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Paradis fiscaux : le fiasco (politique)

Par Le 06/04/2016

NOMBRE DE VOTANTS : 46

Ce qui signifie que 46 personnes ont décidé d'accorder le droit aux tricheurs de continuer à s'enrichir et par conséquent à nous de continuer à payer de plus en plus d'impôts...Parce que là, on ne parle pas de 20 000 euros mais de milliards d'euros...

Et quand je pense que certains sont déjà à se demander pour qui ils vont voter la prochaine fois que la "démocratie" les invitera à se croire importants...

 

EVASION FISCALE

Le gouvernement bloque en pleine nuit un outil antiparadis fiscaux

CHRISTIAN CHAVAGNEUX

16/12/2015

Le Premier ministre Manuel Valls, à l’Assemblée nationale. Le gouvernement a fait adopter un amendement annulant le vote en faveur du reporting pays par pays.©DENIS ALLARD/REA

Mais qu’est-ce qui leur a pris ? Ce fut une nuit de folie à l’Assemblée nationale. A minuit, la France était dotée d’une arme antiparadis fiscaux très attendue et qui recevait son deuxième vote parlementaire positif en dix jours. A 1 h 30 du matin, le vote était annulé par une manœuvre indigne du gouvernement. Pour quel enjeu ?

Une étape clé dans la lutte contre les paradis fiscaux

Il y a dix jours, l’Assemblée nationale votait positivement en faveur d’un amendement demandant aux entreprises de rendre public, une fois par an, dans chaque pays où elles sont implantées, le montant de leur chiffre d’affaires, le nombre de leurs employés, les profits réalisés et les impôts payés.

Pourquoi ces données sont-elles importantes ? Parce que les paradis fiscaux ne sont pas, contrairement à l’imaginaire public traditionnel, des coffres-forts remplis d’argent. Ce sont des territoires dont les gouvernements vendent la souveraineté aux plus puissants en leur proposant d’écrire les lois qui leur conviennent. Ces lois ont un objectif : découpler, artificiellement, l’endroit où se produit une transaction économique (toucher un salaire, des intérêts, des dividendes, un héritage, réaliser un profit, une plus-value…) et l’endroit où elle est juridiquement enregistrée et donc contrôlée et taxée.

La comptabilité pays par pays, c’est montrer à tous les turpitudes fiscales des entreprises

Avec une comptabilité pays par pays, on peut voir si une entreprise réalise du chiffre d’affaires dans un pays mais cumule des profits dans un autre où elle n’a pratiquement pas d’employés, voire d’activité et toutes sortes de bizarreries comptables. C’est une bonne technique pour repérer ceux qui abusent des paradis fiscaux, avant de déterminer comment les sanctionner.

Le G20 a prévu d’obliger les grandes firmes à fournir ces données aux administrations fiscales. Mais à elles seules. Actionnaires, parlementaires, ONG, journalistes, etc. sont exclus de l’information.

Antidémocratique

La nuit dernière, un amendement soutenu par plusieurs députés socialistes et écologistes visant à rendre publiques ces données reçoit de nouveau un vote positif. Comme le racontent les ONG qui sont suivi le débat, le gouvernement demande alors une suspension de séance, réveille ses partisans et fait voter à 1 h 30 un nouvel amendement annulant le précédent.

Surtout pas de données publiques sur les turpitudes fiscales de nos grandes entreprises. Une honte. Sur cette page de l’Assemblée, vous trouverez les noms des députés présents qui ont permis au gouvernement de réussir sa manœuvre (les votes pour) et ceux des 21 députés de gauche qui ont tenté de sauver l’honneur de leur famille politique.

Une manipulation à 1 h 30 du matin

En 2013, la France avait obligé les banques à fournir ces informations et à les rendre publiques. Le Parlement européen lui avait emboîté le pas et toutes les banques doivent désormais communiquer, à tous, ces informations (une analyse des résultats sera bientôt disponible). L’enjeu était d’étendre cette obligation à toutes les entreprises, au-delà du secteur bancaire.

Cette fois, le gouvernement a suivi le lobbying des grandes entreprises, qui sont vent debout contre la mesure, en refusant la transparence. Avec quel argument ? « On n’est pas sûr que tout ça tourne bien », a déclaré à l’Assemblée nationale Christian Eckert, le ministre du Budget... (voir la vidéo)

La France s’enorgueillit d’être un pays moteur dans la lutte contre les paradis fiscaux. Cette nuit, c’était plutôt la France du frein moteur !

 

CHRISTIAN CHAVAGNEUX

Analyse du scrutin n° 1207
Deuxième séance du 15/12/2015

Scrutin public sur l'amendement n° 4 du Gouvernement de suppression de l'article 35 undecies du projet de loi de finances rectificative pour 2015 (seconde délibération) (nouvelle lecture).

Pour l'adoption : 25Contre : 21

Synthèse du vote

Nombre de votants : 46

Nombre de suffrages exprimés : 46

Majorité absolue : 24

Pour l'adoption : 25

Contre : 21

L'Assemblée nationale a adopté.

Groupe socialiste, républicain et citoyen (287 membres)

Pour: 20

  • Frédéric Barbier
  • Jean-Marie Beffara
  • Jean-Claude Buisine
  • Christophe Caresche
  • Pascal Deguilhem
  • Sébastien Denaja
  • Jean-Louis Dumont
  • Jean-Louis Gagnaire
  • Joëlle Huillier
  • Bernadette Laclais
  • Jean-Yves Le Bouillonnec
  • Viviane Le Dissez
  • Bruno Le Roux
  • Victorin Lurel
  • Frédérique Massat
  • Christine Pires Beaune
  • François Pupponi
  • Valérie Rabault
  • Pascal Terrasse
  • Jean-Jacques Urvoas

Contre: 13

  • Ibrahim Aboubacar
  • Kheira Bouziane-Laroussi
  • Isabelle Bruneau
  • Fanélie Carrey-Conte
  • Pascal Cherki
  • Catherine Coutelle
  • Yves Daniel
  • Yann Galut
  • Chantal Guittet
  • Audrey Linkenheld
  • Christian Paul
  • Dominique Potier
  • Suzanne Tallard

Non-votants: 2

  • M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale) et Mme Laurence Dumont (Président de séance).

Groupe Les Républicains (199 membres)

Pour: 4

  • Gilles Carrez
  • Marie-Christine Dalloz
  • Véronique Louwagie
  • Frédéric Reiss

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (29 membres)

Pour: 1

  • Charles de Courson

Groupe écologiste (18 membres)

Contre: 7

  • Laurence Abeille
  • Éric Alauzet
  • Danielle Auroi
  • Denis Baupin
  • Sergio Coronado
  • Paul Molac
  • Eva Sas

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Non inscrits (11 membres)

Contre: 1

Le Tao (spiritualité)

Par Le 05/04/2016

 

http://www.syti.net/TAO/Tao.html

Le "Tao Të King" de Lao Tseu est le texte fondateur du taoïsme, une philosophie chinoise née il y a 2500 ans. Le Tao Të King est un guide de sagesse qui se présente sous la forme d'une série d'aphorismes ou de métaphores.

Comme le Bouddhisme, la philosophie du Tao est basée sur le principe du Yin et du Yang. Jour-nuit, masculin-féminin, chaud-froid, etc, se nourissent l'un l'autre et sont des polarités complémentaires d'une même énergie.
Le perpétuel mouvement entre ces polarités est à l'origine de la principale caractéristique du monde matériel: l'impermanence.

Comme les autres philosophies orientales, la philosophie du Tao est largement inspirée par l'observation et la contemplation de la nature.

 

 

Il y avait quelque chose d'indéterminé avant la naissance de l'univers.
Ce quelque chose est muet et vide.
Il est indépendant et inaltérable.
Il circule partout sans se lasser jamais.

Ne connaissant pas son nom, je le dénomme "Tao".

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L'homme imite la terre.
La terre imite le ciel.
Le ciel imite le Tao.
Le Tao n'a d'autre modèle que lui-même.

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Le Tao qu'on tente de saisir n'est pas le Tao lui-même;
le nom qu'on veut lui donner n'est pas le nom adéquat.

Sans nom, il représente l'origine de l'univers;
avec un nom, il constitue la Mère de tous les êtres.

Par le non-être, saisissons son secret;
par l'être, abordons son accès.

Le regardant, on ne le voit pas, on le nomme l'invisible.
L'écoutant, on ne l'entend pas, on le nomme l'inaudible.
Le touchant, on ne le sent pas, on le nomme l'impalpable.

Le Tao est quelque chose de fuyant et d'insaisissable.
Fuyant et insaisissable, il présente cependant quelque image,
Insaisissable et fuyant, il est cependant quelque chose.

Le Tao lui-même n'agit pas,
et pourtant tout se fait par lui.

Perpétuel, il ne peut être nommé,
ainsi il appartient au royaume des sans-choses.

Il est la forme sans forme et l'image sans image.
Il est fuyant et insaisissable.

Le Tao lui-même n'agit pas,
et pourtant tout se fait par lui.

Le grand Tao s'épand comme un flot.

 

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Tous les êtres sont nés de lui
sans qu'il en soit l'auteur.
Il accomplit ses oeuvres mais ne se les approprie pas.

Le retour est le mouvement du Tao.
C'est par la faiblesse qu'il se manifeste.

Tous les êtres sont issus de l'Etre.
L'Etre est issu du non-être.

Lorsqu'un esprit supérieur entend le Tao,
il le pratique avec zèle.

Lorsqu'un esprit moyen entend le Tao,
tantôt il le conserve, tantôt il le perd.

Lorsqu'un esprit inférieur entend le Tao,
il en rit aux éclats.

S'il n'en riait pas,
le Tao ne serait plus le Tao.

Ame du monde

  

A sa naissance, l'homme est doux et faible;
à sa mort, il est dur et tout raide.

Les dix milles êtres, plantes et arbres,
pendant leur vie, sont tendres et vulnérables;
à leur mort, ils sont secs et recroquevillés.

Car ce qui est dur et fort est serviteur de la mort;
ce qui est doux et faible est serviteur de la vie.

La dureté et la rigidité sont inférieures;
la souplesse et la faiblesse sont supérieures.

Les êtres devenus forts vieillissent,
car cela s'oppose au Tao.
Quiconque s'oppose au Tao
périt prématurément.

Rien n'est plus souple et plus faible que l'eau,
mais pour enlever le dur et le fort, rien ne la surpasse.

La faiblesse a raison de la force;
la souplesse a raison de la dureté.
Tout le monde le sait,
mais personne ne parvient à le mettre en pratique.

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Le meilleur soldat n'attaque pas.
Le combattant de valeur l'emporte sans violence.
Les plus grands conquérants gagnent sans lutter.
Les dirrigeants les plus efficaces conduisent les hommes sans ordonner.
C'est ce qu'on appelle "la non-agressivité intelligente".
C'est ce qu'on appelle "la maîtrise des hommes".

 

Tout le monde tient le beau pour le beau,
c'est en cela que réside sa laideur.
Tout le monde tient le bien pour le bien,
c'est en cela que réside son mal.

Car l'être et le néant s'engendrent.
Le facile et le difficile se parfont.
Le long et le court se forment l'un par l'autre.
Le haut et le bas se touchent.
La voix et le son s'harmonisent.
L'avant et l'après se suivent.

C'est pourquoi le sage adopte la tactique du non-agir,
et pratique l'enseignement sans parole.
Toutes choses du monde surgissent
sans qu'il en soit l'auteur.

Il produit sans s'approprier,
il agit sans rien attendre,
son oeuvre accomplie, il ne s'y attache pas,
et puisqu'il ne s'y attache pas,
son oeuvre restera.

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Qui se plie restera entier.
Qui s'incline sera redressé.
Qui se tient creux sera rempli.
Qui subit l'usure se renouvellera,
Qui embrasse peu acquerra la connaissance sûre,
Qui embrasse beaucoup tombera dans le doute.

Ainsi le sage embrassant l'unité
deviendra le modèle du monde.
Il ne s'exhibera pas et rayonnera.
Il ne s'affirmera pas et s'imposera.
Il ne se glorifie pas et son mérite sera reconnu.
Il ne s'exhalte pas et deviendra le chef.
Comme il ne rivalise avec personne,
personne au monde ne rivalise avec lui.

Qui se dresse sur la pointe des pieds ne tiendra pas longtemps debout.
Qui s'exhibe ne rayonnera pas.
Qui s'affirme ne s'imposera pas.
Qui se glorifie ne verra pas son mérite reconnu.
Qui s'exhalte ne deviendra pas un chef.

Ces manières sont pour le Tao
comme les restes de nourriture et les tumeurs qui répugnent à tous.
Celui qui connait la loi de la nature
ne fera pas ainsi sa demeure.

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Celui qui se réfère au Tao comme maître des hommes
ne subjugue pas le monde par les armes,
car cette manière d'agir entraîne habituellement une riposte.

Ainsi un homme de bien se contente-t-il d'être résolu,
sans user de sa force.

Qu'il soit résolu sans orgueil.
Qu'il soit résolu sans exagération.
Qu'il soit résolu sans ostentation.
Qu'il soit résolu par nécéssité.


Connaitre les autres, c'est la sagesse.
Se connaitre soi-même, c'est la sagesse supérieure.
Imposer sa volonté aux autres, c'est la force.
Se l'imposer à soi-même, c'est la force supérieure.

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  Produire sans s'approprier,
 agir sans attendre,

 guider sans contrainte,
voilà la vertu suprême.

 

 

 Percevoir le plus petit, voilà la clairvoyance.
 Garder la douceur, voilà la force d'âme.

 

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  Le sage n'apprécie pas les trésors recherchés.
 Il apprend à désapprendre.
 Il se détourne des excès communs à tous les hommes.
Il facilite l'évolution de tous les êtres
sans oser agir sur eux.

 

Le sage connait sans voyager,
comprend sans regarder,
accomplit sans agir.

C'est par le non-faire
que l'on gagne l'univers.
Celui qui veut faire
ne peut gagner l'univers.

Qui cherche à façonner le monde n'y réussira pas.
Le monde, vaste vase spirituel, ne peut être façonné.
Qui le façonne le détruira.

Un état se régit par les lois.
Une guerre se fait à coup de surprises.
Mais c'est par le non-faire qu'on gagne l'univers.

Comment le sais-je?
Par ce qui suit:

Plus il y a d'interdits et de prohibition,
plus le peuple s'appauvrit.
Plus on possède d'armes meurtrières,
plus le désordre sévit.
Plus se développe l'intelligence fabricatrice,
plus en découle d'étranges produits.
Plus se multiplient les lois et les ordonnances,
plus foisonnent les voleurs et les bandits.

Lorsque le gouverneur est indulgent,
le peuple reste pur.
Lorsque le gouverneur est pointilleux,
Le peuple devient fautif.

Le bonheur repose sur le malheur;
Le malheur couve sous le bonheur.
Quel en est le terme?
Le monde n'a pas de normes,
car le normal peut se faire anormal
et le bien peut se transformer en monstruosité.

Qui se diminue grandira;
Qui se grandit diminuera.

Qui veut abaisser quelqu'un
doit d'abord le grandir.
Qui veut affaiblir quelqu'un
doit d'abord le renforcer.
Qui veut éliminer quelqu'un
doit d'abord l'exhalter.
Qui veut supplanter quelqu'un
doit d'abord lui faire des concessions.

Telle est la vision subtile du monde.

De même si le sage désire être au-dessus du peuple,
il lui faut s'abaisser d'abord en paroles;
s'il désire prendre la tête du peuple,
il lui faut se mettre au dernier rang.

Un véritable chef militaire n'est pas belliqueux.
Un véritable guerrier n'est pas coléreux.
Un véritable vainqueur ne s'engage pas dans la guerre.
Un véritable conducteur d'hommes se met en dessous d'eux.

On regarde le Tao,
cela ne suffit pas pour le voir.

On l'écoute,
cela ne suffit pas pour l'entendre.

On le goûte,
cela ne suffit pas pour en trouver la saveur.

Connaître l'harmonie, c'est saisir le Constant.
Saisir le Constant, c'est être illuminé.

 

Haut consciencecosmique

 

L'intuition et l'intellect (spiritualité)

Par Le 04/04/2016

"Le mode analytique de perception nous masque le fait que les choses et les évènements n'existent pas indépendamment les uns des autres. Le monde est une totalité supérieure à la somme de ses parties pour la raison même que ces parties ne s'additionnent pas mais sont une corrélation. La totalité est une structure qui subsiste, tandis que vont et viennent les parties, tout comme le corps humain est une structure dynamique dotée de permanence, malgré la rapidité avec laquelle naissent et meurent les cellules."

"Les mots et les moules de pensée du mode de pensée analytique sont impuissants à embrasser ce monde de relations, sauf par des analogies qui ne sont jamais entièrement satisfaisantes. Admettre que les éléments fondamentaux de la nature sont des "relations" plutôt que des "choses" peut paraître terriblement subtil et abstrait tant qu'on ne s'est pas aperçu que les relations sont celà-même que nous touchons et sentons, et qu'il n'y a rien de plus concret."

 

"Comprendre la nature avec la pensée analytique, c'est comme vouloir distinguer les contours d'une grotte avec un pinceau de lumière intense, mais très mince. Le trajet de la lumière et la série de ses points d'impact sont retenus par la mémoire, et l'aspect général de la grotte laborieusement reconstitués à partir de souvenirs."

"L'étude analytique de ces interactions accumule une somme croissante d'informations que leur abondance et leur complexité rendent difficiles à utiliser en vue de prévoir précisément les changements."

"La démarche linéaire de l'intellect lui interdit de comprendre vraiment un système de relations où tout se passe simultanément. Il parvient tout au plus à se le représenter approximativement."

 
 
"Ce mode de conscience sériel ne peut considérer qu'une pensée et une chose à la fois."


"Pour saisir de grands ensembles, l'homme se voit donc obligé de recourir à l'intuition."

 
"L'intuition s'appuie sur une démarche inconsciente de l'intelligence qui ne procède plus de façon laborieusement linéaire, et se montre capable d'embrasser d'un seul coup de vastes champs de détails en mutuelle interaction."

 

Alan WATTS


 

Je pense que l'intuition n'est pas une donnée intellectuelle du mental ou de la raison. 

Elle appartient à l'âme et représente une ouverture de l'individu à un mode de compréhension libéré des limites de ce mental qui cartographie le réel en fonction de modèles.

L'intuition est une forme d'intelligence innée, spontanée.

Elle est le lien entre l'âme et l'Esprit.

Mental, âme et Esprit. 

"Au nom du Père (l'âme), du Fils (le mental) et du Saint Esprit (l'énergie créatrice).

 

La Trinité qui représente à mes yeux l'unité retrouvée.

Les termes bibliques contiennent des interprétations multiples. 

 

L'intuition (Victor Hugo)

L'intuition. (spiritualité)

L'intuition ou l'individu unifié. (spiritualité)

 


 

Alan WATTS : La nature et l'homme

Par Le 03/04/2016

NATURE

 

"Il apparaît de plus en plus que nous ne sommes pas placés dans un monde morcelé. Les grossières divisions entre esprit et nature, âme et corps, sujet et objet, sont de plus en plus considérées comme des fâcheuses conventions de langage. Ce sont des termes boiteux qui ne s'appliquent plus à un univers où tout est en interdépendance, un univers qui se présente comme un vaste complexe de relations subtilement équilibrées.

La nature a un caractère intégralement relationnel, et une interférence en un point déclenche d'imprévisibles réactions en chaîne."

 
"Au centre de cette nouvelle manière d'envisager les choses, on trouve l'idée d'un monde unitaire sans le moindre raccord, tissu d'interractions mutuelles, où une chose ne se comprend que rapportée à une autre et réciproquement. Il est impossible, dans cette perspective de considérer l'homme isolément de la nature."

"Dans cette nouvelle façon de penser, esprit et matière se résolvent en processus, tandis que les choses se trouvent changées en évènements.

La découverte de notre totale imbrication avec la nature est d'une telle portée que la compréhension du noeud de relations revêt une importance primordiale, qui impliquerait de comprendre la nature "de l'intérieur".
 

 

"La conscience d'une solidarité indissoluble de l'homme avec la nature peut être accablante pour certains. Elle apparaît humiliante à une civilisation où l'homme a toujours été considéré comme le couronnement de la création et son "maître et possesseur."

 

"L'Occident professe une philosophie tournée vers le futur, mais son attitude effective est en contradiction avec cet idéal. Sa vue ne porte guère au-delà du lendemain puisqu'il exploite les ressources terrestres (et modifie l'environnement) avec une connaissance très fragmentaire du réseau de relations ainsi déséquilibré."

 

Alan WATTS

 

Le bonheur partagé

Par Le 02/04/2016

Deux hommes, tous deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. Un homme fut autorisé à s’asseoir dans son lit, pendant une heure, chaque après-midi pour aider à drainer le liquide de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les hommes parlaient pendant des heures sur la fin. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire, où ils avaient été en vacances ..

Chaque après-midi, quand l’homme, dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait depuis la fenêtre. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. La fenêtre donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants jouaient avec leurs bateaux modèles. Les amoureux marchaient bras dessus bras dessous au milieu des fleurs de toutes les couleurs et on pouvait avoir une belle vue de la ville. Comme l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails exquis, l’autre homme fermait les yeux et imaginait cette scène pittoresque.

Un après-midi chaud, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre – il pouvait le voir dans son esprit tel que le monsieur par la fenêtre le dépeignait avec des mots descriptifs. Les Jours, semaines et mois passaient…

Un matin, l’infirmière de jour est arrivé pour apporter de l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps. Dès qu’il sembla approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière était heureuse de faire le changement, et après s’être assuré qu’il était confortablement installé, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se redressa sur un coude pour jeter son premier regard sur le monde réel extérieur. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre a coté du lit. Il fit face à un mur blanc !

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit ces choses merveilleuses depuis la fenêtre. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.

Elle dit: «Peut-être qu’il a juste voulu vous encourager."

Epilogue:

Il y a un énorme bonheur à rendre les autres heureux, en dépit de nos propres situations. 
La peine partagée est la moitié de la peine, mais le bonheur lorsqu’il est partagé, est doublé. 


Si vous voulez vous sentir riche, il suffit de compter toutes les choses que vous avez que l’argent ne peut acheter. 


«Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on l’appelle le présent." 

Auteur inconnu

 

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La caste de l'ENA (politique)

Par Le 31/03/2016

Jean Peyrelevade : "Il faudrait supprimer l'ENA !"

Jean Peyrelevade : "Il faudrait supprimer l'ENA !"
Dans "Journal d'un sauvetage", Jean Peyrelevade tient la "chronique du désastre" du Crédit Lyonnais. (Eric Garault pour )

Le banquier publie le journal qu’il a tenu lorsque l’Etat l’a nommé à la tête du Crédit lyonnais en quasi-faillite. Il dénonce le système qui a mené l’établissement au bord du gouffre. Et alerte : rien n’a changé. Interview.

L'Obs
  •  

Dans "Journal d’un sauvetage", vous racontez de l'intérieur le système qui a conduit à la quasi-faillite du Crédit lyonnais. Pourquoi briser maintenant l’omerta sur cette vieille affaire ?

- Parce qu’on n’en a jamais tiré les leçons. Aujourd’hui encore, le système français est le même. Il dérape toujours de la même manière, et pour les mêmes raisons. Je croyais avoir vécu un événement exceptionnel… qui ne cesse de se répéter ! J’espère provoquer enfin un débat, en mettant cela sur la table.

A quels autres dérapages pensez-vous ?

- Il y a eu en 2011 la faillite de Dexia, qui a coûté, je pense, plus de 15 milliards d’euros aux contribuables français, belges et luxembourgeois. Je me souviens de l’ambition démesurée de son patron, Pierre Richard, qui me proposait à l’époque d’acheter des pans entiers du Lyonnais. Plus récemment, l’affaire Areva – dont la facture n’est pas encore définitive – est assez semblable à celle du Lyonnais : la responsabilité de son management, en l’occurrence Anne Lauvergeon, est écrasante. Mais il y a eu aussi un aveuglement total des organes de contrôle !

Y a-t-il une fatalité à ce que l’Etat soit un mauvais actionnaire ?

- Oui. Le système de gouvernance des entreprises publiques est fait pour dysfonctionner, parce qu’il n’existe aucun contre-pouvoir en cas de management incompétent ou pris de mégalomanie : ni le conseil d’administration, ni l’Etat actionnaire, ni le régulateur, ni les syndicats… La raison essentielle est sociologique : c’est une question de recrutement des élites administratives et politiques françaises. Au sommet de la pyramide du pouvoir, on trouve plein d’administrateurs prestigieux, de grands ministres, de présidents surdiplômés. Mais le problème est que cette classe, ou plutôt cette caste qui nous dirige, se pense infaillible. [...]

Avant l’affaire du Lyonnais, jamais je n’avais soupçonné que la notion de responsabilité individuelle était complètement absente de ce système fermé sur lui-même, fonctionnant en vase clos, et gouverné par des hiérarchies mandarinales. D’une certaine manière, ce modèle français qui allie des politiques à la fine fleur de la fonction publique énarchique n’est pas très différent du modèle chinois ! [...]

Quelles seraient vos réformes pour casser ce mandarinat politico-administratif ?

- (Rire.) Elles seraient nombreuses ! Un, il faut interdire le cumul de mandats des politiques et limiter le nombre de renouvellements de ceux-ci. Deux, tout haut fonctionnaire entré en politique doit démissionner. Trois, sauf pour les fonctions régaliennes – police, justice, armée –, il faut supprimer le statut à vie des hauts fonctionnaires, et le remplacer par des contrats de droit privé. Quatre, il faut supprimer le classement à la sortie des grandes écoles… voire supprimer l’ENA elle-même ! Tout cela contribuerait à remettre les gouvernants sur un pied d’égalité avec les citoyens. [...]

"L'orgasme, initiation à l'abandon" (sexualité sacrée)

Par Le 30/03/2016

Magazine


© Piotr Marcinski


PUBLIÉ LE 22/06/2015
Magazine » Enquêtes

PSYCHOLOGIES

L'Orgasme :
initiation à l'abandon

Impossible de parler de sexualité sans évoquer l’orgasme. Perçu comme le paroxysme du plaisir, ses effets peuvent s’avérer surprenants.

L’orgasme, explosion intense de plaisir dans le corps, fruit de l’amplification du désir et de l’excitation, est généralement considéré comme étant l’objectif à atteindre dans la sexualité. Il en serait le « clou du spectacle », le bouquet final. Alors, cette jouissance hante nos psychés, nos corps, tout autant que nos clips publicitaires. Nous le voulons. Toutefois, l’orgasme tel qu’habituellement médiatisé ressemble parfois à une sorte d’arnaque du monde moderne. Derrière cette jouissance présentée comme un big bang bling-bling, se cache un phénomène notable et que nul ne sait réellement définir.

La médecine, par exemple, décrit ses manifestations les plus communes : contractions musculaires du périnée et des organes sexuels, modification de charges électriques dans la zone génitale, décharge de fluides chez la femme et éjaculation chez l’homme – bien que facultatifs. Le tout serait épicé d’une production hormonale qui favoriserait la sensation de plaisir et, bien sûr, de certains facteurs psychologiques. Cependant, la revue scientifique Clinical Psychology Review liste 26 descriptions de cette apogée sexuel sans qu’aucun consensus ne soit trouvé. « Pour l’instant, il n’y a pas de définition cohérente de l’orgasme », confirme le sexologue Jean-Claude Piquard, auteur de Les Deux Extases sexuelles. « Finalement j’ai eu un orgasme. Mais mon docteur m’a dit que ce n’était pas le bon », plaisante Woody Allen. L’orgasme ne serait-il pas alors avant tout une expérience de lâcher-prise que chacun expérimente à sa manière ?
C’est ce que pense Wilhelm Reich, médecin psychanalyste, auteur de La Fonction de l’orgasme et précurseur des recherches sur ce phénomène mystérieux. Pour lui, l’orgasme se produit lorsque la montée en puissance de l’énergie sexuelle dans le corps lâche d’un coup. Cette « petite mort » marquerait le passage d’une tension quasi insoutenable à une relaxation soudaine. Au-delà de ces symptômes variables, l’orgasme serait avant tout un abandon de soi. Une expérience divinement jouissive. « Reich a défini la courbe de l’orgasme en montrant comment au moment de l’acmé, le corps perd tout contrôle et décharge l’énergie accumulée, provoquant tout un tas de réactions », détaille le Dr Michel Heller, psychologue et auteur de Psychothérapies corporelles, Fondements et méthodes.

 

Revitalisés des pieds à la tête


Reich note aussi au passage que l’énergie libérée cherche à irriguer notre organisme. Allant bien au-delà des parties génitales, ce grand lâcher-prise pourrait potentiellement nous permettre d’être revitalisés de la tête aux pieds par un flux puissant d’énergie vitale. Ceci aurait de multiples effets bénéfiques sur notre santé. Cependant, le psychanalyste fait le constat de « cuirasses » qui agissent comme des barrages à cette circulation. Construites par tout un chacun pour se protéger des difficultés de la vie, elles se trouveraient au niveau physiologique (cuirasse musculaire) et psychologique (cuirasse caractérielle).
Le psychanalyste insiste alors sur la nécessité de les nettoyer en soulignant que l’orgasme en serait à la fois un moyen et un résultat. Plus nous sommes libérés de nos tensions, plus l’orgasme peut prendre de l’ampleur. Plus il prend de l’ampleur, plus l’énergie qu’il génère nettoie les barrages qu’elle rencontre. « Reich considérait l’orgasme comme une sorte de mécanisme de nettoyage de nos cuirasses. Il le voyait un peu comme un phénomène de réinitialisation de nos paramètres », résume le Dr Gérard Guasch, médecin psychanalyste et auteur de Wilhelm Reich : Biographie d’une passion.

 

Ouverture spirituelle


Que se passe-t-il alors lorsque nous acceptons de vivre pleinement cette initiation au lâcher-prise ? Abandon à plus grand que soi dans un plaisir intense. Entrée dans des espaces-temps où les possibles sont surprenants. 

« Je crois que l’orgasme ouvre à la spiritualité car il nous décharge, ne serait-ce qu’un petit moment, des repères habituels auxquels nous sommes identifiés. Là, nous accédons à d’autres sources, dans lesquelles il semble indéniable qu’il y ait une dimension spirituelle. Nous pouvons alors avoir une sensation de béatitude qui nous fait nous sentir appartenir au cosmos », énonce Gérard Guasch, par ailleurs maitre du tao de la tradition Longmen. De nombreuses traditions spirituelles ont ainsi développé des pratiques permettant de faire de la sexualité un marche-pied vers un élargissement de la conscience.


 

Je ne suis pas d'accord avec cet article lorsqu'il annonce que l'orgasme ouvre à la spiritualité. C'est bien au contraire le protocole : préliminaires, coït, orgasme qui a contribué et contribue encore au fait que la sexualité soit restée à sa dimension génitale. L'orgasme n'est pas une fin en soi mais bien au contraire un tremplin vers un autre état de conscience. Et dès lors, il n'est pas une fin mais un commencement.

Toute la trame de KUNDALINI tient dans cette précision. 


 

L'analyse reichienne (spiritualité)

Par Le 30/03/2016

L’analyse reichienne

Héritée de Wilhelm Reich, élève indiscipliné de Freud, elle vise à dénouer nos blocages physiques et mentaux afin de mieux faire circuler en nous l’“énergie vitale”.

Stéphanie Torre

 

 

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Sommaire



 

Par le corps, pour le corps et avec le corps. » Ainsi se résument, selon le Dr Gérard Guasch, médecin psychosomaticien et pionnier de l’analyse reichienne en France, la spécificité et la modernité de cette technique thérapeutique dont les fondements ont été élaborés, entre 1925 et 1935, par Wilhelm Reich, élève indiscipliné de Freud, qui reprochait à la psychanalyse d’alors de « parler du psychisme sans tenir assez compte du corps ».

 

« Travail par le corps » car cette technique prend en compte les manières originales que le sujet a d’habiter le sien. « Pour le corps » car elle cherche 
à rétablir l’équilibre du système végétatif (respiration, circulation, sécrétions) et le libre flux de la pulsation de vie dans l’organisme. « Avec le corps » parce qu’elle propose, outre un travail verbal, des mobilisations neuromusculaires spécifiques. Autre aspect fondamental – au parfum contemporain – de l’analyse reichienne : l’importance accordée à "l’énergie vitale" et à l’orgasme. 
Pour Reich, en effet, tout trouble psychosomatique était lié à une perturbation de la fonction orgastique. Il en avait même fait un combat social et politique car, selon lui, seul l’homme « libéré » physiquement, psychiquement et énergétiquement était apte à révolutionner une société qu’il trouvait bourgeoise et sclérosée. Reich insistait sur cette dimension sociale de la psychothérapie qui, selon lui, manquait cruellement à la psychanalyse.
« A une époque où les gens sont lassés par les approches thérapeutiques verbales ou psychocorporelles classiques, l’analyse reichienne séduit de plus en plus de monde car elle est complète et innovante », affirme Gérard Guasch. Son objectif ? Assouplir la cuirasse – à la fois mentale et corporelle – que l’individu a mis en place afin de se protéger, pour accéder à sa problématique inconsciente et l’en délivrer. « La mission de tout analyste reichien est donc de permettre aux personnes de se débarrasser de leurs blocages pour que circule en eux l’énergie de la vie. »

Historique

L’analyse reichienne est une forme actualisée de la thérapie que Wilhelm Reich a proposée sous le nom de "végétothérapie", puis d’"orgonthérapie", l’"Orgone" étant le nom qu’il donnait à la forme biologique et physique de l’énergie vitale. Il mena une grande partie de ses recherches aux Etats-Unis où il avait émigré peu avant la Seconde Guerre mondiale. Il poursuivit là-bas ses travaux sur l’Orgone, le cancer et la prévention des névroses se livrant à de nombreuses expériences audacieuses et organisant régulièrement des séminaires pour étudiants. Un conflit avec la FDA (Food and Drug Administration) le conduisit devant les tribunaux en 1956. Il mourut en prison un an plus tard.
Depuis quarante ans, l’héritage thérapeutique reichien s’est divisé en plusieurs ramifications dans divers pays. Reprenant son concept d’"énergie", l’Américain Alexander Lowen (qui fut son patient de 1942 à 1945) a ainsi créé la bioénergie, qui devint le fer de lance de la psychologie humaniste. En France, une branche active de thérapeutes reichiens – menés par Gérard Guasch –, a conceptualisé, en 1980, "l’analyse reichienne" reprenant le repérage des blocages énergétiques de l’organisme par la "lecture" du corps en sept niveaux d’énergie décrits par Reich lui-même.

 

Déroulement d’une séance

L’analyste reichien s’installe à côté du patient, contrairement à l’analyste freudien ou lacanien qui s’assied en retrait du divan. « Cette place est pour nous très importante car, à notre sens, l’analyste doit adopter une attitude active durant les séances, explique Jacques Lesage de La Haye, psychologue clinicien et analyste reichien. Cela signifie que nous touchons, si besoin est, le corps du patient par des massages pour activer le processus dans un sens plus corporel, donc plus affectif. » Cela permet surtout au praticien, durant la première partie de la consultation, de repérer les retenues respiratoires, les blocages musculaires, les crispations chroniques, véritables signaux pour l’analyste reichien des conflits internes ou des émotions que le patient tente de refouler. 
Le thérapeute l’encourage donc à laisser aller son corps en fonction de ce qu’il ressent. « Il peut s’agir de rage ou d’une immense colère qui s’expriment par des cris, reprend Jacques Lesage de La Haye. Ça peut-être aussi une tristesse, un désespoir profond et, dans ce cas, nous accueillons des crises de larmes. » 
Dans d’autres cas, surtout si le patient ne parvient pas à s’exprimer émotionnellement, le thérapeute propose à celui-ci des acting (sorte de "jeux" neuromusculaires) qui sont des exercices brefs permettant au patient, à force d’être répétés, d’entrer en contact avec ses blocages psychologiques, émotionnels ou énergétiques. Des exemples d’acting ? La parole étant exclue ou limitée, tourner quinze minutes durant la tête de gauche à droite, frapper des poings en répétant « non » ou mordiller un gant de toilette.

« Nous possédons un éventail de mobilisations corporelles que nous utilisons en fonction des blocages repérés chez le patient, explique Gérard Guasch. En travaillant sur les sept niveaux d’énergie du corps – les yeux, le nez et la bouche, le cou, la poitrine, le diaphragme, le ventre et le bassin –, elles permettent en fait de débloquer les émotions refoulées et donc de refaire circuler convenablement l’énergie vitale. » « Grâce à de tels exercices, la personne sort du contrôle, poursuit Jacques Lesage de La Haye. Elle oublie ses défenses habituelles, que celles-ci soient de l’ordre du verbiage ou de la rationalisation, pour se reconnecter avec son passé et retrouver ses affects enfouis. C’est une brèche que l’on ouvre dans l’inconscient, une retenue d’énergie que l’on libère. » 
Sur le divan, cela peut s’illustrer par des sueurs, des frissons, des fourmillements ou aussi par des sanglots, des cris, des rires. « Mais, quelle que soit l’émotion traversée, le patient est de toute façon accompagné par l’analyste qui n’hésite pas à le toucher pour le soutenir. » « Nous aidons en fait la personne à “redescendre” en douceur », ajoute Gérard Guasch.
La seconde moitié de la séance porte sur l’analyse verbale. Il s’agit à ce moment-là pour le patient d’explorer le matériau qu’il vient de mettre à jour. « Je suis très attentif au fait de ne pas troubler ce temps de verbalisation qui lui est nécessaire pour prendre conscience et intégrer ses émotions, ses ressentis, et ce qu’ils lui inspirent. Comme en analyse classique, nous lui demandons aussi d’évoquer ses fantasmes et ses rêves. Mais, au contraire d’autres thérapies corporelles qui n’hésitent pas à brusquer les gens, nous nous efforçons de suivre sa ligne de résistance. Forcer ses défenses équivaudrait en effet à les renforcer. » 
Le travail corporel ayant favorisé la libération des émotions, la verbalisation ayant permis à l’individu de prendre conscience et de dénouer sa problématique, il peut alors profiter pleinement de la libre circulation de son énergie vitale, et atteindre ce que Reich a appelé la « fonction de l’orgasme ». « Nous n’entendons pas par là la seule capacité à jouir dans une relation sexuelle, précise Jacques Lesage de La Haye. Mais simplement celle à s’abandonner, à s’ouvrir totalement, une certaine façon de se laisser aller à soi-même et aux autres. » A propos de cette fonction libératrice de l’orgasme, Reich écrivait : « Alors qu’antérieurement le patient était complètement cuirassé, [...] susceptible d’avoir seulement des pseudo-contacts non naturels, il développe maintenant une aptitude croissante au contact naturel et immédiat avec ses pulsions comme avec l’environnement. Le résultat en est un développement visible du comportement naturel et spontané, se substituant au comportement artificiel et emprunté. » (“La Révolution sexuelle”, Bourgois, 1993)

Indications et contre-indications

Cette méthode s’adresse à tous ceux qui souffrent d’un manque de réalisation personnelle ou bien qui souhaitent mieux se connaître. Cependant, elle a des indications privilégiées : difficultés à vivre, dépressions, angoisses, phobies ou troubles caractériels (notamment de l’enfant ou de l’adolescent), troubles psychosomatiques, dysfonctions sexuelles (anorgasmie, trouble de l’érection…), etc.
Elle est aussi utilisée en complément thérapeutique dans des cas de dépendance (comme la toxicomanie…), la mobilisation du corps pouvant alors pallier l’insuffisance des approches verbales.
Il n’existe presque aucune contre-indication si ce n’est que l’analyse reichienne n’a pas de grande portée sur les maladies psychotiques lourdes (la schizophrénie, par exemple).

 

Comme la psychanalyse à laquelle elle se réfère en partie, l’analyse reichienne est un processus qui délivre ses effets dans le temps. Si sa durée varie en fonction chaque individu et de sa problématique, elle nécessite le plus généralement entre une et trois années. 
Une séance dure une heure et demie en moyenne et les praticiens recommandent souvent une consultation par semaine. Fonction du thérapeute, de la durée et, souvent aussi (c’est important), des possibilités financières du patient, le prix oscille entre 15,24€ et 91,47€ la séance.

 

" "J’ai revécu physiquement et émotionnellement ma grande angoisse d’enfant, être abandonné par ma mère" "

Témoignage

 

Pascal, 34 ans

 

« J’avais déjà derrière moi huit ans d’analyse freudienne orthodoxe quand j’ai rencontré l’analyse reichienne. Ma première pratique du divan, si elle m’avait donné accès à la verbalisation de mes difficultés, ne m’avait pas permis de me libérer émotionnellement. L’un des premiers exercices que l’on m’a demandé fut un travail sur la mobilisation énergétique : petite relaxation, respiration profonde et sauts sur place. Au bout d’un moment, je me suis retrouvé à genoux, les membres paralysés, dans un état incroyable. J’ai eu l’impression soudaine de revenir à mes 3 ou 4 ans. En sanglotant et en répétant sans cesse “je ne veux pas”, je revivais émotionnellement et physiquement une de mes grandes angoisses d’enfant, celle d’être abandonné par ma mère qui, à l’époque, était dépressive. 
Le thérapeute, installé à mes côtés, m’a soutenu et a commencé à me toucher avec douceur. J’avais la sensation que ce geste venait de ma mère. L’émotion m’a alors submergé. Se côtoyaient en moi deux réactions antagonistes : la peur qu’elle me quitte mais aussi le refus désespéré d’être encore et toujours lié à elle. “Tu viens de nous dire où tu souhaites que l’on aille, m’a assuré le thérapeute. Etape par étape nous y retournerons pour déconstruire ta problématique.” 
Voilà deux ans et demi que je consulte. Aujourd’hui, je me sens mieux physiquement. Bien sûr, mes angoisses n’ont pas totalement disparu mais j’ai désormais trouvé des mécanismes de récupération plus souples face à elles. Plus libératoire que l’analyse classique mais moins violente que certaines thérapies corporelles, l’analyse reichienne est, à mon sens, cohérente et met dans de bonnes dispositions à la vie. »

 

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Freud avait-il raison de limiter le corps dans l'analyse à un rôle de " porte-parole " ? Reich avait-il tort de vouloir en faire le centre du traitement ? Alors que la psychanalyse, aujourd'hui plus que centenaire, se voit de toute part remise en question, la réponse à ces interrogations est d'une grande actualité. Psychanalyste audacieux, Wilhelm Reich montre que l'organisme peut refouler conflits et émotions par une retenue respiratoire, des blocages musculaires, des crispations chroniques. Donnant une importance égale aux processus corporels, psychiques, sociaux et énergétiques dans la santé et la maladie, il ouvre des perspectives nouvelles tant en psychothérapie qu'en psychosomatique. L'analyse reichienne est une forme actualisée de la thérapie que Reich proposa sous le nom de végétothérapie puis d'orgonthérapie. Psychanalyse " autre ", elle ne privilégie pas, comme la psychanalyse classique, le discours et le mot. Elle prend en considération les manifestations du corps et tous les modes d'expression du sujet, et s'attache à reconnaître à travers eux le mouvement des émotions, du désir et de l'énergie même de la vie.Cet ouvrage de référence présente les principes et les fondements de l'analyse reichienne et, à partir d'exemples vécus, l'originalité de sa pratique. Riche en observations, il montre l'individu dans sa globalité et atteste de la vitalité et de l'actualité de l'approche reichienne. Il s'adresse tant aux thérapeutes et aux étudiants qu'à un large public intéressé par l'énergétique du corps et à la recherche d'alternatives thérapeutiques.

Accepter ... ou pas.

Par Le 30/03/2016

Thierry Ledru a partagé la vidéo de Fakir.

À l’instant · 

-4:07

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Fakir a ajouté une vidéo : Le « choc » de Madame Gueffar.

4 h · 

Le « choc » de Madame Gueffar

Depuis 2002, Rajae Gueffar effectue le nettoyage des trains en gare d’Agen. Et depuis qu’elle est salariée d’Onet , elle n’a fait l’objet d’aucun avertissement.
Le 9 novembre 2015, elle traverse une voie sur un passage plancher, et non par le souterrain. Le 17 décembre, elle est licenciée pour « faute grave ». Sans mise à pied préalable, sans la moindre gradation des sanctions !

Pour elle, c’est « le choc ». Ses revenus s’écroulent. Elle doit revendre sa voiture. Quitter son logement. Traumatisée, elle en pleure, en tremble, perd dix kilos en un mois.
Et l’on comprend son choc : comment accepter qu’on se débarrasse ainsi d’une personne, du jour au lendemain, après quatorze années de travail ?

Signez la pétition en ligne ici : https://www.change.org/p/onet-licenci%C3%A9e-pour-avoir-tra…

Pour soutenir Madame Gueffar, ainsi pourra-t-elle mener cette lutte avec, au moins, une sécurité matérielle, vous pouvez [envoyer vos dons en ligne ici->https://www.lepotcommun.fr/pot/aczgcws0]

Écrivain, une profession de foi

Par Le 30/03/2016

Ecrivain, une profession de foi

Par  — 

 

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     Ecrivain, une profession de foi

Le salon Livre Paris a fermé ses portes dimanche. Il a duré quatre jours. Il se réduit d’année en année, comme l’espérance de vie d’un livre et comme l’espérance tout court. L’usage veut qu’une journée soit réservée aux «professionnels», on suppose donc que le reste se passe entre amateurs, c’est-à-dire entre lecteurs et auteurs. Car dans ce qu’il est convenu d’appeler «la chaîne du livre», tout le monde est professionnel, sauf l’écrivain. C’est bizarre, je vous l’accorde, mais c’est un fait. Editeur, c’est une profession ; libraire, c’est une profession ; imprimeur, distributeur, bibliothécaire, c’est une profession. Ecrivain, non. Ou alors, une profession de foi. Le genre de foi chevillée au corps. Le premier anneau de la chaîne, celui sans lequel il n’y aurait pas de chaîne, est aussi le moins reconnu, celui dont le statut est le plus fragile et la condition souvent précaire. L’écrivain, c’est le maillon faible. Je vous parle de l’écrivain de base, pas du top ten, naturellement. Ecrire n’est pas une profession puisque l’écrivain n’en vit pas. Sur le prix de vente de ses livres, c’est lui qui gagne le moins : 10 % HT quand tout va bien, souvent 8 % ou 6 %, 5 % en format poche. Ils ne sont qu’une minorité à déclarer des droits d’auteur supérieurs à 8 500 euros par an, et ces derniers, les privilégiés, ont un revenu mensuel médian à peine supérieur au Smic. Peu de lecteurs le savent, et il n’est pas rare que l’un d’eux, au Salon du livre, vous tende un billet de vingt comme s’il allait intégralement dans votre poche.

Autrefois, l’écrivain était un bourgeois, il vivait de ses rentes, aujourd’hui il ne vit pas de ses ventes. Il ne peut même pas calquer ses exigences sur celles des intermittents du spectacle car lui, personne ne l’emploie, et quand il n’écrit pas, le monde continue de tourner. Toutefois, il se trouve encore des gens - des romantiques ! - pour estimer excessives les revendications économiques des écrivains, et même les bourses, résidences et autres à-valoir qui leur sont accordés ici et là (de plus en plus chichement, qu’on se rassure). C’est qu’un véritable poète se moque des contingences matérielles, il vit d’amour avec sa muse et meurt pauvre sous le saule pleureur, amputé ou suicidé. Rimbaud cotisait-il pour sa retraite ? Je vous demande un peu.

Un jour, à la fin d’un festival littéraire, je me suis trouvée seul auteur assis à la table des officiels - des chefs d’entreprise sponsors de l’événement, des politiques, des décideurs - et l’un d’eux, se tournant vers moi, m’a demandé d’emblée, ce fut sa première question, curieuse et même pas ironique : «Alors, ça vous fait quoi d’être avec des gens qui travaillent ?» En réalité, non seulement l’écrivain a généralement un travail en plus de son activité créatrice - parce que, comme le disent les pancartes contre le projet de loi El Khomri, il essaie de gagner sa vie sans la perdre -, mais il est souvent renvoyé à sa propre insignifiance, à son inutilité sociale. Sa hantise, ce n’est pas l’argent, c’est la valeur. Certes, il a besoin du premier pour vivre, mais sa préoccupation est ailleurs, même si souvent les deux se superposent - combien de bandeaux en couverture d’un livre «déjà 100 000 exemplaires vendus» semblent gager la qualité littéraire sur la réussite économique ? De plus en plus, l’écart se creuse et devient abîme entre une poignée de best-sellers, bons ou pas, et tous les autres livres. Beaucoup d’écrivains, après des années de travail sur un roman, n’en vendent que quelques centaines, voire quelques dizaines, et n’ont parfois aucune reconnaissance médiatique : pas la moindre critique, pas la plus petite émission de radio. Leur livre passe à la trappe, et c’est tout. Les écrivains contemporains sont souvent des écrivains comptant pour rien. Dans écrivain, soudain, ils entendent vain. Lis tes ratés. A l’autre extrémité, quelques-uns engrangent large, ce qui ne prouve pas forcément leur supériorité, quoi qu’ils en pensent (chez nos contemporains, il y a aussi des contents pour rien).

Ce qui serait bien, c’est que le sort des écrivains s’améliore. Qu’on cesse de croire que lorsqu’un écrivain traverse toute la France pour aller parler dans une médiathèque, il a gagné sa journée. Que les éditeurs et les pouvoirs publics se soucient davantage des plus nécessiteux. Les auteurs ne comptent pas pour du beurre. Sans eux, pas de livres, sans eux, la vie serait perdue. Leurs histoires nous gardent vivants, ça n’a pas de prix. Ne les laissons pas conter pour rien.

Cette chronique est assurée en alternance par Olivier Adam, Christine Angot, Thomas Clerc et Camille Laurens.

http://www.liberation.fr/debats/2016/03/25/ecrivain-une-profession-de-foi_1442079

 

Je n'ai pas de chapeau mais un bonnet de montagne :)

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La cymatique ou le son de l'Univers

Par Le 30/03/2016


© laethian


PUBLIÉ LE 13/02/2014
  • Lucile de La Reberdiere
    Auteur

 

 

 

Magazine » Enquêtes

SCIENCES

Le Son est-il le système nerveux du cosmos ?

 

Il existe un moyen de rendre les sons visibles. On appelle « cymatique » cette science énigmatique, qui puise ses racines dans l'histoire de l'univers. Quelle est la nature de l'onde sonore? Que sait-on vraiment de son pouvoir sur nous?

Allemagne, 18ème siècle. Ernst Chladni est un mathématicien doué et discret. L'homme est aussi musicien et sa passion pour le violon va le conduire à une découverte extraordinaire. Saupoudrant de sable un disque de cuivre, il en frotta le bord avec son archet. La plaque se mit à vibrer et le sable à se déplacer, dessinant d'authentiques formes géométriques. « Qu'on juge de mon étonnement voyant ce que personne n'avait encore vu », dira plus tard son ami et philosophe Lichtenberg, auteur de travaux sur l'électricité statique. 

Dans les années soixante, le physicien Hans Jenny sera le premier à révéler ce phénomène oublié. Grâce à l'évolution de l'électronique, il prolonge les recherches et fait varier les supports. Il invente le tonoscope, petit appareil tubulaire assorti d'une membrane sur laquelle on aura versé de la poudre, qui permet de créer des formes étonnantes avec le son de sa voix. Plus d'un siècle après les premières expériences, Jenny livre des observations d'une grande précision sur la nature du son, et invente une nouvelle science :
la cymatique.

Du grec ''vague'', la cymatique étudie l'interaction du son et de la matière. Les outils de mesure acoustique modernes ont permis d'étudier ces modulations spontanées : dans l'eau par exemple, un son grave produit un cercle entouré d'anneaux ; un son aïgu accroît le nombre d'anneaux concentriques. Soumise au rythme des oscillations, la variété de formes générées semble sans limite. Hans Jenny parlera de« modèle dynamique mais ordonné ». Quel pouvoir autonome renferme l'onde sonore ? 

Toute activité produit du bruit. Du plus retentissant au plus subtil, il est trace du mouvement. Christian Hugonnet, ingénieur acousticien et fondateur de la Semaine du Son, décrit un enchaînement simple : « l'action entraîne la vibration de l'air qui va déplacer des molécules, se choquant les unes aux autres comme pour se transmettre un message ». Avant d'être une manifestation audible, le son se caractérise par un changement moléculaire, sur une surface donnée et en un temps donné. Dans cette équation, nul besoin d'oreille pour considérer qu'il y a dynamique sonore. C'est la fréquence de l'onde qui va diriger toute l'énergie. « Dans l'expérience avec le sable, les grains s'agglutinent là où la fréquence est haute », détaille le spécialiste. La propriété d'un corps à entrer en résonance avec le flux d'énergie va créer la forme. La matière prend la forme de l'énergie qui lui est adressée. 

 

Le son primordial


Spirales, polygones, stries... ces marques sont souvent analogues à celles déjà présentes dans la nature. « J'ai constaté qu'une plaque elliptique soumise à des vibrations sonores reproduit les figures qu'on trouve sur la carapace d'une tortue », constate le photographe Alexander Lauterwasser. Une morphogenèse fondée sur la transmission de codes génétiques nécessaires à la formation des masses et à leur différenciation, et qui révèle un processus harmonieux dans l'ADN terrestre. Dès lors, est-il possible que les formes animales et végétales qui nous entourent – et la matière vivante dans son ensemble – soient elles-mêmes le résultat de vibrations, comme le rapportent de nombreuses traditions ? 

Bien avant ces découvertes scientifiques, les cultures traditionnelles du monde entier ont développé leur récit mythologique de la création de l'univers. La voix et le souffle y sont féconds. « Au commencement était le verbe, dit l'Evangile. Les textes celtes sacrés évoquent Trois Cris qui firent éclater l'Oeuf du Monde », rapporte le Docteur Alain Boudet, enseignant et conférencier. « Chez les hindous et les bouddhistes, le principe structurant du chaos d'origine est le mantra Om et les Mayas parlent du chant des Dieux comme du système nerveux de l'univers ». Une cosmogonie universelle, portée par des figures archétypales semblables aux formations cymatiques, telles que les mandalas. Ces mystérieuses corrélations entre figures naturelles et symboliques renverraient à une intuition de la forme, perdue avec le temps : « Cette géométrie originelle est en nous. Nous l'avons oubliée à mesure que le mental s'est imposé », raconte Alain Boudet. Dans son ouvrage Cymatics, le pionnier Hans Jenny conclut à la puissance fondamentale et génératrice de la vibration. Sa périodicité soutient la bipolarité de la vie : le mouvement et la forme. La vibration comme source de toute chose : un constat, mais aussi une opportunité de reconsidérer le monde dans lequel nous évoluons. 

 

Echos d'avenir


Pythagore disait : « L'homme possède toutes les valeurs du cosmos ». L'auteur du célèbre théorème de géométrie a développé le principe de microcosme, reliant l'organisme humain à l'organisation de l'univers. L'influence du son invite désormais à une nouvelle écoute du vivant. « La biorésonance nous renseigne sur la fréquence optimale de nos organes », explique Andreas Freund, physicien quantique. Au Tibet, les bols chantants sont reconnus pour leurs vertus. Leurs tonalités spécifiques communiquent avec la matière cristalline de notre corps : les os, les tissus et l'eau qui nous compose à 70%. Plus le son est grave, plus l'on travaillera la zone racine du corps. Comme la cymatique, notre résonance cellulaire trace un chemin pour la vibration, réharmonisant notre énergie interne. Un processus identique aux diapasons thérapeutiques employés depuis des siècles en Europe, dont les fréquences en hertz sont réglées pour des actions cibles. Mais pour masser nos entrailles, quel meilleur instrument que la voix ? Le chant harmonique des traditions chamaniques, aussi appelé chant diphonique dans nos conservatoires de musique, est une technique vocale sur deux notes simultanées, par un positionnement de la langue et des lèvres. Curiosité ou évidence biologique, ce son très apaisant ressemble à celui des vents solaires. 

La vague de l'action contient à la fois l'intention et son empreinte. « Le son in-forme. Il est porteur d'information », nous dit Andreas Freund. Une attention portée aux messages de la nature, qui permet aujourd'hui de décrypter jusqu'au langage par ultrasons des dauphins ou la sensibilité des plantes. La dimension vibratoire du son sert de modèle dans une recherche de cohérence et d'alignement. Ses explorations scientifiques, artistiques et spirtuelles offrent les clés d'une autre conscience de l'homme et de son environnement, vers une nouvelle signature écologique. 

 

Lettre à une petite fille

Par Le 28/03/2016

 

J'ai reçu une carte par la poste. 

Il s'agit de ça :

"Chaque année, autour de la « Journée internationale pour l’élimination des discriminations » du 21 mars, plus de 100 000 enfants et jeunes adressent un message de fraternité à des inconnus dans leur département sur une carte postale à 3 volets, invitant le destinataire à répondre. Une relation inédite se créée, fondée sur l’échange et la sensibilité."

http://www.laligue.org/jouons-la-carte-de-la-fraternite-2016/

 

Margaux, élève de CE1, a écrit : "Une maman inquiète. La solitude est froide. Le bébé et sa maman ont froid."

 

Je lui ai répondu.

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"Bonjour Margaux

Je t’écris ce courrier car j’ai reçu une carte à ton nom avec un message. Il s’agissait d’une carte présentant une maman avec son bébé et une dame âgée qui leur rend visite.

 

« Une maman inquiète. La solitude est froide. Le bébé et sa maman ont froid. »

 

J’ai été surpris en lisant ces trois phrases et j’y ai beaucoup réfléchi.

J’ai été surpris car je n'ai pas vu pas la même chose que toi sur cette photographie et je ne comprenais pas pourquoi, tu avais une interprétation aussi triste.

Ton message porte beaucoup de tristesse et de peur. De la tristesse pour cette maman et son bébé.

Je suis d’accord avec toi que la solitude et le froid sont des situations qui peuvent être très difficiles et il y a effectivement des gens qui en souffrent dans le monde. Des adultes, des personnes âgées, des enfants et des bébés.

Mais quand je regarde cette image, sans rien en connaître au préalable, je vois une dame âgée qui vient rendre visite à une maman, elle sourit en regardant le bébé et la maman n’a pas l’air inquiète. Il n’y a pas de solitude mais au contraire de l’aide, de la solidarité, de la fraternité, de l’amour. Regarde le visage du bébé, il ne pleure pas, il regarde tranquillement au-dessus.

Il y a donc plusieurs éléments dans cette photographie qui me font penser à une situation plutôt sereine.

Et c’est pour cela que j’ai essayé de comprendre pourquoi tu avais ressenti autant de tristesse devant cette photographie.

Je ne te connais pas et je ne sais pas si tu souffres toi-même du froid et de la solitude. J’espère que ça n’est pas le cas et que tu es une petite fille la plus heureuse possible.

Maintenant, je me demande si les images qui viennent du monde adulte ne sont pas trop perturbantes pour toi et tous les enfants de ton âge parce qu’elles ne sont pas accompagnées des explications nécessaires. C’est juste une photographie et tu ne peux pas savoir ce qui se passe en réalité.

Comme le monde autour de toi est souvent montré dans ses aspects les plus tristes, peut-être que toi et les enfants en général finissent par être inquiets, par avoir peur et même par ne plus être capables de vivre comme des enfants. Les peurs des adultes finissent par devenir les vôtres.

C’est quelque chose qui me peine vraiment. Je pense que toi, comme tous les enfants, vous n’êtes pas assez protégés de toutes ces images. Les attentats, les guerres, les maladies, les réfugiés, les enfants qui ont faim, qui ont froid, qui ont peur…

Ce sont des choses très difficiles à comprendre.

Et j’ai peur finalement que tu imagines des choses tristes quand il n’y en a pas.

 

Toi, Margaux, comme tous tes camarades d’école, vous ne pouvez rien changer à ce monde. Vous ne pouvez rien faire pour qu’il aille mieux. Pas maintenant. Juste parce que vous êtes des enfants. Ce sont des problèmes d’adultes qui ne vous concernent pas.

Peut-être que lorsque tu seras adulte, Margaux, tu agiras pour la paix ou la santé, ou l’éducation des enfants, peut-être que tu aideras les gens qui en ont besoin.

Mais là, maintenant, je pense que pour toi, comme pour tous tes camarades, il serait bon que vous soyez protégés de toutes les images qui font peur et que vous ne pouvez pas vraiment comprendre.

Je n’ai plus de télévision depuis plusieurs années mais j’imagine bien, en ce moment, toutes les images que tu risques de voir.

Je pense que tout ça n’est pas bon pour toi parce que tu ne peux rien y changer.

 

Regarde de nouveau cette photographie et essaie d’imaginer cette fois le bonheur de cette maman qui reçoit une visite, le bonheur du bébé qui sent les câlins, qui entend des voix douces, regarde le décor aussi, il ne s’agit pas d’une maison en ruines, d’un pauvre abri ou même de la rue. C’est la pièce d’une maison, avec une tapisserie, du mobilier. Les gens ont des habits en bon état, on voit un sac à main suspendu au mur. Il n’y a pas de misère et de tristesse dans cette image mais juste une situation pour laquelle tu manques de repères.

 

Je pense aussi que tu manques d’informations sur la vie des autres peuples du monde. La façon dont nous vivons en France n’est pas nécessairement la même partout. Des enfants qui vivent dans la jungle amazonienne ne vivent pas comme toi et ils ne sont pas nécessairement malheureux. Tu peux en profiter pour demander à l’enseignant de ta classe de te montrer des livres sur les Peuples du monde, en Afrique, en Amérique du sud, en Asie. Il y a beaucoup de choses à apprendre et tu verras des enfants et des gens heureux. Ils ne vivent juste pas comme toi en France mais ils ne sont pas tristes pour autant.

 

J’ai quand même voulu connaître l’histoire de cette photographie Margaux et peut-être que tu avais entendu l’explication en classe.

Il s’agit d’une maman appartenant à la communauté des Roms. La dame âgée était médecin, elle est à la retraite mais il n’y a qu’elle pour soigner les gens. Il n’y a pas d’autre docteur. Elle vient voir si elle peut aider la maman et vérifier que le bébé est en bonne santé. Cette photographie cherche à montrer que certaines populations n’ont pas accès à une médecine moderne comme la nôtre en France. D'ailleurs, il a fallu que je comprenne la scène pour voir le stéthoscope de la dame âgée. Je n'avais pas bien regardé la première fois et l'image est assez sombre sur la carte. Je n'avais vraiment observé que les visages et un peu le décor. Ce qui prouve bien Margaux que même un adulte peut ne pas comprendre immédiatement une image. Alors, pour un enfant, c'est encore plus difficile. 

 

Mais, toi, Margaux, tu n’y peux rien à cette situation. Je comprends que cette photographie puisse te faire de la peine parce que tu ne comprends pas bien ce qu’elle montre mais cette tristesse ne changera rien. Elle ne fera que gâcher ta journée. La maman et le bébé ne se porteront pas mieux parce que toi tu es triste.

Je suis même certain que si cette maman apprenait que tu es triste en la regardant, elle serait triste elle aussi.

Personne ne peut rendre quelqu’un heureux en étant triste soi-même.

Bien sûr qu’il est important d’apprendre et de connaître, mais que ça te rende triste ou inquiète est par contre inutile.

Alors, puisque maintenant, tu ne peux rien faire pour cette maman et que cette tristesse ne sert ni à elle, ni à toi, je te propose autre chose Margaux : sois heureuse.

 

 Je vais te raconter un petit exercice pour le soir.

Quand tu es dans ton lit, tu fermes les yeux, tu mets tes mains à plat sur ton ventre et tu te concentres sur ta respiration, tu observes le mouvement à l’intérieur, les battements de ton cœur, les gargouillis de ton ventre.

L’objectif est que tu prennes conscience de cette vie en toi, que tu réalises que le bonheur, il est là, à l’intérieur de toi et qu’il est important de prendre soin de lui. Tu peux même penser à remercier cette vie en toi.

Imagine ce que tu veux, un soleil, une fleur, une couleur, quelque chose de beau, de chaud, de tendre, quelque chose que tu aimes, qui te rassure et te fait du bien. C’est la vie en toi et elle est magnifique.

Toutes les images qui t’auront inquiétée disparaîtront, toutes les colères ou les peurs, les tristesses et les questions sans réponses, tout ça s’effacera si tu regardes juste cette vie en toi, que tu l’écoutes, que tu apprends à la ressentir.

 

Et le matin, quand tu te lèves, tu peux aussi remercier pour cette vie et ta force, pour la joie de pouvoir être heureuse, juste parce que tu peux jouer, rêver, courir, regarder la nature, manger, boire, apprendre, retrouver tes amies, tous les gens que tu aimes...

Il est important de savoir s’offrir des moments de joie Margaux.

Et la joie qui brillera dans ton cœur fera du bien à tous les gens qui croiseront ta route.

 

Je te souhaite Margaux de trouver ce bonheur en toi.

Les écoles alternatives (école)

Par Le 28/03/2016

Les écoles alternatives séduisent les élites

Laurene Daycard | 

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Les écoles alternatives séduisent les élites Levi jacobs pour Les Echos Week-End

Montessori, Steiner, autogérées, vertes, internationales, confessionnelles... Les méthodes pédagogiques de ces écoles laissent souvent plus de place à la créativité. Et attirent de plus en plus de parents.

Chaque matin de la semaine, quelques minutes avant 9 heures, c’est toujours le même manège. Une nuée d’enfants gravit les marches des escaliers de la bibliothèque de l’église américaine de Paris. Au dernier étage, dans une grande salle, une poignée d’élèves s’active déjà. Une petite brune joue à l’apprenti chimiste, transférant de l’eau à l’aide d’une pipette dans divers flacons. Un garçon tire d’une étagère un nécessaire à dessin et sa voisine vêtue en princesse s’attelle à de la couture. « Une véritable petite fourmilière où tout le monde sait ce qu’il fait », sourit Vanessa Lesueur Carminati, l’éducatrice francophone de cette classe. Bienvenue à l’école bilingue Montessori de Paris, quai d’Orsay. Niché depuis les années 70 le long de la Seine, entre le musée du Quai Branly et le Palais Bourbon, l’établissement n’est pas à la portée de toutes les bourses. Il faut compter entre 8 100 et 12 200 euros l’année scolaire, 800 euros pour la classe de poney ou 1 300 euros pour offrir à ses rejetons une semaine de ski en Suisse.

Dans leur récente enquête Fils et filles de (La Découverte, 2015), Aurore Gorius et Anne-Noémie Dorion signalaient le regain d’intérêt pour cette pédagogie chez les élites. Avocats, banquiers et tout le gratin de la société fréquentent ces écoles, comme les enfants d’Alain Ducasse, de Jean-Marie Messier ou la dernière fille de Philippe Starck, affirme le duo de journalistes. L’attractivité de cet enseignement alternatif grandit à mesure que le tableau de l’école républicaine se noircit de critiques. « On recense aujourd’hui environ 800 groupes scolaires indépendants en France et près de 60 000 élèves », estime Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école et présidente de l’association Créer son école. On est loin des effectifs du public, mais l’engouement est certain. « La rentrée dernière, 67 nouveaux établissements ont ouvert leurs portes. Il y avait déjà eu 51 inaugurations en 2014. Cela fait des années que les écoles indépendantes montent en puissance et on observe une tendance forte à Montessori », détaille-t-elle. C’est une Italienne, Maria Montessori – l’une des premières femmes médecins en Europe –, qui est à l’origine de cette éducation. « Au début du xxesiècle, elle s’est tournée vers les enfants porteurs de handicap et défavorisés, souligne Charlotte Poussin, auteure de Apprends-moi à faire seul : La pédagogie Montessori expliquée aux parents (Eyrolles).C’est important de le préciser car aujourd’hui beaucoup associent cette pédagogie à une élite alors qu’au départ elle a été conçue pour des enfants des quartiers défavorisés. »

DES ACTIVITÉS AXÉES SUR LE SENSORIEL

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Levi jacobs pour Les Echos Week-End

Dans la salle de classe de l’église américaine, l’espace se divise en plusieurs aires pédagogiques. L’enfant se dirige naturellement vers celle adaptée à son niveau, indépendamment de son âge. Il y a autant d’activités que d’enfants présents et toutes sont fortement axées sur le sensoriel, comme l’illustrent les fameuses « lettres rugueuses » cursives confectionnées avec du papier de verre collé sur des planchettes de bois. « On apprenait en s’amusant », se souvient Richard, 29 ans, un ancien « montessorien » de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). « Ce n’était pas une scolarité où tu es posé sur un banc, face à un tableau à écouter une maîtresse qui parle », résume ce chef de projet marketing client du groupe Richemont. A 9 ans, Richard a dû intégrer une école primaire classique, à défaut d’une école Montessori de secteur allant au-delà de cet âge. Une transition dont il conserve quelques souvenirs forts : « J’y ai découvert la panique de l’interro ! Avant, je validais des compétences et si je n’avais pas compris, la maîtresse me réexpliquait et ça marchait. »Charlotte Poussin, membre du conseil d’administration de l’Association Montessori de France (AMF), renchérit : « Il n’y a pas de notion de supériorité. On accompagne l’enfant considéré déjà comme une personne à part entière et non comme un futur adulte que l’on est en train de modeler. »

Avec ses 170 établissements, la France n’est qu’une infime partie de la galaxie Montessori, riche de près de 20 000 adresses dans le monde, en particulier dans les pays nordiques et anglo-saxons. En Grande-Bretagne, le prince George vient d’y faire sa première rentrée. Aux Etats-Unis, les grands patrons mettent en avant sur leur CV ce passage par la case alternative, au même titre qu’un diplôme d’Ivy League. Larry Page, Jeff Bezos et Jimmy Wales, les fondateurs de Google, d’Amazon et de Wikipédia, en sont d’anciens élèves. Il se murmure même que les ingénieurs de la Silicon Valley se ruent pour y inscrire leur progéniture.

Et lorsqu’ils n’optent pas pour Montessori, ils s’orientent vers Steiner, une autre pédagogie née elle aussi sur le Vieux Continent, quand, en 1919, le philosophe allemand Rudolf Steiner donne une conférence devant les ouvriers de l’usine de cigarettes Waldorf-Astoria de Stuttgart. Ceux-ci demandent alors à leur patron, Emil Molt, de financer une école fondée sur les principes du fondateur de l’anthroposophie. Chez Steiner, la part belle est accordée à l’apprentissage par les arts et aux travaux manuels. « On ne s’adresse pas à une intelligence unique, celle de l’intellect dominante dans l’école traditionnelle ; on essaye de développer le savoir, par l’intelligence émotive, sensorielle », glisse Jacques Dallé, longtemps président de la Fédération Steiner-Waldorf. Cet organisme, logé au rez-de-chaussée d’un immeuble en pierre du XVe arrondissement parisien, a recensé 22 groupes scolaires, allant du jardin d’enfants au lycée. Les frais annuels avoisinent les 3 000 ou 4 000 euros. « Sans subvention de l’Etat, on n’a pas le choix, justifie Babeth Johnson, ancienne professeure de langues à l’école de Chatou (Yvelines) et actuelle secrétaire de la fédération. Avant de lâcher : « Les professeurs ont des salaires misérables : la moitié d’entre eux sont rémunérés au Smic. »

L’annuaire des Steiner a belle allure : l’écrivaine franco-canadienne Nancy Huston a déjà signé un texte pour la revue de la Fédération. Le directeur marketing des Galeries Lafayette Jean-Philippe Marazzani fait partie des anciennes recrues. Quant à l’Allemand Andreas Schleicher, directeur de l’éducation de l’OCDE, et ancien écolier Steiner outre-Rhin, c’est lui qui est en charge du Pisa (Programme for international student assessment), un classement qui place la France au 60e rang mondial pour le niveau des élèves de 15 ans… Dans le dernier rapport, elle se situe au-delà du Top 20 en mathématiques, en lecture et en science. Pire, pointe l’étude : « En France, lorsque l’on appartient à̀ un milieu défavorisé, on a clairement aujourd’hui moins de chances de réussir qu’en 2003 » et l’on y est « beaucoup plus anxieux par rapport à̀ la moyenne des pays de l’OCDE ».

Ces mauvais résultats ont de quoi étonner dans un pays où l’éducation est le principal poste de dépense (65,72 milliards d’euros budgétés en 2016). « L’école républicaine a échoué dans la mesure où les inégalités sociales sont importantes. C’est d’autant plus frappant que le mot égalité est inscrit sur le fronton des écoles », assène le journaliste anglais Peter Gumbel. Cet ex-reporter de Time Magazine, expatrié à Paris depuis le début des années 2000, signait en 2010 le très remarqué essai On achève bien les écoliers (Grasset), appelant notamment à la fin de la tyrannie des notes. « C’était un diagnostic critique du système », résume l’auteur. Sujet d’une brûlante actualité, tandis que le gouvernement enchaîne les plans d’action contre le mal-être à l’école et le décrochage des élèves. En 2014, au pays de Jules Ferry, plus de 110 000 jeunes sont sortis du système scolaire sans diplôme ni formation. « Il y a une notion farfelue de l’égalité qui veut qu’on enseigne partout en France la même chose au même moment. Mais j’ai aussi compris qu’il y avait des tentatives pour faire autrement et j’ai voulu y consacrer un nouvel ouvrage », s’enthousiasme Peter Gumbel. Cet été, il a publié Ces écoles pas comme les autres : A la rencontre des dissidents de l’éducation (La librairie Vuibert). Un tour de France des écoles Steiner, Montessori et autres initiatives. Toutes ont un point commun : « Aider chacun à progresser au maximum de son potentiel, déclare celui qui appelle à plus de décentralisation. Pourquoi ne pas donner plus de possibilités aux enseignants ? Ils connaissent mieux leurs élèves que les ministres. »

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Levi jacobs pour Les Echos Week-End

DES EXPÉRIENCES DANS LE PUBLIC

Si la marge de manœuvre pour innover au sein du système classique est étroite, elle existe quand même. A preuve, l’expérience menée pendant trois ans par Céline Alvarez – entourée de neurologues – avec sa classe de maternelle à Gennevilliers. Mais depuis, elle a préféré démissionner… Une centaine d’instituteurs se réunissent également derrière l’association Public Montessori pour appliquer cette pédagogie dans leurs cours de maternelle et d’élémentaire. L’objectif est avant tout financier : collecter des fonds pour acheter du matériel Montessori, spécifique et… non breveté. « C’est un investissement de 5 000 à 10 000 euros par classe. Pour le moment, la municipalité m’alloue une enveloppe annuelle de 500 euros pour mon matériel », chiffre Yanek Husianycia, le président de Public Montessori, enseignant à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).

Au-delà, les structures pour « raccrocheurs » se développent les microlycées ou les écoles de la seconde chance. Depuis 1982, il existe quatre lycées autogérés dont un à Paris, le LAP. A quelques pas de la porte de Versailles, cet édifice aux murs bariolés de graffitis accueille 240 élèves en filières généralistes. Au palmarès 2015 de L’Express, il était classé 2 285e lycée sur 2 301. Le taux de réussite au bac oscille entre 35 et 40%. Une performance compte tenu des parcours des élèves. L’absence de personnel est l’une des spécificités. Les adolescents s’occupent du ménage, de la cuisine et votent les dépenses main dans la main avec les enseignants.

En cette matinée ensoleillée de février, le LAP fait portes ouvertes. Un élève qui prenait sagement le soleil sur l’herbe, conduit « la dame » vers la salle des AG. A l’intérieur, une centaine de parents et d’enfants se serrent sur les gradins. Face à eux, une quinzaine d’adolescents, assis en rang d’oignon, mènent les échanges. « Il y a un principe de libre fréquentation réglé à 8 heures par jour. Tu peux rester dans le jardin ou aller en cours, c’est ton choix », lance d’emblée une fille aux couettes violettes. «Dans le tradi, il y a une forte idée de hiérarchie. Ici, on tutoie les profs », complète son voisin à lunettes. « On n’a pas de notes et ça marche plus comme à la fac avec un principe d’UV, reprend une jeune à dreadlocks. On a un carnet de bord où l’on rédige soi-même le résumé de son travail et on s’autoévalue pour dire si on pense valider l’UV. Le prof analyse ensuite. » Frédéric Adrien, qui enseigne les maths ici depuis dix-sept ans, rappelle : « On n’est pas sectorisés et nous sommes libres du recrutement. » La sélection se fait en trois temps : lettre de motivation, « stage » de deux jours avec un test de niveau collège, puis entretien individuel.

Il y a quelques années, Fabien, 32 ans, avait validé toutes ces étapes. Allergique à l’autorité, il avait suivi une scolarité en pointillé dès la 5e, avant de pousser les portes du LAP à 18 ans. « J’avais décidé d’arrêter les conneries et de me mettre à travailler. Je me suis rendu compte que c’était difficile car je n’avais plus les réflexes, se souvient Fabien. J’ai passé un an et demi à ne rien faire pour reprendre mes marques. Ça n’aurait pas été possible ailleurs. » Il redouble sa première, obtient le bac à 21 ans, rejoint les bancs de la fac de droit et est reçu au barreau. Aujourd’hui jeune avocat, il confie : « A l’époque, je pensais que c’était une mauvaise idée de ne pas forcer les lycéens à assister aux cours. Maintenant, je comprends que le but n’était pas tant d’avoir le bac que de nous permettre de reprendre confiance et de trouver notre voie. » Le meilleur des plaidoyers.

 

 

PETIT VADEMECUM POUR S’Y RETROUVER PARMI LES OFFRES

 

Ecoles Montessori : Il en existe près de 170 dont une poignée sous contrat avec l’État, ce qui permet de faire chuter les frais à une petite centaine d’euros par mois, comme à Roubaix. Association Montessori de France : wwwmontessori-france.asso.fr. Tél. : 01 84 16 32 97.

 

Ecoles Steiner-Waldorf :   La France abrite 22 groupes scolaires Steiner. Un seul dispose d’une terminale, à Verrières-le-Buisson (Essonne). Fédération des écoles Steiner Waldorf France : www.steiner-waldorf.org Tél. : 01 43 22 24 51.

 

Ecoles vertes : Sophie Rahbi, la fille de Pierre Rabhi, chantre de la « simplicité volontaire », est l’une des grandes figures de ce mouvement. Elle a fondé La ferme des enfants en plein cœur d’un écovillage ardéchois (de la maternelle au collège). www.la-ferme-des-enfants.com. Tél. : 04 75 89 34 39.

 

Ecoles internationales :   Le Council of international schools, réseau de référence pour l’enseignement en langue anglaise dans le monde, reconnaît dix écoles françaises. Une option appréciée des parents qui prônent le bilinguisme pour leurs enfants. www.cois.org 

 

Espérance banlieues : Ces écoles militent pour l’accès à un enseignement d’excellence dans des zones défavorisées. Uniforme obligatoire, vouvoiement des élèves… La première école pilote a ouvert en 2012 à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), suivie de Roubaix, Asnière-sur-Seine et Marseille. www.esperance banlieues.org

 

Ecoles confessionnelles : Une catégorie aussi éclectique qu’importante. L’association Créer son école recense 194 écoles de confession catholique, 60 de confession juive, 30 musulmane et 27 protestante. www.ecoles-libres.fr

 

 

 

LE TÉMOIGNAGE DE FRANÇOISE NYSSEN : « IL FAUT RÉENCHANTER L’ÉCOLE »

 

A Arles, depuis septembre dernier, les directeurs des éditions Actes Sud, Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani, ont inauguré le Domaine du possible, une école privée, librement inspirée de Steiner. Elle accueille une trentaine d’élèves de 9 à 14 ans. Les deux éditeurs avaient imaginé ce projet avec leur dernier fils, enfant précoce aujourd’hui disparu. « Il ne devrait y avoir qu’une seule pédagogie, celle qui est bienveillante et attentive aux enfants. Grâce à la neurobiologie, on sait qu’il ne sert à rien d’enfoncer des connaissances dans la tête des élèves, de les évaluer en permanence. Il faut au contraire susciter le désir pour réenchanter l’école. Au Domaine des possibles, les cours ne sont pas saucissonnés heure par heure : on fonctionne par période sur plusieurs semaines. Les matinées sont entrecoupées de chants et les langues sont aussi importantes. L’après-midi, les enfants partent à la ferme pour travailler sur le potager, faire des maquettes en bois ou du cheval. L’éducation doit être accessible à tous, mais cela ne doit pas vouloir dire « tous pareil ». Il faut respecter les diversités de chacun, sinon plein d’enfants resteront sur la touche, comme notre fils Antoine. »


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/perso/developpement-personnel/021793173688-les-ecoles-alternatives-seduisent-les-elites-1209748.php?YdoRbh2dW5tY7bDi.99

KUNDALINI : Est-ce que c'est Dieu ?

Par Le 27/03/2016

Kundalini web

 

KUNDALINI

 

« Si Dieu ou la conscience cosmique ou quel que soit le nom qu’on lui donne a imaginé toutes les formes matérielles pour expérimenter la vie, est-ce que c’est Dieu qui vient aimer la vie à travers moi lorsque j’éprouve de l’amour ? Ce qui vibre en moi et qui me bouleverse, est-ce qu’il est possible que ça soit l’amour de Dieu pour la création ? »

 

 

 

 

Pure Conscience (spiritualité)

Par Le 26/03/2016

"De par sa nature même le mental est tourné vers l’extérieur: il tend toujours à rechercher la source des choses parmi les choses elles-mêmes. Se faire dire de rechercher la source à l’intérieur est en quelque sorte le début d’une nouvelle vie. La pure conscience (awareness) prend la place de la conscience ordinaire (consciousness).

Dans la conscience ordinaire, il y a le «je» qui est conscient, alors que la pure conscience est indivisée.

Le «je suis» est une pensée, alors que la pure conscience n’est pas une pensée. 

Il n’y a pas de «je suis conscient» dans la pure conscience.

La conscience ordinaire est un attribut, alors que la pure conscience n’en est pas un.

On peut être conscient d’être conscient, mais on ne peut être conscient d’être pure Conscience.

Dieu est la totalité de la conscience, mais la pure Conscience est au-delà de tout, y compris être et ne pas être."


Nisargadatta Maharaj

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Ecrire, malgré tout.

Par Le 25/03/2016

KUNDALINI :

4 h du matin. Je me réveille en sursaut en me demandant si j'ai bien enregistré les corrections, hier, avant d'éteindre....Oui, évidemment....Mais bon, voilà, y'a eu un bug dans ma "boîte cérébrale", deux neurones partis en mode panique et qui courent dans tous les sens en criant "va vérifier bon sang, va vérifier !".......Et que ça réveille tout le monde, de la cave au grenier..... Plus moyen de dormir....Alors, voilà, j'ai pris un café à 4 h du matin, devant l'ordi. La solitude de l'écrivain au moment de conclure...

 

Et puis est venu le moment de l'observation de tout ça...

Mais qu'est-ce que je fais là ?

J'ai écrit douze romans. Trois sont publiés. Les lecteurs et lectrices tiendraient dans la petite salle des fêtes de mon village. 

Je me souviens de cette phrase : " N'être pas écouté, ce n'est pas une raison pour se taire". Victor Hugo

 

N'être pas lu, ce n'est pas une raison pour ne pas écrire.

Il ne s'agit pas d'un état compulsif, obsessionnel ou névrotique. 

C'est juste comme de respirer. 

On n'a jamais reproché à quelqu'un de consommer trop d'air.

L'écriture est un purificateur d'air. Elle ouvre les fenêtres.

Et chose merveilleuse, il suffit d'ouvrir une fenêtre pour s'apercevoir qu'au bout du paysage qui s'est découvert, il y a un autre cadre qui attend qu'on chemine jusqu'à lui. Alors, on traverse le territoire, on enregistre tout ce qui s'y passe, on explore, on apprend, on s'élève et puis, enrichi de cette expérience, on approche de cette nouvelle fenêtre, le coeur en alerte, l'âme réjouie, les sens en éveil...

On est là, le front posé contre la vitre, on regarde, ébloui. 

C'est si beau. 

Il faut aller voir.

Alors, on s'assoit et on écrit pour ouvrir le cadre...

Et l'air pur nous emplit.


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L'anarchie avant l'anomie (humanisme)

Par Le 24/03/2016

Il va devenir vital de prendre conscience que les Décideurs politiques (et financiers) ne sont nullement préoccupés par le bien-être des peuples mais bien uniquement par le maintien de leurs Privilèges.

Il va devenir vital de penser à organiser nos sociétés sous l'étendard de l'anarchie et de bien comprendre ce qu'elle contient.

A défaut de mener cette tâche immense, c'est à l'anomie que nous succomberons.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anomie

"L'anomie comme désordre social n'est pas à confondre avec l'anarchie. L'anarchie renvoie étymologiquement à l'absence de commandement (privatif an- et grec archos) et désigne, au sens strict, une organisation sociale et politique sans autorité coercitive. Le mot « anomie » se réfère à l'absence de règles, de structure, d'organisation. Bien que l'idée selon laquelle l'anarchie mène nécessairement à l'anomie soit répandue, et qu'elle soit au cœur des oppositions à l'anarchie, les anarchistes s'en défendent.

Pour eux, les sociétés actuelles hiérarchisées créent le chaos plutôt que l'ordre, là où l'anarchie serait l'établissement d'un ordre collectif, juste et égalitaire. Il est à ce titre révélateur que le symbole traditionnel de l'anarchie, le A cerclé, représente l'union de l'anarchie et de l'ordre (l'ordre moins le pouvoir3), illustrant ainsi la célèbre maxime de Proudhon : « La plus haute perfection de la société se trouve dans l'union de l'ordre et de l'anarchie », ou la phrase de Hem Day « On ne le dira jamais assez, l’anarchisme, c’est l’ordre sans le gouvernement ; c’est la paix sans la violence. C’est le contraire précisément de tout ce qu’on lui reproche, soit par ignorance, soit par mauvaise foi. »

La sexualité censurée

Par Le 24/03/2016

J'ai entendu parler dernièrement des films cinématographiques frappés par la censure au regard des scènes de sexualité.

Et je m'interroge.

Quelle est donc la similitude qui pourrait justifier une censure frappant des films explorant la sexualité et des films d'horreur explorant les zones les plus sombres des humains ?

Quel est le rapport entre un coït et une décapitation ou le démembrement d'une victime ?

Y a-t-il dans les deux scènes un potentiel dangereux identique ?

De quel ordre ? Quel traumatisme les Censeurs veulent-ils empêcher en interdisant des scènes de rapports amoureux ?

Autant, je comprends qu'une scène de viol soit uniquement suggérée à travers l'effroi, la terreur, la douleur...Autant une scène d'amour partagé me semble totalement intouchable...

Je ne m'explique pas le fait qu'un pénis pénétrant un vagin puisse être rangé dans le même compartiment qu'une lame de couteau saignant une carotide. 

Si les Censeurs veulent protéger l'enfance, ils devraient sortir dans le monde réel.

Les images des attentats et des guerres, des famines et des épidémies, elles tournent en boucle, du matin au soir et les enfants les regardent. Ils en parlent en classe, parfois. 

Seront-ils traumatisés ? Qui s'en inquiète dans les hautes sphères ?

Quant à la pornographie, n'importe quel enfant un peu "débrouillard" techniquement y a accès, c'est "un jeu d'enfant", malheureusement. 

Est-il possible de l'interdire de circuler sur la Toile ? Non. Il n'y a que le contrôle parental qui puisse être efficace. Un contrôle sur la sexualité, oui, mais qu'en est-il de la violence ? C'est impossible d'en limiter intégralement les possibilités de s'y heurter. A moins de n'ouvrir aucune page d'informations. 

 

Est-il possible dès lors de laisser exister des films qui vont chercher à  mettre en scène des sexualités aimantes, réellement aimantes ? 

Il est des pénis invasifs comme il en existe des respectueux.

Essayez donc de trouver sur la toile des films de sexualité réelle, de sexualité sacrée, de l'osmose, de la fusion, de l'élévation. 

Il vous suffira de taper "sexe" dans google...

C'est un désastre...

Alors que faites-vous les Censeurs ? 

Une sexualité trop visible doit être censurée ? C'est cela votre cadre ? Un pénis ne peut pas être beau quand il pénètre un vagin ? C'est obligatoirement pervers, malsain ? 

N'avez-vous donc jamais fait l'amour ?... Avez-vous ressenti de la honte ? De la gêne ? L'impression de commettre quelque chose de pervers, de malsain, d'interdit ? De tabou ? Et pourquoi n'éprouvez-vous pas la même chose au regard de la violence que vous laissez passer ? 

 

J'essaie dans KUNDALINI d'être au plus près des personnages. Dans leur intimité la plus vaste et non la plus secrète, je cherche à être dans le réel et non uniquement dans le suggéré et si je suggère, il s'agit de métaphores tout aussi explicites.

Pourquoi donc un roman échappe-t-il à toute censure quand il traite de sexualité ? Pourquoi sauve-t-il son intégrité quand un film est condamné ? 

L'image...Le visuel...

Alors, je veux que mon écriture devienne visuelle et si possible qu'un jour les lecteurs et les lectrices soient submergés d'émotions comme s'ils avaient devant eux la scène. Ou mieux encore : qu'ils la vivent. 


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"Elle se surprit à la remercier. Elle, juste cette verge divine, comme un Dieu frémissant. "

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« Viens, Sat… Viens !»
Elle se souvenait de cette supplique, de cette invitation passionnée, ce désir souverain d’être inondée, de sentir jaillir en elle des explosions interminables.
Elle avait vu les flamboyances ivoirines ruisselant dans son vagin illuminé, des météorites liquides fusant dans le cosmos."

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"Elle laissa la verge palpitante s’immiscer sur le seuil, entrouvrir la porte, reculer, puis revenir… Chaque sensation se diffusant en elle jusqu’au bout des doigts. Elle inspira profondément lorsqu’elle approcha son bassin et absorba le membre érigé."

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"Il posa les lèvres sur sa bouche. Elle l’accueillit avec délectation, mêlant son souffle au sien.

La verge tendue à l’orée des territoires. Il la pénétra, lentement, par petites pressions et de brefs retraits, l’ouverture délicate d’un trésor.

Comme on reçoit un hommage. Un privilège. Une offrande.

Sa verge dans le calice de sa cathédrale. Une bénédiction.

Laisser jaillir les prières, les allers-retours de son vit comme la récitation des cantiques."

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Sanstitredsed

 


 

Le silence de l'amour (spiritualité)

Par Le 24/03/2016

“On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va.” Jacques Prévert.


On reconnaît aussi le malheur au bruit qu'il fait quand il arrive.
 

Entre les deux, il reste à apprendre à vivre dans le silence.

Et de ce silence, extraire la conscience que le bruit n'est ni celui du bonheur, ni celui du malheur mais de l'émotion associée à chaque situation.

Il est indispensable de profiter des moments de silence pour apprendre à se libérer de l'idée fausse de ce bruit.
 

Les choses sont ce qu’elles sont. Que je les accepte ou pas, qu’elles soient faciles à vivre ou pas, elles sont ce qu’elles sont. Si ensuite, j’y insère des émotions, c’est de ma responsabilité. Et c'est de là que vient le bruit qui contribue à mon malheur ou à mon bonheur. Nullement des événements eux-mêmes de la vie.

 

Apprendre à être là, ni dans la croyance du bonheur, ni dans l'inquiétude du malheur, ni même dans le désir de jouir de l'instant. Rien. Juste être là, sans aucune pensée intrusive, sans aucune émotion débridée, sans aucune intention, sans aucune volonté.

Être là, dans le silence.

Être là, comme dans la matrice. Irradié, nourri, béat et ouvert, aimanté et amant de la vie, juste inséré dans le cocon de l'instant, immobile, attentif, conscient.

Comme un Homme honorant une Femme, patient et appliqué, tendre et puissant, Guerrier de lumière puisant sa force au coeur de l'amour, dévoué et rayonnant.

Je jouis du plaisir que la vie m'octroie quand je l'aime. Le rayonnement est constant et il ne tient qu'à moi de savoir me placer en son centre...


 

Il n'y a plus de pilote (école)

Par Le 23/03/2016

Il y a par contre dans la cabine de pilotage, un ramassis de déglingués du stylo qui lâchent les circulaires comme les vaches du Beaufortain avec leurs bouses. Là, où ça tombe, forcément ça éclabousse.

 

J'en arrive à m'amuser de tout ça, je l'ai déjà dit ici. Alors de temps en temps, je posterai encore des articles. 

Par pur cynisme.

 

«Dans les collèges et lycées, les chefs d'établissement n'en peuvent plus»

Par  — 

Philippe Tournier, le 27 mai 2009 à Paris.
Philippe Tournier, le 27 mai 2009 à Paris. Photo Franck Fife. AFP

 

Philippe Tournier, du SNPDEN, le syndicat majoritaire des chefs d'établissement, dénonce «l'entassement» de dysfonctionnements du fait d'une accumulation d'injonctions, parfois contradictoires, du ministère de l'Education.

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     «Dans les collèges et lycées, les chefs d'établissement n'en peuvent plus»

Il a envoyé mardi matin un communiqué pour alerter la presse, passé inaperçu avec les attentats à Bruxelles. Philippe Tournier, le secrétaire général du SNPDEN, le syndicat majoritaire des chefs d’établissement du secondaire, lance «une alerte sociale». Une façon d’exprimer l’exaspération des personnels de direction dans les collèges et lycées. De deux choses l’une, prévient-il : «Soit le ministère entend nos revendications, soit nous descendrons dans la rue comme nous l’avions fait en 2006, et attention, 40% des chefs d’établissement avaient manifesté.»

Qu’est ce qui ne va pas ?

Ce n’est pas une mesure en particulier mais plutôt une protestation contre un entassement… Une accumulation continuelle de dysfonctionnements. Cela ne date pas d’aujourd’hui, ni même de ces derniers mois, mais rien ne s’améliore, bien au contraire. Plutôt que de nous aider, dans un contexte déjà compliqué, le ministère perturbe encore plus notre travail.

En faisant quoi ?

Le ministère fait sans cesse de nouvelles annonces, sans qu’en amont, personne ne se demande par qui et comment ces nouvelles mesures vont être mises en œuvre. Pour nous inonder de circulaires, ça, ils savent faire ! Mais pour nous dire qui fait quoi et comment, là, rien n’est prévu. Les chefs d’établissement doivent se débrouiller. Je vous donne des exemples. Dorénavant, les élèves qui ratent le bac pourront garder une partie des notes pour l’année d’après. Pourquoi pas, sauf que l’annonce a été faite, sans que l’on sache matériellement comment on allait s’y prendre. Pareil pour le droit donné aux élèves de terminale de pouvoir redoubler dans leur lycée s’ils loupent le bac. Personne n’a pris le temps de réfléchir à la mise en œuvre de cette mesure, ne serait-ce qu’en faisant des projections numériques du nombre d’élèves. Là encore, les chefs d’établissement doivent s’organiser.

On est aussi pris dans des injonctions contradictoires, comme avec cette histoire de classes bilangues. Il y a quelques années, on nous encourageait à en ouvrir partout. Puis, avec la réforme du collège, on apprend qu’il faut les fermer… Pour finalement découvrir qu’en fait, elles sont maintenues. Les collègues n’en peuvent plus, le malaise était très palpable lors de notre dernière réunion.

Que demandez-vous concrètement ?

En 2007 et 2011, l’ancienne majorité avait pris des engagements pour des rendez-vous réguliers avec le ministère sur le fonctionnement du système. Nous demandons aujourd’hui que cet engagement soit tenu, cela permettrait d’éviter les crises périodiques. On ne peut pas en permanence buter sur le silence de l’institution. Encore un exemple. Depuis le 13 novembre, à cause du plan vigipirate, on doit empêcher tout attroupement devant les établissements scolaires. Question simple que nous avons posée au ministère : dans ce contexte, pouvons-nous autoriser les élèves à fumer dans l’enceinte du lycée dans une zone spécifique ou pas ? A ce jour, toujours aucune réponse.

Marie Piquemal

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