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Juste pour rappel... (politique)

Par Le 03/09/2015

Il existe des "plages" où les enfants et autre population civile meurent....Mais sous les bombes....

Plus personne n'en parle....


 

 

Jamais coupable : Israël clôt le dossier sur la mort de quatre enfants sur une plage de Gaza

 

 

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L’armée israélienne a annoncé jeudi qu’elle abandonnait les poursuites dans l’enquête sur la mort de quatre enfants de 9 à 11 ans sur une plage de Gaza en plein conflit l’été dernier, et que le dossier était clos sans que personne ne soit condamné.

"Le dossier a été clos après une enquête criminelle complète", selon un communiqué militaire, qui ajoute que deux autres cas portant sur la mort de Palestiniens dans des combats avaient aussi été clos. Une enquête criminelle sur une attaque contre un café dans laquelle 9 personnes avaient perdu la vie a en revanche été ouverte.

Fin avril, la justice militaire israélienne avait inculpé trois soldats pour pillage, les premiers à être poursuivis pour des agissements de l’armée lors de la dernière guerre de Gaza, qui a fait rage à l’été 2014 dans l’enclave palestiniennes.

Le conflit a tué environ 2 200 Palestiniens, dont 1 500 civils selon l’ONU, et détruit de larges pans du territoire. Côté israélien, 73 personnes ont trouvé la mort, dont 67 soldats. La conduite de cette guerre par Israël fait l’objet de différentes enquêtes internationales, qu’Israël juge partiales, assurant être capable de rendre la justice lui-même.

Les dirigeants palestiniens eux veulent faire juger les dirigeants israéliens par la justice internationale pour crimes de guerre.

Morts à la plage

Par Le 03/09/2015

Quand j'étais petit, ça me mettait en colère de voir tous les déchets qui arrivaient sur les plages à chaque tempête ou grosse marée. Des bouteilles, du plastique, des bidons....

 

Je ne suis jamais tombé sur un enfant mort.

Ni aucun noyé.

Voilà les plages du monde "moderne"....

 

Il n'est plus temps de critiquer les gouvernements occidentaux qui ont contribué volontairement au chaos du Moyen Orient.

Il est juste temps de sauver ces gens...Ces femmes, ces enfants, ces anciens...Il est juste temps d'essayer de réaliser qu'ils préfèrent prendre le risque de mourir noyés que de rester dans leur pays. Ce qui donne une idée de la situation quotidienne de ceux et celles qui tentent d'y survivre...

Mourir sous les bombes ou mourir noyés....Et peut-être survivre...De l'autre côté....

Essayons d'imaginer un de nos enfants découvrir un jour sur une plage le corps sans vie d'un enfant de son âge. Mort noyé. 

Essayons d'imaginer nos enfants, morts noyés sur une plage...

Certains sont morts cet été, en se baignant, tout simplement....Et c'est déjà effroyable. 

 

Triste à pleurer des journées entières....


Réfugiés : une photo pour ouvrir les yeux

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Jérôme Fenoglio

 

 

 

EditoriaI du « Monde ». Il s’appelle Aylan Kurdi, il est âgé de 3 ou 4 ans. Un petit corps sans vie échoué sur une plage turque. C’est un enfant syrien qui fuyait la guerre, avec sa famille. Ils voulaient gagner l’Europe, en l’espèce la Grèce, par la Turquie. Leur embarcation comptait au moins onze personnes à bord. Elle a sombré quelque part au large de l’île de Kos. Le mer a rejeté certains des corps sur une plage turque. Et, un peu à part, tout seul, celui de ce petit bonhomme en tee-shirt rouge et pantalon de survêtement bleu, qui restera comme l’emblème de cet afflux migratoire sans précédent que nous ne voulons pas voir. Ou pas assez.

Lire : Le choc de la mort d'un enfant migrant à la "une" de la presse européenne

Le Monde a déjà publié des photos d’enfants morts, notamment lors de l’attaque chimique d’un quartier de Damas par la soldatesque de Bachar Al-Assad (Le Monde du 23 août 2013). Nul voyeurisme, nul sensationnalisme, ici. Mais la seule volonté de capter une part de la réalité du moment.

Cette photo, celle de l’enfant, témoigne très exactement de qui se passe. Une partie du Proche-Orient s’effondre à nos portes. Des Etats qui étaient des piliers de la région se décomposent – la Syrie et l’Irak, notamment. Les pays voisins immédiats croulent sous une masse de réfugiés qui représentent souvent près du quart de leur population – en Jordanie et au Liban. Ces Etats-là, si l’on n’y prend garde, vont commencer à vaciller à leur tour.

Lire aussi : Réfugiés syriens : la Turquie, le Liban et la Jordanie en première ligne

L’exode ne fait que commencer

Par dizaines de milliers, chaque mois, chaque semaine, Syriens, Irakiens, mais aussi des Afghans et d’autres, fuient. Nos querelles juridiques sur l’exacte nature de ces migrants ont quelque chose de ubuesque. Aux termes de conventions datant de l’immédiat après-guerre, il y aurait les migrants économiques et les migrants politiques : les premiers fuient la misère, les autres les persécutions politique et la guerre. Ils n’ont pas les mêmes droits.

Lire aussi : « Migrant » ou « réfugié » : quelles différences ?

Mais l’enfant, lui, l’enfant de la plage, le petit Aylan, où faut-il le ranger ? La vérité est que ce ne sont plus seulement des hommes jeunes en quête d’emploi et d’un avenir meilleur qui forment le flux migratoire de l’heure ; ce sont des familles entières, femmes et enfants compris, qui fuient et la misère et les combats. Il faudra encore des années avant que le mélange de guerres civiles, religieuses et régionales nourrissant le chaos proche-oriental ne s’apaise. L’exode ne fait que commencer, il ne s’arrêtera pas de sitôt. Et l’Union européenne est sa destination naturelle.

Lire aussi : Guy Sorman : « Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme »

Ni angélisme ni leçon de morale

Peut-être faudra-t-il cette photo pour que l’Europe ouvre les yeux. Et comprenne un peu ce qui arrive. Pas d’angélisme : on ne fait pas de bonne politique sur de l’émotion. Pas de leçon de morale : nos Etats-providence, encore malmenés par la crise de 2008, lourdement endettés, faisant souvent face à un chômage massif, en proie, pour certains, à un malaise identitaire sérieux, sont désemparés face à l’afflux des migrants. Nos démocraties sont naturellement perméables aux mouvances protestataires les plus démagogiques – championnes du « y a qu’à » et autres solutions toutes faites.

Lire aussi : Les migrants ? Une chance pour l’économie européenne

Tout cela est vrai, comme il est exact que l’accueil de populations étrangères pose effectivement nombre de difficultés, qu’il est irresponsable de nier. Mais, enfin, l’Europe est déjà passée par là. La seule France a su, dans les années 1920, alors qu’elle comptait 37 millions d’habitants, recevoir quelque 140 000 Arméniens. On trouvera d’autres exemples. Tellement décriée, ici et là, notre Union européenne nous a tout de même appris à gérer ensemble des politiques complexes et difficiles. Nos Etats-providence savent faire face à des situations d’urgence. Nos sociétés civiles sont tissées de liens associatifs qui ont fait leur preuve, dès lors que l’opinion était convaincue de la justesse de telle ou telle cause.

Lire : En Europe, une politique d'asile en ordre dispersé

Il ne faut pas se tromper. Dans quelques années, les historiens jugeront les Européens sur la façon dont ils ont accueilli ceux qui fuyaient la mort sous les bombes, l’esclavage sexuel, les persécutions religieuses, les barils de TNT sur leurs quartiers, l’épuration ethnique. Dans les livres d’histoire, le chapitre consacré à ce moment-là s’ouvrira sur une photo : celle du corps d’un petit Syrien, Aylan Kurdi, noyé, rejeté par la mer, un sinistre matin de septembre 2015.

Retrouvez l'intégralité de nos contenus sur la crise migratoire en Europe

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Pour la Vanoise

Par Le 03/09/2015

Merci d'avoir signé ma pétition: Appel pour la Vanoise! 

Chaque personne qui signe renforce notre mobilisation. Merci de prendre une minute pour partager ce lien avec tous vos contacts: 

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Appel_pour_la_Vanoise/?tyrqSbb

Ensemble, provoquons le changement,
Olivier

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Voici la pétition à envoyer à vos amis: 

Appel pour la Vanoise 
Yves Paccalet
Philosophe, écologiste, conseiller régional Rhône-Alpes :

La Vanoise, sa centaine de sommets de plus de 3 000 mètres, ses glaciers bleus sublimes (même s’ils régressent), sa flore de l’extrême, sa faune étonnante (bouquetins et chamois, lagopèdes et gypaètes, aigles et papillons apollons)… La Vanoise des merveilles ! La montagne de mes ancêtres, de mes balades et de mes rêves d’enfant ! Le « jardin vertical » (disait Samivel) des amoureux de la nature…

La Vanoise est à nouveau menacée…

Une loi nous demande de rédiger une Charte qui fixe les objectifs et les règles de l’aire protégée, composée désormais d’un « cœur de parc » (l’ancienne « zone centrale ») et d’une « zone optimale d’adhésion » (l’ex-« zone périphérique »). À cette Charte, nous devons joindre une carte des vocations des territoires dans la zone d’adhésion. Nous avons travaillé deux ans à la réalisation de ce document. Nous sommes parvenus à un compromis entre les divers groupes ou personnalités concernés.

 

Chacun des organismes concernés doit d’abord donner son « avis ». Nombre de structures (la Région, etc.) ont répondu : « favorable ». Le Conseil général de la Savoie, présidé par Hervé Gaymard, a pondu un texte particulièrement ambigu et inquiétant.

Tout dérape avec les conseils municipaux.

Ces « responsables » si peu responsables rêvent de « développement économique », mais confondent « bétonnage » et « progrès », « projets immobiliers » et « tourisme durable ». Ils représentent les habitants de la montagne, mais ils n’aiment pas la montagne. Certains d’entre eux (les maires de Val d’Isère et de Bonneval-sur-Arc, par exemple) réclament encore et toujours qu’on ampute une partie du cœur du parc pour y construire des remontées mécaniques.

 

Amis (vrais amis !) du parc de la Vanoise, anciens ou nouveaux écolos, randonneurs, alpinistes, naturalistes, paysans, défenseurs du patrimoine, bergers des alpages, amoureux de la splendeur des hautes terres et de l’intégrité d’un territoire béni par la géologie et l’évolution, nous devons une fois encore nous mobiliser ! Le parc de la Vanoise a besoin de nos énergies. L’enquête d’utilité publique sera bientôt ouverte. Chacun devra prendre ses responsabilités.

Nous sommes nombreux à penser que la Vanoise appartient à ceux qui y vivent, comme moi-même ; mais pas uniquement ! Elle fait partie du patrimoine commun des Alpins, des Français, des Européens, des citoyens du monde, notamment de ceux qui sont encore à naître.

Nous exigeons que la Vanoise reste à jamais un symbole de la grandeur de l’Alpe, de la générosité de la vie, de la variété des espèces, de la musique du vent, de la poésie des cimes.



Pour en savoir plus: www.yves-paccalet.fr


https://secure.avaaz.org/fr/petition/Appel_pour_la_Vanoise/?tyrqSbb

Envoyé par Avaaz à partir de la pétition de Olivier

L'énergie sexuelle dans le Tao (sexualité sacrée)

Par Le 02/09/2015

Les organes sexuels sont des centres d’énergie puissants

 

PORTÉ À VOTRE CONSCIENCE PAR ARCTURIUS,
LE 29 JUIN 2015

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Certaines façons de faire l’amour aideraient non seulement à accroître notre force vitale, mais aussi à conserver jeunesse et santé. Les explications du maître taoïste Mantak Chia.

Initié dès l’âge de 6 ans aux pratiques de méditation des moines bouddhistes, il a étudié le tai-chi-chuan, l’aïkido et le kundalini yoga, avant de recevoir du maître Yi Eng l’enseignement taoïste qu’il transmet aujourd’hui. Il a créé le Tao Garden, centre d’enseignement du tao universel, à Chang Maï, en Thaïlande (www.tao-garden.com).

 Il y a plus de deux mille ans, dans la Chine antique, un groupe de chercheurs – parmi lesquels un certain Lao Tseu – se mit à chercher la vérité sur l’ordre de l’univers. Rassemblé dans le fameux “Tao Te King”, le livre sacré de la voie et de la vertu, leur savoir mi-médical, mi-spirituel a donné lieu à un ensemble de pratiques dont l’Occident découvre depuis peu les mérites (le tai-chi, le qi gong ou encore le feng shui). Ces pratiques reposent sur la croyance en un principe vital fondateur, le « qi » (prononcer « tchi »), terme qui en chinois désigne aussi la vapeur.

 En Occident, ceux qui en reconnaissent l’existence parlent de « force bio-électro-magnétique ». Quoi qu’il en soit, selon le tao, le qi circule dans le corps mais aussi dans la nature et dans l’univers. Il est le souffle qui permet de se relier aux forces cosmiques. Selon la médecine chinoise, la maladie surgit lorsque le qi vient à manquer dans un organe. De longue date, elle préconise un puissant remède qui ne lasse pas de surprendre les esprits les plus cartésiens : faire l’amour. Les explications d’un maître taoïste, Mantak Chia.

Psychologies : Certaines disciplines chinoises, comme l’acupuncture, visent à favoriser la circulation du qi dans l’organisme. Vous enseignez plus spécifiquement comment utiliser l’énergie sexuelle pour augmenter la vitalité. Pourquoi ?

Mantak Chia : La zone génitale est le centre d’énergie le plus puissant du corps humain. Dans le tao, on distingue trois principaux centres d’énergie (ou « tan tien ») : le cerveau, le cœur et les organes sexuels. Chacun de ces tan tien canalise l’énergie et la redistribue à l’ensemble de l’organisme. Mais ils n’ont pas tous la même capacité de production et de stockage. Le cerveau, par exemple, ne fait circuler le qi que lorsqu’il est sollicité – lorsqu’il s’instruit ou se divertit. Le reste du temps, il en produit très peu. Or la plupart des gens apprennent à faire fonctionner leur cerveau en négligeant leur cœur ou leur sexualité.

Pourtant, le cœur génère une énergie plus durable. Lorsqu’il éprouve de la joie, de la compassion ou de l’amour, il démultiplie l’énergie qu’il reçoit et l’envoie à toutes les cellules du corps. Etre heureux ou amoureux accroît ainsi nettement la vitalité. Quant à l’énergie sexuelle, elle est si puissante et bénéfique que la médecine chinoise recommande depuis des millénaires, pour guérir telle affection, de faire l’amour dans telle position et pendant tant de temps, afin de guider la force vitale vers l’organe défaillant.

Pour être en bonne santé, il faudrait prendre soin à la fois de sa vie intellectuelle, de sa vie affective et de sa sexualité ?

Exactement. Quand le cœur est heureux, les pensées sont plus gaies. A l’inverse – l’Occident est en train de le découvrir avec la maladie d’Alzheimer –, l’appauvrissement de l’énergie sexuelle, avec la ménopause par exemple, entraîne des dysfonctionnements cérébraux. Donc les tan tien s’alimentent mutuellement. Mais leurs énergies, même si elles sont de même nature, ne procurent pas les mêmes effets. Le cœur génère de l’amour tandis que les organes sexuels produisent de l’excitation et des orgasmes.

Quand ces forces se combinent, quand on éprouve l’amour et l’orgasme à la fois, l’énergie vitale est à son comble. C’est ce processus qui permet le mieux aux cellules de se diviser pour en créer de nouvelles.

Quelles sont les principales clés du tao sexuel ?

Pour l’homme, la règle majeure est de retenir son éjaculation. Le tao considère en effet que le sperme véhicule de l’énergie sexuelle. Le gros souci, c’est que cette énergie ne demande qu’à s’échapper par les organes génitaux. Pour les hommes jeunes, cela n’est pas trop préoccupant, dans la mesure où ils produisent suffisamment de sperme pour se permettre d’en dépenser une partie. Mais passé un certain âge, cette déperdition devient plus problématique. L’éjaculation laisse l’homme épuisé. Il a du mal à reconstituer ses forces entre deux rapports et manque de vitalité. C’est pourquoi un homme de 20 ans ne devrait éjaculer qu’une fois tous les quatre jours, un homme de 40 ans tous les dix jours, et plus du tout à partir de 60 ans. Il existe différentes techniques pour retenir l’émission de sperme et rediriger l’énergie sexuelle (ou « kundalini ») via le coccyx, le sacrum et la colonne vertébrale vers le cerveau ou un organe en particulier, afin de stimuler son fonctionnement.

Qu’en est-il du plaisir dans cette approche plutôt hygiéniste ?

Il n’est pas absent, car ces pratiques reposent sur la dissociation de l’éjaculation et de l’orgasme. En Occident, les hommes n’apprennent pas à retenir leur plaisir. Les relations sexuelles s’arrêtent bien souvent à la première éjaculation, quand les femmes ont à peine eu le temps de sentir l’excitation monter. Dans le tao, non seulement il est vivement recommandé de faire l’amour pour garder sa jeunesse, mais en plus il s’agit de multiplier les orgasmes au cours d’un même rapport pour augmenter l’énergie sexuelle. A chaque fois que l’on s’approche de l’orgasme, il faut le faire remonter vers le cerveau, et ce quatre, cinq, voire dix fois au cours de l’échange. La jouissance est chaque fois plus intense, tandis que l’organisme est régénéré en profondeur. On peut alors enfin éjaculer ou conserver l’énergie accumulée jusqu’au prochain rapport.

L’énergie sexuelle de la femme est-elle de même nature que celle de l’homme ?

Non. Nous croyons que l’énergie de l’homme est yang tandis que celle de la femme est yin. Ces deux énergies primordiales, masculine et féminine, régissent l’univers dans son ensemble. Elles sont toutes deux présentes chez l’homme et chez la femme, mais l’homme a davantage de yang et la femme, davantage de yin. Faire l’amour permet de faire circuler les deux énergies entre l’homme et la femme, pour parvenir à un meilleur équilibre du yin et du yang chez chacun. Dans le tao, le plaisir des deux partenaires a autant d’importance, et la multiorgasmie leur permet d’atteindre un niveau d’intimité de plus en plus élevé. Mais les techniques qui permettent d’augmenter son énergie sexuelle diffèrent pour chacun. Par exemple, alors que l’homme doit conserver son sperme, la femme doit au contraire éjaculer plusieurs fois pour augmenter son yin qui, dans la médecine énergétique chinoise, est une énergie d’eau. On le voit bien quand les femmes éprouvent de l’excitation : elles transpirent davantage que les hommes. En Occident, très peu de gens savent que la femme peut éjaculer. Mais dans le tao, on préconise de stimuler son clitoris et son point G (1), et de ne pas la pénétrer avant qu’elle ait émis de l’eau par trois fois.

 1- Nommé d’après l’initiale patronymique du médecin Ernest Grafenberg qui l’a décrit dans les années 1950, le point G se trouverait environ à quatre centimètres à l’intérieur du vagin, sur la paroi antérieure, juste derrière l’os pubien.

Les organes sexuels sont des centres d’énergie puissants dans TAO et sexualité The_Death_of_HyacinthosL’énergie sexuelle est-elle disponible en dehors des relations sexuelles ?

Absolument. Et elle se révèle très utile lorsque l’on doit, par exemple, gérer un surcroît de travail. Pour convoquer l’excitation sexuelle, c’est très simple : il suffit de contempler une belle femme ou un homme séduisant, dans la réalité ou dans un magazine, ou encore de se perdre dans ses fantasmes. Ensuite, on calme son esprit et on s’attache à contenir l’excitation pour la renvoyer au cerveau et doper son activité. Beaucoup d’entreprises se plaignent que leurs salariés consultent des sites de charme sur Internet. Elles ont tort. Ce qui passe d’abord pour une perte de temps et d’argent augmente en réalité la capacité de travail. L’Occident s’est longtemps offusqué de l’intérêt porté par le tao à la sexualité. Il a concentré ses efforts sur les productions de l’esprit et nous avons beaucoup profité de ses inventions technologiques. Peu à peu, il prend conscience de la valeur de notre savoir, qui est plus ésotérique. Je crois que l’on se porte mieux lorsque l’on peut profiter des deux.

Hommes : l’orgasme sans éjaculation

Le « kung-fu » sexuel (littéralement, la « pratique » sexuelle) enseigne comment entretenir sa santé en devenant multiorgasmique. Pour les hommes, il s’agit de réprimer l’éjaculation pour diffuser la sensation de plaisir de la zone génitale vers le cerveau puis vers l’organe fragilisé. La réalisation nécessite un peu d’entraînement…

L’homme doit renforcer son muscle pubo-coccygien (PC), en le contractant plusieurs fois par jour ou en essayant de soulever une serviette de toilette posée sur son pénis. Lors de la relation sexuelle, la contraction de ce muscle lui permettra d’empêcher l’éjaculation. Il s’attachera alors à faire remonter l’énergie sexuelle ainsi conservée vers le coccyx puis le sacrum, jusqu’à la base et le sommet du crâne.

Comment ? Mentalement, en visualisant le flux d’énergie le long de la colonne vertébrale, jusqu’à ressentir des picotements. Lorsque le canal arrière sera maîtrisé, il pourra tenter de faire redescendre l’énergie par le canal avant, entre les sourcils, le long du nez et de la gorge, vers le plexus solaire et l’organe défaillant.

Femmes : le plaisir démultiplié

Dans la Chine taoïste, on appelait « Tigresse blanche » la femme initiée aux pratiques sexuelles qui lui permettraient d’atteindre l’immortalité. Mantak Chia recommande aux femmes d’aujourd’hui de rechercher leur plaisir. Point fort : la (re)découverte de leur « carte digitale orgastique », c’est-à-dire de leurs points sensibles, variables de l’une à l’autre.

Lors de la relation sexuelle, il leur conseille d’encourager leur partenaire à stimuler leur clitoris (le pénis ne l’atteignant pas dans la pénétration) et de préférer les positions dans lesquelles le pénis entre en contact avec leur point G (allongée sur le ventre ou assise sur l’homme). Afin d’augmenter la fréquence et l’intensité des orgasmes et aspirer leur énergie sexuelle du clitoris vers le coccyx, la colonne, le cerveau puis le reste du corps, elles entraîneront leur muscle pubo-coccygien (PC).

Elles apprendront à produire des mouvements de contraction autour du sexe de leur partenaire en introduisant un œuf de jade dans leur vagin et en le faisant monter et redescendre. L’exercice ultime consiste en une « grande aspiration » à deux, homme et femme enlacés face à face, contractant ensemble leur muscle PC pour échanger leur énergie sexuelle.

A lire

De Mantak Chia, trois ouvrages parus chez Guy Trédaniel Editeur

• L’Homme multiorgasmique avec Douglas A. Arava.
Les secrets taoïstes, exercices et graphiques à l’appui, pour atteindre, grâce à l’orgasme, jeunesse éternelle et paix intérieure (1997).

• Dynamique interne du tai-chi avec Juan Li.
Un manuel du tai-chi tel qu’enseigné par le maître taoïste, dans la tradition yang (1997).

• Eveillez l’énergie curative du taoavec Maneewan Chia.
Comment se soigner en faisant circuler le qi, selon les principes du tao curatif (1994).

http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/

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Par Le 02/09/2015

Henry D. Thoreau et les transcendantalistes

 

1850: Henry David Thoreau, alors en visite dans la ville de Québec, cherche désespérément un restaurant servant des mets végétariens, car il a besoin de  « surveiller sa sauvagerie par son alimentation ». A cette époque, un tel endroit semble rare et il demande à un aubergiste : « Avez-vous des tartes ou des poudings? » – « Non, monsieur nous avons de bonnes côtelettes de mouton, du boeuf rôti et du steak de boeuf». Un client attablé, la bouche pleine de viande, lui fait remarquer  « qu’il ne trouvera ni tartes ni poudings à Québec, ils n’en font nul part.» Affamé mais résigné, Thoreau finira par s’acheter au marché, des pommes, des pêches, des cerises et du sucre d’érable avec des tranches de gâteau.

Celui qui deviendra célèbre suite à ses expériences décrites dans  Walden, ou la vie dans les bois  fait partie d’un groupe d’intellectuels de la Nouvelle-Angleterre – philosophes, mystiques, poètes, enseignants, féministes – ayant formé le Transcendantalisme. Ce mouvement, dont le nom provient d’un ouvrage de l’allemand Emmanuel Kant (1724-1804), révolutionna la philosophie et la littérature américaines. En quête de vérité, idéalistes, optimistes, les Transcendantalistes rejettent la soumission à l’autorité et à la hiérarchie. Ils croient en la supériorité de l’intuition sur la raison et militent pour la liberté de penser, d’être et d’agir. Lisant, étudiant les textes nouvellement traduits du bouddhisme,  de l’hindouisme, du taoisme, de Pythagore et des néo-platoniciens, les Transcendantalistes y puiseront leurs inspirations tout comme le feront dans les années 50 la Beat generation ou dans les années 60 le mouvement hippie. (Les milieux de la contre-culture seront  d’avides lecteurs de Thoreau).

Emerson

Pour Ralph Waldo Emerson (1803-1882), le Transcendantalisme est lié aux plus  «anciennes vérités comme le bouddhisme « et  Thoreau fera de la Bhagavad Gita son livre de chevet. Les Transcendentalistes deviendront avant tout des rebelles, des insoumis à l’ordre établi, à la recherche de leur propre vérité, célébrant les beautés de la Nature et de la vie.

Pour le poète Emerson, considéré par plusieurs comme le noyau central du mouvement – et qui aidera financièrement nombre de Transcendantalistes -l’intuition prend une grande place dans notre expérience directe avec le monde car elle permet d’ignorer toutes autorités ou dépendances extérieures, qu’elles soient scientifiques, religieuses ou politiques. Il faut écouter nos voix intérieures, suivre ce que notre conscience nous dicte. Pour entrer en communion avec notre propre vérité, nul besoin d’intermédiaires, d’Eglises. En chaman de l’esprit, notre ouverture vers d’autres niveaux de la réalité se fait par une connexion mystique avec la Nature, véritable réservoir mystérieux de symboles et de signes. Les expériences d’éveil spirituel peuvent venir d’un grain de sable, du regard d’un loup ou de l’étoile scintillante. Dans notre perception d’une cohérence derrière le chaos et l’illusion matérielle, l’interdépendance de toutes les formes d’existences et de vies apparaît. «Une feuille, une goutte, un cristal, un moment dans le temps est relié au Tout et fait partie de la perfection du Tout», soutient Emerson.

 Aux yeux d’ Emerson, cette perception individuelle de l’Univers fait  «qu’il n’y a rien de plus sacré que l’intégrité de votre esprit » et afin d’incarner cette vision personnelle de la réalité », tout en recommandant de «créer notre propre monde ».  

Plusieurs Transcendantalistes répondront à cet appel d ‘incarner leur propre utopie en militant pour la cause des Noirs, des femmes, des pauvres,  en fondant des communautés végétaliennes ou en s’isolant dans une cabane dans le fond des bois comme le fit Thoreau.

« Simplifiez, simplifiez » (H.D.T – 1817-1862)

Pour Thoreau, son utopie de vivre intensément connecté à la Nature se fera dans la solitude d’une forêt de pins, près d’un étang – Walden Pond – situé à proximité de la petite ville Concord , non loin de Boston et de ses universités. En 1845, sur cette parcelle de terre donnée par son ami Emerson, Thoreau s’y construit une cabane. Ses journées se passent à cultiver ses fèves, lire, écrire , marcher dans les bois, observer les plantes et les animaux.

Philosophe, poète, professeur, herboriste et objecteur de conscience, Thoreau l’écolo croit que l’humain fait partie entièrement de la Nature et qu’il est plus en harmonie avec la communauté entière des êtres vivants lorsque conscient de ce fait:  «Vivez dans chaque saison qui passe, respirez l’air, goûtez au breuvage, mordez le fruit, soumettez-vous aux influences de chaque chose. Que les saisons soient votre fortifiant et vos remèdes. En août, nourrissez-vous de baies et non de viandes sèches et de pemmican . Laissez-vous porter par tous les vents. Ouvrez bien tous vos pores et baignez-vous dans toutes les marées de la Nature, ses cours d’eau, ses océans, en toutes saisons. Buvez le vin que la Nature a tiré pour vous et non celui que vous avez mis en bouteille; buvez ce vin qui n’a pas séjourné dans des outres en peau de bouc ou de porc, mais sous la peau de myriades de beaux fruits (…) Puissé-je avoir des expériences intérieures telles que la Nature devienne un symbole pour moi.»

Pour un temps, il abandonne l’alimentation carnivore qui est pour lui « un procédé cruel et horrible de tuer et de nettoyer des carcasses. » Il écrit dans son Journa, devenu célèbre bien des années après sa mort  «qu’ il sera considéré comme un bienfaiteur de sa race celui qui enseignera à l’homme une alimentation plus innocente et plus saine. Je n’ai aucun doute que c’est la destinée des humains de s’améliorer graduellement jusqu’à ne plus manger d’animaux de la même façon que les tribus sauvages ont cessé de se manger les unes les autres lorsqu’elles ont rencontré des êtres plus civilisés.»

A un fermier qui lui déclare «on ne peut pas vivre uniquement de végétaux, car ce n’est pas cela qui vous fait des os»,Thoreau s’étonne : « Le voici qui religieusement consacre une partie de sa journée à soutenir sa thèse avec la matière première des os; marchant tout le temps qu’il parle, derrière ses boeufs, qui grâce à des os faits de végétaux, vont le cahotant, lui et sa lourde charrue, à travers tous les obstacles.»

Malgré son adhésion intellectuelle aux méfaits de l’alimentation carnée et à l’idée «qu’aucun être vivant n’assassinera une créature qui détient sa vie de la même source que lui. Toutes les créatures sont meilleures vivantes que mortes – hommes, élans, pins – et celui qui comprend s’acharnera à préserver la vie et non à la détruire », Thoreau ne sera végétarien que pendant certaines périodes de sa vie .

«Marcher au son d’un tambour différent.»(Thoreau)

En juillet 1846, alors qu’il est venu de Walden à Concord pour chercher des chaussures en réparation, Thoreau est arrêté pour refus de payer ses impôts. Fidèle à ses idées, il ne donnera pas son argent à un gouvernement injuste qui tolère l’esclavage au Sud et soutient une guerre contre le Mexique. Il se retrouve en prison. Emerson vient le voir et lui demande  «Henry , pourquoi êtes-vous en prison? » ce à quoi Thoreau rétorque «Mais pourquoi , n’y êtes-vous pas? »

Ne restant qu’une nuit en cellule, cette expérience lui inspira Résistance au gouvernement civil (1849) réédité sous le titre désormais plus connu de la Désobéissance civile. Thoreau s’interroge sur le fait d’agir en désaccord avec sa conscience et sur l’obéissance, «la seule obligation que j’aie le droit d’accepter c’est de faire à chaque instant ce que je crois juste. Agir justement est plus honorable qu’obéir à la loi. »

«Que votre vie soit une friction contraire qui arrête la machine.»(Thoreau)

Cette Désobéissance civile de Thoreau va devenir au fil des années une référence pour les combattants non-violents et les révolutionnaires pacifistes. En 1907, la féministe et anarchiste Emma Goldman est arrêtée pour l’avoir lu en public tout comme le romancier Upton Sinclair, en 1930. Pendant la guerre du Vietnam, des américains expédiaient à l’Etat une copie du texte à la place de leur rapport d’impôt. Le message de Thoreau touche aussi le Mahatma Gandhi. On raconte qu’il ne se séparait jamais de l’ouvrage dont il connaissait par coeur certains passages sur lesquels il méditait lors de ses séjours en prison.

Thoreau exercera de plus une influence sur Lanza de Vasto, Leon Tolstoi qui appelait Gandhi  «son gourou » ou Martin Luther King pour qui  «le livre de la désobéissance civile fut le premier contact intellectuel avec le thème de la non-violence.» 

Désobéissance civile en ligne : http://www.livres-et-ebooks.fr/ebooks/La_D%C3%A9sob%C3%A9issance_civile-4298/

Thoreau ne sera pas qu’un rêveur solitaire. Pour protester contre son gouvernement il s’abstient de voter car pour lui «votre existence au quotidien ne dépend pas du type de bulletin que vous glissez dans l’urne tous les cinq ans, mais du type d’individu que vous glissez chaque matin hors de chez vous.»

Il plonge dans l’action directe – «si je ne suis pas moi, qui le sera? »- et prend une part active dans l’Underground Railroad (Chemin de fer souterrain) , une organisation clandestine convoyant en train les esclaves noirs en fuite du sud des Etats-Unis vers le Canada où ils peuvent vivre libres.

 

"Si tu n'es pas toi-même, qui pourrait l'être à ta place."

 

 

Etre au clair.

Par Le 02/09/2015

En juillet 1846, alors qu’il est venu de Walden à Concord pour chercher des chaussures en réparation, Henry David Thoreau est arrêté pour refus de payer ses impôts. Fidèle à ses idées, il ne donnera pas son argent à un gouvernement injuste qui tolère l’esclavage au Sud et soutient une guerre contre le Mexique. Il se retrouve en prison. Emerson vient le voir et lui demande «Henry , pourquoi êtes-vous en prison? » ce à quoi Thoreau rétorque «Mais pourquoi , n’y êtes-vous pas? »

Ne restant qu’une nuit en cellule, cette expérience lui inspira "Résistance au gouvernement civil" (1849) réédité sous le titre désormais plus connu de la "Désobéissance civile". Thoreau s’interroge sur le fait d’agir en désaccord avec sa conscience et sur l’obéissance, «la seule obligation que j’aie le droit d’accepter c’est de faire à chaque instant ce que je crois juste. Agir justement est plus honorable qu’obéir à la loi. »

Aux enseignants qui se demandent pourquoi je ne suis pas dans une classe, je leur réponds simplement : "Comment se fait-il que vous y soyez encore ? "
S'ils parviennent à éclairer leur positionnement, de façon irréfutable et qu'ils me démontrent que leurs actes ont un effet bénéfique, alors je leur dirai qu'ils font le bon choix. C'est ce que je souhaite au plus haut point parce que l'inverse signifierait qu'ils ne sont là que pour leur sécurité personnelle. A chacun et chacune de s'interroger. En pleine conscience. Je ne porte aucun jugement. Il est évident que la sécurité personnelle est incontournable dans bien des cas. Il faut juste que chaque individu soit au clair avec ses propres justifications. C'est tout. Je sais ce que je fais et je sais pourquoi. Je ne sais pas si mon choix est le bon mais c'est celui qui répond à mes convictions.

Céline Alvarez

Par Le 02/09/2015

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EDUCATION

Rentrée scolaire : la pédagogue qui voulait révolutionner le système éducatif français

PAR SIMON GOUIN

Des enfants épanouis et solidaires, qui commencent à lire, multiplier ou diviser dès la maternelle. Ce sont les résultats étonnants d’une expérimentation menée entre 2011 et 2014 dans une classe de Gennevilliers, en banlieue parisienne, en zone prioritaire d’enseignement. Pendant trois ans, Céline Alvarez a tenté de mettre en pratique dans une école publique les principes de la pédagogue Maria Montessori, enrichis avec les neurosciences et la linguistique française. Un bouleversement des pratiques traditionnelles des enseignants, pour repenser l’école sur la base de la confiance. Malheureusement, le ministère de l’Education nationale ne lui a pas permis de poursuivre cette expérimentation. Entretien et vidéos.

Basta ! : Quelles compétences ont été développées par les enfants de votre classe de Maternelles, à Gennevilliers, entre 2011 et 2014 ?

Céline Alvarez [1] : Dès la première année, tous les enfants, suivis par le CNRS, ont progressé plus vite que la norme, sauf un qui était l’enfant le plus absent. Ils sont entrés très facilement dans la lecture, ont fait des mathématiques, des divisions, des soustractions. Dans certains domaines, en conscience phonologique, c’est-à-dire la capacité d’entendre les sons dans les mots, en mémoire de travail [notre capacité à retenir sur du court terme], ils étaient très au dessus de la norme. Une petite fille, à quatre ans, avait 28 mois de retard par rapport à la norme en mémoire de travail. En six mois, elle a non seulement rattrapé ces 28 mois de retard, mais elle a eu 8 mois d’avance !

Un développement social s’est aussi mis en place. Les enfants étaient capables d’avoir des relations sociales plus harmonieuses. Ils ont fait preuve d’une grande capacité de résolution de conflits et développé plus d’empathie. Ils contrôlaient mieux leurs émotions. D’après les témoignages des parents, ces enfants étaient heureux, épanouis, généreux, enthousiastes, solidaires.

Ces résultats ne sont pas là parce que je suis une enseignante merveilleuse ou parce que les enfants sont extraordinaires ou à haut potentiels. Non, on a testé leur QI : ils n’étaient pas plus élevés que la normale. Ce sont simplement des êtres humains qui ont été replacés dans un contexte favorable où on marchait dans le sens des lois de la vie, plutôt que dans un contexte où l’on lutte contre.

En vidéo : du côté des enfants

Comment a démarré cette expérience d’enseignement ?

Je n’ai jamais souhaité être enseignante. Ma démarche était de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de dire : avec 40% d’échec scolaire chaque année à la sortie du CM2, on s’est trompés, ça suffit ! J’étais profondément indignée par le système scolaire français. Ses mauvais résultats s’expliquaient parce qu’il n’a jamais été fondé sur la connaissance des mécanismes d’apprentissage et d’épanouissement de l’être humain. Et si nous repensions la classe en fonction de ces mécanismes, que se passerait-il ? On verrait les enfants épanouir des compétences cognitives et non cognitives extraordinaires ! C’était le postulat deMaria Montessori. J’ai naturellement repris ses travaux que j’ai enrichis avec les neurosciences et la linguistique française.

J’ai souhaité mener ce travail de recherche au sein de l’éducation nationale. J’ai donc passé le concours de l’éducation nationale. C’était simplement pour moi la meilleure façon d’infiltrer le système. Une fois le concours en poche, je suis allée taper aux portes des ministères pour leur demander de me laisser une carte blanche pédagogique. En 2011, le conseiller éducation de Nicolas Sarkozy puis le cabinet de Luc Chatel et la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), à l’époque, ont été très attentifs à ma posture : la seule voie pour l’éducation de demain, c’est la voie scientifique, c’est comprendre quels sont les besoins de l’être humain. Il faut qu’on construise l’environnement scolaire autour de ça. La classe s’est ouverte en quelques mois.

Sur quels grands principes repose votre enseignement ?

J’ai repris les travaux de Maria Montessori, ses grands principes et je les ai traduits et enrichis à la lumière des neurosciences cognitives, affectives et sociales. Le premier de ces grands principes, c’est la plasticité cérébrale. Entre 0 et 5 ans, l’être humain possède une capacité cérébrale extraordinaire. Cela ne signifie absolument pas qu’il faille trop stimuler les enfants. Mais plutôt que leur environnement doit être riche, avec de grandes opportunités d’interactions langagières, soutenues et d’une grande variété. Ainsi, dans une même classe, il ne faut pas qu’un enseignant parle à 30 enfants du même âge. Mais plutôt des enfants d’âges différents, plus âgés, qui vont pouvoir parler à d’autres enfants. A la verticalité, il faut préférer l’horizontalité. Les enfants sont autonomes et peuvent parler ensemble toute la journée. Ce qui permet aux petits de développer beaucoup plus rapidement leur langage. Mais c’est aussi leur offrir une grande diversité culturelle : de la géographie, de la géométrie, des mathématiques, des occasions d’apprendre à lire et à écrire. Mais tout ça en suivant le moment où ils ont décidé de le faire et en le faisant de façon sensorielle.

C’est le deuxième grand principe : l’enfant est dans une période sensorielle. Cela ne sert à rien de lui dire : il faut faire ci, il faut faire ça. Il doit l’expérimenter lui-même. C’est ainsi que son cerveau va pouvoir se câbler. La lecture, les mathématiques, sont exercés par un biais sensoriel. L’enfant doit être actif. La classe lui offre des activités qui engagent leur concentration profonde et une répétition.

Le troisième principe, c’est que le cerveau humain apprend avec l’autre. L’apprentissage doit être horizontal : les enfants peuvent apprendre les uns des autres. Mais uniquement quand il y a une relation positive et bienveillante, pas dans une situation de stress, de compétition, ou de comparaison. Le climat doit être celui de la coopération, extrêmement bienveillant et aimant, et non jugeant. Il ne s’agit pas de juger positivement les enfants, mais de ne pas les juger tout court. C’est ni bien, ni mal, c’est ce que c’est. L’important est que l’enfant prenne du plaisir. Et l’instituteur doit encourager ce plaisir.

Concrètement, dans vos classes, comment étaient mis en œuvre ces grands principes ?

Tout d’abord, il n’y avait pas un seul niveau d’âge, mais deux ans de différence d’âges. C’est ce qui motivait les enfants. Certains « petits » se disaient : « whaou ; moi-aussi je vais être capable de faire ça, apprends moi ». Il va rester près du grand, le grand va être intéressé pour le montrer au petit. Cela crée une émulation sociale autour des apprentissages avec laquelle aucun enseignant ne peut entrer en compétition. Ensuite, les enfants étaient autonomes. De 8h30 à 16h00 le soir, ils choisissaient librement leur travail dans un cadre très structuré où les règles étaient très explicites. Ils pouvaient répéter ces activités autant de fois qu’ils le souhaitaient. Ils prenaient confiance en eux. Un enfant à Gennevilliers pouvait faire 4/5/6 activités. Ou alors une seule ou deux, parce qu’il était passionné par ce qu’il faisait.

Dans une classe traditionnelle, les enfants ne choisissent pas leur travail. C’est une activité le matin puis ils changent de groupe. Puisque l’activité est imposée, la plupart du temps les enfants ne sont pas motivés. Ils vont faire leur affaire le plus vite possible pour rejoindre le coin bibliothèque, ou le coin construction. A l’inverse, quand ils choisissent ce qu’ils veulent faire, les enfants sont passionnés, ils prennent confiance en eux... Cela leur donne des ailes !

Un autre paramètre pratique mis en place est l’accompagnement individuel : l’adulte va avoir tout son temps pour les enfants qui vont le demander. Les autres sont actifs. Dans une classe traditionnelle, on ne peut pas individualiser. Les enfants ont besoin de l’adulte en même temps. C’est épuisant ! Une autre chose, c’est la disponibilité, la bienveillance rendue possible par l’enseignant qui est moins dans une posture de stress. Ces conditions lui permettent à lui aussi de prendre plus de plaisir, et de faire réellement son travail d’accompagnement auprès des enfants.

Vous estimez que dans une classe traditionnelle, le plus souvent, le modèle d’enseignement proposé par l’ institution entrave les potentialités de l’enfant. Pourquoi ?

Par exemple, le problème de illettrisme est un non sujet. C’est juste que la plupart des outils que l’on donne aux enseignants entravent l’élan spontané d’écriture et de lecture des enfants, les enseignants s’épuisent et les enfants aussi. On ne connait, ni n’utilise les leviers de l’intelligence humaine. Par exemple, il faut permettre à l’enfant de faire ses propres expériences, en confiance, au moment où l’envie surgit, et toujours dans une relation à dimension humaine, plutôt qu’une relation à dimension didactique.

Pourquoi votre expérience a-t-elle pris fin ?

En 2012, lorsque le gouvernement est passé à gauche, le ministère de l’Éducation nationale n’était plus favorable à cette démarche. Il avait plutôt tendance à dire que quand on fait des expérimentations, on prend les enfants pour des cobayes. C’est aberrant : actuellement, tous les enfants de France sont des cobayes de méthodes qui n’ont ni été scientifiquement fondées, ni scientifiquement validées. J’ai passé les deux dernières années à me battre contre l’Institution. Les tests que je faisais passer en classe m’ont été interdits. Donc j’ai dû désobéir et les faire passer sur le temps scolaire avec la complicité des parents et d’un psychologue. Ce qui m’a valu de passer à côté de blâmes, de conseils disciplinaires. J’ai reçu de nombreuses des menaces et des humiliations...

Mais j’ai souhaité tenir pour arriver à la fin d’un cycle complet et pour accumuler de la matière à exploiter ensuite. La 3ème année, on m’a annoncé que mon matériel allait être retiré à la rentrée 2014. On m’a dit que je devais faire comme tout le monde, enseigner de façon traditionnelle si je souhaitais rester. Cela n’avait aucun sens pour moi, j’ai donc démissionné. Dans ma fiche d’inspection, il était écrit qu’il était très clair que les enfants de cette classe étaient en très grande réussite scolaire. « Tout ce qui est attendu de la maternelle est là, voire plus que là ». Mais c’est justement ce qui pose problème pour leur intégration, pour la suite de leur parcours scolaire ! m’a-t-on dit.

En vidéo : du côté des parents

Si les méthodes que vous décrivez sont si fructueuses pour le développement et l’épanouissement de l’enfant, pourquoi ne sont-elles pas plus mises en œuvre par le corps enseignant ?

La première raison tient au fait que les enseignants ne connaissent pas forcément ce genre de démarche qui vise à autonomiser les enfants. La formation initiale est d’une pauvreté affligeante. On devrait pouvoir donner aux enseignants les grands invariants théoriques des mécanismes d’apprentissages humains et leur permettre de trouver des axes pratiques les plus cohérents en fonction de leurs moyens de terrain. L’un de ces invariants est par exemple que l’être humain apprend dans l’amour et la confiance, pas dans le stress. Cela parait simple mais cela remet en cause de nombreux paramètres traditionnels d’enseignement. L’école n’est tout bonnement pas pensée sur la base de la confiance.

Mais pour mener votre expérience, vous avez bénéficié de matériels Montessori importants. Est-ce que ces moyens ne limitent pas la reproductibilité de votre démarche dans l’ensemble du système éducatif ?

Absolument pas. Comme je l’explique sur le blog, il ne s’agit pas d’avoir du matériel spécifique. Un matériel didactique plus spécifique peut entrer progressivement et dans un second temps. Le plus important est le changement de posture de l’adulte vers l’enfant et le réaménagement de l’environnement de la classe pour permettre l’autonomie des enfants. Les enseignants peuvent commencer avec le matériel dont ils disposent déjà. Je viens d’accompagner 220 enseignants de maternelles publiques, certains accompagnés de leur Atsem, pour mettre en place un tel dispositif sans ou avec peu de moyens. Je crois qu’ils sont repartis enthousiastes et motivés. Ils sont décidés à changer leur pratique pour une démarche pédagogique plus "physiologique" et donc plus respectueuse. Ce sont des pionniers, ils vont ouvrir un nouveau chemin pour l’école dès cette rentrée. Je suis certaine qu’ils seront suivis par de nombreux autres à la rentrée suivante.

Propos recueillis par Simon Gouin

Photos et vidéos : copyright Céline Alvarez

Pour aller plus loin :

Une autre école

Par Le 02/09/2015

En Argentine, l’école La Cecilia forme ses élèves à la liberté et au respect de l’autre

PAR EDITH WUSTEFELD, JOHAN VERHOEVEN

Pas de cours obligatoire, pas d’examens, pas de sanctions… Mais un véritable suivi de chaque élève afin qu’il découvre ses potentiels. En Argentine, à 500km au nord de Buenos Aires, l’école de La Cecilia propose depuis 23 ans de « faire l’école » autrement, avec la liberté et le respect de l’autre comme maîtres mots. Reportage vidéo extrait du webdocumentaire « Poder sin poder (pouvoir sans le pouvoir), l’autogestion au quotidien ».

Quand un parent vient inscrire son enfant à la Cecilia pour qu’il y fasse ses études secondaires, Gines del Castillo, fondateur et directeur officiel de l’école, est clair :« En théorie, votre enfant pourrait rester pendant ces cinq années sous un arbre et quand même ressortir avec son diplôme sous le bras... ». Gines est conscient qu’il n’y a pas grand risque que ce soit le cas. N’empêche que lorsqu’il raconte cela, lors d’un après-midi de cours, il fait grand soleil et presque tous les élèves sont dehors.

A la Cecilia, dès le secondaire, plus aucun cours n’est obligatoire. Le principe de base, c’est la liberté. « A partir de là, tout le reste se construit, explique Gines. On veut que les jeunes puissent vivre leur vie future en liberté, comme une décision personnelle. Mais pour qu’ils sortent libres de l’école, cela doit se pratiquer à l’école. »

 

La Cecilia : video principale from Collectif Engrenages on Vimeo.

Les élèves ne sont pourtant pas livrés à eux-mêmes. Pour Gines, il s’agit de trouver le bon équilibre entre ne pas cloisonner et ne pas les abandonner non plus. Ainsi, les enseignants tiennent des feuilles de présence. Le but n’est pas de contrôler, mais plutôt d’avoir des informations utiles pour pouvoir aider. « Grâce aux présences, nous pouvons voir si un élève ne va à aucune activité et se poser la question : à quoi ne va-t-il pas où il irait peut-être si on lui proposait ? » La dynamique au sein de l’école est donc de sans cesse proposer.

« Ça ressemblait encore trop à une école »

Tous les matins, la journée commence par le quart d’heure de silence. Les chaussures restent dehors, tout le monde s’assoit ensemble dans la grande salle et le silence se fait. L’objectif ? S’arrêter quelques minutes, être au diapason chacun dans ses pensées… Jusqu’il y a peu, le silence était obligatoire. L’assemblée des élèves a décidé que ce ne serait plus le cas, mais a maintenu le principe de ce rassemblement. Gian Luca, 16 ans, explique : « Sinon on ne pourrait pas bien fonctionner, certains seraient complètement déconnectés. »

Au sein de l’école, la parole est très importante. Les conflits se résolvent en discutant, par petits ou grands groupes ; il existe des cours de connaissance de soi, où Gines discute avec un ou plusieurs élèves de différents sujets qui, directement ou indirectement, permettent aux jeunes d’y voir plus clair...

Ce qui est sûr, c’est que les idées ne manquent pas et que les valeurs – avec au premier rang la liberté et le respect de l’autre – sont le fil rouge de l’école. Ce qui n’empêche pas sa centaine d’élèves de partir de l’école avec un diplôme officiel, reconnu par l’État argentin. Par un heureux hasard ou un petit miracle, la Cecilia est en effet passée un jour entre les gouttes et a pu décrocher la reconnaissance officielle qui était pour les fondateurs une condition indispensable au maintien de l’école, afin qu’une fois dehors les élèves soient réellement libres de faire ce qu’ils veulent.


« Poder sin poder, l’autogestion au quotidien »

La présentation de cette initiative est extraite du webdocumentaire « Poder sin poder (pouvoir sans le pouvoir), l’autogestion au quotidien ». Ce webdoc présente douze initiatives qui cherchent à mettre en place un agir radicalement démocratique, un fonctionnement horizontal ou encore qui se revendiquent de l’autogestion, en Espagne, en Argentine et au Venezuela. Réalisé par deux Belges, Johan Verhoeven et Edith Wustefeld, le webdoc se base sur un voyage d’un an en Espagne et en Amérique latine entre 2012 et 2013, à la rencontre de plus d’une vingtaine d’initiatives autogérées. Les lieux présentés sont multiples : entreprises récupérées, coopératives, d’écoles, centres cultures, mouvements sociaux, villages… Mais tous ont en commun de fonctionner sans chefs et sans hiérarchie, en expérimentant d’autres manières de fonctionner ensemble.

L’idée du voyage est née en 2011, au moment des campements des indignés en Espagne. À la Puerta del Sol à Madrid, l’organisation horizontale des milliers de personnes qui participaient au mouvement du 15M achèvent de les convaincre. L’autogestion peut amener des réponses à certaines limites intrinsèques au système actuel. Les hommes et les femmes peuvent se réapproprier leurs vies, participer aux décisions qui les concernent, s’organiser ensemble pour s’attaquer aux problèmes qui les touchent.

Au même moment, ils entendent parler de Marinaleda, un petit village espagnol qui « résiste au capitalisme » (lire notre article). Le chemin est vite fait : s’il existe un lieu comme ça, il en existe certainement d’autres ! Sac au dos et caméra en main, ils partent à la découverte d’autres lieux autogérés afin de s’inspirer de leurs fonctionnements différents et montrer que de tels lieux existent et fonctionnent déjà.

Les facettes de l’autogestion présentées dans le webdocumentaire sont nombreuses. Il n’y a pas une recette, une réponse, mais beaucoup d’inspirations et de potentiel dans ces fonctionnements opposés au système hiérarchique omniprésent. Libre alors au visiteur de suivre le chemin qui l’intéresse dans ce documentaire transmedia organisé en cinq grands thèmes : culture, travail, résistance, éducation et autogestion.

A découvrir ici.

Un espace vide

Par Le 01/09/2015

Lorsque je médite, j'utilise un Mantra au rythme de ma respiration que je visualise.

"Am I ?"  à l'inspiration

"I am" à l'expiration.

Les tonalités anglaises me conviennent parfaitement par leur "ressemblance" avec le mouvement respiratoire. 

 

Inévitablement, je perds parfois mon Mantra sous le joug d'une pensée insoumise. 

Puis, inévitablement, sans qu'aucune durée ne soit prévisible, je reviens au Mantra et à la visualisation du mouvement respiratoire.

La nuit dernière, j'ai pris conscience subitement que cet instant où je prends conscience d'être parti dans une pensée et de ne plus réciter le Mantra ou de le faire "mécaniquement", cet instant très fugace marque une rupture. 

Une rupture entre la conscience du Mantra et la conscience de la pensée intrusive.

Mais cette "rupture" n'est pas une pensée. 

C'est là que j'ai été interloqué...

Je n'ai aucun souvenir de m'être dit : "Mince, je suis en train de penser et je ne suis plus dans le Mantra."

Il y a cette pensée intrusive et les images associées mais il n'y a pas de pensée m'alertant de ma dérive intérieure.

C'est un flash, un éclair et je le vois comme un fil reliant les deux phénomènes : la méditation et la pensée.

Ce fil est un état de silence, en fait. Un silence qui agit comme un rappel à soi. Un silence qui n'est pas pensé, qui n'est pas volontaire, qui ne répond pas à une technique. 

Le Mantra est une technique. Je l'ai apprise. 

Ce silence, par contre, ne m'appartient pas en tant que connaissance cognitive mais comme un savoir inné.

Ma conscience sait comment se rappeler à elle-même... Elle bascule, ni dans la méditation, ni dans la pensée, ni même dans une pensée intégralement consciente mais dans le SILENCE.

Là où il n'y a rien qu'un espace vide, empli de ce qui est en moi... La Conscience au-delà de la conscience.

Et survient immédiatement cette question : "Puisque je ne maîtrise rien dans cet espace vide, qu'est-ce qui enclenche la Conscience qui s'y trouve ? "

Cette Conscience est-elle indépendante de mon mental, de mes pensées, de la méditation même, de l'état de conscience corporelle, émotionnelle, spirituelle ? 

Est-elle mue par une vie qui ne m'appartient pas ? 

Comment est-il envisageable qu'un état aussi étrange puisse s'élaborer de lui-même ? Qu'est-ce qui en moi a ce pouvoir ?

La seule réponse qui me convienne, c'est que ça n'est pas en moi...C'est quelque chose qui vient en moi, depuis l'extérieur... Peut-être parce que cette "énergie" sent que le moment est propice....

 

Je vais aller méditer pour voir si une réponse me vient.... De l'extérieur, peut-être.....

 

Krishnamurti : L'authenticité

Par Le 01/09/2015

"Est-il possible d’observer, de contempler la beauté d’une montagne, la splendeur d’un bel arbre au milieu d’un champ isolé ¬observer seulement, sans enregistrer ? Dès qu’on enregistre, la pensée entre en jeu. Quand vous contemplez une montagne avec tous vos sens en éveil, c’est la félicité. Il y a une immense joie à poser le regard sur une merveilleuse cathédrale, une architecture splendide, un bel arbre, ou une personne, ou l’infini du ciel, ou quand on aperçoit l’étoile du berger. Mais dès que la pensée entre en jeu, enregistre, et dit : « Encore, encore », tout cela se mue en plaisir. Et lorsqu’il n’est pas satisfait, vous vous sentez frustré.

Notre conscience est faite de tout cela - ce sentiment immense d’isolement, de solitude, de désespoir, de dépression et d’exaltation, d’aspirations, d’angoisses, de peur, de plaisir, et de l’énorme fardeau de la souffrance. Telle est notre vie, telle est notre conscience ; et c’est sur la base de cette conscience que nous agissons. Et c’est pourquoi, notre conscience étant en proie à la confusion, aux contradictions, aux conflits perpétuels, toutes ’nos actions sont inévitablement source de confusion. Et c’est cela même que nous avons suscité dans le monde qui nous environne. Il suffit qu’un petit noyau d’entre nous, quelques-uns, le perçoivent et disent : « Eh bien nous allons créer à l’intérieur de nous un monde différent », et notre monde alors sera merveilleux. Mais personne n’est prêt à aller aussi loin. Nous faisons des compromis - avec nos désirs, pas avec le monde.

Si vous ne comprenez pas cela de façon très claire, alors la méditation n’a aucun sens. Le propos, ici, est d’instaurer l’ordre - ce qui ne signifie pas inventer l’ordre, en disant : « Je veux faire ceci, je refuse de faire cela, je me plierai à la discipline ». Toute cette exploration du mouvement de l’authenticité dans toute son ampleur, ce sens de la grandeur, ce sens réel du sacré, a pour but d’instaurer l’ordre au sein de notre vie, de notre vie quotidienne, de nos relations, de nos actions. C’est là, sans aucun conteste, le fondement de notre vie. A partir de là, nous pouvons avancer, car c’est une base solide, stable, absolument indestructible ; comme un rocher au milieu d’un immense fleuve. Et cette chose est l’authenticité, et c’est de là que naît l’action."

Krishnamurti

Krishnamurti conférence en plein air

"Mars" de Fritz Zorn

Par Le 01/09/2015

  • « Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d'une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu'on appelle aussi la Rive dorée. J'ai eu une éducation bourgeoise et j'ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c'est pourquoi j'ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement j'ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l'on en juge d'après ce que je viens de dire. Cela dit, la question du cancer se présente d'une double manière : d'une part c'est une maladie du corps, dont il est bien probable que je mourrai prochainement, mais peut-être aussi puis-je la vaincre et survivre ; d'autre part, c'est une maladie de l'âme, dont je ne puis dire qu'une chose : c'est une chance qu'elle se soit enfin déclarée. Je veux dire par là qu'avec ce que j'ai reçu de ma famille au cours de ma peu réjouissante existence, la chose la plus intelligente que j'aie jamais faite, c'est d'attraper le cancer ».
  • « Je n’ai pas encore vaincu ce que je combats ; mais je ne suis pas encore vaincu non plus et, ce qui est le plus important, je n’ai pas encore capitulé. Je me déclare en état de guerre totale ».
  • « Survivrai-je à cette maladie? Aujourd'hui je n'en sais rien. Au cas où j'en mourrais, on pourra dire de moi que j'ai été éduqué à mort ».

 

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans le livre, écrit après que l’auteur a appris qu'il avait développé un cancer, il explique et critique son éducation dans une des régions les plus riches de la Suisse, la Rive dorée de Zurich (strictement parlant Meilen).

Il y affirme que son cancer est d'origine psychosomatique, son éducation étant cancérigène, et affirme avoir été « éduqué à mort ». Zorn revendique la vie qu'il n'a pas vécue : bien que sa jeunesse ait été harmonieuse aux yeux de la bourgeoisie, il s'est complètement tenu hors de la vie. Devenu enseignant après avoir été à l'université, il était dépressif et n'a eu ni amis ni relations amoureuses. Fritz Zorn est mort à trente-deux ans, le jour où un éditeur lui donnait son accord pour publier son manuscrit.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Avant de lire ce résumé, il faut bien prendre en compte le fait que Zorn écrit sa biographie à la fin de sa vie et en fait une critique acerbe. La brièveté des phrases et les répétitions des anomalies de sa personnalité imprime au récit un style lancinant, pesant. Le constat est amer, l’auteur ne raconte pas seulement la noirceur de sa maladie, mais il la communique au lecteur.

Fils de parents appartenant à la vieille bourgeoisie zurichoise, celle des gens fortunés préférant ne pas montrer ostensiblement leurs signes de richesse, il apprend très vite les strictes règles de la bienséance régissant l'intégralité de sa vie familiale. Tout est fait pour que les choses soient harmonieuses, pour qu’il n’y ait pas de désaccord. Ainsi, lorsqu’une personne affirme une chose, les autres ne font rien qui pourrait le contredire ; au contraire, il faut toujours aller dans le même sens, ce qui donne lieu à une surenchère d’accords superficiels. Quand le père de famille se prononce contre le droit de vote des femmes en Suisse, la mère approuve aussitôt cette opinion. À l’inverse, lorsqu’une chose est qualifiée de « mauvaise », elle devient ensuite « abominable » ou « atroce ». Les pratiques sociales des parents sont singulières. Lorsqu’ils parlent à des personnes moins fortunées et a priori moins instruites, ils gardent une certaine distance en employant des tournures tellement polies et surfaites que cela en devient ridicule et résonne avec un mépris évident pour ces personnes qui ne sont pas « bien », c’est-à-dire riches, mais « braves ». Les choses les plus discutables, comme la politique, la sexualité ou la religion sont systématiquement qualifiées de « compliquées ». Puisqu’elles sont compliquées, il vaut mieux ne pas en parler. Tuer dans l’œuf une discussion centrée sur un thème éminemment discutable est nécessaire au maintien de cette harmonie.

A l’école, le jeune Zorn est un élève modèle. Il travaille sérieusement et obtient de bonnes notes dans les toutes les matières sauf en gymnastique. Aux yeux de ses camarades, il passait donc pour quelqu’un s’intéressant aux « choses élevées ». S’il n’était pas spécialement mal aimé des autres écoliers, ses problèmes affectifs lui rendirent impossible l’établissement de liens d’amitié. En arrivant à l’université de Zurich, il n’avait pas eu d’ami, donc pas de petite amie non plus. Ce retard affectif ne lui paraissait pas anormal, à la fac, d’autres étudiants étaient dans son cas. Concernant le vide sexuel dans lequel il est plongé, il préfère jouer la carte des frustrés, en se disant que l’amour est quelque chose d’important, mais qu’il existe bien d’autres choses tout aussi importantes. Le système universitaire n’encourage pas les étudiants à être assidus, si bien que Zorn se décrit lui-même comme un étudiant paresseux. Il laisse ses études en plan dès qu’une occasion de faire autre chose se présente ; pour les autres étudiants de l’université, c’est une personne disponible, toujours prêt à boire un café, au point que tout le monde appréciait sa compagnie ou de faire sa connaissance. Il semble même être quelqu’un de gai, de souriant. Ses qualités littéraires le conduisent à écrire des pièces de théâtres que jouaient d’autres étudiants. Fort de ses succès, il devient même responsable de l’organisation des événements estudiantins au sein de la section des langues romanes. Les études se passent bien au niveau scolaire puisqu’il les termine avec le titre de docteur « sans trop s’énerver ». Mais malgré ces succès incontestables et son apparente normalité, Zorn n’éprouvait jamais de joie, toujours cette même sensation de solitude, de vague à l’âme, de frustration.

Une fois ses études terminées, il donne des cours d’espagnol et s’installe à Zurich dans un superbe appartement. Ces nombreux temps libres ne sont pour lui aucunement des bouffées d’oxygènes, mais plutôt l’occasion d’entretenir sa névrose en écrivant de long en large des mots et des vers portugais mélancoliques. Lorsqu’il découvre être malade du cancer, sa réaction n’est pas celle de gens ordinaires, soit la tendance à être assommé par une nouvelle aussi terrible. Pour lui, son cancer est apparu naturellement, la maladie mentale qui a conditionné toute son existence déborde de son champ psychologique et s’installe dans son corps sous la forme du cancer. Zorn déclare qu’avoir le cancer est la meilleure idée qu’il ait eue. Son traitement modifie son affect, il n’est plus déprimé, mais simplement malheureux. Il est maintenant conscient de la fausseté de sa vie et en attribue principalement la responsabilité à l’absence d’amour -ou de sexualité, comme l’on voudra. À la fin du récit, Zorn juge sévèrement l’éducation que ses parents lui ont donnée ainsi que les valeurs et le mode de vie de la bourgeoisie suisse puritaine.

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"Etre et devenir"

Par Le 01/09/2015

 

Une autre école pour mes enfants.

MES ENFANTS NE VONT PLUS A L'ECOLE ET ALORS ! Ils apprennent et beaucoup, mais comment ? Où ? Nous sommes en instruction en famille (IEF) et sur ce blog, on y trouve des trucs, astuces, sites, lectures pour petits et grands... Et moi je suis une maman en pleine Révolution !

http://uneautreecolepourmesenfants.blogspot.fr/

 

Si vous voyez des textes surlignés ou soulignés, cliquez dessus pour suivre le lien Web d'un site ou télécharger un document.


Céline ALVAREZ

A écouter sans modération....A partager....

"Nous et Vous pour l'école"

Par Le 01/09/2015

Très touché que mes textes servent à quelqu'un et qu'ils soient repris par ce site:)

 

 

Mardi 1 septembre 2015 Bonne rentrée !

lundi, 31 août 2015 13:55

  • http://www.collegiale-neve.fr/l-actu-vue-par-nous/item/30-mardi-1-septembre-2015-bonne-rentree
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Mardi 1 septembre 2015 Bonne rentrée !

C’est un article un peu particulier que nous voulons vous proposer en ce jour carrément particulier pour nos enfants !

La rentrée des classes !

Appréhension, impatience, curiosité, fierté !

Que de sentiments mêlés !

 

Nous nous insurgeons, nous adultes contre ce qui nous est proposé par nos dirigeants depuis quelques années afin de réduire la dette et augmenter l’instruction.
 

Je partage le point de vue d’Edgar Morin :

« La politique est arrivée à un degré zéro de la pensée. », les solutions politiques qui nous sont proposées découlent de propositions, d’incitations, pour ne pas dire de directives qui émanent d’institutions mondiales « devenues totalement insuffisantes, impuissantes et arbitraires, comme l’ONU, ou déviées, comme le FMI ».

 

 

Mais nevE , c’est aussi nous et vous POUR l’Ecole.
 

Alors, en accompagnement des bonnes résolutions de nos bouts de chou, voici une liste de propositions, de pistes, de réflexions AUTRES, DIFFERENTES, CONSTRUCTIVES.
 

Ce sera un peu un inventaire à la Prévert, tout commenter serait bien trop long, mais vous pouvez chercher ce qui vous touche.
 

Peut-être aussi laisser quelques observations, car nous n’allons pas passer notre vie à démonter un système, il importe bien plus d’en proposer un nouveau : le "buen vivir"  proposé par E. Morin toujours, transposé à l’école.
 

Thierry Ledru, dans son blog, nous offre une multitude de réflexions d’un enseignant qui souhaite «  éveiller » ses élèves, c’est une belle balade enrichissante et rassurante.
 

J’attire votre attention sur "apprendre sans professeurs".
 

Il y a matière à cogiter ;-) mais pas de panique l’idée n’est pas de supprimer les enseignants.

Encore que : "Je vis donc j'apprends"...

 « Il est naturel pour les gens d’apprendre, chacun à sa manière. Il est naturel pour les enfants de vouloir comprendre le monde autour d’eux. »

Cette idée-là est à creuser.
 

L’envie d’apprendre est naturelle, et pourtant pour beaucoup, la scolarité, ça coince.

Alors qu’est ce qui cloche ?

L’ennui ?
 

Lisez cet article ! Je pense pour ma part, lire le bouquin.

Cela ressemble à un constat négatif mais pas que : elle voudrait "réenchanter l’école" : quelle belle idée !

Là encore il ne s’agit pas de dénigrer les profs : de 25 à 30 élèves dans une classe il faut bien gérer, il ne s’agit pas que ce soit un champ de foire… cela n’empêche pas de réfléchir à cet ennui dont elle parle. Quand elle écrit : "On m’a enseigné un monde de connaissances dans lequel ma présence était superflue", cela a un sens.
 

Hé hé ! Un sens !

Alors ceci aussi, piqué chez Thierry Ledru, "l’éducateur comme passeur de sens " de René Barbier.

La quadrature du cercle, les motivations, mais que va-t-on faire à l’école ?

Bonne question ! Une courte animation à voir, à écouter !
 

Des enseignements peuvent être tirés aussi des travaux réalisés avec les « décrocheurs ».

Il y a des années, suite à une émission suivie à la télé, je m’étais procuré le livre "Décrocheurs d'école" de Gilbert Longhi et Nathalie Guibert et je m’étais rendue au Lycée Jean Lurçat.

Cet entretien, bien que datant, est intéressant : que souhaitons-nous pour nos enfants ?

On y trouve cette phrase : "L’égalité, c’est quand chacun peut aller au bout de ses capacités en étant respecté, même si elles ne sont pas exemplaires. C’est continuer les études au plus près de ses désirs et si possible dans la perspective d’une ascension sociale."

 

J'aimerais que ce soit ce que l'on propose à tous nos enfants : aller au bout de ses capacités en étant respecté.

Cela ne signifie pas les conduire tous au même endroit.

Le lycée existe toujours et évolue chaque année.
 

Nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée ! 

 

Dernière modification le mardi, 01 septembre 2015 11:56

Régression

Par Le 01/09/2015

Si on prend en considération ce texte de Platon, on est en droit de se demander si la médecine contemporaine n'a pas davantage régressé que l'inverse. Non pas dans la connaissance "mécanique" du corps et sa capacité à intervenir sur des pathologies parfois très lourdes, mais sur la prise en considération de "l'esprit", de "l'âme", des émotions, des pensées, du mental, de tout ce qui relève de la sphère "spirituelle"... Car si toute matière est issue d'une énergie, il est inévitablement insuffisant d'intervenir sur la matière et de s'extraire ou d'ignorer cette énergie.

Il suffit pour s'en convaincre de s'intéresser aux "magnétiseurs"..... Sur quoi interviennent-ils pour que la mécanique cesse de s'enrayer ? Non pas sur la "pièce" défectueuse mais sur les "parasitages énergétiques" qui contribuent au dysfonctionnement de la mécanique...

 

Peut-on, objectivement, balayer d'un revers de mental cartésien, les connaissances millénaires des Peuples Premiers ou de la médecine chinoise, du travail sur les Chakras, des méridiens d'acupuncture etc etc.....?

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Le Petit Peuple

Par Le 31/08/2015

petit peuple

 

JARWAL EST DANS LE SECTEUR :)

 

VOICI COMMENT ENTRER EN CONTACT AVEC LE PETIT PEUPLE EN 13 LEÇONS

D’après Victor Anderson, traduction Tof

Avant tout il faut se rappeler ce que nous ont enseigné les contes : les fées, les lutins, les elfes, les gnomes, et les autres esprits de la nature ne sont pas toujours bienveillants à notre encontre, ils sont souvent farceurs et leurs farces ne sont pas toujours très amusantes …

Si l’on rencontre un esprit de la nature trop désagréable, il faut savoir mettre fin à cette rencontre de manière courtoise mais ferme.

Par contre, on peut également s’en faire des amis délicieux et des alliés de choix.

Voici comment entrer en contact avec le petit peuple en 13 leçons.

Ces exercices ne sont pas à prendre à la légère, ils sont à pratiquer soigneusement et dans l’ordre. Si un exercice n’est pas compris, ne pas passer à l’exercice suivant, recommencer jusqu’à ce que tout soit compris avant de passer à l’étape suivante.

1. Se concentrer sur l’obscurité, celle que l’on voit quand on ferme les yeux, réaliser que l’obscurité sera là sur commande, il suffit de le vouloir et de fermer ses paupières.

2. Voir cette obscurité se remplir d’un vert brillant, un vert féerique, un vert magique.

3. Ressentir cette magie, ce vert, virevolter autour de vous, vous baignant dans sa beauté, vous baignant dans sa magie.

4. Prendre du plaisir à absorber cette magie pendant quelques instants.

5. Laisser le pouvoir des fées prendre contrôle de votre corps, vous nettoyer, et vous donner ce que vous recherchez. Laisser cette magie agir sur vous.

6. Dans cette brume verte, appeler une fée et lui demander d’être votre amie. Ne pas l’exiger, se contenter de le demander poliment, nous ne commandons pas le petit peuple. L’inviter chaleureusement, courtoisement.

7. Saluer et accueillir son visiteur avec élégance et courtoisie. Lui demander son nom et ce que vous pouvez faire pour elle/lui. Si elle/il refuse de vous donner son nom, c’est que quelque chose ne va pas, qu’elle/il se méfie de vous. Dans ce cas il est fortement conseillé de mettre fin à cette rencontre de manière courtoise mais ferme.

8. Ne jamais passer d’accord avec une fée à la légère. Elles prennent ces accords avec sérieux, ce qui est dit est dit et il risque d’être très difficile de revenir en arrière. Elles savent ce qui va se passer bien mieux que nous, il faut peser le pour et le contre avant de s’engager. Leurs buts ne sont pas forcément les mêmes que les vôtres.

9. Votre rencontre peut se produire dans un état de transe, ne pas négliger ces différentes étapes qui seront nécessaires à un bon réveil.

10. Vous pouvez, si vous le souhaitez, demander à la fée quelque chose dont vous avez besoin.

11. La remercier pour cette visite, surtout si cette rencontre vous a apporté quelque chose. Ce peut être maintenant l’occasion de proposer de lui faire un présent. Ce peut être un œuf, de la nourriture qui sera déposée dans la nature sous un arbre ou encore un peu de boisson qui sera versée au pied d’un arbre.

12. Cette fée pourra être votre amie pour quelques temps, ce peut être très court ou durer toute une vie, mais à la fin de chaque rencontre il faut penser à la saluer et à lui dire au revoir.

13. Après ce type de rituel, vous aurez peut être changé sans forcément le réaliser. Il peut vous arriver de marcher sans but dans la nuit, cuisiner sans faire attention à ce que vous faites, être beaucoup moins attentif à ce qui se passe autour de vous, cela peut poser de gros problèmes, aussi pour revenir totalement dans notre réalité, il faut encore en passer par deux étapes.

  • Ne pas négliger de passer un certain temps à revenir dans notre réalité, se concentrer sur des choses matérielles, sur la vie de tous les jours même si cela manque de poésie.
  • Rester concentré sur ce que l’on fait dans la vie de tous les jours, écouter attentivement ce que l’on vous dit, faire attention lorsqu’on traverse la rue, et prêter une attention particulière lorsqu’on utilise des produits dangereux (lorsqu’on se sert du feu par exemple).

Ces deux étapes sont très importantes, pour revenir à la vie « normale » même si vous avez l’impression de ne pas en avoir besoin, ces étapes sont très importantes, il ne faut pas les négliger. Vous pouvez également faire de la relaxation, des étirements ou d’autres exercices qui vous permettent de reprendre contact avec votre corps physique.

Source Voici comment entrer en contact avec le petit peuple en 13 leçons : www.le-sidh.org

- See more at: http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/contact-avec-le-petit-peuple.html#sthash.Hc1xS9tS.dpuf

 

L'affectivité

Par Le 31/08/2015

J'ai tenté toute ma vie professionnelle de garder à l'esprit que l'affectivité reste un élément déterminant dans les apprentissages des enfants à l'école et que sans l'attachement, la reconnaissance, la bienveillance, la patience, l'acceptation, aucun enfant, hormis les enfants soumis et par conséquent éteints, aucun enfant n'entrerait dans les apprentissages avec confiance.

 

Je viens de commencer le livre d'Edgar Morin : "Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" et les premières pages développent ce thème.

 

"L'éducation doit montrer qu'il n'est pas de connaissance qui ne soit, à quelque degré que ce soit, menacée par l'erreur et par l'ilusion. La théorie de l'information montre qu'il y a risque d'erreur sous l'effet de perturbation aléatoires, dans toute transmission d'information, toute communication de message.

Une connaissance n'est pas un miroir des choses ou du monde extérieur. Toutes les perceptions sont à la fois des traductions et reconstructions cérébrales, à partir de stimuli ou signes captés et codés par les sens. D'où les innombrables errerurs de perception qui nous viennent bien souvent de notre sens le plus fiable : la vision. A l'erreur de perception s'ajoute l'erreur intellectuelle. la connaissance, sous forme de mots, d'idée, de théorie est le fruit d'une traduction/reconstruction par les moyens du langage et de la pensée, et par là, connaît le risque d'erreur.

cette connaissance, tant au niveau de la traduction que de la reconstruction, comporte de l'interprétation, ce qui introduit le risque d'erreur à l'intérieur de la subjectivité du connaissant, de sa vision du monde, de ses principes de connaissance. D'où les innombrables erreurs de conception et d'idées qui surviennent en dépit de nos contrôles rationnels. 

La projection de nos désirs ou de nos craintes, les perturbations mentales qu'apportent nos émotions, multiplient les risques d'erreur.

On pourrait croire qu'on pourrait éliminer le risque d'erreur en refoulant toute affectivité. Effectivement, le sentiment, la haine, l'amour, l'amitié peuvent nous aveugler. Mais déjà dans le monde mammifère, et surtout dans le monde humain,  le développement de l'intelligence est inséparable de celui de l'affectivité. 

 L'affectivité peut étouffer la connaissance mais elle peut aussi l'étoffer.

Il y a une relation étroite entre l'intelligence et l'affectivité : la faculté de raisonner peut être diminuée, voire détruite, par un déficit d'émotion ; l'affaiblissement de la capacité émotionnelle peut même être à la source de comportement irrationnels et par certains côtés la capacité d'émotion est indispensable à la mise en oeuvre de comportements rationnels. 

L'éducation doit donc se vouer à la détection des sources d'erreurs, d'illusions et d'aveuglements."

 


 Trente ans d'expérience dans le domaine m'ont amené à penser que la gestion émotionnelle est à la source même d'un enseignement réussi. 

Hors, la dimension existentielle, il n'est point de salut.

L'école doit donc, EN PRIORITE, motiver l'enfant à s'observer dans le cadre des apprentissages. Non pas les difficultés ou les réussites qu'il rencontre, mais la source même de ces difficlutés ou de cette ces réussites, la cause des causes...

Et ça n'est pas dans la technique qu'on parvient à décrypter les effets produits par un apprentissage. C'est uniquement dans l'observation des phénomènes intérieurs, émotionnels existentiels, philosophiques, relationnels, sociétaux....L'enseignement n'a d'intérêt que dans l'enseignement de soi. Pas des choses.  

Rentrée scolaire.

Par Le 31/08/2015

Rentrée scolaire : la laïcité à marche forcée

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Séverin Graveleau et Mattea Battaglia

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image: http://s2.lemde.fr/image/2015/08/31/534x0/4741172_6_6816_najat-vallaud-belkacem-ministre-de_d1ad1b9a3e26cb88effb5157d869fa2b.jpg

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation, et Olivier Falorni, député de la Charente-Maritimes, dans un collège à La Rochelle, le 28 août.

Après deux rentrées des classes marquées par le changement des rythmes scolaires, celle qui s’annonce mardi 1er septembre – la troisième préparée par la gauche – est résolument placée sous le signe de deux notions intimement liées : citoyenneté et laïcité. Au risque de hérisser, par un excès de zèle, une partie du corps enseignant et de la société.

L’école de la République avait été pointée du doigt au lendemain des attentats de janvier, l’éducation nationale mise en cause lorsque ont retenti des « Je ne suis pas Charlie » dans quelque 200 collèges et lycées. Huit mois ont passé, et c’est en classe, du CP à la terminale, que la Rue de Grenelle avance sa réponse. Ou plutôt ses réponses : nouvel enseignement moral et civique, « réserve citoyenne », prévention de la radicalisation, « commémorations patriotiques », journée de la laïcité… Une bonne partie des mesures déclinées par Najat Vallaud-Belkacem lors de sa conférence de presse de rentrée, le 24 août, entendent replacer l’école « au cœur de la République ». Toutes sont d’ailleurs issues de la « grande mobilisation de l’école pour la défense des valeurs républicaines » engagée par François Hollande, le 21 janvier.

Lire aussi : Un enseignement moral et civique du CP au bac

Dans le périmètre immédiat de l’école aussi, la référence à la laïcité est forte. Sur les temps périscolaires, des ateliers voient le jour, à Paris par exemple, pour sensibiliser les enfants au vivre-ensemble. L’enseignement supérieur n’est pas en reste avec la réédition, le 17 septembre, du guide Laïcité et enseignement supérieur publié en 2004, année de la loi interdisant le voile à l’école.

Un thème de rentrée omniprésent… au risque de l’être trop ? Il faut dire que le paysage scolaire n’est pas bouleversé outre mesure par d’autres nouveautés. La réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP) est certes généralisée, mais c’est en 2014 qu’elle a fait débat, lorsqu’il a fallu sélectionner le millier de réseaux à labelliser. Quant au collège et à ses nouveaux programmes attendus pour 2016, c’est courant septembre – voire en octobre – que l’on saura si la mobilisation des opposants reprend.

« Excès de zèle »

Sur le terrain, enseignants et chefs d’établissement saluent volontiers « le principe » de cette rentrée placée sous le sceau de la citoyenneté, même si les « effets d’annonce » les hérissent un peu. « Attention à la surenchère d’initiatives, alerte Hubert Tison, de l’Association des professeurs d’histoire-géographie. Parmi les élèves, et même parmi les enseignants, tout le monde n’a pas le doigt sur la couture du pantalon. Les excès de zèle en matière de laïcité, sur les commémorations patriotiques, on sait très bien les querelles que cela soulève… L’essentiel, c’est de laisser une marge d’autonomie aux enseignants, demande-t-il. Une bonne équipe réussit toujours à mobiliser sa classe. »

Du côté des principaux de collège, même accueil prudent. « C’est encore une chance qu’après ce qui s’est passé en janvier, on n’ait pas tout oublié, témoigne Philippe Tournier, porte-parole du syndicat SNPDEN-UNSA. Mais l’Etat reste ambigu sur la laïcité : il agite les grands principes tout en nous enjoignant, sur le terrain, de faire preuve de “discernement” face aux difficultés. » « Or il est illusoire de penser qu’un consensus existe dans ce domaine, conclut ce principal d’un établissement parisien, ou de croire ou que les polémiques peuvent être évitées. »

Celles-ci ont déjà refait surface sur les réseaux sociaux. En cause : la signature désormais obligatoire de la Charte de la laïcité par les familles, document de 15 articles qui n’avait plus vraiment fait débat depuis son affichage, il y a deux ans, dans toutes les écoles et les établissements publics. Sa présentation, à la rentrée 2013, avait été saluée par la majorité du corps enseignant, tout en étant jugée discriminante par certains – dont des institutions religieuses comme le Conseil français du culte musulman.

« Si quelqu’un refuse de signer, on fait quoi ? On engage des poursuites ? », demandent des enseignants sur la Toile. « C’est tellement marrant de lire ici et là qu’on veut “promouvoir les valeurs de la République” à l’école. C’est comme vivre en Théorie », commente sur Twitter Sihame Assbague, porte-parole du collectif Stop le contrôle au faciès, qui raille ainsi « la rentrée archi-Charlie ».

Lire aussi : Programmes, vacances avancées, évaluations... ce qui va changer à la rentrée scolaire

« Laïcité à deux vitesses »

« Que cette charte ne s’applique pas aux deux millions d’élèves de l’enseignement privé, n’est-ce pas la preuve d’une laïcité à deux vitesses ? », interroge Béatrice Mabilon-Bonfils. Pour cette sociologue, auteure de La Laïcité au risque de l’Autre (éd. de l’Aube, 2014), les injonctions qui pleuvent sur la communauté éducative depuis janvier vont dans un bien mauvais sens. « Ce discours moralisateur surplombant l’élève, les familles, et qui semble tomber d’en haut alors qu’eux-mêmes expérimentent au quotidien un système éducatif inégalitaire, cela ne peut pas parler aux jeunes, observe la professeure à l’université de Cergy-Pontoise. On leur vante la fabrique du “commun” et, dans la pratique, les écarts de réussite se perpétuent à tous les niveaux du système éducatif ! »

La loi de refondation de l’école (juillet 2013) a pourtant inscrit noir sur blanc la réduction des inégalités comme une priorité, mais celle-ci n’est guère visible pour les observateurs de l’école, même après trois rentrées préparées par la gauche. Ce qu’ils observent en revanche aujourd’hui, c’est le coup d’accélérateur mis sur le « volet citoyenneté ». Une « précipitation » dénoncée par le SNES-FSU, majoritaire dans le secondaire, qui voit dans le nouvel enseignement moral et civique un « bricolage aberrant ». Or ces critiques rencontrent d’autant plus d’échos que le volet formation promis par le gouvernement a, lui, pris du retard.

« Sur la laïcité, il y a bien une accélération, mais on est dans l’exacte filiation du projet porté dès 2012 par Vincent Peillon, tempère l’historien Claude Lelièvre. Il ne faut pas se tromper de laïcité. On vise là une laïcité de conscience, de conviction, et pas de réglementation ou de prescription. Dans la lignée de Jules Ferry pour qui la tâche première de l’école républicaine, avant même le lire-écrire-compter, était de faire des petits républicains. »

Pas d’impréparation non plus aux yeux de Jean Baubérot, auteur de La Laïcité falsifiée (éd. La Découverte, 2014), qui dit partager cette conception de la laïcité « comme liberté de penser et de croire ». Mais « il faut que l’institution soit prête à impliquer les parents, à entendre leurs doutes et leurs questions, et à absolument les prendre en compte, prévient-il. S’il n’y a pas ce mouvement dialectique entre la rue de Grenelle et les familles, entre l’éducation nationale et les jeunes qu’elle encadre, le risque de réveiller les crispations existe. »

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2015/08/31/rentree-scolaire-la-laicite-a-marche-forcee_4741061_1473685.html#dIHJURY6UoHhAlZV.99

Rando.

Par Le 30/08/2015

"Il est sur la Terre des lieux privilégiés où la subtile harmonie des lignes, de la lumière et de l'espace force l'âme à s'éployer et lui inspire, à son insu même, le sens du sacré." Tézenas de Montcel

 

La Croix de Belledonne, 2926 mètres. Grandiose....De la forêt au sommet en passant par les torrents, les lacs, les cascades...

La grève

Par Le 28/08/2015

La Grève : article à partager !

vendredi, 28 août 2015 15:14

http://www.collegiale-neve.fr/l-actu-vue-par-nous/item/27-la-greve-article-a-partager

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La Grève : article à partager !

La première que j’ai trouvé relatée remonte à 2558 ans avant JC : les ouvriers construisant la pyramide de Khéops ont cessé le travail suite à la suppression de l’ail dans les rations quotidiennes.
 

Cesser le travail pour « compter » ;
 

pour prouver que ce que nous faisons importe, et qu’il n’est pas forcément simple de faire abstraction d’hommes et de femmes qui œuvrent ensemble ;
 

c’est un peu cela la Grève.
 

Evidemment la grève n’est plus vraiment spontanée, un cadre juridique a été instauré : un préavis rendu obligatoire entre autre.

N’empêche que "faire grève" ça a un sens pour la communauté entière : ceux qui utilisent ce droit espèrent aussi un bénéfice pour d’autres qu’eux-mêmes.
 

Il y a des grèves que l’on comprend, que l’on soutient, et d’autres qui font grincer des dents.
 

Les agriculteurs, avec leurs gros tracteurs, ont souvent la sympathie du public (petite fille, j’ai accompagné mon père aux péages des autoroutes ;-) ) ce sont de bons bougres qui bossent dur. La méchante grande distribution les étrangle et ils essaient de résister.

On oublie un peu vite que la grande distribution agit ainsi car nous, consommateurs, achetons de préférence ce qui ne nous coûte rien. Mais passons...
 

Les profs, ces fonctionnaires privilégiés qui passent leur vie en vacances, on a un peu de mal à les soutenir.
 

ET POURTANT...
 

De tout mon cœur, je souhaite que les syndicats qui discutent en ce moment, pour obtenir l’unité des personnels de l'éducation, aient gain de cause.

De tout mon cœur je souhaite que cette rentrée scolaire ne se fasse PAS dans le calme, car cela signifierait la démission de ceux qui sont les premiers témoins de ce naufrage de l’éducation en France, sur lequel nous planchons depuis des mois.
 

La ministre vient de nous offrir une vidéo conférence optimiste, enjouée, et oh combien mensongère.
 

L’école va mal !
 

Les réformes, décrets, refondations, quels que soient les noms de la poudre aux yeux qui nous est servie sur un plateau, sont en train d’anéantir ce qui allait encore plutôt bien.

Comprendre, en vertu de quelle idéologie obscure, est un vaste chantier.

Cyniquement, on peut dire que pour ceux qui mènent le monde, une main d’œuvre juste éduquée à point, est préférable.

Trêve de palabre, ce n’est pas ce qui importe aujourd’hui.
 

Chaque jour un peu plus, ceux qui vivent au quotidien auprès de nos enfants réalisent que rien de tout ce qui est proposé ne peut fonctionner.
 

Il y a urgence à faire machine arrière, car entériner ce marasme, comme la ministre nous engage à le faire en nous "embobinant"  avec son sourire enjôleur, en nous baratinant à coup de chiffres surréalistes de constats bidons de promesses pernicieuses , nous précipite vers une situation catastrophique et ruineuse.

 

Les enfants des familles aisées pourront sortir du rang et aller étudier autrement, et les autres auront en main, de quoi oublier leur précarité future en s’abrutissant devant secret story (en anglais dans le texte).

 

Si enfin grève des professionnels de l'enfance il y a,

grève des profs, des instits il y a,

iL FAUT que nous, parents, grands-parents, soyons solidaires.

 

Ils savent !

Et nous devons leur faire confiance, nous devons oublier la gène occasionnée, nous devons oublier cette rancœur de l’ouvrier face au fonctionnaire.

Ils sont aux premières loges, et cette gène n’est rien à côté de la colère que vous ressentirez dans 10 ans, lorsque vous comprendrez que les merveilleuses études que vos enfants ont suivies les ont conduits à un "emploi aidé" L.

 

 Je ne suis pas prof !

Je suis maman d’une CM2, grand-maman d’une louloute qui entre au CP et de 2 loulous qui entrent en maternelle.

Je suis sûre d’avoir raison au sujet de cette cata, car cela fait un an que je consulte tout ce qui me tombe sous la main ; il n’y a pas de raison pour que tout le monde en fasse autant, c’est clair.

Mais il faut réagir, et on risque d’en avoir bientôt l’opportunité.

Je ne sais trop comment le dire...

 

C’est la cata !

On nous enfume, on se fout de nous, on nous balance des chiffres et des stats bidons.

On nous terrorise, puis on nous Charlise.
 

On nous dit que nos gosses étudient mal, que bosser sera dur pour eux, et on oublie de nous dire que pour s’enrichir, on fait taffer les gens à l’autre bout du monde, là où les règles n’existent pas.

On entre dans l’aire du Low Coast !

De la daube à bas prix !
 

Pour les moutons : hôpital, école, retraite sacrifiés !

Fruits et légumes OGM sans vitamines 5 fois par jour !
 

Pour les nantis : services privés !
 

Il y a des gens qui risquent bientôt de se bouger le c*l pour que cela n’arrive pas.

Pas comme ça !

Pas tout de suite !

Alors, s’il vous plait !
 

C’est vraiment le moment d’être solidaires.

Montrons que nous ne sommes pas les brèles qu’ils imaginent.

Dernière modification le vendredi, 28 août 2015 15:43

http://www.collegiale-neve.fr/l-actu-vue-par-nous/item/27-la-greve-article-a-partager

Plainte contre Nestlé

Par Le 28/08/2015

Je rappelle que le patron de Nestlé s'était insurgé contre le droit à l'eau potable du robinet parce que ça venait réduire les ventes de bouteilles d'eau minérale...

Le TRAITE transatlantique viendra lui donner raison et l'autorisera à porter plainte contre la France pour "concurrence déloyale" ou quelque chose de cet ordre....


Nestlé accusé de complicité d'esclavage en Thaïlande

AFP le 

 

 

Logo de Nestlé devant le centre de recherche du groupe à Vers-chez-les-Blanc, près de Lausanne, le 9 octobre 2014 ( AFP/Archives / Fabrice Coffrini )

 

Le géant de l'agroalimentaire Nestlé a été accusé jeudi de soutenir consciemment l'esclavage qui sévit dans le milieu de la pêche en Thaïlande en utilisant des fruits de mer dans des produits alimentaires pour chats, a annoncé un cabinet d'avocat ayant lancé des poursuites en nom collectif.

 

"Des acheteurs de produits pour animaux ont porté plainte aujourd'hui contre Nestlé, accusant le fabricant d'aliments de soutenir en toute connaissance de cause un système d'esclavage et de trafic d'êtres humains pour produire des aliments pour chats de la marque Fancy Feast, tout en cachant sa complicité avec des violations des droits de l'Homme", a annoncé le cabinet Hagens Berman dans un communiqué.

Selon cette plainte, "Nestlé importe via un fournisseur thaïlandais, Thai Union Frozen Products PCL, plus de 28 millions de livres (12.000 tonnes) d'aliments pour animaux à base de fruits de mer pour de grandes marques vendues en Amérique dont une partie sont produits dans des conditions d'esclavage".

Des hommes et des garçons venus de pays plus pauvres que la Thaïlande comme le Cambodge ou la Birmanie sont vendus à des capitaines de bateaux de pêche, qui exigent d'eux un travail dangereux et harassant à raison de 20 heures par jour, en les payant très peu ou pas du tout, sous peine d'être battus ou même tués, accuse encore la plainte.

"En cachant cela au public, Nestlé a de fait conduit des millions de consommateurs à soutenir et encourager l'esclavage dans des prisons flottantes", a accusé l'un des associés du cabinet, Steve Berman, cité dans le communiqué, en invitant les utilisateurs des marques en cause à se joindre à cette plainte.

La plainte a été déposée au tribunal fédéral du centre de la Californie.

 

Copyright © 2015 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation 

 

POUR LE BOYCOTT, voilà la liste des marques qui appartiennent à Nestlé.....C'est là qu'on voit l'emprise d'une multinationale sur les consommateurs....

 

Si le lait et la nutrition sont à l’origine de l’Entreprise, de nom­breux autres pro­duits ali­men­taires sont, au fil du temps, venus enrichir la gamme : cho­colat, boissons ins­tan­tanées, pro­duits culi­naires, réfri­gérés, sur­gelés, glaces, ali­ments pour animaux fami­liers et eaux embouteillées.

Nestlé est aujourd’hui la première entreprise alimentaire du monde.

L’eau, com­plément indis­pen­sable à toute ali­men­tation, est pour Nestlé de toute pre­mière importance.

En savoir plus surle groupe Nestlé

Les marques du groupe Nestlé par ordre chro­no­lo­gique
Nom de la marque Désignation Naissance Date acquistion
Gervais Glace 1928  
Ricoré café 1953  
Nescafé café 1938  
Vittel Eau   1969
Nespresso café 1970  
Guigoz Lait pour bébé 1908 1971
La laitière Yahourt/produits laitier 1973  
Chef Produit pro­fes­sionnel 1976  
Chambourcy Yahourt/produits laitier   1978
Stouffer’s Surgelé 1922 1981
Carnation     1985
Herta Charcuterie et traiteur   1986
Buitoni Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tartiner…   1988
Davigel Produit pro­fes­sionnel   1988
Rowntree mackintosh Chocolat et Bis­cuits 1862 1988
Smarties     1988 via Rowntree mac­kintosh
Rolo     1988 via Rowntree mac­kintosh
Kit & kat   1970 1988 via Rowntree mac­kintosh
DRUM­STICK Company inventeur du cornet de crème glacéei   1928 1991
Groupe perrier     1992
Contrexeville Eau   1992 via Perrier
Vittel Eau   1992 via Perrier
Hépar Eau   1992 via Perrier
Plancoët Eau   1992 via Perrier
Abatilles Eau   1992 via Perrier
Valvert Eau   1992 via Perrier
Quézac Eau   1992 via Perrier
Perrier Eau   1992 via Perrier
Carola Eau   1992 via Perrier
Saint-Roch Eau   1992 via Perrier
Montclar Eau   1992 via Perrier
Saint-Alix Eau   1992 via Perrier
Friskie Aliment pour chien et chat   1997 à Quaker
Maggi Restauration foyer 1883 5 decembre1997 fusion
Arome Maggi   1887 5 decembre1997 via Maggi
KUB Bouillon 1908 5 decembre1997 via Maggi
KUB Or Bouillon 1958 5 decembre1997 via Maggi
Mousline Purée 1963 5 decembre1997 via Maggi
Rapid soup soupe 1976 5 decembre1997 via Maggi
Bolino Bouillon 1980 5 decembre1997 via Maggi
San Pellegrino Eau   1997
Ali­men­tation animale Spillers racheté en 1995à Quaker     1998 au groupe Dalgety
Felix     1998 via groupe Dalgety
Cession de findus à EQTgroupe suédois     2000
Powerbar     2000
Purina     2002
JENNY CRAIG     2006
Gerber marque emblé­ma­tique d’alimentation pour bébés aux États-Unis     2007
Pizzas sur­gelés Etats-​​Unis et au Canada de l’américain Kraft Foods     5janvier 2010
Les marques du groupe Nestlé
Nom de la marque Désignation Naissance Date acquistion
Nidal Nutrition infantile    
Nestlé Pure Life Eau    
Nestlé Aquarel Eau    
Nestea Boissons    
Nesquik Boissons    
Milo Boissons    
La Roche aux Fées Yahourt/produits laitier    
Gloria Yahourt/produits laitier    
Sveltesse Yahourt/produits laitier    
Creola Yahourt/produits laitier    
Molico Yahourt/produits laitier    
Fruttolo Yahourt/produits laitier    
Motta Glace    
Mövenpick Glace    
Extrême Glace    
Yoco Glace    
Nestogen Produit ins­tantané    
Lactogen Produit ins­tantané    
Nestum Produit ins­tantané    
PowerBar Produit éner­gé­tique    
Nesvita Produit éner­gé­tique    
Nutren Complément santé    
Modulen Complément santé    
Peptamen Complément santé    
SOPAD Com­plément santé    
Healthy Balance Complément santé    
Nestlé dessert Chocolats et confi­serie    
Lion Chocolats et confi­serie    
After Eight Chocolats et confi­serie    
Nuts Chocolats et confi­serie    
Crunch Chocolats et confi­serie    
Smarties Chocolats et confi­serie    
Menier Chocolats et confi­serie    
Galak Chocolats et confi­serie    
Quality Street Chocolats et confi­serie    
Buitoni Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
British Shoyu Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Branston Pickle Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Dufrais Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Hol­gates honey Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Tartex Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Vessen paté Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Sarsons Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Winiary Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tar­tiner…    
Rénutryl Booster Nutrition cli­nique    
ClinutrenBooster Nutrition cli­nique    
Sondalis Nutrition cli­nique    
Peptamen Nutrition cli­nique    
Modulis Amino 5 Nutrition cli­nique    
Hot Pockets Surgelé    
Lean Cuisine Surgelé    
Chocapic Céréales    
Lion Céréales    
FIFA Céréales    
Nesquik Céréales    
Shreddies Céréales    
Cheerios Céréales    
Lucky Charms Céréales    
Apple-Minis Céréales    
Crisp Rice Céréales    
Robertson’s cornflakes Céréales    
Golden Grahams Céréales    
Chocapic Céréales    
Cookie crisp Céréales    
Chokella Céréales    
Clusters Céréales    
Fitness Céréales    
Aero Chocolat et Bis­cuits    
Animal Bar Chocolat et Bis­cuits    
Black Magic Chocolat et Bis­cuits    
Caramac Chocolat et Bis­cuits    
Cabana Chocolat et Bis­cuits    
Gray & Dunn biscuits Chocolat et Bis­cuits    
Toffo Chocolat et Bis­cuits    
Rowntree Chocolat et Bis­cuits    
Milky Bar Chocolat et Bis­cuits    
Festival Chocolat et Bis­cuits    
Eclipse Chocolat et Bis­cuits    
Toffee Crisp Chocolat et Bis­cuits    
Weekend Chocolat et Bis­cuits    
Yes Chocolat et Bis­cuits    
Violet Crumble Chocolat et Bis­cuits    
Matchmakers Chocolat et Bis­cuits    
Drifter Chocolat et Bis­cuits    
Butterfinger Chocolat et Bis­cuits    
Minor’s Produit pro­fes­sionnel    
Santa Rica Produit pro­fes­sionnel    
Chef Aliment pour animaux    
Alpo Aliment pour animaux    
Fancy Feast Aliment pour animaux    
Gourmet Aliment pour animaux    
Mon Petit Aliment pour animaux    
Felix Aliment pour animaux    
Purina Aliment pour animaux    
ONE Aliment pour animaux    
Beneful Aliment pour animaux    
Fido Aliment pour animaux    
Latz Aliment pour animaux    
Beneful Aliment pour animaux    
ALPO Aliment pour animaux    
Pro Plan Aliment pour animaux    
Bonzo Aliment pour animaux    
Tidy Cats Aliment pour animaux    
Ralston Aliment pour animaux    
Dog Chow Aliment pour animaux    
Alcon Produit phar­ma­ceu­tique    
Bübchen Produit phar­ma­ceu­tique    
Galderma Produit phar­ma­ceu­tique    
Labo­ra­toires Innéov Cosmétiques (par l’Oréal)    
Biotherm Cosmétiques (par l’Oréal)    
Guy Laroche Cosmétiques (par l’Oréal)    
Matrix Cosmétiques (par l’Oréal)    
Claudel Cosmétiques (par l’Oréal)    
Care Lentilles de contact
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