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Articles de la-haut

"Casser le CDI" (vidéo politique)

Par Le 05/06/2016

Retour sur l’entretien avec Nicolas Doisy dans lequel le Chief economist de Cheuvreux avait « prophétisé » en mars 2012, avant l’élection de Hollande, la flexibilisation du marché du travail.

De l'importance des commentaires (roman)

Par Le 05/06/2016

Quand un auteur "lambda" n'a pas accès aux réseaux médiatiques les plus porteurs, il lui reste "l'avis des lecteurs" et c'est à mes yeux bien plus puissant et vrai. Il n'y a pas de "cadeaux d'ouvrages aux médias", pas d'invitations de journalistes aux dédicaces avec petits fours, rien de tout ce qui fait la promotion par les canaux vendeurs. C'est juste un "échange" entre l'auteur et le lecteur ou la lectrice. Rien de plus anxiogène pour un auteur que de ne pas avoir de commentaires puisque cela renvoie à l'idée que le roman est inconnu du lectorat, qu'il n'a peut-être même pas été lu jusqu'à la fin ou que son empreinte est insignifiante et son impact dérisoire.

Mais s'il n'y a pas de médias pour relayer l'existence du roman et pas de commentaires d'éventuels lecteurs-lectrices, que reste-t-il à l'auteur ?

Rien qu'un florilège de doutes et de questionnements. 
 

"Est-ce que oui ou non, je sais écrire une histoire ? "

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Kundalini web 1

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Noirceur des cimes 4Vertiges2

Vers la paix intérieure (spiritualité)

Par Le 04/06/2016

 

MA VIE EST LE MIROIR DE MES PENSÉES ET DE MES SENTIMENTS

Par Sam's • 21 déc, 2015 • Catégorie: ARCHIVES, EDITO, EXPLORATIONS DE CONSCIENCE •

LE POUVOIR DE L’INTENTION CONSCIENTE ET DE CES PENSÉES INCONSCIENTES

Les événements et les circonstances de votre vie reflètent très exactement les pensées et les sentiments que vous émettez au cours de vos journées. Ils en sont la projection directe. Que pensez-vous de cette affirmation ? Qu’évoque-t-elle pour vous ?

JE CONSTRUIS MA VIE PAR MES ACTIONS

Cette affirmation en préambule à cet article peut vous sembler d’une grande évidence. Car, nous le savons communément, nous vivons la vie que nous nous construisons. Elle découle de nos réflexions.

Par exemple, si j’exerce un certain métier, c’est parce que j’ai acquis les compétences correspondantes en suivant des études et des apprentissages. Si je suis artisan ou commerçant, j’ai des clients parce que je fais le nécessaire pour les attirer; je fais connaitre mes produits par une vitrine soigneusement présentée, je mets des annonces dans la presse locale et j’anime un site web. Si je suis en mesure de déguster les produits de mon jardin potager, c’est parce que j’ai bêché dur pour préparer le terrain, et que je soigne les plantes, ou tout au moins parce que j’ai demandé à un jardinier de s’en occuper. J’ai trouvé un(e) partenaire parce que j’ai osé sortir de chez moi pour faire des rencontres ou que je l’ai fait virtuellement sur un site de rencontres internet. Il est donc évident que je construis ma vie parce que j’agis. C’est d’ailleurs ce qu’on nous répète sans arrêt dans les médias et les discours: agissez, soyez acteurs! Le mot agir est devenu une clé pour mobiliser consommateurs ou bénévoles. On le retrouve dans les produits bancaires, les cartes de fidélité de magasins, les associations, les projets de sociétés…

Toutefois, ceux qui appellent à l’action oublient facilement que celle-ci est l’aboutissement d’un processus intérieur qui est complexe. Je réfléchis (vaguement) aux objectifs que je souhaite atteindre. Mes décisions résultent de mes réflexions et de mes choix. Donc mon monde personnel est effectivement le reflet de mes choix.Or chacun a fait l’expérience qu’un choix ne va pas toujours de soi. Il n’est pas forcément fluide et immédiat, mais peut venir après des phases d’hésitation. Nous pouvons être tiraillés dans un sens ou dans l’autre parce que nous nous sentons mal à l’aise, ou en faute, parce que nous avons un besoin de récompense ou de reconnaissance, parce que nous ne voulons pas être en échec, parce que nous voulons nous prouver quelque chose. Nos choix ne sont pas seulement déterminés par nos pensées, mais également par nos émotions et par les sentiments qui nous traversent.

Nos actes n’ont pas le même impact s’ils s’accompagnent de conviction, de détermination et de confiance, ou à l’opposé d’hésitation, de doute ou de rage. Bien plus, mus par certains sentiments, nous agissons quelquefois à l’encontre de nos souhaits. Ou bien, nous agissons conformément à nos décisions, mais les résultats obtenus sont contraires à ce que nous en attendions. Ainsi, nos sentiments occupent une part primordiale dans l’élaboration de notre vie. Il y a lieu d’examiner plus en détail comment des sentiments de crainte ou d’agressivité interviennent dans nos pensées et entravent la réalisation de nos souhaits.

 

 

CERTAINS ÉVÉNEMENTS ÉCHAPPENT À NOTRE VOLONTÉ

 

Lorsque des personnes évoquent fièrement comment elles ont fourni des efforts productifs grâce auxquels elles ont construit leur vie, elles ne font référence qu’aux grandes lignes de leur vie, leur métier, leur famille, leur logement, etc. Or si nous portons attention aux petits événements de notre quotidien, que pouvons-nous constater? Quelle maitrise avons-nous vis-à-vis d’eux ?

Recevons-nous à chaque instant ce que nous souhaitons de meilleur sur le plan relationnel et pour notre santé? Peut-être pensons-nous plutôt: je ne reçois pas beaucoup mais comment pourrait-il en être autrement? Je serai plus heureux au moment de ma retraite; quand les enfants seront grands, je pourrai m’occuper de moi, quand la construction de la maison sera terminée, quand les emprunts seront remboursés…

Ces pensées occupent notre esprit et nous ne percevons plus nos désirs réels, ceux qui proviennent du plus profond de nous. Des désirs de paix, de bien-être, de tranquillité, de plaisir, des envies impérieuses de sentir couler la vie en nous. Les événements se succèdent sans que nous les ayons choisis réellement, sans que nous les ayons vraiment souhaités. La majorité des événements du quotidien nous arrivent indépendamment de notre volonté. En voici des exemples.

 

Aujourd’hui, alors que je me rendais à mon travail en voiture, j’ai été retardé par des embouteillages. Un camion en cours de livraison était arrêté et barrait la rue. Hier, un automobiliste m’a insulté. La semaine dernière, alors que je commençais à trouver une solution novatrice pour une affaire commerciale, je n’ai pas pu me rendre à mon travail professionnel car ma fille était malade, et j’ai dû la garder à la maison. Je me régalais à l’idée d’aller au cours de chant le soir, mais le professeur l’a annulé. Le weekend en montagne a été annulé parce que les routes verglacées étaient trop dangereuses. Le premier jour des soldes, le vêtement que j’avais repéré était déjà vendu.

Est-ce que vous connaissez de telles déconvenues? Avez-vous vraiment l’impression que vous contrôlez votre vie?

Vous vivez en couple. Vous attendez que votre partenaire rentre du travail, et vous imaginez les échanges affectueux et tendres après son arrivée. Mais il arrive très en retard, tendu et fatigué par les soucis qu’il a eu dans la journée. Il ne vous accorde pas d’attention et se cale devant la télé. Vous aviez envie de partir en tête à tête avec votre partenaire à la campagne ce weekend, mais il ou elle fait la gueule et ce n’est pas envisageable. Vous vivez seul, et c’est peut-être ce qui vous convient le mieux. Ou bien vous êtes de ceux ou celles qui soupirent parce qu’ils ne trouvent pas de partenaire qui leur convienne. Sentez-vous que votre vie est conforme à vos souhaits?

Voici d’autres exemples. Un commerçant manque de clientèle. Et pourtant, il a mis du cœur à l’ouvrage. Il croit à ses produits, les a mis en valeur par leur présentation. Il accueille ses clients dans l’écoute et avec le sourire. Il fait preuve de compétences dans la connaissance de ses produits et dans la gestion du commerce. Ses produits sont tout-à-fait adaptés au marché et d’ailleurs, ses concurrents les vendent très bien. Une femme, belle, douce et intelligente, rencontre des hommes qui lui plaisent. Ce sont de très belles rencontres. Elle est souvent amoureuse… Et pourtant, systématiquement, tous les hommes qu’elle rencontre ne sont pas disponibles pour elle. Ils sortent avec une autre ou sont mariés. Pourquoi?

Pourquoi ça ne marche pas? Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi les vies de ces personnes ne correspondent-elles pas à leurs actions?

On ne peut nier la valeur de l’action, elle est absolument nécessaire. Mais elle ne suffit pas. Des éléments autres que la volonté interviennent pour créer notre vie, indépendants des actes que nous posons. Ils sont plus puissants que la volonté elle-même. Ce sont des pensées inconscientes, ainsi que des émotions et des sentiments plus ou moins conscients.

Par exemple, pour cette femme citée, une pensée inconsciente est logée en elle: si je m’associe à un homme, j’abandonne ma maman, je suis indigne. Pour le commerçant, c’est un jugement qui est inscrit en lui comme un programme: si je réussis et que j’accumule des richesses, je passe dans le clan des riches, c’est une trahison familiale. Pour d’autres, ce sera: j’ai peur de ne pas tenir ma responsabilité, de ne pas être à la hauteur; je ne mérite pas d’être mis en lumière, de recevoir des éloges. Ces pensées puissantes qui agissent en nous, ce sont des croyances, des scénarios, des programmes de vie qui nous ont été inculqués dans notre enfance ou plus tard et qui se sont imprimés en nous à notre insu.

Ces scénarios nous abaissent ou nous valorisent, ce sont des programmes négatifs ou positifs (sur ce sujet voir L’enfant intérieur et le langage des émotions). L’existence de ces déconvenues nous oblige à admettre que la vie n’est pas conforme à ce que nous souhaitons et que les événements surviennent de façon incontrôlée. Mais, en toute logique, des événements tout à fait agréables et heureux peuvent aussi nous arriver de façon complètement inattendue, liés à nos scénarios positifs: le sourire d’un passant, un livre acheté par hasard, une rencontre surprenante, un coup de fil qu’on n’attendait pas, une émission de télé qui nous donne un coup de cœur pour un pays ou une activité - des coups de chance, des coups de cœur. Les événements de notre vie n’arrivent par hasard. Ils sont reliés à nos pensées (le plus souvent inconscientes) et aux émotions qui leur sont associées.

De quelle façon, par quel processus? C’est ce que nous examinons dans cet article. Nous apprendrons également comment rendre conscientes ces pensées et émotions inconscientes. Nous pourrons alors les transformer afin de créer une vie qui soit à l’image de nos aspirations les plus élevées. Une vie que nous choisissons réellement.

 

 

LES ÉVÉNEMENTS DE MA VIE SONT LA PROJECTION DE MES PENSÉES

 

Les circonstances et les conditions de notre vie ne se produisent pas selon que nous avons de la chance ou pas de chance. Pas plus qu’elles ne sont ordonnées par un Dieu ou des dieux qui nous mettent à l’épreuve, nous récompensent ou nous punissent (voir Le sens de la vie). Elles ne sont pas non plus le résultat direct de nos actions.

Ce que nous vivons dans notre quotidien, dans les domaines de notre santé, de notre profession, de nos finances, de nos relations, etc. est la représentation sous forme physique de nos pensées. Ce qui nous vivons est le résultat physique du magnétisme de notre esprit. Ce qui nous arrive, c’est nous qui le créons, consciemment ou inconsciemment. Notre esprit fonctionne comme un aimant. Il gère des pensées abstraites, des concepts, des croyances, des envies, des peurs. Ces pensées attirent la “matière” qui les revêt d’une forme physique (voir encadré Le magnétisme des émotions). Des approches scientifiques étudiant l’influence de la pensée sur l’organisation de la matière sont rapportées en fin de cet article (voirAnnexes).

 

VICTIMES DE CATASTROPHES NATURELLES, POURQUOI ?

Certains événements dramatiques semblent nous frapper de façon aléatoire et injuste encore plus que les autres: catastrophes naturelles, inondations, incendies, sécheresses, tempêtes, séismes.. La loi d’attraction magnétique s’applique-t-elle aussi dans ce cas? En quoi nos émotions négatives individuelles peuvent-elles avoir un rapport avec des catastrophes qui affectent toute une communauté? Ne sommes-nous pas alors de malheureuses victimes du sort? Le fait est que chacun se trouve dans une position spéciale et personnelle au moment d’une catastrophe et qu’il réagit à sa façon. C’est notre présence plus ou moins distante du lieu de cette catastrophe qui est en rapport avec notre état intérieur (voir Catastrophes naturelleset aussi Le sens de la vie). Ainsi, certains qui étaient endormis par des futilités médiatiques et sociales prendront conscience de ce qui est essentiel dans leur vie.

D’autres seront amenés à transformer leur vision sur la possession, l’attachement, la mort. Ceux qui sont épargnés seront touchés par la souffrance des victimes, et en eux se réveilleront des élans de solidarité et de compassion, des capacités d’initiative ou de rassembleurs, en réaction à l’égoïsme habituel. En présence de tels événements douloureux, nous avons donc le choix de céder à la peur, à la panique et au désespoir, ou bien de rester centrés sans nous laisser déstabiliser. Nous pouvons observer nos réactions et nous interroger sur la façon la plus juste d’être et d’agir. On peut aussi donner l’analogie suivante: le monde “réel” (physique) est un écran holographique en 3D tout autour de nous, sur lequel un film est projeté. Ce film est une représentation du contenu abstrait de notre esprit. La science-fiction a intuitivement saisi cette vérité et en a tiré parti dans certains ouvrages et films. Affirmer que ce que vous vivez soit la projection de vos pensées peut vous paraitre difficile à accepter, car cela semble en contradiction avec ce que vous ressentez.

Ce que je vis actuellement est pénible et douloureux, je ne le veux pas, ce n’est pas possible que ce soit moi qui le crée. Pourtant, c’est bien le cas, mais cela se passe en-dehors de votre volonté. Votre cerveau est parcouru de pensées que vous ne percevez pas, enfouies dans votre inconscient, des idées, des croyances, des jugements sur vous-même et sur le monde. Une deuxième objection peut vous venir à l’esprit. Ces phénomènes que je suis censé créer autour de moi dans le monde réel, je ne suis pas le seul à les constater, ils sont une réalité pour tout le monde. Ce sont des événements objectifs qui existent en-dehors de moi. Mes proches, ma communauté, peuvent en témoigner également. Pourquoi serait-ce moi qui les crée?

Il est exact que certains événements affectent toute la communauté familiale, la communauté locale ou nationale, ou l’humanité entière. Ils sont le produit du magnétisme de pensées émises par l’ensemble de la collectivité. Mais ce qui est crucial, c’est comment chacun ressent personnellement l’événement collectif selon sa sensibilité. L’un restera un observateur compréhensif et paisible alors qu’un autre se sentira menacé ou lésé, et qu’un autre encore se sentira stimulé pour éclaircir ou modifier certaines facettes de sa vie. Ce qui importe dans votre vie, si vous réfléchissez bien, ce n’est pas l’événement en soi, mais bien comment il vous affecte, de façon heureuse ou pénible. Vous ne créez pas l’événement collectif lui-même, mais vous créez votre situation relative à cet événement.

 

 

LA MANIFESTATION PHYSIQUE DE MES PENSÉES EST CONTRÔLÉE PAR MES SENTIMENTS

 

 

C’est notre réaction émotionnelle, la façon dont nous sommes affectés agréablement ou désagréablement, qui détermine la manifestation concrète d’une pensée inconsciente ou d’un désir conscient. La loi physique est que la pensée va être réalisée, non en accord avec la formulation du désir lui-même, mais conformément aux émotions et aux sentiments qu’il suscite intérieurement.

Voici comment. Toute pensée suscite en nous une réaction émotionnelle, même légère. Exemple: Je vais bientôt déménager. A cette idée, je peux associer le ras-le-bol de mon appartement actuel, le soulagement d’être débarrassé du bruit environnant actuel, la peur de la fatigue engendrée, l’appréhension de ce que je vais trouver dans ma nouvelle résidence, la joie d’un meilleur environnement. Donc, à une même information, nous pouvons réagir émotionnellement de façon très diverse. C’est le sentiment que nous éprouvons par rapport à notre désir qui détermine la forme matérielle qui se manifeste en réponse à ce désir.

C’est notre ressenti qui est le véritable message que nous envoyons à l’univers. La pensée d’un désir s’imprime comme un nouveau potentiel de réalisation, mais c’est le sentiment correspondant qui est notre véritable pouvoir magnétique d’attraction. Selon que le sentiment correspondant est positif ou négatif, il attirera la réalisation de la pensée ou son contraire. Il est indispensable de comprendre cette loi pour comprendre comment nous créons notre vie, le plus souvent à notre insu. Ce point fondamental n’a pas été mis en lumière ni même mentionné dans la plupart des ouvrages traitant de pensée positive, de visualisation créatrice (voir Puissance de l’imaginaire) et de loi d’attraction. C’est le message le plus important de cet article. Je le dois aux écrits de Esther et Jerry Hicks, ainsi qu’à ceux de Soria et d’autres (voir En savoir plus).

DES EXEMPLES POUR MIEUX COMPRENDRE

Si vous passez du temps à ruminer dans votre tête une chose que vous n’aimez pas, vous allez attirer la chose que vous n’aimez pas. Par exemple si vous redoutez la rencontre avec une personne détestable, et qu’à cette idée vous ressentez de la colère vis-à-vis d’elle, vous allez non seulement attirer cette rencontre, mais de plus elle sera conflictuelle. En effet, à l’idée de la rencontre, vous émettez un sentiment négatif. Vous attirez donc l’événement et l’émotion négative associée.

 

 

LE MAGNÉTISME DES ÉMOTIONS

Par quel processus une pensée peut-elle générer une manifestation concrète dans la matière? La clé est l’état vibratoire que cette pensée provoque en nous. Tout moment de vie, toute pensée, toute expérience que nous vivons engendrent une émotion en nous. Par exemple, si je vous dis: Demain je viens vous rendre visite, c’est une information que je vous donne (niveau intellectuel), qui crée une réaction émotionnelle (niveau émotionnel).

Cette émotion vous est complètement personnelle, vous pouvez en être heureux, indifférent ou contrarié. L’émotion, ou le sentiment, c’est le degré de plaisir ou de déplaisir. Les émotions les plus simples, ce sont Ça me plait ou Ça ne me plait pas. C’est agréable ou Ça me rebute. Or notre corps traduit immédiatement une réaction émotionnelle. L’émotion est un mouvement d’énergie dans le corps, qui engendre des tensions et des rigidités, ou de la détente et de la fluidité (voirPsychologie biodynamique). Si quelqu’un se trouve à côté de nous, il ressent notre état émotionnel. Il sent si nous sommes calme ou nerveux, pacifique ou en colère, grincheux ou ouvert. Notre corps émet les vibrations de notre état émotionnel, et notre environnement le perçoit.

Ces vibrations agissent comme un champ magnétique qui attire les circonstances et les événements que nous vivons. La pensée est un principe organisateur qui inscrit une trame quasi-abstraite dans la matière subtile. La manifestation concrète a lieu sous l’effet de l’attraction de la matière par l’état émotionnel. La matière physique habille la trame, lui donne forme, comme un artiste décorateur qui habille d’étoffes, de mousses et d’argile la structure en fil de fer quasi-abstraite qu’il a conçue.

Quand vous pensez à quelque chose que vous ne désirez pas, comme le cancer par exemple, et que vous ressentez l’émotion négative que vous appelez l’effroi ou la peur, les deux sont en harmonie, et ce cancer est alors en voie de se manifester… Lorsque vous pensez à quelque chose que vous désirez vraiment, une parfaite santé par exemple, et que vous sentez une émotion positive de paix et de joie, il y a harmonie et cette santé parfaite est en voie de se manifester. (E.&J.Hicks, Le pouvoir de créer)

La différence des formulations semble subtile sur le plan de l’idée, les deux exprimant le même désir, celui de la santé. Mais elles sont fondamentalement différentes sur le plan du ressenti, car l’une est négative et l’autre positive. Si vous formulez que vous voulez une santé parfaite, tout en ressentant la colère qu’elle ne vous soit pas accordée, alors les deux ne sont pas en harmonie, et votre désir ne sera pas exaucé. Si vous désirez une chose, sa manifestation dépend de l’émotion que vous éprouvez. Si vous ressentez le manque et la frustration de ne pas avoir cette chose, alors vous attirez le manque de cette chose.

Voici d’autres exemples.

Vous voulez absolument un(e) partenaire parce que vous vous sentez seul(e), vous en ressentez le manque et vous êtes triste ou en colère: attendez-vous à rencontrer des personnes qui vont créer en vous le manque, la colère et la tristesse. Et - remarquez comme c’est puissant - votre expérience vous renforcera dans votre sentiment négatif. Vous y trouverez la confirmation que personne ne veut de vous, ou que vous ne pouvez faire confiance à personne. Si vous avez tenté de vous représenter dans les détails l’objet de votre désir, vous en conclurez que la technique de visualisation ne fonctionne pas. Si vous pensez que vous n’êtes pas beau, si cela vous obsède, vous le devenez et vous attirez des remarques qui vous le confirment. Si vous constatez que vous êtes pauvre, et que vous en nourrissez du ressentiment ou de la peur, vous entretenez la pauvreté ou vous l’attirez vraiment. Au cours de nos journées, des centaines, des milliers de pensées de désirs nous traversent, très fugitives.

Plus une pensée nous revient en tête, plus elle nous occupe l’esprit, et plus elle attire sa manifestation correspondante. Si nous sommes préoccupés par la crainte de ce qui peut nous arriver de nocif, nous envoyons un message de crainte à l?Univers et il nous renvoie ce que nous voulons éviter. Mais nous pouvons apprendre à modifier nos sentiments en changeant notre regard sur les événements et les personnes. Nous pouvons l’orienter vers l’estime, la joie, la gratitude, et dans ce cas, nous attirons des événements qui nous procurent fierté, joie et gratitude.

 

L’OBSERVATION DE MA VIE ME RÉVÈLE MES SENTIMENTS INCONSCIENTS

 

Puisque les événements déplaisants de notre vie sont attirés par les sentiments négatifs qui sont associés à nos désirs, inversement nous pouvons examiner attentivement ces événements afin de découvrir quels sont les sentiments négatifs qui les ont générés. La compréhension de la relation entre les manifestations de notre vie et nos sentiments est un outil formidable. Nous pouvons en tirer parti pour connaitre les parties cachées de nous qui limitent l’expression de notre plein potentiel. Nous pouvons nous servir des circonstances de notre vie comme d’un miroir pour découvrir nos profondeurs inconscientes et au besoin les transformer.

Chaque événement désagréable qui survient à notre insu peut être considéré comme un signal. Il raconte quelque chose de nous. Nos déconvenues sont un appel de nos parties occultées qui demandent à être mises en lumière et transformées. Cet appel se reproduit tant que nous l’ignorons, tant que nous ne prenons pas le temps de le reconnaitre, le comprendre et en tirer les leçons. Ainsi, les déconvenues sont des outils majeurs de notre évolution vers un potentiel plus grand.

Or l’évolution vers la pleine réalisation de soi est l’essence de notre vie (voir Le sens de la vie). Ce sont les déconvenues qui nous causent apparemment le plus de tort ou de souffrance qui nous appellent le plus fort. Nous sommes beaucoup plus interpellés par ce qui nous tracasse, nous contrarie ou nous fait du mal que par les événements paisibles. Afin d’éclairer comment nous pouvons décoder les événements de notre vie, petits ou grands, et comprendre ce qu’ils veulent nous enseigner, voici quelques exemples.

 

 

MA PEUR DU MANQUE ATTIRE LE MANQUE

 

Reprenons le cas évoqué plus haut du commerçant qui n’a pas de clients malgré ses efforts. S’il veut comprendre les causes de sa situation, il devra examiner ce qu’il ressent par rapport à elle. Il trouvera peut-être un ensemble d’impressions diverses, mais la plus immédiate, celle qui le tracasse le plus, c’est la peur de manquer d’argent et de ne plus assurer la subsistance de sa famille. Il doit donc reconnaitre cette peur et comprendre qu’elle attire justement des situations de manque.

Suite à ses difficultés financières, il entend parler de techniques de visualisation créatrice et il entreprend de se visualiser régulièrement dans l’abondance financière. Pourtant rien ne se produit, rien ne change car il ne prend pas en compte son sentiment de manque dans sa visualisation. Il est dégoûté et découragé. Il se sent victime d’injustice sociale, abandonné par la vie. Au sentiment de manque, s’ajoutent ceux d’abandon et de dévalorisation de soi. Cela ne fait qu’attirer de nouveaux déboires d’injustice et renforcer son ressentiment vis-à-vis de son entourage, de ses concurrents et des autorités sociales.

Lorsque nous sommes en situation de manque d’argent, manque de reconnaissance ou d’attention, manque d’amour, nous ne prêtons pas suffisamment d’attention à notre sentiment intérieur de manque et de ressentiment. Le plus souvent, par réflexe, nous transférons immédiatement notre pensée sur l’extérieur. Nous accusons les autres, nos proches, les concurrents, les patrons, les hommes, les femmes, la société, le gouvernement. Cette attitude ne fait que renforcer le manque et nos ressentiments.

Pour changer la situation, nous devons reconnaitre qu’elle est issue de nous-même, qu’elle est attirée par notre sentiment de manque, de frustration, d’injustice, de dévalorisation, de peur d’abandon. Il ne sert à rien de rejeter et nier ces sentiments, bien au contraire. C’est en les accueillant sans jugement que nous pouvons les transformer en sentiments de confiance et de liberté qui attireront l’abondance, comme décrit plus bas.

SITUATIONS D’ÉCHEC ET CRAINTE DE NE PAS EN FAIRE ASSEZ

Voici un deuxième exemple. Une personne se dirige en voiture vers le lieu de son travail professionnel, lorsqu’elle est heurtée par une autre voiture qui n’a pas la priorité et qui lui provoque d’importants dégâts. Or cette personne se rendait à un rendez-vous professionnel important et elle en est très contrariée. Elle est désespérée de rater ce rendez-vous dont elle attendait tant. Elle se met en colère contre le conducteur de l’autre voiture et l’accuse de cette situation désagréable.

En reportant la faute sur l’autre, elle ne fait que renforcer son émotion négative, ce qui va lui attirer d’autres circonstances désagréables où elle aura l’occasion d’être à nouveau désespérée et en colère. Il serait beaucoup plus profitable qu’elle accueille l’événement comme un message. Sur le moment, dans le feu de l’action, elle n’est peut-être pas en mesure de le comprendre, de le décoder. Mais elle peut prendre une attitude d’écoute, d’acceptation. D’accord, cet événement veut me dire quelque chose, quelque chose de moi que je n’écoute pas et qui est important. Je vais m’y intéresser.

Ce changement de regard est crucial. Il suffit à transformer immédiatement son émotion et à briser l’enchainement de ses sentiments négatifs. Apaisée, elle attirera à elle d’autres types de solutions. Il est possible qu’un collègue passe justement à ce moment et lui vienne en aide. Ou bien, que la compagnie d’assurance lui procure immédiatement des moyens de remplacement. Plus tard dans la journée, elle pourra aller plus loin dans son évolution en portant attention à toutes les pensées récurrentes qui sont associées à l’événement. Car tant que le message ne sera pas compris, l’événement va se reproduire sous d’autres formes. Par contre, s’il est décodé et que des mesures de repositionnement sont prises, il n’a plus lieu d’être. Cette personne travaille sans relâche, sans prendre de repos, au détriment de sa santé. Pourquoi ne prend-elle pas le temps de satisfaire les besoins de son corps ?

Parce qu’elle craint que sa société ne s’en sorte pas vis-à-vis de la concurrence si elle en fait moins. Parce qu’elle craint que ses supérieurs ne la considèrent pas à sa valeur si elle ne réussit pas. Autrement dit, elle est mue par des sentiments de peur, peur de l’échec, peur de ne pas être bien considérée, et ces sentiments lui attirent des déconvenues. Ces déconvenues sont un appel salutaire de son Être intérieur qui lui demande de l’écouter. Il lui demande d’abord d’écouter le besoin de repos de son corps. Il lui demande aussi de se débarrasser des sentiments de sous-estime de soi qui la limitent. Sans voiture pendant quelques jours, elle subit une immobilité forcée qui l’obligera au repos et la mettra face-à-face avec elle-même, ce qu’elle avait toujours évité.

Chaque fois que vous ressentez une émotion négative, votre Être intérieur vous signale deux choses. D’abord, il vous dit qu’il y a là quelque chose d’important pour vous et ensuite, que vous dirigez votre attention à l’opposé de ce que vous désirez. (E.&J.Hicks, Le pouvoir de créer)

Comment décoder les messages de notre vie? Souvent, la réflexion personnelle peut suffire à comprendre le sens de nos émotions négatives. Toutefois, l’échange avec une autre personne, un ou une amie, favorise grandement la réflexion. Quelquefois, les sentiments négatifs sont complexes, douloureux ou ancrés profondément, et nous avons des résistances à les mettre à jour. Dans ce cas, l’aide d’un thérapeute formé à cette écoute peut être nécessaire pour décortiquer les sentiments négatifs, comprendre leur raison d’être, les transmuter et développer les aspects positifs de soi.

 

 

Je suis responsable de mes difficultés

 

Comprendre que les circonstances et les événements de notre vie proviennent de nous-même et pas des autres ou du hasard est une avancée cruciale dans notre évolution. C’est un changement radical du regard que nous portons sur le monde et sur nous-même. Nous ne pouvons plus accuser les autres de ne pas répondre à nos attentes et de nous nuire. Nous découvrons qu’ils ont été mis sur notre route dans une intention particulière.

Ils jouent le rôle d’acteurs qui mettraient en scène les pièces nécessaires à notre évolution (sans qu’ils le sachent). Et réciproquement, nous sommes des acteurs pour les autres. Aussi, non seulement, nous ne pouvons plus les accuser de nos difficultés, mais bien au contraire, nous pouvons les remercier de leur participation, volontaire ou non, à notre évolution.

Il est possible de remercier mentalement, mais c’est encore mieux si les circonstances nous permettent de le faire verbalement aux personnes. De la même façon, nous pouvons accueillir les défis de notre vie comme de grandes opportunités d’évolution pour nous. Ces opportunités, si elles sont saisies, nous conduisent développer nos potentiels et à nous épanouir. Nous pouvons aussi remercier ces situations.

 

 

Créez la vie magnifique dont vous rêvez

 

A ce stade de notre étude, nous savons comment tirer parti des circonstances de notre vie pour transformer nos zones d’ombre et nos émotions négatives. C’est un outil merveilleux qui peut nous emmener très loin et nous satisfaire. Or cela ne constitue qu’une première étape.

Nous pouvons aller encore plus loin dans la maitrise de notre vie afin de créer les conditions idéales de notre bonheur. Avec ce nouvel outil (le magnétisme des émotions) utilisé en CONSCIENCE, nous pouvons recevoir beaucoup plus de la vie.

La deuxième étape consiste à apprendre à utiliser cet outil pour créer la vie la meilleure dont nous puissions rêver. Si cette perspective est très prometteuse, voire excitante, elle n’est pas si facile à mettre en ?uvre. D’abord, elle va à l’encontre de nos idées habituelles. Je n’y crois pas. De plus, nous sommes tellement habitués à nous occuper de nos tâches et aléas du quotidien que cette liberté d’esprit qui nous est proposée peut nous apparaitre comme un grand vide que nous ne savons pas combler. Nous ne savons pas définir ce que nous voulons vraiment au-delà de quelques améliorations immédiates. Nous ne sommes pas éduqués pour cela. C’est un peu comme si la fée des contes vous rend visite et vous demande: “Je peux réaliser 10 v?ux pour toi. Que désires-tu?”.

 

 

RÉHABILITEZ L’IMAGINATION

 

Pas de panique, il n’y a pas urgence.

Prenez le temps de respirer. Prenez le temps de réfléchir à vos souhaits. Posez vos idées par écrit, cela leur donnera plus de consistance et d’autres idées vous viendront par association. Écrivez aussi bien les grandes lignes directrices de vos souhaits que des petits détails. Rectifiez-les, complétez-les au fur et à mesure qu’il vous vient une idée. Prenez le temps de les concocter peu à peu par touches successives, laissez-les macérer, murir, s’affiner.

Pour stimuler votre imagination et vous guider dans votre recherche, vous pouvez vous poser des questions comme celles-ci: Dans ma vie passée, quels sont les moments, les circonstances, les situations, les activités, qui m’ont apporté de la joie, de la paix, de la gaité? Dans ces moments, quels sont les ingrédients qui ont contribué à cette joie? Ne sont-ce pas ces ingrédients que je souhaite trouver dans ma vie? Qu’est-ce qui me plairait d’avoir autour de moi, de faire, de recevoir, de donner, de ressentir lorsque je suis seul? Lorsque je suis avec d’autres? Quel genre de personnes aimerais-je côtoyer, rencontrer? Dans quelles situations? Dans quelles circonstances m’arrive-t-il, même pour un bref moment, de sentir pleinement la vie, et d’oublier tous mes soucis?

LES ÉTAPES DU PROCESSUS DE CRÉATION

Comme l’univers répond à votre vibration et non à ce que vous vivez présentement, des choses étonnantes jamais vécues auparavant se manifesteront peu à peu dans votre existence. D’après nos observations, la chose qui vous fait le plus souvent trébucher est la suivante: le contraste [entre les expériences agréables et désagréables que vous vivez], pourtant nécessaire et utile pour vous aider à susciter la montée de désirs nouveaux en vous, fait souvent apparaitre toutes sortes d’énergies confuses. En général, pour savoir si vous voulez quelque chose, il vous faut déjà avoir une assez bonne idée des détails et des événements qui vous ont aidé à identifier ce que vous ne voulez pas.

Autrement dit, quand exprimez-vous avec clarté le désir d’être bien? N’est-ce pas habituellement lorsque vous ne vous sentez pas tellement bien? Quand avez-vous le plus fortement envie d’avoir davantage d’argent? Sans doute quand vous n’en avez pas assez. Ainsi, c’est lorsque la confusion règne en vous que vous avez le plus grand besoin de clarté. C’est lorsque l’accablement vous envahit que votre désir de sérénité est le plus grand. Et c’est lorsque vous vous ennuyez que votre besoin de stimulation devient le plus fort…

Le processus de créativité comporte 3 étapes. Premièrement, vous demandez, ce qui est facile puisque vous le faites constamment. Deuxièmement, une réponse est apportée à votre requête, ce qui ne vous concerne pas puisqu’elle provient de l’énergie Source. Troisièmement, vous devez consentir à recevoir ce que vous avez demandé.

Il est important de bien comprendre la différence entre la première étape et la troisième. Lorsque toute votre attention est focalisée sur une chose dont vous avez besoin ou que vous désirez vraiment, ou lorsque vous priez pour obtenir cette chose, il est fréquent que la vibration émanant de vous ne corresponde pas à la chose désirée et qu’elle soit plutôt en résonance harmonique avec l’absence de cette même chose.

Lorsque toutes vos factures arrivent en même temps, que vous n’avez pas assez d’argent pour les payer, que la panique s’empare de vous et que vous vous dites: “J’ai besoin de plus d’argent” ou, de façon plus positive, “Je veux plus d’argent”, vous en êtes alors à la première étape, celle d’exprimer votre désir. Mais vous n’êtes pas en mode réceptif, lequel correspond à la troisième étape. Vous maintenez une distance entre votre demande et vous. Vous demandez continuellement, incapable de vous arrêter, car le contraste entre la situation actuelle et la situation recherchée fait naitre un désir en vous. Vous devez trouver un moyen de vous mettre en mode réceptif, comme si vous vouliez recevoir un signal radio.

Extrait de: Créateurs d’avant-garde, E.&J. Hicks

Une fois posés vos souhaits, ne vous préoccupez pas de la façon dont l’univers va répondre. C’est un peu comme si vous lui imposiez vos idées, que vous le confiniez dans vos propres opinions, alors que l’univers a bien plus de ressources que votre cerveau ne peut concevoir. Une telle préoccupation est dictée à nouveau par vos doutes, par vos idées reçues. Comment pourrai-je trouver les moyens? Ai-je le droit? Y en aura-t-il pour tout le monde? Si vous émettez des sentiments d’inquiétude et d’incrédulité de cette sorte, rappelez-vous, ils attireront l’inquiétude et la difficulté de mise en ?uvre. Imaginez, imaginez librement, rêvez sans limite. Ne vous souciez pas de la façon dont tout cela peut être mis en place. Débridez votre imagination. L’organe de l’imagination a été endormi et vous devez le réactiver.

On vous a appris à penser logique, on vous a appris que l’imagination était pour les rêveurs, pas pour les hommes d’action. C’est tout le contraire. Tant d’entre vous ont été des rêveurs depuis leur venue en cette vie. On vous l’a reproché, on vous a même punis pour cela… Rêver fait partie de l’imagination… L’imagination n’est pas sous le contrôle du mental ici. Le mental doit être hors circuit pour que l’imagination se mette au travail. C’est de l’imagination, mais c’est réel, plus réel que la réalité humaine. Votre société vous apprend à mettre l’imagination au rebut, à la discréditer. Il est temps de lui rendre sa place légitime. (Extrait deL’imagination par G. Hoppe)

 

 

 

CONCENTREZ-VOUS SUR L’ÉTAT DE MIEUX-ÊTRE QUE VOUS DÉSIREZ

 

 

Même si vous-même ne savez pas vraiment ce que vous voulez, votre être intérieur, lui, le sait. En effet, chaque fois que vous avez été mécontent d’une situation, il a enregistré ce mécontentement et il a aussi enregistré le désir que vous aviez d’un autre type de situation, peut-être la situation opposée.

Avez-vous déjà observé par quel moyen vous pouvez vous rendre compte qu’une chose ou une situation vous plait ou non?

Par quelle faculté de notre corps sommes-nous capables de percevoir le plaisir ou le déplaisir, la satisfaction on l’insatisfaction? Avez-vous porté votre attention sur ce que vous ressentiez à ce moment dans votre corps? Si ce n’est pas le cas, je vous engage vivement à le faire, vous apprendrez beaucoup sur vous et ce que vous êtes réellement. Voici ce que découvrirez probablement. Lorsque quelque chose nous déplait, cela provoque en nous des crispations musculaires, peut-être dans la mâchoire, ou dans le ventre, dans le thorax.

En fait cela peut se traduire par des tensions en n’importe quelle partie du corps. Inversement, vous percevez que quelque chose vous convient lorsque, même seulement en l’évoquant en pensée, vous sentez de la légèreté, du soulagement, de l’ouverture, une sensation d’extension. Vos yeux se dilatent et brillent. Vos sentiments et vos sensations vous disent clairement ce qui est en accord avec vos désirs profonds et ce qui ne l’est pas.

Ce sont des outils extraordinairement puissants auxquels on n’accorde pas la valeur qu’ils méritent. Ils vous mènent à votre essence profonde (voir L’enfant intérieur et le langage des émotions) Lorsque vous désirez quelque chose, concentrez-vous sur l’état de soulagement, de légèreté, de joie ou de paix que vous désirez ressentir avec cette chose. C’est beaucoup pus important que la chose elle-même. Ce ne sont pas les actions que vous entreprendrez qui vous apporteront la réalisation satisfaisante d’un souhait, c’est l’attention que vous porterez à ce que vous désirez ressentir. La clé de la création

Sportifs par amour

Par Le 03/06/2016

C'est Roland Garros (j'aime bien le tennis) et bientôt l'euro de foot (je n'aime pas le foot) et bientôt aussi le tour de France (j'aime bien le vélo) mais tous ces sportifs, dont certains gagnent des sommes inconvenantes et imméritées, tous ces professionnels, jamais, ils n'égaleront les gens du peuple dont personne (ou presque) ne parle alors qu'ils sont de vrais et magnifiques modèles pour tous (ce qui est très rarement le cas des sportifs professionnels...)

Inondations et agricultures (Nature)

Par Le 03/06/2016

J'en ai déjà parlé ici lors des inondations dans le Var. 

On connaît l'impact de l'agriculture intensive sur les sols, ajoutée à l'urbanisation grandissante.

Il se pose malgré tout le problème de la "responsabilité indirecte" des consommatauers qui continuent à se tourner vers les aliments issus de cette agriculture dévastatrice...Tout est lié.

Que la population passe à une alimentation végétarienne et la Nature retrouvera ses capacités. L'élevage intensif réclame des cultures intensives...Tout est lié...

Absolument tout. Mais si on s'arrête aux effets sans remonter aux causes, on tourne en rond et les catastrophes se répètent. 

Certains ont perdu tous leurs biens. Il faut imaginer ce que représente de tels dégâts, émotionnellement.

Les assurances rembourseront (mal), les communes interdiront certaines zones inondables ( ou pas), des travaux d'enrochement seront faits ici ou là...

Mais qui cherchera réellement à remonter à la source du problème ? 

C'est à chacun de le faire, à chacun d'évaluer l'ampleur de son empreinte sur la Terre.

La Terre, pour sa part, n'y est pour rien. 

Les dégâts considérables des inondations ne sont que les effets de l'absence de conscience au regard de notre empreinte. Et c'est effroyable finalement. 

Après nous, le déluge ? ... Et certains de répondre, "m'en fous, je ne serai plus là".

 

L’ampleur des inondations est accentuée par les mauvaises pratiques agricoles

3 juin 2016 / Marie Astier et Émilie Massemin (Reporterre) 
 

 

L'ampleur des inondations est accentuée par les mauvaises pratiques agricoles

Après plusieurs jours de pluies torrentielles, les cours d’eau débordent et les inondations se multiplient. La faute aux éléments déchaînés ? Pas seulement. Ce phénomène naturel est aggravé par des pratiques agricoles délétères pour les sols.



Ça tombe, ça tombe, ça ne s’arrête plus. En trois jours, du dimanche 29 mai au mardi 1er juin, la Picardie, le bassin parisien et le nord de la région Centre ont reçu l’équivalent de deux mois de précipitations. A Paris, la pluviométrie a battu des records : lundi et mardi, il est tombé 61,3 millimètres d’eau, autant qu’en un mois entier ! Les conséquences ne se sont pas fait attendre : le Loing et l’Yerres, deux affluents de la Seine, sont sortis de leurs lits. Le Grand et le Petit Morin, deux affluents de la Marne, débordent aussi. A Paris, la Seine pourrait monter jusqu’à un niveau compris entre 5,30 m et 5,90 m ce vendredi 3 juin. Plusieurs villes se sont retrouvées les pieds dans l’eau : c’est le cas de Nemours (Seine-et-Marne), où 3.000 habitants ont dû être évacués du centre-ville inondé, et de Montargis (Loiret), noyé sous 1,80 mètre d’eau jeudi matin 2 juin.

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Paysage agricole inondé.



« Ce phénomène est avant tout un problème de précipitations, de pluies longues, qui durent et qui s’infiltrent dans le sol jusqu’à saturation", dit à Reporterre Ghislain de Marsily, hydrologue et professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris. Mais pourquoi les sols saturent-ils ? Certes, ces pluies sont exceptionnelles mais, pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies »aggravent la situation. Ce constat n’est 
pas nouveau, et a pu être fait à propos des inondations dans le Var, ou en qui concerne les zones humides. "Mais ce dont on parle très peu et qui me semble très important, c’est l’appauvrissement des sols agricoles », nous dit Jacques Caplat.


Un sol en bon état est riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en petites bêtes et en particulier en vers de terre qui creusent des galeries. Le sol est alors poreux, plein de petits trous, qui lui permettent d’absorber l’eau. « Marcel Bouché, un agronome qui avait fait des études sur les infiltrations d’eau, a montré qu’un sol vivant pouvait absorber jusqu’à 300 millimètres d’eau par heure ! C’est beaucoup plus que ce qui est tombé ces jours-ci. A titre de comparaison, un orage méditerranéen violent, c’est 150 millimètres d’eau par heure », indique notre expert agricole.

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Le sud de la Sarthe inondé après les pluies du week-end du 28 mai.

Le problème est qu’avec l’intensification de l’agriculture, « les éponges sont devenues des toiles cirées », déplore Jacques Caplat. « On a peu d’arbres et peu de rotation des cultures, donc peu de racines. Le gigantisme des parcelles a entraîné l’utilisation de machines agricoles de plus en plus lourdes, qui tassent le sol. L’eau ne peut plus s’infiltrer ! » Les haies ont été arrachées, alors qu’elles faisaient barrage aux ruissellements. La disparition des zones humides dégrade encore la situation, car elles constituaient « des espaces-tampons capables d’absorber beaucoup plus d’eau que les endroits secs », regrette l’agronome.


Lydia Bourguignon, agronome et fondatrice du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols, partage ce constat accablant en s’appuyant sur l’exemple des grandes plaines céréalières de la Beauce : « Après-guerre, dit-elle, les sols de ce territoire contenaient 4 % de matière organique en moyenne. Aujourd’hui, ce taux est inférieur à 2 %. Conséquence, les sols ne pompent plus. » Elle pointe du doigt l’utilisation de produits phytosanitaires, « le Roundup qui tue la faune capable d’aérer le sol, et des engrais qui minéralisent la matière organique, la brûlent et la consomment trop vite ».

Pire, le ruissellement ne se contente pas de favoriser les inondations ; il emporte de la terre à chaque grosse averse, le sol disparaît peu à peu. « On le voit sur les photos, l’eau est chargée,observe Lydia Bourguignon. La pluie entraîne la terre, le sol s’érode, la quantité de matière organique diminue. C’est un cycle infernal. »

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Le sud de la Sarthe inondé après les pluies du week-end du 28 mai.

Gérard Michaut, agriculteur bio dans le nord de l’Yonne, l’a constaté chez d’autres : « Ça coule, ça ravine, il y a parfois des ornières de 50 centimètres de profondeur. »


Et sur ces terres agricoles abîmées, aux inondations succède la sécheresse. Le sol n’a pas retenu d’eau. « Et si dans un mois, il y a un peu de chaleur, vous allez voir que le agriculteurs vous diront qu’ils ont des sols secs », prévoit Lydia Bourguignon. Au risque, même, de devoir irriguer…

Une situation à laquelle n’aura pas à faire face Gérard Michaut : cela fait 20 ans qu’il a adopté des pratiques de culture destinées à préserver ses sols. « Je ne laboure pas et je ne laisse jamais mes sols nus. Il faut un mélange de paille et de racines en surface pour retenir la terre, explique-t-il. Je travaille aussi perpendiculairement à la pente, et en buttes, pour faire barrage et éviter l’érosion. »Autre mesure, il met jusqu’à huit cultures différentes, successivement sur une même parcelle. « A chaque changement, cela permet d’avoir des racines et des débris différents qui favorisent la retenue d’eau et la porosité des sols ».

Résultat, sur ses champs en pente, « quand il y a un début de glissement de terrain, il ne part que sur deux ou trois centimètres et s’arrête tout de suite. » Il suffit d’un brin de paille pour retenir la terre. Tous ces micro-barrages additionnés permettent à grande échelle d’éviter un désastre.

Et ces techniques, peu à peu, tracent leur sillon dans les champs. « Quand j’ai commencé, on était 1 % des agriculteurs à les pratiquer, se souvient le paysan. Aujourd’hui nous sommes 30 % à les avoir adoptées à des degrés divers. »


Lire aussi : Comment vont les sols ?


Source : Marie Astier et Émilie Massemin pour Reporterre

Photos : 
. chapô : Les sols agricoles désertés par la vie s’imperméabilisent, et donc n’absorbent plus les eaux de pluie. Pixabay (domaine public/CC0)
. Sarthe : captures d’une vidéo de LMtv Sarthe (
Youtube) et d’une vidéo du journal Le Petit Courrier - L’Écho de la Vallée du Loir (Youtube).
. paysage inondé : Pixabay (domaine public/CC0)

Pour vos vacances

Par Le 02/06/2016

Marine, notre fille, s'occupe d'un camping en Lozère pendant toute la belle saison. 

Le lac de Villefort est à quelques kilomètres et permet la baignade, les promenades, la pêche etc...

De nombreuses randonnées s'offrent aux alentours et certaines depuis le camping.

C'est un petit camping municipal pour des vacances au calme, au bord de la rivière. 

Yuka jouera volontiers avec les campeurs qui le désirent. :) 

 

Le Camping des Pervenches à Prévenchères vous accueille de Mai à Septembre. 
De nombreux emplacements ombragés au bord du Chassezac, caravanes et tipis.

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7 route du Ranc

Prévenchères

04 66 46 87 96

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Deux caravanes sont en location au camping.

 

La grande caravane est équipée pour 4 personnes (2 adultes / 2 enfants).
Elle est composée d'un salon avec banquette en U transformable (lit enfants), d'une kitchenette (évier, gaz 2 feux, grand frigo et nombreux rangements), d'un lit 2 places et d'une salle de bains (douche et lavabo). Nombreux rangements.
Les sanitaires sont à 20 mètres et une gazinière (2 feux / four) est à disposition de tous au bâtiment de l’accueil du camping.

La petite caravane est équipée pour 2 personnes.
Elle est composée d'une kitchenette (gaz 2 feux) et d'un lit 2 places.
Cette caravane n'est pas raccordée à l'eau et le frigo ne fonctionne pas.
Les sanitaires sont à 20 mètres et une gazinière (2 feux / four) est à disposition de tous au bâtiment de l’accueil du camping.

Tarifs

1 nuit Caravane 4 personnes >> 40 €
La nuit supplémentaire >> 35 €

1 nuit Caravane 2 personnes >> 20 €
La nuit supplémentaire >> 15 €

 

Pêche & Baignade. 


Randonnée & VTT
 

Canyoning & Escalade.
 

Visites de parcs animaliers, grottes, village médiéval ( la Garde Guérin)

Marchés locaux.

 

Camping au calme avec une quarantaine d'emplacements au bord du Chassezac.

 

Les tipis sont prévus pour quatre ( 2 adultes lit double & 2 enfants lit tiroir ).
La kitchenette est équipée d'un frigo, micro-ondes, cafetière et plaque de cuisson au gaz.
Les tipis sont chauffés avec un petit chauffage au gaz.
Les sanitaires sont à 20 mètres. Toilettes, douches et bacs vaisselle. – Camping de Prévenchères.

Le jeûne thérapeutique. (santé) (2)

Par Le 02/06/2016

Pour guérir, jeûner en marchant

 

1er juin 2016 / Pascal Gémaud 
 

  

    
 

Pour guérir, jeûner en marchant

L’idée d’un jeûne alimentaire total provoque encore surprise et inquiétude. Il est pourtant un moyen de se réapproprier son corps comme de le purifier, explique l’auteur de cette tribune. Qui, souffrant d’une maladie chronique, a tenté l’expérience une semaine durant et en a été transformé.

Pascal Gémaud est titulaire d’un diplôme de Sciences-Po. Après six années d’un parcours médical infructueux pour soigner une maladie chronique, il s’est tourné vers le jeûne thérapeutique assorti d’activité physique, une semaine durant, en mars 2016.


« Le temps est un grand maigre. » C’est à cette phrase étrange de Balzac que j’ai pensé en scrutant ma silhouette amincie dans le miroir de la salle de bain, mes côtes bien saillantes, mes muscles presque atrophiés, mes cinq kilos en moins et mon visage moustachu, osseux et sec comme la face calleuse des paysans jadis.

Au septième jour de jeûne, le temps s’est comme allongé, et je bascule doucement vers un état de torpeur nonchalante. La délivrance n’est plus très loin.

Le jeûne ? Oui, le jeûne complet, l’arrêt total de l’alimentation sur une période de quelques jours. L’idée provoque souvent une sorte d’étonnement, teinté d’inquiétude. Moi-même, n’ayant jamais vraiment compris l’intérêt des régimes alimentaires — trop souvent associés à la perte de poids — je dois bien avouer que le jeûne d’une semaine me paraissait saugrenu, voire dangereux.

Maintenir le corps actif pour faciliter la détoxification 

Mais il y a parfois des circonstances qui nous obligent à revoir nos a priori. À 22 ans, comme venue de nulle part, j’ai développé une maladie chronique touchant le système digestif. De nos jours, la liste de ces maladies chroniques ne cesse de s’allonger — fibromyalgie, arthrite, cholestérol, maladie de Crohn, etc. À l’heure où celles-ci explosent au sein des populations occidentales, les sciences médicales ne parviennent plus à trouver des solutions durables aux patients.

Dans mon cas, la maladie a été diagnostiquée bénigne malgré la dégradation continue de ma qualité de vie. Pendant six ans, j’ai fréquenté le corps médical et enchaîné les examens. Rien n’y a fait : je me suis vu prescrire systématiquement des médicaments, allant des antalgiques et antispasmodiques jusqu’aux sinistres anxiolytiques et autres antidépresseurs. Ce que la médecine ne sait pas soigner, elle le met sur le compte du psychologique avec sa pharmacopée adaptée.

Seul face à cette maladie étrange, j’ai donc dû chercher hors de la médecine conventionnelle. C’est ainsi que j’ai découvert les différents régimes naturels existants, parmi lesquels le jeûne alimentaire, dont le réseau de pratiquants et accompagnateurs se développent en France.

Pour l’expérience, j’ai donc suivi une semaine de jeûne avec un groupe d’une quinzaine de personnes, à Léoux, dans la Drôme provençale, chez la famille Bölling, une famille allemande établie dans la région depuis 30 ans et pionnière de la pratique du jeûne associé à la randonnée en France depuis le début des années 1990. Car, en effet, selon la méthode Buchinger, pour bien jeûner il ne s’agit pas simplement de cesser de s’alimenter, il faut aussi maintenir le corps actif pour faciliter la détoxification, entretenir l’activité musculaire et respiratoire, et se vider l’esprit grâce à l’effort du corps et au contact avec la nature [1].

Reconsidérer la nourriture et la relation qu’on entretient avec elle 

Que dit un corps qui ne reçoit pas sa dose habituelle de nourriture ? Il panique un peu, certes, mais avec une préparation minimale, la peine est supportable. Elle est passagère surtout, et un corps sans nourriture est un corps qui vit, et qui vit même plutôt bien. C’est d’ailleurs un moment où, par une sorte de réflexe archaïque, le corps entreprend de se nettoyer, comme le fait depuis si longtemps le corps des mammifères, en particulier chez les adeptes de l’hibernation, ou bien encore comme chez l’emblématique manchot empereur, qui est capable de supporter un jeûne de plusieurs mois pendant la période de nidification.

Au matin du premier jour, le vrai, c’est-à-dire celui qui suit la purge, on ressent de légers vertiges, les gestes sont anormalement lents au réveil. On se lève en trois temps, comme un fiévreux, pour marcher doucement vers la bouilloire. De l’eau chaude dans un bol et on a déjà l’impression de déjeuner quelque chose. Et puis, à peine habillé, on se met en train, on marche vers la montagne, simplement, comme un troupeau, tantôt silencieux, tantôt bêlant, véhiculant nulle part et comme indéfiniment nos corps vides, seule façon peut-être d’oublier qu’on ne mangera pas aujourd’hui, seule façon de ne penser à rien, d’occuper son corps pour reposer son esprit.

Car, c’est aussi à cela que sert l’expérience du jeûne : faire une vraie pause, durant laquelle le corps et l’esprit se reconstituent. Il s’agit, en s’en privant, de reconsidérer la nourriture et la relation qu’on entretient avec elle. Jeûner relève probablement d’une hygiène comparable à ces sursauts d’écœurement qui nous font subitement éteindre la télévision, l’ordinateur, le téléphone, et nous enjoignent de quitter ce bruit de fond, lancinant, tout aussi excessif et indigeste, pour prendre le chemin des forêts, des grands espaces, de la nature sauvage.

Un corps tout neuf, un esprit plus frais, plus vif, plus serein 

L’expérience de la faim, qui peut être pénible psychologiquement par moment, est une expérience des limites, un moyen de faire l’examen de nos priorités. La reprise alimentaire constitue par ailleurs un chapitre très important dans l’aboutissement de l’expérience. À la fin de la semaine, nous rompons collectivement le jeûne autour d’une grande table en consommant des pruneaux trempés, une pomme de terre bouillie et des crudités râpés. Un festin qui fait saliver après cette semaine fatigante. Pourtant, de ce maigre repas, je n’en viendrai même pas à bout, rapidement rassasié par quelques bouchées. Mais quelques jours plus tard, j’ai la sensation surprenante d’avoir un corps tout neuf, un esprit plus frais, plus vif, plus serein. Et je me rends compte, deux mois après, de tout l’élan et de la force que m’a apporté cette semaine sans manger. Un regain de santé qui m’a naturellement incité à adopter un régime alimentaire plus sain, réduisant les protéines animales, le sucre raffiné, les laitages et tous les excitants (café, thé noir, alcool).

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Selon la méthode Buchinger, pour bien jeûner, il faut aussi maintenir le corps actif pour faciliter la détoxification, entretenir l’activité musculaire et respiratoire, et se vider l’esprit grâce à l’effort du corps et au contact avec la nature.

Jeûner est une expérience de réappropriation de son corps, malade ou pas, ouvrant la possibilité de retrouver sa place dans un monde étrange, permettant une rupture et une grande respiration vis-à-vis d’un quotidien étouffant, vaincre les angoisses, se purifier, se rasséréner, changer ses idées noires et même, peut-être, prendre un nouveau départ. Oui, tout cela, et peut-être même davantage, un antidote à bien des maux sûrement, et qu’il faudrait essayer, au moins une fois, au moins avant d’entrer dans la logique pernicieuse des béquilles médicamenteuses, de la vie sous perfusion, ou de la vie assistée par ordinateur que nous souhaitent tous les adeptes du transhumanisme.


[1] Il est à noter que quelques maladies comme la tuberculose pulmonaire ou le diabète de type 1 sont incompatibles avec la pratique du jeûne alimentaire — il faut bien se renseigner avant de commencer un jeûne.

 


Lire aussi : Qu’est-ce que le jeûne thérapeutique ?

Jarwal le lutin (tome 3)

Par Le 01/06/2016

 

J'ai repris le travail sur l'histoire de Jarwal le lutin. Quatre tomes à relire, à corriger, à peaufiner, à élaguer ou à compléter.

Dans le tome 3, je tombe sur ce passage et je réalise à quel point, nous sommes dans la situation décrite au regard de notre système politique. 

 

 

« Kalén, tu vas redescendre au village pour chercher le lutin. Si tu le retrouves, il t’aidera à transporter le clan dans la montagne. Si tu ne le trouves pas, il nous restera la possibilité qu’il réapparaisse et qu’il t’aide dans le voyage de l’eau. Et s’il ne réapparaît jamais ou que tu trouves sa dépouille, il nous restera à attendre le départ des Espagnols. Ou à mourir d’épuisement.»

 

Nasta, le Mamu, le plus âgé, avait parlé. Il n’y avait rien à rajouter. Kalén devait obéir. Il était le fils du chaman mais le Mamu était le Guide.

Kalén devait tromper la vigilance des gardes.

Il serait tué s’il était pris. Il le savait.

« Si les soldats remarquent ton absence à la mine, je leur dirai que ta main blessée s’est infectée mais que tu reviendras après-demain. Il faudra que tu marches vite, tu as peu de temps.

-Je serai là. »

 

Kalén se leva, prit une mochilla et la remplit d’aruaca. Une outre avec de l’eau en bandoulière, quelques galettes de maïs, des bananes et un bâton de marche. Il salua l’assemblée et sortit.

Les regards des Anciens se gravèrent en lui. Ils nourriraient sa force.

 

Un feu de camp au bout de l’allée des huttes, trois silhouettes assises près du foyer. Elles lui tournaient le dos. Il aurait aimé que son cœur se taise. Il battait comme un tambour. Il observa le sol devant lui, repéra quelques cailloux qu’il devait éviter, il vérifia que sa mochilla était bien en place, que rien ne risquait de tomber, que rien ne pouvait entraver ses pas puis il se décida.

Il se glissa sans bruit dans l’ombre des murs. Il disparut rapidement, plus silencieusement qu’un vol de papillons.

Une fuite bien plus facile que ce qu’il avait imaginé. Il s’attendait à entendre un cri dans son dos, une alerte, les soldats qui le saisissent, des coups, une mort certaine mais il continua à se mouvoir dans la nuit et il s’éloigna.

Un choc en lui alors qu’il descendait le flanc de la montagne.

Sa peur n’était que le fruit de son imagination.

Une révélation soudaine. L’abattement de son clan n’était pas dû réellement au danger mais à ce qu’il imaginait du danger. Il avait suffi aux Espagnols de se montrer intraitable pour créer la peur de ce qui pourrait advenir de pire. Sans que ça ne soit une réalité. Le clan s’interdisait lui-même toute tentative d’évasion, figée par une imagination trompeuse, des visions de massacre quand il pouvait tout autant s’agir de liberté acquise. Il fallait qu’il parle de sa découverte aux Mamus et qu’ils revoient leur position. Cette situation n’était pas nécessairement une condamnation définitive.

Un trouble immense dans l’esprit de Kalén, comme une brèche dans le mur de ses certitudes et de toutes les connaissances transmises. Le clan œuvrait à la maîtrise des pensées et des émotions, à la compréhension du passé et à son exploitation, à l’exploration constante et approfondie des âmes et pourtant, lui, Kalén, il venait de découvrir, en se glissant plus silencieusement qu’une ombre, que les capacités des individus pouvaient dépasser les décisions communes, que la liberté à prendre ne devait pas s’arrêter aux peurs éprouvées ni encore moins aux drames fictifs, aux catastrophes imaginées lorsqu’elles n’étaient que des pensées collectives. C’est l’absence de repères conférés par le passé du clan qui figeait les Anciens. Aucune expérience ne leur permettait d’opter pour une voie ou son contraire. Ils n’avaient pas réellement décidé de rester inertes. L’inertie s’était imposée à eux. Il fallait désormais abandonner le fardeau de ce passé sans réponse et œuvrer à la création d’un avenir. En s’engageant dans l’instant présent avec toute l’énergie du clan."

Pour commenter le désastre (école)

Par Le 01/06/2016

S'il y a des parents d'enfants à l'école élémentaire, je mets ici une enquête menée par le seul syndicat ayant dès le début marqué son opposition à la réforme des rythmes scolaires. Les commentaires sont explicites...A vous de prendre la plume.

 

ECOLE

LA FIN ANNONCÉE DE LA SEMAINE DES 4,5 JOURS ?

  13 COMMENTAIRES

« Non ! On découvre aujourd’hui le bilan négatif des rythmes scolaires? »

Ces mêmes syndicats, ces mêmes associations qui défendaient la semaine de 4,5 jours, comme solution à tous les problèmes de l’école, comme une avancée pour le bien de tous les enfants crient aujourd’hui à l’hallali !

Le SNALC et son partenaire le SNE se retiennent de rire ! Devrions-nous leur rappeler après ces deux années que nous leur devons ce résultat accablant ?

Aucun problème de conscience pour le SNALC et le SNE qui dès la mise en place des rythmes scolaires ont alerté le ministère sur les conséquences évidentes de ce choix : fatigabilité des élèves, impact sur leur santé et sur leurs résultats scolaires, effets sur la vie associative, coût budgétaire sur les communes sans oublier bien évidemment les conséquences sur nos vies d’enseignants et nos vies de parents.

Aucun bilan, aucune enquête sérieuse n’ont été menés par le ministère. Au mieux de la poudre aux yeux via les médias pour faire croire au succès d’une réforme ratée. Aussi nous vous proposons de nous donner votre avis sur la question de façon anonyme ou non par le biais de ce très court questionnaire en ligne qui ne vous prendra que 20 secondes.

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13 RÉFLEXIONS SUR “ LA FIN ANNONCÉE DE LA SEMAINE DES 4,5 JOURS ? ”

  1. Comment́ des pseudo-spécialistes de l’éducation ont pu décider qu’il fallait ajouter une matinée et jeter les élèves en pâture au gré de chaque municipalité? Cette réforme des rythmes est un scandale, on a embauché Rufo pour la propagande, avec sa fille qui travaille à l’Élysée, tout va bien! Les élèves sont fatigués, beaucoup plus fragiles donc plus souvent malades. Certains explosent de nervosité et de surmenage. (Explosion des burn out d’enfants depuis deux ans, cherchez l’erreur). Sous mes yeux, après la classe et le mercredi au centre, les élèves deviennent des anti-citoyens. Quant aux fruits pédagogiques de cette merveille, on les cherche encore, quoiqu’en disent Mme le ministre et ses sbires. Il serait grand temps d’avoir le courage de revenir en arrière…mais trop d’impératifs économiques là-dedans, l’intérêt de l’enfant…c’est quoi déjà? C’est ce sur quoi on s’assoit-aussi-quand on modifie le calendrier scolaire pour envoyer les petits bobos au ski à Pâques.
    Les enfants ont besoin de la pause du mercredi et ils ont aussi besoin de voir leur parent divorcé/séparé le week-end. Laissons-les grandir, ils auront bien le temps de tenir des rythmes de fous…

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    1. Je suis d accord ma fille de 10 ans n a jamais ete aussi malade que cette annee de plus artisans commercant, nous n avons que le mercredi de conge donc plus de jours avec notre fille elle part tous les vendredi soir chez sa tante merci l education nationale

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    2. Mes élèves de petite section font beaucoup plus de collectivité qu’avant. Comme ils sont à la garderie à 16h30, pourquoi venir les chercher? Ils y sont, ils y restent. Avant la reforme la majorité des enfants rentraient chez eux à cette heure là.
      Certains sont saturés d’école et ils sont tous fatigués.
      En ce qui me concerne, depuis les nouveaux rythmes, je ne suis pas fatiguée mais épuisée.
      J’ai 37 ans de carrière et c’est la 1ére réforme qui impacte ma santé. Merci l’Education Nationale

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  2. Avec quelques collègues, nos classes ont été  » choisies » pour participer à une batterie de tests, très sérieux, sur l’impact des rythmes sur les résultats scolaires et sur le niveau de fatigue et d’énervement des enfants.
    A priori, ça n’est pas fameux! On nous assure que tout sera publié… Mais j’ai un sérieux doute là-dessus. On en reparlera dans quelques mois, ou pas!

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  3. Ces rythmes sont une vraie catastrophe.
    Élèves fatigués, énervés, incapables de se concentrer des le jeudi matin.
    D’avantage de bagarres dans la cour surtout le vendredi.
    Aucun progrès en ce qui concerne les apprentissages, on va plutôt moins vite !
    Pour moi, je suis épuisée et j’ai l’impression de ne plus avoir de temps ni d’énergie.

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  4. Fatigue incontestable de mes enfants (6 et 8 ans) qui sont dans un état de sur-excitation le soir comme je n’ai jamais vu. Les maîtresses ont toutes constatées dès le jeudi matin que les enfants étaient épuisés et qu’on ne pouvait rien en faire (je précise que les miens se couchent à 8h30 pour se lever à 7h15 (quand ils y arrivent) donc non, ce n’est pas la faute d’un coucher tardif, de la télé le soir ou de je ne sais quoi d’autre). En début d’année, la directrice et maîtresse de mon ce2 avait d’ores et déjà annoncé qu’il y aurait un retard dans le programme scolaire en fin d’année (comme ça au moins on est fixé), et le retard on le constate à l’heure actuelle bien sûr. Plus de sorties culturelles, la seule qui a été faite nous a ramené à l’école à 16h15 (ben oui, le matin c’est fait pour les apprentissages et l’après-midi, c’est trop court pour les sorties, voire même pour finir les leçons puisqu’ils sortent à 16h alors que l’heure officielle est 15h45, mais il faut bien terminer la leçon commencée). Un vrai bazar cette réforme qui ne sert qu’à épuiser les enfants, créer des fossés qui, à terme, seront irréparables et irrémédiables. Une réforme coûteuse faite par les riches, pour les riches. ABROGATION !!!

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  5. Pour nous : bilan déplorable!!! Cette matinée de plus et ces après midi raccourcis ont juste apporté plus de fatigue chez les enfants, plusmalade) de nervosité, moins de concentration, moins la possibilité de faire des activités extra scolaires qu’auparavant… (on a du effectivement supprimer les activités du mercredi après midi car ma fille était tout le temps fatiguée et tombait trop souvent malade)… Je suis assistante maternelle… J’accueille des enfants jusqu’à l’âge de 8 ans… Ils sont tous fatigués, certains s’endorment sur le trajet de l’école (1 km en voiture), d’autres sont intenables car sur les nerfs… Bref, du grand n’importe quoi!!

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  6. Maman de 2 enfants(maternelle et primaire) je ne peux que constater la fatigue de mes enfants. Les TAP sont pitoyables car aucun moyen financier et humain pour le donner sens. Ce qui aurait pu être enrichissant pour les enfants est devenu la foire au grand n’ importe quoi et à la violence. Retirez cette réforme pour que nous ,famille ,nous puissions nous retrouver!

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  7. Ma fille de 10ans en CM2 n’a jamais était autant fatigué par l’école depuis cette mise en place.De plus ils devaient faire des matières générales car plus réceptif le matin , résultats ils fond art visuels ou Dance.Moi qui travaille le mercredi j’ai toujours mis ma fille au centre aérée ou ils avaient le temps de faire des sorties cinéma ou piscine balade en forêt vélo alors que maintenant ils ne font rien jeux de sociétés ou activités plein air.

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  8. Les élèves sont épuisés! Certains s’endorment sur les bancs lors de la lecture d’albums!!! Les enseignants aussi sont fatigués et tirent sur la corde pour tenir le cap pendant 5 journées d’affilées sachant notamment qu’il en faut de l’énergie pour préparer, gérer et stimuler une classe … Les NAP se passent de façon catastrophique : c’est quasiment de la garderie ! Resultats ; des journées rallongées pour les enfants dont les parents travaillent, des enfants et enseignants épuisés , une inégalité de la qualité des NAP , des activités périscolaires qui du coup viennent se greffer le week-end au détriments de vies de famille déjà bien lésées … Jusqu’où irons-nous avant de dire stop???

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  9. Bilan de ces deux annees avec deux enfants un en moyenne section de maternelle l’autre en CM2 : pour les deux une fatigue en fin,de journee qui se traduit par un endormissement reel pour celui de maternelle au retour du domicile, pour les deux une irritabilite. Aucune amélioration dans les apprentissages. Concernant les activites periscolaires, la commune s’est retranchee derriere l’excuses du manque de financement pour ne rien proposer d’autre qu’un élargissement de l’accueil. Nos enfants passent donc plus de temps en cours de récréation ou devant une tele les jours de pluie au lieu d’optimiser leur temps scolaire.
    Les enseignants ont pu nous confier leur impossibilité de mener a bien leur mission a cause d’une mauvaise repartition du temps de travail qui entraine entre autre un manque de concentration des eleves.
    Non seulement inefficace cette reforme contraint les eleves, les enseignants, et les familles a plus de difficultés.

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  10. Je ne vois pas comment cette réforme peut être positive. Il a été dit que les élèves pourraient ainsi finir leur journée plus tôt, mais nous sommes en 2016 et en 2016, beaucoup de parents travaillent tous les 2, donc de toute manière ils restent en collectivité jusqu’à fin d’après-midi, avec d’autres enfants et donc un énervement supérieur.
    De plus, je pense que les instituteurs pourront acquiescer, on demande le même programme sur 4,5 jours. OK sur le papier on a le même temps, mais dans les faits, comme les journées sont plus courtes, les enfants ont à peine ne temps de commencer une leçon, qu’il faut déjà s’arrêter.
    Bref, on augmente le stresse, le « vite vite dépêche toi de finir, » dans une société où tout va déjà en accéléré !

    Arrêtez de faire créer des réformes par des gens de 70 ans qui n’ont pas d’enfants en bas âges, et arrêtons de comparer avec les années 1980/1990, la vie est différente !!!
    Oui nos enfants auront à travailler dur, à suivre des rythmes instances, alors si on pouvait juste les épargner 7 ans…

    J’ai une question pour le gouvernement qui ferme des classes et des écoles et qui oblige donc les enfants à faire beaucoup de trajet en bus (presque 1h de plus par jour pour certains entre le matin et le soir). Pourriez-vous demander à vos spécialistes de se pencher sur la question suivante : est-il plus fatiguant pour les enfants de finir 45 min plus tard sur 4 jours dans la semaine, OU aller 5 jours dans la semaine et faire 2 fois plus de route (donc se lever plus tôt et rentrer plus tard)?
    Je vous laisse méditer !

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Sans vergogne. (politique)

Par Le 01/06/2016

vergogne , nom féminin

Lorsque je vois le comportement des politiciens, je réalise à quel point ces gens sont dénués de toute vergogne.

Rien ne les arrête, aucun mensonge, aucune attitude, ils n'ont aucun état d'âme, aucune conscience morale, aucune empathie, aucune autre intention que leur propre pouvoir, l'assise de leur avidité, le prolongement de leurs privilèges, coûte que coûte.

Les marionnettes agitées de l'assemblée nationale ou du sénat, les ministres qui passent du portefeuille de l'agriculture à celui de la culture, de l'armée à l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports aux anciens combattants, du ministère des casseroles à celui des langues de belle-mère, sans aucune compétence, sans aucune connaissance réelle, sans aucun vécu.

Une ministre de l'éducation nationale qui n'a jamais enseigné, un ministre de l'agriculture qui ne connaît de la nature que le salon de la viande à Paris, un ministre de la guerre qui a pris le poste pour se croire plus fort que tous les autres dans la cour de récré, une ministre de la culture qui pense que Lamartine, c'est la petite fille des albums de son enfance...

 

Ils n'ont aucune vergogne.

Mais ils proclament que nous devrions avoir honte de participer à des mouvements de contestation.

Que savent-ils de la vie du Peuple ? 

Macron est-il un représentant de la réalité de nos vies ?

S'il est là, et tous les autres, également, c'est que la place est belle. 

Ayant étouffé toute vergogne depuis les années d'hypokhâgne, il se hisse sur le piédestal de son ego et se proclame empereur, il lance son cri de ralliement "en marche". (puis il murmure pour lui-même : "mais tous derrière moi")

Les fans le voient Président.

Tout le monde devrait lire ne serait-ce que la page wikipedia qui lui est consacrée...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Macron

   

Emmanuel Macron, né le  à Amiens, est un haut fonctionnaire, banquier d'affaires et homme politique français.

Énarque, inspecteur des finances, il a été banquier d'affaires chez Rothschild & Cie avant d'être nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollandede mai 2012 à juin 2014.

Depuis le , il est ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II. Après avoir été membre du Parti socialiste entre 2006 et 2009, il fonde en 2016 le mouvement politique « En marche ! ».

 

Il est de la sixième à la première élève du lycée La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des jésuites17. Il poursuit ses études à Paris au lycée Henri-IV, où il obtient le bac S avec la mention très bien2. Il est également lauréat du concours général de français en 199418.

Admis en hypokhâgne et khâgne au lycée Henri-IV (classes préparatoires de lettres CPGE B/L - filière lettres et sciences sociales), il échoue au concours d’entrée à l’École normale supérieure19,20. Il obtient par la suite un DEA de philosophie à l'Université de Paris-X - Nanterre21. Diplômé à 24 ans de l'Institut d'études politiques de Paris (2001), il intègre l'ENA à Strasbourg de 2002 à 2004 dans la promotion Léopold Sédar Senghor où le classement final est annulé par le Conseil d'Etatà la suite d'un vice de forme22 (Emmanuel Macron fait partie des requérants ayant saisi le Conseil d'Etat)23, sans que cela n'ait d'influence sur l'affectation d'Emmanuel Macron à l'Inspection des finances24.

Plusieurs éléments de sa biographie ont fait l'objet d'incertitudes et de contradictions. Ainsi, il a prétendu avoir réalisé un mémoire sur l'intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, sous la direction d'Étienne Balibar, mais ce dernier indique ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode25. De même, plusieurs articles biographiques indiquaient sa condition de normalien, qui s'est avérée inexistante26.

 


 

Il est bien connu que l'ambition politique ne peut s'accorder avec l'honnêteté, l'intégrité morale, l'altruisme.

 

Et pour que les choses soient bien claires et que mes propos ne soient pas perçus comme partisans, j'invite ensuite à aller lire la page wikipedia consacrée à Alain Juppé, futur Président de l'oligarchie française.

Rendez-vous en 2017, un nouveau spectacle sera présenté. Le théâtre de Guignols aura juste changé la couleur du rideau. 



 

La dépendance (spiritualité)

Par Le 31/05/2016

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SUR LA VOIE DE LA SAGESSE. - SIDDHARTHA·MARDI 31 MAI 2016

LA DÉPENDANCE

Croire que la dépendance est de l’amour, voilà un autre malentendu très courant auquel les psychothérapeutes sont confrontés quotidiennement.

L’un de ses effets les plus spectaculaires apparaît chez l’individu qui menace ou tente de se suicider, ou qui fait de la dépression à la suite du rejet ou de la séparation d’un amant ou d’un époux. Une telle personne dira : -Je ne peux pas vivre sans mon mari (ma femme, mon amie), je l’aime tellement ! Et je répond : – Vous faites erreur, vous ne l’aimez pas. – Mais, reprend-elle en colère, je viens de vous dire que je ne pouvais pas vivre sans lui (elle).

Alors j’essaie d’expliquer : – Ce que vous décrivez, c’est du parasitisme, pas de l’amour. Lorsqu’on a besoin d’un autre individu pour survivre, on parasite cet individu. Il n’y a pas de liberté dans votre relation. Il s’agit de besoin plutôt que d’amour. L’amour est un choix délibéré. Deux personnes ne s’aiment vraiment que lorsqu’elles sont capables de vivre l’une sans l’autre mais choisissent de vivre ensemble. Je définis la dépendance comme l’incapacité de se reconnaître comme un tout et de fonctionner correctement sans avoir la certitude qu’on est pris en charge par quelqu’un. La dépendance chez les adultes physiquement sains relève de la pathologie ; elle est malsaine et toujours la manifestation d’une déficience ou d’une maladie mentale. Il faut la distinguer de ce qu’on appelle communément les besoins ou sentiments de dépendance que nous avons tous, même si nous affirmons – à nous-mêmes et aux autres – le contraire.

Nous avons tous le désir que quelqu’un s’occupe de nous, de recevoir sans effort, d’être choyé par quelqu’un de plus fort que nous. Même si nous sommes des adultes responsables, en regardant au fond de nous-mêmes avec lucidité, nous trouverons toujours un désir d’être chouchoutés de temps en temps. Chacun de nous aimerait avoir et recherche dans sa vie une figure maternelle et une figure paternelle satisfaisante. Mais ces sentiments et ces désirs ne régissent pas notre vie, ils ne sont pas le thème prédominant de notre existence. Lorsqu’ils en deviennent le pilier, alors nous sommes vraiment dépendant. En fait, ceux dont la vie est régie et dictée par les besoins de dépendance souffrent d’un trouble psychique auquel nous pouvons donner le nom-diagnostic de »trouble de la personnalité passive-dépendante ». C’est probablement l’un des troubles les plus courants en psy. Amour Les passifs-dépendants, ceux qui en souffrent, dépensent tant d’énergie à se faire aimer qu’ils n’en ont plus pour aimer. Ils sont comme des affamés, grappillant de la nourriture partout ou ils le peuvent, sans rien avoir à offrir aux autres. C’est comme s’ils avaient en eux un vide, un puits sans fond hurlant pour qu’on le remplisse mais qui ne peut jamais l’être totalement.

LA DÉPENDANCE Les passifs-dépendants ne peuvent jamais être comblés ni éprouver la plénitude. Ils ont toujours le sentiment qu’il leur manque quelque chose. Ils tolèrent mal la solitude. À cause de leur sentiment de manque permanent, ils n’ont pas de véritable sens de l’identité, et ils ne se définissent que par leurs relations avec les autres. Une aptitude à changer si rapidement l’objet de son intérêt est caractéristique des individus passifs-dépendants. Peu importe de qui ils sont dépendants, du moment qu’ils ont quelqu’un. Peu importe leur identité, du moment qu’il y a quelqu’un pour leur en donner une. En conséquence, leurs relations avec les autres sont extrêmement superficielles, bien que spectaculaires par leur apparente intensité. À cause de la force de leur sentiment de vide intérieur et de leur désir de le combler, ils ne supportent aucun retard dans l’assouvissement de leur besoin des autres. Dans le diagnostic, le mot »passif » est associé ao mot »dépendant » parce que ces individus s’intéressent à ce que les autres peuvent faire pour eux, sans se soucier de ce qu’ils pourraient faire eux-mêmes. Un jour, en travaillant avec un groupe de cinq patients célibataires, tous des passifs-dépendants, je leur ai demandé de me raconter la situation dans laquelle ils voudraient se cinq ans plus tard. Chacun, à sa façon, répondit : – Je voudrais être marié avec quelqu’un qui m’aime vraiment.

Pas un seul ne parla d’avoir un travail épanouissant, de faire de la création artistique, de contribuer à la vie de la communauté, d’être dans une situation ou il ou elle pourrait aimer, ou même d’avoir des enfants. La notion d’effort n’apparaissait pas dans leurs aspirations ; ils n’envisageaient qu’un état passif, ou ils ne feraient que recevoir. Je leur dis, comme à beaucoup d’autres : – Si votre but dans la vie est de vous faire aimer, vous échouerez. La seule façon de s’assurer l’amour, c’est d’être digne d’amour, ce que vous ne pourrez pas être tant que votre seul but sera d’être aimé passivement. Cela ne veut pas dire que les passifs-dépendants ne font jamais rien pour les autres, mais plutôt que le motif de leurs actions est de forcer l’attachement des autres afin de s’assurer leur attention. Et ils ont du mal à agir sans réciprocité immédiate. Par de tels comportements, une relation entre passifs-dépendants est peut-être durable et sécurisant, mais on ne peut pas dire qu’il soit sain ni tenu par l’amour ; la sécurité est en effet obtenue au prix de la liberté et de relations qui ne servent qu’à retarder ou à empêcher l’évolution personnelle des deux personnes en relation. Il nous faut toujours dire et répéter aux couples qu’une bonne relation ne peut exister qu’entre deux personnes matures, fortes et indépendante. Ce que l'homme peut de moins en moins satisfaire aujourd'hui

S’accepter comme nous sommes. La dépendance passive prend sa source dans le manque d’amour. Le sentiment de vide intérieur dont souffrent les passifs-dépendants est la conséquence directe de l’incapacité manifestée par leurs parents à assouvir leurs besoins d’affection et d’attention pendant l’enfance. Nous l’avons vu, les enfants aimés et choyés avec constance entrent dans l’âge adulte avec le sentiment d’avoir de la valeur et d’être dignes d’amour. Cela leur vaudra d’être aimés tant qu’ils resterons honnêtes avec eux-mêmes. Tandis que les enfants qui grandissent dans une famille ou l’amour et l’attention sont rare ou totalement absents deviennent des adultes manquant de sécurité intérieure : ils ne sont pas sûrs d’eux, doutent de leur valeur, ils ont le sentiment de ne jamais avoir asses, que le monde est imprévisible et peu généreux. Rien d’étonnant à ce qu’ils se précipitent pour grappiller un peu d’amour et d’attention partout ou ils peuvent en trouver.

Ils s’y accrochent alors avec désespoir et manifestent un comportement peu affectueux, manipulateur, machiavélique, détruisant le lien qu’ils cherchaient à préserver. Nous avons également indiqué que l’amour et la discipline vont de pair. Cela implique que des parents non affectueux et non attentionnés manques de discipline et, lorsqu’ils ne réussissent pas à donner à leurs enfants le sentiment d’être aimés, ils échouent par là même à leur apprendre la discipline.

La dépendance excessive dont souffrent les passifs-dépendants n’est donc qu’une des principales manifestations de leur trouble de la personnalité ; ils manquent aussi de discipline. Ils ne veulent pas ou ne peuvent pas retarder l’assouvissement de leur soif d’attention. Dans leur recherche désespérée de liens à créer et à conserver, l’honnêteté ne compte plus.

Ils s’accrochent à des relations moribondes au lieu d’y mettre fin. Et le plus grave, c’est qu’ils n’ont aucun sens des responsabilités. Passivement, ils voient les autres – souvent leurs propres enfants – comme étant leur seule source de bonheur et d’épanouissement, les considérant comme responsable de leur vide intérieur. En conséquence, ils sont perpétuellement en colère, en réaction se sentant abandonnés par les autres, qui ne peuvent jamais combler réellement leurs désirs ou les rendre heureux. Un de mes collègues dit souvent :

– Écoute, devenir dépendant de quelqu’un est le pire mal que tu puisses te faire. Tu serais même mieux si tu étais dépendant de l’héroïne car, tant que tu pourrais t’en procurer, elle ne te laisserait jamais tomber et pourrait te rendre heureux. Mais si tu attends le bonheur de quelqu’un d’autre, alors tu seras toujours déçu. D’ailleurs, ce n’est certainement pas un hasard si le plus courant des problèmes qu’ont les passifs-dépendants – outre leurs relations avec les autres – est la dépendance vis-à-vis de l’alcool ou de la drogue. Ils ont une mentalité de »drogués ». Ils sont dépendants des autres dont ils pompent la substance, et quand ceux-ci ne sont pas (ou plus) disposés à se laisser pomper, ils se tournent vers la bouteille, la seringue ou la pilules.

En résumé, la dépendance peut apparaître comme de l’amour parce que c’est une force qui oblige des gens à s’attacher farouchement l’un à l’autre. Mais, en fait, c’est une forme d’anti-amour qui prend sa source dans le manque d’amour parental et perpétue celui-ci. Il incite à recevoir plutôt qu’à donner. Il nourrit l’infantilisme plutôt que l’évolution. Il oeuvre pour piéger es restreindre plutôt que pour libérer. Et enfin, il détruit, plutôt qu’il ne construit, des relations aussi bien que des êtres humains.

Scott Peck

https://coachesf.com/la-dependance/

Etre en amour. (spiritualité/sexualité)

Par Le 31/05/2016

86 amore 2

 

L’union sexuelle ne peut pas se limiter à une répétition mécanique et appliquée des enseignements, des expériences communes, des apprentissages achevés.

Il ne s’agirait sinon que d’une machinerie organique.

Et aussi performante soit-elle, elle ne peut soutenir l’extension de l’amour.

 

Le Kâma-Sûtra est une gymnastique s’il n’est que postures.

Le Tantra n’est qu’une philosophie exotique quand il n’est que récitations.

Le Tao n’est qu’une excroissance intellectuelle quand il n’est qu’adoration des enseignements.

 

Hors de l’amour, rien de bon ne peut advenir.

Il s’agira immanquablement d’une course poursuite à travers le temps, une alternance de leçons apprises et d’objectifs à atteindre.

Du passé au futur en croyant jouir du présent.

 

Il est faux de se croire aimant sous l’emprise du temps.

 

Celui ou celle qui fait l’amour n’est pas dans l’amour.

C’est là que l’observation en soi devient indispensable.

 

Faire :

-Faire la vaisselle.

-Faire les courses

-Faire le ménage

-Faire la gueule

-Faire la guerre 

-Faire l’amour

 

Être :

-Être en retard

-Être en avance

-Être en colère

-Être en joie

-Être en vie

-Être en amour

 

Il s’agit à mes yeux d’être et non seulement de faire. L’usage de l’auxiliaire est à mon coeur incontournable au regard de l’importance considérable de l’engagement nécessaire.

 

Si je « fais l’amour », je construis mes actes sur les expériences connues, sur les anciennes émotions, sur les jouissances passées ou les déceptions enkystées, sur les fantasmes et les illusions temporelles, sur le rejet de telle sensation ou le désir de telle autre.

Et je ne suis finalement pas dans l’amour puisque j’impose à l’instant le chaos de ma mémoire, le réseau infini de mes pensées, de mes attentes, de mes espoirs, de mes craintes, de mes peurs, de mes rejets, de mes volontés, de mes intentions.

 

Qui est là lorsque je « fais l’amour » ? Un être présent ou une machinerie à faire ?

Est-il respectueux d’insérer dans l’amour des schémas anciens ?

Est-ce que les parfums évaporés rendent la fleur nostalgique ? Est-ce que le printemps à venir rend les arbres impatients ?

 

Être dans l’amour. Comment y parvenir ?

Se présenter, l’âme nue, vierge de tout et pourtant nourri des expériences.

Aimer l’autre sans rien projeter de connu et savoir pourtant ce qui le réjouit.

 

Il existe par conséquent une hiérarchie, un canal de lumière, comme un cône infini qui descend des Cieux. L’Amour est le soleil à son zénith et les rayons lumineux qui ruissellent sont des nourritures à saisir pour l’éveil des corps.

Le cheminement inverse est impossible.

Il se peut que les âmes soient dans l’amour pendant que les corps s’étreignent mais des corps qui s’unissent sans que les âmes ne soient conviées sont des machines qui frémissent. Nullement des âmes qui jouissent.

 

On peut faire brûler des bougies, réciter des mantras, masser les corps avec des huiles parfumées, danser nus sous les étoiles, expérimenter de nouvelles postures, s’unir sur le sable chaud ou dans les herbes hautes et être malgré tout en dehors de l’amour.

 

Il est de ces textes littéraires qui vous font pleurer tant ils vous envahissent. Vous les connaissez pourtant jusqu’au plus profond des fibres, on pourrait penser qu’ils en perdront un jour leur puissance. Et pourtant, il suffit d’en dire la première phrase pour que l’émotion vous étreigne.

Il est de ces musiques qui vous retournent le cœur et c’est comme s’il se vidait à l’intérieur, un nectar solaire qui vous embrase et vous offre des ailes d’ange.

Il est de ces paysages qui vous obligent à vous asseoir tant vos jambes y perdent leurs forces, tant les bourrasques qui vous bousculent effacent toute idée d’équilibre.

Il est de ces regards qui plongent en vous comme des révélateurs, des alchimies qui éclairent les noirceurs, comme des fibres tissées qui s’unissent et s’emmêlent.

 

J’ai pleuré ainsi de bonheur des milliers de fois. Quelques larmes ou des marées entières, une intensité de soleil levant, comme au premier jour du monde.

Le temps qui passe n’y fait rien. Tout est là, comme une naissance qui revient.

Et rien pourtant n’est jamais identique.

 

Être devant le corps de la femme que j’aime et me réjouir, accueillir l’offrande comme un trésor inconnu, comme une poésie éternelle, une mélodie divine, un horizon sans frontières.

Ne jamais croire que la cartographie d’un corps est achevée. C’est l’intensité aimant du regard qu’on y pose qui en dessinera l’éternelle beauté, la virginité à redécouvrir, par-delà le temps et les voiles fluctuants des pensées. Le corps qui a été n’existe plus et le corps à venir n’existe pas. Il n’est que celui qui est là et que j’aime.

Ne jamais croire que le plaisir éprouvé peut se retrouver. Celui-là n’existe plus, il est d’un autre temps et l’amour éternel se vit dans l’instant. La mémoire l’encombrerait tant qu’il se retirerait devant l’outrage. Le plaisir s’invente et se vit à chaque étreinte, à chaque regard, caresse et mot tendre, à chaque parole, chaque effleurement, chaque baiser et chaque pensée. Chercher à reproduire un plaisir ancien condamnerait l’amour à l’entrave.

 

Être dans l’amour des âmes, hors du temps.

Apprendre à ne plus faire l’amour, se libérer des schémas répétés, s’engager dans l’espace sans aucune balise, pénétrer l’âme aimée par les battants ouverts de ses yeux, glisser en elle avant même de toucher sa peau.

Tout est là, fulgurant, flamboyant, spontané.

Rien d’ancien n’existe et rien de nouveau n’est à créer. Il s’agit uniquement d’être là, impliqué, vierge de tout et maître de sa conscience, agir dans le non agir, sans aucune intention et nourri de toutes les attentions.

 

Je suis en amour comme je suis en vie.

Et parce que je suis en amour, je pourrai appliquer dans un deuxième temps ce que j’ai appris.

Le cheminement inverse est une limitation programmée.

Les rayons du Soleil ne remontent pas vers la source.

Le plaisir ne nourrira jamais l’Amour. Seul l’inverse est possible.

 

C’est la vibration des âmes qui emplit les individus, c’est la pénétration des âmes qui comble les êtres, la jouissance de la vie qui rayonne, le courant de la Création qui enflamme, le brasier de la sève qui inonde.

Être en amour pour que les âmes réjouissent les corps.

 

Nous y sommes. (école)

Par Le 28/05/2016

L'impuissance apprise. Il ne s'agit pas que d'un problème d'ordre scolaire mais bien également à l'échelle de toute une vie puisque le conditionnement carcéral perdure.

Survient parfois la révolte. Nous y sommes. 


JUSQU'AU BOUT

EXTRAIT

"Dans la soirée, il se plongea dans la lecture. Il était consterné de voir le retard général que l’école avait accumulé dans ses méthodes alors que depuis 1920, une femme avait découvert qu’il était tout à fait possible de travailler différemment. Pour les auteurs de ces ouvrages, notre système scolaire était le plus efficace pourvoyeur de cas « d’impuissance apprise. »

L’expérience du brochet l’effraya au plus haut point : Un chercheur avait plongé un brochet dans un aquarium divisé en deux parties par une vitre invisible pour le prédateur. De l’autre côté de la vitre, il avait placé un petit poisson. Lorsque le prédateur eut faim, il se précipita sur la petite proie et se heurta violemment à l’obstacle. Il revint à la charge et s’assomma de nouveau. Toutes ses tentatives s’avérèrent évidemment infructueuses. Il finit par abandonner et resta prostré, piteusement, dans son coin. Lorsque le chercheur retira la vitre, le brochet ne fit aucun essai pour manger le petit poisson. Il avait appris l’impuissance.

Le chercheur, après d’autres expériences du même type, avait défini exactement ce que ces termes impliquaient chez l’enfant. Lorsqu’il subissait plusieurs échecs consécutifs dans une matière ou dans plusieurs, l’enfant finissait par ne plus manifester le moindre désir de maîtriser la situation, il devenait incapable d’établir un lien entre ses actions et ses résultats et il pouvait même tomber dans un état dépressif. L’écrivain insistait sur l’extrême gravité de cette situation. Par l’intermédiaire de ce conditionnement, vécu pendant des années, répété de façon identique par des enseignants stéréotypés, tous persuadés de détenir la bonne méthode, assimilant les uns après les autres les conclusions de leurs prédécesseurs, l’enfant finissait par penser qu’il était non seulement nul en mathématiques ou en français, mais qu’il n’avait même aucune aptitude en rien. Il enfilait alors le costume de cancre, ce costume que le système scolaire n’avait cessé de lui imposer. L’écrivain finissait en condamnant les pédagogies coercitives qui établissaient leur fonctionnement sur la comparaison entre élèves. « Un tel a le niveau que j’espérais, un tel ne l’a pas, un tel a réussi mes évaluations, un tel les a ratées. » Et les enseignants se réjouissaient de « leurs » réussites avec certains élèves et se plaignaient du manque de travail et de volonté des autres. Et ils condamnaient, sans aucune arrière-pensée, sans le moindre doute, ceux qu’ils avaient eux-mêmes détruit, à petit feu, justifiant toujours, avec une fierté évidente, la qualité de leurs enseignements devant les excellents résultats des élèves les plus malléables, ou les plus soumis."

Nathalie.

Par Le 21/05/2016

Le diamant de ma vie dans l'écrin des montagnes.

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Les âmes enlacées

 

Corps à corps, cœur à cœur, les âmes enlacées, ils connaissaient parfaitement le protocole, des mois de pratique, des heures à en parler.

 

Nus, sous les draps, les mains posées sur les peaux huilées, la douceur du patchouli embaumait le cocon de leurs corps accolés.

 

Il aimait poser une main sur le creux de sa colonne, juste à l’orée des collines, il y devinait un bassin aux eaux claires, un petit lac de montagne nourri par des ruissellements de neige… Il sentait vibrer dans cette cavité des énergies cristallines. Parfois, le flux libéré cascadait entre les deux versants, dans l’ombre d’une faille… Aimanté par la Source intérieure…

 

L’autre main naviguait quelques instants sur les reliefs. Des effleurements délicats mêlés de pressions ou de rotations, dans cette dimension du don, cette réjouissance infinie du bonheur partagé.

 

Elle aimait poser sa tête sur sa poitrine, sentir la douceur de sa peau, le moelleux de sa musculature, rien de trop dur, rien de trop mou, un coussinet qui l’apaisait et l’invitait aux pensées suspendues.

 

Les mains se laissaient entraîner par des désirs silencieux. Les lèvres qui se touchent, les souffles qui se mélangent, effleurements délicats comme une reconnaissance cellulaire.

Accolés, corps à corps, cœur à cœur, nus, les âmes enlacées.

Respiration abdominale synchronisée.

Elle inspirait profondément et gonflait son ventre. Il expirait profondément et vidait le sien. Un mouvement parfaitement orchestré. Ventre plein, ventre vide, ventre plein, ventre vide, l’un poussant l’autre, peau contre peau, l’autre repoussant l’un, dans une symbiose attentive, un accompagnement bienveillant, un regard tourné vers l’intérieur et l’intérieur tourné vers l’autre, une alternance hypnotique, une contemplation bienheureuse, juste cet émerveillement envers la vie qui coulait en eux dans la danse du souffle…

 

Longue expiration et la sensation profonde du ventre aimé qui entre en soi, comme une présence qui s'installe, un visiteur ébloui, un sourire qui s'épanouit, un corps qui se réjouit. 

Ils sentaient battre les cœurs dans un tempo unifié et le rythme apaisé effaçait en eux toutes les pensées intrusives. Comme une bulle translucide qui les enveloppait. Deux chrysalides reliées par des étincelles vivaces, un placenta englobant leurs entités fusionnées.

Ils devinaient au bout de leurs doigts des particules agitées, comme des flux euphoriques, les retrouvailles joyeuses des âmes dévoilées, sans identité, sans intention inavouée, juste cette plongée dans la Source de vie.

 

Longue descente intérieure… Une exploration commune nourrie par la plénitude de leurs âmes dénudées.

 

Il sentit dans la profondeur de la respiration de sa compagne l’orée d’un sommeil qui s’installe, comme l’ombre des montagnes qui avancent sur la Terre lorsque le Soleil bascule de l’autre côté, un drap de soie qui se pose sur les reliefs et l’agitation de la vie qui se calme, un abandon délicieux et confiant, le sourire intérieur du bébé contre les seins de sa mère, le bien-être et la pesanteur du corps qui se délie, s’ouvre au sommeil et à la paix, une citadelle métamorphosée, une terre d’accueil.

La Vie en Soi dans le calice lumineux de leurs énergies combinées, les arabesques pétillantes des flux mélangés.

Les cœurs nus de leur corps enlacés, les âmes aimantées.

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L'enfant et "les troubles modernes" (spiritualité)

Par Le 20/05/2016

http://www.huffingtonpost.fr/tracy-gillett/education-enfants-extra-scolaire_b_9658158.html

 

Quand il était petit, mon père avait un pull-over pour tout l'hiver. Vous avez bien lu, un seul.

S'il s'usait au niveau des coudes, ma grand-mère le reprisait. Si mon père le perdait, il revenait sur ses pas jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvé. Il se souvient encore à quel point il en prenait soin.

Il avait tout ce dont il avait besoin, mais pas grand-chose de plus. La seule règle à suivre était d'être rentré à l'heure pour le dîner. Il était rare que ma grand-mère sache exactement où se trouvaient ses enfants.

Ils partaient bâtir des forteresses, fabriquaient des arcs et des flèches. Ils collectionnaient les bleus et les genoux écorchés, et ils passaient des moments extraordinaires, plongés dans le monde de l'enfance.

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Depuis, le monde a beaucoup évolué. Nous avons gagné en raffinement, et nous sommes entrés dans une période inédite: au lieu de s'user à la tâche pour donner à leurs enfants ce dont ils ont besoin, les parents sont désormais incapables de ne pas les gâter. Ce faisant, nous créons sans le vouloir un environnement propice aux troubles psychiques.

Quand j'ai lu le livre Simplicity Parenting de Kim John Payne, un passage m'a vraiment marquée. Le stress lié au "trop-plein", associé aux particularités de la personnalité de chacun, peut générer des troubles psychiques chez l'enfant. Un enfant un peu maniaque peut devenir obsessionnel; un rêveur, perdre ses facultés de concentration.

M. Payne a mené une étude consistant à simplifier la vie d'enfants souffrant d'un trouble du déficit de l'attention. En seulement quatre mois, ces symptômes disparaissaient chez 68% des jeunes sujets. Les aptitudes scolaires et cognitives de ces enfants augmentaient aussi de 37%, ce que l'on ne constate pas avec les médicaments généralement prescrits comme la Ritaline.

En tant que jeune mère, je trouve cela à la fois encourageant et terrifiant. C'est officiel: nous avons la possibilité et la responsabilité immenses d'offrir à nos enfants un environnement où ils pourront s'épanouir physiquement, affectivement et mentalement.

Alors quelles sont nos erreurs, et comment y remédier?

Le poids du trop-plein

Au début de sa carrière, Kim John Payne a été bénévole dans des camps de réfugiés où les enfants souffraient de stress post-traumatique. Il les décrit comme "nerveux, prompts à sursauter et hypervigilants, se méfiant de tout ce qui est nouveau ou inhabituel."

Des années plus tard, quand il travaillait en libéral en Angleterre, il a reconnu chez de nombreux enfants issus de familles aisées les mêmes tendances comportementales que chez ceux qui vivaient en zone de guerre. Pourquoi ces enfants, qui vivaient dans une parfaite sécurité, présentaient-ils des troubles similaires?

Les enfants d'aujourd'hui sont exposés à des informations en flux continu, qu'ils sont incapables de gérer ou de rationnaliser.

Même si leur intégrité physique était assurée, ils évoluaient mentalement dans une sorte de zone de guerre, explique-t-il.

"Conscients des peurs, des désirs, des ambitions et de la vie effrénée de leurs parents, les enfants s'efforçaient de se bâtir leur territoire, leur espace protégé, par le biais de comportements qui, au final, ne leur étaient pas bénéfiques."

Atteints de "stress cumulatif" en raison de ce trop-plein, les enfants créent leurs propres stratégies d'ajustement afin de se donner un sentiment de sécurité. Les parents, comme la société, sont conscients de la nécessité de protéger physiquement leurs enfants, mais ont du mal à savoir comment préserver leur santé mentale.

Les enfants d'aujourd'hui sont exposés à des informations en flux continu, qu'ils sont incapables de gérer ou de rationnaliser. Placés dans des rôles d'adultes et soumis à des attentes plus importantes, ils grandissent de plus en plus vite. Ils s'attachent donc aux aspects de leur vie qu'ils sont en mesure de contrôler.

Les quatre grands piliers de l'excès

Tout naturellement, en tant que parents, nous voulons offrir à nos enfants le meilleur pour bien démarrer dans la vie. Nous considérons que si un peu, c'est bien, alors plus, c'est forcément mieux. Ce qui n'est pas nécessairement le cas.

Nous les inscrivons donc à une multitude d'activités, remplissons leurs chambres de livres, d'appareils et de jouets éducatifs, du sol au plafond (un enfant occidental possède en moyenne plus de 150 jouets!). Devant une telle quantité de choses, les enfants sont aveuglés et submergés par la variété des choix.

Ils jouent de manière superficielle au lieu de se plonger dans leurs activités et de se perdre dans leur imagination débordante.

Simplicity Parenting vous encourage à acquérir moins de jouets afin que les enfants se consacrent pleinement à ceux qu'ils ont déjà. Payne définit ainsi les quatre grands piliers de l'excès: trop d'affaires, trop de choix, trop d'informations et trop de rapidité.

Quand ils se sentent submergés, ils perdent les précieux moments de loisir dont ils ont besoin pour explorer, réfléchir et évacuer la tension. Un excès de choix compromet le bonheur, car il réduit les moments d'ennui qui stimulent la créativité et l'apprentissage autonome.

Protéger l'enfance

Un peu comme dans l'anecdote de la grenouille qui se laisse ébouillanter quand on augmente graduellement la température de l'eau, la société a lentement sapé le charme merveilleux et unique de l'enfance, qu'elle a redéfinie de sorte que leurs cerveaux immatures s'épuisent à tenir le rythme. On parle souvent, à ce propos, de "guerre contre l'enfance".

David Elkins, psychologue du développement, rapporte que les enfants ont perdu plus de douze heures de temps libre par semaine ces vingt dernières années, ce qui ne leur laisse que très peu de temps pour jouer sans contraintes. Même les écoles maternelles sont à présent plus tournées vers les activités intellectuelles, et nombre d'écoles ont supprimé les récréations afin qu'ils aient davantage de temps pour apprendre.

Des études ont démontré que le temps consacré dans l'enfance aux sports organisés provoquait une baisse significative de la créativité chez les jeunes adultes, alors que les sports plus libres étaient clairement associés à une plus grande créativité. Ce ne sont pas les sports organisés en eux-mêmes qui détruisent la créativité, mais le manque de loisirs. Deux heures par semaine de jeu sans cadre prédéfini suffisent à stimuler la créativité des enfants au-delà de la moyenne.

Aux parents de prendre les choses en main

Alors comment les parents peuvent-ils protéger leurs enfants de ces nouvelles "normes" sociétales?

C'est très simple: en disant non, pour leur laisser le temps d'être des enfants. Non, Sam ne pourra pas venir à la fête d'anniversaire samedi. Non, Sophie ne sera pas à l'entraînement de foot cette semaine.

En recréant des pauses régulières, en apportant du calme et du réconfort dans leurs mondes chaotiques. Ces soupapes, sur lesquelles ils savent pouvoir compter et qui leur permettent de récupérer et de grandir, soulageront leur tension nerveuse, ce qui est vital pour le développement.

Faisons le tri des occupations inutiles, et simplifions leurs vies. Ne parlons pas du réchauffement climatique à table avec un enfant de sept ans. Regardons les informations une fois que les enfants sont couchés. Vidons la chambre de notre tout-petit de son excès de jeux et de jouets pendant qu'il dort. Récréons et honorons l'enfance.

Nos enfants ont toute la vie devant eux pour être des adultes et faire face à la complexité de la vie, mais ils n'ont qu'une période très courte et fugitive pour être des gosses - des gosses qui aiment faire les idiots et s'amuser.

L'enfance a un rôle essentiel. Ce n'est pas "qu'une phase à traverser". Elle est là pour protéger et permettre aux jeunes esprits de se développer afin d'en faire des adultes heureux et en bonne santé. Quand la société s'en prend à l'enfance, les jeunes cerveaux réagissent. En leur offrant un équilibre et en prenant l'initiative, nous faisons à nos enfants le plus beau des cadeaux.

Cet article, publié à l'origine sur raisedgood.com et repris sur le Huffington Post canadien, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word. Vous pouvez aussi retrouver Tracy sur Facebook et Instagram.

Collaborateurs ou réfractaires ? (humanisme et nature)

Par Le 19/05/2016

 

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IL VA BIEN FALLOIR QUE CHAQUE HUMAIN SE POSITIONNE... Il n'est plus question de dire aujourd'hui :" Ah, mince, je ne savais pas..."

Alors : collaborateurs ou réfractaires ?

Il y a des mots dont l'usage relève de la salubrité morale.  


Les révélations, pour le journal Libération, d'un technicien supérieur ayant travaillé 12 ans dans les abattoirs sont effroyables.

Voici deux extraits:

"Dans tous les abattoirs que j’ai connus, presque systématiquement, les animaux reprennent conscience avant d’être saignés car trop de temps s’est écoulé depuis le choc électrique. L’électronarcose, ce procédé franchement archaïque, provoque ainsi une souffrance supplémentaire et inutile à l’animal avant d’être tué…"

"Même si les métiers dans un abattoir restent durs, depuis vingt ans les conditions de travail se sont beaucoup améliorées, les étapes se sont mécanisées, les salariés sont davantage protégés, moins mis à l’épreuve. En revanche, rien n’a bougé pour les animaux. Rien n’est pensé pour leur éviter de souffrir. Mais ni les éleveurs ni les consommateurs ne veulent voir l’horreur, et au final, nous sommes tous complices de cette barbarie."


Lisez et partagez ce dossier complet avec : 


- un éditorial qui spécifie que les vidéos d'abattoirs diffusées ces derniers mois ne sont en rien des exceptions
- un dossier très fourni de 5 pages sur les techniques d'abattage étape par étape, les fameux supposés contrôles, la position/posture du Ministère de l'Agriculture et la présentation de L214.

Retrouvez le tout ici :
-L'éditorial : 

http://www.liberation.fr/france/2016/05/16/illegal_1453031
- L'interview du témoin ex-inspecteur vétérinaire : 
http://www.liberation.fr/…/l-objectif-n-est-pas-d-eviter-de…
- Problématique du contrôle de l'abattage : 
http://www.liberation.fr/…/controle-de-l-abattage-pourquoi-…
- Position du Ministère : 
http://www.liberation.fr/…/stephane-le-foll-au-rapport_1453…
- L214 et ses enquêtes : 
http://www.liberation.fr/…/l214-l-association-qui-a-revele-…

Bravo aux journalistes, au témoin ex-inspecteur des services vétérinaires et à L214 Ethique et Animaux bien sûr !

Pouvons-nous continuer à manger les animaux ?

 

De l'élevage à l'abattage, en passant par le transport, l’existence infernale des animaux destinés à la consommation n'a aujourd'hui plus de secret pour personne. Alors pourquoi, alors que nous savons, fermons-nous les yeux sur leur souffrance et continuons-nous à nous délecter de leur chair ?

Isabelle Taubes

 

Sommaire

 



 

Dans ses Confessions d’une mangeuse de viande, Marcela Iacub, juriste spécialiste des questions de bioéthique, avoue que, longtemps, elle a été carnivore. Jusqu’au jour où elle a entendu bêler les côtelettes… « Une bête crie dans notre assiette et, pour qu’elle y arrive, il a fallu lui ôter la vie. Par le fait même de mettre ce morceau de viande dans votre bouche, vous participez à ce meurtre. » L’Américain Jonathan Safran Foer, auteur de Faut-il manger les animaux ?, le livre événement qui a relancé le débat sur les horreurs de l’industrie agroalimentaire, est lui aussi devenu végétarien, tout en plaidant pour un élevage responsable, soucieux du bien-être des animaux et de l’environnement.

 

A DÉCOUVRIR

 

À lire

 

Confessions d'une mangeuse de viande de Marcela Iacub (Fayard, 2011).

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer (Éditions de l’Olivier, 2011).

Dictionnaire horrifié de la souffrance animale d’Alexandrine Civard-Racinais (Fayard, 2010).

Actuellement, la réalité est terrifiante : poussins hachés menu, poulets ébouillantés vivants, porcs mutilés, poissons d’élevage dévorés vivants par les poux de mer… Tous sont malades, gavés d’antibiotiques nocifs pour notre propre santé. Dans un souci de rentabilité, les éleveurs créent des races dégénérées, plus sensibles au stress – donc qui souffrent plus. Aux États-Unis, 99 % des bêtes vivent de leur premier à leur dernier jour un véritable enfer, confinées dans des espaces exigus, irrespirables, traitées et abattues d’une manière parfois ouvertement sadique. Les éleveurs qui aiment leurs bêtes finissent quand même, presque toujours, par les conduire dans des abattoirs, où leur bien-être n’est pas respecté. Faute de structure plus humaine.

Sommes-nous mieux lotis ? Pas vraiment, à lire leDictionnaire horrifié de la souffrance animale de la journaliste Alexandrine Civard-Racinais. Selon un rapport de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) de 2009, 97 % des carcasses de gros bovins présentent des meurtrissures provoquées par des bâtons, preuves qu’ils ont été frappés avant d’être tués. Conclusion de l’auteure : « Dans l’élevage et l’abattage industriels, en dépit de quelques avancées, impossible d’assurer le bien-être des animaux. » Dans ce domaine, indiscutablement, nous sommes inhumains.

Nous sommes aveugles

 

Comment pouvons-nous continuer à manger de la viande sans en être horrifiés ? Parce que nous sommes carnivores ? En fait, en dépit de ce goût de la chair qui nous rapproche des fauves, être mangeur de viande n’est pas si simple, psychiquement parlant. Nous devons nous aveugler. Déjà, le mot « viande » nous sert à refouler – à oublier, à ne pas voir – que c’est un être vivant, un gentil petit lapin ou un cochon rose que nous dévorons. Ensuite, le mécanisme psychique du clivage nous permet d’opérer une coupure radicale entre le veau abstrait, chair rosâtre posée sur l’étal du boucher, et l’image du veau concret, mignon petit être sensible.

Cliver, séparer le « veau viande » du petit veau de la ferme, être vivant, est d’autant plus facile que ces animaux que nous mangeons demeurent invisibles et anonymes. Nous ne voyons ni le couteau ni le sang, nous n’entendons pas les cris de terreur et de douleur. Selon Marcela Iacub, le but premier des abattoirs est d’ailleurs « de rendre opaques les supplices que l’on inflige aux animaux, d’empêcher de comprendre ce que signifie pour un animal ne pas vouloir mourir […] ».

Nous sommes coupables

 

Pour nous donner bonne conscience, nous nous racontons des histoires : « Si la viande est si tendre, c’est que la bête n’a pas souffert. » Pour être acceptable, la mort de l’animal doit nous apparaître comme « nécessaire » à notre survie, à notre santé : « Manger de la viande rend fort, si vous n’en mangez pas, vous allez tomber malades », nous dit-on. Alors que l’élevage et l’abattage industriels sont justement incapables d’assurer une certaine hygiène à la viande que nous consommons…

Nous tentons de nous rassurer en nous disant que, après tout, la nature est cruelle. Seulement voilà, « les fauves ne font pas naître et n’élèvent pas les proies dont ils se nourrissent », rappelle Marcela Iacub. Selon elle, nous développons ces mécanismes de défense car, au fond de nous, nous savons que tuer et manger les animaux est mal. Nous savons que nous commettons un acte immoral.

Nous sommes responsables

 

En dépit de la culpabilité ou de la méfiance grandissante envers les nourritures carnées, il est souvent difficile de ne pas saliver quand le doux fumet de la côtelette parvient à nos narines. C’est que le goût de la viande n’est pas seulement lié à notre nature de carnivores. Il fait partie de nos histoires, des traditions culturelles dont nous sommes issus, il s’ancre dans nos souvenirs d’enfance – ah ! le poulet de grand-mère, l’oie rôtie des Noël d’autrefois… Y renoncer n’a rien de facile pour la plupart d’entre nous.

En fait, pour y parvenir, nous devons entendre couiner le jambon, bêler les côtelettes, mugir le faux-filet. À ce moment, ce n’est plus de la viande dans l’assiette, mais un agneau, un être vivant, sensible. Alors, devons-nous tous devenir végétariens ? Disons que chacun devrait être conscient des souffrances, des mauvais traitements subis par les animaux destinés à la consommation. Et que chacun devrait pouvoir choisir en toute connaissance de cause. Car, comme l’écrit Jonathan Safran Foer : « Nos choix de tous les jours façonnent le monde. »

 


 

L'homme qui fertilise les déserts (nature)

Par Le 18/05/2016

ARTICLE

Philippe Ouaki Di Giorno

L'homme qui fertilise les déserts

par Patrice van Eersel

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http://www.cles.com/debats-entretiens/article/l-homme-qui-fertilise-les-deserts

Elles font rêver, les fabuleuses visions et découvertes de l'horticulteur Philippe Ouaki Di Giorno, qui a “compris le monde végétal depuis l'intérieur” et pourrait littéralement faire reverdir les déserts. Mais il refuse de céder ses extraordinaires inventions à la seule logique du profit. Rencontre avec un visionnaire concret.

On sait qu'“ avoir la main verte ” correspond à une réalité. Certaines personnes sentent le végétal avec suffisamment de finesse pour entrer en contact avec la vie des plantes et, pourrait-on dire, avec la logique chlorophyllienne elle-même. Chez Philippe Ouaki Di Giorno, cette affinité a atteint un stade tel qu'il a non seulement la main verte, mais tout le corps, et sans doute l'esprit, et peut-être même l'âme ! Cet homme comprend les processus végétaux “de l'intérieur” et, du coup, il réussit à modeler cet état de la matière comme un magicien. Avec lui, les plantes s'avèrent d'une plasticité étonnante, outrepassant toutes les formes que nous leur connaissons habituellement. Ce qui est drôle, c'est qu'au départ, Philippe Ouaki n'a vraiment ni le calme du jardinier, ni le look de l'horticulteur : c'est un électron fou, un inventeur-né, un bourreau de travail à la curiosité insatiable. Si nous l'avons rencontré, c'est qu'à son génie scrutateur et inventif, PODG (comme l'appellent ses amis et les businessmen) allie une terrible exigence éthique... qui lui vaut quelques problèmes.

Une exigence de Don Quichotte têtu, pensent certains, déçus et même parfois fâchés de constater qu'après des années de fignolage - et une réputation certes mondiale, mais ponctuelle -, ses produits ne soient pas encore massivement utilisés dans les zones arides, les déserts et toutes les régions de la planète où l'humus fait tragiquement défaut par manque d'eau. Au cours de sa trajectoire, PODG est en effet parvenu à mettre au point, entre autres inventions, un étonnant “hydrorétenteur/fertilisant” biophile, c'est-à-dire un produit retenant l'eau, par exemple dans des conditions climatiques arides, et qui non seulement ne fait pas pourrir les racines, mais décuple leur développement. Ce produit est déjà connu dans le monde entier : par exemple dans les jardins du Luxembourg, à Paris, sur les greens de golf des émirs d'Arabie, dans les jardins royaux du Maroc ou sur les balcons des jardiniers japonais.

Mais l'affaire reste artisanale. Philippe Ouaki continue à fabriquer son produit lui-même, secrètement, dans sa mini-usine, refusant de céder ses brevets aux grosses compagnies agroalimentaires dont certaines ont pourtant proposé des sommes considérables... Pourquoi ? C'est ce que nous sommes allés lui demander.

Nouvelles Clés : Comment tout cela a-t-il commencé ?

Philippe Ouaki Di Giorno : Je me suis toujours intéressé au végétal. C'est une passion que j'avais en naissant. Par ailleurs, j'ai toujours aimé inventer, ne pas m'arrêter à ce qui existe. À l'intersection de ces deux motivations, une frustration me poursuivait depuis longtemps : la mort des grands arbres. Un chêne millénaire que vous coupez, à échelle humaine c'est fini. Fini à jamais !

Le facteur temps nous écrase. Moi, très jeune, j'ai cherché comment faire pousser des géants, sans être contraint d'attendre que la nature fasse lentement son œuvre. Et j'y suis arrivé ! Ça a l'air orgueilleux de le dire comme ça, mais ce n'est pas si compliqué. Ce sont les hommes qui sont compliqués.

Je suis un fan de science-fiction. Et mon métier de chercheur dans une industrie agroalimentaire spécialisée en horticulture m'a permis de faire toutes sortes d'expériences, où je passais de l'étude du fumier de bovins africains et de la méthanisation à des concepts comme l'empreinte moléculaire, l'amplification des éléments, l'homéopathie végétale, la photoluminescence... Un des concepts que je défends est celui de “potentiel génétique latent” : moi, je ne transforme pas le génétique, je l'optimalise, je transcende son potentiel qui, dans la majorité des cas, n'a pas dit le principal de ce qu'il a dans le ventre. D'une certaine façon tout existe déjà, il faut être humble, mais aussi avoir un œil différent des autres !

J'ai ainsi pu vérifier que le végétal était d'une malléabilité extraordinaire et qu'il savait prendre des tas de formes que nous ne connaissons pas. Le problème (que je n'avais pas prévu), c'est que mes congénères ont tendance à prendre peur devant toute forme nouvelle, qu'ils qualifient très facilement de “monstrueuses”. Il a donc fallu que je rabatte mes inventions vers les formes connues, notamment vers les arbres. J'ai appelé ma première invention plantoïde, en référence aux humanoïdes de la SF. C'est grâce à elle que j'ai pu “fabriquer” des arbres centenaires.

En fait, il s'agit d'une alliance entre matière de synthèse et matière organique. Je remplace le bois du tronc et des grosses branches par du polyuréthane, qui a la consistance et la masse du bois et qui reproduit le vrai bois des troncs (au micron près grâce à des mesures au laser). Tout le reste, c'est-à-dire les feuilles et les racines, est d'abord cultivé dans des serres, ou plus exactement dans des tubes et dans des micro-tubes, à partir de boutures ou de cultures cellulaires. L'une des particularités de ces tubes est leur longueur : un, deux, parfois trois mètres de long ! Je développe ainsi d'immenses racines qui sont introduites dans le corps artificiel de l'arbre.

N. C. : Ce sont donc de faux arbres.

P.O.D.G. : Mi-vrais, mi-faux, mais la symbiose entre l'artificiel et le naturel s'établit vite, et elle persiste à long terme. Mes plantoïdes peuvent vivre aussi longtemps que les vrais arbres, peut-être même plus ! C'est comme avec les matériaux bioniques utilisés dans le corps humain pour remplacer, par exemple, certains os : les tendons s'y agrippent ensuite et intègrent le matériau synthétique à tous leurs processus biologiques naturels. Les plantoïdes font la même chose : leurs faux troncs et leurs fausses branches sont bientôt pris dans la biomasse qui les intègre littéralement. Le faux arbre devient vrai - même des professionnels s'y laissent prendre !

N. C. : Avec du vrai bois qui prolonge le faux ?

P.O.D.G. : Absolument, le processus de production ligneuse (le bois) accepte de prendre le relais de notre fabrication synthétique de départ. Toute la question était de trouver comment suffisamment stimuler, au départ, les cultures de plantes in vitro pour démultiplier le développement de leurs racines - avec des racines trop courtes, les feuilles dépassant du tronc artificiel se retrouvaient en quelques sortes les pieds dans le vide et se desséchaient. J'ai donc réussi à mettre au point une méthode utilisant de très longs tubes très fins, et je suis parvenu à développer une masse racinaire vingt fois supérieure à la masse traditionnelle ! C'est à dire qu'en un mois j'obtiens par exemple un ficus développant un mètre de racines en tube ! (Quand plus tard, j'ai travaillé à l'application agricole de cette exubérance racinaire, j'ai dû mettre plusieurs bémol à la clé, pour ne multiplier cette croissance que par cinq, sinon j'aboutissais à des croissances absurdes et même néfastes du point de vue du rendement).

Les longs tubes sont en suites supprimés et on canalise les plantes dans le tronc final où, par un système de cautérisation, on crée des bourrelets au niveau de la masse ligneuse qui se développe et qui s'associe avec la partie synthétique en polyuréthane, ce qui conduit à une véritable association naturel/artificiel.

Le polyuréthane se lie aux bases solides et le développement végétal se poursuit sur lui et en lui. On obtient ainsi des arbres d'un genre radicalement nouveau, qui permettent évidemment d'aller très loin dans le délire !

N. C. : Quand cette invention de la plantoïde est sortie, vous avez eu droit à des articles dans beaucoup de revues professionnelles, en particulier dans Le Lien Horticole qui est la grande revue de votre corporation. Au salon de l'horticulture de 1991, on vous a d'ailleurs remis un prix “Coup de chapeau du jury”, que vous avez reçu des mains de madame Élisabeth Guigou...

P.O.D.G. : Mon truc décoiffait complètement. Je créais des plantes pour les siècles futurs !

Du coup, Eurodisney m'a demandé de participer le Festival des fleurs - où je me suis complètement éclaté, parce que là, il n'y avait pas de problème de budget, seulement des problèmes de technique et ça, je m'en chargeais. J'avais le sentiment de sentir la physiologie végétale jusqu'au bout de mes doigts ! J'ai ainsi pu produire en quelques mois des arbres que l'on met parfois trente ans à obtenir. Un palmier de quarante centimètres de diamètre, normalement, il faut quarante ans.

Quant aux taupières (les sortes de statues végétales, souvent en buis, que l'on voit dans les jardins des châteaux), qui exigent pour les plus belles d'entre elles entre trente et cinquante ans de travail, j'ai pu en créer de magnifiques en trois mois - par exemple une taupière de trois mètres et demi de long, en thuya, représentant un hippopotame en tutu, avec les oreilles, le nez, tout. En trois mois : chez Disney, ils n'en revenaient pas ! C'est ainsi que se sont joyeusement déroulés les festivals de 1997 et 1998.

N. C. : Au-delà du plaisir de créer de nouvelles formes, quels progrès offre cette première invention ?

P.O.D.G. : Outre la rapidité de sa croissance, la plantoïde a plusieurs avantages. Si elle aide à créer des plantes ex nihilo, elle permet aussi d'associer des plantes qui jusqu'ici ne pouvaient pas se greffer ensemble - je pense par exemple aux bocarnea à gros tronc...

Un autre avantage, qui me tient particulièrement à cœur, est que cette technique permet de ne plus prélever abusivement dans la nature sauvage.

Vous savez d'ailleurs que la convention de Washington (C.I.T.E.S.) interdit désormais de nombreux prélèvements d'espèces protégées, notamment sous les tropiques - c'est justement le cas du bocarnea du Costa-Rica. La plantoïde protège donc le patrimoine végétal et la biodiversité.

N. C. : Dans de nombreux domaines bioniques, c'est-à-dire ceux où la technologie imite et remplace la nature, on finit par découvrir qu'une harmonie subtile s'est brisée, par exemple la lumière n'y est plus déviée à gauche mais à droite, ou bien les suites mathématiques de Fibonnaci (équation de la fameuse spirale du tournesol ou du nautile ) n'y sont plus tout à fait respectées - c'est vrai semble-t-il dans certains organismes génétiquement modifiés.

Vos plantoïdes ne courent-elles pas ce risque ?

P.O.D.G. : Je ne pense pas. Nous jouons sur trois lois : celle de la gravité, celle du développement cellulaire, celle du tropisme photonique. Sans oublier cette règle fascinante du végétal : des plantes de même genre finissent par se souder au niveau de leurs racines. Vous mettez deux plantes sœurs côte à côte, au bout d'un moment, elles n'en forment plus qu'une, par les racines. Prenez une futaie d'ormes : vous croyez voir une vingtaine d'arbres indépendants, alors qu'en réalité, dans le sous-sol, toute cette futaie ne forme qu'un seul orme souterrain (qui, lorsqu'il pleut, se répartit l'eau de façon homogène).

Une forêt forme un seul être. C'est ce principe que j'ai utilisé pour les taupières d'Eurodisney. Pour comprendre la logique végétale, il faut souvent dépasser les apparences visuelles. Autre exemple : un tronc d'arbre vous paraît naturellement bien vivant ; en réalité l'essentiel de sa masse est morte ; seuls son limbe et son parenchyme vivent. Mes plantoïdes, avec leurs troncs synthétiques et leurs “ réseaux veineux ” vivants, ne font que reproduire cette loi de la nature. C'est du travail sérieux (rire), même si mes interlocuteurs ne s'en étaient pas tout de suite rendu compte quand j'ai exposé la première fois dans un salon, parce qu'un immense panneau surplombait mon stand, où j'avais écrit : “ Les extraterrestres existent, ils nous ont laissé plantoïde ! ”

Dès cette première fois pourtant, des Hollandais ont voulu m'acheter mon brevet.

N. C. : Est-ce pour vos plantoïdes que vous avez reçu la distinction “ Produit du 21ème siècle ” au salon de l'agriculture de Tunisie ?

P.O.D.G. : Non, ça c'était pour l'hydrorétenteur / fertilisant que j'ai baptisé Polyter. Mais tout est lié. Pour faire correctement pousser mes plantoïdes, j'ai eu rapidement besoin d'un bon hydrorétenteur, c'est-à-dire d'une matière capable de retenir suffisamment d'eau à n'importe quelle hauteur, dans n'importe quelle situation, pour que les plantes puissent boire.

Le problème de la plupart des hydrorétenteurs que vous trouvez dans le commerce, c'est qu'ils offrent au végétal une interface léthale : les racines s'y enroulent pour y trouver de l'eau, mais celle-ci, directement en contact avec les cellules végétales, les fait pourrir. Cette caractéristique n'a aucune importance pour l'un des plus gros marchés actuels d'hydrorétenteurs, celui des “polymères santé” : les couches-culottes ! Mais pour mes plantoïdes, ça n'allait pas du tout. C'est alors que j'ai découvert un procédé nouveau pour polymériser (= créer des molécules géantes, en chaîne) la cellulose. Le produit ainsi obtenu s'est avéré miraculeux. C'est lui que j'ai baptisé Polyter. Presque trop beau pour être vrai ! Et pourtant, après dix années d'expériences sur tous les continents et sous toutes les latitudes, je peux vous affirmer que ça marche !

N. C. : C'est la rumeur de l'existence de ce polymère de cellulose qui nous a fait venir jusqu'à vous. On dit que vous refusez obstinément de le vendre à une industrie capable de le répandre sur toute la planète, alors qu'il semble pouvoir rendre d'immenses services. Expliquez-nous...

P.O.D.G. : Laissez-moi d'abord vous décrire la chose. Du point de vue de sa fabrication, je ne peux vous dire grand chose : c'est un peu comme le fameux secret de Michelin en matière de vulcanisation sauf que là, il s'agit de mettre en œuvre une polymérisation associée à une matière active, grâce à un nouveau concept qui décoiffe et qui ne peut pas être compris de la plupart des grands groupes. Parlons plutôt des propriétés du produit que l'on obtient ainsi. D'abord cet hydrorétenteur/fertilisant est biodégradable (ce qui est loin d'être le cas de la plupart des polymères basiques). Ensuite, il se trouve qu'il réussit à établir entre l'eau et les racines le même rapport que l'humus ou que la terre arable : ce n'est pas un contact direct (qui pourrirait le végétal), mais un rapport osmotique. Entre l'eau et la cellule se dresse comme une membrane de cellulose, qui rend l'irrigation optimale. Les racines le sentent bien : elles raffolent de ces nodules et viennent se lover à eux de manière quasiment frénétique. C'est de cette façon-là, en particulier, que j'ai réussi à démultiplier par vingt la croissance racinaire des plantoïdes.

Au départ, ça se présente comme des sortes de petits cristaux translucides. Jetez-les dans la flotte, ils accueilliront jusqu'à cinq cent fois leur masse en eau et la conserveront dans leurs filets de cellulose, quasiment sous tous les climats et à toutes les profondeurs de sol. Quelques grammes de ce produit, semés en même temps que la graine ou que le plant, vous permettront d'économiser d'immenses quantités d'eau, vous le comprenez bien - en particulier, dans les zones arides. En associant cet hydrorétenteur à une irrigation au goutte-à-goutte, à la limite, on pourrait ne plus perdre un seul gramme d'H2O ! Cela dit, jusque-là, j'avais à peu près calculé mon coup et visualisé à l'avance les caractéristiques de cet hydrorétenteur. Ce que je n'avais pas prévu et qui s'est présenté à moi comme vraiment “ miraculeux ”, c'est que les nodules de Polyter ont révélé bien d'autres qualités. Par exemple, ils maintiennent l'eau à une température plus basse que le milieu (particularité du polyter est que plus on le met au chaud plus c'est frais : c'est le principe dit de l'osmose inverse), ce qui est excellent pour “déstresser” les plantes. Voilà une notion essentielle en agronomie du 21ème siècle : le végétal peut souffrir de stress par manque d'eau, par choc de température, par empoisonnement ; or toute racine qui a pénétré dans un nodule de Polyter se trouve à l'abri des variation de température, de la soif et de certains parasites. Mieux encore : les nodules de Polyter retiennent les nitrates et les phosphates, qui du coup ne s'en vont plus polluer les nappes phréatiques - et d'une façon telle que les plantes s'en nourrissent correctement. Or c'est une surprise totale, car sur le plan physico-chimique, il y a pratiquement antinomie entre matières fertilisantes et polymères : ordinairement un phosphate ou un nitrate dissout tout polymère... mais pas le mien !

Les fertislisants font partie intégralement de la masse polymérique de Polyter selon mon mode de fabrication.

N. C. : Il s'agit donc d'un outil écologique multidimensionnel... dont les vertus ne sont plus à démontrer ?

P.O.D.G. : Les mises en pratique sur le terrain, parfois à grande échelle, ont démarré au début des années 90. En France, les recherches les plus intéressantes ont été menées dans les sables des Landes, en particulier sur la dune du Pilat, où nous avons réussi à reboiser une zone considérée comme impossible.

Donc on va pouvoir faire du reboisement, gérer en Afrique les surfaces agricoles en faisant comprendre aux agriculteurs que planter un arbre n'est pas une perte de place. Plusieurs grands jardiniers du domaine public français ont adopté le Polyter - par exemple les, jardiniers du Sénat. À l'étranger, j'ai déjà travaillé avec des Égyptiens, des Jordaniens, des Norvégiens, des Marocains, des Koweïtiens, des Américains, des Burkinabés, des Japonais... Partout, nous avons obtenu des résultats mirobolants, faisant pousser des plantes maraîchères aussi bien que des arbres fruitiers, des herbages ou des céréales (voir légendes des photos), quelle que soit l'hydrométrie et avec un rendement explosif, certaines plantes atteignant des tailles impressionnantes ! Notre dernière opération sur la culture des haricots verts au Sénégal a fait passer la production de 9 à 15 tonnes à l'hectare - et ce, en ne mettant que deux grammes d'hydrorétenteur /fert. par poquées de haricots verts. En même temps nous avons raccourci le cycle cultural, qui est souvent très long en particulier à cause du stress hydrique et de différents paramètres que notre méthode supprime.

N. C. : Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes !

P.O.D.G. : Malheureusement non. À chaque fois, le scénario a été le même : une fois convaincu de la validité de mon produit, mon interlocuteur s'intéresse à son prix, découvre qu'il faut créer une filière industrielle pour le produire en masse (au moins par centaines de tonnes) afin qu'il soit vendable et exige alors le rachat de mes brevets ou l'exclusivité de la production - moyennant bien sûr un joli pactole pour moi. Et chaque fois, je refuse, car je comprends trop bien qu'il va s'agir, pour cet interlocuteur, de tirer le maximum de profit de mon invention, et pas du tout d'aider au rétablissement des grands équilibres écologiques - dont il se fiche généralement comme de sa première chemise !

Mon refus a plusieurs fois failli me coûter la vie. Les gars étaient furieux et lançaient leurs sbires à mes trousses ! Une année, j'ai même dû prendre des garde du corps... Je dois dire hélas que ce scénario est le même au sud comme à l'ouest. Espionnage industriel, arrogance, mensonge et compagnie. Un grand groupe international a récemment achevé une étude approfondie de ma méthode, essentiellement en Afrique. Ils sont d'accord... mais pour quoi ? Pour m'absorber et faire leur toute cette technologie avec leurs propres intérêts et leurs façons de faire. Je m'oppose à cette logique géo-industrielle, qui fait que les pays du Nord continuent à s'enrichir et que les pays du Sud continuent à délirer.

N. C. : Quelle sont vos prochains objectifs ?

P.O.D.G. : Il faut être raisonnable et je ne suis pas marxiste, loin de là, plutôt favorable à un capitalisme à vision humaine et raisonnée, dans la perspective d'un développement de potentiel optimal à long terme - un développement soutenable comme on dirait aujourd'hui. Je pourrais produire en grande quantité. Mais je ne veux pas le faire à n'importe quel prix.

Mon but est d'obtenir un développement harmonieux pour tous... et ce n'est pas une mince affaire. Il s'agit notamment d'associer dans les mêmes programmes : les industriels, les agriculteurs (les gros et surtout les petits paysans regroupés en coopératives), les offices gouvernementaux de reforestation, les ONG... il faut associer les programmes humanitaires aux programmes de développement agricole et de reboisement. Or tout ce monde-là travaille actuellement dans le plus grand désordre - un chaos que les grands groupes (vendeurs de fertilisants par exemple) savent évidemment entretenir pour en tirer un maximum de profit, à court terme. C'est de la folie ! Cela dit, je vois aussi des signes d'espoir. De grands groupes sont prêts à positionner le Polyter comme un élément de garantie - ils financeraient des campagnes de développement, à condition que le produit soit utilisé, parce qu'à l'échelle où ces groupes travaillent, ils ont absolument besoin de contrats d'assurance. Disons que, globalement, j'aurais besoin d'une entité socio-économique internationale qui n'existe pas encore. Il faut créer tout un véhicule, toute une articulation...

N. C. : Si l'on pense, comme le fameux géologue russe du début du siècle Vladimir Vernadsky, inventeur des notions de lithosphère (la planète minérale), de biosphère (la vie qui a poussé à la surface du globe, tout en modelant celle-ci), de technosphère (les productions humaines, en contradiction avec la biosphère, qu'elles appauvrissent et empoisonnent) et de noosphère (la conscience humaine collective qui réussit finalement à concilier biosphère et technosphère), eh bien, vous semblez être un acteur de la noosphère ! Espérons que vous allez franchir le prochain obstacle - d'autant que vous travaillez sur le front de l'eau, dont on dit qu'il pourrait susciter les pires guerres du 21éme siècle.

P.O.D.G. : Nous avons les moyens techniques de résoudre même les problèmes en eau du Kazakhstan, dont on sait que les champs de coton ont pompé tant d'eau que la mer d'Aral s'est asséchée ! En trois ans de stimulation racinaire sur des acacias, nous pouvons créer des microclimats, arrêter l'avancée du sable, freiner celle du vent. Les écoles d'agronomie enseignent qu'en dessous de 100 millimètres d'eau de pluie par an, rien ne peut pousser. C'est faux. Si vous stockez l'essentiel de cette eau en sous-sol, grâce à des injections d'hydrorétenteur, ce sera comme s'il avait plu 300 à 500 millimètres !

Je pense qu'à long terme, nous pourrions faire reverdir le Sahara. C'est l'idée de “ barrage interne ”. Vous savez que sur une bonne partie des bordures du Sahara, il peut pleuvoir une quantité incroyable pendant une semaine et ensuite plus rien pendant des mois. Le sol étant sableux, c'est comme s'il ne pleuvait jamais. Le chantier du “ barrage interne ” commence par une étude de la pluviométrie d'un endroit donné pendant cinq ans. À partir de là, on calcule mathématiquement la profondeur des carottages d'hydrorétenteur qu'il faudrait injecter dans le sol pour pouvoir y retenir l'eau des rares pluies annuelles. Ces carottages s'effectuent avec des machines très au point, qui vous font des millions de trous de cinquante centimètres, un mètre ou de deux mètres. Le sol se trouverait en quelque sorte pacifiquement miné.

À chaque pluie, l'eau entrerait dans le sol, gonflerait un peu plus l'hydrorétenteur... et en quelques décennies, vous pourriez avoir toute une région du désert dont le sous-sol se trouverait en quelque sorte inondé par des centaines, des milliers de mètres cube d'“ eau solide ”.

Et rappelez-vous que plus on met le Polyter au chaud, plus l'eau qu'il conserve est fraîche !

À partir de là, on peut imaginer toutes sortes de végétalisations du sol, par exemple avec des associations légumineuses/arbres qui recréent littéralement le cycle de vie.

L'expérience pilote est simple : je pars d'un sol caillouteux ou sablonneux, que je fertilise avec trois bidons contenant : le premier du polyter, le deuxième des semences à haut pouvoir de fertilisation d'engrais organique et le troisième une sélection bactérienne qui va créer la vie.

A partir de ce socle, en trois cycles de culture, on obtient une matière organique sur les vingt premiers centimètres du sol, et la vie renaît dans le désert. L'ancienne mémoire des bédoins ne leur dit-elle pas que jadis le Sahara était vert ?

Pour en savoir plus sur le POLYTER : [->www.polyter.org]

Oracle chinois (politique)

Par Le 18/05/2016

 Confucius oracle

 

"Si vous voulez détruire un pays ennemi, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter cher en pertes humaines.

Il suffit de lui détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption.

Ensuite, il faut attendre vingt ans, et vous aurez un pays constitué d’ignorants et dirigé par des voleurs.

Il vous sera alors très facile de les vaincre.»

 


 

La problématique de l'écriture

Par Le 17/05/2016

 

 

La perception et la pensée.

Toute la difficulté de l'écriture tient dans cette problématique.

Si je pense à ce que les personnages perçoivent, je ne suis pas dans la perception mais dans la pensée de la perception.

Si je cherche à percevoir sans la pensée, je perds la possibilité de traduire la perception puisque seule la pensée verbalise.

Il existe pourtant un espace dans lequel les deux dimensions fusionnent. Et c'est là qu'il faut être pour écrire.

Il ne faut sans doute pas tenter de décrire cet espace finalement au risque qu'il ne soit plus qu'une pensée...

Il faut juste le vivre, en percevoir l'étrangeté, s'en nourrir.

Percevoir sans que ça ne soit qu'une pensée et verbaliser cette pensée sans s'éloigner de la perception, sans que l'écrit ne souille par une pensée dominatrice la beauté du saisissement.

C'est là que l'intuition se révèle. L'intuition devenant, à mes yeux, la capacité à s'extraire de la pensée réfléchie ou rationnelle pour vibrer dans l'espace épuré de la perception.

Le danger du mental qui traduit la perception par la pensée, c'est de s'ériger en censeur ou en affabulateur, selon le manque de clairvoyance de l'auteur au regard de son existence.

Est-il par conséquent possible de saisir intégralement la perception sans la couvrir des oripeaux de la pensée ?
 

C'est ce que je cherche.


 

VERTIGES : un commentaire inoubliable

Par Le 16/05/2016

 

Vertiges2

 

Laura est une amie. Nous ne nous sommes jamais rencontés pourtant. Elle est auteure et je connais ses qualités littéraires. J'ai commenté ici un de ses romans jeunesse : "La marque des Soyeux". (que je recommande chaleureusement à tous les enfants)

Je m'autorise par conséquent le droit de penser que son avis est totalement objectif. Et j'en suis infiniment heureux.

 

 

« VERTIGES » de Thierry LEDRU aux éditions La Fontaine de Siloé

« VERTIGES » de Thierry LEDRU aux éditions La Fontaine de Siloé

Je n’aime pas vraiment marcher. Je n’aime pas vraiment la montagne. Je n’aime pas le froid.  Malgré tout, je viens de terminer un livre qui est le récit de l’ascension d’une montagne !  Paroi serait peut-être le mot adéquat ?

Jamais je n’aurais acheté un livre sur ce sujet. Et pourtant … quand au bout du stylo, il y a un tel talent, c’est possible !

Max & Jonathan.

Max, de taille moyenne, un taiseux, « toujours enfermé dans ses silences ». Son but ultime : Ouvrir le 1er une voie où jusqu’à présent ils ont tous échoué.

Jonathan : Grand, doux, le seul qui accepte les silences de Max sans se plaindre.

Ils grimpent. Pendant tout le livre, ils grimpent.

Le poids des sacs à dos.

Effrayants les « relais » où ils se reposent, les « plates-formes » où ils passent la nuit ! « Ils s’installèrent pour la nuit à 200 m du sol », je ne l’imagine même pas !

À chaque pas, le danger est là, omniprésent.

Max et Jonathan vont au bout de leurs forces, d’eux-mêmes.

Bien sûr, les amoureux de la montagne comprendront bien mieux tout ce qu’ils peuvent éprouver durant cette ascension.

Nous entendons les pensées de l’un et de l’autre et surtout nous assistons aux difficultés grandissantes, aux douleurs physiques, psychologiques.

Ce n’est pas un polar mais il y a un suspens très fort qui vous incite à tourner les pages encore et encore. J’ai souffert avec eux.

Juste deux personnages qui emplissent totalement votre esprit. Les deux sont très attachants, chacun à sa façon.

Pas de femme ? Si, il y a Julie. À priori personnage très secondaire qui prend une place majeure dans la 2eme partie du livre.

Au-delà de la montagne, la psychologie des personnages est très fouillée. Chacun porte en lui sa complexité, ses contradictions, ses peurs, ses espoirs.

Arrivée aux dernières pages, j’étais impatiente de connaître la fin et pourtant je ne voulais pas y arriver. Je ne voulais pas refermer ce livre.

Vais-je pouvoir lire un autre auteur ?

C’est le 3ème livre de Thierry .LEDRU que je lis (le 2eme je ne peux pas en parler pour l’instant) et je crois que j’ai trouvé l’écriture  qui me correspond. Je m’y glisse et je m’y sens si bien !

Ses livres sont un univers à chaque fois, un monde qu’il a construit et qui vous avale. Il y a avant et après ses livres.

Heureusement que Thierry .LEDRU écrit beaucoup, je sais qu’il me reste des livres de lui à déguster !

 

 

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