mental, je vois à peu près je pense et l’âme également mais cet esprit, comment tu le définis ? »

 « Pour moi, le mental, c’est l’ensemble de nos fonctionnements cognitifs, et donc les pensées, les raisonnements, les verbalisations. Les années d’utilisation de ce mental construisent la conscience de l’individu encapsulé et par conséquent la formation de l’ego. L’ego étant l’identification de l’être à son histoire. Ces deux entités, mental et ego, sont des acteurs qui prennent beaucoup de place. En arrière-plan se tient notre âme. Tu peux te la représenter comme le souffleur derrière le rideau de la scène où jouent le mental et l’ego. Le problème, c’est que la voix du souffleur est bien souvent trop faible pour s’imposer au vacarme des pensées. C’est là que la méditation intervient. Il s’agit de taire le mental pour que l’âme puisse s’exprimer. Mais, ça, personne ne nous l’a appris dans notre histoire d’ego. Il s’agit donc d’apprendre à entendre son âme. Les intuitions sont par exemple des jaillissements d’âmes. Mais je pense que l’âme ne fait que communiquer une information qui vient de l’Esprit. L’Esprit avec un E majuscule. L’âme sert d’intermédiaire entre le mental et l’Esprit, l’Esprit étant l’énergie créatrice, le flux divin, ou Dieu. On peut bien l’appeler comme on veut. Pour moi, c’est une intelligence et je n’ai pas besoin d’en avoir une image rapportée par d’autres humains. Je regarde les montagnes, je contemple la création et je vois l’intelligence. »

Elle posa une main sur la sienne.

« Tu n’imagines pas le bien que c’est d’entendre tout ça, Sat, j’ai l’impression de voir couler de la lumière en moi, je sens des données qui prennent forme, qui se solidifient, j’ai moins l’impression d’avancer dans un chaos absolu. Tu sais, depuis que je suis arrivée ici, je ne sais pas combien de fois ce mot, âme, est venu dans ma tête. Et c’est totalement inhabituel pour moi. Et là, avec toutes ces images que tu utilises, je revois les situations où c’est arrivé et je comprends. Je sais que c’était ça. Je sais aussi que mon mental résistait et voulait éteindre ces informations que mon âme me transmettait. »

Elle se releva subitement, à angle droit, le visage illuminé, les mains devant la bouche. Une inspiration de surprise.

« Tout à l’heure, Sat, quand j’étais prêt du muret, c’est ça que j’ai senti.

-Quoi, Maud ?

-L’Esprit. Mais c’était tellement puissant que la peur a pris le dessus. »

 

Il la regarda, comme on contemple un lever de soleil.

Elle se pencha vers lui et il ouvrit les bras.

C’est elle qui l’embrassa, c’est elle qui l’invita à s’allonger. La couverture et le tapis d’herbe en matelas.

Il la laissa faire.

C’est elle encore qui glissa les mains sur son torse, sur son ventre, sur ses cuisses.

Et ce fut comme un embrasement mutuel, fulgurant.

Le désir éblouissant de s’unir, d’être un, d’être dans l’amour.

Elle voulait explorer ce territoire, elle le voulait plus que tout, c’était comme une urgence absolue. Elle pensa dans un battement de paupières que les bébés, à leur première bouffée d’air, devaient souffrir de la sorte. Et qu’ils n’avaient pourtant pas d’autre issue que de respirer encore.


 

 

 

Cohérence cardiaque (santé)

Par Le 24/06/2016

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On a découvert que le coeur contenait un système nerveux indépendant et bien développé, avec plus de 40.000 neurones et un réseau complexe et dense de neurotransmetteurs, de protéines et de cellules d'appui. Grâce à ces circuits, il semble que le coeur puisse prendre des décisions et passer à l'action indépendamment du cerveau et qu'il puisse apprendre, se souvenir et même percevoir.

Il existe quatre types de connexions qui partent du cœur et vont vers le cerveau de la tête.

Première connexion : neurologique

Entre coeur et cerveau il y a une communication neurologique au moyen de la transmission d'impulsions nerveuses. Le cœur envoie plus d'information au cerveau qu'il n'en reçoit, il est l'unique organe du corps doté de cette propriété, et il peut inhiber ou activer des parties déterminées du cerveau selon les circonstances. Cela signifie-t-il que le cœur peut influencer notre manière de penser ? Il peut influer sur notre perception de la réalité, et de ce fait sur nos réactions.

Deuxième connexion : biochimique

Le coeur envoie des informations biochimiques au moyen des hormones et des neurotransmetteurs. C'est le cœur qui produit l'hormone ANF, celle qui assure l'équilibre général du corps : l'homéostasie. L'un de ses effets est d'inhiber la production de l'hormone du stress, et de produire et de libérer l'ocytocine, connue comme hormone de l'amour.

Troisième connexion : biophysique

Ellle se fait au moyen des ondes de pression. Il semble qu'au travers du rythme cardiaque et de ses variations, le cœur envoie des messages au cerveau et au reste du corps.

Quatrième connexion : énergétique

Le champ électromagnétique du cœur est le plus puissant de tous les organes du corps, 5.000 fois plus intense que celui du cerveau. Et on a observé qu'il varie en fonction de l'état émotif.Quand nous avons peur, que nous ressentons une frustration ou du stress, il devient chaotique. Et se remet-il en ordre avec les émotions positives ? Oui. Et nous savons que le champ magnétique du cœur s'étend de deux à quatre mètres autour du corps, c'est-à-dire que tous ceux qui nous entourent reçoivent l'information énergétique contenue dans notre cœur.

À quelles conclusions nous amènent ces découvertes ?

Le circuit du cerveau du cœur est le premier à traiter l'information, qui passe ensuite par le cerveau de la tête. Ce nouveau circuit ne serait-t-il pas un pas de plus dans l'évolution humaine ? Il y a deux types de variation de la fréquence cardiaque : l'une est harmonieuse, avec des ondes amples et régulières, et prend cette forme quand la personne a des émotions. L'autre est désordonnée, avec des ondes incohérentes. Elle apparît avec la peur, la colère ou la méfiance.

Mais il y a plus : les ondes cérébrales sont synchronisées avec ces variations du rythme cardiaque, c'est-à-dire que le cœur entraîne la tête. La conclusion en est que l'amour du cœur n'est pas une émotion, c'est un état de conscience intelligente... N'est-ce pas, finalement, une confirmation supplémentaire de la théorie de la Médecine Chinoise, qui dit que le Coeur est le centre du Shen (terme chinois qui englobe les émotions, la conscience, l'esprit et le psychisme).

Le premier chapitre de cet article est inspiré d'un article paru dans le quotidien espagnol La Vanguardia et rédigé par Annie Marquier, auteur de : «Le pouvoir de choisir», «La liberté d'être» et «Le maître du cœur» (le Ver luisant).


COMMMENT REGLER NATURELLEMENT 
LES TROUBLES DU RYTHME CARDIAQUE ?

Avez-vous remarqué que depuis quelques années, de plus en plus de personnes sont sujettes à des troubles rythmiques du cœur (tachycardie, extrasystoles, désynchronisation, etc.) – je ne parle pas des infarctus qui relèvent uniquement d’une nécrose par asphyxie d’origine coronarienne. La connaissance approfondie du fonctionnement du cœur ne cessera jamais de  surprendre. Déjà au départ, il s’agit d’une pompe à débit variable prévue pour – théoriquement - fonctionner sans interruption pendant 120 ans, en propulsant en moyenne 7 litres de sang à la minute, soit 400 litres à l’heure, sous une pression systolique capable d’envoyer des giclées de sang à 10 mètres de haut. Jolie mécanique! Mais notre sujet est orienté sur la régulation énergétique du cœur qui s’avère avoir plusieurs portes d’entrée.

Un système automatique de base

Fort heureusement, nous n’avons pas à nous soucier en permanence du fonctionnement de notre cœur, ni de nos intestins, de notre foie, de nos poumons, etc. Le maitre d’œuvre s’appelle le système orthosympathique qui est composé d’une chaîne de ganglions para-vertébraux spécifiques à chaque organe –  concernant le cœur, ce sont les deux ganglions situés de part et d’autre des vertèbres dorsales D2/D3.

C’est pour cela que l’on peut intervenir sur des désordres cardiaques soit par digipuncture rythmique sur les deux ganglions cités (shiatsu), ou en frappant la vertèbre D3 un coup par seconde du bout de deux doigts (réflexologie vertébrale),  ou encore en frappant poing fermé et souple sans brutalité de larges régions du dos de chaque côté, toujours 1 coup par seconde, en insistant là où il y a une légère réaction érogène, (clapping chinois)

Par ailleurs, comme dans tout contrôle électronique, il existe un système d’amortissement dit de « contre réaction », qui permet d’effectuer les adaptations en douceur : c’est le système parasympathique composé de 12 nerfs crâniens, et du nerf pneumogastrique appelé aussi nerf vague.

D’où les termes de VAGOTONIE lorsqu’il y a des réactions adaptatives molles et tardives pouvant aller jusqu’au blocage total (amortisseur trop puissant) – c’est ce qui se passe lorsque l’on prend des bétabloquants - et de SYMPATHICOTONIE lorsque les réactions adaptatives sont trop brutales (amortisseur trop faible). D’une façon générale, on dit que la sympathicotonie (système ortho prépondérant) entretien le stress, alors que la vagotonie (système para prépondérant) entretien la sérénité

Qui connaît l'enveloppe du coeur ?

Le coeur se trouve baigné dans une poche de liquide – cette poche s’appelle le PERICARDE. En fait, c’est un muscle qui fonctionne un peu comme l’estomac, et qui sous l’influence d’une excitation mécanique (ex : poussées diaphragmatiques par aérophagie), d’un produit toxique ou allergisant dans le sang, ou encore d’un stress psychologique (positif ou négatif), peut se contracter, serrant ainsi le cœur. Celui-ci réagit alors de diverses manières (palpitation, tachycardie), ou désordonnées (blocs cardiaques, extrasystoles…) ou encore augmentation de la pression artérielle.

Cette enveloppe du coeur est connue depuis des millénaires en médecine chinoise qui la considère comme le centre du Shen (terme qui englobe en chinois les émotions, la conscience, l'esprit et le psychisme). Nous avons donc à faire à un centre de contrôle à part, en outre  très influencé par la pensée consciente ou non. A remarquer qu’en acupuncture, il existe les méridiens CŒUR et les méridiens MAITRE DU CŒUR, ces derniers étant reliés au psychisme.

A titre anecdotique, à l’approche de la mort naturelle, il se produit très souvent une grande amélioration de l’état général, et l’installation d’une grande paix intérieure ; ceci est dû à une drogue endocrine secrétée par le péricarde qui est à la fois sédative, relaxante, génératrice d’une grande paix, mais aussi un poison qui va déclencher l’arrêt cardiaque. C’est cela la « belle mort ».

La cohérence cardiaque

Depuis longtemps on avait remarqué que le rythme cardiaque s’accélère légèrement à l’inspiration et décélère légèrement à l’expiration. Ceci signifie que l’inspiration inhibe temporairement l’influence du système parasympathique et produit une petite accélération du rythme cardiaque. Au contraire, l’expiration stimule le système parasympathique et induit un petit ralentissement du coeur. Ces oscillations rythmiques produites par la respiration sont appelées l’arythmie respiratoire sinusale (ASR).

Les techniques de contrôle respiratoire représentent donc le moyen le plus simple pour modifier la variabilité de la fréquence cardiaque. Une respiration lente, régulière et guidée, se situant aux alentours de 6 cycles respiratoires par minutes chez la majorité des adultes, produit l’effet Vaschillo consistant à mettre en résonance les variations dues à la respiration (hautes fréquences) avec les variations dues à l’activité baroréflexe des artères (basses fréquences).

Le baroréflexe est la réponse déclenchée par la stimulation des barorécepteurs. Les barorécepteurs sont majoritairement situés sur les gros vaisseaux, aorte et carotides. Lorsqu'ils sont stimulés par une distension des parois artérielles, ils envoient un signal qui active le nerf vague responsable de la vasodilatation. Celui-ci constitue la principale innervation efférente du coeur et inhibe l’orthosympathique. Ceci se traduit par une chute de la tension artérielle et une diminution de la stimulation (stress). 
Cet état de résonance est appelé cohérence cardiaque.

Pour entrer en cohérence cardiaque, rien de plus simple : il suffit de respirer 6 fois 6 inspirations/expirations par minute, ce qui prend 3 à 5 minutes.

Comment atteindre la fréquence 6 ?

La cohérence cardiaque est au maximum lorsque cette fréquence de résonance de 6 cycles respiratoires par minute est atteinte. Ceci revient à inspirer pendant 5 secondes puis expirer pendant 5 secondes, 6 fois.
Donc :

  • Inspirez profondément par le nez pendant 5 secondes en adoptant une respiration
  • Soufflez lentement pendant 5 secondes, en freinant l’air avec le cavum
  • Faites 6 cycles de 6 inspirs/expirs

Sachez que pour des raisons anatomiques et physiologiques, la cohérence cardiaque ne fonctionne pas bien en position couchée. Mieux vaut la pratiquer assis confortablement sur une chaise, le dos bien droit (mais pas rigide), les deux pieds au sol, ou debout.

Pratiquez cet exercice pendant 5 minutes, 3 fois par jour. Il faut environ deux semaines de pratique pour commencer à adopter une respiration en fréquence 6 de manière automatique et pour en observer des résultats tangibles.
Résumé des applications de la cohérence cardiaque

Les exercices de cohérence cardiaque résolvent rapidement :

  • Les tachycardies
  • Les instabilités du rythme cardiaque
  • L’hypertension
  • Le stress en général

La respiration 5s/5s devient automatique au bout de 2 semaines, avec les effets positifs cités .
Tout ceci a été confirmé par des études randomisées sur des groupes d’employés de bureau aux Etats Unis.

Le coeur, chien de garde de notre évolution


C’est mon propre vécu qui me fait dire cela, car à chaque fois que je me laisse emporter par des colères ou des indignations qui déclenchent dans mon imaginaire des scénarios violents, mon cœur « aboie » - je sais que c’est un rappel à l’ordre, car n’étant pas le maitre du monde, je ne réussirais qu’à me détruire. Alors, je conviens que je suis trop petit et je me fixe sur de belles choses positives… et mon « petit cœur » (c’est comme cela qu’il faut lui parler) se calme et l’angoisse précordiale s’endort. Lorsqu’un organe est en paix, on n’en a pas conscience.

Récapitulatif pratique

Les nouvelles fréquences cosmiques dans lesquelles nous baignons nous rendent beaucoup plus sensibles aux environnements toxiques et à nos propres désordres mentaux. C’est une forme d’examen de passage pour la construction des nouvelles générations.

Si votre coeur démarre des troubles rythmiques, il y a des gestes simples qui peuvent régler le problème en quelques minutes :

D’abord essayer de ne pas avoir peur (angoisse précordiale) qui déclenche de l’adrénaline en  entretenant voire en aggravant le problème ;

  • Plan A : Inspirez et bloquez votre respiration (cela inhibe le système ortho générateur de stress) – cela peut marcher immédiatement.
  • Plan B : Se faire faire un clapping chinois dans le dos par quelqu’un de l’entourage
  • Plan C : Essayez le cas échéant la réflexologie vertébrale en frappant la D3

Ensuite :

  1. Pratiquez la respiration fréquence 6 trois fois par jour pour construire la cohérence cardiaque.
  2. Essayez de comprendre ce qui déplait à votre cœur :  une mauvaise ambiance, un point pathogène (votre lit, tout endroit où vous stagnez longtemps chaque jour, des ondes toxiques (Wi Fi…), des ruminations négatives, une inquiétude larvaire, des projets malsains ou voués à l’échec, des aliments ou boissons qui ne conviennent pas…
  3. Changez ce qu’il faut dans votre vie. Si le dysfonctionnement de votre cœur n’est pas d’origine organique ou infectieuse, vos ennuis cardiaques disparaitront.

"My name is nobody"

Par Le 23/06/2016

 

Les "réalités" qui nous entourent n'ont aucune importance.

Ce qui compte, par-dessus tout, c'est l'attention de chaque pas, de chaque instant, de chaque regard.

L'environnement est un perturbateur spirituel si l'individu le laisse entrer en lui.

L'environnement est un "spectacle" mais l'individu n'est pas nécessairement un des acteurs.

L'environnement crée l'illusion de l'individu lorsque celui-ci considère que ces multiples "réalités" lui donnent forme, l'identifient, lui procurent une existence, une reconnaissance.

 

Si je décide de monter "Là-Haut", l'environnement prend une importance considérable, non pas comme une intrusion qui viendrait me couper de la vie en moi, mais comme un chemin qui m'apaise. J'accepte consciemment de laisser s'étendre l'environnement en moi. Je l'observe avec amour, je le bénis pour ses trésors, je l'honore. Et cet état de paix génère l'attention intérieure. 

Alors, je marche, je marche et les pensées s'estompent, le regard devient "poreux", comme détaché, je regarde sans que rien de précis ne capte mon attention au point de me sortir de moi-même.

Il vient toujours ce moment étrange de la rupture, lorsque le corps marche depuis des heures, cette rupture qui efface le "Je marche" pour devenir la conscience de ce qui rend possible la marche : la vie en en moi.

L'énergie, le souffle créateur, la vibration, les ondes qui s'étendent. 

Bien sûr que c'est toujours "moi" qui monte vers la cime mais ce "moi" n'est plus le personnage central du spectacle. Il n'est qu'une machinerie organique fabuleusement complexe que la vie règle, entretient, anime...

Je ne vais pas Là-Haut pour être "moi" mais pour étreindre "la vie en en moi."

 

Il est bien évidemment plus facile d'atteindre cet état dans un environnement aimé, recherché, choisi que dans un environnement intrusif, agressif, imposé.

C'est là que le travail de conscience prend toute son importance...Si j'ai appris à être dans l'instant, à percevoir ce qui ne se voit pas mais qui vibre en moi, cette plénitude du Réel, pourquoi est-ce que je devrais m'en extraire lorsque je suis dans un environnement que je juge "hostile" ou "perturbateur". 

C'est un jugement de valeur que j'attribue à une "réalité" qui me déplaît mais cette "réalité" n'y est pour rien. C'est mon regard. Pas un regard que la réalité m'impose...

Et c'est fondamental.

Il m'est donc possible de marcher sur les trottoirs d'une ville avec la même sérénité que Là-Haut.

C'est juste une question de regard intérieur. Il est par contre bien plus favorable d'évoluer volontairement dans un environnement que l'inverse.

C'est d'ailleurs ce que les Peuples Premiers cherchent à sauver : l'environnement dans lequel ils éprouvent intégralement la vie en eux.

Notre mode de vie nous a conduits à choisir l'environnement favorable à l'obtention des conditions d'existence matérielle.

Qu'en est-il de la dimension spirituelle? 

Notre vie amoureuse, notre vie familiale, notre dimension artistique, nos voyages intérieurs, notre connaissance interne, notre capacité à observer l'existence, non pas dans un registre social mais hors de ces "réalités" qui nous dévorent ? 

L'exigence professionnelle doit-elle être prioritaire ?

Est-il encore possible de vivre dans une dimension spirituelle ?

Des millions d'humains n'ont même pas le choix, n'ont même pas la disponibilité d'esprit ou d'âme, de se poser la question. Ils passent leur existence à lutter pour vivre au moins mal.

Et c'est effroyable.

Absolument effroyable.

 

Je pense d'ailleurs, au regard de ce désastre, que l'évolution de l'humanité aboutira à l'émergence d'une population "désinvestie" de ce paradigme matérialiste.

C'est inéluctable.

Comme un retour aux valeurs des Peuples Premiers. 

 

Il n'est qu'à regarder l'Histoire des cent dernières années de l'Humanité pour prendre conscience du mensonge phénoménal orchestré par le "monde moderne", dans cette course au "Progrès".

 

 

 

 

 

Écosystème spirituel (spiritualité)

Par Le 22/06/2016

 

 

Il n’y a rien à renier, aucune méfiance ou colère à avoir envers l’ego, le mental, les pensées, les émotions, aucun espoir à entretenir en vue d’une possible illumination. Il n’y a rien à "vouloir" puisque la volonté se projette et que tout est déjà là. Mais ce "tout" n’est réellement productif qu’avec un équilibre parfait entre chaque intervenant constituant l’individu.
Conscience, inconscience, mental, ego, âme, esprit, corps, pensées, émotions, raison, contemplation et action. 
Rien n’est séparé parce que tout ça n’est qu’une seule entité et que c’est la fragmentation apprise qui génère les conflits.
Il nous faut redevenir ce que nous sommes et abandonner ce que nous avons cru posséder... Il ne s'agit pas de savoir ce qui sera à moi quand je mourrai mais de savoir qui est, intégralement, cet individu qui va mourir. 
Je suis persuadé aujourd'hui que l'absence quasi totale d'enseignement de la conscience aux enfants explique l'état de l'humanité. 
Si un individu n'est pas amené, instruit, sollicité à effectuer ce travail d'observation du monde intérieur, il errera inévitablement, sentira ce gouffre de l'absurde, la peur de la mort, l'angoisse du néant et il sombrera dans les hallucinogènes du monde moderne, le matérialisme, la compétition, l'argent, la technologie, les médias, la politique etc etc etc...
Toutes les activités extérieures sont des palliatifs au néant intérieur.

L'écosystème spirituel consiste à préserver la biodiversité interne, à ne pas s'abandonner aux conflits. Ils dévorent l'énergie et l'individu cherchera des dopants superficiels. 
Chaque événement qui n'est pas analysé par cette conscience est une source de dérives. 
Si les enfants ne sont pas éclairés et s'ils ne sont pas entraînés à découvrir cette "Présence", ils viendront gonfler un jour le contingent des âmes perdues.
Les Peuples Premiers le savent. 
Nous, on a oublié...

Vies antérieures (spiritualité)

Par Le 22/06/2016

 
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CONSCIENCE

Inexploré n°31

Réincarnation, existe-t-il une vie avant la vie ?

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En bref

L’idée de la réincarnation fascine : un quart des Français croient à la survivance d’une forme de conscience après la mort. Ce concept est évoqué de par le monde depuis la nuit des temps. Mais au-delà des croyances, Peut-on vraiment envisager qu’il existe une vie... avant la vie ? De nombreux chercheurs se sont penchés sur la question et ont enquêté auprès de milliers d’enfants affirmant se souvenir de leur vie d’avant. Comment réagir face à ces récits troublants ? Grâce à l’hypnose, des adultes soigneraient leurs traumatismes en revisitant leurs vies antérieures. Que penser de ces données cliniques ? Si la science considère aujourd'hui que la vie est un phénomène purement biologique, il se pourrait bien qu’une enquête approfondie sur l’hypothèse de la réincarnation change la donne...

 


J’ai recensé 14 000 cas de réincarnation

Le psychiatre américain Ian Stevenson a passé une grande de sa vie à étudier les phénomènes de réincarnation. Jusqu’à en recenser 1400 cas de par le monde ! Notre collaborateur Erik Pigani l’a rencontré à deux reprises. Il a même étudié avec lui quelques cas d’enfants qui semblaient se souvenir d’éléments d’une vie antérieure. Entretien. 

Erik Pigani

 

 

 

 

 

A DÉCOUVRIR

 

Ian Stevenson (1918-2007) était un psychiatre américain, qui a été un professeur respecté à l’université de Virgnie. Il fut le pionnier et le spécialiste mondial de l’étude des cas de réincarnation chez les enfants. A notamment publié Les enfants qui se souviennent de leur vie antérieure (Sand, 1993) ; 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation (J’ai lu, 2007).

Psychologies : Qu’est-ce qui vous a amené à faire des recherches sur la réincarnation ?

Ian Stevenson : J’ai toujours été extrêmement curieux de nature, et j’avais lu beaucoup de livres sur les phénomènes paranormaux. Au début des années 1960, alors que j’étais professeur de psychiatrie à l’université de Virginie, je devenais de plus en plus perplexe devant les théories classiques, freudiennes notamment, sur la formation de la psyché humaine. Ces théories n’expliquaient pas tout. Loin de là. Parmi les très nombreuses questions que je me posais, je me demandais pourquoi certains bébés ont des phobies ou des aversions très prononcées, comme la peur irraisonnée du noir, de l’eau, de certains animaux… En lisant des ouvrages sur la réincarnation, j’ai découvert des histoires étonnantes : au Sri Lanka, un bébé avait une peur épouvantable de l’eau et criait férocement chaque fois qu’on voulait le baigner. Les parents n’y comprenaient rien. Cela a duré un certain temps, et rien ne pouvait expliquer son comportement. Mais dès qu’il a été en âge de parler, cet enfant s’est mis à raconter la vie d’une fillette de 9 ans qui, en traversant un chemin à travers des champs de riz inondés, a été renversée par un bus et s’est noyée. Comme cette histoire était bien documentée, j’étais stupéfié. Je me suis donc mis à réfléchir à cette question : pourquoi notre psyché ne se construirait-elle pas aussi à partir d’événements d’une vie passée ? Pour moi, il n’y avait rien de plus logique. Restait  à le démontrer d’une manière scientifique…

Mais, pour la science occidentale, l’idée de réincarnation n’est-elle pas une aberration ?

Ian Stevenson : C’est vrai. Et on peut même dire que si vous voulez étudier la réincarnation dans un cadre institutionnel, le terrain est miné d’avance ! Et ce sans compter sur le nombre très important de personnes qui ont une idée fausse du concept : elles relient la réincarnation exclusivement au bouddhisme ou à l’hindouisme, à un « karma punitif », ou même au transfert de l’âme dans un corps animal. Pourtant, pour toutes les cultures qui y croient, le concept est beaucoup plus large, beaucoup plus complexe…

Comme vous étiez un professeur de psychiatrie respecté et assez renommé aux États-Unis, on vous a quand même laissé faire vos recherches…

Ian Stevenson : Oui, j’ai eu cette chance, et j’ai été bien soutenu. En 1961, j’ai publié une analyse de 44 cas à partir de documents que l’on m’avait fait parvenir. Mon poste de chef du département de psychiatrie me prenait beaucoup de temps, mais j’ai ensuite reçu une subvention qui m’a permis de faire un séjour de quatre semaines en Inde pour étudier un cas. Sur place, ce n’est pas un cas que j’ai découvert, mais 25 ! C’était absolument incroyable et inespéré. Ensuite, je suis allé au Sri Lanka où j’ai pu en étudier 8 autres.

 

A DÉCOUVRIR

 

Cet entretien a été réalisé en septembre 1995 et publié dans le numéro 1354 de Psychologies Magazine. Vous pouvez en lire ici la version complète.

Pourquoi ces histoires se produisent-elles essentiellement dans les pays asiatiques ?

Ian Stevenson : À cause du milieu culturel. Lorsque vous vivez dans un milieu qui croit majoritairement à la réincarnation, vous n’accusez pas votre enfant de mentir ou d’inventer n’importe quoi lorsqu’il vous parle de souvenirs d’une vie antérieure. Vous l’écoutez et vous essayez de comprendre ce qu’il veut dire… Dans notre culture, les parents ne tiennent pas compte ou répriment systématiquement tous les propos qui peuvent évoquer des souvenirs d’autres vies. Aussi, l’enfant comprend-il très vite qu’il ne doit plus s’aventurer sur ce terrain et finit par ne plus parler de rien. J’ai étudié quelques cas aux États-Unis mais, pour une raison que j’ignore, les enfants américains ne donnent pas souvent de détails sur leur vie précédente. Et quand ils les fournissent, il s’agit souvent d’un cas dans lequel les deux personnalités  – l’enfant et la personne de sa vie précédente – sont de la même famille. Par exemple, en Virginie, un garçon de 4 ans parlait de la vie de son oncle, mort dans un accident de voiture quinze ans avant sa naissance. Cet enfant avait fourni beaucoup de détails sur cet oncle, et les parents ont toujours nié lui en avoir parlé, directement ou indirectement. Bien que ce cas est tout à fait plausible, être de la même famille est le point faible de ce type d’étude. En Asie, les deux personnalités se trouvent généralement dans des villages éloignés et les familles ne se connaissent pas. Cela dit, nous avons trouvé des cas intéressants partout où nous avons mené des enquêtes : en Europe, en Afrique, chez les Indiens d’Amérique du Nord…

Comment découvrez-vous vos cas ?

Ian Stevenson : Nous avons un réseau de chercheurs et, en Inde, la presse relate souvent ce genre d’histoire, qui se déroulent souvent selon le même schéma : un enfant entre 2 et 4 ans commence à parler à sa famille d’une vie qu’il a menée ailleurs. L’enfant est profondément attiré par les événements de sa vie passée et il insiste beaucoup pour qu’on le laisse retourner dans la famille où il prétend avoir vécu. S’il donne suffisamment de précisions sur sa vie antérieure, les parents se livrent à une enquête sur l’exactitude des propos de l’enfant. Si les vérifications aboutissent, les deux familles se rencontrent et demandent à l’enfant s’il reconnaît les lieux, les objets et les personnes de sa supposée vie antérieure.

Comment réagissent les parents ?
Ian Stevenson : Si l’évocation est celle d’une existence normale, les parents laissent dire sans intervenir. Dans le cas contraire, où il est question de meurtres, de scandales, de conflits, cela pose des problèmes. Les parents ont tendance à vouloir « étouffer » ce genre d’affaire ! Certains enfants ont une telle nostalgie de leur vie passée que la situation devient alors très inconfortable.

Les jeunes enfants ont-ils un langage assez élaboré pour raconter en détail une vie passée ?

Ian Stevenson : Oui, car c’est une constante assez étonnante chez les enfants qui se souviennent de vies antérieures : ceux que j’ai pu rencontrer sont assez précoces, ils parlent très tôt, articulent avec facilité, et la richesse de leur vocabulaire effraie parfois certains parents ou certains adultes qui ne comprennent pas où les enfants ont appris ces mots.

Mais d’autres parents sont ravis d’avoir un enfant aussi doué !
Ian Stevenson : Certes. Mais il ne s’agit pas ici d’un simple don ni même d’un environnement familial cultivé. Se référer à un « don » est une explication trop simpliste qui, finalement, n’explique rien du tout ! Il est probable que dans la construction du langage, des facteurs supplémentaires interviennent. Notamment une structure prénatale issue d’une vie antérieure. Bien sûr, très petits, les enfants essayent de décrire leur vie antérieure comme ils le peuvent, et associent des gestes pour traduire les mots qu’ils ne connaissent pas.

Au cours de vos enquêtes, avez-vous découvert des fraudes ?
Ian Stevenson : Jamais. Du moins pas dans les cas que j’ai pu étudier. La fraude n’a absolument aucun intérêt. Pourquoi les parents s’amuseraient-il à monter de telles histoires ? Quel serait leur bénéfice ? Comment un enfant de 2 ou 3 ans pourrait-il construire des histoires aussi élaborées, avec des faits réels, inconnus de sa famille ? Au Liban, par exemple, j’ai eu la chance d’étudier le cas d’un enfant de 4 ans avant que les deux familles ne se rencontrent. Il m’a donné son précédent nom de famille et une liste de soixante-dix détails ! Lorsque je suis allé visiter son « ancienne » maison avec lui et ses parents, tout ce que nous avions noté s’est révélé exact…

Avez-vous déterminé une structure psychologique spécifique commune à tous ceux qui se souviennent de leur vie antérieure ?

Ian Stevenson : Pas du tout. On rencontre toutes sortes de personnalités. Il y a peut-être des facteurs qui influencent la transmission de cette « mémoire », mais ils restent encore inconnus. À un certain moment, je croyais que ceux qui étaient dotés d’une mémoire exceptionnelle gardaient leurs souvenirs au-delà de la mort. J’avais en effet étudié le cas d’une jeune Libanaise qui se rappelait une telle quantité de noms et d’informations liés à son ancienne vie, que nous la considérions comme la championne de la mémoire antérieure. Lorsque je me suis renseigné sur son ancienne personnalité, j’ai appris qu’elle était connue pour son excellente mémoire, notamment des noms propres. Mais j’ai aussi trouvé une quantité de cas qui m’ont prouvé le contraire. J’avais également pensé que le degré de spiritualité y était pour quelque chose : on connaît les histoires des enfants lamas qui, au Tibet, sont d’une piété et d’une générosité précoce. Mais c’est loin d’être un point commun entre tous les enfants qui se souviennent d’une vie antérieure. Ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est que nous avons fait des statistiques et que les chiffres nous montrent que, même si ce n’est pas systématique, une grande partie des cas sont reliés à une mort violente. 

Les enfants s’identifient-ils à leur « ancienne » personnalité ?

Ian Stevenson : Ce n’est pas systématique et le degré d’identification varie d’un enfant à l’autre. Mais ce qu’il faut savoir c’est que ces enfants-là agissent selon leurs convictions et se lancent dans des relations interpersonnelles parfois très compliquées. Ils ont souvent l’air beaucoup plus mûrs que leur âge. Leur structure psychologique est si complexe que l’idée d’une pure projection ou d’une pure identification imaginaire est invraisemblable.

Après toutes ces années de recherches et de publications, considérez-vous avoir prouvé l’existence du phénomène de la réincarnation ?
Ian Stevenson : Non. Je ne l’ai jamais prétendu. Disons plutôt que tous les cas que nous avons recensé – 14 000 environ ! –suggèrentle phénomène de réincarnation. En revanche, j’apporte la preuve que, chez certains enfants, des éléments de leur structure psychologique n’ont pu être acquis dans leur vie présente et ne sont pas dus à une transmission héréditaire. Lorsque cette structure psychologique et les éléments historiques correspondent en de nombreux points à une personne décédée, cela équivaut à une preuve de survivance de l’âme humaine après la mort physique. Pour ma part, je préfère rester prudent et dire que la réincarnation est la meilleure interprétation pour les cas les plus forts. Mais aucun cas n’est parfait et probant à 100 %.

Vous avez effectué une étude sur les sujets qui ont des marques de naissance ou des malformations congénitales…
Ian Stevenson : Oui. Cette étude que j’ai commencée il y a vingt ans fait aujourd’hui deux mille pages et présente des milliers de cas, comme celui d’un jeune Indien né avec une malformation de la main droite : il était né sans doigts. En âge de parler, il a lui-même attribué son absence de doigts à un accident survenu dans sa vie précédente : sa main avait été emportée dans une machine. Effectivement, quelques années avant sa naissance, un enfant d’un village voisin avait eu les doigts coupés dans un accident. De tels cas sont légion.

En quoi l’hypothèse de la réincarnation modifie-t-elle dans notre compréhension de l’esprit humain ?
Ian Stevenson : Les phénomènes de « marques de naissances » supposent une révision radicale des concepts conventionnels sur la relation entre le corps et l’esprit. Ensuite, si on admet que notre construction psychologique se fait non seulement dans la vie présente mais dans une ou plusieurs vies passées, il faudra aussi réviser tous les modèles psychologiques et psychanalytiques qui tentent de définir la construction psychique de l’enfant. Mais ce qui est sûr, c’est que prendre en compte le concept de la réincarnation, c’est nous ouvrir à une autre vision de notre esprit.


http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Interviews/J-ai-recense-14-000-cas-de-reincarnation/Les-enfants-s-identifient-ils-a-leur-ancienne-personnalite

 


 

Nos vies antérieures, une thérapie pour demain - Dr Brian Weiss

 

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Ce qu'il faut avant tout savoir :

blw web1Né à New York en 1944, le Dr Brian L. Weiss est un psychiatre spécialiste de la thérapie sous hypnose. Il est diplômé de l'Université de Columbia et a terminé ses études de médecine à la faculté de Yale. Il a fait son internat au Centre Médical Bellevue de l'Université de New York, avant de prendre la tête du département de psychiatrie de la faculté de médecine de Yale. Il est désormaisprésident émérite de psychiatrie au Centre Médical Mont Sinaï à Miami. Il a également publié plusieurs articles scientifiques touchant à lapharmacologie, à la chimie du cerveau, aux troubles du sommeil, aux états d'anxiété et dépressifs, à la toxicomanie, à la maladie d'Alzheimer... Il anime des séminaires, des ateliers et des formations professionnelles dans le monde entier.

Résumé du livre :

Alors qu'il utilisait l'hypnose pour aider une patiente à retrouver certains événements traumatisants de son enfance, le Dr Weiss eut la surprise de l'entendre évoquer des souvenirs vieux de quatre mille ans. La jeune femme venait de régresser vers une vie antérieure.

Intrigué, le Dr Weiss a renouvelé l'expérience avec d'autres patients. Il a ainsi recueilli plusieurs centaines de témoignages troublants. À travers l'hypnose, des hommes et des femmes ont pu recueillir des informations précises sur leurs existences passées. L'aventure, passionnante en soi, ne s'est pas arrêtée là, car les patients sont sortis de cette expérience non seulement guéris mais convaincus de leur immortalité.

 

 

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Le Dr Weiss explique qu'à cette époque-là il venait d'être nommé à la présidence du service de psychiatrie du centre médical de Miami quand il découvrit fortuitement ce mécanisme de régression alors qu'il utilisait, comme à son habitude, l'hypnose pour aider Catherine, une patiente, qui vint à lui révéler des détails sur sa vie personnelle qui modifia radicalement sa conception de la psychothérapie.

"Je savais que Catherine ne connaissait pas et ne pouvait pas connaître tous ces faits. Mon père était mort dans le New Jersey et était enterré dans le nord de l'État de New York. Il n'avait pas eu de notice nécrologique. Mon fils Adam avait disparu dix ans plus tôt à New York, à deux mille kilomètres d'ici. Rares étaient mes amis intimes en Floride à connaître ne serait-ce que son existence. Plus rares encore ceux qui étaient au courant des circonstances de sa mort, et certainement personne à l'hôpital. Catherine n'avait aucun moyen d'apprendre quoi que ce soit sur le passé de ma famille."

En 1992, le Dr Weiss faisait véritablement oeuvre de pionnier en portant à la connaissance d'un plus large public ces techniques sûres, susceptibles d'améliorer la connaissance de soi et de favoriser une meilleure compréhension entre les individus. Pourtant tout dans sa vie pouvait être tourné au ridicule, sa réputation bien établie au fil des années, sa carrière, ses revenus...cela lui causait bien des inquiétudes, car il était très conformiste dans son domaine.

Malgré tout, même si c'était loin d'être son but dans la vie de prouver la validité de la réincarnation et des régressions dans les vies antérieures, il lui était impossible d'ignorer ce phénomène tellement les détails incroyables rapportés après chaque séance par ses nombreux patients étaient si précis et surtout, après recherche, si véridiques...


 

 

 

 

 

 

Publié par Florinettedans Réincarnation

La Femme Guide (spiritualité)

Par Le 21/06/2016

 

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« La plus haute vocation de la femme est de conduire l’homme à son âme afin de l’unir à la Source. 
La plus haute vocation de l’homme est de protéger la femme afin qu’elle soit libre de marcher sur la terre, saine et sauve. »

Parole Cherokee

 

J’imagine que certains hommes ne comprennent pas l’image de « la Source » et que certaines femmes considèrent qu’elles n’ont pas besoin d’être « protégées » par un homme.

Pourquoi ?

Parce que ce sont leurs egos qui s’expriment.

L’homme a perdu son attachement au Sacré, à la Vie, à la Création. Il se contente d’exploiter la dimension de « l’avoir » et ignore celle de « l’être. »

Mais en répudiant cette dimension spirituelle en lui, il interdit par la même à la Femme de tenir ce rôle de Déesse initiatrice à l’Amour.

Dès lors, la Femme ne peut pas explorer en elle cette expérience du lien avec la Création et la diffuser en l’homme. Elle n’est pas reconnue dans son statut de Guide vers la Source et elle se retrouve par conséquent engagée dans une « lutte » pour exister dans la dimension de « l’avoir » initiée par l’Homme.  

Le Féminisme a sans doute contribué à cette « involution » mais il s’agissait bien évidemment d’intentions louables. Le problème tient dans le fait que cette voie de reconnaissance générait une compétition perverse. La Femme devant devenir « l’égale de l’Homme ».

C’est à mes yeux une aberration étant donné qu’il s’agit dès lors, non pas d’une « ascension » mais d’une chute.

La Femme porte en elle un potentiel bien plus favorable à la Vie que tout ce que l’Homme réalise parce qu’elle est porteuse de la Vie, parce qu’elle est reliée à la Source de Création.

Le rôle de « Mère » devait être sacralisé. Protégé, béni, honoré.

L’Enfant devait être accompagné par l’Amour bienveillant de la Mère et la Vigueur inspiratrice du Père.

La Famille devait être un Sanctuaire.

Le Couple devait être une Unité tournée vers le Sacré.

La Sexualité devait être un chemin vers l’Eveil à Soi et un tremplin commun vers la Source, non pas une sexualité « masculinisée » mais une sexualité comme un hommage à l’Énergie en chacun et à l’extension de cette Énergie dans la fusion des âmes.

 

Nous nous sommes égarés.

 

 Si on observe la dimension Homme / Femme chez les Peuples Premiers et le lien spirituel que la femme initie, transmet et développe pour que l'Homme accède lui aussi à la dimension spirituelle, je me dis que les civilisations matérialistes de "l'avoir"ne sont que des pilleurs, des destructeurs, des individus égarés.

Si un jour, cette partie matérialiste de l'Humanité se retrouve confrontée à une situation de survie liée aux effets dévastateurs des ego, les Peuples Premiers seront bien plus aptes à survivre.

Et ils deviendront par la même les "Peuples Derniers".

Quelque part.

Par Le 20/06/2016

 

 

 

Quand je pense aux problèmes auxquels je réfléchis et que je réalise soudainement que mes problèmes sont quelque part là-dedans....

Franchement.....

C'est plutôt ça le vrai et seul problème.

Oublier où nous sommes......

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Pyramide de Maslow à l'école (école)

Par Le 19/06/2016

La pyramide des besoins de Maslow d’un point de vue pédagogique

 

Publié le 12 décembre 2010par 

Le psychologue Abraham Maslow a établi une hiérarchie des besoins en faisant des recherches sur la motivation. Il a ainsi réalisé, dans les années 1940, la pyramide des besoins. Le fonctionnement doit être perçu tel un escalier. L’individu doit satisfaire les besoins qui sont à la base afin de pouvoir réaliser ceux qui sont au niveau supérieur. Le plus haut niveau étant le besoin de s’épanouir.

Voici l’explication de chacun des niveaux. (J’ai récemment découvert l’outil de présentation Prezi, je vous invite donc à aller voir l’explication ici)

Besoins physiologiques: Ils sont liés à la survie. Ce sont des besoins concrets tels que manger, boire, dormir, respirer, faire ses besoins, se protéger contre les intempéries (froid, orage…). Si les besoins physiologiques ne sont pas satisfaits, ils peuvent l’emporter sur la conscience.

Besoin de sécurité : Ce besoin se réfère au fait que tout individu doit se protéger des dangers. On fait ici référence, par exemple, à la sécurité physique (agressions), de l’emploi, de la santé, de la propriété. de la stabilité de la famille. Il est autant question de la sécurité physique que morale.

Besoin d’appartenance et affectif : Ce besoin a une dimension sociale. Il s’agit de se sentir accepté dans les groupes dans lesquels on vit comme la famille, les amis, les diverses associations… À l’intérieur d’un groupe, l’individu recherche de la reconnaissance (se réfère donc au besoin d’aimer et d’être aimé)

Besoin d’estime : Il est le prolongement du besoin précédent. Le sujet désire être reconnu dans les groupes dont il appartient. Il recherche donc de la confiance, le respect des autres et par les autres, afin d’avoir une bonne estime personnelle. C’est le souhait d’une reconnaissance, d’un statut, d’une réputation auprès de la société en général.

Besoin de s’épanouir : Ce besoin se retrouve au sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une vision matérielle pour atteindre l’épanouissement. Il peut autant s’agir de morale, de créativité, ou de résolution des problèmes. Il s’agit de maîtriser  et de mettre en valeur son potentiel personnel dans tous les domaines de la vie. C’est en fait le besoin d’être toujours plus compétent dans ce qu’on entreprend.

Nous devons tenir compte, en tant qu’enseignant, de ces besoins. En sachant lequel doit être comblé en premier, nous pourrons ainsi veiller à ce que l’enfant soit, le plus possible, apte à apprendre. Voici quelques pistes afin de combler les besoins ciblés par Maslow.

Voilà donc la pyramide vue sous un regard ayant une vision pédagogique:

Besoins physiologiques : L’enseignant doit toujours s’assurer que l’enfant est prédéterminé à écouter. Il doit avoir déjeuné le matin et avoir bien dormi. À ce stade, l’enseignant n’a pas beaucoup de pouvoir sur les heures de sommeil, mais si l’enfant est toujours fatigué, il pourra convoquer une réunion avec les parents. Il pourra ainsi demander au parent, d’une façon polie, s’il y aurait un moyen pour que le jeune soit moins fatigué. Il arrivera peut-être à faire dire au parent que l’écolier pourrait se coucher plus tôt. Aussi, pour le besoin de se nourrir, il existe le club des petits déjeuners afin d’aider à combler ce besoin. Si ce n’est pas disponible dans votre école, il serait bien de voir s’il serait possible d’implanter ce service auprès de votre communauté. Tout le groupe-école en sera ravi, et les enfants qui en ont besoin aussi!

Besoin de sécurité Pour que les enfants se sentent à l’abri de tous dangers, nous devons faire de la sensibilisation dans les classes. L’enseignante peut faire de la philosophie pour enfants, en se basant sur la maïeutique afin de leur faire faire un exercice métacognitif sur leur comportement. Le pédagogue peut se baser sur une lecture d’un livre pour commencer la discussion. Aussi, le groupe-école peut avoir décidé de suivre le programme « vers le pacifique ». Celui-ci donne de bonnes pistes, telles que comment régler un conflit. En ce sens, la violence dans l’école se verra diminuée, car les élèves auront été conscientisés à bien se conduire.

Aussi, les enseignants doivent s’assurer qu’il y a une surveillance constante des jeunes. Cela augmentera les chances que les élèves se conduisent correctement.

Le fait que les écoles soient maintenant barrées donne aussi un sentiment de sécurité aux enfants. Ils savent que personne ne peut entrer à n’importe quel moment, et que la sécurité dans les écoles est pratiquement inébranlable.

Besoin d’appartenance et affectif : Pour cette dimension, l’enseignant doit créer des groupes de travail. Avec la pédagogie par projet, il est plus facile d’aménager la classe en ilots de quatre voire même six pupitres. Cependant, il ne suffit pas d’être dans un groupe pour avoir le sentiment d’y appartenir.

Pour cela, l’enseignant peut demander aux élèves avec qui ils veulent travailler en équipe durant l’année. Le pédagogue doit par contre mentionner qu’il a le dernier mot sur la formation des groupes. Cela évitera, par exemple, que tous les élèves forts soient ensemble ou que toutes les têtes fortes, voire même les leaders négatifs, se retrouvent tous assis au même endroit. Les jeunes, ayant choisis de travailler avec leurs amis, auront davantage le sentiment de faire partie de leur groupe.

Aussi, en début d’année, il serait bien de demander à ces équipes de se choisir un thème et une affiche. Cela augmentera le sentiment que le groupe est soudé en plus de pouvoir faire un projet d’arts plastiques.

Les enfants doivent sentir que le dialogue est possible à l’intérieur du groupe. Alors pour que cet élément de la pyramide soit satisfait, l’enseignant doit montrer une grande ouverture d’esprit face aux interventions de l’élève.

Pour cette partie, il serait bien, en tant qu’enseignant, de se baser sur la théorie socioconstructiviste. Ainsi, il serait bien de baser nos situations-apprentissage de façon inductive, c’est-à-dire, débuter en faisant vivre les expériences à l’intérieur des ilots de travail. Cela favorisera le travail de groupe, et les écoliers pourront s’adonner à partager leurs expériences antérieures et à réfléchir comment puiser dans leurs connaissances afin de résoudre le problème demandé.

Besoin d’estime : Pour favoriser ce besoin, il serait bien de placer une boîte à l’avant de la classe où les élèves pourraient mettre des qualités de leurs camarades. L’enseignant, qui les aura préalablement lus, pourra par la suite les lire devant le reste de la classe. Aussi, sur les billets, il pourrait être écrit des actions gentilles que la personne a faites. Par exemple : « Annie a partagé sa collation avec moi aujourd’hui, car j’avais oublié la mienne. » L’enseignant pourrait lui aussi écrire des mots gentils aux élèves qui se retrouvent rarement  dans la boîte.

De plus, l’enseignant pourrait aussi prévoir des récompenses pour les élèves qui se sont bien comportés (mais il faut faire attention de ne pas démotiver ceux qui ont l’habitude d’avoir un peu plus de difficulté sur ce plan).

Besoin de s’épanouir : Pour l’élément qui se trouve au sommet de la pyramide, il serait bien de déléguer des tâches. En ce sens, l’enseignant pourrait faire un tableau qui désigne qui fait quoi dans la classe. Par exemple, un élève qui passe les feuilles, un autre qui va porter les fiches d’absences à la secrétaire, un qui fait les photocopies, etc.

De plus, lorsque les élèves réalisent qu’ils sont aptes à résoudre un problème seul, qu’ils en ont les capacités, ils s’épanouissent dans leur travail.

N’est ce pas l’objectif premier d’un enseignant?

Finalement, je crois que la pyramide de Maslow est très intéressante à connaitre en tant que pédagogue. Les exemples fournis dans ce texte démontrent bien que cette dernière a des répercussions dans notre enseignement. La pédagogie par projet aide aussi à réaliser les besoins hiérarchisés de la pyramide, car il donne un sentiment d’appartenance, il comble souvent le besoin d’estime, et lorsque l’élève est appelé à refaire le même type de problème seul, il se sent en confiance. À ce point, il est normalement capable de résoudre le problème individuellement, donc il s’épanouit.

Voici un schéma qui résume bien le texte:

Un monde sans humains (Humanisme)

Par Le 18/06/2016

 

 

 

 

A COEUR OUVERT 

"Le transhumanisme, Monsieur Laskin, est un mouvement intellectuel et philosophique qui considère que les sciences doivent améliorer les caractéristiques physiques et mentales de l’homme. Le handicap, la maladie, la vieillesse et même la mort doivent être combattues et pour cela, il convient de transformer l’homme. Les prothèses comme la vôtre représentent l’avenir. Le transhumanisme affirme que l’espèce humaine, dans sa forme actuelle, ne représente pas la fin de notre développement mais est une phase intermédiaire. Vous êtes un exemplaire d’une nouvelle humanité, Monsieur Laskin. Et vous serez de plus en plus nombreux."

 

"La limite entre ce qui soigne et ce qui augmente est perdue de plus en plus de vue".

 

Un monde sans humains: le transhumanisme

 

"A COEUR OUVERT" (Le transhumanisme)

 

Transhumanisme (2)

 

Il n'est vraiment pas difficile de trouver des scénarios de romans quand on commence à s'intéresser à ce gigantesque problème de conscience...

Des "terroristes" porteurs de puces, à la puissance augmentée.

Des manipulations cérébrales à distance.

Une dépendance médicale et technologique.

Une élite privilégiée dont les capacités mentales et physiques seront décuplées.

Une médecine dont les coûts énormes seront "réservés."

L'établissement progressif de deux "humanités"...

 


 Bienvenue dans un monde d'incertitudes...

Qui va décider de ce qui est acceptable de ce qui est interdit ?



 

 

Changer de regard sur la vie.

Par Le 17/06/2016

 

Quand je regarde cette vidéo, qu'est-ce que mes émotions me disent ? 

Changer le regard sur le cancer, changer le regard sur la mort en quelque sorte.

Pas une mort rapide, un accident, on est là et puis hop, on ne l'est plus…Non, la mort qui dure, qui fait mal, qui laisse des périodes de rémission, des bouffées d'espoir et puis qui revient à la charge.

Changer le regard sur la mort.

Oui, c'est nécessaire.

Pour tous ceux qui s'en approchent et qui ont besoin des autres, de ceux qui les aiment encore.



Et puis, on pourrait aussi changer le regard sur la vie.

La jeune fille qui a un cancer a peur de la réaction de l'homme qu'elle aime et qui l'aime. Et elle finit par avouer sa maladie :
"J'ai un cancer".

Changeons le scénario.

Elle n'est pas malade.

Et elle finit par lui avouer :"Je suis en vie."

Ça pourrait paraître absurde mais ça ne l'est pas pour moi.

"Je suis en vie. Tu es en vie. Vous êtes en vie. Nous sommes en vie."

Est-ce que vous avez déjà dit ça à quelqu'un ? Est-ce que vous vous êtes déjà dit ça à vous-mêmes ?

Je ne parle pas des mots mais de tout ce qu'ils contiennent.

Si vous lisez ce texte, c'est que vous êtes en vie. Si je l'écris, c'est que je suis en vie.

Changer le regard. Pas seulement sur la mort, le cancer, la douleur, la maladie, mais sur la vie. 

Je ne parle pas du travail, de la famille, des impôts, de la crise, des prochaines élections. Je parle de la vie. Je ne parle même pas de l'amour entre les gens. Ni du bonheur de voir grandir ses enfants. Je parle juste de la vie. Celle qui est en chacun de nous. Celle qui vibre sans qu'on sache pourquoi.

Il faut changer ce regard et peut-être même le porter pour la première fois. Ouvrir les yeux vers l'intérieur.

Nous pleurerons peut-être le jour où nous mourrons, si la mort nous en laisse le temps.

Avons-nous déjà pleuré en ressentant la vie ? Pas un bonheur évènementiel, pas pour une joie immense qu'un jour vient nous offrir, non, juste pour cette vie en nous, celle qu'on finit par ne même plus percevoir parce que ces évènements quotidiens finissent par nous faire croire que la vie est là...

On devrait apprendre aux enfants à pleurer d'amour pour la vie. Et qu'aucun adulte ne l'oublie jamais.

Jarwal et les Kogis : la réalité et le Réel

Par Le 15/06/2016

Jarwall le gardien du livre

 

Chapitre 9

Jarwal s’arrêta de lire, laissa le silence s’étendre puis il referma délicatement le Livre et leva les yeux.

Les trois enfants le regardaient, fascinés, les visages tendus comme des bourgeons prêts à éclore, enivrés de sèves nourricières, toutes les idées qui ruisselaient, les images qui coulaient en torrents bondissants, des flots inépuisables de révélations à poursuivre.

Jarwal sortit de sa musette une pierre étrangement percée en son centre. Elle était lisse et blanche, un morceau de calcaire sculpté par des siècles d’eau.

« Vous voyez les enfants, ce trou peut être décrit par rapport à la couleur de la roche, sa forme, sa dimension, l’usure, la régularité du contour mais il ne s'agit réellement jamais du trou lui-même, c'est à dire du vide qui le constitue, de la qualité de l'air qui s'y trouve, en fait de tout ce qui se trouve dans l'espace même de ce trou et non de ce qui l'entoure. Les qualités du trou sont trop abstraites pour être clairement définies et surtout nous avons pris l'habitude de porter notre attention vers l'environnement plutôt que vers le sujet lui-même. Il en est de même avec notre moi. La construction de notre identité personnelle s’établit lentement à travers toutes les expériences vécues dans cet environnement. Et nous finissons par penser que cet individu est réel alors que ce sont les évènements qu’il a traversés qui le sont. Mais la réalité de l’individu ne se trouve pas dans ces évènements tout comme la réalité de ce trou n’existe pas en fonction de la roche. Les deux sont pourtant indissociables car s’il n’y avait pas la roche, il n’y aurait pas non plus de trou. Ce qui ne veut pas dire que le trou n’existe essentiellement que par rapport à la roche.

-Ouhlala, Jarwal, je suis perdu, annonça Léo.

-Moi aussi, ajouta Rémi.

-Tu veux dire, Jarwal, que lorsque tu as perdu la mémoire, tu avais perdu une partie de ton environnement, une partie de ce qui t’avait servi à fabriquer l’image que tu avais de toi-même. Et que tu as eu peur du vide alors qu’il était le plus important.

-Exactement Marine, ce vide me désespérait et je pleurais l’histoire de moi-même que j’avais perdue. En pensant qu’elle était plus essentielle que ce vide qui m’angoissait.

-Parce que tu ne regardais pas le vide comme il faut ?

-Et comment doit-on le regarder alors, chère enfant ?

-C’est lui le point de départ. La matière s’est condensée à partir du vide. L’espace du vide est le lieu d’existence de la matière.»

Jarwal regarda intensément Marine.

«Un grand bonheur que tu me fais Marine.

-Tu veux dire Jarwal que quand tu as perdu la mémoire, c’était une chance parce que tu retrouvais le vide à l’intérieur duquel la Vie s’est condensée.

-Parfaitement Rémi, tu vois bien que tu comprends bien plus que ce que tu penses. Arrête de penser simplement et écoute avec ton âme. Elle en sait bien plus que ton mental.

-Et donc, moi, quand je suis en haut d’un arbre et que je regarde au loin et que je sens que c’est tout vide dans ma tête et même que parfois ça me rend triste, c’est parce que mon âme se souvient de ce vide ?

-Oui, Léo, c’est ça la nostalgie. Le souvenir de ce dont on ne se souvient plus mais qui reste pourtant au fond de nous. Dans ce coin secret qui ne se dévoile que quand il n’y a plus rien qui nous occupe. Et qu’on est enfin en paix.

-Et c’est pour ça qu’on aime venir s’asseoir en montagne après avoir couru pendant des heures ?

-Oui, Rémi, certainement. Et c’est ce qui manque le plus aux enfants de ce monde moderne. Le vide en Soi, au cœur des immensités de la Nature. Les villes modernes sont à mes yeux des pièges qui condensent les pensées des hommes autour de la possession matérielle, jusqu’à en oublier le vide originel alors qu’il contient la paix des âmes et que les possessions matérielles attisent les conflits.

-Les Kogis ne pourraient pas survivre dans nos villes aujourd’hui.

-Certainement pas, Rémi et les hommes de ces villes ne pourraient pas vivre chez les Kogis.

-L’agitation de ce monde moderne n’est donc que la volonté d’étouffer l’angoisse du vide alors qu’il est à la base de tout ? C’est effrayant.

-Effectivement Marine, c’est effrayant. Les hommes se sont fourvoyés dans une impasse et ils poussent sur le mur de toutes leurs forces en s’interdisant de penser qu’ils s’épuisent.

-Mais pourquoi ?

-Par imitation Léo. Parce qu’ils dorment tous ensemble et veulent continuer à croire en leurs rêves. Même si ces rêves ne sont que des cauchemars au regard de la Vie.

-J’ai peur parfois de ce que tu nous racontes Jarwal, avoua Marine. Peur de ce monde que tu nous décris, parce que tu en as une expérience immense et que rien dans tes récits ne témoigne du moindre progrès. Tous les mouvements de masse dont tu nous parles sont néfastes. Il ne reste que des peuples retranchés dans les montagnes. Et nous, qu’est-ce qu’on va devenir ? Comment on va faire pour vivre là-dedans ? »

Les regards tendus des trois enfants.

« Cette réalité n’est pas inéluctable les enfants. Les humains portent aussi en eux un potentiel d'amour dont ils n'ont pas idée. Il est vrai que les zones d’ombres sont gigantesques et qu’elles ont un pouvoir démesuré, celui de cacher la lumière. Je pense même que les dirigeants de ce monde moderne usent de ces désastres continus pour propager la peur dans l’esprit des hommes parce que la peur permet de manipuler les masses. Quand on a peur et qu’on se laisse entraîner par elle, on perd sa lucidité et un homme qui n’a plus de lucidité ou de conscience est un homme qu’il est aisé de diriger. Homme libre, toujours tu chériras la Conscience, aurait pu écrire Baudelaire.

-Ah oui, je connais ça, je l’ai appris à l’école, lança Rémi. Mais c’était pour la mer !

-Oui, Rémi, c’est un très beau poème. J’aime beaucoup la poésie. Pour reprendre ta remarque Marine, je pense que la connaissance de l’Histoire de l’Humanité est indispensable pour parvenir à établir une voie différente. Il est indiscutable que cette Histoire est désespérante à bien des égards mais faites l’effort de vous concentrer aussi sur les aspects positifs de mes histoires, sur tout ce que mes voyages contiennent, pas uniquement les éléments destructeurs mais également les attitudes respectueuses de la Vie. Elles existent et il ne faut surtout pas les négliger.

-Pourquoi est-ce que l’Humanité n’est pas tournée vers ces exemples bénéfiques ? Pourquoi est-ce que les hommes restent fascinés par les destructions ? Pourquoi la Vie a-t-elle placé dans le cœur des hommes des désirs de puissance et de pouvoir ? Pourquoi est-ce que depuis le début de l’Humanité, les hommes ne sont pas devenus des êtres humains ? »

Un sourire ému dans les yeux du lutin.

« J’ai encore beaucoup d’histoires à vous raconter Marine. Quelques réponses s’y trouvent. »

Ils savaient tous les trois qu’il y aurait d’autres rencontres, ils savaient qu’ils ne pourraient les refuser malgré les troubles en eux, malgré les peurs que ce monde humain propageait.

« Cette histoire, les enfants, montre que toute mon expérience est centrée sur moi-même. Je suis celui par lequel tout ce qui vient à moi est reçu, analysé, commenté, rejeté, détesté, adoré. Ce moi qui perçoit est au centre. Tout du moins, c'est l'impression qu'il donne. J’ai compris en ayant perdu provisoirement la mémoire que ce moi est ce qui m'appartient le moins, c’est une entité constituée de multiples fragments, parfois éparpillés au vent des conditions de vie. Lorsque je sais que quelqu'un pense du mal de moi, comme Jackmor par exemple, je suis en quelque sorte relié à cette personne, je me laisse emporter par les pensées générées par cette crise. De la même façon lorsqu'il s'agit de quelqu'un qui m'aime. C'est à partir du moi que j'entre en relation avec le monde. Je vais donc m'appliquer à confirmer l'existence de ce moi en accumulant des fragments à partir desquels je pourrais sculpter l'identification dont ce moi a besoin pour se prolonger. On devine le piège. Quelle est la réalité de ce moi sitôt qu'il prend forme à travers des pièces éparpillées ? Juste un amalgame hétéroclite. C’est cela que j’ai compris. J’essayais d’exister alors que je n’avais aucune idée de l’image initiale.

-Ça me fait penser à un puzzle que je voudrais reconstituer alors que je n’aurais même pas eu l’image finie en modèle, expliqua Marine.

-Qu’est-ce que c’est ce puzzle ? demanda Jarwal.

-C’est un jeu de patience, on a des petites pièces avec un morceau d’image et quand on les assemble, ça donne une grande image complète.

-Je comprends, c’est important d’apprendre la patience et effectivement, c’est un très bon exemple pour expliquer la façon dont nous voyons la Vie. On croit que parce que nous avons dans les mains quelques petites images, on a saisi l’ensemble. On essaie de construire quelque chose dont on ne possède même pas la vue générale.

-On dirait un ouvrier qui voudrait construire une maison alors qu’il n’a même pas idée de ce que ça va donner à la fin, ajouta Rémi.

-Oui, c’est exactement ça, s’enthousiasma le lutin. Vous voyez, vous comprenez très bien de quoi je parle. L'énergie dispensée pour élaborer cette image est pourtant phénoménale. Je vais accumuler et protéger mes objets, mes relations, mes connaissances, mes passions, mes projets...Tout cela crée un attachement grâce auquel je pense pouvoir donner de la valeur à mon existence. J'appartiens à mes attachements et je m'en glorifie... Il va falloir en plus que je protège mon territoire, toutes ces possessions. Je vais devoir lutter contre ceux qui s'opposent à mes droits. Je chercherai sans doute à intégrer un groupe qui me ressemble et qui pourra me défendre. J’abandonnerai certainement une partie de mes convictions pour être bien vu, bien accueilli et pouvoir bénéficier de la force de ce groupe.

-Ah, oui, on voit ça à l’école. Tous ces enfants qui veulent absolument suivre un chef et faire comme lui ou qui s’habillent comme leurs idoles de télévision. Ça m’énerve ! lança Rémi.

-Ils ont peur Rémi, tout simplement. C'est inévitable. Beaucoup de gens fonctionnent de cette façon. La peur qu'on me vole mon identification ou qu'on ne la reconnaisse pas, que je sois rejeté ou incompris, que mes choix de vie soient bafoués. J'entre en confrontation avec ceux qui ne me reconnaissent pas ou qui défendent leur image. La colère se nourrit de ma peur. Attachement, aversion, colère, peur, réjouissance, reconnaissance, insatisfaction, désillusion, amour, joie, peine. C’est un chaos immense. Il se peut qu'un jour, pour une raison connue ou pas, je prendrai conscience de ces tourments répétés. Une illumination, un choc, une révélation, quelque chose d'incompréhensible pour la raison mais qui me bouleversera au-delà du connu. J'entrerai peut-être dans une nouvelle dimension, ça sera long évidemment, douloureux sans doute mais je sentirai pourtant que c'est mon chemin.

-C’est ce qui t’est arrivé chez les Kogis ?

-Oui Léo. Mais il y a un autre risque. Si j’attribue cette révélation à moi-même sans comprendre qu’elle vient de la Vie elle-même, j'aurai l'impression d'être supérieur aux autres, d’être plus puissant qu’eux. Je détournerai la révélation pour m’en glorifier.

-Et le moi sera toujours le Maître.

-Tout à fait Marine. Alors je chercherai à préserver cette plénitude, à l'accroître même, et dès lors se mettra en place une nouvelle identification. D'autres empilements. Juste d'autres perceptions, d'autres sensations, d'autres pensées, d'autres réflexions narcissiques. Je me prendrai pour un Sage ou un grand Maître. J'aurai juste changé ma façon de regarder les pièces du puzzle éparpillées.

-En ayant été incapable de voir l’image originale.

-Oui Marine. Cette quête n'aura été qu'une illusion, une machination du moi qui se sera finalement révélé le plus malin... Il sera toujours le maître des lieux.

-Mais quelle est cette image originale Jarwal ?

-Il faut comprendre avant tout qu’il n’y a rien à chercher. Tout est déjà là mais en le cherchant, je m'en éloigne. Tout le problème vient de ce remplissage inconsidéré de l’existence. On ne voit plus rien quand on a entassé des gravats.
Le Soi, c’est la fusion de ce moi, du je et de la conscience de la Vie.

-Je ne comprends plus rien, avoua Léo.  

-Tu ne comprends pas les mots Léo mais ton âme sait de quoi je parle parce que tu es déjà dans cette vie intérieure. Sinon, tu ne serais pas là à m’écouter.

-Il ne s’agit pas de constituer l’image originelle parce qu’elle est nécessairement déjà là mais de parvenir à enlever tout ce qui la couvre. C’est ça Jarwal ?

-Oui Marine.

-Et cette image originelle, c’est la conscience de la Vie qui la détient. C’est lorsque nous avons abandonné notre appartenance à ce chaos humain.

-Pas exactement Rémi. Il ne s’agit pas de l’abandonner parce que sinon il faudrait aller vivre sur une île déserte. Il s’agit de ne pas lui appartenir. De faire la distinction entre la participation lucide et la disparition dans le flot. Imagine une molécule d’eau de l’Océan. Elle n’est pas dans l’Océan puisqu’elle fait partie de l’Océan. Je dis par conséquent qu’elle est de l’Océan. Sans toutes ces molécules d’eau, l’Océan n’existe pas. Mais sans l’unité de l'Océan, les molécules ne seraient que des individualités esseulées. La fusion des molécules crée l’Océan. Il y a plusieurs menaces ensuite. Soit certaines molécules regroupées considèrent qu’elles ont un pouvoir plus grand que celui de l’Océan et elles finissent par l’oublier, le contester, le combattre même, soit certaines molécules refusent de se voir assemblées dans un Tout et considèrent qu’elles doivent préserver une liberté de décisions, une autonomie qui leur paraît plus importante que le Tout. Dans les deux cas, ces molécules sont dans l’erreur. Celles qui s’imaginent obtenir un pouvoir parce qu’elles pensent avoir une ressemblance, une particularité, des idées communes, des intentions autres que la participation à l’Océan, celles-là participent au désordre. Elles fabriquent une rupture dans la cohésion des molécules. D’autres molécules vont prendre peur et vont vouloir assembler leurs peurs pour fonder d’autres groupes contre les premières. La confrontation prend une ampleur inéluctable et incontrôlable. De leur côté, celles qui pensent bénéficier d’une autonomie vont s’efforcer de s’isoler ou de lutter individuellement contre ces groupes. Elles ne participent pas pour autant à la cohésion perdue mais elles l’entretiennent en réagissant contre un désordre qu’elles condamnent. Elles utilisent le même fonctionnement que les groupes qu’elles critiquent. Des entités rebelles entêtées dans une distinction qu’elles vénèrent ne participent aucunement à la réhabilitation de l’Unité. Elles se voient comme plus importantes que l’Océan lui-même et succombent à la peur de disparaître. C’est toujours la peur qui crée le chaos. Cette incapacité à dépasser la vision restrictive de l’individu est une condamnation de l’Unité.

-Mais comment doit-on se comporter alors Jarwal ?

-C’est là qu’intervient cet apprentissage de l'observation consciente. Il ne s’agit pas de se nier en tant qu’individu ni de rejeter l’appartenance à l’Océan mais de parvenir à observer les deux phénomènes. Juste les observer, sans leur apporter la moindre émotion. C’est ce qu’on appelle « agir dans le non-agir ». Je suis une molécule animée par l’Océan. J’agis dans le champ de mes expériences mais sans jamais être dissocié d’une dimension bien plus grande. L’Amour est à la source de cette paix intérieure. Laisse la vie te vivre, elle sait où elle va. Cette phrase est essentielle pour moi. On pourrait penser que c’est une invitation à l’abandon et à la lâcheté, comme un bâton qui flotte sur l’Océan. Mais nous ne sommes justement pas des bâtons. Nous sommes animés par la Vie et c’est en son cœur que nous devons apprendre à agir. Non pas agir contre elle en nous dressant fièrement devant elle mais agir dans la dimension qu’elle nous propose. C’est un équilibre extraordinaire à trouver. »

Le silence.

L’écho de tous les mots, la nécessité d’aller au plus profond de la compréhension. Chacun animé par la volonté d’explorer les horizons proposés, au regard de son propre potentiel, sans se soucier de l’avancée des compagnons, juste dans l’acceptation de ses limites et de l’énergie disponible.

« Il faut que vous rentriez les enfants. Vous avez une longue descente et le jour va tomber. »

Cette difficulté à quitter les espaces intérieurs. Comme si les mouvements de l’Océan participaient au bonheur des voyages.

« Tu sais Jarwal, c’est très à la mode depuis quelques temps de parler de l’environnement. La pollution, les destructions de la planète et tout ça. Mais j’ai un peu l’impression que cette façon de voir cet environnement est totalement fausse et en plus je me dis que notre façon de nous voir est également fausse. Ce que nous voyons de nous n’est qu’un environnement mais c’est au cœur de cet environnement que se trouve la réalité. Enfin, j’ai du mal à l’expliquer. Tu vois, c’est comme si nous, les humains, on voyait la Terre comme quelque chose de séparée de nous mais en fait, c’est pareil pour nous. Nous sommes séparés de nous-mêmes parce que nous ne percevons que ce qui est visible ou identifiable, tout ce sur quoi on sait mettre un nom. Ah, ça m’énerve, je ne sais pas comment l’expliquer !

-J’ai parfaitement compris ce que tu veux dire Marine. Notre identité, tout ce que sur quoi nous avons-nous-mêmes apportés une reconnaissance que nous transmettons aux autres, toute cette fabrication est artificielle. Elle n’est qu’un environnement. Mais ce qui importe et qui est réel est caché en nous-mêmes. Nous portons un trésor et nous nous occupons follement du coffre qui le contient. De la même façon que les hommes s’inquiètent de l’environnement ou y sont totalement indifférents sans comprendre qu’ils ne s’intéressent qu’à des formes matérielles en ignorant le flux vital qui les anime. Mais il n’en reste pas moins que je préfère les voir s’inquiéter de la préservation de cet environnement plutôt que de le délaisser. Il existe au moins la possibilité qu’un jour ils parviennent à établir un vrai regard et qu’ils cessent de jouer des rôles de sauveur, juste pour leur gloire personnelle.

-Tout ça, c’est de l’espoir Jarwal et cet espoir est une illusion. Tu l’as dit toi-même.

-C’est vrai Rémi. C’est pour cela qu’il faut juste agir dans le non-agir, faire ce qui te semble juste sans te préoccuper des résultats éventuels. Faire ce que tu es sans vouloir que les choses soient ce que tu aimerais. Puisque les choses ne peuvent pas être ce que tu n’es pas.

-Tu veux dire que les choses sont ce que je suis ?

-Oui Rémi. Tu crées la réalité qui te correspond. Tu vis ce que tu es et tes actes influent sur la réalité de ton environnement mais ils ne changent rien à la réalité de la Vie que tu portes. La Vie que tu portes, je l’appelle le réel. L’environnement n’est que la réalité. Mais il faut arrêter nos discussions les enfants, vous allez vous mettre en retard et je m’en voudrais que vos parents s’inquiètent. Filez vite. Nous nous reverrons.

-C’est difficile de te laisser Jarwal. J’aimerais tellement ne plus te quitter, avoua Marine en baissant les yeux. La vie quotidienne ne sera jamais aussi belle qu’avec toi.

-Ta vie quotidienne sera ce que tu es Marine. Ne l’accuse pas d’être d’une quelconque responsabilité.

-Tu as raison Jarwal. Je m’en souviendrai. Allez les garçons, on y va. »

Ils s’enlacèrent tous les quatre, comme unifiés par leur amour commun de la Vie puis Jarwal prit son bâton de marche, ajusta sa besace, remit son chapeau et regarda intensément les trois enfants.

« Je vous aime de toute mon âme. »

"Touchez pas au grisbi"

Par Le 14/06/2016

Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques

 

http://www.lesinrocks.com/2016/06/13/actualite/a-11845050/

 

Trois des dix affiches de la campagne de Médecins du Monde

 

L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été “bloquée” par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

Et si dans un futur très proche, les laboratoires pharmaceutiques n’avaient plus besoin de faire pression ou d’exercer un lobbying assidu pour éviter que l’on ne plonge le nez dans leurs bilans financiers ? Eh bien ce futur est peut-être encore plus proche qu’on le croit. L’ONG Médecins du Monde (MDM) aurait dû, en théorie, lancer une grande campagne d’affichage, ce lundi 13 juin, pour dénoncer le prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies comme l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. Une campagne “choc” comme l’ont signalé plusieurs médias lundi matin.

Mais il n’en sera rien. Tout simplement car aucun diffuseur n’a voulu prendre le risque de l’afficher – et par extension de se fâcher éventuellement avec un grand laboratoire. Tel est l’extrait du “conseil” transmis par l’ l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité(ARPP) à la société Médiatransports, que nous nous sommes procuré.

Le zèle de l’ARPP

MDM et Médiatransports ont pourtant travaillé ensemble à plusieurs reprises. Ils ont même remporté un prix ensemble, il y a moins d’un an. Comme de coutume, pour cette campagne, l’ONG a envoyé les visuels de sa nouvelle campagne à la régie commerciale du “leader de l’affichage transport”. Ces derniers vont étonnamment demander conseil à l’ARPP qui n’a qu’un avis consultatif, en aucun cas contraignant, comme dans le domaine audiovisuel.

L’ARPP pointe trois raisons : la “référence a des maladies graves” qui“pourrait être perçue comme choquante par le public”, des “allégations chiffrés” qui ne sont pas sourcées sur les affiches et , surtout, l’ARPP écrit en première justification :

“Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le risque de réactions négatives que pourrait susciter l’axe de communication choisi, de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. En effet les entreprises ainsi mises en causes pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice et décider d’agir en ce sens.”

Suite à l’avis défavorable de l’ARPP, Médiatransports renvoie un avis négatif à Médecins du Monde. Mais cela ne s’arrête pas là. L’ONG va alors solliciter d’autres afficheurs, parmi lesquels JC Decaux ou le réseau d’affichage Insert. Aucun ne donnera suite et pour cause: le “conseil” de l’ARPP a été “circularisé”, c’est-à-dire envoyé à toutes les sociétés. Une pratique habituelle, mais qui aurait pu être bloquée par Médiatransports.

“Le prix de la vie”

Pour sa campagne intitulée “Le prix de la vie”, MDM voulait, au travers de dix affiches, alerter sur les prix prohibitifs de certains médicaments et mettre l’accent sur la méthode des laboratoires pour en fixer les prix.

Cliquez ici pour accéder aux dix visuels de la campagne “Le prix de la vie” de Médecins du Monde

Selon MDM, les prix des médicaments sont fixés en fonction de la capacité maximale des Etats à payer pour avoir accès au traitement. En gros, plus un Etat est riche, plus le prix du médicament sera élevé. Pour justifier ces tarifs parfois hallucinants (le Glivec, utilisé pour soigner la leucémie est vendu 40 000 euros par an et par patient), les laboratoires avancent trois explications : la recherche coûte cher, le bénéfice thérapeutique est grand, et les coûts de production sont importants.

Or, pour MDM, aucun de ces arguments ne tient la route.

”Les coûts de recherche et développement sont surestimés et les montants réels restent confidentiels et une grande partie est de toute façon financée par l’argent public à travers des bourses ou des crédits d’impôt de recherche.”

Concernant le deuxième argument, MDM explique que 74 % des médicaments mis sur le marché lors des 20 dernières années n’apportaient que peu de bénéfices thérapeutiques et ironise en expliquant qu'”un airbag vaudrait dans ce cas le prix d’une vie“. Enfin pour le troisième argument, MDM s’appuie sur une équipe de chercheurs de Liverpool qui a estimé que le coût de production du sofosbuvir (traitement contre l’hépatite C) s’élevait à 75 euros pour 3 mois avec un prix de revente de 41 000 euros annuel, soit 400 fois plus cher.

Cette situation fait que les médecins sont parfois obligés de confier aux malades qu’il existe des médicaments pour les soigner mais que les traitements coûtent trop cher. L’Etat est donc obligé de “sélectionner” à partir de quel stade il peut prendre en compte un traitement, souvent lorsque la maladie est presque trop avancée. A cet égard, le 25 mai dernier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, le ministère de la Santé à annoncé l’accès prochain à un traitement pour tous.

Une pétition adressée à Marisol Touraine

Une pétition va être adressée au même moment par l’ONG, à la ministre de la Santé Marisol Touraine, disponible ici.

par 

 

le 13 juin 2016 à 09h35

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