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Yuka, un an après.

Par Le 15/05/2016

Il y a un an, jour pour jour, je roulais, avec le camion, sur Yuka ,le chien de Marine...

Le premier chirurgien qu'on a vu pensait qu'il valait mieux l'euthanasier, qu'il ne marcherait plus, qu'il resterait incontinent, vessie et sphincters. On a immédiatement refusé.

C'est vers Annecy qu'un centre vétérinaire a accepté de prendre Yuka en charge et de l'opérer.

Ce fut une longue période...Marine ne le quittait pas. Yuka ne tenait pas debout. Infections, escarres, opérations, broches, fièvres, anémie. On lui a donné tout notre amour. Yuka n'abandonnait pas.

Opérations encore, des complications, des peurs, des larmes, des douleurs.

De longues, longues semaines. Se lever chaque nuit pour aider Yuka à uriner. Faire les pansements, surveiller les fils, nettoyer les plaies ouvertes... Tout ce que Marine a fait...Les nuits entières, couchée avec Yuka, sur la paille, dans le garage. Elle lui parlait, elle surveillait sa respiration. Son coeur battait pour lui.

L'aider à se mettre debout, à faire un pas, puis deux, le masser pendant des heures, lui parler, l'aimer, l'aimer, l'aimer....

C'est Yuka qui m'a montré la force d'amour du massage.

C'est Yuka qui m'a appris qu'un coeur de chien ne connaissait pas la rancoeur, ne garde aucune colère, aucune soif de vengeance. C'est Yuka qui m'a appris la force de l'amour inconditionnel.

Aujourd'hui, Yuka court, saute, joue, nage, se roule dans la neige...L'incontinence a disparu. Il lui reste parfois des difficultés à uriner. Marine a adapté son alimentation avec des croquettes médicalisées.

 


Les yeux de Yuka aujourd'hui quand il vient jouer avec moi ou quand je le masse. Cette lumière et cet amour, cette joie de vivre, des cadeaux dont personne ne peut comprendre l'importance.


Ces heures passées avec Marine, toute l'énergie qu'elle déployait, cette rage à sauver ce chien qu'elle avait trouvé dans la forêt, affamé, perdu. Et le sauver encore. Et trouver en soi cette force d'amour qui nourrit la vie.

Je sais ce dont ma fille est capable, ce qu'elle-même n'aurait pas pu imaginer.

Je sais aussi l'amour qu'elle a pour moi, son père qui avait écrasé son chien.


Je sais combien l'amour est le seul à pouvoir faire ployer la mort.

 

Yuka. Le jour où...

Yuka...Une semaine après...

Yuka. Un mois après...

Yuka et Marine

Yuka...Noël 2015

 

 


 

 

 

Les paradigmes scientifiques de Thomas Kuhn

Par Le 11/05/2016

 

Les expériences de mort provisoire et les débats qu'elles suscitent dans le milieu scientifique apportent un exemple très clair. 

 


 

Les paradigmes scientifiques selon Thomas KUHN

 

http://www.philosciences.com/Pss/philosophie-et-science/methode-scientifique-paradigme-scientifique/113-paradigme-scientifique-selon-thomas-kuhn

Le terme de « paradigme », mis en avant par Thomas Samuel Kuhn en 1962 dans La structure des révolutions scientifiques, est maintenant couramment employé pour désigner une vision partagée de la réalité ou encore une méthode à suivre. Pour Kuhn, il s'agit de l’ensemble des principes et méthodes partagés par une communauté scientifique. C'est un modèle à suivre, qui pour un temps fait autorité, puis sera remplacé par un autre.

Pour citer cet article :

JUIGNET Patrick. Les paradigmes scientifiques selon Thomas Kuhn. Philosophie, science et société [en ligne]. 2015. http://www.philosciences.com


  • PLAN
    • 1/ Le concept de paradigme
    • 2/ Les révolutions scientifiques
    • 3/ Le concpet de matrice disciplinaire
    • 4/ Une révolution kuhnienne ?


1/ La notion de paradigme

 

Le terme de paradigme est devenu synonyme de conception du monde mais, tel qu'employé par Kuhn, il concerne d'abord les sciences. Un paradigme naît "d’une découverte scientifique universellement reconnue qui, pour un temps, fournit à la communauté de chercheurs des problèmes type et des solutions" ( La structure des révolutions scientifiques, p.11). Les paradigmes ont des fonctions normatives, qui façonnent la vie scientifique.

"L'utilité d'un paradigme est de renseigner les scientifiques sur les entités que la nature contient ou ne contient pas et sur la façon dont elles se comportent. Ces renseignements fournissent une carte dont les détails seront élucidés par les travaux scientifiques plus avancés. En apprenant un paradigme, l'homme de science acquiert à la fois une théorie, des méthodes et des critères de jugement, généralement en un mélange inextricable". Un paradigme "détermine la légitimité des problèmes et aussi des solutions proposées" (La structure des révolutions scientifiques, p.155).

Le mot paradigme, qui donne l’idée d’un modèle à suivre, est bien adapté pour décrire ce qui se passe dans les sciences, car la force normative y est aussi importante qu’ailleurs. "L'étude historique minutieuse d'une spécialité scientifique donnée, à un moment donné, révèle un ensemble d'illustrations répétées et presque standardisées de différentes théories, dans leurs applications conceptuelles, instrumentales et dans celles qui relèvent de l'observation. Ce sont les paradigmes du groupe, exposés dans ces manuels, son enseignement et ses exercices de laboratoire. En les étudiant et en les mettant en pratique, les membres du groupe apprennent leur spécialité" (La structure des révolutions scientifiques, p.71).

De plus, on constate que les doctrines sont reprises collectivement et institutionnellement, ce qui conduit le plus souvent à les  dogmatiser.

"C'est l'étude des paradigmes ... qui prépare l'étudiant à devenir membre d'un communauté scientifique [...] (La structure des révolutions scientifiques. p. 30). Il se constitue donc une tradition.

"La recherche de la science normale est dirigée vers l'articulation des phénomènes et théories que le paradigme fournit déjà" (Ibid. p. 47).

La science "normale" a tendance à se figer en un savoir constitué. Le travail scientifique devient un travail d'ajustement, de mise au point et de précision du paradigme.

"C'est à des opérations de nettoyage que se consacrent la plupart des scientifiques durant toute leur carrière. Elles constituent ce que j'appelle la science normale [...]" (Ibid. p. 46).

Bien qu'ils ne soient pas indiqués par Kuhn, nous signalerons certains inconvénients de cette situation. Sur le plan de l'apprentissage, la transformation de la science en un savoir admis présente un risque. L'exigence démonstrative peut facilement être mise de côté.  Or, la science n'est pas un savoir constitué à reproduire, c'est une connaissance qui exige d'être démontrée. 

L'argument d'autorité, l'érudition et la tradition ne devraient pas intervenir, chaque scientifique doit être capable de démontrer ce qu'il soutient.

Dans la science normale, les difficultés de la découverte, les élaborations successives, sont oubliées au profit d’une expression collective simplifiée. C’est cette expression collective qui produit des effets pratiques dans la conduite des recherches et dans la gestion institutionnelle. Il est donc important de rendre compte de ce modèle collectif de la science normale que désigne le terme de paradigme. Dans toutes les disciplines, l’histoire montre une volonté de poursuivre et de répéter le paradigme qui a été jugé valide à un moment donné. C'est légitime et utile, mais cela a pour inconvénient une dogmatisation qui, à un certain moment, devient préjudiciable à l'avancée des recherches.

2/ Les révolutions scientifiques

 

"Sans adhésion à un paradigme, il ne pourrait y avoir de science normale " (La structure des révolutions scientifiques, p. 144).

Lorsqu'un paradigme est établi on entre dans un régime de science normale, selon le terme de Thomas Kuhn. La communauté scientifique adhère au paradigme et les recherches se meuvent à l'intérieur du cadre épistémologique formé par ce paradigme.

Un préalable est nécessaire pour comprendre le lien entre paradigme et révolution scientifique. Kuhn ne croit pas à la réfutation simple et directe des théories comme l'a suggéré Karl Popper. En effet, une observation qui contreviendrait radicalement à la théorique est peu probable, car la production des faits (par l'expérimentation) tout comme leur interprétation dépend de la théorie. Il suppose donc que l'affaire est plus complexe car, si on fait une expérience qui dément le paradigme en place, cela suppose qu'il y a déjà eu une évolution (qui va amener un changement radical, une révolution). Le changement est progressif mais aboutit à un moment de bascule où la transformation est radicale.

Pour Thomas Kuhn les paradigmes se succèdent et l'on passe de l'un à l'autre par une "révolution", car ils sont inconciliables.

À un moment de l'histoire d'une science, le paradigme qui modèle la science normale rencontre des difficultés. Des énigmes apparaissent. Il s'ensuit une crise qui dure un certain temps et peut provoquer un malaise et des dissensions dans une partie de la communauté scientifique. Une ou plusieurs nouvelles théories permettant de résoudre les énigmes se proposent. Un nouveau paradigme se forme et l'on abandonne le précédent. Le nouveau paradigme, à son tour,  rencontrera des anomalies qui provoqueront une crise, et ainsi de suite.

Les changements qui se produisent  sont radicaux. Les concepts changent, les vérités admises ne le sont plus, les méthodes évoluent, les conceptions ontologiques sous-jacentes se modifient, le travail des étudiants et des chercheurs se modifie et, finalement, c'est une nouvelle manière de voir le monde qui apparaît.

Il y a une disjonction et une incompatibilité (une "incommensurabilité") entre l'ancien et le nouveau paradigme. Plus largement, les changements de paradigme aboutissent à des "révolutions dans la vision du monde" (La structure des révolutions scientifiques, p. 157).

Comme exemple de changement de paradigme on peut donner le passage du géocentrisme à l'héliocentrisme. Avec cet exemple on comprend pourquoi l'extension donnée par Kuhn au concept de  paradigme a tendance à s'élargir considérablement : la controverse scientifique sur le système solaire (fondée sur des calculs mathématiques et l'observation d'irrégularités inexplicables dans la trajectoire des planètes) déborde sur notre manière de percevoir l'univers.

Il vaudrait peut-être mieux dire, pour être plus précis, que les changements de paradigme s'accompagnent d'un changement dans le "grand récit" sur le monde qui irrigue la société. Ce récit dépasse le paradigme scientifique car il a une dimension philosophique. Pour les scientifiques eux-mêmes la manière de voir le monde change aussi.

Kuhn insiste sur le fait que la manière de percevoir et de comprendre la réalité se modifie profondément. Ce n'est pas une simple réinterprétation des données  : "bien que le monde ne change pas après un changement de paradigme, l'homme de science travaille désormais dans un monde différent"  (La structure des révolutions scientifiques, p. 170).

Avec le concept de paradigme, science et philosophie sont reliées et l'ensemble est inclus dans la société.

À l'origine du changement on trouve des anomalies, c'est-à-dire des faits qui ne vérifient pas la théorie.  Mais une réfutation, même nette, ne produit pas un abandon immédiat de la théorie (ce qu'une vraie science devrait faire, selon Karl Popper). "Très souvent les scientifiques acceptent d'attendre" (Ibid, p. 119).

Il faut plutôt une accumulation d'anomalies et qu'un autre paradigme apparaisse.

"Décider de rejeter un paradigme est toujours simultanément décider d'en accepter un autre, et le jugement qui aboutit à cette décision implique une comparaison des deux paradigmes par rapport à la nature et aussi de l'un par rapport à l'autre" (Ibid, p. 115). Thomas Kuhn insiste sur le fait que les paradigmes se succèdent et qu'il n'y a pas de réfutation "sèche" qui laisserait un vide, car "rejeter un paradigme sans lui en substituer simultanément un autre, c'est rejeter la science elle même" (Ibid, p. 117) .

 

3/ Le concept de matrice disciplinaire

 

Le concept de paradigme a été précisé par Thomas Kuhn sept ans après la première édition de son ouvrage. Il a proposé alors un nouveau terme, celui de matrice disciplinaire, pour dénommer ce qui fait l’objet d’une adhésion du groupe scientifique, alors que celui de paradigme désignerait plutôt les aspects exemplaires présents au sein de cette matrice.

Il lui parait souhaitable de dégager le concept de paradigme de celui de communauté scientifique dont le sens est sociologique. Ce que partage une communauté scientifique et qui explique la communication entre ses membres c'est leur "matrice disciplinaire", dont les divers composant forment un tout.

Thomas Kuhn distingue quatre composants dans la matrice disciplinaire :

  1. Les lois scientifiques et leur formalisation.
  2. La conception du monde et les procédés heuristiques.
  3. Les valeurs qui soudent le groupe des chercheurs.
  4. Le modèle de résolution des problèmes.

 

C'est au point 4 que devrait être attribué l'appellation de « paradigme »  : c’est le rôle joué par les solutions et les méthodes de travail scientifique déjà trouvées, considérées comme valides et qui servent de modèle pour l'enseignement et la poursuite des travaux. Ce sont les accomplissements passés qui servent d'exemple. Pour Kuhn, c'est l'aspect le plus novateur et le moins bien compris de son livre La structure des révolutions scientifiques.

Détaillons un peu le concept de matrice disciplinaire.  

Le terme de matrice disciplinaire, "implique une possession commune de la part des spécialistes d'une discipline particulière ; matrice, parce que cet ensemble se compose d'éléments ordonnés de diverses sortes, dont chacun demande une étude détaillée. La totalité ou la plupart des éléments faisant l'objet de l'adhésion du groupe [...] en tant que tel, ils forment un tout et fonctionnent ensemble". ( La structure des révolutions scientifiques, p. 248)

Une matrice disciplinaire comporte plusieurs aspects.

- Des généralisations symboliques. Il s'agit des expressions employées unanimement par les membres du groupe, et qui peuvent facilement revêtir une forme logique (des lois physiques reconnues mises sous une forme mathématique par exemple).

- Des principes que Kuhn appelle métaphysiques. Le fait d'adhérer collectivement à certaines croyances comme l'équivalence entre chaleur et énergie, ou à l'élasticité des molécules. C'est une manière de concevoir le réel.

- Des valeurs concernant la science. Ce sont des opinions sur les conditions de validité, l'exactitude, la qualité des prévisions, la place de la science dans la société. Elles sont en général largement partagées par les différents spécialistes des sciences de la nature et leur donne le sentiment d'appartenir à un groupe social. (La structure des révolutions scientifiques, p. 248-251)

- Des exemples types qui apportent des solutions aux problèmes que les étudiants rencontrent dès le début de leur formation scientifique, ainsi que des solutions techniques aux problèmes exposés. C'est plutôt cela qu'il faudrait nommer paradigme. 

Thomas Kuhn repère ici un aspect important de la science, la partie constituée par la "connaissance tacite, qui s'acquiert en faisant de la science plutôt qu'en apprenant des règles pour en faire" (La structure des révolutions scientifiques, p. 260).

La science se pratique, elle n'est pas réductible à un savoir et, si tant est que l'on veuille que la recherche perdure, il faut que la pratique se transmette.

Cette pratique renvoie à des aspect basiques tels que la perception. La perception implique un apprentissage complexe qui transforme les sensations par un jugement et une interprétation adéquate. Kuhn donne l'exemple des physiciens qui doivent être capable de reconnaître en les différenciant les traces des particules alpha de celles des électrons. Ceci est valable pour toutes les disciplines scientifiques. Il ajoute "il y a si peu de manières de voir qui conviennent, que celles qui ont subi l'épreuve de l'usage du groupe valent la peine d'être transmises de génération en génération" (La structure des révolutions scientifiques, p. 266) . L'expérience scientifique est très complexe. Elle demande non seulement des dispositifs d'observation et d'expérimentation liés à la théorie, mais aussi un apprentissage de la perception pour utiliser ces dispositifs correctement. Ceci fait partie de ce que, finalement, Thomas Kuhn nomme paradigme au sens précis du terme.

Né après six ans de réflexion, le concept de matrice disciplinaire, qui inclut et permet de préciser celui de paradigme, est plus élaboré que ce dernier, mais c'est lui qui a fait fortune et reste le plus connu.

4/ Une révolution Kuhnienne ?

 

Kuhn a-t-il provoqué une révolution dans l'épistémologie et la philosophie des sciences ?

Par son travail, il a changé la façon de voir la science dans les années 1960. Il a montré que les sciences ont une histoire, qu'elles ne sont pas isolées de la société et même de la sociabilité humaine (au sens des relations entre les personnes, des effets de groupe au sein des institutions). La science, c'est aussi la "communauté des scientifiques".

La Structure des révolutions scientifiques a brisé le clivage entre science et société imaginé par l'épistémologie précédente.  Il n'y a pas d'autonomie complète de la science eu égard à la culture et à la société. 

Kuhn est-il relativiste ?

Pour Alan F. Chalmers "le choc entre les thèses de Kuhn, d'une part , et celles de Lakatos, ainsi que de Popper, de l'autre, a engendré une polarisation du débat entre rationalisme et relativisme (Qu'est-ce que la science, p. 167).

D'un côté Thomas Kuhn affirme qu'il n'y a pas de réflexion neutre, purement rationnelle et universellement démontrable dans le choix des théories.  Mais, Kuhn ne défend pas pour autant un relativisme. "Les théories scientifiques de date récente sont meilleures que celles qui les ont précédées, sous l'aspect de la solution des énigmes [...]" (La structure des révolutions scientifiques, p. 279). Sa position est donc nuancée.

D'un côté, il admet que les valeurs de la communauté scientifique influent dans le choix des décisions et que ces valeurs dépendent de la société et l'idéologie. De l'autre, il considère qu'il y a également des critères intrinsèques de décision (précision des prévisions, rationalité de la présentation, résolution des problèmes). Kuhn amène une complexification dans la vision de la science qui contraste avec les tendances un peu rigides et simplificatrices de l'épistémologie traditionnelle.

À la question qu'est-ce que la science, Thomas Kuhn répond que c'est une connaissance qui se confronte à la nature. Elle évolue par saccades : elle prend une forme normale, subit des crises, change puis se stabilise, et ainsi de suite. Kuhn utilise une approche d'allure structurale, à la fois épistémologique, sociologique et historique. Cette combinaison permet de montrer la manière particulière dont la science se constitue et évolue.

Au-delà de l'amélioration de la connaissance, les conceptions de l'univers  se modifient profondément lors des changements de paradigme. Cette historicisation structurale met en évidence ce qui passe souvent inaperçu du fait de la tendance à réécrire l'histoire des sciences  de manière linéaire et idéaliste :  d'une époque à l'autre la science change profondément.

 

Bibliographie

The structure of scientific révolutions, 1962. Traduction : Kuhn Th., La structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, 1970.

Second edition enlarged, 1969. Traduction : Kuhn Th., "Postface" in La structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, 1970.

 

L'externalité et le risque systémique.

Par Le 11/05/2016

 

 

Sablesbitumineux avantapres

Deep cuts: Sand excavations at Fort McMurray, Alberta

"Dans les systèmes de marché, on ne tient pas compte de ce que les économistes appellent externalités.

Par exemple, imaginons que vous me vendiez une voiture. Dans un système de marché, nous sommes censés nous préoccuper de nos propres intérêts donc vous et moi tenterons de faire la meilleure affaire chacun pour soi. Nous ne tiendrons pas compte de l’impact que cela aura sur « lui ». Cela ne fait pas partie d’une transaction sur le marché. Et pourtant, il y aura bien un impact sur « lui ». Ce sera la présence d’une voiture supplémentaire sur la route et donc une plus forte probabilié d’accidents, davantage de pollution et davantage d’embouteillages. Pour lui en tant qu’individu, il ne s’agira sans doute que d’une légère augmentation de ces probabilités. Mais cet impact va s’étendre à toute la population.

Maintenant, si on examine d’autres sortes de transactions, les externalités prennent beaucoup plus d’ampleur. Prenez par exemple la crise financière. L’une de ses raisons — il y en a plusieurs, mais l’une d’entre elles — disons si le groupe Goldman Sachs effectue une transaction risquée, il — s’il fait attention — couvre ses propres pertes potentielles. Il ne prend pas en compte le risque systémique, c’est-à-dire la possibilité que tout le système s’effondre si une de ses transactions risquées tourne mal. Cela a failli se produire avec l’immense compagnie d’assurance AIG. Elle s’est trouvée impliquée dans des transactions risquées qu’elle ne pouvait pas couvrir. Le système entier était vraiment sur le point de s’effondrer, mais bien sûr le pouvoir étatique est venu à sa rescousse.

La tâche de l’état consiste à secourir les riches et les puissants et à les protéger, peu importe si cela viole les principes de marché, on se fiche pas mal des principes de marché. Les principes de marché sont essentiellement destinés aux pauvres.

Mais le risque systémique est une externalité qui n’est pas prise en considération, ce qui mettrait à mal le système de façon répétitive, s’il n’y a pas intervention de la puissance étatique. Eh bien, il en existe une autre, bien plus importante — c’est la destruction de l’environnement.

La destruction de l’environnement est une externalité : dans les interactions de marché, vous n’y prêtez pas attention.

Prenez par exemple les sables bitumeux, vous ne tenez tout simplement pas compte du fait que vos petits-enfants pourraient ne pas y survivre — ça c’est une externalité.

Et dans le calcul "moral" du capitalisme, de plus grands profits dans le quart d’heure qui suit ont davantage de poids que le destin de vos petits-enfants — et bien sûr il ne s’agit pas de vos petits-enfants mais de ceux de tout le monde."

Noam CHOMSKY


 

On assiste en Alberta aux effets de l'externalité et des risques systémiques qu'elle contient en germe...

 


 

Un travail monumental. (année 2009-2010)

Mémoire de fin d'études présenté par
BANDELIER Claude
En vue de l'obtention du grade académique de
Master en Sciences et Gestion de l'Environnement

Année Académique : 200912010

http://www.memoireonline.com/09/10/3922/Problematique-environnementale-de-lexploitation-des-sables-bitumineux-en-Alberta-Canada.html

Les sables bitumineux sont constitués de sables, d'argile, d'eau et de bitume. Le bitume est une forme extrêmement dense, lourde et visqueuse de pétrole qui se trouve à l'état naturel sous forme de dépôts, mais peut aussi être obtenu à partir du raffinage du pétrole. Le bitume naturel se forme par la biodégradation bactérienne de pétrole lorsqu'il s'approche de la surface pendant la phase de migration. Il en résulte un hydrocarbure dégradé, riche en souffre et en métaux lourds. Les plus grandes réserves de sables bitumineux mondiales se situent au Venezuela et au Canada dans la province de l'Alberta. Les réserves initiales canadiennes sont estimées à 1700 milliards de barils, ce qui propulse le pays en seconde position derrière l'Arabie saoudite sur le plan des réserves de pétrole à l'échelle mondiale. Jusqu'au milieu des années 1990, l'exploitation des sables bitumineux canadiens est considérée comme risquée et peu rentable. L'introduction d'un régime de redevances généreux et des allégements fiscaux fédéraux par les gouvernements de l'Alberta et du Canada, pour rendre cette ressource économiquement viable, provoque un changement de la situation. Soutenue par la croissance de la demande, l'augmentation du prix du baril et une diminution des coûts de production, due aux progrès technologiques, la croissance des opérations d'exploitation et de la production explose pour atteindre 1.1 millions de barils par jour en 2004. Actuellement la production est de 1.5 millions de barils par jour et le chiffre de 5 millions est avancé pour 2030. L'exploitation des sables bitumineux débute par une phase d'extraction qui peut être réalisée à l'aide deux méthodes différentes (exploitation minière de surface ou opération in situ) selon la profondeur du gisement. Le bitume est ensuite extrait et peut être valorisé ou non, par l'ajout d'hydrogène et le retrait de carbone, en pétrole brut synthétique plus léger. Les produits résultant sont ensuite exportés via un réseau de pipelines vers des raffineries canadiennes ou américaines. Les Etats-Unis représentent les premiers importateurs des produits pétroliers canadiens alors que l'Asie constitue un marché potentiel pour le futur.

Toutefois, d'importants impacts sociaux et environnementaux sont générés par l'exploitation des sables bitumineux. De vastes étendues au sein de la forêt boréale sont déboisées, les cours d'eau sont déviés et le sol est retiré sur une importante épaisseur pour permettre l'accès aux gisements. L'extraction de bitume est effectuée par des techniques qui consomment des quantités excessives d'eau, prélevée des rivières et aquifères de la région, et de gaz naturel, dont la combustion est responsable d'émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre. En outre, des fuites et des infiltrations de polluants à partir des gigantesques bassins de rétention des eaux contaminées et des résidus représentent un risque élevé. Selon la loi, les industries ont l'obligation de remettre les terrains en état au terme de l'exploitation. En pratique, les méthodes de restauration, basées sur une revégétalisation approximative et la transformation des bassins de résidus en gigantesques lacs, sont incertaines et ne semblent pas être en mesure de restaurer l'ensemble des écosystèmes atteints. Les effets sociaux dans la région où le développement des sables bitumineux a engendré un afflux massif de main-d'oeuvre sont également à déplorer. La capacité de la municipalité à répondre aux besoins de base en infrastructures et en services est largement dépassée et le coût du loyer y est exorbitant.

Malgré tous ces impacts importants, le gouvernement de l'Alberta, soutenu par celui du Canada continuent à approuver des licences d'exploitation pour des nouveaux projets et des projets d'expansion. Les impacts négatifs potentiels sont négligés dans les processus d'approbation et rendent absolument nécessaires l'établissement de politiques environnementales et d'instruments de gestion visant à établir un cadre pour un développement industriel respectueux de l'environnement."

 

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CANADA. Incendie à Fort McMurray : "les mots me manquent pour parler de cet enfer"

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Avatar de Yves Paccalet

Par 
philosophe écologiste

LE PLUS. La "Bête" ne semble pas prête de s'éteindre.

Depuis une semaine, Fort McMurray,  région canadienne de l'Alberta, est victime d'un incendie gigantesque.

Environ 200.000 kilomètres carrés de forêts, de broussailles ou d'habitations ont été calcinés.

Yves Paccalet, écologiste, est atterré par l'ampleur de ce désastre.

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Guillaume Malaurie

 

Un incendie colossal, hors normes, gigantesque, inimaginable, presque sans égal dans l’histoire de l’humanité. Les mots manquent pour qualifier cet enfer. Les chiffres font défaut pour mesurer l’ampleur d’un tel désastre…

 

Des milliers de maisons sont en cendres, dévorées par des flammes de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, qui s’entretiennent et se renforcent les unes les autres dans un maelström de brindilles crépitantes, de tisons qui s’éparpillent et d’étincelles rouge et or, semblables à de funestes feux d’artifice… Des légions de sapinettes noires, de sapins baumiers, de pins gris, de bouleaux partent en nuées noires.

 

Une fumée âcre et angoissante asphyxie les êtres vivants et obscurcit la lumière du soleil. Des arbres géants se volatilisent ainsi que des fétus de paille. Rien de végétal ou d’animal ne survit à ce brasier d’apocalypse.

 

Une localité meurt dans cet holocauste

 

Les humains sont terrorisés. Au désespoir, ils désertent leurs habitations. Ils fuient leur cité vouée à la folie du feu. Cela se passe au Canada, dans la province d’Alberta. La localité qui meurt dans cet holocauste s’appelle Fort McMurray. C’est l’une des capitales du "nouvel or noir" d’Amérique : les schistes ou sables bitumineux. Le "pétrole de terre". Lourd, très lourd, à tous les sens du terme. 

 

Plus de 150.000 sinistrés des flammes sont contraints de s’exiler dans la panique, sans rien emporter ou presque de leurs biens, de leurs documents, de leurs souvenirs, des précieuses images de leur vie personnelle.

 

Des milliers de réfugiés s’éloignent dans d’interminables cortèges de voitures, jetés sur l’unique route qui permet d’échapper à la contrée maudite, et qui mène au sud, vers les grandes villes d’Edmonton et Calgary.

 

"Je n’ai jamais rien vu, ni même imaginé de tel"

 

Ces enfants, ces femmes, ces hommes ont tout perdu, presque jusqu’à leur âme. "Je n’ai jamais rien vu, ni même imaginé de tel", raconte une mère de famille. "J’ai pensé à Hiroshima : désormais, tout est en cendres, notre maison comme notre existence…"

 

Un homme lui répond : "Ces derniers jours, j’avais regardé à la télévision les images d’Alep ravagée par la guerre, en Syrie : notre guerre à nous s’appelle l’incendie de forêt."

 

Les victimes ne reviendront pas voir leur habitation détruite par les flammes avant des semaines. Ils ne la reconstruiront pas avant des années.

 

Impossible d'éteindre la "Bête"

 

Les pompiers, qui en ont pourtant vu beaucoup, surnomment le feu de Fort McMurray "la Bête" ou "le Monstre". Ils sont des centaines à s’escrimer au péril de leur santé et de leur vie, avec des Canadairs, des hélicoptères, des camions-citernes, etc. Mais ils n’y parviennent pas !

 

Les responsables administratifs et politiques de la province et du pays le reconnaissent : le sinistre est "totalement hors de contrôle". Impossible de le circonscrire, encore plus de l'éteindre.

 

Le samedi 7 mai, les flammes ont déjà ravagé plus de 100.000 hectares d’arbres, de broussailles et d’habitations : 1.000 kilomètres carrés, presque la superficie du Val-d’Oise, dix fois celle de Paris ! Le dimanche 8 mai, le sinistre a doublé son aire de destruction : 200.000 hectares se sont envolés en fumée ; 2.000 kilomètres carrés, quasiment la surface des Yvelines, vingt fois celle de Paris !

 

À l’heure où ces lignes sont écrites, on en est là, mais la météo n’est pas favorable. On espère voir tomber l’eau du ciel, mais il ne pleuvra pas avant plusieurs jours, et les vents resteront soutenus. Une responsable du ministère canadien des Ressources naturelles, et spécialiste des feux de forêt, déclare en soupirant : "Essayer d’éteindre un tel incendie à la saison sèche, c’est comme tenter d’arrêter un ouragan."

 

Imprudence ou saison sèche ?

 

L’une des questions qui se posent, dès à présent, consiste à déterminer les raisons du sinistre, afin (dit la langue de bois) qu’"un tel drame ne se reproduise jamais plus".

 

On ergote sur la cause immédiate des départs de feu. On évoque plusieurs hypothèses : une imprudence, un mégot jeté, un barbecue mal éteint, un geste criminel, etc.

 

On accuse plus globalement la saison sèche, avec un printemps déficitaire en eau, qui succède à un hiver avare en neige. La contrée n’a pas été arrosée depuis trois semaines : le sol de la taïga, les broussailles, les arbres eux-mêmes souffrent du défaut d’humidité. Le moindre craquement d’allumette se change en catastrophe.

 

Un or noir qui fait beaucoup de dégâts 

 

Mais comment ne pas s’interroger plus avant ? Au fond ? Fort McMurray incarne l’une des capitales du "nouvel or noir" canadien : les gisements de schistes bitumineux commencent à proximité.

 

Les compagnies pétrolières déboisent des millions d’hectares et éventrent de gigantesques surfaces forestières. Ces saccages leur permettent d’extraire du sous-sol (à grands coups de pelles mécaniques) des roches imprégnées d’hydrocarbures lourds, qu’il faut ensuite cracker et distiller afin d’en extraire des combustibles.

 

L’Alberta recèle des milliards de barils de ces composés chimiques qui font sa fortune et celle du Canada, mais qui meurtrissent le Grand Nord, polluent l’atmosphère, tuent les lacs et les rivières, et achèvent de provoquer le malheur des peuples amérindiens.

 

Or, c’est ce même or noir, ce même pétrole, ces mêmes hydrocarbures que l’humanité brûle dans ses chaudières à fuel, ses moteurs de bateaux, de camions ou de voitures, ou dans ses centrales thermiques à mazout. De telles combustions produisent du gaz carbonique, lequel s’accumule dans l’atmosphère et y détermine un effet de serre dévastateur.

 

Les schistes bitumineux font la fortune de l’Alberta, mais ils sont la cause, dès aujourd’hui, de l’anéantissement de Fort McMurray et des forêts voisines. Le réchauffement climatique planétaire est beaucoup plus rapide dans les zones polaires et subpolaires que partout ailleurs. En Alberta, la saison sèche menace de devenir de plus en plus déficitaire en eau, et la taïga de se retrouver de plus en plus souvent la proie des flammes.

 

Tout le monde espère une météo favorable

 

On redoute, en ce moment même, que le feu de Fort McMurray ne se montre à ce point rebelle, qu’il aille affecter les champs d’exploitation des schistes bitumineux.

 

Si les hydrocarbures de la terre s’enflammaient à leur tour, il pourrait s’ensuivre des incendies inextinguibles, qui se propageraient à l’intérieur même de la terre et excéderaient de façon définitive les capacités humaines d’intervention. De telles catastrophes se sont déjà produites dans des tourbières, en Russie…

 

En Alberta, les rois du pétrole jouent les apprentis sorciers. Afin d’éteindre l’énorme incendie dont leur avidité en énergie constitue la cause numéro un, ils n’ont d’autre recours que l’espoir en une météo favorable.

 

Ils prient pour que les nuages crèvent en averses. Ils subissent la malédiction du dieu pétrole, mais, pour conjurer celle-ci, ils en sont réduits à implorer le dieu de la pluie.

 

Je doute que la danse qu’ils entament à l’appui de leur requête console les Amérindiens des forêts du Grand Nord, dont la maison brûle sur un bûcher de pétrodollars."

 


 

8 janvier 2013

Une étude confirme que les sables bitumineux polluent les lacs

 

 

sables-bitumineux.jpgDe nouvelles recherches ont apporté les preuves les plus concluantes jusqu'à maintenant que l'exploitation des sables bitumineux dans le nord de l'Alberta pollue les lacs environnants.

Une étude publiée dans une prestigieuse revue scientifique de l'Académie américaine des sciences conclut que six lacs de la région contiennent entre deux et 23 fois plus d'hydrocarbures toxiques qu'avant l'exploitation des sables bitumineux.
L'étude, qui a été financée par le gouvernement fédéral, a également analysé ces produits chimiques, et a conclu qu'ils proviennent de l'industrie.

Le biologiste John Smol, coauteur de l'étude, a estimé que ces résultats devraient prouver une fois pour toutes que la présence d'hydrocarbures dans les lacs et rivières provient de l'exploitation des sables bitumineux, et non de l'érosion naturelle des dépôts de bitume.

L'étude a par ailleurs révélé que les niveaux de toxines demeurent faibles en général, mais que cette pollution s'aggrave, et que certains lacs s'approchent du seuil d'alerte, a ajouté le professeur Smol.

Certains des plus éminents scientifiques du pays ont participé à l'étude.


Sources: la presse canadienne/ Nature alerte


 

Problematique environnementale de lexploitation des sables bitumineux en alberta canada15

 

Les sables bitumineux d'Alberta constituent l'une des plus importantes réserves au monde. Le Canada entend produire 3 % du pétrole mondial d'ici 2020. Mais cette production entraîne une pollution aux HAP des lacs et rivières environnantes. Avant l'installation des mines, la région était couverte d'arbres. Actuellement, seuls 4.800 km2de réserves sont exploitables par la technique minière, ce qui représente 0,1 % de la forêt boréale canadienne. L’exploitation minière actuelle en Athabasca s’étend sur environ 600 km2 soit près de 0,02 % de la forêt boréale canadienne. © Greenpeace, Rezac

 

Le sable bitumineux est-il une énergie d’avenir ? L'enjeu est immense : les réserves potentielles pourraient fournir entre 500 et 1.000 milliards de barils de pétrole, selon Total, fortement impliqué dans les exploitations canadiennes. Grâce à ce procédé, le Canada est actuellement le principal fournisseur de pétrole des États-Unis, devançant l'Arabie saoudite. L’une des plus grandes réserves mondiales est située dans l’Alberta, une province dans l’ouest du Canada.

Les gisements de sable bitumineux d’Alberta se décomposent en trois zones : la Peace River, le Cold Lake et la plus grande, l’Athabasca. Elles s’étendent sur 140.000 km2 et 80 % des réserves sont enfouies à plus de 100 m de profondeur. L’extraction du bitume se fait selon deux méthodes : la technique in situ et la technique minière. Pour les dépôts enfouis à plus de 100 m de profondeur, un puits vertical permet d’injecter de la vapeur et de pomper le bitume, c’est la méthode dite in situ. Pour les dépôts proches de la surface, l’exploitation minière est favorisée. Une fois séparé de l’eau et du sable, le bitume est traité dans une raffinerie comme tous les hydrocarbures.

En 2011, la production canadienne s’élevait à 1,6 million de barils par jour, ce qui représente 1,5 % de la production mondiale de pétrole. Pour 2020, les exploitations prévoient de doubler la production totale et fournir ainsi 3 % de la production mondiale de pétrole brut. Si les réserves desable bitumineux sont clairement une alternative aux gisements d’autres énergies fossiles, une étude montre que la pollution liée à l’exploitation s’accroît dans l’environnement. Commandée par le gouvernement canadien, l’étude révèle en particulier l’effet polluant des sables bitumineux sur les lacs et rivières environnants.

Les zones de sable bitumineux proches de la surface sont exploitées via des mines à ciel ouvert. Pour atteindre le sable, il faut retirer la couche superficielle de terre, qui sera stockée et réutilisée pour la réhabilitation du site. Des trous sont réalisés et les mottes prélevées sont mélangées à de l'eau pour être transportées par pipeline vers une usine où le bitume est séparé du sable. © Colin O'Connor, Greenpeace 
Les zones de sable bitumineux proches de la surface sont exploitées via des mines à ciel ouvert. Pour atteindre le sable, il faut retirer la couche superficielle de terre, qui sera stockée et réutilisée pour la réhabilitation du site. Des trous sont réalisés et les mottes prélevées sont mélangées à de l'eau pour être transportées par pipeline vers une usine où le bitume est séparé du sable. © Colin O'Connor, Greenpeace

Les sédiments, marqueurs de la pollution des sables bitumineux

 

Des scientifiques de l’organisme Environnement Canada et de la Queen’s University de Kingston, dans l’Ontario, ont étudié cinq lacs proches de l’exploitation minière d’Athabasca, ainsi qu’un lac à 90 km au nord-ouest. Dans les six lacs, les taux d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les sédiments étaient 2,5 à 23 fois supérieurs à ceux des années 1960, c’est-à-dire avant le début de l’exploitation du sable bitumineux.

Les chercheurs ont par ailleurs comparé les HAP des lacs à ceux du bitume de l’exploitation d’Athabasca pour déterminer la source des hydrocarbures retrouvés dans les sédiments. En effet, les incendies de forêt ou simplement l’érosion naturelle des dépôts de bitume pourraient être des sources de rejet d’HAP dans les eaux. « La concordance entre l’augmentation des taux d’HAP et la période d’exploitation des mines suggère fortement que l’extraction et le raffinage des sables bitumineux jouent un rôle dans l’augmentation des taux d’HAP dans ces lacs », affirme Joshua Kurek, l’un des auteurs du rapport. Leurs résultats sont publiés dans les Pnas.

Hydrocarbures et métaux lourds sous surveillance

D’autres publications, indépendantes de la requête du gouvernement, avaient déjà fait état de la présence de taux élevés d’HAP et de métaux lourds dans les rivières à proximité de l’exploitation d’Athabasca. Avant l’arrivée de la mine, les taux d’HAP étaient nuls dans les rivières. « Les sédiments lacustres s’accumulent 24 heures par jour et 365 jours par an. Ils deviennent peu à peu une sorte de moniteur de surveillance de l'environnement, car ils collectent les polluants »,explique John Smol, coauteur.

Les niveaux croissants d’HAP n'ont pas affecté les algues et les petits invertébrés. Au contraire même, ils ont prospéré. Cet essor est attribué à une augmentation de la température de l’air. À Fort McMurray, près de la mine, elle a augmenté en moyenne de 1,65 °C depuis 1960. Mais prolifération des algues ou pas, la pollution liée à l’exploitation du sable bitumineux est toxique. Le gouvernement de l’Alberta a annoncé qu’un réseau de surveillance des polluants serait mis en place dans la région.


 

 

 

02.04.2011
Gaz de schiste, sables bitumineux: le capitalisme de destruction totale



Les ressources naturelles s'épuisent, alors que la demande ne cesse d'augmenter, du fait de la mondialisation et des délocalisations qui augmentent la consommation des "pays émergents".

Plutôt qu'une reconversion coûteuse dans les énergies propres, l'industrie pétrolière a choisi d'exploiter jusqu'à la dernière goutte le pétrole et le gaz, où qu'ils se trouvent et quels que soient les dégâts pour l'environnement.



Cela a commencé avec l'exploitation des sables bitumineux au Canada. Dans l'état de l'Alberta, des engins mécaniques monstrueux rasent les forêts et dévorent la terre. De vastes espaces naturels magnifiques sont transformées en un paysage lunaire agrémenté de marres de pétrole et de produits chimiques utilisés pour récupérer le pétrole mélangé au sable. Quant aux habitants, beaucoup meurent de cancers ou d'autres maladies causées par la pollution.


L'autre "innovation" est l'exploitation du gaz de schiste. Dans de nombreuses régions du monde, du gaz naturel est présent dans de multiples fissures de la roche. La technique d'extraction a été inventée par la multinationale américaine Halliburton (dont Dick Cheney était le président avant de devenir le vice président de George W.Bush). Elle consiste a faire un forage horizontal à 2000 mètres de profondeur. Puis la roche est fragmentée avec des explosifs qui peuvent provoquer des séismes en surface jusqu'à une magnitude 4. De grandes quantités d'eau sous pression m&am

Le placebo de l'argent

Par Le 11/05/2016

C'est EFFRAYANT de lire les conclusions de cette expérience.

Et on prend conscience de l'impact considérable de la notion d'argent dans nos esprits.


EFFET PLACEBO: PLUS UN TRAITEMENT EST CHER, PLUS IL EST EFFICACE

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publié le 16/02/2015

 

De deux médicaments placebo (sans principe actif), le plus cher sera le plus efficace (Ph.  Bill Brooks via Flickr CC BY 2.0)

De deux médicaments placebo (sans principe actif), le plus cher sera le plus efficace (Ph. Bill Brooks via Flickr CC BY 2.0)

Dans une expérience avec des patients atteints de la maladie de Parkinson, des chercheurs ont montré que l’effet placebo est d’autant plus efficace que les patients croient que le produit actif administré est cher. Un résultat qui vient rappeler tout le mystère qui entoure encore ce phénomène biologique.

L’étude, réalisée par l’Institut de neurosciences de l’université de Cincinnati (États-Unis) et parue dans la revue Neurology, a concerné 12 patients atteints d’une forme modérée à sévère de Parkinson, avec des atteintes motrices (rigidité, tremblements). Les chercheurs les ont préalablement informés qu’ils recevraient chacun une des deux versions d’une nouvelle drogue injectable anti-parkinsonienne, un “agoniste de la dopamine” (molécule qui active les récepteurs de dopamine dans la membrane des neurones).

 UNE EFFICACITÉ MULTIPLIÉE PAR 2 POUR LE PLACEBO CHER

Les chercheurs ont fait croire aux patients que la substance active était la même dans les deux médicaments, mais que l’un coûtait 15 fois plus que l’autre, pour des raisons diverses (conditionnement, transport, etc.). En réalité les seringues étaient remplies de la même solution saline. En prenant soin d’informer les patients du coût (supposé) de leur injection – une dose à 100 dollars ou une dose à 1500 dollars – , les chercheurs ont ensuite menée une batterie de tests-types sur la maladie de Parkinson : questionnaires sur le ressenti des patients, Impression clinique globale (CGI),  Échelle de notation unifiée de la maladie de Parkinson (Unified Parkinson’s Disease Rating Scale ou UPDRS) comprenant notamment des mesures d’activité cérébrale par IRM.

UN EFFET VISIBLE SUR LA MOTRICITÉ ET L’ACTIVITÉ CÉRÉBRALE

L’aspect le plus parlant des résultats obtenus concerne la fonction motrice et l’activation cérébrale des patients : l’injection du placebo présenté comme une substance active chère a entrainé une amélioration deux fois plus importante qu’avec la “substance” présentée comme la moins chère. Comparée à l’efficacité d’un véritable agoniste de la dopamine, ici la levodopa, l’efficacité du placebo cher se trouve à mi-chemin entre cette dernière et celle du placebo bon marché.

Des résultats qui viennent valider une multitude d’autres études sur l’effet placebo, prouvant que l’esprit contribue à la guérison du corps, dans des proportions et selon des mécanismes qu’on commence à peine à dévoiler.

Roman Ikonicoff

 

> Lire également dans les Grandes Archives de Science & Vie :

  • Guérir par la pensée : la preuve en 15 expériences – S&V n°1153 – 2013 – Même si l’effet placebo garde encore son mystère, la science avance dans l’étude de l’action de la pensée, ou du cerveau, sur le corps. C’est le cas notamment pour la douleur, l’épilepsie, les déficiences immunitaires…

1153

  • Psycho-médecine : quand le mental sauve le corps – S&V n°1046 – 2004 – L’hypnose à la place de l’anesthésie,  la méditation pour combattre l’hypertension, un bon moral pour doper le système immunitaire, la réalité virtuelle pour soulager les grands brulés…

1046

  • L’effet placebo filmé dans le cerveau – S&V n°1018 – 2002 – L’effet placebo se voit dans le cerveau : quand une personne croit prendre un médicament, son cerveau peut secréter des substances qui aident à la guérison !

1018

 

 

L'anarchisme (Humanisme)

Par Le 10/05/2016

 

Un travail très complet et passionnant

 


 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarchisme

 

Anarchisme

 

Le A cerclé, symbole de l'anarchisme.

 

 

Black Bloc : « Peu importe pour qui ils votent, nous sommes ingouvernables » (2008).


L'anarchisme est un courant de philosophie politique développé depuis le xixe siècle sur un ensemble de théories et de pratiques anti-autoritaires1 d'égalité sociale.

Le terme libertaire, souvent utilisé comme synonyme d'anarchisme, est un néologisme créé en 1857 par Joseph Déjacque pour renforcer le caractère égalitaire.

Fondé sur la négation du principe d'autorité dans l'organisation sociale et le refus de toute contrainte découlant des institutions basées sur ce principe2, l'anarchisme a pour but de développer une société sans domination et sans exploitation, où les individus-producteurs coopèrent librement dans une dynamique d'autogestion3 et de fédéralisme.

Contre l'oppression, l'anarchisme propose une société basée sur la solidarité comme solution aux antagonismes, la complémentarité de la liberté de chacun et celle de la collectivité, l'égalité des conditions de vie et la propriété commune autogérée. Il s'agit donc d'un mode politique qui cherche non pas à résoudre les différences opposant les membres constituants de la société mais à associer des forces autonomes et contradictoires4.

Le terme « anarchisme » et ses dérivés sont employés tantôt péjorativement, comme synonymes de désordre social dans le sens commun ou courant et qui se rapproche de l’anomie, tantôt comme un but pratique, car l'anarchisme défend l'idée que l'absence d'une structure de pouvoir n'est pas synonyme de désorganisation sociale5.

Les anarchistes rejettent en général la conception courante de l'anarchie (utilisée par les médias et les pouvoirs politiques). Pour eux, l'ordre naît de la liberté, tandis que les pouvoirs engendrent le désordre. Certains anarchistes useront du terme « acratie » (du grec « kratos », le pouvoir), donc littéralement « absence de pouvoir », plutôt que du terme « anarchie » qui leur semble devenu ambigu. De même, certains anarchistes auront plutôt tendance à utiliser le terme de « libertaires »6.

Pour ses partisans, l'anarchie n'est justement pas le désordre social. C’est plutôt le contraire, soit l'ordre social absolu, grâce notamment au collectivisme anti-capitaliste. Ce collectivisme, contrairement à l'idée de possessions privées capitalisées, suggère celle de possessions individuelles ne garantissant aucun droit de propriété, notamment celle touchant l'accumulation de biens non utilisés7. En outre, ce collectivisme s’exprime par une liberté politique organisée autour du mandatement impératif, de l'autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe. L'anarchie est donc organisée et structurée : c'est l'ordre moins le pouvoir.

L'anarchisme est un mouvement pluriel qui embrasse l'ensemble des secteurs de la vie et de la société. Concept philosophique, c’est également « une idée pratique et matérielle, un mode d’être de la vie et des relations entre les êtres qui naît tout autant de la pratique que de la philosophie ; ou pour être plus précis qui naît toujours de la pratique, la philosophie n’étant elle-même qu’une pratique, importante mais parmi d’autres »8.

En 1928, Sébastien Faure, dans La Synthèse anarchiste, définit quatre grands courants qui cohabitent tout au long de l'histoire du mouvement :

Depuis, de nouvelles sensibilités se sont affirmées, telles l'anarcha-féminisme ou l'écologie sociale.

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ?

Pour Vivien Garcia dans L'Anarchisme aujourd'hui (2007), l'anarchisme « ne peut être conçu comme un monument théorique achevé. La réflexion anarchiste n'a rien du système. […] L'anarchisme se constitue comme une nébuleuse de pensées qui peuvent se renvoyer de façon contingente les unes aux autres plutôt que comme une doctrine close »10

Selon l'historien américain Paul Avrich : « Les anarchistes ont exercé et continuent d'exercer une grande influence. Leur internationalisme rigoureux et leur antimilitarisme, leurs expériences d'autogestion ouvrière, leur lutte pour la libération de la femme et pour l'émancipation sexuelle, leurs écoles et universités libres, leur aspiration écologique à un équilibre entre la ville et la campagne, entre l'homme et la nature, tout cela est d'une actualité criante. »11

 

Sommaire

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Étymologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Étymologie du terme anarchie.

Le terme anarchie est un dérivé du grec ἀναρχία, anarkhia12. Composé du préfixe privatif an- (en grec αν, « sans », « privé de ») et du radical arkhê, (en grec αρχn, « origine », « principe », « pouvoir » ou « commandement »)13,14. L'étymologie du terme désigne donc, d'une manière générale, ce qui est dénué de principe directeur et d'origine. Cela se traduit par « absence de principe15 », « absence de règle15 », « absence de chef16 », « absence d'autorité2 » ou « absence de gouvernement14 ».

Dans un sens négatif, l'anarchie évoque le chaos et le désordre, l'anomie17. Et dans un sens positif, un système où les individus sont dégagés de toute autorité17. Ce dernier sens apparaît en 1840 sous la plume du théoricien, socialiste libertaire, Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865). Dans Qu'est-ce que la propriété ?, l'auteur se déclare « anarchiste » et précise ce qu'il entend par « anarchie » : « une forme de gouvernement sans maître ni souverain »17.

Précurseurs de l'anarchisme[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Précurseurs de l'anarchisme et Histoire de l'anarchisme.

Diogène par John William Waterhouse.

Pour de nombreux théoriciens de l'anarchisme, l'esprit libertaire remonte aux origines de l'humanité18. À l'image des Inuits, des Pygmées, des Santals, des Tivs, des Piaroa ou des Merina, de nombreuses sociétés fonctionnent, parfois depuis des millénaires, sans autorité politique (État ou police)19 ou suivant des pratiques revendiquées par l'anarchisme comme l'autonomie, l'association volontaire, l'auto-organisation, l'aide mutuelle ou la démocratie directe20.

Les premières expressions d'une philosophie libertaire peuvent être trouvées dans le taoïsme et le bouddhisme21. Au taoïsme, l'anarchisme emprunte le principe de non-interférence avec les flux des choses et de la nature, un idéal collectiviste et une critique de l'État ; au bouddhisme, l'individualisme libertaire, la recherche de l'accomplissement personnel et le rejet de la propriété privée22.

Une forme d’individualisme libertaire est aussi identifiable dans certains courants philosophiques de la Grèce antique, en particulier dans les écrits épicuriens, cyniques et stoïciens23.

Certains éléments libertaires du christianisme ont influencé le développement de l'anarchisme24, en particulier de l'anarchisme chrétien25. À partir du Moyen Âge, certaines hérésies et révoltes paysannes attendent l'avènement sur terre d'un nouvel âge de liberté22. Des mouvements religieux, à l'exemple des hussites ou des anabaptistes s'inspirèrent souvent de principes libertaires26.

Plusieurs idées et tendances libertaires émergent dans les utopies françaises et anglaises de la Renaissance et du siècle des Lumières27. Pendant la Révolution française, le mouvement des Enragés s'oppose au principe jacobin du pouvoir de l'État et propose une forme de communisme28. En France, en Allemagne, en Angleterre ou aux États-Unis, les idées anarchistes se diffusent par la défense de la liberté individuelle, les attaques contre l'État et la religion, les critiques du libéralisme et du socialisme22. Certains penseurs libertaires américains comme Henry David Thoreau, Ralph Waldo Emerson et Walt Whitman, préfigurent l’anarchisme contemporain de la contre-culture, de l'écologie, ou de la désobéissance civile29.

Remonter si loin dans l'histoire de l'humanité n'est pas sans risque d'anachronisme ou d'idéologie30. C'est donner une définition extrêmement vague de l'anarchisme sans tenir compte des conditions historiques et sociales de l'époque des faits30. Il faudra attendre la Révolution française pour découvrir des aspirations ouvertement libertaires chez des auteurs comme Jean-François Varlet, Jacques Rouxou Sylvain Maréchal30. William Godwin (1793) apparaît comme l'un des précurseurs de l'anarchisme. Pierre-Joseph Proudhon est le premier théoricien social à s'en réclamer explicitement en 184031.

Principes généraux[modifier | modifier le code]

Être gouverné

« Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu... Être gouverné, c'est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »

Pierre-Joseph Proudhon, Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle, 1851.

L'anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d'une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social autoritaire.

L'objectif principal de l'anarchisme est d'établir un ordre social sans dirigeants ni dirigés. Un ordre fondé sur la coopération volontaire d'hommes et de femmes libres et conscients, qui ont pour but de favoriser un double épanouissement : celui de la société et celui de l'individu qui participe à celle-ci. Selon l'essayiste Hem Day : « On ne le dira jamais assez, l’anarchisme, c’est l’ordre sans le gouvernement ; c’est la paix sans la violence. C’est le contraire précisément de tout ce qu’on lui reproche, soit par ignorance, soit par mauvaise foi. »32

La pensée anarchiste s’oppose par conséquent à toutes les formes d’organisation sociale qui oppriment des individus, les asservissent, les exploitent au bénéfice d’un petit nombre, les contraignent, les empêchent de réaliser toutes leurs potentialités33.

À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d'émancipation individuelle ou collective. L'amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l'avènement d'une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l'organisation sociale et des relations économiques et politiques.

L'anarchisme est opposé à l'idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d'organisation sociale et économique libertaire, c'est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition.

L'ennemi commun de tous les anarchistes est l'autorité, sous quelque forme que ce soit, l'État étant leur principal ennemi : l'institution qui s'attribue le monopole de la violence légale (guerres, violences policières), le droit de voler (impôt) et de s'approprier l'individu (conscription, service militaire)34.

SUITE SUR WIKIPEDIA


 

Lever l'omerta (politique)

Par Le 10/05/2016

Nouvelles révélations, prise de conscience... L'affaire Baupin fait boule de neige

 

Nouvelles révélations, prise de conscience... L'affaire Baupin fait boule de neige
Sandrine Rousseau est une des élues EELV qui ont dénoncé les harcèlements et agressions de Denis Baupin. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Après que des femmes ont accusé le député écologiste Denis Baupin d'agressions et de harcèlement sexuels, de nouveaux témoignages se multiplient.

L'Obs
  •  

Huit femmes dénoncent les harcèlements et les agressions sexuels qu’elles ont subis de la part du député écologiste Denis Baupin, dont des collaboratrices et des élues Europe Ecologie-Les Verts. Sur Twitter, dans les tribunes ou dans les médias, les soutiens et les réactions se multiplient, en espérant que la parole se libère. 

L'une des victimes, Sandrine Rousseau, appelle d’autres femmes à témoigner contre le vice-président démissionnaire de l’Assemblée nationale. "On sera là en soutien, nous pour lesquelles les faits sont prescrits." La porte parole du parti écologiste affirme avoir reçu "des contacts de personnes qui me disent qu’elles veulent parler".

"Merci à elles" 

L'initiative décide d'autres femmes à prendre la parole."Depuis hier, six ou sept témoignages ont été adressés, à nous ou aux journalistes de France Inter et Mediapart concernant Denis Baupin", explique Maryse Oudjaoudi, cadre EELV. Avec Sandrine Rousseau et d'autres élus, l'écologiste avait monté un site pour recueillir les témoignages d'harcèlements et d'agressions en mai 2015. "J'espère que ce n'est que le début."

Encouragée par l'affaire Baupin, l'ancienne ministre Monique Pelletier révèle l'agression dont elle a été victime de la part d'un sénateur.

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Monique Pelletier ‎@pelletiermoniqu

D.Baupin...les victimes parlent..enfin..bravo! ministre des femmes en 1979,j'ai été agressée par un sénateur..honte à moi de mon silence!

Aurore Bergé, élue Les Républicains, relate aussi les propos sidérants qu'elle a entendus après la révélation du scandale, une "scène de la vie politique ordinaire".

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Aurore Bergé ‎@auroreberge

Ce soir. Scène de la vie politique (encore trop) ordinaire. Ils ne changeront que si l'on parle.  

Le jour même de l’affaire Baupin, la femme politique se voit adresser un : "Quand je te vois, j’ai envie de te faire une Baupin" ou encore "Quand on voit Aurore, on a le bâton de Berger". L'élue remercie les femmes qui ont permis ces révélations. "Je mesure le courage qu’il a fallu à ces femmes pour prendre la parole. Ils ne changeront peut-être pas, mais nous oui. On parlera. Merci à elles." 

"Lever l'omerta" 

Une tribune dans "Libération", parue ce matin, et unepétition appellent à "lever l'omerta" et à mettre fin à l'impunité. "Il n’y a manifestement qu’en dénonçant publiquement les personnes que les choses sont susceptibles d’avancer", signent 500 militant(e)s et élu(e)s. Pour faire sortir les femmes victimes de leur silence.

Dans les médias, les femmes politiques rappellent le machisme bien connu du milieu. Sur France Info,Clémentine Autain, du Front de gauche, souligne ainsi que "le monde politique est une sorte de terrain de chasse dans lequel les femmes essaient de survivre". La candidate à la primaire de la droite, Nathalie Kosciusko-Morizet, assure que le sexisme est omniprésent en politique et appelle à la mise en place d'un dispositif d'alerte. 

L'ancienne ministre Delphine Batho réclame, elle, un grand ménage. "Il y a un ministre qui doit s'expliquer, présenter des excuses pour le moins", lance la député PS en direction de Michel Sapin, accusé d'un geste déplacé envers une journaliste. Pendant ce temps, sur Twitter, le hashtag "omerta" bat son plein. 

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Illana Attali ‎@illanaattali

Parlez,parlez, parlez. La honte et la culpabilité doivent changer de camp   

Sirine Azouaoui

"L'avènement d'une humanité...inhumaine"

Par Le 10/05/2016

En Alberta, « l’avènement d’une humanité... inhumaine »

21 mai 2015 / Entretien avec Nancy Huston 
 

  

    
 

En Alberta, «<small class="fine"> </small>l'avènement d'une humanité... inhumaine<small class="fine"> </small>»

A Fort McMurray, en Alberta, Canada, se déroule un des désastres écologiques de la planète : de monstrueux chantiers à ciel ouvert exploitent les immenses réserves de sables bitumineux. La romancière Nancy Huston, originaire de la région, s’y est rendue et témoigne. « C’est comme si je voyais l’avènement d’une humanité... inhumaine. »


Nancy Huston, célèbre romancière et essayiste, est originaire de l’Alberta. Dans le nord de cette province canadienne, d’immenses chantiers à ciel ouvert entourent une « ville champignon » : Fort McMurray. Les compagnies pétrolières, en exploitant les immenses réserves de sables bitumineux, rasent les forêts, polluent les sols, détruisent la faune et la flore. C’est un territoire gouverné par le pétrole et l’argent au mépris de la nature, des peuples. Au mépris de l’humanité.

C’est ce que dénonce le recueil Brut, la ruée vers l’or noir, chez Lux Éditeur. Les textes de Melina Laboucan-Massimo, David Dufresne, Nancy Huston, Naomi Klein et Rudy Wiebe se croisent et se complètent. Ils nous montrent l’ampleur de la catastrophe écologique du point de vue de chaque auteur. Reporterre s’est entretenu avec Nancy Huston. Une Interview à lire… ou à écouter.

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Nancy Huston, lors de la soirée de présentation du livre « Brut, la ruée vers l’or noir », le 27 avril 2015.

Reporterre - Vous êtes revenue en Alberta. Qu’avez-vous découvert ?

Nancy Huston -

- Ecouter Nancy Huston :

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03:44

Dire « revenir en Alberta », c’est très vague parce que l’Alberta est immense, plus grand que la France. Moi, je suis née au sud de l’Alberta et les installations pétrolifères sont dans le nord. Je n’étais jamais allée dans cette région. Mes grands-parents maternels habitaient la rivière de la Paix qui n’est pas très loin. C’est dans la région de l’Athabasca. Mais je ne connaissais pas la région même de Fort McMurray.

Et donc, je loue une voiture avec des amis. On roule pendant cinq heures et l’on découvre cette ville champignon qui a décuplé de population depuis le début des années 2000 en raison de l’extraction du pétrole. Fort McMurray est une ville terrifiante parce qu’elle est là pour l’argent. C’est véritablement la ruée vers l’or noir. C’est comme la ruée vers l’or à la fin du 19e ou au début du 20esiècle. C’est des hommes... uniquement des hommes, qui viennent du monde entier pour gagner beaucoup d’argent rapidement et repartir. Et ce que ça implique à chaque fois, c’est que les gens ont du mal à s’investir dans le lieu lui-même. Ils ont du mal à parler les uns aux autres. Ils ne parlent pas la même langue, ils ne viennent pas d’une même religion. Ils ne forment pas une communauté.

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Vue aérienne d’un chantier pétrolier au nord de Fort McMurray. Source : Google Earth

Fort McMurray est constituée essentiellement de centres commerciaux entourés de banlieues résidentielles extrêmement chères. Tout est cher : les restaurants sont chers, les centres commerciaux alignent des magasins de toutes sortes, mais tout est étrangement déprimant, étrangement désinvesti. Il n’y a de centre que pour le shopping. Il n’y a aucun centre d’aucune ville. La mairie elle-même est une sorte de bâtisse disgracieuse en brique marron. On peut aller de pubs en bars, parce que moi j’aime bien aller voir où les gens boivent. Et là où les gens boivent et en principe se rencontrent pour discuter, il est impossible de discuter parce qu’il y a des écrans partout qui diffusent des émissions très bruyantes de musique et de sport.

Donc, les gens jouent au billard ou ils boivent. Mais il est extrêmement difficile de se parler. De tous les lieux que j’ai visités sur Terre - et j’ai été dans tous les continents -, c’est l’endroit du monde où je me suis sentie le plus mal à l’aise. C’est comme si je voyais l’avènement d’une humanité... inhumaine. Une humanité qui n’est là que par rapport à une sorte de survie physiologique.

Que manque-t-il à Fort McMurray ?

- Ecouter Nancy Huston :

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04:34

La dimension spirituelle. Il y a des églises partout. Mais des églises qui ont le même type de publicité que les magasins, des affiches clignotantes proclament qu’il vaut mieux sauver son âme que réparer son toit. Des choses comme ça. Tout est pensé en termes de rentabilité.

Ensuite, il y a cette immense population : 100 000 personnes à Fort McMurray même et 30 000 autres qui habitent les camps de travail alentour, travaillant pour les quelque 55 compagnies pétrolières qui exploitent les sites d’extraction du pétrole. Au centre touristique de Fort McMurray, on peut, moyennant paiement, faire le tour d’un de ces sites en car. Nous l’avons fait.

Rouler trois-quarts d’heure et visiter le site modèle qui est celui de la compagnie Syncrude, ce qui veut dire « synthetic crude » : le brut synthétique. C’est ça qui est extrait de ces terres. C’est aussi apparemment lié à la Chine. Quand je dis que c’est un site modèle, ça veut dire qu’ils vont nous montrer une image merveilleuse et souriante de l’extraction du pétrole selon « syncrude ». Pendant quatre heures, on a fait le tour de ce site. On voit les forêts qu’ils essaient de replanter.

Moi, ça m’a fait froid dans le dos parce que je suis Canadienne et j’ai senti que j’étais en face d’une propagande exactement du même type que la propagande des pays de l’Est. Dans ma jeunesse, j’ai visité beaucoup de pays derrière le rideau de fer : depuis la Russie jusqu’à la Pologne en passant par la Bulgarie. Donc, je reconnais cette sorte de discours optimiste cynique qui dit que tout va bien dans le meilleur des mondes. Ils nous montrent les soi-disant « étangs », « tailings ponds », c’est-à-dire « étangs de rétention », remplis d’eaux complètement empoisonnées, résultant de l’exploitation des sables bitumineux. On nous montre que c’est vraiment bien contenu, ce n’est pas si grave que ça et qu’il y a toutes sortes de sons qu’on émet régulièrement pour effrayer les oiseaux, pour qu’ils ne se posent pas sur ces lacs et qu’ils ne meurent pas.

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Lac de stockage de produits toxiques dans le nord de l’Alberta, le 06 avril 2014. © Guy Oberson

Ce qui m’a le plus choqué dans cette visite était le discours sur les forêts. C’est comme si l’on disait en achetant un aquarium et en mettant trois poissons rouges, qu’on a reconstitué la mer détruite ! Une forêt est un écosystème extrêmement complexe. Ils ont arraché tous les niveaux de la terre, ils ont arraché les arbres, ils ont empoisonné les cours d’eau. Ils font comme si tout allait bien, que les oiseaux allaient revenir, que les animaux allaient revenir et vivre à nouveau là dedans. J’ai été effarée... j’étais glacée par le cynisme et la violence de mon propre pays.

Au travers de votre récit, vous rendez compte d’un changement de vocabulaire. Y a-t-il l’émergence d’une nouvelle langue ?

- Ecouter Nancy Huston :

00:00

05:51

Il y a l’émergence d’une nouvelle langue. On dit « sables pétroliers » parce qu’on est censé être très fier d’avoir beaucoup de pétrole. Ce bitume sera raffiné et transformé en pétrole à terme. Mais pas chez nous, au Texas ou en Chine ou ailleurs. Le Canada exporte traditionnellement les matières premières non traitées, non retravaillées et c’est encore le cas ici. C’est le brut... vraiment très brut.

Mais cela rapporte énormément d’argent. On est très fier de ça. Mais le produit que nous extrayons de ces terres est incroyablement sale. Le mélange entre le bitume et le sable est une substance indiciblement complexe et qu’il faut traiter avec la vapeur sous pression pour séparer sable et pétrole. Cela relâche dans les eaux et dans nappes phréatiques des poisons qui vont avoir des effets meurtriers sur la faune et les humains, en aval de la rivière.

Quand des gens viennent de différents pays et différentes langues, il faut bien sûr inventer une novlangue. Donc, il y a une sorte de simplification à outrance de la langue anglaise. Et ce qui m’a aussi le plus sidéré là-bas, c’est des affiches, littéralement des panneaux d’affichage, qui disent« BE » : soyez. C’est le premier verbe, le verbe être, le dénominateur commun. Tout le monde peut connaitre ce mot-là en apprenant l’anglais. Et les gens, on les incite, on les encourage à juste« être ». Ça dit aussi « BE YOURSELF » : soyez vous-même... « BE, BE, BE, BE YOURSELF, BEUNIQUE » : soyez unique.

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Nancy Huston, romancière et essayiste, lisant le texte de Rudy Wiebe le 27 avril 2015.

Et bien sûr, le problème des hommes qui vont travailler là-bas, c’est exactement une difficulté d’être, parce que l’être humain devient soi-même par contact et interaction avec autrui. Notre cerveau à la naissance est incomplet et ne se développe que grâce à l’interaction linguistique et sensorielle avec d’autres êtres humains. Donc, si vous plongez des êtres humains à l’âge adulte dans un endroit complètement inconnu et très hostile… c’est un milieu où il fait froid, la température moyenne doit être de deux degrés. Il fait très froid en hiver et les hivers sont longs. Que devient un être humain dans ces conditions ?

On travaille souvent 12 à 15 heures par jour, 7 jours par semaine pendant 2 ou 3 semaines d’affilée et ensuite on a une semaine de repos. Si l’on n’habite pas trop loin, si l’on habite seulement au Texas ou à l’est du Canada, on peut rentrer pendant une semaine. Si l’on habite à l’autre bout de la terre, on reste sur place et on regarde la télévision. Les hommes sont drogués. Pendant qu’ils travaillent, ils ont des casques pour se protéger du bruit épouvantable des machines qu’ils sont en train de manipuler. Ils écoutent de la musique, j’imagine, tonitruante dans leurs casques du matin au soir. Ensuite, ils vont boire un verre et reçoivent encore des bruits des écrans. Dans leur chambre, ils ont une télévision et ont accès à internet. Ça devient une vie virtuelle de A à Z.

C’est comme si la réalité pouvait être mise entre parenthèses pendant des années. Ils restent deux ans, trois ans. Ils gagnent beaucoup d’argent, mais ça coûte très cher aussi de vivre à Fort McMurray donc ils ont tendance à prolonger leurs séjours. Ils se déconnectent complètement de leur vie là-bas. Leur corps de jeune homme avec ses besoins de jeune homme, que devient-il ? Et bien, il y a des boites de strip-tease,des prostituées. J’ai entendu dire qu’on faisait venir, pour des occasions spéciales, des prostituées depuis Edmonton en avion pour assouvir les besoins des... peut-être pour les boss et non pas pour les travailleurs, je ne sais pas.

« Be » est inscrit partout. Mais finalement, « être » renvoie à « posséder » ?

- Ecouter Nancy Huston :

00:00

01:44

Ça se confond, être et avoir. C’est comme si l’on ne pouvait pas imaginer qu’il y ait une autre fonction dans la vie que d’avoir de plus en plus d’argent, d’être sûr de gagner assez d’argent pour envoyer ses enfants à l’école, à l’université. La vie devient entièrement un calcul de fric et rien d’autre. Les galeries d’art... bon, je veux bien que ce soit impossible dans une ville aussi récente et dans une région aussi ingrate de donner naissance à de grands artistes. Je ne suis pas naïve. Mais ce qu’on appelle des galeries d’art, c’est très comique. Ils ont des crochets, des ouvrages de crochets et de broderies qui montrent des camions. Ces camions gigantesques qui sont grands comme des immeubles de deux étages et dont ils sont très fiers.

C’est une sorte d’appauvrissement, d’abêtissement, je n’ai pas envie de dire bestialité parce que j’ai trop de respect pour les animaux. C’est une mécanisation de l’être humain. C’est comme si l’homme était en train de se transformer volontairement en machine, de faire partie de ces camions et de ces excavateurs qui arrachent la surface de la Terre. Quand on les regarde, c’est comme si l’on voyait des dinosaures. Et l’on voit les hommes qui se mélangent à ces corps mécaniques de dinosaures et qui détruisent leur propre maison, leur propre terre.

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Site minier du nord de l’Alberta, le 06 avril 2015. © Guy Oberson

Les gens ont-ils conscience de cette destruction, de la catastrophe écologique ?

- Ecouter Nancy Huston :

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01:13

Je ne peux pas généraliser sur les Albertains parce que j’en connais peu. Les gens avec qui j’ai discuté là-bas n’avaient pas l’air plus inquiets que ça. Je sais qu’il y a de plus en plus de mouvements écologistes, notamment les communautés autochtones, mais pas seulement, qui protestent.

Mais autour de moi, c’est vrai, à Calgary, à Edmonton, les gens avec qui j’ai discuté prenaient ça à la légère. Ils avaient l’impression... on aurait dit… que les écolos, c’étaient : ou des doux dingues ou des manipulés par les gauchistes, voire par les pays arabes. Le but de l’opération est de remplacer l’Arabie Saoudite comme premier fournisseur de pétrole des États-Unis. Donc, on est très fier de cette mission, nous les Albertains, et l’on ne voit pas plus loin que le bout de notre nez.

- Propos recueillis par Lucas Mascarello


- Brut. La ruée vers l’or noir, David Dufresne, Nancy Huston, Naomi Klein, Melina Laboucan-Massimo, Rudy Wiebe, Lux Editeur, 112 pages, 12,00 €


Lire aussi : Sables bitumineux : pétrole ou environnement ? A vous de décider… en jouant


Source : Lucas Mascarello pour Reporterre

Photos :
. Nancy Huston : © Lucas Mascarello pour Reporterre
. Lac de stockage et site minier : © Guy Oberson

Retour de flammes.

Par Le 10/05/2016

L’incendie de l’Alberta, parabole de l’époque

6 mai 2016 / par Hervé Kempf (Reporterre) 
 


 

L'incendie de l'Alberta, parabole de l'époque

L’incendie gigantesque qui sévit en Alberta, effet du réchauffement climatique, a frappé la ville qui n’y croyait pas.

Il était une fois un monde très riche, qui ne voulait pas cesser d’accumuler des richesses, quel qu’en soit le prix pour la nature.

Dans un pays parmi les plus riches, le Canada, on avait trouvé des sables bitumineux, une source de pétrole qui semblait inépuisable. Mais pour extraire le pétrole de ces sables, il fallait utiliser beaucoup d’eau, beaucoup de produits chimiques, beaucoup d’énergie, couper des forêts, entasser des déchets toxiques... Les écologistes et les autochtones de la région concernée, l’Alberta, avaient beau dire que c’était un désastre pour la nature, que cela émettait énormément de gaz à effet de serre, les exploitants n’en avaient cure. La cupidité était leur guide.

A Fort McMurray, autrefois un poste perdu dans la taïga, une ville a commencé à grandir démesurément, l’exploitation de sables à se développer au moyen de machines gigantesques, des lacs de déchets toxiques à se multiplier, les maladies à se développer chez les autochtones vivant en aval, les émissions de gaz à effet de serre du pays à augmenter sans cesse.

Le gouvernement s’en moquait : pour accroitre encore la richesse apparente du pays, il soutenait sans faillir l’exploitation des sables bitumineux, allant même jusqu’à se retirer du traité international sur le changement climatique.

Mais ignorer la réalité ne suffit pas à la faire disparaitre. Le changement climatique se déploie sur la planète, et les régions les plus proches du pôle Nord sont les plus affectées par le réchauffement. Ainsi, au printemps 2016, la température moyenne dans l’Alberta était bien plus élevée que la normale saisonnière : 30°C au lieu de 15°C ! Des conditions idéales pour que se déclenchent des feux de forêts.

Ceux-ci ont rugi, créant un brasier d’enfer autour de la ville des sables bitumineux, la ville qui croyait pouvoir ignorer le changement climatique, la ville qui croyait que l’on pouvait détruire la nature impunément.

Cent mille personnes ont fui, une ville est détruite. Comme Pripiat près de Tchernobyl, abandonnée après l’accident qui ne devait jamais arriver, voici Fort McMurray, brasier fumant, maisons calcinées, torche irradiante, symbole de la folie de la cupidité et de l’aveuglement.

Réformes scolaires et politique (école)

Par Le 10/05/2016

Il est bien gentil ce Monsieur mais je suis effaré qu'il en soit encore à se demander pour quelles raisons les politiciens s'acharnent à détruire l'école.

Naïf ? Immature ? Encore trop attaché à une forme de respect archaïque ?

Allez, allez, encore un petit effort et tout sera clair. 


 

 

Cette semaine, "Marianne" consacre sa une à la stupide réforme du collège. Pour Alain Bentolila, linguiste, spécialiste de l’apprentissage de la lecture et du langage chez l’enfant, professeur à l’université Paris-Descartes et auteur de "Comment sommes-nous devenus si cons ?" (éd. First), celle-ci ne changera malheureusement rien au fait que l'école, loin d'être un creuset républicain, reste le point noir de la reproduction sociale. Les enfants socialement défavorisés seront une fois de plus les perdants, victimes du renoncement des politiques.

Photos : MATHIEU PATTIER/SIPA et IBO/SIPA

Marianne : Quel regard portez-vous sur la réforme des programmes du collège défendue par Najat Vallaud-Belkacem ?
Alain Bentolila : Je ne veux pas accabler la ministre, mais je constate qu’elle procède au même enfumage que Vincent Peillon il y a deux ans avec la loi sur la refondation de l’école publique, qui n’a servi à rien ! Le même enfumage que ses prédécesseurs de droite et de gauche… Une fois encore, j’ai le sentiment que le politique présente un projet de réforme simplement pour occuper le terrain, pour être en bonne place dans les médias, sans se soucier de l’avenir des enfants.
Ce projet me semble dangereux dans la mesure où il ne s’attaque pas au mal profond de notre système, ce sont les enfants socialement défavorisés qui seront une fois de plus les principaux perdants. Bref, c’est un projet idéologique et, à court terme, qui ne changera rien au problème majeur de notre école : celui de l’échec programmé dès la naissance…
Je considère cette attitude d’autant plus cynique et cruelle que tous les responsables politiques connaissent parfaitement cette réalité, mais ils s’en moquent…

Depuis quelques jours, les polémiques se multiplient, notamment autour de l’abandon de l’allemand ou celui du latin et du grec. Est-ce aussi grave que certains veulent bien le dire, de ne plus enseigner le latin à l’école ?
Ces polémiques ne sont que de l’écume par rapport au mal profond. Les problèmes qu’elles soulèvent n’en sont pas moins graves. "NOTRE ÉCOLE DOIT FORMER DES RÉSISTANTS INTELLECTUELS ; ET CETTE RÉSISTANCE, SEULE UNE LANGUE MATERNELLE FORTE ET JUSTE PEUT LA GARANTIR"L’abandon du latin et du grec me semble une erreur majeure, car l’un et l’autre permettent aux élèves d’avoir une vision en profondeur de la cohérence de notre langue. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre le latin, mais, quand vous expliquez à un enfant que le mot « hippopotame » signifie « cheval du fleuve », non seulement il adore, mais en plus il se rend compte que sa langue vient de loin… et que derrière « hippopotame » se profile « hippodrome » qui lui-même annonce « aérodrome »… Dans cette histoire, le véritable sujet n’est pas d’apprendre à lire et encore moins à parler latin ou grec, mais ce que ces langues peuvent apporter au lexique et à la grammaire de la langue française. La fréquentation de ces langues anciennes nous permet de regarder d’où nous venons…
La prise de position exaltée de notre Premier ministre sur la maîtrise de la langue fut un coup de trompette dans le désert. Le premier devoir de notre école est de former des résistants intellectuels ; et cette résistance, seule une langue maternelle forte et juste peut la garantir. Un enfant qui parle mal le français est vulnérable, il manquera de pouvoir et de réfutation. En un mot, il sera vulnérable face à des discours et des textes manipulateurs.

Que pensez-vous également du renoncement à l’enseignement chronologique de l’histoire ?
C’est une catastrophe ! La chronologie permet de classer et donc de mettre en mémoire les faits historiques dans leur progression. Si les élèves les découvrent de façon aléatoire, sans organisation, ils ne les fixeront pas. Je ne comprends pas ce choix. Le respect de la chronologie n’est en aucun cas contradictoire avec la contextualisation d’événements et de personnages. Ils éclaireront d’autant mieux des questions actuelles qu’on les aura étudiés à leur juste place.

Et l’absence de l’enseignement des Lumières…
Là encore, il s’agit d’une bêtise considérable. J’aimerais, dans la situation actuelle, savoir pourquoi on a choisi de priver les collégiens de cet enseignement ?… Pourquoi se priver de la philosophie des Lumières alors que nous menace la barbarie et l’obscurantisme.

Comment, selon-vous, en est-on arrivé à un tel projet ?
Je n’ai pas été consulté, mais j’ai l’impression que les personnes qui ont élaboré ces programmes sont allées de compromis en compromis. Entre des syndicats qui ne connaissent pas forcément bien les problèmes et qui défendent des intérêts corporatistes, des didacticiens revanchards qui confondent évaluation et stigmatisation, et une Inspection générale de l’Education nationale souvent de bon sens mais divisée. Les auteurs sont tout simplement passés à côté de l’essentiel et ont une fois de plus refusé de traiter le mal profond de l’école française : notre impuissance à construire un système éducatif résilient.

Quel est donc ce mal profond ?
Aujourd’hui, le collège est le cimetière des enfants fragiles. En arrivant au collège, des enfants sont condamnés à se faire scolairement massacrer, simplement parce qu’ils ne savent par lire et écrire correctement, parce qu’ils ne sont pas en mesure d’examiner le réel avec rigueur. Parce qu’on ne les a pas suffisamment préparés à passer du primaire au collège… Les études Pisa (Programme international pour le suivi des acquis mené par l’OCDE) montrent que le taux de résilience de notre Education nationale – c’est-à-dire notre capacité à sortir les enfants en difficulté de la fatalité de l’échec – est de plus en plus mauvais. La France est au 11e rang et chute année après année.
Le problème de l’école française ne tourne pas autour des polémiques sur les programmes, mais sur le fait qu’elle est le lieu cruel de la reproduction sociale. C’est épouvantable.

Qui est responsable de cette situation ?
"LES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS ONT MIS EN ŒUVRE DES RÉFORMES DONT ILS SAVAIENT QU’ELLES NE SERVIRAIENT PAS À GRAND-CHOSE"Le monde politique porte une responsabilité considérable. Depuis vingt-cinq, trente ans, les gouvernements successifs ont baissé les bras, ils ont fait semblant de mettre en œuvre des réformes dont ils savaient parfaitement qu’elles ne serviraient pas à grand-chose. Les politiques ont fermé les yeux sur l’injustice de notre système et ça continue encore aujourd’hui… On a simplement assisté à un mouvement pendulaire d’une idéologie de gauche à une idéologie de droite alors même que l’école n’est ni de gauche ni de droite mais simplement juste ou inique.
Un jour, en 1996, j’ai expliqué pendant quatre heures à Jacques Chirac que 11 % des enfants sortaient de l’école sans savoir vraiment lire et écrire, que 3,5 % des rmistes étaient illettrés… Je me souviens qu’il est parti dans une colère noire, a convoqué ses ministres. Pendant quelques mois les choses ont bougé et puis tout est retombé dans la routine. C’est ce renoncement du politique qui est la cause majeure de l’échec de l’école française.

Quelles solutions pour traiter le mal de notre école ?
Elles sont nombreuses mais deux me paraissent essentielles. Tout d’abord, organiser un sas de six mois pour les élèves en difficulté avant l’entrée en sixième. Un passage afin de les conduire à leur rythme jusqu’au collège et qu’ils y entrent en sachant lire, écrire, examiner le réel avec rigueur : c’est là un engagement fondamental qui redonnera du sens à l’examen galvaudé du bac et permettra aux études universitaire d’être dignes de ce nom.
L’autre piste consiste à traiter de la même façon et avec la même exigence les matières manuelles et les matières intellectuelles durant les trois premières années de collège : l’échec ou la réussite a la même importance s’il s’agit du maniement du rabot ou de l’analyse d’un texte littéraire. Après ces trois ans, l’adolescent peut faire un choix libre et éclairé sans se sentir exclu du système scolaire dès sa sortie de l’école primaire. J’ose affirmer que l’on est un meilleur électricien si l’on connaît l’histoire de son pays et son patrimoine littéraire.

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>>> Lire l'intégralité du dossier « Ecole, le massacre des innocents » dans le numéro de Marianne actuellement en kiosques et disponible également au format numérique.

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"L'amor dans l'âme" Sandra Mézière

Par Le 09/05/2016

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Un beau texte de présentation pour une sortie aux éditions du 38, un livre dans les coulisses du cinéma, festival de Cannes.... Une belle rencontre avec Anita Berchenko, éditrice. Il ne reste plus qu'à rencontrer les lecteurs et lectrices. Sandra Mézière est à suivre dans ses rubriques, chroniques et analyses du cinéma. Et maintenant, dans son envol littéraire dans les sphères du roman. Longue et belle route à elles deux.

Sandra Mézière

5 avril · 

Publication de mon 1er roman aux Editions du 38 le 31.03.2016 – Episode 1 : le titre et la couverture en avant-première!

A la fin du mois de mars, mon roman « L’Amor dans l’âme » sera disponible en papier en librairie mais aussi en numérique. Alors, il sera peut-être sous vos yeux et il ne m’appartiendra plus. Petite, mon rêve était déjà de publier un roman. Alors, vous comprenez, c’est un saut dans le vide et un rêve d’enfance. Très tôt, il y a eu des quantités de livres dévorés, et surtout, il y a eu le cinéma. Une autre passion de l’enfance. Qui a changé le cours de ma vie. Qui imprègne d’ailleurs ce roman. Un roman sinueux, labyrinthique, cinématographique. Dans les lieux où il se déroule, les références, la structure. Plus récemment, il y a un peu plus de deux ans, il y a eu le fracas de la réalité. Un fracas assourdissant. La mort. Ineffable. Impensable. La part de rêve que, malgré tout, elle ne sera pas (totalement) parvenue à annihiler.

L’écriture, la nécessité, viscérale, vitale même, d’écrire a été plus forte. Le chant fougueux des mots pour affronter le silence tétanisant de la disparition. Ecrire pour affronter l’indicible. Un cri de colère au départ. L’indifférence assassine. Des coups au cœur. Des bleus à l’âme. Un élan du cœur, aussi. Et les mots, rageurs ou langoureux, comme seul rempart, seule issue. Inéluctables.

Ce bonheur-là, rien ne peut le briser : inventer un univers, ciseler une phrase, me laisser être accompagnée par elle, hantée parfois, la tordre, la déchiqueter, la reconstruire, la modeler, se reconstruire, l’effacer, s’effacer devant les mots qui s’imposent. Jusqu’à l’obsession. Jusqu’à l’oubli de soi et de ses blessures. Un pansement. Une parenthèse. Fugaces et enivrants.

En dehors de ma maison d’édition, personne n’a encore lu ce roman. Un roman c’est une confiance, celle d’un éditeur, en l’occurrence une éditrice. Une confiance sans laquelle je ne pourrais et n’oserais vous le livrer. Grâce à son regard aiguisé, son empathie, sa confiance. Merci à elle à nouveau car écrire c’est aussi sans cesse repousser les doutes qui vous murmurent et vous assènent inlassablement que c’est une folie, une inconscience, une vanité. Et les miens savent être vindicatifs et bruyants.

Il faut une dose de folie sans doute aussi pour livrer une part de soi. Parce que si ce sont des personnages, si c’est une fiction, un roman, c’est toujours une part de soi. Une vérité légèrement mensongère. Un espace de liberté. De vérité. D’audace peut-être. Mais sûrement pas de courage. Le vrai courage, il a dicté l’envie et la rage et la nécessité d’écrire ce roman, et il lui est dédié.

J’ai hâte d’avoir le plaisir d’échanger avec vous sur ce livre et sur le sujet qui en a dicté l’écriture. Vos avis et commentaires seront toujours les bienvenus.

Son titre est donc « L’amor dans l’âme ». La mort dans l’âme, au départ. "L’amor" l’emporte sur la mort, peut-être, finalement. A vous de voir. Ce roman, je l’ai aussi écrit pour des bienveillants. Un « bienveillant », qui sait...

Il vous appartient désormais. Il va prendre son envol. Vivre sa vie. Je partagerai ici ses aventures, et celles qu’il me fera vivre (un débat dans un festival de premier roman auquel j’ai le plaisir d’être conviée et une séance de dédicaces dans une librairie sont déjà prévus, je vous en dirai bientôt plus).

En attendant, je vous en dévoile aujourd’hui le titre et la couverture. A suivre, très bientôt (ici et sur mon blog Inthemoodforcinema.com), le deuxième épisode, avec la quatrième de couverture qui vous en dira plus sur le sujet du roman.
Pour en savoir plus sur Les éditions du 38 par lesquelles je suis ravie et fière d’être publiée (en papier ET en numérique donc) : 
http://www.editionsdu38.com/

 

 

LES ÉDITIONS DU 38

 

 

EXTRAIT


Format papier

Broché 140 x 216

286 pages

18€

Boutique

Disponible en librairie


Format numérique

7,99€

Boutique

 

Le 24 mai 2014, à Cannes, l’avant-dernier jour du 67e Festival du Film, une jeune actrice est retrouvée morte dans la chambre d’un palace, une balle dans le cœur. Les preuves, flagrantes, ne laissent guère planer de doutes sur les circonstances du drame.

Et pourtant…

Que s’est-il passé dans sa vie pour que son existence s’achève dans ces tragiques circonstances ?

La clef du drame se trouve-t-elle parmi les personnes qui l’ont côtoyée ces quatre derniers jours ou dans son passé, dont les récits s’entrecroisent au fil de l’enfance et des festivals de cinéma ?

Dans ce théâtre des vanités, ce cénacle du 7e art, ce monde aussi fascinant que cruel, la vérité est complexe, bien éloignée de ce qu’elle semble être…

 

L’amor dans l’âme est un roman aux accents mélancoliques, magnifiquement romanesque, une histoire qui entremêle deuil et amour impossibles, et pose un regard plein d’interrogations sur nos comédies humaines.

 


Diplômée en droit, sciences politiques, médiation culturelle, et titulaire d’un Master 2 professionnel de cinéma à la Sorbonne, Sandra Mézière, Parisienne et native de Laval, est blogueuse et chroniqueuse cinéma notamment sur Inthemoodforcinema.com qu’elle a créé en 2003.

Dès l’adolescence, des concours d’écriture lui ont permis d’être une dizaine de fois membre de jurys de différents festivals où elle n’a jamais cessé de retourner depuis.

L’amor dans l’âme est aussi une déclaration d’amour à sa grande passion, le cinéma, et aux festivals qu’elle couvre depuis de nombreuses années et qu’elle connaît parfaitement, comme le Festival du Cinéma Américain de Deauville, le Festival de Cabourg et le Festival de Cannes où évoluent les  personnages de ce premier roman.

L'adolescent, les Mayas et les étoiles.

Par Le 08/05/2016

Le site historique, baptisé «K'ÀAK' CHI'» par l'adolescent, se situe dans un endroit reculé et inaccessible dans la péninsule du Yucatan, au Mexique.

 

ARCHÉOLOGIE - Selon Le Journal de Montréal, un adolescent québécois de 15 ans a mis au jour une ville jusqu'alors inconnu, située dans la péninsule du Yucatan, simplement en observant les étoiles.

Voici une histoire extraordinaire. Selon Le Journal de Montréal, un jeune québécois de 15 ans a fait une étrange découverte. Ce passionné d'histoire a trouvé grâce au ciel une importante cité maya jusqu'alors inconnue.

Ce site historique, baptisé «K'ÀAK' CHI'» par l'adolescent, se situe dans un endroit reculé et inaccessible dans la péninsule du Yucatan, en plein coeur de la jungle mexicaine.

Cette trouvaille est le fruit d'un long travail pour William Gadoury. Il a minutieusement analysé près d'une vingtaine de constellations mayas et s'est aperçu que s'il reliait sur une carte les étoiles des différentes constellations, la forme de chacune d'entre elles correspondait au positionnement de 117 cités mayas.

«Je ne comprenais pas pourquoi les Mayas avaient construit leurs cités loin des rivières, sur des terres peu fertiles et dans les montagnes», explique William Gadoury. «Il fallait qu'il y ait une autre raison, et comme ils adoraient les étoiles, l'idée m'est venue de vérifier mon hypothèse».

Des images satellites révèlent une trentaine de bâtiments

 

C'est en analysant la 23e constellation, comportant trois étoiles que l'adolescent s'aperçoit qu'il n'existe que deux villes répertoriées dans la zone. «J'ai partagé ma découverte avec l'Agence spatiale canadienne qui m' a transmis un bon nombre d' images satellites de la NASA et de l'agence japonaise JAXA», raconte-t-il.

À partir des photos envoyées, il recherche les vestiges de la fameuse cité maya. «Quand le Dr LaRocque m'a confirmé, en janvier dernier, que l'on distinguait une pyramide et une trentaine de structures, c'était extraordinaire», a déclaré l'adolescent, qui a été invité à participer aux fouilles avec l'équipe scientifique. «Ce serait l'aboutissement de mes trois années de travail et le rêve de ma vie».

Un hommage

Par Le 08/05/2016

 

 

                                                                                                                                    Tumblr njpxjixqhw1svtln7o1 1281

 

"Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force.

Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.

Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi même."

Tecumseh, chef Shawnee (1768-1813)

 

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KUNDALINI

« Sat, expliquez-moi ce que signifie la conscience cosmique. Est-ce que c’est quelque chose qu’on ressent réellement ou juste une impression ? »

Il y avait moins d’impatience en elle. Elle ressentait davantage une curiosité d’enfant. L’esprit grand ouvert. Comme si cette tension installée, ces pensées récurrentes, ce désastre ressassé, ces instants perclus de douleurs, tout cela s’épuisait au contact de son bonheur. Elle imaginait une armée sombre en défaite.

« D’accord, Maud mais on va prendre un panier de fruits et on va monter dans la cabane. Si ça vous convient.

-Où vous voulez, Sat. »

Ciel étoilé. Ils marchèrent côte à côte.

« Vous sentez les odeurs de la nuit ? La résine, les effluves des feuillages, la mousse, les pierres, comme si la chaleur qui s’en va retirait un couvercle. Quand j’étais enfant, j’imaginais toujours que les plantes au coucher du soleil diffusaient leurs plus beaux parfums en hommage et que c’est pour ça qu’il y avait ces odeurs particulières.

-Et maintenant, vous avez une explication ?

-C’est toujours la même. La différence, c’est qu’en grandissant, j’ai décidé également de témoigner ma reconnaissance au soleil. Alors, je médite. Chaque soir, quand le soleil bascule derrière les crêtes, là-bas. Quoi que je fasse, je m’assois, là où je suis. Et je commence chaque jour de la même façon. C’est très court, en fait. Quelques minutes. Mais d’une totale implication. Avec une intention d’amour. Je suis convaincu que tous les éléments de la Création en font de même, à leur manière. Il n’y a que les humains à l’avoir oublié.»

De Marc-Aurèle au SMS (école)

Par Le 08/05/2016

« Jcroi kon devré fer 1 brek… »

 

http://www.fxbellamy.fr/blog/2016/04/30/jcroi-kon-devre-fer-1-brek/

Education

 

« Sa va dps samedi ? G1 truc a te dir jcroi kon devré fer 1 brek… »

Manuel scolaire 5ème, 4ème, 3ème, éditions Nathan.

Voilà, la réforme du collège devient concrète.

Cette semaine, les enseignants découvrent, effarés, les manuels scolaires conformes aux injonctions ministérielles, préparés dans l’improvisation totale pour la rentrée prochaine. C’est un cours de maths remplacé par un sondage dans la classe sur les discriminations. C’est la littérature et la langue françaises sacrifiée pour des « punchlines » et des SMS. C’est l’immense aventure des sciences qui s’achève dans une curiosité morbide pour la mort de Claude François dans sa baignoire.

Immense tristesse, immense colère aussi. J’ai la rage au fond du cœur de voir ce délire devenir réalité, avec la collaboration honteuse d’éditeurs serviles et lâches, dans le silence des médias et dans la passivité générale – si l’on excepte la complicité coupable de l’enseignement privé.

Tous ceux qui coopèrent à cette immense dévastation, à ce mensonge, à ce délire, j’espère qu’ils ont un peu honte, au fond d’eux mêmes. Et j’espère, envers et contre tout, que cette réforme n’ira pas jusqu’au bout. Parce que ce n’est pas possible… Ils n’ont pas le droit. Nous n’avons pas le droit.

L’école n’a qu’une seule mission : élever les élèves qui lui sont confiés. Chacun d’entre eux porte en lui quelque chose d’exceptionnel, et chacun d’entre eux a droit au meilleur de ce que nous avons reçu. De quel droit allons-nous priver les générations qui viennent de la beauté, de la grandeur, de l’intelligence ? De quel droit condamnons-nous ces enfants à ne plus rien comprendre de leur propre histoire, de leur langue, de leur culture ? Quand la conjugaison est remplacée par l’approximative « impression » des temps, quand toute la maîtrise de la langue consiste à faire de bonnes vannes et à casser avec sa copine, qu’espérons-nous faire grandir chez nos élèves ?

Le manuel « Le livre scolaire », ici reproduit, comporte une phrase de Abd Al Malik qui résume à elle seule toute cette réforme du collège : « A force de vouloir se faire rue, on est devenu caniveau. »

A force de vouloir se faire rue, on est devenu caniveau.

Voilà à quoi ressemble une civilisation qui meurt.

Je voudrais crier partout ma tristesse pour ces enfants qu’on sacrifie… Qui ne trouveront à l’école que ipads, des SMS et des anecdotes people – tout ce qu’ils connaissent déjà en fait, bien mieux que nous, d’ailleurs, et ils nous trouveront bien ridicules de vouloir leur apprendre le « swag ».

Je voudrais crier ma tristesse pour ces gamins condamnés à la pauvreté culturelle par l’école, le lieu même qui aurait dû être pour eux le chemin de l’évasion vers ce qu’il y a d’universel, d’intemporel – les grands textes, les grandes œuvres, les grandes découvertes, tout ce qui fait grandir le cœur, tout ce qui élargit le regard… Pour ces talents qu’en chacun d’eux nous condamnons à la médiocrité.

Quand j’avais sept ou huit ans, mon grand-père m’a offert l’Anthologie de la poésie française, de Georges Pompidou, et il m’a dit : « Si tu veux être heureux dans la vie, il faut apprendre deux vers par jour. » Je l’ai fait. Il avait raison. J’ai découvert un savoir, une saveur de la vie que je ne soupçonnais pas, que le quotidien ne donne pas. Je n’ai pas tout compris bien sûr – pas tout entier, pas tout de suite… Mais c’était beau. C’était grand. Et finalement, c’est tout simplement que ce qu’il y a de beau, de grand, se dépose dans un cœur d’enfant pour l’enrichir, par le cœur. Mais qui maintenant aura encore la chance d’apprendre un peu de poésie – par cœur ?

Maintenant que le sujet des manuels de littérature, c’est : « jcroi kon devré fer 1 brek… »

Voilà à quoi ressemble une génération qui renonce à transmettre.

J’ai tant de tristesse au cœur…

Pourquoi ne nous réveillons-nous pas ?

François-Xavier Bellamy

.

Bio

 

"Il est toujours difficile de se présenter, mais cela fait partie du passage obligé pour qui veut ouvrir un blog… Je m’en acquitte en quelques lignes.

Après des études secondaires à Versailles, j’ai choisi d’enseigner la philosophie, et je suis entré en classes préparatoires à Paris. J’ai poursuivi ma formation à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, jusqu’à l’agrégation de philosophie.

Parallèlement à mes études, j’ai eu l’occasion de participer à deux cabinets ministériels, auprès du Ministre de la Culture et de la communication, puis du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. J’ai préféré ensuite ne pas prolonger cette voie pour revenir à mon projet initial. Je n’ai jamais appartenu à un parti politique.

J’ai exercé depuis mon métier d’enseignant dans plusieurs lycées de l’enseignement public, avant d’être affecté en khâgne à Paris. Des zones défavorisées à la prépa littéraire, j’ai eu la chance de rencontrer des élèves aux profils très variés ; partager avec eux l’aventure de la recherche de la vérité est la plus belle expérience qui m’ait été donnée.

En 2008, à 22 ans, j’ai été élu maire adjoint à Versailles, délégué à la jeunesse et à l’enseignement supérieur, sur la liste (sans étiquette) de François de Mazières. Je conduis ce mandat parallèlement à mon métier ; c’est un engagement quotidien, passionnant, au sein d’une équipe très active unie par le sens du service.

Ce sens du service, je l’ai appris notamment dans le scoutisme, où j’ai cherché à le transmettre pendant plusieurs années, en prenant la responsabilité d’une nouvelle unité fondée sur la pédagogie de la mer. J’ai été responsable national du scoutisme marin, et je pratique toujours la voile aussi souvent que je le puis.

De cette expérience de la mer, je voudrais conserver l’habitude de garder son cap, la liberté de mouvement jusque dans la tempête, et la faculté intérieure de s’émerveiller."

 

François-Xavier Bellamy

 

COMMENTAIRES :

  1. Jean Happel

    30 avril 2016 à 15 h 36 min (UTC 1) Lier vers ce commentaire

    Répondre

    Ah oui, c’est affligeant!
    Mais « se réveiller », c’est signer toutes les pétitions pour l’abrogation de la réforme et les diffuser massivement !
    La dernière en date ( 16 avril 2016 ) est celle de l’Association des Professeurs de Lettres ( apolitique et non-syndicale). Pétition synthétique et directe :
    « Je demande l’abrogation du décret portant réforme du collège. » On la trouve sur http://www.aplettres.org.

    Dans le même ordre d’idées, voici un post trouvé sur facebook ( Collectif de parents BABEL ):

    Petit message posté sur la liste ADEAF ce matin en réponse à la collègue de Pont d’Ain dont la bilangue est menacée, maintenue par continuité, mais ouverte aux seuls élèves de primaire qui ont eu de l’allemand… bilan, sur 16 élèves faisant de l’allemand en primaire, seuls 4 souhaiteraient poursuivre l’allemand, les autres n’y auront pas droit ! La principale envisage donc de ne pas donner la totalité des 2h fléchées pour la bilangue de continuité parce qu’ils ne sont pas assez nombreux… et ne voulait même pas laisser la parole à la collègue en CA.
    Allez, on ne se laisse pas bouffer, il faut se débarrasser de ces fonctionnaires serviles qui agissent contre l’intérêt des élèves !

    Bonjour à toutes et tous,

    – interpellez et faites interpeller sur ces sujets Mme Kott (coordonnées trouvables par moteur de recherche Internet),

    – écrivez et faites écrire les parents directement au président de la République, il y a une page contact sur le site de l’Elysée, et pour un courrier postal, quelque soit son format et son poids, il n’y a pas à affranchir,

    – n’oubliez pas de faire écrire directement au ministère aussi, puisqu’ils osent raconter qu’il y a peu de protestations, que tout se passe bien !

    – interpellez et faites interpeller les députés et sénateurs du coin, les maires, ils peuvent faire voter des résolutions, poser des questions…

    – Mais il faut surtout que les parents se bougent, il s’agit de l’avenir de leurs enfants ! Et qu’ils contactent la presse pour exprimer leur désaccord, montrer le vrai visage de cette « réforme ».

    – Et mettez systématiquement en copie l’ambassade d’Allemagne, car la pression diplomatique ne doit pas baisser, les mensonges ministériels doivent être dénoncés, avec illustrations concrètes. Le mépris de la ministre s’exerce sur nous mais aussi sur les partenaires allemands qu’elle prend pour des imbéciles en inventant des chiffres au fur et à mesure.

    Ne lâchons rien, au sein même du ministère, les doutes sur la possibilité d’appliquer la réforme à la rentrée se font jour, un recul serait même en préparation, vous avez remarquer qu’on n’entent plus Robine ?

    Donc c’est le moment de pousser en nous (re)manifestant par écrit, les parents sont en train de s’allier au niveau national, des collectifs et des pétitions voient le jour partout, (re)prenez contact avec les parents. Ils ne doivent pas se limiter aux interlocuteurs immédiats, chefs d’établissement, directeurs académiques, recteurs, c’est de l’avenir de leurs enfants dont il s’agit, trop important pour le laisser entre les mains de fonctionnaires serviles dont la carrière passe trop souvent avant l’intérêt général, payés pour ne pas faire de vagues !

    Allez, courage, la ministre a une page Facebook, un blog, l’Elysée a un site, et vous trouvez facilement les contacts de vos députés et sénateurs, des journalistes locaux. Nuit debout et les manifs du 1er mai peuvent être un bon moyen de sensibiliser l’opinion publique.

    Amic’allemand,

    Frédéric

  2. corto74 (@corto74)

    30 avril 2016 à 16 h 44 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour ,

    Puis-je reprendre ce billet sur mon blog ?
    Merci d’avance

    1. admin

      30 avril 2016 à 16 h 48 min (UTC 1)

      Répondre

      Bien sûr ! Merci beaucoup.

      1. corto74 (@corto74)

        30 avril 2016 à 17 h 30 min (UTC 1)

        Répondre

        C’est fait, merci à vous
        et tant que j y suis je vous colle dans ma blogroll
        cdlt
        Corto

        http://corto74.blogspot.fr/2016/04/reforme-du-college-tristesse-pour-ces.html

  3. Chasseguet

    30 avril 2016 à 17 h 10 min (UTC 1)

    Répondre

    Les français doivent enfin comprendre. La lutte est en ce moment inégale. Il faut virer tout ce monde et mettre en place une droite musclée, une vraie. il y a place entre l’UMP et le FN. Avec la multiplicité des candidatures il y a place pour un Président de salut public, un vrai, nous pouvons, nous devons l’élire, nous sommes nombreux à le vouloir mais il en faut un qui se présente. Il faut espérer que l’on va multiplier les « Rendez-vous de Béziers » pour trouver notre candidat qui ne soit pas de la droite molle. Et surtout que les EGO s’effacent pour sauver la France.

  4. Hubert Machard de Gramont

    30 avril 2016 à 18 h 10 min (UTC 1)

    Répondre

    Merci pour ce « coup de gueule » ! Je pense que ce fait nouveau (la sortie des premiers manuels de collège) mérite d’être très largement diffusé, évidemment au niveau des parents et des enseignants. Puis-je moi aussi reprendre votre article sur mon blog ? Merci.

    1. admin

      30 avril 2016 à 18 h 36 min (UTC 1)

      Répondre

      Oui, bien sûr ! Merci pour votre soutien.

  5. Damien

    30 avril 2016 à 20 h 32 min (UTC 1)

    Répondre

    Citation du jour issue du Diable probablement (1977) du grand Robert Bresson :

    « Comment finissent les civilisations ? … C’est quand tout devient con en accéléré… »

    Que dire d’autre ?

  6. Marie

    30 avril 2016 à 21 h 48 min (UTC 1)

    Répondre

    Quelle affligeante nouvelle. Je pense profondément que si elle humilie le cœur des enseignants elle blessera très vite celui de chaque élève qui tiendra dans ses mains un livre scolaire de la sorte. Ressentir la culture de son pays en danger est une des pires sensations. C’est une partie de soi-même que l’on laisse se recouvrir de poussières et petit à petit disparaître. C’est l’histoire qui suffoque et laisse place à un paysage bien triste. Inondé par le médiatique, submerger par les formes intellectuelles les plus basses nous courons à la perte de notre propre joie, de notre propre épanouissement. Nous perdons ce qu’il y a de plus beau dans l’héritage de l’humanité, la culture. Élève de terminale, je me sens entièrement concernée et j’espère que de nombreux autres élèves continueront à prôner haut et fort la valeur ô combien immense de la culture française.

  7. ben

    30 avril 2016 à 22 h 23 min (UTC 1)

    Répondre

    Moi aussi j’ai mal à la France et à une jeunesse qu’on maintient dans la certitude qu’elle est incapable de faire mieux que cela.
    Heureusement que beaucoup de professeurs ne respectent pas ces manuels. Mais quoi faire pour que cela change ? A part qq lettres ou mails, la diffusion des livres de JF Chemain ou autre dans ma boite, je me sens un peu impuissant…
    On défile quand ??

  8. Pierre

    30 avril 2016 à 22 h 48 min (UTC 1)

    Répondre

    La Révolution française fut préparée par la distribution de pamphlets.

    Mon épouse italienne rentre d’un saut chez ses parents… avec des petits livres à 1,9 Euro à couverture cartonnée (édition latin-italien ou grec-italien) qu’on trouve au kiosque à journaux (!!) : Sénèque – Il est facile de vivre longtemps si tu sais comment faire (La brièveté de la vie). Plutarque : L’art d’écouter.

    Que penser de l’idée de monter une opération de distribution massive de petits classiques de ce genre à la sortie des lycées et collèges ? Ce sont des livres pleins de bon sens – selon le type de traduction retenue, ils peuvent être faciles d’accès. Avec une approche un peu non conventionnelle, proposer aux jeunes de l’oxygène. Certains prendront, d’autres pas. Mais la force de ces écrits, adressés à des temps parfois difficiles, sauront convaincre par eux même…

     » La plupart des jeunes-gens exercent leur langue avant d’avoir exercé leurs oreilles et semblent croire qu’il est un art de bien dire et des règles pour l’apprendre, mais qu’il nest besoin ni de règles ni de méthode pour savoir écouter avec fruit. Qu’en résulte-t-il ? Semblables aux oeufs de certains oiseaux, qui ne contiennent qu’un germe imparfait et incapable de vie, leurs discours, dépourvus de sens et de réflexion, sont de vains sons qui frappent les airs » rappelle Plutarque.

    1. sl

      5 mai 2016 à 2 h 12 min (UTC 1)

      Répondre

      opération de distribution massive de petits classiques de ce genre à la sortie des lycées et collèges : tout ou presque finira dans les poubelles, je pense.

  9. Pierre

    30 avril 2016 à 22 h 57 min (UTC 1)

    Répondre

    Il me semble aussi indispensable de rappeler que ces réformes posent la question du respect du Droit à l’éducation tel qu’il est défini depuis 1948 dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que ses développements en Europe ainsi que lors des conférences internationales : voir icihttps://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_%C3%A0_l%27%C3%A9ducation

    N’étant pas juriste je ne peux fournir d’argument précis. Néanmoins on peut percevoir que les programmes, tels qu’ils se présentent ou en tout cas tels que déclinés dans les ouvrages mentionnés, posent la question du droit d’accès à l’éducation et à l’instruction – volontairement occultés par les auteurs.

    Ces procédés peuvent faire penser à une véritable volonté de couper les populations, les jeunes en particulier, des matériaux indispensables pour leur formation et l’élaboration d’une pensée. C’est la remise en question des fondements de notre société démocratique. Qu’on ne nous dise pas qu’il faut s’adapter au niveau des élèves : les jeunes professeurs dans les banlieues démontrent qu’ils peuvent intéresser des jeunes à des sujets complexes.

  10. Sportelli

    1 mai 2016 à 6 h 33 min (UTC 1)

    Répondre

    Merci monsieur. J’ai partagé cet article sur ma page FB.

  11. JLM

    1 mai 2016 à 10 h 42 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour,

    excusez-moi de troller, mais j’en ai marre.

    La politique qui est menée a été décidée par le peuple souverain.
    Vous y avez contribué en votant – vraisemblablement – pour F. Hollande.

    Peut-être serez-vous plus à gauche la prochaine fois.

    Cordialement quand même,

    1. Fxb

      1 mai 2016 à 16 h 05 min (UTC 1)

      Répondre

      Bonjour,

      Je ne sais pas comment vous pouvez prétendre savoir pour qui j’ai voté en 2012… Curieux.

      Quoiqu’il en soit, cela n’a rien à voir. Même élu, François Hollande n’a pas reçu de mandat pour achever l’éducation nationale. D’ailleurs, ce n’est ni lui, ni la ministre, ni le parlement qui ont écrit cette réforme ; elle n’a d’ailleurs jamais fait l’objet d’aucun vote. Ce déficit démocratique fait largement partie du problème.

      Et quel que soit mon vote de 2012, nous avons le droit d’en parler. La démocratie ne consiste pas à réfléchir une fois tous les cinq ans…

  12. FANGER

    1 mai 2016 à 11 h 00 min (UTC 1)

    Répondre

    Un collectif d’enseignants se bat depuis 20 ans pour une école de qualité et dénonce les dérives délétères de l’éducation nationale : Sauver Les Lettres : http://www.sauv.net

  13. DERVILLE

    1 mai 2016 à 12 h 15 min (UTC 1)

    Répondre

    Comen ksé kon va noT les LV en FranC desormé ???

  14. FANGER

    1 mai 2016 à 12 h 32 min (UTC 1)

    Répondre

    Une collection de manuel scolaire dont les auteurs sont rentrés en résistance : Terre des Lettres
    Je copie-colle ce message de :
    ‎Alexandre Fiebig‎ de Défense et illustration des langues grecque et latine
    26 mars ·
    Hommage et soutien à Catherine Hars, Anne-Christine Denéchère, Claire-Hélène Pinon et Véronique Marchais, les auteurs de Terre des Lettres.
    Terre de Lettres, le vrai manuel de Français de la résistance à ‪#‎college2016‬, n’a que le bouche à oreille. Parlez-en, diffusez largement ce premier document, entièrement conçu et réalisé par les bons soins du groupe « Défendons (sans maugréer) les langues anciennes » et approuvé par Véronique Marchais.
    Entre le déshonneur du discours de Nathan, en substance « N’ayez pas peur, la réforme va très bien se passer, d’ailleurs, nous sommes là pour vous accompagner.», et l’intégrité morale des résistants et combattants de la première heure, les auteurs de Terre des Lettres, qui ont passé l’année à se battre pour préserver la qualité et le contenu du manuel, sans rien céder sur tout ce que cette réforme a de démagogique et de ravageur, ont refusé le déshonneur de faire allégeance aux textes de #college2016, qu’ils ont combattus et combattent encore.
    Leurs positions leur ont coûté la possibilité de promouvoir leur travail sur le même plan que les autres, alors la promotion, nous avons décidé d’y prendre une part active. Si vous pensez que nos 4 magnifiques collègues ont bien fait de tenir leurs positions, défendez-les avec nous, faites-le savoir, car c’est rien moins que leur existence qui se joue cette année.
    Tout ce qu’elles ont refusé de faire (manuel de cycle, travail à partir du socle, littérature jeunesse…), l’éditeur Nathan l’a fait faire par d’autres auteurs, dans une autre collection. L’an prochain, il n’en restera qu’une.
    Méditons les propres mots de Véronique Marchais : « Je vous jure qu’avec ou sans promo, je me battrai de toutes mes forces pour que ce soit nous, et pas un torchon qui réunit tout ce que j’abhorre. Et je compte un peu (euh… en vrai ? beaucoup) sur vous pour ça. »
    Terre de Lettres, le vrai manuel de Français de la résistance à #college2016, n’a que le bouche à oreille. Parlez-en, diffusez largement ce premier document.
    En espérant que vous trouverez là, Jean-Paul Brighelli, matière à faire savoir ce qui se trame dans le secret de certains éditeurs scolaires, qui eux, ont choisi le déshonneur, et auront la résistance, voire le boycott.
    Version pdf pour large diffusion : https://goo.gl/GbrBGe

  15. LARREUR Mariette(née VALANTIN)

    1 mai 2016 à 13 h 58 min (UTC 1)

    Répondre

    J’avoue que je suis horrifiée de ce qui se passe en ce moment pour l’avenir de mes arrière-petits enfants et les autres ! Comment pourront-ils faire des études qui demandent une bonne orthographe, une culture scientifique et aussi la possibilité d’apprendre une autre langue étrangère !
    J’ai 81 ans, bien entendu comme tout un chacun (e) ,parfois j’ai dun doute en orthographe , je vérifie avec un gros Larousse, BESCHERELLE, « le française Correct » de Maurice GREVISSE etc..

    Merci Monsieur François -Xavier BELLAMY

  16. corinne

    1 mai 2016 à 15 h 36 min (UTC 1)

    Répondre

    Luc Ferry a fait un parallèle intéressant entre la structure politique et l école. Apprentissage sans comprendre pour les totalitarisme, destruction des règles car l enfant va tout réinventer pour les sociétés anarchistes…et la démocratie où l individu choisit ses lois et les respecte…. l école républicaine où on étudie les règles données par les maitres et on se les approprie par les exercices….l école républicaine a disparu …. et la démocratie?

  17. Valentine

    2 mai 2016 à 8 h 26 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour,

    Je ne suis pas en faveur de cette réforme, loin de là, et je comprends l’esprit de votre texte.
    Cependant, dans ce cas précis, l’exercice ne vise pas à étudier le SMS, mais à écrire une lettre qui développe les sentiments et arguments de la rupture. Il s’agit donc, justement, de faire compléter, élaborer, tout ce qu’il y a d’insuffisant et de lacunaire dans le SMS…
    Est-ce si scandaleux que l’accroche de cet exercice d’écriture traditionnel (écrire une lettre pour exprimer et expliquer des sentiments) soit constituée d’une forme de message quotidienne et évidente pour les élèves? D’autant plus que, pour aboutir à cet exercice, il faut très probablement avoir fait lire et travailler des exemples de lettres littéraires, d’amour, ou de rupture (je pense à celles de Flaubert, Hugo, Georges Sand et Musset…), comme on le fait, encore une fois, de façon traditionnelle et qui figurent souvent dans les manuels scolaires, et même ceux post-réforme (comme on peut les consulter chez différents éditeurs qui commencent à les mettre en ligne).
    Encore une fois, je crois que le SMS n’est ici qu’une accroche pour amener les élèves vers autre chose, un texte plus riche et un exercice de la pensée plus développé: ce n’est après tout qu’une ruse pédagogique de base!
    Ne nous servons-nous pas tous, parents et enseignants, du SMS au quotidien? Pourquoi sa simple existence serait-elle bannie des manuels scolaires, du moment qu’il s’agit justement de dépasser cette forme rapide de communication?

    Je crois qu’il y a dans cette réforme des conséquences plus pernicieuses à combattre (diminutions horaires lentes mais continues, aide en classes entières, latin, etc) que de s’angoisser sur un exercice banal dont de nombreux exemples figurent d’ailleurs dans les manuels ancienne mouture.

    Très cordialement, nonobstant!

    1. Fxb

      2 mai 2016 à 8 h 58 min (UTC 1)

      Répondre

      Merci pour votre message.

      Le fait qu’il s’agisse de rédiger une lettre de rupture, et non d’en rester au seul SMS, n’enlève absolument rien au fait que le contenu même de l’exercice soit dramatique, précisément, indépendamment de sa forme. Il consiste à supposer qu’un élève de 5ème a par définition 1) un smartphone et 2) un couple, qu’il s’agit de rompre…

      Quand à la forme, tout simplement… qu’est-ce que cette langue déstructurée vient faire dans un manuel de littérature française ? Il n’y a pas longtemps encore, on proposait aux élèves de répondre à Roxane avec Cyrano, ou à Rodrigue avec Chimène. Au collège, je me souviens d’une rédaction où je devais convaincre Ulysse d’avoir confiance en Pénélope. Cela donnait quand même un peu plus de hauteur d’esprit et de richesse de sentiments que ce sujet affligeant, non ?

      D’ailleurs, je serais très intéressé d’avoir les exemples de ce type d’exercice que vous dites banal dans des manuels précédents. Ils n’étaient pas parfaits, c’est certain ; mais là je crois qu’on franchit un seuil dramatique. Il n’y a d’ailleurs pas que cet exemple-ci pour s’en convaincre, malheureusement…

      Merci encore pour votre commentaire.

      1. isabelle crespel

        4 mai 2016 à 10 h 09 min (UTC 1)

        Répondre

        Et je me demande bien ce que va pouvoir raconter l’élève qui a 13 ans n’a pas eu de petit ami/amie, et pourquoi pas les deux?

        Cerise sur le gâteau, il/elle va sentir « anormal » de ne pas être en couple…. A 13 ans????? Au secours!
        La situation va devenir gênante et honteuse pour lui/elle.

        Mes enfants ont en marre qu’on les prenne pour des idiots. Ce n’est pas leur langage. Même les téléphones refusent d’écrire ce charabia et essaient et de corriger en « bon » français les sms.

        Hélas dans mon établissement certains approuvent comme vous et trouve l’exercice amusant. PAS MOI.

  18. Albane

    2 mai 2016 à 16 h 32 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonjour Francois-Xavier

    Merci de votre article, je partage votre analyse et j’ai bien sûr lu votre livre et écouté une de vos conférences.
    Vous êtes jeune et j’ai plein d’espoir qu’un homme comme vous puisse réveiller les consciences! Tout le monde ne lit pas le Figaro et j’aimerais vous voir plus dans les médias ou en politique! Soyez notre porte parole !!!

    Albane

  19. Dorsay

    2 mai 2016 à 17 h 40 min (UTC 1)

    Répondre

    Imaginez en plus des initiatives dingos comme celle de cet enseignant ce matin sur RMC avec l enthousiaste Bourdin qui se vantait de faire avec ses élèves des simulations de parcours de réfugiés avec stages en immersion. On touche le fond. C’est le pédagogue que l’on devrait immerger.

  20. marmotte

    2 mai 2016 à 17 h 42 min (UTC 1)

    Répondre

    Bonsoir monsieur,
    ce mail sera peu constructif car je partage intégralement votre avis. Ma question est : que peut on faire??
    j’ai signé des dizaines de pétitions. En tant que parent d’élèves, j’ai manifesté. Je lutte à la maison pour que chacun s’exprime correctement: « trop bien  » est banni!. pas de smartphone, pas de petit ami (et oui, nous avons expliqué à nos enfants qu’il y a un âge pour tout et pour le moment c’est l’âge des études!)….

    alors que faire?
    je suis impuissante et démunie. Ce n’est pas l’école que je souhaite pour mes enfants.

    cordialement

    1. fleuraufusil59

      3 mai 2016 à 14 h 04 min (UTC 1)

      Répondre

      Chère madame,

      Bravo pour votre combat au sein de votre famille. Mais en effet, il faut faire plus ! C’est urgent !! Les professeurs se sont beaucoup mobilisés : ils ont fait grève, ils ont manifesté. Mais les parents ?… Que font les parents ???? Il s’agit pourtant bien de leurs enfants !!!!!
      Si j’avais des enfants en âge scolaire, je remuerais ciel et terre : courriers massifs et rendus publics auprès du rectorat, de la direction du centre diocésain, de l’APEL à qui je dirais toute ma colère ; manifestations, locales ou nationales, aux côtés des enseignants (à vous de les inviter à vous accompagner) . Je suggérerais enfin volontiers une grève de l’école tant que la réforme ne sera pas définitivement enterrée. Les écoles, collèges et lycées n’ont pas encore acheté les nouveaux livres qu’ s’agit juste d’ envoyer au pilon. Les bretons ont bien obtenu la destruction des péages autoroutiers pour les camions. Rien n’est encore impossible. Qui ne dit mot consent. Si rien ne bouge, tout le monde devra se considérer responsable et coupable de l’application de cette réforme… Les plus combatifs auront été, de loin, les enseignants.

    2. sl

      5 mai 2016 à 2 h 46 min (UTC 1)

      Répondre

      je suis d’accord avez vous : manifester, pétitionner, lutter à la maison, j’ai fait aussi, mais tout cela ne sert à rien.

      M. Bellamy dit : « Pourquoi ne nous réveillons-nous pas ? »

      mais comment ? en faisant quoi ? une grève de l’école ? mais qui en pâtira ? et des grèves, dieu sait qu’il y en a eu : avec quels effets ?
      écrire à l’APEL ? mais l’APEL est POUR cette réforme, il n’y a qu’à lire le magazine de l’APEL, terrifiant de « bienveillance ».

      en ce qui me concerne je ne sais plus quoi faire. Je vois les enseignants se battre, se désespérer, faire du mieux qu’ils peuvent, enfoncés par l’éducation nationale.

      A part entrer en résistance, et sortir ses enfants du système scolaire classique (ce que semblent faire de plus en de parents), que faire ? et encore faut-il en avoir les moyens financiers et trouver un bon établissement. Je préfère un établissement public ou privé sous contrat, avec lequel j’ai un minimum de certitudes et où je sais ce qui se passe à un établissement privé hors contrat.

      et puis, à quoi bon faire travailler ses enfants ? quand on voit que le droit au bac est quasiment garanti, que l’accès aux études supérieures se fait sur tirage au sort (y compris en faculté de médecine)… on se demande si on n’handicape pas ses enfants en exigeant d’eux des efforts à l’école, car cela ne les préparera pas au monde de demain.

  21. michelle.jalmain

    3 mai 2016 à 8 h 45 min (UTC 1)

    Répondre

    quel tristesse que ce gouvernement -il n’y a pas que l’éducation tout est dans le meme état -la france est sous l’eau c’est pourquoi hollande a acheté des sous-marins

  22. michelle.jalmain

    3 mai 2016 à 8 h 49 min (UTC 1)

    Répondre

    il n’y a pas que l’éducation qui est dans un état désastreux tout le reste est identique -hollande a mis la france sous l’eau c’est pourquoi il a acheté des sous-marins -quant à la ministre de l’éducation une catastrophe

  23. Léger Madeleine

    4 mai 2016 à 16 h 38 min (UTC 1)

    Répondre

    vous vous demandez « s’ils ont honte » ? mais non bien sûr… même pas ! le pire est qu’ils ne se rendent pas compte de ce qui est écrit là, sur ces livres de classes . ils ne résonnent qu’en terme de « rendement  » et de « rapport financiers » : qu’est-ce qui va rapporter le plus ? l’éducation, l’enseignement, élever noblement des enfants par la culture, la richesse de la langue, les idées, le patrimoine, l’Histoire ? pfitt ! c’est quoi ça ? tout ça au placard …

"En route vers Oméga" Kenneth Ring.

Par Le 08/05/2016

Cosmos une odyssee a travers l univers

L’enfant lorsqu’il découvre la parole ne parle pas de lui comme une entité reconnue. Il dit « Jean a faim » mais pas encore « j’ai faim ».

Ce sont les expériences de vie et son environnement familial et social qui vont amener l’évolution vers l’ego encapsulé.

À cette époque, l’ego n’est pas encore différencié et l’enfant est très proche de tout ce qui l’entoure.

Jusque-là, l’enfant se sent et ressent l’environnement, plus tard il viendra à se penser au coeur d'un "environnement".

C’est le temps de la rupture avec l’immanence du petit animal humain. L’enfant devient une personne.

On peut supposer que cette évolution remonte au début de l’Humanité et par conséquent, je m’interroge sur les effets de cette prise de conscience dans cette existence extrêmement précaire à l’époque. La Nature était indomptée, redoutable et en même temps généreuse. Devenir une personne, c’était découvrir autour de soi un adversaire multiple: le froid, la chaleur, le vent, les prédateurs, la faim, la nuit, l’hiver, la mort…Et un allié inconstant : les abris naturels, la chaleur et la lumière du soleil, le feu, la nourriture, l'eau, les matériaux naturels... 

Il est impossible de s’imaginer dans cette situation mais on peut supposer que notre cerveau limbique en porte les traces, les stigmates, des mémoires fossilisées, des modifications génétiques.

La conscience et l’ego révélé ont eu un rôle primordial dans cette lutte pour la survie. J’imagine que certains individus ont su se montrer plus forts, plus puissants, plus perspicaces, observateurs, inventifs, résistants. Les egos apeurés ou fragiles ont grandi dans l’ombre protectrice des leaders. La Nature servait de tremplins à la puissance des chefs. Elle devait être maîtrisée, conquise, explorée, dominée. Il n’était pas question de rester des proies ou des victimes.

L’ego réclamait sa pitance : le pouvoir pour les uns et la vénération pour les autres.

 

L’Humanité a grandi avec ces résidus de conflits. La Nature a toujours été l’adversaire sur lequel les egos pouvaient construire leur hégémonie.

Nous en sommes toujours là : la dépendance énergétique, la dépendance alimentaire, la dépendance citoyenne, la dépendance humaine, les amitiés et les amours comme des repoussoirs aux peurs archaïques, à la solitude qui tue, à l'errance qui épuise.

 

Tout remonte aux origines de l’Humanité. Tout comme aux origines de chaque individu.

La conscience du Moi, l’ego, la personne, l’individu identifié, celui qui n’est plus « lui » mais « je », a usé de son pouvoir sur la Nature parce qu’elle représentait le piédestal idéal à son ascension.

Ceux qui tentent d’ailleurs d’inverser le phénomène et de montrer que la destruction de la Nature conduira à la fin de l’Humanité ne sont pas écoutés. Pas autant que ceux qui prônent le pouvoir de l’homme. C’est très simple en fait. C’est encore la question du désir et du manque.

Les tenants de la domination ont une imagination sans fin pour créer des désirs là où il n’y a pas de manque.

Les tenants de l’osmose espèrent que l’homme atteindra un niveau de conscience suffisant pour ne plus prendre la Nature comme le moyen d’assouvir l’infini recommencement des désirs qui ne sont pas issus de manques.

La pire erreur de l’Humanité est de finir par aimer manquer de désirs. Car dès lors, l’assouvissement d’un désir créera un manque insupportable, celui de l’absence de désir et dès lors l’amour de ce manque génèrera une excitation dont l’individu finira par être dépendant.

Là, il ne s’agit pas d’amour car l’amour n’est pas destructeur. C’est l’individu qui se trompe en croyant aimer mais il n’aime pas l’amour, il aime le manque de désirs et il finit par estimer que l’amour n’est que désir…Effroyable imbroglio dont les conséquences prennent une ampleur inimaginable.

Si tout cela reste dans le champ de l'inconscient collectif, alors, c'est que nous sommes encore et toujours très proches des premiers hominiens et que "la route vers Oméga" est encore longue...


 

http://www.lesconfins.com/omega.htm

LA REVELATION

DU

POINT OMEGA

 

 

Auteur : Daniel Robin.

(roman)

 

 

 

Le Point Oméga serait le but ultime de l'évolution spirituelle de l'Humanité.

 

 

 

« En route vers Oméga ». Parmi tous les ouvrages traitant des N.D.E, un des plus stimulant intellectuellement est sans aucun doute l’étude du professeur Kenneth Ring intitulée : « En route vers Oméga » (Editions Robert Laffont 1991). Ce qui est remarquable dans ce livre, c’est la perspective dans laquelle Ring replace le phénomène des N.D.E. Il ne se contente pas d’accumuler des témoignages, puis d’appliquer à ceux-ci la méthode statistique pour tenter de dégager des constantes et des points de convergence. Non, sa démarche vise au contraire à nous ouvrir des horizons fascinants en nous projetant dans le futur (et quel futur !). Son hypothèse est que les N.D.E annoncent l’intégration prochaine de l’Humanité dans le mystérieux Point Oméga, et que les N.D.E sont l’une des principales voies qui mènent à ce point. Mais qu’est-ce que le Point Oméga ?

 

 

 

 

 

 

L’Humanité est en marche vers le Point Oméga. C’est le père Pierre Teilhard de Chardin (1881 - 1955), prêtre jésuite et paléontologue, qui dans son ouvrage « Le phénomène humain » (1955), nous révèle les perspectives grandioses du Point Oméga. Pour Teilhard de Chardin, Oméga est le sommet de la pyramide évolutive. C’est le point ultime d’émergence et de convergence de la Conscience Planétaire. Avec le Point Oméga nous ne sommes plus dans l’humain, mais dans l’ultra-humain. L’humanité est transcendée. Elle est enfin admise, après des milliers d’années de tribulations et d’errements, au degré suprême de sa marche ascendante. Mais ce qui advient concrètement de l’Humanité dans le Point Oméga est pour nous, hommes du XXIème siècle, difficile à imaginer. Pour l’homme moderne, Oméga est un but, un objectif encore lointain, dont nous ne pouvons saisir, pour le moment, que les prémisses et les signes avant-coureurs. Nous tendons vers ce Point, mais nous ne pouvons pas encore comprendre réellement ce qu’il est. Nous essayons de l’approcher en suivant plusieurs pistes, mais il est encore trop tôt pour que nous puissions l’appréhender dans toute sa plénitude.

 

 

 

                     

Ci-dessus : à gauche, le père Pierre Teilhard de Chardin (1881 - 1955), à droite, Kenneth Ring, professeur de psychologie à l’université du Connecticut et président de l’association international pour l’étude des expériences de mort imminente ( IANDS ).

 

 

 

L’émergence de l’homo noéticus. Selon Kenneth Ring, l’un des signes avant-coureurs capables de nous indiquer la direction du Point Oméga est celui de l’extension du phénomène des N.D.E et de toutes les expériences qui présentent des épisodes similaires à ces dernières. Comme l’annonce le titre de son ouvrage, une partie de l’Humanité est actuellement en route vers Oméga. L’homo noéticus, c’est-à-dire l’homme/conscience ayant atteint un haut degré d’élévation spirituelle, est en train de naître et commence à tirer toute l’Humanité vers le haut. Kenneth Ring admet, cependant, que les rescapés des N.D.E ne forment qu’un courant spécifique dont les eaux se jettent dans une rivière aux nombreux affluents. Ces affluents sont composés d’une grande diversité d’expériences ayant toutes un caractère spirituel élevé. En clair, cela signifie que les chemins susceptibles de mener vers le Point Oméga sont nombreux et variés, mais que le but est unique et qu’il concerne tous les hommes.

 

 

 

 

 

 

Un projet de développement spirituel pour l'Humanité. Les spéculations de Ring sont certes stimulantes, mais rien ne prouve qu’elles sont vraies. Ce fameux Point Oméga n’est peut-être, en définitive, qu’une construction abstraite sans aucun rapport avec la réalité. Mais la question n’est pas tant de savoir si le Point Oméga existe ou n’existe pas. L’essentiel est que l’Humanité ait un projet à long terme de développement à la fois spirituel et matériel. Le Point Oméga n’existera que si nous le portons déjà en nous à l’état de projet. C’est parce que nous aurons l’ambition de le créer que le Point Oméga existera. C’est un objectif que nous devons nous fixer dès à présent. C’est un projet grandiose dans lequel chaque être humain à sa part de responsabilité.

 

 

La Noosphère. Dans la pensée du père Teilhard de Chardin, le Point Oméga n’est sûrement pas le prochain stade de l’évolution humaine. La vision du paléontologue habitué à compter le temps en millions d’années nous propulse dans un futur très lointain qui se confond avec une « fin du monde » impensable pour l’homme du XXIème siècle. Matière, vie, conscience, sur-conscience, ou ultra-conscience, avènement de la Noosphère (du grec noos, noûs, qui signifie esprit), pour Teilhard, le destin de l’Univers est d’évoluer vers des formes de conscience toujours plus élevées, toujours plus englobantes et convergentes, jusqu’à atteindre un point ultime, qu’il appelle Oméga. Mais comme il le dit lui-même : « Ce que sera, dans ses apparences finales, la Noosphère (la sphère de l'esprit), nul n’oserait se le représenter, si peu qu’il ait entrevu l’incroyable potentiel d’inattendu accumulé dans l’Esprit de la Terre. La fin du monde est inimaginable ». Le Point Oméga de Kenneth Ring n'est donc pas tout à fait le même que celui de Teilhard. Celui de Ring semble plus proche, alors que celui de Teilhard se confond avec la « la fin du monde ». Ring énonce d'ailleurs clairement la nuance : « J’affirme, écrit-il, que nous sommes en route vers Oméga, mais rien ne garantit que nous y arriverons un jour. Et je ne parle pourtant pas du point Oméga dans le sens où l’entendait Teilhard de Chardin, de Conscience Planétaire. Je parle du prochain stade de l’évolution humaine vers lequel semble se diriger, comme une sorte d’avant-garde, les rescapés de la mort (c’est-à-dire ceux qui ont vécu une N.D.E ) et d’autres ».

 

 

 

 

 

 

Les premiers stades d'un long processus évolutif. Atteindrons-nous jamais un jour ce sublime point où tous les conflits seront enfin épuisés, où toutes les peurs, les terreurs, les haines, les égoïsmes, les souffrances, les doutes, les divergences, les craintes, et les faiblesses actuelles ne seront plus que les souvenirs d’une « enfance » insouciante et turbulente de l’Humanité, les étapes préliminaires d’un développement qui doit nous mener vers une forme d’existence presque divine ? Il est impossible de répondre aujourd’hui à une telle question. Tout ce qu’il est possible de faire dès maintenant, c’est d’essayer de repérer les signes qui pourraient nous laisser croire, qu’effectivement, nous nous dirigeons vers ce point qui semble si lointain. Pour le moment, les objectifs à atteindre peuvent paraître très modestes en regard du but final, mais il faut garder à l’esprit que nous ne sommes qu’aux premiers stades d’un processus évolutif qui peut s’étendre sur des milliers ou des dizaines de milliers d’années. Pour le professeur Kenneth Ring, il ne fait aucun doute que les expériences aux frontières de la mort (N.D.E), et surtout les répercussions qu’elles entraînent chez les personnes qui les ont vécues, représentent un de ces signes avant-coureurs qu’il faut activement rechercher.

 

Incendies au Canada

Par Le 07/05/2016

Un exemple très parlant de l'impact humain sur l'environnement et de ses conséquences... Fort Mc Murray est la région la plus vaste de l'Amérique du Nord pour l'exploitation pétrolière des sables bitumineux et on sait que les dégâts écologiques sont effroyables dans cette technique d'extraction et d'exploitation....Des questions commencent à poindre......

Incendie à Fort McMurray : les exploitations pétrolières de la ville ont-elles un rôle dans la propagation du feu ?Crédit Image : SipaCrédit Média : Bernard PoiretteTélécharger

PAR BERNARD POIRETTE , LA RÉDACTION NUMÉRIQUE DE RTL 

Avant que les terrifiantes images d'incendie à Fort McMurray (Canada) n'envahissent les écrans, personne n'avait entendu parler de cette ville de la province de l'Alberta qui est considérée comme la capitale du pétrole canadien. "Le plus grand gisement de sable bitumineux, du pétrole non conventionnel, se trouve là-bas. De manière générale, dans l'Alberta, il y a 80% de la production pétrolière canadienne. C'est le cœur de la production pétrolière du Canada", explique l'économiste Thomas Porcher, auteur de 20 idées reçues sur l'énergie et Le déni climatique.

Par conséquent, les incendies qui cernent cette ville sont une menace d'autant plus grande même si, pour l'instant, les exploitations pétrolières ne semblent pas être en danger. "Il faudra s'interroger sur l'impact qu'ont eu la maltraitance des écosystèmes de ces villes au cours de ces dix dernières années. Il faut raser des forêts pour exploiter ces sables bitumineux (du sable que l'on prend et presse pour en tirer du pétrole) et on utilise beaucoup d'addictifs chimiques", poursuit Thomas Porcher qui estime qu'il faut donc étudier "l'impact de cette exploitation massive des sables bitumineux sur la propagation du feu".

Avec la prolifération des installations pétrolières de ce type, l'économiste est catégorique : "Tous les phénomènes météorologiques extrêmes comme celui-là vont s'accroître dans les prochaines années". Les conséquences vont alors être particulièrement désastreuses, comme le montre ce cas à Fort McMurray où des milliers d'habitants sont obligés de fuir.

LA RÉDACTION VOUS RECOMMANDE

 

"La Terre est vivante" James Lovelock

Par Le 07/05/2016

 

 

 

 

L'hypothèse Gaïa

 

http://www.gaia-terre-vivante.com/menu-2.html

 Résumé de l'histoire de la Terre              L'Hypothèse Gaïa               Conséquences prédictives

 

 

L'HISTOIRE DE LA TERRE

 

L'Univers dans lequel nous vivons avec ses planètes et ses galaxies est né il y a une quinzaine de milliards d'années environ. Il se produisit un phénoméne explosif appelé Big Bang. Les particules et les atomes apparurent à ce moment-là. Du fait de leur différence de taille et d'énergie les atomes se réunirent, formant des molécules. Les molécules s'aggrégèrent  à leur tour produisant des chaines qui à leur tour grossirent. Comme une boule de neige grossit en dévalant une pente par accumulation de neige.

 

                                                                   Galaxie spirale

 

Les corps célestes apparurent et du fait de l'attraction gravitationnelle il y eu des planètes et des zones de vide interstellaire.Les étoiles, les planètes, furent séparées par des distances parfois vertigineuses, que l'on compte en années-lumière, une année-lumière étant la distance parcourue par la lumière, à 300 000 Km/s, en un an.

 

La Terre était une de ces planètes qui tournent sur elles-mêmes et autour d'un soleil. Et un phénomène inattendu se produisit: la pluie. De la vapeur d'eau échappée à l'extérieur de la planète se refroidit et il se mit à pleuvoir ce qui refroidit la surface de la Terre et l'écorce terrestre se forma ainsi, avec de grandes étendues d'eau. C'était il y a environ 5 milliards d'années. La Terre fut décrite par certains chercheurs comme une planète-miracle, du fait de l'apparition de la pluie. Car sans elle la Vie n'aurait pas pu apparaitre et se développer. 

 

Les premières formes de vie apparurent dans l'eau, des algues unicellulaires. Ces algues rejettèrent de l'oxygéne et du gaz carbonique qui formérent l'atmosphère que nous connaissons aujourd'hui. Les formes de vie évoluèrent; Des végétaux puis des animaux apparurent, de plus en plus complexes, formant des chaines alimentaires.

 

Finalement les mammifères et l'homme surgirent dans le dernier million d'années. Si l'on rapportait l'ensemble de l'évolution du monde et de la Terre à une année comme celles que nous connaissons, l'homme serait apparu le 31 décembre dans la soirée.

 

Ces quelques chiffres mettent en perspective ce que nous avons tendance à oublier. L'homme est d'apparition récente sur la Terre et il s'insère dans une évolution qui dépasse de beaucoup la vision étroite et limitée habituelle qu'il a de lui-même et de la vie. Dans cette démarche d'ouverture et de compréhension de la place et du rôle de l'homme sur Terre, l'hypothèse Gaïa, marqua une prise de conscience remarquable. 

 

 

L’HYPOTHESE GAÏA

Une vision globale de la Terre et de ses habitants

 

Il y a une trentaine d’années, un chercheur Anglais du nom de James Lovelock fut à l’origine   d’une hypothèse scientifique étonnante. C’était un spécialiste de la chimie des atmosphères. Il avait été recruté par la NASA pour mettre au point une ou plusieurs expériences simples afin de détecter la présence éventuelle d’êtres vivants sur la planète Mars.

Il se posa donc la question de savoir ce qui caractérisait la vie et les êtres vivants tels que nous les connaissons sur la planète Terre. A partir de ce questionnement sur la vie et les êtres vivants et la recherche de leurs caractéristiques, il lui apparut une évidence complètement inattendue et surprenante :

la Terre est elle-même un être vivant.

 

 

En collaboration avec l’éminente microbiologiste américaine Lynn Margulis, James Lovelock développa cette idée, le concept de GAÏA, c’est à dire l’hypothèse que la Terre est un organisme vivant auto-régulé. Cette hypothèse repose sur une théorie cybernétique du fonctionnement biogéochimique de l’atmosphère terrestre.

Derrière ces mots scientifiques se trouve une réalité toute simple, comparable au fonctionnement d’un chauffage central de maison dont la température intérieure est contrôlée par des robinets thermostatiques sur les radiateurs.

Quand la température dans la maison baisse, les robinets s’ouvrent et laissent passer l’eau chaude dans les radiateurs. Quand la température des pièces de la maison atteint une valeur-seuil les robinets arrêtent la circulation de l’eau.

Apparemment il fait trop froid sur Mars et trop chaud sur Vénus pour que la vie puisse se développer sur ces planètes, à la différence de la Terre. Mais comment la température à la surface de la Terre est-elle arrivée, et s’est-elle maintenue, entre des valeurs relativement voisines d’une moyenne d’environ 20 degrés celsius ?

De plus non seulement la température mais aussi la composition physique et chimique de l’atmosphère sont d’une constance surprenante. Comment est-ce possible ?

Dans la théorie de Lovelock l’atmosphère terrestre est une production des êtres vivants, végétaux et animaux, qui en contrôlent eux-mêmes la stabilité à long terme. D’une certaine façon les êtres vivants collaborent à la stabilité de l’ambiance terrestre comme les robinets thermostatiques des radiateurs d’un chauffage central.

Le phénomène de serre qui piège la chaleur des rayons solaires dans l’atmosphère est un des mécanismes de régulation les plus connus. Mais il en existe bien d’autres qui assurent la constance des paramètres vitaux pour les êtres vivants tels que la salinité des mers et des océans, la composition de l’air et des sols, pour citer quelques exemples.

Ainsi la Terre ressemble à un immense organisme vivant capable de maintenir par et pour les êtres vivants, humains compris, la stabilité, appelée homéostasie, de son milieu intérieur. Le milieu intérieur de la Terre est constitué par la biosphère, c’est à dire l’ensemble formé par l’atmosphère, les Océans, les sols émergés sur quelques kilomètres d’épaisseur, et les végétaux et animaux qui les habitent.

Les êtres vivants se sont développés suivant le principe que ce qui est déchet pour les uns est nourriture pour les autres. Jusqu’à former en quelques milliards d’années l’ensemble biologique complexe que nous connaissons

Le recyclage est une donnée fondamentale en écologie. Il y a compétition ET coopération entre les formes de vie dans la nature, et pas seulement compétition comme l’homme le croit trop souvent encore.

Selon l’hypothèse GAÏA, du nom grec de la déesse-mère de la Terre, notre planète n’est donc pas un vaisseau spatial mécanique dont nous serions les pilotes et les passagers.

La notion de biosphère qui est maintenant bien connue en raison du développement des idées écologiques, au sens scientifique du terme, ne date en fait que des années 80.

 L’ampleur des pollutions industrielles et domestiques des dernières décennies s’est accompagnée de la prise de conscience par les hommes de leur rôle et de leur responsabilité sur l’ensemble des conditions climatiques et biologiques de la Terre.

L’hypothèse GAIA présente, comme toute théorie scientifique, des aspects prédictifs. Une des prédictions, étonnante, en particulier, est que l’augmentation exponentielle du nombre d’êtres humains à la surface du globe pourrait ralentir et s’arrêter, ce qui a commencé à se vérifier.  

Mais si nous ne faisons rien, dans les années qui viennent, pour modifier l’impact de l’homme sur les conditions de vie à la surface de la Terre, prévient Grégory Bateson, un chercheur scientifique américain, nos chances de survie à brève échéance sont aussi élevées que celles d’une boule de neige exposée au soleil.

Toute civilisation, en effet, qui n’inscrit pas dans ses préoccupations le respect des conditions de vie sur Terre est vouée à disparaître comme une boule de neige au soleil.

Les paris sont donc ouverts sur les chances de survie de l’homme à la surface de la Terre à l’aube de la mondialisation actuelle qui avance inéluctablement.

Serons-nous capables d’adapter à grande échelle la technologie aux nécessités biologiques ? Il en va de la vie et de la survie de l’humanité entière, et pas seulement d’un petit groupe de miraculés à côté d’une majorité de sinistrés.

Si la coopération entre les hommes, le partage des richesses, se met en place, si le gaspillage et le pillage de la planète diminuent, il y a une chance de survie pour l’espèce humaine.

En fait, du point de vue de l’hypothèse Gaïa, nous sommes dans une période de crise mondiale, analogue à une crise de croissance d’un enfant qui deviendrait adolescent. Mais d’un enfant qui aurait les moyens de détruire le territoire dont il tire ses ressources vitales.

Tout risque de se jouer sur le nombre d’êtres humains qui prendront conscience, de l’évolution de la planète, et du rôle que nous avons chacun à jouer dans cette évolution.

Chacun des hommes qui devient vraiment adulte et cesse de se battre contre lui-même, contre ses semblables et contre la nature, devient un facteur d’évolution, de maturation, de paix, pour la planète entière.

C’est le défi à relever. Devenir capable de coopération, de compréhension, d’entraide, et pas seulement de compétition, de rivalité, de bagarre, les uns envers les autres, et vis à vis de la Terre.

                                                                          

              

Conséquences prédictives de l'Hypothèse Gaïa

 

Comme toutes les théories scientifiques l’Hypothèse Gaïa engendre des conséquences prédictives. Si la Terre est un être vivant à part entière elle présente des analogies avec les êtres vivants, végétaux, animaux, humains, que nous connaissons. Une des analogies concerne la démographie humaine. Il semblerait que les êtres humains soient à la Terre ce que les cellules nerveuses sont à un être humain. Dans les années 1970 le club de Rome et les statiticiens de la démographie terrestre ont lancé un cri d’alarme. La population mondiale était en train d’exploser et la surpopulation était imminente. Stabilisée pendant des siècles à quelques millions d’âmes le globe était en train de se couvrir de milliards d’hommes et de femmes, comme un cancer. Une natalité galopante mettait la planète et le monde entier en péril. Or à l’aube du 21 éme siècle il s’avère que la courbe de natalité est stabilisée voire décroissante. Le risque de surpopulation paraît s’éloigner. A la lumière de l’hypothèse Gaïa il semble qu’un phénomène d’auto régulation se soit mis en place. Et ce phénomène ressemble au développement du système nerveux d’un embryon humain. Pendant quelques jours, durant le développement embryonnaire, les cellules nerveuses se multiplient à une vitesse incroyable et cette multiplication ressemble à un cancer en train d’évoluer. Puis soudain la multiplication ralentit et s’arrête. Finalement le nombre de cellules nerveuses se stabilise autour de 100 milliards dans le cerveau humain. Analogiquement il semblerait que la population humaine terrestre soit destinée à se stabiliser autour de 10 milliards d’individus. En effet la courbe de croissance de la population humaine n’est plus exponentielle. Elle a connu un point d’inflexion ces dernières années. Et les projections de la courbe avec les données actuelles amènent à un chiffre d'environ 10 milliards d'individus sur Terre dans les années à venir.

Nous pouvons noter par ailleurs le développement des communication hertziennes, ces denières années. La télévision relayée par satellites, la téléphonie sans fil avec les téléphones portables, les ordinateurs avec le réseau internet, notamment, ressemblent aux interconnexions des neurones d’un être humain. Ces communications se sont développées précisément alors qu'un seuil critique en nombre d'individus avait été atteint, comme un organe qui devient fonctionnel quand il a atteint un degré suffisant de développement. Il semblerait donc que nous soyons à la fois des êtres humains reliés entre eux et le système nerveux planétaire terrestre.

Par ailleurs, en poursuivant l’analogie, les nations interconnectées entre elles seraient comme des organes, foie, rein, rate, estomac, œil, connectés entre eux. Dans cette optique chaque nation avec sa culture propre est à la fois une entité spécifique et un organe ou une partie d’un organisme dans lequel elle est insérée.

 

Le systéme nerveux de Gaïa et son évolution

Les êtres humains sont dotés d'un double systéme nerveux, le systéme nerveux neuro-végétatif biologique et le systéme nerveux central psychologique. En gros le premier systéme, chez les humains, régle les fonctions d'homéostasie, c'est à dire qu'il veille au bon fonctionnement de l'organisme sur le plan des grandes fonctions, respiration, circulation, digestion, excrétion, locomotion, reproduction, tandis que le second systéme s'occupe des relations et de tout ce qui touche à la culture.

Par analogie avec la Terre il est possible que l'augmentation du nombre d'êtres humains sur la planète, analogue à l'augmentation des cellules nerveuses du cerveau d'un embryon humain, corresponde à l'avènement du systéme nerveux central psychologique de Gaïa. Apres une multiplication effrénée la croissance des cellules (les hommes) s'arrête et les interconnections entre les cellules (les hommes) se développent. L'explosion des téléphones portables, de la télévision numérique, des microordinateurs et d'internet, fait vraiment penser à un phénomène de diférenciation d'un systéme nerveux planétaire. Nous serions alors à la fois des individus dotés d'une nouvelle capacité pour nous-même et les agents du systéme nerveux central psychologique de Gaïa.

 

Comme pour tout organisme vivant le développemnt de Gaïa ne va pas sans crise. Et nous vivons actuellement une crise mondiale, sans précédent semble-t-il. Cette crise du monde moderne, selon James Lovelock, pourrait entrainer la disparition de l'humanité au même titre que de nombreuses autres espèces animales qui ont disparu dans le passé. Et la disparition de l'humanité, selon James Lovelock, n'affecterait pas davantage Gaïa, la Terre, que la disparition des autres espèces animales.

 

A la lumière de l'Hypothése Gaïa on peut cependant supposer que l'augmentation du nombre d'êtres humains, si ces êtres représentent vraiment le systéme nerveux central de la planète, analogue au systéme nerveux central et non plus seulement neuro-végétatif d'un homme, correspond à l'avénement d'une nouveauté sans précédent dans l'histoire. C'est l'avénement de la conscience reflexive, de la conscience d'être conscient à l'échelle planétaire. Il s'agirait alors d'un saut évolutif analogue à l'apparition de la vie sur Terre, puis à l'apparition des animaux, ce qui à chaque fois a été un saut vers une organisation de plus en plus complexe et merveilleuse.

Gageons que cette dernière supposition, optimiste, est la bonne. Des indices de plus en plus nombreux le laissent croire.

Nous rejoignons ainsi les théories de non-séparativité de la physique quantique et post-quantique. Rien n’existe dans l’univers qui ne soit relié à l’ensemble dans lequel il est inséré. Et cet ensemble, du fait qu'il est vivant, est en constante évolution vers une plus grande structuration. 

 

  Quelques livres pour en savoir plus :

  • James Lovelock : La Terre est un être vivant. (Ed. du Rocher)
  • James Lovelock : Les âges de Gaïa. (Ed. Robert Laffont)
  • Peter Russel : La Terre s’éveille ; les sauts évolutifs de Gaïa. (Ed. Souffle d’Or)
  • Rupert Sheldrake : La mémoire de l’univers. (Ed. du Rocher)

"La marque des soyeux" de Laura Millaud

Par Le 06/05/2016

La Marque des Soyeux

INFOSCRITIQUES (9)CITATIONS (4)

La Marque des Soyeux par Millaud
AJOUTER À MES LIVRES

ISBN : 2350670953 
Éditeur : BALIVERNES (2014)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 11 notes)

Résumé :

Souffre-douleur partout où il passe, Vivien se réfugie dans les livres. Alors qu'il parcourt un ouvrage sur Lyon, il est projeté dans le passé en 1831, au moment de la révolte des Canuts, les ouvriers de la soie. Il y découvrira l'amitié, l’entraide, l'honneur et la lutte contre l'injustice. Comment s'en inspirera t'il à son retour ? L'aventure d'un jeune garçon d'aujourd'hui découvrant une Histoire qui sera pour lui source d'espoir et de changement.


 

Une belle histoire, très bien racontée, accessible aux enfants d'école élémentaire. 

 

Vivien a une marque de naissance sur le visage. Il est le souffre-douleur de l’école. IL ne sait pas se défendre.
Il se réfugie dans la lecture. Les livres sont ses seuls amis.
Après un déménagement, il arrive dans une nouvelle école et les brimades reprennent.
Lola, une fille de sa classe, devient sa confidente, son amie, une première expérience de complicité réelle.
Vivien découvre l’Histoire de la ville de Lyon et à la bibliothèque, il est « aspiré » par un ouvrage sur la révolte des Canuts.
Les lettres forment un tourbillon qui le libère de son existence de souffre-douleur. 
« Un tunnel de livres »…Magnifique métaphore sur les expériences de mort approchée…La voie vers la connaissance et la lumière intérieure.

Rencontre avec Joseph. Vieux et barbu. Mais la différence, Vivien sait ne pas en tenir compte. Il en souffre bien assez. Vivien a appris à écouter son cœur avant de juger avec son mental. 
Il rencontre Antelme, un enfant malingre qui travaille dans un atelier. 
Intérêt historique indéniable. La vie des Canuts, Croix-Rousse, le vieux Lyon, les « traboules », le « bistanclaque », métiers à tisser de M Jacquard, les ouvriers, les tisserands, les enfants exploités, les conflits sociaux, le début du syndicalisme, la faim, la misère, les logements misérables, l’attitude des patrons, la lutte des classes…

Vivien découvre que son existence est bien moins difficile que celle d’Antelme.
La maman d’Antelme est morte. Elle lui manque terriblement. Le père d’Antelme est empli de colère contre la vie. Il ne sait plus aimer son fils, il est en révolte contre la société, contre les patrons, contre la misère. Antelme souffre de ce manque affectif. 
Vivien va à l’école. Antelme travaille.
Comparaison des époques, conscience de l’évolution historique des conditions de vie des enfants, scolarisation, protection, lois interdisant le travail des enfants…
« Vivre en travaillant ou mourir en combattant. »
Grève des Canuts qui protestent contre l’instabilité des tarifs pratiqués par les patrons, les Soyeux. 
On voit les premiers combats, les barricades, les ouvriers qui rejoignent les rassemblements, les coups de feu, les blessés, les morts…
On imagine Gavroche mais c’est à Lyon, une histoire beaucoup moins connue et pourtant annonciatrice de beaucoup de changements sociaux, une prise de conscience de la condition ouvrière, de l’exploitation par les patrons… Un rappel historique à connaître. 
Le refus de certains soldats de tirer sur les Canuts. 
Solidarité dans la misère. 
Le devoir de désobéissance.
Vivien découvre l’histoire générationnelle de la marque sur son visage…

De retour de son voyage « spatio-temporel, » Vivien est empli de courage et de détermination. Ce qu’il a vu l’a transformé.
Il prend les choses en main…
Transformation radicale de son regard sur lui-même et par conséquent du regard des autres sur lui.
Lola est toujours là et elle l’accompagne dans son « éveil ».
Découverte du karaté, force et honneur, respect et humilité.
Vivien se transforme physiquement. Le bonheur de sentir son corps, la force, la maîtrise qui s’installe, la gestion de ses peurs, de ses émotions et son rapport aux autres.
Lui aussi, il va découvrir la « résistance ».
L’exemple des Canuts est en lui.
L’Histoire est une leçon et il en a gardé les valeurs les plus belles.
Une belle histoire, très bien écrite, visuelle, émotionnelle, prenante, garçon et fille, l’amitié, la solidarité, l’apprentissage des valeurs essentielles. 
Un livre à mettre entre toutes les mains d’enfants.


 

Au-delà de notre vue. (vidéo)

Par Le 04/05/2016

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MÉDIUMS, TCI : COMMUNICATION AVEC L'AU-DELÀ

 

http://www.inexplique-endebat.com/2015/08/mediums-tci-communication-avec-l-au-dela.html

Publié le par Galaxien

 

 

 

 

Au-Delà de notre vue, La communication avec l'Au-Delà est un documentaire qui tente de répondre aux questions telles que : Notre esprit peut-il survivre à la mort, que se passe-t-il après, où allons-nous, des êtres qui nous étaient chers peuvent-ils toujours nous voir et nous ressentir après leur décès, et quels sont leurs messages ? Des médiums, le Prêtre François Brune et d'autres personnalités, répondent à ces questions. La Transcommunication Instrumentale est également évoquée comme moyen de communication avec les défunts.

 

La médiumnité fait partie de la nature humaine et plus précisément de son psychisme. Dans l’usage, on appelle médium les personnes susceptibles de produire des phénomènes d’une certaine intensité. Par les messages qu’ils délivrent, les médiums accompagnent la traversée du deuil et les questionnements existentiels. Ils disent entendre des messages des défunts ou recevoir des informations en écriture automatique…
Tout médium souligne être un canal, "une antenne entre le monde physique et le monde spirituel", témoigne Jean-Marie Le Gall. La médiumnité permettrait-elle de se connecter à un champ de conscience universel, une immense base de données invisible, ou à des défunts ? Les médiums s’accordent à dire que nous aurions tous, plus ou moins, cette capacité, mais que seuls certains la développent. L’intuition nous est familière, or, ce sont les mêmes capteurs, expliquent-ils. "Tout le monde peut jouer du piano, mais tout le monde ne sera pas Mozart", illustre Dominique Vallée.

Henry Vignaud est médium reconnu. Sans doute l’un des plus célèbres de France. Il exerce cette profession depuis plus de 20 ans, avec rigueur, une très grande honnêteté, et beaucoup de sensibilité. Ce qui caractérise Henry Vignaud, c’est que même l’esprit du plus cartésien ne peut manquer d’être fortement troublé par la précision et la pertinence des détails qu’il perçoit depuis l’Au-Delà.
Henry a accepté d’être "testé" à plusieurs reprises et notamment par Stéphane Allix, fondateur de l’INREES, dans le cadre de l’écriture de son livre "La mort n’est pas une terre étrangère", paru chez Albin Michel et dans le cadre des documentaires Enquêtes Extraordinaires, forts interressants, en liens ci-dessous.

Des flashs, des vibrations, des odeurs… "Le contact médiumnique est une communication sensorielle", explique Olivier Chambon, psychiatre. "Les médiums auraient un contact auditif, ils entendent une voix, des ambiances sonores, tactile, ils sentent une présence, des vibrations, un courant d’air, visuel, ils voient des flashs, des images fixes, des microfilms, ou encore olfactif, ils sont envahis par l’odeur d’une eau de toilette, de tabac, de sous-bois…, précise t-il"
Parfois, le défunt se mettrait dans la peau du médium, le faisant écrire ou parler à sa place pour délivrer son message. A notre époque, il utiliserait même les moyens modernes comme un ordinateur ou un magnétophone, ce que l’on appelle la Transcommunication Instrumentale, nommé TCI. Serions-nous tous capables de communiquer avec les morts ?

Ces contacts spontanés que vous et moi pourrions vivre un jour pourraient-ils être le fruit de notre imagination ? Pour Olivier Chambon : "Il y a trop de facteurs communs dans les témoignages pour qu’ils soient de l’ordre de la projection, du fantasme ou de l’hallucination". Dans les maisons de retraite, où lesdits témoignages sont nombreux, les médecins n’ont pas été à même d’éclairer le phénomène en mettant en cause telle médication ou telle dégénérescence du cerveau à l’approche de la mort.
Les résultats obtenus par celles et ceux qui s’intéressent à la médiumnité ne peuvent s’expliquer que par un contact entre un individu et un défunt. "Ce qui n’exclut pas que certains racontent n’importe quoi !" prévient Stéphane Allix. C’est là la limite, voire le danger, que sous-tend la médiumnité. La vigilance s’impose. Les personnes fragiles ne sont pas à l’abri d’un charlatan, et les personnes endeuillées peuvent tomber dans une forme de dépendance en voulant compenser la perte d’un être cher par une relation éternelle.
D’après les spécialistes, les bons médiums sont ceux qui conservent une posture bienveillante, une posture que nous aussi, peut-être, devrions développer vis-à-vis de celles/ceux qui se disent intermédiaires...

La Transcommunication Instrumentale, ou TCI., est le nom donné par le professeur Ernst Senkowski, physicien allemand, pour la technique de contact avec les esprits. Elle permet l'enregistrement des voix de l'Au-Delà par le truchement d'un magnétophone, par l’intermédiaire d’outils modernes tels que les télévisions, les dictaphones, les téléphones, et d'un micro extérieur. Les prémices du phénomène remontent aux années 1950 avec principalement le Suédois Friedrich Jurgenson, qui découvrit ce moyen de contact sans l'avoir cherché le 12 juin 1959. Il faut arriver en 1979, avec Monique Simonet, pour que la France s'intéresse à la Transcommunication.
Interpeler l'Au-Delà comporte des dangers qu'il serait inconsidéré de négliger. Nous comparons la Transcommunication, comme toutes formes de contacts avec l'Invisible, à un médicament. Comme lui, elle peut soulager et même guérir, mais avant de l'utiliser, il faut lire attentivement les effets très indésirables. Notre société, évoluant, arrivera un jour à conférer ses directives avec l’évidence de notre survivance, mais pour le moment, la TCI est un terrain riche mais en friche, une sorte de terre non cultivée, que tous nous pouvons fertiliser, mais avec prudence...

S’il existe un spécialiste en matière de Transcommunication Instrumentale reconnu dans le monde entier, c’est bien le Père François Brune, un prêtre catholique français. Il est l'auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal, en rapport avec la foi catholique.
Concernant les contacts avec l'au-delà, François Brune affirme ne pas ignorer l’existence de nombreux charlatans, les risques de malentendus et de mauvaises interprétations, le danger d’addiction, provoqués par la pratique.
Pour le Père François Brune, ce qui peut poser problème, ce n’est pas l’existence de communications ou leur légitimité, mais leur contenu qui doit donner lieu à un discernement. Bien souvent, ces communications sont décevantes et pauvres en contenu. Les décédés semblent n'avoir d'autre préoccupation que celle de se faire reconnaître par leurs proches. Parfois, le refus de répondre aux questions posées par les vivants suggère que ces communications sont permises par des instances supérieures et restent sous leur contrôle. François Brune met en cause non pas tant la sincérité des récepteurs des messages venus de l'Au-Delà, mais celle des émetteurs, car des défunts spirituellement peu évolués ou malintentionnés peuvent continuer à diffuser les croyances qui étaient les leurs en ce monde et donnent de l’importance à leurs communications en prenant des noms prestigieux comme par exemple ceux d’Albert Einstein ou de Padre Pio... Comme sur la Terre, il faut faire face à un déferlement d'informations vraies ou fausses, et c’est à chacun de faire preuve de discernement.

Le Père Brune considère que la théologie doit s'appuyer sur les découvertes scientifiques pour comprendre le sens de la création des mondes visibles et invisibles. Il adhère aux théories du physicien Emmanuel Ransford, qui formule l'idée de la fin de l’opposition entre esprit et matière, en incluant l’esprit dans la matière avec le concept de psychomatière.
S'appuyant sur les recherches de ceux qui ont étudié les expériences aux frontières de la mort comme le docteur Jean-Jacques Charbonier, le Père Brune en arrive à la conclusion que le cerveau n'est qu'un émetteur/récepteur comme un poste de radio. Lorsqu'un poste de radio est abîmé, il ne peut plus transmettre la musique mais l'orchestre continue de jouer. Pour le Père Brune, le cerveau ne produit pas la pensée, il ne fait que la transmettre.
Il s'est aussi appuyé sur les travaux du docteur Melvin L. Morse, spécialiste des expériences de mort imminente chez les enfants et considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs médecins américains. Ce dernier, avec des spécialistes de physique théorique du laboratoire de Los Alamos et du National Institute of Discovery Science, en est arrivé à la conclusion que les énergies dégagées sous forme de pensée ne disparaissent pas, mais survivent quelque part dans la Nature. Le Père Brune pense qu'il y a une convergence entre foi et sciences, mais davantage avec les sciences réputées dures, à savoir physique, astrophysique, cosmologie, qu'avec la biologie.

Aujourd’hui, le père Brune habite un appartement au 6ème étage d’un immeuble parisien, âgé de 83 ans, et il estime avoir fait son temps. La mort ne lui fait pas peur, il dit d’ailleurs à ce sujet que ce jour sera le plus beau jour de sa vie. Sur son bureau, est posée une enveloppe sur laquelle est notée : "A expédier après ma mort pour informer quelques amis de mon changement d’adresse…!" Renseignez-vous sur cet homme hors du commun.

- Intervenants : Christine André, Père François Brune, Eve, témoin, Jacques Blanc-Garin et Monique Blanc-Garin, Michel Hocq, Emmanuel Page, Reynald Roussel et Henry Vignaud, médiums.

 

- Au-Delà de notre vue, première partie :

LES EXPERIENCES DE MORT IMMINENTE

 

- Voir aussi :

LES MESSAGERS DE L'ÂME 

MÉDIUMS : Ils reçoivent des signes de l'au-delà

ILS COMMUNIQUENT AVEC LES MORTS

DONS SPIRITUELS - VIES PARALLÈLES

QUAND LES MORTS ENTRENT EN CONTACT

LISA WILLIAMS - Médium

LES DIMENSIONS DU DEUIL - INREES

ENQUÊTES EXTRAORDINAIRES - De Stéphane Allix

LES PREUVES SCIENTIFIQUES DE LA VIE APRES LA MORT

L'APRES VIE EXISTE : Interview du Dr. Jean-Jacques Charbonier

FAUX DÉPART - Enquête sur les Expériences de Mort Imminente

Y A-T-IL UNE VIE APRÈS LA MORT ?

Merveilles de la Nature.

Par Le 04/05/2016

http://soocurious.com/fr/fleur-ressemblance-animaux-humain-insolite-nature/

Parmi le règne végétal, il existe certains spécimens qui valent le détour de par leur beauté, leur étrangeté et surtout leur originalité ! Les 17 fleurs que nous vous présentons aujourd’hui ont la particularité de se distinguer du monde végétal par leur apparence.

 

1. L’orchidée tête de singe (Dracula simia)

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2. L’orchidée papillon de nuit (Phalaenopsis)

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3. L’orchidée homme nu (Orchis italica)

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4. La fleur “lèvres de prostituée” (Psychotria elata)

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5. Des danseuses (Impatiens bequaertii)

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6. L’orchidée bourdon rieur (Ophrys bomybliflora)

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7. Des bébés dans les langes (Anguloa uniflora)

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8. La fleur perroquet (Impatiens psittacina)

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9. La fleur tête de mort (Antirrhinum)

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10. L’orchidée canard volant (Caleana major)

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11. Une orchidée qui ressemble à un léopard

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12. Des extraterrestres heureux (Calceolaria uniflora)

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13. L’orchidée ange (Habenaria grandifloriformis)

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14. L’orchidée colombe (Peristeria elata)

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15. Une orchidée qui ressemble à une danseuse étoile

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16. L’orchidée aigrette blanche (Habenaria radiata)

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17. La fleur Dark Vador (Aristolochia salvadorensis)

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Les parents se rebiffent (école)

Par Le 04/05/2016

Éducation : La Seine-Saint-Denis se rebiffe

Face aux absences non remplacées, à des créations de postes insuffisantes ou même à l’inexpérience de ceux qui se présentent devant les élèves, parents et enseignants répliquent et bloquent les écoles.

Éreintés par le pourrissement de la situation, parents et enseignants de Seine-Saint-Denis ne décolèrent pas. Mercredi 13 avril, ils ont décidé de passer à l'action en occupant près de deux cent écoles dans le département.

Initié par les Bonnets d’ânes, le Collectif des parents citoyens du 93 et de la FCPE 93, cet appel témoigne avant tout des difficultés chroniques, longtemps supportées par les établissements scolaires de ce département populaire. Dans les vingt et une villes mobilisées, les contestataires ont occupé les bureaux des directions des écoles, mais ont aussi organisé des pique-niques devant les mairies d’Aubervilliers, de Montreuil, de Saint-Ouen et de Saint-Denis. Un déjeuner auquel les étudiants de l'Université Paris 8 (Saint-Denis) se sont d'ailleurs mêlés, devant la mairie de cette dernière commune, manifestant ainsi leur solidarité.

En début d’après-midi, une délégation, comprenant certains membres des collectifs et associations à l’origine de la mobilisation, a également été reçue au ministère de l’Éducation nationale. Mère de deux enfants dans le département, et présente lors de cette rencontre, Sibylle raconte :

Ils nous ont laissé exposer la situation durant deux heures. Ils nous ont même écouté lorsque nous parlions des cas particuliers et des situations dramatiques vécues dans les classes des différentes villes.

Malgré cette attention, «ils n'ont accordé aucunes revendications», préférant convier parents et enseignants à des réunions avec le rectorat.

Si la jeune femme, au côté de la délégation, «va attendre de voir ce que ça donne», une autre mobilisation est d'ores-et-déjà prévue le 18 mai.

Des revendications non satisfaites

Parmi les principales demandes adressées au ministère de Najat Vallaud-Belkacem, l’embauche et le remplacement systématique des enseignants absents figurent en haut de la liste des mesures réclamées par la délégation, qui insiste sur le caractère urgent de leur mise en place.

Dans leur communiqué, les Bonnets d’ânes réclament «dès aujourd’hui, que les absences soient systématiquement remplacées dans toutes les écoles, collèges et lycées», ainsi qu’un «véritable plan d’urgence, qui commence par le recrutement des candidat-e-s sur liste complémentaire du concours supplémentaire de l’académie de Créteil de 2015».

Afin d’enrayer ces problèmes de remplacements, les Bonnets d’ânes proposent «au minimum de doubler le nombre de places au concours supplémentaire», dénonçant également le caractère inégalitaire de ces problématiques endémiques :

Le gouvernement annonce "9 mesures pour les écoles du 93", une "nouvelle éducation prioritaire", la "priorité jeunesse", et affiche son souci d’en finir avec les inégalités territoriales. Pourtant nos écoles manquent de tous les personnels nécessaires à la prise en charge des enfants en difficulté (RASED, AVS, médecins et psychologues scolaires, assistantes sociales).

«On nous explique que c'est compliqué, ou bien impossible administrativement, s’agace Sibylle. Mais en attendant ces créations de postes, nos enfants font face à des contractuels qui ne sont pas formés au métier. Certains ne se destinent même pas à l’enseignement.»

Des absences qui n'existent pas pour le ministère

Si le ministère de l’Éducation nationale «refuse de fournir des chiffres précis» afin d’évaluer les absences non remplacées en Seine-Saint-Denis, les Bonnets d’ânes parlent en revanche de quatre cent classes sans enseignants chaque jour dans le département. Ces chiffres aberrants, recueillis, d'après le collectif, par des parents d’élèves, n’ont cela dit rien d’officiel. «Le ministère nous a expliqué qu'ils n'avaient pas de données, et qu'il était difficile de les faire, assure Sibylle. Nous leur avons donc demandé de les produire, puis de les rendre publics. Nous verrons bien… »

http://www.politis.fr/articles/2016/04/education-la-seine-saint-denis-se-rebiffe-34540/


 

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