Là-Haut

Articles de la-haut

A nos enfants

Par Le 02/08/2015

Famille

 

 

 

La dimension spirituelle est quasiment inexistante dans les sociétés matérialistes et notre éducation tout comme notre enseignement en sont responsables. L’éducation est dans une large part une simple et unique reproduction des mouvements de pensées qui animent le monde moderne. L’errance, le rejet, l’abattement, la détresse, la compétition et ses effets dévastateurs, une course à l’ego, une individualisation outrancière, le « moi je » comme étendard, l'Avoir qui se moque de l'Etre, les êtres en perdition de ne pas tout avoir… Et cette effroyable rupture entre la Nature et la dimension contemplative et sereine qu’elle procure.
Combien d’enfants vont marcher dans les bois ? Combien d’enfants construisent encore des cabanes, suivent une trace d’animaux, écoutent le vent dans les arbres, combien d’enfants parviennent à préserver en eux la magie du monde et ce sentiment ineffable d’en faire partie, combien d’enfants ont appris à regarder en eux ?
A quoi les adolescents se réfèrent-ils ? Quels sont leurs modèles humains ? Quels sont leurs projets ?
Henri David Thoreau, qui le connaît encore chez les jeunes ? Qui va le leur faire découvrir ? Qui osera encore défendre sa vision de l’Homme ?
Qu’est devenu le Sens du Sacré ? Vers quoi ce Sacré a-t-il été détourné ?
Sans même essayer d’identifier tous les phénomènes qui se sont imposés à nous, que nous avons laissés s’étendre comme s’ils allaient pouvoir répondre aux questions existentielles, sans même chercher à remonter à la source, le simple regard sur l’état des lieux est déjà absolument indispensable, vital même.

Ensuite, nous pourrons tenter de tracer une autre voie.

Ma Belle et moi avons transmis ce qui nous semblait vital pour que la Vie vienne réjouir l'existence.

Nos trois enfants savent que Là-Haut, dans la Nature, au bord des torrents, dans les forêts, enfoncés dans la neige ou surfant sur la poudre, endormis sous les étoiles ou marchant déjà au lever du soleil, ils savent qu'ils existent. Totalement. Au coeur de la Vie

...

Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.

 
 
 
 

Solitude volontaire

Par Le 02/08/2015

Pendant nos virées en montagne, nous voyageons avec un fourgon aménagé. Pendant la journée, parfois en VTT, nous trouvons souvent les coins perdus où nous allons nous installer le soir pour dormir. Jamais en camping ou sur une aire de stationnement, dans un village ou sur un parking. 
Uniquement, le plus haut possible, dans les forêts, sur une piste forestière, un chemin, sous les arbres, là où il n’y a personne. Le silence de la nuit. Aucun bruit humain. Un ruisseau, le vent, une chouette. On entre sur la piste le soir, phares éteints et on s'enfonce, loin de la route. Aucun objet sorti du camion, pas de table de pique-nique ou de barbecue....Rien....

De temps en temps, nous écoutons les infos.
Et là, cette scission entre la nature et le monde humain prend toute son ampleur. Violence, agression, terrorisme, exclusion, guerre, misère, violences de toutes sortes, aux femmes, aux enfants, aux animaux, à la Terre, violence, violence, de toutes sortes, de celle des voyous à celle des gouvernements, de celle des caïds à celle du ministre de l’intérieur…

Nous nous sommes surpris parfois à ne pas nous sentir en sécurité en descendant vers les vallées, traverser une ville, nous garer, faire des courses, laisser le fourgon pendant une randonnée…De la crainte…Nous avions envie de remonter vers les hauteurs. 
Réaction exacerbée par les infos, conditionnements effrayants qui nous amènent à craindre tout et n’importe quoi parce que les infos relaient systématiquement les actes violents et en oublient tout le reste, parce que cette paix de l’altitude nous ravit et nous apaise et que l’agitation des vallées nous effraie, comme si nous étions menacés, surveillés, attendus…
Paranoïa dont le gouvernement use et abuse, dont les médias se nourrissent sans comprendre qu’elles font le jeu des politiques…
Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas dans ces vallées des gens respectueux, honnêtes, intègres, ouverts, accueillants. Pourquoi cette activité des villes nous est devenue si inquiétante ? Est-ce un sentiment généré par notre amour de la solitude, est-ce une cassure si forte qu’elle en devient une peur ? 
Dans l’Aubrac, un été, nous avons pris vraiment conscience de cet éloignement des deux mondes. 
Ces paysans rivés à leur terre, témoins de la désertification des plateaux, du changement inéluctable de la vie, je les imagine descendre dans une grande ville, une hospitalisation, un évènement néfaste qui brise cette vie des hauteurs, ou une visite à la fille partie vivre à Marseille, Lyon, Grenoble…Le choc…
Mais comment est-ce possible d’être allé aussi loin dans la concentration humaine, dans l’isolement humain au milieu d’une fourmilière humaine. 
Tokyo compte plus de 30 millions d’habitants, 14 000 habitants au km²…Qu’on me dépose au milieu et je meurs. 
Quatre habitants au km² en Lozère. Pur bonheur.
Impossible de nier cette violence latente, ce sentiment étouffant d’être inséré dans un engrenage fou, une machine à broyer les êtres. Créer par les êtres eux-mêmes. Un système ? Qui le contrôle ? Y a-t-il un pilote dans l’avion ou les flux créés par la masse elle-même constituent-ils une marée sans retour, un vent dominant que plus rien ne peut contenir ? Cette impression effroyable que l’évolution humaine est une chute sans fin…Involution alors ? Une régression spontanée ? L’Univers est en extension et nous serions en contraction spirituelle ? Emportés par un mouvement de foule. Mondialisation, croissance démographique, économique, technologique…Oui, et alors ? Pour aller où ? J’ai 53 ans et déjà l’impression d’avoir assisté à une involution non contrôlée…Qu’en sera-t-il dans dix mille ans ?

On repart Là-Haut pour quelques jours......

 

Réalité contre fiction....

Par Le 02/08/2015

Etats-Unis : elle tue un des serial killers les plus recherchés du pays

Attaquée chez elle par un homme rencontré sur Internet, une Américaine a fini par le tuer. La police de Virginie-Occidentale a ensuite annoncé qu'il s'agissait probablement d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays. 

27 Juil. 2015, 14h46 | MAJ : 27 Juil. 2015, 15h33
 
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Une Américaine, agressée chez elle par un homme, a fini par le tuer. La police a ensuite indiqué qu'il pourrait s'agir d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays. 
Une Américaine, agressée chez elle par un homme, a fini par le tuer. La police a ensuite indiqué qu'il pourrait s'agir d'un des tueurs en série les plus recherchés du pays.  CBS

Cette Américaine a sans doute mis fin à la traque d'un des tueurs en série les plus recherchés des Etats-Unis. Agressée à son domicile de Charleston par Neal Falls, un homme qui avait pris contact avec elle sur Internet, Heather a réussi à le tuer alors qu'il avait fait tomber son pistolet.

 

Selon la police de Virginie occidentale, l'homme pourrait être lié à neuf disparitions de femmes dans trois autres Etats, rapporte la chaîne américaine CBS, relayée en France par Paris-Match. 

Les faits remontent au 18 juillet dernier. Neal Falls souhaitait passer la nuit avec une escort-girl lorsqu'il est arrivé dans la ville de Charleston. Après avoir pris contact avec Heather, il arrive à son domicile. Alors qu'elle ouvre la porte, Neal Falls est armé et prononce une phrase : «Vivre ou mourir», raconte la jeune femme. 

«Il était là pour me tuer»

«Quand il m'a étranglé, j'ai attrapé un râteau mais il a laissé tomber son pistolet en voulant m'enlever le râteau des mains. J'ai attrapé le pistolet et j'ai tiré derrière moi», détaille Heather. Celle-ci prend ensuite la fuite chez un voisin qui appelle les secours. «Elle avait des coupures et des marques sur tout le corps», explique le voisin. 

A leur arrivée, les forces de police découvrent le cadavre de Neal Falls et perquisitionne sa voiture. Les enquêteurs découvrent une machette, une pelle, des couteaux, des marteaux, des sacs plastiques ou encore une hache. Le même type d'armes a été découvert avec des corps démembrés près de Las Vegas, où Neal Falls habite, selon CBS. 

«Il semble que M. Falls soit un tueur en série, explique Steve Cooper, le chef de la police de Charleston. Je pense qu'elle a sauvé des vies en le tuant». «Je sais qu'il était là pour me tuer», ajoute Heather. La police de Virginie occidentale a demandé de l'aide au FBI dans son enquête. 

VIDEO. Elle tue un tueur en série sans le savoir
 

 

 

La réalité copie la fiction.....

 

"LES HEROS SONT TOUS MORTS"

Il se gara devant la maison, une allée empierrée, il descendit et ferma les vantaux en bois du portail. Il prit la mallette, l’enveloppa dans la veste et entra par le garage. Porte d’accès à la partie habitable. Il traversa la cuisine en direction du salon. Il voulait se servir un scotch avant de prendre une douche. Réfléchir encore.

Lucie.

Elle était assise dans le canapé. Il s’arrêta. Un coup au ventre, une décharge électrique qui courut en lui, comme s’il venait de toucher une clôture.

Il n’avait rien pressenti.

Il posa la mallette sur la table et la couvrit rapidement avec la veste.

« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Il se reprocha la dureté de sa voix. Il n’avait rien deviné et ne le supportait pas.

« Je t’attendais. J’ai quelque chose d’important à te dire.

-Tu veux baiser ? lança-t-il sur un ton rieur. Il voulait se reprendre, cacher son inquiétude, ne pas laisser transparaître sa nervosité.

-Non, vraiment pas. Ni ce soir, ni plus jamais. Je te quitte. »

Elle s’était levée, elle avait pris son sac.

Elle posa les clés sur la table.

Il n’avait rien pressenti. Comme avec Chloé. Les femmes s’obstinaient à l’humilier. Une colère immense, une brûlure qui l’envahit et réveilla la douleur de son front. Comme si la colère était allée se nicher dans un antre fragilisé.

« Qu’est-ce que c’est que ce délire ? C’est parce que je suis allé courir que tu me fais une crise ? J’ai besoin de décompresser, tu le sais bien pourtant !

-Rien à voir. Je sais bien que ton boulot est stressant et que tu lui accordes une place immense. C’est bien ça le problème d’ailleurs. Moi, je ne suis rien qu’un substitut, un produit de remplacement quand tu n’as pas le temps d’aller te vider là-haut. Alors, tu me baises et tu te vides. J’en ai marre de ça, c’est sans espoir. Je ne compte pas pour toi. J’en ai marre que tout soit sali, j’ai besoin d’amour, un véritable amour. »

Il n’avait rien pressenti et c’était insupportable. Bien pire que tout. Comme si les femmes détenaient un pouvoir plus puissant que le sien, comme si, à tout jamais, il ne serait que le dindon de la farce, celui qui ne voit rien venir, qui ne comprend rien, qui ne serait qu’un jouet dans leurs mains. La brûlure dans son crâne s’amplifia. Il savait comment l’éteindre.

Elle n’aimait pas son silence, elle devinait des crispations redoutables. Elle n’avait plus rien à dire. Elle voulut quitter la maison, s’éloigner, ne plus le voir, l’oublier.

Elle ne vit pas le coup venir. Une claque monumentale. Elle tomba au sol et il se rua sur elle.

« T’es qu’une salope, comme toutes les autres, toujours à m’humilier, c’est ça qui te fait jouir, hein, c’est ça ? »

Elle chercha à se redresser mais un coup de pied dans le ventre lui coupa le souffle.

Il hurlait.              

« Tu t’es foutue de ma gueule hein, t’en as bien profité, t’as bien caché ton petit manège. Et maintenant, tu me jettes comme une merde. Tu m’as manipulé pour que je ne devine rien.

-Arrête, lâcha-t-elle en se glissant sous la table.

-Sors de là, salope, je vais te montrer ce que ça coûte de te foutre de moi. »

Elle se releva en saisissant la mallette posée à l’extrémité de la table, elle la jeta au sol en courant vers la cuisine. Porte d’entrée inaccessible, il lui barrait la voie.

« Putain, touche pas à ça! »

Il ramassa la mallette avec délicatesse, comme un animal blessé, un objet précieux, une marque de tendresse, un amour absolu. Il la reposa sur la table, respectueusement et se tourna vers Lucie. Une rage totale. Des affronts qu’il fallait laver.

Elle espérait sortir par la baie vitrée de la cuisine. Il était dans son dos.

Elle saisit le couteau à pain posé sur le buffet américain et le serra contre son ventre.

« Cette fois, tu vas t’en souvenir un bon moment ! » hurla-t-il en se précipitant dans la pièce.

La porte était fermée à clé. Elle n’aurait pas le temps. Son cœur battait à la rendre sourde. Elle devinait les coups à venir. Et elle n’en voulait plus. Elle se retourna brusquement au moment où il arrivait sur elle, la main levée.

Il s’empala sur le couteau. Milieu du ventre. Il ouvrit la bouche mais rien ne sortit. Elle se dégagea sur le côté, incapable de soutenir ce regard de fou. Et le rictus de sa bouche.

Il serrait le manche du couteau, incrédule.

Il n’avait rien pressenti et c’était pire que tout.

Il tomba en avant, sur le ventre. La lame le traversa de part en part.

Elle tituba jusqu’au salon, assommée par la vision, anéantie par le drame.

Elle se dirigeait vers la porte d’entrée lorsque le téléphone sonna. Elle s’arrêta, comme figée par une présence, comme si l’appareil transférait les images, comme si le meurtre était déjà diffusé sur les ondes. Une terreur en elle, un flot d’images chaotiques, l’arrestation, la prison, un tribunal, meurtre d’un policier, condamnation à perpétuité, trouver des témoignages, des soutiens, une femme battue, il était fou de colère, elle s’était défendue.

La sonnerie perdurait. Un électrochoc. Un lien salvateur qui la protégeait de la crise de nerfs.

Réfléchir…

Thomas.

Elle s’appuya contre le mur du hall, terrifiée à l’idée de voir Lucas surgir, comme un diable immortel.

Téléphone portable. Joindre Thomas. Le seul qui pouvait la sauver.

 

Les heros sont tous morts

L'espace du couple

Par Le 01/08/2015

Nos comportements déroutants sont un appel à l’aide dans le couple.

 

http://lespaceducouple.com/2015/07/30/nos-comportements-deroutants-sont-un-appel-a-laide-dans-le-couple-2/

lutte pouvoir

 

Nous sommes des êtres d’amour et de compassion, nous sommes des êtres naturellement doués pour le lien. A la naissance nous avions un potentiel relationnel inégalable!

(Observez les bébés, voyez comme ils sont capables d’être intensément en lien, entièrement en lien.)

Puis nos blessures dans la relation nous ont fait « congeler » de nos facultés.( Et nous avons eu souvent de bonnes raisons de faire comme ça. Il a été vital pour nous de demeurer dans l’amour de nos parents, alors nous avons renoncé à des parties entières de nous ). Non seulement ces renoncements nous ont coûté, mais nous avons visité à ces occasions des zones d’insécurité ou de souffrance dans le lien à l’autre…

Lorsque nous sommes touchés, blessés dans notre couple, c’est une histoire de « déjà vu » à l’intérieur. L’autre vient réveiller d’anciennes douleurs (sensation d’être abandonné, rejeté, ou peur de l’être, peur de perdre le lien, sentiment d’humiliation,…). Alors le tout petit à l’intérieur de nous pousse un cri existentiel. C’est déroutant. (Nous pouvons aller jusqu’à « disjoncter » siBrutus s’en mêle…)

Ce cri est émis depuis les profondeurs, depuis le cœur de notre enfance (voir l’article « les poupées Russes » ), une des petites poupées russe à l’intérieur de nous est en crise… C’est la protestation non entendue, l’indignation justifiée du tout petit .

Notre comportement déroutant vient protéger notre point faible, la vulnérabilité d’un enfant intérieur avec une histoire chargée. Dans cette charge émotionnelle nous nous saisissons d’un ancien réflexe pour tenter de substituer à la douleur éprouvée une sensation de contrôle de la situation. Parce que c’est insoutenable…

Certains d’entre-nous boudent, se ferment, d’autre hurlent, pleurent, d’autres deviennent des torrents de blâme, la palette est infinie et…déroutante pour notre partenaire. Alors que nous avons précisément le plus besoin de sentir la sécurité du lien,nous adoptons des comportements qui invitent à l’inverse! Nous sommes de drôles de bestioles…

La grande douleur est qu’en poussant ce hurlement nous allons rencontrer chez notre partenaire du rejet, ou de l’incompréhension, de la critique ou de la condamnation…Alors que nous avons besoin d’être rencontrés là en-dessous, dans ces quartiers mal éclairés de notre enfance, où nos plaintes continuent à gronder; mais nous provoquons le retrait de notre partenaire…

Un proverbe chinois dit

« Aime-moi lorsque je le mérite le moins,
car c’est alors que j’en ai le plus besoin. »

Quelle sagesse!

Nous avons besoin d’être compris dans notre douleur, ou notre terreur de tout petit. Nous avons besoin que cela s’accueille. Le potentiel de réparation est immense.

L’espace sacré de notre relation peut devenir puissamment transformateur.

Devenez le baume pour la solitude et la peur de l’autre. Embrassez le cri de l’enfant, apaisez sa douleur, même si ses comportements vous déroutent…

Regardez votre partenaire avec de nouveaux yeux, des yeux qui savent que ces comportements déroutants ne sont pas le fruit de leur essence profonde mais le signe qu’une vive douleur s’est réveillée. Accédez à votre empathie, accueillez ce besoin de sentir la connexion. Aidez-le. Il est en souffrance et vous détenez un remède miracle: votre amour.

Et aussi

Devenez conscient que ce n’est pas cet autre, votre partenaire qui vous blesse mais qu’il ne fait que passer ses mains sur d’anciennes blessures. Que ce hurlement de l’intérieur ne lui est pas vraiment destiné, mais qu’il s’adresse à un des personnages de votre enfance. Respirez.Votre douleur est réelle et vous avez vraiment besoin de l’autre. Restez-en lien avec cet être magnifique que vous avez invité dans votre vie. C’est là que la guérison commence!

Florentine d’Aulnois-Wang

PS: à transposer à nos enfants: c’est quand ils sont le plus en crise (et le plus en douleur, pris dans une sensation insoutenable de perte du lien) qu’ils ont le plus besoin de sentir notre amour, notre chaleur, notre contenant. Même si il est très difficile de donner de la compréhension ou un câlin à un enfant en crise, le chemin de lien et l’installation de la sécurité intérieure sont immenses de notre douceur. Pensez-y la prochaine fois que vous les voyez se rouler par terre. Respirez , délestez votre charge émotionnelle et apportez-leur du soutien, il y a désarroi…(Tout comme pour le petit à l’intérieur de vous où de votre partenaire parfois) Et si c’est trop difficile, surtout ne partez pas dans le reproche ou la coupure…

 

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KUNDALINI (13)

Par Le 01/08/2015

Tas cailloux pierre equilibre 01

 

« C’est bien, il ne fait pas encore très chaud, on aura de la fraîcheur sous les arbres. »

Elle se laissait guider, marchant dans ses pas vers l’orée de la forêt.

Ils s’engagèrent sur une sente à peine marquée sous le couvert des arbres. Elle le suivait en contemplant les mouvements de son corps, cette fluidité qui l’avait étonnée, un mélange de légèreté et de vigueur. Les muscles de ses fesses, de ses cuisses, de son dos, de ses bras, cette puissance maîtrisée qui émanait de chacun de ses pas... Elle réalisait qu’elle n’avait sans doute jamais regardé Laurent de cette façon…

Il restait silencieux et elle ne se permettait pas de rompre le mystère. Il n’avait rien dit de ce lieu, de ce qu’il voulait lui montrer.

Elle l’aurait suivi, même les yeux bandés, sans le besoin d’être guidée, juste avec ce ressenti indéfinissable de lui être aimantée.

 

Ils montèrent d’un bon pas et elle se réjouissait de pouvoir rester dans son sillage. Elle ne voulait surtout pas le ralentir, lui donner une image dégradée, lui rappeler son âge.

Elle réalisa qu’elle n’espérait rien de plus que de pouvoir l’accompagner, que rien d’autre ne venait entraver ce bonheur, qu’aucune projection fantasmatique ne jetait sur l’instant une possible désillusion. Elle ne rejetait pas les quelques frissons délicieux qui coulaient en elle lorsqu’elle croisait son regard posé sur elle ou lorsque, furtivement, elle s’imaginait dans ses bras mais elle en connaissait l’insignifiance au regard de l’euphorie spirituelle qui bouillonnait en elle. Et elle s’en réjouissait infiniment.

Elle eut envie de rire.

« C’est bon de vous sentir aussi heureuse, ça me fait très plaisir. »

Elle s’arrêta, net.

Il se retourna. La première fois qu’elle voyait son visage depuis le début de la montée. Contrejour à travers les feuillages. Il lui paraissait immense, presque immatériel, éthéré…

Elle en eut peur soudainement. Pas de lui mais de ce qu’elle ressentait. Une réalité qui la dépassait et simultanément, elle devinait au plus profond de son… âme une invitation bienveillante à s’abandonner.

« Vous rayonnez, intérieurement. Même si parfois, vous avez des bouffées d’inquiétudes, ajouta-t-il.

-Je devrais partir en courant et je n’en ai pas envie. »

 

Il éclata de rire et elle vit en lui un adolescent joyeux.

Elle mêla son rire au sien.

« On aura le temps de parler quand on sera arrivé. »

 

Ils montèrent ainsi plus d’une heure, zigzaguant entre les arbres, sur une sente unique. Ils ne croisèrent aucun chemin et elle comprenait pour quelle raison il parlait d’un lieu très calme. Impossible de tomber sur cette piste infime sans connaître le secteur.

Elle s’étonnait de la vitesse avec laquelle elle avait oublié qu’elle était nue. Une délicieuse découverte, comme un bain de jouvence, une vague sensuelle, délicate, chaude, un bien-être qui la ravissait.

Elle prit appui sur un tronc d’arbre pour franchir une marche rocheuse et elle s’arrêta immédiatement. Comme une présence inexplicable, une vibration en elle. Elle regarda le tronc, là où sa main était posée. Elle ne dit rien et reprit sa montée…

Interloquée. Ébahie. À se croire tombée dans un espace magique, le terrier du lapin d’Alice. Encore lui.

« Il reste à passer ce verrou rocheux, » annonça Sat.

 

Il s’était arrêté au pied d’une falaise inclinée, des ressauts successifs de murs encombrés de végétations diverses.

« Il y a un itinéraire sans difficultés, mais la hauteur peut devenir impressionnante. On a une trentaine de mètres à franchir avant d’arriver à l’entrée de la gorge. »

Elle inspectait le passage avec appréhension.

« Le plus simple, c’est que vous passiez devant et je vous indiquerai par où aller. Si vous ne vous sentez pas, je sors la corde et on inverse les positions. »

Elle ne voulait pas donner d’elle une image limitante, un refus de l’obstacle, le poids de son âge au regard de sa jeunesse insouciante et décidée.

« Non, ça va aller, je n’aurai pas besoin de la corde.

-Ok, de toute façon, on peut très bien s’arrêter n’importe quand. »

 

Il lui expliqua les premiers mètres et elle s’élança.

Troublée quelques instants par la présence de Sat juste derrière elle, elle se concentra rapidement pour s’extraire de ce parasitage.

« Un peu à droite, vers le gros bloc gris. »

Elle respectait minutieusement ses indications, posant ses pas après avoir vérifié la solidité de chaque prise, ne se mouvant que dans une parfaite assurance.

« C’est parfait, dit-il, vous avez un déplacement parfaitement équilibré. Mais je n’en avais aucun doute. »

Elle sourit sans le lui montrer. Fière et revigorée, des ailes qui la soulevaient, une flamboyance qui nourrissait son corps comme une potion magique.

Magique. Le mot qui correspondait le mieux à son état. Ce sourire intérieur, elle en avait oublié la puissance. Mais l’avait-elle-même déjà connu ?

Elle secoua légèrement la tête pour revenir à ses gestes, rester dans l’instant.

 

« On est en haut, quelques mètres à droite et on sort. »

 

Elle entendit le murmure de l’eau. Puis La mélodie s’amplifia jusqu’à occuper l’espace entier.

Ils se dressèrent enfin sur la crête.

Elle s’arrêta et Sat se plaça à ses côtés.

« Je vais vous montrer la cascade mais vous me donnez la main. Même si j’ai confiance dans votre pas montagnard, » ajouta-t-il gaiement.

 

Elle sentit des ondes crépiter dans son corps lorsque les deux mains se joignirent. Elle s’amusa en accusant son imaginaire tout en doutant du sens de cette moquerie. Que savait-elle finalement de la réalité ?

Il l’entraîna le long du cours d’eau sur des dalles lisses et des amas de blocs. Elle s’appliqua à poser ses pas comme les siens, à se servir de ses appuis, sans jamais lâcher ses doigts. Elle se concentrait aussi sur la force et la douceur mélangés, ce contact si simple, deux enfants qui se donnent la main et se ravissent de cette présence amicale.

Deux enfants… Elle se délectait intérieurement de cette jeunesse retrouvée. Elle se revit adolescente auprès de son premier amour. Elle vivait avec intensité, avec le sentiment d’une aventure romantique, le cœur débordant de passion.

Elle avait éprouvé, après quelques années de vie commune auprès de Laurent, la nostalgie de cette euphorie juvénile, comme une vieillesse déjà installée, une routine respectueuse et distante… Elle n’avait pas voulu, à l’époque, explorer davantage ce dépit… Elle l’avait étouffé.

 

Le flot bifurquait vers l’extrémité du replat et plongeait soudainement dans une chute verticale.

Debout sur un bloc surplombant, ils contemplèrent en silence les horizons ouverts sur les crêtes, les arêtes, les sommets et les alpages, les pierriers et les forêts. Des liserés blanchâtres dessinaient dans les pentes les lits des torrents. Quelque rares nuages immobiles, punaisés sur le bleu du ciel, semblaient observer la scène.

 

« C’est magnifique, murmura-t-elle.

-Je savais que ça vous plairait. »

 

Elle croisa son regard. Une intensité qui la troublait, toujours cette impression inexplicable qu’il lisait en elle, qu’il l’explorait.

Elle rejeta immédiatement toute vision sexuelle. Elle ne voulait pas de ce trouble, il était si perceptible et Sat si réceptif…

« Je suis très touché de vous sentir heureuse. »

Elle se demanda intérieurement s’il avait compris que ce bonheur, elle le devait à sa présence, s’il ne voulait pas en témoigner, s’il attendait qu’elle le dise…

Une seconde de pensées et un flot d’options comme une avalanche.

« Oui, je suis très heureuse. Merci, » parvint-elle à dire d’une voix si ténue que le brouhaha du torrent en couvrait la portée.

Il tira légèrement sa main pour l’éloigner du bord. Ils rejoignirent les dalles grises.

« Je vais vous montrer la suite maintenant. Très peu de gens connaissent cet endroit et il n’est pas accessible autrement que par cet itinéraire. »

Elle le suivit, le cœur affolé. Pourquoi bénéficiait-elle de ce privilège ? Pourquoi l’avoir choisie pour montrer ce qu’il tenait secret ? Que savait-il d’elle pour lui accorder d’emblée une telle confiance ?   

« Sat ? »

Il se retourna.

« Pourquoi voulez-vous me montrer cet endroit si secret ?

-J’aime votre couleur orange. »

Elle se regarda rapidement comme si elle éprouvait le besoin de vérifier qu’elle était bien nue.

« Votre aura, précisa-t-il.

-Il faudrait que vous m’expliquiez clairement tout cela cette fois, Sat.

-C’est prévu, » répondit-il avec un large sourire. Il reprit son avancée et elle le suivit. Il franchit avec une souplesse féline un chaos de roches. Elle dût utiliser les mains pour parvenir à se dresser sur l’obstacle. Il était déjà redescendu de l’autre côté. Elle s’accroupit et se servit de son bras comme appui. Elle sauta et il la réceptionna en la serrant par la taille.

« Cent mètres à remonter dans la gorge et on arrive. »

Une voix lumineuse, nourrie par une joie d’enfant.

Elle garda en elle la présence de ses mains lorsqu’il reprit sa marche…

Des parois chaotiques de chaque côté, des piliers, des surplombs, des couloirs ruiniformes, des arbres accrochés au-dessus du vide et le torrent cristallin. Le soleil n’était pas encore assez haut pour inonder la gorge mais les voiles d’ombres refluaient et la chaleur coulait le long des parois. Elle en devinait les effluves et s’étonnait d’ailleurs de cette sensibilité inhabituelle, comme des perceptions qui ne lui appartenaient pas et tombaient en elle…

Elle contempla avec émerveillement l’ouverture progressive des parois, un vallon de roches en forme de calice.

Sans que rien en elle ne vienne en expliquer la source, elle eut l’impression d’avoir remonté un canal étroit et de déboucher désormais au cœur d’une matrice, dans le secret bienveillant d’un utérus.

Elle leva les yeux et regarda le ciel, les arbres dressés au sommet des deux parois, les traînées de couleurs minérales, les îlots de végétation comme des observateurs bienveillants, suspendus au-dessus des gouffres.

Elle ne voyait pas le monde comme elle l’avait toujours vu. Des voiles qui se déchiraient sans qu’elle n’ait rien initié. L’impression d’être entrée dans le sillage d’un guide.

Sat s’était arrêté.

« C’est de là, je trouve que la vue est la plus belle. »

Elle se plaça à ses côtés et ouvrit réellement les yeux.

Elle réalisa qu’elle n’avait pas vraiment observé les lieux, comme entourée d’un brouillard, comme si ses sens étaient restés figés dans le souvenir des mains de Sat sur sa taille et que cette puissance émotionnelle délivrait en elle une capacité jusque-là ignorée, comme un savoir qui attendait l’occasion idéale pour se révéler.

Elle s’étonna de s’attribuer ainsi un quelconque pouvoir et elle en sourit…Depuis si longtemps, elle n’avait éprouvé un tel amour pour elle-même…

 

Une conque rocheuse, vaste coquille ouverte, une cascade qui la scindait dans une ribambelle de ressauts et de vasques, des parois se hissant par paliers successifs jusqu’à la limite visible, là où le soleil resplendissait, de grandes dalles lisses descendant jusqu’à l’eau, des myriades de galets tapissant les fonds, des roches lisses comme des têtes de nouveau-nés émergeant du flot, des chants d’oiseaux qui s’unissaient à la mélodie de l’eau, des parfums de roches chaudes et de plantes épanouies… L’impression de venir se calfeutrer au creux d’une main ouverte.

 

« C’est magnifique, Sat. C’est magnifique. 

-Venez. On passe de l’autre côté. »

Il sauta sur un bloc, se retourna et tendit la main. Ils recommencèrent ainsi jusqu’à l’autre rive.

« De ce côté-là, dans vingt minutes, nous serons au soleil. On s’installera ici. »

Il posa son sac et il l’entraîna vers le fond du cirque rocheux.

À cinquante mètres de la cascade, elle les vit, au milieu de l’eau et elle ne comprit pas ce qu’elle voyait.

« Qu’est-ce qu’il y a devant nous Sat ? Dans l’eau.

-L’équilibre Maud. Puis l’immobilité. »

 

Ils approchèrent et elle comprit. Des galets empilés, dans des architectures improbables, mystérieuses, fascinantes. Comme un peuple en marche, fossilisé en un instant. Des courbes verticales qu’elles n’auraient jamais envisagées, des constructions qui unifiaient dans des arabesques immobiles des galets dansants. L’impression de voir bouger les structures, qu’une infime vibration les animait et créait dans le lieu une chorégraphie insaisissable.

Elle ne comprenait même pas ce qu’elle pensait.

 

« Qu’est-ce qui m’arrive Sat ? J’ai parfois l’impression de ne plus être moi, j’ai des pensées qui viennent et je ne les comprends même pas, j’ai des sensations que je ne reconnais pas, il y a tellement de choses étranges, je ne peux même plus les énumérer. Qu’est-ce qui m’arrive, Sat ? »

 

Il devina l’inquiétude, il perçut cette rupture dans la voix, ce décrochement empli d’incertitudes, lorsque les mots semblent troubler la parole, lorsqu’ils agissent comme une boisson acide et enrayent les cordes vocales.

Il fallait donner des réponses. Le moment était venu. Il le savait.

 

« Une autre réalité Maud, c’est tout, l’ouverture des fenêtres, une conscience nouvelle qui prend conscience d’elle-même. Il n’y a rien d’inquiétant là-dedans, sauf si vous décidez d’en tirer des suppositions qui viendront nourrir vos peurs.

-C’est trop flou pour pouvoir me satisfaire Sat. Je suis désolé mais j’ai besoin de comprendre.

-Vous voulez comprendre parce que c’est un fonctionnement archaïque, parce que la dimension intellectuelle sert de références alors qu’elle n’est qu’une partie de la structure. »

Elle sentait monter de la colère, un énervement profond dont elle ne voulait pas mais qui s’imposait comme un parasite accroché à ses neurones.

« C’est très bien que la pression monte en vous, il faudra beaucoup de puissance, beaucoup d’énergie pour parvenir à entrer dans la danse. Mais avant de danser, il faut apprendre l’immobilité. »

Elle abandonna toute volonté de réponses. Elle n’obtiendrait pas celles qui l’auraient comblée et elle devinait que tout cela était planifié.

Sat.

Elle l’avait suivi. Elle frissonnait parfois de désir. Le corps de Sat l’électrisait mais l’étrangeté de ses paroles la court-circuitait et elle ressentait l’étrange dilemme de l’abandon confiant et de l’inquiétude insoumise, cette contradiction entre la peur de l’inconnu et une évidente rupture à consommer. 

 

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Mantak Chia

Par Le 01/08/2015


Maître Mantak Chia
Reconnu comme un expert international dans les disciplines taoïstes, Mantak Chia, est né en 1944, de parents chinois. Dès l’âge de 6 ans, il apprend la boxe thaïlandaise, le yoga et l’aïkido auprès de moines bouddhistes. Sa rencontre avec de nombreux maîtres du Zen ou des temples de Shao Lin, l’ouvre à une perception subtile et raffinée de l’érotisme sacré. 
En 1979, il commence à délivrer un enseignement original à caractère tantrique qui connaît un grand succès.

Loin de tout voyeurisme, son enseignement propose un travail énergétique qui n’élude pas la fidélité au sein du couple, la notion de partage, une rééducation de la sensualité, l’apprentissage de techniques jadis réservées aux seuls initiés.

Alors que certaines écoles d'énergétique chinoise (qi gong, taï chi) mettent trop l'accent sur les postures, l'enseignement de Mantak Chia privilégie le ressenti intérieur. Dans ce cadre, il développe un enseignement sur la sexualité, car c'est une énergie tout à fait exceptionnelle et qui a pour caractéristique de pouvoir se multiplier indéfiniment. Le but de cet enseignement n'est pas utilitaire, il ne peut être dissocié d'une pratique globale, qui est une voie de développement spirituel.

Comme le tantrisme indien, le taoïsme chinois a produit de nombreux écrits sur la sexualité, proches d'une sorte d'alchimie intérieure. Certaines techniques sexuelles complexes, décrites dans des ouvrages anciens, sont assimilées à des recettes d'immortalité. Là encore, il s'agit avant tout de textes symboliques. Le taoïsme, comme le tantrisme, se fonde sur un sentiment d'unité avec le monde, vécu dans la double polarité yin-yang, masculine-féminine. Le développement de cette conscience se fait à l'aide des techniques énergétiques : qi gong, massages, respiration, méditation, travail sur le son. D'une manière plus systématique peut-être qu'en Inde, le taoïsme s'est penché sur l'application de ces techniques au domaine de la sexualité.
 


Le tao de la sexualité consiste dans la guérison, la multiplication et la transformation de l'énergie sexuelle. Les femmes apprennent à libérer l'énergie et la force de leurs ovaires, les hommes la force du sperme, pour les faire circuler consciemment dans le corps ", écrit Maitreyi Piontek, élève de Mantak Chia, dans Le Tao de la femme (éd. Le Pré aux Clercs).

Mantak Chia est l'un des rares auteurs qui ait développé l'aspect sexuel de l'énergétique chinoise.
Un travail de pionnier. Mais l'utilisation de ces techniques dans le seul but de développer les performances sexuelles risque, ici encore, de déboucher sur bien des illusions et des déboires. À cet égard, certaines expressions utilisées dans les livres de Mantak Chia (l'homme multi-orgasmique ou le kung-fu sexuel) prêtent à confusion. Mais, heureusement, il montre bien que les techniques proposées ne sont pas séparables d'une philosophie globale, qu'elles relèvent d'une véritable spiritualité du corps.
 


Réflexologie sexuelle. Les éléments et exercices présentés ici se fondent sur les quatre premiers livres de Maître Chia sur l'Energie Sexuelle :
• Les Secrets de l'Amour selon le Tao (Cultivez l'Energie sexuelle masculine)
• L'homme Multi-Orgasmique (L'Energie sexuelle masculine)
• Le Tao de l'Amour retrouvé (L'Energie sexuelle féminine)
• Le Couple Multi-Orgasmique (Les Secrets de l'Amour que chaque couple doit connaître).

Maître Chia et W U WEI font passer l'étude de la réflexologie du domaine du massage du pied aux mondes des voies de l'énergie interne, de la sexualité et de la passion, pour guider les étudiants dans la compréhension de la Réflexologie Sexuelle.

Une nouvelle approche sexuelle pour les couples. L'Etude de la réflexologie aidera les couples à trouver leur potentiel énergétique sexuel ainsi que leur compatibilité physique. Elle déterminera la compatibilité de l'énergie interne d'un couple, le caractère et la disposition des deux partenaires, ce qui les aidera à définir la nature de leur relation. Technique des pratiques. Seul(e) ou avec un(e) partenaire, les " Sexercices " exceptionnels présentés ici peuvent aider à approfondir une relation amoureuse. 

L'Art issu de siècles de pratiques et réalisations taoïstes est redécouvert aujourd'hui pour élargir le pouvoir guérisseur de l'amour sous la forme d'une extatique acupression. Ce que votre corps révèle. La Réflexologie Sexuelle vous permettra de déterminer la relation entre la taille, la forme des organes sexuels et les particularités morphologiques. L'apparence physique et les caractéristiques corporelles peuvent révéler les points forts et les points faibles dune personne, ainsi que la compatibilité indispensable pour vous aider à trouver le (la) partenaire qui vous convient. 

Auteur: Mantak CHIA

La Femme Multi-Orgasmique 

http://antahkarana.forumzen.com/t526p15-la-sexualite

 

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La femme tantrique

Par Le 01/08/2015

La femme Tantrique ou L’extase Divin Féminin
 
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Article « Amrita and the Divine Feminine Bliss » de Mare Simone, traduit et adapté par Ishara Labyris

Le Tantra purifie le corps et l’esprit grâce à l’activation de l’énergie. Les bénéfices de l’activation de cette force ne se limitent pas à un des deux sexes. La pratique du Tantra peut apporter plus de vitalité et de forces régénératrices de vie aux hommes tout comme aux femmes. Et c’est particulièrement vrai quand les sommets atteints d’extase s’accompagnent par une intention volontaire de diriger cette énergie dans un but positif.

Le Tantra permet aux femmes de réaliser leur véritable nature divine, le principe féminin. Alors qu’une femme s’abandonne au plaisir de l’extase, elle est capable de relaxer profondément et par conséquent d’élargir sa conscience durant la relation sexuelle, et elle devient un portail pour les forces sacrées qui créent la vie. Alors qu’elle s’ouvre dans des états sexuels intenses, des rayons d’énergie éblouissants la remplissent et nourrissent son être. Lorsqu’une femme est stimulée sexuellement pour une période concentrée et étendue de temps, elle s’ouvre profondément et puise en la Source. Elle devient un canal et grâce à son orgasme, elle et son partenaire sont énergisés. Ils sont baignés tous deux et bénis par les forces créatrices de vie. À ce moment, elle est capable d’expérimenter sa nature divine qui porte en elle amour et créativité. Ses pensées et sentiments sentis en l’espace intemporel de l’orgasme deviennent infusés des pouvoirs créateurs de vie.

Lorsqu’une femme est dans un état prolongé d’orgasme, l’énergie que son orgasme génère est chargé de forces créatrices. C’est potentiellement un temps de grande expansion spirituelle et de manifestation physique. À ce moment, l’illumination et une énergie intense peuvent prendre place. C’est un temps de grand pouvoir créatif. Les praticiens du Tantra voient cela ainsi, et usent de cette vitalité pour fortifier leurs corps et leurs esprits. Plus longtemps ils demeurent dans cet état, plus le pouvoir est grand et plus l’énergie est puissante. Les praticiens du Tantra usent de cette force de manière consciente et dans un but spécifique, cela leur procure une plus grande ouverture à l’extase du plaisir sexuel. C’est un portail qui ouvre le passage vers nos êtres et au-delà.

Quand une femme s’ouvre lors de différents stades de l’orgasme, elle peut laisser s’écouler un fluide que l’on appelle Amrita. C’est un bain sacré de la Mère qui purifie et éveille la psyché. Lorsqu’elle se produit, elle offre nettoyage et purification. Les transformations surviennent, et parfois elles sont accompagnées d’émotions, de larmes et de rires. C’est un relâchement, un abandon, à un niveau très profond, qui guérit et éveille.

De ce point de vue, l’orgasme devient une union avec le Divin. Chaque orgasme consécutif amène la femme plus profondément dans les royaumes du sacré. L’infinité de l’inconnu… un endroit où il n’y a pas d’égo, ni de séparation. Il y a seulement l’union. Le mélange et la fusion.

Lorsqu’une femme est amenée profondément dans cet extase orgasmique, cette union sacrée est possible. Chaque fois qu’une femme relâche sa Amrita, elle se purifie de plus en plus et devient radieuse. Elle, et toute personne touchée par cette expérience orgasmisque de haut niveau, baignent dans cette chaleur éclatante. De cette façon, l’Amrita peut être considérée comme une fontaine de jouvence. Elle illumine et bénit tous ceux qui la touchent.

Plus une femme éjacule, plus ses états psychiques et orgasmiques atteignent des sommets élevés. De plus, sa Amrita devient plus douce et pure à chaque éjaculation consécutive. J’ai remarqué que, après qu’une femme ait éjaculé plusieurs fois, son habileté à orgasmer devient plus forte et plus longue. Cela devient plus profond, et plus rapidement accessible.

Une femme atteint des états élevés de sensibilité, à l’intérieur et partout sur son corps. Elle « s’aligne » avec son Moi Supérieur grâce à sa nature orgasmique.

http://femme-rouge.celebrerladeesse.net/?p=537
 
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"Le secret des femmes"

Par Le 01/08/2015




Le secret des femmes – Quatrième de couverture

Le septième ciel est ouvert à tous, encore faut-il trouver le chemin qui y conduit. À cet égard, les femmes ont un accès moins immédiat que les hommes, bien qu'elles aient de plus vastes potentialités. Émaillée de doutes, de questions, de tentatives, de blocages, de découvertes, leur vie sexuelle est évolutive, multiforme et illimitée. Pour les aider dans cette aventure, nul ne peut leur fournir un parcours fléché, mais des repères, oui. Aujourd'hui, grâce aux études qui commencent à se multiplier, on en sait enfin un peu plus sur l'orgasme féminin. Sur le point G. Sur l'orgasme multiple. Sur l'éjaculation féminine. Sur le cerveau en extase. Sur l'incroyable anatomie du clitoris. 
Cet ouvrage procède en deux temps. D'abord un panorama des connaissances objectives. Que nous ont appris les recherches scientifiques? Comment fonctionne la mystérieuse physiologie du plaisir? Puis une plongée dans l'expérience subjective. Que ressentent les femmes? Comment découvrent-elles le plaisir? Comment apprennent-elles à l'épanouir?


PREMIERES PAGES disponibles http://www.elisabrune.com/secret1
 

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Fréquences vibratoires

Par Le 01/08/2015

 
 
8
 
 
 
LA SEXUALITE 
un pont vers les niveaux supérieurs 
de conscience
Extraits du onzième chapitre de
les Messagers de l'aube
channellé par Barbara Marciniak


"Les organes sexuels du corps sont des voies vers le plaisir qui créent des fréquences guérissant et stimulant le corps et qui, potentiellement, peut le mener au soi spirituel. La sexualité est tellement mal comprise sur cette planète que lorsque deux personnes ont un échange sexuel, ce n'est que très rarement dans le but de s'en servir pour se brancher au plan spirituel. La sexualité évoque une spiritualité qui est libre et qui se voit comme capable de créer. Il est très rare cependant que la sexualité soit utilisée comme pont pour vous amener à des niveaux supérieurs de conscience.

….

Vous commencez à sentir l'énergie monter, vous vous regardez l'un l'autre dans les yeux et vous devenez tout chauds et excités. Ensuite, au lieu de vous explorer intimement et spirituellement l'un l'autre, vous vous fermez à vos émotions et vos sentiments, vous vous enfermez dans votre carapace, et vous faites l'amour de façon superficielle et purement génitale parce que vous craignez de choisir la voie intense d'une connexion de corps et d'esprit complète. Le sexe "chaud" et passionné peut être merveilleux. Ce que nous disons simplement, c'est qu'il y a plus que cela. Il y a beaucoup plus, et personne d'autre que vous et vos croyances, et votre peur d'abaisser vos limites et vos barrières ne vous empêchent de le découvrir.

….

Les royaumes spirituels sont des lieux d'existence inaccessibles pour le corps humain. Comme la sexualité était une opportunité pour les êtres humains de recouvrer leur mémoire, ou pour se brancher avec leur soi spirituel et avec leur créateur, ou encore pour trouver une route menant au royaume spirituel dont l'accès est scellé, les églises sont apparues et ont enseigné que la sexualité n'avait pour seul but que la procréation, que la sexualité ne servait qu'à faire des enfants.

On a prétendu que la sexualité était quelque chose de très mauvais. On a dit aux femmes qu'il leur fallait endurer la sexualité pour servir les hommes et qu'elles n'avaient aucun contrôle sur leur fécondité. Les femmes ont cru cela; ce qui explique qu'à ce jour vous croyez en général n'avoir aucun contrôle sur cette partie de votre corps. Vous devez prendre conscience que C'est à vous seules qu'il revient de décider si vous allez donner naissance à un enfant ou pas. Ce n'est pas une chose si compliquée comme on vous l'a affirmé. Le fait de prendre une décision et d'avoir une intention est ce qui amène l'expérience vers vous. Vous pouvez contrôler si vous allez avoir un enfant ou non. Si la femme avait eu cette capacité au cours des quelques derniers millénaires, et si elle avait été capable d'explorer sa sexualité sans craindre d'avoir un enfant, les hommes et les femmes auraient peut être découvert qu'ils sont beaucoup plus libres qu'on ne leu avait dit qu'ils l'étaient.

….

La découverte de la fréquence la plus élevée de la sexualité émerge de l'expérience de l'amour. Cela n'a rien à voir avec le fait que les relations soient de nature homosexuelle ou hétérosexuelle. Cela concerne deux êtres humains s'apportant mutuellement du plaisir d'une façon qui ouvre les fréquences de la conscience. Vous avez accordé foi à de nombreuses idées concernant ce qui est convenable et ce qui ne l'est pas dans l'expression de la sexualité. L'amour est l'essence de ce qui doit être créé dans toutes les relations. Si vous aimez et honorez quelqu'un, la composition de votre densité n'a pas d'importance. Ce qui importe, c'est la vibration d'amour et la manière dont vous explorez cet amour qui, normalement, est un don inné et est combiné avec l'intégration des contreparties mâle et femelle qui composent la flamme soeur.

Idéalement, on explorera la sexualité à travers ses propres sentiments. Le troisième et le quatrième chakrahs vous relient respectivement à l'émotion et à la compassion, qui vous relient au soi spirituel. Le soi spirituel est cette partie de vous qui est multidimensionnelle et grâce à laquelle vous existez simultanément sous de nombreuses formes. Etre conscient de toutes ces réalités au sein de votre identité est la mission, la tâche que vous vous êtes engagé à mener à bien. Lorsque vous êtes conscient vous pouvez harmoniser les différentes fréquences, vous souvenir de qui vous êtes, et changer le taux vibratoire de cet univers. Nous aimons vous parler de sexualité parce qu'il s'agit d'un sujet entouré de tant de mystères sur votre planète. Certaines écoles de mystère ont gardé secrète une partie de la connaissance relative aux utilisations potentielles de la sexualité. Vous êtes des créatures de nature électromagnétique et lorsque vous entrez en relation physique avec une autre créature humaine, vous liez ensemble vos fréquences électromagnétiques. À partir du moment où vos fréquences sont harmonisées et unies par une fréquence d'amour, des choses incroyables peuvent se produire.

….

La sexualité est une clef. Elle est une porte d'accès aux royaumes supérieurs de la conscience. À mesure que vous vous redéfinissiez, et que les filaments de lumière encodée vous donnent une nouvelle définition de vous-mêmes, vous allez également changer au niveau de votre identité sexuelle. Tout ce qui entoure la sexualité doit monter à la lumière pour chacun d'entre vous et, d'après notre expérience, c'est là le domaine qui vous inspire le plus de peurs en ce moment. Nous vous garantissons qu'il y aura plus tard des domaines encore plus effrayants.

….

Si le fait de vous exprimer sexuellement représentait actuellement la meilleure façon de stimuler votre croissance, vous vous créeriez automatiquement cette expérience parce que vous seriez prêts pour celle-ci. Comprenez que dans le cours du processus d'évolution du soi, il est très fréquent qu'une période d'accalmie survienne dans l'activité sexuelle. Dans la fréquence sexuelle, vous faites un échange mutuel. De ce fait si vous vous liez et si vous échangez chimiquement avec une personne qui n'a rien de commun avec vous, vous vous ramassez avec ses 'détritus' parce que vous échangez de l'énergie à un niveau passablement intime.

….

Vous serez parfois détourné de ce genre d'échange. Il peut vous arriver de penser, "oh, bonté divine, qu'est-ce qui se passe? Suis-je en train de prendre de l'âge, de m'assécher? Qu'est-ce qui m'arrive?" Tel n'est pas le cas. Vous pouvez apprendre à utiliser l'énergie qui vous stimulerait sexuellement sans la donner à une autre personne. Plutôt que de devenir chaotique et dingue, vous pouvez explorer cette énergie en pratiquant l'art de la masturbation, sachant qu'il est parfaitement légitime et correct de le faire. Ou encore, vous voudrez peut-être simplement observer que vous sentez une excitation sexuelle et décider de ce que vous allez faire avec. Vous pourriez vous dire: "Eh bien, je ne vais pas donner suite à ceci maintenant. Voyons où va cette énergie." Prenez alors l'énergie, laissez-la monter à travers votre corps, et utilisez-la en d'autres domaines.

À mesure que ce courant électrique devient de plus en plus intense, le corps humain peut atteindre des sommets orgasmiques de plus en plus puissants parce que le système nerveux est capable de recevoir les fréquences d'extase plus élevées. C'est la capacité du système nerveux qui détermine la façon dont vous vous exprimez et dont vous vous sentez. Si votre système nerveux est peu évolué, votre expérience sexuelle en sera très limitée car c'est à travers ce système que passe le courant électrique. L'expérience de l'orgasme entraîne une guérison et un réalignement du corps physique. En fin de compte, vous ne serez pas capables de vous rapprocher de quelqu'un ou d'être avec quelqu'un si cette personne ne fonctionne pas sur le même voltage que vous. Vous ne pourrez simplement vous accorder ensemble. Ce serait comme de tenter de mettre votre pied dans une chaussure beaucoup trop petite. Ça ne fonctionnera pas ni ne sera confortable. Vous ne pourrez vous accorder ensemble parce que vous ne serez pas capables de fusionner au plan vibratoire.

….

Certains ne voulaient pas que vous soyez en harmonie avec ces fréquences sexuelles parce qu'elles auraient pu vous permettre, de vous libérer et de commencer à comprendre ce qui se passait réellement. Vous pouvez vous servir de la fréquence de la sexualité pour vous relier à l'esprit supérieur via le système nerveux en sortant de votre corps. Si l'on vous avait dit que tel était le chemin, qui aurait pu vous contrôler ou vous manipuler?

La population doit mettre de côté les connotations et jugements négatifs qui ont coloré votre expérience sexuelle depuis si longtemps. Vous devez faire la paix avec le sexe afin d'en intégrer la fréquence et l'identité. Les choses ont été manipulées et des limites ont été placées de sorte qu'on vous a ainsi empêchés de connaître la vérité sur la sexualité. On vous a dit que vous pouvez vous en servir pour la procréation et pour avoir des orgasmes, mais on ne vous a pas dit qu'elle peut servir à ouvrir des fréquences. Vous pouvez entrer en contact avec la sexualité et l'utiliser comme méthode pour vous souvenir de qui vous êtes et pour modifier la fréquence vibratoire de votre corps." 

partagé par Jeff Wein sur 
http://www.tantrika.net/messextr.htm
 

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Les âmes soeurs

Par Le 01/08/2015

Si, justement, c'est ce que je cherche à traduire. Dans tous mes romans, dans tout ce que j'écris. Cette relation qui est de l'ordre de l'inexplicable mais qui se doit d'être vécue, intégralement, sans retenue, sans peur, sans préjugés, "vie-vement", corporellement, spirituellement, sensoriellement, intellectuellement.....Et que tout ça fusionne pour nourrir l'élan nécessaire pour prolonger l'exploration de cette dimension divine....Et je sais désormais combien ces horizons ne peuvent être rendus visibles par la fenêtre étroite de notre mental, ni même de notre ego....Il s'agit d'explorer ce qui n'est même pas imaginable et par conséquent d'accueillir librement ce qui n'est pas connu. Sans doute même est-il nécessaire de se libérer de ce qu'on croit connaître pour atteindre ce seuil qui ouvre sur ce qui n'est pas traduisible......Et sur quoi je continuerai à écrire.....

"Se libérer du connu" disait Krishnamurti..... Je croyais avoir compris le message depuis bien longtemps. J'avais en fait à  peine commencé.....

Il est de ces expériences qui rompent des enceintes dont on n'avait même pas conscience, dont on ne pouvait imaginer l'épaisseur.....Ce que je sais, désormais, avec une certitude absolue au regard de ce que je viens de découvrir, c'est que 99% de notre vie s'intéresse à la matière, aux formes, à l'Avoir et c'est une absurdité effroyable. Rien n'est là, rien de durable, rien de puissant, rien de révélateur. Tout est ailleurs. Nous ne sommes qu'énergie......Et les énergies, parfois, se reconnaissent et s'invitent.....

Auras

 

Lorsque vous rencontrez la bonne personne vous le savez. Il y a un sentiment de puissance et de fragilité et, en même temps, un flux d’énergie abondant qui a l’air d’être contrôlé par quelque chose de bien plus puissant que nous. Vous reculez pour reprendre votre souffle car au fond vous savez que c’est quelque chose de spécial, de différent, d’authentique. C’est si cru et réel que vous avez juste envie de vous évader pour avoir le temps de tout absorber. L’âme-sœur, celle que vous sentez vibrer alors qu’elle se trouve à des kilomètres de vous, celle que vous entendez murmurer lorsqu’elle pense à vous, celle qui vous laisse marcher librement mais qui se joint à votre ombre de loin. Cette personne. Celle que vous avez l’impression de connaitre depuis des millions d’années. Voici les 10 signes que vous avez trouvé votre âme-sœur : 1. C’est quelque chose à l’intérieur de vous. Il est difficile de décrire comment l’âme-sœur vous fait sentir. C’est une émotion profonde et tenace qu’aucun mot ne peut décrire. 2. Vous avez des flashbacks. Si votre partenaire est votre âme-sœur, il y a des chances qu’il ou elle ait été présent ou présente dans vos vies antérieures. Vous vivrez même des sensations étonnantes de déjà-vu, comme si les mêmes situations se sont passées il y a longtemps. 3. Vous vous comprenez sans aucun effort. Avez-vous déjà rencontré des personnes qui terminent les phrases l’un de l’autre ? Certains disent que c’est à cause de trop de temps passé ensemble mais, en réalité c’est une connexion entre âmes-sœurs. Vous pouvez le vivre avec votre mère, votre meilleur ami mais c’est un signe évident que vous avez trouvé votre âme-sœur lorsque vous le vivez avec votre partenaire. 4. Vous tombez amoureux de ses défauts. Aucune relation n’est parfaite et même les âmes-sœurs vont avoir des hauts et des bas mais leur relation est bien plus difficile à rompre. Elles ont beaucoup moins de difficulté à accepter et à aimer les imperfections de l’autre. 5. C’est intense. Une relation entre âme-sœur peut être plus intense que la normale dans le bon et parfois dans le mauvais sens. Le plus important est que, durant les temps de crise, vous vous concentrez à régler les problèmes et voir plus loin que cette situation difficile par laquelle vous passez. 6. Vous deux contre le monde. Les âmes-sœurs voient souvent leur relation comme « eux contre le reste du monde ». Ils se sentent liés l’un à l’autre et capables de surmonter n’importe quelle difficulté tant que leur âme-sœur est à leur côté. 7. Vous êtes mentalement inséparables. Les âme-sœur ont une connexion mentale similaire aux jumeaux. Ils peuvent prendre le téléphone en même temps pour s’appeler et même quand la vie les sépare, leurs esprits restent connectés. 8. Vous vous sentez en sécurité et protégé. Peu importe le sexe de votre partenaire, il doit toujours vous faire sentir en sécurité et protégé. Votre âme-sœur vous fera sentir comme si vous aviez un ange gardien à vos côtés. Une personne qui utilise vos insécurités contre vous, consciemment ou inconsciemment n’est pas votre âme-sœur. 9. Vous ne pouvez pas imaginer votre vie sans votre âme-sœur. Une âme-sœur n’est pas quelqu’un que vous pouvez quitter facilement. C’est quelqu’un que vous ne pouvez même pas imaginer vivre sans, une personne pour qui vous croyez fermement qu’il faut rester à ses côtés et de se battre pour elle. 10. Vous vous regardez dans les yeux. Les âmes-sœurs ont tendance à se regarder dans les yeux quand elles se parlent, plus que les autres couples. Cela leur vient naturellement. Regarder une personne dans les yeux lorsque vous lui parlez témoigne d’un grand niveau de confort et de confiance en soi.

Voir plus: 10 Signes que vous avez trouvé votre âme-sœur | 
http://www.santenaturelle.org/10-signes-que-vous-avez-trouve-votre-ame-soeur/

La lettre des Colibris

Par Le 31/07/2015

Chers Colibris,

La campagne "Une (R)évolution intérieure" touche à sa fin, et le bilan est très positif ! Les groupes locaux Colibris se sont fortement mobilisés, avec des "rendez-vous à l’intérieur" sur les territoires, et des projections du film "En Quête de Sens", qui a dépassé les 100 000 spectateurs ! Vous avez été nombreux à contribuer à cette campagne dans la rubrique "Inspirer, s’inspirer", en partageant un livre, un film, une rencontre qui a été une étape-clé sur le chemin de votre (R)évolution intérieure. Les entretiens "ma (R)évolution intérieure", ainsi que le film d'animation "Une histoire de (R)évolutions", ont été accueillis avec beaucoup d'enthousiasme par un grand nombre de colibris. Pour tout cela, un immense merci à tous !

Nous sommes maintenant en pleine préparation dela campagne Oasis ! Pour faire face à la désertification des campagnes autant qu’aux dérives urbaines, Pierre Rabhi nous interpelle, depuis près de 20 ans, sur la nécessité de faire émerger ces nouveaux espaces de vie partout en France. Les Oasis sont des lieux capables de répondre aux besoins humains : subsistance, santé, sécurité, respect de soi et de l’autre, autonomie, convivialité, bienveillance… Les éco-quartiers, habitats participatifs, éco-villages, sont autant d’exemples d’oasis que nous allons promouvoir afin d’inspirer la communauté et de soutenir les porteurs de projet. Nous vous donnons rendez-vous en septembre pour le lancement de cette belle campagne !

Bel été à tous !

Barbara, Gregory, Guilherme, Anne-Laure, Cyrille, Céline, Marc, Marianne, Bernard, Mathieu, Elisa, Laurent, Clément, Louise, Yasu, et Blandine.

Actus de la (R)évolution

Les groupes locaux Colibris participent activement à la campagne "Une (R)évolution intérieure", comme à Annecy, Bruxelles, Lorient, Orléans, Paris, St-Étienne et Uzège, où de nombreux colibris se sont réunis le 12 juin dernier pour visionner en ligne et en direct la conférence "Une histoire de violence" (voir plus bas).

La (R)évolution intérieure a aussi résonné à Toulouse, pour une réunion mensuelle sous le signe de la Biodanza, et à Avignon, à l'occasion de la fête des 2 ans du groupe local ! (voir les photos de la fête là).

Le 26 juin, une vingtaine de personnes de différents groupes locaux de toute la France (Bordeaux, Chartes, Dordogne, La Rochelle, Nice…) étaient présentes au Centre agroécologique des Amanins pour un "Rendez-vous à l'intérieur". La journée s’est déroulée autour de témoignages sur des livres inspirants, et du Forum des Pas-sages, un jeu de questionnement et de coopération.

D'autres évènements sont en cours de préparation sur les territoires, comme à Orléans, le 30 août (voir l'Agenda) ou à Besançon cet automne.

Conférence "Une histoire de violence"
Le 12 juin dernier, la conférence "Une histoire de violence" a fait salle comble, avec 800 personnes présentes aux salons de l'Aveyron à Paris ! Et vous êtiez près de 3000 à la visionner en direct sur notre site.

La conférence est désormais disponible en ligne. Retrouvez Pierre Rabhi, Paul Watson, Nancy Huston, Thomas d'Ansembourg, Mathieu Labonne, et Joyshanti !

Ma (R)évolution intérieure
Le témoignage de Zaz est disponible sur le site de Colibris !
Retrouvez aussi Margueritte Kardos, Thomas d'Ansembourg, Matthieu Ricard, Pierre Rabhi, Frédéric Lopez, Françoise Vernet, et leur témoignage inspirant !

>>> Voir toutes les vidéos

 

Des Oasis, des projets, des reportages

Projet Oasis 
Les groupes locaux s'emparent du projet Oasis, avant le lancement de la campagne à la rentrée. Quatre conférences de présentation du projet ont eu lieu en juin dernier à Lyon, Bordeaux, Montpellier et Angers. Plus de 600 personnes, dont une dizaine d'élus locaux, ont découvert 16 lieux d'éco-habitats participatifs. D'autres conférences auront lieu très bientôt, notamment à Strasbourg et à Paris !

D'autres évènements rythmeront la campagne, comme la sortie d’un numéro spécial de Kaizen en septembre, et un forum "Concevoir une oasis" les 3 et 4 octobre à l'Arche St-Antoine (Isère).

Enfin, Clément, en service civique à Colibris, part tout le mois d'août à la découverte de différentes oasis qui illustrent un nouveau "vivre ensemble". Vous pourrez suivre très prochainement ses aventures sur le site de Colibris !

>>> En savoir plus sur le Projet Oasis

Tera tour
Les membres du projet Tera organisent, en partenariat avec Colibris, un 2ème Tour de France du 21 juin au 21 septembre. Cette année, ils voyagent à vélo d’Oasis en Oasis, et organisent, à chaque étape de leur parcours, des projections de films et des émissions de radio. Ils feront appel à des associations locales et à des élus pour échanger sur des sujets d’actualités : redessiner la démocratie, vivre ensemble, produire localement...

>>> Écouter les interviews Tera
>>> En savoir plus sur Tera

Reportage : Fruimalin, une démarche innovante de valorisation des végétaux comestibles
Le concept Fruimalin est né d’un pari : croire en la possibilité de créer un emploi en valorisant les végétaux laissés pour compte autour de soi. Un pari gagné grâce à la collecte annuelle de quelques tonnes de fruits et de plantes et à leur transformation...

>>> Lire le reportage

Projet Éco-logis
Chloé est documentariste, Olivier est charpentier, et de mai 2014 à août 2016 ils voyagent sur les cinq continents pour filmer des techniques de construction écologiques, simples, peu onéreuses et reproductibles.
Sur la route, ils vont à la rencontre d'auto-constructeurs, d'architectes, d'ingénieurs et de personnalités engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Ils sont actuellement au Canada. À leur retour en France ils réaliseront un documentaire pour témoigner d'un autre monde en constructions !

>>> Plus d'infos
>>> Leur page facebook

la vie du mouvement

Cercle d'Orientation, au Hameau des Buis, les 19 et 20 juin derniers

Depuis 2012, Colibris a fait le choix d’une gouvernance participative. Une fois les statuts déposés, il nous a fallu entrer dans le vif du sujet et rendre concret le schéma d’une marguerite composée de différentes parties prenantes de Colibris : fondateurs, équipe opérationnelle, partenaires, associations affinitaires, groupes locaux, cotisants.

C’est chose faite et en juin dernier, les représentants de ces 6 collèges se sont réunis au Hameau des Buis pour le Cercle d’Orientation annuel. Cette assemblée d’une trentaine de colibris, d’horizons et d’implication complémentaires au sein du mouvement, a amendé les axes stratégiques la stratégie qui donne corps à la mission de Colibris. Elle a aussi choisi les personnes qui vont siéger au Cercle de Pilotage pour 2 ans. Ces élections se sont déroulées selon le mode de "l’élection sans candidat", une découverte et beaucoup d'émotions pour nombre de participants !

La gouvernance Colibris est une expérience qui permet de questionner, grandeur nature, nos nouvelles façons de décider ensemble. Dire que c’est facile serait mentir. Cacher que c’est une aventure passionnante le serait tout autant !

>>> Pour comprendre la gouvernance de Colibris, c'est par là !

Tantra

Par Le 31/07/2015

Le sexe : Un acte et un art sacré

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"Le mot « Tantra » provient de deux racines: le mot « tan » qui 
signifie « tisser », et « tra », qui veut dire « expansion ». Selon une 
autre définition, « tantra » serait né de la contraction des mots 
« tanotti » et « trayotti », ce qui signifie « expansion de la 
conscience vers la libération de l’ego ». Selon les maîtres en la 
matière, cette dernière définition est celle qui serait la plus 
appropriée au tantra pur, celui qui, au-delà de la sexualité, propose 
tout un mode de vie. Une façon d’appréhender notre réalité avec un coeur
ouvert, un esprit curieux et la conscience des éléments qui peuvent 
limiter, voire freiner notre liberté intérieure. Comme les préjugés, les
idées reçues, les croyances, les peurs, etc…



Sans vouloir tomber dans le mystique à deux sous, on peut simplement avancer
qu’un individu qui ouvre sa conscience, qui a un cœur ouvert et aimant,
qui met en pratique le fameux lâcher-prise peut accéder à un état 
d’amour inconditionnel de lui-même. Celui qui vit cela, vit aussi dans 
la joie et désire contaminer son prochain de ce sentiment positif. C’est
un être animé par la passion. Et qui dit passion, peut aussi dire 
sexualité intense, n’est-ce pas ?



Amour, sexe et philosophie : Selon la philosophie tantrique, la sexualité 
n’est pas que reliée au corps et à la génitalité. Elle contient une part
spirituelle et propose à ses adeptes une toute nouvelle conception des 
gestes de l’amour physique. On invite les amants à se caresser et à 
faire l’amour comme si chaque relation sexuelle était une première fois.
Cela permet de mieux savourer les touchers et les sensations. Pour 
parvenir à cet exploit, la préparation et les préliminaires sont 
capitaux. Par la méditation, on prépare le corps et l’âme aux sensations
à venir. Par la technique de respiration profonde et lente, on tente de
faire le vide mental. Pas facile, mais faisable au bout d’un certain 
temps! Tout ça dans le but d’allumer tous vos sens. Ensuite, on se 
laisse doucement aller à des caresses douces. L’utilisation d’une huile 
parfumée exacerbe le côté agréable du toucher. On prendra soin de 
commencer par les endroits du corps qui ne sont pas érogènes, pour 
ensuite aller explorer les zones érogènes et, enfin, les zones 
génitales.





Le but ultime : Le but ultime n’est pas l’obtention d’un orgasme 
fulgurant même si l’idée est séduisante! L’objectif est de créer 
une rencontre réelle et profonde entre deux êtres via une sexualité 
offrant une vision autre que la pénétration exécutée de façon rapide, 
qui ne tient guère compte du plaisir de l’autre, et qui occulte toute 
sensualité, créativité et spiritualité. Le yoga tantrique offre la 
possibilité de vivre une sexualité différente en favorisant le 
développement de notre énergie sexuelle et une meilleure circulation de 
celle-ci. Si on se discipline à pratiquer quelques minutes de méditation
avant nos relations sexuelles, et si on ouvre son esprit et son cœur à 
l’autre, il sera possible de toucher du doigt une forme de divin.


Energie sexuelle : L’énergie sexuelle qui se loge en nous est très puissante. 
Si on décide de l’utiliser pour qu’elle nous conduise à un niveau 
supérieur, plus spirituel, c’est qu’on fait aussi le choix, en tant que 
couple, d’intégrer dans notre vie une nouvelle discipline. Une grande 
discipline, certes, mais qui apportera son lot de récompenses: 
désormais, faire l’amour vous permettra d’atteindre une forme 
d’illumination et vous rapprochera véritablement de votre partenaire. »
 

http://antahkarana.forumzen.com/t526p30-la-sexualite

 

La sexualité sacrée se différencie de la sexualité ordinaire par le fait qu’elle ne cherche ni à exciter les partenaires, ni à améliorer les performances sexuelles ni même à avoir plus de plaisir (même si tout cela peut aussi advenir), mais à créer les conditions d’une connexion profonde (corps, coeur, âme) par l’union sacrée intime. Elle devient alors une voie spirituelle d’accession aux plus hauts états de conscience, de connexion au "divin", au travers de la connexion à l’autre. Elle aboutit à « faire l’amour à la Vie », au-delà de toute génitalité, comme un mode d’être en sensualité et en amour avec tout ce qui nous entoure.

Le Tantra n'est pas normatif ; il ne dit pas vous devez faire ceci et pas cela ; il n'évalue pas en terme de bien ou de mal. Il dit : soyez avec ce qui se passe ; ajoutez simplement une qualité : la conscience. Ne chercher pas à changer mais à connaître ; c'est la conscience qui transforme, pas la volonté ; celle ci étant toujours au service des conditionnements reçus.

 

" Si vous amenez la lumière de l'intelligence (au sens de conscience) dans votre sexualité, cette lumière va la transformer. Ce ne sera plus de la sexualité mais quelque chose totalement différent ; si différent que vous n'avez pas de mot pour cela. En Orient on utilise le mot " Tantra ". En Occident, il n'y a pas de mot. Quand le sexe et l'intelligence consciente se rejoignent, quand ils sont liés l'un à l'autre, ils créent une énergie totalement nouvelle ; cette énergie on l'appelle Tantra ". Osho

 

"Si vous êtes trop centré sur les techniques, vous passez à côté du mystère du Tantra. Un Tantra fondé sur des techniques est un pseudo-tantra. Quand il y a technique, il y a ego et contrôle. Vous êtes alors dans l'état de faire ; il y a donc celui qui fait ; c'est là le problème. Le tantra est un état de non-faire ; ça ne peut pas être technique". Osho

 

"Le tantra vous introduit dans une dimension de relaxation plus profonde. Les partenaires en se fondant l'un dans l'autre se donnent de l'énergie vitale. Ils forment un cercle ; leurs énergies se donnent vie et se renouvellent. Il n'y a pas de perte ; l'énergie s'accroît au contact du sexe opposé ; chaque cellule est stimulée et excitée.
Si vous pouvez vous fondre dans cette excitation sans la mener à son terme et rester dans la chaleur initiale sans vous enflammer davantage, vos deux chaleurs vos se rencontrer et vous pourrez prolonger l'acte très longtemps. Sans éjaculation, sans perte d'énergie, dans ce qui devient une méditation, vous trouvez votre unité. Dans cette expérience, votre personnalité éparpillée est réunifiée". Osho

"Pendant l'orgasme, les amants se fondent l'un dans l'autre ; la femme n'est plus une femme, l'homme n'est plus un homme. Ils ne sont qu'un cercle de yin et de yang, se rencontrant l'un l'autre, se fondant l'un dans l'autre. Ils ont oublié leurs identités. C'est la beauté de l'amour. On appelle Mudra cet état de profonde union cosmique. Et l'état final de l'orgasme, avec le tout, on l'appelle Mahamudra, le grand orgasme.
L'orgasme est la vibration des deux en un. Quand cela se passe non pas seulement avec une personne mais avec l'existence toute entière, on l'appelle Mahamudra, le grand orgasme". Osho

http://antahkarana.forumzen.com/t526-la-sexualite

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L'ère anthropocène

Par Le 31/07/2015

L'Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  | Par 

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La déforestation progresse en Amazonie.
La déforestation progresse en Amazonie. INRA/CHRISTOPHE MAITRE

L'Homme est aujourd'hui la principale force gouvernant l'état, le fonctionnement et l'évolution de la planète. Et cette prise de contrôle a commencé dans les années 1950. Telles sont les deux conclusions, aux implications vertigineuses, d'une étude qui sera publiée lundi 19 janvier dans le journal The Anthropocene Review. Ces résultats seront présentés, en même temps que ceux d'une autre étude, parue jeudi 15 janvier dans la revue Science, sur les « limites planétaires », lors du Forum économique mondial de Davos, du 22 au 25 janvier.

S'il fallait encore nous convaincre que nous sommes entrés dans une nouvelle époque – celle de l'anthropocène –, le travail conduit par Will Steffen, chercheur à l'Université de Stockholm (Suède) et à l'Université nationale australienne, en apporterait la démonstration. « En un peu plus de deux générations, l'humanité est devenue une force géologique à l'échelle de la planète », écrivent les auteurs.

C'est, précisément, la définition de l'anthropocène. Un néologisme, associant les mots grecs « homme » et « récent », forgé par le néerlandais Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie en 1995, pour signifier que l'influence des activités anthropiques sur le système terrestre est désormais prépondérante. Et que nous sommes donc sortis de l'holocène, l'époque géologique après la dernière glaciation et qui couvre les dix derniers millénaires.

GRANDE ACCÉLÉRATION

Ce constat est aujourd'hui très largement partagé par la communauté scientifique. Pour autant, l'entrée dans l'anthropocène n'est pas encore actée par la Commission internationale de stratigraphie et l'Union internationale des sciences géologiques, seules arbitres en la matière. A fortiori, la chronologie de ce basculement n'est toujours pas arrêtée. Certains proposent de le faire commencer autour de 1800, avec la révolution industrielle. D'autres de remonter aux débuts du néolithique, voilà quelque 10 000 ans, lorsque des sociétés de cultivateurs-pasteurs sédentaires se sont substituées aux chasseurs-cueilleurs nomades.

 « De tous les candidats à une date de démarrage de l'anthropocène, le début de la grande accélération est de loin le plus convaincant du point de vue de la science du système terrestre », tranchent Will Steffen et ses collègues. La « grande accélération » ? Il s'agit d'un autre concept, formalisé au début des années 2000, pour rendre compte de l'impact de plus en plus fort des activités humaines sur le globe. Or, les auteurs montrent que ce processus s'est précipité à partir du milieu du siècle passé.

Ils ont mis en vis-à-vis deux groupes de douze indicateurs. Le premier décrit, de 1750 à 2010, les grandes « tendances socio-économiques » mondiales : population, croissance économique, consommation d'énergie primaire, urbanisation, usage de l'eau, construction de barrages, transports, télécommunications, tourisme international… Le second groupe s'attache, sur la même période, aux « tendances du système terrestre » : émissions de gaz à effet de serre ( CO2, méthane et protoxyde d'azote), ozone stratosphérique, hausse des températures, acidification des océans, pertes de forêts tropicales, érosion de la biodiversité, artificialisation des sols…

PRESSION DES ACTIVITÉS HUMAINES

Les résultats sont éloquents : pour la plupart de ces indicateurs, la courbe grimpe en flèche à partir des années 1950, ce qui établit une corrélation directe entre la pression des activités humaines – la production et la consommation de biens – et l'état de santé de la planète. « Il est certainement vrai que les humains ont toujours modifié leur environnement, parfois à grande échelle. Mais ce que nous documentons depuis le milieu du XXe siècle est sans précédent, en rythme comme en amplitude », observent les chercheurs, qui soulignent que ce bouleversement sort des limites de la « variabilité naturelle » des derniers millénaires. « C'est un phénomène nouveau et cela montre que l'humanité a une responsabilité nouvelle, à un niveau global, pour la planète », ajoutent-ils.

Les auteurs vont plus loin, en établissant que cette responsabilité n'est pas également partagée entre les nations. De fait, le concept d'anthropocène s'est parfois vu reprocher de considérer à tort l'humanité comme un bloc homogène. Leur travail échappe à cet écueil, en distinguant chaque fois que possible pays riches – ceux de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) –, pays émergents – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – et pays en développement. Il apparaît que « la part du lion » de la consommation de biens reste celle des pays de l'OCDE, qui possédaient en 2010 près des trois quarts de la richesse mondiale (somme des produits intérieurs bruts), alors qu'ils ne totalisaient que 18 % de la population. Cela, même si le poids des nations émergentes va croissant.

« MARQUEURS » IMPRIMÉS PAR L'HUMANITÉ

« Il s'agit d'une étude de très grande qualité, qui concorde parfaitement avec nos propres résultats », commente Jan Zalasiewicz, professeur de géologie à l'Université de Leicester (Angleterre) et membre du Groupe de travail sur l'anthropocène, un réseau interdisciplinaire de chercheurs œuvrant pour la Commission internationale de stratigraphie. Avec ving-cinq autres scientifiques de douze pays, il vient en effet de publier, dans la revue Quaternary international, une analyse qui retient elle aussi le milieu du siècle passé comme début de la nouvelle époque géologique. Cela, à partir d'une approche stratigraphique fondée sur les « marqueurs » imprimés par l'humanité dans la biosphère.

A ce titre, l'explosion de la première bombe atomique de l'Histoire, le 16 juillet 1945 dans le désert du Nouveau Mexique – quelques semaines avant les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki –, pourrait être considérée comme le point de départ de l'anthropocène, dans la mesure où la dissémination des matières radioactives autour du globe constitue « un signal attribuable sans équivoque aux activités humaines ».

RÉPONSE EN 2050

Entré dans une ère nouvelle, donc, l'Homme est-il condamné à l'emballement d'une « grande accélération » impossible à stopper ou même à ralentir ? Tout en constatant que la course en avant s'est poursuivie de plus belle au cours de la décennie 2000-2010, Will Steffen et ses collègues relèvent quelques (rares) signes de ralentissement. La croissance démographique mondiale faiblit. La construction de grands barrages stagne depuis une quinzaine d'années, les possibilités de nouveaux aménagements se raréfiant. Et le « trou » dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique est en voie de se résorber, du fait du bannissement des composés chlorés.

Qu'en sera-t-il du futur ? « Les cinquante prochaines années apporteront-elles le grand découplage [entre développement économique et impacts sur le système terrestre, par exemple par la promotion des énergies renouvelables] ou le grand effondrement ?, questionnent les auteurs au terme de leur étude. Cent ans après l'avènement de la grande accélération, en 2050, nous connaîtrons sûrement la réponse. » 
 

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/15/nous-sommes-entres-dans-l-anthropocene-depuis-1950_4557141_3244.html#B65W36tDH76PUUv6.99

Origine : France

Par Le 30/07/2015

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"Né, élevé et abattu en Irlande

Découpé en Grande Bretagne"

Origine France...."

 

Et ils viennent nous parler d'écologie ensuite....Rien que la pollution générée par les transports, c'est lamentable. C'est comme les crevettes pêchées au Danemark qui sont envoyées au Maroc pour y être décortiquées puis qui reviennent ensuite au Danemark pour être vendues dans l'UE.....

 

C'est très représentatif de la "mondialisaition" en fait....Quant à la protection des consommateurs, publicité mensongère, informations trompeuses, le fameux "achetez français", c'est juste une propagande supplémentaire....Qui peut me prouver que c'est Français ? Intégralement Français ... Et pas que l'étiquetage ou le magasin qui le vend....Et qu'en est-il du "bio" ?... Le bio qui pousse avec des plantes génétiquement modifiées plantées à cinq kilomètres ?....Le bio qui pousse dans des champs en bord d'autoroute.... Il n'y a plus que ce qui pousse dans le jardin de ma Belle qui me rassure. Les pluies, ici, ne sont pas celles de l'étang de Berre ou celle au-dessus de Feysin... (désolé pour ceux et celles qui habitent dans ces lieux) Et le potager de ma Belle est MAGNIFIQUE.

Expressions mortelles.

Par Le 30/07/2015

"Il est mort des suites d'une longue maladie..." Mais qui décide quand ça devient long ? Et c'est combien pour que ça soit long ? Trois jours, Trois semaines, trois mois, trois ans ?.... Et quelle est donc cette maladie dont on ne dit pas le nom ? Faut-il donc qu'il soit honteux, dégradant, humiliant d'en être porteur ? 
"J'ai perdu un proche." Et bien, en général quand on perd quelque chose, il reste toujours la possibilité de le retrouver. Il faut chercher. 
"Il a perdu la vie dans un dramatique accident." En général, les accidents ne sont pas vraiment comiques quand l'issue est fatale. Quant à dire qu'on perd la vie, je préfére dire "Il a perdu SA vie" étant donné que la Vie, elle, n'a pas disparu et qu'en plus, on ne sait pas ce qui se passe ensuite. 
Bon. Tout ça, c'est de la dialectique et il y a bien d'autres expressions tout aussi "curieuses" sur la mort....Pour moi, cette dialectique exprime le regard des humains sur le concept de la Vie. 

"Il a rendu son dernier souffle. "....A qui l'a-t-il rendu ?....

Cette dialectique représente inévitablement l'idée que les humains se font de la vie et de la mort. D'ailleurs quand on parle de la mort des animaux, on dit bien souvent qu'ils sont morts...Point...

Il y a pour les humains une certaine forme d'enrobage, comme pour adoucir les choses....Mais pour quelles raisons ? Est-ce donc que notre mort n'est pas identique à celle du Vivant dans son ensemble ?

 "Rendre son dernier soupir" signifie-t-il que l'existence n'a été qu'une succession de soupirs, du premier au dernier ?

"Rendre l'âme"...D'accord, mais la rendre à qui ?

"Il s'est éteint". D'accord mais est-ce en fin de cire, comme une bougie ou sous le coup d'une bourrasque. Et puis, qui avait allumé la mèche ?

Il existe dans ces expressions des messages subliminaux, des croyances, des peurs, des espoirs, des attentes, des déceptions, des regrets.....

Je ne sais pas si les animaux ont "conscience" (une autre forme de conscience peut-être....) de cette fin mais ils ont peut-être davantage "conscience" de l'instant présent et ça, c'est très précieux.....

 

North Sentinel

Par Le 30/07/2015

North Sentinel, ou l'île que personne ne peut approcher

Martin TRAN 02par 
le 30 juillet 2015 à 11h17 , mis à jour le 30 juillet 2015 à 14h10.
TEMPS DE LECTURE
4min
North Sentinel, une île que personne ne peut visiter...
 

North Sentinel, une île que personne ne peut visiter... / Crédits : Google Mapicl

Ce petit îlot de 72km² à peine fait parler de lui ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Certains internautes s'inventent des vacances dessus... alors que personne ou presque n'a jamais pu approcher de ses côtes, précieusement gardées par une tribu dont on ne sait pas grand-chose.
 
En plein milieu du Golfe du Bengale se trouve l'île de North Sentinel, une île que personne ou presque n'a jamais pu voir de près. En effet, la tribu qui y vit, les Sentinelles, sort lances et arcs pour "accueillir" ceux et celles qui oseraient tenter d'accoster sur ses plages.

Le Daily Mail a consacré il y a quelques jours un long reportage sur cette île que personne ne peut approcher. Reportage repéré et alimenté par nos confrères duFrancetvinfo. Personne, ou presque... En effet, un homme est parvenu à franchir cet obstacle : il s'appelle Trilokinath Pandit, c'est un universitaire indien. Après de multiples tentatives débutées dans les années 1960 et parfois espacées de plusieurs années, il a réussi à créer un contact avec les autochtones en 1991.

Des autochtones qui ne sont pas cannibales

Les cadeaux apportés pour apaiser les Sentinelles ont été accueillis de manière différente : si les noix de coco y sont appréciées et conservées car ne poussant pas sur l'île, le cochon donné en guise de cadeau a, lui, été tué sur la plage. Ceux que l'on pouvait penser anthropophages ne le sont donc finalement pas, une information confirmée par Trilokinath Pandit après sa visite de l'île. Une visite soumise à condition par ailleurs : les étrangers doivent en effet se dévêtir et ôter leurs lunettes pour pouvoir visiter l'habitat de leurs hôtes.

 

D'après le retour de l'anthropologue, les Sentinelles (dont on estime la population à 400 individus) ne se nourrissent que de poissons et de tortues. Ils vivent de la même façon depuis 15 000 ans : sans chef ni hiérarchie, ils ne répondent à aucun ordre social préétabli, suivant le mode de vie de leurs ancêtres. Noirs de peau, ils seraient originaires d'Afrique et non d'Asie, et ce malgré l'emplacement de l'île entre l'Inde à l'ouest et la Birmanie à l'est.

 

Retour sur le devant de la scène après le tsunami de 2004...

Si on ne parle que très peu de l'île, elle est "redécouverte" par le grand public fin 2004 : le tsunami vient de frapper les plages thaïlandaises, et les spécialistes craignent alors pour la survie des Sentinelles. Mais ils seront vite rassurés : les habitants de l'île sont sains et saufs, et auraient été sauvés grâce à leurs "connaissances ancestrales des signes fournis par le vent et la mer" pour prévoir la chose et donc s'en protéger.

Preuve aussi de leur volonté à s'en sortir seuls, ils n'ont pas hésité à "chasser" à coups de flèches un hélicoptère venu simplement vérifier que tout allait bien peu de temps après la catastrophe. Mais parfois, ce désir d'indépendance peut tourner au drame : ainsi, en 2006, les Sentinelles ont tué deux pêcheurs ivres venus sur ces plages sur lesquelles personne n'a jamais pu s'allonger.

... et le crash du vol MH370 

La dernière apparition de North Sentinel dans les médias date du crash du vol MH370 de la Malaysia Airlines : à la recherche de l'épave, plusieurs avions et hélicoptères ont survolé l'île, d'où s'échappait de la fumée. Beaucoup ont alors pensé que l'avion s'y était crashé, mais l'information a rapidement été démentie par les autorités.

Si l'on ne sait finalement que peu de choses sur ces Sentinelles, c'est aussi car l'île bénéficie d'une protection de la part de l'Inde dont elle dépend, une protection aussi bien politique qu'anthropologique et sanitaire, les autochtones possédant un système immunitaire des plus fragiles du fait de leur non-contact avec le monde extérieur. Mais cela ne semble pas suffisant pour certaines associations de défense de l'environnement (dont Survival France) qui exhortent "l'administration des îles Andaman à appliquer strictement sa politique de cessation de tout contact avec les Sentinelles et à mettre un terme au braconnage autour de leur île".

 

 

Un bon sujet pour un prochain roman......

Sur le spécisme.

Par Le 29/07/2015

http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article42

 

L'article reproduit ici est une version légèrement modifiée d'un texte publié en avril 1991 dans la revue Informations et Réflexions Libertaires, dans la rubrique « Antispécisme » que nous y tenions.

Bien que nécessaire, l'argumentation rationnelle au sujet du spécisme a quelque chose de frustrant. Car nos adversaires, eux, ne s'embarrassent guère de chercher des arguments qui tiennent debout ; et ils s'occupent peu d'examiner les nôtres. Pour eux, le spécisme se passe de justifications rationnelles. Il m'est arrivé récemment de presque supplier, de dire (à une anarchiste, d'ailleurs) : « Mais dis-moi, pourquoi, donne-moi un seul argument, pourquoi forcément tu considères que la souffrance des poules en batterie est un sujet secondaire... » Sa seule réponse : « Pour moi, c'est comme ça. » (texto). Pourquoi ? Parce que. Le caractère évident du spécisme, le fait que l'immense majorité des humains font partie des oppresseurs, est l'obstacle principal auquel se confronte l'antispéciste.

Il s'agit encore une fois d'être du côté de ceux qui sont méprisés et opprimés - en sachant que le mépris rejaillit sur celui qui les défend. Il fut un temps où le Blanc défenseur de « nègres » pouvait être traité comme un « nègre ». Il est relativement facile aujourd'hui d'être antiraciste ou antisexiste en France, au moins en opinion ; cela n'a pas toujours été le cas. Aujourd'hui, au moins dans les milieux de gauche, c'est l'antiracisme et l'antisexisme qui sont devenus des évidences, presque des lieux communs se passant d'arguments. La nouvelle droite a eu la partie belle, face à un antiracisme qui, à « Pourquoi ? », répondait « Parce que. », d'apparaître par contraste comme des gens qui pensent.

Pourtant, à un niveau mondial, et au cours de l'histoire, c'est bien le racisme, et non l'antiracisme, qui, tout comme le spécisme et le sexisme, est, et a toujours été, la pensée dominante. Les oppressions et massacres interethniques sont monnaie courante dans l'histoire passée et présente de tous les humains. Si beaucoup de peuples aujourd'hui peuvent paraître faire partie du camp antiraciste, c'est d'abord parce qu'ils s'opposent eux-mêmes au racisme dominant, celui de la culture occidentale, qui gomme leurs différences, et leur culture, pour ce qu'elle a de meilleur, et aussi de pire. Nous savons très bien que la culture kanake est, dans l'ensemble, sexiste, mais, chut !, il ne faut pas le dire. Il faut « respecter leur culture comme elle est ». Est-ce respecter des gens que de ne rien leur dire ?

Nous avons, face à l'immense prévalence du racisme, du sexisme et du spécisme, non pas à nous contenter de nous scandaliser et de nous référer à des « évidences », mais à réfléchir et à argumenter ; sans craindre d'être du côté des « nègres », des « gonzesses », ou des chiens.

Un peu de vocabulaire

Spécisme : le spécisme (ou espécisme) est à l'espèce ce que le racisme est à la race, et ce que le sexisme est au sexe : une discrimination basée sur l'espèce, presque toujours en faveur des membres de l'espèce humaine (Homo sapiens).

Animaux : le langage n'est pas neutre, et notre langue courante appelle « animaux » tous les animaux sauf les humains, mettant ainsi une barrière entre des êtres aussi proches qu'un humain et un gorille, et mettant dans le même sac un gorille et une huître. Conformément à l'usage scientifique, amplement justifié, j'appellerai « animaux » tous les animaux, humains ou non, et « animaux non humains » ceux qui n'ont pas l'honneur d'être « bien nés ».

Ma position

Je soutiens qu'il ne peut y avoir aucune raison - hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur - de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces.
Peter Singer, Animal Liberation, 19751

Faut-il être antispéciste ? Eh bien, faut-il être antiraciste ? C'est évident que oui ? Ce n'est pas évident pour tout le monde ; et il ne semble pas que tous les antiracistes soient antiracistes pour les mêmes raisons. Ma position est que l'antiracisme n'est justifié ni parce que (presque) tous que les humains sont également intelligents, ou ont un langage articulé, ou sont sociaux, etc. ; l'antiracisme et l'antispécisme sont justifiés parce qu'un être sensible opprimé souffre et que la souffrance et le bonheur de tout être sensible, c'est-à-dire susceptible de souffrir ou d'être heureux, ont la même importance et doivent par conséquent être pris en compte avec un poids identique.

Je ne suis pas plus « défenseur des animaux » que ceux qui luttaient contre l'esclavage des Noirs n'étaient des « défenseurs des Nègres », comme les appelaient les racistes ; je défends des animaux opprimés, humains ou non, non par lubie, non par vocation, non parce que « j'aime les animaux » comme d'autres « aiment les fleurs » ; je défends les animaux et en particulier les animaux non humains parce que mon intention est de défendre tous les êtres sensibles, quels qu'ils soient ; parce que le seul critère qui justifie de prendre en compte les intérêts d'un être est qu'il ait des intérêts, et parce que, comme je l'expliquerai dans le prochain IRL, le phénomène de la sensibilité se limite vraisemblablement aux animaux, les plantes n'ayant ni sensations ni intérêts. Mon opposition au spécisme est une opposition à une idéologie qui sert à justifier la souffrance ignoble et la mort que la quasi-totalité des humains infligent sciemment, délibérément, quotidiennement, à des milliards d'êtres aussi sensibles qu'eux.

Racisme et spécisme

Les arguments racistes ne sont souvent que de mauvais prétextes ; mais cela ne dispense pas de les examiner. Il ne suffit pas de dénoncer les méchants racistes, qu'à moins de supprimer il faut pouvoir convaincre. Et aussi, dans le cas du spécisme, le rôle de méchants est tenu par presque tous les humains, qui usent des mêmes arguments que les racistes pour justifier la suprématie qu'ils s'octroient à eux-mêmes.

Le racisme et le spécisme sont des idéologies étroitement imbriquées, et leur ressemblance serait évidente à tous si n'était que, justement, les antiracistes sont pour la plupart spécistes et ont donc fortement intérêt à ne pas la percevoir. La volonté qu'ils ont de combattre le racisme sans mettre en danger le spécisme les amène à vouloir à tout prix défendre des positions indéfendables, qu'ils présentent pourtant comme essentielles à l'antiracisme. L'idée d'égalité animale étant pour eux impensable, c'est contre les autres animaux qu'ils veulent fonder l'égalité humaine.

Les Français d'abord ! Les humains d'abord !
Dieu a donné la supériorité aux Blancs. Dieu a donné la supériorité aux humains.
Nous nourrissons et protégeons les nègres. Nous nourrissons et protégeons les bêtes.
Les nègres sont moins sensibles que nous. Les animaux ne savent pas qu'ils souffrent.
Les nègres accordent peu de valeur à la vie. Les animaux ne savent pas qu'on va les tuer.
Les nègres sont de grands enfants. Les animaux n'agissent que par instinct.
Les indigènes se font la guerre entre eux. Les animaux se mangent entre eux.
Les nègres se ressemblent tous. Les animaux n'ont pas de personnalité.
Raciste, moi ? J'ai un ami arabe. J'aime les bêtes, je ne mange pas de cheval.
Battre sa femme est un choix personnel. Manger de la viande est un choix personnel.

Qu'est-ce que le racisme ?

Quand l'antiraciste parle de cette égalité humaine, que veut-il dire ? En mathématiques, on dit « Paul = Jean » si ce sont deux noms pour la même personne. Il ne s'agit pas de cela. Les Noirs et les Blancs ne sont en général pas égaux par la couleur de leur peau, puisque justement elle est différente. L'égalité dont parle l'antiraciste s'oppose à l'inégalité detraitement dont sont victimes certains en raison de la couleur de leur peau.

Mais l'expression « inégalité de traitement » est elle-même insuffisamment claire. Si j'étais médecin, je traiterais parfois Noirs et Blancs différemment : comme la peau noire absorbe moins le soleil, les Noirs dans un pays donné risquent moins le cancer de la peau. Constater cela n'est pas raciste, pas plus que ne serait constater, si tel était le cas, qu'une certaine couleur de peau n'a que des avantages sur une autre. L'antiracisme ne peut être fondé sur l'hypothèse hasardeuse d'une distribution équitable des faveurs de « Mère Nature » entre ses « enfants » ; car ce genre d'hypothèse, on va le voir, n'a aucune raison d'être vraie, et, de fait, le plus souvent, est fausse.

Ce serait certainement raciste, par contre, d'accorder plus ou moins d'importance aux intérêts - à la santé par exemple - des Noirs qu'à ceux des Blancs. Ce serait raciste de dire : la couleur de la peau d'un être justifie de le défavoriser, c'est-à-dire d'accorder moins d'importance à ses intérêts.

Si telle était la position des racistes, si elle ne se basait que sur la couleur de la peau, elle serait facile à contredire ; mais ce n'est pas le cas. J'ai lu une histoire il y a quelques années sur une Blanche noire sud-africaine. Une maladie avait rendu la peau de cette dame blanche toute noire. La honte face aux voisins ! Il a fallu, pour qu'elle puisse accéder aux bus pour Blancs, etc., que les autorités lui délivrent une carte spéciale certifiant que bien qu'elle était noire, elle était blanche.

Ce n'est donc pas, pour les racistes, la couleur de la peau qui justifie la discrimination. Qu'est-ce qui justifie la discrimination, dans ce cas ? Que dit donc le racisme ? Pour contredire une idéologie il faut déjà qu'elle soit dite ; et la puissance de l'idéologie raciste doit sans doute beaucoup au fait qu'elle n'est jamais vraiment dite, donc jamais vraiment contredite.

Qu'est-ce qu'un Noir ?

Il importe beaucoup au raciste que la frontière qu'il trace le mette du bon côté, définitivement. La race est un bon critère pour cela, car né blanc, on reste blanc, sauf exception. Mais avoir une frontière ne suffit pas, il faut encore que la définition de cette frontière paraisse justifier la discrimination. La couleur de peau est un critère bien trop mince, il faut donner une substance, une épaisseur à l'idée de race elle-même. Un Noir doit être noir jusqu'à l'os. La race d'un individu doit être perçue comme sa vérité profonde, comme sa nature. Noir ou blanc, un Noir né de Noirs doit être un Noir. De sang noir. Le raciste ne justifie pas la discrimination par la couleur de la peau. Il parle de la couleur, mais en fait pour lui importe la nature, dont la couleur n'est qu'un signe.

Si le racisme se basait sur des différences réelles, son intensité serait proportionnée à leur intensité ; mais la violence de l'antisémitisme nazi montre le contraire. La quasi-inexistence de différences repérables entre Juifs et « Aryens » était simplement un signe de plus, le signe de la duplicité des Juifs. Les nazis, en parlant du « nez juif », ne parlaient pas de « la forme de nez que les Juifs possèdent plus souvent que les autres » ; le « nez juif » n'était pas simplement le nez des Juifs, c'était le nez signe de l'essence juive, et c'est cette essence, cette nature, qui, aux yeux des nazis, justifiait le meurtre.

On dit aussi que le roi est roi parce qu'il a une couronne sur la tête, tout en sachant qu'il arrive qu'il ne la porte pas, et que ce n'est pas à cause d'elle qu'il est roi ; pour le royaliste, le roi est roi parce qu'il est de sang royal, de nature royale ; la couronne n'en est que le signe.

N'importe quoi peut être signe d'une nature, peut être interprété comme tel. C'est pourquoi les discussions avec les racistes sont si frustrantes. Le raciste s'occupe peu d'examiner et de produire des arguments qui tiennent debout ; tout argument est pour lui superficiel, ne concerne que les signes, ne peut atteindre la nature, car la nature se passe d'arguments. De la couleur, de la taille (les Noirs sont trop petits, ou alors trop grands, ça dépend des régions), de l'accent, de la forme du nez, de tout cela le raciste veut bien discuter, il se fiche d'en discuter : de toute façon, pour lui, la nature demeure.

Pour le raciste, c'est la nature des êtres qui justifie la discrimination : littéralement, l'affirmation de leur différence. Il n'a pas besoin de postulerl'infériorité ; entre êtres de nature différente toute comparaison est impossible. L'apartheid, c'est le développement séparé : chacun à sa place. Le raciste sud-africain niera que les Noirs soient défavorisés : comme ils sont de nature différente, cela n'a pas de sens. Les bidonvilles sont aux Noirs ce que les logements confortables sont aux Blancs. Aussi étonnant que cela paraisse, je parierais fort que les marchands d'esclaves du XVIIIe siècle niaient que pour eux, les Noirs fussent inférieurs ; car, aussi étonnant que cela paraisse, j'ai trop entendu de mangeurs de viande (anarchistes bien sûr) niant que pour eux, les « animaux » soient inférieurs - « pas inférieurs, non, différents ».

Le discours sexiste se fonde lui aussi explicitement sur l'affirmation de l'existence de deux natures différentes, féminine et masculine, et sur l'éloge de la Femme, de la Mère, de l'Épouse, de celle dont le bonheur et l'honneur est de fonder les nations en lavant les casseroles. « Moi j'aime les femmes ! », dit le sexiste (ou « les dindes » ou « les poules »).

Depuis le « je ne suis pas raciste » populaire jusqu'à l'« éloge de la différence » nouvelle droite, c'est toujours l'idée de différences de nature qui fonde racisme et sexisme. Et ces idéologies sont fausses, non parce que la peau blanche « égale » la peau noire, mais parce cette nature n'existe tout simplement pas. Mais elles sont d'autant plus crédibles que presque tous, en cachette, en acceptent le principe, et, je le pense, ils l'acceptent parce que la survie du spécisme est à ce prix. Pour maintenir le spécisme, tous acceptent l'idée d'une nature animale, et tous, malgré eux, acceptent donc l'idée d'une nature humaine. Et c'est là que commence la gymnastique intellectuelle des antiracistes spécistes.

Même principe, même discours : « Je ne suis pas spéciste » et « les animaux ne sont pas inférieurs, ils sont différents ». « Être mangés, c'est leur rôle naturel ». Le signe de cette nature, c'est qu'ils se mangent entre eux. Ils en sont heureux : les cochons sourient sur les vitrines des charcuteries.

On peut être antiraciste tout en étant sexiste, on peut être antiraciste et antisexiste en étant spéciste. Vous pouvez très bien me dire : « tout ça est vrai, mais pour les animaux, ce n'est pas comparable : car les humains sont égaux, mais les animaux, eux, sont différents ».

Et il y en a un paquet, de différences entre l'homme et l'« animal » ! C'est qu'on n'a pas lésiné sur les moyens pour les répertorier, comme en témoigne cet aveu tranquille :

Longtemps les moralistes, les philosophes et, plus tard, les chercheurs en sciences humaines ont eu pour souci principal de rejeter toute appartenance de l'Homme au monde des bêtes, ou, pour le moins, de lui trouver une dimension spécifique qui le sorte d'une famille honteuse, d'une promiscuité gênante.
J.-M. Bourre, Diététique du cerveau

Mais les humains aussi sont différents les uns des autres, chacun le sait bien. En disant qu'ils sont égaux, on ne dit qu'une chose : qu'ils sont égaux en nature. Et que les « animaux » en diffèrent, non par le nombre de pattes, mais par leur nature.

« La raison est le propre de l'homme ». La « raison » est le signe dominant pour le spéciste, et c'est pour cela - et uniquement pour cela - que je m'attarderai ici sur la question de l'égalité d'intelligence - question qui en fait, avouons-le, me préoccupe fort peu. C'est par contre une question qui a beaucoup agité les spécistes racistes et antiracistes.

Pour certains, l'intelligence est signe de l'âme, et l'âme est la nature des humains. Mais pour les autres, qu'est-ce que la nature des humains ?

Photo de présentoir devant une charcuterie

Les cochons sourient devant les vitrines des charcuteries, montrant bien ainsi que leur rôle, leur vocation intime, leur nature, est de devenir du jambon.

Qu'est-ce qu'un humain ?

La nature des êtres a beaucoup servi à justifier beaucoup de choses : le racisme, la guerre, l'ordre social établi. « Être de droite, c'est penser que l'Homme a une nature immuable » (Le Pen, cité de mémoire). Pour les chrétiens, l'âme vient de Dieu ; pour les autres, la nature des êtres vient de Nature, du Dieu Nature que tous adorent et dont les écologistes sont les prêtres. La nature d'un être, ce serait l'« inné », ce qu'avant la naissance Nature a donné.

Les gens de gauche, eux, ne peuvent pas accepter tel quel ce discours sur la nature humaine ; ils disent : « l'humain est issu de la nature, mais celle-ci s'est effacée, laissant le champ libre au proprement humain, à l'Histoire, au Culturel, au Social ; l'Homme reste un animal, dans ses fonctions animales ; dans ses fonctions hautes, telles l'intelligence, il est radicalement autre. »

Ainsi, pour eux, la nature de l'Homme se trouve définie par l'absence de nature ; les « animaux », eux, en auraient une - chaque « animal » selon son espèce, donc, avant tout, tous auraient la « nature animale » = la nature d'avoir une nature. Et si cela revient à fonder l'égalité humaine sur l'écrasement des autres animaux, ce n'est pas un hasard ; c'est qu'à gauche on est antiraciste, mais surtout pas antispéciste. Une critique réelle de la notion de nature d'un être, vérité profonde et rôle assigné par Nature, cette critique qu'ils se gardent bien de faire minerait le racisme -mais aussi le spécisme.

L'antiraciste spéciste a ce problème : justifier le spécisme, sans justifier le racisme ; maintenir l'idée de nature, fondée sur la naissance ; l'idée que Nature a donné à l'Homme la plus haute des naissance, la nature d'être libre (rien d'« inné » au-dessus de la ceinture). Aux « animaux » par contre, la nature d'esclaves soumis à l'instinct. Le raciste n'a pas ce problème ; le Blanc et le Noir, le chat et la souris, chacun a sa nature, sa place et son rôle dans l'harmonie naturelle et sociale. Le raciste peut, bien plus facilement que l'anti-, faire le paternaliste et militer à la « défense animale », pour un bon traitement des animaux de boucherie.

Au cri de « Nature avec nous », spécistes racistes et anti- débattent sur l'« inné » et l'« acquis », se disputant sur les signes : les humains ont-ils tous la même intelligence ? Et surtout : les différences d'intelligence sont-elles innées ? La hiérarchie entre humains est-ellevoulue par Nature ? A la recherche des signes les anciens interprétaient le foie des génisses, les modernes interprètent notre cerveau.

La croyance rend aveugle et ce débat peut durer. Mais pour le non aveugle la réponse est vite vue : 1. les humains ne sont pas plus égaux en intelligence qu'en autre chose ; 2. l'intelligence résulte, comme toute caractéristique d'un être vivant, d'une conjonction de causes génétiques et environnementales, et donc les gènes peuvent causer des différences d'intelligence. Les faits sont connus de tous. Et s'ils justifient le racisme, alors le racisme est juste et le spécisme l'est aussi. S'ils ne justifient pas le racisme, alors rien ne justifie ni le racisme, ni le spécisme.

Page de livre d'éducation catholique

Les signes qui montrent la présence de l'âme, d'après l'Abbé Bouvet, dansPremières Notions d'instruction religieuse et Leçons de choses religieuses, 1938.

Les humains ne sont pas égaux en intelligence

Ce n'est pas que je tienne particulièrement à définir l'intelligence. Si on préfère ne pas en parler en considérant qu'elle ne peut pas se définir, qu'on n'en parle pas, ni pour comparer les humains entre eux, ni pour comparer les humains et les autres animaux. D'un autre côté, on peut bien aussi en parler, sans avoir besoin d'une définition en béton. Je n'ai pas besoin de définition précise de la longueur du cou pour comparer celle des girafes à la mienne. Et pour peu que l'on veuille donner le moindre sens à ce mot, il est clair que certains humains sont plus intelligents que d'autres.

Il existe de nombreux humains handicapés mentaux profonds. On me dira peut-être, pensant les sauver du mépris, qu'ils sont intelligents à leur manière. Mais si on veut dire cela, ce ne peut être avec le sens où le mot « intelligence » est employé dans les débats sur son égalité entre Noirs et Blancs.

Il est difficile de comparer l'intelligence d'un chat et d'un chien, et de même d'un humain handicapé mental et d'un chien ; mais il est clair que, quel que soit le critère qu'on voudra prendre, il existe des humains moins intelligents que la plupart des chiens.

Si l'intelligence des humains justifie qu'on ne les traite pas comme des chiens, comment traite-t-on les humains qui sont moins intelligents que les chiens ? Mal, assurément, mais moins mal qu'on ne traite les animaux non humains. Les handicapés font un peu trop penser aux « animaux », tout comme cette Blanche avait honte de ressembler à une Noire ; mais pour les spécistes, racistes ou anti-, l'intelligence n'est qu'un signe, ce qui importe est la nature : les handicapés, « ce sont quand même des humains ». On tiendra pour scandaleuse l'idée même de les découper pour la recherche ou de les abattre pour la bouffe - ce que subissent tous les jours des millions d'autres animaux.

L'existence des humains handicapés mentaux suffit en elle-même à justifier mon intertitre. On me dira que le débat porte sur l'intelligence des Noirs et des Blancs. On oublie facilement les handicapés, « cas marginaux », un peu comme on oublie les non humains : ils ne manifestent pas dans la rue. Mais leur cas est pertinent : si les spécistes racistes et anti- débattent sur l'intelligence des Blancs et des Noirs, c'est que pour eux l'intelligence a un rapport avec le droit au respect ; il s'ensuit que pour eux les handicapés n'ont droit qu'au mépris.

Pour les Noirs et les Blancs (ou les Français et les Belges), les choses sont moins claires. On ne peut parler que de moyennes : pour les individus, la question est réglée, puisque dans chaque groupe il y a des handicapés mentaux et d'autres qui ne le sont pas. Mais des moyennes de quoi ? Il existe des tests de QI ; on peut les contester, construire d'autres critères, mais, sauf hasard improbable, aucun ne donnera la même moyenne chez deux groupes donnés. On pourra peut-être trouver des critères qui donnent aux Noirs une moyenne supérieure aux Blancs, et d'autres l'inverse ; mais à moins de décider que le critère précis construit pour donner les mêmes moyennes est par définition « le bon test », on aura toujours ceci : quel que soit le sens du mot, l'intelligence des deux groupes n'est pas égale.

Les gènes provoquent des différences d'intelligence entre humains

Personne ne contestera que la différence d'intelligence entre un chien et un humain n'ait des causes génétiques, et donc qu'il y ait un rapport entre l'intelligence et les gènes ; mais c'est entre humains qu'on voudrait que les gènes s'effacent. Pourtant, là encore, on sait le contraire : il y a les « cas marginaux ».

De nombreux handicaps mentaux ont une cause génétique. Par exemple, un certain gène fait naître certains humains phénylcétonuriques. Ils deviennent alors handicapés mentaux profonds et meurent jeunes - sauf qu'aujourd'hui on connaît un régime alimentaire faisant qu'ils se développent comme tout le monde. D'où mon affirmation : l'intelligence résulte, comme tout caractère, d'une conjonction de causes, qu'on peut classer, si on veut, en gènes et environnement. Pour les phénylcétonuriques, on connaît un environnement (régime alimentaire) faisant se développer leur intelligence ; pour d'autres humains, comme pour les chiens, on n'en connaît pas. Mais en quoi cela change-t-il leurnature ? Un phénylcétonurique est-il par nature plus proche d'un humain normal ou d'un chien ? Sa nature dépend-elle de ses gènes ou de son régime alimentaire ? Ou la nature des êtres n'est-elle pas une chimère ?

Et les Blancs et les Noirs ? Le génôme influe - nul ne le conteste - sur la pigmentation des Noirs. Un grand nombre de Noirs vivent dans des régions peu ensoleillées, où cette pigmentation peut entraîner une production insuffisante de vitamine D, donc un risque de rachitisme. Il est possible que le rachitisme perturbe le développement de l'intelligence. Auquel cas, certains Noirs sont moins intelligents pour des causes génétiques, et la moyenne d'intelligence des Noirs est abaissée par des causes génétiques.

Il s'agit là d'une hypothèse, et si elle existe, l'influence en question est probablement faible. Un supplément alimentaire de vitamine D la supprimerait. Mais cet exemple encore est pertinent : si on veut démontrer que la différence génétique entre Blancs et Noirs n'a aucune incidence sur leurs moyennes d'intelligence, il faut pouvoir éliminer tout chemin causal menant de leurs différences génétiques à l'intelligence - et c'est cela qui est totalement invraisemblable. En dix minutes je peux en imaginer dix, pour les Blancs et les Noirs ou pour les Français et les Belges. Il faudrait avoir beaucoup confiance en la bonté, en la volonté antiraciste farouche de Mère Nature pour croire qu'aucune de ces raisons ne se vérifie effectivement, ou que, par enchantement, elles se compensent toutes.

L'idée de l'« égalité génétique » des groupes humains est fausse. Et quel intérêt y a-t-il à la défendre ? Quel rapport avec le racisme ? Le racisme serait-il justifié si d'aventure gènes entraînent pigmentation entraîne manque de vitamine D entraîne rachitisme entraîne moindre intelligence ? Le niveau d'intelligence devient-il une nature dès lors qu'il est causée par les gènes ?

On me dira que ce n'est pas de cela qu'on parle quand on débat sur l'égalité génétique de l'intelligence. Effectivement ; justement ! La génétique réelle, celle dont je parle, c'est une cause et une suite de conséquences ; celle dont on parle habituellement, c'est la génétiquemythique, celle où le gène est notre nature, est notre être, notre vérité, notre essence ; notre destin, l'inaltérable, l'irrémédiable, le voulu par Nature. On voit en la génétique la concrétisation « scientifique » de la mystique ancestrale du sang, de la naissance. Cette génétique-là n'existe pas, n'existe que dans l'esprit des racistes, des sexistes, des spécistes, qui tous veulent débattre de savoir si la nature des Noirs est ou non plus animale que celle des Blancs. Ils peuvent bien continuer à débattre là-dessus entre eux pendant des siècles. Les Noirs sont des animaux comme les Blancs. L'intelligence innée n'existe pas. Il n'y a qu'une intelligenceréelle, les gènes eux-mêmes ne sont pas intelligents, ils n'ont ni volonté ni intention, malgré les tentatives à peine voilées - spécialité des sociobiologistes - pour leur accorder une âme.

Et alors ?

Ils parlent de cette chose dans la tête (...). Quel rapport avec les droits des femmes ou les droits des Noirs ? Si ma tasse ne tient qu'une pinte et la vôtre un litre, ne serait-ce pas méchant de votre part de ne pas me permettre de remplir ma petite demi-mesure ?
Sojourner Truth, féministe noire, devant une convention féministe aux États-Unis en 1850, citée dans Animal Liberation, P. Singer

Pourquoi donc accorde-t-on tant d'importance à l'intelligence ?

Pour son importance réelle, pratique ? On justifie l'accent mis sur elle en disant que la force physique, aujourd'hui, n'a plus grande utilité. L'intelligence est censée rendre un individu utile à la communauté, on la récompenserait par la considération sociale.

Ceux qui sont en haut de l'échelle sociale sont-ils les plus utiles à la communauté ? Je préfère retourner l'explication : dans une société conflictuelle, l'intelligence est une arme. On a dit que « la libération des opprimés sera l'oeuvre des opprimés eux-même », et malheureusement il y a là du vrai. La libération des Noirs américains doit beaucoup à leur propre action, qui n'aurait pas été s'ils n'avaient que l'intelligence des poules. De même, l'idée que les Noirs sont moins intelligents que les Blancs sert à les démoraliser dans leur lutte pour l'égalité sociale.

Une telle inégalité d'intelligence, qu'elle soit « innée » ou « acquise », serait une mauvaise nouvelle - elle rendrait plus difficile la lutte antiraciste. Mais elle ne la rendrait pas injuste. Notre culture mêle un peu trop force et droit au respect. Les Noirs américains ne sont plus esclaves, les poules le sont encore ; l'intelligence des Noirs explique en partie leur libération, ce n'est pas elle qui la justifie.

Image de livre d'initiation au judaïsme

Le signe qui montre qu'on a le droit de les manger, d'après Ch. Szlakmann, dans Le Judaïsme pour débutants, éd. La Découverte, 1985.

L'intelligence permet de « se faire respecter » ; mais surtout, elle a un rôle magique : comme principal signe d'humanitude. Les Noirs sont noirs, les bêtes sont bêtes. Et l'humain tient par dessus tout à son rang d'humain. L'énormité de la souffrance et de la misère que les humains infligent aujourd'hui aux autres animaux est connue de tous. Ce n'est que grâce au spécisme que les humains parviennent à la tenir pour sans importance. Il faut que les bêtes soient totalement autres ; que nous soyons intelligents. Et le fait même que l'intelligence soit une arme de promotion sociale la désigne comme signe : la société elle-même se définit contre les animaux non humains, et la promotion sociale comme une preuve d'humanitude.

Signes à la pelle

On évoque beaucoup de raisons pour justifier ce que les humains font aux autres animaux ; beaucoup trop. Pour leurs inventeurs, la vérité à démontrer est donnée d'avance. Le spéciste les évoque l'une après l'autre ; aucune ne tient debout. N'importe ; dans notre culture profondément spéciste chacune appelle les autres et y puise son soutien, sans que personne ne soupçonne que l'ensemble tient dans le vide.

Ces raisons ne sont pas des raisons, ce ne sont que des signes. Bien sûr personne ne se fatigue trop à montrer en quoi ils justifient la domination des humains sur les autres. Et peu importe que tous aient le même défaut, celui de ne pas inclure tous les humains, sous peine d'inclure aussi des non humains.

Innombrables sont les signes. Tout caractère peut servir, pourvu qu'il semble « noble » et propre aux humains. L'outil était « le propre de l'Homme », jusqu'à la découverte d'un oiseau qui en utilise aussi. Comme il possédait le propre de l'Homme, on a déclaré que la vie de cet oiseau était sacrée comme celle d'un humain. Non, bien sûr, je plaisante ! On aura compris. En mangeant l'oiseau, on a dit : seuls les humainsfabriquent des outils. Mais certains chimpanzés en fabriquent aussi, et ce filon tombe à l'eau.

Autre filon : le langage. On a dit que les animaux n'avaient pas de langage, mais, comme les chiens savent hurler, on a précisé : langagearticulé. Depuis, on a appris à certains singes le langage gestuel des sourd-muets humains, avec syntaxe et tout ça (ils sont moins doués que nous, mais le principe y est), et on a abandonné aussi ce filon-là (on a évité de préciser langage sonore, car les sourds-muets, contrairement aux autistes, savent se défendre eux-mêmes).

Et comment l'absence de langage justifie-t-elle le massacre ? On m'a expliqué que si un être ne peut pas dire qu'il souffre, on ne peut pas le savoir. Pourtant touslesmammifèresmontrentles mêmes signes de souffrance que les humains ; ce serait étonnant que des phénomènes aussi semblables n'aient pas lamêmecause. Peu de sciences seraient possibles si l'on exigeait que leur objet soit doué de parole. Aussi : « Si un être ne peut conceptualiser sa souffrance, celle-ci n'existe pas, elle est purement physique. » Les féministes ont bien montré que pendant des siècles, les femmes ont souffert en silence, parce que les concepts pour exprimer ce qu'elles ressentaient manquaient. Un pas décisif dans leur libération a été de réussir à forger ces concepts pour dire et penser ce qu'elles vivaient. Avant cela, leur souffrance était-elle « purement physique » ?

Critères suivants : « l'animal sait, l'homme sait qu'il sait » (Teilhard de Chardin) ; « l'animal n'a pas la conscience de soi » ; « les humains seuls ont une personnalité unique ». Faux, flou, ou les deux, rien de ça ne résiste à l'examen scientifique le plus simple. Et de toutes façons, ça changerait quoi ? Est-ce savoir qu'on sait ou la « conscience de soi » ou la « personnalité » qui donne sa valeur à la vie ? Ce sont ces « je ne sais quoi » - ces natures - qui justifient les massacres, des poules comme des Juifs.

Il y a aussi « l'instinct animal » opposé à « la raison humaine ». Cette façon de poser le problème témoigne surtout de l'ignorance crasse que les humains ont des autres animaux, de leur connaissance faite de stéréotypes remâchés. Les racistes aussi en général ne savent rien de ceux qu'ils méprisent ; mais les fables racistes et spécistes ne sont que cela : des fables, des façons de dire l'indicible, la nature.

Une idée comme une autre

Il serait très possible d'élever des enfants humains dès la naissance dans un isolement relationnel et sensoriel tel qu'ils ne développeraientaucune des si nobles qualités « proprement humaines ». Élevés dans ces conditions, équivalentes à celles que souffrent les veaux, ils pourraient alors subir le même sort, « parce qu'ils ont été faits pour ça » (« n'ont jamais connu autre chose »). En quoi devrait-on se soucier du sort de tels êtres asociaux incapables de parler, d'utiliser des outils, sans liens affectifs et qui ne savent même pas qu'ils savent ? Si vous trouvez cela scandaleux, je suis d'accord avec vous ; mais si vous ne trouvez pas tout aussi scandaleux ce qu'on fait aux veaux, alors vous êtes spéciste. Vous ne voulez pas que l'on fasse cela aux humains, parce qu'ils sont de votreespèce. Quels arguments pourrez vous alors tenir sérieusement contre un raciste, qui, lui, refuserait que l'on fasse ça à ceux de sa race ?

Les natures cachent le réel

En quoi devrait-on se soucier du sort d'un être quelconque ? Qu'est-ce qui importe pour dire si on doit s'abstenir de lui faire du mal ?

Rien, si on veut. On peut, si on veut, tuer et torturer qui on veut. On peut décider de ne torturer que les Noirs ou les droitiers, si on veut. On peut décider de se torturer soi-même ; mais cela, on le fait rarement. Pourquoi ? parce que ça fait souffrir, ça va à l'encontre de ses propres intérêts.

Éviter de faire mal à autrui, c'est décider d'étendre la considération que l'on a pour ses propres intérêts à ceux d'autrui. L'éthique, ce n'est pas autre chose. Et qu'est-ce qui doit déterminer de qui on prendra en compte les intérêts ? Des Blancs seulement ? Pourquoi des Blancs ? Des êtres intelligents seulement ? Ou sociaux ? Quand on prend en compte ses propres intérêts, on ne se demande pas si on est intelligent ou social. Cela n'a rien à voir avec le problème. Avoir mal ça fait mal, qu'on soit social ou non.

À chaque chose réelle ses conséquences réelles. L'intelligence d'un être importe pour bien des choses, mais n'a aucun rapport avec le fait que c'est grave ou non de lui faire mal. Alors, qu'est-ce qui importe pour cela ?

À chaque chose réelle ses conséquences réelles. Au fait qu'un être puisse avoir mal sa conséquence : éviter de lui faire mal. Ceci indépendamment de toute autre caractéristique de cet être. L'éthique non raciste, non sexiste, non spéciste, c'est celle-là.

Si un être est sensible, peut souffrir ou jouir, sa souffrance et sa jouissance ont la même importance que celle de tout autre. Toute différence d'importance attribuée aux intérêts de deux êtres est nécessairement arbitraire puisque fondée sur quelque chose sans rapport avec la raison pour laquelle on prend en compte ces intérêts, car cette raison est tout simplement leur existence.

La souffrance, c'est la souffrance, le plaisir, c'est le plaisir : c'est là la seule égalité qui m'importe. Si les pierres peuvent souffrir ou jouir, nous devons prendre en compte leur intérêt à ne pas souffrir et à éprouver le bonheur - que chaque pierre ait ou non une « personnalité unique ». Si les pierres ne peuvent souffrir et jouir, comme c'est très probablement le cas, il n'y a rien à prendre en compte.

En pratique, que faire ? A nous qui ne mangeons pas de viande, on reproche souvent avec un sourire narquois de mépriser les plantes ; mais ceux qui si brusquement exhibent leur sympathie pour les plantes en mangent dix fois plus que nous, à travers les animaux qu'ils font élever dans une vie de misère et tuer. N'importe ; nous ne méprisons ni les plantes ni les pierres. Le mépris est une attitude raciste en elle-même. Le mépris juge inférieure la nature d'un être ; moi, m'importe le réel. Le caractère sensible ou non d'un être est un caractère réel. Il m'importe donc de savoir : qui le possède, qui peut souffrir ?

Comment savoir si les plantes ou les pierres peuvent souffrir ? C'est une question difficile à résoudre dans l'absolu, mais dans la pratique il est facile d'aboutir à des conclusions simples. J'y viendrai dans le prochainIRL, mais tout esprit non spéciste sera déjà d'accord avec moi sur ceci : la capacité à souffrir des oiseaux, poissons et mammifères non humains est aussi vraisemblable et assurée que celle des humains. Ceci détermine la première et la plus simple conséquence : cesser de les manger.

 

"ZEITGEIST"

Par Le 26/07/2015

 

Le documentaire le plus essentiel de tous ceux que j'ai vus. 

 

Zeitgeist: Moving Forward (VOSTFR)

Zeitgeist : Moving Forward (Aller de l’avant), réalisé par Peter Joseph, est un film documentaire qui présente un argumentaire en faveur d’une transition qui déboucherait sur l’abandon de l’actuel paradigme socio-économique qui gouverne toutes les sociétés du monde. Ce film transcende le relativisme culturel ainsi que les idéologies traditionnelles et se focalise sur les principaux attributs humains et sociaux, ce « terreau vivant ». Le nouveau paradigme social durable qu’il prône, appelé « économie basée sur les ressources », s’inscrit dans le respect des lois immuables de la nature.

Apparaissent dans ce film des experts dans les domaines de la santé publique, de l’anthropologie, de la neurobiologie, de l’économie, de l’énergie, de la technologie, des sciences humaines et autres domaines ayant trait au fonctionnement socio-culturel. Ses trois thèmes centraux sont le comportement humain, l’économie monétaire et les sciences appliquées.

Dans son ensemble, cette œuvre engagée constitue un modèle de compréhension du paradigme social actuel et explique pourquoi il est impératif d’en sortir. La nouvelle approche sociale radicale, mais néanmoins pratique, qu’elle propose, est fondée sur des connaissances avancées qui permettraient de résoudre les problèmes sociaux auxquels le monde est aujourd’hui confronté.

LA-HAUT : commentaire (2)

Par Le 05/07/2015

Je viens de recevoir ce commentaire sur ma page Facebook et je suis en apesanteur, sur un nuage blanc, cotonneux :)Mille mercis à Laura Millaud pour cet article qui me comble de bonheur. 

 

 

Image 2

"Là-haut" de Thierry LEDRU au éditions A.O(André Odemard)

http://lerefugedecheyenne.hautetfort.com/

« Là-haut » de Thierry LEDRU au éditions AO (André Odemard).

 

Thierry LEDRU, je le suis depuis très longtemps. Depuis l’époque où j’avais envoyé des manuscrits aux éditions Laura Mare chez qui était déjà édité Thierry LEDRU : « Jarwal le lutin » (4 tomes), un roman jeunesse.

Avant, il avait sorti des livres pour adultes.

En parallèle, je lisais son blog où il nous faisait partager sa vision du métier d’instituteur : (En espérant ne pas me tromper) : avant même de leur apprendre à compter il leur enseignait la philosophie ! Beau projet et surtout beau challenge !!

J’ai aussi suivi avec une profonde tristesse son départ de l’éducation nationale. Et son désespoir.

Je ne vous raconte pas sa vie, je ne connais que ce qu’il veut bien nous livrer sur son blog mais plus qu’un autre auteur, (j’en ai eu confirmation après avoir lu « là-haut »), ses livres sont un prolongement de lui-même.

Je n’ai pas lu Le lutin ni les autres.

Ces derniers mois, quelques livres avaient été édités en numérique … mais là, les livres en numérique …. Vraiment je n’y arrive pas. J’aime trop l’objet livre.

Et puis, récemment, « là-haut » a été édité en livre papier et je l’ai commandé. Pourquoi maintenant ? Pourquoi celui-là ? Je l’ignore.

Alors « Là-haut » ….

En quelques mots, un homme, Jean, est victime de l’attentat de St Michel en 1995 et ce livre raconte sa reconstruction. Sa Reconstruction avec un immense R ! On entre dans sa tête et on avance lentement, avec lui. Ses nombreux questionnements : sur sa vie d’avant, le sens de la vie, la mort, Dieu, l’amour, la relation aux autres, la relation avec soi.

Ce n’est pas un livre de plage ou alors vous risquez de griller sans même vous en apercevoir. 

Jean est un personnage attachant, on est heureux de faire ce chemin à ses cotés. En plus, il est courageux psychologiquement, un homme qui essaye de ne pas se mentir, un homme qui écoute plus son cœur que ses peurs !

Dès que la bibliothécaire entre dans l’histoire, la respiration se fait plus légère et le suspens augmente… je n’en dirais pas plus.

C’est un livre qui fait réfléchir à sa propre vie, ses attitudes, ses questions.

Je connais plusieurs personnes qui trouveront de nouvelles pistes de réflexion par rapport à leur propre situation…

Quant à son écriture …c’est du lourd !!! Chaque mot est important, aucune phrase n’est inutile. J’ai eu l’impression que le style s’adaptait aux pensées et à l’évolution de Jean.

Vous l’avez compris c’est un GRAND livre.

 

 

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