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Un espace vide

Par Le 01/09/2015

Lorsque je médite, j'utilise un Mantra au rythme de ma respiration que je visualise.

"Am I ?"  à l'inspiration

"I am" à l'expiration.

Les tonalités anglaises me conviennent parfaitement par leur "ressemblance" avec le mouvement respiratoire. 

 

Inévitablement, je perds parfois mon Mantra sous le joug d'une pensée insoumise. 

Puis, inévitablement, sans qu'aucune durée ne soit prévisible, je reviens au Mantra et à la visualisation du mouvement respiratoire.

La nuit dernière, j'ai pris conscience subitement que cet instant où je prends conscience d'être parti dans une pensée et de ne plus réciter le Mantra ou de le faire "mécaniquement", cet instant très fugace marque une rupture. 

Une rupture entre la conscience du Mantra et la conscience de la pensée intrusive.

Mais cette "rupture" n'est pas une pensée. 

C'est là que j'ai été interloqué...

Je n'ai aucun souvenir de m'être dit : "Mince, je suis en train de penser et je ne suis plus dans le Mantra."

Il y a cette pensée intrusive et les images associées mais il n'y a pas de pensée m'alertant de ma dérive intérieure.

C'est un flash, un éclair et je le vois comme un fil reliant les deux phénomènes : la méditation et la pensée.

Ce fil est un état de silence, en fait. Un silence qui agit comme un rappel à soi. Un silence qui n'est pas pensé, qui n'est pas volontaire, qui ne répond pas à une technique. 

Le Mantra est une technique. Je l'ai apprise. 

Ce silence, par contre, ne m'appartient pas en tant que connaissance cognitive mais comme un savoir inné.

Ma conscience sait comment se rappeler à elle-même... Elle bascule, ni dans la méditation, ni dans la pensée, ni même dans une pensée intégralement consciente mais dans le SILENCE.

Là où il n'y a rien qu'un espace vide, empli de ce qui est en moi... La Conscience au-delà de la conscience.

Et survient immédiatement cette question : "Puisque je ne maîtrise rien dans cet espace vide, qu'est-ce qui enclenche la Conscience qui s'y trouve ? "

Cette Conscience est-elle indépendante de mon mental, de mes pensées, de la méditation même, de l'état de conscience corporelle, émotionnelle, spirituelle ? 

Est-elle mue par une vie qui ne m'appartient pas ? 

Comment est-il envisageable qu'un état aussi étrange puisse s'élaborer de lui-même ? Qu'est-ce qui en moi a ce pouvoir ?

La seule réponse qui me convienne, c'est que ça n'est pas en moi...C'est quelque chose qui vient en moi, depuis l'extérieur... Peut-être parce que cette "énergie" sent que le moment est propice....

 

Je vais aller méditer pour voir si une réponse me vient.... De l'extérieur, peut-être.....

 

Krishnamurti : L'authenticité

Par Le 01/09/2015

"Est-il possible d’observer, de contempler la beauté d’une montagne, la splendeur d’un bel arbre au milieu d’un champ isolé ¬observer seulement, sans enregistrer ? Dès qu’on enregistre, la pensée entre en jeu. Quand vous contemplez une montagne avec tous vos sens en éveil, c’est la félicité. Il y a une immense joie à poser le regard sur une merveilleuse cathédrale, une architecture splendide, un bel arbre, ou une personne, ou l’infini du ciel, ou quand on aperçoit l’étoile du berger. Mais dès que la pensée entre en jeu, enregistre, et dit : « Encore, encore », tout cela se mue en plaisir. Et lorsqu’il n’est pas satisfait, vous vous sentez frustré.

Notre conscience est faite de tout cela - ce sentiment immense d’isolement, de solitude, de désespoir, de dépression et d’exaltation, d’aspirations, d’angoisses, de peur, de plaisir, et de l’énorme fardeau de la souffrance. Telle est notre vie, telle est notre conscience ; et c’est sur la base de cette conscience que nous agissons. Et c’est pourquoi, notre conscience étant en proie à la confusion, aux contradictions, aux conflits perpétuels, toutes ’nos actions sont inévitablement source de confusion. Et c’est cela même que nous avons suscité dans le monde qui nous environne. Il suffit qu’un petit noyau d’entre nous, quelques-uns, le perçoivent et disent : « Eh bien nous allons créer à l’intérieur de nous un monde différent », et notre monde alors sera merveilleux. Mais personne n’est prêt à aller aussi loin. Nous faisons des compromis - avec nos désirs, pas avec le monde.

Si vous ne comprenez pas cela de façon très claire, alors la méditation n’a aucun sens. Le propos, ici, est d’instaurer l’ordre - ce qui ne signifie pas inventer l’ordre, en disant : « Je veux faire ceci, je refuse de faire cela, je me plierai à la discipline ». Toute cette exploration du mouvement de l’authenticité dans toute son ampleur, ce sens de la grandeur, ce sens réel du sacré, a pour but d’instaurer l’ordre au sein de notre vie, de notre vie quotidienne, de nos relations, de nos actions. C’est là, sans aucun conteste, le fondement de notre vie. A partir de là, nous pouvons avancer, car c’est une base solide, stable, absolument indestructible ; comme un rocher au milieu d’un immense fleuve. Et cette chose est l’authenticité, et c’est de là que naît l’action."

Krishnamurti

Krishnamurti conférence en plein air

"Mars" de Fritz Zorn

Par Le 01/09/2015

  • « Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d'une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu'on appelle aussi la Rive dorée. J'ai eu une éducation bourgeoise et j'ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c'est pourquoi j'ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement j'ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l'on en juge d'après ce que je viens de dire. Cela dit, la question du cancer se présente d'une double manière : d'une part c'est une maladie du corps, dont il est bien probable que je mourrai prochainement, mais peut-être aussi puis-je la vaincre et survivre ; d'autre part, c'est une maladie de l'âme, dont je ne puis dire qu'une chose : c'est une chance qu'elle se soit enfin déclarée. Je veux dire par là qu'avec ce que j'ai reçu de ma famille au cours de ma peu réjouissante existence, la chose la plus intelligente que j'aie jamais faite, c'est d'attraper le cancer ».
  • « Je n’ai pas encore vaincu ce que je combats ; mais je ne suis pas encore vaincu non plus et, ce qui est le plus important, je n’ai pas encore capitulé. Je me déclare en état de guerre totale ».
  • « Survivrai-je à cette maladie? Aujourd'hui je n'en sais rien. Au cas où j'en mourrais, on pourra dire de moi que j'ai été éduqué à mort ».

 

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans le livre, écrit après que l’auteur a appris qu'il avait développé un cancer, il explique et critique son éducation dans une des régions les plus riches de la Suisse, la Rive dorée de Zurich (strictement parlant Meilen).

Il y affirme que son cancer est d'origine psychosomatique, son éducation étant cancérigène, et affirme avoir été « éduqué à mort ». Zorn revendique la vie qu'il n'a pas vécue : bien que sa jeunesse ait été harmonieuse aux yeux de la bourgeoisie, il s'est complètement tenu hors de la vie. Devenu enseignant après avoir été à l'université, il était dépressif et n'a eu ni amis ni relations amoureuses. Fritz Zorn est mort à trente-deux ans, le jour où un éditeur lui donnait son accord pour publier son manuscrit.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Avant de lire ce résumé, il faut bien prendre en compte le fait que Zorn écrit sa biographie à la fin de sa vie et en fait une critique acerbe. La brièveté des phrases et les répétitions des anomalies de sa personnalité imprime au récit un style lancinant, pesant. Le constat est amer, l’auteur ne raconte pas seulement la noirceur de sa maladie, mais il la communique au lecteur.

Fils de parents appartenant à la vieille bourgeoisie zurichoise, celle des gens fortunés préférant ne pas montrer ostensiblement leurs signes de richesse, il apprend très vite les strictes règles de la bienséance régissant l'intégralité de sa vie familiale. Tout est fait pour que les choses soient harmonieuses, pour qu’il n’y ait pas de désaccord. Ainsi, lorsqu’une personne affirme une chose, les autres ne font rien qui pourrait le contredire ; au contraire, il faut toujours aller dans le même sens, ce qui donne lieu à une surenchère d’accords superficiels. Quand le père de famille se prononce contre le droit de vote des femmes en Suisse, la mère approuve aussitôt cette opinion. À l’inverse, lorsqu’une chose est qualifiée de « mauvaise », elle devient ensuite « abominable » ou « atroce ». Les pratiques sociales des parents sont singulières. Lorsqu’ils parlent à des personnes moins fortunées et a priori moins instruites, ils gardent une certaine distance en employant des tournures tellement polies et surfaites que cela en devient ridicule et résonne avec un mépris évident pour ces personnes qui ne sont pas « bien », c’est-à-dire riches, mais « braves ». Les choses les plus discutables, comme la politique, la sexualité ou la religion sont systématiquement qualifiées de « compliquées ». Puisqu’elles sont compliquées, il vaut mieux ne pas en parler. Tuer dans l’œuf une discussion centrée sur un thème éminemment discutable est nécessaire au maintien de cette harmonie.

A l’école, le jeune Zorn est un élève modèle. Il travaille sérieusement et obtient de bonnes notes dans les toutes les matières sauf en gymnastique. Aux yeux de ses camarades, il passait donc pour quelqu’un s’intéressant aux « choses élevées ». S’il n’était pas spécialement mal aimé des autres écoliers, ses problèmes affectifs lui rendirent impossible l’établissement de liens d’amitié. En arrivant à l’université de Zurich, il n’avait pas eu d’ami, donc pas de petite amie non plus. Ce retard affectif ne lui paraissait pas anormal, à la fac, d’autres étudiants étaient dans son cas. Concernant le vide sexuel dans lequel il est plongé, il préfère jouer la carte des frustrés, en se disant que l’amour est quelque chose d’important, mais qu’il existe bien d’autres choses tout aussi importantes. Le système universitaire n’encourage pas les étudiants à être assidus, si bien que Zorn se décrit lui-même comme un étudiant paresseux. Il laisse ses études en plan dès qu’une occasion de faire autre chose se présente ; pour les autres étudiants de l’université, c’est une personne disponible, toujours prêt à boire un café, au point que tout le monde appréciait sa compagnie ou de faire sa connaissance. Il semble même être quelqu’un de gai, de souriant. Ses qualités littéraires le conduisent à écrire des pièces de théâtres que jouaient d’autres étudiants. Fort de ses succès, il devient même responsable de l’organisation des événements estudiantins au sein de la section des langues romanes. Les études se passent bien au niveau scolaire puisqu’il les termine avec le titre de docteur « sans trop s’énerver ». Mais malgré ces succès incontestables et son apparente normalité, Zorn n’éprouvait jamais de joie, toujours cette même sensation de solitude, de vague à l’âme, de frustration.

Une fois ses études terminées, il donne des cours d’espagnol et s’installe à Zurich dans un superbe appartement. Ces nombreux temps libres ne sont pour lui aucunement des bouffées d’oxygènes, mais plutôt l’occasion d’entretenir sa névrose en écrivant de long en large des mots et des vers portugais mélancoliques. Lorsqu’il découvre être malade du cancer, sa réaction n’est pas celle de gens ordinaires, soit la tendance à être assommé par une nouvelle aussi terrible. Pour lui, son cancer est apparu naturellement, la maladie mentale qui a conditionné toute son existence déborde de son champ psychologique et s’installe dans son corps sous la forme du cancer. Zorn déclare qu’avoir le cancer est la meilleure idée qu’il ait eue. Son traitement modifie son affect, il n’est plus déprimé, mais simplement malheureux. Il est maintenant conscient de la fausseté de sa vie et en attribue principalement la responsabilité à l’absence d’amour -ou de sexualité, comme l’on voudra. À la fin du récit, Zorn juge sévèrement l’éducation que ses parents lui ont donnée ainsi que les valeurs et le mode de vie de la bourgeoisie suisse puritaine.

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"Etre et devenir"

Par Le 01/09/2015

 

Une autre école pour mes enfants.

MES ENFANTS NE VONT PLUS A L'ECOLE ET ALORS ! Ils apprennent et beaucoup, mais comment ? Où ? Nous sommes en instruction en famille (IEF) et sur ce blog, on y trouve des trucs, astuces, sites, lectures pour petits et grands... Et moi je suis une maman en pleine Révolution !

http://uneautreecolepourmesenfants.blogspot.fr/

 

Si vous voyez des textes surlignés ou soulignés, cliquez dessus pour suivre le lien Web d'un site ou télécharger un document.


Céline ALVAREZ

A écouter sans modération....A partager....

"Nous et Vous pour l'école"

Par Le 01/09/2015

Très touché que mes textes servent à quelqu'un et qu'ils soient repris par ce site:)

 

 

Mardi 1 septembre 2015 Bonne rentrée !

lundi, 31 août 2015 13:55

  • http://www.collegiale-neve.fr/l-actu-vue-par-nous/item/30-mardi-1-septembre-2015-bonne-rentree
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Mardi 1 septembre 2015 Bonne rentrée !

C’est un article un peu particulier que nous voulons vous proposer en ce jour carrément particulier pour nos enfants !

La rentrée des classes !

Appréhension, impatience, curiosité, fierté !

Que de sentiments mêlés !

 

Nous nous insurgeons, nous adultes contre ce qui nous est proposé par nos dirigeants depuis quelques années afin de réduire la dette et augmenter l’instruction.
 

Je partage le point de vue d’Edgar Morin :

« La politique est arrivée à un degré zéro de la pensée. », les solutions politiques qui nous sont proposées découlent de propositions, d’incitations, pour ne pas dire de directives qui émanent d’institutions mondiales « devenues totalement insuffisantes, impuissantes et arbitraires, comme l’ONU, ou déviées, comme le FMI ».

 

 

Mais nevE , c’est aussi nous et vous POUR l’Ecole.
 

Alors, en accompagnement des bonnes résolutions de nos bouts de chou, voici une liste de propositions, de pistes, de réflexions AUTRES, DIFFERENTES, CONSTRUCTIVES.
 

Ce sera un peu un inventaire à la Prévert, tout commenter serait bien trop long, mais vous pouvez chercher ce qui vous touche.
 

Peut-être aussi laisser quelques observations, car nous n’allons pas passer notre vie à démonter un système, il importe bien plus d’en proposer un nouveau : le "buen vivir"  proposé par E. Morin toujours, transposé à l’école.
 

Thierry Ledru, dans son blog, nous offre une multitude de réflexions d’un enseignant qui souhaite «  éveiller » ses élèves, c’est une belle balade enrichissante et rassurante.
 

J’attire votre attention sur "apprendre sans professeurs".
 

Il y a matière à cogiter ;-) mais pas de panique l’idée n’est pas de supprimer les enseignants.

Encore que : "Je vis donc j'apprends"...

 « Il est naturel pour les gens d’apprendre, chacun à sa manière. Il est naturel pour les enfants de vouloir comprendre le monde autour d’eux. »

Cette idée-là est à creuser.
 

L’envie d’apprendre est naturelle, et pourtant pour beaucoup, la scolarité, ça coince.

Alors qu’est ce qui cloche ?

L’ennui ?
 

Lisez cet article ! Je pense pour ma part, lire le bouquin.

Cela ressemble à un constat négatif mais pas que : elle voudrait "réenchanter l’école" : quelle belle idée !

Là encore il ne s’agit pas de dénigrer les profs : de 25 à 30 élèves dans une classe il faut bien gérer, il ne s’agit pas que ce soit un champ de foire… cela n’empêche pas de réfléchir à cet ennui dont elle parle. Quand elle écrit : "On m’a enseigné un monde de connaissances dans lequel ma présence était superflue", cela a un sens.
 

Hé hé ! Un sens !

Alors ceci aussi, piqué chez Thierry Ledru, "l’éducateur comme passeur de sens " de René Barbier.

La quadrature du cercle, les motivations, mais que va-t-on faire à l’école ?

Bonne question ! Une courte animation à voir, à écouter !
 

Des enseignements peuvent être tirés aussi des travaux réalisés avec les « décrocheurs ».

Il y a des années, suite à une émission suivie à la télé, je m’étais procuré le livre "Décrocheurs d'école" de Gilbert Longhi et Nathalie Guibert et je m’étais rendue au Lycée Jean Lurçat.

Cet entretien, bien que datant, est intéressant : que souhaitons-nous pour nos enfants ?

On y trouve cette phrase : "L’égalité, c’est quand chacun peut aller au bout de ses capacités en étant respecté, même si elles ne sont pas exemplaires. C’est continuer les études au plus près de ses désirs et si possible dans la perspective d’une ascension sociale."

 

J'aimerais que ce soit ce que l'on propose à tous nos enfants : aller au bout de ses capacités en étant respecté.

Cela ne signifie pas les conduire tous au même endroit.

Le lycée existe toujours et évolue chaque année.
 

Nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée ! 

 

Dernière modification le mardi, 01 septembre 2015 11:56

Régression

Par Le 01/09/2015

Si on prend en considération ce texte de Platon, on est en droit de se demander si la médecine contemporaine n'a pas davantage régressé que l'inverse. Non pas dans la connaissance "mécanique" du corps et sa capacité à intervenir sur des pathologies parfois très lourdes, mais sur la prise en considération de "l'esprit", de "l'âme", des émotions, des pensées, du mental, de tout ce qui relève de la sphère "spirituelle"... Car si toute matière est issue d'une énergie, il est inévitablement insuffisant d'intervenir sur la matière et de s'extraire ou d'ignorer cette énergie.

Il suffit pour s'en convaincre de s'intéresser aux "magnétiseurs"..... Sur quoi interviennent-ils pour que la mécanique cesse de s'enrayer ? Non pas sur la "pièce" défectueuse mais sur les "parasitages énergétiques" qui contribuent au dysfonctionnement de la mécanique...

 

Peut-on, objectivement, balayer d'un revers de mental cartésien, les connaissances millénaires des Peuples Premiers ou de la médecine chinoise, du travail sur les Chakras, des méridiens d'acupuncture etc etc.....?

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Le Petit Peuple

Par Le 31/08/2015

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JARWAL EST DANS LE SECTEUR :)

 

VOICI COMMENT ENTRER EN CONTACT AVEC LE PETIT PEUPLE EN 13 LEÇONS

D’après Victor Anderson, traduction Tof

Avant tout il faut se rappeler ce que nous ont enseigné les contes : les fées, les lutins, les elfes, les gnomes, et les autres esprits de la nature ne sont pas toujours bienveillants à notre encontre, ils sont souvent farceurs et leurs farces ne sont pas toujours très amusantes …

Si l’on rencontre un esprit de la nature trop désagréable, il faut savoir mettre fin à cette rencontre de manière courtoise mais ferme.

Par contre, on peut également s’en faire des amis délicieux et des alliés de choix.

Voici comment entrer en contact avec le petit peuple en 13 leçons.

Ces exercices ne sont pas à prendre à la légère, ils sont à pratiquer soigneusement et dans l’ordre. Si un exercice n’est pas compris, ne pas passer à l’exercice suivant, recommencer jusqu’à ce que tout soit compris avant de passer à l’étape suivante.

1. Se concentrer sur l’obscurité, celle que l’on voit quand on ferme les yeux, réaliser que l’obscurité sera là sur commande, il suffit de le vouloir et de fermer ses paupières.

2. Voir cette obscurité se remplir d’un vert brillant, un vert féerique, un vert magique.

3. Ressentir cette magie, ce vert, virevolter autour de vous, vous baignant dans sa beauté, vous baignant dans sa magie.

4. Prendre du plaisir à absorber cette magie pendant quelques instants.

5. Laisser le pouvoir des fées prendre contrôle de votre corps, vous nettoyer, et vous donner ce que vous recherchez. Laisser cette magie agir sur vous.

6. Dans cette brume verte, appeler une fée et lui demander d’être votre amie. Ne pas l’exiger, se contenter de le demander poliment, nous ne commandons pas le petit peuple. L’inviter chaleureusement, courtoisement.

7. Saluer et accueillir son visiteur avec élégance et courtoisie. Lui demander son nom et ce que vous pouvez faire pour elle/lui. Si elle/il refuse de vous donner son nom, c’est que quelque chose ne va pas, qu’elle/il se méfie de vous. Dans ce cas il est fortement conseillé de mettre fin à cette rencontre de manière courtoise mais ferme.

8. Ne jamais passer d’accord avec une fée à la légère. Elles prennent ces accords avec sérieux, ce qui est dit est dit et il risque d’être très difficile de revenir en arrière. Elles savent ce qui va se passer bien mieux que nous, il faut peser le pour et le contre avant de s’engager. Leurs buts ne sont pas forcément les mêmes que les vôtres.

9. Votre rencontre peut se produire dans un état de transe, ne pas négliger ces différentes étapes qui seront nécessaires à un bon réveil.

10. Vous pouvez, si vous le souhaitez, demander à la fée quelque chose dont vous avez besoin.

11. La remercier pour cette visite, surtout si cette rencontre vous a apporté quelque chose. Ce peut être maintenant l’occasion de proposer de lui faire un présent. Ce peut être un œuf, de la nourriture qui sera déposée dans la nature sous un arbre ou encore un peu de boisson qui sera versée au pied d’un arbre.

12. Cette fée pourra être votre amie pour quelques temps, ce peut être très court ou durer toute une vie, mais à la fin de chaque rencontre il faut penser à la saluer et à lui dire au revoir.

13. Après ce type de rituel, vous aurez peut être changé sans forcément le réaliser. Il peut vous arriver de marcher sans but dans la nuit, cuisiner sans faire attention à ce que vous faites, être beaucoup moins attentif à ce qui se passe autour de vous, cela peut poser de gros problèmes, aussi pour revenir totalement dans notre réalité, il faut encore en passer par deux étapes.

  • Ne pas négliger de passer un certain temps à revenir dans notre réalité, se concentrer sur des choses matérielles, sur la vie de tous les jours même si cela manque de poésie.
  • Rester concentré sur ce que l’on fait dans la vie de tous les jours, écouter attentivement ce que l’on vous dit, faire attention lorsqu’on traverse la rue, et prêter une attention particulière lorsqu’on utilise des produits dangereux (lorsqu’on se sert du feu par exemple).

Ces deux étapes sont très importantes, pour revenir à la vie « normale » même si vous avez l’impression de ne pas en avoir besoin, ces étapes sont très importantes, il ne faut pas les négliger. Vous pouvez également faire de la relaxation, des étirements ou d’autres exercices qui vous permettent de reprendre contact avec votre corps physique.

Source Voici comment entrer en contact avec le petit peuple en 13 leçons : www.le-sidh.org

- See more at: http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/contact-avec-le-petit-peuple.html#sthash.Hc1xS9tS.dpuf

 

L'affectivité

Par Le 31/08/2015

J'ai tenté toute ma vie professionnelle de garder à l'esprit que l'affectivité reste un élément déterminant dans les apprentissages des enfants à l'école et que sans l'attachement, la reconnaissance, la bienveillance, la patience, l'acceptation, aucun enfant, hormis les enfants soumis et par conséquent éteints, aucun enfant n'entrerait dans les apprentissages avec confiance.

 

Je viens de commencer le livre d'Edgar Morin : "Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" et les premières pages développent ce thème.

 

"L'éducation doit montrer qu'il n'est pas de connaissance qui ne soit, à quelque degré que ce soit, menacée par l'erreur et par l'ilusion. La théorie de l'information montre qu'il y a risque d'erreur sous l'effet de perturbation aléatoires, dans toute transmission d'information, toute communication de message.

Une connaissance n'est pas un miroir des choses ou du monde extérieur. Toutes les perceptions sont à la fois des traductions et reconstructions cérébrales, à partir de stimuli ou signes captés et codés par les sens. D'où les innombrables errerurs de perception qui nous viennent bien souvent de notre sens le plus fiable : la vision. A l'erreur de perception s'ajoute l'erreur intellectuelle. la connaissance, sous forme de mots, d'idée, de théorie est le fruit d'une traduction/reconstruction par les moyens du langage et de la pensée, et par là, connaît le risque d'erreur.

cette connaissance, tant au niveau de la traduction que de la reconstruction, comporte de l'interprétation, ce qui introduit le risque d'erreur à l'intérieur de la subjectivité du connaissant, de sa vision du monde, de ses principes de connaissance. D'où les innombrables erreurs de conception et d'idées qui surviennent en dépit de nos contrôles rationnels. 

La projection de nos désirs ou de nos craintes, les perturbations mentales qu'apportent nos émotions, multiplient les risques d'erreur.

On pourrait croire qu'on pourrait éliminer le risque d'erreur en refoulant toute affectivité. Effectivement, le sentiment, la haine, l'amour, l'amitié peuvent nous aveugler. Mais déjà dans le monde mammifère, et surtout dans le monde humain,  le développement de l'intelligence est inséparable de celui de l'affectivité. 

 L'affectivité peut étouffer la connaissance mais elle peut aussi l'étoffer.

Il y a une relation étroite entre l'intelligence et l'affectivité : la faculté de raisonner peut être diminuée, voire détruite, par un déficit d'émotion ; l'affaiblissement de la capacité émotionnelle peut même être à la source de comportement irrationnels et par certains côtés la capacité d'émotion est indispensable à la mise en oeuvre de comportements rationnels. 

L'éducation doit donc se vouer à la détection des sources d'erreurs, d'illusions et d'aveuglements."

 


 Trente ans d'expérience dans le domaine m'ont amené à penser que la gestion émotionnelle est à la source même d'un enseignement réussi. 

Hors, la dimension existentielle, il n'est point de salut.

L'école doit donc, EN PRIORITE, motiver l'enfant à s'observer dans le cadre des apprentissages. Non pas les difficultés ou les réussites qu'il rencontre, mais la source même de ces difficlutés ou de cette ces réussites, la cause des causes...

Et ça n'est pas dans la technique qu'on parvient à décrypter les effets produits par un apprentissage. C'est uniquement dans l'observation des phénomènes intérieurs, émotionnels existentiels, philosophiques, relationnels, sociétaux....L'enseignement n'a d'intérêt que dans l'enseignement de soi. Pas des choses.  

Rentrée scolaire.

Par Le 31/08/2015

Rentrée scolaire : la laïcité à marche forcée

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Séverin Graveleau et Mattea Battaglia

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Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation, et Olivier Falorni, député de la Charente-Maritimes, dans un collège à La Rochelle, le 28 août.

Après deux rentrées des classes marquées par le changement des rythmes scolaires, celle qui s’annonce mardi 1er septembre – la troisième préparée par la gauche – est résolument placée sous le signe de deux notions intimement liées : citoyenneté et laïcité. Au risque de hérisser, par un excès de zèle, une partie du corps enseignant et de la société.

L’école de la République avait été pointée du doigt au lendemain des attentats de janvier, l’éducation nationale mise en cause lorsque ont retenti des « Je ne suis pas Charlie » dans quelque 200 collèges et lycées. Huit mois ont passé, et c’est en classe, du CP à la terminale, que la Rue de Grenelle avance sa réponse. Ou plutôt ses réponses : nouvel enseignement moral et civique, « réserve citoyenne », prévention de la radicalisation, « commémorations patriotiques », journée de la laïcité… Une bonne partie des mesures déclinées par Najat Vallaud-Belkacem lors de sa conférence de presse de rentrée, le 24 août, entendent replacer l’école « au cœur de la République ». Toutes sont d’ailleurs issues de la « grande mobilisation de l’école pour la défense des valeurs républicaines » engagée par François Hollande, le 21 janvier.

Lire aussi : Un enseignement moral et civique du CP au bac

Dans le périmètre immédiat de l’école aussi, la référence à la laïcité est forte. Sur les temps périscolaires, des ateliers voient le jour, à Paris par exemple, pour sensibiliser les enfants au vivre-ensemble. L’enseignement supérieur n’est pas en reste avec la réédition, le 17 septembre, du guide Laïcité et enseignement supérieur publié en 2004, année de la loi interdisant le voile à l’école.

Un thème de rentrée omniprésent… au risque de l’être trop ? Il faut dire que le paysage scolaire n’est pas bouleversé outre mesure par d’autres nouveautés. La réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP) est certes généralisée, mais c’est en 2014 qu’elle a fait débat, lorsqu’il a fallu sélectionner le millier de réseaux à labelliser. Quant au collège et à ses nouveaux programmes attendus pour 2016, c’est courant septembre – voire en octobre – que l’on saura si la mobilisation des opposants reprend.

« Excès de zèle »

Sur le terrain, enseignants et chefs d’établissement saluent volontiers « le principe » de cette rentrée placée sous le sceau de la citoyenneté, même si les « effets d’annonce » les hérissent un peu. « Attention à la surenchère d’initiatives, alerte Hubert Tison, de l’Association des professeurs d’histoire-géographie. Parmi les élèves, et même parmi les enseignants, tout le monde n’a pas le doigt sur la couture du pantalon. Les excès de zèle en matière de laïcité, sur les commémorations patriotiques, on sait très bien les querelles que cela soulève… L’essentiel, c’est de laisser une marge d’autonomie aux enseignants, demande-t-il. Une bonne équipe réussit toujours à mobiliser sa classe. »

Du côté des principaux de collège, même accueil prudent. « C’est encore une chance qu’après ce qui s’est passé en janvier, on n’ait pas tout oublié, témoigne Philippe Tournier, porte-parole du syndicat SNPDEN-UNSA. Mais l’Etat reste ambigu sur la laïcité : il agite les grands principes tout en nous enjoignant, sur le terrain, de faire preuve de “discernement” face aux difficultés. » « Or il est illusoire de penser qu’un consensus existe dans ce domaine, conclut ce principal d’un établissement parisien, ou de croire ou que les polémiques peuvent être évitées. »

Celles-ci ont déjà refait surface sur les réseaux sociaux. En cause : la signature désormais obligatoire de la Charte de la laïcité par les familles, document de 15 articles qui n’avait plus vraiment fait débat depuis son affichage, il y a deux ans, dans toutes les écoles et les établissements publics. Sa présentation, à la rentrée 2013, avait été saluée par la majorité du corps enseignant, tout en étant jugée discriminante par certains – dont des institutions religieuses comme le Conseil français du culte musulman.

« Si quelqu’un refuse de signer, on fait quoi ? On engage des poursuites ? », demandent des enseignants sur la Toile. « C’est tellement marrant de lire ici et là qu’on veut “promouvoir les valeurs de la République” à l’école. C’est comme vivre en Théorie », commente sur Twitter Sihame Assbague, porte-parole du collectif Stop le contrôle au faciès, qui raille ainsi « la rentrée archi-Charlie ».

Lire aussi : Programmes, vacances avancées, évaluations... ce qui va changer à la rentrée scolaire

« Laïcité à deux vitesses »

« Que cette charte ne s’applique pas aux deux millions d’élèves de l’enseignement privé, n’est-ce pas la preuve d’une laïcité à deux vitesses ? », interroge Béatrice Mabilon-Bonfils. Pour cette sociologue, auteure de La Laïcité au risque de l’Autre (éd. de l’Aube, 2014), les injonctions qui pleuvent sur la communauté éducative depuis janvier vont dans un bien mauvais sens. « Ce discours moralisateur surplombant l’élève, les familles, et qui semble tomber d’en haut alors qu’eux-mêmes expérimentent au quotidien un système éducatif inégalitaire, cela ne peut pas parler aux jeunes, observe la professeure à l’université de Cergy-Pontoise. On leur vante la fabrique du “commun” et, dans la pratique, les écarts de réussite se perpétuent à tous les niveaux du système éducatif ! »

La loi de refondation de l’école (juillet 2013) a pourtant inscrit noir sur blanc la réduction des inégalités comme une priorité, mais celle-ci n’est guère visible pour les observateurs de l’école, même après trois rentrées préparées par la gauche. Ce qu’ils observent en revanche aujourd’hui, c’est le coup d’accélérateur mis sur le « volet citoyenneté ». Une « précipitation » dénoncée par le SNES-FSU, majoritaire dans le secondaire, qui voit dans le nouvel enseignement moral et civique un « bricolage aberrant ». Or ces critiques rencontrent d’autant plus d’échos que le volet formation promis par le gouvernement a, lui, pris du retard.

« Sur la laïcité, il y a bien une accélération, mais on est dans l’exacte filiation du projet porté dès 2012 par Vincent Peillon, tempère l’historien Claude Lelièvre. Il ne faut pas se tromper de laïcité. On vise là une laïcité de conscience, de conviction, et pas de réglementation ou de prescription. Dans la lignée de Jules Ferry pour qui la tâche première de l’école républicaine, avant même le lire-écrire-compter, était de faire des petits républicains. »

Pas d’impréparation non plus aux yeux de Jean Baubérot, auteur de La Laïcité falsifiée (éd. La Découverte, 2014), qui dit partager cette conception de la laïcité « comme liberté de penser et de croire ». Mais « il faut que l’institution soit prête à impliquer les parents, à entendre leurs doutes et leurs questions, et à absolument les prendre en compte, prévient-il. S’il n’y a pas ce mouvement dialectique entre la rue de Grenelle et les familles, entre l’éducation nationale et les jeunes qu’elle encadre, le risque de réveiller les crispations existe. »

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2015/08/31/rentree-scolaire-la-laicite-a-marche-forcee_4741061_1473685.html#dIHJURY6UoHhAlZV.99

Rando.

Par Le 30/08/2015

"Il est sur la Terre des lieux privilégiés où la subtile harmonie des lignes, de la lumière et de l'espace force l'âme à s'éployer et lui inspire, à son insu même, le sens du sacré." Tézenas de Montcel

 

La Croix de Belledonne, 2926 mètres. Grandiose....De la forêt au sommet en passant par les torrents, les lacs, les cascades...

La grève

Par Le 28/08/2015

La Grève : article à partager !

vendredi, 28 août 2015 15:14

http://www.collegiale-neve.fr/l-actu-vue-par-nous/item/27-la-greve-article-a-partager

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La Grève : article à partager !

La première que j’ai trouvé relatée remonte à 2558 ans avant JC : les ouvriers construisant la pyramide de Khéops ont cessé le travail suite à la suppression de l’ail dans les rations quotidiennes.
 

Cesser le travail pour « compter » ;
 

pour prouver que ce que nous faisons importe, et qu’il n’est pas forcément simple de faire abstraction d’hommes et de femmes qui œuvrent ensemble ;
 

c’est un peu cela la Grève.
 

Evidemment la grève n’est plus vraiment spontanée, un cadre juridique a été instauré : un préavis rendu obligatoire entre autre.

N’empêche que "faire grève" ça a un sens pour la communauté entière : ceux qui utilisent ce droit espèrent aussi un bénéfice pour d’autres qu’eux-mêmes.
 

Il y a des grèves que l’on comprend, que l’on soutient, et d’autres qui font grincer des dents.
 

Les agriculteurs, avec leurs gros tracteurs, ont souvent la sympathie du public (petite fille, j’ai accompagné mon père aux péages des autoroutes ;-) ) ce sont de bons bougres qui bossent dur. La méchante grande distribution les étrangle et ils essaient de résister.

On oublie un peu vite que la grande distribution agit ainsi car nous, consommateurs, achetons de préférence ce qui ne nous coûte rien. Mais passons...
 

Les profs, ces fonctionnaires privilégiés qui passent leur vie en vacances, on a un peu de mal à les soutenir.
 

ET POURTANT...
 

De tout mon cœur, je souhaite que les syndicats qui discutent en ce moment, pour obtenir l’unité des personnels de l'éducation, aient gain de cause.

De tout mon cœur je souhaite que cette rentrée scolaire ne se fasse PAS dans le calme, car cela signifierait la démission de ceux qui sont les premiers témoins de ce naufrage de l’éducation en France, sur lequel nous planchons depuis des mois.
 

La ministre vient de nous offrir une vidéo conférence optimiste, enjouée, et oh combien mensongère.
 

L’école va mal !
 

Les réformes, décrets, refondations, quels que soient les noms de la poudre aux yeux qui nous est servie sur un plateau, sont en train d’anéantir ce qui allait encore plutôt bien.

Comprendre, en vertu de quelle idéologie obscure, est un vaste chantier.

Cyniquement, on peut dire que pour ceux qui mènent le monde, une main d’œuvre juste éduquée à point, est préférable.

Trêve de palabre, ce n’est pas ce qui importe aujourd’hui.
 

Chaque jour un peu plus, ceux qui vivent au quotidien auprès de nos enfants réalisent que rien de tout ce qui est proposé ne peut fonctionner.
 

Il y a urgence à faire machine arrière, car entériner ce marasme, comme la ministre nous engage à le faire en nous "embobinant"  avec son sourire enjôleur, en nous baratinant à coup de chiffres surréalistes de constats bidons de promesses pernicieuses , nous précipite vers une situation catastrophique et ruineuse.

 

Les enfants des familles aisées pourront sortir du rang et aller étudier autrement, et les autres auront en main, de quoi oublier leur précarité future en s’abrutissant devant secret story (en anglais dans le texte).

 

Si enfin grève des professionnels de l'enfance il y a,

grève des profs, des instits il y a,

iL FAUT que nous, parents, grands-parents, soyons solidaires.

 

Ils savent !

Et nous devons leur faire confiance, nous devons oublier la gène occasionnée, nous devons oublier cette rancœur de l’ouvrier face au fonctionnaire.

Ils sont aux premières loges, et cette gène n’est rien à côté de la colère que vous ressentirez dans 10 ans, lorsque vous comprendrez que les merveilleuses études que vos enfants ont suivies les ont conduits à un "emploi aidé" L.

 

 Je ne suis pas prof !

Je suis maman d’une CM2, grand-maman d’une louloute qui entre au CP et de 2 loulous qui entrent en maternelle.

Je suis sûre d’avoir raison au sujet de cette cata, car cela fait un an que je consulte tout ce qui me tombe sous la main ; il n’y a pas de raison pour que tout le monde en fasse autant, c’est clair.

Mais il faut réagir, et on risque d’en avoir bientôt l’opportunité.

Je ne sais trop comment le dire...

 

C’est la cata !

On nous enfume, on se fout de nous, on nous balance des chiffres et des stats bidons.

On nous terrorise, puis on nous Charlise.
 

On nous dit que nos gosses étudient mal, que bosser sera dur pour eux, et on oublie de nous dire que pour s’enrichir, on fait taffer les gens à l’autre bout du monde, là où les règles n’existent pas.

On entre dans l’aire du Low Coast !

De la daube à bas prix !
 

Pour les moutons : hôpital, école, retraite sacrifiés !

Fruits et légumes OGM sans vitamines 5 fois par jour !
 

Pour les nantis : services privés !
 

Il y a des gens qui risquent bientôt de se bouger le c*l pour que cela n’arrive pas.

Pas comme ça !

Pas tout de suite !

Alors, s’il vous plait !
 

C’est vraiment le moment d’être solidaires.

Montrons que nous ne sommes pas les brèles qu’ils imaginent.

Dernière modification le vendredi, 28 août 2015 15:43

http://www.collegiale-neve.fr/l-actu-vue-par-nous/item/27-la-greve-article-a-partager

Plainte contre Nestlé

Par Le 28/08/2015

Je rappelle que le patron de Nestlé s'était insurgé contre le droit à l'eau potable du robinet parce que ça venait réduire les ventes de bouteilles d'eau minérale...

Le TRAITE transatlantique viendra lui donner raison et l'autorisera à porter plainte contre la France pour "concurrence déloyale" ou quelque chose de cet ordre....


Nestlé accusé de complicité d'esclavage en Thaïlande

AFP le 

 

 

Logo de Nestlé devant le centre de recherche du groupe à Vers-chez-les-Blanc, près de Lausanne, le 9 octobre 2014 ( AFP/Archives / Fabrice Coffrini )

 

Le géant de l'agroalimentaire Nestlé a été accusé jeudi de soutenir consciemment l'esclavage qui sévit dans le milieu de la pêche en Thaïlande en utilisant des fruits de mer dans des produits alimentaires pour chats, a annoncé un cabinet d'avocat ayant lancé des poursuites en nom collectif.

 

"Des acheteurs de produits pour animaux ont porté plainte aujourd'hui contre Nestlé, accusant le fabricant d'aliments de soutenir en toute connaissance de cause un système d'esclavage et de trafic d'êtres humains pour produire des aliments pour chats de la marque Fancy Feast, tout en cachant sa complicité avec des violations des droits de l'Homme", a annoncé le cabinet Hagens Berman dans un communiqué.

Selon cette plainte, "Nestlé importe via un fournisseur thaïlandais, Thai Union Frozen Products PCL, plus de 28 millions de livres (12.000 tonnes) d'aliments pour animaux à base de fruits de mer pour de grandes marques vendues en Amérique dont une partie sont produits dans des conditions d'esclavage".

Des hommes et des garçons venus de pays plus pauvres que la Thaïlande comme le Cambodge ou la Birmanie sont vendus à des capitaines de bateaux de pêche, qui exigent d'eux un travail dangereux et harassant à raison de 20 heures par jour, en les payant très peu ou pas du tout, sous peine d'être battus ou même tués, accuse encore la plainte.

"En cachant cela au public, Nestlé a de fait conduit des millions de consommateurs à soutenir et encourager l'esclavage dans des prisons flottantes", a accusé l'un des associés du cabinet, Steve Berman, cité dans le communiqué, en invitant les utilisateurs des marques en cause à se joindre à cette plainte.

La plainte a été déposée au tribunal fédéral du centre de la Californie.

 

Copyright © 2015 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation 

 

POUR LE BOYCOTT, voilà la liste des marques qui appartiennent à Nestlé.....C'est là qu'on voit l'emprise d'une multinationale sur les consommateurs....

 

Si le lait et la nutrition sont à l’origine de l’Entreprise, de nom­breux autres pro­duits ali­men­taires sont, au fil du temps, venus enrichir la gamme : cho­colat, boissons ins­tan­tanées, pro­duits culi­naires, réfri­gérés, sur­gelés, glaces, ali­ments pour animaux fami­liers et eaux embouteillées.

Nestlé est aujourd’hui la première entreprise alimentaire du monde.

L’eau, com­plément indis­pen­sable à toute ali­men­tation, est pour Nestlé de toute pre­mière importance.

En savoir plus surle groupe Nestlé

Les marques du groupe Nestlé par ordre chro­no­lo­gique
Nom de la marque Désignation Naissance Date acquistion
Gervais Glace 1928  
Ricoré café 1953  
Nescafé café 1938  
Vittel Eau   1969
Nespresso café 1970  
Guigoz Lait pour bébé 1908 1971
La laitière Yahourt/produits laitier 1973  
Chef Produit pro­fes­sionnel 1976  
Chambourcy Yahourt/produits laitier   1978
Stouffer’s Surgelé 1922 1981
Carnation     1985
Herta Charcuterie et traiteur   1986
Buitoni Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tartiner…   1988
Davigel Produit pro­fes­sionnel   1988
Rowntree mackintosh Chocolat et Bis­cuits 1862 1988
Smarties     1988 via Rowntree mac­kintosh
Rolo     1988 via Rowntree mac­kintosh
Kit & kat   1970 1988 via Rowntree mac­kintosh
DRUM­STICK Company inventeur du cornet de crème glacéei   1928 1991
Groupe perrier     1992
Contrexeville Eau   1992 via Perrier
Vittel Eau   1992 via Perrier
Hépar Eau   1992 via Perrier
Plancoët Eau   1992 via Perrier
Abatilles Eau   1992 via Perrier
Valvert Eau   1992 via Perrier
Quézac Eau   1992 via Perrier
Perrier Eau   1992 via Perrier
Carola Eau   1992 via Perrier
Saint-Roch Eau   1992 via Perrier
Montclar Eau   1992 via Perrier
Saint-Alix Eau   1992 via Perrier
Friskie Aliment pour chien et chat   1997 à Quaker
Maggi Restauration foyer 1883 5 decembre1997 fusion
Arome Maggi   1887 5 decembre1997 via Maggi
KUB Bouillon 1908 5 decembre1997 via Maggi
KUB Or Bouillon 1958 5 decembre1997 via Maggi
Mousline Purée 1963 5 decembre1997 via Maggi
Rapid soup soupe 1976 5 decembre1997 via Maggi
Bolino Bouillon 1980 5 decembre1997 via Maggi
San Pellegrino Eau   1997
Ali­men­tation animale Spillers racheté en 1995à Quaker     1998 au groupe Dalgety
Felix     1998 via groupe Dalgety
Cession de findus à EQTgroupe suédois     2000
Powerbar     2000
Purina     2002
JENNY CRAIG     2006
Gerber marque emblé­ma­tique d’alimentation pour bébés aux États-Unis     2007
Pizzas sur­gelés Etats-​​Unis et au Canada de l’américain Kraft Foods     5janvier 2010
Les marques du groupe Nestlé
Nom de la marque Désignation Naissance Date acquistion
Nidal Nutrition infantile    
Nestlé Pure Life Eau    
Nestlé Aquarel Eau    
Nestea Boissons    
Nesquik Boissons    
Milo Boissons    
La Roche aux Fées Yahourt/produits laitier    
Gloria Yahourt/produits laitier    
Sveltesse Yahourt/produits laitier    
Creola Yahourt/produits laitier    
Molico Yahourt/produits laitier    
Fruttolo Yahourt/produits laitier    
Motta Glace    
Mövenpick Glace    
Extrême Glace    
Yoco Glace    
Nestogen Produit ins­tantané    
Lactogen Produit ins­tantané    
Nestum Produit ins­tantané    
PowerBar Produit éner­gé­tique    
Nesvita Produit éner­gé­tique    
Nutren Complément santé    
Modulen Complément santé    
Peptamen Complément santé    
SOPAD Com­plément santé    
Healthy Balance Complément santé    
Nestlé dessert Chocolats et confi­serie    
Lion Chocolats et confi­serie    
After Eight Chocolats et confi­serie    
Nuts Chocolats et confi­serie    
Crunch Chocolats et confi­serie    
Smarties Chocolats et confi­serie    
Menier Chocolats et confi­serie    
Galak Chocolats et confi­serie    
Quality Street Chocolats et confi­serie    
Buitoni Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
British Shoyu Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Branston Pickle Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Dufrais Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Hol­gates honey Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Tartex Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Vessen paté Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Sarsons Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Winiary Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Rénutryl Booster Nutrition cli­nique    
ClinutrenBooster Nutrition cli­nique    
Sondalis Nutrition cli­nique    
Peptamen Nutrition cli­nique    
Modulis Amino 5 Nutrition cli­nique    
Hot Pockets Surgelé    
Lean Cuisine Surgelé    
Chocapic Céréales    
Lion Céréales    
FIFA Céréales    
Nesquik Céréales    
Shreddies Céréales    
Cheerios Céréales    
Lucky Charms Céréales    
Apple-Minis Céréales    
Crisp Rice Céréales    
Robertson’s cornflakes Céréales    
Golden Grahams Céréales    
Chocapic Céréales    
Cookie crisp Céréales    
Chokella Céréales    
Clusters Céréales    
Fitness Céréales    
Aero Chocolat et Bis­cuits    
Animal Bar Chocolat et Bis­cuits    
Black Magic Chocolat et Bis­cuits    
Caramac Chocolat et Bis­cuits    
Cabana Chocolat et Bis­cuits    
Gray & Dunn biscuits Chocolat et Bis­cuits    
Toffo Chocolat et Bis­cuits    
Rowntree Chocolat et Bis­cuits    
Milky Bar Chocolat et Bis­cuits    
Festival Chocolat et Bis­cuits    
Eclipse Chocolat et Bis­cuits    
Toffee Crisp Chocolat et Bis­cuits    
Weekend Chocolat et Bis­cuits    
Yes Chocolat et Bis­cuits    
Violet Crumble Chocolat et Bis­cuits    
Matchmakers Chocolat et Bis­cuits    
Drifter Chocolat et Bis­cuits    
Butterfinger Chocolat et Bis­cuits    
Minor’s Produit pro­fes­sionnel    
Santa Rica Produit pro­fes­sionnel    
Chef Aliment pour animaux    
Alpo Aliment pour animaux    
Fancy Feast Aliment pour animaux    
Gourmet Aliment pour animaux    
Mon Petit Aliment pour animaux    
Felix Aliment pour animaux    
Purina Aliment pour animaux    
ONE Aliment pour animaux    
Beneful Aliment pour animaux    
Fido Aliment pour animaux    
Latz Aliment pour animaux    
Beneful Aliment pour animaux    
ALPO Aliment pour animaux    
Pro Plan Aliment pour animaux    
Bonzo Aliment pour animaux    
Tidy Cats Aliment pour animaux    
Ralston Aliment pour animaux    
Dog Chow Aliment pour animaux    
Alcon Produit phar­ma­ceu­tique    
Bübchen Produit phar­ma­ceu­tique    
Galderma Produit phar­ma­ceu­tique    
Labo­ra­toires Innéov Cosmétiques (par l’Oréal)    
Biotherm Cosmétiques (par l’Oréal)    
Guy Laroche Cosmétiques (par l’Oréal)    
Matrix Cosmétiques (par l’Oréal)    
Claudel Cosmétiques (par l’Oréal)    
Care Lentilles de contact

LA-HAUT : Il marche...

Par Le 27/08/2015

Image 2

 

Il marche.

La lumière du jour semble éveiller dans les cristaux assemblés des mémoires de clarté. Le tapis neigeux, accompagnant le ciel qui s’éveille, diffuse des haleines phosphorescentes. Ses pas soulèvent des myriades de flocons givrés, comme des scintillements d’étoiles. A l’horizon, l’astre montant, encore caché par les courbures de la Terre, a repoussé de chaque côté de la scène deux vagues noires de nuages boursouflés. Une couverture sombre, menace immobile, domine le lit du jour. Lentement, ces tentures mouvantes, plissées comme des chairs molles, se parent de rose. Rien de vif, juste des coulures discrètes mais qui s’imposent peu à peu. C’est un hublot qui s’est ouvert dans la masse compacte, un puits lumineux qui grandit lentement. Régulièrement, tout en préservant le rythme obstiné de ses pas, il tourne les yeux vers la naissance à venir. Les draperies de nuages se tendent, les tissus célestes se contractent, le rouge gagne la place. Enfin, le haut de la tête apparaît. Flamboyant. La boule lisse s’extirpe, se hisse, se faufile entre les parois nuageuses qui se déchirent sous les tensions.

Des traînées carmin se répandent de tous côtés mais rapidement la masse spongieuse des nuages accumulés engloutit dans le noir imposant les promesses de chaleur. Le disque rayonnant, malgré toute l’énergie concentrée, ne peut lancer ses cris de lumière. Le rond impuissant s’affaiblit, disparaît et s’éteint dans l’océan sombre des eaux suspendues.

Il s’est arrêté.

Impossible d’avancer quand le monde joue les scènes épiques.

Et c’est la nature, encore une fois, qui lui donne à voir son parcours, qui met à nu l’état de son être, qui dessine par delà les esquisses incertaines la profondeur réelle de sa vie. La vie, intense, bouillonnante, retranchée dans les tréfonds du corps, réfugiée dans les méandres de l’âme, la vie, insaisissable, indestructible, inexpugnable, résiste et s’élève. Là-bas, derrière les épaisses tentures mouvantes, gonflées de futures averses, nourrissant les prochaines tempêtes, il devine la montée inexorable de la lumière. Rien ne freine son cours. C’est à lui, avec la même obstination, d’ignorer les ténèbres qui l’entourent et de préserver l’irremplaçable élévation.

Il marche.

Les larmes coulent sur ses joues. Des larmes de bonheur. Le monde est son soutien. Il le sait pleinement désormais, le monde est son salut. Le monde est son Dieu. Il n’a pas besoin des hommes, ni de leurs religions, ni de tous leurs mensonges. Rien n’est plus simple que cet amour absolu pour la Terre car elle ne réclame rien, aucune prière, aucune idole, aucune guerre, aucune pratique doctrinaire. Juste de l’amour. Et de la contemplation.

Il dépasse le cinquième virage. Les bâtons de randonnée sont des aides indéniables. Le tapis de neige est si épais qu’il a du mal parfois à distinguer l’empreinte de la route. Le chasse-neige de la commune ne viendra pas jusque-là. Aucune maison à dégager, aucun accès indispensable. Il est seul et le restera. Mais sitôt pensé cela, il sent combien sa solitude n’est qu’une fausse image. Les arbres muets le regardent passer, les oiseaux camouflés écoutent le chuintement de ses pas, le ciel est un observateur curieux. Rien n’est inerte. C’est la petitesse de nos regards qui limitent les contacts à nos semblables. Il le sait, sans rien pouvoir exprimer. Il n’est pas seul, il est même impossible de l’être. La vie ne peut pas être seule. Elle est partout, sous différentes images. Que ces images ne puissent communiquer entre elles par des mots humains n’effacent pas leurs présences. Il voudrait parler aux arbres, aux nuages et aux oiseaux, aux brins d’herbe, au vent et à la pluie qui tombe. D’être muré dans le silence humain, de ne pas prononcer parfois le moindre mot en une journée, lui ouvre d’autres langages. L’air qui tourne autour de lui le respire, les parfums de son corps sont des messages lancés alentour, les regards attendris vers les horizons blafards sont des mots d’amour. Rien n’est inerte et tout lui parle. Derrière le foisonnement merveilleux d’images, il devine une présence flamboyante. Une étrange mélancolie, l’impression d’avoir perdu un temps précieux, d’être resté sourd à des paroles essentielles, d’avoir ignoré la vie dans son extraordinaire diversité, de n’avoir été qu’un homme. Et c’est profondément décevant et douloureux.

Il marche.

Il cherche à comprendre ce qu’il est devenu. Est-il d’ailleurs si différent ou n’est-ce qu’une perception nouvelle ? Tout était-il déjà là ? Il lui semble que l’homme caché, l’homme réel, est parvenu à briser la carapace de l’homme sculpté. Sculpté par les rencontres, formé par les contraintes, modelé par les répétitions quotidiennes et la faiblesse de l’homme qui s’abandonne, repu de suffisance, en s’imaginant tenir entre ses mains les fils de son destin. Il sait désormais qu’il n’a été rien d’autre qu’une esquisse, une silhouette sans matière. Qu’une partie de la figurine ait été arrachée semble avoir permis à cette matière interne d’enfin se révéler au grand jour… Comme si du trou béant de sa jambe avait jailli en quelques instants une lueur inconnue.

La lumière s’impose. Les nuages, pourtant toujours aussi compacts, ne parviennent plus à étouffer la brillance de l’astre. La volonté du jour est la plus forte. Il s’étonne de cette clarté répandue alors que la source elle-même reste invisible. Il espère atteindre lui aussi cette capacité à rayonner quand tout autour n’est que ténèbres.

Il marche.

La chaleur de son corps animé exhale des parfums de sueur, de brûlure musculaire, de soif intense, de respiration contrôlée. Il a délacé sa veste. Des courants incandescents cascadent dans ses fibres. Chaque pas, chaque appui, chaque souffle est un instant de vie, unique, immensément joyeux, intensément désiré, profondément apprécié. Il sait qu’il a failli perdre tout cela, que l’image aurait pu totalement disparaître, qu’elle aurait pu également être terriblement déchirée, au point que rien n’aurait été possible, que l’image aurait désespérément jauni, jour après jour, sans qu’aucune couleur joyeuse ne vienne embellir le dessin. Il sourit. A lui-même. Il reconnaît aujourd’hui que les médecins ont eu raison. Il a eu un peu de chance… Malgré tout ce qu’il a perdu, il lui reste juste de quoi se reconstruire. Il a eu beaucoup de mal à l’admettre mais de sentir ainsi son corps en action le rassure. Il reste de belles couleurs à découvrir. Ses doigts serrent la poignée des bâtons avec une énergie redoublée, les épaules poussent le torse en avant. C’est une proue butée qui taille sa route, qui tranche l’océan de neige et laisse un sillage régulier. Une avancée silencieuse, juste rythmée par le frottement des pas dans la neige légère, le balancement hypnotique du corps, la régularité répétitive et efficace de chaque geste. L’escalade ne lui offrait pas cette simplicité. Trop de tensions, trop de contraintes. Aucune pensée ne pouvait être détournée de l’objectif à atteindre. L’importance de ce qu’il n’avait jamais réellement accueilli. Une palette nouvelle de couleurs inconnues, les complémentarités de l’être. En dehors du temps, à l’écart des hommes, dans les horizons intérieurs, des contrées à atteindre.

Septième virage. La route s’engage sous les arbres. Il s’arrête à l’orée de la forêt. C’est un peuple puissant qui l’observe. Les grands résineux tapissés de neige sont des gardiens impassibles. Il les regarde avec un léger sourire. Majestueux et immobiles, ils forment un mur compact. Le trait blanc de la route, sillage fragile, se glisse prudemment sous les branches figées comme des vagues écumeuses. C’est un monde secret qui s’ouvre, baigné par une lumière teintée de verts sombres. Les frondaisons épaisses cachent des vies de plumes, des fourrures agiles, des insectes fureteurs. Au plus profond des broussailles, dans les sous-bois les plus éloignés de tout, des oreilles inquiètes épient le moindre bruit. La vie joue de ses formes et impose à chaque espèce des règles immuables. Les plus faibles ne connaîtront pas la douceur du printemps. Les plus résistants supporteront les longues nuits froides.

Il est certain aujourd’hui qu’il goûtera à la lente montée de l’astre dans l’azur. Il n’aurait osé l’affirmer quelques semaines auparavant. Il a bien pensé, parfois, que tout devait s’arrêter, que rien ne justifiait la suite. L’idée, désormais, lui paraît inconcevable. L’absence glaciale de Blandine sera pour toujours une brûlure insupportable. Il ne saurait en être autrement.

Mais il marche.

Et la neige est si belle.

Il fait demi-tour. Sans amertume. Le moignon est échauffé. Il doit l’accepter et écouter la plainte. Il ne veut pas d’une plaie qui s’infecte. Il est resté trop longtemps dépendant du personnel de l’hôpital puis du centre de rééducation pour courir le risque d’une immobilisation. Lionel, le prothésiste de Grenoble, lui a clairement détaillé les risques. Il lui fait confiance. C’est d’ailleurs le seul spécialiste dont il accepte sans retenue les conseils. Lionel ne voit pas en lui un amputé mais une personne. La distinction est d’importance. Le spécialiste n’a pas pris le pas sur l’humain. Il sait combien dans le milieu hospitalier la rencontre est rare.

Les bâtons diminuent considérablement la difficulté de la descente. Il marche à petites enjambées, sans forcer sur l’articulation. Ce n’est plus son énergie qui commande mais la nécessité de rester en bon état. Il accepte la situation parce qu’il n’a pas le choix. Jouer le téméraire, faire la sourde oreille ne servirait qu’à amplifier le mal. Le bonheur qui se dévoile dans cette marche laisse entrevoir des lendemains heureux. Il ne pensait pas cela possible, il s’en étonne encore. La force de son rebond l’interpelle. Il ne se savait pas si sage ! Les souvenirs sont sans doute trop proches et trop sombres pour laisser le rideau retomber. Il ne veut plus de ce voile de ténèbres qui le laissait hagard et sans désir. Il doit apprendre à maîtriser ses élans.

Il se félicite d’avoir fait demi-tour.

Il sait qu’il reviendra.

Il s’arrête.

Longuement, il observe les horizons gagnés.

La lumière a empli le monde. A certains endroits du ciel, l’étendue nuageuse se désagrège. Des déchirures apparaissent. Des chapelets de vaisseaux fragiles se dispersent sur un océan grisâtre qui ondule. Une brise légère s’est levée et les pousse.

Les forêts impassibles.

Aucun bruit humain ne remonte jusqu’à lui.

Laboratoires pharmaceutiques

Par Le 27/08/2015

C'est avec ce type d'exemple qu'on prend conscience que la santé des patients est secondaire et que la course aux profits est la première donnée prise en compte pour la mise sur le marché ou même le développement d'une molécule...Il y a certainement beaucoup de traitements qui auraient fonctionné pour diverses pathologies si les recherches ou la commercialisation n'avaient pas été stoppées pour des intérêts financiers....

 

 

 

traitement de la DMLA

L'état autorise que le médicament contre le cancer Avastin soit aussi prescrit pour soigner la DMLA. Avantage : il est moins cher que le traitement habituellement utilisé, le Lucentis,

Jeudi 27 août, le ministère de la Santé a autorisé par un arrêté le remboursement de l'anticancéreuxAvastin, produit par Roche, dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une maladie dégénérative de la rétine. Le ministère avait reçu, en juin, le feu vert de l'Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM). Celle-ci a délivré une autorisation spécifique pour que l'Avastin puisse être aussi prescrit dans le traitement de la DMLA dans un cadre hospitalier.

La ministre, Marisol Touraine, entend désormais favoriser l'utilisation de l'Avastin à la place duLucentis de Novartis pour soigner la DMLA. Elle a de bonnes raisons pour cela. Alors qu'une injection du médicament de Novartis coûte 900 euros en moyenne, une injection d'Avastin coûtera, selon le ministère, autour de 30 euros. Le traitement de la DMLA, maladie qui touche 900.000 personnes, a coûté quelques 428 millions d'euros en 2013 ; la prescription de l'Avastin pourrait donc permettre à l'Assurance-maladie de réaliser de substantielles économies, «dans le respect de la sécurité des patients», souligne Marisol Touraine.

Engager une dynamique

Ces économies sont toutefois difficiles à évaluer, précise le ministère de la Santé, dans la mesure où elles dépendent du taux de substitution effectif de l'Avastin dans les hôpitaux. «Il n'y aura aucune réticence du côté des médecins si les médicaments présentent la même efficacité et des effets secondaires identiques», affirme Patrick Gasser, le président de l'Union nationale des médecins spécialistes. Il est en revanche «évident, selon lui, qu'il y aura des réticences de la part des patients. Mais, peu importe, conclue-t-il, l'important, c'est d'engager une dynamique».

Deux obstacles pourraient cependant s'opposer à la substitution de l'Avastin au Lucentis. D'une part, les conditions d'utilisation de l'Avastin par les hôpitaux ne sont pas incitatives. Le ministère a fixé le prix de remboursement de ce produit à 10 euros par injection, alors que le coût de préparation est supérieur, selon Thierry Bour, président du Syndicat national des ophtalmologistes de France, qui dit ne pas comprendre pourquoi le prix fixé est si faible. Par ailleurs, l'autorisation donnée par l'ANSM en juin est temporaire, et les hôpitaux désireux d'utiliser l'Avastin doivent se soumettre à des procédures assez lourdres.

Recours devant le Conseil d'État

D'autre part, Roche a déposé, le 20 août, un recours devant le Conseil d'État contre l'arrêté ministériel permettant le remboursement de l'Avastin dans le traitement de la DMLA. L'utilisation de l'Avastin est donc conditionnée par la décision du juge, mais la date de l'audience de référé n'est pas encore connue.

Le laboratoire suisse affirme que l'Avastin, malgré les effets positifs largement constatés, n'est pas adapté à la DMLA. En réalité, l'objection de Roche est peut-être moins médicale qu'économique. Les molécules de l'Avastin et du Lucentis ont toutes deux été développées par Genentech. Ce laboratoire américain a conclu un accord de commercialisation avec Novartis valable dans le monde entier, à l'exception des États-Unis, où Genentech conserve son brevet exclusif. Or, Genentech a été racheté en 2009 par Roche. Ainsi, quand Novartis vend son Lucentis, il verse une partie de ses recettes à Genentech, c'est-à-dire une filiale de... Roche.

La différence de prix entre le Lucentis et l'Avastin est telle qu'il est plus avantageux pour Roche de percevoir, par l'intermédiaire de Genentech, des redevances de brevet sur les ventes de Novartis que de vendre l'Avastin à la place du Lucentis. Les intérêts de Novartis et de Roche sont donc convergents. Cette situation se rapproche encore un peu plus de l'entente quand on sait que le laboratoire Novartis détient un tier de Roche, qui a donc encore moins intérêt à aspirer les parts de marché de son actionnaire. Les deux groupes ont déjà été condamnés, en mars 2014 par l'autorité de la concurrence italienne, à 182,5 millions d'euros pour avoir tenté de s'entendre pour empêcher la commercialisation de l'Avastin comme traitement de la DMLA.

Dans les forêts...

Par Le 27/08/2015

"Il me semblait que les hautes montagnes, les rivières, les lacs, les beaux arbres, les fleurs et les animaux traduisent bien mieux l'essence divine que les hommes avec leur vanité, leur esprit de mensonge et leur insupportable égocentrisme. Les arbres en particulier étaient mystérieux et me semblaient traduire immédiatement le sens incompréhensible de la vie. C'est pourquoi la forêt était l'endroit où l'on ressentait le sens le plus profond et l'activité la plus frémissante de la nature. "Carl Gustav Jung.

 

Conseil : suite.

Par Le 26/08/2015

 

Éducation : la rentrée à laquelle vous avez échappé !

Un nouveau membre du Conseil supérieur des programmes a démissionné pour dénoncer la prise en main idéologique de Najat Vallaud-Belkacem sur cette instance.

Publié le  - Modifié le  | Le Point.fr
Avec la rentrée, les polémiques qui avaient entouré la réforme du collège repartent de plus belle.
Avec la rentrée, les polémiques qui avaient entouré la réforme du collège repartent de plus belle.AFP©FRANCOIS LO PRESTI
 
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Conseil supérieur des programmes.

Par Le 26/08/2015

Super, l'ambiance......

 

Pourquoi j'ai démissionné du Conseil supérieur des programmes

Annie Genevard - Najat Vallaud-Belkacem

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Annie Genevard explique les raisons de sa démission le mardi 25 août 2015 du Conseil supérieur des programmes, actuellement chargé de la refonte des programmes du CP à la troisième. Pour elle, cet organe n'est d'indépendant que dans ses statuts.


Annie Genevard est députée du Doubs et maire de Morteau (25). Elle a été membre du Conseil supérieur des programmes d'octobre 2013 à août 2015.


LE FIGARO. - Vous écrivez que le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem influence-t-il le Conseil supérieur des programmes. De quelle manière?

Annie GENEVARD. - Nous avons eu en juin une réunion avec la ministre et les membres du Conseil. Il a été dit que chaque semaine, le président du Conseil supérieur des programmes rencontrait un membre du cabinet de la ministre. Nous avons eu la révélation de l'intervention du cabinet sur certains points délicats du programme. Cela pose problème parce que dans le texte de la loi, il a été dit explicitement que le CSP est «une instance indépendante placée sous l'autorité du ministre». La formule très ambiguë contient les germes de la situation que nous connaissons. On est indépendant, ou on ne l'est pas. Dans cette affaire, chacun doit prendre ses responsabilités, comme je l'ai indiqué dans la lettre que j'ai adressée à la ministre. Au CSP d'élaborer les programmes, et à la ministre d'arbitrer. Mais pendant l'élaboration des programmes, il n'est pas souhaitable que le cabinet de la ministre intervienne en permanence.

Vous évoquez les difficultés spécifiques rencontrées dans l'élaboration des programmes d'histoire du cycle IV [de la cinquième à la troisième]. Quelles sont les principales?

Elles concernaient notamment la présentation de l'histoire des religions, l'aspect qui a été le plus médiatisé. Mais également le mélange d'une approche chronologique et d'une approche thématique ou la mise en valeur de certains aspects de l'Histoire au détriment d'autres. Au-delà de ces points d'achoppement, je crois qu'il faut tirer des enseignements de cette polémique: elle a montré que, d'une part, la feuille de route donnée à ce Conseil n'est pas tenable. Réformer neuf niveaux en même temps est une folie ; cela ne peut garantir un travail de qualité. La précipitation a montré que de nombreux éléments ont échappé au Conseil. La relation entre le Conseil et la tutelle ministérielle pose problème quant à l'indépendance du CSP. Quand nous avons rencontré la ministre, nous lui avons fait part de ces difficultés. Elle s'est montrée désinvolte, ne prenant pas la mesure de celles-ci.

Quels sont les partis pris pédagogiques et idéologiques des experts dont vous faites part dans votre communiqué de démission?

L'Education nationale est traversée par des partis pris très clivants. A titre d'exemple, lorsque nous avons réuni les représentants de diverses associations d'enseignants de lettres, j'ai pu constater que certains considéraient que prôner la maîtrise de la langue française n'avait pas de sens. Il fallait parler de «maîtrise des langages». L'enseignement est traversé par ces clivages profonds. Avant de se lancer dans cette réforme des programmes, il aurait fallu prendre davantage de temps pour appréhender toutes ces querelles et se faire une opinion. La ministre a préféré se lancer tête baissée dans une rédaction des programmes en suivant un calendrier qui n'était pas pédagogique mais politique. Les réponses apportées par la ministre devant les difficultés qui lui ont été rapportées sont insatisfaisantes.

Sur 18 membres du CSP, 4 ont déjà démissionné. Pour des raisons similaires aux vôtres?

Je ne me prononcerai pas à titre personnel sur leurs motifs. Néanmoins, le recteur Boissinot qui a démissionné en juin 2014, après avoir été nommé en octobre 2013 a exprimé les raisons de sa démission, évoquant l'absence de recherche d'un consensus suffisant. Il a fait savoir que le CSP n'était pas adapté aux missions qui lui ont été confiées. Les querelles pédagogiques qui ont démarré dès le début des travaux les ont considérablement obstrués. J'ai pris soin de formuler dans ma lettre des arguments de fond, pas uniquement de nature politique. Je parle en connaissance de cause. Indépendamment de la qualité de ses membres, le CSP tel qu'il est organisé peine à remplir la mission qui lui a été confiée. Je ne fais aucune confiance à la ministre pour nous laisser travailler dans l'indépendance. J'en veux pour preuve la lettre de saisine qu'elle nous a adressée sur l'enseignement des langues anciennes où elle nous demande de lui faire des propositions en respectant le canevas de sa réforme du collège. C'était donc une fausse saisine qui montre bien que cette indépendance qu'elle se plaît constamment à rappeler n'existe pas.

La démocratie.

Par Le 26/08/2015

Il faudrait vraiment que ce discours entre dans la tête des gens du Peuple. Nous. 

 

JUSQU'AU BOUT : Une nudité consciente.

Par Le 26/08/2015

De l'intérêt de cette nudité dans la Nature, de cet effacement de tous les repères, de tous les carcans, de toutes les habitudes. De l'intérêt de s'affranchir des interdits dans la solitude et de retrouver en soi celui qui n'existe pas lorsque la pression humaine est installée. 

Le marin solitaire, l'alpiniste, le randonneur, l'artiste, l'écrivain, le musicien, l'ermite, le jardinier qui travaille la terre, ils sont nombreux ces humains qui cherchent dans la solitude de leur passion, ce retour à soi, ce plongeon dans une conscience éveillée, dénudée....La puissance des découvertes n'est pas transmissible dans son intégralité. Il n'en restera toujours qu'un aperçu limité. Il faudrait pouvoir raconter l'Amour. Mais qui aurait l'outrecuidance d'affirmer que son expression de l'Amour contient l'intégralité de ce qui fait la Vie ?...

Nous ne serons jamais que des novices en apprentissage. 

Nous pourrons raconter nos émois, nos détresses, nos euphories...Nous pourrons les écrire, les dessiner, les peindre, les sculpter, les photographier, les danser,  nous pourrons nous réunir pour en parler...Tout ça ne sera jamais que l'expression de notre incomplétude et notre impuissance à traduire intégralement ce qui nous emporte.

Il me plaît d'imaginer ces humains  dans la solitude dénudée de leur âme et de leur corps. Et je ne pense pas que les "naturistes" enfermés dans des enceintes légales soient dans le même champ émotionnel et spirituel...

Image 3

 

 

JUSQU'AU BOUT

extrait

"Il décida de marcher. L’envoûtement des pas, le retournement vers soi… Plonger à l’intérieur. Le goût d’un bonbon de son enfance. Il revenait régulièrement. Il n’aurait su le décrire mais il le ressentait pourtant. Ce n’était pas dans la bouche mais dans une mémoire profonde, diffuse, insaisissable, un abysse impossible à situer. Comme un envahissement. Qu’y avait-il d’autre dans ces endroits inexplorés ? Etait-il possible de remonter plus loin dans le temps ? Une mémoire à l’échelle de l’humanité se cachait-elle en nous ? Une mémoire à l’échelle de l’univers, était-ce possible ? Portions-nous bien plus que nos simples souvenirs ?

Enflammé par les idées, il se prépara joyeusement et partit. Il délaissa les sentiers et s’enfonça sous les arbres. Une borne d’altitude placée sur la carte. C’était son objectif. Entraînement pour le Grand Nord.

Méandres sous les pinèdes, franchissements de talus, remontées de flancs rocailleux, faire le point avec la boussole, tracer un azimut, prendre des repères…

Il essaya de replonger dans la discussion de la veille. L’opposition entre l’essence et la personnalité. Où en était-il ? Un fouillis de pensées lui brouilla rapidement l’esprit. Désagréable malaise. Comme un travail titanesque, une odyssée périlleuse, sans aucune balise. En était-il capable ? Il décida de chercher parmi les écrivains ceux qui auraient pu s’intéresser à cette théorie et qui l’aurait analysée. Il n’en trouva aucun et il perdit les quelques réflexions personnelles qu’il avait réussi à extirper des méandres de son cerveau agité.

Il s’arrêta pour rectifier son cap avec la boussole. La traversée d’une zone de feuillus encombrée d’arbustes épineux et de taillis serrés l’avait écarté de son axe.

Lorsqu’il voulut reprendre le fil de ses réflexions il n’en restait qu’un capharnaüm indescriptible. L’impression de devoir tout reprendre à zéro. Il en garda une pénible sensation d’impuissance et décida finalement de ne penser à rien et de se concentrer sur la marche.

Les parfums de résine, les chants joyeux d’oiseaux invisibles, les couleurs chatoyantes des frondaisons, la découverte curieuse d’un nouveau paysage, quelques traces d’animaux dans une boue séchée, des sentes discrètes qu’il suivit silencieusement attisèrent peu à peu cet abandon.

Et pourtant ce dépit, cette déception tenace. Ce n’était pas ainsi qu’il parviendrait à progresser dans sa propre connaissance et la désillusion le rattrapait. Une lutte inéluctable, comme si les pensées ne pouvaient cesser de se combattre, de se chevaucher, de se contredire, il voulait cesser de penser et devait y penser pour y parvenir. Désirer l’apaisement et créer dès lors les conditions favorables à l’émergence du dégoût, une nasse inévitable, ce dégoût de l’impuissance en lui.

En débouchant dans une clairière, il s’aperçut que la couverture nuageuse s’était déchirée et que des taches de bleu parsemaient le tissu tendu du ciel. Une étrange similitude avec les différents états dans lesquels il évoluait depuis quelques mois. Les trouées éparses pouvaient représenter les quelques moments de clairvoyance qui parvenaient parfois à déchirer la masse compacte de son engourdissement. Les eaux boueuses du lac. La nature, quand on l’observait réellement, offrait de multiples possibilités d’analyses de l’existence. Mais cette simple observation restait insuffisante si l’on désirait parvenir à une conscience supérieure. Comme un simple jeu enfantin, une connivence imaginaire. Il en resta troublé puis l’idée jaillit brutalement comme un éclair de lucidité, une fulgurance qui faillit le renverser !

Il s’arrêta.

Le ciel, comme son esprit, procédait de la même façon, ils étaient semblables et égaux dans leurs existences ! Il ne s’agissait pas de se comparer occasionnellement à un élément de la nature mais de vivre comme cet élément, aussi fragile ou déterminé que lui, aussi troublé ou apaisé. Identique. Lui, simple être vivant, membre à part entière d’une nature vivante, il ressentait les mêmes troubles, les mêmes agitations, les mêmes apaisements qu’un ciel, qu’un lac, qu’un arbre ou qu’un insecte. Leurs effets étaient sans doute différents dans leurs matérialisations visibles mais leurs causes restaient communes. Les ouragans ou les tremblements de terre pouvaient donc représenter les conséquences d’un trouble profond de la planète, trouble assimilable à celui d’une crise de nerfs chez l’homme.

Durant quelques secondes, cette idée lui sembla totalement folle puis finalement cela lui parut évident. Les animistes l’avaient ressenti depuis longtemps. Cette terre était vivante, tout comme lui et il la percevait enfin dans sa réalité. Tous ces textes ésotériques qui prenaient, à travers cette vision, une portée considérable, ces réflexions qu’il n’avait pas su saisir, ces témoignages incompris.

Mais si cette nouvelle conscience s’avérait exacte, tout ce que l’homme infligeait à la nature devait la plonger dans une totale incompréhension vis à vis de cette humanité.

« Pourquoi cette espèce vivante me cause-t-elle autant de douleurs ? »

Cette question devait résonner à chaque instant dans l’âme de cette planète. Il en eut honte. Terriblement honte. Aucune autre espèce vivante ne se permettait un tel affront, l’idée d’une atteinte physique inconsidérée et injustifiée ne pouvant sans doute même pas s’éveiller dans l’esprit d’aucun des autres membres de cette vie. Le plus incroyable étant d’entendre ces hommes accuser la montagne meurtrière, la mer implacable, les volcans cruels d’avoir emporté quelques vies humaines. Mais pouvait-on honnêtement demander à cette planète de rester impassible juste parce que nous vivions à sa surface ? La puce qui nous sautait dessus ne nous demandait pas de rester immobile et de cesser toute activité. Elle savait bien qu’elle prenait un risque en s’aventurant sur cette surface vivante, mouvante et colérique. Elle en assumait la décision. Nous étions bien les seuls à oser nous plaindre des phénomènes inhérents à la vie de notre vaste foyer.

Il essaya de recentrer chacune de ses pensées et d’en retirer un résumé, une formule parfaite, un condensé précis qu’il pourrait facilement transmettre aux hommes qui seraient prêts à l’écouter. Il ne trouva rien de simple. Vouloir limiter de telles réflexions revenait systématiquement à en perdre un aspect et à donner à l’ensemble une impression farfelue. On ne l’écouterait même pas, on se moquerait de lui, il s’en doutait bien et entendait déjà les railleries. L’humanité s’était enfermée dans une vision restrictive mais rassurante, une hégémonie qui satisfaisait son désir narcissique. Vouloir établir une égalité d’existence, une similitude dans nos émotions avec un brin d’herbe ou une fourmi relevait de l’utopie absolue. Personne ne l’écouterait.

Il pensa à Laure et Daniel. Un possible partage.

Le retournement vers soi. Il ne s’agissait pas de se contenter d’un regard humain mais d’instaurer un regard différent, neuf, épuré, jusqu’à l’effacement de cet humain. Qu’il ne reste qu’une forme de vie en symbiose avec d’autres formes de vie. L’oubli de soi, quand il ne s’agit que d’une forme aiguë de prétention, était la clé nécessaire à cette ouverture vers le monde. Il tenait la solution et la joie qui le gonflait aurait pu le faire voler au-dessus de la cime des arbres.

Ce fut comme une naissance et l’accession à une nouvelle lumière.

Pas, cette fois, la lumière artificielle d’une salle d’hôpital mais la lumière de l’univers. Un rayonnement d’étoile, un embrasement au cœur de ses fibres, un noyau en fusion, une âme libérée, un envol. Des vagues de frissons qui cascadent.

Un autre état de conscience, différent de celui prôné par l’esprit humain. Un état naturel. Un état de connivence avec le monde. Nous serions donc en dehors de la vie, attachés comme du bétail à tirer dans une fuite aveugle des fardeaux imposés, à nous abrutir jour et nuit de drogues licites, à nous interdire, par tous les moyens, de nous observer. Il pensa à ses journées de travail, à ses six heures en classe, à ses deux heures au bureau, à l’entretien de son logement et de son fourgon, de son vélo et de toutes ses petites affaires, aux courses, à la télévision et à la radio, à ces informations d’un monde en débâcle, aux discussions sur le mauvais temps et le prix de l’essence, et à tous les passe-temps dérisoires pour occuper les dernières minutes de cette mort camouflée dans une journée quotidienne. Toutes nos activités nous tournaient irrémédiablement vers un extérieur artificiel, à des distances considérables de nous-mêmes et du monde. De notre complicité avec ce monde. Nous étions tous dans un état de non vie.

Il s’assit au sommet d’une butte. Il dominait la cime des arbres. Le paysage devant lui s’étendait jusqu’à l’horizon. Il eut peur brutalement de ce qu’il découvrait.

Il eut peur du moment où il redescendrait parmi les morts.   

Il eut envie de leur parler. Il eut pitié d’eux. Pour la première fois, il aima l’humanité. Pendant quelques secondes. Pourquoi cette humanité avait-elle abandonné ce bonheur ?

Il chercha… Et comprit qu’il ne devait pas le faire. Chercher, c’était encore faire appel à l’esprit humain pour répondre à une question qui concernait un ordre planétaire, une harmonie universelle d’où l’homme s’était retiré.

Il déposa son sac, sortit sa serviette et l’étala. Il se déshabilla et s’allongea au soleil. Les yeux fermés.

Une brise légère mais régulière coiffait le sommet dégagé et repoussait les insectes. Il pensa aux rennes de Scandinavie qui progressent sur les crêtes ventées pour se protéger des taons. Il suivit leurs longues marches. Vaste troupeau obéissant à des migrations séculaires, chaque individu posant ses pas dans les pas de ses ancêtres, acceptant la loi du groupe sans même y penser, perpétuant sereinement un ordre naturel. Un faucon survolait les troupeaux. La danse suspendue de l’oiseau le conduisit au bord de l’océan. Jonathan Livingstone l’accueillit. Le goéland avait acquis la liberté à travers le vol, il avait brisé les règles établies et choisi de développer des qualités extraordinaires pour éveiller sa propre connaissance. Mais s’il avait atteint une liberté sublime, il ne le devait qu’à une volonté farouche. Ce n’était pas un exemple accessible à tous. Le développement de cette connaissance hors du commun n’avait été rendu possible qu’à travers l’extrême perception et l’absolue maîtrise de son essence. Il avait retrouvé enfoui sous de misérables comportements quotidiens toutes les possibilités de son corps et de son esprit. De son être unifié. Aujourd’hui, le culte de la personnalité qui servait de référence ne représentait en fait que la consolidation d’un système pervers, nullement l’accession à cette connaissance supérieure. Ce n’était pas l’homme qui était promu mais sa totale participation à une vie de masse. Et les quelques individus parvenant à s’extirper de cette foule anonyme cautionnaient par cette fausse réussite un esclavage doré, totalement éloigné de toute essence. Rien ne s’éveillerait. Ce n’était pas l’homme libre qui pouvait jaillir mais juste l’homme privilégié, profitant avidement de l’opulence sordide des plaisirs offerts par ce système, l’embellissement frénétique des murs de la prison. Celui qui y parvenait apparaissait comme le plus heureux et le meilleur des hommes et la foule envieuse continuait à rêver avec le même enthousiasme aveugle, la même convoitise, se nourrissant d’espoirs de gloire et de fortune quand la paix de l’âme restait à portée de main, accessible à tous, sans distinction sociale, raciale ou d’intelligence. C’est l’esprit seul, sa sensibilité et sa capacité à goûter pleinement l’importance d’un brin d’herbe comme celle d’une étoile qui ouvrait les portes du monde.

Il s’étonna de la fluidité de son raisonnement. Il ne se souvenait pas avoir connu auparavant des éveils aussi flamboyants. Il ne pouvait certifier qu’il parviendrait à échanger de telles idées mais ce bonheur était déjà si inattendu qu’il lui suffisait amplement. Il douta d’ailleurs d’une possible transmission. N’était-ce pas à chacun de constituer sa propre théorie ? Sa propre vérité…Opposée à cette vacuité terrible qui nous étouffait. Soudainement, encore une fois, le vide de l’existence telle qu’elle était instituée, lui brûla la gorge. Physiquement. Il s’assit, prit la gourde et avala plusieurs goulées d’eau fraîche. L’angoisse disparût mais la tension dans laquelle l’esprit s’était maintenu céda d’un coup. Les larmes coulèrent, librement, sur les joues, il fallait pleurer, il le sentait, c’était une délivrance nécessaire, pas une fuite ou un abandon mais un lien avec ce monde oublié et battu. La rencontre triste de deux consciences esseulées, la complicité fabuleuse de deux esprits en sursis, deux êtres condamnés à plus ou moins brève échéance, sentant au-dessus de leurs consciences effrayées la menace permanente d’un sabre que l’espèce humaine tenait fièrement.

Il refusa de sombrer dans les noirceurs et se releva. Il reprit son sac et s’engagea sur une sente. Il força son pas durant de longues minutes, crachant des bouffées de déprime dans les souffles jaillis de ses poumons, dans les brûlures de ses muscles, les gouttes de sueur qui voilaient ses yeux. Il sentit combien la peur pouvait étouffer les plus beaux sentiments, les plus intenses émotions. Il avait entrevu son retour parmi les hommes et la terreur qui s’était dressée l’avait tétanisé. Comment supporter ce mensonge immonde ? Ça ne lui semblait plus possible.

Il marcha comme un forcené, évadé d’une prison morale et qui court, qui court, sentant dans son dos la rage haineuse des morts.

Il serpenta entre les arbres, hors de tout objectif et de toute conscience réelle. Ce fut une fuite sans but. La douleur était en lui, les terreurs l’habitaient. Et il souffrait davantage encore de ne pas maîtriser ces assauts morbides, de ne pas parvenir au contrôle de soi et de devoir, pour trouver une certaine paix, consumer ses forces dans des défis déraisonnés.

Il atteignit un nouveau sommet, simple colline déboisée, ouverte sur les horizons. Dans la dernière montée, un vertige l’avait ébloui. Il décida de manger. Espérant surtout y trouver l’absence de pensées dont il avait besoin.

Face à lui s’étendaient des pentes boisées, vastes mers de couleurs superbes sur lesquelles les rayons solaires, variant leurs inclinaisons et leurs intensités, jouaient pendant des heures. Il devina, sous le secret des frondaisons, les itinéraires répétés des animaux, leurs parcours ancestraux, incessamment agressés par des hommes envahisseurs. Il sentit l’angoisse pesante des espèces encerclées, les cris suppliants des arbres abattus, les râles étouffés d’une terre labourée, toutes ces souffrances quotidiennes qui resserraient impitoyablement sur des êtres fragiles leurs étreintes mortelles. Il aperçut au loin une brume étrange, surplombant une vallée invisible. Était-ce une vapeur échappée d’un lac ou la pollution d’une ville ? Embryon de pluie ou haleine putride. C’est de nos âmes que s’élevait ce poison. L’empreinte des hommes sur la Terre. Le cerf, au fond des bois, percevait le parfum pestilentiel des fumées d’usine, le ronflement des moteurs, le vacarme des avions, le hurlement aigu des tronçonneuses, les appels des chasseurs vers les meutes excitées des chiens. Même le parfum âcre de sa sueur agressait les narines des animaux aux abois. L’homme n’était toujours qu’une menace, que le complice cynique de la mort. Le dégoût. Il n’était qu’un humain. Les fumées de son fourgon, les routes dont il profitait, les champs sulfatés pour les récoltes forcées dont il se nourrissait, les bétails engraissés pour des populations obèses, les mers vidées par les filets dérivants, les centrales nucléaires pour des électricités gaspillées, les forêts vierges rasées pour des meubles coûteux, les fleuves agonisants sous les rejets nitratés, les décharges sauvages et les dépotoirs engorgés. On immergeait dans les fosses marines des containers de déchets radioactifs comme on jetait par les fenêtres des voitures un paquet de cigarettes. Le geste était le même. C’est la mort qu’on propageait.

Le dégoût.

Il ne voyait pas d’issue et sentait combien ses réflexions le conduisaient à une impasse. Si les animaux vivaient dans la peur permanente, la planète elle-même ressentait-elle cette angoisse ? Représentions-nous désormais le mal absolu ? 

Sa simple présence éveillait dans les arbres des frissons inquiets et les gens incrédules mettaient cela sur le compte du vent. Un pigeon passa devant lui. Son vol était puissant et rapide. Était-ce une fuite, la recherche désespérée d’un dernier refuge ? On trouvait jusque dans les mers australes des traces de dérivés chimiques. Où pouvait-il aller ? Les feuilles des arbres, autour de lui, le regardaient avec des yeux terrifiés, des hordes d’insectes affolés fuyaient devant ses pas aveugles, les nuages empoisonnés pleuraient des larmes acides.

Les hommes avaient propagé la mort. Ils étaient son plus fidèle allié. L’humanité comme l’étendard de la grande faucheuse.

Le dégoût.

La violence du dégoût.

Il se leva et prit le chemin du retour. Un court instant, des désirs de suicide. Il en gardait sur les lèvres un goût sucré, presque bon, l’anéantissement salvateur de la culpabilité et l’impression d’un geste enfin à soi.

Il ne devait pas rester seul. Il en mourrait. C’était certain.

Tête baissée, il parcourut les bois, la mort aux trousses et c’est ce sentiment effroyable de la fin à venir que les hommes étouffaient sous des agitations frénétiques. Ne pas savoir, ne pas écouter ni sentir. Rien. Vivre dans l’aveuglement, juste pour se supporter. Nous étions la mort et nous le savions. Mais nous maintenions avec obstination l’interdiction de le dire.

Il finit par courir espérant que la violence de l’effort empêcherait toute intrusion raisonnée.

Arrêter de penser et ne penser qu’à cela.

C’était donc cela le rôle du sport. Juste le complice d’une dictature complexe. L’opium du peuple, un de plus.

Ne pas penser. Courir. Etouffer le dégoût sous des épuisements musculaires.

« Arrête de penser ! » cria-t-il dans le silence craintif des bois. Des sanglots échappés bloquaient ses souffles dans la gorge serrée.

« Arrête de penser, gémit-il, arrête. »

A l’orée d’une clairière, il se figea. Il ne se souvenait pas de cet espace dégagé. Il regarda autour de lui et ne reconnut rien. Au premier instant, il se dit qu’il était perdu mais l’absurdité de cette conclusion le frappa. Parmi les hommes, il était perdu. C’est ici qu’il était quelque part mais il n’y trouvait pas les repères inculqués et se sentait totalement égaré.

Avant de s’effondrer, il fonça, droit devant.

Ce n’est pas le temps qui s’égrena mais la répétition mécanique de ses foulées, la force de ses respirations, l’usure de ses muscles, le choc dans son crâne des pas retombés, les crachats de salive qui suintaient aux coins des lèvres et les larmes salées qui coulaient de son corps comme un pus honteux.

Honteux.

C’est ainsi qu’il déboucha sur une route. Il reconnut l’accès au lac. Il était descendu trop bas. Il remonta le ruban goudronné et songea à ces milliards de kilomètres balafrant la planète, cicatrices sans cesse entretenues, élargies, renforcées, reliées entre elles par des réseaux de plus en plus étendus. Il crut devenir fou et comprit qu’il découvrait la vraie raison. Les fous, de leurs côtés, traçaient de nouvelles routes pour rejoindre plus rapidement leurs semblables.

Le parking, le fourgon. Il courut encore, s’engouffra, ferma la porte et sauta fébrilement sur la boîte de cannabis. Anesthésier les flots de pensées sous des brouillards parfumés, étouffer fébrilement des consciences insupportables."


Rentrée scolaire...

Par Le 24/08/2015

Elle se rapproche à grands pas et rien n'aura changé. Pire, le désastre sera encore plus profond....Les ateliers périscolaires deviendront une garderie. Payante, bien entendu.

Tout va bien qu'elle a dit la Ministre....

 

Et cette réforme, alors ?

Sur le papier, elle présentait plutôt bien, cette réforme. Rendre la vie des jeunes écoliers plus douce ne pouvait que nous satisfaire même si je savais déjà, avant la rentrée 2014-2015, que les volontés de l’appliquer correctement n’étaient pas majoritaires dans la commune.

Mais j’ai laissé le temps au temps et j’ai tourné patiemment les pages de monagenda toute l’année jusqu’à aujourd’hui avant de vous dresser un rapide bilan de la réforme des rythmes scolaires dans ma commune rurale Normande d’à peine 1000 habitants.

Enseignants et municipalité se sont d’abord affrontés pour la mise en place du nouvel emploi du temps. Au final, après avoir de nombreuses fois révisé leurs copies, le choix fût fait d’adopter une semaine de 5 jours aux horaires suivants : Lundi, mardi, jeudi, vendredi -> 08h30-11h30 13h30-15h45 / Mercredi -> 8h30-11h30 (pour les heures d’enseignements) et de 15h45 (mais plutôt 16h dans les faits) à 16h45 : Activités périscolaires. (sauf le Vendredi)

Ensuite, lors d’une réunion de rentrée, la municipalité nous a demandé de choisir quelles activités plairaient le plus à nos enfants parmi celles listées sur une grande feuille :

Initiation au journalisme, initiation à la BD, djembé, théâtre, atelier philo, initiation aux premiers secours, atelier citoyen, ateliers créatifs …

Plutôt pas mal, non ?

Ah oui mais, ATTENTION,  certains ateliers ne seront pas accessibles à tous !

Arf …

D’une part parce que la mairie n’a pas réussi à recruter suffisamment d’animateurs (bénévoles ou rémunérés) et d’autre part, parce que la plupart des animateurs ne sont disponibles qu’un jour (et bien souvent le même jour que leurs collègues). Forcément, ça ne colle pas.

C’est ainsi que se multiplièrent les ateliers “créatifs”, tels des petits pains bibliques. Mais comme on manquait de budget, les crayons de couleurs, feutres et autrespeintures étaient aussi rares qu’un bouton disgracieux sur mannequin Photoshopé.

Soyez créatifs avec des stylos, les enfants ! De toute façon, pour décorer des rouleaux de PQ, ça suffira.

Rythmes

Après quelques jours, de nombreux ateliers furent également victimes d’un violent coup d’effaceur pour être aussitôt redéfinis en ateliers récréation.

R.I.P initiation au journalisme et à la BD, disparus dans la force de l’âge au champs d’honneur.

Du côté des Miniatures The Cat, elles ont eu la chance d’être tirée au sort parmi les dizaines d’élèves intéressés par l’atelier théâtre (tenu par une maîtresse). Miniature N°1 a également pu participer à un atelier philo animé par l’un des maîtres de l’école. Pour le reste, beaucoup d’ateliers artistiques, beaucoup … Elles sont devenues expertes en customisation de rouleaux  de PQ et coloriage au stylo bic.

Dès novembre, profs et parents étaient d’accord pour constater une augmentation de la fatigue des mômes par rapport aux anciens rythmes. Les enfants ont dû tenir ainsi toute cette longue année. Rappelons que la réforme avait pour objectif l’effet inverse.

Dès le début, dans notre commune, 80% des ateliers périscolaires proposés ressemblaient plus à de la garderie ou temps de récréation pendant lesquels les mômes étaient libres de s’ennuyer. Rappelons que l’objectif était de permettre aux mômes de s’ouvrir à des activités extrascolaires auxquelles ils n’auraient pas forcément eu accès autrement.

Forts de ce constat, à quelques semaines de la fin d’année scolaire, parents d’élèves élus (dont je fais partie) et professeurs ont demandé comment améliorer les choses l’année prochaine.

“L’année prochaine ? On abandonne les ateliers périscolaires pour mettre de la garderie à la place”, nous a répondu la municipalité en nous faisant comprendre que ce n’était pas négociable et que nombreuses autres communes feraient de même car tout cela est bien trop complexe à gérer.

Tout ça pour ça …

Alors voilà, cette année, les mômes de notre commune auront de nouveaux horaires d’école. 8h45-12h puis 13h30-15h30. Après, ce sera garderie jusqu’à 18h30 pour certains enfants dont les parents ne peuvent les récupérer plus tôt.

3h de garderie … (payante, bien sûr)

Loin de moi l’envie de débattre sur la politique de tel ou tel gouvernement. Je constate juste que dans l’application de cette réforme, ici, la règle qui consiste à privilégier le  bien être de l’enfant passe au second,  troisième, voire quinzième plan.

Et  ça me fait bien chier, tu vois …

Les Miniatures The Cat ne sont pas les plus à plaindre. Nous avons la chance de pouvoir leur proposer des activités extrascolaires comme la danse et le judo. Je vais également leur épargner la garderie en les récupérant à 15h30 car je bosse à la maison (même si je vais devoir m’organiser pour bosser différemment).

J’espère que les enfants de ma commune auront bien rechargé les batteries pendant les vacances car cette année va encore être bien fatigante pour eux.

(Bonus : si tu as le compas dans l’oeil, tu auras remarqué que j’ai profité de l’article pour dresser une petite liste de rentrée au passage. Merveilleux, n’est-Till-pas ?)

 

 

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