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Krishnamurti (site INREES)

Par Le 30/04/2016

http://www.inrees.com/articles/Jiddu-Krishnamurti-maitre-esprits-coeurs/

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Krishnamurti : 


Un maître qui a marqué les esprits et les cœurs

 

Qui était Jiddu Krishnamurti, ce grand penseur dont les enseignements éclairés et l’ouverture de cœur ont frappé l’humanité ? D’une jeunesse colorée par un rôle d’ « Instructeur du monde », à 60 années consacrées à l’enseignement, toute l’existence de Krishnamurti fut jalonnée de phénomènes mystérieux. Retour sur une vie frappée d’extraordinaire...

Une allure distinguée, de grands yeux noirs, Jiddu Krishnamurti grandit à la croisée de l’Orient et de l’Occident. Il déclarait ne pas se souvenir de l’époque de sa jeunesse, expliquant qu’ « aucune pensée ne pénétrait mon esprit. Observer et écouter, rien d’autre ». Ce manque de mémoire et cette totale disponibilité à l'instant présent constituent l’un des aspects les plus insaisissables et complexes de la personnalité de celui qui allait devenir un sage adulé. Sa disposition d'esprit se reflète dans son enseignement de liberté intérieure : Krishnamurti considérait les conditionnements psychologiques, qu'ils soient éducatifs, religieux, culturels ou politiques, comme néfastes et une entrave à la pureté de perception du moment et de la vie en général. Son message était simple : « La vérité est un pays sans chemin ». Comment cet homme, généralement considéré comme l’un des plus grands penseurs et maîtres spirituels de tous les temps, était-il parvenu à saisir cette réalité profonde ? 

 

Désigné « Instructeur du monde »


La jeunesse de Krishnamurti, né en 1895 dans le sud de l’Inde, avait déjà commencé de manière peu banale. Sa mère, à qui on prêtait des dons occultes tels que la lecture des auras, avait eu la prémonition du destin spécial de son fils. Elle choisit ainsi de lui donner le jour dans une salle de puja, réservée à la méditation et aux prières des familles brahmaniques indiennes. A la mort de sa mère, son père partit vivre à Adyar sur la côte est de l’Inde, un choix qui allait faire basculer la vie de Krishnamurti. 

Clairvoyant, charismatique, une barbe blanche imposante et des yeux perçants, Charles Leadbeater comptait parmi les patriarches de la puissante Société de Théosophie, une association ésotérique établie en Inde et qui vivait son âge d’or entre la fin du XIXe siècle et les années 1920. Cet homme allait avoir un rôle clé dans l’incroyable avenir de Krishnamurti. Alors que les théosophes avaient prédit la venue d’un « Instructeur du monde » dont la mission serait de diffuser une nouvelle énergie et un nouveau message à l’humanité, Leadbeater découvre le jeune Krishnamurti, alors âgé de quatorze ans, se promenant sur la plage jouxtant l’enceinte de la Société de Théosophie. Le medium dirait plus tard qu’il avait vu autour de l’enfant « l’aura la plus magnifique qu’il lui ait été donné de voir, sans la moindre trace d’égoïsme ». 

Adopté avec son frère Nitya par la Présidente de la Société, Annie Besant, qui le proclame « Instructeur du monde », Krishnamurti commence une jeunesse de voyages entre l’Europe, la Californie et l’Australie, pour le préparer à endosser ce rôle. Pour la Société, la destinée de Krishnamurti n’est autre que de devenir le véhicule d’une entité spirituelle, dans la lignée de ceux qu’elle appelait les grands initiés, tels que Moise, le Christ, Bouddha ou Zarathoustra. Les années passant, Krishnamurti devient beau, charmant, tout en développant un vif esprit d’indépendance, et est mis à la tête d’une institution mondiale, l’Ordre de l’Etoile, créée pour préparer le monde à son « avènement ». 


 

Une expérience mystique foudroyante


C’est en Californie à Ojai, dans une villa baptisée « Pine Cottage », qu’une expérience va inexorablement changer le cours de la vie de Krishnamurti, alors qu’il n’est âgé que de 27 ans. Il subit ce qu’il appellera le « processus » : une intense expérience intérieure qui l’emporte vers des sommets de souffrance et d’extase. Alors qu'il se trouve en méditation, une pratique matinale quotidienne pour le jeune homme, il ressent de vives chaleurs et des douleurs dans la nuque. Le phénomène se reproduit chaque jour, jusqu'à la traversée d'une expérience qu'il qualifie lui-même d' « extraordinaire » : il vit un sentiment d'unité avec le grand Tout. Le moindre élément constitutif du monde fait partie de lui, il ressent par exemple les pensées et les sensations d'un homme qui répare la route au loin, s'identifie même à la pioche que le cantonnier utilise. Plus rien ne sera jamais comme avant pour lui, comme si le « processus » l'avait dépouillé de sa conscience personnelle. 

L’expérience vécue par Krishnamurti à Ojai s’apparente à certains vécus mystiques de dissolution de l’ego, et il vivra ensuite des moments de paix profonde. Dans son ouvrageKrishnamurti, figure de liberté, l’auteur Isabelle Clerc rapporte un extrait d'une lettre écrite par Krishnamurti à sa mère adoptive, Annie Besant, durant la période de cette expérience mystique : « Devant moi était mon corps et je vis au-dessus de sa tête l'Etoile, brillante et lumineuse. Je perçus alors la vibration du Seigneur Bouddha, je vis le Seigneur Maitreya. J'étais si heureux, calme, paisible... Je voyais toujours mon corps, je planais et en moi était une paix pareille à celle qui règne au fond d'un lac profond (...) j'ai vu la lumière; je me suis tenu au sommet de la montagne et j'ai contemplé les Etres tout-puissants (...) j'ai bu à la fontaine de la joie et de la Beauté éternelle ». 

Pendant des années, Krishnamurti laisse se produire le phénomène et les douleurs physiques qui s'y associent, refusant tout recours médical ; il pressent en effet que l’expérience le prépare à une évolution vers un état de vibration supérieur, totalement inconnu, et que les aléas physiques sont inévitables. Plus tard, une de ses publications portera d’ailleurs le titre : Se libérer du connu. 


 

La deuxième vie de Krishnamurti


Cinq ans plus tard, la mort de son frère, très malade, marque un tournant dans l’évolution spirituelle de Krishnamurti. Les membres supérieurs de la Société de Théosophie avaient été unanimes : Nitya survivrait ; ils en détenaient l’information de la hiérarchie occulte des maîtres. Alors quand son frère décède malgré cette assurance inébranlable, Krishnamurti est terrassé. L’épreuve l’ouvre à une compréhension nouvelle et iconoclaste : celle qu’aucune image, aucun symbole, credo, prêtre, dogme ou rituel, ne peut apporter la connaissance de la vérité. Cette prise de conscience foudroyante l’amène à déclarer en 1929 devant 30 000 théosophes en Hollande : « surmontant tout, connaissant tout, détaché, sans tache, non entravé, totalement libéré par l’anéantissement du désir : qui appellerai-je Maître ? J’ai moi-même trouvé le chemin ». Il déclare alors ne pas être l’ « Instructeur du monde » attendu, renonce aux biens offerts par ses disciples, et ordonne la dissolution de « l'Ordre de l'Etoile ». Ainsi ouvre-t-il son propre sentier vers la liberté, et une nouvelle vie. 

Cet homme remarquable passera le reste de sa vie, jusqu’à sa mort en 1986, à voyager de par le monde pour proposer des enseignements sur le fonctionnement de l’esprit humain et l’urgence pour l’humanité de se transformer. L’essence de son message se reflète dans l’une de ses réflexions, de toute beauté : « Vous êtes le monde, vous n’êtes pas séparés du monde. Vous n’êtes pas américain, russe, hindou ou musulman. A part les mots et les étiquettes, vous êtes le reste de l’humanité parce que votre conscience, vos réactions sont identiques à celles des autres. Vous parlez peut-être une autre langue, vous suivez des coutumes différentes, ceci est de la culture superficielle – toutes les cultures semblent assez superficielles – mais votre conscience, vos réactions, votre foi, vos croyances, vos idéologies, vos peurs, vos angoisses, votre solitude, votre souffrance et votre plaisir sont les mêmes que ceux du reste de l’humanité. Si vous changez, cela affectera l’ensemble de l’humanité. » D’une sagesse et d’une bienveillance exceptionnelles, les enseignements de Krishnamurti demeurent intemporels. 


Plus d’informations et enseignements de Krishnamurti

L'amour dans mes romans

Par Le 29/04/2016

VERTIGES : L'amour onirique

 

NOIRCEUR DES CIMES : L'amour comme dernière ressource.

 

LÀ-HAUT : L'amour comme point ultime de la quête.

 

JUSQU'AU BOUT : De l'amour vénal à l'amour sacré.

 

LES HEROS SONT TOUS MORTS : L'amour de l'argent.

 

À COEUR OUVERT : L'amour épuré.

 

LES ÉGARÉS (non publié): L'amour de la vie en soi.

 

KUNDALINI : La sexualité au coeur de l'amour.

 

 

 

J'ai réalisé cette nuit que tous mes romans explorent la dimension de l'amour.

Je n'avais jamais pris conscience en fait à quel point tout est construit dans l'optique de cette quête amoureuse et que tous mes textes sont reliés par cette Source commune.

Et que finalement, rien d'autre, n'a d'importance.

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"La belle vie" (film)

Par Le 28/04/2016

"Si heureuse de vous annoncer la projection de LA BELLE VIE 
en ouverture du Festival Etonnants Voyageurs à St Malo. 
Samedi 14 mai à 10h (Reprise le Dimanche 15 mai à 10h)
N'hésitez pas à partager et à venir!...plein de mercis"

Marion GERVAIS

Quatre garçons.13 ans à tout casser.
Quatre garçons et leur bande, qui dévalent en skate les routes de leur village, entre la mer, la campagne et la ville. Skater toujours plus vite pour s’échapper. Echapper à la vie ennuyeuse, à l’école qui rapetisse les rêves, aux adultes qui ne rient plus.

 


Oh comme j'aurais y être pour voir ce film et rencontrer Marion.

 

 

Le moi et le Soi.

Par Le 28/04/2016

 

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Moi : entité mêlée à un environnement social et ne réagissant qu'à travers lui.
Je : entité ayant appris à se libérer de ce conditionnement. (ou tentant de le faire...)
Soi : entité incluant le Je dans une osmose avec l'Un. 

 

Le moi est une identification historique.

Il se construit bien entendu, du premier jour au dernier. Il n’est pas figé, fixe, constant. Il évolue, en bien ou en mal. Cette perception est fondamentalement « expérientielle. » Toutes les situations, tous les évènements, des plus anodins aux plus traumatisants concourent à cette construction et à sa progression dans le temps. Mais je vois une distinction profonde entre cette « existence » perçue par ce moi et la « vie » perçue par bien autre chose.

L’existence est constituée par tout ce que le moi accumule.

La vie n’a pas besoin d’accumuler quoique ce soit. Elle est. Constante et immuable.

Est-ce que le moi peut réellement la saisir, est-ce que le moi, dans le chaos de ses pensées, dans le fatras incommensurable de son existence peut réellement percevoir cette conscience du soi et de la vie.

Le moi est une entité individuelle modelée par d’autres entités individuelles, par d’innombrables imbrications dans lequel le moi s’identifie.

 

On peut clairement se demander si la notion de Soi et la conscience de la vie lui sont accessibles. Que peut-il saisir dans son fonctionnement, sinon, une idée mentalisée ? La vision d’un Tout et l’appartenance du Soi à ce Tout sont-ils de pures hallucinations d’un mental qui se gargarise d’un cheminement spirituel, comme un piédestal à sa magnificence ?

 

Il serait bien plus profitable et honnête que ce soit le Soi qui conçoive le moi, que ce soit lui qui observe les agitations frénétiques de ce petit individu mais dans cette soumission de l’individu à son identification, c’est le moi qui part à la recherche d’un Soi dont il a entendu parler et qui comblerait son désir de séduction. Car il se dit que celui-là qui est au cœur de son Soi est beau et sage…

Vaste mystification.

Que peut saisir une entité centrée sur elle-même quand elle se dit être en quête du Tout ? 

La fourmi a t-elle conscience de la forêt dans laquelle elle travaille, de la planète sur laquelle elle existe, de l’Univers ? Possédons-nous une conscience plus élaborée que celle de la fourmi ? Oui, bien évidemment ou alors c’est que la fourmi cache bien son jeu…

Bien, et alors ? Dès lors que le moi part à la recherche d’un Graal qui dépasse son entendement, que peut-il trouver d’autre qu’une entité à sa dimension, c'est-à-dire bien autre chose que le Soi ?

Alors, il nous faut peut-être chercher sur le chemin des religions… Mais les religions sont issues du mental. Aucune religion ne peut être un tremplin. Elles ne sont qu’une boucle qui ramène le moi vers lui-même. Puisqu’il en est l’instigateur. De toute façon, tant que le raisonnement, la linguistique, la dialectique, la logique, la rhétorique entrent en action, c’est le moi qui cherche ce qui ne lui est pas accessible.

Dès lors qu’il y a un observateur et une quête, l’individu reste dans un cheminement mentalisé et par conséquent le moi…Il a conscience de sa recherche et s’en glorifie et imagine dès lors être sur la voie. C’est juste celle qui le ramène à lui-même. Mais par des chemins enluminés de métaphysique, ce qui donne un aspect valorisant à la quête…

Vaste mystification.

La métaphysique est lucide quand elle est capable de juger de son insuffisance. C’est le moi qui se regarde par des fenêtres plus larges. Mais il n’y a pas de nouvel horizon. Pas celui du Soi.

Faut-il donc passer par un autre canal que le moi pour saisir le Soi ? Mais s’il n’y a plus de moi, on pourrait penser qu’il n’y a plus de conscience, de vigilance, qu’il n’y a plus rien qui puisse saisir puisque tout a disparu… Ça serait considérer que seul le mental a la capacité de saisir… Je ne pense pas que ça soit le cas. Là, il s’agit juste d’un formatage. On a appris à penser pour saisir. « Je pense donc je suis. » Sacrée catastrophe que cette affirmation.

 « Je pense donc je fuis. » Je fuis la possibilité d’entrer dans une dimension qui m’échappe dès lors que je pense. Ça ne nous donne pas de piste quant à la quête de ce Soi. Pour l’instant, il reste insaisissable. Mais n’est-ce pas justement la solution à l’énigme ?

Puisque le moi ne peut pas saisir un Soi, autre qu’une enveloppe grossie de son propre moi, puisque le Soi ne peut pas être conscience de lui-même puisque cela reviendrait à concevoir un Soi détaché du Tout, c'est-à-dire immanquablement une individualité, ce qui serait antinomique dans l’idée du Tout, il n’est dès lors pas possible de saisir le Soi par le moi. Tout simplement.

Le Soi aperçu par le moi est nécessairement une entité séparée du Tout et par conséquent autre chose que le Soi.

Le Soi est Conscience et non croyance. Il ne peut pas être conscientisé car il faudrait qu’il s’individualise et qu’il s’identifie à l’observateur.

 

Le ciel ne peut pas voir le ciel. Il faudrait qu’il prenne de la hauteur !! L’Univers ne peut pas s’observer. Le Soi ne peut pas se connaître. Ni par lui-même puisqu’il ne serait plus le Soi mais une entité séparée du Soi, ni par le moi qui ne peut pas connaître ce qui le contient.

Mais alors qu’en est-il des expériences mystiques ? Des révélations qui font basculer parfois en quelques instants, des individus « basiques » à des êtres éveillés ?

Qu’ont-ils aperçu, ressenti, perçu, « compris » (pas de façon rationnelle bien entendu…), que leur est-il arrivé ? Est-ce que le moi peut basculer dans une dimension qui ne serait pas le Soi mais un « simple » état de conscience modifiée ? Comment considérer que ces gens puissent évoluer dans un monde mentalisé en ayant eu accès à une vision unifiée de la vie ? Comment gérer ce genre d’antagonismes ? Comment passer du haut en bas, de l’intériorité mentalisée à l’universalité dés-identifiée ? Les voyageurs des NDE ? Les guérisons « spontanées » et inexpliquées ? Que s’est-il passé ?

Le moi, dans ces expériences extrêmes, n’a rien à voir. Il est bien trop futile et insignifiant pour s’engager dans des voies aussi radicales.

Écoutons les paroles des « expérimentateurs»…

C’est stupéfiant. Tellement éloigné de notre vision mécaniste et rigoriste de la vie. Le Tout s’est-il laissé découvrir, le Soi s’est-il révélé ?

Mais alors, tout ce que j’ai écrit au-dessus ne tient pas. Tout ça ne serait donc bel et bien que du charabia métaphysique. C’est sans doute qu’il faut chercher ailleurs. Et se passer même du langage.

 

La souffrance devient-elle la clé pour ouvrir l’enceinte ? Lorsque plus rien ne permet au geôlier de prendre conscience qu’il fabrique lui-même la prison qu’il s’obstine à ignorer, la souffrance réelle, physique, psychologique, existentielle, ne devient-elle pas l’ultime accès à la liberté ?

Cette rupture, totale, incompréhensible, imprévisible, comme si parvenu à une altitude inconnue, le mental n’avait plus d’oxygène, que les pensées et les résistances ne pouvaient plus prendre forme, n’avaient plus de nourriture, une perte d’identification. La douleur a tout rongé, jusqu’à la dernière image, les rôles les plus essentiels, ni mari, ni père, rien, il ne reste rien que cette douleur insoutenable jusqu’à ce qu’elle disparaisse à son tour. Cette rupture, ce vide. Cette absence de tout, plus rien, aucune sensation, plus de corps, plus de peur, aucune pensée, le néant sans rien pour le voir, rien…

Comment expliquer qu’il n’y a rien. Ni même rien pour s’en rendre compte. Toute la difficulté pour l’exprimer vient du fait qu’il n’en reste rien. Puisqu’il n’y a plus rien pour s’en souvenir, pour que ça se grave. Rien ne s’est gravé dans ce rien.

Et pourtant, j’ai entendu cette phrase, soudaine, au milieu d’auras bleutées.

« Tu n’es pas au fil des âges un amalgame agité de verbes d’actions conjugués à tous les temps humains mais simplement le verbe être nourri par la vie divine de l’instant présent. »

Ça n’était pas moi. Ça venait d’ailleurs. C’était trop long pour que je l’élabore moi-même dans cet état d’hébétude. Qu’est-ce que c’était ? « Qui » était-ce ? Des nuits entières à me poser cette question, de mois, des années, des heures à y penser en marchant, sur mon vélo, assis dehors, sous les étoiles, à tenter de retrouver dans ce vide environnant une source, un point de départ, un noyau de clarté, un point lumineux d’où aurait jailli cette fulgurance. Dans ce vide intersidéral que la douleur avait engendré, dans cette incapacité à être moi, à penser même, comment une telle complexité pouvait-elle se concevoir ?

Il existerait donc un autre émetteur ?...Et je pourrais recevoir ces émissions inconnues ?...Le Soi ? Ce vide, était-ce cela « la vacuité ? »

S'éveiller à la vacuité est-ce voir que personne ne souffre ici, qu’il y a une sensation mais personne pour en prendre livraison. La douleur porte-t-elle un enseignement salvateur?

Pointe-t-elle vers ce qui est au-delà de la douleur ?

« Les quatre nobles vérités qui sont à l'origine du bouddhisme sont: la vérité de la souffrance ou de l'insatisfaction inhérente, la vérité de l'origine de la souffrance engendrée par le désir et l'attachement, la vérité de la possibilité de la cessation de la souffrance par le détachement, entre autres, et finalement la vérité du chemin menant à la cessation de la souffrance, qui est la voie médiane du noble sentier octuple. »

Je ne sais pas ce qu’est ce sentier octuple. Je comprends par contre cet attachement à la douleur, comme à tout le reste. Toutes les identifications qui s’opposent au Soi, qui le couvrent comme autant de salissures. La douleur est un purificateur forcené. Elle brise la coquille et libère le noyau.

Mais ce noyau n’est pas une entité individuelle.

Il est le flux vital.

L’énergie créatrice.

Et dans l’amour inconditionnel, ineffable, incommensurable de l’énergie, il n’y a pas de mal, pas de douleur, pas de traumatisme puisqu’il n’y a plus de moi et que le moi entretient tout ce à quoi il est identifié. N’être plus rien efface jusqu’au mal tout comme il efface le bien. Il n’y a que ce qui est. Et ce qui est ne porte pas les fardeaux mentalisés du moi.

Bien et Mal ne sont que des rumeurs.

La douleur comme la libération du Tout en moi. Comment pourrais-je y voir du Mal ?

Ce Bien dans lequel je m’imaginais exister et qui m’avait brisé.

Bien et Mal, juste deux termes qui n’ont aucune réalité dans le flux vital. Cette absence de lucidité qui entretenait ces rumeurs. Et en venir à honorer la douleur lorsque le moi est éteint. Il y a autre chose. Une autre réalité, sans doute la seule. Lorsque le rêve éveillé est brisé et que toutes les rumeurs s’éteignent dans la lumière de la Conscience. Pas « ma » conscience mais l’Autre. Celle qui libère et unifie.

Plutôt que d'attendre que la douleur nous sorte de notre torpeur spirituelle, il est toujours temps de se tourner vers la sexualité sacrée et donc le bonheur.

Au lieu de se contenter d'une sexualité identitaire, égotique, inquiète ou inconsciente, insignifiante et réductrice, il est préférable de s'élever conjointement dans la dimension consciente des âmes unifiées dans le cocon des corps et le battement des coeurs, le souffle de vie.

La sexualité sacrée est un éveil du Soi avec l'Autre.

 

 

L'habituation (Nature)

Par Le 28/04/2016

Et si les organismes les plus primitifs étaient capables d'apprendre...

Des chercheurs français affirment que l'amibe Physarum polycephalum est capable d'une forme simple d'apprentissage. Une première. Explications.

 

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Publié le  | Le Point.fr

Ce cliché montre la surface de Physarum polycephalum, qui bien qu'étant une seule et même cellule, présente des structures assimilables à des veines.

Ce cliché montre la surface de Physarum polycephalum, qui bien qu'étant une seule et même cellule, présente des structures assimilables à des veines. © Romain Boisseau

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Peut-on apprendre sans avoir de cerveau, ni même de système nerveux ? La question vous semble inepte ? Des chercheurs français de l'université Paul Sabatier de Toulouse (CNRS) se la sont pourtant posée. Et leur réponse est pour le moins surprenante. Selon eux, un organisme, non seulement sans l'ombre d'un système nerveux, mais tout bonnement unicellulaire, une amibe baptisée Physarum polycephalum, vivant dans les sous-bois, est bien capable d'une forme d'apprentissage basique, appelée habituation.

Quèsaco ? « L'habituation consiste en l'atténuation d'une réponse comportementale face à la répétition du stimulus l'ayant déclenchée. Une faculté que l'on observe chez des organismes simples comme chez certaines catégories de plantes, les carnivores et les sensitives. Touchez délicatement un mimosa de manière répétitive et vous verrez que ses feuilles, qui, au départ, se recroquevillent aussitôt, réagissent de moins en moins », explique Romain Boisseau, l'un des auteurs de l'étude qui paraît cette semaine dans la revue scientifique britannique Proceedings of the Royal Society.

Une mince extension de la cellule en éclaireur

Pour les Physarum polycephalum de l'expérience toulousaine, des cellules géantes visibles à l'œil nu, le « jeu » consiste non pas à s'habituer aux touchers d'êtres humains curieux, mais à traverser un pont enduit d'une substance amère pour atteindre leur nourriture. Un groupe d'amibes est confronté à un pont imprégné de quinine et un deuxième à un pont enduit de caféine, deux substances perçues comme potentiellement toxiques par ces organismes, mais, en réalité, totalement inoffensives. Le tout alors qu'un groupe de référence est mis face à un pont vierge de tout répulsif. Que se passe-t-il donc ?

Les premiers temps, tandis que les amibes du groupe témoin étendent tranquillement leur « corps » extensible sur leur pont pour se sustenter, celles des deux autres groupes déploient timidement une sorte de « doigt » appelé pseudopode, une extension de leur « corps » la plus fine possible, de manière à limiter au maximum les contacts avec la substance amère. Un peu comme une armée enverrait un soldat en éclaireur. Toutefois, au cours de l'expérience, le comportement de ces dernières évolue rapidement. Jour après jour, le pseudopode déployé sur la substance amère est de plus en plus large. L'organisme unicellulaire explore le pont imprégné avec une confiance croissante. Tant et si bien qu'au bout de six jours, le comportement des trois groupes se révèle parfaitement identique.

Qui dit apprentissage dit mémoire

L'illustration de droite montre comment l’organisme unicellulaire Physarum polycephalum apprend par habituation à ignorer la présence de quinine (substance amère) lors de son trajet vers la nourriture. Cette habituation se traduit par une augmentation de la largeur du pseudopode (une des excroissances de la cellule visibles sur l'image de gauche ) utilisé pour rejoindre cette nourriture. © Audrey Dussutour

Les Physarum des deux premiers groupes « ont appris respectivement que la quinine ou la caféine dont leur pont est enduit ne constitue pas un danger et ne s'en méfient plus », explique l'étudiant, enthousiaste. « Pour nous, ce résultat a été une surprise. D'autant que, lors des expériences préliminaires, nous n'avions rien vu, se souvient-il. Parce que nous ne regardions pas au bon endroit. Nous étions focalisés sur la vitesse des amibes pour arriver à la nourriture alors que ce qu'il fallait regarder, c'était la forme de l'extension déployée par la cellule pour aller chercher cette nourriture », ajoute-t-il.

Que se passe-t-il si l'on soumet les amibes du groupe quinine à de la caféine, ou bien inversement ? « Les Physarum qui ont appris à ne plus se méfier de la quinine demeurent tout aussi méfiants vis-à-vis de la caféine et inversement », répond Romain Boisseau. « Par ailleurs, si on cesse de mettre ces amibes en contact avec la substance amère à laquelle elles ont été « habituées », elles retrouvent leur méfiance au bout de seulement deux jours ». En résumé, s'il y a apprentissage, c'est que l'organisme en conserve la mémoire, même si, dans le cas de Physarum, celle-ci est à relativement court terme.

Mais alors, sans cerveau ni système nerveux, où cette mémoire peut-elle bien siéger ?

Un mécanisme mystérieux

« À ce stade, nous ne savons même pas vraiment comment Physarum perçoit les signaux chimiques de la présence de quinine ou de caféine. Toutefois, on peut raisonnablement supposer qu'il y a, sur la membrane de la cellule, des récepteurs capables de les recevoir et, à partir de là, spéculer sur différents mécanismes », explique Romain Boisseau. « Par exemple, on peut imaginer qu'à chaque exposition à la substance amère, les récepteurs soient un peu altérés et, ainsi, deviennent, au fil du temps, de moins en moins sensibles à celle-ci. Après quoi, si on attend quelques jours sans réexposition à la substance, ces récepteurs, ayant été régénérés ou remplacés, réagissent de nouveau comme au premier contact. Une autre piste, plus complexe, fait intervenir un mécanisme épigénétique, c'est-à-dire qui touche à l'expression des gènes sans intervenir sur la séquence ADN elle-même. En clair, la réception des signaux chimiques, au niveau des récepteurs, entraînerait une cascade de réactions moléculaires de nature à provoquer une modification transitoire dans l'expression de certains gènes. »

Deux pistes principales parmi d'autres que les chercheurs ont l'intention d'explorer, tout en tentant en parallèle d'autres expériences sur des organismes plus simples que Physarum. Car s'il s'agit bien là d'un organisme unicellulaire, il est d'un genre un peu particulier. En effet, s'il possède bien une membrane cellulaire unique, il est en revanche doté de millions de noyaux. « Ce qui en fait une sorte d'organisme intermédiaire », concède Romain Boisseau.

Cet apprentissage simple qu'est l'habituation est-il vraiment quelque chose de répandu chez les organismes vivants ? Voilà la question principale à laquelle les scientifiques vont devoir tenter de répondre. Tout simplement parce que, si c'est le cas, alors les mécanismes qu'elle implique sont potentiellement apparus très tôt dans l'évolution, bien avant la première ébauche de système nerveux. La découverte des chercheurs de Toulouse pourrait alors éclairer les origines de l'intelligence.

Identité existentielle.

Par Le 27/04/2016

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Quand on me demande ce que je fais, si je réponds que je suis instituteur, je m’identifie à une tâche, un métier, un rôle.

Et bien, c’est ce que nous faisons très souvent, dans de nombreuses situations et pas seulement professionnelles.

Je suis montagnard, je suis écrivain, je suis cycliste, je suis marié, je suis père, je suis Français.

 

Et bien, non, je ne suis rien de tout ça.

 

Ces informations correspondent à des situations précises, temporelles, évènementielles, mais elles ne font pas de moi autre chose que ce que je suis. Elles ne sont que des situations qui peuvent très bien se révéler provisoires ou évolutives.

 

Il est par conséquent préférable, à mon avis, d’associer ces situations à des actes.

Je ne suis pas instituteur, j’exerce le métier d’instituteur.

Je ne suis pas montagnard, je parcours les montagnes.

Je ne suis pas marié, j’aime la femme qui partage ma vie.

Je ne suis pas père, j’élève mes enfants. (qui ne sont pas à moi d'ailleurs, mais à la vie)

Je ne suis pas Français, je vis en France.

 

On pourrait me dire que ça n’a pas d’importance et que c’est juste de la sémantique ou de la dialectique mais je pense que ça va bien plus loin que ça.

Si une de ces situations venait à disparaître et que pendant des années, je me suis identifié à elle et qu'en plus "j'existe" au yeux des autres sous cette identification, qui serais-je puisque le « je » est effacé ?

Si je perds mon travail, si ma femme me quitte ou décède, si mes enfants s’éloignent (ce qui arrivera nécessairement), si la vieillesse finit par m’interdire les sommets (ce qui arrivera nécessairement)… Qui serais-je ?

 

C’est avant cela qu’il est nécessaire de se poser la question.

Combien de dépressions lorsque les identifications tombent ? Combien de drames ?

L’extrême difficulté vient de ce conditionnement éducatif qui s’installe dès les premières années de vie.

Je suis élève, je suis footballeur, je suis supporter, je suis guitariste, je suis une princesse, je suis spectateur, je suis fan, je suis consommateur, je suis gamer, ipodeur, je suis majeur, je suis chômeur, je suis citoyen, je suis indigné, je suis déprimé, je suis révolté.  

 

Rien, il n’y a rien de vrai là-dedans. Pas plus d'ailleurs lorsqu'il s'agit des couleurs de peau : "je suis blanc, je suis noir, je suis jaune, violet à rayures...Je suis blond, châtain, roux, brun, épilé, poilu, barbu, imberbe, chauve...

"Je suis, je suis, je suis..."

Eh bien, non, je ne suis rien de tout ça.  

Ce ne sont que des situations et tout est fait, dans notre environnement, pour que nous adhérions à ces paravents. En 2017, on entendra de toutes parts que nous devrons être électeurs.

Et ensuite, nous serons les déçus des suites électorales.

Je m’égare…

 

On pourrait penser que ces identifications ont un intérêt lorsqu’elles se révèlent positives.

Je suis reçu à mon examen.

Je suis le premier de la course.

Je suis le second du patron.

Je suis le plus beau.

La dernière affirmation fait habituellement sourire mais les autres sont toutes aussi absurdes.

« Je », dans ces situations n’est rien de ce qui lui est attribué.

Et si l’individu prend le risque de s’égarer dans ce genre de mensonges existentiels, il ne devra pas se plaindre si les évènements ne tournent pas en sa faveur. Il aura été le seul bâtisseur de sa souffrance.

 

Les évènements et les conditions de ma vie ne font pas ce que « je » suis. Elles sont des peaux que j’enfile comme des habits mais je me dois d’apprendre à les retirer avant de me persuader qu’elles sont la réalité.

 

Quelle est cette réalité ?

Et bien, déshabillez-vous...Intérieurement...

 

Pour quelle raison, ce marchandage constant entre l’individu et les instances qui proposent des rôles à tenir se perpétue-t-il depuis si longtemps ? Pour quelle raison, l’individu accepte-t-il de perdre son intégrité existentielle en échange de risques majeurs ?

Tout simplement parce qu’il envisage uniquement le meilleur. Et qu’il balaie négligemment tout accident de parcours. Une certaine immaturité qui dure, parfois, une vie entière.

Retour de flamme obligatoire.  

L’embrigadement est extrêmement bien mené aussi, il faut le reconnaître. L’école y joue un rôle prépondérant et terriblement assassin. Un des premiers piliers de la société des rôles.

Je pourrais donc parler de ces enseignants ou de ces psychologues, orthophonistes et autres professions enserrant les enfants et toutes ces étiquettes qui sont attribuées et qui en viennent à persuader l'enfant qu'il est ce qu'on lui dit :

"Je suis dyslexique, je suis hyper actif, je suis rêveur, je suis introverti, extraverti, dysorthographique, dyscalculique, dys, dys dys...je suis, je suis, je suis...

Un désastre qui enferme, un chaos qui a des conséquences qu'on n'imagine pas. Non, ils ne sont rien de tout ça. Ces étiquettes ne sont que les formes de pouvoir que ces adultes diplômés veulent appliquer pour leur propre contentement.

"Ah, j'ai bien fait mon job, j'ai encore trouvé un dyslexique."

Et donc, l'enfant n'est plus que ça, un numéro de plus dans les statistiques du Ministère. 

 

Nous passons un temps infini à nous identifier à ces rôles, un Hollywood permanent. À se demander d’ailleurs pourquoi autant de gens vont au cinéma quand on prend conscience du nombre de rôles qu’ils tiennent.  

Mais alors pourquoi ?

Quel est le nerf de cette guerre existentielle ? Qui entretient cet atelier de poterie pour les âmes, cet effroyable moulage unique, reproduit à des milliards d’exemplaires ? Quel est le moteur ou le carburant ?

L’argent, bien entendu. Et ceux qui le possèdent. 

L’attribution des rôles est associée à toute une économie qui lui correspond. Tout le système repose sur les rôles.

Si vous enlevez les identifications, si les individus prennent conscience qu’ils ne sont pas leurs actes et que ces actes ne correspondent à aucune réalité profonde mais ne sont que des évènements, des phénomènes, alors ces individus apprennent à limiter leurs besoins, ces individus n’éprouvent plus aucune euphorie à participer aux phénomènes de ceux qui jouent les mêmes rôles que ceux qu’ils tenaient, ils se détachent, s’éloignent, se libèrent, se simplifient extérieurement pour œuvrer enfin à une exploration intérieure qui ne rapporte rien à personne, qui n’est pas mercantile, qui ne peut pas être dupliquée.

Le système économique ne peut pas se le permettre. Les financiers en mourraient. Et les politiciens n’auraient plus de valises de billets à faire porter. Les puissants ne peuvent pas autoriser la puissance existentielle des gens de s’exprimer. Il faut la brider dès que le fœtus est lancé. Les puissants ont des batteries de rôles pour ce petit d’homme qui arrive. Tout est prêt. S’en prendre à la mère est le meilleur moyen d’atteindre l’enfant. "Parce qu’elle le vaut bien…"

J'en viens même à me méfier terriblement de tous les mouvements de masse associés à la quête spirituelle. Payer des mille et des cents un séjour dans un Ashram pour écouter religieusement un "Grand Maître", c'est tout simplement à mes yeux, la main mise des financiers sur l'identité existentielle. On entre dans le même fonctionnement que les religions. Quelqu'un va vous dire ce que vous êtes...Comment vous devez vous comporter, il va cartographier l'itinéraire que vous devez suivre, c'est à dire le sien. 
Heureusement que tous les "Maîtres" n'agissent pas de la sorte mais le risque est grand, malgré tout, pour celui qui cherche, de s'identifier à la voie qu'il pense la plus juste. Je ne suis pas bouddhiste, athéiste, agnostique, pantéiste, je ne suis pas "raélien", ni adepte du "temple solaire" ou de "la confrérie des esprits supratomiques", je ne suis pas catholique, musulman ou juif.Tout ça ne sont que des habits, des vêtements, des signes de reconnaissance, des appartenances, la constitution des communautés. Et de toutes les violences qui les accompagnent.

Je rêve d’un monde où les Etres humains seraient nus.

Comme avant le premier jour, avant même la conception, quand ils n’étaient que des âmes en instance…

C'est aussi ce que raconte "KUNDALINI"

Kundalini web 1

La voie orientale (spiritualité)

Par Le 25/04/2016


Spiritualité, la voie orientale


La voie orientale

Le plus souvent, lorsque l'on parle des religions en les comparant les unes aux autres, on se limite à comparer 3 religions qui n'en font qu'une, la "religion du Livre", dont les 3 branches successives (Judaisme, Christianisme et Islam) partagent les mêmes racines, les mêmes valeurs et la même vision du monde fondée notamment sur le dualisme et l'idée d'un dieu extérieur à l'homme.

Si on veut réellement découvrir d'autres visions du monde, il faut s'extraire de la sphère occidentale-babylonienne et aller vers d'autres cultures qui ont développé des visions réellement différentes.

Des alternatives nous sont données par les multiples cultures animistes ou shamanistes, et par la spiritualité orientale dont il sera question ici...

 

La spiritualité orientale comprend différentes branches qui partagent en réalité les mêmes principes fondamentaux, et la même vision du monde, aux antipodes de la vision occidentale. Ses principales branches sont l'hindouisme, le bouddhisme, et le taoisme.

Les spiritualités orientales voient la réalité comme un tout, en mouvement, avec des éléments unis par des relations dynamiques.

Dans la vision occidentale, notre tendance à fractionner la réalité nous fait percevoir des objets individuels, séparés et fixes. Du coup, nous nous concevons nous-mêmes comme des objets isolés. Cette vision des choses correspond à l'état "d'ignorance" (ou "avidya") dans la philosophie bouddhiste.

Les spiritualités orientales mettent l'accent sur l'unité de l'univers et l'interdépendance de tous les phénomènes. L'illumination consiste à devenir conscients de cette unité et de la corrélation de toutes choses.

"Dans la conception orientale, la division de la nature en objects disctincts est une illusion. Tout a un caractère perpétuellement changeant et fluide. La vision orientale est intrinsèquement dynamique. Elle comprend comme caractéristiques essentielles le temps et le changement. Le cosmos apparait comme une réalité indivisible, éternellement mouvante, vivante, organique, spirituelle et matérielle à la fois.(...)

De même, l'image orientale de la divinité n'est pas celle d'un souverain dirigeant le monde d'en haut (contrairement la religion du Livre et ses dérivés) mais d'un principe qui contrôle chaque chose de l'intérieur."

Fritjov Capra, "Le Tao de la physique"

 

Le livre du physicien Frijtof Capra "Le Tao de la physique" est une synthèse profonde, limpide et concise sur ces spiritualités orientales.

En voici quelques extraits, en commençant par la plus ancienne de ces spiritualités orientales...

 

 

L'hindouisme



"La base de l'hindouisme est l'idée que dans leur multitude, les phénomènes autour de nous ne sont que les diverses manifestations de la réalité ultime. Cette réalité, nommée Brahman, est l'idée unificatrice qui donne à l'hindouisme son caractère essentiellement moniste en dépit du culte des nombreux dieux et déesses.

Brahman, l'ultime réalité, est entendu comme "l'âme" ou "l'essence intérieure" de toutes choses. Il est infini, et par-delà tous les concepts. Il ne peut être compris par l'intelligence, ni être décrit de façon adéquate par les mots. (...)

La manifestation de Brahman dans l'âme humaine est nommée atman, et l'idée qu'atman et Brahman (la réalité individuelle et la réalité ultime) ne font qu'un est l'essence des Upanishad: « Ce qui est la plus subtile essence, ce monde-ci tout entier, a cela pour âme, c'est la réalité. Cela est atman. Cela est toi. »

 

L'activité créatrice de la divinité est nommée lila, le jeu de Dieu, et le monde est perçu comme la scène du jeu divin. Comme la majeure partie de la mythologie indienne, , le mythe de lila a une forte saveur magique. Brahman est le grand magicien se transformant lui-même en monde, et il accomplit cet exploit avec son pouvoir magique de création qui est la signification originelle de maya dans le Rig-Veda. (l'un des textes fondateurs de l'hindouisme)

Le mot maya, l'un des termes essentiels de la philosophie indienne, a changé de sens au cours des siècles. Du pouvoir de l'acteur divin, il en est venu à désigner l'état psychologique de quiconque est sous le charme du jeu magique. Aussi longtemps que nous confondons les myriades de formes du divin lila avec la réalité, sans percevoir l'unité de Brhaman sous-jacentes à toutes ces formes, nous sommes sous le charme de maya. (...)

Le monde de maya change continuellement car le divin lila est un jeu dynamique et rythmique. La force dynamyque du jeu est le karma, autre concept important de la pensée indienne. Karma veut dire action. C'est le principe actif du jeu, l'univers entier en mouvement, où chaque chose est en relation dynamique avec les autres.

Se libérer des liens du Karma signifie réaliser l'unité et l'harmonie de toute la nature, l'être humain compris, et agir en conséquence.

Se libérer de l'envoutement de maya et briser les chaines du Karma signifie réaliser que tous les phénomènes que nous percevons par nos sens sont les éléments d'une même réalité. Cela signifie qu'il faut expérimenter, concrètement et personnellement que toute chose, y compris soi-même, est Brahman. Cette expérience est nommée moksha, ou "libération", dans la philosphie hindoue, et elle est l'essence véritable de l'hindouisme.

L'hindouisme soutient qu'il existe d'innombrables voies de "libération". On ne saurait s'attendre à ce que tous les adeptes soient capables d'approcher la divinité de la même façon, il existe donc divers concepts, rituels et exercices spirituels accordés à différents modes d'éveil. Le fait que beaucoup de ces concepts ou pratiques soient contradictoires ne trouble pas le moins du monde les Indiens, car ils savent que Brahman est de toute façon au-delà des concepts et des images."

Fritjov Capra, "Le Tao de la physique"

 

Pour se mettre dans l'ambiance, un peu de musique indienne !

 

 

 

 
  

 



Le bouddhisme

Suite de l'exploration avec le bouddhisme, une philosophie née en Inde il y a 2600 ans...
 

"Si le style de l'hindouisme est mythologique et ritualiste, celui du bouddhisme est psychologique. Le Bouddha ne se préoccupait pas de satisfaire la curiosité humaine touchant à l'origine du monde, la nature de la divinité ou des questions similaires. Il s'intéressait exclusivement à la situation humaine, aux souffrances et aux frustrations des êtres humains. Sa doctrine n'était pas métaphysique mais psychothérapique. Il indiqua l'origine des frustrations humaines et les manières de les dépasser, adoptant les concept indiens traditionnels tout en leur donnant une interprétation psychologique nouvelle, dynamique et directe.

(...)

Immédiatement après son "éveil", le Bouddha exprima la formule des "4 Nobles Vérités", un exposé concis de l'essentiel de sa doctrine, assez proche de l'énoncé d'un médecin qui, en premier lieu, établit la cause de la maladie, puis affirme que cette maladie peut être guérie, et finalement prescrit le remède.

La première Noble Vérité expose la spécificité de la situation humaine, duhka, qui est souffrance ou frustration. Cette frustration vient de notre difficulté à affronter le fait fondamental de la vie, le fait que chaque chose autour de nous est changeante et transitoire.

La souffrance survient chaque fois que nous résistons au flux de la vie et essayons de nous accrocher à des formes fixes qui sont toutes maya, qu'il s'agisse de choses, d'événements, de gens ou d'idées.

Cette doctrine de l'impermanence inclut également l'idée qu'il n'existe pas d'égo, aucun soi-même ne demeurant le sujet inchangé de nos diverses expériences.

Le bouddhisme soutient que l'idée d'un soi individuel distinct est une illusion, juste une autre forme de maya, une notion intellectuelle qui n'a aucune réalité. S'accrocher à une telle notion conduit à la même frustration que n'importe quelle autre catégorie fixe de pensée.
 

La seconde Noble Vérité traite de la cause de toute souffrance, l'attachement.

C'est l'attachement futile à la vie, fondé sur un point de vue fallacieux nommé avidya ou "ignorance" dans la philosophie bouddhiste. Du fait de cette ignorance, nous fractionnons le monde perçu en choses individuelles et distinctes, et tentons ainsi d'enfermer les formes fluides de la réalité dans des catégories fixes forgées par l'intellect.

Aussi longtemps que prévaut cette conception, nous restons condamnés à aller de frustration en frustration.

Essayant de nous accrocher aux choses que nous voyons comme si elles étaient fixes et persistantes, alors qu'en fait elles sont transitoires et toujours changeantes, nous devenos prisonniers d'un cercle vicieux où chaque action engendre une action ultérieure, et où la réponse à chaque question pose de nouvelles questions. Ce cercle vicieux est nommé samsara, le cycle de naissance et de mort, et il est mû par le karma, la chaine sans fin des causes et des effets.

 

 

"La troisième Noble Vérité affirme que l'on peut mettre un terme à la souffrance et à la frustration. Il est possible de se libérer du cercle vicieux du samsara, de se libérer de l'esclavage du karma, et d'atteindre un état de totale libération appelé nirvana.
 

Dans cette situation, les fausses conceptions d'un moi distinct ont disparu à tout jamais et l'unicité de toute vie est devenue un sentiment permanent.

Le nirvana est l'équivalent de moksha dans la philosophie indienne, et étant un état de conscience au-delà de tous concepts intellectuels, il est indescriptible.
 

La quatrième Noble Vérité est la prescription du Bouddha pour en finir avec la souffrance, l'Octuple Sentier du développement de soi conduisant à l'état de Bouddha."

 
Fritjov Capra, "Le Tao de la physique"

 

 

L'Octuple Sentier

Les 8 qualités qui mènent à la sagesse selon le Bouddhisme:

1. la compréhension juste

2. la pensée juste

3. la parole juste

4. l'action juste

5. les moyens d'existence justes

6. l'effort juste

7. l'attention juste

8. la concentration juste

 

La compréhension juste est la vision juste de la réalité.

La pensée juste est une pensée dénuée de haine, d'avidité et d'ignorance.

La parole juste consiste à ne pas mentir, ne pas semer la discorde par ses paroles, ne pas parler abusivement.

L'action juste est une action adaptée à la situation et qui ne cause pas de tort à autrui.

Les moyens d'existence justes sont ceux qui permettent de vivre sans tuer et sans faire de mal à autrui, par des moyens justes et honorables.

L'effort juste consiste à développer les conditions favorables à l'éveil, et à éviter ou surmonter les pensées négatives.

L'attention juste est la conscience aiguë des choses, de soi (corps, émotions et pensées), des autres, de la réalité.

La concentration juste est la stabilité de l'esprit libéré de l'agitation, la distraction ou l'excitation, laissant passer les pensées sans s'y attacher.

 

 

 

Un peu plus haut, Capra écrivait que le Bouddhisme était surtout centré sur la psychologie humaine, ce qui en fait un enseignement "horizontal" plutôt que "vertical" ou "transcendental". On retrouve cependant la dimension mystique voire shamaniste dans le bouddhisme tibétain.

 

 

 

 

 

Le taoïsme

Le taoïsme est une philosophie apparue en Chine à la même période que le bouddhisme, il y a 2600 ans. Le "Tao" est à la fois la voie, le tout, et la nature de chaque chose. En voici un résumé, toujours avec Fritjov Capra...

 

"Les taoïstes concentrent totalement leur attention sur l'observation de la nature afin de percevoir les caractéristiques du Tao.

L'observation attentive de la nature, jointe à une puissante intuition mystique, conduisit les sages taoïstes à des vues pénétrantes. L'une des plus profondes découvertes fut de réaliser que la transformation et le changement sont des traits essentiels de la nature.

Selon les taoïstes, tous les changements dans la nature sont des manifestations de la relation dynamique entre les pôles opposés yin et yang. Ainsi en arrivèrent-ils à la conclusion que n'importe quel couple d'opposés forme une relation bipolaire où chacun des 2 pôles est lié dynamiquement à l'autre. Il est fort difficile à un esprit occidental de saisir cette notion d'unité implicite de toutes les contradictions. Il nous semble très paradoxal que des expériences et des valeurs que nous avons toujours crues opposées soient en définitive des aspects d'une même réalité fondamentale.

 

 

L'idée que les mouvements du Tao sont une réaction continuelle entre des énergies opposées, les taoïstes déduisirent 2 règles fondamentales concernant la conduite humaine. Chaque fois que vois voulez arriver à quelque chose disent-ils, commencez d'abord par le contraire.

L'expansion précède la contraction.
Renforce pour affaiblir.
Exalte pour éliminer.
Donne pour prendre.
Cela s'appelle subtile sagesse.

Lao-tseu

 
D'autre part, chaque fois que l'on veut conserver quelque chose, on doit admettre un tant soit peu son contraire:

Courbe-toi et tu demeureras droit.
Vides-toi et tu demeureras plein
Uses-toi et tu demeureras neuf.

Lao-tseu

 
Telle est la règle de vie du sage qui a acquis un point de vue plus élevé, une perspective d'où la relativité et le rapport polaire de tous les opposés sont clairement perçus. Ces opposés incluent les notions de bien et de mal, interdépendantes comme le yin et le yang.

Reconnaissant la relativité du bien et du mal ainsi que de toutes les conventions morales, le sage taoïste ne s'efforce pas d'atteindre le bien mais tente plutôt de maintenir un équilibre dynamique entre le bien et le mal.

 

La spontanéité est le principe d'action du Tao, et puisque la conduite humaine devrait être modelée sur le cours du Tao, la spontanéité devrait également être la caractéristique de toutes les actions humaines. Agir en harmonie avec la nature signifie donc agir spontanément et selon sa véritable nature. Cela veut dire avoir confiance en sa propre intelligence intuitive, inhérente à l'esprit humain, de même que les lois du changement sont inhérentes à tout ce qui nous entoure.

Le sage taoïste agit selon sa sagesse intuitive, spontanée et en harmonie avec son environnement. Il n'a besoin ni de se contraindre, ni de contraindre qui que ce soit autour de lui, mais simplement conforme ses actions aux mouvements du Tao.

Selon Huai Nan tseu, "ceux qui suivent l'ordre naturel suivent le cours du Tao".

Une telle manière d'agir est nommée wu-wei dans la philosophie taoïste, terme signifiant littéralement "non-agir" mais dont le sens est "s'abstenir d'activité contraire à la nature ou à sa propre nature".

Si l'on s'abstient d'agir contre sa nature ou d'aller "contre l'origine des choses", on est en harmonie avec le Tao, et par conséquent, nos propres actions réussiront. Telle est la signification des mots apparemment si énigmatiques de Lao-tseu, "par le non agir il n'y a rien qui ne se fasse"."

Fritjov Capra, "Le Tao de la physique"

 

La pureté du talent

Par Le 10/04/2016

Séquence émotion....Plus d'un "artiste" actuel en aurait à apprendre...Pour le talent et pour la vie qui en émane.

J'aimerais un jour écrire avec cette puissance émotionnelle...

Un jour...Peut-être.

J'en suis à la troisième correction de KUNDALINI et je réalise que l'art me bouleverse lorsque je vois les personnages, dans le chant ou le cinéma ou le théâtre ou la danse parfois, lorsque je les vois vivre. Et que l'écriture, pour atteindre cette dimension émotionnelle, doit être visuelle, infiniment visuelle, que l'objectif est de plonger le lecteur ou la lectrice dans la peau des personnages, qu'ils en ressentent les émotions, non pas comme devant des artistes qui jouent une composition mais comme des individus qui vivent une expérience...Et que cette expérience les bouleverse jusqu'aux larmes. Non pas par tristesse mais parce que le flot d'émotions les enflamme. 

Lorsque je parviendrai à cette écriture, je serai satisfait. 

 

Le Qi dans la sexualité (sexualité sacrée)

Par Le 09/04/2016

Pratiques sexuelles taoïstes

http://www.ichingdao.org/tao/fr/articles/a-propos-des-pratiques/63-practicas-sexuales-taoistas.html

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Texte de Juan Li


Dans la Chine antique, les maîtres taoïstes étaient bien connus pour leurs connaissances spécialisées de la vie sexuelle. Empereurs et impératrices consultaient les maîtres taoïstes pour apprendre les secrets de la pratique sexuelle. Ils ne le faisaient pas seulement pour augmenter leur plaisir avec les nombreuses concubines que comptait la cour, mais aussi pour atteindre l’idéal chinois, à savoir jouir d’une longue vie et d’une bonne santé. Depuis des temps lointains, il était connu que savoir gérer l’énergie sexuelle permettait d’obtenir une grande vitalité, des sens aiguisés, un esprit agile, une excellente santé, un magnétisme personnel, des pouvoirs psychiques et la possibilité d’allonger la vie au-delà des limites ordinaires.

Contrairement à la croyance populaire, les pratiques sexuelles taoïstes ne sont pas une discipline indépendante, qui existerait pour elle-même. Elles font partie de l’arbre taoïste des pratiques qui ont pour tronc les pratiques méditatives qui calment l’esprit et développent le potentiel infini de l’esprit humain. Elles en représentent une branche, tout comme par exemple l’acuponcture, la phytothérapie, le massage, la nutrition, le Qi Gong, le Tai Chi, le Feng shui et le I Ching.


LES 5 ESSENCES DES PRATIQUES SEXUELLES TAOISTES

Les deux éléments fondamentaux 


Recycler l’énergie sexuelle requiert tout d’abord que le pratiquant ait développé la capacité de sentir chaque partie de son corps ainsi que la circulation du Qi, ou force vitale, à travers le système des méridiens. Il établit ainsi la communication entre son esprit et son corps physique. Sans cette capacité à sentir, le pratiquant est énergétiquement aveugle et incapable de déterminer quand il doit stopper la pratique ou bien quand il doit l’intensifier. Il risque alors de bloquer l’énergie dans la partie supérieure du corps, avec pour effets secondaires des maux de tête, des insomnies, de l’arythmie, de l’hypertension, des acouphènes, etc.


Savoir faire circuler consciemment le Qi à travers le système des méridiens

Toute pratique énergétique a le pouvoir d’augmenter le flux énergétique à travers le système des méridiens. De façon imagée, cela revient à créer un trafic plus intense dans les avenues d’une grande ville, un peu comme lorsque tout le monde se met en route pour partir en vacances. Généralement, le trafic se ralentit, devient pénible, les embouteillages surchauffent les moteurs et éveillent notre mauvaise humeur, notre impatience et notre frustration.

Recycler l’énergie sexuelle est une pratique très simple en soi qui consiste à mouvoir le Qi accumulé dans la zone génitale pour le faire circuler dans le système nerveux et les organes vitaux. Pour réaliser cela, le pratiquant doit être familiarisé avec les méridiens afin de guider l’énergie d’un lieu à l’autre en toute sécurité.

L’autoroute énergétique du système humain est constituée par la combinaison des méridiens qui montent du périnée par la colonne vertébrale et redescendent par devant le corps jusqu’au périnée. Ce parcours circulaire, qui porte beaucoup de noms, est généralement appelé l’"orbite microcosmique" en Occident.

De même que le trafic d’une grande autoroute peut être plus ou moins fluide, l’orbite microcosmique peut être partiellement bloquée avec pour conséquence une distribution du Qi inefficace. Une des priorités dans le travail énergétique est de maintenir une circulation efficace de l’orbite. Comme nous l’avons vu au premier point, toute personne qui recycle l’énergie sexuelle sans savoir guider le Qi dans l’orbite finit par bloquer l’énergie sexuelle dans la tête ou dans le coeur.


Harmoniser les émotions

Il est bien connu que le travail énergétique taoïste augmente la circulation de l’énergie et renforce la vitalité. Cependant, les Taoïstes s’intéressaient surtout à la qualité de ce Qi. Or les émotions liées aux organes sont l'un des facteurs qui affectent la qualité du Qi.

Les anciens Taoïstes découvrirent au cours de leurs méditations que nos émotions, qu'elles soient positives ou négatives, ont comme point de départ nos organes vitaux. Par exemple, si notre foie génère une bonne circulation du Qi dans le corps, nous ressentirons de l’amabilité, de la générosité et une tranquillité personnelle. Si au contraire le flux est bloqué en raison d’une tension excessive et de la chaleur dans le foie, nous serons en colère, agressifs, insatisfaits.

Les Taoïstes découvrirent aussi que l’énergie sexuelle, qui s’exprime à travers le sperme chez les hommes et l’ovule chez les femmes, est composée de l’essence de chacun des organes vitaux, du système nerveux, des glandes, du cerveau et des os. En d’autres termes, l’énergie sexuelle est un travail d’équipe, avec une contribution de chaque partie du corps. Si nos organes sont chargés par des tensions et des émotions négatives, celles-ci entreront dans la composition de notre énergie sexuelle. C’est pourquoi les Taoïstes développèrent de nombreuses pratiques pour transformer le flux d’énergie dans les organes et agir ainsi sur la qualité des émotions. La première méthode est celle des Six sons curatifs ; elle utilise des mouvements simples ainsi que des sons qui harmonisent chacun des organes vitaux. Une autre méthode qui travaille plus en profondeur est celle qui harmonise l’élément correspondant à chaque organe tout en résolvant des situations encore chargées émotionnellement. Par ailleurs, tout exercice physique qui change le rythme de la respiration et accélère la circulation du sang et de l’énergie aura un effet positif sur les organes et les émotions.


Aligner la structure physique

La capacité d’aligner correctement le corps physique est fondamentale dans tout travail énergétique. Nous apprenons à aligner la structure afin de faciliter la circulation du Qi dans les méridiens, tout en nous ouvrant au flux des énergies de l’univers. Sans une structure correcte, le Qi a de la peine à passer son chemin à travers l’organisme. C’est comme si la grande autoroute autour de la ville était encombrée d’obstacles et de déviations.

Une structure correcte est essentielle à la pratique sexuelle en raison de la nature même de l’énergie sexuelle. On appela cette énergie « l’eau de vie » dans plusieurs cultures anciennes, parce que l’on observa que lorsqu’elle n’est pas stimulée, elle est tranquille, comme une eau à température ambiante. Cependant, lorsqu’elle est stimulée, sa conduite ressemble à celle de l’eau en ébullition et elle doit donc être maniée avec beaucoup de précaution. Recycler l’énergie sexuelle stimulée requiert donc un chemin direct et aisé vers les organes vitaux et le système nerveux. A cet effet, les Taoïstes développèrent de nombreuses postures et exercices que l’on appelle aujourd’hui Qi Gong.

Alimentation correcte

De nombreux hommes qui effectuent les pratiques d’énergie sexuelle taoïstes ne savent pas que le contrôle de l’éjaculation est plus ou moins facile en fonction des aliments consommés. La nourriture est une de nos quatre sources d’énergie, avec l’air que nous respirons, l’énergie que nous recevons du ciel et de la terre, et l’énergie ancestrale héritée et transmise par nos parents. Ces sources d’énergie sont comme les pieds d’une table : si un pied est faible, il déséquilibre la table entière ainsi que ce que nous posons dessus.

Une alimentation très concentrée, par exemple lorsque nous mangeons des protéines animales en excès, rend plus difficile l’objectif de recycler l’énergie sexuelle parce que la sensibilité est diminuée, tout comme la circulation sanguine, et il est plus difficile de faire monter l’énergie dans l’orbite microcosmique. 


POUR CONCLURE

Il existe de nombreuses publications exposant différentes méthodes pour recycler l’énergie sexuelle. Ces publications donnent l’impression qu’il n’y a aucun risque à réaliser quelques exercices de respiration et quelques contractions musculaires. 

L’expérience démontre le contraire. Preuve en est la quantité de personnes qui cherchent des professeurs de Tao pour les aider à résoudre les problèmes énergétiques nés des exercices qu’ils ont effectués d’après les livres. La plupart du temps, il n’y a rien de mal en soi dans les techniques expliquées dans les livres : il manque simplement le contexte, soit les cinq essences que nous venons d'examiner. Il est donc important que toute personne qui souhaite apprendre les pratiques sexuelles taoïstes ne les considère pas comme un exercice isolé, mais les situe dans le cadre d’un système complet. C’est une belle manière d’honorer le pouvoir de l’énergie créative de l’univers concentrée dans le cycle de la reproduction.

"Art de toile" : Manue Guimard

Par Le 09/04/2016

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"Redessinons l'éducation" (humanisme/école)

Par Le 09/04/2016

Ensemble, redessinons l’éducation (Vidéo coup de cœur)

 

BY  · 20 AOÛT 2015

« Ensemble, redessinons l’éducation » – Et si nos enfants grandissaient autrement ?

A travers le monde, des établissements scolaires, de la maternelle au lycée, privés comme publics, urbains ou ruraux, confessionnels ou non, font grandir les enfants en mettant au coeur de leur approche pédagogique non seulement l’acquisition des savoirs fondamentaux mais aussi de qualités comme l’empathie, la prise d’initiatives ou la coopération.

Leur objectif : cultiver une génération de citoyens épanouis, créatifs, conscients des enjeux sociétaux, confiants dans leur capacité à faire bouger les lignes et capables de révéler leur plein potentiel.

Ce film, réalisé par Judith Grumbach et produit par Ashoka, met en lumière quatre de ces écoles identifiées en France.

En savoir plus sur les actions d’Ashoka dans l’éducation : www.france.ashoka.org/programme-educatio­n

 

 

La page Facebook: Ashoka France

http://www.ashoka.fr/

http://ashokacocreation.org/

http://twitter.com/ashokafrance


Un documentaire magnifique, tout est dit, tout est démontré, expliqué expérimenté...

Et c'est exactement ce que l'institution ne veut pas mettre en place et ne reconnaît pas :

L'enseignant est un  individu engagé dans une démarche de connaissance de soi pour apporter aux enfants le désir de la connaissance d'eux-mêmes. Le reste, ensuite, se fera de lui-même parce que l'enfant qui est invité à s'observer dans la dimension d'apprentissage éprouve du plaisir à apprendre.

La connaissance, en elle-même, n'a aucun intérêt. C'est le contenant qui importe prioritairement, pas le contenu.

...


 

KUNDALINI (21)

Par Le 06/04/2016

 

Kundalini

"Il y a dans le domaine du développement personnel une théorie qui dit que nos pensées influencent la réalité. Il est évident de toute façon qu’une personne déprimée éprouvera de grandes difficultés dans tout ce qu’elle entreprend. Il ne s’agit pas d’une condamnation irrémédiable mais simplement d’un enchaînement d’effets qui viennent renforcer le sentiment dépressif de la personne. Chaque difficulté vient s’ajouter au désœuvrement intérieur et ce désœuvrement contribue à provoquer de nouvelles épreuves pénibles. C’est comme avec une mauvaise alimentation. La personne se sent mal, fatiguée, excitée, irritée, lunatique et ses pensées s’assombrissent. L’alimentation a un impact sur l’ensemble de notre organisme et pas seulement sur le corps. Les pensées agissent de la même façon. Il ne s’agit pas pour autant de vouloir transformer la réalité dans une attitude niaise et béate mais juste de garder à l’esprit que des pensées néfastes induiront des effets néfastes. Et que rien de bon ne peut en sortir.

-C’est un peu de l’optimisme forcé, non ?

-Il vaut mieux un optimisme forcé qu’un pessimisme entretenu. Mais il est préférable encore d’être conscient que nos pensées nourrissent nos actes et que d’aborder une tâche avec bienveillance au regard de toutes les problématiques possibles, c’est bien plus productif que d’anticiper anxieusement la prochaine galère puisque cela revient à lui donner l’énergie nécessaire pour se produire. Pour ma part, Maud, je pense sincèrement que ce regard aimant sur la vie contribue à ce que la vie nous aime. La vie, en nous, reproduit, nourrit et entretient ce que nous pensons d’elle. Elle n’a rien programmé de figé et elle nous laisse un choix primordial. La joie ou la colère, la paix ou la guerre. Tout se jouera dans le travail qui sera fait au niveau de l’énergie. Quand je m’engage dans une voie d’escalade en solo, je n’ai jamais à l’esprit que je risque de tomber. Je sais que le risque existe mais il serait handicapant que je m’en charge. Alors, une fois, que je décide de grimper, ce fardeau, je le pose au pied de la voie et donc, je m’allège. Je fais appel à l’énergie positive et la vie m’offre en retour la force et la lucidité dont j’ai besoin.

-Tu veux dire que tout à l’heure, ce sentiment d’amour que j’éprouvais jusqu’à en ressentir un plaisir physique, c’est la vie en moi ?

-Je pense que la vie renforce dans la réalité ce que nous percevons d’elle. Et elle t’a offert en retour le plaisir que tu lui offrais en l’aimant.

-Effectivement, c’est bien au-delà d’un simple optimisme béat.

-C’est même une tâche très exigeante. Ce regard aimant sur la vie n’est pas une chose aisée. J’ai longtemps vécu ma maladie comme une sanction, une pénitence dont j’ignorais la raison. Et puis, j’ai appris, peu à peu, avec des hauts et des bas, à observer objectivement ce que je découvrais grâce à la maladie. Et il s’agit bien d’un état de grâce d’ailleurs. Je ne pense pas que l’état de grâce suscite du bonheur. C’est l’inverse. Le bonheur éveille en nous l’amour de la vie pour elle-même. C’est ce que j’appelle la Présence. Cette émotion immense qui nous submerge, elle n’est pas de notre ressort. Je pense que la création a multiplié les formes de vie pour prendre conscience d’elle-même et que rien n’est plus beau pour elle que de vibrer amoureusement en nous. Lorsque tu atteins cet état, lorsque la Présence te submerge, la grâce est en toi. »

 

 

Paradis fiscaux : le fiasco (politique)

Par Le 06/04/2016

NOMBRE DE VOTANTS : 46

Ce qui signifie que 46 personnes ont décidé d'accorder le droit aux tricheurs de continuer à s'enrichir et par conséquent à nous de continuer à payer de plus en plus d'impôts...Parce que là, on ne parle pas de 20 000 euros mais de milliards d'euros...

Et quand je pense que certains sont déjà à se demander pour qui ils vont voter la prochaine fois que la "démocratie" les invitera à se croire importants...

 

EVASION FISCALE

Le gouvernement bloque en pleine nuit un outil antiparadis fiscaux

CHRISTIAN CHAVAGNEUX

16/12/2015

Le Premier ministre Manuel Valls, à l’Assemblée nationale. Le gouvernement a fait adopter un amendement annulant le vote en faveur du reporting pays par pays.©DENIS ALLARD/REA

Mais qu’est-ce qui leur a pris ? Ce fut une nuit de folie à l’Assemblée nationale. A minuit, la France était dotée d’une arme antiparadis fiscaux très attendue et qui recevait son deuxième vote parlementaire positif en dix jours. A 1 h 30 du matin, le vote était annulé par une manœuvre indigne du gouvernement. Pour quel enjeu ?

Une étape clé dans la lutte contre les paradis fiscaux

Il y a dix jours, l’Assemblée nationale votait positivement en faveur d’un amendement demandant aux entreprises de rendre public, une fois par an, dans chaque pays où elles sont implantées, le montant de leur chiffre d’affaires, le nombre de leurs employés, les profits réalisés et les impôts payés.

Pourquoi ces données sont-elles importantes ? Parce que les paradis fiscaux ne sont pas, contrairement à l’imaginaire public traditionnel, des coffres-forts remplis d’argent. Ce sont des territoires dont les gouvernements vendent la souveraineté aux plus puissants en leur proposant d’écrire les lois qui leur conviennent. Ces lois ont un objectif : découpler, artificiellement, l’endroit où se produit une transaction économique (toucher un salaire, des intérêts, des dividendes, un héritage, réaliser un profit, une plus-value…) et l’endroit où elle est juridiquement enregistrée et donc contrôlée et taxée.

La comptabilité pays par pays, c’est montrer à tous les turpitudes fiscales des entreprises

Avec une comptabilité pays par pays, on peut voir si une entreprise réalise du chiffre d’affaires dans un pays mais cumule des profits dans un autre où elle n’a pratiquement pas d’employés, voire d’activité et toutes sortes de bizarreries comptables. C’est une bonne technique pour repérer ceux qui abusent des paradis fiscaux, avant de déterminer comment les sanctionner.

Le G20 a prévu d’obliger les grandes firmes à fournir ces données aux administrations fiscales. Mais à elles seules. Actionnaires, parlementaires, ONG, journalistes, etc. sont exclus de l’information.

Antidémocratique

La nuit dernière, un amendement soutenu par plusieurs députés socialistes et écologistes visant à rendre publiques ces données reçoit de nouveau un vote positif. Comme le racontent les ONG qui sont suivi le débat, le gouvernement demande alors une suspension de séance, réveille ses partisans et fait voter à 1 h 30 un nouvel amendement annulant le précédent.

Surtout pas de données publiques sur les turpitudes fiscales de nos grandes entreprises. Une honte. Sur cette page de l’Assemblée, vous trouverez les noms des députés présents qui ont permis au gouvernement de réussir sa manœuvre (les votes pour) et ceux des 21 députés de gauche qui ont tenté de sauver l’honneur de leur famille politique.

Une manipulation à 1 h 30 du matin

En 2013, la France avait obligé les banques à fournir ces informations et à les rendre publiques. Le Parlement européen lui avait emboîté le pas et toutes les banques doivent désormais communiquer, à tous, ces informations (une analyse des résultats sera bientôt disponible). L’enjeu était d’étendre cette obligation à toutes les entreprises, au-delà du secteur bancaire.

Cette fois, le gouvernement a suivi le lobbying des grandes entreprises, qui sont vent debout contre la mesure, en refusant la transparence. Avec quel argument ? « On n’est pas sûr que tout ça tourne bien », a déclaré à l’Assemblée nationale Christian Eckert, le ministre du Budget... (voir la vidéo)

La France s’enorgueillit d’être un pays moteur dans la lutte contre les paradis fiscaux. Cette nuit, c’était plutôt la France du frein moteur !

 

CHRISTIAN CHAVAGNEUX

Analyse du scrutin n° 1207
Deuxième séance du 15/12/2015

Scrutin public sur l'amendement n° 4 du Gouvernement de suppression de l'article 35 undecies du projet de loi de finances rectificative pour 2015 (seconde délibération) (nouvelle lecture).

Pour l'adoption : 25Contre : 21

Synthèse du vote

Nombre de votants : 46

Nombre de suffrages exprimés : 46

Majorité absolue : 24

Pour l'adoption : 25

Contre : 21

L'Assemblée nationale a adopté.

Groupe socialiste, républicain et citoyen (287 membres)

Pour: 20

  • Frédéric Barbier
  • Jean-Marie Beffara
  • Jean-Claude Buisine
  • Christophe Caresche
  • Pascal Deguilhem
  • Sébastien Denaja
  • Jean-Louis Dumont
  • Jean-Louis Gagnaire
  • Joëlle Huillier
  • Bernadette Laclais
  • Jean-Yves Le Bouillonnec
  • Viviane Le Dissez
  • Bruno Le Roux
  • Victorin Lurel
  • Frédérique Massat
  • Christine Pires Beaune
  • François Pupponi
  • Valérie Rabault
  • Pascal Terrasse
  • Jean-Jacques Urvoas

Contre: 13

  • Ibrahim Aboubacar
  • Kheira Bouziane-Laroussi
  • Isabelle Bruneau
  • Fanélie Carrey-Conte
  • Pascal Cherki
  • Catherine Coutelle
  • Yves Daniel
  • Yann Galut
  • Chantal Guittet
  • Audrey Linkenheld
  • Christian Paul
  • Dominique Potier
  • Suzanne Tallard

Non-votants: 2

  • M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale) et Mme Laurence Dumont (Président de séance).

Groupe Les Républicains (199 membres)

Pour: 4

  • Gilles Carrez
  • Marie-Christine Dalloz
  • Véronique Louwagie
  • Frédéric Reiss

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (29 membres)

Pour: 1

  • Charles de Courson

Groupe écologiste (18 membres)

Contre: 7

  • Laurence Abeille
  • Éric Alauzet
  • Danielle Auroi
  • Denis Baupin
  • Sergio Coronado
  • Paul Molac
  • Eva Sas

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Non inscrits (11 membres)

Contre: 1

Le Tao (spiritualité)

Par Le 05/04/2016

 

http://www.syti.net/TAO/Tao.html

Le "Tao Të King" de Lao Tseu est le texte fondateur du taoïsme, une philosophie chinoise née il y a 2500 ans. Le Tao Të King est un guide de sagesse qui se présente sous la forme d'une série d'aphorismes ou de métaphores.

Comme le Bouddhisme, la philosophie du Tao est basée sur le principe du Yin et du Yang. Jour-nuit, masculin-féminin, chaud-froid, etc, se nourissent l'un l'autre et sont des polarités complémentaires d'une même énergie.
Le perpétuel mouvement entre ces polarités est à l'origine de la principale caractéristique du monde matériel: l'impermanence.

Comme les autres philosophies orientales, la philosophie du Tao est largement inspirée par l'observation et la contemplation de la nature.

 

 

Il y avait quelque chose d'indéterminé avant la naissance de l'univers.
Ce quelque chose est muet et vide.
Il est indépendant et inaltérable.
Il circule partout sans se lasser jamais.

Ne connaissant pas son nom, je le dénomme "Tao".

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L'homme imite la terre.
La terre imite le ciel.
Le ciel imite le Tao.
Le Tao n'a d'autre modèle que lui-même.

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Le Tao qu'on tente de saisir n'est pas le Tao lui-même;
le nom qu'on veut lui donner n'est pas le nom adéquat.

Sans nom, il représente l'origine de l'univers;
avec un nom, il constitue la Mère de tous les êtres.

Par le non-être, saisissons son secret;
par l'être, abordons son accès.

Le regardant, on ne le voit pas, on le nomme l'invisible.
L'écoutant, on ne l'entend pas, on le nomme l'inaudible.
Le touchant, on ne le sent pas, on le nomme l'impalpable.

Le Tao est quelque chose de fuyant et d'insaisissable.
Fuyant et insaisissable, il présente cependant quelque image,
Insaisissable et fuyant, il est cependant quelque chose.

Le Tao lui-même n'agit pas,
et pourtant tout se fait par lui.

Perpétuel, il ne peut être nommé,
ainsi il appartient au royaume des sans-choses.

Il est la forme sans forme et l'image sans image.
Il est fuyant et insaisissable.

Le Tao lui-même n'agit pas,
et pourtant tout se fait par lui.

Le grand Tao s'épand comme un flot.

 

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Tous les êtres sont nés de lui
sans qu'il en soit l'auteur.
Il accomplit ses oeuvres mais ne se les approprie pas.

Le retour est le mouvement du Tao.
C'est par la faiblesse qu'il se manifeste.

Tous les êtres sont issus de l'Etre.
L'Etre est issu du non-être.

Lorsqu'un esprit supérieur entend le Tao,
il le pratique avec zèle.

Lorsqu'un esprit moyen entend le Tao,
tantôt il le conserve, tantôt il le perd.

Lorsqu'un esprit inférieur entend le Tao,
il en rit aux éclats.

S'il n'en riait pas,
le Tao ne serait plus le Tao.

Ame du monde

  

A sa naissance, l'homme est doux et faible;
à sa mort, il est dur et tout raide.

Les dix milles êtres, plantes et arbres,
pendant leur vie, sont tendres et vulnérables;
à leur mort, ils sont secs et recroquevillés.

Car ce qui est dur et fort est serviteur de la mort;
ce qui est doux et faible est serviteur de la vie.

La dureté et la rigidité sont inférieures;
la souplesse et la faiblesse sont supérieures.

Les êtres devenus forts vieillissent,
car cela s'oppose au Tao.
Quiconque s'oppose au Tao
périt prématurément.

Rien n'est plus souple et plus faible que l'eau,
mais pour enlever le dur et le fort, rien ne la surpasse.

La faiblesse a raison de la force;
la souplesse a raison de la dureté.
Tout le monde le sait,
mais personne ne parvient à le mettre en pratique.

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Le meilleur soldat n'attaque pas.
Le combattant de valeur l'emporte sans violence.
Les plus grands conquérants gagnent sans lutter.
Les dirrigeants les plus efficaces conduisent les hommes sans ordonner.
C'est ce qu'on appelle "la non-agressivité intelligente".
C'est ce qu'on appelle "la maîtrise des hommes".

 

Tout le monde tient le beau pour le beau,
c'est en cela que réside sa laideur.
Tout le monde tient le bien pour le bien,
c'est en cela que réside son mal.

Car l'être et le néant s'engendrent.
Le facile et le difficile se parfont.
Le long et le court se forment l'un par l'autre.
Le haut et le bas se touchent.
La voix et le son s'harmonisent.
L'avant et l'après se suivent.

C'est pourquoi le sage adopte la tactique du non-agir,
et pratique l'enseignement sans parole.
Toutes choses du monde surgissent
sans qu'il en soit l'auteur.

Il produit sans s'approprier,
il agit sans rien attendre,
son oeuvre accomplie, il ne s'y attache pas,
et puisqu'il ne s'y attache pas,
son oeuvre restera.

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Qui se plie restera entier.
Qui s'incline sera redressé.
Qui se tient creux sera rempli.
Qui subit l'usure se renouvellera,
Qui embrasse peu acquerra la connaissance sûre,
Qui embrasse beaucoup tombera dans le doute.

Ainsi le sage embrassant l'unité
deviendra le modèle du monde.
Il ne s'exhibera pas et rayonnera.
Il ne s'affirmera pas et s'imposera.
Il ne se glorifie pas et son mérite sera reconnu.
Il ne s'exhalte pas et deviendra le chef.
Comme il ne rivalise avec personne,
personne au monde ne rivalise avec lui.

Qui se dresse sur la pointe des pieds ne tiendra pas longtemps debout.
Qui s'exhibe ne rayonnera pas.
Qui s'affirme ne s'imposera pas.
Qui se glorifie ne verra pas son mérite reconnu.
Qui s'exhalte ne deviendra pas un chef.

Ces manières sont pour le Tao
comme les restes de nourriture et les tumeurs qui répugnent à tous.
Celui qui connait la loi de la nature
ne fera pas ainsi sa demeure.

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Celui qui se réfère au Tao comme maître des hommes
ne subjugue pas le monde par les armes,
car cette manière d'agir entraîne habituellement une riposte.

Ainsi un homme de bien se contente-t-il d'être résolu,
sans user de sa force.

Qu'il soit résolu sans orgueil.
Qu'il soit résolu sans exagération.
Qu'il soit résolu sans ostentation.
Qu'il soit résolu par nécéssité.


Connaitre les autres, c'est la sagesse.
Se connaitre soi-même, c'est la sagesse supérieure.
Imposer sa volonté aux autres, c'est la force.
Se l'imposer à soi-même, c'est la force supérieure.

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  Produire sans s'approprier,
 agir sans attendre,

 guider sans contrainte,
voilà la vertu suprême.

 

 

 Percevoir le plus petit, voilà la clairvoyance.
 Garder la douceur, voilà la force d'âme.

 

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  Le sage n'apprécie pas les trésors recherchés.
 Il apprend à désapprendre.
 Il se détourne des excès communs à tous les hommes.
Il facilite l'évolution de tous les êtres
sans oser agir sur eux.

 

Le sage connait sans voyager,
comprend sans regarder,
accomplit sans agir.

C'est par le non-faire
que l'on gagne l'univers.
Celui qui veut faire
ne peut gagner l'univers.

Qui cherche à façonner le monde n'y réussira pas.
Le monde, vaste vase spirituel, ne peut être façonné.
Qui le façonne le détruira.

Un état se régit par les lois.
Une guerre se fait à coup de surprises.
Mais c'est par le non-faire qu'on gagne l'univers.

Comment le sais-je?
Par ce qui suit:

Plus il y a d'interdits et de prohibition,
plus le peuple s'appauvrit.
Plus on possède d'armes meurtrières,
plus le désordre sévit.
Plus se développe l'intelligence fabricatrice,
plus en découle d'étranges produits.
Plus se multiplient les lois et les ordonnances,
plus foisonnent les voleurs et les bandits.

Lorsque le gouverneur est indulgent,
le peuple reste pur.
Lorsque le gouverneur est pointilleux,
Le peuple devient fautif.

Le bonheur repose sur le malheur;
Le malheur couve sous le bonheur.
Quel en est le terme?
Le monde n'a pas de normes,
car le normal peut se faire anormal
et le bien peut se transformer en monstruosité.

Qui se diminue grandira;
Qui se grandit diminuera.

Qui veut abaisser quelqu'un
doit d'abord le grandir.
Qui veut affaiblir quelqu'un
doit d'abord le renforcer.
Qui veut éliminer quelqu'un
doit d'abord l'exhalter.
Qui veut supplanter quelqu'un
doit d'abord lui faire des concessions.

Telle est la vision subtile du monde.

De même si le sage désire être au-dessus du peuple,
il lui faut s'abaisser d'abord en paroles;
s'il désire prendre la tête du peuple,
il lui faut se mettre au dernier rang.

Un véritable chef militaire n'est pas belliqueux.
Un véritable guerrier n'est pas coléreux.
Un véritable vainqueur ne s'engage pas dans la guerre.
Un véritable conducteur d'hommes se met en dessous d'eux.

On regarde le Tao,
cela ne suffit pas pour le voir.

On l'écoute,
cela ne suffit pas pour l'entendre.

On le goûte,
cela ne suffit pas pour en trouver la saveur.

Connaître l'harmonie, c'est saisir le Constant.
Saisir le Constant, c'est être illuminé.

 

Haut consciencecosmique

 

L'intuition et l'intellect (spiritualité)

Par Le 04/04/2016

"Le mode analytique de perception nous masque le fait que les choses et les évènements n'existent pas indépendamment les uns des autres. Le monde est une totalité supérieure à la somme de ses parties pour la raison même que ces parties ne s'additionnent pas mais sont une corrélation. La totalité est une structure qui subsiste, tandis que vont et viennent les parties, tout comme le corps humain est une structure dynamique dotée de permanence, malgré la rapidité avec laquelle naissent et meurent les cellules."

"Les mots et les moules de pensée du mode de pensée analytique sont impuissants à embrasser ce monde de relations, sauf par des analogies qui ne sont jamais entièrement satisfaisantes. Admettre que les éléments fondamentaux de la nature sont des "relations" plutôt que des "choses" peut paraître terriblement subtil et abstrait tant qu'on ne s'est pas aperçu que les relations sont celà-même que nous touchons et sentons, et qu'il n'y a rien de plus concret."

 

"Comprendre la nature avec la pensée analytique, c'est comme vouloir distinguer les contours d'une grotte avec un pinceau de lumière intense, mais très mince. Le trajet de la lumière et la série de ses points d'impact sont retenus par la mémoire, et l'aspect général de la grotte laborieusement reconstitués à partir de souvenirs."

"L'étude analytique de ces interactions accumule une somme croissante d'informations que leur abondance et leur complexité rendent difficiles à utiliser en vue de prévoir précisément les changements."

"La démarche linéaire de l'intellect lui interdit de comprendre vraiment un système de relations où tout se passe simultanément. Il parvient tout au plus à se le représenter approximativement."

 
 
"Ce mode de conscience sériel ne peut considérer qu'une pensée et une chose à la fois."


"Pour saisir de grands ensembles, l'homme se voit donc obligé de recourir à l'intuition."

 
"L'intuition s'appuie sur une démarche inconsciente de l'intelligence qui ne procède plus de façon laborieusement linéaire, et se montre capable d'embrasser d'un seul coup de vastes champs de détails en mutuelle interaction."

 

Alan WATTS


 

Je pense que l'intuition n'est pas une donnée intellectuelle du mental ou de la raison. 

Elle appartient à l'âme et représente une ouverture de l'individu à un mode de compréhension libéré des limites de ce mental qui cartographie le réel en fonction de modèles.

L'intuition est une forme d'intelligence innée, spontanée.

Elle est le lien entre l'âme et l'Esprit.

Mental, âme et Esprit. 

"Au nom du Père (l'âme), du Fils (le mental) et du Saint Esprit (l'énergie créatrice).

 

La Trinité qui représente à mes yeux l'unité retrouvée.

Les termes bibliques contiennent des interprétations multiples. 

 

L'intuition (Victor Hugo)

L'intuition. (spiritualité)

L'intuition ou l'individu unifié. (spiritualité)

 


 

Alan WATTS : La nature et l'homme

Par Le 03/04/2016

NATURE

 

"Il apparaît de plus en plus que nous ne sommes pas placés dans un monde morcelé. Les grossières divisions entre esprit et nature, âme et corps, sujet et objet, sont de plus en plus considérées comme des fâcheuses conventions de langage. Ce sont des termes boiteux qui ne s'appliquent plus à un univers où tout est en interdépendance, un univers qui se présente comme un vaste complexe de relations subtilement équilibrées.

La nature a un caractère intégralement relationnel, et une interférence en un point déclenche d'imprévisibles réactions en chaîne."

 
"Au centre de cette nouvelle manière d'envisager les choses, on trouve l'idée d'un monde unitaire sans le moindre raccord, tissu d'interractions mutuelles, où une chose ne se comprend que rapportée à une autre et réciproquement. Il est impossible, dans cette perspective de considérer l'homme isolément de la nature."

"Dans cette nouvelle façon de penser, esprit et matière se résolvent en processus, tandis que les choses se trouvent changées en évènements.

La découverte de notre totale imbrication avec la nature est d'une telle portée que la compréhension du noeud de relations revêt une importance primordiale, qui impliquerait de comprendre la nature "de l'intérieur".
 

 

"La conscience d'une solidarité indissoluble de l'homme avec la nature peut être accablante pour certains. Elle apparaît humiliante à une civilisation où l'homme a toujours été considéré comme le couronnement de la création et son "maître et possesseur."

 

"L'Occident professe une philosophie tournée vers le futur, mais son attitude effective est en contradiction avec cet idéal. Sa vue ne porte guère au-delà du lendemain puisqu'il exploite les ressources terrestres (et modifie l'environnement) avec une connaissance très fragmentaire du réseau de relations ainsi déséquilibré."

 

Alan WATTS

 

Le bonheur partagé

Par Le 02/04/2016

Deux hommes, tous deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. Un homme fut autorisé à s’asseoir dans son lit, pendant une heure, chaque après-midi pour aider à drainer le liquide de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les hommes parlaient pendant des heures sur la fin. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire, où ils avaient été en vacances ..

Chaque après-midi, quand l’homme, dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait depuis la fenêtre. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. La fenêtre donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants jouaient avec leurs bateaux modèles. Les amoureux marchaient bras dessus bras dessous au milieu des fleurs de toutes les couleurs et on pouvait avoir une belle vue de la ville. Comme l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails exquis, l’autre homme fermait les yeux et imaginait cette scène pittoresque.

Un après-midi chaud, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre – il pouvait le voir dans son esprit tel que le monsieur par la fenêtre le dépeignait avec des mots descriptifs. Les Jours, semaines et mois passaient…

Un matin, l’infirmière de jour est arrivé pour apporter de l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps. Dès qu’il sembla approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière était heureuse de faire le changement, et après s’être assuré qu’il était confortablement installé, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se redressa sur un coude pour jeter son premier regard sur le monde réel extérieur. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre a coté du lit. Il fit face à un mur blanc !

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit ces choses merveilleuses depuis la fenêtre. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.

Elle dit: «Peut-être qu’il a juste voulu vous encourager."

Epilogue:

Il y a un énorme bonheur à rendre les autres heureux, en dépit de nos propres situations. 
La peine partagée est la moitié de la peine, mais le bonheur lorsqu’il est partagé, est doublé. 


Si vous voulez vous sentir riche, il suffit de compter toutes les choses que vous avez que l’argent ne peut acheter. 


«Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on l’appelle le présent." 

Auteur inconnu

 

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La caste de l'ENA (politique)

Par Le 31/03/2016

Jean Peyrelevade : "Il faudrait supprimer l'ENA !"

Jean Peyrelevade : "Il faudrait supprimer l'ENA !"
Dans "Journal d'un sauvetage", Jean Peyrelevade tient la "chronique du désastre" du Crédit Lyonnais. (Eric Garault pour )

Le banquier publie le journal qu’il a tenu lorsque l’Etat l’a nommé à la tête du Crédit lyonnais en quasi-faillite. Il dénonce le système qui a mené l’établissement au bord du gouffre. Et alerte : rien n’a changé. Interview.

L'Obs
  •  

Dans "Journal d’un sauvetage", vous racontez de l'intérieur le système qui a conduit à la quasi-faillite du Crédit lyonnais. Pourquoi briser maintenant l’omerta sur cette vieille affaire ?

- Parce qu’on n’en a jamais tiré les leçons. Aujourd’hui encore, le système français est le même. Il dérape toujours de la même manière, et pour les mêmes raisons. Je croyais avoir vécu un événement exceptionnel… qui ne cesse de se répéter ! J’espère provoquer enfin un débat, en mettant cela sur la table.

A quels autres dérapages pensez-vous ?

- Il y a eu en 2011 la faillite de Dexia, qui a coûté, je pense, plus de 15 milliards d’euros aux contribuables français, belges et luxembourgeois. Je me souviens de l’ambition démesurée de son patron, Pierre Richard, qui me proposait à l’époque d’acheter des pans entiers du Lyonnais. Plus récemment, l’affaire Areva – dont la facture n’est pas encore définitive – est assez semblable à celle du Lyonnais : la responsabilité de son management, en l’occurrence Anne Lauvergeon, est écrasante. Mais il y a eu aussi un aveuglement total des organes de contrôle !

Y a-t-il une fatalité à ce que l’Etat soit un mauvais actionnaire ?

- Oui. Le système de gouvernance des entreprises publiques est fait pour dysfonctionner, parce qu’il n’existe aucun contre-pouvoir en cas de management incompétent ou pris de mégalomanie : ni le conseil d’administration, ni l’Etat actionnaire, ni le régulateur, ni les syndicats… La raison essentielle est sociologique : c’est une question de recrutement des élites administratives et politiques françaises. Au sommet de la pyramide du pouvoir, on trouve plein d’administrateurs prestigieux, de grands ministres, de présidents surdiplômés. Mais le problème est que cette classe, ou plutôt cette caste qui nous dirige, se pense infaillible. [...]

Avant l’affaire du Lyonnais, jamais je n’avais soupçonné que la notion de responsabilité individuelle était complètement absente de ce système fermé sur lui-même, fonctionnant en vase clos, et gouverné par des hiérarchies mandarinales. D’une certaine manière, ce modèle français qui allie des politiques à la fine fleur de la fonction publique énarchique n’est pas très différent du modèle chinois ! [...]

Quelles seraient vos réformes pour casser ce mandarinat politico-administratif ?

- (Rire.) Elles seraient nombreuses ! Un, il faut interdire le cumul de mandats des politiques et limiter le nombre de renouvellements de ceux-ci. Deux, tout haut fonctionnaire entré en politique doit démissionner. Trois, sauf pour les fonctions régaliennes – police, justice, armée –, il faut supprimer le statut à vie des hauts fonctionnaires, et le remplacer par des contrats de droit privé. Quatre, il faut supprimer le classement à la sortie des grandes écoles… voire supprimer l’ENA elle-même ! Tout cela contribuerait à remettre les gouvernants sur un pied d’égalité avec les citoyens. [...]

"L'orgasme, initiation à l'abandon" (sexualité sacrée)

Par Le 30/03/2016

Magazine


© Piotr Marcinski


PUBLIÉ LE 22/06/2015
Magazine » Enquêtes

PSYCHOLOGIES

L'Orgasme :
initiation à l'abandon

Impossible de parler de sexualité sans évoquer l’orgasme. Perçu comme le paroxysme du plaisir, ses effets peuvent s’avérer surprenants.

L’orgasme, explosion intense de plaisir dans le corps, fruit de l’amplification du désir et de l’excitation, est généralement considéré comme étant l’objectif à atteindre dans la sexualité. Il en serait le « clou du spectacle », le bouquet final. Alors, cette jouissance hante nos psychés, nos corps, tout autant que nos clips publicitaires. Nous le voulons. Toutefois, l’orgasme tel qu’habituellement médiatisé ressemble parfois à une sorte d’arnaque du monde moderne. Derrière cette jouissance présentée comme un big bang bling-bling, se cache un phénomène notable et que nul ne sait réellement définir.

La médecine, par exemple, décrit ses manifestations les plus communes : contractions musculaires du périnée et des organes sexuels, modification de charges électriques dans la zone génitale, décharge de fluides chez la femme et éjaculation chez l’homme – bien que facultatifs. Le tout serait épicé d’une production hormonale qui favoriserait la sensation de plaisir et, bien sûr, de certains facteurs psychologiques. Cependant, la revue scientifique Clinical Psychology Review liste 26 descriptions de cette apogée sexuel sans qu’aucun consensus ne soit trouvé. « Pour l’instant, il n’y a pas de définition cohérente de l’orgasme », confirme le sexologue Jean-Claude Piquard, auteur de Les Deux Extases sexuelles. « Finalement j’ai eu un orgasme. Mais mon docteur m’a dit que ce n’était pas le bon », plaisante Woody Allen. L’orgasme ne serait-il pas alors avant tout une expérience de lâcher-prise que chacun expérimente à sa manière ?
C’est ce que pense Wilhelm Reich, médecin psychanalyste, auteur de La Fonction de l’orgasme et précurseur des recherches sur ce phénomène mystérieux. Pour lui, l’orgasme se produit lorsque la montée en puissance de l’énergie sexuelle dans le corps lâche d’un coup. Cette « petite mort » marquerait le passage d’une tension quasi insoutenable à une relaxation soudaine. Au-delà de ces symptômes variables, l’orgasme serait avant tout un abandon de soi. Une expérience divinement jouissive. « Reich a défini la courbe de l’orgasme en montrant comment au moment de l’acmé, le corps perd tout contrôle et décharge l’énergie accumulée, provoquant tout un tas de réactions », détaille le Dr Michel Heller, psychologue et auteur de Psychothérapies corporelles, Fondements et méthodes.

 

Revitalisés des pieds à la tête


Reich note aussi au passage que l’énergie libérée cherche à irriguer notre organisme. Allant bien au-delà des parties génitales, ce grand lâcher-prise pourrait potentiellement nous permettre d’être revitalisés de la tête aux pieds par un flux puissant d’énergie vitale. Ceci aurait de multiples effets bénéfiques sur notre santé. Cependant, le psychanalyste fait le constat de « cuirasses » qui agissent comme des barrages à cette circulation. Construites par tout un chacun pour se protéger des difficultés de la vie, elles se trouveraient au niveau physiologique (cuirasse musculaire) et psychologique (cuirasse caractérielle).
Le psychanalyste insiste alors sur la nécessité de les nettoyer en soulignant que l’orgasme en serait à la fois un moyen et un résultat. Plus nous sommes libérés de nos tensions, plus l’orgasme peut prendre de l’ampleur. Plus il prend de l’ampleur, plus l’énergie qu’il génère nettoie les barrages qu’elle rencontre. « Reich considérait l’orgasme comme une sorte de mécanisme de nettoyage de nos cuirasses. Il le voyait un peu comme un phénomène de réinitialisation de nos paramètres », résume le Dr Gérard Guasch, médecin psychanalyste et auteur de Wilhelm Reich : Biographie d’une passion.

 

Ouverture spirituelle


Que se passe-t-il alors lorsque nous acceptons de vivre pleinement cette initiation au lâcher-prise ? Abandon à plus grand que soi dans un plaisir intense. Entrée dans des espaces-temps où les possibles sont surprenants. 

« Je crois que l’orgasme ouvre à la spiritualité car il nous décharge, ne serait-ce qu’un petit moment, des repères habituels auxquels nous sommes identifiés. Là, nous accédons à d’autres sources, dans lesquelles il semble indéniable qu’il y ait une dimension spirituelle. Nous pouvons alors avoir une sensation de béatitude qui nous fait nous sentir appartenir au cosmos », énonce Gérard Guasch, par ailleurs maitre du tao de la tradition Longmen. De nombreuses traditions spirituelles ont ainsi développé des pratiques permettant de faire de la sexualité un marche-pied vers un élargissement de la conscience.


 

Je ne suis pas d'accord avec cet article lorsqu'il annonce que l'orgasme ouvre à la spiritualité. C'est bien au contraire le protocole : préliminaires, coït, orgasme qui a contribué et contribue encore au fait que la sexualité soit restée à sa dimension génitale. L'orgasme n'est pas une fin en soi mais bien au contraire un tremplin vers un autre état de conscience. Et dès lors, il n'est pas une fin mais un commencement.

Toute la trame de KUNDALINI tient dans cette précision. 


 

L'analyse reichienne (spiritualité)

Par Le 30/03/2016

L’analyse reichienne

Héritée de Wilhelm Reich, élève indiscipliné de Freud, elle vise à dénouer nos blocages physiques et mentaux afin de mieux faire circuler en nous l’“énergie vitale”.

Stéphanie Torre

 

 

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Sommaire



 

Par le corps, pour le corps et avec le corps. » Ainsi se résument, selon le Dr Gérard Guasch, médecin psychosomaticien et pionnier de l’analyse reichienne en France, la spécificité et la modernité de cette technique thérapeutique dont les fondements ont été élaborés, entre 1925 et 1935, par Wilhelm Reich, élève indiscipliné de Freud, qui reprochait à la psychanalyse d’alors de « parler du psychisme sans tenir assez compte du corps ».

 

« Travail par le corps » car cette technique prend en compte les manières originales que le sujet a d’habiter le sien. « Pour le corps » car elle cherche 
à rétablir l’équilibre du système végétatif (respiration, circulation, sécrétions) et le libre flux de la pulsation de vie dans l’organisme. « Avec le corps » parce qu’elle propose, outre un travail verbal, des mobilisations neuromusculaires spécifiques. Autre aspect fondamental – au parfum contemporain – de l’analyse reichienne : l’importance accordée à "l’énergie vitale" et à l’orgasme. 
Pour Reich, en effet, tout trouble psychosomatique était lié à une perturbation de la fonction orgastique. Il en avait même fait un combat social et politique car, selon lui, seul l’homme « libéré » physiquement, psychiquement et énergétiquement était apte à révolutionner une société qu’il trouvait bourgeoise et sclérosée. Reich insistait sur cette dimension sociale de la psychothérapie qui, selon lui, manquait cruellement à la psychanalyse.
« A une époque où les gens sont lassés par les approches thérapeutiques verbales ou psychocorporelles classiques, l’analyse reichienne séduit de plus en plus de monde car elle est complète et innovante », affirme Gérard Guasch. Son objectif ? Assouplir la cuirasse – à la fois mentale et corporelle – que l’individu a mis en place afin de se protéger, pour accéder à sa problématique inconsciente et l’en délivrer. « La mission de tout analyste reichien est donc de permettre aux personnes de se débarrasser de leurs blocages pour que circule en eux l’énergie de la vie. »

Historique

L’analyse reichienne est une forme actualisée de la thérapie que Wilhelm Reich a proposée sous le nom de "végétothérapie", puis d’"orgonthérapie", l’"Orgone" étant le nom qu’il donnait à la forme biologique et physique de l’énergie vitale. Il mena une grande partie de ses recherches aux Etats-Unis où il avait émigré peu avant la Seconde Guerre mondiale. Il poursuivit là-bas ses travaux sur l’Orgone, le cancer et la prévention des névroses se livrant à de nombreuses expériences audacieuses et organisant régulièrement des séminaires pour étudiants. Un conflit avec la FDA (Food and Drug Administration) le conduisit devant les tribunaux en 1956. Il mourut en prison un an plus tard.
Depuis quarante ans, l’héritage thérapeutique reichien s’est divisé en plusieurs ramifications dans divers pays. Reprenant son concept d’"énergie", l’Américain Alexander Lowen (qui fut son patient de 1942 à 1945) a ainsi créé la bioénergie, qui devint le fer de lance de la psychologie humaniste. En France, une branche active de thérapeutes reichiens – menés par Gérard Guasch –, a conceptualisé, en 1980, "l’analyse reichienne" reprenant le repérage des blocages énergétiques de l’organisme par la "lecture" du corps en sept niveaux d’énergie décrits par Reich lui-même.

 

Déroulement d’une séance

L’analyste reichien s’installe à côté du patient, contrairement à l’analyste freudien ou lacanien qui s’assied en retrait du divan. « Cette place est pour nous très importante car, à notre sens, l’analyste doit adopter une attitude active durant les séances, explique Jacques Lesage de La Haye, psychologue clinicien et analyste reichien. Cela signifie que nous touchons, si besoin est, le corps du patient par des massages pour activer le processus dans un sens plus corporel, donc plus affectif. » Cela permet surtout au praticien, durant la première partie de la consultation, de repérer les retenues respiratoires, les blocages musculaires, les crispations chroniques, véritables signaux pour l’analyste reichien des conflits internes ou des émotions que le patient tente de refouler. 
Le thérapeute l’encourage donc à laisser aller son corps en fonction de ce qu’il ressent. « Il peut s’agir de rage ou d’une immense colère qui s’expriment par des cris, reprend Jacques Lesage de La Haye. Ça peut-être aussi une tristesse, un désespoir profond et, dans ce cas, nous accueillons des crises de larmes. » 
Dans d’autres cas, surtout si le patient ne parvient pas à s’exprimer émotionnellement, le thérapeute propose à celui-ci des acting (sorte de "jeux" neuromusculaires) qui sont des exercices brefs permettant au patient, à force d’être répétés, d’entrer en contact avec ses blocages psychologiques, émotionnels ou énergétiques. Des exemples d’acting ? La parole étant exclue ou limitée, tourner quinze minutes durant la tête de gauche à droite, frapper des poings en répétant « non » ou mordiller un gant de toilette.

« Nous possédons un éventail de mobilisations corporelles que nous utilisons en fonction des blocages repérés chez le patient, explique Gérard Guasch. En travaillant sur les sept niveaux d’énergie du corps – les yeux, le nez et la bouche, le cou, la poitrine, le diaphragme, le ventre et le bassin –, elles permettent en fait de débloquer les émotions refoulées et donc de refaire circuler convenablement l’énergie vitale. » « Grâce à de tels exercices, la personne sort du contrôle, poursuit Jacques Lesage de La Haye. Elle oublie ses défenses habituelles, que celles-ci soient de l’ordre du verbiage ou de la rationalisation, pour se reconnecter avec son passé et retrouver ses affects enfouis. C’est une brèche que l’on ouvre dans l’inconscient, une retenue d’énergie que l’on libère. » 
Sur le divan, cela peut s’illustrer par des sueurs, des frissons, des fourmillements ou aussi par des sanglots, des cris, des rires. « Mais, quelle que soit l’émotion traversée, le patient est de toute façon accompagné par l’analyste qui n’hésite pas à le toucher pour le soutenir. » « Nous aidons en fait la personne à “redescendre” en douceur », ajoute Gérard Guasch.
La seconde moitié de la séance porte sur l’analyse verbale. Il s’agit à ce moment-là pour le patient d’explorer le matériau qu’il vient de mettre à jour. « Je suis très attentif au fait de ne pas troubler ce temps de verbalisation qui lui est nécessaire pour prendre conscience et intégrer ses émotions, ses ressentis, et ce qu’ils lui inspirent. Comme en analyse classique, nous lui demandons aussi d’évoquer ses fantasmes et ses rêves. Mais, au contraire d’autres thérapies corporelles qui n’hésitent pas à brusquer les gens, nous nous efforçons de suivre sa ligne de résistance. Forcer ses défenses équivaudrait en effet à les renforcer. » 
Le travail corporel ayant favorisé la libération des émotions, la verbalisation ayant permis à l’individu de prendre conscience et de dénouer sa problématique, il peut alors profiter pleinement de la libre circulation de son énergie vitale, et atteindre ce que Reich a appelé la « fonction de l’orgasme ». « Nous n’entendons pas par là la seule capacité à jouir dans une relation sexuelle, précise Jacques Lesage de La Haye. Mais simplement celle à s’abandonner, à s’ouvrir totalement, une certaine façon de se laisser aller à soi-même et aux autres. » A propos de cette fonction libératrice de l’orgasme, Reich écrivait : « Alors qu’antérieurement le patient était complètement cuirassé, [...] susceptible d’avoir seulement des pseudo-contacts non naturels, il développe maintenant une aptitude croissante au contact naturel et immédiat avec ses pulsions comme avec l’environnement. Le résultat en est un développement visible du comportement naturel et spontané, se substituant au comportement artificiel et emprunté. » (“La Révolution sexuelle”, Bourgois, 1993)

Indications et contre-indications

Cette méthode s’adresse à tous ceux qui souffrent d’un manque de réalisation personnelle ou bien qui souhaitent mieux se connaître. Cependant, elle a des indications privilégiées : difficultés à vivre, dépressions, angoisses, phobies ou troubles caractériels (notamment de l’enfant ou de l’adolescent), troubles psychosomatiques, dysfonctions sexuelles (anorgasmie, trouble de l’érection…), etc.
Elle est aussi utilisée en complément thérapeutique dans des cas de dépendance (comme la toxicomanie…), la mobilisation du corps pouvant alors pallier l’insuffisance des approches verbales.
Il n’existe presque aucune contre-indication si ce n’est que l’analyse reichienne n’a pas de grande portée sur les maladies psychotiques lourdes (la schizophrénie, par exemple).

 

Comme la psychanalyse à laquelle elle se réfère en partie, l’analyse reichienne est un processus qui délivre ses effets dans le temps. Si sa durée varie en fonction chaque individu et de sa problématique, elle nécessite le plus généralement entre une et trois années. 
Une séance dure une heure et demie en moyenne et les praticiens recommandent souvent une consultation par semaine. Fonction du thérapeute, de la durée et, souvent aussi (c’est important), des possibilités financières du patient, le prix oscille entre 15,24€ et 91,47€ la séance.

 

" "J’ai revécu physiquement et émotionnellement ma grande angoisse d’enfant, être abandonné par ma mère" "

Témoignage

 

Pascal, 34 ans

 

« J’avais déjà derrière moi huit ans d’analyse freudienne orthodoxe quand j’ai rencontré l’analyse reichienne. Ma première pratique du divan, si elle m’avait donné accès à la verbalisation de mes difficultés, ne m’avait pas permis de me libérer émotionnellement. L’un des premiers exercices que l’on m’a demandé fut un travail sur la mobilisation énergétique : petite relaxation, respiration profonde et sauts sur place. Au bout d’un moment, je me suis retrouvé à genoux, les membres paralysés, dans un état incroyable. J’ai eu l’impression soudaine de revenir à mes 3 ou 4 ans. En sanglotant et en répétant sans cesse “je ne veux pas”, je revivais émotionnellement et physiquement une de mes grandes angoisses d’enfant, celle d’être abandonné par ma mère qui, à l’époque, était dépressive. 
Le thérapeute, installé à mes côtés, m’a soutenu et a commencé à me toucher avec douceur. J’avais la sensation que ce geste venait de ma mère. L’émotion m’a alors submergé. Se côtoyaient en moi deux réactions antagonistes : la peur qu’elle me quitte mais aussi le refus désespéré d’être encore et toujours lié à elle. “Tu viens de nous dire où tu souhaites que l’on aille, m’a assuré le thérapeute. Etape par étape nous y retournerons pour déconstruire ta problématique.” 
Voilà deux ans et demi que je consulte. Aujourd’hui, je me sens mieux physiquement. Bien sûr, mes angoisses n’ont pas totalement disparu mais j’ai désormais trouvé des mécanismes de récupération plus souples face à elles. Plus libératoire que l’analyse classique mais moins violente que certaines thérapies corporelles, l’analyse reichienne est, à mon sens, cohérente et met dans de bonnes dispositions à la vie. »

 

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Freud avait-il raison de limiter le corps dans l'analyse à un rôle de " porte-parole " ? Reich avait-il tort de vouloir en faire le centre du traitement ? Alors que la psychanalyse, aujourd'hui plus que centenaire, se voit de toute part remise en question, la réponse à ces interrogations est d'une grande actualité. Psychanalyste audacieux, Wilhelm Reich montre que l'organisme peut refouler conflits et émotions par une retenue respiratoire, des blocages musculaires, des crispations chroniques. Donnant une importance égale aux processus corporels, psychiques, sociaux et énergétiques dans la santé et la maladie, il ouvre des perspectives nouvelles tant en psychothérapie qu'en psychosomatique. L'analyse reichienne est une forme actualisée de la thérapie que Reich proposa sous le nom de végétothérapie puis d'orgonthérapie. Psychanalyse " autre ", elle ne privilégie pas, comme la psychanalyse classique, le discours et le mot. Elle prend en considération les manifestations du corps et tous les modes d'expression du sujet, et s'attache à reconnaître à travers eux le mouvement des émotions, du désir et de l'énergie même de la vie.Cet ouvrage de référence présente les principes et les fondements de l'analyse reichienne et, à partir d'exemples vécus, l'originalité de sa pratique. Riche en observations, il montre l'individu dans sa globalité et atteste de la vitalité et de l'actualité de l'approche reichienne. Il s'adresse tant aux thérapeutes et aux étudiants qu'à un large public intéressé par l'énergétique du corps et à la recherche d'alternatives thérapeutiques.

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